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1 I N T R O D U C T I O N 2
2 A V E R T I S S E M E N T S 2
2.1 CONTRE-INDICATIONS
2
2.2 MESURES DE SÉCURITÉ
3
3 P R É S E N T A T I O N 6
3.1 RÉCEPTION DU MATÉRIEL ET DES ACCESSOIRES
6
3.2 GARANTIE
6
3.3 MAINTENANCE
7
3.4 CONDITIONS DE STOCKAGE ET DE TRANSPORT
7
3.5 CONDITIONS D’UTILISATION
7
3.6 MISE AU REBUT
7
3.7 NORMES
8
3.8 BREVETS
8
3.9 SYMBOLES NORMALISÉS 9
3.10 CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
10
4 D É M A R R A G E R A P I D E 11
4.1 DESCRIPTION DE L’APPAREIL
11
4.2 EXEMPLE TYPE D’UNE SÉANCE D’ÉLECTROSTIMULATION
13
5 M O D E D ’ E M P L O I 15
5.1 SÉLECTION D’UN PROGRAMME
15
5.1.1 OPTIONS DU PROGRAMME
16
5.2 CONNEXION DES MODULES AUX ÉLECTRODES
20
5.3 DÉMARRAGE DE LA SÉANCE
21
5.4 RECHARGE
25
5.5 PROBLÈMES ET SOLUTIONS
28
6 TABLES CEM (compatibilité électromagnétique)31
7 G uide P R A T I Q U E 35
7.1 Principes fondamentaux
35
7.2 Règles pratiques
56
7.3 Programmes de neurostimulation
59
7.4 Indications spécifiques
112
1
1 INTRODUCTION
Veuillez lire attentivement ce manuel et plus particulièrement le chapitre 2 avant d’utiliser votre
appareil Wireless Professional. Le Wireless Professional est un stimulateur destiné à être utilisé par
des professionnels de santé pour assurer des traitements de stimulation musculaire électrique.
2 AV E RT I S S E M E N T S
2 . 1 CO N T R E-I N D I C AT I O N S
• Stimulateur cardiaque (pacemaker)
• Épilepsie
• Grossesse (ne pas utiliser sur la région abdominale)
• Troubles graves de la circulation artérielle dans les membres inférieurs
• Hernie abdominale ou inguinale
• Ne pas utiliser de stimulation thoracique sur les patients présentant une arythmie cardiaque.
M atéri el d’ostéos yn th è s e
La présence de matériel d’ostéosynthèse (matériel métallique en contact avec l’os : broches,
vis, plaques, prothèses, etc.) ne constitue pas une contre-indication. Les courants électriques du
Wireless Professional sont spécialement conçus pour préserver le matériel d’ostéosynthèse.
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2.2 MESURES DE SÉCURITÉ
• Ne pas ouvrir ou modifier le produit.
• Ne pas appliquer de stimulation près de la zone d’un implant, tel que les implants cochléaires,
les stimulateurs cardiaques, les implants à ancrage squelettique ou électrique.
• Ne pas appliquer de stimulation à proximité du métal. Enlevez les bijoux, les piercings, les
boucles de ceinture ou tout autre produit ou dispositif métallique amovible dans la zone de
la stimulation.
• Si la personne est enceinte ou a ses règles, ne pas placer d’électrodes directement sur l’utérus
ni connecter des paires d’électrodes de part et d’autre de l’abdomen.
• Ne pas utiliser le Wireless Professional dans l’eau ou dans une atmosphère humide (sauna,
hydrothérapie, etc.).
• Faire attention, si le patient présente des problèmes de sensibilité ou n’est pas en mesure de
communiquer qu’il ressent une gène, même légère.
• Ne pas utiliser le Wireless Professional dans une atmosphère riche en oxygène.
• Ne jamais débuter une première séance de stimulation sur une personne qui se tient debout.
Les cinq premières minutes de la stimulation doivent toujours êtes réalisées sur une personne
assise ou allongée. Dans de rares situations, les personnes très nerveuses peuvent être
victimes d’un malaise vagal. Celui-ci est d’origine psychologique et est lié à la peur de la
stimulation musculaire ainsi qu’à la surprise de ces personnes à la vue de l’un de leurs muscles
se contractant sans l’avoir contracté volontairement elles-mêmes. Cette réaction vagale
produit une sensation de faiblesse avec une tendance à l’évanouissement qui ralentit la
fréquence cardiaque et réduit la pression artérielle. Dans une telle situation, tout ce qu’il
convient de faire est d’interrompre la stimulation et de s’allonger en surélevant les jambes
pendant le temps nécessaire pour que la sensation de faiblesse disparaisse
(entre 5 et 10 minutes).
• Pendant une séance de stimulation, ne jamais laisser la contraction musculaire entraîner un
mouvement. Pour cela, il convient d’appliquer systématiquement une stimulation isométrique,
ce qui signifie que les extrémités du membre dans lequel se trouve le muscle stimulé doivent
être fermement attachées, de sorte à éviter tout mouvement consécutif à la contraction.
• Ne pas utiliser le Wireless Professional si vous êtes relié(e) à un instrument chirurgical
haute fréquence, car cela pourrait provoquer des irritations cutanées ou des brûlures sous les
électrodes.
• Ne pas utiliser le Wireless Professional à moins d’un mètre d’appareils à ondes courtes ou
à micro-ondes, car cela pourrait modifier le courant généré par le stimulateur. En cas de
doute lors de l’utilisation du stimulateur à proximité d’un autre appareil médical, s’adresser au
fabricant de l’appareil concerné ou à votre médecin.
3
• Ne pas utiliser le Wireless Professional sur des zones dans lesquelles des appareils non
protégés sont utilisés pour émettre des rayonnements électromagnétiques. Le matériel de
communication portatif peut interférer avec le matériel électro médical.
• Faire preuve de prudence lors de l’utilisation de l’électrothérapie pendant que le patient est
connecté à un équipement de monitorage comportant des électrodes appliquées sur le corps.
La stimulation pourrait perturber les signaux envoyés à l’équipement de monitorage.
• Pendant la séance de stimulation, ne déconnecter aucun module sous tension. Ils doivent
préalablement être mis hors tension.
• Toujours utiliser l’adaptateur secteur fourni par le fabricant pour recharger l’appareil.
• Ne jamais utiliser le Wireless Professional ou l’adaptateur secteur s’il est endommagé ou s’il est
ouvert. Ceci entraîne un risque de décharge électrique.
• Déconnecter immédiatement l’adaptateur secteur en cas d’élévation de la température ou
d’odeur anormale, ou si de la fumée sort de l’adaptateur ou de l’appareil.
• Ne pas placer la station de charge dans un espace confiné (étui de transport, tiroir, etc.) lors de
la charge de l’appareil. Ceci entraîne un risque d’électrocution.
• Tenir le Wireless Professional et ses accessoires hors de la portée des enfants.
• Ne laisser aucun corps étranger (terre, eau, métal, etc.) pénétrer dans le dispositif ou dans
l’adaptateur secteur.
• Les changements brusques de température peuvent entraîner l’accumulation de condensation
à l’intérieur du stimulateur. Utiliser le dispositif seulement lorsqu’il s’est mis à la
température ambiante.
• Ne pas utiliser le stimulateur pendant que vous conduisez ou que vous faites fonctionner
une machine.
• Ne pas appliquer de stimulation pendant le sommeil.
• Ne pas utiliser le stimulateur à une altitude supérieure à 3000 mètres.
• Lorsque la télécommande n’est pas connectée à une station d’accueil, le connecteur USB ne
peut être utilisé que pour la connexion à un ordinateur.
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Emplacements s u r le s q u e ls le s é le ctr od e s n e d o iv e nt
jamai s être appli q u é e s
• A proximité de la tête.
• Sur l’avant et les côtés du cou.
• Contre-latéralement, c’est à dire n’utilisez pas deux pôles connectés au même canal sur les
segments opposés du corps.
• Sur ou à proximité de lésions de toutes natures (plaie, œdème, brûlure, irritation, eczéma,
lésion cancéreuse, etc).
P récauti ons li ée s à l’u t i li s a ti on d e s é le ctr od e s e t d u s t y l e t
poi nt moteur
• Utiliser uniquement les électrodes et le stylet point moteur fournis par le fabricant. Les autres
électrodes et stylet peuvent posséder des propriétés électriques inadaptées ou endommager
le Wireless Professional. Toujours faire preuve d’une grande prudence avec les densités de
courant supérieures à 2 mA/cm².
• Pendant une séance, le stimulateur doit toujours être mis à l’arrêt avant de déplacer ou de
retirer les électrodes.
• Ne pas plonger les électrodes ou le stylet dans l’eau.
• Ne pas appliquer de solvants quels qu’ils soient sur les électrodes ou le stylet.
• N’essayez pas de mettre d’électrodes sur une partie corporelle non directement visible
sans aide.
• Pour obtenir les meilleurs résultats, laver et nettoyer la peau pour éliminer toute trace de
graisse et la sécher avant de poser les électrodes.
• Appliquer les électrodes de manière à ce que toute leur surface soit en contact avec la peau.
• Pour d’évidentes raisons d’hygiène, chaque patient doit avoir son propre jeu d’électrodes. Ne
pas utiliser les mêmes électrodes pour différents patients.
• Ne jamais utiliser un jeu d’électrodes adhésives pour plus de 15 séances, car la qualité du
contact entre l’électrode et la peau, qui est primordial pour le confort du patient et l’efficacité
de la stimulation, diminuent progressivement.
• Certains patients dont la peau est très sensible peuvent présenter des rougeurs sous les
électrodes après une séance. En général, cette rougeur est totalement inoffensive et disparaît
habituellement après 10 à 20 minutes. Toutefois, ne jamais commencer une autre séance de
stimulation sur la même zone si les rougeurs sont encore visibles.
• Consulter les instructions d’utilisation et de stockage directement sur le sachet des électrodes.
• Avant chaque utilisation nettoyer et désinfecter la pointe du stylet point moteur qui est en
contact avec la peau.
5
3 PRÉSENTATION
3 . 1 R É C E P T I O N D U M AT É R I E L E T D E S A CC E S S O I R E S
Co ntenu du ki t :
1 télécommande (65220XX)
4 modules de stimulation (984350)
1 station de charge (6831XX)
1 adaptateur secteur (6490XX)
1 câble USB (601163)
2 sachets de petites électrodes (5x5 cm 1 connexion Snap) (42204)
2 sachets de grandes électrodes (5x10 cm 2 connexions à Snap) (42203)
2 sachets de grandes électrodes (5x10 cm 1 connexion à Snap) (42223)
1 guide d’utilisation et guide pratique (45281XX)
1 bouteille de gel (602047)
1 stylet point moteur (980020)
1 valise de transport (680041)
1 tour de cou (1494)
1 housse de protection pour la télécommande (5529024)
3.2 GARANTIE
Cette garantie n’est valide que si elle est accompagnée d’un justificatif d’achat. Vos droits
légaux ne sont pas affectés par cette garantie.
Votre stimulateur Wireless Professional est garanti pour une période de 2 ans à compter de
sa date d’achat. La garantie couvre la télécommande, les modules, la station de charge et
l’adaptateur secteur (matériel et main d’œuvre), mais pas les batteries, les électrodes, ou le
stylet de point moteur. Tous les défauts résultant de matériel ou de main d’œuvre de mauvaise
qualité sont couverts. Cette garantie ne couvre pas les préjudices résultant d’un impact, d’un
accident, d’une utilisation impropre, d’une protection insuffisante contre l’humidité, d’une
immersion dans l’eau ou les réparations effectuées par un personnel non autorisé.
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3.3 MAINTENANCE
Nettoyer à l’aide d’un chiffon doux et d’un détergent à base d’alcool et sans solvant. Utiliser un
minimum de liquide pour nettoyer l’appareil. Ne pas démonter la télécommande, les modules,
la station d’accueil ou l’adaptateur secteur car ils contiennent des composants à haute tension
qui pourraient provoquer une électrocution. Ceci doit être confié à des techniciens ou des
services de réparation agréés par le fabricant. Votre Wireless Professional ne requiert aucun
étalonnage. Si votre appareil contient des pièces qui semblent usées ou défectueuses, veuillez
ne plus l’utiliser et contacter le service client mentionné et agréé par le fabricant pour une mise
à niveau.
3 .4 C O N D I T I O N S D E S T O C K A G E E T D E T R A N S P O RT
L’appareil doit être conservé et transporté dans le respect des conditions suivantes :
Température : -20° C à 45° C
Humidité relative maximale : 75 %
Pression atmosphérique : de 700 hPa à 1060 hPa
Ne pas stocker de manière prolongée les modules et la télécommande avec des batteries vides.
3 . 5 CO N D I T I O N S D ’ U T I L I S AT I O N
Température : 0° C à 40° C
Humidité relative : 30 % à 75 %
Pression atmosphérique : de 700 hPa à 1060 hPa
Ne pas utiliser dans des zones à risque d’explosion.
3.6 MISE AU REBUT
Tout produit portant la marque WEEE (une poubelle barrée d’une croix) doit être séparé des
déchets ménagers et envoyés à des installations de collecte particulières à des fins de recyclage
et de récupération.
7
3.7 NORMES
Pour assurer votre sécurité, le Wireless Professional a été conçu, fabriqué et distribué
conformément aux exigences de la Directive Européenne 93/42/CEE modifiée relative aux
dispositifs médicaux.
Le Wireless Professional est également conforme à la norme CEI 60601-1 relative aux exigences
générales de sécurité pour les dispositifs électromédicaux, à la norme CEI 60601-1-2 sur la
compatibilité électromagnétique et à la norme CEI 60601-2-10 sur les exigences de sécurité
particulières pour les stimulateurs nerveux et musculaires.
Conformément aux normes internationales en vigueur, un avertissement doit être donné
concernant l’application des électrodes sur le thorax (augmentation du risque de fibrillation
cardiaque).
Le Wireless Professional est également conforme à la Directive 2002/96/CEE sur les déchets
d’équipements électriques et électroniques (WEEE).
3.8 BREVETS
Le Wireless Professional intègre plusieurs innovations en instance de brevets ou déjà brevetées.
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3.9 SYMBOLES NORMALISÉS
Précaution : Lire le Guide de l’utilisateur ou les consignes d’utilisation
Le Wireless Professional est un dispositif de classe II avec alimentation
électrique interne et pièces appliquées de type BF.
20xx
20xx
20xx
20xx
20xx
20xx
20xx
20xx
Nom et adresse du fabricant et date de fabrication.
Ce dispositif doit être séparé des déchets ménagers et envoyé à des
installations de collecte particulières à des fins de recyclage et de
récupération.
20xx
20xx
Le bouton marche/arrêt est multifonctions.
Rayonnement non ionisant
LATEX
FREE
LATEX
FREE
REF
Conserver à l’abri du soleil
REF
LATEX
LATEX
FREE
LATEX
FREE
FREE
LATEX
REF
FREE
LATEX
REF
LATEX
LATEX
FREE
REF
FREE
FREE
LATEX
REF
FREE
Conserver au sec
Latex Free
REF
REF
REF
REF
Code référence
9
3.10 CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
A Informati ons gé n é r a le s
Batterie de la télécommande : Lithium Polymère (LiPo) rechargeable 3.7[V] / ≥ 1500[mAh].
Batterie des modules : Lithium Polymère (LiPo) rechargeable 3.7[V] / ≥ 450[mAh].
Adaptateur secteur : Seuls les adaptateurs secteur 5[V] / 3.5[A] portant le numéro de référence
6490xx peuvent être utilisés pour recharger le Wireless Professional.
B Neurosti mulati on
Toutes les spécifications électriques sont fournies pour une impédance de 500 à 1000 ohms par canal.
Sorties : quatre canaux indépendants et ajustables individuellement, électriquement isolés l’un de
l’autre.
Forme d’impulsion : rectangulaire, courant constant compensé de manière à éliminer toute
composante de courant continu pour éviter toute polarisation résiduelle de la peau.
Intensité d’impulsion maximale : 120 mA.
Incréments d’intensité des impulsions : ajustement manuel de l’intensité de stimulation de 0 à 999
(énergie) par incréments minimaux de 0,25 mA.
Durée d’une impulsion : de 30 à 400 μs.
Quantité d’électricité maximale par impulsion : 96 microcoulombs (2 × 48 μC, compensée).
Temps de montée typique d’une impulsion : 3 μs (20 %-80 % du courant maximal).
Fréquence des impulsions : 1 à 150 Hz.
C Données RF
Bande de fréquence d’émission et de réception : 2.4 [GHz] ISM (2.4-2.4835GHz)
Les caractéristiques du type et de la fréquence de modulation : GFSK, +/-320 [kHz] déviation
La puissance d’émission effective: 4.4 [dBm]
Le Wireless Professional peut être perturbé par d’autres équipements même si ces derniers sont
conformes aux exigences CISPR EMISSION.
D In formati ons re la ti v e s à la compa ti b i li té é le c t r o m a g né t iq u e ( C EM )
Le Wireless Professional est conçu pour être utilisé dans des environnements typiques et agréés
conformément à la norme de sécurité de l’EMC EN 60601-1-2.
Ce dispositif est conforme à la norme CISPR, indiquant que ses émissions radiofréquences (RF)
ne sont pas susceptibles de provoquer des interférences avec l’équipement électronique installé à
proximité (radios, ordinateurs, téléphones, etc.).
Le Wireless Professional est conçu pour supporter les perturbations prévisibles provenant des
décharges électrostatiques, des champs magnétiques de l’alimentation secteur ou des émetteurs de
radiofréquences.
Malgré tout, il n’est pas possible de garantir que le stimulateur ne sera pas affecté par les champs de
RF (radiofréquences) puissants provenant d’autres sources.
Pour des informations plus détaillées concernant l’émission électromagnétique et l’immunité, référez
vous aux tables CEM.
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4 DÉMARRAGE RAPIDE
Il est fortement conseillé de lire attentivement les contre-indications et les mesures de sécurité
décrites au début du présent manuel avant d’utiliser votre appareil.
4.1 D E S C R I P T I O N D E L’A P PA R E I L
TÉLÉCOMMA NDE
A Bouton On/Off (appuyer brièvement pour
allumer, maintenir appuyé plus de 2s pour
éteindre, durant la navigation dans les listes
un appui bref permet de retourner au
menu principal)
A
B 4 boutons multifonctions:
• Fonctions liées aux pictogrammes se
trouvant sur l’écran (par ex. : info, menu
principal, placement des électrodes, etc.)
B
• Sélection du canal de stimulation pour
C
augmenter ou baisser le niveau d’énergie de
D
stimulation
C Pad de navigation
D Bouton de validation ou de mise en pause
durant la stimulation
E Prise pour le câble USB ou le connecteur de
la station de charge
11
E
MODULE
Un module est composé de deux pods.
A Bouton On/Off (appuyer brièvement
pour allumer, appuyer 1s pour
éteindre, en stimulation appuyer
pour mettre en pause)
• LED verte clignotante : prêt
• LED jaune clignotante :
A
C
B
en stimulation
B Gorge pour enrouler le câble
C Pod contenant la batterie
STATI ON DE C H AR GE
A Tablette amovible
B Connecteur pour charger la télécommande
C Emplacement pour positionner
les modules à recharger
D Prise pour l’adaptateur secteur
et pour le câble USB relié à
l’avant de la station de charge
A
C
E Bac de rangement
D
B
E
12
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4 . 2 E X E M P L E T Y P E D ’ U N E S É A N C E D ’ É L E C T R O S T I M U L AT I O N
1. Allumer votre télécommande.
2.Sélectionner une catégorie de programme, puis un programme et valider en appuyant sur le
bouton central.
3. Coller les électrodes sur le patient et connecter les modules.
4. Allumer les modules en faisant bien attention à respecter l’ordre de mise en marche des
modules, l’ordre d’allumage correspondant à la numérotation des canaux. Valider le tout en
appuyant sur le bouton START.
5. Si la fonction mi-SCAN est activée, une courte séquence de mesures est réalisée. Pendant
toute la durée du test, il est important de rester immobile et d’être parfaitement relâché.
Lorsque le test est terminé, le programme peut débuter.
13
6. Démarrer la stimulation en augmentant les énergies des canaux. Pour mettre en pause
l’appareil, appuyer sur le bouton central.
7. En fin de programme appuyer sur le bouton central pour revenir au menu principal ou sur le
bouton On/Off pour éteindre l’appareil.
Pour de plus amples détails se référer à la partie mode d’emploi.
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5 MODE D’EMPLOI
5.1 SÉLECTION D’UN PROGRAMME
A l’enclenchement l’écran affiche une liste qui vous permet d’accéder aux catégories des
programmes, aux paramètres de l’appareil ou encore à vos programmes favoris. Pour
sélectionner un élément, utilisez le pad de navigation (haut-bas) et validez votre choix avec le
bouton central.
N.B. : Dès que vous aurez créé votre liste de programmes favoris, cette dernière s’affichera en
premier après l’enclenchement de la télécommande.
Quand le choix de la catégorie de programmes est fait vous accédez aux programmes à
proprement parler. Pour sélectionner un élément, utiliser le pad de navigation (haut-bas) et
valider votre choix avec le bouton central.
A
A Nom de la catégorie du programme
B Informations supplémentaires
B
du programme
C Visualisation des options du programme
C
D Retour au menu principal
E Ajout du programme dans la liste Favoris
F Sélection du niveau du programme
G Configuration des options du programme
15
D
E
F
G
Des informations supplémentaires sur le programme sont disponibles en utilisant le pad de
navigation (gauche-droite).
A
B
A Placements des électrodes applicables
C
au programme
B Paramètres du programme
C Explicatif du programme
5.1.1 OPTIONS DU PROGRAMME
Pour la plupart des programmes des options peuvent être activées ou désactivées. Pour
sélectionner un élément, utiliser le pad de navigation (haut-bas) et visualiser les différents choix
avec le bouton central.
A Validation des choix
A
Les options décrites ci-dessous ne sont pas disponibles pour tous les programmes
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Sélecti on de la zon e d u cor ps
mi-SCAN (automatique) : Juste avant de commencer une séance
d’électrostimulation neuromusculaire, mi-SCAN analyse les caractéristiques
d’excitabilité du muscle soumis à la stimulation. mi-SCAN détecte la chronaxie
du muscle en approximativement 10 secondes et permet au stimulateur
d’adapter la largeur (durée) de l’impulsion à la valeur de chronaxie mesurée. Utiliser une
largeur (durée) d’impulsion correspondant à la chronaxie du muscle stimulé permet d’utiliser le
minimum d’énergie électrique pour obtenir la même réponse musculaire. Dès que la fonction
mi-SCAN est activée chaque canal actif effectue la mesure de la chronaxie.
Manuel : Si le mode manuel est activé l’utilisateur doit sélectionner
manuellement la zone qu’il va traiter. Une valeur de chronaxie moyenne est
utilisée en fonction de la zone sélectionnée par l’utilisateur. Ce choix se fait après
la sélection du programme désiré.
Gesti on des éne r g i e s
mi-RANGE : Cette fonction vous indique le seuil minimal des énergies pour les programmes dont l’efficacité nécessite l’obtention de vigoureuses secousses
musculaires.
La fonction mi-RANGE n’est donc accessible que pour les programmes utilisant
des basses fréquences de stimulation (moins de 10 Hz).
Pour les programmes qui permettent la fonction mi-RANGE, le stimulateur vous incite d’abord
à augmenter le niveau des énergies : un bip sonore accompagne les symboles “+” qui clignotent.
Lorsqu’un début de pompage musculaire est détecté, les symboles “+” arrêtent de clignoter.
Vous êtes au niveau minimal d’énergie qui permet d’obtenir des résultats thérapeutiques.
Si vous réglez les énergies de stimulation en dessous de la zone idéale de traitement, le
stimulateur vous incite à les augmenter à nouveau en faisant clignoter en continu les signes +.
Lorsque cela est possible, la fonction mi-RANGE est automatiquement activée.
mi-TENS : La fonction mi-TENS permet de limiter considérablement
l’apparition de contractions musculaires indésirables, assurant, de cette
manière, un maximum de confort et d’efficacité.
De courts tests sont effectués régulièrement pendant toute la durée du
programme. Une phase de tests a lieu systématiquement après chaque augmentation des intensités
de stimulation. Afin de permettre son bon déroulement il est indispensable de rester parfaitement
immobile durant ce laps de temps. Selon les résultats des tests enregistrés par l’appareil, le niveau des
intensités de stimulation peut être légèrement diminué de façon automatique.
La fonction mi-TENS peut être desactivée.
17
D é clenchement d e la con tr a ct i on
mi-ACTION (volontaire) : Il s’agit d’un mode de travail durant lequel
une contraction volontaire déclenche une stimulation électrique. La
contraction par électrostimulation est donc parfaitement contrôlée par le
déclenchement volontaire de la contraction musculaire.
Dans l’optique d’une efficacité maximale, le mode de travail mi-ACTION demande de posséder
de bonnes qualités musculaires. Des muscles insuffisamment performants peuvent, dans
certains cas, contrarier le déclenchement de la contraction électro-induite.
Les programmes utilisés en mode mi-ACTION présentent des atouts indéniables :
• Ils demandent une participation active et incitent le patient à s’impliquer un maximum dans
son traitement.
• Ils laissent au patient le libre choix du déclenchement d’une contraction, rendant ainsi la pratique
de l’électrostimulation encore plus confortable.
• Ils assurent un travail encore plus efficace, car ils allient exercices volontaires et électrostimulation
qui permettent, ensemble, de solliciter les fibres musculaires de manière accrue.
• Ils favorisent la restauration du schéma corporel et le réapprentissage moteur chez les patients
présentant une altération du contrôle neuromusculaire.
• Ils permettent d’intégrer la stimulation de muscles stabilisateurs au cours d’un mouvement
global fonctionnel.
Le mode mi-ACTION est actif durant des séquences de travail musculaire (il n’est pas
fonctionnel durant les séquences d’échauffement et de relaxation).
La première contraction musculaire de la séquence de travail se déclenche automatiquement.
A la fin de la première contraction débute une phase de repos actif, caractérisée par des
secousses musculaires. Le déclenchement volontaire d’une nouvelle contraction n’est possible
qu’après un temps de repos minimum, qui varie selon le programme. Dès que le déclenchement
volontaire d’une contraction est possible la télécommande émet un signal sonore pour informer
l’utilisateur.
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Dès que l’utilisateur entend le premier signal sonore composé d’un bip, le déclenchement de la
contraction volontaire est possible. Si aucune contraction volontaire n’est intervenue après un
certain laps de temps, l’appareil se met automatiquement en pause.
Pour bien fonctionner, la fonction mi-ACTION a besoin de bonnes secousses musculaires durant
la phase de repos actif. Si les secousses ne sont pas assez importantes, l’appareil émet des
bips et un signe + sur les canaux apparaît : il faut augmenter les énergies de stimulation afin
d’obtenir de bonnes secousses musculaires.
De même, afin de rendre ces secousses possibles, il est impératif que les muscles soient bien
relâchés durant la phase de repos. Il convient de veiller, à la fin de chaque phase de contraction
à se replacer dans une position permettant le meilleur relâchement musculaire.
Trigger ON (Déclenchement manuel – Arrêt automatique) : Il s’agit d’un mode
de travail durant lequel la contraction par électrostimulation est déclenchée
par l’utilisateur sur pression de n’importe quelle touche de n’importe
quel canal (boutons multifonctions) de la télécommande. La contraction
s’arrête ensuite automatiquement à la fin de son temps défini par le programme.
Le mode Trigger ON est actif durant des séquences de travail musculaire (il n’est pas
fonctionnel durant les séquences d’échauffement et de relaxation).
Signal de Synch r on i s a ti on
Signal de synchronisation : Cette fonction permet d’avertir l’utilisateur, au
moyen d’un signal sonore, de l’arrivée d’une contraction musculaire.
Avant chaque contraction par électrostimulation la télécommande émet des bips.
Cette fonction n’est disponible que pour les programmes induisant de puissantes contractions
musculaires et n’est fonctionnelle que durant la séquence de travail musculaire
(contraction – repos actif).
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5.2 CONNEXION DES MODULES AUX ÉLECTRODES
Une fois les électrodes collées sur la peau du patient fixer les pods en les faisant glisser sur
le snap de l’électrode jusqu’à ce qu’il soit clipsé. Pour retirer le module de l’électrode faire
simplement le mouvement inverse.
Attention arracher les pods sans respecter leur sens d’extraction risque
d’endommager le système de fixation.
N.B. : Le sens d’insertion est reconnaissable grâce au marquage ; le bouton On/Off sur le pod
principal et un petit trait vertical sur la coque de l’autre pod.
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5.3 DÉMARRAGE DE LA SÉANCE
Avant de comme n ce r la s é a n ce d e s t i mu la ti o n
Foncti on Lock
La fonction Lock, si activée, permet de verrouiller l’appareil dans une certaine configuration
avant de le donner au patient. Dès que la fonction est active le patient ne peut exécuter que
des opérations de base : augmenter ou diminuer les intensités, mettre l’appareil en pause, mais
il ne peut pas sortir du programme ni éteindre l’appareil.
A Désactivation de la fonction Lock
B Activation de la fonction Lock
A
B
Pour entrer le code il vous suffit d’appuyer sur une
combinaison de quatre touches (n’importe lesquelles).
Pour désactiver le Lock en cours de traitement, mettre l’appareil en pause puis maintenir
appuyé le bouton On/Off de la télécommande jusqu’à ce que l’écran vous invite à insérer votre
combinaison de touches afin de déverrouiller le programme. En cas d’oubli du code il suffit de
remettre la télécommande sur la station de charge pour la déverrouiller.
N.B. : La fonction Lock peut être activée (c’est-à-dire proposée au début de chaque séance) ou
désactivée dans le menu Paramètres de l’appareil.
21
Enclenchement d e s mod u le s
Avant de commencer la stimulation vous devez allumer les modules les uns après les autres en
appuyant sur leur bouton On/Off. A chaque module détecté par la télécommande, l’appareil
vous invite à en allumer un autre jusqu’au maximum de 4 modules. Si vous désirez utiliser un
nombre restreint de modules pour votre séance, il vous suffit d’appuyer sur le bouton START
après la détection du nombre de modules voulus.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre
d’allumage correspondant à la numérotation des canaux.
L’écran ci-dessous donne une vue générale de toutes les options ou fonctions disponibles. La
disponibilité de ces options ou fonctions est liée aux programmes.
A Temps total du programme
B Indication d’enclenchement du module
C Niveau de batterie du module
D Retour au menu précédent
E Fonction Skip permet de sauter
des séquences du programme (pas
disponible pour tous les programmes)
ou
temps du programme (pas disponible
pour tous les programmes)
Fonction augmentation du
F Fonction +TENS voir
B
I
C
H
D
H Architecture du programme
• Programme à 3 séquences :
Échauffement, Travail, Relaxation
J
explicatif ci-dessous
G Début de la séance
A
• Programme à 1 séquence
I Option active dans le programme
J Nom du programme
22
E
F
G
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
Fonction + TENS : Dans de nombreuses situations cliniques un syndrome douloureux affecte les
régions proches du groupe musculaire à stimuler. Cette douleur peut empêcher le patient de
travailler avec les énergies de stimulation élevées requises. Pour palier à ce problème la fonction
+TENS permet de combiner un programme TENS au programme de base choisi.
Pour activer cette fonction il suffit d’appuyer sur le bouton +TENS et le dernier canal allumé
sera commuté en TENS et la mention TENS apparaitra en regard du canal en question. Pour
activer d’autres canaux en TENS il suffit de ré-appuyer sur le bouton +TENS.
N.B. : Le premier canal ne peut en aucun cas être commuté en TENS.
En fonction des programmes ou du placement des électrodes le nombre de canaux TENS
disponibles peut varier.
Déb ut de la séan ce d e s ti m u la ti on : m e s u r e m i- s c a n
Cette fonction adapte la séance d’électrostimulation à la physiologie de chacun. Juste avant
de commencer la séance de travail, mi-SCAN sonde le groupe musculaire choisi et ajuste
automatiquement les paramètres du stimulateur à l’excitabilité de cette zone du corps. Il s’agit
d’une véritable mesure personnalisée. C’est pourquoi afin de garantir l’efficacité optimale et le
meilleur confort de la séance il est vivement conseillé d’effectuer la mesure mi-SCAN à
chaque séance.
Cette fonction se concrétise, en début de programme, par une courte séquence au cours de
laquelle des mesures sont réalisées. Pendant toute la durée du test, il est important de rester
immobile et d’être parfaitement relâché. Lorsque le test est terminé, le programme peut débuter.
Durant la séance d e s ti m u la ti on
La stimulation débute toujours à 0. Utiliser le pad de navigation (haut-bas) pour augmenter ou
baisser les énergies de stimulation sur les canaux sélectionnés. Le réglage des énergies se fait
toujours sur les canaux actifs.
Pour régler les énergies individuellement par canal garder uniquement actif le canal sur lequel
vous voulez agir et désactiver les autres canaux en appuyant sur les boutons correspondant.
23
A Temps restant du programme
B Barregraphe de niveau d’énergies
C Niveau d’énergies
D Fond foncé = canal actif
A
Fond clair = canal inactif
G
F
E Indication liée au canal en question.
TENS : canal délivrant un courant TENS
I-II : groupe de canaux
B
F Nombre de contractions restantes / C
nombre total de contractions
D
E
G Indicateur du déroulement du programme
M ode pause
En appuyant sur le bouton central ou sur le bouton On/Off d’un des modules durant la
stimulation, l’appareil se met en pause.
A Niveau d’énergie maximal atteint par
canal durant les phases de contraction
B Retour au menu précédent
A
C Fonction Skip permet de sauter des
séquences du programme (pas
disponible pour tous les programmes)
D Reprend la séance de stimulation
B
24
C
D
WIRELESS PROFESSIONAL
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Fi n de la séance
A la fin de la séance un écran avec un vu apparaît. Pour éteindre l’appareil il vous suffit de
maintenir appuyé plus de 2 secondes le bouton On/Off de la télécommande. Ceci aura comme
résultat d’éteindre aussi tous les modules.
A Niveau d’énergie moyen sur
l’ensemble des canaux utilisés
durant les phases de contraction
B Niveau d’énergie maximal atteint
par canal durant les phases de
A
contraction
C Retour au menu principal (HOME)
N.B.: Pour les programmes utilisant la fonction mi-range le
pourcentage de temps passé au
dessus du seuil minimal est affiché.
B
C
5.4 R E C H A RG E
N i veau de b atter i e
Le niveau de batterie des modules apparaît au moment de les allumer juste avant de démarrer
la séance de stimulation. Le niveau de batterie de la télécommande est toujours visible dans le
coin en haut à droite. Les petits indicateurs verts indiquent combien de modules sont allumés et
reconnus par la télécommande.
A Niveau de batterie du module
B
B Niveau de batterie de la
A
télécommande
C Nombre de modules allumés et
C
reconnus par la télécommande
25
Co nnecter la stat i on d e ch a r g e
Connecter l’adaptateur secteur fourni avec votre appareil à la tablette amovible de la station de
charge puis brancher le dans une prise de courant. Connecter aussi le câble USB de la station
de charge à la tablette amovible.
Il est fortement recommandé de charger intégralement les batteries de la télécommande et des
modules avant la première utilisation afin d’améliorer leurs performances et leurs durées de vie.
A Vue arrière de la station de charge
B Connecteur pour l’adaptateur secteur
C Connecteur pour le câble USB
A
C
B
Charger la téléco m m a n d e e t le s m od u le s
A la fin de votre séance de stimulation il est vivement conseillé de ranger la télécommande et
les modules dans la station de charge afin de recharger les éléments.
26
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
Placer ensuite les modules dans les logements prévus à cet effet. Pour ce faire placer le pod sans
le bouton On/Off dans l’emplacement indiqué en pointillé. Faire la même chose pour les autres
modules. Dès que les modules sont placés en charge, leur niveau de charge est montré par les
LED bleues de la station de charge.
A
A Première LED qui clignote = niveau de batterie faible
Deuxième LED qui clignotent = niveau de batterie moyen, une séance peut être effectuée
Troisième LED qui clignotent = niveau de batterie bon
Toutes les LEDS sont allumées et ne clignotent plus = batterie complètement pleine
27
5.5 PROBLÈMES ET SOLUTIONS
Dé faut d’électrod e s
La télécommande montre le symbole d’une électrode et
d’un module déconnecté sur le canal en question (dans ce
cas, le canal 1).
• Vérifier que les électrodes sont correctement
branchées au module.
• Contrôler si les électrodes sont périmées, usées et/ou
que le contact est mauvais : essayer avec de
nouvelles électrodes.
M odule hors de p or té e
La télécommande montre le symbole hors de portée sur le
canal où le problème a été détecté (dans ce cas, le canal 1) :
• Contrôler que le module et la télécommande se trouvent
à moins de 2 mètres de distance.
• S’assurer de ne pas se trouver dans un endroit isolé sans
obstacle pour refléter le signale de la télécommande.
• S’assurer d’être dans un endroit qui permette de refléter le
signal de la télécommande.
• Vérifier que le module est allumé.
Le m odule est déc h a r g é
Durant la stimulation un module peut se retrouver
déchargé. Dans ce cas le symbole d’une batterie
déchargée apparaît sur le canal où le problème a été
détecté (dans ce cas, le canal 4) :
• Stopper la stimulation et recharger le module déchargé.
28
WIRELESS PROFESSIONAL
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Comportement d e la le d d u mod u le
La LED clignote alternativement en vert et rouge : le module est hors de portée ou non
reconnu par la télécommande.
•S’assurer que la télécommande est bien allumée.
•Contrôlez que le module et la télécommande se trouvent à moins de 2 mètres de distance.
•Essayer de redémarrer le module.
•Placer le module et la télécommande sur la même station de charge afin de les appairer.
La LED est toujours rouges :
•S’assurer que le module est chargé.
•Essayer de redémarrer le module.
•Si malgré cela la LED est toujours rouge, contacter le service client mentionné et agréé
par le fabricant.
Comportement d e s le d d e la s t a ti on d e ch a rg e
La LED centrale de la station de charge est rouge :
•S’assurer que les modules sont bien placés dans leur logement.
•S’assurer que les contacts de charge sont propres.
•Retirer tous les modules.
•Retirer la télécommande.
•Débrancher le câble USB.
•S’assurer que le bon adaptateur secteur est utilisé.
•Déconnecter et reconnecter la station de charge et vérifier la séquence d’allumage de la
station de charge lors de son enclenchement.
•Si malgré cela la LED est toujours rouge, contacter le service client mentionné et agréé par
le fabricant.
29
La sti mulati on ne pr od u i t pa s la s e n s a t i on h a b it u e l l e
• Vérifier que tous les réglages sont corrects et s’assurer du bon positionnement des électrodes.
• Modifier légèrement le positionnement des électrodes.
L’ e ffet de sti mulat i on e n tr a î n e u n i n con f or t
• Les électrodes perdent leur pouvoir adhésif et ne permettent plus un contact adéquat
avec la peau.
• Les électrodes sont usées et doivent être remplacées.
• Modifier légèrement le positionnement des électrodes.
L’ apparei l ne fonct i on n e pa s
• S’assurer que la télécommande et les module sont chargés. Lorsque les batteries sont très
déchargées, quelques minutes de charge peuvent être nécessaires avant que
l’appareil s’allume.
• Essayer de redémarrer la télécommande et les modules.
• Placer le module et la télécommande sur la même station de charge afin de les appairer.
• Si malgré cela l’appareil ne fonctionne toujours pas, contacter le service client mentionné et
agréé par le fabricant.
30
WIRELESS PROFESSIONAL
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6 TABLES CEM (compatibilité électromagnétique)
Le Wireless Professional nécessite des précautions spéciales concernant les CEM et doit d’être
installé et mis en service selon les informations fournies sur les CEM dans ce manuel
Tous les matériels de transmission sans fil RF peuvent affecter le Wireless Professional.
L’utilisation des accessoires, des capteurs, et des câbles autres que ceux indiqués par le
fabricant, peut avoir comme conséquence des plus grandes émissions ou de diminuer
l’immunité du Wireless Professional.
Le Wireless Professional ne devrait pas être employé à côté de où empilé avec un autre
équipement, si l’utilisation adjacente ou empilée est nécessaire, on devrait vérifier le bon
fonctionnement du Wireless Professional dans la configuration employée.
RECOMMANDATIONS ET DECLARATION DU FABRICANT –
EMISSIONS ELECTROMAGNETIQUES
Le Wireless Professional est prévu pour être utilisé dans l’environnement électromagnétique spécifié ci-dessous.
Il convient que le client ou l’utilisateur du Wireless Professional s’assure qu’il est utilisé dans un tel environnement.
Essai d’émissions
Conformité
Environnement électromagnétique – guide
Le Wireless Professional utilise de l’énergie RF uniquement
Emissions RF
CISPR 11
pour son fonctionnement interne. Par conséquent, ses
Groupe 1
émissions RF ne sont pas susceptibles de provoquer des
interférences avec l’équipement électronique installé à
proximité (radios, ordinateurs, téléphones, etc.).
Emissions RF
CISPR 11
Emissions harmoniques
IEC 61000-3-2
Classe B
Wireless Professional convient à l’usage dans tout
établissement autre qu’un domicile privé et qu’un lieu relié
Class A
directement au réseau public d’alimentation électrique à
basse tension qui alimente les édifices résidentiels.
Fluctuations de voltage /
oscillations d’émissions IEC
Non applicable
61000-3-3
31
RECOMMANDATIONS ET DECLARATION DU FABRICANT – IMMUNITE ELECTROMAGNETIQUE
Wireless Professional est conçu pour l’emploi dans l’environnement électromagnétique stipulé ci-dessous. L’acheteur ou
l’utilisateur du Wireless Professional doit s’assurer de son utilisation dans cet environnement indiqué.
Test d’immunité
Niveau de test IEC
60601
Environnement
Niveau d’observance
électromagnétique –
recommandations
Les sols doivent être en bois, en béton
ou en carreaux céramiques.
Décharge
électrostatique (DES)
CEI 61000-4-2
±6 kV au contact
±6 kV au contact
±8 kV dans l’air
±8 kV dans l’air
Si les sols sont recouverts de matériel
synthétique,
l’humidité relative doit se maintenir à
un minimum de 30 %.
±2 kV pour lignes
Transitoires électriques
d’alimentation
Non applicable
rapides en salves
électrique
Dispositif alimenté par
CEI 61000-4-4
±1 kV pour lignes
batterie
d’entrée/sortie
Ondes de choc
CEI 61000-4-5
±1 kV mode
Non applicable
différentiel
Dispositif alimenté par
±2 kV mode commun
batterie
<5 % UT
coupures brèves et
variations de tension
sur des lignes d’entrée
d’alimentation
<70 % UT
Non applicable
Dispositif alimenté par
batterie
pendant 25 cycles
CEI 61000-4-11
Il convient que la qualité du réseau
d’alimentation électrique soit
celle d’un environnement typique
commercial ou hospitalier.
commercial ou hospitalier. Si
(creux >30 % de UT)
électrique
commercial ou hospitalier.
celle d’un environnement typique
<40 % UT
pendant 5 cycles
celle d’un environnement typique
d’alimentation électrique soit
pendant 0,5 cycle
(creux >60 % de UT)
d’alimentation électrique soit
Il convient que la qualité du réseau
(creux >95 % de UT)
Creux de tension,
Il convient que la qualité du réseau
l’utilisateur du Wireless Professional
exige le fonctionnement continu
pendant les coupures du réseau
d’alimentation électrique, il est
recommandé d’alimenter le
<5 % UT
Wireless Professional à partir d’une
(creux >95 % de UT)
alimentation en énergie sans coupure
pendant 5 secondes
ou d’une batterie.
Il convient que les champs
Champ magnétique à
la fréquence du réseau
électrique (50/60 hertz)
magnétiques à la fréquence du réseau
électrique aient les caractéristiques
3 A/m
de niveau d’un lieu représentatif situé
CEI 61000-4-8
dans un environnement typique
commercial ou hospitalier.
NOTE :UT est la tension du réseau alternatif avant l’application du niveau d’essai.
32
WIRELESS PROFESSIONAL
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RECOMMANDATIONS ET DECLARATION DU FABRICANT – IMMUNITE ELECTROMAGNETIQUE
Wireless Professional est conçu pour l’emploi dans l’environnement électromagnétique stipulé ci-dessous. L’acheteur ou
l’utilisateur du Wireless Professional doit s’assurer de son utilisation dans cet environnement indiqué.
Test
d’immunité
Niveau de
test IEC
60601
Niveau
Environnement électromagnétique – recommandations
d’observance
Les appareils de communication portables et mobiles RF
ne doivent s’utiliser en relation du Wireless Professional et
de ses fils qu’à une distance non moindre que l’espacement
recommandé et calculé à partir de l’équation appropriée à la
fréquence du transmetteur.
Espacement recommandé
d = 1.2 √P
RF conduite
d = 1.2 √P 80 MHz to 800 MHz
IEC
3 Vrms
61000-4-6
150 kHz à 80
d = 2.3 √P 800 MHz to 2,5 GHz
MHz
3 Vrms
RF rayonnée
3 V/m
3 V/m
IEC
80 MHz à 2,5
61000-4-3
GHz
selon lequel 20xx
P est le taux de débit de tension maximum du
transmetteur en watts (W) fixé par les spécifications du
fabricant et selon lequel d est l’espacement recommandé en
mètres (m).
L’intensité de champ des transmetteurs fixes RF, telle que
détermine par une enquête électromagnétique a doit être
moindre que le niveau d’observance qui se trouve dans chaque
fourchette de fréquence.b
Du parasitage peut se produire à proximité de tout appareil
identifié par le symbole suivant :
NOTE 1 De 80 MHz et à 800 MHz, l’amplitude de haute fréquence s’applique.
NOTE 2 Ces directives peuvent ne pas convenir à certaines situations. La propagation électromagnétique
est modifiée par l’absorption et la réflexion provenant des édifices, des objets et des personnes.
A L’intensité de champ provenant de transmetteurs fixes, telles que les stations de base d’un téléphone radio (cellulaire/
sans fil) et d’une radio mobile, des radios d’amateur, des émissions AM et FM de radio et des émissions de TV ne peuvent
se prédire avec exactitude. On peut devoir envisager une analyse de l’environnement électromagnétique du lieu pour
calculer l’environnement électromagnétique provenant de transmetteurs fixes RF. Si l’intensité de champ mesurée dans
l’environnement où se trouve le Wireless Professional dépasse le niveau d’observance RF approprié ci-dessus, il convient
de surveiller le bon fonctionnement du Wireless Professional. Dans le cas d’un fonctionnement anormal, de nouvelles
LATEX
FREE
mesures peuvent alors s’imposer, telles que la réorientation ou le déplacement du Wireless Professional.
b Au dessus de l’ampleur de fréquence de 150 kHz à 80 MHz, l’intensité des champs doit se situer en dessous de 3 V/m.
REF
33
ESPACEMENTS RECOMMANDES ENTRE UN APPAREIL DE COMMUNICATION PORTABLE ET MOBILE,
ET LE WIRELESS PROFESSIONAL
Le Wireless Professional est conçu pour un environnement électromagnétique dans lequel sont contrôlées les
turbulences rayonnées RF. L’acheteur ou l’usager du Wireless Professional peut contribuer à la prévention des parasites
électromagnétiques en gardant une distance minimum entre les appareils de communication portable et mobile RF
(transmetteurs) et Wireless Professional selon le tableau de recommandations ci-dessous et en fonction du débit
électrique maximum de l’appareil de télécommunication.
Taux de débit
Espacement en fonction de la fréquence du transmetteur m
De 150 kHz à 80 MHz
De 80 MHz à 800 MHz
De 800 MHz à 2,5 GHz
d = 1.2 √P
d = 1.2 √P
d = 2.3 √P
0,01
0,12
0,12
0,23
0,1
0,38
0,38
0,73
1
1,2
1,2
2,3
10
3,8
3,8
7,3
100
12
12
23
électrique maximum du
transmetteur W
Dans le cas de transmetteurs dont le débit électrique maximum ne figure pas sur le tableau ci-dessus, l’espacement
recommandé d en mètres (m) peut se calculer au moyen de l’équation appropriée à la fréquence du transmetteur, selon
laquelle P est le taux maximum de débit électrique du transmetteur en watts (W) tel que fixé par le
fabricant du transmetteur.
NOTE 1 À 80 MHz et à 800 MHz, l’espacement de l’ampleur de haute fréquence s’applique.
NOTE 2 Ces directives peuvent ne pas convenir à certaines situations. La propagation électromagnétique
est modifiée par l’absorption et la réflexion provenant des édifices, des objets et des personnes.
34
WIRELESS PROFESSIONAL
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7 G uide P R A T I Q U E
7 . 1 P rincipes f ondamentaux
P réamb ule
L’électrothérapie a connu récemment d’importants progrès qui sont encore peu ou mal connus
par ses utilisateurs. Les changements et l’amélioration de l’électrothérapie sont tels que cette
discipline apparaît comme un nouveau concept qui ne peut être appliqué correctement et
efficacement qu’avec du matériel de haute technologie et de grande qualité. Le but de ces
articles est de développer ce nouveau concept auprès des utilisateurs potentiels et d’apporter à
ceux qui travaillent déjà avec ce matériel les explications et les données permettant, en fonction
des connaissances actuelles et des travaux scientifiques réalisés, une utilisation optimale de leur
stimulateur.
A : La loi fondamentale de l’electrostimulation
L’électrostimulation est une technique qui consiste à produire des potentiels d’action (P.A.) au
niveau des cellules excitables (nerveuses ou musculaires) au moyen d’un courant électrique.
Il existe au niveau de la membrane de la cellule nerveuse un potentiel dit de repos d’une valeur
moyenne de - 70 mV, la face interne de la membrane étant de polarité négative par rapport à
l’externe. Pour exciter la membrane de la fibre nerveuse, c’est à dire provoquer l’apparition d’un
P.A. à sa surface, il suffit de réduire le potentiel de repos jusqu’à une certaine valeur seuil qui est
en moyenne de - 50 mV (fig. 1). Une fois cette valeur seuil atteinte, la membrane passe de l’état
de repos à celui d’activité. Un P.A. apparaît qui se déplace tout le long de la fibre nerveuse ; c’est
l’influx nerveux qui soit va vers les muscles pour commander leur contraction, soit revient de la
périphérie vers le cerveau pour lui rapporter des informations sensitives.
Électrostimuler une fibre nerveuse se résume donc à réduire en un point de la membrane le
potentiel de repos jusqu’à la valeur seuil au moyen d’un courant électrique appliqué sur la peau.
La première question qui se pose est, bien entendu, le choix du courant stimulant. Quel type de
courant allons-nous utiliser ? De toute évidence un seul courant doit être utilisé : celui qui est
capable de réduire le potentiel de repos jusqu’à la valeur seuil tout en étant le plus confortable
pour le patient. Autrement dit, les paramètres électriques de ce courant doivent être minimums
: son énergie de stimulation et sa durée doivent être les plus faibles possibles !
35
Fig. 1
+40
+30
+20
+10
0
-10
-20
-30
-40
-50
-60
-70
-80
-90
Potentiel d’Action
0
Seuil
Potentiel de Repos
Il va donc nous falloir pour trouver les caractéristiques de ce courant optimum connaître la loi
fondamentale à laquelle il doit répondre. Le rappel et l’explication de cette loi constituent les
objectifs de ce premier chapitre. Celui-ci est suivi d’un deuxième dans lequel, sur la base de cette
loi fondamentale et des notions qui l’entourent, les caractéristiques du courant optimum seront
déterminées.
C’est à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci que de célèbres physiologistes tels
que Weiss, Hoorweg, Du Bois Reymond, Lapicque ont pu trouver la loi fondamentale de
l’électrostimulation et son expression mathématique.
En se basant sur les travaux de Hoorweg, Weiss (médecin et physiologiste parisien) mit en
évidence l’importance prioritaire de la quantité de charges électriques apportée par le courant
de stimulation. Ses expériences le conduisirent à la constatation fondamentale que pour obtenir
une stimulation, ce n’est pas la forme du courant qui importe mais la quantité de courant dans
un laps de temps déterminé. Autrement dit, si l’on donne les valeurs des seuils d’excitation en
quantité d’électricité (en charges électriques) qu’il faut apporter pour les atteindre, ces valeurs
sont comparables même pour différentes formes d’accident électrique de même durée totale.
Pour rappel :
la quantité de charges électriques (Q) fournie par un courant électrique d’intensité (I)
en un temps donné (t) est le produit de l’intensité fois le temps.
Q=Ixt
36
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
Puisque la quantité de charges électriques apportée par le courant de stimulation est le facteur
fondamental, Weiss étudia la façon dont se modifie cette quantité de charges nécessaire à
atteindre le seuil (c’est à dire à provoquer la stimulation) en fonction de la durée du courant que
l’on applique. Il effectua une série de mesures pour déterminer la relation “quantité de courant durée d’application” dans une gamme de temps de passage du courant allant de 0,23 ms à 3 ms.
De ces expériences, Weiss trouva qu’il existe une relation linéaire entre la quantité de charges
nécessaire pour atteindre le seuil de stimulation et la durée d’application du courant (fig. 2).
Fig. 2
(Quantité
de courant
nécessaire
pour atteindre
le seuil de
stimulation)
Durée d’application
Relation linéaire entre la durée de l’impulsion électrique et la quantité d’électricité
appliquée pour atteindre le seuil d’excitation :
Q = q + it
Weiss découvrit donc la relation mathématique qui lie la durée de l’impulsion à la quantité
d’électricité nécessaire pour produire la stimulation.
A juste titre, il appela cette relation : “formule fondamentale” :
37
Q = q + it
Q = la quantité de courant nécessaire pour atteindre le seuil. C’est aussi la quantité
des charges électriques apportées par le courant de stimulation ; la valeur de Q étant
donnée par le produit (I x t) de l’intensité du courant de stimulation multiplié par son
temps d’application.
t = la durée d’application du courant que l’on appelle la durée d’impulsion.
i = un coefficient déterminé expérimentalement et dont la grandeur est celle d’un
courant électrique (intensité).
q = un coefficient déterminé expérimentalement dont la dimension est celle d’une
quantité de charges électriques ; q correspond à l’intersection de la droite avec l’axe
des ordonnées et peut être calculée comme la valeur de Q lorsque t est égal à zéro.
Lapicque, électrophysiologiste plus largement connu que Weiss, ne trouva pas, en fait, une
nouvelle loi de l’électrostimulation, mais il réalisa de nombreuses expériences qui confirmèrent
la formule fondamentale. Il mit celle-ci sous une autre forme mathématique pour en tirer
des coefficients, du nom de Rhéobase et Chronaxie, auxquels il donna une signification
physiologique.
Lapicque développa la “formule fondamentale”, comme suit :
Q = q + it
ou Q = It
I : intensité du courant de stimulation
t : durée d’impulsion
donc It = q + it
en divisant les deux termes par t, Lapicque obtient
I= q/t + i
qui est la relation entre l’intensité du courant et la durée pendant laquelle il faut
l’appliquer pour obtenir la stimulation (fig. 3).
38
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
Fig. 3
Courbe Intensité - Durée
Rheobase
Chronaxie
Relation de forme hyperbolique entre l’intensité du courant et la durée de
l’impulsion, mise en évidence par Lapicque, et donnée par sa formule I= q/t + i dérivée
de la formule fondamentale de Weiss.
Il ressort du développement de Lapicque que, même lorsque la durée d’application du courant
est infinie (t = ∞), il faut pour stimuler que le courant ait un minimum d’intensité que l’on
appelle Rhéobase (Rh).
si t = ∞ donc q/t = 0
dans ce cas I est la Rhéobase (Rh)
et Rh = i
La Rhéobase, cette intensité minimale qu’il faut atteindre pour stimuler même avec une très
longue durée d’impulsion, correspond en fait au coefficient i de la formule de Weiss qui a bien
les dimensions d’une intensité électrique.
Lapicque donna le nom de Chronaxie à la durée minimum pendant laquelle il faut appliquer un
courant dont l’intensité est double de la Rhéobase pour obtenir la stimulation. En fait, il réalisa
que la Chronaxie est une constante de temps qui caractérise l’excitabilité d’un tissu et qu’elle a
pour valeur le rapport q/i.
39
En effet :
puisque Rh = i lorsque I = 2 Rh
donc I = 2 i
et t est la Chronaxie (t ch)
lorsque I = 2 Rh
donc de l’équation I = q/t + i
on obtient 2i = q/tch + i
donc i = q/tch → tch = q/i
Remarquons ici que la Chronaxie peut se calculer mathématiquement à partir de la formule
fondamentale de Weiss comme on le voit sur la figure 4.
Fig. 4
La Chronaxie correspond à la valeur du temps lorsque Q = 0
soit Q = q + it si Q = 0 donc q + it = 0 donc it = q et t = q/i
B: Résumé
La stimulation électrique, c’est-à-dire la réduction du potentiel de repos jusqu’au seuil
d’excitation au moyen d’un courant électrique, est un phénomène qui répond à une loi
physiologique fondamentale. Celle-ci nous indique que :
40
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
1. C’est la quantité de charges électriques apportée par le courant qui constitue le
facteur déterminant de la stimulation.
Dans le domaine de la stimulation il faut donc raisonner en terme de quantité de
courant qui est le produit (I x t) de l’intensité (I) fois la durée d’application (t).
2. Cette quantité de courant répond à une formule fondamentale :
Q = q + it
où Q est une fonction linéaire du temps.
Lapicque exprime cette formule d’une autre façon par la relation “intensité - durée
d’impulsion” : I = q/t + i et il en déduit
a) la Rhéobase (Rh) : intensité minimum qu’il faut atteindre pour stimuler avec une
durée de passage du courant infinie
Rh = i
b) la Chronaxie (tch) : temps minimum pendant lequel il faut appliquer un courant
d’intensité double de la Rhéobase pour stimuler
tch = q/i
R éférences
• Physiologie Tome II Le Système nerveux et Muscle Charles Kayser édt. Flammarion
• Lapicque, L : Définition expérimentale de l’excitabilité Soc. Biologie 77 (1909), 280-283
• Lapicque, L : La Chronaxie et ses applications physiologiques Hermann & Cie, Paris, 1938
• Weiss, G : Sur la possibilité de rendre comparable entre eux les appareils servant à l’excitation électrique
Arch. itali. Biol. 35 (1901), 413-446
• Irnich, W : The chronaxy time and its practical importance Pace 3 (1980), 292-301
• Cours de Physiologie Humaine Tome I Prof. Colin F. Université Libre de Bruxelles
• Traité de Physiologie Médicale Arthur C. Guyton édt. Doin
• Physiologie Humaine Philippe Meyer 2e édition Flammarion Médecine Science
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Le courant opti ma l
A : Introduction
L’abord de ce chapitre décrivant les caractéristiques du courant optimal d’électrostimulation
nécessite en un premier temps la lecture des rappels et des notions développés dans le chapitre
précédent : “La loi fondamentale de l’électrostimulation”.
Le courant optimal peut se définir comme étant celui capable de réduire le potentiel de repos
jusqu’à la valeur du seuil de stimulation dans le cadre de la loi de Weiss, tout en offrant le maximum
de confort au patient. Cette dernière exigence sera remplie en minimisant les paramètres
électriques du courant de stimulation, c’est-à-dire en utilisant une intensité électrique (I), une durée
de passage de l’onde électrique (t) et une énergie électrique (W) les plus réduites possible.
Les conditions étant posées, déterminons maintenant les caractéristiques du courant qui les rempli.
B : Caractéristiques du courant optimal
1 Onde électrique de stimulation produite par générateur de courant
Nous pouvons déjà préciser qu’il faut utiliser des impulsions de courant, c’est-à-dire produites
par un générateur de courant, pour les raisons suivantes :
• Le premier point démontré par Weiss est l’importance de la quantité de charges électriques
apportées par le courant de stimulation ; or cette quantité de charges ne peut être contrôlée
que par un générateur de courant.
• Étant donné les variations de la résistance de la peau, seul un générateur de courant permet
de travailler dans des conditions stables et reproductibles.
• Si l’on veut travailler avec une certaine forme d’impulsion électrique, seul le générateur de
courant permet de maintenir constante en courant la forme de l’impulsion dans sa traversée
de la peau et des tissus.
2 Type d’installation de l’onde électrique de stimulation
Selon la loi de Weiss Q = it + q
donc I t = it + q
donc (I - i) t = q
avec i = Rhéobase
i est un courant qui s’oppose au courant de stimulation I
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Tant que le courant de stimulation I a une valeur inférieure à i (c’est-à-dire à la Rhéobase) il est
inutile, car il ne peut pas modifier le potentiel de repos par accumulation de charges électriques
au niveau de la membrane excitable (fig. 1).
Fig. 1
Analyse des différentes formes d’installation du courant de stimulation
Rhéobase
t1, t2, et t3 sont des temps d’application de courant inutiles
puisque lors de ces périodes I < i.
Un seul type d’établissement de l’onde électrique de stimulation permet d’offrir une efficacité
immédiate, c’est la verticale (fig. 2). Dans ce cas, il n’y a pas de délai d’efficacité et la durée de
passage de l’onde électrique en est d’autant réduite.
Fig. 2
Le courant de stimulation d’établissement verticale
à une valeur supérieure à i, la Rhéobase, produit
instantanément une accumulation de charges
modifiant le potentiel de repos.
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3 Forme de l’onde électrique de stimulation
Lorsque le courant de stimulation a atteint verticalement une intensité supérieure à la
Rhéobase, comment doit-il évoluer pour offrir le maximum de confort ?
Il doit avec un minimum d’intensité, apporter en un temps t la quantité de charges électriques.
Q = it + q nécessaire à déclencher le potentiel d’action.
Comme Q = I.t., il apparaît clairement que le rectangle est la forme d’onde capable de fournir la
quantité de charges Q avec un minimum d’intensité I (fig. 3).
Comparaison de différentes formes d’impulsion électrique de même durée,
d’installation verticale et apportant la même quantité de charges électriques, ce qui
correspond graphiquement à des surfaces égales.
Avec des impulsions d’une autre forme que le rectangle, il faut, pour apporter la même quantité
de charges électriques, utiliser des intensités plus élevées qui sont de ce fait d’autant moins
confortables pour le patient.
4 Durée de l’impulsion électrique rectangulaire
Précisons tout d’abord que nous nous situons dans une certaine tranche de durée d’impulsion.
La loi de Weiss s’applique pour des durées de passage du courant de stimulation voisines des
constantes d’excitation k.
C‘est-à-dire dans le cas des motoneurones pour une fourchette de temps allant de 100 à
3000 microsecondes.
k = chronaxie / In2 = chronaxie / 0,693
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Le troisième facteur électrique que l’on souhaite minimiser pour avoir une stimulation la plus
confortable possible est l’énergie électrique W.
Nous savons que l’énergie électrique est donnée par la formule W = I2 .t .R où :
I : est l’intensité du courant
t : sa durée d’application
R : la résistance de la peau
Avec la relation de Weiss ou de Lapicque nous avons
I = q/t + i
et nous pouvons remplacer I par sa valeur dans l’équation de l’énergie.
Nos obtenons W = (q/t + i)2 t.R.
en développant: W = (q2/t2 + 2 i q/t + i2) t.R. = (q2/t + 2 q i + i2 t) R.
Lorsque t → 0,W → ∞
Lorsque t → ∞,W → ∞
La forme de cette courbe est donnée par la figure 4.
Fig. 4
Relation entre l’énergie et la durée
d’impulsion
W minimum
Variations de l’énergie électrique suivant la
résistance de la peau
W = (q2/t + 2qi + i2t) Rn avec R1>R2>R3
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L’énergie électrique qui traverse la peau et les tissus est minimum pour une durée
d’application du courant de stimulation, c’est-à-dire pour une durée d’impulsion, que
l’on trouve en calculant la dérivée à la courbe d’énergie au point
d’énergie minimum (fig. 6).
Fig. 6
W minimum
La dérivé de W = (q2/t + 2 q i + i2 t) R est dw/dt = ( - q2 t22 + i2 ) R
La dérivée est la pente de la tangente en tout point d’une courbe.
Et comme au point d’énergie minimum cette pente est nulle puisque parallèle à
l’abscisse, on peut donc écrire :
pour W minimum dw/dt = ( - q2 t2 + i2 ) R= 0
donc q2 t2 R = i2 R - t2 = q2/i2 - t = q/i
Comme nous l’avons vu plus haut, R n’intervient pas pour la détermination de la
durée d’impulsion correspondant à l’énergie minimum.
L’énergie électrique passant dans la peau et les tissus est donc minimum quand la
durée d’impulsion rectangulaire est égale à q/i, ce qui est en fait, comme nous l’avons
vu dans l’article sur la loi fondamentale de l’électrostimulation,
la valeur de la chronaxie.
C’est d’ailleurs pour cette raison qu’au début du siècle les pionniers de
l’électrophysiologie ont choisi la chronaxie comme valeur caractéristique de
l’excitabilité d’un tissu indépendante des variations de la résistance de la peau.
Donc, la durée de l’impulsion rectangulaire devra, pour réduire l’énergie électrique à
son minimum, être égale à la chronaxie de la structure nerveuse que l’on veut exciter.
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5 Compensation de l’impulsion rectangulaire
À chaque fois que l’on veut produire une excitation, on envoie une impulsion de courant
rectangulaire dont la durée est égale à la chronaxie de la structure nerveuse que l’on souhaite exciter.
La répétition du phénomène d’excitation sera obtenue par la répétition de l’impulsion électrique.
Que ce soit en électrothérapie antalgique ou excito-motrice, les stimulations vont correspondre à
des séries d’excitations déterminées par des trains d’impulsions.
La répétition des impulsions si elles ne sont pas compensées, va entraîner un phénomène de
polarisation car la moyenne électrique n’est pas nulle (fig. 7).
Fig. 7
Série d’impulsions non compensées.
La moyenne électrique n’est pas nulle, ce qui entraîne un
phénomène de polarisation.
Moyenne
électrique ≠ 0
nulle
Ce courant polarisé équivaut à un courant continu de valeur égale à l’intensité moyenne.
Appliquer sur la peau un tel courant polarisé a les mêmes inconvénients qu’un courant
galvanique, c’est-à-dire des risques de brûlures cutanées dans tous les cas, et parfois des
phénomènes d’ionisation au niveau d’un éventuel matériel métallique d’ostéosynthèse.
Pour résoudre le problème de la polarisation, il faut compenser l’onde positive par une onde
négative de même valeur en quantité de charge électrique, c’est-à-dire de même surface en
représentation graphique (fig. 8). Ainsi la moyenne électrique est égale à zéro, le courant est dit
totalement compensé et les risques inhérents à la polarisation sont supprimés.
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Fig. 8
Impulsion rectangulaire
compensée ; S1 = S2 donc
moyenne électrique nulle.
Moyenne électrique nulle = 0
C: Résumé
Le courant d’impulsion capable de produire l’excitation (potentiel d’action), tout en offrant
le maximum de confort au patient peut être appelé courant optimal. Cette impulsion doit
répondre aux caractéristiques suivantes :
1. Impulsion de courant, c’est-à-dire produite par un générateur
de courant constant.
2. Installation verticale : afin d’avoir une efficacité immédiate et de réduire le
temps d’application du courant.
3. Forme rectangulaire : afin de travailler avec une intensité électrique la
plus réduite possible.
4. Durée d’impulsion égale à la chronaxie de la structure nerveuse à exciter :
afin de réduire l’énergie électrique à son minimum.
5. Impulsion compensée à moyenne électrique nulle : afin d’éviter les effets
secondaires liés à la polarisation.
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N oti ons élémen ta i r e s d ’é le ctr oph ys i olog i e d e l ’ e xc it a t io n
A : Introduction
Le passage d’un courant électrique à travers un tissu vivant excitable entraîne une modification
du potentiel de repos (Vo).
Le potentiel de repos ainsi modifié s’appelle potentiel local (V).
Si la variation du potentiel local est suffisamment intense et dans la bonne direction, un état
d’instabilité est atteint et le phénomène d’excitation, c’est-à-dire le potentiel d’action, survient.
La valeur que le potentiel local V doit atteindre, pour qu’un potentiel d’action apparaisse, est
appelée le seuil d’excitation (So).
Le potentiel local V, induit par les charges électriques apportées par le courant traversant le
tissu excitable (que nous assimilons à un neurone) retourne à sa valeur initiale Vo lorsque le
courant est supprimé. Ce retour aux conditions de repos ne se produit pas instantanément
mais bien graduellement, de la même façon que la décharge d’un condensateur. La loi
mathématique du retour de V à sa valeur originale de repos est :
-dV/dt=(V-Vo)/k (1)
Où k a les dimensions du temps et est la constante de temps d’excitation. La constante de
temps d’excitation caractérise le fait que le potentiel local tend à retourner avec une certaine
vitesse à sa valeur initiale lorsque le neurone n’est plus soumis à l’action du courant.
Pendant le passage du courant, le potentiel local V augmente non pas instantanément mais de
façon exponentielle, comme la charge d’un condensateur, avec k comme constante de temps.
Cette constante définit donc la tendance qu’a le neurone à s’opposer ou à résister à la variation
de potentiel induite par les charges électriques apportées par le courant de stimulation ;
phénomène identique à la charge d’un condensateur.
Précisons bien que k ne dépend en rien de la forme et des caractéristiques du courant de
stimulation, c’est une propriété du neurone lui-même qui exprime le facteur temps de sa
tendance à ramener le potentiel de membrane à la valeur de repos.
La valeur critique que le potentiel local V doit atteindre pour déclencher l’excitation c’est-à-dire
le seuil d’excitation So, est une valeur constante uniquement si la durée de passage du courant
est extrêmement courte. Si par contre le courant dure plus longtemps, le seuil s’élève (S). Ce
phénomène est démontré par le fait bien connu qu’un courant augmentant doucement doit
pour exciter atteindre une valeur plus élevée, qu’un courant augmentant rapidement.
Ce relèvement du seuil d’excitation est connu sous le nom d’accommodation. L’accommodation
est une augmentation du seuil (S) qui est la conséquence de la modification du potentiel local
induite par les charges électriques apportées par le courant traversant le neurone.
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L’augmentation du seuil n’est pas instantanée, elle se fait progressivement à une certaine
vitesse. Un second facteur temps (λ) intervient donc dans le processus de l’excitation électrique,
celui-ci définissant le taux de changement du seuil S
Lorsque le potentiel local V est ramené à sa valeur de repos Vo, S retourne exponentiellement à
sa valeur initiale So avec λ comme constante de temps selon la loi mathématique :
ds/dt= (S - So)/λ (2)
Cette équation est pour S ce que l’équation (1) est pour V, avec λ à la place de k.
Les charges électriques apportées par le courant traversant le neurone modifient le potentiel de
membrane. Elles produisent un potentiel local V et celui-ci entraîne une augmentation du seuil
S. L’excitation a lieu si l’apport de charges électriques est suffisant pour que le potentiel local
rattrape la valeur du seuil c’est-à-dire lorsque V = S (fig. 1).
Fig. 1
État de repos
Passage du courant de
stimulation V et S
augmentent
État d’excitation
phénomène du
potentiel d’action
ØV = V-Vo = V m ax (1-e-t/k)
Le processus de l’excitation est donc déterminé par deux constantes de temps :
k la constante d’excitation
λ la constante d’accommodation
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Celles-ci sont indépendantes l’une de l’autre. On peut, en effet, modifier expérimentalement
dans une large mesure λ indépendamment de k, en changeant les concentrations ioniques de
Ca. Ces deux constantes ont des valeurs très différentes l’une de l’autre, mais λ est toujours
beaucoup plus grande (100 à 200 fois) que k. Dans le cas des motoneurones humains, on peut
retenir des valeurs moyennes approximatives de 300 μs pour k et de 50 ms pour λ.
Il faut en effet que k soit plus petit que λ pour que le processus de l’excitation puisse avoir lieu.
Ainsi le potentiel local V peut augmenter plus rapidement que le seuil S et finir par le rattraper.
Si k était plus grand que λ, le seuil s’élèverait plus vite que le potentiel local et ne serait donc
jamais rattrapé.
B : Étude du processus d’excitation par un courant constant
Pour simplifier, nous nous contenterons d’étudier ici le processus de l’excitation produite
par un courant constant. La même étude pouvant être faite avec des courants exponentiels,
sinusoïdaux, linéaires, progressifs, ou de n’importe quelle autre forme, les résultats
étant similaires.
k = 1 ms.
λ = 50 ms.
Le problème du processus d’excitation se résume à savoir si V rattrapera S ou bien S aura le
temps de s’échapper ?
Le potentiel local V démarre de Vo et augmente exponentiellement selon la relation à une
valeur finale dépendant de l’intensité du courant.
ØV = V-Vo = V max (1-e-t/k)
Le seuil S part de la valeur So et s’élève selon une courbe plus compliquée, dont seulement
une partie peut être montrée, et jusqu’à une valeur dépendant de la valeur stable finale de V,
si toutefois l’excitation n’a pas eu lieu entre-temps. Dans la figure 2a l’intensité du courant est
réglée à une valeur (que nous prendrons = 1) qui en absence d’accommodation permettrait à
V d’atteindre So et de déclencher l’excitation. En fait V atteint la valeur So mais entre-temps le
seuil s’est élevé, donc V = So < S et l’excitation ne peut avoir lieu. Pour permettre à V d’atteindre
la valeur S, il faut que le courant soit 8 % plus intense.
Ceci est représenté dans la figure 2b où le seuil est juste rejoint en 4 msec. (indiqué par la
flèche), ce qui est le temps utile principal. Dans le cas de la figure 2c un courant plus fort de
valeur 1,2 est utilisé et V croise le seuil après 1,85 msec. Dans la figure 2d un courant encore plus
fort (valeur = 2) est utilisé et V = S après 0,7 msec.
51
Fig. 2
Cathode
Nous voyons donc apparaître la relation intensité - durée donnant le temps auquel V croise S
pour différentes intensités de courant. Les temps utiles sont d’autant plus courts que le courant
est plus intense (fig. 3).
Fig. 3
avec lo = Réhobase et
k = constant d’excitation
Chronaxie
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Cette relation s’applique pour des courants de durée très courte comparés à la constante
d’accommodation. Ainsi l’accommodation peut être négligée et l’excitation apparaît lorsque V = So.
C’est pourquoi dans la relation intensité - durée seul intervient la constante d’excitation k; la durée
des courants utilisés ayant des valeurs proches de k (de 0,2 ms à 3 ms).
Si les durées des courants appliqués étaient plus longues, alors le seuil s’élèverait, et l’excitation
aurait seulement lieu si V devient égal à S. Dans ces cas, il faut reconsidérer la relation intensité durée puisque la rhéobase ne garde pas la valeur Io, elle s’élève à une valeur I1 > Io déterminée
par les constantes d’excitation et d’accommodation. La rhéobase réelle Io étant liée à la rhéobase
observée I1 par la relation :
C : Excitation par un courant de n’importe
quelle forme
Il est possible d’établir l’équation du potentiel local
V et de déduire sa valeur à n’importe quel moment
pour n’importe quelle forme de courant. De même,
une équation peut être établie pour l’évolution du
seuil. Ces équations font appel à de solides notions de
mathématique et sont du domaine des spécialistes de
t est la
chronaxie
(tch)
lorsque
donc
l’électrophysiologie. C’est pourquoi nous pensons inutile
2 - 2etch/k = 1
variation de V et S, il est possible d’étudier le processus
de l’excitation par n’importe quelle forme de courant de
2etch/k = 1
n’importe quelle durée.
etch/k = 1/2
D : Relation chronaxie - constante d’excitation
e1/tchk = 1/2
La chronaxie étant une valeur caractéristique de
etch/k = 2
l’excitabilité d’un tissu, il est intéressant de déterminer la
relation qui la lie à cet autre facteur caractéristique de
donc
courant de stimulation dont l’intensité est le double
de la rhéobase c’est-à-dire 2 Io. Il est donc très simple
de trouver la relation entre chronaxie et constante
d’excitation à partir de la formule donnant la relation
intensité - durée.
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2l0 = l0/1 - etch/k
2 (1 - etch/k) = 1
toutefois que grâce à ces équations qui donnent la
La chronaxie est le temps utile correspondant à un
1 = 2l0
2l0 = (1 - etch/k) = l0
de les développer dans le cadre de cet ouvrage. Notons
l’excitation qu’est k.
1 = l0/1-e-t/e
1n2 = tch/k
tch = (1n2)k
C’est-à-dire : chronaxie = 0.693
E : Modèle hydraulique du phénomène de l’excitation
Il est possible d’établir un modèle hydraulique correspondant exactement au phénomène de
l’excitation. Ce modèle permet une meilleure compréhension de l’excitation et peut être utilisé
pour se représenter l’évolution du potentiel local et du seuil sous l’effet de courants de durée et de
forme variable (fig. 4).
D’un réservoir A s’écoule de l’eau vers un réservoir B au moyen d’une pompe P, le stimulateur
(générateur de courant). Le débit d’eau correspond à l’intensité du courant de stimulation et le
volume d’eau déplacé de A vers B à la quantité de charges électriques. Le niveau d’eau dans le
réservoir B arrive à une certaine hauteur qui représente la valeur du potentiel de membrane (Vo
au repos et V potentiel local).
Le seuil de stimulation est donné par un point D sur le flotteur C. La stimulation se produit lorsque
le niveau V dans le réservoir B atteint le point D en immergeant le flotteur.
Lorsque la pompe P injecte du liquide de A vers B faisant monter le niveau V, une partie du
liquide reflue vers A par un robinet K représentant la constante d’excitation k. Dans le réservoir
B, le flotteur C est lui-même relié à un piston E qui est actionné par le niveau du liquide qui se
trouve dans le réservoir F. Ce dernier étant relié à B par un robinet L représentant la constante
d’accommodation λ.
DEUX EXEMPLES
A - Courants de longue durée et de faible intensité
Pour que le niveau V atteigne le seuil D, il faut un certain volume d’eau (une certaine quantité de
charges électriques). Si ce volume est apporté lentement par la pompe (courant de longue durée
et de faible intensité), une partie a le temps de franchir L et de lever le piston E faisant remonter
le seuil (accommodation). Ainsi la quantité de liquide (donc de courant) à apporter devra être
plus grande puisque le niveau V doit atteindre un point D plus élevé. D’autre part, une partie
importante de liquide retourne de B vers A par le robinet K. Il est aisé de comprendre que tous
ces volumes supplémentaires que P doit transporter sont les témoins d’un mode de stimulation
défavorable.
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B - Courants de courte durée et de plus haute intensité
Les durées envisagées ici sont voisines de la valeur de la constante d’excitation k.
Dans ces cas le débit étant élevé, l’action de la pompe sera de courte durée. Une infime
quantité de liquide franchi L, le flotteur ne monte quasiment pas et l’accommodation est donc
négligeable. Toutefois une certaine quantité d’eau retourne par K qui doit donc être
compensée par P.
C’est à ces types de courant que s’applique la loi de Weiss (voir loi fondamentale de
l’électrostimulation).
Q = q + it ou I t = q + it
Q étant la quantité totale de liquide apportée par P avec
I = intensité du courant de stimulation
t = durée de l’impulsion
q est le volume de liquide qui sépare Vo de So c’est-à-dire la quantité de charge
qu’il faudrait apporter s’il n’y avait pas de fuite K autrement dit si le potentiel
de membrane variait instantanément et non pas exponentiellement selon une
constante de temps K.
it la quantité de liquide qui retourne de B vers A par le robinet K.
Fig. 4
55
7 . 2 R ègles pratiques
Les principes d’utilisation exposés dans cette rubrique ont valeur de règles générales pour les
programmes de neurostimulation. Dans tous les cas, il est recommandé de lire attentivement les
informations et conseils d’utilisation présentés dans ce guide pratique.
Placement des électrodes
Il est recommandé de se conformer aux placements des électrodes préconisés. Les illustrations des
positionnements des électrodes sont directement disponibles dans la télécommande ou dans le
chapitre Indications spécifiques.
Un module de stimulation se compose de deux pôles :
• un pôle positif (+) = le pod muni du bouton lumineux
• un pôle négatif (-) = l’autre pod du module
Une électrode distincte doit être branchée sur chacun des deux pods.
Selon les caractéristiques du courant utilisé pour chaque programme, l’électrode branchée sur
le pôle positif (pod muni du bouton lumineux) peut bénéficier d’un emplacement « préférentiel »
susceptible d’accroître l’efficacité du traitement.
C’est le cas en particulier des programmes d’électrostimulation musculaire qui imposent de
puissantes contractions aux muscles, pour lesquels il est recommandé de placer l’électrode de
polarité positive sur le point moteur du muscle.
Le choix de la taille des électrodes (grande ou petite) et le positionnement correct des électrodes
sur le groupe musculaire que l’on souhaite stimuler sont des facteurs déterminants et essentiels à
l’efficacité de la stimulation. Par conséquent, respectez toujours la taille des électrodes représentées
sur les images. Sauf avis médical particulier, respectez toujours les placements spécifiés sur
les images.
Position du corps
Pour déterminer la position de stimulation à adopter en fonction du placement des électrodes
et du programme choisis, référez- vous aux images des placements des électrodes.
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B
A Position du corps
B Placement des électrodes
A
La position de la personne stimulée dépend du groupe musculaire que l’on désire stimuler et du
programme choisi.
Pour les programmes qui imposent des contractions musculaires (contractions tétaniques),
il est recommandé de toujours faire travailler le muscle en isométrique, évitant ainsi les
crampes et les courbatures importantes après la séance. Par exemple, lors de la stimulation des
quadriceps, le patient se placera en position assise, avec les chevilles fixées au moyen de sangles
pour empêcher l’extension des genoux. Pour les autres types de programmes (par exemple,
les programmes Antalgiques), qui n’induisent pas de contractions musculaires, positionnez le
patient de la façon la plus confortable possible.
Réglages des énergies de stimulation
Pour les programmes induisant de puissantes contractions musculaires, il est déterminant
de travailler avec des énergies de stimulation maximales, soit toujours à la limite de ce que
le patient est capable de tolérer. En effet, dans un muscle stimulé, le nombre des fibres qui
travaillent dépend des énergies de stimulation. Il faut donc absolument utiliser des énergies de
stimulation maximales, de façon à recruter le plus possible de fibres. En dessous d’une énergie
de stimulation significative, le nombre de fibres recrutées au niveau du muscle stimulé est trop
faible pour permettre une amélioration intéressante des qualités musculaires.
Cette énergie maximale ne sera pas atteinte dès la première séance, mais après au moins
3 séances durant lesquelles on augmentera progressivement les énergies pour obtenir
de puissantes contraction musculaires, afin d’accoutumer le patient à la technique de
l’électrostimulation. Après l’échauffement qui doit produire des secousses musculaires
bien nettes, il faut monter les énergies de stimulation progressivement de contraction en
contraction, pendant toute la durée de la séquence de travail. Il faut aussi chercher à progresser
dans les énergies utilisées de séance en séance.
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Pour les traitements de type TENS, la stimulation est exclusivement sensitive. Il faut par
conséquent augmenter l’intensité jusqu’à ce que le patient ressente une sensation de
picotements (fourmillements) bien prononcés mais non douloureux.
Pour les programmes d’électrostimulation neuromusculaire qui n’induisent pas de
contractions musculaires tétaniques (fréquences < 10Hz), les énergies doivent être augmentées
progressivement jusqu’à générer des secousses musculaires bien visibles ou palpables.
Progression dans les niveaux
D’une façon générale, il n’est pas indiqué de franchir trop rapidement les niveaux, et de vouloir
arriver trop vite au niveau maximum. En effet ces différents niveaux correspondent à une
progression dans la rééducation par électrostimulation.
Aussi, sauf exception, on commencera par le niveau 1 et ce niveau sera utilisé jusqu’à ce que des
objectifs thérapeutiques aient été atteints. Parmi ces objectifs, l’énergie de stimulation que le
patient est capable de tolérer doit être significative.
Il convient donc de privilégier les énergies de stimulation afin de faire travailler le nombre le
plus élevé possible de fibres avant de vouloir changer de niveau
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7 . 3 P rogrammes de neurostimulation
RÉHABILITATION I
VASCULAIRE
Traitement de l’amyotrophie
61
Jambes lourdes
Renforcement
62
Insuffisance veineuse
71/72
Prévention de l’amyotrophie
63
Insuffisance artérielle
73
Lésion musculaire
64
Prévention crampe
74
Point moteur
65
Capillarisation
75
ANTALGIQUE I
70
PRÉPARATION PHYSIQUE I
TENS (Gate Control) 100Hz
65
Résistance
76
TENS à fréquence modulée
65
Force
76
TENS à largeur d’impulsion modulée
66
Récupération active
77
Endorphinique
67
Burst
68
TENS Burst alterné
69
Décontracturant
68
59
P r ogrammes spéc i f i q u e s
RÉHABILITATION II
RÉHABILITATION NEUROLOGIQUE
Prothèse Hanche
78
Pied de l’hémiplégique
99
Syndrome rotulien
79
Spasticité
100
LCA
80
Épaule de l’hémiplégique
101
Coiffe rotateurs
81
Rééducation neuro début lent
102
Stabilisation lombaire
82
ESTHÉTIQUE
Rééducation cardiaque
83
Tonification
103
Agoniste antagoniste (Atrophie et
Renforcement)
84
Raffermissement
103
Atrophie (fréquence modulée)
85
Galbe
104
Renforcement (fréquence modulée)
86
Cutanéo-élastique
104
Programmes pour hémophiles
(Atrophie et Renforcement)
Calorilyse
105
87
Adipostress
105
PRÉPARATION PHYSIQUE II
ANTALGIQUE II
TENS (Gate Control) 80Hz
88
Potentiation
106
Douleur du genou
88
Endurance
106
Douleur du trapèze
89
Force explosive
107
Douleur de l’épaule
89
Pliométrie
107
Douleur liée à une fracture
90
Hypertrophie
108
Cervicalgie
91
Musculation
108
Dorsalgie
92
Renforcement lombaires
109
Lombalgie
93
Gainage
109
Lombosciatalgie
94
Récupération plus
110
Lumbago
95
Massage tonique
110
Epicondylite
96
Massage relaxant
111
Torticolis
97
Massage anti-stress
111
Arthralgie
98
60
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
R É H A B I L I TAT I O N I
TRAITEMENT DE L’AMYOTROPHIE
Le muscle normalement innervé, soumis à une immobilisation ou un manque d’activité, voit
Quand ?
très rapidement son volume diminuer d’une façon plus ou moins importante selon la durée et
l’importance du déficit de fonction. Ce sont surtout les fibres lentes (type I) qui sont touchées par
l’amyotrophie.
Pourquoi ?
Pour réactiver la trophicité des fibres musculaires altérées au cours d’un processus d’amyotrophie.
Pour lever des sidérations musculaires.
Il est donc logique d’utiliser des fréquences de tétanisation des fibres I lorsque l’on veut, imposer
Comment ?
une importante charge de travail à un muscle amyotrophié afin de lui rendre son volume.
La récupération se fait alors beaucoup plus rapidement qu’avec n’importe quelle méthode de
travail actif.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Utiliser des énergies de stimulation maximales. La première et la deuxième séance serviront à
habituer le patient à la méthode en augmentant l’énergie de stimulation progressivement toutes
Intensité
les 3 ou 4 contractions. Lors des séances suivantes, il est important d’accompagner le patient dans
sa progression en lui fixant pour objectif de dépasser les niveaux d’énergies atteints lors de la
séance précédente.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Amyotrophie.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
61
RENFORCEMENT
A utiliser soit sur des muscles précédemment atrophiés qui ont retrouvé leur volume grâce
Quand ?
à l’électrostimulation avec les programmes de traitement de l’amyotrophie, soit en première
intention sur des muscles non atrophiés qui ont perdu leur force et leur vitesse de contraction.
Pourquoi ?
Comment ?
Pour restaurer la force de contraction en cas d’insuffisance musculaire sans amyotrophie
prononcée ou après récupération du volume musculaire.
Utiliser des fréquences de tétanisation des fibres rapides (IIb) qui sont les fibres de la force et
de la vitesse.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles
du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Utiliser des énergies de stimulation maximales. La première et la deuxième séance serviront à
habituer le patient à la méthode en augmentant l’énergie de stimulation progressivement toutes
Intensité
les 3 ou 4 contractions. Lors des séances suivantes, il est important d’accompagner le patient dans
sa progression en lui fixant pour objectif de dépasser les niveaux d’énergies atteints lors de la
séance précédente.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Renforcement.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
62
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
PRÉVENTION DE L’AMYOTROPHIE
Suite à une intervention chirurgicale ou à une fracture osseuse, un membre ou un segment de
membre est immobilisé, les muscles de la région concernée subissent très précocement une
Quand ?
amyotrophie. Cette fonte rapide et importante du volume musculaire est due essentiellement à
des phénomènes d’inhibition réflexe et à une disparition totale de l’activité du muscle. Il faut savoir
par ailleurs que ce phénomène d’amyotrophie touche de façon préférentielle les fibres de type I.
Pourquoi ?
Pour compenser l’inactivité partielle ou totale du muscle consécutive à un traumatisme
ostéo-articulaire.
Pour prévenir l’amyotrophie, l’électrostimulation doit compenser l’inactivité totale du muscle
en reproduisant une série de séquences de contractions comparables aux différents régimes de
Comment ?
travail que connaît le muscle en activité normale. Les phases principales du traitement seront
effectuées avec des fréquences habituelles de fonctionnement des fibres lentes pour compenser
leur amyotrophie préférentielle.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Utiliser des énergies de stimulation maximales. La première et la deuxième séance serviront à
habituer le patient à la méthode en augmentant l’énergie de stimulation progressivement toutes
Intensité
les 3 ou 4 contractions. Lors des séances suivantes, il est important d’accompagner le patient dans
sa progression en lui fixant pour objectif de dépasser les niveaux d’énergies atteints lors de la
séance précédente.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Prévention
de l’amyotrophie.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
Option +TENS
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
63
LÉSION MUSCULAIRE
Quand ?
Il est reconnu aujourd’hui qu’un travail musculaire précoce mais parfaitement contrôlé a un
effet favorable sur le processus cicatriciel des fibres musculaires et du tissu conjonctif de soutien.
Le programme lésion musculaire peut-être utilisé dès que l’initiation cicatricielle est jugée
satisfaisante, en règle générale pas avant le 10ème jour après l’accident initial.
Pourquoi ?
Pour guider et accélérer le processus cicatriciel et prévenir l’amyotrophie Pour faciliter un retour
plus rapide à l’activité sportive.
Comment ?
La particularité du programme lésion musculaire est de provoquer des contractions musculaires
extrêmement progressives au moyen d’une pente de mise en tension 4 fois plus longues que
pour les programmes classiques. Ceci a pour intérêt de réduire le risque de ruptures secondaires
indésirables.
Largeur
d’impulsion
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Intensité
L’utilisation précoce de ce programme après une lésion musculaire impose d’être extrêmement
progressif pour le réglage des énergies de stimulation. Il est nécessaire d’être particulièrement
vigilant au cours des premières séances et de toujours rester en dessous du seuil de la douleur.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Lésion musculaire.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
64
WIRELESS PROFESSIONAL
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POINT MOTEUR
Quand ?
Il est conseillé d’utiliser ce programme avant toute première séance d’électrostimulation
musculaire afin de localiser précisément les points moteur pour chaque individu. La recherche des
points moteurs est surtout recommandée pour des muscles longs comme ceux des membres
inférieurs (quadriceps...).
Pourquoi ?
Afin de garantir une efficacité optimale des programmes.
Comment ?
Il est nécessaire d’utiliser le stylet point moteur pour effectuer cette recherche. Voir l’exemple dans
la partie Indications spécifiques.
A N TA L G I Q U E I
TENS 100 HZ OU TENS À FRÉQUENCE MODULÉE
Quand ?
Le phénomène du Gate control qui est activé lors d’une stimulation de type TENS est
particulièrement efficace pour soulager les douleurs localisées d’origine autre que musculaire. Il est
particulièrement efficace pour soulager les douleurs neuropathiques, et les états inflammatoires.
Les séances peuvent être répétées à volonté sans aucune restriction en fonction de l’intensité de
la douleur.
Pourquoi ?
Le soulagement de la douleur est aujourd’hui une priorité thérapeutique que doit poursuivre tout
professionnel de santé. Le plus souvent palliatif, le traitement de type TENS permet d’améliorer le
confort du patient et au thérapeute de faciliter la mise en place de ses techniques.
Comment ?
Le principe consiste à provoquer une quantité importante d’influx de la sensibilité tactile afin
de limiter l’entrée des influx douloureux au niveau de leur retour dans la corne postérieure de
la moelle épinière. Il faut donc stimuler les fibres de la sensibilité tactile au niveau de la surface
cutanée correspondant à la région douloureuse. Pour ce faire il faut utiliser une fréquence
correspondant aux fréquences de fonctionnement des fibres nerveuses de la sensibilité tactile soit
de 50 à 150 Hz.
Largeur
d’impulsion
Utiliser des largeurs d’impulsions très courtes correspondant aux chronaxies des fibres de la
sensibilité tactile soit 30, 50, ou 70 μs, selon que le type de patient est très sensible, normal, ou peu
sensible (respectivement niveau 1, 2, 3).
Électrodes
En règle générale les électrodes sont placées sur ou à proximité de la zone douloureuse. D’autres
placements des électrodes au niveau des troncs nerveux sont toutefois envisageables selon les
pathologies traitées.
Intensité
L’intensité doit être augmentée progressivement jusqu’à ce que le patient perçoive une sensation
de fourmillements bien prononcés mais non douloureux. Le phénomène d’accoutumance
est habituel si un programme TENS non modulé est utilisé. Dans ce cas, il est recommandé
d’augmenter régulièrement légèrement les énergies de stimulation afin de maintenir la perception
du fourmillement par le patient. La fonction mi-TENS permet de prévenir toute contraction
musculaire. Si le capteur détecte une réponse musculaire, le stimulateur baisse automatiquement
l’énergie de stimulation afin de supprimer toute réponse musculaire.
Option +TENS
Non.
65
TENS À LARGEUR D’IMPULSION MODULÉE
Le phénomène du Gate control qui est activé lors d’une stimulation de type TENS est
particulièrement efficace pour soulager les douleurs localisées d’origine autre que musculaire. Il est
Quand ?
particulièrement efficace pour soulager les douleurs neuropathiques, et les états inflammatoires.
Les séances peuvent être répétées à volonté sans aucune restriction en fonction de l’intensité de
la douleur.
Le soulagement de la douleur est aujourd’hui une priorité thérapeutique que doit poursuivre tout
Pourquoi ?
professionnel de santé. Le plus souvent palliatif, le traitement de type TENS permet d’améliorer le
confort du patient et au thérapeute de faciliter la mise en place de ses techniques.
Le principe consiste à provoquer une quantité importante d’influx de la sensibilité tactile afin
de limiter l’entrée des influx douloureux au niveau de leur retour dans la corne postérieure de
Comment ?
la moelle épinière. Il faut donc stimuler les fibres de la sensibilité tactile au niveau de la surface
cutanée correspondant à la région douloureuse. Pour ce faire il faut utiliser une fréquence
correspondant aux fréquences de fonctionnement des fibres nerveuses de la sensibilité tactile soit
de 50 à 150 Hz.
Largeur
d’impulsion
Avec ce programme la largeur d’impulsion varie constamment. Cela permet d’éviter le phénomène
d’accoutumance au moyen d’un régime de stimulation perçu comme plus agréable par certains
patients.
En règle générale les électrodes sont placées sur ou à proximité de la zone douloureuse. D’autres
Électrodes
placements des électrodes au niveau des troncs nerveux sont toutefois envisageables selon les
pathologies traitées.
Intensité
Option +TENS
L’intensité doit être augmentée progressivement jusqu’à ce que le patient perçoive une sensation
de fourmillements bien prononcés mais non douloureux.
Non.
66
WIRELESS PROFESSIONAL
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ENDORPHINIQUE
L’augmentation de la tension des fibres musculaires contracturées et l’écrasement du réseau
capillaire qui en résulte entraînent une diminution du débit sanguin et une accumulation
Quand ?
progressive des métabolites acides et des radicaux libres. En l’absence de traitement, la contracture
risque de devenir chronique et une véritable atrophie du réseau capillaire pourra progressivement
s’installer.
Pourquoi ?
Pour soulager les douleurs musculaires chroniques.
De l’étude des publications concernant la réduction des douleurs par une augmentation de la
production des endorphines, il ressort que les impulsions doivent être suffisantes pour exciter les
fibres nerveuses de type Aδ, et donc aussi les Aα, ce qui se traduit par la production de secousses
musculaires. Les effets d’une stimulation de type endorphinique sont décrits pour des fréquences
Comment ?
comprises entre 2 et 8Hz. En plus de l’effet général d’augmentation de la production d’endorphine
au niveau de l’hypothalamus, - ce qui relève le seuil de perception de la douleur -, il existe un
effet local de première importance. Les 5 secousses musculaires induites chaque seconde par la
stimulation produisent une hyperhémie très significative qui draine les métabolites acides et les
radicaux libres qui se sont accumulés dans des zones musculaires contracturées chroniquement.
La stimulation de type endorphinique vise en première intention les fibres nerveuses sensitive Aδ
Largeur
d’impulsion
qui sont stimulées de façon optimale avec une largeur d’impulsion de 200µs. L’effet vasculaire
est toutefois secondaire à la co-activation des unités motrices dont la chronaxie est légèrement
supérieure et qui est mesurée en début de séance au moyen de la fonction mi-SCAN active par
défaut.
La mise en place des électrodes doit se faire après un examen palpatoire minutieux qui doit
Électrodes
permettre de localiser le point le plus douloureux sur lequel est positionné une petite électrode de
préférence reliés au pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux). L’autre électrode est
positionnée à une extrémité du muscle ou du groupe musculaire stimulé.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles, ce qui peut, dans certains cas, nécessiter l’utilisation d’énergies de stimulation élevées. La
fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal d’énergie pour
obtenir une réponse musculaire adaptée.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Endorphinique.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN et
mi-RANGE – ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
67
BURST
Quand ?
Le programme Burst est un programme de type endorphinique dont l’effet vasculaire est toutefois
moins prononcé que ce dernier. Il peut être utilisé de la même façon pour soulager les douleurs
consécutives à une contracture chronique.
Pourquoi ?
Pour soulager les douleurs musculaires chroniques.
Comment ?
Le mode Burst consiste à remplacer l’émission d’une impulsion électrique isolée par l’émission d’une
très brève salve de 8 impulsions. De cette façon, le programme Burst émet 2 salves par secondes, ce
qui permet d’obtenir les mêmes effets endorphinique que pour une fréquence classique de 2 Hz.
Largeur
d’impulsion
La largeur d’impulsion du programme est de 180 μs.
Électrodes
La mise en place des électrodes doit se faire après un examen palpatoire minutieux qui doit
permettre de localiser le point le plus douloureux sur lequel est positionné une petite électrode de
préférence reliés au pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux). L’autre électrode est
positionnée à une extrémité du muscle ou du groupe musculaire stimulé.
Intensité
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
visibles, ce qui peut, dans certains cas, nécessiter l’utilisation d’énergies de stimulation élevées.
Option +TENS
Non.
TENS BURST ALTERNE
Quand ?
Décrite par Han, la stimulation alternée TENS Burst active de façon successive (toutes les 3 secondes)
le mécanisme du Gate control et la libération de substances opiacées endogènes. Il s’agit d’une
option thérapeutique qui peut être intéressante pour des douleurs mal étiquetées ou dont les causes
sont multiples.
Pourquoi ?
Pour améliorer le confort du patient et permettre au thérapeute une mise en place plus aisée de ses
techniques.
Comment ?
Le TENS Burst alterné repose sur la théorie du Gate control (effet TENS) et sur la libération
des substances semblables à la morphine produites par l’organisme, les endorphines (effet
Endorphinique). Les fréquences de stimulation varient donc toutes les 3 secondes produisant une
combinaison de stimulation de 80 Hz et 2 Hz.
Largeur
d’impulsion
La largeur d’impulsion du programme est de 180 μs.
Électrodes
En règle générale les électrodes sont placées sur ou à proximité de la zone douloureuse.
Intensité
La stimulation devrait produire un picotement puissant, mais agréable, ainsi que des secousses
musculaires visibles. Remarque : Ce programme présente des niveaux d’énergie distincts.
Premièrement ajuster le niveau d’intensité pour 80 Hz (TENS) jusqu'à une sensation de picotement,
puis répéter l'opération pour 2 Hz (endorphinique) afin de générer des secousses musculaires visibles.
Option +TENS
Non.
68
WIRELESS PROFESSIONAL
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DECONTRACTURANT
Quand ?
Ce type de traitement est indiqué pour soulager les douleurs consécutives à des contractures
musculaires aiguës (torticolis, lumbago, etc.). Il permettra aussi de diminuer la tension musculaire des
muscles contracturés pour faciliter des techniques manuelles de manipulations.
Pourquoi ?
Pour obtenir une diminution de la tension musculaire.
Comment ?
Il ressort de l’expérimentation actuelle que des secousses musculaires, provoquées avec la très
faible fréquence de 1 Hz, permettent de lever efficacement des phénomènes de contracture ou de
diminuer la tension musculaire de repos du muscle ainsi stimulé.
Largeur
d’impulsion
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du patient.
Électrodes
La mise en place des électrodes doit se faire après un examen palpatoire minutieux qui doit
permettre de localiser le point le plus douloureux sur lequel est positionné une petite électrode de
préférence reliés au pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux). L’autre électrode est
positionnée à une extrémité du muscle ou du groupe musculaire stimulé. En cas d’une contracture
touchant l’ensemble des fibres musculaires, il est également possible d’appliquer le placement
d’électrodes approprié pour la stimulation neuromusculaire (voir placements recommandés en
fonction du muscle à stimuler).
Intensité
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
visibles, ce qui peut, dans certains cas, nécessiter l’utilisation d’énergies de stimulation élevées. La
fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal d’énergie pour
obtenir une réponse musculaire adaptée.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Décontracturant.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN et
mi-RANGE – ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
69
Vasculaire
JAMBES LOURDES
Le problème des “jambes lourdes” consiste en une défaillance occasionnelle du retour veineux,
sans lésion organique. La chaleur, certaine période du cycle menstruel, la station debout
Quand ?
prolongée, mais également de longues périodes continues en position assise, peuvent entraîner
un gonflement (œdème de stase) avec une importante sensation de pesanteur dans les membres
inférieurs. Un certain degré de tension musculaire est souvent associé et les patientes peuvent
souffrir de crampes dans les mollets.
Pourquoi ?
Pour accélérer le retour veineux, ré-oxygéner les tissus et obtenir un effet relaxant.
Au cours de la séance de traitement, on passe progressivement et automatiquement par une série
de fréquences bien définies qui vont imposer une forte augmentation du débit pour permettre
Comment ?
une accélération du retour veineux (7 Hz), obtenir un effet antalgique par augmentation de
la production d’endorphinique (5 Hz) et finir par un effet tonolytique relaxant (3 Hz), tout en
conservant une accentuation marquée du débit sanguin.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles du mollet. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Une grande électrode est placée transversalement sous le creux poplité et deux petites électrodes
sont disposées au niveau du relief des jumeaux.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles. La fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal
d’énergie pour obtenir une réponse musculaire adaptée.
Option +TENS
Non.
70
WIRELESS PROFESSIONAL
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INSUFFISANCE VEINEUSE 1
Quand ?
En cas d’insuffisance veineuse sans œdème.
Pour permettre une élévation du débit sanguin général, de façon à améliorer la circulation du
Pourquoi ?
liquide interstitiel et augmenter l’oxygénation des tissus et de l’intima des veines. Pour obtenir une
vidange maximum des veines pour lutter contre la stase.
Comment ?
Envoyer ces impulsions de façon à provoquer des contractions tétaniques brèves (entraînant la
vidange des veines profondes), séparées par de longues périodes d’augmentation du débit.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Intensité
Option +TENS
Électrodes positionnées conformément à l'indication spécifique.
Régler l’énergie de stimulation de manière à obtenir des réponses musculaires adaptées tant en
phase de contraction tétanique que lors de la phase d’augmentation du débit sanguin.
Non.
71
INSUFFISANCE VEINEUSE 2
Quand ?
En cas d’insuffisance veineuse avec œdème.
Pourquoi ?
Pour favoriser la vidange des veines profondes et le drainage de l’œdème.
Comment ?
Favoriser le retour veineux au moyen d’une stimulation séquencée débutant au niveau des muscles
du segment jambier, et se poursuivant au niveau de la musculature de la cuisse avec maintien de la
contraction tétanique distale pour éviter tout reflux indésirable.
Largeur
d’impulsion
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées conformément à l'indication spécifique.
Intensité
Régler l’énergie de stimulation de manière à obtenir des contractions musculaires prononcées mais
confortables. Les énergies de stimulation doivent être plus importantes sur les canaux 1 et 2 que sur
les canaux 3 et 4.
Option +TENS
Non.
Remarque
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
72
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
INSUFFISANCE ARTÉRIELLE 1
Quand ?
On distingue classiquement quatre stades cliniques dans l’insuffisance artérielle des membres
inférieurs. Ces quatre stades (I, II, III, IV) sont fonction de la sévérité plus ou moins grande de la
diminution du débit sanguin et de la gravité des conséquences tissulaires. Le programme insuffisance
artérielle 1 est à utiliser pour traiter le stade II. Au stade II, l’occlusion artérielle est responsable de
douleurs qui apparaissent à l’effort et qui sont soulagées par le repos : c’est la claudication artérielle
intermittente
Pourquoi ?
Pour améliorer l’absorption de l’oxygène par les muscles, augmenter la tolérance à l’effort et le
périmètre de marche.
Comment ?
Pour ne pas réduire davantage l’approvisionnement en oxygène des fibres musculaires, les
contractions restent infra-tétanisantes (9 Hz) et sont espacées par de longues périodes de repos actif
(3 Hz) pour éviter la fatigue musculaire.
Largeur
d’impulsion
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées conformément à l'indication spécifique.
Intensité
Les énergies de stimulation doivent être augmentées au maximum tout en devant restées
confortables pour le patient.
Option +TENS
Non.
INSUFFISANCE ARTÉRIELLE 2
Quand ?
On distingue classiquement quatre stades cliniques dans l’insuffisance artérielle des membres
inférieurs. Ces quatre stades (I, II, III, IV) sont fonction de la sévérité plus ou moins grande de la
diminution du débit sanguin et de la gravité des conséquences tissulaires. Le programme insuffisance
artérielle 2 est à utiliser pour traiter le stade III. Au stade III, la sévérité de l’occlusion artérielle est
responsable de douleurs permanentes se manifestant même au repos.
Pourquoi ?
Pour améliorer l’absorption de l’oxygène par les muscles, diminuer les douleurs musculaires de repos
et restaurer partiellement la tolérance musculaire à l’effort.
Comment ?
Pour ne pas réduire davantage l’approvisionnement en oxygène des fibres musculaires, les
contractions restent infra-tétanisantes (7 Hz) et sont espacées par de longues périodes de repos actif
(2 Hz) pour éviter la fatigue musculaire.
Largeur
d’impulsion
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées conformément à l'indication spécifique.
Intensité
Les énergies de stimulation doivent être augmentées au maximum tout en devant restées
confortables pour le patient.
Option +TENS
Non.
73
PRÉVENTION CRAMPE
Pour les personnes souffrant de crampes, qui peuvent apparaître spontanément au repos pendant
Quand ?
la nuit ou suite à un effort musculaire prolongé. Ce phénomène de crampe peut être en partie la
conséquence d’un déséquilibre de la circulation sanguine dans les muscles.
Pourquoi ?
Pour améliorer le réseau circulatoire afin de prévenir l’apparition de crampes.
Comment ?
le débit sanguin et développer les capillaires sanguins. Une séquence à 3 Hz pour relâcher le tonus
Ce programme est constitué de deux phases différentes : une séquence à 8 Hz, pour augmenter
musculaire et apporter plus de bien être au patient.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles. La fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal
d’énergie pour obtenir une réponse musculaire adaptée.
Option +TENS
Non.
74
WIRELESS PROFESSIONAL
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CAPILLARISATION
La fréquence de 8 Hz est celle qui engendre la plus forte augmentation de débit sanguin chez
des sujets jeunes et en bonne condition physique. L’utilisation du programme Capillarisation doit
donc être réservée à la rééducation du sport et sera proposée pour des situations où un effet
hyperhémiant est recherché, par exemple pour accélérer le processus cicatriciel. Le programme
Quand ?
Capillarisation peut également être utilisé par des athlètes non blessés dans le cadre de leur
préparation physique et ceci avec plusieurs objectifs :
• Complément de l’entraînement de l’endurance
• Optimisation de la phase de surcompensation avant une compétition d’endurance
ou de résistance
• Utilisation complémentaire du programme Hypertrophie
Pourquoi ?
Pour induire la plus forte activation circulatoire chez des patients sportifs. Pour augmenter le
réseau capillaire et rendre les fibres musculaires plus résistantes à la fatigue.
En utilisant les basses fréquences de stimulation de 8 Hz l’augmentation du flux sanguin est
Comment ?
maximale chez des personnes jeunes et en bonne condition physique. En revanche cette
fréquence de 8 Hz peut entraîner une fatigue musculaire précoce et un épuisement de la réponse
musculaire chez des patients aux muscles moins performants.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles. La fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal
d’énergie pour obtenir une réponse musculaire adaptée.
Option +TENS
Non.
75
P R É PA R AT I O N P H Y S I Q U E I
RESISTANCE
Pour les sportifs souhaitant augmenter leur capacité à supporter un effort intense et prolongé,
Indication
ou développer leur capacité à maintenir ou à répéter une activité musculaire réalisée à un
pourcentage élevé de la force maximale.
Effets
Augmentation de la capacité lactique musculaire. Amélioration de l’endurance de la force.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
FORCE
Indication
Pour les sportifs pratiquant une discipline qui requiert force et vitesse.
Effets
Augmentation de la force maximale et la vitesse de contraction musculaire.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
76
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
RÉCUPÉRATION ACTIVE
Indication
Effects
Pour favoriser et accélérer la récupération musculaire après un effort intense. Utiliser ce
programme au cours des 3 heures qui suivent un entraînement intensif ou une compétition.
Forte augmentation du débit sanguin, élimination accélérée des déchets de la contraction
musculaire et effet endorphinique et relaxant.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Pulse width
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
La précision du positionnement des électrodes est moins déterminante que pour les programmes
Electrodes
visant à développer des qualités musculaires. Des placements alternatifs permettant de réduire le
nombre d’électrodes peuvent être adoptés, ce qui permet de stimuler davantage de muscles au
cours d’une même séance.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensity
visibles. La fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal
d’énergie pour obtenir une réponse musculaire adaptée.
+TENS Option
Non.
77
R É H A B I L I TAT I O N I I
PROTHÈSE DE HANCHE
Quand ?
Pourquoi ?
Sauf complications, le plus tôt possible après l’implantation chirurgicale d’une prothèse totale de
hanche.
Pour restaurer les qualités musculaires des muscles moyen et grand fessiers, retrouver un appui
monopodal stable et éviter la boiterie.
Les trois niveaux du programme correspondent respectivement aux programmes Amyotrophie
Comment ?
(niveau 1 et 2) et Renforcement (niveau 1) pour lesquels les basses fréquences ont été supprimées
pour ne pas engendrer de phénomène de vibration au niveau de la prothèse.
Largeur
d’impulsion
Électrodes
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles fessiers. L’utilisation de la fonction mi-SCAN (activée
par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du patient.
Électrodes positionnées sur les muscles fessiers conformément à l'indication spécifique.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important. Augmenter progressivement le niveau d'énergie au cours d'une
séance de traitement.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Prothèse de hanche.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
78
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
SYNDROME ROTULIEN
Quand ?
Pourquoi ?
En complément de la rééducation des syndromes rotuliens centrés (chondropathie posttraumatique) ou décentrés (sub-luxation externe de la rotule).
Pour restaurer la trophicité des fibres musculaires altérées au cours d’un processus d’amyotrophie
et développer la stabilité active du genou.
Selon le diagnostic retenu, la stimulation concernera l’ensemble des chefs musculaires du
quadriceps ou sera limitée au seul vaste interne. Les trois niveaux du programme correspondent
Comment ?
respectivement aux programmes Amyotrophie (niveau 1 et 2) et Renforcement (niveau 1) pour
lesquels les basses fréquences ont été supprimées pour ne pas engendrer de micro-traumatismes
au niveau de la rotule.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles quadriceps. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées sur le quadriceps ou uniquement sur le vaste interne conformément à
l’indication spécifique.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important. Augmenter progressivement le niveau d'énergie au cours d'une
séance de traitement.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Syndrome rotulien.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
79
LCA
En complément de la rééducation d’une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur du genou.
Quand ?
Le programme peut être utilisé précocement puisqu’il n’induit aucune contrainte sur le greffon
tendineux.
Pourquoi ?
Pour restaurer les qualités musculaires du quadriceps et des ischio-jambiers et retrouver un genou
stable autorisant une reprise sécuritaire de la pratique sportive.
Le programme LCA est spécifiquement conçu pour la rééducation des ligamentoplasties. Il permet
une sollicitation intensive du quadriceps tout en protégeant la plastie tendineuse pendant les
Comment ?
premières semaines post-opératoires grâce à une co-activation des muscles ischio-jambiers. La
stimulation commence par les ischio-jambiers (canaux 1 et 2). Pendant qu'ils sont contractés, la
stimulation se poursuit sur les quadriceps (canaux 3 et 4), empêchant ainsi tout risque de tiroir
antérieur.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles quadriceps et ischio-jambiers. L’utilisation de la
d’impulsion
fonction mi-SCAN (activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées
aux muscles du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées sur les muscles ischio-jambiers et quadriceps conformément à l'indication
spécifique.
Énergie maximale tolérable de stimulation sur les 4 canaux, qui est l'un des facteurs clés de
Intensité
l'efficacité du traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres
musculaires (unités motrices) sollicitées est important. Augmenter progressivement le niveau
d'énergie au cours d'une séance de traitement.
Option +TENS
Non.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
Remarque
correspondant à la numérotation des canaux. Ce programme fonctionne uniquement avec 4
modules allumés.
80
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
COIFFE DES ROTATEURS
Quand ?
Pourquoi ?
En complément de la rééducation des tendinopathies de la coiffe des rotateurs, après sédation des
douleurs aigües et correction manuelle du décentrage articulaire.
Pour développer la stabilité active de l’épaule en restaurant les qualités de maintien des muscles
coaptateurs de l’articulation gléno-humérale .
Stimulation sélective des muscles infra et supra-épineux au moyen de paramètres adaptés à
Comment ?
leur fonction posturale (fibres de type I). Combinaison avec un programme TENS pour un effet
antalgique associé.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles supra et infra-épineux. L’utilisation de la fonction
d’impulsion
mi-SCAN (activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux
muscles du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées conformément à l'indication spécifique.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important. Augmenter progressivement le niveau d'énergie au cours d'une
séance de traitement.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Coiffe des rotateurs.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
81
STABILISATION LOMBAIRE
Après un épisode de lombalgie, dès que les douleurs ont été soulagées. Le travail musculaire par
Quand ?
électrostimulation présente l’avantage d’être réalisé en isométrique avec très peu de contraintes
sur les structures vertébrales et discales.
Pourquoi ?
Pour développer les qualités de maintien des muscles abdominaux et lombaires et restaurer la
prise de conscience du contrôle postural.
En stimulant en même temps les groupes musculaires abdominaux ou lombaires au moyen de
Comment ?
paramètres adaptés pour restaurer les qualités des fibres musculaires de type I, impliqués dans le
contrôle postural.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles abdominaux et lombaires. L’utilisation de la fonction
d’impulsion
mi-SCAN (activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux
muscles du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées conjointement sur les abdominaux et les muscles lombaires
conformément à l'indication spécifique.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important. Augmenter progressivement le niveau d'énergie au cours d'une
séance de traitement.
Option +TENS
Non
82
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
RÉÉDUCATION CARDIAQUE
Quand ?
En complément des exercices aérobies proposés lors de la rééducation cardiaque.
L’insuffisance cardiaque entraîne une limitation des capacités d’effort liée, en partie, à des
Pourquoi ?
altérations musculaires périphériques. L’électrostimulation permet d’améliorer les qualités
musculaires, en particulier la capacité aérobie, ce qui contribue à améliorer la tolérance à l’effort et
la qualité de vie des patients souffrant d’une insuffisance cardiaque sévère.
Le régime de travail imposé par le programme Rééducation cardiaque sollicite le métabolisme
Comment ?
oxydatif au moyen de contractions de faible puissance mais très longues et répétées sur une
longue durée (1 heure).
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Les muscles quadriceps sont prioritaires en raison de leur volume et de leur importance
fonctionnelle. Les électrodes doivent être positionnées conformément à l’indication spécifique.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important. Augmenter progressivement le niveau d'énergie au cours d'une
séance de traitement.
Option +TENS
Non.
83
Agoniste - Antagoniste
ATROPHIE / RENFORCEMENT
La stimulation alternée de deux groupes musculaires antagonistes présente l’intérêt de permettre
Quand ?
la mobilisation active d’une articulation tout en induisant un travail musculaire bénéfique à la
récupération fonctionnelle.
Pour associer un travail musculaire visant à restaurer successivement les 2 types de fibres
Pourquoi ?
musculaires (amyotrophie, puis renforcement), à une mobilisation dans toute l’amplitude
articulaire. Ce type de sollicitation est spécialement intéressant pour lutter contre les phénomènes
d’adhérences.
Il existe quatre programmes différents :
- Atrophie 1/1 et Renforcement 1/1. Ces programmes produisent des contractions d'une durée
Comment ?
identique pour l'agoniste et l'antagoniste.
- Atrophie 2/1 et Renforcement 2/1. Ces programmes produisent des contractions d'une durée
double pour l'agoniste par rapport à l'antagoniste.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Intensité
Option +TENS
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Les énergies de stimulation doivent être réglées successivement pour chaque groupe musculaire
de façon à obtenir une mobilisation articulaire dans la plage désirée.
Non.
Dans la configuration 2 canaux, le canal 1 et 2 alternent.
Attention à bien placer le module 1 sur l’agoniste et le module 2 sur l’antagoniste. Ce programme
fonctionne uniquement avec 2 modules allumés. Dans la configuration 4 canaux, les canaux
Remarque
1+2 alternent avec les canaux 3+4. Attention à bien placer les modules 1 et 2 sur l’agoniste et les
modules 3 et 4 sur l’antagoniste. Ce programme fonctionne uniquement avec 4 modules allumés.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
84
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
ATROPHIE (FRÉQUENCE MOD.)
Quand ?
Pourquoi ?
Comment ?
Utiliser sur des muscles affaiblis suite à une immobilisation ou à une restriction de l’activité.
Le programme impose un régime de travail adapté à la physiologie des fibres de Type I dont les
qualités sont altérées lors de l’amyotrophie.
L’incrémentation progressive de la fréquence (25-40 Hz) au début de chaque contraction peut
améliorer le confort de la stimulation chez des patients hyper-sensibles.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles
du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important. Augmenter progressivement le niveau d'énergie au cours d'une
séance de traitement.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Atrophie.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
85
RENFORCEMENT (FRÉQUENCE MOD.)
A utiliser soit sur des muscles précédemment atrophiés qui ont retrouvé leur volume grâce
Quand ?
à l’électrostimulation avec les programmes de traitement de l’amyotrophie, soit en première
intention sur des muscles non atrophiés qui ont perdu leur force et leur vitesse de contraction.
Le programme impose un régime de travail adapté à la physiologie des fibres de Type II pour
Pourquoi ?
restaurer la force de contraction en cas d’insuffisance musculaire sans amyotrophie prononcée ou
après récupération du volume musculaire.
Comment ?
L’incrémentation progressive de la fréquence (35-60 Hz) au début de chaque contraction peut
améliorer le confort de la stimulation chez des patients hyper-sensibles.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles
du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important. Augmenter progressivement le niveau d'énergie au cours d'une
séance de traitement.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Renforcement.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
86
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
Programmes pour hémophiles
ATROPHIE / RENFORCEMENT
Quand ?
Pour prévenir l’amyotrophie ou restaurer les qualités musculaires de patients hémophiles souffrant
d’arthropathies.
Pourquoi ?
Les épisodes d’hémarthrose (saignement intra-articulaire) à répétitions peuvent conduire à
de véritables arthropathies qui handicapent les personnes hémophiles d’autant plus qu’elles
s’accompagnent habituellement d’une perte de la stabilité articulaire. Les programmes spécifiques
pour hémophiles visent à améliorer la stabilité articulaire active, en restaurant les qualités propres
à chaque type de fibres musculaires.
Comment ?
La particularité des programmes pour hémophiles est d’induire des contractions musculaires
extrêmement progressives pour éviter tout risque de provoquer des microlésions des fibres
musculaires et/ou du tissu conjonctif de soutien et les saignements secondaires.
Largeur
d’impulsion
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Intensité
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important. Augmenter très progressivement le niveau d'énergie au cours
d'une séance de traitement.
Option +TENS
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Atrophie ou
Renforcement.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
87
A N TA L G I Q U E I I
TENS 80 HZ
Quand ?
Le phénomène du Gate control qui est activé lors d’une stimulation de type TENS est
particulièrement efficace pour soulager les douleurs localisées d’origine autre que musculaire. Il est
particulièrement efficace pour soulager les douleurs neuropathiques, et les états inflammatoires.
Les séances peuvent être répétées à volonté sans aucune restriction en fonction de l’intensité de
la douleur.
Pourquoi ?
Dépourvu d’effets secondaires, le TENS Gate control soulage efficacement les douleurs et améliore
le confort du patient. La période de sédation engendrée par la stimulation permet de briser le
cercle vicieux de l’auto-entretien de la douleur.
Comment ?
Le principe consiste à provoquer une quantité importante d’influx de la sensibilité afin de limiter
l’entrée des influx douloureux au niveau de leur retour dans la corne postérieure de la moelle
épinière. Outre sa fréquence de 80 Hz, la particularité de ce programme est de rechercher la
stimulation d’autres fibres sensitives (pression, vibration) en plus de la stimulation des fibres Aβ
(sensibilité tactile).
Largeur
d’impulsion
La largeur d’impulsion du programme est de 180 μs.
Électrodes
En règle générale les électrodes sont placées de façon à recouvrir ou encadrer la région douloureuse.
Intensité
L’intensité doit être augmentée progressivement jusqu’à ce que le patient perçoive une sensation
de fourmillements bien prononcés mais non douloureux.
Option +TENS
Non.
DOULEUR DU GENOU
Quand ?
Pour soulager les douleurs articulaires du genou quelle qu’en soit la cause (gonarthrose,
polyarthrite rhumatoïde, chondormalacie, etc.).
Pourquoi ?
Pour le soulagement de la douleur.
Comment ?
Le principe est celui du Gate control. Il consiste à provoquer une quantité importante d’influx de
la sensibilité afin de limiter l’entrée des influx douloureux au niveau de leur retour dans la corne
postérieure de la moelle épinière.
Largeur
d’impulsion
Électrodes
Avec ce programme la largeur d’impulsion varie constamment. Cela permet d’éviter le phénomène
d’accoutumance au moyen d’un régime de stimulation perçu comme plus agréable par certains
patients.
En fonction de la douleur, quatre électrodes de grande taille placées tout autour de la rotule
permettent d’avoir un effet antalgique significatif pour les douleurs globales du genou.
Intensité
L’intensité doit être augmentée progressivement jusqu’à ce que le patient perçoive une sensation
de fourmillements bien prononcés mais non douloureux.
Option +TENS
Non.
88
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
DOULEUR DU TRAPÈZE
Comme toutes les douleurs musculaires, celles du trapèze sont mieux soulagées par une
Quand ?
stimulation de type endorphinique. Cependant, en cas de douleurs aigües sur un terrain
inflammatoire, une stimulation de type TENS peut être privilégiée pour les premières séances.
Pourquoi ?
Pour le soulagement de la douleur.
Le principe est celui du Gate control. Il consiste à provoquer une quantité importante d’influx de
Comment ?
la sensibilité afin de limiter l’entrée des influx douloureux au niveau de leur retour dans la corne
postérieure de la moelle épinière.
Largeur
d’impulsion
Électrodes
Intensité
Option +TENS
Avec ce programme la largeur d’impulsion varie constamment. Cela permet d’éviter le phénomène
d’accoutumance au moyen d’un régime de stimulation perçu comme plus agréable par certains
patients.
Les électrodes devraient être placées dans la zone douloureuse, de préférence sur les points
sensibles.
L’intensité doit être augmentée progressivement jusqu’à ce que le patient perçoive une sensation
de fourmillements bien prononcés mais non douloureux.
Non.
DOULEUR DE L’ÉPAULE
Quand ?
Pourquoi ?
Pour soulager les douleurs d’épaule consécutives à un conflit mécanique, une pathologie
inflammatoire, une chirurgie de l’épaule ou une tendinopathie en phase inflammatoire.
Pour le soulagement de la douleur.
Le principe est celui du Gate control. Il consiste à provoquer une quantité importante d’influx de
Comment ?
la sensibilité afin de limiter l’entrée des influx douloureux au niveau de leur retour dans la corne
postérieure de la moelle épinière.
Largeur
d’impulsion
Avec ce programme la largeur d’impulsion varie constamment. Cela permet d’éviter le phénomène
d’accoutumance au moyen d’un régime de stimulation perçu comme plus agréable par certains
patients.
Les électrodes doivent être positionnées en fonction de la localisation de la douleur. Quatre
Électrodes
électrodes de grande taille entourant l’articulation permettent d’obtenir un effet antalgique
significatif pour les douleurs globales de l’épaule.
Intensité
Option +TENS
L’intensité doit être augmentée progressivement jusqu’à ce que le patient perçoive une sensation
de fourmillements bien prononcés mais non douloureux.
Non.
89
DOULEUR LIÉE À UNE FRACTURE
En complément d’autres traitements antalgiques, les premiers jours après une simple
When?
immobilisation ou chirurgie par ostéosynthèse d’une fracture. De façon plus prolongée pour les
fractures de côtes dont l’immobilisation stricte est impossible ce qui génère des douleurs pénibles
pendant plusieurs semaines.
Why?
Pour le soulagement de la douleur.
Le principe est celui du Gate control. Il consiste à provoquer une quantité importante d’influx de
How?
la sensibilité afin de limiter l’entrée des influx douloureux au niveau de leur retour dans la corne
postérieure de la moelle épinière.
Pulse width
La largeur d’impulsion du programme est de 170 μs.
Selon le moyen de contention et/ou la taille du pansement utilisé, l’accès à la zone douloureuse
Electrodes
peut être délicat. Il faut essayer d’encadrer autant que possible la région douloureuse. Une autre
stratégie possible consiste à stimuler directement les gros troncs nerveux en amont de la douleur.
L’intensité doit être augmentée progressivement jusqu’à ce que le patient perçoive une sensation
Intensity
de fourmillements bien prononcés mais non douloureux. En cas de stimulation des troncs nerveux,
la stimulation doit provoquer une irradiation du fourmillement jusque dans le territoire douloureux.
+TENS Option
Non.
90
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
CERVICALGIE
La cervicalgie résulte le plus souvent de contractures chroniques du muscle angulaire de
Quand ?
l'omoplate et / ou du trapèze supérieur et est due par exemple à des positions de travail non
ergonomiques.
Pourquoi ?
Pour le soulagement de la douleur et le relâchement des contractures musculaires.
La stimulation de type endorphinique permet de soulager la douleur en augmentant la production
Comment ?
de substances opiacées endogènes . L’effet vasculaire associé est responsable d’un drainage
efficace des métabolites acides et permet d’éliminer l’acidose musculaire.
La stimulation de type endorphinique vise en première intention les fibres nerveuses sensitive Aδ
Largeur
d’impulsion
qui sont stimulées de façon optimale avec une largeur d’impulsion de 200µs. L’effet vasculaire
est toutefois secondaire à la co-activation des unités motrices dont la chronaxie est légèrement
supérieure et qui est mesurée en début de séance au moyen de la fonction mi-SCAN active par
défaut.
Électrodes
Électrodes positionnées conformément à l'indication spécifique.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles. La fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal
d’énergie pour obtenir une réponse musculaire adaptée.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Cervicalgie.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN et
mi-RANGE – ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
91
DORSALGIE
La dorsalgie résulte le plus souvent de contractures chroniques des muscles dorsaux
Quand ?
paravertébraux (érecteurs de la colonne vertébrale) et est due par exemple à l’arthrose vertébrale
ou à des positions où les muscles de la colonne restent longtemps sous tension.
Pourquoi ?
Pour le soulagement de la douleur et le relâchement des contractures musculaires.
La stimulation de type endorphinique permet de soulager la douleur en augmentant la production
Comment ?
de substances opiacées endogènes. L’effet vasculaire associé est responsable d’un drainage
efficace des métabolites acides et permet d’éliminer l’acidose musculaire.
La stimulation de type endorphinique vise en première intention les fibres nerveuses sensitive Aδ
Largeur
d’impulsion
qui sont stimulées de façon optimale avec une largeur d’impulsion de 200µs. L’effet vasculaire
est toutefois secondaire à la co-activation des unités motrices dont la chronaxie est légèrement
supérieure et qui est mesurée en début de séance au moyen de la fonction mi-SCAN active
par défaut.
Électrodes
Électrodes positionnées conformément à l'indication spécifique.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles, ce qui peut, dans certains cas, nécessiter l’utilisation d’énergies de stimulation élevées. La
fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal d’énergie pour
obtenir une réponse musculaire adaptée.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Dorsalgie.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN
mi-RANGE – ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
92
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
LOMBALGIE
La lombalgie résulte le plus souvent de contractures chroniques des muscles lombaires
Quand ?
paravertébraux. Elle peut avoir pour origine un conflit mécanique, de l’arthrose vertébrale, un
pincement discal, etc.
Pourquoi ?
Pour le soulagement de la douleur et le relâchement des contractures musculaires.
La stimulation de type endorphinique permet de soulager la douleur en augmentant la
production de substances opiacées endogènes. L’effet vasculaire associé est responsable d’un
Comment ?
drainage efficace des métabolites acides et permet d’éliminer l’acidose musculaire. Le TENS Gate
control appliqué au moyen du troisième canal permet d’améliorer le confort de la stimulation
endorphinique.
La stimulation de type endorphinique vise en première intention les fibres nerveuses sensitive Aδ
qui sont stimulées de façon optimale avec une largeur d’impulsion de 200µs. L’effet vasculaire
Largeur
est toutefois secondaire à la co-activation des unités motrices dont la chronaxie est légèrement
d’impulsion
supérieure et qui est mesurée en début de séance au moyen de la fonction mi-SCAN active par
défaut. Les canaux 3 et 4 dispensent une stimulation de type Gate control et utilisent une largeur
d’impulsion adaptée à la chronaxie des fibres Aβ.
Électrodes positionnées conformément à l'indication spécifique. L’association de 2 courants de
Électrodes
stimulation différents (Endorphinique et TENS Gate control) exige d’être vigilant pour l’ordre de
mise en marche des modules.
L’intensité doit d’abord être réglée sur les canaux 3 et 4 qui délivrent le programme TENS selon
les règles habituelles du TENS (fourmillements). Elle sera ensuite montée progressivement sur
Intensité
les canaux 1 et 2 jusqu’à obtenir des secousses musculaires visibles ou palpables. La fonction miRANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal d’énergie pour obtenir une
réponse musculaire adaptée.
Oui, forcé.
- 2 canaux avec le travail musculaire imposé par le programme Lombalgie.
- 2 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN
mi-RANGE – ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
93
LOMBOSCIATALGIE
Les patients souffrant d'une lombosciatalgie présentent une douleur lombaire qui provient le plus
souvent de contractures chroniques des muscles paravertébraux lombaires. En outre, l’irritation
Quand ?
d’une racine nerveuse du nerf sciatique provoque une irradiation plus ou moins étendue de la
douleur le long de son trajet et parfois de l’une de ses branches secondaires (péronier commun ou
tibial).
Pourquoi ?
Pour le soulagement de la douleur et le relâchement des contractures musculaires au niveau de la
région lombaire ainsi que pour apaiser les douleurs sciatiques d’origine neurogène.
La libération d’endorphines et l’élimination des toxines acides permettent de traiter efficacement
Comment ?
les douleurs lombaires. L’effet Gate control du TENS agit plus spécifiquement au niveau de la
névralgie du nerf sciatique.
La stimulation de type endorphinique vise en première intention les fibres nerveuses sensitive Aδ
qui sont stimulées de façon optimale avec une largeur d’impulsion de 200µs. L’effet vasculaire
Largeur
est toutefois secondaire à la co-activation des unités motrices dont la chronaxie est légèrement
d’impulsion
supérieure et qui est mesurée en début de séance au moyen de la fonction mi-SCAN active par
défaut. Les canaux 2, 3 et 4 dispensent une stimulation de type Gate control et utilisent une largeur
d’impulsion adaptée à la chronaxie des fibres Aβ.
Électrodes positionnées conformément à l'indication spécifique. L’association de 2 courants de
Électrodes
stimulation différents (Endorphinique et TENS Gate control) exige d’être vigilant pour l’ordre de
mise en marche des modules.
L’intensité doit d’abord être réglée sur les canaux 2, 3 et 4 qui délivrent le programme TENS selon
les règles habituelles du TENS (fourmillements). Elle sera ensuite montée progressivement sur
Intensité
le premier canal jusqu’à obtenir des secousses musculaires visibles ou palpables. La fonction miRANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal d’énergie pour obtenir une
réponse musculaire adaptée.
Oui, forcé.
- 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Lombosciatalgie.
- 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN et
mi-RANGE – ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
94
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
LUMBAGO
Ce programme est indiqué pour soulager les douleurs consécutives à des contractures aiguës des
Quand ?
muscles de la région lombaire. Il permettra aussi de diminuer la tension des muscles contracturés
pour faciliter des techniques manuelles de manipulations.
Pourquoi ?
Comment ?
Pour obtenir une réduction de la tension musculaire et un effet relaxant.
Les secousses musculaires très individualisées produites par une très basse fréquence (1 Hz) ont un
effet décontracturant.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles de la région lombaire. L’utilisation de la fonction mi-
d’impulsion
SCAN (activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles
du patient.
Une électrode de petite taille reliée de préférence au pôle positif du module (pod muni du bouton
Électrodes
lumineux) est placée sur le point le plus douloureux de la musculature para-vertébrale, qui peut
être détecté à la palpation. L'autre électrode sera placée sur les mêmes muscles à 2 ou 3 travers de
doigts de la précédente.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles, ce qui peut, dans certains cas, nécessiter l’utilisation d’énergies de stimulation élevées. La
fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal d’énergie pour
obtenir une réponse musculaire adaptée.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Lumbago.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN et
mi-RANGE – ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
95
EPICONDYLITE
L’épicondylite se traduit par des douleurs aigües siégeant au niveau de l’insertion sur l’épicondyle
des muscles extenseurs du poignet et des doigts. Le programme épicondylite est à utiliser pendant
Quand ?
la phase aigüe et inflammatoire de l’affection. Il peut aussi être utilisé pour les douleurs localisées
au niveau de l’épitrochlée et qui résultent d’un surmenage fonctionnel des muscles fléchisseurs
(épitrochléite ou épicondylite médiale).
Pourquoi ?
Pour soulager les douleurs pendant la phase aigüe et inflammatoire de l’affection.
Le principe est celui du Gate control. Il consiste à provoquer une quantité importante d’influx de
Comment ?
la sensibilité tactile afin de limiter l’entrée des influx douloureux au niveau de leur retour dans la
corne postérieure de la moelle épinière. La fréquence de ce programme est modulée (50-150 Hz)
pour éviter le phénomène de l’accoutumance.
Largeur
Ce programme utilise des impulsions de très courtes durées (50 µs) adaptées à l’excitabilité élevée
d’impulsion
des fibres sensitives Aβ.
Électrodes
Compte tenu de la faible étendue de la zone douloureuse, 2 petites électrodes sont habituellement
suffisantes pour recouvrir toute la surface désirée.
L’intensité doit être augmentée progressivement jusqu’à ce que le patient perçoive une sensation
Intensité
de fourmillements bien prononcés mais non douloureux. La fonction mi-TENS permet de prévenir
toute contraction musculaire. Si le capteur détecte une réponse musculaire, le stimulateur baisse
automatiquement l’énergie de stimulation afin de supprimer toute réponse musculaire.
Option +TENS
Non.
96
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
TORTICOLIS
Ce programme est indiqué pour soulager les douleurs consécutives à des contractures aiguës des
Quand ?
muscles de la région cervicale. Il permettra aussi de diminuer la tension des muscles contracturés
pour faciliter des techniques manuelles de manipulations.
Pourquoi ?
Comment ?
Pour obtenir une réduction de la tension musculaire et un effet relaxant.
Les secousses musculaires très individualisées produites par une très basse fréquence (1 Hz) ont un
effet décontracturant.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles de la région de la région cervicale. L’utilisation de la
d’impulsion
fonction mi-SCAN (activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées
aux muscles du patient.
Une électrode de petite taille reliée de préférence au pôle positif du module (pod muni du bouton
Électrodes
lumineux) est placée sur le point le plus douloureux qui peut être détecté à la palpation. Une
seconde électrode est placées sur les muscles cervicaux para vertébraux.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles ce qui peut, dans certains cas, nécessiter l’utilisation d’énergies de stimulation élevées. La
fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal d’énergie pour
obtenir une réponse musculaire adaptée.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Torticolis.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN et
mi-RANGE – ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
97
ARTHRALGIE
Divers facteurs, tels que la surcharge pondérale, l’âge, les chocs, les mauvaises positions, etc. sont
Quand ?
néfastes pour les articulations. Sous l’action de ces facteurs défavorables, les articulations peuvent
se détériorer, s’enflammer et devenir douloureuses.
Pourquoi ?
Pour soulager les douleurs articulaires aigües et chroniques.
Le principe consiste à provoquer une quantité importante d’influx de la sensibilité tactile afin
Comment ?
de limiter l’entrée des influx douloureux au niveau de leur retour dans la corne postérieure
de la moelle épinière. La fréquence de ce programme est modulée (50-150 Hz) pour éviter le
phénomène de l’accoutumance.
Largeur
Ce programme utilise des impulsions de très courtes durées (50 µs) adaptées à l’excitabilité élevée
d’impulsion
des fibres sensitives Aβ.
Électrodes
En règle générale les électrodes sont placées de façon à recouvrir ou encadrer la zone douloureuse.
L’intensité doit être augmentée progressivement jusqu’à ce que le patient perçoive une sensation
Intensité
de fourmillements bien prononcés mais non douloureux. La fonction mi-TENS permet de prévenir
toute contraction musculaire. Si le capteur détecte une réponse musculaire, le stimulateur baisse
automatiquement l’énergie de stimulation afin de supprimer toute réponse musculaire.
Option +TENS
Non.
98
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
Réhabilitation neurologique
PIED HÉMIPLÉGIQUE
Un des problèmes rencontré chez l’hémiplégique est la difficulté plus ou moins marquée à relever
volontairement la pointe du pied. De ce fait, il se produit un steppage pendant la phase oscillante
de la marche.
Quand ?
Ce programme n'est pas recommandé si :
a) la stimulation des muscles releveurs du pied produit par voie réflexe un spasme des muscles du
membre inférieur,
b) la spasticité du triceps sural est importante. Dans ce cas utiliser en préparation un programme
qui inhibe la tonicité.
Pourquoi ?
Comment ?
Pour prévenir la chute du pied pendant la phase oscillante de la marche.
En déclenchant manuellement une contraction tétanique électro-induite des muscles releveurs du
pied synchronisée avec la phase de la marche pendant laquelle le pied est décollé du sol.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles releveurs du pied (jambier antérieur). L’utilisation de
d’impulsion
la fonction mi-SCAN (activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées
aux muscles du patient.
Électrodes
Intensité
Option +TENS
Électrodes positionnées sur les muscles releveurs du pied conformément à l'indication spécifique.
Dans ce cas, il convient d'utiliser une intensité suffisante pour obtenir une contraction capable de
provoquer la flexion dorsale de la cheville pendant la phase oscillante de la marche.
Non.
99
SPASTICITÉ
Dans différents types de lésions des voies nerveuses centrales se développe une hypertonie
spastique. N’étant plus sous contrôle des centres supérieurs, le réflexe myotatique devient
Quand ?
hyperactif et une hypertonie se développe de façon prédominante sur les muscles antigravitaires.
Avec le temps, la spasticité peut aboutir à des rétractions musculaires et une réduction de la plage
de mouvements.
Pourquoi ?
Pour réduire la spasticité par inhibition des motoneurones du muscle spastique via le réflexe
d'inhibition réciproque.
En stimulant le muscle antagoniste au muscle spastique par réflexe d’inhibition réciproque. Ce
Comment ?
programme présente une pente de mise sous tension très progressive ainsi que l’absence de
basses fréquences de façon à éviter l’activation du réflexe myotatique du muscle spastique.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles
du patient.
Électrodes
Placer les électrodes sur le muscle antagoniste au muscle spastique conformément aux
instructions.
Utiliser l’énergie nécessaire pour obtenir une contraction capable de provoquer le mouvement
Intensité
dans la totalité de son amplitude. Il faut toutefois veiller à ce que la stimulation ne diffuse pas
jusqu’au muscle spastique.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Spasticité.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
100
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
ÉPAULE DE L’HÉMIPLÉGIQUE
Le déficit des muscles suspenseurs de la tête humérale combiné à l’hypertonie spastique du grand
Quand ?
pectoral sont souvent responsables chez le patient hémiplégique d’une subluxation inférieure
de l’épaule toujours douloureuse et qui évolue souvent vers un syndrome douloureux régional
complexe.
Pourquoi ?
Pour réduire les douleurs de l’épaule et traiter ou prévenir les subluxations de l’épaule.
En stimulant le deltoïde et le sus-épineux on permet une diminution de la spasticité du grand
Comment ?
pectoral par reflex d’inhibition réciproque. Ce programme présente une pente de mise sous
tension très progressive ainsi que l’absence de basses fréquences de façon à éviter le réflexe
myotatique d’étirement du muscle spastique.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées conformément à l'indication spécifique.
Utiliser l’énergie nécessaire pour obtenir de puissantes contractions du deltoïde et du sus-épineux
Intensité
produisant l’élévation du moignon de l’épaule sans toutefois qu’il y ait de diffusion de l’activité
électro-induite sur les muscles abaisseurs et adducteurs de l’épaule.
Oui, forcé.
- 2 canaux avec le travail musculaire imposé par le programme Épaule de l’hémiplégique.
- 2 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
101
RÉÉDUCATION NEURO (DEBUT LENT)
L’électrostimulation est un excellent complément de la kinésithérapie traditionnelle pour de
Quand ?
nombreuses pathologies neurologiques centrales telle que l’hémiplégie. Le traitement doit être
utilisé en association avec des mobilisations passives, mais aussi et de préférence combiné à des
mouvements actifs lorsque la récupération du patient le permet.
Pourquoi ?
Comment ?
Pour aider la commande motrice et faciliter le réapprentissage moteur.
Ce programme présente une pente de mise sous tension très progressive suivie d'une longue
phase de repos. La mobilisation doit être synchronisée à la contraction évoquée par la stimulation.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important. Augmenter progressivement le niveau d'énergie au cours d'une
séance de traitement.
Oui.
- Au minimum 1 canal avec le travail musculaire imposé par le programme Rééducation neuro.
- Au maximum 3 canaux avec le programme TENS.
• Électrodes positionnées sur la région douloureuse.
• Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.
Option +TENS
Lorsque la combinaison +TENS a été activée, la mention “TENS” apparaît sur l’écran en regard du
canal ou des canaux où ce traitement est actif. De plus les fonctions mi – mis à part mi-SCAN –
ne sont plus accessibles.
Attention à bien respecter l’ordre correct de mise en marche des modules, l’ordre d’allumage
correspondant à la numérotation des canaux.
102
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
E sthétique
TONIFICATION
A utiliser initialement pour tonifier et préparer les muscles avant un travail de raffermissement plus
Indication
intensif. La sollicitation musculaire engendrée est de faible intensité ce qui la rend particulièrement
adaptée pour les personnes peu actives qui découvrent la technique.
Effets
Tonifier les muscles.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
RAFFERMISSEMENT
A utiliser comme traitement principal pour le raffermissement musculaire. Les programmes de
Indication
raffermissement représentent un exercice d'intensité moyenne et ont pour but d'augmenter la
tension des fibres musculaires.
Effets
Retrouver la fermeté musculaire et restaurer la fonction de soutien des muscles.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
103
GALBE
Indication
A utiliser une fois la phase de raffermissement terminée.
Effets
Définir et sculpter le corps lorsque les muscles sont déjà fermes.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles
du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
CUTANÉO-ÉLASTIQUE
Indication
A utiliser en complément des programmes de raffermissement et de galbe.
Effets
Améliorer la circulation et l'élasticité de la peau.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles. La fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal
d’énergie pour obtenir une réponse musculaire adaptée.
Option +TENS
Non.
104
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
CALORILYSE
Indication
A utiliser en complément d’un régime hypocalorique pour accentuer le déficit calorique.
Effets
Augmenter la dépense des calories.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
ADIPOSTRESS
Indication
Effets
A utiliser comme adjuvant à d’autres traitements pour accentuer l’agression sur la cellulite.
Créer un stress électrique et une vasodilatation au niveau des amas de cellules graisseuses ou de
cellulite.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles
du patient.
Électrodes
Intensité
Option +TENS
Électrodes positionnées de façon à recouvrir les zones infiltrées par la cellulite.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
traitement.
Non.
105
P R É PA R AT I O N P H Y S I Q U E I I
POTENTIATION
Indication
Effets
Pour une préparation musculaire optimale immédiatement avant une compétition. Réaliser la
session au cours des 10 minutes précédant le départ.
Augmenter la vitesse de contraction et le gain de puissance. Permet de réduire la commande
nerveuse pour atteindre ou maintenir un niveau d’effort déterminée.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
ENDURANCE
Indication
Effets
Pour les athlètes qui souhaitent améliorer leurs performances dans les épreuves/disciplines
sportives de longue durée.
Améliorer la capacité oxydative des muscles stimulés et ainsi contribuer à développer la
performance aérobie de l’athlète.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
106
WIRELESS PROFESSIONAL
FR
FORCE EXPLOSIVE
Indication
Effets
Pour les athlètes qui pratiquent une discipline dans laquelle la force explosive est un facteur de
performance important. Pour augmenter la capacité de force maximale instantanée.
Augmenter la vitesse à laquelle le niveau de force maximal est atteint et améliorer l'efficacité des
actions explosives telles que les sauts, les sprints, etc.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
PLIOMÉTRIE
Indication
Effets
Pour développer l’explosivité musculaire en imposant une sollicitation proche de celle induite par
des exercices volontaires de pliométrie tout en réduisant les contraintes articulaires et tendineuses.
Augmenter la vitesse de contraction et la faculté à réaliser des actions de puissance maximale
(détente, shoot, etc.).
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles
du patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
107
HYPERTROPHIE
Indication
Effets
Pour les enthousiastes du body-building et les athlètes qui souhaitent augmenter leur masse
musculaire. Possibilité de combiner ce programme à l’entraînement volontaire.
Augmenter le volume des muscles stimulés et améliorer la résistance musculaire.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
MUSCULATION
Indication
Effets
Pour ceux et celles qui désirent améliorer l’ensemble des qualités musculaires de manière
équilibrée avec en particulier un effet discret sur la pris de volume musculaire.
Améliorer la trophicité musculaire, augmenter de manière équilibrée la tonicité et le volume des
muscles.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
108
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RENFORCEMENT LOMBAIRE
Les muscles du bas du dos jouent un rôle important dans la protection de la région lombaire.
Indication
Certaines activités sportives, telles que l'aviron, requièrent un travail spécifique des muscles
lombaires.
Améliorer la stabilité active et les qualités de contraction de la région lombaire. Ce programme
Effets
permet de faire travailler ces muscles d'une manière isolée et intense afin de maintenir et
d'augmenter la force des muscles lombaires.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles de la région lombaires. L’utilisation de la fonction
d’impulsion
mi-SCAN (activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux
muscles du patient.
Électrodes
Placer les électrodes sur les muscles paravertébraux de la région lombaire.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
GAINAGE
Les muscles abdominaux et les muscles de la région lombaire ont une grande importance dans
Indication
toutes les activités sportives. Un bon contrôle neuromusculaire et la stabilisation du tronc sont
essentiels pour obtenir le placement optimal de la colonne lombaire et garantir une transmission
efficace des forces dans tout mouvement complexe.
Effets
Accroitre le contrôle postural des muscles du tronc. Peut être associé ou en complément à des
exercices actifs dynamiques.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles
du patient.
Électrodes
Placer les électrodes sur les muscles paravertébraux de la région lombaire et sur les muscles
abdominaux.
Énergie maximale tolérable de stimulation, qui est l'un des facteurs clés de l'efficacité du
Intensité
traitement. Plus l'énergie de stimulation est élevée, plus le nombre de fibres musculaires (unités
motrices) sollicitées est important.
Option +TENS
Non.
109
RÉCUPÉRATION PLUS
Indication
Pour favoriser la récupération musculaire après un effort épuisant ayant provoqué des crampes ou
susceptible d’en induire après l’arrêt de l’activité.
Augmenter le débit sanguin pour drainer les toxines accumulées dans les muscles. Soulager et/ou
Effets
prévenir des douleurs de courbatures. Favoriser la relaxation musculaire. Accélérer la restauration
des qualités musculaires après un entraînement ou une compétition.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
La précision du positionnement des électrodes est moins déterminante que pour les programmes
Électrodes
visant à développer des qualités musculaires. Des placements alternatifs permettant de réduire le
nombre d’électrodes peuvent être adoptés, ce qui permet de stimuler davantage de muscles au
cours d’une même séance.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles. La fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal
d’énergie pour obtenir une réponse musculaire adaptée.
Option +TENS
Non.
MASSAGE TONIQUE
Programme de massage particulier qui inclut quelques contractions musculaires de courtes
Indication
durées. Il s’agit d’un programme pouvant venir compléter un échauffement traditionnel voir le
remplacer lorsque ce dernier est difficile à mettre en place.
Effets
Activation de la circulation sanguine, et réveil des propriétés contractiles des muscles.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
Électrodes
Électrodes positionnées selon le muscle à stimuler conformément aux instructions.
Augmenter progressivement l'énergie de stimulation jusqu'à ce que des secousses musculaires
Intensité
distinctes et visibles soient obtenues. Lors des phases de contractions tétaniques s'assurer que
l'énergie de stimulation est suffisante pour imposer des contractions musculaires significatives.
Option +TENS
Non.
110
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MASSAGE RELAXANT
Indication
Effets
Pour éliminer les sensations inconfortables ou douloureuses consécutives à l’augmentation
exagérée de la tonicité musculaire.
Permettre une baisse de la tension musculaire. Drainer les toxines responsables de l’augmentation
du tonus musculaire. Le programme produit un effet de bien-être et de relaxation.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles du
patient.
La précision du positionnement des électrodes est moins déterminante que pour les programmes
Électrodes
visant à développer des qualités musculaires. Des placements alternatifs permettant de réduire le
nombre d’électrodes peuvent être adoptés, ce qui permet de stimuler davantage de muscles au
cours d’une même séance.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles. La fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal
d’énergie pour obtenir une réponse musculaire adaptée.
Option +TENS
Non.
MASSAGE ANTI-STRESS
Ce programme peut être utilisé pour la relaxation et le bien-être après une activité ou une
Indication
situation stressante. Permet une décontraction très efficace du muscle due aux secousses
musculaires confortables qui favorisent la circulation et aident les muscles à se détendre.
Effets
Augmenter la vascularisation des tissus, diminuer le tonus musculaire.
Pour offrir un optimum de confort au patient, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent
Largeur
aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler. L’utilisation de la fonction mi-SCAN
d’impulsion
(activée par défaut) permet de déterminer les largeurs d’impulsions adaptées aux muscles
du patient.
La précision du positionnement des électrodes est moins déterminante que pour les programmes
Électrodes
visant à développer des qualités musculaires. Des placements alternatifs permettant de réduire le
nombre d’électrodes peuvent être adoptés, ce qui permet de stimuler davantage de muscles au
cours d’une même séance.
Un facteur essentiel de l’efficacité thérapeutique consiste à provoquer des secousses musculaires
Intensité
visibles. La fonction mi-RANGE (activée par défaut) permet de déterminer le niveau minimal
d’énergie pour obtenir une réponse musculaire adaptée.
Option +TENS
Non.
111
7 . 4 I ndications spéci f iques
Rééducation d’une amyotrophie
(Protocole standard)
113
Renforcement des muscles
lombaires dans la prévention et
le traitement des lombalgies
116
Rééducation musculaire
des lombalgiques
119
Traitement des syndromes
rotuliens
1. Subluxation externe
2. Post-traumatique
122
Ligamentoplastie du LCA
128
Rééducation des muscles fessiers
après prothèse totale de hanche
131
Rééducation de l’épaule
1. Tendinopathies de la coiffe
des rotateurs
2. Épaule instable
3. Capsulite rétractile
133
Rééducation cardiaque
142
Recherche d’un point moteur
144
Algoneurodystrophie
sympathique reflexe
(ou Syndrome douloureux
régional complexe)
147
Traitement endorphinique des
rachialgies et des radiculalgies
1. Traitement endorphinique des
cervicalgies
2. Traitement endorphinique des
dorsalgies
3. Traitement endorphinique des
lombalgies
4. Traitement des
lombo-sciatalgies
152
Hémiplégie - Spasticité
1. Dorsiflexion du pied de
l’hémiplégique
2. Spasticité
3. Main de l’hémiplégique
4. Épaule de l’hémiplégique
164
Traitement des insuffisances
veineuses
1. Insuffisances veineuses sans
œdème
2. Insuffisances veineuses avec
œdème
176
Traitement des insuffisances
artérielles des membres
inférieurs
1. Insuffisances artérielles au
stade II
2. Insuffisances artérielles au
stade III
112
181
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Rééducati on d’un e a myot r oph i e ( P r otocole s t a nd a r d )
Exemple : amyotrophie du quadriceps
Les traumatismes de l’appareil locomoteur peuvent avoir des conséquences extrêmement
diverses (fracture, entorse, luxation, etc.) et entraînent des répercussions fonctionnelles variées.
Malgré les immenses progrès de la médecine orthopédique, les différents traitements
habituellement mis en place s’accompagnent toujours d’une période d’immobilisation, plus
ou moins stricte et de durée variable, de la région concernée. Il en résulte toujours une
diminution importante, voire une cessation complète, de l’activité habituelle des muscles de la
région traumatisée. La rapide amyotrophie qui survient (diminution du volume et des qualités
contractiles du tissu musculaire) peut parfois compromettre l’avenir fonctionnel du sujet.
Les mécanismes physiologiques de l’altération des différentes fibres musculaires dans de telles
circonstances sont aujourd’hui parfaitement connus et, de ce fait, des traitements extrêmement
spécifiques peuvent être proposés, qui seuls permettront d’obtenir des bénéfices optimaux.
Ce protocole standard est recommandé pour la majorité des amyotrophies fonctionnelles.
Cependant, ce protocole pourra être adapté selon la pathologie, les objectifs de traitements et
la vitesse de récupération du patient.
MÉTHODE
1 - Protocole :
• Amyotrophie niveau 1 : Semaines 1 - 2
Lors des deux premières semaines de traitement les 3 objectifs suivants doivent être
recherchés puis atteints :
- Levée de la sidération musculaire.
- Familiariser le patient à la technique de l’ESNM afin que celui-ci travaille avec des énergies de
stimulation significatives.
- Obtenir les premiers signes de reprise de trophicité (léger gain de volume, amélioration
de la tonicité).
• Amyotrophie niveau 2 : Semaines 3 - 6
L’objectif est la restauration d’un volume musculaire proche de la normale.
• Renforcement niveau 1 : Semaines 7 - 8
L’objectif est de développer la force maximale capable d’être exprimée par le muscle ou le
groupe musculaire.
113
2 - Fréquence du traitement :
Une à deux séances tous les jours (dans le cas de deux séances quotidiennes, il faut laisser un
temps de repos suffisant entre les deux séances).
Minimum : 3 séances par semaine.
3 - Position des électrodes :
Lors de la neurostimulation à visée excitomotrice, la règle consiste à positionner une électrode
de petite taille sur le point moteur du muscle et l’autre électrode à une extrémité du
même muscle.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur le point moteur.
La localisation précise du ou des points moteurs est facile à réaliser en suivant les instructions
de l’indication « Recherche d’un point moteur ». Cette démarche garantit le placement des
électrodes offrant le plus de confort au patient et la meilleure efficacité du travail.
4 - Position du patient :
La stimulation d’un muscle lorsqu’il est en course interne maximale est inconfortable
et rapidement douloureuse en raison de la sensation de crampe dont cette position est
responsable. Par conséquent, cette position sera évitée, en plaçant le patient dans une position
qui permet au muscle stimulé d’être en course moyenne. Il faut veiller à fixer solidement
l’extrémité du membre stimulé afin que la contraction électro-induite ne puisse pas provoquer
de mouvement. La stimulation sera donc réalisée au moyen de contractions isométriques.
114
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5 - Énergies de stimulation :
En ESNM, l’énergie de la stimulation est directement responsable du recrutement spatial : plus
les énergies de stimulation sont élevées, plus le pourcentage d’unités motrices impliquées est
important et plus les progrès seront significatifs.
La règle consiste donc à toujours chercher à augmenter les énergies jusqu’au maximum
supportable par le patient. Le thérapeute joue un rôle fondamental en encourageant et en
rassurant le patient qui pourra ainsi tolérer des énergies produisant de puissantes contractions.
La progression dans le niveau des énergies atteintes doit se faire tout au long de la séance et
aussi de séance en séance, car les patients s’habituent rapidement à la technique.
Lorsque le patient rencontre des difficultés pour atteindre des énergies de stimulations
satisfaisantes, il peut être intéressant de lui demander d’associer des co-contractions
volontaires, ce qui a pour résultats d’améliorer le médiocre recrutement spatial et aussi
de rendre la stimulation plus confortable. Il devient alors possible dans un second temps
d’augmenter progressivement le niveau des énergies.
A cet effet, la fonction mi-ACTION est un outil intéressant, puisqu’elle exige que le patient
contracte volontairement son muscle pour initier et/ou accompagner selon la consigne donnée,
la contraction électro-induite.
115
Ré éducati on des mu s cle s f i b u la i r e s (pé r on i e r s l a t é r a u x )
après entorse de la ch e v i lle
Les muscles fibulaires (péroniers latéraux) ont pour fonction de maintenir stable l’articulation
tibioastragalienne et d’empêcher la rotation de la cheville vers l’intérieur. Après une entorse, du
fait de l’impotence fonctionnelle, des phénomènes d’inhibition réflexe et de l’immobilisation,
ces muscles subissent une amyotrophie partielle, une perte des réflexes proprioceptifs et une
considérable diminution de force. La rééducation après un tel accident devra donc porter
essentiellement sur les muscles fibulaires (péroniers latéraux), afin de prévenir les récidives.
Pour remplir leur fonction au mieux, les muscles fibulaires (péroniers latéraux) doivent s’opposer
efficacement à des contraintes brèves et intenses. Ils doivent donc être capables de répondre
par une puissante contraction de courte durée au moment précis ou la contrainte qui s’applique
au niveau du pied risque de faire basculer la cheville en dedans. Nous voyons donc se dégager
deux nets aspects à la rééducation de ces muscles :
1 - Le réflexe proprioceptif :
Permet aux fibulaires de se contracter au bon moment. Cet aspect de la rééducation consiste à
effectuer convenablement et suffisamment de fois (en nombre de séances) des exercices sur les
classiques “planches à déséquilibre” telles les plateaux de Freeman.
2 - Le renforcement musculaire :
Permet aux fibulaires de se contracter avec suffisamment de force pour vaincre la contrainte
que subit l’articulation de la cheville. Cet aspect de la rééducation consiste à produire
des contractions des muscles fibulaires au moyen de l’électrostimulation en utilisant les
programmes destinés à développer la force explosive. Seule cette méthode est réellement
capable de développer efficacement la force de ces muscles étant donné l’impossibilité de
réaliser valablement un travail actif avec ce niveau de charge !
116
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MÉTHODE
1 - Protocole :
Prise en charge précoce :
• Renforcement niveau 1 : semaines 1 - 2
• Renforcement niveau 2 : semaines 3 - 4
Prise en charge tardive :
• Amyotrophie niveau 2 : semaines 1 - 2
• Renforcement niveau 1 : semaines 3 - 4
• Renforcement niveau 2 : semaines 5 - 6
En cas de manifestations douloureuses associées, une stimulation de type TENS peut être
associée sur les autres canaux.
Il convient alors de respecter les règles pratiques spécifiques au TENS (placement des
électrodes, réglage des intensités) pour chaque canal utilisé à cet effet.
2 - Fréquence du traitement :
3 séances par semaine. Après la séance de travail proprioceptif ou en alternance un jour
et pas l’autre.
3 - Position des électrodes :
Un seul canal est suffisant pour la stimulation des muscles fibulaires. Une électrode de petite
taille est placée sous la tête du péroné au passage du nerf sciatique poplité externe. L’électrode
de grande taille est placée à mi-hauteur de la face latérale externe de la jambe.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur le point moteur.
117
4 - Position du patient :
Dans un premier temps le patient est assis sur la table de rééducation, les pieds nus ne touchant
pas le sol.
Dans cette position, le thérapeute augmente progressivement l’énergie de stimulation jusqu’à
obtenir une réponse motrice consistant en une éversion du pied.
Dès que cette réponse est obtenue (le plus souvent après 2 ou 3 contractions), le patient pieds
nus est placé en position debout. Cette position est particulièrement intéressante, dans la
mesure où elle impose un travail proprioceptif associé, qui peut être de difficulté croissante
(bipodal, monopodal, planche de déséquilibre, etc.).
5 - Énergies de stimulation :
En ESNM, l’énergie de la stimulation est directement responsable du recrutement spatial : plus
les énergies de stimulation sont élevées, plus le pourcentage d’unités motrices impliquées est
important et plus les progrès seront significatifs.
La règle consiste donc à toujours chercher à augmenter les énergies jusqu’au maximum
supportable par le patient. Le thérapeute joue un rôle fondamental en encourageant et en
rassurant le patient qui pourra ainsi tolérer des énergies produisant de puissantes contractions.
La progression dans le niveau des énergies atteintes doit se faire tout au long de la séance et
aussi de séance en séance, car les patients s’habituent rapidement à la technique.
118
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R ééducati on mu s cu la i r e d e s lom b a lg i q u e s
Une insuffisance musculaire des muscles qui assurent la stabilité de la région lombaire est
souvent responsable de lombalgie commune ou identifiée comme un facteur favorisant, qui
expose toujours à la récidive.
L’intérêt particulier de l’électrostimulation est triple :
• Autoriser un travail précoce puisque contrairement aux exercices volontaires, la sollicitation
des muscles stabilisateurs de la région lombaire par électrostimulation sera réalisée
initialement en mode isométrique ce qui réduit considérablement les contraintes mécaniques
exercées sur les structures vertébrales et péri-articulaires
• Adapter un régime de travail approprié pour restaurer les qualités de muscles posturaux,
c’est-à-dire de muscles constitués essentiellement de fibres endurantes de type I.
• Favoriser le ré-apprentissage moteur et le contrôle postural en associant des contractions
musculaires électro-induites synchronisées des muscles abdominaux et lombaires avec des
exercices volontaires à visées proprioceptives.
MÉTHODE
1 - Protocole :
• Stabilisation lombaire niveau 1 : Semaines 1 - 2
• Stabilisation lombaire niveau 2 : Semaines 3 - 4
2 - Fréquence du traitement :
3 à 5 séances par semaine pendant 4 semaines.
3 - Position des électrodes :
Deux canaux sont nécessaires pour la stimulation des abdominaux :
Quatre électrodes de grandes tailles sont positionnées sur l’abdomen au-dessus et en dessous
ainsi que de part et d’autre de l’ombilic.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur l’électrode supérieure.
119
Deux autres canaux sont nécessaires pour la stimulation simultanée des muscles lombaires :
On utilise 2 canaux, un pour le côté droit l’autre pour le gauche. Deux électrodes de petite
taille sont placées à un travers de doigt de part et d’autre des apophyses épineuses sur le relief
des muscles à hauteur des dernières vertèbres lombaires. Deux électrodes de petite taille sont
placées à 2 travers de doigt au-dessus sur le relief des muscles para-vertébraux.
Pour une efficacité optimale, les pôles positifs de chaque module (pod muni du bouton
lumineux) sont de préférence positionnés sur les électrodes inférieures.
4 - Position du patient :
Pendant les 2 premières semaines :
Le patient est installé assis sur un siège ferme, avant-bras reposant sur des accoudoirs, le dos
bien droit et sans appui contre le dossier.
Pendant les 2 semaines suivantes :
Le patient est installé assis sur un ballon de proprioception, les pieds en appui sur le sol écartés
de la largeur du bassin.
120
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5 - Exercices associés :
Pendant les 2 premières semaines :
A chaque contraction évoquée par la stimulation, le patient devra :
-Expirez lentement
-Rentrer le ventre
-Réaliser un auto grandissement axial actif
Le retour à la position de départ se fera pendant le repos et sera accompagné d’une
inspiration lente.
Pendant les 2 semaines suivantes :
La base de l’exercice reste la même : accompagner la contraction électro-induite par une
expiration, un effort pour rentrer le ventre et un auto-grandissement.
Selon l’évolution du patient, l’exercice sera progressivement complété par :
-Mouvement annexe d’un membre supérieur : lever un bras
-Mouvement annexe d’un membre inférieur : décoller un pied du sol
-Mouvements rapides des deux membres supérieurs : réception-lancer d’un ballon
-Etc.
6 - Énergies de stimulation :
En ESNM, l’énergie de la stimulation est directement responsable du recrutement spatial : plus
les énergies de stimulation sont élevées, plus le pourcentage d’unités motrices impliquées est
important et plus les progrès seront significatifs.
La règle consiste donc à toujours chercher à augmenter les énergies jusqu’au maximum
supportable par le patient. Le thérapeute joue un rôle fondamental en encourageant et en
rassurant le patient qui pourra ainsi tolérer des énergies produisant de puissantes contractions.
La progression dans le niveau des énergies atteintes doit se faire tout au long de la séance et
aussi de séance en séance, car les patients s’habituent rapidement à la technique.
121
Tr ai tement des sy n d r ome s r ot u li e n s
Deux types différents de syndromes rotuliens sont à envisager :
1. Avec trouble de statique, c’est-à-dire les subluxations externes de rotule avec hyperpression
latérale externe.
2. Sans trouble de statique, c’est-à-dire avec une rotule centrée, comme dans les
chondropathies post-traumatiques.
Cette indication peut également s’appliquer pour une classique gonarthrose fémoro-patellaire.
Les traitements proposés se basent sur les études réalisées par le Dr. Gobelet (Hôpital
Universitaire de Lausanne, service de médecine physique) ainsi que sur des travaux réalisés par
le Dr. Drhezen (École Supérieure de Kinésithérapie, Liège).
1) Subluxation externe
L’élément essentiel de ce trouble de statique est déterminé par un déséquilibre des différents
chefs musculaires du quadriceps. Il existe une faiblesse relative du vaste interne par rapport à
l’externe avec pour effet un déplacement latéral externe de la rotule et une hyperpression entre
le condyle externe et la surface rotulienne sus-jacente.
Le renforcement spécifique du vaste interne uniquement réalisable par électrostimulation est le
traitement de choix de cette pathologie.
122
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MÉTHODE
1 - Protocole :
• Syndrome rotulien niveau 2 : semaines 1 - 2
• Syndrome rotulien niveau 3 : semaines 3 - 4
En cas de manifestations douloureuses associées, une stimulation de type TENS peut être
associée sur les autres canaux.
Il convient alors de respecter les règles pratiques spécifiques au TENS (placement des
électrodes, réglage des intensités) pour chaque canal utilisé à cet effet.
2 - Fréquence du traitement :
3 séances par semaine.
3 - Position des électrodes :
On utilise un seul canal. Placer une électrode de petite taille sur le point moteur du vaste
interne. Une seconde électrode de petite taille est placée à l’extrémité supérieure du vaste
interne environ à mi-cuisse. Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni
du bouton lumineux) est de préférence positionné sur l’électrode inférieure correspondant au
point moteur du vaste interne.
Ce placement des électrodes permet d’induire un travail strictement analytique du vaste
interne, impossible à réaliser lors d’exercices volontaires.
123
4 - Position du patient :
La contraction exclusivement analytique du vaste interne déplace la rotule vers le haut et
l’intérieur, recentrant ainsi la rotule et diminuant les contraintes articulaires du compartiment
externe du genou. Ceci permet de placer le patient assis avec le genou fléchi à 60 - 90° afin
d’avoir des énergies de stimulation élevées sur le vaste interne. La cheville du patient sera
solidement fixée au pied de la table médicale sur laquelle il est assis. Si toutefois le patient se
plaint de douleur dans cette position, on effectuera les premières séances avec le genou tendu.
Puis on essaiera de ramener progressivement le genou vers la flexion.
5 - Énergies de stimulation :
En ESNM, l’énergie de la stimulation est directement responsable du recrutement spatial : plus
les énergies de stimulation sont élevées, plus le pourcentage d’unités motrices impliquées est
important et plus les progrès seront significatifs.
La règle consiste donc à toujours chercher à augmenter les énergies jusqu’au maximum
supportable par le patient. Le thérapeute joue un rôle fondamental en encourageant et en
rassurant le patient qui pourra ainsi tolérer des énergies produisant de puissantes contractions.
La progression dans le niveau des énergies atteintes doit se faire tout au long de la séance et
aussi de séance en séance, car les patients s’habituent rapidement à la technique.
Avec ce programme, la stimulation débute directement par une contraction tétanique puisque
la phase d’échauffement a été supprimée pour ne pas générer de secousses musculaires
susceptibles de provoquer des microtraumatismes indésirables sur la rotule.
124
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2) Post-Traumatique
Des traumatismes répétés de l’articulation du genou, comme ceux qui sont causés par
certaines pratiques sportives, peuvent entraîner des lésions cartilagineuses de la rotule avec,
pour conséquence, des douleurs d’intensité variable et un phénomène d’inhibition réflexe
responsable d’une amyotrophie de l’ensemble du quadriceps. L’insuffisance du quadriceps qui
en résulte compromet la stabilité active de l’articulation et accentue la douleur.
Ce cercle vicieux peut être rompu grâce à l’électrostimulation du quadriceps au moyen du
programme Syndrome rotulien, dont les paramètres sont spécialement adaptés pour ne pas
provoquer d’effets indésirables sur la rotule.
Toutefois, les lésions cartilagineuses ayant un caractère irréversible, il est toujours recommandé
de maintenir les bénéfices obtenus en ayant recours à un traitement d’entretien.
Le protocole détaillé ci-dessous est également adéquat pour la rééducation des gonarthroses
fémoro-patellaires.
MÉTHODE
1 - Protocole :
• Syndrome rotulien niveau 1 : semaine 1
• Syndrome rotulien niveau 2 : semaines 2 - 3
• Syndrome rotulien niveau 3 : semaine 4 puis entretien
En cas de manifestations douloureuses associées, une stimulation de type TENS peut être
associée sur le quatrième canal.
Il convient alors, pour ce canal, de respecter les règles pratiques spécifiques au TENS
(placement des électrodes, réglage des intensités).
2 - Fréquence du traitement :
5 séances par semaine pendant les quatre premières semaines, puis une séance par semaine
pour l’entretien des résultats au-delà de la semaine quatre.
125
3 - Position des électrodes :
En raison de la nécessité de travailler avec le genou en extension afin de ne pas induire
d’hyperpression au niveau de la face postérieure de la rotule, on utilise 3 canaux de stimulation
pour un quadriceps.
En effet, cette position place le quadriceps en course interne, ce qui n’est pas favorable à la
technique de l’électrostimulation, puisque dans cette position, le patient perçoit le plus souvent
la contraction de façon inconfortable voire douloureuse (sensation de crampe). L’utilisation
d’énergies de stimulation élevées garantissant un recrutement spatial significatif peut, chez
certains patients, être un objectif difficilement atteignable. Le troisième canal de stimulation
permet de compenser cet inconvénient, en optimisant le recrutement spatial et donc l’efficacité
du traitement. Trois électrodes de petite taille sont placées respectivement sur les points
moteurs du vaste interne, du vaste externe et du droit antérieur. Une grande électrode à double
sorties est placée à la racine de la cuisse et une autre électrode de petite taille est positionnée
juste au dessus.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur le point moteur.
4 - Position du patient :
Pour cette indication, il est recommandé de réaliser la séance avec le genou tendu.
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5 - Énergies de stimulation :
En ESNM, l’énergie de la stimulation est directement responsable du recrutement spatial : plus
les énergies de stimulation sont élevées, plus le pourcentage d’unités motrices impliquées est
important et plus les progrès seront significatifs.
La règle consiste donc à toujours chercher à augmenter les énergies jusqu’au maximum
supportable par le patient. Le thérapeute joue un rôle fondamental en encourageant et en
rassurant le patient qui pourra ainsi tolérer des énergies produisant de puissantes contractions.
La progression dans le niveau des énergies atteintes doit se faire tout au long de la séance et
aussi de séance en séance, car les patients s’habituent rapidement à la technique.
Avec ce programme, la stimulation débute directement par une contraction tétanique puisque
la phase d’échauffement a été supprimée pour ne pas générer de secousses musculaires
susceptibles de provoquer des microtraumatismes indésirables sur la rotule.
127
Ligamentoplasti e d u L C A
Les ruptures du Ligament Croisé Antérieur (LCA) du genou figurent parmi les accidents les
plus fréquents en traumatologie sportive. La chirurgie réparatrice du LCA n’a cessé de se
développer au cours des dernières décennies, avec des progrès considérables, notamment grâce
à l’utilisation des techniques arthroscopiques.
Associés à l’amélioration de la prise en charge rééducative des sportifs blessés, les délais du
retour à l’activité sportive ne cessent de décroître en étant aujourd’hui pratiquement divisés par
deux, par rapport à il y a une dizaine d’années.
La reprise sportive nécessite d’une part une solidité satisfaisante du greffon tendineux qui doit
pouvoir supporter des contraintes mécaniques importantes, mais aussi et surtout d’autre part
une stabilité active performante de l’articulation.
Cette stabilité articulaire active requiert une musculature capable de s’opposer à des contraintes
parfois phénoménales dans des délais aussi brefs que possible, par la mise en jeu du réflexe
proprioceptif.
L’une des conséquences du geste opératoire est toujours une importante amyotrophie
quadricipitale, dont le traitement est l’un des tous premiers objectifs du rééducateur.
Cependant, la rééducation du quadriceps doit proscrire pendant les 3 - 4 premiers mois, le
travail en chaîne cinétique ouverte en raison de sa composante de tiroir antérieur du tibia,
pouvant mettre en danger le greffon tendineux pendant la phase d’avascularisation.
La méthode décrite dans ce chapitre a pour objectif de décrire un protocole d’ESNM adapté à
cette problématique particulière de la ligamentoplastie du LCA, écartant tout risque de lésion
secondaire de la plastie. Cette sécurité est garantie par l’utilisation des programmes spécifiques
LCA qui consistent en une stimulation séquentielle appropriée des muscles quadriceps et ischiojambiers.
NB : Ce mode particulier de stimulation ne permet pas de travailler en mode mi-ACTION.
Pour les ligamentoplasties utilisant le tendon rotulien comme greffon, l’ESNM peut être débutée
dans les plus brefs délais. Pour les ligamentoplasties qui utilisent les tendons du droit interne et
du demi-tendineux, l’ESNM devra être différée jusqu’aux délais habituels de la cicatrisation de
ces tendons.
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MÉTHODE
1 - Protocole :
• LCA : semaines 1 - 16
Lors des deux premières semaines de traitement les 3 objectifs suivants doivent être recherchés
puis atteints :
- Levée de la sidération musculaire.
- Familiariser le patient à la technique de l’ESNM afin que celui-ci travaille avec des intensités
de stimulation significatives.
- Obtenir les premiers signes de reprise de trophicité (léger gain de volume, amélioration de la
tonicité, etc.).
Lors des semaines suivantes, l’objectif est la restauration d’un volume musculaire proche de
la normale.
Lorsque le travail en chaîne cinétique ouverte est autorisé, habituellement à la fin du quatrième
mois post-opératoire, l’ESNM du quadriceps pourra être poursuivie au moyen des programmes
Renforcement niveaux 1 puis 2.
2 - Fréquence du traitement :
Une à deux séances tous les jours (dans le cas de deux séances quotidiennes, il faut laisser un
temps de repos suffisant entre les deux séances).
Minimum : 3 séances par semaine.
3 - Position des électrodes :
L’ordre des séquences de stimulation nécessite de respecter l’ordre de mise en marche des
canaux puisque la stimulation des ischio-jambiers doit débuter avant celle du quadriceps.
Les canaux 1 et 2 sont utilisés pour la stimulation des ischio-jambiers, les canaux 3 et 4 pour
la stimulation du quadriceps. Il est donc particulièrement important pour ce programme de
respecter l’ordre de mise en marche suivant :
1° Mise en marche des 2 modules connectés sur les muscles ischio-jambiers
2° Mise en marche des 2 modules connectés sur le quadriceps
Pour chaque groupe musculaire, il est conseillé de placer précisément les petites électrodes
sur les points moteurs, comme indiqué sur le dessin, ou encore mieux, de rechercher les points
moteurs en suivant les instructions de l’indication “Recherche d’un point moteur”.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur le point moteur.
129
4 - Position du patient :
Les toutes premières séances, dont l’objectif principal est la levée de la sidération musculaire,
peuvent être réalisées avec le membre inférieur étendu, un petit coussin placé sous le creux
poplité. Pour les séances suivantes, le patient est installé assis avec le genou fléchi dans une
angulation confortable. Après une récupération satisfaisante de la mobilité articulaire, le genou
est idéalement fléchi entre 60 et 90°.
5 - Énergies de stimulation :
Comme toujours en ESNM, l’objectif du rééducateur est de motiver le patient à tolérer les
énergies de stimulation les plus élevées possible. Avec les programmes LCA, et compte-tenu
du mode particulier de stimulation séquentielle, il n’est pas possible de régler les énergies des
canaux 3 et 4, sans les avoir préalablement augmentées sur les canaux 1 et 2. Il s’agit d’une
sécurité supplémentaire qui interdit la contraction du quadriceps si elle n’est pas précédée par la
contraction des ischio-jambiers.
De façon tout à fait habituelle, le patient qui essaye de travailler avec les énergies maximales
qu’il est capable de supporter, atteindra des niveaux d’énergie plus élevés pour les canaux 3 et 4
(quadriceps) que pour les canaux 1 et 2 (ischio-jambiers).
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Rééducati on des m u s cle s f e s s i e r s a pr è s pr ot hè s e t o t a l e d e h a n c h e
Les interventions de chirurgie orthopédique de la hanche, et parmi celles-ci plus
particulièrement la mise en place de prothèse, ont comme conséquence une amyotrophie des
muscles fessiers avec une perte de force et une réduction de la stabilité active de la hanche lors
de l’appui monopodal et de la marche.
A côté des exercices actifs de kinésithérapie, l’électrostimulation neuro-musculaire des
muscles grand et moyen fessiers est une technique tout spécialement indiquée pour traiter
efficacement l’insuffisance de ces muscles.
Il est recommandé de commencer le traitement le plus rapidement possible après l’opération.
Les séquences de très basses fréquences telles celles des séquences d’échauffement, de repos
actif entre les contractions tétaniques et de relaxation en fin de traitement sont génératrices
de secousses musculaires individualisées produisant un phénomène de vibrations au niveau
du matériel prothétique. Les 3 niveaux du programme Prothèse de hanche correspondent
respectivement aux programmes : Amyotrophie, niveau 1, Amyotrophie, niveau 2 et
Renforcement, niveau 1 pour lesquels les très basses fréquences ont été supprimées. Les 3
niveaux du programme Prothèse de hanche n’induisent donc que des phases de contractions
tétaniques séparées par des phases de repos complets.
MÉTHODE
1 - Protocole :
• Prothèse de hanche niveau 1 : semaine 1
• Prothèse de hanche niveau 2 : semaines 2 - 3
• Prothèse de hanche niveau 3 : semaine 4
En cas de manifestations douloureuses associées, une stimulation de type TENS peut être
associée sur les autres canaux.
Il convient alors de respecter les règles pratiques spécifiques au TENS (placement des
électrodes, réglage des intensités) pour chaque canal utilisé à cet effet.
2 - Fréquence du traitement :
Une fois par jour, 5 jours par semaine, pendant 4 semaines.
131
3 - Position des électrodes :
On utilise 2 canaux, un pour la stimulation du grand fessier et l’autre pour le moyen fessier.
Une électrode de petite taille est placée à l’intersection des axes orthogonaux divisant la fesse
en quatre quadrants de même surface (point moteur du muscle grand fessier). Une seconde
électrode de petite taille est placée en haut et en dehors du quadrant supéroexterne de la fesse
au niveau du moyen fessier, là où il déborde le grand fessier.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur le point moteur.
Les autres pods des modules sont connectés aux deux sorties d’une même grande électrode qui
est positionnée de façon oblique dans le quadrant inféroexterne de la fesse, tout en prenant soin
d’éviter de placer cette électrode sur une zone cicatricielle.
4 - Position du patient :
Si l’état du patient le permet, le patient est placé debout, ce qui nécessite pour lui un travail
additionnel bénéfique du contrôle proprioceptif. Si cette possibilité n’est pas envisageable, toute
ou partie de la séance pourra se faire soit en décubitus latéral ou ventral.
5 - Énergies de stimulation :
En ESNM, l’énergie de la stimulation est directement responsable du recrutement spatial : plus
les énergies de stimulation sont élevées, plus le pourcentage d’unités motrices impliquées est
important et plus les progrès seront significatifs.
La règle consiste donc à toujours chercher à augmenter les énergies jusqu’au maximum
supportable par le patient. Le thérapeute joue un rôle fondamental en encourageant et en
rassurant le patient qui pourra ainsi tolérer des énergies produisant de puissantes contractions.
La progression dans le niveau des énergies atteintes doit se faire tout au long de la séance et
aussi de séance en séance, car les patients s’habituent rapidement à la technique.
Avec ce programme, la stimulation débute directement par une contraction tétanique puisque
la phase d’échauffement a été supprimée pour ne pas générer de secousses musculaires
susceptibles de provoquer un effet vibratoire indésirable sur la prothèse.
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Rééducati on de l’é pa u le
Le “cahier des charges” du complexe articulaire de l’épaule est particulièrement contraignant
sur le plan fonctionnel. En effet, l’épaule doit pouvoir assurer une grande mobilité au membre
supérieur tout en lui assurant une base stable. La faible congruence des surfaces articulaires de la
tête humérale avec la glène, bien que compensée partiellement par le labrum, expose l’articulation
aux décentrages que les éléments passifs capsuloligamentaires ne peuvent contenir. Le contrôle
neuromusculaire doit en permanence compenser les insuffisances de la stabilité passive en
maintenant une force de coaptation capable de s’opposer à la composante luxante résultant d’une
force intrinsèque (contraction des muscles générant des forces de translation : grand pectoral,
courte portion du biceps coraco brachia, long triceps) ou extrinsèque (chute, contact, etc.).
Sous l’impulsion de nombreuses avancées dans les domaines de la biomécanique, de la
physiologie et de la physiopathologie, l’approche thérapeutique des pathologies de l’épaule a
considérablement évolué au cours de ces dernières années.
Nous allons envisager dans ce chapitre trois entités pathologiques de l’épaule pour lesquelles,
l’électrostimulation neuromusculaire tient une place de choix parmi les techniques rééducatives
mises en place.
Ces trois entités sont :
• 1 Tendinopathies de la coiffe des rotateurs.
• 2 Épaule instable.
• 3 Capsulite rétractile.
Les protocoles proposés ont été développés à partir des publications suivantes :
Flatow EL, Soslowsky LJ, Ateshian GA,
Harryman DT, Sidles JA, Clark JM,
Matsen F, Lippit S, Iserin A
Pawluk RJ, Bigliani LU, Mow VC
McQuade KJ, Gibbs TD, Matsen FA
Mécanismes patho-anatomiques de
Shoulder joint anatomy and the effect
Translation of the humeral head on
l’instabilité gléno-humérale
of subluxations and size mismatch on
the glenoid with passive glenohumeral
Expansion scientifique française, Paris,
patterns of glenohumeral contact.
motion
Cahier d’enseignement de la SOFCOT,
Orthop Trans 15: 803; 1991
J Bone Joint Surg 72A: 1334; 1990
pp 7 – 13
Gibb TD, Sidles JA, Harryman DT,
Howell SM, Galinat BJ
Itoi E, Motzkin NE, Morrey BF, An KN
McQuade KJ, Matsen FA
The glenoid-labral socket. A constrained
Bulk effect of rotator cuff on inferior
The effect of capsular venting on
articular surface
glenohumeral stability as function of
glenohumeral laxity
Clin Orthop 243: 122; 1989
scapular inclination angle: a cadaver
Clin Orthop 268: 120 – 6; 1991
study
Tohoku J Exp Med 171 (4): 267 – 76; 1993
133
1) Les tendinopathies de la coiffe des rotateurs
En raison de leur situation anatomique qui les expose particulièrement à subir des contraintes
importantes, les tendinopathies de la coiffe des rotateurs constituent un véritable problème
de santé publique. Une étude réalisée au Royaume Uni en 1986, montre ainsi que 20% de
la population a consulté un médecin pour des problèmes d’épaule. La pathogénèse de ces
tendinopathies est multifactorielle : des facteurs intrinsèques (déficit de vascularisation,
anomalie structurale des fibres de collagène, etc.) ou extrinsèques (surcharge mécanique,
défauts de cinématique, etc.) parfois associés, peuvent être tenus comme responsables de ces
souffrances tendineuses. Les défauts de cinématique semblent jouer un rôle déterminant, ils
se traduisent le plus souvent par des limitations d’amplitudes articulaires, des phénomènes
douloureux et une gêne fonctionnelle. Les limitations d’amplitudes articulaires mises en
évidence au moyen de tests spécifiques, concernent la flexion (antépulsion) et/ou l’abduction.
Une limitation de la flexion met en évidence un décentrage antéro-supérieur, alors qu’une
limitation de l’abduction est le témoin d’un décentrage en spin en rotation médiale. La
restauration des amplitudes articulaires est obtenue après correction des décentrages
articulaires devant être réalisée au moyen de techniques appropriées. Le travail du contrôle
neuromusculaire doit être axé sur les muscles coaptateurs, dépresseurs de la tête humérale
et rotateurs latéraux. La priorité donnée pendant de nombreuses années sur les muscles :
grand dorsal et grand pectoral est ainsi aujourd’hui fortement remise en question en raison
de la composante de rotation médiale de ces muscles. En fait, les seuls muscles permettant
de répondre à ces exigences mécaniques sont les muscles supra et infra-épineux que la
rééducation neuromotrice, incluant l’électrostimulation, aura pour objectif prioritaire.
MÉTHODE
1 - Protocole :
• Phase 1 : TENS (et Décontracturant si besoin)
• Phase 2 : Coiffe des Rotateurs niveau 1 + TENS (si douleurs persistantes)
• Phase 3 : Coiffe des Rotateurs niveau 2 + (mode mi-ACTION)
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2 - Fréquence du traitement :
• Phase 1 : Une à plusieurs séances consécutives de TENS au cours des 1 à 3 premiers
traitements, avant les techniques manuelles de recentrage articulaire. En cas d’hypertonicité
du grand pectoral, une séance réalisée au moyen du programme Décontracturant sur le grand
pectoral permet de réduire la tension musculaire excessive susceptible de gêner les techniques
de la correction du spin médial.
• Phase 2 : 3 à 5 séances par semaine jusqu’à disparition de la douleur
• Phase 3 : 3 à 5 séances par semaine jusqu’à la fin du traitement
Lorsque le patient a retrouvé un bon contrôle moteur de ses muscles stabilisateurs, il est
intéressant de réaliser les dernières séances du traitement en mode mi-ACTION. En effet
lorsque cette fonction est active, l’initiation de la contraction électro-induite nécessite une
contraction volontaire de la part du patient. Pour cet exercice, il est conseillé de positionner
le pod muni du bouton lumineux sur l’électrode placée sur l’infra-épineux et de demander au
patient de réaliser une contraction isométrique volontaire de ses rotateurs latéraux.
3 - Position des électrodes :
• Phase 1 : Quatre grandes électrodes sont placées de façon à recouvrir du mieux possible
l’ensemble de l’épaule.
• Phase 2 : Une électrode de petite taille est placée sur la partie la plus charnue de la fosse infra épineuse, l’autre petite électrode est positionnée à la partie externe de la fosse
supra-épineuse.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur le muscle infra-épineux.
Lorsque des manifestations douloureuses sont encore présentes, il est possible d’associer du
TENS au moyen des autres canaux.
Le placement des électrodes spécifique pour le TENS utilisé pour la phase 1 sera appliqué pour
les canaux 2 et 3.
135
si douleurs
persistantes.
et
• Phase 3 : Poursuite de la stimulation des muscles supra et infra-épineux. Les électrodes sont
placées comme au cours de la phase 2
4 - Position du patient :
Le patient est assis avec le bras le long du corps, l’avant-bras et la main reposant sur un
accoudoir, le membre supérieur est placé en position de référence avec une rotation neutre.
Lors des phases 2 et 3, et à condition que la position reste indolore, le bras peut être placé
progressivement en légère abduction ne dépassant pas 30°.
5 - Énergies de stimulation :
• Phase 1 : L’énergie est augmentée progressivement de manière à obtenir une sensation nette de
fourmillement.
• Phase 2 et 3 : L’énergie de stimulation doit être augmentée progressivement jusqu’au maximum
du seuil infra-douloureux pour la stimulation des muscles infra et supra-épineux (canal 1) et
jusqu’à la sensation de fourmillement pour les canaux utilisant du TENS (phase 2 si
douleurs associées).
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2) Les instabilités de l’épaule
Les instabilités de l’épaule sont une des pathologies les plus fréquentes dont la prise en charge
thérapeutique reste un difficile challenge.
Un traumatisme, des microtraumatismes répétés ou une laxité constitutionnelle peuvent
venir compromettre la stabilité de l’épaule soit en lésant des structures passives (distension ou
déchirure du ligament gléno-huméral inférieur, décollement du labrum, étirement progressif
de la capsule, etc.) soit en perturbant les programmes moteurs avec pour conséquence une
diminution de la composante coaptatrice résultant de l’action des muscles scapulo et thoracohuméraux.
Les muscles supra et infra-épineux sont les principaux muscles coaptateurs de l’articulation
gléno-humérale, leur efficacité est toutefois renforcée par la tonicité et la masse musculaire du
deltoïde (effet Bulk ou poutre composite).
Contrairement à la rééducation des tendinopathies de la coiffe des rotateurs où le travail du
deltoïde doit être proscrit en raison du conflit sous-acromial, l’électrostimulation musculaire
combinée du deltoïde et des supra et infra-épineux est ici bénéfique puisqu’elle permet
d’optimiser la musculature stabilisatrice de l’épaule.
MÉTHODE
1 - Protocole :
• Phase 1 : Amyotrophie niveau 1 jusqu’à obtenir une mobilité complète non douloureuse
• Phase 2 : Amyotrophie niveau 2 jusqu’à n’avoir plus aucune douleur à l’examen clinique
• Phase 3 : Amyotrophie niveau 2 (+ mode mi-ACTION). Stimulation des infra et supraépineux
associée à des exercices volontaires de proprioception jusqu’à la récupération d’une force et
d’une endurance correspondant à la demande fonctionnelle
137
2 - Fréquence du traitement :
3 à 5 séances par semaine.
3 - Position des électrodes :
• Phases 1 et 2 : Trois canaux pour la stimulation du deltoïde et des muscles épineux.
Pour le deltoïde : deux électrodes de petite taille sont placées sur les faisceaux antérieur et
moyen du deltoïde. Une grande électrode à double sorties est placée en épaulette au-dessus
de l’acromion.
Pour une efficacité optimale, les pôles positifs des modules (pod muni du bouton lumineux)
sont de préférence positionnés sur les petites électrodes.
Pour les muscles épineux : une électrode de petite taille sur la partie la plus charnue de la
fosse infra-épineuse connectée au pôle positif. Une électrode de petite taille positionnée à la
partie externe de la fosse supra-épineuse connectée au pôle négatif.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur le muscle infra-épineux.
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• Phase 3 : Une électrode de petite taille est placée sur la partie la plus charnue de la fosse infra épineuse, l’autre petite électrode sera positionnée à la partie externe de la fosse
supra-épineuse.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur le muscle infra-épineux.
4 - Position du patient :
• Phases 1 et 2 : Les premières séances de stimulation sont réalisées sur un patient assis avec le
membre supérieur en position de référence, avant bras reposant sur un accoudoir. Au cours
des séances suivantes, le bras est progressivement placé en abduction croissante jusqu’à 60° :
la position du patient pendant la stimulation doit éviter les contraintes sur les tissus cicatriciels
et doit rester toujours indolore.
• La stimulation des muscles infra et supra épineux peut être réalisée simultanément à du travail
actif comme par exemple des exercices de proprioception. Le patient peut être placé en appui
facial, les mains reposant sur un trampoline. Dans cette position, on lui demandera de réaliser
des rebonds synchronisés avec la phase de contraction électro-induite des muscles épineux.
Cet exercice est toujours effectué après un échauffement et sera d’abord réalisé en appui sur 2
mains puis sur une seule main.
La fonction mi-ACTION permet de faciliter grandement l’association des exercices volontaires
et de la stimulation.
5 - Énergies de stimulation :
L’énergie de stimulation doit être augmentée progressivement jusqu’au maximum du seuil
infra-douloureux.
139
3) La capsulite rétractile
La définition clinique retenue par la SECEC (Société Européenne de Chirurgie de l’Épaule et du
Coude) est une limitation de la mobilité active et passive de plus de 30%, dans les trois plans,
depuis plus de trois mois.
Cette limitation est due à un épaississement et d’une fibrose de la capsule articulaire avec
disparition des récessus, qui se traduit par une perte de la mobilité active et passive de l’épaule.
Cette affection est idiopathique dans un tiers des cas, par contre dans les deux autres tiers des cas
il existe une affection préalable de l’épaule qui peut être de nature très variable (traumatisme de
l’épaule, chirurgie de l’épaule, hémiplégie, conflit sous acromio-coracoïdien, etc.). La population
des diabétiques est particulièrement exposée puisque 20% d’entre eux vont présenter une
capsulite. On considère qu’il se développe en un premier temps une algoneurodystrophie de
l’épaule (même si ceci ne correspond pas tout à fait à une définition stricte de l’AND, affection
qui concerne essentiellement l’extrémité des membres), puis cette AND régresse alors que se
développent la fibrose de la capsule et l’ankylose de l’articulation.
Cliniquement, on voit se développer une première phase aiguë purement douloureuse, ensuite
le blocage de l’épaule s’installe progressivement alors que la douleur régresse ; puis, il ne reste
plus qu’une épaule bloquée et indolore. Il y a alors une perte de mobilité tant active que passive
qui concerne surtout l’abduction et la rotation externe de l’épaule (rotation externe réduite d’au
moins 50% par rapport au côté sain).
L’évolution se fait spontanément vers la guérison en un temps plus ou moins long qui va de 3
mois à 2 ans selon essentiellement la qualité du traitement de rééducation mis en place.
Les objectifs de la rééducation sont dans un premier temps, de soulager les douleurs lors
de la phase aigüe puis dans un second temps, de restaurer les qualités biomécaniques et
neuromusculaires de l’épaule.
MÉTHODE
1 - Protocole :
• Phase 1 (phase aiguë) : TENS
Le critère de passage de la phase 1 à la phase 2 est l’obtention d’une épaule non douloureuse
au repos. L’examen clinique met fréquemment en évidence une symptomatologie voisine
de celle des tendinopathies de la coiffe des rotateurs pour laquelle la même approche
thérapeutique peut être utilisée. Ce tableau clinique est la conséquence des mécanismes
compensatoires mis en place pendant la durée de la phase aiguë.
• Phase 2: Amyotrophie niveau 1 puis Amyotrophie niveau 2.
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2 - Fréquence du traitement :
3 à 5 séances par semaine.
3 - Position des électrodes :
• Phase 1 : Quatre grandes électrodes sont placées
de façon à recouvrir du mieux possible
l’ensemble de l’épaule.
• Phase 2 : Un seul canal de stimulation pour les
muscles infra et supra-épineux. Une électrode de
petite taille est placée sur la partie la plus charnue
de la fosse infra-épineuse. L’autre électrode de
petite taille est positionnée à la partie externe de
la fosse supra-épineuse.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du
module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur le muscle infra-épineux.
4 - Position du patient :
• Phase 1 : Le patient est installé dans la position la plus confortable.
• Phase 2 : Le patient est assis avec le bras le long du corps, l’avant-bras et la main reposant
sur un accoudoir, le membre supérieur est placé en position de référence avec une rotation
neutre. Lors de la phase 2, et à condition que la position reste indolore, le bras peut être placé
progressivement en légère abduction ne dépassant pas 30°.
5 - Énergies de stimulation :
• Phase 1 : L’énergie est augmentée progressivement de manière à obtenir une sensation nette
de fourmillement.
• Phase 2 : L’énergie de stimulation doit être augmentée progressivement jusqu’au maximum du
seuil tolérable par le patient.
141
Ré éducati on card i a q u e
L’insuffisance cardiaque entraîne une limitation fonctionnelle liée à des mécanismes
physiopathologiques intriqués entre la dysfonction cardiaque et des modifications périphériques
associés à un syndrome de déconditionnement.
Les anomalies musculaires squelettiques sont d’ordre morphologique et fonctionnel. Elles
incluent, une diminution des masses musculaires, une diminution de fibres lentes de type I et de
la densité des capillaires. Au plan métabolique, les modifications musculaires sont caractérisées
par une diminution de la densité des mitochondries et d’une réduction des capacités oxydatives
mitochondriales.
Un entraînement physique approprié qui permet d’améliorer la tolérance à l’effort est reconnu
comme un des composants essentiels du traitement de l’insuffisance cardiaque chronique.
Toutefois, un certain nombre de patients sont exclus des programmes de réadaptation
cardiaque en raison de la sévérité de leur atteinte cardiaque ou de co-morbidités limitant la
pratique de l’exercice physique. C’est dans ce contexte que l’électrostimulation neuromusculaire
a été proposée comme un traitement alternatif ou complémentaire de l’entraînement physique
dans l’insuffisance cardiaque permettant d’obtenir une amélioration des performances
musculaires et de la tolérance à l’effort.
Le protocole proposé a été développé à partir des publications suivantes :
Karavidas A, Arapi SM, Pyrgakis V, Adamopoulos S.
Maillefert JF, Eicher JC, Walker P et al.
Functional electrical stimulation of lower limbs in
Effects of low-frequency electrical stimulation of quadriceps
patients with chronic heart failure.
and calf muscles in patients with chronic heart failure.
Heart Fail Rev. 2010 Nov;15(6):563-79. Review
J Cardiopulm Rehabil 1998;18(4) :277-282
Banerjee P, Clark A, Witte K, Crowe L, Caulfield B.
Deley G, Kervio G, Verges B et al.
Electrical stimulation of unloaded muscles causes
Comparison of low-frequency electrical myostimulation and
cardiovascular exercise by increasing oxygen demand. Eur J
conventional aerobic exercise training in patients with chronic
Cardiovasc Prev
heart failure.
Rehabil 2005 ; 12 :503-508
Eur J Cardiovasc Prev Rehabil 2005 ;12(3) :226-233
Quittan M, Wiesinger G, Sturm B, et al.
Improvement of thigh muscles by neuromuscular electrical
stimulation in patients with refractory heart failure.
Am J Phys Med Rehabil 2001;80(3) :206-214
142
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MÉTHODE
1 - Protocole :
Rééducation cardiaque
2 - Fréquence du traitement :
3 à 6 séances par semaine pendant 4 à 8 semaines.
3 - Position des électrodes :
Les quadriceps sont les muscles prioritaires en
raison de leur importance fonctionnelle et de la
volumineuse masse musculaire qu’ils représentent.
Deux canaux par cuisse sont nécessaires pour la
stimulation des quadriceps.
Deux électrodes de petite taille sont placées sur les
points moteurs du vaste interne et du vaste externe.
Deux grandes électrodes sont positionnées à la
racine de la cuisse.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur le point moteur.
4 - Position du patient :
Le patient est de préférence installé en position assise avec les genoux fléchis à environ 90°,
les chevilles doivent être bloquées pour éviter l’extension des genoux que peuvent induire les
contractions. Lorsque le patient n’est pas capable de rester assis, la séance se fait en position
allongée, mais en prenant soin de placer un gros coussin sous les creux poplités de façon à placer
les genoux en flexion.
5 - Énergies de stimulation :
En ESNM, l’énergie de la stimulation est directement responsable du recrutement spatial : plus
les énergies de stimulation sont élevées, plus le pourcentage d’unités motrices impliquées est
important et plus les progrès seront significatifs.
La règle consiste donc à toujours chercher à augmenter les énergies jusqu’au maximum
supportable par le patient. Le thérapeute joue un rôle fondamental en encourageant et en
rassurant le patient qui pourra ainsi tolérer des énergies produisant de puissantes contractions. La
progression dans le niveau des énergies atteintes doit se faire tout au long de la séance et aussi de
séance en séance, car les patients s’habituent rapidement à la technique.
143
Re cherche d’un p oi n t mote u r
(exemple : recherche du point moteur du vaste interne du quadriceps)
Les programmes d’électrostimulation musculaire sont les programmes qui imposent du travail
aux muscles. La nature du progrès dépend du type de travail que l’on impose aux muscles,
c’est-à-dire du programme choisi. Les impulsions électriques générées par ces programmes sont
transmises aux muscles (via le nerf moteur) par l’intermédiaire des électrodes autocollantes.
Le positionnement des électrodes est l’un des éléments déterminants pour assurer une séance
d’électrostimulation confortable.
Par conséquent, il est indispensable d’apporter un soin particulier à cet aspect. Le placement
correct des électrodes et l’utilisation d’une forte énergie permettent de faire travailler un nombre
important de fibres musculaires. Plus l’énergie est élevée et plus le recrutement spatial, c’està-dire le nombre de fibres qui travaillent, est important et donc plus le nombre de fibres qui
progressent est élevé.
Un canal de stimulation est un module composé de deux pods :
• un pôle positif (+) = le pod muni du bouton lumineux
• un pôle négatif (-) = l’autre pod du module
L’électrode positive est celle qui est connectée au pod positif (muni du bouton lumineux). Elle
doit être collée sur le point moteur du muscle. Le point moteur correspond à la plaque motrice
du muscle qui est une zone extrêmement localisée où le nerf moteur est le plus excitable. Si la
localisation des différents points moteurs est bien connue aujourd’hui, il peut néanmoins exister
des variations, pouvant aller jusqu’à plusieurs centimètres, entre différents sujets.
Le programme Point moteur, associé à l’utilisation du stylet point moteur livré avec votre
appareil, permet de déterminer avec une grande précision la localisation exacte des points
moteurs pour chaque individu et ainsi de garantir une efficacité optimale des programmes.
Il est conseillé d’utiliser ce programme avant toute première séance d’électrostimulation
musculaire. Les points moteurs ainsi localisés pourront être facilement repérés au moyen d’un
crayon dermographique ou par tout autre moyen, afin d’éviter de réaliser cette recherche avant
chaque séance.
Programme recommandé : Point moteur
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INSTRUCTION
1.Collez une grande électrode à la racine de la cuisse.
2.Connectez le pod négatif du module (pod sans signe distinctif) sur la sortie de la grande
électrode située vers la face interne de la cuisse.
3.Étalez une mince couche régulière de gel conducteur sur la partie interne de la cuisse
au niveau de l’endroit où l’électrode positive est représentée et en débordant de quelques
centimètres dans toutes les directions.
4.Branchez le pod positif du module (pod muni du bouton lumineux) à l’extrémité du stylet
point moteur et mettez la pointe du stylet en contact avec le gel conducteur.
Avant chaque utilisation du stylet point moteur, il est nécessaire de nettoyer et de
désinfecter l’extrémité entrant en contact avec la peau.
5.Allumez la télécommande, sélectionnez le programme Point moteur, puis allumez le module
et démarrez le programme.
6.Montez très progressivement l’énergie du canal 1, jusqu’à atteindre une valeur comprise entre
5 et 25, tout en déplaçant continuellement la pointe du stylet sur la couche de gel et sans jamais
quitter le contact avec ce dernier, afin de ne pas déclencher un message de défaut d’électrodes.
7.Dès que vous observez une réponse musculaire sous la forme de secousses, vous avez trouvé
le point moteur du vaste interne. Repérez visuellement ce point moteur et collez une électrode
de petite taille que vous centrerez par rapport à ce point moteur.
145
8.Désolidarisez le stylet du pod positif et connectez ce dernier sur la petite électrode
correctement centrée sur le point moteur du vaste interne.
Si au cours de cette manœuvre, le stylet quite le contact avec la peau enduite de gel
(ne serait-ce que pendant une fraction de seconde), la stimulation est interrompue
et l’appareil signal un défaut d’électrodes. Il faut alors ignorer ce message, replacer la
pointe du stylet en contact avec la peau et remonter progressivement l’énergie en déplaçant
le stylet.
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A lgoneurodystroph i e s ym pa th i q u e r e f le xe
(ou Syndrome d ou lou r e u x r é g i on a l comple xe )
L’Algoneurodystrophie (AND) Sympathique Réflexe est une pathologie que rencontre souvent
le rééducateur et qu’il doit être impérativement capable de diagnostiquer et de traiter
précocement.
Ce chapitre porte sur la définition diagnostique et sur la méthode pratique de traitement de l’AND
établie à partir des publications de référence suivantes :
Abram S, Asiddao C, Reynolds A,
Increased Skin Temperature during Transcutaneous Electrical Stimulation.
Anesthesia and Analgesia 59: 22 - 25, 1980
Owens S, Atkinson R, Lees DE,
Thermographic Evidence of Reduced Sympathetic Tone with Transcutaneous Nerve Stimulation.
Anesthesiology 50: 62 - 65, 1979
Richlin D, Carron H, Rowlingson J, al.
Reflex sympathetic dystrophy: Successful treatment by transcutaneous nerve stimulation.
The Journal of Pediatrics 93:84 - 86, 1978
Abram S,
Increased Sympathetic Tone Associated with Transcutaneous Electrical Stimulation.
Anesthesiology 45: 575 - 577, 1976
Meyer GA, Fields HL,
Causalgia treated by selective large fibre stimulation of peripheral nerve.
Brain 9 : 163 - 168, 1972
147
1) Définition - diagnostic
L’AND est une complication qui fait suite le plus souvent, à un traumatisme. Dans la plupart des cas, ce
traumatisme porte sur les os ou les articulations des membres. Le type de traumatisme est en général
une fracture ou une opération mais il peut s’agir aussi de luxations, de plaies, de brûlures, de phlébites,
d’infections, etc.
L’AND n’apparaît pas immédiatement après le traumatisme mais bien à distance de celui-ci. En
général, elle commence en début de rééducation. C’est pourquoi, le rôle du rééducateur est au premier
plan ! Le signe principal de l’AND est la douleur. Cette douleur se situe le plus souvent au niveau de
l’extrémité du membre qui a subi le traumatisme. Elle est décrite par le patient comme une brûlure.
L’intensité de la douleur est importante, souvent disproportionnée par rapport au traumatisme
initial. Elle augmente avec le stress et l’activité, et diminue au calme et au repos. La mobilisation et le
massage l’accentuent ; le simple toucher de la peau peut être très douloureux.
Selon le degré d’évolution, d’autres signes peuvent apparaître :
- la peau devient froide avec de la sudation, de l’œdème et de la cyanose se développe dans des
stades plus avancés.
- les muscles de la région concernée s’atrophient.
- l’os sous-jacent développe de l’ostéoporose (atrophie de Sudeck).
Le mécanisme exact de développement d’une AND est encore mal connu. Toutefois, il est bien
établi que le système nerveux sympathique joue un rôle majeur. On constate, en effet, des troubles
vasomoteurs liés à une hyperactivité du système ortho-sympathique innervant la région concernée.
2) Traitement
Le traitement de l’AND doit poursuivre deux objectifs : le soulagement de la douleur et la diminution
de l’activité du système orthosympathique.
A l’inverse, les mobilisations, les massages et toutes techniques susceptibles de provoquer ou
d’accentuer la douleur sont à proscrire car potentiellement capables d’aggraver l’AND.
Peu de moyens thérapeutiques répondent à ce cahier des charges ce qui place le TENS comme le
traitement de choix dont dispose le rééducateur pour traiter une AND. Cependant, il est tout à fait
essentiel de limiter la stimulation aux seules fibres myélinisées de la sensibilité tactile : fibres Aβ, car
seules ces dernières ont un effet inhibiteur sur l’orthosympathique, ce qui n’est pas le cas d’autres fibres
nerveuses (Aδ, B, C) qui sont elles, activatrices de ce même système nerveux orthosympathique.
Ce ciblage sélectif des fibres Aβ, qui sont les fibres nerveuses les plus excitables (sensibilité tactile), est
possible en utilisant de très courtes largeurs d’impulsion (≤ 50µs), c’est-à-dire le programme TENS.
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MÉTHODE
1 - Protocole :
TENS 1 : pour les patients hyperalgiques ou très sensibles
TENS 2 : pour tous les autres patients
2 - Fréquence du traitement :
Tous les jours 20 à 40 minutes de traitement minimum.
3 - Position des électrodes :
Utiliser trois canaux donc trois modules.
Deux canaux servent au moyen de quatre larges électrodes à couvrir la zone douloureuse.
Le troisième canal doit exciter avec des électrodes de petite taille le ou les troncs nerveux qui
innervent l’extrémité du membre concerné.
Membre supérieur :
AND distale du membre supérieur :
Quatre électrodes de grande taille servent à recouvrir les faces palmaires et dorsales de la main
et des doigts.
Deux électrodes de petite taille distantes d’un travers de doigt sont placées le plus haut possible
sur la face interne du bras, l’électrode supérieure est ainsi positionnée au niveau de la paroi
brachiale du creux axillaire.
149
AND de l’épaule :
Quatre électrodes de grande taille servent à recouvrir la globalité de l’épaule.
Une électrode de petite taille est placée au niveau du creux sus-claviculaire, une autre petite
électrode est positionnée sur le relief osseux de l’acromion.
Membre inférieur :
AND distale du membre inférieur :
Quatre électrodes de grande taille servent à encadrer la cheville et le pied.
Une électrode de petite taille est placée au milieu du creux poplité, une autre électrode
également de petite taille est placée de la même façon un travers de doigt au-dessus.
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AND du genou :
Quatre électrodes de grande taille servent à recouvrir le genou en encadrant la rotule.
Une électrode de petite taille est placée au niveau du creux inguinal juste en dehors de l’artère
fémorale, une autre électrode également de petite taille est placée de la même façon un travers
de doigt au-dessus.
4 - Position du patient :
La plus confortable.
Pour obtenir plus aisément l’irradiation du fourmillement initié par la stimulation tronculaire,
il est recommandé d’exercer une légère pression sur les petites électrodes placées sur le tronc
nerveux (sac se sable de 1 ou 2 kg, coussin entre placé entre thorax et le bras etc.).
5 - Énergies de stimulation :
L’énergie doit d’abord être réglée sur le troisième canal (module mis en marche en troisième
position) qui stimule le(s) tronc(s) nerveux au niveau du creux axillaire, sus-claviculaire, poplité ou
inguinal. On augmente progressivement l’énergie jusqu’à ce que le patient perçoive des paresthésies
(fourmillements) jusque dans l’extrémité du membre à traiter.
Ensuite on règle l’énergie sur les deux autres canaux (modules mis en marche en première et
deuxième position) de façon à ce que le patient perçoive une augmentation de la sensation de
fourmillements.
En cours de séance, en raison du phénomène d’accoutumance, la sensation de paresthésies va
progressivement s’atténuer voire disparaître. Il est alors conseillé d’augmenter légèrement le niveau
des énergies pour maintenir la perception par le patient sans toutefois induire de contractions
musculaires.
La fonction mi-TENS exclut cette éventualité en réduisant automatiquement les énergies de
stimulation en dessous du seuil moteur.
151
Tr a i tement endor ph i n i q u e d e s r a ch i a lg i e s e t d e s r a d ic u l a l g ie s
Ce chapitre porte sur le traitement antalgique des rachialgies et des radiculalgies. Les méthodes
pratiques de traitement qui sont développées dans ce chapitre sont établies à partir des
publications de référence suivantes :
Hollt V., Przewlocki R., Herz A.
Wang H.H., Chang Y.H., Liu D.M., Ho Y.J.
Radioimmunoassay of beta-endorphin basal and stimulated
A clinical study on physiological response in electroacupuncture
levels in extracted rat plasma.
analgesia and meperidine analgesia for colonoscopy.
Naunyn Schmiedebergs Arch Pharmacol
Am J Chin Med 1997; 25 (1): 13 - 20
1978; 303 (2): 171 - 174
Chen B.Y., Yu J.
Viru A., Tendzegolskis Z.
Relationship between blood radioimmunoreactive
Plasma endorphin species during dynamic exercise in humans.
beta-endorphin and hand skin temperature during the
Clin Physiol 1995; 15 (1): 73 - 79
electroacupuncture induction of ovulation.
Acupunct Electrother Res 199: 16 (1 - 2): 1 - 5
Pierce E.F., Eastman N.W., Tripathi H.T.,
Olson K.G., Dewey W.L.
Boureau F., Luu M. , Willer J.C.
Plasma beta-endorphin immunoreactivity: response to
Electroacupuncture in the treatment of pain using peripheral
resistance exercise.
electrostimulation.
J Sports Sci 1993; 11 (6): 499 - 452
J Belge Med Phys Rehabil 1980; 3 (3): 220 - 230
Dzampaeva E.T.
Wu G.C., Zhu J., Cao X.
Hearing loss correction by endogenous opioid stimulation.
Involvement of opioid peptides of the preoptic area during
Vestn Otorinolaringol 1998; (3): 13 - 16
electroacupuncture analgesia.
Acupunct Electrother Res 1995; 20 (1): 1 - 6
Ulett G.A., Han S., Han J.S.
Electroacupuncture: mechanisms and clinical application.
Biol Psychiatry 1998; 44 (2): 129 - 138
152
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Les rachialgies sont des symptômes douloureux extrêmement répandus pouvant résulter d’une
grande diversité de lésions anatomiques et de mécanismes physiopathologiques variés.
Quels que soient les facteurs déclenchants, la survenue quasi-systématique de contractures des
muscles paravertébraux est souvent directement responsable des douleurs rachidiennes.
L’augmentation de la tension des fibres musculaires contracturées et l’écrasement du réseau
capillaire qui en résulte entraînent une diminution du débit sanguin et une accumulation
progressive des métabolites acides et des radicaux libres. Cette “acidose” musculaire est
directement responsable des douleurs qui vont entretenir et renforcer l’intensité de la
contracture. En l’absence de traitement, la contracture risque de devenir chronique et une
véritable atrophie du réseau capillaire pourra progressivement s’installer ; le métabolisme
aérobie des fibres musculaires va se détériorer au profit du métabolisme glycolytique qui, peu à
peu, prédominera.
Ce mécanisme de la contracture chronique est repris dans le schéma ci-dessous :
Muscle contracturé
=
Augmentation de
l’activité musculaire
+
Diminution du débit
sanguin
Accumulation de
Douleur
métabolites acides
En plus de l’effet général d’augmentation de la production d’endorphines – qui relève le seuil
de perception de la douleur – la stimulation avec un programme endorphinique va produire
une importante hyperhémie locale et permettre le drainage des métabolites acides et des
radicaux libres. L’effet antalgique majeur ainsi provoqué lors des toutes premières séances
ne doit toutefois pas entraîner une interruption trop précoce du traitement. En effet, afin
de redévelopper le réseau capillaire atrophié, le traitement devra être prolongé pendant une
dizaine de séances au minimum.
153
1) Traitement endorphinique des cervicalgies
Des contractures chroniques de l’angulaire de l’omoplate et/ou du trapèze supérieur sont souvent
responsables de la symptomatologie douloureuse chez le patient souffrant de cervicalgies.
L’utilisation du traitement endorphinique sur ces muscles contracturés représente donc le traitement
de choix de cette pathologie.
Il faut toutefois veiller à utiliser des énergies de stimulation suffisantes pour obtenir des secousses
musculaires bien visibles – responsables d’un important effet hyperhémiant – permettant de drainer
les métabolites acides qui engorgent le lit capillaire du muscle contracturé.
Ce traitement devra être poursuivi pendant au moins une dizaine de séances, de manière à
redévelopper le réseau capillaire habituellement atrophié au niveau des muscles chroniquement
contracturés.
MÉTHODE
1 - Protocole :
Cervicalgie : 10 à 12 semaines.
2 - Fréquence du traitement :
Trois à cinq séances par semaine pendant deux à trois semaines (10 à 12 séances au total).
La durée d’une séance ne devra pas être inférieure à 20 minutes. Idéalement, il pourrait être
intéressant de réaliser deux séances de stimulation successives avec le programme Cervicalgie, en
veillant cependant à laisser une dizaine de minutes de repos entre les deux séances de manière à
permettre la récupération des muscles stimulés.
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3 - Position des électrodes :
Selon la localisation de la douleur (uni- ou bilatérale), on utilise un ou deux canaux
de stimulation :
Une électrode de petite taille est placée sur le point le plus douloureux que l’on recherche par
la palpation. Dans la plupart des cas, ce point de contracture maximale se trouve au niveau
de l’angulaire de l’omoplate ou du trapèze supérieur. En cas de douleur bilatérale, une autre
électrode de petite taille est placée de la même façon sur le point le plus douloureux. Pour une
efficacité optimale, le pôle positif de chaque module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur chaque point douloureux.
Une ou deux électrodes, également de petite taille, sont positionnées sur les muscles
paravertébraux cervicaux au niveau C3 - C4.
4 - Position du patient :
Le patient est placé dans la position qui lui est la plus confortable : décubitus ventral ou assis
face à une table médicale avec un appui frontal.
5 - Énergies de stimulation :
Les énergies doivent être augmentées progressivement jusqu’à générer des secousses
musculaires bien visibles qui sont requises pour induire l’effet hyperhémiant.
La fonction mi-RANGE permet de travailler avec certitude en zone d’efficacité thérapeutique.
Le stimulateur vous incite d’abord à augmenter le niveau des énergies : un bip sonore
accompagne les symboles “+” qui clignotent. Lorsqu’un début de pompage musculaire est
détecté, les symboles “+” arrêtent de clignoter. Vous êtes au niveau minimal d’énergie qui
permet d’obtenir des résultats thérapeutiques. Dans la mesure où la stimulation est bien
tolérée par le patient, il est conseillé de monter encore un peu le niveau d’énergie.
A la fin du traitement ou lors d’une pause, une statistique indiquant le pourcentage du temps
passé dans la zone d’efficacité apparaît à l’écran.
155
2) Traitement endorphinique des dorsalgies
Quel que soit leur facteur déclenchant, les contractures chroniques des muscles paravertébraux
dorsaux (érecteurs du rachis) sont responsables de douleurs qui handicapent le patient souffrant de
dorsalgies.
A condition d’utiliser des énergies de stimulation suffisantes pour obtenir de nettes secousses
musculaires, le traitement dorsalgie – grâce à son remarquable effet hyperhémiant – sera
particulièrement efficace pour drainer les métabolites acides accumulés dans le muscle contracturé.
Un effet antalgique majeur sera ainsi habituellement observé au cours des toutes premières séances
du traitement.
Ce traitement devra toutefois être poursuivi pendant au moins une dizaine de séances, de manière
à redévelopper le réseau capillaire habituellement atrophié au niveau des muscles chroniquement
contracturés.
MÉTHODE
1 - Protocole :
Dorsalgie : 10 à 12 séances.
2 - Fréquence du traitement :
Trois à cinq séances par semaine pendant deux à trois semaines (10 à 12 séances au total).
La durée d’une séance ne doit pas être inférieure à 20 minutes. Idéalement, il peut être intéressant
de réaliser deux séances de stimulation successives avec le programme Dorsalgie, en veillant
cependant à laisser une dizaine de minutes de repos entre les deux séances de manière à permettre
la récupération des muscles stimulés.
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3 - Position des électrodes :
Les points de contracture maximale sont habituellement bilatéraux mais pas toujours
symétriques ; on utilise donc deux canaux de stimulation.
Deux petites électrodes sont positionnées sur les points les plus douloureux qui peuvent
être aisément localisés au moyen de l’examen palpatoire de la région douloureuse. Pour une
efficacité optimale, le pôle positif de chaque module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur chaque point douloureux.
Deux autres électrodes, également de petite taille, sont placées sur le relief des érecteurs du
rachis, à quelques centimètres au-dessus ou en dessous des électrodes placées sur les points
douloureux selon que la douleur irradie vers la région cervicale ou la région lombaire.
4 - Position du patient :
Le patient est installé dans la position qui lui est la plus confortable : décubitus ventral ou
latéral, ou encore assis.
5 - Énergies de stimulation :
Les énergies doivent être augmentées progressivement jusqu’à générer des secousses
musculaires bien visibles qui sont requises pour induire l’effet hyperhémiant.
La fonction mi-RANGE permet de travailler avec certitude en zone d’efficacité thérapeutique.
Le stimulateur vous incite d’abord à augmenter le niveau des énergies : un bip sonore
accompagne les symboles “+” qui clignotent. Lorsqu’un début de pompage musculaire est
détecté, les symboles “+” arrêtent de clignoter. Vous êtes au niveau minimal d’énergie qui
permet d’obtenir des résultats thérapeutiques. Dans la mesure où la stimulation est bien
tolérée par le patient, il est conseillé de monter encore un peu le niveau d’énergie.
A la fin du traitement ou lors d’une pause, une statistique indiquant le pourcentage du temps
passé dans la zone d’efficacité apparaît à l’écran.
157
3) Traitement endorphinique des lombalgies
Les muscles paravertébraux lombaires contracturés de façon chronique sont souvent à l’origine des
douleurs ressenties par le patient lombalgique. Même si le kinésithérapeute doit, bien entendu, en
rechercher la cause et la prendre en charge, le traitement de ces contractures chroniques au moyen
du programme Lombalgie permet d’obtenir rapidement un effet antalgique important. Au niveau de
la région lombaire, les énergies de stimulation nécessaires pour obtenir des secousses musculaires
visibles (ou au minimum palpables) sont généralement importantes et peuvent être difficilement
supportées par certains patients. C’est pour cette raison qu’il est en général recommandé d’associer
un traitement de type TENS au programme Lombalgie afin de rendre celui-ci plus confortable pour
le patient.
Ce traitement devra être poursuivi pendant au moins une dizaine de séances, de manière à
redévelopper le réseau capillaire habituellement atrophié au niveau des muscles chroniquement
contracturés.
MÉTHODE
1 - Protocole :
Lombalgie + TENS : 10 à 12 séances
Le programme Lombalgie est conçu pour dispenser une stimulation de type endorphinique sur
les deux premiers canaux (modules mis en marche en première et deuxième position) et une
stimulation de type TENS sur les deux autres canaux (module mis en marche en troisième position
pour cette indication).
2 - Fréquence du traitement :
Trois à cinq séances par semaine pendant deux à trois semaines (10 à 12 séances au total).
La durée d’une séance ne doit pas être inférieure à 20 minutes. Idéalement, il peut être intéressant
de réaliser deux séances de stimulation successives avec le programme Lombalgie, en veillant
cependant à laisser une dizaine de minutes de repos entre les deux séances de manière à permettre
la récupération des muscles stimulés.
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3 - Position des électrodes :
On utilise 3 modules de stimulation en prenant soin de respecter leur ordre d’allumage puisque
ce dernier détermine l’ordre d’attribution des canaux. Avec le programme Lombalgie, la
stimulation de type endorphinique se fait toujours sur les canaux 1 et 2, alors que le TENS est
délivré par les canaux 3 et 4.
• Pour l’endorphinique :
-Deux petites électrodes sont positionnées sur les points les plus douloureux qui peuvent être
aisément localisés par la palpation des muscles paravertébraux lombaires. Pour une efficacité
optimale, le pôle positif de chaque module (pod muni du bouton lumineux) est de préférence
positionné sur chaque point douloureux.
-Deux électrodes de grande taille à deux sorties sont placées à un travers de doigt en dehors
des petites électrodes et recevront les pôles négatifs des deux modules précédents.
• Pour le TENS : On utilise les sorties libres des deux grandes électrodes pour connecter le
troisième module.
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4 - Position du patient :
Le patient est installé dans la position qui lui est la plus confortable : décubitus latéral ou
décubitus ventral, en prenant soin de placer un coussin permettant de délordoser la région
lombaire ou sur une table munie d’une position délordosante.
5 - Énergies de stimulation :
L’énergie doit d’abord être réglée sur le troisième canal (TENS). On augmente progressivement
l’énergie jusqu’à ce que le patient perçoive des fourmillements bien prononcés dans la
région lombaire.
Ensuite, on règle l’énergie sur les canaux 1 et 2 (Endorphinique). On augmente progressivement
l’énergie de façon à obtenir des secousses musculaires, si possible visibles (ou au
minimum palpables).
Si l’augmentation de l’énergie n’est pas bien supportée par le patient – en raison de l’inconfort
que cela peut produire – il est alors recommandé de cesser temporairement d’augmenter
l’énergie sur les deux premiers canaux. On augmente alors de nouveau l’énergie sur le troisième
canal (TENS) de façon à accentuer les sensations paresthésiques dans la région lombaire.
Après une minute ou deux, on peut alors de nouveau augmenter l’énergie sur les deux premiers
canaux de stimulation afin de visualiser les secousses musculaires.
Il est indispensable d’augmenter suffisamment l’énergie sur les canaux 1 et 2 de façon à obtenir
des secousses musculaires visibles (ou au minimum palpables). En effet, ce sont ces secousses
musculaires qui sont directement responsables de l’important effet hyperhémiant, et donc
garantes de l’efficacité du traitement.
NB : Lorsque le TENS est associé à un programme de type endorphinique (comme ici le
programme Lombalgie) la fonction mi-TENS est inactive.
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4) Traitement des lombo-sciatalgies
Les patients souffrant de lombo-sciatalgies présentent le plus souvent des douleurs lombaires
à l’origine desquelles se trouvent fréquemment des contractures chroniques des muscles
paravertébraux lombaires. De plus, le conflit vertébro-radiculaire provoque des irradiations
douloureuses plus ou moins étendues le long du trajet du nerf sciatique et, dans certains cas, de
l’une ou l’autre de ses branches (SPE ou SPI).
L’association du programme Lombosciatalgie avec le programme TENS constitue le traitement
privilégié car il va permettre d’obtenir – grâce à son effet endorphinique (programme
Lombosciatalgie) – un effet antalgique important sur les contractures chroniques de la région
lombaire et – grâce au programme TENS – une réduction de l’entrée médullaire des influx
nociceptifs (Gate Control) dus aux irradiations douloureuses du nerf sciatique.
L’association d’une stimulation de type endorphinique avec du TENS est ici parfaitement appropriée
puisqu’elle permet d’une part, de traiter les douleurs lombaires dont la cause est la contracture
chronique des muscles de la région, et d’autre part de soulager les douleurs neurogénes du nerf
sciatique pour lesquelles le TENS est le traitement de choix.
MÉTHODE
1 - Protocole :
Lombosciatalgie : 10 à 12 séances.
Le programme Lombosciatalgie est conçu pour dispenser une stimulation de type endorphinique
sur le premier canal (module mis en marche en première position) et une stimulation de type TENS
sur les trois autres canaux (module mis en marche en deuxième position pour cette indication).
2 - Fréquence du traitement :
Trois à cinq séances par semaine pendant deux à trois semaines (10 à 12 séances au total).
La durée d’une séance ne doit pas être inférieure à 20 minutes. Idéalement, il peut être intéressant
de réaliser deux séances de stimulation successives avec le programme Lombosciatalgie, en veillant
cependant à laisser une dizaine de minutes de repos entre les deux séances de manière à permettre
la récupération des muscles stimulés
161
3 - Position des électrodes :
On utilise 2 modules de stimulation en prenant soin de respecter leur ordre d’allumage puisque
ce dernier détermine l’ordre d’attribution des canaux. Avec le programme Lombosciatalgie, la
stimulation de type endorphinique se fait toujours sur le canal 1 alors que le TENS est délivré par
les canaux 2, 3 et 4.
• Pour l’endorphinique :
-Une petite électrode est placée au niveau de l’émergence de la racine du nerf sciatique qui est
douloureuse à la palpation. Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni
du bouton lumineux) est de préférence positionné sur ce point douloureux.
-Une autre électrode de petite taille est placée à deux travers de doigts au dessus de la
précédente et reçoit le pôle négatif du même module.
• Pour le TENS :
-Deux grandes électrodes sont placées sur le trajet du nerf sciatique : l’une à la partie inférieure
de la fesse, l’autre à la face postérieure de la cuisse. Le second module est connecté à ces
grandes électrodes munies d’une sortie.
Remarque : le 3ème et/ou le 4ème canal (TENS) peuvent être utilisé dans deux situations :
-En cas d’irradiations plus étendues dans le territoire du SPE ou du SPI. Deux grandes
électrodes sont alors placées longitudinalement sur la face postérieure (SPI) ou externe (SPE)
de la jambe et connectées entre elles avec un module.
-Si la stimulation de type endorphinique au niveau lombaire est peu appréciée par le patient.
Deux grandes électrodes sont alors placées de façon à encadrer les petites électrodes
appliquées sur la région lombaire et sont connectées entre elles avec un module.
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4 - Position du patient :
Le patient est installé dans la position qui lui est la plus confortable : décubitus ventral (avec un
coussin de délordose ou sur table offrant une position délordosante) ou décubitus latéral.
5 - Énergies de stimulation
L’énergie est augmentée progressivement sur le deuxième canal (TENS), de manière à obtenir
une sensation nette de fourmillement le long de l’irradiation douloureuse du nerf sciatique.
L’augmentation progressive de l’énergie sur le premier canal doit ensuite être suffisante pour
obtenir des secousses visibles (ou au minimum palpables) des muscles de la région lombaire qui
sont responsables de l’effet hyperhémiant.
NB: Lorsque le TENS est associé à un programme de type endorphinique (comme ici le
programme Lombosciatalgie) la fonction mi-TENS est inactive.
163
H é mi plégi e - Spa s ti ci t é
Ce chapitre porte sur le traitement de problèmes propres au patient hémiplégique dont celui
de la spasticité que l’on retrouve non seulement chez l’hémiplégique mais également dans la
plupart des atteintes du système nerveux central (tétraplégie, paraplégie, sclérose en plaque,
etc.). Les méthodes pratiques de traitement qui sont développées dans ce chapitre sont établies
à partir des publications de références suivantes :
Wal J.B.
Waters R., McNeal D., Perry J.
Modulation of Spasticity: Prolonged Suppression of a Spinal
Experimental Correction of Foot Drop by Electrical Stimulation
Reflex by Electrical Stimulation.
of the Peroneal Nerve.
Science 216: 203 - 204, 1982
J Bone Joint Surg (Am) 57: 1047 - 54, 1975
Baker L.L., Yeh C., Wilson D., Waters R.L.
Liberson WT, Holmquest HJ, Scot D
Electrical Stimulation of Wrist and Fingers for Hemiplegic
Functional Electrotherapy: Stimulation of the Peroneal Nerve
Patients.
Synchronized with the Swing Phase of the Gait Hemiplegic
Physical Therapy 59: 1495 - 1499, 1979
Patient.
Arch Phys Med Rehabil 42: 101 - 105, 1961
Alfieri V.
Electrical Treatment of Spasticity.
Levin MG, Knott M, Kabat H
Scand. J Rehab Med 14: 177 - 182, 1982
Relaxation of Spasticity by Electrical Stimulation of Antagonist
Muscles.
Carnstan B., Larsson L., Prevec T.
Arch Phys Med 33: 668 - 673, 1952
Improvement of Gait Following Electrical Stimulation.
Scand J Rehab Med 9: 7 - 13, 1977
Les traitements qui sont développés dans ce chapitre, sont applicables au moyen des
programmes de la catégorie Réhabilitation Neurologique et certains de ces programmes
nécessitent de déclencher manuellement chaque contraction. Tous les programmes utilisés
sont réducteurs de la spasticité pour autant qu’ils soient appliqués correctement sur les muscles
antagonistes aux muscles spastiques. Certains de ces programmes sont uniquement destinés à
traiter la spasticité, d’autres sont destinés à traiter des situations ou des complications propres
au patient hémiplégique, à savoir : l’électrostimulation neuro-musculaire fonctionnelle du pied
et la subluxation de l’épaule.
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1) Dorsiflexion du pied de l’hémiplégique
Un des problèmes que l’on rencontre chez l’hémiplégique est la difficulté plus ou moins marquée,
voire l’incapacité qu’a ce patient à relever volontairement la pointe du pied. De ce fait, il se produit à
la marche une chute du pied pendant la phase ou celui-ci est décollé du sol.
L’électrostimulation neuro-musculaire (ESNM) appliquée au niveau des muscles releveurs du
pied (jambier antérieur, extenseurs des orteils) permet d’obtenir la dorsiflexion. Cette ESNM a un
caractère fonctionnel si la dorsiflexion qu’elle provoque est synchronisée avec la marche de façon à
empêcher la chute du pied lorsqu’il est décollé du sol.
L’ESF a pour intérêt majeur de faciliter l’apprentissage moteur du patient lors de la rééducation de
la marche en imposant un schéma de marche fonctionnel que le patient est ensuite capable de
reproduire plus facilement.
Toutefois, cette rééducation à la marche avec ESF ne peut être appliquée à tous les patients
hémiplégiques. Deux cas sont à considérer :
1 - Si la stimulation des muscles releveurs du pied produit par voie réflexe un spasme des muscles du
membre inférieur, il faudra renoncer à cette technique (rare chez l’hémiplégique, ce phénomène est
plus fréquent chez le paraplégique).
2 - Si la spasticité du triceps sural est importante au point qu’une dorsiflexion satisfaisante ne peut
être obtenue, il faudra alors, dans un premier temps, utiliser les programmes de traitement de la
spasticité du membre inférieur puis revenir à la marche avec ESF lorsque la spasticité du triceps aura
été suffisamment réduite.
MÉTHODE
UTILISEZ LE CANAL 1 (autres canaux inactifs pour ce programme)
1 - Protocole :
Pied de l’hémiplégique
2 - Fréquence du traitement :
Minimum trois séances par semaine. Durée du traitement très variable selon évolution.
165
3 - Position des électrodes :
Un seul module est suffisant pour la stimulation des muscles releveurs du pied. Une petite
électrode est placée sur le point moteur du jambier antérieur. Pour une efficacité optimale,
le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de préférence positionné sur
l’électrode inférieure correspondant au point moteur du jambier antérieur.
4 - Énergies de stimulation :
Utilisez l’énergie nécessaire pour obtenir une légère dorsiflexion qui soit suffisante à éviter
la chute du pied pendant la marche. Il est inutile dans cette application de produire une
contraction plus puissante qui risque de diffuser sur les antagonistes.
Pour lancer la contraction appuyez sur n’importe quelle touche de n’importe quel canal. Cette
phase de contraction étant très courte, augmentez rapidement l’énergie du canal 1 jusqu’à
obtenir une dorsiflexion satisfaisante.
2) Spasticité
A - Rappel
La spasticité ou hypertonie spastique est un terme qui décrit l’état de muscles parésiés ou paralysés
présentant à des degrés variables divers symptômes dont les principaux sont : une augmentation du
tonus musculaire prédominant sur les muscles antigravitaires, une hyperréflexie, et un clonus.
Lors d’un mouvement passif d’étirement d’un muscle spastique, on perçoit une résistance
à l’initiation du mouvement, puis celle-ci diminue au cours de l’étirement. Plus rapide est le
mouvement passif d’étirement, plus la résistance est prononcée. Si l’étirement passif est très rapide
et maintenu, on peut voir apparaître un clonus, c’est-à-dire une oscillation contractile de 5 à 7 Hz qui
perdure pendant 40 à 60 cycles pour autant que l’étirement soit maintenu.
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La spasticité est due à une lésion du système nerveux central touchant la voie pyramidale. Cette
interruption de la commande centrale libère l’activité du réflexe myotatique d’étirement qui devient
hyperactif. Comme ce réflexe d’étirement est responsable du tonus musculaire, une hypertonie
se développe qui touche de façon prépondérante les muscles antigravitaires (extenseurs des
membres inférieurs et fléchisseurs des membres supérieurs) car ceux-ci sont plus riches en fuseaux
neuromusculaires que leurs muscles antagonistes.
Avec le temps, la spasticité évolue vers la rétraction des structures musculotendineuses et
une diminution de l’amplitude articulaire du mouvement pouvant conduire à de véritables
enraidissements des articulations en attitudes vicieuses.
B - Utilisation de l’électrostimulation neuro-musculaire (ESNM)
Depuis les fuseaux neuro-musculaires partent les fibres nerveuses afférentes proprioceptives qui
d’une part s’articulent directement avec les motoneurones α du même muscle et qui d’autre part
s’articulent indirectement (via interneurone) avec les motoneurones α du muscle antagoniste.
L’étirement d’un muscle stimule ainsi les fibres nerveuses afférentes proprioceptives des fuseaux
neuro-musculaires et celles-ci vont d’une part activer par voie monosynaptique les motoneurones
α du muscle étiré (réflexe myotatique d’étirement) et d’autre part inhiber via un interneurone les
motoneurones α du muscle antagoniste (réflexe d’inhibition réciproque).
L’ESNM d’un muscle excite non seulement les motoneurones α de ce muscle mais aussi et même
plus facilement les fibres afférentes proprioceptives contenues dans le fuseau neuromusculaire du
même muscle et dont le seuil d’excitation est inférieur. L’excitation de ces dernières va d’une part
activer les motoneurones α de ce muscle et d’autre part inhiber les motoneurones α du muscle
antagoniste (réflexe d’inhibition réciproque). C’est cette dernière action qui est exploitée en ESNM
dans le traitement de la spasticité : l’ESNM d’un muscle antagoniste à un muscle spastique permet
de réduire la spasticité par inhibition des motoneurones alpha du muscle spastique via le réflexe
d’inhibition réciproque.
Ce phénomène d’inhibition des motoneurones α par l’ESNM du muscle antagoniste est clairement
démontré par électromyographie. En effet, la réponse H (réflexe d’Hoffman) d’un muscle, produite
par un stimulus, est diminuée en amplitude lorsque le nerf moteur de l’antagoniste est stimulé.
L’ESNM est un moyen performant dans le traitement de la spasticité, non seulement parce qu’il
réduit l’hypertonie, mais aussi parce qu’il permet un renforcement du muscle antagoniste ainsi
qu’un étirement préventif ou curatif de la rétraction des muscles spastiques bien plus efficace que
les moyens passifs classiques.
167
Toutefois, il faut veiller à ce que le traitement de la spasticité par ESNM soit appliqué correctement
pour obtenir un effet positif. Il faudra éviter en particulier que la stimulation ne diffuse pas jusqu’au
muscle spastique, ce qui peut se produire si l’énergie électrique est trop élevée. Il faut également,
que la mise en tension du muscle antagoniste soit extrêmement progressive de façon à éviter un
étirement brutal du muscle spastique et donc susceptible d’augmenter la spasticité. Ceci est obtenu
grâce à la longue durée de la pente de contraction spécifique au programme Spasticité. Une autre
particularité de ce programme est l’absence de toutes basses fréquences qui pourraient également
renforcer la spasticité en générant des micro-étirements répétés du muscle spastique.
La spasticité porte préférentiellement sur les muscles antigravitaires des membres inférieurs et sur
les muscles fléchisseurs des membres supérieurs, mais parmi ceux-ci, selon le type d’atteinte de la
voie pyramidale (hémiplégie, tétraplégie, paraplégie, sclérose en plaque), les muscles les plus touchés
ainsi que l’intensité de cette spasticité varient très fort. Par ailleurs, pour un même type d’atteinte
de la voie pyramidale, d’un patient à l’autre, la spasticité se manifestera plus sur certains muscles
que d’autres et avec plus ou moins d’intensité. Pour ces raisons, chaque cas devra être considéré
individuellement. Il appartiendra donc au thérapeute de faire une évaluation clinique précise de
chaque patient de façon à choisir les muscles sur lesquels focaliser le traitement.
D’une façon générale, la spasticité touche plus particulièrement les muscles suivants :
• au niveau du membre inférieur :
- triceps sural.
- quadriceps.
- adducteurs.
- grand fessier.
• au niveau de l’épaule :
- grand pectoral.
- grand dorsal.
• au niveau du membre supérieur :
- biceps brachial.
- fléchisseurs des doigts et du poignet.
L’ESNM dans le traitement de la spasticité sera effectuée selon les patients sur un ou plusieurs
des muscles suivants : jambier antérieur, extenseur des orteils, péroniers latéraux, ischio-jambiers,
tenseur du fascia lata, deltoïde, sus-épineux, triceps brachial, extenseurs des doigts et du poignet.
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MÉTHODE
1 - Protocole :
Spasticité : durée du traitement à adapter selon l’évolution.
En cas de manifestations douloureuses associées, une stimulation de type TENS peut être associée
sur les autres canaux.
Il convient alors de respecter les règles pratiques spécifiques au TENS (placement des électrodes,
réglage des intensités) pour chaque canal utilisé à cet effet.
2 - Fréquence du traitement :
Une à deux séances de 20 à 30 minutes par jour.
3 - Position des électrodes :
Placez les électrodes au niveau du muscle antagoniste au muscle spastique que l’on veut traiter.
Attention la stimulation s’effectue non pas sur le muscle spastique mais sur son antagoniste !
4 - Position du patient :
Le patient et la partie du corps traitée sont placés de telle façon que l’amplitude articulaire du
mouvement puisse être maximale. En effet, contrairement aux règles classiques d’utilisation de
l’ESNM, il est intéressant pour ces traitements de permettre une contraction isotonique du muscle
antagoniste entraînant un mouvement jusqu’au maximum de l’amplitude articulaire produisant
ainsi un étirement maximal du muscle spastique.
• Membre Inférieur :
jambe : patient assis.
cuisse : décubitus ventral.
• Ceinture Pelvienne :
décubitus dorsal.
• Ceinture Scapulaire :
patient assis, bras écarté du corps à 30°, coude en appui.
• Membre Supérieur :
patient assis.
triceps : coude en supination ;
extenseurs des doigts et du poignet : poignet en pronation.
169
5 - Énergies de stimulation :
Travaillez toujours avec une énergie insuffisante à produire une diffusion de la stimulation sur les
muscles spastiques.
L’énergie de la stimulation doit toutefois être réglée manuellement pour que la contraction
isotonique du muscle antagoniste entraîne un mouvement jusqu’au maximum de l’amplitude
articulaire, produisant ainsi un étirement maximal du muscle spastique.
Cette action ne peut être obtenue si le déséquilibre agoniste-antagoniste est trop marqué ; c’est le
cas lorsque la spasticité d’un muscle dépasse la force de contraction de son antagoniste atrophié.
La stimulation ne permet alors qu’un mouvement plus ou moins réduit voire pas de mouvement du
tout. Toutefois, même dans cette situation, le traitement doit être effectué, parce que la stimulation,
même sous liminaire, a un effet bénéfique sur la réduction de la spasticité.
6 - Déclenchement manuel de la stimulation :
La fonction mi-SCAN étant activée par défaut la séance de stimulation débute automatiquement
par la mesure de la chronaxie, ce court test d’une dizaine de secondes permet l’adaptation de la
durée optimale de l’impulsion de stimulation garantissant le meilleur confort. Vous devez ensuite
augmenter progressivement les énergies ce qui provoque la première contraction du muscle
antagoniste.
Ensuite, chaque contraction est suivie par un temps de repos imposé de cinq secondes. Une fois ce
temps de repos écoulé, il faut appuyer sur n’importe quelle touche de n’importe quel canal afin de
déclencher la contraction suivante. De la sorte, la survenue de chaque contraction est déclenchée et
donc contrôlée au moyen d’une action manuelle. Cette technique offre un bénéfice psychologique
net pour le patient qui peut lui-même déclencher les contractions au moyen de sa main valide et
permet aussi de travailler de façon synchronisée avec des gestes associés.
Le déclenchement manuel de la contraction (fonction activée par défaut) peut être remplacé par un
déclanchement automatique. Il faut dans ce cas modifier les options du programme.
7 - Gestes associés :
• Mobilisation passive :
Lorsque la sévérité de la spasticité est responsable d’un déséquilibre prononcé entre le muscle
spastique et son antagoniste faisant craindre un risque d’enraidissement articulaire en attitude
vicieuse, le thérapeute peut compléter le mouvement induit par la stimulation par une manœuvre
de mobilisation passive ou une posture manuelle.
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3) Main de l’hémiplégique
Chez le patient hémiplégique, la main et le poignet sont parésiés voire paralysés avec une spasticité
plus ou moins marquée sur les muscles fléchisseurs et une atrophie des muscles extenseurs. Cette
situation très invalidante peut évoluer vers la rétraction et l’enraidissement en attitude vicieuse, si
un entretien régulier n’est pas instauré.
Cette indication spécifique constitue un exemple d’utilisation du programme Spasticité pour la
région la plus fréquemment touchée par une spasticité handicapante.
MÉTHODE
1 - Protocole :
Spasticité
En cas de manifestations douloureuses associées, une stimulation de type TENS peut être associée
sur les autres canaux.
Il convient alors de respecter les règles pratiques spécifiques au TENS (placement des électrodes,
réglage des intensités) pour chaque canal utilisé à cet effet.
2 - Fréquence du traitement :
Une à deux séances de 20 minutes par jour.
3 - Position des électrodes :
Un seul module suffit pour la stimulation des
muscles extenseurs des doigts et du poignet
(épicondyliens). Une électrode de petite taille
est placée sur la partie charnue des muscles
épicondyliens à environ deux travers de doigt en
dessous de l’épicondyle. La seconde électrode,
également de petite taille, est placée sur la
face dorsale de l’avant-bras, au niveau de la
jonction des tiers inférieur et moyen.
Il faut ajuster cette position des électrodes de façon à obtenir d’abord une extension des doigts
suivie d’une extension du poignet. L’extension seule du poignet avec flexion des interphalangiennes
proximales et distales n’est pas un travail optimal.
C’est donc l’extension des articulations interphalangiennes qu’il importe d’abord d’obtenir !
171
4 - Position du patient :
Le patient est assis à côté d’une table. Le coude et l’avant-bras reposent sur la table, l’épaule est en
position fonctionnelle, le coude fléchi et la main en pronation.
5 - Énergies de stimulation :
Travailler toujours avec une énergie insuffisante à produire une diffusion de la stimulation sur les
fléchisseurs des doigts et du poignet.
Idéalement, l’énergie de stimulation doit être réglée pour que la contraction des extenseurs étende
les doigts et le poignet jusqu’au maximum de l’amplitude du mouvement d’extension.
Ce mouvement ne peut être complet si la spasticité des fléchisseurs dépasse la force de contraction
des extenseurs atrophiés. La stimulation ne donne alors qu’un mouvement partiel ou même pas de
mouvement du tout dans des cas extrêmes. Dans ces situations, le traitement par ESNM doit quand
même être effectué, parce que, même sous liminaire, la stimulation a un effet bénéfique sur la
réduction de la spasticité. Pour compléter l’extension, il faut associer un étirement passif. On effectue
donc un traitement combiné de stimulation et de mobilisation passive.
6 - Déclenchement manuel de la stimulation :
La fonction mi-SCAN étant activée par défaut la séance de stimulation débute automatiquement
par la mesure de la chronaxie, ce court test d’une dizaine de secondes permet l’adaptation de la
durée optimale de l’impulsion de stimulation garantissant le meilleur confort. Vous devez ensuite
augmenter progressivement les énergies ce qui provoque la première contraction du muscle
antagoniste.
Ensuite, chaque contraction est suivie par un temps de repos imposé de cinq secondes. Une fois ce
temps de repos écoulé, il faut appuyer sur n’importe quelle touche de n’importe quel canal afin de
déclencher la contraction suivante. De la sorte, la survenue de chaque contraction est déclenchée et
donc contrôlée au moyen d’une action manuelle. Cette technique offre un bénéfice psychologique
net pour le patient qui peut lui-même déclencher les contractions au moyen de sa main valide et
permet aussi de travailler de façon synchronisée avec des gestes associés.
Le déclenchement manuel de la contraction (fonction activée par défaut) peut être remplacé par un
déclanchement automatique. Il faut dans ce cas modifier les options du programme.
7 - Gestes associés :
• Mobilisation passive :
Lorsque la contraction des extenseurs est insuffisante pour mobiliser les doigts et le poignet jusqu’au
maximum de leur amplitude, il est indiqué de compléter le mouvement par une extension passive.
On laisse la contraction électro-induite se développer jusqu’au point maximum d’extension qu’elle
peut produire, et l’on complète alors le mouvement par une poussée appliquée de façon doucement
progressive.
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4) Épaule de l’hémiplégique
A - Rappel
Un des problèmes spécifiques que l’on rencontre fréquemment chez le patient hémiplégique est
la subluxation de son épaule parésiée ou paralysée. L’atrophie avec perte de force qui touche les
muscles abducteurs du bras (deltoïde et sus-épineux) a pour conséquence de ne plus assurer
un maintien satisfaisant de la tête de l’humérus. De plus, la spasticité plus ou moins marquée
des muscles abaisseurs de l’épaule (grand pectoral et grand dorsal) entraîne une traction vers le
bas de la tête humérale qui s’ajoute à celle provoquée par le poids du membre. Cette situation
conduit fréquemment à un décentrage de la tête humérale par rapport à la cavité glénoïde.
Radiologiquement, on peut voir que l’axe du col anatomique de l’humérus ne passe plus par le
centre de la cavité glénoïde. Il s’agit d’une véritable subluxation inférieure.
Cette épaule subluxée est souvent la cause de phénomènes douloureux. La douleur peut rester
localisée à l’épaule, mais elle peut aussi irradier dans le membre supérieur vers la main par
étirement de branches du plexus brachial. Des troubles vasomoteurs et trophiques de la main, tels
ceux rencontrés dans les algoneurodystrophies (syndrome douloureux régional complexe) peuvent
s’associer, aboutissant au classique syndrome épaule-main.
B - Utilisation de l’électrostimulation neuro-musculaire (ESNM)
L’ESNM des muscles abducteurs du bras (deltoïde et supra-épineux) permet de prévenir ou de
traiter leur atrophie ainsi que de réduire la spasticité des muscles grand dorsal et grand pectoral.
Cette technique est donc indiquée pour la prévention ou le traitement de la subluxation de l’épaule
chez le patient hémiplégique. Radiologiquement on pourra constater un recentrage de la tête
humérale par rapport à la cavité glénoïde.
Par ailleurs, les douleurs de l’épaule et du membre supérieur, qui sont souvent associées à la
subluxation, seront efficacement réduites par ce type de traitement. Mais l’action antalgique en cas
de douleurs irradiant dans le membre supérieur pourra être renforcée par l’utilisation du TENS (Gate
control) qui est programmé sur le troisième et le quatrième canal.
En cas de syndrome épaule-main, en plus de la douleur de l’épaule, elle-même secondaire à
l’hémiplégie, vient s’ajouter une algoneurodystrophie qui touche la main. Dans cette situation, il faut
traiter l’AND au moyen des programmes et de la méthode qui sont développés dans le chapitre
portant sur cette pathologie (Algoneurodystrophie).
173
MÉTHODE
1 - Protocole :
Épaule de l’hémiplégique
2 - Fréquence du traitement :
Une séance de 25 minutes par jour, cinq jours par semaine pendant 4 semaines.
Un entretien régulier réalisé avec une seule séance par semaine peut ensuite être nécessaire en
l’absence d’une récupération significative ou de la persistance d’une spasticité importante du grand
pectoral.
3 - Position des électrodes :
On utilise deux canaux pour la stimulation des muscles abducteurs du bras. Un canal pour le
deltoïde et un autre pour le supraépineux. Une électrode de petite taille est placée sur la face latérale
de l’épaule, au niveau du deltoïde moyen ; une autre électrode de petite taille est placée au niveau
de la partie externe de la fosse susépineuse.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur les petites électrodes correspondant aux points moteurs. Les autres pods
sont connectés sur les deux sorties d’une grande électrode placée come une épaulette sur l’acromion.
En cas d’irradiation douloureuse vers la main et l’avant bras, la stimulation de type TENS est
disponible avec les canaux 3 et 4. C’est l’ordre de mis en marche des modules qui détermine
l’attribution des canaux. Il est donc nécessaire d’être vigilant lors de cette manœuvre.
Pour le TENS, on utilise deux grandes électrodes pour chaque module et on cherche à recouvrir ou à
suivre la région ou les irradiations douloureuses.
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4 - Position du patient :
Le patient est assis à côté d’une table, son coude et son avant-bras reposent sur un coussin placé
sur cette table.
5 - Énergies de stimulation :
On augmente progressivement l’énergie de contraction en contraction jusqu’à l’énergie maximum
supportable. Le thérapeute joue un rôle fondamental en encourageant et en rassurant le patient
qui pourra ainsi tolérer des énergies produisant des contractions puissantes. Si on utilise le TENS
programmé sur les canaux 3 et 4, l’énergie sera réglée sur ces canaux de façon à ce que le patient
perçoive très nettement des fourmillements mobiles. On veillera toutefois à ce que l’énergie soit
insuffisante à produire un début de contraction musculaire.
175
Tr ai tement des i ns u f f i s a n ce s v e i n e u s e s
Contrairement à la situation occasionnelle de jambes lourdes, l’insuffisance veineuse est la
conséquence d’une atteinte organique de la paroi des veines qui se traduit cliniquement par des
varices plus ou moins importantes. Celles-ci sont le résultat d’une dilatation permanente, secondaire
à l’hyperpression et à la stase du sang veineux, à laquelle s’ajoute une hypoxie progressive de l’intima
(couche interne de la paroi).
La déficience des valvules des veines profondes et des veines perforantes est à l’origine de ce
processus. Leur rôle de barrage à la régurgitation de sang veineux n’est plus assuré. La pression
hydrostatique est accentuée et les contractions musculaires ne suffisent plus à évacuer le sang
veineux. Celui-ci stagne et provoque une hyperpression dans les veines superficielles jusqu’à
produire des dilatations variqueuses.
Un œdème de stase est souvent associé à l’insuffisance veineuse, mais pas toujours. Cet œdème
peut d’ailleurs être présent ou absent chez un même patient, selon le moment de la journée et le
temps plus ou moins prolongé passé en station debout.
Nous devons ainsi distinguer :
1. Les insuffisances veineuses sans œdème.
2. Les insuffisances veineuses avec œdème.
En effet, les implications sur la nature du programme d’électrostimulation sont différentes selon qu’il
y a, ou non, présence d’un œdème associé aux varices.
1) Les insuffisances veineuses sans œdème
D’une part, l’électrostimulation doit permettre une élévation du débit sanguin général (artériel
comme veineux), de façon à améliorer la circulation du liquide interstitiel et augmenter l’oxygénation
des tissus et de l’intima des veines. D’autre part, il faut obtenir une vidange maximum des veines
pour lutter contre la stase. L’augmentation du débit artériel (et donc capillaire, et donc veineux)
est obtenue au moyen de la basse fréquence optimale d’augmentation du débit, à savoir 8 Hz. La
vidange des veines profondes s’obtient grâce à la compression de ces veines qui est engendrée
par des contractions tétaniques des muscles des jambes. Le programme consiste donc en de
courtes contractions tétaniques des muscles de la jambe, séparées par de longues pauses actives
d’augmentation du débit.
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MÉTHODE
1 - Protocole :
Insuffisance veineuse 1
2 - Fréquence du traitement :
3 à 6 séances par semaine pendant une durée d’environ 6 semaines constituant le
traitement d’attaque.
Ensuite, il est recommandé de maintenir un entretien qui peut se faire avec un nombre plus réduit
de séances hebdomadaires.
3 - Position des électrodes :
Deux canaux sont nécessaires pour chaque jambe.
Une électrode de petite taille est placée juste sous
la tête du péroné au niveau du nerf sciatique poplité
externe, et une autre électrode également de petite
taille dans la partie supérieure du creux poplité, au
niveau du tronc nerveux du sciatique poplité interne.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur ces deux petites électrodes. Les deux autres pods sont connectés sur les
deux sorties d’une électrode de grande taille positionnées sur la partie supérieure du mollet, juste
en-dessous du creux poplité.
4 - Position du patient :
Le patient doit être installé en décubitus dorsal avec les membres inférieurs en position déclive afin
que la pesanteur favorise le retour veineux.
5 - Énergies de stimulation :
Pour la phase de vidange (contraction) : l’énergie doit être augmentée progressivement jusqu’à
générer une contraction significative et équilibrée pour tous les muscles stimulés
Pour la phase d’activation de la circulation sanguine : l’énergie doit être augmentée jusqu’à obtenir
des secousses musculaires bien visibles.
177
2) Les insuffisances veineuses avec œdème
La présence de l’œdème, surtout lorsqu’il ne disparaît pas au réveil, modifie complètement le
programme d’électrostimulation. En effet, l’œdème est du à la fuite du plasma sanguin au travers
des membranes veineuses, sous l’effet de l’hyperpression présente dans les veines distales. Dans ce
cas, on ne peut pas utiliser des basses fréquences d’augmentation de débit artériel parce qu’elles
réduisent les résistances vasculaires périphériques, augmentent la pression de perfusion des
capillaires et risquent d’aggraver l’œdème. En revanche, les contractions tétaniques favorisent la
vidange des veines profondes et le drainage de l’œdème, pour autant qu’elles soient effectuées
dans un certain ordre et dans certaines conditions. La façon la plus efficace consiste à produire
un effet d’éjection initial au niveau de la jambe, puis ensuite au niveau de la cuisse, sans relâcher
la compression des veines profondes de la jambe. De la sorte, le sang veineux est poussé en une
première phase vers la cuisse par une contraction des muscles de la jambe. Puis, dans une deuxième
phase, la contraction des muscles de la cuisse éjecte le sang vers le haut, à condition, toutefois, que
les muscles de la jambe restent contractés pour faire barrage à la régurgitation.
MÉTHODE
1 - Protocole :
Insuffisance veineuse 2
2 - Fréquence du traitement :
3 à 6 séances par semaine pendant une durée d’environ 6 semaines constituant le
traitement d’attaque.
Ensuite, il est recommandé de maintenir un entretien qui peut se faire avec un nombre plus réduit
de séances hebdomadaires.
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3 - Position des électrodes :
Il faut travailler en mode contractions décalées. C’est-à-dire que seuls les canaux 1 et 2 commencent
à produire une contraction tétanique, pendant que les canaux 3 et 4 sont au repos. Après 3” de
contraction tétanique via les canaux 1 et 2, la contraction commence seulement au niveau des
canaux 3 et 4 pendant que se poursuit la contraction induite par les canaux 1 et 2. Après 3” de
contraction simultanée sur les quatre canaux, suit une phase de repos complet de 20” sur les 4
canaux.
L’ordre d’attribution des canaux dépend de l’ordre de mise en marche des différents modules. Il
est donc particulièrement important pour ce programme de respecter l’ordre de mise en marche
suivant :
1° Mise en marche des 2 modules connectés sur la jambe
2° Mise en marche des 2 modules connectés sur la cuisse
• Pour la jambe (canaux 1 et 2) :
Une électrode de petite taille est placée juste sous la tête du péroné au niveau du nerf sciatique
poplité externe, et une autre électrode également de petite taille dans la partie supérieure du creux
poplité, au niveau du tronc nerveux du sciatique poplité interne. Pour une efficacité optimale, le pôle
positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de préférence positionné sur ces deux petites
électrodes.
Les deux autres pods sont connectés sur les deux sorties d’une électrode de grande taille
positionnées sur la partie supérieure du mollet, juste en-dessous du creux poplité.
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• Pour la cuisse (canaux 3 et 4) :
-Pour le quadriceps (canal 3) : une grande électrode est placée transversalement au niveau du tiers
inférieur du quadriceps, une seconde électrode de grande taille étant placée à la racine de la cuisse.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur la grande électrode inférieure.
-Pour les ischio-jambiers (canal 4) : une grande électrode est placée transversalement au
niveau du tiers inférieur des ischio-jambiers, une seconde électrode de grande taille étant placée
transversalement au niveau du tiers supérieur de ces muscles.
Pour une efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de
préférence positionné sur la grande électrode inférieure.
4 - Position du patient :
Le patient doit être installé en décubitus dorsal avec les membres inférieurs en position déclive afin
que la pesanteur favorise le retour veineux.
5 - Énergies de stimulation :
Régler l’énergie de stimulation de façon à obtenir des contractions significatives pour les 4 canaux et
si possible à un niveau plus important sur les canaux 1 et 2 que sur les canaux 3 et 4.
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Trai tement de l’i n s u f f i s a n ce a r té r i e lle d e s m e m b r e s inf é r ie u r s
Nous limitons ce chapitre à l’insuffisance des artères des membres inférieurs. L’hypertension,
le tabagisme, le cholestérol et le diabète sont parmi les causes essentielles de la dégradation
progressive des parois artérielles (artériosclérose). Celle-ci se traduit par un rétrécissement du
calibre des artères avec, pour conséquence, une diminution du débit sanguin dans les territoires
tissulaires en aval des artères rétrécies. Les tissus moins bien irrigués sont en souffrance et en
hypoxie, d’autant plus que le diamètre des artères est rétréci et qu’une activité plus intense
réclame plus d’oxygène.
On distingue classiquement quatre stades cliniques dans l’insuffisance artérielle des membres
inférieurs. Ces quatre stades (I, II, III, IV) sont fonction de la sévérité plus ou moins grande de la
diminution du débit sanguin et de la gravité des conséquences tissulaires.
Le stade I est asymptomatique. A l’occasion d’un examen clinique, on peut entendre un souffle
artériel, témoin du rétrécissement, mais le patient n’a aucune plainte.
Au stade II, la diminution du débit engendre une douleur dans les jambes à la marche. Au
repos, le débit est suffisant mais il ne peut assurer les besoins tissulaires lors d’un effort : le
patient souffre de “Claudication Intermittente” (CI). C’est-à-dire que la douleur apparaît après
une certaine distance de marche (d’autant plus courte que la situation est sévère) ; cette
douleur finit par obliger le patient à s’arrêter ; puis, après un temps de récupération, la douleur
s’estompe et le sujet peut reprendre sa marche jusqu’à ce que le cycle recommence.
Le stade III se caractérise par une douleur continuelle, y compris au repos. L’apport sanguin est
tellement réduit que les tissus souffrent d’hypoxie en permanence, avec présence continuelle de
métabolites acides.
Le stade IV correspond à une souffrance tellement avancée qu’il se produit une nécrose
tissulaire avec gangrène. On parle alors d’ischémie critique, une situation qui conduit souvent à
l’amputation.
Seuls les stades II et III peuvent bénéficier d’un traitement par électrostimulation. Le stade IV
relève de l’urgence et du traitement chirurgical. Le stade I est asymptomatique et le patient n’a
aucune plainte.
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1) Les insuffisances artérielles au stade II
Dans la claudication intermittente (stade II), les fibres musculaires souffrent d’un déficit
d’oxygène à l’effort. Les besoins des fibres en oxygène, qui augmentent avec la marche, ne
peuvent être assurés par les artères dont le calibre est réduit. Avec la diminution chronique
du débit et le manque d’oxygène, le réseau des capillaires s’atrophie et les fibres perdent leur
pouvoir oxydatif. Elles utilisent de plus en plus mal le peu d’oxygène qu’elles reçoivent encore.
Ainsi, le problème devient double : peu d’apport et mauvaise utilisation de l’oxygène. C’est
sur la capacité des fibres à utiliser l’oxygène que la stimulation de basse fréquence peut agir.
De nombreux travaux ont démontré que la stimulation de basse fréquence induisait une
amélioration de la capacité oxydative du muscle stimulé (augmentation du nombre et de la
taille des mitochondries, augmentation de l’activité enzymatique oxyadative).
L’électrostimulation permet donc d’améliorer la tolérance à l’effort des fibres musculaires en cas
d’insuffisance artérielle et d’augmenter ainsi le périmètre de marche des patients souffrant de
claudication intermittente.
MÉTHODE
1 - Protocole :
Insuffisance artérielle 1
2 - Fréquence du traitement :
5 séances par semaine pendant 12 semaines constituant le traitement d’attaque.
Ensuite, il est recommandé de maintenir un entretien qui peut se faire avec un nombre plus réduit
de séances hebdomadaires.
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3 - Position des électrodes :
Deux modules de stimulation sont nécessaires pour chaque jambe.
Une électrode de petite taille est placée juste sous la tête du péroné au niveau du nerf
sciatique poplité externe, et une autre électrode également de petite taille dans la partie
supérieure du creux poplité, au niveau du tronc nerveux du sciatique poplité interne. Pour une
efficacité optimale, le pôle positif du module (pod muni du bouton lumineux) est de préférence
positionné sur ces deux petites électrodes.
Les deux autres pods sont connectés sur les deux sorties d’une électrode de grande taille
positionnées sur la partie supérieure du mollet, juste en-dessous du creux poplité.
4 - Position du patient :
Placer le sujet dans une position confortable.
5 - Énergies de stimulation :
Régler l’énergie de stimulation au maximum supportable de façon à recruter le plus grand
nombre de fibres possible.
183
2) Les insuffisances artérielles au stade III
Le même effet bénéfique peut être obtenu grâce à l’électrostimulation de basse fréquence dans
les insuffisances artérielles de stade III. Dans ce cas, compte tenu de l’obstruction plus sévère du
calibre artériel et de la détérioration plus marquée des qualités musculaires, des fréquences de
stimulation plus faibles que dans la claudication intermittente doivent être utilisées.
Pour effectuer une séance Insuffisance artérielle de stade III, nous allons procéder de façon
identique au stade II mais utiliser un programme adapté à la dégradation plus sévère du
capital artériel.
MÉTHODE
1 - Protocole :
Insuffisance artérielle 2
Le reste étant rigoureusement identique, sauf la position du patient.
4 - Position du patient :
La difficulté d’acheminement du sang artériel vers les extrémités distales rend préférable une
position dans laquelle la pesanteur est l’alliée de la circulation artérielle. Le patient est donc installé
assis sur un siège confortable ne comprimant pas les troncs artériels postérieurs.
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