Unis pour Bâtir spécial Rénovation

Unis pour Bâtir spécial Rénovation
HORS
SÉRIE
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT • ÉTÉ 2009
LES SOLUTIONS TECHNIQUES
PAR GRANDS SECTEURS DE
LA RÉNOVATION
> TOITURE
> MURS
> VENTILATION
> OUVERTURES
> PLANCHERS
> ÉNERGIES
RENOUVELABLES...
AVEC LES SOLUTIONS
DES FABRICANTS
SPÉCIAL
RÉNOVATION
LES ENJEUX POUR 2009
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
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L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 3
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
UN MARCHÉ GIGANTESQUE
DES ENJEUX, DES DÉCISIONS
PLUS DE 31 MILLIONS DE
LOGEMENTS À RÉNOVER
Pour bien comprendre les enjeux d’aujourd’hui, un coup d’œil dans le rétroviseur
s’impose. Et pour mieux les mesurer, il faut décrypter l’immense portée des mesures
actuellement mises en place par les pouvoirs publics…
L’Artisanat en fer de lance
C’est un fait désormais incontesté : si rien n’est fait,
notre planète subira les ravages des conséquences
du réchauffement climatique et l’existence même de
l’espèce humaine sera en jeu. Si les experts
divergent encore sur le délai prévisible pour que le
point de non-retour soit atteint, tous sont néanmoins
d’accord sur l’issue. La récente élection de Barack
Obama à la présidence des États-Unis a levé la
dernière hypothèque : la prise de conscience est
désormais générale.
Gilles Garnier, ingénieur-expert
en bâtiment.
Dans tous les pays, le bâtiment est en toute première
ligne des initiatives actées ou en cours. À lui tout seul, ce
secteur pèse pour environ 45 % en matière de
consommation d’énergie. Et l’on sait bien que moins
consommer d’énergie, c’est contribuer avec force à de
nouvelles pratiques pour que notre planète puisse
continuer à abriter l’espèce humaine. « L’énergie la moins
chère est celle que l’on ne consomme pas » : cette
maxime est la base de toutes les réflexions et de toutes
les initiatives actuellement enregistrées dans l’ensemble
des pays développés.
Les réglementations thermiques
Depuis plus de 30 ans, bien avant l’émergence de la
prise de conscience sur les enjeux liés à l’évolution du
climat, les textes réglementaires tendent tous à
économiser l’énergie. Gilles Garnier, ingénieur expert en
bâtiment, qui avait supervisé la rédaction de notre horssérie de janvier 2007 consacré à la RT 2005, résumait
ainsi cet historique : « L’origine des textes “thermiques” se
situe le 10 avril 1974, aux débuts du premier choc
pétrolier. Mais ces réglementations thermiques ont
toujours suivi la voie de la facilité. Il fallait réglementer
sans choquer, sans révolutionner, sans déstabiliser le
monde des métiers du bâtiment. À cette époque, on ne
parlait que d’isolation thermique, on ne se préoccupait
4 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
pas de l’étanchéité à l’air d’une maison, du rendement
des chaudières et également des qualités hygiéniques
des logements à travers le compromis économie
d’énergie/ambiance saine.
Puis, dans les années 1980, est apparue la deuxième
génération des textes thermiques qui, pour la première
fois, abordait le thème de la ventilation par des textes
actualisés parus en parallèle. Cependant, la réglementation ne concernait que la seule enveloppe
thermique du bâtiment. Poussée par des opérations
labellisées, innovantes ou expérimentales, est apparue la
RT 1988 qui a abordé les aspects de rendement de
chauffage, les apports solaires gratuits et le degré
d’isolation des installations de chauffage. Ensuite, il a
fallu attendre le 29 novembre 2000.
À l’issue de longues concertations, d’intenses lobbyings
et d’une succession de rapports de force, la RT 2000 a
abouti à une forme de calculs sophistiqués, réservant
l’approche de conformité à des structures dotées de
Le Grenelle Environnement lancé en mai 2007 fait progresser la démarche de mutation environnementale de la société française.
En matière de bâtiments et d’urbanisme : il s’agira d’améliorer la performance énergétique des bâtiments et modifier le code de
l’urbanisme en tant qu’outil au service du développement et de l’aménagement durable des territoires.
l’outil informatique, les solutions techniques proposées
sans calcul étant trop défavorables. Avec la RT 2005,
nous continuons dans l’ère de la manipulation poussée
à outrance des chiffres et des formules. Facteur nouveau,
les consommations liées au rafraîchissement sont
intégrées aux calculs au même titre que les systèmes
faisant appel aux énergies renouvelables. Et apparaît un
outil de mesures : le Diagnostic de Performance
Énergétique (DPE) ».
Le Grenelle de l’Environnement
Depuis 2007, les lignes ont beaucoup bougé. Prise de
conscience générale oblige, les pays se sont mobilisés.
En France, le ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du
Développement durable et de l’Aménagement du
territoire, Jean-Louis Boorlo, a initié à la mi-2007 le
Grenelle de l’environnement, un ensemble de réunions
et de consultations devant permettre l’élaboration d’une
loi et de décrets, tous tournés vers la mise en œuvre à
grande échelle d’un programme de réduction des
consommations énergétiques pour contribuer à réduire
les émissions de CO2.
La lecture des décrets d’application est édifiante et situe
à la fois les enjeux et l’ambition de la politique ainsi mise
en œuvre.
Les objectifs clairement affichés sont :
- La généralisation des « bâtiments basse consommation » à l’horizon 2012 et des « bâtiments à énergie
positive » en 2020 (pour le secteur du neuf). En ce qui
concerne le parc immobilier existant (seul sujet du
présent hors-série d’Unis pour Bâtir), la réduction des
consommations d’énergie d’au moins 38 % d’ici 2020
par la mise en œuvre d’un gigantesque programme de
rénovation thermique et énergétique des bâtiments
existants. Un chiffre est révélateur : à compter de 2013,
400 000 rénovations devront être effectives, chaque
année. C’est dire si le secteur du bâtiment voit s’ouvrir,
et dès à présent, une période faste.
- La rénovation de l’ensemble des logements sociaux avec,
pour débuter, la réalisation des travaux sur les 800 000
logements sociaux les plus énergivores d’ici 2020.
- La rénovation (début avant 2012) de tous les bâtiments
de l’État et de ses établissements publics, afin de
réduire leur consommation d’énergie de 40 % et leurs
émissions de gaz à effet de serre de 50 %...
Chiffres-clés de l’artisanat du
bâtiment aujourd’hui en France :
• 69-70 milliards € HT de chiffre
d’affaires annuel,
• environ 57 % du CA du secteur
du bâtiment,
• près de 273 000 entreprises,
• environ 640 000 salariés.
... enfin, et c’est un point capital pour les entreprises
du bâtiment, l’accompagnement et la mobilisation
des professionnels du secteur pour relever les défis
qui se présentent en termes de recrutement, de
formation, de qualification et de développement des
filières industrielles.
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 5
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
UN MARCHÉ GIGANTESQUE
logements vont être très fortement incités à entamer les
travaux de rénovation nécessaires à la mise en
conformité des plus de 31 millions de logements
concernés. La mesure emblématique est l’Éco-Prêt à
taux zéro (Éco-PTZ) dont nous parlons abondamment
dans ce hors-série. Il est parfaitement compatible avec
les crédits d’impôt déjà bien connus mais aussi avec
l’ensemble des aides publiques régionales et
départementales qui concernent le développement
durable.
Cette batterie d’aides financières et fiscales va se
traduire (se traduit déjà) par une forte demande qui
s’adressera directement aux artisans du bâtiment.
L’exigence de plus en plus grande des clients fera le
reste…
Les mots-clés : formation et aides publiques
La simple lecture du résumé précédent situe bien à la
fois les enjeux et l’extraordinaire opportunité dont
peuvent d’ores et déjà profiter les artisans du bâtiment de
notre pays. La profession est déjà bien concernée par le
secteur de la réhabilitation (voir encadré) mais les
exigences de la nouvelle réglementation imposent d’ores
et déjà une remise en cause radicale des pratiques et
des comportements.
L’entretien très complet que nous a accordé Michel
Dubezy, le délégué général de Promodul (voir pages
suivantes) est édifiant. Si un seul mot devait être retenu,
c’est celui de formation. Car, très rapidement et même
dès aujourd’hui, les entreprises qui bénéficieront le plus
de ce fantastique marché seront celles qui auront fait
l’effort de se former aux nouvelles méthodes de mise en
œuvre et au-delà, à un comportement adéquat. Car, et
c’est incontournable, les performances seront mesurées :
l’entreprise sera ainsi « labellisée » afin de présenter
toutes les garanties face à ses clients.
Les pages qui suivent évoquent l’ensemble de cette
problématique : comment parvenir à capter sa part de
l’énorme marché qui s’ouvre ? Comment répondre aux
demandes des clients ? Quelles garanties leur apporter ?
Comment se former rapidement et efficacement afin de
devenir un artisan « expert en rénovation énergétique » ?
Quels produits utiliser ? Comment comprendre puis
appliquer la nouvelle donne en matière de mise en
œuvre ? Vers quels partenaires se retourner ?
Toutes ces problématiques peuvent être résumées,
pragmatiquement, en une seule interrogation : comment
assurer un bel avenir à son entreprise en répondant aux
nouvelles réglementations ?
Les produits, les solutions,
les nouvelles pratiques existent
Suivez pas à pas les informations contenues dans ce
numéro hors-série d’Unis pour Bâtir. N’hésitez pas à
engager votre entreprise dans le cycle de formations très
ramassé afin qu’elle devienne « experte en rénovation
énergétique », n’ayez aucune crainte quant à l’avenir de
votre métier : seule une nouvelle approche du déroulé du
chantier sera nécessaire. Car, et c’est le point principal,
personne d’autre ne sait mieux que vous comment
réaliser les travaux de votre secteur d’activité.
Simplement, il vous faudra travailler en plus grande
coordination avec vos confrères et être très attentif à la
bonne mise en œuvre de vos travaux. Les produits, les
solutions et les nouvelles pratiques sont d’ores et déjà
au rendez-vous.
Et, comme le dit si bien encore Michel Dubezy, quand
vous serez devenu un expert en rénovation énergétique,
le bouche à oreille fera le reste. Votre entreprise sera
incontournable dans votre environnement local et son
avenir sera assuré. Pour longtemps.
Les clients : le point-clé
À quoi serviraient tout cet arsenal de mesures
gouvernementales, cet ensemble de contraintes à
respecter et ces seuils impératifs à atteindre si le marché
n’était pas au rendez-vous ?
Les mesures gouvernementales sont particulièrement
impressionnantes sur ce point. Les propriétaires de
EN FRANCE, 97% DES ENTREPRISES DE BÂTIMENT COMPTENT MOINS
DE 20 SALARIÉS ET RELÈVENT DE L’UNIVERS ARTISANAL
On compte ainsi, pour la France métropolitaine, approximativement un artisan pour 90 ménages, ou 7 à 8 entreprises
artisanales par commune.
Globalement, l’artisanat pèse pour environ 57% du chiffre d’affaires annuel du bâtiment, contre, à titre de comparaison,
15% pour les entreprises de plus de 200 salariés, dont les majors du BTP.
C’est dans les métiers de la plomberie, du plâtre, de la pose de revêtements de sols et de la couverture que le poids de
l’artisanat est le plus prépondérant: les artisans représentent en effet plus des trois quarts du chiffre d’affaires de ces
corps d’état, alors que dans les métiers du chauffage, de l’étanchéité et de l’électricité, les artisans contribuent pour moins
de la moitié de l’activité de ces secteurs.
Les artisans réalisent 63,5% du chiffre d’affaires relevant du secteur de la réhabilitation et interviennent pour
l’essentiel dans le domaine du logement, avec, bien entendu, le particulier comme client de référence auprès
duquel ils sont des prescripteurs incontournables.
Mais les artisans occupent également, incontestablement, une place significative dans le domaine de la construction neuve
(environ 50% du chiffre d’affaires du secteur du neuf) et réalisent environ 40% de l’activité relevant du non-résidentiel
(neuf et réhabilitation confondus).
SOURCES : ARTISCAN 4000.
6 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 7
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
UN MARCHÉ GIGANTESQUE
7 RENCONTRE AVEC
MICHEL DUBEZY
Délégué général de Promodul
plus drastique dans le secteur du neuf avec une part
croissante des bâtiments à consommation nulle, voire à
énergie positive.
LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE
DU BOULOT POUR
PLUSIEURS DÉCENNIES !
Michel Dubézy est le délégué général de Promodul, une association de
professionnels, tous acteurs de l’acte de bâtir et de rénover, qui s’implique depuis
des années dans les problématiques du bâtiment les plus actuelles : réduction
des émissions de CO2, performance énergétique, développement durable….
Promodul est aujourd’hui présent dans différents groupes de travail chargés
d’apporter des solutions concrètes à la feuille de route du Grenelle de
l’environnement : Michel Dubézy nous a accordé un long entretien dans lequel
il indique la voie à suivre pour tous les artisans du secteur…
Le Grenelle de l’environnement a débouché sur un
certain nombre de décisions importantes. Parmi
celles-ci, un effort gigantesque en matière de
rénovation des logements anciens. En mettant en
place, notamment, l’Eco-Prêt à taux zéro, l’État
« met le paquet », si on peut s’exprimer ainsi…
Promodul regroupe, en plus de ses
membres historiques, l’ensemble
des acteurs impliqués dans
l’amélioration de la performance
énergétique des bâtiments :
industriels leaders du monde
de l’isolation, des ouvrants,
de la ventilation, de la régulation,
des systèmes constructifs, du
chauffage, du rafraîchissement,
de la production ECS, banques,
assurances, concepteurs de
logiciels ainsi que les principales
enseignes de la distribution
professionnelle spécialisée.
••• Il faut resituer les choses dans leur contexte. C’est au
sommet de la Terre à Rio, en 1992, que le monde politique
prend réellement conscience de l’impérieuse nécessité de
lutter contre les conséquences du réchauffement climatique
observé et dénoncé par la communauté scientifique, dès les
années 1980. Cinq ans plus tard, le Protocole de Kyoto
traduit en engagements quantitatifs et juridiques la volonté
exprimée à Rio de réduire de façon significative nos rejets de
gaz à effet de serre et d’adopter une démarche de
développement durable. Pour sa part, la France s’est fixée
l’objectif d’une division par 4 d’ici à 2050, de ses émissions
de gaz à effets de serre et place pour y parvenir le bâtiment
en première ligne. En effet, à lui seul, il représente près de
la moitié de notre consommation en énergie et est à l’origine
du quart de nos émissions de CO2.
Cet enjeu de réduction des gaz à effet de serre dans le
bâtiment passe, de façon drastique, par une amélioration de
leur performance énergétique. Les chiffres parlent d’euxmêmes. Sur les 31 millions de logements que possède la
France, plus de 20 millions ont été construits avant 1975,
avant les effets du premier choc pétrolier qui marque
d’ailleurs la date de la première réglementation thermique.
Avant 1975, on construisait sans vraiment se soucier de la
consommation énergétique des bâtiments et on n’avait
8 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
aucune conscience que les ressources énergétiques allaient
se raréfier. Il n’existait donc aucune contrainte précise en la
matière.
Avec un taux de renouvellement annuel limité à 1 % et
malgré les exigences en matière de bâtiments neufs le poids
du parc existant demeure prépondérant.Tout se joue sur ce
parc de plus de 20 millions de logements anciens dont la
rénovation est primordiale. C’est la raison pour laquelle l’État
«met le paquet» comme vous dites justement. L’enjeu est de
taille d’autant que les objectifs, assignés par le Grenelle de
l’environnement, demandent au secteur du bâtiment une
contribution supérieure pour compenser des efforts plus
difficiles à obtenir dans d’autres domaines d’activité.
Parlez-nous de cet effort gigantesque en faveur de
la rénovation des bâtiments anciens…
••• Je ne veux pas vous abreuver de chiffres mais
effectivement, les enjeux sont littéralement colossaux. Rien
que pour le résidentiel cela représente environ 1,8 milliard
de m2 à rénover, et il faudra faire de même avec les
bâtiments du secteur tertiaire.
La division par 4 des consommations d’énergie dans le
bâtiment constitue un saut majeur dans les performances.
La consommation énergétique moyenne du parc résidentiel
est de 240 kWhep/m2/an. Certains logements dépassent
allègrement les 400 kWhep/m2/an alors qu’il convient de
cibler une moyenne nationale, à l’horizon de 2050, de 50
kWhep/m2/an. Soit, une division par 3 ou 4 des
consommations du parc existant et une réduction encore
Face à un tel défi il serait regrettable que toute la filière
professionnelle de l’acte de bâtir ne se mobilise pas et que
les entreprises qui devront prescrire et mettre en œuvre les
produits et les procédés adaptés ne soient pas rapidement
en ordre de bataille. D’autant, qu’en ces temps troublés en
matière économique, cela va leur permettre d’être un des
moteurs puissants de la reprise économique. Il faut qu’elles
en aient parfaitement conscience.
Pour répondre efficacement à ces enjeux, nos professionnels
du bâtiment doivent aller vers l’excellence, chacun dans leur
métier. Mais ils doivent encore aller plus loin et comprendre
les interfaces entre les différents corps de métier qui
interviennent sur un chantier. Sans une prise en compte
globale des objectifs de performance énergétique et une
parfaite coordination des mises en œuvre nous courons
à l’échec.
Il est clair qu’aujourd’hui, toutes les entreprises ne sont pas
prêtes mais il est de notre devoir de les accompagner dans
cette mutation au risque de les voir petit à petit se
marginaliser et passer à côté d’une formidable opportunité.
Vous parlez de mutation. Mais de quoi s’agit-il au
juste ?
••• Il faut changer de regard, avoir une vision panoramique
des objectifs à atteindre, appréhender globalement les
problématiques d’un chantier en matière de performance
énergétique. Autrement dit, pour l’entreprise comme pour
l’artisan, la question de la performance énergétique doit
dorénavant se poser de façon transversale. Chaque acteur
doit non seulement être au fait des solutions énergétiques
les plus performantes dans son métier, mais connaître les
interactions de ses solutions avec celles nécessaires dans
d’autres domaines. À titre d’exemple il est contre productif
d’installer des fenêtres plus performantes dans une maison
si l’on ne propose pas en même temps un système de
ventilation adaptée et si en amont on ne procède pas à un
diagnostic plus complet du bien pour s’assurer qu’il n’y a
pas d’autres travaux plus urgents et plus efficaces à
envisager.
Autre exemple, dans le neuf cette fois avec la mesure
de la perméabilité à l’air. Indispensable dans le cadre
d’un bâtiment basse consommation, elle est
révélatrice du niveau d’excellence à atteindre. Tous
ceux qui l’ont vécue comprennent très bien de quoi
je veux parler, car cette mesure pose aujourd’hui
des problèmes à toutes les entreprises et
nécessite presque systématiquement des
reprises qui font bien comprendre les enjeux.
Le moindre trou mal bouché, le moindre joint
Pour bénéficier à plein du prêt à taux zéro, le client devra
faire son choix parmi plusieurs options et constituer ainsi
ce que l’on appelle un bouquet de travaux. Qui pourra le
conseiller efficacement si ce n’est l’artisan qui, ainsi,
pourra valoriser son propre travail et ses compétences?
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 9
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
UN MARCHÉ GIGANTESQUE
7 RENCONTRE AVEC
MICHEL DUBEZY
Délégué général de Promodul
••• Oui, mais il n’y a pas d’autres issues. Personne ni
échappera et cela va dans le sens de la qualité et du
professionnalisme. Qui s’en plaindrait?
Ainsi chacun peut comprendre comment nous allons
progressivement passer d’une logique de moyens à une
logique de résultat. Logique de résultat qui va se généraliser,
qui va être mesurée, y compris dans la rénovation, par
exemple dans le cadre de l’éco-prêt à taux zéro dont nous
aurons très certainement l’occasion de reparler.
Et bien,
cet artisan-là,
il va avoir
du travail pour
20, 30, 40 ans,
il n’en verra
même pas la fin !
Mais permettez-moi d’attirer votre attention sur une autre
conséquence, très importante de cette mutation en marche.
Je veux parler du rapport des entreprises avec leurs clients.
En effet, en parallèle à l’évolution même de leur métier,
celles-ci vont devoir également améliorer leur approche
client pour mieux valoriser leurs compétences et leurs offres.
Contrairement au marché du neuf, où la prescription est faite
en amont et où l’entreprise se contente la plupart du temps
de mettre en œuvre les produits et les procédés, le
particulier, qui souhaite rénover sa maison ou son
appartement, s’adresse majoritairement à cette dernière.
Dès lors c’est à l’entreprise que revient le rôle de
prescription. Il lui appartient d’acquérir pour certains, ou de
développer pour d’autres, cette capacité de conseil vis-àvis de son client. En effet celui-ci veut qu’on lui explique que,
si les travaux les plus efficaces en matière de performance
énergétique représentent un surcoût, l’abaissement des
factures énergétiques, mois après mois, va rapidement lui
permettre non seulement de les amortir, mais lui fera au final
gagner de l’argent. Dans le cadre de l’éco-prêt à taux zéro,
cette même entreprise devra en plus lui proposer un
«bouquet de travaux» ce qui nécessite, dans bien des cas,
de l’orienter vers d’autres professionnels et, dans ce cas, de
jouer un rôle de coordinateur. Pour être complet, elle devra
également tenir compte des nombreuses mesures
incitatives mises en place par les pouvoirs publics pour aider
les particuliers à engager des travaux en vue de réduire leur
consommation énergétique et, par voie de conséquence leur
rejet de gaz à effet de serre. Bref, l’entreprise comme
l’artisan vont se trouver au cœur des relations avec leurs
clients.
La préoccupation première de tout candidat à des travaux
d’amélioration de la performance énergétique est de
rechercher de véritables professionnels reconnus dans leur
métier et capables de leur apporter cette vision globale. Un
client déçu de ne pas obtenir toutes les réponses qu’il attend
10 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
Alors comment faire rapidement comprendre au
plus grand nombre que le train de la performance
énergétique est en marche ?
••• Tout d’abord en ne restant pas sur le quai et en montant
dans le train. Ensuite voir à en prendre la conduite ou le copilotage en misant nécessairement sur l’acquisition de
compétence. Vous observerez que je n’emploie pas
volontairement ici le terme de formation, car ne nous
méprenons pas, il ne s’agit pas d’apprendre aux professionnels à faire leur métier de base, ils le connaissent. En
revanche, leur apprendre toutes les incidences de ce qui se
passe en amont et en aval de leurs interventions, porter à
leur connaissance les nouvelles technologies, les nouveaux
produits qui arrivent sur le marché, avoir des réflexes d’autocontrôle… ça, c’est essentiel.
SOURCKNAUF
Le détail qui tue, en quelque sorte…
pourrait très vite se détourner des entreprises et s’orienter
vers d’autres intervenants attirés par ce nouveau marché.
Attention, la nature à horreur du vide et il serait
impardonnable que des entreprises sérieuses, correctement
assurées pour les travaux qu’elles engagent, passent à côté
de cet immense marché. C’est une chance inouïe qui s’offre
ainsi à elles…
énergétique. Il disposera des outils pour la mesurer. Il saura
ensuite ordonner, cadencer l’ensemble des intervenants et
gérer l’ensemble des travaux. Bref, il sera parfaitement en
phase avec la demande de son client et toutes les
entreprises qui en ont la volonté peuvent y accéder. Chez
Promodul, nous avons lancé plusieurs cycles de formation
avec certification ERE pour ceux qui souhaitent s’engager
sur cette voie.
Dans ce cadre-là nous pouvons alors parler de formation
qui va déboucher, pour ceux qui le souhaitent, vers un
nouveau métier : celui d’expert en rénovation énergétique
(ERE).
Devenir un expert en rénovation énergétique, ou
pour le moins apprendre à travailler en synergie
avec ses confrères pour atteindre les objectifs de
performance requis, le discours ne peut qu’être
entendu par les artisans. Mais comment ce dernier
pourra-t-il ensuite valoriser ses nouvelles
compétences ? Comment le public sera-t-il informé
sur ce véritable changement de statut de l’artisan
traditionnel ?
Les décrets applicatifs du Grenelle de l’Environnement
l’évoquent. L’ERE aura une approche et une vision globale de
l’ensemble de la problématique liée à la performance
••• Ne mettons pas trop vite la charrue avant les bœufs.
Avant de parler de faire savoir encore faut-il acquérir le
savoir-faire. Pour pouvoir communiquer vers le grand public,
il faut pouvoir dire: nous sommes des experts, pour cela
nous avons suivi des formations spécifiques, nous disposons
d’outils et nous pouvons répondre à votre demande.
SOURCE ROCKWOOL
mal réalisé ou absent fragilisent ainsi toute l’enveloppe et
pénalise la performance intrinsèque globale des matériaux
qui composent l’enveloppe.
Devenons de meilleurs professionnels et après, la
reconnaissance se fera pour ainsi dire toute seule. Car, dans
les métiers du bâtiment, le bouche à oreille est le meilleur
vecteur de communication. Quand un client a trouvé un bon
artisan, qui fait de bons devis, de bonnes offres, qui donne
de bons conseils et qui réalise bien les travaux, il en parle
autour de lui et assure ainsi sa propre promotion. Et bien, cet
artisan-là, il va avoir du travail pour 20, 30, 40 ans, il n’en
verra même pas la fin ! Le malheur, c’est que la
sensibilisation des artisans du bâtiment aux enjeux de cette
mutation va prendre du temps et que le temps nous est
compté. C’est donc à nous les organisations professionnelles
et syndicales de prendre ça en main et de développer un
discours clair, mobilisateur et cohérent afin d’accélérer le
mouvement et mettre les entreprises dans les meilleures
dispositions possibles. Après c’est une question de volonté
dans chaque entreprise.
Or, si l’on revient deux ans en arrière, ces formations
n’existaient pas et les outils pédagogiques encore moins.
C’est ce que nous avons très tôt identifié au sein de
Promodul et ce qui nous a conduits à créer notre propre
département formation et à concevoir des outils d’aide aux
entreprises afin qu’elles puissent mieux prendre en compte
la dimension énergétique dans leurs offres de travaux et de
services.
Pour notre part, nous voulons être à la fois des précurseurs
et des rassembleurs pour mettre toute la filière
professionnelle en ordre de bataille. Aussi, dialoguons-nous
volontiers avec tous les acteurs. Ainsi, parce que nos vues
étaient convergentes, nous nous sommes rapprochés de la
Fédération Française du Bâtiment pour, dans le cadre du
dispositif FEEBat mis en place par les pouvoirs publics, parler
d’une même voix aux entreprises, leur faciliter l’accès aux
formations et mutualiser certains contenus pédagogiques.
Je suis un artisan. Je lis vos propos donc, je ne
peux qu’être fortement intéressé par les
perspectives que vous évoquez. Où je trouve les
détails pratiques ? Où je téléphone ? À qui je
m’adresse ?
••• Je viens d’évoquer le dispositif FEEBat mis en place
par les pouvoirs publics afin de faciliter la formation des
chefs d’entreprise, des salariés et des artisans du bâtiment
aux économies d’énergie. C’est une excellente clé d’entrée
puisque ces formations, délivrées par des organismes de
formation habilités, bénéficient d’un mode de financement
tout à fait original qui permet aux entreprises de bénéficier
d’une prise en charge à hauteur de 95 % des dépenses
engagées sur la base de 200 €HT ou net par jour et par
stagiaire pour les modules 1 et 2, et 350 €HT ou net par jour
et par stagiaire pour le module 3 auxquels s’ajoutent 200 €
HT ou net forfaitaires par jour et par stagiaire pour les autres
frais engagés (déplacement, hébergement, perte d’activité)
sans même entamer leurs réserves de formations. Dans la
période économique troublée que nous connaissons, avouez
que c’est extraordinaire. Donc, s’il y a un maître mot, c’est
formez-vous!
En France on a un
énorme défaut, on
attend tout de l’État.
Et dès qu’il légifère,
on critique…
Et dans le bâtiment
plus qu’ailleurs.
En effet le financement de ces formations est assuré par les
fournisseurs d’énergie qui ont une obligation de réaliser des
économies d’énergie sous peine de se voir attribuer des
pénalités. Par décret, l’État a consenti à ce qu’une partie de
ces pénalités puisse être affectée sur un compte particulier
Isolation en pied droit sous toiture.
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 11
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
UN MARCHÉ GIGANTESQUE
MICHEL DUBEZY
Délégué général de Promodul
SOURCE ISOVER
manquements évidents il s’agit d’un outil précieux et
finalement efficace.
Pose de l’Isolène 3.
géré par les Organismes paritaires collecteurs agréés dans
le cadre du dispositif de formation aux économies d’énergie.
Pour l’instant, seul le groupe EDF s’est engagé sur cette
voie. Il faut espérer que rapidement le groupe GDF Suez
fasse de même car cet effort-là est essentiel pour toute notre
filière professionnelle.
Chaque année,
27 milliards d’euros
sont mis sur la table
pour le financement
de l’ensemble
des dispositifs
de formation.
Trois modules sont actuellement à la disposition des
entreprises et des artisans selon un contenu pédagogique
défini et encadré entièrement tourné vers l’acquisition des
notions de base de la thermique d’un bâtiment, l’identification des éléments clés d’une offre globale et une
meilleure mise en œuvre et coordination des travaux
d’amélioration énergétique des bâtiments. Ils devraient être
complétés par un quatrième qui sera dédié au petit tertiaire
de proximité, c’est-à-dire les salles polyvalentes, les petits
groupes scolaires, etc.
Soyons concrets, j’ai 25 ans, je viens d’hériter de
la direction de l’entreprise artisanale de mon père,
je suis aux commandes, j’entends ce discours.
Qu’est-ce que je fais ?
••• Tout d’abord, vous analysez votre entreprise.Vous faites
le point pour savoir où elle en est et ce vers quoi vous voulez
l’amener. Enfin vous vous posez la question de savoir si vous
voulez ou non mettre tous les atouts de votre côté pour faire
votre place sur ce nouveau marché de la rénovation
énergétique.
Si la réponse est oui, dégagez le temps nécessaire pour
acquérir les compétences dont vous avez besoin pour
répondre à ce marché et ne dites surtout pas que cela est
impossible.
Je sais bien que les entreprises du bâtiment sont le plus
souvent le « nez dans le guidon ». La structure du tissu
12 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
économique français dans le secteur du bâtiment est surtout
composée d’entreprises avec un patron et un ou deux
compagnons, c’est tout. Souvent, c’est l’épouse de l’artisan
qui s’occupe de la comptabilité et de la «paperasse», tout
cela on le sait bien. Mais il faut savoir également que chaque
module proposé dans le cadre du dispositif du FEEBat s’étale
sur 2 jours. Ainsi, en 4 à 6 jours, il est possible de devenir
sinon un expert en rénovation énergétique, du moins
d’acquérir cette vision panoramique de ce qu’est une offre
globale. Je ne veux pas croire qu’une entreprise, même
artisanale, qui a entre ses mains son avenir, ne soit pas
capable de consentir un si petit investissement.
En matière de formation, je suis persuadé que l’État ne
lâchera rien. Toutes les discussions qui ont eu lieu dans le
cadre du Grenelle de l’environnement ont stigmatisé ce
problème. Qu’il s’agisse de neuf ou de rénovation, la montée
en compétence des entreprises dans la prescription et la
mise en œuvre des produits et des procédés efficaces et
durables en matière de performance énergétique est un
passage obligé pour sa réussite. Alors maintenant que ces
formations existent, que leur mode de financement a été
trouvé il appartient à la filière professionnelle, toute entière,
de se mobiliser et de convaincre. Elle s’y emploie. Au-delà
des organisations syndicales et professionnelles, la
distribution professionnelle spécialisée a un rôle de
sensibilisation important à jouer car c’est elle qui a le contact
le plus naturel et le plus constant avec l’entreprise et
l’artisan. Les industriels peuvent également apporter leur
contribution via, par exemple, leur propre centre de formation
et je suis bien placé pour dire que les choses bougent plutôt
dans le bon sens même si le mouvement n’a pas encore
toute l’ampleur souhaitée. Il ne faut donc rien lâcher car, en
cas d’échec, l’État peut être tenté de légiférer pour imposer
les formations. L’enjeu est tellement important qu’il ne
devrait pas avoir d’autres choix, compte tenu de son
engagement sans précédent pour que le bâtiment
consomme moins d’énergie et émette moins de CO2.
L’entreprise comme l’artisan n’en ont peut-être pas
suffisamment conscience mais je crois qu’il n’y a pas
aujourd’hui, dans le monde professionnel, une feuille de
route définie avec autant de clarté et avec autant de mesures
d’accompagnement et d’incitation. Jugeons-en avec pour
le neuf:
- à l’horizon 2012, application de la norme « bâtiment
basse consommation » à toutes les constructions
neuves et par anticipation pour les bâtiments publics et
tertiaires, ainsi qu’à l’ensemble du parc de logements
neufs construits dans le cadre du programme national
de rénovation urbaine prévu par la loi n° 2003-710 du
1er août 2003 d’orientation et de programmation pour
la ville et la rénovation, à compter de fin 2010,
- à l’horizon 2020, application de la norme « bâtiment à
énergie positive », soit une consommation inférieure à
la quantité d’énergie produite à partir de sources
renouvelables.
Pour le parc existant, l’objectif est de réduire les
consommations d’au moins 38 % d’ici 2020, avec
l’obligation désormais faite aux maîtres d’ouvrage de
respecter la réglementation thermique dite «globale» pour
les bâtiments de plus de 1 000 m² et « élément par
élément». Les mesures d’accompagnement et d’incitations
sont toutes aussi exceptionnelles pour susciter la demande
et engager au plus vite les travaux de rénovation nécessaires
dans le parc immobilier français.
Le crédit d’impôt en faveur de l’amélioration de la
performance énergétique des bâtiments est prorogé jusqu’à
la fin de 2012. Jusqu’ici réservé aux propriétaires
occupants, il est étendu aux propriétaires bailleurs. Il est
étendu aux frais de main-d’œuvre pour les travaux
d’isolation thermique des parois opaques et de réalisation
d’un diagnostic de performance énergétique lorsqu’il est
consécutif à la vente où à la location d’un bien.
Habillage d’une maison en PSE.
Tout concourt à cette prise de conscience, à commencer
par le client final qui, s’il se renseigne sérieusement, va vite
comprendre qu’il a besoin à ses côtés d’un expert en
rénovation énergétique pour garantir ses objectifs
d’économie d’énergie. Partant de là, plus votre compétence
va être forte, plus les choses devraient bien se passer pour
vous. En effet, dans une optique d’engagements de résultats
les particuliers, mais aussi les architectes, les bureaux
d’études, les banques, les compagnies d’assurances auront
besoin de gens comme vous. Aujourd’hui, il n’y a pas
suffisamment d’artisans formés.
SOURCE PLACO
7 RENCONTRE AVEC
Vous militez pour une très importante politique
en matière de formation et l’engagement de l’État
est effectivement impressionnant. Quel est votre
sentiment personnel sur les garanties qu’il fournit
et sur sa constance ?
••• En France, on a un énorme défaut: on attend tout de
l’État. Et dès qu’il légifère, on critique… Et dans le bâtiment
plus qu’ailleurs. Toutes les réglementations sont vécues
comme des contraintes qui pèsent sur les entreprises et qui
freinent leur développement. Pourtant, malgré des
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 13
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
UN MARCHÉ GIGANTESQUE
7 RENCONTRE AVEC
MICHEL DUBEZY
Délégué général de Promodul
Et puis, il y a l’éco-prêt à taux zéro, qui concerne
directement le secteur de la rénovation…
••• Oui, et vous voyez avec quel renfort de communication.
Cette mesure était très attendue d’autant quelle vient en
complément des autres crédits d’impôts et aides dont nous
avons parlé. Elle permet de financer jusqu’à 30 000 €
de travaux d’amélioration énergétique d’un logement,
remboursables sans intérêt sur une durée de 10 ans
pouvant aller à 15 ans, sous certaines conditions. L’établissement bancaire attribue l’éco-prêt à taux zéro selon les
conditions classiques d’octroi de prêt. Dès son attribution,
son bénéficiaire dispose de 2 ans pour réaliser les travaux.
Jamais,
de par le monde,
un ensemble de
professionnels n’a eu
un tel challenge
à relever, jamais !
Alors, il faut y aller !
14 6 SPÉCIAL RÉNOVATION
Pour pouvoir en bénéficier, il faut soit mettre en œuvre un
« bouquet de travaux » soit, améliorer la performance
énergétique globale de son logement. Dans les deux cas,
mais dans des rôles différents, nous retrouvons notre
entreprise ou notre artisan.
Dans le premier cas c’est à lui qu’il appartiendra de
concocter le meilleur «bouquet de travaux» à partir d’un
minimum de deux interventions. Dans ce cadre, il devra
respecter les règles fixées: caractéristiques minimales des
produits, qualité de leur mise en œuvre afin que la
performance attendue soit garantie. Les banques et les
assurances seront, à n’en pas douter, très vigilantes sur ce
point. Alors comment répondre à un client sans avoir
auparavant acquis les compétences nécessaires? Comme
je l’ai déjà dit, tout concourt à une plus grande professionnalisation. Il n’y a pas d’échappatoire possible.
Dans le cas d’une approche globale, les travaux devront
être définis dans le cadre d’une étude thermique.
Réalisée par un bureau d’études thermiques, elle devra
déterminer la performance thermique du logement avant
et après travaux avec, on s’en doute, une obligation de
résultat. Ainsi, si la consommation actuelle du logement
est supérieure à 180 hWh d’énergie primaire par m2
et par an, les travaux entrepris devront permettre
d’atteindre une consommation d’énergie inférieure à
150 kWhep/m²/an. Si le logement consomme moins de
180 kWhEP/m2/an, il faudra atteindre, après travaux une
consommation inférieure à 80 kWhEP/m2/an.
C’est quelque chose de très intéressant, à mon avis, pour les
structures artisanales qui ne souhaitent pas évoluer vers le
métier d’expert en rénovation énergétique car, en renforçant
leur excellence dans le cœur de leur métier, elles auront
toujours accès à ce type de travaux.
En pratique pour obtenir ce prêt, il faut remplir un formulaire
type «devis» en précisant la nature des travaux retenus et
les devis de ou des entreprise(s) en charge de les effectuer.
Une fois ceux-ci terminés, il faudra retourner à la banque
muni du formulaire type « factures » accompagné des
factures concernées acquittées. Nous sommes en train de
voir comment intégrer cet aspect administratif dans nos
formations afin d’alléger au maximum la charge de travail
pour les entreprises. De même nous avons d’ores et déjà
adapté nos BAO aux nouvelles contraintes en y intégrant la
nouvelle méthode de calcul. Elles permettent désormais aux
bureaux d’études et aux experts en rénovation énergétique
de réaliser leurs calculs en fonction des critères d’attribution
de l’Eco-prêt à taux zéro.
On voit donc bien tous les enjeux pour nos professions.
Ce serait assassin que nos entreprises passent à côté de
ce fabuleux défi. Si elles ne devaient retenir qu’un seul
argument, c’est, je le répète, le suivant : jamais dans
l’histoire et de par le monde, un ensemble de
professionnels n’a eu un tel challenge à relever ni
disposer d’autant de moyens, jamais ! Alors, allons-y !
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JEAN-LUC FOURNIER
PHOTOGRAPHIES ASP
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
UN MARCHÉ GIGANTESQUE
7 INTERVIEW
DE JEAN-CLAUDE GAZEAU
Conseiller général de Jean-Louis Borloo
LES 3 PILIERS DE LA COMPÉTENCE
LE SAVOIR, LE VOULOIR, LE POUVOIR
Jean-Claude Gazeau a présidé durant trois ans la Mission interministérielle de l’effet
de serre (MIES) et il est devenu depuis le conseiller général de l’environnement et du
développement durable de Jean-Louis Borloo. Sans doute un des experts français
de pointe en matière d’environnement, il revient sur les enjeux profonds qui dictent
la démarche française de rénovation énergétique.
La batterie impressionnante de mesures incitatives
récemment promulguées répond-elle à l’ensemble
des besoins qui seront recensés ?
Je préfère « boîte à outils » à « batterie » : tout professionnel sait qu’une condition essentielle pour travailler
selon les règles de l’art sur un chantier est de disposer
d’une boîte à outils complète permettant de répondre à
tout imprévu.
C’est en faisant progresser les
trois piliers de la compétence de
manière équilibrée qu’une
véritable compétence collective
pourra émerger et que l’immense
marché à conquérir deviendra
réalité durable.
D’immenses attentes ont été suscitées par le
Grenelle de l’environnement : « c’est toute la société
qui doit bouger » a dit le ministre d’État.
Avec 43 % de l’énergie finale consommée, le bâtiment
est le premier consommateur d’énergie de France. Plus
d’une vingtaine de codes seront impactés par le Grenelle 2,
puissant levier pour l’activité de nos entreprises.
Avec un taux de renouvellement du parc de logements de
1 % par an, le bâtiment existant est l’enjeu essentiel ; la
rénovation énergétique du parc est complexe techniquement, nécessitant souvent des solutions spécifiques
et innovantes. De plus, on est en présence de millions de
maîtres d’ouvrage potentiels à qui on ne peut aisément
imposer, comme dans le neuf, des obligations de
performance par voie réglementaire.
Quels sont les principaux défis que doivent relever
les professionnels des entreprises du bâtiment
concernant la performance énergétique ?
LE seul vrai défi est de bâtir de la compétence individuelle
et collective, fruit (selon G. le Boterf) de trois composantes
indissociables : le Savoir (disposer des connaissances), le
Vouloir (avoir la volonté de les mettre au service du projet
et le Pouvoir (évoluer dans un environnement (moyens
logistiques, environnement humain...) optimal.
LE SAVOIR > Tous les acteurs depuis les formateurs, les
BET, les architectes, les artisans, TPE, industriels, maîtres
d’ouvrage sont impactés à des degrés divers.
Une réponse cohérente et fédératrice a été apportée avec
les modules de formation FEEBat. Avec, dans une
16 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
profession peu encline à « retourner sur les bancs de
l’école », 1100 stagiaires par mois, FEEBat constitue une
réponse attendue.
Notre électricité est très faiblement carbonée. Tout repose
sur les transports et le bâtiment. L’efficacité énergétique
appelle d’urgence à une véritable rupture des procédés
et pratiques constructives. Tous les corps de métiers
seront tôt ou tard conduits à incorporer dans leur cœur
de compétence une dimension énergétique.
La filière construction doit intégrer l’approche globale et
bousculer les cloisonnements traditionnels entre corps
de métiers : aucune rénovation énergétique performante
ne sera le fruit d’un seul corps de métiers.
Vous l’aurez compris, c’est toute une société solidaire qui
doit évoluer.
Face à ce plan de longue haleine, des évaluations
périodiques seront-elles effectuées par les pouvoirs
publics ? Quelles sont les prochaines étapes ?
qui met en œuvre les objectifs du Grenelle de l’environnement dans le parc existant et à bâtir de l’ensemble des
bâtiments. Le Bureau du comité stratégique qui regroupe
les représentants des 20 acteurs publics et privés les
plus engagés dans la mise en œuvre du plan a
commencé à se réunir (périodicité mensuelle) pour suivre
et apprécier l’avancement du plan.
Au-delà de ce suivi institutionnel, je soulignerai volontiers
le fait qu’avec le Grenelle de l’environnement on est
passé d’une logique de moyens à une logique de
résultats. Le baromètre du BTP publié régulièrement par
les fédérations professionnelles d’une part et, puisque
vous parlez de plan de longue haleine, l’inventaire annuel
des émissions nationales de gaz à effet de serre
m’apparaissent être des constituants essentiels d’un
tableau de bord de suivi.
Le Premier ministre a confié à P. Pelletier la présidence
du comité stratégique à créer du Plan Bâtiment Grenelle
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JEAN-LUC FOURNIER
PHOTOGRAPHIE DR
LE VOULOIR > L’artisan est le premier interlocuteur du
particulier qui souhaite rénover son logement. S’il
accepte de renoncer à une logique « en tuyaux d’orgue »
et intègre la nécessaire « approche globale » pour une
rénovation énergétique réussie, on est dans une logique
gagnant-gagnant. L’Éco-PTZ notamment, privilégiant
l’approche par bouquet de travaux, constitue la meilleure
pédagogie lors de la phase de financement du projet. La
CAPEB, avec le concept d’éco-artisan, a eu la
prémonition de la nécessité d’une approche cohérente
de tous les corps de métiers.
À la clé, un gigantesque marché pendant des décennies
sous réserve du troisième pilier : le Pouvoir.
LE POUVOIR > Les particuliers sont demandeurs d’équipements performants, mais, en phase de démarrage, il y
a le défi du coût. Ce n’est que par un net décollage des
équipements innovants et performants que l’on arrivera
à faire baisser sensiblement le surcoût actuel (10 à 15 %).
C’est en faisant progresser les trois piliers de la
compétence de manière équilibrée qu’une véritable
compétence collective pourra émerger et que l’immense
marché à conquérir deviendra réalité durable.
L’évolution des méthodes et techniques de mise en
œuvre va vers une approche infiniment plus globale
qu’auparavant. Cela va révolutionner les pratiques
sur le terrain. Les artisans ne vont-ils pas se sentir
brusqués par cette évolution imposée ?
L’enjeu fondateur du Grenelle de l’environnement est le
changement climatique. Pour limiter l’élévation
irréversible de température de la planète, et sa cohorte de
catastrophes, le pic des émissions de gaz à effet de serre
de toute la planète doit se situer entre 2020 et 2025.
Pour la France, la feuille de route est de diviser par 4 nos
émissions d’ici à 2050, de les réduire de 20% d’ici à 2020.
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 17
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
ÉCO-PRÊT À TAUX ZÉRO
MODE D’EMPLOI
7À
REMETTRE À VOS CLIENTS
L’éco-prêt à taux zéro finance
> La
ÉCO-PRÊT À TAUX ZÉRO
MODE D’EMPLOI
Jean-Louis Borloo lance un prêt
à taux zéro pour isoler les
logements. Objectif : rendre les
logements moins gourmands en
énergie.
Jean-Louis Borloo a signé le 26 février 2009 avec les banques, les professionnels du
bâtiment et de l’immobilier, et l’Ademe, une convention détaillant les modalités
pratiques de mise en œuvre de l’Éco-prêt à taux zéro. Les Français ont commencé à
contacter les entreprises du bâtiment pour obtenir des conseils sur les travaux à
réaliser, et les banques distribuant l’éco-prêt à taux zéro. Les premiers travaux de
rénovation thermique financés par l’ÉCO-PTZ peuvent donc être réalisés dès à présent.
Pourquoi l’éco-prêt à taux zéro ?
Que finance l’éco-prêt à taux zéro ?
Le programme de réduction des consommations
énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre
des bâtiments constitue un chantier prioritaire du
Grenelle Environnement. Le secteur du bâtiment est le
plus gros consommateur d’énergie en France:
> il consomme environ 68 millions de tonnes d’équivalent
pétrole chaque année (42,5% de l’énergie finale totale);
> il génère 123 millions de tonnes de CO2 (23% des émissions nationales);
> ces émissions ont augmenté d’environ 15% depuis 1990.
L’objectif fixé par le Grenelle Environnement est de réduire
les consommations d’énergie du parc des bâtiments
existants d’au moins 38% d’ici à 2020 et, à cette fin, de
rénover complètement 400000 logements chaque année
à compter de 2013.
Adopté dans la loi de finances 2009, l’éco-prêt à taux zéro
vient compléter la gamme des instruments financiers
incitatifs qui existent déjà pour les rénovations dans le
bâtiment, comme le crédit d’impôt « développement
durable» ou le Livret de développement durable
Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, il faut soit mettre
en œuvre un « bouquet de travaux », soit améliorer la
performance énergétique globale de son logement. Les
travaux concernant l’installation d’assainissement non
collectif ne consommant pas d’énergie pourront également
bénéficier du prêt à taux zéro.
18 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
Quel montant ? Quelle durée ? Comment l’obtenir ?
LE MONTANT > l’éco-prêt à taux zéro permet de financer
jusqu’à 30 000 € de travaux.
LA DURÉE > La durée de remboursement est de 10 ans.
La banque peut vous proposer de porter cette durée à 15
ans. Vous pouvez aussi décider de la réduire jusqu’à un
minimum de 3 ans. Exceptionnellement elle peut être réduite
à 1 an avec accord de la banque, pour alléger vos charges
de remboursement.
LES CONTRAINTES TECHNIQUES DES TRAVAUX OUVRANT DROIT A L’ÉCO-PTZ
Pour bénéficier à plein de l’Eco-Prêt à taux zéro, votre client doit composer un bouquet de travaux qu’il doit choisir dans
au moins deux des catégories suivantes (partie gauche du tableau). Chaque type de travaux doit correspondre aux
actions détaillées dans la partie droite du tableau.
Catégories de travaux éligibles
Isolation de la toiture
Un « bouquet de travaux » est un ensemble de travaux
cohérents dont la réalisation simultanée apporte une
amélioration sensible de l’efficacité énergétique du logement
et doit être réalisé par un professionnel des travaux dans au
moins deux des catégories suivantes:
> isolation performante de la toiture;
> isolation performante des murs, des fenêtres et portes
donnant sur l’extérieur;
> installation ou remplacement d’un chauffage ou d’une
production d’eau chaude sanitaire;
> installation d’un chauffage, d’une production d’eau
chaude sanitaire utilisant les énergies renouvelables.
Les travaux d’amélioration de la performance
énergétique globale du logement
Ceux qui sont définis dans le cadre d’une étude thermique,
peuvent aussi donner droit à l’éco-prêt à taux zéro, pour les
logements construits après le 1er janvier 1948, aux
conditions suivantes:
> si votre logement consomme, avant les travaux, plus de
180 kWhEP/m2/an, il faut atteindre, après travaux, une
consommation d’énergie inférieure à 150 kWhEP/m2/an;
> si votre logement consomme moins de 180 kWhEP/
m2/an, il faut atteindre, après travaux, une consommation inférieure à 80 kWhEP/m2/an.
> Caractéristiques techniques minimales
> Planchers de combles perdus: R ≥ 5 (m2.K) / W
> Rampants de combles aménagés: R ≥ 4 (m2.K) / W
Comment composer un « bouquet de travaux »
éligible à l’éco-prêt à taux zéro ?
Comment fonctionne un éco-prêt à taux zéro ?
L’éco-prêt permet de financer les travaux d’économies
d’énergie et leurs éventuels frais induits afin de rendre le
logement plus économe en énergie, plus confortable et
moins émetteur de gaz à effet de serre.
Il concerne:
> les propriétaires occupant;
> bailleur ou en société civile pour une habitation construite
avant le 1er janvier 1990 et destinée à un usage de
résidence principale;
> les copropriétés.
fourniture et la pose de nouveaux ouvrages (sous
réserve que l’équipement ou le matériau réponde à des
caractéristiques techniques précises);
> les travaux induits indissociables (reprise d’électricité,
installation d’un système de ventilation...) ;
> les frais de maîtrise d’œuvre (architecte, bureau d’étude
thermique...) ;
> les frais éventuels d’assurance.
COMMENT L’OBTENIR > Après avoir identifié les travaux à
réaliser avec l’entreprise ou l’artisan choisi, il faut s’adresser
à l’une des banques partenaires muni du formulaire type
« devis », accompagné des devis relatifs à l’opération
retenue. L’établissement bancaire attribue l’éco-prêt à taux
zéro dans les conditions classiques d’octroi de prêt. Dès
attribution du prêt, le demandeur a deux ans pour réaliser
ses travaux. Au terme des travaux, il devra retourner voir la
banque muni, du formulaire type «factures» et des factures
acquittées. Un seul éco-prêt à taux zéro sera accordé par
logement. L’éco-prêt à taux zéro est cumulable avec les
aides de l’agence nationale de l’habitat et des collectivités
territoriales, les certificats d’économies d’énergie et le prêt
à taux zéro octroyé pour les opérations d’acquisitionrénovation. Pour les personnes dont le revenu fiscal du foyer
fiscal n’excède pas 45000 euros en année n-2, le prêt à
taux zéro, s’il est octroyé en 2009 ou 2010, peut être
cumulable avec le crédit d’impôt développement durable.
> Toiture-terrasse: R ≥ 3 (m2.K) / W
Isolation des murs donnant
sur l’extérieur
> Isolation par l’intérieur ou par l’extérieur: R ≥ 2,8 (m2.K) / W
Remplacement des fenêtres et
porte-fenêtres donnant sur l’extérieur
et remplacement éventuel
des portes donnant sur l’extérieur
> Fenêtre ou porte-fenêtre: Uw ≤ 1,8 W / (m2.K)
Installation ou remplacement
d’un système de chauffage
(associé le cas échéant à un système
de ventilation performant ou d’une
production d’eau chaude sanitaire)
> Chaudière + programmateur de chauffage:
Installation d’une production
d’eau chaude sanitaire utilisant
une source d’énergie renouvelable
> Capteurs solaires: certification CSTBat, Solar, Keymark ou équivalent
Installation d’un système
de chauffage utilisant une source
d’énergie renouvelable
> Chaudière bois: classe 3
> Fenêtre ou porte-fenêtre munie de volets: Ujn ≤ 1,8 W / (m2.K)
> Seconde fenêtre devant la fenêtre existante: Uw ou Ujn ≤ 2 W / (m2.K)
> Porte donnant sur l’extérieur: Uw ≤ 1,8 W / (m2.K)
à condensation ou basse température
> PAC chauffage + programmateur de chauffage: COP ≥ 3,3
Un seul moyen
pour savoir si
le produit utilisé
ouvre droit à
l’obtention de
l’Éco-prêt à
taux zéro et aux
autres avantages
fiscaux : utiliser
un produit certifié.
> PAC chauffage + ECS +programmateur de chauffage: COP ≥ 3,3
> Poêle bois, foyer fermé, insert: rendement supérieur ou égal à 70%
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 19
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
ÉCO-PRÊT À TAUX ZÉRO
DEUX EXEMPLES
PARLANTS
ÉCO-PRÊT À TAUX ZÉRO
DEUX EXEMPLES PARLANTS
Les 2 cas que nous présentons ici sont des exemples de travaux réalisables dans le
cadre d’un bouquet de travaux éligible à l’éco-prêt à taux zéro. Les calculs sont faits
sur la base des factures énergétiques actuelles : plus le prix de l’énergie augmentera,
plus les opérations de rénovation énergétique seront rentables.
FICHE TECHNIQUE
FICHE TECHNIQUE
Maison individuelle de 100 m2 située dans le
département de la Vienne. Constructiondatant
des années 1980 avec une isolation moyenne.
Facture d’énergie avant travaux: 270 euros/mois
Appartement de 70 m2 situé dans un immeuble des
années 1960, non isolé. Le chauffage est assuré par
une chaudière collective au gaz assez ancienne.
Facture d’énergie avant travaux: 90 euros/mois
TRAVAUX D’ISOLATION
TRAVAUX RÉALISÉS
Isolation des combles perdus et installation d’une pompe
à chaleur. Coût total: 18000 euros.
> Facture d’énergie après travaux: 140 euros/mois
(gain de plus de 50%)
> Avec un prêt classique à 6%, les mensualités s’élèvent
à 200 euros/mois, soit une facture énergie
+ remboursement du prêt de 340 euros/mois
> Avec un éco-prêt à taux zéro, la facture énergie
+ remboursement du prêt est de 290 euros/mois,
soit 50 euros/mois de moins qu’avec un prêt classique.
> Si le propriétaire est éligible au cumul entre l’éco-prêt
à taux zéro et le crédit d’impôt, la facture énergie
+ remboursement du prêt passe à 260 euros/mois,
soit 80 euros/mois de moins qu’avec un prêt classique
et 10 euros de moins qu’avant les travaux.
Le propriétaire réalise dès à présent 120 euros
d’économies par an sur sa facture d’énergie.
Changement des fenêtres par des fenêtres performantes
intégrant un double vitrage PVC. La copropriété a remplacé
la chaudière par une chaudière à condensation.
Coût total: 8000 euros.
> Facture d’énergie après travaux: 45 euros/mois
(gain de 50%)
> Avec un prêt classique à 6%, les mensualités
s’élèvent à 90 euros/mois, soit une facture énergie
+ remboursement du prêt de 135 euros/mois
> Avec un éco-prêt à taux zéro, la facture énergie
+ remboursement du prêt est de 110 euros/mois,
soit 25 euros/mois de moins qu’avec un prêt classique.
> Si le propriétaire est éligible au cumul entre l’éco-prêt
à taux zéro et le crédit d’impôt, la facture énergie
+ remboursement du prêt passe à 100 euros/mois,
soit 35 euros/mois de moins qu’avec un prêt classique
et 10 euros de moins qu’avant les travaux.
À la fin de la durée du prêt, le propriétaire bénéficie
à plein des économies d’énergie réalisées et il profite
immédiatement de l’amélioration de son confort et
de la valorisation de son bien. Grâce à l’éco-prêt à
taux zéro, il a économisé 6000 euros d’intérêts qu’il
aurait dû verser dans le cadre d’un prêt classique
et 9600 euros s’il bénéficie du crédit d’impôt.
Suite aux travaux, le propriétaire dépense 10 euros de
plus par mois pendant dix ans. Toutefois, à l’issue du
remboursement de son prêt, sa facture mensuelle
d’énergie aura été divisée par deux et son appartement
aura gagné en confort. Grâce à l’éco-prêt à taux zéro,
il a économisé 3000 euros d’intérêts qu’il aurait eu à
verser dans le cadre d’un prêt classique.
Sources: Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable.
20 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
L’ÉNERGIE LA MOINS CHÈRE
EST CELLE QUI N’EST
PAS CONSOMMÉE !
Plus de 20 millions de nos logements ont été construits
avant 1975.
Parmi eux, beaucoup ne sont pas (ou très mal) isolés car,
avant le premier choc pétrolier, nous n’avions aucune
conscience du coût de l’énergie, de la fatalité de son
épuisement – en ce qui concerne les énergies dites
fossiles (pétrole, gaz…) – et aussi des dangers que
ferait courir à la Terre l’émission des gaz à effet de serre.
D’importantes mesures, détaillées dans ce numéro hors
série Rénovation de votre magazine Unis pour Bâtir,
incitent désormais les propriétaires à rénover leur
logement et atteindre la performance énergétique, avec, à la clé,
d’importantes économies en matière de facture énergétique.
Les pages qui suivent présentent, secteur par secteur (toiture, murs,
ventilation, ouvertures, planchers et énergies renouvelables) les solutions
proposées par les fabricants. Elles sont toutes compatibles avec les mesures
fiscales et financières mises en place par l’État et visent toutes à réduire
drastiquement les déperditions d’énergie dans l’habitat ancien.
Nos pages attirent également l’attention des professionnels du bâtiment sur
l’aspect capital d’une autre performance à atteindre : celle de la mise en
œuvre. Car, comme le dit si bien Michel Dubezy dans l’interview des pages
précédentes, les entreprises de notre secteur entrent désormais dans une
nouvelle ère qui va se matérialiser par une autre façon d’exercer son métier
et une plus grande synergie entre tous les corps de métiers.
En ce sens, l’exemple concret et réel de cette maison bretonne que nous
détaillons dans ce hors-série spécial rénovation est édifiant.
Votre souci de la qualité de la mise en œuvre, votre collaboration avec vos
autres collègues du bâtiment alliés avec une bonne connaissance des
nouveaux produits et nouvelles techniques détaillés dans les pages qui
suivent vont faire merveille.
Soyez-en d’ores et déjà convaincus…
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS
DES FABRICANTS
SOMMAIRE
24
TOITURE
30
MURS
36
VENTILATION
38
OUVERTURES
42
PLANCHERS
44
ÉNERGIES RENOUVELABLES
PAGES RÉALISÉES PAR AUDE MULLER
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 23
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 TOITURE
MULTIMAX 30
ISOVER LE SOUCI
DU DÉTAIL
ISOLER SA TOITURE
LA CLÉ DES ÉCONOMIES ET… DU BIEN-ÊTRE
30 % des déperditions thermiques enregistrées dans une
maison individuelle s’évadent par la toiture.
Dans ce domaine, les solutions proposées par les fabricants
sont nombreuses. Le « chapeau » de la maison doit bien
évidemment être à même de résister aux efforts de vent,
neige, pluies et autres intempéries.
Et il doit être parfaitement isolé. L’isolation en sous-face
règne en maître absolu avec les techniques de pare vapeur
interposé entre la dalle et l’étanchéité. Si plusieurs
matériaux traditionnels se partagent le marché (polystyrène,
laine minérale, polyuréthane…), la fibre de bois propose
également des solutions efficaces, ainsi que la ouate de
cellulose. Aujourd’hui, dès qu’il s’agit d’isoler des combles
Multimax 30 est un panneau de
laine de verre semi-rigide, nu ou
revêtu d’un surfaçage aluminium.
Il présente la meilleure performance
thermique du marché grâce à un
λ très faible de 0,030 W/m.K.
Multimax 30 peut être mis en
œuvre sur tous types de parois, en rénovation comme en neuf,
en particulier là où l’épaisseur est limitée. Il est
particulièrement adapté pour le traitement
de certains ponts thermiques comme le renforcement de
l’isolation.
Dans le cas de chevrons de section inférieure à 75 mm,
les panneaux de Multimax 30 constituent la meilleure solution
pour renforcer l’isolation, tout en ménageant une lame d’air
d’au moins 2 cm.
Multimax 30 sera également utilisé pour isoler entre les
montants de la lucarne, tableaux de fenêtre,
coffre à volet roulant, etc.
aménagés ou non, ou des rampants de toiture isolés, on n’a
que l’embarras du choix.
Les toitures étant par nature fortement exposées au
rayonnement solaire, l’accent est mis aussi sur le confort
d’été. Dans ce cas, il s’agit d’empêcher au maximum
l’intense chaleur d’été de pénétrer à l’intérieur de la
maison. L’idéal n’est pas loin d’être représenté par la
toiture-terrasse mais, dans le cas de la rénovation, surfant
sur le développement durable, de plus en plus de fabricants
misent sur les isolants naturels voire les solutions qui
anticipent la future maison à énergie positive avec des
innovations marquantes (tuiles photovoltaïques, membrane
bitumée incorporant des éléments photovoltaïques, etc.)
■ ■ ■
www.isover.fr
ISOLANTS «TRADITIONNELS»
ISOVER SOLUTIONS
POUR LES COMBLES
Le feutre IBR CONTACT en laine de verre
revêtu d’un pare vapeur en kraft quadrillé
100 x 100 mm sur une face et d’un voile
technique en polypropylène non tissé sur trois
faces se présente sous la forme de rouleaux
auto-déroulant à l’ouverture de l’emballage.
Son utilisation est recommandée en combles
perdus (plancher ou entre solives) et en
combles aménagés (isolation en une couche
pour charpentes ou sous fermette).
λ = 0,040 W/m.K.
Épaisseur jusqu’à 260 mm.
Conditionnement en grande longueur.
■ ■ ■
KNAUF INSULATION LA LAINE DE VERRE TI 212 u
L’isolation des combles perdus ou aménagés, que ce soit par pose sous rampants, déroulée au sol ou déroulée
entre solives (voir schéma) est la spécialité de la laine de verre sans formaldéhyde TI 212 de Knauf insulation.
Cette monocouche de forte épaisseur (jusqu’à 260 mm) est revêtue d’un pare vapeur Kraft et se pose facilement
grâce aux repères de coupe et de mesure imprimés à même le produit. Son élasticité naturelle facilite le
calfeutrement (λ = 0,040 W/m. K). Disponible en rouleaux.
■ ■ ■
www.knaufinsulation.fr
DOW ISOVER LA MOUSSE
DE POLYSTYRÈNE
EXTRUDÉ BLEUE
www.isover.fr
La gamme DOW d’Isover fait appel aux hautes
performances en matière d’isolation et d’étanchéité
à l’air des isolants Roofmate TG (toitures inclinées)
ou Roofmate SL (pour
les toitures-terrasses) à base de mousse de polystyrène extrudé bleue développée par
les ingénieurs de Dow Chemical. Épaisseur et poids réduits viennent renforcer l’excellence
des produits de la gamme Dow, également disponibles pour les planchers
et sols (Isolants Floormate et Styrofoam).
■ ■ ■
24 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
www.isover.fr
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 25
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 TOITURE
ISOLANTS «NATURELS»
STEICO TOUT POUR
LA FIBRE DE BOIS
SIS REVE EFISOL
FAIBLE ÉPAISSEUR :
ON GAGNE EN ESPACE !
Sis Reve, le panneau de doublage des murs d’Efisol, offre le meilleur
rapport « surface construite / surface habitable » du marché. Pour une
résistance thermique déterminée, sa faible épaisseur permet d’une
part de répondre aux contraintes d’encombrement au sol et sur les
murs, et d’autre part de gagner de nombreux m2 de surface habitable.
Sa mousse de polyuréthane isolante apporte 40 % de performance
thermique supplémentaire par rapport aux doublages classiques,
à épaisseur égale d’isolant.
Sis Reve s’utilise également pour l’isolation intérieure sous rampants.
Sa mise en œuvre se fait conformément à l’avis technique
N° 9/08-865 et au DTU 25/42.
■ ■ ■
www.efisol.com
Le bois utilisé pour tous les isolants en fibre de bois Steico est issu de forêts exploitées dans un
souci de développement durable et certifié FSC® (Forest Stewardship Council).
Panneaux isolants compressibles et flexibles, Steicoflex s’adapte aisément aux formes et
contours. Grande facilité de mise en œuvre et réduit les ponts thermiques, de plus cet isolant est
recyclable, écologique et ouvert à la diffusion
de vapeur d’eau.
La largeur standard de SteicoFlex à la livraison est basée sur les dimensions modulaires du
système traditionnel de construction en bois. Des portées libres plus importantes peuvent être
remplies en plaçant les panneaux de manière transversale. Pour éviter les pertes, il est possible
d'assembler une chute de panneau avec un nouveau panneau dans la case (λ = 0,038 W/m.K).
Épaisseurs disponibles : de 40 à 200 mm.
■ ■ ■
NAP’TURAL
LA PLUME,
UN ISOLANT
EXCEPTIONNEL
www.steico.com
HOMATHERM
ACOUSTIQUE + THERMIQUE :
LA COMBINAISON HOMATHERM
FlexCL d’Homatherm est un très bon isolant phonique (à base de papier
journal recyclé), fabriqué en liant les fibres de façon tridimensionnelles,
avec une densité constante et homogène. Ce panneau souple et flexible
est particulièrement facile à mettre en œuvre (entraxes jusqu’à
1 100 mm) et est un excellent régulateur d’humidité, grâce à sa
capacité d’absorption (λ = 0,039 W/m. K).
Le panneau compact support d’enduit pour le système d’assemblage
d’isolation thermique dans les constructions à ossature bois est
fabriqué selon un procédé à sec innovant à base de fibre de bois.
Avec le système de rainures et de languettes, FD-Q11 Protect se fixe sur toute la surface et est
hydrofuge, on évite ainsi d’avoir des ponts thermiques. Une épaisseur de 120 mm garantit une
excellente protection thermique et acoustique en une seule phase de pose. Sa surface supporte
un enduit. Livraison en panneaux homogènes bord droit ou rainure et languette.
λ = 0,039 W/m. K à partir de 80 mm ou 0,043 W/m. K jusqu’à 60 mm.
■ ■ ■
www. homatherm. com
Pour concevoir Batiplum, Nap’tural a
observé la nature. Ce sont les qualités
d’isolation exceptionnelles des plumes
qui ont fait naître le concept Batiplum.
En effet, les plumes ont une capacité à
emprisonner une très importante quantité
d’air et à réguler l’humidité. Ces
caractéristiques offrent un niveau d’isolation
supérieur aux autres isolants contre les
températures extrêmes, froides comme
chaudes. Constitué à 70 % de plumes,
10 % de laine et 20 % de fibres textiles,
Batiplum se présente comme une innovation
fondamentale en matière d’isolation toiture,
mais aussi sols et murs (λ = 0,040 W/m.K).
Les rouleaux de Batiplum se déroulent sur
le support (solivage + plancher bois ou
plancher béton) en deux couches croisées.
Disponible en rouleaux.
■ ■ ■
o PANNEAUX
www.isoa.fr
DE TOIT
EFISOL UNE LARGE GAMME DE PANNEAUX DE TOITURE ISOLANTS
EFILATTE NL, panneau de toiture chevronné : trois finitions de sous-face lambris, plâtre ou aggloméré).
Longueurs de 2,40 m à 6 m. U mini = 0,28.
PANNOTEC, panneau contrelatté à isolation continue. Mousse de polyuréthane isolante. Longueur jusqu’à 6,10 m.
EFIPAN, panneau sandwich haute performance, avec mousse de polyuréthane, avec ou sans contrelattes.
15 à 20 % d’économie supplémentaire par rapport à un panneau de toiture isolant traditionnel. U mini : 0,34
EFITEC, panneau de toiture à liteau intégré pour la pose directe de la couverture, comprenant une plaque
de mousse isolante. U mini : 0,28. La mousse polyuréthane Efisol est garantie sans HCFC ni HFC.
■ ■ ■
26 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
www.efisol.com
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 27
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 TOITURE
EUROTOIT DE RECTICEL
L’ISOLANT DES TOITURES INCLINÉES
L’isolation de la toiture par l’extérieur avec la méthode du Sarking a de nombreux
avantages : facilité de mise en œuvre sur la structure, notamment pour les toitures
avec cassure/variation de pente dans le plan vertical ou horizontal, protection de
la charpente contre les variations thermiques, possibilité de laisser une charpente
apparente, préservation du volume habitable dans les combles, absence
d’intervention par l’intérieur, couverture totale de la charpente (pas de pont
thermique) et encombrement minimal sur la toiture. En plus de son haut pouvoir
isolant, Eurotoit contribue au confort thermique d’été par sa finition réfléchissante,
permettant ainsi une économie d’énergie en climatisation pendant la saison chaude.
λ= 0,024 W/m.K
UNILIN LE SYSTÈME RÉNOTOIT
Idéal pour la rénovation des toitures posées sur chevrons
ou voliges, lorsque le remplacement de ces derniers ne
s’impose pas, le Rénotoit offre une excellente
solution d’isolation.
Le Rénotoit standard se compose d’un parement
et d’un contre parement en panneau de particules
hydrofuge de 3m, d’un isolant en mousse
polyuréthane injectée de différentes épaisseurs, pour
répondre aux exigences spécifiques de chaque chantier.
Cette solution d’isolation de toiture par l’extérieur présente l’avantage
d’éliminer tous les risques de ponts thermiques, elle permet d’apporter une
isolation ou un complément d’isolation sans toucher au plafond rampant existant.
Le Rénotoit PLUS se compose d’un parement en panneau de particules hydrofuge de 3 m, d’un isolant en
mousse polyuréthane injectée de différentes épaisseurs, d’un parement plafond en panneau de fibres « médium »
(MDF) hydrofuge de 12 mm.
Trois finitions au choix pour répondre aux exigences spécifiques de chaque chantier.
Rénotoit Plus Brut, Rénotoit Plus Pré enduit et Rénotoit Plus Décor blanc.
■ ■ ■
www.unilin-systems.com
ROCKWOOL SARKING
■ ■ ■
COMPLÉMENTS D’ISOLATION RÉFLÉCHISSANT
KDB SUR ET SOUS-CHEVRONS : L’ISOLATION GLOBALE
Airflex est à ce jour le seul isolant mince thermo réflecteur sur le marché à bénéficier d’une déclaration
environnementale et sanitaire HQE (ACV) Analyse du cycle de vie du CSTB n° E04.010.
Sa performance thermique est réelle et permet donc d’enregistrer d’importantes économies d’énergie,
il protège la laine de verre et prolonge sa durée de vie et autorise un gain d’espace appréciable sous combles.
Conforme au DTU 40-1 et 40-2, Airflex se pose facilement grâce à la technologie Superpose.
Se présente en rouleaux de 15 et 30 m2. λ= 0,034 W/m.K
■ ■ ■
Rockciel de Rockwool est un panneau de laine de roche, bidensité,
rigide, non revêtu, quadrillé sur la face surdensifiée. Il est à poser
sur un platelage bois continu. Il recevra un support de couverture
fixé sur les chevrons avec des tire-fonds à double filet (tous types
de couvertures possibles selon vérification des règles NV65).
Son épaisseur varie de 85 à 190 mm, de 17,28 m2 par palette
(λ = 0,036 W/m. K).
■ ■ ■
www.recticelinsulation.com
www.kdb-isolation.com
www.rockwool.fr
ÉCRANS SOUS-TOITURE
DOERKEN DELTA-VITTAXX PLUS® SUR TOITURE :
ÉTANCHÉITÉ AU VENT ET ÉCONOMIES D’ÉNERGIE
Cet écran de sous-toiture armé, hautement perméable à la vapeur d‘eau et étanche au vent
présente bien des avantages : réduction du taux de renouvellement d‘air jusqu‘à 30 %,
limitation de l‘entrée d‘air froid dans la toiture isolée en hiver, optimisation du pouvoir isolant
de la toiture, nouveau système de collage des recouvrements avec double bord autocollant
(assemblage « colle sur colle »), écran extrêmement résistant (R3, entraxe maxi entre
chevrons 90 cm), diffusion de l’humidité résiduelle venant de l’intérieur grâce à une forte
imperméabilité à la vapeur d’eau (coefficient Sd env. 0,05 m).
Le ruban adhésif Delta®-Multiband permet de réparer les petits dommages et de coller
les recouvrements de l’écran sous-toiture.
■ ■ ■
28 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
www.doerken.fr
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 29
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 MURS
ISOLATION EXTÉRIEURE uACCÉSSOIRES
CHABANNE DES ACCESSOIRES
POUR ENDUITS DE FAÇADE
L’ISOLATION PAR L’EXTÉRIEUR
UNE NOUVELLE ALTERNATIVE
L’isolation par l’extérieur s’est donc peu à peu imposée. Cet
habillage des murs de la maison présente une très grande
efficacité et offre en outre l’avantage de protéger les
structures porteuses des inconvénients habituels dus aux
intempéries.
Attention cependant à ne pas sous-estimer les problèmes
présentés par les balcons ou loggias, le coffre des volets
roulants et autres grands pourvoyeurs de ponts thermiques.
Des solutions existent : rupteurs, appuis ponctuels, isolation
renforcée, etc. mais leur mise en œuvre exige une vraie
rigueur. L’isolation par l’extérieur induit une très forte inertie
thermique, elle est donc très efficace l’hiver mais aussi en
matière de confort d’été.
En matière d’isolation par l’intérieur, qui reste cependant
indispensable, les isolants minéraux ou en mousse de
polyuréthane, sont désormais concurrencés par des produits
écologiques qui ont réussi, en peu d’années, à concilier leur
nature première de respect de l’environnement avec des
performances tout à fait remarquables en terme d’efficacité
d’isolation.
ISOLATION EXTÉRIEURE uENDUIT
PAREX-LANKO
LE SYSTÈME PARISO
Tout pour faciliter la vie de l’artisan, de la pose de
l’isolant extérieur à l’enduit final. Le schéma ci-contre
visualise le mortier pour le collage ou le calage de
l’isolant (1), les chevilles fixantes (2), les panenaux
isolants (3), l’armature galvanisée à mailles carrées (4),
l’enduit hydraulique sur l’isolant (5), les profilés d’angles
galvanisés (6), le système d’agrafes pour le maintien de
l’armature sur l’isolant (6).
Il suffit ensuite de projeter la première couche de l’enduit, de le faire pénétrer dans les queues
d’aronde et d’exécuter la seconde couche d’enduit 24 heures plus tard.
■ ■ ■
www.parexlanko.com
WEBER UNE GAMME
DE SOLUTIONS
IMPRESSIONNANTE
En pose « calé chevillé », mécanique ou collée, les solutions
présentées par Weber proposent en outre une gamme de
14 finitions très variées. En pose collée, Weber.therm XM est
un sous-enduit minéral mince très souple, à base de chaux
aérienne dont la durabilité est très éprouvée et qui permet une
excellente finition en ce qui concerne l’isolation thermique des
murs par l’extérieur. Livré en sacs de 25 kg.
■ ■ ■
L’arête de façade Drakant 2062 EG de Chabanne est préconisée pour enduit
gratté.
Sa conception inédite faites de fils tressés et soudés, facilite le respect des
épaisseurs et la rectitude des arêtes. Ses multiples avantages sont bien réels :
totale pénétration de l’enduit, correction plus facile des faux aplombs grâce à la
largeur d’aile de 62 mm, élimination du risque de création de poches d’air ou
d’eau, rigidité exceptionnelle et meilleure tenue aux chocs. Le jonc lui apporte
une grande résistance aux chocs et aux fluages, une bonne tenue à la chaleur
et une bonne résistance au vieillissement lumineux.
■ ■ ■
www.chabanne.com
LORRAINE PROFILÉS
DES FINITIONS PARFAITES
Ce profilé s’applique comme un profilé standard. Son jonc très fin
permet une finition discrète. Il est possible de le recouvrir entièrement.
Le profilé est proposé en blanc et beige, pour 10 et 14 mm d’enduit.
Même si ce profilé peut paraître relativement sophistiqué, sa mise en
œuvre se décompose en quelques étapes très simples et faciles à
maîtriser. Ce profilé améliore la finition entre l’enduit et la menuiserie,
une zone toujours sensible…
■ ■ ■
www.lp-online.com
ISOLATION EXTÉRIEURE uBARDAGE
VERNILAND VICTORIA FP BOIS
LE PIN DES LANDES…
SANS LES NŒUDS
Le pin des Landes est l’essence la mieux adaptée aux traitements nécessaires
à une utilisation
en extérieur. Il est Classe 3 (bois soumis fréquemment à une humidité > à
20 %, sans stagnation d’eau), selon la norme NF EN 335-2 qui définit les
caractéristiques de base de chaque classe de risques biologiques, afin de
pouvoir sélectionner les conditions d’aptitude à l’emploi. L’absence de noeud
permet d’éviter les migrations de résines à travers la peinture et les
éclatements après l’exposition à de fortes chaleurs et la technique de
l’aboutage garantit une meilleure stabilité des bois et facilite sa pose grâce à
la rectitude de chaque lame. Le Verniland VICTORIA bénéficie d’une garantie
de 10 ans de la stabilité de la teinte.
■ ■ ■
www.fpbois.fr
www.weber.fr
30 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 31
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 MURS
ISOLATION EXTÉRIEURE uPROTECTION
ISOLATION EXTÉRIEURE uBARDAGE
SOLUPTEC SOPREMA
PARER À LA PLUIE
PLF LE BARDAGE EN BOIS MASSIF u
Soplutec de Soprema est une membrane polypropylène
respirante destinée à assurer la fonction de pare pluie
derrière le revêtement extérieur d’une maison à
ossature bois, comme prévu dans les DTU 31.2 et 41.2
et le cahier du CSTB 3316.
Sa haute perméabilité à la vapeur d’eau (HPV) évite
la formation de condensation sur sa sous-face, lui
permet d’être en contact direct avec l’isolant
intermédiaire et protège par là même les
constituants de la structure porteuse.
Son aspect anthracite est non éblouissant pour le
poseur et reste discret.
Livrable en rouleaux (2,80 x 50 m - 140 m2)
PLF lance une gamme complète et innovante de bardages en bois massif.
Organisées en deux familles de produits, Premium et Optima, les gammes proposées font, par leurs profils
et la variété de leurs finitions, la synthèse des besoins des architectes et des exigences des constructeurs.
La gamme Premium est conçue autour d'un profil très étudié et s'organise en trois familles de finition
pour apporter une réponse à la fois technique et esthétique aux professionnels.
Déclinée en un profil, quatre essences et un large choix de traitements, la gamme Optima concerne
les bardages classiques de PLF. A noter dans cette famille de produit : une gamme de bardages élaborée
pour la pose en claire-voie et identifiée sous le nom de Optima +.
Profils conforme au DTU 41-2 (revêtements extérieurs en bois).
■ ■ ■
www.plf.fr
■ ■ ■
DELTA-VENT “N PLUS D” DOERKEN
COUPE-VENT POUR OSSATURE BOIS
Ce pare-pluie est hautement perméable à la vapeur d’eau et étanche au vent. Il bénéficie
d’un nouveau système de collage des recouvrements avec deux bords autocollants
intégrés (assemblage « colle sur colle »), il limite l’entrée d’air dans la paroi isolée en hiver
en créant une enveloppe extérieure étanche au vent. Réduction du taux de renouvellement
d’air de 30 %, optimisation du pouvoir isolant de la construction et limitation du battement
au vent.
Conforme au DTU 31-2.
■ ■ ■
www.doerken.fr
URSA FAÇADE ENCOMBREMENT RÉDUIT u
Les panneaux Ursa Façade sont généralement utilisés sur des petits chantiers du fait de leur encombrement réduit.
Un calepinage préalable permet de réduire les chutes. Les panneaux peuvent être posés horizontalement ou
verticalement. En général, ils sont embrochés sur les pattes de fixation de l’ossature avant la mise en place de celleci. Lorsque l’ossature participe au maintien des panneaux, prévoir une fixation traversante par panneau. Dans le cas
contraire (pas de maintien par l’ossature) il faut prévoir au minimum 2 fixations par panneau dont au moins une par
cheville étoilée et unedensité de 2 fixations au m2. Pour les éléments découpés, une seule fixation suffit lorsque la plus
grande dimension ne dépasse pas 35 cm. λ= 0,038 W/m.K
■ ■ ■
www.soprema.fr
PERMO® VERT
KLOEBER
PROTECTION ET
RESPIRATION
Le pare-pluie Permo® vert est la solution pour la
protection respirante des parois verticales derrière
un bardage, notamment dans le cadre de
constructions en ossature bois. Son mode
de fonctionnement est similaire à celui des écrans
de sous-toiture en couverture. Le complexe
3 couches polyoléfine offre une étanchéité parfaite
à l’eau et une très grande perméabilité à la vapeur
d’eau. Destiné à la pose à sec derrière bardage
avec ou sans espace de ventilation de son
support, Permo® vert est conçu pour répondre au
besoin de la préfabrication industrielle grâce aux
différentes largeurs (2,6 m, 2,8 m et 3,00 m) lui
donnant une grande capacité d’utilisation et une
économie dans les recouvrements.
■ ■ ■
www.kloeber-hpi.biz
www.ursa.fr
32 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 33
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 MURS
PRÉGYMAX 29.5 LAFARGE PLÂTRES
LE LAMBDA LE PLUS FAIBLE DE SA CATÉGORIE
PRÉGYMAX 29.5 est un doublage composé d’un panneau en PSE graphite élastifié de couleur argenté, collé sur une plaque de plâtre standard PRÉGY
BA13. L’isolant utilisé est constitué d’air essentiellement, sans gaz destructeur de la couche d’ozone. C’est un matériau 100% recyclable. Par son fort
pouvoir isolant, le PRÉGYMAX 29.5 contribue à limiter les factures de chauffage et réduit les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
λ = 0,0295 W/m.K. ■ ■ ■ www.lafarge-platres.fr
ISOLATION INTÉRIEURE
CALIBEL ISOVER LE DOUBLAGE COLLÉ
EN LAINE DE VERRE
ACCESSOIRES
Avec sa gamme Calibel, Isover propose ce complexe
de doublage constitué d’un panneau de laine de laine
de verre collée sur une plaque de plâtre de 10 à
13 mm, selon les versions, avec ou sans pare vapeur.
Les avantages sont réels : pas de pré-encollage, une
planéité parfaite sans cintrage, une grande cohésion
de l’isolant et des performances acoustiques élevées.
λ = 0,034 W/m.K.
Cet appui ajustable permet d’embrocher l’isolant et de
maintenir un écart constant entre le mur et la fourrure
verticale, support du parement plaque de plâtre. Son
entretoise est à clipser sur une fourrure horizontale ou à
visser directement sur un mur. Un cavalier autorise le réglage.
■ ■ ■ www.isover.fr
■ ■ ■
Lors de travaux d’isolation de murs, vous pouvez
être confronté à des situations de pose complexes :
variations de la planéité du mur, multiplicité des
réseaux électriques et hydrauliques… Pour y
remédier, URSA a créé la solution URSAFIX, très
courante dans l’isolation des murs. Sa modularité et sa
facilité d’emploi en font la solution idéale pour les
travaux de rénovation.
■ ■ ■ www.ursa.fr
www.isover.fr
Xtherm Ultra 32 de Knauf est un complexe de doublage qui combine les
performances thermiques des polystyrènes expansés de dernière génération
(Ultra th) et la facilité de mise en œuvre des complexes plaque de
plâtre-isolant. Il s’agit d’une plaque de plâtre de 10 mm d’épaisseur combinée
à un isolant en polystyrène expansé performant (λ = 0,032 W/m. K), avec
ou sans pare vapeur. Son utilisation en rénovation est idéale dans les maisons
individuelles, les logements collectifs ou les ERP.
■ ■ ■
www.knauf.fr
ISOFAÇADE D’ISOVER UNE ESTHÉTIQUE
DURABLE SOUS BARDAGE VENTILÉ
Cette solution d’isolation thermique par l’extérieur, signée Isover, met en œuvre
un isolant Isofaçade en laine de verre semi-rigide, renforcé d’un voile de verre armé,
fixé mécaniquement à l’extérieur d’un mur ou d’une façade et un bardage rapporté
par l'intermédiaire d’une ossature secondaire, assurant une lame d’air ventilée. Outre
ses hautes performances techniques et acoustiques, Isofaçade supprime les ponts
thermiques de structure et offre une grande variété d’aspects, du plus traditionnel
au plus moderne. λ= 0,032 à 0,038 W/m.K
selon références.
www.isover.fr
34 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
Grâce à sa très faible conductivité
thermique : λ = 0,032 W/m. K, la gamme
GR 32 offre un excellent rapport
épaisseur/performance lui permettant d’isoler des
murs avec des épaisseurs limitées. Avec les plus fortes
épaisseurs, il est possible de concevoir des bâtiments basse
Système Optima Murs + GR 32 Roulé
consommation, conformément au nouveau label
- 160 mm : Up = 0,18 W/m2.K.
BBC-EFFINERGIE.
- 140 mm : Up = 0,20 W/m2.K.
- 120 mm : Up = 0,23 W/m2.K.
En isolation traditionnelle derrière une contre-cloison
- 100 mm : Up = 0,27 W/m2.K
maçonnée, le GR 32 Roulé peut être mis en œuvre derrière
une contre-cloison en carreaux de plâtre ou en brique plâtrière et fixé avec l’accessoire maxi
PB fix. En isolation sous ossature métallique avec le système Optima Murs, le GR 32
constitue la réponse idéale aux exigences de la rénovation énergétique (y compris les
bâtiments basse consommation – BBC).
URSA LE SYSTÈME URSAFIX
KNAUF LES ATOUTS
DE L’ULTRA TH
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ISOVER GR 32
+ SYSTÈME OPTIMA
OPTIMA UTILE CONTRE
LES PONTS THERMIQUES
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www.isover.fr
ISOLATION NATURELLE
NAPTURAL COTON, CHANVRE, MOUTON ET PLUME
Naptural est l’un des pionniers français en matière d’isolants naturels. Ses procédés, très respectueux de l’environnement,
garantissent des produits stables et performants.
BATICOTON est fabriqué à partir de 60 % de fibres textiles recyclées, de 20 % de fibres de laine de mouton parfaitement
saine et 20 % de polyester thermofusible pour assurer le liant. λ = 0,0366 W/m.K.
BATINAP’CHANVRE (30 % de fibres de chanvre, 50 % de fibres de jute effilochée et 20 % de polyester thermofusible)
présente un λ = 0,042 W/m.K.
BATIMOUTON (80 % de fibres de laine de mouton, 20 % de polyester thermofusible) présente un λ = 0,0417 W/m. K.
Ces trois produits sont livrables en plaques ou en rouleaux et utilisables en murs ou toitures.
■ ■ ■
www.isoa.fr
OUATE DE CELLULOSE SOPREMA
INSUFFLATION OU PROJECTION HUMIDE
Isolant thermique et acoustique très performant, UniverCell se présente sous la forme de fibres de
cellulose en vrac, obtenues à partir de papiers de recyclage triés et broyés, et traitées pour résister
au feu, à la corrosion, à la vermine, aux rongeurs et aux moisissures. L’offre UniverCell se compose
d’un produit polyvalent pour tous les modes d’applications, conditionné en sacs translucides
de 10 kg. De couleur naturelle grise, le produit est adapté à tout type de pose, principalement
en soufflage, en insufflation et en projection humide. Conductivité thermique : 0,040 W/m.°C
(en soufflage) 0,041 W/m.°C (en insufflation et en projection humide).
■ ■ ■
www.soprema.fr
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 35
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 PUITS CANADIEN
VENTILATION
PUITS CANADIEN OU PROVENÇAL
LE PUITS CANADIEN RAFRAÎCHIT ET RÉCHAUFFE
GRATUITEMENT
1. Colonne d’aspiration d’air externe.
2. Tubes échangeurs du puits.
3. Accessoires : coudes, culottes, manchons…
4. Regard collecteur de condensats.
4bis. Pièce pour évacuation des condensats
en cas de cave ou vide sanitaire.
5. Traversée de paroi. 6. VMC.
Le puits canadien, appelé aussi puits provençal, est un système géothermique dit de surface.
C’est un système de climatisation naturelle qui rafraîchit et réchauffe gratuitement le
bâtiment. Rehau propose une solution complète. Son principe est d’utiliser l’inertie
thermique du sol pour prétraiter l’air ventilant
les bâtiments. L’air ainsi obtenu est plus sain,
plus chaud en hiver et plus froid en été.
La température du sol à 2 m de profondeur
est d’environ 17 °C en été et 4 °C l’hiver
(ces données peuvent varier sensiblement
en fonction du climat de votre région).
En hiver : préchauffage de l’air
froid extérieur par l’inertie
Exemple de travaux en cours dans un lycée
thermique du sol (au dessus
du centre de la France.
de 0 °C même en période de gel).
Avec le puits canadien, il n’est plus nécessaire de prévoir un dispositif anti-condensation.
En été : on constate un apport énergétique élevé lié aux grandes baies vitrées (obligation de tirer les
stores). Le puits canadien rafraîchit le bâtiment grâce à l’inertie thermique du sol. Il permet en outre
de renoncer à une climatisation classique coûteuse, à l’achat et en facture d’énergie.
Résultat, un logement bien plus sain et très agréable à vivre.
Le principe du puits canadien ou provençal s’applique de plus en plus dans les établissements publics.
Bien sûr, dans ce cas, si le principe reste le même, d’importants travaux de terrassement sont à prévoir.
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www.rehau.fr
VENTILATION
ALDES LE SYSTÈME BAHIA
Le leader de la ventilation et de la qualité de l’air, Aldes, fabrique des systèmes
de ventilation mécanique contrôlée pour l’Habitat Individuel, Collectif et le Tertiaire.
En effet, du fait de logements de plus en plus étanches, la ventilation est devenue
nécessaire pour préserver le bâti contre les dégradations dues à l’humidité,
contribuer à l’économie d’énergie en évitant une aération incontrôlée et éviter
l’accumulation de mauvaises odeurs, d’humidité et de pollution.
Ces systèmes permettent de répondre à des préoccupations universelles
– qualité d’air, et économie d’énergie – en s’adaptant aux contraintes des
différents bâtiments. Ainsi afin de préserver la santé des occupants et de
préserver le bâti, ils permettent le renouvellement de l’air par apport d’air neuf
pris à l’extérieur et l’évacuation de l’air intérieur pollué.
Le système Bahia, pour maison individuelle, présenté ici, bénéficie d’un bloc
à six piquages de raccordement : 4 piquages de Ø 80 pour raccorder directement
les sanitaires, 2 piquages Ø 125 pour raccorder plusieurs pièces sur le même
piquage et un adaptateur Ø 150.
Disponible séparément pour les grandes maisons et les refoulements longs.
■ ■ ■
www.aldes.fr
36 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 OUVERTURES
LA GAMME BOIS D’ATLANTEM
PRÊTE POUR LA RÉNOVATION
DES OUVERTURES… ÉTANCHES
La performance énergétique est un tout… qui ne tolère
aucune faiblesse. 13 % des déperditions énergétiques sont
enregistrées via les ouvertures de la maison.
Pour les diminuer, voire les éradiquer, les fabricants font
tourner à plein leurs bureaux Études & Développement et
fournissent désormais des solutions efficaces et diablement
novatrices.
Les portes et les fenêtres sont désormais traitées dans leur
ensemble : là aussi, la traque du pont thermique est
omniprésente en permanence.
Les vitrages font l’objet d’intenses activités de recherche,
comme les menuiseries et façades pariéto-dynamiques.
Marginales il y a encore une dizaine d’années, leur coût est
en train de fortement diminuer.
Les menuiseries pariéto-dynamiques présentent un double
voire un triple vitrage, insérant une lame d’air et apporte de
l’air neuf qui récupère au passage une partie de la chaleur
fuyant à travers les vitrages.
Les ponts thermiques font l’objet de toutes les attentions
et à tous les niveaux : menuiseries (parois supplémentaires
dans l’épaisseur des ouvrants permet d’améliorer de 35 %
la performance d’isolation des profils !), volets roulants,
fenêtres de toit (certaines intègrent désormais des capteurs
solaires…), portes d’entrée et de garage…
EN ALU ET EN PVC, SONT ÉGALEMENT SOUVENT PRÉCONISÉS EN RÉNOVATION.
ALUMINIUM – Entièrement recyclable, produit à partir de matières premières abondantes, l’aluminium ne nécessite aucun entretien spécifique. Les
menuiseries aluminium d’Atlantem, à rupture de pont thermique, sont équipées de vitrages ITR, limitant les consommations
d’énergie, pour préserver l’environnement.
PVC – Se composant d’éléments naturels disponibles en abondance, le PVC consomme très peu d’énergie pour sa fabrication.
Totalement et aisément recyclable dans la fabrication de produits secondaires, stable, le PVC offre d’excellentes performances
thermiques qui favorisent à l’usage les économies d’énergie. Les crémones proposées sont en finition argentée pour éviter
l’utilisation du chrome 6.
■ ■ ■
www.atlantem.fr
o MINCO LA MENUISERIE MIXTE
EN RÉNOVATION
MENUISERIES EXTÉRIEURES
Spécialiste du vitrage double à isolation renforcée (voir schéma),
Minco présente des produits adaptés au marché de la rénovation.
Les dormants (à la française ou coulissant), les joints d’étanchéité
(un point haut + un point bas), le ferrage et la quincaillerie : tout
concourt à une parfaite isolation thermique et acoustique.
VELUX PROFITEZ DE LA RÉNOVATION
POUR RÉNOVER SES FENÊTRES
Derrière un simple besoin de remplacement de fenêtre peut se cacher une véritable envie de changement et donc
un projet de réaménagement de comble.
C’est le bon moment de préconiser à vos clients un éclairement naturel conforme aux standards de vie
d’aujourd’hui. On ne se plaint jamais d’avoir trop de lumière, d’autant que les nouvelles performances des vitrages
Velux permettent de la contrôler en toute sécurité, de même que la gamme des équipements Velux pour encore
plus de confort. Et parce qu’une fenêtre sur quatre changée il y a trente ans n’est pas accessible, c’est le moment
de conseiller à vos clients la télécommande permettant l’ouverture et la fermeture de la fenêtre…
L’ensemble des fenêtres Velux répondent aux normes des Avis technique 6/06-1654 – 1655-1656 et 6/05-1596.
■ ■ ■
Simple et rapide, la rénovation Bois se réalise sans aucune détérioration de l’existant. Habillages extérieurs et intérieurs bois, bavette aluminium ou appui
rapporté, cadre petits bois ouvrant sont au programme des portes et fenêtres bois de la gamme. Bénéficiant des dernières technologies, LES MENUISERIES
BOIS ATLANTEM vous offrent une étanchéité optimale. Matériau naturellement isolant, ses performances thermiques et acoustiques sont proportionnelles
à l’épaisseur du châssis et au type de vitrage. Trois essences sont disponibles : CHÊNE DE FRANCE : la tradition à l’état pur, probablement le meilleur bois.
MOABI : parfait pour les ouvertures extérieures, considéré comme le meilleur bois rouge de menuiserie, sa résistance est considérable. MOVINGUI : bois jaune
par excellence, d’une très grande beauté, son grain dense signe des menuiseries d’une finition superbe.
■ ■ ■
www.minco.fr
www.velux.fr
AVANT
APRÈS
LES SOLUTIONS ROTO
STANDARD OU SUR-MESURE
En rénovation standard, les fenêtres de toit 735 K SR sont destinées aux
fenêtres de toit de marque Velux dans les dimensions les plus courantes.
Seules les références de l’ancienne fenêtre (plaque d’immatriculation fixée sur
la partie supérieure du vantail) sont nécessaires à Roto pour vous livrer la
nouvelle fenêtre. Cette dernière se pose sans aucune transformation de
l’ouverture ou même de dégradation de votre intérieur. La pose de cette fenêtre
est propre, simple et rapide. Pour un plus grand confort en hiver, son double
vitrage isolant (4/16/4) avec remplissage de gaz argon, est constitué d’un verre
trempé à l’extérieur et d’un verre float traité basse émissivité à l’intérieur.
En rénovation sur-mesure, la fenêtre de toit 845 MR PVC est fabriquée à la
demande d’après les dimensions exactes de l’ouverture existante, elle permet
d’entreprendre des travaux de modernisation à tout moment et n’importe où.
L’intégration est parfaite quels que soient l’année de fabrication, le fabricant ou
la dimension de votre ancienne fenêtre. Elle est disponible en PVC blanc et PVC
décor bois et sa pose est rapide, propre et sans dégradation de la décoration
intérieure existante.
■ ■ ■
38 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
www.roto-frank.com
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 39
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 OUVERTURES
AVM MENUISERIES
LA POSE DE PORTES
EN RÉNOVATION SIGNÉE AVM
AVM MENUISERIES
RÉNOVER AVEC ÉLÉGANCE
Les gammes de portes d’entrée AVM s’adaptent à la pose
en rénovation, sans dégradation du bâti bois existant.
Chaque gamme possède un système de réglage spécifique
qui permet une pose aisée et rapide. Les différents
dormants spécifiques possèdent une aile de recouvrement
permettant de masquer l’ancienne feuillure du bâti existant
et des habillages venant parfaire la finition extérieure.
Le fabricant répond également aux demandes sur-mesure
dans les limites techniques et dimensionnelles admises en
faisant varier différents composants de la porte.
Les habillages extérieurs sont fournis dans les différents
matériaux : aluminium, mixte, bois et PVC.
Parmi la gamme AVM des fenêtres et portes-fenêtres ouvrant à la française ou oscillo-battantes
d’un à deux vantaux, cette porte-fenêtre Colysée très élégante en PVC mouluré avec battement
central de 102 x 70 mm. Double vitrage de 24 ou 31 mm d’épaisseur : feuilleté, à isolation
thermique ou acoustique renforcée. En option, soubassement, petits bois, crémone ou volet
roulant intégrés. Existe aussi en PVC galbé (modèle Strasa).
Contact > 02 28 12 04 46
Contact > 02 51 93 32 84
PORTES DE GARAGES TUBAUTO
UNE PALETTE DE COULEURS
IMPRESSIONNANTE
TBS UN VOLET ROULANT RÉNOVATION
RADIO AU PRIX DU FILAIRE
Voilà un volet roulant rénovation qui va simplifier la vie de vos clients. De type plan coupé ou
quart-de-rond, il s’installe en toute tranquillité sans saignée donc sans dégradation. Trois types
de lames : Alu 37 ou 42 et PVC 37. Sa télécommande peut être fixe ou mobile et, en option, peut
même être associée avec une horloge de programmation pour la fermeture ou l’ouverture
automatique des volets.
■ ■ ■
Sectionnelles ou basculantes débordantes avec rails, les portes de garage
Tubauto sont prémontées avec cadre dormant en acier galvanisé tubulaire
sur trois côtés et barre de seuil.
Leurs panneaux sont en acier (bandes horizontales ou verticales), acier en
cassettes (modèles présentés), voire en contreplaqué ou PVC. Tous les
modèles sont équipés d’une sécurité anti-pincement, d’une sécurité antichute grâce à un système de ressorts multiples et conformes à la norme
NF EN 13241-1.
En outre, une palette de quinze coloris
préférentiels permet de satisfaire tous
les goûts et… toutes les couleurs.
www.sa-tbs.fr
■ ■ ■
www.tubauto.fr
APPORT DE LUMIÈRE
SUN TUNNEL VELUX LA LUMIÈRE
LÀ OÙ ON NE L’ATTEND PAS
EVENO INNOVE AVEC LE PREMIER VOLET ROULANT À LAMES ORIENTABLES
Eveno a décidé de frapper un grand coup dans son cœur même de métier en proposant ni plus ni moins que le premier volet roulant à lames orientables.
Ce volet roulant rotatif est en aluminium extrudé et fonctionne comme un véritable brise-soleil en combinant, de plus, toutes les protections (intempéries,
froid, chaleur, effraction…). Le produit constitue donc un véritable régulateur thermique et comme hiver, contribuant ainsi aux économies d’énergie. Doté
d’une télécommande (4 scénarii inclus), il peut même être asservi automatiquement en fonction de l’ensoleillement et de la température de la pièce.
■ ■ ■
40 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
www.eveno.fr
Si les travaux de rénovation d’un bâtiment répondent surtout au souci
d’économiser sur sa facture d’énergie, rien n’interdit de profiter de cette
occasion pour embellir et valoriser son bien. Velux l’a bien compris en
proposant son puits de lumière pour les pièces trop sombres ou
traditionnellement aveugles.
De l’extérieur, la forme plane et élégante et la vitre claire du Sun Tunnel font
penser à la fenêtre de toit Velux. À l’intérieur, il diffuse la lumière naturelle
dans votre salle d’eau ou entrée, répondant ainsi aux exigences
d’amélioration de confort et d’économies d’énergie.
Évidemment, le Sun Tunnel est parfaitement étanche à l’air et à l’eau.
■ ■ ■
www.velux.fr
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 41
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 PLANCHERS
HOMATHERM SILENT TOP ET TOUT EST DIT
Comme tous les produits Homatherm, le système d’isolation du sol Silent Top est à base de
matériaux naturels et sains, comme les fibres de bois, de cellulose et de jute. Les qualités
isolantes de ces matériaux ne sont plus à
prouver et ils offrent en outre une excellente
protection contre l’humidité. La performance
acoustique n’est pas en reste et est même
remarquable. Le système sans latte est
disponible en 2 épaisseurs : 40 et 60 mm.
Le système avec latte rajoute deux
épaisseurs supplémentaires : 80 et 100 mm.
λ = 0,0424 W/m.K
ISOVER LA GAMME
Gamme thermique
FLOORMATE : panneau en mousse de
polystyrène extrudé de couleur bleue, à bords
feuillurés, de haute résistance thermique et mécanique
avec peau de surface lisse. Disponible en 30, 40 et 60 mm
d’épaisseurs. Pose en isolation thermique sous chape flottante, dalles sur terre-plein,
sous-face de dalle de plancher bois. Compatible avec chauffage au sol basse
température.
■ ■ ■
Gamme thermo-acoustique
DOMISOL LR OU LV : panneau résilient en laine de roche (Domisol LR) ou laine de
verre (Domisol LV) de haute résistance mécanique pour charges d’exploitation
inférieures ou égales à 500 kg/m2. Isolation thermo-acoustique sous chape flottante
avec chauffage intégré basse température. Adapté pour tous types de planchers chauffants :
électrique, hydraulique et réversible.
EFISOL L’ISOLANT SOL UNIVERSEL ?
Gamme acoustique
FONAS M : isolant acoustique mince de 2,8 mm d’épaisseur pour pose sous chape flottante.
Constitué d’un voile de verre thermodurcissable surfacé d’un film bitume avec bande de
recouvrement transparente adhésive. Permet des relevés périphériques à angle droit. Proposé
en rouleaux de 1 mètre de largeur permettant de couvrir une surface de 20 m2.
www.isover.fr
■ ■ ■
ROCKWOOL
ROCKSOL
ET SES VARIANTES
Rocksol Premium est un panneau de
laine de roche mono densité rigide pour
l’isolation thermique et acoustique des
chapes flottantes intégrant un système de chauffage au sol. Il est
revêtu d’un pare vapeur aluminium renforcé et s’utilise dans tous
types de locaux. Disponible en épaisseur de 40 à 100 mm.
Une variante Rocksol Expert existe pour les planchers à sollicitation
élevée. L’utilisation de Rockfeu REI s’impose quand une performance
extrême au feu est requise.
ISOLATION EN
SOUS-FACE
■ ■ ■
www.rockwool.fr
www.homatherm.com/fr
LAFARGE PLÂTRES
LA GAMME
STYRODUR® C VERT
i
TMS d’Efisol est constitué d’une plaque de mousse de polyuréthane sans HCFC, HFC ni CFC,
revêtue d’un parement multi-couches étanche. Adapté à toutes les techniques de chauffage,
TMS s’utilise comme support isolant de chape flottante, de plancher rayonnant électrique ou
de plancher hydraulique. Sa performance est exceptionnelle (λ = 0,023 W/m.K de 40 à
100 mm) et sa pose est aisée : les découpes sont faites à la scie égoïne, les panneaux sont
ensuite posés en les emboîtant entre eux afin de limiter les ponts thermiques. Les
tubes ou trames chauffantes sont fixés directement sur les panneaux sans
pose préalable de polyane. Pour le jointement, une bande de rive s’intercale
entre les panneaux de TMS et les parois.
■ ■ ■
www.efisol.com
Les produits de la gamme Styrodur® C Vert sont des
panneaux de polystyrène extrudés au CO2. Ce gaz,
disponible naturellement dans l’atmosphère, est restitué
à l’air ambiant après la fabrication du Styrodur C. Les
cellules des panneaux de Styrodur® C ne contiennent
que de l’air. Ils sont donc 100 % écologiques et leur
performance thermique est stable dans le temps (pas
de gaz spécifique qui puisse s’échapper).
Styrodur 2500 C (épaisseur de 20 à 80 mm) pour
l’isolation des sols d’habitation, isolation sous chape
flottante ou chauffage par le sol.
Le Styrodur 3035 CS (épaisseur de 50 à 120 mm)
convient en outre pour l’isolation des toitures plates et
des parois périphériques.
■ ■ ■
www.lafarge-platres.fr
GRANULAND LE BÉTON SE FAIT LÉGER
LATERLITE DES GRANULATS D’ARGILE EXPANSÉE
Issus d’un procédé breveté et d’une matière première sélectionnée et originaire du massif
boisé des Landes, les granulats de bois Granuland sont obtenus par broyage et calibrés.
Un traitement minéralisant puis un traitement thermique basse température leur confèrent
une neutralisation optimale. Ces granulats de bois permettent de constituer des bétons
d’une densité de 600 à 1500kg/m3, jusqu’à 4 fois inférieure à celle du béton traditionnel.
Cette propriété le rend parfaitement adapté aux travaux de rénovation ou de construction.
Le pouvoir isolant du béton léger à base de granulats est 30 à 40 fois supérieur à celui du
béton classique. Le matériau respire, chassant l’humidité et évitant l’effet de pont thermique.
Le chauffage est plus efficace et la consommation d’énergie moindre.
L’argile expansée Laterlite est un matériau inerte léger qui, grâce à sa structure interne cellulaire et son écorce dure, optimise
le rapport poids/résistance (conforme à la norme NF P 18-309). Laterlite est isolant et ne se détériore pas dans le temps.
Il est largement employé dans la réalisation des isolations thermiques définitives. Avec un faible dosage de ciment on lie les billes
de Laterlite, et on obtient des bétons légers mais aptes à supporter les charges. La structure cellulaire et poreuse de l’argile
expansée Laterlite assure un bon affaiblissement du bruit. L’argile expansée Laterlite ne contient pas, et n’émet pas de silice
libre, ni substances fibreuses, ni gaz Radon, ni autres produits nocifs, même en cas d’incendie. C’est donc un produit
écologique et naturel pour l’isolation horizontale ou verticale, les combles et les couvertures planes
ou en pente. Livré en sacs de 50 l. λ = 0,09 à 0,010 W/m.K
■ ■ ■
■ ■ ■
www.laterlite.fr
www.granuland.com
Granuland Isol : pour l’isolation voie sèche des planchers. Granuland Tout Prêt Fibré : béton léger fibré prêt à l’emploi.
42 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 43
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 ÉNERGIES RENOUVELABLES
SOURCE : ATLAS EUROPÉEN DU RAYONNEMENT SOLAIRE
ÉNERGIE SOLAIRE
Carte solaire de la France (moyennes annuelles reçues
dans des conditions optimales en KWh/m2/jour).
LES FACTEURS DE RENDEMENT
• La localisation du projet et son ensoleillement : toutes les régions françaises ont un
ensoleillement assez fort pour justifier d’une installation photovoltaïque.
• L’orientation et inclinaison des capteurs photovoltaïques : une inclinaison de 30° (58 %) et une
orientation Sud apportent un rendement optimal.
Cependant une orientation de +/- 45° par rapport au Sud (Sud Ouest à Sud Est) et une inclinaison
de +/- 15° autour de l’inclinaison de 30° apportent également de très bons rendements. Une
certaine liberté existe pour s’adapter à l’orientation et à l’inclinaison des toitures.
LES MESURES INCITATIVES
• Tarif d’achat élevé par EDF pour des installations intégrées (0,601 cts en métropole continentale
- tarif 2009).
• Crédit d’impôt de 50 % sur le coût d’équipement d’une installation < 3 kWc, déduction faite des
autres aides, avec un plafond selon la taille du foyer.
• TVA à taux réduit de 5,5 % pour les particuliers sur les résidences principales de plus de 2 ans.
• Taux d’intérêts préférentiels pour financement via Livret de Développement Durable (ex-Codevi).
• Aides de l’Ademe, Anah.
ETERNIT ARDOISES PHOTOVOLTAÏQUES
LA PALME DU DESIGN
ODISUN
LE MEILLEUR
DE LA TECHNOLOGIE
Simple et modulaire, le système
d’intégration exclusif ODISUN permet
d’installer un pack résidentiel
en moins de deux jours (hors réfection
éventuelle de la charpente existante).
ODISUN propose aux artisans des
formations à la pose de son système
d’intégration. En quelques jours,
vous réaliserez toutes les étapes clés
d’une installation et deviendrez
rapidement autonome et performant
sur vos chantiers solaires.
■ ■ ■
RAIL
COUVERTURE
PANNEAU SOLAIRE
FIXATION ALUMINIUM
www.odislor.com
BANDE D’ÉTANCHÉITÉ
CHARPENTE
Les ardoises photovoltaïques Eternit s’intègrent avec élégance à la couverture et
préservent ainsi le cachet de la maison, tout en apportant les performances de production
photovoltaïque d’un système à la pointe de la technologie.
• Une solution unique, parfaitement compatible avec les ardoises 45 x 30 cm Eternit, les ardoises
photovoltaïques optimisent la surface de capteurs nécessaires sur le toit (environ 24 m2 d’ardoises).
• L’efficacité des couvertures en ardoises Eternit, reconnues pour leur durabilité et leur résistance
aux climats rudes (vent et étanchéité), est conservée dans le système photovoltaïque Solesia Ardoise
(tests en soufflerie CTMNC).
• La performance photovoltaïque : associant des composants de qualité, les ardoises Solesia d’Eternit sont
garanties sur leur capacité de production (127 Wc/m2) et sur l’onduleur.
Une pose simple et traditionnelle
Les ardoises photovoltaïques Eternit sont compatibles avec les ardoises 45 x 30 cm. Aucun accessoire spécifique
n’est donc nécessaire pour assurer l’étanchéité de la couverture.
■ ■ ■
www.eternit.fr
ETERNIT-TENESOL DES MODULES POUR LE NON-RÉSIDENTIEL
Modules photovoltaïques à base de silicium cristallin pour un excellent compromis entre rendement et prix, les modules
Eternit-Tenesol utilisent la technologie des cellules cristallines à haut rendement.
La structure « verre trempé / EVA / face arrière en polymère haute performance » minimise le poids, assure
une parfaite étanchéité et protège durablement les cellules.
Les trois ondes centrales abaissées du support en fibres-ciment permettent l’encastrement total d’un
module photovoltaïque spécifique. Les fixations latérales solidarisent le système complet à la
charpente.
Chaque module fait l’objet d’un contrôle qualité individuel et
d’une fiche numérotée de test de performance. En outre ces
modules sont conformes à la norme IEC 61730.
■ ■ ■
44 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
www.eternit.fr
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 45
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉNOVATION
LES SOLUTIONS DES FABRICANTS
7 ÉNERGIES RENOUVELABLES
RÉCUPÉRATION DES EAUX DE PLUIE
GRAF LES CUVES CARAT
IRRÉPROCHABLES !
Les cuves Carat sont fabriquées par injection, un procédé de fabrication
ultramoderne qui permet de proposer des produits de qualité irréprochable
(épaisseur de paroi avec une tolérance +/- 0). L’injection permet de renforcer la
cuve là où il y a le plus de contraintes, apporte au produit une excellente stabilité
(renforcement par le bas) et offre un rapport qualité-prix inégalé.
La grande innovation de cette gamme réside dans l’utilisation d’une nouvelle
matière première 100 % recyclable : le Duralen. 7 capacités de cuves de 2 700
à 13 000 litres.
La gamme Carat se décline en deux versions :
• Version Carat montée : système double soudures à chaud et dôme incorporé à la cuve.
• Version Carat-S : livrée coque dans coque sur palette. Les cuves sont livrées non montées
(coques empilables) avec un procédé breveté de fermeture et d’étanchéité par clips.
IMERYS LES ATOUTS
DE SA TUILE PHOTOVOLTAÏQUE
• Conçue pour s’adapter à toutes les gammes et familles de tuiles terre cuite du fabricant, la tuile
photovoltaïque Imerys se pose directement sur les liteaux, comme les tuiles qu’elle remplace, et ce, sans
générer de surépaisseur. L’intégration est également facilitée pour les toitures de formes complexes.
• Fixée à l’aide de 4 vis sur la partie supérieure du liteau, légère, maniable et manipulable par une seule
personne, le produit se pose aussi rapidement qu’une tuile, et 2 à 3 fois plus rapidement que les systèmes
standards.
• Les différents châssis de la tuile photovoltaïque Imerys sont conçus de telle façon qu’une lame d’air circule en
permanence et individuellement sous les cellules assurant une ventilation optimale de chaque laminé, ce qui
évite la surchauffe, et par conséquent les pertes de rendement.
• Le laminé photovoltaïque est posé sur un châssis en aluminium robuste et anticorrosion, qui assure
l’étanchéité de l’ensemble ; ses qualités techniques d’étanchéité ont été testées en soufflerie (concomitance
pluie et vent), ce qui permet de dire que le produit peut être posé à faible pente (11°), et s’avère aussi
étanche que la plus étanche des tuiles en terre cuite.
Une garantie anti-corrosion de 30 ans sur le chassis aluminium renforce la pertinence de l’ensemble.
■ ■ ■
www.imerys-toiture.com
SOPRASOLAR LES CELLULES SOUPLES
PLUS RENTABLES ET PLUS PRATIQUES
Les cellules souples se démarquent des panneaux rigides par leur rendement
électrique annuel supérieur dans des conditions d’ensoleillement faible et des
orientations non idéales. Grâce à sa technologie « triple jonction » (superposition
de 3 couches de cellules), le spectre solaire est exploité de façon optimale. Par
ailleurs, les cellules souples assurent une meilleure exploitation de la surface
disponible car elles ne génèrent pas de zone d’ombre, ce qui permet de mettre
en place davantage de cellules au m2.
Ce type de cellules offre l’avantage d’être léger (3,5 kg/m2), ce qui en fait une
solution idéale pour les constructions légères comme pour les structures
métalliques.
Sa présentation en rouleaux permet avant tout d’intégrer parfaitement la cellule
au revêtement d’étanchéité, offrant une finition propre et très esthétique,
épousant parfaitement les formes de la toiture, même courbes. Résistante aux
chocs, la cellule souple du procédé Soprasolar permet une manipulation aisée
et évite toute altération dans le temps. Rénovation oblige, Soprasolar
peut être mis en place dans le cas d’une réfection de toiture.
■ ■ ■
www.soprema.fr
Alimentation thermique : A. Élément
capteur, B. Poste de régulation solaire,
C. Accumulateur solaire, D. Chaudière à
gaz, à fioul (appoint), E. Consommateur
Alimentation photovoltaïque : A. Élément de toiture
photovoltaïque, B. Onduleur, C. Compteur de courant,
D. Compteur de consommation, E. Consommateur, F.
Réseau public.
i
ROTO
LE TOIT-SOLEIL
Le toit énergétique remplace la toiture
traditionnelle avec une fonction de protection,
d‘étanchéité, et devient une toiture utile
imposant son aspect visuel. Des raccordements particulièrement étroits
entre les éléments permettent à toute la surface d’agir de façon
extrêmement homogène. Il est possible de raccorder parfaitement les
sorties de toit telles : les ventilations, les cheminées, le faîtage, le pignon
et la rive. Le toit énergétique Roto Sunroof convient aussi bien à la
rénovation d’une ancienne maison qu’à une construction neuve.
De hauts rendements énergétiques sont obtenus grâce à la ventilation
arrière des modules photovoltaïques intégrés.
Sunroof SRK 10/20 permet de couvrir les besoins de vos clients en ECS
et un appoint au chauffage. Pour produire de l’électricité, le programme
comporte l’élément de toiture photovoltaïque SRP 10/20 au rendement
intéressant. Exemple : Onze SRP 10/20, soit seulement 22 m2 pour une
installation de 3kWc.
www.graf.fr
CUVES JUNCUS D’AGRILINE PRIVILÉGIER UNE POSE FACILE
Les cuves F-Line sont à ce jour les plus plates du marché. Leur conception spécifique en fait un
produit aux nombreux atouts et très pratique à utiliser. Disponibles de 1500 à 7500 litres de
capacité, les cuves plates de la gamme F-line sont de loin les plus faciles à poser dès qu’il s’agit de
rénovation, puisque la pose préserve les espaces extérieurs déjà aménagés. Plusieurs packs sont
disponibles et bénéficient tous du crédit d’impôt, à l’exception de la pompe électrique vendue
séparément. De nombreux accessoires complémentaires sont également distribués par Agriline.
■ ■ ■
■ ■ ■
46 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
■ ■ ■
www.agriline.fr
AQUAMOP A VRAIMENT
PENSÉ À TOUT
La gamme des cuves Aquamop du
fabricant français Simop est adossée à
un système de récupération des eaux
de pluie qui permet de collecter les eaux
de toiture, de les stocker et de mettre
cette eau à disposition des utilisateurs
grâce à un système de pompage.
Les eaux traversent d’abord un filtre de cuve (finesse de filtration entre
0,5 et 0,2 mm). Les matières fines les plus lourdes ne sont pas remises
en suspension grâce à un dispositif anti-remous. Si la cuve est pleine,
l’excès d’eau retourne au réseau de collecte ou vers un déversoir.
En option, un ingénieux dispositif « faible pente » permet de réduire le
dénivelé nécessaire au bon écoulement du trop-plein ou de s’adapter
au niveau du raccordement. Et si l’utilisateur possède déjà une pompe,
elle peut être raccordée sans difficulté à la cuve !
Contenances disponibles : de 1000 à 8000 litres, selon les utilisations
projetées. Ce type de dispositif est éligible au crédit d’impôt.
■ ■ ■
www.simop.fr
www.roto-frank.fr
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 47
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
EXPERT EN RÉNOVATION
ÉNERGÉTIQUE (ERE)
7 APPLICATION
CONCRÈTE D’UNE MAISON
EN BRETAGNE
FACTURE D’ÉNERGIE AVANT/APRÈS TRAVAUX
AVANT : 2 300 € ET APRÈS : 700 €
L’expertise Promodul a déjà fait l’objet d’une application concrète. Décryptage des
travaux de rénovation énergétique dans une maison bretonne et histoire d’un
cheminement vers la performance énergétique des époux Guilbert qui, au départ, se
désespéraient…
Quand les solutions de rénovation énergétique se marient avec le
confort de vie : les deux porte-fenêtres d’origine ont été remplacées
par deux porte-fenêtres coulissantes parfaitement isolées.
Madame Guilbert en témoigne: «On a d’abord
appelé un chauffagiste qui, en bonne logique,
nous a réglé le problème du chauffage. Allant
jusqu’à changer la chaudière. Puis, on a
remarqué qu’on “sentait de l’air” près des
fenêtres. Et on a changé les fenêtres. Et ainsi de suite… On
a en fait toujours répondu à tous les problèmes comme ça,
à court terme, sans jamais réfléchir autrement. Au final, il a
bien fallu se confronter à la réalité des choses: c’était un
échec! Chaque artisan, et ils étaient tous compétents, pas
de doute, nous a donné l’impression de trouver «la solution».
On leur a fait confiance à tous, les uns après les autres mais
au final, on a constaté que notre confort de vie n’avait pas
changé, pas plus l’été que l’hiver».
Et Monsieur de rajouter : « On avait tout : le
cadre de vie, l’environnement que nous
souhaitions, la verdure, le calme mais la seule
chose qui n’allait pas, c’était notre confort de
vie».
L’homme providentiel
LES INFRAROUGES NE MENTENT PAS
La maison d’origine de la famille
Guilbert a fait l’objet d’un bilan
thermique extrêmement méticuleux de
la part de l’Expert en Rénovation
Énergétique. Les images infrarouges
réalisées ont permis de déceler les
nombreuses déperditions de chaleur
et d’affiner ainsi les constats effectués
par M. Gomez lors de sa visite
préalable. Ensuite, la préconisation
des travaux à effectuer et des
matériaux à utiliser en a été
grandement facilitée…
Le couple Guilbert a débuté son aventure vers la performance énergétique par un coup de cœur… suivi de gros
désagréments. Le coup de cœur fut pour cette maison
bretonne située tout près de Rennes, au beau milieu de la
campagne. 137 m2, le calme et le vert omniprésents et un
prix d’achat tout à fait abordable : les conditions étaient
réunies pour que cette maison, construite au milieu des
années 1970, devienne le petit nid d’amour rêvé pour ce
couple de cadres, gérants d’une société informatique.
Dès l’acquisition effectuée, en 2001, Madame Guilbert,
décoratrice dans l’âme, a su aménager sa maison comme
ses goûts le lui dictaient.
Bref, le bonheur? Loin de là, en fait. Car le confort de vie n’a
jamais été au rendez-vous. La sensation la plus désagréable
n’était pas mince : dans cette maison, il faisait trop froid
l’hiver et… trop chaud l’été.
48 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
Dans une ultime tentative, Madame appelle un menuisier,
M. Gomez, pour changer la porte-fenêtre du salon. Elle
ignore à ce moment-là que ce menuisier vient de suivre une
formation dispensée par l’APEE (Académie de la Performance Énergétique).
M. Gomez cerne le problème instantanément,
à l’issue de ce tout premier contact
téléphonique. Et se rend chez les époux
Guilbert après les avoir convaincus de
procéder à une visite minutieuse de l’ensemble
de leur maison. Son but: comprendre ce qui se passe et
étudier le confort thermique global de la bâtisse.
Le bilan sera tout aussi global: au-dessus de la fenêtre d’une
des deux chambres, il constate l’absence d’une bouche
d’entrée d’air. Pas difficile pour lui de diagnostiquer alors
une ventilation inexistante avec ses effets négatifs renforcés
par la présence d’un double-vitrage. Cette pièce «ne respire
pas». Madame signale pourtant la présence d’un système
de ventilation à l’étage. «Un système de ventilation qui ne
marche pas», précise-t-elle. Découverte de M. Gomez (un
rien surpris): une VMC est bel et bien là mais… elle n’est
pas raccordée.
Un coup d’œil dans la salle de bains: l’absence de ventilation
a créé une drôle d’habitude chez les occupants: une petite
fenêtre est souvent ouverte, pour éviter la condensation. On
imagine la déperdition d’énergie!
Et ainsi de suite: comme il fait toujours trop chaud à l’étage,
les époux Guilbert ont acheté un petit climatiseur. Dans la
partie extension de la maison («isolée différemment» précise
M. Guilbert), le professionnel constate l’absence totale
d’isolant (!) entre le plafond et le séjour juste en dessous.
Évidemment, M. Gomez pense immédiatement au sous-sol.
Et là, la surprise est totale: il n’y a pas la moindre isolation
entre le plancher de la maison et le vaste espace non
chauffé, en sous-sol. Facteur aggravant: les tuyaux de liaison
entre la chaudière et les radiateurs ne sont que très
partiellement calorifugés ! Encore et toujours plus de
déperditions de chaleur qui obligent la chaudière à
fonctionner tant qu’elle peut.
Chaque fois, le professionnel fera prendre conscience à ses
(futurs) clients de la nécessité de raisonner global.
Le bilan et les décisions prises
« Le cas de la maison des époux Guilbert est presque
emblématique de celui des maisons construites dans les
années 1970. Avant le premier choc pétrolier, l’énergie
n’était pas trop prise en considération, elle n’était pas chère
et paraissait inépuisable… Les époux Guilbert ont acheté
cette maison bien avant que ne soit mis en place le DPE
(Diagnostic de Performance Énergétique) et après avoir mis
beaucoup d’argent dans le décor et l’embellissement, se
sont rendu compte d’un inconfort total. Étage, rez-dechaussée, c’était du pareil au même. On se gèle, on a froid.
Je leur ai posé pas mal de questions par rapport à leur
ressenti. Formé à l’APEE, on m’avait longuement expliqué ce
qui permettait de parvenir à un niveau de confort satisfaisant
dans une maison ce qui, du même coup, réduisait
considérablement les factures de consommation d’énergie.
Le secret est donc de prendre en considération la maison
dans sa globalité. J’ai donc fait une offre globale à ce couple.
On y parlait de chauffage, de ventilation, de régulation,
d’isolation».
Propos confirmés par Madame: «La visite de M. Gomez a
été très intéressante. Il a fini par élargir totalement la
demande initiale pour nous proposer cette solution globale
avec un constat concret, notamment par le biais d’une
caméra infrarouge, des évaluations précises, des chiffres
probants. Tout cela nous a donné de vraies possibilités de
choix. Nous avons donc décidé avec lui de procéder aux
travaux nécessaires. Ceci a été fait par des entreprises qu’il
a coordonnées.»
Cet exemple réel est emblématique des enjeux portés par
le secteur de la rénovation en France.
Cet ensemble de travaux réalisés sur le site de la maison
bretonne des époux Guilbert (le chantier se termine cet
été 2009) va permettre à cette famille de réaliser
d’importantes économies d’énergie, et représente le
cheminement parfait vers la véritable performance
énergétique.
Après les tâtonnements et erreurs initiales (intervention
de plusieurs artisans, chacun réglant parfaitement le
problème pour lequel il est intervenu, sans que personne
ne se soucie de raisonner globalement), l’important travail
d’écoute de l’Expert en Rénovation Énergétique lui a
permis d’élaborer une feuille de route complète, appuyée
sur une préconisation de matériaux éprouvés et
permettant, au final, de réaliser un ensemble cohérent de
travaux et de coordonner le chantier de rénovation.
Le plus a été constitué par une attention scrupuleuse
portée à la mise en œuvre dans les règles de l’art, chaque
intervenant ayant la mission de parfaitement coordonner
son travail avec les autres entreprises intervenant sur le
site, le tout sous la responsabilité de l’ERE.
Ce chantier breton représente incontestablement
l’exemple même de ce qui va se pratiquer désormais,
depuis la publication des mesures réglementaires liées
aux engagements pris dans le cadre du Grenelle de
l’environnement et dont l’Éco-prêt à taux zéro est la
mesure la plus spectaculaire et la plus incitative pour les
propriétaires de biens immobiliers qui nécessitent une
importante rénovation énergétique.
LE CHANTIER DE LA MAISON DES GUILBERT
Détail des travaux effectués pour un total de 58 689,00 €
> Isolation extérieure : 14 987,00 €
Pose de panneaux de polystyrène expansé
de 120 mm, application d’un enduit
(3,5 kg/m2), avec toutes les finitions
afférentes.
> Isolation garage : 3 500,00 €
Mise en place d’un isolant en sous-face du
plancher en panneaux de laine de roche de
90 mm d’épaisseur (plaques de 120 X 60).
> Menuiserie : 21 233,00 €
Remplacement des menuiseries bois
d’origine par des menuiseries mixtes en
dormant de 106 mm pour les menuiseries
recevant des volets roulants, aluminium
laqué extérieur, habillages double vitrage
grand jour 4/16/4 à très faible émissivité
renforcé autonettoyant BIO CLEAN avec
label CEKAL, affaiblissement acoustique
de 31 dba. Changement de la porte d’entrée
et de la porte de garage. Pose de volets
roulants.
> Chauffage : 11 169,00 €
Changement de la chaudière fioul d’origine.
Pompe à chaleur air/eau Vivralis, module de
régulation avec commande à distance.
Robinets thermostatiques sur les radiateurs
existants, pose de deux radiateurs
supplémentaires.
> Eau chaude sanitaire : 3 300,00 €
Installation d’un chauffe-eau
thermodynamique (270 l).
> Ventilation : 4 500,00 €
Pose d’une ventilation mécanique contrôlée
(VMC Hygro) avec raccordement ayant
nécessité la résolution de problèmes
techniques pour le passage des gaines.
> FINANCEMENT
Éco-prêt à taux zéro: 30 000 €
Crédit énergie (poste menuiserie)
22 300 € (prêt à 4,45% sur 10 ans)
> BILAN FINANCIER DES ÉCONOMIES
D’ÉNERGIE
Consommation annuelle de fioul
avant les travaux: 2300 €
Consommation annuelle énergétique après
travaux: 700 €
Gain annuel: 1600 €
Les montants indiqués sont HT
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 49
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
PORTRAIT D’UN PIONNIER
EXPERT EN RÉNOVATION
ÉNERGÉTIQUE (ERE)
Arnaud Marchand a créé Inoveha. Le nom sonne
bien mais le plus important figure juste en
dessous, sur sa carte de visite : « acteur en
économie d’énergie ». Tout est dit.
34 ans et une «pêche» à couper le souffle. Toujours sur les
routes de France, Arnaud Marchand fait penser à un
missionnaire des temps modernes qui n’aurait personne
à convaincre sur le plan spirituel, mais serait un vrai
précurseur d’un nouveau métier, celui d’Expert en
Rénovation Énergétique.
Il a tout compris
Notre première approche a consisté à lui faire prendre
connaissance des propos de Michel Dubezy, le délégué
général de Promodul (voir pages 8 à 14). Très attentif,
Arnaud Marchand opine souvent de la tête, se fait préciser
l’un ou l’autre point, et finit par lâcher : « C’est vrai que le
particulier est prêt pour entamer une démarche telle que
celle évoquée par Michel Dubezy. Le déclencheur, c’est
l’Éco-Prêt à taux zéro et toutes les autres aides financières
et fiscales qui y sont associées. Les gens savent faire leurs
calculs et quand on leur parle d’économiser beaucoup
d’argent sur leur simple facture d’énergie, quand on sait
leur expliquer toute la démarche et quand, en plus, ils sont
puissamment aidés dans ce sens par tous ces avantages,
et bien on peut penser qu’ils seront nombreux à franchir le
pas. Il faut savoir par exemple que l’État a prévu de
soutenir 80 000 Éco-PTZ d’ici la fin de cette année, et
400 000 par an pendant les années suivantes. Ca n’est
pas rien, tout de même ! »
Et quand on lui fait remarquer que les conditions
d’attribution de ce puissant incitateur financier ne sont
pas neutres, Arnaud Marchand abonde dans notre sens :
« Là aussi, il faut être clair avec les gens. D’abord,
ce prêt, comme n’importe quel prêt, sera attribué par
les banques dans les conditions habituelles. Elles
s’assureront auparavant que le demandeur soit solvable,
que son endettement ne dépasse pas le pourcentage
habituel et que ses capacités de remboursement soient
au rendez-vous. Comme n’importe quel autre prêt.
Mais il est un autre point, directement relié au précédent,
qui va avoir un fort impact sur la réussite de ce gigantesque
plan de rénovation des logements anciens. Car les banques
vont devoir s’assurer que les travaux vont être aussi
efficaces qu’espérés: elles vont éplucher les devis, elles vont
être très vigilantes et c’est assez facile de comprendre
pourquoi: tout simplement, elles vont faire leur métier! Leur
vigilance va être entièrement axée sur l’efficacité des travaux
car elles savent que si la performance finale est au rendezvous, leur débiteur paiera beaucoup moins chaque mois sur
sa facture d’énergie, qu’il aura donc plus d’argent disponible
et très vite. Ainsi, elles minimiseront encore plus le risque
de non-remboursement du prêt accordé. Toutes les
indications que nous avons vont dans le même sens : la
banque va inciter son client à faire réaliser un véritable audit
énergétique avant travaux et demandera des garanties sur
la performance qui sera atteinte après les travaux. Et c’est
là que l’Expert en Rénovation Énergétique devra être présent,
bien sûr, mais aussi et surtout très professionnel et très
efficace…»
Le rôle de l’ERE
S’il est un pionnier en matière d’expertise en rénovation
énergétique, Arnaud Marchand n’est cependant pas un
novice. «Je m’intéresse depuis deux ans à cette question
car la RT 2005 a marqué un net progrès en la matière, ne
serait-ce que par la mise en œuvre du DPE. J’ai immédiatement pressenti que nous allions vers une autre
méthode globale de mise en œuvre, vers d’autres façons de
travailler. Pour le compte du laboratoire ITGA de Rennes,
je forme déjà des conseillers énergétiques (le contenu de
cette formation est évoqué en pages 56-57).
En fait, pour l’Expert en Rénovation Énergétique, tout
commence par une énorme écoute du client. On le rencontre
chez lui, on discute une demi-heure, une heure, parfois plus
en posant sans cesse les bonnes questions sur ce qui ne va
pas, selon lui. L’exemple de la maison des Guilbert, que vous
relatez (voir page ...) est vraiment emblématique de ce qui
se passe concrètement sur le terrain. M. Gomez aurait pu
être un artisan de plus dans la longue liste de ses confrères
à qui ce couple a fait appel. Et il aurait pu simplement et
excellemment faire son métier, changer une fenêtre et y
apporter le plus grand soin possible, comme il a toujours su
le faire. En écoutant avec une très grande attention le couple
Guilbert parler très concrètement des problèmes rencontrés
dans leur propre habitat, en écoutant leur ressenti profond
et en visitant minutieusement la maison en leur compagnie,
il a su avoir le bon réflexe, c’est-à-dire raisonner
globalement, aidé en cela par la formation qu’il venait de
recevoir. Il s’est en fait comporté comme un véritable ERE.
Veiller à une bonne mise en
œuvre : une des responsabilités
principales de l’ERE.
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 51
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
EXPERT EN RÉNOVATION
ÉNERGÉTIQUE (ERE)
7 PORTRAIT
D’UN PIONNIER
DEVENIR “ERE”
EXPERT EN RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE
Ensuite, il a su conseiller ses clients dans l’exercice qui est
sans doute une des étapes les plus capitales en la matière:
faire des choix, à la fois par rapport à leur budget mais aussi
face aux différents secteurs qu’il fallait travailler pour obtenir
une excellente performance énergétique. Isoler, ventiler,
chauffer : voilà le triptyque. Évidemment, il faut faire des
choix. Prenez l’isolation par exemple: une bonne isolation
extérieure, une isolation performante des combles et de la
sous-face du garage: rien qu’avec ça, on arrive facilement
au maximum de l’Éco-PTZ, c’est-à-dire 30000 euros. Pour
autant, on aura délaissé d’autres secteurs essentiels eux
aussi… Si personne n’est là pour faire bénéficier le client de
cette écoute et de l’offre globale qui s’en suit, la première
victime sera le client lui-même. Pour revenir au cas de la
maison des Guilbert, qui se serait vraiment aperçu que leur
chaudière, qui tournait à un extravagant sur-régime, allait
lâcher bien avant l’heure, occasionnant une nouvelle fois
encore des frais supplémentaires importants… sans pour
autant que soit réglé le fond de l’affaire!
Sur la base des exigences du cahier des prescriptions
techniques du LRE de Promotelec, la certification I.Cert
valide la capacité de l’ERE:
- à réaliser un bilan thermique initial,
- à formuler une offre globale de rénovation énergétique
(technique et économique),
- à réaliser le bilan thermique projeté,
- à évaluer ou faire évaluer la sécurité des installations
électrique du logement.
Dans le cas de la maison des époux Guilbert, l’ensemble
des travaux effectués, sous la houlette d’un ERE, a permis
d’obtenir un résultat plus que probant.Avant les travaux, les
Guilbert acquittaient une facture de fuel de 2400 euros par
an. Une fois les travaux effectués, ils dépenseront
annuellement 700 euros pour l’électricité, le chauffage et
l’eau chaude sanitaire.
Quand on travaille dans les normes de la rénovation
énergétique préconisées par un Expert qui en est le garant,
la performance est donc bel et bien au rendez-vous.
Ce «nouveau métier» est donc promis au plus bel avenir…
Cet exemple illustre bien, à mon sens, le rôle essentiel de
l’Expert en Rénovation énergétique. Avec lui, on pose tout
sur la table, l’ensemble des problèmes est évoqué, on
ausculte point par point tous les éléments du dossier. Muni
de ses outils informatiques, l’ERE «fabrique» avec ses clients
L’évaluation théorique
L’évaluation théorique se présente sous forme de 2 QCM.
- QCM ERE QCM Elec et Label composé de 15 questions
à répondre en 10 minutes.
COMPÉTENCES ÉVALUÉES : sécurité électrique, processus
d’attribution du label.
- QCM ERE Compétences est composé de 70 questions à
répondre en 50 minutes.
COMPÉTENCES ÉVALUÉES : isolation des parois opaques,
ouvrants, fermetures et protections solaires, ventilation,
chauffage à eau chaude, chauffage à air, eau chaude
sanitaire, rafraîchissement et climatisation, éclairage et
autres équipements électriques.
À l’issue, le candidat bénéficie d’un bilan de compétences
individualisé qui lui permet de visualiser les axes à consolider
dans sa démarche d’ERE.
LE DIAGNOSTIC PAR INFRAROUGES
Parmi les outils performants dont dispose un Expert en rénovation énergétique, le diagnostic par
thermographie infrarouge, bien exécuté, permet de déceler rapidement les déperditions de chaleur. Et
d’isoler là où c’est uniquement nécessaire…
Ce cliché, extrait d’un diagnostic thermographique, est
parfaitement révélateur de ce qui est l’acte I de toute initiative
en matière de rénovation énergétique : le constat
pragmatique des faiblesses d’isolation d’un bâti existant.
L’échelle en dégradé de couleurs, en bas à droite, permet
d’évaluer l’intensité des déperditions de chaleur. Facile à lire:
en théorie absolue, la couleur dominante devrait être le bleu
et signifierait alors que cette maison est parfaitement isolée.
Le plus la couleur évolue vers le rouge et le rose, le plus les
pertes de chaleur sont importantes.
Dans le cas présenté, la maison recèle de nombreux «ponts thermiques» au niveau de la dalle béton du premier étage,
de l’encadrement des ouvertures voire d’une fenêtre du premier étage (la deuxième à gauche) manifestement dépourvue
de double-vitrage. On remarquera également une très forte déperdition de chaleur au niveau de l’encadrement haut de
la porte métallique de garage et même des défauts mineurs de pose de l’isolant sous-toit.
D’autres applications de la thermographie infrarouge sont intéressantes comme le diagnostic qui permet de
localiser de manière non-destructive les défauts d’un plancher chauffant ou même de visualiser les zones
humides, favorisant les moisissures, révélatrices d’une ventilation défectueuse ou insuffisante.
Le diagnostic par ce type d’outils n’est bien sûr qu’une démarche initiale. À la base de tout
diagnostic sérieux devant déboucher sur d’importants travaux de rénovation, l’écoute du
client et un dialogue exhaustif débouchent bien souvent sur une préconisation pertinente…
CONTACT > Arnaud Marchand
[email protected] / www.inoveha.fr
La décision de certification
La recevabilité de l’examen pour l’obtention de l’agrément
ERE est soumise au comité de décision d’I.Cert qui statue à
partir de l’analyse de l’examen théorique et de l’étude de
cas. Cette décision peut être, soit une décision de
certification soit une décision d’échec. Un bilan global des
compétences est communiqué à cette occasion au candidat.
I.Cert s’engage à notifier les résultats de certification par
mail ou fax au candidat dans un délai de 2 à 4 semaines
suivant les examens (sauf cas de force majeure). En cas de
refus de certification, le candidat a la possibilité de faire appel
de la décision prise.
Une procédure dite de « surveillance du certificat » est
instaurée. Il s’agit d’un suivi personnalisé à mi-parcours de
la dure de vie du certificat (3 ans). La surveillance est un
focus sur les compétences en lien avec le métier d’ERE, une
veille technique, législative et réglementaire et l’emploi du
certificat dans l’exercice du métier.
A l’issue de la période de 3 ans, une procédure de recertification est instaurée: le déroulement des examens est
identique à la phase de certification initiale ci-dessus et
permet en outre d’aborder les montées en compétence de
l’ERE acquises durant les 3 années précédentes.
L’évaluation pratique
WWW.INFODIAGNOSTIQUEUR.COM
THIR-DIAGNOSTICS
Quand on travaille
dans les normes
de la rénovation
énergétique
préconisées par
un Expert qui en
est le garant,
la performance est
donc bel et bien au
rendez-vous.
S’il fallait une preuve que ce « nouveau métier » est au cœur de la problématique
engendrée par le gigantesque plan de rénovation énergétique initié par l’État, les
dispositifs de certification en sont une. Pour devenir “ERE”, voici la marche à suivre.
le projet de travaux, calcule les gains à obtenir, choisit les
matériaux, etc. Et il devient ensuite un fédérateur: il fédère
le banquier (pour les garanties à apporter et l’obtention du
prêt), le distributeur de matériaux de construction,
l’ensemble des artisans pour tous les lots du chantier, et
bien sûr, mission essentielle, il organise complètement le
chantier, s’assure de la bonne mise en œuvre des différents
travaux: il coordonne complètement tous les artisans qui
interviennent avec l’objectif majeur que la performance
énergétique attendue soit au rendez-vous final.»
L’évaluation pratique correspond à une étude de cas à
réaliser à l’aide de documents et de l’utilisation de
la BAO® Pro Expert de Promodul. Le candidat dispose de
90 minutes pour :
- réaliser le bilan thermique initial du bien objet de l’étude à
l’aide de la BAO® ProExpert de Promodul,
- proposer un bouquet de travaux de rénovation énergétique,
- réaliser le bilan thermique projeté du bien objet de l’étude
à l’aide de la BAO® ProExpert de Promodul, intégrant le
bouquet de travaux.
Caméra thermique.
52 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 53
RÉPONDRE AU DÉFI
DE LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE
7 FORMATION : MODE
D’EMPLOI
FOR-MA-TION !
Répondre au défi de la rénovation énergétique
Durant les semaines passées à rencontrer les interlocuteurs qui figurent dans ce
hors-série, le thème de la formation est sans cesse apparu en première ligne pour que
les professionnels du bâtiment puissent répondre au défi de la rénovation
énergétique et… bénéficier des conséquentes retombées économiques en faveur de
leur chiffre d’affaires. Mode d’emploi.
de réhabilitation efficaces demandent un investissement
financier de 10000 à 30000 euros par logement.
Ces investisseurs potentiels, ce sont… vos clients! Ils ne
demandent qu’une chose : avoir à faire à des artisans
formés, efficaces, responsables.
La formation (la vôtre et celle de votre personnel) est donc
l’élément-clé des temps à venir. Unis pour Bâtir vous donne
le mode d’emploi.
Le dispositif Fee Bat
Pour relever le défi de la rénovation énergétique des plus de
20 millions de logements français concernés par les objectifs
du Grenelle de l’environnement, les entreprises et artisans
du Bâtiment vont devoir adapter leur fonctionnement et,
impérativement, former leur personnel.
Car chacun aura compris que si les perspectives
économiques sont alléchantes («il va y avoir du travail pour
10, 20, 30 ans » pronostique le délégué général de
Promodul dans l’entretien qu’il nous a accordé pour ce
numéro spécial hors-série), les nouvelles méthodes de
diagnostic thermique et de mise en œuvre globale des
chantiers imposent d’ores et déjà la présence d’un
personnel averti et mieux formé.
Très attentifs à la qualité des travaux préconisés et réalisés,
les clients des entreprises et artisans du secteur du Bâtiment
vont exiger d’être conseillés par des professionnels qui
peuvent garantir leur compétence, en amont et en avant du
projet, pour disposer de plus de confort et réduire
considérablement leurs charges de factures d’énergie.
De leur côté, les pouvoirs publics ont mis en place un
dispositif financier et fiscal sans précédent pour que la
consommation moyenne des bâtiments soit réduite de près
de 40% à l’horizon 2020 (c’est demain!). Les chiffres sont
parlants : c’est un marché global de 20 à 25 milliards
d’euros par an qui s’ouvre pour que cet objectif soit atteint.
Et, en moyenne, pour que cet objectif soit tenu, des travaux
54 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
Donner à 50000 personnes employées dans le secteur du
Bâtiment les connaissances transversales et les outils pour
qu’elles deviennent les porteurs de l’offre globale
d’amélioration énergétique des bâtiments et les rénovateurs
énergétiques de demain: tel est l’objectif de la Formation
des Entreprises et Artisans du Bâtiment aux Économies
d’Énergie (Fee Bat).
Ce dispositif national a été construit dans le cadre de
l’attribution des certificats d’Économies d’Énergie,
coordonnée par le Club C2E de l’ATEE (Association
Technique Énergie Environnement). Il répond parfaitement
aux enjeux et objectifs qui se sont fait jour, concernant le
secteur du Bâtiment, dans le cadre du Grenelle de
l’environnement.
Au cœur de ce dispositif Fee Bat, plusieurs modules de
formation aux cahiers des charges sont dispensés par des
organismes de formation habilités.
La formation étant la clé de la réussite, sa prise en
charge est exceptionnellement favorable aux
entreprises et artisans concernés. Pour les entreprises
adhérentes à l’OPCA Bâtiment, FAF.SAB, FAPCEA et
EGEFOS-PME, 95% des dépenses engagées par
l’entreprise et le personnel concerné (y compris les frais
de voyage, séjour, restauration, etc…) sont prises en
charge par l’organisme dont elle relève.
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
RÉPONDRE AU DÉFI
DE LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE
7 LES
3 MODULES DE FORMATION Fee Bat
MODULE 2
Maîtriser les outils pour mettre en œuvre une offre globale d’amélioration énergétique
des bâtiments
LES 3 MODULES DE FORMATION
La formation Fee Bat s’organise autour de trois modules de base (deux jours chacun), à l’issue
desquels les stagiaires seront capables de maîtriser la mise en œuvre de l’offre globale d’amélioration
énergétique des bâtiments.
PUBLIC CONCERNÉ
Chefs d’entreprises, artisans, chargés d’affaires, conducteurs
de travaux, maîtres d’œuvre, personnel de chantier.
MODULE 1
Identifier les éléments clés d’une offre globale d’amélioration énergétique des bâtiments
■ PRÉ-REQUIS
Maîtriser les fondamentaux de son métier, connaissances du vocabulaire du bâtiment, notions de thermique du bâtiment et de
ses unités.
■ DURÉE
Deux jours de 9h à 17h (soit 14 heures de formation).
■ OBJECTIF DE LA FORMATION
- Devenir un acteur, entrepreneur de l’amélioration énergétique des bâtiments.
- Connaître les technologies clefs des bâtiments existants et des solutions performantes d’amélioration pouvant être mises en
place.
- Maîtriser l’approche globale énergétique du bâtiment.
- Savoir vendre les économies d’énergie et les services associés.
■ COMPÉTENCES ACQUISES À L’ISSUE DE LA FORMATION
En fin de module 1, le participant sera capable de comprendre les complémentarités des différents métiers qui interviennent
dans l’amélioration énergétique des bâtiments. Maîtrisant son métier, il aura acquis les connaissances des autres métiers
intervenant sur ces travaux. Il aura compris que l’efficacité des travaux d’amélioration passe par une analyse énergétique
globale du bâtiment (enveloppe, équipements, régulation et maintenance) et par une offre globale.
Les connaissances acquises lors de cette formation seront validées par une attestation de compétence pour «Identifier les
éléments-clés d’une offre globale d’amélioration énergétique des bâtiments» remise au stagiaire ayant passé avec succès
l’évaluation.
■ MÉTHODES ET APPROCHES PÉDAGOGIQUES
Exposés, cas pratiques, démonstrations, questions-réponses,
échanges d’expériences, études de cas, évaluation sous forme
de Questionnaire à Choix Multiples (QCM) et/ou exercices.
56 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
■ PRÉ-REQUIS
Bien connaître l’ensemble des technologies d’énergie et maîtriser les argumentaires concernant les économies d’énergie.
Connaissance du DPE et notions de thermique du bâtiment.
■ DURÉE
Deux jours de 9h à 17h (soit 14 heures de formation).
■ OBJECTIF DE LA FORMATION
- Savoir dimensionner la ou les solutions, disposer des argumentaires techniques, économiques et environnementaux soutenant
l’offre vers le client.
- Comprendre le fonctionnement thermique d’un bâtiment.
- Maîtriser et utiliser les outils d’évaluation de la performance énergétique.
- Savoir vendre les économies d’énergie et les services associés.
■ COMPÉTENCES ACQUISES À L’ISSUE DE LA FORMATION
En fin de module 2, le participant aura compris la sensibilité des diverses solutions d’améliorations énergétiques. Il maîtrisera
l’outil de simulation lui permettant ainsi de proposer des solutions globales de rénovation énergétique adaptées au bâtiment à
traiter. Il sera également en mesure de pouvoir dialoguer et conseiller le client sur la solution la plus appropriée à son bâtiment
et ses possibilités financières.
Les connaissances acquises lors de la formation seront validées par une attestation de compétence afin de «Maîtriser les outils
pour mettre en œuvre une offre globale d’amélioration énergétique des bâtiments» remise au stagiaire ayant passé avec
succès l’évaluation.
■ MÉTHODES ET APPROCHES PÉDAGOGIQUES
Exposés, mises en situation, par reportages et animations multimédia, questions-réponses, échanges d’expériences, études
de cas, évaluation sous forme de Questionnaire à Choix Multiples (QCM) et/ou exercices.
MODULE 3
Connaître, maîtriser et mettre en œuvre les groupes de technologies performantes
d’amélioration énergétique des bâtiments
■ PRÉ-REQUIS
Maîtriser les fondamentaux de son métier. Expérience dans le domaine du bâtiment conseillée. Connaissances en thermique
du bâtiment (la maîtrise des unités utilisées en thermique est un plus).
■ DURÉE
Deux jours par module choisi (voir ci-dessous) de 9h à 17h (soit 14 heures de formation par module).
■ OBJECTIF DE LA FORMATION
Maîtriser et utiliser, grâce à un formateur qui va animer les groupes autour des technologies performantes et avancées
d’amélioration énergétique dans les différents applications suivantes, à choisir en fonction de vos besoins et compétences
• Module 3.1: Isolation des parois verticales opaques et des planchers bas
• Module 3.2: Isolation des toitures et des planchers hauts
• Module 3.3: Ouvrants, fermetures et protections solaires
• Module 3.4: Ventilation
• Module 3.5: Chauffage à eau chaude (solaire, bois, PAC, chaudières)
• Module 3.6: Chauffage à air (chauffage électrique par effet joule, PAC air/air,
générateurs à air chaud)
• Module 3.7: ECS (solaire, thermodynamique, accumulation, direct)
• Module 3.8: Éclairage et autres équipements électriques (résidentiel et tertiaire)
• Module 3.9: Rafraîchissement et climatisation
■ COMPÉTENCES ACQUISES À L’ISSUE DE LA FORMATION
En fin de module 3, les personnels d’encadrement et les ouvriers seront capables de mettre en œuvre la technologie, objet du
module choisi, dans des conditions permettant d’atteindre les performances énergétiques escomptées en limitant les contre
performances liées à une mauvaise mise en œuvre ou à un défaut de maintenance.
Les connaissances acquises lors de la formation seront validées par une attestation de compétence afin de «Connaître, maîtriser
et mettre en œuvre les groupes de technologies performantes d’amélioration énergétique des bâtiments» remise au stagiaire
ayant passé avec succès l’évaluation.
■ MÉTHODES ET APPROCHES PÉDAGOGIQUES
Exposés, reportages et films pédagogiques, outils multimédias et exercices participatifs, questions-réponses, échanges
d’expériences, études de cas, évaluation sous forme de Questionnaire à Choix Multiples (QCM) et/ou exercices.
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 57
RÉPONDRE AU DÉFI
DE LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE
7 L’IMPORTANCE
DE L’OUTIL INFORMATIQUE
L’IMPORTANCE DE L’OUTIL INFORMATIQUE
La maîtrise des outils est au cœur des différents modules de formation Fee Bat. Parmi eux, la plupart
des formations préconisent un outil logiciel d’accompagnement, permettant l’ensemble des calculs
sur le terrain. Dans leurs versions les plus élaborées, ces outils informatique sont capables de simuler
et prescrire un ensemble pertinent de travaux qui garantissent une efficacité parfaite en matière de
performance et d’amélioration énergétique des bâtiments.
La BAO (Boîte à Outils) PROMODUL que nous présentons
ci-dessous est un outil très efficace. Dans le cadre de la
formation, deux modules lui sont consacrés.
Un véritable outil d’aide à la décision
Décliné en deux versions (BAO Promodul Maison
Individuelles (MI) version Pro Light et BAO Promodul MI
version Pro Expert), ce logiciel performant, très simple
d’utilisation, permet en quelques clics:
- d’évaluer la performance énergétique d’une maison
individuelle existante en élaborant un DPE, simulation
du DPE officiel,
- simuler des travaux d’isolation thermique et/ou de
modernisation des équipements de chauffage,
ventilation, production ECS,
- quantifier les gains énergétiques obtenus en
recalculant la nouvelle performance énergétique du bien,
- préchiffrer les travaux simulés,
- de disposer d’une base exclusive de données produits
et de solutions techniques, avoir des indications sur
les offres de financement, les crédits d’impôt
et les éventuelles aides spécifiques dont
votre client peut bénéficier
- valoriser votre prescription auprès
de votre client.
Formation à l’utilisation
des BAO Promodul
Deux modules d’un jour sont
accessibles à la formation.
1. TRAINING BAO PROMODUL
S’initier à la maîtrise et à
l’utilisation de l’outil BAO Promodul
MI Pro Expert, ainsi qu’à
l’ensemble de ses différentes
applications
2. TRAINING PRO BAO
PROMODUL
Connaître et maîtriser l’utilisation
globale de l’outil BAO Promodul MI
Pro Expert et l’ensemble de ses
différentes applications.
Informations: www.promodul.fr
58 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
AIDES FISCALES
ET FINANCIÈRES
7 PHOTOCOPIER
ET
REMETTRE À VOS CLIENTS
UNE BATTERIE D’AIDES
FISCALES ET FINANCIÈRES EN
FAVEUR DE LA RÉNOVATION
Eco-prêt à taux zéro, crédits d’impôts, TVA à 5,5 %, autres prêts, aides financières,
subventions… Vos clients ne demandent qu’à être informés. Photocopiez ces trois
pages et parlez-en avec eux…
1. L’ÉCO-PRÊT À TAUX ZÉRO
C’est une mesure de lutte contre les dépenses d’énergie
liées aux logements anciens (habitations construites avant le
1er janvier 1990), fort consommateurs d’énergie, car peu ou
pas isolés. L’enjeu est de réduire, d’une part, la facture
énergétique de ces logements et d’autre part, les émissions
de gaz à effet de serre associées.
L’Éco-PTZ est un prêt bancaire sans intérêt (taux zéro)
incitant les particuliers à faire réaliser des travaux
d’amélioration de la performance énergétique globale de
leur logement, notamment par l’isolation thermique. Ce prêt
s’applique pour des logements utilisés ou destinés à être
utilisés en tant que résidence principale. Les logements en
copropriété sont également concernés.
Que finance l’Éco-PTZ ?
Trois actions ouvrent droit à l’Éco-PTZ:
1. La mise en œuvre d’un « bouquet de travaux ».
2. L’amélioration de la performance énergétique globale
du logement.
3. L’installation d’un assainissement non collectif ne
consommant pas d’énergie.
L’Éco-PTZ finance également:
- la fourniture et la pose de nouveaux ouvrages (sous réserve
que l’équipement ou le matériau réponde à des caractéristiques techniques précises),
- les travaux induits indissociables : reprise d’électricité,
installation d’un système de ventilation,
- les frais de maîtrise d’œuvre: architecte, bureau d’étude
thermique,
- les frais éventuels d’assurance.
Qui peut bénéficier de l’Éco-PTZ ?
L’Éco-PTZ est attribué, sans condition de ressources, aux
propriétaires occupants, bailleurs ou en société civile pour
leur résidence principale construite avant le 1er janvier 1990.
Il concerne l’habitat individuel ou l’habitat en copropriété.
Pour les travaux réalisés en copropriété, chaque propriétaire
peut faire individuellement une demande d’Éco-PTZ.
60 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
Quels travaux sont éligibles à l’Éco-PTZ ?
La mise en œuvre d’un « bouquet de travaux » : travaux
réalisés simultanément pour une amélioration sensible de
l'efficacité énergétique du logement, à choisir dans au
moins deux des catégories éligibles suivantes:
- Isolation de la toiture : planchers de combles perdus :
R ≥ 5 m2.K/W, rampants de combles aménagés : R ≥
4 m2.K/W, toiture-terrasse: R ≥ 3 m2.K/W.
- Isolation des murs donnant sur l’extérieur (isolation par
l’intérieur ou par l’extérieur): R ≥ 2,8 m2.K/W.
- Remplacement des fenêtres et portes-fenêtres donnant
sur l’extérieur et remplacement éventuel des portes
donnant sur l’extérieur : fenêtre ou porte-fenêtre :
Uw ≤ 1,8 W/m2.K, fenêtre ou porte-fenêtre munie de
volets : Ujn ≤ 1,8 W/m2.K, seconde fenêtre devant une
existante : Uw ou Ujn ≤ 2 W/m2.K, porte donnant sur
l’extérieur: Uw ≤ 1,8 W/m2.K.
- Installation ou remplacement d’un système de chauffage
(associé le cas échéant à un système de ventilation
performant) ou d’une production d’eau chaude sanitaire
> LES ENJEUX DE LA RÉNOVATION POUR 2009
AIDES FISCALES
ET FINANCIÈRES
7 PHOTOCOPIER
ET
REMETTRE À VOS CLIENTS
(ECS) chaudière + programmateur de chauffage à
condensation ou basse température PAC chauffage +
programmateur de chauffage: COP < 3,3, PAC chauffage
+ ECS + programmateur de chauffage COP < 3,3.
- Installation d’une production d’eau chaude sanitaire
utilisant une source d’énergie renouvelable : capteurs
solaires (certification CSTBBat, Solar Keymark ou
équivalent).
- Installation d’un système de chauffage utilisant une
source d’énergie renouvelable: chaudière bois: classe 3,
poêle bois, foyer fermé, insert: rendement supérieur ou
égal à 70%.
- L’amélioration de la performance énergétique globale du
logement: travaux recommandés par un bureau d’étude
thermique permettant d’atteindre une performance globale
minimale. Cela concerne les logements construits après
le 1er janvier 1948 et présente une obligation de résultat
pour la consommation d’énergie du logement rénové.
Ainsi, si votre logement consomme, avant travaux:
- plus de 180 kwHep/m2/an, sa consommation finale, après
travaux, devra être inférieure à 150 kwHep/m2/an.
- moins de 180 kwHep/m2/an, sa consommation finale,
après travaux, devra être inférieure à 80 KWhep/m2/an.
Les travaux de réhabilitation d’un système d’assainissement
non collectif par un dispositif ne consommant pas d’énergie:
Éco-PTZ d’un montant de 10000 euros accordé pour
l’installation d’un système d’assainissement non collectif
(fosse septique et traitement des eaux usées) en bon état de
fonctionnement. Concerne les habitations non raccordées au
réseau public de collecte des eaux usées pour lesquelles le
raccordement est obligatoire depuis la loi sur l’eau de 1992.
Quel montant de travaux peut financer l’Éco-PTZ ?
Il permet de financer jusqu’à 30 000 euros de travaux
d’amélioration de l’efficacité énergétique de votre logement
principal.
Initialement remboursable sur 10 ans, la banque peut
toutefois vous proposer de porter la durée de remboursements à 15 ans. Vous pouvez aussi décider de la réduire
jusqu’à un minimum de 3 ans et exceptionnellement, elle
peut être réduite à 1 an, avec accord de la banque pour
alléger vos charges de remboursement.
Comment obtenir l’Éco-PTZ ?
Il vous faut vous adresser à un établissement bancaire, ayant
signé une convention avec l’État, muni du formulaire type
«devis» accompagné des devis de l’entrepreneur de votre
choix. La banque vous accordera votre prêt en fonction de
votre taux d’endettement préalable et de votre capacité de
remboursement (conditions classiques d’octroi de prêt).
62 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
- le taux du crédit d’impôt peut être porté à 40% pour un
logement achevé avant le 1er janvier 1977 et dans lequel
des travaux d’amélioration de la performance énergétique
sont réalisés au plus tard le 31 décembre de la deuxième
année qui suit celle de l’acquisition du logement.
Dès l’obtention du prêt, vous aurez 2 ans pour réaliser les
travaux. Une fois les travaux effectués, vous devrez présenter
à la banque le formulaire type «facture» accompagné des
factures acquittées.
Attention, il n’est accordé qu’un seul Éco-PTZ par logement.
Mieux vaut donc réaliser une rénovation globale sur les
2 ans courant après l’obtention du prêt que d’envisager une
rénovation en plusieurs tranches!
Sachez aussi que l’éco-prêt est cumulable avec les aides
de l’ANAH et des collectivités territoriales et que jusqu’au
31 décembre 2010 (date butoir d’émission de l’offre de
prêt), vous pouvez le cumuler avec le crédit d’impôt pour le
développement durable si le revenu fiscal de votre foyer
n’excède pas 45000 euros au titre de l’avant dernière année
précédant l’offre de prêt.
2. LE CRÉDIT D’IMPÔT
Vous êtes propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit?
En choisissant des produits isolants qui respectent la
réglementation et en faisant réaliser vos travaux par une
entreprise, vous bénéficierez d’un crédit d’impôt jusqu’au
31 décembre 2012 (prorogation Loi de finances 2009).
À quel produit s’applique le crédit d’impôt ?
Le crédit d’impôt s’applique aux matériaux d’isolation
thermique pouvant justifier de leur performance thermique
(produits ou systèmes d’isolation, plaques de plâtre,
ossatures métalliques, accessoires…) qui respectent
la valeur R (résistance thermique exprimée en m2.K/W)
minimale suivante:
- pour les murs en façade ou en pignon, les planchers bas
sur sous-sol, sur vide sanitaire ou sur passage ouvert :
R ≥ 2,8 m2.K/W,
- pour les toitures-terrasses: R ≥ 3 m2.K/W,
- pour les planchers de combles perdus, rampants de toiture
et plafonds de combles: R ≥ 5 m2.K/W,
- nouveauté: extension du crédit d’impôt à la main-d’œuvre
pour la réalisation de l’isolation des parois opaques par
une entreprise.
À quels travaux s’applique le crédit d’impôt ?
Le crédit d’impôt s’applique aux travaux d’isolation sur parois
telles que murs, combles, plafonds, toitures-terrasses,
planchers.
Quel crédit d’impôt pour quel type de logement ?
Le crédit d’impôt s’applique sur les travaux d’isolation
réalisés par une entreprise dans une habitation principale:
- le taux du crédit d’impôt est de 25% pour un logement
terminé depuis plus de 2 ans,
Sur quelles dépenses porte le crédit d’impôt ?
Le crédit d’impôt porte sur le prix des matériaux ainsi que sur
le coût de la main-d’œuvre. Les travaux doivent être réalisés
par l’entreprise qui fournit également les matériaux. Il prend
également en charge 50% du coût de réalisation d’un DPE
(Diagnostic de performance Énergétique) lorsqu’il est réalisé
par un professionnel agréé et en dehors des cas où la
réglementation le rend obligatoire. Pour un même logement,
un seul diagnostic de performance énergétique ouvre droit
au crédit d’impôt par période de cinq ans.
À qui s’adresse le crédit d’impôt ?
Vous êtes locataire, propriétaire (occupant ou bailleur),
occupant à titre gratuit. Vous êtes fiscalement domicilié en
France.Vous faites réaliser les travaux dans votre résidence
principale.
Vous pouvez bénéficier du crédit d’impôt que vous soyez
imposable ou non imposable.
Quel est le montant maximal du crédit d’impôt ?
Le crédit d’impôt est calculé sur le montant des dépenses
éligibles, déduction faite des aides et subventions reçues
par ailleurs. Pour les années 2009 et 2010, le crédit
d’impôt « développement durable » est cumulable avec
l’Éco-PTZ.
Ce cumul, limité à deux ans seulement, est réservé
aux ménages dont les ressources n’excèdent pas
45 000 euros au titre de l’avant dernière année précédant
celle de l’offre de prêt. (Loi de finances rectificative pour
2009 publiée au JO le 5 février 2009). Pour une personne
seule, le crédit d’impôt est plafonné à 8 000 euros TTC.
Cette somme est augmentée en fonction de la situation
familiale (avec ou sans personne à charge). Pour un couple
marié ou pacsé (soumis à une imposition commune), le
plafond est à 16 000 euros TTC.
Ce dispositif concerne autant les personnes imposables que
celles qui ne paient pas d’impôt sur le revenu. Soit l’État
rembourse le montant du crédit d’impôt au contribuable non
imposable, soit le crédit d’impôt vient en déduction de
l’impôt dû.
Crédit d’impôt, mode d’emploi
Exemple: Un couple payant 3000 euros d’impôts par an
réalise des travaux d’aménagement de combles dans un
logement datant d’avant 1977 et qu’il vient d’acquérir. Le
montant total des travaux est de 8000 euros TTC, matériaux
(isolant, ossatures et plaques) et main-d’œuvre comprise.
Avec 40 % de crédit d’impôt (soit 40 % X 8 000 euros
= 3 200 euros), le couple ne paiera pas d’impôts
(3 000 euros -3 200 euros) au titre de l’impôt dû pour
l’année d’exécution des travaux et l’État lui reversera
200 euros. À titre d’exemple, les dépenses payées en 2008
seront déclarées lors de la déclaration de revenus que vous
effectuerez début 2009 au titre de l’année 2008.
3. LA TVA À 5,5 %
Vous êtes propriétaire, locataire ou occupant d’un logement?
Vous pouvez bénéficier d’un taux réduit de TVA à 5,5% en
réalisant des travaux d’amélioration, de transformation,
d’aménagement ou d’entretien dans un logement
d’habitation (résidence principale ou secondaire) achevé
depuis plus de deux ans. Ce taux réduit de TVA à 5,5 %
concerne les travaux et les équipements facturés par
l’entreprise et s’applique jusqu’au 31 décembre 2010.
4. LES SUBVENTIONS ET PRIMES EN FAVEUR
DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
Vous êtes propriétaire et vous souhaitez réaliser des travaux
pour améliorer le confort dans le logement que vous
occupez, que vous louez ou que vous envisagez de louer à
titre de résidence principale. Vous pouvez bénéficier des
subventions et primes versées par l’ANAH (Agence Nationale
pour l’Amélioration de l’Habitat). L’ANAH délivre, sous
condition de ressources, des subventions concernant les
travaux d’amélioration ou d’économies d’énergie réalisés
dans des logements situés dans des immeubles dont la
construction est achevée depuis plus de 15 ans.
Dans ce cadre, n’oubliez également pas de vous renseigner
dans votre région: les Conseils régionaux voire certaines
autres collectivités locales ont voté des subventions en
faveur du développement durable dans l’habitat. Se
renseigner auprès du Conseil régional de votre région.
5. LES AUTRES PRÊTS
La réalisation de travaux dans une résidence principale peut
donner droit à l’obtention de prêt avantageux. Qu’il s’agisse
d’un logement dans le neuf ou dans l’ancien, n’oubliez pas
les prêts dédiés aux travaux d’amélioration énergétique
(isolation thermique, chauffe-eau solaire, etc.) qui peuvent
venir en complément du crédit d’impôt et des aides.
Comparez les différentes offres des organismes bancaires et
faites jouer la concurrence: un projet réussi passe par un
montage financier bien étudié!
Différents prêts à l’accession et à l’amélioration de l’habitat:
- Prêt à l’amélioration de l’habitat (PAH) de la Caisse
d’Allocations Familiales.
- Prêt d’Accession Sociale (PAS).
- Prêt 1% Employeur.
- Prêt conventionné (proposé par les banques ayant conclu
une convention avec l’État).
- Prêts bancaires libres.
- Prêt Épargne logement.
- Prêt Rénovation Bleu Ciel d’EDF.
- Pass-travaux, etc.
Sources : Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du développement durable et de l’Aménagement du
territoire – Ministère du Budget – Ministère de l’Économie, de l’industrie et de l’Emploi.
L’INFO DES PROS DU BÂTIMENT 7 63
CALENDRIER DES FORMATIONS
PROMODUL-FEE BAT
7 2e
SEMESTRE 2009
64 6 SPÉCIAL RÉNOVATION ■ HORS SÉRIE
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