PRÉPARATION CAPES HISTOIRE

PRÉPARATION CAPES HISTOIRE
1
UNIVERSITÉ PARIS 8
VINCENNES – SAINT-DENIS
2, rue de la Liberté
93526 SAINT-DENIS Cedex 02
SERVICE UNIVERSITAIRE DE FORMATION
INITIALE ET CONTINUE POUR L’ENSEIGNEMENT
PRÉPARATION CAPES
HISTOIRE-GÉOGRAPHIE
Session 2012
Année universitaire 2010-2011.
Préparation à la session 2012 du concours
(écrit : novembre 2011 ; oral : juin 2012)
2
Coordination
Rachida KADRI
Salle C E5
Tél. : 01 49 40 68 72
Rachida.kadri@univ-paris8.fr
Site web :
http://www.ipt.univ-paris8.fr/~sufice
3
SOMMAIRE
Organisation générale du concours et de la préparation .......................................4
L’équipe de préparation ...........................................................................5
La nature des épreuves ......................................................................... 6
Les programmes de la session 2012 .............................................................8
Présentation de la préparation ...................................................................9
Le planning des enseignements et concours blancs..............................................11
Présentation des questions et bibliographies de départ ........................................12
Histoire ancienne
12
Histoire médiévale et moderne
21
Histoire contemporaine
28
Géographie
30
La France en villes
31
L'Europe
33
Géographie des conflits
35
Méthodologie
38
Epreuve sur dossier
40
4
Organisation générale du concours et de la préparation
Conditions requises pour s’inscrire au concours : il faut désormais être titulaire d’un M1.
(les étudiants désireux de passer le CAPES peuvent suivre la préparation dans le courant de
l’année de M1, mais doivent avoir achevé leur M1 au moment de l’inscription au concours)
Les
dates
de
l’inscription
au
concours
seront
publiées
sur
le
site
http://www.education.gouv.fr/siac/siac2 (pour la session 2011, les inscriptions ont eu lieu
du mardi 1er juin au mardi 13 juillet 2010, avant 17h, heure de Paris)
L’inscription à la préparation se fait à l’Université de Paris-8 dans le cadre du module décyclé de
préparation aux concours, à partir du 1/12/2010 ; pour les étudiants inscrits également en M1 ou
M2, l’inscription est gratuite.
Calendrier des épreuves : écrit en novembre 2011 ; résultats de l’admissibilité en janvier 2012;
oral en juin 20112
Stages : il est fortement recommandé d’effectuer un stage en établissement (stage
d’observation, non rémunéré, ou stage en responsabilité, rémunéré. Des stages sont donc
organisés, entre l’écrit et l’oral, en partenariat avec l’Académie de Créteil.
Conditions requises pour être effectivement admis à l’issue des épreuves orales (en cas de
succès aux épreuves d’admission en juin 2012) :
1°) être titulaire d’un M2
Attention : à l’Université de Paris-8, la préparation au CAPES ne fait pas l’objet en
elle-même d’un master, qui serait un master « enseignement ». Le seul master existant en
Histoire est un master recherche. Si vous n’êtes pas déjà titulaires d’un M2 au moment de
commencer votre préparation, vous devez vous inscrire en master recherche, choisir un
directeur de recherches et définir un sujet.
Pour mémoire, le parcours conseillé est actuellement (en prenant pour exemple un
étudiant qui obtiendrait son M1 en juin 2010, après une année de M1 consacrée entièrement à la
formation à la recherche) : soutenance du mémoire de M2 en janvier 2011 ; début de la
préparation au CAPES en février 2011 pour la session 2012 ; passage de l’écrit en novembre 2011,
de l’oral en juin 2012.
2°) être titulaire d’une certification en langue étrangère : CLES 2 ou certification de niveau
B2.
-Une préparation au Cambridge First Certificate (anglais) est assurée à l’Université
Paris-8, durant le second semestre de l’année universitaire. Le niveau de cette certification (B2)
correspond au niveau requis pour la titularisation.
Remarque : le Cambridge First Certificate est un examen payant, alors que le CLES 2
est gratuit. Il présente en revanche l’avantage d’être largement reconnu sur le marché du travail,
dans le monde entier, alors que le CLES 2 est beaucoup moins connu. Il est au reste possible de
suivre à Paris-8 la préparation au CFC et de passer le CLES 2, qui ne demande en principe pas de
préparation particulière.
-Une préparation au DELE de l'Insituto Cervantes (espagnol niveau B2) a également
lieu à Paris-8.
5
-Pour en savoir plus, consulter régulièrement le site du SUFICE et les sites des
départements de langues. (pages internet à consulter sur le CLES 2 et le Cambrige First
Certificate :
http://timothyjpmason.com/wordpress/?page_id=6 ;
http://www.certification-cles.fr/.)
3°) être titulaire d’une certification de compétence en informatique spécifique aux métiers de
l’enseignement (C2i2e) (http://www2.c2i.education.fr/sections/c2i2e)
-Une préparation à cette certification est en train d’être mise en place au sein de l’Université.
Pour en savoir plus, consulter régulièrement le site du SUFICE. Des informations
complémentaires seront données par voie électronique en temps utile aux étudiants.
L’ÉQUIPE DE PRÉPARATION AU CAPES D’HISTOIRE-GÉOGRAPHIE
Responsables des préparations :
Géographie : Annick Hollé (annick.holle@free.fr )
Histoire :
Catherine
Saliou
(catherine.saliou@laposte.net)
(joel.cornette@orange.fr)
et
Joël
Cornette
UFR de rattachement :
UFR 3, Département de Géographie ; UFR 4, Département d’Histoire
Secrétariat :
Géographie, Bâtiment D, bureau 129 ; Tél. 01 49 40 72 73
Histoire, Bâtiment B, bureau 33 ; Tél. 01 49 40 68 24 (ou 68 25)
L’équipe pédagogique de Géographie :
BÜHLER Eve Anne
Maître de Conférences (Géographie des conflits)
CANOBBIO Eric
Maître de Conférences (La France en villes)
HOLLÉ Annick
Maître de Conférences (coordination)
LEMARCHAND Nathalie
PR (France en villes)
LESTRADE SOPHIE
Maître de Conférences UPEC-IUFM (Ep. sur dossier)
MILIAN Johan,
Maître de Conférences (Europe)
MOUMANEIX Caroline
ATER (Méthodologie)
SEMMOUD Bouziane
PR (France en villes)
TILLOUS Marion
MCF (France en villes)
VADROT Claude-Marie
charge de cours et journaliste (Europe, Conflits)
L’équipe pédagogique d’Histoire :
APRILE Thierry
CORNETTE Joël
PUZELAT Michel
PORTES Jacques
THOMSON Ann
SALIOU Catherine
SIBEUD Emmanuelle
VERNA Catherine
WEILL-PAROT Nicolas
PRAG IUFM (Ep. sur dossier)
Professeur (Cours Histoire moderne)
PRAG (TD Histoire moderne)
Professeur (Cours et TD Histoire contemporaine)
Professeur, UFR 5 (Cours Histoire contemporaine)
Professeur (Cours et TD Histoire ancienne)
Maître de Conférences (Histoire contemporaine
Professeur (Cours et TD Histoire médiévale)
Maître de Conférences (TD Histoire médiévale)
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NATURE DES ÉPREUVES
I. – CAPES D’HISTOIRE-GÉOGRAPHIE
A. – Épreuves écrites d’admissibilité (novembre 2011)
1. Composition d’histoire
Coeff. 3
2. Composition de Géographie
Coeff. 3
L’un des deux sujets au moins comporte des documents que le
candidat utilise dans sa composition. L’un des deux sujets peut
intégrer une dimension d’épistémologie et d’histoire de la
discipline. La dissertation de Géographie comporte un exercice
obligatoire de cartographie (5/20).
Durée
5h
5h
B. Épreuves orales d’admission
1. Leçon d’histoire ou de géographie
(selon le tirage au sort à l’arrivée sur les lieux)
Coeff. 3
L’épreuve qui porte sur le même programme que l’écrit
comprend un exposé de 30 minutes sur un sujet tiré au sort,
suivi d’un entretien de 30 minutes avec le jury. Le jury met à
disposition des candidats les ouvrages et les documents qu’il
juge utiles. Durée de la préparation : 3 h.
2. Épreuve sur dossier
Coeff. 3
Cette épreuve est organisée en deux parties :
1°) Explication de documents portant sur la discipline qui n’a
pas fait l’objet de la première épreuve orale d’admission. Elle
fait l’objet d’une présentation de 20 minutes maximum, suivi
d’un entretien de 20 minutes.
2°) Étude d’un document portant sur la compétence « Agir
en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable »
Le candidat répond pendant dix minutes à une question, à
partir d’un document joint au dossier qui lui a été remis au
début de l’épreuve. Cet exposé de dix minutes est suivi d’un
entretien avec le jury d’une durée de dix minutes.
Durée de la préparation : 2 h.
60
mn
60
mn
7
II. - AGRÉGATION DE GÉOGRAPHIE
(préparation non assurée à Paris 8 cette année)
A. – Épreuves écrites d’admissibilité
Durée
1. Composition : Géographie thématique
L’épreuve porte sur les questions figurant au programme. Des documents peuvent être
fournis. La réalisation de cartes et/ou de croquis est un élément important d’appréciation
2. Composition : Géographie des territoires
L’épreuve porte sur les questions figurant au programme. Des documents peuvent être
fournis. La réalisation de cartes et/ou de croquis est un élément important d’appréciation
3. Épreuve sur dossier : concepts et méthodes
de la géographie
Cette épreuve est constituée par un travail sur documents, hors programme.
4. Composition d’histoire
L’épreuve porte sur les questions figurant au programme.
7h
Coeff. 1
7h
Coeff. 1
7h
Coeff. 1
7h
Coeff. 1
55 min
Coeff. 3
55 min
Coeff. 3
55 min
Coeff. 3
Durée
7 h
Coeff. 1.
B. Épreuves orales d’admission
1. Commentaire de documents géographiques
Les documents portent sur les questions au programme des deux compositions de l’écrit.
L’épreuve comporte un exposé de 30 minutes, suivi d’un entretien de 25 minutes. Durée de
préparation : 6 heures.
2. Leçon de géographie, hors programme
Le candidat tire au sort un sujet qui relève soit de la géographie thématique, soit de la
géographie des territoires. L’épreuve comporte un exposé de 30 minutes, suivi d’un
entretien de 25 minutes. Durée de préparation : 6 heures.
3. Commentaire de documents d’histoire
Les documents portent sur les questions au programme. L’épreuve comporte un exposé de
30 minutes, suivi d’un entretien de 25 minutes. Durée de préparation : 6 heures.
III. - AGRÉGATION D’HISTOIRE
préparation non assurée à Paris 8 cette année)
A. – Épreuves écrites d’admissibilité
1. Composition d’histoire
Une dissertation en histoire ancienne ou médiévale.
2. Composition d’histoire
Une dissertation en histoire moderne ou contemporaine.
3. Commentaire de documents d’histoire
L’épreuve porte sur une des deux périodes qui n’ont pas fait l’objet d’une dissertation.
4. Composition de géographie
L’épreuve porte sur l’une des questions au programme.
B. Épreuves orales d’admission
1. Commentaire de documents historiques
Les documents portent sur l’une des questions au programme. L’épreuve comporte un
exposé de 25 minutes, suivi d’un entretien de 35 minutes. Durée de préparation : 6 heures.
2. Leçon d’histoire générale
L’épreuve comporte un exposé de 35 minutes, suivi d’un entretien de 25 minutes. Durée de
préparation : 6 heures.
3. Commentaire de documents de géographie
Les documents portent sur les questions au programme. L’épreuve comporte un exposé de
25 minutes, suivi d’un entretien de 35 minutes. Durée de préparation : 6 heures.
7 h
Coeff. 1
7 h
Coeff. 1
7 h
Coeff. 1
60 min
Coeff. 2
60 min
Coeff. 2
60 min
Coeff. 2
8
PROGRAMME DE LA SESSION 2012 du CAPES d’histoire-géographie
ATTENTION : les inscriptions se font dorénavant uniquement par internet sur le site
http://www.education.gouv.fr/siac/siac2. Pour la session 2011, elles ont lieu du mardi 1er
juin au mardi 13 juillet 2010, avant 17h, heure de Paris.
Une adresse électronique personnelle est impérative.
Histoire
1. Rome et l’Occident, de 197 av. J.-C. à 192 apr. J.-C (îles de la Méditerranée occidentale (Sicile,
Sardaigne, Corse), Péninsule Ibérique, Gaule (Cisalpine exclue), Germanie, Alpes (provinces
alpestres et Rhétie), Bretagne).
2. Le prince et les arts en France et en Italie (XIVe-XVIIIe s.).
3. Le monde britannique de 1815 à 1931 [question ancienne]
Géographie
1. La France en villes
2. Géographie des conflits
3. L’Europe
[nouvelle question]
PROGRAMME DE L’AGRÉGATION EXTERNE DE GÉOGRAPHIE (SESSION 2011)
Géographie
Géographie thématique
Les mobilités question ancienne]
Géographie des conflits [question nouvelle]
Géographie des territoires
La France en ville [question nouvelle]
L’Europe [question nouvelle]
Histoire
Histoire moderne
Les circulations internationales en Europe (années 1680, années 1780)
Histoire contemporaine
Le monde britannique de 1815 à 1931
PROGRAMME DE L’AGRÉGATION EXTERNE D’HISTOIRE (SESSION 2011)
Histoire
1. Rome et l’Occident, de 197 av. J.-C. à 192 apr. J.-C (îles de la Méditerranée occidentale (Sicile, Sardaigne, Corse),
Péninsule Ibérique, Gaule (Cisalpine exclue), Germanie, Alpes (provinces alpestres et Rhétie), Bretagne) [
2. Structures et dynamiques religieuses dans les sociétés de l'Occident latin, du troisième concile de Latran (1179) à la
fin du concile de Bâle (1449).
3. Les circulations internationales en Europe (années 1680, années 1780)
4. Le monde britannique de 1815 à 1931.
Géographie
1. Géographie des conflits.
2. La France urbaine.
9
PRÉSENTATION DE LA PRÉPARATION
L'année de préparation au CAPES ou à l’agrégation n'a rien de comparable avec les années de
DEUG et de Licence. Il ne s'agit plus d'obtenir une ou plusieurs UE, mais de réussir un concours,
et pour cela de se donner les meilleures chances de se placer parmi les meilleurs. À titre
d’exemple on donnera quelques statistiques.
- Au CAPES 2007 : 730 postes à pourvoir ; 6950 inscrits ; 1353 admissibles.
- Au CAPES 2008 : 604 postes à pourvoir ; 6397 inscrits ; 1555 admissibles.
- Au CAPES 2009 : 616 postes à pourvoir ; 5401 inscrits ; 1311 admissibles.
- Au CAPES 2010 : 610 postes à pourvoir ;4985 inscrits ; 1321 admissibles.
- AU CAPES 2011 : 550 postes à pourvoir :
Pour autant ces chiffres ne doivent pas effrayer les candidats. Nombre d’exemples prouvent en
effet que ceux qui se donnent les moyens de préparer sérieusement le concours, s’ils ne sont pas
admis la 1ère fois, finissent par l’ être la 2e, voire la 3e fois. Mais on aura compris que la
préparation aux concours d'enseignement exige un travail soutenu et nécessite un investissement
total. Il faut compter plusieurs heures de travail personnel par jour.
Signalons aussi que les résultats de Paris-8 au CAPES 2010 ont été très bons : sur les 28
étudiants inscrits à l’IUFM et suivant la préparation dispensés à Paris-8, 11 ont été admissibles
et 8 admis (soit 39% du nombre des candidats) ; sur les 41 étudiants de Paris-8 (inscrits ou non à
l’IUFM), 15 ont été admissibles et 11 admis. Dans les deux cas, la proportion d’admis par rapport
au nombre des admissibles est de 73%. (pourcentage au niveau national : 46, 17%)
Il est absolument indispensable que tous les candidats prennent connaissance des rapports
des jurys de CAPES et d’Agrégation, dans lesquels sont prodigués informations et conseils de
préparation. Ces rapports sont publiés chaque année dans la revue Historiens et Géographes.
Vous pouvez également les télécharger gratuitement aux adresses suivantes:
http://www.education.gouv.fr/pid63/siac2.html
http://www.education.gouv.fr/personnel/siac2/jury/default.htm
En tenant compte des effets de la réforme du concours du CAPES, vous pouvez également vous reporter
aux ouvrages suivants :
- Frédéric DUFAUX, David LEPOUTRE, Jean-François MURACCIOLE, Réussir le CAPES et l’agrégation
d’Histoire et de Géographie, Paris, Armand Colin, rééd. 2000
- Jean-Louis CHAPUT, Marie LAVIN, Jean-Pierre VALLAT, Jean-Marc WOLFF, Histoire- Géographie,
CAPES Mode d’emploi, Paris, Ellipses, 1995.
Les candidats doivent avoir conscience des compétences attendues de futurs enseignants :
- la capacité à structurer sa pensée : en d’autres termes être capable de sélectionner et
hiérarchiser les faits et les idées (discerner l’essentiel, distinguer l’idée générale de l’exemple
particulier), et d’organiser un plan.
- la maîtrise de l’expression écrite et orale : non seulement les règles de la langue, mais aussi
la maîtrise du vocabulaire spécifique aux disciplines.
- la capacité à trouver l’information : connaître et savoir utiliser les instruments de travail.
Ceci signifie que la préparation ne saurait se réduire à un « bachotage » sur les questions du
programme.
- la maîtrise des contenus : non seulement des connaissances sûres sur les questions mises au
programme, mais aussi une culture générale en histoire et en géographie.
Travail personnel :
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- acquérir les connaissances de base en prenant des notes sur tout ce qu'on lit puis en
confectionnant des fiches à partir des notes.
- maîtriser les repères chronologiques : faire une chronologie par question (même si les
questions ne sont pas des questions d'histoire politique, la connaissance de la chronologie
générale est indispensable).
- maîtriser les repères spatiaux : faire des cartes des pays concernés et y reporter les noms de
lieux rencontrés (attention ! les jurys demandent aux candidats à l'oral de faire des croquis au
tableau). Pour cela utiliser les atlas généraux et les atlas spécialisés figurant dans les
bibliographies.
- acquérir le vocabulaire propre à chaque question (consulter les dictionnaires, par ex. pour la
question d’Histoire Médiévale, le Dictionnaire encyclopédique du Moyen-Age, sous la dir. d’A.
VAUCHEZ, Paris, Cerf, 1997 ; pour la question d’Histoire Moderne, Jean-Yves GRENIER, Anne
BONZON, Katia BEGUIN, Dictionnaire de la France moderne, Paris, Hachette-Supérieur, 2003,
etc.)
- maîtriser la bibliographie. Il ne s’agit évidemment pas de tout lire, mais de savoir où
rechercher les informations utiles. Ceci est particulièrement important dans la perspective de
l’oral du CAPES, où les candidats ne disposent que de 15 minutes pour choisir les ouvrages qui
leur permettront de construire leur leçon. Il faut donc, au cours de l’année de préparation, avoir
parcouru les ouvrages importants (introduction, conclusion, table des matières), pour savoir ce
qui peut s'y trouver.
Ce travail personnel est aussi important que l'assistance aux cours. Sont tout aussi
indispensables les exercices destinés à se mettre dans les conditions du concours : pour l'écrit,
les devoirs sur table et les CAPES blancs et, pour l'oral, les colles et les commentaires de
documents proposés dans les TD. Ce sont les seuls moyens à votre disposition pour vous
entraîner. Ne pas s’y soumettre équivaut à programmer son échec.
Organisation des enseignements
La préparation est organisée en trois temps :
-Second semestre de l’année universitaire 2010-2011 (21 février 2011/juin 2011 : cours
magistraux et TD)
-Préparation intensive aux épreuves écrites dès le mois de septembre 2011.
-Préparation à l’oral dès février 2011 (ESD) et à partir de janvier 2012 (séances collectives et
colles).
Lieux
À la Bibliothèque Universitaire, plusieurs tables de la salle d’Histoire et de la salle de Géographie
(violette) sont réservées aux étudiants préparant les concours. Les ouvrages essentiels leur sont
réservés sur une étagère en libre service.
La cartothèque du département de Géographie dispose de cartes, de dictionnaires de géographie
et d’un certain nombre de manuels qui peuvent être utiles. Une salle de lecture est également
ouverte, à côté de la cartothèque, pour les travaux sur cartes (Bâtiment D, 1er étage).
Site : http://www.univ-paris8.fr/geographie/index.php/carthotheque.html
11
PLANNING DES ENSEIGNEMENTS
second semestre de l’année universitaire 2010-2011 (du 21 février au 4 juin 2011)
La préparation sera complétée par une session intensive de préparation à l’écrit en septembreoctobre. Le planning en sera mis au point ultérieurement, en fonction des besoins des étudiants.
Lundi
12h00-15h00
Géographie
Europe
Mardi
9h00-12h
Histoire
CM Contemporaine
Mercredi
9h00-12h
Histoire
CM « Prince et arts »
J. Portes
C. Verna
B 233
(à partir du 3/03)
B 233
12h00 – 15h00
12h00 – 15h00
Histoire
CM « Prince et arts »
J. Milian/E.-A. Bühler
J. Cornette
D 010
15h00 – 18h00
Géographie
Méthodologie
Composition
Leçon
C. Moumaneix
15h – 18h00
Histoire
TD
« Prince et arts »
M. Puzelat/N. Weill-Parot
B 233
D 010
18h00 – 21h00
Géographie
Europe
C.-M. Vadrot
(4/04 , 2/05 ; 9/05)
D 010
LES CONCOURS BLANCS
Histoire :
Samedi 30 avril: histoire contemporaine
Samedi 7 mai : question transversale
Samedi 14 mai : histoire ancienne
Géographie :
Vendredi 29 avril : Géographie Europe
Vendredi 6 mai : Géographie France en villes
Vendredi 13 mai : Géographie des conflits
(8 séances)
B 233
15h00 – 18h00
Géographie
France en villes
M. Tillous/N. Lemarchand
/B. Semmoud
B 233
Jeudi
9h00-12h
ESD
Th. Aprile
B 131
12h00 – 15h00
Histoire
CM Ancienne
C. Saliou
(salle à préciser)
15h – 18h00
Géographie des conflits
C.-M. Vadrot/E.-A. Bühler
(salle à préciser)
12
PRÉSENTATION DES QUESTIONS ET BIBLIOGRAPHIES DE DÉPART
Il n’est proposé ici qu’une bibliographie succincte pour amorcer l’étude des questions au
programme. On se reportera aux bibliographies proposées par les enseignants au début de leurs
cours, et à celles qui seront publiées dans Historiens et Géographes.
Histoire ancienne
Rome et l'Occident, de 197 avant Jésus-Christ à 192 après Jésus-Christ
(îles de la Méditerranée occidentale - Sicile, Sardaigne, Corse - , péninsule
Ibérique, Gaule - Cisalpine exclue - , Germanie, Alpes - provinces alpestres
et Rhétie - , Bretagne).
La question porte sur les provinces occidentales de l’empire romain, de la constitution des
deux provinces d’Espagne Ultérieure et Citérieure (197 av. J.-C.) à la mort de l’empereur
Commode (192 apr. J.-C.). Son intitulé précis invite à s’interroger sur les relations entre le
pouvoir central (« Rome ») et les régions occidentales de l’empire romain. Les auteurs de la
question soulignent, dans leur texte de présentation, qu’en dépit des précisions géographiques
contenues dans l'énoncé, il ne s'agit pas d'une question d'histoire régionale. Le but n'est pas
d'étudier l'histoire d'un secteur du monde romain sur une période donnée, mais d'analyser le
phénomène de la conquête romaine dans cette vaste région de l'Europe et de la Méditerranée
occidentales, à travers ses différentes étapes : pénétration commerciale, diplomatie et
opérations militaires, organisation politique et administrative, puis intégration et processus de
romanisation. La problématique de la question est : « Comment Rome a-t-elle réalisé, conçu et
établi la gestion de son Empire en Occident, et quel impact celui-ci a-t-il eu sur les sociétés et
les cultures de cette région ? » Une telle question ne peut être traitée sans une bonne
connaissance des institutions et de l’histoire politique de Rome à l’époque républicaine, puis à
l’époque impériale. Elle implique une réflexion sur la nature même de l’empire romain, qui évolue
durant la période, et sur les différentes façons de décrire les conséquences de l’intervention de
Rome, qui varient considérablement selon les régions.
Conseils de lecture
Deux manuels spécifiquement consacrés à « la question » et destinés aux préparationnaires
doivent être signalés en premier lieu :
**Baslez, M.-F., Wolff, C. (coord.), Rome et l’Occident, Paris, Atlande, 2010.
**Martin, J.-P., Brizzi, G., Rome et l’Occident, Paris, Sedes, 2010.
Ces manuels, très utiles, présentent sous une forme synthétique un exposé d’ensemble de « la
question ». Ils doivent impérativement, non pas être mis en fiches, mais appris (par cœur) en
début de préparation. Il s’agit d’un travail préliminaire indispensable, sans lequel le reste est
inutile. Attention ! Ils comportent aussi des erreurs et surtout des imprécisions : il ne faudra
pas hésiter à en faire la critique, et nous serons amenés à le faire en cours… mais pour pouvoir
critiquer ces ouvrages, il faut « dominer la question », et pour la dominer, il faut l’aborder…
grâce à eux précisément !
.
13
La documentation archéologique joue un très grand rôle dans l’élaboration de l’histoire
des provinces occidentales (on ne peut pas envisager de traiter un sujet portant sur l’histoire
économique sans utiliser les acquis de la céramologie). Il sera INDISPENSABLE de mettre à
profit les vacances d’été pour visiter des musées et des sites archéologiques :
*Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en Laye (obligatoire)
Crypte archéologique du Parvis Notre-Dame (vestiges de l’antique Lutèce)
à Lyon, Musée de la Civilisation gallo-romaine et vestiges de l’antique Lugdunum ; près de
Lyon, le site de Saint-Romain-en-Gal et son musée…
Sites de l’antique province de Narbonnaise : Orange, Nîmes, Arles, etc…
Dans le reste de la France et en Espagne, Suisse, Allemagne… de nombreux sites et
musées sont à visiter
Pour les sportifs, le « Mur d’Hadrien » au nord de l’Angleterre, se visite en voiture, mais
aussi à vélo ou à pied.
Il faut aussi se familiariser avec les sources. Un recueil de sources présentées et
commentées est à connaître et à utiliser :
Jacques, Fr., Les cités de l’Occident romain, Paris, 1992. (concerne aussi l’Italie et
l’Afrique)
Choix de textes « littéraires » à lire dès que possible :
- Jules César, Guerre des Gaules de (nombreuses éditions disponibles);
-Strabon, Géographie (édité et traduit en français dans la CUF) : livre III : Ibérie ; livre
IV : Gaule ; (livres V-VI : Italie) ; livre V, 1, 7 : Corse et Sardaigne ; livre VI, 2 : Sicile ;
livre VII : Europe septentrionale et orientale.
-Pline, Histoire Naturelle, livres III-IV (consacrés à une présentation géographique des
régions au programme : le livre III est édité et traduit en français dans la CUF, mais non le
livre IV)
- Tacite, Vie d’Agricola de Tacite (Belles-Lettres, coll. « Classiques en Poche ») ;
Une fois achevées les apprentissages et lectures préliminaires indispensables et les
visites de sites et de musées, il sera possible de se lancer dans une exploration bibliographique
plus poussée. À cet effet, voici des éléments de bibliographie.
Cette bibliographie regroupe les ouvrages et articles les plus utiles et ceux qui sont mis à disposition des
candidats pendant les épreuves orales. Les ouvrages dont l’étude ou la lecture est absolument
indispensable sont signalés par un ou deux astérisques (conseil : pour ne pas être effrayé par la
bibliographie, commencer par repérer et surligner ces ouvrages).
I- Ouvrages spécifiquement consacrés à « la question » et destinés aux préparationnaires
(outre les deux manuels signalés plus haut)
Ouvrages collectifs, recueils d’articles :
*Cabouret-Laurioux, B., Guilhembet, J.-P., Roman, Y. (dir.), Rome et l’Occident du IIe s. av. J.-C. au IIe s.
apr. J.-C., Colloque de la SOPHAU, Lyon, 15-16 mai 2009 = Pallas 80, 2009.
*Chausson, Fr. (dir.), Occidents romains, Paris, 2009 (assez difficile d’accès, à utiliser pour la préparation à
l’oral : exemples de documents commentés).
*Hurlet, Fr., Rome et l’Occident (IIe s. av. J.-C.-IIe s. apr. J.-C.) : Gouverner l’Empire, Rennes, 2009.
*Le Bohec, Y. (dir.), Rome et les provinces d’Occident, de 197 av. J.-C. à 192 apr. J.-C., Paris, 2009.
*Roman, Y. (dir.), Rome et l’Occident, 197 av. J.-C. à 192 apr. J.-C., Paris, 2009.
14
II- Ouvrages généraux
[Dans la collection Nouvelle Clio (dont tous les volumes comportent de très utiles bibliographies, à étudier
avec soin) :
*Nicolet, Cl., dir., Rome et la conquête du monde méditerranéen, I-II Les structures de l’Italie romaine,
10ème éd. mise à jour, Paris, 2001. (2 vol.)
>> on lira en particulier dans le volume I les chapitres consacrés à l’armée romaine, au sénat, aux magistrats
et à la vie politique romaine (IX et X-XII), et dans le volume II les chapitres consacrés à l’Espagne et à
la Gaule (IV-VI) ainsi que la conclusion de Cl. Nicolet sur l’impérialisme romain.
**Jacques, Fr., Scheid, J. (dir.), Rome et l’intégration de l’empire, I. Les structures de l’empire romain,
Paris, 1990
(tous les chapitres sont à lire)
*Lepelley, Cl., dir., Rome et l’intégration de l’empire, II, Approches régionales du Haut Empire romain, Paris,
1998.
(ce volume comporte une série de synthèses régionales : les chapitres I, III, IV, V et VI en partie
concernent le programme, mais sur une période plus longue)
**Inglebert, H. (dir.), Histoire de la civilisation romaine, Paris, 2005 (coll. Nouvelle Clio)
[dans la collection « Nouvelle Histoire de l’Antiquité » :
*David, J.-M., La République romaine, de la deuxième guerre punique à la bataille d’Actium (218-31 av. J.-C.),
Paris, 2000.
*Le Roux, P., Le Haut-Empire romain en Occident, Paris, 1998.
(du même auteur, on pourra aussi lire L’Empire romain dans la collection « Que Sais-je »)
[Série Cambridge Ancient History
-Crook, J. A., Lintott, A., Rawson, E., The Last Age of the Roman Republic, 146-43 B. C., ( CAH, IX2),
Cambridge, 1994.
>> ch. 2 : « The Roman Empire and its problems in the late second century », p. 16 sqq. ; ch. 15 : « The
administration of the Empire », p. 564 sqq.
-Bowman, A. K., Champlin, E., Lintott, A., The Augustan Empire, 43 B. C.-A. D. 69, (CAH, X2), Cambridge,
1996.
>>ch. 4 : « The expansion of the Empire under Augustus », p. 47 sqq ; ch. 10 : « Provincial administration and
taxation », p. 344 sqq ; synthèses régionales.
-Bowman, A. K., Garnsey, P., Rathbone, D., The High Empire, A.-D. 70-192 , (CAH, XI2), Cambridge, 2000.
[Clemente, G., Coarelli, F., Gabba, E. (dir.), Storia di Roma, II. L’impero mediterraneo (1 : La repubblica
imperiale ; 2 : i principi e il mondo), Torino, 1990-1991
[Autres ouvrages généraux, mis à disposition des candidats pour les épreuves orales
Alföldy, G., Histoire sociale de Rome, Paris, 1991
Garnsey, P., Saller, R., L’empire romain. Économie, société, culture, Paris, 2001.
Gaudemet, J., Les Institutions de l’Antiquité, Paris, 1991.
Giardina, A. (dir.), L’homme romain, Paris, 1992
Hinard, F., Histoire romaine, I. Des origines à Auguste, Paris, 2000.
Humbert, M., Institutions politiques et sociales de l’Antiquité, Paris, 1984.
Veyne, P., La Société romaine, Paris, 2001
Veyne, P., Le pain et le cirque. Sociologie historique d’un pluralisme politique, Paris, 1976.
III-Les sources et leur utilisation
cf. P. Arnaud, Les sources de l’histoire ancienne, Paris, 1995.
Charles-Picard, G., Rougé J., Textes et Documents relatifs à la vie économique et sociale dans l’empire
romain de 31 av. J.-C. à 225 apr. J.-C., Paris, 1966.
15
Les inscriptions constituent une source importante pour la question. On pourra s’initier à l’étude de ces
documents à l’aide du manuel de J.-M. Lassère : Manuel d’épigraphie romaine, Paris, 2005 (2ème édition
mise à jour). Ce manuel comporte de très nombreuses inscriptions traduites et commentées.
Sur les monnaies (numismatique)
Rebuffat, Fr., La monnaie dans l’Antiquité, Paris, 1996.
Zehnacker, H., Moneta : recherches sur l’organisation et l’art des émissions monétaires de la République
romaine, 289-31 av. J.-C., I-II, Paris-Rome, 1969
IV- Synthèses et études thématiques
(à ne lire qu’après avoir soigneusement étudié les manuels des rubriques I et II)
L’Occident avant Rome
Buchenschutz, O., « Les Celtes et la formation de l’empire romain », Annales HSS 59, 2, mars 2004.
Fichtl, S., La ville celtique, de 150 av. J.-C. à 15 ap. J.-C., Paris, 2000
Garcia, D., La Celtique méditerranéenne, Paris, 2004.
Paunier, D. (dir.), La romanisation et la question de l’héritage celtique. Actes de la table-ronde de Lausanne,
17-18/6/2005, collection Bibracte 12/5, Glux-en-Glenne, 2006.
Deux utiles catalogues d’exposition
-Les Ibères, Grand Palais, octobre 1997-janvier 1998, Paris, 1997
- Rome et les barbares. La naissance d’un nouveau monde, Venise, 2008
« Impérialisme » et « modèle impérial »
Champion, C. B., Roman imperialism : Readings and sources , Oxford, 2004.
Chevallier, J.-J., Histoire de la pensée politique, I. De la cité-état à l’apogée de l’état-nation monarchique,
Paris, 1979.
Hurlet, F., Guerber, E., «L’empire romain du IIIe s. av. J.-C. au IIIe s. apr. J.-C.. : un modèle
historiographique à l’épreuve », dans Hurlet, F. (dir.), Les empires. Antiquité et Moyen Âge, Analyse
comparée, Rennes, 2008, p. 81-105.
Lintott, A. W., Imperium Romanum. Politics and administration, Londres/New York, 1993.
Martin, J.-P., « Le modèle romain », dans Duverger, M., Sirinelli, J.-F., Les empires occidentaux de Rome à
Berlin. Histoire générale des systèmes politiques, Paris, 1997, p. 15-106.
Richardson, J. S., The language of Empire. Rome and the Idea of the Empire from the third century BC to
the second century AD, Cambridge, 2008
La notion de « romanisation »
Janniard, S., Traina, G., « Sur le concept de ‘romanisation’. Paradigmes historiographiques et perspectives
de recherche », Mélanges de l’École Française de Rome-Antiquité 118, 2006, p. 71-166.
Le Roux, P. (dir.) « La Romanisation en question », Annales HSS 59, 2, 2004, p. 287-311
MacMullen, R., La Romanisation à l’époque d’Auguste, Paris, 2003.
La guerre et l’armée
Brisson, J.-P. (dir.), Problèmes de la guerre dans l’Antiquité, Paris, 1969.
*Cosme, P., L’Armée romaine, VIIe s. av. J.-C.-Ve s. apr. J.-C., Paris, 2007.
Landelle, M., Le légionnaire au temps de César, Nantes, 2008.
Le Bohec, Y., L’Armée romaine, Paris, 1990.
Sheldon, R. M., Renseignement et espionnage dans le monde romain, Paris, 2009.
Le sénat
Bonnefond-Coudry, M., Le sénat de la République romaine, de la Guerre d’Hannibal à Auguste, Rome, 1989.
Chastagnol, A., Le sénat romain à l’époque impériale, Paris, 1992.
L’empereur
*Millar, F., The Emperor in the Roman World, Londres, 1977
Roman, Y., Empereurs et sénateurs, Paris, 2001.
16
-Sur quelques empereurs particuliers :
André, J.-M., Le Siècle d’Auguste, Paris, 1974.
Cosme, P., Auguste, Paris, 2005.
Nony, D., Caligula, Paris, 1986.
Levick, B., Claude, Paris, 2002.
Burnand, Y., Le Bohec, Y., Martin, J.-P.(dir.), Claude de Lyon, empereur romain, Paris, 1998
Levick, B., Vespasien, Paris, 1999.
Pailler, J.-M., Sablayrolles, R. (dir.), Les Années Domitien, 1994.
Chevallier, R., Poignault, R., L’Empereur Hadrien, Paris, 1998.
Fraser, T. E., Hadrian as builder and benefactor in the Western Provinces, Oxford, 2006.
-L’idéologie impériale
Ando, C., Imperial ideology and provincial loyalty in the Roman Empire, Berkeley, 2000.
Navarro Caballero, M., Roddaz, J. M., (dir.), La transmission de l’idéologie impériale dans l’Occident romain,
Bordeaux-Paris, 2006.
-Le « culte impérial »
Fishwick, D., The imperial cult in the Latin West I-III, 4, Leiden, 2002-2005
*Scheid, J., « Comprendre le culte dit impérial. Autour de deux livres récents », L’Antiquité Classique 73,
2004, p. 239-249.
L’organisation, le fonctionnement et le gouvernement des provinces
*Barrandon, N., Kirbihler, Fr., Administrer les provinces romaines (133 av.-14 apr. J.-C.), Rennes, 2010
(plusieurs contributions concernent la question).
*Capdetrey, L., Nélis-Clément, J. (dir)., La circulation de l’information dans les états antiques, Bordeaux,
2006 (plusieurs contributions concernent la question).
Hurlet, Fr., Le proconsul et le prince d’Auguste à Dioclétien, Bordeaux, 2006.
Piso, I. (dir.), Die römischen Provinzen. Begriff und Gründung, Cluj-Napoja, 2008
Pflaum, H. G., Abrégé des procurateurs équestres, Paris, 1974.
Les cités et leurs relations avec le pouvoir central
**Jacques, Fr., Les cités de l’Occident romain, Paris, 1992 (concerne aussi l’Italie et l’Afrique ; recueil de
sources présentées et commentées ; compense partiellement l’absence d’une synthèse)
Il Capitolo delle entrate nelle finanze municipale in occidente ed in Oriente, Rome, 1999.
Capogrossi Colognesi, L., Gabba, E. (dir.), Gli Statuti Municipali, Pavia, 2006.
Cébeillac-Gervasoni, M., Lamoine, L., Trement, Fr. (dir.), Autocélébration des élites locales dans le monde
romain, Clemont-Ferrand, 2004.
**Dondin-Payre, M., Raepsaet-Charlier, M.-T. (dir), Cités, municipes, colonies. Le processus de
municipalisation en Gaule et en Germanie sous le Haut-Empire romain, Paris, 1999
Inglebert, H. (dir.), Idéologies et valeurs civiques dans le monde romain. Hommage à Cl. Lepelley, Paris,
2002.
Jacques, Fr., Le privilège de liberté : politique impériale et autonomie municipale dans les cités de l’Occident
romain (161-244), Paris-Rome, 1984 (ne concerne que la fin de « la période »)
Kremer, D., Ius Latinum. Le concept de droit latin sous la République et l’Empire, Paris, 2006.
*Tarpin, M., Vici et pagi dans l'Occident romain, Rome, 2002.
Travaux du groupe de recherche sur « le quotidien municipal », dans les Mélanges de l’École Française de
Rome (117/2, 2005, p. 433-584 ; 119/2, p. 345-443), les Cahiers du Centre-Glotz (14, 2003, p. 97-125 ;
17, 2006, p. 79-211) et le colloque *Le quotidien municipal dans l’Occident romain, éd. par Cl.
Berrendonner, M. Cébeillac-Gervasoni, L. Lamoine, Clermont-Ferrand, 2008.
Connaissance et contrôle de l’espace
**Nicolet, Cl., L’Inventaire du monde. Géographie et politique aux origines de l’empire romain. Paris, 1988.
Chouquer, G. Favory, Fr., Les arpenteurs romains, théorie et pratique, Paris, 1992.
17
Gonzales, A., Guillaumin, J.-Y., Autour des Libri coloniarum. Colonisation et colonies dans le monde romain,
Besançon, 2006.
Moatti, Cl., Archives et partage de la terre dans le monde romain, Paris, 1993.
Circulation et commerce maritimes, marine militaire
Arnaud, P., Les routes de la navigation antique, Paris, 2005
Cunliffe, B., La Gaule et ses voisins. Le grand commerce dans l’Antiquité, Paris, 1993 (Londres, 1988)
Reddé, M., Mare Nostrum : les infrastructures, le dispositif et l’histoire de la marine militaire sous l’empire
romain, Paris, 1986.
Rougé, J., L’organisation du commerce maritime en Méditerranée sous l’empire romain, Paris, 1965.
Économie et fiscalité
Pour une approche générale
Andreau, J., L’Économie du monde romain, Paris, 2010.
Nicolet C., Rendre à César : économie et société dans la Rome antique, Paris, 1988.
Scheidel, W., Morris, I, Saller, R. P. (dir.), The Cambridge Economic History of the Graeco-Roman World,
Cambridge, 2007.
France, J., « Les catégories du vocabulaire fiscal dans le monde romain », dans J. Andreau, V. Chankowky
(dir.), Vocabulaire et expression de l’économie dans le monde antique, Bordeaux, 2007, p. 333-368.
France, J., Quadragesima Galliarum. L’organisation douanière des provinces alpestres, gauloises et
germaniques de l’empire romain (Ier s. av. J.-C.-IIIe s. apr. J.-C.), Rome, 2001
Nicolet, C., Censeurs et publicains. Économie et fiscalité dans la Rome antique, Paris, 2000.
Sur quelques domaines d’activité :
Amphores romaines et histoire économique, dix ans de recherche, Rome, 1989
Andreau, J., La vie financière dans le monde romain : les métiers de manieurs d’argent (IVe s. av.-IIIe s.
apr. J.-C.), Rome, 1987.
Andreau, J., Banques et affaires dans le monde romain, Paris, 2001.
**Brun, J.-P., Archéologie du vin et de l’huile dans l’empire romain, Paris, 2004.
Brun, J.-P., Le vin et l’huile dans la Méditerranée antique, Paris, 2003
Brun, J.-P., et al., Le vin : Nectar des dieux, génie des hommes, Lyon, 2009
*Domergue, C., Les mines antiques : la production des métaux aux époques grecque et romaine, Paris, 2008
Leveau, P., Sillières, P., Vallat, J.-P., Campagnes de la Méditerranée romaine, Paris, 1993.
Architecture, habitat, urbanisme
Dictionnaire méthodique de l’architecture grecque et romaine, Paris, 1985
Golvin, J.-C., L’amphithéâtre romain. Essai sur la théorisation de sa forme et de sa fonction, Paris, 1988.
**Gros, P., L’Architecture romaine, I-II, Paris, 1996-2000 et rééd.
Malissard, A., Les Romains et l’eau, Paris, 2002
Pelletier, A., L’Urbanisme romain sous l’empire, Paris, 1982.
Culture, vie sociale et quotidienne
*Petit, J.-P., Santoro, S. (dir.), Vivre en Europe romaine, de Pompéi à Bliesbruck-Rheinheim, 2007
Achard, G., La Communication à Rome, Paris, 1994.
Achard, G., La femme à Rome, Paris, 1995.
Barthelemy, S., Gourevitch, D., Les loisirs des Romains, Paris, 1975.
Dondin-Payre, M., Raepsaet-Charlier, M.-T. (dir), Noms, identités culturelles et romanisation sous le HautEmpire, Bruxelles, 2001.
Dumont, J.-Chr., François-Garelli, M.-H., Le théâtre à Rome, Paris, 1998.
Gourevitch, D., Raepsaet-Charlier M.-Th., La femme dans la Rome antique, 2001.
Molin, M. (dir.), Archéologie et histoire des techniques du monde romain. Actes du colloque de la Société
française d’archéologie classique, Paris, I.N.H.A., 18/11/2006, Paris, 2008.
Fait religieux
** Beard, M., North, J., Price, S., Religions de Rome, Paris, 2005.
18
Brouquier-Reddé, V. et al. (dir.), Mars en Occident, Rennes, 2006.
Brunaux, J.-L., Les Gaulois, sanctuaires et rites, Paris, 1986.
MacMullen, R., Le paganisme dans l’Empire romain, Paris, 1987.
Picard, G.-Ch., Les trophées romains : contribution à l’histoire de la religion et de l’art triomphal de Rome,
Paris, 1957.
Scheid, J., La Religion des Romains, Paris, 2005
Scheid, J., Religion et piété à Rome, Paris, 2001
(voir aussi dans la rubrique consacrée à l’empereur, les références relatives au « culte impérial »).
Sur les débuts du christianisme
Histoire du Christianisme, I : le nouveau peuple, Paris, 2000
Les martyrs de Lyon (177), Paris, 1978.
Brown, P., L’Essor du christianisme occidental, Paris, 1997
Maraval, P., Mimouni, S.-C., Le Christianisme des origines à Constantin, Paris, 2006.
V-Études régionales
Les îles
Aufstieg und Niedergang der römischen Welt, II, 11 (1988)
Belayche, N., La péninsule italienne et la Sicile de 218 à 31 av. n. è., Paris, 1995.
Coarelli, F. (dir.), I Romani in Sicilia e nel Sud dell’Italia, Udine, 2006.
*Finley, M. I., La Sicile antique des origines à l’époque byzantine, Paris, 1986
Lévêque, P., La Sicile, Paris, 1966.
Wilson, R. J. A., Sicily under the Roman Empire, Oxford, 1990.
La péninsule Ibérique
Alarcão, J. de, L’Antiquité romaine au Portugal, Paris, 2008.
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Caballos Rufino, A., Demougin, S. (dir.), Migrare. La formation des élites dans l’Hispanie romaine, Bordeaux,
2006.
Cadiou, Fr., Hibera in terra miles. Les armées romaines et la conquête de l’Hispanie sous la République (21845 av. J.-C.), Madrid, 2008.
Cunligffe, B., Keay, S. (dir.), Social Complexity and the Development of Towns in Iberia from the Copper
Age to the Second century A. D., Oxford, 1995
Curchin, L. A., Roman Spain, Conquest and Assimilation, Londres, 1991
Desbocs-Plateaux, Fr., Un parti hispanique à Rome ? Ascension des élites hispaniques et pouvoir politique
d’Auguste à Hadrien, Madrid, 2005.
Domergue, C., La mine antique d’Aljustrel, Portugal, et les tables de bronze de Vipasca, Paris, 1983.
Domergue, C., Les mines de la péninsule Ibérique dans l’Antiquité romaine, Paris, 1990.
Étienne, R., Le culte impérial dans la péninsule Ibérique d’Auguste à Dioclétien, Paris, 1974.
Gorges, J. G., Les villas hispano-romaines, Paris, 1979
Keay, S. J., Roman Spain, London, 1988
Le Roux, P., L’armée romaine et l’organisation des provinces ibériques d’Auguste à l’invasion de 409, Paris,
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zwischen Republik und Kaiserzeit, Bayer. Akad. der Wissensch. Philosoph. Hist. Klasse. Abhandlungen,
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Les Villes de la Lusitanie romaine. Hiérarchies et territoires, Paris, 1990
19
Gaules
-Sources
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Lerat, L., La Gaule romaine2, Paris, 1986 (textes traduits et commentés)
Barret, A., Fuchs, M. (dir.), Les murs murmurent. Graffitis gallo-romains, Lausanne, 2008.
-Manuels
**Delaplace Chr., France, J., Histoire des Gaules, VIe s. av. J.-C.-VIe s. apr. J.-C. , Paris, 2005
**Ferdière, A., Les Gaules, IIe s. av.-Ve s.apr. J.-C., Paris, 2005
-Généralités, études d’ensemble
Histoire de la France urbaine, I : la ville antique, Paris, 1980 (très vieilli, à utiliser avec précaution)
Barrandon, N., La peinture murale en Gaule romaine, Paris, 2008.
Bedon, R., Chevallier R., Pinon, P., Architecture et urbanisme en Gaule romaine, Paris, 1988.
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Clavel-Lévêque, M., Puzzle gaulois, les Gaulois en mémoire, Paris, 1989.
Coulon, G., Les Gallo-romains. Vivre, travailler, croire, se distraire, Paris, 2006.
Coulon, G., Les voies romaines en Gaule, Paris, 2007.
Coulon, G., Golvin, J.-C., Voyage en Gaule romaine, Paris, 2006.
Duval, P.-M., Les dieux de la Gaule, Paris, 19762
Ferdière, A., Les campagnes en Gaule romaine I-II, Paris, 1986.
Goodman, P. J., The Roman city and its periphery: from Rome to Gaul, London, 2007
Grenier, A., Manuel d’archéologie romaine, I-V, Paris, rééd. 1985 (attention ! L’ouvrage date en réalité de
1931-1960 : très vieilli)
*Goudineau, Chr, César et la Gaule, Paris, 1990
*Goudineau, Chr, Le dossier Vercingétorix, Paris, 2001
**Goudineau, Chr, Regard sur la Gaule, Paris, 1998 (2007)
Gros, P., La France gallo-romaine, Paris, 1991.
Lamoine, L., Le pouvoir local en Gaule romaine, Clermont-Ferrand, 2009.
Landes, Chr. (dir.), La mort des notables en Gaule romaine. Catalogue de l’exposition, Lattes, musée H.
Prades, 2002, Lattes, 2002.
Laubenheimer, Fr., La production des amphores en Gaule Narbonnaise, Paris, 1985.
Laubenheimer, Fr., Le temps des amphores en Gaule. Vins, huiles et sauces, Paris, 1990.
**Monteil, M., Tranoy, L., La France gallo-romaine, Paris, 2008.
**Ouzoulias, P., Tranoy, L. (dir.), Comment les Gaules devinrent romaines, Paris, 2010.
Pflaum, H. G., Les fastes de la province de Narbonnaise, Paris, 1978.
Reddé, M. et alii, L’Architecture de la Gaule romaine, I. Les fortifications militaires, Paris, 2006
**Van Andringa, W., La religion en Gaule romaine. Piété et politique, Ier au IIIe s. apr. J.-C., Paris, 2002.
Tran, N., Les membres des associations romaines. Le rang social des Collegiati en Italie et en Gaules sous le
Haut-Empire, Rome, 2006
Villes et campagnes en Gaule romaine (120e congrès national des sociétés historiques et scientifiques Aixen-Provence), 1995, Paris, 1998.
Woolf, G., Becoming Roman. The Origins of provincial civilization in Gaul, Cambridge, 1998
Les Trois Gaules
L’Aquitaine et l’Hispanie septentrionale à l’époque julio-claudienne, Pessac, 2005
Bedon, R., Les Villes des trois Gaules de César à Néron dans leur contexte historique, territorial et
politique, Paris, 1999.
Mangin, M., Un quartier de commerçants et artisans d’Alésia : contribution à l’histoire de l’habitat urbain en
Gaule romaine, Paris, 1981.
Pape, L. La ciuitas des Osismes à l’époque gallo-romaine, Paris, 1978.
Pichon, B., Amiens (CAG 80), Paris, 2009.
-Lyon
Audin, A., Lyon, miroir des Gaules, Paris, 1965.
Lyon, capitale de la Gaule romaine, revue l’Archéo-théma, 2009.
20
-Lutèce
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-La Narbonnaise
*Christol, M., Une histoire provinciale. La Gaule narbonnaise de la fin du IIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle ap.
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*Gros, P., La Gaule Narbonnaise de la conquête romaine au IIIe s. apr. J.-C., Paris, 2008.
Hodge, A. T., Ancient Greek France, London, 1999.
-Arles
Rouquette, J.-M., Sintès, Cl., Arles antique, monuments et sites, Paris, 1989.
-Béziers
Clavel, M., Béziers et son territoire dans l’Antiquité, Paris, 1970.
-Marseille
Clavel-Lévêque, M., Marseille grecque, Paris, 1985.
Hermary, A., Hesnard, A., Tréziny, H. (dir.), Marseille grecque. La cite phocéenne (600 – 49 av. J.-C.), Paris,
1999.
-Narbonne
Gayraud, M., Narbonne antique des origines à la fin du IIIe s, Paris, 1981.
-Nîmes
Darde, D., Lassalle, V., Nîmes antique, Paris, 1993.
Amy, R. Gros, P., La Maison carrée de Nîmes, Paris, 1979.
Christol, M., Darde, D. (dir.), L’expression du pouvoir au début de l’Empire. Autour de la Maison Carrée à
Nîmes, Paris, 2009
Fiches, J.-L. Veyrac, A., Nîmes (Carte Archéologique de la Gaule, 30/1), Paris, 1997.
-Toulouse
Labrousse, M., Toulouse antique, Paris, 1968.
-Genève (sur le territoire de la cité de Vienne)
Broise, P., Genève et son territoire dans l’Antiquité, Bruxelles, 1973.
-Les Alpes
Binninger, S. , Le Trophée d’Auguste à La Turbie, Paris, 2009.
Fellmann, R., La Suisse gallo-romaine : cinq siècles d’histoire, Lausanne, 1992.
Prieur, J., La province romaine des Alpes Cottiennes, Paris, 1996.
Germanie et Rhétie
Carroll, M., Romans, Celts and Germans. The German provinces of Rome, Stroud, 2001.
Colin, J., Les Antiquités romaines de la Rhénanie, Paris, 1927.
*Eck, W., La Romanisation de la Germanie, Paris, Errance, 2007.
Hachmann, R. Les Germains, 1971.
Bretagne
Bowman, K., Life and Letters on the Roman Frontier : Vindolanda and its People, London, 1994
*Galliou, P., Britannia. Histoire et civilisation de la Grande-Bretagne romaine, Ier-Ve siècles apr. J.-C., Paris,
2004.
Todd, M. (dir.), A Companion to Roman Britain, Oxford, 2004.
Salway, P., Roman Britain, Oxford, 1981.
Simpson, G., Britons and the Roman Army, 1966.
21
Le prince et les arts en France et en Italie,
XIVe-XVIIIe siècles
Introduction bibliographique
Le capes d’Histoire et de Géographie 2012, dont la session d’admissibilité aura lieu en
novembre 2011, a été profondément remanié, tant dans sa philosophie que dans l’organisation
des épreuves. L’histoire et la géographie sont placées sur un pied strictement égal, tant pour
les questions d’écrit que pour les questions d’oral. En histoire, la question « Le prince et les
arts… » entre également dans la philosophie nouvelle du concours qui souhaite dépasser les
périodisations en vigueur actuellement et proposer des questions trans-périodes mais aussi
trans-disciplinaires. C’est le cas pour « Le prince et les arts… », question qui met en relation les
méthodes des historiens de l’art et leurs acquis scientifiques avec les travaux des historiens.
Mais le questionnement est plus complexe encore pour un capes d’Histoire et de Géographie, à
destination des futurs professeurs des lycées et collèges, qui devront enseigner l’option
« Histoire des arts » dans leurs classes.
Enfin, cette question ne figure pas au programme de l’agrégation d’Histoire, ce qui
complique encore la tâche, tant pour les étudiants que pour les préparateurs.
Cependant, la question « le prince et les arts… » est tout à fait passionnante car elle nous
introduit autant dans les œuvres (peinture, sculpture, architecture, orfèvrerie, ébénisterie,
vitraux, monnaies et médailles…) que dans l’histoire sociale des arts à travers le rôle des
princes, mécènes et collectionneurs. La période voit progressivement apparaître une
institutionnalisation de la production artistique avec un effet miroir entre la France et l’Italie
puisque le mécénat est inventé en Italie et s’affaiblit en France. La Renaissance est au cœur du
sujet et les instructions officielles concernant l’histoire des arts admettent une visée
patrimoniale dont l’idée est de dépasser l’interprétation-réflexe ; il faut passer « du sensible à
l’intelligible » à travers des études de cas qui visent à l’exemplification.
Cependant, ces conseils pédagogiques publiés au Bulletin Officiel pour l’histoire des arts ne
doivent pas restreindre le champ des interrogations des candidats au concours qui doivent
s’interroger à la fois sur les princes, les œuvres d’art, et les relations – qu’elles soient de
mécénat, de guerres et de spoliation, d’argent, d’institutions académiques etc… - existant entre
eux. Enfin, si la Renaissance est au cœur du sujet, celui-ci ne se résume pas à la période XIVeXVIe siècle.
Cette question permet aussi d’associer historiens et historiens de l’art. Ce qui ne va pas de
soi. En précurseur, Georges Duby, dans ses trois livres sur l’art médiéval, parus dans une
collection justement appelée « Arts, Idées, Histoire », avait étroitement imbriqué le texte et
l’image, dans sa diversité formelle (miniature, objet, sculpture, architecture) dans une
lumineuse présentation du Moyen Âge1. Sa démarche démontrait qu’il était possible de
dépasser la vieille querelle entre historiens et historiens de l’art, querelle sur laquelle insiste
Michel Pastoureau, qui dénonce « l’influence nocive exercée par l’histoire de l’art en général et
l’histoire de la gravure en particulier, longtemps appuyée sur une anachronique et insupportable
1
Georges Duby, Adolescence de la Chrétienté occidentale 980-1140, Genève, Skira, 1967 ;
L’Europe des cathédrales 1140-1280, Genève, Skira, 1966 ; Fondements d’un nouvel Humanisme 1280-1440,
Genève, Skira, 1968.
22
notion de “grands maîtres”, enfermée dans des questions de techniques, de procédés, d’états,
obsédée par les problèmes d’attribution, de datation, d’influence2 ».
La querelle est vieille en effet : en 1920, Erwin Panofsky expliquait que, pour la science de
l’art (Kunstwissenschaft), c’était tout à la fois une « bénédiction » et une « malédiction » que
ses objets puissent être compris autrement que sous le seul angle historique. C’est une
bénédiction, écrivait-il, « parce qu’elle maintient la science de l’art dans une tension continuelle,
parce qu’elle provoque sans cesse la réflexion méthodologique et que, surtout, elle nous rappelle
que l’œuvre d’art est une œuvre d’art, et non un quelconque objet historique. C’est une
malédiction parce qu’elle a dû introduire dans la recherche un sentiment d’incertitude et de
dispersion difficilement supportable, et parce que cet effort pour découvrir une normativité a
souvent abouti à des résultats qui ou bien ne sont pas compatibles avec le sérieux de l’attitude
scientifique, ou bien semblent porter atteinte à la valeur qui donne à l’œuvre d’art individuelle
le fait d’être unique3 ».
Cette « vieille querelle » a été reprise de façon pragmatique par Thierry Sarmant, qui a
étudié Versailles — un espace saturé d’images et au cœur du sujet « le prince et les arts —, à
partir de la Surintendance des Bâtiments du roi au temps de Louvois (1683-1691). Il souligne
que l’historien de la politique, de l’administration ou de l’économie suit une toute autre
démarche que son confrère « artiste ». En effet, dans les archives parcourues par l’historien
de l’art, il trouve de l’intérêt à bien des documents qui pour son collègue n’offrent guère de
sens. Ainsi, négligeant les aspects proprement artistiques des fonds qui touchent aux
commandes publiques, l’historien en extrait de quoi nourrir une histoire de l’Etat et, plus
encore, une histoire politique rénovée par l’étude du processus de la prise de décision, cette
decision-making chère aux historiens anglo-saxons : « au-delà de la peinture statique
qu’offraient jadis les historiens du droit et des institutions, c’est à une étude dynamique des
fonctionnements et des pratiques politiques et administratives qu’il s’agit désormais de
procéder 4. »
En fait, la différence d’approche d’un même sujet entre les historiens et les historiens de
l’art peut et doit être dépassée, car « les historiens de l’art ne sont pas une corporation
fondamentalement différente de celle des historiens5 ». Et cette nouvelle question permet
précisément d’associer étroitement les deux démarches.
Quatre études ont été publiées à l’occasion de cette nouvelle question :
1. Michel Figeac, Olivier Chaline, Philippe Jansen, Jérémie Koering, Géraud Poumarède. Le prince
et les arts en France et en Italie, XIVe-XVIIIe siècles, Paris, Sedes, 2010.
2. Mélanie Traversier, Patrick Boucheron, Pascal Brioist, Delphine Carrangeot, Le Prince et les
Arts, France, Italie, XIVe-XVIIIe siècles, Paris, Atlante, 2010.
3. François Brizay, Sophie Cassagne-Brouquet, Le prince et les arts en France et en Italie (XIVeXVIIIe siècle), Paris, Bréal, 2010.
2
Michel Pastoureau, “ L’illustration du livre : comprendre ou rêver ? ”, dans Roger Chartier et Henri-
Jean Martin, Histoire de l’édition française, t. 1, Le livre conquérant, du Moyen Age au milieu du XVIIe
siècle, Paris, Fayard, 1989, p. 602.
3
Erwin Panofsky, Le concept de « Kunstwollen », 1920, p. 197-198, cité par G. Didi-Huberman, Devant
l’image, Paris, éditions de Minuit, 1990, p. 7.
4
Thierry Sarmant, Les Demeures du Soleil. Louis XIV, Louvois et la surintendance des Bâtiments du
roi, Seyssel, Champ Vallon, 2003 (introduction).
5
Jean-Philippe Chimot et Pascal Dupuy, Cahiers d’histoire, n°82/2001, p. 7
23
4. Gérard Sabatier, Le prince et les arts. Stratégies figuratives de la monarchie française de la
Renaissance à l’âge baroque, Seyssel, Champ Vallon, 2010.
Ce dernier titre se distingue de ses devanciers : il ne s’agit pas d’un manuel configuré pour le concours,
mais d’une série d’études monographiques, centrées plutôt sur la France.
Recensant les pratiques et les lieux de la représentation, Gérard Sabatier expose les stratégies
figuratives de la monarchie française, soit l’instrumentalisation des arts durant la période de construction
de l’absolutisme. Si la réalité effective de ce concept est aujourd’hui mise en doute, ou du moins discutée,
sa réalité fantasmée est peut-être la plus grande réussite des rois de France, de François Ier à Louis
XIV…
Les différentes études de ce volume envisagent les stratégies de la représentation à travers la
création d’une imagerie sur tous les médias possibles (gravures, tableaux, programmes iconographiques,
tapisseries, statuaire, médailles…), l’efficace propre et la réception de cette imagerie, c'est-à-dire son
fonctionnement, les lieux de la représentation monarchique, les résidences royales, notamment leurs
galeries, de Fontainebleau à Versailles en passant par le Louvre, les icônes royales ( tableaux et statues)
et le « culte » à elles rendu, enfin la mise en scène et les rituels des apparitions royales.
Le propos est bien la relation organique entre art et pouvoir, la puissance des arts — et leur limite —
aux temps où être c’était paraître.
La bibliographie proposée ci-dessous a été proposée par des spécialistes d’histoire de l’art,
d’histoire médiévale et d’histoire moderne. Elle est volontairement brève et très
majoritairement en français.
1. Histoire et histoire de l’art :
manuels, instruments de travail et ressources en ligne
Boris BOVE, 1328-1453. Le temps de la guerre de cent ans, Paris, Belin, 2010.
Pascal BRIOIST, La Renaissance, 1470-1570, Paris, Atlande, 2003.
François BRIZET, L’Italie à l’époque moderne, Paris, Belin, 2007.
Joël C ORNETTE, L’affirmation de l’État Absolu, 1515-1652 et Absolutisme et Lumières,
1652-1783, Paris, Hachette, 5e édition, 2008-2009.
Joël Cornette et Alain Mérot, Le XVIIe siècle, Paris, Seuil, 1999.
Élisabeth CROUZET-PAVAN, Renaissances italiennes, 1380-1500, Paris, Armand Colin, 2007.
Maurice D AUMAS, Images et sociétés dans l’Europe moderne, 15e-18e siècle, Paris, Armand,
Colin, 2000.
Annie D UPRAT, Images et histoire. Outils et méthodes d’analyse des documents
iconographiques en histoire, Paris, Belin, 2007.
Claude MIGNOT et Daniel RABREAU, Histoire de l’art. Temps modernes, XVe-XVIIIe siècles,
Paris, Flammarion, 1996.
Jean R UDEL et alii, Les techniques de l’art, Paris, Flammarion, 2003.
- Thomas W. Gaehtgens et Krzysztof Pomian, Le XVIIIe siècle, Paris, Seuil, 1998.
Le candidat aura tout intérêt à se familiariser avec les œuvres, et pourra, pour ce faire,
consulter les nombreuses banques d’images en ligne. Le site de l’agence photo de la RMN ne
donne que des informations de base sur les œuvres (et les reproductions sont souvent de faible
résolution). Le site du Louvre et notamment la base atlas ou les autres ressources de l’onglet
« œuvres » donne des informations plus fournies.
Le candidat aura en fait tout intérêt à consulter des grandes bases en ligne
internationales, et il trouvera un guide utile sur le contenu de celles-ci et les modes
d’utilisations sur le site de l’APAHAU
24
(http://www.apahau.org/pedagogie/sites_images.htm ). Ce site est particulièrement
riche et permet d’accéder à de nombreuses banques de données iconographiques.
2. Le prince : une galerie de portraits
Katia BÉGUIN, Les princes de Condé. Rebelles, courtisans et mécènes dans la France du
grand siècle, Champ Vallon, 1999.
Lucien BÉLY, La société des princes, XVIe-XVIIIe siècles, Fayard, 1999.
Olivier Bonfait et Brigitte Marin (éd.), Les Portraits du pouvoir (actes de colloque, Rome,
2001), Rome-Paris, Somogy, 2003.
Peter BURKE, Louis XIV. Les stratégies de la gloire, Paris, Seuil, 1995.
Sophie C ASSAGNES-BROUQUET, Louis XI ou le mécénat bien tempéré, Rennes, PUR, 2007.
Enrico Castelnuovo, Portrait et société dans la peinture italienne, Paris, Gérard Montfort,
1993 (Turin, 1973)
Alison C OLE, La Renaissance dans les cours italiennes, Paris, Flammarion, 1995.
Nicole Hochner, Louis XII, les dérèglements de l’image royale (1498-1515), Seyssel, Champ
Vallon, 2006.
Fabienne JOUBERT dir., L’artiste et le commanditaire aux derniers siècles du Moyen Âge
( XIIIe - XVIe siècles), Paris, PUPS, 2001.
Christian JOUHAUD, La main de Richelieu ou le pouvoir cardinal, Paris, Gallimard, 1991.
Anne-Marie LECOQ, François Ier imaginaire, symbolisme et politique à l’aube de la
Renaissance française, Paris, Macula, 1987.
Andreas TÖNNESMANN et Bernd ROECK, Federico da Montefeltro, Turin, Einaudi, 2009.
Martin Warnke, L'Artiste et la cour : aux origines de l'artiste moderne, Paris, Editions de
la Maison des sciences de l'homme, 1989 (Cologne, 1985)
3. Les arts : quelques monographies
Les candidats auront tout intérêt à lire les essais ou chapitres introductifs dans les
catalogues d’exposition concernant la question de concours, mais aussi certaines notices, qui lui
paraîtront plus liées directement au sujet ou auront retenu son attention (voir les titres
proposés dans la bibliographie d’Historiens et Géographes, avril 2010). Quelques pistes cidessous :
Gonzaga. La Celeste Galeria, Milan, Skira, 2002.
Il potere, le arti, la guerra. Lo splendore dei Malatesta, Milan, Skira, 2001 .
Paris 1400, Paris, RMN/Fayard, 2004.
Une Renaissance singulière. La cour des Este à Ferrare, Gand, Snoeck, 2003.
Splendeur de l’enluminure. Le roi René et les livres, Arles, Actes Sud, 2010.
Numéros spéciaux de la revue L’Histoire : La Florence des Médicis (274, 2003) ; La
Renaissance (« Collection », 43, 2009), Les châteaux de la Loire (« Collection », 12, 2001) et
Versailles (« Collection », 2, 1999)
25
4. Économie de la consommation artistique
Florence ALAZARD, « Les tempos de l’histoire : à propos des arts dans l’Italie de la
Renaissance », Bulletin de la société d’histoire moderne et contemporaine (RHMC, 49-4bis,
supplément 2002, p. 17-37.
Michaël BAXANDALL, L’œil du Quattrocento. L’usage de la peinture dans l’Italie de la
Renaissance, Paris, Gallimard, 1985.
Patrick BOUCHERON, « L’artista imprenditore », dans Il Rinascimento italiano e l’Europa,
vol. 3, Produzione e tecniche, Philippe Braunstein et Luca Molà dir., Vicence, Fondazione
Cassamarca, Angello Colla, 2007, p. 417-436.
Economia e arte, secc. XIII-XVIII (Settimane di Prato, 33), Florence, Le Monnier, 2002
Richard GOLDTHWAITE, Wealth and the Demand for Art in Italy, 1300-1600, Baltimore,
1993.
Guido GUERZONI, I mercati artistici in Italia (1400-1700), Venise, Marsilio, 2006.
Lisa JARDINE, Worldly Goods : a New History of Renaissance, Londres, Mac Millan, 1996.
Gérard L ABROT, Peinture et société à Naples, XVIe-XVIIIe siècles. Commandes, collections,
marchés, Seyssel, Champ Vallon, 2010.
Daniel R OCHE, Les Républicains des Lettres, Paris, Fayard, 1988 (« Les modèles économiques
du mécénat », p. 254-262).
5. Mondes musiciens
Florence ALAZARD, Art vocal, art de gouverner. La musique, le prince et la cité en Italie à la
fin du XVIe siècle, Paris, Minerve, 2004.
Etienne ANHEIM, « Diffusion et usages de la musique polyphonique mesurée (ars nova) dans
le monde méridional (Midi de la France, Aragon, Catalogne, Italie du nord), 1340-1430 »,
Cahiers de Fanjeaux, 36, p. 287-323.
Philippe BEAUSSANT, Lully ou le musicien du soleil, Paris, 1992.
Marcelle Benoit (éd.), Dictionnaire de la Musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles,
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David FIALA, « Le prince au miroir de la musique politique des XIVe et XVe siècles », dans
Ludivine Scordia et Frédérique Lachaud dir., Le prince au miroir de la littérature politique de
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Mélanie TRAVERSIER, Gouverner l’opéra. Une histoire politique de la musique à Naples, 17671815, Rome, Collection de l’École française de Rome, 2009.
6. Littératures
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Joël BLANCHARD, « L’entrée du poète dans le champ politique au XVe siècle », Annales ESC,
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Paris, Albin Michel, 1996 (notamment « Figures de l’auteur », p. 45-80 ; « Patronage et
dédicace », p. 81-106 ; « De la fête de cour au public citadin », p. 155-204).
26
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Nicole Ferrier-Caverivière, L’image de Louis XIV dans la littérature française de 1660 à
1715, Paris, PUF, 1981.
Marc Fumaroli, « Les abeilles et les araignées », dans Anne-Marie Lecoq (éd.), La Querelle
des Anciens et des Modernes, Paris, Gallimard, Folio, 2001, p. 12-218
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7. Système de cour
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la cour des papes au XIVe siècle », dans Armand Jamme et Olivier Poncet (dir.), Offices, écrit
et papauté (XIIIe-XVIIe siècle), Rome, École française de Rome, 2007 (Collection de l’EFR,
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Marie-France AUZÉPY et Joël C ORNETTE dir., Palais et Pouvoir. De Constantinople à
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Marie-France Auzepy et Joël Cornette dir., Des images dans l’histoire, Saint-Denis, PUV,
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Françoise BARDON, Le Portrait mythologique à la cour de France sous Henri IV et Louis
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Margaret et Rudolf WITTKOWER, Les enfants de Saturne. Psychologie et comportement des
artistes de l’Antiquité à la Révolution française, Paris, Macula 1991.
27
8. Académies et Etat absolu
Jean-Marie APOSTOLIDÈS, Le roi-machine : spectacle et politique au temps de Louis XIV ,
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Chantal GRELL, Histoire intellectuelle et culturelle de la France du Grand Siècle, Paris,
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Francis HASKELL, Mécènes et peintres : l’art et la société au temps du baroque italien,
Paris, Gallimard, 1991
Nathalie HEINICH, Du peintre à l’artiste. Artisans et académiciens à l’âge classique, Paris,
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Gérard L ABROT, Le palais Farnèse de Caprarola. Essai de lecture, Paris, Klincksick, 1970.
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Edouard POMMIER, Comment l’art devient l’Art dans l’Italie de la Renaissance, Paris,
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9. Espace public
Susanne ADINA MEYER, « “Una gara lodevole”. Il sistema espositivo a Roma al tempo di Pio
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Roger CHARTIER , Les origines culturelles de la Révolution française, Paris, Le Seuil, 1990.
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Annie D UPRAT, Les Rois de papier. La caricature de Henri III à Louis XVI, Paris, Belin,
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sculpteurs entre corporation et Académie royale », Revue d’histoire moderne et
contemporaine, 49-3, 2002, p. 54-68.
Charlotte GUICHARD, Les amateurs d’art à Paris au XVIIIe siècle, Seyssel, Champ Vallon,
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Dominique POULOT, « L’Académie saisie par la modernité ? Sur l'espace public de la peinture
en France au XVIIIe siècle », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 37, 1990, p. 108127.
Daniel ROCHE, Les Républicains des Lettres. Gens de culture et Lumières au XVIIIe siècle,
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Chapitre « Les pouvoirs en représentation » dans Alexandre Gady et Jean-Marie Pérouse
de Montclos (dir.), De l'esprit des villes : Nancy et l'Europe urbaine au siècle des Lumières,
1720 – 1770 (cat. expo., Nancy, musée des Beaux-Arts, 2005), Nancy, Artlys, 2005.
28
Histoire contemporaine
Le monde britannique de 1815 à 1931
Sous ce libellé simple, se cache un sujet immense et aux très nombreuses facettes.
Il s’agit de la première période de puissance mondiale symbolisée par la livre sterling, à tel point
que les commentateurs britanniques évoquaient une carte du monde dominée par le rouge de
l’empire britannique : Inde, Singapour, puis Australie, Afrique du Sud et du Centre, Antilles et
Guyane, Canada.
À ces données concrètes, s’ajoute l’influence indirecte des émigrants qui ont fui le Royaume-Uni,
des capitaux de la City placés dans la monde entier de l’Amérique latine à la Russie ou la Chine,
des modèles victoriens, puisque la reine Victoria a régné de 1832 à 1902, pendant la plus longue
partie de la période : abolition de l'esclavage dans l'empire britannique (1833) et pourtant
darwinisme social, refuge pour le général Boulanger comme pour Emile Zola, comme cela avait
déjà été le cas pour Karl Marx ou le prince Napoléon.
Dans le même temps, la puissance britannique reste invaincue, puisque sa dernière défaite aux
mains du général Andrew Jackson a lieu à la Nouvelle-Orléans en janvier 1815, par la suite elle n’a
connu aucun revers notable. La date de 1931 n’a que la mince signification de l’aggravation de la
crise économique et de l’adoption par le parlement du Statut de Westminster qui donne
l’autonomie aux dominions.
Donc sujet considérable qui doit mettre en avant les ressorts de cette puissance mondiale, qui
s’organise en cercles concentriques autour de l’Angleterre, puis depuis la Grande-Bretagne,
jusqu’aux territoires de l’Empire aux statuts très divers et par toutes les influences et les
moyens démultipliés par cette puissance dans l’ensemble du Monde.
Bibliographie sommaire en français
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au XIX e siècle: échanges, représentations, comparaisons,
Paris, Créaphis, 2006.
APRILE, Sylvie et RAPOPORT, Michel, dir., Le Monde britannique, 1815—1931,
Paris, Atlande, 2010.
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Paris, Editions de l’Atelier, 2006.
BOYER -BEN KEMOUN Joëlle, Colonisation européenne et
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Paris, Ellipses, 2004.
BROWN, Craig, dir., Histoire générale du Canada,
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DOUAIRE-MARSAUDON F., GUILLEMIN A. et ZHENG C.,
Missionnaires chrétiens. Asie et Pacifique, XIX e - XX e siècle,
Paris, Autrement, 2008.
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Paris, Armand
Colin, 2005.
ETEMAD BOUDA, La Possession du monde. Poids et mesures de la colonisation,
Bruxelles, Complexe, 2000
FAUVELE-AYMAR François-Xavier, Histoire de l’Afrique du Sud ,
Paris, Le Seuil, 2006.
KENNEDY Paul, Stratégie et diplomatie, 1870-1945,
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LEBECQ Stéphane, BENSIMON Fabrice, LACHAUD Frédérique,
Rugiu François-Joseph, Histoire des îles britanniques,
Paris, PUF, 2008
MAIGNANT Catherine, Histoire et civilisation de l’Irlande,
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PORTES, Jacques, Le Canada et le Québec au XXe siècle,
Paris, Colin, 1994.
SINGARAV ÉLOU, Pierre, (dir.), L’Empire des géographes.
Géographie, exploration et colonisation (XIX e-XX e s.),
Paris, Belin, 2008
30
Géographie
Ouvrages généraux sur les concours
- Frédéric DUFAUX, David LEPOUTRE, Jean-François MURACCIOLE, Réussir le CAPES et
l’agrégation d’Histoire et de Géographie, Paris, Armand Colin, rééd. 2000
- Jean-Louis CHAPUT, Marie LAVIN, Jean-Pierre VALLAT, Jean-Marc WOLFF, HistoireGéographie, CAPES Mode d’emploi, Paris, Ellipses, 1995.
Bibliographie Historiens et Géographes (pour les écrits ET les oraux)
proposée par Caroline Moumaneix, ATER, Paris 8
France
-
en villes :
Historiens et Géographes n°411, juillet août 2010 (Point sur la question au programme)
Historiens et Géographes n°410, avril mai 2010 (Point sur la question au programme)
Historiens et Géographes n°406, mai 2009 (Recherche : Rénovation urbaine et
participation dans les quartiers sensibles)
L’Europe :
- Historiens et Géographes
- Historiens et Géographes
- Historiens et Géographes
Communauté et de l’Union
n°408, octobre novembre 2009 (Dossier sur l’Espagne)
n°407, juillet août 2009 (Point sur la question au concours)
n°401, février 2008 (Recherche : Les élargissements de la
européenne)
Géographie des conflits :
- Historiens et Géographes n°407, juillet août 2009 (Mise au point : Le conflit israélopalestinien et israélo-arabe 2ème partie)
- Historiens et Géographes n°406, mai 2009 (Mise au point : Le conflit israélo-palestinien
et israélo-arabe 1ème partie)
- Historiens et Géographes n°404, octobre 2008 (Reportage : Tsinkhvali après Beslan :
Guerre pour le Caucase)
Nourrir les hommes :
- Historiens et Géographes n°410, avril mai 2010 (Recherche : Nourrir les hommes avec
des OGM)
- Historiens et Géographes n°403, juillet août 2008 (Point sur la question au programme)
31
La France en villes
Bibliographie proposée par Eric Canobbio et Marion Tillious
Maîtres de Conférences au département de Géographie de l'université Paris 8
Voir aussi la bibliographie parue dans la revue Historiens et géographes n° 410,
avril - mai 2010
Dictionnaires de géographie
- BARRET C, CHARVET JP, DUPUY G et SIVIGNON M (2000) : Dictionnaire de géographie
humaine, Liris Editions, Paris 190 p.
- BRUNET R., FERRAS R ., THERY H. : Les mots de la géographie. Dictionnaire critique,
Reclus-La Documentation française, Paris.
- GHORRA-GOBIN C. (dir.) (2006) : Dictionnaire des mondialisations, Armand Colin,
collection U ( à paraître)
- LACOSTE Y.(2003) : De la géopolitique aux paysages : dictionnaire de la géographie, A
Colin, Paris, 413 p.
- LEVY J. et LUSSAULT M. (2003) : Dictionnaire de la géographie et de l’espace des
sociétés, Belin, Paris, 1034 p.
Manuels :
DELPIROU, A., Dubucs, H. & Steck, J., 2010. La France en villes, Paris: Bre!al.
DUMONT, G., 2010. La France en villes, Paris: CNED.
GERARDOT, M. & Paquot, T., 2010. La France en villes, Neuilly: Atlande.
PAULET, J., 2010. La France : villes et systèmes urbains, Paris: A. Colin.
WACKERMANN, G., 2010. La France en villes, Paris: Ellipses.
Approche historique :
AGULHON, M., CHOAY, F. & DUBY, G., 1983. Histoire de la France urbaine, t4. La ville de l’âge
industriel : le cycle haussmannien. Paris: Seuil.
MARCHAND, B., 1993. Paris, histoire d'une ville : (XIXe-XXe siècle), Paris: E!d. du Seuil.
RONCAYOLO, M., 2001. Histoire de la France urbaine, t5. La ville aujourd'hui : mutations
urbaines, décentralisation et crise du citadin, Paris: E!ditions du Seuil.
Autres ouvrages de référence :
CAMBIER, A., 2005. Qu'est-ce qu'une ville ?, Paris: J. Vrin.
CLAVAL, P. & CLAVAL, F., 1981. La Logique des villes : essai d'urbanologie, Paris: LITEC.
DERYCKE, P., HURIOT, J. & PUMAIN, D., 1996. Penser la ville : théories et modèles, Paris,
Anthropos.
Historiens et géographes, juin-juillet 2008, Construire les territoires, n°403, p. 269-275.
JEAN Y.,VANIER M., La France, aménager les territoires, Paris, Armand Colin, 2008
LEFREBVRE, H., 1968. Le Droit à la ville, Paris, E!ditions Anthropos.
LUSSAULT, M. et al., 2000. La ville et l'urbain : l'état des savoirs, Paris, E!d. La De!couverte.
RONCAYOLO, M., 1997. La ville et ses territoires, Paris, Gallimard.
SUBRA P., Géopolitique de l'Aménagement du territoire, Paris, Armand Colin, 2007.
WOESNERR, R. La France : aménager les territoires, Paris, éditions Sedes, 2008
32
PLANNING
DES COURS
-
LA
FRANCE
EN VILLES
Dates
23/02
02/03
09/03
16/03
23/03
30/03
06/04
27/04
04/05
06 /05
11/05
18/05
Thèmes
Qu’est-ce que la ville ? Vocabulaire de la ville et de l’urbain
Géohistoire de l’urbain
Armature urbaine et systèmes de villes
Population urbaine : dyn. démographiques, dyn. migratoires
Périphéries
Aménager la ville : quelle gouvernance ?
Transports et mobilités urbaines
Economie urbaine : industrie et services
Ville et environnement : risques, durabilité
Concours Blanc : La France en Villes
Commerces en ville
Le quartier
25/05
01/06
Ville festive : loisirs et tourisme
Correction du concours blancs et conseils pour l’écrit
Enseig.
MT
NL
MT
BS
BS
NL
MT
NL
MT
xxx
NL
SBG
(MT)
NL
MT
33
L’Europe
Bibliographie proposée par Johan Milian
Maître de Conférences au département de Géographie de l'université Paris 8
Aspects généraux
BECKOUCHE P., Y. RICHARD (2008) Atlas d’une nouvelle Europe. Autrement, Paris, 71 p.
CARROUE L., COLLET D. & Ruiz Cl. (2006) L’Europe. Bréal, 302 p.
DIDELON C., C. GRASLAND, Y. RICHARD (dir.) (2008) Atlas de l’Europe dans le monde. Reclus,
260 p.
MALTERRE J.-F., C. PRADEAU (dir.) (2008) L’Europe en fiches. Bréal, Paris, 270 p.
WACKERMANN Gabriel (dir.) (2009) L’Europe. Ellipses, Paris, 414 p.
Identité européenne
ANGEL B. & LAFITTE J. (2008 rééd.) L’Europe - Petite histoire d'une grande idée. Collection
Découvertes Gallimard, 128 p.
HILLARD P. (2010) La décomposition des nations européennes. De l'union euro-Atlantique à
l'Etat mondial. Eds François-Xavier de Guibert, Paris, 192 p.
VANDERMOTTEN C., B. DEZERT (2009) L’identité de l’Europe. Histoire et géographie d’une
quête d’unité. Armand Colin, Paris, 333 p.
Aspects géopolitiques
DUMONT G.-F., P. VERLUISE (2009) Géopolitique de l’Europe. SEDES, Paris, 319 p.
FOUCHER M. (1998) Fragments d’Europe. Atlas de l’Europe médiane et orientale, Fayard.
KAHN S. (2007) Géopolitique de l’Union Européenne. Armand Colin, Paris, 128 p.
MIGREUROP (2008) Atlas des migrants en Europe. Géographie critique des politiques
migratoires. Armand Colin, Paris, 142 p.
Géographie régionale
BARON-YELLES N. (2009) Atlas de l’Espagne, une métamorphose inachevée ? Autrement, 80 p.
GEOCARREFOUR n° thématique Vol. 84/3 2009. Quelle Europe vingt ans après la chute du Mur ?
MANGIN Cl. (2006) Le Royaume-Uni. Belin, 183 p.
REZARD K. (2005) L’Europe rhénane, Ellipses, 127 p.
RIVIERE D. (2004) L’Italie, des régions à l’Europe. A. Colin, 256 p.
SNEGAROFF Thomas (2008) L’Europe 50 cartes et fiches. Ellipses, 205 p.
Aménagement
BAUDIER G. & DE TEYSSIER Fr. (2005) La construction de l’Europe. QSJ, PUF, 128 p.
FREMONT-VANACORE Anne (2005) La France en Europe. Armand Colin, 223 p.
JEAN Y. & G. BAUDELLE (2009) L’Europe. Aménager les territoires. Armand Colin, Paris, 424 p.
Documentation Photographique (La Documentation Française)
N° 8052 Drevet J.-P. (2006) Une Europe en Crise ?
N° 8018 Diry J.-P. (2000) Campagnes d’Europe. Des espaces en mutation.
N° 8074 Foucher, Michel & Grésillon B. & Orcier P. (sous la direction de) 2009. Europe, Europes,
64 p.
Essais
FOUCHER M. (2009) L’Europe est l’avenir du monde. Odile Jacob, 141 p.
MIRLESSE A. (2009) En attendant l'Europe. La Contre Allée, 144 p.
MORIN E. (1987) Penser l'Europe. Gallimard, Paris, 222 p.
34
Planning des cours – Préparation à la question "l’Europe"
Date et
horaire
Thématique
Enseignant
21/02
(12 h)
Qu’est-ce que l’Europe ? définitions, interrogations
identitaires, morcellement des états, disparités régionales
Johan Milian
28/02
(12 h)
Géographie régionale de l’Europe
Johan Milian
07/03
(12 h)
Géographie régionale de l’Europe
Johan Milian
14/03
(12 h)
La construction de l’UE - historique, les institutions,
le fonctionnement de l’UE
Johan Milian
21/03
(12 h)
L’Europe (UE + autres pays) productive et économique :
importance relative des 3 secteurs et localisation
Eve-Anne
Bühler
28/03
(12 h)
L’UE de la PAC et les Etats membres
Eve-Anne
Bühler
04/04
(18 h)
25/04
Vendredi
29/04
(9 h)
Les institutions européennes et l’environnement : le travail
et le rôle de la Commission et du Parlement
Claude-Marie
Vadrot
Férié
CAPES Blanc Europe
02/05
(18 h)
Le pouvoir du contrôle de la Commission en matière
d'environnement ; les marges de manœuvre d'un pays face au
droit de l'environnement européen
Claude-Marie
Vadrot
09/05
(18 h)
Une politique environnementale européenne de protection de la
nature : la galaxie Natura 2000
Claude-Marie
Vadrot
16/05
(12 h)
L’UE et les autres blocs économiques
Eve-Anne
Bühler
23/05
(12 h)
Les politiques communautaires et l’aménagement des
territoires européens
Johan Milian
30/05
(12 h)
Enjeux géopolitiques contemporains pour l’UE
Johan Milian
35
Géographie des conflits
Bibliographie proposée par Eve-Anne Bühler
Maître de Conférences au département de Géographie de l'université Paris 8
et Claude-Marie Vadrot
Chargé de cours et journaliste
Pour les géographes, la notion de conflits peut et doit se décliner de multiples façons qui
seront évoquées au cours de la formation, toutes ayant pour conséquence une modification du
rapport entre les hommes, entre les hommes et le paysage, entre les pays, entre les régions,
entre les économies et entre les écosystèmes ; sans oublier les effets également durables sur la
nature et la biodiversité. Aucun conflit, quelle que soit sa forme ou son intensité, ne laisse un
pays ou une région intacts. Même lorsque les dégâts ne sont pas immédiatement perceptibles.
Derrière le mot conflit, il y a les guerres les plus classiques, les guérillas aux visages
multiples, les affrontements politiques, économiques et idéologiques. La liste des conflits passés,
en cours ou à venir est longue mais seuls les plus marquants seront évoqués à la fois dans leurs
causes et leurs conséquences...Il n’y a que l’embarras du choix.
Toutes les guerres, ouvertes ou de basse intensité (terme de l’ONU), entraînent la mise
en place, pour parfois des dizaines d’années, de camps de réfugiés intérieurs ou installés dans
d’autres pays : 25 millions en 2009. Des guerres qui se traduisent aussi par des modifications
territoriales et des mouvements de population. Mais il est clair que les affrontements
géoéconomiques ne sont pas moins « meurtriers » pour les pays ou les populations concernées.
Certains conflits actuels, notamment celui en cours au Darfour, sont liés aux premières
conséquences du changement climatique, ce qui en complique la résolution et l’analyse.
Tous les conflits, internes ou entre pays, se déroulent sous le contrôle ou avec
l’intervention, souvent imparfait, des Nations Unies, du Conseil de Sécurité, du Programme des
Nations Unies pour l’Environnement, du Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU, de l’UNWRA
pour la Palestine, du PAM (Plan Alimentaire Mondial), de l’Unicef, du Tribunal de la Haye, de la
Cour Pénale Internationale, de l’Otan, de l’Union européenne, des Tribunaux internationaux
spéciaux (Rwanda, ex-Yougoslavie, etc.), du CICR (Comité International de la Croix Rouge) et de
nombreuses ONG humanitaires. Toutes ces institutions seront également étudiées.
Finalement, il ne faut pas non plus oublier les conflits non armés et non violents, tels les
conflits d’usages qui se manifestent davantage auprès des institutions judiciaires et des
aménagistes. L’environnement ou les espaces publics, ruraux et urbains, sont des entrées
privilégiées pour ce type de conflits. Les conflits idéologiques et politiques également ne passent
pas toujours pas la lutte armée et se jouent plus volontiers dans les sphères de la communication,
de la manifestation ou des antichambres de la diplomatie. Ce sont dont aussi ces sphères, les
modes d’action qui y ont cours et leur localisation seront abordés.
L’approche géographique des conflits, quelle que soit leur nature, devra faire varier les
échelles d’analyse, mais aussi les types d’espaces observés et leur localisation : Etats, espaces
réticulaires et mondialisés des acteurs de la contestation mondiale, espaces infranationaux
convoités, espaces politiques supranationaux des institutions internationales, ou encore espaces
d’action et de pratiques des acteurs en jeu.
Bibliographie
Les atlas généraux :
Allen, John L. Atlas géopolitique, Québec, Chenelière, 2006, 170 p
Appadurai, Arjun, Géographie de la colère. La violence à l'âge de la globalisation, Paris, Payot,
2007. 204 p
36
Diplomatie hors-série n°10, Atlas géostratégique 2010, Paris, AREION Group, 2009. 96 p
Boniface, Pascal & Hubert Védrine, Atlas des crises et des conflits, Paris, Armand Colin, 2009.
125 p
Boniface, Pascal (sous la direction de), Atlas des relations internationales, Paris, Hatier, 2008.
160 p
Vallaud, Pierre, Atlas des guerres du XXe siècle, Paris, Acropole, 2008. 120 p
Approches générales et théoriques :
Badie, Bertrand, La fin des territoires. Essai sur le désordre international et sur l'utilité sociale
du respect, Paris, Fayard, 1995. 286 p
Badie, Bertrand & Dominique Vidal (sous la direction de), La fin du monde unique, 50 idées-forces
pour comprendre, L'état du monde 2011, Paris, La Découverte, 2010. 305 p
Foucher, Michel, Fronts et frontières. Un tour du monde géopolitique. Nouvelle édition, revue et
augmentée, Paris, Fayard, 1991. 692 p
Hérodote (revue, tous les numéros, notamment Hérodote n° 130, Géographie, guerres et conflits)
Lacoste Yves, La géographie, ça sert d’abord à faire la guerre, Paris, Maspero, 1976
La GéoGraphie n°4 / 1531, Guerres et conflits. La planète en danger, Paris, Société de
Géographie, 2008, 98 p.
Lorot, Pascal, Yves Lacoste. La géopolitique et le géographe, Paris, Choiseul, 2010. 270 p
Thématiques (environnement, pratiques
Bannon Iann, Collier Paul, Natural ressources and violent Conflicts, Ed World Bank, 2003
Cultures et Conflits n° 73, avril 2009, Frontières, marquages et disputes, Paris, L'Harmattan,
2009. 146 p
Denhez Frédéric, Atlas de la menace climatique, Editions Autrement
Géocarrefour volume 80 numéro 4, La pénurie d'eau : donnée naturelle ou question sociale ?,
Paris, Association des amis de la revue de géographie de Lyon, 2005
Géoéconomie n°50, été 2009, Les conflits de la mondialisation, Paris, Choiseul, 2009. 152 p
Géopolitique n°109, juillet 2009, La monnaie : hier, aujourd'hui... demain, Paris, PUF, 2009. 85 p
Huissoud, Jean-Marc & Frédéric Munier (sous la direction de), La guerre économique. Rapport
Antheios 2010, Paris, PUF, 2009. 272 p
Kirat, Thierry & Andre Torre, Territoires de conflits. Analyses des mutations de l'occupation de
l'espace, Paris, L'Harmattan, 2008. 324 p
Lacoste, Yves, La question post-coloniale. Une analyse géopolitique, Paris, Fayard, 2010. 432 p.
Le Monde hors-série, L'Atlas des religions, Paris, Le Monde, 2009. 195 p
Le Monde diplomatique, L'Atlas de l'environnement Armand Colin, Paris, Armand Colin, 2008.
103 p.
Norois n° 211, 2009, Eau, pêche, tourisme rural, conflits d'usage, Rennes, Presses universitaires
de Rennes, 2009. 90 p
PERRIER-CORNET Philippe et al., A qui appartient l'espace rural ?, Collection Monde en cours /
série Bibliothèque des territoires Rural, Paris, DATAR, 141 p., bibliogr. 2002
Thibault, Christel, L'archipel des camps. L'exemple cambodgien, Paris, PUF, 2008. 173 p
Vadrot, Claude-Marie, Guerres et environnement. Panorama des paysages et des écosystèmes
bouleversés, Paris, Delachaux & Niestlé, 2005. 252 p
Conflits régionaux :
Avioutskii, Viatcheslav, Géopolitique du Caucase, Armand Colin, Paris, Armand Colin, 2006. 288 p
37
Bendo-Soupou, Dominique (sous la direction de), La nouvelle Méditerranée. Conflits et
coexistence pacifique, L'Harmattan, Paris, L'Harmattan, 2009. 430 p
Bouquet Christian, Géopolitique de la Côte d’Ivoire, 2008, Editions Armand Colin
Chataigner Jean-Marc, L’ONU dans la crise de Sierra Léone, 2005, Editions Karthala
Egreteau Renaud, Histoire de la Birmanie contemporaine, 2010, Editions Fayard
Foucher, Michel (sous la direction de), L'Europe. Entre géopolitiques et géographies, Paris,
Sedes, 2009. 320 p
Foucher, Michel & François Durand-Dastès & Gilles Lepesant & Philippe Pelletier
Asies nouvelles. Atlas de géopolitique, Paris, Belin, 2002. 480 p
Jaffrelot Christophe, (ss dir. de), 1999, Le Pakistan, carrefour de tensions régionales, Espace
International, Bruxelles, Complexe, 1999, 143 p.
Kahn, Sylvain, Géopolitique de l'Union Européenne, Paris, Armand Colin, 2007. 128 p
Lacoste, Yves, Géopolitique de la Méditerranée, Paris, Armand Colin, 2006. 479 p
Loyer, Barbara, Géopolitique du Pays Basque. Nations et nationalismes en Espagne, Paris,
L'Harmattan, 2000. 416 p
Problèmes d'Amérique latine n° 70, Amérique latine, conflits et environnement, Paris, Choiseul,
2008. 136 p
Questions internationales n° 41 janvier-février 2010, L'Occident en débat, Paris, La
Documentation française, 2010. 128 p.
Racine, J. L., 2002, Cachemire. Au péril de la guerre, CERI/autrement, Paris, Autrement, 160 p.
Raison, Jean-Pierre & Géraud Magrin (sous la direction de), Des fleuves entre conflits et
compromis. Essais d'hydropolitique africaine, Paris, Karthala, 2009. 300 p
Roux Michel, Le Kosovo, Ed La Découverte, 1999
Semmoud, Bouziane, Maghreb et Moyen-Orient dans la mondialisation, Paris, Armand Colin, 2010.
320 p
Vallaud, Pierre & Xavier Baron, Atlas géostratégique du Proche et du Moyen-Orient, Paris, Perrin,
2010. 175 p
Victor, Jean-Christophe & Virginie Raisson & Frank Tétart, Le dessous des cartes 1, 2 et 3.
Atlas, Paris, Tallandier
ROMANS ET ESSAIS
Christian Lecomte, Jérôme Brézillon, Sarajevo, ville captive, Ed Syros, 1995
Fontaine André, Après eux le déluge, de Kaboul à Sarajevo, Ed Fayard, 1995
Skrotzky Nicolas, Guerre et crimes écologiques, Ed Sang de la Terre, 1991
Le Carré John, Le chant de la mission (roman), Ed du Seuil, 2004
Weber Olivier,Le faucon afghan, Ed Robert Laffont, 2001
Ruffin Jean-Christophe, Rouge Brésil, (Goncourt 2001), Ed Gallimard
Aurio Celine, Route Rouge (roman situé en Sierra Léone après la guerre), 2007, Editions
Vagabonde
Politovskaïa Anna, Tchétchénie, le déshonneur russe, Ed Buchet-Chastel, 2003
Condamine Charles-Marie de la, Voyage sur l’Amazone, , Ed La découverte
Forna Aminatta, Memory of Love (roman en Sierra Leone), 2009, Editions Bloomsbury
Traore Aminata, Lettre à Jacques Chirac à propos de la Côte d’Ivoire, 2005, Editions Fayard
Smith Stephen, Négrologie, Pourquoi l’Afrique meurt, Ed Calmann-Lévy, 2004
Gaza, la vie en cage, Hervé Kempf, Jérôme Equer, Ed du Seuil, 2005
Evelio Rosera, Les armées, Ed. Métaillé, 2009
38
FILMS
Blood diamonds, film d’Edward Zwick, (fiction, la guerre en Sierra Leone), 2006
Johnny Mad Dog, film de fiction sur les enfants soldats africains de Jean-Stéphane Sauvaire
Le cauchemar de Darwin, documentaire (2004) de Hubert Sauper sur l’exploitation d’une
population dans une région (lac Victoria) ravagée par les guerres.
Méthodologie en Géographie
Bibliographie proposée par Caroline Moumaneix, ATER, Paris 8
DICTIONNAIRES DE GEOGRAPHIE
BAUD P., BOURGEAT S., BRAS C., Dictionnaire de géographie, Hatier, Paris, 1997, 509 p
BRUNET R., FERRAS, R., THERY H., Les Mots de Géographie, Reclus – La Documentation
Française, Paris et Montpellier, 1992, 518 p
GEORGE P., VERGER F., Dictionnaire de la Géographie, PUF, Paris, 1996, 500 p
LACOSTE Y. (sous la dir. de), Dictionnaire de Géopolitique, Flammarion, Paris, 1995, 1699 p
LEVY J., LUSSAULT M. (sous la dir. de), Dictionnaire de la Géographie et de l’Espace des
sociétés, Belin, Paris, 2003, 1034 p
VEYRET Y. (sous la dir. de), Dictionnaire de l’Environnement, Armand Colin, Paris, 2007, 404 p
METHODOLOGIE GENERALE EN GEOGRAPHIE
BEBOUDT P., BARRE A., PICOUET P., Réussir ses études en géographie, Belin Atouts, Paris,
2004, 224 p
RAPPORTS DU JURY DU CAPES (en ligne, 26 novembre 2010)
2004 : ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/siac/siac2/jury/2004/capes_ext/hist_geo.pdf
2005 : ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/siac/siac2/jury/2005/capes_ext/hist_geo.pdf
2006 :
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/siac/siac2/jury/2006/capes_
ext/hist_geo1.pdf
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/siac/siac2/jury/2006/capes_ext/hist_geo2.pdf
2007 : ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/siac/siac2/jury/2007/capes_ext/histgeo.pdf
2008 : ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/siac/siac2/jury/2008/capes_ext/histgeo.pdf
2009 : http://media.education.gouv.fr/file/CAPES_ext/24/6/hstg_122246.pdf
2010 : http://media.education.gouv.fr/file/capes_ext/99/6/capesexthstg_154996.pdf
METHODOLOGIE DE LA DISSERTATION DE GEOGRAPHIE
MORINIAUX V., La dissertation de Géographe Capes et Agrégations, Editions du Temps, Paris,
2001, 141 p
CHEIZE R., CHEDEMAIL S., La dissertation en Géographie aux concours, Armand Colin, Paris,
1999, 176 p
DISSERTATION PAR QUESTION AU PROGRAMME
GILLARDOT P., BALLABANIAN O., ARDILLIER F., La géographie de la France en dissertations
corrigées, Ellipses, Paris, 2004, 192 p
39
WACKERMANN G. (coord.), La France : aménager les territoires. Manuel et dissertations
corrigées, Ellipses, Paris, 2008, 288 p
WACKERMANN G. (coord.), L’Europe. Manuel de dissertations corrigées, Ellipses, Paris, 2009,
416 p
WACKERMANN G. (coord.), Nourrir les hommes. Manuel et dissertations corrigées, Ellipses,
Paris, 2008, 272 p
METHODOLOGIE POUR LE CROQUIS
BATTISTONI-LEMIERE A., LE FUR A., NONJON A., Cartes en mains. Méthodologie de la
cartographie, Ellipses, Paris, 2010, 247 p
LE FUR A., Pratiques de la cartographie, Armand Colin Synthèse, Paris, 2000, 96 p
ZANIN C., TREMELO M.-L., Savoir faire une carte. Aide à la conception et à la réalisation d’une
carte thématique univariée, Belin Sup, Paris, 2003, 200 p
METHODOLOGIE POUR LE COMMENTAIRE DE DOCUMENT(S) GEOGRAPHIQUE(S)
DEFOSSE J., Principes et méthodes du Commentaire de cartes aux concours, Puf, Paris, 1998,
198 p
JANIN E., LE BRAZIDEC N., MOISSENET N., Le commentaire de cartes à l’oral de géographie,
Ellipses, Paris, 2010, 352 p
METTON A., GABERT P. (sous la dir. de), Commentaire de documents géographiques de la France,
Sedes, Paris, 1992, 422 p
TIFFOU J., Commenter la carte topographique aux examens et concours, Armand Colin, Paris,
2006, 187 p
EPISTEMOLOGIE DE LA GEOGRAPHIE
BAILLY A. (sous la dir. de), Les concepts de la géographie humaine, Masson, Paris, 2004, 333 p
BAILLY A., FERRAS R., Eléments d’épistémologie de la Géographie, Armand Colin, Paris, 2010, 191
p
BAVOUX J.-J., La géographie. Objet, méthodes, débats, Armand Colin, Paris, 2009, 288 p
BERDOULAY V., La formation de l'école française de géographie (1870 - 1914), CTHS, Paris,
1995, 253 p
CIATTONI A. (sous la dir. de), La Géographie : pourquoi ? comment ? : Objets et démarches de
la géographie d’aujourd’hui, Hatier Initial, Paris, 2005, 287 p
CLAVAL P., Histoire de la géographie française de 1870 à nos jours, Paris, Nathan Université,
1998, 535 p
CLAVAL P., Épistémologie de la géographie, Armand Colin, Paris, 2005, 265 p
DENEUX J.-F., Histoire de la pensée géographique, Belin Atouts, Paris, 2006, 255 p
LALLEMAND S. (sous la dir. de), Comment je suis devenu Géographe, Le Cavalier Bleu, Paris,
2007, 223 p
PINCHEMEL P., ROBIC M.-C., TISSIER J.-L., Deux siècles de Géographie française, Paris, CTHS,
1984, 380 p
ROBIC M.-C., MENDIBIL D., GOSME C., ORAIN O. et TISSIER J.-L.,
Couvrir le monde. Un grand XXe siècle de géographie française, Paris, ADPF (Documentation
Française), 2006, 230 p
SCHEIBLING J., Qu'est-ce que la géographie ?, Hachette, Paris, 1999, 197 p
STASZAK J.-F. (sous la dir. de), Les discours du géographe, L’Harmattan, Paris, 1997, 281 p.
40
La nouvelle épreuve sur dossier à partir du concours 2011
Présentation proposée par Thierry Aprile, PRAG, IUFM Créteil
1.
CAPES
2.
3.
4.
5.
6.
7.
la « lettre de cadrage » de la nouvelle épreuve d’admission et un extrait du rapport du
2010.
une lecture de ces deux textes.
une bibliographie de départ.
Le « questionnement historiographique et épistémologique » en histoire.
Un texte d’historien.
bibliographie d’histoire pour l’ESD
L’ESD en géographie (S. Lestrade et C. Moumaneix)
1.A : extrait de « CAPES EXTERNE D’HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE 2011, LETTRE DE
CADRAGE À L’INTENTION DES PRÉPARATEURS du 15 mars 2010. Laurent CARROUE,
Président du CAPES externe d’histoire et géographie. »
[…] III.B.1. La définition de l’arrêté ministériel
L’épreuve sur dossier comportant deux parties :
• 14 points sont attribués à la première partie et 6 points à la seconde.
• Durée de la préparation : deux heures ; durée totale de l'épreuve : une heure.
• Coefficient 3.
L'épreuve permet au candidat de montrer :
• sa culture scientifique et professionnelle ;
• sa connaissance des contenus d'enseignement et des programmes de la discipline sur
laquelle s'appuie le dossier ;
• sa réflexion sur les finalités de cette discipline et ses relations avec les autres
disciplines.
Première partie : étude de document(s), portant sur la discipline n'ayant pas fait l'objet de la
première épreuve d'admission, suivie d'un entretien avec le jury. Présentation : vingt minutes
maximum ; entretien avec le jury : vingt minutes maximum. Le candidat présente les résultats de
sa réflexion, en motivant les choix pédagogiques et scientifiques qu'il effectue, sous une forme
structurée et adaptée au contexte du sujet. Cette partie de l'épreuve a une dimension
scientifique, épistémologique et didactique.
Seconde partie : étude d'un document portant sur la compétence « Agir en fonctionnaire de
l'État et de façon éthique et responsable ». Présentation : dix minutes maximum ; entretien avec
le jury : dix minutes maximum. Le candidat répond pendant dix minutes à une question, à partir
d'un document joint au dossier qui lui a été remis au début de l'épreuve, question pour laquelle il
a préparé les éléments de réponse durant le temps de préparation de l'épreuve. La question et le
document portent sur les thématiques regroupées autour des connaissances, des capacités et des
attitudes définies, pour la compétence désignée ci-dessus, dans le point 3 « les compétences
professionnelles des maîtres » de l'annexe de l'arrêté du 19 décembre 2006.
III.B.2. Éléments de réflexion sur l’épreuve sur dossier du CAPES rénové
L’organisation pratique de l’épreuve :
L’épreuve sur dossier du nouveau CAPES comporte deux épreuves distinctes, dont les modalités
de déroulement et la pondération sont fixées par l’arrêté ministériel du 28 décembre 2009 dont
les termes sont rappelés ci-dessus.
41
Ce cadre invite à concevoir le déroulement de cette épreuve de la manière suivante, en tenant
compte de deux impératifs : la division de l’épreuve en deux moments distincts ; le maintien d’une
préparation de deux heures, alors que le temps de passage est augmenté sensiblement, tant pour
la partie exposé du candidat que pour l’entretien avec le jury.
1°. Le sujet
Le sujet tiré par le candidat lors du passage de l’épreuve se présentera sous forme d’un dossier
documentaire rassemblé sous une thématique commune aux deux parties de l’épreuve. Cette
thématique sera libellée en référence aux grandes questions (concepts, principes, méthodes,
domaines et champs de la discipline, débats) qui ont contribué et contribuent à définir les
conditions de formation et d’organisation de la connaissance historique et géographique et de son
évolution. Elle relèvera donc à la fois de l’épistémologie et de l’histoire des disciplines, y compris
dans leur dimension d’enseignement. Cette thématique, enfin, sera problématisée et constituera
le fil conducteur de la réflexion du candidat.
2°. Le dossier
Il contribuera explicitement, dans sa composition, à aider le candidat à lier dimensions
scientifiques et didactiques, autour d’un objet historique ou géographique identifié. Il
comportera donc 4 documents, d’une longueur adaptée au temps de préparation de l’épreuve,
documents dont l’étude servira de matériau aux exposés du candidat. Ces documents
correspondront donc aux différents aspects de l’épreuve, y compris la seconde partie.
Ces documents seront en conséquence, et ce pour tous les sujets proposés, afin de respecter
l’équité entre les candidats :
• Un document de nature épistémologique et/ou portant sur l’histoire de la discipline
faisant l’objet de l’épreuve (selon le tirage au sort).
• Un document de connaissance historique ou géographique, pris dans le programme des
questions au concours, contribuant à ancrer la thématique choisie dans un exemple précis.
• Un extrait de programme d’histoire ou de géographie, un extrait des documents
d’accompagnement, ou un extrait de manuel de l’enseignement secondaire.
À ces trois documents répondant à la première partie de l’épreuve s’ajoutera :
• Un document ouvrant aux questions relevant de l’éthique professionnelle
3°. L’entretien avec le jury
Celui-ci se déroulera en deux temps, correspondant aux deux exposés du candidat et suivant
immédiatement chacun d’entre eux.
Le premier entretien visera à reprendre l’argumentation du candidat sur le sujet posé et sur
l’analyse des documents d’appui, et à approfondir avec lui sa réflexion sur les principes et
méthodes qui fondent la discipline traitée dans le sujet, ainsi que sur les débats qui en ont
ponctué l’évolution. Le candidat sera également invité à revenir sur le lien avec la question de
l’élaboration des programmes d’histoire ou de géographie, et avec celle des finalités de leur
enseignement. Les champs de questionnement de ce premier entretien sont donc : d’une part
l’épistémologie et l’histoire des disciplines et de leur enseignement ; d’autre part les programmes
en vigueur (finalités, objectifs, contenus, concepts et notions, documents et cartes de
référence). Ces deux aspects, scientifiques et didactiques, seront abordés de manière équilibrée.
Le second entretien permettra d’inscrire la réflexion développée sur le sujet posé dans une
interrogation sur l’éthique professionnelle et sur les responsabilités de l’enseignant en tant que
fonctionnaire de l’État. Cet entretien pourra prendre appui sur les programmes d’éducation
civique, en ce qu’ils relèvent de cette dimension.
42
III.B.3. La préparation de l’épreuve sur dossier
Si la préparation au concours relève, bien entendu, de la responsabilité des établissements
universitaires qui en assument la charge, il n’en est pas moins possible de suggérer quelques
éléments de réflexion pour la préparation à l’épreuve sur dossier, en cohérence avec la structure
de l’épreuve telle qu’exposée précédemment.
• En premier lieu, l’épreuve sur dossier est bien une épreuve d’étude de documents, ce qui
suppose la mobilisation de compétences d’analyse de documents qui sont l’un des
fondements de la pratique de l’histoire et de la géographie. En cela, elle participe de la
préparation générale au concours.
• Cette épreuve est ensuite une épreuve de réflexion sur les principes, méthodes, concepts
et outils propres aux connaissances historique et géographique. Elle suppose donc une
préparation adaptée en épistémologie de ces disciplines.
• Elle demande également une compréhension des débats qui traversent ces disciplines et
les confrontent aux autres sciences humaines et sociales. Ce qui suppose une préparation
en histoire des deux disciplines, y compris de leur enseignement.
• Enfin, elle nécessite une connaissance des programmes en vigueur d’histoire et de
géographie du collège et du lycée, afin de saisir les enjeux de ces disciplines comme
matière d’enseignement (pour la première partie de l’épreuve), et d’éducation civique du
collège (pour la deuxième partie). Dans ce cadre, la question de la place et des usages du
document et de la carte doit être étudiée en tant que telle.
Elle comporte donc une dimension professionnelle réelle, en ce qu’elle combine les différents
aspects d’une réflexion préparatoire à l’élaboration de séquences d’enseignement assurées par
une maîtrise disciplinaire historique et géographique comprise dans toutes ses dimensions.
1.B : extrait du rapport du CAPES 2010
[…] Si l’épreuve sur dossier demeure l’une des deux épreuves orales du nouveau CAPES, plusieurs
éléments contribuent à en faire évoluer la structure et le contenu. On pourra sur ces points se
reporter utilement au texte de cadrage publié et largement diffusé le 15 mars 2010. Le présent
propos vient en rappel et en complément de ce premier texte.
1°. Parmi les modifications apportées, la première tient à ce que l’épreuve sur dossier portera
désormais sur la matière, histoire ou géographie, qui n’aura pas donné lieu à la leçon, la
distribution entre les deux épreuves se faisant par tirage au sort. La seconde réside dans le
partage de l’épreuve en deux moments distincts donnant chacun lieu à un exposé du candidat
(respectivement 20 mn et 10 mn) suivi d’un entretien avec le jury (de même durée que l’exposé).
Le sujet qui sera soumis au candidat se présentera sous forme d’un dossier de documents réunis
sous une thématique commune, elle-même formulée de manière problématisée. La question ainsi
portée à la réflexion du candidat, soit en histoire, soit en géographie, relèvera de l’épistémologie
et de l’histoire des disciplines (y compris celle de leur enseignement).
La réflexion du candidat devra prendre appui sur le dossier documentaire, composé de quatre
documents correspondant aux deux moments de l’épreuve.
Trois documents se rapportent au premier exposé : un document de nature épistémologique ou
relevant de l’histoire des disciplines ; un document de connaissance historique ou géographique lié
aux questions au programme du concours ; un document de nature didactique, extrait d’un
programme ou d’un manuel. Le quatrième document, correspondant au deuxième exposé, précédé
d’une question spécifique, liée à la thématique générale du dossier et destinée à guider le
candidat, invitera celui-ci à revenir sur les responsabilités de l’enseignant d’histoire, de
géographie et d’éducation civique en tant que fonctionnaire de l’État, et, à ce titre, chargé de
43
transmettre aux élèves les valeurs de la République.
2°. On attend donc du candidat deux formes de réflexion sur le sujet qui lui sera soumis. D’une
part, une réflexion sur les modalités de l’élaboration de la connaissance historique ou
géographique. Ce premier exposé devra combiner, selon ce qui apparaîtra pertinent au candidat,
l’étude des trois premiers documents du dossier. En aucun cas il ne peut s’agir de concevoir
l’épreuve comme la simple juxtaposition de trois parties correspondant chacune à l’analyse
successive de ces trois documents traités séparément les uns des autres. Chacun des documents
est destiné à apporter au candidat des éléments de réflexion tous liés, à partir de positions
spécifiques, à la thématique générale du dossier. C’est donc bien par leur combinaison, pondérée
au gré du candidat, que celui-ci pourra proposer une réponse argumentée à la question soulevée
dans le libellé du sujet. L’entretien avec le jury pourra en conséquence prendre à la fois la forme
d’un retour sur les éléments d’argumentation exposés par le candidat, afin de l’aider à les
clarifier et les approfondir si nécessaire, et d’un approfondissement de l’analyse des documents.
D’autre part, le candidat devra, à partir du quatrième document et de la question complémentaire
afférente, proposer une réflexion sur la responsabilité sociale de l’enseignant d’histoire, de
géographie et d’éducation civique, en tant que fonctionnaire de l’État. Ce deuxième exposé
donnera également lieu à un entretien avec le jury.
3°. En termes de préparation, les nouvelles modalités de l’épreuve sur dossier comportent
prioritairement deux implications. En premier lieu, apporter des éléments de réflexion sur les
modalités de l’élaboration de la connaissance historique et géographique suppose une formation
spécifique du candidat en épistémologie et histoire des disciplines, lui permettant d’appréhender
les grandes évolutions qu’elles ont connues, le renouvellement de leurs paradigmes, au travers
notamment des grands débats qui les ont traversées, y compris dans leur dimension
d’enseignement. En second lieu, le candidat devra maîtriser les principaux programmes d’histoire,
de géographie, d’éducation civique, d’éducation civique juridique et sociale, du collège et du lycée
général et technique, et s’être interrogé sur la signification intellectuelle et sociale des choix qui
président à leur composition, ainsi que sur les finalités de leur enseignement.
Pour le Jury : Marc Deleplace, vice-président.
44
2. Une lecture de ces documents de cadrage.
Le travail du jury et de son président a consisté à lire la définition officielle de l’épreuve dans
l’esprit de l’ancienne ESD. Il s’agira donc d’une épreuve composée à partir d’un ensemble de 4
documents qu’il s’agit d’étudier et d’exposer en deux temps. La première partie consiste dans le
traitement d’un sujet explicite à partir d’un ensemble de trois documents. La partie si décriée
Agir en fonctionnaire de l’Etat… est fondée sur les programmes d’Education civique (collège) et
d’ECJS (Lycée) autour d’un document 4 dans la continuité des 3 documents précédents, mais avec
une question distincte.
Une double finalité
• une réflexion sur l’usage du document. Il s’agit bien de réfléchir à l’usage du document
dans l’enseignement de l’histoire (comment questionner un document ?) en géographie
(comment utiliser des cartes ?), et en Education civique (comment mettre en relation une
situation particulière avec des textes de référence ?)
• une préparation disciplinaire au métier d’enseignant : l’épreuve est conçue dans une
logique, professionnelle, d’interface entre d’une part « une maîtrise disciplinaire
historique et géographique comprise dans toutes ses dimensions » (voir lettre de
cadrage) et d’autre part l’élaboration ultérieure de séquences d’enseignement.
Logique de la préparation de l’ESD.
Par commodité, on distinguera dans un premier temps les cadres d’analyse de chacun des 4
documents. L’épreuve consistera bien entendu à relier chacun de ces domaines dans l’exposé : ce
sera l’objet des cours de préparation.
Premier champ : épistémologie et histoire des disciplines
(« un document de nature épistémologique ou relevant de l’histoire des disciplines »)
Le sujet à traiter est formulé par une question explicite, et cette question est éclairée par le
document 1. Il s’agit d’un questionnement d’ordre épistémologique et historiographique (ou
d’histoire de la géographie), tout à fait conforme à l’esprit de l’ancienne ESD vient s’y ajouter
explicitement l’histoire de l’enseignement de ces disciplines.
Deuxième champ : les documents relevant des questions du concours
(« un document de connaissance historique ou géographique lié aux questions au programme du
concours… contribuant à ancrer la thématique choisie dans un exemple précis »)
Le document 2 de « connaissance historique « (ou géographique) est relatif à l’une des 6
questions au programme (3 en histoire, 3 en géographie). Il s’agira donc de prêter une
attention particulière à la partie introductive de chaque question du concours (sources,
méthodes, bibliographies, débats, problématiques…) qui s’en trouve donc fortement valorisée.
En effet le document 2 peut être soit un document source relatif à ces questions, leur
typologie, leur questionnement, leur statut… ou bien à un extrait d’une thèse incluse dans la
bibliographie de la question. Par rapport à l’ESD précédente, la notion d’ « exemple nonlimitatif » qui pouvait appuyer la réflexion épistémologique sur un exemple peu ou mal connu
du candidat disparaît.
Ainsi, pour le sujet sur le Monde britannique, le document 2 pourrait être à la fois une
photographie de la reine Victoria et de son serviteur-secrétaire indien (document source) ou
bien un extrait du livre d’Edward Saïd Orientalism (ouvrage qui a profondément renouvelé la
question).
45
Troisième champ : les usages scolaires de l’histoire
« Un extrait de programme d’histoire ou de géographie, un extrait des documents
d’accompagnement, ou un extrait de manuel de l’enseignement secondaire »
La connaissance des programmes en vigueur et de leur logique est un pan fondamental du
travail de préparation. On entend par « en vigueur » les programmes enseignés à partir de la
rentrée 2010. Ainsi au collège les programmes 2008 pour la sixième et la cinquième, les
programmes 1995 pour la quatrième et la troisième ; au lycée le nouveau programme de
seconde est inclus dans ce corpus. Par exemple, la question concernant le Prince et les arts
sera obligatoirement complétée par une connaissance de l’intégration toute récente de
l’histoire des arts dans l’enseignement.
Le document 3 peut donc être soit un extrait de l’un de ces documents officiels en vigueur ou
plus ancien, soit un extrait d’un manuel en vigueur ou plus ancien. Ainsi, un dossier concernant
la question de la « colonisation » relative à la fois à la question d’ancienne et de
contemporaine peut-il être composé en document 3 d’un extrait de programme (ou de manuel)
ancien illustrant la thématique de « nos ancêtres les gaulois » ou de l’ « apport de la
civilisation par la colonisation », ou bien relevant d’une lecture plus récente attentive à la
construction impériale, du contact entre sociétés diverses, voire au thème de la
« mondialisation ».
Quatrième champ : le rôle social du professeur d’histoire-géographie
(« Le quatrième document, correspondant au deuxième exposé, précédé d’une question
spécifique, liée à la thématique générale du dossier et destinée à guider le candidat, invitera
celui-ci à revenir sur les responsabilités de l’enseignant d’histoire, de géographie et d’éducation
civique en tant que fonctionnaire de l’État, et, à ce titre, chargé de transmettre aux élèves les
valeurs de la République… Un document ouvrant aux questions relevant de l’éthique
professionnelle »)
Le jury et son président ont décidé de caler la seconde partie de l’épreuve (« Agir en
fonctionnaire de l’Etat de façon éthique et responsable ») sur la problématique de
l’enseignement de l’éducation civique et de l’ECJS, ainsi que sur les thèmes relatifs au rôle
social du professeur d’histoire et de géographie. La connaissance précise des programmes, de
leur contenu et de la logique de leur enseignement est donc indispensable. La perspective de
ces programmes est la connaissance de l’Etat de droit (dans toutes ses échelles) dans lequel
doit se mouvoir le citoyen. Le document 4 peut donc être un extrait de ces programmes ou
d’un manuel s’y rapportant, mais aussi un document relatif à des « questions vives »
3. une bibliographie « de départ ».
Premier champ : épistémologie et histoire des disciplines
DELACROIX Christian, François DOSSE, Patrick GARCIA & Nicolas OFFENSTADT
Historiographies, concepts et débats, Gallimard, Folio-histoire, 2010. Cf plus bas la table des
matières de cet ouvrage.
DELACROIX Christian, François DOSSE & Patrick GARCIA, Les courants historiques en France
XIXe-XXe siècle, Armand Colin, nouvelle édition Folio-histoire 2007. Propose aussi une
importante bibliographie. Centré sur la production historique après la Révolution française, avec
« la naissance de l’histoire contemporaine » .
OFFENSTADT Nicolas (dir.), Les mots de l’historien, Presses universitaires du Mirail, 2004. Un
vocabulaire historiographique et épistémologique. Un des bons critères pour vérifier son degré
de préparation à l’épreuve est de vérifier que l’on maîtrise ces différentes entrées
46
PROST Antoine, Douze leçons sur l’histoire, Points-Seuil, 1997 (1ere édition). L’ouvrage de
référence en épistémologie de l’histoire pour l’épreuve. A aussi l’avantage de proposer de
nombreux textes courts.
GARCIA Patrick et LEDUC Jean, L’enseignement de l’histoire en France de l’Ancien Régime à
nos jours, coll. “ U ”, Armand Colin, 2003
Deuxième champ : les bibliographies figurant infra, relatives aux différentes questions du
programme.
Troisième champ
le site eduscol http://eduscol.education.fr/, rassemble tous les textes et toutes les
informations nécessaires. NB les manuels scolaires ne sont qu’une interprétation des
programmes d’histoire, de géographie, et de l’ensemble des documents d’accompagnement.
Voir, outre les programmes, les rubriques consacrées
• au « socle commun des connaissances et des compétences »,
• à l’éducation à l’environnement et au développement durable,
• à l’histoire des arts.
Quatrième champ.
La base de la préparation consiste dans la maîtrise des programmes d’éducation civique et
d’ECJS
Lettre d'information n° 27 – mai 2007 L'enseignement des « questions vives » : lien vivant, lien
vital, entre école et société ? http://www.inrp.fr/vst/LettreVST/27-mai-2007.php
Dossier d'actualité n° 57 – octobre 2010 L'éducation à la citoyenneté
http://www.inrp.fr/vst/LettreVST/57-octobre-2010.php
47
Annexe 1 : DELACROIX Christian, François DOSSE, Patrick GARCIA & Nicolas OFFENSTADT
Historiographies, concepts et débats, Gallimard, Folio-histoire, 2010
Table des matières
1. Sources, domaines, méthodes
Alltagsgeschichte
Informatique
Annales
Internet et les historiens
Anthropologie et histoire
Linguistic turn
Archéologie
Marginalités
Archives documents, sources
Marxisme et histoire
Biographie, prosopographie
Métier/communauté
Colloques
Microstoria
Cultural studies
Musée d’histoire
Démographie historique et histoire des
New historicism
populations
Edition
Philosophie de l’histoire
Edition d’histoire
Philosophie et histoire
Enseignement de l’histoire en France
Préhistoire
Enseignement supérieur et recherche
Revues historiques
Géographie et histoire
Romantisme
Histoire bataille
Sociétés de généalogie
Histoire comparée, histoire croisée
Sociétés savantes
Histoire conceptuelle
Socio-histoire
Histoire culturelle en France
Sociologie et histoire
Histoire de l’art
Subaltern et postcolonial studies
Histoire des femmes, histoire du genre
Histoire des mentalités
Histoire des relations internationales
Histoire des sciences et des techniques
Histoire des sensibilités
Histoire du corps
Histoire du religieux
Histoire du temps présent
Histoire économique
Histoire et images (caricature, photographie,
48
cinéma, télévision)
Histoire et psychanalyse
Histoire et science politique
Histoire globale, histoire connectée
Histoire intellectuelle
Histoire orale
Histoire politique en france
Histoire quantitative, histoire sérielle
Histoire sociale
Histoire urbaine
Historiographie méthodique
Historisme
2. Notions, concepts
3. Enjeux et débats
Acteur
Absolutisme
Anachronisme
An mil et féodalisme
Catégorie
Antiquité tardive
Causalité/explication
Communisme français
Concept
Conquête du mexique
Constructivisme
Culture savante/culture populaire
Déterminisme, téléologie
Economie de la grèce antique
Discours
Esclavage
Echelle
Fascisme
Ecriture de l’histoire
Fascisme français
Evénement
Génocide
Herméneutique
La grande guerre
Historicité/régimes d’historicité
Guerre d’algérie
Jugement
Japon : tensions autour du passé
Mémoire collective
Nation et nationalisme
49
Objectivité
Nazisme
Opinion publique
Négationnisme
Paradigme
Norbert Elias et le procès de civilisation
Patrimoine
« nouveaux historiens » israéliens
Période, périodisation
Ordres et classe sous l’ancien régime
Post-modernisme et histoire
Passé colonial
Pratique/pratiques
La politique en grèce ancienne
Preuve
Renaissance
Récit
Révolution française historiographie au xixe et
Représentations et pratiques
au xxe
Structuralisme
Révolution industrielle
Synchronie, diachronie
Rôle social de l’historien
Temps
Sonderweg
Usages publics de l’histoire
Vichy
Vérité
Violence et révolution
50
Annexe 2 : « la compétence 1 »
extrait de http://www.education.gouv.fr/bo/2007/1/MENS0603181A.htm
Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable
Tout professeur contribue à la formation sociale et civique des élèves. En tant qu’agent de l’État,
il fait preuve de conscience professionnelle et suit des principes déontologiques : il respecte et
fait respecter la personne de chaque élève, il est attentif au projet de chacun ; il respecte et
fait respecter la liberté d’opinion ; il est attentif à développer une attitude d’objectivité ; il
connaît et fait respecter les principes de la laïcité, notamment la neutralité ; il veille à la
confidentialité de certaines informations concernant les élèves et leurs familles. Il exerce sa
liberté et sa responsabilité pédagogique dans le cadre des obligations réglementaires et des
textes officiels ; il connaît les droits des fonctionnaires et en respecte les devoirs. L’éthique et
la responsabilité du professeur fondent son exemplarité et son autorité dans la classe et dans
l’établissement
Connaissances
Le professeur connaît :
- les valeurs de la République et les textes qui les fondent : liberté, égalité, fraternité ; laïcité ;
refus de toutes les discriminations ; mixité ; égalité entre les hommes et les femmes ;
- les institutions (État et collectivités territoriales) qui définissent et mettent en œuvre la
politique éducative de la nation ;
- les mécanismes économiques et les règles qui organisent le monde du travail et de l’entreprise ;
- la politique éducative de la France, les grands traits de son histoire et ses enjeux actuels
(stratégiques, politiques, économiques, sociaux) en comparaison avec d’autres pays européens ;
- les grands principes du droit de la fonction publique et le code de l’éducation : les lois et textes
réglementaires en relation avec la profession exercée, les textes relatifs à la sécurité des élèves
(obligations de surveillance par exemple) et à la sûreté (obligation de signalement par exemple) ;
- le système éducatif, ses acteurs et les dispo sitifs spécifiques (éducation prioritaire, etc.) ;
- la convention internationale des droits de l’enfant ;
- ses droits et recours face à une situation de menace ou de violence ;
- l’organisation administrative et budgétaire des écoles et des établissements publics locaux
d’enseignement ;
- les règles de fonctionnement de l’école ou de l’établissement (règlement intérieur, aspects
budgétaires et juridiques) ;
- les caractéristiques et les indicateurs de l’école ou de l’établissement d’exercice ;
- le projet de l’école ou de l’établissement d’exercice ;
- le rôle des différents conseils (conseil d’école, conseil des maîtres, conseil de cycle, d’une part,
conseil d’administration, conseil pédagogique, conseil de classe, conseil de discipline, d’autre
part).
Capacités
Le professeur est capable :
- d’utiliser ses connaissances sur l’évolution et le fonctionnement du service public d’éducation
nationale pour recourir aux ressources offertes ;
- de se situer dans la hiérarchie de l’institution scolaire ;
- de participer à la vie de l’école ou de l’établissement ;
51
- de repérer les signes traduisant des difficultés spécifiques des élèves dans le domaine de la
santé, des comportements à risques, de la grande pauvreté ou de la maltraitance ;
- de contribuer, en coopérant avec des partenaires internes ou externes à l’institution, à la
résolution des difficultés spécifiques des élèves ;
- de se faire respecter et d’utiliser la sanction avec discernement et dans le respect du droit.
Attitudes
Agir de façon éthique et responsable conduit le professeur :
- à faire comprendre et partager les valeurs de la République ;
- à intégrer, dans l’exercice de sa fonction, ses connaissances sur les institutions, sur l’État (son
organisation et son budget), sur ses devoirs de fonctionnaire ;
- à respecter dans sa pratique quotidienne les règles de déontologie liées à l’exercice du métier
de professeur dans le cadre du service public d’éducation nationale ;
- à respecter les élèves et leurs parents ;
- à respecter et faire respecter le règlement intérieur, les chartes d’usage des ressources et
des espaces communs ;
- à collaborer à la réalisation d’actions de partenariat engagées entre l’établissement et son
environnement économique, social et culturel ;
- à prendre en compte la dimension civique de son enseignement.
4. le « questionnement historiographique et épistémologique » en histoire.
A/ Le champ historiographique
Il s’agit de maîtriser la production historique. Pour cela, plusieurs façons de la discipliner (en
consultant les catalogues des bibliothèques universitaires - dont beaucoup sont en ligne - ou les
tables de matières et les 4ème de couverture) en imaginant
Un classement par auteur : pouvoir citer quelques ouvrages d’historiens majeurs
(Marc Bloch, Lucien Febvre, Georges Duby, Emmanuel Le Roy Ladurie, Michel Vovelle, Fernand
Braudel, Ernest Labrousse, Michelle Perrot, etc… ad libitum) est une obligation.
·
Un classement historiographique par domaine, genre et courants : biographie,
histoire politique, sociale, économique, religieuse, culturelle, militaire…
Voir par exemple les entrées dans les Mots de l’historien : Annales (Moyen Age), biographie,
chronique/chroniqueur, cultural studies, histoire culturelle, ego-histoire, histoire du Genre,
hagiographie, histoire des mentalités, micro-histoire, monographie, histoire des représentations,
histoire des sensibilités, socio-histoire…
·
Un classement par périodes : préhistoire, antiquité, médiévale, moderne, RévolutionEmpire, contemporaine (dix-neuvièmiste, vingtièmiste, temps présent)
·
Un classement par grandes questions qui sont autant de débats historiographiques :
la féodalité, la Révolution française, la colonisation, le nazisme, la destruction des juifs d’Europe,
le communisme, le fait religieux…
B/ Le champ épistémologique :
L’épistémologie de l’histoire (“ étude critique de la connaissance scientifique, de ses postulats et
de ses résultats ”. Mots de l’historien , p. 41) peut être plus simplement définie comme la
description des pratiques historiennes, du « faire de l’histoire » (de « l’opération
historiographique » selon l’expression de Michel de Certeau), de ses spécificités comme
52
connaissance scientifique ; elle peut être divisée selon les opérations qui règlent l’écriture de
l’histoire - sans que cela signifie qu’il s’agit de phases successives du travail de l’historien :
1/ la construction d’un objet, qui pose les questions :
• de la nature et de la variété des sources (nature psychologique ou matérielle - selon les
distinctions de Langlois et Seignobos -, publiques, privées, écrites, non écrites, orales,
témoignage, iconographie, images, …)
• du questionnement des sources (hypothèses, problématisation, recours à des modèles, etc.).
C’est « l’histoire-problème » de L. Febvre. Quelle est la part de la subjectivité de l’historien dans
la construction de son “ objet ” ? Mais aussi la nature socialement et culturellement construite
des sources, ex. les catégories socio-professionnelles utilisées dans les statistiques
contemporaines.
• du traitement des sources (méthode critique, recours aux sciences « annexes », analyse de
contenu, quantification, mise en série, analyse lexicologique, analyse du discours, etc...).
• de la conceptualisation ou des notions (quel va-et-vient entre la réalité historique et les mots
pour la dire : révolution, empire, totalitarisme, féodalité… ?). Et plus généralement des rapports
entre théorie(s) et questionnement(s) de l’historien.
Voir ainsi les entrées dans les Mots de l’historien :
·
archive, source, iconographie-image, mémoire, orale (histoire et source)
·
sciences auxiliaires de l’histoire : archéologie, dendrochronologie, diplomatique,
épigraphie, héraldique, numismatique, paléographie, prosopographie
·
(analyse des sources) : authentification, critique interne, critique externe, datation,
faux
·
(interprétation des sources) : exégèse, herméneutique, heuristique
2/ l’organisation d’une durée, les découpages du temps qui apparaissent pertinents pour traiter de
l’objet défini, à toutes les échelles entre le temps de l’événement et le temps des civilisations, en
sachant que la question de la longue durée (Fernand Braudel par exemple), et plus précisément de
l’emboîtement des temporalités (structure et conjoncture, Camille-Ernest Labrousse par
exemple) a longtemps préoccupé les historiens, plus récemment (Reinhart Koselleck) les notions
de “ champ d’expérience ” et d’ “ horizon d’attente ”, ou la notion de « régime d’historicité »
(François Hartog) qui viennent dynamiter nos représentations de la succession
passé/présent/futur formalisée par la “ frise chronologique ”.
Voir ainsi les entrées dans les Mots de l’historien :
·
acculturation, chronologie, périodisation, anachronisme, événement, histoire
événementielle, diachronie, synchronie, comparatisme et histoire comparée, processus de
civilisation
·
ancien régime, antiquité tardive, moyen-âge, histoire immédiate, temps présent,
génération
·
structure, conjoncture, cycle
·
régimes d’historicité, champ d’expérience*, horizon d’attente
·
déterminisme, finalisme et fin de l’histoire, modernité et modernisation, positivisme,
scientisme, téléologie
3/ la mise en scène d’un récit (d’une « intrigue » selon Paul Veyne) : de l’héroïsation, de la focale
[échelle], et celle de l’écriture (« la représentation scripturaire » selon la dénomination de Paul
Ricœur), du style, des figures rhétoriques utilisées par l’historien (Hayden White), de l’appareil
critique (notes en bas de page…)…
53
Le découpage et l’articulation “ classique ” entre les différents ordres de faits, successivement
(géographie,) démographie, économie, social, politique, culturel… (le « système de la commode »
dénoncé par Lucien Febvre ou le parcours “ de la cave au grenier ”, titre d’un recueil d’articles de
Michel Vovelle) et ses multiples remises en cause.
4/ le travail d’explication et d’interprétation : question de la causalité, de la preuve, de
l’explication, de l’interprétation, le recours aux concepts et modèles d’autres disciplines,…
Voir ainsi les entrées dans les Mots de l’historien :
·
acteur, histoire des concepts, sociabilité, sensibilités, anthropologie historique,
histoire totale, matérialisme historique, nouvelle histoire
·
causalité, empirisme, objectivité, valeur, vérité
·
constructivisme, histoire contre-factuelle, intentionnalisme et fonctionnalisme,
linguistic turn, révisionnisme, totalitarien/révisionniste
Dans ce domaine de questionnement historiographique et épistémologique, on peut isoler la
thématique de la fonction sociale de l’histoire (du rôle social de l’historien, de l’historien dans la
cité) qui comprend la question de l’enseignement. Ces questions font l’objet d’une réflexion
renouvelée chez les historiens d’aujourd’hui, aiguillonnée par l’intensité croissante des demandes
sociales d’histoire, que le dernier « débat » sur le passé colonial de la France illustre de manière
significative.
5. Un exemple de texte d’historien
épistémologiques de son travail
qui
explicite
les
enjeux
historiographiques
et
Cette introduction nous rappelle que le souci d’inscrire son travail dans une logique
épistémologique et historiographique n’est plus l’apanage des seuls travaux universitaires
DEWERPE Alain, Charonne 8 février 1962, Paris, Gallimard, coll Folio histoire, 2006.
INTRODUCTION (in extenso)
Le jeudi 8 février 1962 entre 19 h 30 et 20 heures, la police, réprimant une manifestation
syndicale organisée à Paris en protestation contre des attentats perpétrés par l'OAS, tue neuf
personnes au métro Charonne.
Cet ouvrage tente d'écrire l'histoire de ce massacre. Il décrit un événement singulier, qui s'est
déroulé en l'espace de quelques minutes, analyse les moments qui le précèdent et ceux qui le
suivent, rend compte de ses causes et de ses effets. Mais, au-delà de la mise en récit des «
faits » - à vrai dire assez exactement attestés dans les jours qui ont suivi la tuerie, grâce à des
témoignages amplement publics -, et de l'intelligence de l'époque déjà lointaine qui les a rendus
possibles, une telle évocation vaut surtout pour la discussion de problèmes historiques d'un ordre
plus général.
Prendre pour objet un massacre vaut en effet pour l'ouverture d'un dossier historiographique
aux ramifications subtiles, aux connexions multiples, et ce sont ces enchevêtrements complexes
que l'on voudrait déplier par une étude intensive. Ecrire l'histoire d'un événement hors norme en
apparence, mais qui résonne à nos oreilles, fait émerger des strates souterraines de notre vie
collective, est révélateur de bien des aspects de notre société, de nos politiques et de nos
cultures.
Charonne, ou le 8 Février - un lieu, une date, c'est ainsi que le massacre est entré dans la
54
mémoire collective -, s'inscrit dans une histoire de la violence d'Etat et du meurtre politique
comme moyen de gouvernement : un épisode d'une histoire pratique de la raison d'Etat dans un
régime de publicité et de démocratie représentative, qui nous rappelle que, organisé ou non,
planifié ou non, le meurtre politique fait partie de l'outillage des actes d'Etat, et qu'il a, même
obscures ou contournées, ses raisons et son efficace. Qui nous rappelle également que cette
brutalité doit être estimée à l'aune des processus, très complexes et très relatifs, de
régulation, ou de dérégulation, de la violence paroxystique qui ont marqué l'histoire du XXe
siècle, et bien sûr pas seulement en France.
Charonne peut aussi se lire comme un désordre, un événement anormal, voire inacceptable, un
scandale, bref comme une affaire. Les rapports des citoyens à la police, de la police à l'opinion,
de tous à la violence, sont ainsi au coeur de la manière dont on peut rendre raison du 8 Février.
C'est qu'ici est impliquée une prise de parti concernant l'espace légitime de l'action publique. A
quoi l'Etat a-t-il droit ? Que doivent - ou peuvent - accepter les citoyens ? La réaction civique au
massacre, marquée par les obsèques exceptionnellement massives du 13 février 1962, prend sens
à la lumière de ces questions. D'où le fait que des témoignages, des attestations et des preuves
vont contribuer à construire par la polémique un litige contradictoire et public, et à organiser une
controverse civique : non seulement celle-ci va se rapporter à l'établissement des faits (comment
le massacre s'est-il produit ?), mais elle va aussi instruire une imputation de faute, dénoncer une
action blâmable, désigner des coupables (qui doit porter la charge morale et politique du
massacre ?). L'affaire pourrait se dénouer par la mise en place d'un récit reconnu, d'une trame
légitime, d'une interprétation moralement et politiquement fondée et partagée, puisant à une
grammaire commune. On verra que ce règlement est historiquement instable.
Parallèlement se pose la question des usages de la mort. Le 8 Février, parce qu'il y a eu mort
d'hommes et de femmes, n'est pas une manifestation comme les autres : il s'écarte des cortèges
institutionnalisés de la France des dernières décennies du XXe siècle et, dans un système
politique où la violence répressive est cantonnée, il rappelle que, si la mort en manifestation est
un fait rare, relativement au nombre de manifestations et de manifestants, elle demeure à son
horizon. Charonne n'est ainsi pas seulement I'histoire des défilés du 8 février 1962 et de leur
répression, c'est aussi, et peut-être surtout, celle de la manifestation-obsèques du 13 février
19é2 qui a donné lieu à un rassemblement parmi les plus considérables de l'histoire de la France
au XXe siècle : Mort infligée par les uns, mort subie pour les autres. Et mort perpétuée dans la
cérémonie des funérailles avant que de l'être durablement dans le rituel commémoratif. Une
mort politique, aux usages politiques, qui nous éclaire sur les relations que la société française
noue entre défunts et vivants.
La quatrième question concerne les liens entre politique et émotion : Charonne est un moment, un
moment fort, dans une histoire des sensibilités de la France contemporaine. Associé à meurtre
et à police, ce nom est, ou a été, « évocateur », pour tous ceux à qui il inspirait des sentiments,
divers mais jamais vraiment neutres, de tristesse, de colère, d'indignation et d'amertume, de
peur, d'anxiété et de répulsion, voire d'indifférence. Renvoyant aux affectivités du temps
comme aux nôtres, cet épisode peut nous faire comprendre dans quelles conditions une émotion
collective - c'est-à-dire des émotions individuelles partagées - naît, se diffuse, s'éteint ;
pourquoi certaines morts provoquent des troubles résistants, des passions permanentes, des
sentiments durables, et comment certains mots - comme Charonne - en arrivent à faire sens,
prendre de la valeur et produire de l'émotion, avant de se dissoudre, pour beaucoup, dans le
détachement.
Charonne a, enfin, partie liée avec le souvenir. En France, dit-on souvent, il y avait, du moins
jusqu’aux années 1990, peu de mémoires collectives de tueries politiques mieux assurées que
55
celle du 8 Février. Mais on ignore comment cette mémoire, faite de commémorations mais aussi
de censures, de souvenirs mais aussi d'oublis, s'est constituée, a évolué, s'est comparée a celle
d'autres événements traumatisants de la guerre d'Algérie. Il ne sera donc pas inutile de rouvrir,
à partir d'une étude singulière, le copieux dossier du commémorationnisme français.
Ce sont ces questions qu'on envisagera successivement. Après avoir donné une analyse
ethnographique de la manifestation (chapitre 1), nous considérerons la violence d'Etat (chapitre
2) et les conditions policières et politiques de possibilité d’un massacre (chapitres 3 et 4). On
analysera dans un second temps les formes d'expression du scandale civique, dans ses diverses
manières : la mobilisation dans l'arène politique (chapitre 5), les régimes de justification
constitués en controverse publique (chapitre 6), les relations entre multiplicité des témoignages
et établissement des faits, entre vérité et mensonge (chapitres 7 et 8). Enfin, on traitera des
différentes configurations de sortie de la violence - le souvenir, l'amnésie ou l'oubli, la censure
et la commémoration, la réparation ou l'amnistie -, et l'ensemble complexe des conduites
thérapeutiques qui les activent ou les prohibent et les rendent (ou non) efficaces (chapitres 9,
10, 11, et 12).
L'étude d'un événement unique nous presse de penser par cas : on voudrait ici persuader que la
monographie la plus singulière peut contribuer, à sa manière, à rendre raison de phénomènes très
généraux, qui I'excèdent mais dont elle permet l'examen. Pour inscrire dans leur histoire l'Etat
et sa violence, le témoignage et ses vérités, la mémoire et la mort, le document et ses historiens,
nous avons aussi voulu laisser la parole aux textes et les citer longuement, parce que le massacre
du 8 février 1962, nous ne l'approchons désormais que par des mots. Ainsi, bien que nous ne
légitimions nullement un « tournant linguistique » , qui réduit toute histoire à son récit, nous
retracerons un massacre de papier en accordant à la textualité de l'archive6, de l'énonciation et
de la narration, toute leur place. Mais en portant attention aux lieux, dates et noms, aux plus
infimes des détails, et aux modalités de mise en intrigue qui les assemblent, nous avons voulu
nous attacher à produire un effet de distance critique, grâce auquel on peut tenter de rendre
raison d'un événement déraisonnable qui a ses raisons. Le lecteur ne doit enfin pas ignorer que ce
projet de piété filiale relève aussi de la commémoration savante. Si être le fils d'une martyre de
Charonne ne donne aucune lucidité, il n'interdit pas de faire son métier d'historien.
Outre la presse, les archives photographiques de l'Humanité et les archives privées de Claude Bouret et
de l'auteur, cet ouvrage s'appuie sur le dépouillement des archives de Ia présidence de la République et
celles du Premier ministre, du fonds Michel Debré, des archives du ministère de la Justice, du ministère de
l'Intérieur, de la préfecture de police de Paris, du tribunal administratif de Paris, du Conseil d'Etat, du
ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis d'Amérique, de la Confédération Générale du travail, de
la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, de i'Union nationale des étudiants de France, du
Parti communiste français, du Secours populaire français, de la Régie autonome des transports parisiens et
de I'Agence France-Presse. Les demandes de communication que j'ai pu formuler - la consultation de la
quasi-totalité des archives publiques sur lesquelles repose ce livre étant soumise à dérogation - ont toutes
reçues un avis favorable. A une exception près - les notes prises en Conseil des ministres par le secrétaire
général de la présidence de Ia République, que la présidence de la République, dans un premier temps, et la
Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), dans un second, ont jugé bon de conserver au
secret.
6
56
6. BIBLIOGRAPHIE (TRÈS) SÉLECTIVE pour l’épreuve ESD Histoire.
HISTORIOGRAPHIE
Outils (dictionnaires et recueils de textes):
Amalvi Christian (dir.), Dictionnaire biographique des historiens français et francophones, La Boutique
de l’histoire, 2004. Très pratique pour faire des fiches. Ne recense que les historiens….décédés…
Burguière André (dir.), Dictionnaire des sciences historiques, PUF, 1983. Reste très utile malgré son
ancienneté relative.
Carbonell Charles-Olivier & Walch Jean (dir.), Les sciences historiques de l’Antiquité à nos jours,
Larousse, 1994. Recueil de textes d’historiens (y compris d’historiens étrangers) avec présentations.
Très pratique.
Delacroix Christian, Dosse François & Garcia Patrick, Histoire et historiens en France depuis 1945 ,
ADPF/Ministère des Affaires étrangères, 2003. Un peu redondant avec Les courants historiques, et
toujours fondé sur une chronologie assez discutable. Présente l’avantage d’être en partie numérisé à
l’adresse de l’ADPF http://www.culturesfrance.com/adpf-publi/folio/histoire/index.html
Gauchet Marcel (textes réunis par), Philosophie et sciences sociales. Le moment romantique,
Points/Seuil, “ L’histoire en débats ”, 2002.
Hartog François, L’Histoire d’Homère à Augustin. Préfaces des historiens et textes sur l’histoire,
Seuil, Points-Essais, 1999. Des textes d’historiens de l’Antiquité (édit. bilingue) réunis et brillamment
commentés par l’auteur.
Le Goff Jacques, Chartier Roger et Revel Jacques (dir.), La nouvelle histoire, Retz/CEPL, édition
intégrale de 1978. Réédition de poche dans une version réduite, Complexe, 1988. Une “ encyclopédie ”
qui reflète bien les orientations historiographiques dominantes dans les années 1970.
Leterrier Sophie-Anne Le XIXe siècle historien. Anthologie raisonnée, Belin Sup, 1997. De très
nombreux textes classés par thèmes.
Piqué Nicolas, L’histoire, Corpus/Flammarion, 1998. Un choix de textes d’historiens avec de courtes
présentations par un philosophe.
Sales Véronique (dir.), Les Historiens. Ouvrage collectif, éd. Armand Colin, Paris, 2003, 350 p.,
Présentations par des historiens contemporains de 19 grands historiens “ incontournables ” (Jules
Michelet, Lucien Febvre, Marc Bloch, Moses Finley, George Mosse, etc.) avec bibliographie pour
chacun d’entre eux.
Les autres livres de référence en historiographie (outre les « indispensables » déjà cités)
Bizière Jean-Maurice & Vayssière Pierre, Histoire et historiens, Carré-Histoire, Hachette, 1995.
Utile pour un aperçu des historiographies antiques, médiévales et modernes.
Bourdé Guy & Martin Hervé, Les écoles historiques, Points-Seuil, édit. 1992. Un “ classique ” de
l’historiographie, de l’Antiquité au “ renouveau ” de l’histoire politique.
Burguière André, L’École des Annales. Une histoire intellectuelle, Odile Jacob, 2006. Écrit par un
membre éminent du groupe des Annales, le livre défend que l’apport spécifique des Annales a été
l’investissement et l’analyse du champ des « mentalités » et que c’est ce paradigme qui est la clé
explicative de l’histoire des Annales. Une thèse pour le moins réductrice.
Caire-Jabinet Marie-Paule, Introduction à l’historiographie, Nathan-Université, 1994.
Carbonell Charles-Olivier, L’historiographie, PUF, QSJ n° 1966, dernière édition (1991).
Dosse François, L’histoire en miettes. Des Annales à la Nouvelle histoire, La Découverte, 1987.
Réédition Pocket-Agora, 1997.
Noiriel Gérard, Qu'est-ce que l'histoire contemporaine ? Carré-Histoire, Hachette, 1998. Beaucoup
de références et une présentation des débats et des évolutions historiographiques récents en
histoire contemporaine (et pas seulement en France ! ).
57
Nora Pierre et Jacques Le Goff (dir.), Faire de l’histoire, trois tomes, Folio, 1974. Recueil. Brillant état
des lieux d’un moment historiographique majeur par les historiens les plus en vue de l’époque.
Un livre iconoclaste et stimulant qui à l’époque fit grincer bien des dents ! Dans la préface de 1997,
l’auteur fait un retour sur ses conclusions de 1987.
Nora Pierre (dir.) Les lieux de mémoire, Gallimard, 1984-1993, 7 volumes. Lire les introductions de
Pierre Nora au Tome 1 “ La République ” et au Tome 3“ Les France ” vol. 1 “ Conflits et partages ”
(“ Comment écrire l’histoire de France ”) et la postface au Tome 3 “ Les France ”, vol 3 “ De la l’archive
à l’emblème ” : “ l’ère de la commémoration ”. L’entreprise éditoriale phare de l’historiographie
française des années 1980-1990 avec de nombreuses entrées historiographiques. À parcourir
absolument.
Tétart Philippe, Petite histoire des historiens, Armand Colin, 1998. En 90 pages, un panorama de
l'histoire de l'histoire (des Grecs à aujourd'hui) qui peut constituer un autre point de départ pour les
connaissances historiographiques.
ÉPISTÉMOLOGIE DE L’HISTOIRE :
Parmi les classiques de la réflexion sur l’histoire :
Bloch Marc, Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien, Armand Colin, 1993 (1ère édition, 1949).
Le livre de référence de la réflexion des historiens sur leur métier. De lecture difficile mais il faut
le parcourir.
Bloch Marc, Histoire et historiens, A. Colin, 1995. Recueil d’articles.
Braudel Fernand, Écrits sur l’histoire, Champs Flammarion, 1969.
Certeau Michel de, L’écriture de l’histoire, Gallimard, 1975. Un livre essentiel, source de beaucoup de
questionnements récents sur l’histoire.
Febvre Lucien, Combats pour l’histoire, Agora Presses Pocket, 1995. Recueil d’articles qui ont ponctué
les “ combats ” des Annales.
Ginzburg Carlo, Mythes, emblèmes, traces. Morphologie et histoire, Flammarion, 1989. Recueil.
Comprend le fameux texte sur le “ paradigme de l’indice ”…
Langlois Charles-Victor, Seignobos Charles, Introduction aux études historiques, Kimé, 1992 (1ère éd.
1898). La codification du métier d’historien à destination des étudiants. À parcourir absolument.
Le Goff Jacques, Histoire et mémoire, Folio/Histoire, 1988. C’est surtout un essai épistémologique,
avec une riche bibliographie (à compléter bien sûr puisque la date d’édition est 1988).
Marrou Henri-Irénée, De la connaissance historique, Seuil, 1954, (rééd. récente en Points-Seuil).
Un classique de la critique du “ positivisme ” en histoire.
Veyne Paul, Comment on écrit l’histoire, Seuil, 1971 (réédit. Points-Seuil, 1996). Un essai
d’épistémologie de l’histoire qui, à l’époque, dérouta souvent les historiens par ses références
philosophiques…
Rancière Jacques, Les noms de l’histoire, Essai de poétique du savoir, Seuil, 1992.
Ricœur Paul, La mémoire, l’histoire, l’oubli, Seuil, 2000. La somme épistémologique d’un philosophe qui
lit les historiens… et que des historiens invoquent.
Autres références « généralistes » pour les questions épistémologiques :
Cœuré Sophie, Duclert Vincent, Les Archives, La Découverte, 2001
Chartier Roger, Au bord de la falaise, Albin Michel, 1998. Recueil. Par l’un des représentants les plus
en vue de l’histoire socioculturelle pratiquée à l’EHESS.
Dosse François, L’histoire, coll. Cursus, Armand Colin, 2000.
Farge Arlette, Des lieux pour l’histoire, Seuil, 1997.
Furet François, L’atelier de l’histoire, Champs Flammarion, 1982. Recueil d’articles, voir notamment “La
naissance de l’histoire”.
58
Hartog François, Régimes d’historicité. Présentisme et expérience du temps, Éd. du Seuil, 2003. Un
livre attendu sur une notion et une thématique de plus en plus utilisées par les historiens.
IHTP, Écrire l'histoire du temps présent, CNRS-Éditions, 1993. Recueil. L’essentiel de la réflexion
pour légitimer l’histoire du temps présent.
Koselleck Reinhart, L’expérience de l’histoire, EHESS-Gallimard-Seuil, 1997. Un livre difficile mais
majeur, par un auteur dont les travaux sont devenus une ressource essentielle pour la réflexion
contemporaine sur l’histoire, notamment les articulations du temps.
Leduc Jean, Les historiens et le temps, Points-Seuil, 1999. Très utile synthèse sur un thème au cœur
de l’identité historienne.
Lemercier Claire & Zalc Claire Méthodes quantitatives pour l’historien, Repères La découverte, 2008
(1ère édition)
Lepetit Bernard (dir.), Les formes de l’expérience. Une autre histoire sociale, Albin Michel,1995.
Recueil. Les orientations du “ tournant critique ” des Annales mises en pratique.
Noiriel Gérard, Sur la “ crise ” de l’histoire, Belin, 1996. Un livre-événement qui a “ lancé ” en France
la thématique de la “ crise de l’histoire ”…
Chartier Roger, Au bord de la falaise, Albin Michel, 1998 (nouvelle édition 2009).
Pomian Krzysztof, Sur l’histoire, Folio-Histoire, 1999. Neuf essais qui donnent un aperçu des grandes
orientations de la recherche historique du XXème siècle. Parmi les sujets indispensables abordés : la
mémoire, histoire et fiction, l’histoire culturelle...
Rancière Jacques, Les noms de l’histoire, Essai de poétique du savoir, Seuil, 1992.
Revel Jacques, “ Les sciences historiques ”, dans Jean-Michel Berthelot (dir.), Epistémologie des
sciences sociales, PUF, 2001
Revel Jacques (dir.), Jeux d’échelles. La micro-analyse à l’expérience, Hautes Études/Gallimard/
Seuil, 1996. Conduit à une lecture très partiale de la micro-histoire italienne comme une alternative à
l’histoire sociale
Rôle social de l’historien
Bédarida François, Histoire, critique et responsabilité, Complexe, IHTP/CNRS, 2003. Recueil. Une
défense et illustration de l’histoire du temps présent. Mises au point historiographiques sur la Shoah,
sur Vichy et sur la Résistance très utiles.
Dumoulin Olivier, Le rôle social de l’historien. De la chaire au prétoire, Albin Michel, 2003. Pour mieux
comprendre les enjeux de la récente poussée de la demande sociale d’histoire : très stimulant sur
l’historien-expert, l’historien et les procès, etc. Avec d’utiles comparaisons internationales
Laurentin Emmanuel (dir) A quoi sert l’histoire aujourd’hui ? Bayard-France Culture octobre 2010
Noiriel Gérard Dire la vérité au pouvoir. Les intellectuels en question, Eléments-Agone, 2010. Version
remaniée d’un ouvrage antérieur (Les fils maudits de la république, 2005) propose une histoire des
intellectuels centrée sur le décalage entre une sphère de compétence (scientifique) et une autre
(publique).
Rousso Henry, La hantise du passé, Textuel, 1998. Aborde très clairement en 140 pages les nombreux
problèmes liés à la question de la demande sociale d’histoire et du rôle social de l’historien, le thème
de la mémoire, celui du “ juge et l’historien ”… Très ancré dans son contexte, et de ce fait souvent
allusif.
“Ego histoire”
Corbin Alain, Historien du sensible, La Découverte, 2000. Itinéraire biographique d’un historien dont
l’œuvre illustre l’histoire des sensibilités.
59
Duby Georges, L’histoire continue, Points-Seuil, 1992. Le métier d’historien à travers l’itinéraire
intellectuel et professionnel de G. Duby.
Nora Pierre (ed.), Essais d’ego-histoire, Gallimard, 1987. Contributions de M. Agulhon, M. Perrot, G.
Duby, R. Remond, P. Chaunu, J. Le Goff, R. Girardet.
Métier et institutions
Amalvi Christian (dir.), Les lieux de l’histoire, Armand Colin, 2005. Un panorama très complet des
institutions où se fabrique l’histoire.
Bédarida François (dir.), L’histoire et le métier d’historien en France 1945-1995, Éditions de la MSH,
1995. Un bilan très pratique, mais de quinze ans d’âge.
Champs
Bédarida François (dir.), L’histoire et le métier d’historien en France 1945-1995, Éditions de la MSH,
1995.
Mesure Sylvie et Savidan Patrick (dir.), Le dictionnaire des sciences humaines, PUF, 2006.
Noiriel Gérard, Introduction à la socio-histoire, Repères, La Découverte, 2006
Ory Pascal, L’histoire culturelle, PUF, QSJ, 2004
Poirrier Philippe, Les enjeux de l’histoire culturelle, Points/Seuil, L’histoire en débats, 2004. Très
riche synthèse sur une histoire “ conquérante ” et multiforme. Très nombreuses références et
citations.
Rémond René (dir.), Pour une histoire politique, Points-Seuil, 1988. Le livre-manifeste du
renouvellement ( ?) de l’histoire politique.
Revel Jacques & Wachtel Nathan (eds), Une école pour les sciences sociales. De la VIe Section à
l´École des Hautes Études en Sciences Sociales, Éditions de l’EHESS, 1996.
Rioux Jean-Pierre et Sirinelli Jean-François (dir.), Pour une histoire culturelle, Seuil, 1997.
Thébaud Françoise, Écrire l’histoire des femmes, ENS Éditions, 1998.
Université de tous les savoirs. L’Histoire, la Sociologie et l’Anthropologie, Odile Jacob, 2002. Courtes
et utiles synthèses sur l’histoire culturelle, l’histoire saisie par le genre, l’histoire sociale, histoire et
subjectivités…
Encyclopedia Universalis, Dictionnaire des idées, « Notionnaires 2 », 2005.
Enseignement de l’histoire
Albertini Pierre, L’école en France XIX e -XX e siècle de la maternelle à l’université, Hachette, Carré
Histoire, 1992. Une approche claire de l’histoire de l’école.
Citron Suzanne, Le mythe national, éditions Ouvrières, 1989. Une vigoureuse critique de la conception
téléologique de l’enseignement de l’histoire nationale. Sur cette question, voir aussi les ouvrages de
Christian Amalvi
Hery Evelyne, Un siècle de leçons d’histoire 1870-1970, Rennes, Presses Universitaires de Rennes,
1999.
Garcia Patrick et Leduc Jean, L’enseignement de l’histoire en France de l’Ancien Régime à nos jours,
coll. “ U ”, Armand Colin, 2003.
EspacesTemps, “Histoire-géographie. T. 1 : L’arrangement”, n° 66/67, 1998 et EspacesTemps,
n°68/69/70 “Histoire-géographie. T. 2 : Les promesses du désordre", n° 68-69-70, 1998. Analyses
historiographiques, épistémologiques et enjeux pédagogiques (les programmes) du “ mariage ” français
entre histoire et géographie.
Lautier Nicole, À la rencontre de l'histoire, Lille, Presses universitaires du Septentrion, 1997. C’est
certes un ouvrage de didactique de l'histoire (or l’épreuve sur dossier n’est en aucun cas une épreuve
de didactique) mais il prend aussi en compte de manière stimulante l'éclairage par l’épistémologie.
60
Parmi les sites du net, un choix très restreint ( !)
:
http://www.ihtp.cnrs.fr/historiographie/spip.php?rubrique11
Un site en cours de construction[ sept. 2008] avec une entrée « Épreuve sur dossier » notamment.
http://lethiboniste.blogspot.com/
Un site consacré à l’ESD avec de nombreuses rubriques et qui recense des liens utiles pour préparer
l’ESD.
http://perso.orange.fr/david.colon/Historiographie/historiographie.htm
Le site n’est plus actif mais beaucoup de choses à glaner…
http://bcs.fltr.ucl.ac.be/ENCYC-1/Intro.html
Un site de textes, utile (de l’Antiquité au XXe siècle).
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/
L’émission d’Emanuel Laurentin, La fabrique de l’histoire sur France Culture, est très souvent
passionnante…et utile !
Parmi les sites plus spécialisés intéressants pour l’épreuve :
http://revolution-francaise.net
Comme son nom l’indique consacré à la RF, avec des articles d’historiographie.
http://www.anti-rev.org/
Ressources documentaires sur le génocide nazi et sa négation.
7. L’ESD en Géographie
(Sophie Lestrade, Maître de Conférences,
8)
UPEC- IUFM et Caroline Moumaneix, ATER, Paris
En Géographie, les enjeux de l’Epreuve Sur Dossier sont strictement les mêmes qu’en
Histoire. Ainsi, la grille de préparation proposée ci-dessus en Histoire peut -et doit- être
largement transposée en géographie :
1) Avoir une certaine maîtrise de la production géographique (en intégrant des grilles de
classement par auteurs, thèmes, courants etc…et en ayant une attention particulière
pour les travaux récents, les jurys se plaignant souvent de l’ancienneté des références
citées, en géographie, par les candidats…)
2) Réfléchir à la « fabrication du savoir scientifique » en géographie (ce qui implique divers
questionnements sur l’objet de cette discipline, ses méthodes, ses finalités etc…).
En complément, on propose donc, ici, quelques pistes bibliographiques, avec diverses entrées,
destinées à aider l’étudiant, dans son travail de préparation, à l’ESD de géographie :
DICTIONNAIRES DE GEOGRAPHIE
Tout aussi utiles pour des rappels éventuels sur le vocabulaire de base en géographie et pour des
mises au point synthétiques sur des notions complexes. A fréquenter très régulièrement.
- BAUD P., BOURGEAT S., BRAS C., Dictionnaire de géographie, Hatier, Paris, 1997, 509 p
61
- BRUNET R., FERRAS, R., THERY H., Les Mots de Géographie, Reclus – La Documentation
Française, Paris et Montpellier, 1992, 518 p
- DUNLOP J., Les 100 mots de la géographie, PUF, Que Sais-je ?, Paris, 128 p
- GEORGE P., VERGER F., Dictionnaire de la Géographie, PUF, Paris, 1996, 500 p
- LACOSTE Y. (sous la dir. de), Dictionnaire de Géopolitique, Flammarion, Paris, 1995, 1699 p
- LEVY J., LUSSAULT M. (sous la dir. de), Dictionnaire de la Géographie et de l’Espace des
sociétés, Belin, Paris, 2003, 1034 p
- VEYRET Y. (sous la dir. de), Dictionnaire de l’Environnement, Armand Colin, Paris, 2007, 404 p
- Site de Géoconfluences (notions, thématiques…) : http://geoconfluences.ens-lsh.fr/
Encyclopédie
électronique
(accès
libre
et
gratuit)
sur
des
notions-clés :
http://www.hypergeo.eu/
SUR L’EPISTEMOLOGIE ET L’HISTOIRE DE LA GEOGRAPHIE
Les références de base :
Des histoires de la géographie (dont il est utile, d’ailleurs, de comparer les découpages), des
accès à des textes originaux souvent, des mises au point très accessibles sur divers débats en
géographie. Consultation indispensable.
- BAILLY A. (sous la dir. de), Les concepts de la géographie humaine, Masson, Paris, 2004, 333 p
- BAILLY A., FERRAS R., Eléments d’épistémologie de la Géographie, Armand Colin, Paris, 2010,
191 p
- BAVOUX J.-J., La géographie. Objet, méthodes, débats, Armand Colin, Paris, 2009, 288 p
- CIATTONI A. (sous la dir. de), La Géographie : pourquoi ? comment ? : Objets et démarches de
la géographie d’aujourd’hui, Hatier Initial, Paris, 2005, 287 p
- CLAVAL P., Histoire de la géographie française de 1870 à nos jours, Paris, Nathan Université,
1998, 535 p
- CLAVAL P., Épistémologie de la géographie, Armand Colin, Paris, 2005, 265 p
- DENEUX J.-F., Histoire de la pensée géographique, Belin Atouts, Paris, 2006, 255 p
- ROBIC M.-C., MENDIBIL D., GOSME C., ORAIN O. et TISSIER J.-L.,
Couvrir le monde. Un grand XXe siècle de géographie française, Paris, ADPF (Documentation
Française), 2006, 230 p
- SCHEIBLING J., Qu'est-ce que la géographie ?, Hachette, Paris, 1999, 197 p
Pour aller plus loin….
Des éclairages particuliers et approfondis sur des thèmes, des courants, des
écoles….Consultation très utile pour approfondir et s’approprier les questionnements en
géographie….
- BERDOULAY V., La Formation de l’école française de Géographie, Paris, CTHS, réédition 1995
- BONNEMAISON J., La géographie Culturelle, Paris, CTHS, 2000
- BRUNET R., Champs et contrechamps. Raisons d’un géographe, Belin, Paris, 1997, 319 p
- CHEVALIER M., Géographie et Littérature, La Géographie Acta Géographica, Hors série
n°1500bis, Société de Géographie, 2001
- LACOSTE Y., La légende de la Terre, Paris, Flammarion, 1996
- LALLEMAND S. (sous la dir. de), Comment je suis devenu Géographe, Le Cavalier Bleu, Paris,
2007, 223 p
- LEVY J., LUSSAULT M., Logiques de l’espace. Esprit des Lieux, Paris, Belin, 2000
- PINCHEMEL P., ROBIC M.-C., TISSIER J.-L., Deux siècles de Géographie française, Paris,
CTHS, 1984
- STASZAK J.-F. (sous la dir. de), Les discours du géographe, L’Harmattan, Paris, 1997, 281 p
62
- STASZAK J.-F. (sous la dir. de), Géographies anglo-saxonnes, Belin, Paris, 2001, 315 p
- Les références des Géographes, Géocarrefour, Revue de Géographie de Lyon, volume 78, n°1,
2003, 88 p [En ligne], http://geocarrefour.revues.org//index33.html
SUR LES RAPPORTS GEOGRAPHIE ENSEIGNEE / GEOGRAPHIE SAVANTE
Généralités:
Des réflexions didactiques ou sur l’histoire de l’enseignement de la géographie, très utiles à
connaître.
- LECLERC P., La culture scolaire en géographie : le monde de la classe, Rennes, PUR, 2002
- LEFORT I., La lettre et l’esprit. Géographie scolaire et géographie savante en France 18701970, Paris, CNRS, 1992
- FREMONT A., Aimez-vous la Géographie ?, Paris, Flammarion, 2005
Des outils indispensables :
les
programmes
scolaires
http://eduscol.education.fr.
en
Collèges
et
Lycées :
le
site
eduscol
Programmes scolaires :
http://eduscol.education.fr/cid47734/programmes-scolairespresentation.html
Ecole et collège : http://eduscol.education.fr/pid23242/ecole-college.html
Lycée : http://eduscol.education.fr/pid23167/lycee.html
Vie scolaire et actions éducatives :
http://eduscol.education.fr/pid23335/vie-scolaire-actionseducatives.html
Education au développement durable :
http://eduscol.education.fr/cid47659/education-au-developpementdurable.html
Europe
et
international :
http://eduscol.education.fr/pid23139/europeinternational.html
Enseigner : http://eduscol.education.fr/pid23275/enseigner.html
PARAGRAPHE A SUPPRIMER DIXIT SOPHIE LESTRADE (il s'agit du
détail du site eduscol => inutile)
- les manuels de l’enseignement secondaire (tout en gardant à l’esprit que ceux-ci constituent des
interprétations des programmes et répondent à des impératifs forcément particuliers).
Belin
:
http://www.editions-belin.com/ewb_pages/h/hp-scolaire-
universitaire.php
Foucher : http://www.editions-foucher.fr/
Hachette :
http://www.enseignants.hachetteeducation.com/home/index.php
Hatier : http://www.enseignants.editions-hatier.fr/
Nathan : http://www.nathan.fr/enseignants/
Magnard : http://www.magnard.fr/collection1.html
ATTENTION : l’accès aux ressources peut être restreint.
63
Sur des points particuliers :
Une revue et un site traitent régulièrement des questions de mise en œuvre des programmes, sur
des thèmes particuliers.
- IREGH (Revue des Instituts de recherche pour l’enseignement de l’histoire et de la géographie publié par le CRDP d’Auvergne). A ENLEVER, PLUS EDITE !
- Revue Historiens et Géographes et plus particulièrement (compte tenu des programmes de
cette année –2010-2011- et du thème récurrent du développement durable):
N°411 juillet-août 2010 : Enseigner le développement durable (Yvette Veyret)
N° 409 janvier - février 2010 : L'aménagement d'un site montagneux en espace urbain
"vert" : Val Thorens (Bruno Calves)
N° 408 octobre - novembre 2009 : Approche didactique des phénomènes naturels en
géographie. 2ème partie (Gérard Hugonie)
N° 407 juillet - août 2009 : Approche didactique des phénomènes naturels. 1ère partie
(Gérard Hugonie)
N° 405 janvier février 2009 : Les grands enjeux du développement durable pour les
géographes (Sylvie Brunel)
N° 403 juillet août 2008 : Enseigner la géographie de la France : atelier sur les nouveaux
territoires, nouvelles gouvernances. (Édith Fagnoni).
Dossier: Construire les territoires. Coordination Paul Arnould et Guy Baudelle.
N° 402 mai 2008 : Les difficultés liées à l'enseignement de la France en Géographie. (Édith
Fagnoni)
Les changements d'échelle en géographie, pourquoi faire ? (Yvan Bertin)
N° 401 février 2008 : Enseigner la géographie de la France (Gérard Hugonie)
N° 398 - Mai 2007 : La géographie en chansons "Saturne" de Bénabar ou l'envers de la
métropolisation. (Sylvain Rode)
Cinéma et géographie (Nicolas Smaghue)
Europe à l'école (Florence Auriol)
N° 390 - Avril 2005 : Les notions et concepts en histoire-géographie au collège (Alain
Puyau, José Gomès, Éric Pradines)
N° 388 - Octobre 2004 : Les paysages urbains (Nicole Smaghue)
N° 387 - Juillet 2004 : Dossier : Vers une géographie du développement durable.
Coordination Alain Miossec, Paul Arnould, Yvette Veyret
- Le site de l’Institut National de Recherche Pédagogique (www.inrp.fr/inrp), surtout la rubrique
« Enjeux
contemporains
de
l’enseignement
de
l’Histoire-Géographie »
(http://ecehg.inrp.fr/ECEHG) organisée en 4 axes : Les enjeux de mémoire ; L’Europe ; Le
développement durable, L’interdisciplinarité.
SUR L’ACTUALITE DE LA RECHERCHE EN GEOGRAPHIE
-De nombreux ouvrages sur des thèmes très variés sont publiés régulièrement : la production
géographique actuelle est riche ! Dans le cadre de la préparation à l’ESD, il est vivement conseillé
de choisir librement, au moins un titre, et d’en faire une lecture approfondie et personnelle.
- Par ailleurs, la consultation régulière en BU de revues de Géographie (L’Espace Géographique,
L’Information Géographique, Les Annales de Géographie, Hérodote, Le BAGF, Géo-Graphie….) est
indispensable pour suivre l’actualité de la recherche…. Le site
www.persee.fr donne accès à un
certain nombre de revues en ligne (mais pas aux derniers numéros).
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