JENNIFER LOPEZ 9

JENNIFER LOPEZ 9
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LP[ ]
SEMAINE DU 12 MAI AU 18 MAI 2005
9
JENNIFER LOPEZ
LA BELLE FILLE
MARC-ANDRÉ LUSSIER
LOS ANGELES — À une certaine époque,
elle était actrice. Maintenant, elle est une
vedette. La distinction est importante car, quoi
qu’elle fasse, quoi qu’elle joue, Jennifer Lopez,
contrairement à l’époque de Selena (Gregory
Nava) ou d’Out of Sight (Steven Soderbergh),
traîne désormais son image publique dans
tous ses rôles. Dans Monster-in-Law (Ma bellemère est un monstre en version française),
une comédie romantique dans laquelle elle
donne la réplique à Jane Fonda et Michael
Vartan, la plus célèbre latina du Bronx s’offre
une partie de plaisir qui, espère-t-elle, sera
communicative. Extraits d’une conférence de
presse à laquelle s’est récemment prêtée la
star dans la Cité des anges.
Q : Dans Monster-in-Law, votre partenaire est Jane Fonda qui, après 15 ans
d’absence au cinéma, revient dans un rôle
de belle-mère détestable. Elle va même
jusqu’à s’en prendre physiquement à votre
personnage...
R : J’ai fait beaucoup de comédies romantiques auparavant, mais jamais je n’avais encore
eu à exploiter des éléments de pure comédie
physique. Je me suis beaucoup amusée.
D’autant plus que Jane est une femme forte
et j’ai tendance à croire que j’en suis une
aussi. Quand est venu le moment de discuter
des scènes de gifles, par exemple, nous nous
sommes mises d’accord pour y aller à fond....
Q : Était-ce intimidant de travailler avec
une actrice légendaire ?
R : Il est certain que cela crée une dynamique
particulière. Jane est une survivante qui a
connu le cinéma d’une autre époque. L’exercice de ce métier peut être quelque chose
d’assez drainant. De voir une actrice réussir à
composer aussi bien — et pendant aussi
longtemps — avec cette réalité, avec ses hauts
et ses bas, m’inspire beaucoup.
Q : Jane Fonda étant tellement engagée
sur le plan politique, avez-vous discuté
ensemble des grands enjeux de société ?
R : Non, pas vraiment. Peut-être plus vers la
fin du tournage. Je suis consciente que Jane
s’est engagée sur le plan politique pratiquement toute sa vie, mais ce n’est pas mon cas.
Je me suis toujours plus vue comme une
entertainer. Les gens ont droit à leur opinion
et n’ont certainement pas besoin que je leur
donne la mienne...
Q : Vos plus récents films — Gigli, Jersey
Girl, Shall We Dance? — n’ont pas obtenu
le succès escompté. Cela vous inquiète-t-il?
R : Encore là, pas vraiment. J’ai toujours estimé
qu’en tant qu’actrice, mon travail constitue à
offrir le meilleur de moi-même, à tenter de
dénicher les meilleurs projets possibles. Jusqu’à
maintenant, j’ai dû tourner une vingtaine de
fois. Je ne connais aucun acteur qui peut
affirmer que chacun des films auxquels il a
participé est extraordinaire. La nature du travail
est ainsi. Vous avez un succès, suivi de films
qui marchent moins bien, puis un autre succès,
peut-être... si vous êtes assez chanceux pour
être encore là ! J’espère évidemment participer
à des films qui deviendront des classiques,
qui sait ? Ma carrière est encore très jeune.
Attendons voir...
Q : On raconte que vous êtes une diva.
Vous vous reconnaissez dans cette
description ?
R : Je crois que certaines choses qui ont été
rapportées par certains médias sont largement
exagérées. Cette image, à mon sens, ne
correspond pas du tout à la réalité. Ça me
fait d’ailleurs toujours très bizarre de lire ce
qu’on écrit sur moi. Je ne désespère pas qu’un
jour, on me dépeigne telle que je suis. Même
si, pour cela, je dois attendre d’avoir 40 ou
50 ans...
Q : La célébrité vous pèse-t-elle ?
R : La dynamique est très étrange. Personne
n’aime évidemment entendre une personnalité
publique qui fait un peu de sous commencer
à se plaindre. N’empêche que tout cela reste
très bizarre. Aucun mode d’emploi n’existe
pour expliquer comment composer avec cette
notion, expliquer comment tu dois faire le
sacrifice de tous les autres aspects de ta vie.
Dans la vingtaine, évidemment, tu t’en fous.
Ce n’est qu’après que tu t’aperçois que tu
rates des choses. Cela dit, je fais partie des
privilégiés et j’en suis fort reconnaissante.
Q : Les comédies romantiques, c’est une
manie ?
R : Je l’ai souvent dit: j’adore le genre. Si j’ai
le choix, en tant que spectatrice, entre un
grand drame épique et une comédie romantique, je vais vers la comédie romantique sans
hésiter. Je suis une fille. Je suis même très
«fille» sur ce plan-là. Voilà pourquoi j’adore
aussi jouer dans ce genre de films !
Les frais de ce reportage ont été payés par Alliance Atlantis Vivafilm (New Line Cinema)
MONSTER-IN-LAW, en salle demain.
PHOTO NEW LINE CINEMA
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