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TECHNOLOGIE nouvelles applications | ENSILAGE maximiser la performance | LÉGUMES robots désherbeurs
Place à la
science de
l’azote à
taux variable
SEPTEMBRE 2014
L A RÉFÉRENCE EN NOUVELLES TECHNOLOGIES DEPUIS 95 ANS
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Tous les achats sont assujettis aux modalités d’étiquetage et aux documents d’achat.
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auxquels vous faites face. Car après tout, il les
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SOMMAIRE
VOLUME 97 NUMÉRO 8
25
56
EN COUVERTURE
29 Ville et campagne, une
cohabitation à apprivoiser
10 Azote : la science des taux
variables
Des outils qui formulent des recommandations en combinant la variabilité des sols
aux conditions météorologiques avant et
après une application d’azote sont en route.
Coup d’œil sur le futur proche de l’agriculture de précision.
DOSSIER INNOVATION
TECHNOLOGIQUE
15 L’analyse des fourrages sur la
fourragère
La récolte de l’ensilage n’est plus la
même depuis l’addition des capteurs de
rendement.
22 Applications mobiles
Quelques-unes des nouveautés 2014 qui
ont retenu notre attention.
Qu’elle fait rêver, cette campagne ! Cette
réalité bucolique est toutefois perturbée
le jour où l’odeur de fumier et le bruit des
travaux de la ferme viennent s’y mêler.
ÉLEVAGES
39 Comment réussir son ensilage
de maïs
Le succès de la récolte de l’ensilage de
maïs repose sur de petits détails qu’il faut
observer pour maximiser la performance
du fourrage à l’étable.
45 L’autre semi-finition
En 2014, les veaux sont en majorité semifinis à l’entreprise vache-veau qui les a vus
naître, ou ils le sont par le Réseau Encans
Québec.
49 Un DAC québécois
CULTURES
25 Maîtriser la météo
Un outil avant-gardiste conçu au Québec
pourrait bientôt permettre aux producteurs de gérer leur azote en fonction de la
variable la plus importante et la moins bien
maîtrisée à ce jour : les précipitations.
Cet automne, un nouveau type de distributeur automatique de concentrés (DAC) de
conception québécoise sera installé dans
des maternités porcines pour alimenter
des truies gestantes. Il utilise un système
d’alimentation pour truies bien connu
chez nous, le Gestal.
FRUITS ET LÉGUMES
56 Des robots désherbeurs dans
le champ
Depuis plusieurs années, le prix de la laitue n’a guère augmenté, mais les coûts de
revient, eux, ont explosé. À Sherrington, un
groupe de producteurs met à l’essai des
robots pour désherber leurs champs.
CHRONIQUES
4
Bouche à oreille
6
Billet
8
Point de vue
32 Marché des grains
34 Info cultures
52 Info élevages
59 Mieux vivre
62 C’est nouveau
65 Météo
En page couverture :
En Illinois, Corey Holmes est parmi les
premiers producteurs à utiliser Encirca, un
service qui lui permet de savoir à tout moment
combien d’azote il lui reste dans un champ.
Photo : André Dumont
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LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
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SEPTEMBRE 2014
3
BOUCHE À OREILLE
L’irrigation au bout du fil
Arroser son champ à partir de son téléphone cellulaire ? Si cette
idée a d’abord fait bien des sceptiques, elle pourrait à présent
révolutionner le milieu de l’agriculture dans plusieurs pays
d’Afrique. C’est au Nigérien Adbou Maman qu’on doit la création
et la mise au point de la télé-irrigation. Il s’agit d’un système permettant aux agriculteurs et aux maraîchers de lancer l’arrosage
de leurs cultures à distance, à partir de leur téléphone cellulaire.
La pompe à eau, fonctionnant à l’énergie solaire, peut être activée par appel comme par SMS. Dans un pays comme le Niger, où
l’industrie agricole emploie 87 % de sa population, une telle innovation vise à mettre fin à l’arrosage à la main des champs, permettant ainsi aux cultivateurs de vaquer à d’autres occupations
importantes, telles que l’élevage du bétail ou la commercialisation de leurs produits dans les villages voisins. Au sein d’un pays
où il ne pleut que trois fois par année, cette invention novatrice
a de quoi faire des vagues. Source : canoe.ca
Une glace caméléon
Que diriez-vous de manger une crème glacée qui change de
couleur ? C’est maintenant possible, mais il faut vous rendre à
Barcelone, en Espagne, pour la voir et y goûter. En effet, le physicien espagnol, Manuel Linares, a créé Xamaleón, une sorte de
crème glacée 100 % naturelle qui change de couleur suite à une
réaction chimique. En fait, seules la température de la glace et
son oxydation enclenchent le procédé. En quelques secondes
seulement, la glace à saveur tutti frutti passe du bleu foncé au
rose. On n’arrête pas le progrès ! Source : industrie-techno.com
VOYEZ PAR VOUS-MÊME
LA GLACE CHANGER DE
COULEUR
Le cochon : un nouveau modèle
pour la recherche sur l’obésité
Les scientifiques du Département américain de l’Agriculture (USDA) ont trouvé un nouvel allié à la lutte contre l’obésité. En effet, des cochons de race Ossawba sont à présent
utilisés comme modèle pour une étude portant sur les effets d’une diète riche en gras
sur le métabolisme. Cette race porcine est reconnue pour sa tendance à développer des
maladies liées à l’obésité, lorsqu’elle est nourrie à partir d’une diète riche en calories.
En joignant leurs efforts à ceux de ce cochon tacheté, les chercheurs veulent étudier les
changements métaboliques à partir de différents tissus prélevés sur les animaux, tels
que le foie, le pancréas, le cerveau et les intestins. Ces alliés porcins n’ont pas fini de
nous venir en aide : de jeunes cochons ont aussi été étudiés afin de mieux comprendre
l’effet de l’obésité sur les enfants. Source : ars.usda.gov
4 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Une distributrice à fruits et légumes
Les distributrices de nourriture, souvent associées aux boissons gazeuses et aux friandises, font à
présent l’objet d’un virage santé. C’est à Saint-Amant-de-Nouère, en France, que deux maraîchers
ont renouvelé la manière de vendre des fruits et des légumes frais. Au-delà du fameux kiosque,
ceux-ci ont eu l’idée de développer une distributrice automatique à fruits et légumes. Possédant
28 casiers en acier inoxydable, la distributrice permet aux consommateurs d’avoir accès en tout
temps à des produits maraîchers frais du jour. Protégés de la poussière et des écarts de température,
les fruits et les légumes peuvent donc paisiblement attendre les acheteurs. Asperges, salades, radis
ou fraises, il suffit de glisser son argent dans l’appareil et de récolter ses achats. Source : sudouest.fr
Des poissons et
des tomates
En Allemagne, la société ECF (Efficient City
Farming) a relevé un nouveau défi : trouver une méthode efficace de cultiver des
légumes en plein cœur de Berlin. Depuis
peu, une serre dressée dans la cour d’une
ancienne brasserie abrite des tomates,
des poivrons et des bettes à carde. Ce qui
rend cette initiative unique, c’est que ces
légumes ne poussent pas dans la terre…
mais bien au-dessus d’un conteneur à
poissons. Cette drôle d’union est pourtant
extrêmement bénéfique pour les cultures :
les poissons produisent des déjections
contenant de l’ammonium, lequel est alors
transformé en nitrate par des bactéries. Ce
nitrate sert ensuite d’engrais aux plantes
poussant à l’étage du dessus. On doit cette
idée aux Aztèques, inventeurs de l’aquaponie, une technique agricole où les cultures
poussent à partir d’un substrat neutre, tel
que du sable ou des roches, fréquemment
irrigué, plutôt que dans la terre. Inspirée
de pratiques anciennes, cette idée a néanmoins beaucoup d’avenir auprès des fervents de l’agriculture urbaine, œuvrant loin
des terres fertiles. Source : huffingtonpost.fr
DANS NOS
ARCHIVES...
En avril 1971, une grand-maman se
confiait au courrier d’Alice Ber.
Q. – Je suis une jeune grand-mère qui n’ai
pas encore 50 ans. Je ne veux pas intervenir
dans les nouvelles méthodes d’éducation,
mais je ne puis approuver ma belle-fille
quand elle dit qu’il ne faut plus parler du
petit Jésus aux enfants, mais de Dieu. Je suis
une grand-maman angoissée.
R. – Ce qu’il faut, c’est raisonner, essayer de
comprendre, faire la juste part du « neuf » et
du « vieux ». Les parents du petit veulent bien
faire, ils prennent peut-être un peu trop au
sérieux cette méthode d’enseignement qui
veut que l’on aille directement à Dieu. Qu’ils
en discutent avec un prêtre ou un laïc qui a
fait des études de catéchèse. On a moins le
culte des images dévotieuses, aujourd’hui ;
ne vous en attristez pas et ne manquez pas
l’occasion de vous renseigner sur la Pastorale.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
SEPTEMBRE 2014
5
BILLET
PAR LIONEL LEVAC
UN AVENIR
CHAUD...
TROP CHAUD !
« Les climato-sceptiques doivent rapidement
changer leur fusil d’épaule. »
J’espère qu’en cette fin d’été vos cultures
vont bien et que les récoltes, de grains entre
autres, que vous avez déjà faites ont été
bonnes. L’été a été chaud... en tout cas, juin
et juillet l’ont été plus que la moyenne. C’est
très tendance pourrait-on dire ! Le climat
se réchauffe et la météo s’en trouve toute
bouleversée. Pour nous, jusqu’à maintenant, ce n’est pas tant la chaleur qui nous
incommode, mais davantage l’incertitude.
Qu’il fasse un peu plus chaud conviendra
souvent à faciliter ou à accélérer certaines
cultures. Encore faut-il qu’il pleuve de
temps à autre. Mais l’imprévisibilité apparaît de plus en plus prévisible. Les extrêmes,
grands et rapides écarts, la fréquence des
événements météorologiques de grande
ampleur... tout cela se rapproche de nous.
J’entends quelques-uns réagir... « Bon,
un autre qui veut nous faire peur. »
Ces dernières années, soit que la crainte
nous ait envahis peu à peu ou tout simplement que l’on n’ait pas pris au sérieux
ce que les scientifiques avançaient à propos du réchauffement climatique et de
ses risques. Plusieurs ont même cru à une
opération pour freiner le développement.
Aujourd’hui, et il est urgent de le faire, on
devrait plutôt repenser le développement
et modifier certaines pratiques.
Dans les grands milieux d’affaires, les
multinationales, les transnationales, les
conglomérats etc., on semble avoir fait fi
des avertissements. Les activités les plus
lucratives ont maintenu le cap, sans considération du contexte climatique changeant.
Fallait-il le faire pour éviter le déclin des
activités des entreprises ? Non, il aurait fallu
orienter davantage d’efforts dans la mise au
point de produits et de procédés alternatifs
ayant moins d’impact sur l’environnement.
6 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Tout cela n’est pas un déni de la science, au
contraire, c’est une autre voie à la science.
Cherchons et agissons autrement, tout
sim­plement. C’est comme affirmer que
les producteurs bio rejettent la science et
les outils et produits modernes. Complètement faux, puisqu’eux aussi ont besoin
d’outils et de produits... mais différents des
autres. Et si les scientifiques et les grandes
entreprises mettaient l’énergie à mettre au
point ce dont ces producteurs ont besoin...
ces spécialistes et sociétés auraient tout
simplement diversifié leurs activités. Ils
n’auraient pas rejeté la science.
Et tout ça pour vous dire que les climatosceptiques doivent rapidement changer
leur fusil d’épaule. Trois personnages
majeurs, monuments des milieux financiers américains, que l’on pouvait associer
à l’activité industrielle aveugle ou inconsciente, crient maintenant à l’urgence
face au réchauffement climatique. Henry
Paulson, ex-secrétaire au Trésor américain
sous le républicain George W. Bush et expatron de la Banque Goldman Sachs, Tom
Steyer, important bailleur de fonds démocrate et ex-dirigeant d’un fonds spéculatif,
de même que Michael Bloomberg, spécialiste en information financière et ex-maire
de New-York, disent que le réchauffement
climatique aura des effets plus importants
et bien plus pervers sur l’économie américaine que la crise financière des dernières
années. Leur rapport intitulé Risky Business
énumère les conséquences appréhendées
du réchauffement. Parmi elles, le déclin de
la production agricole dans le Midwest, à
hauteur de 19 % d’ici 2050, et de 63 % d’ici
la fin du siècle. Peut-on penser que de tels
effets seront limités au seul Midwest américain ? La référence en
nouvelles technologies
1, Place du Commerce, bur. 320
Île-des-Sœurs (Québec) H3E 1A2
Téléphone : 514 766-9554
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Fondé en 1918, Le Bulletin des agri­cul­teurs
est indexé dans Repère.
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POINT DE VUE
PROPOS RECUEILLIS PAR LIONEL LEVAC
PRÉVENIR LE SURENDETTEMENT
Après la publication de l’étude intitulée L’endettement des fermes au
Québec : un portrait contrasté, réalisée par l’Institut de recherche en
économie contemporaine (IRÉC), Le Bulletin a voulu analyser les
conclusions avec le chercheur principal, François L’Italien. L’étude
montre que le taux moyen d’endettement des fermes est d’environ
26 % et qu’il y a d’importantes disparités, par exemple la volaille
(21 %) et le porc, aux environs de 45 %. Pour l’ensemble du Canada,
l’endettement moyen, toutes productions confondues, est d’environ 19 %. Fait remarquable jusqu’à maintenant, la productivité du
capital des fermes est bonne. C’est ici cependant que le feu jaune
apparaît. Si la valeur de l’actif sur les fermes, c’est-à-dire la valeur des
outils de production, augmente plus vite que les revenus produits
par les mêmes actifs, la situation pourrait devenir inefficace économiquement et là on parlerait
de surendettement.
Vous faites le même constat que le rapport
Saint-Pierre sur la Réforme des programmes
de soutien, mais vous ne tirez pas les mêmes
conclusions ?
Oui, l’endettement est plus élevé au Québec,
mais compte tenu de la performance économique de notre agriculture, qui met à profit cette
dette, il apparaît qu’il n’y a pas lieu de remettre
en question les soutiens comme l’ASRA (Assurance stabilisation des revenus agricoles). Dans
leur version actuelle, ces programmes ne sont
pas un obstacle à une gestion financière efficace des fermes. Le rapport Saint-Pierre affirmait que ces programmes éloignent les producteurs des signaux du marché.
Mais l’endettement ne fragilise-t-il pas les fermes québécoises ?
Il y a un risque éventuel. Une période de bas taux d’intérêt est l’occasion d’optimiser l’utilisation des capitaux pour améliorer son bilan.
Il y a un feu jaune cependant... Les fermes du Québec ne se trouvent
pas en grande fragilité financière, mais un haut taux d’endettement,
à long terme, n’est pas nécessairement souhaitable. Deux facteurs
rassurent. L’étude confirme que l’utilisation des capitaux a un effet
levier dans notre agriculture et, d’autre part, n’oublions pas que
80 % de la production est couverte par des mécanismes de soutien,
aussi bien l’ASRA que la gestion de l’offre, qui procurent une stabilité
financière aux entreprises.
Mais justement, la rentabilité n’est-elle pas un peu artificielle du
fait de ce soutien important ?
D’une production à l’autre, le contexte varie. Des secteurs ont davantage besoin du soutien. Mais, globalement, notre étude montre que
si on enlève les paiements de programmes de la rentabilité économique des productions, le Québec se tire mieux d’affaires que le
8 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
reste du Canada. La rentabilité économique moyenne québécoise
est supérieure à celle de l’ensemble du Canada même lorsque l’on
enlève les soutiens.
Certains pourraient utiliser cet argument de l’efficacité pour justifier l’abandon ou la réduction des soutiens ?
Oui, mais posons-nous une autre question. Pourquoi ne pas les
conserver ? Ces soutiens sont là pour pallier à des périodes creuses
ou difficiles, pour protéger contre les fluctuations, pour sécuriser
les producteurs. Ce n’est pas un luxe. La société québécoise a fait le
choix et doit conserver cette voie de garantir des conditions minimales de sécurité pour ses agriculteurs. La taille de nos fermes, la
« Il y a un feu jaune face à
l’endettement des fermes.
Tant que les emprunts vont
soutenir la productivité et
la rentabilité des fermes, ça
ira. Si par contre on bascule
dans le surendettement,
là nous serons dans une
voie dangereuse. »
— François L’Italien, chargé de l’étude
L’endettement des fermes au Québec : un portrait
contrasté, l’IRÉC
production familiale, notre modèle agricole en dépendent. Et,
encore une fois, voyons les résultats. Une bonne utilisation des capitaux et les différents programmes de soutien ont un réel et efficace
effet de levier sur notre agriculture. Donc, plutôt que d’abandonner
les soutiens, il faudrait les bonifier.
Le contexte d’endettement élevé est-il très difficile pour la relève ?
Ça devient de plus en plus compliqué d’entrer dans le métier. C’est
déjà très difficile dans les régions où le principal actif, la terre, a
atteint des prix très élevés. Il faut absolument penser à des façons,
des moyens, des programmes spécifiques pour épauler la relève. Le
Québec a actuellement l’âge moyen le plus bas du Canada pour ses
exploitants agricoles : 51 ans, comparativement à 55 ans. Si on veut
renouveler nos générations d’agriculteurs et conserver le modèle
québécois, il faut agir.
Insidieusement, l’endettement pourrait-il détruire le modèle ?
Bonne question ! L’endettement pourrait-il être un facteur d’effritement du modèle ? Je ne peux vraiment me prononcer. Mais, oui, ce
peut être un frein à l’entrée en agriculture. Aussi, encore une fois, il
ne faut pas passer de l’endettement productif au surendettement
qui, lui, est tout à fait contreproductif. Série NX
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EN COUVERTURE
PAR ANDRÉ DUMONT
AZOTE :
LA SCIENCE DES
TAUX VARIABLES
L’azote à taux variable, c’est une science bien plus qu’un art !
Des outils qui formulent des recommandations en combinant
la variabilité des sols aux conditions météorologiques avant
et après une application d’azote sont en route. Coup d’œil
sur le futur proche de l’agriculture de précision.
10 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
C
orey Holmes cultive sur plus de 4000 hectares, principalement dans le comté de Logan, dans le centre de
l’Illinois. Beaucoup de maïs, un peu de soya. Depuis cinq
ans, sa façon d’appliquer l’azote a énormément évolué.
« On utilisait les mêmes recommandations et les mêmes
modes d’application depuis 50 ans, dit le producteur. Quand on
a voulu ajuster nos doses et faire du taux variable, nos manières
de faire ont dû être remises en question. »
En rompant avec la tradition pour d’abord réduire, puis abolir
les applications d’ammoniac anhydre (azote gazeux) à l’automne,
Corey Holmes s’est lancé dans les applications en postlevée. Ses
rendements n’ont fait qu’augmenter. Aujourd’hui, il applique la
moitié de l’azote sous forme d’urée en présemis et l’autre moitié sous forme d’ammoniac anhydre en bandes autour du stade
quatre feuilles du maïs.
Depuis deux ans, Corey Holmes fait varier ses doses d’azote en
postlevée, en se basant sur les rendements antérieurs et sur ses
cartes de sols. « Dans nos sols plus difficiles, on met plus d’azote
et dans nos bons sols avec de hauts taux de matières organiques,
on s’en tient à un ratio d’une livre d’azote à l’acre par boisseau
de rendement prévu », explique-t-il.
En 2014, notre producteur a choisi de mettre à l’essai sur
800 hectares un nouvel outil pour déterminer ses doses d’azote
et les faire varier. Il fait partie des rares producteurs à avoir utilisé Encirca ce printemps, avant son lancement officiel en juillet.
Mis de l’avant par DuPont Pioneer, Encirca permet de savoir à
tout moment combien d’azote il reste dans le sol et de générer
automatiquement des recommandations d’applications à taux
variable.
Compenser les pertes
Savoir combien d’azote est présent dans le sol afin d’ajuster
nos applications en postlevée est tout à fait pertinent, surtout
lorsque les mois de mai et de juin sont pluvieux, comme ce fut le
cas cette année, affirme Gilles Tremblay, chercheur au CÉROM.
« Plus on met une grosse proportion de l’azote dans le sol avant
que la plante en ait besoin, plus les risques de pertes sont là »,
explique-t-il. L’azote est mobile dans le sol et c’est essentiellement avec l’eau qu’il se déplace. Cette mobilité sera influencée
par l’intensité des précipitations, la topographie du terrain et la
texture du sol.
À Verchères, des tests effectués au début de cet été ont permis
de détecter des traces de nitrates très minimes dans des sols légers,
illustre Gilles Tremblay. Le conseiller du producteur a donc pu
recommander une dose d’azote plus élevée que prévu en postlevée, afin de compenser les pertes et de combler les besoins du maïs.
En juin, le temps a aussi été très pluvieux dans le Midwest
américain. À la frontière de l’Illinois et de l’Indiana, un producteur avait reçu 33 cm de pluie en trois semaines. « J’ai fait rouler
notre modèle de gestion de l’azote et nous avons constaté
PHOTOS : ANDRÉ DUMONT
La question à 100 $
Avant de devenir le responsable du déploiement d’Encirca dans
les comtés du centre de l’Illinois, Justin Welch était agronomeconseiller auprès des clients Pioneer. « En juin, la question
numéro un parmi les producteurs était : combien d’azote pensez-vous qu’il me reste ? Aujourd’hui, nous avons un modèle qui
nous donne la réponse. S’il vient de tomber 8 cm de pluie, on sait
combien d’azote a été perdu. »
D’ici quelques années, les applications d’azote relèveront de
plus en plus de la science que des habitudes bien établies. À ce
jour, les producteurs se sont fiés à des recommandations générales et à des moyennes qui ne tiennent pas compte de la variabilité dans un champ, ni de la météo de la saison en cours.
Le service de gestion de l’azote d’Encirca est le premier outil
commercial (disponible seulement dans certains États américains en 2014-2015) à proposer des recommandations en temps
réel qui tiennent compte des applications antérieures, de la texture du sol, de la topographie et de la météo. Le prochain outil à
voir le jour pourrait bien être celui que développe près de chez
nous le chercheur Nicolas Tremblay et ses collègues d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (à lire en page 25).
« On utilisait les mêmes
recommandations et les
mêmes modes d’application
depuis 50 ans. »
— Corey Holmes
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 11
Les recommandations d’azote actuelles correspondent pas mal aux doses
optimales pour le maïs, reconnaît Justin Welch. Par contre, cette dose
optimale n’est pas pareille partout dans le même champ.
que sur les 100 unités d’azote déjà appliquées, il n’en restait que
sept, raconte Justin Welch. Le modèle nous disait que le producteur devait appliquer de 140 à 160 unités pour que son maïs
termine la saison sans manquer d’azote. Dans d’autres cas, le
modèle pourrait nous indiquer que les 100 unités que vous avez
appliquées sont toujours là et que 20 ou 40 unités en postlevée
seraient suffisantes. »
Encirca s’appuie sur des années de recherche scientifique
sur le comportement de l’azote dans le sol. Pioneer s’est associée à huit universités américaines pour en arriver à un outil
dans lequel il a suffisamment confiance pour passer à l’étape
commerciale.
En collaboration avec le Département américain de l’Agriculture (USDA) et l’Université du Missouri, Pioneer a révisé la
liste des types de sol pour la faire passer à plus de 500 noms.
« Dans 60 % de ces sols, nous savons pas mal bien comment
fonctionnent l’infiltration d’eau et le mouvement de l’azote, dit
Justin Welch. Pour l’autre 40 %, on cherche encore à les maîtriser. » Les résultats générés par les modèles informatiques sont
rigoureusement comparés à ceux de véritables tests de teneur
en azote dans le sol.
Les cartes de champs que génère Encirca affichent des
zones, appelées Environmental Response Units (ERU – unités de
réponses environnementales). À l’intérieur d’une ERU, le type de
sol, son taux de matière organique et son écoulement de surface
varient très peu, ce qui permet de supposer un comportement
uniforme de l’azote dans le sol.
associée à DTN – The Progressive Farmer, un service de météo
agricole, pour traiter les données produites par les stations
météo et estimer les précipitations entre les stations. DTN est
aussi en mesure d’offrir des prévisions de dix jours, pour savoir
si l’azote sera lessivé dans les jours suivant l’application.
D’après Brian Dippel, quand les stations sont à huit kilomètres
ou moins l’une de l’autre, la précision des cartes de précipitations
générées est de 95 %. « Quand un producteur voit 20 cm d’eau
tomber sur ses terres, il sait qu’il perd de l’azote. Maintenant, il
pourra savoir exactement combien il en perd. » S’il a des sols
lourds et à haut taux de matière organique, il en perd probablement moins. Mais si les propriétés de ses sols changent dans un
même champ, il pourrait varier la dose d’azote en conséquence.
La plateforme Encirca sera dans le « nuage ». En cette ère de
cloud farming, le producteur pourra à tout moment utiliser un
ordinateur, une tablette ou un téléphone intelligent pour voir
combien d’azote il lui reste dans ses champs. Il devra au préalable y avoir inscrit le précédent cultural, les applications d’azote
depuis la dernière récolte et la date de semis.
Les conseils agronomiques d’un agent (indépendant des
ventes de semence Pioneer) font partie de l’offre de service
Encirca. Les doses suggérées par les modèles informatiques
seront à valider par le producteur et son conseiller.
En pleine opération postlevée ce printemps, le producteur
Corey Holmes a connu des difficultés de transfert de données
vers ses équipements. En théorie, Encirca produit des cartes de
taux variables qui s’acheminent sans fil au tracteur et à l’applicateur d’engrais. « Nous devons peaufiner le transfert des données, reconnaît Justin Welch. Nous voulons que la recommandation puisse être faite le plus proche possible du moment de
l’application. »
La variable météo
Brian Dippel est l’un des agents agronomiques indépendants
retenus pour conseiller les producteurs qui utiliseront le service Encirca. « Avec les données Lidar (photographie aérienne),
on connaît l’hydrologie (l’écoulement de l’eau en surface) d’un
champ, explique-t-il. Nous avons aussi de l’information sur les
types de sol et les taux de matière organique. Nous savons donc
comment l’eau et l’azote se déplacent. » Il reste une variable
importante : la météo.
Lorsqu’ils deviennent clients Encirca, les producteurs font
installer au moins une station météo dans un de leurs champs,
principalement pour mesurer les précipitations. Pioneer s’est
12 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
L’époque où l’on appliquait de l’azote en un seul passage en se croisant les
doigts pour que le maïs en ait assez pour toute la saison tire à sa fin, soutient
pour sa part Brian Dippel.
« Plus on met une grosse proportion de l’azote
dans le sol avant que la plante en ait besoin,
plus les risques de pertes sont là. »
— Gilles Tremblay, chercheur, CÉROM
Historique de champ
À Saint-Pie-de-Bagot, en Montérégie, le producteur Danny
Messier applique depuis quelques années de l’azote à taux
variable dans certains de ses champs de maïs. Il se base essentiellement sur les rendements des années antérieures et sur ses
types de sol. Par exemple, la dose peut être augmentée là où il
croit qu’un bon rendement peut être encore meilleur et diminuée dans les sections de champs où, peu importe la dose, le
rendement est très bas. « Si j’avais l’information qui me disait que
sur tel type de sol je risque d’avoir tout perdu mon azote, je saurais un peu mieux comment m’enligner pour mes applications
à taux variable en postlevée, affirme Danny Messier. C’est pas
évident de savoir sur quoi se baser. » Cette année, en raison de la
pluie abondante, il a fait grimper de 15 % par endroits ses doses
d’azote en postlevée.
Danny Messier est d’avis qu’une autre variable influe aussi
sur la capacité du sol à retenir l’azote et à le rendre disponible à
la plante : l’historique du champ. La compaction, le type de travail de sol et des antécédents comme un ancien pâturage jouent
pour beaucoup, croit-il. « La capacité des racines à aller chercher
ce que tu leur donnes, ça entre en ligne de compte. »
L’agronome et chercheur Gilles Tremblay partage ce point de
vue. « Chaque terre a une histoire qui lui est propre, dit-il. A-t-elle
subi de la compaction ? Ses sols sont-ils en santé ou pas ? C’est
clair que tu n’auras pas la même réponse à l’azote sur tous les
sols de la même série. »
L’historique d’application de fumier et de lisier fait varier le
taux de matière organique et la disponibilité de l’azote. Chez
Pioneer, on reconnaît ces apports, mais on ne s’est pas encore
aventuré à créer un modèle spécifique au lisier pour calculer
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Titulaire de licence : Monsanto Canada, Inc. Toutes les autres marques de commerce appartiennent à leur titulaire respectif. ©2014 Monsanto Canada Inc.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
SEPTEMBRE 2014
13
PUBLI-REPORTAGE
AU CŒUR DE
L’INDUSTRIE AGRICOLE
sa contribution en azote dans Encirca.
C’est au producteur d’accorder une
valeur aux engrais de ferme et de l’ajouter
manuellement.
À quand au Québec?
En matière de technologie,
le futur est-il vraiment simple ?
Rachel Leblanc, agr.
Directrice – agro-industrie, Banque Nationale
Les nouvelles technologies déployées en milieu agricole impressionnent de plus
en plus et suscitent à coup sûr un grand intérêt quant aux possibilités offertes.
Mais est-ce que la technologie assouvit davantage vos émotions ou votre raison ?
La rentabilité de votre entreprise ou votre besoin de suivre la vague ?
Certaines réclames publicitaires des fournisseurs de technologies vous assurent que
le futur est simple… D’un point de vue financier, le futur peut devenir compliqué pour celui
qui se lance aveuglément, ou qui au contraire rebute carrément la technologie. Où vous
situez-vous par rapport à l’innovation ?
Selon les grands penseurs en marketing et mes propres observations, il y aurait quatre
comportements distinctifs face à l’innovation1. Voici quelques pistes pour vous aider
à faire votre autodiagnostique en tant que gestionnaire d’entreprise, et quelques conseils
selon votre type de comportement.
> Le précurseur : Il dévore littéralement la technologie et devance les fournisseurs en
termes d’ambition. Il investit temps et argent sans compter et croit que la technologie
lui facilitera l’avenir. Il sert souvent de cobaye pour ses fournisseurs. Conseil : Avec
votre fournisseur, privilégiez les partenariats à l’innovation admissibles au crédit
d’impôt R&D. Faites des essais à petite échelle avant de plonger. Allez chercher de
l’information chez ceux qui l’ont déjà essayé et privilégiez les innovations compatibles
avec vos systèmes en place.
> Le visionnaire : Il est à l’affût et est rapidement convaincu par la technologie,
mais il peine à suivre le rythme d’apprentissage nécessaire pour en extraire tout
le potentiel. Conseil : Évaluez à parts égales tous les projets et privilégiez ceux qui
sont de nature à améliorer votre rentabilité, comme le drainage ou le nivellement.
> La majorité : Une fois les tests faits, les erreurs corrigées et que le produit est
largement utilisé par des personnes de référence de son entourage, il embarque.
Conseil : Prévoyez les ressources et associez-vous à des fournisseurs fiables qui
seront là pour longtemps.
> Le conservateur : Il réfute toute nouvelle technologie et embarque seulement lorsque
ses outils habituels ne sont plus disponibles. Conseil : Encouragez les rencontres
avec des gens avides de nouvelles technologies, ça pourrait vous motiver. Comme
les résultats observables et quantifiables vous stimulent, allez de ce côté.
L’innovation est une pièce maîtresse de la pérennité de votre entreprise, mais avant
tout il faut l’analyser, la gérer et prévoir les ressources nécessaires pour en tirer profit.
Un expert de la Banque Nationale peut vous aider à y voir plus clair et à évaluer différentes
options. Car dépenser 100 000 $ en technologie c’est « facile », mais la vraie question est :
le même montant investit autre part ou autrement aurait-il été un meilleur investissement ?
Vous avez des idées, un projet et vous avez besoin de conseil pour en évaluer la rentabilité
et la pertinence pour votre entreprise ? Nos experts connaissent votre réalité et sont très
bien placés pour vous épauler dans vos projets.
1
Courbe d’adoption de votre produit innovant [En ligne],
www.succes-marketing.com/management/strategie/adoption-produit-innovant (page consultée le 1er août 2014)
Les informations fournies dans ce texte le sont à titre informatif seulement et ne sont pas exhaustives. Pour tout conseil
sur vos finances et celles de votre entreprise, veuillez consulter votre conseiller de la Banque Nationale ou, le cas échéant,
tout professionnel (agronome, comptable, fiscaliste, avocat, etc.).
bnc.ca/agriculture
14 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
De plus en plus de producteurs québécois disposent d’équipements de semis
et d’application d’engrais capables de
réaliser des taux variables. Cependant, ce
n’est pas demain qu’Encirca sera offert au
Québec. Il faudra l’ajuster à nos cartes de
sol existantes et à notre agriculture mixte,
où cultures et élevages se côtoient de plus
près que dans la Corn Belt.
Gilles Tremblay demeure néanmoins
convaincu que d’ici cinq ans, nous
aurons accès à des outils agronomiques
qui permettront de mieux gérer l’azote en
fonction de la variabilité des sols et de la
météo de la saison en cours.
Le chercheur du CÉROM croit qu’il
serait plus pertinent de classifier les sols
en quatre ou cinq grandes classes, selon
leur comportement en lien avec l’azote.
« Un producteur ne voudra pas gérer son
azote en fonction de 40 séries de sols
différentes », dit-il. Quand une prévision
d’azote est calculée automatiquement en
combinant plusieurs modèles complexes,
il y a risque d’erreur, prévient-il en allusion à Encirca. Peu importe l’outil, chaque
producteur devra nécessairement réaliser des essais pour l’ajuster aux réalités
propres à sa ferme.
Chose certaine, l’utilisation des taux
variables est tout à fait pertinente chez
nous. Nos champs sont encore moins
uniformes que dans le Midwest et nous
avons tout intérêt à optimiser notre régie
en fonction de cette variabilité. « Je crois
qu’il y a des gains à aller chercher avec
les taux variables d’azote », affirme Gilles
Tremblay.
L’époque où l’on appliquait de l’azote
en un seul passage en se croisant les
doigts pour que le maïs en ait assez pour
toute la saison tire à sa fin, soutient pour
sa part Brian Dippel. « Les fermes sont de
plus en plus grosses et de plus en plus
complexes à gérer. Si le producteur dispose d’un moyen facile de savoir s’il a
assez d’azote dans ses sols, ce sera une
préoccupation en moins pour lui. » DOSSIER INNOVATION TECHNOLOGIQUE
PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME
Cette photo illustre l’action de
la caméra 3 D pour le suivi des
andains chez Claas.
L’ANALYSE DES
FOURRAGES SUR
LA FOURRAGÈRE
La récolte de l’ensilage n’est plus
la même depuis l’addition des
capteurs de rendement.
U
ne pluie s’abat sur votre silo fosse. Le temps de prendre
l’analyse de l’ensilage, de l’envoyer au laboratoire et de
recevoir les résultats, l’ensilage est déjà ingéré par les
vaches. À l’heure de l’alimentation de précision, il est important
de pouvoir ajuster la ration en fonction de la teneur en humidité des fourrages. C’est pour pallier à cet inconvénient que les
fabricants ont intégré des appareils pour analyser la qualité des
fourrages. Voici un aperçu des technologies disponibles.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 15
d’inoculant pour faire de l’application à taux variable pour une
meilleure préservation de l’ensilage.
Le HarvestLab est installé dans un boîtier robuste sur la
goulotte ou chute. Pour l’utiliser à l’étable, il suffit de le retirer
de la boîte. Il faut alors défaire les trois attaches et retirer deux
boulons. On retourne le HarvestLab, on installe le boîtier de
communication et la table tournante. On branche l’appareil à
un ordinateur. Le logiciel est dans le boîtier de communication.
Pas besoin de connexion à Internet. L’ensilage est placé dans un
récipient transparent qui permet la lecture par réfractométrie
proche infrarouge. Il est important de bien comprimer l’ensilage pour que la lumière ambiante n’interfère pas dans la lecture.
Le récipient est placé sur la table tournante que l’on actionne
afin de connaître la lecture de 30 à 45 secondes plus tard. Les
résultats peuvent être transférés dans un chiffrier électronique
ou imprimés. Le HarvestLab est offert en option sur les fourragères automotrices.
Sur la fourragère, le HarvestLab s’installe sur la goulotte dans un boîtier
résistant. Pour retirer le laboratoire mobile, il suffit de déverrouiller
le boîtier et de retirer le capteur. Ensuite, on branche l’appareil à un
ordinateur.
John Deere
« Le HarvestLab n’ira pas chercher la précision d’un test à chimie
humide en laboratoire, explique Rémi Bourgault, spécialiste
de solutions pour John Deere. Ses avantages sont de pouvoir
prendre plusieurs échantillons, d’ajuster la ration sur une base
quotidienne en fonction de la matière sèche et de rentabiliser
l’investissement 12 mois par année. » Lorsqu’un échantillon est
envoyé au laboratoire, non seulement le résultat revient après
quelques jours, mais en plus, ce n’est qu’une petite quantité qui
est évaluée. En revanche, le HarvestLab donne un grand nombre
de résultats d’analyses en peu de temps, ce qui permet d’ajuster
l’alimentation rapidement.
Au champ, l’analyse par infrarouge est effectuée en temps
continu. Avec la géolocalisation, le HarvestLab permet de cartographier le champ. Grâce à la mesure du volume calculée par
les rouleaux d’alimentation et de l’humidité, l’appareil calcule le
tonnage produit. La mesure du tonnage réel permet d’ajuster la
longueur de coupe en fonction de l’humidité. Plus l’ensilage est
sec, plus l’ensilage sera coupé court.
Il y a quelques années, John Deere n’offrait que la lecture de
l’humidité. Maintenant, le HavestLab permet aussi, pour le maïsensilage, de mesurer les fibres ADF et NDF, la protéine et l’amidon. Prochainement, le HarvestLab mesurera, pour la luzerne,
l’humidité, les fibres ADF et NDF, et la protéine. « C’est une mise
à jour de logiciel, précise Rémi Bourgault. C’est le même appareil. » Une mise à jour qui aura toutefois nécessité une longue
validation par la compagnie.
La cartographie ressemble à ce qui se fait déjà sur les
moissonneuses-batteuses pour le maïs-grain. Celle-ci offre des
possibilités intéressantes pour le producteur, comme de choisir les meilleurs hybrides ou variétés, ou d’ajuster la fertilisation
et le taux de semis. Il est aussi possible de brancher un doseur
16 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Claas
Claas offre un lecteur d’humidité fixe installé sur la goulotte. Il
permet de faire les mesures pour l’ensilage de maïs, l’ensilage
de luzerne, le blé et le sorgho. De plus, les rouleaux mesurent le
volume. Il sait ainsi la quantité dans la remorque et le taux de
matière sèche. Il est possible de coupler le capteur de rendement
avec un applicateur d’inoculant pour un ajustement variable
Ce schéma de Claas représente
les deux capteurs pour la mesure
du rendement : les rouleaux à
l’avant pour le volume et le lecteur
d’humidité sur la goulotte.
Le capteur d’humidité de Claas est
situé sur la goulotte.
Votre succès nous tient à cœur. Notre combinaison de génétique et de caractères, de
technologies novatrices et de savoir-faire agronomique vous donne le pouvoir de propulser vos
rendements vers de nouveaux sommets. La marque DEKALBMD, ce n’est pas que la semence, c’est
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VEUILLEZ TOUJOURS LIRE ET SUIVRE LES DIRECTIVES DES ÉTIQUETTES DES PESTICIDES. Ces règles sont décrites en détail dans l’Avis
aux producteurs sur l’utilisation responsable des caractères qui est imprimé dans cette publication. © 2014 Monsanto Canada, Inc.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 17
sur l’ensilage fraîchement coupé. Offert en option, l’équipement s’installe sur tous les types de fourragères de Claas. « C’est
populaire, surtout dans l’est du Canada et l’est des États-Unis »,
explique le coordonnateur de produits pour l’Amérique chez
Claas, Matt Jaynes.
Les fourragères Claas offrent la possibilité d’installer un GPS
qui permet de cartographier les rendements au champ. « Nous
pouvons aussi faire des choses que personne d’autre ne fait »,
ajoute Matt Jaynes. Une caméra 3D peut être installée pour regarder et reconnaître l’andain d’ensilage. La fourragère suit ensuite
l’andain toute seule. Son nom ? Cam Pilot. Le conducteur peut
donc se concentrer sur toutes les autres tâches liées à la récolte.
« Conduire une fourragère est probablement la tâche la plus
stressante en agriculture, décrit Matt Jaynes. Vous devez avancer,
suivre un camion, et le fourrage sort de la goulotte et atteint une
petite cible. » Ne pas avoir à s’occuper de suivre l’andain enlève
un peu de stress.
Une autre option disponible chez Claas est ce qu’ils appellent
le Dynamic Power. Ce système adapte la force du moteur de la
fourragère aux besoins réels. Si la densité fourragère d’un champ
est plus faible, la fourragère diminue la force du moteur et réduit
ainsi sa consommation de carburant. « Le moteur produit seulement le nombre de chevaux vapeurs dont vous avez besoin »,
dit Matt Jaynes.
New Holland
Le capteur d’humidité de New Holland fonctionne en mesurant
la résistance lors du passage de l’ensilage dans la goulotte. Le
volume est mesuré selon l’espacement des rouleaux. L’équipement est le même pour l’ensilage d’herbe et l’ensilage de maïs.
Un GPS est aussi disponible pour faire de la cartographie de rendement. Selon le spécialiste des fourragères chez New Holland,
Justin Snook, l’outil le plus utile parmi les capteurs de la compagnie est l’ActiveLoc, qui permet d’adapter la longueur de coupe à
la teneur en humidité du fourrage. Le fourrage plus sec est coupé
plus court. « C’est ce qui va donner de la valeur aux capteurs
d’humidité et de rendement », dit-il. Le capteur d’humidité de New Holland.
18 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Consultez les données de rendements et d’humidité,
d’un champ récolté à même une tablette ou un
téléphone intelligent, en cabine et en temps réel.
KRONE
De série, la table de récolte à maïs est équipée du système
AutoScan. « Unique à Krone, ce système identifie le stade de
maturité des plants de maïs. La cellule photo-optique au centre
du nez à maïs saisit le taux de maturité du pied de maïs et
assure une adaptation automatique de la longueur de hachage
de la récolte », explique Jacques Gill, représentant de produits Krone. « Il est possible d’équiper l’ensileuse du système
LaserLoad. Ce dernier permet le guidage automatique et ciblé
du flux de récolte vers la remorque ou le camion de chargement.
L’avantage est qu’il automatise le chargement et réduit la fatigue de l’opérateur. » La saisie de données de rendement via le
moniteur en cabine CropControl (disponible en option) permet
de déterminer, par simple appui sur un bouton, rapidement et
avec précision le rendement des champs. Afin d’automatiser la
prise des données de rendements, l’ensileuse et les remorques
peuvent être équipées du système AutoCalibrate. Celui-ci saisit
les quantités de fourrage récoltées. Pour ce faire, l’ensileuse
BiG X et la remorque sont respectivement équipées d’un capteur CCI 200 et d’une connexion de téléphonie mobile. Par la
suite, les données sont compilées automatiquement et peuvent
être visualisées individuellement ou sur d’autres programmes
de gestion de champ compatibles. Pour les clients désireux
d’évaluer rapidement la qualité du fourrage, Krone offre un
petit laboratoire mobile. Le Krone AgriNIR offre la possibilité de
déterminer à tout moment la composition nutritionnelle de la
récolte d’ensilage, que ce soit dans le champ, au silo ou dans
l’étable. Les valeurs telles que les matières sèches, l’amidon,
les protéines brutes et les fibres ADF et NDF peuvent être
déterminées rapidement et simplement afin d’ajuster rapidement les rations d’alimentation. Nicolas Witty-Deschamps
Cette illustration provenant de New Holland montre comment une plus grande quantité de
fourrage, à droite, déplace les rouleaux vers le haut et change l’angle du capteur.
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DOSSIER INNOVATION TECHNOLOGIQUE
APPLICATIONS MOBILES
NOUVEAUTÉS 2014
Chaque année de nouvelles applications mobiles
agricoles font leur apparition afin de faciliter le travail
des agriculteurs. Voici un survol de quelques-unes de
ces nouveautés qui ont retenu notre attention.
AgPAD
Éditeur : Agtia
Développé par deux jeunes
producteurs du Lac-Saint-Jean,
le carnet de champ AgPad
poursuit sur sa lancée. À ce jour, plus de
650 entreprises agricoles se sont créé un
profil sur AgPad et des forfaits payants
sont maintenant offerts. AgPAD sert à
noter et à gérer toutes les informations
sur les opérations au champ. On peut
maintenant prendre des photos géoréférencées et les retrouver en naviguant sur
une carte du champ. Nicolas Lavoie et
Guillaume Dallaire mettent aussi au point
des « boîtes noires » qui font la collecte
automatique d’information générée par
les équipements, par exemple pour compter le nombre de balles de foin produites
en une journée.
Usage de base disponible gratuitement sur
l’App Store (iOS) et Google Play (Android).
Dekalb
Éditeur : Monsanto
Company
Dekalb est le premier
semencier à présenter une application mobile complète
en français au sujet de ses produits. Sur
téléphone intelligent ou sur tablette électronique, il suffit de glisser le doigt sur la
barre des UTM pour voir s’afficher les
hybrides de maïs ou les variétés de soya
offerts, avec pour chacun un tableau de
cotes. Les données des parcelles réalisées
chez des producteurs collaborateurs sont
aussi accessibles. L’application propose
des calculateurs de taux de semis et un
estimateur de rendement. Les différents
caractères biotechnologiques utilisés avec
les hybrides de maïs y sont clairement
détaillés. De plus, on retrouve une série de
vidéos réalisées au Québec.
Disponible gratuitement sur l’App Store (iOS) et
Google Play (Android).
ConvertPad
Éditeur : Sunny Moon
L’application ConvertPad permet de convertir absolument
tout, des unités les plus classiques aux plus insolites. Plus de 1300
unités y sont classées dans plus de 90 catégories. Afin d’accéder rapidement à ce qui
vous intéresse, ConvertPad peut conserver
sous forme de favoris et effectuer un classement par thèmes des unités et catégories
de votre choix. L’outil est complet, simple à
manipuler et mis à jour en temps réel. Seul
petit défaut, la traduction française comporte des erreurs, mais il est tout de même
facile de s’en sortir facilement.
Disponible gratuitement sur Google Play (Android).
22 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
DSA Bovin Mobile
Éditeur : DSAHR Inc.
L’application DSA Bovin
Mobile a été développée
afin de rendre l’entrée de
données plus simple peu importe où vous
êtes. Pour troupeaux vache-veau. L’application mobile fonctionne en tandem avec
le logiciel DSA Bovin 9.0 ou supérieur. Ce
dernier permet de maintenir un dossier
de santé individuel qui contient toute
l’information, de la naissance à la mort de
l’animal. On peut y archiver les dates de
naissance, de vêlage, de sevrage, d’insémination, de mise au taureau, d’actes de
régie et de traitement. La version mobile
permet de mettre à jour les dossiers en tout
temps. La synchronisation avec le logiciel
DSA Bovin se fait par connexion sans fil
à l’Internet ou par câble USB. La version
mobile est compatible avec les lecteurs de
puces ATQ.
Disponible gratuitement sur l’App Store (iOS).
Lely FarmVisit
Éditeur : Lely Industries
N.V.
La compagnie de systèmes de traites robotisés
Lely a lancé ce printemps une application
mobile qui permet aux producteurs laitiers
dotés de tels équipements de partager les
indicateurs clés de performance d’élevage
avec leurs conseillers. Ceux-ci pourront
alors les aider plus efficacement et plus
rapidement.
Disponible gratuitement sur l’App Store (iOS) et
Google Play (Android).
Rain Alarm
Éditeur : Carlos
Aviles Software
Par une alerte silencieuse, cette application
météo vous avertit de l’arrivée de précipitations autant de pluie que de neige.
L’animation radar permet de visualiser les
précipitations.
1,99 $ pour iPad (Rain Alarm XL). Disponible
gratuitement pour iPhone sur l’App Store (iOS)
et Google Play (Android).
Vaccins Zoetis,
Bonnes Pratiques
Éditeur : Zoetis
La compagnie pharmaceutique Zoetis offre aux
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CULTURES
PAR ANDRÉ DUMONT
MAÎTRISER
LA MÉTÉO
Un outil avant-gardiste conçu au
Québec pourrait bientôt permettre
aux producteurs de gérer leur azote
en fonction de la variable la plus
importante et la moins bien maîtrisée
à ce jour : les précipitations.
S
Carl Bélec, membre de l’équipe qui a mis au point SCAN à Agriculture et
Agroalimentaire Canada, examine les dernières recommandations de dose
d’azote générées par SCAN pour ce champ.
Plutôt que de modéliser le comportement de l’azote dans tous les types de
sol, le concept SCAN se base sur la prospection électromagnétique pour
déterminer la teneur en sable, limon et argile du sol à plusieurs endroits
dans le champ.
cientifiques, agronomes et producteurs savent depuis
longtemps que la disponibilité de l’azote varie selon les
textures de sol. Ils savent aussi que quand il pleut, l’azote
se perd. Pourquoi alors, en 2014, les doses d’azote que l’on
applique dans le maïs tiennent-elles aussi peu compte de ces
variables ? Parce que l’azote, c’est complexe, et que si on veut
mieux le gérer au champ, la solution doit être simple.
Nicolas Tremblay s’intéresse à l’azote depuis plusieurs années.
Ce chercheur d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à
Saint-Jean-sur-Richelieu ne s’enorgueillit pas de voir ses travaux
publiés dans de prestigieuses revues scientifiques. Il ne sera
satisfait de ses efforts et de ceux de ses collègues que lorsqu’ils
aboutiront à un outil de gestion de l’azote que les producteurs
d’ici adopteront. Ils sont sur le point d’y arriver.
Le concept SCAN (Sol, Culture, Atmosphère et N-azote) qu’ils
développent sera un système d’aide à la décision pour les applications d’azote, à taux variables ou pas. L’objectif : proposer en
tout temps et en tout endroit la dose optimale d’azote, en tenant
compte non seulement des propriétés des sols, mais aussi des
précipitations avant et après les applications d’azote.
Les recherches de Nicolas Tremblay et de son équipe sur le
terrain ont permis de découvrir que la dose optimale d’azote
dans la production de maïs-grain peut varier de zéro à 250 unités. À certains endroits, le rendement est déjà à son maximum
avec 60 unités d’azote. À d’autres endroits, le champ répond
encore quand on passe de 180 à 200 unités. Il y aurait donc lieu
de faire varier les doses d’un champ à l’autre, et pourquoi pas, à
l’intérieur d’un même champ. Les recommandations uniformes
basées sur des recommandations générales seront bientôt chose
du passé ! « C’est facile de tenir compte des caractéristiques des
sols, parce que l’on sait qu’elles risquent de très peu changer, dit
Nicolas Tremblay. Par contre, la météo est le plus important facteur qui influe sur la dose optimale d’azote. À ce jour, c’est
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 25
« La météo est le facteur le plus
important pour déterminer
la dose optimale d’azote. »
— Nicolas Tremblay, chercheur, AAC
comme si on a préféré ne pas en entendre parler en mettant
tout simplement plus d’azote pour avoir une certaine sécurité. »
Et selon le type de sol, l’impact de la météo sera lui-même très
différent !
L’évaluation de la texture des sols par les moyens conventionnels peut convenir à une échelle relativement grossière, mais
pour obtenir plus de précision, les chercheurs d’AAC préfèrent
s’en remettre à des relevés de conductivité électrique des sols.
Les producteurs intéressés par l’outil SCAN obtiendront un portrait plus précis de leurs sols avec un appareil de prospection
électromagnétique (comme le Veris), qui se traîne derrière un
quatre-roues ou tout autre petit véhicule du genre et permet de
couvrir un champ en peu de temps.
Les relevés obtenus permettent de caractériser les sols selon
ce que les chercheurs appellent le « triangle des textures ». Tous
les sols ont un pourcentage de sable, de limon et d’argile. Le
ratio entre ces éléments est essentiel pour déterminer comment
l’azote se comportera dans ce type de sol.
Nicolas Tremblay soutient qu’il n’est pas nécessaire de tenir
compte de la topographie, même si celle-ci influe sur l’écoulement de l’eau et le mouvement de l’azote. « La conductivité du
sol est suffisante pour nous décrire le comportement de l’azote,
dit-il. Sur une butte, le sol n’est jamais aussi fin que dans une
dépression, parce que les petites particules ont tendance à descendre la pente. Que l’on soit sur une butte, dans une pente ou
dans un trou, cela se reflète dans la conductivité du sol. »
PHOTOS : ANDRÉ DUMONT
Serveur sur un nuage
Comme avec la plateforme Encirca de Pioneer, le producteur
abonné à SCAN devra d’abord noter des informations de base
sur un serveur : la date de semis, les unités thermiques de la
variété de maïs, le taux de matière organique, les applications
d’engrais antérieures et le précédent cultural. « Tous ces éléments
sont essentiels, mais pour déterminer la dose optimale il faut
absolument ajouter la texture du sol et la météo », insiste notre
chercheur.
L’idéal serait que tous les producteurs disposent d’une station
météo et que les données soient mises en commun, reconnaît
Nicolas Tremblay. Mais les risques de défaillances et de « trous »
dans les données seraient trop grands. Il préfère se fier aux cartes
de précipitations d’Environnement Canada, dont celles du nouveau système CaPA, qui génère des relevés pluviométriques à
une résolution de 10 km. Cette résolution devrait passer à 2,5 km
d’ici un an.
26 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Le concept SCAN se distingue d’Encirca et d’Adapt-N
(Université Cornell) en intégrant à fond les modèles de prévisions météorologiques d’Environnement Canada. L’agence
fédérale base ses prévisions sur une quarantaine de modèles
informatisés, qui sont ensuite validés par des météorologues. On
peut ainsi avoir une très bonne idée des précipitations à venir
au cours d’une saison. SCAN serait branché directement sur les
serveurs de prévisions gouvernementaux.
Ce n’est pas tout d’ajuster nos doses d’azote en postlevée en
fonction de ce qui reste dans nos champs après les pluies du
printemps, fait valoir Nicolas Tremblay. Il faut aussi les ajuster en fonction de la saison que nous avons devant nous, dit-il.
« Quand on intègre la variable des prévisions météorologiques,
ce n’est pas très important de savoir avec précision s’il va pleuvoir aujourd’hui ou après-demain. L’important, c’est de savoir la
quantité de pluie qui est déjà tombée et d’estimer au mieux celle
qui devrait tomber dans les deux prochaines semaines au moyen
des prévisions disponibles. »
SCAN se veut simple à utiliser pour les producteurs. Sa précision sera aussi le reflet de la simplicité des calculs mathématiques fondés sur la « logique floue » qui généreront les doses
optimales les plus probables pour chaque cas, explique Nicolas
Tremblay. Cette approche tranche avec celles d’Encirca et
Adapt-N, qui utilisent une combinaison de modèles mécanistiques complexes pour prédire le comportement de l’azote.
L’outil SCAN est déjà à l’essai sur des fermes québécoises
spécialisées en grandes cultures, en tant qu’outil de gestion
des doses d’azote champ par champ. D’ici quelques années, il
pourrait être rendu disponible à tous les producteurs intéressés. Pour déployer une version de SCAN qui générera des cartes
d’application d’azote à taux variable, AAC envisage de s’allier à
des partenaires privés, comme des semenciers ou des détaillants
d’intrants. « Le but est que le producteur fasse plus d’argent tout
en protégeant l’environnement, dit Nicolas Tremblay. On voudrait qu’il puisse avoir confiance en cet outil et qu’il mette moins
d’azote là où il en a moins besoin et qu’il en mette plus là où ce
sera vraiment profitable. » Nicolas Tremblay présentera une conférence sur l’azote à
taux variable à Victoriaville le mardi 25 novembre prochain, à
l’occasion du colloque Fertilisation, agriculture de précision
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CULTURES
PAR JULIE ROY
VILLE ET CAMPAGNE,
UNE COHABITATION
À APPRIVOISER
Des champs à perte de vue, des vaches qui broutent, des rivières… Haaaa !
Qu’elle fait rêver, cette campagne. Cette réalité bucolique est toutefois
perturbée le jour où l’odeur de fumier et le bruit des travaux de la ferme
viennent s’y mêler. Ce choc ne se fait pas toujours sans heurt.
C
Des piétons, des vélos, des voitures…
circuler en tracteur exige une
vigilance à tous les instants.
La largeur de la machinerie combinée
aux voitures et aux vélos est un
cocktail qui peut être dangereux.
laudette et Gilbert Mathieu (anciennement président de la Fédération
de l’UPA de Lanaudière) et leurs
deux garçons, Jasmin et Pascal, sont propriétaires de la Ferme Caribou, une ferme
laitière et de grandes cultures située à
Terrebonne. La famille Mathieu possède
des terres à cet endroit depuis 1877.
L’urbanisation de la campagne et toutes ses
conséquences, ils connaissent.
C’est que leur coin de pays, la MRC Les
Moulins, composée de Terrebonne et de
Mascouche, connaît un accroissement fulgurant de sa population. De 2001 à 2013,
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 29
le nombre d’habitants est passé de 110 000
à 155 000 et les perspectives prévoient que
d’ici 2031, la ville comptera 200 000 âmes.
« Nous avons repris la ferme de mon père en
1975. À cette époque, c’était la campagne. Il
n’y avait pas de monde. Les chemins ont
même déjà été barrés après une tempête de
neige en plein mois de février. Aujourd’hui,
on est encerclé, depuis dix ans la pression
urbaine est encore plus forte », raconte
Gilbert Mathieu.
Qui dit arrivée de nouveaux citoyens dit
davantage de circulation automobile. Pour
les Mathieu, cela équivaut à s’armer de
patience juste pour sortir de leur cour avec
la machinerie. « Nous avons 110 vaches en
lactation pour un troupeau de 250 bêtes.
Nous cultivons 405 hectares (1000 acres)
dans dix emplacements. Il faut sortir souvent », raconte Claudette. À 65 ans, cette
dernière avoue ne plus vouloir conduire
le tracteur sur la route en raison du stress
que cela engendre. « Il y a les camions, les
vélos, les marcheurs et toutes les autos. Il y
a tellement de choses, cela m’énerve trop. »
Ce sont donc Gilbert et ses fils qui prennent
la route, mais la vigilance est plus que de
mise. « Les gens n’ont pas de notion d’agriculture et ils sont très impatients. Ils nous
PHOTOS : JULIE ROY ET JEAN-CLAUDE POISSANT
MINIMUM 30 KM/H
dépassent régulièrement par la droite et il
y en a même un qui s’est pris dans le fossé.
Il n’était plus capable de sortir », raconte
Jasmin. Si certains prennent des risques,
d’autres expriment leur mécontentement
par les doigts d’honneur et leur klaxon.
« Quand j’étais plus jeune, je voulais passer
par-dessus les autos, mais maintenant, j’ai
vieilli. J’ai compris que cela ne donne rien
de réagir. Il faut rester zen sinon tu es tout le
temps en maudit », souligne Jasmin.
Sur la Rive-Sud de Montréal, à SaintPhilippe-de-La Prairie, Jean-Claude Poissant,
producteur laitier et de grandes cultures, et
conseiller municipal, doit lui aussi cohabiter avec de nouveaux citoyens (de 1700 personnes en 1990 à 6 000 aujourd’hui), mais
aussi avec de nombreux cyclistes. Il y a un
an, la route qui passe devant chez lui est
devenue une route verte. « Personne ne
nous a consultés. Tout ce que nous savons
c’est que nous sommes sur le circuit de
Hemmingford. Depuis, l’achalandage de
vélos a énormément augmenté. » JeanClaude Poissant n’a rien contre les cyclistes,
mais il constate que leur comportement
n’est pas toujours des plus sécuritaire. « Ils
prennent une voie au complet et avec ma
machinerie qui circule à 50 km/h, je ne
Minimum 30 km/h, Attention véhicules lents. Ces deux
panneaux installés depuis 2010 ont encore de quoi surprendre
les automobilistes parce qu’ils ne sont pas situés dans un
quelconque village ou dans une zone scolaire, mais bien
sur l’autoroute 31 (route 131) près de Lavaltrie à la sortie
Saint-François. Mais n’allez pas croire que ces enseignes ont
été apposées parce que les gens ont décidé de lever le pied
de la pédale de l’accélérateur, bien au contraire. Il s’agit plutôt
d’une façon d’assurer une plus grande sécurité quand des
producteurs circulent sur cette voie avec leur machinerie lors
de la saison agricole.
Les panneaux lumineux s’allument au passage de ces
véhicules lents grâce à un système de transport intelligent.
Cette technologie installée aux abords de la route 131 se
met en marche lorsqu’un transpondeur installé à l’intérieur
des machineries agricoles émet un signal qui active les
composantes des panneaux. Le principe est simple, mais
dix ans de négociation ont tout de même été nécessaires
avant que le tout soit mis en place. « Nous avons commencé
à travailler ce dossier à la suite de plaintes de producteurs qui
avaient reçu des contraventions parce qu’ils passaient sur le
30 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
peux pas les dépasser. Les automobilistes
s’impatientent, me klaxonnent. Un jour, il
va arriver un incident malheureux. »
Des pique-niques dans les
champs
La circulation n’est pas le seul impact
de cette urbanisation. Les Mathieu ne
comptent plus les fois où des véhicules tout
terrain ont pris leurs terres pour leur terrain
de jeu. Cela est sans compter ces citadins
qui ne comprennent pas qu’un champ
n’est pas un lieu de villégiature, ni une
piste d’atterrissage pour une mont­golfière.
« Nous avons vu une voiture monter dans
notre champ. Quand nous sommes arrivés,
les gens étaient confortablement installés
pour un pique-nique. Ils nous ont répondu
qu’ils regardaient la nature ! Une personne
s’est même déjà servie de l’une de nos
terres pour faire atterrir sa montgolfière. Il
y a un manque dans la notion de propriété.
Plusieurs croient qu’un champ de blé n’est
à personne », souligne Gilbert Mathieu.
Quand ce genre de choses arrive, il y a évidemment des pertes, les Mathieu ne les calculent plus. « Après 40 ou 50 ans, on arrête
de se choquer pour ce genre de choses. Nous
nous sommes faits à l’idée. On fait attention
viaduc de l’autoroute pour atteindre
leurs terres. Nous avons donc
soumis une première demande à
Guy Chevrette qui était à ce moment
ministre des Transports. Il ne voulait
rien savoir. Depuis, on a changé
quatre fois de député dans la région,
ce fut un dossier très politique »,
mentionne Michel Désy, président
du Syndicat D’Autray.
Financé par le ministère des Transports au coût d’un demimillion de dollars, ce projet est loin d’être un caprice des
producteurs. Sans cette nouvelle réglementation, une trentaine
de producteurs devaient faire un détour de près d’une trentaine
de kilomètres, ce qui leur faisait perdre un temps précieux.
Quelques-uns se risquaient quand même à passer, devenant
ainsi des délinquants. Par chance, aucun incident n’a jamais
eu lieu. « Lorsque l’autoroute a été construite, la paroisse a été
séparée en deux. Cela a causé un véritable problème agricole
puisqu’aucune autre voie d’accès n’a été construite pour
permettre aux producteurs de passer », mentionne Michel Désy.
Malgré quelques inconvénients que peut apporter la
ville, Gilbert et Claudette Mathieu sont très heureux
de pouvoir se brancher à Internet haute vitesse à
leur domicile.
pour ne pas créer de chicane. Ça ne donne rien
de les engueuler, l’agressivité n’a jamais rien
réglé. Il faut leur faire comprendre, c’est tout »,
explique Gilbert Mathieu.
Si les producteurs sont conciliants avec ces
citadins, il n’en est pas toujours de même de
leur côté. Il n’est pas rare d’entendre un producteur dire qu’on lui a fait des reproches en
raison d’activités agricoles. « On a déjà reçu une
plainte d’un voisin situé à un kilomètre en raison de notre séchoir à foin. Paraît-il qu’il était
trop bruyant. La police est venue, elle est repartie sans rien dire », témoigne Gilbert Mathieu.
Tous n’ont pas cette chance. Jean-Claude
Poissant raconte qu’un producteur de sa région
a reçu une amende totalisant 4000 $ en raison
du bruit de ses canons d’effarouchement. Le
bruit n’est pas le seul élément qui irrite ces
nouveaux venus, il y a les abeilles trop près de
la maison, quand ce n’est pas l’odeur du fumier.
« Le fumier n’a pas l’odeur d’une rose, mais ce
n’est pas pire que les excréments humains.
Une femme s’est déjà plainte des odeurs, nous
l’avons invitée à venir visiter nos installations,
elle n’est jamais venue. »
Des solutions pour vivre en
harmonie
L’ouverture d’esprit, la communication, la
politique de la porte ouverte pour créer des
relations harmonieuses avec sa commu­nauté,
c’est ce que prônent les Mathieu. Leur invitation ne reste pas lettre morte, car il ne se passe
pas une semaine sans que quelqu’un cogne à
leur porte. « Nous avons du monde quasiment
toutes les semaines et nous ne refusons jamais
personne. Le temps que l’on met à informer les
gens améliore la cohabitation », croit Gilbert
Mathieu. Les enfants sont aussi les bienvenus.
D’ailleurs, la bru de Gilbert Mathieu organise
dans le cadre de son travail des visites d’école
à l’entreprise. « C’est une belle façon d’aider
l’apprentissage. Les enfants sont la base. »
De son côté, Jean-Claude Poissant, qui est
aussi président de l’organisme Au cœur des
Familles Agricoles, est à l’origine du Guide du
bon voisinage. Ce document auquel des spécialistes agricoles ont contribué synthétise l’abc de
l’agriculture. « Il s’inspire du principe : mieux
comprendre pour mieux accepter. Le fait de
renseigner les gens constitue un excellent
préambule permettant d’amorcer une conversation entre voisins. » Le guide est disponible
depuis 2012 et distribué aux nouveaux arrivants. Il est également possible de se le procurer
auprès de l’organisme et sur Internet.
Créer un environnement agréable pour
tous, Jean-Claude Poissant est persuadé que
cela est possible. De petits gestes simples de la
part des producteurs peuvent faire une grande
différence. Que ce soit d’avertir ses voisins lors
d’épandage ou de gratter la boue le plus rapidement possible. « On ne peut pas se foutre des
autres, car ils seront toujours là. J’ai moi-même
réalisé des travaux à l’un de mes établissements.
Oui, cela m’a coûté 4000 $, mais mon voisin est
maintenant heureux et moi aussi, les relations
sont excellentes. » Pour aider les producteurs
à y voir plus clair, Monsieur Poissant organise
chaque printemps, depuis trois ans, une rencontre avec des producteurs ayant pour thème
la cohabitation pratique. « On aborde une
panoplie de sujets, dont les règlements, que ce
soit de la boue sur la chaussée ou autres. »
Les producteurs agissent, mais également
les organisations politiques. Plusieurs municipalités ont pris l’initiative d’installer des panneaux aux abords de leur territoire rappelant
leur vocation agricole : Vous entrez en territoire
agricole, on travaille pour vous nourrir. D’autres
ont plutôt décidé d’abaisser les limites de
vitesse ou de permettre le passage de machineries agricoles à des heures spécifiques, empêchant ainsi des détours inutiles.
La campagne n’est plus isolée et pour les
Mathieu il ne s’agit pas là d’une mauvaise
chose. « Nous avons l’aqueduc, des services,
des autobus, des cinémas, des épiceries et juste
pour Internet haute vitesse, nous sommes gâtés.
Non, je n’irai jamais m’isoler, car une cohabitation bien gérée nous amène le meilleur des
deux mondes », croit Gilbert Mathieu. UN ENNEMI DES FEUILLES ET
DE LA TIGE À SURVEILLER
Si vos plants de maïs ont perdu de la verdeur
rapidement et sont morts prématurément,
ce pourrait être à cause de l’anthracnose.
Les dommages causés par cette maladie
s’observent l’automne, particulièrement dans
les champs qui ont été stressés plus tôt
dans la saison.
L’anthracnose est favorisée par le temps
chaud et humide. La gravité de la maladie
augmente au cours des périodes prolongées
de faibles intensités lumineuses (ex. : ciel
couvert) et de forte humidité.
Les pertes de rendement peuvent résulter
de la mort prématurée des plants, ce qui
interrompt le remplissage des grains, et
de la verse des tiges, entraînant ainsi des
difficultés à la récolte.
Dans cet épisode, Pierre Boireau explique
comment reconnaître la maladie, sa biologie,
et les stratégies de prévention et de lutte à
adopter.
Visitez LeBulletin.com
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dans le menu horizontal
REGARDEZ
CET ÉPISODE
COMMANDITÉ PAR
MARCHÉ DES GRAINS
PAR JEAN-PHILIPPE BOUCHER,
AGRONOME, M.B.A.
JUSQU’OÙ LE PRIX
DU MAÏS POURRA-T-IL
RECULER À LA RÉCOLTE ?
Au moment où j’écris ces lignes, un peu avant la mi-août, le
marché du maïs à la bourse tente tant bien que mal de trouver
le fond du baril autour de 3,50 $US/boisseau. Ceux qui étaient
tentés à l’hiver ou au printemps dernier de miser encore sur la
tendance haussière des dernières années auront été quittes pour
une grosse déception. À 3,50 $US/boisseau, il est maintenant très
clair qu’elle n’est plus. Reste à voir maintenant jusqu’où la liquidation du marché se poursuivra-t-elle, à la bourse comme sur le
marché québécois.
Comme l’illustre bien le graphique ci-dessous, pour ce qui est
de la bourse, la plupart des spécialistes s’accordent à dire que le
marché du maïs a atteint un nouveau « plateau historique minimum » à plus de 3,00 $-3,10 $US/boisseau. On ne peut jamais
rien tenir pour acquis, mais l’époque du maïs à 2,00 $US/boisseau serait bel et bien chose du passé. À 3,50 $US/boisseau (et
peut-être moins ou plus au moment où vous lirez ces lignes), on
peut également dire que le pire de l’effondrement serait aussi
derrière nous dans une fourchette de 0 à 0,50 $US/boisseau selon
ce fameux plateau minimum.
Au Québec, on ne s’attend pas à ce que la récolte de maïs soit à
l’image des excellentes années 2010 et 2012. Avec des superficies
ensemencées à leur plus bas depuis plus de 15 ans, il y a fort à
Lisez le blogue sur le
marché des grains à
LeBulletin.com
La plupart des spécialistes s’accordent à
dire que le marché du maïs a atteint un
nouveau « plateau historique minimum ».
parier que l’abondance ne sera pas non plus au rendez-vous. Et
comme le dollar canadien reste faible, que le marché à la bourse
est à son plus bas, il sera certainement difficile pour la base de
ne pas rester relativement forte. Selon les échos des marchés à
la mi-août, le prix récolte varie autour de 0,50 $ à 0,80 $/tonne à
la ferme, alors que celui pour livraison immédiate tourne autour
de 1,00 $ à 1,35 $/tonne. Suivant les principes de convergence
des prix, une possible pression à la baisse sur la base à la récolte,
mais aussi la réticence des producteurs à vendre à trop bas prix à
ce moment, il apparaît juste de dire que le prix au Québec pourra
difficilement passer sous la fourchette de 150 $ à 160 $/tonne.
Ce n’est certainement pas un prix intéressant, d’autant plus
qu’il est loin de couvrir les coûts de production. Mais, contrairement au début des années 2000, le marché des grains est beaucoup plus dynamique et volatil qu’il ne l’était, offrant encore de
nombreuses opportunités de fermer à de meilleurs prix dans les
mois suivants la récolte.
PRIX DU MAÏS À CHICAGO DEPUIS 2005
8
6
4
3-3,10 $ US/boisseau (118-122 $ US/tonne)
2
1,95-2,10 $ US/boisseau (77-83 $ US/tonne)
Juillet 2006
32
SEPTEMBRE 2014
Juillet 2007
Juillet 2008
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Juillet 2009
Juillet 2010
Juillet 2011
Juillet 2012
Juillet 2013
Juillet 2014
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INFO CULTURES
TEXTES : ANDRÉ DUMONT ET JOHANNE VAN ROSSUM, AGRONOME
Résultats des essais
au champ
Pour obtenir les rendements les plus élevés possibles, les producteurs sont prêts à
essayer plusieurs techniques ou produits. Or, il ne faut pas oublier que les conditions climatiques jouent souvent un rôle très important. À l’aube des récoltes,
et au moment d’analyser les succès ou déceptions de toutes ces tentatives, il
est important de rester prudent quant aux décisions pour la prochaine saison.
Pour augmenter le rendement dans le soya par exemple, l’utilisation de cultivars tardifs de soya jumelés à un semis hâtif est une technique mise de l’avant.
Des essais réalisés en 2013 n’ont pas donné les résultats attendus. Le Soil and
Crop Improvement Association de Lanark County a parrainé plusieurs sites.
Des variétés avec une maturité relative de 1,3 à 1,5 ont été semées dans une
zone de 0,8 à 1,0. Un déficit d’ensoleillement et de chaleur durant les mois de
juillet et août a ralenti leur croissance justement au stade critique d’accumulation du rendement en grain. Les variétés tardives n’ont pas pu rattraper les
autres et exprimer leur plein potentiel. Ceci ne veut pas dire que la stratégie
n’est pas bonne, elle n’était simplement pas adaptée aux conditions présentes
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Nouveaux tests
pour mesurer la
santé des sols
La prise des échantillons de sol débute
habituellement après les récoltes. Les
analyses de sol sont la base de chaque
plan de fertilisation. Or, ces analyses
sont réalisées à l’aide d’extracteurs
chimiques pour mesurer les nutriments
inorganiques disponibles aux cultures.
Mais qu’en est-il de la portion organique ?
Cette forme de nutriment peut-elle expliquer les différences de croissance observées sur deux parcelles de terre ayant
une analyse de sol comparable ? « Deux
nouveaux tests sont disponibles depuis
peu pour mesurer les composantes organiques non détectées dans les analyses
de sol régulières », rapporte un récent
article publié par le service de recherche
du Département américain de l’Agriculture (USDA).
Le premier test développé par Rick
Haney et baptisé Haney soil test mesure
toutes les formes d’azote (N) et de phosphore (P) assimilables par les plantes.
Ainsi, l’azote organique est calculé à l’aide
d’une formule mathématique qui utilise
le N total auquel on soustrait le N sous
forme ammoniacale et le N sous forme
de nitrate. Le P organique est quant à lui
la différence entre le P élémentaire et le P
sous forme orthophosphate.
Le deuxième test, nommé Solvita,
mesure la quantité de CO2 libéré par
chaque échantillon de sol. Le CO2 est un
indicateur de l’activité microbienne du
sol qui, quant à elle, reflète le contenu
en matière organique et autres éléments
nutritifs organiques.
Lorsque combinés, les résultats de ces
deux tests représentent mieux les nutriments disponibles aux plantes et sont
corrélés avec les différences de croissance observées au champ et non expliquées par les analyses de sol habituelles.
Ils deviennent ainsi intéressants pour
élucider différentes problématiques.
Source : Agricultural Research Magazine, Département
américain de l’Agriculture
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34
SEPTEMBRE 2014
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Strip till à
l’automne ou
au printemps
Le travail en bande (strip till) peut être
réalisé à l’automne ou au printemps. Un
récent article publié dans le Corn and
Soybean Digest résume le témoignage de
quelques producteurs ayant adopté l’une
ou l’autre de ces périodes et les raisons qui
expliquent leur choix.
Les principaux facteurs de décision
sont :
–le type de sol ;
–le type de machine utilisée (avec des
coutres ou des dents) ;
–le niveau de risque d’érosion ;
– le temps ou le personnel disponible à
l’automne ;
–la capacité d’asséchement du sol au
printemps ;
–l’application de phosphore ou de
potassium.
À l’automne
Pour les sols lourds, les producteurs interrogés préfèrent l’automne avec un outil de
travail de sol avec des dents. Les températures froides de l’hiver brisent les mottes
et le sol est meuble et prêt à semer au
printemps suivant. Le semis peut se faire
plus tôt.
2350 UTM et plus
• Rendement supérieur
• Soya mi-buissonnant
• Plant fort et forte tige
Si nécessaire, certains producteurs
ajoutent un passage sur les bandes au
printemps pour assécher le sol. Même en
maïs continu, l’utilisation de la machine
Pluribus de Dawn permet à Jim Sladek,
de l’Iowa, aux États-Unis, d’obtenir une
émergence uniforme. L’agronome Mahdi
Al-Kaisi du service de l’extension de
l’Université de l’Iowa préfère le travail
d’automne. Les conditions généralement
plus humides font de meilleures bandes.
Les mottes sont plus grosses et favorisent
le drainage de surface.
Au printemps
Selon les producteurs, il ne faudrait jamais
utiliser un outil avec des dents au printemps, car le risque de compaction des
2525 UTM
• Très bonne protéine
• Très bon rendement
• Excellente tenue
sillons est trop élevé. Les coutres sont plus
appropriés pour cette opération. Un sol
qui se draine bien est essentiel. L’application de fertilisant lors du travail en bande
est préférable au printemps puisqu’elle est
plus près des besoins de la culture. Pour
les sols très sensibles à l’érosion, le travail
de printemps seulement est souhaitable.
Ou les deux
Un producteur de Des Moines en Iowa
utilise deux passages. Un plus profond
à l’automne pour incorporer le fumier
de dindons, et un autre passage au printemps pour uniformiser la bande et appliquer son azote liquide (sol 32 %).
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LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 35
Sylvain Payant, agr.
gérant de territoire
50 ans de maïs en continu
En voyant ce titre, tout le monde doit se dire : quelle
catastrophe ! Des sols en très mauvais état structurel, peu
ou pas de rendements, besoin de quantités astronomiques
de fertilisant, problèmes de mauvaises herbes... Eh bien
non ! Essayons de comprendre. Sachez par contre que je
crois aux rotations et que j’en fais la promotion.
À Ormstown, sur le bord de la rivière
Châteauguay, Peter Finlayson et son épouse
Eleonor obtiennent des rendements de maïs
avoisinant les 12,5 tm/ha. Ils ont toujours bien
traité leurs 40 hectares et en retour, ceux-ci
ont toujours été généreux.
Trois principaux facteurs expliquent ces rendements : les nouveaux hybrides de maïs (ils
sèment des hybrides Pioneer depuis 37 ans !),
le drainage souterrain et le climat plus chaud.
Pourquoi vous parler de M. Finlayson ? Parce
qu’il sagit d’un homme ouvert d’esprit, qui
a toujours été réceptif aux conseils agronomiques et qui pratique l’agriculture avec
un bon jugement. Et surtout, parce que je
crois que nous avons tous quelque chose à
apprendre des agriculteurs qui ont du succès
sans toujours faire comme les autres.
Peter Finlayson a été agriculteur toute sa vie.
Il a abandonné l’élevage de porcs et de bovins
laitiers il y a une dizaine d’années. Son choix
de s’en tenir au maïs est essentiellement
économique : il est équipé pour en produire
et s’équiper pour une autre culture ne ferait
que miner sa rentabilité.
Loin de moi l’intention d’encourager d’autres
producteurs à la monoculture. Le cas de
notre agriculteur d’Ormstown est unique et
je suis persuadé que sur des terres moins
riches que celles des berges de la rivière
Châteauguay, il n’aurait pas connu ce même
succès. Voyons comment il s’y est pris.
Zéro compaction
La terre en question n’a jamais subi de
c­ ompaction. À ce jour, le plus gros tracteur de la ferme a 60 forces. La récolte a
longtemps été faite à la casseuse, pour le
séchage au crib. Ce n’est que l’an dernier
qu’une moissonneuse-batteuse est venue,
pour récolter la moitié du maïs.
Diplômé du Collège Macdonald, M. Finlayson
fait son propre travail du sol. Il ne laboure
36 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
jamais plus creux que six pouces de la surface. Ce travail permet d’incorporer les résidus de maïs, qui sont devenus très abondants
avec les hybrides des dernières années. Les
quatre à cinq tonnes de résidus de maïs à
l’hectare créent une importante quantité de
matière organique.
Traitée en douceur, sa terre s’enrichit et rend
disponible au maïs les nutriments de façon
particulièrement efficace. La fertilisation azotée atteint 170 unités. Des échantillons de sol
sont prélevés et analysés à tous les trois ans.
Pendant plusieurs années, les tests de sol
avaient lieu à tous les ans, pour s’assurer que
les taux de matière organique et la fertilité se
maintiennent.
M. Finlayson n’a pas de problèmes de mauvaises herbes, ni d’insectes ou de maladies
fongiques. Il a semé des refuges dans son
maïs Bt et ne s’est jamais fié exclusivement
sur le glyphosate pour contrôler les mauvaises herbes.
Vers 1975 à 1980, sa moyenne de rendement
était de 5 tm/ha. Pour les cinq dernières
années, elle se situe à 12 tm/ha. Sur une
même terre, on peut suivre tout le progrès de
la génétique du maïs ! Depuis 30 ans, Pioneer
fait des parcelles sur place pour déterminer
les meilleurs hybrides.
Ses tracteurs et ses cribs sont des antiquités,
dites-vous ? Ce qui est bien plus important de
retenir, c’est que notre producteur a toujours
suivi l’essentiel des bonnes pratiques qui lui
étaient recommandées, tout en cherchant à
maximiser les aspects agronomiques et économiques de sa ferme.
Peter Finlayson demeure un agriculteur
satisfait, fier d’avoir trouvé un modèle qui
fonctionne à merveille sur sa terre. Et vous ?
Avez-vous trouvé votre modèle ? Faites-vous
tous les essais et tous les calculs pour vérifier
si vous êtes sur la bonne voie ?
Choisir ses
cultures de
couverture
Parmi tous les engrais verts et
autres cultures de couverture, lesquels répondront le mieux à vos
besoins ?
Un outil d’aide à la prise de
décisions développé dans le
Midwest américain, avec la contribution d’intervenants de l’Ontario,
est disponible sur Internet.
Le Cover Crop Decision Tool (en
anglais seulement) du Midwest
Cover Crop Council permet de
sélectionner parmi une trentaine
de cultures de couverture, en spécifiant les attributs recherchés
ainsi que le précédent cultural et
sa date de récolte.
Par exemple, les attributs souhaités pourraient être la fixation
de l’azote, le stockage de l’azote,
la prévention de l’érosion, la
croissance rapide ou même la
possibilité d’utiliser la culture en
pâturage.
L’outil n’inclut pas les régions
du Québec. Par contre, on peut
quand même s’en servir à titre
informatif en choisissant des
comtés de l’Ontario à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest
de Montréal, comme Prescott et
Russell ou Stormont, Dundas et
Glengarry.
Le site Internet du ministère de
l’Agriculture de l’Ontario contient
beaucoup d’informations sur
les cultures de couverture. On
retrouve notamment un tableau
énumérant les cultures couvresol en fonction des services qu’on
souhaite obtenir de ces plantes.
Un autre tableau énumère les
principales espèces et spécifie,
entre autres, les taux de semis
recommandés, la température
minimale de germination et la
capacité de survie à l’hiver.
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LAIT
PAR ALAIN FOURNIER, AGRONOME, M.SC.
COMMENT RÉUSSIR
SON ENSILAGE
DE MAÏS L
Le succès de la récolte de l’ensilage
de maïs repose sur de petits détails
qu’il faut observer pour maximiser la
performance du fourrage à l’étable.
e maïs requiert beaucoup d’attention tout au long de la saison de culture pour produire un ou des champs parés pour la
récolte. Cependant, des erreurs à la récolte peuvent anéantir
en peu de temps tous les efforts déployés au cours de la saison de
croissance. Pour optimiser l’ensilage, il est important de récolter le
fourrage lorsqu’il est encore vert, à un taux d’humidité approprié,
de le conditionner correctement et de maintenir une longueur de
coupe adéquate et uniforme pour optimiser sa fermentation et la
performance des animaux. Il est crucial de se fixer des objectifs à
atteindre pour produire un ensilage qui maximisera la performance
de son troupeau.
L’humidité à la récolte
L’humidité de l’ensilage de maïs à la récolte a un impact considérable sur la qualité de l’ensilage. Tel que le démontre le graphique 1
(page 41), un ensilage trop sec (moins de 60 % d’eau) diminue
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 39
<<
Nous avons vu une plus
grande ingestion avec BMR
par rapport aux hybrides de
maïs conventionnels que
l’on utilisait auparavant.
La première fois qu’on a
utilisé BMR, on a vu une
augmentation marquée de 2.5
litres de lait par jour par vache
après une semaine. Aussi on
a dû réagir rapidement au
niveau des quantités données
car la consommation avait
beaucoup augmenté.
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canadien au niveau des hybrides de maïs à
nervure centrale brune. Notre équipe chez
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>>
Yves Roy, Ferme Royolait,
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10:41 AM
35
34
33
32
31
Un espacement adéquat (1 mm et 3 mm) entre les rouleaux craqueurs
favorise une meilleure fermentation et digestibilité de l’amidon et
compaction du fourrage dans le silo.
30
29
≤ 28
> 28 à 32
> 32 à 36
> 36 à 40
> 40
Pourcentage de matière sèche de l’ensilage
PHOTOS : JULIE ROY ET JEAN-CLAUDE POISSANT
la production laitière des vaches. Il faut donc éviter à tout prix de
récolter le fourrage à moins de 60 % d’humidité, car le fourrage
produit moins d’acide lors de sa fermentation en raison de sa plus
faible teneur en eau, mais aussi parce qu’il est plus difficile à couper
uniformément et à compacter. Il fermente donc moins bien et se
conserve plus difficilement. La digestibilité de la fibre et de l’amidon
est aussi plus faible que pour un ensilage récolté plus humide. Ces
ensilages trop secs entraînent une perte en lait d’environ 2 kg. Les
ensilages très humides (plus de 72 % d’eau) doivent aussi être évités, car les jus d’écoulement acides détériorent les bases de béton
des silos et occasionnent de la pollution pour l’environnement de
la ferme. Ces ensilages très humides sont moins bien consommés
par les bovins, car ils sont très acides, contiennent moins d’amidon
et d’énergie.
Le gel du plant de maïs occasionne sa mort, le séchage rapide du
plant et la diminution de la digestibilité des fibres. Il faut éviter le gel
des plants avant leur récolte. Si cette situation se produit, il est important de le récolter le plus rapidement possible pour éviter la diminution de sa valeur alimentaire et de son potentiel de fermentation.
L’humidité visée pour un silo-couloir varie entre 65 % et 70 %
d’eau. Pour un silo vertical, cette teneur devrait se situer entre 60 % et
67 % d’eau et entre 60 % et 70 % pour les silos presses. Pour les hauts
silos verticaux, l’humidité de l’ensilage devrait se rapprocher de 60 %
pour éviter les pertes par écoulement. Afin de mieux planifier la
2. IMPACT DE L’ESPACEMENT ENTRE LES ROULEAUX
CRAQUEURS SUR LA PRODUCTION LAITIÈRE DES VACHES
Lait corrigé à 4 % de matière grasse (kg)
Lait corrigé à 4 % de matière grasse (kg)
1. IMPACT DU TAUX DE MATIÈRE SÈCHE DE L’ENSILAGE DE
MAÏS SUR LA PRODUCTION LAITIÈRE DES VACHES
33,5
-1,7 kg
33
32,5
32
31,5
31
30,5
1 à 3 mm
4 à 8 mm
Espacement entre les rouleaux craqueurs
pour un ensilage conditionné
récolte de l’ensilage de maïs, il faut noter la date à laquelle les soies
des futurs épis sortent. Les soies devraient sortir quelques jours
après la sortie des croix. Il faut compter de 42 à 47 jours entre la sortie des soies et la date approximative de récolte. Lorsque l’on se rapproche de cette date, il est bon de vérifier la progression de la ligne
d’amidon qui s’observe en cassant un épi et en regardant la partie se
dirigeant vers le bout de l’épi. Lorsque les épis sont complètement
dentés et que la ligne d’amidon a débuté sa progression, il est essentiel de vérifier la teneur théorique en eau du fourrage. Le four
Le maïs requiert beaucoup d’attention
à partir du semis jusqu’à la fin de l’été
pour produire un bon ensilage.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
SEPTEMBRE 2014
41
résiduelle à la valeur obtenue. Si le fourrage
analysé avec un four Koster indique 65 %
d’eau, le fourrage devrait en contenir 67 %
(65 % + 2 % d’eau résiduelle). L’humidité du
fourrage diminue d’environ 0,5 % par jour. Si
la température est chaude et sèche, il pourra
baisser de 1 % par jour.
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SEPTEMBRE 2014
L’accessibilité du robot pour les vaches
est déterminante pour en optimiser
réellement la capacité. Le robot de
traite Lely Astronaut A4 équipé du
système Isystème I-flow permet aux
vaches une entrée et une sortie du
robot en ligne droite.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
L’espacement entre les rouleaux craqueurs
doit se situer entre 1 mm et 3 mm (épaisseur
d’une lame de couteau de poche). Des rouleaux bien calibrés favorisent une meilleure
mouture des grains et accroissent la fermentation et la digestibilité de l’amidon de l’ensilage, une diminution du tri et une meilleure
compaction du fourrage. La grande majorité
(plus de 70 %) des particules de maïs devrait
avoir une grosseur d’environ 4,75 mm
(1/5 de pouce ou un grain craqué en trois ou
en quatre parties) lorsque celui-ci est bien
conditionné. Un bon moyen de vérifier cette
mouture est de prendre un échantillon de
fourrage dans la boîte à ensilage, de le mettre
dans une chaudière remplie d’eau. Les grains
se déposeront dans le fond de la chaudière
et sa mouture pourra ainsi être évaluée. Tel
qu’indiqué au graphique 2 (page 41), des rouleaux trop espacés entraînent une perte de
lait avoisinant 2 kg, comparativement à une
fourragère dont les rouleaux ont un espacement adéquat. Une longueur de coupe théorique (LCT) variant entre ½ à ¾ de pouce
est recommandée avec l’utilisation d’une
fourragère avec rouleaux craqueurs. Plus le
matériel est sec, plus la longueur de coupe
devrait se rapprocher de ½ pouce. Si le fourrage contient une humidité adéquate (64 %
à 68 % d’eau), une LCT de ¾ de pouce est
préférable. Des couteaux bien affûtés et une
barre de coupe non émoussée permettent
d’obtenir une coupe nette, ce qui favorise
une compaction et une fermentation adéquates. La vérification de la longueur de
coupe du fourrage peut être effectuée à l’aide
d’un tamis à quatre plateaux. La proportion
de particules dans le plateau du haut (particules grossières) devrait se situer entre 5 %
et 15 %, lorsque l’ensilage est conditionné.
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l’ensilage et permet de récupérer plus
d’énergie et de matière sèche pour le fourrage récolté. Les lactobacilles de l’espèce
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de l’ensilage, produisent un fourrage qui
demeurera frais plus longtemps et réduisent
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Koster ou le four à micro-ondes peuvent
être utilisés pour évaluer l’humidité de
l’ensilage. Un échantillon représentatif
du champ à récolter contenant de 5 à
10 plants hachés avec un déchiqueteur à
branches pourra être utilisé pour vérifier
la teneur en eau d’un champ. Il ne faut pas
oublier d’ajouter un minimum de 2 % d’eau
Une barre de coupe non émoussée et des couteaux bien effilés permettent
de produire un fourrage avec une coupe nette.
En cassant un épi, il est possible de suivre le déplacement de la ligne
d’amidon de la partie se dirigeant vers le bout de l’épi et de débuter la
vérification de l’humidité du fourrage.
le gaspillage. Il est possible d’acheter des produits combinant les
deux types d’inoculant.
L’ajout d’azote non protéique (ammoniaque aqueuse, amoniac
anhydre ou urée) à l’ensilage de maïs peut aussi s’avérer intéressant.
Puisque ces produits ont une forme chimique qui se rapproche de
celle de l’ammoniac (NH3), la flore du rumen les utilise efficacement
comme source d’azote pour produire de la protéine microbienne.
L’utilisation de ces produits convient parfaitement à l’ensilage de
maïs en raison de sa faible teneur en protéines et de sa richesse en
glucides rapidement fermentescibles (sucres).
L’ammoniaque, tout comme l’urée, est aussi connue pour occasionner le bris des liens entre l’hémicellulose et d’autres composantes des parois cellulaires, améliorant ainsi la digestibilité des
fibres. Elle a également un effet non négligeable sur la stabilité de
l’ensilage durant l’entreposage en raison de l’augmentation du pH de
l’ensilage et de l’effet toxique de l’ammoniaque sur les levures, moisissures et bactéries qui occasionnent le chauffage du fourrage.
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BŒUF
PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME
L’AUTRE SEMI-FINITION
En 2014, les veaux sont en majorité semi-finis à l’entreprise vache-veau
qui les a vus naître, ou ils le sont par le Réseau Encans Québec.
Visite d’une entreprise de semi-finition pour le Réseau.
Le Réseau Encans Québec a
comblé un besoin en rendant plus
intéressants les veaux non désirés
par les parcs d’engraissement.
FERME LUKELOU
Propriétaires : Luc Richard et Louise Galipeau
Site 1 : Dunham, Montérégie
Capacité : 500 têtes
Site 2 : Bromont, Estrie
Capacité : 1000 têtes
L
es étables de la Ferme Lukelou à Dunham, en Montérégie,
et à Bromont, en Estrie, ressemblent à celles de n’importe
quel autre parc d’engraissement : un toit cathédrale, des
murs en planches espacées, une ventilation naturelle, une
longue allée centrale permettant le passage du tracteur et des
enclos d’animaux. Sauf qu’ici, on retrouve principalement des
veaux en semi-finition, c’est-à-dire qu’ils seront par la suite
vendus dans un autre parc d’engraissement pour la finition.
Une exception toutefois pour Réseau Encans Québec : la Ferme
Lukelou finira aussi une partie des bouvillons jusqu’au poids
d’abattage.
La semi-finition effectuée par le Réseau Encans Québec a
grandement évolué depuis sa mise en place, il y a huit ans. L’idée
d’organiser la semi-finition est calquée sur ce qui se faisait
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 45
dans l’Ouest canadien. L’une des raisons du succès des gens de
l’Ouest était la mise en place d’une organisation pour semi-finir
et offrir plusieurs services aux producteurs. Employé de la Fédération des producteurs de bovins du Québec, Daniel Zuchoski
a été prêté au Réseau pour développer cette nouvelle expertise.
« Il y avait quatre objectifs, raconte Daniel Zuchoski : le volet
transaction supervisée ; le volet expertise en semi-finition et finition et régularisation du marché ; le volet service aux acheteurs
et approvisionnement en semi-finition et le volet financement. »
Des veaux trouvaient difficilement preneurs, en particulier les
petits veaux et les génisses, mais le marché a changé depuis.
L’offre de semi-finition du Réseau Encans Québec a par conséquent évolué. Avant la réforme de l’assurance stabilisation des
revenus agricoles (ASRA) en 2009, les producteurs vache-veau
étaient compensés peu importe le poids du veau à la vente.
Depuis que les producteurs sont compensés selon le gain de
poids, les veaux offerts à l’encan sont plus lourds. Alors que les
veaux entraient entre 550 et 650 livres (250 à 295 kg) et étaient
revendus autour de 850 livres (385 kg), ils entrent maintenant
autour de 650 (295 kg) pour en ressortir vers 900 ou 1000 livres
(410 à 455 kg).
Si l’acceptation par les parcs d’engraissement qui y voyaient
un compétiteur n’a pas été aisée au départ, le rôle est maintenant mieux accepté. Par son rôle de courtier en veaux, Réseau
Encans Québec pouvait être perçu comme un compétiteur des
parcs d’engraissement pour l’achat de veaux. Le rôle est complexe. Comme acheteur, le Réseau doit toujours être présent,
non seulement lorsque le marché demande son intervention.
Il a en effet des ententes avec les forfaitaires et les acheteurs de
bouvillons. Cependant, comme courtier, il ne doit pas démontrer
de conflit d’intérêt. Actuellement, les veaux sont rares et dispendieux. Réseau Encans Québec vit la même réalité que tous les
parcs d’engraissement.
Un des grands défis est de faire des groupes bien homogènes.
Un des avantages de la semi-finition effectuée par Réseau Encans Québec
est l’accès à une plus grande variété d’ingrédients comparativement au
producteur vache-veau.
sont alimentés et préparés selon ses directives. Les producteurs
sont payés selon deux types de contrats : par livre de gain ou
par jour par animal. La phase critique est l’entrée des animaux.
« Quatre-vingt pour cent des problèmes surviennent durant les
deux premières semaines », raconte Daniel Zuchoski. Pour pallier
à ce problème, les éleveurs, comme Luc Richard, de la Ferme
Lukelou, procèdent à un protocole d’entrée rigoureux. Tous les
veaux sont d’abord sevrés avec une ration de foin, suivie rapidement par une ration totale mélangée (RTM). Ils sont aussi vaccinés, vermifugés et ils reçoivent un antibiotique d’entrée. « La
grande majorité des veaux ont, à l’entrée, un grand stress lié au
sevrage, à la manipulation et au changement d’environnement »,
justifie Daniel Zuchoski. Les antibiotiques préventifs sont payés
à 70 % par le Réseau pour les producteurs payés à la livre de gain
s’ils sont exigés et à 100 % pour ceux payés à la journée.
Difficiles femelles
9 sites
Le Réseau Encans Québec achète les veaux et les met en pension sur un des neuf sites situés en Mauricie, au Centre-duQuébec, en Montérégie, en Estrie et dans les Laurentides. Ils
46 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Ce qui distingue la semi-finition effectuée par le Réseau Encans
Québec est la grande présence de femelles. Alors qu’on retrouve
60 % de mâles dans les encans, le Réseau achète 65 % de veaux
femelles. Une des raisons pourquoi les parcs d’engraissement
PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT
Daniel Zuchoski agit comme responsable de la semi-finition et finition des
veaux par le Réseau Encans Québec. Luc Richard de la Ferme Lukelou est
un des producteurs travaillant au sein du Réseau.
sont réticents à acheter des femelles est qu’il arrive que certaines d’entre elles soient gestantes à leur arrivée. Parfois, on ne
le découvre qu’à la toute fin de la période de semi-finition. Ça
représente des pertes pour le parc puisqu’il n’est pas équipé pour
s’occuper de femelles gestantes. Depuis que le Réseau Encans
Québec a mis en place un protocole d’avortement, il n’y en a
pratiquement plus. « Ça a réglé 90 % des problèmes », dit Daniel
Zuchoski. Ce traitement est payé par Réseau Encans Québec.
Les autres raisons qui rendent les femelles moins attrayantes
sont le taux de gain et la conversion alimentaire qui sont plus
faibles chez les femelles et le poids final de mise en marché plus
faible. Elles sont aussi réputées plus nerveuses que les mâles. « Il
faut être plus sélectif dans le choix des femelles, explique Daniel
Zuchoski. C’est plus facile de se tromper. » Les femelles doivent
avoir au maximum 50 % de sang anglais ou, si elles sont de race
pure, elles doivent avoir un bon gabarit.
Ration
Côté alimentation, la ration passe de fibreuse à plus riche durant
les trois premières semaines. Les veaux reçoivent une ration de
croissance jusqu’au poids de 1000 livres (455 kg). Puis, ils passent
à la ration finition. L’alimentation est alors plus riche en énergie et en protéine. Un des grands avantages du Réseau Encans
Québec est d’acheter de grands volumes d’aliments pour des
animaux au même stade, comparativement à l’éleveur vacheveau. Ils ont donc des escomptes de volume et l’accès à une plus
grande variété d’ingrédients, ce qui représente encore une fois
des économies.
Logement
La majorité des animaux sont logés dans des bâtiments. « On en
fait aussi au pâturage, mais ce n’est pas plus économique puisque
le gain journalier est moins élevé qu’en parc », explique Daniel
Zuchoski. Le Réseau Encans Québec a 3000 places sous contrat
pour ainsi semi-finir ou finir 6000 veaux par année. Autant que
possible, les femelles sont d’un côté de la bâtisse et les mâles
de l’autre. L’objectif est d’avoir un maximum de 2 % de mortalité. Il est présentement d’environ 1,5 % à 1,6 % chez Luc Richard.
Côté performances, le Réseau fait dans la moyenne, sans plus.
En semi-finition, le gain est de 1,75 à 3 livres par jour, alors qu’en
finition il est entre 2,5 à 3 chez les femelles et de 2,7 à 3,5 chez
les mâles.
Présence nécessaire ?
Le plus important client de Réseau Encans Québec, Groupe
Janor, en Montérégie, est satisfait des bouvillons achetés. « Le
principal avantage est d’assurer l’uniformité des lots », explique
le responsable de la gestion des animaux, Jean-Marc Paradis. Les
autres avantages sont les veaux conditionnés et préparés. « On
voit la différence quand un animal a été préparé », dit-il. Ensuite,
il apprécie le fonctionnement et la disponibilité des veaux et de
l’équipe. Ainsi, le Réseau Encans Québec a su se faire accepter
comme joueur en semi-finition des veaux et démontrer toute
l’importance de cette étape dans la vie d’un bouvillon. Pour plus d’infomation : reseauencansquebec.com
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MONTRÉAL Jean Guglia & Fils . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 514-387-0871
ST-RÉMI Garage J.L. Lefrançois Inc. . . . . . . . . . . . . . . . . . 450-454-2233
PRINCEVILLE Eugène Fortier & Fils Inc... . . . . . . . . . . . . . . 819-364-5339
TROIS-RIVIÈRES Major Mini-Moteur Inc. . . . . . . . . . . . . . . 819-378-3472
NAPIERVILLE Les Équipements Pascali Enr . . . . . . . . . . . . 450-245-7532
QUÉBEC Lachance et Fils Inc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 418-647-4500
ACTON VALE Location Yergeau ......................................... 450-546-2500
ARTHABASKA Grenier Petite Mécanique.............................. 819-357-4440
ANCIENNE-LORETTE Scierie mobile Gilbert ...........................418 871-2248
BLAINVILLE Les Pros de la Boue ...................................... 450-420-5777
BEAUCEVILLE Garage RM Carrier ...................................... 418-774-9112
CAP-SANTÉ Les Équipements ACMAT Inc............................. 418-285-4489
COATICOOK BR Harley ................................................... 819-849-4896
COWANSVILLE Petits Moteurs Côté.....................................450 266-3423
DRUMMONDVILLE Les Équipements Thivierge Inc. ................ 819-398-7445
DRUMMONDVILLE Distribution Michel Jetté Inc. ................... 819-472-2221
EAST BROUGHTON DG Usimécanique................................. 418-427-3597
GATINEAU Centre Location Gaetan Longpré.......................... 819-281-6084
GRANBY Mini Mécanique Roxton Granby............................. 450-776-2622
GRENVILLE Équipements Saisonniers de Grenville ................. 819-242-3306
JONQUIÈRE Mécanique ADG ........................................... 418-548-7957
LONGUEUIL Fauteux Mini-moteur...................................... 450-646-6976
LÉVIS Équipement Benoit Bilodeau ................................... 418-837-3686
LOURDES-DE-JOLIETTE Garage Ste Marie ........................... 450-753-3640
LAC-MEGANTIC Gosselin Bicycles (1987) Inc. ....................... 819-583-0253
LAVAL D-Mini Moteur .................................................... 450-687-9171
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PORC
PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME
UN DAC QUÉBÉCOIS
Cet automne, un nouveau type de distributeur automatique de
concentrés (DAC) de conception québécoise sera installé dans des
maternités porcines pour alimenter des truies gestantes. Il utilise un
système d’alimentation pour truies bien connu chez nous, le Gestal.
Après des essais avec des truies de
réforme, Alain Lefebvre a installé
des Gestal 3G dans une section de la
maternité principale de la Ferme Aldo.
A
vec l’engouement soulevé par l’obligation prochaine de
garder les truies gestantes en liberté, les solutions fusent
de toutes parts. Les Européens ont une longueur d’avance
en développement de solutions puisque depuis le 1er janvier 2013,
toutes les truies doivent y être logées en groupe. Au Canada, les
producteurs de porcs ont jusqu’au 1er juillet 2024 pour modifier
leurs bâtiments, stipule le récent Code de pratiques pour le soin
et la manipulation des porcs publié en mars dernier. Mais si la
solution idéale n’avait pas encore été développée? C’est le pari
lancé par l’entreprise québécoise Jyga Technologies qui nous
arrive avec une nouvelle proposition d’installation.
Le Gestal 3G est un hybride du réfectoire autobloquant dans
lequel les truies vont s’alimenter et s’isoler de leurs congénères.
Toutefois, la cage a été modifiée pour empêcher les truies de s’y
coucher et pour les stimuler à en sortir. L’ajout d’un Gestal Solo
permet de mesurer et de contrôler l’alimentation des truies.
Demande de Smithfield
L’histoire de son invention est peu banale. Spécialisée dans la
conception, la production et la distribution de systèmes d’alimentation pour truies en lactation, Jyga Technologies a fait le
choix de ne pas s’investir dans la distribution d’un DAC, malgré
les demandes bien senties de ses clients. L’équipe a refusé en
raison du réseau de cablage de ces équipements que l’entreprise
s’était efforcée d’éliminer des premières générations de Gestal.
En octobre 2012, un mois avant le lancement officiel du Gestal
Solo, un équipement robuste d’alimentation de truies en lactation qui permet d’être lavé à pression et qui peut fonctionner de
façon autonome, le représentant de Jyga Technologies aux ÉtatsUnis, Stéphane Clément, a présenté le produit à la division américaine du plus grand producteur de porcs au monde, Murphy
Brown de la compagnie Smithfield. Depuis la pression de plus en
plus grande de rendre la liberté aux truies gestantes, Murphy
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 49
Les abreuvoirs sont à l’extérieur des cages, mais à
proximité, pour les stimuler à ressortir de la station
d’alimentation.
Brown cherchait la meilleure solution. Les dirigeants avaient
convenu d’un concept, les réfectoires autobloquants d’une
entreprise danoise, Vissing Agro. Les gens de Murphy Brown
n’avaient qu’une question : comment mesurer la consommation
des truies ? Les réfectoires autobloquants ne permettent pas cela.
Ils ont alors demandé au représentant québécois si la mangeoire
pour truies pouvait s’installer sur les cages qu’ils avaient choisies.
Le hasard fait bien les choses puisque Murphy Brown est le distributeur de Gestal au Danemark.
S’ensuit une discussion entre l’équipe de Jyga Technologies et
ses propriétaires, Alain et Donald Lefebvre, également propriétaires de la Ferme Aldo, une entreprise porcine de type naisseurfinisseur de 2050 truies. « Ma peur c’était : les truies vont-elles
sortir de là ? », raconte Alain Lefebvre. Pour ressortir de la cage, la
truie actionne un mécanisme pour ouvrir la porte et doit reculer pour sortir et laisser une autre truie y entrer. Pour éviter que
la truie se couche, une barre de métal est placée au centre de
la cage, sous la truie. Autre élément, la trémie distribue de la
moulée sèche seulement. La truie doit donc sortir pour boire. La
truie est munie d’une puce électronique à l’oreille, ce qui permet
au Gestal de la reconnaître. Un premier prototype développé à
l’automne 2012 et à l’hiver 2013 semble prometteur.
Rapport concluant
Une porcherie nouvellement achetée à Saint-Isidore est modifiée
pour former des groupes de truies. Elle est munie de prototypes
de deuxième génération. Dès avril 2013, des truies de réforme
testent le nouvel équipement. La période de tests dure un an.
Pendant six mois, le Centre de développement du porc (CDPQ),
avec le soutien financier du Programme canadien d’adaption
agricole (PCAA) pour le compte d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), évalue le nouvel équipement. L’agronome
Sébastien Turcotte est le chargé de projet. Un rapport a été
déposé en janvier 2014. Il est disponible sur le site internet du
CDPQ.
Les essais permettent de démontrer que la station Gestal de
Jyga Technologies présente plusieurs avantages par rapport aux
Voici l’antenne qui permet de faire le relais
entre le Gestal et l’ordinateur.
autres systèmes existants que sont le DAC, le réfectoire autobloquant standard et les bat-flancs. Ceci a été démontré tant pour
la gestion de la truie, du bien-être animal et du coût du système.
Pour le comportement animal, Sébastien Turcotte fait appel
aux services de la chercheuse en comportement animal Jennifer Brown du Prairie Swine Centre. « J’ai été très impressionné
par son professionnalisme, raconte Alain Lefebvre. Elle nous a
beaucoup aidés. » Ses suggestions complètent celles de Sébastien
Turcotte pour mieux organiser l’environnement du parc et de la
cage selon le comportement naturel de la truie.
L’effet du groupe
Le projet a démontré que la station Gestal permettait de nourrir facilement 20 truies. « Notre recommandation est entre 15 et
20 truies parce qu’il s’établit une routine, explique Alain Lefebvre.
Les truies retournent manger à la même heure. » Plus on augmente le nombre de truies par station, plus les truies dominantes
prennent de l’importance dans le groupe. « Nous avons essayé
jusqu’à 64 truies pour deux cages et entre 4 heures et 11 heures
du matin, il y avait de l’agressivité, raconte l’éleveur. Dans les
groupes de 15 à 20 truies, il n’y en avait pas. »
Les truies apprennent par l’exemple. Quand une truie va manger, une autre sent la nourriture et s’approche de la cage, mais ne
peut pas y entrer pour manger. Il doit donc y avoir un minimum
de deux stations par groupe. En entraînement, Jyga Technologies recommande deux cages pour un groupe de 16 truies. Après
l’entraînement, le ratio est haussé.
Économique
Le coût par truie productive de la station Gestal se situe entre
le système de bat-flancs et le réfectoire autobloquant tout en
permettant de contrôler la ration des truies (voir encadré). Le
coût de la station, excluant la rénovation, est d’environ 2500 $
à 2600 $ par station. Le rapport du CDPQ chiffre aussi les coûts
d’installation selon différents scénarios choisis. Un avantage de
cet équipement est qu’il est possible de l’adapter aux installations existantes sans casser le béton, ce qui réduit les coûts. Une
COMPARAISON DU COÛT DES ÉQUIPEMENTS SELON LE SYSTÈME D’ALIMENTATION
Coût par truie productive
DAC
Bat-flanc
Réfectoire
Station Gestal
150 à 250 $
90 à 105 $
180 à 200 $
125 à 166 $
Source : CDPQ
50 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT
Un ordinateur permet de connaître la
consommation des truies gestantes en groupe.
Quelles sont celles qui ont mangé aujourd’hui ?
rénovation majeure incluant l’installation de lattes à la grandeur, sauf le long des murs, est plus dispendieuse. Des calculs
ont été faits selon trois grandeurs de maternités – 250, 550 et
2400 truies – et selon l’importance des rénovations. Le coût de
rénovation varie de 278 $ à 541 $ par truie productive, selon la
taille de l’entreprise et l’importance des travaux.
Le principal avantage du système québécois est la facilité
d’installer un système qui ressemble à un DAC, mais à faible coût.
La superficie est d’ailleurs semblable à cet autre équipement.
L’autre avantage est la simplicité de l’équipement. Il ne faut
qu’une prise de courant pour brancher l’unité. Pas de fils pour la
transmission de données et pas de compresseur à air. Les unités
sont facilement lavables à la laveuse à pression.
Le Gestal 3G a été lancé en Amérique du Nord en juin dernier lors du World Pork Expo à Des Moines, Iowa. Un lancement
européen aura lieu à l’Eurotier, en Allemagne. Cet automne, Jyga
Technologies prévoit en installer 380 sur les fermes porcines
québécoises. DE PRODUCTEURS
À CONCEPTEURS
D’ÉQUIPEMENTS RECONNUS
MONDIALEMENT
Des producteurs de porcs québécois
sont devenus les spécialistes de
l’alimentation automatisée des truies.
Détenteur d’une formation en comptabilité, Alain Lefebvre
n’était pas heureux derrière son bureau. Il lui manquait quelque
chose de concret. Il s’est donc facilement fait convaincre
par son frère Donald de reprendre la ferme familiale en 1988.
Ferme Aldo à Saint-Lambert-de-Lauzon, au sud de Québec,
est née. Rapidement, l’entreprise porcine de type naisseurfinisseur passe de 170 truies lors de l’achat à 2050 truies
aujourd’hui.
En 1994, Jyga Technologies était créé par quatre visionnaires :
Yves Drouin, ingénieur, Gaétan Beaudoin, bricoleur, André
Millet, programmeur, et Jocelyn Martineau, producteur de
porcs. L’entreprise lançait la première génération de Gestal, un
système d’alimentation automatisée et contrôlée pour les truies
en lactation. Avec la sélection génétique de plus en plus axée
sur la production de viande maigre et des portées de porcelets
de plus en plus grandes, il devenait de plus en plus difficile
d’alimenter les truies en lactation. « Les portées font 3 kg de
gain par jour… C’est beaucoup ! » explique Alain Lefebvre.
« Si tu ne combles pas par l’alimentation, la truie puise dans ses
réserves. » Le temps de l’alimentation à l’aide de la canne de
ketchup était révolu.
En 1999, Ferme Aldo se dotait de 252 cages de mise bas du
système Gestal de deuxième génération. Un investissement
de 252 000 $ à l’époque. Alain Lefebvre est revenu à la charge
à trois reprises vers son frère avant de le convaincre d’acheter
le coûteux équipement. Pour mesurer l’impact de l’achat, il se
met à faire des tests à la ferme. L’achat est justifié puisqu’en
2004, lorsque Jyga Technologies perd son soutien financier,
Ferme Aldo se porte acquéreur de l’entreprise.
Une nécessité est fixée par les nouveaux propriétaires :
modifier l’équipement pour le rendre plus intéressant pour
les producteurs. Le réseau de câblage devait être éliminé
et l’équipement devait pouvoir s’installer sur les cages de
Le Gestal Solo est la plus récente technologie pour l’alimentation
individuelle et automatisée des truies en lactation.
lactation sans modifications importantes. La version FM du
Gestal est mise en vente en 2006. Le système remporte un
prestigieux Innov’SPACE en France en 2009. La distribution
internationale débute.
L’équipement n’était cependant pas complètement au goût
des frères Lefebvre. « Si une machine ou une antenne brisait,
des truies ne mangeaient plus », se rappelle Alain Lefebvre.
Dorénavant, chaque machine doit être indépendante des
autres. L’ordinateur et les antennes sont toujours présents,
mais davantage pour établir les statistiques de consommation
des truies. Le Gestal Solo est lancé en novembre 2012. Depuis,
l’équipement a un beau succès québécois et international.
L’appareil fonctionne en huit langues. La Russie est un grand
acheteur.
Dans un désir de répondre au besoin des truies gestantes en
groupe, le système Gestal 3G est créé. Il est issu d’une cage
de type réfectoire dotée d’un Gestal Solo. Après des essais
concluants, l’équipement est lancé en 2014.
Pour plus d’infomation : jygatech.com
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 51
INFO ÉLEVAGES
TEXTES : MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME
ET ALAIN FOURNIER, AGRONOME, M.SC.
Attention
au stress de
chaleur !
5 questions pour évaluer les
technologies laitières
Les technologies sont partout sur une
ferme laitière, notamment pour la génétique, la nutrition, la reproduction, la
gestion et le contrôle des maladies. Avant
d’acheter, quelles sont les questions à se
poser ? Voici celles que les experts de l’Université du Kentucky ont ciblées.
1. Qu’est que la technologie doit faire ?
Quels sont les principaux défis que la
technologie doit résoudre ? Il faut, avant
toute chose, analyser en équipe ses désirs
en fonction de ses besoins. Il ne s’agit pas
de trouver l’outil le plus rapide ou le plus
économique. L’implication de l’équipe
de travail permet de cibler les principales
problématiques. Il faut se rappeler que
l’objectif n’est pas de simplement ajouter
une technologie, mais bien de résoudre
une problématique.
2. Qui doit être impliqué dans le processus de décision ?
Le processus de sélection doit faire partie
d’un travail d’équipe pour aider la direction dans l’atteinte des buts spécifiques.
L’objectif est de trouver des solutions
propres à votre entreprise. Allez chercher des conseils de consultants externes,
comme votre vétérinaire et votre conseiller
en nutrition. De plus, allez visiter d’autres
producteurs qui ont installé le même type
de technologie que vous souhaitez obtenir.
3. Comment allez-vous mettre en marche
la technologie ?
La technologie est éprouvée. La façon
pour la mettre en marche est cependant
un grand défi. Impliquez votre équipe
52 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
dans l’achat et la compréhension. Ditesleur ce que vous espérez de cette technologie et demandez leurs commentaires sur
cette nouvelle technologie. Centrez-vous
sur les succès et non les erreurs.
4. Comment choisissez-vous un colla­­
borateur ?
Assurez-vous de travailler avec une organisation prête à offrir un soutien continuel
à votre équipe en apportant un suivi dans
les mises à jour de la technologie. Chaque
technologie est différente et chaque ferme
est différente. Méfiez-vous des solutions
uniques et des gens qui ne veulent que
vous vendre une technologie sans relation à long terme. Assurez-vous que leur
éthique, leurs valeurs et leurs normes
sont compatibles avec celles de votre
entreprise.
5. Quel est le retour sur l’investissement ?
La première réaction est de demander le
prix d’une technologie. Puisque la responsabilité financière est critique dans
l’implantation d’une nouvelle technologie, le coût d’achat ne devrait pas être
le premier élément à considérer. Ça ne
devrait pas non plus être la question à
poser. L’important, c’est le retour sur l’investissement. Évaluez les performances
techniques et financières pour déterminer comment la technologie ajoutera de
la valeur à votre entreprise laitière. Vous
aurez besoin d’apprendre à interpréter
les données pour prendre des décisions
de gestion éclairées et opportunes.
Source : Dairy Herd Management
Il est connu que le stress de
chaleur affecte négativement
la reproduction des vaches.
Cependant, les résultats d’une
étude réalisée par un groupe de
chercheurs allemands semblent
indiquer que les vaches seraient
encore plus sensibles que ce que
l’on croyait.
Ces chercheurs ont découvert
qu’une température aussi faible
que 23 °C avec un taux d’humidité de 100 % affectait la reproduction des vaches. Il est important d’analyser la température en
combinaison avec l’humidité, car
une température de 33 °C sans
humidité ou de 26 °C avec 50 %
d’humidité occasionne également un stress de chaleur.
Le taux de conception d’une
vache est affecté par la chaleur
et l’humidité le jour qui précède
l’insémination et le jour suivant.
Par contre, le stress affecte encore
plus la reproduction des vaches
s’il survient avant l’insémination.
L’étude a démontré qu’une seule
journée de stress avant l’insémination occasionnait une baisse
du taux de conception de 5 %.
Cependant, l’impact d’une température de 23 °C avec un taux
d’humidité de 100 % est encore
plus important, s’il survient sur
une longue période de 21 jours
avant l’insémination. Ainsi, le
taux de conception est passé de
31 % pour des vaches non stressées par la chaleur à 12 % pour
celles qui subissaient ce stress.
Il est donc crucial de maintenir
des conditions de température et
d’humidité ambiante adéquates
avant la période de reproduction,
afin d’optimiser la reproduction
des vaches. Source : Theriogenology
La vache du futur est
à nos portes
Les chercheurs en production laitière recherchent les moyens de
réduire les émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre.
Aux États-Unis, le projet Innovation Center’s Cow of the future vise
à réduire les émissions de gaz liées à la rumination des vaches.
Or, les sujets qui font souvent les manchettes, comme l’utilisation
d’extrait de thym, de clou de girofle ou d’ail, ont peu d’effet.
En fait, les solutions qui auraient le plus grand potentiel sont de
simples conseils de nutrition et de gestion des animaux. Les voici :
– La nutrition et la gestion de l’alimentation offrent un potentiel modeste qui sera principalement atteint en portant une
attention à la formulation de la ration pour apporter un
meilleur apport de nutriments et une plus grande efficacité
alimentaire.
– Le potentiel d’atténuation par une gestion des animaux est
encore plus grand et inclut l’amélioration de la santé de la
vache, de son confort et de la sélection génétique.
En fait, la majorité de ces mesures d’atténuation peut être mise
en place dès maintenant sur les fermes. Le Centre prévoit offrir
prochainement des recommandations en ce sens. Source : USDairy.com
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 53
Plus de puissance pour
votre exploitation laitière
Dans le milieu, c’est la puissance qui gagne. Elle aide à accroître les affaires
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tracteur 6M s’en est déjà
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de charge 100 fois par
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en puissance et s’y ajuste. Grâce aux moteurs
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augmente, et le besoin de changer de vitesse,
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Passez en mode haute
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FRUITS ET LÉGUMES
PAR JULIE ROY
DES ROBOTS
DÉSHERBEURS
DANS LE CHAMP
56 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
D
ans la culture de laitue, la façon standard de désherber est
à la pioche. En terre organique, aucun herbicide ne peut
être utilisé pour éliminer les mauvaises herbes entre les
laitues. Pour abattre cette tâche, des dizaines de travailleurs sont
requis. Aux Fermes Hotte et Van Winden ainsi qu’à Production
Horticole Van Winden, les choses risquent de changer avec l’arrivée de deux robots : le Steketee, une machine hollandaise et le
Robovator originaire du Danemark et d’Allemagne. « Nous avions
entendu parler de robots désherbeurs, nous nous sommes donc
rendus à Hanovre en Allemagne à la foire Agritechnica en compagnie de Mario Bisaillon d’Univerco, spécialisé dans la machinerie horticole. Trois entreprises offraient ce type de machinerie.
Nous avons opté pour le Steketee en raison de sa robustesse, de
sa facilité d’opération et de l’intérêt du client », raconte Denys
Van Winden, copropriétaire de Production Horticole Van Winden.
PHOTOS : YVON THÉRIEN
Près de 80 % de la laitue au Canada est
produite au Québec. De ce nombre, 90 %
provient de la Montérégie Ouest, mais
ce marché est fragile. Depuis plusieurs
années, le prix de la laitue n’a guère
augmenté, mais les coûts de revient, eux,
ont explosé. À Sherrington, un groupe de
producteurs met à l’essai des robots pour
désherber leurs champs, une solution pour
diminuer les coûts de la main-d’œuvre.
VISIONNEZ LES
ROBOTS DÉSHERBEURS
EN ACTION
3
4
1
2
1. Le fabricant d’équipements maraîchers Univerco a
réalisé plusieurs ajustements sur le robot Steketee pour
que ce dernier soit opérationnel dans un sol organique.
2. La caméra au centre détecte les mauvaises herbes. Des
lumières DEL situées de chaque côté éclairent les rangs.
3 et 4. Le Robovator utilise un système hydraulique pour
activer les couteaux.
Deux robots, un procédé similaire
Le principe de ces robots est simple et similaire. Le Steketee,
dont c’est la première mise à l’essai en Amérique du Nord, fonctionne à l’aide de caméras cachées sous un capot pour éviter
que les rayons du soleil ne viennent interférer avec l’information que ces dernières transmettent à un logiciel. Ce dernier
réussit, grâce à l’information fournie par ces caméras, à différencier la laitue de la mauvaise herbe. « C’est le même principe
qu’un logiciel de reconnaissance des visages sauf qu’ici, il s’agit
de mauvaises herbes », explique Mario Bisaillon, copropriétaire
d’Univerco. Une fois la mauvaise herbe détectée, un couteau
est actionné avec un système de pression d’air et procède au
désherbage. Un écran tactile à l’intérieur du tracteur permet de
contrôler les paramètres de la machine. Sa vitesse de croisière
est de 2,5 km/h.
Le Robovator fonctionne lui aussi selon un système de reconnaissance. Toutefois, les caméras ne sont pas protégées du soleil
par un panneau. C’est une boîte de commande située à l’arrière
du tracteur qui permet d’en modifier les ajustements. Un système hydraulique actionne les couteaux. La machine permet de
sarcler jusqu’à huit rangs et roule à 1,5 km/h.
Évidemment, comme ils sont fabriqués en Europe et que
les caractéristiques du sol sont différentes de l’autre côté de
l’océan, ces robots exigent des ajustements à leur arrivée ici. À
la ferme de Denys Van Winden, la présence de la terre noire a
compliqué les opérations. « Nous avons dû l’alléger et enlever
tout ce qui était superflu. Il reste des ajustements à faire. Nous
sommes en période de rodage », soutient le producteur. Du côté
de Martin Van Winden, dont c’est la deuxième année de test avec
cette machine, le travail semble se dérouler pour le mieux.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 57
LE PÔLE D’EXCELLENCE EN
LUTTE INTÉGRÉE :
SE CONCERTER POUR
RÉDUIRE L’EMPLOI DE
PESTICIDES
L’utilisation des robots désherbeurs a comme avantage
de diminuer les coûts de production, parallèlement elle
réduit aussi l’usage de pesticides. C’est justement là
l’objectif du Pôle d’excellence en lutte intégrée.
À la suite d’une étude réalisée à l’automne 2010 sur le
ruisseau Gibeault-Delisle au cœur des terres noires de la
Montérégie, 36 pesticides ou produits de dégradation ont
été décelés. De ce nombre, 15 pesticides dépassaient
les normes permises pour la qualité de l’eau. Pour trouver
une solution à cette problématique, un comité de travail
a été formé avec des représentants du monde agricole,
notamment le MAPAQ, l’Association des producteurs
maraîchers, et la CRÉ de la Vallée-du-Haut-Richelieu.
Le résultat de ces démarches a été la mise en place en
2012 du Pôle d’excellence en lutte intégrée géré par le
CLD des Jardins-de-Napierville. Un comité technique a été
créé, comprenant des intervenants de tous les secteurs
impliqués, soit la production maraîchère, les clubs
conseils, les distributeurs de pesticides, le gouvernement,
les entreprises privées et la recherche scientifique. Au fil
des rencontres, il s’est créé un environnement propice
au développement d’innovations, à la mise au point de
technologies, d’équipements et de pratiques de lutte
intégrée. « L’objectif ultime du Pôle est de diminuer
l’utilisation et les risques associés aux pesticides, tout en
assurant la sécurité de la production », mentionne Élaine
Grignon, coordonnatrice du Pôle.
L’idée des robots désherbeurs émerge de la Coopérative
d’utilisation de matériel agricole (CUMA) de Shernap.
Grâce au Pôle, cette pratique novatrice sera valorisée et
diffusée à grande échelle.
De gauche à droite : Jérôme-Antoine Brunelle, de la CRÉ Valléedu-Haut-Richelieu, Denys Van Winden, producteur, Élaine
Grignon, du Pôle d’excellence en lutte intégrée, Mario Bisaillon,
d’Univerco, et Michael Lussier, opérateur du robot.
58 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Un écran tactile permet de contrôler les paramètres du Steketee.
D’ailleurs, l’année dernière, l’entreprise utilisait un robot permettant de sarcler quatre rangs. Constatant son efficacité, elle a
revendu cette dernière au fabricant pour acquérir une machine
capable de sarcler huit rangs.
Un retour sur l’investissement rapide
Pour pouvoir mettre la main sur ce type de robot, il faut compter
un investissement d’au moins 100 000 $. Pour réaliser cette acquisition, les deux entreprises ont eu recours à la Coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA) de Shernap, composée de
neuf membres. La Conférence régionale des Élus Vallée-du-HautSaint-Laurent, par le biais de la Commission agroalimentaire, a
apporté une aide de 45 000 $ pour l’achat du robot Steketee. « Le
financement n’est pas facile, les dates butoirs des programmes
qui existent ne tiennent pas compte de la réalité agricole. Nous
avons besoin de programmes pour nous aider », souligne Denys
Van Winden.
Étant à sa première saison d’essai, il est difficile pour Denys
Van Winden d’évaluer la rentabilité de ce robot, mais il serait très
heureux que le retour sur l’investissement s’effectue en trois ans.
De son côté, Martin Van Winden estime aussi que trois années
seront nécessaires pour rentabiliser cet achat. « Sarcler un acre
coûte autour de 400 $. Mes travailleurs devront passer quand
même, mais ils vont toutefois le faire deux fois plus rapidement et je
vais pouvoir les faire travailler à autre chose. Alors, faites le calcul. »
Une famille innovatrice
Les Van Winden sont très présents en Montérégie. Le premier à
s’y être installé dans les années 1950, après la 2e Guerre mondiale,
est le père de Denys, John Van Winden. Ce dernier a défriché et
drainé de grandes superficies de terre afin de les rendre cultivables. Une fois ce travail colossal accompli, il a commencé à
faire pousser de la laitue, du céleri, des betteraves et du chou.
Entre-temps, il a incité sa famille (frère, cousin, etc.) à venir
s’établir au Québec. Depuis, la famille s’entraide et participe à
de nombreux projets de recherche, notamment en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada pour le développement de nouvelles variétés de laitues. Ils sont membres du
Pôle d’excellence en lutte intégrée, producteurs pour Veg Pro, et
membres de la Cuma Shernap et de Prisme Phytodata.
Aujourd’hui, Production horticole Van Winden produit
243 hectares (600 acres), principalement de la laitue, récoltée
deux fois, du céleri, des carottes, des oignons et de l’ail. Les
Fermes Hotte et Van Winden, quant à elles, cultivent 364 hectares (900 acres), dont 182 uniquement en laitue à raison de deux
récoltes par saison. MIEUX VIVRE
PAR PIERRETTE DESROSIERS, M.PS, PSYCHOLOGUE DU TRAVAIL
QUAND TÉLÉPHONE
INTELLIGENT RIME
AVEC STUPIDITÉ
pierrettedesrosiers.com
« Même si la cyberdépendance n’est pas encore officiellement reconnue
comme un problème de santé mentale, des milliers de chercheurs
et de praticiens constatent de plus en plus ce phénomène. »
« Nous devions avoir une deuxième lune
de miel, mais Sébastien a passé plus de
temps à parler au cellulaire qu’à me parler. Maudit beau voyage à Paris… Un soir,
il a même acheté un tracteur avant que
l’on parte voir un spectacle », avoue sa
conjointe. « Mais, selon Sébastien, c’était
“le deal du siècle”. Il semble que tout ce
qu’il voit comme une opportunité d’améliorer son rendement ou sa productivité
au travail entraîne l’effet inverse dans sa
vie personnelle ».
Est-ce que Sébastien est dépendant de
son téléphone intelligent ? Est-ce que la
technologie lui offre un meilleur contrôle
sur son entreprise ou prend-elle plutôt le
contrôle de sa vie ?
Lorsque l’on parle de dépendance, plusieurs pensent à l’alcool, à la drogue, au
jeu ou au sexe. L’avènement de la technologie mobile et de l’Internet ont bien
sûr favorisé le développement et l’utilisation des médias sociaux, mais également
l’apparition de problèmes multiples liés
à la surutilisation des nouvelles technologies. On parle maintenant de cyberdépendance ou de dépendance aux médias
sociaux et aux technologies mobiles.
Même si la cyberdépendance n’est pas
encore officiellement reconnue comme
un problème de santé mentale, des
milliers de chercheurs et de praticiens
constatent de plus en plus ce phénomène.
Selon un article de l’Ordre des psychologues du Québec, « la cyberdépendance
se traduit par une utilisation récurrente
et persistante des technologies ou des
moyens de communication en ligne qui
entraîne des difficultés sur le plan du
fonctionnement social, psychologique,
scolaire ou professionnel, ainsi qu’un
sentiment de détresse significatif chez
l’individu ». Essayez de retirer le cellulaire
à un jeune et vous verrez comment se
manifeste la détresse. On parle même de
nomophobie, une nouvelle phobie étant
liée à la peur excessive d’être séparé de
son téléphone intelligent.
Il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat pour constater la place importante que
toute cette technologie prend dans nos
vies. Il y a seulement cinq ans, je n’aurais
jamais cru parler, écrire ou intervenir à ce
sujet. On voit malheureusement de plus
en plus de repas en famille (ou ce qui en
reste) durant lesquels les cellulaires sont
omniprésents. Et que dire de l’improductivité : « Mon fils a reçu et envoyé 5000 textos ce mois-ci. Nul besoin de vous dire que
ses résultats scolaires s’en ressentent »,
constate un père avec désespoir.
Êtes-vous cyberdépendant ?
– Vérifiez-vous votre téléphone avant de
sortir du lit le matin ?
–Avez-vous envoyé et/ou recevez-vous
des courriels et des messages textes
pendant les repas ou même en faisant
l’amour ?
– Vous sentez-vous anxieux ou déprimé
lorsque vous êtes déconnecté ?
–Paniquez-vous si votre téléphone
semble introuvable ?
–Y a-t-il des gens dans votre entourage
qui vous reprochent d’utiliser votre
téléphone ou votre ordinateur trop
souvent ou trop longtemps ?
–Vous sentez-vous incapable de rester 24 heures sans utiliser votre téléphone ou une autre technologie
électronique ?
Si vous avez répondu oui à une ou plusieurs de ces questions, il y a lieu de vous
interroger sur vos risques de dépendance
face à cette technologie.
Sachez que la ligne est mince entre une
utilisation utile versus maladive. Il faut
donc garder l’œil ouvert afin d’éviter que
ces téléphones intelligents finissent par
vous rendre stupide... Pour des questionnaires plus complets sur la
dépendance à la technologie, je vous invite à
consulter mon site Web (dans la section Outils et
questionnaires).
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 59
Intégrer l’intensification durable et les cultures
résistantes aux changements climatiques dans
nos fourrages et nos pâturages
Quatrième d’une série d’articles publiés par l’Association canadienne pour les plantes fourragères (ACPF)
Le récent Congrès mondial sur l’Agriculture
de conservation, tenu en juin dernier à
Winnipeg, au Manitoba, encourageait les
pratiques de protection de l’environnement
comme moyen d’améliorer la durabilité de
l’agriculture. L’un des concepts préconisés
dans ce congrès était l’Intensification
durable (ID). Les spécialistes évaluent qu’au
rythme auquel la population mondiale se
développe, elle devrait passer des 7,2 milliards
actuels à 10,9 milliards d’habitants d’ici
2100. Et justement, suivant le concept de
l’intensification durable, on devra tenir
compte de la demande croissante en
aliments, en combustible et en fibre qui
accompagnera cette augmentation de
la population mondiale. Heureusement,
l’agriculture de conservation pourrait
permettre aux agriculteurs d’intensifier
les systèmes de culture et d’améliorer la
durabilité de la production, et cela, sans
agrandir excessivement les superficies
cultivées, en respectant ces principes :
– l’amélioration de la qualité des sols ;
– un emploi plus efficace des intrants
tels que la main-d’œuvre, les éléments
fertilisants et l’eau ;
– la diversification des systèmes de culture.
Dans ce congrès, on a aussi examiné les
systèmes de cultures résistants aux changements
climatiques (SCRCC, ou, en anglais, les Climate
Resilient Systems ou CRS), c’est-à-dire des
systèmes d’agriculture de conservation bien
conçus caractérisés par une grande diversité
de cultures et des sols en bonne santé. Les
SCRCC offrent aux producteurs une gamme
variée de solutions pour s’adapter aux écarts
de précipitations et de température affectant
les cultures pendant la saison et pour
contribuer à l’atténuation des changements
climatiques.
La littérature scientifique confirme
abondamment le rôle-clé joué par les
fourrages dans l’amélioration de la qualité
du sol, la diversification des cultures et
l’atténuation des changements climatiques,
en production animale ou végétale. Tout cela
met en lumière les effets positifs uniques
qu’auraient les plantes fourragères dans cette
tendance mondiale vers l’ID et les SCRCC. À
l’heure actuelle, il incombe aux producteurs
canadiens d’améliorer leur efficacité dans leur
recours aux intrants tels que la main-d’œuvre,
les éléments fertilisants et l’eau, de manière
rentable et durable. Et une bonne façon d’en
apprendre plus sur ces nouvelles pratiques
agricoles complexes et interreliées, c’est
d’écouter un producteur qui les a mises en
application avec succès.
Dans un récent numéro, la revue L’Écho
fourrager, publiée par le Conseil québécois
des plantes fourragères, fait état de ce genre
d’échanges positifs entre producteurs dans
un article traitant d’une visite éducative
chez un producteur laitier qui nourrit son
troupeau avec des fourrages à teneur élevée
en glucides (sucres). Des essais ont montré
que la fauche des fourrages en fin d’aprèsmidi, suivie d’un délai de 24 à 28 heures avant
la mise en balles, produit un fourrage plus
riche en glucides et contenant de 40 à 60 %
de matière sèche. Ce procédé a largement
attiré l’attention de l’ensemble du secteur
canadien des bovins de boucherie. Il est
également considéré par l’ACPF comme
l’un des premiers choix de projets dans
le cadre des programmes d’Agriculture
et Agroalimentaire Canada (AAC) pour le
transfert de connaissances et de technologie
dans le domaine des plantes fourragères.
Voilà quelques exemples de ressources
qui sont et seront à la disposition des
producteurs désirant intégrer les principes de
l’ID et des SCRCC dans leur culture de plantes
fourragères et leurs pâturages.
Il y aura d’autres occasions d’échanges entre
producteurs de fourrages et de pâturages
au cinquième congrès annuel de l’ACPF
intitulé « L’enjeu fourrager : rendement et
compétitivité » qui aura lieu à Bromont, au
Québec, du 17 au 19 novembre 2014. L’ACPF a
invité des conférenciers de très grand calibre,
notamment :
– Le Dr Gilles Bélanger, AAC et Université
Laval, récipiendaire du Prix du leadership
2013 de l’ACPF, qui présentera une
vue d’ensemble des principaux
accomplissements de la recherche sur
les plantes fourragères, et des défis et
possibilités en production fourragère ;
– Le Dr Bill Deen, professeur agrégé,
Université de Guelph, qui parlera de l’utilité
des fourrages visant des systèmes de
culture rentables et durables au Canada ;
– Le Dr Les Vough, spécialiste émérite en
vulgarisation sur les cultures fourragères
à l’Université du Maryland, qui discutera
des défis et des possibilités pour les
exportateurs canadiens sur le marché des
fourrages de l’Est des États-Unis ;
– M. Alan Gardner, du Groupe Haydar, au
Royaume-Uni, qui nous informera sur les
derniers développements du marché des
fourrages de l’Irlande et du Moyen-Orient.
Pour en savoir plus sur notre congrès, n’hésitez
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Le tracteur mono-châssis le plus
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Fendt proposera dès l’automne 2015 sa gamme Vario 1000. Celleci se décline en quatre modèles allant de 380 à l’impressionnant
500 chevaux. Outre le nouveau design, la série sera motorisée
par un moteur compact Man 6 cylindres de 12,4 L Tier4, couplé à
une transmission Vario TA400. L’injection haute pression à rampe
commune assure une atomisation et une combustion optimale,
et diminue la consommation de carburant. Malgré ses 14 tonnes,
ce dernier pourra atteindre 60 km/h sur la route. Pour le marché
nord-américain, Fendt offrira la possibilité d’acheter le tracteur sans
relevage arrière et prise de force. Coté hydraulique, deux pompes
à pistons axiaux indépendants offrirons un débit de 400 l/min
réparti dans deux circuits distincts de 200 l/min. Enfin, la cabine X5
s’appuie sur la base des séries 800 et 900 et elle dispose de plus de
rangement et du poste inversé. fendt.com
Les SmartTrax T8 de New Holland
Avec son tout nouveau système SmartTrax, le fabricant New Holland
combine la polyvalence des roues du tracteur avec la qualité de traction et de flottaison des chenilles. Bénéficiant déjà des qualités de base
de la série T8, les tracteurs SmartTrax ont toutefois quelques légères
différences de conception. Parmi celles-ci, mentionnons les robustes
essieux spécialement conçus pour communiquer un couple puissant
qui optimise la complémentarité entre les roues avant de grand diamètre et les chenilles arrière, permettant ainsi de livrer toute la puissance et la performance nécessaires. Les tracteurs SmartTrax T8 de
New Holland sont offerts pour plusieurs largeurs de travail, soit des
espacements entre les chenilles de 193 cm à 396 cm (76 à 152 po). Quant
à la largeur des chenilles elles-mêmes, elle varie selon les modèles
pour mieux convenir à vos besoins : les chenilles pour châssis étroit
« conventionnel » sont offertes dans des largeurs de 40 cm, 46 cm ou
61 cm (16, 18 ou 24 po). Quant aux chenilles convenant aux tracteurs
à châssis large devant affronter les conditions difficiles comme les terrains en pente ou extrêmement détrempés, elles sont offertes dans des
largeurs de 61 ou 76 cm (24 ou 30 po).
Un système à la rescousse
des abeilles
Great Plains Air-Pro Meters utilise un système de flux
d’air positif qui dirige les gaz d’échappement de la
soufflerie du semoir directement vers le sol. Ce système
corrige les anciens modèles dont les gaz et la poussière
étaient dirigés dans l’air ambiant. Ce dernier vient en
réponse à la demande de Santé Canada de réduire la
propagation des poussières d’insecticide néonicotinoïdes qui causent la mortalité chez les abeilles lors
des semis. Great Plains a testé avec succès son Yield-Pro
Planters avec Bayer CropScience auprès de producteurs canadiens. Great Plains Air-Pro Meters dispose
d’une longue liste d’options de disques pour la plantation de maïs et le soya entre autres. Ce système est
disponible au Canada pour tous les semoirs Yield-Pro.
greatplainsag.com
62 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
FarmPAD mobile
Du nouveau pour les
batteuses CR
Quarante ans après ses premières TwinRotor, New Holland renouvelle sa gamme de
moissonneuses-batteuses CR. Notamment, la CR10.90 Elevation devient la plus grosse
moissonneuse-batteuse du marché grâce à son tout nouveau moteur 6 cylindres FPT
Cursor de 16 L Tier4 Final EcoBlue intégrant la technologie Hi-eSCR. Doté de la technologie Common Rail, ce moteur développe 653 cv. Équipé de chenilles Smartrax, ce
modèle peut accueillir une table de récolte de 13,7 m.
La gamme CR intègre le rouleau d’alimentation Dynamic Feed Roll (en option
sur certains modèles). L’alimentation des rotors est plus rapide et plus douce sur la
récolte. Ces derniers enlèvent les pierres sans arrêter la batteuse. La surface de nettoyage varie de 5,4 m² à 6,5 m², selon le modèle. La trémie à grain offre une capacité
de 9500 L à 14 500 L. La vis de déchargement de 10,4 m repliable permet la vidange
de 126 l/seconde à 142 l/seconde pour la CR10.90. La cabine Harvest Suite est munie
de diverses améliorations, dont un bras multifonction CommandGrip optimisé pour
accroître les performances de récolte. De plus, le moniteur ultra-large IntelliView IV
à écran tactile couleurs de 26,4 cm met tous les paramètres clés à portée de main de
l’opérateur. Un deuxième écran IntelliView est disponible en option. Pour le travail
nocturne, des lumières Hid et Led sont disponibles. agriculture.newholland.com
La compagnie FarmLogic propose sa
suite de gestionnaire de ferme sur téléphone intelligent. Le gestionnaire permet de saisir des dossiers généraux de la
ferme, en passant d’un carnet de champ
à un registre des inventaires. Grâce à
l’application FarmPAD, les équipements
ainsi que leur plan d’entretien peuvent
être notés. Dans le champ,
les divers travaux réalisés,
le suivi de dégât (ravageurs,
météo) et autres données
peuvent être recueillies et
partagées. Il est possible de
noter les observations avec
des données GPS pour faciliter le repérage lors d’une
prochaine visite au champ
ou pour suivre une infestation d’insecte. Les données
peuvent être consultées aux champs
même sans signal cellulaire. Une fois
de retour à la ferme, les données enregistrées sont synchronisées au dossier
principal. L’application est disponible
en version d’essai sur iOS et Android
uniquement en anglais. farmlogic.com
ERRATUM : Une erreur s'est glissée dans
l'article Lemken mise sur l'Amérique du
Nord, paru à la page 69 du numéro de
juillet-août. Depuis 2005, Lemken a vendu
plus de 2000 machines au Canada, et non
200, tel que mentionné.
Semoir combiné petit
et polyvalent
Le déchaumeur à disques Terradisc équipé d’un rouleau profilé
en caoutchouc représente la base du semoir combiné Terradisc
Multiline de Pöttinger. L’outil traîné s’attèle au relevage arrière
du tracteur. La combinaison avec un semoir intégré offre une
alternative économique face aux semoirs traditionnels. Le rouleau Packer porte l’ensemble de l’outil autant au champ que
sur la route. Le relèvement des outils se fait sur le rouleau de
caoutchouc et libère un dégagement au sol de 280 mm. Le semoir
standard Vitasem A ou Vitasem Add s’intègre sur le rouleau et
peut ainsi être attelé ou dételé très facilement et rapidement. Il
permet de semer en solo ou de combiner travail du sol et semis.
L’écartement entre les anneaux du rouleau est de 12,5 cm, permettant ainsi de former les sillons pour un semoir 24 rangs. Le
Terradisc Multiline est proposé en 3 m et 4 m de largeur de travail.
poettinger.ca/fr_ca
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 2014 63
À la ferme, les journées de 14 heures ne sont pas une
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MÉTÉO
Octobre
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
CIEL
PRÉCIPITATIONS
TEMPÉRATURE
NORMALE
ENSOLEILLÉ
NUAGEUX
Abitibi-Témiscamingue
Températures inférieures à la normale
et précipitations près de la normale. Ciel
généralement nuageux et averses le 1er.
Temps partiellement couvert du 2 au 3.
Nuages et averses du 4 au 8 avec précipitations abondantes les 5 et 6. Ensoleillé le
9. Ciel partiellement nuageux et averses
intermittentes du 10 au 13. Temps nuageux accompagné de pluies et possibilité
de neige du 14 au 16. Dégagement les 17
et 18. Nuages et possibilité de neige du
19 au 21. Ensoleillé, mais frais du 22 au
24. Temps frais accompagné de nuages et
d’averses de pluies passagères ou de neige
du 25 au 31.
Saguenay-Lac-Saint-Jean
Températures inférieures à la normale
et précipitations près de la normale. Ciel
généralement nuageux et averses le 1er.
Temps partiellement couvert du 2 au 3.
Nuages et averses du 4 au 8 avec précipitations abondantes les 5 et 6. Ensoleillé le
9. Ciel partiellement nuageux et averses
intermittentes du 10 au 13. Temps nuageux accompagné de pluies et possibilité
PARTIELLEMENT NUAGEUX
NEIGE
de neige du 14 au 16. Dégagement les
17 et 18. Nuages et possibilité de neige
du 19 au 21. Ensoleillé, mais frais du 22 au
24. Temps frais accompagné de nuages et
d’averses de pluies passagères ou de neige
du 25 au 31.
Montréal, Estrie et Québec
Températures plus fraîches que la normale
et précipitations supérieures à la normale.
Temps généralement couvert et averses du
1er au 2. Nuageux le 3. Période nuageuse et
averses du 4 au 8 avec précipitations abondantes du 5 au 7. Ensoleillé le 9. Généralement nuageux et averses passagères du 10
au 13. Nuages et pluies avec possibilité de
neige les 14 et 15. Dégagement les 16 et 17.
Temps couvert accompagné de pluie ou
possibilité de neige du 18 au 21. Ensoleillé,
mais frais du 22 au 24. Temps frais accompagné de nuages et d’averses de pluies passagères ou de neige du 25 au 31.
Vallée de l’Outaouais
Températures plus fraîches que la normale
et précipitations supérieures à la normale.
Ciel couvert et averses du 1er au 2. Nuageux
FROID
CHAUD
le 3. Période nuageuse et averses du 4 au
7 avec précipitations abondantes les 5 et
6. Ensoleillé les 8 et 9. Ciel partiellement
nuageux et averses intermittentes du 10 au
12. Nuages accompagnés de pluies et possibilité de neige du 13 au 15. Dégagement
les 16 et 17. Temps couvert accompagné
de pluie ou possibilité de neige du 18 au
21. Ensoleillé, mais frais le 22. Temps frais
accompagné de nuages et d’averses de
pluies passagères ou de neige du 25 au 31.
Gaspésie et Nouveau-Brunswick
Températures plus fraîches que la normale
et précipitations près de la normale. Ciel
couvert et averses le 1er. Temps partiellement nuageux du 2 au 4. Période nuageuse
et averses prévues du 5 au 8 avec précipitations abondantes les 6 et 7. Ensoleillé
le 9. Généralement nuageux et averses
passagères du 10 au 12. Ciel partiellement
couvert le 13. Mélange de nuages et de
neige du 14 au 16. Dégagement les 17 et 18.
Nuages accompagnés de pluies ou possibilité de neige du 19 au 22. Ensoleillé, mais
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de produits commercialisés a été approuvée dans les principaux marchés d’exportation
dotés de systèmes de réglementation compétents. Toute récolte ou matière obtenue à
partir de ce produit ne peut être exportée, utilisée, transformée ou vendue que dans
les pays où toutes les approbations réglementaires nécessaires ont été accordées. Il est
illégal, en vertu des lois nationales et internationales, d’exporter des produits contenant
des caractères issus de la biotechnologie dans un pays où l’importation de telles
marchandises n’est pas permise. Les producteurs devraient communiquer avec leur
négociant en grains ou acheteur de produit pour confirmer la politique de ces derniers
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pour le soya (fongicides seulement) est une combinaison de trois produits distincts
homologués individuellement qui, ensemble, contiennent les matières actives
fluxapyroxad, pyraclostrobine et métalaxyl. La technologie du traitement de semences
AcceleronMD pour le soya (fongicides et insecticide) est une combinaison de quatre
produits distincts homologués individuellement qui, ensemble, contiennent les matières
actives fluxapyroxad, pyraclostrobine, métalaxyl et imidaclopride. La technologie du
traitement de semences AcceleronMD pour le maïs (fongicides seulement) est une
combinaison de trois produits distincts homologués individuellement qui, ensemble,
contiennent les matières actives métalaxyl, trifloxystrobine et ipconazole. La technologie
du traitement de semences AcceleronMD pour le maïs (fongicides et insecticide) est une
combinaison de quatre produits distincts homologués individuellement qui, ensemble,
contiennent les matières actives métalaxyl, trifloxystrobine, ipconazole et clothianidine.
La technologie du traitement de semences AcceleronMD pour le maïs avec PonchoMD/
VoTivoMC (fongicides, insecticide et nématicide) est une combinaison de cinq produits
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Dow AgroSciences LLC. Utilisation sous licence. PonchoMD et VotivoMC sont des marques
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LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
SEPTEMBRE 2014
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Quels sont les ingrédients
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prochaines années ?
Quelles sont les stratégies
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70 SEPTEMBRE 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
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sociétés ou des organismes
sélectionnés dont les produits
ou services pourraient vous
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préférez que ces données (votre
adresse postale ou électronique)
ne soient pas transmises et
souhaitez que votre nom soit
retiré de ces listes, vous pouvez le
faire facilement en nous appelant
entre 9 h et 17 h, heure de l’Est,
ou en nous écrivant à l’adresse
électronique info@lebulletin.com.
Le Bulletin des agriculteurs
reçoit, de temps à autre, des
commentaires et des documents
(y compris des lettres à l’éditeur)
non sollicités.
Le Bulletin des agriculteurs, ses
sociétés affiliées et cessionnaires
peuvent utiliser, reproduire,
publier, rééditer, distribuer, garder
et archiver ces soumissions, en
tout ou en partie, sous quelque
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