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Efficiency in buildings, facilities & mobility management
Business Interactive Media sprl - Profacility magazine n°31 • Trimestriel d’information • juillet - août - septembre 2011 • Edition francophone • 7,50 EUR • Bureau de dépôt Leuven Mail • P304098
PRO-FM
Mobistar,
FM durable et hospitalier
PRO-REAL ESTATE
Dexia, ‘New World of Work’
à très grande échelle
PRO-BUILDINGS
Michael Braungart : être éco
responsable en appliquant les
principes du Cradle 2Cradle
PRO-SERVICES
Aménagement de l’environnement et architecture:
un tandem durable
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Développement durable
appliqué à la gestion
des bâtiments, services
facilitaires et mobilité
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doc. Service de presse de la Commission européenne
éDITORIAL
Günther Oettinger,
commissaire européen à l’Énergie
Un monde de moins
en moins absurde
D
eux vidéos ont fait le tour de la « Toile » voici quelques
semaines : avec beaucoup d’humour, Renault-Nissan nous
emmène dans un monde absurde où la photocopieuse, le PC,
le four à micro-ondes, le sèche-cheveux, etc., sont « naturellement »
mus par de très salissants et fumants moteurs à explosion (à voir
sur www.profacility.be). Avec toutes les conséquences cocasses que
cela suppose. Le but est de nous faire dépasser l’idée qu’une voiture
est « naturellement » dotée d’un moteur à essence ou diesel. Et qu’il
pourrait aussi bien être électrique. Si la méthode est efficace, elle
ne doit pas nous faire adopter des idées simplistes : oui, l’électricité
est propre là où elle est utilisée, mais là où elle est produite, elle
est au moins aussi (voire plus) polluante que le pétrole. Si la voiture
elle-même n’émet pas de CO2 sur place, il a fallu en émettre en
centrale électrique. Et pas un peu : le rendement des anciennes
centrales électriques est tellement faible que pour produire une
unité d’énergie électrique, ce sont jusqu’à 2,5 unités d’énergie fossile
qu’il faut brûler.
Ceci ne remet pas en question la voiture électrique, qui est en effet
la solution de bon sens si trois autres logiques sont poussées elles
aussi jusqu’au bout : trouver une source d’électricité non polluante,
réduire les besoins en électricité en général, favoriser d’autres
moyens de transport que la voiture (et réduire les déplacements
inutiles).
Nous n’en sommes en effet qu’aux débuts d’un processus de
« désintoxication » de notre société « carbon-addict ». La deuxième
vague de mesures européennes sur la performance énergétique
des bâtiments (PEB) s’annonce aussi déferlante que la première.
Cette directive PEB « recast » du 19 mai 2010 (2010/30/UE) est une
refonte de l’actuelle législation et elle la dépasse : elle exige qu’à
partir du 1er janvier 2021, toutes les nouvelles constructions soient
« pratiquement neutres d’un point de vue énergétique ». Le très
faible solde d’énergie encore nécessaire au fonctionnement d’un
bâtiment devra provenir de manière très significative d’énergies
renouvelables notamment produites sur place.
Et ce n’est pas tout : le 22 juin dernier, la Commission a publié un
projet(1) de directive qui modifiera la directive 2010/30/UE dans le
sens d’un durcissement. Parmi les mesures proposées : rendre
le Plan d’efficacité énergétique (PEE) de 2008 contraignant pour
les États. Cela se traduira dans le droit régional par des mesures
concrètes. Ainsi, le niveau E actuel (qui vient de passer de E100 à E80
en Wallonie) atteindra E30 à E10 dans les 10 ans dans toute l’Union.
Ceux qui anticipent ces tendances construisent maintenant des
bâtiments qui auront encore de la valeur demain. Quant aux autres…
Patrick BARTHOLOMé
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(1)
Rédacteur en chef
redaction@profacility.be
Profacility MAGAZINE n° 31 septembre 2011
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soMMairE
PRO-FM
PRO-REAL ESTATE
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Profil D’UN facility tEaM
Mobistar, FM durable et hospitalier
risK MaNaGEMENt
Quand le Facility Manager sort couvert
NEW WorlD of WorK
Le ‘change management’ en guise de défi
27
29
ProPErty & WorKPlacE
MaNaGEMENt
50.000 m2 d’économisés grâce à une
réorganisation des espaces de travail
iMMobiliEr DE bUrEaUX – MarcHÉ
La province concurrence la capitale
UrbaNisME, arcHitEctUrE
Et MobilitÉ
Visions ou utopies ?
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Aller Media, Copenhague : design durable du poste de
Voiture ou mobilité : un jour, il faudra choisir (31/01/2011)
travail (06/06/2011)
Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) :
Performance Energétique des Bâtiments :
une nouvelle dimension
transformer le marché (10/01/2011)
(13/05/2010)
Gestion durable | Sur la piste de « l’Or bleu » (08/02/2010)
Energie Renouvelable | L’Hôpital Neuro-Psychiatrique
Production d’énergie renouvelable : mécanismes financiers
St-Martin : le bois-énergie (11/10/2010)
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Energie Renouvelable | Réussir un projet photovoltaïque
en entreprise (10/5/2010)
Immotique | Épargne automatique (25/02/2010)
4
Profacility MaGaZiNE N° 30 Mai 2011
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PRO-BUILDINGS
PRO-SERVICES
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rÉflEXioNs Et stratÉGiEs
Être éco-efficace en appliquant le principe
du ‘Cradle to Cradle’
lÉGislatioN ENViroNNEMENtalE
PEB des nouvelles constructions et
bâtiments publics
NEWs
Energy management
NEW WorK | sMart WorK cENtErs
& Eco-ZoNiNGs
Travailler ‘Green’ et ‘Smart’ en Wallonie
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Profil D’UN foUrNissEUr
Avant Garden, aménagement de
l’environnement et architecture :
un tandem durable
WorKPlacE MaNaGEMENt | MoVE
Chassé-croisé chez IBA
MobilitÉ
Les voitures partagées ont le vent en poupe
NEWs
L’actualité des prestataires
Regards critiques sur la certification environnementale
La téléconférence au pied du mur (15/10/2010)
des bâtiments (24/01/2011)
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Bio et fairtrade | Le durable entre dans les
(14/06/2010)
cantines (11/02/2010)
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Energie | Green It, la logique même (18/01/2010)
Législation | les droits de la nature (20/05/2010)
Workplace Management | NNOF, pour diminuer
les émissions de C02 (13/01/2010)
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Calendrier des activités et conférences
Inscrivez ces rendez-vous
dès maintenant dans
votre agenda!
2011
27 septembre
Lunch 4 FM
L’importance de la normalisation FM au niveau européen:
CEN15221
Horta Café Koetshuis, Anvers
2012
19 janvier
Réception de Nouvel An
avec la participation des fédérations RES,
UPSI et Solvay Brussels School
Hôtel Conrad, Bruxelles
26 janvier
Breakfast 4 FM
Safety / Security – une nouvelle dimension stratégique
pour le Facility Manager
16 février
Séminaire: L’enjeu stratégique et financier
du FM pour toute PME
28 février
Formation: Gestion des plaintes dans
le milieu facilitair, Leuven
24 octobre
IFMA - Assemblée générale
BIS, Mechelen
29 mars
Breakfast 4 FM
FM & Architecture, défis et implications
27 octobre
Breakfast 4 FM
Nettoyage: Normes de qualité pour le Facility Manager
organisé en collaboration avec VSR Nederland
Claerhout Communicatiefoft.be, Gand
19 avril
Séminaire: FM et pouvoirs publics
15 novembre
Formation : Scorecard facilitaire: indicateurs
de prestations et rapports pour les facility managers,
Sint-Niklaas
24 avril
Formation: Bonus et Malus dans les contrats
facilitaires, Gand
22 au 24 mai
IFMA @ Realty 2012
Realty 2012, Tour & Taxis, Bruxelles
16 au 17 novembre
Energy Management – challenge pour le Facility Manager
Energy Forum, Brussels Expo
22 mai
Remise du trophée ‘The Facility Manager of the Year’
1ère édition. Realty 2012, Tour & Taxis, Bruxelles
08 décembre
Lunch - conférence
‘The Office of the Future’ : un défi professionnel et sociétal
CXO Leadership Forum 2011, Château du Lac, Genval
14 juin
FM on site
Shell International, apercu de la gestion facilitaire,
Rotterdam / Luxembourg
15 décembre
Formation: Communication et marketing
de la gestion facilitaire, Diegem
28 juin
Séminaire: FM dans le secteur des soins de santé résultats du groupe de travail et visite d’entreprise
Programme détaillé et inscriptions
sur www.ifma.be
Contact : secretary@ifma.be ou yves.stevens@ifma.be
Events organized with the support of IFMA’s Coporate Partners
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Nouveau ! Formations IFMA :
½ jour en matinée. Le nombre d’inscriptions est limité
à 15 par session afin d’assurer une interaction optimale
entre les participants et les formateurs.
Media Partners
Professional Partners
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AGENDA
Fairs & Networking events
→ 20>22/09
transport & logistics 2011
Antwerp Expo
→ 16>17/11
Energy forum
Brussels Expo
Trainings & Seminars
→ 17/09
ifMa lunch 4 fM
l’importance de la normalisation fM
au niveau européen : cEN15221
Horta Café Koetshuis, Anvers
→ 27/10
ifMa breakfast 4 fM
Nettoyage : normes de qualité pour
le facility Manager
Claerhout Communicatiefoft.be, Gand
→ 20/10
congrès ‘focus on facility Management’ Défis ‘durables’ dans la pratique
facilitaire
Organisé par KI Communications
Château Ferme de Moriensart,
Ottignies
→ 23/11
22e facility Night
le facility Management de sites culturels
Organisé par KI Communications
Lamot Congres en Erfgoedcentrum,
Mechelen
→ 04/10
séminaire : Politique de certification
environnementale de bâtiments
Organisé par Buildgreen
CIVA, Bruxelles
→ 08/12
ifMa lunch – conférence
‘the office of the future’ :
un défi professionnel et sociétal
CXO Leadership Forum 2011,
Château du Lac, Genval
7e formation Post Graduat en facility Management Haute Ecole de la Province
de liège – seraing
27/10 Gestion du nettoyage
29/09 Gestion des déménagements
10/11 Gestion des déchets
29/09 Gestion du parc automobile
13/10 Gestion du catering
→ 16 & 17/11
rEtHiNK yoUr ENErGy
Ce forum ambitionne d’être LE lieu de rencontre et
de partage de connaissances entre d’une part les
entreprises, industries et pouvoirs publics, et d’autre
part les fournisseurs d’énergie (gaz et électricité), les
opérateurs de réseaux de distribution, les experts,
bureaux d’ingénierie et consultants au niveau de
l’approvisionnement et de la gestion énergétique.
•
•
•
•
•
•
approvisionnement (contrat et gestion)
production d’énergies renouvelables (éolien, géothermie, solaire, biomasse)
financement des installations par un tiers-investisseur
certification environnementale
performance énergétique des bâtiments et installations techniques
législations au niveau régional, fédéral et européen
… quelques-uns des thèmes des conférences de ce sommet et de l’offre de services
présentée par les exposants à ce forum.
www.energy-forum.be > plus d’informations et inscriptions en ligne
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PRO-FM I Profil d’un facility team I
FM durable et hospitalier
«A
Installé dans un bâtiment
précurseur en termes de
performance énergétique
et de durabilité, Mobistar
ne s’est pas contenté de cet
acquis. Depuis 2 ans, c’est
une politique intégrée de
responsabilité sociétale et
environnementale qui mobilise
les efforts du service facilities
de l’opérateur téléphonique.
« Servir et sensibiliser »
pourrait être sa devise et
la couleur de son blason :
le vert !
n Patrick BARTHOLOMé
ucun de nous n’est un “pur
ingénieur” : nous sommes
venus de mondes différents,
avec des expertises très diverses. » Celui
qui d’emblée parle ainsi pour présenter
l’organisation de son service est le facilities et real estate manager de Mobistar,
Karel Boussu, un économiste de formation. « Je viens du monde de l’achat et
de la logistique, mais mes trois collaboratrices possèdent chacune un domaine
d’expertise différent et particulier. L’ensemble permet de créer le tableau complet de nos services orientés vers un
concept global que nous appelons “hospitality”. Bien sûr les facilites et le real
estate font partie de ces services, mais il
y a une dimension supplémentaire à ce
que nous faisons : au sein de Mobistar,
la gestion facilitaire, c’est bien plus que
le nettoyage, l’entretien technique du
bâtiment, la sécurité… » Concrètement,
le service compte quatre personnes sous
pay-roll Mobistar, mais en emploie bien
plus.
Doris Vispoel est biologiste de formation
(VUB). Elle a commencé sa carrière
professionnelle chez Mobistar en février 1997. Elle est
responsable
aujourd’hui
des soft facilities : gestion
du restaurant de société, nettoyage, services d’impressions
et de courrier, fontaine à eau, distributeurs des boissons et snacks,
tri sélectif des déchets…
Très active dans les
questions
environnementales
liées aux activités de Mobistar,
elle estime que
sa formation
de base lui
confère
une
compréhension fine des
problèmes du
milieu naturel.
Katherini
Michelis, pro-
vient elle du monde de l’hôtellerie. Un
secteur où elle a beaucoup voyagé et
accumulé des expériences qui l’ont fait
engager chez Mobistar pour gérer le service de réception. Elle est rapidement
passée, voici 11 ans déjà, au service
facilitaire pour créer le service Hospitality et coordonner le « U-Point » (voir
encadré) et les personnes qui exécutent
les innombrables tâches demandées par
le personnel à ce centre d’accueil polyvalent. Elle organise également des événements, s’occupe de la mobilité et de
l’accueil.
Nathalie Mistiaen, diplômée du bachelier en communication sociale, est
entrée chez Mobistar après un passage
par l’ex-Gendarmerie où elle gérait la
logistique de plusieurs brigades. Elle
s’occupe aujourd’hui des bâtiments :
maintenance technique, sécurité et
contrôle d’accès, space planing, hard
facilities, et cela pour le siège, mais aussi
pour les shops, les sites techniques, les
52 magasins, les bureaux décentralisés à
Charleroi et à Gentbrugge, et le training
center.
Tout à la sous-traitance
« Tout ce qui relève de l’exécution est
sous-traité à des partenaires qualifiés et
expérimentés, et c’est nous qui veillons
à ce que la touche “hospitality” reste
activée », résume Karel Boussu. Dès le
départ Mobistar a opté pour un modèle
où toutes les activités qui ne sont pas
liées au core business télécom sont
sous-traitées, même les réceptionnistes,
la maintenance technique, la sécurité…
L’activité du service facilitaire en ces
domaines se concentre sur le contract
management avec tous ces prestataires.
Doris Vispoel ajoute : « Le Facility manager est là pour optimaliser les services et
réduire les coûts pour la société, impliquer les collaborateurs dans la firme et
leur donner un sentiment “Feel good”.
Il faut qu’ils aiment venir travailler pour
Mobistar. »
Cette volonté de susciter le bien-être
remonte aux débuts des années 2000 : à
son engagement, Karel Boussu est chargé
Karel Boussu (chef du service FM), Doris Vispoel, Katherini
Michelis et Nathalie Mistiaen gèrent les facilities pour près de
2.000 personnes (dont 1.600 employés Mobistar et 400 externes)
en sous-traitant l’exécution de toutes les missions à des partenaires spécialisés.
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Majoor Ian van der Pool mogelijk te maken.
de créer une « customer contact zone »
pour les membres du personnel, où chacun pouvait venir poser toutes les questions possibles, et basée sur le concept
de la réception d’un hôtel. « Il fallait
servir 2.000 personnes, se souvient
notre interlocuteur, C’était la période
de croissance énorme de Mobistar : on
engageait 10 personnes par semaine et
tous les gens qui arrivaient devaient
pouvoir se consacrer à leur boulot tout
de suite, sans avoir à régler eux-mêmes
une série de problèmes pratiques : parking, bureau, PC, GSM, badges. Nous
avons créé des “welcome days” et des
“welcome packages”. Après cette phase
d’engagement massif, nous avons pris
en charge toutes les activités qui étaient
décentralisées : achat de fournitures de
bureau, gestion de voyages, archivages,
courrier, copieurs… L’équipe a grandi
en même temps. »
La CSR sur tous les fronts
Mobistar ambitionne de décrocher le
titre de « best ICT employer » en 2015,
une motivation de plus pour l’équipe
déjà très concernée par la politique de
CSR et d’hospitalité. « Outre la gestion
du day to day, explique Karel Boussu,
Doris s’occupe d’écodynamique, Nathalie d’écologie du bâtiment, qualité
acoustique, économie d’énergies, etc.,
Katherini et moi de mobilité dans le
sens très large. »
Les réalisations sont innombrables…
Citons, du côté du catering, les menus
établis par des diététiciens, les journées
« bio », « health » et végétariennes, la
machine de vending offrant des produits bio (en test), le café et le thé fair
trade, les animations sur l’eau ou le
commerce équitable. Les résidus de
café sont éliminés dans un conteneur
pour déchets verts, utilisé aussi pour le
catering, l’huile de friture entre dans un
cycle de fabrication de biodiesel via un
collecteur spécialisé. « Nous collectons
les capsules d’aluminium de Nespresso
consommées à l’entreprise mais aussi
celles que les employés peuvent apporter de chez eux, ajoute Doris Vispoel.
Et les fontaines à eau ne sont plus alimentées par des bouteilles mais par un
réseau d’eau purifiée spécifique (Aquavital). On encourage l’utilisation d’un
gobelet par jour et non par boisson. »
Pour le nettoyage : utilisation réduite
de l’eau et de produits écologiques pour
nettoyer le bâtiment, nettoyage cradle
to cradle des moquettes par micro-organismes, sanitaires aussi écologiques que
possible : lavage des mains, désodorisant, papier toilette recyclé.
Pour les fournitures : papier recyclé,
réduction du courrier entrant par l’élimination active des abonnements non
sollicités (une enquête a montré que 65 %
des destinataires ne souhaitaient plus
recevoir ces envois). Et depuis avril,
récolte sélective des PMC et à partir de
septembre les bouchons plastiques des
boissons sont récoltées au profit de l’asbl « Centre Belge pour chiens-guides ».
Nathalie Mistiaen : « Le bâtiment est
performant, mais les efforts se poursuivent. Avec Dalkia nous avons démarré
un plan d’action pour l’éclairage des
parkings qui a réduit déjà la consommation de 30 %. Nous avons aussi
augmenté la température des IT rooms
à 23-24°C. Nous nous fixions de commun accord des objectifs de réduction
de 20 %. Ils en ont atteint 30… avec de
simples mesures de gestion, sans investissement de part et d’autre. »
Karel Boussu : « Lors de la construction, nous avions imposé au promoteur
une valeur E de 90 et s’ils réussissaient
mieux, un bonus (ou un malus) était
prévu. Et ils ont livré un bâtiment avec
une valeur E de 74 théorique ! Mobistar
a payé un bonus mais y gagne beaucoup
en consommation. »
les embouteillages du matin, le stress
de ne pas avoir le poste de travail qu’on
souhaite dans un système quasi généralisé de flex desking. La mobilité est au
centre de ses réflexions et son « I have a
dream » à lui est de parvenir à mettre sur
pied un système de « budget mobilité »
pour chacun : « Un budget où les gens
pourraient puiser et se dire : aujourd’hui
je prends un vélo électrique, demain
une voiture électrique pour mes petits
déplacements urbains, en été un monovolume pour mes congés… ». Avec une
flotte de 1.000 voitures, offrir une politique de mobilité qui combine écologie
et économie prend tout son sens. « Il ne
faut pas imposer les transports publics
aux gens là où la qualité du service est
insuffisante, mais encourager des solutions alternatives : vélo, moto, home
working, voitures électriques, passer
de 154 à 123 g de CO2 pour les voitures
de société, etc. Nous avons commencé
les formations à l’éco-driving et notre
groupe test a permis de prévoir une économie de 8 % sur 2 millions de litres de
carburant, soit un ROI de 15 mois… »
L’ambition de Karel Boussu pourrait
bien se concrétiser avec l’arrivée de la
génération Y. Selon lui le changement
se marque depuis 2004 avec cette vague
montante qui envisage le travail, la
« Mobility : I have a dream… »
Selon Karel Boussu le bien-être ou le mobilité et le télétravail de façon noumal être du personnel commence dans velle. n
Une gestion facilitaire à quatre visages et une seule voix
Formations, parcours, sensibilités, âges, sexes, expériences, tout différencie les quatre
personnes qui incarnent la gestion du facility management chez Mobistar. Et pourtant,
lors de l’entretien, l’unité de vue et d’intention est perceptible chez ces quatre responsables aux profils complémentaires. L’un termine la phrase que l’autre a commencée, le
troisième précise le discours des deux autres, le dernier résume exactement le pensée de
tous. Une belle unanimité dans la diversité qui a permis des réalisations spectaculaires et
en annonce d’autres.
• Karel Boussu, facilites et real estate manager. Économiste de formation.
• Doris Vispoel, biologiste de formation, responsable des soft facilities des bâtiments.
• Katherini Michelis, qui vient du secteur de l’hôtellerie est la coordinatrice U-Point.
• Nathalie Mistiaen, diplômée du baccalauréat en communication sociale, s’occupe de
la gestion technique des bâtiments.
Mobistar : un des piliers des télécoms en Belgique
Fondée en 1995, Mobistar est l’un des quatre acteurs des télécommunications en Belgique, et non le moindre, avec 1.585 personnes occupées, 150 points de vente et plus
de 4 millions de clients belges. L’entreprise cotée en bourse (Euronext : MOBB) est
détenue majoritairement (52,9 %) par France Télécom et ne semble pas devoir quitter
son giron à court terme, malgré les rumeurs qui avaient circulé au printemps dernier
sur le rachat possible par les fonds américains de capital-investissement Blackstone
et KKR.
L’activité de Mobistar comprend des services, destinés aux particuliers et aux entreprises, de téléphonie mobile et fixe, de transfert de données fixe (ADSL) et mobile, de
télévision numérique et de TV-on-demand.
Profacility MAGAZINE N° 31 septembre 2011
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PFYGu
PRO-FM I Profil d’un facility team I
Point focal de l’Hospitality made in Mobistar :
« U-Point »
U-Point (« Point for you ») est un helpdesk interne qui répond à
toutes les demandes des employés qui ne relèvent pas de l’IT ou
des ressources humaines. Besoins de renseignements, plaintes,
questions de toute nature, équipement défectueux, besoin de
mobilité, d’un abonnement, d’un badge… Katherini Michelis et
l’équipe qu’elle gère s’occupent de répondre à ces demandes
et d’offrir des services communs. L’idée est d’assurer aux
employés accueil et bien-être grâce à l’hospitality, et cela en
dépit du stress lié aux déplacements, aux contraintes familiales
et aux responsabilités professionnelles.
U-Point a négocié des contrats de réduction de 25 à 50%
avec les salles de sport et les piscines autour du Sirius. Des
ristournes pour l’achat de certaines fournitures sont proposées sur l’intranet. Le repassage et le nettoyage à sec avec
enlèvement et livraison au bureau sont disponibles ainsi que la
présence d’une banque et d’une mutuelle. « Mobikids » est un
grand projet de service de garde pour 80 enfants (de 3 à 13 ans)
pendant les vacances scolaires. Il est offert à 50 % par Mobistar.
Pris en charge dès le matin, encadrés par des éducateurs
professionnels de l’asbl « Le Ballon jaune », restaurés comme
les employés par les bons soins de Sodexo qui offre des repas
sélectionnés, les enfants participent à des activités thématiques
ou font des excursions. Katherini Michelis leur rend visite plusieurs fois par jour, prends des photos, rassure et informe les
parents sur les activités du jour.
Du côté de la mobilité, Mobistar propose l’achat de vélos avec
une ristourne de 40%, la mise à disposition de vélos pliants qui
prennent place dans le coffre de la voiture si on n’utilise plus les
parkings de Mobistar, un parking pour plus de 100 deux-roues
avec douches, vestiaires et casiers pour casques, un système
de car pooling entre employés comprenant 10 places de parking
réservées, un avantage fiscal, un retour assuré : train, transports publics, vélo, voiture électrique ou taxi. À tout moment les
employés peuvent emprunter une des deux (bientôt cinq) voitures électriques pour leurs déplacements en journée et même
le week-end. Des bornes de chargement ont été installées à
Charleroi et Bruxelles pour permettre un aller-retour dans la
journée.
« U-Point » reçoit de façon centralisée toutes les demandes des
employés et constitue le point focal du concept d’hospitalité qui
anime les facilities chez Mobistar.
10
La politique de sustainability a son navire-amiral :
Sirius
Précurseur, le bâtiment Sirius (architecte Assar) offre des
performances exceptionnelles tant sur le plan énergétique
que sur le plan du confort.
Situé dans le Parc Da Vinci, Avenue du Bourget à Evere, l’immeuble Sirius a été développé sur mesure pour Mobistar par
la société foncière Banimmo. L’opérateur souhaitait intégrer
l’ensemble de ses activités dans un bâtiment unique, bien situé,
performant et doté de qualités intrinsèques (taille, flexibilité,
équipement, parking...).
Livré à son occupant en 2009 (sous contrat de leasing de 15
ans), l’immeuble a été vendu la même année à l’allemand Signa
Property Funds pour un montant de 70 millions d’euros. Ceci
constituait la plus grosse opération de l’année sur le marché
belge de l’immobilier d’entreprise.
Sirius offre 29.600 m2 répartis sur 6 étages (dont l’un réservé aux
techniques) et 630 places de parking en 3 niveaux en sous-sol.
VK Engineering y a développé des installations techniques
gérées de façon centralisée par un système d’information et qui
répondent aux standards les plus élevés en termes de développement durable et d’efficacité énergétique : chaudières à
condensation à haut rendement, « free-chilling », récupération
des eaux de pluie, gestion automatique de l’éclairage basse
énergie, panneaux thermiques et photovoltaïques, isolation
thermique (K<45) et étanchéité à l’air, forte compacité favorable
à une faible consommation d’énergie, traitement séparatif
des eaux... Du côté du choix des matériaux, la liste des fibres,
polluants et composés toxiques évités constitue un catalogue
trop long pour être reproduit ici. Enfin son implantation favorise
la multimodalité des transports.
Dans un conte philosophique paru en 1752, Voltaire imaginait
un personnage venu de l’étoile Sirius et dont le regard neuf se
posait sur les coutumes terrestres. En français, l’expression «
adopter le point de vue de Sirius » a été conservée et signifie
regarder les choses de loin, de haut, de sorte qu’une autre
analyse peut se dégager. Une référence pertinente pour un
bâtiment techniquement précurseur.
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Dynamic Office • Electric cars • Recycling • Teleconference •
Public-Private Partnerships • Change Management • Global
Facility Management • Collaborative office spaces • Smart
and green buildings • Ecological footprint • Total Cost of Ownership
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Cradle2 Cradle philosophy • New World of Work • Risk
management • Building environmental certification • Hotel facilities
and hospitality management • Green IT • Tele-working • Follow me
printing • Insourcing or Outsourcing ? • Corporate Social
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PRO-FM I RISK MANAGEMENT I
Quand le Facility Manager sort c
Au coeur de l’hiver dernier,
l’IFMA conviait ses membres
pour la présentation
des conclusions de son
groupe de travail consacré
aux assurances pour le
Facility Manager. Vaste
matière, qui sera abordée
en deux temps dans votre
magazine Profacility.
Premier mouvement : les
fondamentaux.
n Bruno Hoditte
T
out Facility Manager se posera,
à un moment ou un autre de sa
carrière professionnelle la question de la couverture de sa responsabilité. En effet, chaque Facility Manager
s’expose au risque d’un sinistre lié aux
infrastructures dont il assure la gestion
ou aux activités qui s’y déroulent, quels
que soient les efforts déployés et les
précautions prises.
En cas de conséquences graves touchant aux personnes – lésions permanentes, voire décès – l’impact s’avérera
catastrophique pour le Facility Manager dont la responsabilité pourrait être
mise en cause.
Pour tout ce qui concerne les dédommagements ou frais financiers liés à
un sinistre, Facility Managers et/ou
employeurs peuvent être protégés préventivement, le plus souvent en souscrivant une assurance spécifique. Mais
la matière peut néanmoins très vite se
révéler complexe à maîtriser, vu les
multiples possibilités de couverture, le
nombre d’acteurs impliqués, les obligations ou limitations diverses.
C’est dans ce cadre que l’International Facility Management Association
(IFMA) a décidé de réunir un groupe
de travail devant synthétiser l’état des
lieux des produits d’assurances existants et les points d’attention pour le
Facility Manager, mais aussi analyser
la pertinence de développer des produits d’assurance spécifiques pour lui.
Un volet qui fera l’objet d’autres développements, l’analyse est toujours en
cours.
Délimiter la couverture
Chaque contrat d’assurance recèle une
série de limitations qu’il est nécessaire de connaître avant sa conclusion.
Divers points d’attention ont été relevés par le groupe de travail de l’IFMA :
les activités couvertes, la durée dans le
temps, le type de dommages couverts,
les personnes physiques couvertes, les
actes et montants couverts… Concernant les montants, les modalités sont
larges : par sinistre, par an, avec ou sans
franchise. Si l’on opte pour une police
globale, il faut tenir compte du fait que
“Ce type de groupe de travail mixte permet de
confronter les expériences de professionnels
du FM à celles d’experts en assurances.
Le résultat est pertinent, j’en ai la conviction,
et devrait intéresser tous les Facility Managers
de Belgique.”
Danny Vande Putte, Facility Manager de la Banque
Nationale de Belgique.
Le cas de l’Interim Manager
Le Facility Manager indépendant considéré comme consultant ou Interim Manager, appelé à prendre des responsabilités
opérationnelles au sein de l’entreprise
cocontractante, aura tout intérêt – en
fonction de son niveau de responsabilité –
à recourir à une couverture Directors and
Officers (D&O, couvrant les conséquences
de décisions des dirigeants).
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t couvert
le capital est parfois limité par année,
par exemple 2.500.000 € par dommage
et par année d’assurance. En pareil cas,
il est possible qu’un Facility Manager
épuise le capital total, rendant impossible tout remboursement d’autres
sinistres éventuels. On préférera opter
pour un montant assuré de 500.000 €
par sinistre et par Facility Manager,
avec un maximum de 2.500.000 € par
année d’assurance. En fonction de la
situation spécifique, ces montants peuvent évidemment fortement varier. On
relèvera également les cas d’exclusion
ou de déchéance, généralement en cas
d’actes intentionnels de l’assuré, de
faute lourde, ou de faute causée en état
d’ivresse.
Le statut du FM
Cela posé, le statut du Facility Manager aura une influence majeure sur le
type de couverture à rechercher. Celui
qui agit en qualité de salarié – c’està-dire sous un lien de subordination
envers son employeur – est couvert
par ce dernier et immunisé envers le
tiers lésé, en vertu de l’article 18 de
la Loi du 3 juillet 1978 sur le contrat
de travail. Il n’apparaît donc pas indiqué qu’un Facility Manager sous statut
salarié souscrive personnellement une
assurance couvrant ses responsabilités
personnelle et professionnelle. Ceci
n’exonère nullement le Facility Manager employé de sa responsabilité en cas
de faute intentionnelle, lourde ou légère
si répétitive. Mais cette hypothèse reste
peu courante.
Pour les Facility Managers employés,
les assurances en Responsabilité Civile
sont contractées par l’entreprise. On
encouragera néanmoins chaque Facility Manager à prendre connaissance
de ces assurances et d’évaluer, avec
le service juridique ou un courtier, si
toutes ses activités sont effectivement
couvertes. Trop souvent, les assurances
couvrant les activités d’une entreprise
ne couvrent pas parfaitement les spécificités des risques liés à la fonction particulière du Facility Manager.
Le cas du Facility Manager indépendant
Le cas du Facility Manager indépendant
est plus complexe, qu’il soit considéré
comme consultant, sans responsabilité
opérationnelle directe, ou qu’il oeuvre
en tant qu’Interim Manager, prenant
dès lors place dans le processus décisionnel et l’organisation de l’entreprise
(voir encadré).
Préalable : le Facility Manager indépendant aura à définir clairement ses
tâches et responsabilités par rapport
au client, afin de n’assurer que cellesci. Ce qui implique d’exclure toute
mission ouverte (et la responsabilité
ouverte qui en découle). Si l’établissement d’une liste exhaustive des tâches
à accomplir peut apparaître fastidieux,
ce travail préalable permettra de circonscrire précisément la responsabilité
du Facility Manager et la couverture assurance nécessaire.
Dans le cas de la mise en cause de la
responsabilité du Facility Manager indépendant (ou de son entreprise), il
sera personnellement tenu d’honorer
les indemnités. Une double couverture
assurance est incontournable : la Responsabilité Civile Professionnelle et la
Responsabilité Civile Exploitation.
RC Pro et RC Exploitation
La RC Professionnelle couvre les dommages causés à des tiers dans l’exercice des activités assurées. Il s’agit ici
de couvrir les fautes que l’on pourrait
commettre envers un client dans l’exercice de sa profession. Les activités des
Facility Managers sont tellement diversifiées qu’il ne sera pas aisé d’identifier les assureurs à même de couvrir
leur responsabilité professionnelle. Le
détail de couverture de cette police
renvoie à une définition précise des
notions de fautes professionnelles. La
prudence est de mise lors d’engagements particuliers pris outrepassant
l’usage du secteur, les clauses de préservation, etc. Ici aussi, ces précisions
contractuelles gagneront à être notifiées
à l’assureur, afin d’obtenir son habes.
Quant aux exclusions classiques d’une
RC Pro, elles couvrent les dommages
consécutifs à l’estimation/planification
erronée de la durée nécessaire empêchant d’atteindre la date de réception,
ainsi que les contestations relatives aux
frais et honoraires.
La police RC Exploitation couvre les
dommages corporels et matériels causés à des tiers durant l’exercice des
activités mais en dehors de toute relation contractuelle et en raison d’une
faute avérée du Facility Manager. Elle
requiert une description précise des
risques : seuls les risques décrits dans
la police relèvent de la couverture. Ici,
contrairement à ce qui est préconisé
dans la relation entre cocontractants,
une description des risques large et
générale du Facility Management sera
préférée, même si l’on recommande de
spécifier dans la police quelques activités partielles de manière non-limitative.
Une garantie de minimum 2.500.000 €
par sinistre pour les dommages corporels et matériels mixtes semble recommandée dans la plupart des cas.
Vous l’aurez constaté, la matière est
complexe. Ce qui met en lumière la
pertinence des réflexions menées par
le groupe de travail dédié au sein de
l’IFMA. Dans notre prochaine édition,
nous aborderons les assurances pour
les propriétés mobilières ou immobilières en liaison avec les activités du
Facility Manager, ainsi que la pertinence d’un travail de prévention. n
Le rapport Assurances et
Facility Management est
disponible
Le groupe de travail assurances de
l’IFMA poursuit ses travaux afin de
développer un produit spécifique pour
Facility Manager qui pourrait, idéalement, couvrir chaque affilié IFMA. Il se
compose de Kris Bernauw (U. Gent),
Yves Bertholomé (Belgacom), Freddy
Cruyl (Concentra), Wim De Dobbeleer
(Vanbreda), Paul Hendrickx (ISS), Jorg
Hulpio (Marsh), Gunther Keppens (The
5 Star Q Corporation), Laurent Lippens
(Vanbreda), An Van Damme (Assumax),
Christian Van de Walle (Brainmaster),
Yves Van Hooland , Rudy Van Santfoort
(Pfizer) et Danny Vande Putte (Banque
Nationale de Belgique).
Le rapport Assurances et Facility Management, issu des travaux de ce groupe,
est disponible auprès de l’IFMA au prix
de 35 € pour les membres IFMA et 100
€ (TVAC) pour les non-membres.
Commandes : Annemie Van Goethem,
tél. : 02/424.12.80 - secretary@ifma.be
www.ifma.be
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PRO-FM I le nouveau travail I
Il existe différents types de salles de réunion,
selon le type de réunion, qu’il faut ou pas réserver
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le change
management
en guise de défi
la société ict Getronics a défini « le nouveau travail » comme
une mission multifacettes : le bien-être des collaborateurs,
l’attraction de jeunes et nouveaux talents, l’optimalisation des
coûts et l’utilisation de son propre projet comme « showcase » et
fonction d’exemple vis-à-vis des clients de la société. le projet
a été baptisé NWoW (New World of Work).
n Eduard CODDÉ
l
e concept part de la culture d’entreprise et soutient le ‘travail où et
quand on le souhaite’. NWOW est
composé de 3 volets : un volet de coordination qui vise à renforcer les liens entre
la société et les collaborateurs, un volet
ICT qui permet de travailler partout et le
volet RH. L’attractivité du lieu de travail
est fortement liée à l’image de la société et
est déterminante dans la transmission de
la ‘Corporate Culture’ aux collaborateurs.
Un projet de déménagement est à la base
de l’intention d’introduire ‘le nouveau
travail’ à un rythme accéléré. « Le nouveau travail n’est plus nouveau depuis
longtemps déjà », constate Marc Dick,
Director Finance & Administration.
« L’acceptation par le top management
est le facteur déterminant pour qu’il fonctionne pleinement. »
siège principal d’Evere était utilisé. Dans
70 à 75 % des cas, il s’agissait de réunions informelles de 2 à 4 personnes qui
duraient 0,5 à 1 h. L’aménagement de l’espace du bâtiment n’était plus du tout en
phase avec son utilisation réelle. « Ce fut
une constatation interpellante », explique
Ivan Cols, qui faisait partie du groupe
de travail ‘Facilities & Design’. « Il était
évident que le nouvel espace devait être
aménagé en fonction des activités. AOS
Studley a ensuite fait des propositions. »
Ces propositions ont débouché sur des
clusters formés des personnes qui collaboraient le plus les uns avec les autres.
Ces clusters ont été intégrés au planmasse comme des taches. S’en est suivi le
calcul du taux d’occupation exprimé en
pourcentage par cluster et de l’espace de
réunion nécessaire par cluster.
Evaluation des processus
La préparation est extrêmement importante. Rien ne doit être laissé au hasard.
L’introduction du NWOW est dès lors
allée de pair avec une réflexion approfondie sur les processus. Tout d’abord, une
information a été récoltée sur l’organisation existante. Ceci via AOS Studley et
des collaborateurs propres.
Il est apparu que ‘se réunir’ était déjà
l’activité essentielle pour laquelle le
Ergonomie & bien-être
L’aménagement a été abordé en fonction
du profil avec des tests de mobilier dans
l’ex-siège principal. Le choix des sièges et
des couleurs a été filtré. Comme il n’est
pas possible de tout tester, des simulations 3D ont joué un rôle important dans
l’harmonisation des couleurs et des matériaux.
L’apport du comité pour la sécurité et la
santé était ici aussi important.
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PRO-FM I le nouveau travail I
Il a ainsi été possible, pour des raisons
hygiéniques, de choisir un clavier personnel puisqu’un clavier partagé pour un
poste de travail flexible peut propager des
bactéries parmi les collègues. L’attribution d’un clavier personnel a des conséquences sur le format des casiers personnels qui devaient être plus profonds.
économies drastiques au
niveau des imprimantes
Getronics a opté, lors du déménagement, pour une impression centralisée
au moyen de 4 imprimantes multifonctionnelles identiques. Ce choix a
généré une économie de 58 %. Cette
économie remarquable s’explique par
l’introduction de l’impression ‘follow
me’, qui garantit que les documents
imprimés soient effectivement pris. Vu
que l’imprimante ne se trouve pas à côté
de l’utilisateur, on réfléchit davantage
à la nécessité d’imprimer. Les MFP
sont réglés de série pour permettre
l’impression noir/blanc recto/verso.Un
écran est installé près des imprimantes
indiquant l’économie de CO2 réalisée
grâce à la consommation moindre
de papier et donc le nombre d’arbres
sauvés. Les économies se font sentir au
niveau de la consommation de papier et
d’encre, des coûts d’entretien pour les
imprimantes, de la facture d’énergie et
des coûts cachés de personnel. « Auparavant, les collègues situés à proximité
des imprimantes étaient toujours gênés
par des questions sur les problèmes
d’impression », remarque Marc Dick.
« Désormais, les personnes de la
réception font une ronde quotidienne
pour remplir l’appareil de papier et
de blocs de cire. L’impression se
déroule ainsi sans perturbation. »
200 desks ont été prévus mais au total il
y a quelque 400 places mises à disposition pour travailler grâce à des possibilités d’utilisation très flexibles. « Par beau
temps, il est même possible de travailler
autour du bâtiment grâce au réseau WiFi
et aux petits bancs disposés sur le gazon »,
déclare Ivan Cols avec enthousiasme.
« La communication est essentielle pour
la réussite d’un projet tel que NWOW »,
confirment nos deux interlocuteurs.
« Impliquer les gens, expliquer pourquoi
quelque chose va se produire, permet
de faire disparaître les écueils et l’an-
goisse automatique face au changement.
La réalisation d’un programme strictement défini à court terme est une autre
composante du succès. Lorsque le bâtiment a été acquis, tout était prêt et cela
fonctionne bien mieux qu’une modification pas à pas. »
Implémentation verte
La nouvelle implantation pour le siège
principal de Getronics date de 2001 et
était pourvue de sols techniques et de
plafonds surbaissés. Bien que le bâtiment soit loué, il a bénéficié sur initia-
La bibliothèque est un des lieux favoris
pour la réflexion et la concertation
La mobilité comme critère
de sélection
Dans la recherche d’une nouvelle
implantation, la ‘mobilité’ était, avec
la disponibilité et le coût, un des
3 principaux critères de sélection.
Concrètement, cela signifie de bonnes
liaisons avec le transport public et une
préférence affirmée pour une situation
à proximité d’une station. Le siège
principal de Getronics se situe à 100 m à
peine de la station de Diegem. « NWOW
s’inscrit aussi dans le plan d’action ESR
de notre société », souligne Marc Dick.
« Ceci implique entre autres que nous
voulons réduire le nombre de déplacements en utilisant des techniques
modernes telles que la vidéoconférence,
et éviter le gaspillage d’énergie et la
pollution dues à l’immobilisation dans
les files. »
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L’attribution d’un clavier
personnel a eu un impact
sur les casiers personnels
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tive propre de la société d’un ‘make-over
vert’. C’est ainsi que tous les interrupteurs électriques ont été remplacés par
des détecteurs de mouvement afin d’exclure tout gaspillage d’énergie dû à un
éclairage allumé inutilement. Le choix
des armatures d’éclairage constitue une
autre contribution au fonctionnement
peu énergivore. Le souci écologique ne se
limite pas au bâtiment. Moins se déplacer vers le bureau et utiliser les nouvelles
techniques ont une influence positive
directe sur la consommation d’énergie.
Autre exemple d’une attitude ‘verte’ : le
Le « Change Management
est crucial pour la réussite
d’un tel projet »
placement de 13 îlots pour la collecte
de déchets au lieu de la poubelle individuelle habituelle. Ce choix génère une
économie sur les coûts de nettoyage globaux et limite l’usure du revêtement de
sol (tapis souillé par des taches autour
de la poubelle). Marc Dick nous confie
encore une anecdote : « Au départ, trois
codes couleurs pendaient au-dessus
des îlots pour le tri des déchets. Dans la
mesure où ils étaient différents de ceux
auxquels les collaborateurs étaient habitués à la maison, ils apportaient la confusion. Désormais, des logos développés en
interne informent les collaborateurs par
le biais d’écrans dans le bâtiment. »
Mode d’emploi
Pour Marc Dick, ce n’est pas l’implémentation du nouveau travail qui constitue
LE défi pour l’entreprise, mais bien la
prise en compte individuelle de la nouvelle situation. « Le change management
est crucial pour la réussite d’un tel projet », souligne-t-il. « Les gens doivent
apprendre à utiliser le nouveau travail et
les techniques qui y sont associées. C’est
ainsi que l’utilisation de la vidéoconférence en remplacement de la réunion
physique traditionnelle demande une
adaptation. Getronics a organisé pour la
cause des sessions d’information. »
Dans le nouveau bâtiment, toutes les
salles de réunion sont toujours prêtes à
être utilisées. Les bureaux de direction
ont disparu parce que ce sont justement
les membres de la direction qui sont les
moins présents dans leur bureau et les
plus impliqués dans les réunions. Les
salles de réunion sont équipées de ‘smartboards’ au lieu des ‘vieux’ flipcharts.
« Ceci n’exclut pas seulement les déchets
de papier, mais accroît aussi la protection de l’information confidentielle dans
la mesure où les notes ne traînent pas
quelque part en route », argumentent nos
hôtes.
Autre point positif pour la protection
de l’information : grâce à la clean desk
policy, les factures et autres documents
importants ne sont plus visibles par tout
qui passe à proximité.
Libre choix
« NWOW, ou le nouveau travail en général, ne signifie pas que l’on chasse les
collaborateurs du bâtiment ! », affirme
Marc Dick. « Tout le monde peut travailler à la maison, mais celui qui préfère
travailler au bureau est ici le bienvenu.
L’autodiscipline et l’auto-organisation
sont inhérentes au NWOW, comme le
coaching virtuel par le management. Le
24 décembre 2010, nous avons enregistré
le taux d’occupation le plus bas avec à
peine 15 personnes en raison des fortes
chutes de neige. »
NWOW a également été l’occasion de
développer une politique relative au
calcul des coûts liés au travail à domicile.
Ceci sur base d’un business case débouchant sur la répartition des collaborateurs
en 3 catégories selon la part de travail
effectuée à domicile ou à l’extérieur. Une
indemnité mensuelle forfaitaire a été retenue. L’achat groupé de chaises de bureau
pour le travail à domicile n’était pas une
option parce que ceci aurait mené à une
administration pour le suivi des chaises
et leur récupération lors du départ d’un
collaborateur. De plus, du mobilier déjà
utilisé aurait été imposé aux nouveaux
collaborateurs. Marc Dick : « A l’avenir,
on étudiera sérieusement une contribution à l’achat d’appareils personnels par les collaborateurs. L’utilisation d’un seul appareil pour le
travail et le privé n’est pas seulement pratique, mais permet aussi
à tout le monde d’effectuer les
meilleurs choix en fonction des
perceptions individuelles ! »
Effet favorable
La ‘clean desk policy’, qui fait partie de
NWOW, exclut que l’on mange encore
sur le lieu de travail. Tout le monde utilise désormais l’espace chaleureusement
aménagé pour prendre le lunch, ce qui
favorise en outre les contacts réciproques.
Grâce à la réalisation de ce projet, l’organisation facilitaire est libérée des déménagements internes et peut se concentrer
sur l’accroissement de l’efficacité de fonctionnement. On note une économie de
24 % sur l’aspect facilitaire.
Après 9 mois d’application, le NWOW a
généré de nouveaux contrats et attire de
nombreux nouveaux contacts désireux
de le découvrir. ‘Le ‘change management’
est le premier pas inévitable qui doit être
effectué et pour lequel Getronics propose
du consulting. Les clients existants viennent aussi plus souvent en visite depuis
que le nouveau siège principal a été mis
en service. n
Pour Marc Dick, Director Finance & Administration,
l’implémentation du « nouveau travail » n’est pas LE
défi majeur pour l’entreprise, mais plutôt une démarche
d’adaptation personnelle à la nouvelle situation créée.
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PUBLI-view
Les Integrated Facility Services, u
Fournisseur de services facilitaires, ISS applique le modèle self performing : l’entreprise fournit
personnellement le plus de services possible. ISS place la gestion de ces services intégrés en
tête des priorités de son concept d’Integrated Facility Services (IFS). Roel Vanderheyden, General
Manager IFS d’ISS, explique comment ce concept aide les clients d’ISS à réaliser leurs objectifs
de durabilité.
C
es dix dernières années, ISS a énormément investi dans
l’élargissement et la consolidation de son offre de services.
L’entreprise est dès lors en mesure de fonctionner en mode
self performing : pratiquement tous les services sont prestés par des
travailleurs d’ISS. En outre, ISS assure la gestion intégrée de ces services. Pas à distance mais par le biais d’un facility manager on site.
L’instabilité économique à l’origine d’une percée
Il y a longtemps que les multinationales externalisent l’exécution
et la gestion de leurs services facilitaires, qu’elles confient à un
partenaire professionnel. « Depuis quelques mois, de nombreuses
entreprises belges nous contactent à leur tour pour demander nos
Integrated Facility Services », explique Roel Vanderheyden. « Il s’agit
d’une percée, somme toute assez logique, car en raison de l’instabilité économique, les sociétés cherchent des méthodes pour rentabiliser au mieux les services facilitaires. Enfin, ISS en tant que
fournisseur de services facilitaires est de plus en plus fréquemment
intégrée à des groupements d’entreprises qui sollicitent des projets
sur le marché PPP. »
18
Un contact, une équipe
L’aspect financier est prépondérant, mais d’autres bonnes raisons
incitent un nombre croissant d’entreprises à faire appel à un fournisseur de services facilitaires intégrés. Ces dernières ont besoin
d’un single point of contact. Roel Vanderheyden fait référence à la
situation passée : « Les entreprises devaient travailler avec différents prestataires de services qui se renvoyaient mutuellement la
responsabilité. Ce mode de fonctionnement se fait toujours au détriment du client car il n’est pas orienté solution. ISS place quant à elle
un facility manager au siège du client. Ce dernier pilote et coordonne
les activités, mais il assure également les rapports et le suivi financier. Les clients collaborent avec une équipe unique qui s’engage à
fournir des solutions facilitaires sans se cantonner à ce qui a été
convenu par contrat. »
La durabilité, un objectif sociétal
Au cœur du fonctionnement d’ISS se trouve l’ISS Value Chain, dont
les maillons s’enchaînent pour créer des solutions durables au profit
de la clientèle. ISS aide ainsi activement ses clients à réaliser leurs
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ISS publiview FR.indd 18
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, un concept durable d’ISS
objectifs dans le domaine du développement durable. La Cleaning
Excellence est un exemple typique d’innovation durable. Roel
Vanderheyden : « Le programme Cleaning Excellence se base sur la
standardisation, la simplicité, le nettoyage écologique, l’ergonomie,
l’automatisation, la gestion innovante des flux de déchets, etc. » ISS
entend s’investir pleinement dans les objectifs de durabilité que se
fixent les organisations en vue de réduire leur empreinte écologique.
« C’est précisément pour cette raison que nous avons enrichi notre
flotte de véhicules hybrides et électriques. Et pour nos activités de
restauration, nous donnons la préférence aux produits frais et aux
fournisseurs locaux. »
Confort et durabilité
La synergie entre les différents services facilitaires au sein des
Integrated Facility Services doit contribuer à la durabilité, conclut Roel
Vanderheyden : « Nettoyage, restauration, petits travaux de bricolage,
mailroom handling, activités techniques… C’est à ISS de découvrir
les synergies génératrices de plus-value. Non seulement sur le plan
financier mais aussi sur celui du confort et de la durabilité. »
A world of service
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ISS SA
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Tel.: 0032 (0)2 263 67 00
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Profacility MAGAZINE N°31 septembre 2011
ISS publiview FR.indd 19
19
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Dexia - bâtiment Galilée (32.000 m2)
Dexia Tower (90.000 m2)
Dexia - bâtiment Pacheco/
Ommegang (45.000 m2)
La centralisation des quartiers généraux de Dexia à Bruxelles est une réussite. Les trois immeubles
occupés se trouvent à courte distance à pied l’un de l’autre, accessible aisément en transports en
commun notamment via la Gare du Nord toute proche.
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PRO-REAL ESTATE I PROPERTY MANAGEMENT I
50.000 m d’économisés
grâce à une réorganisation
des espaces de travail
L
2
Dexia Banque n’est pas juste
une institution financière
européenne qui emploie
quelque 35.200 personnes,
active dans le secteur de
la banque de détail et de
la banque commerciale
en Europe et qui apporte
des solutions financières
et bancaires complètes
aux opérateurs financiers
publics locaux. En Belgique,
Dexia est également un
véritable pionnier en terme
de mobilité et de gestion
de l’espace de travail – le
« New World of Work ».
L’ampleur du projet de la
banque dans ce domaine, et
les gains financiers qui sont
visés, rendent ce case study
intéressant pour toutes les
entreprises.
n Tim HARRUP
Photos : Bernard DE KEYZER
a récente crise bancaire a entraîné
diverses mesures de réduction des
coûts. La réaction de Dexia a été
énergique. Dexia s’est fixé pour objectif
de réaliser 600 millions d’euros économies d’ici trois ans. Pour l’utilisation
des bâtiments, la contribution récurrente
à ces économies est fixée à 19 millions
d’euros. Pour y parvenir, un ambitieux
plan de réorganisation de l’espace de
travail, basé sur le principe des bureaux
partagés, a été mis en place. L’économie
de coûts s’accompagne d’une économie
de l’espace. Quelque 50.000 m2, sur un
total original de 205.000 m2, ne seront
plus utilisés, ce qui aura un impact sur
le marché immobilier bruxellois. Cet
effet pourrait d’ailleurs être ressenti directement par Dexia car la banque désire réduire une partie de son espace en
mettant en location un certain nombre
d’étages de la Tour Dexia. La banque
appelle cela un plan de transformation
totale. Ce plan va bien au-delà de la disposition de l’espace. Marc Awouters,
directeur du département Immobilier
chez Dexia Banque, responsable de tous
les immeubles de bureaux de la banque,
explique : « Le ‘‘New World of Work’’
n’est pas seulement une question de gestion de l’espace, de culture, de gestion
des ressources humaines – c’est un mélange de tout cela. Il est d’ailleurs intéressant de noter que différentes sociétés
entrent dans ce ‘‘Nouveau monde du
travail’’ par différentes portes : Google,
par exemple, voit cela comme un changement de culture, alors que Microsoft
le voit comme un changement lié aux
technologies de l’information… C’est
vrai que, à de nombreux points de vue,
tout cela a été rendu possible par l’avènement du PC. » Il faut aussi souligner
que l’écologie n’est pas oubliée. Marc
Awouters signale que Dexia va bientôt
atteindre son objectif de 50% de réduction d’émissions de CO2 de 2008 à
2012 pour son siège social de Bruxelles.
A cet égard, la mobilité des travailleurs
y contribue fortement : le pourcentage
Un travail d’équipe pour une implémentation
réussie à très grande échelle du Nouveau Monde
du Travail chez Dexia Banque Belgium (DBB).
De gauche à droite : Benoît Zimmer, Head of
Space Management, (DBB) • Marc Awouters,
Head of Real Estate (DBB) • Michel Vanhaeren,
Chief Operation Officer (Dexia Insurance
Belgium) • Natalie Timmermans, Head of
Space Planning (DBB) • Bart Sebrechts,
Project Manager, (DBB)
Profacility MAGAZINE N° 31 septembre 2011
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21
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Kakemono décoratifs pour une délimitation
et une séparation visuelle agréable des
espaces ouverts.
Coffecorner
Lounges : espaces de réunion conviviaux
d’employés qui se rendent au travail en des autres bâtiments encore occupés.
transports en commun – 83% – est un
Nouvelle répartition de l’espace des plus élevés de Belgique.
département par département
Comme pour d’autres sociétés bien Quand la Tour Dexia a été conçue et
connues qui ont adopté cette nouvelle construite, ce n’était pas selon le prinapproche, il est essentiel d’avoir un cipe des bureaux partagés mais de bumix de gestion de l’espace et de consi- reaux et de postes de travail individuels
dérations technologiques. Pour Dexia, et traditionnels. Aujourd’hui, tout cela
le point de départ a été la réduction des a changé. Le concept du partage des bucoûts. Mais pour qu’un projet réussisse, reaux fait partie des objectifs de Dexia
les trois éléments doivent être pris en depuis 2005 déjà, quand la banque a
compte. Une fois que tous ces critères lancé un plan baptisé « Excellence in
ont été intégrés à l’équation, Dexia s’est Banking Support » (« Excellence en sourendu compte que tout le monde propo- tien bancaire »). Dès la fin 2007 – avant
la crise bancaire – Dexia a décidé d’inssait le même genre de solutions.
taurer un plan de partage des bureaux
pour les années à venir. Le but était de
Objectifs d’optimisation de l’immobilier
En se concentrant sur l’élément coûts, pouvoir libérer une partie de l’espace
après un investissement de 5 millions loué et d’économiser ainsi des coûts
d’euros en nouveaux meubles « basés d’immobilier et de facility management.
sur l’activité », grâce à cette réorganisa- Au début, c’est le département Facilition de l’espace de travail, Dexia a éva- ties Management qui a testé la nouvelle
lué qu’elle pourrait réaliser une écono- approche. Il a ensuite été rejoint par le
mie récurrente de 19 millions d’euros département informatique et celui des
en n’occupant plus certains bâtiments ressources humaines en 2009, ce qui a
de Bruxelles : un immeuble rue Royale permis de libérer de l’espace et a permis
(3 millions d’euros – 8.000 m2), un autre à Dexia Asset Management d’être instaldans l’immeuble Livingstone, juste au- lé dans la Tour. Les gains financiers ont
dessous des bâtiments de la Commission donc été immédiats.
européenne dans le quartier Léopold (12 Concrètement, aujourd’hui, quand des
millions d’euros – 30.000 m2), les 4 mil- membres du personnel arrivent au bulions d’euros restant seront obtenus en reau, ils se dirigent d’abord vers leur
libérant et en relouant quelque 15.000 m² étage. Ce n’est pas parce que les bureaux
dans la Tour Dexia – un objectif encore sont partagés que l’on travaille n’imà réaliser. Les deux bâtiments que Dexia porte où. Dexia fonctionne selon le prinlouait ont été libérés, suite à des négocia- cipe des « nuages d’activités », ce qui
tions avec les propriétaires pour l’un, et signifie que tout le monde doit se trouune rupture du contrat de location pour ver dans son département. Dans chaque
l’autre. Le Groupe Dexia est propriétaire nuage il y a suffisamment de postes de
22
travail pour environ 80% du personnel.
Cette proportion de 8 postes pour 10 personnes est dans un espace de travail en
open space. Pour répondre à certaines
nécessités logistiques, chaque employé
dispose toutefois d’un casier privé, dans
lequel ranger ses effets personnels et professionnels jusqu’au lendemain. Le personnel reçoit aussi des « mobile cases »
(dans lesquels ils peuvent mettre leurs
affaires pour les emporter avec eux pendant la journée). Le principe du « clean
desk » (bureau vide) est donc très important. Comme les employés disposent
de moins d’espace pour le rangement,
Dexia organise des « junk days », qui permettent de se débarrasser des choses que
l’on garde depuis trop longtemps alors
qu’elles sont inutiles…
Marc Awouters souligne une caractéristique de la méthode Dexia qui peut
paraître inhabituelle : « Une de nos différences est que nous n’avons pas d’ordinateurs portables. Tous nos employés travaillent sur un ordinateur déjà installé sur
le bureau. Ils se connectent simplement
là où ils sont. » C’est le même principe
pour les numéros de téléphone « fixes ».
La personne se connecte à son bureau et
les appels y arrivent directement. En plus
des postes partagés normaux et des postes
occupés pour une courte durée, appelés
des « Touchdown », d’autres espaces de
travail ont été prévus pour permettre
des réunions. On trouve notamment de
petites pièces, baptisées « One2Few »,
équipées d’un ordinateur et d’un grand
écran qui favorisent la collaboration. Les
« Lounges » permettent à deux ou trois
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dans les taux de présence, en fonction
des départements. Le département informatique, par exemple, a une présence
plus importante que le département des
paiements. La réduction du nombre
de postes de travail s’est accompagnée
d’une réduction de l’espace attribué à
chaque poste. Il sera désormais de 12 m²
environ.
Taux de présence de 80 %
Sur les 6.500 personnes qui travaillent
à Bruxelles, près de 5.000 fonctionnent
déjà selon ce principe, y compris Dexia
Insurance Belgium, qui a déménagé
du bâtiment Livingstone au Galilée.
La banque a développé le système en
interne, sans le moindre recours à une
consultation extérieure. L’un des points
de départ de ce ratio de 80% a été la
simple observation. La banque a calculé
qu’à tout moment, en tenant compte des
voyages d’affaires, des vacances, etc.,
il y avait au maximum huit employés
sur dix présents au bureau. Ce calcul
ne tient pas compte du télétravail. La
grande partie du télétravail est accomplie par des personnes qui doivent de
toute façon voyager, c’est pourquoi cet
aspect n’est pas pris en compte dans le
calcul des 80% de présence. Les employés sont autorisés à prester toutes
leurs heures en n’étant présents au bureau quatre jours sur cinq. En réalité, il
y a une plus grande présence les mardis
et les jeudis, car les employés préfèrent
prendre un week-end prolongé ou faire
un break en milieu de semaine. Dexia
a tout de même observé des variations
Aujourd’hui, la majorité des employés
travaille selon le principe du partage
dans les bâtiments du siège de Dexia.
Pourtant, comme l’explique Marc Awouters, le principe n’a pas été immédiatement bien accueilli par tous. « Les départements relativement sédentaires,
comme la comptabilité, trouvaient que
c’était une idée formidable pour les
commerciaux parce qu’ils se déplacent
beaucoup et ont souvent des réunions.
Les commerciaux, eux, trouvaient que
cela correspondait mieux au back office
parce qu’il y a beaucoup d’employés à
temps partiel. Autrement dit, au départ,
tout le monde trouvait que c’était une
très bonne idée... pour les autres ! ».
Maintenant, l’attitude a complètement
changé. Une étude de satisfaction menée
en interne a montré que, d’abord, tout
le monde trouve que, s’il est nécessaire
de diminuer les coûts, il vaut beaucoup
mieux le faire en diminuant l’espace
qu’en supprimant des emplois ! De plus,
50% des personnes interrogées trouvent
que leur vie professionnelle est plus
agréable qu’avant et 30% disent qu’elle
n’a pas changé. Ils n’ont été que 20% à
exprimer une opinion négative. n
© Archi 2000 perspective © Détrois
personnes de travailler ensemble dans
une atmosphère plus conviviale, tandis que les « Cockpits » permettent de
se concentrer en privé. L’ensemble est
aménagé avec beaucoup de couleurs et
de confort – les parois des meubles sont
décorées de grandes photos de la nature
à l’extérieur et d’isolation acoustique à
l’intérieur.
Projet de transformation
du bâtiment Livingstone
Gestion du changement
« Il a fallu réfléchir pour trouver une
nouvelle organisation de l’espace.
Moins de bureaux, cela veut dire moins
d’armoires. Aujourd’hui, nous avons une
armoire pour deux personnes.
Ce qui nous a demandé le plus d’efforts,
c’est de changer l’attitude des employés.
Nous avons organisé des visites de sites,
pour que le personnel puisse voir que
le concept fonctionnait pour d’autres et
fonctionnerait parfaitement pour eux
aussi. Ceux qui avaient déjà adopté cette
nouvelle façon de travailler ont été nos
meilleurs ambassadeurs pour vendre
l’idée aux autres. Au niveau de la direction, nous avons essayé d’être le moins
présents possibles à ces visites. Une fois
que le train a été sur les rails, il a adopté
sa vitesse de croisière tout seul. »
Bart Sebreghts
Project Manager, Dexia Bank Belgium
Réorganisation de l’espace :
30.000 m2 disponibles sur
le marché bruxellois
Le bâtiment Livingstone dans le quartier
européen a contribué massivement à
l’objectif de réduction de l’espace que
Dexia s’était fixé : il représente 30.000 m²
d’espace autrefois loué, aujourd’hui libéré.
Suite à cette décision, le Livingstone est
devenu récemment « une star de l’immobilier ». En effet, l’une des stratégies
de la Ville de Bruxelles pour répondre
aux besoins d’espace résidentiel d’une
population qui devrait compter 160.000
nouveaux habitants au cours des années à
venir, est de convertir d’anciens bâtiments
de bureaux qui ne répondent plus aux
exigences du XXIe siècle en logements. Le Livingstone, qui appartient à Cofinimmo, a été complètement repensé par le
bureau d’architectes Archi 2000, et plus de
la moitié de la surface totale est convertie
en plus de 120 appartements – c’est le
plus grand projet de ce type en cours de
réalisation à Bruxelles, à ce jour.
Profacility MAGAZINE N° 31 septembre 2011
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23
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PRO-REAL ESTATE I PROPERTY MANAGEMENT I
⑤
① Bench ‘Touch down’ :
bureau pour une occupation
de courte durée
⑤
⑦
①
② Poste de travail partagé
dans l’ open space
⑥
①
⑦
③ One 2 few : espace
de réunion collaboratif
④ cockpit : un espace
⑤
②
permettant de s’isoler
lorsque le travail le
nécessite
24
PrOfaciLiTy MaGaZiNE N° 31 sEPTEMBrE 2011
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concepts du MobileWork@ Dexia Tower
espaces de travail partagés aménagés
selon la nature du travail réalisé.
②
③
④
③
Dexia Tower
⑤ Lounges : espaces
de réunion conviviaux
④
③
③
⑤
⑥ coffecorner
indicateurs clés de performance (KPi)
Dexia a utilisé deux indicateurs clés de performance (KPI) pour mesurer la performance
de la gestion de l’espace
• MUa/Ws (Main Usable area / workstation)
Mètres carrés utiles par poste de travail : de 13,2 m² (avant) à 12 m² (maintenant)
• Ws/Hc (workstation / headcount)
Postes de travail par rapport au nombre d’employés : de 1,24 (avant) à 1 (maintenant),
en comptant tous les espaces de travail de 1,0 (avant) à 0,8 (maintenant) postes de
travail seulement
⑦ casiers individuels
et valises mobiles
PrOfaciLiTy MaGaZiNE N° 31 sEPTEMBrE 2011
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25
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ADVERTENTIE A4 DE
08/09/11
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15:45
PRO-REAL ESTATE I Marché I
La province concurrence
la capitale
A
Alors que le marché
immobilier Bruxellois
peinait pour le premier
semestre de cette année à
enregistrer 110.000 m2 de
prise en occupation (takeup), les marchés secondaires
totalisaient 90.000 m2 de
bureaux loués ou vendus
pour ce semestre - une
performance en ligne par
rapport à la moyenne de ces
dix dernières années -.
n Tim HARRUP
Nous remercions Vincent LEROUX, Head of
Belgium Research & Global Geomatics chez
DTZ, auteur du rapport ‘Belgium Secondary
markets H1 2011’. Cette analyse nous a servi
de référence pour la rédaction de cet article.
u hit parade des prix des loyers
pour les marchés secondaires,
Louvain se hisse à la première
position avec un prime rent de 155 €/
m²/an dans l’immeuble Kantoren Zuid.
Ce qui constitue peut-être une surprise,
Namur occupe la deuxième marche du
podium avec un prime rent de 149 €/m²/
an enregistré dans le Namur Office Park,
et laisse Anvers, que beaucoup auraient
placé en numéro un, à la troisième place
avec 145 €/m²/an.
Anvers mène la danse
Même si Anvers n’a pas les loyers les
plus élevés des marchés secondaires,
la métropole est en tête en termes de
volume d’activités. Le take up pour le
premier semestre se situait à environ
50.000 m2, largement au-dessus de la
moitié du total provincial. Toutes les
transactions de plus de 2.000 m2 de ce
premier semestre ont été enregistrées
dans le centre d’Anvers qui reste le
quartier le plus dynamique. Bien qu’aucun nouvel immeuble n’ait été mis sur
le marché en ce début d’année, avec
plus de 240.000 m2 de bureaux disponibles, le taux de vacance reste obstinément aux alentours des 11% depuis trois
ans, alors qu’il se situait à 5% dix ans
plutôt. Cette hausse du taux de vacance
ces cinq dernières années serait, selon
DTZ, à attribuer d’une part à des réductions d’effectifs dans les entreprises qui
impliquent un besoin moindre au niveau
de la superficie de bureaux occupés et,
d’autre part, aux efforts des entreprises
et administrations publiques pour ratio-
Prime Rents pour les marchés secondaires
€/m2/an
Anvers
160
Liège
150
Gand
Namur
140
130
Malines
© DTZ Research
Charleroi
Louvain
120
110
100
2006
2007
2008
2009 H1 2010 H2 2010 H1 2011
naliser le nombre de mètres carrés occupés par chaque poste de travail. Ce taux
de vacance est resté en hausse malgré
la diminution du stock disponible de
bureaux par la reconversion de certains
immeubles notamment en écoles.
Take-up par villes
L’analyse de la prise en occupation, ville
par ville, révèle une faible activité à
Gand, qui avec à peine 9.500 m2 de prise
en occupation, atteint un niveau équivalent à ± 50 % de la moyenne sur cinq
ans. La mise sur le marché gantois dans
les deux ans d’une offre supplémentaire
spéculative de 100.000 m2 de bureaux
risque de provoquer une suroffre en augmentant le stock disponible de ce marché de près de 13%.
Au premier semestre, la transaction
majeure a été réalisée à Louvain avec
le rachat par Acerta d’un bâtiment de
10.000 m2 à la Dieststevest, à proximité
immédiate de la gare. Parmi les autres
marchés, Malines, qui évolue rapidement, a renoué avec la croissance après
trois ans d’accalmie, notamment grâce à
la phase deux du Zuidpoort. Liège, par
contre, souffre d’une sous-offre chronique – et reconnue – ce qui signifie que
seulement 2.000 m2 d’espaces ont trouvé
preneurs au cours du premier semestre,
par rapport à une prise en occupation
annuelle moyenne de 13.000 m2. De nouveaux développements à grande échelle
sont prévus à Liège mais ils ne seront
pas sur le marché avant quelques années,
même si de plus petits projets devraient
être prêts d’ici 2014.
Les gares, pôles de développements
Quand on analyse les marchés provinciaux, il est important de se rappeler les
mots du Ministre-Président de BruxellesCapitale, Charles Picqué, qui a dit que
la concurrence à Bruxelles ne venait
pas que de sa périphérie mais, de plus
en plus, de développements régionaux
situés le long des principales gares. Dans
le cas de Louvain et de Malines, c’est
précisément là que sont situés la plupart
des développements. A Liège aussi, les
projets prévus par Befimmo et Eurogare
sont situés près de la gare des Guillemins, bâtiment-phare de la cité ardente,
dessiné par Calatrava. n
Profacility MAGAZINE N° 31 septembre 2011
290_PFY031_FR_pro-realestate marche.indd 27
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09/09/11 07:23
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PRO-REAL ESTATE I URBANISME, ARCHITECTURE ET MOBILITÉ I
Visions ou utopies ?
ECO_POD(GEN1).
Par Höweler + Yoon
Architecture and
Square Design Lab,
from ‘Utopia forever’
© Gestalten 2011
URBAN FOREST.
Par MAD architects,
from ‘Utopia forever,
Les villes dans lesquelles nous vivons
aujourd’hui ne sont malheureusement
pas les villes qui nous offrirons un
avenir humain et durable. Les sociétés et les politiques cherchent désespérément des solutions et des idées
pour les zones urbaines de demain.
C’est pourquoi le débat sur les utopies
et leur développement est, avec la durabilité, une des tendances majeures
de l’architecture contemporaine. Les
années 1960 et 1970 nous ont appris
que les visions utopistes sont l’un des
catalyseurs les plus importants pour
entraîner un changement en profondeur. Les parcs éoliens, par exemple,
ont été envisagés pour la première
fois à cette époque et font désormais
partie de nos paysages.
Le livre Utopia Forever, Visions of Architecture and Urbanism’ rassemble
les projets et les concepts actuels
de l’architecture, de l’urbanisme, de
l’aménagement du territoire et de l’art
qui vont au-delà des restrictions du
factuel pour libérer le potentiel des
visions créatrices. Par rapport aux
approches d’autrefois, qui n’étaient
idéales qu’en théorie, les utopies
d’aujourd’hui prennent en compte la
nécessité de changement sociétal. Les
projets exposés dans ce livre explorent les défis actuels de l’architecture,
de la mobilité et de l’énergie, et abordent également les aspects logistiques
de la consommation de nourriture et
du traitement des déchets. Qu’ils
aient été imaginés par des architectes,
des artistes ou de nouveaux talents,
les exemples présentés dans Utopia
Forever encouragent un changement
en profondeur et modifient radicalement notre vision du monde de demain. ■
© Gestalten 2011
© Gestalten 2011
LYLIPAD, Une écopolis flottante pour réfugiés climatiques.
Par VINCENT CALLEBAUT, from ‘Utopia forever,
ISBN -978-3-89955-335-2
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PROFACILITY MAGAZINE N°31 SEPTEMBRE 2011
291_PFY031_FR_news pro-realestate.indd 29
29
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PRO-buildings I Réflexions I
Etre éco-efficace en appliq u
du « Cradle to Cradle »
Le facility management
a fortement évolué – de
l’homme à tout faire en
bleu de travail capable de
résoudre tous les problèmes
au manager chargé de
l’énergie, de l’écologie,
de la RSE… – et ceci sans
jamais perdre de vue l’aspect
gestion de coûts. Aujourd’hui,
le facility management et
l’immobilier sont étroitement
mêlés. Ce n’est pas un
hasard si la qualité de l’air
d’un bâtiment constitue le
cheval de bataille de Michael
Braungart, l’inventeur du
principe Cradle 2 Cradle.
n
Interview réalisée par Eduard Coddé, rédacteur en chef de Profacility
Magazine – édition néerlandaise à l’occasion de la conférence organisée
par IFMA et Steelcase.
C
omment voyez-vous le C2C dans le
facility management ?
Michael Braungart : Permettezmoi, pour commencer, de dire que le C2C
est totalement différent du travail CO2
neutre et de la réduction de l’empreinte
écologique. Il s’agit ici d’exclure cette
empreinte écologique. Par ailleurs, le
C2C est plutôt une donnée économique
qu’une donnée limitée à l’écologie. Le
C2C voit le tapis de sol du bureau comme
un « service » que nous utilisons et pas
comme une consommation de matières
premières. Avec le C2C, le tapis n’est
finalement pas jeté comme déchet mais
récupéré et de préférence rendu à la
nature à laquelle nous empruntons les
matières premières.
Le C2C vise un cercle fermé. Le facility
management peut fermer ce cercle en
opérant les bons choix pour tout ce qui
concerne le bâtiment et son fonctionnement. Le FM est la discipline de base autorisant l’innovation.
Les matériaux de construction et autres
sont « empruntés » à la nature afin d’offrir un « service » aux utilisateurs au sein
d’un environnement de travail ou résidentiel. Notre planète nous offre à nous,
ses habitants, un « service » que nous devons rendre après usage et de préférence
sous forme identique, de manière à ce que
ceux quie viennent après nous puissent
continuer à profiter du même « service »
proposé par mère nature. Nous ne possédons pas notre planète ; nous ne faisons
que vivre un moment dessus.
Où en est la Belgique par rapport au C2C ?
MB : Grâce à la présidence belge de l’UE,
le C2C est devenu une priorité et a soudainement fait un bond de 5 ans. Les
Pays-Bas sont incontestablement les leaders en matière de C2C mais la Belgique,
et la Flandre très fortement industrialisée en particulier, pourraient reprendre
le flambeau à court terme en prenant les
bonnes décisions. Le C2C commence au
niveau humain. Il s’agit d’un défi quotiLes principes économiques auxquels dien, un défi aussi pour l’innovation.
une entreprise doit se tenir ne sont-ils
Aujourd’hui, les émissions de CO2 sont au
pas contraires au souci écologique ?
MB : Absolument pas ! Nous ne devons centre de l’intérêt. Cela est-il conforme
pas nous excuser pour le fait que nous vi- au principe du C2C ?
vions sur terre, mais nous devons veiller MB : Le C2C va bien plus loin que la réà ce que la terre reste viable à l’avenir. Ce duction des émissions de CO2. Lorsque
n’est pas l’économie ou l’environnement, nous examinons la nature, on constate
que les arbres affichent une empreinte
mais l’économie ET l’environnement.
30
Profacility MAGAZINE N°31 SEPTEMbre 2011
140_PFY031_FR.indd 30
08/09/11 10:37
q uant le principe
Michael Braungart, l’inventeur
du principe Cradle 2 Cradle
écologique positive car ils contribuent
à une meilleure qualité de l’air malgré
l’air pollué qu’ils absorbent. La quête de
bâtiments CO2 neutres n’est dès lors pas
suffisante. Les bâtiments doivent présenter une empreinte écologique positive,
comme les arbres. Le management du
CO2 est certainement important pour réaliser cet objectif.
Une première et importante étape doit
mener à l’amélioration de la qualité de
l’air intérieur. Aujourd’hui, la qualité de
l’air est 3 à 8 fois plus mauvaise dans les
bâtiments qu’à l’extérieur ! En « surisolant » pour arriver à un bâtiment neutre
en CO2 et en énergie, on compromet la
qualité de l’air. Une maison passive ne
constitue donc pas une solution. On vise
l’efficacité, sans remettre en question le
rendement des choix opérés. L’attention
pour les émissions de CO2 n’a pour seul
but que d’être moins nocifs pour la nature. L’objectif du C2C est d’être inoffensif pour notre environnement. Les bâtiments doivent devenir actifs et rendre
davantage à la nature que ce qu’ils lui
prennent.
Un label C2C est-il nécessaire ?
MB : La question des certificats ou labels
naît toujours de l’angoisse de faire les
choses de travers. Les labels constituent
plutôt une menace parce qu’on peut à
peu près tout labelliser. Les labels ou
certificats examinent le passé et confirment simplement un état de fait qui date
du passé. Celui qui opte vraiment pour
le C2C n’a pas besoin de labelling. Une
attitude positive par rapport au C2C est
déterminante pour obtenir des résultats
concrets. Le progrès réalisé est parfaitement mesurable sans que cela doive
être certifié. Heureusement, le facility
management se montre nettement plus
innovant en Europe qu’aux états-Unis
par exemple. Seul le groupe linguistique
francophone est un peu à la traîne – c’est
aussi la dernière langue dans laquelle le
livre visionnaire sur le C2C a été traduit.
premières années ont été un peu perdues
et on ne peut parler que maintenant de
percée.
Aujourd’hui, la technologie et la connaissance scientifique sont suffisantes pour
poursuivre l’implémentation et le développement du C2C pendant encore au
moins 10 ans. Mais la science jouera toujours un rôle essentiel dans la progression du C2C.
En fait, le C2C est lui-même un projet
scientifique. Il s’agit surtout d’améliorer encore les bonnes choses en les prenant différemment alors que l’on vise
aujourd’hui essentiellement le progrès
en faisant « moins mal ». On invente
par exemple une machine d’impression
qui consomme moins d’énergie mais
qui imprime toujours avec du mauvais
papier ou de l’encre polluante. Ou encore des pneus qui ont une durée de vie
plus longue et qui, du coup, réduisent la
montagne des déchets, mais qui, d’autre
part, sont composés de plus de 600 substances chimiques, ce qui complique le
recyclage. De plus, les pneus s’usent en
produisant des particules très fines qui
ne sont pas détruites mais qui circulent
dans l’air que nous respirons !
Il nous semble plus facile et évident
d’implémenter le C2C dans de nouvelles
constructions, mais quid des nombreux
immeubles de bureau existants ?
MB : Règle numéro 1 : se soucier d’un climat intérieur sain. Ce n’est que lorsqu’un
climat intérieur sain est assuré que les
travaux d’isolation peuvent être entamés.
Il faut se demander, pour chaque matériau appliqué, de quoi il est composé, si
et comment il est biodégradable et réutilisable. Tous les matériaux doivent être
réduits à des éléments biologiques. Un
raisonnement simple mais efficace peut
être : si je peux les manger sans conséquences néfastes pour moi-même, alors
c’est ok !
Le facility management doit se préoccuper de la gestion des matériaux. Le C2C
n’est pas une science exacte et n’est, par
Comment jugez-vous l’application et la conséquent, pas non plus applicable
progression du C2C ?
sans erreur. Il est important de tirer les
MB : Il faut en moyenne 10 ans pour im- leçons des erreurs commises et ensuite
poser quelque chose. Avec le C2C, les 10 d’apporter les corrections nécessaires. n
Michael Braungart est né en 1958 dans
la ville allemande de Schwäbisch Gmünd.
Scientifique spécialisé en chimie, il militait, dans sa jeunesse, pour Greenpeace.
Avec William Andrews McDonough,
architecte américain fondateur du bureau
d’architectes William McDonough +
Partners, il a publié en 2002 l’ouvrage
visionnaire ‘Cradle to Cradle : Remaking
the Way We Make Things’. Cradle to
Cradle considère les déchets comme des
matières premières, une nourriture pour
l’avenir de notre planète que nous ne pouvons, en tant que Terriens, qu’emprunter
et non pas posséder. Ceci nous confère
une responsabilité envers les générations
suivantes, celle de laisser derrière nous
une terre qui ne soit pas dépouillée de
matières premières et qui pourra proposer à ceux qui nous succèdent au moins
les mêmes moyens que ceux qui étaient à
notre disposition.
Pour en savoir plus :
• Environmental Protection and
Encouragement Agency (EPEA)
http://epea-hamburg.org
• www.cradletocradle.nl
(uniquement en néerlandais)
Valorisation internationale
Le Prof. Dr. Michael Braungart est directeur scientifique de « l’Environmental
Protection and Encouragement Agency
(EPEA) - International Umweltforschung
GmbH » (Hambourg, Allemagne) qu’il a
créée en 1987. Il est aussi co-fondateur
du « McDonough Braungart Design
Chemistry » (MBDC) à Charlottesville,
Virginie, USA. Il est en outre présenté
comme le cofondateur, en 1989, du « Hamburger Umwelt Intitute » (HUI).
Toutes ces organisations partagent un
certain nombre de valeurs relatives au
design intelligent, esthétique et écoefficace. Toutes réalisent aussi des études
sur l’amélioration des produits dans le cadre du C2C. Michael Braungart est, depuis
1994, professeur de Proces Engineering à
l’université de Lüneburg (Allemagne) et a
été désigné à l’automne 2008 pour créer
une nouvelle chaire, en collaboration
avec TU Delft (NL), au « Dutch Research
Institute for Transitions » (DRIFT) de
l’Université Erasmus de Rotterdam (NL).
Le programme compte désormais un
Cradle to Cradle Masterclass.
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Si aucune activité n’est effectuée entre les
rayonnages, l’éclairage baisse à 10 %
(90 % d’économie d’énergie).
L’éclairement dans la zone de conditionnement
est passé de 100 à 300 lux.
Lorsqu’un chariot élévateur
ou quelqu’un se déplace dans
l’allée, l’éclairage fonctionne
automatiquement à 100 %.
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PUBLI-reportage
Scania Parts Logistics pionnier
en créant un centre logistique
CO2 neutre
Le ‘Scania International Part Center’ d’Opglabbeek livre les indispensables pièces de poids
lourds et bus Scania dans le monde entier. Actuellement, 550 collaborateurs veillent à garantir
un service optimal tant pour maintenir le niveau de stock chez les concessionnaires que pour
assurer des dépannages urgents de poids lourds dans un laps de temps extrêmement court.
A
vant de procéder aux investissements dans l’énergie renouvelable, la priorité était, selon Bjorn Jacobs, Environmental
Affairs Engineer de Scania, de disposer d’un centre logistique au fonctionnement optimal avec une empreinte écologique
aussi faible que possible.
C’est pourquoi des investissements ont été consentis dans des
mesures d’économie d’énergie. Le système d’éclairage constituait un des principaux consommateurs d’énergie. La tâche n’était
cependant pas aisée, explique Bjorn Jacobs. Outre le défi de réaliser des économies d’énergie, d’autres paramètres devaient
aussi être repris dans le plan de rénovation. A différents endroits
du centre logistique, le niveau de l’éclairage était insuffisant. Le
département de conditionnement était une de ces zones ‘faibles’
avec des éclairements d’environ 100 lux là où 300 lux sont nécessaires. Mais dans les nombreux rayonnages aussi, l’uniformité de
l’éclairage était mauvaise sur les plans verticaux et surtout, il était
très difficile d’effectuer des opérations de lecture dans les emplacements de picking les plus élevés.
Bjorn Jacobs a alors repris l’initiative, en compagnie de Rudi
Vanbrabant de la société Vanderhoydoncks Elektrotechnieken et
d’Eric Bettonville de Zumtobel Lighting, et a cherché une solution
visant à améliorer la qualité de l’éclairage tout en réalisant une
énorme économie d’énergie.
Une grande partie du centre logistique a été rénové en intégrant le
système de chemin lumineux Zumtobel TECTON doté d’armatures
graduables de 2/49W entre les rayons. Celles-ci baissent, grâce
aux détecteurs de mouvement, l’intensité de l’éclairage à 10 %
pour le ramener à 100 % lorsqu’un chariot élévateur ou un opérateur se déplace dans l’allée. Pour installer des capteurs sur le
système TECTON qui remplissent parfaitement cette tâche, Bjorn
Jacobs, Rudi Vanbrabant et les ingénieurs de Zumtobel Lighting
ont réuni leur savoir-faire pour développer un capteur qui peut être
réglé de façon optimale en fonction des rayonnages et du niveau de
lumière souhaité.
L’installation des armatures et du réflecteur TECTON à répartition
intensive veillent à diffuser une lumière uniforme non seulement
au pied des rayonnages mais aussi sur les parties supérieures.
Les rails TECTON intègrent en même temps l’éclairage de secours
(évacuation) pour permettre aux collaborateurs de suivre en toute
sécurité la voie vers les sorties de secours en cas de panne de
courant.
Economie d’énergie
Bjorn Jacobs nous dresse un tableau ‘éclairant’ de l’économie
d’énergie générée par cette rénovation par rapport à l’ancienne
installation. L’économie annuelle correspond à une consommation
réduite de 1.100.000 kWh, ou 103.180 € d’économie sur la facture
énergétique. L’investissement de 250.000 € sera ainsi récupéré en
2,07 ans. L’objectif est de revenir à la consommation d’énergie de
2006 lorsque le centre logistique ne s’étendait que sur 32.647 m2, une
superficie qui a entre-temps doublé.
Avec cette économie, 244 familles pourraient être alimentées en
courant.
Outre cette énorme économie d’énergie, il faut évidemment souligner les effets sur la qualité de l’éclairage. Frans Elbrink, Warehouse
Supervisor Outbound, à ce propos : « L’ensemble de la rénovation
a eu un impact très positif sur la motivation des collaborateurs. Un
éclairage plus lumineux augmente le sentiment de sécurité et a un
impact positif sur le risque d’erreur même s’il est déjà à un niveau
extrêmement bas. Le niveau de lumière plus élevé est également
agréable, il n’est pas aveuglant grâce au bon choix des réflecteurs. »
Christopher Nwosu et Martin Dohmen du comité pour la sécurité et
l’hygiène, ont eu les échos suivants : Christopher a entendu différents collaborateurs affirmer que la visibilité a fortement augmenté,
mais aussi que le niveau de lumière rend l’atmosphère de travail
plus agréable : « On rit à nouveau plus souvent », dit-il. « L’éclairage
précédent avait plutôt un effet oppressant sur les collaborateurs qui
déambulent toute la journée dans un espace sans lumière naturelle.
Le pouvoir éclairant plus élevé donne une impression plus agréable. » Martin y ajoute qu’il fallait, au début, s’habituer mais que la
sécurité et la qualité du travail se sont énormément améliorées. La
capacité de concentration a augmenté grâce à la plus grande luminosité. Luminosité perceptible aussi, et surtout, aux emplacements
de picking les plus hauts placés dans les rayonnages.
Tous deux sont d’accord sur le fait que Scania joue vraiment la carte
de l’écologie en matière d’économie d’énergie et se positionne en
pionnier sur le plan de la diminution des émissions de CO2 tout en
réduisant énormément les coûts.
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33
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PRO-buildings I Législation environnementale I
PEB des nouvelles constructions e
U
C’est à l’occasion du Protocole
de Kyoto que la notion de
« Performance Energétique
des Bâtiments » (ci-après
« PEB ») a vu le jour, tandis
que l’Union Européenne
entend depuis un certain
temps réduire les émissions
de gaz à effet de serre en
imposant des règles strictes
applicables à l’ensemble du
parc immobilier de ses pays
membres.
Selon la juriste Christine Flion, la PEB devient
un élément clé de tout type d’opération immobilière, source de nouvelles responsabilités.
34
ne Directive a ainsi été prise le
12 décembre 2002, revue ensuite
par une Directive du 19 mai 2010.
Ces textes visent une économie d’énergie de 20 % d’ici à 2020. Toutefois, à
ce stade, plusieurs biens immeubles
restent exclus du champ d’application
de cette réglementation : les logements
dont la superficie est inférieure à 50 m²,
les constructions provisoires, les bâtiments à usage industriel ou agricole ou
encore les lieux de culte.
Nouvelles constructions et rénovations
Le respect d’une procédure stricte en
cas de nouvelles constructions et de
rénovations est imposé en Région flamande depuis le 1er janvier 2006, en
Région de Bruxelles-capitale depuis
le 2 juillet 2008 et en Région wallonne
depuis le 1er mai 2010.
Dans chacune des régions, la procédure « classique » impose la désignation d’un professionnel justifiant d’une
formation d’architecte ou d’ingénieur
et qui portera le nom de « Responsable PEB », « Conseiller PEB » ou
« Rapporteur PEB » selon qu’il exerce
respectivement en Régions wallonne,
bruxelloise ou flamande. Celui-ci
s’assure du respect des exigences
PEB tout au long du processus
et cosigne les documents
administratifs
conjointement avec le déclarant – généralement le
maître d’ouvrage – et
l’architecte responsable
du chantier, ce dernier
étant autorisé à porter la
double casquette d’architecte et de responsable/conseiller/
rapporteur PEB
(ci-après,
le
«
conseiller
PEB », pour
le
confort
du lecteur).
En Région de Bruxelles-Capitale
Dans cette Région, la rénovation lourde
est une rénovation portant sur un
immeuble dont la superficie est inférieure à 1.000 m² et qui modifie soit
plus d’un quart de la surface, soit des
installations techniques d’une puissance supérieure à 5000 kW, tandis que
la notion de bâtiment neuf recouvre
toute nouvelle construction ainsi que
toute extension partielle supérieure à
250 m² ou comprenant au moins une
habitation.
La rénovation simple revêt pour sa part
un caractère résiduel, et est soumise à
une procédure dite « simplifiée » ne
nécessitant que la transmission par le
déclarant, 8 jours avant le début du
chantier, d’une « déclaration PEB simplifiée » reprenant les engagements de
celui-ci en termes de respect des exigences PEB, tandis que les rénovations
dites « lourdes » doivent respecter la
procédure classique à l’occasion de
laquelle un conseiller PEB devra être
désigné qui procèdera pour le compte
du déclarant à la rédaction d’une « proposition PEB », d’une notification de
début des travaux et d’une « déclaration PEB ». Il s’agit respectivement de
documents par lesquels le conseiller
PEB s’engage préalablement au début
des travaux à respecter les exigences
PEB, annonce à l’administration qu’il
débute les travaux, et communique
à celle-ci dans les 6 mois de la fin du
chantier ou dans les 2 mois de la réception provisoire de celui-ci les mesures
effectivement prises pour respecter les
exigences PEB. Par ailleurs, dès avant
le début du chantier, le conseiller PEB
doit également établir et mettre à jour
un « dossier technique PEB » reprenant
l’historique des intervenants et des
mesures et matériaux utilisés en vue de
respecter les exigences PEB, ainsi que
les éventuels écarts à ces dernières.
Les nouvelles constructions sont également soumises à la procédure classique décrite ci-dessus, mais se voient
en outre imposer des exigences spécifiques relatives à l’isolation et la
ventilation du bâtiment, et font
le cas échéant l’objet de la
délivrance d’un certificat
PEB à l’issue de cette
procédure
s’ils
portent sur un
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s et bâtiments publics
immeuble affecté à l’habitation individuelle, à l’enseignement ou au bureau.
Ce certificat devra ensuite faire l’objet
d’une communication ou d’une transmission en cas de location ou de vente
subséquente de l’immeuble.
Le législateur bruxellois impose, en
sus des obligations susmentionnées, la
réalisation d’une « étude de faisabilité
techno-économique » pour toute rénovation lourde d’une surface supérieure
à 5.000 m² ou pour toute nouvelle
construction d’une superficie de plus
commencement PEB » et d’une « déclaration PEB ». Notons que ni la Région
wallonne, ni la Région flamande n’imposent la tenue d’un « dossier technique
PEB », ni n’exigent la tenue d’une «
étude de faisabilité techno-économique
» pour les travaux de rénovation quelle
que soit leur ampleur.
La Région flamande présente en outre la
particularité de confier à un certificateur
privé le soin d’établir le certificat PEB,
là où les deux autres Régions confient
cette tâche à l’administration.
« L’entrepreneur et l’architecte peuvent se voir sanctionnés administrativement et pénalement en cas de transmission d’informations erronées »
de 1.000 m². Cette étude, qui est réalisée par un bureau d’étude spécialisé et
est ensuite jointe à la proposition PEB,
envisage la possibilité d’avoir recours
à des systèmes de production d’énergie
alternatifs.
Situations similaires en Régions flamande et wallonne
Des exigences similaires sont applicables en Régions wallonne et flamande, sous réserves de quelques
légères variantes dont, notamment, les
coefficients de performance énergétique
applicables (indice « Ew »).
Ainsi, notamment, en Région wallonne,
la notion de rénovations lourdes –
reprise sous la terminologie « travaux
importants » – recouvre les travaux qui
portent sur au moins 25 % de l’enveloppe de l’immeuble ou dont le coût
total est supérieur à 25 % de la valeur
du bâtiment hors terrain. La Région flamande n’opère pas de définition stricte
des travaux lourd, et soumet – sauf
exception – à la procédure « classique »
tous travaux et constructions nécessitant l’obtention d’un permis d’urbanisme.
Le « responsable PEB » en Région wallonne procèdera, successivement, à la
rédaction d’un « engagement PEB »,
d’une « déclaration initiale PEB » et
d’une « déclaration finale PEB » tandis
que le « rapporteur PEB » en Région
flamande y procède successivement
à la rédaction d’une « déclaration de
Bâtiments publics
Depuis le 1er janvier 2009 en Région flamande, tout bâtiment public doit afficher un certificat PEB spécifique dans
les endroits accessibles au public (ex.
halls d’entrée).
Sont visés les bâtiments dont la superficie est supérieure à 1.000 m² et qui sont
occupés, soit par des services publics,
soit par des institutions fournissant
des services à un large nombre de personnes. Une liste précise des bâtiments
et institutions visés est établie par arrêté.
Cette obligation existe également en
Région de Bruxelles-capitale, où son
entrée en vigueur est fixée en deux
échéances : à partir du 1er juillet 2010
pour les bâtiments abritant des services
administratifs et techniques (hôtels
de ville, maisons communales…) ou
des infrastructures sportives (centres
sportifs, piscines publiques…) et au 1er
juillet 2011 pour les parlements, les juridictions judiciaires et administratives,
les établissements d’enseignement, les
espaces culturels (musées, théâtres,
bibliothèques, médiathèques, centres
culturels…) et les établissements de
soins de santé (hôpitaux, maisons de
repos …).
À ce jour, rien n’a encore été prévu à cet
égard en Région wallonne.
Différence fondamentale
Le certificat PEB « bâtiment public »
diffère fondamentalement du certificat
PEB abordé ci-avant, dans la mesure
où il porte essentiellement sur le comportement de l’occupant du bâtiment,
et non sur les matériaux utilisés. Le but
est en fait de permettre au public d’évaluer la manière selon laquelle les pouvoirs publics respectent le principe de
gestion rationnelle de l’énergie. Pareil
certificat, d’une durée de validité de 10
années, est établi par un expert agréé
« bâtiments publics », et n’a pas vocation à être transmis en cas de cession de
l’immeuble dans la mesure où il reste
propre à l’occupant de celui-ci.
Responsabilités et sanctions
Le non respect de la réglementation PEB
est sanctionné administrativement, civilement et, en Région de Bruxelles-capitale, pénalement.
Ainsi, notamment, le déclarant, qui est
en principe le maître d’ouvrage ou le
demandeur du permis, s’expose à des
amendes administratives liées à l’écart
existant entre la situation de son bien
et les exigences PEB applicables, en cas
de rénovations lourdes ou de nouvelle
construction ne respectant pas ces dernières. Il sera également sanctionné en
cas de non respect des formalités d’introduction des divers documents PEB,
ou s’il omet de désigner un conseiller
PEB dans le cadre d’une procédure classique. À Bruxelles, il peut également
être frappé de sanctions pénales (de 8
jours à 12 mois d’emprisonnement),
bien que celles-ci seront en pratique
le plus souvent remplacées par des
amendes administratives.
L’architecte, le conseiller PEB et l’entrepreneur sont également exposés à des
amendes administratives et pénales – à
Bruxelles uniquement -, en cas de nonrespect des obligations que leur impose
la réglementation PEB.
L’entrepreneur et l’architecte peuvent
ainsi se voir sanctionnés administrativement et pénalement en cas de transmission d’informations erronées au
conseiller PEB, tandis que ce dernier
pourra également subir pareilles sanctions, au même titre que le déclarant, en
cas de non-respect des formalités relatives à l’introduction et à la conservation
des divers documents de procédure,
d’absence de notification au déclarant
et à l’architecte de tout écart par rapport
aux normes PEB, de divergence entre sa
déclaration PEB et la réalité du projet ou
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PRO-building I Législation environnementale I
encore d’absence d’agrément.
Par ailleurs, le conseiller PEB pourra
se voir suspendre ou retirer son agrément en cas de manquements graves ou
répétés.
Enfin, le régime de responsabilité de
droit commun trouvera bien évidemment à s’appliquer en sus des sanctions
prédécrites. Chacun des intervenants
(architecte, entrepreneur, conseiller
PEB) est ainsi susceptible de voir sa responsabilité civile engagée en cas d’établissement d’une faute, d’un dommage
et d’un lien causal. Il faut noter à cet
égard que le conseiller PEB, eu égard à
sa qualité, est soumis à une obligation
de résultat quant à la nature de sa mission, et doit en conséquence faire face
à une présomption de faute en cas de
non-respect des exigences PEB. Il lui
appartiendra alors de renverser la présomption pesant sur lui en établissant
la preuve d’une cause étrangère ou
d’un cas de force majeure.
Bien que cela n’ait pas fait l’objet de
développements dans le cadre du présent article, la responsabilité civile du
vendeur, du bailleur et/ou du notaire
est également envisageable dans le
cadre de la mise en vente ou en location d’un bien ne respectant pas la
réglementation et les exigences PEB.
Nouvelles responsabilités
Au regard de ce qui précède, il paraît
donc de plus en plus évident que le
volet énergétique des bâtiments et, plus
particulièrement, la PEB, seront dans
un futur assez proche des éléments clés
de tout type d’opération immobilière,
qui engageront de nouvelles responsabilités.
Christine Flion n
Avocat, Managing Partner
Nicolas Delvoie, Avocat
© Bontinck / Animotions
« Projet Sofa » : un redéveloppement du quartier de la gare de Gand Saint-Pierre,
comprenant 82.000 m2 d’espaces de bureaux prévus le long de la Fabiolalaan. Les
autorités flamandes ont décidé en septembre 2010 de construire dans cette zone un
nouveau Centre Administratif Flamand (VAC) d’une superficie de 36.000 m2. Fin 2009, le
développeur Euro Immo Star organisait un concours d’architecture au terme duquel le
bureau Poponcini & Lootens a été sélectionné pour concevoir le schéma de cette zone.
Gand : 7 ans d’avance sur la norme européenne
Le passif sera bientôt la norme : l’Europe imposera cet objectif à
tous les États membres dès 2019. Mais la ville de Gand prend une
sérieuse avance dans ce domaine si l’on en croit la note « Laagenergie- en passiefbouw » publiée le 23 juin dernier par le Collège des
Bourgmestre et Échevins. Son ambition : un maximum de constructions passives, un impact d’émissions CO2 minimal et une gestion
optimale du niveau de prestation énergétique. L’entrée en vigueur de
ces lignes directrices est prévue pour 2012. La ville entend ainsi jouer
un rôle de pionnière en tant que ville durable en posant le bâtiment
passif comme objectif pour ses propres nouvelles constructions et
pour tous les projets dans lesquels la ville est le financier majoritaire,
sauf si, à cause de la fonction même du bâtiment, le standard passif
n’est pas atteignable ou souhaitable. Dans ce cas, l’objectif est de
compenser avec des énergies renouvelables, pour obtenir des émissions de CO2 les plus basses possibles. En Wallonie et à Bruxelles,
aucune ville n’a encore pris des mesures aussi ambitieuses. Elles
se limitent généralement à offrir des primes additionnelles aux
primes régionales et fédérales. La Région de Bruxelles-Capitale a
toutefois inscrit dans sa déclaration gouvernementale l’imposition du
passif pour les nouvelles constructions à partir de 2015. En Wallonie,
36
quelques projets pionniers portés par les pouvoirs publics sont à
épingler, notamment le chantier en cours de la nouvelle maison
communale de Villers-le-Bouillet et la crèche du « Nid douillet »
gérée par le CPAS de Mons.
Les 5 critères du passif pour le tertiaire :
1. Besoin net en énergie de chauffage inférieur ou égal à
15 kWh/m².an.
2. Besoin net en énergie de refroidissement inférieur ou égal
à 15 kWh/m².an
3. Énergie primaire : EP = 90 - 2,5 x compacité.
4. Etanchéité à l’air : taux de renouvellement d’air inférieur
ou égal à 0,6 h-1 selon NBN EN 13829.
5. Surchauffe : niveau de confort à respecter selon la NBN
15251 et nombre d’heures au-delà de 25°C ne pouvant
excéder 5% du temps de travail.
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Maîtrise du climat intérieur
éviter les déperditions de chaleur des halls d’entrée et espaces d’accueil
dues à l’ouverture fréquente des portes d’entrées, tel est un des résultats
majeur atteints grâce à un système de portes tournantes automatiques. Ce
système permet de maintenir une température intérieure constante et évite
les désagréments pour le personnel installé au comptoir d’accueil.
Dans le cadre de la rénovation du Musée Audi et de l’Audi Forum Customer
Center dans la ville d’Ingolstadt et de la revalorisation récente de la façade
des deux bâtiments, les accès ont été repensés. Bien que l’esthétique soit un
facteur important, ce sont surtout le confort pour les visiteurs et les collaborateurs ainsi qu’une baisse des coûts énergétiques qui ont été les éléments
décisifs. Audi a ainsi opté pour les portes tournantes RD4 compactes de
Besam, version à quatre battants. Elles garantissent une séparation efficace
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L’efficacité énergétique a besoin d’un coup de pouce
L’Energy Efficiency Indicator européen (EEI) a été établi pour la 2e fois par
Johnson Controls. 857 dirigeants des secteurs public et privé ont pris part
à l’enquête. Ils sont tous responsables des décisions relatives à la consommation d’énergie dans les bâtiments non résidentiels. L’étude a été menée
dans les 6 principaux marchés économiques européens. L’enquête indique
que l’économie de coûts sur la consommation d’énergie constitue le principal moteur pour la prise de décision sur le plan de l’efficacité énergétique.
Le soutien des pouvoirs publics et les réponses des fournisseurs d’énergie
occupent la seconde place.
Afin de réduire l’empreinte écologique de leur organisation, tous misent
sur une meilleure efficacité énergétique des bâtiments. Pas moins de
deux tiers des participants indiquent que la gestion énergétique est très
importante pour leur organisation. Les bâtiments durables ont le vent en
poupe : près d’un tiers (32 %) des interviewés ont au moins certifié un
bâtiment ‘vert’.
Un manque de moyens propres de financement et d’expertise technique
au sein de l’organisation empêche le plus souvent l’adoption de mesures
efficaces au niveau énergétique. Lorsque des organisations ont accès à
un financement externe et à une expertise technique, elles sont plus vite
enclines à prendre des mesures en vue d’améliorer l’efficacité énergétique.
Ce qui leur permet d’économiser davantage. Pour le chauffage, la ventilation, l’air conditionné et/ou les améliorations aux systèmes de contrôle de
ces techniques, 55 % des participants veulent prendre des mesures sur
base de financement externe et 47 % sur la base de financement au moyen
des budgets internes. Pour l’amélioration des toits, l’isolation, les fenêtres,
etc., la différence est encore plus nette : 36 % contre 19 %.
Les résultats de l’EEI européen ont été dévoilés lors du 2e Energy Efficiency
Forum, organisé par Johnson Controls, la Fondation Prince Albert II de
Monaco et The Climate Group. Au centre du débat de ce forum : le besoin
d’une approche qui comprend aussi bien la politique, la collecte de fonds,
la technologie, la valeur ajoutée de l’entreprise et la communication pour
atteindre les objectifs climatologiques et énergétiques européens : réduction des émissions des gaz à effet de serre de 20 % et augmentation des
économies d’énergie de 20 % à l’horizon 2020.
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PRO-buildings I Smart Work Centers & Éco-zonings I
doc. Philippe Samyn and Partners, architects & engineers
Travailler ”green” et ”smart” en W
Situé sur l’axe autoroutier européen Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg, le Smart Work Center Galaxia (60 m2 – 8 postes de travail) est
implanté dans un parc d’activités labellisé Écosmart et dédié aux applications spatiales. L’infrastructure est énergétiquement autonome
grâce à ses 4000 m2 de panneaux photovoltaïques
Secteur industriel et secteur
tertiaire font leur « révolution
culturelle ». En Wallonie, des
initiatives issues des pouvoirs
publics en collaboration avec
le secteur privé suscitent un
engouement pour des modes
d’organisation et de gestion de
l’entreprise en accord avec les
concepts du Nouveau Travail.
Aperçu des premières vagues
de réalisations dans ce qui
pourrait devenir une marée
de changement.
n Patrick Bartholomé
40
«É
cologie industrielle »… une
expression construite sur
une contradiction fondamentale. C’est pourtant cette contradiction que les « éco-zonings » ambitionnent
de dépasser. Leur principe repose sur une
hypothèse : il est possible de mettre au
point des méthodes de production industrielle dont l’impact sur l’environnement est réduit. Il s’agit de concevoir un
« écosystème industriel » dans l’esprit du
développement durable, en s’appuyant
sur trois éléments :
• une vision intégrée de tous les compo-
sants du système industriel et de leurs relations avec le milieu naturel (local et régional) ;
• une approche concrète de l’économie en se basant sur la gestion des flux (matières, ressources et énergie) afin d’éviter les déperditions de res-
sources ;
• une technologie capable de créer un système viable.
Cette approche repose également sur la
coopération et l’échange d’informations,
de services, d’infrastructures, de matières,
d’eau ou d’énergie entre entités écono-
miques de nature différente. La conception de ces parcs d’activités économiques
(PAE) d’un nouveau genre intègre les
trois piliers du développement durable :
économie, social et environnement.
Le concept serait né à la fin des années 80
dans l’esprit de Robert Frosch et Nicholas Gallopoulos, respectivement viceprésident de la Recherche industrielle et
directeur de la Recherche sur les moteurs
chez le géant américain GM. Pas exactement des hippies, donc…
Les 5 premiers éco-zonings sur les rails
En Wallonie, en janvier dernier, 13 projets d’éco-zonings ont été déposés par
huit intercommunales de développement associées à de nombreuses entreprises, suite à un appel à projets lancé
par le ministre wallon de l’Économie
Jean-Claude Marcourt dans le cadre du
« Plan Marshall 2.Vert ». Le Gouvernement régional a finalement décidé
de lancer 5 expériences pilotes subventionnées pour un montant total de
1 293 000 € : elles seront développées à
Tertre (Saint-Ghislain), Chimay Baileux,
Liège Science Park, Écopôle (Farciennes-
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Aiseau-Presles) et Hermalle sous Huy/
Engis. Une trentaine d’entreprises sont
concernées. Devant le succès de l’appel
à projets et la qualité des candidatures,
les projets non retenus ont été invités à
se soumettre à nouveau à évaluation en
septembre 2011, après amendement.
En outre, le Gouvernement wallon envisage de lancer un second appel à projets
éco-zonings dans le courant de l’année
2012. Il faut s’attendre à voir s’étendre les
bonnes pratiques relatives à ce concept
d’écologie industrielle.
Un réseau de télécentres en devenir
Dans le secteur tertiaire, un autre appel
à projets pour des infrastructures de travail innovantes a également rencontré
le succès. Il s’agit du réseau de Smart
Work Centers (SWC) inauguré le 17 juin
dernier simultanément à l’Axis Parc de
Mont-Saint-Guibert en Brabant wallon et
dans le bâtiment du showroom de Kinnarps à Wemmel.
Le but des SWC est d’offrir aux télétravailleurs et travailleurs nomades
(indépendants, professions libérales,
employés de petite ou grande entreprise,
fonctionnaires), des espaces de travail
équipés de manière optimale, implantés
à courte distance de leur domicile, et leur
permettant d’effectuer efficacement leur
travail. Ils pourront ainsi échapper aux
affres des embouteillages sur les accès
aux grandes villes ou raccourcir leur distance domicile-travail. Les travailleurs
en déplacement fréquent qui seront
abonnés au réseau pourront quant à eux
trouver refuge pour quelques heures
dans n’importe quel coin du pays et ainsi
rentabiliser leur temps. La location est
possible à l’heure, à la semaine, au mois,
à l’année…
Le concept s’inspire du succès d’une
initiative hollandaise (voir encadré) qui
compte actuellement une centaine de
centres. On estime que la masse critique
à atteindre en Belgique pour un démarrage effectif se situe entre 30 et 50 centres
fédérés.
Actuellement, huit sites (préexistants) ont
rejoint le réseau. Ils sont situés à Tournai
(Negundo Innovation Center), Enghien
(Centre d’Innovation La Lanterne),
Louvain-la-Neuve (Centre d’Entreprise
et d’Innovation), Mont-Saint-Guibert
(Axisparc), Saintes (Champagne-Landas), Wemmel (Laptop Lounge), Redu
(Galaxia) et Isnes (Créalys @trium).
La plupart sont opérationnels, prêts pour
un démarrage effectif en septembre 2011.
Dans l’état actuel des choses, le réseau
wallon de SWC compte une centaine
de postes de travail, sans compter les
espaces communs, salles de réunion, etc.
Deux sites de plus rejoindront bientôt le
réseau à Gosselies et La Louvière.
Photo : S. Dhote, architecte holoffe-Vermeersch
n Wallonie
Partenariat public-privé
Ce PPP est né ici encore sous l’impulsion
du Plan Marshall 2.Vert. Les partenaires
au projet sont les intercommunales wallonnes de développement économique,
l’UCL et CISCO. L’asbl Euro Green IT
pilote le projet et gère les clients corpole bâtiment Negundo (tournai) est doté de
rate supposés utiliser tous les points du pompes à chaleur réversibles, de panneaux
réseau. Ils sont le plus souvent attachés photovoltaïques et deux éoliennes
à de grandes entreprises. Les clients
« fixes », présents sur un seul SWC, sont
rejoindre le réseau de
quant à eux des indépendants ou des
Smart Work centers (SWc)
TPME et la relation clientèle est alors
gérée localement par le SWC.
Esprit d’équipe
Outre les avantages organisationnels
mentionnés plus haut, travailler dans un
SWC apporte le même type de soutien
mutuel et de fédération que l’on observe
dans les pépinières d’entreprise. C’est
du moins ce qu’on constate au Negundo
Innovation Center qui est déjà en service au Business Park Tournai-Ouest :
« Nous n’avons pas encore d’utilisateurs
de type corporate précise Eva Destatsbader. Ce sont plutôt des indépendants
qui ont besoin d’un pied-à-terre dans un
centre d’entreprises. Cela leur permet de
bénéficier de la vie et des contacts qu’on
peut y rencontrer. C’est un aspect très
important dans le smart working que de
créer ainsi des relations interentreprises
parmi les participants. Une sorte d’esprit
d’équipe se développe via des rencontres
et des partages qu’on ne peut pas avoir
si l’on reste dans son bureau à domicile.
Concrètement, les utilisateurs sont présents environ deux jours par semaine au
centre. »
Ce SWC est installé dans un nouveau
bâtiment conçu pour consommer le
moins d’énergie possible. Il détient
d’ailleurs le label Écosmart du réseau
SWC. Cent dix mètres carrés, soit une
quinzaine de postes de travail sont réservés aux travailleurs « smart », espaces
auxquels s’ajoutent les lieux de convivialité : cafétéria, salle d’attente, salles de
réception. n
le réseau SWC est ouvert aux centres
de téléservices existants ou à créer. les
entreprises désireuses de rejoindre ce
réseau ou de marquer leur intérêt pour
la possibilité d’opérer un futur centre
peuvent prendre contact avec Euro green
It Innovation Center via le site mentionné ci-dessous. l’acceptation dans
le réseau est soumise au respect de
critères de services et de confort, et à un
engagement à respecter la charte SWC.
Un formulaire à compléter est à disposition sur la page : www.smartworkcenters.be/wufoo-appel-a-interets-proprietaires-espaces/
www.smartworkcenters.be : adresses
des différents centres pour adhérer
au réseau SWC en tant qu’utilisateur.
Plus d’informations également sur
www.eurogreenit.eu
Découvrir les SWC aux Pays-Bas :
www.w-work.nl/frontoffice/orientation
référence
« Notes de recherche : le concept
d’éco-zoning en région wallonne »
par a. Bory, F. Brévers, C. Dopagne,
E. Droeven, C. Van der Kaa, sous la
direction de E. Sérusiaux.
Conférence Permanente du Développement territorial (CPDt), n° 17 avril 2011.
Disponible sur
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PUBLI-reportage
Système climatique durable
La société belge Interalu a lancé, voici maintenant treize ans, un plafond climatisant qui se
distingait pas son avant-gardisme écologique. Le produit a été particulièrement apprécié, puisque
plus d’un million de m2 en ont été placés ! La durabilité et la maîtrise peu énergivore du climat
intérieur sont aujourd’hui des priorités pour toute entreprise. Guidé par les besoins actuels du
marché, Interalu a conçu un plafond climatisant encore plus durable : SAPP® Ceiling.
© Bart Gosselin
Willy Naessens Wortegem-Petegem
L
es attentes moyennes actuelles au sein d’un environnement
de bureau sont le chauffage avec une faible température d’entrée, le refroidissement avec une température d’entrée aussi
élevée que possible, une flexibilité maximale par répartition, un
compartimentage éventuel de la superficie du sol, la création d’un
environnement de travail confortable d’un point de vue acoustique,
l’implémentation du ‘free chilling’ et la production CO2 neutre des
matériaux traités. Les plafonds climatisants d’Interalu obtiennent
d’ores et déjà de très bons résultats sur la plupart de ces points,
mais SAPP® – Smart Acoustic Passive Power – fait encore nettement mieux en matière de durabilité.
Durable dans les moindres détails
« La principale progression réalisée par SAPP® par rapport à nos
anciens plafonds climatisants réside dans l’adjonction du ‘free chilling’», explique Carlo Miers, Sales Manager. « Le ‘free chilling’ est un
mode de refroidissement naturel sans consommation d’énergie. »
En journée, l’espace de bureau va se réchauffer jusqu’à ce que la
température de l’espace soit égale à celle du plafond en béton, après
quoi un refroidissement artificiel est nécessaire pour maintenir un
climat intérieur agréable. « SAPP® fonctionne toutefois avec une
température d’entrée de 19°C, soit 2 à 3°C de plus qu’habituellement
pour un plafond climatisant avec une fonction chauffage/refroidissement réversible », explique Carlo Miers. « L’apport d’énergie est
par conséquent moins important. Plus de 85 % de l’année, il est
ainsi possible de refroidir de façon passive avec des systèmes du
type colonnes de refroidissement adiabatiques ou pompes à chaleur avec géothermie. »
Tout aussi important : le temps de réaction rapide du SAPP®. Après
12 à 15 minutes, l’adaptation demandée de la température est déjà
sensible dans l’espace. SAPP® n’est pas seulement une technique
extrêmement durable pour la maîtrise du climat intérieur, mais sa
production accorde aussi une attention maximale à la durabilité. Interalu traite exclusivement l’acier belge afin de limiter l’empreinte CO2
du transport.
Plafond climatisant sur mesure
« Simplement présenté, le SAPP® Ceiling est une surface radiante
acoustique ouverte suspendue au plafond », explique Carlo Miers.
Cela signifie aussi que le système climatique complet n’occupe pas le
moindre espace au sol. Il est parfaitement modulaire dans la mesure
où il permet d’intégrer à peu près partout des parois de séparation.
Interalu se charge – c’est un atout important – du processus complet.
Il produit le plafond et assure aussi le calcul optimal par le biais de son
propre service d’étude ainsi que le placement. La production propre
permet d’obtenir à peu près toutes les formes imaginables. « Chaque
plafond climatique est le résultat d’une analyse approfondie des
attentes du client et de la situation de placement donnée », complète
Carlo Miers. « Le travail sur mesure est, pour Interalu, une évidence. »
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PRO-SERVICES I Profil de fournisseur I
Aménagement de l’environnemen
S’appuyant sur une longue
expérience en matière
de création de jardin et
de construction de villas
prestigieuses, de création
de parcs pour projets
résidentiels, de planification
et de construction de jardins
suspendus, Avantgarden est
devenu un bureau d’étude fort
sollicité pour l’environnement
des immeubles de bureaux
et industriels. Et est
particulièrement soucieux des
influences écologiques.
n Eduard Coddé
Peter Adams, architecte de jardin et paysager,
CEO d’Avantgarden
P
Peter Adams, CEO : « Nous élaborons un concept global pour
l’environnement d’immeubles de
bureaux ou de complexes résidentiels,
avec une étude détaillée des plantations
et une étude approfondie pour les techniques à prévoir. Le tout en respectant les
impératifs écologiques et la législation
imposée. »
L’élaboration de l’aménagement du terrain autour d’un bâtiment comprend un
grand nombre d’éléments. Tout d’abord,
il y a le design général qui va déterminer
le panorama. Cela va souvent de pair avec
l’opération de terrassement visant un
nombre de mouvements minimum dans
l’intérêt du respect de l’environnement.
Idéalement, il faut parvenir à un équilibre
selon lequel la masse de terre déblayée
peut être réutilisée ailleurs pour le remblayage. Le drainage et l’irrigation sont
d’autres éléments qui doivent être étudiés. La rétention d’eau est aujourd’hui
obligatoire dans les projets de construction d’une certaine ampleur. Le travail
d’étude comprend dès lors une recherche
sur la saturation verticale de l’eau de
pluie sur le terrain avoisinant – on utilise aussi des consolidations perméables
à l’eau – et sur sa collecte pour la mener
vers un bassin de rétention d’eau. La
recherche porte aussi sur les dispositions
d’un écoulement ralenti vers les égouts
publics, sur la connexion à cet égout,
et sur l’utilisation possible de l’eau de
pluie comme eau sanitaire ou à des
fins d’irrigation. Le maintien d’une
réserve d’eau comme eau d’extinction fait également partie de
l’étude. L’étude de l’aménagement
d’un terrain comprend en outre le
développement d’un plan d’éclairage, l’installation d’un garage à
vélos, de coins salons, l’aménagement de facilités de parking en
surface et éventuellement aussi du
mobilier d’extérieur.
Collaboration
En tant que bureau d’étude, Avantgarden est proposé par l’architecte,
le gestionnaire ou le développeur de
projet à celui à qui la construction
ou le projet d’amélioration de
l’immeuble de bureaux a
été confié. Cela se produit
idéalement dans une
phase très précoce du
44
développement du projet. La demande
pour le permis de construire du complexe ne peut en effet être introduite que
lorsque tous les éléments ont été pris en
compte, en d’autres termes tant l’architecture du bâtiment que l’aménagement des
terrains alentours. Peter Adams : « C’était
très différent auparavant. Lorsque le projet était quasi achevé, ont était réquisitionné pour écologiser rapidement ce qui
restait d’espace avec ce qui restait de budget. Aujourd’hui, le bâtiment et le terrain
avoisinant sont heureusement considérés comme faisant partie d’un ensemble
cohérent logique. Nous travaillons dès
lors toujours en équipes et très souvent
en collaboration avec d’autres bureaux
d’études pour, par exemple, les questions
de stabilité. Pour les études, on demande
de plus en plus souvent de travailler
selon le système Breeam pour la certification des bâtiments durables. L’architecture et l’aménagement de terrain sont dès
lors indissociables. »
Lorsqu’Avantgarden est impliqué dans un
projet en tant que bureau d’études, il ne
fait en principe pas lui-même d’adjudications pour les travaux d’exécution. Après
l’étude, la gestion de projet se transforme
cependant souvent en mission de suivi.
Pour certains projets, la société est désignée aussi bien pour l’étude que pour
l’aménagement effectif en gestion propre.
Dans ce cas, il est question d’une collaboration ‘Design and Build’.
Plan de plantation
Le travail d’étude pour l’aménagement
du terrain comprend aussi un plan de
plantation. Peter Adams : « On part toujours d’une analyse de la situation existante, suivi d’un pré-projet, qui évolue
ensuite vers un plan définitif pour l’aménagement du terrain. Le plan d’exécution
prévoit la détermination du dénivelé du
terrain, décrit les parties en dur, les plantations, l’irrigation et le drainage. Le terrassement est aussi précisément décrit
dans le plan d’exécution. »
Lorsque l’immeuble de bureau vise
une classification Breeam – ce qui est
aujourd’hui presque toujours le cas –, un
écologiste est alors impliqué lors de l’état
des lieux au départ en ce qui concerne
les arbres et les plantations. L’analyse de
la situation existante débouche sur un
inventaire de la végétation dont il faut
tenir compte pour la nouvelle plantation
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ment et architecture : un tandem
afin d’accroître la biodiversité. La gestion biologique/végétale de la végétation
a toujours la préférence sur le nettoyage
du terrain pour une plantation totalement
neuve. Les espèces exotiques ou nonautochtones sont exclues. Avantgarden
vise un écosystème naturel aussi complet
que possible.
Mais le service écologique communal a
aussi son mot à dire dans le plan de plantation présenté. Il doit approuver le plan
et fait notamment attention à un choix
équilibré d’espèces d’arbres. C’est ainsi
que l’on demande parfois de prévoir des
tilleuls pour avoir du pollen là où on en
trouve peu.
Gestion verte
Un jardin doit aujourd’hui être davantage qu’un bel endroit. Chaque projet d’aménagement de terrain est un
projet évolutif. Le concept qui prend
forme aujourd’hui doit être projeté 5,
10 et même 20 ans dans le futur et toujours être attractif à ce moment-là. Une
connaissance approfondie des plantes
est requise pour pouvoir élaborer un plan
de plantation qui restera équilibré à long
terme. Cela exige une combinaison ingénieuse de plantes à croissance rapide et
lente. Il faut tenir compte d’un très grand
nombre de paramètres – une plante avec
une courbe de croissance optimale ne
peut par exemple pas être mise en terre
dans le sol disponible – et l’ensemble
doit être harmonieux. « Le résultat de
l’aménagement de terrain doit être strictement géré, mais doit aussi apparaître
comme naturel et évoluer comme tel »,
commente Peter Adams. « Appelez cela
un chaos ordonné ! De plus, le concept
et la gestion sont ici globaux. La responsabilité ne s’arrête pas à la livraison du
projet, mais court sur le long terme. C’est
ainsi que souvent, un contrat d’entretien
et/ou de gestion est imposé avec une
durée de trois ans minimum. »
Dossier Post Intervention
Dans le cadre d’une mission pour le project management, on attend d’Avantgarden qu’il réalise un ‘Dossier Post Intervention’ (PID). « Il s’agit d’un manuel
complet pour l’entretien du terrain, y
compris des plans ‘as-built’ », explique
Peter Adams. « Dans le contexte actuel,
il faut tenir compte de facteurs très
divers. »
Le PID prévoit un plan de gestion complet pour le terrain avec une contrainte
écologique minimale. C’est ainsi que
l’évacuation des déchets doit restée aussi
limitée que possible. Cela signifie que le
plan de plantation ne doit pas prévoir
trop de haies, car celles-ci causent des
déchets de sarments qui doivent être évacués. La taille ou la tonte de haies génèrent aussi du bruit, ce qui doit être limité,
voire exclu selon le plan de gestion.
Eventuellement, le PID doit prévoir le
traitement de déchets verts sur le terrain
même, par hachage ou compostage.
« En général, les coûts pour l’entretien
de l’environnement vert d’un immeuble
de bureaux doivent rester aussi limités que possible », insiste Peter Adams.
« Comme c’est le cas pour le bâtiment, on
examine aussi pour le terrain lui-même
les coûts d’entretien ou de fonctionnement sur toute la durée d’utilisation. » n
AvantGarden
AvantGarden a été créé il y a 30 ans par les architectes de jardins et paysagistes Peter
Adams et Luk Logist. Ils ont acquis une solide réputation avec la conception et l’aménagement de jardins privés pour villas de standing. Et ensuite avec le développement de projets
‘verts’ pour l’environnement d’immeubles résidentiels et de sites industriels. Depuis peu,
Bart de Keyzer et Marc Verhoeven ont rejoint l’équipe de management.
Bien qu’aujourd’hui le travail d’étude soit prédominant, Avantgarden assure aussi pour
certains clients l’aménagement des espaces verts, en plus de l’étude.
Le développement d’un concept vert pour les jardins d’intérieur d’immeubles de bureaux,
centres de revalidation ou de repos fait également partie de la palette d’activités de la
société. Avantgarden compte une trentaine de collaborateurs et est essentiellement actif
sur le Benelux. Aux Pays-Bas, il s’agit principalement de missions pour des projets particuliers tandis qu’au Luxembourg, la société ne traite que de grands complexes.
En Belgique, différents projets Breeam sont en cours. Il s’agit de projets d’amélioration
pour les bâtiments qui ont déjà décroché une première certification Breeam. Récemment,
un contrat a également été conclu pour une étude de jardin suspendu à Berlin.
Il s’agit d’un projet de 150.000 m2 situé à proximité de la célèbre gare Zoo Tiergarten. Le
projet doit répondre au label Breeam. Les jardins suspendus s’étendront sur plusieurs
milliers de mètrees carrés et comporteront exclusivement des plantes locales.
BREEAM
Les développeurs de projet reconnaissent l’importance d’une construction durable et
écologique. Ils ont conscience qu’un bâtiment certifié aura une valeur résiduelle plus élevée
et générera un rapport locatif plus important. Breeam est dans notre pays le label le
plus répandu et applique les critères suivant en matière d’environnement d’immeubles de
bureaux :
1. Land use : destination et réaffectation de sites disponibles. En utilisant de façon optimale le statut du terrain à bâtir, il est possible d’obtenir des ‘credits’. Par exemple transformer des ‘Brownfields’ en terrains réutilisables pour le développement rapporte plus de
‘credits’ que sacrifier un domaine naturel à forte biodiversité pour un projet d’immeubles.
2. La désignation d’un écologiste spécialisé.
3. Un inventaire de tous les éléments existants en termes de faune et de flore et l’établissement d’un plan pour le maintien des processus écologiques là où c’est
nécessaire, plan que toutes les parties concernées doivent accepter.
4. Proposition avec un/une soutien/utilisation et amélioration des principes écologiques.
Cette proposition est jugée de la même manière sur base de la situation ‘pré et
post-développement’ et des propositions faites dans un ‘Ecology Calculator’. L’utilisation d’espèces locales et la diversité obtiennent un meilleur score que la monoculture de plantes et animaux exotiques. Il est impératif que le score renforce le concept et que l’on
ne travaille pas uniquement sur base de ‘credits’.
5. Elaborer un plan de gestion à court et moyen terme pour garantir l’investissement.
Le ‘Land use and Ecology’ a, en fonction du type de projet, une valeur entre 12 et 20 % du
total du projet pour la certification Breeam.
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PRO-SERVICES I Workplace management I Move I
Chassé-croisé chez IBA
«C
IBA (Ion Beam Applications), à
l’origine une modeste spin-off
de l’UCL, connaît actuellement
une phase de croissance
forte et continue. Dans une
telle entreprise, le Facility
Manager a beaucoup à faire
pour rencontrer des besoins
sans cesse en évolution. Cet
été, différents services d’IBA
ont migré en plusieurs phases.
Un move management croisé,
réussi grâce à l’intervention
du partenaire Mozer.
’est pratiquement tous les
deux ans que nous déménageons, explique avec un sourire Éric Kinart, Facility & Maintenance
Coordinator d’IBA, tant la société grandit.
Cet été, nous avons connu trois phases de
“move” au sein de trois de nos bâtiments
de Louvain-la-Neuve : fin juillet, le personnel du site “Einstein” a été transféré
dans un bâtiment neuf, “Baudouin”. À
la mi-août, une partie du personnel de
“Lenoir” a investi “Einstein”. Début septembre, nous avons réorganisé “Lenoir”
où sont restées 120 personnes. En tout, les
mouvements concernent 400 personnes.
La 4e implantation, “Fleming”, contient
tout notre stock, sur 1.000 m2, une surface
devenue insuffisante. En octobre, tout ce
stock et 40 personnes déménageront également pour la rue du Bosquet, dans un
entrepôt de 1.500 m2. »
n Patrick Bartholomé
Une culture du papier
« Chez IBA, les gens sont habitués
de déménager, nous assure le Facility manager. Le plus gros défi est que
les personnes préparent leurs caisses à
temps, les marquent selon le système
de repérage demandé et… s’en tiennent
au maximum autorisé de 8 boîtes par
personne ! Car notre entreprise n’a pas
encore suffisamment intégré une culture
de dématérialisation des documents. Et
pourtant nous avons mis du matériel de
scanning performant à disposition, mais
cela prend du temps. »
Il s’agit donc pour l’instant seulement de
déménagements de caisses et de PC. Car
pour simplifier les opérations, IBA a décidé de laisser à chaque fois le mobilier sur
place. En attendant… car parallèlement à
cette réorganisation interne, l’entreprise a
lancé un projet de nouveau bâtiment de
10.000 m2 où regrouper tout le personnel
(actuel et à engager) en 2014.
Importance des partenaires
« C’est AOS qui nous conseille pour
l’organisation de la future implantation
et pour la planification des réaménagements des sites “Einstein” et “Lenoir”,
explique Éric Kinart. Et pour le déménagement, nous faisons appel à Mozer,
comme d’habitude. Lors du premier
déménagement, suite à un appel d’offres,
j’ai choisi ce prestataire par ce qu’il avait
une capacité technique et humaine suffisante pour notre chantier, mais il restait
une part d’inconnue dans ce choix. Mais
comme ça s’est passé très bien passé,
nous travaillons à présent d’office avec
Mozer. Il y a 3 ans, nous avons mobilisé
l’ensemble de cette entreprise, avec 22
camions et quasiment tout le personnel
pour un super-déménagement où nous
avions inversé le contenu de deux bâtiments : meubles, caisses et salariés ! Le
tout en deux jours et demi. »
Opération « simple mais importante »
Vu du côté du prestataire, on estime
l’opération « assez importante » (325 m3
en 1re phase – 200 m3 en 2e phase) mais
« n’offrant pas vraiment de difficultés
IBA (ici le site ‘‘Lenoir’’) est un des fleurons
technologiques de notre pays. En 2014, un
nouveau bâtiment regroupera les 400 employés
belges (sur 2.000 dans le monde).
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particulières, si ce n’est un coffre de
800 kg à transporter », observe Marc
Nahon, Sales manager chez Mozer. «
Après le déménagement, une équipe de
6 hommes est revenue dans le bâtiment
évacué pour positionner le mobilier en
fonction de la nouvelle implantation
décidée. Nous n’avons pas la nécessité
de modifier ou restaurer les cloisons dans
ces bâtiments qu’IBA loue (sauf Lenoir) et
ne modifie pas. Pas non plus de mobilier
à gérer cette fois. Mais il nous arrive de
stocker momentanément les meubles
de bureau des clients qui le demandent.
Nous travaillons aussi avec des sociétés
spécialisées dans l’exit management pour
la reprise de mobilier d’occasion. Certains
mêmes nous demandent de nous occuper
d’éliminer le mobilier qu’ils ne veulent
ni vendre ni céder. Ils exigent alors qu’il
soit détruit et recyclé de façon correcte en
séparant les composants. Nous travaillons
pour cela avec des sociétés spécialisées. »
Les comportements éco-responsables
sont une tendance de fond, selon notre
interlocuteur : « De plus en plus, les
clients exigent le tri des déchets issus du
déménagement. Quant à notre société,
tous nos véhicules sont équipés en norme
Euro-5 et d’un système de navigation
Qualcomm qui permet d’optimaliser les
parcours. Nos chauffeurs ont reçu aussi
des cours d’éco-conduite. »
fidélité contre souplesse
« La force de Mozer est sa clientèle en
portefeuille, ajoute Dimitri Mozer, administrateur délégué. Il s’agit de clients
récurrents qui nous font confiance depuis
de très longues années. Notre capacité
importante (une des plus importantes du
pays), en hommes (75 ouvriers) et en flotte
(55 véhicules) nous donne une souplesse
qui permet de répondre à des demandes
souvent urgentes. Et puis nous veillons
au suivi : dans la mesure du possible, ce
sont les mêmes ouvriers qui se rendent
chez les mêmes clients : ils connaissent
les lieux, les personnes et savent se faire
apprécier en clientèle. Nous accordons
une grande importance à l’attitude de
notre personnel, à sa tenue vestimentaire,
à son comportement sur chantier : courtoisie, discrétion… Tout cela est apprécié
par la clientèle. Nous recourons peu à la
sous-traitance. La fidélisation concerne
non seulement les clients mais aussi le
personnel... » n
ion beam application :
les applications du cyclotron
tout démarre en 1985 quand Yves
Jongen, qui dirige l’accélérateur de
particules de l’UCl, a l’idée de réaliser un
modèle plus petit et plus performant pour
des applications médicales : le diagnostic
et le traitement du cancer. aujourd’hui,
malgré quelques aléas au cours de son
histoire, l’entreprise connaît un succès
très important. Présente dans 22 pays,
elle occupe 2.000 personnes dont 400 en
Belgique.
Chaque rouleau de coton
est lavé jusqu‘à 100 fois
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PRO-SERVICES I mobility I
Les voitures partagées
ont le vent en poupe
L
Cambio, société de voitures
partagées, a vu le jour
en Wallonie en 2002.
Elle a déjà séduit plus
de 11.000 clients qui se
partagent 380 véhicules
mis à disposition dans 160
stations à travers le pays.
La flotte devrait accueillir
80 nouvelles voitures cette
année. À terme, Cambio
espère atteindre les 60.000
utilisateurs.
’histoire de Cambio est indissociable de celle de Taxistop, une
asbl flamande qui avait mis sur
pied, dès la fin des années 1970, un système de covoiturage en Belgique. L’asbl
s’investit dans de nombreux projets de
mobilité et commence à s’intéresser au
« car sharing ». Vers la fin des années
1990, Frédéric Van Malleghem, diplômé
en marketing et aujourd’hui directeur de
Cambio Bruxelles, qui est alors fonctionnaire, lit un article sur le sujet et contacte
Taxistop. Début 2000, il réalise une étude
de faisabilité. Quelques mois plus tard,
l’asbl s’associe à la société allemande
Cambio et donne naissance à Optimobil
National. La société, plus tard rebaptisée
Optimobil Belgium, gère la marque Cambio dans notre pays.
n Axelle Demoulin
Un complément de mobilité
Les premières voitures partagées font
leur apparition à Namur en mai 2002.
Le succès est au rendez-vous, les stations et les voitures se multiplient, pour
atteindre aujourd’hui 380 voitures dans
160 stations pour plus de 11.000 clients.
Depuis, les TEC, De Lijn, la STIB, la
SNCB et le VAB se sont associés au projet
en devenant actionnaires et partenaires.
Le système de car sharing est en effet tout
à fait complémentaire de l’offre de transports en commun. Les chiffres le prouvent : 70 % des usagers Cambio bruxellois ont un abonnement à la STIB et 28 %
d’entre eux ont acheté leur abonnement
après avoir adhéré au système de partage
de voitures. L’accord avec la SNCB permet à Cambio de proposer des stations
dans 37 gares du pays. Le VAB, quant à
lui, se charge de la centrale d’appels pendant la nuit et les week-ends.
Zen Car,
nouvel acteur du car sharing
Si Cambio est un pionnier dans le
secteur du car sharing, depuis le mois
de mars, un autre acteur s’est lancé sur
ce marché : Zen Car. Cette jeune startup a été fondée grâce au soutien de
la Société Régionale d’Investissement
de Bruxelles (SRIB) et d’investisseurs
privés dont José Zurstrassen et Robert
Bensoussan. Elle joue la carte de la
mobilité intra-urbaine, les véhicules
électriques étant destinés à effectuer
des trajets courts. Bruxelles dispose
désormais de plus de 40 stations
Zen Car et de 20 voitures partagées
100% électriques, silencieuses et non
polluantes. Ces véhicules deux places
disposent d’une autonomie de 120 kilomètres après six heures de recharge.
Les frais d’inscription pour rejoindre la
communauté Zen Car sont de 40 euros,
ensuite diverses formules sont proposées. Les prix comprennent l’énergie,
l’électricité, les assurances, la maintenance, les entretiens, le nettoyage,
l’assistance 24 h/24, le stationnement
et les kilomètres parcourus.
www.zencar.eu
Souplesse
C’est à Bruxelles que Cambio compte le
plus d’utilisateurs : 6.300, contre 3.300 en
Flandres et 1.300 en Wallonie. La majorité des utilisateurs du système sont des
particuliers, mais Cambio s’est acquis une
clientèle professionnelle, principalement
composée de communes et d’administrations, auxquelles s’est récemment jointe
la banque Dexia. La facture moyenne des
clients est de 80 euros par mois. Cambio
est envisagé comme un complément à la
mobilité. Idéal pour ceux qui se dépla-
Le directeur de Cambio Bruxelles, Frédéric
Van Malleghem, estime à 3 ou 4 % le taux de
clients potentiels en Belgique, et même
à 5 % à Bruxelles.
cent régulièrement à pied, en bus, en
train ou à vélo, mais qui ont de temps en
temps besoin d’une voiture. Le système
est beaucoup plus souple qu’une location
traditionnelle : une fois qu’on est devenu membre, on a accès aux véhicules
24h/24 et 7 jours/7, et ceux-ci peuvent
être commandés quelques minutes avant
le départ. On peut même utiliser une voiture pendant une heure seulement. Les
prix comprennent l’assurance, le carburant et l’entretien.
Croissance
L’an dernier, Cambio a enregistré un
chiffre d’affaires de 3,6 millions d’euros. La société est en pleine croissance.
Elle connaît une hausse de 20 % à 30 %
par an et estime avoir encore de belles
perspectives de croissance. Son directeur, Frédéric Van Malleghem, estime
à 3 ou 4 % le taux de clients potentiels
en Belgique, et même à 5 % à Bruxelles.
Ce qui pourrait porter à 60.00 le nombre
d’utilisateurs. Il est vrai que, quand on
voit la congestion sur nos routes, et les
difficultés de parking en ville, on se dit
qu’il est temps d’envisager une mobilité
différente. n
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PRO-SERVICES I NEWS I
Alphabet reprend les activités d’ING Car Lease en Europe
ING cède la division de sa branche de crédit-bail automobile et de gestion
de parc automobile ING Car Lease à Alphabet, filiale du constructeur BMW
dédiée à la gestion de flotte. Le montant total de la transaction est estimé à
700 millions d’euros.« La cession d’ING Car Lease illustre les efforts continus d’ING en vue d’harmoniser ses activités et de simplifier l’entreprise »,
a déclaré Jan Hommen, CEO du groupe ING. Fondée en 1977, ING Car Lease
dispose d’une flotte de 240.000 véhicules dans huit pays européens, dont
environ 27.266 véhicules dans notre pays. La société se place parmi les
dix premières entreprises de leasing automobile dans les pays où elle est
présente. Grâce à cette acquisition, Alphabet pourra désormais proposer
des conseils, financements et services dans 16 pays, au lieu de 14, et verra
sa flotte atteindre les 540.000 unités. Alphabet, dont le siège se trouve
à Munich, emploie actuellement environ 750 personnes, et propose des
services de gestion, de financement et de consultance à plus de 12.000
clients. Elle a été créée en 1997 au Royaume-Uni, et gère aujourd’hui plus
de 300.000 contrats de voitures d’entreprise multimarques. La transaction
devrait être finalisée au quatrième trimestre 2011, sous réserve des approbations légales.
www.alphabet.be
Planon renforce sa position par l’acquisition de Site Alpha
Pierre Guelen, fondateur et CEO du groupe Planon, (à
gauche) et Jean-Luc Isnardi, fondateur de Site Alpha,
(à droite) unissent leurs forces pour déployer des solutions
globales permettant de couvrir l’ensemble des besoins
relatifs aux systèmes d’information dédiés à la gestion
immobilière
Planon international à annoncé l’acquisition de l’entreprise franco-canadienne
Site Alpha. Créée en 1990 par des spécialistes de l’ingénierie du bâtiment,
Site Alpha propose depuis plus de 20 ans des solutions informatiques dans les
domaines de la maintenance tertiaire et du service aux occupants. Avec cette
acquisition, Planon renforce sa présence internationale et sa capacité à déployer
rapidement des solutions globales permettant de couvrir l’ensemble des besoins
relatifs aux systèmes d’information dédiés à la gestion de immobilière. Entreprise en forte croissance, Planon emploie plus de 350 personnes dans ses filiales
aux Pays-bas, Belgique, Allemagne, Autriche, France, Grande-Bretagne, Inde
et Etats-Unis. Planon et site Alpha vont combiner leurs opérations actuelles en
France créant ainsi l’un des plus importants éditeurs de solutions de gestion
immobilière opérant sur le marché français. Le nouveau groupe ainsi créé totalisera l’expérience de plus de 1.800 clients dans 40 pays.
www.planonsoftware.com
Un bilan carbone neutre pour votre parc automobile
MIX Telematics, société spécialisée dans les produits et services de localisation de véhicules et de gestion
de parc automobiles à lancé début d’année MIX Carbon Offset Initiative (COI), qui permet aux gestionnaires
d’arriver à un bilan carbone neutre. Dans un premier temps, MIX Telematics calcule les émissions de CO2
de la flotte, sur base des informations collectées par son système de fleet management. Ce calcul se base
sur les kilomètres parcourus, la consommation de carburant selon le type de véhicule, la motorisation et le
type de carburant. L’entreprise fournit ensuite aux gestionnaires de flotte des certificats de compensation
de CO2, qui permettent de soutenir des projets de reforestation, d’efficacité énergétique, de prévention de la
déforestation ou de séquestration des gaz à effet de serre, etc.
MIX Telematics s’est de son côté engagé dans le bilan carbone neutre en soumettant volontairement une
solution au Carbon Disclosure Project pour 2011, un organisme mondialement reconnu à but non lucratif
qui permet aux organisations majeures de divulguer leurs émissions de CO2 pour l’analyse des changements
climatiques.
www.mixtelematics.com
Retrouvez chaque jour l’actualité du secteur sur www.profacility.be/news
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