ESSOR n° 28.xp

ESSOR n° 28.xp
essor
le nouvel
de l’interfédé
Carrefour Formation et
Carrefour Emploi Formation
n° 31
avec le soutien de
la région wallonne
printemps
mars
0
5
Petite et grande
histoire des Carrefours
Editorial
Le numéro 32 sortira à l’été 2005
A vos plumes: vos expériences, vos témoignages, vos démarches,
traitant des pratiques pédagogiques dans les EFT-OISP
Contact: Marjorie LACROIX 064/23 90 56
E-mail: nouvel.essor@freemail.be
sommaire
Le nouvel Essor de l’Interfédé
2
Cela fera bientôt 5
ans que le secteur
wallon privé de la
formation et de l’insertion s’est trouvé engagé dans
une sarabande effrénée de changements de tous types: depuis
la nuit du 15 mai 2000 qui a vu
les interlocuteurs sociaux signer
avec le gouvernement wallon
les accords du non-marchand
qui ont permis de revaloriser
progressivement les barèmes
des travailleurs du secteur, en
passant par la digestion de la
très longue transformation des
PRC en APE, pour aboutir enfin
au vote, à la suite de près de
4 années de négociations, d’un
décret sensé recadrer l’action
menée par les quelque 150 EFT
et OISP à côté des opérateurs
publics dans le vaste paysage
de la formation professionnelle,
sans oublier les multiples
difficultés liées au fonds
social européen et à la modification de la réglementation
du Maribel social.
Le décret sur les EFT et les OISP
devrait enfin, nous le souhaitons, sortir ses effets dès que
l’arrêté d’exécution aura été
finalisé. Le contenu du projet
d’arrêté a fait, jusqu’à présent,
l’objet d’une réelle concertation
avec les fédérations, et nous ne
pouvons que nous en féliciter.
Si, au cours d’un premier tour
de piste, nous avons eu l’occasion de peaufiner, de préciser
ou d’amender le projet de texte
dans ses composantes plus
secondaires, le plat de résistance
- à savoir les questions des taux
d’encadrement, des normes de
financement et des ratios économiques - est un mets plus
difficile à avaler.
C
Histoire des Carrefour
Des Carrefour Formation aux Carrefour Emploi Formation…
4
Un peu d’histoire
6
Carrefour Formation à la croisée des chemins…
8
Souvenirs, souvenirs
11
La Louvière - Mons: deux expériences de terrain
13
Coordonnées et horaires des Carrefour Emploi Formation
16
Carrefour Formation Bruxelles
19
Elargir le partenariat
dans les Carrefour Emploi Formation… pourquoi?
20
Carrefour Emploi Formation:
un dispositif en développement…
22
Mais que fait l’ AWIPH dans les CEFo?
24
L’Enseignement de Promotion Sociale, partenaire actif
dans le dispositif “Carrefour Emploi Formation”
26
“Les Carrefour Formation? En rose et noir!”
29
La contribution de l’ IFAPME
dans une structure partenariale
30
Flash Info - “Le labyrinthe de l’information”
15
Flash Info - La sécurité sociale belge fête ses 60 ans
15
Interfédération: prenez le train de la formation
18
A partir du 1er janvier 2005,
la présidence de l’Interfédération est assurée par Eric Mikolajczak.
Un grand merci à Pierre Georis pour ses articles dans le nouvel ESSOR
Le nouvel Essor de l’Interfédé
3
Bientôt
Cinq ans
Non pas qu’il y ait désaccord
profond entre les représentants
du terrain et le politique - pas
encore aimerais-je pouvoir dire mais parce que l’un des enjeux
est de ne pas entraîner le gouvernement wallon dans des
engagements qu’il ne pourrait
tenir. On peut le comprendre.
Ceci dit, nous voilà repartis à
remplir un enième questionnaire, à fouiller nos archives
dans leurs moindres recoins
pour pouvoir alimenter une
analyse fouillée (qui portera sur
les années 2000 à 2004) des
données financières spécifiques
aux différents secteurs de
formation en EFT et en OISP.
En bref, que coûte une heure
de formation? Mais aussi, qui
paiera cette heure de formation?
Un petit (mais grand dans ses
conséquences) mot d’explication
s’impose. Nous le savons tous,
les EFT et les OISP dépendent
essentiellement aujourd’hui de
3 sources de financement: les
points APE, la subvention de
fonctionnement de la région
wallonne et le co-financement
du FSE. Et c’est sur ce dernier
point que cela se complique.
Il est admis par tous, depuis de
nombreuses années que, sans
le FSE, les organismes de formation ne pourraient survivre.
Le pouvoir politique wallon a
d’ailleurs incité les opérateurs
à déposer des demandes de
concours. Malheureusement,
le décret ne cite pas le FSE
comme l’une des sources de
subventionnement des EFT et
des OISP. Par conséquent,
l’arrêté ne peut juridiquement
proposer des montants de
financement de l’heure de
formation qui intègreraient
cette ressource indispensable,
sur laquelle, par ailleurs, la
région ne possède pas la maîtrise. Les représentants de notre
Ministre nous ont donc proposé
des chiffres ne comprenant que
les points APE et la subvention
région wallonne.
Cela pose un réel problème:
en effet, comment pourrionsnous accepter que l’arrêté fixe
un financement limité aux seuls
moyens apportés par la région
wallonne et que, pour le reste,
les opérateurs soient renvoyés
au guichet de l’Europe?
Non seulement, cela contribuerait à maintenir l’inégalité entre
les opérateurs - alors que, sur ce
point, le décret avait pour but
d’objectiver et de garantir
l’équité dans le financement du
secteur - puisque l’on sait que,
pour des raisons historiques, les
montants octroyés par le FSE
peuvent varier fortement d’un
opérateur à l’autre, mais de
plus, nous savons qu’à court ou
moyen terme, nous devrons
faire une impasse partielle, voire
totale, sur le FSE! C’est la quadrature. La bonne volonté du
politique ne pouvant être mise
en cause sur ce sujet - il suffit de
constater la constante évolution
du budget consacré à nos
actions au cours des dernières
années -, gageons qu’une solution sera trouvée rapidement sur
cette épineuse question.
Il est temps, en effet, de clôturer
ces chantiers et de permettre
aux opérateurs de (re)concentrer
leur énergie sur la finalité et le
contenu de leurs actions.
Parmi les nombreuses questions qui tarabustent les opérateurs, celle de la place de l’ISP
dans le dispositif intégré d’insertion socioprofessionnelle continue à faire bouillonner bien des
débats: les EFT et les OISP sontils cantonnés au seul champ de
la pré-qualification? 1
Sans toujours bien savoir ce
que chacun entend par ces deux
termes de “qualification” et
“préqualification”, les positions
peuvent se résumer de la façon
suivante: il y a le camp des “faut
pas s’en faire” pour lesquels peu
importe les appellations du
moment pour autant que l’on
puisse continuer à faire ce que
l’on a toujours (bien) fait.
Et puis il y a ceux pour qui l’action des EFT et des OISP s’inscrit essentiellement en amont
(en préparation?) des formations
proposées par le FOREM ou
l’Enseignement de Promotion
Sociale, voire l’IFAPME.
Et enfin l’on entend également la
voix de ceux pour qui le processus de formation des opérateurs
de l’ISP peut être qualifiant
puisqu’il permet d’atteindre un
niveau suffisant d’employabilité
(la meilleure insertion n’est-elle
pas, pour des adultes, la signature d’un contrat de travail?).
Au-delà des débats, qui ne sont
pas toujours à fleurets mouchetés, la véritable question n’estelle pas de savoir quelle offre de
formation les EFT et les OISP
peuvent-elles proposer qui rencontre les attentes et les besoins
d’un public qui n’accède pas toujours facilement aux autres dispositifs ou pour lequel la méthodologie développée par les
opérateurs de l’ISP convient particulièrement? Nous sommes
attentifs, dans les négociations
avec les autres opérateurs de formation pour la construction de
passerelles et filières, à ce que le
passage de stagiaires d’un opérateur à l’autre ne se fasse pas toujours dans le même sens, mais
que l’expertise acquise par les
EFT et les OISP puissent également être mise au service de personnes qui ont débuté leur parcours d’insertion au FOREM ou
chez un autre opérateur.
De même, la transition directe
vers l’emploi peut et doit rester
un débouché possible pour les
nombreux stagiaires qui n’auront pas choisi de poursuivre
leurs parcours en cumulant des
heures de formation chez plusieurs opérateurs. A ce sujet,
l’on ne peut que regretter la
non-reconduction des moyens
affectés aux actions pilotes de
job-coaching qui avaient été
menées avec succès par
plusieurs EFT et OISP.
Eric Mikolajczak
Président de l’Interfédération
1
Voir aussi le dossier consacré à ce sujet dans
le dernier numéro de “L’insertion” édité par la
FEBISP.
4
Le nouvel Essor de l’Interfédé
Histoire des Carrefours
Des Carrefour Formation aux
Carrefour Em
Pourquoi consacrer
un numéro de notre
trimestriel au dispositif Carrefour
Formation (CF) et Carrefour
Emploi Formation (CEFo)?
Parce que nous souhaitons
apporter aux acteurs de l’insertion socioprofessionnelle un
éclairage sur l’histoire, le service, les spécificités, la richesse
et les perspectives que les CF et
CEFo offrent dans le contexte du
Dispositif Intégré d’Insertion
Socioprofessionnelle (DIISP).
P
Les Carrefour Formation et les
Carrefour Emploi Formation sont
des structures multi-partenariales1
qui rassemblent les expertises
complémentaires de l’AWIPH2,
des réseaux de l’Enseignement de
Promotion Sociale3, du Forem
Conseil et Forem Formation, de
l’IFAPME4, de l’Interfédération
des EFT-OISP asbl5, et tout
récemment des Missions régionales sous la tutelle du Ministère
wallon de l’Emploi (M. Marcourt)
et du Ministère wallon de la
Formation (Mme Arena).
L’histoire de ce dispositif qui,
aujourd’hui, s’inscrit dans le
contexte du Dispositif Intégré
d’Insertion Socioprofessionnelle,
permet d’en comprendre les
développements actuels.
Outre l’engagement de plus de
50 Conseillers supplémentaires
par les différents partenaires, les
cinq axes des Carrefour Emploi
Formation (Trouver un emploi,
Trouver une formation,
Travailler et se former à l’étranger, Choisir une orientation,
Création d’activité) sont en
développement permanent.
De nouvelles implantations
prennent forme, rassemblant en
un même lieu ces cinq axes pour
faciliter les recherches du public.
formabanque
Formabanque… Il s’agit d’une base de données des offres de formation des partenaires de Carrefour
Formation et de Carrefour Emploi Formation, accessible gratuitement en ligne sur le Web.
La plupart connaissent au moins l’ancienne version.
Elle s’alimente de l’encodage de l’offre de formation
des opérateurs. L’encodage peut prendre du temps
mais un temps qui peut apporter beaucoup au
public qui est ainsi mieux informé, et aux opérateurs
qui peuvent ainsi diffuser plus largement leurs
offres.
Le “mode d’emploi” de Formabanque n’est pas toujours aisé pour qui n’a que très peu de temps. C’est
pour cette raison que les Conseillers des Carrefour
Formation et Carrefour Emploi Formation sont
prêts à vous indiquer les étapes de l’encodage de vos
offres, sur un simple coup de téléphone…1.
Une seule adresse… www.formabanque.be.
1
La liste des Conseillers de l’Interfédération des EFT-OISP dans chaque région
est disponible auprès de notre secrétariat: secretariat.interfede@skynet.be.
PARTENARIAT, voici sans
doute le maître mot qui porte
le dispositif.
Les Carrefour Formation et les
Carrefour Emploi Formation
ont la vocation d’être des services d’information et de conseil
sur l’emploi et la formation à
destination du plus large public
possible. L’Interfédération
des EFT-OISP y emploie
23 Conseillers en Formation,
à travers toute la Wallonie.
Le rôle des Conseillers est bien
entendu d’accueillir et d’informer le public qui se présente au
Carrefour. Accueillir et informer, cela signifie accompagner
les personnes qui poussent la
porte des Carrefour dans leurs
démarches, qu’il s’agisse d’une
démarche d’insertion socioprofessionnelle, ou de formation
continuée ou encore de la
recherche d’une formation dans
le cadre d’un développement
personnel.
Pour accompagner au mieux le
public, il faut savoir entretenir
une relation de confiance,
entendre la personne, et parfois
l’aider à construire sa demande.
Il faut pouvoir accueillir tant un
doctorant qu’une personne en
difficulté de lecture et d’écriture
et lui offrir la même qualité
de service.
Pour atteindre un service de
qualité, les Conseillers disposent
de plusieurs outils, de natures
diverses. D’abord, l’expertise du
public, développée avec leur
opérateur d’origine, et les compétences acquises via un “transfert des acquis” des Conseillers
des autres opérateurs.
Le nouvel Essor de l’Interfédé
5
Un Nouvel Essor pour ce dispositif et une participation renforcée
de l’Interfédération des EFT - OISP
ploi Formation…
Dans le futur, les Carrefour
Emploi Formation continueront
à jouer un rôle de plus en plus
important dans le contexte du
Dispositif Intégré d’Insertion
Socioprofessionnelle car ils se
situent au croisement des
demandes du public et de l’offre
des opérateurs wallons.
Cette rencontre des besoins
du public est au cœur de
notre démarche.
Maryline De Beukelaer
Directrice de l’Interfédération
EFT-OISP asbl
1
D’autres outils sont la formation
continuée, les échanges et les rencontres avec les opérateurs de formation, les outils informatiques
(dont la base de données
FORMABANQUE de plus en
plus complète - mais encore
insuffisamment parce que toutes
les offres n’y sont pas encore
encodées6), les entretiens conseils
(des entretiens avec le public où
l’on prend encore mieux le temps
en dehors des “espaces ouverts”
où le public est parfois très nombreux), les séances collectives
d’informations sur les métiers et
les formations qui y mènent,
les permanences des Conseillers
dans les prisons, dans les
Agences Locales pour l’Emploi,
dans les Maison de l’Emploi,
les contacts avec les CPAS, etc.
La rencontre est le mode privilégié d’accompagnement, dans tous
les lieux où la proximité avec
le public est renforcée.
Pour le public le plus fragile,
pousser la porte des CEFo n’est
pas toujours facile, alors nous
nous rendons VERS le public.
Le rôle des Conseillers est
également de transmettre leur
expertise de l’accueil des publics
les plus fragilisés sur le marché
de l’emploi auprès de leurs
collègues Conseillers des
autres partenaires.
Les Conseillers apportent une
réponse au public qui soit la
plus adaptée à ses besoins, sans
faire de l’opérateur qu’il représente la promotion ou le lieu
privilégié de formation.
Depuis le début de la création
des Carrefour, ce principe est
primordial: offrir au public les
services dont il a besoin,
en toute neutralité, tout en étant
pour les collègues et le dispositif
le relais en cas de question ou
de problématique précise liée
à une situation vécue par une
personne fragilisée sur le marché de l’emploi. Neutralité dans
les offres proposées, expertise
dans les problématiques
EFT-OISP.
Cette expertise s’entretient.
C’est pour cette raison notamment que les contacts avec les
EFT et les OISP sont d’une
importance capitale.
Les échanges avec les opérateurs, les rencontres des plateformes associatives et les
“retour-opérateur” (les journées
de retour des Conseillers à
l’Interfédération) sont essentiels.
Dans le cadre de ce dispositif,
comme dans beaucoup d’autres
lieux, la communication et le
dialogue sont des outils facilitateurs. Les acteurs du dispositif
sont nombreux. Aujourd’hui,
les CEFo ont le plaisir
d’accueillir un nouveau partenaire, les Missions Régionales.
Cela permettra d’élargir encore
les compétences du dispositif
pour servir le public de manière
encore plus complète.
2
3
4
5
6
Voir l’article de Alain Coppenolle, Coordinateur
Carrefour Emploi Formation, en page 22, pour
mieux comprendre comment se sont
construites ces structures.
Agence wallonne pour l’Intégration des
Personnes Handicapées.
Communauté française, Enseignement officiel
neutre subventionné (CPEONS),
Etablissements libres subventionnés indépendants (FELSI), Enseignement catholique
(SeGEC).
Institut wallon de Formation en Alternance et
des Indépendants et des Petites et Moyennes
Entreprises.
23 Conseillers en Formation sont employés
par l’Interfédération dans les CF et CEFo
partout en Région wallonne. Vous pouvez
obtenir les coordonnées des Conseillers de
votre Région sur simple demande à notre
secrétariat (secretariat.interfede@skynet.be).
Dans la base de données FORMABANQUE
(www.formabanque.be), 60% environ de l’offre
des EFT-OISP est encodée. Je lance ici un
appel aux opérateurs de formation: demandez
votre login au Webmaster de Formabanque,
Monsieur Jean-Marie Boland au Service de
Coordination (071/20.68.80), et encodez votre
offre de formation! Vous permettrez à un plus
grand nombre de personnes d’en être
informées. Au besoin, faites-vous aider par
l’un de nos Conseillers dans votre région.
Formabanque a beaucoup évolué l’année
passée, profitez-en! Allez visiter le site pour
vous en rendre compte par vous-même…
(voir encart ci-contre)
Le nouvel Essor de l’Interfédé
6
Parler de l’histoire des Carrefour Formation, c’est replonger dans la grande
aventure du Parcours d’insertion. Rappelez-vous en juin 98, après une
mémorable cérémonie officielle et (oserais-je le dire) pompeuse organisée à
Wépion, les Carrefour Formation s’ouvraient sans locaux, ni mobilier, ni matériel…
Un peu d
Tous étaient présents; ceux de
l’AWIPH, de l’Enseignement de Promotion Sociale, de la Formation
professionnelle du FOREM,
de l’IFPME ou de l’Interfédération des EFT-OISP (fraîchement
constituée pour les besoins
de la cause).
T
Les uns travaillaient dans les couloirs d’une direction régionale du
FOREM, d’autres dans des
locaux d’emprunt cédés par une
OISP, quelques chanceux, dans
des locaux organisés pour assurer une fonction proche (mais en
unique opérateur) par la Formation professionnelle du FOREM.
Qu’y avait-il dans ce projet qui
permette de dépasser les difficultés, de mobiliser les énergies et
d’avancer? Sans nul doute un
appui politique sans faille (et en
corollaire les moyens indispensables) mais aussi quelque chose
qui pouvait paraître irrationnel et
stupéfiant: la coopération d’opérateurs de formation jusque-là
concurrents dans la réalisation
d’un objectif commun.
Attention, pas d’angélisme: ne
pas en être constituait sans
doute un risque à ne pas courir;
et puis, comment refuser de
s’associer à des objectifs aussi
louables que ceux du Parcours
d’insertion? “dépasser les
logiques institutionnelles pour
se mettre au service des usagers,
travailler à la transparence de
l’offre et à la diffusion de l’information en faveur des personnes
et des opérateurs de terrain”…
Bref, c’est ainsi que malgré les
grincements et les frustrations,
des équipes se sont créées
endossant tout à la fois:
les impératifs du changement
(nous ne sommes plus concurrents mais associés), ceux du
service immédiat (le public est
présent et il faut assurer le service dès les premiers jours),
la mise au point d’outils
d’information et de logiques de
travail, et, cerise sur le gâteau,
l’invention d’un mode de
gestion multipartenarial.
Il y eut de grands moments
que j’ai partagés: un colloque,
des fêtes au jardin, et d’autres
non moins marquants, au sein
des équipes; certains étaient
légers et drôles, d’autres difficiles et pénibles mais il y a eu,
surtout, un travail incessant de
dialogue, de recherche et de
conception intégrant tous les
acteurs du dispositif:
› Les animateurs pédagogiques
qui ensemble, mandatés par
leur équipe, ont élaboré au
sein des Groupes Techniques
d’Appui les règles du classement de la documentation,
les domaines et sousdomaines de formation, ont
défini les modes d’organisation des informations collectives, les principes méthodologiques de l’entretien
“conseil” ou encore, soutenu
la mise en pratique des principes de l’égalité des chances;
› Les secrétaires et agents
administratifs jonglant avec
le téléphone, les photocopies,
les encodages et les frais
de déplacement;
› Les chargés de coordination
du “pôle” veillant à l’animation de tous les groupes,
à la préparation de plans de
formation, au soutien logistique et financier, à la préparation des réunions du
Comité d’accompagnement;
7
Le nouvel Essor de l’Interfédé
Histoire des Carrefours
’histoire
Et enfin, le Comité d’accompagnement, unissant pour de
longues heures de lecture et de
débat tous ceux qui, tout au long
de ces quelques années d’histoire, n’ont pas cessé d’y croire et
ont soutenu par leur implication
personnelle et la force de leur
détermination, la construction
du partenariat, le professionnalisme des services et son ouverture à l’environnement socioéconomique et politique régional.
Aujourd’hui, les Carrefour
accueillent des milliers de personnes par an mais leur histoire
ne fait que commencer. Rappelez-vous leurs grands principes:
• Développer des services de
qualité dans le cadre d’un
processus coordonné;
• Mettre au premier plan les
besoins et les parcours des
usagers.
Organigramme des partenaires au sein des Carrefour Emploi Formation
Pour y parvenir, les Carrefour
Formation s’associent aux
Espace Ressource Emploi;
le partenariat s’élargit et,
c’est contagieux, les Espace
Ressource Emploi s’ouvrent au
partenariat de l’AWIPH et
des Missions régionales.
Préparez vos post-it, dans cinq
ans, le Nouvel Essor vous
demandera l’histoire des Carrefour Emploi Formation et vous
direz que c’était une sacrément
bonne idée.
Marie-Françoise Sanglier
Directrice du Service
des Relations Partenariales
FOREM Conseil
Soutenu par la Région Wallonne et le Fonds Social Européen
AWIPH
EFT – OISP
Promotion Sociale
IFAPME
Forem Formation
Forem Conseil
Conseillers formation
Conseillers formation
Conseillers formation
Conseillers formation
Conseillers formation
Responsables d’équipe
Agents administratifs
Forem Conseil
Comité d’Accompagnement
des Carrefour Emploi Formation
Conseillers Emploi
Responsables d’équipe
Dont les membres sont des représentants
des différents opérateurs
Carrefour Formation
ERE
La présidence est déléguée par
AWIPH
le Ministère wallon de l’Economie
Conseillers emploi
et de l’Emploi (Mr Marcourt) et
le Ministère wallon de la Formation
(Mme Arena) au Forem Conseil
Missions Régionales*
Conseillers emploi
Carrefour Emploi Formation
Trouver un Emploi
Choisir une Orientation
Coordination des structures
IFAPME
Trouver une Formation
Conseillers emploi
Partenariales
Créer son Activité
Créer son Activité
Travailler et se former à l’étranger
*
Les Missions Régionales sont également représentées au Comité d’Accompagnement des CF-ERE-CEFo
Le nouvel Essor de l’Interfédé
8
Quelle vision les centres de formation et les stagiaires ont-ils de Carrefour
Formation? Propos recueillis sur des collaborations locales effectives.
à la croisée
des
Le rapport
statistique 2003
de l’IWEPS 1, inclus
dans l’évaluation
du Contrat d’Avenir pour la
Wallonie, mentionne l’évolution
constante du nombre de visiteurs et d’entretiens conseil de
1999 à 2003 dans les Carrefour
Formation. En 1999, sont en
effet recensés 47.252 visiteurs…
En 2003, il s’agit de 84.686 personnes qui transitent par ces
services. Depuis juin 1998,
date d’entrée en fonction des
premiers animateurs pédagogiques, quel est le regard porté
par les centres de formation et
leurs stagiaires sur l’outil
Carrefour Formation?
Alors qu’un certain attentisme
était de mise à leur début, les
Carrefour Formation ont-ils à
présent trouvé leur place?
Comment leurs fonctions et
services sont-ils compris?
Quelle est la nature des collaborations qui s’y nouent? Quelle
est la demande qui leur est faite?
Concernent-ils nos publics?
Les actions de formation se
réalisent en complémentarité
étroite avec les autres acteurs
d’insertion (CPAS, ALE,…).
Solange Mainfroid, formatrice et
Anne De Jonghe, coordinatrice
pédagogique, tracent l’historique
de la collaboration avec le Carrefour Formation de La Louvière.
Retours du terrain…
Actuellement, avant la fin de
chaque formation, l’ensemble
des stagiaires prend systématiquement et longuement connaissance du fonctionnement et des
services offerts par Carrefour
Formation. Tous y sont reçus en
groupe, bénéficient d’une information précise sur le mode
d’emploi des outils du centre de
documentation. Le Conseiller en
formation indique en effet comment trouver ce qu’on y cherche
en tenant compte des données
qui concernent chacun.
L
A Chapelle-Lez-Herlaimont,
Symbiose2 et le Carrefour
Formation de La Louvière,
un partenariat alliant
dialogue et conseil…
L’OISP Symbiose développe
ses activités (remises à niveau,
formation en langue, développement de la Citoyenneté, Informatique, modules courts CV…)
au cœur de la Maison de
l’Emploi locale.
Lors du lancement effectif
des Carrefour Formation,
Symbiose a été convié à présenter ses activités afin qu’elles
soient identifiables dans
l’environnement local.
A cette époque, pour le centre de
formation, cet appel à partenariat constituait l’occasion de sortir les stagiaires d’un isolement
professionnel en suscitant l’opportunité de “rebondir”, de tisser un lien vers le “vrai” monde
de l’emploi. Lorsque Symbiose a
emménagé au sein de la Maison
de l’Emploi locale, le partenariat
avec Carrefour Formation s’est
resserré. Par-là même, l’action
du centre de formation se renforce aux yeux des stagiaires.
L’ensemble des possibles est
ensuite abordé: les séances
collectives d’information sur
les métiers, les formations, les
filières. Comment et pourquoi
demander un entretien conseil?
Depuis l’automne 2004,
le Carrefour Formation effectue
une permanence sur le site
Solvay au sein de la Maison de
l’Emploi. Cette initiative permet
aux stagiaires ayant déjà bénéficié d’une visite en profondeur,
d’aller de l’avant en affinant s’ils
le souhaitent leur démarche.
Les échos des stagiaires sont
fortement positifs et certains
souhaitent pousser la porte, à
nouveau, pour avancer. Car bon
nombre d’entre eux ne maîtrisaient guère le paysage de la formation et de l’emploi. Où trouver dès lors une opportunité de
dissiper le brouillard?
Pour ceux qui sont encore en
cours de formation, cette permanence a pour mérite de lever les
freins et d’abolir un sentiment de
désarroi. Les stagiaires se sentent
accompagnés et ont confiance.
Ils savent par ailleurs qu’une
visite à La Louvière est prévue.
Au plan pédagogique, l’équipe
de Carrefour Formation est
un relais important pour les
formateurs de Symbiose.
C’est le “chaînon manquant
professionnel”. Carrefour Formation diffuse les services de
Symbiose, éclaire le centre sur
l’évolution de l’offre de formation locale ou sectorielle.
9
Le nouvel Essor de l’Interfédé
Histoire des Carrefours
Carrefour Formation
chemins…
C’est l’occasion de marquer
le pas et d’entrer dans une
démarche professionnelle et
formative pure. Les stagiaires
ont lors de leur formation chez
Structure mis en place des
méthodes d’autonomie en coupant le cordon ombilical avec des
“besoins de soutien individuel”.
Une démarche au sein du
Carrefour Formation, amorce
une étape supplémentaire,
génère de nouveaux comportements (mobilité, écoute,
recherche active, prise d’initiative,
de responsabilité). La personne
en formation devient progressivement acteur de son projet professionnel: le formateur n’est
plus l’unique référent.
A travers les différents contacts,
les opérateurs peuvent en effet
cerner davantage les besoins en
formation en continuelle mutation. C’est l’occasion pour les
encadrants pédagogiques de
s’interroger sur les demandes
et l’adéquation de leurs programmes. Face à la complexité
du paysage de formation des
personnes adultes, Carrefour
Formation apporte un éclairage
rigoureux. Chez Symbiose, ce
travail documentaire ne pourrait
être assumé car trop spécialisé.
A chacun son métier!
Solange Manfroid et Anne
De Jonghe mettent en évidence
la nécessité d’un partenariat
basé sur des pratiques
communes et une même
philosophie de l’action
d’insertion.
La recherche d’une crédibilité
quant à la démarche des personnes, la souplesse, le feedback et la flexibilité sont autant
d’atouts face à la personne en
formation. A Chapelle-Lez-Herlaimont, le Carrefour Formation
est bien le pivot dans la collecte
et la ventilation d’informations
pour les stagiaires en vue d’une
première orientation, d’un service à la sortie, d’un premier
cycle de formation…
A La Hestre, Structure3:
“Le Carrefour Formation de
La Louvière, un espace ouvert”…
Pour Linda Heyninck, formatrice-animatrice chez Structure,
le Carrefour Formation de
La Louvière est une étape incontournable, depuis sa création,
dans le programme de formation
des stagiaires dont il fait partie.
…“Au même titre que certaines
autres institutions, le Carrefour
Formation est malheureusement un lieu peu connu de nos
stagiaires. Les préoccupations
des personnes en formation
concernant leur orientation
future, la connaissance d’outils
d’appui ou de pistes sont inexistantes ou suscitent l’anxiété, la
crainte. Il est donc nécessaire de
procéder à un travail de démystification, de viser un objectif de
prise de connaissance directe.”…
Au terme de chacune des formations, une visite est donc organisée au cours de laquelle le
Conseiller en formation répond
aux questionnements de chacun.
La rencontre est très participative, le groupe et le Conseiller
témoignent d’une disponibilité
importante.
Le groupe permet à chacun de
trouver un encouragement.
Une première démarche individuelle est dans un premier temps,
en effet, plus laborieuse. L’endroit
est neutre, l’accès libre et gratuit.
Il n’y aura pas d’impact sur la
situation administrative de la
personne en formation. L’usager
ne se sent pas contraint et dès
lors il devient plus perméable à
la démarche. La pédagogie est
conçue à dimension variable:
à chacun selon ses besoins.
Il s’agit d’un espace ouvert
“vivant non intrusif”.
1
2
3
L’IWEPS ne désigne pas un nouveau label de
qualité mais bien l’Institut wallon de l’évaluation,
de la prospective et de la statistique. Sa mission
est de récolter des statistiques dont celles de
notre secteur. Pour le lecteur assidu, insomniaque
ou curieux, ces chiffres sectoriels se retrouvent
dans le Nouvel Essor de juillet 2004 en page 23.
ASBL Symbiose: 17, rue Solvay - 7160
Chapelle-lez-Herlaimont - 064/31.23.00.
ASBL Structure: 49, rue Ferrer - 7170 La Hestre
- 064/77.57.44.
Le nouvel Essor de l’Interfédé
10
Les Conseillers sont attachés à
des partenaires différents mais
occupent une position pédagogique unique. Lors de cette rencontre, les stagiaires sont invités
à explorer méthodiquement
cette “bibliothèque spécialisée”
qu’est Carrefour Formation.
Un pont sur le “futur” est jeté
car tout ici est mis en œuvre
pour que chacun puisse poursuivre ou affiner par la suite
son projet d’insertion.
L’équipe pédagogique de Structure recourt également à Carrefour Formation de La Louvière
pour mettre en place des cycles
de formation sur les métiers.
Il s’agit de produire des données
sur les “nouveaux métiers (assistant logistique en unité de soins
par exemple) ou les métiers plus
traditionnels porteurs d’emploi
(la construction). C’est l’occasion
de mettre des informations à la
portée des publics, de balayer des
idées fausses, de préciser les
manières de fonctionner sectorielles et de cerner les exigences
de sélection. Une avancée
calibrée vers les réalités professionnelles quotidiennes qui
seront celles de demain…
Certains domaines couvrent une
telle diversité de métiers qu’il
est impossible pour un formateur en OISP de les maîtriser.
Le Carrefour Formation constitue donc un pôle d’expertise réel
de par son contenu matériel et
logistique (documentation
fouillée, PC …). Structure peut
dès lors ajuster ses seuils
de formation.
L’équipe de La Louvière
a recherché, à la demande
des formateurs de Structure,
les passerelles et filières existantes dans le secteur de la
formation vente. Au terme de
cette formation chez Structure,
en aboutissement de l’atelier
“recherche emploi”, une action
particulière sera menée par les
Conseillers Carrefour Formation sur les débouchés qualifiants dans ce secteur d’activités.
S’ils le souhaitent, sans pression
aucune, certains stagiaires
peuvent reprendre contact
ultérieurement.
Tout comme l’équipe de Symbiose, Linda Heyninck met en
évidence les qualités déontologiques requises par la
démarche Carrefour Formation:
l’absence totale de contrôle et de
directivité, le souci de coller à la
réalité des personnes, la vision
commune des publics et des
objectifs recherchés.
À Tournai, Ifi4 et Carrefour
Formation: “laisser au stagiaire
la responsabilité, l’initiative
en matière de choix de filière
et d’opérateur de formation”.
Eric Bodart, coordinateur pédagogique de l’OISP Ifi met en
avant les traits saillants du long
partenariat qui unit les deux
opérateurs: “Lors de la mise en
place des Carrefour Formation,
nous nous sommes demandés,
comme bon nombre d’acteurs
d’insertion à l’époque, si les
pouvoirs publics n’instauraient
pas un dispositif supplémentaire risquant de ne pas toucher
le public le plus fragile?
A l’heure actuelle, force est de
constater qu’un tiers des 267 stagiaires en formation, arrive chez
nous par le biais du Carrefour
Formation de Tournai”.
Ce partenariat positif tient au
fait que dès la constitution de
Carrefour Formation, les personnes ressources connaissaient
très bien les centres de formation et souhaitaient nouer une
collaboration active.
Même si depuis lors les équipes
ont changé, les composantes du
partenariat restent les mêmes.
La connaissance approfondie de
chacun, le respect mutuel de la
méthodologie, les contacts rapprochés et la recherche d’opérationnalité quant à la personne
sont autant de facteurs de réussite. Tous les intervenants et
davantage encore les usagers
sont concernés.
Lorsqu’un futur stagiaire vient de
Carrefour Formation, il possède
en mains une information exacte
sur plusieurs lieux de formation
possibles: les Conseillers ont la
capacité de prendre en compte le
point de vue du futur stagiaire.
C’est à lui de rendre visite aux
différents opérateurs et de choisir. Il est maître de son parcours.
On évite ainsi les risques de
choix contraint, c’est un gain de
temps pour tous. A l’inverse,
pour les personnes en mal
d’orientation, les Conseillers en
formation deviennent également
des ressources. Fini le temps du
parcours de combattant où l’information parcellaire, l’orientation subjective étaient un risque.
“Carrefour Formation est la
marche à escalader pertinente”
pour éviter des trous dans les trajectoires des personnes en formation les plus éloignées de
l’emploi. La déontologie pratiquée par les Conseillers rassure.
Leur rôle a bien pour vocation
d’être un véritable service pédagogique objectif, fiable, centré
sur la personne.
Anne, stagiaire en bureautique:
“Comment et avec qui débroussailler l’offre de formation?”
Stagiaire en bureautique chez
Ifi, Anne 32 ans, sans emploi,
souhaitait reprendre un parcours de formation après avoir
interrompu l’école très tôt, “une
erreur”, et travaillé dans le secteur du nettoyage. Mais comment s’y prendre quand “malheureusement on n’y connaît
presque rien”? Quelle orientation choisir pour accroître ses
chances d’emploi tout en tenant
compte de son parcours?
C’est par le bouche à oreille
qu’elle pousse la porte de Carrefour Formation, “une chance”!
D’emblée, Anne a le sentiment
d’être au bon endroit. L’accueil
est chaleureux, le courant passe.
Elle reçoit des indications sur ce
qu’elle cherche, fait le point sur
sa demande, son parcours, ses
acquis, histoire de voir plus clair
dans tout cet ensemble de questions. Elle prend connaissance
du contenu des étagères de
documentation. Entreprise
ardue seule mais l’appui du
Conseiller lui permet bientôt de
ressortir avec une base de données des formations qui lui sont
accessibles. Depuis 2 mois en
formation, Anne estime
avoir été bien aiguillée,
elle l’a d’ailleurs fait savoir.
Jean, stagiaire en bureautique:
“la mise au premier plan
des besoins et du parcours de
la personne en demande
de formation”.
Jean, 35 ans, est malheureusement un habitué des formations
pour adultes. Après des études
techniques en comptabilité, sans
emploi, il suit deux cycles de formation qualifiante. Pas d’emploi
à l’horizon. Le temps passe.
Lors d’un entretien chez Forem
Conseil, il est informé de l’existence de Carrefour Formation.
Il peut, suite à un contact téléphonique, y passer immédiatement. D’emblée, la dimension
“dialogue et conseil” le met en
confiance. Il a enfin le sentiment
d’appui différencié et se sent
pris en compte sans être jugé.
Il estime enfin que le Conseiller
a pu l’orienter efficacement.
Soulagement…
Du point de vue du terrain
et de ses usagers, Carrefour
Formation, objectif atteint…
Véronique Dupont
Chargée de mission Aleap
4
ASBL Ifi: 52, rue Jeanne d’Arc - 7500 Tournai 069/84.53.68.
Souvenirs,
souvenirs
Si mes souvenirs
sont exacts, c’est en
1998 qu’étaient lancés les Carrefour
Formation. Le Fonds Social
Européen avait décidé qu’il faudrait mettre en route le parcours
d’insertion, dont la définition ne
figurait nulle part. On a donc
ouvert le débat avec les opérateurs de formation et d’insertion
pour arriver à quelque chose
que l’on a baptisé “parcours
d’insertion” et qui a obtenu
l’assentiment de la Commission.
S
En fait, l’idée était de jouer sur
plusieurs entrées qui permettraient d’ouvrir le jeu, de créer
plus de mise en réseau des
acteurs de formation et d’insertion, de favoriser un terrain plus
propice à des actions plus
décloisonnées et plus concertées
et aussi, d’aller vers plus de
visibilité de l’offre de formation
pour monsieur tout le monde.
Contrairement à ce que certains
ont dit ou écrit, nulle part dans
le texte du parcours d’insertion
de l’époque, ne se retrouvait
l’idée d’un passage obligé du
demandeur d’emploi d’abord en
pré-qualification, puis en formation qualifiante et puis enfin
dans la possibilité d’insertion
dans l’emploi. Ce n’était ni
le texte ni l’intention du texte ce qui ne veut pas dire que l’on
ne voulait pas faciliter les passerelles entre pré-qualification et
qualification, par exemple.
L’idée était de travailler sur
quelques ingrédients en même
temps et dans toutes les sousrégions. Créer des lieux organisés de contacts entre les catégories d’opérateurs à l’échelle de
chaque Comité subrégional.
Tenter d’objectiver l’offre de formation dans chaque sous-région
et de favoriser une régulation de
cette offre, avec les partenaires
sociaux via les comités subrégionaux. Favoriser la participation
des demandeurs d’emploi qui
sont dans les dispositifs.
Améliorer la visibilité de l’offre
de formation et l’information
des demandeurs d’emploi en
deux projets: créer une base de
données commune de l’offre Formabanque, créer un dispositif commun et partenarial
d’information sur l’offre de
formation avec les Carrefour
Formation.
C’est à ce moment que les Carrefour Formation sont nés, avec
les petites et les grandes difficultés d’organiser le partenariat très
concrètement et sur le terrain
avec l’Enseignement de Promotion Sociale, L’IFPME, Le Forem,
l’Awiph et les EFT-OISP.
À ce moment aussi, on convenait que la participation des
EFT-OISP s’établirait via l’Interfédération car à ce moment,
il fallait un interlocuteur représentatif et l’Interfédération
n’avait pas encore le rôle qu’elle
a pris depuis et n’était pas
encore le lieu de coordination
du secteur de l’insertion.
Du côté de l’Enseignement, la
volonté de la Promotion sociale
de participer dans les Carrefour
Formation était évidente et il fallait résoudre les difficultés pour
concrétiser l’action de l’Enseignement au sein des Carrefour,
depuis les modalités de financement, les statuts et les horaires
des enseignants jusqu’aux
problèmes propres à l’existence
de quatre réseaux.
Via le CESRW, les partenaires
sociaux émettaient des avis positifs mais reprochaient (ils avaient
raison), que le dispositif ne comprenait pas suffisamment le
volet insertion dans l’emploi.
En même temps, on pouvait
regretter que leurs regrets ne
s’accompagnent pas de propositions en la matière, car il y a une
limite au rôle que peuvent jouer
des opérateurs de formation et
d’insertion en matière d’emploi.
Dans le même temps, le FOREM
mettait en place des Espace
Ressource Emploi, sortes de
plates-formes ouvertes de conseil
et d’information sur les métiers
et sur l’emploi, avec des similitudes fortes quant à leur mode
de fonctionnement avec les
Carrefour Formation. On ne
savait pas encore à ce moment-là
si les Espace s’ouvriraient à des
formes partenariales, notamment avec les opérateurs sur le
marché de l’emploi comme les
sociétés d’intérim, par exemple…
Le nouvel Essor de l’Interfédé
11
Histoire des Carrefours
Le nouvel Essor de l’Interfédé
12
Considérant qu’on ne pouvait
pas tout régler en même temps,
les deux dispositifs se sont
ouverts et ont développé leurs
outils et leurs professionnalités.
En ce qui concerne les Carrefour, ils sont très rapidement
devenus des lieux reconnus et
largement utilisés dans toutes
les sous-régions. On suivait
d’ailleurs les chiffres de fréquentation qui ne cessaient de croître
et lors des études de satisfaction
commandées par le FOREM sur
un ensemble de produits et dispositifs, les Carrefour se signalaient rapidement par leur présence et la reconnaissance de
leur qualité par les utilisateurs.
Vint ensuite la législature précédente avec Marie ARENA, l’idée
de rapprocher les deux outils et
de les réunir dans les mêmes
infrastructures, tout en laissant le
pilotage des Carrefour Formation
dans la logique de plate-forme
partenariale initiale. Cette idée
permettait de rapprocher l’information sur l’insertion, la formation, les emplois et les métiers en
un lieu commun, avec la collaboration de pratiquement tous les
partenaires concernés.
Cette nouvelle étape est pratiquement terminée et aujourd’hui, il y a lieu de poser les
nouvelles étapes, avec pour
balises les réflexions européennes sur l’enseignement et
la formation professionnelle, ou
encore les textes du Contrat stratégique pour l’Éducation et du
nouveau Contrat d’Avenir pour
la Wallonie, en particulier sur
le chapitre de l’orientation.
Les Carrefour Emploi Formation
constituent aujourd’hui un
remarquable outil à bien des
égards. L’orientation subira sans
nul doute un double mouvement: - professionnaliser l’orientation tout au long de la vie avec
des outils adaptés aux différents
publics, des accès largement
décentralisés et une série d’outils communs pour l’enseignement et la formation professionnelle; - une orientation interne
renforcée au sein même des opérateurs et des dispositifs, pour
offrir des prestations plus personnalisées, une guidance plus
poussée et des itinéraires
pédagogiques plus suivis.
Les choix qui seront opérés en
matière d’architecture d’enseignement et de formation pèseront sur les deux types d’orientations. Ce qui recouvre les
notions de modularisation,
de capitalisation des acquis, de
qualification, de validation des
compétences, de référentiels ou
profils de qualifications, des
niveaux communs, d’architecture des diplômes, titres et certificats, … Ces problématiques
sont bien cernées dans les textes
du Processus de Copenhague
et dans la déclaration des
Ministres de l’Éducation à
Maastricht en novembre 2004.
Les liens avec le processus de
Bologne et les unités de crédit
transfert devront aussi être établis, car les frontières entre
formation continuée, supérieure
et formation professionnelle
attrapent des pores quand ce ne
sont pas de véritables trouées,
et cela ne fait que commencer.
Orienter sur la base d’une
connaissance professionnelle,
sûre et approfondie des filières,
des certificats auxquels elles
mènent, des passerelles, des
conditions d’accès, des métiers,
des débouchés ou simplement
des conditions d’accès ou des
délais d’attente… demande à coup
sûr que l’on passe d’un stade de
recueil et de diffusion d’information à un stade plus outillé, plus
structuré et plus complexe.
Les Carrefour Emploi Formation
sont à la croisée de deux problématiques. La première concerne
la problématique de l’accès à
l’emploi et de la formation-insertion en tant qu’instrument de la
politique active de l’emploi.
Sur la seconde, on trouve la formation tout au long de la vie, qui
doit permettre à chacun de développer et de valoriser des savoirs
et des compétences pour sa vie
professionnelle et son développement personnel. Ces deux
problématiques se complètent
mais ne se recouvrent pas entièrement. L’une prendra pour
finalité l’insertion dans l’emploi
et l’autre le développement des
compétences, des savoirs et l’accès aux certifications pour ceux
qui n’ont pas transité par les
autoroutes du diplôme.
Si l’on parle d’orientation tout au
long de la vie, il ne faut pas
oublier que la vie commence à
l’école et que l’orientation durant
la formation de base est un enjeu
clé. L’idée de développer un
tronc commun dans le secondaire et de retarder les choix professionnels dans le technique
aura déjà un impact positif direct
sur l’orientation scolaire. Une
autre idée du Contrat, à savoir de
développer des outils communs
à l’orientation durant la formation de base et la formation continuée, est également intéressante.
Elle permettra à chacun de développer davantage ses professionnalités et de profiter à l’égard de
ses publics, du travail de chacun
pour mieux faire son métier à soi.
L’équilibre entre le rôle des uns
et des autres ne sera pas toujours facile à assurer. D’abord
parce que la matière est complexe et le métier est difficile,
ensuite parce que les institutions sont ce qu’elles sont,
qu’il faudra que tout le monde
travaille en confiance et que
personne ne perde.
C’est indispensable et quand on
voit la masse de travail à accomplir, mon avis est qu’il y en a
pour tout le monde et que tout
le monde va y gagner.
L’expérience me dit qu’il n’y a
pas de temps à perdre car de
l’idée aux projets et des projets
aux réalisations, il faut des discussions, du consensus, de
l’énergie, de l’organisation et du
temps. Il faut de tout sauf du “y a
qu’à” ou du “pour tout de suite”.
Pour la première fois, l’éventail
des enjeux de l’éducation, de la
formation et de l’orientation est
posé et largement dans ses multiples dimensions par le contrat
stratégique. Les synergies avec
les autres axes du Contrat
d’Avenir - dont l’emploi - sont
établies, c’est important pour
le sujet de l’orientation qui nous
occupe ici. La négociation et
le dialogue avec les partenaires
sociaux sont entamés et l’on
espère que la dynamique pourra
se déclencher, progressivement
et avec la participation de tous
les opérateurs et avec ceux qui
connaissent le terrain.
Pour les Carrefour Formation,
puis les Carrefour Emploi Formation, c’est une nouvelle étape
de construction de l’Orientation
tout au long de la vie et de nouvelles perspectives à la fois intéressantes et nécessaires. C’est
un beau dossier dont je suis persuadé qu’il passionnera tout
autant les partenaires des Carrefour que ceux qui y travaillent et
en ont fait ce qu’ils sont, un très
bel outil prêt à évoluer et à
construire.
Paul Simar
Directeur général du FOREM
La Louvière - Mons:
deux expériences
de terrain
L
LA LOUVIÈRE
Laurence De Wandel:
Promotion Sociale
(de septembre 2003 à juin
2004) & Forem (depuis octobre
2004); Carine Fontaine:
EFT-OISP (depuis novembre
2003). Nous sommes deux
conseillères en formation qui
dépendent d’opérateurs différents. Nous avons rédigé
ensemble cet article qui reflète
nos ressentis et impressions par
rapport à notre expérience
d’environ un an et demi au sein
du Carrefour Formation de
La Louvière.
Notre vision du travail
Au-delà de la vision classique
que nous pouvions avoir quant
aux services offerts au public du
Carrefour Formation (renseignements sur les différentes
possibilités de formation), nous
constatons que le travail de
Conseillère en Formation est
beaucoup plus diversifié:
› Les entretiens individuels qui
ont pour objectif d’aider les
usagers à choisir leur filière
de formation en adéquation
avec leurs attentes et leurs
besoins;
› Les Informations Collectives
Généralistes et par Métier qui
présentent, pour les premières, les différents opérateurs et leur collaboration au
sein d’un partenariat en nos
murs, et pour les secondes,
des renseignements pratiques, concrets, pertinents,
complets et actualisés sur un
secteur d’activités, développé
en lien direct avec la demande
du public et les acteurs du
secteur visé (Auxiliaire polyvalent(e), Educateur (-trice),
Accueil de la Petite Enfance,
Secrétaire …);
› La documentation: à réaliser et
à actualiser par chaque
Conseiller, relais de son opérateur, et dans le cadre de la gestion des offres de formation et
des informations sur les
métiers présentés dans l’espace
ouvert, accessible au public;
› Le travail en amont: les multiples contacts à prendre avec
les différents organismes de
la région (tels que le Centre
Public d’Action Sociale, ou
encore les Agences Locales
pour l’Emploi ou les Maisons
de l’Emploi);
› Les groupes de travail, notamment sur la gestion de la
documentation, l’entretienconseil, l’égalité des chances
… qui demandent une participation active d’un Conseiller
par site, et permettent ainsi la
construction d’outils utiles à
l’ensemble des Carrefour Formation ou Carrefour Emploi
Formation;
13
Le nouvel Essor de l’Interfédé
Histoire des Carrefours
› Être toujours attentif à l’actualité qui concerne notre public,
par exemple le PAC (Plan
d’Accompagnement des Chômeurs)…, nos missions étant
centrées sur l’information et
l’accompagnement positif du
public et non sur le contrôle;
› Le travail en équipe: les
réunions rendent possible le
partage d’informations entre
les Conseillers et avec le Responsable d’équipe (relais du
Comité d’Accompagnement
des Carrefour Formation,
Espace Ressources Emploi et
Carrefour Emploi Formation),
et une mise à jour continue.
Nous pensons que ce dispositif multi-partenarial permet
une richesse d’informations
de toute nature professionnelle, mais à exploiter sans
doute plus largement.
Notre impression
• Travail qui peut être diversifié
pour qui s’investit, en s’engageant dans différents projets
et/ou actions et en complétant
ses connaissances par rapport
au “monde” de la formation;
• La rencontre de partenaires
d’horizons différents au sein
d’une même équipe est riche
et complexe mais parfois compliquée (le regroupement de
personnalités impliquant des
visions du travail multiples et
pas toujours compatibles, en
lien également avec l’expérience professionnelle passée);
Le nouvel Essor de l’Interfédé
14
• Étonnées au départ des ressources humaines nécessaires
dans un Carrefour Formation,
mais finalement appropriées
par rapport au fonctionnement mis en place;
• Utilité de la fonction de
Conseiller au quotidien, spécialement dans la région dans
laquelle nous exerçons, et en
réponse à une demande élevée (en tous les cas, plus élevée que nous ne le pensions…)
• …
Tout ceci ne représente bien évidemment que nos impressions
personnelles et à l’heure
actuelle. Penserons-nous la
même chose dans un an? Et
qu’en sera-t-il lorsque le Carrefour Formation de La Louvière,
rapproché physiquement de
l’Espace Ressource Emploi sera
Carrefour Emploi Formation?
We weten het niet1 …
Laurence De Wandel
Carine Fontaine
Conseillères en formation du
Carrefour Formation
de La Louvière
MONS
Notre expérience au sein du CF,
d’abord, ensuite du CEFo,
de Mons.
Nous, Laurence Debaisieux et
Isabelle Vancauwenberghe,
toutes deux relais EFT-OISP,
et contrairement à nos collègues
louviéroises, nous sommes
dans le dispositif depuis
l’ouverture du projet.
Ce qu’on en pense:
Nous n’allons pas redire les
mêmes choses que celles écrites
si brillamment par nos collègues
de La Louvière, et auxquelles
nous adhérons, mais nous vous
proposons d’aborder le caractère
“multi-opérateur” de notre
structure et de notre
fonctionnement.
Justement, “multi-opérateur”,
qu’est-ce que cela signifie?
Si l’on s’en tient à une définition formelle, cela veut dire que
le dispositif est animé et co-géré
par les différents organismes
intervenant dans la formation
pour adultes.
Concrètement, les Conseillers
viennent d’opérateurs différents,
les représentent auprès de tout
public en recherche de formation. En effet, les formules possibles sont nombreuses et présentées aux utilisateurs de
manière neutre, dans le plus
grand respect de ceux-ci et de
leur projet, qu’il soit professionnel ou personnel.
Sur le plan du fonctionnement
interne, le terme “multi-opérateur” signifie que les Conseillers
ont chacun leur employeur, et
donc que leurs statuts diffèrent,
ainsi que leurs salaires, le
nombre d’heures à prester, les
congés… Une gageure! Même si
ceci était clair dès le départ.
La richesse apportée par ce
mélange de “cultures d’entreprises” est néanmoins bien
supérieure aux inconvénients
qui en découlent, élément qui
nous apparu au fil du temps et
qui est toujours très présent
dans notre pratique quotidienne. Nous nous rendons
compte, par exemple, que lors
de rencontres extérieures ou de
formations que nous suivons,
nous ne nous présentons plus
comme des représentants de
nos opérateurs, mais comme
des agents CEFo uniquement.
Cette richesse, nous l’étendons
d’ailleurs à nos collègues des
autres axes depuis notre récente
réunion en Carrefour Emploi
Formation: groupes de travail
inter-axes, négociations par rapport aux méthodes de travail et
à l’unification des structures,
et surtout à une philosophie
d’accueil du public.
Laurence Debaisieux
Isabelle Vancauwenberghe
Conseillères en formation
du Carrefour Emploi Formation
de Mons
1
… càd, littéralement parlant:
“Nous ne le savons pas”
Flash Info
Le nouvel Essor de l’Interfédé
15
“Le labyrinthe de l’information”
Action de sensibilisation à l’importance d’une information claire, complète et précise
dans les étapes du Dispositif Intégré d’Insertion Socioprofessionnelle,
proposée par la Commission de Concertation Stagiaires - Opérateurs de la CSRC 1 du CSEF 2 de Liège
Tant les opérateurs
que les stagiaires
relèvent certaines
lacunes relatives aux
informations données et à donner dans le DIISP3. Trop ou trop
peu d’informations, complexité,
manque de transparence, langage d’initiés, difficulté de mise
à jour des données, connaissance limitée des autres opérateurs et structures, …
sont autant de freins à une
bonne communication.
T
Au vu des nouveaux décrets,
parallèlement aux réalités de terrain, l’importance d’une information claire, précise et complète est ressortie comme
élément fondamental et primordial pour le bon déroulement du
parcours d’insertion de chacun.
Le point 3 de la charte du stagiaire et demandeur d’emploi en
formation4, relatif à l’accueil et à
l’information, mettait notamment déjà en évidence la nécessité de communiquer de manière
transparente, et dans le respect
de la personne en formation.
C’est pourquoi la commission
de concertation stagiairesopérateurs, avec le soutien de la
CSRC du CSEF de Liège,
propose de faire vivre le parcours de demandeurs d’emploi
aux professionnels l’insertion
socioprofessionnelle afin de les
sensibiliser aux difficultés
qu’ils rencontrent.
Ils ont parcourus ce labyrinthe
par groupes de 12 personnes
maximum et ont tentés d’y
atteindre leur objectif.
Un moment d’échange d’environ 1 heure était ensuite prévu
avec les autres participants, un
membre de la commission de
concertation et un animateur
sensible à la question de la participation. Ce moment permettait
de prendre le temps de réfléchir
aux freins et leviers qu’ils ont
rencontrés, aux bonnes pratiques à adopter et de faire émerger des pistes de solutions.
Le fruit de ces réflexions fera
l’objet d’une publication.
Pour tout renseignement
complémentaire:
Nathalie BIERWERTZ,
04/229 11 28,
nathalie.bierwertz@skynet.be,
CSEF Liège, Quai Banning, 4
4000 LIEGE.
1
2
3
4
Commission Sous Régionale de Coordination
des opérateurs du parcours d’insertion
Comité Subrégional de l’Emploi et de la
Formation
Dispositif Intégré d’Insertion
Socioprofessionnelle
Signée par l’ensemble des opérateurs liégeois
le 27 octobre 2000
Concrètement, le 11 mars 2005,
les participants ont joués pendant environ 45 minutes le rôle
d’un demandeur d’emploi dans
ce “labyrinthe de l’information”.
La sécurité sociale belge fête ses 60 ans:
le temps serait-il venu de la mettre à la retraite?
Le mardi 26 avril prochain, la FeBISP se penchera, à l’occasion de sa 8 ème journée d’étude,
sur le thème de la sécurité sociale.
Comment fonctionne
notre système de protection sociale?
Quelle différence
entre assurance et assistance?
Quels sont les principes et les
sources de financement, pourquoi parle-t-on de mécanisme
de redistribution? Quels sont les
liens avec les politiques d’emploi et d’activation? C’est à ces
questions que tenteront de
répondre une partie de nos
intervenants.
C
Mais impossible en 2005 de
parler de la sécurité sociale sans
rappeler le contexte européen et
ses incidences sur les politiques
au niveau national. Nous consacrerons donc une partie de la
journée à la présentation des
orientations politiques de
l’Union européenne à travers la
stratégie européenne pour l’emploi, la méthode de coordination, les objectifs du Sommet
de Lisbonne…
Enfin, traiter de la sécurité sociale
belge, c’est aussi évoquer les
thèses et les arguments qui visent
sa remise en cause ou ses ajustements. Pour cela nous avons
invité des politiques et des représentants des organisations de travailleurs à venir débattre et
répondre aux questions du public.
Vous trouverez plus de détails
sur le déroulement de la journée
et les différents intervenants en
consultant notre site
http://www.febisp.be/
D’ores et déjà, la revue Politique
(http://politique.eu.org/)
consacre son numéro de
décembre à ce thème, à travers
un dossier très fourni intitulé
“La Sécu dans la tourmente rencontre avec une grande
dame bien conservée”.
Politique revue de débats, n° 37,
bimestriel, décembre 2004, 6€.
Pierre-Alain Gerbeaux
Attaché aux relations
institutionnelles à la FeBISP
ERE de Nivelles - rue de Soignies, 7
Mardi - Jeudi : de 9h00 - 16h00
Brabant wallon
rue de la Limite, 2a - 1300 Wavre
Tél.: 010/23.49.00 - Fax: 010/24.72.03
carrefour.brabantwallon@formabanque.be
Tournai
rue Puits l’Eau, 10
7500 TOURNAI
Tél.: 069/88.11.00 - Fax: 069/88.11.19
carrefour.tournai@formabanque.be
Wavre
Lundi: 8h30 - 12h00
Mardi: 8h30 - 16h00
Mercredi: Fermé
Jeudi: 13h30 – 16h00
Vendredi: 8h30 - 12h00
Samedi: 9h30 - 12h00
(uniquement hors congés scolaires)
Congés scolaires: chaque jour de 9h00
à 13h00, pas de décentralisation
ni de permanence le samedi matin
Lundi - Mercredi - Jeudi - Vendredi:
9h00 - 12 h00 et 13h00 - 16h00
Mardi: 9h00 - 12h00
Mercredi sur rendez-vous l’après-midi
Samedi: 9h30 - 12h00 (principalement
pour les travailleurs)
Maison de l’Emploi d’Ottignies
rue du Moulin, 9 - Tél.: 010/42.10.20
Sur rendez-vous les 2ième jeudi
de 9h00 à 12h00
Tubize site FOREM - rue de Bruxelles, 109
1er et 2ième lundi : 9h00 - 12h00
3ième et 4ième lundi : 13h30 - 15h30
Orp-Jauche Maison de l’Emploi
rue Sylvain Bawin, 46-48 - Tél.: 019/65.91.50
3ième jeudi : 9h00 - 12 h 00 et 13h30 - 15h30
Maison de l’Emploi de Peruwelz
rue de la Station, 11 - Tél.: 081/25.46.10
Sur rendez-vous 4ième jeudi
de 9h00 à 12h00
Maison de l’Emploi de Braine-l’Alleud
rue Longue, 34 - Tél.: 02/389.00.10
Sur rendez-vous les 1er lundi de 13h30 à 16h00
Maison de l’Emploi de Jenappe
Espace 2000, 7A - Tél.: 067/41.17.20
Sur rendez-vous les 2ième lundi
de 13h30 à 16h00
Brabant wallon
Tournai
Coordonnées et horaires
des Carrefour Emploi Formation
Le nouvel Essor de l’Interfédé
16
La Louvière
Mons
Charleroi
La Louvière
rue Louis de Brouckère, 20
7100 LA LOUVIERE
(près de la place Maugrétout)
Tél.: 064. 23 90 50 - Fax: 064/84.81.64.
carrefour.lalouviere@formabanque.be
Lundi: 8h30 - 12h30 et sur rendez-vous
l’après-midi
Mardi: 17h00 - 19h30 (sauf congés scolaires)
Mercredi: 8h30 - 12h30 et 13h30 - 16h00
Jeudi: 8h30 - 12h30 et 13h30 - 16h00
Vendredi 8h30 - 12h30 et sur rendez-vous
l’après-midi
En période de congés scolaires ouvert tous
les matins de 8h30 à 12h30
Décentralisations: (sauf congés scolaires)
Maison de l’Emploi de BRAINE-LE-COMTE
rue Ferrer, 11 — Tél.: 067/ 41.15.60
Les 2ième et 4ième mardis du mois
de 13h30 à 16h00
Mons
Square Roosevelt, 6 - 7000 MONS
Tél.: 065/40.93.40 - Fax: 065/31.90.69
carrefour.mons@formabanque.be
Lundi - Mercredi - Vendredi - Samedi:
9h00 - 12h00
Mardi - Jeudi: 9h00 - 16h00
Maison de l’Emploi
de CHAPELLE-LEZ-HERLAIMONT
rue Solvay, 17 - Tél.: 064/31.07.30
Les 3ième mardis du mois de 13h30 à 16h00
Régie de Quartier d’ENGHIEN
rue des Bleuets, 34
Les 1er mardis du mois de 13h30 à 16h00
Maison de l’Emploi d’ERQUELINNES
rue de la gare, 26 à 6560 Solre-sur-Sambre
Tél: 071/59.77.62
Tous les 2ième lundis du mois
à 14 heures précises.
Charleroi
rue de l’Ecluse, 16 - 6000 CHARLEROI
Tél.: 071/23.05.03 - Fax: 071/79.79.49
Numéro de téléphone de l’accueil
CEFO axe formation: 071/23.06.88
carrefour.charleroi@formabanque.be
Lundi: 8h30 - 12h00 et 13h30 - 16h00
Mardi: 8h30 - 12h00
Mercredi: 10h00 - 12h00 et 13h30 - 16h00
Jeudi: 8h30 - 12h00 et 13h30 - 16h00
Vendredi: Fermé
Samedi: 9h00 - 12h00
Liège
rue Godfroid, 56 - 5000 NAMUR
Tél.: 081/72.87.00 - Fax: 081/74.81.89
carrefour.namur@formabanque.be
Quai Banning, 4 - 4000 LIEGE
Tél.: 04/254 57 42 - Fax: 04/254 40 19
carrefour.liege@formabanque.be
Lundi - Mardi - Vendredi: 8h30 - 12h30 et
13h15 - 16h15
Mercredi: 8h30 - 12h00
Samedi: 9h30 - 12h00
Lundi - Mercredi - Jeudi - Vendredi:
8h30 - 12h30
Mardi: 8h30 - 16h30
Fermeture des portes 1/2h avant
Verviers
rue de Coronmeuse, 53-55 - 4800 Verviers
Tél.: 087/30.76.00 - Fax: 087/31.57.49
carrefour.verviers@formabanque.be
Lundi: 8h30 - 12h30 et 13h30 - 16h30
Mardi: 8h30 - 12h30 et sur rendez-vous
l’après-midi
Mercredi: Fermé
Jeudi: 8h30 - 12h30
Vendredi: Fermé
Samedi: 9h30 - 12h00
Les horaires peuvent varier pendant
les congés scolaires.
Liège
Verviers
Huy
Namur
Huy
Place Saint Séverin, 5a - 4500 HUY
Tél.: 085/27.41.31 - Fax: 085/25.04.85
carrefour.huy@formabanque.be
Lundi: 8h30 - 12h30 et sur rendez-vous
l’après-midi
Mardi: 13h30 - 17h30
Mercredi: 8h30 - 12h30 et 13h30 - 16h30
Jeudi: 8h30 - 12h30 et sur rendez-vous
l’après-midi
Vendredi: 8h30 - 12h30 et sur rendez-vous
l’après-midi
Décentralisations
Maison de l’emploi de Waremme les lundis
de 13h00 à 16h00
Forem d’HANNUT les 1ers et 3ièmes lundis du
mois toute la journée.
Libramont
Libramont
Avenue de Bouillon, 32 - 6800 Libramont
Tél 061/29.00.10 - Fax 061/22.25.49
carrefour.libramont@formabanque.be
Lundi: Fermé
Mardi - Jeudi: 8h30 -12h30
et 13h30 - 16h30
Mercredi: 13h30 - 16h30
Vendredi: 8h30 - 12h30
1er et 3ième samedis du mois: 9h30 - 12h00
(sous réserve de modifications en période
de congés scolaires).
Le nouvel Essor de l’Interfédé
17
Namur
Le nouvel Essor de l’Interfédé
18
Interfédération
Prenez le train de
la formation
Le programme de formation de l’Interfédération est en
gare. Voyageurs et voyageuses, vous êtes attendus sur les
quais. Saisissez l’occasion de cheminer avec d’autres qui
vivent des situations parfois très proches des vôtres, d’apprendre du neuf, de vous lancer sur la voie de nouveaux projets, de
partager, de vous enrichir, d’expérimenter, de prendre distance,
d’élargir vos horizons…
L
Trois formules, à agencer au gré de vos besoins:
“Orient Express”:
1 module pour chacun des métiers du secteur
Organisé sur 8 ou 10 jours. Vous partirez de vos expériences professionnelles en identifiant les difficultés et les besoins rencontrés sur le
terrain. Nous les travaillerons ensemble en utilisant des outils techniques et pratiques pour comprendre (analyser) ce qui se passe et agir.
• Quai n°1: Les secrétaires, au four et au moulin
Ce module mettra l’accent sur les différentes facettes du métier de
secrétaire. Des sujets tels que situer son rôle et sa fonction comme
secrétaire, s’organiser pour mieux répondre aux demandes, savoir
écouter, savoir communiquer, se constituer un réseau de relais…
seront abordés en fonction des besoins.
Les 19-28/04, 19/05, 7/06, 8-29/09, 13/10, 17/11, 1-20/12.
• Quai n°2: Les formateurs et formatrices, un métier multiforme
Après avoir partagé leurs expériences professionnelles, les participants réaliseront un ou des projets pour travailler ensemble une
question, ce qui leur permettra de s’initier à la “pédagogie du projet”. Une évaluation approfondie de la dynamique vécue pendant
la réalisation du projet permettra de tirer des enseignements.
Des informations théoriques et méthodologiques permettront
d’approfondir l’un au l’autre point.
Les 21/04, 12/05, 2-17/06, 16/09, 7-27/10, 18/11, 2-16/12
(prioritairement pour les formateurs pratiques).
Les 4-5-6/07, 24-25-26/08, 3-4/11, 8-9/12 (prioritairement pour
les formateurs théoriques).
• Quai n° 3: Les intervenants psycho-sociopédagogiques, métier
caléidoscope
Le module sera construit à partir des expériences des participants
qui seront approfondies à travers des sujets tels que la définition
de l’identité de l’IPSP, la gestion de groupe, la gestion des ressources humaines, l’écoute, la cohérence entre la pratique quotidienne, et les valeurs, et l’éthique développées dans le projet pédagogique… Un regard sur le processus de formation permettra de se
doter d’outils d’intervention.
Les 12/03, 3-24/05, 14/06, 6/09, 4/10, 18/10, 8-29/11, 13/12.
• Quai n° 4: Les directeurs et directrices, chefs d’orchestre
Trois éléments: 1 temps de formation décliné autour de 4 axes
(la fonction dirigeante, le travail avec les collaborateurs, le management dans le non-marchand et l’analyse des situations organisationnelles); 2 rencontres de supervision collective; 3 h de coaching
individuel.
Les 18/04, 2-27/05, 9/06, 23/09, 3/10, 10-21/11 (formation) et
les 27/06 et 27/10(supervision collective).
“Mini-trip”: sept modules thématiques
Pour mieux connaître le secteur de l’insertion:
• Quai n°5: Insertion socioprofessionnelle, décret, enjeux & cie,
organisé 2 fois: 11/04 et 11/10.
• Quai n°6: L’insertion socioprofessionnelle,
une réponse à l’exclusion?, les 10-23/05.
• Quai n° 9: Le statut du stagiaire, le 6/10.
Avoir des informations utiles:
• Quai n°7: Secret professionnel et vie privée,
leur impact déontologique, les 15-22/09.
• Quai n°8: Eléments de droit social, les 16-20/06.
• Quai n°10: Le statut des personnes étrangères et leur accès à
la formation et à l’emploi, les 14-22/11.
Avoir des pistes concrètes pour traverser des difficultés:
• Quai n°11: Initiation à la gestion des conflits, les 19/09, 10-24/10.
“Accompagnement voyageurs”:
trois interventions à propos de la question
interculturelle
Celles-ci seront organisées dans les centres qui en feront la demande.
La dynamique interculturelle sera abordée à travers des activités et
des thèmes puisés dans la pratique quotidienne. Ce qui permettra de
s’interroger sur le thème: “vivre ensemble en étant différents”.
Toutes les formations sont organisées à Namur, au siège de l’Interfédération (sauf la formation “quai n°2” pour les formateurs théoriques
dont le lieu sera défini en fonction de l’origine des participants).
Renseignements et inscriptions: Marina MIRKES, coordinatrice
pédagogique, marina.mirkes@skynet.be, 081/74.32.00
19
Le nouvel Essor de l’Interfédé
Histoire des Carrefours
Carrefour Formation
Bruxelles
A
Ancêtre ou
pionnier?
C’est en décembre
1987 que Carrefour Formation
Bruxelles ouvrait ses portes aux
premiers visiteurs. Les vagues
successives de régionalisation et
communautarisation n’étant pas
encore passées, c’est sous les
hospices de l’ONEm que le
centre se créa.
Son objectif était de mettre en
avant les méthodes, novatrices à
l’époque, utilisées en formation
professionnelle; le centre se
devait d’être la “vitrine” d’une
formation professionnelle qui
cherchait encore à l’époque ses
lettres de noblesse: une quinzaine de Personnal Computer
permettant aux visiteurs de se
familiariser avec cet outil encore
tout neuf, un simulateur de tour
à commande numérique chargé
de promouvoir les nouvelles
technologies de production
industrielle, une station graphique anticipant les modes de
l’infographie et du web, un labo
langues car déjà les langues…
Cerise sur le gâteau, le centre
était aussi chargé, accessoirement, d’informer et d’apporter
des conseils sur l’offre de formation professionnelle.
C’est cependant cette dernière
fonction qui prendra rapidement le dessus sur les autres.
Parce qu’une formation
ne s’improvise pas
En réponse aux attentes des
usagers, Carrefour Formation
s’est donc rapidement profilé
comme le centre d’informations et de conseils en formation professionnelle de
la région bruxelloise.
L’objectif est toujours le même
aujourd’hui: proposer dans un
lieu unique une information,
exhaustive et à jour, sur toute
l’offre de formation pour
adultes et des conseils personnalisés en matière de choix
de formation.
Le centre fonctionne en libre
service et accueille chaque
année près de 25 000 usagers
(90% de demandeurs d’emploi
et 10% de travailleurs).
Carrefour Formation a créé la
base de données “Dorifor”, catalogue informatisé de l’offre de
formation à Bruxelles. Depuis
2001, cette base de données est
mise à disposition de partenaires privilégiés que sont
l’Orbem, les missions locales,
les services insertion des CPAS
et les services communaux
d’emploi. Cette base de données
sera prochainement accessible
à tous via internet.
Et demain…
Un grand projet est en chantier.
Dans quelques mois, le Carrefour Formation actuel disparaîtrait pour faire place à une nouvelle structure, en collaboration
avec l’emploi et l’enseignement.
Ce partenariat élargi permettra
au “nouveau” carrefour d’assurer une véritable mission de portail bruxellois d’information et de
conseil en matière de formation,
d’emploi et d’enseignement.
Horaire du Carrefour Formation
de Bruxelles
rue des Chartreux 70 A
1000 BRUXELLES
Tél.: 02/502 38 74
LUNDI - MARDI - JEUDI VENDREDI: de 9h00 à 12h30
SAMEDI: de 10h00 à 14h30
(prioritairement aux travailleurs)
Jean-Pierre Landrain
Directeur de
Carrefour Formation
Bruxelles
Le nouvel Essor de l’Interfédé
20
Elargir le par tenariat
dans les
pourquoi ?
Depuis quelques
semaines, nous
avons le plaisir
d’accueillir progressivement dans l’axe emploi de
nouveaux collègues délégués par
les Missions régionales et par
l’AWIPH, ainsi que de
nouveaux Conseillers de
FOREM Conseil. Quelques mois
auparavant, c’était l’IFAPME qui
augmentait sa participation pour
permettre de développer l’axe
création d’activités.
Et parallèlement à cela, de nouveaux Conseillers de l’Intérfédération des EFT-OISP, de l’Enseignement de Promotion Sociale
et de l’IFAPME rejoignent
progressivement également
les équipes.
D
Nul doute que ce qui motive de
tels investissements des uns et
des autres est dicté par le
volume croissant de personnes
qui fréquentent ces libres services. D’après nos estimations,
en 2004, nous avons enregistré
environ plus de 18 % d’augmentation de fréquentation dans les
Carrefour Emploi Formation
rapprochés et environ 7 % pour
l’ensemble du dispositif.
Mais ceci n’explique pas tout.
Il y a une volonté partagée de
voir la dimension partenariale
apparaître dans tous les axes et
pas seulement dans l’axe
formation.
Pour expliquer cette motivation
du point de vue du FOREM, je
ne peux m’empêcher de faire un
petit détour par cette notion portant le nom bizarre de “régisseur-ensemblier”.
Cette notion est apparue suite
au fait que la Région wallonne a
marqué son accord à l’ouverture
du marché de l’emploi et donc a
mis fin au monopole (en partie
théorique) du Service Public
d’Emploi ou, plus précisément,
de la partie Emploi du FOREM.
Il s’agissait de reconnaître explicitement que d’autres organismes jouent un rôle de placement et offrent des services qui
y sont liés. Parallèlement, pour
éviter que ce soit une jungle et
que les usagers (entreprises et
particuliers) s’y retrouvent, il fallait créer une instance qui coordonnerait les choses, non pas en
édictant des règles et en contrôlant leur application, mais plutôt
en informant sur ce qui se passe
(qui fait quoi, qui offre quoi, les
besoins sont-ils rencontrés, etc.)
et en favorisant l’articulation des
différents organismes intervenants pour éviter des déperditions d’énergie.
Histoire des Carrefours
Le nouvel Essor de l’Interfédé
21
Carrefour Emploi Formation…
Il y a déjà presque 4 ans, notre
nouveau contrat de gestion en
parlait; il y a 3 ans, c’était le
décret qui officialisait le fait
qu’au sein du FOREM existeraient 3 entités dont le régisseurensemblier (appelé maintenant
FOREM Conseil) qui “exerce les
fonctions de coordination des
opérateurs du marché régional
du travail dans le cadre de l’insertion professionnelle, de
conseil et d’orientation des particuliers et des entreprises sur le
marché régional du travail, de
mise en œuvre de dispositifs
publics, d’instruction et de vérification administrative d’octroi
d’aides et de subventions, d’octroi et de maintien des droits
sociaux ainsi que de gestion et
de diffusion de l’information”.
C’est cela qui explique le fait
que travailler en partenariat est
devenu le mode principal de travail pour FOREM Conseil.
C’est cela qui a motivé le fait
qu’on a chargé FOREM Conseil
de coordonner le dispositif,
pour l’ensemble des axes.
C’est cela qui a fait qu’il apparaissait de plus en plus inadéquat de
n’avoir que du personnel FOREM
dans l’axe emploi alors qu’on sait
très bien qu’il y a bien d’autres
organismes que nous qui offrent
des services dans ce domaine.
C’est cela qui a fait que nous
étions à l’affût de toute opportunité pour élargir le partenariat.
Pourquoi, l’IFAPME, l’AWIPH
et les Missions régionales?
Pour l’IFAPME, les choses ont
coulé de source: nous étions
déjà partenaires dans l’axe formation, nous étions sur la
même longueur d’onde quant à
l’offre de service à fournir, nous
avions la garantie qu’ils mobiliseraient leur réseau de partenaires pour ouvrir le champ et
assurer ainsi l’information sur
toutes les offres de services
quelles que soient les structures.
L’AWIPH, elle nous en a fait
spontanément l’offre: puisqu’elle assume des fonctions à
la fois dans le champ de la formation et de l’emploi, ne seraitil pas plus judicieux que ces
deux dimensions apparaissent
aussi dans les Carrefour Emploi
Formation et pas une seule?
Et les MIRE me direz-vous?
Et bien, c’est un partenaire qui
dès l’origine des Carrefour
Formation avait manifesté son
intérêt à s’associer, mais surtout
c’est un partenaire qui (tout
comme les EFT et OISP mais
cette fois dans l’axe emploi)
a une expertise particulière avec
les publics éloignés de l’emploi
et donc, nous aidera particulièrement à toucher ces publics.
Ceci est particulièrement
important à l’heure actuelle.
Car le sens de ce partenariat est
bien celui-là: faire mieux à plusieurs que seul car on regroupe
en un seul lieu des expertises
différentes.
Chaque partenaire a des spécificités: connaissance de publics
spécifiques, connaissances
approfondies de certaines
offres de services, réseau de
partenaires différents, maîtrise
de certaines méthodes
de travail, etc.
Mais tous, nous partageons une
même ambition dans les Carrefour Emploi Formation, servir
au mieux des publics très variés,
dans un souci de les Conseiller
dans leurs choix, au mieux de
leur propre intérêt.
Sylvie Osterrieth
Directrice Exécutive
de FOREM Conseil
et Présidente du Comité
d’accompagnement
par délégation.
Le nouvel Essor de l’Interfédé
22
Histoire des Carrefours
Carrefour Emploi Formation:
en dével
L’idée de regrouper
en une seule structure, Carrefour
Emploi Formation,
les services offerts d’une part
par les Carrefour Formation et
les Espaces Ressources Emploi
n’est pas neuve. Le Contrat
d’Avenir pour la Wallonie avait
déjà annoncé la couleur et le
contrat de gestion 2001-2005 du
FOREM le confirmait. Mais à
l’époque, on pensait plutôt créer
une Cité des Métiers à l’instar
de celle créée à Paris et dans
d’autres villes. Liège, puis 2 ou 3
autres villes wallonnes devaient
les accueillir.
L
Pour réaliser ce projet, plusieurs
groupes de travail étaient mis en
place début 2003. Le premier dit
“de base ou de terrain” regroupait autour d’une chef de projet
de FOREM Conseil des coordinateurs, des responsables et des
Conseillers tant des Espaces
Ressources Emploi que des
Carrefour Formation. Un de ses
objectifs était d’élaborer le
cahier des charges de cette Cité
des Métiers de Liège pour se
faire agréer et obtenir le label.
Un deuxième groupe, composé
de quelques représentants du
comité d’accompagnement
régional, avait la charge de
retranscrire la volonté de tous
les partenaires (AWIPH, Enseignement de Promotion Sociale,
FOREM Conseil, FOREM
Formation, IFAPME et Interfédération des EFT-OISP) de travailler ensemble dans une nouvelle convention-cadre.
D’autres personnes, enfin,
planchaient sur les multiples
questions pratiques que posait
cette initiative et sur les
réponses aux questions que
se posait le personnel.
La mise en œuvre de ce service
de FOREM Conseil, en conformité avec la fonction de régisseur-ensemblier qu’il est chargé
d’assumer, et de ses partenaires
venait d’être lancée.
Mais il s’est vite avéré qu’il était
difficile de remplir rapidement
toutes les conditions du label.
Par contre, sur les deux autres
champs, le travail avançait à
grands pas.
Sur base du rapprochement
physique des Espaces Ressources
Emploi et des Carrefour Formation, les Carrefour Emploi
Formation ont pour mission de
rassembler de multiples savoirs
sur le champ de l’activité économique et des métiers afin de
fournir la base de l’information
et du conseil en matière d’emploi, de formation, d’orientation
professionnelle, de création
d’activités ainsi que du travail
et de la formation à l’étranger.
Le mercredi 9 avril 2003, aprèsmidi, tous les membres du
Comité d’accompagnement
régional, des responsables et
Conseillers de tous les Espaces
Ressources Emploi et des Carrefour Formation s’étaient donné
rendez-vous dans la salle de
conférence de l’Université du
Travail de Charleroi. Le but était
de rappeler l’essence du projet,
de répondre aux questions et de
dialoguer sur les évolutions en
cours. La Ministre régionale wallonne de l’Emploi et de la Formation, Madame Marie Arena,
nous avait assurés de sa venue
et était présente. C’est à cette
occasion qu’elle décida d’annoncer sa décision de reporter le
projet des Cités des Métiers à la
mode wallonne et de porter sur
les fonds baptismaux le concept
des Carrefour Emploi Formation. Il y en aurait onze, une
implantation dans chaque direction régionale qui viendrait
tisser, avec les Maisons de l’Emploi, le nouveau réseau de redéploiement physique du Service
Public de l’Emploi.
Actuellement, trois Carrefour
Emploi Formation ont ouvert
leurs portes: Liège en mai 2003,
Charleroi en novembre de la
même année et Mons au début
2004. Le Brabant wallon, avec
une implantation sur 2 sites
(Wavre et Nivelles) et Verviers
devraient être opérationnels
dans le courant de l’année 2005.
De même, avant la fin de ce premier semestre courant, l’implantation arlonnaise du service
dans le Luxembourg sera réalisée. Celle-ci se complétera dans
le futur par l’aménagement d’un
deuxième site à Marche-enFamenne. Entre-temps, les
équipes tant d’Arlon que du
Carrefour Formation de Libramont porteront ensemble le
développement des activités sur
l’ensemble de ce territoire.
Le nouvel Essor de l’Interfédé
23
un dispositif
oppement…
Nul doute, compte tenu de tous
les enjeux précités, qu’il n’y aura
pour quiconque s’investit dans
ce dispositif en développement,
tant au sein des équipes sousrégionales qui ont accueilli près
d’un demi million de visites en
2004, que de la coordination
des Structures Partenariales et
du Comité d’accompagnement
régional, de possibilités de
s’endormir sur ses lauriers.
Alain Coppenolle
Coordinateur
Carrefour Emploi Formation
Carrefour Emploi Formation,
c’est non seulement la création
d’un service unique et multipartenarial dont l’effet le plus marquant est le rapprochement des
équipes des Espaces Ressources
Emploi et des Carrefour Formation, mais également, la mise en
place d’une nouvelle dynamique de
projet commun pour tous les
agents; qu’ils travaillent dans
une structure déjà rapprochée
(Liège, Charleroi et Mons) ou
non encore rapprochée, à savoir,
les Espaces Ressources Emploi
et les Carrefour Formation des
8 autres sous-régions.
Sans renier leurs opérateurs
d’origine pour lesquels ils sont
dans les équipes non seulement
les relais incontournables,
mais également les porteurs
actifs des missions de leur institutions respectives, l’appropriation de cette nouvelle dynamique par tous les agents ne
vise qu’à garantir auprès du
public les principes du service
comme énoncé dans la convention-cadre des Carrefour Emploi
Formation, notamment, la gratuité, la centration sur l’usager
et le droit de ce dernier de bénéficier d’informations objectives,
neutres et pertinentes par rapport à ses besoins, etc.
Enfin, au-delà des implantations
nouvelles, de la construction
d’une dynamique et d’un travail
d’ajustement permanent de son
offre de services, en ce début
2005, Carrefour Emploi Formation, c’est aussi l’intégration de
plus de cinquante nouveaux
Conseillers détachés par les opérateurs fondateurs mais également par de nouveaux partenaires: les Missions Régionales
pour l’Emploi.
Le nouvel Essor de l’Interfédé
24
Histoire des Carrefours
Mais que fait l’
dans les CEFo?
U
Une mission
peut-être trop
peu connue
L’AWIPH est sans doute surtout
vue comme un organisme développant et/ou finançant divers
soutiens spécifiquement destinés aux personnes handicapées.
Dans le domaine de l’insertion
professionnelle, on connaît les
entreprises de travail adapté (exateliers protégés), les 14 centres
de formation professionnelle, le
contrat d’adaptation professionnelle, le travail de conseil réalisé
par les Bureaux régionaux, les
primes et incitants à l’emploi …
C’est évidemment exact, mais
incomplet. En effet, l’AWIPH
est surtout chargée, dans le
cadre du Décret qui l’a instituée
le 6.04.95, d’une mission générale de coordination et d’information. Même si cela fait bientôt dix ans que ce Décret a été
voté, les choses ne se mettent
en place que lentement …
Le contrat de gestion conclu
entre le Gouvernement wallon
et l’AWIPH prévoit qu’elle doit
promouvoir le service aux personnes handicapées en priorité
via les politiques générales et les
actions ouvertes à tout citoyen,
encourager l’adaptation de ces
politiques générales pour mieux
répondre aux besoins différenciés des personnes handicapées,
et soutenir leurs démarches
auprès de services généraux.
La participation de l’AWIPH
à Carrefour Formation depuis
1998 s’inscrit tout naturellement dans cette perspective.
Qu’est-ce
que cela donne?
L’expérience montre que l’affectation de Conseiller(e)s en formation, à mi-temps dans chacune des équipes, permet de
sensibiliser efficacement l’ensemble des Conseillers aux réalités vécues par les personnes
handicapées. Lorsqu’une personne handicapée passe la porte
d’un Carrefour, elle est reçue
par n’importe quel Conseiller,
parmi ceux qui sont disponibles
à ce moment. Si la prise en
compte du handicap s’avère
quelque peu complexe, le
Conseiller pourra se faire aider
par l’agent de l’AWIPH, qui
pourra à son tour “activer” les
ressources spécialisées qu’il est
supposé connaître un peu
mieux que ses collègues.
Mais souvent, et de plus en plus
à mesure qu’il accumule de l’expérience, le Conseiller “non spécialisé” (sur les questions de
handicap) peut faire face de
manière autonome.
Il faut aussi, parfois, convaincre
l’opérateur de formation,
ou son responsable des admissions, que tel handicap n’est pas
un obstacle majeur pour telle
formation, que moyennant
quelques petites adaptations, le
candidat peut s’intégrer à la formation, et par après exercer le
métier qu’il souhaite apprendre.
Ici aussi, au fil du temps,
chacun est de plus en plus en
mesure de plaider si nécessaire
la cause du candidat handicapé.
Si des obstacles structurels sont
identifiés, il peut les dénoncer.
Le mouvement est aussi à envisager dans l’autre sens: grâce à
Carrefour, les professionnels du
handicap peuvent mieux
connaître les autres opérateurs,
et repérer l’intérêt de l’offre de
services de chacun.
Les personnes
handicapées sont-elles
intéressées?
Les Conseillers ont l’impression
de voir de plus en plus de personnes handicapées, et/ou de
voir les visiteurs handicapés
exposer leurs contraintes spécifiques en toute confiance.
D’autre part, les coups de sonde
relatifs à la fréquentation des
Carrefour indiquent que 6 %
des visiteurs se considèrent
handicapés … et acceptent de
le dévoiler aux enquêteurs1.
En nombre, cela fait un peu plus
de personnes que celles qui se
présentent aux Bureaux régionaux de l’AWIPH!!! Une hypothèse pour expliquer cela, c’est
que les personnes handicapées et surtout celles qui ont des réticences à s’affirmer comme
telles, et elles sont nombreuses!
- apprécient d’être accueillies
dans un lieu “tous publics”,
où leur spécificité peut quand
même être prise en compte.
On entend des témoignages à ce
sujet. Ceci est évidemment à
mettre à l’actif de l’ensemble
des équipes qui veillent à
accueillir tous les publics depuis
bientôt 7 ans.
Le nouvel Essor de l’Interfédé
25
AWIPH
A la faveur (?) de l’accompagnement des chômeurs, c’est finalement plus qu’un Conseiller à
mi-temps qui portera cette préoccupation dans certaines
équipes. On s’en réjouit.
Et au-delà?
Banaliser la présence de personnes handicapées dans un tel
lieu, c’est bien. Evaluer l’impact
sur les parcours d’insertion des
personnes handicapées serait
évidemment mieux … mais c’est
une autre paire de manches et pas seulement par rapport à
elles. A ce jour, on ne peut donc
pas démontrer qu’elles sont plus
nombreuses qu’avant dans les
formations des différents opérateurs. Mais on veut le croire,
parce que les opérateurs semblent (un peu) moins réticents
qu’il y n’y a pas si longtemps…
Et à ce propos qu’en est-il du
côté des EFT et des OISP?
De Carrefour
Formation à Carrefour
Emploi Formation
Pour les professionnels de
l’AWIPH et ses partenaires,
faire une distinction stricte entre
formation et emploi n’a jamais
paru très pertinent. Nous avons
dès lors, d’emblée, soutenu le
souci de rapprochement de
Carrefour Formation avec les
autres services de l’emploi.
La création de Carrefour Emploi
Formation nous a semblé une
occasion à saisir. L’AWIPH a
donc décidé d’investir aussi
dans l’axe emploi, en y affectant
également un Conseiller à mitemps dans chaque équipe.
C’est une nouvelle aventure qui
commence là. Car au-delà des
intuitions et des paris de départ,
il faudra construire avec les
autres la nouvelle fonction de
Conseiller emploi dans un
contexte multi-opérateur:
qu’est-ce que la multiplicité des
regards va apporter?
Permettra-t-elle d’être réellement plus attentif aux “plus éloignés de l’emploi”? Il faudra
aussi intensifier l’interactivité au
sein de l’axe emploi: si certains
demandeurs d’emploi peuvent
tirer profit du “libre service”,
de nombreux autres doivent être
soutenus pour maîtriser les
outils mis à leur disposition,
mieux savoir ce qu’ils cherchent
… ou tout simplement, avoir
suffisamment confiance en eux
pour croire que l’emploi sera
effectivement au bout du chemin. Les Conseillères de
l’AWIPH s’y emploieront …
avec tous leurs collègues!
L’expérience de Carrefour Formation sera bien entendu une
excellente “carte” pour l’exploration de ces nouvelles contrées.
Mais il s’agira aussi de rester
attentif aux spécificités de la
recherche d’emploi: une entreprise, ce n’est pas un opérateur
d’insertion … ou plutôt, ce n’est
pas ainsi qu’elle se pense.
Une offre d’emploi, ce n’est pas
une offre de formation.
Elle ne reste d’ailleurs offre que
bien peu de temps, et il faut la
saisir tant qu’il en est temps!
Et un chercheur d’emploi,
ce n’est pas un candidat à une
formation … même s’ils ont
beaucoup de points communs.
Luc Fohal
Responsable du service
Insertion professionnelle
et représentant de l’AWIPH
au Comité d’accompagnement
des CEFo
1
On peut donc considérer que ce chiffre est un
minimum. Pour mémoire, environ 16 % de la
population wallonne en âge de travailler
déclare être limitée dans ses activités en
raison d’un handicap ou d’une maladie de
longue durée. 80 % des personnes
handicapées deviennent handicapées.
Et plus de 50 % des handicaps ne
se voient pas.
Le nouvel Essor de l’Interfédé
26
Histoire des Carrefours
L’Enseignement de Promotion
partenair
dans le dispositif
Malgré cela, des
questions peuvent
se poser.
Pourquoi une telle
participation?
Pourquoi, encore aujourd’hui,
une telle adhésion sans réserve
au dispositif?
Quel est le rôle de l’Enseignement de Promotion Sociale dans
le paysage régional?
M
Objectifs
Les principales finalités de
l’Enseignement de Promotion
Sociale sont de concourir à
l’épanouissement individuel en
promouvant une meilleure
insertion professionnelle,
sociale, culturelle et scolaire et
de répondre aux besoins et
demandes en formation émanant des entreprises, des administrations, de l’enseignement
et d’une manière générale des
milieux socio-économiques
et culturels.
Un enseignement, au
service des adultes
Depuis ses origines, l’Enseignement de Promotion Sociale est
au service des personnes qui
n’ont pas pu acquérir et développer le capital de formation
auquel elles peuvent accéder.
Le plus souvent, ces personnes
conjuguent cet effort de formation avec diverses charges familiales, professionnelles et autres
qui rendent leur démarche
singulièrement courageuse.
Dans le cadre des cours organisés à la fin du 19e siècle pour les
populations les plus défavorisées, comme de nos jours pour
les formations destinées à des
personnes qui manquent de
compétences et de formation de
base ou qui sont à la recherche
d’une spécialisation indispensable à leur adaptation technologique, la valorisation de la personne est au cœur de la
démarche de cet enseignement.
Il s’agit de rechercher avec elle
les chemins les plus adéquats
pour atteindre de nouveaux
seuils de compétences et pour
développer leurs capacités de
formation au sens large.
Il n’est pas neutre que ce soit au
sein même de l’enseignement
que soit relevé le défi de mettre en
pratique des formes différentes
d’acquisition de connaissances,
de compétences, d’attitudes et
que cette démarche donne lieu à
une certification reconnue par la
Communauté française.
C’est pourquoi, l’Enseignement
de Promotion Sociale accorde la
plus grande importance au rôle
de service public qu’il joue.
Il veille particulièrement aux
conditions d’accès démocratiques
à de telles formations - tant au
niveau des conditions d’admission dans les études qu’au niveau
des conditions matérielles qui
les accompagnent.
Dans ces perspectives, l’expression “Enseignement de Promotion Sociale” prend tout son
sens.
Promotion Sociale
D’une part, parce que l’acquisition et le développement de compétences prises au sens large
constituent effectivement à tout
âge et particulièrement à l’âge
adulte une promotion de la personne à ses propres yeux d’abord,
en référence aux collectivités auxquelles elle appartient ensuite.
Un tel mouvement favorise
aussi la progression socioprofessionnelle. Ainsi, permet-il
d’atteindre de nouveaux seuils
d’emploi et de qualification et
donne-t-il des possibilités supplémentaires de quitter le chômage, d’accéder à un emploi
plus qualifié, de prendre de nouvelles responsabilités, d’acquérir
une plus grande capacité d’autonomie dans le travail.
Et au-delà de ces compétences
spécifiques, c’est l’ensemble des
capacités d’adaptation, d’action et
de positionnement de la personne en qualité d’acteur de la vie
sociale, économique et culturelle
qui sont valorisées et reconnues.
D’autre part, parce qu’au cours
des dernières décennies, l’évolution des connaissances, des
sciences et des techniques s’est
considérablement accélérée et
rend nécessaire des mises à jour
régulières des connaissances,
l’organisation de formations
complémentaires et de perfectionnement, la mise sur pied de
programmes constamment
adaptés d’acquisition et de maîtrise de nouvelles technologies.
Sociale,
e actif
“Carrefour Emploi Formation”
De l’enseignement
secondaire à
l’enseignement
supérieur:
la complémentarité
des niveaux
d’enseignement
L’histoire de l’Enseignement de
Promotion Sociale, et la situation actuelle de nombreuses personnes et du marché du travail,
l’engagent à organiser nombre
de formations de base de l’enseignement secondaire et des formations techniques destinées
aux personnes les moins qualifiées, sans oublier de nombreuses formations en langues.
Formation tout au
long de la vie
En outre, l’accélération des
découvertes, l’explosion des
moyens de communication,
la mondialisation des marchés,
les questions cruciales posées
sur l’emploi et le travail et bien
d’autres changements ont
donné naissance au concept de
formation tout au long de la vie.
Au moment où nos contemporains voient de plus en plus changer les emplois et professions,
le rôle des différentes générations
dans la société, la place et le sens
donné au travail, ils prennent
conscience des adaptations
personnelles et professionnelles
nécessaires dans un tel contexte.
Ils situent davantage la formation dans un ensemble continu
d’étapes susceptibles de favoriser leurs capacités d’adaptation
à différents événements et à différents moments de la vie
(spécialisation professionnelle,
réorientation, préparation à
divers engagements, prépension
et/ou retraite actives, …).
Par la diversité des échanges
ainsi favorisés, par les conditions de formation de qualité
mises en place, de tels groupes
de formation apportent des
occasions d’enrichissement qui
dépassent de loin l’acquisition
de nouvelles compétences,
quelle que soit l’importance de
celles-ci.
Des personnes de générations
différentes, parfois peu qualifiées ou peu scolarisées, de
formations disciplinaires souvent différentes, porteuses de
diverses expériences professionnelles, participent ainsi
ensemble aux programmes de
l’Enseignement de Promotion
Sociale.
Pour certains adultes, de telles
expériences sont en outre l’occasion d’une resocialisation, d’une
remise en perspective de la formation, voire d’une réconciliation avec l’enseignement.
Diverses études économiques
mettent d’ailleurs en évidence
le lien entre un faible niveau
d’études et la difficulté de
trouver un travail stable.
Elles soulignent également les
rapports souvent complexes
entre l’emploi et la formation.
Elles rappellent d’abord que la
formation au sens large et l’enseignement en premier lieu
n’ont pas comme unique but
d’adapter une personne à des
emplois-types. Ceci est d’autant
plus vrai que les meilleures prévisions ne peuvent pas définir à
moyen terme comment auront
évolué les emplois et quels seront
les besoins précis du marché
du travail.
27
Le nouvel Essor de l’Interfédé
Dès 1997, lorsque le Gouvernement wallon a pris l’initiative de créer, dans le cadre
du “Parcours d’insertion”, un partenariat entre plusieurs opérateurs d’enseignement
et de formation, les quatre réseaux de l’Enseignement de Promotion Sociale y ont été
associés et s’y sont fortement investis. Le projet était généreux et visait à faciliter
la mise à l’emploi du plus grand nombre.
Le nouvel Essor de l’Interfédé
28
Elles insistent sur la nécessité,
non seulement d’organiser des
formations pour les personnes
qui ont un faible niveau
d’études et/ou de qualifications,
mais aussi de veiller à favoriser
la création de structures
capables d’offrir de l’emploi. Et,
pour ce faire, il est indispensable
de disposer - et donc de former des professionnels compétents et
inventifs, susceptibles de participer à des activités de recherche développement en vue de contribuer à la reconversion et au
redéploiement socio-économique
de Bruxelles et de la Wallonie.
C’est dans ce contexte et ces
perspectives que s’inscrit la participation de l’Enseignement de
Promotion Sociale au dispositif
du Parcours d’insertion des
sans-emploi en Région
wallonne, pour œuvrer, avec
les autres opérateurs de formation, à améliorer et à rendre possible l’insertion ou la réinsertion
de nombreuses personnes
en difficulté et souvent
en rupture sociale.
Lorsque dans le même temps,
se sont posées les questions fondamentales de la performance
du dispositif d’ensemble, de la
coordination à mettre en place
entre les nombreux opérateurs
partenaires pour assurer les
conditions minimales de cohérence dans le déroulement de
leurs interventions respectives
et de la visibilité de l’offre de
service, l’Enseignement de
Promotion Sociale s’est intégré
totalement et sans réserve dans
les Commissions régionales et
sous-régionales et a participé,
en tant que partenaire fondateur, à la création de ces lieux
multiopérateurs d’information,
d’orientation et de conseil sur la
totalité de l’offre de formation
et d’insertion, que sont les
Carrefour Formation.
Les quatre réseaux de cet enseignement y ont affecté, dans
chaque sous-région, un personnel choisi, en principe, pour sa
bonne connaissance de l’opérateur qu’il représente, mais aussi
pour son esprit d’ouverture au
partenariat, ses qualités
humaines, d’accueil au public
et de discrétion.
Aujourd’hui, les
motifs d’adhésion
de l’Enseignement de
Promotion Sociale au
dispositif “Carrefour
Emploi Formation”
restent nombreux:
› Par rapport aux bénéficiaires:
1. Informer et s’informer sur
l’ensemble de l’offre de formation en Région wallonne et
à Bruxelles;
2. Veiller à l’adéquation de son
offre de formation pour donner les meilleures réponses
aux demandes du public;
3. Expliquer de manière simplifiée une offre de formation
multipartenariale souvent
complexe;
4. Aider le bénéficiaire à rechercher, dans l’ensemble de cette
offre, les chemins les plus
adéquats pour atteindre de
nouveaux seuils de compétences et pour développer ses
capacités de formation au
sens large;
5. Favoriser la progression
socioprofessionnelle du bénéficiaire, en lui permettant
d’atteindre de nouveaux seuils
d’emploi, lui donnant ainsi
des possibilités de quitter le
chômage, d’accéder à un
emploi plus qualifié, de se
réorienter, de prendre de nouvelles responsabilités ou d’acquérir une plus grande capacité d’autonomie au travail;
6. Participer à la création de
filières de formation au sein
du réseau partenarial permettant au bénéficiaire qui le souhaite d’obtenir une certification ou un diplôme reconnu
par la Communauté française.
› Par rapport au dispositif:
7. Aider au développement optimal du dispositif actuel visant
à rapprocher les axes complémentaires de l’emploi et de la
formation notamment, au
sein d’un même espace;
8. Veiller à ce que soit en toutes
circonstances, préservé l’esprit multipartenarial, positif
et constructif, qui a présidé à
la mise en place et au développement des Carrefour Formation et a permis d’offrir au
public, des services de qualité.
Les représentants
des réseaux EPS
au Comité d’accompagnement
des Carrefour Emploi Formation
de la Région wallonne
Adresses utiles:
Communauté française
Direction générale de l’Enseignement non obligatoire
Rue A. Lavallée, 1
1080 Bruxelles
Tél.: 02/690 80 00
Téléphone vert: 0800 20000
www.enseignement.be
CPEONS
Conseil des Pouvoirs organisateurs de
l’Enseignement Officiel Neutre
Subventionné
Rue des Minimes, 87 - 89,
1000 Bruxelles
Téléphone: 02 / 504 09 10
Fax: 02 / 504 09 38
cpeons@brunette.brucity.be
FELSI
Fédération des Etablissements
Libres Subventionnés Indépendants
Rue Brogniez, 42
1070 Bruxelles
Tél.: 02/527 37 92
Fax: 02/527 37 91
felsi@profor.be
SEGEC
Fédération de l’Enseignement
de Promotion Sociale Catholique (FEProSoC)
Rue Guimard, 1
1040 Bruxelles
Tél.: 02/507 06 54
Fax: 02/507 06 53
feprosoc@segec.be
29
Le nouvel Essor de l’Interfédé
Histoire des Carrefours
“Les Carrefour Formation?
En rose
et noir!”
“Un téléphone pour
chercher un stage
auprès des employeurs,
un ordinateur et un
coup de main du personnel pour
taper un CV, une photocopieuse,
des journaux avec les annonces,
des classeurs reprenant toutes les
formations et compétences pour
tous les métiers…cela m’a vraiment
aidé” se réjouit Michael,
en formation “horticulture”.
U
Dans le même groupe, Fabienne
tempère: “le Conseiller du Carrefour Formation a presque voulu
m’imposer de continuer sur la voie
du graphisme, alors que j’avais
clairement annoncé que cela ne me
correspondait pas et que je souhaitais m’orienter vers l’horticulture.
Il me proposait une formation
longue de trois années loin de chez
moi. Finalement, j’ai trouvé une
formation par moi-même”.
Néanmoins, Fabienne souligne
la disponibilité des agents et
leurs connaissances.
Quant à Justin, il a particulièrement apprécié la visite d’une
Conseillère, qui s’est déplacée
jusqu’à son groupe pour “nous
expliquer précisément les différentes fonctions qui allaient s’offrir
à nous. Utile en début de formation. Elle nous a aussi expliqué
comment devenir indépendant, par
exemple. Et avec le sourire en plus.
Très chouette!”.
Positives ou décevantes,
les expériences de chacun diffèrent. D’un centre Carrefour à un
autre. D’un groupe à l’autre.
D’une personne à l’autre.
Ainsi en est-il pour des personnes en difficulté de lecture
et/ou d’écriture, apprenants
d’une régionale de Lire et Ecrire.
Une autre apprenante “ne comprenait pas le vocabulaire compliqué utilisé, et sur les papiers, et
dans la bouche de l’employée”.
Josefa s’interroge: “Pourquoi ne
lui as-tu pas réclamé des mots
simples?”. “Son accueil était tellement froid et expéditif que je n’ai
pas osé” répond Kathy.
Expériences heureuses et
insatisfaisantes se croisent donc.
C’est pourquoi des centres
Carrefour Formation et des régionales de Lire et Ecrire ont entamé
voici plusieurs mois un travail
commun. Pour améliorer l’accessibilité et prendre en compte
les réalités de tous les publics.
Si Herlina a globalement apprécié l’accueil reçu au Carrefour,
plusieurs de ses pairs soulignent
des obstacles. “Tout ou presque se
passait par écrit. L’employé me
tendait des documents qu’il n’avait
pas le temps de me résumer
oralement” regrette Kathy.
Ce manque d’explication,
Houcin le déplore également.
“J’exprime mon intérêt pour une
formation d’agent de sécurité, du
tac au tac, on me demande ma
nationalité. Marocaine. Directement, sans précision supplémentaire, on me dit que ça n’ira pas”1.
Propos recueillis par
Karim Majoros
Chargé de sensibilisation
et communication
Lire et Ecrire Wallonie
1
La loi “Tobback” de 1990 impose entre autres
conditions la nationalité belge ou européenne.
Ceci ne lui a pas été expliqué.
Le nouvel Essor de l’Interfédé
30
Histoire des Carrefours
La contribution de l’
dans une structure
La genèse
D
Dès 1998, l’IFAPME
(alors IFPME) a
souscrit d’emblée à
la structure partenariale et a participé, dès sa création, à la mise
en place des Carrefour Formation instaurés dans le cadre
du Parcours d’Insertion
en Région wallonne.
Cette initiative novatrice permettait de rassembler en un même
lieu l’ensemble de l’offre de
formation disponible en Région
wallonne. A ce titre, l’IFAPME,
opérateur de formation qualifiante, se devait d’être partenaire
de ce dispositif aux côtés du
FOREM, de l’Enseignement de
Promotion Sociale, de l’AWIPH
et des EFT-OISP.
L’IFAPME a donc décidé d’affecter du personnel (quatre temps
plein et quatre mi-temps) dans
les Carrefour Formation en
poursuivant un double objectif:
proposer son offre de formation
et la mettre à disposition du
public des Carrefours mais
aussi de faire bénéficier son
public de l’offre de formation
des partenaires.
La volonté de l’IFAPME a été
d’être présent le plus largement
possible dans l’ensemble du
territoire couvert par
les Carrefours.
La spécificité
de notre démarche
En parallèle, se développait à
l’IFAPME, un Dispositif d’Aide
à la Décision qui visait à orienter
nos apprenants en fonction de
leur projet personnel et professionnel. Cela étant, les acteurs
du réseau (les délégués à la
tutelle, les assistants d’aide à la
décision, les structures d’accueil
des centres de formation et, plus
généralement, les agents de
notre organisation en contact
avec les apprenants) étaient
régulièrement confrontés à des
demandes du public auxquelles
l’offre disponible au sein de
notre réseau ne répondait pas
spécifiquement.
D’emblée, l’IFAPME a inscrit
son Dispositif d’Aide à la Décision dans une dynamique partenariale et a travaillé sur la complémentarité des deux
structures.
Cette complémentarité s’établit
dans le partage de l’information,
des démarches et des ressources
humaines; ainsi, des agents
prestent un mi-temps dans le
Dispositif d’Aide à la Décision
de l’IFAPME et leur autre
mi-temps dans la structure
Carrefour Formation.
Ce partage d’activité permet de
capitaliser l’expérience acquise
dans les structures respectives et
de pouvoir offrir au public une
meilleure approche de leur
problématique.
Le déploiement
des Carrefour Emploi
Formation
Inscrit dès la mise en œuvre des
Carrefour Formation dans l’axe
trouver une formation, le déploiement des Carrefour Emploi Formation par le rapprochement entre
les structures Carrefour Formation
et les Espace Ressources Emploi a
permis à l’IFAPME d’offrir son
expertise en matière d’accompagnement à la création d’entreprise.
Depuis, l’IFAPME a développé
sa participation dans l’axe Créer
son activité.
Dès l’ouverture du premier
Carrefour Emploi Formation à
Liège, une personne a donc été
détachée pour prendre en charge
cet axe spécifique et la fréquentation qu’a connu cet axe prouve
que cette présence correspond
bien à une attente du public.
Un groupe de travail entre
FOREM Conseil, la Coordination des Structures Partenariales, et l’IFAPME se réunit
tous les mois pour capitaliser
l’expérience acquise au CEFo de
Liège, développer des outils et
méthodologies spécifiques à cet
axe et les transférer dans les
autres Carrefours.
Depuis le début de cette année
2005, une procédure de recrutement est en cours qui permettra
de proposer les services dans les
Carrefours de Mons, Charleroi,
Libramont, Brabant wallon et
Verviers. Cela portera à six le
nombre de personnes en charge
de l’activité dans cet axe.
31
Le nouvel Essor de l’Interfédé
IFAPME
partenariale
Cette meilleure connaissance
de l’autre permet de positionner
ces différents partenaires, non
plus en position de concurrence
mais dans une logique de partenaires ayant des complémentarités à partager.
Jacques Bounameaux,
Administrateur général adjoint;
Alsidia Cacciola,
Conseillère relations entreprises;
Charles Hittelet,
Conseiller pédagogique et
responsable de PME-Création;
et Marie-Anne Noël,
Directrice structure d’appui
de l’alternance
Les perspectives
Enfin, dans le cadre du ‘Plan
d’Accompagnement des
Chômeurs’, initialisé par la
‘Conférence Nationale pour
l’Emploi’, de nouveaux moyens
budgétaires ont été alloués qui
permettront à l’IFAPME de
renforcer sa participation dans
l’axe ‘Trouver une formation’.
Trois agents IFAPME seront
affectés à Huy, Libramont
et Mons.
La découverte
de l’autre
Ce projet partenarial a permis
de développer une meilleure
connaissance réciproque entre
les opérateurs du dispositif.
En effet, l’approche par le public
plutôt que l’approche institutionnelle a permis de mettre en
évidence les spécificités des
différents opérateurs et leurs
complémentarités.
Par le biais de ces partenariats,
l’IFAPME a pu apporter des
réponses plus adaptées à
certains publics tels que par
exemple avec l’AWIPH, dans la
gestion des contrats d’apprentissage en faveur de public
présentant des handicaps,
avec les EFT-OISP dans la mise
en place de passerelles entre
nos institutions.
Les illustrations de ce numéro
ont été réalisées avec l’aimable
collaboration des Conseillers
en formation des différents sites.
Merci à tous.
Les cinq fédérations membres
de l’Interfédération EFT-OISP sont:
ACFI - Action Coordonnée de Formation
et d’Insertion Socio-professionnelle
ch. de Boondael, 6/14 - 1050 Bruxelles
T. 02/640 44 07 - F. 02/648 08 65
E-mail: fias.acfi@acfi.be - Site: www.acfi.be
Représentée par Daniel THERASSE et Maribel DROESBEKE
AID - Actions Intégrées de Développement
ch. de Haecht, 579 - 103o Bruxelles
T. 02/246 38 61/62/65 - F. 02/246 38 20
E-mail: secretariat@aid-com.be - Site: www.aid-com.be
Représentée par Pierre GEORIS et Joël GILLAUX
ALEAP - Association Libre d’Entreprises
d’Apprentissage Professionnel
rue Henri Lecocq, 47 - 5000 Namur
T. 081/24 01 90 - F. 081/24 01 96
E-mail: federation@aleap.be - Site: www.aleap.be
Représentée par Eric MIKOLAJCZAK et Dan WENDORF
CAIPS - Concertation des Ateliers
d’Insertion Professionnelle et Sociale
rue E. Malherbe, 18 - 4400 Flémalle
T. 04/337 89 64 - F. 04/330 18 80
E-mail: caips@skynet.be - Site: www.federationcaips.be
Représentée par Guy LEJEUNE et Marianne MICHIELS
Lire et Ecrire en Wallonie
rue de Marcinelle, 42 - 6000 Charleroi
T. 071/20 15 20 - F. 071/20 15 21
E-mail: coordination.wallonne@lire-et-ecrire.be
Site: www.lire-et-ecrire.be
Représentée par Dominique BRASSEUR et Ygaëlle DUPRIEZ
Siège de l’Interfédération EFT-OISP:
rue Marie-Henriette, 19-21 - 5000 Namur
T. 081/74 32 00 - F. 081/74 81 24
E-mail: secretariat.interfede@skynet.be
Directrice: Maryline DE BEUKELAER
Siège de la FEBISP:
rue des Alliés, 307 - 1190 Bruxelles
T. 02/537 72 04 - F. 02/537 84 04
E-mail: secretariat@febisp.be
Site: www.febisp.be
Coordination générale: Gabriel MAISSIN
Editeur responsable:
Interfédération EFT-OISP - Eric MIKOLAJCZAK
rue Marie-Henriette, 19-21 - 5000 Namur - T. 081/74 32 00
Comité d’édition:
Nathanaëlle BERGER - Marc CLEPKENS - Véronique DUPONT Pierre GEORIS - Nathalie HOFFSTADT - Marie-José KALININGONDO Véronique KINET - Marjorie LACROIX - Karim MAJOROS
Secrétaire de rédaction:
Marjorie LACROIX: 064/23 90 56
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