i-L&S - les livres d`or 2013 des esn et editeurs

i-L&S - les livres d`or 2013 des esn et editeurs
 i-L&S Spécial N° 027-029 - Mercredi 20 juillet 2005
i-L&S
Sommaire détaillé en page 2
Bulletin d'abonnement
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
Editorial
TOP
Etre ou ne pas
être dans un
TOP, telle est la
question. En effet, rien n’oblige
les entrepreneurs à diffuser
leurs informations, ni à répondre à notre questionnaire qui en
l’occurrence n’est qu’un « petit » questionnaire parmi tant
d’autres. Submergées par les
demandes, les entreprises finissent par se lasser et par crier
grâce. Par ailleurs, d’autres
estiment que vivre caché, c’est
vivre heureux. C’est aussi vrai
dans un certain sens. Toutefois, en dehors de quelques
irréductibles gaulois, nous devons reconnaître que les entreprises jouent le jeu. Cela tient
tout simplement au fait qu’elles
ont tout à y gagner. La transparence en matière de chiffres est
tirée depuis le début des années 80 par les obligations
qu’ont les entreprises cotées à
publier leurs informations. On
peut dire que c’est grâce à la
bourse que les SSII et Editeurs
nationaux ont pu se développer
de cette belle manière et créer
un des secteurs les plus porteurs et créateurs d’emplois de
notre économie. Remarquons
au passage que les SSII ou
Editeurs cotées ont très bien
intégré la leçon. Toutefois, le
risque de dérapage existe et
certains sont tentés de donner
de leur entreprise une image qui
ne correspond pas tout à fait à
la réalité. Cela peut fonctionner
un certain temps, mais sans
plus. Pour les entreprises qui
ne sont pas cotées, la publication régulière d’informations les
concernant donne à leurs
clients potentiels une visibilité
et un crédit qu’elles n’auraient
pas en se cachant du public
professionnel. C’est un exercice pénible pour quelques-uns,
mais nous pensons qu’à partir
d’une certaine taille, cela devient un passage obligé. L’étude de Firmalliance est très intéressante dans la mesure où
elle comporte un panel d’entreprises non cotées qui peuvent
ainsi se comparer aux entreprises cotées. RB.
DOCUMENT :
VALORISA
TION & TENDANCES DES SSII FRANCAISES
ALORISATION
Le présent document est une synthèse de données extraites
de « l’Observatoire Firmalliance » que vous pourrez consulter
sur le site internet de ce Cabinet de conseil en rapprochement
d’entreprises. L’objectif de l’Observatoire Firmalliance est de
donner un aperçu du marché de la transaction des sociétés de
services en France (informatique, conseil, ingénierie), en se
concentrant sur : les SSII, les Cabinets Conseil et les
éditeurs ; les transactions impliquant au moins une société
française. Ce site ne se veut pas exhaustif, certaines transactions ne faisant pas l’objet de communiqués de Presse.
Les éléments
relevés reflètent une tendance mais
Jean-Pierre Galand
chaque société est un
cas particulier : dire que la valorisation
moyenne est passée de 130% à 35% du
chiffre d’affaires ne signifie pas que toutes
les sociétés valent 35% de leur chiffre d’affaires. On s’intéressera à la tendance, sachant qu’un prix dépend de nombreux facteurs comme le niveau des fonds propres,
l’endettement, la qualité du fonds de commerce, le niveau de risque, les conditions
de paiement (complément de prix, cash,
échange de titres), la position de la société
sur son marché, l’intérêt stratégique de
l’acheteur, et beaucoup d’autres éléments
discutés lors des négociations. Dans certains cas, on pourra donc trouver des valorisations largement en dehors des bornes
indiquées.
Principes de base
On peut analyser l’entreprise comme la
somme d’un outil de production (le fonds de
commerce) et des richesses produites par
l’outil ou investies à la création (l’actif net).
(Cliquer pour lire la suite en page 188)
EXTERNALISA
TION ET PREST
ATAIRES
EXTERNALISATION
PRESTA
Les entreprises demandent plus d’externalisation, tant mieux pour l’industrie ! Ainsi, selon
Syntec Informatique, l’infogérance aurait réalisé une progression de 8% à 10% entre 2004
et 2005, un taux bien supérieur aux autres segments du marché des logiciels et services
informatiques. L’infogérance pèserait aussi 31% de ce marché contre 10% il y a 6 ans.
Si le dynamisme du marché de Externalisation de processus, de fonctions
l’externalisation repose sur la forte de- métiers, recours à des services applicatifs
mande des entreprises avec,
en ligne spécifiques à un
entre autres l’émergence de
métier, une fonction, sont
nouveaux besoins chez les
parmi les demandes croisutilisateurs liés à la mobilité,
santes des entreprises.
la dispersion géographique,
A titre d’exemple, sur 450
etc., il est aussi fortement
responsables dans les entrecorrélé à l’offre. Et celle-ci
prises interrogés en mai 2005
évolue, tout particulièrement
par Markess International,
stimulée par la technologie
51% déclaraient externaliser
Internet qui étend les frontiètout ou partie de leurs applires de l’externalisation et
cations de ressources humaichange les modèles assones.
ciés. Hier caractérisée par
La montée en puissance de
Sylvie Chauvin
ses formes les plus courantes
l’externalisation va de pair
que sont l’infogérance d’inavec l’arrivée de nouveaux
frastructure, la TMA et l’infogérance glo- entrants sur le marché et, en même temps,
bale, l’externalisation concerne aujourd’hui avec une adaptation des acteurs traditionde plus en plus les applications. nels. Ainsi voit-on :
(Cliquer pour lire la suite en page 106)
i-L&S Spécial N°27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 105
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-L&S
i - L&S
Externalisation
et Prestataires
(suitede lapage 106)
TOP I-L&S 2005 DES SSII ET EDITEURS
- Des éditeurs toujours
plus nombreux à offrir leurs
produits logiciels en mode
hébergé et à gérer les applications pour le compte
de leurs clients,
- Des opérateurs de services qui prennent en charge
des fonctions complètes
de back office et se font
rémunérer à l’usage qui en
est fait par leurs clients,
- Des «pure players» ASP
(Application
Service
Providers ou FAH Fournisseurs d’Applications Hébergées) qui proposent en
ligne des services
applicatifs rémunérés à
l’usage réel. Ces prestataires enrichissent leurs offres fréquemment sans
que le client ait à se soucier des évolutions,
- Des opérateurs de place
de marché spécialisés qui
reprennent de la vigueur et
mutualisent sur leurs plates-formes des fonctionnalités élargies pour le
compte de leurs clients,
- Enfin, des opérateurs de
télécommunications qui
complètent leurs offres
d’accès aux réseaux par
des services intégrés et
novateurs en partenariat
avec les éditeurs. Le dernier accord entre Microsoft
et France Telecom témoigne de ce dernier mouvement.
Face à ce foisonnement
d’offres et d’acteurs, les
entreprises n’ont plus qu’à
trouver la bonne stratégie
de sourcing et celle-ci
passe sans aucun doute
par le «multi-sourcing».
A ne pas douter, la physionomie du Top 100 des années à venir sera bien différente de 2005 !
Sylvie Chauvin
Markess International
schauvin@markess.com
Mode d’emploi
Le TOP des SSII et Editeurs que j’avais créé en 1981, renaît cette année sous une nouvelle forme,
plus moderne et conviviale. Bien entendu cette forme peut être améliorée en fonction de vos
attentes et nous sommes ouverts à toute suggestion ou critique.
Premier point très important : ce document de référence, très complet est uniquement diffusé
auprès des abonnés payants de la Lettre i-L&S. Nous vous demandons instamment de ne pas
le faire circuler à mauvais escient car ce serait le dévaloriser de votre point de vue, car vous l’avez
payé, et, de notre point de vue, car ce serait une violation du droit d’auteur. Nous vous remercions
pour votre compréhension.
Pour obtenir les informations, nous avons procédé à une enquête directe, sous forme de
questionnaire word à nous retourner par email. Pour compléter, nous avons, par ailleurs, recueilli
les informations publiques, publiées soit par des confrères de la presse informatique et
économique, soit sur des sites boursiers et économiques, soit enfin, directement sur les sites
web des sociétés. Nous avons procédé avec autant de rigueur que possible, compte tenu de notre
expérience de plus de 20 ans, toutefois nous ne pouvons garantir l’exactitude absolue, ni le
caractère exhaustif des informations.
Le TOP est fondé sur le chiffre d’affaires réalisé en France par les 200 premières entreprises –
SSII et Editeurs - dont nous avons pu recueillir les informations. La première partie, intitulée « Le
TOP i-L&L 2005 des SSII et Editeurs » constitue le Classement général toutes entreprises
confondues. On trouve ensuite en page 127, l’index alphabétique des sociétés du TOP. Ce même
Classement, mais cette fois avec tous les chiffres 2003 et 2004, est présenté dans les tableaux
intitulés « TOP i-L&S 2005 ».
Les deux tableaux « TOP i-SSII 2005 », classent les SSII selon leur chiffre d’affaires réalisé en
France. Les chiffres par type de service sont également documentés dans la mesure où nous les
avons. Nous avons retenu la nomenclature suivante : Conseil et Assistance à Maîtrise d’Ouvrage
; Projets et Intégration ; Développement et Assistance Techniques ; TMA ; Infogérance hors TMA
et Tierce Maintenance Matérielle. Pour la prochaine enquête, nous pensons qu’il serait plus
judicieux de rebaptiser les trois dernières rubriques en Infogérance d’applications et TMA ;
Infogérance d’infrastructure et Infogérance globale. Nous attendons vos suggestions.
Les deux tableaux « TOP i-Editeurs 2005 » classent les Editeurs selon leur chiffre d’affaires
réalisé en France. Nous avons retenu la ventilation par type de revenu suivante : Licences :
Maintenance ; Conseil et Services et TMA. Là aussi, il faudra remplacer TMA par Infogérance
d’applications.
Par ailleurs, nous avons réuni dans la dernière partie tous les « Zooms » publiés depuis le n°1.
Certains dont Pascal Clément de Générix ou Olivier Ezraty de Microsoft n'exercent plus les
mêmes fonctions aujourd'hui.
Enfin, nous avons le plaisir de vous offrir une étude du cabinet Firmalliance, sur la « Valorisation
et les Tendances des SSII », un sujet particulièrement sensible, qui devrait intéresser tous les
entrepreneurs qui voudraient avoir une idée de la valeur de leur entreprise. RB.
SOMMAIRE
i-L&S Spécial N 27/29
La pagination suit la même séquence depuis le N°1.
P105 - Edito ; Document : Valorisation et Tendances des SSII françaises, par Jean-Pierre Galand
du cabinet Firmalliance ; Externalisation et Prestataires, par Sylvie Chauvin du Cabinet Markess.
P106 - Sommaire détaillé ; TOP i-L&S 2005, Mode
d’Emploi, par Roger Bui.
P107 à P126 - Le TOP i-L&S 2005, sous forme de
mini-fiches avec texte et photo.
P127 - Index alphabétique des sociétés classée.
P128 à P131- Le TOP i-L&S 2005, sous forme de
tableau avec tous les chiffres.
P132 et P133 - Le TOP i-SSII 2005.
P134 et P135 - Le TOP i-Editeurs 2005.
P 136 à P187 - Les Zooms :
P136 - Adesium ; P138 - Asterop ; P140 - Atlantica ;
P142 - Cegi ; P144 - Cegid ; P146 - CSC ; P148 - EDS ;
P150 - Eptica ; P152 - Fujitsu Services ; P154 Generix ; P156 - Groupe A.S ; P158 - Homsys-Aston ;
P160 - IBS ; P162 - Intentia ; P164 - IXEurope ; P166 Microsoft ; P168 - Orsyp ; P170 - Osiatis ; P172 Poncin Yatchs ; P174 - Qualiac ; P176 - SAS ; P178 Sopra ; P180 - Sylis ; P182 - Syntec (Mounet) ; P184 Syntec (Dellis) ; P186 - Viveo.
P188 et P189 - Document : Valorisation et Tendances des SSII françaises, par Jean-Pierre
Galand du cabinet Firmalliance. (Suite de la page 1)
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne garantit pas l’exactitude absolue, ni le
caractère exhaustif des informations publiées. Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est
strictement interdite. RCS Paris B 480 791 854. Dépôt légal 3e trimestre 2005.
Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net - http://www.ipresse.net
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 106
i - L&S
Les Chiffres
1 - IBM GLOBAL
SERVICES
CA France 04 : 1523,0
CA consolidé 04 : 34065,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 190000
D. Cerutti DG Emea
2 - CAPGEMINI
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Paul Hermelin DG
1481,0
6291,0
-359,0
59324
3 - ATOS ORIGIN
CA France 04 : 1410,0
CA consolidé 04 : 5302,0
Résultat net 04 : 11,0
Effectif 04 : 46584
Bernard Bourigeaud PDG
4 - MICROSOFT
CA France 04 : 1400,0
CA consolidé 04 : 27046,0
Résultat net 04 : 5998,1
Effectif 04 : 59947
Eric Boustouller PDG Fr.
5 - IBM SOFTWARE
GROUP
CA France 04 : 1047,0
CA consolidé 04 : 11085,8
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : NC
François Mollard, VP
6 - ACCENTURE
CA France 04 : 790,0
CA consolidé 04 : 10038,2
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 110000
Benoît Genuini, Pdt.
7 - ALTRAN
CA France 04 : 694,9
CA consolidé 04 : 1418,2
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 16446
Alexis Kniazeff, PDG
8 - EDS FRANCE
CA France 04 : 550,0
CA consolidé 04 : 15140,6
Résultat net 04 : 116
Effectif 04 : 130000
Francis Meston, Pdt
9 - UNILOG
CA France 04 : 529,0
CA consolidé 04 : 657,0
Résultat net 04 : 33,5
Effectif 04 : 7438
Gérard Philippot, PDG
10 - SOPRA GROUP
CA France 04 : 523,2
CA consolidé 04 : 629,2
Résultat net 04 : 22,6
Effectif 04 : 7500
Pierre Pasquier, PDG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Les chiffres France sont des estimations. Le CA
2004 d’IBM atteint 96,5 milliards de dollars, en
croissance de 8% par rapport à 2003, à 89,6
milliards. Le chiffre d’affaires de IBM Global Services s’élève à 46,4 milliards de dollars, en croissance de 9%.
Le chiffre d’affaires consolidé du Groupe en 2004
a augmenté, par rapport à celui de l’exercice
2003, de 2,7% à taux de change et périmètre
constants et de 9,3% à taux de change et périmètre courants (les principaux changements étant
le cours du dollar par rapport à l’euro et l’acquisition de la société Transiciel au 31 décembre
2003).
Le CA pour l’exercice 2004 à 5302 M€, intègre
l’acquisition du Groupe Sema. Celui-ci représente une croissance organique de 0,9% par
rapport aux résultats combinés pro forma du
Groupe pour la même période en 2003, à périmètre et taux de change constants. Les CA 2003 par
métier sont pro forma.
Le CA France est une estimation PAC. Fondée
en 1975, la société de Bill Gates n’a cessé de se
développer depuis les logiciels pour les microsordinateurs, pour envahir tout doucement le
monde des serveurs professionnels et viser à
terme les grands serveurs d’entreprise. Créée en
1983, Microsoft France emploie plus de 900
personnes.
Le chiffre France est une estimation. Le 14 mars
dernier IBM et Ascential Software Corporation
(ex Informix) ont conclu un accord définitif d’acquisition par IBM des activités de Ascential
Software, société basée à Westboro, dans le
Massachusetts. Rappelons que cette entité regroupe notamment les activités Websphere, Lotus, Tivoli, DB2.
Le CA France est une estimation. Avec plus de
110000 collaborateurs dans 48 pays, Accenture
a généré un chiffre d’affaires de 13,67 M$ au
cours de l’année fiscale clôturée le 31 août 2004.
La SNCF et Accenture ont conclu un accord pour
aider l’entreprise publique à créer CRMServices,
sa filiale spécifiquement dédiée à la gestion de la
relation client.
Le dynamisme de l’activité constaté en 2004
combiné à un environnement économique 2005
stable permettent, à ce stade, d’anticiper une
nouvelle croissance du chiffre d’affaires en 2005
proche de celle constatée en 2004. La priorité du
groupe restera la poursuite du redressement de
la profitabilité.
Le chiffre d’affaires d’EDS s’est élevé à 20623
M$, contre 20570 M$ l’année précédente. La
profitabilité est au rendez-vous, avec un bénéfice
net de 158 M$, contre une perte de 1698 M$ l’an
dernier. Les prévisions pour 2005 font état d’un
chiffre d’affaires entre 20 et 21 milliards de dollars. La société prévoit 1 milliard de dollars d’investissements en 2005.
Unilog n’a pas distingué les projets de l’assistance technique, ni la TMA de l’infogérance.
Unilog réalise 80,5% de son activité en France,
14,8% en Allemagne, 1,7% en Suisse, 0,4% en
Autriche et 2,7% au Royaume Uni. La croissance
du chiffre d’affaires dans chacun de ces pays est
très différenciée.
Nous tablons sur un CA de 700 M€, en hausse de
7% à périmètre comparable. L’intégration de
systèmes, en France comme en Europe, continuera d’afficher des rythmes de croissance soutenus. Mais les plus forts relais de croissance
proviendront de notre activité de conseil et de
notre filiale Axway.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 107
i - L&S
Les Chiffres
11 - ARES
CA France 04 : 475,0
CA consolidé 04 : 484,0
Résultat net 04 : 4,5
Effectif 04 : 1740
Maurice Bourlier, PDG
12 - HP SERVICES
CA France 04 : 450,4
CA consolidé 04 : NC
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 65000
Jean-Paul Wagner, DG
13 - STERIA
CA France 04 : 444,0
CA consolidé 04 : 983,0
Résultat net 04 : 22,7
Effectif 04 : 8000
François Enaud, PDG
14 - BULL SERVICES
CA France 04 : 388,0
CA consolidé 04 : 1139,0
Résultat net 04 : 10,8
Effectif 04 : NC
Didier Lamouche, PDG
15 - CEGEDIM
CA France 04 : 374,0
CA consolidé 04 : 425,2
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 4200
Jean-Claude Labrune, PDG
16 - ECONOCOM
CA France 04 : 358,0
CA consolidé 04 : 822,0
Résultat net 04 : 14,2
Effectif 04 : 1700
Jean-Louis Bouchard, PDG
17 - GFI
INFORMATIQUE
CA France 04 : 326,8
CA consolidé 04 : 517,9
Résultat net 04 : 2,8
Effectif 04 : 7000
Jacques Tordjman, PDG
18 - ORACLE
CA France 04 : 320,0
CA consolidé 04 : 8663,0
Résultat net 04 : 2118,8
Effectif 04 : 41000
Jimmy Anidjar, Pdt
19 - CSC
CA France 04 : 315,0
CA consolidé 04 : NC
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : NC
Claude Czechowsky, Pdt
20 - CS
CA France 04 : 304,5
CA consolidé 04 : 348,0
Résultat net 04 : 1,0
Effectif 04 : 3170
Gérard Jousset, DG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
75% du chiffre d’affaires annuel d’Ares repose
sur l’activité d’intégration. La SSII s’est imposée
dans l’environnement HP pour en devenir le 1er
sur le marché Unix français, le 1er sur le marché
Unix IBM. Cette activité couvre l’achat, la vente,
la location et le financement de matériels,
middleware, serveurs et micros.
Le CA France est une estimation Lunendonk.
65000 professionnels proposent une offre mondiale de services pour aider les utilisateurs : 23
000 spécialistes Microsoft ; 18 000 spécialistes
Unix ; 4 500 spécialistes Cisco ; 3 000 spécialistes Linux ; 7 500 spécialistes de la gestion des
réseaux et des systèmes ; 5 000 spécialistes du
stockage.
Notre stratégie est de participer à la consolidation du marché de l’IT en Europe afin de maintenir
notre place dans le TOP 10 européen et atteindre
2 milliard d’euros de CA en 2008.
Le CA France est une estimation PAC. Le 1er
semestre verra la mise en place d’un programme
d’action résolument tourné vers la croissance.
Ce programme sera fondé sur l’identification des
opportunités stratégiques du marché au regard
des atouts du Groupe et sur une structure opérationnelle renouvelée mettant l’accent sur une
exécution forte.
Le CA France est une estimation PAC. La société
Cegedim est bien positionnée, en tant qu’opérateur de flux leader (350 millions de flux traités en
2004), pour profiter de l’essor des services de
dématérialisation des factures et des télé-déclarations fiscales et sociales annoncé pour 2005.
Dans un contexte caractérisé par l’explosion des
besoins liés à la mobilité et à la convergence
voix/données, les entreprises sont à la recherche
d’un partenaire capable de leur apporter un service qui couvre à la fois leurs besoins en informatique et en télecommunications.
GFI Informatique souhaite se recentrer sur l’Europe du Sud (Espagne, Portugal et Italie) mais
aussi au Canada et au Maroc où le Groupe
envisage des acquisitions. L’objectif de GFI Informatique est de revenir parmi les trois premiers
groupes du secteur en terme de profitabilité.
Exercice au 31 mai 2005 pour le CA consolidé
2004. Le CA France est une estimation PAC.
Editeur fondé en 1979 par Larry Ellison, Oracle a
réussi à se postionner sur deux pôles clés pour
les entreprises: la gestion des données et les
ERP. Oracle a réalisé un CA de 4 milliards de
dollars sur la région EMEA.
Notre carnet de commande nous donne une
visibilité sur une croissance à deux chiffres pour
2005 grâce aux nouveaux contrats d’infogérance
et de mise en oeuvre de nouvelles solutions
applicatives.
Le CA France est une estimation. Les activités
«Build» poursuivent la progression de leur chiffre
d’affaires et de leur résultat d’exploitation, renforçant ainsi la position de CS sur le marché de la
conception et de l’intégration de systèmes critiques. Les activités «Run» sont impactées par la
sortie progressive de contrats à faible valeur
ajoutée.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 108
i - L&S
Les Chiffres
21 - SAP
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Marc Alinat, DG
292,0
7515,0
1300,0
32205
22 - EXPERIAN
CA France 04 : 278,0
CA consolidé 04 : 1900,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 13000
Ludovic Denis, PDG
23 - GROUPE OPEN
CA France 04 : 264,9
CA consolidé 04 : 327,0
Résultat net 04 : 5,3
Effectif 04 : 620
Frédéric Sebag, PDG
24 - GROUPE ALTEN
CA France 04 : 259,0
CA consolidé 04 : 347,1
Résultat net 04 : 24,1
Effectif 04 : 5160
Simon Azoulay, PDG
25 - THALES IS
CA France 04 : 252,0
CA consolidé 04 : 10288,0
Résultat net 04 : 198,0
Effectif 04 : 55476
Jean-Paul Lepeytre, PDG
26 - EURIWARE
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Benoît Tiers, PDG
218,8
228,3
NC
1933
27 - ADP-GSI
CA France 04 : 217,0
CA consolidé 04 : 5693,3
Résultat net 04 : 686,9
Effectif 04 : NC
Philippe Clerc, PDG
28 - SEGULA
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Cyril Roger, Pdt.
191,0
220,0
NC
3600
29 - LOGICACMG
CA France 04 : 167,4
CA consolidé 04 : 2454,6
Résultat net 04 : 20,3
Effectif 04 : 19695
Thierry Siouffi, PDG
30 - T-SYSTEMS
CA France 04 : 149,1
CA consolidé 04 : NC
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : NC
Jean-Paul Vautrey, PDG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
2005 s’inscrit en France dans une perspective
d’accélération de la croissance, notamment tirée
par les segments PME et mid-market, par les
secteurs publics, banque, assurance et distribution, ainsi que par les offres CRM, Business
Intelligence, ERP et SAP NetWeaver.
Exercice est clos au 30 juin. Le CA France est
une estimation PAC. Aujourd’hui, Experian est
une filiale à 100% de GUS plc, groupe britannique de distribution et de services aux entreprises
coté à la Bourse de Londres.
Depuis la prise de contrôle de Teamlog (1600
personnes, 115 M€ de chiffre d’affaires) le 1er
Avril 2005, Groupe Open compte plus de 2200
collaborateurs et réalise un CA proforma de
450M€. Le CA France est une estimations.
Alten a réalisé un chiffre d’affaires de 347,1 M€,
en hausse de 18,4% par rapport à 2003. La
croissance organique s’est accélérée tout au
long de l’année pour atteindre 5% en France et
23% à l’étranger. A périmètre constant, le chiffre
d’affaires du Groupe a progressé de 8,5%.
CA estimés par PAC. Cette division du groupe
Thales est le résultat du regroupement de
Syseca (ex Eca Automation) avec les activités de
services informatique du groupe Thomson. La
France réalise 29% du CA groupe et représente
59% des effectifs.
2005 constitue un nouveau challenge, sur un
marché toujours plus réactif en évolution permanente ; nous l’abordons avec enthousiasme
grâce à nos efforts continus d’industrialisation, et
au dynamisme de notre offre.
Développement et déploiement de notre stratégie HRPO (Human Resources Process
Outsourcing). Lancement de notre offre de service internationale GlobalView (externalisation
de la gestion des ressources humaines autour de
la plate-forme mySAP HCM).
Le CA France est une estimations. En 2005, le
groupe annonce 1250 recrutements dont 450
cadres et ingénieurs et 150 jeunes diplômés. Ces
recrutements d’ingénieurs confirmés et de chefs
de projets techniques ont pour principal objectif
de répondre à la croissance de l’activité du
groupe dans les secteurs automobile, aéronautique, défense et énergie.
Poursuivre notre développement sur nos offres
majeures : ERP, mobilité, systèmes et réseaux,
solutions métier, externalisation en s’appuyant
sur nos partenariats forts avec SAP (leader SAP
HR), Microsoft.
Membre du groupe Deutch Telekom, T-Systems
a été constituée à partir de l’acquisition de la SSII
Soleri. En France, les activités de T-Systems
sont représentées par deux sociétés juridiques :
T-Systems France S.A.S (intégration de systèmes et infogérance ) et T-Systems Télécommunication Services France SAS (services réseaux
solutions destinées aux opérateurs).
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 109
i - L&S
Les Chiffres
31 - SAGE
CA France 04 : 143,7
CA consolidé 04 : 1014,0
Résultat net 04 : 273,6
Effectif 04 : 8000
Pascal Houillon, DG
32 - CEGID
CA France 04 : 143,1
CA consolidé 04 : 143,1
Résultat net 04 : 8,0
Effectif 04 : 2115
Jean-Michel Aulas, PDG
33 - OSIATIS
CA France 04 : 120,2
CA consolidé 04 : 118,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 1325
Robert Aydabirian, Pdt.
34 - DEVOTEAM
CA France 04 : 114,0
CA consolidé 04 : 150,0
Résultat net 04 : 5,8
Effectif 04 : 1750
Stanislas de Bentzmann, Pdt.
35 - COFRAMI
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Claude Astin, PDG
112,0
112,0
NC
1980
36 - FININFO
CA France 04 : 109,4
CA consolidé 04 : 136,3
Résultat net 04 : 17,7
Effectif 04 : 912
Gérard Jeulin, PDG
37 - COMPUTER
ASSOCIATES
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Derek Master, DG
106,0
2349,3
7,3
15500
38 - GROUPE TESSI
CA France 04 : 104,7
CA consolidé 04 : 104,7
Résultat net 04 : 6,8
Effectif 04 : 2090
Marc Rebouah, Pdt.
39 - DASSAULT
SYSTEMES
CA France 04 : 101,0
CA consolidé 04 : 796,6
Résultat net 04 : 156,4
Effectif 04 : 4456
Charles Edelstenne, PDG
39 - CEGI
CA France 04 : 101,0
CA consolidé 04 : 101,0
Résultat net 04 : 3,0
Effectif 04 : 325
Gérard Taieb, PDG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Ciel, Saari, Sybel, une partie de Concept, ce sont
autant d’éditeurs français qui ont été rachetés
par ce gigantesque groupe britannique spécialisé dans les progiciels de gestion pour PME et
TPE. Exercice au 30 septembre.
Sage propose une offre différenciée et localisée
couvrant l’ensemble des besoins des entreprises
en gestion comptable et financière, gestion commerciale, paie et GRH, CRM. et e-commerce.
http://www.sage.fr/
Suite à l’acquisition de CCMX, Cegid est devenue le 1er éditeur français de progiciels de gestion et constitue un acteur de référence de taille
européenne avec plus de 2 000 collaborateurs,
un chiffre d’affaires pro forma pour l’année civile
2004 d’environ 223 M€, une base installée de
plus de 80 000 sites utilisateurs et un portefeuille
de revenus récurrents de l’ordre de 98 M€.
En 2004, Osiatis a bouclé son exercice sur un
chiffre d ‘affaires de 120.2 M€. Groupe Focal a
pour sa part réalisé un chiffre d’affaires de 93,6
M€. Le résultat pro forma du rapprochement
s’établit à 213,8 M€ pour le chiffre d’affaires et à
5,8 M€ pour l’Ebita et un effectif autour de 2700
personnes. Ce chiffre a été réalisé à hauteur de
91% en France.
Le CA France est une estimation. Les bonnes
performances 2004 s’expliquent par les premiers
effets du plan de transformation et de reconquête
de nos marges, de nos marchés et de nos équipes lancé l’année dernière. L’année a ainsi été
marquée par une croissance soutenue du secteur des télécoms ainsi que par les bénéfices de
notre politique de référencement.
Le groupe Coframi poursuit le développement de
ses offres par métiers et par domaines d’activités, en proposant des solutions complémentaires de proximité et d’offshore.
Selon la terminologie américaine, l’informatique
se compose de trois phases essentielles : le
Design, le Build et le Run. Cela correspond aux
phase de conception, réalisation et exploitation
d’un projet. Osiatis se positionne dans le Run et
une partie du Build avec l’ingénierie.
http://www.osiatis.fr
Dans un marché de l’information financière toujours difficile, Fininfo continue de bien résister
dans ses trois domaines d’activité. Le chiffre
d’affaires consolidé de l’année 2004 est à comparer à 137 M€ réalisés au cours de l’exercice
précédent. Hors acquisition de Dun & Bradstreet
France, la variation du chiffre d’affaires à périmètre comparable s’établit à -6,8%.
Le CA France est une estimation PAC. Exercice
fiscal arrêté au 31 mars. Fondée en 1976 par
Charles B. Wang, CA est le 4ème éditeur indépendant de logiciels dans le monde avec un
chiffre d’affaires de 3,2 milliards de dollars et plus
de 15.500 collaborateurs dans 140 pays.
Société de services française spécialisée dans la
gestion de flux et le back office, Tessi détient
aujourd’hui des pôles d’expertise dans 3 domaines complémentaires : l’acquisition et la capture
de données ; gestion de promotion différée et
logistique promotionnelle ; le traitement de chèques et un pôle transversal Informatique et Conseil.
Le CA France est une estimation PAC. La Société, fruit d’un essaimage d’une équipe d’ingénieurs de Dassault Aviation, a été constituée en
1981. La même année, elle a conclu un accord de
distribution avec IBM et a commencé à vendre
son logiciel, sous la marque Catia, à des clients
des secteurs automobile et aéronautique...
Reprise très lente du marché, concurrence accrue. Concentration du monde des éditeurs. Projets moins nombreux, de plus grande importance
et plus proche des métiers. Le CA négoce de
matériels s’élève à 67,4 M€ en 2004.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 110
i - L&S
Les Chiffres
41 - TEAMLOG
CA France 04 : 98,0
CA consolidé 04 : 115,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 1637
Robert Morin, PDG
42 - NEURONES
CA France 04 : 97,1
CA consolidé 04 : 97,1
Résultat net 04 : 4,7
Effectif 04 : 1350
Luc de Chammard, PDG
43 - SYLIS
CA France 04 : 95,1
CA consolidé 04 : 130,1
Résultat net 04 : 3,4
Effectif 04 : 1750
Jacques Tricot, PDG
44 - ARCHE
GROUPE OMNETICA
CA France 04 : 95,0
CA consolidé 04 : 95,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 360
Paul Molinier, PDG
45 - GROUPE FOCAL
CA France 04 : 94,0
CA consolidé 04 : 94,0
Résultat net 04 : -0,5
Effectif 04 : 1400
Yves Bouquerod, PDG
46 - SII
CA France 04 : 87,0
CA consolidé 04 : 87,0
Résultat net 04 : 6,5
Effectif 04 : 1287
Bernard Huvé, PDG
47 - LINEDATA
SERVICES
CA France 04 : 78,0
CA consolidé 04 : 113,1
Résultat net 04 : 7,2
Effectif 04 : 698
Anvaraly Jiva, PDG
48 - NATEXIS
ALTAIR
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Daniel Arroyo, DG
77,1
77,1
5,8
164
49 - ADOBE
SYSTEMS
CA France 04 : 73,0
CA consolidé 04 : 1600,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 4000
François Chiche, DG
50 - BUSINESS
OBJECTS
CA France 04 : 71,0
CA consolidé 04 : 679,5
Résultat net 04 : 52,6
Effectif 04 : 3834
Bernard Liautaud, PDG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Créée en 1991,Teamlog se consacre aux métiers du conseil, de l’ingénierie des systèmes
d’information et de communication et à la gestion
des infrastructures distribuées. Elle a annoncé le
5 avril 2005 la finalisation des opérations de
rapprochement avec Groupe Open et la réalisation des opérations financières afférentes.
Sur l’exercice, les ventes de prestations de service, sont en croissance de 6,6% (dont 5,7% en
organique). Le chiffre d’affaires total est en croissance de 4,7% (dont 3,9% en organique). Grâce
à la dynamique du dernier trimestre, la marge
d’exploitation (sans résultat exceptionnel) s’établit à 8,1 M•.
Les PME/PMI ont enregistré un volume d’affaires
qui aura augmenté de plus de 50% sur l’exercice
2004. Dans le cadre de son offre Widesourcing,
Sylis a conclu un partenariat avec une société
roumaine afin de répondre aux besoins de ses
clients en termes d’externalisation.
Le Groupe Sylis se positionne comme partenaire, conseiller et intégrateur, dans le cadre de
l’urbanisme, de l’architecture, de la conception,
de l’implémentation, du déploiement et du maintien en condition opérationnelle des systèmes
d’information stratégiques.
http://www.sylis.com
Le dynamisme de Arche Communications se
traduit par une croissance continue depuis l’origine, qui lui a permis d’acquérir une place sur le
marché de l’intégration de réseaux en France. La
société a réalisé en 2004 , 38 M€ en services et
57 M€ en produits matériels et logiciels.
Le 15 décembre 2004, Groupe Focal et Osiatis,
société détenue à 73% par le groupe Butler
Capital Partners, ont conclu un protocole d’accord sur les modalités de rapprochement des
deux groupes. Le nouveau groupe s’appelle
Osiatis.
Le Groupe propose son expertise sur deux activités stratégiques : L’ingénierie des systèmes et
technologies de l’information ; La gestion des
infrastructures distibuées. Ces deux domaines
de compétences sont appuyés par deux offres
transversales : Le conseil et l’expertise autour
des hautes technologies.
http://www.focal.fr
Exercice au 31 mars. Sll entend se développer
par croissance interne avec l’ouverture de nouvelles agences. La société compte enrichir son
offre de service tant en amont (conseil), qu’en
aval (maintenance). Elle vise à développer son
chiffre d’affaires dans le secteur tertiaire, particulièrement dans les domaines de la banque, de la
finance et des assurances.
Linedata Services a réalisé un bon second semestre 2004 en bénéficiant du report de licences
entre les 2 semestres et des fruits de la stratégie
de relance initiée fin 2003. Les actions menées
ont ainsi permis au groupe de générer une croissance organique de 8,3% au second semestre,
portant cette dernière à +3,7% sur l’ensemble de
l’exercice.
Filiale de Natexis Banques Populaires, Natexis
Altaïr est un acteur de la sécurité de fonctionnement des productions informatiques multi platesformes. Depuis quinze ans, Natexis Altaïr a développé son expertise dans l’activité de continuité de service.
Le CA France est une estimation PAC. Créée en
1982, Adobe aide les particuliers et les entreprises à mieux communiquer grâce à ses célèbres
plates-formes d’imagerie numérique, de création
et de gestion des documents pour le grand public, les professionnels de la création et les entreprises.
"Nous sommes en bonne posture pour passer le
milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2005",
commente Bernard Liautaud, PDG du groupe. Le
chiffre d’affaires licences a atteint sur cette période 473,4 M$, en progression de 4% (pro
forma). Le résultat net pro forma s’élève à 71,6
M$. Le CA France est une estimation PAC.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 111
i - L&S
Les Chiffres
51 - INFORSUD
CA France 04 : 70,3
CA consolidé 04 : 70,3
Résultat net 04 : 2,0
Effectif 04 : 616
Bernard Lepot, PDG
52 - GETRONICS
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Khaled Draz, PDG
70,0
24000,0
NC
22000
53 - IB GROUP
CA France 04 : 68,3
CA consolidé 04 : 89,9
Résultat net 04 : -1,1
Effectif 04 : 327
Pierre Kedissa, PDG
54 - AUSY
CA France 04 : 67,0
CA consolidé 04 : 75,9
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 1086
Jean-Marie Magnet, PDG
55 - GROUPE
SILICOMP
CA France 04 : 65,4
CA consolidé 04 : 88,3
Résultat net 04 : 0,7
Effectif 04 : 920
Jean-Michel Gliner, PDG
56 - BEA SYSTEMS
CA France 04 : 65,0
CA consolidé 04 : 793,0
Résultat net 04 : 96,2
Effectif 04 : NC
Laurent Matringe, DG
57 - COMPUTACENTER
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Denis Garnier, DG
64,6
431,0
NC
NC
58 - FUJITSU
SERVICES
CA France 04 : 63,0
CA consolidé 04 : 37000,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 156000
François Argouges, PDG
58 - GEDAS
CA France 04 : 63,0
CA consolidé 04 : 567,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 4930
Hervé Sortais, Pdt.
60 - SAS
CA France 04 : 62,5
CA consolidé 04 : 983,8
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 9500
Daniel Delorge, DG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Inforsud a développé ses activités dans les secteurs de l’informatique (Inforsud FM et Inforsud
Diffusion), du document (Inforsud Editique et
Mérico Delta Print) et de la communication écrite
(Chabrillac et Graphi). Inforsud Ingenierie a été
rachetée par Sopra en 2004 et intégrée financièrement dans Sopra depuis le 1er janvier 2004 (36
M• en 2002 et 530 personnes).
Le CA France est une estimation PAC. Getronics
englobe Wang Global acquises en 1999 et la
division Systèmes et Services d’Olivetti. Elle a
été classée N° 2 mondial pour les services
d’outsourcing des infrastructures distribuées et
N°4 mondial pour les prestations de conseil et
d’intégration réseaux (source : IDC 2002-2003).
Les chiffres 2004 sont arrêté en mars 2005 et
correspondent à l’exercice 2005 d’IB Group. Le 9
février 2005 IB Group a signé un protocole en vue
de l’acquisition de 100 % de MI & S et de
Medasys Suisse, filiales de Medasys SA, cotée
au Second Marché.
Les perspectives pour 2005 s’expriment selon
trois axes : objectif de croissance organique
supérieure à 5% ; objectif de retour à la rentabilité
positive et réflexion sur la politique offshore.
Ces résultats très encourageants confirme nt
l’amélioration de l’exploitation depuis un an et
demi. Silicomp sévit sur quatre marchés : systèmes embarqués et temps réel ; réseaux informatiques ; infrastructure de systèmes d’information
; sécurité des systèmes et des réseaux.
Exercice au 31 janvier. Alfred Chuang, Président
et CEO de BEA Systems a mis en avant « la
solidité financière de la société » en terme de
profitabilité avec un résultat net positif de 131 M$
et un cash flow positif de 1,6 milliard de dollars.
Alfred Chuang a également mis en exergue l’innovation technologique de la société.
Le CA consolidé correspond en fait au CA total
France. Nous n’avons retenu que le CA logiciels
& services de ce groupe qui fournit énormément
de matériels à ses clients. Le groupe
Computacenter, créé en 1981 en Angleterre, a
réalisé un chiffre d’affaires 2004 consolidé de
£2,46 milliards (3530 M•).
En avril 2004, Fujitsu Services crée la filiale
française de Fujitsu Services en fusionnant l’ensemble des entités présentes sur le territoire
national : Fujitsu Consulting (ex DMR), Fujitsu
Technology Solutions International (ex Amdhal)
et Fujitsu Services (ex ICL Sorbus).
gedas est une société de services et de prestations de conseil au développement, à l’intégration de systèmes et à la mise en oeuvre de
solutions informatiques pour les constructeurs
automobiles et les industries manufacturières.
Ses résultats avant impôts ont progressé de 25
% par rapport à l’exercice précédent, passant de
11 M• en 2003 à 13,7 M• en 2004.
En 2005, SAS va renforcer son positionnement
sur SAS 9 Enterprise Intelligence Platform, la
plate-forme décisionnelle intégrée d’entreprise
et lancer de nouvelles solutions sectorielles, ce
qui correspond à une attente du marché. Notre
avance dans ces deux directions nous garantit
notre position de leader marché.
Editeur de business intelligence et d’applications
analytiques, SAS est le seul à fournir une plateforme décisionnelle d’entreprise totalement intégrée. Les solutions SAS couvrent l’ensemble
des métiers de l’entreprise (RH, Finance, Marketing, Commercial, Achats, Risque, Pilotage des
Systèmes d’Information).
http://www.sas.com/France
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 112
i - L&S
Les Chiffres
61 - APSIDE
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Michel Klar, PDG
61,5
61,5
2,2
835
62 - AUBAY
CA France 04 : 57,1
CA consolidé 04 : 57,1
Résultat net 04 : 1,5
Effectif 04 : 835
Philippe Rabasse, DG
63 - MICROPOLEUNIVERS
CA France 04 : 56,1
CA consolidé 04 : 68,4
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 900
Christian Poyau, Pdt.
64 - SOLTIM
CA France 04 : 56,0
CA consolidé 04 : 56,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 425
Antoine Aizpuru, PDG
65 - INTENTIA
CONSULTING
CA France 04 : 55,0
CA consolidé 04 : NC
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 2850
René Samama, PDG Eu.
66 - ADONIX
CA France 04 : 54,5
CA consolidé 04 : 92,2
Résultat net 04 : 16,5
Effectif 04 : 922
Emile Hamou, PDG
67 - BUSINESS
& DECISION
CA France 04 : 51,5
CA consolidé 04 : 64,4
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 750
Patrick Bensabat, PDG
68 - ESR
CA France 04 : 51,0
CA consolidé 04 : 51,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 800
Jean-Guy Barboteau, PDG
68 - HYPERION
CA France 04 : 51,0
CA consolidé 04 : 456,8
Résultat net 04 : 41,5
Effectif 04 : 2500
Sébastien Marotte, DG
70 - SODIFRANCE
CA France 04 : 50,8
CA consolidé 04 : 50,8
Résultat net 04 : 0,8
Effectif 04 : 700
Franck Mazin, PDG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
La reprise des investissements ouvre des perspectives dans nos domaines d’excellence banque / finance / assurance ; industrie / télécom/
automobile.
S’appuyant sur de bons indicateurs, Aubay dispose d’une bonne visibilité pour parvenir aux
objectifs 2005 fixés en début d’année soit une
croissance de son chiffre d’affaires entre 16 et
20% et une marge opérationnelle comprise entre
7,5 et 8%.
Notre positionnement sur les secteurs les plus
porteurs et notamment la Business Intelligence
va nous permettre de bénéficier au mieux de la
croissance générale des services informatiques
qui semble se confirmer. Tous ces éléments,
associés à une visibilité qui s’améliore sensiblement, nous permettent d’anticiper pour 2005 la
poursuite d’une croissance soutenue.
2004 marque le lancement de l’activité à l’international avec le contrat de la CNSS au Maroc
pour fourniture clé en main du système d’information qui va permettre à ce pays de lancer un
régime de sécurité sociale pour les salariés du
secteur privé. 2005 va confirmer notre stratégie à
l’international.
Sur un marché difficile dans une économie qui
reste incertaine, Intentia a réalisé un très bon
trimestre, avec notamment une augmentation
des ventes de licences de 75% par rapport au
premier trimestre 2004. Le 2 juin 2005, Intentia
fusionnait avec Lawson Software et prendra désormais le nom de ce dernier.
CA France = Licences+maintenance. En 2005, le
Groupe Adonix anticipe une nouvelle croissance
de son chiffre d’affaires pour atteindre 108 M•.
"Notre offre est entièrement renouvelée : Adonix
X3, Geode GX, Meta4 Innova, et, très bientôt,
Abel X3, comptent parmi les produits les plus
modernes du marché. "
Le Groupe ADONIX est l’un des premiers éditeurs européens de progiciels de gestion. Créé
en 1979, il se positionne avec succès sur le
marché de l’ERP Mid Market ainsi que dans les
grandes entreprises avec le progiciel AdonixX3.
.
http://www.adonix.fr
Renforcement des positions françaises et européennes sur les trois métiers du groupe (business intelligence, gestion de la relation client et
e-business) et montée en compétences sur le
conseil (assistance à maîtrise d’ouvrage, etc.).
L’entrée dans le périmètre du Groupe de Esys et
de GMG Technologies se traduira par le développement de synergies d’offres et de compétences
qui apporteront leur plein effet dès 2005. Elles
permettent d’ores et déjà à ESR de commencer
l’année avec un effectif de l’ordre de 1000 personnes et d’enregistrer un niveau de chiffre d’affaires pro forma 2004 de 67 M€.
Le CA France est une estimation PAC. Hyperion
est un leader mondial du marché des logiciels de
Business Performance Management. Basée à
Santa Clara, en Californie, Hyperion a enregistré
un chiffre d’affaires annuel de 622 M$ pour l’exercice fiscal 2004.
La livraison progressive d’un grand projet de
migration sur le second semestre 2004 et le
premier
semestre
2005
impacte
significativement le volume d’activité sur la période.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 113
i - L&S
Les Chiffres
71 - TEUCHOS
CA France 04 : 50,0
CA consolidé 04 : 50,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 750
Christian Mari, PDG
72 - CARTESIS
CA France 04 : 47,9
CA consolidé 04 : 80,9
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 588
Didier Benchimol, PDG
73 - TEAM
PARTNERS GROUP
CA France 04 : 47,7
CA consolidé 04 : 47,7
Résultat net 04 : -7,3
Effectif 04 : 800
Bernard Leng, PDG
74 - AXWAY
CA France 04 : 46,4
CA consolidé 04 : 73,7
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 650
Jean-Paul Bourbon, DG
75 - GEAC
CA France 04 : 45,5
CA consolidé 04 : NC
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : NC
Viviane Ribeiro, Pdt.
76 - SAFIG
CA France 04 : 45,2
CA consolidé 04 : 45,2
Résultat net 04 : 1,5
Effectif 04 : 850
Thierry Vallenet, Pdt.
77 - SPIRAL GROUP
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Robert Durant, DG
45,0
45,0
0,8
200
78 - KEYRUS
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Eric Cohen, PDG
44,0
53,9
NC
534
79 - VIVERIS
CA France 04 : 43,3
CA consolidé 04 : 43,3
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 690
Bruno Stefani, PDG
80 - BMC
SOFTWARE
CA France 04 : 43,0
CA consolidé 04 : 1027,8
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 6200
Edouard Fourcade, DG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
Riche d’une expérience de plus de 10 ans dans
le domaine du service en ingénierie, Teuchos,
groupe Safran, est spécialisée dans l’industrie du
transport. Teuchos apporte à ses clients son
savoir-faire dans les domaines de l’ingénierie
des systèmes, la mécanique, l’électronique et
l’informatique industrielle, notamment au travers
de ses bureaux d’études.
Renforcer notre position de n° 1 des logiciels de
Business Performance Management.Renforcer
notre stratégie marché en nous appuyant sur nos
programmes de partenariat, afin de développer
nos ventes de licences et nos activités à l’international.
La Société
Editeur mondial de logiciels fondé en 1990,
Cartesis propose aux entreprises des solutions
de Business Performance Management, construites autour d’un référentiel multidimensionnel
unique. Basée à Paris, Cartesis a des bureaux à
Bruxelles, Francfort, Londres, Norwalk (Connecticut), Tokyo et Utrecht.
http://www.cartesis.com
Afin d’assainir sa situation financière et de restaurer sa rentabilité, Team Partners Group a
procédé à une augmentation de capital de 8,4 M•
et passé un accord avec NRG France (groupe
Ricoh) assorti d’une promesse de cessions des
actions détenues par Bernard Leng et sa famille
famille, représentant 49,74 % du capital et 62,77
% des droits de vote, d’une validité d’un an.
Exceptionnellement, nous positionnons cet éditeur, filiale de Sopra Group, car sa présence
mondiale est intéressante. "Nous avons une ambition mondiale en matière d’intégration d’applications et en gestion des processus métier. "
Dans un environnement économique en constante évolution, il devient essentiel pour un éditeur de proposer à ses clients un ensemble de
solutions leur permettant de faire les meilleurs
choix pour piloter leur capital humain et asseoir
leur performance en cohérence avec leur stratégie d’entreprise.
Spécialiste depuis 30 ans de l’externalisation
des services. Suite au LMBO réalisé fin 2004,
Safig a modernisé sa gouvernance. Précédemment sous la forme d’une SA à conseil d’administration, l’entreprise opte pour un Directoire dont
Thierry Vallenet assure la présidence tandis que
Bruno Guénin assure celle du Conseil de Surveillance.
2005 est une année de convergence de l’offre
avec des technologies J2EE et .NET. 2005 est
aussi la concrétisation du développement européen avec la filiale JCK Europe pour l’Espagne.
Keyrus compte poursuivre sa politique de croissance externe et souhaite conforter sa position
de leader dans le domaine de la Business Intelligence et d’intégrateur global sur le segment des
PME/PMI via sa filiale Cyborg.
D’ici la fin de l’exercice 2005, Viveris Integration,
la filiale spécialisée dans la mise en œuvre des
progiciels SAP envisage une croissance de ses
activités de l’ordre de 20%, qui s’accompagnera
d’une forte progression de l’effectif opérationnel
et une extension de sa présence régionale, via
son développement dans la région Rhône-alpes.
Le CA France est une estimation PAC. Exercice
au 31 mars. Créée en 1980, BMC Software est
implantée partout dans le monde. La société a
réalisé un chiffre d’affaires de 1,4 milliard de
dollars pour l’année 2004 (1er avril 2003 - 31
mars 2004).
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 114
i - L&S
Les Chiffres
81 - GROUPE
HELICE
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Louis Coltin, PDG
42,0
42,0
1,0
510
81 - SIEBEL
SYSTEMS
CA France 04 : 42,0
CA consolidé 04 : 983,8
Résultat net 04 : 121,9
Effectif 04 : NC
Fred Hessabi, DG Eu.
83 - UMANIS
CA France 04 : 41,6
CA consolidé 04 : 41,6
Résultat net 04 : 6,0
Effectif 04 : 694
Laurent Piepszownik, PDG
84 - COMPUWARE
CA France 04 : 40,0
CA consolidé 04 : 928,4
Résultat net 04 : 36,6
Effectif 04 : 7908
Jean-Louis Marty, DO
85 - GROUPE SQLI
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Yahya El Mir, Pdt.
39,8
45,8
1,9
650
86 - NET2S
CA France 04 : 39,0
CA consolidé 04 : 39,0
Résultat net 04 : -0,3
Effectif 04 : 524
Bernard Razaghi, PDG
87 - ILOG
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Pierre Haren, PDG
38,6
85,9
1,3
632
88 - ALDATA
SOLUTION
CA France 04 : 36,3
CA consolidé 04 : 66,0
Résultat net 04 : -1,5
Effectif 04 : 514
René Homeyer, DG
89 - GROUPE VIVEO
CA France 04 : 36,2
CA consolidé 04 : 47,0
Résultat net 04 : 1,7
Effectif 04 : 502
Raimondo Ascer, PDG
90 - HOMSYS
GROUP
CA France 04 : 36,1
CA consolidé 04 : 36,1
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 530
Yannick Gonneau, PDG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Mettre l’accent sur l’offre autour de la gestion des
infrastructures (ITIL) et accroître nos parts de
marché sur les technologies e-business dans un
contexte économique toujours difficile mais plus
ouvert.
Le Groupe Helice, implanté à Paris et en Régions, est la holding de trois SSII aux métiers
complémentaires. Helice : ingénierie de production, exploitation de systèmes informatiques et
formation ; Helium : études, conception et développement ; Helios : conseil et expertise.
http://www.groupehelice.fr
Le CA France est une estimation PAC. Le chiffre
d’affaires de Siebel pour l’année fiscale close le
31 décembre 2004 s’élève à 1340 M$, en hausse
de 1% par rapport à 2003. Sur l’année, les revenus de licences se montent à 487 M$, les revenus de maintenance sont de 470 M$.
Le CA France est une estimation PAC. Europstat
a pris le nom d’Umanis en décembre 2000. En
2003, Umanis a poursuivi son recentrage sur son
métier de base, sans procéder à des acquisitions
d’entreprise, dans un contexte extrêmement difficile pour l’ensemble des opérateurs du secteur.
Umanis reste exclusivement centré sur le Business Intelligence en France.
Le CA France est une estimation PAC. « Notre
mission consiste à fournir aux directions informatiques des solutions complètes qui ont pour objectifs de fiabiliser leur système d’information, de
le rendre plus performant et plus disponible et de
mieux maîtriser les risques, les ressources et les
coûts.»
Créée en 1990, SQLI est spécialisée dans la
conception et la mise en oeuvre de systèmes
d’informations reposant sur les nouvelles technologies. SQLI a généré en 2004 un chiffre
d’affaire de 45,8 M• en progression organique de
+10,5%, soit un rythme de croissance largement
supérieur à celui du marché estimé autour de 4%.
Au regard aussi bien de la très forte amélioration
de nos résultats que de l’ampleur des réalisations menées à bien durant l’exercice passé,
2004 marque un tournant pour NET2S. Nous
continuerons à tirer les fruits des efforts continus
mais aussi de notre positionnement renforcé en
tant que groupe de conseil spécialiste.
Le CA France est une estimation. «Nous profitons d’une embellie du climat d’investissements
informatiques en Europe, où les technologies
nouvelles comme les systèmes de gestion de
règles métier (BRMS) bénéficient d’une demande de plus en plus forte».
Editeur français à l'origine créateur du progiciel
Gold, Aldata poursuivra sa forte croissance à la
fois en France et mondialement et fournira des
outils à la pointe du progrès à ses clients leur
permettant d’améliorer leur rentabilité.
Notre spécialisation doit nous permettre de poursuivre notre développement européen dans le
secteur de la Banque et de la Finance, et ce en
gardant la confiance de nos 700 clients présents
dans plus de 30 pays. Le résultat net publié est
avant amortissement des sur valeurs.
Spécialiste et acteur majeur de l’informatique
stratégique pour la banque et la finance, Viveo
exerce quatre métiers : l’édition de progiciels, la
conception de solutions, le conseil en organisation et maîtrise d’ouvrage, l’ingénierie.
http://www.viveo.fr
Homsys Group poursuit son développement
autour de 3 axes : pilotage de l’entreprise ;
performance des applicatifs et performance des
Infrastructures. La fusion avec Aston donne au
groupe une nouvelle dimension.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 115
i - L&S
Les Chiffres
91 - COGNOS
CA France 04 : 36,0
CA consolidé 04 : 606,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 3393
Pierre-Yves Minarro, DG
92 - AEDIAN
CA France 04 : 35,8
CA consolidé 04 : 35,8
Résultat net 04 : 0,1
Effectif 04 : 383
Jean-François Gautier, Pdt.
93 - AGROSTAR
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Léon de Sahb, DG
35,0
35,0
NC
150
94 - SILOGIC
CA France 04 : 32,1
CA consolidé 04 : 32,1
Résultat net 04 : 1,2
Effectif 04 : 523
Michel Corbarieu, DGA
95 - GL TRADE
CA France 04 : 31,5
CA consolidé 04 : 150,1
Résultat net 04 : 20,1
Effectif 04 : 1073
Pierre Gatignol, PDG
95 - SOLUCOM
CA France 04 : 31,5
CA consolidé 04 : 31,5
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 291
Pascal Imbert, Pdt.
97 - INFOTEL
CA France 04 : 31,1
CA consolidé 04 : 37,3
Résultat net 04 : 1,0
Effectif 04 : 417
Bernard Connes-Lafforet, PDG
98 - HARDIS
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
30,0
30,0
1,5
350
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Exercice au 28 février. Le CA France est une
estimation.Outre la BI, Cognos se positionne sur
le Corporate Performance Management (CPM),
nouvelle dimension du marché du décisionnel.
Avec Cognos, les entreprises peuvent désormais gérer leur performance à travers la planification, la superviser grâce au scorecarding et la
comprendre grâce à la Business Intelligence.
« Grâce à une forte croissance interne et à des
acquisitions ciblées, Aedian poursuivra en 2005
le renforcement de son positionnement distinctif
de spécialiste du tertiaire financier et du secteur
public, expert des missions à engagements de
résultats, en conseil comme en ingénierie ».
Agrostar est spécialisée dans les solutions système d’information de la supply chain alimentaire
et des produits à fortes contraintes. Une offre
modulaire : place de marché électroniques gestion commerciale ; gestion entreposage ;
gestion du transport ; traçabilité ; décisionnel.
Consolidation de notre centre de production de
Toulouse, centre à vocation européenne. Renforcement de l’approche métiers dans les domaines : aéronautique, environnement, banque,
santé, spatial. Fort investissement dans les technologies innovantes Open Source, informatique
mobile, traitement d’images, biotech.
Editeur français, GL Trade offre à la communauté
financière les solutions logicielles pour couvrir le
processus complet d’un ordre de bourse, du
donneur d’ordre au trader : logiciels de négociation et de gestion des ordres, réseau, informations de marchés et services associés.
Le Groupe a lancé pour l’année 2005 une campagne de recrutement ambitieuse visant à recruter jusque 100 nouveaux collaborateurs afin de
se placer dans les meilleures conditions pour
atteindre ses objectifs à horizon 2007 : doubler
de taille pour devenir le numéro 1 du conseil en
infrastructures de systèmes d’information.
Infotel est à la fois une société de services
informatiques et un éditeur de logiciels. Elle assiste les entreprises dans des domaines tels que
l’aide à l’exploitation des grandes bases de données DB2 , la gestion des données ou la qualité
et les performances des applications DB2. Pour
cefaire, Infotel a développé des progiciels.
Editeur de progiciels : Outil de développement
(Adélia Studio) ; Progiciels de gestion : gestion
des entrepôts (Reflex), paie et GRH (Saphyr on
demand)
Christian Balmain, PDG
99 - AIRIAL
CONSEIL
CA France 04 : 29,0
CA consolidé 04 : 29,0
Résultat net 04 : 1,0
Effectif 04 : 300
Nguyen Ngoc Minh, DG
100 - VALTECH
CA France 04 : 28,1
CA consolidé 04 : 84,7
Résultat net 04 : 1,3
Effectif 04 : 1089
Jean-Yves Hardy, PDG
2004, année de la reprise et du rebond bénéficiaire. Cette SSII, créée par Michel Abecassis en
1979 et dirigée par Nguyen Ngoc Minh depuis
1987 jusqu’en juin 2005, appartient au groupe
Real Software depuis 1998. Depuis, Real
Software a été rachetée par une SSII américaine.
Cette SSII propose des services de conseils,
d’ingénierie et de tierce maintenance dans les
domaines suivants : informatique de gestion ;
informatique technique ; formation ; distribution à
valeur ajoutée et/ou intégration de systèmes ;
distribution et mise en oeuvre de progiciels.
http://www.airial .com
Le marché européen des services offshore est en
forte croissance et Valtech s’est positionné pour
en devenir un des leaders. En conséquence, en
2005 nous allons augmenter significativement
nos dépenses pour améliorer notre visibilité sur
ce marché à travers un effort important en marketing et une augmentation de la capacité de notre
centre indien.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 116
i - L&S
Les Chiffres
101 - APTUS
CA France 04 : 27,2
CA consolidé 04 : 27,2
Résultat net 04 : 0,6
Effectif 04 : 470
Jean-Philippe Allaire, PDG
102 - AJILON IT
CONSULTING
CA France 04 : 27,0
CA consolidé 04 : 83,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 2150
Patrice Roussel, DG
102 - COGNITIS
GROUP
CA France 04 : 27,0
CA consolidé 04 : 30,5
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 400
Jean-Pierre Legendre, PDG
102 - GROUPE ACTIF
CA France 04 : 27,0
CA consolidé 04 : 27,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 440
Pascal Darmon, PDG
105 - GROUPE ACTI
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
25,4
27,4
1,2
340
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Aptus continue sa forte croissance par le renforcement de ses offres de services (assistance
technologique, conseil & expertise, maîtrise
d’oeuvre de projets et externalisation) et devrait
aboutir sur un chiffre d’affaire prévisionnel 2005
de 36 M•. Développement des agences de Grenoble et Aix.
Ajilon, division du groupe Addeco est un groupe
de quatre entreprises spécialisées dans
l’externalisation de services et la gestion de projets. Une SSII (Ajilon IT Consulting), une société
d’ingénierie scientifique et technique (Ajilon Engineering), une société spécialisée dans le marketing operationnel (Ajilon Sales & Marketing) et
un cabinet de recrutement (Ajilon Recruiting).
2005 doit confirmer l’inflexion positive constatée
S2 2004. Les clients (Banques , assurances
Administraion..) relancent leurs investissements
sur les projets décisionnels, NTIC. La
gouvernance et les normes COBIT , CMM, ITIL
structurent les orientations des DSI qui souhaitent moderniser leur SI tout en maîtrisant fortement leurs budgets.
SSII classique, Groupe Actif exerce deux métiers: études et développement et production.
Elle dispose de compétences en technologies
nouvelles outre les architecture mainframe, et,
fonctionnellement elle intervient notammment
dans la banque. La production touche les trois
domaines des systèmes et réseaux, de l’exploitation et des télécom.
Groupe européen de conseil et de modernisation IT des Grands comptes du tertiaire et de
l’administration. Acteur reconnu sur les projets
mainframe et NTIC et leader sur l’AGL PacBase
d’IBM. Ses offres Centre de Services TMA TRA
Forfait et Homologation sont en forte progression.
http://www.cognitis.com
L’année 2005 se présente dans le même sillon
que 2004 à savoir une augmentation du portefeuille des commandes et un desserrement au
niveau des prix des services.
Michel Teman, PDG
106 - ARINSO
CA France 04 : 25,0
CA consolidé 04 : 153,0
Résultat net 04 : 5,7
Effectif 04 : 1800
Denis Tournesac, DG
107 - CRIL
TECHNOLOGY
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
24,0
24,0
NC
300
Arinso poursuit une croissance très soutenue sur
la niche RH. "Nous constatons un développement considérable de la demande dans le domaine de l’externalisation . Ce type d’offres représentera probablement plus de 30% de notre
CA en 2005 et 45% en 2007."
Cril Technology réalise près de 43% de son
activité dans les systèmes d’information et de
communication, 42% dans l’informatique scientifique et technique intégrant le temps réel, l’informatique embarquée, la modélisation et la simulation et 15% dans les systèmes électroniques et
l’image.
Jean-Claude Buselli, PDG
108 - COHERIS
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
23,8
26,6
0,12
321
En 2005, Coheris entend développer son activité
d’éditeur de logiciels tant par croissance organique qu’externe et renforcer ainsi sa position sur
les marchés européens du CRM, de la Business
Intelligence et du Collaborative Business.
Jean-Pierre Creput, PDG
109 - ACMI
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Alain Beck, PDG
23,0
23,0
NC
40
109 - FMI
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
23,0
23,0
0,4
90
ACMI est le spécialiste de la simplification des
infrastructures, qui passe par la consolidation
des serveurs, la sécurisation et la mise en oeuvre
de la haute-disponibilité des systèmes d’information. ACMI distribue en exclusivité les logiciels
Vision Solutions en France et en Afrique francophone. ACMI est depuis 3 ans le 1er revendeur
en France de serveurs IBM iSeries.
Les axes de développement durant cette année
2005 seront d’une part, de poursuivre notre forte
politique de qualité de services chez nos clients
et d’autre part, le développement de la région Ile
de France.
Jean-Baptiste Colas, DG
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 117
i - L&S
Les Chiffres
109 - HOROQUARTZ
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Didier Bouju, PDG
23,0
23,0
NC
240
112 - OCEI
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
22,4
22,4
NC
NC
Daniel Prevost, PDG
113 - AXIALOG
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
22,0
22,0
NC
315
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Depuis près de 30 ans, la société conçoit, distribue et déploie dans les entreprises, des applications de gestion des temps, planification, suivi
d’atelier et d’activité, et de contrôle d’accès.
Le Groupe exerce son activité aussi bien dans
les technologies traditionnelles sur grands systèmes que dans les technologies les plus récentes.
Il propose à sa clientèle une offre globale intégrant toutes les étapes d’un projet informatique.
Acquisition des sociétés AC Timer et Cadence
Sixa en 2001.
Classée régulièrement depuis sa création , en
1990, dans les 100 premières SSII en activité de
régie, Axialog a, en quatre ans, plus que triplé
son CA, passant de 6 M• en 1997 à 20,5 M• en
2000. Depuis fin 2003, nous avons repris notre
croissance dans un marché assaini.
Patrick Gagnard, PDG
114 - IBS FRANCE
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
21,0
263,0
0,4
1901
Pour 2005, nous allons accentuer notre expertise
sur des métiers spécifiques et continuer à développer une offre complète IBS, de l’audit et au
choix de la solution jusqu’aux services TMA.
L’objectif permanent d’IBS étant la mise à disposition de solutions à valeur ajoutée pour nos
clients.
Groupe international d’origine suédoise, implanté
aujourd’hui dans plus de 33 pays, IBS fournit des
systèmes d’information complets en tant qu‘éditeur et intégrateur. Plus de 5 000 clients IBS dans
une quarantaine de pays.
http : //www.ibs-france.com
Jean-Paul Patureau, PDG
114 - LEFEBVRE
SOFTWARE
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
21,0
21,0
NC
220
Membre du groupe des Editions Lefebvre, Lefebvre Software est l’éditeur de l’ERP Iris couvrant
la plupart des besoins de gestion d’une entreprise moyenne ou grande. Fondée par Pierre
Culioli (Idsys), cet éditeur travaillait essentiellement dans le monde IBM AS/400 et maintenant iSeries.
Pierre Culioli, PDG
114 - PRODWARE
CA France 04 : 21,0
CA consolidé 04 : 21,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 210
Philippe Bouaziz, PDG
117 - CGBI
CA France 04 : 19,0
CA consolidé 04 : NC
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 300
Gérard Guyodo, PDG
118 - CONVERGYS
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
18,3
1826,4
NC
66000
James F. Orr , PDG Corp.
119 - ASTON
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
18,0
18,0
NC
280
Créée en 1989, le groupe Prodware est
aujourd’hui un acteur de l’intégration de services
informatiques. Le groupe fournit des prestations
de : consulting (audit, rédaction de cahier des
charges, etc.) ; intégration (installation,
paramétrage, etc.) ; formation (centre de formation agréé) ; assistance.
En Juin 2005, Gérard Guyodo, ancien responsable de Steria et de Sopra participe à l’augmentation de capital aux côtés de Prado Finances et
prend le titre de Président Directeur Général.
Le CA France est une estimation. Convergys
fournit des solutions pour la facturation, la gestion de la clientèle et du personnel, solutions qui
permettent de réduire les coûts et d’améliorer
l’efficacité opérationnelle. Les solutions
Convergys permettent l’innovation de produits et
le lancement plus rapide de nouveaux services
sur le marché.
Depuis le 13 décembre 2004, Aston a fusionné
avec Homsys et le groupe prend le nom
d’Homsys. Les domaines de prédilection de Aston sont : architectures objet, intégration de systèmes, BPM-Workflow, Business Intelligence,
Portails.
Alain Chaboche, PDG
120 - DL CONSULTANT
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
18,0
18,0
NC
150
Éditeur de logiciels intégrés depuis 1983, DL
Consultant est spécialisée dans le domaine de la
logistique et de la Supply-Chain Management.
Dominique Despiney, PDG
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 118
i - L&S
Les Chiffres
121 - PROLOGUE
SOFTWARE
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Eric Dermont, Pdt.
17,6
30,4
NC
350
122 - EVER TEAM
CA France 04 : 17,4
CA consolidé 04 : 21,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 180
Bechara Wakim, PDG
123 - AENIX
INFORMATIQUE
CA France 04 : 17,0
CA consolidé 04 : 17,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 60
Patrick Cadet, PDG
124 - ORDIROPE
CA France 04 : 16,9
CA consolidé 04 : 16,9
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 135
Vincent Gonnet, PDG
125 - GENERIX
CA France 04 : 16,2
CA consolidé 04 : 16,2
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 193
Jean-Charles Deconninck, PDG
126 - ANKER
SYSTEMS
CA France 04 : 16,2
CA consolidé 04 : 175,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 1250
Gordon Rogers, DGA
127 - VCS TIMELESS
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Michel Ramis, DG
16,0
20,0
NC
165
128 - DEGETEL
CA France 04 : 15,9
CA consolidé 04 : 15,9
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 230
Denis Lallemand-Klenkle, Pdt.
129 - INFODIS
CA France 04 : 15,6
CA consolidé 04 : 15,6
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 200
Vighen Papazian, PDG
130 - PC SOFT
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Patrice Prut, PDG
15,0
15,0
4,0
80
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Prologue, éditeur historique du système d’exploitation multiposte Prologue, actuellement en période d’observation auprès du Tribunal de Commerce d’ Evry jusque fin avril 2005, poursuit
d’importants efforts de redressement. Une
meilleure gestion de la trésorerie et des suppressions de postes devraient favoriser un retour à
l’équilibre d’exploitation en juin 2005.
Le CA France est une estimation. Avec quelques
2 500 applications déployées depuis 15 ans et
plus de 180 collaborateurs, Ever est un éditeur
européen de logiciels intégrés de gestion de
contenu d’Entreprise (ECM). Fortement présent
à l’international à travers ses filiales en Allemagne, Espagne, Amérique du Nord, Moyen Orient.
Conseil, conception des architectures techniques, intégration de systèmes, maintenance,
support et administration des systèmes, hébergement dédié et sécurisé. Systèmes Unix, Linux,
NT/2000 (clusters & haute disponibilité, serveurs
d’applications) ; clients légers Citrix ; stockage/
sauvegarde ; SGBD ; réseaux et sécurité.
Ordirope se compose de deux pôles : le pôle
ERP avec les progiciels de la gamme Minos ;le
métier d’Editeur : Ordirope Diffusion réalise le
contrôle qualité ainsi que tous les travaux liés à
l’édition du progiciel et le métier de distributeur; et
le pôle Nouvelles Technologies.
Fondée en 1990, Generix édite le progiciel de
gestion intégrée Generix Collaborative Entreprise. En réponse à l’accueil positif de la solution
par les acteurs du retail et dans la perspective
d’accompagner étroitement l’évolution de leurs
besoins métier, Generix a décidé de verticaliser
son offre en 2003 .
En renforçant son développement software,
Anker compte faire de Oscar la référence
logicielle point de vente en Europe et avec le
développement de son pôle services, devenir
leader des fournisseurs de solution pour la distribution.
2005 sera marqué par la consolidation de notre
position en France, le fort développement à l’international par nos filiales, notamment en Angleterre, Italie et Espagne, et les premiers déploiements de nos solutions en Chine. L’internationalisation continuera à être une axe stratégique
majeure pour VcsTimeless.
Les nouvelles technologies de l’information et de
la communication représentent une palette
d’outils au service de la stratégie, permettant
d’atteindre des objectifs divers : chiffre d’affaires
additionnel, baisse des coûts, recrutement ou
fidélisation de clientèle, connaissance des usages et attitudes, communication interne ou institutionnelle.
Le Groupe Infodis comprend 4 entités : Infodis
ISR, intégrateur de systèmes informatiques ;
Visualdis (vidéo numérique professionnelle) ;
Infosys France, prestataire en services informatiques professionnels et Infodis Belgium, intégrateur de systèmes informatiques.
Après 45% de progression en 2004, PC Soft
prévoit de consolider sa place de leader dans le
domaine des environnements de développement professionnels en France. Windev Mobile
deviendra un cheval de bataille redoutable.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 119
i - L&S
Les Chiffres
131 - ASI
INFORMATIQUE
CA France 04 : 14,6
CA consolidé 04 : 14,6
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 180
Alain Boulicot, PDG
132 - BANCTEC
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Pascal Wirth, PDG
14,6
14,6
NC
95
133 - ITS GROUP
CA France 04 : 14,3
CA consolidé 04 : 14,3
Résultat net 04 : 0,7
Effectif 04 : 150
Jean-Michel Benard, PDG
134 - WEBHELP
CA France 04 : 14,0
CA consolidé 04 : 14,0
Résultat net 04 : 3,1
Effectif 04 : NC
Frédéric Jousset, Co-Pdt.
135 - ITESOFT
CA France 04 : 13,5
CA consolidé 04 : 18,3
Résultat net 04 : -0,1
Effectif 04 : 142
Philippe Lijour, DG
136 - PS’SOFT
CA France 04 : 13,3
CA consolidé 04 : 16,6
Résultat net 04 : 2,2
Effectif 04 : 122
Patrick Lhenry, PDG
137 - API GROUP
CA France 04 : 13,0
CA consolidé 04 : 13,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 175
Christèle Pietton, PDG
138 - CINCOM
SYSTEMS
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Tom Nies, PDG
12,7
123,0
NC
824
139 - SEPSI-IRIS
CA France 04 : 12,5
CA consolidé 04 : 12,5
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 132
Serge Dahan, PDG
140 - COGESTIB
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
12,3
15,0
NC
200
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Implantée à Nantes, Rennes, Paris et Lyon, cette
SSII est spécialisée dans le conseil, l’architecture, la conception et le développement d’applications internet / intranet.
Nous constatons une accélération des demandes pour la dématérialisation des documents
ainsi qu’une demande croissante en terme de
sécurisation dans le traitement de ceux-ci. Cette
croissance est renforcée par les nouvelles réglementations en vigueur dont la Loi de Sécurité
Financière.
Avec la fusion de ITS Group et Seevia Consulting
annoncée en janvier 2005, le nouvel ensemble
ITS Group-Seevia se positionne comme un acteur majeur spécialisé dans les solutions de mise
en oeuvre et d’exploitation d’infrastructures et de
sécurité.
« Fort de la qualité reconnue de nos prestations
et de notre dynamique commerciale, nous sommes confiants dans un objectif de CA de 25M€
en 2005, avec un résultat net après impôts de
l’ordre de 18%, soit au global une croissance
attendue d’environ 75 % en 2005 ».
Les prochains mois seront marqués par le lancement de plusieurs nouveaux produits devant permettre de conforter l’avance technologique du
Groupe. A l’international, la priorité sera donnée
au renforcement de la pénétration sur les marchés allemands et britanniques.
PS’Soft fournit à ses clients des solutions
logicielles , de gestion des infrastructures et des
services informatiques. Optimisation et automatisation des processus, self-service, réduction
des coûts, ITIL et contrôle de la conformité
logicielle seront parmi les problématiques phares de PS’Soft en 2005.
Créée en 1984, API Group est une SSII traditionnelle offrant la plupart des services informatiques, depuis l’asssistance à maîtrise d’ouvrage à
l’infogérance en passant par le développement
d’applicatifs spécifiques.
Dans la continuité de l’année précédente, nous
mettons l’accent sur le développement d’approches novatrices pour les secteurs Finances (banque et assurances) et Industrie permettant à nos
clients d’atteindre des objectifs business ambitieux.
Sepsi Iris France est la filiale française du
Groupe Iris, (Image Recognition Integrated
Systems Group), un des leaders européens des
techniques de reconnaissance de caractères
multi-langues et de la gestion électronique de
documents.
Le CA France est une estimation. Éditrice de
solutions informatiques pour le monde de l’automobile depuis sa création en 1979 en Touraine,
Cogestib est l’oeuvre de trois hommes, gestionnaires et informaticiens : Jean-Claude Thorigny,
Jean-Luc Courtin et Jean-Pierre Crenn.
Jean-Claude Thorigny, PDG
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 120
i - L&S
Les Chiffres
141 - SNEDA
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Paul Maillot, PDG
12,0
12,0
NC
132
142 - INFLUE
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Maël Barraud, Pdt.
11,3
13,5
NC
170
143 - LASCOM
CA France 04 : 11,0
CA consolidé 04 : 12,5
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : NC
Jean-Louis Henriot, PDG
144 - INVOKE
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Rémi Lacour, PDG
10,5
10,5
NC
87
145 - AGRESSO
CA France 04 : 10,3
CA consolidé 04 : 276,0
Résultat net 04 : 11,1
Effectif 04 : 1805
Nicolas Hounto, DG
146 - QUALIAC
CA France 04 : 10,2
CA consolidé 04 : 10,2
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 104
Jean-Paul Estival, Pdt.
147 - AVANQUEST
SOFTWARE
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
9,6
57,0
3,8
303
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Editeur de solutions dédiées aux métiers de
l’Immobilier depuis plus de 28 ans, Sneda a su
gagner la confiance de plus de 250 clients de
toutes tailles évoluant sur des secteurs d’activité
distincts.
Créé en 1990, cette société édite des progiciels
d’Echanges Electroniques Professionnels
(EEP), de catalogues électroniques, de WebEdi,
de passerelles de communication Internet Sécurisé (EDI INT…) et de solutions de systèmes
d’approvisionnements.
Le CA France est une estimation. Lascom est un
éditeur de solutions de gestion du cycle projet /
produit et des processus d’une entreprise (soit en
anglais « PLM » pour Product Life Management
et « BPM » pour Business Process Management).
Depuis 15 ans, Invoke développe et propose une
suite de logiciels qui s’integrent au système d’information en place et qui traitent à ce jour :
reporting & consolidations des comptes du
groupe (FAS) ; suivi des actifs, dettes et credits
baux (Actim) ; comptabilité des titres émis et
detenus & le secretariat juridique (Partner) ; etc.
Unit 4 Agresso, a réalisé en 2004 un chiffre
d’affaires de 276 M€, en croissance de 26% par
rapport à 2003 (219 M€). L’EBIDTA ou résultat
opérationnel avant dépréciations et amortissements atteint 34.5 M€, contre 28,2 M€ l’année
précédente, soit une progression de 22%.
Agresso France, filiale du groupe Unit 4 Agresso,
est un éditeur et intégrateur de solutions de
gestion intégrées verticalisées pour les entreprises du secteur des Services, du secteur Public et
du secteur de l’Education. Elle possède des
agences à Strasbourg, Lyon et Nantes.
Solution de gestion intégrée destinée aux
moyennes et grandes entreprises de tous secteurs, Qualiac ERP permet de structurer et de
gérer les flux d’information tout en respectant les
règles et les processus de gestion.
Créé en 1979, Qualiac est l'éditeur deQualiac
ERP, destinée aux moyennes et grandes entreprises (ou organisations) nationales et internationales de tous secteurs. Avec plus de 350 sites
installés et 15000 utilisateurs, Qualiac a construit
sa notoriété sur la totale satisfaction de ses
clients.
http://www.qualiac.com
http://www.agresso.fr
BVRP est devenue Avanquest Software. Pour la
première fois en 2004, le Groupe présente ses
états financiers selon les normes IFRS. Selon ce
nouveau référentiel, le résultat d’exploitation
s’établit à 6,7 M€ (11,8% du chiffre d’affaires) et
le résultat net est multiplié par trois pour atteindre
5,3 M€ (9,3% du chiffre d’affaires).
Bruno Vanryb, PDG
147 - VIF
CA France 04 : 9,6
CA consolidé 04 : 9,6
Résultat net 04 : 0,1
Effectif 04 : 110
Bertrand Vignon, PDG
149 - AURALOG
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Nagi Sioufi, PDG
9,3
9,3
NC
85
150 - DIMO GESTION
CA France 04 : 9,1
CA consolidé 04 : NC
Résultat net 04 : 0,3
Effectif 04 : 108
Guillaume Mulliez, PDG
Deux axes : amélioration constante de la qualité
de services et de la fiabilité des progiciels ; effort
encore accru de recherche et développement
autour des vecteurs de performance des entreprises agro-alimentaires.
Au cours des dix dernières années, l’avènement
de l’informatique a révolutionné l’apprentissage
des langues étrangères. Depuis sa création,
Auralog s’est largement investie dans cette
aventure technologique et pédagogique, devenant ainsi un leader des solutions multimédias
d’apprentissage et d’enseignement des langues
étrangères.
La société bénéficie pour 2005 d’un porte-feuille
d’opportunités commerciales les plus variées, en
plus de ses 2500 clients fidélisés. Dimo Gestion
envisage de se doter de nouvelles activités complémentaires, via des partenariats avec des acteurs majeurs, afin de proposer à ses clients &
prospects des solutions véritablement intégrées.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 121
i - L&S
Les Chiffres
151 - SMART UP
CA France 04 : 7,5
CA consolidé 04 : 7,5
Résultat net 04 : 0,6
Effectif 04 : 114
Edouard Danel, PDG
151 - STAFF & LINE
CA France 04 : 7,5
CA consolidé 04 : 8,5
Résultat net 04 : 1,2
Effectif 04 : 65
Sylvain Gauthier, PDG
153 - SYSTAR
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Guy Kuster, PDG
7,3
11,5
NC
71
154 - SILVERPROD
CA France 04 : 7,0
CA consolidé 04 : 7,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 65
Frédéric Aubard, DG
154 - STREAMSERVE
CA France 04 : 7,0
CA consolidé 04 : 49,7
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 350
René Bergniard, DR
156 - ARTEMIS
INTERNATIONAL
CA France 04 : 6,8
CA consolidé 04 : 6,8
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 58
Jacques-Henry Pinhas, DC
157 - FDV CONCEPT
CA France 04 : 6,6
CA consolidé 04 : 7,2
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 82
Bernard Demars, DG
158 - DOCUBASE
SYSTEMS
CA France 04 : 6,2
CA consolidé 04 : 7,2
Résultat net 04 : -0,3
Effectif 04 : 71
Philippe Hamon, DG
159 - ACA
CA France 04 : 6,2
CA consolidé 04 : 6,2
Résultat net 04 : 0,2
Effectif 04 : 80
Eric Courtheoux, PDG
159 - ILLICOM
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Pierre Gibon, Dir.
6,2
6,2
0
60
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Accroître notre volume d’affaires en intégration
de solutions. Intégrer 60 personnes afin d’accompagner notre croissance. En 2000 , création
du Groupe Smart up (Assigraph/Smart up).
Grâce au succès de sa nouvelle offre EasyVista,
Staff & Line va renforcer sa part de marché,
notamment dans le secteur de l’infogérance, ce
qui conduira à améliorer encore sa croissance et
sa rentabilité .
Confirmer notre position sur le marché du Business Activity Monitoring, poursuivre notre développement en Europe et aux Etats-Unis, ainsi
que le déploiement de partenariats avec d’autres
acteurs clés du secteur.
Sur sa lancée de 2004, Silverprod prévoit un
marché en net regain de forme avec une relance
des investissements. Cette tendance devrait aller crescendo durant l’année.
Augmentation du chiffre d’affaire de 40% en
2005, avec une présence dominante sur le marché du « Business Communication Management
», et de la facture électronique. StreamServe
édite la plate-forme logicielle qui permet
l'échange, des documents, provenant d'ERP ou
d'applications, quel que soit le format ou le canal
utilisé.
Faire évoluer la perception du marché sur notre
offre depuis le management de projets vers le
pilotage et le contrôle des investissements, qui
aident les organisations à déployer leur stratégie
grâce à une réelle gestion du portefeuille et des
projets.
FDV Concept est éditeur de logiciels CRM pour
les industriels de la grande distribution et des
circuits spécialisés. Son expertise est très forte
sur les secteurs Alimentaire-Boisson et SantéBeauté. Les 6000 utilisateurs d’Easy.Solution de
FDV Concept sont répartis sur toute l’Europe.
L’année 2004 a été une année d’investissement
en terme de Recherche & Développement pour
la mise au point de notre nouvelle gamme de
produits afin de permettre à Docubase d’aborder
les années à venir avec une offre encore plus
séduisante. Docubase fait partie du groupe
Cegedim.
Editeur / intégrateur de solutions de GEIDE spécialiste de la capture, de la gestion électronique
de documents et de dossiers, de la dématérialisation de l’information et de son traitement.
http://www.docubase.com
L’année 2005 devrait voir une reprise significative des investissements logiciels de nos clients,
ainsi que la concrétisation de nos efforts commerciaux sur le secteur public.
Des perspectives très intéressantes, du fait de la
consolidation de notre marché existant, ainsi que
l’arrivée à maturité commerciale de certains secteurs, tel que la facture électronique et les protocoles d’échanges sécurisés ou bien encore la
traçabilité.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 122
i - L&S
Les Chiffres
161 - ILEX
CA France 04 : 6,0
CA consolidé 04 : 6,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 62
Laurent Gautier, DG
161 - MAGIC
SOFTWARE
CA France 04 : 6,0
CA consolidé 04 : 47,9
Résultat net 04 : 3,0
Effectif 04 : NC
Jean-Jacques Clerx, DG
161 - VIGNETTE
CA France 04 : 6,0
CA consolidé 04 : 130,6
Résultat net 04 : -38,8
Effectif 04 : 950
Jean-Stephane Arcis, DG
164 - GEOCONCEPT
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Eric Lanzi, PDG
5,7
7,1
0,3
70
165 - SOPHOS
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Annie Gay, DG
5,5
105,0
NC
1000
166 - INTERLOGICIEL
CA France 04 : 5,5
CA consolidé 04 : 5,5
Résultat net 04 : 0,15
Effectif 04 : 47
Maurice Vallet, PDG
167 - IFS
CA France 04 : 5,3
CA consolidé 04 : 237,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 2500
Amor Bekrar, PDG
168 - SEFAS
INNOVATION
CA France 04 : 5,3
CA consolidé 04 : 8,8
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 80
Jean-Philippe Sarrault, PDG
169 - ACTEOS
CA France 04 : 5,0
CA consolidé 04 : 7,7
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 81
Joseps Felfeli, PDG
170 - 4D
CA France 04 : 4,6
CA consolidé 04 : 15,7
Résultat net 04 : 0,8
Effectif 04 : 136
Laurent Ribardière, PDG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Acteur reconnu sur les problématiques sécurité
et annuaires, nos objectifs pour 2005 consistent
à renforcer notre réseau de partenaires et à
développer nos ventes à l’international.
Le CA France est une estimation.« En 2005, une
part importante des activités de marketing et de
R&D sera exclusivement dédiée à iBolt. La future
version 2.5 d’iBolt nous permettra de renforcer
notre position d’acteur majeur sur le marché de
l’intégration et du Business Process Management (BPM)» .
Fondée en 1995 à Austin au Texas, Vignette est
un fournisseur indépendant de technologie proposant une offre intégrée combinant gestion de
contenu, gestion de portails et outils collaboratifs
ainsi que de GED, sous la forme de suites
logicielles modulaires. Le CA France est une
estimation.
En 2005-2006, GeoConcept SA souhaite continuer le déploiement de ses solutions à l’international à travers un réseau plus dense de partenaires voire à travers des opérations de croissance externe ou la création de filiales. La
géoptimisation - combinaison de l’information
géographique à des méthodes d’optimisation s’applique à des domaines.
Nous continuerons à prendre des parts de marché, avec une croissance de plus du double de
celle du secteur. Nos solutions intégrées
antispam+antivirus, s’appuyant sur des innovations telles que la détection par Génotype, s’imposent aux entreprises qui recherchent fiabilité
et souplesse. Nos effectifs croîtront encore cette
année de 30%.
Sophos est le premier éditeur de logiciels antivirus
et antispam d’origine européenne. Sophos protège plus de 35 millions d’utilisateurs professionnels dans 150 pays et commercialise ses produits exclusivement auprès des entreprises, à
travers son réseau de revendeurs et d’intégrateurs.
http://www.sophos.fr
Croissance soutenue persistante avec la sortie
prévue des modules Divalto Web et Divalto Affaire, l’intégration récente d’Hyperion Intelligence Explorer et la dynamique créée depuis
quelques années dans le réseau d’intégrateurs.
L’effort sera principalement porté sur le développement de la stratégie partenaires pour la diffusion et l’intégration de services autour des 7
grandes solutions marché déclinées avec IFS
Applications :Industrial Manufacturing, HighTech, Service Management, Automotive,
Process, Utilities et Telecom, Aviation et
Defense
Les performances d’Open Print V6 marqueront
une rupture avec le passé : puissance, assurance d’un retour sur investissements,
évolutivité, modularité, sécurité tels sont les qualificatifs des solutions Open Print Designer (conception collaborative et composition de document) et Open Print Producer (production et post
production des documents).
La croissance rapide observée en 2004 (CA
consolidé +22%) devrait se poursuivre en 2005.
cette société édite des progiciels dédiés au
Supply Chain Management : gestion et pilotage
d’entrepôt, planification dynamique des ressources et de l’activité en entrepôt, gestion et optimisation des flux et des coûts transports, planification optimisée des approvisionnements.
2005 est une année stratégique pour 4D, qui
prévoit de très bons résultats. Ce sera également
le moment d’un recentrage sur notre coeur de
métier, les outils de développement, autour de
notre produit phare 4ème Dimension.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 123
i - L&S
Les Chiffres
171 - i-GRASP
CA France 04 : 4,3
CA consolidé 04 : 4,3
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : NC
Damian Nolan, Dir.
172 - SYLOB
CA France 04 : 4,3
CA consolidé 04 : 4,6
Résultat net 04 : 0,1
Effectif 04 : 85
Jean-Marie Vigroux, PDG
173 - W4
CA France 04 : 4,2
CA consolidé 04 : 4,2
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 45
Laurent Henault, PDG
174 - AVOCENT
CA France 04 : 4,0
CA consolidé 04 : 363
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 800
Christophe Bouniol, DG
175 - SYSLOAD
SOFTWARE
CA France 04 : 3,6
CA consolidé 04 : 4,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 33
Jérôme de Monteil, PDG
176 - KDP
INFORMATIQUE
CA France 04 : 3,5
CA consolidé 04 : 3,5
Résultat net 04 : 1,0
Effectif 04 : 25
Christian Desreumaux, PDG
176 - SYSPERTEC
COMMUNICATION
CA France 04 : 3,5
CA consolidé 04 : 3,5
Résultat net 04 : 0,3
Effectif 04 : 21
Michel Filipidis, PDG
178 - CARDIWEB
CA France 04 : 3,2
CA consolidé 04 : 3,2
Résultat net 04 : 0,3
Effectif 04 : 22
Bernard Naudin, PDG
179 - A2iA
CA France 04 : 3,0
CA consolidé 04 : 5,5
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 33
Jean-Louis Fages, DG
179 - ADESIUM
CA France 04 : 3,0
CA consolidé 04 : 3,0
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : NC
Bernard Treps, PDG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Créée début 2000 i-GRasp édite une gamme
complète de solutions de e-recrutement et de
gestion de la mobilité interne pour toutes les
entreprises. La société a été créée par Andy
Randall et Damian Nolan, anciens associés et
responsables des systèmes d’information au niveau mondial du Cabinet de recrutement
Heidrick & Struggles.
Société éditrice de progiciels de gestion industrielle et prestataire de services associés (conseil, formation, assistance, etc.). Precix est une
solution ERP étendue destinée aux PMI de tous
secteurs, et déclinée en version intégrale, Pack
ou ASP.
W4 poursuit ses efforts : "Nous développons des
offres métier ; nous poursuivons notre politique
de recrutement de distributeurs en Europe et
dans le monde ; grâce au lancement de notre
nouvelle offre W4 BPM Embedded Edition, nous
ciblons les éditeurs de logiciels (OEM) qui souhaitent accélérer le développement de leurs solutions et se concentrer sur leur coeur de métier."
2005 est une année de transition et de forte
évolution pour Avocent France : recrutement de
3 personnes, nouvelles offres dans le domaine
de l’administration de serveurs (IPMI, Mobilité,
Sécurité) et du back racking dédiées aux secteurs bancaire, distribution, etc.
Sysload Software, spécialiste du diagnostic et du
monitoring des performances informatiques,
édite et commercialise des solutions logicielles à
destinations des Services Informatiques des
grandes entreprises.
L’année 2005 sera consacrée au lancement de
nouvelles versions de notre logiciel vedette
Vente Partner (version pour Pocket PC...) et à la
commercialisation de paramétrages verticaux
sous la forme de composants afin de répondre
aux spécificités de chaque entreprise en terme
de secteur d’activité.
Poursuivre le développement de notre offre de
modernisation des accès aux applications 3270
en s’appuyant sur les technologies REST. Asseoir notre positionnement en tant qu’acteur
majeur pour l’accès aux Bases de Données et
Réseaux à valeur ajoutée.
Cardiweb poursuivra sa croissance en 2005 (15
à 20 %) en renforçant ses pôles TMA et
infogérance d’applications Java, e-commerce,
intranet et extranet. Notre approche restera basée sur la réduction des coûts par la rationalisation des infrastructures et l’utilisation de composants Open Source.
Le CA France est une estimation. A2iA (Analyse
d’Image & Intelligence Artificielle), membre de
Croissance Plus et du Comité Richelieu, est un
des acteurs mondiaux de la reconnaissance intelligente de l’écriture manuscrite cursive et imprimée.
Adesium est créée en 1997, pour éditer des
progiciels pour la dématérialisation de l’information, la sécurisation de l’information, la
sécurisation de la décision par la signature électronique, la dématérialisation des procédures.
Elle a cédé une filiale en 2004.
Cette société s’appuie sur sa double expertise,
sécurisation de l’information et gestion de projet,
pour accompagner ses clients dans le déploiement de solutions sur mesure. Ses solutions
s’inscrivent dans une logique de dématérialisation globale de l’information et des process des
entreprises privées et publiques.
http://www.adesium.com
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 124
i - L&S
Les Chiffres
179 - DYNASYS
CA France 04 : 3,0
CA consolidé 04 : 4,3
Résultat net 04 : 0,5
Effectif 04 : 47
Augustin Holveck, DG
182 - PHILOG
CA France 04 : 2,8
CA consolidé 04 : 2,8
Résultat net 04 : 0,1
Effectif 04 : 24
Michel Beigbeder, PDG
183 - GB CONCEPT
CA France 04 : 2,1
CA consolidé 04 : 2,5
Résultat net 04 : 0,1
Effectif 04 : 32
Dominique Bateux, Gérant
184 - APSYNET
CA France 04 : 1,9
CA consolidé 04 : 2,3
Résultat net 04 : 0,3
Effectif 04 : 24
Olivier Piochaud, PDG
185 - BA LOGICIELS
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Francis Prat, PDG
1,7
1,7
0,1
19
185 - PROGES PLUS
CA France 04 : 1,7
CA consolidé 04 : 1,7
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 22
Maryvonne Viot-Leclercq, PDG
187 - LEGAL SUITE
CA France 04 : 1,5
CA consolidé 04 : 1,5
Résultat net 04 : 0,1
Effectif 04 : 23
Pztrick Deleau, PDG
188 - OPSIO
CA France 04 : 1,3
CA consolidé 04 : 1,3
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 9
Jean-François Marquestaut, PDG
189 - EMAILVISION
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Nick Heys, PDG
1,2
3,9
-0,5
39
189 - KORT & LONN
INGENIERIE
CA France 04 : 1,2
CA consolidé 04 : 1,2
Résultat net 04 : 0,1
Effectif 04 : 15
Regis Courtalon, PDG
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
Notre ambition est de doubler notre chiffre d’affaires d’ici 2007 - passant ainsi de 4,8 M€ à 9 M€
- et de croître au-delà de la croissance du marché, grâce à une stratégie d’optimisation de nos
solutions et à une politique de développement à
coûts maîtrisés.
L’année 2005 devrait connaître une certaine
reprise dans le milieu industriel et télécommunications, domaines de prédilection de Philog.
L’omniprésence de l’USB devra permettre d’asseoir notre leadership dans ce domaine au
travers de l’intégration de nos développements
réutilisables.
2005 devrait être l’année de la reprise des
investissements et des projets ambitieux :
+50% de commande au premier trimestre.
Nous avons, cette année encore, clôturé 2004
avec une croissance à 2 chiffres par rapport à
2003. L’année 2005 sera, elle aussi, résolument orientée vers la croissance, avec notamment le développement de notre gamme de
produits, étendant ainsi notre expertise à
d’autres domaines que la gestion de parc.
En cours de certification pour les nouvelles
normes comptables IAS / IFRS, notre objectif
principal cette année est le développement des
ventes de notre progiciel d’immobilisations.
Nous allons également continuer le déploiement de projets clients commencés en 2003 et
2004.
Vingt ans d’accompagnement des PME nous
permettent de proposer aujourd’hui des solutions
pertinentes de gestion de la relation client et de
suivi d’évènements (Workflow).
Pour son 5ème exercice, Legal Suite SAS a déjà
réalisé à mi-année les résultats des 12 mois
antérieurs. Elle va franchir le cap des 150 clients
et des 10.000 utilisateurs. L’heure est venue de
son expansion internationale dans un marché qui
révèle clairement ses attentes.
Editions de progiciel de suivi statistiques de
process sur réseau de type NT, avec version
Intranet. Version assemblier et sous-traitants.
Logiciels : Rapace, Trace Server, Customer
return, GDD.
Emailvision poursuivra une croissance significative en 2005, portée par les résultats du
ecommerce, par l’utilisation grandissante du canal emailing et par la performance de sa solution
«Campaign Commander», technologie ASP leader en Europe pour la gestion des campagnes
d’e-mail marketing et SMS.
Kort & Lonn poursuit son orientation et sa spécialisation dans le monde de la réalité virtuelle en
proposant ses offres autour de prestations de
service en mode « régie » et de réalisations de
projets en mode « forfait ».
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 125
i - L&S
Les Chiffres
191 - IDEO
TECHNOLOGIES
CA France 04 : 1,1
CA consolidé 04 : 1,1
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 18
Jean-François Lufeaux, Pdt.
192 - AMERICAN
SOFTWARE / LOGILITY
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Jeff Sillett, PDG
0,6
22,9
NC
115
192 - JALIOS
CA France 04 : 0,6
CA consolidé 04 : 0,6
Résultat net 04 : 0,1
Effectif 04 : 7
Vincent Bouthors, PDG
NC - BORLAND
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
Dale Fuller, PDG
NC
227,6
22,2
1200
NC - CGI
CA France 04 : NC
CA consolidé 04 : 2275,9
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 25000
Laurier Clement, PDG
NC - INFORMATICA
CA France 04 : NC
CA consolidé 04 : 161,1
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 900
Didier Guyomar'ch, DG
NC - JDA
SOFTWARE
CA France 04 : NC
CA consolidé 04 : 159,2
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 1100
Hamish Brewer, PDG
NC - OPEN TEXT
CA France 04 :
CA consolidé 04 :
Résultat net 04 :
Effectif 04 :
NC
213,7
NC
2000
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
LE TOP i-L&S 2005 DES SSII ET ÉDITEURS
Le Commentaire
La Société
L’année 2005 sera pour Ideo Technologies une
année de forte croissance avec l’arrivée de nouvelles offres innovantes comme SweetDEV
Studioet le développement à l’international.
La Position de Logility sur le marché mondial des
systèmes de planification avancés s’est accrue
par l’acquisition de Demand Management Inc.
En effet, celle-ci apporte une base élargie de
clients satisfaits et nous offre l’opportunité immédiate d’augmenter nos ventes et nos services de
mise en oeuvre à l’échelle mondiale.
Jalios, qui a confirmé ses prévisions en 2004
avec une croissance de 109% de ses ventes de
licences, poursuit son développement en s’appuyant notamment sur l’innovation pour proposer des solutions toujours plus adaptées aux
besoins de ses clients comme le confirme la
toute dernière version de JCMS annoncée en
mars 2005.
Nous avons amélioré notre profitabilité grâce à
une gestion stricte et à une plus grande rigueur
prévisionnelle. En outre, nous avons modifié
notre modèle de vente et bénéficions d’un positionnement idéal pour réaliser une croissance
importante en 2005 avec des transactions majeures et une offre à valeur ajoutée optimale.
Fondée en 1976, CGI figure parmi les plus grandes entreprises indépendantes canadiennes de
services-conseils en technologies de l’information et en gestion des processus d’affaires en
Amérique du Nord.
Belles perspectives pour Informatica en 2005 : la
gestion et la maitrise des flux de données est
stratégique pour l’entreprise, l’intégration de
donnée est un marché porteur estimé à 11Md$
(IDC) et nous avons 15% du marché de l’Intégration de données (IDC) et 23% du marché de l’ETL
(Forrester).
Au cours du 4ème trimestre 2004, nous avons
signé un nombre record de licences produits,
mais aussi de contrats portant sur plusieurs de
nos solutions. Cela prouve une bonne reprises
de l’actovité du marché. Nous anticipons de bonnes prévsions de croissance pour 2005.
Créée au Canada en 1991, Open Text a mis au
point le premier moteur de recherche pour
Internet. Aujourd’hui, Open Text a franchi le cap
de 17 millions d’utilisateurs et de 13000 déploiements, dans 31 pays et 12 langues.
Mathieu Chouard, DG
NC - ORSYP
CA France 04 : NC
CA consolidé 04 : 22
Résultat net 04 : NC
Effectif 04 : 166
Jean-Jacques Parinet, PDG
NC - PARAMETRIC
TECHNOLOGY
CA France 04 : NC
CA consolidé 04 : 484,5
Résultat net 04 : 25,7
Effectif 04 : 3042
Marc Vincent, PDG
Nous nous apprêtons à franchir une nouvelle
étape décisive dans notre développement. Dollar Universe Solutions est aujourd’hui reconnu
mondialement, et constitue une arme efficace
pour pénétrer les comptes les plus prestigieux du
Global 500. Par ailleurs, notre première phase de
croissance, entièrement autofinancée, nous a
permis de bâtir une structure internationale.
PTC développe des solutions de gestion du cycle
de vie des produits (PLM) de qualité supérieure
et en assure le suivi. Son système PDS gère de
façon totalement transparente les différents processus essentiels au développement de produit,
permettant ainsi aux entreprises de mettre plus
rapidement sur le marché des produits.
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ . En fin de tableau : les sociétés sans le CA France.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 126
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
i - L&S
RANG
SOCIÉTÉ
INDEX ALPHABÉTIQUE DU TOP I-L&S 2005
RANG
SOCIÉTÉ
RANG
SOCIÉTÉ
RANG
SOCIÉTÉ
170
4D
39
CEGI
85
GROUPE SQLI
33
179
A2iA
32
CEGID
38
GROUPE TESSI
NC PARAMETRIC TECH.
159
ACA
117 CGBI
89
GROUPE VIVEO
130 PC SOFT
ACCENTURE SAS
NC
98
HARDIS
182 PHILOG
109
ACMI
138 CINCOM SYSTEMS
90
HOMSYS GROUP
114 PRODWARE
169
ACTEOS
35
179
ADESIUM
140 COGESTIB
12
HP SERVICES
121 PROLOGUE SOFT.
49
ADOBE SYSTEMS
102 COGNITIS GROUP
68
HYPERION
136 PS’SOFT
66
ADONIX
91
COGNOS
53
IB GROUP
146 QUALIAC
27
ADP-GSI
108 COHERIS
1
IBM GLOBAL SCES
76
SAFIG
92
AEDIAN
57
COMPUTACENTER
5
IBM SOFTWARE GR
31
SAGE
123
AENIX INFORM.
37
COMPUTER ASS.
114 IBS FRANCE
21
SAP
145
AGRESSO
84
COMPUWARE
191 IDEO TECHNOLOGIES
60
SAS
93
AGROSTAR
118 CONVERGYS
167 IFS FRANCE
168 SEFAS INNOVATION
99
AIRIAL CONSEIL
107 CRIL TECHNOLOGY
171 i-GRASP
28
161 ILEX
139 SEPSI-IRIS
159 ILLICOM
81
SIEBEL SYSTEMS
46
SII
142 INFLUE
94
SILOGIC
129 INFODIS
154 SILVERPROD
6
CGI
COFRAMI
102
AJILON IT
20
CS COM. & SYST.
88
ALDATA SOLUTION
19
CSC
ALTRAN
39
DASSAULT SYST.
AMERICAN SOFT.
128 DEGETEL
7
192
DEVOTEAM
109 HOROQUARTZ
87
ILOG
OSIATIS
185 PROGES PLUS
SEGULA
126
ANKER SYSTEMS
34
137
API GROUP
150 DIMO GESTION
NC
INFORMATICA
151 SMART UP
61
APSIDE
120 DL CONSULTANT
51
INFORSUD
141 SNEDA
184
APSYNET
158 DOCUBASE SYSTEMS
97
INFOTEL
70
SODIFRANCE
101
APTUS
179 DYNASYS
65
INTENTIA CONSUL.
64
SOLTIM
44
ARCHE OMNETICA
16
ECONOCOM
166 INTERLOGICIEL
95
SOLUCOM
11
ARES
8
EDS FRANCE
144 INVOKE
165 SOPHOS FRANCE
106
ARINSO
189 EMAILVISION
135 ITESOFT
10
SOPRA GROUP
156
ARTEMIS INTL
68
ESR
133 ITS GROUP
77
SPIRAL GROUP
EURIWARE
192 JALIOS
151 STAFF & LINE
131
ASI INFORMATIQUE
26
119
ASTON
122 EVER TEAM
EXPERIAN
3
ATOS ORIGIN
22
62
AUBAY
157 FDV CONCEPT
FININFO
149
AURALOG
36
54
AUSY
109 FMI
147
AVANQUEST SOFT.
58
174
AVOCENT
183 GB CONCEPT
113
AXIALOG
75
GEAC
GEDAS
FUJITSU SERVICES
NC
JDA SOFTWARE
176 KDP INFORMATIQUE
78
KEYRUS
13
STERIA
154 STREAMSERVE
43
SYLIS
189 KORT & LONN
172 SYLOB
143 LASCOM
175 SYSLOAD SOFT.
114 LEFEBVRE SOFT.
176 SYSPERTEC
187 LEGAL SUITE
153 SYSTAR
47
LINEDATA SERVICES
73
TEAM PARTNERS
29
LOGICACMG SAS
41
TEAMLOG
71
TEUCHOS
74
AXWAY
58
185
BA LOGICIELS
125 GENERIX
161 MAGIC SOFTWARE
132
BANCTEC
164 GEOCONCEPT
63
MICROPOLE-UNIVERS
25
THALES IS
56
BEA SYSTEMS
52
GETRONICS
4
MICROSOFT
30
T-SYSTEMS
80
BMC SOFTWARE
17
GFI INFORMATIQUE
48
NATEXIS ALTAIR
83
UMANIS
NC
BORLAND
95
GL TRADE
86
NET2S
9
UNILOG
14
BULL SERVICES
105 GROUPE ACTI
42
67
BUSINESS & DECIS.
102 GROUPE ACTIF
112 OCEI
50
BUSINESS OBJECTS
24
GROUPE ALTEN
NC
NEURONES
OPEN TEXT
2
CAPGEMINI
45
GROUPE FOCAL
188 OPSIO
178
CARDIWEB
81
GROUPE HELICE
18
72
CARTESIS
23
GROUPE OPEN
124 ORDIROPE
15
CEGEDIM
55
GROUPE SILICOMP
NC
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 127
ORACLE
ORSYP
100 VALTECH
127 VCS TIMELESS
147 VIF
161 VIGNETTE
79
VIVERIS
173 W4 SA
134 WEBHELP
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
i - L&S
TOP i-L&S 2005 : TABLEAU 1/4
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ .
2003
2003: CA
2003
2003
2003
2004
2004
2004
2004
2004: CA
SOCIÉTÉ
France CA conso. Net PdG Eff conso Eff France France CA conso. Net PdG Eff conso Eff France
RANG
1
IBM GLOBAL SCES
1 523,0
34 065,0
NC
190000
8500
1 400,0
33 792,8
NC
NC
NC
2
CAPGEMINI
1 481,0
6 291,0
-359,0
59324
13400
1 404,7
5 754,0
-197
55576
11600
3
ATOS ORIGIN
1 410,0
5 302,0
11,0
46584
12500
1 445,0
3 035,0
-169
26473
7150
4
MICROSOFT
1 400,0
27 046,0
5 998,1
59947
920
1 394,0
25 553,0
5998
54468
920
5
IBM SOFTWARE GR
1 047,0
11 085,8
NC
NC
NC
978,0
11 416,2
NC
NC
NC
6
ACCENTURE SAS
790,0
10 038,2
NC
110000
4000
740,0
9 381,6
NC
85000
3500
7
ALTRAN
694,9
1 418,2
NC
16446
8050
658,7
1 337,8
NC
16533
8100
8
EDS FRANCE
550,0
15 140,6
116,0
130000
3900
500,0
16 329,3
-1348
130000
4050
9
UNILOG
529,0
657,0
33,5
7438
6121
492,0
593,0
20,5
6633
5636
10
SOPRA GROUP
523,2
629,2
22,6
7500
6370
427,0
525,3
12,7
6060
5030
11
ARES
475,0
484,0
4,5
1740
1740
466,0
475,0
0,7
1650
1650
12
HP SERVICES
450,4
NC
NC
65000
2500
436,7
12 000,0
NC
65000
2392
13
STERIA
444,0
983,0
22,7
8000
4440
408,0
970,0
21,5
8000
4405
14
BULL SERVICES
388,0
1 139,0
10,8
NC
2200
421,0
1 265,0
4,1
NC
2300
15
CEGEDIM
374,0
425,2
NC
4200
3900
340,0
389,0
18,5
3900
3600
16
ECONOCOM
358,0
822,0
14,2
1700
860
514,0
1 038,0
-7,48
2355
1458
17
GFI INFORMATIQUE
326,8
517,9
2,8
7000
3900
306,5
500,0
13,6
6700
3800
18
ORACLE
320,0
8 663,0
2 118,8
41000
NC
320,0
8 062,2
2128
40000
NC
19
CSC
315,0
NC
NC
NC
1800
310,0
NC
NC
NC
1650
20
CS COM. & SYST.
304,5
348,0
1,0
3170
2773
300,6
347,0
-8,5
3391
3119
21
SAP
292,0
7 515,0
1 300,0
32205
551
260,0
7 000,0
1100
29610
574
22
EXPERIAN
278,0
1 900,0
NC
13000
2500
247,0
1 788,0
NC
NC
NC
23
GROUPE OPEN
264,9
327,0
5,3
620
496
187,1
231,0
5,4
456
365
24
GROUPE ALTEN
259,0
347,1
24,1
5160
3848
235,5
293,1
7,8
4180
3378
25
THALES IS
252,0
10 288,0
198,0
55476
3000
257,0
10 569,0
112
57439
2900
26
EURIWARE
218,8
228,3
NC
1933
1933
207,0
214,0
NC
1879
1879
27
ADP-GSI
217,0
5 693,3
686,9
NC
1700
217,0
5 673,6
808,2
NC
1659
28
SEGULA
191,0
220,0
NC
3600
3126
188,0
209,0
NC
3500
3149
29
LOGICACMG SAS
167,4
2 454,6
20,3
19695
1521
153,8
2 474,6
-66,8
19749
1605
30
T-SYSTEMS
149,1
NC
NC
NC
1200
115,0
10 600,0
NC
42000
1200
31
SAGE
143,7
1 014,0
273,6
8000
1200
134,0
825,0
222,5
6000
1200
32
CEGID
143,1
143,1
8,0
2115
2115
130,1
130,1
7,7
1399
1399
33
OSIATIS
120,2
118,0
NC
1325
1325
113,8
113,8
NC
1272
1272
34
DEVOTEAM
114,0
150,0
5,8
1750
1330
94,5
125,9
4,2
1450
1145
35
COFRAMI
112,0
112,0
NC
1980
1980
105,0
105,0
NC
1550
1550
36
FININFO
109,4
136,3
17,7
912
NC
109,0
137,0
18,6
914
NC
37
COMPUTER ASS.
106,0
2 349,3
7,3
15500
410
109,0
2 658,5
18,35
16000
430
38
GROUPE TESSI
104,7
104,7
6,8
2090
2090
96,2
96,2
6,8
2000
2000
39
DASSAULT SYST.
101,0
796,6
156,4
4456
NC
96,0
754,8
135,4
NC
NC
39
CEGI
101,0
101,0
3,0
325
325
72,6
72,6
2,31
320
320
41
TEAMLOG
98,0
115,0
NC
1637
NC
110,0
128,0
NC
1821
NC
42
NEURONES
97,1
97,1
4,7
1350
1350
92,7
92,7
4,5
1200
1200
43
SYLIS
95,1
130,1
3,4
1750
1280
97,7
141,8
0,8
1780
1290
44
ARCHE OMNETICA
95,0
95,0
NC
360
360
99,0
99,0
NC
340
340
45
GROUPE FOCAL
94,0
94,0
-0,5
1400
1400
97,8
97,8
-3,1
1500
1500
46
SII
87,0
87,0
6,5
1287
1287
75,7
75,7
5,3
1121
1121
47
LINEDATA SERVICES
78,0
113,1
7,2
698
481
0,0
100,3
7,1
677
NC
48
NATEXIS ALTAIR
77,1
77,1
5,8
164
164
75,7
75,7
4,5
224
224
49
ADOBE SYSTEMS
73,0
1 600,0
NC
4000
NC
62,0
1 028,0
221
3700
NC
50
BUSINESS OBJECTS
71,0
679,5
52,6
3834
NC
64,0
467,3
18,8
3924
667
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 128
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
i - L&S
TOP i-L&S 2005 : TABLEAU 2/4
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ .
RANG
SOCIÉTÉ
2004
2004
2004
2003
2003
2003
2004: CA
2004
2003: CA
2003
France CA conso Net PdG Eff conso Eff France France CA conso Net PdG Eff conso Eff France
51
INFORSUD
70,3
70,3
2,0
616
616
NC
NC
NC
NC
NC
52
GETRONICS
70,0
24 000,0
NC
22000
NC
75,0
26 260,0
246
22000
800
53
IB GROUP
68,3
89,9
-1,1
327
NC
68,7
89,2
0,4
226
NC
54
AUSY
67,0
75,9
NC
1086
1018
62,2
70,2
-3,32
1090
1019
55
GROUPE SILICOMP
65,4
88,3
0,7
920
681
56,3
77,8
-4,4
800
579
56
BEA SYSTEMS
65,0
793,0
96,2
NC
NC
51,0
741,1
NC
NC
NC
57
COMPUTACENTER
64,7
431,0
NC
NC
NC
70,4
469,2
NC
NC
NC
58
FUJITSU SERVICES
63,0
37 000,0
NC
156000
600
70,0
NC
NC
NC
NC
58
GEDAS
63,0
567,0
NC
4930
558
62,0
576,0
NC
4751
530
60
SAS
62,5
983,8
NC
9500
275
57,3
1 123,3
NC
9200
275
61
APSIDE
61,5
61,5
2,2
835
820
60,0
60,0
2,4
820
810
62
AUBAY
57,1
57,1
1,5
835
835
49,3
49,3
0,8
657
657
63
MICROPOLE-UNIVERS
56,1
68,4
NC
900
800
42,7
46,9
-2,3
650
620
64
SOLTIM
56,0
56,0
NC
425
425
51,0
51,0
NC
395
395
65
INTENTIA CONSUL.
55,0
NC
NC
2850
260
60,0
NC
NC
3100
290
66
ADONIX
54,5
92,2
16,5
922
469
45,4
65,1
NC
930
490
67
BUSINESS & DECISION
51,5
64,4
NC
750
649
43,8
54,8
1
617
526
68
ESR
51,0
51,0
NC
800
800
40,0
40,0
NC
550
550
68
HYPERION
51,0
456,8
41,5
2500
NC
47,0
405,2
28,3
2100
NC
70
SODIFRANCE
50,8
50,8
0,8
700
700
58,7
58,7
-2
700
700
71
TEUCHOS
50,0
50,0
NC
750
750
49,9
NC
NC
NC
NC
72
CARTESIS
47,9
80,9
NC
588
446
43,6
79,4
NC
647
476
73
TEAM PARTNERS
47,7
47,7
-7,3
800
800
48,0
50,1
-3,4
876
865
74
AXWAY
46,4
73,7
3,0
650
NC
NC
74,8
6,7
610
NC
75
GEAC
45,5
NC
NC
NC
300
54,0
NC
NC
NC
310
76
SAFIG
45,2
45,2
1,5
850
850
44,5
44,5
NC
NC
NC
77
SPIRAL GROUP
45,0
45,0
0,8
200
200
42,0
42,0
0,25
175
175
78
KEYRUS
44,0
53,9
NC
534
466
39,1
47,7
1,2
513
447
79
VIVERIS
43,3
43,3
NC
690
690
43,1
43,1
-0,8
638
638
80
BMC SOFTWARE
43,0
1 027,8
NC
6200
140
63,0
1 083,3
NC
6400
140
81
GROUPE HELICE
42,0
42,0
1,0
510
510
41,0
41,0
1
500
500
81
SIEBEL SYSTEMS
42,0
983,8
121,9
NC
NC
44,0
974,0
112,9
NC
NC
83
UMANIS
39,0
NC
NC
NC
NC
43,0
50,0
NC
700
NC
84
COMPUWARE
40,0
928,4
36,6
7908
165
46,0
1 145,8
85,8
9500
190
85
GROUPE SQLI
39,8
45,8
1,9
650
565
36,0
41,4
1
591
514
86
NET2S
39,0
39,0
-0,3
524
524
36,2
36,2
-3
408
408
87
ILOG
38,6
85,9
1,3
632
314
39,3
87,5
1,3
602
314
88
ALDATA SOLUTION
36,3
66,0
-1,5
514
315
44,3
75,3
3,4
495
317
89
GROUPE VIVEO
36,2
47,0
1,7
502
401
32,0
42,9
9,1
465
385
90
HOMSYS GROUP
36,1
36,1
NC
530
530
16,5
16,5
0,3
232
232
91
COGNOS
36,0
606,0
NC
3393
NC
34,0
569,3
84
2900
NC
92
AEDIAN
35,8
35,8
0,1
383
383
37,3
37,3
-0,33
385
385
93
AGROSTAR
35,0
35,0
NC
150
150
30,0
30,0
NC
130
130
94
SILOGIC
32,1
32,1
1,2
523
523
25,1
25,1
0,5
443
443
95
GL TRADE
31,5
150,1
20,1
1073
225
26,9
128,1
16,2
1000
210
95
SOLUCOM
31,5
31,5
NC
291
291
27,2
27,2
2,3
247
247
97
INFOTEL
31,1
37,3
1,0
417
348
28,9
34,8
0,5
394
NC
98
HARDIS
30,0
30,0
1,5
350
350
NC
NC
NC
NC
NC
99
AIRIAL CONSEIL
29,0
NC
1,0
NC
300
27,4
NC
0,6
NC
285
28,1
84,7
1,3
1089
242
30,9
79,6
-11,3
639
285
100 VALTECH
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 129
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
i - L&S
TOP i-L&S 2005 : TABLEAU 3/4
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ .
RANG
SOCIÉTÉ
2004: CA 2004: CA 2004: Net 2004: Eff
conso.
conso.
PdG
France
2004: Eff
France
2003: CA 2003: CA 2003: Net 2003: Eff
conso.
France
PdG
conso
2003: Eff
France
101 APTUS
27,2
27,2
0,6
470
470
21,1
21,1
0,7
370
370
102 AJILON IT
27,0
83,0
NC
2150
500
23,3
73,6
NC
2030
450
102 COGNITIS GROUP
27,0
30,5
NC
400
335
20,0
22,5
NC
320
300
102 GROUPE ACTIF
27,0
27,0
NC
440
440
24,3
24,3
NC
410
410
105 GROUPE ACTI
25,4
27,4
1,2
340
330
21,6
23,9
0,8
240
225
106 ARINSO
25,0
153,0
5,7
1800
202
24,0
130,0
5,6
1450
180
107 CRIL TECHNOLOGY
24,0
24,0
NC
300
300
25,8
25,8
NC
300
300
108 COHERIS
23,8
26,6
0,1
321
310
22,9
25,4
-0,9
315
300
109 ACMI
23,0
23,0
NC
40
40
NC
NC
NC
NC
NC
109 FMI
23,0
23,0
0,4
90
90
22,0
22,0
0,4
90
90
109 HOROQUARTZ
23,0
23,0
NC
240
240
21,2
21,2
0,2
226
226
112 OCEI
22,4
22,4
NC
NC
NC
33,5
33,5
NC
NC
NC
113 AXIALOG
22,0
22,0
NC
315
315
19,5
19,5
NC
275
275
114 IBS FRANCE
21,0
263,0
0,4
1901
160
21,0
264,0
4,7
1900
160
114 LEFEBVRE SOFT.
21,0
21,0
NC
220
220
29,0
29,0
0,7
250
250
114 PRODWARE
21,0
21,0
NC
210
210
15,6
15,6
0,2
195
195
117 CGBI
19,0
NC
NC
300
300
26,0
NC
NC
NC
NC
118 CONVERGYS
18,3
1 826,4
NC
66000
NC
17,5
1 907,0
143
55000
132
119 ASTON
18,0
18,0
NC
280
280
16,4
16,4
NC
270
270
120 DL CONSULTANT
18,0
18,0
NC
150
150
16,1
16,1
NC
153
153
121 PROLOGUE SOFT.
17,6
30,4
NC
350
250
24,3
40,3
-26,3
390
254
122 EVER TEAM
17,4
21,0
NC
180
NC
12,2
14,6
NC
170
108
123 AENIX INFORMATIQUE
17,0
17,0
NC
60
60
18,0
18,0
NC
60
60
124 ORDIROPE
16,9
16,9
NC
135
135
17,0
17,0
NC
132
132
125 GENERIX
16,2
16,2
NC
193
193
17,3
17,3
-1,7
204
204
126 ANKER SYSTEMS
16,2
175,0
NC
1250
134
18,5
175,0
NC
1295
135
127 VCS TIMELESS
16,0
20,0
NC
165
124
15,0
16,0
NC
118
108
128 DEGETEL
15,9
15,9
NC
230
230
11,8
11,8
0,3
185
185
129 INFODIS
15,6
15,6
NC
200
200
NC
NC
NC
NC
NC
130 PC SOFT
15,0
15,0
4,0
80
80
NC
NC
NC
NC
NC
131 ASI INFORMATIQUE
14,6
14,6
NC
180
180
13,5
13,5
NC
180
180
132 BANCTEC
14,6
14,6
NC
95
95
14,0
14,0
NC
95
95
133 ITS GROUP
14,3
14,3
0,7
150
150
12,9
12,9
0,7
127
127
134 WEBHELP
14,0
14,0
3,1
NC
NC
6,4
6,4
NC
NC
NC
135 ITESOFT
13,5
18,3
-0,1
142
100
8,8
12,7
-0,85
139
104
136 PS’SOFT
13,3
16,6
2,2
122
87
11,6
14,5
1,9
115
85
137 API GROUP
13,0
13,0
NC
175
175
11,8
11,8
NC
165
165
138 CINCOM SYSTEMS
12,7
123,0
NC
824
80
13,6
122,0
NC
745
81
139 SEPSI-IRIS
12,5
12,5
NC
132
132
11,3
11,3
0,7
130
130
140 COGESTIB
12,3
15,0
NC
200
182
12,1
14,7
0,3
200
182
141 SNEDA
12,0
12,0
NC
132
132
10,6
10,6
0,5
120
120
142 INFLUE
11,3
13,5
NC
170
131
10,4
12,7
NC
157
126
143 LASCOM
11,0
12,5
NC
NC
NC
10,1
11,5
NC
95
85
144 INVOKE
10,5
10,5
NC
87
87
10,5
10,5
0,7
79
79
145 AGRESSO
10,3
276,0
11,1
1805
90
8,8
219,0
12,8
1416
110
146 QUALIAC
10,2
10,2
NC
104
104
7,9
7,9
NC
80
80
147 AVANQUEST SOFT.
9,6
57,0
3,8
303
107
8,8
48,5
1
282
101
147 VIF
9,6
9,6
0,1
110
110
8,4
8,4
0,1
102
102
149 AURALOG
9,3
9,3
NC
85
85
9,5
9,5
0,5
80
80
150 DIMO GESTION
9,1
NC
0,3
108
108
7,8
NC
0,24
95
95
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 130
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
i - L&S
TOP i-L&S 2005 : TABLEAU 4/4
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ .
RANG
SOCIÉTÉ
2004: CA 2004: CA 2004: Net 2004: Eff
conso.
conso
PdG
France
2004: Eff
France
2003: CA 2003: CA 2003: Net 2003: Eff
PdG
conso
France
conso.
2003: Eff
France
151 SMART UP
7,5
7,5
0,6
114
114
5,2
5,2
0,4
72
72
151 STAFF & LINE
7,5
8,5
1,2
65
60
6,5
7,1
1,0
62
58
153 SYSTAR
7,3
11,5
NC
71
53
6,1
10,5
NC
80
60
154 SILVERPROD
7,0
7,0
NC
65
65
7,0
7,0
NC
65
65
154 STREAMSERVE
7,0
49,7
NC
350
25
6,5
42,8
NC
320
30
156 ARTEMIS INTL
6,8
6,8
NC
58
58
7,4
7,4
NC
66
66
157 FDV CONCEPT
6,6
7,2
NC
82
82
5,8
6,5
NC
86
86
158 DOCUBASE SYSTEMS
6,2
7,2
-0,4
71
56
6,3
7,2
0,3
61
53
159 ACA
6,2
6,2
0,2
80
75
6,5
6,5
0,1
75
75
159 ILLICOM
6,2
6,2
NC
60
60
5,0
5,0
NC
52
52
161 ILEX
6,0
6,0
NC
62
62
5,4
5,4
NC
62
62
161 MAGIC SOFTWARE
6,0
47,9
3,0
NC
NC
6,0
50,3
3,0
529
29
161 VIGNETTE
6,0
130,6
-38,8
950
20
6,0
158,0
NC
950
20
164 GEOCONCEPT
5,7
7,1
0,3
70
65
5,3
6,8
0,8
70
65
165 SOPHOS FRANCE
5,5
105,0
NC
1000
32
3,7
81,0
16,0
750
28
166 INTERLOGICIEL
5,5
5,5
0,2
47
47
4,4
4,4
0,5
48
48
167 IFS FRANCE
5,3
237,0
NC
2500
NC
6,7
257,0
NC
2684
65
168 SEFAS INNOVATION
5,3
8,8
NC
80
56
5,4
7,9
NC
NC
NC
169 ACTEOS
5,0
7,7
NC
81
55
4,4
6,3
-1,7
84
54
170 4D
4,6
15,7
0,8
136
80
4,4
16,2
-1,0
142
80
171 i-GRASP
4,3
4,3
NC
NC
NC
2,3
2,3
NC
NC
NC
172 SYLOB
4,3
4,6
0,1
85
85
4,1
4,6
-0,1
90
90
173 W4 SA
4,2
4,2
NC
45
45
4,2
4,2
NC
45
45
174 AVOCENT
4,0
363,0
NC
800
6
3,0
303,0
NC
600
4
175 SYSLOAD SOFT.
3,6
4,0
NC
33
35
3,2
3,6
NC
33
33
176 KDP INFORMATIQUE
3,5
3,5
1,0
25
25
3,1
3,1
0,8
25
25
176 SYSPERTEC
3,5
3,5
0,3
21
21
3,2
3,2
0,3
19
19
178 CARDIWEB
3,2
3,2
0,3
22
22
2,5
2,5
0,2
17
17
179 A2iA
3,0
5,5
NC
33
27
2,7
5,0
NC
30
26
179 ADESIUM
3,0
3,0
NC
NC
NC
4,2
4,2
NC
65
65
179 DYNASYS
3,0
4,3
0,5
47
47
2,6
4,6
0,4
39
39
182 PHILOG
2,8
2,8
0,1
24
24
2,6
2,6
0,1
27
27
183 GB CONCEPT
2,1
2,5
0,1
32
32
2,2
2,4
-0,1
32
32
184 APSYNET
1,9
2,3
0,3
24
21
1,7
2,1
0,3
16
13
185 BA LOGICIELS
1,8
1,8
0,1
19
19
1,7
1,7
0,1
22
22
185 PROGES PLUS
1,7
1,7
NC
22
22
1,7
1,7
NC
23
22
187 LEGAL SUITE
1,5
1,5
0,1
23
23
1,3
1,3
0,1
20
20
188 OPSIO
1,3
1,3
NC
9
9
1,3
1,3
NC
9
9
189 EMAILVISION
1,2
3,9
-0,5
39
14
0,9
2,8
-1,4
30
8
189 KORT & LONN
1,2
1,2
0,1
15
15
1,2
1,2
-0,1
15
15
191 IDEO TECHNOLOGIES
1,1
1,1
NC
18
18
0,6
0,6
NC
12
12
192 AMERICAN SOFT.
0,6
22,9
NC
115
15
0,5
24,9
NC
110
15
192 JALIOS
0,6
0,6
0,1
7
7
0,5
0,5
NC
6
6
NC BORLAND
NC
227,6
22,2
1200
30
NC
216,6
6,2
1200
30
NC CGI
NC
2 275,9
NC
25000
NC
24,0
2 300,0
NC
22000
300
NC INFORMATICA
NC
161,1
NC
900
30
NC
151,5
NC
800
20
NC JDA SOFTWARE
NC
159,2
NC
1100
NC
NC
152,3
NC
1300
NC
NC OPEN TEXT
NC
213,7
NC
2000
NC
12,5
177,0
NC
1200
49
NC ORSYP
NC
22,0
NC
166
NC
NC
19,6
NC
155
NC
NC PARAMETRIC TECH.
NC
484,5
25,7
3042
NC
42,2
533,5
-77,8
3500
190
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 131
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
i - L&S
TOP i-SSII 2005 : TABLEAU 1/2
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ .
RANG
SSII
SOCIÉTÉ
2004: Total
CA SSII
Conseil
Projets
Développements et AT
TMA
Infogérance
TMM
1
ATOS ORIGIN
5 302,0
0,0
2 537,0
0,0
0,0
2 765,0
0,0
2
IBM GLOBAL SERVICES
1 523,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
3
CAPGEMINI
1 481,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
4
STERIA
984,0
0,0
456,0
0,0
51,0
476,0
0,0
5
ECONOCOM
822,0
0,0
0,0
0,0
0,0
822,0
0,0
6
ACCENTURE SAS
790,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
7
ALTRAN
694,9
NC
NC
NC
NC
NC
NC
8
UNILOG
657,0
151,0
316,0
0,0
0,0
190,0
0,0
9
SOPRA GROUP
629,2
79,1
201,5
150,4
178,7
19,5
0,0
10 EDS FRANCE
550,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
11 HP SERVICES
450,4
NC
NC
NC
NC
NC
NC
12 ARES
440,0
36,0
352,0
27,0
5,0
20,0
0,0
13 GFI INFORMATIQUE
427,3
57,6
131,4
126,6
0,0
89,0
22,7
14 BULL SERVICES
388,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
15 CEGEDIM
374,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
16 CSC
314,0
140,0
67,0
0,0
21,0
86,0
0,0
17 CS COM. & SYST.
304,5
0,0
213,1
0,0
0,0
91,4
0,0
18 GROUPE OPEN
264,9
NC
NC
NC
NC
NC
NC
19 GROUPE ALTEN
259,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
20 THALES IS
252,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
21 EURIWARE
228,3
25,3
32,4
39,9
20,9
109,8
0,0
22 ADP-GSI
209,5
NC
NC
NC
NC
NC
NC
23 SEGULA
191,0
0,0
191,0
0,0
0,0
0,0
0,0
24 LOGICACMG SAS
167,4
20,6
67,3
47,6
33,9
0,0
0,0
25 ARINSO
153,0
7,7
80,7
0,0
30,0
34,6
0,0
26 T-SYSTEMS
149,1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
27 IBS FRANCE
138,5
0,0
138,5
0,0
0,0
0,0
0,0
28 SYLIS
130,1
9,1
13,0
70,3
37,7
0,0
0,0
29 OSIATIS
120,2
6,0
0,0
0,0
0,0
72,1
42,1
30 DEVOTEAM
114,0
22,8
80,9
0,0
0,0
10,3
0,0
31 COFRAMI
112,0
5,0
33,0
62,0
6,0
6,0
0,0
32 FININFO
109,4
NC
NC
NC
NC
NC
NC
33 GROUPE TESSI
104,7
NC
NC
NC
NC
NC
NC
34 TEAMLOG
98,0
15,4
55,8
0,0
26,8
0,0
0,0
35 NEURONES
97,1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
36 GROUPE FOCAL
94,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
37 SII
87,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
38 NATEXIS ALTAIR
77,1
3,9
0,0
0,0
0,0
0,0
73,2
39 AUSY
75,9
0,0
0,0
75,9
0,0
0,0
0,0
40 INFORSUD
70,3
NC
NC
NC
NC
NC
NC
41 GETRONICS
70,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
42 MICROPOLE-UNIVERS
68,4
4,3
27,7
31,4
5,0
0,0
0,0
43 IB GROUP
68,3
NC
NC
NC
NC
NC
NC
44 GROUPE SILICOMP
65,4
NC
NC
NC
NC
NC
NC
45 COMPUTACENTER
64,6
0,0
0,0
0,0
0,0
64,6
0,0
46 BUSINESS & DECISION
64,4
12,9
45,1
0,0
6,4
0,0
0,0
47 FUJITSU SERVICES
63,0
9,4
9,4
0,0
0,0
44,2
0,0
48 APSIDE
61,5
11,5
0,0
43,2
0,0
6,8
0,0
49 AUBAY
57,1
17,1
30,3
0,0
0,0
9,7
0,0
50 KEYRUS
53,9
6,7
32,0
9,6
5,6
0,0
0,0
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 132
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
i - L&S
TOP i-SSII 2005 : TABLEAU 2/2
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ .
RANG
SSII
SOCIÉTÉ
2004: Total
CA SSII
Conseil
Projets
Développements et AT
TMA
Infogérance
TMM
51 ESR
51,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
52 SODIFRANCE
50,8
NC
NC
NC
NC
NC
NC
53 TEUCHOS
50,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
54 SPIRAL GROUP
45,0
16,0
5,0
4,0
20,0
0,0
0,0
55 VIVERIS
43,3
0,0
7,1
33,4
2,8
0,0
0,0
56 GROUPE HELICE
42,0
8,0
1,3
21,4
1,0
10,3
0,0
57 GROUPE SQLI
39,8
NC
NC
NC
NC
NC
NC
58 NET2S
39,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
59 ARCHE OMNETICA
38,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
60 HOMSYS GROUP
36,1
13,0
13,7
4,0
5,4
0,0
0,0
61 AEDIAN
35,8
20,0
5,8
0,0
10,0
0,0
0,0
62 SILOGIC
32,1
0,0
3,1
15,3
13,7
0,0
0,0
63 SOLUCOM
31,5
31,5
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
64 AIRIAL CONSEIL
29,0
0,0
0,0
29,0
0,0
0,0
0,0
65 VALTECH
28,1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
66 GROUPE ACTI
27,4
4,0
5,7
15,6
1,0
1,1
0,0
67 APTUS
27,2
4,1
4,1
17,6
1,4
0,0
0,0
68 AJILON IT CONSULTING
27,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
69 GROUPE ACTIF
27,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
70 COGNITIS GROUP
26,8
3,0
3,8
18,3
1,5
0,2
0,0
71 INFOTEL
26,1
NC
NC
NC
NC
NC
NC
72 CRIL TECHNOLOGY
24,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
73 ACMI
23,0
0,0
0,0
0,0
0,0
23,0
0,0
74 FMI
23,0
0,0
0,0
0,0
0,0
23,0
0,0
75 SOLTIM
22,5
0,0
0,0
0,0
0,0
22,5
0,0
76 OCEI
22,4
NC
NC
NC
NC
NC
NC
77 AXIALOG
22,0
0,0
0,0
22,0
0,0
0,0
0,0
78 PRODWARE
21,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
79 CGBI
19,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
80 GROUPE VIVEO
17,3
5,6
1,7
7,0
2,9
0,0
0,0
81 HARDIS
16,0
4,0
2,0
8,0
2,0
0,0
0,0
82 INFODIS
15,6
NC
NC
NC
NC
NC
NC
83 COHERIS
14,9
0,0
3,5
11,4
0,0
0,0
0,0
84 ASI INFORMATIQUE
14,6
NC
NC
NC
NC
NC
NC
85 ITS GROUP
14,4
NC
NC
NC
NC
NC
NC
86 WEBHELP
14,0
NC
NC
NC
NC
NC
NC
87 AENIX INFORMATIQUE
13,7
3,0
8,6
0,0
0,0
0,0
2,1
88 SMART UP
7,5
1,3
1,0
4,8
0,2
0,0
0,0
89 CEGI
5,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
5,0
90 CARDIWEB
3,2
0,7
0,6
1,2
0,5
0,2
0,0
91 SYLOB
2,9
NC
NC
NC
NC
NC
NC
92 ACA
2,2
NC
NC
NC
NC
NC
NC
93 PHILOG
2,1
0,3
0,3
1,5
0,0
0,0
0,0
94 KORT & LONN
1,2
0,1
0,2
0,9
0,0
0,0
0,0
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 133
i - L&S
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
TOP i-ÉDITEURS 2005 : TABLEAU 1/2
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ .
RANG
Editeur
SOCIÉTÉ
2004: Total CA
Editeur
CA Licences
CA Maintenance
CA Conseil et
Services
CA TMA
1
MICROSOFT
1 400,0
NC
NC
NC
NC
2
IBM SOFTWARE GROUP
1 047,0
NC
NC
NC
NC
3
AVOCENT
365,0
363,0
0,0
0,0
0,0
4
SAP
292,0
NC
NC
NC
NC
5
BORLAND
227,6
157,8
0,0
69,8
0,0
6
INFORMATICA
161,1
71,9
74,8
14,4
0,0
7
JDA SOFTWARE
152,6
36,9
58,9
56,8
0,0
8
SAGE
143,7
NC
NC
NC
NC
9
CEGID
143,1
NC
NC
NC
NC
10 COMPUTER ASSOCIATES
106,0
NC
NC
NC
NC
11 SOPHOS FRANCE
105,0
105,0
0,0
0,0
0,0
12 ADONIX
92,2
56,2
0,0
34,9
0,0
13 GFI INFORMATIQUE
90,6
43,1
16,6
30,9
0,0
14 CARTESIS
80,9
17,4
14,3
48,3
0,9
15 LINEDATA SERVICES
78,0
NC
NC
NC
NC
16 AXWAY
73,7
27,3
27,3
19,2
0,0
17 ADOBE SYSTEMS
73,0
73,0
0,0
0,0
0,0
18 BUSINESS OBJECTS
71,0
NC
NC
NC
NC
19 ALDATA SOLUTION
66,0
18,3
0,0
38,9
0,0
20 BEA SYSTEMS
65,0
NC
NC
NC
NC
21 SAS
62,5
57,4
0,0
5,1
0,0
22 INTENTIA CONSULTING
55,0
21,0
7,0
27,0
0,0
23 GEAC
45,5
7,3
18,0
15,7
0,0
24 ARES
45,0
11,0
3,0
31,0
0,0
25 SIEBEL SYSTEMS
42,0
NC
NC
NC
NC
26 ILOG
38,6
21,8
10,4
6,4
0,0
27 COGNOS
36,0
NC
NC
NC
NC
28 AGROSTAR
35,0
11,0
2,0
22,0
0,0
29 SOLTIM
33,5
11,0
12,0
10,5
0,0
30 GL TRADE
31,5
NC
NC
NC
NC
31 GROUPE VIVEO
29,8
14,0
8,6
7,2
0,0
32 CEGI
28,6
10,5
4,5
8,0
5,6
33 HOROQUARTZ
23,0
NC
NC
NC
NC
34 ORSYP
22,0
NC
NC
NC
NC
35 IBS FRANCE
21,0
NC
NC
NC
NC
36 LEFEBVRE SOFTWARE
21,0
NC
NC
NC
NC
37 CONVERGYS
18,3
NC
NC
NC
NC
38 ITESOFT
18,3
4,8
4,8
6,1
0,0
39 DL CONSULTANT
18,0
NC
NC
NC
NC
40 PROLOGUE SOFTWARE
17,6
NC
NC
NC
NC
41 VCS TIMELESS
17,0
6,5
4,5
6,0
0,0
42 ORDIROPE
16,4
9,2
1,2
6,0
0,0
43 ANKER SYSTEMS
16,2
0,0
10,2
1,4
4,6
44 GENERIX
16,2
NC
NC
NC
NC
45 PC SOFT
15,0
15,0
0,0
0,0
0,0
46 HARDIS
14,0
3,0
3,0
7,0
1,0
47 INFLUE
13,5
3,2
10,3
0,0
0,0
48 PS’SOFT
13,3
5,7
3,9
3,7
0,0
49 CINCOM SYSTEMS
12,7
2,4
6,1
4,2
0,0
50 SEPSI-IRIS
12,5
NC
NC
NC
NC
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 134
i - L&S
SPÉCIAL TOP 2005 ©i-PRESSE.NET
TOP i-ÉDITEURS 2005 : TABLEAU 2/2
Classement sur le CA réalisé en France - CA et Résultats en M€ - Au 31/12/2004 : 1€=1,3621$ .
RANG
Editeur
SOCIÉTÉ
2004: Total
CA Editeur
CA Licences
CA Maintenance
CA Conseil et
Services
CA TMA
51 COHERIS
11,7
5,3
3,3
3,1
0,0
52 SYSTAR
11,5
6,0
3,6
1,9
0,0
53 AGRESSO
10,3
2,2
5,0
3,0
0,0
54 QUALIAC
10,2
NC
NC
NC
NC
55 VIF
9,6
5,0
2,0
2,6
0,0
56 DIMO GESTION
9,4
3,6
2,6
3,2
0,0
57 AURALOG
9,3
NC
NC
NC
NC
58 SEFAS INNOVATION
8,8
3,6
2,4
2,8
0,0
59 STAFF & LINE
8,5
4,5
2,5
1,5
0,0
60 ADP-GSI
7,5
NC
NC
NC
NC
61 FDV CONCEPT
7,2
1,8
2,0
3,4
0,0
62 DOCUBASE SYSTEMS
7,2
2,9
1,5
2,8
0,0
63 SILVERPROD
7,0
2,5
1,5
3,0
0,0
64 ARTEMIS INTERNATIONAL
6,8
2,0
0,0
4,9
0,0
65 GEOCONCEPT
6,8
5,4
0,7
0,7
0,0
66 STREAMSERVE
6,7
3,1
2,2
1,4
0,0
67 ILLICOM
6,2
1,6
1,6
3,0
0,0
68 VIGNETTE
6,0
NC
NC
NC
NC
69 MAGIC SOFTWARE
6,0
NC
NC
NC
NC
70 BANCTEC
5,5
2,3
1,9
1,3
0,0
71 INTERLOGICIEL
5,5
4,5
0,0
1,0
0,0
72 IFS FRANCE
5,3
2,5
0,0
2,9
0,0
73 DYNASYS
4,9
1,9
1,6
1,4
0,0
74 4D
4,6
NC
NC
NC
NC
75 ACTEOS
4,4
1,2
0,9
2,3
0,0
76 i-GRASP
4,3
NC
NC
NC
NC
77 W4 SA
4,2
3,0
0,6
0,6
0,0
78 ACA
4,0
NC
NC
NC
NC
79 SYSLOAD SOFTWARE
4,0
2,1
1,7
0,3
0,0
80 EMAILVISION
3,9
NC
NC
NC
NC
81 KDP INFORMATIQUE
3,5
2,6
0,3
0,6
0,0
82 SYSPERTEC
3,3
2,6
0,7
0,2
0,0
83 AENIX INFORMATIQUE
3,2
1,7
1,3
0,2
0,0
84 ADESIUM
3,0
NC
NC
NC
NC
85 GB CONCEPT
2,5
1,2
0,5
0,8
0,0
86 APSYNET
1,9
1,3
0,2
0,4
0,0
87 PROGES PLUS
1,7
0,3
0,3
0,6
0,1
88 SYLOB
1,7
0,0
0,0
0,0
0,0
89 BA LOGICIELS
1,6
0,3
0,5
0,8
0,0
90 LEGAL SUITE
1,5
1,3
0,2
0,0
0,0
91 OPSIO
1,3
0,3
0,3
0,3
0,3
92 IDEO TECHNOLOGIES
1,1
0,3
0,1
0,7
0,0
93 CSC
1,0
1,0
0,0
0,0
0,0
94 AMERICAN SOFTWARE
0,6
0,2
0,2
0,2
0,0
95 JALIOS
0,6
0,4
0,0
0,0
0,0
96 PHILOG
0,5
0,1
0,4
0,0
0,0
97 GROUPE ACTI
0,3
0,3
0,0
0,0
0,0
98 COGNITIS GROUP
0,2
0,2
0,0
0,0
0,0
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 135
ZOOM ADESIUM
i-L&S
GILLES SAULIÈRE :
VONS POUSSÉ AU MAXIMUM NOTRE CAP
ACITÉ À
AVONS
CAPACITÉ
« NOUS A
RÉPONDRE AU CHANGEMENT ».
Roger Bui : Adesium, Editeur et SSII, a opté pour
un métier bien particulier, celui de la sécurisation
et de la dématérialisation de l’information et des
procédures. La signature électronique constituant la cheville ouvrière de l’ensemble de l’édifice. Ce n’est pas un choix facile car il a fallu investir,
créer les produits et le marché pour n’envisager
d’en tirer des bénéfices que seulement sept ans
après. Quelles ont été vos motivations ?
sables par des non-informaticiens. Cette caractéristique se retrouve dans le tout dernier produit, le
vérificateur « batch ». Ce logiciel vérifie les documents signés selon un mode « batch » (par lot). Son
utilisation est très simple. Le logiciel vérifie tous les
documents d’un répertoire, alors que jusqu’à présent il faut les vérifier un par un. Le résultat se
présente sous la forme d’un tableau avec des
clignotants verts ou rouge, selon que le document
est bon ou non. Vous pouvez alors zoomer sur le
document en question pour voir les anomalies.
Gilles Saulière : En effet, nous visons un équilibre
mensuel l’année prochaine entre avril et juin 2005.
RB : Votre gamme de produits est relativement
Notre chiffre d’affaires 2004 s’établira autour de 3
complète. Au niveau des équipes de R&D, avezM€. Il est inférieur à celui de l’année précédente car
vous suffisamment de monde pour suivre tous
nous avons vendu une filiale. En outre nous avons
ces produits ?
procédé à une importante restructuration des équipes commerciales. Pour 2005, nous pensons douGilles Saulière : Nous sommes environ 70 personbler le chiffre d’affaires, avec un résultat positif.
nes en totalité dans le groupe. Sur ce nombre, nous
La filiale Comètris obtient des résultats qui vont en
comptons une quarantaine
s’améliorant. Depuis la
d’informaticiens. Dans la R&D
création nous avons touDe formation juridique et expert en
pure, j’ai une équipe de six perjours été déficitaire, sans
conception et audit de systèmes de
sonnes. A cela ajoutons une
pour autant mettre la sociédématérialisation de l’information,
équipe de cinq personnes dété en danger. L’idée des
Gilles Saulière rejoint adesium en
1999. Il a passé 9 ans aux Inpôts, à la
diées à l’ingénierie, outre les
fondateurs Bernard Treps
brigadede controle informatisé.
compétences que nous dispoet Alain Réminiac m’a bien
sons à Clermont-Ferrand. Noplu dans le sens où la sotre service assistance utilisaciété a été créée pour rester
teurs est performant, car issu
indépendante, absorber
de notre activité d’origine. En
les déficits, investir puis
effet, nous vendions nos promiser sur le temps. Nous
duits en mode abonnement,
avons les reins solides
ce qui impliquait une assistanpour ce faire. Nous n’avons
ce aux utilisateurs importante.
pas d’endettement, malAinsi nous avions mis en place
gré nos pertes successipour Sécuris, une société de
ves. Lorsque nous serons
sécurité en ligne, nos applicaprofitables, nous pourrons
tions de signature et d’archivaaccueillir des partenaires
ge sur coffre-fort. Cette solution
financiers pour nous dévea été déployée sur 133 lycées
lopper à l’international.
et collèges du Pays de Loire.
L’introduction en bourse,
Cette solution est également
nous y pensons, bien sûr.
en phase finale de déploieC’est même prévu, mais je
ment sur tous les hôpitaux de Paris. Ceux qui
n’en parle pas car je suis superstitieux…
utilisent ces solutions sont soit des Intendants dans
les lycées et collèges, soit des responsable de
RB : Comment vous est venue l’idée de vous
sécurité des hôpitaux. Ce ne sont donc pas des
spécialiser dans la sécurisation et la dématériainformaticiens. Nous fournissons aux utilisateurs
lisation de l’information ?
les équipements de signature et nous répondons
directement au téléphone lorsqu’ils rencontrent
Gilles Saulière : En 9 ans passés aux Impôts à la
des difficultés. Actuellement les cinémas Gaumont
brigade de contrôle informatisé j’ai eu le temps de
sont en cours d’équipement avec nos produits.
me former et de me familiariser avec toutes les
technologies de sécurisation dont la signature élecRB : Comment faites-vous pour pérenniser vos
tronique et de dématérialisation. Après une période
développement ?
passée dans le cadre de ma propre société où nous
avions notamment développé un Extranet destiné
Gilles Saulière : Nous avons mis en place une
aux professions libérales, j’ai rejoint Adesium. A
méthodologie de développement appelée « eXtrel’instar de la bulle Internet, ma tentative avait explome Programming ». C’est cette méthodologie
sé…
qu’Adesium a choisi d’adopter pour atteindre l’ex
Mon expérience antérieure a influé sur le fait que
tous les produits que nous développons sont utili-
N° 004 - Mercredi 5 janvier 2005 - Page 15
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 136
Structure et
activités
Fondée en 1997 par Bernard Treps (un des cinq
fondateurs d’Unilog),
Adesium s’est peu à peu
concentrée sur son cœur
de métier : la sécurisation
de l’information et des
échanges ; la sécurisation de la décision, avec
une offre construite sur la
signature électronique ;
la dématérialisation des
processus métier et des
procédures. Elle s’appuie
aujourd’hui sur trois entités juridiques :
ADesium Réseaux et
Services (ADRS), filiale
à 100% d’Adesium Groupe, est implantée en Ile
de France et en Auvergne. ADRS Paris est le
creuset
des
activités Logiciels et Services Adesium : Gammes
mySign,
Aliso,
EES, safeMessenger.
ADRS Clermont-Ferrand
participe au développement des produits et commercialise la totalité de
l’offre Adesium sur la région Auvergne.
ADesium Ingénierie &
Conseil (ADIC), filiale à
100% d’Adesium Groupe, intervient dans l’intégration et l’accompagnement de projets de type
sécurisation / authentification d’accès à l’information et signature
auprès de grands comptes. Par ailleurs, ADIC
développe une gamme
cataloguée de solutions
de dématérialisation des
procédures avec de forts
enjeux d’intégration aux
systèmes d’information
existants ou partenaires ;
la première solution de
cette gamme s’applique
à la dématérialisation de
l’achat public.
Comètris : filiale d’Adesium, Comètris est entièrement dédiée aux collectivités locales et territoriales. C'est un acteur
reconnu auprès des experts de la vie locale. Elle
propose une plate-forme
multiservice de dématérialisation des procédures : achat public, contrôle de légalité et mandatement.
Le capital d’Adesium
Groupe est détenu à
100% par les dirigeants et
salariés, dont Alain Réminiac, directeur géné-
ZOOM ADESIUM
i-L&S
La facture
électronique
Depuis le 1er juillet 2003, un
nouveau mode de transmission
de facture est autorisée par la loi
(loi de finance rectificative n°
2002-1576 ) : la facture transmise par voie électronique
(email, publication sur Web,
cédérom…) et sécurisée au
moyen d’une signature électronique. C’est une véritable avancée technico-juridique ! La
constitution d’un message
structuré n’est pas exigé. Seule
la mise en œuvre de la signature
électronique est nécessaire.
La méthode eXtreme
Programming
L’apparition des méthodologies agiles a, ces dernières années, bouleversé les méthodes
de conception logicielle traditionnelles. La plus connue d’entre elles est sans nul doute l’XP
ou eXtreme Programming.
L’XP est une approche réfléchie
du développement logiciel. Elle
met l’accent sur la satisfaction
du client, qu’il soit interne ou
externe et s’appuie sur une forte
réactivité au changement des
besoins de ce dernier (ou changements technologiques) très
tôt dans le cycle de vie du logiciel. Elle permet ainsi de faire
face aux risques liés aux projets
et d’augmenter les chances de
succès. L’XP s’appuie sur la
combinaison de l’effort des
développeurs, de l’encadrement et du client, sur la qualité
du code et sur l’automatisation
des tests unitaires et des tests
fonctionnels.
Chaque équipe XP regroupe
des développeurs, de l’encadrement et des clients qui, ensemble, posent les questions,
définissent les plannings et rédigent des tests fonctionnels.
Cette approche a aussi pour
conséquence de favoriser la
productivité des développeurs.
cellence qu’elle a toujours visé dans
son développement. Pour ce faire,
nous sommes accompagné par Elie
Chaftari, un expert international et un
pionnier de l’eXtreme Programming.
Dans ce cadre collaboratif, de nouvelles règles de codage plus strictes ont
été adoptées. A l’heure où les méthodologies agiles font la une de la presse informatique, elles sont déjà réalité chez Adesium. La programmation
en binômes, l’attribution des rôles, la
planification itérative, les « standup
meetings», la réalisation des scénarios client, la refonte (refactorisation)
du code, l’intégration continue, les
tests unitaires et les tests de recette
font désormais partie du quotidien.
Aujourd’hui, quelques secondes suffisent à mettre à l’épreuve les applications : la non régression du code n’est
plus une utopie.
Dans un environnement informatique en pleine mutation, dans un
paysage où la technologie doit
s’adapter de plus en plus rapidement
aux perpétuelles évolutions d’un contexte économique et juridique
complexe, nous avons poussé au
maximum notre capacité à répondre
au changement et notre réactivité.
RB : Le pôle Editeur c’est la filiale
ADRS. Deux autres pôles sont représentés par Adic pour l’ingénierie
et Comètris pour le pôle métier.
Historique législatif de
la signature électronique
Votée le 30 mars 2000, la signature électronique est
décrétée le 30 mars 2001. Ces textes provoquent une
secousse considérable dans le paysage électronique
français. Pourtant, la parution de la directive européenne
du 13 décembre 1999 n’a provoqué à l’époque des
réactions que de la part de l’étroit milieu des initiés.
Le e-monde français vit sa première et réelle secousse
le 13 mars 2000, date de la loi qui confère, pour certains
actes, une valeur à la signature électronique équivalente
à celle, manuscrite, en vigueur dans le monde physique.
La loi 2000-230 du 13 mars 2000 portant adaptation du
droit de la preuve aux technologies de l’information et
relative à la signature électronique précise : « Art.13164. La signature nécessaire à la perfection d’un acte
juridique identifie celui qui l’appose. Elle manifeste le
consentement des parties aux obligations qui découlent
de cet acte. (...) Lorsqu’elle est électronique, elle consiste en l’usage d’un procédé fiable d’identification garantissant son lien avec l’acte auquel il s’attache. La fiabilité
de ce procédé est présumée, jusqu’à preuve contraire,
lorsque la signature électronique est créée, l’identité du
signataire assurée et l’intégrité de l’acte garantie, dans
des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat. »
Cet événement provoque dès lors une réelle et subite
prise de conscience des possibilités majeures ainsi
offertes et, phénomène intéressant à observer, une prise
de conscience générale et simultanée de la nécessité de
ne plus ignorer les enjeux de sécurité, en terme de
transmission de documents part le Net. En effet, quid d’un
document signé électroniquement dans les règles de
l’Art qui n’arrive pas à son destinataire ?…
Dès lors, nous avons vécu sur des charbons ardents le
suspense de la publication du fameux décret d’application. Entre-temps, le 1er octobre 2000, nos amis américains, votaient leur loi fédérale sur le sujet, permettant
ainsi l’harmonisation des diverses réglementations des
états membres et l’interopérabilité des systèmes existants sur l’ensemble du territoire. C’est donc le 30 mars
2000, que le suspense prend fin, sans grande surprise,
le décret en Conseil d’Etat 2001-272 du 30 mars 2001 pris
pour l’application de l’article 1316-4 du code civil et relatif
à la signature électronique n’ayant réservé aucune fantaisie de dernière minute.
Le décret du 30 mars 2001 sera complété par le décret
en Conseil des Ministres 2002-535 du 18 avril 2002 relatif
à l’évaluation et à la certification de la sécurité offerte par
les produits et les systèmes des technologies de l’information, fixant les règles de certification des procédés de
signature.
Gilles Saulière : Historiquement Adic
a été rachetée pour les besoins de
l’ingénierie. Petit à petit nous avons
fait évoluer les équipes informatiques
vers nos technologies de sécurité et
nous les impliquons dans la méthodologie « Xprogramming » pour les
imprégner de la culture Adésium. Elle
commercialise les produits développés par ADRS, au travers de commerciaux qui ont une approche « grands
comptes », dans le cadre de projets
informatiques plus généralistes.
Comme nous avons orienté la société vers la sécurisation et la signature
électronique, elle se trouve bien placée pour répondre de plus en plus à
des projets touchant ces problématiques. Cette stratégie porte
Source : Adésium
ses fruits car nos clients
i-L&S, lettre hebdomadaire, comaujourd’hui sont le Ministèporte 40 numéros par an. La rédacnous pouvions faire pour ce monde avec les
re de l’Intérieur, la Préfecture de Police de
tion ne garantit pas l’exactitude abnouvelles technologies : contrôle de légalité ;
Paris,
etc.
ADRS,
pour
sa
part,
a
une
polisolue, ni le caractère exhaustif des
service Web ouvert aux citoyens avec support
tique de commercialisation par canal avec
informations publiées. Directeur de
d’authentification ainsi que des applications
des distributeurs, des intégrateurs, des
la Publication : Roger BUI. Toute replus classiques, pour traiter les dossiers de
revendeurs et aussi de la vente directe via
production est strictement interdisubvention, par exemple. A cette occasion, nous
te. Editeur : iPresse.net, 99 rue Branle Web.
cion, 75015 Paris. RC en cours. Déavions été repéré par cette petite société qui
Comètris est une SSII qui nous avions
pôt légal 1e trimestre 2005.
s’est finalement intégrée à Adésium.
racheté en 2001 et qui œuvre sur les
Comètris vend aujourd’hui toute la gamme
marchés des collectivités locales. Nous
Bulletin d'Abonnement
des produits Adésium.
nous sommes intéressé au marché des
Email : contact@ipresse.net
collectivités locales en 2000 et nous avihttp://www.ipresse.net
ons participé à une manifestation en décembre à Marly Le Roi, en montrant ce que
N° 004 - Mercredi 5 décembre 2005 - Page 16
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 137
ZOOM ASTEROP
i-L&S
CHRISTOPHE GIRARDIER :
« NOUS IRONS PLUS LOIN QUE BUSINESS OBJECTS ».
Cette semaine nous avons le plaisir de recevoir une véritable « Start-up » technologique française dont le potentiel de
développement semble sans limite. En effet, Asterop, fondée en 1999, a passé avec succès les premières étapes de sa jeune
carrière et prouvé le bien fondé de ses choix technologiques et marketing. Aujourd’hui c’est le début d’une nouvelle aventure
avec l’acquisition d’une société californienne qui servira de Cheval de Troie pour envahir –pacifiquement- le continent américain.
A noter l’arrivée de Michel Bon, ex PDG de
France Télécom et de Carrefour et maintenant Président de l’Institut Pasteur, au Conseil d’Administration.
Roger Bui : Asterop est un éditeur de solutions décisionnelles, selon votre définition.
Les exemples de réussites internationales, pour des sociétés françaises, dans le
domaine de l’édition de logiciels ne sont
pas nombreux. Vous êtes certainement
sur la bonne voie pour rejoindre, voire
dépasser vos aînés et c’est tout le mal que
nous vous souhaitons. Comment en êtesvous arrivé là ?
Ce troisième tour correspond à la phase de
développement commercial avec nos
clients avec qui nous avions noué des
relations quasi affectives. A l’heure où nous
parlons, Asterop a séduit les principaux
acteurs de la grande consommation, de la
banque ou des services. Le capital est
détenu par ses fondateurs, des « business
angels » et trois fonds d’investissement
dont Accenture Technology Ventures, Air
Christophe Girardier : En effet, nous ne
sommes pas nombreux en France. Business Objects, Ilog et Dassault Systèmes
sont trois cas d’école. A mon avis, la puissance créative française est considérable
mais pas exploitée. L’informatique de gestion appartient aux éditeurs d’Outre-Atlantique, mais l’histoire de l’informatique décisionnelle reste à écrire. Les grands leaders
d’aujourd’hui ne sont pas encore connus. La
France peut jouer son rôle et il faut oser le
faire. Il faut de l’audace, de la créativité, de
l’esprit d’entreprise. C’est de tout cela que la
France manque le plus. En revanche, nous
disposons d’un organisme comme l’Anvar,
unique en son genre à travers le monde.
Enfin, il faut savoir vendre ce que l’on fait.
Christophe Girardier, Président
et co-fondateur d'Asterop avec
Luc Coiffier, Directeur R&D et
Gérard Dahan, DG.
RB : Quels ont été les principales étapes de
votre développement ?
Christophe Girardier : En 1999, j’ai créé
Asterop avec deux complices, Gérard
Dahan et Luc Coiffier, qui sont très présents
dans la société. C’était juste avant la bulle
Internet. Nous avions obtenu un soutien très
important de l’Anvar qui nous avait accordé
une aide à l’innovation de 2 MFF à l’époque,
ce qui était énorme pour nous. Nous avions
bouclé un premier tour de table en mars
1999 de 800 k€. Cet argent nous a permis
de mettre en œuvre le programme technologique que nous avions imaginé. Un an plus
tard, en mars 2000, nous bouclions un
deuxième tour à hauteur de 2,3 M€. Ce
deuxième tour nous a permis de finaliser les
développements et d’arriver sur les fonts
baptismaux commerciaux. Nous avions véritablement commencé les ventes fin 2000,
mais nous avions déjà vendu à un client
important qui était Air Liquide. Un an plus tard
encore, en mai 2001, nous avions réussi à
mettre en place un tour de 10 M€. Souvenezvous, c’est la déprime, l’éclatement de la
bulle. Il fallait vraiment que les investisseurs
y croient.
Liquide Ventures et Turenne Capital.
Asterop est sortie du rouge en 2004, avec un
bénéfice de l’ordre de 9% du chiffre
d‘affaires. Ce dernier s’élève à 3,5 M€
réalisé avec un effectif de 25 personnes. En
2003, le chiffre d’affaires consolidé était de
2,6 M€, dont 2,36 M€ sur la France. Nous
allons commencer notre développement
aux USA dans les prochains jours où je vais
annoncer bientôt un accord stratégique
important. En d’autres termes, nous allons
prendre pied sur ce continent en rachetant
une société que je reconvertis et qui va
implémenter notre business modèle aux
USA.
RB : En quoi votre technologie est différente de celle des autres et particulièrement du géomarketing ?
Christophe Girardier : Nous avons mis en
œuvre un concept original. Notre technologie vise à répondre aux besoins de toute
entreprise confrontée à une politique d’optimisation d’une stratégie de réseau. Il s’agit
N° 014 - Mercredi 23 mars 2005 - Page 55
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 138
d’un réseau commercial de points de ventes qui couvre un territoire (magasins, agences, etc.). Pour cela, il faut appréhender le
contexte socio-économique d’une zone,
son potentiel de développement théorique,
son chiffre d’affaires théorique, etc. Ces
approches nous ont conduit à mettre en
Francis
Meston
œuvre des
algorithmes scientifiques permettant de construire des modèles prédictifs. Ensuite, magasin par magasin il est
possible d’évaluer le potentiel que l’on peut
espérer, pour les magasins existants dans
différents types de mix-marketing. Les leviers de développement pour les sociétés
comme la grande distribution ne consistent
pas seulement à créer de nouveaux magasins mais à optimiser la performance des
magasins existants.
J’ai écrit il y a environ deux ans : « Le
géomarketing est un très beau nom mais
qui a été galvaudé ». Nous sommes allés
bien au-delà. Le géomarketing s’est limité
à l’utilisation des outils que l’on appelle SIG
(Systèmes d’Information Géographie) pour
représenter des données sur des cartes.
Nous avons appelé notre technologie Business GéoIntelligence, par rapport à la composante « localiser des chemins de conPrésident
sommation » pour modéliser les comporEDS
France
tements
de consommation. Lorsque l’on
parle de zone de chalandise, on entend
parler de « zone primaire » de la grande
distribution. La zone primaire de mon magasin se trouve à 5 mn du point de vente. La
zone secondaire est à 10 mn et la zone
tertiaire est à 15 mn. Pour nous chez
Asterop, cela n’a pas de sens. Un magasin
concurrencé va peut-être avoir sa zone primaire à 3 mn. A l’inverse, un magasin peu
concurrencé va peut-être avoir sa zone primaire à 40 mn. Pour préciser les choses,
les 5, 10 et 15 mn, c’est le géomarketing
d’aujourd’hui.
Astérop a créé des modèles basés sur les
bonnes vieilles lois de Newton, mais nous
les avons un peu améliorées. Nous comparons le magasin à une planète et nous
avons construit des modèles probabilistes
gravitaires qui vont permettre de
probabiliser la zone d’attraction du point de
vente, en calculant la fonction de la pression
concurrentielle qui s’exerce, de l’attractivité
relative de l’enseigne, de l’attractivité des
lieux, de l’accessibilité.
RB : Les résultats que vous obtenez avec
vos modèles sont-ils à la hauteur des
espérances ?
Christophe Girardier : J’ai l’audace de penser que nous sommes plutôt moins
i-L&S
pires que les autres, sinon
nous n’aurions pas tous ces
clients qui nous suivent depuis
longtemps. Ainsi Conforama
travaille avec nous depuis cinq
ans ; BNP, quatre ans ;
Castorama, trois ans, etc. Ce
qu’il faut bien comprendre, c’est
que notre métier consiste à faire
des outils décisionnels qui vont
intéresser aussi bien la stratégie que l’opérationnel. Nous
touchons le directeur de magasin ou d’agence que nous équipons d’outils intranets. Nous
apportons une dimension analytique des choses. Ou bien le
magasin exploite le potentiel
que nous avons modélisé dans
le cadre des stratégies que
nous modélisons également,
ou bien il ne le fait pas. Force est
de constater que nous arrivons
à prédire assez précisément ce
qui va se passer. Toutefois,
nous ne modélisons pas certaines fonctions comme la fonction humaine. Le directeur de
magasin a-t-il le bon profil ? Le
personnel du magasin est-il à
la hauteur ? Les écarts se trouveront là. Il y a aussi des dimensions que nous ne pouvons pas
modéliser. Imaginons un magasin près d’une frontière. Ce
magasin bénéficie d’une mobilité très importante. Cela peut
provoquer une sur-performance qui n’est pas très
prédictible. Mais bien souvent
nous sommes assez précis.
D’autant plus pour des enseignes comme la banque. Dès
lors que l’on a une enseigne
attractive qui est déjà très déployée, on va trouver la majorité
des facteurs rectificatifs dans
l’analyse de l’environnement
du point de vente, l’analyse de
leur environnement concurrentiel et l’analyse des données,
etc. Ce sont des techniques tout
à fait innovantes qui ont un impact considérable. Imaginez
l’impact d’un outil qui va permettre à une grande enseigne de
ZOOM ASTEROP
structurer sa stratégie de développement –à quel
endroit il faut agrandir, à quel endroit il n’est pas
nécessaire de le faire car il y a déjà saturation-.
Imaginez l’intérêt d’un outil qui va permettre de
mesurer avant de prendre la décision.
RB : Vous avez une relation privilégiée avec les
scientifiques, en France notamment. Avezvous une origine scientifique ?
Christophe Girardier : Nous ne sommes pas
issus de l’Inria. Nous avons des profils plutôt
informaticiens ou marketing. Via l’Anvar je cherchais à lancer un centre de recherche dans le
domaine de la modélisation de données. Nous
avons tout développé et nous avons utilisé les
scientifiques de l’Inria pour nous conseiller sur
des problématiques de modélisation de données. Nous avons deux pôles à Astérop. Un
premier pôle scientifique basé à Grenoble, et un
deuxième à Paris où j’ai réuni une équipe de
statisticiens de haut niveau pour justement implémenter ces nouveaux concepts. Cette technologie rassemble à la fois une architecture très
innovante, des fonctions statistiques tout aussi
innovantes et des bases de données qui sont des
combinaisons de données existantes, avec des
concepts de modélisation de potentiels de consommation. Nous sommes les créateurs de la
première base de données qui estime le potentiel de consommation de nos chers compatriotes
français, sur les 218 000 pâtés de maisons ou les
51 000 quartiers de France. Cette base permet
d’estimer, pâté de maisons par pâté de maisons,
la consommation dans des domaines aussi variés que l’alimentaire, la parfumerie, le sport, le
bricolage ou même la culture.
RB : Comment voyez-vous l’avenir d’Asterop ?
Christophe Girardier : Nous avons eu une très
longue gestation car cette technologie est longue
à mettre en place. A l’heure où nous parlons la
phase de laboratoire est terminée. Cette phase
c’est le marché français et le marché japonais,
parce nous voulions démontrer que nous ne
sommes pas franco-français mais pouvions dépasser nos frontières. Les composants génériques que nous avons développés peuvent s’implémenter partout dans le monde. Nous avons
levé beaucoup d’argent, et il nous en reste beaucoup. Notre trésorerie s’élève à environ 6 M€. Fort
de la validation à la fois du business modèle, du
caractère stratégique auprès des grands comptes, de ce que nous avons initié au Japon, nous
avons décidé de préparer le bateau pour le grand
large. Nous allons annoncer un accord important
aux USA et nous allons aussi affirmer notre position au Japon. Nous souhaitons qu’Asterop
prenne une dimension nouvelle. Nous allons
entamer très bientôt une nouvelle capitalisation.
Nous voulons être le nouveau Business Objects, dans notre domaine.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comC’est notre modèle de développement.
porte 40 numéros par an. La rédacMais le potentiel d’Asterop dans le
tion ne garantit pas l’exactitude abmonde est probablement, à terme, très
solue, ni le caractère exhaustif des
supérieur à celui de Business Objects
informations publiées. Directeur de
parce que notre technologie couvre une
la Publication : Roger BUI. Toute revariété d’applications extrêmement
production est strictement interdistratégiques. Les stratégies réseaux
te. Editeur : iPresse.net, 99 rue Brantouchent 80% des entreprises dans le
cion, 75015 Paris. RCS Paris B 480
monde.
791 854. Dépôt légal 1 e trimestre
2005.
RB : Le volet capitaliste est aussi imBulletin d'Abonnement
portant que le reste. Etes-vous, avec
les co-fondateurs, toujours majoritaiEmail : contact@ipresse.net
res dans votre entreprise ?
http://www.ipresse.net
N° 014 - Mercredi 23 mars 2005 - Page 56
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 139
La GeoIntelligence,
selon Asterop
La Business GeoIntelligence, c’est l’intégration de tous les éléments nécessaires
à une mise en œuvre simple et efficace
d’un système d’information géo-statistique, dédié à l’optimisation des performances commerciales et marketing. Ce
concept allie une nouvelle approche de
l’analyse statistique de données couplée
à l’analyse géographique, au premier
bouquet mondial de données sur les entreprises et les individus. Technologie,
bouquet de données, méthodologies et
architecture internet/intranet/ASP innovante sont les quatre éléments clés qui
font des solutions de Business GeoIntelligence des outils décisionnels réellement inédits, qui bouleversent les approches de géomarketing classiques.
Principales fonctionnalités offertes par les
composants Asterop :
- Analyse et modélisation de données
(classification mono et multi variée, nouveaux concepts de modélisation géostatistique, auto corrélation spatiale, issus
de travaux de recherche de l’INRIA).
- Création de modèles prédictifs avec
identification de variables explicatives.
- Algorithmes de localisation automatique de clients et de prospects sur des
zonages géographiques adaptés à la logique commerciale.
- Moteur de requête combinant des algorithmes de constitution de zones de chalandise intégrant tous les paramètres de
l’activité.
- Fonctionnalités de visualisation et
d’analyse géographique spécialement
adaptées à la logique de GeoIntelligence.
- Concept multi-vue permettant de représenter un même fichier de données sous
forme de cartes, de graphiques ou de
tableaux.
- Fonctions de représentation thématique
des données par couleur et symbole.
- Fonctions de reporting synthétisant l’ensemble des indicateurs analysés, destinées à offrir une vision complète aux décideurs.
Christophe Girardier : Il y a certainement pire
négociateur que nous parce que nous sommes toujours majoritaires dans l’entreprise.
Au total nous avons levé 13,1 M€. Dès lors que
notre technologie et notre approche scientifique sont génériques, l’industrialisation permettra d’aller très très vite. Regardez la croissance de Business Objects. Nous allons faire
la même chose et nous risquons d’aller plus
loin parce que notre marché est plus grand
que le leur. Par ailleurs, nous sommes allés
très loin dans notre développement technologique, à tel point que nous pensons qu’une
entreprise qui voudrait faire la même chose
mettrait quatre ans pour y arriver. A ce jour,
nous avons dépensé à peu près 10 M€ pour
créer cette technologie. Il faut croire que nous
avons fait du bon travail car nous avons remporté tous les appels d’offres auxquels nous
avons participé. Autrement dit, ceux que nous
avons perdus sont ceux auxquels nous n‘avions pas été conviés.
i-L&S
ZOOM A
TLANTICA
ATLANTICA
JACQUES JOUVARD :
« LES ENJEUX STRA
TÉGIQUES NE SE DÉLÈGUENT P
AS »
STRATÉGIQUES
PAS
Nous recevons cette semaine un utilisateur heureux d’avoir mené avec succès un projet
d’envergure, dont les enjeux stratégiques n’autorisaient pas la moindre erreur. Le projet
AtlantiCA, c’est 15 000 programmes à migrer du monde Bull vers le monde IBM, la
concentration de 5 centres de production en un, la desserte de 10 Caisse Régionales
adhérentes et de 2 Caisses clientes soit environ 19 000 postes de travail, pour un
budget de 18 M€, tout compris hors matériel. AtlantiCA dispose d’un budget de fonctionnement de 200 M€ par an.
AtlantiCA est un GIE Informatique du Crédit
Agricole, d’où le C et le A à la fin du mot AtlantiCA.
Nous avons demandé à Jacques Jouvard, DGA
d’AtlantiCA, de nous commenter les différentes
phases de ce projet et de nous livrer ses réflexions quant à la pertinence des choix et les
leçons à retenir d’une telle expérience.
Jacques Jouvard
DGA d'AtlantiCA
encadré). Fin 2001, les choix techniques étaient
effectués et le projet lancé. L’architecture de la
plate-forme est telle qu’il y a désynchronisation
entre le poste de travail et le central. Cela nous
permis de développer un poste de travail qui est
au top aujourd’hui. Entre le central et l’utilisateur
final il y a un serveur d’agence qui pilote les
postes de travail dans les agences. Les postes
sont désynchronisés, mais travaillent en temps
réel, en architecture Client/Serveur. Cette architecture permet de ne se préoccuper, dans le
cadre de la migration, que du code de l’ensemble
des programmes se trouvant sur le central. Cet
asynchronisme nous permettait de ne pas toucher aux programmes NT des serveurs d’agences.
Début 2002 le projet prend une nouvelle dimension car le périmètre de la migration avait
changé. En effet, la création de la communauté
AtlantiCA regroupe alors, outre le Gicab, les
deux GIE Dialog et Logitaine.
RB : Quelles ont été les grandes phases de
ce projet ?
Roger Bui : Vous avez décidé de faire cette
migration avec l’aide de prestataires.
Quels ont été les sociétés retenues en
« short-list » et quelles sont les raisons qui
vous ont fait choisir le tandem gagnant ?
Jacques Jouvard : La « short-list » comprenait deux tandems : IBM, avec Metaware, éditeur d’outils de migration et Capgemini avec
Sodifrance. Le choix de Capgemini avec
Sodifrance était technique et économique. Sur le
plan technique, les réponses apportées à notre
problématique se trouvaient dans le résultat des
tests effectués sur la base d’échantillons que
nous avions fourni. Toutefois, il ne s’agissait pas
simplement de vérifier le code transformé, mais
aussi de valider le processus de réglage de la
conversion, préalable à la conversion ellemême. Une bonne préparation est essentielle
pour le bon déroulement du projet, comme cela
avait été confirmé par la suite.
Nous devions porter les applications Bull dans le
monde IBM. Au départ, la plate-forme applicative
ne concernait que la communauté Gicab (voir
Jacques Jouvard : Pour comprendre nos contraintes, sachez que nous avons modèle bancaire assez classique avec un déroulement de
journée jusqu’à la fermeture des agences des
centres commerciaux vers 20h. Ensuite, nous
déroulons tous les traitements de fin de journée,
les sauvegardes, etc. Selon l’importance des
agences, les accès sont suspendus entre minuit
et demi et 2h du matin. Durant cette période,
s’agissant de la banque en ligne, les clients ont
accès à leur compte mais ne disposent pas de
la dernière mise à jour de la dernière heure.
Rappelons que le projet porte dans sa première
étape sur les centres de production du Gicab
dont dépendent 7 Caisses Régionales. Dans ce
cadre, il faut distinguer deux phases. La migration de la Caisse pilote et celle des 6 autres
caisses. A propos de la migration de la caisse
pilote, nous avions prévu de démarrer en novembre 2003 pour un projet qui, notons le, avait
commencé en octobre 2001. Nous avions un
petit mois de retard sur le planning, ce qui nous
a amené sur la fin de l’année. Il faut savoir que
dans la banque cette période génère un travail
très conséquent. Les traitements de fin d’année
sont lourds et les équipes sont très sollicitées
entre le 1er décembre et le 15 janvier de chaque
année. Finalement nous avons démarré le 7
février.
Nous estimons avoir été « globalement à
l’heure ». Seulement, être à l’heure n’est pas un
problème d’outil. En effet, avec les plus beaux
outils du monde, si le pilotage n’est pas correctement fait, les problèmes vont se manifester
rapidement. Une des clés de réussite d’un projet
comme celui là, repose sur une forte synergie
entre la maîtrise
N° 021 - Mercredi 25 mai 2005 - Page 83
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 140
AtlantiCA
Depuis plusieurs années, le Crédit Agricole a initialisé une stratégie de rationalisation de son organisation informatique. Elle passe notamment par la fusion
de plusieurs de ses GIE informatiques,
baptisés désormais SIR (Système d’Information de Référence). Aujourd’hui,
ces SIR sont au nombre de 5 pour couvrir
la France et les Dom-Tom. Le SIR
AtlantiCA résulte de la fusion de plusieurs GIE :
- Gicab (Caisses Régionales du Finistère, des Côtes d’Armor, du Morbihan,
de la Touraine-Poitou, de Normandie, de
Martinique et de Guadeloupe),
- Dialog (Caisses Régionales d’AnjouMaine, d’Atlantique-Vendée et d’Ille-etVilaine)
- Logitaine (Caisses Régionales
d’Aquitaine et de Centre Ouest).
Premier SIR du Crédit Agricole, AtlantiCA
représente : 25% du groupe Crédit Agricole ; 10 Caisses régionales adhérentes ; 2 Caisses régionales clients.
Pour servir : 16 000 salariés au service
de 4,5 millions de clients à l’aide de 19 000
postes de travail.
Le projet AtlantiCA couvre 4 évolutions majeures :
- En 2004, la migration iso-fonctionnelle,
iso-fonctionnement, iso-performance
et iso-maintenabilité des Caisses du
Crédit Agricole du périmètre de l’ex-GIE
Gicab d’un système Bull IDS2 vers un
système IBM MVS exclusivement DB2 ;
- Le regroupement des productions informatiques sur le site Gradignan de
2004 à 2006 ;
- L’enrichissement de la plate-forme
Gicabanque (ex plate-forme Gicab) d’un
ensemble de logiciels de référence,
choisis et utilisés au plan national par le
Crédit Agricole (Green, Patrick, Emaco,
etc...) en 2005 ;
- Et enfin, la migration des Caisses des
ex-GIE Dialog et Logitaine vers une
plateforme SIA (Système d’Information
Atlantica) commune sur un centre de
production unique.
ZOOM A
TLANTICA
ATLANTICA
i-L&S
d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. En fait, nous
avions mis en place une direction de projet
interne baptisée Galilée.
Migrer une plate-forme est une chose, intégrer
dans un système de production IBM est autre
chose. Les écueils que nous avons rencontrés
ne portent pas sur la migration, mais sur l’intégration en production. Nous avions effectué un
travail d’adaptation, en cours de migration, pour
pouvoir porter tout l’environnement d’ordonnancement Bull dans le monde IBM, notamment en
utilisant les outils Cortex.
Nous avions une maîtrise d’œuvre assurée par
Capgemini, une maîtrise de sous-traitant industriel assurée par Sodifrance avec ses produits
pour produire la matière première, à savoir le
code transformé. Ce code est ensuite réintégré,
sous le contrôle de la maîtrise d’œuvre, retesté,
certifié. Il fallait ensuite gérer la conduite du
changement au niveau de la Caisse pilote. Un
projet comme celui-ci comporte une phase purement technique, puis les phases d’intégration,
de recette et de déploiement. Le déploiement au
niveau de la Caisse pilote a demandé un gros
travail de conduite du changement, d’autant que
nous avions demandé aux exploitants Bull historiques de devenir des exploitants IBM. Par
ailleurs, passer de 5 centres de production à un
seul, cela change complètement toute l’infrastructure réseau. Il a fallu faire tous les tests de
liaisons avec tous les serveurs d’agence.
RB : Pouvez-vous revenir sur le pilotage et
quelles ont été les principales difficultés
que vous aviez rencontrées ?
Jacques Jouvard : Concernant le pilotage, ma
conviction repose sur le fait que les enjeux
stratégiques ne se délèguent pas. J’ai constitué,
même si dans le contrat la maîtrise d’œuvre est
confiée à un prestataire tout à fait pertinent
comme Capgemini, un Comité de Pilotage pour
sur piloter la direction de projet. Ce Comité
impliquait le président du GIE tous les mois et des
comités opérationnels toutes les semaines dirigés par votre serviteur et un directeur de projet
très proche, en charge du suivi quotidien. Le but
de cette organisation était sa capacité à suivre
la prestation externe et à mobiliser les ressources internes au bon moment, avec un système
de visualisation de l’avancement des plans d’action suffisamment serré.
A propos des difficultés majeures, la migration
IDS vers DB2 n’a pas été neutre. Passer du
hiérarchique au relationnel et retomber sur ses
pieds n’est pas si simple. Nous avons réussi
cette opération délicate, malgré quelques mauvaises surprises comme les accès concurrents
qui sont moins bien gérés dans le monde IBM que
dans le monde Bull. Le système est très asynchrone et la concurrence batch TP n’est pas
simple. Par ailleurs, le Cobol ne réagissait pas
toujours de la même façon, dans un monde ou
dans l’autre. Plus étonnant, PAC ne réagissait
pas de la même façon dans le monde IBM. Enfin
le paramétrage des configurations est délicat
dans le monde IBM. Nous sommes sur grands
systèmes 3090, avec 10 à 12000 Mips en ligne.
La difficulté majeure consiste à faire fonctionner
un édifice de 15000 programmes, d’une manière
fluide et souple.
RB : La bascule sur la nouvelle plateforme s’est-elle bien déroulée ?
Jacques Jouvard : Parfaitement. Nous avions
enchaîné les bascules à blanc durant tout le
second semestre 2003, avec les traitements de
fin de mois, à la demande, de fin d’année, etc.
Comme le rappelle Yves Lennon DG de
Sodifrance, nous avions effectué tellement de
tests et de simulations, qu’au moment de la
bascule de la Caisse pilote, nous étions quasiment sûr que cela fonctionnerait. Après le bilan
de cette première bascule, nous avons défini un
processus industriel qui nous a conduit à une
bascule de deux autres Caisses en novembre
2004.
Ensuite, nous avons effectué la bascule des
quatre Caisses restantes en un seul week-end
et c’est certainement une première dans le métier. Cela signifiait clairement que la procédure
était devenue industrielle. Un PC de bascule qui
fonctionne avec quatre migrations en parallèle,
non seulement du code, mais aussi des données
du monde IDS II au monde DB2 full… Les agences
ont rouvert le lundi matin, sans incident. Sur la
première Caisse certaines agences ne s’étaient
pas aperçues que nous avions changé. En fait
au niveau du poste de travail rien n’avait changé.
RB : Quelles sont les leçons que vous avez
tirées de cette expérience unique en son
genre ?
Jacques Jouvard : Premièrement il faut bien
travailler sur les pré-études. C’est essentiel. Il
faut consacrer le temps nécessaire et ne pas
passer outre pour des histoires de planning.
Bien poser le décor, faire les analyses du code,
bien poser la cartographie, bien identifier les cas
particuliers, telles sont quelques-unes unes des
tâches. Pour les solutions techniques des spécifiques, le moteur de conversion sera à
paramétrer de façon particulière. Il faut très
rapidement élaborer un échantillon pilote et le
tester jusqu’au bout de la chaîne pour voir ce que
cela donne dans des environnements différents
batch ou TP et sur le plan des performances. Une
fois ce travail complètement effectué, la phase
de production peut être très rapide.
Autre point clé : l’intégration. La CAC, Cellule
d’Administration des Composants, est une espèce de tour de contrôle qui voit entrer et sortir
tous les composants du système et qui connaît
leur état avant, actuel et leur évolution. C’est
essentiel pour gérer la maintenance dans le
temps. Cette cellule permettait de fiabiliser l’intégration.
Yves Lennon
DG de Sodifrance
Sodifrance
SSII créée en 1986 à Rennes par Francis
Mazin, suite à un « spin-off » de Sodinforg pour ceux qui s’en souviennent
encore. Elle a réalisé en 2004 un chiffre
d’affaires de 50,8 M€, contre 59,3 en
2003 et un résultat net avant survaleur
de 0,8 M€ contre -2 M€. Le recul est dû
à la livraison progressive d’un grand
projet de migration sur le second semestre 2004 et le premier semestre 2005. Le
résultat d’exploitation ressort à 0,2 M€,
contre 0,5. Ce retrait s’explique par l’arrêt progressif du grand contrat de migration cité précédemment et la renégociation des prix à la baisse sur ce même
contrat et la variation du périmètre (cession de TMS et arrêt de la filiale monétique). La société a réalisé en décembre
2004 une augmentation de capital de 4,8
M€. Les fonds propres au 31 décembre
2004 s’établissent à 10,4 M€ contre 5,6
M€ en 2003. Sodifrance prévoit de réaliser cette année un chiffre d’affaires de
48 M€. Le premier semestre restera
impacté par l’arrêt progressif du grand
contrat de migration cité. Le retour à la
croissance organique est prévu sur le
second semestre 2005 avec notamment
un effet de levier positif sur les marges
lié aux restructurations réalisées en
2004, la réduction du nombre de soustraitants et l’évolution du prix moyen
facturé. Sodifrance est cotée sur Euronext – Segment Next Economy. Suite à
l’augmentation de capital la structure de
l’actionnariat de changé : Public et nominatifs, 52,01% ; Dirigeants, 32,55% et
Institutionnels, 15,44%.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne
garantit pas l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations publiées. Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction
est strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015
Paris. RCS Paris B 480 791 854. Dépôt légal 2e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net - http://
N° 021 - Mercredi 25 mai 2005 - Page 84
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 141
i-L&S
ZOOM CEGI
GÉRARD TAIEB :
« JE SUIS EFFRA
EFFRAYÉ
PAR
YÉ P
AR LA LOGIQUE BOURSIÈRE »
Cegi n’est pas un éditeur comme les autres. Créé en 1976, il aura … 30 ans l’année prochaine et compte une base
de 6200 clients, dont 3000 PME/PMI, 3000 établissements de santé et 200 grands comptes. Gérard Taieb, son
fondateur et toujours PDG, tient bon la barre à travers les tourmentes de la technologie, les sirènes de la bourse ou
encore les tempêtes de la conjoncture. En guise de cerise sur le gâteau, Cegi a fait une très bonne année 2004, avec
une croissance organique de 39,2% !
En outre, sur les quatre derniers exercices
la société a dégagé un résultat net supérieur à 3%. Toutefois, malgré cela, Gérard
Taieb est conscient qu’il doit se décider à
croître pour se confronter aux poids lourds
de l’édition de logiciels de gestion présents en France, dont les Français
Adonix et Cegid.
Roger BUI : Comment expliquez-vous
cette année 2004 exceptionnelle par ses
résultats dans un contexte général plutôt morose ?
Gérard Taieb : La croissance que nous
avons connue en 2004 venait de plusieurs
contrats gagnés dans le domaine des
cliniques notamment. Nous avons également eu une grosse activité grands comptes. Cela concernait aussi bien de nouveaux contrats que des renouvellements.
Toutefois, nous avions régressé en chiffre
d’affaires l’année précédente, mais en
dégageant tout même du résultat. Il nous
est très difficile de mettre en place une
progression régulière. Chaque année est
un combat nouveau et nous ne pouvons
compter uniquement sur la récurrence
des marchés. J’ai l’impression que nous
ne sommes pas du tout dans un phénomène de reprise.
Les grands comptes se sont fait facturer
des ERP, les TPE se font inonder de
petits produits. Le marché sur lequel nous
nous positionnons et où il y a encore un
peu de travail, c’est le « middle market ».
Le terrain a été moins labouré que sur les
extrêmes que sont les TPE et les grands
comptes.
RB : Quelle concurrence ressentezvous le plus ?
Gérard Taieb : Dans les grosses PME,
nous rencontrons un peu plus souvent
SAP, même si ce n’est pas très adapté.
Nous voyons moins Peoplesoft depuis
l’annonce de la reprise par Oracle. Enfin,
Microsoft, partenaire technologique très
attentif par ailleurs, nous prépare une
concurrence forte sur les couches hautes.
Au plan des éditeurs français, Cegid structure très bien son marché. On sent un
maillage fort dans son approche. Le niveau
technologique chez nous et chez eux est
assez proche. Avec Adonix, nous sommes frontalement concurrents. Nous les
rencontrons plus régulièrement, car sur le
« mid-market », Adonix commence à
avoir une base solide et de bonnes références.
RB : Vous vous définissez comme éditeur
de progiciels dédiés à
certains métiers. En
fait, cela représente 10
métiers, outre les modules standards de
comptabilité, paie,
gestion commerciale
et planning. Comment
faites-vous pour gérer
des progiciels verticaux aussi différents
que les cliniques et le
tourisme ou encore la
mode ?
Gérard Taieb : Nous
avons des équipes différentes, formateurs, informaticiens et commerciaux. Il est vrai qu’en
terme de connaissance
du métier les personnes
sont différentes. Mais le
problème se complique
rapidement car nous utilisons les objets COMDCOM de Microsoft, qui
nous permettent d’avoir
des socles communs et
des fonctions communes. La comptabilité
auxiliaire est toujours
une comptabilité auxiliaire, de même qu’une
gestion de stocks que
ce soit dans la pharmacie ou les vêtements.
Cela dit, il faut ensuite
décider d’enrichir ou non
un objet, en fonction de
son utilisation pour un
domaine ou un autre.
Avoir des objets communs requiert énormément de communication et de concertations
entre les équipes, c’est
ce qui est difficile à organiser. Nous avons un
service technologie qui
fournit de la technologie
et de la méthodologie à
tout le monde. Ce service a un énorme travail
de coordination en permanence. En outre, il
stocke et organise les
objets communs et
N° 022 - Mercredi 1er juin 2005 - Page 87
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 142
Gérard Taieb,
PDG-Fondateur de Cegi
CEGI : Chiffre d'affaires et résultat net (M€€)
3
120
100
80
3,3
3
83
74,9
2,3
101,1
60
72,6
40
20
0
2004
2003
2002
2001
CEGI : Evolution de l'effectif
330
325
320
330
325
315
320
310
310
305
300
2004
2003
2002
2001
ZOOM CEGI
i-L&S
cela entraîne beaucoup de réunions.
RB : La technologie demeure un challenge permanent pour un éditeur
comme vous. Où en êtes-vous dans la
chronologie des développements de
vos produits ?
Gérard Taieb : Depuis 1999, nous
nous sommes lancés dans un important
effort de recherche et développement
pour réaliser un socle technologique sur
lequel est bâtie toute l’architecture des
solutions. Il s’agit d’une plate-forme
trois-tiers : serveurs de données, serveur d’applications, postes clients. Le
serveur de données supporte tous types
de systèmes d’exploitation, notamment
Unix, Linux et Windows, et assure une
compatibilité parfaite avec les bases de
données relationnelles utilisées : Oracle, SQL Server ou DB2. Le serveur
d’applications support du framework
contient des objets techniques et des
objets métiers, développés dans le cadre de la solution COM-DCOM de
Microsoft. Ce concept permet de réaliser des applications intégrées et donne
aux solutions Cegi le label de progiciel
intégré ou d’ «ERP «. Les solutions Cegi
sont notamment compatibles avec tous
les réseaux de communication et conçus pour être déployées en parfaite cohérence avec des solutions de type «
Global Internet « (Cegi dispose du label
de distributeur certifié France Télecom).
L’intégration de la solution TSE et éventuellement de la couche Citrix au niveau
du serveur d’application procure un confort pour les accès utilisateurs distants,
des temps de réponses rapides et des
transactions sécurisées.
Nous avons beaucoup travaillé sur les
performances. Nous avons introduit pas
mal d’Internet dans chaque produit pour
accéder à distance, informer ou encore
dématérialiser les documents entre les
sociétés et leurs prestataires, etc. Nous
avons écrit des langages de requête très
simples à utiliser, ce qui est très important pour les clients. Contrairement ce
que l’on peut imaginer, les produits sophistiqués ne passionnent pas. Les
outils simples pour extraire les résultats
recherchés sont immédiatement adoptés. Nos logiciels sont écrits en Delphi,
mais pas encore en mode Web. Nous
avons mis en place un framework qui
permet d’installer à distance, d’envoyer
à distance des petits bouts de produits,
sans avoir à tout réinstaller. Nous examinons actuellement .Net pour atteindre
cet objectif, à condition que le niveau de
réécriture ne soit pas énorme.
Aujourd’hui, le passage à .Net entraîne
la réécriture de 80% du produit, ce qui
n’est pas envisageable pour nous, car
nous avons trop de logiciels sur trop de
marchés pour nous lancer dans une telle
aventure. Il est important que les logi-
ciels soient très
C E GI p a r a c t iv it é
2004
2003
conviviaux, avec de
bonnes performan- L ic e n c e s
10,5 M€
8,5 M€
ces. Le passage
- M a in t e n a n c e
4,5 M€
4,0 M€
en mode Web n’of- C o n s e il e t s e r v ic e s
3,0 M€
2,0 M€
fre pas toutes les
- F o r m a t io n
5,0 M€
4,0 M€
- In fo g é r a n c e
5,6 M€
2,9 M€
garanties à ce pro- T ie r c e m a in t e n a n c e m a t é r ie lle
5,0 M€
3,5 M€
pos. Je ne fais pas
- N é g o c e d e m a t é r ie ls
67,4 M€
47,7 M€
de fuite en avant
technologique. Je
C h iffr e d ' a ffa ir e s t o t a l
101,0 M€
72,6 M€
veux marquer une
R é s u lt a t n e t
3,0 M€
2,3 M€
pause et répondre
E ffe c t if
325
320
aux besoins des
S o u rc e : © i -L & S
clients.
Curieusement, il y
a beaucoup d’évo- Solution Passenger (cliniques, hôpitaux) ; Solution Dotation Globale
lutions législatives (hôpitaux PSPH) ; Solution Maisons de Retraite ; Solution PIMS (saet réglementaires, nitaire et social) ; Solution Evolia (travail temporaire) ; Solution Stop
notamment dans le (gardiennage) ; Solution Expert (expert comptable) ; Solution
monde de la santé. Travelsoft (industrie du tourisme) ; Solution Prostyl (industrie de la
Il y a par exemple mode) ; Solution First (PME/PMI).
des lois qui sont
sorties comme la Tarification à l’Acte et péen majeur. Cegid a énormément
à l’Activité (T2A) ou la Classification grossi et Sage a une taille gigantesque.
Commune des Actes Médicaux (CCAM) Soit nous serons absorbés un jour, soit
qui ont pour but, à terme, de rapprocher nous réussissons à atteindre la taille
fortement le monde associatif, les hôpi- critique. Toutefois il faut relativiser, car
taux publics et l’ensemble du monde travaillant sur des niches, nous sommes
privé. C’est une très grande révolution beaucoup moins fragiles que des entreavec énormément des choses qui bou- prises plus importantes. La société est
gent. Nous sommes en train de cons- familiale, elle a des fonds propres importruire un ERP santé qui intègre les dos- tants à hauteur de 24,45 M€, pas de
siers patients, la gestion des soins infir- dettes. Je devrais être, maintenant,
miers, la production des soins (gestion dans une phase beaucoup plus active
des blocs opératoires). Nous sommes dans ce domaine, quitte à ne pas faire de
leader dans la clinique privée et un peu bonnes affaires au départ. A la différence
dans l’hôpital privé, mais pour le mo- des SSII, dans notre métier d’éditeur,
ment, nous ne sommes presque pas l’intégration de nouvelles équipes et de
nouveaux produits induit un travail
présents dans les hôpitaux publics.
énorme du fait des technologies.
RB : La croissance externe constitue
selon vous, la réponse votre pro- RB : Etes-vous tenté par la bourse ?
blème de taille critique pour faire face
aux nouveaux challenges du marché. Gérard Taieb : Absolument pas. Je
Quelle est votre action en ce do- suis effrayé par la logique boursière qui
consiste à tout le temps faire plus, tout
maine ?
le temps gagner plus. C’est une conGérard Taieb : En dehors de deux trainte très lourde. Des sociétés ou leurs
petites opérations, nous n’avons pas dirigeants ont dérapé car ils se sont mis
encore effectué d’opération de crois- dans une logique qui les a dépassés.
sance externe, alors que j’ai étudié Nous sommes très solides financièrebeaucoup de dossiers qui n’ont pas ment, et je veux être libre de perdre de
abouti. Ces sociétés arrivent à continuer l’argent une année et d’en gagner l’anà vivre avec leur revenu de maintenance née suivante. Ce n’est pas très grave en
et ne sont pas prêtes à se vendre à soi, car il suffit de bien gérer. La bourse
n’importe quel prix. Peut-être est-ce moi n’accepte pas ce genre de défaillance.
qui ne suis pas prêt à surpayer ? Toute- Dans la vie d’une entreprise, il est imfois, le besoin est là, notamment par possible de gagner plus tous les
rapport à ce qui se passe sur le marché, ans.Dans notre développement, nous
car nous n’avons pas la surface suffi- pourrions être accompagnés par des
sante. Adonix, grâce à la croissance institutionnels, seulement il faudrait
externe, est devenue un acteur euro- qu’ils nous apportent plus que le fait
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne
garantit pas l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations
publiées. Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est
strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RCS
Paris B 480 791 854. Dépôt légal 2e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net
http://www.ipresse.net
N° 022 - Mercredi 1er juin 2005 - Page 88
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 143
ZOOM CEGID
i-L&S
CEGID
PATRICK BERTRAND :
« LE FOOTBALL REPRÉSENTE UNE VRAIE SOURCE DE
MOTIVA
FIERTÉ ET DE MOTIV
ATION ».
Roger BUI : Cégid et CCMX, c’est déjà
une longue histoire d’amour avec plusieurs tentatives de mariage non couronnées de succès. La dernière a été la
bonne. Pouvez-vous nous remémorer le
contexte de cette opération et son impact ?
RB : Jusqu’où va la complémentarité entre
Cégid et CCMX ?
Patrick Bertrand : CCMX apporte une forte
compétence en Ressources Humaines,
« sourcing », ainsi qu’un très bon produit de
consolidation pour les moyennes et grandes
entreprise. Cégid apporte pour sa part, son
Patrick Bertrand : Ce n’est effectivement PGI, sa gamme verticale, et sa forte compépas la première fois. La toute dernière fois tence dans le reporting fiscal avec Etafi, et la
tentative s’est déroulée
consolidation avec Etafi
en 1999, lorsque le CDR
Conso. En outre, CCMX
avait mis en vente CCMX
était sur le point de lancer
avec une procédure asun programme de dévelopsez classique de propopement d’une nouvelle gésitions confidentielles
nération de produits. Cela
faites de façon indépentombe bien dans la mesure
dante, une sorte de
où Cégid va se joindre à ces
mise aux enchères.
développements pour l’enApax et Eurazéo avaient
richissement fonctionnel
alors remporté la mise,
de sa gamme et profiter de
si on peut dire ainsi.
l’avancement de CCMX.
Cinq ans après, les
Des engagements ont été
deux partenaires soupris vis-à-vis des clients
haitaient trouver un dispour le maintien des gammes actuelles de manière à
positif qui leur permette
de faire évoluer la soce qu’il n’y ait pas de rupciété dans un contexte
ture. Progressivement,
nouveau, à savoir en sydans les années qui viennent, il leur sera proposé
nergie avec un groupe.
Au bout de deux ou trois
une gamme de converPatrick Bertrand
gence à partir de cette noumois de négociation,
Directeur général de
velle base de développenous sommes parvenus
à un accord qui nous
ment. Dans notre cas, les
paraît être très sensé, à
clients ne se retrouveront
la fois sur le plan industriel et sur celui de jamais devant le fait accompli de l’éditeur qui
l’actionnariat de CCMX.
déciderait d’arrêter une gamme.
La société était très légèrement bénéfi- Par ailleurs, au plan de la problématique des
ciaire. Toutefois, très rapidement dès le 16 dimensions culturelles des rapprochements, il
novembre, nous avons mis en œuvre une semble que la racine commune des collaborapolitique vigoureuse de réduction des teurs de CCMX et de Cégid, la compétence
coûts, notamment de fonctionnement in- fonctionnelle dans le domaine de la gestion,
terne. Par ailleurs dans notre métier, les fins une orientation et un tropisme très fort à destid’année constituent des mois à forte nation du « middle-market », constituent des
saisonnalité. C’est ce qui explique le résul- éléments de réussite du rapprochement.
tat positif pour CCMX, dès le mois de décembre. L’explication de ce résultat se RB : Qu’est-ce qui motive une croissance
trouve aussi dans le fait que lorsque l’on externe chez Cégid ?
dépasse le point mort en terme d’équilibre
financier, la contribution au résultat est très Patrick Bertrand : Deux axes déterminent
forte. La poursuite de la réduction de ce notre politique de croissance externe. Le prefameux point mort, dans le cadre du nou- mier consiste à jouer le rôle de fédérateur de
veau groupe devrait nous permettre de réa- tous les petits éditeurs qui, en général, sont
positionnés sur des niches de marché. Ils sont
liser un beau score en 2005.
La bourse a bien réagi, surtout au moment souvent confrontés à l’importance des investisde la publication de nos chiffres 2004 qui sements à réaliser pour développer une noumontrent le fait que nous étions en phase velle gamme de produits ou accélérer le déveavec ce que nous avions annoncé. Ces loppement de leur réseau commercial. Nous
chiffres ont également révélé qu’il existait avons constaté que le besoin était bien réel et
une vraie dynamique commerciale entre les nous avons déjà effectué plusieurs petites opérations de ce type. Toute
deux sociétés.
N° 009 - Mercredi 9 février 2005 - Page 35
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 144
1983 - Année de création.
1986 - Entrée en Bourse
au Second Marché puis
Premier Marché en 1989.
1988 - Tentaive de prise
de contrôle de CCMC.
1997-1998 - Acquisition
de Alphabla, Apalatys,
ORLI, Amaris et Silicone.
1999 - Prise de contrôle
de Servant Soft. CCMX
échappe encore à Cégid.
2002 - Intégration de Magestel, éditeur de logiciels pour les professionnels de la Mode
2003 - Mars 2003 : intégration de Quadratus,
éditeur de logiciels pour
la Profession Comptable
Libérale et les entreprises dans le secteur de la
Propreté.
2004 – Jamais deux sans
trois. La troisième tentative sera la bonne : Fusionacquisition de CCMX.
CCMX
1948 - Année de création
de CCMC par un groupe
d’experts comptables,
sur l’idée d’une mise en
commun des moyens de
traitement de l’information.
1984 – Le 29 novembre
introduction à la bourse
de Lyon.
1988 – Septembre : prise
de contrôle de CCMC par
Concept, suite à une tentative avortée de la part de
… Cégid (déjà !).
1992 - Création de CCMX
par la fusion des sociétés
CCMC et Managix (filiale
de Sligos).
1993 - Retour au profit.
1994 - Consolidation du
redressement.
1999 - Vente par le CDR
de CCMX à Apax Partners
et Azeo.
2000 - Nouvelle offre pour
le « mid-market » : CCMX
Business PGI/ERP.
2001 - Lancement des
Cités RH, Cité Expert,
Cité des Entrepreneurs,
portails d’information
pour les communautés.
2002 - Accord de partenariat avec Itool Systems
pour proposer une solution de comptabilité ASP
pour les 2 millions d’entreprises clientes des experts comptables.
2003 - Création de nouvelles offres Start RH ou
Start FI pour les PME.
2004 – Fusion avec Cégid.
ZOOM CEGID
i-L&S
fois, l’année dernière nous
n’en avions fait qu’une seule,
justement parce que nous
étions mobilisés par CCMX. Il
s’agissait d’un petit éditeur
spécialisé sur la GP, dans le
domaine de la mode et du
textile, CGO basée à Rennes.
Nous poursuivrons ce type
croissance externe. Ces opérations nous permettent de
nous renforcer sur des secteurs
verticaux
ende
jouant
un
Le Data
Centre
Roissy
rôle de fédérateur d’éditeurs
spécialisés.
Le deuxième axe marque une
des tendances lourdes que
l’on constate sur le marché de
la technologie de l’information
depuis deux ou trois ans. Il
s’agit du regroupement des
principaux acteurs du marché,
que ce soit des acteurs mondiaux entre eux ou locaux.
Ces regroupements répondent à la problématique de
taille pour amortir et couvrir les
frais de R&D devenus très importants. Souvenez-vous,
dans l’ancien temps, on investissait pendant trois ou quatre
ans pour lancer une nouvelle
gamme, ensuite on ralentissait les investissements et on
bénéficiait d’une période de
vente favorable, avec des frais
de R&D déduits. Aujourd’hui il
faut maintenir un niveau d’investissement relativement important pour obtenir une
gamme de qualité. Par
ailleurs, il faut être très présent sur le terrain, avec un
réseau de proximité dense.
C’est la vraie barrière à l’entrée
pour l’accès au marché des
petites et moyennes entreprises.
encore plus important. Cet aspect historique des deux entreprises a, semble-t-il, bien
changé. Quelle est le profil de votre clientèle aujourd’hui et quels sont vos concurrents directs ?
Patrick Bertrand : Il est vrai qu’on se souvient
du succès de Cégid comme producteur de
progiciels comptables pour les experts-comptable. La profession comptable représente
aujourd’hui 30% du chiffre d’affaires du nouveau
groupe et les entreprises 70%. Cela veut dire
que Cégid est aujourd’hui aussi devenue un
éditeur de progiciels de gestion pour les entreprises et notamment pour un certain nombre de
secteurs d’activité dont la profession comptable.
Concernant la deuxième question, quand on
regarde le périmètre de concurrence du groupe,
il est difficile de répondre globalement. On
constate qu’aucun éditeur en France ne dispose d’une gamme aussi large que celle de
Cégid qui compte un PGI de comptabilitéfinance, une offre verticale sur les différents
secteurs d’activité, l’offre de reporting fiscal et
de consolidation autour d’Etafi et une présence
dans le domaine de la BI (Business Intelligence). Pour la profession comptable, nous
avons évidemment en face de nous l’Anglosaxon Sage Coala. S’agissant du marché vertical, on retrouve un certain nombre d’acteurs
dont Isagri dans l’environnement du Crédit Agricole et des acteurs plus petits, régionaux, très
bien implantés et très concurrentiels sur leur
secteur d’activité.
RB : La pénétration des PGI ou ERP dans le
monde du « mid-market » est-elle plus déterminante aujourd’hui ?
Patrick Bertrand : Après la réticence opposée par les entreprises confrontées à l’implémentation d’un PGI qui colportait une image
d’un système d’information lourd destiné plutôt
aux grandes entreprises, l’attitude a complètement changé. En effet, l’entreprise moyenne a
bien compris l’intérêt d’une information intégrée. Par exemple, lorsque nous avons lancé
notre troisième génération de produits de gesRB : Depuis votre rappro- tion des immobilisations Servantissimo PGI,
chement avec CCMX, votre nous avions fait faire une enquête terrain. On
poids dans la relation avec s’est aperçu que la plupart des entreprises qui
la profession comptable est souhaitaient renouveler leurs progiciels de gestion intégrée désiraient un déversement des informations de la gestion
i-L&S, lettre hebdomadaire, comdes immobilisations dans leur compporte 40 numéros par an. La rédaction ne garantit pas l’exactitude abtabilité. Même Sage vient d’annoncer
solue, ni le caractère exhaustif des
haut et fort son arrivée sur l’intégré
informations publiées. Directeur de
après avoir été le « tenant » de la
la Publication : Roger BUI. Toute restratégie best of breed.
production est strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RC en cours. Dépôt légal 1e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement
Email : contact@ipresse.net
http://www.ipresse.net
RB : En terme de choix technologiques, avez-vous opté pour un
SGBDR du marché ?
Patrick Bertrand : En 2001, lorsque
nous avions lancé notre 3ème génération de produits, nous avions effectué
N° 009 - Mercredi 9 février 2005 - Page 36
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 145
Jean-Michel Aulas
Président-Fondateur
de Cégid
deux choix fondamentaux sur le plan technologique. Le premier consiste à être
agnostique en matière d’OS et des bases
de données. La même gamme de produit
fonctionne sur Windows et SQL, Linux et
Oracle et OS/400 et DB2. Le deuxième
choix porte sur les architectures natives. En
effet, toute notre gamme, sans réécriture,
est disponible en architecture Client/Serveur classique et en client riche, c’est à dire
qui peut être déployé en Web Access de
manière extrêmement simple. Une entreprise qui compte, par exemple, 50 implantations pourra héberger son application sur
un serveur et la mettre à la disposition des
cinquante implantations. Introduire une
simple adresse URL est la seule manipulation requise. Chez nous cette approche est
mise en œuvre depuis 3 ou 4 ans. Nous
avons ainsi en permanence, 400 à 500
utilisateurs connectés. Cette technologie
est très demandée, notamment dans le
secteur du « retail » pour le déploiement de
réseaux de boutiques. L’avantage immédiat
se trouve dans la suppression des installations et des mises à jours des progiciels.
RB : Enfin, on ne peut pas passer à côté
de cette dernière question. Quel est L’impact du football sur Cégid ?
Patrick Bertrand : C’est une vraie source
de fierté et de motivation, parce que quand
vous avez la chance d’avoir un fondateurPrésident qui réussit dans le domaine extrêmement dynamisant qu’est le sport,
vous avez l’impression que la société est
tirée par cette dynamique. C’est aussi une
légitime fierté liée au fait que Jean-Michel
Aulas a souvent déclaré avoir construit
l’Olympique Lyonnais comme il a construit
Cégid, c’est à dire selon un schéma avec
des étapes progressives de création de
fondations et de réalités quotidiennes. Rappelons qu’il est Président de l’Olympique
Lyonnais depuis 1987, alors que ce Club
était encore en deuxième division. Le parcours de Cégid est similaire !
ZOOM CSC
i-L&S
CLAUDE CZECHOWSKY : « L'ÉVÉNEMENT 2005
T RENAUL
T »
CONTRAT
RENAULT
A ÉTÉ LE GAIN DU CONTRA
Posons le décor : Computer Sciences Corporation c’est un chiffre d’affaires au 2 avril 2005 (exercice fiscal
2005) de 14,06 milliards de dollars, en croissance de 4,5% par rapport aux 12 mois précédents, à 13,44 milliards,
un effectif de 79 000 personnes, un résultat net de 810,2 M$, dont 313,8 M$ de gains provenant notamment
de la cession de DynCorp achetée un an plus tôt. Ces chiffres placent CSC au troisième rang mondial derrière
IBM Global Services et EDS et juste devant Accenture. L’Europe de l’Ouest, selon la définition CSC, est dirigée
par Claude Czechowsky que nous avons interrogé dans le cadre de ce Zoom.
A noter que les chiffres 2004 ont
été retraités en tenant compte de
la cession de DynCorp, laquelle a
permis à la société de se désendetter à hauteur d’un milliard de dollars
environ. CSC se trouve dans une
très bonne situation financière et
peut envisager de grandes opérations dont la croissance externe.
Roger Bui : Chez CSC, quelles
ont-été les grands bouleversements de ces dernières années ?
Claude Czechowsky : Nous venons juste de publier nos résultats
qui sont bons, et qui ont montré une
progression du chiffre d’affaires au
niveau mondial de 13,5 milliards à
Claude Czechowsky
14,1 milliards, ce qui correspond à
une progression de 4,5% environ,
Président de CSC Europe de
avec une poussée très forte en
l'Ouest et Président de l'activité
Europe. En effet, sur un an, l’Europe
Conseil et Solutions pour l'ensemble de l'Europe.
a enregistré une progression de
17%, à 4,3 milliards de dollars. La
grande évolution de cette année a
Bretagne, où nous avons gagné de
été marquée par le poids de plus en
gros contrats qui sont entrés en
plus important du conseil et de
production en 2004. Ainsi, la Santé
l’intégration de solutions ce qui
britannique a signé deux contrats
augmente d’autant la valeur ajouavec nous, dont un pour la gestion de
tée. En Grande Bretagne, par
l’ensemble des applications et des
exemple, la part du conseil et de
infrastructures de la NHS (National
l’intégration de solutions est pasHealth Service). Le second contrat
sée de 10% à 20%. Ce même
porte sur le nouveau projet qui est
phénomène se retrouve aux USA.
l’équivalent du DMP (Dossier Médical
Cette activité est en forte croisPatient) en France. Par ailleurs,
sance
dans
les
pays
où
l’autre gros contrat qui est entré en
l’externalisation est déjà très forte,
production concerne la poste britanpour apporter de la valeur ajoutée
nique pour l’ensemble de la gestion et
sur les grands comptes. Elle porte
de la transformation des applications
surtout sur les actions de transforet des process. Enfin, le troisième
mation. Cette activité génère une
gros contrat concerne le réseau
plus forte valeur ajoutée et requiert
britannique d’électricité. En Scandimoins de capital, contrairement à
l’outsourcing. Donc nous y
Au 1er avril
2004
retrouvons un retour sur C S C : E x e rc ic e d u 1 e r
2005
retraité*
investissement plus impor- a v ril a u 3 1 ma rs .
tant.
C h iffr e d ' a ffa ir e s
14 059 M$
13 448 M$
RB : L’Europe progresse
sensiblement dans le
chiffre d’affaires de CSC. A
quoi cela tient-il ?
Claude Czechowsky : La
poussée en Europe est due
à trois grands facteurs. Le
premier se passe en Grande
navie, nous avons mis en production
le contrat de la Scandinavian
Airlines. C’est également un très
important contrat qui concerne
toute la gestion des applications et
des infrastructures de cette compagnie aérienne.
La France a réalisé un chiffre d’affaires de 315 M€, avec un effectif de
1800 personnes. L’Allemagne est en
recul, avec une petite décroissance.
Le marché en matière de conseil et
intégration de systèmes y est plus
serré. Les tarifs ont joué également.
L’Allemagne réalise environ 480 M€
de chiffre d’affaires et la Grande
Bretagne, autour de 2 milliards
d’euros. La Grande Bretagne traite
de
très
gros
contrats
d’externalisation, alors que les marchés en France et en Allemagne ne
s’y prêtent pas. Chacun des contrats pèse très lourd. Ainsi celui de
British Aerospace à lui seul, représente 900 M€ par an. Nous en
sommes encore très loin dans l’Hexagone. Le contrat de Renault, c’est
environ 40 M€ par an. British
Aerospace est notre plus gros contrat au niveau mondial, ce qui montre
que ce ne sont pas seulement les
administrations d’Outre-Manche qui
externalisent. Nous sommes N°2 en
Angleterre, derrière IBM. La taille du
marché britannique est très important en volume.
RB : Revenons dans l’Hexagone.
Que s’est-il passé en France au
cours de l’exercice 2004 et quelles sont les prévisions pour
2005 ?
Claude Czechowsky : L’événement fort chez CSC France a été le
Au 2 avril
2004
Au 28 mars
2003
Au 29 mars
2002
11 379 M$
497 M$
344 M$
67 000
R é s u lt a t a v a n t im p ô t s
R é s u lt a t n e t
E ffe c t if
715 M$
810 M$
79 000
677 M$
519 M$
14 768 M$
747 M$
519 M$
90 000
11 346 M$
612 M$
440 M$
90 000
C A U S p r iv é
C A U S a d m in . fé d é r a le
C A E u ro p e
C A a u t r e s in t l.
To t a l
3 830 M$
4 676 M$
4 326 M$
1 227 M$
14 059 M$
3 572 M$
4 983 M$
3 682 M$
1 211 M$
13 448 M$
3 686 M$
6 189 M$
3 682 M$
1 211 M$
14 768 M$
3 868 M$
3 347 M$
2 981 M$
1 152 M$
11 348 M$
© i-L&S. Source : CSC. * Exercice retraité sans une partie im portante de DynCorp, cédée en février 2005.
N° 024 - Mercredi 15 juin 2005 - Page 95
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 146
ZOOM CSC
i-L&S
gain du contrat Renault. Annoncé
officiellement le 11 mars 2005 ce
contrat a été valorisé à 236 M$
(environ 175 M€) sur 5 ans. Selon
les termes de l’accord, CSC prendra
en charge, pour les différents sites
Renault de France et d’Espagne, la
supervision, l’exploitation et l’administration de l’ensemble des platesformes techniques — grands systèmes (mainframes), machines de
moyenne gamme (midranges), réseaux — ainsi que la maintenance
de ces matériels.
Plus généralement, sous la pression
des achats, nous avons constaté
chez les grands comptes français
une réduction du nombre de fournisseurs et un accroissement de la
responsabilité des engagements.
Nous sommes bien placés pour apporter les bonnes réponses aux
attentes des clients. Ce mouvement remonte à deux ou trois années. C’est un mouvement qui était
déjà fort dans l’industrie et qui tend
à se répandre dans les services
financiers et non financiers. Nous
avons une clientèle qui se compose
de 80% de grands comptes et 20%
de grosses PME.
Sur le dernier trimestre nous avons
enregistré en France une progression de 10% de notre chiffre d’affaires. Cette progression provient
de l’activité bancaire d’investissement et de détail où il existe beaucoup de projets de fusion de backoffice et de développement de plates-formes de crédit. Elle provient
également de l’activité solutions
Peoplesoft et Oracle et SAP. Nous
avons un prévisionnel de croissance de l’ordre de 20% pour 2005,
par le carnet de commande que
nous avons engendré. Ce sera le
plus fort taux en Europe. La tendance pour les commandes en 2005
est bonne également.
En France d’après MCI, nous sommes N°2 derrière Accenture en ce
qui concerne le consulting. Nous
sommes dans les 15 premiers en
terme d’intégration complète. Notre poids évoluera rapidement avec
le contrat Renault qui devrait nous
propulser dans les 10 premiers
cette année, puis dans les cinq
premiers l’année prochaine, grâce
aux autres contrats que nous allons
développer. Ce que nous visons,
c’est une croissance dans les secteurs et dans les activités dans
lesquelles nous avons une forte
valeur ajoutée, une bonne rentabilité et un bon retour sur investisse-
ment. Ce n’est pas la peine d’aller
nous positionner sur tous les marchés.
RB : Quels sont les grands métiers de CSC ?
Claude Czechowsky : CSC réalise
30% de son chiffre d’affaires dans
le conseil et les solutions, 40% dans
la gestion d’infrastructures et la
gestion d’applications 30%. Ce
sont les trois grandes lignes de
services du groupe.
Si nous prenons le secteur des
services financiers, notre avantage concurrentiel est très fort,
notamment dans le domaine de
l’assurance. En plus de nos capacités en matière de conseil, de solutions
et
de
systèmes
et
d’outsourcing, nous avons une
gamme de logiciels spécifiques
métiers qui sont leaders au plan
mondial, dont le centre de R&D se
trouve en France. Nous avons une
vingtaine de produits pour l’assurance vie, l’IARD, la gestion des
risques ou encore la gestion des
sinistres. Ces progiciels nous donnent un avantage, d’autant que
nous les intégrons avec SAP,
Peoplesoft ou Oracle. CSC a une
activité d’éditeur métier. C’est vrai
dans l’assurance, mais c’est aussi
vrai dans la banque avec des produits de gestion des moyens de
paiement, des crédits, des réseaux
interbancaires, etc. Ces progiciels
sont sous la responsabilité américaine. Cela ne nous empêche pas
de travailler aussi avec des solutions du marché.
La France a un mix d’activité un peu
différent de celui de la maison mère.
L’activité conseil et solutions représente environ 60% du chiffre
d’affaires, la gestion des infrastructures 20% et l’activité applications 20%. Cette répartition est en
train de changer car, à l’instar de la
Grande Bretagne, nous sommes en
train de signer de grands contrats
en France.
Dans les trois à cinq qui viennent
nous aurons une répartition des
activités semblable à celles des
autres régions du monde, selon le
C S C F ra n c e
2004
C h iffr e d ' a ffa ir e s F r a n c e
E ffe c t if F r a n c e
3 1 5 M€
1800
C o n s e i l e t As s i s t . M O
P r o je t s e t In t é g r a t io n
T MA
In fo g é r a n c e h o r s T M A
To t a l
1 4 0 M€
6 7 M€
2 1 M€
8 6 M€
3 1 4 M€
Source :
© i-L&S.
découpage CSC. La France est le
centre européen de l’activité conseil et solutions.
RB : Quels sont les grands axes
de développement en France ?
Claude Czechowsky : En France
nous allons continuer sur la lancée
de Renault et démultiplier cette
expérience. Nous ferons de même
par rapport au contrat Airbus où
nous gérons l’ensemble des
applicatifs SAP. Nous continuerons
à développer notre activité conseil
et intégration de solutions qui connaît une belle croissance sur un
rythme à 2 chiffres.
Le marché est reparti avec des
activités sectorielles très différenciées. Sur l’industrie, cela concerne plus les problèmes de gestion
de contrats, d’applicatifs ou d’infrastructures, avec des projets
plus serrés. En revanche dans les
télécoms, nous voyons l’arrivée de
nouveaux développements, ainsi
que dans le transport. Chaque secteur dispose d’éléments potentiels
de croissance.
RB : Envisagez-vous de la
croissance externe, notamment en France ?
Claude Czechowsky : Sur des
problématiques spécifiques, nous
sommes ouverts. Nous pratiquons
de la croissance externe lorsque la
croissance organique est forte. La
croissance organique est revenue
de manière forte, ce qui nous permet d’envisager de la croissance
externe. Nous examinons un certain nombre de dossiers, mais rien
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne
garantit pas l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations
publiées. Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est
strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RCS
Paris B 480 791 854. Dépôt légal 2e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net
http://www.ipresse.net
N° 024 - Mercredi 15 juin 2005 - Page 96
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 147
n’est encore décidé.
ZOOM EDS
i-L&S
FRANCIS MESTON :
« PLUS DE DISPONIBILITÉ EN INTÉGRANT LA BAISSE DES PRIX
AVEC L'EDS AGILITY ALLIANCE ».
Dans le cadre de la présentation de l’ « EDS Agility Alliance », nous avons eu l’opportunité de rencontrer Robb Rassmussen,
VP Global Alliances d’EDS, Francis Meston, Président d’EDS France, Xavier Fessart, Directeur Grands Comptes d’EMC et
Jacques Guers, Président de Xerox. Annoncée en octobre 2004, l’Alliance compte aujourd’hui 10 membres dont Cisco, Dell,
EMC, Microsoft, Oracle, SAP, Siebel, Sun, Towers Perrin (consultants en RH notamment) et Xerox. A ce propos, il ne faut pas
s’y tromper, car il semblerait que cette soit autre chose qu’une simple opération marketing de plus. Selon Mike Jordan, Président
d’EDS, « la création de cette alliance constitue un élément clé pour notre plan de reconquête de notre position de leader ». Face
aux partisans du tout intégré dont IBM et Hewlett-Packard, EDS n’a d’autre choix que de proposer sa nouvelle formule du « tout
fédéré ».
Roger Bui : Pourquoi cette alliance ?
Jusqu’à présent vous aviez l’habitude
de travailler directement avec des fournisseurs. Cela veut-il dire qu’à l’avenir,
vos clients devront obligatoirement
passer par cette Alliance ?
Robb Rassmussen (EDS Corp.) : Ce
que nous demandent nos clients c’est
d’avoir la plus performante plate-forme
possible, et la plus performante courbe de
coûts en matière de services notamment.
Ce sera le cas avec la plate-forme que
nous avons élaborée avec nos partenaires. Nous avons des clients pour qui nous
assurons le fonctionnement de la totalité
de leur informatique sur les plates-formes
et les solutions qu’ils ont choisies. Nous
continuons à le faire pour eux. Toutefois,
ils ne bénéficieront pas des même avantages en matière de rapport coût/performances que s’ils avaient opté pour notre offre
collaborative.
Sur le marché l’utilisateur a deux options.
La première consiste à aller vers une
société qui fait tout et offre donc une
intégration verticale de ses produits matériels, logiciels et services. Si vous êtes
avec IBM, qui peut se permettre de tout
offrir, vous n’aurez toutefois pas les
meilleures technologies, ni les meilleures
Robb Rassmussen
VP Global Alliances d’EDS
pratiques du marché. En effet, nous avons
structuré cette Alliance afin d’obtenir ce
qu’il y a de mieux sur le marché, en
particulier en matière d’innovations technologiques. IBM dépense globalement
chaque année environ 4 milliards de dollars pour son département R&D, aussi
bien dans le matériel que dans le logiciel.
Le total des dépenses des membres de
l’Alliance s’élève à plus de 20 milliards de
dollars. On peut dire que collectivement on
est plus intelligent. Par ailleurs, si vous
êtes avec une société verticalement intégrée, vous vous coupez des innovations
du marché. Si toutefois le client décide
tout de même de rester sur les technologies IBM, techniquement cela ne nous
pose aucun problème. Seulement, le coût
ne sera pas le même qu’avec la plateforme que nous avons construite avec nos
partenaires, car il n’y aura pas de coût
supplémentaire d’intégration.
RB : Faire travailler ensemble dix sociétés, chacune leader sur son marché,
et de surcroît concurrentes entre elles
sur des segments de recouvrement, estce possible ?
Robb Rassmussen : Nous avons lancé
un grand défi en voulant pour que ces
sociétés collaborent et travaillent ensemble autour d’une architecture unique définie par EDS, avec leur collaboration. En
effet, plusieurs d’entre elles se trouvent en
situation de concurrence forte sur des
segments de marché qui se recouvrent.
Ainsi, nous avons défini une architecture
de référence et nous avons attribué un rôle
précis à chacune d’entre elles. Ce faisant,
nous avons réussi à réduire la concurrence entre les partenaires qui se sont
engagés à mettre de côté leurs oppositions afin de travailler ensemble dans le
cadre de cette alliance et de construire un
business commun. Nous avons également structuré un modèle de gouvernance
que nous utilisons pour faciliter les interactions. Ainsi, nous avons défini cinq
principaux domaines de gouvernance
dans lesquels nous collaborons afin de
maintenir une cohérence globale : technique, marketing et communication, design, engagements et processus de
N° 013 - Mercredi 16 mars 2005 - Page 51
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 148
Francis Meston
Président
EDS France
vente.
EDS n’a pas la réputation d’être influencée
par les leaders technologiques du marché. Nous avions l’habitude de faire beaucoup de choses par nous-même. Mais,
nous avons compris que nous pouvons
accélérer le processus d’apport de valeurs
aux clients en travaillant en équipe avec
nos partenaires. Lorsque nous impliquons
les meilleurs comme Microsoft, EMC,
Cisco, Sun ou Xerox, et que nous les
mettons ensemble dans le processus de
conception de l’offre, en tenant compte de
leur feuille de route, nous obtenons le
meilleur résultat possible pour nos clients.
En fonction de ce que nous pensons être
l’évolution sur les prochaines années,
nous pensons que ces 10 partenaires
sont les seuls avec lesquels nous avons
besoin de travailler pour construire notre
prochaine génération de plates-formes,
dans ce cadre multilatéral intégré.
RB : Comment expliquez-vous cette
restructuration de l’offre EDS ?
Francis Meston (EDS France) : En informatique, nous sommes en train de faire ce
que le secteur automobile a déjà fait, à
savoir optimiser les achats en réduisant
de manière très forte le nombre
ZOOM EDS
i-L&S
Microsoft, Dell et Xerox.
de fournisseurs. A l’origine de
cette restructuration, se
trouve une rupture du marché.
Les habitudes et les pratiques
d’achat en informatique sont
devenues des pratiques
d’achat de marchés commodités. Les clients vont jusqu’à
faire des enchères inversées.
A partir du moment où vous
avez une myriade de machines et une myriade de logiciels pour les gérer, cela augmente très fortement la complexité du système et donc les
prix. Si nous développons une
solution intégrée avec des partenaires, nous pourrons proposer plus de disponibilité et
un prix beaucoup plus bas,
avec un engagement de résultat. Autrement dit nous pourrons proposer un catalogue de
matériels et de services associés. C’est ce que nous faisons avec l’alliance.
RB : En Europe quelle a été
l’accueil des clients ?
Francis Meston : L’accueil
des clients et des partenaires
a été extrêmement bon, car
cela correspond à des demandes pragmatiques. Le marché
a manifesté une très bonne
réactivité. De plus en plus les
clients achètent de l’Opex
(prix d’opération), plutôt que
du Capex (prix d’investissement). Nous avons eu l’occasion de pratiquer ce type d’alliance il y a 18 mois, lorsque
nous étions sur le contrat du
Ministère de la Défense en
Grande Bretagne. Nous n’avions à l’époque pas encore élaboré cette alliance, mais nous
travaillions déjà avec ces mêmes partenaires. Dans le cas
de la Barclay’s Bank, nous
avions traité le dossier avec
RB : Quel est l’intérêt pour Xerox de travailler avec EDS ?
Jacques Guers (Xerox) : La technologie a
évolué. Autrefois nous avions un copieur.
Aujourd’hui le même appareil sert de copieur,
mais aussi d’imprimante, de fax et de scanner.
Les plates-formes Xerox permettent de gérer
des processus documentaires complets, depuis la création du document, son archivage,
sa numérisation à sa diffusion. Bien évidemment cette évolution technologique a engendré
une évolution des pratiques d’achats des entreprises et aujourd’hui l’achat d’imprimantes
échappe aux moyens généraux pour se rapprocher des services informatiques. Ce qui était un
copieur isolé devient maintenant un élément
constitutif du poste de travail. EDS et Xerox
intègrent cette dimension du poste de travail et
de l’outil d’impression, selon la manière dont
ces entreprises travaillent.
A titre d’exemple, nous étions partie prenante
dans le contrat avec Barclay’s Bank en
Grande-Bretagne. La contribution de Xerox à
l’approche commune avec EDS a consisté à
gérer pour 40000 personnes et 200 sites, plus
de 2500 produits Xerox ou non-Xerox qui sont
des matériels d’impression ou multifonction.
Nous assurons tout ce qui est fourniture de
matériels, la maintenance, le « help desk » sur
toutes les problématiques d’impression liées
aux postes de travail et la fonction de production documentaire associée au poste de travail
et à l’infrastructure informatique. Ce contrat
très important, d’un montant de 40 M$ environ,
dépasse de loin la simple fourniture des matériels. Cela concerne en plus tout le service qui
accompagne ce type d’équipement. L’enjeu
pour le client n’est certainement pas de décider
quelle technologie choisir et à quel endroit,
mais de confier à l’alliance EDS/Xerox le pilotage de ce parc d’impression et des services
associés. Nous travaillons depuis de nombreux
mois sur des contrats comparables en France
et j’espère que l’année 2005 donnera l’occasion d’annoncer un certain nombre de succès.
Jacques Guers,
Président de Xerox
nos clients ont des exigences en matière de
SLA ou de qualité de services, nous allons
être capables de leur offrir des solutions de
plus en plus innovantes qui intègrent les
baisses de coûts.
Pour la partie stockage qui se trouve
aujourd’hui au cœur des systèmes d’information, nos clients ont des exigences de
sécurité, en tenant compte du fait que c’est
devenu un marché contraint légalement, car
la gestion de la donnée doit être assurée
dans le temps. Globalement, nous allons
être capables, en fonction du savoir-faire de
chacun, de proposer des solutions complètement intégrées, répondant aux exigences
de prix et qui vont apporter de la valeur et une
plus grande qualité de service. Plus les
solutions sont intégrées, moins elles sont
chères et plus elles sont pertinentes pour le
client.
RB : Quelle a été la démarche pour EMC ?
Xavier Fessart (EMC) : Chez EMC, nous sommes confrontés à un paradoxe sur ces marchés. Nous subissons une baisse des coûts et
les clients attendent donc de notre part, des
solutions de moins en moins chères.
Paradoxalement, ils ont des contraini-L&S, lettre hebdomadaire, comtes de services de plus en plus imporporte 40 numéros par an. La rédactantes. Comment répondre à cela ?
tion ne garantit pas l’exactitude abNous pensons que le cadre de cette
solue, ni le caractère exhaustif des
alliance est particulièrement imporinformations publiées. Directeur de
tant car il s’agit d’un modèle
la Publication : Roger BUI. Toute recollaboratif. Nous allons mettre
production est strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Branautour de la table un certain nombre
cion, 75015 Paris. RCS Paris B 480
d’acteurs dont EMC pour le stockage.
791 854. Dépôt légal 1 e trimestre
Si nous additionnons le budget de
2005.
R&D de l’ensemble des acteurs dans
le cadre de cette alliance, nous obteBulletin d'Abonnement
nons en terme de développement le
Email : contact@ipresse.net
plus gros portefeuille d’innovations
http://www.ipresse.net
technologiques possibles. Lorsque
N° 013 - Mercredi 16 mars 2005 - Page 52
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 149
Xavier Fessart
Directeur Grands Comptes d’EMC
i-L&S
ZOOM EPTICA
OLIVIER NJAMF
A : « NOUS AIDONS LES ENTREPRISE À
NJAMFA
MIEUX GÉRER LE FLOT D’EMAILS ENTRANTS ».
Les aventures d’entreprises qui ont connu la réussite sont souvent l’œuvre de deux meneurs, chacun ayant le rôle
correspondant à sa personnalité. Dans le cas d’Eptica, l’homme de la technique est Thierry Gandihon, VP et CTO
(Chief Technical Officer) et le commercial Olivier Njamfa, Président et CEO. La complémentarité du tandem est
flagrante et leur parcours respectif donne à Eptica toutes les chances pour percer sur ce créneau original, encore
peu encombré, mais qui correspond à un service rendu réel pour les entreprises : la gestion des emails entrants.
Lorsque l’on parle d’emails entrants, on
pense généralement à des emails non
désirés ou non sollicités. Ce n'est pas le
cas pour toutes les organisations ayant
une relation directe avec des individus
ou administrés et qui sont dépassées
par ce canal de communication qui croît
de manière exponentielle, parallèlement
à l’acceptation d’Internet en tant qu’outil
banalisé au même titre que le téléphone.
Si Eptica est apparue sur le marché au
bon moment, avec le bon produit, cela
n’a pu se réaliser que grâce à un concours de circonstances qui remonte à la
mise au point de cette technologie dans
Olivier Njamfa
le cadre du laboratoire de Matranet,
devenue EADS. Thierry Gandihon était
en effet VP R&D chez Matranet avant de
se lancer dans l’aventure du spin-off en
compagnie d’Olivier Njamfa que nous
avons rencontré.
Roger Bui : Pouvez-vous nous retracer rapidement l’historique de cette
aventure qui semble pleine de promesses ?
Olivier Njamfa : Dans les années 9798, Eptica était une division, un laboratoire, d’EADS (Matranet, pour être précis).
Son originalité première consistait, à
l’époque, à réfléchir à tous les logiciels
tournant autour d’Internet qui pouvaient
changer la manière dont on fait le business. Les grands groupes engagent des
recherches, et c’est leur rôle. L’équipe
avait beaucoup travaillé sur les logiciels
de relation client par Internet, ce qui à
l’époque était révolutionnaire. Est-ce
que typiquement, Internet va changer la
manière dont les entreprises dialoguent
avec leurs clients ? Partant de ce principe est née la vision selon laquelle
toutes les entreprises qui vont mettre en
ligne leur activité via un site Web, devront s’attendre à ce que les clients
choisissent ce moyen pour les contacter, et ce, de plus en plus. Les moyens
standards sont le téléphone que tout le
monde connaît et utilise, le courrier, le
fax et le minitel. Au dernier salon Seca
(Salon Européen des Centres d’Appel),
la première chose que nous lisons dans
les documents qui sont remis à l’entrée,
c’est que l’email est le second moyen
qu’utilisent les clients pour entrer en
contact avec leur entreprise, après le
téléphone. Aujourd’hui les entreprises
qui mettent en place un centre de contact téléphonique, doivent mettre en
œuvre simultanément l’aspect email, ou
du moins la partie Internet car c’est un
moyen de contact majeur qui se développe de plus en plus.
Nous avons quitté EADS en 2001, pour
devenir un éditeur à part entière. Ce
n’était, manifestement, pas le métier de
ce grand groupe industriel. La procédure
était tout simplement un RES ou rachat
de l’entreprise par les salariés, et des
partenaires individuels externes. Cela
correspondait en fait à un essaimage.
Les Institutionnels sont venus dans un
deuxième temps. En 2002, un premier
groupe de financiers a trouvé le projet
viable et intéressant. Il a apporté à la
société des fonds d’amorçage, à savoir
relativement peu, pour nous aider à démontrer que le projet est véritablement
porteur d’avenir. Le premier tour de table
nous rapporté 440000 €. En 2003 le
second tour de table, plus important, a
atteint 2 M€, car nous avions des clients
significatifs et le marché était lancé. Il a
été financé pour l’essentiel par le Crédit
Lyonnais Private Equity, devenu depuis
le Crédit Agricole Private Equity après
fusion des deux entités.
Ce tour de table nous a permis d’avancer
très sereinement et de nous développer
au point de venir N°1 en France, avec
des clients prestigieux.
N° 019 - Mercredi 4 mai 2005 - Page 75
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 150
RB : Comment s’est déroulé votre
début de vie en tant qu’éditeur autonome ?
Olivier Njamfa : En tant qu’éditeur
autonome, nous ne nous sommes pas
préci
Olivier Njamfa
40 ans, diplômé de l’ESC Rouen et titulaire
du MBA de l’ESCP, Oliver Njamfa débute
sa carrière en 1987 chez Saari comme
Ingénieur Commercial.
- De 1987 à 1995, au sein de Saari, Olivier
Njamfa devient successivement Chef des
Ventes puis Directeur Régional.
- En 1995, Olivier Njamfa rejoint
Comshare, éditeur américain de logiciels
d’aide à la décision, comme Directeur de
la Division Banque et Assurance puis devient le Directeur Général France.
- En 1999, Olivier Njamfa entre chez
ShowCase-SPSS, éditeur américain de
solutions décisionnelles, où il dirige, depuis Londres, l’activité indirecte internationale, et développe le réseau international
en Europe, Afrique, Moyen Orient, Amérique Latine et Asie.
- En 2001, Olivier Njamfa intègre Com6,
éditeur de logiciels d’e-CRM multicanaux,
en tant que Vice Président et Chief
Operating Officer.
- En septembre 2001, Olivier Njamfa cofonde Eptica et en devient le Président et
CEO.
Thierry Gandilhon
43 ans, titulaire d’un MSCS et d’un DEA en
Intelligence Artificielle de l’Université Paris VII, Thierry Gandilhon a débuté sa carrière en 1985 chez Bull en tant qu’ingénieur de recherche en intelligence artificielle.
- En 1986, il devient chef de projets et
développe avec son équipe les premiers
outils hypertextes du groupe.
- En 1990, il intègre Business Objects,
éditeur français de Business Intelligence,
en tant que directeur R&D en charge de
l’architecture logicielle.
- En 1995, Thierry Gandilhon est nommé
directeur technique et Vice-Président R&D
de Step One, start-up éditant des logiciels
de publication dynamique d’information
sur le Web.
- En 1998, Thierry Gandilhon entre chez
MATRAnet comme Vice-President R&D et
Chief Technology Officer (CTO), pour l’ensemble des activités de développement
produit.
- En septembre 2001, il co-fonde Eptica et
ZOOM EPTICA
i-L&S
pités à aller vendre le produit
tel qu’il était quand nous
étions encore EADS. Nous
savions que nous traitions les
emails, le chat, la relation
client par Internet, mais nous
nous sommes surtout posé la
question sur ce qu’attendait le
marché. L’erreur que peuvent
faire tous les éditeurs serait
d’avoir une vision technologique des produits et de faire en
laboratoire des générations
spontanées des besoins des
clients qui ne se vérifient pas
sur le terrain. Pendant quatre
bons mois, nous avons bien
étudié le marché pour comprendre ce qu’attendait le
client dans la relation client
par Internet. Et nous avons
bien vu que ce qui allait faire le
plus mal aux entreprises,
c’est la gestion des emails.
En écoutant les premiers
clients et le marché, nous
avons investi beaucoup plus
sur ce canal, nous avons fait la
communication et le marketing selon ce concept d’emails
entrants. Pourtant nous avions une technologie très riche
et il est possible d’intégrer la
gestion des fax et des SMS et
le courrier dans la technologie
Eptica.
Le logiciel Eptica est en fait un
front-office qui se connecte
sur le CRM de l’entreprise.
C’est un produit qui se trouve
dans la catégorie des produits
d’e-CRM. Ce qui nous préoccupe ce n’est pas stocker,
mais de donner une réponse
immédiate au client par rapport à sa question. Les informations ainsi traitées sont ensuite stockées pour analyse
ultérieure. France-Loisir a été
parmi les tous premiers
clients à nous faire confiance,
alors que notre technologie
n’était pas très diffusée. Ils ont
transformé la relation avec
leurs clients en utilisant notre
progiciel. On peut, par
ailleurs, remarquer que la volumétrie n’est pas le critère
majeur. Un client comme La
Redoute qui reçoit 3000
emails par jour va considérer
le fait de se doter d’une solution professionnelle comme
étant complètement naturel.
Par ailleurs, nous avons des
clients comme Tir Groupé qui
trouvent stratégique de pouvoir utiliser Internet
comme vecteur de relation. Ce sont des sociétés qui reçoivent moins de cent emails par jour.
RB : Quels sont les secteurs les plus concernés par votre solution ?
Olivier Njamfa : Aujourd’hui le produit touche
à peu près tous les secteurs, mais trois se sont
détachés. Il s’agit du secteur de la banque/
finance arrivé après mais qui s’accélère de plus
en plus. La VPC et la distribution sont bien
représentées dans notre clientèle. Cela se
comprend aisément dans la mesure où le canal
Internet y occupe une place de plus en plus
importante. Enfin, le secteur public est très
bien représenté car la relation entre Administration et Administrés se développe également. Par ailleurs, on voit poindre les secteurs
du voyage et de l’e-commerce. Dans ce dernier
secteur, les entreprises ne nous ont pas attendus, mais ont développé des outils propres.
Elles réalisent maintenant que prendre une
solution professionnelle faite par une équipe
qui en assure la maintenance et l’évolution,
c’est tout de même plus professionnel et certainement plus rentable.
Le produit a été confirmé par le marché car on
nous pose moins de questions sur son utilité.
Il reste encore à monter cette problématique au
niveau de la direction générale. Cela nous
permettrait d’aller plus vite et au directeur du
service client d’avoir plus de moyens pour
s’équiper. Le directeur général peut donner un
coup de téléphone pour s’assurer que ses
employés répondent correctement. En revanche, il n’a pas encore le réflexe d’envoyer un
email pour effectuer ce test.
RB : Quelles sont les grandes fonctionnalités du produit ?
Olivier Njamfa : Le produit dans sa plus
grande part, assure la gestion des emails
entrants. Nous aidons les entreprise à mieux
gérer le flot d’emails qu’elles reçoivent de plus
en plus de la part de leurs clients : demandes
d’informations, réclamations, tout type de
questions qui arrivent par email. A l’arrivée,
nous analysons le texte de l’email, le formulaire utilisé par le client, ces informations donnent un profil de l’email que nous allons ensuite
router vers la bonne personne. Toute la technologie consiste à faire un profil de la demande.
La deuxième phase de la technologie porte sur
le routage vers la bonne personne. Enfin la
troisième phase consiste à aider la personne à
répondre avec des modèles de réponses prédéfinis qui vont l’aider à aller vite. L’enjeu étant
la productivité et la qualité. Le produit permet d’homogénéiser la manière de répondre et de créer ainsi une image d’efficacité
vis-à-vis des clients et prospects.
Enfin, une fois que la réponse est élaborée,
nous la renvoyons. Mais comme nous sommes dans une technologie logicielle, nous
avons un profil de la demande, nous connaissons le client et nous allons en profiter
pour pousser une information supplémentaire qui viendra enrichir la réponse. Cela
peut être une publicité sur le produit, une
enquête de satisfaction ou tout autre chose.
La relation client par Internet passe
aujourd’hui grandement par l’email, mais
également par le chat. Sur le site Web, le
client peut demander à entrer en contact
immédiatement avec un interlocuteur. En
fonction de la question, nous routons la
demande de chat vers un opérateur dédié à
cette fonction. Pour un produit qui coûte
45000 €, pour une licence à 5 connexions
simultanées, environ 15000 € de services
de paramétrage, de transfert de technologie
et de formation et une maintenance à hauteur de 20% du prix de la licence, le ROI
(retour sur investissement) s’établit à moins
d’un an généralement et parfois à 6 mois
seulement. Cela signifie que le produit répond véritablement à un besoin.
RB : Maintenant que la machine est lancée, quels sont vos projets ?
Olivier Njamfa : Le projet d’entreprise passe
par la transposition de notre réussite en
France dans d’autres pays européens. L’univers du logiciel rend l’opération plus simple.
L’interface du produit est en français, anglais,
espagnol, allemand et néerlandais. Sinon,
sur le plan du contenu, le produit peut traiter
toutes les langues. Cela tient à la technologie
héritée de Matranet. A ce jour, nous avons
des partenaires dans le Benelux, en Angleterre et en Espagne. Un éditeur doit réaliser
entre 15 et 25% de marge pour être autonome
en R&D et en marketing. Nous ne communiquons pas encore notre chiffre d’affaires, mais
nous devrions atteindre cet objectif en fin
d’année 2005. Le choix du type développement, soit sur fonds propres, soit par augmentation de capital, sera décidé le moment venu
par le Conseil d’Administration. Toutefois,
notre marge de développement est très importante car nous estimons qu’aujourd’hui en
France, le taux d’équipement de ce type de
produit sur le marché reste bien inférieur à
20%. Au niveau des effectifs, nous resterons
autour de la trentaine de personnes.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne garantit
pas l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations publiées.
Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est strictement interdite.
Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RCS Paris B 480 791 854. Dépôt
légal 2e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net - http://www.ipresse.net
N° 019 - Mercredi 4 mai 2005 - Page 76
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 151
i-L&S
ZOOM FUJITSU SERVICES
FRANÇOIS ARGOUGES :
« NOUS A
VONS UNE APPROCHE INDÉPENDANTE
AVONS
DES CONSTRUCTEURS ET DES TECHNOLOGIES »
Fujitsu Services France regroupe les activités de services des filiales du groupe Fujitsu en France dont ICL Sorbus, DMR et
Amdahl Global Services. Le regroupement juridique a été effectué en avril 2004. En amont de cette entité se trouve Fujitsu
Services Europe dont la direction générale se trouve à Londres, laquelle fait partie d’une organisation mondiale de Fujitsu
Services. Cette dernière revendique la troisième place mondiale dans le domaine des logiciels et services, derrière IBM Global
Services et EDS. Nous avons rencontré François Argouges, ex-HP et patron de Fujitsu Services France depuis le 1er novembre
2004.
Fujitsu est un des grands constructeurs
au même titre qu’IBM, HP ou ICL qu’elle
a racheté depuis plus de dix ans ou
encore Bull à sa belle époque. Or,
aujourd’hui les constructeurs ne sont
plus tout à fait des constructeurs et pas
encore vraiment des SSII à part entière.
Pour ceux qui ont réussi leur conversion,
la part des logiciels et services augmente régulièrement pour atteindre environ 40% du chiffre d’affaires total comme
c’est le cas d’IBM Global Services, pionnière dans cette démarche.
Roger Bui : Dans quelle mesure un
François Argouges
s ‘occupe de l’aspect matériel commercialise à la fois des systèmes Wintel et
Solaris. Amdahl avait arrêté la production de mainframes depuis quelques
années, en revanche l’activité services
avait perduré, d’abord pour suivre la base
installée (en France cela ne représente
que quelques dizaines de machines).
Ensuite, ces services se sont développés autour des Data Centers, soit sur
des projets de consolidation et de migration, soit sur des projets de déménagement de Data Centers, qui sont toujours
des projets critiques.
Fujitsu Services France appartient au
groupe japonais Fujitsu, qui pèse environ 40 milliards de dollars et qui est N°4
sur le marché de l’informatique, globalement avec les activités matérielles, logiciels et services, après IBM, HP et NEC,
Dell venant juste derrière. Du troisième
au 5ème, les sociétés se tiennent avec un
chiffre d’affaires autour de 40 milliards de
dollars, alors qu’IBM et HP sont loin
devant avec environ 80 milliards de dollars. Nous sommes la partie services de
Fujitsu et occupons la troisième place
mondiale dans les logiciels et services
informatiques, après IBM et EDS. Cette
activité représente 16 milliards de dollars, soit environ 40% du chiffre d’affaires
global. IBM est comparable quant à la
proportion du CA réalisée dans les logiciels et services, ce qui n’est pas le cas
de HP dont l’activité matérielle reste
prépondérante. Notons que Fujitsu au
Japon développe conjointement avec HP
une plate-forme à base de processeurs
Itanium IA 64.
constructeur peut-il se transformer en
SSII vraiment indépendante notamment dans le choix des plates-formes
et des systèmes d’exploitation ?
RB : Pouvez-vous nous préciser le
périmètre de Fujitsu Services en Europe et en France ?
François Argouges : Nous avons une
approche indépendante des constructeurs et des technologies, ce qui n’est
pas toujours le cas dans les entités
services des constructeurs. Toutefois,
nous avons la chance de par notre historique de combiner les compétences
mainframes avec Amdahl, dans le
monde des systèmes propriétaires de
type VME (ICL), et dans les systèmes
ouverts avec Microsoft, Linux et Solaris
puisque FSC (Fujitsu Siemens
Computer), société sœur du groupe qui
François Argouges : Fujitsu Services
France est issue de trois entités : ICL
Sorbus, une société de consulting canadienne, DMR et Amdahl Global Services
qui était la partie services d’Amdahl. ICL
avait racheté Sorbus en France, laquelle
exerçait une activité d’infogérance d’infrastructure, de parc d’informatique distribuée et de postes de travail. Ces trois
sociétés indépendantes, ont été réunies
dans une même structure juridique l’an
dernier au 1er avril 2004. Ce schéma a
été
N° 020 - Mercredi 11 mai 2005 - Page 79
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 152
François Argouges
Après 22 ans d’expérience dans
le monde de l’informatique dont
16 passés au sein de HP en
France, EMEA et aux USA, François Argouges rejoint Fujitsu Services France le 1er novembre
2004 en tant que Directeur Général. Il a commencé sa carrière au
CACT en 1982, en tant que
développeur d’applications
logicielles.
En 1988, il entre chez HP en tant
qu’ingénieur commercial, en
charge de grands comptes tels
que Schlumberger, Total et
Sanofi, etc.
En 1997, il prend un poste européen en tant que Directeur du
Centre Européen d’Expertise de
Wintel basé à Lyon. Sa tâche
essentielle était de développer
des solutions et des services
autour de Windows NT, Microsoft
DNA et Exchange mail pour de
grands comptes.
En 1999, il est nommé
«Worldwide Microsoft Alliance
Manager». Basé en Californie, il
gère une équipe mixte HP et
Microsoft avec pour mission de
développer les compétences
Microsoft d’HP au niveau mondial.
En 2000, il prend en charge les
activités d’infogérance d’HP en
France, et gère d’importants projets avec de grands acteurs de
l’industrie française : Airbus, Crédit Lyonnais, Snecma…
En 2002, suite à la fusion HP /
Compaq, il prend en charge la
division «EMEA Enterprise
Microsoft
Consulting
&
Integration Practice».
En 2004, son poste s’élargit à
toutes les activités de Services
d’HP (Enterprise Integration &
Application development, Portals
and Collaborative Solutions, BI/
CRM, Contact Center solutions)
et travaille en étroite collaboration
avec des partenaires tels que
Microsoft, BEA, Cisco, Genesys
& SAP.
François Argouges est diplômé
de l’ENSI (École Nationale Supérieure d’Ingénieurs).
ZOOM FUJITSU SERVICES
i-L&S
appliqué dans tous les autres
pays d’Europe. En Amérique
du Nord, tout a été rassemblé
sous la bannière DMR et au
Japon et en Asie Pacifique,
directement sous celle de
Fujitsu Services.
En Europe, nous avons une
seule entité juridique et nous
sommes positionnés en 9ème
position au plan des activités
logiciels & services et N°4 en
Angleterre. Nous sommes
présents dans 20 pays pour
un effectif global de 17000 personnes, pour un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros en
provenance de toute la zone
EMEA. Le groupe a décidé
d’investir, en particulier en
France qui compte seulement
600 personnes pour un chiffre
d’affaires de moins de 100
M€. Ce chiffre doit être multiplié par 5 dans les trois ans à
venir. Le groupe a également
décidé d’investir de façon similaire en Allemagne, afin de
réduire le différentiel existant
entre la France ou l’Allemagne
et les autres grands pays.
Nous sommes présents dans
le conseil, les applications et
solutions et le service client,
de la maintenance à la gestion
de parc ou le management
des infrastructures, etc. La
répartition entre ces trois métiers diffère selon le pays.
Roger Bui : La France est
encore très petite dans ce
dispositif. Pensez-vous rattraper ce retard par rapport
aux autres grands pays européens et comment ?
François Argouges : En
France le consulting représente à peu près 15% du chiffre d’affaires, l’activité applications et solutions 15% et le
service client qui comprend
également l’infogérance 70%
du chiffre d’affaires. Cette répartition constitue la photographie du moment. Le
Benelux dispose d’une part
plus importante en conseil.
L’Angleterre est, en relatif,
comparable à la France, mais
l’infogérance y est plus fortement représentée. La France
étant un nouvel acteur dans le
domaine de l’infogérance,
nous sommes essentielle-
ment présents dans le domaine de la maintenance en condition opérationnelle, le desktop
management services, le managed services,
mais encore peu au niveau de l’infogérance au
sens infogérance sélective ou globale. La TMA
est faiblement représentée dans l’Hexagone, si
ce n’est autour des solutions que nous proposons dans le cadre de l’activité applications et
solutions. Nous avons une offre historique issue d’ICL en tant que fournisseur pour la distribution.
En combinant notre croissance organique,
suite à la rationalisation de notre portefeuille de
solutions, à la croissance externe au travers de
grands contrats d’externalisation, nous atteindrons notre objectif de croissance. Un apport
non négligeable est véhiculé par les clients qui
sont gérés par le groupe hors de France, dont
nous assurons le service sur le sol français.
Ainsi BP a souscrit un contrat d’externalisation
de l’ensemble de son informatique distribuée et
nous sommes le bras armé de ce contrat en
France. Aujourd’hui ce type d’affaires représente moins de 10% de notre chiffre d’affaires,
mais nous avons entrepris des actions auprès
de groupes internationaux et japonais en particulier car au Japon Fujitsu travaille avec l’ensemble des grands groupes nippons.
Roger Bui : En quoi consiste la rationalisation des solutions ?
François Argouges : La rationalisation porte
sur nos trois grands domaines d’activité : le
conseil, les applications et solutions et le
service client. Nous recalons le conseil sur des
missions autour de « l’IT gouvernance », « l’IT
Service Management » et sur « la méthode
ITIL ». Sur ces missions les grands clients sont
La Poste, la SNCF, les Caisses Nationales
d’Epargne, etc. Par ailleurs, nous disposons
d’une méthode de gestion de projet et de
développement d’applications reconnue, issue
du groupe DMR, la méthode Macroscope.
Cette méthode a été généralisée à l’ensemble
de Fujitsu Services. Toutefois, si nous sommes amenés à faire des développements massifs d’applications, ce sera soit à travers des
partenaires, soit à travers d’autres entités du
groupe. En outre, nous avons actuellement un
programme de développement assuré par le
groupe au Japon de pré-intégration, d’intégration de technologies sur des plates-formes.
Cela concerne aussi bien Microsoft que SAP
ou encore Oracle et ce programme s’appelle
Triole.
Dans l’activité Applications et Solutions, nous
avons une rationalisation dans deux domaines, les offres verticales et la gestion des
outils d’administration. Dans la distribution,
Auchan est un très grand client historique
pour qui nous fournissons à la fois les
systèmes d’encaissement, les systèmes
de fidélisation, et les systèmes de « selfcheck out » ou caisses en libre-service.
Nous sommes le partenaire front-office
d’Auchan en France et dans le monde.
Nous fournissons les solutions et le service
en France mais aussi à l’international dont
la Hongrie et la Pologne, la Chine où nous
accompagnons Auchan dans son développement. Les interventions sont coordonnées par la filiale française, mais l’exécution est gérée directement par les filiales en
fonctions des implantations.
An plan du Service Client, nous disposons
d’une offre de gestion complète du poste de
travail à la gestion d’un parc d’informatique
distribué. Parmi nos grands clients citons
Arcelor pour qui nous assurons ce service
depuis la France pour 19 pays à travers le
monde. Cela représente 18000 postes de
travail, 3500 imprimantes, et 1200 serveurs.
Au niveau européen nous gérons environ 2
millions de postes de travail et 350000
systèmes distribués depuis des serveurs
d’infrastructure jusqu’à des serveurs d’applications. L’activité de maintenance multimarque complète l’offre notamment autour
des plates-formes Fujitsu-Siemens
Computer, HP, Dell ou EMC. Nous avons
aussi une activité de help-desk, transverse
que je mets aussi dans le services client, et
enfin une activité d’infogérance soit sélective, soit globale.
Dans l’infogérance globale, les plus importants clients en Europe se trouvent essentiellement en Angleterre ou en Hollande,
soit en partenariat avec d’autres acteurs.
C’est par exemple le cas du projet « Inland
Revenue », l’équivalent de la DGI (Direction
Générale des Impôts) en Angleterre pour
qui nous sommes un sous-traitant important de Capgemini avec environ 30% du
périmètre global du projet. Auparavant,
nous étions déjà sous-traitant d’EDS qui
avait la gestion de ce projet. En Hollande
nous gérons le help-desk de KLM. En
France, en dehors d’Arcelor, le laboratoire
pharmaceutique américain Shering Plough
nous fait confiance. Toutefois, nous n’avons
pas encore de grands contrats
d’infogérance globale. Nous devrions concrétiser prochainement.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne garantit
pas l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations publiées.
Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est strictement interdite.
Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RCS Paris B 480 791 854. Dépôt
légal 2e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net - http://www.ipresse.net
N° 020 - Mercredi 11 mai 2005 - Page 80
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 153
i-L&S
PASCAL CLÉMENT :
DE LA COMPLÉTUDE AUX BESOINS MÉTIERS
ZOOM GENERIX
HISTORIQUE
- 1989 : Année de
création
Pour ce premier entretien dans le cadre de iL&S, nous avons rencontré Pascal Clément, PDG de
Generix depuis avril 2003. Le métier d’éditeur de progiciels est, on le sait très difficile, d’autant
que généralement ce sont des vocations individuelles qui en sont à l’origine.
Typiquement, Generix créée à Villeneuve d’Ascq par Bernard Bequart a mangé son pain blanc et
a dû se remettre en cause en acceptant de céder la majorité de l’entreprise à un investisseur
externe. Il s’agit du fonds Before qui contrôle 55,1% du capital suite à une augmentation de capital
l’été dernier. Introduite en bourse depuis six ans, Generix fait l’objet de commentaires particulièrement sévères de la part des analystes financiers. Avec les moyens du bord, Pascal Clément
a pour mission de remettre la société sur les voies de la profitabilité avant d’envisager une relance
sur de nouveaux marché. En fait de restructuration, il a élaboré une véritable révolution culturelle
afin de positionner l’entreprise sur des marchés nouveaux et avec une nouvelle technologie. Le
public est toujours présent avec environ 25% du capital.
Roger Bui : Pouvez-vous nous présenter vos choix stratégiques pour Generix ?
Pascal Clément : Quelques mois après mon arrivée, j’ai pris la décision de faire faire un virage
important à la société. Nous sommes parti d’un marché ERP PME/PMI, pour aller vers un marché
vertical, celui de la distribution et du négoce, car de manière naturelle, Generix y avait une forte
valeur ajoutée. Ces deux segments représentent aujourd’hui plus de 70% de notre parc installé.
Autrement dit, nous sommes parti de l’ERP généraliste pour PME/PMI, pour aller vers le monde
de l’intégré vertical.
Nous avons sous-segmenté ce marché en
trois grandes familles :
- La distribution spécialisée : pour répondre
aux besoins de ce
marché, nous avons entièrement réécrit le progiciel en Java. Rappelons
que Generix avait pour
particularité d’avoir été
écrit en couches, ce
qui nous a permis d’évoluer
assez rapidement vers
les nouvelles technologies. La partie batch
est restée en C. En revanche, la partie haute de
l’application a été entièrement réécrite en Java.
De ce fait, nous avons
aujourd’hui une offre
qui est certainement une
des plus abouties et
moderne du marché.
- La grande distribution : notre logique sur ce
marché est quelque
peu différente. Elle comporte deux axes. Un
axe plus « supply chain
Agé de quarante-cinq ans, Pascal
exécution »
avec
l’aboutissement d’un déveClément était précédemment viceloppement important
qui a duré quatre ans. L’obprésident Europe, Moyen-Orient et
jectif était de développer une gestion d’entreAfrique au sein du groupe améripôts intégrée aux flux
commerciaux. Cette applicain SPSS spécialisé dans l’édition
cation est en cours de
déploiement à la Scaso,
de logiciels d’analyse prédictive.
centrale d’achat du
groupe Leclerc dans le
sud-ouest.
Le
deuxième axe porte sur
des niches métier :
centrales d’achats internationaux, référencement, sourcing, etc. Nous
ne sommes plus, ici,
dans une logique d’intégré.
- La ventes à distance (VAD) : il y a possibilité de répondre à une forte demande avec du spécifique
pur pour de très grands groupes comme les 3 Suisses ou La Redoute. Nous touchons également
à du « petit progiciel vertical » dont les éditeurs n’ont plus les moyens nécessaires pour la
réécriture de leur application.
RB : Remise en cause technique et changement de cap sur le marché sont les deux grandes
orientations de votre démarche. Aujourd’hui où en êtes-vous dans plan de marche ?
PC : Je pense que nous avons effectué 80% du travail de restructuration. Autrement dit, le plus
difficile a été réalisé au prix de nombreux sacrifices. La démarche partant de la complétude pour
descendre fonctionnellement dans les besoins du métier de la distribution et du négoce
correspond bien à la demande actuelle. Ce marché est complètement à prendre au plan mondial.
On remarque que JDA ou Retec se replient sur leurs propres marchés. Les majors comme SAP
se ressaisissent, après une incursion catastrophique. Nous savons qu’ils travaillent très dur pour
élaborer une offre adaptée au marché du « retail ». C’est une course à l’échelle de la planète où
il faut aller vite. Les 30% de notre base de clientèle en dehors de la distribution et du négoce se
composent soit des industriels
N° 001 - Mercredi 15 décembre 2004 - Page 3
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 154
- 1995 : Lancement
de l’offre logistique
- 1998 : Entrée en
Bourse. Lancement
des modules de gestion financière et
analytique ainsi que
du multi entités.
- 2000 : Lancement
des offres e-business
et supply chain.
- 2001-2003 : Lancement des solutions
internet(eGX) pour le
e-commerce, le eprocurement , d’un
nouveau module
pour la gestion des
entrepôts et d’une offre de solution préparamétrée, alpha,
pour permettre un
démarrage rapide
des projet, offre commercialisée par des
distributeurs.
- 2004 : Lancement
de l’offre Generix
Collaborative Entreprise.
_________________
Chiffres d'Affaires
2005
2004
2003
2002
2001
(p) : 19,7 M€
(p) : 17,5 M€
: 17,4 M€
: 18,5 M€
: 18,3 M€
Effectif
2005 (p) : 205
2004 : 192
2003 : 200
2002
: 260 a réalisé
Generix
2001
260
une : augmentation
de capital de 2,6 M€
pour rétablir ses
fonds propres (-1,1
million au 30
juin).Elle a enregistré sur le premier semestre une perte
nette de 1,58 M€.
Le CA semestriel
s'élève à 8,19 M€.
Elle prévoit un résultat d'exploitation
équilibré pour le se-
ZOOM GENERIX
i-L&S
Generix Collaborative
Entreprise
La Solution Négoce pour la
distribution B to B : La solution Négoce permet une gestion
complète
des
entrepôts de la réception de la
commande à son expédition.
Cette solution offre une vision
des stocks, la gestion des
achats et l’intégration de la
logistique transport dans la
gestion des dossiers.
La solution Retail pour la
distribution B to C : Grâce à sa
segmentation magasin (régions, CA, surface etc.),
Generix retail permet de regrouper au sein d’un même
système de gestion plusieurs
enseignes partageant un référentiel commun ainsi que des
structures d’enseignes mixtes. La solution retail intègre
également les spécificités
propres à la distribution : elle
est capable d’accompagner
l’évolution des enseignes
(ouvertures de nouveaux magasins, changements juridiques).
La solution Achats / eprocurement : La fonction
achats s’impose comme une
composante essentielle de la
rentabilité de l’entreprise.
Avec Internet de nouveaux types d’organisations se sont
mis en place et imposent une
grande réactivité. La solution
e-procurement est axée sur la
recherche d’efficacité et de
productivité. Elle permet une
interconnectivité entre les différents acteurs impliqués
dans les achats : la direction
des achats, les entrepôts logistiques, le contrôle de gestion et les clients.
La solution VAD : La part de
la Vente à Distance et du ecommerce s’est considérablement développée au cours
des dernières années. Les
consultations de catalogue et
les commandes par internet
ont profondément changé la
nature de la VAD.
fournisseurs de la grande distribution, soit des sociétés ayant une activité de service pur. Nous
avons pris la décision de ne plus attaquer ces secteurs. Le choix de ne pas continuer dans
l’industrie tient au fait que nous n’avions pas de gestion de production et n’étions donc pas
compétitifs. Par ailleurs le monde des services est assez complexe car toujours différent. Nous
ne pouvons pas répliquer les applications, et étions obligés de nous disperser dans le cadre de
projets à risques à chaque fois.
RB : Quelle est votre position quant aux services que doit offrir un éditeur comme Generix ?
PC : Quand je suis arrivé, Generix faisait à peu près tout. Ma première action a été de recentrer
les activités sur son métier d’origine, d’éditeur de logiciels. La machine est faite pour vendre de la
licence et avoir une force de service d’accompagnement. L’objectif à terme serait de nous adosser
complètement sur des partenaire pour implémenter le progiciel. Pour nous, l’accompagnement se
traduit par l’ensemble des supports que nous pouvons apporter soit à des clients, soit à des
intégrateurs partenaires, pour implémenter le produit.
La maintenance logiciel est un service complémentaire comprenant le support, la hot-line et les
nouvelles versions du logiciel. Elle permet d’assurer le financement de la R&D. Notre chiffre
d’affaires actuel comprend pour 45% des revenus générés par le service, presque 30% par la licence
et un peu moins de 30% par la maintenance. L’idéal serait une répartition de chiffre d’affaires d’un
tiers pour chacune des activités, sans pour autant baisser le chiffre d’affaires services. Ce qui
implique une croissance plus rapide du chiffre dans les deux autres domaines.
RB : Generix est une société relativement ancienne, créée en 1989 et toujours installée à
Villeneuve d’Ascq. Avec le recul, quelle est votre analyse des problèmes rencontrés ces
dernières années ?
PC : La problématique principale de Generix a sans doute été de s’être trop dispersée. En voulant
répondre à tout à partir d’une force -la très grande souplesse du produit- elle a révélé en réalité une
faiblesse. Quand vous avez un très bon produit qui sait à peu près tout faire, vous avez le risque
de partir dans tous les sens, et c’est ce qui s’est passé. Par ailleurs, Generix a toujours privilégié
la prise de part de marché au détriment de la profitabilité. Un autre péché d’orgueil a été d’avoir
prétendu faire aussi bien que des SAP, Oracle ou autres qui disposent de moyens gigantesques.
Enfin, cette démarche a entraîné un élargissement trop important du produit, donc une charge trop
lourde en matière d’investissement en R&D.
RB : Quels sont vos concurrents aujourd’hui ?
PC : Cette question est très compliquée pour nous. Nous n’avons plus les concurrents d’avant et
nos nouveaux concurrents ne sont pas formellement identifiés. Toutefois, nous rencontrons
souvent un ancien adversaire bien connu contre lequel nous perdons rarement. Il s’agit de SAP sur
le Retail… Ensuite, en fonction de la cible, nous allons être confrontés à des sociétés très
différentes. Cela va de DL Consultants à Aldata en passant par des entreprises entièrement dédiées
à une niche. Par ailleurs, l’évolution historique de l’informatique fait que nous sommes, en fait,
souvent face à des développements spécifiques internes.
RB : Quels sont les objectifs imposés par votre principal actionnaire ?
PC : L’actionnaire m’a dit : « Considérez que vous êtes parti pour quatre ou cinq ans ». Nous avons
tout de même affaire à un fonds d’entrepreneurs qui voient le potentiel de développement de le
société. Je pense sincèrement que de par son offre et son positionnement aujourd’hui Generix
dispose d’un potentiel colossal et même mondial, dépassant largement les frontières de la France.
Mais avant de viser cet objectif, nous devons absolument franchir la haie de la profitabilité car
l’investisseur qui a déjà mis en tout environ 5 M€, ne désire pas être à nouveau sollicité…
En 2005, notre progression devrait être relativement faible, contrairement à ce que devrait être celle
de 2006, lorsque nous aurons entamé nos opérations à l’international. A ce propos, notre stratégie
sera très pragmatique, avec une implantation
d’abord en Angleterre puis en Allemagne. Ensuite,
i-L&S,
lettre
hebdomadaire,
si tout se déroule selon les prévisions, les USA.
comporte 40 numéros par an. La
S ‘agissant de nouvelles licences nous avons réarédaction
ne
garantit
pas
lisé une très belle performance l’année dernière,
l’exactitude
absolue,
ni
le
caractère
exhaustif
des
avec une progression de 25% sur le chiffre licences.
informations publiées. Directeur
Cette année, nous avons eu un premier trimestre
de la Publication : Roger BUI. Toute
record, mais un deuxième et troisième trimestre
reproduction est strictement
difficile, en grande partie dû à un fort attentisme du
interdite. Editeur : iPresse.net, 99
marché suite aux négociations sur la loi Galand et
rue Brancion, 75015 Paris. RC en
les marges arrières. A ce jour, nous comptons 277
c o u r s . Dépôt légal 1 e trimestre
clients actifs.
2005.
Email : contact@ipresse.net
http://www.ipresse.net
N° 001 - Mercredi 15 décembre 2004 - Page 4
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 155
i-L&S
ELISABETH BÉL
Y :
BÉLY
« DANS NOTRE DOMAINE, NOUS SOMMES RECONNUS
COMME DES ACTEURS INCONTOURNABLES ».
Roger Bui : A l’occasion des 18 ans de votre
société, faisons un peu le point. En effet, on
peut se demander comment, de nos jours,
un « petit » Editeur peut-il survivre sur un
marché dominé par des sociétés multinationales ? Et comment a-t-il les moyens d’investir pour développer constamment ses
produits ?
l’établissement des budgets et la construction
de tableaux de bord groupe qui reposent sur
l’utilisation de technologies décisionnelles.
Ces tableaux de bord s’adressent aussi bien
aux direction générales qu’aux directions fonctionnelles de l’entreprise.
Dans notre domaine d’activité nous sommes
reconnus comme des acteurs incontournables. Cela tient au fait que nous
comptons plus de mille clients
Elisabeth Bély : Aujourd’hui
en France et en Europe qui sont
les investissements requis
des groupes, ce qui constitue
pour avoir des produits qui
une base installée conséquente.
soient au top de la technologie
Notre savoir-faire est reconnu.
sont beaucoup plus imporNotre taille relativement faible
tants qu’à l’époque où nous
pourrait sembler un désavanavions commencé à les dévetage. En revanche, le client
lopper. Pour ceux qui connaistrouve chez nous une expertise
sent, la technologie Dos
et une disponibilité certainement
n’avait rien à voir avec la convibeaucoup plus importante que
vialité des produits actuels,
dans le cadre d’entreprise très
tant au plan des systèmes
d’exploitation que sur celui de Elisabeth Bély, Président importantes. Nous compensons
la communication Internet, A.S, 45 ans, Maîtrise des notre taille par un niveau de spécialisation plus fort et une expersans parler des technologies S c i e n c e s
Techniques
tise qui nous a permis de
SGBD. Cela représente aussi C o m p t a b l e s
et
un avantage pour ceux qui sont F i n a n c i è r e s , d é b u t e s a « progicialiser » les processus
installés, car la barrière est c a r r i è r e e n 1 9 8 3 c h e z métier, qu’il s’agisse de budget,
de contrôle de gestion, de consohaute pour les nouveaux velidation, etc. Notre savoir-faire
nus.
Dans nos métiers, nos frais de R&D atteignent métier est réel et notre métier est là. Cela
presque 20% du chiffre d‘affaires chaque an- consiste à avoir une connaissance fine du
née. Nous vivons cela depuis 5 à 6 ans. Ce process métier, mais surtout comment ce
chiffre englobe la rénovation des produits process métier s’informatise pour que ce soit
existants, mais aussi la création de nouveaux utile pour l’utilisateur. Il ne s’agit pas de faire
produits. Nos fonds propres à hauteur de 2,6 des usines à gaz, mais de vrais progiciels qui
M€ sont suffisamment importants pour apportent de la valeur ajoutée avec du contenu
autofinancer nos développements. Nous métier.
n’avons pratiquement pas de dettes, ni de
charges financières. Nous avons les moyens RB : Votre taille ne vous a pas empêché de
d’atteindre les objectifs que nous nous som- vous introduire en bourse. Pourquoi et
mes fixés. Nous sommes déjà un acteur ma- qu’en attendez-vous ?
jeur dans le domaine de la consolidation statutaire. Nous sommes entrain d’investir le do- Elisabeth Bély : Nous avons fait le choix du
maine de la BI, notamment dans le cadre de marché boursier, ce qui n’est pas forcément un
l’IFRS car nous sommes portés par cette vague choix facile du fait des exigences des règles
qui représente un facteur accélérateur de notre des entreprises publiques. Nous essayons
développement. L’IFRS ne porte pas seule- d’être dans un business modèle qui soit comment sur la consolidation statutaire, mais éga- parable avec celui des grands confrères, nolement sur le reporting de gestion.
tamment d’Outre Atlantique.
Par ailleurs, Nous avons mis en place un plan
RB : En fait quel est votre métier exacte- de stock options à l’occasion de l’introduction
ment ?
en bourse. C’est un projet que nous avons
depuis longtemps et nous sommes très heuElisabeth Bély : Nous sommes éditeur et reux de l’avoir concrétisé. Aujourd’hui, tous les
distributeur de solutions CPM (Corporate Per- collaborateurs du groupe A.S sont actionnaires
formance Management). Nous intervenons de leur entreprise. Pour nous, c’est avant tout
dans quatre domaines dont la consolidation un moyen de faire participer chacun au dévelopstatutaire, le reporting financier et non financier pement de l’entreprise. Pour cela, nous avons
(controlling), l’élaboration budgétaire pour ac- attribué des stock options à l’ensemble des
compagner les groupes dans la réalisation et salariés, et pas seulement
N° 003 - Mercredi 29 décembre 2004 - Page 11
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 156
ZOOM GROUPE A.S
Les chiffres
CA 2003 : 6,5 M€
CA 2004 : 7,4 M€
Ebitda 2003 : 14%
Ebitda 2004 : 16%
Effectif 2004 : 80
personnes dont
25% à l’international
Ventilation du CA
2003 par activité :
Maintenance 20%
Consulting et formation 35%
Licences 45%
Sur le plan financier,
A.S s’est fixé comme
objectif : un développement du chiffre
d’affaires de 25% par
an ; un Ebitda de
17% ; un résultat net
de 10%.
A.S s’adresse à une
clientèle constituée
spécifiquement de
groupes européens
du Middle Market.
Son cœur de cible est
constitué de sociétés
dont le chiffre d’affaires consolidé se situe entre 30 M€ et
3000 M€.
L’actionnariat
France Innovation
(20%); AGF Innovation (10%) ; OTC Innovation (10%) ; Public (5%) ; Fondateurs (55%).
La bourse
En 2001, l’entrée en
bourse s’inscrit dans
sa stratégie de développement :
- conforter son leadership en France et
accélérer son développement en Europe,
- renforcer ses fonds
propres afin de saisir
les opportunités de
croissance externe,
- associer ses collaborateurs à la croissance d’A.S et attirer
de nouveaux talents,
- s’introduire à terme
sur un marché réglementé, Next Economy.
ZOOM GROUPE A.S
i-L&S
La solution A.S
La suite A.S est une solution
complète pour la construction
du système de Business Performance Management du
groupe.
Global apporte une vision
complète sur l’ensemble des
cycles de gestion du groupe :
la planification stratégique,
l’élaboration budgétaire, le
reporting de gestion et la consolidation statutaire. Global
repose sur la technologie Olap
afin de faciliter l’analyse et la
distribution de grands volumes de données au niveau
d’un département/entité
comme au niveau du groupe.
Plate-forme unique, il permet
aux directions générales et
opérationnelles de passer du
simple contrôle au pilotage
des activités du groupe.
aux cadres ou au top management. La répartition s’est faite selon plusieurs critères, dont
l’ancienneté. Notre volonté, c’est de fidéliser
nos salariés. A.S se situe dans un secteur en
fort développement, et donc sur un marché de
l’emploi très tendu. La fidélisation est donc un
enjeu primordial pour A.S. Je suis persuadée
que notre capacité à recruter des gens de talent
et à les garder chez A.S est un enjeu clé pour
notre développement.
consiste à trouver des différenciateurs qui
incitent les entreprises à faire le choix de
nos solutions. Ainsi, la différenciation majeure porte sur le fait que nous sommes les
seuls à proposer l’intégration au sein d’une
même plate-forme de l’ensemble des processus de performances stratégiques que
sont la consolidation statutaire, le reporting
financier, l’élaboration budgétaire et les tableaux de bord.
RB : Quels sont les défis à relever pour
exister face aux très gros ?
Elisabeth Bély : S’agissant des
leviers sur lesquels nous nous
appuyons pour développer l’entreprise, ils sont au nombre de
trois.
Premièrement on trouve le développement à l’international. A.S
est aujourd’hui présent dans plus
de 10 pays au travers de deux
types de représentations : des
filiales et des intégrateurs qui
sont des cabinets conseil ou
d’audit qui mettent en place nos
Equilibre unifie les fonctions applications. Notre objectif conde consolidation, de reporting siste à accompagner nos clients
financier et d’aide à la déci- à l’international, mais aussi de
sion. Il permet d’être réactif suivre des groupes qui y sont
sur le marché, de bénéficier déjà présents. Nous avons
de visibilité sur l’activité de amorcé notre première phase
l’ensemble des filiales. Des d’implantation à l’international
indicateurs de performance dans les pays latins comme l’Espertinents contribuent à dé- pagne, l’Italie ou le Portugal, au
ployer la stratégie du groupe à Luxembourg, en Suisse et en
tous les niveaux de l’organisa- Belgique. Nous sommes
tion.
aujourd’hui en train d’amorcer
notre implantation dans les pays
Reflex répond aux besoins de anglo-saxon.
consolidation statutaire. Il est Deuxièmement une politique de
dédié aux groupes qui recher- partenariat active avec les machent un progiciel de consoli- jors du marché au niveau technodation simple. Il est entière- logique dont Oracle et Microsoft,
ment pré-paramétré (norme pour avoir la garantie d’avoir des
99-02, IFRS, USGAAP, …).
solutions en adéquation avec les
standards en terme de systèmes
d’exploitation ou de SGBD. Nous
avons également des
partenariats « méi-L&S,
lettre
hebdomadaire,
tier », avec des intécomporte 40 numéros par an. La
grateurs nous offrant
rédaction
ne
garantit
pas
une approche indil’exactitude
absolue,
ni
le
recte du marché. Ils
caractère
exhaustif
des
sont certifiés pour
informations publiées. Directeur
l’implémentation de
de la Publication : Roger BUI. Toute
nos solutions pour
reproduction est strictement
leurs compétences
interdite. Editeur : iPresse.net, 99
rue Brancion, 75015 Paris. RC en
fonctionnelles et techc o u r s . Dépôt légal 1 e trimestre
niques.
2005.
Troisièmement, ce
sont nos produits euxmêmes. L’objectif
N° 003 - Mercredi 29 décembre 2004 - Page 12
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 157
IFRS
Dès le 1er janvier prochain, les sociétés cotées de
l’Union européenne devront adopter dans leurs comptes consolidés de nouvelles normes comptables internationales dites IFRS ( International Financial
Reporting Standards ), inspirées des anciennes normes internationales IAS et des normes comptables
américaines (US Gaap).
Ces nouvelles normes IFRS vont permettre aux investisseurs de comparer plus facilement les sociétés européennes cotées entre elles ainsi qu’avec les autres
entreprises internationales qui appliqueront ces normes. Dans l’immédiat, cette mutation comptable va
modifier la perception de certains groupes cotés dans
la mesure où leurs résultats, leur endettement, leurs
capitaux propres pourront connaître des variations du
seul fait du changement de normes.
Le principal effet novateur de ces normes est constitué
par un recours accru à la « juste valeur » dans l’évaluation de nombreux actifs et passifs de l’entreprise, en ce
sens que ces éléments seront évalués à leur valeur de
marché.
Un autre changement significatif a trait aux principes de
la « prédominance de la substance » et de la réalité
économique des transactions, qui prévaut dans les
normes IFRS, par rapport à leur apparence juridique.
Concrètement, cela signifie que certains éléments que
l’entreprise contrôle sans en détenir la propriété juridique pourront être comptabilisés dans le bilan.
Le bilan reflétera donc davantage la véritable valeur de
l’entreprise, puisque les normes IFRS sont essentiellement destinées aux investisseurs, à la différence de la
comptabilité française, plutôt conçue à l’usage de l’administration fiscale.
Concrètement, les comptes consolidés 2004 devront
encore être présentés aux investisseurs, au début
2005, selon le référentiel comptable français. Mais les
chiffres relatifs aux exercices qui commenceront le 1er
janvier 2005 devront pour la première fois être obligatoirement présentés selon les nouvelles normes IFRS,
avec un rappel des données comparables relatives à
l’exercice précédent. En ce qui concerne les comptes
intermédiaires publiés au cours de l’exercice 2005
(trimestriels ou semestriels), même s’il n’y a aucune
obligation légale de les présenter selon les normes
IFRS, ils devraient être établis, selon la recommandation de l’AMF, en conformité avec les règles de
comptabilisation et d’évaluation des normes IFRS.
Sept mille entreprises cotées de l’Union européenne
devront présenter leurs comptes consolidés 2005 selon
les normes IFRS.
ZOOM HOMSYS-ASTON
i-L&S
ALAIN CHABOCHE & Y
ANNICK GONNEAU :
YANNICK
« EN SORTIE DE CRISE, LE MARCHÉ SE RECOMPOSE ».
Roger BUI : L’actualité aujourd’hui, c’est le
rapprochement d’Homsys Group avec Aston qui a pour effet immédiat le doublement
de la taille de chacun des partenaires. Qu’attendez-vous de cette opération ?
Aston, comme Homsys Group sont des SSII à
très fort contenu technologique. Aujourd’hui en
sortie de crise, le marché se recompose et
nous comptons bien faire partie des sociétés
qui feront partie de cette recomposition.
Alain Chaboche : Pour compléter et renforcer
ce que dit Yannick, nos clients sont des grandes entreprises et ce sont eux qui nous poussent à grossir. Nous en avons d’ailleurs eu des
échos très favorables. Le propre des référencements des directions des achats c’est la volonté très nette de réduire le nombre de fournisseurs. Nous sommes dans une industrie qui se
transforme. A l’instar de l’industrie automobile
il y a une cinquantaine d’années, le secteur des
SSII est très atomisé.
Il y aura toujours des
SSII qui vont se créer,
sauf que ces nouveaux
acteurs ne pourront pas
travailler directement
avec Renault, France
Télécom ou la Société
Générale, ni Air France,
ni EDF, etc. Avec leur
forte créativité, elles seront tout de même obligées de passer par des
sociétés comme les nôtres. Si elles travaillent
directement avec les
très grandes SSII, elles
se feront laminer, sachant que nous sommes, par ailleurs, bien
Alain Chaboche
Yannick Gonneau
placés pour accéder aux
PDG-Fondateur d'Aston
PDG-Fondateur d'Homsys
projets à forte teneur
technologique.
Il est important vis-à-vis
Même avec la crise, notre projet était justifié. Le des grands donneurs d’ordres de montrer qu’on
projet avec Aston est similaire. Il y a un commu- possède des savoir-faire très pointus sur cernauté d’intérêt, une même analyse du marché, tains sujets qui justifient la pratique de tarifs qui
une volonté commune qui nous amène sur ce soient acceptables pour eux comme pour
rapprochement. Tout ce que nous souhaitons, nous. Nous produisons une vraie valeur ajoutée
c’est que le projet fonctionne sur le long terme et le client accepte d’en payer le prix. C’est le
et cela implique que Alain Chaboche soit dans vrai débat pour les SSII. Si en tant que prestataire vous vous contentez de fournir une compéle projet.
En le faisant par échange de titre, le groupe ne tence que tout le monde a, dans le contexte du
s’endette pas, et sort de cette fusion vierge de marché actuel, vous allez vous faire laminer.
tout endettement. Sur le plan de la forme, Alain On sait aujourd’hui qu’un ingénieur, en fonction
Chaboche va apporter ses titre dans Homsys de sa compétence, son approche, son niveau
Group et deviendra, en l’occurrence, le plus de productivité et d’efficacité, son rapport peut
important actionnaire de l’ensemble. L’opéra- être de un à trois.
tion se traduit par un rachat par échange de Un des premiers effets de cette fusion a été le
fait d’être référencé par La Poste. Avec 35 M€
titres.
Par ailleurs, l’organisation des SSII doit évoluer de chiffre d’affaires, nous sommes certainevers un modèle industriel. Le marché évolue ment la plus petite société référencée par La
vers un fractionnement des prestataires. Les Poste !
politiques achat de nous clients y incitent.
Yannick Gonneau : Le rapprochement repose sur une même vision du marché. Le
marché des SSII se recompose ou va se recomposer et les petits acteurs doivent devenir
des spécialistes de taille moyenne. Ce que
nous voulions, c’était bâtir un projet industriel,
avec l’adhésion de tout le monde. Suite à la
première fusion que nous avions faite en 2000,
les managers sont toujours là. Nous avions
alors bâti un système qui s’est révélé rentable.
N° 008 - Mercredi 2 février 2005 - Page 31
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 158
Historique
Homsys Group
1991- Année de
création.
1995 - Réalisation de
l’intranet du groupe
Péchiney.
1998 - Lancement de
la politique de déploiement régional
avec la création de
Hommes & Systèmes Sud-Ouest.
1999 - Création de
Hommes & Systèmes Sud-Est. Prise
de participation dans
Catalliances.
2000 – Intégration de
Kedros et Objet Direct. Implantations à
Bordeaux et Rennes.
Hommes & Systèmes
devient
Homsys.
2003 - Entrée en
bourse sur le marché
libre Euronext de Paris le 29 juillet.
2004 - Fusion avec
Aston le 13 décembre.
Historique
Aston
1990 - Année de
création.
1991 - Premier forfait
en Client/Serveur.
1993 - Création du
département Formation.
1995 - Création du
pôle Internet.
1996 - Demarrage
de l’activité Intranet.
1997 - Création de
l'activité Consulting.
1999 - Création de la
Web Agency.
2000 - Ouverture de
l’agence de Lyon
2001 - Ouverture de
l’agence de Toulouse en avril.
2002 - Intégration de
PixelPark, filiale de
Bertelsmann (40 ingénieurs).
2004 – Fusion avec
Homsys Group le 13
décembre.
ZOOM HOMSYS-ASTON
i-L&S
RB : Quel est le poids du
groupe à ce jour, et que pouvez-vous nous dire à propos
de la conjoncture en ce début d’année ?
Yannick Gonneau : Globalement nous sommes un groupe
de 520 personnes pour un chiffre d’affaires pro-forma 2004
de
deCentre
35 M€,deenRoissy
compLeplus
Data
tant l’activité de formation
d’Aston. La croissance devrait
repartir en 2005 et être à deux
chiffres pour ce qui concerne
le groupe, et comme nous
l’espérons, supérieure à la
moyenne du marché. Toutefois, ce que nous désirons
avant tout, c’est faire fonctionner au mieux cette fusion dès
maintenant en 2005. Cette
opération, nous permettra
d’améliorer nos résultats. L’effet de taille est important sur le
marché, et l’effet de synergie
est important en interne et tout
d’abord concernant la logistique de fonctionnement (locaux, process administratifs,
etc.). Nous avons signé le protocole d’accord le 13 décembre 2004. Le 10 janvier, soit
moins d’un mois après, nous
avons déménagé pour que
tout le monde soit dans les
mêmes locaux à Vélizy. Nous
conservons des locaux
Homsys Group boulevard
Haussmann que nous allons
transformer en centre de formation. Cela tombe bien dans
la mesure où le centre de formation Aston qui se trouvait
également sur ce boulevard a
vu son bail se terminer. Sur
Toulouse les équipes se trouvent déjà dans les mêmes locaux et sur Lyon c’est le cas
depuis aujourd’hui le 2 février. Par ailleurs,
l’organisation nouvelle a été directement présentée à toutes les équipes.
La formation sera filialisée sous le nom d’Aston
Education. Ce sera une entité pesant 2,5 M€,
dont 2 M€ d’origine Aston et 0,5 d’origine
Homsys. Le nom du nouveau groupe n’a pas
encore été définitivement choisi.
Alain Chaboche : A propos de la conjoncture,
rappelons qu’au cours des quatre dernières
années, les budgets des utilisateurs ont été
épongés par l’An 2000, l’Euro, la bulle Internet
et la dérégulation des télécommunications.
Tout est arrivé en même temps. Par ailleurs,
l’évolution de la technologie s’est accélérée : les
matériels coûtent de
moins en moins chers et
sont de plus en plus performants. Le gain en productivité est tel que notamment les grands utilisateurs sont quasiment
obligés d’évoluer. Pour
ce faire, ils ont besoin de
compétences comme les
nôtres. On assiste de ce fait à une nouvelle
phase d’investissement. C’est le retournement
de la conjoncture.
Ce retournement se retrouve également au
niveau des directions des achats, car les acheteurs qui nous avaient bien laminés, se trouvent
aujourd’hui dans une situation moins confortable et nous pouvons travailler avec eux de
manière plus « normale ». Il y a seulement un
an, nous n’aurions pas ce comportement. Psychologiquement, tout le monde a pris conscience d’un véritable basculement du marché.
Depuis l’été dernier nous ressentons ce phénomène et nous voyons plus de projets et de
cahiers des charges.
RB : Faisons un petit retour en arrière et
présentez-nous l’historique de chacune des
sociétés .
Alain Chaboche : Avec plaisir. J’ai créé Aston
en 1990, sur un pari, au moment de la sortie de
Windows 3. J’étais arrêté à un feu rouge et je
voyais des affiches de Windows 3. Je me suis
alors dit que j’allais créer une société pour
développer sous Windows, en Client/Serveur !
A l’époque, c’était un véritable pari.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comNous avions alors commencé avec un
porte 40 numéros par an. La rédacoutil qui s’appelait SQL Windows de
tion ne garantit pas l’exactitude abGupta. Ensuite, nous nous sommes
solue, ni le caractère exhaustif des
rapidement intéressés à Power
informations publiées. Directeur de
Builder et Delphi. A partir de 1995,
la Publication : Roger BUI. Toute renous avons été un précurseur des
production est strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Branarchitectures trois tiers. Nous avions
cion, 75015 Paris. RC en cours. Déété le premier partenaire de Forté en
pôt légal 1e trimestre 2005.
France, avec un gros projet novateur :
tout le système d’encaissement du
Bulletin d'Abonnement
Printemps Haussmann qui tenait sur
Email : contact@ipresse.net
un serveur Windows NT avec 600
http://www.ipresse.net
caisses. Cette application fonctionne
toujours. De 1990 à 2000, nous avons
N° 007 - Mercredi 26 janvier 2005 - Page 28
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 159
connu des croissances entre 30 et 40% par
an. Etant très présents sur notre technologie, nous n’avons jamais touché au bug de
l’an 2000. Il est clair que nous avons souffert
d’un retournement de marché fort
Le métier historique de la société ce sont
les architectures Web et objets. Nous
avons une forte activité sur les développements applicatifs et intégration en technologie objet. L’activité BI est plus récente, mais
elle s’est bien développée avec plus de 30
personnes sur un effectif total de 280. Sur
ce dernier segment de marché, si vous
totalisez les effectifs d’Aston et ceux
d’Homsys Group, vous obtenez une des
premières équipes en
France, numériquement et vraisemblablement en valeur
ajoutée supérieure à
des entités historiques.
Enfin, nous avons une
activité de TMA pour
maintenir les applications en condition
opérationnelle. Avec
le savoir-faire de Kedros, nous pourrons
adopter une approche beaucoup plus globale et maintenir des systèmes complets et
pas seulement l’applicatif. Cela répond à
une demande du client qui veut externaliser
son applicatif, son architecture et l’administration des systèmes. Sur ce sujet, nous
attendons un important contrat de la part de
Bouygues Télécom.
Yannick Gonneau : Homsys, contraction
de Hommes et Systèmes a été créée en
1991 sur une constatation simple : les données étaient propriétaires, piégées dans
des systèmes propriétaires, des bases de
données, des progiciels, etc. Notre idée
était de capter ces données et de permettre
aux décideurs et entreprises de valoriser
leur patrimoine informationnel en rendant
les données plus indépendantes des environnements technologiques, au sens large
du terme. A partir du moment où les technologies Web sont apparues, cela correspondait exactement à ce que nous voulions
faire. A partir de 1994, les technologies
décisionnelles ont commencé à être plus
pérennes avec notamment l’arrivée des
outils type BO (Business Objects). C’est à
ce moment là que nous avons vraiment
commencé à nous développer. En 1999
nous étions 80 personnes. Nous avions
alors réalisé deux croissances externes :
Kedros, une société d’architecture et Objet
Direct, spécialiste de la technologie objet.
ZOOM IBS
i-L&S
JEAN-P
AUL P
ATUREAU :
JEAN-PAUL
PA
« L'ÉPOQUE DU TOUT ERP EST RÉVOLUE ».
Roger Bui : IBS France, filiale d’IBS en
Suède, exerce deux activités principales,
l’édition de l’ERP ASW et l’intégration du
logiciel de gestion intégré maison, mais pas
seulement. Le groupe se caractérise par sa
présence dans de nombreux pays au travers
de filiales souvent acquises localement, et
qui continuent à être gérées par leurs fondateurs. La filiale française entre tout à fait
dans ce schéma. Vous succédez à Denis
Pavillon à la tête de cette société qu’il a
fondée en 1976. Quelle, de votre point de
vue, la conjoncture actuelle et pour l’année
2005 ?
commerciaux sont multipliés par un chiffre
entre un et dix.
Au plan de l’évolution du marché, une époque
s’est achevée en 1999-2000, celle du tout ERP.
Une deuxième période, 2000-2004, se termine
avec des projets techniques et des lendemains
qui déchantent dans la mesure où les entreprises ont payé fort cher et obtenu peu de progrès.
Une recherche de valeur ajoutée avec des
retours sur investissement qui soient concrets,
sur des délais courts de 4 à 6 mois, c’est la
tendance aujourd’hui.
RB : Le problème de taille
critique pour une SSII devient très concret avec ce
dispositif de référencement. Est-ce un problème
bloquant pour vous et comment comptez vous le contourner ?
Jean-Paul Patureau : Le
marché ne repart pas. Nous
n’envisageons pas de redémarrage avant fin 2005. Il n’y
a pas ou peu de projets,
seulement quelques gros
projets qui bénéficient aux
Jean-Paul Patureau : Une
structures importantes
partie de la réponse se trouve
comme Cap-gemini, IBM,
dans la croissance externe.
Unilog ou encore Sopra.
Nos opérations de croisCes structures sont soutesance externe sont dictées
nues par la politique de réfépar une recherche de compérencement des grandes entence et de technologies.
Pour 2005, nous allons être
treprises. De ce fait, nous
n’avons plus accès directetrès opportunistes. Nous ferons très attention car nous
ment à un certain nombre de
Jean-Paul Patureau
comptes avec lesquels
ne voulons pas passer trop de
Area Manager IBS
nous travaillions auparatemps sur ce type d’occupavant.
tion. En revanche, dès fin
L’approche est aujourd’hui similaire à celle que 2005, nous nous attellerons à une politique de
nous trouvons dans le milieu des équipemen- croissance externe plus active.
tiers automobiles ou de la grande distribution. Cette politique ne nous pénalise pas car au
Il existe entre l’ensemble des fournisseurs et niveau des résultats, IBS a toujours privilégié la
ces entreprises, des sociétés de premier rang rentabilité, avant la croissance du chiffre d’affaiqui sont chargées de récupérer l’expertise par res. Que nous réalisions 21, 23 ou 30 M€ de
ailleurs, en provenance de la sous-traitance de chiffre d’affaires, cela n’a pas une grande impordeuxième rang. Nous nous retrouvons parfois tance dès lors que nous sommes profitables.
en deuxième rang en situation de sous-traitant Par ailleurs, effectuer une croissance du chiffre
de Sopra, par exemple. C’est un fait nouveau. d’affaires, oui, mais sommes-nous capables
La situation du marché se présente ainsi : peu de la faire de façon pérenne ? Le groupe a
de projets ERP et un certain nombre de projets horreur des pointes correspondant à de la
à valeur ajoutée autour des ERP ou des systè- croissance non maîtrisée.
mes d’information existants. On va parler de BI Aujourd’hui nous avons une expertise qui est
(Business Intelligence), de mobilité, d’applica- demandée. Lorsque les SSII référencées chez
tions e-business en B-to-B, de TMA, de un grand client dont le SI est basé sur un ERP,
traçabilité. Ce sont des projets sur lesquels son travail consiste à fournir 80% de la denous amenons de la valeur ajoutée, des solu- mande du client. C’est de la demande plutôt
tions et des produits. Mais, ce sont de petits classique de développement, d’assistance à
projets. On se trouve dans un rapport de un à maîtrise d’ouvrage, de direction de projet et de
dix s’agissant de leur taille. En revanche, les développement technologique. En revanche,
risques sont multipliés par dix et les efforts s’ils ont besoin d’expertise sur
N° 010 - Mercredi 16 février 2005 - Page 39
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 160
Historique
A l’origine, IBS travaillait dans l’environnement IBM AS/400
autour de BPCS, l’ERP
de SSA. Aujourd'hui,
elle travaille toujours
dans cet environnement, avec toutefois un
élargissement de l'offre,
tant au niveau platesformes que sur celui des
ERP et des technologies.
IBS France se compose
de cinq entités : IBS
(éditeur et intégrateur
d’ASW), AGI-SSA Global (distributeur de
BPCS et de PRMS),
ACS (partenaire Peoplesoft), Ilsys (intégrateur Mapics), Excelsius
(intégrateur SAP).
1976 - Année de création d’IBS France anciennement Pactel.
1991 - IBS est nommé
«International Business Partner» d’IBM.
1994 - Ilsys basé à Lyon
rejoint IBS France.
1996 - IBS participe au
projet IBM San Francisco.
1997 - ECG rejoint IBS
France.
1998 - Ilsys est nommée premier affilié Mapics en Europe. ECG
est nommé meilleur
DVA SAP 1997-1998.
1999
offre
tions
Elus,
- IBS étend son
autour des solude SCM, CRM,
e-Business, BI.
2000 - Entrée de JPS
dans le Groupe IBS,
partenaire IBM.
2002 - JPS quitte le
groupe IBS.
2005 - Jean-Paul Patureau remplace Denis
Pavillon à la tête de la
filiale française.
i-L&S
un ERP, ils n’ont pas forcément le bon expert. Nous les
avons. C’est ce que nous appelons du référencement intelligent dans lequel nous allons
apporter notre valeur ajoutée.
RB : Votre arrivée à la tête
d’IBS France correspond
aussi à une nouvelle organisation de la société. Quelle
est-elle
? Centre de Roissy
Le Data
ZOOM IBS
IB S
2004
C A c o n s o lid é IB S F r a n c e
R é s u lt a t n e t IB S F r a n c e
E ffe c t if IB S F r a n c e
U n it é m o n é t a ir e
C A c o n s o lid é IB S C o r p . ( m S E K )
C A lic e n c e s
C A s e r v ic e s p r o fe s s io n n e ls
C A r e v e n t e m a t é r ie ls
R é s u lt a t n e t IB S C o r p .
E ffe c t if IB S C o r p .
21,0 M€
160
M€
263
5 8 ,6
1 3 8 ,6
6 5 ,9
0 ,4
1901
2003
2003
21,0 M€
1,5 M€
160
mS E K
2367
527
1247
593
4
1901
M€
264
5 8 ,5
1 3 6 ,1
6 9 ,3
4 ,7
1900
Variatio n
0%
NS
0%
mS E K
2401
532
1238
630
43
1900
-1,4%
-0,9%
+0,7%
-5,9%
0%
m S E K : m i l l i on de couronnes suédoi ses
Ta u x fi n 2 0 0 3 : 9 ,0 9 S E K p o u r 1 €. Ta u x fi n 2 0 0 4 : 9 ,0 0 S E K p o u r 1€.
ser au maximum nos solutions avec une orientation métier de plus en plus forte. Ainsi, nous
aurons deux facettes. D’une part, nous somJean-Paul Patureau : L’in- mes IBS Editeur avec ASW. La pression maxiformatique dans l’industrie et mum est mise pour que ASW ait une certaine
les services est traitée pénétration du marché français. A ce jour, cet
aujourd’hui comme les autres ERP n’a pas d’image, ni bonne, ni mauvaise.
services. Cela signifie que Nous ne sommes simplement pas connu du
nous passons par les ache- marché français. Ce qui n’est pas le cas dans
teurs, avec une pression d’autres pays. Ce produit arrive à concurrencer
maximum sur les prix. Il a fallu Navision, Movex ou encore JD Edwards. Nous
faire face à la situation, tout en réaliserons ce développement en mettant l’acsubissant une régression du cent sur un certain nombre de niches verticales
marché, un nombre de projets car c’est dans ces domaines que nous pouinférieur, des projets plus limi- vons montrer très rapidement de la valeur ajoutés, des prix plus faibles. Cela tée. C’est aussi là que nous aurons le meilleur
implique un organisation diffé- retour sur investissement, que ce soit pour le
rente.
client ou pour nous. Deux secteurs cibles ont
Notre cœur de métier c’est la été retenus : la pharmacie et la distribution
vente et l’implantation d’ERP. d’énergie électrique.
Cela n’a pas changé. Nous Dans le domaine de l’intégration, nous interveavons une expertise multi- nons autour des produits SAP, essentielleERP dont SAP, BPCS, PRMS ment en assistance technique. Le partenariat
avec SSA Global, Mapics et privilégié en France avec SSA nous charge de
ASW. Cela fait des années l’activité BPCS et PRMS, depuis l’année derque nous travaillons de cette nière avec SSA Global. En outre en 2005 et
manière, ce qui représente 2006 nous aurons des missions d’implantation
une capitalisation très forte de la version de convergence SSA LX, au
sur une longue période, travers de migrations.170 sociétés utilisent
comme le montre la moyenne BPCS en France. En 2000 et 2001, lorsque
de 9 ans présence constatée SSA a eu ses difficultés, nous avions enregischez la plupart de nos consul- tré quelques évasions, mais depuis, cela s’est
tants.
calmé et les utilisateurs ont bien compris que
Compte tenu de ce qui a été changer d’ERP cela coûte cher, sans garantie
évoqué à propos des nouvelles de bénéfice.
procédures du marché, nous Par ailleurs, nous avons regroupé sous l’enentrons dans une ère où il faut tête Supply Chain Execution, une extension
construire le nouvel IBS pour aux ERP. Derrière cette appellation, se troules dix ans qui viennent. Nous vent la mobilité, les applications e-business en
devons continuer à industriali- B-to-B, une partie du BI, WMS pour les entrepôts, le transport, etc. Si la solution
ERP couvre les besoins, il n’y a rien à
i-L&S, lettre hebdomadaire, comrajouter. Sinon, nous proposons les
porte 40 numéros par an. La rédaction ne garantit pas l’exactitude absolutions de la Supply Chain
solue, ni le caractère exhaustif des
Execution.
informations publiées. Directeur de
la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RC en cours. Dépôt légal 1e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement
Email : contact@ipresse.net
http://www.ipresse.net
2004
RB : Cette expertise est-elle au service de la TMA et quels sont vos
objectifs en terme de répartition du
chiffre d'affaires éditeur et intégrateur ?
Jean-Paul Patureau : Bien entendu. Notre offre TMA peut être assimilée à la maintenance et le support
N° 010 - Mercredi 16 février 2005 - Page 40
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 161
des ERP, mais pas seulement. Nous avons
des TMA mutualisées, des TMA mixtes, en
partie dans nos locaux, en partie chez le
client, soit une TMA complètement chez le
client où nous remplaçons l’informatique du
client. Chez nous, la TMA a été lancée en
2000 et représente à ce jour 14% du CA.
Nous avons une équipe fixe d’une dizaine de
personnes installée dans nos locaux, avec
des lignes privées, un système Internet
pour prendre les appels, les messages,
pour les traiter, assurer le suivi, bref tout
l’outillage nécessaire pour prendre ne
charge l’ensemble de la demande TMA.
Nous couvrons tous nos ERP plus un certain nombre d’autres solutions sur le marché, ce qui constitue un éventail de compétences déjà très large. Nous ne faisons que
la maintenance des applications, mais pas
de FM.
En chapeau de ces différents services,
nous avons une petite offre conseil. Nous
n’irons pas nous mesurer à des KPMG ou
autres. Les clients peuvent travailler avec
nos consultants pour un appel d’offres, rédiger un cahier des charges, les aider à faire
un choix. C’est du pragmatique. Derrière,
cela peut déboucher, soit sur une de nos
solutions, soit sur l’assistance à maîtrise
d’ouvrage pour la solution mise en œuvre.
Nous avons développé un produit qui s’appelle Audilys, un outil pour aider le conseil.
L’intervention consiste à faire une photo de
l’entreprise dans l’environnement de son SI,
cela sur une à trois semaines. Cela permet
aux directions d’avoir une vision de la pertinence de leur système d’information et de
prendre en décision en conséquence.
C’est, par exemple, très utile pour une
migration.
L’activité Editeur représente à ce jour 25%
du CA, contre 75% pour l’activité Intégrateur. L’objectif dans les trois ans consiste à
faire progresser la partie Editeur à environ
40% et ramner à 60% la partie Intégrateur.
En France, nous n’avons pas encore d’intégrateurs ASW en dehors d‘IBS. Nous en
aurons un bientôt au Maroc, d’ici fin mars.
La question nous a été posée. Toutefois, en
2005 il n’y aura pas de réponse positive.
Nous devons d’abord ancrer l’organisation
avant de l’étendre.
i-L&S
ZOOM INTENTIA-LA
WSON
INTENTIA-LAWSON
BERTRAND SCIARD : « IL F
AUT OBTENIR UN IMP
FAUT
IMPACT
ACT
RAPIDE SUR LE MORAL DES TROUPES »
En France, nous n’avons pas d’éditeurs internationaux d’ERP pouvant se mesurer à égalité avec les grands acteurs
qui restent sur le marché mondial. Qu’à cela ne tienne ! Nous avons désormais un français à la tête du N°3 mondial
qui vient de naître, suite à la fusion entre le Suédois Intentia et l’Américain Lawson. En effet, Bertrand Sciard est le
Président et CEO d’Intentia et futur COO (Chief Operating Officer) de la future Lawson Software.
Son parcours international a commencé
lorsque Presys fut rachetée par JBA.
Avant de rejoindre Intentia en mars
2004, Bertrand Sciard était Executive
vice-President de Geac, en charge de
toutes les opérations dans la région
EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et en Asie Pacifique. Il était auparavant Directeur Général de JBA Plc en
Europe, et encore avant PDG de Presys,
éditeur franco-français de progiciels de
gestion dont Anaël pour la gestion des
ressources humaines. Il a commencé
sa carrière chez IBM chez qui il a occupé
plusieurs postes à responsabilités.
Roger Bui : Quelle était la situation
chez Intentia avant ce rapprochement ?
Bertrand Sciard : En mars 2004,
quand j’ai été recruté par Intentia, la
première chose que l’on m’a demandée
de faire était de prendre les mesures
nécessaires pour restaurer la profitabilité de la société. C’est ce que j’ai fait sur
l’année 2004. Nous avons réduit l’effectif
de 700 personnes sur un total de 3000.
Au 4ème trimestre, la croissance était
revenue avec +11% sur les licences et
+17% de bénéfices, ce que cette société n’avait jamais réalisé depuis sa création. J’ai appris une chose au cours de
mes expériences avec Presys, puis JBA
au sein de Geac : quand on fait un « turn
arround », comme disent les Américains, il faut « cut deep and fast ». C’est
un peu comme la gangrène : lorsque l’on
est touché à la main, il faut couper le
bras. Il faut obtenir un impact rapide sur
le moral des troupes car le business
n’est fait que par des hommes. Le seul
vrai levier de la société ce sont les
personnes. Nous avions passé presque
50M€ de restructuration, ce qui constitue un signe évident de la gravité de la
situation. L’impact sur le résultat de
l’exercice a été immédiat. Si les frais de
restructuration sont neutralisés, nous
avons été légèrement profitables sur
l’année.
Bertrand Sciard, Président et CEO
d'Intentia et futur COO (Chief
Operating Officer) de la nouvelle entité, N°3 mondial derrière SAP et Oracle.
lesquels elle a des chances d’être un
leader. Au lieu de signer tout ce que l’on
pouvait, j’ai re-focalisé le commercial
sur quatre secteurs principaux que sont
la mode et le prêt-à-porter, l’alimentaire
et les boissons et notamment l’alimentaire frais, la distribution et la gestion
d'actifs. L’autre objectif était de rééquilibrer les revenus par activité. Les revenus
se composaient de 18% de licences,
18% de maintenance et 64% de services. En finale nous étions plus société
de services qu’éditeur. La politique antérieure était « one stop shop », autrement dit pas de partenaire. J’ai estimé
que ce business modèle était périmé.
RB : Par quel cheminement êtes-vous
arrivé jusqu’à Lawson ?
Bertrand Sciard : Mon plan était très
simple. Il fallait d’abord restaurer la profitabilité. Cela fait, il fallait ensuite repositionner la société sur les marchés sur
N° 023 - Mercredi 8 juin 2005 - Page 91
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 162
Notre revenu de maintenance devait atteindre au moins 30%, comme c’est le
cas chez les plus grands, SAP, Peoplesoft, Oracle, etc., ainsi que celui des
licences. Nous avons augmenté très
fortement le nombre de partenaires intégrateurs. En France, nous avons signé
avec Unilog, Sopra et IBM Global Services. Nous allons accentuer ce mouvement et viser des partenariats mondiaux
avec de grands acteurs.
Enfin, la répartition géographique de
notre chiffre d’affaires n’était pas satisfaisante. Nous étions à hauteur de 80%
en Europe, 5% aux USA et 15% en Asie
Pacifique. Le marché dans son ensemble porte sur 40% en Europe, 40% aux
USA et 20% pour le reste du monde.
Nous étions en phase avec le reste du
monde, mais pas du tout en ce qui
concerne l’Europe et l’Amérique. La
seule solution était de faire une acquisition. Depuis le début j’ai toujours dit aux
analystes, journalistes, banquiers et investisseurs, que nous ferions une acquisition aux USA.
RB : Qui a racheté qui ?
Bertrand Sciard : Cette question soulève à la fois un vrai et un faux problème,
dans le sens où nous avons contacté
tous les acteurs clés qui nous intéressaient sur le marché. A contrario, ceux
qui ne nous intéressaient pas étaient
SSA ou Geac qui sont des consolidateurs. Nous avons essayé avec Mapics,
avec qui nous avions été proches de
signer. Malheureusement le conseil
d’administration de Mapics ne voulait
que du cash, alors que nous ne voulions
payer qu’avec des actions. L’accord n’a
pas pu se faire.
Quand nous avions contacté Lawson,
ZOOM INTENTIA-LA
WSON
INTENTIA-LAWSON
i-L&S
ce dernier avait une valorisation boursière de fou, quasiment un milliard de dollars,
avec un chiffre d’affaires autour
de 300 M$. Au fil des mois leur
capitalisation boursière a baissé et entre temps, nous avions
eu de bons résultats. Notre
capitalisation boursière a monté et la différence était finalement très faible. Ce qui était
inenvisageable auparavant est
devenu possible. Nous avons
effectué la fusion sur une base
d’égalité. Mais nous savons
très bien que dans cette situation, il y en a toujours un qui est
plus égal que l’autre. Si on
prend comme exemple le cas
de la fusion d’Air France avec
KLM, même si c’est une fusion
à égalité, c’est tout de même
Air France qui mène le jeu.
En terme de chiffre d’affaires,
Intentia est plus gros. En terme de clients, Intentia est plus
gros. En terme de nombre
d’employés, Intentia est plus
gros. En terme de capitalisation boursière, Lawson est
plus gros. L’accord au niveau
des actionnaires est structuré
de telle manière que la nouvelle
compagnie va être détenue à
57% par Lawson et à 43% par
Intentia. Le nouveau conseil
d’administration comprendra
quatre Intentia et quatre Lawson. La décision de garder le
nom de Lawson a été prise en
commun. C’est une décision
que j’aurais prise, même si
nous avions racheté 100% des
actions de Lawson. Intentia
est totalement inconnue aux
USA, alors que Lawson a une
bonne image sur le marché.
Par ailleurs, il n’est pas question de fusionner les gammes
car elles sont totalement complémentaires.
Globalement, la réunion des
deux entités aura un poids
économique de 800 M$ de chiffre d’affaires environ et place le
groupe en troisième position
derrière SAP et Oracle et devant Microsoft sur la partie applications, bien entendu. En
revanche, ce qui est très important, c’est le fait que nous
soyons N°1 et de très loin, sur
le mid-market.
RB : Que pensez-vous
de l’arrivée de Microsoft sur le marché des
ERP et d’un éventuel
rapprochement Oracle-SAP ?
Bertrand Sciard :
S’agissant du mid-market, SAP et Microsoft
ont le même challenge,
même si cela se traduit
par un diagnostic différent. Le problème de Microsoft se trouve dans le
fait que ses ERP, Axapta et Navision, ne répondent qu’à 50% des besoins du client. Microsoft aimerait que ses
distributeurs développent la verticalisation du
produit. Or, les distributeurs actuels sont petits
et n’ont pas les ressources pour développer des
modules verticaux et
devenir des éditeurs à
part entière. La menace
ne se trouve pas là à
mon avis. De même,
SAP a pour sa part racheté Business One qui
ne répond qu’à 50% des
besoins. Par ailleurs,
ses partenaires sont
des SSII qui n’ont nullement envie d’investir
dans le logiciel.
A propos du rapprochement Oracle-SAP, tout
le monde parle à tout le
monde. Personnellement je n’y crois pas.
Mais il y a quelques années, si on m’avait dit
que SAP aurait des discussions avec Oracle
pour fusionner, j’aurais
répondu à la personne
d’arrêter de boire.
Aujourd’hui tout est possible, mais je ne vois
pas l’intérêt d’une telle
opération.
Le communiqué
St. Paul, Minnesota et Stockholm, Suède, le 2 juin 2005 - Lawson
Software, Inc. («Lawson» ou «Lawson Software») (NASDAQ:
LWSN) annonce aujourd’hui un accord de fusion avec Intentia
International AB («Intentia») (XSSE: INT B), société suédoise
basée à Stockholm, dans le cadre d’un échange d’actions. Sur la
base du prix de clôture des actions Lawson à 5,92 $ le 31 mai 2005,
la transaction est évaluée à approximativement 480 M$. La transaction a été approuvée à l’unanimité par le conseil d’administration
des deux sociétés ; elle sera clôturée le 31 décembre 2005, selon
certaines conditions de finalisation.
Au terme de la transaction, la société portera le nom de Lawson
Software, dont le siège social sera à St. Paul, (Minnesota, USA) et
le siège des opérations international à Stockholm, Suède. La
société née de la fusion emploiera plus de 3500 employés, avec un
portefeuille de 4000 clients environ répartis dans plus de 40 pays.
Elle proposera des applications logicielles dédiées à différents
métiers dans les secteurs des services, de la production, de la
distribution et de la maintenance.
Les deux entités sont complémentaires au plan géographique,
Lawson étant essentiellement implantés aux Etats-Unis et Intentia
en Europe et en Asie Pacifique. La nouvelle société aura désormais
une présence équilibrée entre l’Amérique du Nord et l’Europe, qui
réalisent chacune 45% du chiffre d’affaires total, l’Asie Pacifique en
en réalisant 10%.
Le Conseil d’Administration de la nouvelle société sera composée
de 3 directeurs de Lawson et de 3 directeurs d’Intentia, 2 nouveaux
directeurs supplémentaires seront sélectionnés et Harry Debes,
assurera la fonction de CEO dans la société.
Richard Lawson et Romesh Wadhwani seront co-président de la
nouvelle société. Richard Lawson a co-fondé la société Lawson en
1975, et en fut l’inspirateur pendant 30 ans en termes de vision.
Romesh Wadhwani, également Président et CEO de Symphony
Technology Group, a créé et était le précédent Président et CEO de
la société Aspect Development, Inc.
A compter du 15 juin 2005, Harry Debes, rejoindra Intentia en tant
que Président et CEO. Il a dirigé auparavant Geac Asie Pacifique,
Geac Enterprise Solutions en Amérique, et les opérations de J.D.
Edwards, dont les ventes et les services, en Amérique. Il en est parti
après l’acquisition de J.D.Edwards par PeopleSoft, pour rejoindre
SPL Worldgroup, le principal fournisseur de logiciels dédié aux
fournisseurs d’électricité aux fonctions de Président et CEO.
Robert Barbieri est maintenu dans ses fonctions de directeur
financier, Chief Financial and Performance Officer qu’il conservera
après la clôture de la transaction.
Après la clôture de la transaction, Bertrand Sciard, Président et
CEO d’Intentia, sera nommé Chief Operating Officer de la nouvelle
entité, en charge de l’ensemble des opérations dans le monde.
Les solutions Lawson sont principalement des applications de
gestion financière, des ressources humaines, des achats, et du
commerce de détail alors que les applications développées par
Intentia sont dédiées aux entreprises de production, de distribution
et de maintenance. Intentia développe des solutions dédiées aux
secteurs agro-alimentaire, du textile et de la mode, de la distribution
professionnelle et à la gestion d’actifs, complémentaires à l’offre
de Lawson, spécialisé sur les secteurs publics, financiers, de la
santé, de la distribution et de l’éducation.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne garantit pas
l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations publiées. Directeur de
la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est strictement interdite. Editeur :
iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RCS Paris B 480 791 854. Dépôt légal
2 e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net
http://www.ipresse.net
N° 023 - Mercredi 8 juin 2005 - Page 92
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 163
ZOOM IXEUROPE
i-L&S
BRUNO P
AOLINI :
PAOLINI
« LA F
ACE CACHÉE DE L
’HÉBERGEMENT »
FACE
L’HÉBERGEMENT
»..
Roger Bui : Dites-nous tout à propos de « la
face cachée de l’hébergement ». Quel est en
fait ce métier méconnu qui relève aussi bien
des télécommunications que de l’informatique, sans toutefois rivaliser avec celui des
grands infogéreurs dont il est complémentaire ?
95, au moment l’explosion de l’Internet. En
terme anglo-saxon cela s’appelait la colocation
et consistait à dire qu’avec le déploiement des
fibres optiques dans le monde entier de la part
des opérateurs de télécommunication, il fallait
bien des points de convergence vers des plates-formes à la fois informatiques et télécoms,
pour traiter et diriger toutes ces informations.
On peut assimiler ces plates-formes à des
« hub » de télécommunication.
Aux USA, cette approche a commencé à décoller dans les années 95. En 98-99, le modèle
a été répercuté sur l’Europe, soit avec des
entreprises européennes comme IXEurope,
soit avec des entreprises américaines. Le
marché était énorme. Pour tous les cabinets
d’études dont IDC, Ovum, etc., ce marché allait
croître à plus de 100% par an, et, il fallait investir
rapidement, et en masse pour déployer des
fibres optiques partout dans les grandes villes
et construire des « Data Centre » de plusieurs
milliers de mètre carré. A l’époque, le besoin
était évalué à plus d’un million de mètres carré
de « Data Centre ». Avec
l’éclatement de la bulle
Internet, les entreprises
dédiées à cette activité ont
subi beaucoup de dégâts,
ainsi que leurs clients
d’ailleurs !
Bruno Paolini : Notre métier n’est, en effet,
pas très connu. Nous hébergeons des équipements informatiques et de télécommunication
des clients, dans de grands centres appelés
« Data Centres », de plusieurs milliers de mètres carré chacun. Les clients viennent chez
nous avec leurs matériels. Nous ne gérons pas
les équipements chez le client.
Nous construisons et exploitons ces centres
dans les grandes villes européennes, dont
Francfort, Düsseldorf, Zurich, Genève, Paris et
Londres. Notre centre de Roissy fait potentiellement 8000 m² dont 2500 en exploitation. En
2005, nous allons doubler sa surface d’exploitation, passant de 2500 m² à plus de 4000 m².
Notre prix de revient au
mètre carré correspond à
un prix d’investissement
ou Capex et un prix d’opération ou Opex. L’investissement pour la construction du « Data Centre » de
Roissy s’est élevé à 15
RB : Vous avez pris un
M€. Maintenant, pour faire
important virage stratéfonctionner ce centre il faut
gique après l’éclatement
de la maintenance, de
de la bulle Internet.
l’énergie, des télécommuQuels sont aujourd’hui
nications, des techniles marchés qui vous ticiens, etc. Le prix de vente
rent ?
est ensuite calculé sur la
base du Capex plus Opex. Bruno Paolini a débuté sa carrière
Notre unité d’œuvre est le chez Sinfor Telecom. Ensuite, chez Bruno Paolini : J’ai intéil dirige pendant sept ans la
gré le groupe en début
rack qui fait 2m20 de haut, Transiciel
division Intégration Réseau. En 1997,
2000. A l’époque, on pen0m60 de large et 0m90 de il entre chez Centron
PhotoInternational
: Frédéric Atlan
profondeur dans laquelle avant de rejoindre, en 2000, sait encore qu’il suffisait de
on glisse les serveurs. IXEurope, dont il est aujourd'hui le se baisser pour signer les
Nous proposons ensuite directeur général.
contrats. Six mois après,
de la bande passante
tout a été stoppé net. La
Internet que nous achechance pour la France a
tons « en gros » aux opérateurs comme été son démarrage à partir de zéro. PersonnelFrance Telecom, Gobal Crossing et bientôt un lement je naviguais plutôt dans le monde des
troisième ISP. Les utilisateurs disposent d’un grandes entreprises dont les banques et des
dispositif permettant de basculer automatique- SSII.
ment un lien en cas de problème. Tout cela J’ai dû immédiatement embrayer sur cette
revient à dire que notre activité demande beau- nouvelle approche qui a d’ailleurs servi de
coup de fonds pour investir dès le départ dans modèle pour nos autres filiales en Europe,
notre outil de travail.
lesquelles avaient déjà mangé une bonne partie
du gâteau de l’Internet. Nous avions alors pris
RB : Comment est venue l’idée de la créa- de l’avance. Cette avance s’est résorbée detion de cette société ?
puis, car le marché dans notre métier repose,
par exemple, sur les banques avec les normes
Bruno Paolini : L’idée de la création de sécurité Bâle II pour la sécurisation de site
d’IXEurope était très simple. Nous avions repris connectés à plus de 5 km. Nous nous situons
le modèle existant aux USA, dans les année complètement dans la
N° 006 - Mercredi 19 janvier 2005 - Page 23
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 164
Historique
IXEurope est un groupe
européen, britannique,
avec son siège à Londres, implanté dans
quatre pays : Suisse,
Allemagne, Angleterre
et France.
1998 : Année de création du Groupe.
1999 : Premier tour de
table 16 M€.
2000 : Création d’IXEurope en France en avril.
Second tour de table de
67 M€, en septembre.
2001 : En janvier, inauguration du premier datacentre IXEurope en
France, à Roissy CDG.
En avril inauguration du
second datacentre français, à Sophia Antipolis. En mai, troisième
tour de table de 19,5
M€.
2002 : En juin, quatrième tour de table de 12
M € ; en décembre,
inauguration du second
datacentre IXEurope en
Suisse, Zurich 2.
Actionnariat
European Acquisition
Capital (EAC) et
Bank of America Equity
Partners : 80%.
Dirigeants : 20%.
Chiffres
consolidés
CA 2004 (p) : 25 M€
CA 2003 : 20 M€
CA 2002 : 15 M€
Effectif stable depuis
trois ans, environ 100
personnes.
Une salle blanche
ZOOM IXEUROPE
i-L&S
RB : Vous êtes
complémentaires avec l’activité d’infogérance
des SSII. Qu’en
est-il exactement
sur le terrain ?
Le Data Centre de Roissy
mouvance de sécurisation
des systèmes d’information
qui sont demandés par le
monde financier notamment.
Au fur à mesure de la demande de nos clients nous
nous adaptons. Ainsi, nous
travaillons avec un banque sur
les « firewall » pour la sécurité
physique du lien télécom. Il y
a quelques temps, j’avais signé un partenariat avec une
société pour proposer du stockage à la demande. Nous
sommes revenus à notre métier de base, et ça fonctionne.
Nous creusions notre sillon.
On verra ensuite.
Ce marché croît. Il y a trois
ans, nous ne pensions pas
recevoir des appels d’offre
comme ceux que nous recevons aujourd’hui. Des entreprises du CAC 40 nous consultent ! Toute entreprise, qu’elle
soit petite, grande ou
moyenne a besoin de ce genre
de solution. Il y a des entreprises qui n’ont pris qu’une baie
et 1 mégabit de bande passante. A l’autre extrémité, de
grosses entreprises prennent
plusieurs centaines de m²,
plusieurs centaines d’heures
de forfait, plusieurs dizaines
de mégas de bande passante.
Bruno Paolini :
Avec notre voisin
EDS, nous avons
un partenariat car
leur centre est
suffisamment proche du notre,
mais également suffisamment éloigné dans le
sens Bâle II du terme. En outre, ils sont très
bien connectés. Il existe donc une logique
industrielle entre nos deux centres.
Capgemini dispose de deux centres sur Paris
Nord II, l’un leur appartient et vient d’un contrat
d’infogérance avec Europcar. Le second est
tout simplement le notre.
RB : En termes économiques, que représente aujourd’hui IXEurope ?
Bruno Paolini : IXEurope à ce jour, c’est 8
centres d’hébergement en Europe qui font chacun environ 2000 à 3000 m² en moyenne. Nous
avons réalisé 25 M€ de chiffre d’affaires en
2004, sachant que c’est une entreprise récente
qui a démarré en 1999. Aujourd’hui nous arrivons à des exercices significatifs, car les
clients sont effectivement hébergés. Nous
avons subi un « retard à l’allumage » dû à
l’éclatement de la bulle Internet. Nos clients ne
sont pas uniquement des opérateurs de télécommunication ou des « start-up » Internet,
mais des entreprises traditionnelles dont des
banques, des assurances, des grosses sociétés de service comme Capgemini, EDS, HP,
etc.
Au cours des trois derniers exercices, nous
avons connu une croissance annuelle
moyenne de 30% environ. 2004 et 2005 sont
des années de croissance organique en terme
de chiffre d’affaires et de consolidation. Au
premier semestre 2004, nous avons racheté le
centre de Genève de Telehouse, surtout pour
son installation car cette société n’avait pas
beaucoup de clients. Cela nous a permis de
déployer des affaires avec les bani-L&S, lettre hebdomadaire, comques.
porte 40 numéros par an. La rédacAu total, nous avons levé 20 M€ de
tion ne garantit pas l’exactitude abcapitaux
depuis la création. Après 6
solue, ni le caractère exhaustif des
ans d’existence, nous sommes
informations publiées. Directeur de
« cash-flow » positif. Nous couvrons
la Publication : Roger BUI. Toute relargement les dépenses Opex avec
production est strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Branl’argent qui entre. Nous avons signé
cion, 75015 Paris. RC en cours. Déen décembre, an Allemagne un très
pôt légal 1e trimestre 2005.
gros contrat avec la City Bank. En
outre nous avons encore plusieurs
Bulletin d'Abonnement
millions d’euros qui nous restent des
Email : contact@ipresse.net
tours de table précédents. Cela signihttp://www.ipresse.net
fie que nous avons de quoi nous déve-
N° 006 - Mercredi 19 janvier 2005 - Page 24
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 165
lopper normalement.
Toutefois, si nous devions acquérir une
société importante, cela se fera certainement par augmentation de capital. Bien
entendu, la bourse nous intéresse. Soit
nous irons sur la bourse de Londres, soit
nous achèterons à l’horizon 2006 une société déjà cotée.
BALE II
et le risque opérationnel
Basel II ou Bâle II est l’extension de Bâle
I. Bâle I est une norme qui doit être suivie
par toutes les banques, au risque d’être
radiée. Une banque doit suivre scrupuleusement le ratio Cooke qui dit que l’on
doit pondérer l’opération par rapport à un
risque marché et un risque crédit. Bâle II
repose sur le ratio Mc Donough ajoute au
précédent un risque opérationnel qui tient
compte de la situation géographique et
climatique, de l’infrastructure informatique, des risques géopolitiques d’attentats, etc. En fait Bâle II a été poussé par les
événements du 11 septembre.
« Bâle II est tout d’abord un dispositif plus
complet dans la mesure où l’ensemble
des risques auxquels est exposée une
banque devront être pris en compte dans
l’appréhension du profil de risque de cette
dernière. L’introduction d’une exigence
de couverture du risque opérationnel par
des fonds propres, au titre du pilier 1, n’en
est pas la seule illustration. Je citerais
également l’exigence, au titre du pilier 2,
d’une évaluation de risques plus difficilement mesurables mais néanmoins indispensables à surveiller et à contrôler,
tels le risque de taux d’intérêt dans le
portefeuille bancaire, le risque de concentration du crédit ou encore le risque
juridique », selon Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France et Président de la Commission bancaire, à la
conférence-débat de l’association d’économie financière sur le thème : « Bâle II :
Genèse et enjeux », le 27 mai 2004.
Selon Insight, la Lettre de SIA Conseil, la
mise en place du ratio Mc Donough fin
2006, remplaçant l’actuel ratio Cooke,
impose aux institutions financières de
mobiliser une partie de leurs fonds propres en couverture de leurs expositions
aux risques de marché, aux risques de
crédit et - nouveauté du ratio Mc Donough
- aux risques opérationnels. Un risque
opérationnel est défini comme le risque
de pertes directes ou indirectes dues à
une inadéquation ou à une défaillance
des procédures, personnels et systèmes
internes, ou à des événements extérieurs.
i-L&S
ZOOM MICROSOFT
OLIVIER EZRA
TTY : « L'INDUSTRIE DU LOGICIEL
EZRATTY
AS ASSEZ V
ALORISÉE EN FRANCE ».
PAS
VALORISÉE
N'EST P
Nous avons rencontré Olivier Ezratty, directeur de la division développeur et plate-forme d’entreprise de Microsoft, afin de faire
le point sur les relations entre Microsoft et les éditeurs français en particulier. Depuis qu’il occupe ce poste, Olivier a une
connaissance profonde des éditeurs français, de leurs forces et faiblesses. Il a aussi des regrets concernant le peu de
reconnaissance de cette industrie dans le paysage informatique français.
Olivier Ezratty a déjà passé plus de 17
ans chez Microsoft France dont il a fait
le tour de la plupart de services. Dans les
jours qui viennent, il va changer de responsabilité, mais cela ne change pas sa
connaissance et son attachement au
métier de créateur et d’éditeur de logiciels.
Roger Bui : Quelle est votre perception de l’industrie du logiciel en
France ?
Oliver Ezratty : Je pense que l’édition
de logiciels n’est pas assez valorisée en
France. Le poids des SSII est tel que les
industries du logiciel se trouvent de fait
phagocytées. Cette industrie n’est pas
représentée en tant que telle car Syntec
Informatique est très orientée SSII dans
sa représentation. Par ailleurs, la
France est un pays où la valeur de la
propriété intellectuelle est sérieusement challengée depuis des années.
Nous estimons avoir une communauté
d’intérêt avec des gens qui font le même
métier que nous pour défendre la valeur
de la propriété intellectuelle, l’intérêt
d’avoir une industrie du logiciel locale.
Cet intérêt passe, par exemple par la
balance des paiements. Celle d’une SSII
n’est pas la même que celle d’un éditeur.
Prenez le cas de Dassault Systèmes
qui doit certainement rapporter plus de
devises que Capgemini dont la taille est
nettement supérieure. Cela ne doit en
rien dévaloriser Capgemini qui fait très
bien un autre métier.
Roger Bui : Quelle est, selon vous, la
typologie des éditeurs en France et
quels sont les besoins exprimés en
terme de technologies pour moderniser leurs progiciels ?
Oliver Ezratty : L’édition française, en
dehors des cinquante premiers, est très
fragmentée. Il y a à peu près 2700
éditeurs en France, auxquels il faut ajouter 900 importateurs de logiciels qui sont
souvent comme nous des filiales de
sociétés internationales. S’agissant
des éditeurs français, il existe sur le
marché trois sortes d’acteurs. Des acteurs locaux orientés PME qui sont souvent européens, au moins vers l’Europe
du Sud, comme Adonix ou Cegid. Des
acteurs verticaux de toutes tailles où on
trouve de tout, mais aussi quelques
acteurs intéressants comme VCS
Timeless dans la distribution, ou
Cartesis dans la finance. Enfin, on trouve
quelques grands acteurs qui ont réussi à
s’implanter à l’international et pour qui le
chiffre d’affaires en France est devenu
complètement minoritaire. Ces sociétés
se portent généralement mieux que la
moyenne. Ce sont les Business
Objects, Dassault Systèmes, Ilog.
Olivier Ezratty,
directeur de la division développeurs
et plate-forme d'entreprise
Au plan du niveau des produits, on trouve
tous les cas de figure. Celui dont
l’applicatif métier est basé sur des technologies anciennes. Pour lui la rupture
technologique sera importante à franchir
pour se mettre au goût du jour. C’est par
exemple quelqu’un qui a fait du Visual
Basic et qui veut passer à l’objet, qui a
des outils de type PowerBuilder, spécifiques et qui n’ont plus le vent en poupe.
Dans le mid-market des sociétés réalisant entre 2 et 10 M€ de chiffre d’affaires
on trouvera pas mal d’acteurs dont la
plate-forme de base est Unix sur le
serveur. Pour nous, c’est une approche
concurrentielle classique. Ces acteurs
ne sont pas toujours enclins à changer.
Ils avancent généralement l’argument du
coût face au changement. Cela coûte
cher de changer, quelles que soient les
beautés du nouvel environnement. Notre
approche consiste plutôt à montrer la
valeur que nous pouvons leur apporter y
N° 017 - Mercredi 20 avril 2005 - Page 67
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 166
compris dans l’environnement Unix.
Enfin, il existe encore énormément de
petits éditeurs qui sont encore en Client/
Serveur, qui ne savent pas comment
adopter des technologies de type
Internet, mais qui sont obligés de le faire
et donc de tout casser. A un moment
donné, il faudra qu’ils fassent le choix
d’une technologie qui leur permette de
toucher le marché de façon large, du
poste de travail classique jusqu’au
monde de l’Internet, du plus petit au gros
en terme de puissance et en réduisant
au maximum les coûts. Le manque de
moyens est souvent criant. Nous essayons de changer la donne en multipliant les moyens que nous offrons aux
éditeurs pour les aider à travailler sur nos
technologies. Nous avons récemment
multiplié les offres d’accompagnement
techniques aux éditeurs, pour réduire
les coûts d’adoption de nos technologies, minimiser les risques, avoir un
minimum de réassurance pour eux en
terme de qualité. Nous leur proposons
l’accès au produit, la formation et le
support technique contre un simple engagement de supporter nos technologies.
Roger Bui : Justement, qu’apportezvous aux entreprises et aux éditeurs
en particulier ?
Oliver Ezratty : Notre offre est un ensemble de briques. Du fait qu’elles ont
été créées par la même société, ces
briques ont une cohérence dans l’architecture qui fait qu’une grosse partie de
l’intégration des briques a déjà été faite.
Lorsqu’un éditeur de logiciel souhaite
créer une solution de gestion qui soit
connectée à une solution de travail
collaboratif, nous avons un ensemble de
briques qui demandent un travail d’intégration beaucoup moins lourd que s’il
s’agissait de briques de diverses provenances, voire d’une même source, mais
laquelle s’est construite par acquisitions successives et qui n’a pas eu le
temps de rendre cohérentes entre elles
les différentes briques de son offre. Selon les avis des uns et des autres, les
gens développent entre 20% et 30% plus
rapidement avec nos technologies que
celles disponibles sur le marché. Par
ailleurs nos produits
ZOOM MICROSOFT
i-L&S
sont généralement moins
chers. Les seuls qui sont
moins chers que nous sont les
acteurs de l’Open Source.
Toutefois, la comparaison
dans ce cas porte sur le coût
global de la solution. Combien
cela coûte à développer, à
maintenir, à déployer, à former
les utilisateurs.
Très souvent, nous constatons que les éditeurs de logiciels ont besoin d’être multicanal, d’avoir des offres qui
touchent un plus grand nombre d’utilisateurs dans l’entreprise. Prenons l’exemple de
Dassault Système, avec le
PLM, qui se pose des questions sur l’élargissement de
l’accessibilité aux données de
gestion et aux objets 3D à un
plus grand nombre d’utilisateurs dans l’entreprise cliente.
Les sociétés comme Cartesis
qui travaillent dans le domaine
du reporting financier se posent des questions sur la mise
à disposition du reporting financier sur des tableaux de
bord dans des portails disponibles à un plus grand nombre
d’utilisateurs au sein de l’entreprise.
Nous avons référencé dans
notre catalogne en ligne 1700
éditeurs, qui ont à leur catalogue des solutions qui supportent tout ou partie des technologies Microsoft. Sur ces
1700, nous avons identifié
5000 applications. 450 éditeurs se trouvent dans le programme « Empower ». Ce
programme est ouvert à tous
les éditeurs qui souhaitent
s’engager sur l’adoption de
nos technologie et particulièrement de SQL Server 2005 et
Office 2003, pour les plus importants. En échange du support pendant un an,
renouvelable un an, ils bénéficient d’un programme qui,
pour moins de 300€, leur
donne les produits, la formation, le support technique,
l’accès à des consultants
Microsoft. Aujourd’hui nous
avons un peu moins d’une
centaine d’éditeurs certifiés
Microsoft et nous avons les
moyens pour suivre une cinquantaine d’éditeurs au travers de notre MTC (Microsoft
Technical Center). Nous avons multiplié par
cinq nos investissements sur l’accompagnement des éditeurs. C’est dire si nous y
croyons.
Roger Bui : Il y a quelques année, Microsoft
avait une mauvaise réputation dans les entreprises car ses produits n’avaient pas fiabilité des logiciels grands systèmes. Cela a-til changé depuis ?
Oliver Ezratty : Globalement les clients commencent à percevoir la richesse et la force de
l’offre Microsoft, en revanche ils ne nous voient
pas tous forcément présents dans les plus
grosses applications critiques. Le remplacement de mainframes par des technologies
Microsoft n’est pas encore à l’ordre du jour.
Cela n’empêche qu'au fil de l’évolution de nos
produits, Windows Server par exemple, nous
montons en puissance. Tous les grands éditeurs du marché comme SAP, Peoplesoft,
Siebel, JD Edwards, effectuent des
benchmarks et la plate-forme Microsoft monte
aussi loin, si ce n’est plus loin, mais à un coût
plus faible, par rapport aux plates-formes concurrentes. Nous savons générer des
benchmarks avec 30000 utilisateurs en ligne.
Nous avons nous-même SAP en interne qui
tourne sur une seule instance pour une société
de 60000 personnes dont un quart des personnes utilise SAP tous les jours. C’est pareil avec
Siebel.
Ensuite, le marché est plus ou moins conservateur. La France est plus conservatrice que le
reste du monde. Deux enquêtes récentes,
faites aux Etats-Unis, l’une par Forrester et
l’autre par Gartner, montrent que la plate-forme
Microsoft est plus utilisée pour les applications
critiques. Dans ce type d’enquête on demande
à l’utilisateur quelles sont les plates-formes
qu’il utilise pour ses applications métier critiques. Pour l’OS, la question porte que le choix
Unix/Linux face à Windows, et la réponse nous
place devant. Pour le middleware la question
porte sur le choix Java face à .Net, la réponse
nous place là aussi devant. En France, nous
serions certainement en deçà, car l’adoption
de nouvelles technologies est généralement
plus lente. Le paradoxe étant qu’en France
même Java est en retard d’adoption par rapport
au reste de l’Europe. La France a un héritage
informatique plus lourd qui bouge plus lentement, quelle que soit la technologie.
Roger Bui : Pourquoi la France est-elle toujours plus lente à réagir ?
Oliver Ezratty : La richesse du pays qui évolue
En 1974, William H. (Bill) Gates, qui venait
d'entrer à l'Université de Harvard, entreprit
avec Paul Allen, de développer un langage de
programmation élémentaire, Basic, pour le
premier micro-ordinateur commercialisé,
l'Altair de MITS. Une fois ce projet réalisé, ils
s'associèrent pour fonder Microsoft.*
*Les Princes du Soft, Microsoft Press.
moins vite que celle des autres pays, le
poids historique des SSII par rapport au
monde des éditeurs de logiciels, la relation
aux coûts, la relation aux risques, le fait
qu’en France l’informatique soit beaucoup
plus considérée comme un coût que
comme une source de création de valeurs,
du moins en moyenne si on la compare aux
pays anglo-saxons. Voici une anecdote
révélatrice. Récemment, j’étais avec Esker
un éditeur lyonnais créé en 1985, il y a 20
ans. Ils ont créé leur filiale anglaise en 1991.
Aujourd’hui leur filiale anglaise qui a à peine
5 commerciaux, fait 1,5 fois le chiffre d’affaires de la société en France. Le ratio n’est
pas étonnant car on le retrouve chez IBM,
Microsoft, Cisco ou Oracle. Mais là, il s’agit
d’un éditeur français. La perméabilité à de
nouvelles technologies, de nouvelles solutions, de nouveaux business models, est
malheureusement meilleure ailleurs qu’en
France. Partant, la santé de l’édition de
logiciels en France, pour les gros acteurs
notamment, dépend de leur capacité à exporter rapidement. Le marché français est
trop petit et trop peu actif pour créer une
dynamique en faveur de cette industrie.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne garantit
pas l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations publiées.
Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est strictement interdite.
Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RCS Paris B 480 791 854. Dépôt
légal 2e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net - http://www.ipresse.net
N° 017 - Mercredi 20 avril 2005 - Page 68
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 167
i-L&S
ZOOM ORSYP
JEAN-JACQUES PARINET :
« NOUS TRA
VAILLONS UNIQUEMENT DANS LE DOMAINE
TRAV
DE LA PRODUCTION INFORMA
TIQUE »
INFORMATIQUE
Orsyp est un éditeur français de logiciels techniques permettant aux ordinateurs hétérogènes et dispersés de
travailler efficacement. Sa suite logicielle Dollar Universe est installée sur la plupart des grands sites informatiques
à travers le monde appartenant à un millier de grands groupes internationaux. La société a réalisé au 31 mars 2005
un chiffre d'affaires de 22 M€ avec un effectif de 166 personnes.
Jean-Jacques Parinet, son PDGFondateur aimerait donner un coup
d’accélérateur au développement de
sa société en faisant de la croissance
externe. Pour cela, il a besoin de
capitaux frais.
Roger Bui : Qu’est-ce qui motive
votre souhait d’ouverture du capital d’Orsyp, au bout de presque
20 ans d’indépendance ?
Jean-Jacques Parinet : Nous
avons eu jusqu’à présent une stratégie d’autofinancement exclusive.
A ce jour, nous sommes entièrement
indépendants de tout financement
externe. Nous avons estimé que
nous étions prêts à changer d’échelle.
L’histoire d’Orsyp peut se résumer en
quatre phases de cinq ans environ.
La première a été une phase de
constitution de l’offre, puis une phase de déploiement sur le marché
français, puis une phase d’investissement technologique et enfin une
phase d’investissement sur le marché international où nous sommes
présents dans 8 pays européens,
plus
les
Etats-Unis
et
le
Canada. Notre présence à l’international est doublée par un réseau
indirect relativement étoffé et efficace. Après ces étapes successives, nous arrivons à un moment où
nous avons une offre assez percutante qui nous donne la capacité de
pénétrer dans des grands, voir très
grands comptes, que ce soit en
Europe ou Outre-Atlantique.
Autrement dit, nous avons parcouru
en 20 ans tout un cycle, depuis la
création des produits à leur commercialisation, installation, mise en service et maintenance. Nous voulons
maintenant parcourir le cycle suivant beaucoup plus rapidement.
Pour ce faire, nous voulons économiser la phase de construction de
l’offre et la remplacer par des acquisitions technologiques. C’est pour
cela que nous avons besoin de fonds
externes.
Au niveau du réseau commercial,
nous sommes surdimensionnés par
rapport à notre offre. Nous allons
utiliser cette structure commerciale
qui fonctionne bien aujourd’hui car
elle se trouve à l’équilibre, voire
bénéficiaire, sur chacun des territoires. Partant de cette idée, nous
pensons élargir notre offre et nous
appuyer sur ce réseau mature pour
le rendre plus productif. Toutefois,
notre volonté est de rester très
proches des domaines dans lesquels
nous nous trouvons aujourd’hui.
Jean-Jacques Parinet : Très rapidement en France, nous avons eu de
gros clients. Entre 1993 et 1997 des
groupes comme France Telecom ont
commencé à se préoccuper de
« sortir » de France. Très tôt, ces
groupes nous ont fait savoir que s’ils
sortaient, il fallait que nous les accompagnions. Nous avions cette
première pression. En outre, nous
progressions très rapidement sur le
marché français avec un produit
international, ce qui nous a encouragé à suivre nos clients internationaux implantés en France.
RB : Quels sont, selon vous, les
seuils de crédibilité sur le plan
international ?
Jean-Jacques Parinet,
Fondateur et PDG de Orsyp
Nous travaillons uniquement dans le
domaine de la production informatique et notre intention, autant que
faire se peut, est d’y rester. Nos
développements se feront soit sur
des produits verticaux qui seraient
des offres parallèles à Dollar Universe, soit des produits horizontaux qui
sont des fédérateurs d’offres techniques.
Nos concurrents sont des sociétés
comme IBM, CA (Computer Associates) et BMC, qui se positionnent
plutôt comme des généralistes dans
le domaine technique. Nous sommes
des spécialistes et nous voulons le
rester. Nous voulons conserver la
crédibilité très forte que nous avons
acquise auprès de nos clients, en
terme de savoir-faire.
RB : Pourquoi avez-vous constitué un tel réseau international ?
N° 026 - Mercredi 29 juin 2005 - Page 103
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 168
Jean-Jacques Parinet : La crédibilité tient à deux choses. Premièrement, au volume d’affaires : sur ce
plan, nous avons de sérieux progrès
à faire car le seuil se trouve à 100 M$
environ, alors que nous n’en sommes
qu’à 30. Deuxièmement, cela tient
également à la liste de références.
En tant que société française, lorsque nous présentons des références
comme Cisco, Fedex, le Nyse, MCI,
JPMorgan, etc., je pense que nous
sommes au-dessus de la crédibilité
critique. Aujourd’hui, les grands
prospects ne nous demandent plus
nos bilans ou autres documents et
nous ne sommes pas entravés par les
problèmes du type référencement
des fournisseurs dans les grands
groupes.
RB : Quelle est la genèse de l’activité éditeur et l’origine du nom
Dollar Universe ?
Jean-Jacques Parinet : Cela remonte à une histoire assez personnelle. J’étais dans une problématique
de production d’une informatique
très hétérogène et très distribuée
dans l’espace. En 1984/1985, je me
posais déjà la question de savoir
comment optimiser la performance
économique des services d’exploitation sur des configurations de ce
type là. J’ai alors constaté un manque assez fort sur le marché et
l’approche des éditeurs de
ZOOM ORSYP
i-L&S
l’époque qui sont mes grands compétiteurs d’aujourd’hui, me paraissait
décalée par rapport aux attentes
des clients. Nous cherchions des
prestataires qui auraient pu nous
apporter un vrai savoir-faire et non
de simples « pousseurs de boîtes ».
Le volet savoir-faire, crédibilité et
véritable connaissance d’un métier
me vient de cette époque. Le concept du produit vient également de
cette époque car Dollar Universe
gère particulièrement bien et la distribution et l’hétérogénéité.
A l’époque, il n’y avait que VMS, le
système d’exploitation de Digital
Equipment qui pouvait offrir l’hétérogénéité et la distribution. Ce produit
n’a pas été absorbé par Compaq,
mais par HP et le <prompt> de VMS
était un dollar. Pourquoi Universe ?
Notre produit a quelque chose de
cosmique et de sidéral.
même si la plupart des ressources
viennent de nos partenaires. Nous
traitons de projets qui deviennent
rapidement complexes sur un sujet
extrêmement sensible. Finalement
La Production Informatique, selon Orsyp
La Production Informatique a pour
mission d’automatiser le traitement
de l’information et de fournir automatiquement, en toute fiabilité, la
bonne information, au bon moment,
aux bonnes personnes. De ce fait, la
Production Informatique est au service de l’ensemble des métiers de
l’entreprise et doit permettre de répondre au mieux aux exigences de
ses clients. Étroitement liée à l’activité et au cœur du Système d’Information, la Production Informatique
recouvre l’ensemble des activités
nécessaires à son bon fonctionnement. Elle fournit des services tels
que la planification et l’automatisation des traitements d’information,
le pilotage et le suivi du bon déroulement des opérations, quelles que
soient les contraintes matérielles,
logicielles ou organisationnelles.
La Production Informatique prend
en charge, traite et transmet tous
les traitements d’information générés par les utilisateurs du Système
d’Information. Les utilisateurs doivent pouvoir bénéficier de ces services en temps et en heure : l’indisponibilité de l’information traitée ou
l’impossibilité de traiter l’information à temps sont devenues intolérables et pourraient entraver l’activité
de l’entreprise.
RB : Etre éditeur n’est pas un
métier facile, surtout en France.
Vous avez tout de même tenu à
exercer ce métier, malgré les difficultés que tout le monde connaît. Pourquoi ?
Jean-Jacques Parinet : Nous
étions dans une époque très différente de ce qui se passe aujourd’hui.
Les choses étaient plus facilement
possibles, parce nous étions sur un
modèle économique adapté. J’aime
bien les situations où nous avons
plusieurs modèles économiques.
Nous avons commencé avec le conseil qui dégageait des marges fabuleuses. Ces marges nous ont permis
de financer le logiciel. Aujourd’hui ce
serait plus difficile de suivre cette
voie. Cela dit, le métier d’éditeur n’a
jamais été très facile en France. Le
service nous a permis de développer
l’édition, même si aujourd’hui nous
avons toujours une activité de services.
RB : Justement, s’agissant de
services, comment travaillezvous avec vos partenaires ?
peu de prestataires sont prêts à
prendre le risque à notre place. Il faut
savoir que la qualité de fonctionnement de nos produits, dès lors qu’ils
entrent en production, peut avoir un
impact direct sur la vie de l’entreprise. Bien entendu, nous avons, comme tous nos concurrents, eu des
difficultés de fonctionnement qui ont
été à l’origine de crises. La grande
qualité d’Orsyp a été d’avoir su démontrer à ses clients sa capacité à
réagir très rapidement dans ce genre
de situation.
J’estime que le problème n’est pas
Jean-Jacques Parinet : Nous travaillons avec de nombreux partenaires, mais dans la quasi-totalité des
cas, nous assurons la maîtrise d’œuvre des projets importants, pour être
sûr que nos principaux clients deviennent des références et ne rencontrent pas de problèmes particuliers de mises en route de nos produits. Ce ne sont pas de simples
logiciels sur étagères. Nous le faisons
d’avoir de gros défauts, car en matière de logiciels c’est inévitable,
mais de pouvoir rendre l’incident le
plus transparent possible en étant le
plus réactif possible. Par expérience,
je peux affirmer que les clients qui ont
rencontré ce type de problème avec
nous et qui ont pu se rendre compte
de notre implication, sont ensuite
devenus des amis. Lorsqu’il y a un
problème, tous les moyens sont mis
sur le pont pour le résoudre. Dans le
logiciel il est absolument impossible
de s’engager sur une résolution d’incident. En revanche, nous avons des
engagements très stricts sur le délai
de prise en compte de l’incident qui
est généralement de quatre heures.
RB : Vous avez une notoriété sur
le marché qui n’est pas en rapport avec votre taille réelle. La
bourse peut-elle jouer un rôle
pour rattraper ce décalage ?
Jean-Jacques Parinet : D’une manière générale, j’aime bien les transitions tranquilles et non les mutations trop brutales. Pour un groupe
qui, depuis 20 ans, est entièrement
autofinancé, une étape intelligente
serait de passer par un appel de
capitaux externes. Dès lors que ces
capitaux nous accompagneront, ils
auront tendance à nous mener vers
une introduction en bourse.
Aujourd’hui nous ne sommes pas
prêts pour cela, mais il est probable
que dans quelques années cela deviendra évident.
Nous avons des atouts importants.
Actuellement nous sommes sur un
rythme de progression autour de
20% par an, en terme de chiffre
d’affaires. Pour les raisons que nous
avons évoquées, nous avons un
réseau un peu surdimensionné par
rapport au volume que nous sommes
en mesure de lui faire vendre. Nous
disposons d’une marge de manœuvre
que nous allons utiliser avec les
offres nouvelles. Donc, la croissance
sur laquelle nous travaillons portera
plus sur le chiffre d’affaires que sur
les effectifs. Notre réseau couvre
70% du potentiel mondial dans notre
métier.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne
garantit pas l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations
publiées. Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est
strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RCS
Paris B 480 791 854. Dépôt légal 2e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net
http://www.ipresse.net
N° 026 - Mercredi 29 juin 2005 - Page 104
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 169
i-L&S
ROBERT A
YDABIRIAN :
AYDABIRIAN
« NOTRE FORCE RÉSIDE DANS UNE STRA
TÉGIE CLAIRE ».
STRATÉGIE
Roger Bui : Osiatis est né en 1998, du rachat
de Thomainfor par le Butler Capital Partners
qui détient aujourd’hui 72% de son capital
aux côtés, notamment, du personnel et des
dirigeants. Pouvez-vous nous remémorer le
changement de stratégie mis en œuvre à
l’époque, lequel a manifestement réussi à
remettre sur les rails de la croissance et de
la profitabilité cette ex-filiale de Thomson ?
avons gagné 5 000 unités supplémentaires. En
cours d’année, nous avons signé un très gros
contrat, à vocation internationale, avec France
Télécom qui a rajouté 8 000 serveurs. Cette
activité serveur constitue le cœur de notre
activité maintenance, elle-même représentant
30% de notre chiffre d’affaires.
L’activité support s’est progressivement enrichie puisque nous avions défini en 1998 l’offre
baptisée « Customerware ». C’était l’ensemRobert Aydabirian : Bien entendu. ble des briques de service autour des infrasThomainfor avait deux métiers : la mainte- tructures qui se sont révélées être une offre
nance au sens matériel du terme, depuis le complète d’infogérance d’infrastructure. Les
mainframe à la micro-informatique, y compris clients peuvent externaliser une ou plusieurs
celle du particulier, et le support, en particulier fonctions ou la totalité des services d’infrastructure. Cette activité géautour du helpdesk. Dès
nère 60% de notre chiffre
le début, nous avions déRobert Aydabirian, a débuté sa card’affaires.
fini une stratégie que nous
rière en 1969 chez HP pour devenir
DG d’HP France de 1983 à 1995. De
Les 10% qui restent sont
avons tenue à ce jour du1995 à 1998, il était chez Bull avant
générés par l’ingénierie
rant 7 ans. Son fondement
de rejoindre Osiatis.
d’infrastructure pour faire
se trouve autour des serviévoluer les infrastructures
ces aux infrastructures ininformatiques et l’intégraformatiques distribuées.
tion d’outils de production
Nous avions absolument
informatique pour les systenu à garder l’activité de
tèmes distribués. On parle
maintenance, laquelle
maintenant d’ERP de la
avait d’ailleurs fait l’objet
production informatique.
d’un pacte entre le
Progressivement nous
repreneur et les équipes
avons acquis l’expertise
de Thomainfor. Il n’a pas
correspondante, notamfallu trois secondes pour
ment par acquisition de
me convaincre de garder
nouvelles équipes dont
la maintenance, du fait de
Novecom, SNS et Carma
mon expérience chez des
et tout récemment
constructeurs, car c’est
Peopleway et Qualiforce
un métier important, noble
.
qui pouvait être rentable.
Photo : Frédéric Atlan
En outre, j’étais persuadé
RB : La réussite était au
qu’il fallait mettre « le parendez-vous. Toutefois,
quet » sur les serveurs, que ce soit des ser- il ne suffit pas de mettre ensemble des gens
veurs d’entrée de gamme ou de grands ser- et une stratégie. Parlez-nous de l’impact de
veurs, sous NT et toutes les versions d’Unix. la méthode ITIL que vous avez adoptée.
Nous avions vraiment une très belle opportunité
de capitaliser sur l’expérience de Thomainfor Robert Aydabirian : En effet, c’est un point
dans les mainframes, car les applications qui très important. Thomainfor était une société
tournent sur des serveurs sont généralement très rigoureuse avec une culture d’industriel
critiques.
venant de Thomson. Cela me convenait très
bien et nous continuons à capitaliser en ce
RB : Quels sont aujourd’hui les principaux domaine. Toutefois, nos métiers ont évolué, et
très tôt, dès 1999, nous avons adopté une
métiers d’Osiatis ?
méthode, celle qui nous convenait le mieux, à
Robert Aydabirian : Ils sont au nombre de savoir ITIL (IT Information Library ou référentiel
trois : la maintenance, l’infogérance d’infras- de production informatique pour les systèmes
tructure et l’ingénierie d’infrastructure.
distribués). Cette méthode avait été mise au
S’agissant de maintenance, à la fin de l’année point en Angleterre pour externaliser la producdernière, nous avions 40 000 serveurs dans tion informatique des administrations.
nos contrats. Depuis le début de l’année, nous
N° 005 - Mercredi 12 janvier 2005 - Page 19
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 170
ZOOM OSIA
TIS
OSIATIS
Historique
1988 - Année de création.
1991 - Création du réseau européen.
1992 - Fusion avec
Spectral-MIS en France. Acquisition de Spectral.
1997 - Rachat de Thomainfor par Libra Global Services.
1998 - Année de création d’Osiatis avec la reprise des actifs de Thomainfor; retour aux profits; nouvelle offre de
services : le CustomerWare; nouvelle équipe
dirigeante; confirmation de la certification
ISO 9001.
2000 - Acquisition de
Novecom.
2001 - Acquisition de
SNS ; acquisition de
Carma.
2002 - Confirmation
certification ISO 9001V2000
2004 – Rapprochement
avec le Groupe Focal.
Actionnariat
Osiatis
avant fusion
72% : Butler Capital
Partners .
17% : Personnel et dirigeants.
11% : Autres.
Actionnariat
Osiatis -Focal
après fusion
61,8% : Butler Capital
Partners .
11,9% : Autres actionnariat Osiatis (Artemis).
10,9% : Personnel et dirigeants Ositais.
8,4% : Groupe Yves
Bouquerod
(SCAF
+ISD + part directe).
5,4% : Public.
Préalablement à la fusion, souscription par
Osiatis France à l'émission par SCAF d'une
ORAN, à l'initiative de
SCAF. Souscription de
4,5 M€, prix d'exercice à
5€.
ZOOM OSIA
TIS
OSIATIS
i-L&S
Fusion Focal-Osiatis
2000
2001
2002
2003
2004 (p)
Groupe Focal
Chiffre d'affaires
Résultat d'exploitation
Effectif
89,1 M€
3,5 M€
1246
125,4 M€
7,3 M€
1946
117,5 M€
-1,1 M€
1680
97,8 M€
-3,1 M€
1500
94 M€
-0,5 M€
1400
Osiatis
Chiffre d'affaires
Résultat d'exploitation
Effectif
86,5 M€
2,3 M€
1033
99,5 M€
4,6 M€
1123
110,6 M€
6 M€
1231
113,8 M€
6,3 M€
1272
118,0 M€
>6 M€
1325
Focal-Osiatis
Chiffre d'affaires
Résultat d'exploitation
Effectif
Elle s’est avérée être un très
bon référentiel pour mettre au
clair les contrats entre l’administration et les prestataires.
Depuis, elle s’est largement
répandue.
RB : Depuis quand avezvous envisagé une croissance externe aussi importante que celle que vous venez de réaliser avec Focal ?
210 M€
2 à 3% (Ebita)
2700
taille similaire, qui ont un croissance positive quelle que soit la période, de l’ordre de
7 à 9%. L’ingénierie d’application telle que
la pratique Focal, représente pour nous
une belle occasion de travailler dans le
domaine de la TMA. Nous serons alors
capables de prendre en charge des infogérances plus globales. Les 40% d’ingénierie
nous ouvrent les portes d’une offre élargie.
Focal dispose en outre d’une activité conseil autour des applications qui ajoutée à
notre activité de conseil autour de la production donnera naissance à un pôle de
conseil sur l’ensemble des aspects de
l’informatique à destination des DSI.
lengers crédibles. Avec ce raisonnement simple j’ai approché plusieurs fois le Groupe Focal
au cours des deux dernières années.
RB : L’accord que vous avez passé
avec les actionnaires de Focal, dont
on trouvera le détail dans l’encadré,
donne-t-il satisfaction à tous les protagonistes ?
Robert Aydabirian : Sans aucun
doute. Le projet que nous avons proposé à Focal est un projet qui du point
Robert Aydabirian : Notre de vue financier est intelligent et équiforce réside dans une straté- table et qui du point de vue industriel a
gie claire, une spécialité bien plein de force. La complexité du monmarquée, en ligne avec ce que tage réside dans le fait que Focal était
voulait le marché, avec un ef- cotée en bourse et nous non. Au plan
fectif compétent. Toutefois, Il du montage financier, il s’agit d’une
fallait concilier cela avec l’am- absorption d’Osiatis par Focal, ce qui
bition de faire grandir l’entre- permet au nouvel ensemble d’être
prise, pour exister dans le automatiquement coté sur le second
paysage informatique fran- marché.
Les équipes de Focal se sont révélées
çais.
Les entreprises qui n’avan- très positives et satisfaites par l’offre
cent pas, reculent. Nous nous Osiatis. Notre rigueur, notre profestrouvons parmi les sociétés sionnalisme, et notre très bonne
réalisant entre 50 et 100 M€ image au niveau social et managede chiffre d’affaires, ce qui est ment y sont pour quelque chose. Nous
très intéressant en soi, mais apportons notre savoir-faire, notre soupas suffisant pour faire face en tien financier en déchargeant l’entreparticulier aux grands « réfé- prise d’un certain nombre de dettes.
rencés ». Les belles sociétés Aujourd’hui Focal réalise environ 60%
françaises naviguent entre de chiffre d’affaires dans l’infogérance
400 et 600 M€. En nous rap- d’infrastructure et 40% dans l’ingénieprochant de ce groupe nous rie d’applications, grâce notamment à
pouvons alors être des chal- des opérations de reprise comme celle d’Antall, société à laquelle
nous nous sommes intéresi-L&S, lettre hebdomadaire, comsé en son temps. Cumulé à
porte 40 numéros par an. La rédacnotre chiffre d’affaires en infotion ne garantit pas l’exactitude abgérance d’infrastructure, on
solue, ni le caractère exhaustif des
obtient une taille respectable
informations publiées. Directeur de
sur le marché. Plus générala Publication : Roger BUI. Toute reproduction est strictement interdilement, l’infogérance comte. Editeur : iPresse.net, 99 rue Branporte deux segments en
cion, 75015 Paris. RC en cours. Décroissance importante : l’inpôt légal 1e trimestre 2005.
fogérance d’infrastructure et
l’infogérance applicative enBulletin d'Abonnement
core appelée TMA ou Tierce
Email : contact@ipresse.net
Maintenance Applicative. Ce
http://www.ipresse.net
sont là deux marchés de
N° 005 - Mercredi 12 janvier 2005 - Page 20
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 171
Le détail de l’accord
Le rapprochement sera réalisé par fusion-absorption
d’Osiatis par Groupe Focal, sur la base d’une parité de 43
actions Groupe Focal pour 12 actions Osiatis. A l’issue de
cette opération, les actionnaires d’Osiatis recevront environ 13 millions d’actions Groupe Focal représentant environ 84,6% du capital post-fusion du nouvel ensemble,
étant précisé que l’auto-contrôle post-fusion s’établira à
1,5% du capital et que les options de souscription d’actions attribuées par Osiatis reprises par Groupe Focal
représenteront au maximum 2,6% du capital postfusion.
Préalablement à la fusion, Groupe Focal attribuera gratuitement à l’ensemble de ses actionnaires des BSA, selon
une parité de 1 BSA pour 3 actions détenues, leur permettant de souscrire 710 000 actions de Groupe Focal. Ces
BSA, dont l’admission sur un marché réglementé ne sera
pas demandée, seront exerçables à un prix de 5€ par
action à l’issue d’une période de 2 ans et pour une durée
de 3 ans, sous réserve que la moyenne du cours de l’action
du nouveau groupe soit au moins égale à 8 € sur une
période d’au moins 20 jours de bourse à compter de la
fusion.
Concomitamment à cette fusion, les principales banques
de Groupe Focal souscriront une émission réservée par
Groupe Focal de 1 333 400 Obligations Remboursables
en Actions ou en Numéraire («ORAN») par conversion
d’une partie de leurs créances en ORAN pour un montant
de 10 M€ avec un prix de souscription de 7,5 euros, chaque
ORAN donnant droit à une action nouvelle à émettre de
Groupe Focal en cas de non remboursement en numéraire
à l’issue d’une période de 8 ans. Le solde de l’endettement
bancaire a fait l’objet d’un rééchelonnement (4,9 M€ in fine
au 31 décembre 2012; 1,3 M€ selon le calendrier initial,
mais avec un décalage de 2 ans, soit à partir de décembre
2006; 3,8 M€ amortis entre juin 2006 et juin 2007). A l’issue
de la restructuration de la dette et du rapprochement,
Groupe Focal verra son ratio Endettement Net sur Quasi
Fonds Propres, en tenant compte des ORAN, passer de 4,4
à moins de 0,5 en pro forma au 30/06/2004.
La restructuration de la dette de Groupe Focal a nécessité
la restructuration concomitante de la dette de sa structure
de contrôle, la société SCAF. Ainsi, préalablement à la
fusion, la société SCAF émettra, pour un montant global de
4,5 M€, des obligations qui seront souscrites par Osiatis
France, filiale à 100% d’Osiatis. Ces obligations, dont
l’admission à la cote ne sera pas demandée, seront
remboursables en actions Groupe Focal existantes, sur
la base d’une évaluation d’une action de Groupe Focal à
5• ou en numéraire.
Le nouvel ensemble affiche un chiffre d’affaires 2004 pro
forma de l’ordre de 210 M€ et plus de 2700 collaborateurs.
Grâce à la solidité et la récurrence des bons résultats
d’Osiatis, le nouveau groupe devrait générer en 2004 une
rentabilité d’exploitation pro forma de 2% à 3%. Osiatis a
réalisé en 2003 un résultat d’exploitation consolidé (Ebita)
i-L&S
ZOOM PONCIN Y
ATCHS
YA
JEAN-CHRISTOPHE FLAUD : « L'informatique est
primordiale dans notre projet d'industrialisation »
A une encablure des vacances, nous avons le plaisir de vous présenter un chantier nautique pas comme les
autres, car il a pris le parti de s’industrialiser afin d’offrir des produits très compétitifs et de qualité. Cette
industrialisation passe par l’outil de production, mais aussi une informatique intégrée construite sur le PGI S5
de Cegid connecté à Catia pour la CFAO/DAO. Ainsi équipé, le groupe envisage sereinement à l’horizon 2007,
de livrer entre 900 et 1000 unités par an.
Créé en 2001 par Olivier Poncin, le
Groupe Poncin Yachts donne naissance en 2004 à la gamme de monocoques Harmony. Cette nouvelle ligne de bateaux, qui compte 5 voiliers, est issue d’un concept de fabrication très peu utilisé dans le monde
du nautisme. Deux ans et demi de
réflexion et des investissements importants ont été nécessaires à son
aboutissement. En effet, le groupe a
investi plus de 15 M€ dans une usine
de 10 000 m² près de la Rochelle,
dans des outillages de production
performants et enfin dans un process industriel novateur. Nous avons
rencontré Jean-Christophe Flaud,
directeur de production du Groupe
Poncin Yachts, qui nous fait partager
sa passion.
Roger Bui : La gamme Harmony
se trouve à peu près dans les
mêmes tailles que la gamme
Diva, produite à l’unité, toutefois
avec des prix de l’ordre de 50%
moins chers. Comment est-ce
possible ?
Jean-Christophe Flaud : Pour atteindre ces objectifs de production
et de prix, nous avons travaillé essentiellement sur les process. En
effet, nous avons un process qui est
très industriel pour la profession. Au
niveau du polyester, nous sommes
tout en moules fermés, ce qui représente un plus pour l’environnement
et la protection des opérateurs notamment en ce qui concerne les
émanations. La pose du gel coat est
assurée par un robot, de même que
pour l’opération fastidieuse de détourage. Ce sont des robots d’une
vingtaine de mètres sur 6 à 7 mètres
de large. S’agissant d’assemblage,
nous avons gagné énormément dans
la standardisation des modules et
des éléments. Nous avons développé une gamme avec trois produits
aujourd’hui et pour la fin de l’année un
quatrième et l’année prochaine un
cinquième. Le nombre d’éléments et
de modules standards communs
dans la gamme est très important.
Nous répondons à une attente de
nos clients pour un budget raisonnable, même si c’est relatif, mais pas au
détriment de la qualité. C’est grâce
au process industriel que nous arrivons à répercuter ces prix sur nos
clients. En France, nous sommes les
seuls à avoir emprunté cette voie, en
partant d’une feuille blanche. Nous
avons un objectif de production de
400 à 450 bateaux à produire pour le
prochain exercice de septembre à
août et ensuite de 900 à 1000 unités
par an. Toute la fabrication se fait sur
notre site de Marans. Nous sommes
d’ores et déjà distribués en France
et en Europe (Italie, Espagne) et très
Jean-Christophe Flaud : La volonté était d’avoir une proposition
client globale pour le groupe, avec un
choix pour tous budgets, tous types
de voiliers et avec deux pôles de
production : La Rochelle pour la
grande série industrielle et chez
Catana à Canet-En-Roussillon (66)
pour la production luxe haut de
gamme. Les Catana sont produits
dans le même esprit que les Diva,
avec des personnalisations à la demande. Ils se trouvent dans le très
haut de gamme, avec un prix moyen
de 1 M€.
Autre avantage important pour le
groupe : Olivier Poncin est également propriétaire de Port Pin Rolland
à Saint-Mandrier, dans la rade de
Toulon. Il s’agit d’un port privé d’environ 900 places. Nous avons ainsi
une offre globale avec la possibilité
de proposer une place en Méditerranée.
RB : Quel est le rôle de l’informatique dans ce projet industriel ?
Jean-Christophe Flaud
Directeur de production du
Groupe Poncin Yachts
prochainement dans d’autres pays
comme la Grande-Bretagne, la Russie, la Norvège, les Pays Bas, le Japon
et l’Australie.
RB : Votre groupe propose trois
gammes de bateaux : monocoques de série Harmony, monocoques de haute de gamme Diva
et multicoques Catana. Pourquoi
trois gammes ?
Jean-Christophe Flaud : Avant la
gamme Harmony, nous n’avions pas
grand chose comme informatique.
L’informatique est primordiale pour
tout l’aspect organisation, gestion
des flux et plus généralement gestion
de production. Elle est indispensable
pour le volet CFAO, avec Catia. Pour
l’aspect PGI, Cegid accompagnera
notre montée en puissance entre
septembre 2005 et janvier 2006.
Au-delà d’une simple gestion de production et d’une gestion commerciale, nous souhaitions mettre en place
un système d’information intégré et
capable de gérer les données du
bureau d’étude qui travaille sous
Catia de Dassault Systèmes. En effet
le Groupe s’attache à déployer un
système de management par la qualité, aussi nous souhai
Le Groupe Poncin Yachts
Exercice du 1er sept. au 31 août :
- CA 2004 : 22,5 M€
- Résultat d’exploitation : 1,4 M€
- Résultat Net : 0,7 M€
- Résultat Net PG : 0,3 M€
Estimations :
- CA 2005 : 33,6 M€ ; CA 2006 : 70,8
M€ ; CA 2007 : 99,7 M€.
- Ventes de voiliers Harmony : 56
unités au 31/08/05 ; 386 unités
au 31/08/06 ; 551 unités au 31/
N° 025 - Mercredi 22 juin 2005 - Page 99
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 172
08/2007.
- 250 collaborateurs,
- 1 site de production haut de
gamme à Canet-En-Roussillon
(66),
- 1 site de production grande série
à Marans (17),
- 4 chantiers navals et agences
commerciales à La Rochelle (17),
Saint-Mandrier (83), Juan-LesPins (06), et La Seyne Sur Mer
(83).
ZOOM PONCIN Y
ATCHS
YA
i-L&S
vez-vous nous parler
de son action ?
tions nous appuyer sur un système
totalement transversal donc intégré.
Après avoir écarté les solutions de
grands éditeurs internationaux que
nous jugions surdimensionnées en
terme de fonctionnalités et assez
faibles en terme de services de
proximité, nous avons pris en considération trois solutions dont
Cegid. Le premier des éditeurs audités, dont nous utilisions les solutions
de paie et comptabilité, ne possédait
pas de gestion de production intégrée. Quant au second, qui équipait
déjà l’une des sociétés du groupe et
notamment Catana rachetée en
2003, ses utilisateurs nous ont rapidement encouragés à évoluer vers
une autre solution. Les deux derniers
éditeurs en lice étaient Cegid et
Mapics. Nous avons choisi Cegid, qui
équipait par ailleurs d’autres professionnels de la région que nous avions
rencontrés. Nous avons acquis en
2004 l’ensemble de l’ERP Cegid PGI
S5 avec ses modules Comptabilité,
Paie-GRH, Gestion Commerciale,
Gestion de Production, Isoflex
(SGDT) et Servantissimmo le module
de gestion des immobilisations.
La décision a été très collégiale, avec
la mise en commun des expériences
informatiques des uns et des autres
et la participation de toutes les
personnes concernées dans les différents centres de production, dont
celui de Catana. Globalement, le
budget du projet PGI s’est élevé à
150 000 € environ, y compris l’intégration.
RB : Comment avez-vous vécu
la période d’intégration et de
mise en production du système ?
Jean-Christophe Flaud : En fait,
Cegid a pris en charge l’intégration du
produit, ce qui nous a facilité la
relation avec l’éditeur, lorsque le
produit ne correspondait pas tout à
fait à ce que nous en attendions. La
présence d’un intégrateur aurait rallongé les circuits de communication.
Sur le plan des plannings, nous avions prévu une durée de 12 mois pour
l’ensemble du projet, laquelle sera
portée à 15 mois du fait d’une modification du cahier des charges. En
effet, la décision d’utiliser Catia est
arrivée après et nous avons dû ajouter l’intégration de Catia au PGI.
Isoflex prend en charge la base de
données technique avec la base
articles, les plans et les nomenclatures, toutes données issues de Catia.
Jean-Christophe
Flaud : Olivier Poncin
nous a souvent répété
que ce projet était
l’aboutissement de sa
carrière. Au travers de
cette usine, il a voulu
marquer le nautisme
avec un outil vraiment
industriel, chose qui
n’existait pas en France.
Il a été PDG du chantier
Dufour pendant plus de
dix ans. Auparavant, il
était PDG de Kelt, autre
chantier de Vannes. Il a
50 ans et c’est un autodidacte du nautisme.
La conception des bateaux est un domaine
très sensible. Les architectes Alain Mortain et
Yannis Mavrikios travaillent en étroite collaboration avec Olivier
Poncin : « Quand Olivier
Poncin nous a présenté
le concept de sa future
gamme et nous a demandés d’en être les
architectes, son exigence était que nous
dessinions des bateaux
élégants, confortables,
et performants. Ils devraient avoir : une allure
raffinée et racée, mais
aussi, des espaces de
vie spacieux et sans
compromis ; des performances et un comportement marin de
premier ordre, mais
aussi, une facilité de navigation en croisière. Il
nous a paru que le maître mot était équilibre.
Equilibre entre les volumes et l’esthétique, équilibre entre
la vitesse et la facilité en navigation,
équilibre entre le classique et le
moderne. Bref, un contemporain
intemporel ! »
RB : On parle beaucoup de délocalisation, surtout depuis le référendum. Avez-vous envisagé
une solution de ce type pour être
plus compétitif sur le marché ?
RB : Cette aventure est l’œuvre
d’un homme, Olivier Poncin. Pou-
Jean-Christophe Flaud : Cela ne
faisait et ne fait pas partie de
l’objectif de l’entreprise qui est de
faire profiter des emplois créés dans
le bassin d’emplois de La Rochelle.
Aujourd’hui nous sommes 120 personnes avec un objectif de 300 en
2007. Lorsque l’usine sera en pleine
charge. Nous aurons alors une production en 3x8, sur 5, voire sur 7
jours.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne
garantit pas l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations
publiées. Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est
strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RCS
Paris B 480 791 854. Dépôt légal 2e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net
http://www.ipresse.net
N° 025 - Mercredi 22 juin 2005 - Page 100
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 173
i-L&S
ZOOM QUALIAC
JEAN-P
AUL ESTIV
AL : « LES CLIENTS RECHERCHENT DES
JEAN-PAUL
ESTIVAL
IMPLÉMENTA
IMPLÉMENT
ATIONS RAPIDES ET MOINS LOURDES ».
Cette semaine, nous vous proposons la rencontre avec un des rares éditeurs d’ERP français qui n’a pas beaucoup
fait parler de lui jusqu’à présent. Pour compléter l’information que nous lui avons consacrée la semaine dernière,
nous avons interviewé Jean-Paul Estival, Président du Directoire, qui est intervenu depuis Aurillac, ville qui a vu
naître cette entreprise familiale en 1979.
Qualiac se caractérise par son côté provincial qui lui a conféré une assurance et
une prudence toute paysanne. En effet,
ses créateurs, Monsieur et Madame
Choné ont toujours prôné la satisfaction
client et une croissance modérée. Résultat, Qualiac est en bonne santé financière
et peut choisir sa voie tranquillement car
son autonomie financière est assurée.
Roger Bui : Pouvez-vous nous rappeler
rapidement l’historique de Qualiac ?
Jean-Paul Estival : Bien entendu.
Qualiac été créée en 1979 à Aurillac par
Monsieur et Madame Choné. A partir de
1999, ils sont sortis pour partie du capital.
En 2000, ils ont pris un peu de distance
avec la société, tout en restant au Conseil
de Surveillance. Nous sommes
aujourd’hui une SA avec Directoire et Conseil de Surveillance et ils ont décidé de ne
plus jouer de rôle opérationnel. Toutefois,
les fondateurs ont conservé environ 30%
du capital et gardent toujours un œil sur
leur « bébé » qu’ils ont porté pendant 20
ans. Les 70% restants sont détenus pour
partie par les managers à hauteur de 53%
et par les salariés pour 14%. Il n’y a pas
d’Institutionnels dans le capital. Du moins
pas pour le moment car ce n’est pas une
nécessité. Financièrement la société se
porte plutôt bien. Nous n’avons pas de
soucis sur le plan financier, ni en terme de
financement car nous n’avons de pertes à
éponger, ni en terme de développement, la
société est supportée par sa notoriété qui
commence à faire venir à nous les prospects, et notamment des intégrateurs.
RB : Comme expliquez-vous votre
bonne santé sur un marché tendu, où
les éditeurs français brillent surtout par
leur absence ?
Jean-Paul Estival : Chez Qualiac, nous
agissons sur plusieurs plans. D’abord sur
le plan relationnel. Nous avons des prospects qui sont en attente de plus d’attention, de proximité, de disponibilité, de
réactivité. Ainsi, dans le cas de MGEN, le
client nous a fait remarquer qu’il préférait
être important chez un éditeur « mid-market » qu’anonyme chez un éditeur important. Aujourd’hui il s’agit là d’une véritable
tendance de fond. Les majors du marché
grossissent, s’absorbent entre eux : un
JD Edwards est avalé par un Peoplesoft
qui est lui-même avalé par un Oracle,
lequel a des ambitions sur un plus gros
encore, SAP, pour ne pas le nommer.
Toute cette lourdeur crée des doutes chez
les utilisateurs. Nous le voyons bien au
travers du ressenti de certains grands
comptes qui sont insatisfaits du support,
de la réactivité, et qui commencent à
regarder ailleurs. Nous avons même enregistré des « win-back » face à ces grands
éditeurs. Ces entreprises cherchent
aujourd’hui des échanges équilibrés. Elles veulent pouvoir peser face à un éditeur
et avoir leur mot à dire, sans pour autant
vouloir le déstabiliser, mais au moins être
Jean-Paul Estival
Président du Directoire de Qualiac
écoutées.
Nous sommes présents sur le haut du
« mid-market ». En effet, des références
comme Total, Banque Accord, MGEN ou
Pages Jaunes, s’identifient plutôt comme
des grands comptes. Ce sont des groupes qui se comparent à des groupes
internationaux. Cette poussée vers le haut
tient notamment au produit qui est à
même de répondre aux besoins des
grands groupes, car il tient le choc en
terme de volumétrie et en terme de capacité. Il répond fonctionnellement à la demande de ce type de client. Pour nous
l’approche par processus est une réalité
depuis des années. Par ailleurs, nous ne
ressentons pas d’effets à propos du référencement des fournisseurs chez les
grands comptes. En fait, nous vivons plutôt des contre-exemples. Ainsi chez Total
N° 018 - Mercredi 27 avril 2005 - Page 71
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 174
nous gérons toute la branche combustible, alors qu’historiquement c’était SAP.
Nous avons simplement répondu à un
appel d’offre privé où une attention toute
particulière a été portée sur le fait de ne
pas sélectionner des mastodontes internationaux…
RB : Qu’est-ce qui fait la différence
entre Qualiac ERP et les autres ERP du
marché ?
Jean-Paul Estival : Les clients recherchent aujourd’hui des implémentations
rapides et moins lourdes. C’est vraiment le
cas chez nous car nous nous appuyons
sur du paramétrage et non du développement, comme la plupart de nos concurrents. Cela signifie également que ce sont
les fonctionnels qui ont le produit en main
et non les informaticiens. C’est important
car les utilisateurs s’approprient le produit
et le font coller à la structure et à la vie de
leur entreprise et non l’inverse. Nous faisons coller le produit à la stratégie de
l’entreprise et laissons l’équipe commerciale de l’entreprise s’exprimer et nous
nous collons ensuite à leurs processus, à
leur façon de travailler. C’est cette approche qui plait, car nous ne révolutionnons
pas l’entreprise quand nous installons le
produit Qualiac. Nous ne faisons que
fluidifier tous les flux internes.
RB : Quand nous voyons les sommes
colossales consacrées par les leaders
mondiaux, nous nous demandons
comment un produit comme Qualiac
se positionne par rapport à ces produits ?
Jean-Paul Estival : Tous ces mastodontes mondiaux ont effectivement une couverture internationale très étendue que
nous n’avons pas. Nous avons malgré tout
une couverture dans plusieurs pays et
plusieurs langues en Europe. Si nous
prenons l’exemple d’un Oracle ou SAP,
leur couverture internationale touche certainement la terre entière. En terme de
richesse d’offres, je pense que sur pas mal
de points nous les talonnons, nous les
égalons parfois et même sur certains
points nous sommes un peu mieux, notamment pour l’aspect finances et maîtrise de la chaîne de dépenses. Un certain
nombre de clients nous ont retenus grâce
à ces caractéristiques.
RB : Comment vous comparez-vous
ZOOM QUALIAC
i-L&S
Qualiac en chiffres
Les chiffres d’affaires
1990 : 1,8 M€
1996 : 3,5 M€
2000 : 7,9 M€
2004 : 10,2 M€
(marge nette de 10% en
2004)
L'activité par secteur
Industrie : 24%
BFA : 14%
Santé/Hôpitaux : 11%
Services : 15%
Immobilier : 8%
Presse / Media : 14%
Autres secteurs : 14%
Les effectifs
1990 : 53
1996 : 65
2000 : 80
2004 : 105
La base installée
180 clients
350 sites
15000 utilisateurs
aux éditeurs nordiques qui
ont peut-être le même historique que vous, mais qui réalisent plusieurs centaines de
millions d’euros de chiffre
d’affaires ?
Jean-Paul Estival : Effectivement, je dirais que ce sont des
sociétés qui ont eu beaucoup
plus rapidement une vocation
commerciale avouée. Qualiac a
toujours joué la carte de la pérennité, de la stabilité, de la
croissance modérée, ce qui a
toujours été le mot d’ordre des
fondateurs. En regard de cela,
nous n’avons que des clients
satisfaits. Nous l’avons retrouvé
dans les faits car il n’y a jamais
eu la volonté, même si la demande était là, de signer 40
nouveaux comptes par an.
Nous en avons eu l’opportunité
certaines années. La croissance a toujours été maîtrisée,
mais en gardant une satisfaction client très forte. Nous en
tirons les fruits aujourd’hui.
Cela a contribué à une croissance moins importante, mais
c’est un choix historique.
RB : Votre développement
passera certainement par les
intégrateurs. Quelles sont
vos relations avec ce type de
partenaire ?
Jean-Paul Estival : Jusqu’à
présent nous travaillions avec
des intégrateurs, mais sans formalisme particulier. Toutefois, nous développons fortement ce
canal qui constitue un gisement de croissance
important. Nous travaillons déjà avec des SSII de
différentes tailles dont Accenture, Artimon,
Axege, Bull Services, Capgemini, CSC Peat
Marwick, IBM Services, Ineum, Sopra, Unilog,
etc. Nous allons démultiplier, au travers de ces
sociétés, notre présence sur le marché maintenant que le produit a fait ses preuves avec de
belles références et des lignes technologique qui
fonctionnent parfaitement. Qualiac ERP fonctionne en mode Client/Serveur et en mode Web,
simultanément et avec la même base de donnée.
Parmi les références, on trouve le Cern à Genève
qui n’utilise que la ligne Web de Qualiac. C’est la
moindre des choses pour les créateurs du Web !
Nous sentons un frémissement très fort venant
des intégrateurs qui sont demandeur. Par ailleurs
nous commençons à avoir des retours significatifs avec les grands cabinets de conseil. La
mentalité change dans ce monde aussi dans la
mesure où ils viennent nous voir à leur initiative.
Cela tient peut-être au fait que notre produit est
moins cher et plus rapide à installer. Par rapport
aux très grands, nous sommes dans des proportions de 1 à 3, voire de 1 à 5, s’agissant de coûts
de licences. L’écart est très sensible. Toutefois,
là où nous nous distinguons le plus c’est sur la
prestation d’accompagnement où notre méthodologie d’implémentation au travers d’un transfert
de compétences aboutit généralement à un ratio
de 1 pour 1, entre licence et services d’intégration. Les intégrateurs vont plus loin dans la
mesure où ils incluent la formation des utilisateurs, la reprise de l’existant, etc. Dans ce cas le
ratio peut être supérieur à 1 pour 1. En outre nous
avons un des cycles d’implémentation les plus
courts du marché.
RB : Quels sont les objectifs d’entreprise ?
Jean-Paul Estival : Si nous continuons sur
notre lancée, nous allons rester sur un rythme de
croissance régulier, mais qui n’est pas exponentiel. Maintenant, si nous nous fions aux retours du
marché et aux sollicitations que nous recevons,
notre produit pourra être déployé à une plus
grande échelle. Nous avons bien l’intention de
changer de vitesse, mais la réussite passera par
la réussite de notre relation avec le réseau d’intégrateurs et surtout la réussite de projets avec ces
intégrateurs, à la plus grande satisfaction du
client.
L’introduction en bourse pourra contribuer à accélérer le mouvement, mais cela semble prématuré pour le moment. Comme nous n’avons pas
de besoins immédiats en terme de financement,
la bourse peut nous apporter une notoriété et une
crédibilité, notamment à l’international. Toutefois, cela ne constitue pas un impératif immédiat.
L’ERP QUALIAC
L’ERP Qualiac est une solution de gestion intégrée qui structure et gère les flux d’information
et de décision. Il comprend les modules suivants :
- Qualiac Comptabilité / Finances, intègre
toutes les normes et complexités fiscales et
financières. Il est certifié aux nouvelles normes
IAS/IFRS.
- Qualiac Immobilisations permet la gestion
des immobilisations, des amortissements et des
inventaires.
- Qualiac Crédit Management couvre la gestion du risque client, permet de définir la politique
de crédit client, d’anticiper, d’organiser et de
piloter les actions de recouvrement.
- Qualiac Achats couvre l’ensemble de la gestion des achats et des approvisionnements.
- Qualiac e-procurement, dans la continuité de
la ligne de produits 100% Web, permet de décentraliser les prises de commandes et les demandes d’achats.
- Qualiac Ventes s’adresse à tout type de
société. Grâce aux possibilités de paramétrage,
cette solution assure la gestion de la totalité des
procédures de ventes, de la commande à la
facturation.
- Qualiac CRM, solution « Front Office » de
gestion de la relation client permettant, en synergie avec Qualiac ERP, de mieux gérer l’activité
commerciale et d’en améliorer les résultats. Il
répond à l’ensemble des dimensions de la relation
client.
- Qualiac Stocks et Logistique offre à tout
moment une vision permanente du niveau de
stocks et assure une traçabilité totale.
- Qualiac Projets/Affaires permet d’administrer les projets et de structurer les données
associées, que ce soit des données de gestion
ou financières.
- Qualiac Production, spécialisé dans la gestion de type process et le contrôle qualité, garantit
une traçabilité totale, des matières premières
jusqu’aux lots de produits finis.
- Qualiac Maintenance intègre l’ensemble des
contraintes opérationnelles en matière de gestion de la maintenance des équipements de l’entreprise.
- Qualiac Décisionnel permet de bénéficier de
la puissance d’outils de reporting et de décision
pour exploiter et analyser le capital des informations rassemblées au sein du système d’information.
- Qualiac WIM (Workflow Information Manager), automate de surveillance des événements
de gestion et d’organisation de l’entreprise.
- Qualiac Fondations & Réplications, destinés aux services informatiques et aux utilisateurs de l’entreprise. Qualiac Fondations, facilite et automatise les tâches d’exploitation, de
supervision et de gestion de la sécurité. Qualiac
Replications répond aux besoins de consolidation de données réparties. Il permet d’effectuer
les principales fonctions de réplication nécessaires à la cohérence du système.
- Qualiac Achats / Financiers non stockés
permet de gérer les engagements comptables
issus des achats non industriels de type administratifs ou divers.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne garantit
pas l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations publiées.
Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est strictement interdite.
Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RCS Paris B 480 791 854. Dépôt
légal 2e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net - http://www.ipresse.net
N° 018 - Mercredi 27 avril 2005 - Page 72
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 175
ZOOM SAS
i-L&S
DANIEL DELORGE :
« SAS EST UN FOURNISSEUR
D’INTELLIGENCE POUR LE BUSINESS ».
Repères
1976 - Année de
création.
1983 - Création de la
filiale française.
Roger Bui : SAS, et non plus SAS Institute,
occupe une position tout à fait particulière
parmi les grands éditeurs de logiciels. En
effet, fondée en 1976, elle compte aujourd’hui
presque 10 000 salariés, un chiffre d’affaires
de plus de 1500 M$, toujours le même dirigeant-fondateur, Jim Goodnight, principal
actionnaire d’un entreprise privée à l’abri de
toute attaque boursière.
Pouvez-vous nous donner quelques clés pour
essayer de comprendre cette formidable réussite qui illustre le rêve américain appliqué à
l’informatique ?
Nous appelons cela EIP (Enterprise Intelligent
Platform).
RB : Au-dessus de la dimension technologique, les directions opérationnelles disposent
de solutions dédiées. C’est la deuxième dimension ?
Daniel Delorge : Effectivement, la deuxième
dimension se compose de solutions s’adressant
aux métiers de l’entreprise au travers des direction opérationnelles. IT Management et IT Value
fournissent à la direction informatique les moyens
de répondre à ses propres besoins. IT Value met
en œuvre des techniques
Daniel Delorge : SAS se
ABM et ABC pour mesurer
caractérise aujourd’hui par
la répartition des coûts des
une offre de solutions unique
grands projets informatisur le marché, fondée sur
ques. Rares sont les DSI qui
trois dimensions, technoloont une vision très fine de
gique, métier et sectorielle.
cette répartition. Un récent
Créée au départ sur des barapport du Gartner Group
ses statistiques, la société
issu d’une enquête auprès
est dédiée à l'intelligence
de 1300 DSI a révélé que les
pour les entreprises ou en2/3 d’entre eux considèrent
core BI.
leur travail comme étant un
La première dimension est la
« job à risques », car leur
plus connue, car elle se
direction ne voient pas la
trouve à l’origine de tout,
valeur ajoutée par l’informatic’est la dimension technoloque à l’entreprise. Une des
gique.
raisons de cette opinion,
SAS 9 qui en est la dernière
c’est le gap entre l’attente
version, permet de travailler
de manière identique sur
des directions opérationneltoute plate-forme informatiles et des directions généraDaniel Delorge
que, tout SGBD, tout ERP,
les et ce que la DSI peut
Directeur Général de
etc. Il s’agit d’un ensemble
fournir en matière d’intelliSAS France
gence pour le business.
homogène et intégré à travers un seul processus déciC’est ce qui explique le développement
de
la
sionnel qui couvre à la fois
toutes les composantes
gouvernance des systèmes
d’alimentation des flux d’information, qu’on ap- d’information. Les ressources humaines, le conpelle ETL, les composantes de validation de la trôle de gestion et la finance, les achats, le
qualité de l’information, la composante de stoc- marketing et le commercial ne sont pas en reste.
kage de l’information, purement à vocation déci- A destination des métiers du commercial et du
sionnelle sans les handicaps d’une base de marketing nous avons une suite très complète
donnée traditionnelle, la composante BI –Busi- avec la composante reporting, prévision, analytiness Intelligence- et la composante d’analyse que. Nous considérons qu’une campagne marketing faite sur des bases de données de producstatistique, datamining, textmining.
Notre plate-forme technologique c’est tout cela, tion entraîne des coûts énormes et pas du tout
lié en un seul processus, depuis la donnée optimisés. Nous allons chercher les données,
jusqu’à son utilisation, son exploitation ou sa valider leur qualité, et ensuite passer par des
diffusion. Management Console contrôle tout le techniques analytique, de scoring, de segmentaflux et permet de répondre aux questions aussi tion, pour voir quels sont les bons profils. Ces
simples que : « D’où vient l’information, qu’est-ce informations sont intégrées dans un flux homoque je vais faire avec, à qui elle est destinée et qui gène baptisé Marketing Automation qui comest autorisé à en avoir l’accès et à quel niveau ? ». prend un logiciel de gestion de campagne.
N° 007 - Mercredi 26 janvier 2005 - Page 27
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 176
1995 - Nouvelle version majeure dans
le domaine du Data
Warehouse.
1996 - SAS a 20
ans.
1997 - Nouvelle offre de pilotage et de
« requêtage ».
1999 - SAS dépasse le milliard de
dollars de chiffre
d’affaires, premier
CA décisionnel du
marché. Nouvelle
offre d’e-intelligence.
2000 - SAS annonce Strategic Vision, solution pour
le
Balanced
Scorecard.
2001 - Intégration
de SAS Marketing
Automation (gestion des campagnes marketing)
dans la solution
SAS Customer
Relationship Management.
2002 - Disponibilité
de SAS Decision
Pack, une offre
spécifiquement dédiée aux besoins
des PME et PMI.
SAS Risk Management s’adresse aux
banques dans la
gestion du risque
crédit, en conformité avec les accords de Bâle II.
2003 - SAS Human
Capital Management, pour l’anticipation des besoins
en ressources humaines. Nouvelle
version SAS 9.1.
i-L&S
ZOOM SAS
avec celle des télécommunications.
Dans le secteur de la
La légende Goodnight
Daniel Delorge
distribution, nous avi(Suite)
Dr. James (Jim) Goodnight est le fondateur et heureux propriétaire
ons racheté l’année
de la plus importante société d’édition de logiciels privée, c’est à
dernière
la
société
Deux autres composantes
dire qui n’est pas cotée en bourse. Créée en 1976, SAS a connu
Market
Max
pour
son
font partie de l’offre pour les
une croissance et une profitabilité sans faille depuis 29 ans. Elle
logiciel
de
merchandirections marketing et comse caractérise surtout par une politique sociale très progressiste
dising.
Ce
compomerciales :
Marketing
dans le pays du capitasant
permet
d’organiOptimization et Interaction
lisme libéral forcené et par
ser
les
produits
qui
Management. Nous sommes
une politique d’investissesont
dans
les
rayons
capable de prendre les donment en R&D qui justifie
en
faisant
le
lien
avec
nées dans tout logiciel de gesune base installée stable
la
logistique
et
la
contion
campagne
du Roissy
marché
de plus de 40000 sites
Le de
Data
Centre de
naissance
du
client
à des fins d’optimisation ou
clients répartis dans 110
et
de
son
comported’interaction en temps réel.
pays.
ment
dans
le
magaDes sociétés comme Yahoo
SAS consacre chaque ansin.
et Amazone, utilisent le sysnée presque 30% de son
Toute
cette
descriptème SAS avec la compochiffre d’affaires à la R&D,
tion
un
peu
longue
a
sante Web Analytics. La prece qui est très largement
pour
objectif
d’illusmière année où SAS avait été
supérieur à la moyenne du
trer
notre
stratégie.
A
installé chez Amazone, le
marché. La société effecpartir
d’une
couche
système a permis de diviser
tue de nombreux rachats
technologique
comles fraudes par deux. Des
d’entreprises, mais uniplète,
elle
consiste
à
comportements de fraudeurs
quement pour intégrer des
intégrer
des
soluavaient été trouvés et des baréquipes et des technolotions
à
forte
valeur
Dr. James (Jim) Goodnight
rières mises en place pour
gies et non pour gagner
ajoutée
pour
tous
les
Chief Executive Officer
contenir les fraudeurs.
des parts de marché.
métiers de l’entreLa politique « employeeRB : La dimension secto- prise et pour les secfriendly » de Jim Goodnight a contribué à fidéliser son personnel
teurs
que
nous
avons
rielle constitue le troisième
dont le taux de turn-over est inférieur à 4%. Très tôt, il a investi dans
identifiés.
volet de votre triptyque ?
l’homme en lui donnant le meilleur cadre de travail possible afin
Nous participons
de soutenir et d’encourager la créativité, l’innovation et la qualité.
étroitement
à
la
politiDaniel Delorge : Oui. La troiL’environnement de travail dispose de facilités pour les enfants,
que
de
développesième dimension, c’est la diles périodes de repos, le sport. Les employés travaillent en
ment
de
la
maisonmension sectorielle pour la
horaires flexibles depuis très longtemps. Son engagement dans
mère
en
tant
que
fibanque et les institutions ficette politique a été largement commentée dans les supports
liale
importante
fainancières, l’assurance,
nationaux américains. La passion de Jim Goodnight pour l’éducasant
partie
du
Top
5
l’énergie, le « manufaction s’est traduite par de très importants efforts consentis par SAS.
des
filiales
internatioturing », la pharmacie, les téAvec sa femme Ann, il a co-fondée en 1996 la Cary Academy après
nales.
Nous
particilécommunications et la distriavoir créé SAS inSchool pour le développement de logiciels
pons
également
à
bution. Dans cette dimension
éducatifs. Malgré son emploi du temps très chargé, il continue à
l’élaboration
de
la
nous avons un modèle global
enseigner à la North Carolina State University.
stratégie
qui
est
géde données pour le Business
Programmeur il était, programmeur il est resté. C’est le seul PDG
néralement
adaptée
Intelligence de l’entreprise,
que nous connaissons qui continue à programmer et à diriger
à
tous
les
pays.
Le
avec des composantes client,
personnellement des programmes de développement. Le derparticularisme
eurorisque, fraude, gestion de la
nier en date remonte à 2003 et concerne la solution SAS antipéen
se
traduit
par
performance, scoring, notamblanchiment de l’argent sale. Tous ses directeurs sont des
des
produits
toument. Les composantes dans
« working manager ».
chant
aux
liens
avec
chacun des secteurs sont difles
administrations.
férenciées. Ainsi la fraude
dans la banque n’a rien à voir Sinon pour le reste,
nous sommes en phase à plus de 95% avec les lée à de la location de logiciels. Comme
vous le savez, la société est privée, dirigée
développements groupe.
par son fondateur Jim Goodnight, toujours
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédacRB : Que représente la France chez visionnaire, avec une très grande écoute
tion ne garantit pas l’exactitude abdes filiales.
SAS ?
solue, ni le caractère exhaustif des
C’est un élément différenciateur important.
informations publiées. Directeur de
Daniel Delorge : En France, nous Ainsi, quelques grands clients français ont
la Publication : Roger BUI. Toute recomptons plus de 2000 clients ou été les testeurs de SAS 9 et des ergonomes
production est strictement interdisociétés clientes, avec en moyenne, se sont déplacés pour observer les utilisate. Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RC en cours. Déune centaine d’utilisateurs par client. teurs chez nos clients hexagonaux. Ils ont
pôt légal 1e trimestre 2005.
Notre chiffre d’affaires 2004 s’établira notamment décelé des différences comporautour de 62,5 M€ pour un effectif de tementales en fonction de l’interface, ce qui
Bulletin d'Abonnement
a permis d’adapter l’interface en fonction de
300 personnes.
Email : contact@ipresse.net
SAS se caractérise par sa politique ces différences.
http://www.ipresse.net
de licence annuelle, souvent assimi N° 007 - Mercredi 26 janvier 2005 - Page 28
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 177
i-L&S
ZOOM SOPRA GROUP
PIERRE P
ASQUIER :
PASQUIER
« FRANCHIR LE MILLIARD D'EUROS EN 2007 ».
Nous avions rencontré Pierre Pasquier en 1993, dans le cadre d’un grand Zoom sur Sopra. En
relisant cette interview, nous avons trouvé une remarquable continuité dans l’action qui trouve son
aboutissement dans l’assurance affichée quant aux choix des stratégies et des métiers.
Roger Bui : En ouverture, douze ans après, nous
vous proposons la réponse de l’époque à la
question : « Nous voici en 1993. Le marché a
complètement changé de physionomie. Comment Sopra doit-elle se positionner dans ce contexte ? »
tions. Toutefois, l’amélioration de la marge reste
une priorité.
Nous nous sommes projetés avec une croissance
organique de 8 à 10%. Pour l’année en cours, avec
un périmètre comparable, sans acquisition, nous
serons autour de 700 M€, ce qui donnerait une
fourchette de 816 à 847 M€ en croissance organiPierre Pasquier : L’avenir sera fait d’IS, intégration
que pour 2007. Nous atteindrons notre objectif, soit
de systèmes et intégration de solutions. Ces deux
avec des acquisitions directes, soit par la réunion de
formes de prestations devraient se rejoindre. Nous
société, car la dilution est aussi une possibilité. Ce
cherchons à maîtriser l’intégration de systèmes,
dernier cas correspond à des opérations de plus
avec ou sans nos produits. Cela suppose d’abord
grande ampleur et je pourrai alors m’attaquer à des
une grande crédibilité en tant que producteur de
mouvements plus importants.
progiciels. Nous maintenons en permanence 120
A l’intérieur de ce projet, nous avons inscrit Axway
à 150 personnes affectées
pour 150 M€, ce qui ne peut
au développement de nos
pas se faire sans acquisition.
progiciels, principalement à
L’année dernière j’avais dit
Annecy et à Lyon.
que nous aimerions bien
Aujourd’hui en 1993, nous
acheter des parcs. Nous avisommes présents dans les
ons trouvé avec les produits
secteurs banque, santé, imde Viewlocity un parc de
mobilier et industrie. Foncclients. Cette année nous
tionnellement, notre présenavons continué à chercher et
ce dans la paye et les resavons failli signer, mais cela
sources humaines s’affirme
ne s’est finalement pas fait.
de plus en plus.
Nous continuons à chercher
Enfin, nous avons transforà racheter des parcs.
mé l’offre Règles du Jeu en
Dans le cas d’Inforsud c’était
DT2I (Division Transfert et
une réunion naturelle. Le
Traduction d’Inter-ApplicaCrédit Agricole recherchait
tions) car, entre temps, nous
un point d’atterrissage avec
avons racheté Netsys et ses
une société qui exerce les
produits Inter-Pel et Intermêmes métiers, sur les mêPierre Pasquier, Président du
Set. Inter-Set remplissait les
mes secteurs, sans drames
Directoire de Sopra Group, cofonctionnalités qui devaient
sociaux, où les gens se confondateur avec François Odin et
être développées à la suite
naissent et s’apprécient.
Léo Gantelet.
de RDJ.
Nous avons signé et le Crédit
Par ailleurs, le FM jouera un
Agricole est arrivé au capital
grand rôle. Tout ce qui relève des études nous est
de Sopra à hauteur de 2% environ. Quant à Valoris,
accessible sous forme de FM. En revanche, tout ce
nous les connaissions depuis longtemps. Nous
qui touche à l’exploitation ne nous est pas accessiavions travaillé avec eux et appréciions leurs comble, sauf pour les applications sectorielles (banque
pétences. En 2002-2003 ils se sont endettés, avec
et paye, par exemple). En d’autres termes, cela
tous les problèmes que vous connaissez.
revient à boucler sur le TAF (Traitement à Façon).
Cette opération de reprise n’était pas simplement
Pour le reste, il faut passer des accords et des
financière, mais aussi industrielle avec un rappropartenariats. Quoiqu’il en soit, c’est un métier très
chement d’équipes. Je pense que l’arrivée de Valodifférent de celui des SSII. Notre objectif : être un
ris chez Sopra constitue une belle chance pour
acteur reconnu et valable dans une offre d’intégraSopra. On y trouve des managers, des ingénieurs
tion de solutions et avoir des couples produitsde qualité, des personnes compétents et des techmarchés, dans lesquels nous serions quasiment
nologies qui nous complètent voire qui nous renforincontournables.
cent. On peut imaginer l’acquisition d’une filiale d’un
grand groupe. Mais c’est autre chose car c’est le
RB : Vous avez pour objectif le milliard d’euros en
groupe qui décide de céder. On a beaucoup parlé de
2007, voire avant. Vous avez procédé à deux
Thales ou d’Euriware, sans que cela aboutisse sur
croissances externes importantes fin 2003 et mi
un résultat. Avec une société d’entrepreneur, c’est
2004. Allez-vous continuer dans cette direction ?
plus simple car c’est l’entrepreneur qui décide.
Enfin, avec une société de capital risque c’est l’arPierre Pasquier : Nous avons effectivement en
gent qui gouverne.
perspective le milliard d’euros le plus rapidement
RB : Vous étiez caractérisé par une double
possible. Cela se fera forcément avec des acquisi-
N° 012 - Mercredi 9 mars 2005 - Page 47
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 178
Historique
1968 - Année de création
par Pierre Pasquier,
François Odin et Léo Gantelet.
1985 - Projet d’entreprise
: une entreprise gagnante (projet économique).
1990 - Introduction au second marché de la Bourse de Paris.
1992 - Achat de Netsys
spécialisée dans les progiciels de transfert de
l’information en milieux
hétérogènes.
1993 - En fin d’année, acquisition des agences de
Comelog de Normandie,
du Nord et de l’Est de la
France.
1996 - Acquisition branche ingenierie de SG2
(650 personnes et arrivée de SG au capital) et de
Pleiades de Sema.
1997 – Acquisition de la
branche produits de Crédintrans (Groupe CIC)
1998 - Création de Sopra
Allemagne. Première acquisition hors de France
(Mentor au Royaume-Uni,
150 personnes).
1999 - Acquisition de 2 filiales de Vivendi : IOS ATI
à Paris (270 personnes et
IOS RS (110 personnes).
2000 - Acquisition d’Orga
Conseil (200 personnes)
et de Microtec en Allemagne (110 personnes). Acquisitions en Espagne :
Organizacion Guver (120
personnes) à Barcelone,
Dipisa (200 personnes) à
Madrid, Newpath Consulting et Newpath GS
(120 collaborateurs à Madrid).
2001 - Filialisation activité
EAI dans Axway. Acquisition au Royaume-Uni de
CS Rand (2 implantations
à Oxford et Edimbourg) ;
acquisition d’ITI SpA en
Italie (200 collaborateurs
à Milan).
2002 - Acquisition de l’activité EAI de Viewlocity
Inc.
2003 - Acquisition d’Inforsud.
2004 - Acquisition de Valoris. Fermeture de l’Allemagne.
Actionnariat
Sopra Group
Public : 37,09 %
Sopra GMT : 41.30 %
Geninfo (SG) : 13.60 %
François Odin : 2.63 %
Crédit Agricole : 2.23 %
Pierre Pasquier : 2.07 %
Caravelle : 0.66 %
Autocontrôle : 0.42 %
Sopra GMT
Pierre Pasquier : 50%
ZOOM SOPRA GROUP
i-L&S
Il était une fois,
trois ingénieurs Bull…
Il était une fois, trois ingénieurs de Bull Rhône-Alpes
décidèrent de se mettre à
leur compte en créant leur
propre entreprise à Annecy.
Ils connaissaient tant et si
bien les utilisateurs de la
région, de par leur activité au
sein du constructeur national de l’époque, qu’ils furent
accueillis à bras ouverts. A
l’époque, en 1967, « il s’agissait simplement d’offrir des
services de substitution au
constructeur ou de renforcement des équipes chez le
client, sous forme de délégation de personnel ». Les trois
ingénieurs s’appelaient
Pierre Pasquier, François
Odin et Léo Gantelet. Leur
patron chez Bull s’appelait
Serge Kampf. La société
qu’ils avaient créée s’appelait … Sogeti et avait son siège à Annecy. Sans entrer
dans les détails, sachez que
Sogeti fut recréée à Grenoble, sans les trois ingénieurs du début. Dans la foulée, Sopra naissait en 1968 à
Annecy.
Cela explique pourquoi la région Rhône-Alpes a connu
une croissance très forte
pour toute la profession car
« il existait une compétition
acharnée entre les deux
équipes de Sopra et de Sogeti ». Aujourd’hui Sopra
vise le milliard d’euros pour
2007 et Capgemini affiche
6,3 milliards pour 2004. Ensemble, les deux groupes
emploient presque 70000
personnes, dont 7500 pour
Sopra. En juillet 2001,
Capgemini décidait de créer
un pôle autonome en utilisant le nom Sogeti et l’as de
pique en logo. « Quel voyage ! », nous confiait récem-
activité d’éditeur
de progiciels et de
SSII. Les progiciels
ont occupé une
place importante
au sein de Sopra.
Quel
est
aujourd’hui votre
chiffre d’affaires
en progiciels ?
S o p ra Gro u p
C h iffres d ' Aff.
2004
C o n seil
IS S F ran ce
IS S E u ro p e
Axw ay
Valo ris (6 mo is)
To tal Gro u p e
34,5
426,1
72,4
73,7
22,5
629,2
E xp lo itatio n
2003
M€
M€
M€
M€
M€
M€
Résultat
M€
M€
M€
M€
NS
525,3 M€
36,0
345,7
68,8
74,8
Marge 2004
% N o min ale
- 4,2 %
+ 23,3 %
+ 5,2 %
- 1,5 %
NS
+ 19,8 %
Résultat
% Org an iq u e
- 4,2 %
+ 10,6 %
+ 22,9 %
- 1,5 %
NS
+ 9,4 %
Marge 2003
2004
2003
Pierre
Pasquier : Axway est
3,7 M€
+ 10,7 %
2,4 M€
+ 6,7 %
un éditeur à part C onseil
29,2 M€
+ 6,9 %
23,7 M€
+ 6,9 %
entière. Nous y re- IS S France
2,8 M€
+ 3,9 %
- 0,9 M€
- 1,3 %
viendrons. Con- IS S E urope
3,0 M€
+ 4,1 %
6,7 M€
+ 9,0 %
cernant les autres Axw ay
Valo ris (6 mo is)
1,4 M€
+ 6,2 %
NS
NS
progiciels, ce sont Total Groupe
40,1 M€
+ 6,4 %
31,9 M€
+ 6,1 %
les solutions qui
entrent dans notre Axw ay
Ventilation CA 2004
Ventilation CA 2003
chiffre d’affaires
pour 105 M€ en Licences *
27,3 M€
37 %
29,9 M€
40 %
2004, contre 83 Maintenance
27,3 M€
37 %
26,9 M€
36 %
19,1 M€
26 %
18,0 M€
24 %
M€ en 2003, soit S ervices
73,7 M€
100 %
74,8 M€
100 %
une progression Total Axw ay **
de 26%. Ces solutions concernent * C A Li cences France 2004 : 54% ; hors de France : 46%.
la banque, l’immo- **C A A xway France 2004 : 63% ; hors de France : 37%.
bilier et les res- © i -P resse.net 2005/2006
sources humaines.
catif.
S’agissant d’Axway, je sais que c’est une perle Délocaliser est intéressant sous certaines
car elle compte 5000 clients. Nous nourrissons conditions. Ainsi pour nous, même l’Espagne
pour cette société une ambition mondiale. En c’est déjà le « near-shop ». Nous y avons
2001, cette filiale fut créée avec une équipe de créé un plateau d’une centaine de personnes
400 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 50 qui va être doublé prochainement. Ce centre
M€ reprenant l’ensemble des activités en EAI du travaille sur des contrats français. Ce qui
groupe. Ainsi, Axway pourra bénéficier de toute m’intéresse dans cette affaire, c’est un peu la
l’expérience et du savoir-faire de Sopra Group en baisse des salaires, mais surtout la maîtrise
termes d’approche « projet », en alliant la compé- des process dans un pays proche de chez
tence métier, la force commerciale, la puissance nous, avec des Espagnols qui parlent deux à
et l’ancienneté du parc installé.
trois langues, sur un marché actif. Je ne
En 2002, l'acquisition des activités d’intégration travaille pas à vide car l’Espagne est aussi en
de Viewlocity Inc en Europe dans un premier train de basculer vers le TMA. Les Anglais
temps, puis en Asie et aux Etats-Unis ensuite, vont naturellement en Indes. La langue reprépermit de compléter, la gamme de produits en y sente un sacré problème pour la plupart
ajoutant une gamme spécialisée dans l’EDI etla d’entre nous. Nous irons vers l’Europe de
couverture géographique qui est désormais mon- l’Est, mais plus pour nos propres produits que
diale. Cette acquisition permet alors à Axway, pour du « near off-shore » de TMA.
dotée désormais de 600 collaborateurs, de faire
partie des grands éditeurs mondiaux dans l’EAI. RB : Depuis de nombreuses années on se
En 2004, Axway a réalisé un chiffre d’affaires de pose la question : "Sopra est-elle à ven73,7 M€ pour un résultat d’exploitation de 3 M€. dre ?"
Certes c’est moins que l’année précédente, mais
2004 a été une année d’investissement lourd avec Pierre Pasquier : Non, bien sûr. Nous étions
notamment la création d’un produit ou trop gros ou trop petit. Maintenant, nous
BPM pour lequel nous avons déjà des sommes une proie ou un prédateur. Personi-L&S, lettre hebdomadaire, comclients dont France Télécom.
nellement, je n’aime pas être une proie. Je n’ai
porte 40 numéros par an. La rédacjamais aimé cela.
tion ne garantit pas l’exactitude abRB : Où vous situez-vous dans le La position du groupe repose bien sur un
solue, ni le caractère exhaustif des
domaine de l’externalisation ? Cette projet autonome, et je suis tout à fait consinformations publiées. Directeur de
activité est souvent associée à la cient des contraintes qui y sont rattachées.
la Publication : Roger BUI. Toute redélocalisation. Quels sont vos choix Nous avons été approchés et c’est normal. Le
production est strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Branen la matière ?
mouvement de regroupement au niveau des
cion, 75015 Paris. RCS Paris B 480
grandes SSII est justifié et les exemples n’ont
791 854. Dépôt légal 1 e trimestre
Pierre Pasquier : Nous ne pratiquons pas manqué ces dernières années. La volonté
2005.
que l’outsourcing applicatif. S’il nous de garder une entité pour Sopra est totale.
arrive d’accepter de prendre en charge
Bulletin d'Abonnement
de l’externalisation d’infrastructure,
Email : contact@ipresse.net
c’est exceptionnel et uniquement dans
http://www.ipresse.net
le but de confirmer l’outsourcing appli-
N° 012 - Mercredi 9 mars 2005 - Page 48
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 179
i-L&S
ZOOM SYLIS
JACQUES TRICOT :
« A
VEC LE WIDESOURCING NOUS VOULONS REPRENDRE
AVEC
PARTS
DES P
ARTS DE MARCHÉ ».
Paris le 30 mars 2005 – Sylis (lire i-L&S N°13 du 16 mars 2005) commence lentement à sortir du tunnel de la dépression 2002/
2003 avec une légère reprise sur le quatrième trimestre 2004. Toutefois, la conjoncture n’explique pas tout et si Sylis se retrouve
sur les rails c’est surtout grâce à une remise en cause complète et un changement de culture qui tient compte de la nouvelle
donne du marché. Cela ne s’est pas fait sans mal et Jacques Tricot compte sur 2005 pour bénéficier pleinement des mesures
mises en œuvre depuis deux ans.
L’interview ci-après correspond en fait marché incertain, comme les clients ne Sylis ne sera pas dans la situation de
aux commentaires et questions/répon- peuvent pas passer des commandes ces petites sociétés qui n’ont plus de
ses faits par Jacques Tricot lors de la importantes pour des projets significa- clients directs alors que 99% de nos
conférence sur les résultats annuels du tifs, ils compensent par des rustines sur clients sont en direct. Je n’ai pas envie
groupe, le 30 mars dernier. Il ressort de leurs applications, en fait par de la régie. de devenir fournisseur des grands accette réunion que les SSII moyennes Est-ce pour autant une stratégie à teurs.
grandes dont fait partie Sylis, doivent moyen terme ? Je réponds non. La régie
réagir violemment pour gagner leur place
RB : Votre taille et vos moyens de
notamment sur le marché des grands et
production ne vous permettent pas de
très grands comptes de plus en plus
répondre à certains appels d’offres
phagocyté par les grandes et très grand’envergure. Vous avez créé une
des SSII. Pour cela, Jacques Tricot
plate-forme très particulière à Lille
clame haut et fort son intention de redestinée à assurer la relation avec vos
prendre du chiffre d’affaires sur des marprestataires off-shore. Ce moyen vous
chés auxquels il n’avait pas accès, cela,
permet-il d’atteindre votre objectif ?
grâce à son arme secrète : le
« Widewourcing ».
Jacques Tricot : Aujourd’hui, notre
plate-forme de Lille n’est pas de l’offRoger Bui : Quelles sont, selon vous,
shore, mais c’est la plate-forme interméles grandes tendances du marché acdiaire pour aller vers l’off-shore. Les trois
tuel ? Faut-il devenir un acteur de
partenariats que nous avons signés avec
taille pour croître ? Qu’est-ce qui est
la Roumanie, le Maroc et l’Inde repréplus important, le chiffre d’affaires ou
sentent une capacité de production de
la marge ?
plusieurs milliers de développeurs. Cela
nous donne une puissance de producJacques Tricot : Il n’est pas nécessaire
tion considérable et nous permet d’acd’être un acteur important pour prendre
céder à de très grands contrats dans les
Jacques Tricot
des parts de marché. Je le dis, je le
grands comptes, auxquels nous n’aviPDG de Sylis.
répète et je le confirme. Par ailleurs, ce
ons pas accès hier. Ainsi, dans le secn’est pas parce que l’on fait de la croisteur automobile, nous avons été consulsance du chiffre d’affaires que l’on amétés pour un projet évalué à 1,7 à 2 M€,
liore les marges opérationnelles. Nous
à réaliser en 8 mois. L’année dernière
assistons aujourd’hui à un retour de ne tire pas les marges, mais tire le chiffre nous étions incapables d’assumer ce
tendance. En effet, nous constatons d’affaires, parce que la concurrence y type de projet. Cette année nous y réchez nos clients qui avaient été très durs est très forte. Si vous raisonnez crois- pondons, c’est toute la différence. Le
l’année dernière, des renégociations à la sance organique du chiffre d’affaires, risque est partagé entre nous et nos
hausse. Les confrères qui étaient moins c’est vrai, la régie redémarre. Si vous partenaires et nous pouvons avancer
chers que nous négocient leurs prix à la raisonnez en marge, elle continue de dans des conditions de sécurité satisfaihausse. De fait, le rapport de force avec s’éroder. Les prix restent tendus et si on santes pour nos clients et pour nousnos clients est en train de changer. n’y prête pas attention, on va voir des mêmes. Si j’étais resté avec une producNous allons prouver à partir de là, la turn-over qui vont augmenter tion interne en France, cela n’aurait pas
caractéristique du groupe à apporter des significativement. Si vous voulez garder pu se réaliser.
services de qualité à un prix compétitif. les bons collaborateurs, vous serez te- En revanche, j’ai aussi besoin pour
Les prix de marché n’étaient plus com- nus de les augmenter. Cette augmenta- certains types de clients de stabiliser
pétitifs, mais bradés par nos concur- tion diminue les marges de la régie que les prix, voire de les diminuer légèrerents. Cela se traduira par de la crois- vous compensez par l’effet volume. Tou- ment. Je peux les traiter sur les platessance en 2005 car nous avons un mar- tefois, ce n’est pas une solution. Je suis formes régionales où nous revenons à la
ché qui a du volume, des prix stabilisés, convaincu du fait que la régie dans les notion de projets découpés. Il fut un
mais pour autant, il est difficile de déter- trois ans à venir, sera remplacée par des temps où on avait des ingénieurs qui
miner le taux que nous pourrons faire. solutions autres. Je suis aussi con- prenaient tout en charge de la concepEn revanche, là où nous sommes sûrs vaincu par un autre élément : demain, de tion à la réalisation. Grâce au découde nous, c’est le redressement du résul- grands acteurs auront pour fournisseurs page, nous pouvons embaucher des
tat d’exploitation qui a déjà porté ses de petites sociétés de services qui Bac+2 au lieu des Bac+5. Avoir des
fruits.
auront des marges étriquées afin de plates-formes régionales avec des
La régie aujourd’hui redémarre dans un traiter les marché d’externalisation.
N° 015 - Mercredi 6 avril 2005 - Page 59
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 180
ZOOM SYLIS
i-L&S
S y lis
Bac+5 n’est pas un système
qui peut durer longtemps, car
nous ne pouvons retenir longtemps les ingénieurs Bac+5
sur une plate-forme et dans
une technologie données
aussi longtemps.
RB : Votre plate-forme de
connexion avec l’off-shore
ne va-t-elle pas attirer les
clients existants, alors que
votre ambition affichée est
de capter du chiffre d’affaires nouveau avec cette approche ? Les clients seront
toujours motivés par des
baisses de prix de 20 à 30%.
Jacques Tricot : Il existe
deux types de clients. Des
clients qui cherchent des interventions de proximité et
des clients qui sont structurés
pour nous communiquer des
besoins exprimés stables qui
permettent ensuite d’envisager des politiques de production différentes. Aujourd’hui,
une grande partie des comptes français n'est pas encore
dans une optique d’avoir une
externalisation à 100% en offshore. Ils n’ont pas la culture
et des expériences malheureuses ont été faites. A ce titre
là, nous sommes très prudents. Le produit est dédié
seulement aux très grands
comptes. France Télécom,
par exemple, n’est pas dans
une éthique d’aller en offshore, mais ne s’interdit pas
de faire des expériences en
Europe. En revanche, il s’interdit d’aller sur les pays du
Maghreb ou en Asie. Cofidis a
pour éthique de donner du travail en France. Partant de là,
ils acceptent de payer un prix
différent.
Avec
le
C h iifr e d ' a ffa ir e s c o n s o lid é
R é s u lt a t d ' e x p lo it a t io n
R é s u lt a t n e t p a r t d u g r o u p e ( a v a n t
s u r v a le u r s )
E ffe c t ifs a u 3 1 d é c e m b r e
2004
2003
2002
2001
130,1 M€
8,47 M€
3,4 M€
141,8 M€
7,4 M€
0,8 M€
167,5 M€
11,9 M€
2,5 M€
181,3 M€
20,2 M€
10,9 M€
1750
1780
2042
2043
* C h iffre d'a ffa ire s 2 0 0 3 n o n dire cte me n t co mpa ra b le a u x e x e rcice s pré cé de n ts ,
co mpte te n u de l'a rrê t de s lign e s mé tie rs n o n s tra té giqu e s e t de la ré o rie n ta tio n
de s a ctiv ité s de co n s u ltin g e n Be lgiqu e (impa ct n é ga tif de 4 ,5 M €) .
« Widesourcing », nous répondons à des appels d’offres généralement captés par les
grands acteurs, lesquels sans le dire à personne, envoient le travail en Inde. Nous voulons
reprendre des parts de marché en offrant une
transparence totale.
Il existe, par ailleurs, le marché de proximité,
très réactif, portant sur de petits projets. Nous
pouvons travailler nos projets tout ou partie en
off-shore. La plate-forme régionale nous permet
d’avoir un avantage compétitif de l’ordre de 15%
sur les marges opérationnelles. Les cent emplois que nous allons créer vont donner notamment sur le marché parisien, une capacité
d’avoir une variabilité de 15% dans le cadre de
la remise d’une proposition. C’est très important pour nous, parce qu’il faut se différencier
compte tenu du marché. Nous sommes bien
obligés d’avoir une offre différenciée par rapport
aux grands donneurs d’ordres qui tiennent le
discours suivant : « Donnez-moi tout je vais
m’en occuper ». Nous disons aux clients :
« Nous pouvons vous apporter de la valeur
ajoutée ».
RB : Comment évolue le « turn-over » chez
Sylis ? En quoi cela influe-t-il sur votre
stratégie de développement ?
Jacques Tricot : Le « turn-over » s’est légèrement accéléré au cours du premier trimestre de
cette année. Notre stratégie vise à améliorer
notre production. Les collaborateurs qui ont
annoncé la fin de leur carrière en début d’année
s’ils n’avaient d’amélioration de leur rémunération ont, pour certains d’entre eux, pris la
décision de nous quitter. Là aussi nous devons
commencer à réfléchir et garder ceux qui sont
porteur d’avenir et laisser faire le marché pour
les autres. Sinon, nous aurions des coûts qui
augmenteraient en permanence et des prix qui
resteraient stables et donc une érosion des marges. Sur la profession il
i-L&S, lettre hebdomadaire, comy a une augmentation sensible du
porte 40 numéros par an. La rédacturn-over. Chez nous il reste à un
tion ne garantit pas l’exactitude abniveau acceptable.
solue, ni le caractère exhaustif des
Nous avons aujourd’hui 100 emplois à
informations publiées. Directeur de
créer tout de suite et 350 dans les 18
la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est strictement interdimois à venir, tout cela en tenant
te. Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancompte de notre politique off-shore.
cion, 75015 Paris. RCS Paris B 480
Cela montre que nous avons bien
791 854. Dépôt légal 1 e trimestre
l’intention de prendre des parts de
2005.
marché. Sur la plate-forme, une cenBulletin d'Abonnement
taine d’emplois sont prévus, dont
Email : contact@ipresse.net
25% sont réservés à des handicapés
http://www.ipresse.net
qui travailleront dans nos locaux car
N° 015 - Mercredi 6 avril 2005 - Page 60
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 181
nous ne savons pas encore découper un projet
en tranches.
Ils feront
p a r t i e
d’équipes
qui doivent
travailler et
communi-
quer ensemble.
IDENTIFICATION
Géographique : France : 73% ; Benelux :
27%
Sectoriel : Industrie : 23% ; Banque, Assurance : 37% ; Public, Para-Public, Protection
sociale : 15% ; Services, Distribution : 25%.
Métiers : Conseil, expertise et solutions :
5% ; Gestion des SI : 63% ; Exploitation des
systèmes : 8% ; Gestion des infrastructures :
24%.
HISTORIQUE
1984 - Année de création.
1986 – Jacques Tricot (SG2) et Rémy Mellentin
(Renault Douai), rejoignent Sylis dans le but de
créer une activité ingénierie informatique dans
le Nord de la France.
1987 - Jacques Tricot et Rémy Mellentin deviennent actionnaires de Sylis à hauteur de 5%
chacun.
1988 – Création de la holding Sylis Participations afin de permettre la reprise de Sylis SA
par l’actuelle équipe dirigeante (LBO).
1993/1995 – Réorganisation de Sylis avec
regroupement des sites régionaux (hors Lille)
au sein d’une structure juridique unique : Sylis
Régions.
1997 - Introduction au second marché de la
bourse de Paris le 16 octobre.
1998 - Acquisition de IBT devenue Sylis
Belgium.
1999 - Acquisitions de Nota Multimédia (ebusiness), CR Europe (consulting),
Séléfrance (SSII spécialisée dans la Banque
Assurance).
2000 - Acquisition de Datapool (Anvers), de
R3D (SSII spécialisée réseaux télécoms),
NTNT (SSII néerlandaise). Augmentation de
capital de 32,7 M€.
2002 – Fusion absorption de Datapool par Sylis
Belgium.
2003 – Réorganisation du groupe autour de
deux pôles France et Benelux, s’appuyant sur
une organisation centralisée et de nouvelles
orientations commerciales.
2004 – Fusion de Séléfrance, Sylis Régions,
Sylis SA et Sylis Conseil et Expertise sous le
nom de Sylis France. Jean-Claude Delobel
devient VP du groupe et assure le développement de l’international. Joseph Ortolan
(Selefrance) devient Président de Sylis
France.
ACTIONNARIAT
Famille Tricot : 22,8%
Famille Mellentin : 19,7%
ZOOM SYNTEC INFORMA
TIQUE
INFORMATIQUE
i-L&S
JEAN MOUNET : « LA REPRISE DANS LE SECTEUR
DES LOGICIELS & SERVICES EST CONFIRMÉE ».
Paris le 5 avril 2005 – La semaine dernière nous avions traité l’information Syntec sous forme d’actualité. Nous revenons
aujourd’hui sur le sujet en vous proposant un compte-rendu plus complet de ce qui a été dit à cette réunion, aussi bien en
ce qui concerne l’analyse de l’exercice passé que les prévisions et tendances nouvelles pour l’année en cours.
S’agissant du bilan 2004, vous pourrez
consulter les tableaux ci-après qui donnent notamment les croissances par
activité informatique et par marché, comparativement aux chiffres correspondant
en 2003. Toutes activités et tous secteurs confondus, 2004 a enregistré une
croissance, voire une reprise de la croissance, ce qui est plutôt positif. Le graphique intitulé « Lien entre économie et
L&S » révèle la relation entre la croissance du PIB, celle des investissements
et celle du marché des logiciels et services. Selon Jean Mounet, Président de
Syntec Informatique, « le phénomène
historique de la croissance des logiciels
et services de 2 à 3 fois supérieure à la
croissance économique, va perdurer ».
offres, les éditeurs continuent et doivent continuer à innover. Ils consacrent en général un
pourcentage important du chiffre d’affaires
aux R&D, autour de 20%. Ces offres s’adressent de plus en plus aux PME/PMI (middle
market) qui devient véritablement un terrain
de combat important. Les moyennes entreprises ont bien compris la nécessité de
s’équiper de manière sophistiquée et tous
cupe une place de plus en plus grande car
la demande croît. On voit aussi une progression de la consolidation, toutefois moins
rapide que ce qu’on veut bien dire. Syntec a
fait faire une enquête par Pierre Audoin Consultant sur le poids des 10 premières SSII en
France, par rapport à l’ensemble de la profession. Ce groupe représentait, il y a dix ans
de 36 à 37% du marché. Cette part est
passée entre 41 et 42%. Cela montre qu’il y
a bien consolidation, mais qu’elle est, en
réalité, très lente. Par ailleurs, au fur à mesure que les opérations de fusion-acquisition se réalisent, de nouvelles sociétés arrivent sur le marché et la population des SSII
se renouvelle régulièrement. Les SSII
verticalisent aussi leurs solutions, proposant du conseil métier/processus et de l’expertise.
Les nouveaux enjeux
Le conseil
Pour les Présidents, les enjeux sont la
croissance du chiffre d’affaires, la maîtrise des coûts, l’adaptation aux nouvelles conditions de marché, aux risques et
la réactivité aux nouvelles opportunités
de marché. Les challenges qui s’imposent aux DSI sont un alignement stratégique entre l’informatique et les enjeux
du business de l’entreprise, une organisation plus adaptable et réactive et la
contribution à l’efficacité des équipes,
grâce à l’informatique. La synthèse de
ces deux voies s’ouvre sur la
gouvernance stratégique, la stratégie de
sourcing et la qualité et la performance
du SI. La fusion IT/Métier devient un enjeu
majeur pour les entreprises. Pour pouvoir répondre à ces enjeux, les entreprises informatiques doivent se remettre
en question stratégiquement et
structurellement. On parle d’évolution et
non de révolution, par la diminution des
coûts et l’augmentation de la valeur ajoutée clients.
Les Editeurs
Dans le cas des éditeurs de logiciels,
parmi les actions destinées à réduire les
coûts, l’off-shore se trouve en bonne
place. Pour les éditeurs mondiaux, l’offshore n’est pas nouveau. Les éditeurs
français utilisent de plus en plus ce type
de ressources pour faire développer
leurs progiciels. La diminution des coûts
passe également par l’optimisation des
dépenses marketing. Sur le plan des
Jean Mounet, Président
de Syntec Informatique
les éditeurs cherchent à conquérir ce marché très vaste et dynamique. Les grands
éditeurs, y compris les éditeurs d’ERP, cherchent à avoir des offres verticales, métier, les
plus précises et les plus techniques possibles, pour satisfaire une clientèle exigeante.
Bien sûr, il faut rappeler la tendance à la
consolidation, comme ce fut le cas avec la
fusion Oracle-Peoplesoft, mais aussi au
niveau de sociétés plus petites.
Les SSII
On retrouve les mêmes préoccupations de
diminution des coûts chez les SSII. Cela se
traduit par la nécessité d’avoir un contrôle
très strict de la masse salariale et une industrialisation croissante des centres de services, avec mise en œuvre de méthodes et la
réutilisation de composants logiciels. L’optimisation géographique, terme pudique
désignant l’off-shore, permet de bénéficier
de ressources moins chères dans des zones géographiques plus ou moins éloignées. Au plan des offres, l’infogérance oc-
N° 016 - Mercredi 13 avril 2005 - Page 63
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 182
Le conseil a beaucoup évolué et particulièrement dans le domaine du conseil en
management pour la transformation ou la
stratégie. Hier, c’est à dire dans les années
80, les attentes des clients portaient sur du
conseil généraliste, l’informatique était considérée comme un simple outil de productivité, les missions étaient éclatées (stratégie, organisation, technologie), l’organisation proche de la profession libérale et de
l’audit et les acteurs étaient de taille
moyenne. Aujourd’hui, les clients attendent
de l’expertise métier et processus, de l’implantation et de l’engagement sur les résultats.
L’informatique est devenue un instrument
de compétitivité et de différenciation. Les
missions sont davantage intégrées et souvent ce sont des missions d’expertise. L’organisation repose sur la capitalisation du
savoir. Il y a rupture avec l’audit. Enfin, les
acteurs sont mondiaux, français ou européens ou encore de niche. Les perspectives
pour les prochaines années sont positives,
tant pour le conseil de proximité que pour les
grands projets de transformation. Après une
phase de stabilisation, une tendance à la
hausse a été constatée au second semestre 2004. Les entreprises du secteur se sont
adaptées par un renforcement de leur expertise, notamment par la capitalisation du savoir. Il a été constaté, par ailleurs, un retour
des projets d’innovation/transformation
contribuant à la croissance du chiffre d’affaires des clients, en s‘appuyant sur la fusion
IT/métier/processus.
ZOOM SYNTEC INFORMA
TIQUE
INFORMATIQUE
i-L&S
Les ressources humaines
Au plan des ressources humaines, les recrutements ont repris. Il est prévu la création de
30000 emplois environ en
2005. Le turn-over croît de +3%
à +5%. Les rémunérations subissent des augmentations individuelles sélectives et les salaires à l’embauche des jeunes
diplômés sont en hausse. Rappelons que le 27 décembre
dernier, Syntec Informatique a
signé un important accord de
branche sur la formation professionnelle avec 5 confédérations nationales.
Les perspectives
Les perspectives 2005 révèlent
une confirmation de la croissance. En effet, le volume d’affaires est en nette amélioration.
Les prix sont stables, voire en
hausse sur certaines activités.
Au plan du taux d’utilisation, le
retour à la normale est progressif. Le middle market est en développement et le mouvement
vers l’externalisation se poursuit de manière active. Il y a une
reprise du conseil et des logiciels applicatifs et un retour des
nouveaux projets centrés sur le
développement des entreprises. Les perspectives de croissances par activité pour 2005
par rapport à 2004 sont de 3 à
5% pour le conseil, de 2 à 4%
pour l’ingénierie, de 8 à 10%
pour l’infogérance, de 4 à 6%
pour les progiciels outils et de 4
à 6% pour les progiciels
applicatifs. Soit globalement, la
fourchette pour les logiciels et
services s’établit entre 4 et 6%.
La perspective dynamique sur
10 ans passera par la révolution
Internet et plus généralement
l’ère des réseaux. 100 millions
d’entreprises, 1 milliard d’hommes et 10 milliards d’objets seront connectés en 2007. Trois
moteurs de croissance structurels ont été identifiés : l’innovation technologique ; les technologies de l’information, facteur
déterminant de la compétitivité ;
la tendance de fond à
l’externalisation. Les technologies de l’information sont un
des rares secteurs avec un fort
potentiel de croissance dans
les 10 ans à venir.
i-L&S, lettre hebdomadaire, comporte 40 numéros par an. La rédaction ne garantit
pas l’exactitude absolue, ni le caractère exhaustif des informations publiées.
Directeur de la Publication : Roger BUI. Toute reproduction est strictement interdite.
Editeur : iPresse.net, 99 rue Brancion, 75015 Paris. RCS Paris B 480 791 854. Dépôt
légal 2e trimestre 2005.
Bulletin d'Abonnement - Email : contact@ipresse.net - http://www.ipresse.net
N° 016 - Mercredi 13 avril 2005 - Page 64
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 183
ZOOM SYNTEC
i-L&S
PIERRE DELLIS :
« NOUS RESTONS SUR UNE PRÉVISION ENTRE 4%
ET 6% DE CROISSANCE EN 2005 ».
Le 19 octobre dernier, Syntec Informatique faisait l’annonce suivante : « Avec une reprise
confirmée de 3 % en France au premier semestre 2004, le secteur des Logiciels et Services
renoue avec la croissance après deux années difficiles. Pour le deuxième semestre, Syntec
informatique anticipe une poursuite de cette tendance positive avec une prévision de croissance
de 4 % pour l’ensemble de l’année. Malgré un contexte économique encore incertain, les
premières projections semblent indiquer que la croissance du secteur en 2005 devrait se situer
entre 4 et 6% notamment en raison de la fin de la baisse des « prix embarqués », de la reprise
des investissements en logiciels applicatifs et de la poursuite du développement de
l’infogérance ».
Roger Bui : En cette fin d’année, quel est votre point de vue sur le marché des logiciels et
services ?Qu’entendez-vous par « prix embarqués » ?
Pierre Dellis : Notre annonce a été faite le 19 octobre, et à ce jour, nous restons sur cette
prévision. En fait, nous avions un espoir assez fort entre juin et septembre, car nous pensions que
le marché allait repartir de façon significative. Effectivement il est reparti, mais pas tout à fait avec
l’ampleur espérée. A propos des « prix embarqués », lorsqu’on signe une commande en 2003,
à un prix bas, pour une réalisation en 2004, ce prix reste ferme. Si en 2004 les prix augmentent,
le prestataire en supporte les conséquences. C’est ce que l’on appelle un prix embarqué. Il est
rare que les prix puissent être renégociés. En revanche, nous ne constatons plus de dégradation
des prix. La décroissance enregistrée en 2003 résultait plus d’un effet prix que d’un effet volume.
En 2004, l’effet prix est toujours là mais atténué, alors que le volume a augmenté. Sur 2005, ce
nous espérons un effet prix légèrement positif et un effet volume positif. Sur l'année ,1% de
croissance pourrait être dû à l’effet prix et de 3 à 5% à l’effet volume.
RB : Quelles sont les raisons qui expliquent cette faiblesse de la reprise ?
Pierre Dellis : Nous
pas des renoncemais des délais de
sont très longs. Cela
tout un ensemble d’acdans la décision : la
cière, la direction des
rale, la direction opéraon trouve aujourd’hui
coup de juridique dans
plus qu’avant. Il n’y a
sur les trois grandes
trats, la propriété, les
bilité, des discussions
temps..
Pierre Dellis -Délégué Général - maintient le cap de Syntec Informatique
depuis 1982. Depuis 1970, ce marin
Supélec et IAE a successivement jeté
l’ancre chez IBM, Télésystème et au
Ministère de la Culture en tant que
Chargé de Mission Informatique.
avons enregistré, non
ments à des projets,
prise de décisions qui
vient du fait qu’il existe
teurs qui interviennent
DSI, la direction finanachats, la direction génétionnelle, etc. En outre,
dans le processus beaules contrats, beaucoup
pas plus de litiges, mais
clauses dans les conpénalités et la responsapeuvent durer très long-
RB : Les grands regroupements sont-ils toujours au goût du jour ?
Pierre Dellis : Il n’y a
pas eu de grands mouvements en 2004. L’actualité aujourd’hui c’est,
au plan national le rapprochement Osiatis-Focal et au plan international celui d’Oracle avec
Peoplesoft. En 2003, trois grandes opérations ont abouti, dont Atos Origin - Schlumbergersema,
Capgemini - Transiciel et Sopra - Valoris. S’agissant des SSII, on s’oriente vers de grands
donneurs d’ordre qui feront affaire avec de grands groupes industriels, de services ou financiers.
Les prestataires informatiques ont la nécessité d’avoir une certaine surface pour pouvoir répondre
à de grands appels d’offre émis par des groupes comme France Télécom, Renault, Schneider,
ou encore des banques comme la Société Générale, le Crédit Agricole, la BNP, etc. Ces derniers
ne veulent avoir affaire qu’à quelques sociétés de services, quitte pour ces dernière à sous-traiter,
et à quelques éditeurs. Ce sont des intentions affichées et pour être dans la « Short-list » il faut
être d’une dimension respectable.
N° 002 - Mercredi 22 décembre 2004 - Page 7
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 184
Les chiffres
2004
Ensemble des acteurs du marché Logiciels et Services (*) :
Sociétés : 29 500
CA (M€) : 29 100
Eff. : 285 000
Sociétés du périmètre Syntec Informatique (**) :
Sociétés : 1 900
CA (M€) : 20 700
Eff. : 200 000
Sociétés membres
de Syntec Informatique :
Sociétés : 475
CA (M€) : 17 000
Eff. : 165 000
Perspectives 2004
par secteur (ordre
décroissant , maximum 6 à 8%):
- Banque-Assurance et Télécom
;
- Administration ;
- "Utilities" et industrie ;
- Services et Distribution.
Perspectives 2004/
2003 par activité :
- Conseil (2 à +3%)
- Ingénierie (2 à
+4%)
- Infogérance et
TMA : (+7 à +9%)
- Progiciels (+2 à
+4%)
(*) y compris tous les
services des constructeurs informatiques et télécom, sociétés de moins de
10 personnes, formation, intérim informatique, etc.
(**) SSII, Editeurs et
VAR, société de 10
personnes et plus.
ZOOM SYNTEC
i-L&S
Pour 10,3 milliards de
dollars !
RB : Le marché de l’emploi chez
les professionnels de l’informatique constitue un indicateur pour
l’activité des SSII. Comment se
comporte-il en ce moment ?
Croissance du secteur L&S
Source Syntec Informatique
2 0 ,0 0 %
1 5 ,0 0 %
La direction de Peoplesoft a
approuvé l’accord de fusion
avec Oracle, laquelle va faire
l’acquisition de toutes les actions Peoplesoft pour un
26,5$ par action, en cash. Le
montant total de la transaction
s’élève à 10,3 milliards de dollars. C’est donc l’épilogue
d’une opération délicate qui a
été semée de nombreuses
embûches et qui se termine
sur un record.
Oracle, qui a un exercice se
terminant au 31 mai, a réalisé
en 2004 un chiffre d’affaires de
10 156 M$ pour un bénéfice
net de 2 681 M$. Fin novembre elle bouclait son deuxième
trimestre sur un chiffre d’affaires de 2 760 M$, en croissance de 10% par rapport au
même trimestre l’année précédente. Son bénéfice net a atteint 815 M$, en croissance de
32%. Les licences ont représenté 2 220 M$ et les services
533 M$. Les ventes de nouvelles licences ont progressé de
14% à 971 M$.
Le troisième trimestre fiscal
de Peoplesoft se terminait le
30 septembre 2004 sur un
chiffre d’affaires de 699 M$
(+8%) et un bénéfice net pro
forma de 62 M$ (+22%).
Peoplesoft avait absorbé JD
Edwards en août 2003. Son
chiffre d’affaires de l’exercice
2003 s’élevait à 2 300 M$.
Peoplesoft a été fondée en
1987 à Pleasanton, Californie.
1 9 ,5 0 %
17%
13%
1 0 ,5 0 %
Pierre Dellis : Effectivement. Le
1 0 ,0 0 %
Es t im a t io n
marché de l’emploi des informati5 ,0 0 %
2 à 4%
ciens n’est pas tendu, mais il a re-3% -5%
trouvé une certaine vigueur en 2004.
0 ,0 0 %
Nous pensons que cela devrait se
- 5 ,0 0 %
traduire par la création de 5000 em1998
2000
2002
2004
plois nets cette année. Rappelons
que le taux d’inter-contrats était assez significatif en début d’année. Pour 2005, le secteur devrait créer entre 8000 et 10000
emplois nets.
En corollaire, la tendance à l’externalisation se confirme. Toutefois, nous trouvons rarement
en France des contrats d’infogérance globale. Il s’agit, le plus souvent d’infogérance
d’applications qui se déclinent en étapes. Les grosses opérations se font rarement et il existe
toujours une réticence des personnels à rejoindre une société de services. Même lorsque les
négociations sont conclues, elles ne sont pas forcément gagnées.
Remarquons que l’Administration, en la matière, bouge à petits pas. Enfin, l’off-shore existe.
Les sociétés sont extrêmement discrètes quant à cette aspect. Nous situons cette démarche
entre 1 et 2% de notre chiffre d’affaires, soit une marge d’erreurs de 100% ! L’off-shore est là
et progresse. Nous ne pouvons pas le nier. Simplement, même avec des taux de croissance
évalués autour de 30%, cela ne représente encore qu’un faible chiffre en valeur absolue.
RB : Syntec Informatique a été voulue par des grandes SSII. Aujourd’hui vous comptez
des membres qui sont des Editeurs, très grands ou moins grands. Qu’en est-il de cette
population ?
Pierre Dellis : Chez Syntec Informatique, la répartition entre SSII et Editeurs se situe autour
de deux tiers et un tiers en faveur des SSII. En France nous comptons quelques grands éditeurs
comme Dassault Systèmes, Business Objects, Ilog ou encore Cegid avec CCMX. Toutefois,
ils n’ont pas le poids d’un Microsoft, Oracle, SAP ou Computer Associates.
Du point de vue de Syntec Informatique, le travail avec ces derniers est un peu différent car leurs
centres de décision ne se trouvent pas dans l’Hexagone. Dans le cadre des missions touchant
directement les Editeurs, nous avons notamment élaboré la Charte Cigref Syntec. Cela ne
s’est pas fait sans mal. Cette Charte est là pour équilibrer les rapports entre prestataires et
clients et nous savons que pour réussir un projet, il doit y avoir des droits et des devoirs des
deux côtés. Elle précise ces droits et ces devoirs. C’est tout l’esprit de ce document.
RB : En France, il existe une forte population de petits éditeurs réalisant entre 1 et 20 M€
de chiffre d’affaires et ayant des besoins chroniques de fonds propres. Sont-elles
représentées au sein de votre organisation ?
Pierre Dellis : Ces entreprises sont assez peu représentées au sein de Syntec Informatique
et c’est dommage. Très récemment, BVRP nous a rejoint. Bruno Vanryb, son PDG-Fondateur
a manifesté l’intention de faire quelque chose pour le logiciel français. Notre souci fondamental
consiste à défendre les intérêts de tous, Editeurs de toutes tailles et SSII.
RB : Quelles sont les actions que vous avez entamées cette année ?
i-L&S,
lettre
hebdomadaire,
comporte 40 numéros par an. La
rédaction
ne
garantit
pas
l’exactitude
absolue,
ni
le
caractère
exhaustif
des
informations publiées. Directeur
de la Publication : Roger BUI. Toute
reproduction est strictement
interdite. Editeur : iPresse.net, 99
rue Brancion, 75015 Paris. RC en
c o u r s . Dépôt légal 1 e trimestre
2005.
Pierre Dellis : Parmi les grands chantiers, on trouve celui de la taxe professionnelle qui pourrait impacter nos métiers de façon assez forte. Le DIF (Droit Individuel
à la Formation), nouvelle loi du 7 mai 2004, constitue un pôle sur lequel nous
travaillons avec les partenaires sociaux. Nous devrions avoir signé avant la fin de
l’année une applications pour notre branche. Nous souhaitons que cette dimension
formation soit effectivement valorisée, mais avec des coûts qui doivent rester
supportables par les entreprises. Enfin, concernant les 35 heures, nous ne serons
pas dans la locomotive de tête, mais nous serons certainement dans le deuxième
ou troisième wagon.
N° 002 - Mercredi 22 décembre 2004 - Page 8
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 185
ZOOM VIVEO
i-L&S
RAIMONDO ASCER :
« RIEN QUE LA BANQUE, MAIS TOUTE LA BANQUE ».
Roger Bui : Viveo est un des rares éditeurs
entièrement dédié au monde de la banque
et des finances. Cela vous caractérise et
vous protège également dans la mesure où
cette spécialisation vous garantit une fidélisation de la base installée et vous permet de
traverser les grandes crises informatiques.
Le marché vous est-il favorable actuellement et
quelle est la répartition de
votre chiffre d’affaires entre vos différentes activités ?
profitables, comme nous l’avons toujours été.
Notre effectif tourne autour de 600 personnes.
Nous avons effectué quelques opérations de
croissance externe, dont Tool Object, devenue
Vivéo Tool Object, notre filiale de Toulouse fin
2003, New Banking en Suisse et Sigo Conseil
en 2004. Nous allons continuer cette politique
de croissance externe car
nous voulons absolument
devenir leader en informatique bancaire, d’abord en
France, ensuite à l’international. Ce dernier marché
représente aujour- d’hui
25% de notre chiffre d’affaires. Nous travaillons dans
35 pays, sur le plan des
produits. Toutefois, la majorité de l’activité internationale se déroule en Europe,
sur le Magreb et l’Afrique
francophone car ces pays
ont retenu le système bancaire français.
Raimondo Ascer : Nous
sommes exposés aux
aléas du marché au même
titre que tous les prestataires qui travaillent avec les
grands comptes. Par
ailleurs, nous ne sommes
pas seuls sur ce marché,
malgré notre spécificité. En
effet, des grandes SSII généralistes comme Sopra
par exemple, disposent
RB : Vous envisagez le
d’une spécialisation bandéveloppement de l’actiRaimondo Ascer,
vité services et son rééque forte. Le marché n’a
fondateur de Logos,
pas été la hauteur des esquilibrage par rapport à
Président de Viveo.
l’édition de progiciels.
pérances, notamment deQuels sont les moyens
puis fin 2004 et début 2005.
mis en œuvre et les choix
Nous avons en fait deux
grandes activités : l’édition
stratégiques que vous
de progiciels bancaires et financiers et les avez effectués ?
services exclusivement réservés au monde la
banque. Le métier d’éditeur génère 70% du Raimondo Ascer : Notre caractéristique rechiffre d’affaires et les services 30%. Les reve- pose sur notre expertise du métier de la bannus de l’activité édition, comprennent les licen- que. Nous proposons toute la chaîne d’experces, la maintenance et les prestations de mise tise depuis le conseil jusqu’à la régie à forte
en place et d’accompagnement autour des valeur ajoutée. Bien entendu, nous réalisons
solutions maison. L’activité services concerne l’intégration de nos propres progiciels. Il est
l’intégration, la tierce maintenance applicative, arrivé que cette branche intègre d’autres prola régie et le conseil, par l’intermédiaire de notre duits que les nôtres. Cette activité occupe
filiale LGP. Autrement dit, c’est de l’assistance environ 250 personnes et une cinquantaine au
à maîtrise d’ouvrage, de la maîtrise d’œuvre, de niveau du conseil. Nous avons des demandes
l’intégration, de la tierce maintenance de développements au forfait et de TMA sur le
applicative et de la délégation de personnels patrimoine applicatif des banques. Nous assuspécialisés.
rons dans ce cas la maintenance et l’évolution.
Notre ambition est d’offrir toute la palette de Nous avons créé un centre de développement
services et de solutions, tout en restant spécia- industriel à Nantes, certifié CMM, qui s’occupe
lisé dans la banque. C’est notre originalité. de toutes les opérations soit de développement
Nous souhaitons équilibrer le pôle services par au forfait, soit de TMA. Nous avons créé un
rapport à celui d’éditeur. Nous mettons l’accent centre équivalent en Roumanie qui compte une
sur ce pôle car du côté des progiciels nous équipe de 55 personnes. Ce centre est surtout
sommes plus avancés.
utilisé pour le développement de nos produits.
En 2004 nous avons réalisé un chiffre d’affaires En ce moment, nous intervenons beaucoup sur
entre 47 et 48 M€, et nous sommes toujours des projets Bâle 2, IAS/IFRS,
N° 011 - Mercredi 2 mars 2005 - Page 43
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 186
Historique
Viveo, filiale de la holding
Viveo Group, a déjà une
longue histoire. Logos,
éditeur de logiciels bancaires, créée par Raimondo Ascer en 1983, a
rejoint le groupe des Editions Lefebvre en 1997. A
l’époque, ce dernier avait
l’ambition de créer un
grand pôle informatique
autour d’Idsys (1993)
avec Lefebvre Système
d’Information qui allait
devenir Viveo Entreprise.
L’acquisition de Logos a
été l’opportunité de créer
Viveo Finances. Plusieurs acquisitions étofferont par la suite chacun
des pôles. Pour diverses
raisons, la grande fusion
n’a pas pu se faire, certainement du fait de la forte
personnalité des deux
fondateurs Pierre Culioli
et Raimondo Ascer.
Aujourd’hui, le groupe
des Editions Lefebvre a
deux entités informatiques entièrement autonomes : Viveo Group et
Lefebvre Software .
Nous mettons le zoom
sur Viveo.
Créée en 1930, dans le
prolongement des activités - de formation notamment - exercées par ses
fondateurs depuis la fin
du siècle dernier, la société des Editions Francis Lefebvre compte environ 300 personnes et
plus de 80 M€ de chiffre
d’affaires, filiales non
comprises.
Elle fait partie d’un groupe indépendant dont les
autres activités sont principalement celle de formation (par la société
Francis Lefebvre Formation) et celle de conseil et
prestations en informatique (par la société Viveo).
Deux grands cabinets,
spécialisés respectivement dans le conseil juridique et fiscal et dans
l’audit et l’expertise
comptable, ont été également associés à ce groupe : CMS - Bureau Francis
Lefebvre, devenu cabinet
d’avocats, et le «Befec»,
actuellement rattaché au
groupe Price Waterhouse.
i-L&S
ZOOM VIVEO
flète la capitalisation sur le savoir-faire de Lo- lets. Dans des domaines plus traditionnels,
gos puis de Vivéo depuis 1983, dans le métier nous pensons que les crédits seront un
de la banque. Bien entendu, nous continuons à moteur de croissance, cela concerne tout
CARTE D'IDENTITE
maintenir les produits plus anciens et nous ce qui touche à la banque de détail. La
encourageons nos clients à migrer selon leur facturation des services informatiques en
VIVEO Group : holding
rythme. Parce que chaque banque a sa propre interne constitue une autre piste de dévePrésident : Jean-Baptiste Bleu
vision de son système d’information l’offre loppement.
Directeur Général : Raimondo
Ascer.
Viveo propose trois familles de produits.
VIVEO
Un système de gestion bancaire intégré,
Président : Raimondo Ascer
V.bank, de conception moderne,
Dir. Général : Dominique Lefondé sur une technologie
jeune
Dir. Technique : Michel Wanner
ouverte, assurant la sécurité et
Solution modèle d’entreprise
Dir. Marketing : Daniel Ducasse
pour la banque et la Finance
l’automatisation poussée de
Dir. Financier : Jean-Michel
toute
la
production
bancaire.
ToDegorce
talement centré sur le client, il se
Dir. commerciale : Laurent
Les plates-formes de modélisation et de dévelopJunguenet, Martin Hubert
différencie par une intégration toDir. Progiciel : Michel Wanner
pement de solutions sont destinées aux banques
tale d’outils de gestion de la relaDir. Services : Sylvie Lepicier
désirant construire leurs propres applications en
tion client et de pilotage de la
partenariat avec Viveo tout en bénéficiant de modèbanque.
les et de composants bancaires puissants, flexiUne gamme exhaustive de progiportant sur l’aspect réglemen- ciels spécialisés par métier banbles et déjà éprouvés.
taire, ainsi que des développe- caire, construits sur des stanments dans le domaine de la dards et comportant des connecLa solution ECM finance (Entreprise Component
monétique. Sur un plan tech- teurs généralisés qui facilitent
Model pour la banque et la finance) est un modèle
nique, nous intervenons éga- leur intégration dans le système
urbanisé de composants d’entreprise entièrement
lement dans le domaine du BI d’information existant. De plus
réutilisables et personnalisables conçus pour couavec des produits de type BO ils respectent l’urbanisme propre
vrir tous les besoins d’un projet en terme d’objets et
ou Cognos. Les services se à chaque banque.
de processus.
développent à un rythme mo- Des plates-formes de modélisaViveo a mis en place une nouvelle approche de
déré, de l’ordre de 5%.
modélisation qui consiste à réutiliser et personnation et de développement de soliser le processus de développement logiciel comlutions, destinées aux banques
RB : Le métier d’éditeur de désirant construire leurs propres
plet, et ce dès les phases « hautes » de l’analyse,
progiciels est un métier dif- applications en partenariat avec
soit depuis la définition des règles et des processus
ficile et exigeant dans la Viveo tout en bénéficiant de mométier.
mesure où les produits doi- dèles et de composants bancaiLa solution ECM finance consiste à adapter au
vent constamment évoluer res puissants, flexibles et déjà
contexte de l’organisme financier un ensemble
et intégrer les nouvelles éprouvés.
d’éléments métier, déjà éprouvés sur des cas réels,
technologies ainsi que les
couvrant l’ensemble des phases d’un projet : modernières pratiques profes- RB : Quels seront, pour vous,
dèles métier, modèles d’analyse et de conception,
sionnelles. Où en êtes-vous les moteurs de croissance
règles métier, spécifications fonctionnelles, guides
avec votre gamme et com- pour 2005 ?
méthodologiques, etc.
ment s’articule-t-elle ?
Afin d’assurer l’universalité de ses modèles et de
faciliter leur compréhension, la solution ECM finanRaimondo Ascer : Parmi les
Raimondo Ascer : Nos pro- moteurs de croissance 2005,
ce a adopté le standard UML (Unified Modeling
giciels ont tous été nous comptons sur les thèmes
Language ou Langage de Modélisation Unifié).
redéveloppés,
« from suivants : Bâle II, avec une offre
L’utilisation de la méthodologie RUP, ou Gestion de
scratch », comme on dit. Cet qui s’appelle la Suite Bâle II ; le
Processus Unifiée, renforce encore l’efficacité de la
investissement a été effectué CRM bancaire, pas avec des
modélisation. Grâce à la mise en œuvre du MDA
depuis quatre à cinq ans. L’in- outils généralistes mais avec un
(Model Driven Architecture ou Architecture pilotée
vestissement pour ces pro- outil spécialisé dans le CRM
par les modèles), la modélisation orientée métier
duits est énorme et a absorbé bancaire ; la surveillance des
(modèle PIM indépendant de la plate-forme techni20% de notre chiffre d’affaires comptes et l’anti-blanchiment.
que) est bien distincte et indépendante de celle
progiciels. Notre gamme reorientée technique (modèle PSM spécifique pour
Notre CRM permet au
une plate-forme technique).
chargé de clientèle
i-L&S, lettre hebdomadaire, comLe support des différents langages d’implémentad’avoir une connaisporte 40 numéros par an. La rédaction (Java, Web, EJB, …) ainsi que l’intégration de
sance approfondie de
tion ne garantit pas l’exactitude absystèmes existants (Cobol, CICS, …) sont deux
son
client
et
de
gérer
solue, ni le caractère exhaustif des
points cruciaux intégrés dans la conception de
commercialement
touinformations publiées. Directeur de
l’ECM finance.
tes les actions à faire.
la Publication : Roger BUI. Toute reLes points forts de la solution ECM finance :
Concernant la surproduction est strictement interdite. Editeur : iPresse.net, 99 rue Bran adapté aux nouveaux comportements de la clienveillance des comptes
cion, 75015 Paris. RCS Paris B 480
tèle,
et
l’anti-blanchiment,
791 854. Dépôt légal 1 e trimestre
adaptable à tous les besoins du domaine bancainotre offre permet de
2005.
re,
gérer non seulement
orienté objet, indépendante de la plate-forme
les comptes, mais enBulletin d'Abonnement
technique.
Email : contact@ipresse.net
core les flux. C’est une
http://www.ipresse.net
des seules offres qui
comporte les deux vo N° 011 - Mercredi 2 mars 2005 - Page 44
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 187
i - L&S
DOCUMENT :
VALORISA
TION & TENDANCES DES SSII FRANCAISES
ALORISATION
(Suite de la page 1)
chiffre d’affaires. Si l’on exclut les cas aux
limites (GW < 40% et GW > 120%), le
Goodwill moyen se situe à 68% du CA,
avec toutefois un écart type de 21% qui
démontre d’importantes disparités.
Il est surprenant de constater que le Goodpermet donc, à conditions de rentabilité
will est en fait assez peu dépendant du
Exprimer la valeur d’une entreprise sans
comparables et sauf cas particulier, de
niveau de résultat d’exploitation, même si
étudier l’actif net retraité peut conduire à
fixer un plafond à la valeur que l’on pourra
l’on constate une exponentielle à partir de
des erreurs grossières. C’est la raison
donner à une société non cotée. Cette
8%. Par ailleurs, pour quelques sociétés
pour laquelle nous nous intéressons en
étude vous propose un survol des valoriréalisant plus de 10% de résultat, la « pripriorité à la valeur du Goodwill (fréquemsations – et donc du Goodwill - des princime de valorisation » est très forte puisment appelé « survaleur »). Lorsqu’une
pales SSII cotées ainsi qu’un aperçu du
qu’on atteint un Goodwill jusqu’à deux fois
société cotée fait une acquisition, il s’agit
marché des transactions concernant des
supérieur à celui de sociétés ne réalisant
de démontrer aux actionnaires qu’ils ont
SSII non cotées (marché que nous appe« que » 8 à 10%. Difficile de savoir ce qui
un intérêt financier à faire l’opération, et
lons « valorisations de gré à gré »).
guide les investisseurs dans leur choix :
que donc cette opération sera « relutive »,
Potentiel de croissance ? Positionnement
c’est-à-dire qu’elle améliorera la perforou business modèle ? Politique de comLes SSII cotées
mance de l’entreprise, ou au pire, qu’elle
munication ou cote d’amour ? Niveau du
ne va pas la dégrader. Pour que l’opération
flottant ? Probablement l’ensemble de
Le tableau « SSII cotées : Valorisation »
soit profitable pour les actionnaires, il est
ces paramètres, et bien d’autres.
donne les principaux éléments d’exploitaclair que la société doit acheter à des
Ceci est une photographie du marché, il
tion et de bilan pour un échantillon de
conditions de valorisation inférieures à sa
est intéressant de voir quelle a été l’évolusociétés de services cotées, ainsi que le
propre cotation, et si possible en gardant
tion de certaines de ces valeurs depuis fin
Goodwill (cours de bourse au 5/07/2005)
une bonne marge de manœuvre. Suivre la
2004. Pour un échantillon de sociétés,
en valeur et en pourcentage du dernier
cote moyenne des sociétés d’un secteur
nous avons noté l’évolution du Goodwill depuis
S S II C o tées :
P erfo rman ces 2004
Go o d w ill GW
fin 2004. Attention à l’inValo risatio n
terprétation des chifS o ciétés p ar taille
CA
CA
R exGW
5/7
C ap ital
Fonds
S u rGW
fres : il s’agit du Goodwill
M€
n /n -1 /C A
% CA
€
k€
p ro p re s
valeu r
k€
rapporté au chiffre d’affaires. Une baisse de ce
IT L in k
10
-12%
-2%
50%
3,37
5 786
1 674
648
4 760
ratio ne signifie pas que
Qu atern o ve
19
-2%
8%
54%
17,88
16 289
6 183
0
10 106
S o ft C o mp
27
16%
3%
68%
7,67
24 360
9 854
3 954
18 460
la société réalise de
C o h éris
27
5%
4%
80%
5,11
27 190
7 997
2 150
21 343
moins bonnes perforS o lu co m
27
12%
11%
177%
45,00
53 190
10 147
5 111
48 154
mances. Au contraire,
Alti
35
42%
6%
56%
11,27
24 760
7 489
2 173
19 444
elle devient moins chère
Aéd ian
32
8%
1%
42%
9,80
17 395
9 345
5 528
13 578
In fo tel
37
7%
10%
88%
42,00
49 350
17 343
794
32 801
et peut donc devenir plus
N et2S
39
7%
-1%
69%
4,08
52 444
29 311
3 968
27101
attractive sous certaines
U T I (2003)
37
-10%
1%
49%
0,56
3 710
3 179
17 496
18 027
conditions. Le cas typiS QL I
46
10%
5%
69%
1,97
38 681
7 202
96
31 575
que est celui d’Atos OriMicro p o le
68
31%
1%
61%
1,65
35 868
36 107
42 119
41 880
U man is
42
-14%
2%
94%
1,53
26 931
-5 492
6 784
39 207
gin qui, avec l’acquisiK e y ru s
54
11%
4%
56%
2,45
39 176
20 056
11 082
30 202
tion de Sema, voit son
Au b ay
57
14%
7%
69%
4,58
54 507
33 895
18 834
39 446
chiffre d’affaires passer
B&D
58
10%
4%
89%
8,20
65 961
23 427
9 207
51 741
de 3 à 5,3 MM€, et donc
S w o rd
79
29%
16%
140%
22,40
164 461
55 739
1 751
110 473
son Goodwill rapporté
S o d ifran ce
51
-17%
0%
26%
5,93
19 018
10 410
4 825
13 433
S II
76
8%
10%
128%
41,15
123 450
26 823
0
96 627
au chiffre d’affaires dimiS ilico mp
88
12%
3%
40%
10,45
46 544
18 348
6 955
35 151
nuer de façon importanValtech
85
6%
0%
71%
0,87
72 492
24 436
11 718
59 774
te. Eléments particuN e u ro n e s
97
4%
8%
69%
5,23
120 264
64 146
10 895
67 013
liers : Soft Computing et
D evo team
150
16%
6%
78%
16,20
151 211
48 963
14 504
116 752
Teamlo g
115
-12%
1%
66%
2,77
49 536
-13 304
13 056
75 896
Net2S ont procédé réS ylis
130
-9%
7%
45%
5,04
48 691
42 481
52 133
58 343
cemment à un rembourAssystem
465
65%
8%
58%
17,34
323 998
118 688
64 618
269 928
sement partiel de la priAlten
347
16%
14%
176%
21,20
647 024
114 768
77 953
610 209
me
d’émission.
GF I In f.
518
3%
4%
45%
5,25
226 559
137 362
143 450
232 647
S o p ra Gro u p
629
17%
6%
66%
46,60
500 391
131 582
47 114
415 923
Teamlog a vu Groupe
U n ilo g
637
7%
9%
94%
61,20
780 484
181 071
0
599 413
Open entrer dans son
S téria
983
1%
4%
44%
33,00
592 449
222 211
57 941
428 179
capital. Dans l’ensemAltran
1419
6%
4%
68%
7,26
830 842
314 722
442 644
958 764
ble, les petites capitaliAto s
5302 43%
7%
76%
52,25 3 509 162 1 518 500 2 030 700 4 021 362
C ap g emin i
6291
9%
1%
19%
26,30 3 455 452 3 002 000
725 000
1 178 452
sations ont progressé
beaucoup plus vite que
C A : C hi ffre d'affai res 2004 ou derni er exerci ce connu ; C A /C A n-1 : évol uti on du chi ffre d'affai res depui s l e
les sociétés réalisant
derni er exerci ce : C ap : capi tal i sati on sur un cours au 5/07/2004 ; GW : Goodwi l l ; C A n/n-1 : progressi on du
plus de 80 M€ de chiffre
chi ffre d'affai res entre 2003 et 2004 ; R ex/C A : résul tat d'expl oi tati on du derni er exerci ce.
Valorisation = Actif net retraité + Fonds de commerce ou Goodwill
Goodwill = Valorisation – Actif net retraité
Actif net retraité = Fonds propres – (survaleurs + immobilisations incorporelles)
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 188
i - L&S
d’affaires.
A fin décembre 2004, le même tableau
donnait une prime de valorisation aux sociétés réalisant plus de 80 M€ de chiffre
d’affaires. Six mois après, on constate que
le Goodwill des sociétés réalisant moins
de 80 M€ de CA a progressé plus vite que
celui des sociétés de plus de 80 M€. Doiton y voir enfin un regain d’intérêt pour les
petites capitalisations ou simplement un
positionnement opportuniste dans l’attente de nouveaux regroupements ?
Les SSII non cotées
On observe une stabilisation des prix depuis 18 mois, ce qui ramène les valorisations à des niveaux constatés avant la
bulle Internet. Attention : ceci n’est qu’une
valeur médiane, certaines opérations
peuvent se négocier à des prix très différents, en fonction du métier de l’entreprise
et de ses performances. La baisse semble donc enrayée, mais la question qui
demeure est bien sûr de savoir si les prix
peuvent à nouveau augmenter ou non.
Personne n’est devin en la matière, mais
on peut se faire une idée de l’évolution du
marché en regardant le nombre de transactions et l’évolution de l’indice des technologies ITCAC.
On note une nette reprise du nombre de
transactions depuis début 2004 mais,
comme nous l’avons vu à l’instant, cette
reprise n’est pas accompagnée d’une
augmentation des prix. Sur ce point, on
peut dire que, même si l’on constate quelques belles transactions, la crise boursière est passée par là et les acheteurs sont
à la fois plus prudents et beaucoup moins
fortunés qu’avant. Les candidats à la cession ont aussi subi quelques années difficiles et, même si le deuxième semestre
2004 a reS o ciétés
C A 2004
donné un
M€
peu
de
souffle à la
plupart de C A > 80 M€
SSII, on gar- S o ft C o mp
19
de encore C o h éris
27
27
dans les bi- S o lu co m
27
lans
des Alti
Aéd ian
35
traces sé- In fo tel
32
vères de N et2S
37
2002
et S QL I
39
46
2003. D’un Micro p o le
68
côté des K eyru s
Au b ay
54
a c h e t e u r s B&D
57
plus rares, S II
58
moins fortunés
et C A > 80 M€
plus exi- Valtech
85
g e a n t s , N e u ro n e s
97
150
d’un autre D evo team
115
côté des cé- Teamlo g
S ylis
130
dants as- Assystem
465
sez nom- Alten
347
518
breux, sou- GF I In f.
629
vent en po- S o p ra Gro u p
n ilo g
637
sition de fai- U
S téria
983
b l e s s e Altran
1419
pour une Ato s
5302
6291
n é g o c i a - C ap g emin i
tion ; il faut
aujourd’hui S ource F i rm al l i ance
présenter
un bon dossier pour céder à des conditions supérieures à la moyenne constatée.
Mais malgré tout, le marché des services
en informatique devient plus difficile, les
SSII de taille moyenne ont de plus en plus
de mal à garder leurs référencements et
les marges ont été laminées par les services Achats. C’est ce constat que font les
nombreux dirigeants de SSII qui franchis-
SSII NON COTEES : EVOLUTION DES PRIX
(en % du CA)
140%
120%
100%
80%
60%
40%
GW en %
C A 2003
21/12/2004
GW en %
C A 2004
05/07/2005
E vo lu tio n
d ep u is le
28/12/2004
72%
45%
114%
44%
36%
79%
56%
64%
56%
50%
59%
63%
98%
68%
80%
177%
56%
42%
88%
69%
69%
61%
56%
69%
89%
128%
-5%
78%
55%
28%
17%
11%
24%
8%
9%
12%
17%
41%
30%
66%
66%
76%
38%
46%
148%
159%
39%
74%
90%
40%
75%
115%
13%
71%
69%
78%
66%
45%
58%
176%
45%
66%
94%
44%
68%
76%
19%
7%
5%
2%
74%
-3%
-61%
11%
15%
-11%
4%
9%
-10%
-34%
44%
sent le pas à des conditions de valorisation en dessous de leurs espérances initiales.
Les prix ne devraient pas augmenter, et,
même si cet avis n’engage que nous, pour
s’en convaincre, il suffit de regarder l’évolution des indices boursiers, en l’occurrence l’ITCAC 50 (dont nous notons les
dernières valeurs puisqu’il disparaît en
juin 2005)
Les sociétés cotées guidant d’une certaine manière le marché et les prix, il est
intéressant de comparer l’évolution des
deux courbes : IT CAC 50 et prix constatés
exprimées en % du dernier chiffre d’affaires. En ramenant les deux indices en base
100, on constate une convergence des
deux courbes et une stabilisation des prix
depuis 18 mois (décembre 2003) . Même
si les prévisions de Syntec Informatique
donnent une croissance raisonnablement optimiste du marché, à notre avis, la
situation économique ne permet pas d’envisager pour l’instant un rebond significatif
des valorisations des SSII et donc des
sociétés privées.
i-L&S Spécial N° 27/29 - Mercredi 20 juillet 2005 - Page 189
S1 05
S2 04
S1 04
S2 03
S1 03
S2 02
S1 02
S2 01
S1 01
S2 00
S1 00
S2 99
0%
S1 99
20%
Jean-Pierre Galand
Firmalliance
jpgaland@firmalliance.com
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising