chut 14 - La Garance - Scène nationale de Cavaillon

chut 14 - La Garance - Scène nationale de Cavaillon
mars avril 2004
journal gratuit du théâtre de cavaillon - scène nationale n°14
2
Informer le public
La presse, les medias, les
déclarations politiques, les
micros trottoirs et autres
pseudo-sondages se sont
emparés de nous…
Nul ne peut plus douter
désormais de l’importance
et de l’impact de nos
actions culturelles !
Il est de mon devoir d’informer
le public, en rêvant à l’idée qu’ici,
l’objectivité est possible.
Elle est en tout cas souhaitée,
et souhaitable.
Monsieur le Député-maire
MAIRIE
BP 37
84301 CAVAILLON cedex
Monsieur le Directeur
DIRECTION REGIONALE DES
AFFAIRES CULTURELLES
23, Boulevard du Roi René
13617 AIX-EN-PROVENCE
Monsieur le Président de la
REGION PROVENCE-ALPES-CÔTE
D’AZUR
Hôtel de Région
27 Place Jules Guesde
13481 MARSEILLE cedex 2
Monsieur le Président du
CONSEIL GÉNÉRAL DE VAUCLUSE
Rue Viala
84909 AVIGNON cedex 09
J’ai été nommé à la direction du
Théâtre de Cavaillon – scène nationale en mars 2001, à l’unanimité
d’un jury représentatif du Conseil
d’administration et des principaux
financeurs. La sélection s’était faite
au vu d’un document détaillant le
projet artistique dans tous ses axes.
Plusieurs points du dossier étaient
consacrés aux moyens, et le budget
de fonctionnement était évalué à 8
millions de francs.
Peu après mon intégration, le
Conseil régional donnait un signe
fort de soutien au nouveau projet,
faisant passer la subvention déjà
votée pour 2001 de 300 000 F à
500 000 F (de 45 700 euros à
76 200 euros). La Ville de Cavaillon,
le premier des financeurs, avait alors
déjà décidé d’une progression de
50 000 F (7 600 euros, soit + 2%),
suivant une promesse faite lors de la
«reconstruction du budget» après la
crise de l’année précédente. La
DRAC (l’Etat) déclarait ne pas pouvoir engager de nouveaux crédits en
2001, et le Conseil général de
Vaucluse était contraint par une
convention triennale se terminant fin
2002, chiffrée pour toute sa durée
suite à une augmentation conséquente attribuée en 2000. J’obtenais
par ailleurs une subvention nouvelle
de 150 000 F, dans le cadre d’une
résidence de création chanson. Au
total, les subventions augmentaient
en 2001 de 5%, soit beaucoup
moins que ne l’exigeait le projet sur
lequel s’était fait le choix de ma personne.
Dès novembre 2001, j’annonçais au
conseil d’administration une perte
prévisible d’environ 500 000 F, alors
que nous étions alors majoritairement sous l’emprise de l’ancien projet artistique, rendant évidente l’idée
d’un déficit structurel.
En 2002, le Conseil régional augmente sa subvention de 45 000
euros (60%), et la DRAC de 23 000
euros (7%). La saison 2001/2002 est
construite sur la base du nouveau
projet. Un nombre plus important de
spectacles et des choix exigeants
sont là pour en donner la teneur ;
notamment, en mai et juin, sont donnés Rwanda 94 et Embouteillage,
deux spectacles plébiscités par tous,
mais lourds en dépenses.
Le printemps 2002 est aussi le
temps de finalisation du programme
2002/2003, qui engage une bonne
partie de l’année 2003. C’est la règle
dans tout lieu culturel, vivant le
décalage entre saisons de programmation et années budgétaires.
Nous apprenons en octobre que la
ville de Cavaillon ne nous accorderait ni l’augmentation espérée, ni
même les 7 622 euros qui nous
avaient pourtant été annoncés par
lettre comme ayant été votés. Nous
savons alors que l’année sera très
déficitaire, et les comptes arrêtés
nous le confirmeront : le cumul des
déficits d’exploitation 2001 et 2002
avoisine les 200 000 euros.
Nous supprimons sur 2003 ce qui
peut l’être (plusieurs concerts de la
Boîte à frissons, une représentation
de Platonov, deux spectacles de rue
du Théâtre de l’Unité, etc.), mais
nous savons que l’année sera surtout consacrée au rééquilibrage des
comptes, sur le «comment vivre
avec le déficit», puis l’effacer. Avec
Nicole Taché, notre nouvelle présidente, nous négocions un emprunt,
pour lequel nos financeurs s’engagent tous à nous accompagner dans
notre capacité à rembourser, et qui
doit être garanti par le Département
et la Ville, comme les membres du
Conseil d’administration en ont décidé. Le Conseil municipal vote contre
la caution à une très forte majorité,
et Nicole Taché démissionne.
Début 2004, la Ville décide un temps
de ne pas inscrire au vote du budget
la subvention du Théâtre, alors que
la Région a voté une progression de
80 000 euros (+ 47%), que l’Etat et
le Département augmenteront de
30 000 euros au moins chacun.
Devant la menace d’une suspension
immédiate de l’activité, la Ville
accorde finalement une subvention
équivalente à celle des années précédentes, ce qui permet au Conseil
d’administration de voter le budget
de l’association pour 2004, pour une
activité réduite, amputée notamment
du festival autour de l’accordéon.
Mais une saison se construit toujours très à l’avance, et les chiffres
qui circulent concernant 2005 nous
en empêchent. Et qui n’avance pas
recule.
La programmation 2004/2005 qui
ne peut se construire. Des salariés
permanents qui craignent légitimement pour leur emploi. Un directeur
qui se sent de plus en plus isolé. Tout
va bien ?
Souvent, les spectateurs, les amis,
nous demandent ce qu’ils peuvent
faire. Il n’y a pas de pétition à signer.
Elle n’existe pas, car ce genre de
document se contente de demander
une signature au bas d’un texte écrit
par celui qui la décide. Mais pourquoi ne pas écrire aux tutelles (avec
copie à la Scène nationale) un texte
personnel, qui dira le bonheur que
vous rencontrez à la Scène nationale, votre analyse sur la pertinence du
travail produit, votre soutien exprimé
dans les termes qui vous sembleront
les plus justes.
Tout va bien.
édito
3
L'homme
au sommaire
pages 2 - 3
L’édito du Directeur
pages 4 - 5
Oh les beaux jours
pages 6 - 7
Soffio
pages 8 - 9
Colza
page 10
Zazie dans le métro, la pièce
pages 11
Zazie dans le métro, le film
Association la Strada
pages 12-13
Têtes Raides
pages 14 - 15
Hommage à Chris Conty
pages 16 - 17 - 18
Remember the Misfits
page 19
Les élèves au Théâtre
pages 20-21
Action culturelle
page 22
La photo-mensonge
page 23
Points de Chut…
Les infos pratiques
page 24
La programmation 2003 - 2004
Aimer, s'aimer, nous aimer est le titre
lumineux d'un livre qui l'est tout
autant, et que vient de faire paraître
aux Editions Galilée le philosophe (et
directeur de l'IRCAM) Bernard
Stiegler. Ecrit à la suite du 21 avril
2002, il dédie son texte aux électeurs du Front national, dont il se
sent proche, dit-il, parce que ce sont
des gens qui souffrent, et qui le font
souffrir. Dans la proximité même de
leur souffrance, il les sent infiniment
éloignés, et cet éloignement est
paradoxalement le point de fuite de
la souffrance commune. Il finit par
souffrir avec eux de ce qui les fait
souffrir. (1)
qui pleure
Le 7 février, le Théâtre de Cavaillon scène nationale accueillait Guerra.
Le spectacle de Pippo Delbono s'est
clôturé par une quinzaine de minutes
d'applaudissements, le public
debout. Les femmes ont pleuré, les
hommes ont pleuré, j'ai pleuré. Je
suis infiniment triste pour tous ceux
qui n'ont pu partager cette intensité.
Elle était la preuve de ce futile indispensable, de cet inutile essentiel qui
compose notre mission. Mohamed
Kacimi, auteur algérien que nous
accueillons en résidence, parle de la
place du théâtre dans un récent
article paru dans Libération (2) :
« Le théâtre n'est pas au cœur de la
cité, mais il parle du cœur de la cité, au
cœur de la cité, à partir de la marge la
plus vulnérable, la plus ténue, la plus
fragile. Nous existons fort parce que
justement nous sommes superflus ».
Il est un phénomène que beaucoup
ont tenté d'expliquer rationnellement, en vain : qu'est ce qui fait que,
rassemblés dans un même lieu, plusieurs centaines d'individus, avec
leurs personnalités propres, leurs
humeurs, leurs motivations d'être là,
qu'est ce qui fait qu'à un moment
(souvent non planifiable), ils fassent
bloc, comme s'ils n'étaient plus
qu'un ? Le metteur en scène JeanPierre Vincent parle de l'entité
humaine, emportée par le même
imaginaire pendant la durée de la
représentation. Nous l'avons vécu en
plusieurs occasions ces derniers
mois. Serait-ce la preuve que la poétique peut dépasser la mathématique, que l'irrationnel est plus
essentiel que le cartésien ?
Ces prochaines semaines, ne manquez pas de rencontrer ou redécouvrir le sang, les larmes, les douceurs
d'Arthur Nauzyciel, de Paco Dècina,
de Karin Serres, de Jeanne Heuclin
et Dominique Houdart, des Têtes
Raides, de Jean-Jacques Nyssen, de
Julien Bouffier. Ils seront nos indispensables, nos dinosaures, la preuve
que nos doutes persistent.
Pippo Delbono nous a dit qu'il y a
un temps pour rire, et un temps
pour pleurer.
Jean-Michel Gremillet
prenez la main et …
rendez-vous à la
page indiquée
(1) on peut aussi se procurer un article
de Bernard Stiegler paru dans le Monde
daté du 11 octobre 2003
(2) Libération du 31 janvier 2004
4
vendredi 12 mars
20h30
Théâtre de Cavaillon
scène nationale
Oh les beaux
jours
Compagnie 41751/Arthur Nauzyciel
texte
Samuel Beckett
mise en scène
Arthur Nauzyciel
avec
Marilù Marini : Winnie
Marc Toupance : Willie
scénographie
Arthur Nauzyciel
et Antoine Vasseur
costumes et accessoires
Paul Quenson
lumière
Marie-Christine Soma
son
Xavier Jacquot
maquillage et coiffure
Jean-Luc Don Vito
PRODUCTION
CDDB-THÉÂTRE DE LORIENT, COMPAGNIE
41751/ARTHUR NAUZYCIEL, TNT-THÉÂTRE
NATIONAL DE TOULOUSE MIDI-PYRÉNÉES, D.S.N.DIEPPE-SCÈNE NATIONALE, LE GRANIT-SCÈNE
NATIONALE DE BELFORT
AVEC LE SOUTIEN DE L’AFFA DANS LE CADRE DE
TINTAS FRESCAS
SPECTACLE CRÉÉ AU CDDB-THÉÂTRE DE LORIENT
LE 12 MAI 2003
DURÉE : 1H55
TARIF NORMAL 18€
TARIF RÉDUIT 12€
PÉCOU 8€
PÉCOU - 26 ANS 5€
La pièce Oh les beaux jours est parue
et disponible aux Editions de Minuit
EN JANVIER 2001, ARTHUR NAUZYCIEL
EST VENU À LA SCÈNE NATIONALE DE CAVAILLON,
COMME LE METTEUR EN SCÈNE ET L’UN DES
ACTEURS DU SPECTACLE LE MALADE IMAGINAIRE
OU LE SILENCE DE MOLIÈRE. CETTE PIÈCE AVAIT ÉTÉ
CRÉÉE AU CDDB DE LORIENT, PUIS EST ENSUITE
PARTIE EN TOURNÉE EN FRANCE ET À L’ÉTRANGER.
élèves au Théâtre :
une belle approche théâtrale
19 pour les lycéens
Oh les beaux jours
Oh les beaux jours... c'est le face à face d'une femme avec la mort.
Face à face sans aucun sentimentalisme, sans fioriture.
150 mots pour dire ce moment-là qui nous guette tous. ”Moment” croqué à
pleines dents par Marilù Marini, cette immense comédienne, actrice-fétiche
d'Alfredo Arias, à l'accent tout aussi argentin que le rire. Sa “Winnie”, le
personnage, n'en a pas fini avec la sensualité suprême, celle qui traite la
mort avec autant de gravité que d'ironie. Attisement des souvenirs d'amour
et des cruautés, élégance "vieux style" et grimaces de clown, elle passe en
toute liberté du coq à l'âne pour retarder encore un peu l'instant de passer...
Interrogée sur cette création,
Marilù Marini nous répond :
Q - Pour ce projet qui était le vôtre
- celui d'incarner “Winnie” - vous
avez demandé à Arthur Nauzyciel
de mettre en scène Oh les beaux
jours ?
R - Oui, je lui ai demandé de partager l'aventure avec moi. J'avais vu
plusieurs de ses mises en scène dont
“black battles with dogs / Combat de
nègre et de chiens” de Koltès (créé à
Atlanta puis au CDDB - Théâtre de
Lorient, en anglais, avec des acteurs
américains), et ça palpitait la vie ce
spectacle. Une vraie présence des
corps, un vrai conflit, une sensualité à
vue. C'est toute sa sensibilité et son
intimité avec l'humanité qui nous a
liés pour monter ce spectacle.
Q - Oh les beaux jours, du moins en
France, est une pièce très fortement
liée à l'interprétation qu'en fit
Madeleine Renaud dans les années
60 et qu'elle a joué plus de dix ans.
Est-ce qu'il n'est pas difficile de
s'attaquer à un tel mythe ?
R - C'est vrai qu'en France c'est une
pièce vraiment mythique. On dirait
qu'on ne peut pas y toucher. Elle est
pétrifiée dans les années 60-70 alors
que, pour moi, c'est totalement une
pièce d'actualité. Quand je suis arrivée en France fin 75, j'ai eu la chance de voir Madeleine Renaud l'interpréter à sa dernière reprise. Elle était
très âgée, ce qui était particulièrement émouvant, mais sa “Winnie”
était surtout une vieille dame très
digne. Moi, je crois que Winnie n'est
pas seulement une "dame", mais
avant tout une femme qui se révolte.
Ce qui lui arrive c'est un combat avec
et contre son propre corps qui est
menacé, très concrètement, de disparaître. Le "mamelon dans lequel
elle est enterrée jusqu'à la taille",
selon les indications de Beckett, a ici
une vraie présence. C'est une énergie
qui palpite comme celle d'un volcan.
Peut-être est-elle broyée dedans,
meurtrie, avalée ? En tout cas, elle y
est absolument enfoncée comme
quand on est absolument enfoncée
en soi-même, dans ses propres pen-
sées. Et c'est lui, ce volcan, ce
mamelon son vrai partenaire de jeu,
parce qu'il figure d'une certaine
manière sa propre intimité.
Q - En quoi est-ce un texte particulièrement actuel ?
R - La question que pose ce texte
c'est : Qu'est-ce qu'on fait quand on
attend la mort ? Qu'on n’a plus rien à
faire ? C'est une question brutale et
qui nous concerne tous. Tout est
nécessaire dans ce texte, concis et
droit, presque minimaliste, c'est en
cela qu'il me semble très actuel.
Q - La “Winnie” que vous interprétez
est aussi incroyablement ironique et
charnelle…
R - Pour elle tout est un prétexte à
continuer. Toujours et jusqu'à la fin,
elle va de l'avant. C'est une “Winnie”
forcément assez argentine : même
enfoncée jusqu'au cou dans la misère de vivre, elle avance, elle continue
parce qu'elle a assez de mots et surtout assez d'ironie sur son propre sort
pour durer.
5
6
Soffio
mardi 16 mars
20h30
Théâtre de Cavaillon
scène nationale
Soffio
Compagnie Post-Retroguardia
pièce pour six danseurs
chorégraphie
Paco Dècina
interprètes
Valeria Apicella, Emilie Praud,
Orin Camus, Jorge Crudo,
Rodolphe Fouillot,
Noriko Matsuyama
musique et réalisation sonore
Christian Calon et Olivier Renouf
matériau flûte
Claire Marchand
extraits de musiques traditionnelles
de l’Inde Umakant et Ramakant
Gundecha, Pandit Bhimsen Joshi,
Harsh Wardhan
extrait de “Une nuit d’été”
de Hector Berlioz
(Le spectre de la rose, interprétée
par Régine Crespin)
lumières
Laurent Schneegans
costumes
Rachel Quarmby
COPRODUCTION
THÉÂTRE PAUL-ELUARD DE BEZONS - SCÈNE
CONVENTIONNÉE, LA COMÉDIE DE CLERMONTFERRAND-SCÈNE NATIONALE, LE TRIDENT-SCÈNE
NATIONALE DE CHERBOURG-OCTEVILLE,
LA COMPAGNIE POST-RETROGUARDIA / PACO
DÈCINA AVEC L’AIDE DE L’ADAMI
PIÈCE CRÉÉE LE 31 JANVIER 2003 AU THÉÂTRE
PAUL-ELUARD DE BEZONS-SCÈNE CONVENTIONNÉE, DANS LE CADRE DE LA RÉSIDENCE SUBVENTIONNÉE PAR LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET
DE LA COMMUNICATION, LE CONSEIL GÉNÉRAL DU
VAL D’OISE, LA VILLE DE BEZONS
LA COMPAGNIE POST-RETROGUARDIA / PACO
DÈCINA BÉNÉFICIE DU SOUTIEN DU MINISTÈRE DE
LA CULTURE - DRAC ILE-DE-FRANCE AU TITRE DE
L AIDE AUX COMPAGNIES CHORÉGRAPHIQUES
CONVENTIONNÉES.
DURÉE : 1H15
TARIF NORMAL 18€
TARIF RÉDUIT 12€
PÉCOU 8€
PÉCOU - 26 ANS 5€
Sur le plateau vide et nu, la danse renoue avec ses
origines premières, où le souffle (soffio, en italien)
témoigne du vivant, le mouvement du sacré. Pourtant
ici nul autel à la gloire d'un dieu, nulle histoire en
guise de guide mais le mouvement seul, pris de sa
source à son déploiement. Une danse vécue comme
une expérience spirituelle qui, dans sa simplicité nous
invite à respirer l'instant, à le faire nôtre et à
redécouvrir avec bonheur que la danse a une âme.
Tandis que Soffio est exécuté par
six magnifiques danseurs, grands
techniciens et puristes de leur art,
Paco Dècina, le chorégraphe
déclare “C'est la première fois
que je dis qu'il n'y a personne
dans cette pièce, mais seulement
la danse”. Pour mieux comprendre
son propos, il n'est que d'évoquer le
nom de quelques-unes
de
ses
dernières
créations depuis la
naissance
de
la
Compagnie, il y a vingt
ans : "Lettre au Silence"
(1998),
"Neti-Neti"
(2000) qui signifie "ni
ceci ni cela" , processus
analytique, qui dans la
tradition indienne amène
progressivement à la
négation de tout nom et
de toute forme dont est
fait le monde, dans le
but de se tenir en
direction
de
l'Un,
"Summa Iru" (2001) qui
signifie en tamoul
"rester tranquille : il n'y
a rien à faire". “Ce qui,
précise Paco Dècina, est
loin d'être une renonciation au
monde mais une transmutation
du regard qui nous change de
sujet en témoin, de corps
dansant en interprète, pour
capter et remonter le mouvement
jusqu'à sa source, là où de
l'abandon naît la danse.” On
comprend que l'attachement que
voue Paco Dècina à la philosophie
orientale, celle du "lâcher prise" et
du "non vouloir saisir", est au cœur
de sa réflexion. Pour lui, l'essence
de la danse, c'est la recherche de
l'épure, du vide, du dépouillement.
“En réalité, l'enjeu est d'accepter
la page blanche, l'espace vide
pour que le geste dise tout. Ainsi
nous célébrons la subtile lumière
du cœur” précise-t-il à propos de
Soffio. Une célébration qui concilie
la rigueur classique et l'émotion du
geste pur, la musique classique
indienne et l'électro-acoustique,
afin d'ouvrir l'instant sur l'infini, et
ce faisant, parvient à saisir l'âme de
la danse dans son dessin propre :
un tracé qui tient autant de la
calligraphie chinoise que de l'art
abstrait. En ce sens, Soffio
s'apparente à une sorte de
parcours initiatique vers la
naissance du mouvement. Et cette
initiation est d'autant plus subtile
qu'elle n'est jamais forcée, mais
laisse chacun des spectateurs libre
de se frayer son propre chemin
d'écoute, de regard, de méditation.
“Dans ce moment de réflexion
privilégiée sur la façon d'être au
présent, le spectateur doit
pouvoir retrouver une part
de sa propre histoire dans
ce qu'il voit. Sinon, c'est
une danse qui offense
l'homme
dans
le
spectateur”. Il n'y a donc
effectivement "personne"
dans Soffio, ni personnages,
ni incarnations, mais des
corps, simplement, qui par
leurs mouvements et leurs
souffles s'élèvent, glissent
et se transmutent comme
des âmes. L'essentiel reste,
pour nous spectateurs, de
savoir
nous
rendre
disponibles à l'instant, afin
d'entrer dans ce monde
simple comme un silence,
beau comme un mystère,
léger comme un souffle.
Action Culturelle
21 Stage
Initiation à la lumière
De l’idée d’un éclairage
à la création lumière,
quel chemin !
dirigé par Laurent Schneegans,
Samedi 13 mars de 14h à 21h
et dimanche 14 mars de 10h à 17h
7
8
vendredi 19 mars
19h
Théâtre de Cavaillon
scène nationale
Colza
texte, mise en scène et scénographie
Karin Serres
assistanat à la mise en scène
Delphine de Stoutz
avec
Sylvie Ballul, Guillaume Durieux,
Xavier Loira
lumière
Bertrand Couderc
son
Madame Miniature
construction décors
Dominique Toulet, Claude Moysan
Toile réalisée par les Ateliers
Jipanco
équipe technique (en tournée)
régie plateau
Bernard Taillade
régie son
Nathalie Estève
régie lumières
Gilles Leneuf de Neufville
habilleuse
Pamela Guénin
techniciens
Iris Mohwinkel, Angelo Guilloux,
Jean-Pierre Parfait,
Olivier Baraduc, Nicolas Lartigue
PRODUCTION
THÉÂTRE DE L'EST PARISIEN
EN COPRODUCTION AVEC
LE FESTIN-C DN DE MONTLUÇON / RÉGION
AUVERGNE ET ADDC 24
AVEC LACOLLABORATION ARTISTIQUE DU JEUNE
THÉÂTRE NATIONAL
EN PARTENARIAT AVEC PARIS MÔMES, FNAC
JUNIOR
MERCI À GUILLET-FLEURS D'ART
ET UN TRÈS GRAND MERCI À EMILIE MOUSSET ET
JULIE DE STOUTZ POUR LEUR GÉNÉROSITÉ.
POUR PLUS DE RENSIGNEMENTS :
http : // colza.rhapsodyk.net
Le texte est publié à L'école
des Loisirs-Théâtre. (2001)
DURÉE : 1H15
TARIF UNIQUE 5€
rendez-vous pour les scolaires
CE2, CM1, CM2, 6ème, 5ème
jeudi 18 mars à 14h
vendredi 19 mars à 14h
TARIF POUR LES SCOLAIRES 4€
Colza
Ils sont trois : Grand, Petit et leur Mère. Ils vivent dans une maison aux volets
entrebâillés. Grand n’est pas un enfant comme les autres : il lui arrive de disparaître
pour aller danser tout nu dans un abreuvoir, ou d’observer des heures durant le jaune
d’un champ de colza. Petit va à l’école, mais il attend avec impatience de retrouver
son grand frère qu’il adore. Leur mère les élève seule et essaie de vivre sa vie à elle
tout en protégeant ses deux fils. Petit s’inquiète d’entendre Grand lui parler d’un
voyage. La Mère le rassure mais elle a tort : Grand disparaît vraiment. Que lui
réserve le vaste monde ? Reviendra-t-il un jour ?
Tous nos sens en éveil, partager
avec vous, adultes et enfants, une
heure durant, l’infinie poésie de
chaque instant.
Printemps 2000, Sigoulès, petit village de Dordogne. J’étais là en pleine
campagne, le printemps faisait fleurir
pâles et sucrés tous les arbres fruitiers, les hirondelles criaient dans le
ciel, la lumière des longues langues
jaune électrique du colza éclaboussait les prés, dévalaient les collines
avec leur odeur sucrée, puissante,
cette odeur de beurre qui nous envahissait. Alors, derrière ma fenêtre du
premier étage, en face de l’église, j’ai
commencé à écrire Colza au son des
mariages, des passages, des enterrements, des cris d’enfants et, dans la
nuit tiède, les crapauds chantaient.
Voilà tout ce que contient Colza, ce
choc sensoriel pour la fille de la ville
que je suis, comme un réveil de tous
mes souvenirs d’ailleurs, de jardins,
d’été, de sensations. C'est dans cette
richesse de couleurs, de chaleur et
d'odeurs que Colza vous invite à partager quelques jours de la vie de deux
frères et de leur mère. Quelques jours
d'un printemps si fort en sensations
qu'ils y puiseront de quoi grandir, de
quoi avancer, chacun de son côté.
Entre cloches de Pâques et pluies, je
vous invite à faire le plein d'énergie à
leurs côtés. J’ai désiré mettre Colza
en scène pour porter jusqu’au public
ma lecture sensorielle de ce monde.
Le pari fut de travailler, nous aussi,
dans ce registre sensoriel, simplement, joyeusement et précisément.
La pièce est née de dix fois plus de
mots qu’il n’en reste, mon stylo courait sans que je puisse l’arrêter.
Bribes après bribes, ces deux frères
ont pris corps, voix et chair, et leur
mère dans le soleil, leur mère-pilier.
J’ai beaucoup jeté, de leurs paroles,
de leurs voix, pour ne garder que l’essentiel, l’indispensable. Je voulais
une pièce qui fende l’air comme une
flèche. Dans Colza, tout est vrai, rien
n’est vrai. Ce qui compte, c’est la
force avec laquelle ces trois personnages se sont imposés à moi, et leur
manière joyeuse et têtue de traverser
les journées, et la façon dont la
lumière et les sons glissent sur eux,
les enveloppent, les portent. Colza est
le premier texte d’une nouvelle période d’écriture pour moi, proche de la
narration sensorielle. J’ai écrit à la
suite «Marguerite, reine des prés»,
pièce mise en scène par Anne-Laure
Liègeois et présentée la saison der-
nière à la Scène nationale de
Cavaillon, puis, «Dans la forêt profonde» et enfin tout dernièrement
«Thomas Hawk». Ces quatre pièces
ont en commun la force et la fragilité
des rapports familiaux, exacerbés par
la richesse sensorielle des lieux précis où ils se trament, et l’infinie diversité de toutes les routes de vie qu’enfants et adultes tracent, jour après
jours, têtes en avant, lancés. Pourquoi
avoir monté Colza, moi ? Parce
qu’entre autres je voulais poursuivre
sur la scène et avec les comédiens ce
que j’ai commencé, solitaire, dans
l’écriture. J’ai été trop loin déjà dans
l’après-écriture pour ne pas brûler de
poursuivre ce second et indispensable chemin sur la scène. Outre la
mise en scène, j’ai réalisé la scénographie, métier que je pratique avec
passion depuis plus d’une quinzaine
d’années, en parallèle avec l’écriture.
Un dispositif très simple : trois parois
côte à côte formant comme une
grande boîte en carton, ouverte vers
le public, des murs sur lesquels les
émotions ricocheront et la course du
soleil viendra tourner, brouillant les
pistes : murs ? sol ? plafond ?
Karin Serres
9
GRAND
Un matin, je prendrai le car sur la place,
dans le brouillard, je monterai dedans
tout éclairé avec ma carte pleine de livres,
j’irai m’asseoir, le car claquera ses portes plates
et il m’emportera comme tous les autres
le long de ses phares pour apprendre les choses.
PETIT
Tu te rappelles ? On s’asseyait sur
la deuxième marche de l’escalier en face
de la maison, sur le béton encore tiède du
soleil passé, et on attendait sans bouger,
tous les trois, serrés, que le jour penche,
que la nuit tombe et finisse de tomber
pour que les lampadaires s’allument au
front des maisons.
Bibliographie
Editions L’école des loisirs :
«Mongol» (2003),
Editions L’école des loisirs - théâtre :
«Thomas Hawk» (2003),
«Dans la forêt profonde» (2003),
«Marguerite, reine des prés» (2002),
«Colza» (2002)
Editions Théâtrales :
«Embouteillage» (2002)
Répertoires Théâtrales :
«Navrée» (2002), «La nuit carnivore» (2002),
«La barque de gypse» (2002), «Colza» (2002)
Editions Lansman, in Théâtres à lire & à jouer n°3 :
«Anne Droïde» (2001)
Editions Monica Companys :
«Chlore» (2000)
Editions Flammarion-Père Castor :
«Le voyage de Lou» (2001),
«Lou la brebis» (1998),
«Fleur de vache» (1998)
Editions Le Mot de Passe, coll. Très Tôt Théâtre :
«Luniq» précédé de «Katak» - (1995)
Colza a gagné le prix de la Semaine des Auteurs à Lyon, en 2001.
10
ATTENTION
NOUVEAU LIEU !
samedi 20 mars - 20h30
Théâtre des Doms - Avignon
Lundi 22 mars - 20h30
Café de la Poste - Goult
mardi 23 mars - 20h30
Salle Polyvalente - Maubec
mercredi 24 mars - 20h30
Café “le Cercle”- Cucuron
jeudi 25 mars - 20h30
Centre Culturel - Joucas
vendredi 26 mars - 20h30
Café de France - Cheval Blanc
mardi 30 mars - 20h30
Café “le Rex” - Noves
mercredi 31 mars - 20h30
Salle des fêtes - Mérindol
samedi 3 avril - 20h30
La Tour d'argent
L’Isle sur la Sorgue
Zazie dans
le métro, la pièce
Zazie dans le métro,
la pièce
Après son succès public, à Cavaillon, Murs, Lauris
et Oppède, la pièce Zazie dans le métro, repart en
tournée dans d’autres villes et villages nomades.
Un lecteur n’est jamais orphelin
Dans le Chut... numéro 12, nous avions déjà consacré un article sur ce
spectacle. Cette fois, nous avons préféré vous raconter la représentation
qui s’était déroulée au Café le “Fin de Siècle” à Cavaillon, à la façon
Raymond Queneau, dans “Exercices de style”. Bien sûr, nous n’avons pas
l’ambition de l’imiter, juste celle de lui faire un petit clin d’œil et de lui dire
ainsi qu’un auteur, même centenaire, ne meurt pas, et qu’aujourd’hui,
plus que jamais, nous avons besoin de lui.
Compagnie
Dominique Houdart - Jeanne Heuclin
d'après le roman de Raymond Queneau
et une interview de Raymond Queneau
par Marguerite Duras pour le journal
"L'Express"
adaptation
Evelyne Levasseur
mise en scène
Dominique Houdart
marionnettes
Patrick Grey
avec
Jeanne Heuclin :
Marguerite Duras, La veuve
Mouaque et la voix de Zazie
Dominique Houdart :
Raymond Queneau, Tonton
Gabriel, Trouscaillon, Gridoux, une
passante
musique
Fausto Ferraiuolo
L’ŒUVRE ZAZIE DANS LE MÉTRO DE RAYMOND
QUENEAU EST DISPONIBLE AUX ÉDITIONS
GALLIMARD
DURÉE : 1H
TARIF NORMAL 8€
PÉCOU - 26 ANS 5€
DOUBLE REGARD SUR LA COMPAGNIE DOMINIQUE
HOURDART-JEANNE HEUCLIN.
UN AUTRE PROJET AVEC CETTE COMPAGNIE AU MOIS DE
MAI À ROUSSILLON ET À L’ISLE SUR LA SORGUE, ET AU
MOIS DE JUIN AUTOUR DE CAVAILLON,
AVEC LE SPECTACLE DE RUE LES PADOX DANS LA VILLE.
“ Devenir un
padox
accompli”
22
Stage en mai dirigé
par Dominique Houdart
et Jeanne Heuclin
La Jet-set
Un pur bonheur...
Une belle soirée nomade...
C’était, fin novembre, au café le “Fin
de Siècle” à Cavaillon. La salle était
bondée et certains spectateurs
s’étaient même faufilés jusque derrière le bar pour mieux les voir. Mais
qui donc était là ? Marguerite
Duras, en personne, oui, s’entretenant avec Raymond Queneau, en
personne, sur la sortie de son roman
Zazie dans le métro. Tout à coup, les
spectateurs éclatèrent de rire. Que
se passait-il ? Zazie était là aussi.
Oui, cette chipie de marionnette,
parfois grande, parfois minuscule,
effrontée, espiègle, malpolie, ne cessait de perturber l’entretien, en surgissant de la cravate, de la poche de
Raymond ou du paquet de cigarettes
de Marguerite. Une môme dévergondée comme on a tous rêvé de l’être
sans avoir jamais osé le dire. Et je ne
vous parle pas de Laverdure. Oui, le
perroquet...
- Cette chère
Marguerite !...
La dernière
fois que je l’ai
aperçue,
c’était, il me
semble, dans
les derniers jours de novembre, au
Café le “Fin de Siècle” à Cavaillon.
Ses lunettes étaient tout bonnement
divines ! Un tantinet tape à l’œil,
peut-être ! Non ? Et sais-tu, ma chérie, qui était à ses côtés ? Oh, tu
n’en a pas idée ! Raymond !
Raymond Queneau ! Le papa de
Zazie ! Inouï, n’est-ce pas ? Oui,
inouï ! Marguerite et Raymond
étaient assis là, l’un à côté de
l’autre, sur une petite banquette
rouge cerise ! Ils parlaient de Zazie
qui, malicieuse en diable, tu la
connais, s’amusait à les interrompre
constamment, apparaissant subitement d’endroits les plus incongrus et
faisant mille et une facéties. Bien
sûr, Suzie, tu connais Zazie ?
- Non. J’ai horreur du métro.
Le Thérrâtreux
Le bonheur avec un grand “b”...
Un moment inoubliable ! Quel univers ! L’émotion est au rendez-vous
! Et que de belles trouvailles dans la
scénographie ! Si Dominique et
Jeanne sont de grands artistes, c’est
incontestable, ce sont surtout des
artisans de l’imaginaire ! Et cette
interprétation ! Du bonheur à la
louche, en veux-tu, en voilà !
J’entends encore la voix de
Marguerite ! La voix de Duras !
Incontournable ! Regarde, j’en ai
encore la chair de poule ! C’était, fin
novembre, oui, puisque je venais de
commencer les répétitions de
“Macbeth” ! On t’a dit que je montais
“Macbeth” ? à la bonne heure ! Au
café le “Fin de Siècle” ! Non, je ne
monte pas “Macbeth” au “Fin de
Siècle” ! Je te parle de Zazie dans le
métro ! Et toi, tu as des projets, en ce
moment ? Zazie en marionnette, il
fallait y penser ! Quelle belle idée !
Bien sûr, le personnage est beaucoup plus fort, plus percutant ! On
sent parfaitement la lutte entre l’enfant et le monde adulte dans lequel
Zazie va inévitablement chavirer un
jour ou l’autre ! Mais quand ?
11
mercredi 24 mars - 20h45
Cadenet
jeudi 25 mars - 21h
L’Isle sur la Sorgue
vendredi 26 mars - 20h30
Goult
samedi 27 mars - 17h
Reillanne
dimanche 28 mars - 17h
L’Isle sur la Sorgue
dimanche 28 mars - 20h30
Lagnes
lundi 29 mars - 21h
Noves
mardi 30 mars - 21h
Lacoste
mercredi 31 mars - 17h30
Bonnieux
jeudi 1er avril - 21h
Bonnieux
vendredi 2 avril - 20h45
Menerbes
lundi 5 avril - 20h30
Maubec
mardi 6 avril - 20h30
Joucas
Zazie dans le
métro, le film
auteur
Raymond Queneau
dialogues
Louis Malle et
Jean-Paul Rappeneau
avec
Milène Demongeot,
Philippe Noiret,
Hubert Deschamps,
Antoine Roblot,
Annie Fratellini, Carla Marlier ,
Vittorio Capriolo ,Yvonne Clech ,
Nicolas Bataille, Odette Picquet,
Jacques Dufilho, Marc Doelnit
La Strada
Cinéma itinérant
Association Loi 1901
Résidence le Voltaire
100 cours Fernande Peyre
84800 - L’Isle-sur-la Sorgue
Tél/fax: 04 90 38 29 28
Le programme de La Strada est
disponible sur le site
www.isle-sur-sorgue-antiques.com
rubriques good services.
Pour chacune de ces séances
La Strada propose d’organiser une
projection scolaire dans l’après-midi.
Pour plus d’information, n’hésitez
pas à contacter Anne Woelfel
au 04 90 78 64 60 ou
awoelfel@heatredecavaillon.com
PRIX POUR LES SCOLAIRES 2,5€
PRIX POUR LES SÉANCES TOUT PUBLIC 5€
TARIF RÉDUIT (CARTE ADHÉRENT) 4€
Zazie dans le métro
le film
Lorsqu'un membre de l'équipe de la Scène nationale de Cavaillon se rendait
sur un lieu nomade, quelques jours avant une représentation, il lui
arrivait fréquemment de croiser un membre de l'association La Strada qui,
dans le même désir vagabond, venait poser une affiche de ciné à côté de
notre affiche de terrâtre. Très souvent, nos affiches ont fait panneau
commun, en tout bien tout honneur, enfin, nous l'espérons ! Oui, dès que
nous avions le dos tourné... qui sait ce qui se passait entre elles ?
Il fallait absolument que la Scène nationale et la Strada s'unissent dans un
même projet... pour le meilleur, bien sûr !
Créée en 1990,
l’association La
Strada a pour
objectif de “promouvoir le cinéma par sa diffusion en zone
rurale et par
l’exploitation
d’une ou de plusieurs tournées
de cinéma itinérant dans les communes du
Vaucluse et des départements limitrophes, non desservies par le circuit
commercial. Classée"Cinéma Art &
Essai" (des films en version originale figurent dans chaque programme), elle cherche à toucher tous les
publics, grâce à la variété de ses
propositions, et participe ainsi à la
diffusion de la culture et au maintien
du lien social. La Strada participe à
des événements culturels (le festival
de "l’Art à l’écran" à Ménerbes, “la
semaine Haïti” à L’Isle sur la
Sorgue...). Une action particulière est
également menée en direction du
jeune public : nombreuses projections dans le cadre des activités scolaires et extra scolaires, application
d’un tarif réduit. Le nombre de
séances annuelles est d’environ 500
projections pour 17.000 entrées
dont près de 2.800
scolaires. La Strada
fonctionne grâce à
une soixantaine de
bénévoles répartis
dans les 12 communes précitées et
rémunère deux salariés : Julien Moron,
programmateur-projectionniste et Laurent
Cassassolles, projectionniste. Ses ressources proviennent de la billetterie
(68%), des aides du CNC, de la
Région, du Département de
Vaucluse, des Communes de la tournée (25%) et de sources diverses
(7%). La direction opérationnelle est
assurée par un bureau dont Antoine
Maruccia est le président, Jean-Paul
Chastel, le trésorier, Maurice Gérard,
le trésorier adjoint, tous trois, habitants de l’Isle sur la Sorgue, et
Christian Tingry, le secrétaire,
demeurant à Cadenet.
Mais pourquoi La Strada ?
Son nom vient du film éponyme
"La Strada" (1954) de Federico
Fellini : le grand Zampano, interprété par Anthony Quinn, circule
dans un étrange side-car et présente, au hasard des villages de
l’Italie, son numéro de bateleur ; à
ses côtés, sa partenaire
Gelsomina,
interprétée
par
Giuletta Masina, vêtue d’un
maillot rayé. L’association, comme
dans le film, va de village en village,
transportant dans une fourgonnette
son matériel de projection, mais
aussi le rêve et le désir. Son Italie à
elle : Cadenet, L'Isle-sur-la-Sorgue,
Goult, Lagnes, Viens, Céreste,
Reillanne, Ménerbes, Lacoste,
Bonnieux, Joucas, Eygalières et...
Maubec qui a rejoint la tournée le 16
février.
Zazie nous a donné du fil à retordre parce qu'on cherchait
constamment des équivalences filmiques à ce que Raymond
Queneau avait fait avec les mots.
Sans m'en rendre compte, j'ai trouvé avec Zazie mon thème
principal, la rencontre d'un enfant ou d'un adolescent avec
la corruption et le chaos du monde adulte...
Louis Malle
élèves au Cinéma :
Zazielamalpolie, çakiffegrâve,
19 c’esttropd’laballe… c’est hype pour
les mômes à partir de 9 piges !
12
samedi 27 mars
20h30
Théâtre de Cavaillon
scène nationale
concert assis-debout
Têtes Raides
Qu’est-ce qu’on s’fait chier !
chant, accordéon,
guitare acoustique, graphisme
Christian
saxophone, flûtes, accordéon, chant
Iso (grégoire)
basse, contrebasse,
Hélicon, tuba, chant
Cali (Pascal)
violoncelle, violon
Anne-Gaëlle
guitare acoustique,
saxophone, Baryton
Serge
batterie, chant
Lulu (Jean-Luc)
tuba, trombonne, piano
Edith (la “p’tite dernière”,
la sœur de Serge)
pour l’éclairage
Fantôme
pour le son façade
François
pour le son retour
Guy
ASTÉRIOS PRODUCTIONS
Qu’est-ce qu’on s’fait chier !
nouvel album sorti le 16 septembre 2003
chez Tôt ou tard
DURÉE : 1H30 ENVIRON
TARIF NORMAL 22€
TARIF RÉDUIT 16€
PÉCOU 12€
PÉCOU - 26 ANS 8€
Têtes Raides
Né, en 1984, en banlieue parisienne, grâce à Christian, Cali et Grégoire, “Les Red Ted” - c’est
ainsi que le groupe s’appelait à l’origine - se tournent vers le punk, influencés par “The
Clash”. Puis, “Les Red Ted” deviennent Les Têtes Raides et, avec l’arrivée de nouveaux
musiciens, le groupe travaille d’autres sons et rythmes, les climats, les couleurs, les humeurs
des instruments, le mystère des mots. Sur scène, le groupe est fascinant, on ne résiste pas à
la belle noirceur de ses atmosphères, sans cesse éclairées de cuivres inventifs. Il bouscule la
chanson française et lui redonne une vraie force, celle qui sort des tripes et du cœur, par un
ton particulier, un langage encore jamais entendu, cette émotion si nouvelle...
Les Têtes Raides ont montré un chemin où se sont engouffrés des groupes comme
“La Tordue”, “Les Hurleurs”,”Les Ogres de Barback”... et tant d’autres encore !
Le nouvel album
des Têtes Raides :
Qu’est-ce qu’on s’fait chier !
Sauf sur ce disque. Les premières
mesures de Civili nous rassurent :
Les Têtes Raides viennent du rock et
entendent y retourner dès que l’urgence s’en fera sentir. D’ailleurs, le
fantôme de Joe Strummer rôde,
avec ces premières mesures, qui
rappellent celles de “London
Calling” et vous collent recta la chair
de poule. Depuis le sabordage des
“Bérurier Noir”, il n’y avait guère que
Les Têtes Raides pour nous inventer
une carmagnole punk : C’est pas
dans les chansons/ ni dans l’eau de
mon vin/ Qu’on fera de demain des
civilisations... Ils ont sorti les guitares, comme en d’autres temps, on
sortait par devoir les fusils cachés
dans l’armoire. C’est un appel à l’insurrection des esprits, à la mobilisation des consciences, à la réquisition
des vigilances, lancé d’un pays que
certains travaillent à endormir. Mais,
c’est aussi une manière fort astu-
cieuse de relativiser l’importance
qu’ils accordent à leur propre rôle de
saltimbanque ; mieux, de l’inscrire
dans le cadre d’un plus vaste combat auquel participent aussi bien les
intermittents du spectacle, les profs
ou les infirmières, urgentistes, tous
ces anonymes qui précisément, produisent de la civilisation. Go Away
actionne la pompe à joie (à ska) à la
mode “Specials” pour bouter le
“démago “. Black is Beautiful invente la chanson anti-raciste humoristique qui va s’emballant sur un air
guilleret. Leur
engagement
concerne avant tout cette
dimension que certains voudraient nous faire admettre
comme subalterne - la poésie,
l’imaginaire - sans laquelle la
vie s’éloigne encore un peu plus
irrémédiablement des rives du
bonheur. Les Têtes Raides chantent, parlent, vitupèrent, vocifèrent,
conspuent, délirent, hululent… Le
résultat évoque parfois la création
auditive d’une cité souterraine, clan-
destine, domicile d’une humanité
réfugiée, balbutiante, stupéfiée, une
cour des miracles... C’est à la fois
grave et hilarant. Voilà un disque
fourmilière, truffé de mille gémissements de cordes - mandole, guitare,
violoncelle, violon (dont celui de Yann
Tiersen) - grouillant des chuintements et barrissements de cuivres
de tous calibres, hanté de la bizarrerie boréale des ondes martenots, de
la nostalgie de l’orgue de barbarie.
Un album dense d’innombrables
voix, chorale d’enfants sur PatiPata,
baryton troglodyte de casse-auto
dans Les Dents dont le puissant
C’était bien avant/ je bouffais du
pneu restera longtemps dans nos
mémoires. Voix folâtrant dans l’apesanteur déconcertante de Soupault,
hommage réussi rendu à l’un des
inventeurs de l’écriture automatique
et du surréalisme. Résonne également celle d’Artaud, récupérée d’un
célèbre extrait de son envoûtante
radiodiffusion ”Pour en finir avec le
Jugement de Dieu”.
13
La
discographie
des Têtes Raides
Not dead but bien raides 1989
Mange tes morts 1991 *
Les oiseaux 1992 *
Fleur de yeux 1993 *
Le bout du toit 1996*
Viens ! 1997, live *
Chamboultou 1998 *
Ginette -10 ans de Têtes Raides 2000, compilation
Gratte poil 2000 *
Les bouffes du nord avril 2003, dvd
Qu’est-ce qu’on s’fait chier ! 2003 *
* Ces albums sont à votre disposition à la
Médiathèque La Durance à Cavaillon
04 90 76 21 48
Les Têtes Raides s’acquittent merveilleusement de leurs obligations
de chanteurs de chansons “vranzaizes”, avec une évidente distanciation, et un soupçon de parodie,
mais également avec une étonnante
franchise. Dans Vaille que Vaille et
son déboulé de fanfare macédonienne, il s’en tire par un non texte. Mais
un peu plus loin, le groupe fait de En
silence un moment rare de pure sincérité, avouant combien dire
l’amour, la mort ou le chant des
oiseaux est devenu de nos jours une
entreprise difficile. Joyeux, grave et
déjanté Qu’est-ce qu’on s’fait chier !
est le signe rassurant, enthousiasmant, que Les Têtes Raides sont
parvenus, selon le mot de René Char
à développer leur étrangeté légitime.
La preuve qu’ils entrent en fanfare
dans une nouvelle phase de leur carrière.
14
CE-CHANSON
COPRODUCTION, RÉSIDEN
DE(S)
ET CRÉATION NOMA
n - Scène nationale
Théâtre de Cavaillo
jeudi 1
et vendredi 2 avril
20h30
Théâtre des Doms
Avignon
er
En compagnie du Théâtre des Doms
à Avignon et de l’Association Scènes
de Rock en France
Hommage à
Chris Conty
Jean-Jacques Nyssen
mise en ssène
Frédéric Faye
assisté par Marie grenon
chant
Jean-Jacques Nyssen
chœur
Fabienne et Mirabelle
Vandervaeren
guitare
Philippe Desbois
batterie
Xavier Mesa
Clavier
François-Régis Matuszenski
son
Nicolas Fau
lumière
Thierry Phal (sous réserve)
COPRODUCTION
RÉSIDENCE DE CRÉATION-CHANSON AU THÉÂTRE
DE CAVAILLON-SCÈNE NATIONALE,
FINANCÉE PAR LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET
DE LA COMMUNICATION
THÉÂTRE DE CAVAILLON-SCÈNE NATIONALE
DURÉE : 1H30
TARIF NORMAL 12€
TARIF RÉDUIT 10€
PÉCOU 8€
PÉCOU - 26 ANS 5€
DOUBLE REGARD SUR JEAN-JACQUES NYSSEN
LE THÉÂTRE DE CAVAILLON-SCÈNE NATIONALE A DÉJÀ
ACCUEILLI, DANS LE CADRE DE SES SOIRÉES NOMADES,
UN SPECTACLE DE JEAN-JACQUES NYSSEN L’ORCHESTRE
DE LA CHAMBRE, LE VENDREDI 7 NOVEMBRE,
À LA GARE DE COUSTELLET.
LE THÉÂTRE DES DOMS
ACCUEILLERA JEAN-JACQUES NYSSEN EN RÉSIDENCE
DU LUNDI 22 MARS AU MERCREDI 31 MARS
pop-
Hommage à Chris Conty
Chris Conty, le grand parmi les grands.
En novembre dernier, Jean-Jacques Nyssen passait en "nomade" à la Gare de
Coustellet nous présenter L'orchestre de sa chambre, au grand complet, avec
guitare électrique, trompette et harmonica mais aussi aspirateur, casseroles, réveil
et pommeau de douche. Aussi séduisant qu'émouvant, il était devenu, depuis
quelques années déjà, un vrai chanteur de pop music comme il l'avait toujours
rêvé. Mais il nous avait caché jusqu'ici le nom de celui qui, dès l’âge de 10 ans,
devint son idole, son maître, son héros absolu, son “Zorro”, son “Dieu” : Chris
Conty. Celui par qui toute la musique qu'il aime est arrivée… Pendant deux soirs,
c'est à cet immense maître de la pop music qu'il rend hommage dans le plus pur
style du spectacle de variétés des années 75.
Certes, les vrais amateurs et connaisseurs de la pop music le savent, Chris
Conty a connu une carrière aussi fulgurante que surprenante. Dès la sortie, en 66, de son premier 45 tours
chez Carrère, il connaît un succès
retentissant avec son tube "Si un
jour". Puis, Chris Conty devient, en
67, le principal collaborateur de David
Bowie pour adapter et interpréter ses
chansons en français, et ce dans le
monde entier. Séjournant en France
dans les années 75, il devient la mascotte des vedettes montantes :
Bashung, Dany, Christophe, les frères
Balavoine qui lui " piquent " une
mélodie, un refrain, un thème qui
contribueront à leur succès respectif.
En 78, Chris Conty revient soudainement en force sur la scène internationale, grâce à "Pas la peine", nouveau
tube adulé, tout particulièrement au
Japon, et qui lui permet de créer sa
propre maison de disques où il produit, en 1980, son fameux album
"Partance", juste avant de disparaître
mystérieusement à Berlin.
De cette disparition aussi soudaine
qu’inexpliquée,
Jean-Jacques
Nyssen avoue ne s’en être jamais
franchement remis, lui, qui depuis sa
plus tendre enfance n'a jamais raté
une seule apparition publique de son
idole, du moins en Belgique dont ils
sont tous deux originaires. Lui, qui
possède aujourd'hui tous les disques
de Chris Conty, les posters, les photos, les articles de presse et jusqu'à la
correspondance, achetée à tempérament, alors qu'il était encore adolescent, à Fabienne Vandervaren, la
chanteuse des Dolls qui devait devenir la femme de Chris. Jean-Jacques
Nyssen est aujourd'hui, et l’on découvrira à quel point, le fan le plus accro,
le plus documenté et le plus compétent en la matière pour rendre un
hommage des plus vibrants à son
idole. C'est un véritable gala de variétés dans le style de la grande époque
des années 70-80 que Jean-Jacques
Nyssen organise et anime pour Chris
et seulement Chris. Non seulement
c'est à la perfection qu'il imite et
transcende le style, le look, le charisme et le talent vocal de son “dieu”,
mais l'incarnation ne lui suffit pas, il
lui faut aussi la résurrection. Et le
voilà qui, entre deux chansons, mène
le talk-show sur la vie de Chris et ses
aléas dont il connaît les rebondissements mieux que personne, le tout
avec témoignages de personnalités
qui l'ont côtoyé, images d'archives
inédites à l'appui et quelques autres
révélations qu'on ne saurait apprécier
qu'en direct. Une véritable rétrospective de la vie de Chris Conty servie en
tranches de bonheur absolu par le
plus fan de ses fans. Ce spectacle
fera certainement frémir plus d'un
spectateur frileux quant aux débordements (quasi-fanatiques !) qui se
cachent sous le mot " fan ", mais
pour les vrais fans de la pop, les
inconditionnels de Chris Conty, les
grands nostalgiques de la "varièt
française", les purs et durs du hit parade ce sera un vrai régal que ce
gala. Quand on pense que tout ça
commence par une erreur de cadeau
d'anniversaire quand Jean-Jacques a
10 ans... Vive les erreurs !
Action Culurelle
21 Chantier
autour de la chanson
S’essayer à l’écriture de
chansons sur le mode du recyclage...
quelle aventure surprenante !
dirigé par Jean-Jacques Nyssen
pour adulte et au collège
de Pernes-les-Fontaines
-star
15
C'est peu dire que Chris Conty a marqué
ma vie. Ça commence en juillet 75 par
une minicassette que ma mère avait
acheté pour les 20 ans de Patrick, un voisin. Mais, Patrick l'avait déjà en vinyle,
cet album et le disquaire avait refusé de
l'échanger car le plexiglas de l'étui était
fendu. Ma mère n'y connaît rien en
musique car la musique, c'est pour nous
les jeunes. Et elle me donna cette cassette parce qu'elle avait acheté un pistolet à eau à mon frère et que ma sœur
avait pu aller à Méli-Park. C'était Chris
Conty, j'avais dix ans. La musique, chez
moi, c'était le hit -parade à la radio. Ma
sœur et ses copines étaient des clodettes. Serge, mon meilleur ami avait un
disque des Slades qui lui donnait un air
de connaisseur. Moi, désormais, j'avais
Chris Conty. Alors ne me demandez pas
d'être objectif, ni même critique.
Jean-Jacques Nyssen
16
mardi 6 avril
20h30
Théâtre de Cavaillon
scène nationale
Remember the
Misfits
Une histoire d'amour sans titre
Compagnie Adesso e Sempre
mise en scène
Julien Bouffier
intervenants Artistiques
Jean-Yves Picq et Bernard Guittet
avec
Marc Baylet, Vannessa Liautey,
Samuel Ginot, Sarah Lou Collin
et la participation exceptionnelle
de nombreuses "Guest Stars"
scénographie
Emmanuelle Debeusscher
et Julien Bouffier
assistés de
Maël Mignot
vidéo
Laurent Rojol et Julien Bouffier
création musicale et sonore
Eric Guennou
création lumière
Christian Pinaud
photographies
Marc Ginot
costumes
Pascaline Duron
COPRODUCTION
COMPAGNIE ADESSO E SEMPRE
THÉÂTRES DE SÈTE - SCÈNE NATIONALE
AVEC LE SOUTIEN DU CENTRE CULTUREL JEANPIERRE FABRÈGUE DE SAINT YRIEIX-LA-PERCHE.
LA COMPAGNIE ADESSO E SEMPRE EST EN
CONVENTION AVEC LA DIRECTION DES AFFAIRES
CULTURELLES LANGUEDOC-ROUSSILLON,
ET SUBVENTIONNÉE PAR LE CONSEIL GÉNÉRAL DE
L'HÉRAULT ET LA MAIRIE DE MONTPELLIER.
JULIEN BOUFFIER EST ARTISTE ASSOCIÉ À LA
SCÈNE NATIONALE DE SÈTE JUSQU'EN JUIN 2004.
PRODUCTION / DIFFUSION
CÉCILE MANGIN
01 46 06 04 99
CRÉATION LES 24 ET 25 FÉVRIER
AU THÉÂTRE DE SÈTE - SCÈNE NATIONALE,
PUIS LE 6 AVRIL
AU THÉÂTRE DE CAVAILLON-SCÈNE NATIONALE
LE 7 MAI AU CENTRE CULTUREL JEAN-PIERRE
FABRÈGUE DE SAINT YRIEIX-LA-PERCHE.
DURÉE ESTIMÉE : 1H15
TARIF NORMAL 18€
TARIF RÉDUIT 12€
PÉCOU 8€
PÉCOU - 26 ANS 5€
élèves au Théâtre :
théâtre’n vidéo
19 pour les lycéens
Remember the Misfits
“Je ne connais pas l'Amérique, mais ce qui m'intéresse, comme Claudel, c'est son
irréalité. L'Amérique n'est-elle pas en quelque sorte un film, elle qui défile, tous les
jours sous nos yeux comme un scénario ?” C'est à cette question que s'attache Julien
Bouffier dans "Nos nuits américaines" commencées la saison dernière avec “l'Echange”
de Paul Claudel. Cette saison, “Nos Nuits américaines, 2è épisode”, se poursuivent avec
toujours pour personnage principal : l'Amérique.
L’Amérique, ce pays que j'ai lu dans un livre comme le disait Marthe dans “l'Echange”.
Ce pays que j'ai vu au cinéma comme le dit Julien Bouffier et dont il fait décidément son
"moteur à images", “son Hollywood de théâtre”. Avec Remember the Misfits, c'est
d’Hollywood qu'il rêve au théâtre, dans un remake du tournage de ce film culte.
Julien Bouffier nous éclaire sur
son rêve de cinéma au théâtre :
échange.
Q - Remember the Misfits commence là où se termine “L'Echange” de
Paul Claudel. Nous sommes à la fin
du XIXe siècle sur la Côte Est des
Etats-Unis et Marthe, jeune européenne, choisit finalement de vivre
avec Thomas Pollock Nageoire,
grand illusionniste de l'argent facile
et parfaite incarnation du rêve américain. Vous choisissez, vous, d'inventer à ces personnages de
Claudel un nouvel avenir en les imaginant devenir les nouveaux héros
des “Misfits”, film écrit par Arthur
Miller et réalisé par John Huston en
1961. Côte Ouest des Etats-Unis,
XXe siècle.
R - Oui, Marthe et Thomas Pollock
forment ce couple improbable qui,
après la mort de Louis Laine et l'incendie de la maison, repartent de
zéro. Ils ne savent plus rien de leurs
parts d'illusion et de réalité et, dans
leur errance, ils rencontrent ce film,
“Les Misfits”, dont ils sont en quelque
sorte les fantômes. Marthe, le fantôme de Roslyn-Marilyn Monroe,
Thomas Pollock celui de Gay-Clark
Gabble, sans oublier le fantôme de
Louis Laine qui aurait pu devenir
Perce, ce cow-boy usé de show
rodéo, incarné par Montgomery Clift.
Cette fiction de théâtre est elle-même
doublée ou plutôt sur impressionner
par la fiction de cinéma qui est celle
d'un remake du tournage des
“Misfits” dont ils sont aussi les
acteurs à l'écran. Tout se passe
comme si le nouveau couple Marthe
et Thomas ne pouvait se reconstruire
que dans la fiction, n'exister que dans
le "mensonge" du cinéma.
Q - Le mensonge du cinéma ?
R - Oui, le mensonge d'Hollywood , la
fiction des super héros, des happy
ends.
Je croyais que ce film parlait de la
décrépitude du rêve américain, en
réalité il ne parle que d'enfance, de la
difficulté à la quitter. Le rêve américain après tout ce doit être cette incapacité à quitter l'enfance. Peut-être
que les Américains sont de grands
enfants qui n'ont pas compris qu’une
fois mort, on ne se relève pas, même
à la fin du générique. Ils se croient
invincibles comme leurs “super
héros”. John Ford, John Wayne,
Francis Ford Coppola, Robert de Niro
sont leurs historiens. Leurs livres sont
des DVD. C'est ce qui me fascine et
m'interroge.
17
Q - C'est ce qui vous invite à poser
la question du cinéma au théâtre ?
R - C'est même ce qui m'y oblige
d'une certaine façon. Je crois que ce
que j'aimerais le plus, dans le fond,
c'est que le théâtre, la représentation
donnée aux spectateurs, soit à l'image des bonus des DVD : le meilleur,
quoi ! Là où l'on peut se faire son film,
se l'inventer. Avec Remember the
Misfits c'est ce vers quoi je tends :
une bande-annonce, un making-off,
et dans la bouche des acteurs, sur le
plateau les extraits du scénario
d'Arthur Miller, des réflexions volées à
des cinéastes, l'histoire de la nouvelle vie de Marthe et Thomas Pollock
écrite par les comédiens de
“l'Echange” et moi…Tous ces éléments sont livrés en "live" ou à
l'écran, et mis à la disposition du
spectateur pour qu'il se fasse luimême son "film", son spectacle à lui,
selon son point de vue. Point de vue
qui dépend à la fois de sa place dans
la salle, des préférences de son
regard, de la sensibilité de son œil, de
sa disposition. En fait, du moment
présent. C'est bien ça que je veux
interroger au théâtre : la question du
présent et de la “présentification”.
Qu'est-ce qui m'apparaît comme le
plus présent, le plus actuel ? Le récit
toujours linéaire du théâtre qui va de
A à B, et qui trimballe d'avance un
certain ennui ou le "mensonge" du
cinéma qui par le montage, l'art des
allers-retours dans le temps, flashback et ellipses me trimballe tout
court entre rêve et réalité ?
Remember the Misfits est tout autant
une fable sur le cinéma qu'un récit de
théâtre impressionniste. Dans la distribution, il y a "2 en 1", Marthe en
Marilyn, Thomas Pollock en Clark
Gabble, les enfants en enfants. Est-ce
qu'en définitive nous ne sommesnous pas tous des “Misfits” incapables de quitter l'enfance ?
À vous de voir…
18
“The Misfits” : pour mémoire
Désert du Nevada, Paysage lunaire. Plan
large. Au centre, une femme. Blonde. Qui
hurle contre ceux qui capturent les chevaux
sauvages : Vous n’êtes heureux que quand
vous voyez quelque chose mourir. Pourquoi
ne pas vous tuer pour être heureux ? Vous et
votre pays de Dieu ! La liberté ! Contrechamp, plan serré : trois hommes, qui encaissent. Trois désaxés. “The Misfits” est un film
fondamentalement tragique parce qu’il raconte
une triste histoire de cow-boys et de fée blonde
perdus sur la terre. Mais aussi parce qu’il fut le
dernier film de Marilyn Monroe et de Clark Gable.
Un film écrit par Arthur Miller et réalisé par John
Huston en 1961.
“The Misfits” : tournage
Mon seul accrochage avec John Huston sur sa façon
de filmer était dû au fait que je trouvais qu’il filmait les
acteurs de trop près, et que l’on ne ressentait pas suffisamment que ces personnages vivaient dans la lune.
Il aurait fallu davantage de plans larges des personnages
perdus dans ce paysage. Il m’est arrivé d’être en plein désert,
parmi des cow-boys. Nous étions arrivés à une cabane dont les
cow-boys se servaient comme lieu de repos. Sur le sol, il y avait
des magazines dont des revues avec des cow-boys de cinéma.
Et j’ai alors découvert qu’ils pensaient que ces cow-boys-là
étaient de vrais cow-boys, et qu’eux n’étaient que des travailleurs.
Comme si la réalité ou la vérité était dans les films. Je me souviens
avoir ressenti qu’ils se dévalorisaient eux-mêmes, ils se considéraient comme des moins que rien, parce que la société elle-même
ne les respectait pas, eux qui étaient pourtant des personnages
authentiques, alors qu’elle respectait davantage ceux qui tentaient de
les copier. C’était la fin de la conscience humaine.
Arthur Miller, sur le tournage des Misfits
Remember the Misfits : remake
connivence avec Utopia
20 AUTOUR DES MISFITS
(sous reserve)
Lecture de l'acte 2 de la pièce
«Après la chute» d'Arthur Miller et
projection des «Misfits»
de John Huston à Utopia
Lundi 5 avril à 19h30.
Avec “The Misfits”, on se retrouve dans l'Ouest, le vrai, le Texas, l'univers
des cow-boys. On est au cœur du mythe américain. Une image mythique qui
s'abîme en laissant paraître les laissés-pour-compte de l'Amérique des
années 50, celle de la finance, de la consommation, de la publicité et du cinéma. Le rêve américain est devenu virtuel, une idée publicitaire. Les cow-boys
ne sont plus que des couvertures de magazines ou des stars d'Hollywood en
technicolor. De pâles copies vidées de leur sens ? Les “Misfits” est sûrement le
dernier des westerns, celui qui signe la fin du temps des cow-boys, la mort des
icônes d'Hollywood. Et pourtant je rêve d'Amérique.
Julien Bouffier sur Remember the Misfits
élèves
19
Scolaires
Chronique d’une rencontre entre les élèves des ateliers
d’écriture de l’Ecole de Saint Martin de Castillon et du Collège
d’Apt et Wajdi Mouawad.
Un moment de grâce à vous faire
partager, moment de rencontre et
d’échange avec Wajdi Mouawad,
auteur de la pièce Un obus dans le
cœur, accueillie en octobre dernier
au Théâtre de Cavaillon-scène
nationale, dans une mise en scène
de Christian Gangneron.
Au début était le Texte, et les mots
de Walid - personnage étrangement
proche de l’auteur - pour dire la
guerre, la souffrance face à la maladie de la mère, la peur. Ces mots-là,
les enfants de l’atelier les ont approchés, touchés du doigt, puis travaillé
jusqu’à ce que leurs craintes, leurs
rêves, leur parole se coulent en eux.
Pour les guider, Danièle Bruel, l’intervenante artistique, avait su dégager
dans la poésie crue de ce langage
les phrases, les images, la musique
qui leur parleraient. Puis ce fut la
Lumière avec Un obus dans le cœur
ou plutôt la plongée dans le Noir de
la salle et son silence avant la déferlante des mots ; et pour les dire,
cette fois, la voix, le souffle d’Olivier
Constant, seul sur le plateau. Les
élèves ont partagé avec lui cette histoire d’amour filial, simple comme la
vie mais aussi douloureuse.
Dans leurs souvenirs de cette soirée,
c’est d’abord l’émotion qui reste.
Enfin, assis en tailleur dans une salle
du collège, avec curiosité, franchise
et une pointe d’incrédulité, les élèves
ont accueilli Wajdi. Happés par la
vérité du spectacle, ils l’ont appelé
Walid. Entraîné par le plaisir de la
rencontre, il leur a raconté son aventure d’auteur, ses angoisses, ses
joies et conté “L’improbable histoire
de Willy Protagoras enfermé dans les
toilettes”. Ils ont donc parlé théâtre,
écriture, imaginaire. Et pour parfaire
l’échange – juste retour des mots –
les élèves ont lu au dramaturge les
textes qu’ils ont écrits à partir de sa
pièce. Ces phrases ont ici leur place
:
Le Théâtre, c’est la guerre dans la chambre...
C’est la guerre dans le Théâtre...
Je marche dans la rue glacée...
Je suis mal dans mon cœur...
(Igor, 8 ans 1/2)
Cette pièce m’a toujours touché le cœur.
L’histoire est terminée. Elle est terminée
et parce qu’elle est terminée vous
vous mettez à entendre le silence.
(Clément, 8 ans)
Un mot qu’on trouve au fond de soi c’est une
oasis dans le désert. L’histoire est terminée.
(Manel, 7 ans)
Pas si classiques
Pour les curieux, ceux pour qui les auteurs du XXème siècle
ne sont pas encore bons à ranger sur la dernière étagère
d’une bibliothèque d’école en mal de visiteurs…
Ces spectacles s’adressent à vous et/ou à vos élèves :
Parcours lycéen
Oh les beaux jours de Samuel Beckett, le vendredi 12 mars
à 20h30 : où il est question de la vie, du souvenir, du devenir. L’histoire d’amour d’une sur-vivante et d’un déjà
mort… La mise en scène d’Arthur Nauzyciel nous propose une excursion vers l’art et la performance tout en respectant le texte beckettien et sa précision scénique.
(voir page 4)
Remember the Misfits mis en scène par Julien Bouffier, le
mardi 6 avril à 20h30 : une suite à “l’Echange” de Paul
Claudel (mis en scène par Julien Bouffier la saison dernière) combinée avec un remake du film de John Huston “The
Misfits” (1961). Les personnages de Claudel, confrontés au
mensonge hollywoodien, nous livrent des extraits du scénario d’Arthur Miller et des réflexions volées à des
cinéastes : un aller retour entre écran et plateau à la
manière d’un making-off ou d’un bonus de DVD.
(voir pages 16 et 18)
À partir de 9 ans
Dans le cadre de la tournée de Zazie dans le métro,
la pièce de la compagnie Houdart-Heuclin,
du 20 mars au 3 avril :
Zazie dans le métro, le film de Louis Malle, du 24 au mars
au 6 avril dans les villages nomade(s), projeté par l’association la Strada (cinéma itinérant). Inspirée du roman de
Raymond Queneau, cette comédie raconte les tribulations
parisiennes de Zazie, une gamine qui n’a pas froid aux
yeux, malpolie, malicieuse, curieuse, sans gêne…
Un régal d’effronterie ! Une plongée de l’enfance dans le
monde chaotique des adultes.
(voir page 11)
Pour tout renseignement contactez
Anne Woelfel au 04 90 78 64 60
20
action culturelle
en cours
Comment toucher du
doigt ce qui nous paraît
inaccessible :
la création…
et bien en se jetant à
l’eau et en plongeant, le
temps d’un week-end,
d’un stage, d’un atelier,
dans l’inconnu.
Partage, écoute,
découverte… sont les
maîtres mots de ces
moments que nous
vous proposons avec
les compagnies de la
saison…
Alors tentés ?
ATELIER DE PRATIQUE
THÉÂTRALE
CHANTIER AUTOUR
DE LA CHANSON
La Compagnie Parnas anime
l’atelier de pratique théâtrale
hebdomadaire les lundis d’octobre
à mai. Parcours dans l’univers
poétique de Serge Valletti à
travers 2 comédiens, Martine
Thinières (la fantastique Marys’
que vous avez pu croiser en
Nomade(s) à l’automne) et Bob
Lucibello, et un metteur en scène
Catherine Marnas.
L’atelier chanson continue.
Jean-Jacques Nyssen (auteurcompositeur-interprète, vu à la
Gare de Coustellet en novembre
avec L’orchestre de sa chambre)
nous propose de nous essayer à
l’écriture de chansons sur le mode
du recyclage. Aventure
surprenante.
Nota bene
en plus des lundis habituels, un weekend est prévu en fin de session :
samedi 29, dimanche 30 et lundi 31
mai au Théâtre de Cavaillon.
lecture
& projection
CONNIVENCE AVEC UTOPIA AUTOUR
DES MISFITS (sous réserve)
Le cinéma Utopia et le Théâtre de
Cavaillon propose la projection du film
“Les Misfits” de John Huston dont le
scénario est signé par Arthur Miller.
Le film sera précédé d'une lecture
d'“Après la chute” par la Compagnie
Adesso e sempre / Julien Bouffier.
Petit rappel des prochaines dates :
Samedi 20 de 14h à 17h
et dimanche 21 mars de 11h à 18h
Samedi 17 de 14h à 17h
et dimanche 18 avril de 11h à 18h
au Théâtre de Cavaillon.
Arthur Miller a écrit cette pièce suite sa
séparation d'avec Marylin Monroe à l'issue
du tournage des “Misfits”. Il nous livre, à
travers le personnage de Quentin sa
propre vision des femmes, de la femme.
Cette pièce permet donne un éclairage
particulier sur le film.
Lundi 5 avril à 19h30h
au cinéma Utopia
(tarif : une place de cinéma).
21
à venir
INITIATION
À LA CRÉATION LUMIÈRE
De l’idée d’un éclairage
à la création lumière,
quel chemin !
Comment éclairer un spectacle ?
Qu’est ce que la lumière ?
Laurent Schneegans – créateur
lumière de la Compagnie Post
Retroguardia / Paco Décina vous
permettra d’aborder les rives de
ce pays étrange qu’est la création
lumière. Approche technique d’un
théâtre, préparation technique
d’un spectacle, avoir une demande
cohérente auprès du personnel
technique, lecture de la fiche
technique du lieu et analyse d’une
fiche technique de spectacle, les
différents types de projecteurs
(efficacité, rôle), l’explication du
jeu d’orgue et du fonctionnement
de la lumière… Enfin mise en
application.
public
Toutes personnes intéressées par la
magie de la lumière...
dates
samedi 13 mars de 14h à 21h
et dimanche 14 mars de 10h à 17h
au Théâtre de Cavaillon
tarifs
Normal 58 euros
Moins de 26 ans 50 euros
soutien
DEVENIR
UN « PADOX ACCOMPLI »
Endosser la peau d’un Padox, au
sens strict du terme, c’est
réellement entrer dans l’univers
de ces drôles de marionnettes
mi-homme mi-monstre (gentil) qui
n’ont pas la parole, mais les sens
constamment en éveil. Pour cela il
vous faudra un peu de patience et
l’expérience de Dominique
Houdart et Jeanne Heuclin (Zazie
dans le métro). Le Padox peut
être long à apprivoiser, mais une
fois à l’aise dans votre «nouvelle»
peau, vous irez à la rencontre des
«gens» dans la rue lors une balade
sur les traces de Beckett à
Roussillon (groupe 1), à la
recherche des poètes à l’Isle sur
la Sorgue (groupe 2) et vous
clôturez la saison culturelle à
Cavaillon (les 2 groupes)
public
Tout public
dates
Stage 1 : du 3 au 7 mai en soirée et
les 8, 9 mai à Roussillon et 12 juin
Stage 2 : du 10 au 14 mai en soirée
et les 15, 16 mai à l’Isle sur la
Sorgue et le 12 juin à Cavaillon
tarifs
Normal 77 euros
Moins de 26 ans 67 euros
Dans le cadre du festival
«gare aux oreilles»
du 24 au 26 juin 2004 et de la
résidence-chanson du groupe
Pusse à la Gare de Coustellet
(mais si ! Pusse souvenez vous !
printemps 2002, sous le Magic
Miror, un concert bien déjanté…
vous les remettez ?), la Gare vous
propose un atelier de musique
improvisée autour du «Bestiaire
d’Arcachon !».
Animé par le groupe Pusse : Mika
au chant, Roco à la batterie
expérimentale, Thierry aux
accordéons, Sylvain multi
instrumentiste.
Pour tout public (pas forcément
pour des musiciens),
du 12 au 20 juin (à confirmer).
Ça vous titille…
Pour plus d’infos
contacter La Gare de Coustellet
04 90 76 84 38
www.avec.lagare.free.fr
Restez à l’écoute du CHUT….
Pensez à internet …
si vous nous adressez votre
adresse courriel à
contact@theatredecavaillon.com
nous essayerons d’en faire le
meilleur usage et de vous
informer de toutes les petites
choses qui s’organisent au
«dernier moment» …
ces messages correspondent à
la fugacité d’une rencontre !
22
Photo mensonge !
Dans la programmation de la saison,
le thème du mensonge occupe une
place prépondérante. Et c’est ce
thème que Lisa Sartorio, qui réalise
depuis trois ans nos " images "
(plaquettes, couvertures de Chut,
aménagements du théâtre…), a
choisi pour bâtir le mur d’images
dans le hall de la Scène nationale.
Après les portraits d’artistes en noir
et blanc, après le feuilleton en
couleurs du Pierrot lunaire à la
recherche d’un théâtre (avec un
grand T) à travers les villes et les
villages, c’est le public, VOUS, que
Lisa souhaite mettre à l’honneur.
nous n’attendons plus que votre photo mensonge…
l’image…
Mode d’emploi ? Il suffit de :
1. Inventer (ou avouer…) un
mensonge concernant votre
univers, votre personnalité, le
monde… tout est possible !
2. L’écrire très lisiblement, au
marqueur rouge, sur une feuille
ou un carton au format A4.
3. Vous rendre au photomaton le
plus proche (par exemple),
régler le siège, laisser le fond
blanc, et vous tirer le portrait
avec la feuille…
4. Nous faire parvenir la photo
au Théâtre de Cavaillon - scène
nationale, BP 205,
84306 CAVAILLON cedex
(merci de ne pas l’envoyer par
courriel).
Les photos vivront ensuite leur
vie normale de photographie :
elles pourront venir s’ajouter au
mur d’images, s’insérer dans
notre site internet, paraître dans
Chut…
brèves
Jérôme Bouët
Il était notre Directeur régional des affaires culturelles, et
à ce titre un interlocuteur très direct et très attentif à
notre travail. Il est devenu en janvier 2004 le directeur de
la DMDTS, la plus grosse direction du Ministère de la
Culture et de la Communication, qui a en charge tout ce
qui concerne le spectacle vivant. Bien que nos routes se
croiseront encore, nous le regrettons déjà, sachant que
son poste ne va pas rester vacant longtemps, mais nous
sommes fiers d'avoir si bien travaillé avec lui, et heureux
de cette belle promotion. La période des vœux est
révolue, mais nous n'en pensons pas moins.
Jazz en Luberon
Nous avions annoncé que le programme du concert du
mardi 18 mai serait modifié. C'est désormais certain :
nous accueillerons le groupe composé de Alain Rellay
(saxophone), Jean-Paul Autin (saxophone), Philippe
Deschepper (guitare) et Christian Millanvois (batterie),
pour un concert créé dans le dernier festival de jazz de
Nevers autour et sur la célèbre bande dessinée de Bilal
et Christin La Ville qui n'Existait pas. On en parlera en
profondeur dans le Chut… n° 15, mais il est déjà prudent
de réserver.
Points de Chut…
23
Les numéros de Chut..., sont envoyés aux “Pécous” exclusivement.
mais sont également disponibles :
AIX EN PROVENCE Office de Tourisme, La DRAC, Faculté des Lettres Antoine-Vitez, Le
Méjane, Théâtre du 3 Bis f, Librairie Vents du sud, ARCADE, Point Info jeune, Théâtre
du Jeu de Paume APT Mairie, Office de Tourisme, Bibliothèque, MJC, Vélo Théâtre,
Musée de l'aventure industrielle du pays d'Apt, Phox Photo Vidéo, Epicerie Verte,
Casino, L'Héliotrope, Pâtisserie Rousset, Pâtissierie Confiserie Chocolatier « Au Pierrot
Blanc », Tabac - Presse Le Havane AVIGNON Mairie, Médiathèque Ceccano, Office de
Tourisme, Maison Jean Vilar, Conservatoire de Musique et de Danse, Ecole des Beaux
Arts, IUFM, Les Hivernales, l'Ajmi, ISTS, Radio France Bleu Vaucluse, Maison de la
Poésie, CDDP, Utopia, Université Sainte Marthe, Fnac, Librairie "Les Genêts d'Or",
Librairie jeunesse "L'Eau Vive", La Cave du Bouffart, Harmonia Mundi, Librairie "La
Mémoire du Monde", Mon Bar, La Cave Breysse, Espace Dupont, Info Jeunes, Café “La
Bibliothèque”, Bar "L'entracte", Artisans des Vents, Librairie "L'Ami Voyage", Les
Platres Laffarges BONNIEUX Office de Tourisme, Maison du livre et de la culture, Relais
des Mousquetaires, Pharmacie de Bonnieux, Presse, av. de la gare, Boulangerie
Pâtisserie CABANNES Mairie, Boulangerie Pâtisserie, Presse CABRIERES D'AVIGNON
Mairie, Bibliothèque, Office de Tourisme, Le Bistro à Michel, Epicerie Moine,
Boulangerie Pâtisserie Henry CADENET Mairie, bibliothèque, Office de Tourisme, Père
Boulange, Maison de la Presse Tabac SNC Tournez la page CARPENTRAS Mairie,
Office de Tourisme, Bibliothèque Inguinbertine, Centre Culturel La Charité, MJC, Bar
"Le Malaga", La Ronde des Pains, Pâtisserie Guy Martichon, Phox Studio, L'Epicurien,
Librairie de l'Horloge, Pâtisserie Jouvaud, Presse du Palais, INTCS CAUMONT
Bibliothèque CAVAILLON Mairie, Office de Tourisme, Médiathèque, CIO, Grenier à sons,
MJC, Ecole de musique, Centre des Impôts, CCAS, EDF, Inspection Académique, Le
Polygone, Maison pour Tous La Clède, Médecine du travail, Hôpital, La Provence,
Vaucluse Matin, Le Kiosque, Mission locale, Provence Bureau, Leclerc Musique, Music
Market, Café "Le Fin de Siècle", Petit Casino, Izo 368, La Régalade, Le Coquet Bar,
Saveurs d'Asie, Cinéma Femina, Librairie Presse place Gambetta, Restaurant "Côté
jardin", Cyber Porte, Studio Alain Jean, Traiteur "La Cicciona", Librairie Presse, rue du
commerce, Restaurant "Le Pantagruel", Pizza Manue, Epicerie Fine "Le Clos
Gourmand", Boulangerie "la Gerbe d'Or", Boulangerie Pâtisserie Roger Auzet et fils,
Photo Sphère, Maison de la Presse, Restaurant "Les Thés Au Soleil", Café "Le Paris",
Bar tabac, Cordonnerie Farina, Le Pub CHATEAURENARD Mairie, Office de Tourisme,
Médiathèque, Tabac-presse du centre, Boulangerie Chesneau, Pharmacie du centre
CHEVAL BLANC Mairie, Bibliothèque, Boulangerie Garcia, Tabac-Presse Ruiz,
Pharmacie Ségur, Fruits et Légumes L.Khezami, Boulangerie Gauducheau, Le Café de
France COUSTELLET Bar "Le Cheval Blanc", Boulangerie Gontier Patrice, La Gare de
Coustellet, Balthazar Primeur Lumières, Cave de Lumières, Pharmacie, Alimentation
générale CUCURON Office de Tourisme, Centre culturel Cucuron-Vaugines,
Bibliothèque, Boulangerie Chapalu, Boucherie du Luberon, Bar de l'Etang, Tabac
Presse EYGALIERES Bar du centre EYRAGUES Mairie, Bibliothèque, Boulangerie
Pâtisserie Roger Rabattu, Tabac-Souvenir "Le Marigny", Tabac Presse, av. G. De Gaulle
FONTAINE DE VAUCLUSE Office de Tourisme, Musée-Bibliothèque, Boulangerie
Pâtisserie T.Perreaut, Boulangerie de la Source GORDES Mairie, Office de Tourisme,
Bibliothèque, L'Oustaou de Nadine, Tabac-Presse, Boulangerie Pâtisserie Cayrol
GOULT Bibliothèque, Centre socio-culturel Marie Mauron, Maison de Village, Styl's
coiffure, Café de la Poste, Alimentation Joëlle Maurel ISLE SUR SORGUE Mairie, Office
de Tourisme, Bibliothèque, Ecole de Musique, Vie Culturelle, Diffusion Presse Papeterie,
Pharmacie de la Sorgue, Le Passeur de l'Isle, Le Longchamp, Caveau de la Tour de
l'Isle, Aux Délices d'Asie, Café de France, La Presqu'île, Archipel Galerie, Kenza, L'Isle
verte-Alimentation Bio LACOSTE Mairie, Centre Culturel, Foyer Rural LAGNES Mairie,
Bibliothèque, Boulangerie LAURIS Mairie, Office de Tourisme, bibliothèque, Pharmacie
C.Novelli Roux, Maison de la Presse, Petit Casino, Cave Vinicole de Lauris, Boulangerie
Grégoire LES ANGLES Tabac - Presse LES TAILLADES Mairie, Bibliothèque, Bar Tabac
"Le Moderne", Cocci Market LE THOR Mairie, Office de Tourisme, Auditorium, Maison
de la Presse, Boulangerie Papeterie des Arcades LOURMARIN Office de Tourisme,
Bibliothèque, Centre Durance Luberon, Tabac-Presse place de l'Ormeau, Super Taf,
Boulangerie Riquier MAUBEC Mairie, Bibliothèque, Alimentation Bartheye MERINDOL
Mairie, Office de Tourisme, Librairie - papeterie rue de l'Eglise, Boulangerie Pâtisserie
Charleroux, Vival MENERBES Bibliothèque, Bar MURS Épicerie NOVES Mairie, Office
de Tourisme, Bibliothèque, Chocolats Maison, Boulangerie F. Beau, Boulangerie
Chaubet, Librairie Presse OPPEDE Mairie, Bibliothèque, Boulangerie Pâtisserie Albrand
ORGON Office de Tourisme, Bibliothèque, Coccinelle, Fruits et légumes Bio, Pâtisserie
Pain PERNES LES FONTAINES Mairie, Office de Tourisme, Bibliothèque, Tabac-Presse
du Portail Neuf, Vival, Les Marchés de Provence, Tabac-Presse "Le Longchamp"
PERTUIS Mairie, bibliothèque, Office de Tourisme, MJC, Salon de Thé Coulomb,
Librairie "Mot à Mot", Maison de la Presse, Le Fournil Colbert, Le Pause café PLAN
D'ORGON Mairie, Médiathèque, Tabac-Presse, Boulangerie La Jacquerie ROBION
Mairie, Bibliothèque, Restaurant-Bar "Café de la Poste" ROUSSILLON Centre Social
Lou Pasquié, Office de Tourisme, Musée des Ocres, Tabac-Presse «Chez Christian»,
Café des Couleurs, Boulangerie "Au temps passé" SAINT ANDIOL Mairie, Office de
Tourisme, Tabac-Presse, Boulangerie Banette SAINT-REMY DE PROVENCE Mairie,
Office de Tourisme, Bibliothèque, Espace Van Gogh, Musée Sade, Pâtisserie Bergès, Le
Grand Magasin, Boulangerie "Au Moulin Doré", L'Atelier de la Photographie, Tabac de
la Trinité, St Rémy Presse, Librairie des Arts, Café des Arts, Bar des Alpilles,
Boulangerie Pâtisserie 1,rue Carnot, L'Epicerie SAINT SATURNIN LES APT Mairie,
Bar Tabac - S.N.C Le Platane, Tabac-Presse Lauretra, Boulangerie Pâtisserie LA
ROQUE D’ANTHÉRON Association “Le noir jette l’encre” Les jardins de Forbins
VILLENEUVE-LEZ-AVIGNON Mairie, Office de Tourisme, Office de la Culture, La
Chartreuse, La Fromenterie, Maison de la Presse Joubert, Rock and Movies.
Si vous souhaitez devenir un "Point de Chut...",
contactez-nous au 04 90 78 64 69.
infos
pratiques
les réservations
On peut réserver ses places par
correspondance pour tous les spectacles.
Par téléphone au 04 90 78 64 64,
du lundi au vendredi de 11h à 18h,
paiement par carte bancaire possible.
Les places réservées sont à retirer
au guichet ou à confirmer par l’envoi du
règlement au plus tard 3 jours après votre
appel. Les réservations non réglées dans les 3
jours sont annulées et les billets remis en vente.
L’internet
resrvation@theatredecavaillon.com
et aussi (avec commission)
FNAC, www.fnac.com, Carrefour,
3615 billetel**, France-Billet (0892 68 36 22 *),
* (0,15€/min), * *(0,34€/min)
Et si vous préférez nous rendre visite
au Théâtre (du lundi au vendredi de 11h à
18h), cela nous permettra de bavarder un peu !
les tarifs
Pécou : système d’abonnement, avec, pour la
saison, une adhésion de 8 euros et une mise de
fonds minimale de 32 euros pour les adultes et
de 20 euros pour les moins de 26 ans. Outre
une plus grande liberté, et des prix de places
très attractifs, ce système vous offre de
nombreux avantages (deux places au “tarif
pécou” par spectacle, vous recevez le Chut…,
vous êtes invités à des rencontres, des
répétitions publiques, des générales…)
Tarif réduit : moins de 26 ans, demandeurs
d’emploi, professionnels, adhérents et / ou
abonnés du Grenier à sons, de la Gare de
Coustellet, des Hivernales, des A.T.P. d’Avignon,
de Jazz en Lubéron, du Centre Culturel
Cucuron-Vaugines, des Passagers du Zinc
d’Avignon, Carte Cezam.
Bénéficiaires du R.M.I. : 2 euros
l’accueil
LE BAR est ouvert 1h30 avant le début des
spectacles et propose généralement une restauration légère.
LE STATIONNEMENT Pendant les spectacles,
un parking surveillé est à votre disposition
gratuitement aux abords du Théâtre.
LE CO-VOITURAGE La scène nationale propose
de mettre en relation les “avec ”et les “sans”
voiture. Aussi, lorsque vous réservez une place,
n’oubliez pas de préciser si vous souhaitez
accompagner ou vous faire accompagner.
LA SALLE Les places ne sont pas numérotées.
Les portes de la salle ouvrent en général 20mn
avant le début du spectacle.
Les photographies et enregistrements sont
interdits.
ATTENTION ! Les billets ne sont ni repris, ni
échangés, sauf conditions particulières
réservées aux “Pécous ”
Chut…
est édité par
Association Théâtre de Cavaillon
Scène nationale,
B.P. 205, rue du Languedoc
84306 Cavaillon cedex
contact@theatredecavaillon.com
Directeur de la publication :
Jean-Michel Gremillet
Rédacteur en chef :
Jean-Claude Herbette
ont participé à la rédaction de ce numéro
Esther Gonon, Jean-Michel Gremillet,
Jean-Claude Herbette, Frédérique Mérie,
Anne Woelfel.
Photo de couverture : Lisa Sartorio
Crédits photo : Anne Woelfel, Brice
Albernhe, Cie Pippo Delbono,
Alain Fonteray, Bertrand Couderc,
Compagnie Dominique Houdart - Jeanne
Heuclin, DR, Fred Chapotat,
les chats pelés, DR, Marc Ginot
le Théâtre de Cavaillon - Scène nationale
est subventionné par
La Ville de Cavaillon, Le Ministère de la
Culture et de la Communication
Direction Régionale des Affaires
Culturelles de la Région
Provence Alpes - Côte d’Azur
Le Conseil général de Vaucluse
Le Conseil régional
Provence Alpes-Côte d’Azur
Les villes “nomades” :
La Communauté de communes de
Coustellet (Cabrières d’Avignon, Lagnes,
Maubec, Oppède, Robion),
la Communauté de communes de Pied
Rousset en Luberon (Bonnieux, Goult,
Roussillon), Cucuron - Vaugines, Joucas,
Lauris, l’Isle sur la Sorgue, Mérindol,
Murs, Noves.
Les partenaires culturels
la Médiathèque la Durance, les Musées
de Cavaillon, le Grenier à sons à
Cavaillon, les Cinémas à Cavaillon, le
Créahm à Cheval Blanc, le Théâtre des
Doms à Avignon, la Maison Jean Vilar à
Avignon, les Hivernales d’Avignon,
les Passagers du zinc à Avignon, les ATP
d’Avignon, le Festival de Jazz en Luberon,
le Centre Culturel Cucuron-Vaugines,
l’Association Poie’ô à l’Isle sur la Sorgue,
la Gare de Coustellet, La Chartreuse de
Villeneuve lez Avignon, le Centre Social
Lou Pasquier et La Maison du Livre et de
la Culture de Bonnieux,
les cafés nomades.
Imprimé par IMPRIMERIES IPS,
B.P 50, Z.I. des Iscles
13834 - Chateaurenard Cédex
tiré à 13.000 exemplaires
design saluces.com
ISSN 1629-9450
dépôt légal à parution
mars
Lancement de saison
Oh les beaux jours
SAMEDI 11
VENDREDI 12
Un obus dans le cœur
Soffio
VENDREDI 17 L’Isle
MARDI 16
sur la Sorgue
Susheela Raman + M’Source
Colza
SAMEDI 18
VENDREDI 19
Zazie dans le métro
novembre
SAMEDI 20 Avignon
LUNDI 22 Goult
Jean-Jacques Nyssen
VENDREDI 7 La
Gare de Coustellet
Marys’ à minuit
MERCREDI 12 Noves
JEUDI 13 Cucuron
VENDREDI 14 Robion
Maubec
MERCREDI 24 Cucuron
JEUDI 25 Joucas
>
VENDREDI 26 Cheval
n°14
Têtes Raides
SAMEDI 15 Mérindol
DIMANCHE 16 Joucas
MARDI 18 Bonnieux
MERCREDI 19 L’Isle
MARDI 23
sur la Sorgue
L’adversaire
Blanc
MARDI 30 Noves
MERCREDI 31 Mérindol
SAMEDI 27
avril
Hommage à Chris Conty
VENDREDI 21
JEUDI 1ER ET VENDREDI 2
Zazie dans le métro
JEUDI 27
Cavaillon
Zazie dans le métro
SAMEDI 3 L’Isle
décembre
Zazie dans le métro
JEUDI 4 Murs
Avignon
sur la Sorgue
Remember the Misfits
MARDI 6
É
La Boîte à frissons
NNUL
A
DU VENDREDI 9 AU LUNDI 12
VENDREDI 5 Lauris
SAMEDI 6 Oppède
l’Amour des trois oranges
Bleus de travail
VENDREDI 16
DU MARDI 9 AU VENDREDI 12
mai
janvier
Marlène Dorcena NULÉ
SAMEDI 10
AN
Mecánica popular
MARDI 13
Par le Boudu
Les Paluds de Noves
Lagnes
JEUDI 22 Mérindol
MARDI 20
MERCREDI 21
Les aventures de Peer Gynt
VENDREDI 30
Dog face
MARDI 4
Padox dans la ville
DIMANCHE 9 Roussillon
DIMANCHE 16 L’Isle
La bonne âme de Setchouan
samedi 15
La ville qui n’existait pas
Jazz en Luberon
MARDI 18
février
juin
Guerra
Prémices
SAMEDI 7
Lubie
La Gare de Coustellet
SAMEDI 14 Noves
DIMANCHE 15 Cabrières d’Avignon
MARDI 17 Goult
MERCREDI 18 Lourmarin
JEUDI 19 L’Isle sur la Sorgue
VENDREDI 20 Joucas
VENDREDI 13
‘ Non seulement…’
MARDI 24
sur la Sorgue
DU MARDI 1ER AU VENDREDI 4
Padox dans la ville
SAMEDI 12
autour de Cavaillon
www.theatredecavaillon.com
octobre
Théâtre de Cavaillon - Scène nationale
rue du Languedoc - B.P 205 84306 Cavaillon cedex
Renseignements Réservations 04 90 78 64 64
télécopie 04 90 76 22 67
contact@theatredecavaillon.com
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