ADF. Grille technique d`évaluation des cabinets

ADF. Grille technique d`évaluation des cabinets
GRILLE TECHNIQUE
D’ÉVALUATION
DES CABINETS DENTAIRES
POUR LA PRÉVENTION
DES INFECTIONS
ASSOCIÉES AUX SOINS
Groupe de travail scientifique
Philippe ROCHER
Odile BARSOTTI
Patrick BONNE
Serge DESCHAUX
Jean-Jacques MORRIER
Alain MOUTARDE
Olivier NEDELEC
Paul SAMAKH
Jean-François SERET
Président de la Commission
Philippe ROCHER
Président scientifique
Vianney DESCROIX
Sommaire
Préambule.......................................................................................................................3
Liste des recommandations essentielles.....................................................................5
Index des questions........................................................................................................9
1 - FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL..................... 14
2 - LOCAUX................................................................................................................. 36
2-1 Zone d’examen et de soins................................................................... 39
2-2 Zone d’entretien des dispositifs médicaux......................................... 59
3 - ASEPSIE, ANTISEPSIE ET ACTE DENTAIRE.................................................61
4 - UTILISATION DES DISPOSITIFS MÉDICAUX.............................................. 68
5 - LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX.........................................72
5-1 La pré-désinfection.................................................................................73
5-2 Le nettoyage...........................................................................................77
5-3 Le rinçage............................................................................................... 85
5-4 Le séchage............................................................................................. 86
5-5 Le conditionnement...............................................................................87
5-6 La stérilisation........................................................................................ 89
5-7 Le stockage........................................................................................... 101
© 2011 ADF, Paris
7, rue Mariotte 75017 Paris
Tél. 01 58 22 17 10
Fax 01 58 22 17 40
www.adf.asso.fr
5-8 Cas des instruments dynamiques (contre-angles,
pièces à main, turbines)...............................................................................102
6 - LE TRAITEMENT DES MATÉRIAUX D’EMPREINTE
ET DES PROTHÈSES...............................................................................................105
ISSN : 2106-7031
Toute représentation ou reproduction,
intégrale ou partielle, faite sans le
consentement de l’auteur ou de ses
ayants droits ou ayants cause, est illicite
(loi du 11 mars 1957, alinéa premier de
l’article 40). Cette représentation ou
reproduction, par quelque procédé que
ce soit, constituerait une contrefaçon
sanctionnée par les articles 425 et
suivants du Code pénal. La loi du
11 mars 1957 n’autorise, aux termes
des alinéas 2 et 3 de l’article 41, que les
copies ou reproductions strictement
réservées à l’usage privé du copiste
et non destinées à une utilisation
collective d’une part et, d’autre part,
que les analyses et les courtes citations
dans un but d’exemple et d’illustration.
Achevé d’imprimer en novembre 2011
par l’imprimerie Sagim (77)
2
7 - GESTION DES DÉCHETS................................................................................. 109
8 - VIGILANCES........................................................................................................ 114
Fiche d’autoévaluation................................................................................................117
Annexes....................................................................................................................... 119
Préambule
La « Grille technique d’évaluation » est un questionnaire permettant de vérifier l’application
des règles d’hygiène et des bonnes pratiques professionnelles qui visent à prévenir la
transmission d’infections associées aux soins dans les cabinets dentaires.
Ce questionnaire a été établi par la Direction Générale de la Santé, avec le concours
d’experts et de représentants de la profession 1, dans le cadre d’une politique
d’amélioration de la sécurité des soins qui répond à une forte attente de la population
et concerne l’ensemble des professionnels de santé quel que soit leur mode d’exercice.
Un outil adapté aux spécificités des soins dentaires
Notre activité clinique présente, vis-à-vis du risque infectieux, des caractéristiques qui
justifient une attention particulière : nombreux actes invasifs ; exposition constante
au sang et aux liquides biologiques ; utilisation fréquente d’instruments réutilisables,
souvent complexes et difficiles à nettoyer et à stériliser ; utilisation régulière d’eau ayant
séjourné dans les canalisations des fauteuils.
Ces particularités ont conduit la DGS à rédiger en 2006, avec des experts et des
représentants de la profession, un « Guide de prévention des infections liées aux
soins en chirurgie dentaire et en stomatologie » qui constitue une référence pour les
professionnels et les organismes en charge de la sécurité sanitaire.
Le questionnaire présenté ici complète ce guide. A travers les différents items qui la
composent, cette grille d’évaluation réalise une revue de tous les domaines où la vigilance
du praticien doit s’exercer pour prévenir le risque de transmission d’agents pathogènes :
• dix-neuf items, correspondent à des recommandations essentielles dont le
respect est indispensable à la sécurité des soins ;
• les autres items renvoient à des recommandations qui, pour n’être pas aussi
impératives n’en ont pas moins une importance pédagogique majeure : ils
soulignent les objectifs à atteindre et rappellent au praticien toutes les mesures de
prévention du risque infectieux, à mettre en œuvre de façon adaptée en fonction
des situations.
Cette grille est mise à la disposition des professionnels concernés (chirurgiens-dentistes,
médecins stomatologistes, assistantes dentaires) qui peuvent l’utiliser comme outil
d’autoévaluation, ou d’évaluation externe par les pairs (Ordres professionnels,
organismes de formation continue…).
1. Ont participé à l’élaboration de ce questionnaire : la direction générale de la santé; la direction générale de l’offre
de soins; les ARS de Bourgogne, de Franche Comté et du Languedoc-Roussillon; l’Afssaps; le conseil national de
l’Ordre des chirurgiens-dentistes; l’Académie nationale de chirurgie dentaire; l’association dentaire française; la
société française d’hygiène en odontostomatologie; le CCLIN Paris-Nord; le service médical de l’Assurance maladie
d’Ile de France; plusieurs praticiens hospitaliers ou hospitalo-universitaires en odontologie.
3
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
3
L’ADF a constitué un groupe de travail scientifique chargé de rédiger un Dossier qui
accompagne la « Grille technique d’évaluation ». Ce Dossier a une vocation pédagogique
en expliquant l’importance de chaque item et en y apportant des solutions pratiques
adaptées aux spécificités du cabinet.
La culture de l’évaluation se met durablement en place au sein de notre profession.
Auto-évaluer les pratiques, pour discerner les écarts, devient aujourd’hui essentiel.
Evaluer sa propre activité pour la comparer aux documents référentiels relève d’une
démarche saine et pleine d’émulation.
A chacun de se positionner face à ses propres responsabilités et d’envisager les voies
de progrès possibles.
La « Grille technique d’évaluation » et le Dossier de l’ADF sont donc deux outils
complémentaires particulièrement adaptés pour donner les repères nécessaires et
les informations documentées afin de se situer et de progresser par étapes dans un
domaine réglementaire complexe.
L’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins au seul bénéfice des patients
doit passer par cet effort.
Ce même effort nous paraitra moindre quand nous mesurerons tout le bénéfice sur
le plan de l’organisation et de la sécurité pour notre personnel et nous-mêmes.
Les visites du Conseil départemental de l’Ordre, prévues par l’article R4127-269 du
Code de la santé publique et encadrées par un arrêt du Conseil d’Etat du 16 janvier
2008 (N° 294629) portent en partie sur les aspects relatifs à la prévention des
infections associées aux soins. Cette « Grille d’évaluation » et ce Dossier serviront
lors de ces visites qui s’inscrivent dans un cadre juridique rappelé en annexe.
Enfin, cette « Grille technique » fournit également à l’administration de la santé et
en particulier aux Agences régionales de santé (ARS), un outil utilisable lors des
inspections de cabinets dentaires. Celles-ci pourront ainsi se dérouler selon des
modalités harmonisées quels que soient la région et le type de cabinet dentaire
concerné.
Sauf, en cas d’urgence, il serait souhaitable que le Conseil départemental de l’Ordre
soit prévenu de ces visites directement par l’ARS ou par le confrère concerné lorsque
celui-ci est averti à l’avance de l’inspection.
4
Liste des recommandations
essentielles
Ces 19 items correspondent à des recommandations essentielles
dont le respect est indispensable à la sécurité des soins.
1. Réalisez-vous systématiquement une friction avec un produit
hydro-alcoolique avant et après chaque soin/examen ?
Question 8, p23
2. Les gants à usage unique portés par l’équipe soignante sont-ils
changés systématiquement entre chaque patient et lors de chaque
interruption de soins (tél, accueil...) ?
Question 9, p25
3. L’équipe soignante porte-t-elle systématiquement un masque
chirurgical pendant chaque soin ?
Quel type de masque avez-vous au cabinet ?
A quelle fréquence le changez-vous ?
Question 11, p29
4. Avez-vous des lunettes (ou des visières) de protection à
disposition de toute l’équipe soignante ?
Dans quels cas les utilisez-vous et les imposez-vous à votre
personnel ?
Question 12, p31
5. La fiche outil « Conduite à tenir en cas d’AES » est-elle affichée
dans le cabinet ?
Est-elle connue du personnel ?
Le numéro de téléphone du service à contacter en cas d’AES
figure-t-il sur la fiche ?
Question 14, p33
5
6. La zone d’examen et de soins comporte-t-elle :
- un lavabo, de préférence à commande non manuelle ?
- un distributeur de solution hydro-alcoolique et de savon liquide,
de préférence avec recharge entièrement jetable (pompe
y compris) ?
- un distributeur d’essuie-mains à usage unique ?
Question 18, p40
7. La zone de tri de la salle de soins comporte-t-elle :
- un collecteur OPCT (boite plastique) pour les déchets piquants,
coupants, tranchants ?
- un collecteur permettant de transporter sans risque les autres
déchets ?
Question 19, p41
8. Réalisez-vous une purge des équipements en début de séance
avant la 1ère utilisation de l’unit pendant au moins 5 mn ?
Question 26, p49
9. Effectuez-vous une purge des équipements après chaque patient
pendant 20 à 30 secondes ?
Question 27, p51
10. Un nettoyage des surfaces à proximité de l’unit avec un produit
détergent/désinfectant est-il réalisé entre deux patients ?
Question 31, p56
11. Existe-t-il un local spécifique pour le traitement des dispositifs
médicaux ?
Question 33, p59
12. Un bain de bouche antiseptique est-il utilisé avant tout soin ?
Question 35, p62
13. Pratiquez-vous la désinfection de l’opercule de chaque cartouche
d’anesthésie avant utilisation ?
Question 39, p67
6
14. Jetez-vous systématiquement après chaque patient tous les
dispositifs médicaux à usage unique (notamment lame de bistouri,
pompe à salive, pinceau d’application...) ?
Question 40, p69
15. Les dispositifs médicaux autoclavables sont-ils tous autoclavés ?
Question 41, p70
16. Immergez-vous tous les dispositifs utilisés en bouche dès la fin
de leur utilisation dans un bac d’une taille suffisante contenant
une solution détergente/désinfectante exempte d’aldéhydes ?
Question 43, p73
17. Le mode d’emploi du détergent/désinfectant est-il disponible et
connu du personnel ?
La dilution, le temps de trempage préconisés par le fabricant sontils respectés ?
La fréquence de renouvellement du bain d’immersion respecte-telle les recommandations du fabricant ?
Question 44, p75
18. Votre petit stérilisateur à vapeur d’eau est-il conforme à la norme
NF EN 13060 ?
Question 57, p89
19. Le cycle de stérilisation utilisé est-il exclusivement un cycle de
type B avec une température de 134 °C maintenue pendant
18 minutes (dénommé cycle PRION) ?
Question 58, p91
7
Index des questions
1. FORMATION, HYGIÈNE ET
PROTECTION DU PERSONNEL
Question 10. ................................................ 27
Question 1. ....................................................15
Question 11. ................................................. 29
Qualification et formations du personnel ?
L’équipe soignante porte-t-elle systématiquement
un masque chirurgical pendant chaque soin ?
Quelles sont les définitions des fonctions du
personnel ?
Avez-vous différentes sortes de gants ?
Quel type de masque avez-vous au cabinet ?
Le personnel est-il suivi régulièrement par la
médecine du travail ?
A quelle fréquence le changez-vous ?
Question 2..................................................... 17
Avez-vous des lunettes (ou des visières) de
protection à disposition de toute l’équipe soignante ?
L’équipe soignante a-t-elle été vaccinée contre
l’hépatite B ?
Le praticien connaît-il le statut vaccinal de ses
employés ?
Question 3.....................................................18
Avez-vous connaissance du « Guide de prévention
des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et
en stomatologie » ?
Question 12...................................................31
Dans quels cas les utilisez-vous et les imposez-vous
à votre personnel ?
Question 13.................................................. 32
Le personnel chargé des procédés de traitement
des dispositifs médicaux a-t-il reçu une formation
spécifique et régulièrement réactualisée ?
Ce guide est-il consultable dans le cabinet ?
Ce personnel connaît-il les procédures à mettre en
œuvre ?
Question 4. ...................................................19
Question 14. ................................................ 33
Vos vêtements de travail sont-ils exclusivement à
manches courtes ?
La fiche outil « Conduite à tenir en cas d’AES » est-elle
affichée dans le cabinet ?
Question 5.................................................... 20
Avez-vous dans le cabinet plusieurs vêtements de
travail à disposition ? Où sont-ils stockés ?
Question 6.....................................................21
Le mode opératoire pour l’utilisation de solution
hydro-alcoolique (quand, comment, pendant
combien de temps) est-il connu de tout le
personnel ?
Question 7.................................................... 22
La fiche outil « Désinfection des mains par friction
hydro-alcoolique » est-elle affichée dans le cabinet ?
Question 8.................................................... 23
Réalisez-vous systématiquement une friction avec
un produit hydro-alcoolique avant et après chaque
soin/examen ?
Question 9.................................................... 25
Les gants à usage unique portés par l’équipe
soignante sont-ils changés systématiquement entre
chaque patient et lors de chaque interruption de
soins (tél, accueil...) ?
Est-elle connue du personnel ?
Le numéro de téléphone du service à contacter en
cas d’AES figure-t-il sur la fiche ?
Question 15.................................................. 35
Utilisez-vous un dispositif de recapuchonnage d’une
seule main ?
2. LOCAUX
Question 16.................................................. 37
Des revêtements non poreux et facilement
lessivables sont-ils privilégiés pour toutes
les surfaces (sols, murs, mobilier, plan de travail,
unit...) dans la salle de soins comme dans la salle
de traitement des dispositifs médicaux ?
Le sol des salles chirurgicales est-il en revêtements
thermoplastiques avec remontées en plinthes et
gorge arrondie ?
Les angles vifs et les recoins (plan de travail,
poignées de meuble...) ont-ils été supprimés ?
INDEX DES QUESTIONS
9
2.1 Zone d’examen et de soins
Question 25................................................. 48
Question 17.................................................. 39
Tous les instruments détachables (turbines, contreangles, pièces à main, pièces à main à ultrasons)
sont-ils retirés pour être traités séparément ?
La zone d’examen et de soins est-elle individualisée
des autres zones techniques ?
Question 18.................................................. 40
La zone d’examen et de soins comporte-t-elle :
- un lavabo, de préférence à commande non
manuelle ?
- un distributeur de solution hydro-alcoolique et
de savon liquide, de préférence avec recharge
entièrement jetable (pompe y compris) ?
- un distributeur d’essuie-mains à usage unique ?
Question 19...................................................41
La zone de tri de la salle de soins comporte-t-elle :
- un collecteur OPCT (boite plastique) pour les
déchets piquants, coupants, tranchants ?
- un collecteur permettant de transporter sans risque
les autres déchets ?
Question 20................................................. 42
La séparation des déchets (les objets piquants,
coupants, tranchants, les DASRI, les DAOM et les
déchets mercuriels) et des dispositifs médicaux se
fait-elle, dès la fin du soin, dans la salle de soins ?
Réalisez-vous une purge des équipements en début
de séance avant la 1ère utilisation de l’unit pendant
au moins 5 mn ?
Question 27. .................................................51
Effectuez-vous une purge des équipements après
chaque patient pendant 20 à 30 secondes ?
Question 28................................................. 53
Le corps de la seringue air/eau est-il nettoyé et
désinfecté extérieurement entre chaque patient ?
Question 29................................................. 54
Votre équipement possède-t-il des valves anti-retour
sur toutes les tubulures et les circuits d’alimentation
en eau (turbine, contre-angle, ultra-sons, seringue
air/eau) ?
Question 30................................................. 55
Question 21.................................................. 43
L’alimentation en eau de l’unit par le réseau d’eau
potable ou un réservoir indépendant répond-elle aux
critères de potabilité ?
Le mobilier et les équipements sont-ils réduits
au strict minimum (si possible, surélevés ou sur
roulettes pour faciliter le nettoyage) ?
Question 31.................................................. 56
Question 22................................................. 44
Quels moyens utilisez-vous pour protéger ou
nettoyer les claviers informatiques en salle de soins
(film plastique, clavier lisse …) ?
Question 23................................................. 45
Avez-vous un équipement facile d’entretien (fauteuil
lisse et sans coutures, cordons lisses, système
d’aspiration de préférence démontable, commandes
à pédales) ?
Avez-vous un scialytique avec poignée recouverte
d’une protection à usage unique changée entre
chaque patient (ou traitement de la poignée entre
chaque patient) ?
Question 24................................................. 46
Quels moyens utilisez-vous pour maîtriser la qualité
microbiologique des fluides du fauteuil (seringue air/
eau ; tubulures et circuit d’alimentation) ?
10
Question 26................................................. 49
INDEX DES QUESTIONS
Avez-vous un dispositif de traitement de l’eau ?
Un nettoyage des surfaces à proximité de l’unit avec
un produit détergent/désinfectant est-il réalisé entre
deux patients ?
Question 32................................................. 58
Quelle est la procédure d’entretien de votre
aspiration chirurgicale ?
2.2 Zone d’entretien des dispositifs
médicaux
Question 33................................................. 59
Existe-t-il un local spécifique pour le traitement des
dispositifs médicaux ?
Question 34................................................. 60
Le local est-il organisé pour que le sale (dispositifs
médicaux souillés) n’entre pas en contact avec le
propre (là où les dispositifs médicaux sont contrôlés,
emballés et stérilisés) ?
3. ASEPSIE, ANTISEPSIE ET ACTE
DENTAIRE
5. LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS
MÉDICAUX
Question 35................................................. 62
5.1 La pré-désinfection
Un bain de bouche antiseptique est-il utilisé avant
tout soin ?
Question 43................................................. 73
Question 36................................................. 64
La date d’ouverture est-elle inscrite sur les
antiseptiques et les autres flacons en service ?
Question 37. ................................................ 65
Contrôlez-vous périodiquement le respect des
dates de péremption et la durée d’utilisation après
ouverture ?
Question 38................................................. 66
Immergez-vous tous les dispositifs utilisés en
bouche dès la fin de leur utilisation dans un bac d’une
taille suffisante contenant une solution détergente/
désinfectante exempte d’aldéhydes ?
Question 44................................................. 75
Le mode d’emploi du détergent/désinfectant est-il
disponible et connu du personnel ?
La dilution, le temps de trempage préconisés par le
fabricant sont-ils respectés ?
Pour quels actes utilisez-vous de l’eau stérile ou du
sérum physiologique stérile ?
La fréquence de renouvellement du bain
d’immersion respecte-t-elle les recommandations
du fabricant ?
Question 39................................................. 67
Question 45................................................. 76
Pratiquez-vous la désinfection de l’opercule de
chaque cartouche d’anesthésie avant utilisation ?
Dans les cas particuliers où, en fin de journée,
certains dispositifs médicaux n’ont pas été traités,
quelle procédure appliquez-vous ?
5.2 Le nettoyage
4. UTILISATION DES DISPOSITIFS
MÉDICAUX
Question 40. ............................................... 69
Jetez-vous systématiquement après chaque
patient tous les dispositifs médicaux à usage unique
(notamment lame de bistouri, pompe à salive,
pinceau d’application...) ?
Question 41. ................................................ 70
Les dispositifs médicaux autoclavables sont-ils tous
autoclavés ?
Question 42.................................................. 71
Dans le cas particulier où vous utiliseriez des
dispositifs médicaux thermosensibles, sont-ils
soumis à un traitement adapté au niveau de risque ?
Précisez les dispositifs médicaux concernés et leurs
modalités de traitement.
Question 46..................................................77
Tout dispositif médical réutilisable neuf (ou de retour
d’entretien) est-il nettoyé avant qu’il soit procédé à
sa 1ère stérilisation ?
Question 47................................................. 78
Pour le cas particulier des fraises, quel type de
traitement utilisez-vous ?
Question 48................................................. 79
La cuve du bac à ultrasons est-elle d’une taille
suffisante pour permettre une immersion complète
sans que les dispositifs médicaux soient entassés ?
Dispose-t-elle d’un couvercle d’obturation ?
L’efficacité de l’action des ultrasons est-elle
régulièrement vérifiée ?
Question 49................................................. 80
L’action des ultrasons est-elle utilisée en
complément du nettoyage et non en substitution de
celui-ci ?
INDEX DES QUESTIONS
11
Question 50..................................................81
Question 58..................................................91
Utilisez-vous un laveur ou un laveur-désinfecteur dont
l’efficacité de nettoyage est régulièrement contrôlée ?
Le cycle de stérilisation utilisé est-il exclusivement
un cycle de type B avec une température de 134 °C
maintenue pendant 18 minutes (dénommé cycle
PRION) ?
Question 51.................................................. 82
Lors du nettoyage manuel utilisez-vous le même
produit détergent-désinfectant que celui utilisé lors de
la pré-désinfection ?
Pour réaliser le nettoyage manuel, quel type de gants
de protection utilisez-vous ?
Votre petit stérilisateur à vapeur d’eau dispose-t-il
d’un contrat de maintenance avec contractualisation
des conditions d’interventions (fréquence, types
d’interventions, pièces détachées, délais d’intervention
en cas de panne…) ?
Question 53................................................. 84
Question 60................................................. 94
Question 52................................................. 83
Les brosses utilisées pour le nettoyage manuel sontelles nettoyées et désinfectées ?
5.3 Le rinçage
Question 54................................................. 85
Un rinçage abondant est-il effectué après l’action
mécanique de détersion ?
Existe-t-il un document où sont consignés tous les
évènements (entretien, maintenance, pannes…)
survenus sur votre autoclave ?
Question 61.................................................. 95
Votre petit stérilisateur à vapeur d’eau a-t-il fait l’objet
d’une qualification opérationnelle sur site de son
procédé de stérilisation ?
5.4 Le séchage
Question 62................................................. 96
Question 55................................................. 86
5.5 Le conditionnement
Lors du chargement de votre petit stérilisateur à vapeur
d’eau, respectez-vous les préconisations du fabricant
ou à défaut, les dispositifs ensachés sont-ils disposés
sur la tranche, papier contre papier et plastique contre
plastique, sans toucher les parois et pas trop serrés
entre eux ?
Question 56................................................. 87
Question 63................................................. 97
Avant le conditionnement, l’efficacité du nettoyage
et du séchage de chaque dispositif médical est-elle
vérifiée ?
5.6 La stérilisation
Pour garantir l’efficacité de la stérilisation, les
paramètres suivants sont-ils vérifiés et enregistrés à la
fin de chaque cycle ?
- température et durée du plateau de stérilisation,
- virage correct de l’intégrateur physicochimique
conditionné en sachet et placé au sein de la charge,
- virage de tous les indicateurs de passage figurant sur
les sachets,
- absence d’humidité des sachets et intégrité des
emballages,
- résultat du dernier test de pénétration de vapeur d’eau
(Hélix).
Question 57. ................................................ 89
Question 64................................................. 99
Votre petit stérilisateur à vapeur d’eau est-il conforme
à la norme NF EN 13060 ?
À la fin de chaque cycle de stérilisation, après la
vérification du bon déroulement du cycle, les sachets
sont-ils étiquetés (sur une surface propre et sèche) ?
Un séchage manuel soigneux à l’aide d’un non-tissé à
usage unique et/ou d’air comprimé filtré est-il réalisé ?
Tous les dispositifs médicaux sont-ils conditionnés
(sachet ou double papier crêpe) immédiatement après
séchage et stérilisés ensuite ?
Dans le cas particulier de l’utilisation d’autres types de
conditionnement (conteneur à soupapes...), comment
vous assurez-vous de la bonne pénétration de la
vapeur ?
12
Question 59................................................. 93
INDEX DES QUESTIONS
Question 65............................................... 100
Question 70................................................107
L’étiquetage des sachets stérilisés comporte-t-il
les informations suivantes ?
- le n° du cycle de stérilisation,
- la date de la stérilisation,
- la date limite d’utilisation selon l’emballage choisi et
les conditions de stockage.
Utilisez-vous des porte-empreintes à usage unique ?
5.7 Le stockage
Sinon, comment traitez-vous vos porte-empreintes ?
Question 71................................................ 108
La réalisation des opérations de désinfection des
empreintes est-elle précisée par écrit au laboratoire de
prothèse ?
Question 66................................................ 101
Les dispositifs médicaux stérilisés ensachés sont-ils
stockés selon les conditions suivantes ?
- dans un endroit propre et sec,
- dans une pièce différente de la pièce de nettoyage/
stérilisation ou à défaut dans une armoire fermée ou
dans des tiroirs fermés.
5.8 Cas des instruments dynamiques
(contre-angles, pièces à main, turbines)
Question 67............................................... 102
Les informations fournies par leur fabricant indiquentelles que vos porte-instruments rotatifs (turbines,
contre-angles et pièces à main) sont aptes à être prédésinfectés, nettoyés et stérilisés ?
Quel(s) moyen(s) de traitement(s) est/sont
préconisé(s) par le fabricant ?
Avant la stérilisation, respectez-vous toutes les étapes
préconisées par le fabricant ?
Ces procédures sont-elles mises en œuvre entre
chaque patient ?
Question 68............................................... 104
Dans le cas où toutes les étapes préconisées par le
fabricant ne sont pas mises en œuvre, quel traitement
effectuez-vous pour les PIR ?
6. LE TRAITEMENT DES MATERIAUX
D’EMPREINTE ET DES PROTHESES
Question 69............................................... 106
Les dispositifs posés ou essayés en bouche (films
radio, prothèses, empreintes, teintier…) sont-ils, après
chaque usage, nettoyés et désinfectés à l’aide d’un
détergent/désinfectant ?
7 - GESTION DES DECHETS
Question 72. ............................................... 110
Disposez-vous à portée de main d’un collecteur
permettant l’élimination immédiate des objets
piquants, coupants, tranchants (OPCT) ?
Question 73. ................................................111
Disposez-vous d’un collecteur spécifique pour les
déchets d’activité de soin à risque infectieux (DASRI
autre qu’OPCT) ?
Disposez-vous d’un contrat d’enlèvement des DASRI
avec une entreprise spécialisée ?
Question 74................................................ 113
Votre installation est-elle équipée d’un séparateur
d’amalgame ?
Les déchets d’amalgames sont-ils recueillis et traités
dans une filière spécifique ?
8 - VIGILANCES
Question 75. ............................................... 115
En terme de matériovigilance, connaissez-vous les
dispositions relatives à la déclaration à l’Afssaps des
incidents mettant en cause un dispositif médical
(critères et procédures) ?
Connaissez-vous les dispositions relatives à la
pharmacovigilance, c’est-à-dire les modalités
de signalement d’incidents liés à l’utilisation d’un
médicament ?
INDEX DES QUESTIONS
13
1.
FORMATION,
HYGIÈNE ET
PROTECTION
DU PERSONNEL
14
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
QUESTION
>>
>>
>>
1 Qualification et formations du personnel ?
Quelles sont les définitions des fonctions du personnel ?
Le personnel est-il suivi régulièrement par la médecine
du travail ?
Justification de la question
La qualification du personnel conditionne les tâches qu’il peut réaliser. Le personnel
risque de se blesser en effectuant des tâches pour lesquelles il n’aurait pas été formé.
Le suivi par la médecine du travail est obligatoire pour tous.
Explications et moyens pratiques
• Qualification, formation et fonctions du personnel
La convention collective nationale des cabinets dentaires identifie plusieurs catégories d’emplois au sein d’un cabinet dentaire :
- les emplois de la fabrication de la prothèse dentaire ;
- les emplois d’assistant(e) dentaire ;
- les emplois d’aide dentaire ;
- les emplois de réceptionniste ou d’hôtesse d’accueil ;
- les emplois de secrétaire technique, option santé ;
- les emplois d’entretien.
Pour chacun de ces emplois, la convention collective définit précisément :
- les qualifications et les formations requises ;
- et les tâches qui leur sont associées.
Les actes relevant de la médecine bucco-dentaire ne peuvent être effectués que par un
chirurgien-dentiste.
Parmi le personnel, seules les assistant(e)s et les aides dentaires qualifiées peuvent :
- nettoyer, décontaminer les surfaces des meubles et appareils dentaires ;
- débarrasser, décontaminer, nettoyer, stériliser et ranger les instruments.
Les réceptionnistes, secrétaires ou personnel d’entretien n’ont pas à manipuler des dispositifs médicaux souillés.
S’assurer que chaque membre du personnel a les qualifications requises pour effectuer les
tâches qui lui sont allouées est primordial pour le bon fonctionnement du cabinet et contribuera à la sécurité des soins, tant vis-à-vis des patients que vis-à-vis de l’équipe elle-même.
• Médecine du travail
Les dispositions du Code du travail en matière de suivi par la médecine du travail sont applicables à tous les travailleurs (salariés et libéraux). Ces dispositions prévoient notamment un
suivi régulier par la médecine du travail, dès l’embauche, puis selon une périodicité annuelle
ou biannuelle en fonction du classement en Surveillance Médicale Renforcée ou non du
travailleur.
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
15
Pour chaque emploi, une fiche de poste, qui est un descriptif de la fonction exercée dans
une structure donnée, en prenant en compte l’environnement de travail et l’encadrement
éventuel, peut être établie.
Bon à savoir / Astuces
Confier à une personne des tâches pour lesquelles elle n’a pas la qualification requise présente des risques importants pour le praticien.
Si un préjudice était causé au personnel durant l’exécution desdites tâches, le praticien
verrait ses responsabilités civile, disciplinaire et pénale (voir notamment l’article 121-3 du
Code pénal) engagées.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Convention collective nationale des cabinets dentaires du 17 janvier 1992,
étendue par un arrêté du 2 avril 1992, JO du 9 avril 1992)
Code du travail (articles R4624-10 et suivants)
Code de la santé publique (articles L4141-1 et L4161-2)
16
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
QUESTION
>>
>>
2 L’équipe soignante a-t-elle été vaccinée contre l’hépatite B ?
Le praticien connaît-il le statut vaccinal de ses employés ?
Justification de la question
La vaccination contre l’hépatite B fait partie des obligations vaccinales pour
toute personne exposée à des risques de contamination. La vaccination évite les
contaminations.
Explications et moyens pratiques
• Vaccination de l’équipe soignante contre l’hépatite B
L’immunisation contre l’hépatite B mais aussi contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite
est rendue obligatoire par le Code de la santé publique (article L3111-4).
• Connaissance par le praticien du statut vaccinal de ses employés
Le statut vaccinal des salariés est vérifié par le médecin du travail dans le cadre des visites
obligatoires (cf. Question n° 1). Ces informations sont confidentielles.
Suite à ces examens, une fiche médicale d’aptitude est établie en double exemplaire par le
médecin du travail, un exemplaire étant destiné à l’employeur.
Bon à savoir / Astuces
Le médecin du travail peut constater que le salarié répond ou ne répond pas aux obligations
légales de vaccination. Pour déterminer l’avis d’aptitude du salarié, le médecin du travail
doit tenir compte de l’importance du risque, des moyens de prévention collective et individuelle mis en place, de l’état de santé du salarié et son état immunitaire. Les inaptitudes
partielles, totales ou temporaires impliquent pour l’employeur une recherche de reclassement et, à défaut de possibilité de reclassement, le conduisent à licencier. La procédure de
licenciement prévue par le Code du travail doit être respectée. La jurisprudence a estimé
qu’un licenciement qui respectait ces différents éléments était justifié par une cause réelle
et sérieuse.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Sur les vaccinations obligatoires :
Code de la santé publique (article L3111-4)
Arrêté du 6 mars 2007 fixant les conditions d’immunisation des personnes visées à l’article L3111-4
du Code de la santé publique
Sur la fiche médicale d’aptitude :
Code du travail (article D4624-47)
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
17
QUESTION
>>
>>
3 Avez-vous connaissance du « Guide de prévention
des infections liées aux soins en chirurgie dentaire
et en stomatologie » ?
Ce guide est-il consultable dans le cabinet ?
Justification de la question
Ce Guide, rédigé par des représentant de la profession et la DGS, doit servir de base pour
la mise ne place des procédures d’hygiène et d’asepsie dans le cabinet. Les membres du
cabinet doivent pouvoir s’y référer en cas de nécessité.
Explications et moyens pratiques
Le Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie
présente les recommandations qui visent à prévenir la transmission d’agents pathogènes
lors de la réalisation des soins d’odontostomatologie.
Les recommandations du guide soulignent les objectifs à atteindre ainsi que les mesures
préventives de réduction du risque infectieux à adapter en fonction des situations.
Il est important que l’équipe de soins puisse le consulter aisément.
Le Guide est téléchargeable sur le site du Ministère de la Santé et sur la plupart des sites
professionnels.
Bon à savoir / Astuces
Le Guide doit être disponible quelle qu’en soit la forme au cabinet : document papier, fichier
PDF stocké sur l’ordinateur...
Sept fiches résumant les points importants du Guide ont été publiées en mai 2010. Elles ont
été adressées à l’ensemble des confrères avec La Lettre N°87 du Conseil de l’Ordre. Ces
fiches synthétisent 7 points importants du Guide :
- Traitement des dispositifs médicaux
- La stérilisation
- La désinfection des mains
- La désinfection chirurgicale des mains
- Précautions standard
- Accident exposant au sang
- La gestion des déchets d’activités de soins
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie, Ministère de la
Santé, DGS, Juillet 2006
Sept fiches ONCD/DGS tirées du « Guide de prévention des infections liées aux soins réalisés en chirurgie
dentaire et en stomatologie », ONCD/DGS, mai 2010
Ordre National des Chirurgiens Dentistes / Hygiène et asepsie : http://www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr/
chirurgiens-dentistes/securisez-votre-exercice/hygiene-et-asepsie.html
18
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
QUESTION
>>
4 Vos vêtements de travail sont-ils exclusivement
à manches courtes ?
Justification de la question
Le lavage et la désinfection par friction des mains sont facilités par l’usage de vêtements
à manches courtes. Le lavage et la désinfection permettent d’éliminer la majorité des
contaminations croisées qui sont d’origine manuportée.
Explications et moyens pratiques
Il est recommandé pour tous les soins le port d’un vêtement de travail à manches courtes
(tunique-pantalon ou à défaut blouse longue).
Ces préconisations font partie des Précautions Standard (cf. Annexe 2).
Bon à savoir / Astuces
Des vêtements à manches courtes ne sont pas suffisants pour assurer un bon lavage des
mains. Les mains et poignets doivent être exempts de bagues, montres, bracelets … et les
ongles doivent être courts.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie, Ministère de la
Santé, DGS, Juillet 2006
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
19
QUESTION
>>
5 Avez-vous dans le cabinet plusieurs vêtements de travail
à disposition ? Où sont-ils stockés ?
Justification de la question
Un vêtement de travail sale doit être immédiatement changé car les souillures sont
sources de contaminations. Cela peut se produire plusieurs fois par jour.
Les vêtements de travail souillés ne doivent pas contaminer les vêtements de ville.
Explications et moyens pratiques
Le vêtement de travail doit être enlevé en fin d’activité, changé quotidiennement et en cas
de souillure.
Il convient donc d’avoir plusieurs vêtements de travail à disposition dans le cabinet.
Bon à savoir / Astuces
Il est préférable de disposer dans le vestiaire de casiers individuels avec une double penderie :
l’une pour les vêtements de travail et l’autre pour les vêtements de ville.
Un collecteur pour les vêtements de travail sales peut être disposé dans le vestiaire.
Un flacon de solution hydro-alcoolique permet de se désinfecter les mains lors du changement de vêtements.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie, DGS, 2006
20
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
QUESTION
>>
6 Le mode opératoire pour l’utilisation de solution
hydro-alcoolique (quand, comment, pendant combien
de temps) est-il connu de tout le personnel ?
Justification de la question
Une utilisation adéquate de solution hydro-alcoolique permet de diminuer de façon
significative les contaminations croisées manuportées.
Certaines situations contre-indiquent l’utilisation de solution hydro-alcoolique.
Explications et moyens pratiques
L’hygiène des mains par friction avec un produit hydro-alcoolique fait partie des
Précautions Standard (cf. Annexe 2).
• Quand
Avant et après chaque soin et examen
- Avant l’enfilage des gants
- Immédiatement après le retrait des gants non poudrés
• Comment
A réaliser sur les mains
- sans bijou ni alliance ni montre ou bracelet ;
- avec des ongles courts sans vernis ;
- visuellement propres et sèches ;
- non poudrées.
Technique en 7 temps selon la fiche disponible en Annexe 3 (cf. Questions 7)
• Pendant combien de temps
30 secondes environ ou séchage complet des mains.
Former l’ensemble des personnes impliquées (praticiens, assistantes, aides dentaires) aux
règles de bases en hygiène et asepsie.
Afficher ou tenir à disposition des personnes impliquées une fiche de synthèse sur la «Désinfection des mains par friction hydro-alcoolique » (cf. Question 7)
Bon à savoir / Astuces
La friction des mains peut être répétée fréquemment. Après un grand nombre d’utilisations
successives, variables selon les produits, il peut être nécessaire de procéder à un lavage,
en raison d’un effet collant par cumul de couches de produits.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
SF2H | Société Française d’Hygiène Hospitalière | Publications
http ://www.sf2h.net/outils-pedagogiques-sf2h.html
Mission Mains propres 2011 - Dossiers - Ministère de la Santé
http ://www.sante.gouv.fr/mission-mains-propres-2011
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
21
QUESTION
>>
7 La fiche outil « Désinfection des mains par friction
hydro-alcoolique » est-elle affichée dans le cabinet ?
Justification de la question
L’affichage de la fiche permet d’accéder facilement et rapidement à la fiche de protocole
en cas de nécessité. C’est particulièrement utile pour le personnel nouvellement
embauché et le personnel intérimaire.
Explications et moyens pratiques
L’hygiène des mains par friction avec un produit hydro-alcoolique fait partie des Précautions Standard (cf. Annexe 2).
Les Précautions Standard doivent être systématiquement respectées. Il faut pour cela
qu’elles soient connues.
bonnes pratiques
risques infectieux
> infections associées aux soins dans les cabinets dentaires
La désinfection des mains
par friction avec un Produit hydro alcoolique (PHA)1
indications
1
Afficher ou tenir à disposition des personnes
impliquées la fiche de synthèse sur la « Désinfection des mains » présentée ci-dessous.
7
Rédaction : D. Landriu/CCLIN Paris-Nord, D.Lesaffre/CHICréteil, R. Zeitoun/SFHOS, K. Shakouri/DGS – Conception Paragramme - DICOM S 10-004-01
Une version de cette fiche
plus grande et détachable est
disponible en Annexe 3.
À rÉaLiser sur Les Mains
• sans bijou ni alliance ni montre ou bracelet
• Ongles courts sans vernis
• Visuellement propres et sèches
• non poudrées
avant chaque soin et en fin de
traiteMent, au retrait des gants non
poudrés
Paume
contre paume
2
Poignets
Paume
sur dos de main
technique
Verser dans le creux de la main la
quantité de PHA nécessaire pour être
répartie sur la totalité des mains et
poignets, puis frictionner
6
3
La désinfection
Pouces
est considérée comme
accomplie lorsque
espaces
interdigitaux
les mains sont
complètement sèches
à la fin de la friction
Respecter la dose et le temps
préconisés par le fabricant pour
répondre à la norme EN 1500
5
1
Pulpe
des doigts
4
Paumes contre
dos des doigts
: http://www.sfhh.net/telechargement/nice/seancepleniere1_resume.pdf
http://www.adf.asso.fr/pdf/LPDD/ADF_DOS_LISTEPOS_2008-09.pdf
http://prodhybase.chu-lyon.fr/activites.htm
Bon à savoir / Astuces
L’utilisation d’un classeur mural permet d’afficher un grand nombre de procédures et de
fiches descriptives en un minimum de place.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
SF2H | Société Française d’Hygiène Hospitalière | Publications
http ://www.sf2h.net/outils-pedagogiques-sf2h.html
Mission Mains propres 2011 - Dossiers - Ministère de la Santé
http ://www.sante.gouv.fr/mission-mains-propres-2011
22
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
8 Réalisez-vous systématiquement une friction
avec un produit hydro-alcoolique avant et après chaque
soin/examen ?
Justification de la question
L’usage raisonné de la friction hydro-alcoolique permet une diminution significative des
contaminations croisées manuportées qui sont les plus fréquentes.
Explications et moyens pratiques
L’hygiène des mains par friction avec un produit hydro-alcoolique fait partie des Précautions
Standard (cf. Annexe 2).
L’hygiène des mains regroupe des procédures différentes, adaptées à des situations différentes permettant de répondre à des objectifs différents :
- Le lavage simple des mains : permet l’élimination des salissures, avec un niveau
limité de désinfection.
- Le traitement hygiénique des mains par friction permet une désinfection
des mains efficace sur la flore transitoire (bactéries, levures ou virus), en cas de
présence réduite de matières organiques. L’activité sur la flore permanente est
limitée. La tolérance est améliorée par l’utilisation de produits spécifiques contenant des agents protecteurs et sans parfum.
- La désinfection chirurgicale par friction permet une désinfection des mains
active sur l’ensemble de la flore (flore permanente et flore transitoire) dont l’effet
se prolonge plusieurs heures sous gants.
La réalisation d’une friction avec un produit hydro-alcoolique n’est possible
que si les mains sont :
- sans bijou ni alliance ni montre ou bracelet ;
- avec des ongles courts sans vernis ;
- visuellement propres et sèches ;
- non poudrées.
Les recommandations nationales émises en 2009 privilégient les méthodes de désinfection par friction, plus efficaces, plus rapides et mieux tolérées. Il est donc recommandé de
supprimer les savons antiseptiques pour l’hygiène des mains.
Ce produit hydro-alcoolique doit satisfaire aux normes :
- Normes de base : Bactéricidie (NF EN 1040) et fongicidie sur Candida albicans
(NF EN 1275).
- Normes d’application in vitro : NF EN 12054 (avec réduction de 5 log), ou pr EN
13727 - pour la bactéricidie, NFEN 14 476 pour la virucidie.
- Normes d’application in vivo : NF EN 1500 pour le niveau hygiénique et NF EN
12791 pour le niveau chirurgical.
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
23
Types
de procédures
Lavage simple
Risque infectieux
limité
Friction
hygiénique
Risque infectieux
limité
ou
Risque infectieux
intermédiaire
Désinfection
chirurgicale
par friction
hydro-alcoolique
Risque infectieux
élevé
Produits/matériel
Savon doux non AS
Eau du réseau
Essuie-mains à usage
unique non stérile
Objectifs
Eliminer les
salissures
Réduire la flore
transitoire
Indications
Mains visiblement sales
Gestes de la vie courante (après s’être mouché, être allé
aux toilettes...)
En début et fin de journée
En présence de poudre sur les mains au retrait des gants
Après tout contact accidentel avec du sang ou des liquides
biologiques contaminés (AES) suivi d’une
immersion dans un antiseptique au moins 5 min
Gestes de la vie courante (après s’être mouché, être allé
aux toilettes...).
Solution ou gel hydroalcoolique
Procédure décrite dans
l’Annexe 3
Savon doux non AS
Eau du réseau
Essuie-mains à usage
unique non stérile
+ Solution ou gel
hydro-alcoolique
Procédure décrite dans
l’Annexe 4
En début et fin de journée.
Eliminer la flore
transitoire
Avant et après chaque examen ou soin dentaire
Avant enfilage et après retrait des gants
Si FHA après lavage attendre 5 à 10 min
FHA seulement si mains propres, sèches, gants non
poudrés
Eliminer la flore
transitoire et
réduire la flore
résidente de
façon prolongée
Avant tout acte de chirurgie invasive au bloc
Avant tout geste nécessitant une asepsie
de type chirurgical
Bon à savoir / Astuces
Pour réaliser à chaque fois que cela est nécessaire une friction hydro-alcoolique, il est préférable de disposer des flacons à de nombreux endroits dans le cabinet : accueil, salle de
stérilisation, salle de soins « côté assistante », zone de stockage...
La durée de conservation d’un PHA après ouverture est de 1 à 3 mois selon les fabricants.
Pour limiter l’agression des mains :
- Règles lors du lavage : Pas de double dose de savon, rinçage méticuleux, essuyage
doux et complet
- Remplacer les techniques de lavage par les techniques de friction chaque fois
que possible. Ne jamais faire de friction immédiatement après le lavage. Attendre
au moins 5 min.
- Utiliser une crème protectrice au moment des poses, après le travail et le soir (ne
pas les utiliser en même temps qu’un savon ou un produit de friction).
En cas de problème cutané, consulter rapidement un dermatologue ou la médecine du travail
afin d’identifier l’élément mal toléré (gant inadapté, bilan allergologique...).
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
ADF, Liste positive des désinfectants dentaires, 2009
SF2H | Société Française d’Hygiène Hospitalière | Publications
http ://www.sf2h.net/outils-pedagogiques-sf2h.html
Mission Mains propres 2011 - Dossiers - Ministère de la Santé
http ://www.sante.gouv.fr/mission-mains-propres-2011
24
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
9 Les gants à usage unique portés par l’équipe soignante
sont-ils changés systématiquement entre chaque patient
et lors de chaque interruption de soins (tél, accueil...) ?
Justification de la question
Les gants servent de protection physique entre les membres de l’équipe soignante et
les patients limitant ainsi les contaminations. Pour éviter les contaminations croisées, ils
doivent être changés systématiquement entre chaque patient.
Explications et moyens pratiques
Le port de gants fait partie des Précautions Standard (cf. Annexe 2).
Les gants assurent la protection des soignants et des patients en prévenant les transmissions croisées si :
- ils sont utilisés de manière appropriée,
- l’hygiène des mains est toujours pratiquée. Le port de gants ne se substitue
pas à la pratique de l’hygiène des mains (lavage au savon et à l’eau ou friction
hydro-alcoolique).
Les gants ont avant tout un effet barrière vis-à-vis des micro-organismes transmissibles par
le sang. Ils préviennent les contacts cutanés avec le sang et les liquides biologiques contenant du sang, surtout en cas de peau lésée. Ils ont également un effet protecteur en cas de
piqûre, surtout avec une aiguille pleine, par un phénomène d’essuyage de l’objet perforant,
qui réduit significativement l’inoculum.
La technique d’enfilage des gants doit être maîtrisée afin de prévenir leur contamination,
de même que la technique de retrait des gants afin de prévenir la contamination des mains
des soignants.
Les gants se portent sur des mains à ongles courts, sans bijou.
Ces gants sont changés entre deux patients et en cours de soins à chaque fois qu’ils sont
détériorés (piqûres, coupures). Il peut donc être nécessaire de changer plusieurs fois de
gant pour un même patient. Toute interruption des soins (téléphone, accueil...) impose le
retrait des gants puis leur changement. Pendant le déroulement de l’acte, ces mêmes gants
ne doivent pas être souillés par le contact avec des équipements et des mobiliers, car ils
pourraient ainsi contribuer à la transmission indirecte des agents infectieux aux patients et
au personnel.
Former l’ensemble des personnes impliquées (praticiens, assistantes, aides dentaires) sur
la « Technique d’enfilage et de retrait des gants de soins non stériles ». Afficher ou tenir à
disposition de ces mêmes personnes une fiche décrivant la méthode (page suivante).
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
25
PART I. REVIEW OF SCIENTIFIC DATA RELATED TO HAND HYGIENE
Une version de cette fiche
plus grande et détachable
est disponible en Annexe 5.
Figure I.23.2
How to don and remove non-sterile gloves
141
En Annexe 6a et 6b se trouve une fiche sur la « Technique d’enfilage et de retrait des gants
stériles ».
Bon à savoir / Astuces
Privilégier l’utilisation de gants non poudrés, car ils sont moins irritants et moins sensibilisants que les gants poudrés avec de l’amidon de maïs.
La présence de poudre est proscrite en association avec l’utilisation d’un produit hydroalcoolique
Le lavage des gants ou l’utilisation de solution hydro-alcoolique sur ceux-ci est à proscrire.
Cela les rend poreux et donc inefficaces.
Apres un certain temps d’utilisation (de quelques dizaines de minutes à quelques heures
selon les gants), les gants deviennent poreux, ils doivent alors être changés.
L’usage inutile et inapproprié des gants représente un gaspillage et un risque accru de transmission de germes.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
OMS, Usage des Gants : Fiche d’Information, Avril 2010
OMS, Résumé des Recommandations de l’OMS pour l’Hygiène des Mains au cours des Soins, 2010
ADF, Protection des mains au cabinet dentaire, 2003
ADF, Accidents d’Exposition au sang au cabinet dentaire, 2006
26
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
QUESTION
>>
10 Avez-vous différentes sortes de gants ?
Justification de la question
Selon la nature de l’acte à réaliser (chirurgical ou non), la technique d’hygiène des mains
et le type de gants choisis (stériles ou non) changeront.
Pour les manipulations de dispositifs médicaux souillés ou de produits chimiques, ce
sont les qualités de protection des gants qui primeront.
Explications et moyens pratiques
Le port de gants fait partie des Précautions Standard (cf. Annexe 2).
Les gants médicaux sont destinés à l’usage médical pour la protection du patient et de
l’utilisateur de toute contamination croisée. Ils doivent être conformes à la réglementation
(marquage CE) et aux normes européennes (EN 455-1, -2 et -3).
Ces gants peuvent être stériles ou non stériles et sont systématiquement non réutilisables.
Parmi les gants médicaux, on peut distinguer :
- Les gants d’examen et de soins
Gants stériles ou non qui peuvent ou non être de forme anatomique, conçus pour
la pratique d’examens médicaux, de diagnostics, d’actes thérapeutiques et pour
la manipulation de matériel médical contaminé.
- Les gants de chirurgie
Gants stériles de forme anatomique, dont le pouce est légèrement décalé par
rapport au plan de la main et placé devant l’index, et conçus pour être utilisés en
chirurgie.
Les gants de protection sont destinés à protéger vis-à-vis de différents risques : chimiques,
thermiques, mécaniques, radiations ... associés ou non à un risque infectieux.
Ces gants peuvent être stériles ou non stériles et réutilisables ou non.
Ces gants peuvent être en latex naturel, nitrile, vinyle ou polyuréthane.
Les gants utilisés doivent être stériles pour les procédures chirurgicales, mais peuvent être
non stériles pour les examens ou procédures non chirurgicales.
Le double gantage en chirurgie est une pratique appropriée pour des interventions chirurgicales de longue durée (supérieure à 30 minutes), pour des procédures de soins impliquant
un contact avec de grandes quantités de sang ou de liquides biologiques.
Le port de gants de protection est indispensable lors de la manipulation de produits chimiques
(désinfectants et produits d’entretien).
Toutes les manipulations pour les phases de pré-désinfection et de nettoyage nécessitent le
port de gants résistants non stériles à usage unique. Il faut aussi porter lunettes et masque
contre le risque de projection.
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
27
Avoir à disposition 3 types de gants :
- médicaux non stériles pour les procédures ou examens non chirurgicaux pour
le personnel soignant.
- médicaux stériles pour les procédures chirurgicales pour le personnel soignant.
- épais de protection pour les premières étapes de la chaine de stérilisation, lors
du contact avec des désinfectants et des produits d’entretien (assistante et/ou
aide dentaire, personnel d’entretien).
Bon à savoir / Astuces
Le port de gants n’exclut pas le lavage des mains.
La technique d’hygiène des mains doit correspondre au type de gants choisi. Avant l’utilisation de gants de chirurgie, il faut pratiquer une désinfection chirurgicale des mains par
friction hydro-alcoolique.
Les gants ne constituent pas une protection absolue contre la contamination des mains.
Celle-ci peut se produire lorsque les gants présentent des défectuosités ou lors du retrait
des gants.
La friction hydro-alcoolique des mains reste la mesure essentielle garantissant leur décontamination après le retrait des gants si les mains sont propres (non poudrées).
Les lotions et crèmes protectrices contenant des huiles, de la vaseline ou d’autres produits
à base de pétrole ne doivent pas être employées sous les gants (risque d’affaiblissement
du matériau).
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
OMS, Usage des Gants : Fiche d’Information, Avril 2010
OMS, Résumé des Recommandations de l’OMS pour l’Hygiène des Mains au cours des Soins, 2010
ADF, Protection des mains au cabinet dentaire, 2003
ADF, Accidents d’Exposition au sang au cabinet dentaire, 2006
28
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
QUESTION
>>
>>
>>
11 L’équipe soignante porte-t-elle systématiquement un masque
chirurgical pendant chaque soin ?
Quel type de masque avez-vous au cabinet ?
À quelle fréquence le changez-vous ?
Justification de la question
Lors des soins de nombreuses gouttelettes et projections peuvent atteindre le visage du
personnel soignant. Le masque chirurgical les en protège.
Les appareils de protection respiratoire sont nécessaires pour se protéger des infections
transmises par voie aérienne.
Explications et moyens pratiques
Le port du masque chirurgical fait partie des Précautions Standard (cf. Annexe 2).
Le masque chirurgical, anciennement appelé masque de soins ou masque médical, sert à
éviter, lors de l’expiration de celui qui le porte, la projection de secrétions des voies aériennes
supérieures ou de salive pouvant contenir des agents infectieux transmissibles par voie
« gouttelettes » ou « aérienne ». Il peut être équipé d’une visière pour protéger les yeux
Porté par le personnel soignant :
- il prévient la contamination du patient et de son environnement (air, surfaces,
matériels) ;
- il le protège contre les agents infectieux transmissibles par voie gouttelettes et
contre un risque de projection de liquides biologiques (présence d’une couche
imperméable). Il peut être équipé d’une visière pour protéger les yeux
Pour tous les soins en chirurgie dentaire, il convient de porter un masque chirurgical. Toutes
les manipulations pour les phases de pré-désinfection et de nettoyage nécessitent le port
de lunettes et masque contre le risque de projection et de gants résistants non stériles à
usage unique.
Le masque chirurgical est un dispositif médical. La mention marquage CE doit apparaître
sur l’emballage. Il doit également correspondre au Type IIR de la norme EN 14683 (efficacité
de filtration bactérienne ≥ 98%, résistant aux éclaboussures).
Test
Type I
Type IR
Type II
Type IIR
1. Efficacité de filtration bactérienne
(EFB)
≥ 95%
≥ 95%
≥ 98%
≥ 98%
2. Pression différentielle
< 29,4
< 49
< 29,4
< 49
3. Pression de la résistance aux
éclaboussures (mmHg)
Non exigée
≥ 120
Non exigée
≥ 120
Performance des masques chirurgicaux selon la norme EN 14683.
Note : les types IR et IIR sont « résistants aux éclaboussures »
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
29
Le masque chirurgical ne protège pas contre les agents infectieux transmissibles par voie
aérienne (agents infectieux < 5 µm). Seuls les appareils de protection respiratoire (APR)
protègent le porteur contre l’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie aérienne
(tuberculose, SRAS, grippe aviaire …). Pour se protéger de ces infections, l’APR doit correspondre à la classification FFP2 de la norme EN 149.
Technique de pose d’un masque chirurgical :
- Faire une friction des mains avec une solution hydro-alcoolique.
- Ne prendre qu’un seul masque dans la boite par sa partie centrale externe.
- Respecter le sens de pose : barrette rembourrée sur le nez en haut et plis plongeants (mention imprimée à l’extérieur du masque).
- L’appliquer sur le visage en le tenant par les liens :
- Pour les masques à lanières : les liens supérieurs sont noués sur le haut
de la tête ou au dessus des oreilles et les liens inférieurs au niveau du cou
en plaquant bien le masque sous le menton.
- Pour les masques à élastiques : les élastiques sont passés derrière les
oreilles.
- Afin d’assurer une bonne étanchéité du masque chirurgical, le nez, la bouche
et le menton doivent être recouverts. Ajuster la barrette nasale avec les 2 index
pour l’étanchéité.
- Limiter la manipulation du masque à sa pose et à son retrait.
Bonnes modalités d’attache des liens.
D’après un dessin original de Xavier Gatineau
Le masque doit être changé entre chaque patient et chaque fois qu’il est humide. Son
utilisation est limitée à 4 heures en continu.
Bon à savoir / Astuces
Les masques chirurgicaux doivent être portés selon un sens déterminé, car leur propriété
de filtration en dépend.
Avant et après chaque changement de masque, faire une friction hydro-alcoolique. Le
masque doit être mis avant de mettre les gants.
Un masque est porté ou jeté. Il ne doit pas être replié sous le cou.
Le masque doit être éliminé avec les DASRI.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
CCLIN Sud-Ouest, Recommandations pour l’utilisation des masques médicaux et des appareils de protection
respiratoire dans les établissements de santé, Janvier 2007
ADF, Evaluation des risques professionnels en cabinet dentaire, 2008
30
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
>>
12 Avez-vous des lunettes (ou des visières) de protection à
disposition de toute l’équipe soignante ?
Dans quels cas les utilisez-vous et les imposez-vous à votre
personnel ?
Justification de la question
Lors des soins de nombreuses gouttelettes et projections peuvent atteindre les yeux du
personnel soignant. Les lunettes les en protègent.
Lors de la réalisation de certains soins, des matériaux durs peuvent être projetés. Il est
alors nécessaire de se protéger les yeux.
Explications et moyens pratiques
Le port de lunettes de protection fait partie des Précautions Standard (cf. Annexe 2).
Des lunettes de protection larges et munies d’un retour sur les côtés doivent être systématiquement portées pour tout acte générant des projections ou des aérosols.
Elles peuvent être remplacées par des visières (masques à visière ou visière indépendante).
Pour qui :
personnel soignant : praticien, assistante dentaire
patient : lors de soins par aéro-abrasion, par aéro-polissage
Toutes les manipulations pour les phases de pré-désinfection et de nettoyage nécessitent le
port de lunettes et masque contre le risque de projection et de gants résistants non stériles
à usage unique.
Bon à savoir / Astuces
En cas de port de lunettes de vue, il est possible d’utiliser un masque à visière ou des lunettes
de protection adaptées à la vue.
Des lunettes de protection larges peuvent aussi être portées au dessus des lunettes de vue.
Sauf exception, les lunettes de vue n’offrent pas une protection suffisante, notamment
latérale.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Evaluation des risques professionnels en cabinet dentaire, 2008
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
31
QUESTION
>>
>>
13 Le personnel chargé des procédés de traitement des
dispositifs médicaux a-t-il reçu une formation spécifique
et régulièrement réactualisée ?
Ce personnel connaît-il les procédures à mettre en œuvre ?
Justification de la question
Le traitement des dispositifs médicaux souillés répond à des procédures très strictes.
Cette tâche ne peut être accomplie que par certaines catégories de personnels qui
doivent avoir validé une formation adéquate.
Explications et moyens pratiques
Le traitement des dispositifs médicaux comprend obligatoirement plusieurs étapes qui,
pour être correctement appliquées, doivent être écrites et connues du personnel affecté
à cette tâche.
Parmi le personnel, seules les assistantes et les aides dentaires qualifiées peuvent débarrasser, décontaminer, nettoyer, stériliser et ranger les instruments. Les réceptionnistes,
secrétaires ou femmes de ménage n’ont pas le droit de manipuler des dispositifs médicaux
souillés.
Certaines catégories de dispositifs médicaux (les PIR par exemple) nécessitent des procédures spécifiques qui évoluent en fonction des connaissances et du développement du
matériel. La formation initiale du personnel doit être complétée par de la formation continue.
Affichage des différentes procédures (à privilégier) ou fiches techniques répertoriées dans
un classeur.
Formation des nouveaux personnels en utilisant les fiches de procédures élaborées au sein
du cabinet.
Bon à savoir / Astuces
L’utilisation d’un classeur mural permet d’afficher un grand nombre de procédures et de
fiches descriptives en un minimum de place.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Evaluation des risques professionnels en cabinet dentaire, 2008
Campus numérique Hygienosia - Hygiène - Désinfection - Stérilisation - Formation en ligne, www.hygienosia.com
32
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
>>
>>
14 La fiche outil « Conduite à tenir en cas d’AES » est-elle
affichée dans le cabinet ?
Est-elle connue du personnel ?
Le numéro de téléphone du service à contacter en cas d’AES
figure-t-il sur la fiche ?
Justification de la question
Un Accident d’Exposition au Sang peut survenir à tout moment. La conduite à tenir doit
être connue de tous.
Explications et moyens pratiques
La prévention des Accidents d’Exposition au Sang fait partie des Précautions Standard
(cf. Annexe 2).
La conduite à tenir après un AES doit être connue de tous. Elle a été rappelée dans une circulaire du Ministère de la Santé visant à mettre en place un dispositif permanent garantissant
la possibilité d’un accès à une prophylaxie contre le VIH dans un délai court quel que soit
le lieu et le mode d’exercice de la personne victime d’une exposition importante à du sang
potentiellement contaminant.
Afficher et tenir à disposition des personnes impliquées la fiche de synthèse sur la « Conduite
à tenir en cas d’AES ».
bonnes pratiques
risques infectieux
> infections associées aux soins dans les cabinets dentaires
Accident exposant
au sang (Aes) ou
aux liquides biologiques
conduite à tenir
1 Premiers gestes en urgence
si piqÛre-coupure ou contact peau LÉsÉe
• Ne jamais faire saigner
• Nettoyer immédiatement à l’eau et au savon doux
• rincer abondamment
• Réaliser l’antisepsie par trempage au moins
5 minutes dans le Dakin ou de l’alcool à 70°
si projection sur Les Muqueuses (œiL)
• rincer abondamment à l’eau courante ou au sérum
physiologique au moins 5 minutes
Rédaction : D. Landriu/CCLIN Paris-Nord, D.Lesaffre/CHICréteil, R. Zeitoun/SFHOS, K. Shakouri/DGS – Conception Paragramme - DICOM S 10-004-03
Une version de cette fiche
plus grande et détachable est
disponible en Annexe 7.
2 contacter le référent médical
Aes ou les urgences, dans
les plus brefs délais, de préférence
dans les 4 heures, pour :
• Évaluer le risque infectieux
• Débuter une éventuelle chimio prophylaxie
• Demander au patient source, après son accord,
de pratiquer les sérologies VIH, VHB et VHC
3 Déclarer l’accident de travail
dans Les 24 h :
• L’employé > à son employeur
dans Les 48 h :
• L’employeur > à la CPAM + Joindre le certificat
médical initial
• Le praticien libéral > à son assureur
4 suivi clinique et sérologique
de la victime
5 Analyse des causes
de l’accident et mise en place
des actions correctives
et préventives
centre hospitaLier Le pLus proche
nom et coordonnées :
MÉdecin rÉfÉrent aes
nom et coordonnées :
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
33
Les coordonnées du service à contacter en cas d’AES peuvent être obtenues auprès de :
Ligne VIH INFO SOIGNANTS : 0 810 630 515 de 9h à 21h
Ligne VIH INFO SERVICES : 0 800 840 800 24h/24
Bon à savoir / Astuces
Avoir des formulaires de déclaration d’accidents du travail (Cerfa n°60-3682).
Déclarer l’accident de travail :
- auprès de son employeur pour le salarié. L’employeur doit informer dans les 48
heures la CPAM du lieu de travail, l’inspecteur du travail et son assureur à l’aide
du formulaire Cerfa n°60-3682.
- auprès de leur assureur, dans les 48 heures, pour les praticiens libéraux à condition d’avoir antérieurement souscrit une assurance volontaire « Accident du travail Maladie professionnelle » auprès de la sécurité sociale ou une assurance privée.
La déclaration d’accident du travail (DAT) pour les salariés du régime général (Cerfa 60-3682
& S6200) peut être effectuée en ligne sur le site de Net-Entreprise (www.net-entreprises.
fr/html/dat.htm). Pour pouvoir déclarer en ligne, il faut au préalable être inscrit sur NetEntreprises.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
ADF, Accidents d’Exposition au sang au cabinet dentaire, 2006.
ADF, Evaluation des risques professionnels en cabinet dentaire, 2008
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
Formulaire Cerfa n°60-3682 - Autre n°S6200, http ://vosdroits.service-public.fr/R14587.xhtml
34
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
QUESTION
>>
15 Utilisez-vous un dispositif de recapuchonnage
d’une seule main ?
Justification de la question
30% des Accident d’Exposition au Sang sont dus aux aiguilles d’anesthésie. Il ne faut
jamais recapuchonner les aiguilles à deux mains.
Explications et moyens pratiques
La prévention des Accidents d’Exposition au Sang fait partie des Précautions Standard
(cf. Annexe 2).
Un AES peut survenir en recapuchonnant une aiguille à deux mains.
Il ne faut pas recapuchonner les aiguilles ou même les désadapter avec deux mains. Il est
préférable de déposer immédiatement après usage sans manipulation ce matériel dans
un conteneur adapté, situé au plus près du soin et dont le niveau maximal de remplissage
est vérifié.
Si le recapuchonnage ne peut être évité, il s’effectue à l’aide d’un dispositif spécifique à une
main.
Le recapuchonneur permet de recapuchonner l’aiguille entre 2 anesthésies ou en fin d’anesthésie lors d’un soin dentaire pour un même patient en n’utilisant qu’une main.
Bon à savoir / Astuces
Pour limiter les risques, il faut utiliser des pinces pour la désinsertion de l’aiguille ou du
matériels de sécurité :
- recapuchonneur ;
- seringue double corps ;
- aiguille rétractable ;
- destructeur d’aiguille.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
Groupe d’Etude sur le Risque d’Exposition des Soignants aux agents infectieux (GERES), Guide des matériels
de sécurité et des dispositifs barrières, édition 2010
www.geres.org
FORMATION, HYGIÈNE ET PROTECTION DU PERSONNEL
35
2.
LOCAUX
2.1
2.2
ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
ZONE D’ENTRETIEN DES DISPOSITIFS MÉDICAUX
QUESTION
>>
>>
>>
16 Des revêtements non poreux et facilement lessivables
sont-ils privilégiés pour toutes les surfaces (sols, murs,
mobilier, plan de travail, unit ...) dans la salle de soins
comme dans la salle de traitement des dispositifs médicaux ?
Le sol des salles chirurgicales est-il en revêtements
thermoplastiques avec remontées en plinthes et gorge
arrondie ?
Les angles vifs et les recoins (plan de travail, poignées
de meuble...) ont-ils été supprimés ?
Jutification de la question :
Les matériaux lisses et sans aspérités sont facilement nettoyables.
La propreté du local et des surfaces constitue un préalable indispensable pour assurer
des soins en toute sécurité.
Le respect de ces recommandations facilite le bio nettoyage de la salle de soins et
permet de le réaliser plus rapidement et plus efficacement.
Explications et moyens pratiques
La prévention du risque infectieux implique, pour l’ensemble du cabinet, un choix de revêtements non poreux et facilement lessivables : sols, murs, plafonds, mobiliers, étagères,
plans de travail, unit et fauteuil, siège du praticien.
Pour les sols, et en particulier dans les pièces techniques (salle de soins…), préférer nettement les revêtements thermoplastiques en lés soudés à chaud par des joints parfaitement
arasés ; les carrelages également lessivables sont acceptables dans les locaux à grand
passage (couloirs, salle d’attente, sanitaires…) et sont posés de préférence avec des joints
souples de très faible largeur.
Si les plafonds comportent des dalles, celles-ci devront comporter une finition de surface
imperméable et lessivable.
Divers éléments constitutifs vont également contribuer à l’hygiène du cabinet en facilitant
le nettoyage des locaux :
• la protection murale derrière les points d’eau pour éviter la dégradation des murs
(lavabo, bacs, sanitaires, vidoirs…) ;
• la suppression des angles vifs, des recoins et des joints de différentes natures
grâce à :
- des sols remontés en plinthes avec une gorge arrondie,
- une paillasse monobloc remontée en dosseret avec une gorge arrondie,
- des meubles aux angles arrondis avec des poignées d’ouverture aux formes
simples…
LOCAUX
37
Les sols en revêtements thermoplastiques avec remontés en plinthes et gorge arrondie ne
s’imposeront que dans les salles dédiées à la chirurgie.
Les meubles avec poignées d’ouverture aux formes simples et arrondies seront utilisés dans
les salles de soins. Pour les salles dédiées à l’implantologie, les meubles seront en nombre
très limité. Les dessertes sur roulettes seront préférées.
Bon à savoir / Astuces
Attention à l’incompatibilité de certains produits décontaminant avec les matériaux des
meubles. Le Corian® par exemple ne peut pas être nettoyé avec des produits contenant
des phénols. L’eugénol tâche aussi ce matériau.
Si des carrelages sont utilisés dans la salle de soins, ceux-ci devront être les plus grands
possibles et rectifiés (= sans biseau marginal) permettant ainsi de limiter la taille des joints,
parfaitement lisses et non poreux. Des produits spécifiques permettent d’étanchéifier les
joints de carrelage.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
ADF, Guide d’installation des cabinets dentaires, Aspects réglementaires et conseils, 2007
38
LOCAUX
QUESTION
>>
17 La zone d’examen et de soins est-elle individualisée
des autres zones techniques ?
Justification de la question
Un agencement adapté favorise le respect des règles d’hygiène et d’asepsie en évitant
que ne cohabitent des dispositifs médicaux souillés et d’autres propres ou stériles.
Explications et moyens pratiques
La disposition des pièces doit être déterminée par rapport au risque potentiel de contamination, à savoir :
• les zones administratives : accueil, bureau, attente patients ;
• les zones potentiellement contaminées : zone de traitement de matériel, zone
de stockage des déchets, zone pour le matériel de ménage, sanitaires ;
• les zones dites protégées : zone d’examen et de soins, zone de conditionnement,
de stérilisation et de stockage du matériel stérile et des médicaments.
En tout état de cause, la zone de soins doit toujours être individualisée des autres zones
techniques.
Bon à savoir / Astuces
Dans la mesure du possible il est préférable que cela soit le cas pour des raisons d’hygiène
et de confidentialité.
Le bureau indépendant de la salle de soins permet à l’assistante d’effectuer ses tâches de
nettoyage plus efficacement.
Il permet au patient de mieux s’exprimer avec son praticien sans être entendu par une tierce
personne.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
ADF, Guide d’installation des cabinets dentaires, Aspects réglementaires et conseils, 2007
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
39
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
18 La zone d’examen et de soins comporte-t-elle :
- un lavabo, de préférence à commande non manuelle ?
- un distributeur de solution hydro-alcoolique et de savon
liquide, de préférence avec recharge entièrement jetable
(pompe y compris) ?
- un distributeur d’essuie-mains à usage unique ?
Justification de la question
L’hygiène des mains fait partie des Précautions Standard et permet à elle seule de
diminuer de façon très importante les contaminations croisées. L’installation des locaux
doit permettre une hygiène des mains optimale.
Explications et moyens pratiques
La zone de soins comportera un équipement pour l’hygiène des mains comportant :
- un lavabo sans trop-plein, de préférence isolé des plans de travail ; s’il y est intégré,
il faut éviter de déposer des objets à proximité du poste d’eau, car ils y seraient
exposés aux éclaboussures générées par le lavage des mains,
- une distribution d’eau, de préférence à commande non manuelle,
- un distributeur de solution hydro-alcoolique ou de savon liquide, de préférence
avec une recharge entièrement jetable (pompe y compris),
- un distributeur d’essuie-mains à usage unique,
- une poubelle (dont l’ouverture est à commande non manuelle).
Bon à savoir / Astuces
La commande non manuelle n’est pas indispensable lorsque l’équipe respecte le protocole
de lavage des mains qui consiste à essuyer les boutons du robinet avec la serviette jetable
qui a servi à s’essuyer les mains.
Néanmoins, cette commande non manuelle est préférable et peut être une cellule photoélectrique, une commande au pied ou une commande au coude.
Le système à cellule photoélectrique présente des risques d’infections par localisation des
germes sur la cellule qu’il est difficile de désinfecter.
Les systèmes de séchage des mains par air pulsée ou aspiration ne sont pas admis.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
ADF, Guide d’installation des cabinets dentaires, Aspects réglementaires et conseils, 2007
40
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
19 La zone de tri de la salle de soins comporte-t-elle :
- un collecteur OPCT (boite plastique) pour les déchets
piquants, coupants, tranchants ?
- un collecteur permettant de transporter sans risque
les autres déchets ?
Justification de la question
La nature des déchets conditionne leur filière d’élimination ou de valorisation.
Le tri doit être effectué au plus proche de la production.
Explications et moyens pratiques
Du fait de l’existence de filières d’élimination spécifiques, les déchets doivent être triés dès
leur production dans les conteneurs ou emballages réservés à leur élimination.
Une boîte à OPCT norme AFNOR NFX30-500 pour les déchets piquants, coupants,
tranchants que l’instrument ait été utilisé ou non (exemple : lame de bistouri, aiguille) doit
être présente dans la salle de soins. Les instruments déclassés devront suivre cette filière.
A proximité immédiate de la salle de soins, se situeront, pour les emballages intermédiaires :
• une poubelle réservée aux déchets ménagers : emballages, papiers ;
• une poubelle pour les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI norme AFNOR
NFX30-501) : déchets mous et tout matériel ayant été en contact avec le patient (bavettes …).
Les déchets d’amalgame font partie des déchets à risques qu’ils soient contaminés ou non.
Ils doivent être séparés des autres déchets dès leur production.
Les déchets secs d’amalgame contenus dans le pré-filtre de l’unit ou dans les capsules prédosées sont conditionnés dans des emballages spécifiques (Norme AFNOR NFX30-502).
Bon à savoir / Astuces
Les collecteurs doivent par mesure d’hygiène se situer plutôt dans la partie du souillé de la
salle de stérilisation que dans la salle de soins. Il faut trier les déchets dans la salle de soins,
immédiatement déposer dans le container approprié les OPCT et transporter le reste jusqu’à
la salle de stérilisation dans de petits collecteurs qui y seront vidés.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE
LOCAUX
SOINS
41
QUESTION
>>
20 La séparation des déchets (les objets piquants, coupants,
tranchants, les DASRI, les DAOM et les déchets mercuriels)
et des dispositifs médicaux se fait-elle, dès la fin du soin,
dans la salle de soins ?
Justification de la question
La nature des déchets conditionne leur filière d’élimination ou de valorisation.
Le tri doit être effectué au plus proche de la production.
Explications et moyens pratiques
Du fait de l’existence de filières d’élimination spécifiques, les déchets doivent être triés dès
leur production dans les conteneurs ou emballages réservés à leur élimination.
Une boîte à OPCT norme AFNOR NFX30-500 pour les déchets piquants, coupants,
tranchants que l’instrument ait été utilisé ou non (exemple : lame de bistouri, aiguille) doit
être présente dans la salle de soins. Les instruments déclassés devront suivre cette filière.
A proximité immédiate de la salle de soins, se situeront, pour les emballages intermédiaires :
• une poubelle réservée aux déchets ménagers : emballages, papiers ;
• une poubelle pour les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI
norme AFNOR NFX30-501) : déchets mous et tout matériel ayant été en contact
avec le patient (bavettes …).
Les déchets d’amalgame font partie des déchets à risques qu’ils soient contaminés ou non.
Ils doivent être séparés des autres déchets dès leur production.
Les déchets secs d’amalgame contenus dans le pré-filtre de l’unit ou dans les capsules prédosées sont conditionnés dans des emballages spécifiques (Norme AFNOR NFX30-502).
Bon à savoir / Astuces
Les collecteurs doivent par mesure d’hygiène se situer plutôt dans la partie du souillé de la
salle de stérilisation que dans la salle de soins. Il faut trier les déchets dans la salle de soins,
immédiatement déposer dans le container approprié les OPCT et transporter le reste jusqu’à
la salle de stérilisation dans de petits collecteurs qui y seront vidés.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie.
Ministère de la santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
42
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
QUESTION
>>
21 Le mobilier et les équipements sont-ils réduits au strict
minimum (si possible, surélevés ou sur roulettes pour
faciliter le nettoyage) ?
Justification de la question
Il est inutile d’exposer du matériel en permanence à une contamination aérienne.
Le mobilier inutile complique et fait prendre plus de temps au nettoyage.
Explications et moyens pratiques
Le mobilier et les équipements réduits au strict minimum sont, si possible, sur pieds pour
faciliter l’hygiène des sols ou, mieux, sur roulettes pour en faciliter le déplacement. Ils peuvent
ainsi être stockés hors de la pièce si nécessaire. Ils doivent être faciles à nettoyer.
Pour ne pas exposer inutilement des matériels aux projections générées par les soins, les
plans de travail et les parties supérieures des meubles de rangement sont dégagés au maximum.
Bon à savoir / Astuces
Lors de la construction du cabinet prévoir des gaines de passage de câble larges par le sol
pour éviter la profusion de fils autour de l’unit.
Certains dispositifs (les microscopes par exemple) peuvent être fixés au mur ou au plafond
pour faciliter le nettoyage des sols.
Il est préférable de fixer les meubles indispensables sur des murs porteurs de façon à ce
qu’ils n’aient pas de pieds. Cela facilite grandement le nettoyage des sols.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère
de la santé, DGS, juillet 2006
ADF, Guide d’installation des cabinets dentaires, Aspects réglementaires et conseils, 2007
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
43
QUESTION
>>
22 Quels moyens utilisez-vous pour protéger ou nettoyer
les claviers informatiques en salle de soins (film plastique,
clavier lisse…) ?
Justification de la question
Le clavier est une source de contamination croisée manuportée.
Explications et moyens pratiques
L’équipement informatique est éloigné au maximum de l’unit et n’est pas touché pendant le
soin. Le cas échéant, cet équipement notamment le clavier sera emballé d’un film plastique.
Il existe des claviers, intégrant une surface tactile, parfaitement plate et résistante aux produits de désinfection.
Bon à savoir / Astuces
Il existe des claviers souples et étanches bon marché et facilement nettoyables.
Si une souris est utilisée, il faut privilégier les systèmes optiques plutôt que les systèmes à
boule qui se remplissent de poussière.
Le système informatique accumule la poussière. Il doit régulièrement être dépoussiéré et
aspiré pour garantir sa propreté et sa longévité. Dans la mesure du possible, il est préférable
d’installer les unités centrales hors de la salle de soins.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
Cleankeys, www.cleankeys.fr
TACTYS, www.tactys.com
44
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
QUESTION
>>
>>
23 Avez-vous un équipement facile d’entretien (fauteuil lisse
et sans coutures, cordons lisses, système d’aspiration
de préférence démontable, commandes à pédales) ?
Avez-vous un scialytique avec poignée recouverte d’une
protection à usage unique changée entre chaque patient
(ou traitement de la poignée entre chaque patient) ?
Justification de la question
Les surfaces de l’équipement sont contaminées lors des soins par les projections et le
spray émis par les portes instruments rotatifs. Elles sont des sources de contaminations
croisées manuportées. Pour diminuer ce risque, il faut que l’équipement puisse être
facilement et rapidement nettoyé.
Explications et moyens pratiques
La zone de soins comportera un unit dont le choix intégrera, entre autres exigences, des
critères d’hygiène :
- siège et dossier du fauteuil lisses et sans coutures,
- cordons lisses,
- système d’aspiration de préférence démontable,
- commandes à pédales ou par touches digitales sans relief,
- un scialytique avec une poignée recouverte d’une protection à usage unique
pour chaque patient.
Ces critères doivent être pris en compte à l’achat de l’équipement.
Bon à savoir / Astuces
De par sa position, la poignée du scialytique est parfois oubliée lors du nettoyage entre
chaque patient. Il faut veiller à faire respecter la procédure prévue.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère
de la santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
45
QUESTION
>>
24 Quels moyens utilisez-vous pour maîtriser la qualité
microbiologique des fluides du fauteuil (seringue air/eau ;
tubulures et circuit d’alimentation) ?
Justification de la question
Des études ont montré que les concentrations bactériennes (104 à 105 UFC/ml)
retrouvées dans les circuits d’eau sont bien supérieures à celles du réseau de
distribution d’eau potable dont elle provient.
Explications et moyens pratiques
Il faut diminuer la concentration microbienne de l’eau des circuits d’eau afin d’éviter la survenue d’infections chez le patient et le personnel du cabinet dentaire par ingestion, contact
direct ou par inhalation des aérosols générés par la seringue air/eau, la turbine, les contreangles et pièces à mains ou les appareils à ultrasons.
Des méthodes physiques et chimiques sont employées pour maitriser la qualité microbiologique de l’eau des units : produits chimiques désinfectants, purge des tubulures, filtration
de l’eau, systèmes anti-reflux.
Produits chimiques
Plusieurs dispositifs de désinfection sont proposés par les fabricants.
Les désinfectants utilisés sont à base de chlore (exemple : hypochlorite de sodium avec
0,5 à 1 ppm de chlore libre pendant 10 minutes chaque jour), de peroxyde d’hydrogène,
d’ammoniums quaternaires ...
Ces produits chimiques désinfectants peuvent être utilisés pour une désinfection périodique (selon les recommandations du fournisseur) avec un produit à concentration élevée,
nécessitant un rinçage abondant. Certains procédés permettent une utilisation en continu
d’un produit faiblement concentré et non toxique.
Procédures physiques
La purge des tubulures permet de réduire de manière transitoire le nombre de bactéries
en suspension dans l’eau (contamination liée à la stagnation de l’eau et à la contamination
apportée par le patient le cas échéant).
Il est recommandé d’effectuer une purge d’au moins cinq minutes en début de chaque
journée d’utilisation ainsi qu’une purge de 20 à 30 secondes entre deux patients.
La filtration permet d’améliorer la qualité microbienne de l’eau. On utilise à cet effet des filtres
de 0,22 μm qui sont placés le plus près possible du PIR. La filtration à 0,22 μm ne prévient
néanmoins pas le relargage d’endotoxines.
Informer l’ensemble des personnes impliquées (praticiens, assistantes, aides dentaires)
sur l’importance de la qualité de l’eau des circuits d’eau des équipements dentaires, sur
la formation des biofilms, sur les différents systèmes de traitement des circuits d’eau des
équipements dentaires, et de la nécessité de suivre les protocoles.
46
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
Bon à savoir / Astuces
Certains équipements proposent, parfois en option, des systèmes de traitement de l’eau
des circuits. Il faut s’y intéresser lors de l’acquisition du fauteuil.
Tous les produits ne se valent pas. Certains ont tendance à entrainer des dépôts dans les
tuyauteries.
Des systèmes permettant d’automatiser les purges sont aussi de plus en plus souvent proposés.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Prévention des infections associées aux soins en chirurgie dentaire dans les établissements de santé. CCLIN
Sud Est, 2011
CDC. Guidelines for Infection Control in Dental Health-Care Settings. http ://www.cdc.gov/mmwr/preview/
mmwrhtml/rr5217a1.htm
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
47
QUESTION
>>
25 Tous les instruments détachables (turbines, contre-angles,
pièces à main, pièces à main à ultrasons) sont-ils retirés pour
être traités séparément ?
Justification de la question
Tous les porte-instruments rotatifs doivent être stérilisés. Pour cela il est nécessaire de
les détacher de l’équipement dentaire après chaque soin pour les traiter.
Explications et moyens pratiques
Les pièces à main, contre-angles et turbines doivent être débranchées de l’unit et être traités
selon un protocole qui leur est adapté.
Ce protocole comprendra nécessairement des étapes de pré-désinfection, nettoyage, rinçage, séchage et stérilisation.
Le retrait des PIR permet d’assurer la désinfection des raccords avec les produits détergents
désinfectants en même temps que l’unit entre chaque patient pour limiter la contamination
croisée.
Commencer par démonter les PIR et débuter le traitement de leur surface en laissant agir
la solution détergente désinfectante selon les recommandations du fabricant. Pendant ce
temps, s’occuper du reste de l’unit.
Bon à savoir / Astuces
Les protocoles de traitement décrits par les fabricants des PIR doivent être suivis scrupuleusement.
Il est fréquent que ces protocoles aient recours à des automates.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
48
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
26 Réalisez-vous une purge des équipements en début
de séance avant la 1ère utilisation de l’unit pendant
au moins 5 mn ?
Justification de la question
Cette purge permet de réduire transitoirement la concentration microbienne due à
la prolifération des micro-organismes pendant la période de non-utilisation de l’unit
dentaire. Par contre, cette purge n’a aucune action sur le biofilm.
Explications et moyens pratiques
Des études ont montré que les concentrations bactériennes (104 à 105 UFC/ml) retrouvées
dans les circuits d’eau sont bien supérieures à celles du réseau de distribution d’eau potable
dont elle provient.
Il faut diminuer la concentration microbienne de l’eau des circuits d’eau afin d’éviter la survenue d’infections chez le patient et le personnel du cabinet dentaire par ingestion, contact
direct ou par inhalation des aérosols générés par la seringue air/eau, la turbine, les contreangles et pièces à mains ou les appareils à ultrasons.
De nombreux micro-organismes ont été isolés dans ces circuits d’eau : bactéries, virus,
champignons, parasites eucaryotes, nématodes … Si la majeure partie de ces micro-organismes est d’origine environnementale et provient de l’eau alimentant l’unit dentaire, les
micro-organismes (bactéries, virus (HCV, VIH, VHB), champignons…) en provenance de
la cavité buccale ont aussi été retrouvés. Ils pourraient être responsables d’infections chez
les sujets aux défenses immunitaires diminuées (sujets âgés, patients sous corticoïdes,
patients sous traitement antibiotique, patients fumeurs, insuffisants respiratoires chroniques, patients diabétiques, patients VIH+…).
L’équipement est alimenté par le réseau d’eau potable ou par un réservoir indépendant.
La conception des équipements dentaires favorise la stagnation de l’eau et la formation
de biofilm. Le faible diamètre des tuyaux aboutit à une surface développée importante au
regard du volume de liquide ce qui est propice au développement d’un biofilm.
Les purges de l’unit doivent être effectuées :
• en début de journée : purge de 5 minutes. Cette purge se fait avant de connecter
les PIR.
• entre chaque patient : purge de 20 à 30 secondes. Cette purge se fait alors avec
l’instrumentation dynamique souillée encore en place ou avant de brancher de
nouveaux instruments.
• en fin de vacation : purge de 20 secondes. Cette purge se fait alors avec l’instrumentation dynamique souillée encore en place.
Un système de traitement de l’eau des circuits est mis en place :
• incorporation de produit de désinfection avec marquage CE obligatoire et normes
NF EN 1040 (ou NF T 72-152) obligatoire sauf si norme de bactéricidie de phase 2
étape 1 et NF EN 13727 (ou NF 726176).
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
49
Bon à savoir / Astuces
De nombreux units de dernière génération possèdent des emplacements spécifiques qui
permettent d’effectuer ces opérations automatiquement, libérant ainsi l’assistante pour
d’autres tâches.
Lors de l’achat d’unit penser à privilégier les fabricants ayant prévu de tels systèmes pour
augmenter la sécurité de vos soins.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Prévention des infections associées aux soins en chirurgie dentaire dans les établissements de santé. CCLIN
Sud Est, 2011
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
CDC. Guidelines for Infection Control in Dental Health-Care Settings. http ://www.cdc.gov/mmwr/preview/
mmwrhtml/rr5217a1.htm
50
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
27 Effectuez-vous une purge des équipements après chaque
patient pendant 20 à 30 secondes ?
Justification de la question
Cette purge permet d’éliminer la majorité des fluides buccaux ayant pu pénétrer dans
les circuits d’eau des units dentaires au cours des soins.
Cette purge doit être effectuée même si des dispositifs anti-reflux sont installés sur
les units dentaires.
Explications et moyens pratiques
Des études ont montré que les concentrations bactériennes (104 à 105 UFC/ml) retrouvées
dans les circuits d’eau sont bien supérieures à celles du réseau de distribution d’eau potable
dont elle provient.
Il faut diminuer la concentration microbienne de l’eau des circuits d’eau afin d’éviter la survenue d’infections chez le patient et le personnel du cabinet dentaire par ingestion, contact
direct ou par inhalation des aérosols générés par la seringue air/eau, la turbine, les contreangles et pièces à mains ou les appareils à ultrasons.
De nombreux micro-organismes ont été isolés dans ces circuits d’eau : bactéries, virus,
champignons, parasites eucaryotes, nématodes … Si la majeure partie de ces micro-organismes est d’origine environnementale et provient de l’eau alimentant l’unit dentaire, les
micro-organismes (bactéries, virus (HCV, VIH, VHB), champignons…) en provenance de
la cavité buccale ont aussi été retrouvés. Ils pourraient être responsables d’infections chez
les sujets aux défenses immunitaires diminuées (sujets âgés, patients sous corticoïdes,
patients sous traitement antibiotique, patients fumeurs, insuffisants respiratoires chroniques, patients diabétiques, patients VIH+…).
L’équipement est alimenté par le réseau d’eau potable ou par un réservoir indépendant.
La conception des équipements dentaires favorise la stagnation de l’eau et la formation
de biofilm. Le faible diamètre des tuyaux aboutit à une surface développée importante au
regard du volume de liquide ce qui est propice au développement d’un biofilm.
Les purges de l’unit doivent être effectuées :
• en début de journée : purge de 5 minutes. Cette purge se fait avant de connecter
les PIR.
• entre chaque patient : purge de 20 à 30 secondes. Cette purge se fait alors avec
l’instrumentation dynamique souillée encore en place ou avant de brancher de
nouveaux instruments.
• en fin de vacation : purge de 20 secondes. Cette purge se fait alors avec l’instrumentation dynamique souillée encore en place.
Un système de traitement de l’eau des circuits est mis en place :
• incorporation de produit de désinfection avec marquage CE obligatoire et normes
NF EN 1040 (ou NF T 72-152) obligatoire sauf si norme de bactéricidie de phase 2
étape1 et NF EN 13727 (ou NF 726176).
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
51
Bon à savoir / Astuces
Lors de la décélération des porte-instruments rotatifs, il se produit une dépression qui peut
engendrer l’aspiration de fluides contaminés et cela même en présence de valves anti-reflux.
De nombreux units de dernière génération possèdent des emplacements spécifiques qui
permettent d’effectuer ces opérations automatiquement, libérant ainsi l’assistante pour
d’autres tâches.
Lors de l’achat d’unit penser à privilégier les fabricants ayant prévu de tels systèmes pour
augmenter la sécurité de vos soins.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Prévention des infections associées aux soins en chirurgie dentaire dans les établissements de santé. CCLIN
Sud Est, 2011
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
CDC. Guidelines for Infection Control in Dental Health-Care Settings. http ://www.cdc.gov/mmwr/preview/
mmwrhtml/rr5217a1.htm
52
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
QUESTION
>>
28 Le corps de la seringue air/eau est-il nettoyé et désinfecté
extérieurement entre chaque patient ?
Justification de la question
Lors de son utilisation, le corps de la seringue air/eau se contamine.
Explications et moyens pratiques
La seringue air/eau peut être contaminée à l’extérieur par projection et à l’intérieur par
aspiration ou reflux. C’est pour cette raison qu’une valve anti-retour est conseillée.
Le corps de la seringue doit être nettoyé et désinfecté extérieurement.
Les embouts doivent être soit à usage unique, soit démontables et stérilisés entre chaque
patient.
Bon à savoir / Astuces
La seringue air/eau fait partie des surfaces les plus touchées lors des soins. Le corps devient
donc une surface particulièrement contaminée par les mains du personnel soignant d’une
part et par les projections et sprays générés lors de son utilisation.
Les embouts à usage unique permettent un gain de temps considérable. Certains permettent
même de donner un goût agréable à l’eau de la seringue.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
53
QUESTION
>>
29 Votre équipement possède-t-il des valves anti-retour
sur toutes les tubulures et les circuits d’alimentation en eau
(turbine, contre-angle, ultra-sons, seringue air/eau) ?
Justification de la question
La dépression créée lors de l’arrêt des PIR peut engendrer une remontée de microorganismes dans les tubulures. Cela peut être la source d’une transmission de microorganismes de patient à patient
Explications et moyens pratiques
Les tubulures peuvent être contaminées par la remontée de germes lors de l’utilisation des
instruments rotatifs, des détartreurs à ultrasons et de la seringue air/eau, spécialement
en présence de réaspirateur de goutte (dispositif présent sur d’anciens porte-instruments
rotatifs mais actuellement proscrit). Pour cette raison, un dispositif de valve anti-retour est
fortement conseillé. Il doit être vérifié régulièrement : encrassage, usure …
Bon à savoir / Astuces
Les systèmes anti-retours peuvent se trouver au niveau de l’équipement lui-même ou au
niveau de la tête des PIR.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
CDC. Guidelines for Infection Control in Dental Health-Care Settings. http ://www.cdc.gov/mmwr/preview/
mmwrhtml/rr5217a1.htm
54
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
QUESTION
>>
>>
30 L’alimentation en eau de l’unit par le réseau d’eau potable ou un
réservoir indépendant répond-elle aux critères de potabilité ?
Avez-vous un dispositif de traitement de l’eau ?
Justification de la question
L’utilisation d’une eau non potable pour réaliser les soins n’est pas compatible avec la
sécurité des soins.
Le traitement de l’eau doit être efficace, car la conception des équipements dentaires est
propice au développement d’un biofilm.
Explications et moyens pratiques
L’unit est alimenté par le réseau d’eau potable ou par un réservoir indépendant. La conception
des units favorise la stagnation de l’eau et donc, la formation de biofilms et la prolifération
de la flore hydrique. Des études ont montré que la charge bactérienne de l’eau non traitée
des units peut souvent excéder 104 à 105 UFC/ml et comporter des micro-organismes
potentiellement pathogènes.
Pour la réalisation d’actes chirurgicaux, l’utilisation d’eau stérile est recommandée.
Dans le cadre de l’amélioration de la sécurité des soins, il est justifié d’utiliser pour des
soins dentaires une eau dont les caractéristiques correspondent au moins aux critères de
potabilité.
Une eau est considérée comme potable dès qu’elle contient moins d’une colonie fécale/100ml
et moins de 100 UFC/ml (bactéries aérobies à 22°C).
L’optimisation de la qualité microbiologique de l’eau des units implique la lutte contre le
biofilm, mais, une fois formé, celui-ci est pratiquement impossible à éliminer totalement
malgré l’augmentation des doses de biocides. Les bactéries adhérentes sont 500 à 1000 fois
plus résistantes aux biocides que leurs homologues planctoniques, et le biofilm peut alors
devenir un réservoir primaire pour une contamination permanente du système.
L’unit dentaire doit être équipé d’un système de traitement de l’eau soit en continu, soit par
intermittence. Les biocides utilisés doivent avoir une action à la fois sur les micro-organismes
planctoniques et les micro-organismes en biofilm. Ils doivent permettre une élimination
et/ou une inactivation du biofilm
Bon à savoir / Astuces
Dans le cas d’un réservoir indépendant, ce dernier doit être nettoyé et désinfecté régulièrement à l’Eau de Javel®.
L’utilisation de produits comme le calbénium en continu, permet une réduction significative de
la charge microbienne par l’utilisation d’EDTA et de chlorure de benzalkonium (bactéricide).
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
ADF, Guide d’installation des cabinets dentaires, Aspects réglementaires et conseils, 2007
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
55
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
31 Un nettoyage des surfaces à proximité de l’unit avec
un produit détergent/désinfectant est-il réalisé entre
deux patients ?
Justification de la question
Les surfaces à proximité de l’équipement sont contaminées lors des soins. Elles peuvent
servir de réservoir à des micro-organismes responsables de contaminations croisées.
Explications et moyens pratiques
Toutes les surfaces de la salle de soins situées à proximité de l’unit sont contaminées de façon
plus ou moins importante par des micro-organismes issus des patients, des intervenants
et des matériels (contacts manuels, projections, aérosols provoqués par les turbines ...).
Cette contamination des surfaces constitue un réservoir potentiel pouvant jouer un rôle
dans la contamination croisée. Il convient donc de mettre en œuvre des procédés visant à
limiter ce risque.
Il est possible de limiter le risque de contamination par :
• l’utilisation d’une double aspiration : aspiration à haute vélocité et pompe à aspiration,
• l’utilisation d’une digue,
• l’utilisation de plateaux stérilisables ou à usage unique pour toute présentation
ou dépose d’instruments ou de matériels stériles.
Une fois produite, la contamination peut être éliminée par :
• un entretien (nettoyage-désinfection) des surfaces entre deux patients,
• un entretien quotidien des locaux,
• un système de ventilation adapté (mécanique ou naturelle, par aération régulière
de la salle de soins).
L’entretien des surfaces entre chaque patient correspond à un nettoyage et une désinfection.
Cette opération peut être réalisée en trois étapes : nettoyage avec un produit détergent,
rinçage, application d’un produit désinfectant ou bien en une étape, en recourant à un produit détergent-désinfectant. Dans ce dernier cas, une lingette à usage unique imbibée de
produit détergent-désinfectant est appliquée sur les surfaces (fauteuil, dispositifs médicaux
à proximité). Ces produits ne nécessitent pas de rinçage.
Les produits désinfectants ou détergents désinfectants utilisés doivent présenter une activité
bactéricide et fongicide.
En cas de contamination par des fluides biologiques, ceux-ci doivent être éliminés par nettoyage immédiat avec une lingette imbibée d’un produit détergent-désinfectant pour éviter
tout séchage.
L’entretien des autres surfaces (sols, surfaces autres que celles du fauteuil et accessoires)
56
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
sera réalisé quotidiennement ou immédiatement en cas de souillure par des fluides biologiques, selon les mêmes principes.
Dans tous les cas, il convient de se référer au mode d’emploi du produit détergent- désinfectant, désinfectant ou détergent utilisé (concentration d’utilisation, durée de conservation,
mode d’emploi, protections lors de l’utilisation).
Bon à savoir / Astuces
Il ne faut pas laisser sécher de fluide biologique sur les surfaces. Il est plus facile de le nettoyer non séché.
Il ne faut pas essuyer les produits désinfectants ou détergents-désinfectants sous peine de
ne pas avoir l’effet de rémanence attendu.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
ADF, Liste positive des produits désinfectants dentaires, 2009
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
57
QUESTION
>>
32 Quelle est la procédure d’entretien de votre aspiration
chirurgicale ?
Justification de la question
L’aspiration chirurgicale est un lieu particulièrement propice au développement
des micro-organismes. Toutes les parties de l’aspiration doivent être régulièrement
nettoyées et désinfectées.
Explications et moyens pratiques
Il faut distinguer séparément les deux parties du système d’aspiration :
• Les embouts
- Pour la pompe à salive, ces embouts ou canules doivent être systématiquement
jetés entre deux patients.
- Pour l’aspiration à haute vélocité, les embouts ou canules doivent être soit jetés,
soit stérilisés.
• Les tubulures
- Le réseau de tubulures doit faire systématiquement l’objet d’un nettoyage et
d’une désinfection après tout acte sanglant. Il doit être l’objet d’un rinçage à l’aide
d’un demi-litre d’eau après tout autre acte et doit être quotidiennement détartré
et traité par l’aspiration d’une solution détergente/désinfectante adaptée.
- Les filtres doivent être nettoyés et désinfectés quotidiennement.
Bon à savoir / Astuces
Actuellement aucun fabricant ne recommande une utilisation abusive des produits d’entretien. L’eau représente donc la solution la plus efficace après une chirurgie.
L’aspiration comme tout élément de l’unit doit être traitée par des solutions détergentes
et désinfectantes.
Un usage excessif de ces produits peut endommager ou colmater les tubulures.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
58
LOCAUX • ZONE D’EXAMEN ET DE SOINS
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
33 Existe-t-il un local spécifique pour le traitement
des dispositifs médicaux ?
Justification de la question
Pour être menées correctement, toutes les étapes de la chaine de stérilisation doivent se
dérouler dans une pièce spécifiquement aménagée.
Explications et moyens pratiques
Un agencement adapté favorise le respect des règles d’hygiène et d’asepsie notamment
en matière de chirurgie buccale.
La disposition des pièces doit être déterminée par rapport au risque potentiel de contamination, à savoir :
• les zones administratives : accueil, bureau, attente patients ;
• les zones potentiellement contaminées : zone de traitement de matériel, zone
de stockage des déchets, zone pour le matériel de ménage, sanitaires ;
• les zones dites protégées : zone d’examen et de soins, zone de conditionnement,
de stérilisation et de stockage du matériel stérile et des médicaments.
La zone de traitement des dispositifs médicaux doit toujours être individualisée des autres
zones techniques.
Bon à savoir / Astuces
Bien qu’individualisée de la zone de soins, la salle de stérilisation doit être proche pour éviter
des déplacements inutiles et être située dans une zone de faible passage.
Des revêtements non poreux et facilement lessivables sont privilégiés pour toutes les surfaces (sols, murs, mobilier, plan de travail, unit ...) dans les salles de soins comme dans la
salle de stérilisation.
Il faut prévoir une bonne ventilation de cette pièce (VMC) en raison de l’utilisation fréquente
de solutions de produits désinfectants, de bacs à ultrasons et d’autoclaves qui augmentent
la température ambiante.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
LOCAUX • ZONE D’ENTRETIEN DES DISPOSITIFS MÉDICAUX
59
QUESTION
>>
34 Le local est-il organisé pour que le sale (dispositifs médicaux
souillés) n’entre pas en contact avec le propre (là où les
dispositifs médicaux sont contrôlés, emballés et stérilisés) ?
Justification de la question
Il est indispensable que le principe de « marche en avant » soit respecté. Cela signifie que
les instruments sales sont réceptionnés puis traités dans un mouvement de progression
continue.
Explications et moyens pratiques
Même en cas d’exiguïté des locaux, la zone d’entretien des dispositifs médicaux doit respecter certaines règles.
Elle sera pourvue de préférence d’un point d’eau indépendant pour le lavage des mains et
d’un bac double pour l’entretien des dispositifs médicaux (1 bac pour le trempage et nettoyage, 1 bac pour le rinçage).
La zone est organisée de façon à ce que le matériel sale ne croise pas le matériel stérile : une
partie sale où rentre l’instrumentation souillée pour y être nettoyée et une partie propre où
les dispositifs médicaux sont contrôlés, emballés, stérilisés et stockés.
Bon à savoir / Astuces
Plusieurs organisations sont possibles pour l’installation de la salle de stérilisation. Les dispositions en U et en longueur sont les plus courantes.
L’emplacement du laveur désinfecteur, qui avec sa porte ouverte risque de bloquer l’accès à
la salle de stérilisation, doit être choisi en fonction des impératifs de la « marche en avant ».
Les instruments stériles sont stockés en bout de chaine ou dans des emplacements dédiés
à proximité des salles de soins.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
60
LOCAUX • ZONE D’ENTRETIEN DES DISPOSITIFS MÉDICAUX
3.
ASEPSIE,
ANTISEPSIE ET
ACTE DENTAIRE
ASEPSIE, ANTISEPSIE ET ACTE DENTAIRE
61
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
35 Un bain de bouche antiseptique est-il utilisé avant tout soin ?
Justification de la question
L’utilisation d’un antiseptique en pratique dentaire vise à réduire la flore microbienne
buccale, ainsi que la flore cutanée péri-buccale, susceptible d’être à l’origine d’une
complication infectieuse liée aux soins.
Explications et moyens pratiques
L’activité recherchée est essentiellement une activité bactéricide et fongicide. La plupart des
produits antiseptiques sont bactéricides, voire fongicides. En ce qui concerne les activités
virucides et sporicides, elles supposent des temps de contact, et souvent des concentrations
en principes actifs, bien supérieurs à ceux compatibles avec la pratique des soins.
Le choix d’un antiseptique tiendra compte de son spectre d’activité antimicrobienne, de sa
tolérance et du temps de contact nécessaire à son efficacité.
Avoir à disposition, dans la salle de soins, un flacon d’un bain de bouche antiseptique
(chlorhexidine, hexetidine, ammoniums quaternaires, triclosan…).
Prévoir, pour les enfants, capables de cracher, un bain de bouche sans alcool.
L’efficacité des produits peut être considérablement réduite par la dilution, par la présence
de matières organiques (sang et sérum) ou de substances incompatibles (tensioactifs).
Aussi, l’antisepsie proprement dite doit toujours être précédée d’une phase de détersion et
d’une phase de rinçage. Le brossage des dents constituera cette phase de détersion, il doit
être fortement recommandé au patient par le praticien avant chaque consultation.
En cas d’intervention à haut niveau de risque, le brossage soigneux des dents, suivi d’un
rinçage abondant sera effectué avant l’antisepsie proprement dite.
62
ASEPSIE, ANTISEPSIE ET ACTE DENTAIRE
Geste de haut niveau de risque :
acte chirurgical
Geste de niveau de risque
intermédiaire
1. Bain de bouche
1. Bain de bouche
2. Application par badigeon sur la zone d’intervention ou irrigations sous
gingivales avec l’un des protocoles suivants :
Tout produits de soins de bouche
selon les indications du laboratoire
pharmaceutique.
1er Amukine® ou Dakin®
(Application sans dilution avec une
compresse imbibée)
2e Rincer au sérum physiologique
stérile ou à l’eau stérile
3e Amukine® ou Dakin®
(Application sans dilution avec une
compresse imbibée)
1er Bétadine® bain de bouche dilué
2e Rincer au sérum physiologique
stérile ou à l’eau stérile
3e Bétadine® dermique en
application (zone péribuccale)
L’efficacité de ces 2 protocoles est équivalente
Modalités de réalisation de l’antisepsie en fonction du niveau de risque infectieux lié à l’acte.
Bon à savoir / Astuces
Les précautions générales d’utilisation des antiseptiques sont à respecter :
• proscrire les mélanges et rester dans la même gamme de principes actifs lors
de la réalisation de soins successifs (exemple : bains de bouche suivis de badigeonnage) ;
ne pas déconditionner, ni transvaser ;
• utiliser de préférence les petits conditionnements ou des doses unitaires. Les
monodoses sont indispensables pour les solutions aqueuses qui se contaminent
fréquemment.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Les agents locaux en odonto-stomatologie, 2009
CDC. Guidelines for Infection Control in Dental Health-Care Settings. http ://www.cdc.gov/mmwr/preview/
mmwrhtml/rr5217a1.htm
ASEPSIE, ANTISEPSIE ET ACTE DENTAIRE
63
QUESTION
>>
36 La date d’ouverture est-elle inscrite sur les antiseptiques
et les autres flacons en service ?
Justification de la question
Il y a un risque de contamination des produits une fois qu’ils sont ouverts.
En fonction du produit, une durée d’utilisation maximum doit être respectée.
Explications et moyens pratiques
Noter sur une étiquette ou sur le flacon la date d’ouverture et respecter la durée d’utilisation.
Conserver les antiseptiques à l’abri de la lumière et de la chaleur.
Bon à savoir / Astuces
Lors des contrôles effectués par les pharmaciens inspecteurs des ARS, ceux-ci recherchent
systématiquement la présence de produits périmés et s’assurent que les dates d’ouvertures
des flacons sont connues.
Par ailleurs, des inspections de la Direction générale de la concurrence, de la consommation
et de la répression des fraudes (DGCCRF) peuvent avoir lieu dans les cabinets. Ces inspecteurs recherchent les produits périmés.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
64
ASEPSIE, ANTISEPSIE ET ACTE DENTAIRE
QUESTION
>>
37 Contrôlez-vous périodiquement le respect des dates
de péremption et la durée d’utilisation après ouverture ?
Justification de la question
En fonction du produit, une durée d’utilisation maximum doit être respectée. Le respect
de la date de péremption est indispensable pour que les produits restent efficaces.
Explications et moyens pratiques
Vérifier les dates de péremption lors du stockage des produits.
Bon à savoir / Astuces
Ranger les produits par dates de péremption.
Respecter le principe du premier entré / premier sorti (FIFO ou First In, First Out).
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ASEPSIE, ANTISEPSIE ET ACTE DENTAIRE
65
QUESTION
>>
38 Pour quels actes utilisez-vous de l’eau stérile ou du sérum
physiologique stérile ?
Justification de la question
Les micro-organismes présents dans l’eau des units peuvent entrainer une infection
du site opératoire lors de la réalisation d’actes chirurgicaux invasifs (exposant un tissu
normalement stérile) : mise en place de matériaux inertes comme les implants, mise en
place de matériaux de comblement ou de membranes, chirurgie périapicale, extraction
de dents incluses…
Explications et moyens pratiques
Les bactéries isolées de l’eau des units peuvent entraîner une colonisation, voire une infection, dans certaines circonstances : patients immunodéprimés, cancéreux, diabétiques,
très jeunes enfants et personnes âgées.
Pour la réalisation d’actes chirurgicaux, l’utilisation d’eau ou de sérum physiologique stériles
est recommandée.
Ne pas utiliser les circuits d’eau (seringue air/eau, turbine, pièce à main, contre-angle, appareils à ultra-sons…) des units dentaires, même équipés d’un système de traitement de l’eau.
Bon à savoir / Astuces
Utiliser des moteurs et des PIR reliés à un réservoir d’eau ou de sérum physiologique stérile
uniquement dédiés à cette activité.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
CDC 2003. Guidelines for Infection Control in Dental Health-Care Settings. http ://www.cdc.gov/mmwr/
preview/mmwrhtml/rr5217a1.htm
66
ASEPSIE, ANTISEPSIE ET ACTE DENTAIRE
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
39 Pratiquez-vous la désinfection de l’opercule de chaque
cartouche d’anesthésie avant utilisation ?
Justification de la question
L’aiguille qui perce un opercule contaminé peut entrainer la contamination de
l’anesthésique qui sera ensuite injecté.
Explications et moyens pratiques
La désinfection des opercules de flacons utilisés en médecine fait partie des bonnes pratiques
de soins. Il en va de même pour les cartouches d’anesthésique. En effet, ces conditionnements peuvent se contaminer au cours du stockage par des germes de l’environnement,
mais aussi lors de manipulations ou par les aérosols présents dans le cabinet.
La désinfection du diaphragme de la cartouche d’anesthésique s’effectue avec de l’alcool
éthylique à 70 % (ou alcool isopropylique à 90 %, pour usage pharmaceutique).
Bon à savoir / Astuces
Le nettoyage de l’opercule et la préparation de la seringue sont des tâches réalisées par
l’assistante.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
ADF, Liste positive des produits désinfectants dentaires, 2009
CNSD, Un geste simple pour plus de sécurité, http ://www.cnsd.fr/fr/actualites_a_la_une/un_geste_simple_
pour_plus_de_securite
ASEPSIE, ANTISEPSIE ET ACTE DENTAIRE
67
4.
UTILISATION
DES DISPOSITIFS
MÉDICAUX
68
UTILISATION DES DISPOSITIFS MÉDICAUX
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
40 Jetez-vous systématiquement après chaque patient tous
les dispositifs médicaux à usage unique (notamment lame
de bistouri, pompe à salive, pinceau d’application...) ?
Justification de la question
Ces dispositifs ne sont pas conçus pour être restérilisés. Leurs caractéristiques
pourraient être altérées par une stérilisation à l’autoclave.
Explications et moyens pratiques
La stérilisation de dispositifs médicaux à usage unique est interdite par la réglementation.
Certains plastiques peuvent être stérilisés aux rayons gamma, mais ne supportent pas une
température de 134°C (fonte, fissures). Les aciers inox ne sont pas les mêmes que ceux
des dispositifs médicaux prévus pour être restérilisés. Ils sont plus sensibles à la corrosion
et leur état de surface s’altère rapidement. Le tranchant des lames s’émousse les rendant
impropres à l’usage.
Les dispositifs médicaux à usage unique doivent obligatoirement suivre une filière d’élimination distincte de celle des autres dispositifs médicaux.
Bon à savoir / Astuces
Il faut que les dispositifs médicaux dont l’emballage est pourvu du logo
ment connus des assistantes.
soient claire-
Pour ne pas être tenté de restériliser des dispositifs médicaux à usage unique issus des kits
de chirurgie, il faut choisir attentivement le kit (qu’il ne contienne pas de dispositifs médicaux
inutiles) ou s’en faire confectionner sur mesure par des entreprises spécialisées.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
UTILISATION DES DISPOSITIFS MÉDICAUX
69
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
41 Les dispositifs médicaux autoclavables sont-ils tous
autoclavés ?
Justification de la question
L’autoclavage constitue la méthode de choix pour la stérilisation. Stériliser tous les
dispositifs médicaux qui supportent ce traitement est un geste simple qui apporte le plus
haut degré de sécurité.
Explications et moyens pratiques
Compte tenu du fait que la quasi-totalité des dispositifs médicaux utilisés en cabinet dentaire sont, soit stérilisables par la vapeur d’eau sous pression, soit à usage unique, le champ
d’application de la procédure de désinfection intermédiaire dans le domaine dentaire est
très limité.
En fonction du type d’acte effectué, les traitements possibles sont les suivants :
• catégorie critique => usage unique ou stérilisation des dispositifs médicaux à
usage multiple
• catégorie semi-critique => usage unique, stérilisation ou désinfection. Dans la
pratique dentaire, les instruments de cette catégorie sont également, le plus souvent, stérilisables à l’autoclave
• catégorie non critique => désinfection de bas niveau. Ces produits ne sont pas
conçus pour être stérilisés
Le fait de n’avoir qu’une seule filière de traitement des dispositifs médicaux simplifie le travail
du personnel du cabinet et simplifie les étapes de contrôle.
Bon à savoir / Astuces
Une désinfection de haut niveau est assurée par des laveurs désinfecteurs à la norme EN ISO
15 883-2. Il peut alors être envisageable de traiter des dispositifs médicaux semi-critiques
(contact avec la muqueuse buccale et la salive) comme les écarteurs pour photographie,
les portes-amalgame, les pinces d’orthodontie … avec ce type d’appareil.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
70
UTILISATION DES DISPOSITIFS MÉDICAUX
QUESTION
>>
42 Dans le cas particulier où vous utiliseriez des dispositifs
médicaux thermosensibles, sont-ils soumis à un traitement
adapté au niveau de risque ? Précisez les dispositifs
médicaux concernés et leurs modalités de traitement.
Justification de la question
Très peu de dispositifs médicaux thermosensibles sont utilisés, mais s’ils le sont, ils
doivent obligatoirement être désinfectés.
Explications et moyens pratiques
Compte tenu du fait que la quasi-totalité des dispositifs médicaux utilisés en cabinet dentaire sont, soit stérilisables par la vapeur d’eau sous pression, soit à usage unique, le champ
d’application de la procédure de désinfection intermédiaire dans le domaine dentaire est
très limité.
Ces dispositifs médicaux thermosensibles ne peuvent pas être utilisés pour des actes critiques qui nécessitent obligatoirement des dispositifs médicaux stérilisables ou à usage
unique.
Bon à savoir / Astuces
Si le cabinet dispose d’un laveur désinfecteur à la norme EN ISO 15 883-2, il est alors possible
de traiter les dispositifs médicaux thermosensibles avec ce type d’appareil.
Sinon, les instruments considérés devront être traités en fonction des spécifications du
fabricant et en respectant les indications du produit de désinfection utilisé.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
UTILISATION DES DISPOSITIFS MÉDICAUX
71
5.
LE TRAITEMENT
DES DISPOSITIFS
MÉDICAUX
5.1
LA PRÉ-DÉSINFECTION
5.2
LE NETTOYAGE
5.3
LE RINÇAGE
5.4
LE SÉCHAGE
5.5
LE CONDITIONNEMENT
5.6
LA STÉRILISATION
5.7
LE STOCKAGE
5.8
CAS DES INSTRUMENTS DYNAMIQUES 72
(CONTRE-ANGLES, PIÈCES À MAIN, TURBINES)
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
43 Immergez-vous tous les dispositifs utilisés en bouche dès
la fin de leur utilisation dans un bac d’une taille suffisante
contenant une solution détergente/désinfectante exempte
d’aldéhydes ?
Justification de la question
L’étape de pré-désinfection diminue significativement la charge de micro-organismes.
Cette étape est moins efficace si les substances biologiques ont eu le temps de sécher.
Explications et moyens pratiques
L’immersion immédiate du matériel souillé dans un bain de produit détergent/désinfectant
fait partie des Précautions Standard (cf. Annexe 2).
La procédure de stérilisation nécessite pour
être efficace, des opérations préliminaires
qui sont la pré-désinfection, le rinçage, le
nettoyage et le conditionnement. Ces étapes
sont impératives et doivent, pour être correctement appliquées, être écrites et connues du
personnel affecté à cette tâche.
bonnes pratiques
risques infectieux
> infections associées aux soins dans les cabinets dentaires
traitement des dispositifs
médicaux (DM)
traitement des DM en fonction du niveau du risque
tYPe D’acte
niveau risque
infectieux
dispositif
MÉdicaL
niveau de traiteMent
recoMMandÉ
Pénétration dans des tissus ou des cavités
stériles ou au niveau du système vasculaire
(curette, fraise, instruments endo-canulaires)
Risque Haut
Critique
usage unique ou stérilisation
contact avec les muqueuses
(miroir, precelle, porte amalgame)
Intermédiaire
Semi-critique
stérilisation
si le matériel est thermosensible :
Laveur-désinfecteur1 ou désinfection2
de niveau intermédiaire*
sans contact ou contact peau saine :
embout de lampe polymérisée
Bas
Non critique
Désinfection de bas niveau
Etapes du traitement des
dispositifs médicaux
Une version de cette fiche
plus grande et détachable est
disponible en Annexe 8.
Rédaction : D. Landriu/CCLIN Paris-Nord, D.Lesaffre/CHICréteil, R. Zeitoun/SFHOS, K. Shakouri/DGS – Conception Paragramme - DICOM S 10-004-06
traitement des dispositifs médicaux réutilisables
Démontage du dispositif médical
Pré-désinfection
trempage 15 mn. renouvellement au moins 1fois/jour
Rinçage
Facultatif
(aide au nettoyage avant le lavage
manuel ou en machine)
ultrason
nettoyage manuel avec brossage
nettoyage machine
rinçage à l’eau du réseau
séchage
Désinfection *
de niveau intermédiaire
conditionnement
rinçage
à l’eau du réseau
Stérilisation
séchage
*La procédure de désinfection est
très limitée dans le domaine de la
chirurgie dentaire du fait de l’existence
du matériel autoclavable ou à usage
unique disponible. Tout instrument
réutilisable thermorésistant doit être
stérilisé.
stockage à l’abri de toute contamination
1. Conforme au PR EN ISO 15-883-2
2. Normes NF EN 13727, NF EN 13624, NF EN 14476, NF EN 14348
La pré-désinfection est l’immersion totale dans une solution détergente-désinfectante
de tous les instruments utilisés lors du soin chez un patient. Elle concerne obligatoirement
les dispositifs médicaux réutilisables dès la fin de leur utilisation dans une solution impérativement détergente désinfectante afin d’éviter les incrustations et de diminuer le niveau
de contamination des matériels.
Elle est formellement à proscrire pour les dispositifs à usage unique, lesquels, par définition,
ne sont pas réutilisables.
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA PRÉ-DÉSINFECTION
73
La phase de pré-désinfection a pour objectifs de :
• Réduire la population microbienne initiale
• Protéger le personnel lors des manipulations d’instruments
• Eviter la contamination de l’environnement
• Eviter le séchage des souillures
• Faciliter le déroulement des étapes ultérieures de nettoyage.
Prévoir au moins deux bacs de trempage, en plastique, munis d’un couvercle à fente (évite
les projections) :
• Un pour les instruments rotatifs : fraise, limes, racleurs…
• Un pour les autres instruments réutilisables : miroirs, sondes, daviers, spatules,
fouloirs, brunissoirs, écarteurs, syndesmotomes, élévateurs, ciseaux…
Ces bacs doivent être uniquement réservés à la pré-désinfection.
Toutes les manipulations pour les phases de pré-désinfection et de nettoyage nécessitent
le port de gants résistants non stériles (ex. gants MAPA®). Il faut aussi porter lunettes et
masque contre le risque de projection.
Le produit détergent/désinfectant doit satisfaire aux critères suivants :
• Marquage CE obligatoire ;
• Norme de bactéricidie NF EN 13727 (en condition de saleté), NF EN 14561 (en
condition de saleté) ;
• Norme fongicide, exigence limitée à l’activité lévuricide (C. albicans) : NF EN
13624 (en condition de saleté) et NF EN 14562 (en condition de saleté).
L’activité virucide n’est pas exigée, mais si elle existe, elle doit répondre à la norme NF EN
14476 (en condition de saleté).
ll ne doit pas y avoir d’aldéhydes dans la composition du produit (fixe les protéines) et les
produits doivent être formulés pour éviter tout risque de corrosion.
Bon à savoir / Astuces
L’utilisation d’un laveur désinfecteur associant des actions mécanique, chimique et thermique permet d’éviter la pré-désinfection par trempage si la prise en charge est faite sans
délai.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
Afnor, FD S 98-135 : Stérilisation des dispositifs médicaux – Guide pour la maîtrise des traitements appliqués
aux dispositifs médicaux réutilisables, 2005
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
74
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA PRÉ-DÉSINFECTION
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
>>
>>
44 Le mode d’emploi du détergent/désinfectant est-il disponible
et connu du personnel ?
La dilution, le temps de trempage préconisés par le fabricant
sont-ils respectés ?
La fréquence de renouvellement du bain d’immersion
respecte-t-elle les recommandations du fabricant ?
Justification de la question
L’étape de pré-désinfection est une étape importante de la chaine de stérilisation. La
qualité de la solution (dilution, ancienneté) et le temps de trempage conditionnent la
réussite de cette étape.
Explications et moyens pratiques
La phase de pré-désinfection a pour objectifs de :
• Réduire la population microbienne initiale
• Protéger le personnel lors des manipulations d’instruments
• Eviter la contamination de l’environnement
• Eviter le séchage des souillures
• Faciliter le déroulement des étapes ultérieures de nettoyage.
Si la préparation de la solution et le temps de contact ne sont pas respectés, tous les objectifs de l’étape de pré-désinfection, sauf celle consistant à éviter le séchage des souillures,
sont compromises.
Afficher le mode de préparation du détergent-désinfectant
Afficher le mode d’emploi du détergent-désinfectant
Respecter les recommandations du fabricant (dilution, temps de trempage)
Respecter la fréquence de renouvellement du bain d’immersion préconisé par le fabricant
Bon à savoir / Astuces
La désinfection thermique est plus reproductible que la désinfection chimique :
• La diffusion de la chaleur est plus homogène que le contact intime de toutes les
surfaces des dispositifs médicaux avec la solution.
• La température comme la durée du plateau sont facilement enregistrables alors
qu’une erreur de dilution et un temps de contact trop court sont toujours possibles.
Essayer de choisir des produits ayant tous le même pourcentage de dilution afin de limiter
les erreurs de préparation.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
ADF, Evaluation des risques professionnels en cabinet dentaire, 2008
ADF, Liste positive des produits désinfectants dentaires, 2009
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA PRÉ-DÉSINFECTION
75
QUESTION
>>
45 Dans les cas particuliers où, en fin de journée, certains
dispositifs médicaux n’ont pas été traités, quelle procédure
appliquez-vous ?
Justification de la question
Les substances biologiques ne doivent pas sécher sur les dispositifs médicaux avant
d’être trempés.
Explications et moyens pratiques
La phase de pré-désinfection a pour objectifs de :
• Réduire la population microbienne initiale
• Protéger le personnel lors des manipulations d’instruments
• Eviter la contamination de l’environnement
• Eviter le séchage des souillures
• Faciliter le déroulement des étapes ultérieures de nettoyage.
Si les dispositifs souillés sont simplement plongés dans de l’eau, tous les objectifs de l’étape
de pré-désinfection, sauf celle consistant à éviter le séchage des souillures, sont compromis.
Si les souillures sèchent, toutes les étapes de la chaine de stérilisation seront plus longues
et délicates et le personnel qui traitera ces dispositifs médicaux sera exposé à un niveau de
risques anormal.
Laisser tremper toute la nuit les dispositifs médicaux souillés dans le bac de pré-désinfection.
Dans ces conditions, les instruments risquent de voir leur état de surface s’altérer à cause
de traces de corrosion.
Bon à savoir / Astuces
Le trempage durant une longue période risque de corroder les instruments. Certains produits sont conçus pour ne pas endommager les surfaces métalliques même après un long
temps de contact (présence d’inhibiteurs de corrosion).
Une méthode moins agressive pour les instruments consiste à les laisser tremper 15 minutes
dans une solution de pré-désinfection, puis de les laisser dans un bac d’eau (faiblement
minéralisée) toute la nuit et de reprendre au niveau de la pré-désinfection le lendemain afin
de réaliser le protocole de la chaine de stérilisation sans interruption.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
ADF, Evaluation des risques professionnels en cabinet dentaire, 2008
ADF, Liste positive des produits désinfectants dentaires, 2009
76
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA PRÉ-DÉSINFECTION
QUESTION
>>
46 Tout dispositif médical réutilisable neuf (ou de retour
d’entretien) est-il nettoyé avant qu’il soit procédé
à sa première stérilisation ?
Justification de la question
Les dispositifs médicaux neufs ou réparés sont recouverts d’une couche d’huile qu’il faut
impérativement éliminer avant de réaliser la stérilisation. Sinon, celle-ci ne serait pas
efficace.
Explications et moyens pratiques
Il est nécessaire de nettoyer un instrument neuf avant de procéder à sa première stérilisation
ou à sa première désinfection.
Les fraises et forets qui ne sont pas livrés sous emballage stérile doivent aussi être nettoyés
avant la première stérilisation.
Bon à savoir / Astuces
Le nettoyage doit être particulièrement attentif, car l’huile de coupe est très difficile à retirer
de la surface des instruments usinés.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
ADF, Evaluation des risques professionnels en cabinet dentaire, 2008
ADF, Liste positive des produits désinfectants dentaires, 2009
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE NETTOYAGE
77
QUESTION
>>
47 Pour le cas particulier des fraises, quel type de traitement
utilisez-vous ?
Justification de la question
La petite taille des fraises rend leur nettoyage manuel difficile.
Les poils de la brosse atteignent difficilement les débris accumulés dans les spires et
entre les fragments de diamants.
L’aide au nettoyage procuré par les ultrasons est très appréciable.
Explications et moyens pratiques
Les ultrasons sont une aide au nettoyage et ne constituent plus actuellement une méthode
de nettoyage à part entière.
Les deux méthodes de nettoyage (manuel ou avec un laveur désinfecteur) sont possibles,
mais un passage par le bac à ultrasons améliore grandement le nettoyage de ces petits
instruments fins et anfractueux.
Bon à savoir / Astuces
Les fraises peuvent être disposées dans un séquenceur en métal puis plongées dans le bac
à ultrasons.
Si elles sont en vrac, il est préférable de les mettre dans une « boule à thé ».
Il existe des « pierres de nettoyage » spéciales pour les fraises diamantées qui se désagrègent
en nettoyant les instruments sans les altérer.
Après brossage manuel ou passage au laveur désinfecteur, seule une observation à la loupe
permet de déterminer si l’instrument est propre et prêt à être stérilisé.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
78
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE NETTOYAGE
QUESTION
>>
>>
>>
48 La cuve du bac à ultrasons est-elle d’une taille suffisante pour
permettre une immersion complète sans que les dispositifs
médicaux soient entassés ?
Dispose-t-elle d’un couvercle d’obturation ?
L’efficacité de l’action des ultrasons est-elle régulièrement
vérifiée ?
Justification de la question
Pour être efficaces, les ultrasons doivent atteindre toutes les surfaces des dispositifs
médicaux. Ce n’est pas le cas si ceux-ci sont entassés.
La nébulisation des produits contenus dans la cuve à ultrasons est un facteur de risques
chimique et biologique pour le personnel se trouvant à proximité. Un couvercle, en plus
de régler ce problème, diminue aussi significativement la nuisance sonore.
Les générateurs d’ultrasons sont des pièces d’usure qui vieillissent.
Explications et moyens pratiques
Les ondes émises par transduction décollent les dépôts de salissures des instruments
immergés dans une solution détergente ou détergence désinfectante utilisable en cuve à
ultrasons.
La cuve doit être de bonnes dimensions afin que les instruments soient complètement
immergés et ne soient pas entassés (sinon il y a perte d’efficacité des ondes ultrasonores).
La cuve doit être obturée par un couvercle.
Bon à savoir / Astuces
Certains produits détergents désinfectants peuvent être utilisés dans le bac de pré-désinfection et le bac à ultrasons.
Privilégier un bac à évacuation direct, un bac rempli est lourd à transporter et risque de se
renverser.
L’efficacité du bac à ultrasons peut être vérifiée avec une feuille de papier aluminium qui,
disposée en surface, doit être percée de trous régulièrement espacés en quelques minutes.
Des systèmes plus sophistiques (SonoCheck®) permettent d’avoir une information précise
de l’efficacité d’un bac à ultrasons.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE NETTOYAGE
79
QUESTION
>>
49 L’action des ultrasons est-elle utilisée en complément
du nettoyage et non en substitution de celui-ci ?
Justification de la question
Les ultrasons sont une aide au nettoyage et ne constituent plus actuellement une
méthode de nettoyage à part entière.
Explications et moyens pratiques
S’il est certain que l’action des ultrasons dans une solution détergente contribue au nettoyage des instruments, il n’est cependant pas avéré à ce jour que cette action à elle seule
soit suffisante pour assurer toute l’étape du nettoyage. Dans le doute, on complétera donc
cette action par le nettoyage manuel (brossage) ou le nettoyage en laveur désinfecteur.
Passer les instruments dans le bac à ultrasons est une étape facultative. Néanmoins, celle-ci
est particulièrement efficace sur les débris cassants (fine couche de ciment …) et pour les
très petits instruments difficiles à manipuler (comme les fraises ou les instruments endodontiques).
Bon à savoir / Astuces
Même si l’on dispose d’un laveur désinfecteur, un bac à ultrasons de petite taille, spécifique
pour les fraises, est utile.
Les ultrasons ne peuvent décoller, en les cassant, que de fines épaisseurs de matériaux.
Seuls les matériaux cassants se désagrègent avec les ultrasons. Les produits souples (ex.
silicone) ne sont pas affectés.
Après un changement de bain, la solution doit être dégazée pendant quelques dizaines de
minutes avant d’exprimer son plein potentiel de nettoyage.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
80
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE NETTOYAGE
QUESTION
>>
50 Utilisez-vous un laveur ou un laveur-désinfecteur dont
l’efficacité de nettoyage est régulièrement contrôlée ?
Justification de la question
Il est possible d’effectuer une validation des laveurs désinfecteurs comme cela se fait
pour les autoclaves. Les autres types de machines ne sont pas normalisés et leurs
résultats ne sont pas vérifiables.
Explications et moyens pratiques
Dans un laveur désinfecteur, le nettoyage est réalisé à l’aide d’un détergent peu moussant,
spécifique pour utilisation en machine automatique qui possède des aménagements spéciaux pour le matériel dentaire et notamment des systèmes de clip pour les instruments
dynamiques permettant leur nettoyage interne et externe.
Après passage dans un laveur désinfecteur, les instruments ont subi une thermo-désinfection, conforme à la norme européenne EN ISO 15 883-2.
Lorsqu’il est utilisé pour les dispositifs qui ne nécessitent pas de stérilisation (dispositif
médical de catégorie semi-critique ou non critique) ou qui sont thermosensibles, cet appareil
dispense d’effectuer ultérieurement une désinfection de niveau intermédiaire.
La place de ces laveurs désinfecteurs dans le processus de stérilisation est décrite dans
l’Annexe 8.
D’autres machines sont de simples laveurs, généralement équipés d’un système d’aspersion.
Elles doivent assurer un séchage parfait, porte fermée. Aucune norme ne s’applique à ces
machines dont les caractéristiques sont très variables d’un fabricant à l’autre.
Ces machines ne dispensent pas d’effectuer les procédures de désinfection (au minimum)
ou de stérilisation des dispositifs médicaux par la suite.
Bon à savoir / Astuces
Lors de l’installation d’un laveur désinfecteur, celui-ci peut être qualifié par l’installateur.
Par la suite, il est raisonnable de penser que si la maintenance est réalisée selon le calendrier
du fabricant, il n’est pas nécessaire de faire des requalifications régulières.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE NETTOYAGE
81
QUESTION
>>
51 Lors du nettoyage manuel utilisez-vous le même produit
détergent-désinfectant que celui utilisé lors de la prédésinfection ?
Justification de la question
L’utilisation de produits différents selon les étapes de la chaine de stérilisation complique
la procédure et peut entrainer des incompatibilités.
Explications et moyens pratiques
Le nettoyage manuel avec brossage des matériels est mis en œuvre au sortir des instruments
du bac d’immersion dans la solution pré-désinfectante. L’action de brossage permet d’éliminer les particules adhérentes et toutes les souillures. Il faut veiller à choisir des brosses
ne détériorant pas les instruments et à utiliser un détergent-désinfectant identique à celui
utilisé pour la pré-désinfection.
Bon à savoir / Astuces
Le même produit détergent désinfectant peut être utilisé dans le bac de pré-désinfection,
le bac à ultrasons et pour le nettoyage manuel.
Cela facilite la gestion des stocks et élimine des risques d’erreurs lors des dilutions des
produits.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
ADF, Evaluation des risques professionnels en cabinet dentaire, 2008
ADF, Liste positive des produits désinfectants dentaires, 2009
82
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE NETTOYAGE
QUESTION
>>
52 Pour réaliser le nettoyage manuel, quel type de gants
de protection utilisez-vous ?
Justification de la question
Lors du nettoyage manuel, il existe des risques de blessures avec des instruments qui ne
sont pas encore désinfectés. Le personnel réalisant cette tâche doit être protégé.
Explications et moyens pratiques
Le port de gants de protection est indispensable lors de la manipulation d’instruments
souillés, lors du contact avec les désinfectants et les produits d’entretien.
Pour tenir correctement de petits objets, les gants doivent être suffisamment souples et
ajustés. Ils doivent être résistants aux déchirements et aux piqures.
Bon à savoir / Astuces
Des gants d’entretien réutilisables de bonne taille permettent de correctement protéger le
personnel tout en ayant de bonnes propriétés tactiles. Ils doivent être nettoyés et séchés
après utilisation.
Les gants chirurgicaux permettent une bonne manipulation, mais protègent insuffisamment.
Certains fabricants proposent des gants de protection stérilisables, mais cela n’est pas
indispensable pour la réalisation de l’étape de nettoyage des dispositifs médicaux.
Le port d’un masque et de lunettes de protection est indispensable à cette étape.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Protection des mains au cabinet dentaire, 2003
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE NETTOYAGE
83
QUESTION
>>
53 Les brosses utilisées pour le nettoyage manuel sont-elles
nettoyées et désinfectées ?
Justification de la question
Les brosses peuvent devenir un réservoir de micro-organismes si elles ne sont pas
désinfectées régulièrement.
Explications et moyens pratiques
Il faut penser à nettoyer, désinfecter ou stériliser les brosses.
Les cardes métalliques et les éponges sont proscrites. Les premières, car elles altèrent l’état
de surface des instruments et les rendent plus difficilement nettoyables, les secondes, car
leur désinfection est impossible.
Bon à savoir / Astuces
Il faut plusieurs formes et tailles de brosses douces qui permettent de répondre à toutes
les situations rencontrées.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
84
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE NETTOYAGE
QUESTION
>>
54 Un rinçage abondant est-il effectué après l’action mécanique
de détersion ?
Justification de la question
Des traces de produit détergent désinfectant ou des résidus de salissures portés à haute
température dans l’autoclave peuvent abimer les dispositifs médicaux.
Le rinçage permet d’éliminer les résidus de salissures et toutes traces de produit.
Explications et moyens pratiques
Réalisé de façon manuelle ou automatique, un rinçage abondant est obligatoire après l’action de détersion.
Il n’est possible de passer à l’étape suivante de la chaine de stérilisation que si les dispositifs
médicaux sont parfaitement propres et rincés.
Bon à savoir / Astuces
Pour effectuer un bon rinçage, les surfaces des dispositifs médicaux doivent être rincées à
l’eau courante. Un simple trempage dans l’eau ne suffit pas.
Cette étape est particulièrement délicate à réaliser dans le cas de corps creux comme les PIR.
Une douchette facilite le rinçage manuel. Des machines type « rince verres » sont parfois
citées, mais ne correspondent pas aux exigences d’une chaine de stérilisation. Les laveurs
désinfecteurs rincent et sèchent automatiquement les dispositifs médicaux en fin de cycle.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE RINÇAGE
85
QUESTION
>>
55 Un séchage manuel soigneux à l’aide d’un non-tissé à usage
unique et/ou d’air comprimé filtré est-il réalisé ?
Justification de la question
Le matériel qui sera ensaché doit être parfaitement sec. Dans le cas contraire, l’étape de
stérilisation pourrait ne pas être validée.
Explications et moyens pratiques
Les matériels qui doivent être stérilisés doivent préalablement être soumis à un séchage
soigneux à l’aide de support en non-tissé propre à usage unique ou d’une machine à sécher
ou encore par l’air comprimé filtré.
Si le matériel reste humide, cela augmente le risque de prolifération de micro-organismes
à sa surface.
En cas d’humidité résiduelle trop importante, la stérilisation peut échouer, car la vapeur ne
rentrera pas en contact avec toute la surface du dispositif et l’autoclave ne parviendra pas
à évacuer l’excès d’humidité en fin de cycle. Les sachets ressortiront alors humides.
Bon à savoir / Astuces
Il existe des sécheuses automatiques à air pulsé qui s’installent dans le plan de travail et se
ferment hermétiquement. Ces systèmes déchargent le personnel d’une tâche chronophage.
Une soufflette d’air comprimé filtré permet d’initier le séchage et s’avère très pratique dans
le cas d’instruments anfractueux ou creux.
Les laveurs désinfecteurs rincent et sèchent automatiquement les dispositifs médicaux en
fin de cycle.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
86
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE SÉCHAGE
QUESTION
>>
>>
>>
56 Avant le conditionnement, l’efficacité du nettoyage et
du séchage de chaque dispositif médical est-elle vérifiée ?
Tous les dispositifs médicaux sont-ils conditionnés (sachet
ou double papier crêpe) immédiatement après séchage
et stérilisés ensuite ?
Dans le cas particulier de l’utilisation d’autres types
de conditionnement (conteneur à soupapes...), comment
vous assurez-vous de la bonne pénétration de la vapeur ?
Justification de la question
Seuls des dispositifs médicaux propres et secs peuvent être stérilisés.
En France, seuls les instruments préalablement conditionnés peuvent être considérés
stériles.
Explications et moyens pratiques
Avant le conditionnement, les instruments doivent être contrôlés visuellement, éventuellement à l’aide d’une loupe pour les plus petits comme les fraises.
En cas de nettoyage incomplet, la stérilisation sera incomplète, car l’agent stérilisant (vapeur)
ne pourra atteindre toute la surface du dispositif médical.
Le conditionnement qui ne s’adresse qu’à des matériels parfaitement propres et secs, doit
limiter tout apport de micro-organismes.
Le conditionnement peut être réutilisable ou à usage unique :
• Les conditionnements réutilisables comprennent des conteneurs en aluminium
(anodisé) ou acier inoxydable qui sont étanches et munis de filtres ou de soupapes.
• Les conditionnements à usage unique sont constitués de sachets et gaines de
stérilisation en papier ou papier et plastique dont les qualités requises sont définies
dans la norme NF EN 868 (série 1 à 10).
Pour qu’un objet stérilisé dans un autoclave conserve son état stérile, il doit être emballé
préalablement à la stérilisation.
La bonne pénétration de la vapeur est objectivée par le virage d’intégrateurs physico-chimiques. Ce sont des indicateurs de classe 6 selon la norme ISO 11140-1. Leur virage est
fonction du temps, de la température et de la pression de vapeur saturée (Intégrateurs TST :
Time, Steam, Temperature). Ils permettent d’obtenir une bonne probabilité de stérilité aux
points de l’autoclave où ils sont situés.
Bon à savoir / Astuces
Il n’est pas possible de considérer un produit comme stérile s’il n’a pas été conditionné
avant passage à l’autoclave.
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE CONDITIONNEMENT
87
Les containers à soupape doivent bénéficier d’une maintenance (joints et filtres changés
selon les recommandations des fabricants). Celle-ci doit être tracée.
Il existe plusieurs types d’intégrateurs. Il faut en choisir un adapté aux cycles prion (134°C
pendant 18 min).
Avant le conditionnement, il est important de vérifier que tous les instruments sont en bon
état. Les instruments corrodés, abimés ou qui présentent des risques de fracture (fissure,
décollement d’insert …) doivent être mis au rebus.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
88
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE CONDITIONNEMENT
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
57 Votre petit stérilisateur à vapeur d’eau est-il conforme
à la norme NF EN 13060 ?
Justification de la question
La stérilisation à la vapeur d’eau est le procédé de référence en l’état actuel des
connaissances. Les autres procédés de stérilisation ne trouvent pas, à ce jour,
d’indications pour la pratique courante en médecine bucco-dentaire.
Acheter un autoclave conforme à la norme certifie que ce dispositif est en mesure de
stériliser correctement.
Explications et moyens pratiques
Deux normes encadrent la fabrication des stérilisateurs à la vapeur d’eau :
La norme NF EN 285 « Stérilisateurs à la vapeur d’eau. Grands stérilisateurs » de Février
1997 pour les grands stérilisateurs de volume supérieur à 60 litres.
La norme NF EN 13060 « Petits stérilisateurs à la vapeur d’eau » de Novembre 2004 pour les
petits stérilisateurs de volume inférieur ou égal à 60 litres. Dans cette norme, trois types de
cycles sont décrits : B, S et N selon la nature de la charge et les performances du stérilisateur.
Type B
Un petit stérilisateur à la vapeur d’eau de type B est indispensable si le praticien a besoin
d’effectuer des stérilisations de dispositifs médicaux creux, fins ou de structure compliquée
ainsi que des textiles et des dispositifs médicaux ou des textiles emballés pour préserver
l’état stérile.
Le type de cycle B est défini dans la norme NF EN 13060 : « stérilisation de tous les produits
emballés ou non emballés, pleins, à charge creuse de type A et produits poreux tels qu’ils
sont représentés par les charges d’essais dans la présente norme ».
Un cycle de type B stérilise tous les dispositifs médicaux.
Exemples : fraise, instrumentation dynamique, pièce à main, canule d’aspiration chirurgicale,
contre angle, instruments chirurgicaux, instruments endocanalaires.
C’est le seul type d’autoclave utilisable en routine en cabinet dentaire. Il est capable
de stériliser tout type de charge.
Type S
Le type de cycle S est défini dans la norme NF EN 13060 : « stérilisation des produits tels qu’ils
sont spécifiés par le fabricant du stérilisateur, y compris les produits pleins non emballés
et au moins l’un des suivants : produits poreux, petits articles poreux, produit de charge
creuse de type A, produit de charge creuse de type B, produits à emballage simple, produits
à emballage multicouches ».
Un cycle de type S stérilise des dispositifs médicaux sélectionnés par le praticien et le fabricant du stérilisateur : ses indications sont plus restreintes.
Certains automates (DAC Universal par exemple) sont conformes à ce type. Ils ne
stérilisent que des dispositifs spécifiques et selon les préconisations du fabricant.
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
89
Type N
Un type N est conçu pour des performances plus limitées correspondant à des indications
restreintes et à des tests du programme d’essais selon la norme NF EN 13060 plus réduites.
Le type de cycle N est défini dans la norme NF EN 13060 : « stérilisation de produits pleins
non emballés ».
Un cycle de type N stérilise uniquement les objets pleins non emballés donc ne stérilise ni
les objets emballés, ni les textiles, ni les objets creux, fins ou de structure compliquée.
La conformité à la norme NF EN 13060 type B est un moyen de conforter son choix lors de
l’acquisition d’un nouvel autoclave.
Les préconisations liées à la stérilisation et à l’autoclave sont reprises sur la fiche en Annexe 9.
Bon à savoir / Astuces
La stérilisation à la vapeur d’eau est le procédé de référence en l’état actuel des connaissances. Les autres procédés de stérilisation ne trouvent pas, à ce jour, d’indications pour
la pratique courante en médecine bucco-dentaire.
Les chemiclaves sont donc à éviter en cabinet dentaire. Les Poupinels sont interdits.
La conformité à la norme assure entre autre, la présence d’un triple vide fractionné en
début de cycle. Cela permet d’évacuer correctement l’air contenu dans tout type de charge
(poreuse, creuse, etc.).
Le vide fractionné terminal, permet quant à lui de sécher correctement la charge.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Afnor, Norme NF EN 13060 « Petits stérilisateurs à la vapeur d’eau », Novembre 2004
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
90
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
Indispensable à la sécurité des soins
QUESTION
>>
58 Le cycle de stérilisation utilisé est-il exclusivement
un cycle de type B avec une température de 134°C
maintenue pendant 18 minutes (dénommé cycle PRION) ?
Justification de la question
Pour la stérilisation des dispositifs médicaux utilisés en médecine bucco-dentaire,
seule l’utilisation d’un cycle de type B est recommandée, avec une température de 134°C
maintenue pendant 18 minutes.
Les autres cycles ou types d’autoclaves ne permettent pas d’assurer l’inactivation des
prions.
Explications et moyens pratiques
Dans un autoclave, l’agent stérilisant est la vapeur d’eau saturée à une température supérieure à 100°C, donc sous pression. Cette vapeur doit être exempte d’impureté afin de ne
pas causer de dégâts aux instruments et à l’autoclave. Il faut impérativement respecter les
instructions du fabricant d’autoclave relatives à la qualité de l’eau qui alimente son appareil.
Un cycle de stérilisation, comprend l’évacuation de l’air, la montée en température, le plateau
thermique (présence exclusive de vapeur d’eau saturée), la descente de température et le
retour à la pression atmosphérique.
Le plateau thermique correspond à la phase de stérilisation : les paramètres choisis
pour tout le cycle sont en fait ceux du plateau. La stérilisation nécessite une température
de 134°C maintenue pendant 18 minutes selon les préconisations de la circulaire n°138 du
14 mars 2001.
Pour la stérilisation des dispositifs médicaux utilisés en médecine bucco-dentaire
et en stomatologie, seule l’utilisation d’un cycle de type B est recommandée, avec
une température de 134°C maintenue pendant 18 minutes.
Le choix se portera donc sur un autoclave conforme au type B défini par la norme NF EN
13060 et sur lequel un cycle de 134°C maintenus pendant 18 minutes sera programmé en
routine.
Une température de 134°C maintenue pendant 18 mn est préconisée en vue de la meilleure
réduction des risques de transmission d’agents transmissibles non conventionnels (ATNC).
Les préconisations liées à la stérilisation et à l’autoclave sont reprises sur la fiche en Annexe 9.
Bon à savoir / Astuces
Le type de l’autoclave correspond à sa capacité à stériliser telles ou telles sortes de charge
(creuse, poreuse, pleine …) selon un déroulement précis (triple vide fractionné initial ou
non …).
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
91
Le cycle de stérilisation (PRION correspondant à 134°C pendant 18 min par exemple) correspond aux paramètres du plateau thermique et non à la durée totale du cycle avoisine ou
dépasse l’heure.
Le cycle PRION est dénommé ainsi car ses caractéristiques (134°C et 18 min) ont été décrites
initialement dans la circulaire n°138 du 14 mars 2001 relative aux prions.
Pour la stérilisation de dispositifs médicaux, le personnel sélectionnera systématiquement
le cycle PRION souvent déjà programmé. Si ce cycle n’est pas directement accessible, le
praticien veillera à le programmer (ou le faire programmer). Les autoclaves type B conformes
à la norme NF EN 13060 ont obligatoirement le cycle PRION de programmé.
Il existe d’autres types de cycles (134°C pendant 3,5 min par exemple). Il est interdit de
stériliser des instruments avec ce cycle. Il est réservé à la réalisation de tests de pénétration
de vapeur (Hélix ou Bowie-Dick) cuve vide.
Certains autoclaves, en optimisant les phases de prétraitement et de séchage, peuvent pour
des charges limitées raccourcir le durée totale du cycle (cycle « ECO » ) tout en maintenant
un plateau de stérilisation de 134°C pendant 18 mn.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Circulaire DGS/5 C/DHOS/E 2 n° 2001-138 du 14 mars 2001 relative aux précautions à observer lors de soins
en vue de réduire les risques de transmission d’agents transmissibles non conventionnels
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
92
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
QUESTION
>>
59 Votre petit stérilisateur à vapeur d’eau dispose-t-il
d’un contrat de maintenance avec contractualisation des
conditions d’interventions (fréquence, types d’interventions,
pièces détachées, délais d’intervention en cas de panne…) ?
Justification de la question
Posséder un autoclave est fondamental. Assurer la pérennité de son fonctionnement
l’est tout autant.
Explications et moyens pratiques
L’autoclave est un dispositif médical et doit, à ce titre et selon le Code de la Santé Publique,
être soumis à une maintenance et des contrôles réguliers.
La maintenance est assurée par le fournisseur de l’autoclave ou par un intervenant qui prend
en charge l’entretien, la maintenance préventive et les réparations selon leur périodicité
respective en tenant compte des recommandations du fabricant. Elle peut être fixée par
contrat. Ces interventions devront être consignées dans un cahier d’entretien fourni par le
fabricant précisant les opérations nécessaires, leur protocole ainsi que leur fréquence, afin
de pouvoir assurer le maintien des performances. Si cela est possible, l’entretien courant
défini par le fabricant pourra être réalisé par l’utilisateur (exemples : nettoyage de la cuve,
des portes-plateaux, changement des filtres ou joints …).
Sur le plan technique : de fortes contraintes thermiques (134°C) et mécaniques (pression
>2 bar) répétées à chaque cycle rendent l’appareil faillible.
Le contrat de maintenance est le meilleur moyen d’assurer un fonctionnement correct et
continu de l’autoclave.
Bon à savoir / Astuces
Bien vérifier les clauses lors de la contractualisation et se faire préciser par écrit, si nécessaire, les conditions exactes d’intervention.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Article R5211-5 du Code de la santé publique
Afnor, Norme NF EN 13060 « Petits stérilisateurs à la vapeur d’eau », Novembre 2004
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
93
QUESTION
>>
60 Existe-t-il un document où sont consignés tous les évènements
(entretien, maintenance, pannes…) survenus
sur votre autoclave ?
Justification de la question
Etablir la traçabilité des évènements survenus à un dispositif médical relève d’une
démarche globale de qualité et de sécurité.
Explications et moyens pratiques
Un remplacement à échéance régulière des consommables (filtres, joints) et des pièces
d’usure doit être prévu.
Des pannes ou défaillances peuvent survenir, elles entrainent l’intervention d’un technicien.
Des interventions préventives et curatives sont donc nécessaires pour assurer, tout au long
de la vie de l’autoclave, une qualité constante de la stérilisation et une sécurité optimale des
utilisateurs.
Le meilleur moyen de tracer les événements ponctuant la vie de cette vie de l’autoclave est
de les consigner dans un classeur spécialement prévu à cet effet.
Bon à savoir / Astuces
Dès l’acquisition de l’autoclave il faut mettre en place cette procédure et désigner une personne responsable de son suivi.
Il n’est jamais trop tard, et une pareille démarche peut être mise en place à tout moment
de la vie de l’autoclave.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
94
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
QUESTION
>>
61 Votre petit stérilisateur à vapeur d’eau a-t-il fait l’objet
d’une qualification opérationnelle sur site de son procédé
de stérilisation ?
Justification de la question
Le processus de stérilisation, en tant que procédé spécial, doit faire l’objet d’une validation
avant d’être mis en œuvre pour la première fois. Cette validation doit apporter la preuve que
l’autoclave et le cycle programmé sont appropriés pour atteindre une stérilisation correcte.
Explications et moyens pratiques
Les essais de validation doivent répondre à la norme NF EN ISO 17665-1. Ils permettent
d’adapter l’appareil aux conditions de travail du praticien : nature des charges, positionnement des charges dans la cuve, environnement local (alimentation électrique, type d’eau,
température de la pièce…).
La validation est à effectuer à réception de appareil, mais aussi à intervalles réguliers ou lorsque
des modifications changent les enregistrements par rapport aux spécifications attendues.
Une « Qualification opérationnelle sur site » est préconisée à l’installation de l’autoclave.
Son objectif est de constituer un dossier contenant les preuves du bon fonctionnement de
l’appareil dans ses conditions réelles d’utilisation.
L’autoclave a été contrôlé en usine dans des conditions d’environnement particulières.
Après son transport (trépidations et chocs éventuels) l’autoclave est livré dans le cabinet et
fonctionne dans un environnement différent de celui où il a été initialement contrôlé (aération, pression atmosphérique…) et stérilise des charges spécifiques à votre mode d’exercice
(cassettes ou instruments unitaires sous sachets …).
Les personnes autorisées à réaliser une qualification opérationnelle sont les fabricants
d’autoclaves, certains distributeurs et les organismes agréés (Apave, Dekra, Véritas …),
en respectant un protocole en cabinet et en utilisant un matériel de vérification possédant
l’accréditation.
Bon à savoir / Astuces
Si votre autoclave est installé par un fabricant, la prise de mesures peut être assurée par ses
soins, mais leur validation doit être faite par un organisme agréé indépendant.
Afin de garantir la pérennité des performances constatées lors de la qualification, il serait préférable de contracter des contrats de maintenance faisant état de requalifications périodiques.
Pour assurer une pertinence des requalifications comparable à ce qui est réalisé en milieu
hospitalier, la profession estime raisonnable de proposer que celles-ci soient au minimum
prévues tous les 1000 cycles ou 2 ans (au premier des deux termes échu).
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
Afnor, NF EN ISO 17665-1 « Stérilisation des produits de santé - Chaleur humide - Partie 1 : exigences pour le
développement, la validation et le contrôle de routine d’un procédé de stérilisation des dispositifs médicaux »,
Novembre 2006
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
95
QUESTION
>>
62 Lors du chargement de votre petit stérilisateur à vapeur
d’eau, respectez-vous les préconisations du fabricant
ou à défaut, les dispositifs ensachés sont-ils disposés sur la
tranche, papier contre papier et plastique contre plastique,
sans toucher les parois et pas trop serrés entre eux ?
Justification de la question
La pénétration au cœur de la charge de l’agent stérilisant, la vapeur d’eau saturée sous
pression, doit être optimale et le séchage parfait.
Explications et moyens pratiques
Ne pas trop serrer les dispositifs médicaux à stériliser sinon la stérilisation sera inefficace.
Pour les sachets et en l’absence de préconisations du fabricant : ils doivent être disposés
sur la tranche papier contre papier et plastique contre plastique sans toucher les parois
de la chambre du stérilisateur ou sur des plateaux superposés sans chevauchement des
emballages pour les sachets ne pouvant pas être disposés verticalement.
Bon à savoir / Astuces
Si un sachet touche la paroi, il risque de s’y coller, car la chaleur peut faire fondre le plastique
du sachet.
Si les sachets sortent humides de l’autoclave, cela peut être dû à une surcharge de l’autoclave.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
96
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
QUESTION
>>
63 Pour garantir l’efficacité de la stérilisation, les paramètres suivants
sont-ils vérifiés et enregistrés à la fin de chaque cycle ?
- température et durée du plateau de stérilisation,
- virage correct de l’intégrateur physicochimique conditionné en
sachet et placé au sein de la charge,
- virage de tous les indicateurs de passage figurant sur les sachets,
- absence d’humidité des sachets et intégrité des emballages,
- résultat du dernier test de pénétration de vapeur d’eau (Hélix).
Justification de la question
Le processus de stérilisation, en tant que procédé spécial, ne peut pas être contrôlé a
posteriori. Il faut que tous les points de contrôles soient positifs pour déclarer une charge
stérile.
Le fonctionnement correct de l’autoclave est vérifié à intervalles réguliers par des tests
dits de « routine ».
Explications et moyens pratiques
Pour que les dispositifs médicaux soient considérés comme stériles, à la fin de chaque cycle
de stérilisation, doivent être vérifiés :
• l’intégrité de l’emballage ;
• l’absence d’humidité de la charge, les sachets doivent être secs après l’ouverture de l’autoclave et le demeurer à température ambiante : un conditionnement
humide n’assure plus son rôle protecteur de stérilité, même s’il sèche dans un
deuxième temps ;
• le virage de tous les indicateurs de passage du sachet ;
• le virage des intégrateurs physico-chimiques ;
• l’enregistrement numérique (ticket) ou graphique (diagramme) du cycle. Il doit
être conforme à l’enregistrement de référence obtenu lors de la validation de l’appareil. Il permet aussi de vérifier le fonctionnement correct de l’autoclave.
Si tous ces contrôles sont positifs, la charge peut être déclarée stérile.
Les tests de pénétration de vapeur (test Hélix ou Bowie-Dick) permettent de vérifier que
l’air est correctement évacué durant la phase de pré-traitement et de la qualité de la vapeur.
Ils nécessitent un cycle avec un plateau de 3,5 min à 134°C ce qui interdit la stérilisation de
charge lors de leur réalisation.
Le test de Bowie-Dick a été développé en 1963 pour évaluer la pénétration de la vapeur au
sein de charges de textile. Ce type de charge n’est actuellement plus fréquemment stérilisé.
Le test Hélix mime un corps creux pouvant correspondre aux dispositifs médicaux dentaires
les plus difficiles à stériliser (PIR). De plus, la conception de ce test permet de réutiliser le
support en plastique qui est changé tous les 250 à 350 tests. Cela permet d’en diminuer
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
97
fortement le prix de revient. Il est donc préférable de privilégier ces tests en cabinet dentaire.
Ces éléments doivent être archivés dans un cahier afin d’assurer la traçabilité du processus
de stérilisation.
Bon à savoir / Astuces
Pour assurer une pertinence des tests comparable à ce qui est réalisé en milieu hospitalier,
la profession estime raisonnable de proposer que la réalisation du test de pénétration de
vapeur (Hélix) se fasse au minimum tous les 6 cycles ou 1 fois par semaine (au premier des
deux termes échu).
Après un test Hélix (ou Bowie-Dick), il est conseillé d’enchainer aussitôt par un cycle de
stérilisation d’une charge (après s’être assuré de la réussite du test), ceci à des fins d’économie de l’énergie.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
98
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
QUESTION
>>
64 À la fin de chaque cycle de stérilisation, après la vérification
du bon déroulement du cycle, les sachets sont-ils
étiquetés (sur une surface propre et sèche) ?
Justification de la question
Pour assurer la traçabilité de la procédure de stérilisation, il faut pouvoir relier tout
dispositif médical stérilisé à son cycle de stérilisation et au patient pour lequel il a été
utilisé. Des étiquettes comportant des numéros ou des codes-barres sont utilisées pour
assurer cette traçabilité.
Explications et moyens pratiques
La traçabilité de la procédure permet de faire le lien entre un dispositif médical, un cycle et
un patient. Elle doit être effectuée pour chaque cycle de stérilisation.
Elle est assurée grâce à l’étiquetage de chaque dispositif stérilisé qui indique le numéro de
cycle, le numéro du stérilisateur (éventuellement), la date de la stérilisation, la date limite
d’utilisation.
C’est ce numéro de cycle qui peut être indiqué dans le dossier du patient pour assurer le
lien entre une procédure de stérilisation et un patient.
La traçabilité du processus est à différencier de la traçabilité des dispositifs médicaux qui
fait le lien entre le dispositif médical (et non une charge) et le patient. Celle-ci ne pourra être
mise en place qu’après marquage des dispositifs médicaux et informatisation du circuit.
L’étiquetage systématique des sachets en fin de cycle s’avère nécessaire.
Cette opération doit s’opérer dans les meilleures conditions de propreté en veillant à ne pas
abîmer ou percer les sachets.
Bon à savoir / Astuces
Les personnes ayant conduit la stérilisation et l’étiquetage doivent être connues.
Toutes les procédures jusqu’ici décrites doivent faire l’objet de protocoles écrits afin d’assurer leur continuité dans les meilleures conditions de sécurité en cas de vacances des postes.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
99
QUESTION
>>
65 L’étiquetage des sachets stérilisés comporte-t-il
les informations suivantes ?
- le n° du cycle de stérilisation,
- la date de la stérilisation,
- la date limite d’utilisation selon l’emballage choisi
et les conditions de stockage.
Justification de la question
Pour assurer la traçabilité de la procédure de stérilisation, il faut pouvoir relier tout
dispositif médical stérilisé à son cycle de stérilisation et au patient pour lequel il a été
utilisé. Des étiquettes comportant des numéros ou de codes-barres sont utilisées pour
assurer cette traçabilité.
Explications et moyens pratiques
La traçabilité de la procédure permet de faire le lien entre un dispositif médical, un cycle et
un patient. Elle doit être effectuée pour chaque cycle de stérilisation.
Elle est assurée grâce à l’étiquetage de chaque dispositif stérilisé qui indique le numéro de
cycle, le numéro du stérilisateur (éventuellement), la date de la stérilisation, la date limite
d’utilisation.
C’est ce numéro de cycle qui peut être indiqué dans le dossier du patient pour assurer le
lien entre une procédure de stérilisation et un patient.
Bon à savoir / Astuces
Relier systématiquement l’usage d’un dispositif médical à un patient relève du challenge.
Chaque instrument devrait être marqué (durablement) et l’informatisation venir en renfort. La traçabilité « absolue » s’avère impossible. Il importe cependant de s’inscrire dans la
démarche et d’y progresser par étapes en hiérarchisant les priorités.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
100
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LA STÉRILISATION
QUESTION
>>
66 Les dispositifs médicaux stérilisés ensachés sont-ils stockés selon
les conditions suivantes ?
- dans un endroit propre et sec,
- dans une pièce différente de la pièce de nettoyage/stérilisation
ou à défaut dans une armoire fermée ou dans des tiroirs fermés.
Justification de la question
La durée de péremption des sachets stériles dépend des conditions de stockage.
Explications et moyens pratiques
Les emballages contenant les dispositifs stérilisés seront stockés dans un endroit sec, dans
une pièce indépendante ou à défaut dans une armoire fermée ou éventuellement dans des
tiroirs. Les dates de stérilisation et de péremption seront indiquées sur l’emballage.
La durée de péremption des sachets dépend de plusieurs paramètres (type d’emballage,
type et lieu d’entreposage …).
Bon à savoir / Astuces
Dans un environnement propre et sec, un délai de 2-3 mois est admis pour un simple emballage en sachet papier / plastique. Cette durée peut être doublée pour un double emballage.
Si cette date est dépassée, les instruments doivent suivre un nouveau cycle de stérilisation
complet.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • LE STOCKAGE
101
QUESTION
>>
>>
>>
>>
67 Les informations fournies par leur fabricant indiquent-elles
que vos porte-instruments rotatifs (turbines, contre-angles
et pièces à main) sont aptes à être pré-désinfectés, nettoyés
et stérilisés ?
Quel(s) moyen(s) de traitement(s) est/sont préconisé(s)
par le fabricant ?
Avant la stérilisation, respectez-vous toutes les étapes
préconisées par le fabricant ?
Ces procédures sont-elles mises en œuvre entre chaque
patient ?
En attendant que des modalités de traitement de ces instruments soient validées
scientifiquement, nous recommandons de suivre les indications des fabricants pour les étapes
précédant la stérilisation.
Justification de la question
Les PIR sont des vecteurs possibles de contaminations croisées.
Il est recommandé de les stériliser entre chaque patient mais les étapes de nettoyage et
de rinçage posent des difficultés.
Explications et moyens pratiques
La contamination bactérienne et virale des PIR (pièces à main, contre-angles et turbines)
provient du contact direct avec les tissus durs de la dent, la salive et le sang du patient, du
spray et du contact indirect avec les autres instruments, objets ou substances.
Les PIR doivent être débranchées de l’unit et être stérilisés en suivant les préconisations
du fabricant.
Il convient donc lors de l’achat des PIR de privilégier ceux qui répondent à toutes les exigences de sécurité en matière de nettoyage et de stérilisation. La qualification de stérilisable
doit engager le fabricant à fournir un matériel permettant toutes les étapes de la procédure
sans en exclure aucune.
Bon à savoir / Astuces
L’étape du trempage peut être éliminée si les souillures n’ont pas le temps de sécher sur
ou dans le dispositif médical.
Les PIR peuvent alors être placés dans une boite hermétique, entourés de lingettes qui
humidifient leur surface et maintiennent l’atmosphère humide. Plusieurs PIR peuvent être
conservés de cette manière en attendant qu’un cycle du laveur désinfecteur soit lancé.
102
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • CAS DES INSTRUMENTS DYNAMIQUES
Normalement le marquage CE et la norme ISO 17664 font que les fabricants doivent fournir
des détails sur les modalités de traitement de leurs dispositifs médicaux dès lors qu’ils les
considèrent stérilisables. Ce qui est le cas de tous les PIR sur le marché.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ISO 17664 :2004 Stérilisation des dispositifs médicaux - Informations devant être fournies par le fabricant pour
le processus de restérilisation des dispositifs médicaux
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • CAS DES INSTRUMENTS DYNAMIQUES
103
QUESTION
>>
68 Dans le cas où toutes les étapes préconisées par le fabricant
ne sont pas mises en œuvre, quel traitement effectuez-vous
pour les PIR ?
Justification de la question
Les PIR sont des vecteurs possibles de contaminations croisées.
Il est recommandé de les stériliser entre chaque patient mais les étapes de nettoyage et
de rinçage posent des difficultés.
Explications et moyens pratiques
Les méthodes de restérilisation des fabricants selon la norme ISO 17664 sont parfois en
contradiction avec les préconisations contenues dans le Guide de la DGS de 2006 (étape
de trempage en particulier).
Très souvent deux méthodes sont proposées par les fabricants. Une méthode manuelle
qui sauf exception prohibe le trempage du PIR et une méthode automatisée à l’aide d’un
automate ou d’un laveur désinfecteur.
Ces multiples possibilités de traitements font que dans la plupart des cas, un de ces traitements pourra être intégré à l’organisation du cabinet.
Bon à savoir / Astuces
Les systèmes de maintien des PIR dans les laveurs désinfecteurs ne sont pas tous identiques. Il faudra privilégier les systèmes permettant le meilleur sertissage possible du PIR
afin d’éviter les fuites d’eau qui seraient préjudiciables à la qualité du nettoyage interne.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ISO 17664 :2004 Stérilisation des dispositifs médicaux - Informations devant être fournies par le fabricant pour
le processus de restérilisation des dispositifs médicaux
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
104
LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX • CAS DES INSTRUMENTS DYNAMIQUES
6.
LE TRAITEMENT
DES MATÉRIAUX
D’EMPREINTE
ET DES PROTHÈSES
LE TRAITEMENT DES MATÉRIAUX D’EMPREINTE ET DES PROTHÈSES
105
QUESTION
>>
69 Les dispositifs posés ou essayés en bouche (films radio,
prothèses, empreintes, teintier…) sont-ils, après chaque
usage, nettoyés et désinfectés à l’aide d’un détergent/
désinfectant ?
Justification de la question
Les dispositifs utilisés en bouche sont contaminés. Ils doivent être désinfectés ou jetés
s’ils sont à usage unique.
Explications et moyens pratiques
La phase essentielle du traitement est le rinçage à l’eau froide et au détergent de tous les
éléments (films radio, prothèses, porte-empreintes...) dès le retrait de la bouche, pour les
débarrasser des mucosités et des débris salivaires et sanguins.
Le choix de la méthode de désinfection doit respecter la conservation des qualités physicochimiques des matériaux d’empreinte (distinction entre matériaux hydrophiles ou hydrophobes) et l’efficacité du mode de désinfection (désinfection à visée virucide). Après rinçage
et désinfection, les empreintes sont acheminées vers le laboratoire de prothèse dans un
sachet plastique étanche enfermé dans une boîte de protection. Le laboratoire doit être
informé de la réalisation de cette désinfection.
Certains produits sont préconisés pour le traitement des films radiographiques, des matériaux d’empreinte et des prothèses. Le NaOCl ou Eau de Javel® est commercialisée soit :
• sous forme concentrée (berlingot à 9,6% de chlore actif) à diluer impérativement
pour reconstituer un litre d’Eau de Javel® à 2,6%,
• sous forme diluée en bouteille d’un litre (2,6% de chlore actif).
Les conditions de conservation (date de péremption, température, durée, lumière), de dilution et de durée d’application doivent être respectées pour que l’Eau de Javel® soit efficace.
Bon à savoir / Astuces
L’efficacité de l’Eau de Javel® est diminuée en présence de matières organiques et lors de
mélange avec d’autres produits chimiques. Un nettoyage et un rinçage à l’eau sont donc
indispensables avant son application.
L’Eau de Javel® à 2,6% de chlore actif doit être fraîchement préparée et appliquée dans ce
cas là pendant 15 minutes.
Si le dispositif à désinfecter peut être passé dans un laveur désinfecteur, cette méthode
présente l’avantage d’un résultat garanti et n’est pas chronophage pour l’assistante.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
ADF, Procédures de stérilisation et d’hygiène environnementale, 2007
ADF, Evaluation des risques professionnels en cabinet dentaire, 2008
ADF, Liste positive des produits désinfectants dentaires, 2009
106
LE TRAITEMENT DES MATÉRIAUX D’EMPREINTE ET DES PROTHÈSES
QUESTION
>>
>>
70 Utilisez-vous des porte-empreintes à usage unique ?
Sinon, comment traitez-vous vos porte-empreintes ?
Justification de la question
Les dispositifs utilisés en bouche sont contaminés. Ils doivent être désinfectés ou jetés
s’ils sont à usage unique.
Explications et moyens pratiques
Les porte-empreintes sont des dispositifs médicaux semi-critiques et doivent donc être,
stérilisés ou désinfectés s’ils ne sont pas à usage unique.
La catégorie des dispositifs médicaux semi-critiques concerne certains instruments en
contact avec la muqueuse buccale et la salive. Ils sont classés comme présentant des risques
médians et devraient être soit à usage unique, soit stérilisés après chaque utilisation ou à
défaut, être désinfectés par une désinfection que l’on qualifiera de niveau intermédiaire
(NI). Cette désinfection fera appel à un désinfectant ou un procédé bactéricide, fongicide,
virucide et mycobactéricide ou tuberculocide. Dans la pratique, les instruments de cette
catégorie sont également, le plus souvent, stérilisables à l’autoclave.
Bon à savoir / Astuces
Sans aller jusqu’à stériliser systématiquement les porte-empreintes, il est possible de les
passer dans un laveur désinfecteur. Cette méthode aboutit à une désinfection de haut niveau
garantie et n’est pas chronophage pour l’assistante.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
LE TRAITEMENT DES MATÉRIAUX D’EMPREINTE ET DES PROTHÈSES
107
QUESTION
>>
71 La réalisation des opérations de désinfection des empreintes
est-elle précisée par écrit au laboratoire de prothèse ?
Justification de la question
Les empreintes étant une source potentielle de contamination pour les techniciens de
laboratoire, il faut les informer des précautions prises pour les protéger.
Explications et moyens pratiques
La phase essentielle du traitement est le rinçage à l’eau froide et au détergent des empreintes
dès le retrait de la bouche, pour les débarrasser des mucosités et des débris salivaires et
sanguins.
Le choix de la méthode de désinfection doit respecter la conservation des qualités physicochimiques des matériaux d’empreinte (distinction entre matériaux hydrophiles ou hydrophobes) et l’efficacité du mode de désinfection (désinfection à visée virucide).
Après rinçage et désinfection, les empreintes sont acheminées vers le laboratoire de prothèse
dans un sachet plastique étanche enfermé dans une boîte de protection. Le laboratoire doit
être informé de la réalisation de cette désinfection.
Certains produits sont préconisés pour le traitement des matériaux d’empreinte et des
prothèses. Le NaOCl ou Eau de Javel® est commercialisée soit :
• sous forme concentrée (berlingot à 9,6% de chlore actif) à diluer impérativement
pour reconstituer un litre d’Eau de Javel® à 2,6%,
• sous forme diluée en bouteille d’un litre (2,6% de chlore actif).
Les conditions de conservation (date de péremption, température, durée, lumière), de dilution et de durée d’application doivent être respectées pour que l’Eau de Javel® soit efficace.
Bon à savoir / Astuces
L’efficacité de l’Eau de Javel® est diminuée en présence de matières organiques et lors de
mélange avec d’autres produits chimiques. Un nettoyage et un rinçage à l’eau sont donc
indispensables avant son application.
L’Eau de Javel® à 2,6% de chlore actif doit être fraîchement préparée et appliquée dans ce
cas là pendant 15 minutes.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la
santé, DGS, juillet 2006
108
LE TRAITEMENT DES MATÉRIAUX D’EMPREINTE ET DES PROTHÈSES
7.
GESTION
DES DÉCHETS
GESTION DES DÉCHETS
109
QUESTION
>>
72 Disposez-vous à portée de main d’un collecteur permettant
l’élimination immédiate des objets piquants, coupants,
tranchants (OPCT) ?
Justification de la question
Les déchets d’objets piquants, coupants, tranchants (OPCT) doivent être triés dès leur
production (dans la salle de soins) dans les conteneurs ou emballages réservés à leur
élimination.
Explications et moyens pratiques
Doit être prévue dans la salle de soins une boîte à OPCT norme AFNOR NFX30-500 pour
les déchets piquants, coupants, tranchants que l’instrument ait été utilisé ou non (exemple :
lame de bistouri, aiguille).
Les instruments déclassés devront suivre cette filière.
Les préconisations liées à la gestion des déchets de soins sont reprises sur la fiche en
Annexe 10.
Bon à savoir / Astuces
Ces collecteurs ne doivent jamais être remplis au-delà du repère marqué sur la boite. Cela
est impératif pour que le système de fermeture définitive fonctionne correctement.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie, DGS, 2006
Code de la santé publique (articles R1335-1 et suivants ; article R4127-269)
110
GESTION DES DÉCHETS
QUESTION
>>
>>
73 Disposez-vous d’un collecteur spécifique pour les déchets
d’activité de soin à risque infectieux (DASRI autre qu’OPCT) ?
Disposez-vous d’un contrat d’enlèvement des DASRI avec une
entreprise spécialisée ?
Justification de la question
L’élimination des DASRI se fait obligatoirement par une filière spécifique et en utilisant
des collecteurs normalisés.
Explications et moyens pratiques
Les déchets d’activité de soin à risque infectieux doivent être triés dès leur production dans
les conteneurs ou emballages réservés à leur élimination.
Un contrat de collecte doit être signé avec un collecteur-transporteur agréé pour les déchets
à risques. Ce contrat de collecte doit rappeler :
- la réglementation en vigueur ;
- l’identification du collecteur-transporteur ;
- les modalités de conditionnement, d’enlèvement, de collecte, de transport et
de traitement ;
- les conditions financières ;
- les clauses de résiliation ;
- la durée ;
- la mise à disposition des conteneurs nécessaires, spécifiques à chaque type de
déchets, identifiés et conformes aux normes en vigueur. En fonction du poids des
déchets produits, le praticien est soumis à une périodicité de collecte.
A proximité de la salle de soins :
Doit être prévue une poubelle pour les déchets d’activités de soins à risques infectieux
(DASRI) : déchets mous et tout matériel ayant été en contact avec le patient (protège salive,
bavettes).
Périodicité de la collecte :
La périodicité de collecte doit être :
- trimestrielle lorsque la quantité produite durant la période est inférieure à 5Kg ;
- toutes les semaines lorsque la quantité produite est entre 5 et 100 kg ;
- toutes les 72 heures lorsque la quantité est supérieure à 100kg.
Bon à savoir / Astuces
Le producteur de déchets en est responsable jusqu’à leur élimination ou leur revalorisation.
Même si un collecteur vient chercher vos déchets au cabinet, seule la remise d’un certificat de destruction de vos déchets (feuillet 1 du Cerfa n°11351*02) vous décharge de cette
responsabilité.
GESTION DES DÉCHETS
111
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie, Ministère de la
Santé, DGS, Juillet 2006
Code de la santé publique (articles R1335-1 et suivants ; article R4127-269)
Arrêté du 7 septembre 1999 relatif aux modalités d’entreposage des déchets d’activités de soins à risques
infectieux et assimilés et des pièces anatomiques
Arrêté du 7 septembre 1999 relatif au contrôle des filières d’élimination des déchets d’activités de soins à
risques infectieux et assimilés et des pièces anatomiques
Code de l’environnement (article L541)
112
GESTION DES DÉCHETS
QUESTION
>>
>>
74 Votre installation est-elle équipée d’un séparateur
d’amalgame ?
Les déchets d’amalgames sont-ils recueillis et traités
dans une filière spécifique ?
Justification de la question
Les déchets d’amalgame font partie des déchets à risques qu’ils soient contaminés ou
non. Ils ne peuvent pas être éliminés avec les eaux usées. Ils doivent être valorisés.
Explications et moyens pratiques
Les déchets secs d’amalgame contenus dans le pré-filtre de l’unit ou dans les capsules prédosées sont conditionnés dans des emballages spécifiques.
Les effluents liquides contenant des résidus d’amalgame sont évacués vers le réseau d’eaux
usées après leur passage dans un séparateur d’amalgame installé à distance du point de
soins.
Les résidus d’amalgame contenus dans le séparateur d’amalgame sont éliminés selon une
procédure bien définie en fonction du type du séparateur.
A ce titre, le responsable du cabinet dentaire doit établir avec un prestataire de service, pour
le traitement ou la collecte des déchets d’amalgame, une convention écrite.
Si le praticien fait appel à une société de collecte, il utilisera les formulaires Cerfa n°10785*01
et n°10786*01.
S’il se charge lui-même de la collecte et du transport, il utilise le formulaire Cerfa n°10787*01.
Bon à savoir / Astuces
Les déchets résiduels d’amalgame restant sur le plateau lors de soins peuvent être éliminés
de la même manière.
Une dent extraite contenant de l’amalgame doit être traitée avec les déchets d’amalgame.
Les bordereaux d’enlèvement des cartons et boites ainsi que ceux de revalorisation des
déchets doivent être conservés par le producteur et la société pour une période de 3 ans.
Le praticien est responsable de ses déchets tant qu’il n’a pas le bordereau de destruction
signé par l’entreprise et l’usine de traitement.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS
Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie, Ministère de la
Santé, DGS, Juillet 2006
Arrêté du 30 mars 1998 relatif à l’élimination des déchets d’amalgame issus des cabinets dentaires
Arrêté du 29 mai 2009 relatif aux transports de marchandises dangereuses par voies terrestres
(dit « arrêté TMD »)
GESTION DES DÉCHETS
113
8.
VIGILANCES
114
VIGILANCES
QUESTION
>>
>>
75 En terme de matériovigilance, connaissez-vous
les dispositions relatives à la déclaration à l’Afssaps
des incidents mettant en cause un dispositif médical
(critères et procédures) ?
Connaissez-vous les dispositions relatives à la
pharmacovigilance, c’est-à-dire les modalités de signalement
d’incidents liés à l’utilisation d’un médicament ?
Justification de la question
Les professionnels de santé sont tenus de signaler tous types d’effets indésirables.
Explications et moyens pratiques
La matériovigilance se définit comme une veille sanitaire permanente dont les objectifs
sont : la surveillance, le signalement, le traitement, l’investigation des événements indésirables liés à l’utilisation des dispositifs médicaux.
Elle vise les matériels et matériaux utilisés dans les cabinets dentaires et notamment les
dispositifs médicaux sur mesure (prothèses dentaires, appareillages d’orthodontie).
La matériovigilance impose à certaines personnes (fabricants, utilisateurs et tiers) de signaler
les incidents qu’elles ont pu constater. Les chirurgiens dentistes, fabricants et utilisateurs
sont naturellement soumis à ces obligations.
Doivent être signalés obligatoirement et sans délai à l’Afssaps :
• Les incidents ou risques d’incidents ayant entraîné ou susceptibles d’entraîner
la mort, ou la dégradation grave de l’état de santé d’un patient, d’un utilisateur
ou d’un tiers.
Donnent lieu facultativement à un signalement auprès du directeur de l’Afssaps (pour les
praticiens exerçant en cabinet de ville) les incidents suivants :
• réaction nocive et non voulue se produisant lors de l’utilisation d’un dispositif
médical conformément à sa destination ;
• réaction nocive et non voulue résultant d’une utilisation d’un dispositif médical
ne respectant pas les instructions du fabricant ;
• tout dysfonctionnement ou toute altération des caractéristiques ou des performances d’un dispositif médical ;
• toute indication erronée, omission et insuffisance dans la notice d’instruction, le
mode d’emploi ou le manuel de maintenance.
La pharmacovigilance est la surveillance et la prévention du risque d’effet indésirable, que
ce risque soit potentiel ou avéré, des médicaments lorsqu’ils sont consommés largement
dans le cadre de leur commercialisation.
La déclaration est obligatoire et doit être faite le plus rapidement possible au centre régional
de pharmacovigilance (CRPV) pour tout effet indésirable grave ou tout effet indésirable inattendu susceptible d’être dû à un ou plusieurs médicaments ou produits, y compris lorsqu’il
VIGILANCES
115
est la conséquence d’un abus ou d’un mésusage. Lorsque le médicament contient des
substances psychoactives, la déclaration doit être effectuée auprès du système national
de pharmacodépendance.
En outre, il est vivement recommandé de déclarer :
- tout cas de surdosage ;
- toute exposition au cours de la grossesse ou de l’allaitement ;
- tout autre effet ou situation ayant une conséquence néfaste, potentielle ou avérée
pour la santé ;
- toute observation de perte d’efficacité (notamment avec les vaccins, les contraceptifs ou les médicaments destinés au traitement de maladies mettant en jeu le
pronostic vital...) ;
- tout effet qu’ils jugent pertinent de déclarer.
Ces déclarations doivent être systématiquement adressées au CRPV, de préférence à celui
dont le professionnel de santé dépend géographiquement.
Bon à savoir / Astuces
Les déclarations se font sur les formulaires suivants :
- Cerfa n°10246*03 « Signalement d’un incident ou d’un risque d’incident de matériovigilance »
- Cerfa n°10011*02 « Fiche de pharmacovigilance »
Les obligations en matière de pharmacovigilance sont en train de changer (loi en discussion
au Parlement en procédure accélérée) : les professions médicales auront l’obligation de
déclarer tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES / SITES INTÉRESSANTS :
Code de la santé publique (articles L5212-1 et suivants, R5212-1 et suivants, articles R5121-150 et suivants)
Afssaps, Matériovigilance, http ://www.afssaps.fr/Activites/Materiovigilance
Afssaps, Pharmacovigilance, http ://www.afssaps.fr/Activites/Pharmacovigilance
116
VIGILANCES
FICHE D’AUTOÉVALUATION
Cette fiche vous permet de vous autoévaluer et de fixer vos actions prioritaires d’amélioration.
Les cases en couleur correspondent aux recommandations essentielles dont le respect est
indispensable à la sécurité des soins.
Tous manquements au niveau de ces items doivent être corrigés au plus vite.
Autoévaluation
Questions


Priorité d’action

Haute
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30
31
32
33
34
35
FICHE D’AUTOÉVALUATION
117
Autoévaluation
Questions

36
37
38
39
40
41
42
43
44
45
46
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48
49
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72
73
74
75
118
FICHE D’AUTOÉVALUATION

Priorité d’action

Haute
Moyenne
Basse
ANNEXES
ANNEXE 1
Cadre juridique des visites diligentées
par les autorités sanitaires
Article L1421-1
Les pharmaciens inspecteurs de santé publique, les médecins inspecteurs de santé
publique, les inspecteurs de l’action sanitaire et sociale, les ingénieurs du génie sanitaire,
les ingénieurs d’études sanitaires et les techniciens sanitaires contrôlent, dans le cadre
de leurs compétences respectives, l’application des dispositions du présent code et, sauf
dispositions spéciales contraires, des autres dispositions législatives et réglementaires
relatives à la santé publique.
Ils peuvent être assistés par des experts désignés par l’autorité compétente et procéder
à des inspections conjointes avec des agents appartenant à d’autres services de l’Etat et
de ses établissements publics. Lorsque ces experts ou ces agents sont des professionnels
de santé, ils ne peuvent être traduits, pour des faits relevant de leur contribution à ces
missions d’inspection, devant la juridiction disciplinaire de l’ordre dont ils relèvent, que
par le ministre chargé de la santé, le procureur de la République ou le directeur général
de l’agence régionale de santé.
Pour l’accomplissement de missions confiées par le ministre chargé de la santé, les
membres de l’inspection générale des affaires sociales peuvent effectuer des contrôles
en application du présent article.
Article L1421-2
Pour l’exercice de leurs missions, les agents mentionnés à l’article L1421-1 ont accès,
lorsqu’ils sont à usage professionnel, aux locaux, lieux, installations, moyens de transport,
à l’exclusion des domiciles et de la partie des locaux servant de domicile, dans lesquels ont
vocation à s’appliquer les dispositions qu’ils contrôlent. Ils ne peuvent y accéder qu’entre
huit heures et vingt heures, ou en dehors de ces heures, lorsque l’accès au public est
autorisé ou lorsqu’une activité est en cours.
Lorsque l’accès est refusé aux agents mentionnés au premier alinéa, il peut être autorisé
par l’autorité judiciaire dans les conditions fixées à l’article L1421-2-1, sans préjudice des
poursuites pénales qui peuvent être exercées en application de l’article L1426-1.
Article L1421-2-1
I. - La visite est autorisée par ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal
de grande instance dans le ressort duquel sont situés les lieux à visiter.
L’ordonnance comporte l’adresse des lieux à visiter, le nom et la qualité du ou des agents
habilités à procéder aux opérations de visite ainsi que les heures auxquelles ils sont autorisés à se présenter.
L’ordonnance est exécutoire au seul vu de la minute.
ANNEXES
119
II. - L’ordonnance est notifiée sur place au moment de la visite, à l’occupant des lieux ou à
son représentant qui en reçoit copie intégrale contre récépissé ou émargement au procèsverbal de visite. En l’absence de l’occupant des lieux ou de son représentant, l’ordonnance
est notifiée, après la visite, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. La
notification est réputée faite à la date de réception figurant sur l’avis.A défaut de réception,
il est procédé à la signification de l’ordonnance par acte d’huissier de justice.
L’acte de notification comporte mention des voies et délais de recours contre l’ordonnance
ayant autorisé la visite et contre le déroulement des opérations de visite. Il mentionne
également que le juge ayant autorisé la visite peut être saisi d’une demande de suspension
ou d’arrêt de cette visite.
III. - La visite s’effectue sous l’autorité et le contrôle du juge des libertés et de la détention
qui l’a autorisée. Le juge des libertés et de la détention peut, s’il l’estime utile, se rendre
dans les locaux pendant l’intervention.A tout moment, il peut décider la suspension ou
l’arrêt de la visite. La saisine du juge des libertés et de la détention aux fins de suspension
ou d’arrêt des opérations de visite n’a pas d’effet suspensif.
IV. - La visite est effectuée en présence de l’occupant des lieux ou de son représentant,
qui peut se faire assister d’un conseil de son choix. En l’absence de l’occupant des lieux,
les agents chargés de la visite ne peuvent procéder à celle-ci qu’en présence de deux
témoins qui ne sont pas placés sous leur autorité.
Un procès-verbal relatant les modalités et le déroulement de l’opération et consignant
les constatations effectuées est dressé sur-le-champ par les agents qui ont procédé à
la visite. Le procès-verbal est signé par ces agents et par l’occupant des lieux ou, le cas
échéant, son représentant et les témoins. En cas de refus de signer, mention en est faite
au procès-verbal.
L’original du procès-verbal est, dès qu’il a été établi, adressé au juge qui a autorisé la visite.
Une copie de ce même document est remise ou adressée par lettre recommandée avec
demande d’avis de réception à l’occupant des lieux ou à son représentant.
Le procès-verbal mentionne le délai et les voies de recours.
V. - L’ordonnance autorisant la visite peut faire l’objet d’un appel devant le premier président de la cour d’appel suivant les règles prévues par le code de procédure civile. Les
parties ne sont pas tenues de constituer avoué.
Cet appel est formé par déclaration remise ou adressée par pli recommandé au greffe
de la cour dans un délai de quinze jours. Ce délai court à compter de la notification de
l’ordonnance. Cet appel n’est pas suspensif.
Le greffe du tribunal de grande instance transmet sans délai le dossier de l’affaire au greffe
de la cour d’appel où les parties peuvent le consulter.
L’ordonnance du premier président de la cour d’appel est susceptible d’un pourvoi en
cassation, selon les règles prévues par le code de procédure civile. Le délai du pourvoi en
cassation est de quinze jours.
VI. - Le premier président de la cour d’appel connaît des recours contre le déroulement des
opérations de visite autorisées par le juge des libertés et de la détention suivant les règles
prévues par le code de procédure civile. Les parties ne sont pas tenues de constituer avoué.
Le recours est formé par déclaration remise ou adressée par pli recommandé au greffe
de la cour dans un délai de quinze jours. Ce délai court à compter de la remise ou de la
réception du procès-verbal, mentionné au premier alinéa. Ce recours n’est pas suspensif.
L’ordonnance du premier président de la cour d’appel est susceptible d’un pourvoi en
cassation selon les règles prévues par le code de procédure civile. Le délai du pourvoi en
cassation est de quinze jours.
VII. - Le présent article est reproduit dans l’acte de notification de l’ordonnance du juge
des libertés et de la détention autorisant la visite.
120
ANNEXES
Article L1421-3
Les agents mentionnés à l’article L1421-1 peuvent demander communication de tous documents nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, quel qu’en soit le support, et
en prendre copie, prélever des échantillons, recueillir, sur place ou sur convocation, tout
renseignement ou toute justification nécessaire. Les échantillons sont analysés par un
laboratoire de l’Etat, de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
ou par un laboratoire désigné par le directeur général de l’agence régionale de santé ou,
lorsque le contrôle a été effectué pour le compte de l’une des agences mentionnées au
dernier alinéa de l’article L1431-1, le directeur général de cette agence. Pour les opérations
faisant appel à l’informatique, ils ont accès aux logiciels et aux données ; ils peuvent en
demander la transcription par tout traitement approprié dans des documents directement
utilisables pour les besoins du contrôle.
Les agents ayant la qualité de médecin ont accès à toutes données médicales individuelles
nécessaires à l’accomplissement de leurs missions dans le respect des dispositions de
l’article 226-13 du code pénal.
Article L1421-4
Le contrôle administratif et technique des règles d’hygiène relève :
1° De la compétence du maire pour les règles générales d’hygiène fixées, en application
du chapitre Ier du titre Ier du livre III, pour les habitations, leurs abords et dépendances ;
2° De la compétence de l’Etat dans les autres domaines sous réserve des compétences
reconnues aux autorités municipales par des dispositions spécifiques du présent code
ou du code général des collectivités territoriales.
Article L1421-6
Les modalités d’application des dispositions du présent chapitre sont déterminées par
décret en Conseil d’Etat.
Article L1427-1
Le fait de faire obstacle aux fonctions des agents mentionnés aux articles L1421-1, L1435-7
et L5313-1.
ANNEXES
121
ANNEXE 2
Précautions Standard
bonnes pratiques
risques infectieux
> infections associées aux soins dans les cabinets dentaires
Précautions standard 1
Mesures d’hygiène de base à appliquer
par tous les praticiens et leurs assistant(e)s
et pour tous les patients 2
Hygiène des mains
par friction avec un produit
hydro-alcoolique
avant tout exaMen ou soin dentaire
• risque infectieux bas et moyen : désinfection
par friction hydro-alcoolique
• risque infectieux haut : désinfection chirurgicale
par friction hydro-alcoolique
iMMÉdiateMent après Le retrait
des gants
Rédaction : D. Landriu/CCLIN Paris-Nord, D. Lesaffre/CHICréteil, R. Zeitoun/SFHOS, K. Shakouri/DGS – Conception Paragramme - DICOM S 10-004-02
rappeL
122
ANNEXES
Le Lavage siMpLe des Mains
est indiquÉ :
• à la prise d’activité avec un brossage
des ongles
• si mains visiblement souillées
ou poudrées
Port de gants
• systématique pour tout examen ou soin dentaire
et lors de la manipulation d’instruments souillés
• Retrait immédiatement après le soin
• Changement systématique à chaque interruption
des soins (contact avec l’environnement non
protégé : téléphone, tiroir…)
• Port de gants non poudrés recommandé : permet
dès leur retrait l’application des produits hydroalcooliques
Port de masque chirurgical
• systématique pour tout soin dentaire
• De préférence un masque chirurgical 3, constitué
de 4 couches dont une imperméable
• recouvre le nez, la bouche et le menton
• changé entre chaque patient et chaque fois
qu’il est humide
• Éliminé dès son retrait dans la filière DAsri
• Utilisation limitée à 4 heures en continu
Port de lunettes de protection
• systématique pour tout acte
• Larges et munies de protections latérales
• En cas de port de lunettes de vue : utilisation d’un
masque à visière ou de lunettes de protection
adaptées à la vue
• À nettoyer entre chaque patient avec une
solution détergente désinfectante4
tenue professionnelle
• Tunique à manche courte et pantalon
• Changée quotidiennement et en cas de souillures
Prévention des Aes
• Respect de la limite de remplissage des boîtes à
0bjets Piquants/Coupants/Tranchants : < 3/4 de
volume
• Boîte à OPCT disposée à portée des mains pour
une élimination immédiate
• Manipulation avec précautions de
l’instrumentation à risque AES (curette…)
• Si le recapuchonnage ne peut être évité pour
les seringues spécifiques dentaires, il s’effectue
à l’aide d’un dispositif spécifique à une main.
Préférer l’usage d’un matériel sécurisé
traitement des surfaces souillées
• toutes surfaces souillées par des liquides
biologiques font l’objet d’un nettoyagedésinfection avec un détergent-désinfectant de
surface. Seuls les produits ayant un marquage ce
peuvent être utilisés sur les surfaces4 de dispositifs
médicaux (directive 93/42/CEE)
Matériels souillés
1. Circulaire DGS/DH N° 98-249 du 20 avril 1998
2. http://www.sfhh.net/telechargement/recommandations_preventiontransmissioncroiseeSFHH.pdf
3. Directive européenne EN 93/42/CEE, norme EN 14683, masque chirurgical type IR OU IIR
4. Normes NF EN 1040, NF EN 1275, NF EN 1276 pour une activité en 15 minutes maximum
5. Normes NF EN 13727, NF EN 13624, NF EN 14476
• immergés immédiatement
après l’usage dans un bain
de produits détergentsdésinfectants5, situé dans la
salle des soins
ANNEXE 3
Désinfection des mains
bonnes pratiques
risques infectieux
> infections associées aux soins dans les cabinets dentaires
La désinfection des mains
par friction avec un Produit hydro alcoolique (PHA)1
indications
À rÉaLiser sur Les Mains
• sans bijou ni alliance ni montre ou bracelet
• Ongles courts sans vernis
• Visuellement propres et sèches
• non poudrées
avant chaque soin et en fin de
traiteMent, au retrait des gants non
poudrés
1
Rédaction : D. Landriu/CCLIN Paris-Nord, D.Lesaffre/CHICréteil, R. Zeitoun/SFHOS, K. Shakouri/DGS – Conception Paragramme - DICOM S 10-004-01
7
Paume
contre paume
2
Poignets
Paume
sur dos de main
technique
Verser dans le creux de la main la
quantité de PHA nécessaire pour être
répartie sur la totalité des mains et
poignets, puis frictionner
6
3
La désinfection
Pouces
est considérée comme
accomplie lorsque
espaces
interdigitaux
les mains sont
complètement sèches
à la fin de la friction
Respecter la dose et le temps
préconisés par le fabricant pour
répondre à la norme EN 1500
5
1
Pulpe
des doigts
4
Paumes contre
dos des doigts
: http://www.sfhh.net/telechargement/nice/seancepleniere1_resume.pdf
http://www.adf.asso.fr/pdf/LPDD/ADF_DOS_LISTEPOS_2008-09.pdf
http://prodhybase.chu-lyon.fr/activites.htm
ANNEXES
123
ANNEXE 4
Désinfection chirurgicale des mains
bonnes pratiques
risques infectieux
> infections associées aux soins dans les cabinets dentaires
La désinfection chirurgicale
des mains
par friction avec un Produit hydro alcoolique (PHA)1
indications 2
À rÉaLiser avant tout
acte chirurgicaL (chirurgie
endodontique, avulsion avec
fraisage de l’os, implantologie…)
9
prÉaLabLe À La prise de poste ou si Mains souiLLÉes :
• réaliser un lavage simple des mains et des avant bras avec un
savon doux associé à un brossage des ongles avec une brosse stérile
(30 secondes/main)
• rincer abondamment à l’eau du réseau
• sécher soigneusement en tamponnant avec des essuie-mains à
usage unique
1
Paume
contre paume
Avant-bras
Rédaction : D. Landriu/CCLIN Paris-Nord, D.Lesaffre/CHICréteil, R. Zeitoun/SFHOS, K. Shakouri/DGS – Conception Paragramme - DICOM S 10-004-07
2
124
ANNEXES
8
Paume
sur dos de main
Avant bras
coudes inclus
technique 3
Le geste nécessite 2 frictions
7
3
1re friction
Répartir le produit sur la totalité des mains, avant bras,
coudes inclus, et frictionner jusqu’au séchage complet
Poignets
espaces
interdigitaux
2e friction
Même technique de friction jusqu’à séchage complet,
les coudes étant exclus de l’application
Respecter la dose et le temps préconisés par
le fabricant pour répondre à la norme EN 12791
6
Pouces
5
Pulpe
des doigts
1. Norme NF EN 12791, NF EN 1040, et NF EN 1275, Pr EN 12054
2. Les études ont montré qu’il y a une meilleure tolérance des PHA par rapport aux savons
3. Afin d’améliorer la tolérance cutanée et l’efficacité, un délai minimum de 10 minutes est
conseillé entre le lavage et la friction
4
Paumes contre
dos des doigts
PART I. REVIEW OF SCIENTIFIC DATA RELATED TO HAND HYGIENE
PART
PARTI. I.REVIEW
REVIEWOF
OFSCIENTIFIC
SCIENTIFICDATA
DATARELATED
RELATEDTO
TOHAND
HANDHYGIENE
HYGIENE
ANNEXE 5
Technique d’enfilage et de retrait des gants de soins non stériles
PARTIE II. LES RECOMMANDATIONS CONSENSUELLES
Figure I.23.2
How to don and remove non-sterile gloves
Figure
FigureI.23.2
I.23.2
Figure
How
don
HowtotoII.4
donand
andremove
removenon-sterile
non-sterilegloves
gloves
Techniques d’enfilage et de retrait de gants non-stériles
Lorsqu’une indication de l’hygiène des mains se présente avant un contact nécessitant l’usage de gants, pratiquer l’hygiène
des mains par friction hydro-alcoolique ou lavage au savon et à l’eau.
I. COMMENTENFILERLESGANTS
1. Prélever un gant de soins de son
emballage d’origine.
2. Ne toucher qu’une surface limitée du gant
correspondant au poignet (bord supérieur
du gant).
3. Enfiler le premier gant.
4. Prélever un second gant avec la
main non gantée et ne toucher
qu’une surface limitée du second
gant, correspondant au poignet.
5. Afin de ne pas toucher la peau de l’avantbras avec la main gantée, retourner la
surface externe du gant à enfiler sur
les doigts repliés de la main gantée,
permettant ainsi d’enfiler le gant sur la
seconde main.
6. Une fois les gants enfilés, les
mains ne touchent rien d’autre que
ce qui est défini par les indications
et les conditions d’usage des
gants.
2. Tenir le gant retiré dans la main gantée
et glisser les doigts de la main dégantée
entre le gant et le poignet de l’autre
main. Retourner le gant depuis l’intérieur
sur la main de façon à ce que la surface
interne se retrouve à l’extérieur, tout en
enveloppant le gant déjà retiré.
3. Jeter les gants usagés.
II. COMMENTRETIRERLESGANTS
1. Pincer un gant au niveau du
poignet afin de le retirer sans
toucher la peau de l’avant-bras,
en le retournant sur la main, de
façon à ce que la surface interne
se retrouve à l’extérieur.
4. Pratiquer l’hygiène des mains par friction hydro-alcoolique ou lavage au savon et à l’eau.
141
141
141
ANNEXES
21
125
WHO GUIDELINES ON HAND HYGIENE IN HEALTH CARE
ANNEXE 6a
RÉSUMÉ DES RECOMMANDATIONS DE L’OMS POUR L’HYGIÈNE DES MAINS AU COURS DES SOINS
Technique
d’enfilage et de retrait des gants stériles
Figure I.23.3
How
to don and remove sterile gloves
Figure
II.5
Techniques d’enfilage et de retrait de gants stériles
Le but de cette technique est de garantir le maximum d’asepsie pour le patient et de protéger le soignant des liquides
biologiques du patient. Pour cela, la peau du soignant doit exclusivement rester en contact avec la surface interne du gant
et ne doit jamais toucher la surface externe de celui-ci. Toute erreur dans la réalisation de cette technique correspond à une
erreur d’asepsie qui requiert nécessairement le changement de gants.
I. TECHNIQUED’ENFILAGEDESGANTSSTERILES
1.
2.
3.
4.
5.
6-7.
8-10.
11.
12-13.
14.
13.
14.
142
126
22
ANNEXES
Réaliser l’action d’hygiène des mains appropriée par friction hydro-alcoolique ou par lavage, avant la réalisation de l’acte aseptique.
Vérifier l’intégrité de l’emballage externe, ouvrir cet emballage non stérile en le pelant sur toute la zone de soudure de façon à
présenter le 2e emballage stérile sans le toucher.
Déposer le 2e emballage sur une surface propre et sèche, sans toucher la surface. Ouvrir l’emballage et effectuer un repli vers le
dessous, ceci dans le but de déployer le papier et le maintenir ouvert.
Prendre délicatement un gant entre le doigt et l’index d’une main (au niveau du pli du poignet)
Enfiler l’autre main dans le gant d’un seul geste en gardant le pli du gant au niveau du poignet.
Avec la main gantée insérer les doigts à l’intérieur du pli de l’autre gant
Enfiler d’un seul geste le gant sur l’autre main en évitant absolument tout contact et pression avec une surface autre que le gant à
enfiler avec la main gantée (erreur d’asepsie qui nécessiterait un changement de gants).
Si nécessaire, ajuster les gants sur les doigts et les espaces interdigitaux une fois les deux mains gantées.
Défaire le pli au poignet de la première main gantée en glissant délicatement les doigts de la main opposée à l’intérieur du pli
en évitant tout contact et pression avec une surface autre que la surface externe du gant (erreur d’asepsie qui nécessiterait un
changement de gants).
Les mains sont gantées et touchent exclusivement les dispositifs stériles ou le site corporel du patient préalablement aseptisé.
Retrait du premier gant, en prenant et retournant le bord de la surface externe du gant sur les doigts de la main opposée. Retirer le
gant en le déroulant jusqu’au niveau des 2e phalanges.
Retirer l’autre gant en prenant et retournant le bord externe du gant sur les doigts de la main partiellement dégantée.
ANNEXE 6b
PARTIE II. LES RECOMMANDATIONS CONSENSUELLES
Technique d’enfilage et de retrait des gants stériles
(suite)
Figure I.23.3
How to don and remove sterile gloves (Cont.)
Figure II.5
Techniques d’enfilage et de retrait de gants stériles (suite)
II. TECHNIQUEDERETRAITDESGANTSSTERILES
15-17.
18.
19.
20.
21.
Retourner le premier gant sur la main, avec les doigts de la main opposée, sans le retirer complètement.
Procéder de même avec le second gant en le retournant sur les doigts partiellement dégantés de la main opposée.
Dérouler entièrement le second gant sur la main, en englobant le premier gant, de façon à ce que la peau des mains soit restée
exclusivement en contact avec la surface interne des gants.
Jeter les gants.
Pratiquer l’hygiène des mains après le retrait des gants, selon l’indication qui s’applique.
NB :
L’enfilage de gants stériles chirurgicaux, en vue d’une intervention chirurgicale, correspond aux mêmes séquences, mais il implique que:
•
la préparation des mains à la chirurgie soit pratiquée avant l’enfilage des gants,
•
la blouse chirurgicale stérile soit revêtue avant l’enfilage des gants,
•
l’ouverture de l’emballage non stérile soit effectuée par un(e) assistant(e),
•
l’emballage stérile soit déposé et ouvert sur une surface stérile, autre que celle servant à l’opération,
•
les gants doivent recouvrir les poignets de la blouse stérile.
23 143
ANNEXES
127
ANNEXE 7
Conduite à tenir en cas d’AES
bonnes pratiques
risques infectieux
> infections associées aux soins dans les cabinets dentaires
Accident exposant
au sang (Aes) ou
aux liquides biologiques
conduite à tenir
1 Premiers gestes en urgence
si piqÛre-coupure ou contact peau LÉsÉe
• Ne jamais faire saigner
• Nettoyer immédiatement à l’eau et au savon doux
• rincer abondamment
• Réaliser l’antisepsie par trempage au moins
5 minutes dans le Dakin ou de l’alcool à 70°
Rédaction : D. Landriu/CCLIN Paris-Nord, D.Lesaffre/CHICréteil, R. Zeitoun/SFHOS, K. Shakouri/DGS – Conception Paragramme - DICOM S 10-004-03
si projection sur Les Muqueuses (œiL)
• rincer abondamment à l’eau courante ou au sérum
physiologique au moins 5 minutes
128
ANNEXES
2 contacter le référent médical
Aes ou les urgences, dans
les plus brefs délais, de préférence
dans les 4 heures, pour :
• Évaluer le risque infectieux
• Débuter une éventuelle chimio prophylaxie
• Demander au patient source, après son accord,
de pratiquer les sérologies VIH, VHB et VHC
centre hospitaLier Le pLus proche
nom et coordonnées :
MÉdecin rÉfÉrent aes
nom et coordonnées :
3 Déclarer l’accident de travail
dans Les 24 h :
• L’employé > à son employeur
dans Les 48 h :
• L’employeur > à la CPAM + Joindre le certificat
médical initial
• Le praticien libéral > à son assureur
4 suivi clinique et sérologique
de la victime
5 Analyse des causes
de l’accident et mise en place
des actions correctives
et préventives
ANNEXE 8
Etapes du traitement des dispositifs médicaux
bonnes pratiques
risques infectieux
> infections associées aux soins dans les cabinets dentaires
traitement des dispositifs
médicaux (DM)
traitement des DM en fonction du niveau du risque
tYPe D’acte
niveau risque
infectieux
dispositif
MÉdicaL
niveau de traiteMent
recoMMandÉ
Pénétration dans des tissus ou des cavités
stériles ou au niveau du système vasculaire
(curette, fraise, instruments endo-canulaires)
Risque Haut
Critique
usage unique ou stérilisation
contact avec les muqueuses
(miroir, precelle, porte amalgame)
Intermédiaire
Semi-critique
stérilisation
si le matériel est thermosensible :
Laveur-désinfecteur1 ou désinfection2
de niveau intermédiaire*
sans contact ou contact peau saine :
embout de lampe polymérisée
Bas
Non critique
Désinfection de bas niveau
Rédaction : D. Landriu/CCLIN Paris-Nord, D.Lesaffre/CHICréteil, R. Zeitoun/SFHOS, K. Shakouri/DGS – Conception Paragramme - DICOM S 10-004-06
traitement des dispositifs médicaux réutilisables
Démontage du dispositif médical
Pré-désinfection
trempage 15 mn. renouvellement au moins 1fois/jour
Rinçage
Facultatif
(aide au nettoyage avant le lavage
manuel ou en machine)
ultrason
nettoyage manuel avec brossage
nettoyage machine
rinçage à l’eau du réseau
séchage
Désinfection *
de niveau intermédiaire
conditionnement
rinçage
à l’eau du réseau
Stérilisation
séchage
*La procédure de désinfection est
très limitée dans le domaine de la
chirurgie dentaire du fait de l’existence
du matériel autoclavable ou à usage
unique disponible. Tout instrument
réutilisable thermorésistant doit être
stérilisé.
stockage à l’abri de toute contamination
1. Conforme au PR EN ISO 15-883-2
2. Normes NF EN 13727, NF EN 13624, NF EN 14476, NF EN 14348
ANNEXES
129
ANNEXE 9
La stérilisation
bonnes pratiques
risques infectieux
> infections associées aux soins dans les cabinets dentaires
La stérilisation
recommandations
• Le résultat de la désinfection ou de la stérilisation
est tributaire de la réalisation correcte des opérations
de la pré-désinfection et de nettoyage
• Il est nécessaire d’emballer les objets à stériliser afin qu’ils
conservent un état stérile après passage dans l’autoclave
• Le traitement des dispositifs médicaux fait l’objet
de procédure de traçabilité
stérilisation à la vapeur d’eau
Rédaction : D. Landriu/CCLIN Paris-Nord, D.Lesaffre/CHICréteil, R. Zeitoun/SFHOS, K. Shakouri/DGS – Conception Paragramme - DICOM S 10-004-05
En chirurgie dentaire et en stomatologie, seule
l’utilisation d’un cycle de type B est recommandée,
avec une température de 134°C pendant 18 minutes.
130
ANNEXES
contrôles et traçabilité
• Test de pénétration de la vapeur
• Indicateur physico-chimique de classe 6 par charge
• Enregistrement du cycle de stérilisation
L’étiquetage des dispositifs médicaux,
la constitution d’un dossier de traçabilité
et l’archivage de tous les cycles quotidiens
accompagnés de leurs tests effectués
en routine sont nécessaires pour assurer
la traçabilité.
recommandations pour
l’autoclave
• Marquage CE au titre de la directive européenne
93/42/CEE relative aux dispositifs médicaux
• Conformité à la norme NF EN 13060 de novembre
2004
• Validation du procédé de stérilisation (norme
NF EN ISO 17665-1) avant la 1re mise en fonction
• Contrat de maintenance (interventions nécessaires,
fréquence et protocoles d’entretien…)
ANNEXE 10
La gestion des déchets d’activité de soins
bonnes pratiques
risques infectieux
> infections associées aux soins dans les cabinets dentaires
La gestion des déchets
d’activités de soins
Le praticien est responsable des déchets,
de leur production à leur élimination
types de dÉchets
dÉchets assiMiLabLes aux ordures
MÉnagères (daoM)
Papier emballage, essuie-mains, serviettes non souillées…
Déchets D’activités De soins à risque
infectieux (dasri)
• Tout dispositif de soin mou souillé par du sang ou
autres liquides biologiques (salive) :
Rédaction : D. Landriu/CCLIN Paris-Nord, D.Lesaffre/CHICréteil, R. Zeitoun/SFHOS, K. Shakouri/DGS – Conception Paragramme - DICOM S 10-004-04
1 tri des déchets
dans le cabinet dentaire
•gants,rouleauxsalivaires,pompesàsalive,dents
extraites…
•compresses,champs,tuyauxd’aspiration…
• OPCT : aiguilles d’anesthésie, carpule, lames de
bistouris à UU, aiguilles de suture, fraises usagées…
Déchets D’activité De soins à risque (Dasr)
Ils sont soumis à la réglementation spécifique1.
3 transport et élimination
daoM : sac plastique dans support poubelle
dasri : • Sac plastique jaune conforme à la norme
NF X30-501, placé dans un support poubelle
• Boîte jaune dans la salle de
soins pour l’élimination exclusive
et immédiate des OPCT (boîte
conforme à la norme NF X30-500)
dasr : boîte de récupération d’amalgames secs et
séparateurs d’amalgames au niveau des fauteuils
2 stockage dans un local dédié
daoM : stockage dans un conteneur adapté
dasri : stockage dans un conteneur avant
l’enlèvement
La durée de stockage est fonction de la quantité
produite mensuellement
• >5Kg/mois : 7 jours
• < ou = à 5Kg/mois : 3 mois
daoM : éliminer quotidiennement selon la filière des
ordures ménagères
dasri : le transport vers le lieu d’incinération impose
un suremballage ou un conteneur agréé :
• < 15 Kg : transport personnel (bornes de collecte
dans certaines déchetteries) ou prestataires agréés
• >15 Kg : prestataires agréés
dasr : • Collecte par une société, utiliser les
bordereaux 1 et 2 de CERFA (n° 10875 et 10786*01)
• Collecte et transport par le praticien, utiliser le
bordereau 3 CERFA (n° 10787*01)
4 traçabilité des DAsri
il est nécessaire d’avoir la traçabilité de
l’élimination :
• État récapitulatif annuel réalisé par le prestataire
• L’ensemble des documents à conserver pendant 3 ans
1. Arrêté du 30 mars 1998 relatif à l’élimination des déchets d’amalgames
issus des cabinets dentaires. Circulaire DGS/DH n° 97/305 du 22 avril 1997
relative à la gestion du risque mercuriel dans l’activité médicale
tabLeau rÉcapituLatif
de La traçabiLitÉ des dasri2
type
de collecte
Documents
fournis par
Production
≤ à 5 kg
Production
> à 5 kg
Absence de
regroupement
Le producteur
Bon de prise
en charge
Bordereau CERFA
11351*01
Bordereau
CERFA
11352*01
Bon de prise
en charge +
Bordereau CERFA
11352*01
Regroupement Le prestataire
2. L’arrêté du 7 septembre 1999 relatif au contrôle des filières d’élimination des déchets d’activités de soins
à risques infectieux et assimilés et des pièces anatomiques
ANNEXES
131
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