Dimanche 12 janvier 2014

Dimanche 12 janvier 2014
ASEGGAS
AMEGGAZ !
L’Expression présente
à ses lecteurs ainsi
qu’à tout le peuple
algérien ses meilleurs
vœux à l’occasion
de Yennayer 2964.
Le Quotidien
Dimanche 12 janvier 2014 n°4021 - Prix : Algérie 10 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI
SAÂDANI BALISE LA VOIE À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2014
LE RETOUR INATTENDU
DE BELKHADEM
La réapparition
de Belkhadem
au-devant de la scène
politique nationale
pose maintes
interrogations, surtout
survenant à quelques
jours de la convocation
du corps électoral.
Lire en page 6 l’article de Nadia Benakli
IF
S
LU
C
EX
25 MESURES POUR REDONNER DE L’ESPOIR
AUX FAMILLES ALGÉRIENNES
LA RECETTE
DE SIDI
SAÏD
Ph : R. Boudina
Désormais
acquis, le crédit
à la consommation
va booster
la production
nationale.
Lire notre dossier
en pages 2 et 3
PRÉSIDENTIELLE 2014
Où en sont
les déclarations
de candidatures ?
Lire en page 4 l’article
de Aïssa Hirèche
CÉLÉBRATION
DE YENNAYER
2964
Lire notre dossier en pages 8, 9 et 10
USMA 2- ESS 0 (SUPERCOUPE D’ALGÉRIE 2014)
Sellal offre
sa 3e Coupe
à Soustara
Lire en page 24 l’article
de Lounès Meberbeche
TERRORISME
ET CONTREBANDE
UNE ALLIANCE
MORTELLE
Lire en page 14 l’article
de Ikram Ghioua
L’Actualité
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
DISPOSITIF DE LA PROMOTION DE L’INVESTISSEMENT
Sidi Saïd signe sa démocratisation
L’ASSAINISSEMENT complet de l’ordonnance 01-03 relative au développement de l’investissement figure parmi les mesures
phares que propose la Centrale syndicale.
I MOHAMED TOUATI
l faut qu’on se le dise, tout
acte bureaucratique est
une recherche de corrup tion. Cela ne peut plus durer. La
bureaucratie freine l’économie
nationale» avait
prévenu, le
10 octobre 2013, le Premier ministre lors de la tenue de la 15e tripartite. «L’Algérie veut donner une
impulsion déterminante à son économie pour (...) la rendre plus performante, moins fragile et moins
sensible aux chocs externes», avait
souligné Abdelmalek Sellal lors de
l’ouverture de cette rencontre au
«caractère particulier» qui avait
réuni gouvernement, syndicat et
patronat.
Le secrétaire général de l’Union
des travailleurs algériens lui
apporte son soutien pour mettre fin
à ce fléau et à ce marasme. A travers un document où figurent pas
moins
de
27
propositions.
Comment rendre attractive la destination Algérie si la bureaucratie
continue à imposer ses lois ?
Comment encourager les hommes
d’affaires et les entrepreneurs à
poser leurs valises à travers le territoire national ? Des questions qui
se posent à un moment crucial. Les
potentialités leur tendent pourtant
les bras, l’Algérie vaste chantier en
quête de développement offre des
opportunités indéniables. Le marché est attractif, mais les démarches découragent les plus téméraires d’entre ceux qui ont tenté de le
conquérir. L’obstacle : la bureaucratie. Un mur qui doit être abattu.
Aux grands maux les grands remèdes. Sidi Saïd ne va pas par quatre
«I
L’Algérie veut donner une impulsion déterminante à son économie
chemins pour rendre la place nette
il faut raser tout ce qui fait obstacle. A commencer par ces foutues
lois qui annihilent toute initiative
dont a besoin le pays pour sortir
l’économie nationale qui reste chevillée aux exportations d’hydrocarbures et qui donne des signes évidents d’essoufflement. Les gisements sont en déclin. Les exportations reculent.
Les recettes engrangées grâce
au secteur pétrolier, notamment
accusent un recul inquiétant au
point de mettre en danger les équilibres budgétaires. Alors que la fac-
ture des importations va certainement flirter avec le seuil critique
des 60 milliards de dollars. Des
indices qui mettent en évidence la
question de la sécurité alimentaire
et par conséquent la faiblesse de la
production nationale.
L’Algérie a plus que jamais
besoin de faire preuve de dynamisme. Son administration est pratiquement sommée de faire preuve
d’intelligence et de rompre avec des
reflexes du passé : les reliques de
l’économie planifiée. S’il y a bien
un domaine qui devait être dépoussiéré, c’est bien celui de l’investis-
sement. Un gros morceau auquel le
secrétaire général de la Centrale
syndicale n’a pas hésité à s’attaquer pour en alléger la procédure.
L’assainissement complet de l’ordonnance 01-03 relative au développement de l’investissement
figure parmi les mesures phares
que propose la Centrale syndicale.
Les responsables syndicaux de
l’ex-Foyer civique qui se sont penchés sur ce problème envisagent de
révolutionner l’Andi. Dans une de
ses trois premières propositions, ils
veulent faire de l’Agence nationale
de développement de l’investisse-
ment une agence de niveau international dotée d’un statut spécifique
conforme à ses missions. « Le nouveau statut doit lui permettre plus
de flexibilité, une indépendance de
toute tutelle administrative en
charge de la mise en œuvre des
décisions du Conseil national de
l’investissement, une protection de
ses cadres, un renforcement de ses
capacités d’analyse, d’évaluation et
un déploiement de ses structures
en dehors du territoire national »,
indique le mode opératoire du document de l’Union générale des travailleurs algériens. Il y a belle
lurette que l’on n’avait plus vu un
esprit aussi offensif. Une des mesures qui doit alléger les procédures
(coûts et délais) de lancement des
investissements selon l’instruction
du Premier ministre consiste en la
« décentralisation au niveau des
collectivités locales des études d’impact sur l’environnement pour les
projets d’investissements en deçà
d’un certain seuil » propose l’Ugta
dont les suggestions ont vocation à
balayer toutes les entraves qui ont
caractérisé jusqu’au jour d’aujourd’hui une administration vieillotte,
rigide qui tente de faire encore
front à toute velléité de modernité.
Une belle panoplie : cela va de
l’uniformisation des statuts des
Sarl, la réduction du délai de remboursement de la TVA aux PME à
10 jours, la généralisation de la
télé-déclaration fiscale à toutes les
entreprises de production, à l’instauration d’un guichet fiscal
unique. Cela résonne comme
des rafales de Kalachinkov qui
signent l’avènement d’une Algérie
M. T.
nouvelle…
AFIN DE BOOSTER LA PME
L’Ugta livre le mode d’emploi
L’UGTA émet en effet des propositions à l’attention du gouvernement afin qu’il libère tout le potentiel de la moyenne entreprise.
I SALIM BENALIA
éritable alternative à l’or noir, la
Petite et moyenne entreprise (PME)
est la base de tout essor économique
national. Pour booster cette dernière, notamment en modernisant son environnement et
les dispositifs d’appui qui lui sont alloués, la
Centrale syndicale Ugta livre désormais le
mode d’emploi. L’Ugta émet en effet des propositions à l’attention du gouvernement afin
qu’il libère tout le potentiel de la moyenne
entreprise.
Parmi ces propositions il y a celles concernant le mode opératoire. Il s’agit en fait,
révèle cet alinéa, qui figure dans un dense
document édité par la Centrale, d’accompa-
V
gner l’entrée en Bourse des PME. Aussi, estil recommandé de dynamiser le compartiment dédié à la Bourse à la PME sous la
forme d’un marché financier alternatif qui
lui soit adapté, dont les exigences seront
moins contraignantes et qui fera éventuellement office de voie de sortie naturelle pour
les prises de participation. Cet accompagnement est assorti de la mise en place de mesures incitatives d’ordre fiscal à l’ouverture du
capital des PME en Bourse. Ces dernières
peuvent être consignées dans la loi de finances sous forme d’exonérations fiscales, d’avantages spécifiques d’ordre financier,
etc…L’étude de la Centrale, insiste de prime
abord sur la nécessité de mettre en œuvre
une politique ciblée d’appui aux PME et
évoque six mécanisme à cet effet. A savoir, la
mise à niveau des PME, la mise à niveau spécifique aux TPE (très petite entreprise), la
modernisation dédiée aux PME stratégiques
et d’excellence, le programme start-up
Algérie, le développement des activités d’engineering et le programme de modernisation
des structures d’appui aux entreprises, soit
l’environnement des affaires des PME. Il est
également préconisé de doter l’Andpme
(Agence nationale de développement de la
PME) d’un statut spécifique qui lui confèrera
davantage de flexibilité dans ses missions et
lui permettra de recruter directement l’expertise qui lui est nécessaire. « Il s’agit surtout de renforcer l’effectif de l’agence en
experts spécialisés dans différents domaines
d’activité de l’agence pour mieux assurer les
missions qui lui sont assignées », note le
document. Ce préalable étant édicté, il est
par ailleurs indiqué d’établir, sous forme de
loi de finances, des critères attractifs à l’adhésion des PME du Sud au Fonds national de
mise à niveau. Cette modification porte,
entre autres, sur l’intégration des TPE de
moins de cinq salariés sur la simplification du
dossier requis pour prétendre au dispositif, la
mise en place de mesures incitatives de
modernisation et de mise à niveau, dont la
gratuité des actions d’études préalables, une
bonification des intérêts et un relèvement des
plafonds des soutiens. Ce schéma retient également, sous forme de décret exécutif, l’optimisation du processus d’adhésion des PME
au programme de mise à niveau et la simplification du formulaire de déclaration qui lui
S. B.
est adjointe.
Qui veut aller loin, développe ses entreprises
ADMINISTRATIONS économiques, banques, ports, entreprises et commerce extérieur…
tout passe sous la loupe du syndicat.
I ABDELKRIM AMARNI
u cours de la dernière tripar tite qui a réuni les pouvoirs
publics, les employeurs et la
Centrale syndicale Ugta, ce dernier
partenaire a fait des propositions
concrètes à même de relancer l’appareil économique du pays en
manque criant de performances.
Parmi ces propositions, au nombre
de 25, accompagnées de leur mode
opératoire et qui devront être examinées lors de la prochaine tripartite, on relève celle ayant trait
à
la
simplification
et
à
l’amélioration des entreprises avec
l’Administration publique.
On note un appel à la préparation d’un décret exécutif portant
A
sur « l’institution d’un médiateur
des marchés publics ». Celui-ci
devant opérer sous la coupe du
ministère des Finances. La principale mission de ce médiateur serait
«d’accompagner les PME dans
leurs relations avec l’administration (…) et d’améliorer les pratiques d’achat entre les PME et les
secteurs publics comme les collectivités, hôpitaux, ministères…Le
médiateur devant offrir aux entreprises « un recours en médiation
individuelle ou collective ». Le syndicat appelle, dans ce cadre, à «respecter les délais légaux de 30 jours
de paiement des créances dans le
cadre du Code des marchés publics.
» Toujours dans cette optique,
l’Ugta propose la création d’un observatoire de la commande publique
ainsi que la création d’un site
public mettant les projets de loi et
textes réglementaires en ligne
avant même leur proposition au
Parlement.
Est inscrite dans les propositions de l’Ugta, la « modification du
cahier des charges de sujétion des
services de l’Agence nationale de
développement
de
la
PME
(Andpme), ceci en organisant un
accompagnement et le Conseil des
PME. La création d’un site de
publication des circulaires et notes
administratives relatives aux procédures au niveau du Premier
ministre est demandée. La mise en
place d’un numéro vert, à la disposition des opérateurs et des
citoyens dénonçant des dépassements administratifs, est égale-
2
ment recommandée dans cette
liste, tout comme l’est l’institution
de deux baromètres de mesure.
L’un relatif au climat des affaires
en Algérie et l’autre devant évaluer
les satisfactions des usagers au
niveau de chaque administration et
organisme public. L’amélioration
de la relation banque-entreprise
figure parmi les points focaux de
ces propositions. Ainsi, la lecture
des propositions de l’Ugta met en
évidence la nécessité d’élaborer et
mettre en œuvre une Charte interbancaire de bonne pratique de la
garantie, de désigner un médiateur
crédit et de décentraliser les décisions d’octroi de crédits. La création d’une banque d’investissement
publique est instamment demandée
par l’Ugta. Dans le chapitre consa-
cré au commerce extérieur, l’Ugta
appelle à la simplification et à la
modernisation des procédures relatives, notamment aux secteurs portuaires, la mise en place d’un guichet unique portuaire dans les
trois ports pilotes (Alger, Oran et
Skikda). La constitution d’une brigade mixte de contrôle Douanescommerce figure par ailleurs dans
les recommandations de la Centrale
syndicale relatives à ce secteur sensible qu’est le commerce extérieur.
Le respect de la durée légale de
48 heures de notification par
l’inspection aux frontières est proposé. Les comités, national et local,
de facilitation maritime sont invités à réactiver leurs missions , souhaite encore la Centrale.
A. A.
L’Actualité
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DIMANCHE 12 JANVIER 2014
25 MESURES POUR REDONNER DE L’ESPOIR AUX FAMILLES ALGÉRIENNES
LA RECETTE DE SIDI SAÏD
DÉSORMAIS ACQUIS, le crédit à la consommation va booster la production nationale.
I BRAHIM
TAKHEROUBT
e patron de la Centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi
Saïd, jubile. Et vu la qualité
de son butin, il a raison. Non seulement il vient d’arracher un acquis
capital pour les ménages, le crédit à
la consommation, mais aussi il a
réussi le pari d’établir un consensus gouvernement-patronat autour
des 25 propositions que l’Ugta a faites durant la dernière tripartite.
Pressé par le temps et les événements, le Premier ministre voulait
aller vite. « Faites-moi des propositions claires, applicables sur le terrain et surtout sans trop de philosophie », a-t-il recommandé aux partenaire sociaux. C’est chose faite du
côté de l’Ugta. De la part du gouvernement aussi puisque le crédit à
la consommation sera rétabli.
Ce n’est pas un mince acquis.
Cette mesure va booster la production nationale, encourager la
consommation et surtout redonner
de l’espoir aux ménages algériens.
Pour ce faire, la Centrale syndicale
a accompagné cette proposition
d’un mode opératoire précis et
détaillé. Il va de la préparation d’un
décret exécutif relatif à la création
du label « Made in Algeria » qui
sera la référence à l’octroi des crédits à la consommation. Le lancement d’une opération pilote avec
les SGP, mener une campagne de
communication qui va cibler, aussi
bien le consommateur, que les
L
Le retour du crédit à la consommation induira la culture de la gestion
du budget de la famille
entreprises nationales ainsi que
l’ouverture d’un compte d’affectation spécial intitulé : « Fonds de
promotion de la production nationale » qui servira à prendre en
charge les frais de mise à niveau de
ce programme.
De même qu’il a été décidé
d’instituer un conseil consultatif
de la production nationale et de
relever les sanctions contre la
contrefaçon pour lutter contre l’informel. Dans ce sillage, les propositions de l’Ugta, recommandent un
renforcement du contrôle au niveau
des frontières ainsi que l’implication des associations des consommateurs et des organisations patronales. Fort de ce consensus, Sidi
Saïd a également l’aval des
banques, voire même du FMI pour
ces actions visant à booster la
consommation.
Dans l’une de ses publications
récentes, la Banque d’Algérie relève
que la faiblesse des crédits accordés
aux ménages est l’un des aspects
les plus frappants de la non-performance du secteur bancaire. La
Banque d’Algérie note à cet effet
que «l’importance accrue des
dépôts en dinars des ménages, alimentée par l’augmentation des
revenus salariaux et des transferts
budgétaires, contraste avec le
niveau des crédits bancaires qui
leur sont accordés ». Comme premier impact, la mesure aura l’effet
d’un électrochoc au vu de ses répercutions directes et immédiates sur
l’économie nationale. A l’évidence,
qui dit crédit signifie consomma-
LES PROPOSITIONS DE SIDI SAID SUR LE FONCIER ÉCONOMIQUE
Il faut appuyer les investissements productifs
DANS SA BATTERIE de propositions, le secrétaire général de l’Ugta, Abdelmadjid Sidi
Saïd, présente une série de quatre mesures sur le foncier économique et industriel.
I SALIM AGGAR
e foncier économique et industriel a toujours été
un sujet épineux pour l’investissement. A ce propos, l’Ugta propose d’encadrer un dispositif
d’octroi du foncier destiné à l’investissement et lutter
contre la spéculation foncière. Ainsi l’Ugta propose de
faciliter et appuyer les investissements productifs tout
en préservant les intérêts de l’Etat contre la spéculation et récupérer les assiettes foncières non exploitées
dans les ZAC (zones d’aménagement concerté) et les ZI
(zones industrielles).
Et l’une des mesures proposées, c’est d’instituer des
taxes dissuasives sur les lots non exploités, récupérer
les assiettes n’ayant pas été exploitées depuis une longue période. Il propose, notamment de créer un projet
de décret exécutif’ fixant les conditions et modalités de
concession des terrains relevant du domaine de l’Etat
et destinés à la réalisation de projets d’investissement.
Confier aux directions de wilaya l’établissement d’un
listing exhaustif des assiettes foncières non exploitées
dans les ZAC et les ZI et accompagner les investisseurs
dans la réalisation des projets en suspens. L’autre proposition proposée par Sidi Saïd, est de consolider les
structures locales de régulation foncière et simplifier
les procédures pour en réduire la composition et harmoniser les démarches et les procédures de dépôt des
demandes de terrains industriels et la liste des documents requis pour la concession d’un terrain. Pour
cela, il propose de déléguer la gestion des zones industrielles à vocation locale aux collectivités locales, fixer à
10 jours le délai maximum d’établissement des actes de
concession, établir à un mois le délai maximum d’établissement du permis de construire, déterminer la
redevance locative annuelle sur la base des prix moyens
déterminés sur la base de la période minimale de
concession (33 ans). Pour ce faire, l’Ugta propose au
gouvernement un projet de décret portant organisation, composition et fonctionnement du Calpiref (la
Commission d’assistance locale pour la promotion de
L
l’investissement et de la régulation du foncier). Elle
propose, notamment de modifier et unifier les règles et
procédures administratives, instaurer un marché
transparent, élaborer un référentiel « Guide des procédures administratives relatif à l’investissement » et le
mettre à la disposition des Calpiref.
Dans sa 11e proposition, l’Ugta propose d’organiser,
développer et moderniser les parcs industriels. Pour
cela il faut instaurer la charte de gouvernance des pôles
industriels (ou parcs industriels), amorcer un nouveau
mode de gouvernance des parcs industriels, moderniser
leur gestion et doter le territoire national d’un schéma
directeur des pôles industriels et technologiques. Dans
ses propositions, l’Ugta propose même une charte de
gouvernance à diffuser auprès des opérateurs économiques, qui énoncera les objectifs industriels, scientifiques et technologiques du pôle, les obligations attachées à chacun des adhérents (entreprises, universités,
centres de recherche, de formation) pour contribuer à
la réalisation de ces objectifs et préserver continuellement son alignement sur les standards internationaux.
La charte définit également les modalités de gouvernance du pôle. Pour ce faire, un projet de décret exécutif est nécessaire pour fixer les conditions et modalités d’aménagement et de gestion des zones industrielles. Pour l’Ugta, le modèle juridique de gestion et d’administration actuelle des zones industrielles mis en
place dans le cadre des dispositions du décret 84-55 du
3 mars 1984, a montré ses limites. Une refonte de la
réglementation dans ce domaine est nécessaire. Par
ailleurs, pour moderniser les parcs industriels, un plan
d’action est proposé : mettre en place les services
répondant aux besoins des opérateurs ou des porteurs
de projets (notamment les pépinières, incubateurs
d’entreprises, centres de formation, centres de recherche, laboratoires, plates-formes informatiques, infrastructures de restauration, infrastructures d’hébergement (hôtel d’entreprises), centre d’affaires, crèche,
poste, guichets de banque, antenne d’APC, centres de
santé, Samu). Intégrant les différents intervenants
dans les étapes d’élaboration et d’exécution des programmes de modernisation. Enfin, la dernière proposition de l’Ugta sur cette question, c’est d’augmenter
quantitativement et qualitativement l’offre foncière. Il
propose la réalisation de 42 parcs industriels répartis
sur tout le territoire national, notamment dans les
S. A.
Hauts-Plateaux et le Sud.
3
tion, puis exigence de qualité. La
seconde répercussion sera sur
l’emploi puisque les entreprises
ainsi soumises à de fortes commandes exprimeront des besoins certains de main-d’œuvre et que cherche le peuple ? Selon une évaluation faite par l’Ugta, cette mesure
va à coup sûr amorcer un retour du
secteur du textile en Algérie. Niche
économique en jachère depuis le
début des années 1990 avec «l’invasion de la friperie chinoise», l’industrie du textile offre pourtant
des potentialités insoupçonnées en
Algérie. Une main-d’œuvre qualifiée et très peu coûteuse, une proximité avec le marché européen,
un marché interne florissant et de
grandes perspectives pour une
industrie synthétique à base d’hydrocarbures. De même que le
retour du crédit à la consommation
induira un élément important : la
culture de la gestion du budget de
la famille. Enfin, la mesure est une
manière indirecte de consolider le
pouvoir d’achat. Le rétablissement
du crédit à la consommation a été
le cheval de bataille de l’Ugta
depuis 1996. Les 25 propositions
accompagnées de quelque 135
mesures qui sont actuellement sur
le bureau du Premier ministre qui
en fera une synthèse avec les propositions du patronat et celle du
ministère du Commerce qui sont
au nombre de 28. La relance de ce
crédit permettra de booster non
seulement les entreprises nationales, mais aussi les entreprises
étrangères installées en Algérie.
Elle seront amenées à pousser leur
taux d’intégration à 40% pour
bénéficier de ce boum de consommation qui s’annonce.
Au crédit à la consommation,
l’Ugta rajoute un autre bémol à l’économie qui consiste à donner la
priorité à la préférence nationale.
Si bien que la Centrale syndicale
n’a pas oublié de souligner dans
ses propositions l’introduction
d’une obligation « de ne recourir
au produit importé que si le produit national équivalent est disponible et ne répond pas aux normes
B. T.
algériennes ».
E
L’ DITORIAL
Genève vaut-elle une messe ?
I KARIM MOHSEN
emain, les chefs des diplomaties russe et américaine, Sergueï
Lavrov et John Kerry, vont (à nouveau) discuter de la participation
de l’Iran à la conférence internationale sur la Syrie dite « Genève
2 ». Discuter ? Une invitation de l’Iran, puissance régionale incontournable,
devait-elle faire l’objet d’un « feuilleton » aussi méchant qu’absurde ? Or,
la présence de ce pays est en fait la plus avérée de tous ceux invités à
assister à des travaux supposés aider à trouver une issue à la guerre qui
meurtrit le peuple syrien depuis 2011. Dans la perspective de la tenue de la
conférence sur la Syrie qui s’ouvre à Montreux (Suisse) le 22 janvier prochain, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a envoyé des invitations à une trentaine de pays pour assister à cette réunion. L’Iran ne figure
pas sur cette liste. Les Nations unies n’ont pas précisé les critères qui ont
participé au choix des pays conviés, mais l’on sait déjà qu’outre la Russie
et les Etats-Unis – parrains de ladite « Genève 2 » - seront présents l’Arabie
Saoudite, la Turquie et le Qatar notamment. Ces trois pays ont clamé haut
et fort leur soutien à la rébellion et ont d’une manière ou d’une autre
apporté aides, conseils, finances, voire formation, aux rebelles, mercenaires et jihadistes (ils sont plus de 100 000) qui se battent en Syrie. Sur la
trentaine de pays ainsi appelés en Suisse nombreux n’ont aucun lien ni de
près, ni de loin avec la guerre que subit la Syrie depuis près de trois ans.
Ainsi, curieusement, le Danemark et les pays scandinaves seront à
Genève, ou plus singulièrement la présence de l’Indonésie, de l’Inde, du
Koweït, ou de l’Italie. Il paraît que c’est là une « récompense ?» à des pays
amis, quand l’Iran, directement concerné par les événements qui frappent
la Syrie, serait absent et n’est pas le bienvenu. C’est ce qu’a décidé le gendarme international que sont les Etats-Unis selon lesquels l’Iran n’avait
pas sa place à Montreux, sous le prétexte fallacieux que l’Iran …aide le
régime de Damas. Les Américains cherchent-ils à instaurer la paix en
Syrie, travaillent-ils effectivement pour l’obtenir ou veulent-ils, tout simplement, imposer un leadership adossé à la raison du plus fort ? Cela
après avoir échoué à imposer à la Syrie leurs « poulains », incapables de
gagner la guerre sur le terrain ? Ont-ils seulement tiré une leçon de l’Irak,
revenue à la case zéro ? Mais le problème ne semble pas uniquement là,
mais bien dans la manière avec laquelle l’ONU s’est dessaisie de ses prérogatives de veiller à la paix dans le monde en usant de tous les moyens
dont elle dispose pour ce faire, en particulier dans le cas de la Syrie, en
essayant de trouver une issue au drame qui frappe ce pays depuis trois
ans. En effet, à quoi peut servir une ONU incapable, ou mise dans l’incapacité, d’accomplir les missions qui justifient son existence ? Comment peut-on comprendre la déclaration du secrétaire général de l’ONU qui
« souhaite » inviter l’Iran quand il lui appartenait en tant que premier
responsable de l’institution internationale et compte tenu de l’importance
de ce pays sur l’échiquier régional, d’exiger sa présence à Genève ? En
fait, Ban « attend » le feu vert de Kerry et de Lavrov, qui se rencontrent
demain à Genève. Ceux-ci «se rencontreront le 13 janvier et nous espérons
fortement qu’ils se mettront d’accord sur la participation de l’Iran », indiquait lundi le porte-parole du secrétaire général de l’ONU. Comment des
« décideurs » internationaux qui disent vouloir trouver une issue à la
guerre en Syrie peuvent-ils se passer de la présence de l’un des acteurs de
ce drame ? Peut-il y avoir de résultat en l’absence de l’Iran ou du président
syrien ? Maintenant, que les Américains le veuillent ou non, l’Iran fait partie du problème syrien, donc de sa solution. Aussi, aucune conclusion ne
peut être envisagée ou élaborée sans la participation de ce pays à la conférence de Genève. Washington avait aussi tenté à un moment de s’opposer
à la participation du président syrien Bachar al-Assad. De fait, le président
iranien, Hassan Rohani, a affirmé jeudi que la conférence de paix à venir
sur la Syrie serait un échec si l’Iran n’y participait pas, selon des médias
iraniens. Cela d’autant plus, qu’en dernier ressort, ce sont les parties
syriennes, et elles seules, comme le relevait l’émissaire de l’ONU pour la
Syrie, Lakhdar Brahimi, « (…) qui vont fixer la phase transitoire et la suite ».
Aussi, l’aide de tous, y compris celle de l’Iran, est plus qu’opportune, si
effectivement on veut la paix pour le peuple syrien.
K. M.
D
L’Actualité
LA SECTION
DE BÉJAÏA CLAQUE
LA PORTE
La saignée
s’accentue
au FFS
PRÉSIDENTIELLE 2014
Où en sont les déclarations de candidatures ?
PLUS QUE QUELQUES enjambées nous séparent d’avril et, jusqu’à présent, nous sommes
dans le brouillard le plus complet.
I AREZKI SLIMANI
L
I AISSA HIRÈCHE
un point de vue stratégique, il ne fait pas de
doute que l’annonce
d’une candidature comporte cer tains avantages comme celui,
entre autres, d’ouvrir la voie à la
conquête du marché électoral
mais, d’un autre côté, elle présente aussi l’inconvénient de ne
plus pouvoir surprendre ses
adversaires. décidément enclins à
se faire connaître, les candidats à
la présidence d’avril 2014 gardent toujours le silence.
La convocation du corps électoral cette semaine finira-t-elle
par venir à bout de leur entêtement ?
Force est de reconnaître que
nous ne sommes pas dans la normalité des choses. Plus que
quelques enjambées nous sépa rent d’avril et, jusqu’à présent,
nous sommes dans le brouillard
le plus complet. Cette semaine,
en principe, le corps électoral
sera convoqué par décret présidentiel. mais le décret en soi
n’est qu’une procédure administrative qui donne sa légalité à l’élection, rien de plus. Nous voulons dire par là que l’esprit de
compétition, la course vers l’élec tion, l’envie de se porter candidat
et surtout le désir de vaincre,
tout cela n’a rien à voir avec le
décret.
Cela fait longtemps, exacte ment cinq ans, que nous savons
que nous allons avoir une élec tion en avril 2014 et, de ce point
de vue, la convocation du corps
électoral n’apporte rien de nou veau au fait sinon que tout se
D’
Ph : R. Boudina
es jours se suivent et ne se
rassemblent pas au Front
des forces socialistes. Le
plus vieux parti d’opposition
s’enfonce chaque jour un peu
plus dans une crise qui n’est pas
près de connaître son épilogue.
La section de Béjaïa, qui annonce
la couleur. S’agissant de la plus
importante au niveau de la
wilaya, le feu gagne sérieusement
la maison FFS. Ça brûle de partout. Toutes les sections s‘agitent
pour dénoncer la main basse sur
le parti, dont se serait rendu coupable un parlementaire de connivence avec la direction nationale
du parti. 98 militants de la section de la commune de Béjaïa ont
claqué la porte pour dénoncer «
l’anarchie qui règne au FFS »
mettant en exergue « le nonrespect des statuts et règlement
intérieur du parti », et s’insurgeant « contre les pratiques peu
orthodoxes de quelques parlementaires de Béjaïa ». Ils emboîtent le pas à leurs pairs fédéraux
en annonçant publiquement leur
démission collective du parti. Ce
nouveau départ massif fait tâche
d’huile. Un peu partout dans la
wilaya de Béjaïa, des décisions
similaires sont en voie d’être prises. Les militants de base se
concertent sur les voies et
moyens de contrer ceux qui veulent mener le parti vers la dérive.
« Nous, militants de la section de
Béjaïa, déclarons notre démission
collective du parti », écrivent les
militants frondeurs de la ville de
Béjaïa, déclarant, on ne peut plus
clairement, leur « divorce avec la
direction nationale qui ne reflète
qu’un appareil de domestication
du parti ». Alors que les instances
nationales du parti cherchent
toujours la meilleure option possible vis-à-vis de l’élection présidentielle d’avril 2014, le Front
des forces socialistes (FFS) commence très mal l’année, en subissant un gros coup à travers la
démission de plusieurs cadres de
la fédération de Béjaïa, l’une des
plus importantes du parti, dont
l’effet d’onde de choc se répercute au niveau de la base. Les
démissionnaires fédéraux reprochent à l’actuelle direction d’avoir abandonné sa ligne politique
originelle pour tomber dans les
bras du pouvoir. Les sections
semblent reprendre en chœur
l’argument en mettant en valeur
des considérations locales. Les
prochains jours s’annoncent durs
pour le parti de Aït Ahmed.
Aux dernières nouvelles,
Khaled Tazagharth, l’ex- premier
secrétaire fédéral, a été remplacé,
à titre intérimaire, par le député
et membre du conseil national,
M. Yahia Boukellal. Un autre
argument qui irrite la base. Cette
nomination n’a pas réussi à stopper la saignée. Bien au contraire
elle s’est ajoutée au geste d’ignorance de la crise annoncée à
Béjaïa, dont a fait preuve le dernier conseil national du parti. Il y
a lieu de noter que le Front des
forces socialistes a déjà vécu
beaucoup de crises dans le passé.
Des cadres ont été écartés, d’autres ont démissionné. Sans compter les feuilletons locaux qui
n’ont de valeur que de confirmer
le déclin de ce parti entamé lors
du congrès de 2000 qui s’est tenu
à la Munatec de Tipasa et pendant lequel les prémices d’une
marginalisation des cadres et
militants les plus compétents
commençaient à paraître.
A. S.
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
Bouteflika ne se
présenterait pas à
sa propre succes sion, les retarda taires risqueraient
de perdre gros car
ils annonceraient
leur candidature
relativement en
retard et auraient
donc à récupérer le
retard
qu’ils
auraient accepté
de faire, chose qui
ne sera pas aisée
du tout.
En attendant,
l’impression qui se
dégage c’est plutôt
de nous diriger
vers une élection
sans candidats. A
part deux ou trois
candidats d’ici et
quelques « intéressés » d’ailleurs, on
n’a rien. Le pays
Cela fait longtemps, exactement cinq ans, que nous savons que nous allons avoir
ne mérite-t-il pas
une élection en avril 2014
que l’on y prête
attention ? Ou
passe
comme
prévu.
El Ils ne pourront même pas pro - bien alors, n’y aurait-il pas suffiHamdoulillah !
céder à la collecte des signatures samment de citoyens capables de
A ceux qui n’osent pas, par tant qu’ils n’ont pas retiré le for - gérer ce pays ? Ni l’une ni l’autre
tactique ou pour d’autres consi- mulaire de candidature, ce qui des interrogations, bien sûr, sauf
dérations, déclarer leur candida - impose donc une annonce offi - que, pour des considérations
ture avant de connaître les inten- cielle de cette candidature.
conjoncturelles, les uns préfèrent
tions de l’actuel président, il est
Drôle de situation que celle temporiser alors que d’autres
clair que le décret qui sera publié dans laquelle ils se sont volontai- espèrent obtenir certaines assu probablement cette semaine rement placés. Si l’on considère rances avant d’entamer les cho n’apportera rien de nouveau, les choses de ce point de vue, on ses sérieuses. Toujours est-il
d’autant plus qu’il ne sera pas dit devine aisément que dès la publi- qu’en ces premiers jours de jansi Bouteflika se portera ou non cation du décret portant convoca - vier, la visibilité demeure floue et
candidat.
tion du corps électoral, on devrait on ne peut certainement pas par De plus, Bouteflika a encore forcément en savoir plus sur cer - ler de pronostics.
Quant aux sondages, il faudevant lui toute une période tains candidats qui devraient
légale durant laquelle il peut gar - alors décliner leurs intentions. drait certainement attendre auder non divulguée sa volonté de Cependant, il est à croire que les delà de l’an 4 000 car c’est ainsi
briguer ou pas un quatrième plus têtus continueront, malgré qu’en ont décidé pour notre pays
mandat. Il a légalement tout le tout, à garder leurs intentions ceux qui l’ont géré sans jamais
être capables de le mener ailleurs
temps devant lui et ceci devrait cachées encore quelque temps.
alors poser problème à ceux qui
Là encore, et sur le plan stra- que là où ce n’est pas sa place !
A. H.
lient leur candidature à la sienne. tégique aussi, dans le cas où
SOUFIANE DJILALI
«Je ne suis pas un lièvre»
« LA NOUVELLE génération doit impérativement prendre le relais pour engager le pays
dans une nouvelle ère.»
I ILHEM TERKI
e président du Parti algérien Jil Jadid
(Nouvelle génération), Soufiane Djilali
a réaffirmé sa candidature à l’élection
présidentielle de 2014 en présentant son programme électoral lors d’une conférence de
presse tenue hier à Alger. Le président du
parti a déclaré que sa candidature est liée à
sa conviction que l’actuel président de la
République ne se représentera pas.
La responsabilité, la justice et l’innovation
sont les grandes lignes du programme électoral du parti politique. Il insiste sur le maintien du régime semi-présidentiel et la limitation du nombre de mandats à deux quinquennats.
« C’est un programme de combat pour la
sauvegarde de la nation, de son intégrité, des
intérêts vitaux de notre peuple, garants de
notre indépendance et de notre souveraineté »,
déclare le président du parti, Sofiane Djilali,
en expliquant que les trois valeurs phares
proposées avec l’ensemble des valeurs qui
leurs sont consubstantielles constituent les
valeurs fondamentales pour élaborer la
matrice du projet de société. « L’heure est
venue pour nous tous de construire un véritable Etat de droit et d’y établir la démocratie et
les règles de la bonne gouvernance. Ces objectifs stratégiques ne sauraient être remis à plus
L
tard, il y va de la survie du pays en tant que
nation souveraine et prospère », souligne le
président du parti en précisant que ceux qui
s’opposaient au pouvoir, n’avaient que leur
foi en la nécessité d’un changement profond
et sain pour reconstruire l’espoir d’un pays à
la dérive, d’autant plus que certains multiplient les manœuvres pour bloquer tout processus de changement.
Dans cet ordre d’idées, il ajoute, entre
autres, que « l’élection présidentielle de 2014,
peut offrir l’occasion historique pour l’Algérie
de s’engager dans un processus démocratique
serein et ordonné. Une nouvelle ère s’ouvrirait
pour de véritables réformes », indique-t-il en
étalant que seul un processus électoral honnête aboutissant à des changements significatifs est une issue qui doit être considérée
comme l’unique alternative au désordre et à
la fatalité de l’échec.
« J’ai totalement conscience qu’une personne seule n’y peut rien face à l’immensité
du défi. L’Algérie appartient à tous. Chaque
Algérien est interpellé par l’avenir de son
pays », souligne M. Djilali qui insiste sur la
conviction de la nécessité d’un changement
générationnel, stratégique et politique pour
le pays. Parlant du FLN, le patron de Jil
Jadid a exprimé fermement : « Ce parti doit
partir au musée. La place du FLN est au
musée. L’Algérie ne peut retomber si bas après
avoir magnifié son destin grâce à des femmes
4
et des hommes de la trempe des Bouhired,
Benboulaïd ou Ben M’hidi ». Il indique aussi
que « enfants de l’indépendance, nous devons
rendre à ces femmes et à ses hommes un hommage exceptionnel et leur manifester une
reconnaissance profonde et éternelle ».
S’agissant de la culture et la langue amazighes, Soufiane Djilali a déclaré que le
moment d’ouvrir le dossier de la question
identitaire est venu, il a recommandé la promotion de tamazight comme langue officielle.
« Nous sommes des Amazighs. Nous sommes
aussi un peuple spirituel qui a choisi librement d’embrasser l’Islam. Nous avons contribué dans l’aire géographique et humaine qui
est la nôtre à l’expansion d’une brillante civilisation et d’une grande culture d’expression
arabe. »
Il déclare, en outre, que c’est une question
idéologique qui touche à l’intégrité de la
nation. « L’amazighité doit être comprise par
tous comme un patrimoine fondateur de la
personnalité algérienne. Elle doit trouver
auprès de tous, les moyens de son sauvetage
d’abord puis de son épanouissement, selon les
modes d’expression que le génie populaire lui
attribuera », précise-t-il, en ajoutant qu’un
effort académique doit être mené à son
terme. « Le recensement du patrimoine oral
mais aussi culturel au sens large devra être
entamé au plus vite. »
I. T.
De Quoi j’me Mêle
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
Palestino, un club de football fait le succès
AU CHILI, LES « PALESTINO » font le
buzz. Le Club Deportivo Palestino n’est
pas un club quelconque. Évoluant en
Ligue 1, basé à Santiago du Chili, il a été
fondé en 1920 et est passé professionnel
en 1951. Vainqueur du Championnat du
Chili en 1955 et 1978, le club a également
remporté la Coupe du Chili en 1975 et
1977. Le Club Deportivo Palestino est né
de l’initiative d’un groupe d’immigrants
palestiniens établis dans le pays où vit
l’une des plus grandes communautés
palestiniennes au monde (en dehors du
Monde arabe) forte de 350 000 individus.
Le 4 janvier dernier, le club a publié une
photo de ses nouveaux maillots, déclenchant un tollé en Israël et dans les
médias prosionistes. Et pour cause : les
maillots comportent le chiffre « 1 » qui
représente la carte imprimée d’un État
palestinien incluant les territoires palestiniens et... Israël datant d’avant 1948 !
Aussitôt, Israël a protesté sur la nature
politique des uniformes auprès de la Fifa,
l’instance dirigeante internationale du
football.
Dieudonné censuré en
France, très demandé
en Algérie
APRÈS QUE LE MINISTRE français de
l’Intérieur Manuel Valls, eut interdit à
l’humoriste Dieudonné de s’exprimer dans les
salles de spectacles, le gouvernement français
a confirmé sa volonté de censurer Dieudonné
sur Internet. Quoi qu’il en soit, le succès de
Dieudonné est là et va en grandissant au point
où un organisateur de spectacles algérien se
prépare à l’inviter pour une série de spectacles
en Algérie. L’humoriste a déjà été invité par
l’Algérie et a remporté un grand succès.
Le projet
APS TV accepté
NOUS AVONS appris de sources
sûres que le projet de chaîne APS
TV a été validé par
le ministre de la
Communication qui
a confié le projet à
deux
responsables :
Tewfik Khelladi
pour le volet
audiovisuel et
Abdelhamid Kacha
pour le volet
logistique et
personnel. Les
deux responsables
des médias publics
vont se concerter
pour lancer une
chaîne de télévision
à l’occasion de
l’ouverture
officielle de
l’audiovisuel et
celle-ci sera
exclusivement
consacrée à
l’information
comme c’est le cas
pour AFP TV, Aptn,
Reuters TV ou
encore Euronews.
Un ancien journaliste de Charlie Hebdo
dénonce la « névrose islamophobe »
OLIVIER CYRAN, un
ancien journaliste au
sein de la publication
controversée, Charlie
Hebdo, sort de son
silence pour dénoncer
cette « névrose islamophobe » qui s’est emparée de son équipe après
le 11 septembre 2001,
selon ses dires. En fait,
Olivier Cyran n’a fait que
répondre à un article
publié, il y a quelques
jours, au nom de sa
rédaction, dans Le
Monde. Dans cet article,
Charlie Hebdo se dit
« non raciste ». «Charlie
Hebdo, pas raciste ? Si
vous le dites… » écrit à
son tour Olivier Cyran
qui évoque une
«navrante mutation» qui
a contaminé l’équipe de
Charlie Hebdo
après le « tournant
du 11 septembre 2001 ».
Le Maroc
récupère du
matériel militaire
d’occasion
LE MAROC QUI n’a pas les
moyens politiques de sa
défense a opté pour une solution particulière, celle d’acheter
à très bas prix ou de se servir
dans les surplus des armées
américaines et celles de
quelques pays de l’Otan à la
moindre occasion. Les Forces
armées royales (FAR) ont, par
exemple, récupéré en 2011, 200
chars lourds Abrams M1A1
datant de l’époque de la guerre
du Golfe. Idem pour des canons
automoteurs M109 et M110, puisés sur les réserves américaines par le biais d’un EDA
(Excess Defense Articles). Ces
appareils étaient utilisés par
Washington dans les années
1990. Avant cela, le Maroc a pu,
par ce biais, obtenir des chasseurs F5 et d’autres équipements. En 1997, les chars T-72
ont en effet été achetés par
l’Arabie Saoudite.
ON
remet
GRILLES
ÇA
« Il y a deux catégories de télévision : la télévision intelligente qui fait des citoyens difficiles à
gouverner et la télévision imbécile qui fait des citoyens faciles à gouverner. » Jean Guéhenno
I SELIM M’SILI
l parait que çà va barder à l’APN où
est en débat la loi sur l’audiovisuel.
Il y a les Tristus qui veulenr ramener
le pays au temps d’Enver Hodja et les
Rigolus, ceux qui veulent l’asseoir au
début du XXIe siècle « mylady ». Que
peut-on attendre de nouvelles chaînes
généralistes si, par hasard elles arrivent
à voir le jour ? Quelque chose que l’on
n’a pas encore vu sur les chaînes périphériques occidentales ? Difficile de
faire du neuf à l’heure où la pénurie de
lait en sachet sévit : c’est justement cela
que veulent savoir les sevrés du lait en
poudre : les dessous de cette pénurie
récurrente. Les tenants et les aboutissants de l’odyssée de l’autoroute EstOuest, les bénéficiaires clandestins de la
banqueroute bancaire. Ils n’ont cure des
différends
artificiels
créés
entre
Raouraoua et son entraîneur bosniaque !
C’est un véritable casse-tête pour
I
Crusoë à la sauce Pierre Richard, Le
comte de Monte-Cristo avec Depardieu
ou Jean Marais à l’époque de sa splendeur, Guerre et paix, version soviétique
avec Bondartchouk ou version américaine avec Mel Ferrer...Mais les véritables
succès sont les exploits de cow-boys avec
un John Wayne pétillant de santé ou
alors les aventures pathétiques de l’éternel vagabond que fut Charlot: une fleur à
la main et toujours le sourire gêné d’être
là...Le programme peut être alimenté
aussi par la rubrique nécrologique des
grands hommes qui ont disparu durant
l’année écoulée: un bref flash-back sur
leur longue carrière et des images usées
pour illustrer une vie bien remplie pour
cultiver la nostalgie. Il faut vite passer
sur les concerts de raï, les orchestres
andalous ou les troupes folkloriques, les
prestations en noir et blanc d’artistes
qui ont disparu depuis bien longtemps:
c’est la formule des chaînes ou des pays
dont la créativité artistique est en panne
depuis longtemps. Ces mêmes chaînes
n’hésitent pas à concocter une pompeuse «revue» de fin d’année où le télé-
remplir les grilles des programmes des
chaînes généralistes de télévision à
l’heure où une concurrence des plus
féroces se déroule dans le ciel serein du
paysage audiovisuel. L’audimat ! Il n’y a
que cela qui compte pour les chaînes qui
attendent beaucoup des revenus publicitaires pour boucler des budgets de plus
en plus consistants. Les rediffusions ou
les diffusions de séries américaines qui
ont déjà amorti plusieurs fois leur prix
de revient et assuré une rente confortable aux studios qui les ont réalisées
constituent la recette classique ou de
facilité pour remplir une grille aussi exigeante que le tonneau des Danaïdes.
Mais les solutions de facilité apparaissent clairement pendant les vacances ou
lors des fêtes de fin d’année.
Evidemment, les premiers téléspectateurs ciblés par ces rediffusions sont les
enfants, les adolescents qui vont redécouvrir à leur tour les films qui ont fait la
joie de leurs grands-parents et de leurs
parents. C’est avec plaisir qu’ils vont voir
les adaptations des grands classiques de
la littérature universelle: Robinson
5
spectateur peut revoir toutes les séquences qu’il a ratées durant l’année écoulée
et qui constituent des repères importants dans «l’action» du régime en place.
La propagande a la peau dure.
Heureusement qu’«en face», il y a des
émissions qui permettent de se relâcher
un peu et de sourire, oubliant quelques
instants l’inflation et les petites misères
de la vie. De nombreuses chaînes font un
montage ingénieux de toutes les bourdes qu’ont pu faire, dans la pression du
direct, les présentateurs, les journalistes
et les invités. Les lapsus, les quiproquos,
les incontrôlables fous rires, le manque
d’intérêt des interviewés à la question
qu’on pose de la part de certains artistes
lunatiques, la spontanéité décapante ou
les accidents dus aux défaillances du
décor, sont les incidents qui ajoutent du
piment à la magie du direct. Les animaux, comme les hommes, participent à
ce gai bêtisier qui est toujours assuré
d’un certain succès. Quand ce sont les
hommes politiques qui sont pris en
faute, le succès est alors garanti.
S. M.
L’Actualité
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
SAÂDANI BALISE LA VOIE À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2014
Le retour inattendu de Belkhadem
LA RÉAPPARITION de Belkhadem au-devant de la scène politique nationale pose maintes interrogations, surtout survenant à
quelques jours de la convocation du corps électoral.
I NADIA BENAKLI
ls étaient hier des milliers de
militants à rallier le point de
rendez-vous à Alger pour un
grand meeting du FLN présidé par
Amar Saâdani, premier responsable du vieux parti. Son discours
était fort attendu. Sur au moins
deux points: le sort réservé à la
Constitution et la candidature de
Bouteflika à un 4 e mandat. La
teneur du discours n’était pas à la
hauteur de l’attente des militants
venus des quatre coins du pays.
L’initiative du patron du FLN n’a
pas créé l’événement. Celui-ci lui a
été volé par un intrus dont personne ne s’attendait à sa présence :
Abdelaziz Belkhadem, ancien secrétaire général du parti qui a volé la
vedette au chef en titre du FLN.
Dès son entrée dans la salle de la
Coupole, M.Belkhadem a été fortement ovationné par les militants
venus en force à ce show.
Or,
la
réapparition
de
Belkhadem au-devant de la scène
politique nationale pose maintes
interrogations, surtout survenant à
quelques jours de la convocation
du corps électoral. Eclipsé de la
scène politique depuis plusieurs
mois, M.Belkhadem a fait, en
l’espace de trois jours, deux sorties
publiques. La première sur le plateau d’El Chourouk TV, pour
renouer avec l’opinion publique. Et
la seconde, celle d’hier où il ne
Abdelaziz
Belkhadem,
ancien secrétaire
général du parti,
a volé la vedette
au chef en titre
du FLN.
Ph : R. Boudina
I
manquait plus qu’on lui déroula le
tapis rouge. La mise en scène n’est
pas pure affaire de théâtre. La politique, avec l’art consommé de la
communication qu’elle connaît,
vient de nous asséner une grande
leçon en la matière : le retour inattendu d’un personnage que l’on
croyait à jamais disparu des «sunlights» de l’actualité politique. Ce
come-back de l’ex-secrétaire général du FLN cache mal des desseins
inavoués. Le scénario est cousu de
fil blanc. M.Saâdani joue à fond la
carte de son ancien acolyte
Belkhadem pour mieux évincer
Abdelmalek Sellal, celui que tous
les observateurs donnent comme le
prétendant le plus probable à la
succession du président sortant.
Donc, le message que devait délivrer aux militants Amar Saâdani,
est vide de toute substance. Autant
dire que le rendez-vous d’hier était
un non-événement, tant au plan
organique du parti, que sur le débat
attendu celui d’organiser ou pas la
révision de la Constitution avant la
tenue de la présidentielle d’avril.
Preuve ? Saâdani n’a fait que répéter, et de manière agressive quand
même, la candidature du président
de la République à un 4e mandat.
«Nous sommes ici pour dire que
nous avons plébiscité le fils du parti
et moudjahid Abdelaziz Bouteflika
pour un 4e mandat», a-t-il répété
tout en conviant au nom de l’ensemble des militants et des élus du
parti, le chef de l’Etat à se présenter à la prochaine élection présidentielle. Voulant couper l’herbe sous
les pieds des autres candidats,
M.Saâdani persiste et signe: «Notre
candidat ne sera que le président de
la
République
Abdelaziz
Bouteflika.» Sur la révision de la
Constitution, M.Saâdani a changé
de ton. Tout en rappelant le souhait
de son parti de réviser la
Constitution avant la présidentielle
d’avril prochain, le patron du FLN
a précisé que la décision revient au
chef de l’Etat, qui est le seul habilité à choisir le timing avant ou
après. Pourquoi M.Saâdani tient-il
à une révision avant la présidentielle ? Ce n’est plus un secret.
«Cela lui baliserai la voie au poste
de
vice-président
de
la
République», expliquent des observateurs de la scène politique nationale. Pour le succès de cette opération, Saâdani veut jouer en duo.
Et le meilleur partenaire qu’il
puisse trouver pour réaliser ses
ambitions, n’est autre qu’un cer-
tain Abdelaziz Belkhadem. Patron
du FLN, ce parti majoritaire qui
fait la pluie et le beau temps,
Saâdani n’a fait, en réalité, qu’investir Belkhadem au poste de «candidat virtuel» au cas où Abdelaziz
Bouteflika venait à réserver
quelques surprises de dernière
minute à tous ces prêcheurs qui ne
désespèrent pas de le voir rempiler
pour un 4e mandat. La vérité? La
rencontre d’hier n’a fait que dévoiler en filigrane ce «complot florentin» pour ramasser un pouvoir que
certains croient déjà tombé à terre.
«Nous ne sommes pas avec le pouvoir, le pouvoir c’est nous», a martelé le patron du FLN dans son discours qui n’a pas dépassé, chronomètre en main, un quart d’heure.
Les messages délivrés aux militants
relèvent du « réchauffé» et « déjà
entendu ». La surprise de tout ce
charivari médiatique reste le deal
Saâdani-Belkhadem pour torpiller
tout candidat sérieux capable de
succéder au président sortant. La
longue ovation qui a salué l’entrée
en salle de l’ancien patron du FLN
n’est que le premier acte d’une
comédie qui relève beaucoup plus
du théâtre de boulevard. Tout ce
qu’on a vu hier, n’était pas innocent. Belkhadem quoique groggy, se
relève comme un boxeur envoyé au
tapis pour continuer le combat :
celui qui le « mènerait » à la magisN. B.
trature suprême.
SHOW POLITIQUE DE AMAR SAÂDANI
Dans les coulisses d’un chapiteau
LE MÊME SHOW, voire plus fourni, qui a été organisé en faveur de Belkhadem n’a pas empêché sa destitution.
I MOHAMED BOUFATAH
e richissime député de Tébessa,
Mohamed Djemaï, l’ancien membre du
comité de soutien de Benflis en 2004,
Sadek Bouguettaya, désigné récemment
membre du bureau politique ainsi que
Ahmed Boumehdi qui a été à l’origine de la
démarche de l’intronisation de Saâdani
étaient les premiers arrivés sur les lieux. Ils
s’affairaient à régler les dernières retouches
du show politique de Saâdani. En véritables
chefs d’orchestre, ils veillaient au grain. Il
fallait remplir la salle abritée par un chapiteau jouxtant la Coupole, comme cadre du
meeting. Si quelques fanions et pancartes ont
été arborés et les portraits du chef de l’Etat
accrochés, toutefois les géantes banderoles
exigées par Saâdani manquaient visiblement
au décor. Approché, Djemaï dira que ceux qui
m’accusent de tirer les ficelles dans l’ombre
ou de gérer de loin le parti, apportent des
preuves concrètes de ce qu’ils avancent en
faisant allusion aux adversaires de Saâdani
menés par l’ex-coordinateur du bureau poli-
L
Les mouhafedhs aussi devaient marquer leur
présence. Quoi qu’il en soit toutes les personnes accostées avouent venir soutenir le parti
(FLN) et non porter allégeance à quiconque.
Cela prouve que Saâdani ne fait pas l’unanimité autour de lui.
Le fait le plus notable est l’ irruption faite
par
l’ex-secrétaire général, Abdelaziz
Belkhadem, dans la salle. En suscitant la
panique dans la salle, sa réapparition a
exaspéré un peu plus l’anarchie prévalant à
l’intérieur du chapiteau. M. Belkhadem qui a
pourtant annoncé la veille son boycott de ce
show pour éviter une mauvaise interprétation de sa sortie est revenu en fin de compte
sur sa décision. Que s’est-il passé entretemps ? Est-il rappelé à l’ordre ? Celui qui a
critiqué vertement la composition du BP
formé par Saâdani « n’a pas volé fortuitement au secours du groupe de Saâdani »,disent les plus proches membres du comité
central du parti. Ces derniers, hésitants à en
découdre avec le nouveau secrétaire général,
n’ont de cesse de regretter le départ de
Belkhadem. Selon un cadre du parti, par sa
présence Belkhadem court-circuite ceux qui
tique(BP), Abderahmane Belayat et le coordinateur des redresseurs M.Abada. Le même
avis est partagé par M. Boumehdi, ex-mouhafedh d’Alger, et désigné membre du bureau
politique. « Les détracteurs de Saâdani qui
ont abattu toutes leurs cartes, ne pourront
pas faire l’impasse sur la légitimité du secrétaire général », dit-il. Si Bouteflika ne se présente pas au 4e mandat que fera le groupe de
Saâdani, a-t-il une alternative ? Aucune d’après Bouguettaya : le FLN, la première force
politique dans le pays, ne pourra qu’avoir une
option dans ce cas de figure. Et puis,
Bouteflika va se présenter pour briguer un
mandat supplémentaire, appuie-t-il très sûr
de lui-même.
Certes, la majorité des cadres et des élus
du parti
a rejoint le meeting de Amar
Saâdani mais selon certaines indiscrétions,
« on ne peut faire autrement au risque d’
éventuelles représailles ». Un député et membre du comité central qui a requis l’anonymat, avoue que le groupe de Saâdani « a
obligé les députés de faire l’émargement au
siége de l’APN avant d’être embarqués à
bord de deux bus qui leur ont été destinés ».
travaillent à le déposer et du coup signe également son retour, lui permettant de se positionner sur la scène politique en prévision de
l’élection présidentielle. « Le même show qui
a été organisé en faveur de Belkhadem n’a
pas empêché sa destitution », rappellent les
militants les plus avisés. De par sa stature, la
présence du secrétaire général de la
Présidence, Logbi Habba a été très remarquable. Très significatif, Saâdani a pris le
soin d’être flanqué sur sa tribune des membres du comité central, d’anciens ministres à
l’image de Benhamadi, Ould Abbès et Saïd
Barkat ainsi que des parlementaires. Par
ailleurs, d’aucuns regrettent que de graves
dissensions minent encore en 2014 les instances du parti. Outre la puissance de la chkara,
les lignes de démarcation parfois sur la base
régionale reflètent une guerre en sourdine,
susurre-t-on encore. Enfin, si certains hôtes
de Saâdani sont pris en charge à l’hôtel
Mouflon d’or à Alger d’autres moins privilégiés, déçus pour la majorité de s’être déplacés
pour rien, ont repris le chemin du retour
juste à la fin du show de Amar Saâdani.
M. B.
A L’APPROCHE DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE
La scène politique en ébullition
I KHEIREDDINE BOUKHALFA
omme à l’accoutumée, à
chaque échéance électorale
la fièvre se saisit des partis.
Depuis quelques jours, la scène
politique est en ébullition. De nouvelles formations et de nouveaux
partis politiques émergent et voient
le jour. Face à l’approche de l’élection présidentielle d’avril prochain,
les partis politiques s’activent,
organisant meetings, conférences,
congrès, et rencontres. Il en est
ainsi du parti El Karama présidé
par Mohamed Benhamou, Jil Jadid
par Soufiane Djilali, le parti ElMoustakbel (président Abdelaziz
Belaïd), pour ne citer que ces formations qui ont été créées et
C
agréées en 2012, et celui de
Mme Assoul Zoubida UCP ( le parti
de l’Union pour le changement et le
progrès) agréé en mars 2013.
Un autre parti salafiste verra
prochainement le jour, selon l’annonce faite par le prédicateur salafiste Abdelfettah Zeraoui. En effet,
il va de soi de se demander pourquoi cette soudaine fièvre et agitation ?
Certains d’entre eux cherchent
la direction du vent, d’autres, en
revanche, sont à la quête d’un candidat à soutenir. Et marquer leur
territoire. Ainsi si des partis soutiennent le Président Bouteflika, et
que ce dernier dans l’éventualité où
il briguera un quatrième mandat,
ces formations auront beaucoup à
gagner, à savoir des postes et des
privilèges. Ce qui est d’ailleurs légitime, puisque l’objectif même de la
politique est d’arriver au pouvoir.
Ce qui explique cette « agitation. »
Cependant, ces formations politiques répondent-elles aux réelles
aspirations du citoyen ? Sont-elles
proches de la réalité du terrain ?
Ces questions méritent d’être
posées puisque dans la plupart du
temps, ces partis ne donnent pas
signe de vie. Or, ce qui serait encore
plus judicieux, c’est que ces formations soient présentes durant toute
l’année et non à l’approche des élections où ils mènent des meetings et
des conférences et investissent le
terrain en s’approchant des
citoyens. Ces formations s’affrontent entre eux, sans pour autant
apporter des solutions aux préoccu-
6
pations des Algériens.
Après un verrouillage d’une
dizaine d’années, pendant laquelle
plusieurs demandes d’agréments de
nouveaux partis étaient restées
gelées au ministère de l’Intérieur,
les autorités ont décidé d’autoriser
la création de nouveaux partis en
2012, à la faveur de la loi n°12-04
du 12 janvier 2012, c’est ainsi que
dans un laps de temps relativement
court, 21 formations ont été
agréées : 11 en février, sept à la mimars et trois le 21 mars, à savoir
trois mois avant les élections législatives.
La création de ces nouveaux
partis est perçue comme une inondation du marché politique par de
nouveaux produits. D’ailleurs, ces
nouvelles formations s’alignent
presque toutes avec le discours du
pouvoir, à savoir la stabilité, l’unité
du pays et le refus de toute ingérence étrangère. L’on se rappelle
encore des élections législatives de
2012, où les observateurs espéraient la naissance d’une nouvelle
architecture politique, mais il n’en
fut rien. Car le nouveau Parlement
a été à quelques exceptions près, la
réplique de celui de 2007 avec un
FLN et un RND dominant et la
fraude dénoncée par certains partis. Ces législatives n’ont pas
changé l’équilibre du Parlement
qui reste toujours non représentatif, mais elles ont révélé le divorce
flagrant entre le régime et les aspirations sociales et politiques de l’écrasante majorité des citoyens.
K. B.
L’Actualité
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
MAGPHARM ET NOVALAC POUR LA SANTÉ DE VOTRE BÉBÉ
Des laits infantiles pour nourrir, prévenir et guérir
L ES LABORATOIRES MAGPHARM ET NOVALAC s’allient pour la santé et le bien-être de nos enfants.
I IDIR TAZEROUT
n effet, à l’issue d’études et
de recherches, la gamme
Novalac a été développée
avec l’objectif de proposer des laits
infantiles pour nourrir les enfants,
mais aussi prévenir ou traiter les
troubles gastro-intestinaux (régurgitations, gaz et coliques, constipation, allergies…), la prévention restant la meilleure approche.
La gamme complète Novalac a
été conçue pour répondre à ces problèmes tout en accompagnant la
croissance
harmonieuse
des
nouveau-nés avec une composition
adéquate pour chacun des laits
infantiles de la gamme, quand
l’allaitement au sein ne peut être
assuré.
Il faut dire que Novalac c’est
plus qu’un lait, une prescription…
Les produits Novalac sont élaborés
selon des critères de très haute qualité et en conformité avec les règlements applicables en Europe.
L’ensemble de la gamme est
fabriquée en France et en
Allemagne selon la norme ISO 9001
et plus de 500 contrôles sont effectués sur chaque lot avant qu’une
boîte de Novalac ne soit mise en
vente, sur conseil d’un professionnel de la santé.
Novalac est aujourd’hui présent
sur les cinq continents dans plus de
50 marchés.
E
Le contexte algérien
de l’allaitement maternel
L’allaitement maternel a connu
une baisse importante durant la
période post-indépendante. Cet état
de fait est relié aux nouvelles habitudes de vie. Une campagne de sensibilisation utile à été menée depuis
plusieurs années visant à inverser
cette tendance.
D’ailleurs,
Magpharm
Laboratoires a organisé un symposium avant-hier au niveau de l’hôtel El Aurassi. Un événement qui a
regroupé des pédiatres venus des
différentes régions du pays, des
intervenants qui ont animé et enrichi les débats autour des troubles
digestifs chez le nourrisson. C’est
toujours dans un esprit d’innovation que Magpharm Laboratoires a
lancé sa nouvelle gamme de lait
infantile Novalac, une gamme aussi
riche que diversifiée, des formules
parfaitement adaptées pour chaque
bébé.
Cet événement a connu un franc
succès
puisque
Magpharm
Laboratoires a enregistré la
participation de 450 pédiatres sur le thème de « l’actualité des Aplv (allergies
aux protéines de lait de
vache) » par le Pr Benhalla,
pédiatre allergologue à
l’hôpital de Bainem, Alger,
« la prise en charge des
régurgitations sévères »
par le Pr Van Den Plaschef de service pédiatrique
des cliniques universitaires
Saint- Luc-, une référence
en gastro-entérologie et
nutrition Belgique et la
présentation de «la gamme
Novalac»
par
le
Dr Margossian directeur
général
de
Novalac
International.
Enfin, Novalac est une
société française spécialisée
dans le développement de
produits de nutrition et
santé. Son expertise dans
les domaines de la nutrition et gastro-entérologie
pédiatrique est reconnue
depuis plus de 20 ans.
Novalac est engagé dans
la recherche médicale à l’échelle
internationale avec des centres de
développement en France, en
Allemagne et à l’international avec
des études cliniques sur tous les
laits Novalac en Europe et dans le
monde, pour l’amélioration continue de ses formules.
I. T.
SOUS LE THEME DU «FESTIVAL DES TABLES D’ALGÉRIE»
AFIA International Algeria sélectionne les cinq finalistes
A L’ISSUE de ce concours, le gagnant remportera une somme de 500 000 DA.
I HANANE ABERKANE
l’issue de ce concours, le gagnant rem portera la somme de 500 000 DA. Afia
International Algeria a procédé hier à
l’étape régionale pour sélectionner les cinq
candidats qui vont disputer le titre du
meilleur cuisinier amateur.
Après avoir sillonné cinq régions de
l’Algérie : la région Centre (Alger, Blida). La
région de Kabylie (Tizi Ouzou, Béjaïa). La
région de l’Est (Constantine, Batna). La
région de l’Ouest (Oran, Tlemcen) et la
région du Sud (Biskra, Ghardaïa) à la recherche et la rencontre des amoureux et des
amateurs de la cuisine algérienne, des centaines d’inscriptions ont été enregistrées lors de
la phase annonce du Festival meydete bladi
organisé par Afia.
Les candidates et candidats sélectionnés
ont été conviés dans leurs villes respectives à
présenter leurs tables , L’évaluation des
A
vialité des différentes régions du pays. « Il
s’agit d’un projet ambitieux permettant
de valoriser le patrimoine culinaire algérien
et révéler des femmes et des hommes qui participent à l’exceller » ajoute notre interlocutrice rencontrée à l’étape régionale organisée
hier au forum d’El Moudjahid.
Au cours de cette étape, des plats traditionnels ont été préparés par les huit candidats sous les yeux attentifs des jurys nationaux . Dans cette phase, les candidats sélectionnés ont été invités à présenter leur table,
tant en termes d’habillage et de décoration
qu’en termes de menus exposés. Ils ont traduit à travers leurs tables, toute la culture et
les traditions culinaires de leurs régions.
L’évaluation des tables s’est faite par des
jurys compétents, se basant sur les critères
suivants : le choix du plat, le goût et la saveur,
la présentation des assiettes, la décoration de
la table, les tenues… etc..
Les cinq candidats gagnants s’affronteront dans un second temps en phase finale
tables s’est faite par un jury expert, notamment la présidente du Festival meydate bladi
de Afia : Mme Rezki accompagnée de Mme
Laïfaoui et le chef cuisinier Ikram, se basant
sur les critères suivants : le choix du plat
(goût et santé), la présentation des assiettes,
la décoration de la table, les tenues… etc.
Quatre gagnants ont été sélectionnés
dans chaque wilaya, soit un total de 40 sur les
10 villes, ces derniers vont maintenant passer à l’étape régionale dans laquelle s’affronteront les huit candidats de chaque région, en
préparant des plats sur place dans des salles
aménagées spécialement pour l’occasion aux
couleurs de Afia, afin d’élire un gagnant par
région pour être qualifié à la finale qui se
tiendra à Alger le 30 janvier 2014 pour pouvoir remporter un chèque de 500 000 DA
offert par Afia.
Cette entreprise qui organise pour la première fois, a pour objectif, selon Melle
Meriem Saïdi, responsable du marketing de
partager les valeurs, la diversité et la convi-
sous le thème « Festival meidates bladi » qui
aura lieu à Alger le 30 janvier. Chaque finaliste sera parrainée par une école de cuisine
régionale, Elle accompagnera et assistera la
candidate tout au long de la préparation jusqu’à la présentation du plat. Le lieu du
concours final sera aménagé en cinq espaces
dédiés aux cinq régions algériennes.
Ces espaces seront décorés et habillés
selon la culture et les traditions de chaque
région, donnant l’impression de voyager réellement à travers les traditions et les coutumes culinaires de chaque région.
Pour départager les candidats, un jury a
été spécialement créé pour l’occasion. Il se
compose de divers membres dont la perle de
la cuisine algérienne Mme Rezki, le chef cuisinier Ikram Abdelghafour, un passionné des
mets de la cuisine internationale et Mme
Laïfaoui. Le candidat ou la candidate qui
aura gagné remportera un chèque de
500 000 DA.
H. A.
L’UGCAA APPELLE LES DÉPUTÉS À REVOIR LA LOI DE 1963
15 milliards de DA ont été dépensés en pétards en 2012
La commercialisation des pétards et des produits pyrotechniques qui continuent à passer nos frontières par le biais
de l’informel, constitue un très grand danger pour l’économie nationale, notamment pour la santé du consommateur.
I DJOUHER FERRAG
a loi qui a prohibé la vente et
la fabrication des pétards et
des produits pyrotechniques
a prouvé son échec. « Cette loi qui
remonte à 1963 n’a pas réussi à
interdire la commercialisation des
produits dangereux », c’est ce qu’a
déclaré hier le porte-parole de
l’Union générale des commerçants
et artisans algériens (Ugcaa), El
Hadj Taher Belanouar, lors d’une
conférence de presse qu’il a animée
en son siège sous le thème « Marché
des pétards et des explosifs ». « Ces
produits dangereux continuent à
inonder les rues et les quartiers à
L
chaque fête du Mawlid Ennabaoui»,
a-t-il déploré et cela malgré les
efforts déployés par les autorités
pour mieux filtrer le passage de ces
produits.
Pour pallier ce phénomène, le
conférencier a lancé un appel aux
députés de revoir la loi du 2 août
1963 qui interdit la vente et la
fabrication de toutes formes de
pétards. « On demande la régularisation de cette activité en établissant
une loi qui permet l’importation des
produits
qui
ne
sont
pas
dangereux », a-t-il préconisé. « C’est
le seul moyen qui permettra de mettre cette activité sous le contrôle », at-il justifié. Selon l’interlocuteur,
l’importation de cette marchandise,
représente un danger pour l’économie du pays. Il a fait savoir, à ce
propos, que « rien que pour l’année
dernière, 12 à 15 milliards de DA
ont été consacrés à l’importation des
pétards ».
Elle ne représente pas uniquement un danger sur l’économie du
pays, elle peut également occasionner un danger sur la santé des
citoyens. « Ces pétards peuvent être
fatals pour la vie des consommateurs », a indiqué M. Belanouar.
Plusieurs accidents tels que des
brûlures, voire même des décès ont
été recensés lors de la fête du
Mawlid Ennabaoui en raison de l’utilisation de ces produits. Pour
cause, le porte-parole de l’Ugcaa a
7
appelé, en marge de cette conférence, les citoyens à la vigilance.
« Les jeunes manquent de culture de
l’utilisation de ces produits », a-t-il
ajouté, tout en poursuivant que ces
derniers «d’une façon anarchique
les jettent entre les pieds, dans les
maisons et dans les sacs à main des
femmes qui passent ». Chose qui
peut causer des blessures graves
pour ces personnes. La diminution
de ces produits dans les marchés,
qui est due au renforcement de
contrôle des Douanes a acheminé la
flambée des prix de ceux-ci. Cela
dit, ce n’est pas cette flambée qui va
empêcher les citoyens de s’en procurer.
En effet, ces derniers se bouscu-
lent pour débourser une fortune
afin d’acheter toutes sortes d’explosifs. « C’est du pur gaspillage », a
jugé le conférencier. Pour lui, le
citoyen est également responsable
face à cette situation. « C’est lui qui
encourage les importateurs d’aller
vers ce créneau d’activité », s’est-il
indigné. Il a, en outre, accusé les
autorités locales d’être également
responsables.
Selon lui, ces derniers ne sont
pas fermes dans leurs mesures d’éradication des marchés illicites. Par
ailleurs, les citoyens voient en ces
pétards un produit indispensable
pour que la célébration de cette fête
soit accomplie.
D. F.
Dossier
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
CÉLÉBRATION DE YENNAYER 2964
THIBESSBEST
EN L’HONNEUR DES ANCÊTRES
LA MAISON de la culture Mohamed Chebouki de Tébessa, abritera un important événement historique cher à tous les Algériens.
I AMAR CHEKAR
ennayer 2964 arrive. Cher
à tous les Algériens et
Algériennes
où
qu’il
soient dans le monde, le peuple
amazigh connaît un renouveau
puisqu’il continue de renaître de
ses cendres, malgré toutes les
pressions et dictatures qui rejettent la vérité historique millénaire.
Programmé du 10 au 13 janvier à Tébessa à l’extrême est du
pays, « Thibessbest » en langue
amazighe, accueillera un important événement qui sort de l’ordinaire.
Sortant de la Kabylie vers les
wilayas des quatre coins du pays,
chaque année comme à son
accoutumée,
le
Haut
Commissariat à l’amazighité
(HCA) a concocté un riche programme qui devra donner un
sens à l’histoire de Tébessa.
Cette ville n’est pas forcément dans une région qui fait
sienne la contrebande à l’instar
des wilayas de l’Ouest telles que
Tlemcen qui connaît le phénomène.
Tébessa, c’est aussi, des
citoyens qui tiennent énormément à leur histoire, unité et
identité originelle, dans toute sa
dimension surtout dans les
moments difficiles, tout en
respectant les différences des
Y
Le couscous, le plat préféré par excellence pour Yennayer
peuples. Les portes de l’année
2964, typiquement amazighe,
dans toute sa composante, le roi
numide Crachina donna une
véritable leçon de courage et de
lutte pour la dignité et la liberté
des peuples africains et de
l’Afrique du Nord en particulier.
La manifestation verra l’organisation de plusieurs rencontres
culturelles : des conférences, des
ateliers d’initiation à la lecture
et l’écriture amazighes, des projections de films et des représentations théâtrales.
Le programme proposé par le
HCA est très riche et certaines
activités sont d’une grande origi-
nalité, ce qui enchantera le
public de Tébessa. Le passage
obligatoire à la nouvelle année se
veut être une journée qui
augure, suivant la culture ancestrale des Amazighs, le labeur et
la prospérité.
De grands artistes qui viendront de plusieurs régions du
pays telles que Timimoune,
Ghardaïa, seront au rendez-vous.
A l’image du défunt Mohamed
Medjahed (Momo), chroniqueur
et spécialiste en art culinaire (à
titre posthume), Abdenacer
Guedjiba, chercheur en linguistique
amazighe,
variante
chaouie, Dida Badi, chercheur en
anthropologie, spécialisé dans le
monde touareg, Aïssa Brahimi,
chanteur-compositeur et pionnier de la chanson moderne
chaouie, ainsi que d’autres artistes du domaine qui projetteront
leurs films et 4e art qui donneront certainement du punch aux
nombreux fans et adeptes des
valeurs artistiques et culturelles
de toute l’Algérie.
Yennayer
2964
s’inscrit
comme un coup de projecteur sur
les Nememchas, fraction de la
grande confédération amazighe
des Zénètes et des Houaras, qui
habitent aujourd’hui les régions
de Tébessa et autres régions
chaouies à explorer absolument.
Bonne année 2964 aux Algériens.
A. C.
BÉJAÏA
Une date symbole
L’ÉVÉNEMENT, comme d’ordinaire, offrira l’occasion de célébrations joyeuses et d’échanges de visites et de souhaits.
I BOUALEM CHOUALI
ET
AREZKI SLIMANI
ette fête ancestrale est traditionnellement perçue en Basse Kabylie
comme une occasion de grandes
retrouvailles familiales autour d’un dîner
bien spécial : le couscous d’orge au poulet
qu’on appelle communément Imensi
Yennayer. A l’instar de nombreuses
wilayas du pays, Béjaïa s’apprête à célébrer, elle aussi, le Nouvel An amazigh, qui
coïncide avec le 12 janvier. Comme tous
les Amazighs qui se respectent, les
citoyens de la Basse Kabylie ne comptent,
en aucun cas, rater cette date symbole,
qui, non seulement, annonce le début
d’une nouvelle année que tout un chacun
espère porteuse d’espoir, mais aussi, et
c’est là le plus important, rappelle qu’une
civilisation millénaire est toujours dans
les esprits avec toutes les valeurs qu’elle
véhicule. Si les associations culturelles et
les institutions étatiques mettent les bouchées doubles pour réussir l’événement,
c’est en famille que la célébration sera
plus présente avec tous ses aspects festifs,
avec un accent particulier sur les valeurs
à inculquer, devoir parental oblige, aux
nouvelles générations. L’événement,
comme d’ordinaire, offrira l’occasion de
célébrations joyeuses et d’échanges de
visites et de souhaits. A Béjaïa, les festivités seront au rendez-vous. Les localités
où l’on a concocté un réel programme
d’activités culturelles et ludiques pour
marquer ce Nouvel An amazigh sont nombreuses. Mais c’est le collectif d’association de la ville côtière de Tichy qui a tenu
à se surpasser pour créer une atmosphère
festive au chef-lieu de la commune. Ce collectif composé de l’Olympique sportif de
Tichy, l’association Tagmats n’Aït
Amrous, les anciens Scouts musulmans,
C
La célébration sera plus présente avec tous ses aspects festifs
l’association Tides, l’association Ecologie
associé à la CSP de la même ville pour établir un programme spécial Yennayer, qui
s’est étalé sur trois jours et ce à partir de
vendredi dernier. Musique, théâtre, chorales, poésie, conférences, expositions thématiques et dégustation de mets traditionnels seront au menu de cette manifestation qui draine tous les habitants et
les visiteurs de cette station balnéaire.
Une ambiance similaire rythmera aussi la
municipalité d’Akfadou, Sidi Aïch, Akbou,
Kherrata, El Kseur, Tichy ou Aokas.
En outre, le chef-lieu de wilaya ne sera
pas en reste puisque comme chaque
année, la Maison de la culture a concocté
un programme aussi riche que varié. Un
programme d’activités culturelles et
artistiques élaboré pour cette occasion et
qui se tient du jeudi 9 au dimanche 12 janvier 2014 dans l’enceinte de la Maison de
la culture Taos Amrouche. Outre une
exposition permanente de photos, poterie,
tapisserie, bijoux, livres sur histoire
Amazighs, plats traditionnels, figues,
huile, au menu aussi des ateliers de contes
en kabyle pour enfants animés par Billal,
Sketch animé par la troupe El Ahlam,
défilé de mode, poésie, spectacle pour
enfants animé par le trio magique de
Béjaïa et autres galas artistiques programmés chaque fin de journée animés
par des chanteurs locaux. Par ailleurs,
une cérémonie de dégustation des crêpes
traditionnels « Tighrifine » est prévue
pour le jour de l’An berbère, soit le
8
1er Yennayer 2964 correspondant au 12
janvier 2014. La célébration du premier
jour du calendrier agraire nord-africain
sera marquée, sans aucun doute, par les
traditionnels appels du mouvement associatif et des étudiants à en faire une journée fériée, chômée et payée. Il y a lieu de
noter également que certains établissements scolaires et administrations locales
seront au repos comme cela est de coutume depuis les événements d’avril 2001.
Cette fête ancestrale, vieille de 3 000 ans,
qui est diversement célébrée et les rites
diffèrent d’une contrée à l’autre, est traditionnellement marquée en Basse Kabylie
par des pratiques aussi vieilles dans le
temps. La veille de Yennayer, le 11 janvier
au soir, est depuis toujours l’occasion de
grandes retrouvailles familiales autour
d’un dîner bien spécial : le couscous d’orge
au poulet. Yennayer est la première fête
du calendrier agraire nord-africain ou
amazigh qui dérive du calendrier julien de
l’époque romaine. Les historiens soulignent à ce propos l’origine latine des noms
de mois utilisés de nos jours par la communauté amazighophone : yennayer
(januarius), furar (februarius), maghres
(martius), yebrir (aprilis), chtember (september), ktuber (october), wamber
(novembris) et djumber (décembris).
D’autres références historiques soulignent aussi que les peuples d’Afrique du
Nord ont commencé à célébrer Yennayer
comme étant le jour de la naissance du
premier royaume amazigh sous l’autorité
d’un roi libyen nommé Chachnaq, qui
avait libéré son territoire de la domination
des pharaons, 950 ans avant J.-C. Depuis
cette époque lointaine, les populations
maghrébines fêtent leur indépendance par
des festivités traditionnelles.
B. C. et A. S.
Dossier
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
CÉLÉBRATION DE YENNAYER 2964
ORAN
DE MEDINA J’DIDA À EL HAMRI
CETTE CÉLÉBRATION permet au public d’assister à des activités thématiques organisées par la direction
de la culture et l’association locale Numidya.
I WAHIB AÏT OUAKLI
idèles à la tradition, les
familles oranaises s’apprê tent à célébrer Yennayer
dont les prémices sont déjà visibles à travers les différents marchés populaires de la capitale
dans l’ouest du pays. Les préparatifs du Nouvel An amazigh, qui
bouclera son 2964e cycle le 12 janvier prochain, se traduisent par
un regain de l’activité commerciale des produits forts prisés par
les consommateurs en cette
période, notamment les arachides
et les fruits secs. L’aubaine est
saisie d’abord par les marchands
de gros en alimentation générale
qui s’approvisionnent plusieurs
jours à l’avance avant de fournir
les étalages des principaux marchés tels ceux de Medina J’dida,
de la rue des Aurès (ex-La
Bastille) et d’El Hamri. Les
détaillants accordent, dans ce
cadre, une attention particulière
à l’emballage et à la présentation
des produits. Les uns et les autres rivalisant d’ingéniosité pour
attirer la clientèle, certains
offrant même, en guise de bienvenue, une plante ornementale
locale comme celle du palmier
nain (doum). « Les commerçants
savent que pour être bien acha-
F
de sorte à ne pas grever le
budget». La foule des
consommateurs qui s’agglutinent devant les étals à
l’approche de Yennayer
montre cependant qu’il est
difficile de résister à la tentation, tant cette tradition
est porteuse d’un bonheur
intense dans la maisonnée.
Dans les foyers, en effet, la
célébration
crée
une
ambiance conviviale exceptionnelle autour de la
«maïda» servie à l’occasion
avec un menu typiquement
local appelé «cherchem»,
un repas à base de grains de
blé bouillis mélangés aux
pois chiches et aux fèves.
Ce plat qui est réservé en
général pour le dîner s’accompagne de la cérémonie,
tant attendue par les
enfants, de distribution du
«m’khalet», à savoir un
mélange de friandises et de
fruits secs dont bonbons,
Dans les foyers, la célébration crée une ambiance conviviale exceptionnelle chocolat, amandes, pistaautour de la «maïda»
ches, noix, noisettes, dattes, cacahuètes, halva et
landés, ils doivent se mettre dans ajoute ce fonctionnaire venu, dit- autres châtaignes et figues
l’ambiance en exposant la plus il, en «prospection» dans la rue sèches. La tradition veut égalegrande variété d’aliments avec la des Aurès, expliquant que ment que les confiseries offertes
meilleure visibilité possible», «quand la famille est nombreuse, soient disposées dans de petites
observe un père de famille. Le il faut savoir combiner les achats bourses en tissu, petits sacs
prix a également son importance, et ne pas faire dans la démesure opaques dont le cordon de ferme-
ture sera desserré avec empressement par les petits sous le regard
amusé des parents. La célébration du Nouvel An amazigh permet, en outre au public d’assister
à des activités thématiques organisées chaque année en cette circonstance par la direction de la
culture et l’association locale
Numidya. Des expositions de produits artisanaux, des représentations théâtrales, des récitals poétiques, des concerts de musique
et des défilés d’habits traditionnels sont proposés dans ce cadre
à travers les différents établissements culturels de la ville. Ces
manifestations qui mettent en
relief la richesse du patrimoine
ancestral algérien comprennent
aussi des conférences, des sorties
vers les sites et monuments historiques et des projections de
films. Le tout clôturé par la
dégustation d’un couscous préparé à l’ancienne selon une
recette spécial Yennayer. Ces activités constituent également une
opportunité pour s’imprégner de
l’origine du calendrier amazigh,
que les historiens s’accordent à
situer vers 950 ans av J.-C. date à
laquelle, selon une piste de
recherche dominante, le roi berbère Chachnaq a vaincu le phaW. A. O.
raon d’Egypte.
TLEMCEN
Les Béni Senous perpétuent Ayred
es festivités célébrant le Nouvel An
berbère sont organisées chaque
année un peu partout dans le pays.
A Tlemcen, la tribu des Béni Senous, occupant une bonne partie du sud-ouest de la
wilaya de Tlemcen perpétuent la tradition
d’Ayred, ou encore le lion en organisant
son habituel carnaval annuel, dédié au
courage et à la puissance. Dans ce rituel,
sont mêlés des chants que l’on dit sacrés et
autres rites. Des jeunes et moins jeunes,
déguisés de la tête au pied en peaux de
bêtes, sillonnent les artères principales du
village de Lakhmis, petit bourg abritant le
chef-lieu de la commune de Béni Senous.
Ayred, qui est devenu une coutume
incontournable de la vie sociale des habitants de la commune de Béni Senous,
L
porte dans ses dimensions la célébration
de Yennayer, qui inaugure le calendrier
agraire toujours largement consulté et pris
en compte dans les pays d’Afrique du
Nord. Ainsi, à la tombée de la nuit, des jeunes et moins jeunes, tous masqués, sortent
dans les rues étroites de Lakhmis. Ils se
mettent à danser à une cadence magique
en chantant à haute voix.
La procession prend le départ à partir
du sanctuaire du village. Éclairés par des
flambeaux en alfa, les acteurs entrent en
transe.
Les Ayred, choisis parmi les plus
grands et les plus forts du village, prennent les devants de la foule. Parmi eux, la
lionne enceinte, une femme au ventre
arrondi, fait l’objet d’une attention parti-
culière. Dans cette mise en scène, des symboliques sont à relever, notamment
lorsque le lion est attristé. «Les gens
implorent la ferttilité de la terre nourricière», explique -t-on. Un vif tumulte s’ensuit lorsque la foule se met à scander
«Ayred! Ayred!».
La lionne danse au ralenti, tout en
exprimant douloureusement le mal qui la
terrasse, l’heure de son accouchement est
venue. Autour d’elle, les lions s’évaluent et
se bousculent tout en se défiant en exhibant leur puissance et leurs muscles. Le
lionceau est né, les lions livrent des combats singuliers qui finissent par l’intronisation du vainqueur qui devient Ayred
Amokrane, le grand lion. Celui-ci, qui
impose son autorité sur la tribu, prend la
tête de la procession qui rend visite à toutes les maisons en scandant: «Ouvrez vos
portes, nous sommes arrivés !». Aucune des
maîtresses de maisons ne s’oppose à la
demande des Ayred.
Tard dans la nuit, la foule se disperse et
les masques sont remis dans le sanctuaire
avant de passer au «qalmun», la quête. Le
sage est le seul à avoir droit de regard sur
les offrandes récoltées avant de procéder à
leur distribution équitable aux familles
nécessiteuses.
A Béni Senous, le rituel qui est très
populaire a résisté des siècles durant avant
de connaître une petite éclipse aux périodes marquées par la chasse lancée contre
les «lumières» dans les années 1990...
W. A. O.
CONSTANTINE
«SELF EL MAÂZA»
I IKRAM GHIOUA
omme chaque année la
ville de Constantine et à
l’instar des autres villes,
du pays s’apprête à célébrer la
traditionnelle fête de Yennayer.
Comme chaque région, la ville
des Ponts a sa propre spécificité
pour
honorer
cette
fête,
et qui demeure chère aux
Constantinois. Cette tradition
correspond, selon le calendrier
amazigh, à l’an 2962, qui marque
le jour de l’An du calendrier
agraire utilisé depuis l’Antiquité
par les Berbères. Elle est synchronisée par l’organisation de
diverses
manifestations.
Certaines sont à l’initiative des
centres culturels, d’autres par
des associations. Les festivités
argumentent, les us et coutumes
berbères, par des récitals poé-
C
tiques en langues arabe et amazigh des expositions sur le patrimoine partagé par la mémoire
collective. L’on prévoit des soirées
artistiques,
au
grand
bonheur
des
Constantinois. Yennayer, fêté le
12 ou le 13 janvier de chaque
année, répond au 1er jour de janvier du calendrier Julien, aujourd’hui en décalage de 13 jours par
rapport au calendrier grégorien.
Pour commémorer la tradition,
les familles constantinoises, partagent un repas abondant à base
de couscous et de volaille, pour
symboliser la richesse de l’année
qui se déconcerte. Outre sa portée culturelle et traditionnelle,
on raconte
que le Nouvel
An berbère, perpétue pour les
Constantinois, le rituel d’une histoire liée à une «chèvre légendaire», cette chèvre, toute
contente de ne pas avoir été trop
malmenée par le froid glacial, ni
emportée par les crues hivernales
de Yennayer, correspondant à une
bonne partie du mois de janvier,
avait suscité l’ire de ce dernier.
Fâché devant l’air narquois du
caprin qui l’avait traité, à son
ultime jour, «d’incapable de lui
causer du tort», Yennayer lui
avait juré «d’emprunter» une
journée auprès de son «frère
Fourar». La chèvre, dit-on, se
remit à trembler de froid et eut
peur d’être emportée par des
eaux en furie. Depuis lors, ce jour,
qualifié de «self el maâza» à
Constantine et dans sa région, est
fêté par la confection de succulents repas, à base de pâte très
fine cuite légèrement sur un tadjine (plat) en acier avant d’être
grossièrement découpée et arrosée de sauce à base de viande de
mouton et de volaille... Or, les
mythes liés au mois de Yennayer
9
diffèrent d’une région à une
autre. On dit aussi que c’est la
raison qui fait que février soit le
mois le plus court de l’année à 2829 jours. Le dîner du 1er jour de
Yennayer en berbère est avant
tout une fête culturelle qui
évoque, selon certains, les premières manifestations connues
de la civilisation berbère, au
temps de l’Egypte ancienne.
Yennayer prendrait naissance, il
y a maintenant 2962 ans, le jour
de l’accession, en l’an 950 av. J-C,
d’un Berbère, Chechonq Ier
(Cesnaq en tamazight), au trône
de l’Egypte antique. Ça demeure
en tout cas, pour Constantine
une fête qui fait partie du patrimoine immatériel dont la célébration ne se discute pas ! I. G.
Contribution
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
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DIMANCHE 12 JANVIER 2014
PAGE
ANIMÉE PAR
SALIM BENALIA
TROPHÉE DE LA VOITURE DE L’ANNÉE 2014
La première liste arrêtée
Le Club des journalistes automobiles algériens (Cjaa) est composé de journalistes spécialisés
dans le secteur de l’automobile.
ntamant la procédure
de sélection de la voiture de l’année 2014, le
Club des journalistes automobiles algériens (Cjaa), vient d’arrêter la première liste composée
de 31 voitures sur un total de
43 véhicules neufs commercialisés en Algérie entre le 1er janvier
et le 31 décembre 2013 et qui
sont susceptibles d’être éligibles
pour cette distinction annuelle.
Ce tri a été effectué sur la
base d’un certain nombre de critères, notamment le nombre
minima d’exemplaires vendus
ou escomptés sur le marché
local selon les chiffres communiqués par les concessionnaires.
Une seconde sélection aura
lieu dans les prochains jours
pour dégager les sept modèles
finalistes. Le « Trophée de la
voiture de l’année » institué par
le Cjaa en 2012 récompense la
voiture vendue en Algérie et qui
répond le mieux au canevas de
critère arrêté, intégrant notamment la sécurité, le design, le
prix, le confort et l’habitabilité,
performances et le comportement, la qualité et la finition, l’écologie et la consommation…
La date de remise du trophée
est prévue pour le 25 février
2014, fait savoir le communiqué
du Club qui fait part d’une liste
de 31 voitures en lice au
trophée, à savoir l’ Audi A3, la
Chevrolet Trax, la Dacia Logan
MCV, la Dacia Logan, la Dacia
Sandero, le Dodge Dart, la
Great Wall M4, la Great Wall H5,
la Hyundai Elantra, la Jeep
Hausse
des ventes
de Volvo
en 2013
E
Grand Cherokee, la KIA Cerato,
la KIA Carens, la Mercedes
Classe A, la Mercedes CLA, la
Mitsubishi Lancer EX, le Nissan
Juke, l’Opel Astra Sedan, la
Peugeot 2008, le Renault
Captur, la Renault Symbol, la
Seat Leon, la Seat Toledo, la
Skoda Octavia, la Skoda Rapid,
la Suzuki Swift, la Toyota Auris,
la Toyota Corolla, le Toyota
RAV4, la Toyota Verso, la
Volkswagen Golf et enfin la
Volkswagen
Polo
Sedan.
Rappelons que la Clio 4 de la
marque au Losange a remporté
haut la main le trophée du
meilleur véhicule de l’année
2013, après avoir répondu avec
succès aux critères de sélection
institués par le Cjaa, dont celui
de la sécurité, du design, de la
qualité de finition, de l’écologie,
de la consommation, de la performance, ou encore du prix de
vente.
Une année auparavant, c’està-dire en 2012, ce fut la 508 portant le badge de la marque au
Lion qui aura ravi le trophée à
bien des concurrentes.
La 508 l’avait emporté devant
la Ford Focus, la Citroën C4,
le KIA Sportage et la Nissan
Micra. Le Club des journalistes
automobile algériens (Cjaa) est
composé de journalistes spécialisés dans le secteur de l’automobile et exerçant, aussi bien
dans des organes spécialisés,
magazines et sites Web que
dans les principaux quotidiens
nationaux, indépendants ou
publics.
Il œuvre à la professionnalisation du secteur automobile
dans notre pays en initiant
notamment un certain nombre
d’animations
autour
dudit
secteur.
S. B.
Le SUV Besturn X80 lorgne le marché algérien
Après le lancement officiel de son SUV Besturn X80 sur le marché chinois, en mai dernier,
le constructeur automobile FAW s’apprête à le lancer en Algérie.
L
es
ventes
du
constructeur automobile
suédois
Volvo, en 2013, ont augmenté de 1,4 % par rapport
à l’année d’avant, vient
d’annoncer le groupe
suédois.
Un total de 427 840 voitures ont été vendues en
2013, indique Volvo, qui
ajoute que la Chine est
devenue son premier marché. « Après six mois
consécutifs de croissance
des ventes, nous pouvons
annoncer une performance
excellente lors de l’année
écoulée et des résultats
meilleurs que l’an dernier », a souligné Alain
Visser, responsable du
marketing, ventes et service chez Volvo. « Notre
équipe en Chine a connu
une croissance fantastique
et nous continuerons à
étendre notre présence làbas », a-t-il ajouté.
Aux Etats-Unis, les ventes de Volvo étaient en
baisse de 10 % par rapport
à 2012, d’où l’annonce du
groupe suédois de son
intention
d’élargir
la
gamme de ses produits
dans ce pays. La hausse
des ventes de Volvo en
Chine peut être expliquée
par l’ouverture par le
groupe suédois en 2013 de
ses deuxième et troisième
usines dans ce pays.
L
FAW
e SUV Besturn X80 du
constructeur chinois
FAW est construit sur la
même plate-forme du modèle X
70. Il reprend, à l’instar
d’autres véhicules de la marque,
la base de la Mazda 6 de première génération. Mazda ayant
concédé une licence à FAW
pour l’utilisation de la plateforme et des mécaniques. La
conception du X80 est inspirée
du concept-car X qui a été
dévoilé au Salon de l’automobile
de Shanghai en 2011. Ce produit, à vocation familiale, dispose d’une large grille de calan-
SUÈDE
dre chromée.
Son design
rappelle celui
d’un crossover avec une
garde au sol
élevée. Les
lignes fluides
de sa carrosserie
lui
confèrent une
silhouette
dynamique et
sportive. Son
intérieur est
spacieux et sécurisant. Une
bande chromée longe toute la
longueur du tableau de bord, en
passant sur le volant auquel elle
confère un aspect moderne et
agréable. Un jeu de couleurs
clair et foncé est utilisé sur les
sièges et le capitonnage des
portières. Un dispositif multimédia a été intégré pour assurer le
confort du conducteur et des
passagers. Mesurant 4,58 m de
longueur, 1,82 m de largeur,
1,66 m de hauteur, avec un
empattement de 2,67m, Besturn
X80 a donc pour lui confort,
espace et volume de coffre.
Un SUV confortable et sûr
La configuration du SUV
Besturn X80 hérite de plusieurs
fonctions utilisées sur d’autres
modèles de la gamme Besturn
avec un bouton de démarrage
sans clé, un système de stationnement de frein à main électronique, le chauffage des sièges,
la climatisation, un système
audio CD avec interface audio
USB, un système antivol électronique… Au plan sécurité, le véhicule est équipé de kits de sécurité ABS (antiblocage du système de freinage), EBD (répartition de la force de freinage électrique du système) et des airbags frontaux et latéraux.
Le X80 affiche un style
résolument moderne
Ce SUV chinois couve une
motorisation puissante et performante. L’on retrouve sous le
capot les 2,0L et le 2,3L à 4
cylindres d’origine Mazda qui
animent déjà la Besturn B90. Le
moteur 2,0L est couplé à une
transmission manuelle à 6 vitesses, alors que le moteur 2,3 L
11
est couplé à une boîte automatique à 6 vitesses. La puissance
du moteur atteint un pic de 118
kW/6500 rpm et un couple maximal de 207 Nm/4000 rpm. Cette
mécanique n’est pas pour autant
très gourmande en carburant.
FAW (First Automotive Works)
née en 1953, est une entreprise
étatique chinoise spécialisée
dans la construction automobile.
Basée à Changchun, chef-lieu
de la province du Jilin en Chine
du Nord-Est, FAW a créé des
joint-ventures avec Volkswagen,
Audi, Toyota et Mazda. Le
groupe fabrique tous les segments de véhicules dont des
camions, des voitures, des berlines, des bus et des mini-véhicules. Le groupe emploie 130 000
dans le monde et vend ses produits dans plus de 70 pays.
L’entreprise est valorisée à hauteur de près de 15,5 milliards de
dollars US. En 2012, plus de
2,66 millions d’unités ont été
vendues et son chiffre d’affaires
a atteint 62 milliards de
dollars US.
Sports
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
MALGRÉ LES DERNIERS APPELS AU CALME
CORÉE DU SUD
Le sélectionneur
souhaite
le retour
de Ji-sung Park
Le sélectionneur de la Corée
du Sud Hong Myung-bo veut
convaincre l’ex-international
Park Ji-sung de revenir sur sa
décision de mettre un terme à
sa carrière internationale et le
pousser à participer à la
Coupe du Monde 2014 au
Brésil, rapporte la presse
locale.
Le coach coréen va rencontrer
l’ancien capitaine de la Corée
du Sud probablement en mars
prochain, pour évoquer avec
lui un possible retour en
sélection nationale en
prévision de la Coupe du
Monde 2014. « Parc a apporté
de grandes contributions au
football dans ce pays , et ça
pourrait être sa dernière
chance de jouer une Coupe
du Monde » a déclaré Hong
Myung-bo à la presse. Mais le
milieu de terrain du club
néerlandais du PSV
Eindhoven, à la retraite
internationale depuis janvier
2011, a dit à plusieurs reprises
qu’il ne reviendra pas à la
Coupe du Monde cet été,
même si Hong le lui demande.
Agé de 33 ans, Park Ji-sung a
évolué notamment à
Manchester United et Queens
Park Rangers.
Au Mondial 2014 au Brésil , la
Corée du Sud évoluera dans
le groupe H avec la Belgique,
l’Algérie et la Russie.
INTER MILAN
Taïder forfait face
à Chievo Vérone
Le milieu de terrain
international algérien de
l’Inter Milan Saphir Taïder,
blessé aux adducteurs
gauches, a repris les
entraînements avant-hier en
solo, et reste forfait pour la
réception du Chievo Vérone,
demain pour le compte de la
19e et dernière journée de la
phase aller de la Serie A, a
rapporté hier la presse
transalpine.
Taïder, 21 ans, était rentré
des vacances de fin d’année
en traînant une blessure
contractée pendant
l’entraînement personnalisé
qu’il effectuait sur la base
du programme du
préparateur physique,
Giuseppe Pondrelli. Il a
commencé à suivre un
programme de récupération,
loin du groupe et son club
n’a toujours pas précisé la
durée de son indisponibilité.
L’international algérien a
manqué les deux dernières
sorties du club lombard,
face à la Lazio de Rome en
championnat (défaite 1-0),
en coupe d’Italie devant
l’Udinese (défaite 1-0). Cette
blessure est un coup dur
pour Walter Mazzarri
puisque l’ex-joueur de
Bologne constitue une pièce
essentielle dans l’échiquier
de l’entraîneur
« nerazzurro », qui l’a fait
jouer titulaire dans
pratiquement toutes les
rencontres de la première
partie du championnat.
Laroum enfonce Halilhodzic
Boualem Laroum na pas pu se soumettre à l’obligation de réserve que sa fonction
de cadre du football lui imposait d’observer.
BACHIR BOUTEBINA
out le monde sait que le
Bosnien Vahid Halilhodzic
ne s’est pas fait seulement
des amis autour de lui depuis sa
prise en main de l’EN. L’actuel
sélectionneur des Verts a eu des
rapports très difficiles avec la plupart des médias algériens, notamment avec certains de nos confrères de la presse écrite sportive.
Une tension devenue de plus en
plus palpable dans les rapports
avec la presse, et qui avait
d’ailleurs connu son point culminant, il y a tout juste une année,
lors de la CAN 2013, sur le sol sudafricain.
A cette époque, les relations
presse-Halilhodzic avaient pris un
très sérieux coup de froid, au point
où le technicien Bosnien avait pris
ses distance avec les médias algériens. Après la CAN sud-africaine,
et les critiques dont ont fait l’objet
les Verts et le sélectionneur de
l’EN, il a fallu tout le savoir-faire
de Mohamed Raouraoua et ses prises de position en faveur du technicien bosnien pour que le calme
revienne quelque peu. Mais la tension était toujours palpable à
chaque fois, notamment quand la
presse reprochait à chaque occasion, à Vahid Halilhodzic d’avoir
sélectionné tel joueur au détriment d’un autre. D’ailleurs, le
sujet devenu brûlant et sur lequel
revenait systématiquement la
presse sportive nationale, et qui
concernait tout au long de l’année
passée, les joueurs en manque réel
de temps de jeu souvent présents
avec l’EN, a toujours irrité au plus
haut point Vahid Halilhodzic.
A ce titre, l’actuel patron technique des Verts, répondait souvent
sur un ton agacé, et surtout très
agressif, à la plupart des questions
T
Les sévères critiques de l’ex-DTN envers Vahid
que nos confrères lui posaient, lors
d’une conférence de presse. Il est
vrai que parfois, et même souvent,
Vahid Halilhodzic a pris l’habitude
d’utiliser un ton presque ironique,
chaque fois qu’il a animé un point
de presse. Mais en jonglant trop
souvent de manière systématique
avec des mots qui ne pouvaient
indéfiniment laisser indifférent
personne, pas même l’ex-directeur
technique national, en l’occurrence Boualem Laroum, Halilhodzic
s’est désormais mis sur le dos, un
technicien algérien qui l’a bien
enfoncé à son tour.
Boualem Laroum qui reste à ce
jour, un modèle en matière d’éducation, et aussi un technicien
formé à très bonne école, après
avoir longtemps été un joueur de
premier plan, notamment sous les
couleurs du CR Belouizdad, n’a
malheureusement pas pu se soumettre plus longtemps, à l’obligation de réserve que sa fonction de
cadre du football lui imposait d’observer.
C’est en effet un véritable précédent qui s’est produit vendredi
dernier sur les ondes de la Chaine
III, suite à la dernière intervention de Laroum, et qui met en
lumière les très difficiles rapports
qui ont caractérisé les relations
devenues presque impossibles,
entre le technicien algérien, et
l’actuel sélectionneur bosnien de
l’EN.
Le fait d’avoir traité carrément
Vahid Halilhodzic d’être en réalité
un homme sans aucune éducation
ni le moindre respect, relève de
propos très lourds et qui émanent
aujourd’hui de la part d’un technicien qui n’a point la très fâcheuse
habitude, encore moins la réputation de dire n’importe quoi. Il est
clair que la dernière intervention
d’un technicien de la trempe de
Boualem Laroum, cache très mal
beaucoup de choses, et ne constitue aujourd’hui qu’une très infime
partie de l’iceberg, au sein de
notre sport-roi. Au risque de nous
répéter, il est clair que Vahid
Halilhodzic a parfois trop tiré sur
la corde. Il faut simplement espérer que les prochains mois qui
nous séparent du Mondial brésilien tranchent définitivement avec
les derniers événements de ce
B. B.
début d’année.
PRÉPARATION DU MONDIAL 2014
La Belgique en Suède ?
L’entraîneur de la sélection belge de football, un des adversaires des Verts au Mondial 2014 avec la Corée du Sud
et la Russie, est en train de ficeler son programme de préparation avec probablement un regroupement en Suède.
’équipe belge de football, adversaire de
l’Algérie lors de la Coupe du monde
2014 (12 juin-13 juillet), pourrait effec tuer son stage pré-compétitif en Suède, avant
son départ pour le Brésil, rapporte la presse
locale.
Après avoir envisagé d’effectuer ce stage en
Floride (Etats-Unis), en Guyane, puis aux
Canaries, la destination scandinave reste la
plus plausible, même si trois pays de la chaîne
alpestre sont cités, pour parer à toute éventualité, précise la même source.
En début de semaine, le sélectionneur des
Diables rouges, Marc Wilmots, et ses assistants
se sont discrètement envolés pour Stockholm
L
où ils sont allés visiter les lieux susceptibles
d’accueillir les Diables pour le 7 ou le 8 juin,
dans la foulée du match amical BelgiqueLuxembourg du 27 mai. La Fédération belge
avait même dépêché ses émissaires en étant
assurée d’un accord de principe sur un match
amical Suède-Belgique, programmé le vendredi
2 ou le samedi 3 juin à la Friends Arena de
Solna.
Par ailleurs, plusieurs contretemps (indisponibilité des installations visées aux dates du
séjour de la délégation belge, qualité incertaine
des autres options), seraient de nature à faire
revenir Marc Wilmots sur son choix initial.
Dans le cas échéant, le coach de la Belgique
aura d’autres possibilités proposées par des
agents de la fédération internationale (FIFA)
dans les Alpes françaises ou autrichiennes,
avec évidemment, outre le lieu de séjour, un
stade et un adversaire à devoir dénicher. Dans
ce registre, la Fédération belge aurait jeté son
dévolu sur la Tunisie, pour un match amical
qui devrait avoir lieu le vendredi 6 juin ou le
samedi 7 juin à Bruxelles.
L’équipe belge s’envolera pour le Brésil le
10 juin, soit à une semaine de son entrée en lice
face à l’Algérie (17 juin), au stade de Belo
Horizonte. Les Diables rouges seront basés au
Paradise Golf and Lake resort de Mogi das
Cruzes à Sau Paolo.
REDKNAPP (COACH DES QUEEN’S PARK RANGERS)
«Belfodil nous intéresse»
’entraîneur
des
Queen’s Park Rangers
(Championship anglaise de
football), Harry Redknapp, n’a pas
caché vendredi son intérêt pour
l’attaquant algérien de l’Inter
Milan, Ishak Belfodil, dont les
pourparlers avec West Ham sont
dans l’impasse en raison du refus
de Parme, détenteur de 50% des
droits du joueur, de donner son
aval pour le transfert.
« Belfodil est un joueur qui nous
intéresse. Je sais aussi que West
L
Ham aussi est intéressé par les
services du joueur, c’est pour cela
que je ne sais pas où en sont les
choses. Notre chef de direction,
Phil Beard, a entamé des discussions avec l’Inter, c’est tout ce que
je peux dire », a déclaré l’ancien
sélectionneur d’Angleterre lors
d’une conférence de presse. Cet
aveu intervient au moment où les
pourparlers entre West Ham et
l’Inter sont devant une impasse en
raison du refus de Parme de libérer
le joueur de 22 ans aux Hammers.
12
Motif : le club de Sassuolo (Serie A)
a formulé une offre de 4 millions
d’euros pour acquérir la moitié des
droits de l’international algérien en
possession du patron de Parme,
Tommaso Ghirardi, a expliqué le
quotidien spécialisé Il Corriere
dello Sport. « Parme a besoin d’argent, il a demandé alors à l’Inter
d’obtenir la même offre auprès de
West Ham qui a proposé 500.000
euros pour le prêt et 10 millions
d’euros s’il venait à lever l’option
d’achat », a écrit le journal italien.
L’entraîneur de West Ham,
Sam
Allardyce,
a
reconnu
d’ailleurs la difficulté des tractations entre les différentes parties :
« On essaye toujours d’engager
Belfodil (...) Mais nous rencontrons
des problèmes. » Il n’est pas dit
cependant que Belfodil, en manque
de temps de jeu à l’Inter, accepte
d’aller à Sassuolo. Selon la chaîne
de télévision italienne Sky Sport,
« le joueur algérien ne veut pas
porter le maillot neroverde et a
choisi la piste anglaise ».
L’Actualité
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
IMPORTANTE SAISIE
DE KIF TRAITÉ
TERRORISME ET CONTREBANDE
Un arsenal de guerre
récupéré à Oran
UNE ALLIANCE MORTELLE
I WAHIB AIT OUAKLI
’opération conduite hier
matin par les éléments de
la police judiciaire de la
13e sureté urbaine a permis l’arrestation d’un baron de la drogue, âgé à peine de 30 ans. Deux
autres sorties distinctes ont
abouti à l’arrestation de quatre
individus et la saisie d’une quantité de six kg de kif traité, 2 800
comprimés de psychotropes, 500
bouteilles de différents alcools,
une somme de 25 millions de
centimes et autres armes à
savoir 4 fusils à pompe et autres
armes blanches. La première
opération a été menée dans le
lieudit Kouchat El Djir, situé sur
les hauteurs de la forêt de
Murdjadjou : les policiers ont,
dans leur action, démantelé un
«entrepôt» de vente d’alcool et
des comprimés de psychotropes,
le dépôt est domicilié dans une
habitation de fortune.
Ce genre d’habitation réunissant clandestinement les drogués
est
surnommé
El
Mahchacha. Le deuxième coupde-poing a été orchestré par les
policiers de la sûreté urbaine
d’El Makari. Celui-ci à été
concluant étant donné que la
recette a été bonne. Il s’agit de la
saisie de 4 kg de kif traité et l’arrestation de deux jeunes dealers.
L’enquête, toujours ouverte, a
permis de mettre la main sur un
autre dealer qui a élu le quartier
d’El Hamri aux fins d’écouler et
d’entreposer ses produits nuisibles provenant du Maroc. En
effet, les tentatives d’inonder
l’Algérie par le kif traité provenant du Maroc ont été fermement annihilées en 2013 par les
services de lutte contre les stupéfiants, parvenant à démanteler
et à mettre fin aux agissements
de nombreux réseaux qui utilisent l’Algérie comme zone de
transit vers l’étranger. Les
efforts entrepris par les éléments
de la gendarmerie, de la sûreté et
des Douanes dans le cadre de la
lutte contre ce fléau se sont soldés par des résultats tangibles,
notamment en termes de saisie
de quantités énormes de kif traité, de démantèlement de dangereux réseaux internationaux
dont les barons et les membres
sont traqués et leurs noms faisant l’objet de mandats d’arrêt
nationaux et internationaux,
s’ils ne sont pas appréhendés.
Sur les quelque 190 tonnes de kif
traité saisies par les services
combinés en 2013, les services de
la Gendarmerie nationale ont
enregistré la saisie de 107 tonnes, la plupart lors des opérations menées au niveau de la
bande frontalière Ouest ou dans
des régions proches des frontières. Les quantités saisies étaient
découvertes à bord de véhicules
de luxe portant des plaques d’immatriculation étrangères dont le
Maroc et des pays d’Europe. Les
opérations de mise en échec des
tentatives d’introduction de ce
poison en Algérie cette année ont
eu lieu, selon des rapports des
services de sécurité. suite à des
enquêtes exploitant des informations ayant permis aux services
combinés de mettre en place des
plans efficaces. Des tentatives
d’acheminement de quantités
entre 2 et 7 tonnes de kif traité à
bord de camions et semiremorques déjouées à Tlemcen,
Aïn Témouchent, Sidi Bel Abbès
et Oran par les services de sécurité, confirment que les barons
de la drogue intensifient leurs
activités pour pallier à des revers
W. A. O.
subis.
L
COMMENT seront le Mali, le Niger et la Mauritanie ? Tombés entre les mains des islamistes
pour certains, et entre les griffes du fanatisme jihadiste pour d’autres.
I IKRAM GHIOUA
a contrebande, un phénomène dévastateur qui n’est certes pas typique à l’Algérie,
mais prend des proportions inquiétantes, depuis l’éclatement spectaculaire des crises politico-sécuritaires sur les territoires voisins qui
entourent le pays. Conséquences
des prétendues révolutions du printemps arabe prétextant aspirer à
plus de liberté ! Aujourd’hui et
après trois, ans que reste-t-il de la
Libye ? Quel avenir pour la
Tunisie ? Comment seront le Mali,
le Niger et la Mauritanie ? Tombés
entre les mains des islamistes pour
certains, et entre les griffes du fanatisme jihadiste pour d’autres, ces
pays sont devenus des exportateurs
par excellence de la contrebande.
L’étau hermétique ou presque,
dressé le long du tracé frontalier
pour lutter contre toute forme de
crime organisé, risque d’être insuffisant au cas où des connexions
entre les chefs des groupes terroristes et des parrains du commerce
informel seront menées à terme.
L’avertissement est sérieux. Il
est basé sur des enquêtes déclenchées principalement au niveau de
nombreuses régions frontalières,
surtout à Tébessa, confient des
sources très bien imprégnées du
contexte qui y prévaut actuellement.
Les forces de la Gendarmerie
nationale mobilisées en ce sens ont
déjà fait face à ce genre de situation, ce qui laisse présager l’existence d’une grande complicité entre
la contrebande et le terrorisme.
C’est donc à partir de ce constat,
qui à ne pas en douter, est de plus
en plus réel, forcément au niveau
L
Des experts avaient déjà mis en garde en 2008 contre la connexion entre le terrorisme et la contrebande
des frontières Est et Sud-Est, que
les forces de sécurité soulèvent la
question de la lutte contre toute
cette économie informelle qui offre
appui et assistance au terrorisme et
qui saigne le pays.
Un terrorisme certes résiduel,
mais qui risque, face notamment à
la situation chaotique en Libye et à
la crise en Tunisie qui ramène le
terrorisme à un statut triomphaliste, de se régénérer dans un contexte caractérisé par l’apparition de
nouvelles ramifications de contrebandiers qui ne se limiteront pas
uniquement à toute la région Est,
mais aussi l’Ouest, comme le
confient nos sources. La situation
selon ceux-la même ne nécessite pas
des opérations coups-de-poing mais
une stratégie révolutionnaire,
visant à couper les ponts entre les
réseaux terroristes et la contrebande. Ce travail n’incombe pas aux
forces de sécurité, mais exige un
effort socio-économique impliquant
des spécialistes, d’une grande compétence.
Des experts avaient déjà mis en
garde en 2008 contre la connexion
entre le terrorisme, la contrebande,
notamment celle qui s’adonne aux
trafics de cigarettes, de drogue et
d’armes légères, dans la région du
Sahel. Désormais étalée vers la
Libye et la Tunisie. Mais pas seule-
ment puisque le carburant est devenu le produit le plus présent au
même titre que la drogue dans les
activités de la contrebande, mobilisée entre l’Algérie et la Tunisie.
Dans ce dernier pays, des habitants des régions frontalières,
interrogés par le reporter de l’agence Tunis Afrique Presse, vont jusqu’à parler d’imbrication entre les
réseaux de contrebande et les groupes terroristes, affirmant que « les
uns comme les autres utilisent le
même sentier de montagne reliant
les villes de Bouderiès, en territoire
algérien et de Foussana dans le gouvernorat de Kasserine ».
I. G.
DÉSIGNÉ PAR LES AMÉRICAINS COMME ORGANISATION TERRORISTE
Ansar Al Charia sur la liste noire
DES GROUPES pour le moins que l’on puisse dire intégristes, nés à l’ombre des soulèvements rebelles.
es groupes d’Ansar Al-Charia de Libye et
de Tunisie ont été portés sur la liste des
organisations terroristes, annonçait
vendredi dernier le département d’Etat américain. Des groupes pour le moins que l’on puisse
dire intégristes, nés à l’ombre des soulèvements
rebelles ayant cycliquement éclaté en Tunisie et
en Libye prétendument contre les gouvernements en place. L’approche du département
d’Etat américain concourt avec la déclaration du
général
David
Rodriguez,
commandant
d’Africom, qui affirmait jeudi dernier, que le tristement Mokhtar Belmokhtar, chef de l’organisation terroriste « Les signataires par le sang »,
était en mesure de rééditer une attaque similaire à celle de Tiguentourine, dans la mesure où,
selon cet officier, MBM possède tous les moyens
qui
permettent
une
telle
attaque.
L’avertissement du commandant d’Africom,
dont le siège est établi en Allemagne, intervient
alors que certains médias étrangers « souffrent
du syndrome de l’ANP », qui, après une année,
ceux-là mêmes n’arrivent pas à admettre, voire à
supporter qu’à l’évidence, l’Algérie est un pays
puissant aux termes de la lutte antiterroriste.
De par l’agitation tendancieuse affichée par
ces médias autour de l’anniversaire du lâche
attentat contre le site de Tiguentourine, ils
auront le cran d’exprimer un comportement partisan en disculpant les auteurs à l’origine de cet
acte criminel, en les présumant comme « des
interlocuteurs potentiels avec lesquels il y aurait
matière à négociation». En matière de négociation avec les groupes armés, la position de
l’Algérie a de tout temps, été nette, « le chantage
est inadmissible dans la stratégie de lutte contre
le terrorisme ». Une stratégie qui convient également à certaines puissances mondiales à l’image,
de la Russie, la Grande-Bretagne et les USA.
Plus conscients et bien imprégnés de la menace
terroriste, ces pays, notamment les USA, agissent en fonction des donnes réelles du terrain.
C’est pour dire que désormais, la Libye et la
L
Tunisie sont devenues des pays qui abritent des
groupes terroristes désignés par le département
d’Etat américain « organisations terroristes
étrangères ». Comme indiqué, il s’agit d’Ansar Al
Charia de Benghazi et de Derna en Libye et de
Tunisie au même titre que Les signataires par le
sang de MBM, qui active au Sahel entre le Mali
et la Libye. Leurs chefs terroristes, Ahmed Abou
Khattalah, Sofiane Ben Kumu et Seifallah Ben
Hassine, communément appelé Abou Iyadh, portés sur la liste noire du même département, sont
des terroristes internationaux activement
recherchés. Comme le stipule la loi américaine
relative au terrorisme, « ces désignations, s’accompagnent de sanctions portant sur l’interdiction de fournir ou tenter de fournir un soutien
matériel ou des ressources financières, ou de
s’engager dans des opérations avec ces trois
groupes ou ces individus, et le gel de tous leurs
biens qui pourraient se trouver aux Etats-Unis ».
Pour le département d’Etat américain « Ansar Al
Charia est impliqué dans des attaques terroristes contre des cibles civiles et dans plusieurs
assassinats et de tentatives d’assassinats de
responsables de la sécurité et des acteurs politiques dans l’est de la Libye, ainsi que dans l’attaque menée le 11 septembre 2012 contre le
consulat américain à Benghazi dans laquelle
l’ambassadeur américain, Chris Stevenson, et
trois autres fonctionnaires américains avaient
trouvé la mort ».
De même pour le groupe Ansar al-Charia de
Tunisie, fondé par Seifallah Ben Hassine au
début de 2011, indique le communiqué du DEA
et qui « a été impliqué dans l’attaque menée le 14
septembre 2012 contre l’ambassade américaine
et l’Ecole américaine à Tunis, mettant en danger
la vie de plus d’une centaine de salariés de l’ambassade américaine ». La Tunisie avait pris les
devants pour désigner le groupe Ansar Al Charia
comme une organisation terroriste qui est à l’origine des attaques contre les forces de sécurité
tunisiennes, dans les assassinats de personnali-
14
tés politiques tunisiennes et dans des tentatives
d’attentats suicides dans des lieux fréquentés
par les touristes. Ansar Al Charia en Libye et en
Tunisie et les Signataires par le sang idéologiquement des branches d’Al Qaîda au Maghreb
représentent la plus grande menace pour
l’Algérie, la Libye et la Tunisie, mais aussi les
Américains s’agissant de leurs intérêts dans ces
pays, notamment en Libye et Tunisie, d’où
d’ailleurs l’engagement des USA « à prendre toutes les mesures appropriées contre les organisations et les individus responsables des attaques
contre les installations diplomatiques américaines en Libye et en Tunisie ».
Le département d’Etat américain a même
inclus une récompense allant jusqu’à 10 millions
de dollars pour toute information menant à l’arrestation ou à la condamnation de tout individu
responsable de l’attaque de Benghazi de septembre 2012 ». Pour rappel, Ansar Al Charia en
Tunisie compte environ 100 000 partisans.
Considéré comme organisation terroriste, ce
groupe est impliqué dans les assassinats de
Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Les médias
tunisiens rapportent qu’ « après l’accès au pouvoir du parti , de nombreux prisonniers politiques islamistes ont été libérés, y compris
Seifallah Ben Hassine, alias Abou Iyadh, qui
avait cofondé le Groupe combattant tunisien
avec Tarek Maaroufi en juin 2003. Abou Iyadh
alors fonde Ansar al-Charia en avril 2011, qu’il
dirige avec le prédicateur Abou Ayoub et l’idéologue Al-Khatib al-Idrissi ».
Les forces américaines et libyennes avaient
depuis quelques mois arrêté Seifallah Ben
Hassine, chef de file du groupe islamiste tunisien
Ansar al Charia, à Misrata. Ce chef terroriste
avait également sous le surnom d’Abou Iyadh,
combattu par le passé en Afghanistan et a fait
allégeance au réseau Al Qaîda. Il est notamment
accusé d’avoir encouragé l’attaque meurtrière
commise en septembre 2012 contre l’ambassade
I. G.
des États-Unis à Tunis.
Internationale
DIMANCHE 12 JANVIER 2014
SORTIE DE CRISE EN TUNISIE
Mehdi Jomaâ chargé de former un gouvernement
A LA SUITE de sa nomination par le président Moncef Marzouki au lendemain de la démission d’Ali Larayedh
actant le départ volontaire du pouvoir des islamistes d’Ennahda, M. Jomaâ a quinze jours pour former son équipe.
Il est mort
le boucher de
Sabra et Chatila
’ancien Premier minis tre
israélien
Ariel
Sharon, responsable des
massacres des deux camps de
réfugiés palestiniens de Sabra
et Chatila au Liban en 1982,
est décédé hier à l’âge de 85
ans, ont rapporté les médias
israéliens.
Selon ces sources, Ariel
Sharon est décédé dans un
hôpital près de Tel-Aviv, après
un coma de huit ans à la suite
d’une attaque cérébrale en
2006. Ces fonctions vitales s’étaient détériorées ces derniers
jours.
Le nom de Sharon reste
étroitement lié aux massacres
perpétrés contre la population
palestinienne. Il fut le principal responsable des massacres
commis dans deux camps de
réfugiés palestiniens Sabra et
Chatila au Liban en septembre
1982, faisant entre 1.500 et
3.500 morts. Son incursion en
septembre 2000 dans la mosquée d’El Aqsa était à l’origine
de la seconde intifadha à El
Qods-Est occupée et dans les
territoires palestiniens occupés, violemment réprimée par
les forces d’occupation israélienne. C’est sous les ordres
d’Ariel Sharon, partisan jusqu’au-boutiste de la colonisation, qu’a été lancée la construction du mur de séparation
qui empiéta sur les terres
palestiniennes et sépara les
populations palestiniennes.
Ce mur a également servi
les projets d’implantation et
d’extension des colonies juives
rendant de plus en plus difficile l’établissement d’un Etat
palestinien sur les frontières
de juin 1967. « Ariel Sharon
était un criminel, responsable
de l’assassinat d’Arafat », a
déclaré un dirigeant du mouvement
palestinien
Fatah,
« Sharon était un criminel,
responsable de l’assassinat
d’Arafat et nous espérions qu’il
comparaisse devant la Cour
pénale internationale (CPI) en
tant que criminel de guerre », a
déclaré Jibril Rajoub. Jusqu’à
la mort en novembre 2004 de
Yasser Arafat, qu’il avait fait
assiéger par les chars israéliens depuis décembre 2001,
Sharon avait multiplié les
menaces à son encontre, et
accusé de son empoisonnement.
Un porte-parole du Hamas,
au pouvoir à Ghaza, Sami
Abou Zouhri a qualifié dans un
communiqué la mort de
Sharon d’ « exemple pour tous
les tyrans ». « Notre peuple vit
un moment historique avec la
disparition de ce criminel aux
mains couvertes de sang des
Palestiniens et de leurs dirigeants », a dit le porte-parole
du mouvement islamiste, dont
le fondateur, cheikh Ahmed
Yassine, a été assassiné en
2004 par l’armée israélienne
sur ordre de Sharon.
L
e président tunisien Moncef
Marzouki a chargé vendredi
soir Mehdi Jomaâ de former le
prochain gouvernement qui sera
chargé de sortir la Tunisie d’une profonde crise politique et d’organiser
des élections, a annoncé l’intéressé
depuis la présidence Mehdi Jomaâ,
chargé de former un cabinet d’indépendants pour conduire la Tunisie
vers des élections en 2014, a prévenu
qu’il ne ferait pas de « miracles », le
pays étant déstabilisé par des crises
politique et économique. A la suite de
sa nomination par le président
Moncef Marzouki au lendemain de la
démission d’Ali Larayedh actant le
départ volontaire du pouvoir des islamistes d’Ennahda, M. Jomaâ a
quinze jours pour former son équipe.
« Je ferai de mon mieux, mais je ne
vais pas faire de miracles, je ferai
tous les efforts, tout comme mon
équipe », a-t-il dit, dans un bref discours télévisé de cinq minutes. Il a
aussi promis de former le plus vite
possible un cabinet « indépendant et
neutre n’ayant aucune animosité
envers un courant ou un parti ».
« Les difficultés que traversent le
pays sont telles qu’on ne peut pas les
résoudre sans une atmosphère de
confiance », a ajouté M. Jomaâ, une
référence au profond climat de
méfiance qui caractérise la vie politique tunisienne et notamment les
relations entre les islamistes, majoritaires à la Constituante, et leurs
détracteurs. La désignation de Mehdi
Jomaâ,
ministre
sortant
de
L
Le président Moncef Marzouki charge formellement Mehdi Jomaâ
de former un cabinet indépendant
l’Industrie méconnu du public, était
acquise depuis la mi-décembre à la
suite d’un accord politique pour sortir de la profonde crise déclenchée
par l’assassinat en juillet, attribué à
un groupe jihadiste, de l’opposant
Mohamed Brahmi. Après des mois
d’imbroglio politique, la formation
d’une instance électorale et le lancement de la procédure d’adoption de
la Constitution ont réuni les conditions pour la démission d’Ali
Larayedh Pour les journaux de vendredi, M. Jomaâ aura fort à faire,
entre les conflits sociaux, une économie en berne, l’essor depuis la révolution de 2011 de groupes jihadistes
et l’organisation d’élections à une
date indéterminée en 2014. Quelques
heures avant sa démission, M.
Larayedh a néanmoins voulu désamorcer quelque peu les tensions
sociales en suspendant une série de
nouvelles taxes sur les transports
ayant déclenché une vague de protestations violentes dans le pays cette
semaine, en particulier dans les
régions intérieures déshéritées,
moteurs de la révolution de 2011.
« Le plus dur vient de commencer »,
prévient Le Quotidien, pour qui M.
Jomaâ hérite d’un « cadeau empoisonné ». « Des soulèvements dans
tous les coins du pays, une économie
agonisante et une situation sécuritaire précaire, le futur gouvernement
aura bien du pain sur la planche pour
relancer le pays », relève ce journal.
La sortie de crise passe aussi par l’adoption de la Constitution, que la
classe politique s’est engagée à
approuver avant le 14 janvier, troisième anniversaire de la révolte qui
lança le Printemps arabe. De polémiques en disputes, les travaux de la
Constituante ont été ralentis, si bien
qu’après une semaine d’examen du
projet article par article, les élus ont
passé en revue environ un tiers du
texte. « Peut-être aurons-nous une
heureuse surprise et la Constitution
sera adoptée le 13 janvier. La fête de
la révolution sera alors un événement crucial », a jugé Mustapha Ben
Jaafar, le président de l’Assemblée.
Les « principes généraux » et les
« droits et libertés » ont été approuvés, et les élus ont entamé vendredi
l’examen des chapitres sur les institutions, en commençant par le pouvoir législatif. Les articles 49 à 69 du
projet dessinent les compétences
d’un Parlement monocaméral élu
pour cinq ans au suffrage universel
direct, où l’opposition est définie
comme
«
une
composante
essentielle ». Les élus partagent l’initiative des lois avec le président et le
chef du gouvernement, qui est
responsable devant les députés. Une
grande avancée du texte approuvée
jeudi concerne les droits des femmes,
le projet contenant le principe d’une
égalité entre hommes et femmes et
l’objectif d’une parité dans les assemblées élues.
NUCLÉAIRE IRANIEN
Accord à Genève sous réserve de ratification
L’IRAN a invité la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, agissant au nom du groupe 5+1,
à se rendre dans le pays, a déclaré hier Abbas Araghchi, le vice-ministre des Affaires étrangères.
eprésentants de l’Iran et de l’Union européenne sont parvenus à un accord vendredi
à Genève pour la mise en oeuvre de l’accord
intérimaire sur le programme nucléaire de
Téhéran, un projet qui doit encore être ratifié par
les pays signataires, selon les négociateurs. « Nous
avons trouvé des solutions à tous les points de désaccord mais la mise en oeuvre de l’accord de
Genève dépend de la ratification finale des capitales » concernées, a déclaré le vice ministre iranien
des Affaires étrangères Abbas Araghchi, à la télévision iranienne. « Des progrès significatifs ont été
obtenus sur toutes les questions pertinentes. C’est
maintenant à un niveau de validation politique
dans les capitales », a indiqué dans un bref communiqué Michael Mann, le porte parole de la diplomate en chef de l’Union européenne (UE),
Catherine Ashton. M. Araghchi a estimé que ses
deux jours de discussions avec Helga Schmid,
adjointe de Mme Ashton qui mène les négociations
au nom du 5+1 (Chine, Etats-Unis, Russie,
France, Grande-Bretagne et Allemagne) avaient
été « bons, constructifs et intenses ». Les ministres
des Affaires étrangères des grandes puissances qui
R
étaient parvenus le 24 novembre à Genève à un
accord avec l’Iran vont publier une déclaration,
selon le responsable iranien qui a indiqué qu’aucune autre réunion au niveau des experts n’est
prévue. M. Araghchi s’est refusé à donner une date
pour la mise en oeuvre de l’accord, indiquant que
cela dépendait de la décision des pays concernés.
Deux précédentes séries de négociations au niveau
des experts, d’abord à Vienne puis à Genève en
décembre, avaient abouti à proposer la date du 20
janvier pour mettre en oeuvre cet accord, qui constitue aux yeux de tous une avancée importante
après plus de dix ans de tensions sur le programme
nucléaire iranien. L’accord entre les « 5+1 » et
l’Iran prévoit une limitation de l’enrichissement
d’uranium en Iran pendant une période de 6 mois,
au cours desquels il n’y aura pas de nouvelles sanctions économiques. L’Iran est soupçonné, malgré
ses dénégations, de chercher à se doter de l’arme
atomique sous couvert de programme nucléaire
civil. Le dernier round de discussions à Genève
visait à régler de façon politique trois questions en
suspens. Selon des sources diplomatiques, l’une
des principales porte sur les dernières générations
de centrifugeuses iraniennes pour enrichir l’uranium. Ces discussions de Genève se sont tenues
alors que les dirigeants iraniens s’inquiètent de
plus en plus ouvertement de la lenteur de mise en
oeuvre de l’accord et de ce qu’ils jugent comme des
tentatives de le remettre en cause. Dans une
conversation téléphonique jeudi avec le président
russe Vladimir Poutine, le président Hassan
Rohani, qui par sa politique d’ouverture a permis
cet accord, a mis en garde contre « la recherche de
prétextes pour créer des problèmes dans le processus de négociations », selon l’agence iranienne
Isna. Il a aussi appelé, selon Isna, « certains pays à
respecter leurs engagements et à éviter certaines
structures qui masqueraient leur bonne volonté »,
une référence assez explicite aux tentatives du
Congrès américain de voter des dispositions visant
à renforcer les sanctions contre l’Iran en cas d’échec de la voie diplomatique. L’accord porte sur six
mois pendant lesquels de nouvelles négociations
en vue d’un accord permanent pourront se tenir.
L’agence de l’ONU pour l’énergie atomique,
l’AIEA, basée à Vienne, va aider dans la vérification du respect des engagements pris par l’Iran.
APRÈS LES ATTAQUES D’UNE BRANCHE D’AL QAÎDA EN IRAK
Le Conseil de sécurité condamne
e Conseil de sécurité a
exprimé vendredi soir sa préoccupation des récents actes
de violences survenus dans les villes
de Ramadi et de Fallouja dans la province d’Al-Anbar en Irak et
condamné les attaques perpétrées
par le groupe « Etat islamique en
Irak et au Levant » (EIIL), une
branche d’Al Qaîda. Par ailleurs, le
Conseil a exhorté le peuple irakien,
notamment les tribus, les autorités
locales et les forces de sécurité irakiennes dans la province d’Al-Anbar,
« de poursuivre, d’élargir et de renforcer leur coopération en matière
de lutte contre la violence et la terreur » et souligné l’importance que
revêtent la poursuite du dialogue
national et le maintien de l’unité du
L
pays. L’organe de décision de l’ONU
a exprimé son soutien aux efforts
que le gouvernement irakien continue de déployer pour répondre aux
besoins en matière de sécurité de la
population. A cet égard, il a salué
l’action des forces de sécurité et de
police irakiennes, dont les membres
sont ciblés et tués lors d’attaques
perpétrées par les terroristes. En
outre, le Conseil s’est félicité que le
gouvernement irakien se soit engagé
à protéger la population civile à
Fallouja et ailleurs et à lui fournir
des secours humanitaires et l’a
encouragée à continuer d’œuvrer de
concert avec la Mission d’assistance
des Nations Unies pour l’Irak
(Manui) et les organismes d’aide
humanitaire pour en assurer l’ache-
17
minement, ont affirmé les membres
du Conseil dans la déclaration.
Aussi, le Conseil a souligné l’importance cruciale que revêtent la poursuite du dialogue national et la préservation de l’unité du pays, le
déroulement d’un processus politique sans exclusive, la tenue d’élections libres et régulières en avril
2014 et le droit de manifester pacifiquement comme le garantit la
Constitution irakienne. Il estime
cela indispensable à l’adoption d’une
position nationale commune contre
le terrorisme et à la sécurité à long
terme de l’Irak.
Le Conseil a réaffirmé que les
auteurs, organisateurs et commanditaires de ces actes de terrorisme et
ceux qui les ont financés doivent être
traduits en justice, et a demandé
instamment à tous les pays, conformément aux obligations qui leur
incombent en vertu du droit international et ses résolutions, de coopérer
activement avec les autorités irakiennes à cette fin. Les 15 membres
du Conseil ont également rappelé
que I’EIIL est assujetti à l’embargo
sur les armes et au gel d’avoirs et
insistes sur l’importance de la mise
en œuvre rapide et effective de ces
mesures. Réaffirmant son soutien en
faveur de l’indépendance, de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité
territoriale de l’Irak, il a réitéré
qu’aucun acte terroriste ne doit
infléchir la poursuite de la paix, de
la démocratie et de la reconstruction
dans ce pays.
Culture
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DIMANCHE 12 JANVIER 2014
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LIVE
RIAD EL FETH
Avant-première du
documentaire Abd-El Kader
L’Agence algérienne pour le
rayonnement culturel (Aarc)
organise l’avant-première du film
documentaire Abd El Kader de
Salem Brahimi le 15 janvier 2014
à 18h30, à la salle Ibn Zeydoun.
La projection presse aura lieu à
10h00 (en présence du
réalisateur). Le film
documentaire Abd El Kader est
produit par l’Agence algérienne
pour le rayonnement culturel
avec le soutien du ministère de la
Culture - Fdatic et « Tlemcen,
capitale de la culture islamique
2011 ». L’avant-première se fera
en présence du réalisateur. Une
projection presse est organisée le
jour même à 10h00.
Synopsis : Quand son pays,
l’Algérie, fut envahi, cet homme
bâtit un Etat. Quand la barbarie
se répandait, décimant les siens,
cet homme répondit par
l’humanité, la compassion et le
droit. Quand on lui promit la
liberté en Orient, cet homme
reçut la prison au Nord. Quand
on lui offrit un royaume, cet
homme choisit la foi et la plume.
Quand certains faisaient de leur
foi une haine meurtrière, cet
homme fit de la sienne une main
tendue. Cet homme s’appelle
Abd El Kader. Il est le fils de
Mohieddine et le père de
l’Algérie. Il a vécu hier, mais son
histoire dessine une voie pour
demain. Abd El Kader, un
documentaire sur la vie et le
parcours historique et spirituel
de l’Emir Abd El-Kader.
Fiche technique
Titre : Abd El Kader
Genre : documentaire
Durée : 96 mn
Année de production : 2013
Réalisateur : Salem Brahimi
Scénaristes : Salem Brahimi et
Audrey Brasseur
Producteur : Agence algérienne
pour le rayonnement culturel
(Aarc) avec le soutien du
ministère de la Culture - Fdatic
et de «Tlemcen, capitale de la
culture islamique 2011».
Producteurs exécutifs : Battam
Films /Wamip Films.
SALON NATIONAL
DU LIVRE À ORAN
130 maisons d’édition
attendues
Près de 130 maisons d’édition
prendront part au 12e Salon
national du livre prévu du 13 au
22 février prochain à Oran, a-t-on
appris jeudi auprès du président
du Syndicat des éditeurs
algériens, initiateur de
l’évènement. Le syndicat a
élaboré un riche programme
culturel pour ce salon, a indiqué,
à l’APS, M. Ahmed Madi, en
marge de la manifestation Souk
Yennayer, ouverte jeudi à Oran à
l’occasion de la célébration du
Nouvel An amazigh. Le salon, qui
sera abrité par le Palais des
expositions au quartier Medina
Jdida, exposera des titres dans
plusieurs domaines et
disciplines, ainsi que des
encyclopédies et glossaires.
L’édition précédente, la première
à Oran, avait eu un vif succès
attirant plus de 5 000 visiteurs
par jour, intéressés par les titres
proposés par les exposants de
95 maisons d’édition, a estimé
M. Madi. Par ailleurs, le Syndicat
des éditeurs algériens, a-t-il
rappelé, organisera le premier
Salon arabe du livre au Centre
des conventions MohamedBenahmed d’Oran en mai
prochain, avec la participation de
plus de 400 maisons d’éditions
issues de 22 pays arabes.
VINCENT GILLOT, PROFESSEUR À L’UNIVERSITÉ LA CAMBRE DE BRUXELLES, À L’EXPRESSION
PROPOS
RECUEILLIS PAR
I O. HIND
l est l’un des formateurs
invités de l’International festival du film d’animation
d’Alger. Il nous parle de son activité dans l’apprentissage de ce
8e art en Algérie.
I
L’Expression : Tout d’abord,
pourriez-vous vous présenter ?
Vincent Gillot : Je suis professeur à l’Ecole nationale supérieure des arts visuels de
Bruxelles et je viens ici animer
un atelier autour des films d’animation en trois matinées. Donc
on a fait d’abord une présentation de ce qu’est l’animation et
aujourd’hui on a travaillé sur les
cycles avec le système du praxinoscope qui est l’ancêtre du
cinéma d’animation dans les jeux
optiques et demain, on travaillera sans doute le papier
découpé. Cela se passe avec les
étudiants des Beaux-Arts et de
l’Ismas. Je suis déjà venu il y a 5
ans à l’invitation de l’association
Patrimoine . J’avais rencontré les
étudiants des Beaux-Arts et il y a
4 ans, je suis venu faire un atelier
avec les étudiants de l’Ismas.
Comment cela se passe
concrètement dans cet atelier
aujourd’hui ?
Ce n’est pas un travail pointu
sur la technique, c’est plutôt une
immersion et de se rendre
compte de ce qu’est l’animation
et leur faire vivre par une création personnelle assez courte de
12 dessins qui forment une boucle temporelle avec le 13e dessin.
Ils travaillent donc sur 12 dessins
pour faire une boucle. Ils vivent
de l’intérieur l’animation, c’està-dire ce qu’est l’espace qui est
entre les dessins qui sont projetés les uns derrière les autres ce
qui donne une illusion de mouvement.
En quoi consiste votre démarche de travail ?
La démarche c’est de les
confronter à cette magie lorsqu’on fait des dessins et qui se
suivent et qu’on les projette
après et ça fait quelque chose !
Vous revenez souvent donc.
Quel regard portez-vous aujourd’hui sur cette dynamique du
film d’animation qui se créé
autour en Algérie ?
Je vois que tout a progressé en
5 ans. Je constate effectivement
que des étudiants que j’avais vus
ou des gens que j’avais déjà croisés il y a 5 ans ou il y a 4 ans
continuent à venir et sont tous
intéressés. Il y a de tas de petits
projets qui naissent. Des gens qui
commencent à travailler et puis il
y a le studio de Djilali Beskri, qui
lui, fait vraiment du très bon travail et donc on a vu la projection
de son film Le Chasseur de l’antilope. On voit donc que l’Algérie a
décollé dans le film d’animation ,
se l’approprie pour rendre des
images qui lui appartiennent
tout en apprenant la technique..
Votre travail s’installe sur la
durée avec l’Algérie ou c’est juste
épisodique ?
C’est inscrit sur la durée, car
on va essayer de monter un atelier d’été à l’Ismas peut-être. On
va essayer de mettre cela en
place, un atelier beaucoup plus
professionnel sur 15 jours pour
permettre à des étudiants de voir
beaucoup de films d’animation et
avoir des réponses à des questions qu’ils se posent. Etant des
autodidactes, ils arrivent sur des
impasses et donc c’est peut-être
l’occasion de les aider à franchir
des étapes et avoir des réponses à
des problèmes particuliers .
Vo u s v e n e z d e B e l g i q u e , l e
pays du film d’Angoulême de la
BD.
Un
autre
monde.
L’animation a-t-elle pris le pas
sur la BD chez vous ?
Il y a les deux. L’école où je
suis de la Cambre, il y a les deux
sections et la section de cinéma
d’animation existe depuis 1958.
Elle a plus de 50 ans et donc le
film d’animation c’est un
médium artistique vraiment
ancré dans la création dans une
école de type Beaux-Arts.
Pensez-vous que cet art
puisse être accessible à tout le
monde ?
Il y a une part technique certes, mais qui est accessible surtout avec les technologies digitales d’aujourd’hui et le cinéma
d’animation coûte peu cher avec
un matériel que l’on trouve, ce
qui n’était pas le cas il y a 10 ans
quand il fallait des caméras et de
la pellicule.
Maintenant, avec un appareil
photo digital, un ordinateur, on
peut commencer à faire de l’animation. Dans le cadre de l’école
où je suis, on développe une
étude artistique de l’animation .
On l’apprend comme un médium
artistique à l’instar du dessin, la
peinture, ou la BD. On ne forme
pas des techniciens pour l’industrie .On essaye de former des
artistes qui se servent de l’animation à exprimer des choses qui
leur sont personnelles.
Vous pensez vraiment que
cela aide à renforcer l’identité
culturelle d’un pays ?
Je pense que l’intérêt et l’avantage du cinéma d’animation
en Belgique en tout cas à l’école
de la Cambre qui est une école
des Beaux-Arts ( fondée en 1927
donc il y a très longtemps) c’est
une école qui a toujours mis en
avant l’avant-garde et le travail
personnel de l’artiste et le
cinéma d’animation permet de
s’approprier dans les dessins, le
scénario et les sons des choses
culturelles qui sont propres de
les développer et d’aller les
exporter. C’est vrai, qu’il y a un
cinéma d’animation qui est plus
mondialisé , avec des standards
tels mis en place par l’industrie
américaine et japonaise, mais l’animation permet à des gens de
s’approprier leur propre culture
et de la mettre en scène à travers
O. H.
un film d’animation.
CENTRE CULTUREL ALGÉRIEN À PARIS
Hommage à l’artiste-peintre Choukri Mesli
LES TOILES EXPOSÉES, couvrant la période allant de 1958 à 1992, étaient un témoignage vivant de
toutes les périodes qu’a traversées cet artiste- peintre.
lus d’une quarantaine de toiles de l’artiste-peintre Choukri Mesli, trônaient
mercredi dernier majestueusement,
sur les murs de la galerie du Centre culturel
algérien (CCA), à Paris, à la faveur d’un vernissage organisé en hommage à cet artiste de
renommée mondiale, et un des fondateurs de
la peinture moderne algérienne.
Oeuvres de jeunesse, jusqu’à la maturité,
les toiles exposées, couvrant la période allant
de 1958 à 1992, étaient un témoignage vivant
de toutes les périodes qu’a traversées cet
artiste- peintre qui fit de la représentation de
la femme le thème central de son inspiration,
traversant l’histoire et la portant comme un
étendard pour exprimer la sensualité, la sensibilité, mais aussi la violence. Scrutant
chaque oeuvre sur papier, réalisée à la gouache ou à la craie, en noir et blanc, le public ne
cachait pas son admiration devant le génie
d’un artiste dont la pudeur et la discrétion,
ne révélent pas moins la présence majeure
d’un homme qui raconta les états d’âme
d’un peuple dont il revendiquait l’appartenance. Il subit et exprima, aussi bien les
blessures infligées par la période coloniale,
que les meurtrissures de l’exil provoqué par
P
une période de violence terroriste, faite de
soubresauts et de déchirements, et qui faucha des milliers d’intellectuels dont certains
se comptaient parmi ses amis.
Son âge avancé et sa santé très précaire,
ne lui ayant cependant pas permis de se
déplacer pour constater et mesurer l’hommage chaleureux qui lui a été rendu en cette
soirée, c’est son fils Tarik qui lut le message
qu’il a transmis au public venu honorer son
oeuvre. « La peinture a été pour lui à la fois
une passion, avec ses doutes, ses souffrances
et ses joies et un instrument de libération »,
dira son fils. « Si son oeuvre témoigne de son
combat pour s’affranchir de l’académisme et
des présupposés de sa formation à l’époque
coloniale, elle affirme le droit aussi d’exister
dans sa différence dans une Algérie diverse,
égalitaire et fraternelle, telle qu’il l’a rêvée»,
ajouta-t-il.
« Plus particulièrement, elle
appelle au dévoilement, et à l’émergence des
femmes sans lesquelles son pays ne saurait
exister dans son intégrité », a-t-il souligné. A
l’occasion de ce vernissage, le film- documentaire Choukri Mesli, peintre et passeur de
rêves du réalisateur Mostéfa Djadjam, produit
en 2012, a été projeté en avant-première
21
devant le public du CCA. D’une durée de 60
mn, ce documentaire dessine le portrait et
retrace le parcours militant et artistique de
ce peintre qui s’empara des pinceaux pour
traverser le temps et témoigner de son
époque.
Avec rigueur et sans fioritures, Mostéfa
Djadjam, mis face à la caméra, aussi bien
Choukri Mesli que d’autres artistes-peintres
aussi brillants les uns que les autres, tels que
Denis Martinez, Bachir Yelles, de même que
des
écrivains qui témoignèrent des
nombreux combats que Mesli mena et qui
trouvèrent une résonance dans ses oeuvres
multiples. Qu’il s’agisse de son parcours
militant anticolonial, de son implication dès
l’indépendance pour la réouverture de l’Ecole
des beaux-arts où il a longtemps enseigné, ou
encore la fondation avec d’autres artistes du
Mouvement Aouchem (tatouage), le documentaire retrace avec force détails, la vie
passionnante de cet artiste issu d’une famille
d’intellectuels et de musiciens et qui contribua à l’épanouissement de la peinture algérienne après avoir suivi une formation académique aux Beaux-Arts d’Alger et de Paris.
DERNIÈRE
HEURE
sur internet http://www.lexpressiondz.com
USMA 2- ESS 0 (SUPERCOUPE D’ALGÉRIE 2014)
Sellal offre sa 3e Coupe à Soustara
CONSIDÉRÉE comme étant un titre symbolique, la Supercoupe a choisi finalement les Rouge et Noir qui
s’imposent (2-0) devant l’ES Sétif. Un titre qui leur a été remis des mains du Premier ministre, Abdelmalek
Sellal, quelques mois seulement après avoir gagné la Coupe d’Algérie et la Coupe arabe en 2013.
I LOUNÈS MEBERBECHE
tade
Mustapha-Tchaker
(Blida). Affluence nombreuse.
Arbitrage de M. Bichari,
assisté de MM. Gourari et
Bourouba.
S
Buts : Ziaya 7’, Andria 40’ (USMA).
Avertissements : Karaoui 45’ (ESS).
USMA : Zemmamouche, Khoualed,
Meftah,
Bedbouda,
Bouazza,
Bouchema, El Orfi, Chafaï, Andria,
Ferhat, Ziaya.
Entraîneur : Hubert Velud.
Pour revenir à cette affiche qui a
attiré une foule nombreuse, les
Usmistes ont vite pris l’ascendant
dès les premières minutes du premier half, comme l’illustre la tentative de Ferhat, suite au corner bien
botté par Bouazza à la 4’. Les
Algérois ne tarderont pas à trouver
la faille par le biais de leur buteur
Ziaya. Ce dernier, bien servi en profondeur par Bouazza, se retrouve
face à Khedaïria et n’hésite pas à
secouer les filets dès la 7’ par un tir
rageur. La réaction des Sétifiens
interviendra à la 12’ par le biais de
Gourmi qui lance Belameri, ce dernier remet instinctivement sur ZéOndo, sa reprise passe juste en-dessus de la transversale. Le jeune
Belameri, très actif côté gauche de la
défense algéroise, réussit une belle
incursion à la 16’, mais son tir à ras
du sol a été stoppé par
Ph : Archives
ESS : Khedaïria, Benchadi, Arrousi,
Benabderahmane, Zerara, Karaoui,
Gourmi, Demou, Belameri, ZéOndo, Bouazza.
Entraîneur : Rabah Saâdane.
Le Premier ministre remettant la médaille à El Orfi lors
de la dernière coupe d’Algérie
Zemmamouche. L’Entente sétifienne continue son pressing en tentant cette fois de tromper la vigilance de Zemmamouche sur coup de
pied arrêté, comme en témoigne le
coup franc rentrant de Bouazza à la
20’, heureusement pour l’USMA
que le keeper des Verts était sur ses
gardes. Après un moment de relâchement, les Rouge et Noir reviennent à la charge dès la 22’ en obtenant un penalty discutable suite à la
faute de Demmou sur Ziaya. Le latéral droit de l’USMA, Rabie Meftah
butte sur le gardien Khedaïria au
grand bonheur des Sétifiens. Ces
derniers réclament à leur tour un
penalty à la 28’ suite au fauchage de
Bouazza par Khoualed, l’arbitre
Bichari ne branche pas. Le jeune
Belameri, encore lui, s’illustre de
nouveau à la 38’ suite à un centre
bien ajusté au second poteau,
Meftah dégage le cuir in extremis en
corner. Alors que l’ESS espérait
revenir à la marque, le défenseur
central Benabderahmane offre aux
Algérois la chance de doubler la
marque à la 40’. En effet, voulant
contrôler le ballon, il rate son geste
et offre le cuir sur un plateau d’argent à Andria qui, d’une pichenette
magistrale, scotche Khedaïria juste
avant la pause citron. De retour des
vestiaires, la seconde manche tarde
à s’emballer, puisque peu d’occasions seront notées. Les Usmistes
semblent vouloir conserver leur
avance en faisant tourner le ballon,
alors que les Sétifiens avaient du
mal à aller de l’avant. Quelques
timides tentatives seront relevées
comme celle en faveur de l’USM
Alger à la 57’ suite à une belle combinaison côté Rouge et Noir, Ziaya
pivote à l’intérieur de la surface de
réparation, mais fut rattrapé de justesse par Demmou. L’Entente sétifienne n’a pas réussi à bousculer son
adversaire se contentant de
quelques actions sans grande réussite, à l’instar de Bouazza à la
68’ qui tire faiblement à côté. Le
latéral droit de l’USMA, Rabie
Meftah, a failli réussir un bon coup
à la 71’ suite à une belle pichenette
sur Benchadi qui arme son tir des
30 mètres, mais frôle le poteau de
Khedaïria. L’ESS réagit juste après
à la 76’ par le biais de Zerara qui,
sur un puissant coup franc rentrant,
trouve le poteau, qui renvoie à son
tour le cuir dans les mains de
Zemmamouche. La dernière action
fut à l’actif des Sétifiens à la 83’ sur
une belle passe de Djahnit, Aroussi
seul face à Zemmamouche perd son
duel devant le gardien des Verts.
Quelques minutes plus tard, l’arbitre Bichari siffle la fin de cette
Supercoupe qui sourit aux Algérois
des frères Haddad, quelques jours
seulement après avoir remporté le
titre honorifique de champion
d’hiver.
L. M.
LES SORTIES DE SELLAL SONT DEVENUES UNE VÉRITABLE AUBAINE
La campagne pour le 4e mandat bat son plein
LE PREMIER MINISTRE poursuit ses visites dans les différentes wilayas et fait de la stabilité
son principal slogan de campagne.
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL
I KARIM AIMEUR
À
BLIDA
es visites effectuées par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans les différentes
wilayas du pays sont devenues de véritables aubaines pour les partisans d’un 4e mandat
du chef de l’Etat.
Ainsi, sa tournée, hier, dans la wilaya de Blida
n’a pas dérogé à la règle bien instaurée depuis
déjà quelques mois. C’est lors de la rencontre avec
les représentants de la société civile qui s’est
transformée en meeting électoral que la messe a
été dite. Et comme de tradition, c’est le président
de l’APW de Blida qui s’est chargé d’appeler le
Président Bouteflika à briguer un autre mandat.
« Nous demandons au président de la
République, Abdelaziz Bouteflika, à se porter candidat pour un quatrième mandat en vue de poursuivre son œuvre », a-t-il lancé, après avoir fait un
bilan, « très positif » du règne de Bouteflika.
Cet appel a enflammé la salle de conférences
L
de la wilaya, à moitié vide. Toute l’assistance,
nourrissant la salle d’applaudissements, s’est
mise en position debout, y compris le Premier
ministre, le ministre de l’Intérieur et le wali de
Blida. Pour sa part, le wali a dressé, dans son
intervention, un bilan « irréprochable » des réalisations enregistrées dans sa wilaya depuis 1999,
année de l’installation de Bouteflika à la tête de
l’Etat. Etant représentant de l’administration qui
prétend jouer la neutralité, le wali n’a pas plaidé
d’une manière franche pour le 4e mandat, mais
ce qui est entre les lignes de son discours le laisse
entendre.
Stabilité : premier slogan de campagne
Le Premier ministre qui est intervenu juste
après le wali a rappelé que les Algériens sont à la
veille de l’élection présidentielle du mois d’avril
prochain. Il a appelé à l’esprit de responsabilité,
soutenant que la stabilité est le seul choix et issue
pour l’Algérie. Son discours prononcé devant les
représentants de la société civile de Blida a été
justement axé en grande partie sur ce point. «
Lorsque nous venons à Blida, il faut parler d’abord de la paix car les citoyens de
Sellal appelle à faire preuve
cette wilaya ont connu les affres du terrorisme durant les années 1990 », a-t-il
de responsabilité
indiqué. Il ajoute juste après que « quand
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a appelé, hier le moudjahid et président de la
dernier à Blida à faire preuve de responsabilité à République, Abdelaziz Bouteflika a prol’approche de l’élection présidentielle d’avril prochain. posé la Réconciliation nationale, il savait
« Nous nous dirigeons vers une élection présidentielle et
que sans la paix et la stabilité, aucun
nous devons faire preuve de responsabilité et avoir
développement ne peut être réalisé ».
toujours à l’esprit que la stabilité est le seul moyen de
mener l’Algérie à bon port », a précisé M. Sellal dans une Cela avant de féliciter les habitants de la
allocution devant les représentants de la société civile de wilaya de Blida qui ont adopté le projet
la wilaya de Blida où il est en visite de travail et malgré toutes les souffrances qu’ils
d’inspection. « Il importe de faire preuve de responsabilité avaient endurées durant la décennie
noire. Il faut dire que les partisans du 4e
dans cette conjoncture » a-t-il souligné.
mandat, entouré de flou et d’incertitude, construisent leur argumentaire sur la stabilité
acquise, selon eux, grâce à la Réconciliation nationale. Pour M. Sellal, les plans de développement
lancés depuis l’année 2000 ont permis de rattraper le retard causé par les années du terrorisme
dans plusieurs domaines. L’orateur a exprimé
l’engagement de son gouvernement à poursuivre
le travail pour la prise en charge du problème du
logement et de régler les problèmes des secteurs
de l’éducation et de la santé. Il a souligné que « la
stabilité sera le socle sur lequel l’Algérie du
XXIe siècle sera construite ».
En parallèle, il a appelé les autorités locales à
ouvrir les portes aux citoyens pour exprimer leurs
doléances et les impliquer dans la gestion des
affaires de la cité.
L’Etat défendra ses cadres
Dans le même discours, le Premier ministre a
défendu les cadres de l’Etat, assurant quant à
leur protection quel que soit leur rang : « L’Etat
est déterminé à protéger ses cadres, mais je leur
demande de travailler dans le cadre des lois de la
République et nous serons à côté de tout cadre qui
serait touché », a-t-il rassuré, tout en soulignant
que la lutte contre la corruption qui s’est banalisée ces dernières années se poursuivra. Sur le
plan économique, M. Sellal a annoncé que les
groupes de travail issus de la dernière tripartite
présenteront bientôt leurs propositions. Il a évoqué, dans ce contexte, l’élaboration d’un pacte
national économique et social, la contribution du
Fonds national d’investissement (FNI) au financement de l’économie, la protection de la production nationale et l’amélioration du climat des
affaires sans distinction entre les secteurs public
K. A.
et privé.
LE PREMIER MINISTRE FÊTERA
LE MAWLID ENNABAOUI À GHARDAÏA
Le
Premier
ministre,
Abdelmalek Sellal, a indiqué hier
à Blida qu’ « il n’y a aucun
problème entre les rites ibadite et
malékite » en allusion aux
incidents survenus récemment
dans la wilaya de Ghardaïa. Les
rites malékite et ibadite « sont
proches et il n’y a aucun
problème
entre
eux
à
Ghardaïa », a précisé M. Sellal
en réponse aux préoccupations
exprimées par la société civile de
la wilaya de Blida. Le Premier
ministre a annoncé, à cette
occasion, qu’il partagera avec les
habitants de la wilaya de
Ghardaïa les festivités marquant
la célébration du Mawlid
Ennabaoui. « Je me rendrai à
Ghardaïa la veille du Mawlid
Ennabaoui pour célébrer cette
fête avec les habitants » de cette
wilaya, a-t-il dit. Soulignant l’unité
de la société algérienne,
M. Sellal a appelé à contrecarrer
quiconque tente de porter
atteinte à sa cohésion, que ce
soit par les paroles ou par les
actes. Le Premier ministre a
souligné l’importance de la
sécurité et de la stabilité en
Algérie, rappelant que le pays a
su rester « debout » grâce à « sa
politique judicieuse ».
LE STADE MUSTAPHA-TCHAKER
DE BLIDA NE SERA PAS FERMÉ
Le stade Mustapha-Tchaker
de Blida ne sera pas fermé jusqu’à la réception du premier des
stades en cours de réalisation à
Alger, a indiqué hier, à Blida, le
ministre de la Jeunesse et des
Sports, Mohamed Tahmi. «Les
stades de Baraki et de Douéra
seront réceptionnés en 2015 et
celui de Blida restera ouvert aux
compétitions», a précisé M.
Tahmi, à l’APS en marge de la
visite de travail dans la wilaya de
Blida du Premier ministre,
Abdelmalek Sellal. Il a souligné,
dans ce cadre, que «les problèmes survenus dans la réalisation
des stades de Baraki et de
Douéra sont liés au manque de
main-d’œuvre». A propos du
stade du 5-Juillet, le ministre a
expliqué que la première étape
de sa rénovation «va commencer bientôt et va durer 11 mois»,
ajoutant «qu’il sera lancé incessamment, un appel d’offres pour
sélectionner le bureau d’études
qui prendra en charge la rénovation des gradins et leur couverture».
ACCIDENT DE LA ROUTE:
14 MORTS ET 50 BLESSÉS EN 48H
Quatorze (14) personnes ont
trouvé la mort et 50 autres ont
été blessées dans 18 accidents
mortels survenus ces dernières
48 heures à travers plusieurs
régions du pays, selon un bilan
rendu public hier par les services
de la Protection civile. Le bilan le
plus lourd a été enregistré dans
la wilaya de Khenchela, avec le
décès de trois personnes et la
blessure de 16 autres, suite à
deux accidents de la circulation
survenus séparément. Durant la
même période, les unités de la
Protection civile ont enregistré 3
781 interventions dans les différents types d’intervention pour
répondre aux appels de secours
émanant de citoyens. En outre,
les plongeurs de la Protection
civile sont intervenus pour le
repêchage et l’évacuation de
cadavres de deux personnes
décédées par noyade dans des
mares d’eau. Il s’agit d’un enfant
âgé de quatre ans, décédé au
village Zenadria (Aïn Defla) et
d’un vieil homme âgé de 90 ans
décédé à Mechtet El Bagtha,
commune de Hanencha (Souk
Ahras), précise la même source.
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