Sciences, techniques, technologies

Sciences, techniques, technologies
Sciences,
techniques, technologies
No 3 - novembre 2010
Donnons aux enfants malades la chance
d’être des enfants avant d’être des malades.
Notre fondation réalise les vœux d’enfants malades.
www.makeawish.ch
Te c h n o p ô l e - 3 9 6 0 S i e r r e - Tél. 027/ 452 25 25
L e poids des maux
Aujourd’hui, notre société a un problème de poids
avec ceux qui n’entrent pas dans la catégorie des
poids «dits» normaux. Poids des regards, poids des
jugements portés sur toutes les personnes considérées
comme trop grosses ou trop maigres. Poids des
souffrances causées, poids de la culpabilité qui lance
la valse des régimes. «Si je suis gros, c’est que je
manque de volonté, c’est que je ne suis pas beau. Je
vais suivre un régime.» Pourtant «maigrir fait grossir».
On ne choisit pas son poids comme on ne choisit pas
sa couleur de peau. Et on ne peut pas choisir son poids
comme on peut choisir la couleur de ses cheveux. Et
pourtant j’ai toujours été surprise de la violence des
réactions que je suscite parfois, quand j’ose affirmer
que personne n’est coupable de son poids. Et non,
avoir le «juste» poids n’est pas «juste» une question
de volonté. Et qu’est-ce que le juste poids? On sait
qu’une personne «dite» mince mais sédentaire peut
présenter un risque plus grand pour sa santé qu’une
personne en surpoids. Mais ça ne se voit pas.
D’une différence trop visible, on en a fait un
problème de société. Il n’est pas bon de sortir de la
norme. Ce qui m’attriste, c’est que pour essayer de
résoudre ce problème,
Chaque mois, la rédaction invite une autorité, un
acteur ou un partenaire de l’Ecole valaisanne à s’exprimer via un édito-carte blanche.
on en a créé de plus grands et qu’au lieu d’apprivoiser
la différence, on l’a renforcée, stigmatisée. En mettant
toute la population au régime, on a contribué à
développer des troubles du comportement
alimentaire et à augmenter le poids des personnes
qui suivent des régimes.
Finalement, le plus grave est que manger est devenu
un problème, un problème de poids.
Je me souviens d’un temps où manger était juste un
plaisir parmi d’autres. Plaisir de la première cerise
cueillie sur l’arbre, plaisir du rôti du dimanche, des
carottes vaguement rincées que l’on venait d’arracher,
des myrtilles sauvages ramassées lors d’une balade.
Plaisir aussi des grandes tablées animées, de la tarte
au citron de ma grand-mère, et de tous ces légumes
que l’on avait plantés au jardin et que l’on retrouvait
dans nos assiettes. J’aimais ce temps où l’on se
préoccupait d’utiliser de beaux produits plutôt que
des produits allégés ou fonctionnels. Un doux
mélange de bon, de beau, de sain. Et quand le repas
se terminait, on passait à autre chose et on n’y pensait
plus jusqu’au prochain repas!
Donner à l’acte de manger sa juste place, une activité
parmi d’autres, qui ne prend pas la tête, qui fait
simplement plaisir, c’est possible. Réenchantons nos
repas! L’école peut y contribuer. Laissons entrer des
aliments en classe, tous les aliments. Profitons de la
multiculturalité pour explorer des pratiques
alimentaires diverses – belle ouverture à la différence.
N’ajoutons pas de leçons ad hoc, enrichissons plutôt
les leçons existantes. Travaillons avec tous les sens des
enfants comme supports d’apprentissage, mettons
avec eux des mots sur ce qui est perçu, ouvrons-leur
de nouveaux horizons tout en saveurs, expliquonsleur, par exemple, d’où vient le lait, le chocolat ou le
safran et pourquoi nous mangeons. Les enfants
sauront dès lors, devant leur assiette, raconter une
autre histoire que celle des régimes.
Photo d’Anne-Claude Luisier
© Isabelle Favre
( Résonances - Novembre 2010
Anne-Claude Luisier, dipl. ingénieure en denrées
alimentaires EPFZ, directrice de SensoCreativ
et cheffe de projet de Senso 5
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S ommaire
A.-C. Luisier
aux
Le poids des m
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4-17
AC&M et AV
Regards sur l’école
Rencontre
Mémento pédagogique
Agenda Ecole-culture
Environnement
Images et sons du Valais
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Petit mode d’emploi pour recevoir un artiste en classe - A. Vermot
L’école, indispensable dans la vie de chacun - V. Dussez
Joseph Métrailler et l’Ecole des métiers - N. Revaz
A vos agendas - Résonances
Des idées de sorties et de rencontres - Service de la culture
2010 – Année de la biodiversité - S. Fierz et A. Bardou
Glaciers: chronique d’un déclin annoncé - A. Michellod
Education musicale
SFT
ICT
Recherche
Autour de la lecture
ICT Intégration
Doc. pédagogique
Langues
Du côté de la HEP-VS
CPVAL
Livres
Publications
Chiffre du mois
Education physique
Revue de presse
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48
50
Justice est faite? - B. Oberholzer et J.-M. Delasoie
L’URD au service de l’Ecole valaisanne - SFT/URD
Le temps est venu de l’intégration - P.-A Délitroz
Etudes de la banque de données CSRE - CSRE
Semaine romande de la lecture: 22-26 novembre - SRL
Lâche pas la patate! - Animation ICT
Exposition Pour tout l’or des mots - Médiathèque/NR
Echange Valais-Argentine - N. Revaz
Recherche sur l’insertion des enseignants diplômés HEP - M. A. Broyon
Rente ou capital en cas de retraite? - P. Vernier
La sélection du mois - Résonances
Les dernières parutions - IRDP
Statistiques scolaires: 15 novembre, jour J… - SFT/URD
La piscine du Manoir en «Eauctodure» - L. Saillen
D’un numéro à l’autre - Résonances
Les dossiers de Résonances
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Résonances - Novembre 2010
)
S ciences, techniques,
technologies
Expérimenter les sciences, découvrir les
techniques et les technologies peut se faire
dès l’école enfantine. Dans une société où
4
les développements scientifiques, techniques
Enseigner les
techniques à l’école
un accompagnement scolaire s’avère
indispensable. Pouvoir se questionner, être
capable de comprendre les processus
averti… sont autant de compétences
indispensables pour l’élève, l’étudiant ou
l’apprenti en 2010, et ce indépendamment de
l’orientation professionnelle choisie ensuite.
Enseignement
des sciences:
entre confusions et
clarifications!
L. Dubois
13
Regards croisés
N. Revaz
15
Des sites pour aller
plus loin…
N. Revaz
Autour d'un objet
du quotidien:
le baladeur MP3
A. Giordan
et technologiques sont rapides et nombreux,
globalement, devenir un consommateur
10
8
Enseigner
la technique
à l’école pour…
R. Roduit
E nseigner les techniques
A. Giordan
Il y a encore 200 ans, l’enfant rencontrait durant sa vie
au mieux une seule innovation technique. L’enfant
contemporain se trouve confronté presque mensuellement à une nouveauté qui va affecter durablement
son existence. Il nous regarde avec une étonnante surprise quand on lui dit qu’enfants - nous-même - nous
ne possédions pas de téléphone portable, d’ordinateur, de carte bancaire ou de Wii1! Nos seuls jouets
n’avaient pas de pile, les portes ne s’ouvraient pas automatiquement, les aliments congelés n’existaient
pas, etc. Dans les seuls cinq ans à venir, ces mêmes
jeunes individus devront encore se confronter au développement des machines à communiquer, des cartables électroniques, des lunettes 3D, des Google/iPad
TV, des «murs multimédias», de la bionique, des nanotechnologies… et de bien d’autres choses encore...
Or pendant que ces diverses technologies continuent
leur montée en puissance, des doutes, un sentiment
d’impuissance se répandent dans la majorité de la population. Implicitement naissent une série de questions. L’emballement des technologies asservies à
l’économie de marché n’est-elle pas en passe de faire
dérailler l’humanité? Est-il encore possible de maîtriser le développement technique? Quels risques prendon? Et surtout quel sens tout cela a-t-il? Un sentiment
populaire se répand qu’on ne peut plus avancer sans
savoir où l’on va. La notion de «progrès» est contestée; des problèmes écologiques multiples et de nouvelles épidémies surgissent au grand jour et augmen-
4
à l’école
tent l’inquiétude. A terme, on peut craindre une crise
plus profonde. Ses prémices sont déjà présentes dans
la crise… de société que nous traversons.
«L’enseignant qui veut ignorer
la réalité technique se condamne
à parler dans le vide.»
Tout cela n’a rien d’étonnant. Les technologies apparaissent comme un «non-penser» dans notre société.
Du moins, la pensée n’arrive plus à suivre le rythme des
transformations techniques. Les raisons de ce décalage
sont multiples. Schématiquement, on peut mettre en
avant le mépris habituel des intellectuels en général et
des enseignants en particulier pour tout ce qui touche
de près ou de loin aux professions ou à la quotidienneté, depuis que les philosophes, puis les scientifiques
se sont séparés inéluctablement des pratiques. Pourtant de nos jours, l’enseignant qui veut ignorer la réalité technique se condamne à parler dans le vide.
Il faut y voir également le peu d’intérêt des ingénieurs
et des entrepreneurs pour tout ce qui touche à la réflexion sur les aspects d’usage, les retombées sociales
des innovations, aux dépens d’un culte de l’efficacité
et de la productivité économique sur le court terme.
Ajoutons encore le dépassement complet de nos politiques. Sur ces questions,
ils s’en remettent les yeux
fermés aux experts. Les
évolutions technologiques
sont alors menées uniquement à l’initiative des compagnies multinationales,
même si parfois ces choix
sont entérinés ultérieurement par les gouvernements. Les compétences
sont transférées de l’Etat
aux initiatives privées; le
tout apparaît très délocalisé, multiforme et insaisissable. Et les techniques et
leurs normes s’imposent
sans que jamais le citoyen
Résonances - Novembre 2010
)
n’ait eu son mot à dire... Mieux, on a même su créer
chez ce dernier un complexe d’infériorité pour qu’il
s’en désintéresse.
Une éducation aux technologies
dès l’enfantine
Une évolution des mentalités est absolument nécessaire. Une éducation aux technologies peut être envisagée de façon profitable dès l’école enfantine. Il est
regrettable que cet enseignement soit toujours balbutiant ou dévalorisé pour le plus grand nombre. Dans la
nouvelle réforme du primaire, il n’apparaît nulle part
comme l’une des priorités.
Enseigner les techniques ne signifie pas disserter sur
chaque innovation ou production prise séparément.
Enseigner les techniques, c’est les situer dans leurs
fonctions, c’est-à-dire dans la relation individu à machine (comment ça marche? quel plus m’apporte ce
produit ou ce processus de fabrication? par exemple).
C’est également repérer leurs implications dans un
groupe social (combien ça coûte? quel changement induit-il? quelle incidence sur l’emploi?,...) et dans la
biosphère (quelles retombées à court et à long terme
sur l’environnement?). Enseigner les techniques, c’est
envisager encore leur rôle historique ou encore situer
leur évolution dans le contexte international (notamment en liaison avec le déséquilibre grandissant entre
le Nord et le Sud).
«Enseigner les techniques,
c’est un système de questions
qu’il s’agit de traiter.»
En fait, c’est un système de questions qu’il s’agit de
traiter. Elles touchent tout à la fois à la technique, aux
sciences mais également à l’éthique, à la politique, à
l’éducation, à la culture, au droit, à la consommation...
En tout cas, une nouvelle responsabilité collective
pour l’école est à promouvoir. Etre citoyen aujourd’hui
ce n’est plus seulement voter pour son député ou son
magistrat, puis s’en remettre à lui (du moins à ses experts) et attendre. Etre citoyen, c’est se positionner,
entre autres, devant les intrusions de plus en plus pressantes des techniques. Pour y parvenir, c’est interpeller
les experts, c’est repérer leurs compétences et la manière dont ils ont été choisis. C’est surtout demander
Prochain dossier
Eveil-réveil de la curiosité
d’apprendre
( Résonances - Novembre 2010
plus de transparence dans les choix et en particulier
exiger de débattre contradictoirement des finalités.
N’oublions pas que le citoyen est également un
consommateur et qu’il a le droit de ne pas acheter un
produit ou une fabrication, tant qu’il n’en possède pas
tous les tenants et les aboutissants. Encore faut-il que
ses choix soient réfléchis et non le fruit d’une impulsion, d’un conditionnement ou d’une mode.
A utour d’un objet du quotidien:
le baladeur MP3
L’attrait pour les techniques est indéniable chez les
jeunes enfants. Ils aiment manipuler ces objets complexes, employer des termes dont ils ne perçoivent pas
toujours l’exacte signification. De plus, l’utilisation de
ces objets les valorise. Ils font fréquemment référence
aux objets techniques dans leur vie.
L’étude d’un objet technique, pouvant être facilement
manipulé et offrant des possibilités de travail sur des
mécanismes simples, est une occasion pour l’enfant de
se doter d’instruments de pensée efficaces. Ces activités contribuent à développer des démarches, des opérations, à développer le langage, notamment celui de
la communication technique.
Des travaux autour d’un objet permettent l’alternance
d’activités d’investigation (manipulation, tâtonnement,
etc.) et de structuration (communication, représentation du savoir,…) en interaction avec l’enseignant.
Des attitudes, des démarches et des connaissances
s’élaborent progressivement par la confrontation de
ses conceptions initiales à la réalité ou à celles d’autres
élèves. L’observation, la manipulation, la verbalisation, l’analyse critique de l’action, le jeu de rôle ou
tout simplement le contact avec un objet dans «l’espace technologie» – nouvel espace à susciter dans la
classe – sont au point de départ de multiples activités
propices au développement de la pensée.
L’appareil peut être d’abord envisagé dans son système d’utilisation habituel. Par des discussions spontanées ou provoquées, l’enseignant éveille la curiosité,
fait naître des questions sur son usage ou son fonctionnement.
Son usage. «Sur quel bouton, j’appuie?» «Qu’est-ce
que j’obtiens?» «Ça tourne vite»... «Ça revient en arrière»... «J’entends la musique». Des relations peuvent
être effectuées entre action et conséquences. Leur explication est une première approche pour clarifier un
premier niveau de causalité simple.
5
Un travail de symbolisation peut être entrepris d’entrée. On discute des «petits dessins» qui explicitent «ce
qui se passe». Est-ce que les autres «vont comprendre
pareil» s’ils font «la même chose»? On précise alors les
codes inhérents à l’utilisation des baladeurs. Cette
analyse sémiotique conduit à la prise de conscience de
l’existence d’un langage technique propre à l’appareil,
et qui permet les processus opératoires observés.
Cette découverte du baladeur
exploite et prolonge la curiosité
naturelle des enfants.
Son utilisation. Qu’est-ce qu’on peut faire avec un
tel appareil? Quels apports peut-on en tirer? Les
risques quand on l’utilise? Notamment l’intensité du
son sur les oreilles? Etc.
Des démarches pédagogiques plus affinées peuvent
être envisagées autour de cet objet. Elles prennent appui sur les nouvelles idées sur l’apprendre, connues
sous le vocable de modèle allostérique.
Situation déclenchante. Les baladeurs sont présentés en état de non-fonctionnement (piles absentes,
connexions non établies, absence de casque,
absence de cassette, cassette dévidée...).
Cette situation amène les enfants à diagnostiquer la «panne», et pour cela à émettre des hypothèses en ce qui concerne le
non-fonctionnement, à vérifier et à modifier leur diagnostic.
Leurs conceptions initiales émergent, des
questions surgissent, des évidences et des
savoirs implicites sont exprimés et testés.
Il s’agit donc de dépasser les approximations et les généralisations hâtives.
petits groupes permettent d’affiner, avec l’aide de
l’enseignant, des notions:
électrique: le sens des piles
mécanique: entraînement linéaire (en translation)
de la bande par un mouvement tournant du moteur (en rotation)
code signalétique: flèches de lecture, de rembobinage.
Cette reconstitution de l’objet met en évidence la différence existant entre le niveau de compréhension
et le niveau d’explication de l’enfant. La patience et
la persévérance sont mises à l’épreuve pour certains.
Les premières hypothèses émises s’avèrent souvent
fausses... mais le désir de «trouver» et celui d’écouter
de la musique remotivent constamment la recherche.
Ces situations de recherche de panne («pour que ça
marche») amènent une grande solidarité entre enfants. Les dysfonctionnements pouvant être multiples,
ils s’entraident, ils participent à la recherche de solutions pour remédier au problème de l’autre.
Cette découverte de l’utilisation et du fonctionnement
du baladeur exploite et prolonge la curiosité naturelle
des enfants envers le fonctionnement des objets. Les
mouvements, les déplacements mécaniques sont attractifs: il s’agit de dépasser l’effet «magique» et d’essayer
de constater des relations et des interactions.
S’approprier une méthode de travail c’est
aussi acquérir un savoir. Une véritable
méthode de recherche de la panne s’est
organisée, de façon intuitive:
«Y a plus de cassette»: Vérification
«Y a plus de piles »: Vérification
«Elles (les piles) sont usées»: Quel
test?
Investigations signifiantes. Par confrontation élève-élève et élève-réalité,
la fonction de l’objet est explicitée: «on
écoute de la musique», «des paroles».
Les termes techniques, souvent sujets à des confusions, sont rigoureusement définis («le
casque», «les piles», «les
batteries» si rechargeables,
«la cassette»,...).
En le manipulant, les enfants
s’approprient le baladeur, le reconstituent afin de permettre
le fonctionnement. De nombreuses interactions au sein des
6
Les enfants aiment manipuler
ces objets complexes, dont ils ne perçoivent
pas toujours l’exacte signification.
Les enfants n’ont pas toujours de
solution à proposer pour ce test.
L’enseignant peut proposer la substitution par des piles neuves. Certains ont ainsi pu conclure quant
au non-fonctionnement du baladeur: «Les piles étaient usées».
L’enseignant peut introduire un
petit appareil pour mesurer
«l’état des piles» (leur niveau de charge). «Sont-elles
toutes usées?». «Que se passet-il quand certaines le sont et
d’autres pas?». Il faut voir...
«Les batteries sont à plat». On les
recharge et on regarde... Ce qui
induit les élèves à différer la réponse. «On ne l’a que demain»...
Résonances - Novembre 2010
)
Ainsi, à partir d’hypothèses induites par la représentation de l’objet, son usage ou son fonctionnement,
l’enfant peut progressivement élaborer une logique
de fonctionnement de celui-ci. Des séances de mise en
commun en classe entière permettent de faire le
point. Très souvent de nouvelles questions naissent qui
peuvent être à l’origine de nouvelles investigations...
Le thème s’arrête quand les élèves en ont assez.
Le dossier en citations
Avis d’economiesuisse
«Une enquête menée par economiesuisse
avec certaines chambres de commerce et d’industrie
montre que des mesures s’imposent. (…)
L’économie suisse demande depuis longtemps
que l’école obligatoire éveille davantage l’intérêt
des jeunes pour les sciences et la technique.
D’après Marco Ettisberger, secrétaire de la
Handelskammer und Arbeitgeberverband
Graubünden, “les sciences naturelles et les matières
techniques jouent un rôle clé pour l’innovation en
Suisse.”»
www.presseportal.ch
Des aides à penser. Une consigne de représentation
de l’objet permet pour l’enseignant une évaluation de
la perception des données techniques en fonction des
moments de l’activité. Elle aide l’élève à comprendre
et à s’approprier l’objet.
Un autre jour, chaque enfant du groupe réalise un
deuxième dessin dans le but «d’expliquer aux camarades qui n’étaient pas là ce qui a été fait.» Cette
deuxième production est beaucoup plus technique et
chargée de codes signifiants.
Les différences entre ces deux productions successives
peuvent être analysées. Le premier moment de représentation, situé immédiatement après l’activité, a pu
être influencé par les conditions de déroulement de la
séance. La trace qu’ils souhaitent conserver est essentiellement liée à l’aspect psychologique de la situation
et le dessin reste très affectif. Un recul par rapport à
l’activité peut donc être positif, de façon à décentrer,
à diminuer l’impact affectif pour s’attacher à des aspects cognitifs.
Les prolongements
De nouvelles pistes d’investigations peuvent être envisagées. Des activités sur la consommation de cet objet
(«que faut-il acheter?», «en quoi le baladeur est-il
utile?»), sur l’environnement («que faire avec les piles
usagées, doit-on préférer les batteries rechargeables
aux piles?»), sur l’histoire de cet objet («depuis quand
il existe?», «qu’utilisait-on avant?»,…) peuvent être
entreprises.
L’usage normal du baladeur peut conduire tout simplement à des activités:
sur la musique, «j’échange les musiques que j’aime»
ou
sur l’écoute d’histoires.
Un travail sur les différents types de documents que je
peux écouter peut être engagé à la suite.
( Résonances - Novembre 2010
L’utilisation de baladeur-enregistreur peut devenir
une première approche pour des productions de discours, de récits, d’histoires par les élèves eux-mêmes.
Des relations avec les émissions de radios des grands
frères ou des parents peuvent être entreprises
(«qu’écoutent les parents dans la salle de bain le matin?» «Et dans la voiture?».)
On pourra les échanger entre élèves ou entre classes,
«je raconte ce que je fais à d’autres élèves». Un autre
type de correspondance scolaire peut être ainsi engagé.
Note
1
Les enseignants qui atteignent ou dépassent la cinquantaine ont dû intégrer depuis leur naissance le développement de l’électronique (transistor, télévision, magnétoscope,…), de l’informatique (macro et micro), de la robotique, des télécommunications, des banques de données,
de l’énergie (nucléaire, solaire,..), des nouveaux matériaux
(multiples polymères et intégrés pour la construction, les
loisirs et même pour les vêtements,..), des biotechnologies
(médicaments, diester,…), de l’imagerie médicale (échographie, scanner, doppler, RMN,…). Leur intimité elle-même a
été affectée par ces bouleversements. Tour à tour, les nouvelles techniques de sélection des espèces (génie génétique,…), de culture (clonage, bouturage in vitro, culture
sans sol,…), de conservation (reconstitution, congélation,
lyophilisation,…) et de cuisson (induction, vapeur sèche,
micro-ondes,..) ont modifié les pratiques alimentaires. Les
diverses pilules ont changé la sexualité; les techniques de
procréation assistée font évoluer le désir d’enfant…
(
l’ auteur
Une première consigne «dessine ce que tu as observé», peut être donnée juste après l’activité. Les dessins mettent en évidence, pour l’ensemble du groupe,
une préoccupation affective liée à la situation. Les enfants se sont représentés en groupe, en train de manipuler.
André Giordan, fondateur et directeur du
Laboratoire de Didactique et Epistémologie des
Sciences de Genève, est l’auteur de nombreux
ouvrages sur l’école.
www.ldes.unige.ch - www.andregiordan.com
7
E nseigner la technique
R. Roduit
à l’école pour…
Il existe, sur une planète, une civilisation qui a inventé
la transmission de pensée, l’accès immédiat au savoir
universel et la bionique1. Cette civilisation repousse la
mort et la souffrance en insérant dans les corps des
éléments de machine (prothèses, pacemaker, valves
cardiaques, etc.). Cette société de l’information permet, sur simple demande, de retrouver une date ou un
évènement oublié et de glisser instantanément une
petite pensée à un être cher, où qu’il se trouve autour
du globe.
Cette civilisation, la nôtre, s’appuie sur la technologie
pour pallier nos carences. Les petits appareils qui se
glissent dans nos poches nous transforment un peu en
cyborgs aux possibilités sans cesse croissantes. Il est dès
lors important, pour rester tout à fait humain, de comprendre et de connaître ce monde technique dans lequel nos enfants vont grandir.
Enseigner la technique à l’école est un devoir
Outre le fait que tous les élèves valaisans doivent,
dans leur formation de base, acquérir «une culture
mathématique et scientifique, permettant […] de saisir les fondements des sciences naturelles et techniques»2, l’enseignement de la technique à l’école est
un devoir moral. Ces enfants qui sont aujourd’hui à
l’école utilisent quotidiennement cette technique. Il y
a fort à parier que, les années passant, cette utilisation
devienne de plus en plus intensive. Pour éviter que ces
enfants ne deviennent des adultes simplement capables de techno-consommation entrouvrons la porte de
ce monde de la technique afin qu’il fascine plutôt qu’il
n’effraie.
Revue technique destinée les jeunes
Technoscope est la revue technique de la SATW destinée aux jeunes. Ce magazine informe avec compétence et de façon divertissante sur la technique et les
métiers techniques. Technoscope paraît trois fois par
an en allemand, en français et en italien. Il est possible
de s’y abonner gratuitement. Les anciens numéros
peuvent être commandés en version imprimée ou téléchargés (PDF).
www.satw.ch/publikationen/technoscope
8
Les idées fusent, chacun veut imposer la sienne.
Enseigner la technique à l’école pour...
... apprendre à observer
Qualité première de l’ingénieur, la curiosité pousse à
l’observation, au questionnement: «Tiens, pourquoi ça
fait comme ça?» L’envie de comprendre est le moteur,
et il tourne à plein régime chez les jeunes, même ceux
qui ont depuis longtemps dépassé l’âge des «pourquoi?» A nous de titiller cette curiosité en leur fournissant des occasions de s’étonner, d’observer et de formuler des hypothèses. Les sciences en général et la technologie en particulier sont des disciplines idéales pour
développer ces compétences. A un niveau plus philosophique, l’observation et l’attention portée à un objet
ou à un phénomène sont un excellent vaccin contre la
consommation excessive de biens ou d’informations.
... apprendre à expérimenter
La technique est le terrain de jeu privilégié de l’expérimentateur. Elle est une discipline où les expériences à
réaliser sont nombreuses et faciles à mettre en œuvre.
J’en arriverai presque à dire que les musées réellement
interactifs que sont les centres de science (Espace des
Inventions de Lausanne, Technorama de Winterthur)
n’ont aucun mérite... Pourtant, leur succès auprès des
7-15 ans atteste de la pertinence de cette approche. En
effet, le développement des enfants les pousse, dès
l’âge des 7-8 ans, à vouloir comprendre comment fonctionnent les objets autour d’eux. Ils sont l’incarnation
du principe de Confucius: «J’entends et j’oublie, je vois
et je me souviens, je fais et je comprends». D’où l’im-
Résonances - Novembre 2010
)
C ONCOURS valaisan de courts
portance de les laisser faire les expériences eux-mêmes.
De plus, le recours à l’expérimentation confronte les
élèves avec la réalité. Celle-ci ne se comporte pas toujours comme nous l’imaginons et nous force à adapter
nos théories au fur et à mesure des essais effectués. De
ce fait l’expérimentation peut paraître cruelle et décourageante. C’est pourquoi l’expérimentation en
groupe fonctionne bien. Les élèves profitent de l’émulation au sein du groupe mais aussi de la «concurrence» entre les groupes.
métrages, nouveau délai
Les enseignant-e-s intéressé-e-s à participer au concours de courts métrages «L’énergie et mon quotidien» organisé par la FIFEL (www.fifel.ch) sont prié-e-s
de s’annoncer auprès de Romain Roduit (romain.roduit@hevs.ch) avant le 30 novembre pour des raisons
d’organisation.
... travailler en équipe
Contrairement à la création artistique par exemple,
aucune réalisation technique n’est le fruit d’une seule
personne. Pour mettre au point un nouveau produit,
les ingénieurs collaborent avec une équipe aux compétences multiples (design, marketing etc.) Un projet
de classe autour des sciences techniques est une excellente occasion pour exercer le travail d’équipe. Par
groupes de 3 ou 4, les élèves sont mis face à un défi (p.
ex. construire un pont en papier de 50 cm de long le
plus solide possible) Les idées fusent, chacun veut imposer la sienne. Les premiers essais sont concluants ou
non, certains groupes avancent bien, d’autres se découragent. Heureusement, l’espionnage est autorisé.
Un petit tour de classe pour se donner des idées et
c’est reparti. Pendant ce temps, les élèves doivent s’exprimer correctement pour faire comprendre leur idée
aux autres (expression orale), ils doivent convaincre les
autres de la pertinence de leur idée (argumentation)
etc. Au passage, ils font recours à un brin de mathématique et presque toujours à des concepts de physique simple. L’exercice se termine en général par une
brève présentation aux autres groupes. Les élèves ont
eu l’impression de s’amuser et ne se sont pas rendu
compte de toutes les compétences qu’ils ont exercées.
«Qualité première de l'ingénieur,
la curiosité pousse à l'observation,
au questionnement.»
et faire de l’information professionnelle
Les élèves ont parfois l’impression que les métiers techniques sont inaccessibles. Ils sont de ces métiers qui font
envie et peur à la fois. Souvent, ils imaginent qu’il faut
être le meilleur de la classe ou méconnaissent les filières
de formation, même dans leur canton. L’industrie suisse
mais aussi valaisanne a besoin d’ouvriers qualifiés pour
étoffer ses rangs. Une activité autour de la technique
est l’occasion de préciser aux intéressé-e-s qu’il y a
moyen d’en faire son métier en Valais comme en Suisse.
Oui, mais vous savez, moi, la technique...
Evidemment, l’enseignement de la technique n’est pas
la tasse de thé de chacun. Tout le monde a en mémoire
une expérience qui refuse de fonctionner et le niveau
de bruit qui augmente dangereusement dans la classe.
Soyons clairs: il s’agit, en classe, de faire de l’éveil scientifique. C’est-à-dire d’aborder des thèmes simples avec
des objectifs modestes. Si vous voulez aller plus loin et
que vous ne vous en sentez pas les compétences, n’hésitez pas à vous faire aider. Vous trouverez dans ce dossier plusieurs pistes pour faire en sorte que la technique
entre à l’école autrement que par la poche des élèves.
N’hésitez pas non plus à profiter des compétences techniques d’un parent d’élève ou d’un proche si vous avez
besoin de renfort pour démarrer une activité.
Dans tous les cas, et pour toutes les raisons évoquées
ci-dessus, je vous encourage vivement à ne pas passer
à côté de l’opportunité que représente l’enseignement de la technique chez les jeunes.
... valoriser les compétences manuelles
( Résonances - Novembre 2010
Notes
1
Contraction des termes «biologie» et «électronique».
2
Accord intercantonal sur l’harmonisation de la scolarité
obligatoire (HarmoS), Art. 3 §2.
(
l’ auteur
Mettre la main à la pâte, bricoler, inventer: ces situations exigent des compétences autres que celles qui
sont régulièrement exploitées en classe. Et si ces situations étaient l’occasion de mettre en avant les qualités
manuelles de certains élèves, au demeurant pas très
«scolaires»? Les situations plus concrètes permettent
souvent à des élèves en échec de prendre le pas sur les
forts en thème. A l’heure où les universitaires fraîchement diplômés sont confrontés au chômage, les activités qui valorisent les élèves aux compétences pratiques sont des opportunités à ne pas bouder.
Romain Roduit, promoteur des métiers de
l’ingéneur dans les écoles valaisannes.
www.hes.ch/atelier
9
E nseignement des sciences: entre
L. Dubois
confusions et clarifications!
Différents travaux de recherche montrent que les pratiques des enseignant-e-s en sciences de la nature
sont extrêmement hétérogènes, non seulement au
niveau de l’approche, mais également en termes de
temps d’enseignement (certains enseignant-e-s admettant ne pas avoir le temps d’enseigner les sciences).
sans discernement. Cette tendance est confirmée par
d’autres recherches qui analysent d’une part, les ressources et moyens d’enseignement utilisés par les enseignant-e-s et d’autre part, des séquences d’enseignement en sciences de la nature données par des enseignant-e-s.
Plusieurs raisons sont évoquées: une pression politique
et sociale insistant sur d’autres disciplines, le manque
de maîtrise avoué par certains enseignant-e-s, les
moyens d’enseignement jugés insuffisants, la grande
liberté d’action concernant cette discipline, pour n’en
mentionner que quatre.
Il faut dire que les moyens d’enseignement de
sciences à l’école primaire n’ont été renouvelés que
dans quelques cantons ces 20 dernières années et l’on
trouve, dans les classes romandes, des moyens d’enseignement datant des années 60 – comme par exemple
le livre «Leçon de choses2» édité en 1957 – côtoyant
des brochures des années 80 et des ouvrages récents!
Par ailleurs, le manque de moyens d’enseignement officiels incite les enseignant-e-s à se procurer des
moyens d’enseignement du commerce, imprégnés eux
aussi par 50 ans d’évolution des méthodes d’enseignement des sciences.
Les causes sont peut-être plus profondes! Elles
touchent plus certainement l’image de la science, véhiculée par notre société et par les médias, et touchent
donc les représentations des enseignant-e-s à son sujet.
Il faut dire que:
les sciences sont plurielles et qu’il n’existe pas une
démarche scientifique;
les sciences n’ont pas encore réussi à rendre visibles,
lisibles et compréhensibles leurs méthodes;
l’enseignement des sciences a été influencé par une
série de courants pédagogiques et didactiques qui
ont jalonné le vingtième siècle et qui donnent une
image chaotique de la discipline.
A ces problématiques, sont venus se greffer de nouveaux enjeux d’apprentissage intégrés en partie à l’enseignement des sciences, l’éducation citoyenne, qui
met en avant le développement de l’esprit critique et
l’éducation à l’Environnement et au Développement durable.
L’importance attribuée aux capacités
transversales permet d’envisager des
approches interdisciplinaires.
Ainsi, les manuels présents dans les classes, publiés à
des époques différentes et rédigés par des auteurs
provenant d’horizons divers, ne font que d’accroître la
diversité des approches pédagogiques auxquelles les
enseignant-e-s se réfèrent pour mettre en place leurs
séquences d’enseignement-apprentissage en sciences.
Ainsi, cette complexité, ce manque de clarté, ces errements et ces adjonctions se traduisent dans la pratique
par une confusion générale tant au niveau des objectifs
à poursuivre dans l’enseignement des sciences, qu’au
niveau des approches pédagogiques recommandées.
Cette multiplicité des approches est également apparente dans les programmes d’études cantonaux3
actuels et dans le tout nouveau Plan d’études romand
(PER4). En effet, leur analyse montre que ceux-ci se réfèrent également à divers fondements théoriques, pédagogiques et épistémologiques et qu’un changement radical de paradigme n’a pas encore eu lieu.
C’est en tout cas ce que démontrent diverses recherches
comme par exemple une récente étude analysant le discours des enseignant-e-s à propos de l’enseignement
des sciences1, qui établit que leurs représentations restent très empreintes des méthodes préconisées durant
tout le siècle dernier et qu’ils y recourent généralement
On retrouve effectivement dans tous ces textes de
cadrage, un amalgame de méthodes, de principes
et d’approches issus de l’histoire de l’enseignement
des sciences, comme «la leçon de choses» – approche
exclusivement inductive – (pour comprendre les phénomènes, il faut placer les élèves devant les faits, les
10
Résonances - Novembre 2010
)
observer et les décrire de manière précise), «l’éveil
scientifique» (primat du questionnement de l’enfant,
de ses représentations, de la problématisation sur
l’observation et importance du tâtonnement expérimental), «la méthode OHERIC» (observation, hypothèses, expérimentation, résultats, interprétation,
conclusion), des prémices de l’apprentissage par investigation (IBL), entre autres.
La science doit être la discipline où
l’on cultive la curiosité, l’inventivité,
le plaisir de découvrir et d’apprendre!
Le PER, adopté le 27 mai 2010 par la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) et présenté au public le 16
septembre dernier, apporte son lot de nouveautés,
mais ne résout pas tout! Ainsi, on y retrouve des intentions issues de différents fondements théoriques, pédagogiques et épistémologiques, comme par exemple
dans les activités mentionnées dans les Commentaires
généraux du domaine Mathématiques et Sciences de
la nature:
Pour le domaine Mathématiques et Sciences de la nature, les conditions cadre ont pour objectif principal
de faciliter les apprentissages, notamment ceux liés à
une expérimentation et à des collaborations avec les
ressources extérieures.
Il s’agit entre autres de:
mettre à disposition des espaces d’observation à
proximité de l’école;
donner l’occasion de sortir pour observer et explorer le terrain ou le milieu;
offrir la possibilité de fréquenter un espace multimédia permettant de faire une recherche documentaire;
favoriser l’utilisation des ressources culturelles à disposition (musées, jardins botaniques,…);
offrir des occasions de mettre en place un élevage
et une culture (cycles 1 et 2);
mettre à disposition une calculatrice;
mettre à disposition des logiciels et des didacticiels;
organiser les collaborations avec les réseaux d’intervenants autorisés:
• autour de la prévention des principaux accidents
routiers et domestiques (électricité, chaleur, ingestion de produit);
• autour de la promotion de la santé, de la prévention de comportements à risque (audition, sexualité et contraception, maladies sexuellement
transmissibles, dépendances, dopages,…);
mettre à disposition le matériel nécessaire aux différentes expérimentations notamment différents instruments de mesure et d’observation que l’élève peut
choisir et expérimenter (par exemple: microscope,
multimètre, balance, chronomètre,…) (cycles 2 et 3);
donner l’occasion d’utiliser des ordinateurs, des logiciels et des supports numériques appropriés aux
problématiques traitées (cycles 2 et 3);
offrir la possibilité de réaliser des travaux pratiques
en laboratoire (cycle 3).
Point positif, l’importance attribuée à la formation générale et aux capacités transversales qui permettent enfin d’envisager des approches interdisciplinaires et de
briser quelque peu les cloisons disciplinaires… pour autant que les trois entrées soient vraiment considérées
de manière équivalente et
complémentaire!
Inhérentes à l'introduction
du PER, une série de nouveaux moyens d'enseignement en sciences de la
nature sont en cours d’évaluation ou d’élaboration.
Pour les degrés 1-4 (degrés
HARMOS) tout d’abord,
une adaptation du classeur
romand «Connaissance de
l’environnement - Géographie - Histoire - Sciences
1P-2P-3P» (COROME, 2000)
sera probablement disponible dès la rentrée scolaire
2011. En ce qui concerne
les degrés 5-8, une commission d’experts est actuellement constituée afin
( Résonances - Novembre 2010
11
d’évaluer l’adéquation des moyens d’enseignement
disponibles sur le marché avec le PER et, le cas
échéant, sera mandatée pour en élaborer de nouveaux. Or, si ces adaptations, réalisations et/ou adoptions de moyens d’enseignement existants ne parviennent pas à apporter de réelles clarifications épistémologiques, les confusions actuelles se reproduiront.
Peut-être faut-il également insister sur quelques éléments qui semblent être parfois oubliés à l’heure actuelle: la science doit être la discipline où l’on cultive
la curiosité, l’inventivité, le plaisir de découvrir, le plaisir d’apprendre!
Notes
Autre enjeu majeur, sinon déterminant, la formation
des enseignant-e-s. Il semble en effet indispensable,
dans les dispositifs de formation initiale et continue,
de permettre aux enseignant-e-s de mieux connaître
les différentes méthodes d’enseignement des sciences
qui ont jalonné le siècle dernier, d’identifier plus clairement les orientations actuelles en lien avec leurs
fondements théoriques, pédagogiques et épistémologiques et d’avoir à disposition des pistes concrètes
d’activités à mener avec les élèves.
Afin d’éviter ces confusions, il est indispensable de distinguer cinq types d’activités scientifiques (même si des liens peuvent exister entre
certaines d’entre elles), identifiées en fonction
d’objectifs distincts et ayant leurs propres fondements théoriques, pédagogiques et épistémologiques:
Construire des notions scientifiques et des connaissances conceptuelles;
En travaillant à partir de et sur les conceptions des élèves.
En leur faisant élaborer des modèles et en étudiant
des modèles (par exemple en demandant aux élèves de
représenter les os à l’intérieur des membres et d’élaborer
différentes maquettes en carton pour expliquer les mouvements possibles et impossibles – en étudiant un squelette, en regardant des vidéos, en comparant avec des
schémas, …).
Comprendre ce que sont les sciences en développant
une attitude scientifique et en s’appropriant différentes démarches scientifiques;
En proposant aux élèves des situations problèmes dont on
ne connait pas forcément l’aboutissement, en leur lançant
des défis, en partant d’observations ou de manipulations
qui permettent d’identifier des problématiques et d’engendrer des questions, en vérifiant leurs modèles par la
mise en place d’expérimentations.
12
1
Dubois, L. 2009. L’enseignement des sciences à l’école primaire: discours d’enseignant-e-s http://home.adm.unige.
ch/~duboisl/publications/etude-exploratoire-mars-2009.
pdf
2
M. Orieux et M. Everaere, 1957. Leçon de choses, Classiques
Hachette, Paris.
3
www.irdp.ch/documentation/programmes_etudes/programmes_etudes.html
4
www.plandetudes.ch
(
l’ auteur
L'enjeu est de taille, car le choix de ces moyens ou
leur conception constitue l’un des éléments décisifs
pour l’avenir de l’enseignement des sciences à l’école
primaire. Ces moyens devront vraiment, et pour
chaque activité proposée, se baser sur des fondements théoriques, pédagogiques et épistémologiques
solides.
Laurent Dubois - Chargé d’enseignement à
l’Université de Genève - Faculté de psychologie
et des sciences de l’éducation - Laboratoire
de Didactique et d’Épistémologie des Sciences
(Pr. André Giordan)
Construire des outils propres aux sciences (outils de
pensée et de représentation);
En faisant réaliser différentes représentations à propos
d’un phénomène: des schémas, des graphiques, des tableaux de données,… En recourant à divers instruments de
mesure (thermomètres, règles graduées, chronomètre, …).
En mettant en place des activités de tri, de rangement, de
classification, de comparaison (par exemple, pour la distinction vivant/non-vivant ou pour la classification animale
en demandant aux élèves d’organiser des images en fonction de différents critères et de justifier leur organisation).
S’approprier une culture générale en sciences (prendre conscience de la place des sciences dans notre
société, apprendre à rechercher et à traiter des informations, développer l’esprit critique);
En organisant régulièrement des sorties, des visites, des
projets à caractère scientifique, en visionnant des films, en
consultant des ouvrages scientifiques (tout en développant une éducation aux médias et en discutant du statut
de chaque document, écrit ou audiovisuel).
S’initier à l’éducation à l’environnement et au développement durable (comprendre les enjeux de notre
société; développer une pensée systémique, …).
En développant une approche interdisciplinaire et systémique, en faisant des liens entre différentes problématiques,
en participant à des projets, en réalisant des enquêtes.
Résonances - Novembre 2010
)
R egards croisés
Laurent Fauchère,
enseignant au CO
des Collines de Sion
Larurent Fauchère, enseignant au CO des Collines
de Sion, aborde dans le
cadre de son cours à option avec les 3e années les
sciences expérimentales
et invite les élèves à la découverte des aspects techniques et technologiques.
Hors de cette option, il essaie de faire bénéficier tous ses élèves de cette approche pratique et concrète de la science, estimant important de leur donner l’occasion de se confronter aux
savoirs techniques et technologiques, en mettant la
main à la pâte. Ce type d’activités est certes plus simple à organiser avec les options pour des raisons de
plages horaires, les heures étant alors regroupées, cependant l’enseignant estime que c’est aussi possible,
même si plus complexe à gérer, avec moins de temps
en continu à disposition. «En 45 minutes, c’est toutefois difficile de favoriser le questionnement, d’émettre
des hypothèses et de les vérifier, sachant par ailleurs
que d’une semaine à l’autre il n’est pas toujours facile
de conserver l’attention des élèves», nuance-t-il. Pour
Laurent Fauchère, il s’avère toutefois indispensable de
leur donner l’occasion de se confronter aux savoirs
scientifiques, techniques et technologiques.
Adeline Bardou, animatrice pédagogique
pour les sciences au CO
«La partie technique apparaît davantage dans les
plans d’études alémaniques, c’est une question de
mentalités. Romain Roduit, de la HEVS, est un levier
important pour permettre aux enseignants qui s’intéressent à la manipulation d’objets concrets de le faire.
C'est une excellente chose que les élèves puissent
avoir une meilleure compréhension de leur environnement technique et technologique et que les enseignants aient la possibilité de bénéficier d’un accompagnement par un spécialiste. A noter que certains
enseignants valaisans développent des approches
personnelles qui vont dans ce sens, mais le font individuellement.»
Si l’enseignant intègre cette dimension à ses cours,
c’est par envie personnelle, liée à son regard sur le rôle
de cette matière dans le parcours d’élève, mais aussi
grâce aux pistes proposées par Romain Roduit dans le
cadre de la formation continue des enseignants. «Ses
cours et conseils sont une mine d’or», commente-t-il.
Laurent Fauchère essaie ensuite à son tour de proposer
un maximum d’activités différentes. «Avec Robolab ou
Explore-it, les élèves découvrent la technique, en devenant constructeurs, et cela les motive à la fois à la tâche
et dans leurs apprentissages», explique-t-il. Et l’enseignant note encore que cela favorise le développement
de plusieurs compétences
transversales, dont le travail
en groupe, l’observation,
l’analyse et la déduction.
Les filles au CO sont-elles
moins intéressées par les
sciences techniques et les
technologies que les garçons? La réponse de l’enseignant est clairement négative. Il mentionne que dans
son cours à option, la répartition filles-garçons est équilibrée. «Les filles se débrouillent très bien et sont autant
persévérantes dans la résolution de problèmes que les
garçons», affirme-t-il à partir
de ses observations.
( Résonances - Novembre 2010
13
Laurent Fauchère profite également du cours à option
pour emmener ses élèves à la rencontre des sciences,
des techniques et de la technologie hors des murs de la
classe et du labo scolaire. «Une visite de la centrale hydroélectrique de Chandoline ou de la HES-SO Valais,
avec Romain Roduit comme guide dans cet univers formant des ingénieurs, est très profitable pour stimuler la
curiosité des élèves», souligne l’enseignant. Et de poursuivre: «Les élèves se rendent ainsi compte du travail du
scientifique ou de l’ingénieur, ce qui leur permet d’avoir
une image plus réaliste de ces métiers», ajoute-t-il.
Samuel Fierz, animateur en connaissance
de l’environnement pour le primaire
«A travers les objectifs Plan d’études romand (ndlr: cf.
www.plandetudes.ch), on peut tout à fait s’intéresser
à la technique et aux technologies. Au primaire, l’essentiel est d’offrir une éducation scientifique aux
élèves et la connaissance de l’environnement, ce qui
implique forcément une confrontation avec le réel et
les objets. La rencontre avec des scientifiques et des ingénieurs permet en outre de casser l’idée reçue du savant fou ou de l’hyper spécialiste.»
Michelle
Grandjean Böhm,
enseignante et
directrice du centre
scolaire de Saxon
Michelle Grandjean Böhm
souhaitait aborder le côté plus technique de la
science avec ses élèves de
3P, mais estimait manquer
de compétences dans ce
domaine et donc ne savait pas trop comment s’y
prendre. Députée par ailleurs, c’est en découvrant par
hasard l’exposition du Service de la formation tertiaire
au Grand Conseil en décembre 2009 et le stand Exploreit en particulier qu’elle a trouvé une démarche lui paraissant accessible. René Providoli, responsable du projet Explore-it à la Haute Ecole pédagogique du Valais,
lui a fait découvrir les kits et lui a conseillé de s’inscrire à
un cours de formation continue en lien pour s’initier à
l’utilisation de ce matériel.
L’enseignante a suivi la formation dispensée par Romain Roduit et lui a demandé de venir dans sa classe
vers la fin de la séquence «De l’aimant permanent au
moteur électrique». Romain Roduit a alors passé une
matinée entière en classe, répondant à toutes les inter-
rogations des élèves qui avaient déjà exploré, tantôt
avec succès, tantôt en échouant, certaines possibilités
de la boîte de matériel. «C’était incroyable de voir tous
les enfants attentifs, ne voulant pas faire de pause»,
souligne Michelle Grandjean Böhm. A ses yeux, cette
intervention externe, d’un ingénieur passionné en l’occurrence, est indispensable, pour une transmission plus
directe de cette connaissance technique.
Michelle Grandjean Böhm a joué de l’interdisciplinarité
pour gérer cette séquence, utilisant des heures d’environnement et de bricolage. Pour l’enseignante primaire,
il est primordial d’éveiller les élèves à la dimension plus
technique des sciences, d’autant qu’ils sont motivés
lorsqu’il s’agit de démonter un téléphone portable ou
de dénuder un fil à placer sur une pile. «Avec ce genre
d’activités, on arrive à éveiller la curiosité des élèves,
ce qui facilite les apprentissages», argumente l’enseignante. Et elle ajoute que les élèves, testés au terme de
la séquence, ont tous su expliquer ce qu’était un moteur
et mentionner les 4 étapes de la démarche scientifique,
à savoir: observation, questionnement, émission d’hypothèses et vérification. Et si tous n’étaient pas capables de
parler du métier d’ingénieur, l’un des élèves a dit qu’une
fois devenu grand, il serait ingénieur. Et quand on sait
que le Valais a besoin d’ingénieurs…
Propos recueillis par Nadia Revaz
Eva Garrone, étudiante à la HEP-VS
Tournevis et outils à la main, les élèves de Michelle
Grandjean Böhm ont démonté des objets du
quotidien pour les comprendre.
14
«Mon regard a quelque peu évolué après la «Semaine
Technique et Société» organisée à la HEP-VS. Cela m’a
donné l’occasion de visiter des entreprises et de découvrir des approches de la technique que je pourrais
réutiliser en classe, comme Explore-it ou Robolab. La
conférence de Romain Roduit était aussi particulièrement intéressante pour nous permettre, en tant
que futurs enseignants, de nous familiariser avec les
sciences techniques, qui sont méconnues d’un grand
nombre de jeunes.»
Résonances - Novembre 2010
)
D es sites pour aller plus loin
Laboratoire de didactique et d’épistémologie des
sciences de Genève
www.ldes.unige.ch/info/membres/ag/andre.htm
www.
universcience.tv
A découvrir en 9 épisodes une interview d’André Giordan, connu pour son modèle allostérique de l’apprendre et son approche des sciences à l’école (de 1. Quels
savoirs à l’école primaire à 9. Recherche d’informations
en passant par 5. Vers une élaboration des hypothèses)
www.youtube.com/watch?v=D9_gGQUb-pU http://educasciences.ning.com
www.futurasciences.com
webTV scientifique hebdomadaire de universcience, le
nouvel établissement qui regroupe la Cité des sciences
et de l’industrie et le Palais de la découverte.
www.universcience.tv
Futura-Sciences, le magazine de l’innovation, de la
science et de la découverte
www.futura-sciences.com
http://
educasciences.
ning.com
Educasciences: réseau social d’échange et de formation concernant l’enseignement des sciences
http://educasciences.ning.com
www.
planete-sciences.
org/national
Le site Planète sciences rassemble les concours pour les
jeunes, propose des ressources, des glossaires, des outils pédagogiques...
www.planete-sciences.org/national
Agence québécoise Sciences.Presse, parce que tout le
monde s’intéresse à la science
www.sciencepresse.qc.ca
( Résonances - Novembre 2010
L’aventure de La main à la pâte a été initiée par Georges
Charpak en 1995
www.lamap.fr
DVD Apprendre la science et la technologie
à l’école
Ce DVD vidéo, réalisé par la Direction générale de
l’enseignement scolaire (DGESCO), l’Académie des
sciences et le CNDP, est un outil de formation pour les
maîtres. Qu’il soit utilisé
par chaque enseignant
pour sa formation personnelle ou en situation
de formation professionnelle collective, il est
un déclencheur de questionnements qui trouveront leurs réponses dans
le cadre d’une réflexion
collective au sein des
équipes pédagogiques. D’une durée totale de plus de
trois heures, il montre et analyse la mise en œuvre de
la démarche d’investigation, en science et technologie
à l’école, à travers des «Séances de classes commentées» et des «Points de vue de spécialistes».
www.sceren.com/cyber-librairie-cndp.asp?prod=109229
15
www.
astronomes.com
Introduction à l’astronomie
www.astronomes.com
Réseau social de la culture scientifique et technique
www.knowtex.com
Sciences et technologie: documentation CNDP
http://www2.cndp.fr/lesScripts/bandeau/bandeau.asp?
bas=http://www2.cndp.fr/ecole/sciences/accueil.htm
Quelques citations…
«La science, c’est ce que le père enseigne à son fils.
La technologie, c’est ce que le fils enseigne à son
papa.» Michel Serres
«L’appétit d’accéder à cette technologie (l’informatique) accélère le désir d’apprendre à lire et à
écrire.» Michel Serres
«Toutes nos connaissances, passées, présentes et à
venir ne sont rien au regard de ce que nous ne saurons jamais.» Evgueni Aleksandrovitch Evtouchenko
«Si la science ne s’intéresse pas aux choses délirantes, elle risque fort de passer à côté de choses intéressantes.» Antoine Labeyrie, astronome
«Il n’y a pas des problèmes qu’on se pose, il y a des
problèmes qui se posent. Il n’y a pas de problèmes
résolus, il y a seulement des problèmes plus ou
moins résolus.» Henri Poincaré
«Une expérience scientifique est une expérience
qui contredit l’expérience commune.» Gaston Bachelard
«La science consiste à passer d’un étonnement à un
autre.» Aristote
«Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre.» Marie Curie
«Ayez le culte de l’esprit critique.» Louis Pasteur
«En science comme ailleurs, l’inertie intellectuelle,
la mode, le poids des institutions et l’autoritarisme
sont toujours à craindre.» Hubert Reeves
«Chaque nouvelle découverte de microphysique,
génétique, astronomie, est une nouvelle fenêtre
sur le mystère: nous nous retrouvons dans une nacelle de plexiglas naviguant dans l’abîme...» Edgar
Morin
16
www.
boiteascience.
com
La mission que s’est donnée Boîte à science est d’éveiller, prioritairement chez les jeunes, l’intérêt pour la
science et la technologie.
www.boiteascience.com
«Applis» scientifiques pour smartphones
www.knowtex.com/weblist/applis-scientifiques_1526
Sciences et technologie: objets techniques, montages,
constructions, modèles réduits, expériences, observations...
http://cm1cm2.ceyreste.free.fr/sciences.html
Semaine Technique et Société à la HEP-VS
La culture générale sans expérience pratique est incontestablement un handicap pour intégrer avec un
maximum d’efficacité des milieux socio-économiques
toujours plus exigeants en matière de compétences et
d’adaptation. Dans les années 50 déjà, une étude de
l’UNESCO démontrait un décalage croissant de l’enseignement traditionnel confronté à la fulgurance des
avancées technologiques.
Consciente de cette lacune et fière d’une politique
avant-gardiste sur la question, la HEP-VS inclut depuis
plusieurs années déjà une formation technologique et
pratique dans ses cours. La Haute Ecole pédagogique
du Valais a ainsi introduit dans le cursus obligatoire de
la formation initiale une «Semaine Technique et Société», parallèlement à un stage en entreprise.
C‘est ainsi que les étudiants provenant des sites de
Brig et St-Maurice peuvent explorer, de manière interdisciplinaire, les questions liées à la mobilité, l’énergie,
la science, la didactique ainsi qu’à l’environnement
économique. Des sujets également traités par des éminents conférenciers.
Les étudiants abordent pendant une semaine le rôle
central des technologies à disposition. Ils ont également la possibilité de s’entretenir directement avec
les acteurs des milieux concernés qui développent
et appliquent quotidiennement les différentes techniques.
Des visites d’entreprises ainsi que des travaux pratiques illustrent concrètement la manière dont la
technique est employée dans les différents secteurs
ainsi que dans la vente (concept publicitaire).
www.hepvs.ch
Résonances - Novembre 2010
)
Concours médias et robots
bugnplay.ch est un concours médias et robots pour les
jeunes de 8 à 20 ans, domiciliés en Suisse. Les participants doivent réaliser leur invention à l’aide de médias numériques et de nouvelles technologies. Le délai d’inscription est fixé au 31 janvier 2011 et les travaux doivent être remis pour la fin mars.
www.bugnplay.ch
www.
cite-sciences.fr
Cité des sciences et de l’industrie de Paris la Villette
www.cite-sciences.fr
www.
edumediasciences.com/fr
Site franco-ontario pour les technosciences
www.cforp.on.ca/technoscience
Brain Pop – vidéos en lien avec la technologie et les
sciences (avec Thomas, curieux de tout, et son ami
Moby le Robot, qui aime poser plein de questions)
www.brainpop.fr/category_25/seeall
Animations interactives pour l’apprentissage des sciences
www.edumedia-sciences.com/fr
www.spst.org
Société pour la promotion de la science et de la technologie: l’imagination au service de l’apprentissage
www.spst.org
Projets technologiques à l’école primaire et en IUFM
www.montpellier.iufm.fr/technoprimaire/index5.htm
Robolab
Des boîtes robotiques (20 au
total) accompagnées d’ordinateurs portables se promènent dans tout le Valais à la
demande des enseignants des
écoles primaires. Ces kits peuvent être empruntés directement à la HES-SO Valais.
Pour plus d’infos: Romain.Roduit@hevs.ch
http://electricite-mecanique.hevs.ch/Robolab.106690.
690.htm
Explore-it
de novembre, une séquence pour découvrir l’énergie hyAvec la mise en place d’une semaine Technique et société
draulique et l‘électricité viendra compléter l’offre. Le bedans les HEP, les initiateurs ont été confrontés à un manque
soin d’un tel matériel, simple et pratique, est réel, aussi
de matériel pédagogique dans le domaine. C’est pourquoi,
l’intérêt rencontré par Explore-it déà l’initiative des hautes écoles pédagopasse les frontières nationales.
giques du Valais (HEP-VS) et d’Argovie
(FHNW), et avec le soutien de la fondaPour plus d’infos: Romain Roduit, de la
tion Mercator Schweiz, ils ont conçu
HES-SO Valais (Romain.Roduit@hevs.
des mallettes adaptées à la réalité des
classes à partir de la 4e primaire pour
ch) ou René Providoli, de la HEP-VS
amener chaque élève à explorer, in(Rene.Providoli@phvs.ch).
venter… et plus. Pour l’heure, trois
séquences (l’énergie rend mobile, SoCours explore-it donné dans le cadre
lar-Power ça bouge, de l’aimant perdes cours de formation continue de la
manent au moteur électrique) sont
HEP-VS: www.hepvs.ch > Formations >
proposées par les enseignants. Au mois
Formation continue (cours N° 8.8)
www.explore-it.org
( Résonances - Novembre 2010
17
Annick Vermot
(
Petit mode d’emploi pour
AC&M
AV
recevoir un artiste en classe
Lorsque l’on veut mener un projet
artistique, il est parfois difficile de
savoir comment s’y prendre pour
inviter un artiste en classe.
Comment l’inviter, que lui dire,
comment gérer le temps imparti?
Voici une petite liste qui reprend
quelques points auxquels penser.
Elle n’est pas exhaustive mais elle
permet de cadrer quelque peu la visite. Il est essentiel de bien planifier
cette activité afin que l’artiste se
sente accueilli et nécessaire et que
les élèves puissent retirer un maximum de connaissance de cette rencontre. Les questions essentielles à
se poser avant sont: Qui intervient?
Pour faire quoi? Pourquoi? Comment? Quand? Où? Quel est le prix?
En plus détaillé, voici un petit mode
d’emploi pour recevoir un artiste
en classe:
Avant de contacter l’artiste
(qui, pourquoi, etc.)
Définir un objectif artistique que
l’on aimerait atteindre avec sa classe
ainsi que les buts à atteindre avec
les enfants.
Définir quelles sont mes compétences et quelles sont les compétences
L’un des objectifs de ces rencontres est que l’artiste (ici Emmanuelle
Houdart) puisse notamment parler de ses sources d’inspiration,
des nouvelles directions d’une forme d’art en particulier…
qui me manquent pour réaliser les
objectifs.
Par exemple:
Créer un paysage en faisant intervenir différentes techniques
(couture, peinture, objets divers).
J’ai les compétences en peinture,
en collage mais pas en couture.
Créer un scénario et monter un
mini court métrage avec sa classe.
J’ai les compétences pour faire
rédiger le scénario, organiser le
Un professionnel de la culture de la liste
Etincelles dans votre classe/école?
Vous préparez un projet culturel et souhaitez faire
intervenir un artiste ou un scientifique dans votre
école/classe? Vous avez la possibilité de consulter la
liste Etincelles de culture et de faire une demande
de soutien financier avant fin novembre 2010 ou avant fin février 2011.
www.vs.ch/ecole-culture > Etincelles de culture
A noter que la liste s’étoffe régulièrement.
18
plateau du tournage, costumes,…
mais pas les compétences pour
faire fonctionner une caméra.
Puis regarder dans la liste d’Etincelles de culture (cf. encadré ci-dessous) les artistes qui traitent le sujet ou choisir des artistes de sa
connaissance liés au sujet choisi.
Définir, a priori, quel serait l’apport
de l’artiste:
Par rapport à son travail, il pourrait permettre de donner des
instructions pour la couture, et
le collage ainsi que sur l’équilibre des travaux.
Par rapport à son travail, il pourrait corriger le scénario, montrer
comment fonctionne une caméra et permettre de mettre à
jour les manquements d’organisation du plateau de tournage.
Remplir les formulaires administratifs liés aux besoins de l’intervention.
Résonances - Novembre 2010
)
Première rencontre avec
l’artiste (pourquoi, comment,
quand, où, combien)
Prendre contact avec l’artiste pour
l’inviter en classe et (ou) planifier
une visite à son lieu de travail. Etablir l’heure, la durée de la visite, le
contenu ou les sujets qui seront
abordés.
Présenter le vocabulaire propre au
domaine de l’artiste s’il ou elle ne
propose pas de le faire. Le vocabulaire peut être présenté au moment
de l’élaboration des questions.
Rappeler aux élèves le comportement désiré lors d’une visite.
Visite en classe
Lors de la rencontre, revisiter les objectifs et les buts visés et les remodeler au besoin.
Préparer et organiser la visite en
classe en déterminant précisément
les objectifs à atteindre et les attentes liées à l’activité.
Voir avec l’artiste le matériel qui lui
sera nécessaire et les prérequis nécessaires à l’activité.
Permettre à l’artiste, si besoin est,
de voir quelques travaux pour évaluer le niveau des enfants.
Fixer avec l’artiste le calendrier d’intervention.
Voir avec l’artiste s’il y a besoin
d’expliciter certaines choses surtout si les enfants sont petits.
La première intervention est normalement liée avec le travail de
l’artiste lui-même. Donc planifier le
lieu où il va expliquer son travail,
regarder avec lui les contingences
matérielles et temporelles.
Préparation des élèves
(comment)
Partager les détails biographiques
et artistiques de l’invité ou faire une
recherche avec les enfants sur lui.
L’un des objectifs de ces rencontres
est que l’artiste puisse parler de ses
diverses façons de découvrir et de
développer ses sources d’inspiration, des facteurs qui ont influencé
son travail, des traditions et des
nouvelles directions d’une forme
d’art en particulier…
L’enseignant devrait, pendant la
visite, continuer à gérer le groupe
classe.
Après la visite
Remercier l’artiste par écrit et communiquer sur la suite des réalisations.
Regarder avec l’artiste quelle est la
prochaine intervention.
Remplir les feuilles administratives
liées au projet.
Inviter les élèves à faire un rapport,
un compte rendu de la rencontre,
envoyer une copie à l’artiste, continuer le travail de recherche mis en
place pour créer une œuvre individuelle ou collective, exposer des livres traitant du même style; etc.
Déterminer s’il y a une exposition
des travaux ou un compte rendu
public de l’activité.
Les artistes contactés se réjouissent
de partager leurs connaissances et
leur art avec les plus jeunes et attendent avec impatience vos envies
et vos demandes. De plus, au besoin, l’équipe d’animation de la
HEP est aussi là pour vous soutenir
si vous avez des questions ou des
besoins.
Belles découvertes à vous tous!
Préparer la visite en demandant
aux élèves de lister des questions
concernant le style d’œuvres, les
sources d’inspiration, les expériences,… de l’artiste. Par exemple:
Quand avez-vous commencé
cette profession?
Pourquoi?
Comment avez-vous appris?
Que faites-vous des œuvres terminées?
Qu’est-ce qui est le plus difficile
à faire?
Comment étaient vos premiers
essais?
Au sujet d’une œuvre en particulier:
Qu’est-ce qui vous a donné l’idée
de ceci?
Pourquoi...
Comment...
( Résonances - Novembre 2010
19
Vincent Dussez
20
sur l’école
dans la vie de chacun
L'école
Une institution merveilleuse
qui permet aux potentialités latentes des enfants de voir le
jour et devenir efficientes dans
le quotidien.
Une institution qui ouvre leur
esprit au savoir, savoir-faire et
savoir être des générations qui
les ont précédés.
Une institution qui a été et qui
est toujours une préoccupation
majeure des sociétés d’humains,
autorités et parents.
Une institution qui demande
certes des efforts financiers importants mais que les sociétés acceptent volontiers de fournir, car
pour les parents, l’enfant est ce
qu’il leur est le plus cher, et pour
ce qui est le plus cher à son cœur
le meilleur n’est jamais trop.
Une institution qui intervient
grandement dans l’apprentissage
de la vie sociale. Etre avec d’autres de son âge pendant les neuf
années de l’école obligatoire
oblige à accepter et respecter ce
que pense, ce que dit ou ce qu’est
l’autre. Cette attitude est d’une
importance primordiale durant
toute une vie car les
relations avec autrui
sont incontournables
l’existence durant.
Une institution qui
se remet continuellement en cause, parfois avec des résultats
fort intéressants, mais parfois
aussi avec des résultats mitigés,
voire négatifs. Cette envie de
vouloir souvent changer peut
déstabiliser la solidité de base
dont chacun a besoin. Une structure bien en place et qui donne
des résultats satisfaisants ne doit
(
L ’école, indispensable
Regards
seignant
sez a été en
Vincent Dus
à Sion.
pas être mise de côté au profit
de nouveautés aléatoires.
Bien sûr que le contenu des matières à enseigner, les moyens à
disposition et le mode de faire
doivent évoluer. La vision de la
société sur la vie et ses besoins
change et l’école doit suivre
pour ne pas être déphasée.
Bien sûr aussi que de nombreux
autres facteurs concourent au savoir: revues, DVD, CD, internet,
émissions télévisées et
autres. Mais l’enseignement de base donné par
l’école constitue un socle sur lequel l’enfant
peut ensuite construire
ce qu’il veut devenir.
Petit clin d’œil à la pédagogie
Pour acquérir durablement une
nouvelle notion, l’enfant en général, sauf le surdoué, doit pouvoir l’exercer un certain temps,
revenir sur elle à des moments
différents et la voir sous différents angles. Etre trop bousculé
dans ses acquis fait que la construction devient moins solide.
L’école d’aujourd’hui serait-elle
devenue indigente dans ce mode
de faire?
La pédagogie c’est l’enseignant,
dit-on, et ceci est fort vrai:
• un enseignant qui a la préoccupation à l’avance de décortiquer la matière qu’il veut transmettre et par là aider l’enfant à
construire son savoir brique par
brique, la première préparant
et soutenant la suivante et
cette dernière celles que l’on
doit poser après,
• un enseignant gai, attachant,
aimable, sympa, un peu amuseur, tout en étant exigeant,
• un enseignant toujours à
l’écoute de l’élève, soucieux
de son avenir et qui sait encourager,
• un enseignant capable de créer
une ambiance de classe chaleureuse où l’enfant se plaît. Par
cette façon d’être, on se fait aimer, et on fait aimer la chose
enseignée. On apprend mieux
quand on aime.
Regards sur l’école
Cette nouvelle rubrique, initiée
dans l’édition de septembre, vise
à offrir des points de vue distanciés sur l’école valaisanne contemporaine. C’est en quelque sorte
une «carte blanche spéciale VIP»
que nous ouvrons aux professionnels retraités de l’école. Hormis
une consigne sur le nombre de caractères à ne pas dépasser, aucune
autre indication rédactionnelle
n’est donnée. A chaque invité-e
de choisir son angle d’attaque.
Résonances - Novembre 2010
)
(
J oseph Métrailler
Re ncontre
et l’Ecole des métiers
Joseph Métrailler responsable de
l’Ecole des Métiers du Valais dès
son ouverture il y a dix ans, est depuis le 1er septembre 2008 chef de
la section électrotechnique/informatique du Centre de formation
professionnelle de Sion (CFPS). Il
supervise les formations d’automaticien-ne, d’électronicien-ne et d’informaticien-ne pouvant être effectuées à l’EMVS, avec l’obtention en
4 ans d’un certificat fédéral de capacité (CFC) doublé d’une maturité
professionnelle technique (MPT),
ainsi que des formations duales
apparentées au CFPS (y compris le
métier de médiamaticien-ne). Le
chef de section donne par ailleurs
encore quelques heures de cours,
de façon à conserver un lien avec
les jeunes en formation. Ce qu’il
apprécie tout particulièrement,
c’est de rencontrer d’anciens apprentis qui sont dans le monde du
travail ou qui se spécialisent et qui
ont une petite flamme dans les
yeux en parlant de leurs années
EMVS.
Zoom sur les formations dispensées
à l’EMVS de Sion, une petite école
par la taille mais grande au niveau
des débouchés professionnels.
Joseph Métrailler, vous êtes à
la tête de l’EMVS depuis ses débuts: qu’est-ce qui vous a motivé à relever ce défi?
Portes ouvertes à l’EMVS
Le samedi 13 novembre 2010,
l’Ecole des métiers organise une
journée portes ouvertes de 10 h à
16 h, avec visite des salles de classe
et des ateliers. www.emvs.ch
( Résonances - Novembre 2010
que la voie duale pour ces métiers
existait déjà. Autre élément, avec
la Haute Ecole spécialisée valaisanne, il s’agissait de pouvoir proposer des parcours permettant d’y
entrer directement, de façon à répondre au mieux aux besoins de la
formation tertiaire et à la demande du marché du travail. C’est
donc dans ce contexte que le Canton a décidé d’ouvrir l’Ecole des
métiers il y a dix ans.
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informatique
fait partie.
des métiers
A la base, je suis ingénieur en électronique et j’ai travaillé dans le domaine de l’électronique, de l’automatique et de l’informatique. Par
ailleurs, j’ai toujours eu un intérêt
pour la formation. Et comme j’aime
les défis, être partenaire lors de la
mise sur pied d’une école nouvelle
était à mes yeux une opportunité à
saisir. Au cours des premières années, l’une des grandes difficultés
était de trouver les places de stages,
cependant les entreprises qui ont
joué le jeu nous ont fait une excellente publicité et aujourd’hui le
nombre de places est suffisant pour
tous les jeunes, même si pour les
électroniciens, c’est un peu plus délicat, le tissu économique étant plus
restreint.
Dans quel contexte a vu le jour
l’Ecole des métiers?
Les formations d’automaticien,
d’électronicien et d’informaticien
nécessitant un équipement coûteux, de plus en plus d’entreprises
ne prenaient plus d’apprentis, alors
L’Ecole des métiers, c’est donc
une voie rapide et plus scolaire pour s’orienter vers le
métier d’ingénieur…
Oui, on peut devenir ingénieur
en sept ans, avec quatre ans en
école des métiers puis trois ans
d’HES. Avec Pierre Poffet, responsable de la filière Systèmes industriels à la HES-SO Valais, nous organisons régulièrement des séances
pour présenter ce parcours en deux
étapes. Au sortir de l’EMVS, les
jeunes peuvent aussi s’orienter vers
un brevet ou une maîtrise ou encore suivre les cours d’une école
technique. Quelques-uns entrent
directement dans le monde professionnel, toutefois majoritairement
ils poursuivent une spécialisation.
Formation professionnelle
initiale accélérée (FPIA)
La FPIA est destinée aux détenteurs d’une maturité gymnasiale
ou d’une formation équivalente
(bac, ESC, ECG, etc.) et aux étudiants ayant réussi au moins 3 ans
de collège. Elle propose une voie
rapide pour l’obtention d’un CFC
(2 ans) et une passerelle vers les
HES pour les maturistes (1 année).
21
En optant pour l’EMVS, un jeune
peut devenir automaticien, électronicien ou informaticien. Ces
formations ont-elles des points
communs?
Toutes trois présentent en effet de
multiples synergies. Lors des débuts de l’EMVS, le tronc commun
était organisé sur une année, et actuellement il demeure, mais sur un
semestre. Ce démarrage identique
permet aux apprentis de découvrir
les spécificités de chacun des métiers avant de faire leur choix en
connaissance de cause.
L’EMVS implique un CFC doublé
d’une maturité professionnelle
technique, ce qui constitue un
haut niveau d’exigence…
Oui, les exigences de la maturité professionnelle sont très élevées, car
elles doivent correspondre au niveau
de culture générale exigée pour l’entrée dans une haute école spécialisée. Reste que dans une école des
métiers, on a plus de temps qu’en
entreprise pour donner aux jeunes
cette culture générale, tout en les
préparant aux exigences techniques.
Ces trois formations nécessitent également une certaine capacité à l’abstraction mathématique, même si un
informaticien fera un peu moins de
transformations de formules qu’un
électronicien ou un automaticien.
Quel est le rythme des stages?
Les deux premières années, les apprentis sont à plein temps à l’école.
Ensuite, répartis sur les deux dernières années, ils ont environ 1 année et demie de stages en entreprise. Actuellement nous sommes
à la fin d’une phase transitoire,
puisque la formation s’est restruc-
Les métiers de l’Ecole des métiers
Automaticien-ne
Les automaticiens interviennent tantôt dans un atelier pour la fabrication de
divers appareils de contrôle, tantôt sur des installations de production pour
mettre en service, entretenir, régler ou dépanner des systèmes de commandes.
Electronicien-ne
Les électroniciens développent, installent et exploitent des circuits, des dispositifs de commande ou de contrôle et des programmes informatiques utiles au
bon fonctionnement d’appareils électroniques équipés de microprocesseurs.
Informaticien-ne
L’informaticien conçoit, réalise, met en service et assure la maintenance de
tous les équipements informatiques sur lesquels doit à tout prix compter une
entreprise moderne.
turée pour être au même rythme
que celle dispensée au CFPS, ce qui
permettrait par exemple de regrouper les automaticiens, les électroniciens ou les informaticiens des
classes duales et de l’Ecole des métiers, en cas d’effectifs réduits.
Les effectifs sont variables…
Ils répondent au besoin et sont dès
lors variables. Les informaticiens
sont nettement plus nombreux que
les automaticiens à suivre l’EMVS, ce
qui s’explique en partie du fait que
l’investissement pour intégrer un
jeune qui apprend les bases du métier est nettement plus complexe,
car il faut du temps avant qu’il soit
capable – en étant autonome – de
faire une installation chez un particulier, tandis que le futur automaticien peut plus facilement être intégré à un travail d’équipe.
Comment définiriez-vous la complémentarité entre un automaticien qui suit une formation
duale et un automaticien en
Ecole des métiers?
En raccourci
Merci professeur
Explications des curiosités verbales
Bernard Cerquiglini, éminent linguiste et spécialiste reconnu de la langue
française, révèle et explique des curiosités verbales dans de brèves vidéos. Parmi
les mots évoqués dans Merci professeur: à bâtons rompus, surbooké, zouave…
http://www.tv5.org/TV5Site/lf/merci_professeur.php
22
L’examen de fin d’apprentissage est
identique, avec le même collège
d’experts. C’est le cas aussi bien
pour les automaticiens que pour les
informaticiens, contrairement à
l’électronique dont la formation en
Valais ne se fait qu’à l’EMVS actuellement. Du côté de l’Ecole des métiers, il y a l’obligation de la maturité professionnelle intégrée, ce qui
correspond mieux aux jeunes qui
savent déjà qu’ils veulent aller plus
loin au niveau de leur formation
et/ou qui ont un profil plus scolaire,
puisque les deux premières années
se déroulent uniquement dans ce
contexte. Autre différence, contrairement aux apprentis en formation
duale, les jeunes ne perçoivent pas
de salaire. Et par rapport aux collégiens, la charge de travail est plus
lourde, puisque leurs journées sont
plus longues et qu’ils ont cinq jours
entiers de cours.
Quelles sont les exigences d’entrée au niveau de l’EMVS?
Il faut remplir un certain nombre de
conditions scolaires, notamment
avoir notamment un niveau 1 en
mathématiques, pour pouvoir être
admis pour les cours de la maturité
professionnelle (ndlr: cf. www.emvs.
ch > admission). Les candidats sélectionnés sont ensuite reçus pour un
entretien personnel et une évaluation pratique. Depuis cette rentrée,
les jeunes ont toujours l’obligation
de réussir la première année pour
la maturité professionnelle, mais
ensuite des aménagements sont
Résonances - Novembre 2010
)
Quels sont à vos yeux les points
forts de l’EMVS?
C’est certainement l’apprentissage
de la pratique qui est très bien
structuré. L’organisation des stages
est bonne et leur accompagnement
de qualité.
Et son principal handicap?
Il se situe au niveau culturel, car les
parents incitent encore leurs enfants
à faire le collège plutôt qu’à entrer
à l’Ecole des métiers, alors que les
exigences sont de même niveau et
les débouchés tout aussi attractifs.
Les universitaires ou les ingénieurs
EPF, essentiellement orientés vers la
théorie, sont très complémentaires
des personnes formées en HES, davantage à l’aise au niveau de la réalisation, mais cela n’est pas toujours
suffisamment compris.
Quels sont les grands défis pour
l’avenir de l’EMVS?
Il y a tout d’abord la synchronisation à terminer entre les formations
dispensées à l’Ecole des métiers et
au Centre de formation professionnelle de Sion et de Viège. Au niveau des évolutions futures, l’EMVS
pourrait s’ouvrir à d’autres professions, par exemple la mécanique.
L’objectif serait aussi de réduire le
taux d’échec en première année,
comme ce fut le cas l’année passée,
de manière un peu exceptionnelle.
Pour ce faire, il est important que
les jeunes qui viennent à l’EMVS
soient suffisamment motivés par le
métier qu’ils choisissent.
Propos recueillis par Nadia Revaz
Pour plus d’infos
Site du Centre de la formation
professionnelle: www.cfps.ch
Site de l’Ecole des métiers du Valais: www.emvs.ch
Sites de l’orientation:
www.orientation.ch
www.vs.ch/orientation
( Résonances - Novembre 2010
A vos agendas
Me 3 novembre 2010
Conférence Bataille
des livres
Eric Simard, auteur de
littérature jeunesse qui
aime échanger avec ses
lecteurs, abordera le sujet
de la rencontre entre les
lecteurs et l’écrivain à
travers 2 thèmes, à savoir:
1) découvrir, entrer dans
le monde d’un auteur et
accueillir un auteur dans
sa classe 2) comment
favoriser le partage.
Saint-Maurice, Maison de
Commune, salle
Bourgeoisiale à 14 h.
www.bataille-des-livres.ch
Je-Sa 4-6 novembre 2010
Colloque Biodiversité
La Murithienne, le
Musée de la nature et
Fauna.vs organisent un
colloque et des actions
autour de la biodiversité
(cf. p. 27).
www.musees-valais.ch
Sa 6 novembre 2010
Présentation ESF
Journée de présentation
et de formation d’ESF au
Signal de Bougy.
Inscription obligatoire:
marie.vial@fr.educanet2.ch
www.enseignantssansfron
tieres.org
Je 11 novembre 2010
Osez tous les métiers
La deuxième édition de
Osez tous les métiers aura
lieu le jeudi 11 novembre
2010. Ce jour-là, les élèves
de 6e primaire pourront
quitter la classe pour
découvrir par exemple
les métiers de la santé
pour les garçons et les
métiers techniques pour
les filles.
www.vs.ch/egalite > Osez
tous les métiers
Je-Sa 11-13 nov. 2010
Colloque
Education musicale
Genève organise les
Journées francophones de
recherche en éducation
musicale (JRFEM).
www.asrem.ch/jfrem2010
Jusqu’au 20 nov. 2010
Expo en lien avec les
droits de l’enfant
GenevaWorld, l’IDE
(Institut international
des droits de l’enfant),
ANILEC Productions et
la Commune de Veyras
présentent «191 Regards
d’enfants sur le monde».
Dans le langage universel
de l’art, des enfants de
chacun des 191 Etats
membres de l’ONU, âgés
de 6 à 16 ans, ont répondu
à l’appel de GenevaWorld
pour exprimer Comment
ils voient le monde de
chez eux. Jusqu’au 20
novembre, date de la
Journée internationale
des droits de l’enfant, le
public est invité à visiter
l’exposition de dessins
grand format, dont le
parcours serpente Veyras.
En lien avec l’exposition,
un jeu de piste gratuit,
réalisé par Katia Boz
Balmer, permettra d’aborder la problématique des
droits de l’enfant.
Départ de l’exposition:
Musée Olsommer
(centre du village,
rue C.C. Olsommer).
Durée de la balade
artistique: env. 45 minutes
Mémento
(
possibles pour éviter qu’un double
échec à cette partie de la formation
ne les mette hors circuit.
pédagogique
avec le jeu de piste.
Se procurer les documents
du jeu de piste: Musée
Olsommer (week-end)
ou à télécharger sur le site
de la Commune:
www.anilecproductions.
com/fr/contents/9-qui_
sommes_nous__
20 novembre 2010
Droits de l’enfant
La Convention
Internationale des Droits
de l’Enfant est un texte
de 54 articles, adopté
par les Nations Unies le 20
novembre 1989. Chaque
année, le 20 novembre,
des activités sont
proposées aux classes pour
marquer cet anniversaire.
www.droitsenfant.globale
ducation.ch www.globaleducation.ch
Me 24 novembre 2010
Colloque sur les enjeux
des épreuves
cantonales
La prochaine rencontre
de la section suisse de
l’Association pour le
développement des
méthodologies
d’évaluation en éducation
(ADMEE) se penchera, le
24 novembre à Martigny,
sur les différentes
pratiques en matière
d’épreuves cantonales.
www.admee.org
Je-Ve 25-26 nov. 2010
Congrès suisse
de l’échange 2010
Le congrès, organisé à
Montreux, abordera la
thématique de l’échange
scolaire en Suisse, sous
l’angle des regards sur la
pratique et les
perspectives pour la
promotion.
www.echange.ch
23
A genda
Service de la culture
Pour des idées de sorties ou
de rencontres culturelles avec
vos élèves: www.vs.ch/
ecole-culture > Agenda.
THÉATRE
Février 2011:
spectacle pour scolaire
Adaptation
d’Andromaque
La Cie Krajewski - Giorgio
Brasey, basée à Lausanne,
présentera une adaptation
d’Andromaque de Racine en
février prochain au Teatro
Comico à Sion. Des scolaires
peuvent être organisées. Les
comédiens sont aussi disposés
à proposer un débat autour
du texte de Racine à l’issue de
la représentation.
Contact: Jeanne Quattropani,
admin@k-gb.ch - www.k-gb.ch
www.theatre-valais.com
SCIENCES
Jusqu’au 24 novembre
Nourrir l’animal,
manger la viande
A la suite de son projet
«L’enfant à l’écoute de son
village», le CREPA présente
dans les murs de la
Médiathèque Valais – Sion les
résultats des travaux de classes
agrémentés d’éléments
scientifiques dans une
exposition itinérante. Jusqu’au
24 novembre, la Médiathèque
Valais – Sion accueillera
l’exposition «Nourrir l’animal,
manger la viande». Tout
public, cette exposition retrace
le parcours de la viande, de
l’animal à notre assiette.
Renseignements: nadine.
michelet@mediatheque.ch
Médiathèque Valais – Sion,
Avenue de Pratifori 18
www.mediatheque.ch
24
(
D es idées de sorties
Ecol e-C u lture
ou de rencontres…
Jusqu’au 19 décembre 2010
Espace des inventions
Serrures, ceintures de sécurité,
roulements à billes ou vibreurs
de téléphones portables recèlent des trésors d’ingéniosité.
L’exposition de l’Espace des Inventions
à Lausanne est une invitation à dévisser le
couvercle, à ouvrir la boîte, à soulever le capot avec
une curiosité gourmande pour découvrir avec délectation les
combines futées et les astuces techniques géniales que cachent ces
objets quotidiens. Dossier pédagogique à télécharger.
www.espacedesinventions.ch
de minéraux. Elle a été
réalisée en France par Gérard
et Béryl-Alexandra Brard, tous
deux passionnés de
photographie de minéraux et
de gemmes, tant en micro
qu’en macrophoto.
www.sciencesdelaterre.ch
Jusqu’au 30 novembre 2010
Rêveries minérales
La Fondation Tissières à Martigny (Musée des sciences de la terre)
présente jusqu’au 30 novembre une exposition de photographies
Projets de professionnels de la culture
bénéficiant d’un soutien Etincelles de culture
• Enfantin/Primaire Gare au loup,
spectacle (découverte de la
technique du théâtre au noir):
jose-manuel.ruiz@bluewin.ch
• Primaire Gletscherli, petit glacier
perdu (spectacle visuel et musical
plurilingue et multidisciplinaire): carinetripet@bluewin.ch
• Concerts didactiques proposés par l’Association des Amis du
Conservatoire
Degré primaire: M. Jean-Maurice Delasoie, HEP
jean-maurice.delasoie@hepvs.ch
Degré cycle d’orientation: M. Claude-Eric Clavien, HEP
claude-eric.clavien@hepvs.ch
Degré secondaire 2: Mme Maria Córdoba, Conservatoire
events@conservatoirevs.ch
• Secondaire Enregistrement professionnel d’un morceau de
musique réalisé par des élèves musiciens: Norton Ashley
ajn@kibare.org
• Enfantin/Primaire La reine des Korrigans (conte musical
celtique avec découverte d’une légende, d’une culture…):
nellyfluckiger@hotmail.com
• Fin du secondaire 1/Secondaire 2 Projet et rencontre autour
du film de Daniel Duqué «A travers les branches d’un arbre»:
info@merlin-films.ch
Pour les tarifs avec soutien Etincelles de culture et les
renseignements complémentaires, se reporter aux indications
du site internet www.vs.ch/ecole-culture ou prendre contact
directement avec les professionnels mentionnés.
MUSIQUE
Jusqu’en décembre 2010
Spectacle Saxe
and the City Quatuor Marquis
de Saxe
Théâtre en musique qui
raconte la vie d’une classe et
qui alterne musique,
présentation multimédia et
humoristique du saxophone et
de son répertoire.
Informations et contacts:
Degré primaire:
Jean-Maurice Delasoie, HEP
(027 606 96 23 - jean-maurice.
delasoie@hepvs.ch)
Degré cycle d’orientation:
Claude-Eric Clavien, HEP
(027 321 12 28 claude-eric.clavien@hepvs.ch)
ET AUSSI DANS CE NUMÉRO
Exposition Glaciers:
chronique d’un déclin
annoncé à la Médiathèque
Valais – Martigny: cf. pp. 28-29
Exposition Pour tout l’or
des mots à la Médiathèque
Valais – Sion: cf. p. 37
Semaine romande de la
lecture: cf. p. 36
Résonances - Novembre 2010
)
i ronn ement
2 010 – Année de la biodiversité
(
En v
Année 2010… On pourrait croire
que l’homme connaît et maîtrise
presque tout sur terre… Et pourtant, pour la biodiversité, on balbutie! A ce jour, les spécialistes ont inventorié environ 1.7 Mios d’organismes vivants - plantes, animaux et
microorganismes (bactéries, virus,
champignons, etc.) alors qu’on les
estime entre 8 et 15 Mios voire à 100
Mios selon certains scientifiques1.
Parce que le destin de l’homme est
étroitement lié à celui de toutes les
espèces vivantes, l’année 2010 a été
décrétée par l’ONU année internationale de la biodiversité. De nombreuses actions ont été menées.
Dans ce contexte, l’animation de
sciences réactive un dossier pédagogique créé en 2008 autour de l’exposition «Toile de vie» et vous livre
quelques autres pistes de travail…
car la biodiversité reste d’actualité
aussi en 2011!
Déclinant des activités pour l’enfantine, le primaire et le CO, ce
dossier pédagogique est construit
en 4 parties (selon le schéma cicontre).
Un ouvrage pesant trois kilos est
nécessaire afin de pouvoir identifier toutes les plantes de notre
pays…
Les espèces animales et végétales vivant aujourd’hui ne représentent que deux à quatre
pour cent des espèces apparues
sur la terre à un moment ou
l’autre de son histoire…
Aujourd’hui, 10’000 à 25’000 espèces disparaissent chaque année, soit une à trois espèces par
heure. Le rythme de ces disparitions est mille fois plus rapide qu’il
ne l’a jamais été par le passé...
www.biodiversite.ch
D’autres seront à faire en classe,
pour prendre conscience de la biodiversité génétique, des espèces vivantes et des écosystèmes.
COMPRENDRE
Pour interpeller les élèves, il est
aussi possible de faire venir dans votre établissement l’exposition «Biodiversité» présentant 20 images de
Yann Arthus Bertrand (contacter
evelyne.nicollerat@mediatheque.ch
– 024 486 11 88) ou l’exposition «Diversité de milieux naturels valaisans»
(contacter l’animation de sciences).
Après la première découverte, l’enseignant pourra amener à ses élèves
des compléments d’information
pour mieux prendre conscience de
ce qu’est la biodiversité à l’échelle
locale ou internationale. Cette
deuxième série d’activités abordera
aussi le problème de la diminution
de la biodiversité et de ses causes.
CONSTATER
ŒUVRER
Il s’agit ensuite de constater la biodiversité. Certaines activités pourront être conçues sous forme de
sorties autour de l’école, pour voir
que la biodiversité est à nos portes.
Comme point final à ce travail, des
gestes simples pour sauvegarder
la biodiversité seront proposés.
Ils permettront d’impliquer la responsabilité de chacun dans sa vie
INTERPELLER
Par des faits isolés, des exemples significatifs, l’élève s’interroge sur la
biodiversité et se forge ses premières impressions. Exemples tirés
de www.biodiversite.ch:
1.7 Mios d’espèces vivantes inventoriées, 8 à 15 Mios au total:
les représenter par des points
(170 points si 1 point = 10’000 espèces).
( Résonances - Novembre 2010
25
quotidienne par rapport à un des
problèmes actuels de notre environnement… Il n’y a pas de petits
gestes quand on est 60 millions à
les faire3.
A télécharger
Les dossiers pédagogiques pour
l’école enfantine, primaire ou le
CO sont déposés sur le nouveau
site de l’animation de science:
http://animation.hepvs.ch/sciencesde-la-nature. Pour tout renseignement, n’hésitez pas à nous contacter: adeline.bardou@hepvs.ch ou
samuel.fierz@hepvs.ch.
La biodiversité au coin du mur… quel mur?
Autres ressources en ligne
Possibilité d’activer les liens hypertextes en ligne sur le site des sciences de la nature.
NaTour: des autocollants pour
découvrir la nature
200 vignettes autocollantes sur
la diversité biologique en Suisse
(faune et flore) à coller dans un album édité par Pro Natura. A commander aux éditions Schulverlag.
www.schulverlag.ch
Une incroyable planète
Une ressource éducative multimédia sur la biodiversité et les marais,
comprenant une série de courtsmétrages éducatifs en six épisodes,
un site Web interactif et un guide
pédagogique. http://uneincroyableplanete.ca
Wolfo
La bande dessinée Wolfo conçue
par le WWF emmène les élèves à la
http://animation.hepvs.ch/
sciences-de-la-nature
26
découverte de la biodiversité et de
la chaîne alimentaire en forêt. Des
fiches pédagogiques pour les 8-10
ans et pour les 10-13 ans accompagnent la bande dessinée ainsi
qu’un dossier pour l’enseignant.
www.wwf.ch
La biodiversité: tout est vivant,
tout est lié
Cette exposition créée par l’association GoodPlanet (présidée par
Yann Arthus Bertrand), a donné
lieu à la création d’un fichier pluridisciplinaire d’exploitation pédagogique (élèves de 8 à 15 ans).
www.ledeveloppementdurable.fr/
biodiversite. Expo disponible auprès de la Médiathèque Valais (contacter evelyne.nicollerat@mediatheque.ch – 024 486 11 88).
Biodiversité
Le dossier biodiversité créé par le
WWF présente les principaux enjeux de la biodiversité aux enseignants. Il est accompagné de fiches
d’activités clé en main pour les
élèves de la 2e à la 5e année du primaire. www.wwf.ch
Eduquer à l’environnement en
maternelle
Le numéro spécial «Eduquer à l’environnement en maternelle» du
magazine belge Symbioses d’éducation relative à l’environnement
présente des pistes d’activité pour
découvrir et vivre la nature avec les
tout petits. www.symbioses.be/ consulter/n-special-03
Biodiversité, La vie, ma vie
Le moyen d’enseignement pédagogique «Biodiversité, La vie, ma vie»
de Pro Natura propose de faire découvrir la biodiversité aux élèves de
6 à 12 ans dans leur environnement
quotidien. Le dossier pédagogique
avec fiches de travail et documentation à l’intention des enseignants:
www.pronatura.ch
Captograines
Le projet de science participative
«Captograines» proposé sur l’année
2007-2008 par le Muséum national
d’Histoire naturelle et la Fondation
Nicolas Hulot peut être facilement
reconduit avec une classe de l’école
enfantine. www.fondation-nicolashulot.org
Tous dans le même navire!
L’exposition itinérante du Pandamobile du WWF «Tous dans le même
navire!» proposée en 2010-2011
s’intéresse à la biodiversité. Un dossier pédagogique comprenant des
activités pédagogiques accompagne
l’animation. www.wwf.ch
Biodiversité et changements
climatiques
The International Polar Foundation
et le WWF ont produit un CD-ROM
contenant 15 animations flash traitant de la biodiversité dans la pers-
Résonances - Novembre 2010
)
pective des changements climatiques. 14 fiches pédagogiques accompagnent ces animations. www.
educapoles.org
Biodiversité. Matériel d’enseignement et d’information
Le Ministère fédéral de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sûreté nucléaire d’Allemagne a créé du matériel d’enseignement et d’information sur la
biodiversité à l’intention des élèves
de 12 à 16 ans. Ce matériel a été
traduit en français. www.bmu.de
Samuel Fierz - Adeline Bardou
N ouveau numéro de Mise en mots
La revue Mise en mots, dirigée par Anne-Lise Prudat, propose une découverte et une initiation au théâtre principalement destinée aux jeunes de 10
à 13 ans et aux adultes qui s’occupent d’eux, parents, enseignants, animateurs. Cette nouvelle édition invite à la découverte d’une pièce de théâtre
pour jeune public librement inspirée du conte «Boucle d’or et les trois ours»
et fournit des idées pour écrire des textes à jouer. Pour recevoir gratuitement le cahier Mise en mots 04: resonances@admin.vs.ch.
www.theatre-escarboucle.ch
En raccourci
LIFT
Du projet au réseau
Notes
1
www.biodiversite.ch
2
Brochure de l’exposition «Toile de
vie», www.biodiversite.ch.
3
Ministère français de l’écologie et du
développement durable.
Une trentaine d’écoles sont actuellement en discussion pour un éventuel projet
LIFT dans leur établissement. L’objectif est de développer environ 40 projets
locaux (25 en Suisse allemande et 15 en Suisse romande) d’ici la fin de l’année
2011. A plus long terme, la perspective est de soutenir la création de 80 à 100
projets locaux jusqu’en 2015. Le Réseau LIFT assure le développement du
concept et l’échange d’expérience entre les unités locales. Les éléments clés du
projet sont: focalisation sur les groupes à risque, intervention précoce (dès la
7e année scolaire), encouragement des compétences personnelles et sociales et
sensibilisation graduelle pour le monde du travail grâce à une intégration de
2 à 4 h par semaine dans les entreprises de la région. Cela est possible grâce à
une collaboration entre les écoles et les PME locales. www.nsw-rse.ch
1 jour, 1 actu
Site pour les 7/13 ans
Progamme
Sion, samedi 6 nov. 2010:
Agir pour la biodiversité
entretien du lac de Montorge
jeu de rôles «BiodiverCités»
contes au Musée de la nature
Sion, 4 et 5 novembre:
Conférences publiques autour
de la biodiversité.
biodiversité dans les Alpes
biodiversité et grands prédateurs
biodiversité et agriculture
biodiversité et société
Programme détaillé sur www.faunavs.ch/upload/programme_biodiversite_1.pdf
( Résonances - Novembre 2010
Le site d’actualité des 7/13 ans s’articule
autour de trois éléments: 1 mot 1 image
1 texte. Un outil pour la classe, une triple
entrée pour aborder l’information en
restant en phase avec les programmes
scolaires, un test de connaissance et des
liens Internet validés sur le sujet du jour,
un dossier du mois sur un sujet fort avec
des fiches pédagogiques, des infographies et des vidéos, des articles à
imprimer au format PDF, qui permettront aux enseignants de travailler en
classe. Et toujours l’accès gratuit aux archives du site des clés et ses 25’000
articles publiés depuis 1998. www.lesclesjunior.com
Education au développement durable
Dossier VST
Dans le cadre de la Décennie mondiale pour l’éducation au développement
durable, la «généralisation de l’EDD» conduit à lui donner plus de place dans
les programmes et les démarches dans les établissements; elle pose aussi la
question de la formation non seulement des enseignants de toutes disciplines,
mais aussi de tous les personnels désormais concernés. Le dossier du Service
de veille scientifique et technologique tente d’apporter quelques éclairages,
en s’appuyant sur des travaux de recherche récents. www.inrp.fr/vst
27
Anne Michellod
d’un déclin annoncé
Longtemps menaçants, les
glaciers sont fragiles et
leur recul semble inéluctable. Eléments du paysage et
objets d’étude, ils occupent
également une place de
choix dans l’imaginaire. La
Médiathèque Valais – Martigny leur consacre une grande exposition, du 23 octobre
2010 au 25 septembre 2011.
glaciaire et à se laisser guider
dans un labyrinthe qui donne
à voir les différentes facettes
du glacier: légendes et croyances, découvertes scientifiques,
lente appropriation de ce
qui fut longtemps une zone
blanche sur les cartes, début
du tourisme, etc. Photographies, gravures, peintures,
affiches, films, images en 3D,
et créations contemporaines
mettent en scène les glaciers, de 1840 à nos jours.
Une exposition et
un programme culturel
A l’occasion de l’exposition
Glaciers: Chronique d’un déclin
annoncé, la Médiathèque Valais – Martigny met sur pied un
important programme d’animations, le thème des glaciers
se prêtant particulièrement
bien à toutes sortes de déclinaisons.
Sujet d’actualité, élément central
de l’histoire culturelle des régions
Infos pratiques
Glaciers: Chronique d’un
déclin annoncé
Du 23 octobre 2010 au 25 septembre 2011, tous les jours, de 10
à 18 h.
La Médiathèque Valais – Martigny accueille volontiers les classes. L’entrée à l’exposition et les
visites commentées ou pédagogiques sont gratuites à leur
intention. Des visites guidées à
l’intention des enseignants sont
organisées. Des dossiers pédagogiques sont à leur disposition.
Renseignements et réservation
au 027 722 91 92.
anne.michellod@mediatheque.ch
28
(
G laciers: chronique
ges e t sons
Ima
du Valais
Du glacier du Rhône au
massif du Mont-Blanc, l’exposition s’articule autour
.
t, vers 1880
ra
rg
de comparaisons. Des vues
ne
or
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puis le
nevoise
Le Cervin de
nographie ge
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actuelles, réalisées par Hid'
re
nt
Ce
en,
© fonds Julli
laire Dumoulin, sont mises
en regard des plus anciennes photographies alpines. Mieux que de
alpines et thème du programme
longs discours, elles donnent la mescolaire, la problématique des glasure du déclin de ces géants.
ciers est multiple. Une exposition,
si vaste et si complète soit-elle, ne
peut prétendre en faire le tour. Des
visites commentées, des soirées
de conférences et de projections
permettront d’approfondir l’un
ou l’autre aspect de cet univers.
Le public scolaire est particulièrement choyé par ce programme
puisque, en plus des visites pédagogiques adaptées à l’âge et au
programme des élèves, la Médiathèque Valais – Martigny, présente
le spectacle Glestcherli, créé par
l’association Via-Hobu.
Entrez dans la grotte
A thématique spectaculaire, scénographie ambitieuse. A l’occasion de
l’exposition, l’espace de la Médiathèque Valais – Martigny a été entièrement réaménagé. Le visiteur
est invité à entrer dans une grotte
tacle, créée
ette du spec
La marionn
Bonvin
©
Deurin. Rita
par Viviane
Résonances - Novembre 2010
)
Infos pratiques
Gletscherli, petit glacier perdu
Spectacle visuel et musical, tout
public dès 7 ans
Représentations publiques à la
Médiathèque Valais – Martigny
le 12 décembre 2010 à 17 h
le 15 décembre 2010 à 18 h
Renseignements et réservations:
079 292 27 50
Le spectacle sera également en
tournée dans les centres scolaires
en décembre, mars et juin. Renseignements: 079 711 24 84.
Table glaciaire, Aletsch, 1903.
© E. Gos, Médiathèque Valais - Martigny
Randonnée glaciaire
pour les classes
Comme à son habitude, et toujours
dans le cadre d’Etincelles de culture, des visites pédagogiques sont
organisées. Des petits de l’école enfantine aux élèves du secondaire,
les classes sont les bienvenues! Les
animations sont découpées en trois
étapes: avant, pendant et après la
visite. De nombreuses techniques
sont mobilisées pour la préparation de la visite: dessin, récit, enquête, remue-méninges, etc.
Au cours de la visite, les élèves
découvrent le langage propre à
chaque œuvre. Les affiches et
les gravures ne sont pas construites de la même manière, les
photographies et les peintures
n’ont pas le même impact émotionnel et intellectuel sur le visiteur… Progressivement les élèves
s’approprient un langage et des
outils d’interprétation propres au
langage visuel. La visite se termine
en apothéose, par une projection
d’images en 3D.
lors de la dernière glaciation, ce dernier l’avertit: «Gletscherli, ne reste
pas trop en arrière ou tu te perdras!». Mais le Petit Glacier admire
le paysage modelé par les siens et
au lieu de bifurquer en direction de
l’Italie via le Simplon, il continue sa
route avec le Glacier de Zermatt direction la France. C’est à la hauteur
de St-Maurice qu’il se rend compte
de son erreur et quand il veut s’en
retourner, il ne sait plus quel chemin
( Résonances - Novembre 2010
Le spectacle «Glestcherli, petit glacier perdu» a été écrit, et ses chansons composées, par Carine Tripet. Il
est interprété par la Compagnie ViaHobu, emmenée par Frédéric Perrier
qui joue et manipule la marionnette
de Gletscherli tandis que Martina
Pezzini et Faustine Molliet, artistes
de cirque, interprètent les personnages de légende. L’histoire mêle
donc légendes traditionnelles, numéros visuels et chansons originales
en français, allemand, patois et
Oberwalliser Mundart, (collaboration avec Rolf Hermann). La Médiathèque Valais – Martigny accueille
le spectacle pour deux représentations publiques en décembre.
Une offre groupée pour
les promenades d’école
Légendes et acrobaties
Gletscherli, fils du légendaire Glacier du Rhône, est un petit rêveur.
Alors qu’il accompagne son père
prendre! Si bien qu’au fil de sa
route, il visite plusieurs vallées latérales où il rencontre des êtres fantastiques issus des légendes de
chaque lieu: les follatons du Chablais, la fille du roi Roborah à Ferpècle, les nains de Embd, la Ouibra de
la Plaine Morte, le Dragon de Naters, les jeunes filles prisonnières du
Glacier d’Aletsch, …
li,
e Gletscher
du spectacl
t.
lie
Les artistes
ol
M
ne
ini et Fausti
Martina Pezz
© Via-Hobu
Du 16 au 28 juin, Via-Hobu et la
Médiathèque Valais – Martigny
offrent la possibilité de profiter
à la fois d’une visite commentée
de l’exposition et de la représentation du spectacle: une offre idéale pour les promenades
d’école! A vos agendas!
29
Education
musicale
Votation
Ainsi donc, le Conseil national helvétique1 vient d’accepter l’initiative
populaire intitulée «Jeunesse et
musique». L’article 67 a (nouveau),
Formation musicale dit en effet:
1. La Confédération et les cantons
encouragent la formation musicale, en particulier des enfants et
des jeunes.
2. La Confédération fixe
les principes applicables à l’enseignement
de la musique à l’école, à
l’accès des jeunes à la pratique musicale et à l’encouragement des talents musicaux.
Concrètement, cet article est calqué
sur celui qui régit le sport en vigueur
depuis 19722. Ce n’est que justice.
Bravo!
On applaudit de toutes parts dans
les milieux concernés, bien que
quelques obstacles (mineurs) soient
encore à passer (le Conseil des Etats
et le peuple).
On ne peut en effet que se réjouir
de voir, à terme:
Que tous les élèves de nos classes
bénéficient d’un enseignement
musical d’aussi grande qualité
que pour les autres branches scolaires: ce n’est que justice!
Que tous les enseignants concernés soient formés de manière rigoureuse et complète: ce n’est
(encore) que justice.
Que des moyens financiers suffisants soient mis à disposition: ce
n’est (re-encore) que justice.
Bénéfices
On ne peut reprocher aux responsables des sociétés musicales con-
30
cernées de se projeter dans l’avenir
et d’imaginer une augmentation de
leurs adeptes, à terme s’entend.
C’est tout à fait juste et louable.
Qu’on nous permette cependant de
rappeler la difficulté qu’ont les sociétés sportives à trouver des entraîneurs et des adeptes3 bien qu’elles
bénéficient de «Jeunesse et sport».
Le véritable intérêt de cette loi
c’est bien, évidemment, une
reconnaissance politique
globale du rôle essentiel
de la musique pour le
développement de
l’élève 4 (affectivité,
concentration, tolérance), tout en augmentant les bénéfices
sociaux et culturels.
Rappel
Mais il convient de ne point oublier
que, en Valais par exemple, la dynamique musicale est déjà bien
en place, avec de nombreuses personnes et associations, engagées
dans sa promotion et des actions.
Pour ce qui est de l’école, nous nous
permettons de rappeler que le Département concerné avait, en son
temps, encouragé l’enseignement
élargi de la musique5 et avait organisé des semaines de formation
pour tous les enseignants.
Un peu de philosophie
interrogative
In fine, il semble donc que la musique soit déjà reconnue comme
importante avec un capital de sympathie qu’on ne peut nier mais, à
l’évidence, réparti inégalement.
Cette loi devrait donc faire en sorte
que chaque élève (oui, chaque
élève) soit bien formé en musique.
(
J ustice est faite?
Cependant, qu’on nous permette
de nous interroger. En rendant la
justice à la musique:
Est-on certain que cela soit juste
pour tout le monde?
Est-on certain que les enseignements donnés ne soient pas des
copies de ce qui se fait dans les
écoles de musique?
Ne craint-on pas que les formations données aux enseignants
restent dans un académisme de
mauvais aloi?
Est-on certain que la musique
soit enseignée de manière interdisciplinaire et fasse partie de la
vie de la classe et du bâtiment
scolaire?
Ne risque-t-on pas de créer des
injustices par rapport à des domaines essentiels, l’environnement par exemple?
Il ne nous appartient pas de répondre à ces questions. Tout au plus,
nous permettons-nous de nous réjouir de cette future loi pour autant qu’elle vise vraiment le développement de l’élève et son intégration dans le monde social et
musical, au-delà de ses performances musicales.
L’essentiel est de rendre justice … à
l’élève.
Bernard Oberholzer
et Jean-Maurice Delasoie
Notes
1
28 septembre 2010.
2
Loi fédérale encourageant la gymnastique et les sports.
3
Je sais, je suis un rabat-joie.
4
Dans ce mensuel et ailleurs, cela est
largement écrit.
5
Pour mémoire: augmenter les heures
de musique en classe au détriment
des branches essentielles.
Résonances - Novembre 2010
)
(
L’URD au service
SFT
de l’Ecole valaisanne
L’Unité de recherche et de développement du système de formation
(URD) du Service de la formation tertiaire (SFT) est au système de formation valaisan ce que le Service de la
recherche en éducation (SRED) est
au système de formation genevois et
l’Unité de recherche pour le pilotage
des systèmes pédagogiques (URSP)
au système vaudois. Une telle unité
de recherche permet de collecter et
d’analyser des données sur l’ensemble du système éducatif cantonal, de
réaliser des enquêtes et de fournir
aux divers acteurs1 du système de
formation, et notamment aux politiques, des faits et réflexions étayés
sur lesquels fonder leurs décisions.
Elle fait donc partie du paysage de
pilotage de la formation, en prenant une part active aux tâches de
monitorage au niveau valaisan, en
complémentarité avec d’autres acteurs qui œuvrent au niveau cantonal, mais aussi communal et fédéral
(cf. figure 1).
Pour ce faire, l’URD est intégrée au
Service de la formation tertiaire du
Département de l’éducation, de la
culture et du sport (DECS) avec une
posture, à la fois interne au DECS
et externe au Service de l’enseignement (SE). Cette position est essentielle à ses activités, puisqu’elle offre à la fois une bonne connaissance et des collaborations étroites
à l’interne, tout en étant en mesure
de garder une certaine distance, de
prendre une position d’observateur
sur certains aspects, fonctionnements, produits du système de formation.
Quelques traits historiques
Les tâches effectuées aujourd’hui
par l’URD ont toujours été effectuées par des collaborateurs au
sein du département en charge de
l’éducation. Cet ancrage a toutefois évolué au fil des années. Historiquement, elles ont d’abord été
accomplies (dès 1987) par l’Office
de recherche et de documentation
pédagogique (ORDP). En 1997, cet
office a été intégré au sein du Service de planification et d’évaluation (SPEV). En 2000, le SPEV s’est à
son tour transformé en Service de
la formation tertiaire (SFT) dans le
Figure 1: Organisation du pilotage de la scolarité
obligatoire en Suisse. (Source IRDP)
( Résonances - Novembre 2010
cadre d’une réorganisation globale
du DECS. L’URD en fait partie et assume les missions décrites ci-après.
Les missions de l’URD
Les missions principales de cette
unité (cf. figure 2) reposent sur 3
axes:
Appuyer le DECS dans des tâches
de développement et d’évaluation du système de formation et
notamment mener des recherches
permettant ponctuellement de
faire l’état de la formation et le
diagnostic des besoins (recherche
sur le système de formation);
Aider les écoles à la réalisation de
«démarches qualité» («démarches qualité» dans les écoles);
Définir et développer la stratégie
en matière d’appui au DECS pour
la formation continue des enseignants de l’école obligatoire et
du secondaire II non professionnel, organiser sa mise en œuvre
avec les partenaires concernés
(pilotage de la formation continue des enseignants).
Dans les faits, les tâches de l’URD impliquent des actions de recherche,
de développement, de gestion et de
participation à des réseaux existants
(ADMEE, OFS, SSRE,…). L’URD fait
également partie du réseau des centres de recherche suisse (CRE) et sa
responsable, Mme Tanja Stupf, est
membre de la Conférence suisse des
directeurs/directrices de centres de
planification, développement et de
recherche en éducation (CODICRE),
conférence qui traite de problèmes
dans ces domaines et prend des mesures pour favoriser la coopération
entre institutions, principalement
entre les centres de recherches extra-universitaires et publics en Suisse.
31
Les collaborateurs
L’URD est constituée d’une équipe
de collaboratrices au bénéfice de
formations académiques et d’expériences professionnelles diversifiées
puisque sa responsable ainsi qu’une
autre collaboratrice ont une formation en sociologie, une autre a œuvré dans le domaine de la gestion
publique, l’une d’entre elles, Dr en
Sciences de l’éducation, vient des
milieux de l’enseignement et de la
recherche et que finalement, une
collaboratrice assume les tâches les
plus administratives. Cette diversité
permet de couvrir les différentes actions de l’URD. Trois des principaux
dossiers conduits par cette unité, et
plus particulièrement en lien avec le
monitorage du système de formation, sont présentés ci-dessous.
Les principaux dossiers
La modernisation des
statistiques de la formation
Le projet de modernisation des enquêtes dans le domaine de la formation a débuté en 2004 à la suite
d’une initiative commune de la
Conférence suisse des directeurs
cantonaux de l’instruction publique
(CDIP), de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la
technologie (OFFT), et de l’Office
fédéral de la statistique (OFS). L’objectif était de développer au niveau
suisse un système intégré de statistiques dans le domaine de la formation. Ainsi, et ceci pour tous les cantons suisses dès la rentrée scolaire
2010-2011, les données relatives aux
élèves et au personnel des écoles
sont relevées de façon électronique.
Dès lors, une application de relevé
interactive permet désormais aux
fournisseurs de données, soit le canton du Valais dans notre cas, de livrer et de plausibiliser directement
les données fournies à l’OFS.
Les principaux avantages de cette
modernisation sont multiples. Tout
d’abord, l’élément central repose
sur l’introduction d’un identificateur personnel qui permettra de sui-
32
vre le parcours de formation des
élèves. De plus, le personnel administratif des établissements n’aura
plus besoin de procéder à des relevés de données d’élèves complets. Il
s’agira en effet d’actualiser et de
transmettre les données provenant
de leur propre système de gestion.
La charge annuelle de travail sera
ainsi réduite. Pour terminer, les cantons pourront utiliser leurs données
pour répondre à leurs propres besoins.
Les «démarches qualité»
dans les écoles du SII
Les «démarches qualité» introduites
dans l’école valaisanne visent à favoriser l’amélioration continue des
stratégies, du fonctionnement et
des résultats d’un établissement
scolaire. Elles étudient les écarts entre les objectifs fixés et les résultats
obtenus afin de valoriser la qualité
et/ou réduire les écarts observés.
Pour ce faire, elles définissent clairement les buts et valeurs de l’établissement, observent les réalités telles
qu’elles sont, identifient les lacunes,
annoncent les mesures prises pour
les corriger et développent une culture de l’autoévaluation.
L’Unité de recherche
et de développement
du système de formation
(URD): une équipe au
service des acteurs de
l’école valaisanne.
De telles démarches ont été expérimentées dans les écoles de commerce et de culture générale (ECCG)
valaisannes au cours des années scolaires 2007/08 à 2009/10 avec l’appui
scientifique de l’URD. Les deux années initiales ont permis aux ECCG
de s’approprier la démarche, de développer un mode d’élaboration
d’indicateurs pertinents et de récolter systématiquement des données
les concernant. Les premiers effets
obtenus portaient sur la mise en
place d’une équipe qualité au sein
de chaque établissement ainsi que
sur l’harmonisation des démarches
permettant la récolte d’un ensemble cohérent de données communes
aux établissements et présentant
une utilité sur les plans stratégiques
et fonctionnels. Les données récoltées lors de l’année scolaire 2009/10,
dans la deuxième phase de mise en
œuvre des démarches qualité, permettent une première comparaison
(cf. rapport d’octobre 2010) et conduiront à la formulation d’objectifs
par le SE pour les établissements de
manière à ce qu’une boucle complète de régulation entre les différents acteurs puisse être achevée.
Dès la rentrée 2009, tout en poursuivant l’accompagnement des ECCG,
l’URD a mis ses compétences au service des Lycées-collèges qui ont décidé d’entrer dans le processus et se
sont mis d’accord sur la mise en
place d’un premier indicateur (cf
rapport de septembre 2010).
Pour le Département de l’éducation, de la culture et du sport, la
mise en œuvre de «démarches qualité» par les établissements scolaires
contribue à une meilleure connaissance des réalités du terrain. En indiquant dans quelle mesure les établissements remplissent leur mandat, elles fournissent une aide
précieuse à la décision (investissements, structures, types de conduite
à envisager), permettant un pilotage éclairé de l’école valaisanne et
soutenant une dynamique d’amélioration continue. Dans cette préoccupation constante de qualité, tous les
partenaires de l’éducation sont concernés.
La validation et l’analyse
des résultats des examens
cantonaux
L’URD prend une part active dans le
processus cantonal d’évaluation des
acquisitions des élèves de l’école
obligatoire. Ses deux tâches principales dans ce domaine sont de soutenir les équipes de rédaction dans
Résonances - Novembre 2010
)
les procédures de validation des
examens cantonaux avant leur passation, d’analyser ensuite les résultats de l’ensemble des élèves et de
favoriser leur exploitation en vue
de régulations.
Elle contribue ainsi, en collaboration étroite avec le SE
à déterminer le niveau global
de maîtrise des objectifs (L1-L2Maths) par les élèves de chaque
classe de plusieurs degrés-clés,
des différents établissements et
plus généralement du canton;
à déceler d’éventuelles déficiences par rapport à certains objectifs des plans d’études;
à comparer les différences de résultats entre élèves, classes, établissements voire entre systèmes
(par ex: classes à 1 ou 2 degrés)
pour favoriser la réflexion et envisager des régulations aussi bien
au niveau du Département, d’un
établissement que d’une classe.
Pour ce faire, les directions d’école
et inspecteurs scolaires (pour les
commissions scolaires) reçoivent les
résultats de chaque classe de leur(s)
établissement(s), le résultat global
des autres établissements (rendu
anonyme) et la moyenne cantonale.
Ils ont pour mission de communiquer ces résultats aux enseignants et
de favoriser les échanges au sein des
établissements. Les enseignants sont
quant à eux sollicités par le SE pour
analyser les résultats de leurs élèves
à l’aide d’un document ad hoc et
être prêts à en discuter avec l’inspecteur. Enfin, la commission des examens et de l’évaluation, les animateurs pédagogiques et les rédacteurs
des épreuves communes reçoivent
un rapport contenant les résultats
cantonaux et leur analyse dans la
perspective d’une amélioration continue des examens cantonaux.
Conclusion
Par ses activités, l’URD amène des
éléments factuels aux débats sur
l’école et soutient l’implantation et
la régulation de démarches de monitorage du système telles que les
«démarches qualité» ou le suivi des
résultats des examens cantonaux.
Elle contribue par ailleurs au pilotage de certains dossiers-clés de
l’école valaisanne comme la formation continue des enseignants. En
outre, les différents acteurs du DECS
peuvent solliciter l’URD2 pour collaborer à la réalisation d’une consultation, d’une enquête ou de toute
autre récolte et analyse de données
en lien avec le système scolaire valaisan.
Un des enjeux d’importance pour
cette unité est d’assurer la qualité
scientifique des analyses effectuées
tout en veillant à des interactions
de qualité avec les utilisateurs. Ces
interactions permettent notamment aux collaboratrices de l’unité
de comprendre les besoins de leurs
mandants, de leur suggérer des
pistes d’analyses et de favoriser leur
appropriation et/ou utilisation des
informations fournies.
Notes
1
Le masculin est utilisé ici sans aucune
discrimination et uniquement dans le
but d’alléger le texte.
2
Secrétariat: gianpierra.picciuto@admin.vs.ch
Figure 2: Missions de l’URD
URD
Recherche sur le système
de formation
recueillir, exploiter et mettre à
disposition des données utiles
au monitorage du système de
formation (p. ex., prévisions d’effectifs scolaires, sondages,…)
offrir un soutien méthodologique dans les procédures de
validation des examens cantonaux et analyser les résultats de
ces examens
participer à des recherches intercantonales et internationales
(par ex., PISA, évaluation des
moyens d’enseignement des
mathématiques,…)
«Démarches qualité»
dans les écoles
soutenir les écoles mettant en
place des démarches qualité
Pilotage de la formation
continue des enseignants
présider la commission paritaire
de la formation continue et le
groupe de coordination de la
formation continue
administrer la formation en établissement et les formations
continues individuelles hors canton
Participation à des réseaux: (CODICRE, CRE, ADMEE, OFS, SSRE,…)
( Résonances - Novembre 2010
33
Pierre-Alain Délitroz
de l’intégration
Depuis quelques années, des cours
ICT sont dispensés dans les écoles
du canton. Si, au début, certains
émettaient quelques réticences
quant à leur utilité, plus personne
aujourd’hui ne remet en cause la
nécessité pour un enseignant de se
familiariser avec les nouvelles technologies. La décision de M. Roch de
rendre ces formations obligatoires a
donc rencontré un écho favorable
et les cours de base et d’usage dispensés ces deux dernières années
ont été très largement suivis.
Au secondaire II ces cours ont été organisés au sein même des établissements par les F3. A la demande des
professeurs, quelques cours d’usage
vont encore être dispensés cette année. Mais il est très clair que les attentes sont en train d’évoluer et que
la demande s’oriente désormais plutôt dans le sens de cours d’intégration. C’est réjouissant. Cela signifie
clairement que les enseignants qui
ont acquis les outils de base souhaitent les intégrer dans leur enseignement et qu’ils réfléchissent aux
moyens d’en retirer un bénéfice pédagogique.
C’est pour répondre à cette demande que les F3 du SII, à l’image de ce
qui se fait pour l’école obligatoire,
ont mis sur pied des cours d’intégration. De quoi s’agit-il exactement? Il
est très important de préciser d’emblée que l’intention n’est en tout cas
pas de donner des conseils pédagogiques. Ce n’est pas notre rôle et
nous en serions bien incapables.
C’est d’ailleurs pour cette raison que
le terme de «cours» me semble peu
approprié. Il s’agira en effet plutôt
de présenter aux collègues qui le
souhaitent des exemples précis d’intégration que les F3 ont eux-mêmes
34
(
L e temps est venu
ICT
mapping. L’intégration de l’audio et
de la vidéo dans l’enseignement y
trouvent également une place prépondérante.
Ces cours sont évidemment ouverts
à toutes les personnes intéressées.
Vous pouvez en découvrir une description à l’adresse suivante:
www.eduvs.ch/planta/padelitroz/
ICT/cours_integration_SII.pdf
L’affiche officielle de la HEP-VS est
disponible en suivant le lien:
www.eduvs.ch/planta/padelitroz/
ICT/affiche_hep.pdf
Les inscriptions se font sur le site
de la HEP-VS.
éprouvés dans leurs classes et dans
leurs branches respectives. Et ceci
non pas pour les ériger en modèle
mais bien pour en faire l’occasion
d’une réflexion collective sur le bienfondé et l’apport réel de telle ou
telle pratique. Les formateurs ne
viendront donc pas faire l’apologie
de leurs méthodes mais bien les soumettre à discussion. Ils n’hésiteront
pas à mettre en évidence aussi bien
les difficultés rencontrées que les bénéfices retirés lors de leur mise en
œuvre. Si, au sortir de ces «rencontres», nos collègues s’en retournent
chez eux avec des idées plein la tête
et l’envie de les éprouver dans leur
enseignement, alors notre objectif
aura été atteint.
Les cours proposés sont au nombre
de dix. Ils concernent aussi bien les
sciences expérimentales, que les
langues, l’économie ou le français.
Vous y trouverez également une réflexion sur l’utilisation de la présentation assistée par ordinateur ainsi
que des pistes sur l’utilisation, de
plus en plus fréquente, du mind-
Les formateurs F3 espèrent répondre à vos attentes et se réjouissent
de réfléchir avec vous à l’intégration pédagogique des ICT car, ne
l’oublions jamais, les ICT sont et
resteront des outils. C’est ce que les
enseignants en font qui apportera
une plus-value pédagogique.
En raccourci
Il patoué de Nîndaz
Sauvegardé sur
internet
Le projet «Il patoué de Nîndaz» a
pour objectif de mettre en ligne
un lexique du patois de Nendaz,
d’enregistrer les mots de ce
lexique et quelques phrases pour
entendre ces mots dans leur contexte, d’éditer des films mémoire
et de collecter et mettre à la
disposition de chacun les sources
écrites, sonores et visuelles.
http://nendaz.minidns.net/patois/
Résonances - Novembre 2010
)
Recherche
(
E tudes de la banque
de données CSRE
Représentations et pratiques
déclarées de lecture-écriture
dans les disciplines autres
que le français
Cette étude du SRED fait suite aux
résultats relativement médiocres
observés chez les élèves de 15 ans à
l’enquête PISA 2000 dans de
nombreux pays, dont la Suisse,
et à Genève en particulier.
Après les tests, des mesures ont
été mises en place pour améliorer les compétences en lecture-écriture des élèves. Lecture et écriture supposent des compétences complexes qui doivent se
construire au fil du temps et dans
toutes les disciplines; des lacunes
dans ce domaine peuvent se répercuter sur la réussite en français, mais
pas seulement. La présente étude
vise à approfondir les connaissances
sur les pratiques de lecture et d’écriture dans les disciplines autres que
le français; elle est basée sur des entretiens avec des enseignants du cycle d’orientation (secondaire I) et
avec des enseignants de 10e année,
degré procurant un complément de
formation à des élèves qui n’ont pas
obtenu les résultats exigés pour
l’admission dans les filières du postobligatoire. Ont été sélectionnées
trois disciplines, qui impliquent des
lectures (notamment scientifiques),
et qui nécessitent également la rédaction de textes: l’histoire, la géographie et la biologie.
L’étude montre à quel point ces matières demandent des compétences
spécifiques en lecture et écriture
dont ne tient pas compte l’enseignement du français, dans lequel les
textes narratifs sont prédominants.
( Résonances - Novembre 2010
En même temps, le temps d’enseignement alloué à ces matières ne
permet généralement pas de faire
un vrai travail de lecture-écriture
de texte. Les entretiens ont mis en
évidence le fait que les enseignants
des matières scientifiques sont
conscients du problème et essaient
d’aider les élèves dans la mesure du
possible. Seuls un travail interdisci-
plinaire et des mesures de formation peuvent permettre de résoudre ces difficultés. Les conclusions
de ce rapport préconisent des formations continues organisées en
histoire et en biologie avec la parti-
cipation de maîtres de français.
Mais il y aurait probablement aussi
un travail à faire au niveau des
plans d’études, en donnant des indications précises concernant l’interdisciplinarité et en instaurant
des moments interdisciplinaires.
Hayoz, Emilienne; Soussi, Anne. Représentations et pratiques déclarées
de lecture-écriture dans les disciplines autres que le français.
Genève: Service de la recherche en éducation (SRED), janvier 2010, 47 p.
La liste des autres titres récemment intégrés à la banque de données: www.skbf-csre.ch/neuste_information.0.html?&L=1
Pour plus d’infos:
www.skbf-csre.ch
En raccourci
CREPA
20 ans
Le Centre régional d’études des populations alpines, basé à Sembrancher, a
20 ans. Les actions du Centre se partagent depuis ses débuts entre la
recherche proprement dite et l’animation didactique. Si cette dernière avait
d’abord été imaginée pour valoriser et diffuser les résultats récoltés au
travers des études entreprises (L’enfant à l’écoute de son village), elle a
finalement connu son propre développement et s’est petit à petit émancipée
des différentes recherches. www.crepa.ch (peinture fraîche car nouveau site).
Nouvelles clés
Un article sur l’intelligence collective
Au sommaire du dernier numéro de Nouvelles Clés: un texte intéressant sur
la force de l’intelligence collective et un article d’Edgar Morin sur Héraclite.
A signaler encore le grand entretien avec Joël de Rosnay, pour qui «Intégrer
la complexité est la clé du progrès.» Il convient aussi de mentionner qu’il y a
une pleine page Mix et Remix (un dessinateur valaisan dont la cote dépasse
les frontières suisses depuis plusieurs années). www.cles.com
35
Autour
SRL
de la lecture: 22-26 novembre
«Je n’ai pas d’obligation plus pressante
que celle d’être passionnément curieux.»
(Albert Einstein)
Quelles réactions as-tu envie de
partager: surprises? découvertes?
questions?
Par groupes ou individuellement,
lisez des livres en français qui parlent de la Francophonie. Partagez
vos réactions sur www.le-ser.ch.
B Projet d’écriture-expression
pour les classes: des mots d’ici
et d’ailleurs.
Dans le sillage du Sommet de la
Francophonie - Montreux 2010 un
thème pétillant de curiosités et de
rencontres a été retenu pour la Semaine romande de la lecture: lire le
français d’ici et d’ailleurs (www.leser.ch > semaine romande de la lecture).
Intentions de lecture
et projet d’écriture pour
les classes de Romandie
A Projet de lecture-compréhension pour les classes: le français d’ici et d’ailleurs.
Trois questions pour des projets de
lecture: lire le français d’ici et d’ailleurs
Quel auteur, quel livre ou quel
texte as-tu découvert (voir la liste
sur le site)?
Quels lieux, quels personnages
et quelles ambiances as-tu rencontrés en lisant?
36
(
S emaine romande
de la lecture
Trois projets pour découvrir et écrire
les mots du français de chez nous et
de partout.
Recherchez des mots ou expressions d’ici, du terroir: trouvezleur une définition et illustrezles de manière créative.
Recherchez des mots venus d’ailleurs, retrouvez leur histoire et
créez une définition avec illustration qui facilitent la compréhension.
Le thème 2010:
lire le français d’ici et
d’ailleurs.
Créez des mots nouveaux pour
dire d’autres manières de vivre
avec: a) objets, outils, véhicules
ou appareils imaginaires, b) créatures vivantes (animaux, plantes
et humains) dotées de fonctionnements différents, c) impressions, rêves ou sentiments traduisant les espoirs et désirs des humains d’aujourd’hui.
Seul, en groupe ou par classe devenez «chercheurs-lecteurs en francophonie» et créez un dictionnaire
original de mots ou expressions
étudiés ou tout simplement inventés. Envoyez vos trouvailles sur le
site www.le-ser.ch.
C onférence à Martigny
Mots migrateurs, les tribulations du français en Europe
Conférences en Romandie - Par Marie Treps
Linguiste et chercheure au CNRS
Centre National de Recherche Scientifique
D’où viennent les mots? Comment nous parlent-ils de la vie et des gens d’ici et
d’ailleurs? Pourquoi s’intéresser aux mots de chez soi et de là-bas? Quels mots
pour vivre dans un univers mondialisé?
Mercredi 24 novembre 2010 à Martigny
Martigny – Salle communale, 19 h 30 - 21 h 30
Invitation: enseignants, parents, bibliothécaires et autres responsables de formation - Entrée libre
Organisation: Collaboration: HEP Bejune PF3 - HEP-FoCo Fribourg - HEP Valais
Pour en savoir plus sur Marie Treps: www.marietreps.fr
Résonances - Novembre 2010
)
Lâche pas
la patate!
C’est en compagnie du livre de
Marie Treps illustré par Gwen
Keraval et publié aux Editions
du Sorbier que l’animation ICT
vous proposera, lors de la semaine de la lecture du 22 au 26
novembre 2010, des activités à
réaliser quotidiennement ou de
façon hebdomadaire. Quiz, dessins, expression écrite, mots
croisés, memory et jeux divers
inviteront petits et grands à découvrir «Le français d’ici et d’ailleurs», thème de cette année
mis en valeur dans ce livre. Où
ça? Sur le site de la HEP-VS,
pardi, sous la rubrique Animation / ICT – Multimédia, ou directement là: http://animation.
hepvs.ch/ict-fr/.
Nourrissez vos souris, elles vont
trotter!
A bientôt.
L’animation ICT
u men tation
Do c
pédagogique
E xposition
(
ICT Intégration
Pour tout l’or des mots
Interactive, l’exposition Pour tout
l’or des mots, visible à la Médiathèque Valais St-Maurice jusqu’au
23 décembre, offre expériences,
découvertes, réflexions, plaisirs,
nouvelles idées et autres surprises
sur les mots à découvrir dans un espace évoquant la banque, la monnaie, les lingots, l’or… Mots cœurs,
mots cris, mots de passe, exquis
mots, pépites d’or… Les alchimistes
de Semaines de la lecture invitent
chacun à découvrir, s’émerveiller,
compter, jouer, bref à investir dans
la valeur, la richesse, la beauté, le
pouvoir, l’art des mots1.
Manifestations à
la Médiathèque Valais St-Maurice pendant l’expo
Café littéraire avec Corinne Desarzens, le lundi 22 novembre de
12 h 30 à 13 h 30.
Spectacle d’Eugène: «La Vallée
de la Jeunesse» mis en scène par
Christian Denisart, le jeudi 25
novembre de 18 h 45 à 20 h 15.
Cf. encadré ci-dessous.
Visites commentées publiques:
les 10 novembre et 15 décembre
de 16 h à 17 h et les samedis 30
octobre et 27 novembre de 10 h
30 à 11 h 30.
Visite des classes sur inscription (les
classes peuvent venir en dehors des
heures d’ouverture du lundi au
vendredi): contacter evelyne.nicollerat@mediatheque.ch
Dossiers d’accompagnement pour
les jeunes de 11 à 15 ans (à disposition à l’accueil de l’exposition ou
téléchargeable).
Sur le site de l’association Semaines
de la lecture (www.semainesdelalecture.org), divers documents, articles et fichiers audio et vidéo permettent de découvrir par avance
quelques pépites de l’exposition.
Renseignements
Evelyne Nicollerat
evelyne.nicollerat@mediatheque.ch
024 486 11 88
www.mediatheque.ch
Note
1
Cf. articles parus dans les éditions de
septembre et d’octobre de Résonances.
Spectacle d’Eugène
PS: un merci particulier à l’auteure, à l’illustrateur et à l’éditeur qui nous ont aimablement
et gracieusement mis à disposition les droits de reproduction de leur livre. «Lâche pas la
patate» et éventuellement «les
Mots-oiseaux» pourront être dédicacés lors de la conférence du
mercredi soir prévue à Martigny.
( Résonances - Novembre 2010
L’écrivain Eugène a raconté son autobiographie en plusieurs chapitres, chaque
chapitre parlant d’un objet qui a marqué sa vie, dans un livre intitulé La Vallée
de la jeunesse (paru aux éditions La Joie de Lire en 2007 et ayant reçu le Prix
des Auditeurs de la RSR et retenu comme Coup de Cœur dans le cadre du festival Lettres-Frontière). Eugène Meiltz évoque son parcours de la Roumanie de
Ceausescu à sa vie en Suisse. Après le succès du livre, Eugène a décidé de prendre le risque de conter cette histoire sur scène. «J’avais envie de faire vivre ce
texte en m’adressant directement au public, sans me cacher derrière le paravent du livre», explique Eugène qui joue ce spectacle léger, mais tout en émotions, dans des théâtres, des bibliothèques ou des écoles.
Site sur Eugène réalisé par la classe 4H 2009/2010 du Lycée-collège de la Planta
à Sion, dans le cadre du concours Junior Web http://zwookedu.ch/eugene
37
L’histoire commence
ainsi: Fidel Fernández, professeur d’espagnol au Lycée-Collège des Creusets à
Sion, souhaitait offrir
à ses étudiants, en
option spécifique, la
possibilité de mettre
en pratique la langue
apprise en classe et
leur donner l’occasion
de la découvrir sous un
angle plus culturel et
relationnel. Fidel Fernández a d’abord pensé
à un échange avec l’Espagne, mais comme cela
s’est avéré difficile à organiser, il a rapidement
tourné son regard du
côté de l’Amérique du Sud, du Vénézuela puis de l’Argentine. Sachant les origines valaisannes mêlées à l’Argentine, cela devenait
une évidence, et Sion étant jumelée à Colón, il a pris contact avec
une enseignante de français, Olga
Bonvin, vivant dans cette ville et
ayant des ancêtres Bonvin, Delasoie, Favre… La réponse de sa collègue fut rapide et disait en substance: «C’est une opportunité formidable que j’attends depuis tant
d’années, dès lors je me réjouis
d’en faire profiter mes élèves.»
38
Nadia Revaz
nécessaires à un déplacement aussi lointain et
à un séjour de deux
fois trois semaines, et
cela s’est fait pour une
part avec l’implication
des jeunes. Il y a eu de
généreux donateursamis et le DECS, via le
Bureau des échanges
linguistiques, a aussi
contribué pour que
ce rêve puisse devenir réalité. La Ville et
la Bourgeoisie de
Sion se sont également impliquées.
et de Colón.
nus de Sion
ve
es
un
je
Des
quenter l’Escuela Normal Superior
«República Oriental de Uruguay» à
Colón en Argentine. Cet automne,
du 22 septembre au 10 octobre,
c’est le deuxième chapitre qui a été
rédigé, avec l’accueil de 18 jeunes
accompagnés de trois professeurs,
dont Olga Bonvin. Bien sûr, organiser un tel échange intercontinental
a nécessité une solide dose d’énergie, car il a fallu réunir les fonds
Une belle histoire
composée
de plusieurs chapitres
Après cette réponse positive
donnée avec un élan tout argentin, le premier chapitre pouvait
s’écrire. Du 16 mars au 9 avril
2010, 18 étudiants de la classe
«3I OS Espagnol» de Fidel Fernández, accompagnés de Madeleine Dayer et d’Eric Loye ont
ainsi pu découvrir les beautés de
la province d’Entre Ríos et fré-
(
E change Valais-Argentine
Langues
Le T-shirt souvenir.
Allan, Kathleen et Pauline de Sion et Agustina, Federico,
Luciana et Martín de Colón ont été
les porte-parole pour raconter cet
échange, entre deux raclettes offertes par la Bourgeoisie de Sion au
Carnotzet de la ville le 6 octobre
dernier.
Allan, Kathleen et Pauline ont adoré
cette découverte linguistique et
culturelle et ont apprécié en particulier l’accueil chaleureux des Argentins et le mode de vie, qualifié
de plus «cool». Ils évoquent aussi
évidemment la mer et la plage.
Agustina, Federico, Luciana et
Martín ont d’abord été émerveillés par le paysage alpin, tellement différent des vastes plaines
de leur pays. «C’est magnifique
ici», s’exclame Federico. Le décor,
les gens, l’école, les découvertes
culturelles savamment orchestrées par Fidel Fernández (visite
du Lac souterrain à St-Léonard,
du barrage de la Grande Dixence,
initiation au golf, journée à Zermatt…), tout leur a plu. Certes, la
discipline scolaire leur a d’abord
semblé un peu étrange, sachant
qu’ils ne sont guère habitués au
Résonances - Novembre 2010
)
silence et à autant d’autorité professorale.
Côté linguistique, les jeunes apprenant l’espagnol
ont dû s’habituer à l’accent argentin, puis franchir l’étape de l’expression. D’après les professeurs, les Argentins ont
davantage recouru à leur
langue maternelle que l’inverse, mais c’était tout de
même assez équilibré. Et ce
bain linguistique aura surtout donné vie à la langue
apprise en classe. «Trois semaines d’immersion linguistique
correspondent à près d’un semestre de cours d’espagnol au collège
à Sion», estime Allan, étudiant au
Lycée-Collège des Creusets.
Entre le Valais et l’Argentine, ces
sept jeunes perçoivent-ils des différences? Ils insistent davantage sur
les ressemblances, trouvant que les
ponts entre nos écoles, nos cultures
et nos modes de vie sont nombreux. Sur le plan scolaire, le programme est assez similaire dans
l’ensemble, sauf qu’en Argentine, il
n’y a pas de salle de sport. Allan,
Kathleen et Pauline ont été surpris
par les tableaux noirs à l’ancienne
ou l’absence d’ordinateurs en salle
de cours. A contrario, ils se sont
demandé pourquoi des cours de
sciences politiques n’étaient pas au
programme des gymnasiens romands, trouvant cette approche stimulante. Pour Agustina, Federico,
Luciana et Martín, l’adaptation la
plus difficile a été au niveau des horaires des repas, de la journée scolaire… Autre point d’étonnement
pour eux, ils ont trouvé que les
cours de philosophie étaient peu
participatifs: une ambiance très différente du brouhaha argentin où
chacun donne son point de vue.
Impossible de faire mentionner, ne
serait-ce qu’à l’un des sept étudiants, une bonne raison de ne pas
effectuer un tel échange scolaire.
Tous se disent prêts à en faire d’autres. Ils avouent avoir eu des petits
( Résonances - Novembre 2010
Bonvin,
dez et Olga
Fidel Fernán
t.
pe à Zermat
lors de l’éta
moments d’inquiétude, devant affronter l’inconnu, cependant tous
considèrent qu’une telle expérience
constitue une opportunité à saisir,
avec de nombreux bonus à la clé.
«J’ai appris des choses sur moi et
j’ai grandi grâce à cet échange»,
commente Kathleen. «Inoubliable»,
«enchanteur», «magnifique», «magique», «fantastique», «énorme»
(avec l’accent), voici les sept qualificatifs qui leur semblent le mieux résumer cette aventure humaine, culturelle et linguistique.
Cet échange a été un succès, qui a
même été salué par Eduardo Airaldi, ambassadeur d’Argentine en
Suisse, venu rendre visite aux jeunes
le mardi 5 octobre, en présence de Marcel Maurer, président de la Ville de Sion et
de Claude Roch, chef du Département de l’éducation,
de la culture et du sport du
canton du Valais. Pour Fidel
Fernández et Olga Bonvin,
le bilan de cet échange,
tant sur le versant aller
que retour, est très largement positif sur tous les
plans. «Pour nous, la proposition de Fidel Fernández était presque magique, les élèves de Colón n’ayant
en général pas accès aux échanges
linguistiques et culturels», commente Olga Bonvin.
Une histoire qui ne fait
que commencer
L’histoire n’est pas finie. «Avant
l’échange, les contacts ont démarré
sur Facebook ou Skype et certains
jeunes d’ici et de là-bas garderont
des liens à vie», explique Fidel Fernández, pour qui de tels liens sont
la plus belle des récompenses. Certains collégiens économisent déjà
en vue d’un séjour en Argentine.
Les enseignants rêvent bien sûr de
pouvoir organiser d’autres échanges linguistiques et culturels entre
Sion et Colón…
L’échange linguistique Colón-Sion sur les hauteurs valaisannes.
39
(
R echerche sur l’insertion
Du côté
de l a HEP-VS
des enseignants diplômés HEP
L’insertion professionnelle
des enseignants diplômés
des Hautes Ecoles
Pédagogiques romandes et
du Tessin: une recherche du
groupe de recherche INSERCH
Si l’insertion professionnelle des enseignants n’est pas une problématique récente (voir les travaux d’Huberman sur la notion de cycle de vie
par exemple), elle demeure néanmoins un phénomène d’actualité,
dans la mesure où les fluctuations
des conjonctures socioéconomiques et l’évolution de la profession
enseignante elle-même la redéfinissent régulièrement. Partant du
constat que l’insertion professionnelle des nouvelles générations
d’enseignants1 était une réalité mal
connue en Suisse romande et que
les statistiques cantonales étaient
trop lacunaires pour pouvoir examiner les conditions d’insertion des
nouveaux diplômés, des chercheurs
rattachés à trois HEP romandes (BEJUNE, Fribourg et Valais) ont uni
leurs forces, en 2005, pour mettre
En raccourci
Agence d’information agricole
romande
Trois nouvelles
publications
AGIR propose trois nouvelles
publications: moutons et chèvres,
vignobles, du lard et du cochon.
Ces documents peuvent être
obtenus gratuitement (hormis les
frais de port et d’emballage).
www.agirinfo.com
40
en place un projet de recherche.
Une année plus tard, des chercheurs
tessinois (SUPSI anciennement ASPTI) et vaudois (HEP Vaud) se sont ralliés au projet. Notons que le moment de la mise en place de cette recherche n’a pas été choisi au hasard.
En effet, à cette époque, les premières volées formées dans les HEP
étaient sorties de la formation
depuis peu, ce qui rendait
l’analyse des conditions
d’insertion professionnelle incontournable
aussi bien pour les
décideurs politiques
que pour les institutions de formation.
Nous avons alors fixé comme
objectifs de recherche d’analyser les
quatre facettes de l’insertion professionnelle qui nous semblaient les
plus importantes, c’est-à-dire: les
conditions dans lesquelles les enseignants récemment diplômés commencent à exercer, les stratégies
d’insertion qu’ils mettent en œuvre,
les apports de la formation initiale
et son articulation avec la formation
continue. Pour ce faire, nous avons
construit un cadre théorique original s’inspirant des travaux de Bronfenbrenner (1979), un cadre que
nous avons appelé «écosystème de
l’insertion professionnelle». En nous
basant sur ce modèle écosystémique, nous formulions l’hypothèse
que la réussite de l’insertion ne dépend pas seulement de l’enseignant
débutant en tant qu’individu, mais
qu’elle dépend également (en partie au moins) de ce que le milieu
d’insertion (les établissements scolaires et les autres acteurs de l’école)
donne ou ne donne pas au débutant. Aussi, en recueillant des données sur le processus d’insertion en
milieu scolaire, nous visions à analyser les positions des différents acteurs de l’insertion, en premier lieu
l’enseignant récemment diplômé,
mais aussi les autres acteurs de l’insertion (les directeurs ou les responsables des établissements scolaires,
les enseignants et les autres professionnels de l’éducation comme les
inspecteurs ou les médiateurs
scolaires).
Notre projet a débuté par une enquête
quantitative au printemps 2006. Depuis
lors, un questionnaire
en ligne, rédigé dans
les trois langues nationales est soumis annuellement aux nouveaux enseignants diplômés du primaire et du secondaire des institutions concernées (à
Fribourg et au Tessin seuls les enseignants du primaire sont interrogés).
Chaque volée d’enseignants est sollicitée durant sa première et troisième année de pratique. Il est à signaler que l’enquête par questionnaire va certainement perdurer
puisqu’il est envisagé de mettre en
place un observatoire romand de
l’insertion dès 2011 (le projet interinstitutionnel est actuellement en
discussion à la CDHEP).
Les résultats obtenus par les réponses aux questionnaires ont été
complétés par un volet qualitatif
utilisant une démarche compréhensive. Ce deuxième volet de la recherche a été financé par une subvention DORE (un financement du
Fonds National). La méthodologie
de cette enquête qualitative est basée essentiellement sur des entretiens réalisés avec les enseignants diplômés et avec les différents acteurs
Résonances - Novembre 2010
)
de l’insertion professionnelle. Ainsi,
de 2008 à 2010, près d’une centaine
d’enseignants ont été interrogés
ainsi qu’une vingtaine d’autres acteurs de l’insertion. En Valais, par
exemple, nous avons mené des entretiens avec une vingtaine d’enseignants du primaire et du secondaire
nouvellement diplômés et avec cinq
autres acteurs de l’insertion. Lors
des entretiens avec les enseignants
récemment diplômés, nous avons
abordé aussi bien la socialisation
professionnelle du jeune enseignant
(transition formation / emploi, intégration au sein de l’établissement,
relations avec la hiérarchie et les collègues, identités professionnelles)
que la consolidation de ses compétences pédagogiques (gestion de la
classe, relation avec les élèves, maîtrise du programme scolaire). Ces
entretiens ont été conduits à différents moments du début de carrière
(au bout d’un an et 3 ans après le
début de l’insertion pour les dix entretiens longitudinaux). Les entretiens avec les autres acteurs de l’insertion nous ont permis de saisir les
paramètres locaux de l’insertion du
jeune enseignant et nous ont aussi
apporté des indications intéressantes sur l’intégration professionnelle des enseignants issus des HEP.
Les résultats obtenus par l’analyse
des entretiens ont déjà apporté
quelques pistes d’amélioration de
l’aide à l’insertion des jeunes diplômés aux services d’introduction à la
profession.
Actuellement, nous sommes au
terme de la réalisation de la partie
DORE du projet. Toutefois, la densité et la qualité des données recueillies exigent encore de nous un
approfondissement des analyses, au
service notamment d’une meilleure
compréhension de la réalité des
parcours de transition entre la formation et l’emploi des jeunes enseignants et d’une amélioration continue des dispositifs d’accompagnement mis en place en Suisse romande
et au Tessin (que ce soit au niveau
cantonal ou au niveau de l’établissement scolaire). Des choix ont déjà
été opérés au sein de l’équipe, notamment autour d’un renforcement
de certaines collaborations interinstitutionnelles, ou de la création de
nouvelles collaborations avec des
acteurs scientifiques nationaux ou
internationaux qui se sont approchés de notre groupe de chercheurs.
Notons que cette richesse des entretiens a aussi permis à des étudiants
des HEP concernées d’utiliser ces
données pour la réalisation de leur
mémoire sur des sujets de recherche
secondaires (des sujets non traités
par les chercheurs de l’équipe). En
Valais, quatre étudiantes ont déjà
eu accès à ces données.
Enfin, cette recherche a déjà fait
l’objet de nombreuses publications2
et notre premier rapport «Hier étudiants, aujourd’hui enseignants» qui
porte sur les résultats de la récolte
de données quantitatives et qualitatives de 2007 est disponible en
ligne3. En ce qui concerne les données plus spécifiquement valaisannes, un article sur l’aide à l’insertion
est en voie de finalisation et un rapport sur les conditions d’insertion de
nos anciens étudiants et leur rapport à la formation initiale et continue sera publié en janvier 2011.
Marie Anne Broyon,
professeure à la HEP-VS et
membre du groupe INSERCH
Bibliographie choisie
Akkari, A., Mellouki, M., Coen, P.-F.,
Wentzel, B. & Changkakoti, N. (2010, à
paraître). Entre formation et travail.
L’insertion professionnelle des enseignants dans une perspective internationale. Presses de l’Université de Laval.
Bourque, J., Gremion, F., Akkari, A.,
Broyon, M-A., B., Boéchat-Heer, & Gremaud, J. (2009). L’insertion professionnelle en enseignement: Validation d’un
modèle inspiré de Bronfenbrenner. Revue suisse des Sciences de l’éducation,
2/2009.
Broyon, M. A. & Changkakoti N. (2008).
Identités professionnelles en construction. In GRSIE (Ed). Hier étudiants, aujourd’hui enseignants. Recherche sur
l’insertion professionnelle des diplômés
des HEP romandes et du Tessin (pp.115137). Consulté le 12 mars 2010 dans
www.inserch.ch/rapport/Rapport_GRSIE
_09-1.10.08.pdf.
Notes
( Résonances - Novembre 2010
1
Terme générique (hommes et femmes enseignants)
2
Voir page de la recherche sur le site
de la HEP-VS.
3
Sous www.inserch.ch/rapport/Rapport
_GRSIE_09-1.10.08.pdf
41
CPVAL
en cas de retraite?
Patrice Vernier
Au moment d’arriver à la retraite, l’assuré actif a, conformément au règlement CPVAL, la
possibilité de recevoir ses prestations de vieillesse soit sous forme
de rente, soit en partie sous
forme de capital et en partie sous
forme de rente.
Choix de la rente
L’objectif premier de la prévoyance
professionnelle a toujours été de
servir une rente de vieillesse à ses
assurés. Cette rente revêt un caractère viager, à savoir qu’elle est versée tant que l’assuré est en vie.
C’est l’option la plus commune et
la plus sûre. C’est aussi la plus
avantageuse si l’on vit très vieux.
La rente de retraite peut être indexée à l’inflation pour conserver
son pouvoir d’achat, dans la me-
(
R ente ou capital
phelin, qui correspond à 20% de
la rente de vieillesse.
sure des possibilités financières de
la caisse.
Après le décès de l’assuré, son conjoint ou partenaire a droit à une
rente de survivant. Celle-ci correspond à 60% de la rente de vieillesse.
Si le retraité à des enfants de moins
de 18 ans à sa charge (ou de moins
de 25 ans s’ils sont en formation),
ceux-ci ont en général droit à une
rente d’enfant. Celle-ci correspond
à 15% de la rente de vieillesse. En
cas de décès du retraité, la rente
d’enfant devient une rente d’or-
Afin de limiter les possibilités
d’optimalisation fiscale, la loi
restreint le retrait en capital de
rachats de prévoyance récents.
Si des sommes ont été versées pour
augmenter la rente durant les dernières années d’activité (jusqu’à 3
ans avant la retraite), ces montants
ne pourront pas être perçus sous
forme de capital au moment de la
retraite mais bien sous forme de
rente.
Choix du capital
Cette option d’un retrait complet
de l’avoir de vieillesse sous forme
de capital au moment de la retraite
n’existe pas dans notre caisse. Le
principal inconvénient de ce choix
est que la gestion du capital n’est
Pour un enseignant du CO comptabilisant 40 années d’affiliation à 62 ans
RENTE
CAPITAL ET RENTE
Rente annuelle de retraite CHF 61’000.-
Rente annuelle de retraite CHF 55'000.- et capital de CHF 80'000.-
Rente de conjoint survivant CHF 36’600.-
Rente de conjoint survivant CHF 33’000.-
Rente d’enfant CHF 9150.-
Rente d’enfant CHF 8250.-
A 62 ans, un retraité vit encore en moyenne 20 ans.
S’il décède après 75 ans, il est gagnant en ayant choisi
la rente.
Un capital de CHF 80'000.- placé à 2% rapporte CHF 1600.par an. En plus, si le principal n’est pas consommé, il reste
à disposition des héritiers en cas de décès.
S’il meurt à 70 ans, il est perdant s’il est célibataire.
Mais, dans l’hypothèse où il est marié, et où son épouse
lui survit 5 ans, le couple est encore gagnant en ayant
opté pour une rente.
Il faut que le capital rapporte plus de 6,5% par an pour
produire un revenu supérieur à la rente. Le rendement et
la conservation du capital ne sont toutefois pas garantis,
car ils dépendent des fluctuations des marchés.
La rente doit être en général privilégiée si la prévoyance
est une source principale de revenu d’un ménage.
Le retrait en capital peut permettre d’amortir un bien
immobilier par exemple.
42
Résonances - Novembre 2010
)
pas chose facile, surtout de nos
jours. Par ailleurs, si le capital est
transmis entièrement aux héritiers,
plus aucune rente de survivant
n’est due, ni au conjoint, ni aux enfants, en cas de décès du retraité.
Capital et rente
Cette possibilité existe à la CPVAL.
L’assuré peut choisir de prendre sa
retraite en partie sous forme de capital et en partie sous forme de
rente, laquelle est réduite en conséquence. Les rentes de survivants
sont également réduites.
Le règlement de la caisse permet de
demander au maximum 25% de la
retraite obligatoire (minimum LPP)
sous forme de capital. Si l’assuré
opte pour cette variante, il doit
communiquer son choix par écrit à
la caisse dans un délai d’une année
avant le départ à la retraite. Par ailleurs, s’il est marié, le versement de
la prestation en capital n’est possible que si le conjoint donne son
consentement écrit. Le capital sera
ensuite versé en même temps que
le versement de la première rente.
Quelques exemples
(cf. tableau ci-contre)
Que choisir?
Vous l’aurez certainement bien compris. La réponse à cette question dépend de vous. La solution la plus
prudente est bien celle de la rente.
Toutefois, vos besoins financiers
ainsi que ceux de votre conjoint, votre situation financière personnelle,
l’espérance de vie, votre état de
santé, certains aspects fiscaux, votre
désir d’amortir plus rapidement des
biens immobiliers, votre volonté de
laisser un héritage, tous ces facteurs
doivent être bien analysés pour
prendre la bonne décision.
A ce jour je ne connais pas encore si
le nouveau règlement de la caisse
suite au changement de primauté
permettra de choisir un retrait complet sous forme de capital.
( Résonances - Novembre 2010
En raccourci
Ensemble des programmes
d’échange
Nouveau site
de la Fondation ch
Depuis 1976, la Fondation ch gère
les échanges d’élèves,
d’apprenants, d’enseignants et de
jeunes professionnels à l’intérieur
de la Suisse comme avec
l’étranger. A partir de janvier 2011,
la Suisse participe pleinement aux programmes européens en matière
d’éducation, de formation professionnelle et d’activités de jeunesse
extrascolaires. Sur mandat du Secrétariat d’Etat à l’éducation et à la
recherche, la Fondation ch assume donc aussi la tâche de gérer la
participation suisse aux programmes de l’UE «Education et Formation tout
au long de la vie» (EFTLV, ou LLP en anglais) et «Jeunesse en action» (JA, ou
YiA en anglais). C’est pourquoi elle a lancé, en date du 1er octobre 2010, une
nouvelle plateforme pour l’ensemble des offres proposées par son centre de
compétence pour les échanges et la mobilité en créant le site www.ch-go.ch.
Poètes
825 poèmes
La base de données de Poetes.com
est constituée des 825 poèmes.
Il est donc possible d’interroger la
base de données à partir des
œuvres poétiques de Baudelaire,
de Rimbaud, de Verlaine et des
principaux poètes romantiques
(Gautier, Hugo, Lamartine, Musset
et Nerval) et symbolistes (Laforgue, Mallarmé). Des poèmes de Corbière,
Cros, Nelligan et Nouveau sont également accessibles, ainsi que Les Chants
de Maldoror de Lautréamont. Des requêtes peuvent être faites à partir de
thèmes, de formes poétiques (par exemple, le sonnet, le pantoum, l’emploi
de distiques...), de dates ou de lieux de publication, etc.
www.poetes.com
Linguistique, Médias, Politique
Le site de
Patrick Charaudeau
«Un site pour situer, naviguer,
relier. Un site pour penser avec le
temps. Un site qui évite la
prétention du savoir, mais un site
sans complaisance. Un site pour ce
travail de trituration des notions,
parfois dans le non dit, et toujours
dans la quête du sens, hors de la pensée dominante.» Le site du sémiologue
Patrick Charaudeau, professeur émérite de l’Université de Paris 13 et
chercheur au CNRS (Laboratoire de Communication Politique), met en ligne
ses publications, la plupart en texte intégral.
www.patrick-charaudeau.com
43
Livres
Une histoire
de la francophonie
(
L a sélection du mois
est l’intérêt de la littérature pour construire le citoyen? Quel est
l’intérêt de la lecture littérature? La littérature oui, mais quelle
littérature? Agnès Perrin livre des réponses à ces interrogations,
tout en apportant des pistes pour guider les enseignants dans la
construction d’une didactique de la lecture littéraire. Elle suggère
par exemple de travailler le rapport texte-image pour une lecture
plus distanciée.
Agnès Perrin. Quelle place pour la littérature à l’école?
Paris: Retz, 2010.
Ecole et démocratie
Christian Valantin, né à SaintLouis et issu des grandes
familles métisses de cette
ancienne capitale de l’Afrique
occidentale, propose un essai
historique sur la francophonie.
Il s’intéresse à la question
institutionnelle en
francophonie, au projet
francophone, à la diversité
culturelle, aux liens entre
francophonie et économie et
paix et aborde la thématique
de la francophonie didactique.
Christian Valantin. Une
histoire de la Francophonie
(1970-2010). Paris: Belin, 2010.
Quelle place pour
la littérature à l’école
Quel est l’intérêt de la
littérature face aux difficultés
de lecture? Quel
44
«Si dans un premier temps,
la diversification des voies
de formation a contribué
à hisser le niveau de
formation des Français et
d’accomplir de réels progrès
démocratiques, cette
diversification a généré ses
propres limites…» L’analyse
de cet ouvrage, dont l’auteur
est à l’origine du baccalauréat
professionnel, peut d’abord
être perçue comme franco-française. Reste qu’un certain nombre
de points entrent en résonance avec l’Ecole romande.
Pour cela, elle expose les
résultats de ses recherches
et s’appuie sur les
connaissances en sociologie,
en psycholinguistique ou en
psychologie sociale. Mais audelà de la politesse, l’auteure
s’interroge sur l’importance
que l’on devrait accorder aux
compétences sociales de
l’élève à l’école. Les lecteurs,
qu’ils soient enseignants,
étudiants ou parents,
trouveront sans doute de
quoi enrichir leur réflexion à
ce sujet.
Laurence Filisetti. La Politesse
à l’école. Paris: PUG, 2010.
Eveiller les enfants
aux sciences et
aux technologies
Daniel Boch. Ecole et démocratie. Pour remettre en route
l’ascenseur économique et social. Paris: PUG, 2010.
La politesse à l’école
«Dis bonjour», «N’oublie pas de dire merci», «Tiens-toi comme il
faut», «Enlève ta casquette»... Dès le plus jeune âge de l’enfant,
les adultes insistent auprès de lui pour qu’il utilise les règles de
politesse. Mais que se passe-t-il s’il les
transgresse? Et à l’école,
quelles sont les conséquences
de sa politesse ou de son
impolitesse? Le
comportement de l’enfant
peut-il avoir des répercussions
sur ses apprentissages et ses
résultats scolaires? Si oui,
pourquoi, et comment cela
s’explique-t-il? Les enfants sontils tous égaux quant à la
connaissance des normes de
politesse? Quels sont, du point
de vue des éducateurs, les
comportements de politesse que
l’on est en mesure d’attendre
selon l’âge des enfants? Doit-on enseigner aux élèves comment
se comporter avec les autres? Pourquoi? Autant de questions que
cet ouvrage soulève et auxquelles l’auteure tente de répondre.
Cet ouvrage présente des
expériences et non de simples
manipulations ou «recettes».
Après une introduction
traitant de l’enseignement
des sciences et des
technologies au préscolaire
et au début du primaire,
Marcel Thouin propose seize
modules qui abordent dans
l’ordre, la matière, les forces
et les mouvements, la chaleur
et la pression, l’électricité et
le magnétisme, la lumière et
le son, les produits chimiques,
les planètes et les étoiles,
la surface de la Terre,
l’atmosphère, les végétaux,
Résonances - Novembre 2010
)
les animaux, le corps humain,
l’environnement, les
aliments, les vêtements et la
communication.
Marcel Thouin. Eveiller les
enfants aux sciences et aux
technologies. Des expériences
pour les petits de 3 à 7 ans.
Québec: Editions
Multimondes, 2010. (A noter
que l’auteur avait déjà publié
différents ouvrages autour
de la culture scientifique et
technologique pour les
enfants et adolescents)
Harcèlement
et brimades
entre élèves
décrivent comment ce phénomène est vécu au quotidien par les
différents acteurs concernés: les victimes, leurs parents, les
différents témoins et même les harceleurs. Ils montrent aussi
comment certaines stratégies de prévention peuvent permettre
d’enrayer cette face cachée de la violence scolaire.
Jean-Pierre Bellon. Bertrand Gardette. Harcèlement et brimades
entre élèves. La face cachée de la violence scolaire. Paris: Editions
Fabert, 2010.
Pourquoi lire?
«La lecture n’est pas contre la
vie. Elle est la vie, une vie plus
sérieuse, moins violente,
moins frivole, plus durable,
plus orgueilleuse, moins
vaniteuse, avec souvent toutes
les faiblesses de l’orgueil, la
timidité, le silence, la reculade.
Elle maintient, dans
l’utilitarisme du monde, du
détachement en faveur de la
pensée. Lire ne sert à rien. C’est pour cela que c’est une grande
chose. Nous lisons parce que ça ne sert à rien.» Un livre qui
pourra inspirer les enseignants pour (re)-donner envie de lire aux
élèves s’ils posent la question: «Pourquoi lire?».
Charles Dantzig. Pourquoi lire? Paris: Grasset, 2010.
Les livres présentés dans
cette rubrique sont disponibles à la Médiathèque Valais.
www.mediatheque.ch
le doute et attisent les
frustrations. Est-ce réellement
du choix de l’école que peut
venir le salut, comme le
suggèrent les récentes
mesures d’assouplissement de
la carte scolaire? Est-il vrai
qu’en intensifiant la
concurrence entre
établissements, on crée une
émulation qui favorise
l’élévation des performances
des élèves?
Ecole: les pièges de la concurrence
Toujours plus d’élèves en échec, toujours plus d’enseignants
démoralisés et de parents inquiets quant à l’avenir de leurs
enfants. Toujours plus de palmarès d’établissements qui sèment
Des moqueries, des surnoms
déplaisants, des insultes, des
menaces, des manœuvres
d’isolement, des rumeurs...
toutes ces petites actions
malveillantes peuvent par leur
répétition rendre la vie
quotidienne de certains élèves
parfaitement insupportable.
Cette forme de violence
scolaire, que l’on désigne dans
les pays anglo-saxons par le
terme de school-bullying,
reste encore assez méconnue
en France. Pourtant, selon une
enquête réalisée par les
auteurs de cet ouvrage auprès
de 3000 collégiens, 10% des
élèves reconnaissent en être
régulièrement les
victimes. Jean-Pierre Bellon et
Bertrand Gardette présentent
une analyse approfondie du
harcèlement entre élèves, en
montrant ce qui le distingue
et ce qui le relie aux autres
formes de violence. A travers
de nombreux témoignages, ils
( Résonances - Novembre 2010
La suggestion d’une enseignante
Apprendre mieux pour les nuls
Ce gros bouquin s’adresse avant tout aux adultes désireux de
reprendre une formation, d’entreprendre un nouveau projet
malgré un parcours scolaire peut-être difficile. Il est néanmoins
intéressant pour les enseignants,
car il décrit de façon exhaustive
une série de méthodes pour mieux
apprendre. Il analyse également
les conditions essentielles et les
besoins fondamentaux à la réussite. L’auteure insiste sur la confiance en soi, la connaissance de
soi et la mobilisation de son énergie à bon escient. Certes, beaucoup de choses sont connues du
monde enseignant, mais quelques
rappels ne sont jamais superflus et une vision positive ainsi que
des suggestions pratiques sont toujours des plus à posséder
dans sa bibliothèque.
Maire Joseph Chalvin. Apprendre mieux pour les nuls. First Editions, 2010.
Daphnée Constantin Raposo, enseignante à Arbaz
La réponse est non: c’est ce
que montre cet ouvrage
fondé sur une étude de
grande ampleur, qui combine
de façon inédite approche
historique, comparaisons
statistiques et enquêtes de
longue durée sur différents
sites (restituant la parole
d’enseignants, de parents et
d’élèves).
Coordonné par Sylvain
Broccolichi, Choukri Ben
Ayed et Danièle Trancart.
Ecole: les pièges de la
concurrence. Comprendre le
déclin de l’école française.
Paris: La Découverte, 2010.
45
Elèves et classes
apprennent à lire
Pourquoi se pencher à nouveau sur
des données datant de 1973 et touchant à l’enseignement / apprentissage de la lecture? Essentiellement
parce qu’elles peuvent être réexaminées à l’aide d’un outil statistique nouveau et plus fin que celui
utilisé à l’époque, une analyse multiniveau permettant la mise en interaction des variables individuelles et de celles de la classe. En effet,
cette analyse parvient à estimer les
sources de la variance vraie du
critère, ici la réussite en lecture,
et tente d’attribuer à divers facteurs la part qui leur revient,
d’abord au niveau des individus,
puis à celui des groupes. Ainsi, de
nouveaux résultats apparaissent,
analysés ensuite à la lumière des
connaissances actuelles en didactique de la lecture. Risque-t-on
alors de voir se rallumer une guerre
des méthodes de lecture pour apprendre à lire? En aucun cas. En
réalité, l’analyse statistique montre
un grand nombre d’interactions et
prouve que la bonne méthode
n’est pas la même selon le type
d’élève ou selon le contexte de la
classe. Les variables majeures mises
En raccourci
Campus
Numéro 100
Le 100e numéro de Campus,
la revue de l’Université de
Genève, est l’occasion de
voyager d’un monde à l’autre,
de 1990 à 2010, sous l’angle
économique, politique,
scientifique… Une balade
richement documentée.
www.unige.ch/presse
46
en évidence par l’analyse statistique en raison de leur influence
sur les capacités de lecture des
élèves sont discutées d’un point de
vue didactique; que disent les chercheurs à leur propos? Quelle actualité prennent-elles dans l’école en
Suisse romande aujourd’hui? Ces
variables sont les suivantes: le décodage, l’apprentissage des lettres
et l’approche écrite; la motivation
interne, les objectifs affectifs; la vitesse d’avancement de l’enseignement / apprentissage.
lications
(
L es dernières parutions
Pub
IRDP
Pour commander:
documentation@irdp.ch
thodologique termine le document,
sous la forme d’un plaidoyer en faveur d’une «alliance» entre recherches quantitatives et qualitatives,
vues comme complémentaires et favorables à un travail en équipe. Il
ressort en effet en conclusion que
l’affinement des outils d’analyse devient de plus en plus nécessaire
pour répondre aux questions complexes que pose l’école actuelle.
Cardinet, J. & Wirthner, M. (2010).
Elèves et classes apprennent à lire:
reprise des données d’une recherche en lecture selon une approche
multiniveau. Neuchâtel: IRDP (10.3)
Résumé: http://publications.irdp.
relation.ch/ftp/1284722869103.html
Version pdf: http://publications.irdp.
relation.ch/ftp/1284722869103.pdf
Et aussi…
Cette mise en perspective se prolonge par un regard sur les principales recherches processus-produit
menées dès les années 1970, du
même type finalement que celle de
l’IRDP de 1973. Là, certaines interactions entre variables pédagogiques
et personnelles des élèves sont
prises en considération, en lien avec
la question de l’efficacité de l’enseignement. Si des pistes telles que la
différenciation de l’enseignement
sont citées, la question de l’efficacité de l’enseignement de la lecture
reste largement ouverte aujourd’hui
encore. Enfin, une discussion mé-
Forster, Simone (éd.). - Ecole et
impératif de qualité: oui mais
comment...?: actes du séminaire
2009 de l’AIDEP, Leysin, 10 et 11
décembre / org. Michel Guyaz;
Matthis Behrens... et al. - Neuchâtel: IRDP, 2010. - 108 p.; 30 cm. (10.1) - CHF 15.- (+ frais de port)
Résumé: http://publications.irdp.relation.ch/ftp/1284721010101.html
Version pdf: http://publications.irdp.
relation.ch/ftp/1284721010101.pdf
Pagnossin, Elisabetta. - La recherche
suisse romande en éducation et en
formation (2007-2009). - Neuchâtel:
IRDP, 2010. - 40 p.; 30 cm. - (10.4) CHF 10.- (+ frais de port)
Résumé: http://publications.irdp.relation.ch/ftp/1285069861104.html
Version pdf: http://publications.irdp.
relation.ch/ftp/1285069523104.pdf
Résonances - Novembre 2010
)
Le chiffre
du mois
SFT/URD
15 novembre, jour J…
Comme vous le savez très certainement, chaque canton suisse est
tenu de livrer à la Confédération des statistiques en matière
de formation. Avec la rentrée
scolaire 2010-2011, deux statistiques importantes du domaine
de formation sont modernisées,
soit la statistique des élèves et des
étudiants ainsi que la statistique du
personnel de toutes les écoles mis à
part les «hautes écoles».
En effet, un projet de modernisation des enquêtes dans le domaine
de la formation a débuté en 2004,
à l’initiative commune de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique
(CDIP), de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la
technologie (OFFT), et de l’Office
fédéral de la statistique (OFS). Celui-ci consiste à mettre à disposition
de l’ensemble des cantons suisses
une application interactive de récolte électronique des données re-
(
S tatistiques scolaires:
latives aux élèves et au personnel
des écoles. L’unité de recherche et
de développement du système de
formation (URD) du Service de la
formation tertiaire a été mandatée
pour gérer ce projet au niveau valaisan et transmettre les données à
l’Office fédéral de la statistique.
L’élément central de la modernisation de la statistique des élèves est
l’introduction d’un identificateur
personnel, le numéro d’assuré
AVS, qui permettra de suivre le
parcours de formation des élèves.
Dans ce contexte, le personnel
administratif des établissements
scolaires actualisera les données
provenant de leur propre système de gestion et les transmettra à l’URD. Ainsi, d’une
part, il n’aura plus besoin de
procéder à des relevés complets
de données d’élèves (formulaires bleus) et, d’autre part, le
canton disposera désormais de
données pour faciliter le pilotage
en matière d’éducation.
Les statistiques refléteront ainsi
l’état des classes et la composition
du personnel des écoles au 15 novembre de l’année courante. Cette
informatisation renforcera la qualité des données et apportera sans
conteste une valeur ajoutée à leur
analyse, offrant ainsi aux acteurs de
l’école valaisanne des possibilités
renforcées de monitorage.
En raccourci
Expérience de l’art
Educapoles
Ressources
en arts plastiques
Des animations
pour comprendre
la planète
Ce site regroupe des
fiches issues d’un classeur
accompagnant les
Ateliers Pédagogiques
d’Arts Plastiques du
Service Education de
la Ville de Mulhouse.
La partie Réaliser contient
des propositions d’activités en lien avec des techniques
(un atelier photographique, un atelier gravure…).
www.crdp-strasbourg.fr/cddp68/experience/ressources/
fiches.htm
( Résonances - Novembre 2010
Educapoles, site éducation
de l’International Polar
Foundation, met à
disposition plusieurs
séries d’animations
produites par la Fondation
Polaire Internationale qui
abordent différents thèmes liés aux régions polaires, au
fonctionnement du climat de notre planète, à l’énergie, à
la biodiversité et aux changements climatiques.
www.educapoles.org/fr/multimedia
47
(
L a piscine du Manoir
Education
physique
en «Eauctodure»
Lionel Saillen
Incroyable mais vrai, la piscine couverte dont on parle depuis 1969
vient de se remplir de 880’000 litres
d’eau. Voici ses dimensions: 16 m x
25 m + fond mobile 60 cm à 200 cm
à mi-longueur soit 12.50, 6 lignes
d’eau, 5 vestiaires.
Ce bassin, destiné dans un premier
temps aux 1294 élèves des classes
enfantines-primaires de Martigny
Ville & Bourg ainsi qu’aux élèves du
Cycle de Martigny, accueille également le public hors des plages scolaires.
Samedi 11 septembre 2010: tous
à l’eau! Les enseignants des degrés primaires de Martigny plongent pour la 1re fois dans le bassin
et inaugurent à leur manière le
complexe aquatique par un cours
d’établissement orienté sur des activités d’accoutumance – des jeux
et des rappels techniques.
Enseigner l’accoutumance à
l’eau demande du courage et de la
patience. A l’enseignant de créer
Ce bassin est destiné dans un premier temps aux 1294 élèves
des classes enfantines-primaires de Martigny Ville & Bourg ainsi
qu’aux élèves du Cycle d’orientation de Martigny.
les bonnes bases pour supprimer la
peur chez l’élève, afin qu’il puisse
vivre l’eau comme un partenaire.
Pour cette étape, un grand nombre
d’expériences sous forme de jeux
au bord, dans et sous l’eau doivent
se réaliser d’une manière ludique,
soit avec un camarade ou en grou-
2 4 h de natation à Sion
Le Cercle des Nageurs de Sion organise la 12e édition
des 24 heures de natation les 27 et 28 novembre prochains. Le but de la manifestation, organisée à la piscine couverte de Sion, est de promouvoir la natation,
auprès des jeunes et moins jeunes...
L’entrée est gratuite, tout un chacun peut s’inscrire.
Des challenges pour les groupes qui auront nagé la
plus longue distance: dont un challenge pour le
groupe scolaire primaire et un pour le groupe scolaire
secondaire. Il y a également un prix de 1000 francs offert par la Banque cantonale du Valais pour la classe
du secondaire 2 qui nage la plus longue distance.
Renseignements sur: www.cnsion.ch ou 079 383 35 51.
48
pes, avec ou sans matériel. L’élève
apprend ainsi à s’habituer à l’élément liquide, à sentir la résistance
de l’eau, à mettre sa tête sous l’eau
en gardant les yeux ouverts, à expirer et inspirer calmement.
En plongeant sous l’eau, il découvre un nouvel espace, un monde inconnu et impressionnant: visibilité
limitée, autres bruits, de l’eau partout.
L’apprenti nageur expérimente la
flèche: un élément clé pour l’apprentissage des différents styles de
nage. Tant que le corps glisse, il ne
coule pas; l’eau le porte.
A travers les situations de jeu,
l’enfant oublie ses craintes. Certains exercices et jeux appris en
salle de gymnastique peuvent être
adaptés à la piscine. Exemple: lutte
pour le ballon: une équipe (bonnets rouges) se fait des passes. L’autre équipe essaie d’intercepter la
balle et à son tour de se faire des
passes…
Résonances - Novembre 2010
)
Avec l’aide de la balle, on oublie
vite l’eau quand il s’agit de la lancer ou de l’attraper. C’est un engin
flottant capricieux qui permet des
expériences renversantes. Une ambiance gaie renforce le plaisir de
jouer. Les planches de natation rendent également de grands services
comme matériel de jeu pour exercer les capacités de coordination.
Ouvrage de référence: 1000 jeux
pour la natation de Walter Bucher
(éditions Vigot).
Il est conseillé de commencer
par le crawl! Dans leur forme élémentaire, le mouvement naturel
des battements de jambes ainsi
que les cercles des bras sont rapidement assimilés. Le mouvement de
la brasse est plus difficile à maîtriser et à enseigner. Par contre avec
la forme globale de la brasse, il est
aisément possible de parcourir des
distances relativement grandes. En
crawl, il faut beaucoup plus de patience de la part de l’enseignant
jusqu’à ce que l’élève parcoure
sans peine 1-2 bassins. Les spécialistes de la natation recommandent d’aborder en même temps les
5 styles de nage dans
leur forme élémentaire
(initiation), d’exercer
des éléments partiels,
puis dans un deuxième
temps d’affiner toutes
ces formes (perfectionnement) et de procéder
à la synthèse des acquis
partiels pour élaborer le
mouvement complet.
Documentations - ouvrages - pistes
Cahier pratique Mobile 3/03
Swimmworld
Carnet swimsports.ch
Manuel de Natation «Commission fédérale du sport»
Fiches de natation: sur le modèle des 4-6 ans, 6-8 ans, 8-10 ans… en
cours de réalisation
DVD Swimworld Basic
Swimworld Basic Swimming technique – from basics to pro
DVD BASIC 1: Natation pour débutants, natation pour avancés.
DVD BASIC 2: Natation de perfectionnement
Et,… si les conditions le permettent, d’entreprendre enfin la stabilisation et l’automatisation.
Par l’observation mutuelle et l’entraide, les faibles et les forts apprennent, travaillent et rient ensemble.
Avec émotion, deux anciens présidents du club de natation de Martigny, Roger Theux (maître de sport
retraité) et Eric Darbellay (enseignant 4P et président du District)
se sont retrouvés dans le bassin du
Manoir.
10 conseils pratiques «natation»
Compter au début-pendant-à la fin les élèves
Ne pas laisser les enfants inactifs
Ne jamais forcer un élève craintif mais l’encourager
Du connu vers l’inconnu et la nouveauté
Adopter une bonne progression méthodologique
Ne pas trop prolonger une étape d’apprentissage
Corriger un détail à la fois et globaliser
Assembler soigneusement les différents éléments d’une nage
Son propre enthousiasme motive mieux que de longues théories
Des éclats de rire dans chaque leçon!
( Résonances - Novembre 2010
Question à Monsieur Raphy
Darbellay, directeur des écoles
primaires de Martigny
Quelles sont les mesures de sécurité mises en place?
«Pour toutes les classes enfantines
et primaires, les cours sont donnés
avec la présence de 3 adultes au
moins: l’enseignant titulaire, le spécialiste natation (prof de sport,…)
et le garde-bain. La Commune s’est
dotée également d’un système d’alarme caméra
«Poséidon». L’organisation
des cours et les contenus
de l’enseignement contribuent aussi à créer un climat de travail sain et de
confiance.»
Carnet
de l’apprenti
nageur
Pour amorcer l’enseignement de la natation dans cette magnifique piscine couverte, une
équipe d’enseignants de Martigny,
épaulés par les animateurs en EP,
ont réalisé un carnet-test de l’apprenti nageur.
Vagues par vagues, avec l’aide de
ce petit livret, l’élève découvre des
exercices fun pour apprendre les
différentes techniques de nage.
Sans brûler les étapes, selon son
envie, son engagement, l’enfant
relève les défis proposés et colorie
les exercices réussis.
49
Revue
Neuchâtel
Citoyens de demain
Les élèves de 9e année de
l’école secondaire des
Cerisiers, à Gorgier, ont pu
suivre les élections au Conseil
fédéral sur grand écran. Ces
futurs citoyens ont pu vivre la
matinée minute après minute
en compagnie de Claude Frey.
Entre chaque tour de scrutin,
les élèves pouvaient
interroger le politicien.
L’ancien président du Conseil
national n’a pas tari de
conseils: «Il faut s’intéresser
très tôt à la politique. Mais
pas besoin d’être actif trop
jeune». Ce qui prime avant
tout à ses yeux, «ce sont les
personnalités».
L’Express, l’Impartial (23.09)
France
71% des collégiens
disent s’ennuyer
à l’école
Selon une enquête de l’Afev
menée auprès de 760 enfants,
ceux-ci ont du mal à
comprendre ce que l’école
attend d’eux. L’ennui fait des
ravages à l’école. L’image de
l’élève qui attend
désespérément que le temps
passe, réfugié près du
radiateur, a toujours du
succès. Une enquête réalisée
au printemps dernier auprès
de 760 enfants, inscrits en
primaire et au collège, par
l’Afev (Association de la
fondation étudiante pour la
ville) révèle qu’environ un
quart des élèves interrogés
déclarent s’ennuyer souvent,
voire tout le temps à l’école
primaire. Ils sont aussi 40% à
s’ennuyer «quelquefois». Ce
sentiment d’ennui est plus
important encore chez les
collégiens, qui déclarent
s’ennuyer à plus de 71%! Les
résultats de cette étude
50
(
D ’un numéro à l’autre
de presse
menée auprès d’enfants de quartiers populaires corroborent des
enquêtes antérieures, qui concernaient un plus large public, en
2001 ou en 2003, notamment. L’information selon laquelle les
enfants s’ennuient à l’école n’a, certes, en soi rien de
révolutionnaire. Françoise Dolto affirmait que l’ennui peut être
aussi considéré comme un signe d’intelligence. Enfant, Einstein
disait s’ennuyer. L’ennui n’est cependant qu’un symptôme, parmi
d’autres, de ce qui ne va pas à l’école. Selon l’Afev, les élèves sont
en effet 30% à ne pas aimer se rendre à l’école ou au collège. Près
de 70% ne comprennent pas certaines fois ce qu’on leur demande
de faire en classe. Ces incompréhensions motivent, chez ces
enfants, des attitudes de repli et de faible participation en classe.
leFigaro.fr (24.09)
amener leurs élèves à
comprendre la culture, à la
fréquenter dans un esprit
critique et constructif. Des
chiffres, des lettres et des
images pour enrichir la
conscience: c’est ce chemin qui
nourrit les artistes, qui eux
continuent à se battre pour
ouvrir et maintenir l’humain
au centre de la société.
Le Journal du Jura (25.09)
Scolarité
Emploi
Mécontents
Quel avenir après les études
Chez les jeunes, le pourcentage des chômeurs est deux fois plus
élevé que dans le reste de la population. Et près d’un quart
travaille dans la précarité. Les chances d’insertion dans le monde
du travail sont sensiblement meilleures en Suisse alémanique
qu’en Suisse latine. Par ailleurs, les jeunes qualifiés présentent un
passage à la vie active plus stable que les jeunes non qualifiés.
Pour combler le manque d’expérience pratique, certains jeunes
diplômés effectuent un stage dans la branche étudiée d’une
durée de 3 à 6 mois. Le fait de passer par un stage devrait
normalement avoir une influence positive sur la suite de leur
parcours professionnel.
La Liberté (24.09)
Généalogie à l’école
Intérêt grandissant auprès des collégiens
Des enseignants volontaires proposent une initiation à leurs
élèves, permettant aussi un rapprochement entre parents et
enfants. Partout en France, des enseignants volontaires, souvent
passionnés, proposent aujourd’hui cette activité à leurs élèves. Les
recherches ont lieu en classe ou dans des ateliers dédiés, au
moment de la pause déjeuner. Les premières séances sont
consacrées à la mise en ordre de la composition familiale. Cousins,
frères, oncles, grands-parents, belles-mères… Une fois que chacun
a trouvé sa place dans l’arbre généalogique, les élèves peuvent
commencer à remonter le temps. Le but est de poser les jalons des
quatre premières générations. Au travers de ce travail, les jeunes
apprennent surtout à écrire des lettres pour faire leurs demandes
d’actes. Ils situent leurs villes d’origine sur la carte de France et
mettent en lumière des métiers longtemps disparus.
leFigaro.fr (24.09)
L’école est la base de la culture
L’inculture gagne du terrain
Selon Jean-René Moeschler, artiste peintre, l’école est la base de
la culture, mais il y a problème: les enseignants ne sont plus
formés pour affronter des défis de contenus et de matières, ils
nagent; il faut mieux les former. Ainsi tout leur travail doit
A Genève, au collège, à l’Ecole
de commerce ou encore de
culture générale, les
mécontents sont légion cette
année. Au total, 339 recours
ont été déposés auprès de la
direction du postobligatoire
durant l’été, direction qui a
reçu plusieurs dizaines
d’élèves accompagnés, dans la
plupart des cas, de leurs
parents. La majorité d’entre
eux a contesté un
redoublement, un triplement
non autorisé par l’école ou
encore un refus de
dérogation. La mode des
recours est apparue il y a une
dizaine d’années. Avec la crise
financière et économique, les
parents semblent également
craindre davantage que leur
enfant n’entre trop vite dans
la vie active et tentent de les
maintenir le plus longtemps
possible dans la vie scolaire.
Tribune de Genève (27.09)
Angola
Culture dans les écoles
Le projet «Culture dans les
écoles» est arrivé lundi dans la
municipalité de Maianga, à
Luanda, avec des débats,
vente de livres et de disques,
pour inculquer aux enfants
quelques habitudes
didactiques pour le processus
éducationnel, comme le goût
Résonances - Novembre 2010
)
pour la lecture et l’amour de
la musique infantile. Le projet
«Culture dans les écoles», qui
existe déjà dans cinq
municipalités de la capitale
angolaise, invite des chanteurs
pour enfants et des
écrivains dans
plusieurs écoles,
tels que la
chanteuse et
présentatrice de la
Télévision Publique
d’Angola (TPA) Sónia
António qui a animé un
débat sur l’importance
de la musique infantile
dans l’éducation des enfants.
Selon la chanteuse, la musique
infantile est indispensable
dans le processus éducatif des
enfants, dans la mesure où
elle contient plusieurs
messages d’assiduité, de
valeurs éthiques ou morales
pour la vie dans la société.
Angola Press (28.09)
Education
Des iPad pour tous
les élèves
C’est une première en France,
et un privilège réservé aux
collégiens du riche département des Hauts-de-Seine.
L’iPad, la tablette numérique
d’Apple, fait son entrée dans
tous les établissements. 266
exemplaires du fabuleux jouet
numérique ont été distribués
aux 133 collèges publics et
privés du département.
L’investissement pour la
collectivité – équipement et
installation des bornes wi-fi
inclus – est de l’ordre de
185’000 €. A peine l’objet en
mains, les élèves habitués aux
écrans tactiles manient avec
facilité les tablettes numériques. Des élèves de 4e notent
que presque toutes les œuvres
de Balzac au programme sont
disponibles gratuitement sur
iBooks. Cette application de
l’iPad permet d’acheter des
livres numériques dans une
boutique en ligne, puis de les
lire sur l’écran de l’iPad.
Certains rêvent déjà d’une
tablette qui remplacerait tous
leurs livres et cahiers.
leParisien.fr (28.09)
France
Les filles de plus en plus violentes
Les filles mineures sont de plus en plus en cause pour des faits de
délinquance, une hausse sensible sur cinq ans pour les violences
aux personnes, selon une étude de l’Observatoire national de la
délinquance et des réponses pénales (ONDRP). «Nous
constatons qu’il y a de moins en moins d’écart avec les
garçons pour ce qui est de régler leurs comptes»,
relève notamment le criminologue Christophe
Soullez, l’un des responsables de l’ONDRP, organisme
chargé de la publication des statistiques officielles de
la délinquance et l’Institut national des hautes
études de la sécurité et de la justice (INHESJ). Cette
augmentation de la délinquance des adolescentes est
«particulièrement forte en région parisienne et en
zone sensible, surtout pour les bandes», précise
Christophe Soullez.
Libération.fr (5.10)
Enquête Education
Enseigner, c’est vraiment un jeu d’enfant
Le ministère français a mis en ligne des clips vidéo censés
apprendre aux jeunes enseignants à «tenir leur classe». Le degré
zéro de la formation, fustige le Snes. «Les nouveaux enseignants
stagiaires ne sont pas laissés seuls, sans recours, face à leurs élèves:
ils disposent de vidéos leur apprenant le métier.» C’est en
substance ce qu’a plaidé le ministre Luc Chatel lors de la
présentation de la plate-forme Internet Tenue de classe, il y a une
semaine. Réalisée par le Centre national de documentation
pédagogique, cette série de vidéos vise à compenser la suppression
de la formation des maîtres, en délivrant aux jeunes professeurs
les ficelles du métier. De courtes séquences de trois à dix minutes
sont censées montrer aux stagiaires la meilleure manière d’entrer
en classe, de se comporter face aux élèves ou à l’équipe éducative.
L’Humanité.fr (5.10)
Violence des jeunes
Le nouveau visage de la violence à l’école
La violence des jeunes prend de nouvelles formes inquiétantes,
et les remèdes à y apporter suscitent un vif débat. «Société
( Résonances - Novembre 2010
17e Journée mondiale des enseignants – Au Bénin
«Enseignant épanoui, développement assuré», c'est autour
de ce thème que les enseignants du Bénin ont marqué la 17e
Journée mondiale des enseignants. En choisissant la ville
carrefour de Bohicon, les organisateurs de cet événement
veulent plus se rapprocher des enseignants du centre du Bénin. Le ministre de l'Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Aké Natondé, a salué le
mérite des enseignants qui, malgré, les conditions difficiles
de travail, s'échinent à donner aux enfants un enseignement de qualité. Par leur immense courage, a-t-il poursuivi,
et par leur patriotisme légendaire, ils ont cumulé plein de
qualités qui forcent l'admiration de la communauté internationale. En outre, il a rassuré les enseignants sur le fait que
les conditions de travail qui respectent leur dignité sont au
cœur des préoccupations du gouvernement.
L’Autre Quotidien (6.10)
surpacifiée», les termes font
bondir le Service de médiation
scolaire genevois, le Point.
Heloïse Durler, sociologue
consultante, reconnaît
toutefois qu’«historiquement,
nous vivons dans une période
où on n’a jamais aussi peu
supporté la violence. Pour
utiliser une image caricaturale,
au Moyen-Age, les
écartèlements publics étaient
admis, aujourd’hui ils ne
seraient pas supportés. Le
seuil de tolérance à la violence
et aux actes violents s’est
abaissé. Cela ne veut pourtant
pas dire que la violence a
disparu.» Ce qui alarme
aujourd’hui? Le «happy
slapping», qui consiste à
filmer l’agression physique
d’une personne à l’aide d’un
téléphone portable et à
diffuser le film le plus largement possible. L’agression est
en général préparée et mise
en scène entre les jeunes.
Le Temps (11.10)
Polémique
Crucifix en classe
Faut-il rendre obligatoire ou
interdire les symboles
religieux à l'école? Certains
confrères se délectent. Un
enseignant valaisan qui refuse
un crucifix dans sa classe et
qui se voit mettre à la porte.
Du pain bénit. Revoilà le
Valais des clichés que l'on
aime colporter à l'extérieur du
canton, ce Valais qui serait
ultracatholique,
ultraconservateur, à contrecourant de la marche du
monde. A entendre les
enseignants, la présence des
crucifix n'est, et de loin pas,
systématique dans les classes
valaisannes. Dans plusieurs
établissements supérieurs, ils
sont même absents de la
plupart des salles. Ils n'ont pas
été enlevés, ils n'ont tout
simplement plus été remis en
place lors des rénovations des
bâtiments. Sans que,
apparemment, personne ne
s'en inquiète ou ne s'en
réjouisse. Le Valais change.
Sans faire de bruit.
Le Nouvelliste (13.10)
51
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La verticalité (2/2)
Les personnes ressources de l’Ecole
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Les personnes ressources de l’Ecole
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N° 5 février
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N° 8 mai
N° 9 juin
2007/2008
52
N° 7 avril
La citation
du mois
L es dossiers
«
«Il n’y a de bons professeurs que ceux
en qui subsiste la révolte de l’élève.»
Edmond Gilliard, écrivain suisse
En raccourci
Monet
Un site éblouissant
En lien avec
une exposition
de Monet au
Grand Palais
à Paris, une
animation
Flash ajoute à
la découverte
de son œuvre: une addition culturelle et non une
soustraction. Un voyage digital et pictural à
expérimenter en découvrant le site.
www.monet2010.com
Archives de l’Etat du Valais
Publication sur les vignes
Les Archives de l’Etat du Valais éditent le 22e numéro
des Cahiers de Vallesia. Intitulé Vignes et viticulteurs
de montagne, Histoire, pratiques, savoirs et
paysages, il réunit les recherches scientifiques
récentes sur la question de la vigne et du vin, en
Valais et ailleurs dans les montagnes d’Europe et de
Méditerranée. Regroupant une série de contributions
scientifiques rédigées par des spécialistes, il constitue
un complément utile à l’Histoire de la vigne et du vin
en Valais parue en 2009. Pluridisciplinaire, cette
publication illustrée de 300 pages fait la part belle à
la viticulture de montagne du Moyen Age à nos jours.
www.vs.ch/aev
Cyberdéfi
Edition
2010
Le Cyberdéfi
est un
concours
annuel, qui
s’adresse aux classes (de l’école enfantine jusqu’à la
10e année) ayant pour buts principaux de développer
chez les élèves de l’école obligatoire les techniques
de recherche sur internet et de favoriser le travail par
groupe. Le prochain Cyberdéfi aura lieu le 30
novembre 2010. Inscription jusqu’au 20 novembre.
www.cyberdefi.ch
Résonances - Novembre 2010
)
Impressum
Résonances
Données techniques
La revue Résonances, qui fait suite à L’Ecole valaisanne
parue de 1956 à 1988 et à L’Ecole primaire publiée
de 1881 à 1956, est éditée par le Département de
l’éducation, de la culture et du sport (DECS).
Surface de composition: 170 x 245 mm
Format de la revue: 210 x 280 mm
Impression en offset en noir et une teinte vive, photolithos
fournies ou frais de reproduction facturés séparément
pour les documents fournis prêts à la reproduction.
Edition, administration, rédaction
DECS/SFT - Résonances
Rue de Conthey 19 - Case postale 478 - 1951 Sion
Tél. 027 606 41 59 - www.vs.ch/sft > Les domaines du SFT
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Rédaction
Parution
Le 1er de chaque mois, sauf janvier, juillet et août.
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