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Business Interactive Media sprl - Profacility magazine n°33 • Trimestriel d’information • janvier - février - mars 2012 • Edition francophone • 7,50 EUR • Bureau de dépôt Leuven Mail • P304098
Efficiency in buildings, facilities & mobility management
Excellence
en Facility Management
Roland De Coninck
Directeur Real Estate & Facility Management Siemens
Arlette VERLEYEN
Directrice Services Facilitaires Hôpital Universitaire de Bruxelles
Frank Deckmyn
Directeur Facilitaire Hôpital AZ Jan Portael
Véronique Laureys
Directrice des Affaires Générales du Sénat de Belgique
Benoît SCHMITS
Director Facilities Management GlaxoSmithKline Biologicals
Luc Vanhaverbeke
Directeur Service Facilitaire Hôpital Universitaire de Louvain
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05/03/12 20:25
édito
Le FM comme carrière
L
es portraits des Facility Managers que vous allez découvrir dans
ce numéro démontrent une fois encore l’immense variété des
parcours et des formations qui conduisent à une fonction de
Facility Manager. Cette diversité des origines n’est en rien un obstacle
à l’excellence, comme on le verra lors de la remise du Prix IFMA du
Facility Manager de l’année 2012. C’est peut-être même l’obligation
de s’auto-former, de développer une capacité d’adaptation, une « nonrésistance au changement » comme le dit un des candidats, qui renforce
l’épanouissement des talents de manager chez les personnes qui ont
choisi de faire carrière dans le facility management. Choisi… ou accepté
ce que le hasard des opportunités professionnelles propose ou impose.
Mais la jeune génération n’arrive plus par hasard dans une fonction FM :
ils la choisissent et s’y forment. Et il est de la plus grande importance de
compléter leur bagage théorique par l’expérience des facility managers
seniors. C’est l’objectif de l’action « Young IFMA Professionals » lancée
en décembre 2011. Trois événements spécifiques seront organisés à
leur intention cette année. Actuellement, plus de 500 personnes ont été
formées au FM lors des sessions IFMA dans les écoles KAHO, HEPL et
Erasmus, et la formation monte d’un niveau : Stratégie FM à la Erasmushogeschool de Bruxelles et premier Master FM belge à HEPL – Liège.
Dans une enquête récente (www.stepstone.be/carrieriste), Stepstone
révélait que les Belges souhaitaient faire carrière, mais pas à n’importe
quel prix. Un Belge sur quatre estime que le plus important est d’avoir
un emploi intéressant et un bon équilibre entre sa vie privée et sa vie
professionnelle. Sur le premier point, ceux qui embrassent la carrière
du FM ne seront pas déçus. En outre, ils auront dans leur fonction la
possibilité d’influer sur cet équilibre tant souhaité, pour eux-mêmes mais
aussi pour ceux dont ils organisent les facilités.
Bonne lecture,
Patrick Bartholomé
Rédacteur en chef
redaction@profacility.be
PROFACILITY MAGAZINE N° 33 MARS 2012 3
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40
DOSSIER
FACILITY AWARDS 2012
Sommaire
19
20
PRO-FM
22
08
24
12
15
LABELS
Le secteur des soins soigne la qualité
SERVICES FACILITAIRES DANS L’HORECA
Formation en prévention: le secteur hôtelier
prend l’initiative
RESEARCH
Les détails augmentent la satisfaction
des utilisateurs
Les médias Profacility sont des publications de
Editeur : Business Interactive Media sprl
Avenue Louise, 475 -1050 Bruxelles
Tél. +32(0)2 669 77 65 - Fax +32(0)2 626 37 17
info@bimedia.be - www.bimedia.be
Directeur de la publication
Didier VAN DEN EYNDE - dvandeneynde@bimedia.be
PUBLICITÉ & MARKETING
Key Account Manager
Sigrid NAUWELAERTS - snauwelaerts@profacility.be
Marketing & Business Development
Didier VAN DEN EYNDE - dvandeneynde@profacility.be
Tarifs publicitaires disponibles sur
www.profacility.be/advertising
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19
28
30
32
34
RÉDACTION
Rédacteurs en chef
Patrick BARTHOLOMé - redaction@profacility.be
Eduard CODDé - redactie@profacility.be
EXCELLENCE EN FACILITY MANAGEMENT
Les Facility Awards mettent en valeur
les bonnes pratiques de gestion
ARLETTE VERLEYEN
Chaque année est un nouveau défi
ROLAND DE CONINCK
Dynamique du changement & rentabilité
VERONIQUE LAUREYS
Penser ‘programme’ plutôt que ‘projet’
LUC VANHAVERBEKE
Le Facility Management vise l’hospitalité
BENOIT SCHMITS
L’excellence industrielle appliquée au FM
FRANK DECKMYN
Créer de la valeur ajoutée sur le
processus primaire
FM PROJECT OF THE YEAR
Les lauréats 2011
Imprimeur
Van der Poorten SA - www.vanderpoorten.be
PARTENARIATS
Profacility est le partenaire média de
Journalistes
Axelle DEMOULIN, Isabelle GRILLET,
Bruno HODITTE, Tim HARRUP
Traducteurs
Michel BUCKINX, Annelies VERBIEST
Photographe
Bernard DE KEYZER - www.bdkz.net
Adressez vos communiqués de presse à
redaction@profacility.be (FR)
redactie@profacility.be (NL)
PRODUCTION
Graphisme
Kurt THYS - Str8 - www.str8.be
ABONNEMENTS
Formulaire d’abonnement sur www.profacility.be/abo
contact : abo@profacility.be
Editeur responsable :
Didier VAN DEN EYNDE,
Avenue Louise, 475 -1050 Bruxelles
© Droits de reproduction (textes, publicités, illustrations) réservés
pour tous pays. Les documents reçus ne sont pas rendus et leur
envoi implique l’accord de leur auteur pour leur libre publication.
06/03/12 07:04
56
PRO-REAL ESTATE
PRO-SERVICES
Cette section est remplacée par notre édition spéciale :
BELGIUM REAL ESTATE SHOWCASE 2012
Descriptif et sommaire pages 38-39
51
56
PRO-BUILDINGS
40
46
49
WORKPLACE CONCEPT
ETUDE DE CAS : EDF LUMINUS
Flexibilité fonctionnelle projetée dans le futur
TELEWORKING
Mode d’emploi pour réussir une audio/
vidéoconférence
NEWS
TéLéCHARGEZ DES DOCUMENTS DE RéFéRENCE
EN RAPPORT AVEC LES ARTICLES PUBLIéS DANS
CE NUMéRO SUR
WWW.PROFACILITY.BE/REFERENCES
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58
FLEET MANAGEMENT
Attentat sur la gestion de flotte.
L’Etat chasseur
CLEANING
Mesurer objectivement le résultat
du nettoyage
NEWS
L’actualité des prestataires
INDEX DES PUBLICITES
3M
AKZO NOBEL / SIKKENS
ARTEXIS/ REALTY
IFMA/ FACILITY AWARDS
EFMC
FACILICOM
MERAK
MIKO
PAN-ALL
STEELCASE
TOP DESK
ULTIMO
ZUMTOBEL
54-55
60
36
4/35
53
10-11
59
2
49
18
45
26-27
48
06/03/12 07:04
Le duo de choc de présentateurs
vedettes, Kathleen Cools et
Frédéric Deborsu animera
cette soirée avec brio pour
la remise des Awards.
Célébrez avec nous les lauréats
et les bonnes pratiques
du Facility Management
une organisation de
Les oscars du Facility Management seront
décernés aux lauréats des ‘Facility Awards 2012’
lors de la cérémonie de remise des trophées qui
se déroulera le 22 mai 2012 à Bruxelles sur le
site de Tours & Taxis, dans le cadre du salon de
l’immobilier REALTY. :
• Facility Manager of the Year 2012
• Best FM Thesis 2012
• Lifetime FM Award 2012
Tant le trophée du ‘Facility Manager of the Year’
que celui du ‘Lifetime FM Award’ seront décernés
pour la première fois. Le ‘Lifetime FM Award’
couronnera une personne qui dans sa carrière,
a largement contribué au positionnement du
Facility Management en Belgique.
Soyez des nôtres pour cette soirée festive !
Plus d’informations, programme et inscriptions via
www.facility-awards.be ou www.ifma.be
Les Facility Awards sont organisés annuellement par IFMA avec le support de nombreux partenaires
Event Partner
Professional Partners
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Media Partners
Fair Partner
06/03/12 07:04
Quel avenir pour le Facility
Management ?
Lors de la 23e Facility Night, au travers de leurs perceptions et expériences,
quatre générations de professionnels du Facility Management donneront
leur vision de l’avenir du FM. Ludivine Bellot, Global Hard Services FM
Manager donnera son avis en tant que ‘starter’ dans le FM chez GSK
Biologicals depuis deux ans. La génération de 30 ans sera représentée par
Alain de Keersmaeker, Coordinator Building Site Management chez BNP
Paribas Fortis. Il interpellera l’audience avec le thème de sa conférence
‘Your facilities from black to smart box’. Roland De Coninck, Division
Director Siemens Real Estate, et Ghislain Van Fraechem, Director Facilities
Department chez Ernst & Young, présenteront leur vision de l’évolution
du FM en tant que facility managers chevronnés. La parole sera aussi
donnée à la jeunesse représentée par deux étudiants en dernière année de
formations post-graduat en Facility Management, Pierre Surinx de la Haute
Ecole de la Province de Liège et Carola Cuppens de KaHo Sint Niklaas. Cette
Facility Night organisée par KI’Communications aura lieu dans le superbe
cadre du château d’Enghien.
www.facilitynights.com
Think global, act local
La 11e édition de la Conférence Européenne du Facility Management
(EFMC), aura pour axe central : Le Facility Management, responsabilité
globale – action locale. Les conférences et groupes de discussion traiteront
notamment des thèmes suivants: le FM et la responsabilité sociétale, la
valeur ajoutée du FM, le FM et l’environnement, la gestion du risque, l’impact des TIC sur l’espace de travail de demain ou comment le FM contribue
au triple P (profit, planète, personnes).
Organisé par EuroFM et IFMA, cet événement incontournable rassemble
chaque année près de 500 participants venus de tous les pays d’Europe.
EFMC 2012 organise deux symposiums: l’un pour le monde de l’entreprise
et la mise en pratique de la gestion facilitaire; l’autre relatif à la recherche
et à l’enseignement. Les participants d’EFMC 2012 pourront admirer les
affiches réalisées par les étudiants en FM de toute l’Europe pour présenter
les résultats de leurs recherches.
Vous pouvez lire à ce sujet l’article en page 15 de ce magazine consacré
à la lauréate 2011 du ‘EFMC Student Poster Award’. Sigrid van der Pluijm
a gagné ce prix avec sa thèse de fin d’études relative à l’optimalisation du
ratio Coûts – Satisfaction des clients.
En parallèle au congrès, les participants sont invités à célébrer les bonnes
pratiques du FM en assistant au dîner de gala pour la remise des EuroFM
Awards. Ces prix récompensent les meilleurs projets facilitaires dans trois
catégories « Partners across Borders », pour un projet international ; « European FM student of the year », pour un étudiant en FM et « European FM
researcher of the year », pour un chercheur en FM. Le dîner de gala se
tiendra dans le cadre exceptionnel du Musée National du Danemark, une
ancienne résidence royale datant du 18e siècle.
www.efmc-conference.com
Le dîner de gala de la remise des EuroFM
Awards 2012 se tiendra dans le cadre
exceptionnel du Musée National du
Danemark.
Agenda
Fairs & Networking events
→ 03>05/04
Bureaux Expo
(organisé par SISEG)
Paris, Porte de Versailles
→ 14>16/05
Euromaintenance 2012
Belgrade - Sava Congress Centre
→ 20>22/09
ISSA Interclean
Amsterdam, RAI
→ 22>24/05
REALTY
Bruxelles ,Tour & Taxis
Trainings & Seminars
→ 22/03
Conférence IFMA
& KaHo Alumni
Le développement durable,
essentiel pour le Facility Manager
KaHo Sint Niklaas
→ 27/03
Congress on Asset
Management
Organisé par la BEMAS (Belgian
Maintenance Association)
avec KPMG et l’IAM (Institute
of Asset Management)
Bruxelles, Hôtel Marivaux
→ 29/03
15e Congrès ‘Achats
& Logistique’
Only the Smart survive: Procurement
& Supply chain initiatives
for a better future
Organisé par la VIB (Vereniging voor
Inkoop en bedrijfslogistiek)
Anvers, Antwerp Expo
→ 19/04
IFMA Breakfast 4 FM
& HEPL Alumni
La gestion facilitaire dans
l’entreprise biopharmaceutique UCB,
Braine l’Alleud, UCB
→ 26/04
23e Facility Night
Quatre générations de professionnels
parlent de l’évolution et de l’avenir du
Facility Management
Organisé par KI’Communications
Château d’Enghein
→ 07/05
Conférence IFMA
La (r-)évolution rapide du Facility
Management dans le secteur hôtelier
Bruxelles, Hôtel Conrad
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→ 22/05
Conférence IFMA
TURNTOO, oubliez la propriété,
ce qui compte c’est la prestation
Bruxelles ,Tour & Taxis
→ 22/05
IFMA Facility Awards 2012
Elections : ‘Facility Manager of the
Year’, Best FM Thesis Awards
Bruxelles ,Tour & Taxis
→ 23>24/05
European Facility Management
Conference (EFMC)
2012 Focus : ‘Facility Management
Global responsibility,
local acting
Copenhague, Copenhagen
Congress Center
→ 31/05
Facility Management in de Zorg
Organisé par KI’ Communications
Anvers, Hôtel Radisson Blu Astrid
→ 05/06
Facility Topics
Organisé par KI’(Communications
Braine l’Alleud, Château de BoisSeigneur Isaac
8e formation Post Graduat en
Facility Management
Haute Ecole de la Province de
Liège – Seraing
29/03 Benchmarking et tableaux
de bord
FM et développement durable
19/04 Systèmes de sécurité
03/05 Building & Energy
Management Systems
24/05 Solutions AV et câblage
IFMA session de formation
24/04 Bonus et Malus dans les contrats facilitaires
06/03/12 07:05
Pro-FM I labels I
Le secteur des soins
soigne la qualité
Mi-décembre 2011, les HFDV (Hoofden Facilitaire Diensten in Verzorgingsinstellingen) ont
tenu leur congrès annuel avec comme thème : ‘Labels, awards, accréditation : nécessité ou
mode ?’ Aucun facility manager ne peut y échapper. Il est quasi impossible de dénombrer
la quantité de ‘certificats’ et leur nombre va sans doute encore augmenter.
L
es certificats concernent la qualité, la sécurité,
la politique de personnel… mais le secteur
des soins connaît aussi un certain nombre
de labels spécifiques comme les ‘hôpitaux amis des
bébés’ et ‘soins à domicile pour homos’. Pour tel
facility manager, il s’agit d’un projet déjà décidé et
achevé, pour tel autre une affaire en cours tandis
qu’un troisième hésite encore. De plus, l’obtention
de chaque certificat a un coût qui n’est pas négligeable cependant que la pression pour réaliser des
économies est toujours plus forte.
Il faut en effet se demander s’il s’agit d’un phénomène
temporaire ou le chemin inévitable que tout le
monde va devoir emprunter. Autre question qui
mérite d’être posée : les différents processus de
certification valent-ils le coût et une organisation
est-elle mauvaise si elle ne peut présenter un label
déterminé ?
Chacun doit apporter sa contribution
Paul Timmermans, directeur facilitaire UZ Leuven, a
mis l’accent sur l’accréditation JCI (Joint Commission
International) avec une durée de validité de 3 ans.
« Dans la mesure où l’UZ Leuven entend se profiler
comme un établissement de soins académique
européen de référence, des accents stratégiques
vont dans ce sens depuis 2009 déjà », indique-t-il.
« L’intégration de la formation universitaire dans les
hôpitaux universitaires en est un. Le choix de JCI
s’inscrit dans le cadre de notre mission. »
JCI comprend quelque 300 standards pour un
patient et une approche axée sur l’organisation. Sur
ce dernier point, le facility management, la sécurité
et la gestion de la communication sont examinés à
la loupe.
L’accréditation a débuté par un audit de 6 jours effectué
par 4 experts, qui ne compte pas. On commence
par le patient. Le personnel reçoit des explications
concernant le comment et le pourquoi des questions,
ce qui a été perçu comme positif. JCI suppose
aussi une évaluation approfondie des bâtiments et
accorde une attention spéciale pour les scénarios
d’urgence. Qu’est-il prévu pour maintenir le caractère
opérationnel de l’hôpital lorsque l’arrivée d’eau est
coupée ? Quid de la sécurité contre l’incendie (e.a.
garder les couloirs dégagés) ? 1200 portes coupe-feu
et 1000 armatures pour éclairage d’urgence ont été
contrôlées à l’UZ Leuven ! Construire et transformer
constituent des constantes pour tout hôpital, ce
qui débouche presque toujours sur des situations
(temporaires) dangereuses et non hygiéniques.
Il convient ici d’établir des directives claires.
Mais l’utilisation prudente des produits, la séparation
stricte du linge sale et propre, l’entretien et le suivi du
matériel médical sont également évalués.
Tout le personnel doit aussi connaître et comprendre
les procédures.
Paul Timmermans : « JCI n’était pas un mince défi
après l’audit, mais quand même réalisable. De plus,
la sécurité du patient sensibilisait tout le monde et
avait un effet stimulant. En termes d’organisation, il
faut établir des priorités et développer un plan sur
plusieurs années, ce qui est également accepté par
l’accréditation JCI. Suivre et mesurer va de pair avec
l’abandon de certaines habitudes. Tous les contrats
ont dû être relus et, le cas échéant, corrigés. Chacun
doit apporter sa contribution. »
Paul Timmermans a également constaté qu’à mesure
que la sensibilisation à l’accréditation JCI augmentait,
davantage de demandes d’intervention affluaient
au service facilitaire, ce qui représentait une charge
supplémentaire. Le bilan de l’accréditation JCI
est positif pour l’UZ Leuven. Paul Timmermans :
« Le patient y trouve son compte, les contrats sont
devenus plus explicites, la qualité est davantage
mesurée, on réfléchit plus à la faisabilité de services
internes et externes par rapport aux clients et on a
pu libérer un budget accru pour les améliorations. »
Le contrôle externe motive
L’hôpital Jessa (campus Virga Jesse et campus Salvator
à Hasselt ; campus St.-Ursula à Herk-de-Stad) a
décidé en 2008 de procéder à un contrôle de qualité
externe au niveau de l’hôpital tout entier.
Marc Maes, directeur des Ressources à l’hôpital
Jessa : « Une politique de qualité est un travail de
longue haleine. Le contrôle externe est pris plus
au sérieux par les médecins et les collaborateurs.
Nous avons choisi NIAZ (Nederlands Instituut voor
Accreditatie in de Zorg) parce qu’il n’y avait ainsi
aucune barrière linguistique et qu’il s’agit de gens du
secteur. »
8 PROFACILITY MAGAZINE N° 33 MArs 2012
120 FM i-d zorg FR.indd 8
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NIAZ exige aussi un contrôle de qualité interne et
une amélioration de qualité constante. Au cours
d’un premier audit, toutes les divisions critiques
sont évaluées. L’audit interne attribue un score de 1
à 4 à tous les éléments normatifs NIAZ. Le chiffre
le plus bas signifie qu’aucune action n’a encore été
entreprise, tout au plus planifiée. L’audit interne est
obligatoire pour chaque division dans un cycle de 4
ans. C’est aussi la durée de validité de l’accréditation
lorsque celle-ci est obtenue.
L’audit externe a été effectué dans l’hôpital Jessa par
9 hommes en 5 jours et comprenait 182 interviews.
Un rapport d’audit s’en est suivi avec des points
d’amélioration sur base duquel l’organisme de soins
doit concocter un plan d’action dont les résultats
seront testés par NIAZ.
Marc Maes : « L’audit interne, c’est comme placer un
miroir devant soi, mais aussi et surtout apprendre
de chacun, partager les best practices et sensibiliser
les gens. 65 collaborateurs ont reçu une formation
d’auditeur interne ».
Pour l’hôpital Jessa, le coût de départ atteignait
109.168 euros. La contribution annuelle est calculée
en fonction du nombre de lits et revient à 27.292
euros.
Marc Maes conclut l’expérience en recommandant
l’accréditation NIAZ.
Logique, mais pas dans la pratique
Pour Meia Meegens, coordinatrice hébergement
Rivas Zorggroep (NL), il était important que le
système de contrôle de qualité retenu place la
satisfaction du patient au centre. Ce qui l’a amenée
à ‘Planetree’, un label américain, qui oppose le soin
clinique à l’approche humaine du patient.
Meia Meegens : « Les directives de Planetree
semblent logiques, mais ne sont que modérément à
peu implémentées. Chacun déclare placer le patient
au centre mais dans la pratique cela ne marche que
moyennement. »
Planetree comprend 10 composants qui se
concentrent sur l’expérience vécue par la patient,
mais qui permettent dans une moindre mesure un
pur contrôle de qualité. C’est ainsi que l’on trouve
‘Gentillesse et respect’, soit une approche correcte
et une attitude professionnelle vis-à-vis du patient.
Autre composant : la liberté de choix et le droit
de décision pour le client. L’organisme de soins ne
s’appuie plus sur ‘nous sommes les seuls à savoir ce
qui est bon pour le patient’. Le patient est conseillé
par le professionnel médical, a droit de regard sur son
dossier, mais choisit finalement lui-même. Le contact
avec la famille et les amis constitue une autre priorité
pour favoriser la guérison. Planetree veut impliquer
la famille et les bénévoles dans les soins médicaux
directs et veut en finir avec les heures de visites fixes.
En résumé, Planetree revient à la création d’une
atmosphère hôtelière avec une intimité ‘comme à
la maison’. Le facility management joue un rôle clé
dans le service hôtelier au patient.
De gauche à droite :
Luc Vanhaverbeke, président HFDV
(Hoofden Facilitaire Diensten in
Verzorgingsinstelligen).
Paul Timmermans, directeur facilitaire,
UZ Leuven, a expliqué le JCI.
Marc Maes, directeur des Ressources
à l’hôpital Jessa, a partagé ses
expériences avec NIAZ.
Meia Meegens, coordinatrice
hébergement Rivas Zorggroep (NL),
a attiré l’attention sur Planetree.
Meia Meegens conclut : « Planetree a été un succès
chez Rivas, avec plus de satisfaction chez les patients
et chez les collaborateurs. Depuis son introduction,
les durées d’immobilisation ont été réduites et
l’absentéisme dans le personnel a également baissé.
Planetree est assez différent de JCI et de NIAZ.
Il est plutôt comparable à la cotation par étoiles du
guide Michelin et une analyse coûts/profits n’est pas
faisable. »
Expérience de qualité pour le patient
Le but final doit déboucher sur un effet positif pour le patient. C’est là que se situe la différence entre l’approche théorique
de la notion de ‘qualité’ et la perception par le client dans la pratique. Cette dernière détermine la satisfaction client et
est le résultat d’une comparaison subjective entre les attentes et les expériences. Barbara A. Kitchenham, professeur
à la Keele University (Rochester, Grande-Bretagne) déclarait à ce propos : « La qualité est une notion difficile à définir,
quasiment impossible à mesurer et pourtant si aisément reconnaissable. Elle est transparente et si évidente quand elle est
là, mais aussi directement visible quand elle est absente. » ‘Qualité’ est une notion conteneur. Il y a la qualité des produits
et des services, la qualité du processus, la qualité organisationnelle… En tant que facility manager, il faut tirer de tout cela
ce que l’on pense devoir faire dans l’intérêt de l’objectif – veiller à la délivrance de soins en se concentrant sur le patient –
sans perdre de vue le rapport qualité/prix.
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PUBLI-VIEW
Le service « Passagers » pre n
A
Il y a toujours beaucoup d’activités
dans un aéroport. De nombreux
services sont nécessaires pour
qu’il fonctionne correctement dans
sa globalité mais d’autres types de
services, plus spécifiques, peuvent
influencer l’image de l’aéroport aux
yeux des clients. Ces derniers sont le
domaine d’action d’Axxicom Airport
Caddy.
xxicom Airport Caddy, une filiale de Facilicom, a
démarré ses activités il y a 5 ans, sur l’aéroport
de Zaventem, avec un service Passagers pour les
personnes moins valides. Elle bénéficiait déjà à l’époque
d’une expérience de 10 ans acquise aux Pays-Bas, à
l’aéroport de Schiphol où elle exerce aussi des activités
d’assistance aux passagers à mobilité réduite, de nettoyage
et sécurité.
Murat Us, responsable d’Axxicom Airport Caddy : « L’accompagnement de passagers présentant un handicap ou un
problème de mobilité du guichet d’enregistrement à la
porte d’embarquement a été la première mission de notre
société à l’aéroport de Bruxelles. Il y a 3 ans, nous avons
également repris une société qui fournit des services de
trolleys, en particulier l’activité de rassembler et ramener
à un point central les chariots à bagages. »
La spécificité d’Axxicom Airport Caddy réside dans le
fait qu’elle synchronise ses services avec le rythme de
l’aéroport, c’est-à-dire 24h/24, 7j/7 !
Après l’accompagnement des passagers moins valides, elle
a également pris en charge les enfants non accompagnés.
Un Junior Lounge a d’ailleurs été aménagé à cet effet sous
la surveillance des collaborateurs d’Axxicom. Ce service
s’adresse aux enfants de 5 à 15 ans qui voyagent seuls en
avion. Sur demande spécifique, les jeunes jusqu’à 18 ans
peuvent également être pris en charge. On parle ici en
moyenne de 800 jeunes voyageurs par mois. Pendant les
mois d’été, environ 6.000 jeunes sont accueillis dans le
Junior Lounge.
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Facilicom publiview FR.indd 10
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e nd de l’envol
Services FM spécifiques pour les aéroports
« Axxicom a évolué et est devenu un prestataire unique
de services FM spécifiques à l’aéroport et qui contribuent
au maintien et à l’amélioration du niveau de service à la
clientèle », explique Murat Us. « Ainsi, nous prenons en
charge le nettoyage de la Jetée B depuis la reprise de One
Group et nous nous occupons également d’une partie du
nettoyage des avions de la flotte de Brussels Airlines via
One Fleet Services ».
Axxicom compte aujourd’hui environ 150 collaborateurs à
l’aéroport de Bruxelles, et pendant les mois d’été, ce chiffre
grimpe jusqu’à 250. Dans la mesure où Axxicom assure
une diversité toujours croissante de services à l’aéroport
de Zaventem, d’intéressantes synergies ont vu le jour qui
améliorent aussi bien l’efficacité que la qualité de ses
services. « Nos accompagnateurs sont équipés d’un PDA »,
explique Murat Us. « Cet équipement peut également servir
aux activités de nettoyage des avions ».
L’offre de services d’Axxicom est très variée et comprend
aussi des prestations annexes comme par exemple la
mise à disposition de journaux et magazines aux portes
d’embarquement.
Focus sur le voyageur
Axxicom et ses services se focalisent sur le client de
l’aéroport. Ainsi, les anciens porteurs de bagages (‘porters’)
avaient disparu de l’aéroport depuis un certain temps
déjà. Axxicom a relancé ce service, d’abord pour les groupes
faisant partie d’une organisation de voyage comprenant 20
à 30 passagers. « Mais à terme, nous souhaitons également
proposer ce service de façon individuelle », ajoute Murat Us.
« Par ailleurs, nous allons proposer des services VIP au
cours des prochains mois : moyennant paiement, nous
proposerons une assistance complète aux passagers :
bagages, check-in et transport jusqu’à l’avion. »
Axxicom propose des services avec un esprit très
commercial, et indépendamment de l’exploitation de
l’aéroport qui ne doit donc pas s’en soucier mais qui bénéficie
néanmoins d’une image positive grâce à l’amélioration des
services proposés à ses voyageurs/clients.
Facilicom
Avenue Building
Noorderplaats 7 boîte 1
2000 Anvers
Téléphone : +32 (0)3 224 38 00
Fax : +32 (0)3 226 56 34
E-mail : info@facilicom.be
Internet : www.facilicom.be
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Pro-FM I Service facilitaire dans l’horeca I
Formation en prévention :
prend l’initiative
Les employeurs et bureaux d’intérim y sont confrontés tous les jours : les fonctions de
base dans l’horeca ne sont pas aisément remplies. Les sociétés horeca investissent dans
la formation de personnel fixe mais quid pendant les pics d’activités ? Ceux-ci sont pris en
charge par des intérimaires… présentant de préférence les mêmes qualités que le personnel régulier… Les candidats qui affichent le bon état d’esprit existent, mais ils manquent
de formation et d’expérience.
P
eu de jeunes gens choisissent encore une
formation de base horeca : c’est un métier
difficile, surtout en raison des heures de
travail irrégulières. Celui qui entame des études
horeca, vise le niveau bachelier mais de cette manière
les fonctions de base ne sont pas remplies. De plus en
plus de jeunes de 20 et 30 ans, constituent désormais
la base de recrutement pour les entreprises et les
bureaux d’intérim. Après une première expérience
de travail et/ou de chômage, ils cherchent un emploi
(fixe) dans une profession en pénurie. Problème ?
Ces personnes n’ont aucune connaissance préalable
ni formation dans le secteur de l’horeca.
Johan HOLBRECHTS, Safety & Security
Manager - Accor Hotels BeLux
David DEBIN, Sales & Operations
Manager Horeca & Events de
Manpower
et veillons à ce que chacun possède les compétences
de base, connaisse et applique clairement les
exigences de qualité spécifiques par marque. Investir
dans du personnel fixe présente deux grands
avantages : l’implication pour la marque est plus
grande – si l’on est fier de sa marque, on y investira
aussi davantage. D’autre part, on peut organiser pour
son propre personnel des formations que l’on peut
enrichir. Les hôtels Accor par exemple prévoient
annuellement différents modules de formation
qui présentent chaque fois un nouvel aspect de
l’ergonomie. Ces sessions sont préparées par des
ergonomes spécialisés dans les activités horeca et ont
débuté il y a une dizaine d’années lorsqu’une analyse
des statistiques d’absentéisme a montré que les
plaintes pour des maux au niveau des épaules et du
dos constituaient une cause importante d’incapacité
de travail. L’ergonomie est également prise en
compte pour les investissements dans de nouvelles
infrastructures et de nouveaux appareils. Les prises
sont par exemple placées à hauteur des interrupteurs
afin d’éviter de se pencher. La faible rotation du
personnel chez Accor (19 % contre une moyenne
de 50 % dans l’horeca), prouve qu’investir dans le
personnel est payant. »
En outre, Accor prévoit aussi des formations sur la
qualité et le suivi ISO ainsi que des exercices portant
sur les actions et l’évacuation en cas d’incendie.
Quid des intérimaires ? « Accor fait appel aux
intérimaires en cas de pics d’activités et surtout en
cas de baisse inopinée d’effectif. Nous avons alors
besoin de quelqu’un qui maîtrise les compétences de
base et puisse intervenir immédiatement », précise
Johan Holbrechts.
Ne pas former coûte de l’argent…
Les statistiques européennes sur base de l’activité
montrent que l’horeca regroupe 5 % de tous les
accidents de travail entraînant une incapacité de
travail de plus de trois jours. Cela concerne surtout
les catégories d’âge les plus jeunes, de 18 à 24 ans
(21 %), et de 25 à 34 ans (26 %). Les heures de travail
irrégulières, l’échelle des salaires pas très élevée, le
faible taux de formation attirent, via ce secteur, une
importante main-d’œuvre non expérimentée sur le
marché du travail. Les accidents lourds plus rares,
avec issue fatale ou non, apparaissent dans le groupe
au-delà de 35 ans. L’horeca belge obtient un score
moyen par rapport aux autres activités économiques :
l’industrie hôtelière (taux de fréquence des accidents
de 21,23) fait un peu moins bien que les restaurants
(TFA : 18,79). Ceci est dû à la réglementation étendue
appliquée aux cuisines et développée au cours de ces
dernières années. L’horeca s’en sort mieux que, par
exemple, l’industrie du traitement alimentaire (TFA
moyen de 30.67) mais moins bien que l’assemblage
Bureau d’intérim : sélection et formation
automobile (TFA : 16,46).
Le bureau d’intérim devient de plus en plus
l’organisme de sélection pour les chefs d’entreprises
Former soi-même pour
horeca. Le personnel de salle et le réceptionniste de
une qualité sur mesure
Johan HOLBRECHTS, Safety & Security Manager l’hôtel sont des professions en pénurie, mais aussi
Hôtels Accor BeLux, sait bien que les formations sont les employés polyvalents en cuisine et le personnel
de chambre (house keeping) sont toujours plus
indispensables pour fournir un service de qualité :
« Nous travaillons surtout avec du personnel propre difficiles à trouver. « Nous trouvons des gens avec
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n : le secteur hôtelier
l’état d’esprit adéquat, mais sans connaissances
professionnelles », explique David DEBIN, Sales
& Operations Manager Horeca & Events de
Manpower. « Nous sommes confrontés à deux
faits : les formations adaptées ne sont proposées
nulle part et, d’autre part, les entreprises font appel
à nos collaborateurs pour des besoins occasionnels.
L’intérimaire doit être immédiatement mobilisable,
cela signifie qu’il doit connaître le métier et le secteur.
Notre approche consiste à organiser nous-mêmes la
formation sur la base des besoins et des compétences
que nous demandent les clients. C’est ainsi que
nous pouvons créer un pool d’intérimaires formés
prêts à intervenir à tout moment. Nos formations
sont composées d’une partie théorique, d’une partie
pratique et peuvent aussi être adaptées sur mesure
pour le client. »
collaborateur en cuisine et personnel
de salle, réceptionniste et personnel
de chambre
Manpower organise quatre formations horeca
spécifiques. Le personnel de chambre et de salle est
formé par Manpower tant au niveau théorique que
pratique. La pratique de la cuisine et la réception de
l’hôtel sont apprises sur le terrain chez le client. On
peut comparer cela à un stage pratique. Toutes les
formations sont achevées par un test de compétence.
Le but est de certifier ces formations de manière
à ce que les candidats qui ont réussi puissent
présenter une attestation formelle de connaissance
et de formation. Manpower assure d’ores et déjà
des formations horeca pour le Forem (organisme
wallon de reclassement) et est en négociation avec
Actiris (Bruxelles) et la VDAB (organisme flamand de
reclassement).
Manpower va même plus loin. Dans la deuxième
moitié de cette année, il ouvre un véritable centre
de formation où toutes les facilités pour ces quatre
professions horeca seront présentes de manière à ce
que les formations puissent avoir lieu en interne et
que la connaissance des intérimaires puissent être
constamment actualisées ou remises à niveau.
les conditions du succès
De bonnes connaissances professionnelles supposent
une bonne part de prévention. Il est tout aussi
important que l’employeur comme l’intérimaire
soient convaincus des avantages de la prévention.
Afin qu’ils se stimulent l’un l’autre dans la détection
de zones ou de situations à risque et la recherche
d’une solution plus sûre. Un partenariat avec les
secteurs concernés et les fournisseurs permet
d’étendre la politique au niveau régional ou national.
En outre, la formation doit être adaptée au groupecible auquel elle s’adresse. La vidéo de formation
pour le personnel de chambre de Manpower, Accor
et Axa en est un bon exemple (voir cadre).
Isabel GRILLET ■
trois axes de formation : recrutement, formation fonctionnelle et prévention.
Un travailleur bien formé intéresse plusieurs parties : Manpower, Accor Hôtels et
l’assureur Axa ont réalisé ensemble une vidéo de formation pour le personnel de
chambre. Qu’est-ce qu’il y a de difficile à cela ? Tout le monde sait faire un lit quand
même… En fait, non! Les tâches du personnel de chambre sont très spécifiques :
connaître les règles en entrant dans une chambre d’hôtel, comment tenir compte de la vie
privée et des objets personnels des hôtes, utilité et fonctionnement des alarmes, produits
et équipement, éviter les chutes dans les salles de bain glissantes, refaire les lits sans trop
solliciter le dos, etc. « Nous rompons avec l’image stéréotypée de la ‘femme de chambre’
et avons confié le rôle principal à Ganga, pas un top modèle mais un vrai collaborateur de
l’hôtel Ibis à Anvers. Le programme gagne ainsi en réalisme (…) et les candidats se sentent valorisés dans leur métier », déclare Johan Holbrechts, Safety and Security Manager
d’Accor. Cette initiative conjointe de Manpower, Axa et Accor a été récompensée par le
prix de l’Audiovisuel décerné par le Conseil Supérieur de la Prévention et de la Protection
au travail. Ce prix a été attribué dans le cadre d’un concours annuel qui vise à promouvoir
les bonnes pratiques dans le domaine de la prévention des risques, de la formation, de la
communication ou de l’organisation du travail en vue d’améliorer les conditions de travail.
La cérémonie s’est déroulée fin de l’année passée, en ouverture de la « Semaine européenne pour la sécurité et la santé au travail », à l’occasion d’un colloque organisé par le
SPF Emploi, Travail et Concertation Sociale réunissant des professionnels qui s’engagent
activement pour la sécurité et le bien-être au travail.
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Pro-FM I research I
Les détails augmentent
la satisfaction des
utilisateurs
Pour son projet de fin d’études dans le cadre de sa formation à l’International Real Estate
and Facility Management Academy (NHTV à Breda, NL), Sigrid van der Pluijm a étudié, pour
Hospitality Consultants, les influences des ‘facteurs doux et durs’ du facility management
sur la satisfaction des utilisateurs.
L
e facility manager doit être en permanence à
la recherche d’économies tandis qu’il ou elle
veut voir la qualité des services inchangée
voire même améliorée. Les ‘facteurs doux’ sont
des interventions qui, dans de nombreux de
cas, n’entraînent pas de coûts supplémentaires,
tandis que l’appréciation et la perception de la
qualité chez les utilisateurs de services facilitaires
progressent. Son projet de fin d’études a été
initié par ‘Hospitality Consultants’ à Amersfoort
(NL), un bureau de conseil et de gestion de
projets pour le facility management, l’hospitalité
et les équipements sociaux. Son projet d’étude a
duré 9 mois et a été réalisé au sein de différents
secteurs avec des représentants tels que Nike,
une institution bancaire, un organisme de soin
(Deventer Ziekenhuis), etc.
Par société étudiée, une division en 4 ou 8 zones
a été effectuée (en fonction du nombre de facteurs
à étudier), dont une (groupe contrôle) a toujours
été laissée en dehors de l’expérimentation.
Evidemment, une mesure zéro a été effectuée
au préalable. Les effets des interventions ont été
mesurés après 4 semaines.
Le client est subjectif
Première constatation frappante : la réduction
de la fréquence de nettoyage ne diminue pas la
satisfaction des utilisateurs, contrairement à ce que
l’on pourrait penser. En expérimentant les facteurs
doux, la satisfaction peut au contraire augmenter ; bien
que le niveau de service soit réduit, la satisfaction
reste inchangée, voire augmente.
L’odeur est un détail apparent qui semble avoir un
effet très fort sur la satisfaction. Lorsque cela sent
le frais, la perception générale d’un bon nettoyage
naît spontanément. Cette constatation a été
confirmée par une analyse des odeurs réalisée dans
une partie précédente de l’étude. Celle-ci a même
montré que les odeurs fortes, voire agressives et
‘anciennes’ avec beaucoup de chlore, augmentent
encore l’appréciation de la qualité du nettoyage.
La couleur du sanitaire a également une influence
sur la satisfaction. En plaçant des équipements
colorés (comme un essuie-main automatique ou
un distributeur de savon colorés) dans l’espace
sanitaire, c’est surtout la satisfaction quant
à l’image générale de l’espace qui augmente.
Sigrid van der Pluijm, consultante pour
Hospitality Consultants et diplômée de
l’International Real Estate and Facility
Management Academy (NHTV à Breda,
NL).
Niveau de satisfaction
(gradation 10 points)
Satisfaction nettoyage
Groupe de
contrôle
Fréquence Fréquence poste
sanitaire
de travail
Intervention
Odeur
Niveau
d’influence
Le ‘groupe contrôle’ montre le niveau
de satisfaction normal et n’est pas pris
en considération lors des expériences.
La satisfaction est toutefois mesurée.
Les autres barres montrent l’effet de la
fréquence réduite (quasiment nul), le
facteur ‘odeur’ et le ‘niveau d’influence’
(considérable).
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Pro-FM I research I
Les expériences avec des couleurs claires dans
les toilettes n’ont pas montré de différences
significatives. On a choisi d’appliquer une couleur
plus chaude dans les toilettes.
Le sentiment de décider soi-même, en tant
qu’utilisateur, du nettoyage a des conséquences
positives pour la perception de la qualité du
nettoyage.
Service personnel
Lorsque le contact avec la société de nettoyage
prévoit une intervention quotidienne, mais
que le personnel de nettoyage n’est pas vu par
les collaborateurs, cela pèse sur la satisfaction
concernant le nettoyage.
Un agent de nettoyage visible, qui salue de surcroît
les utilisateurs du bâtiment, a un impact positif
direct sur la satisfaction auprès des utilisateurs.
Une des expérimentations au sein du projet de fin
d’étude a consisté à placer des ‘cartes menus’ sur
les postes de travail sur lesquels les utilisateurs
ont pu cocher les priorités spéciales qu’ils auraient
voulu voir traiter par le personnel de nettoyage.
Le collaborateur de la société de nettoyage
paraphait par la suite la carte et ceci a eu un
impact très positif sur le verdict de satisfaction.
Oser étonner
Sigrid van der Pluijm conclut que généralement
les facteurs durs n’ont que peu, voire pas du tout,
d’influence sur la satisfaction des utilisateurs,
tandis que les facteurs doux, qui ne coûtent
rien, peuvent accroître considérablement cette
satisfaction. Son conseil aux facility managers est
dès lors d’oser jouer et expérimenter des facteurs
doux et d’examiner comment les utilisateurs
finaux réagissent. « Osez étonner les gens ! », tel
est son conseil. En outre, contrôler les niveaux
de service et mieux les adapter aux attentes des
utilisateurs est également recommandé.
Eduard coddé n
Début de carrière remarqué
Sigrid van der Pluijm a gagné, avec son projet de fin d’études ‘Optimalisation du ratio Coûts – Satisfaction des clients’
le ‘Student Poster Award’ au cours de l’EFMC 2011 qui s’est tenu à Vienne. Peu après, elle a également remporté le
‘International Student Award 2011’ attribué par IFMA International sur la base de son projet d’étude, son profil, sa perspective internationale, son ambition et sa passion pour le monde du management facilitaire. Ce qui lui a valu un ticket pour
l’événement ‘IFMA World Workplace’ à Phoenix (USA) qui dure 3 jours.
« Ce qui m’a frappé, c’est la manière dont les USA se concentrent sur le FM hard et leur approche très technique »,
explique Sigrid van der Pluijm en partageant son expérience. « Le soin apporté à l’utilisateur des bâtiments n’est pas le
même là-bas qu’ici. Notre approche leur est encore relativement inconnue et l’application de facteurs doux est dès lors
vue comme très innovante. J’ai eu le sentiment que le FM était chez nous, sur ce plan, nettement plus évolué. »
Sigrid van der Pluijm est actuellement active comme consultante chez ‘Hospitality Consultants’ à Amersfoort (NL).
IFMA soutient les jeunes professionnels du FM
IFMA Belgian Chapter s’apprête déjà à fêter son 20e anniversaire et a été à la
base du développement du Facility Management en Belgique. Ce ‘Chapter’,
qui fait partie d’IFMA International présent sur le plan mondial, est en Belgique
la seule association pour professionnels du monde du facility management.
IFMA considère comme sa mission, et comme un défi, de mettre en selle les
prochaines générations de facility managers.
Un grand nombre de facility managers qui sont aujourd’hui au top ont évolué dans leur fonction et ont même élevé le
niveau de celle-ci par l’auto-apprentissage et l’expérience. à court ou moins court terme, ils seront soulagés et/ou assistés
par une jeune génération de professionnels diplômés dans leur discipline. Les jeunes n’arrivent plus par hasard dans une
fonction FM, mais la choisissent délibérément. Il est de la plus grande importance de compléter leur bagage théorique par
l’expérience pratique des facility managers seniors. L’expérience doit être partagée à temps, pas en fin de carrière. C’est
pourquoi le coup d’envoi officiel du ‘Young IFMA Professionals’ a été donné le mardi 20 décembre 2011.
Les initiateurs Arnout Van Hoecke, Bert Van De Wielle, Dieter Segers et Jolien De Veirman veulent stimuler l’échange d’expérience et la transmission du savoir et inciter leurs jeunes collègues à rejoindre la seule association qui veille aux intérêts
de leur monde professionnel. Ils ont constaté un seuil pour les jeunes professionnels du FM et veulent faire évoluer les
choses avec la création de ‘Young IFMA Professionals’. La limite d’âge supérieure est fixée à 32 ans. Dieter Segers prend
la présidence à sa charge. Annuellement, trois événements spécifiques seront organisés par ‘Young IFMA Professionals’
qui fait partie d’IFMA Belgian Chapter.
Tous les jeunes gens intéressés par le monde du facility management, qui viennent à peine de commencer leur carrière FM
ou sont actifs depuis quelques années déjà en tant que FM Professional, sont invités à adhérer au Young IFMA Professionals. www.ifma.be
Business Interactive Media (Bimedia), l’éditeur du magazine Profacility, contribuera aussi à la formation continue de ces
jeunes professionnels, en leur offrant l’abonnement au magazine Profacility pendant les deux ans qui suivent la fin de leur
formation en facility management. Les demandes sont à nous adresser par e-mail à abo@profacility.be avec une copie du
diplôme ou certificat d’études.
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Qui sera le
Facility Manager
de l’Année ?
Mieux faire connaître le facility management en Belgique, valoriser la
profession et ses bonnes pratiques, tels sont les objectifs que poursuit
IFMA - l’association qui rassemble les professionnels actifs dans les
univers du Facility Management - avec l’organisation des Facility
Awards. En 2012, le trophée du ‘Facility Manager de l’Année’ sera
décerné pour la première fois.
Le Facility Manager de l’Année sera décerné à un homme, ou une
femme, qui par sa réflexion, sa vision, son engagement et ses actions
à fait mieux (re)-connaître le métier de Facility Manager et à contribué
à sa professionnalisation.
Ce prix, sera décerné lors de la cérémonie de remise des trophées
‘Facility Awards 2012’ qui se déroulera le 22 mai 2012 à Bruxelles
sur le site de Tours & Taxis, dans le cadre du salon de l’immobilier
REALTY. Les finalistes pour l’élection du Facility Manager de l’Année,
ne seront pas les seuls à être mis en lumière, IFMA et les Hautes
Ecoles récompenseront aussi les lauréats des ‘Best FM Thesis’.
Un ‘Lifetime FM Award’ couronnera une personnalité qui dans
sa carrière, a largement contribué au positionnement du Facility
Management en Belgique.
Découvrez dans ce magazine,
les personnalités nominées
pour l’élection du
Facility Manager de l’année
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PRO-FM I FACILITY AWARDS 2012 I
Reconnaître
l’excellence en
Facility Management
Mieux faire connaître le Facility Management en Belgique, valoriser la profession et ses
bonnes pratiques, tels sont les objectifs que poursuit IFMA avec l’organisation des Facility
Awards. Cette année le trophée du ‘Facility Manager de l’Année’ sera décerné pour la
première fois. L’élection du ‘Facility Manager of the Year’ se déroulera en alternance, une
année sur deux, avec celle du ‘Facility Management Project of the Year’.
L
e ‘Facility Manager of the Year’ met à
l’honneur un homme, ou une femme, qui
par sa réflexion, sa vision, son engagement
et ses actions à fait mieux (re)-connaître le
métier de Facility Manager et à contribué à
sa professionnalisation. Le trophée ‘Facility
Management Project of the Year’ récompense une
personne ou une équipe qui a contribué au succès
de l’organisme qui l’emploie par la mise en place
d’un projet relatif à l’optimisation de la gestion
des bâtiments, de l’environnement de travail et
des services facilitaires. Le jury examine la valeur
ajoutée du projet en rapport avec la nature des
activités de l’entreprise.
L’élection du ‘Facility Manager de l’Année’ se
déroule sous le contrôle d’un autre jury que celui
qui préside à l’élection du ‘Facility Management
Project of the Year’ car il s’agit d’un concept
totalement différent basé sur des nominations
et non un appel à candidatures. Les quatorze
membres du Conseil d’Administration d’IFMA
et le président d’IFMA constituent le jury pour
l’élection du «Facility Manager of the Year».
élection en votant pour le candidat de son choix
par vote électronique via www.facility-awards.
be/le-public-vote. Un seul vote par personne est
autorisé. Les votes en ligne sont ouverts depuis le
15 mars et se clôtureront le 15 mai 2012.
Les six nominés pour cette élection seront aussi
invités pour une entrevue avec l’ensemble des
membres du Conseil d’Administration d’IFMA
réunis en assemblée. Après cette discussion avec
les nominés, le jury élira ‘ses’ trois finalistes. Le
résultat final pour cette ‘short list’ de trois finalistes
sera déterminé par le résultat des votes en ligne du
public sur www.facility-awards.be (pondération
de 40 % dans le calcul) et le résultat des votes du
jury (pondération de 60 % dans le calcul).
Au cours de la troisième phase de la sélection,
le jury désignera le vainqueur parmi les trois
finalistes.
Cérémonie de remise des trophées
Le 22 mai 2012, les trois finalistes seront mis
à l’honneur lors de la cérémonie de remise des
trophées qui se déroulera à Bruxelles sur le site
de Tours & Taxis dans le cadre du salon de
l’immobilier REALTY. Jusqu’à cette soirée, les
Vote du public
Six personnalités ont été nominées par le jury pour résultats des votes du public et du jury resteront
l’élection du ‘Facility Manager of the Year 2012’. secrets. Le lauréat sera dévoilé à la presse lors de
Dans une deuxième phase, publique, le groupe des cette cérémonie et le jury motivera son choix pour
six nominés est ramené à une ‘short list’ de trois ce lauréat.
nominés via une double sélection, celle du public
Patrick BARTHOLOMÉ ■
et celle du jury. Le public peut participer à cette
Best FM Thesis
Les finalistes pour l’élection du Facility Manager de l’Année, ne seront pas les seuls à être mis en lumière lors de la
cérémonie de remise des trophées ‘Facility Awards 2012’, IFMA et les Hautes Ecoles récompenseront aussi les lauréats
des ‘Best FM Thesis’. Ces trophées récompensent des étudiants pour la qualité et l’originalité de leur thèse de fin de cycle
de formation. Ils sont élus par les comités pédagogiques des formations post-graduat en Facility Management de KAHO
Sint-Lieven, de la Haute Ecole de la Province de Liège et de la Haute Ecole Erasmus de Bruxelles. Nouveauté pour cette
année, en décernant un ‘Lifetime FM Award’ à une personnalité du FM, IFMA couronnera la carrière de cette personne
pour avoir largement contribué au positionnement du Facility Management en Belgique.
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nominée Arlette Verleyen
Chaque année est un no u
Arlette Verleyen a commencé sa carrière à une époque où le facility management
s’apparentait encore à un pur travail de pionnier. Il y a environ deux décennies, le FM a
commencé sa percée dans le secteur des soins. Au sein d’un hôpital universitaire, le défi
est très grand pour le FM et l’est chaque année davantage. L’adaptation permanente
de l’environnement à de nouveaux développements médicaux et la vaste offre de soins
constituent LE défi.
L
e client est au centre de l’organisation
facilitaire d’un hôpital, ou plutôt les
clients puisqu’il y a le patient et son
environnement, mais le collaborateur hospitalier
a, lui aussi, ses besoins et ses questions.
« Dans le secteur des soins, on constate souvent
dans l’organisation du facility management une
scission entre le hard et le soft facility ! », affirme
A. Verleyen. « Nous collaborons intensément
et bien, mais les compétences sont clairement
différentes. Chaque grande transformation – et il
y en a beaucoup dans cet UZ Brussel de plus de
30 ans – constitue un défi énorme pour toutes les
parties impliquées. »
Elle poursuit : « L’ensemble des tâches et la
responsabilité qui en découle pour le facility
manager croît de façon quasi exponentielle.
Il faut ‘vendre’ davantage de projets à la direction,
les budgets doivent être gérés plus strictement et
le facility manager doit penser ‘commercialement’
pour créer une bouffée d’air financière. »
Le FM dans le secteur des soins de santé doit être
visible et innovant dans l’organisation et se greffer
sur le core business : délivrer des soins médicaux.
Il doit être reconnaissable dans toutes les facettes
de l’établissement de soins, mais la politique de cet
organisme doit tout autant rayonner sur le secteur.
Formule mixte
Fin des années ’70, à l’ouverture de l’UZ Brussel,
l’hôpital a été le premier à opter pour l’outsourcing
du nettoyage du linge et des vêtements de travail
au lieu d’investir dans une unité propre de lavage.
« Une révolution à l’époque au sein du secteur »,
se rappelle très bien A. Verleyen. « Aujourd’hui,
nous sous-traitons en partie le nettoyage. Nous
prenons en charge les services relatifs aux soins
et médicalement intensifs. Outre la flexibilité,
cette formule mixte présente un important
avantage », insiste A. Verleyen. « Nous comparons
constamment les prestations des collaborateurs
propres à celles du prestataire contractuel par
un benchmarking réciproque et des mesures de
qualité externes (VSR) ». Aujourd’hui, 32.000 m2
sont sous-traités sur un total de 95.000 m2.
Surveillance : un service client
Parmi les nombreux projets qui émaillent la
carrière d’Arlette Verleyen, il y a la mise sur pied
d’un service de surveillance propre.
Le crédit de fonctionnement a été délivré par
les autorités fédérales qui ont estimé que la
criminalité hospitalière constituait une question
prioritaire. Pour le développement de ce service,
une équipe a été formée au sein de l’UZ Brussel,
Carrière
Arlette Verleyen est Directrice du service facilitaire de l’hôpital universitaire de Bruxelles. L’hôpital était toujours en pleine
construction et ne comptait que 400 lits lorsqu’elle est entrée en service. Aujourd’hui, elle s’appuie sur une carrière de 30
ans chez un des plus grands employeurs de Bruxelles avec 3.500 personnes. Annuellement, on dénombre 190.000 jours
d’hospitalisation et plus de 285.000 patients font l’objet de soins ambulatoires. Sa carrière a débuté dans une entreprise
de catering industriel où elle a été active pendant 10 ans. Elle est passée par à peu près toutes les disciplines, de l’achat
au management en passant par le marketing. Dans les années ’80, un nouveau défi s’est présenté dans le secteur des
soins de santé. L’ex-directeur de l’hôpital universitaire de Bruxelles avait une vision similaire de la direction d’organisations
facilitaires : ‘chaque spécialité mérite son propre spécialiste’. C’est ainsi que le service facilitaire a été créé et ce fut un défi
rêvé pour Arlette Verleyen. Ses compétences couvrent aujourd’hui le secteur entier de la restauration, le ‘housekeeping’
ainsi qu’un volet ‘commercial’. Housekeeping englobe le nettoyage, le linge et les vêtements de travail, la surveillance,
les services internes tels que la téléphonie ou l’expédition notamment. Le volet commercial comprend l’exploitation de la
cafétéria des visiteurs, le restaurant du personnel et des étudiants, les parkings et le concept de magasin.
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o uveau défi
et une collaboration a également été lancée avec
un partenaire externe. De cette manière, ils
construisent ensemble une expertise en fonction
de leurs tâches de surveillance au sein d’un
environnement médical.
« Dans un environnement hospitalier, la
sécurité doit faire l’objet d’une approche surtout
préventive », explique A. Verleyen. « Du point
de vue de l’efficacité, il est essentiel pour les
patients et les visiteurs que cette surveillance soit
visible. Aujourd’hui, la surveillance est devenue
indispensable et c’est une responsabilité de
l’hôpital vis-à-vis du patient et du personnel. »
L’UZ Brussel mène sur ce plan une politique
très active et dynamique. Les investissements
et l’implication du personnel font l’objet d’une
planification optimale grâce à un bon suivi et une
analyse des incidents.
évolution constante
Le FM évolue rapidement. A. Verleyen ressent le
besoin de professionnalisme. « Une formation
de base en facility management est aujourd’hui
indispensable », indique-t-elle. « L’enseignement
doit aussi tenir compte au maximum des besoins
de l’opérationnel. »
Pour la formation, A. Verleyen donne la préférence
aux programmes spécifiquement ciblés. « Le job et
l’environnement de travail complexe maintiennent
notre vigilance », estime A. Verleyen.
À l’origine, les fournisseurs ne connaissaient le
secteur des soins que de manière superficielle
et visaient à conquérir rapidement le marché au
niveau commercial. Aujourd’hui, l’approche est
beaucoup plus professionnelle et le secteur des
soins de santé est reconnu comme sérieux et
solide, mais aussi exigeant. Produits ou services
doivent tout simplement être bons et souvent
aussi très concurrentiels en termes de prix tout en
répondant à une normalisation stricte.
À l’avenir, le fait de trouver des starters
professionnels dans le facility management sera
encore plus important pour atteindre les objectifs
du service. « Je ressens moi-même une grande
satisfaction quand, après approbation et exécution,
un business plan obtient de bons résultats dans
la pratique », nous confie A. Verleyen. « Je l’ai
notamment vécu avec le restaurant d’entreprise
qui depuis sa rénovation attire plus de 1.500
visiteurs. »
Notre hôtesse s’attend à ce que le FM tienne encore
plus compte à l’avenir de la situation économique,
que le secteur des soins soit encore plus sous
pression et par conséquent que ‘faire plus avec
moins’ soit le crédo du facility manager.
Arlette Verleyen décèle une constante : « Avec une
équipe solide et un bon planning, la moitié de tout
projet est déjà réalisé ! »
Eduard CODDÉ ■
Arlette Verleyen : « Je ressens moimême une grande satisfaction
quand, après approbation et
exécution, un business plan
donne de bons résultats. »
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140 Arlette Verleyen FR.indd 21
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NOMINé Roland De Coninck
Dynamique du changem e
Roland De Coninck est aujourd’hui Directeur de la Division Real Estate de Siemens.
L’homme a enchaîné les expériences et les responsabilités au sein de Siemens Belgique,
y exerçant notamment les responsabilités de Facility Manager et de Corporate Mobility
Manager. Des missions qui ont consacré son goût pour la dynamique du changement au
service de la rentabilité.
P
rofacility : Roland De Coninck, vous avez
été le premier Facility Manager de Siemens
Belgique et vous dirigez maintenant la
division Real Estate. Quel est votre parcours ?
Roland De Coninck : Siemens est – et reste – mon
seul et unique employeur. La seule infidélité que
je lui fis dura le temps de mon service militaire.
J’ai commencé comme Junior, au traitement
des salaires, en 1973. J’y fus key user pour
l’automatisation des processus : on passait du
traitement manuel des salaires à un système semiautomatisé. Ça semble préhistorique.
J’ai beaucoup appris au cours de ces deux années, et
j’y ai développé une non-résistance au changement
qui m’a servi tout au long de ma carrière. C’est ce
que j’appelle ma dynamique du changement.
Depuis 1973, j’ai changé de fonction à peu
près tous les quatre ans, passant par le contrôle
financier, le service comptabilité. Des services qui
m’ont donné une sensibilité forte à la rentabilité.
J’ai ensuite mené ma première mission liée à
l’immobilier, au sein du département logistique.
Il a fallu centraliser la gestion logistique des
différentes filiales de Siemens Belgique, pour
créer un centre de distribution unique. Ce fut un
beau challenge, où j’ai approfondi une dimension
fondamentale du Facility Management : l’aspect
humain de notre mission. Je me suis rendu
compte qu’il fallait un solide boulot de coaching
pour emporter l’adhésion des utilisateurs dans
ces changements. C’est une dimension à laquelle
j’attache énormément d’importance.
En 1998, on me confie les clés du Facility
Management de Siemens pour la Belgique… Rien
n’existait, il fallait tout inventer.
Roland De Coninck : « Le plus important,
dans tous les projets que j’ai menés,
c’est l’individu. Il faut l’amener à adhérer
à la dynamique de changement. »
Profacility: Partir d’une feuille blanche, somme
toute.
R. De Coninck : Effectivement. J’ai démarré
ma mission par un travail sur l’entretien et la
maintenance. J’ai été frappé par la disparité des
informations disponibles et l’absence d’outil de
gestion : chaque site de Siemens Belgique utilisait
22 PROFACILITY MAGAZINE N° 33 MARS 2012
150R. de Coninck FR.indd 22
05/03/12 13:28
m ent & rentabilité
ses propres normes. Il a fallu répertorier – parfois
remesurer – pas moins de 280.000 m2 de surface
industry et office, les caractériser et mettre les
outils de gestion en place. Nous avons établi la
valeur nette par mètre carré en application de la
norme DIN 277, et mis en place le logiciel eFMIS,
développé sur la base de l’application MyMCS. Il a
permis d’acquérir une visibilité optimale sur notre
parc immobilier.
Au-delà des données objectivables, mesurables,
nous avons également instauré les Service Level
Agreements (SLA), créé un HelpDesk, recensé les
contrats tant internes qu’externes, mis en place
la refacturation interne, attribuant les surfaces
par centre de frais. Nous jetions les bases de
notre Activity Base Costing. Après 3 ans de
fonctionnement, notre système était devenu le
standard pour Siemens au niveau international,
la Belgique étant reconnue comme centre de
compétence.
Un projet d’abord mené sur Bruxelles, chaussée
de Charleroi. Nous y disposions de 24.000 m2
de bureaux avec un ratio d’occupation de 60 %.
Nous avons pu réduire de moitié la surface totale
de bureau et augmenter ce ratio à 85 % ! Ce ne
fut possible que grâce aux fonctionnalités de notre
logiciel MyMCS. La mise en place des postes de
travail partagés a permis l’optimisation de gestion
des salles de réunion, du catering...
Profacility: Vous avez également intégré la notion
de mobilité dans votre mission…
R. De Coninck : Effectivement : en 2003 – une
période difficile pour les télécoms – on m’a confié
la responsabilité de la mobilité. Je devenais en fait
le 2e Corporate Mobility Manager de Belgique. À
nouveau, une fonction où il fallait tout inventer.
Il y avait un lien immédiat avec le Facility
Management : il fallait optimiser la rentabilité de
l’entreprise. C’est ce qui nous a menés au projet
Dynamic Office intégrant le partage de bureaux,
le télétravail, le recours à des bureaux satellites ou
encore le travail chez le client final.
Profacility: Si le public professionnel devait faire
de vous le Facility Manager of the Year 2012,
quelle en serait la raison principale ?
R. De Coninck : Difficile question. Peut-être sur
la base du constat que nous avons pu faire de
la Belgique le centre de compétence en gestion
facilitaire pour le groupe Siemens. Et que les best
practices que nous avons développées chez nous
sont devenues les références de travail partout
dans le monde pour Siemens.
Profacility: Au cours de votre parcours,
comment pensez-vous avoir contribué à la
professionnalisation du métier ?
R. De Coninck : Probablement via mon
implication au sein de l’IFMA, aux côtés de Marcel
Eeckhout et Gert Potoms. Je pense que nous avons
contribué à la dynamisation et à la reconnaissance
du métier. Le travail sur le développement de
filières académiques pour les Facility Managers
constitue également une avancée réelle !
Bruno HODITTE ■
Roland de Coninck, ou l’enthousiasme communicatif
En 1998, Roland De Coninck devenait le premier Facility Manager de Siemens.
En 2003, il était nommé Corporate Mobility Manager.
En 2011, Roland De Coninck prenait la tête de la Division Real Estate de Siemens Belgique.
Soit trois années-charnières dans la carrière d’un homme qui reste d’une facilité d’accès déconcertante. En un peu plus
de dix années, le modèle de gestion facilitaire belge dont Rony est un des principaux artisans a été adopté par Siemens au
niveau international, suscitant l’enthousiasme en interne, mais aussi en externe. Au point de positionner Siemens Belgique
comme consultant en services FM pour des clients comme la STIB, Holcim, bPost, Agoria, la Fedis… Quant au modèle
belge Dynamic Office, il a été rebaptisé Siemens Office lors de son adoption Siemens WorldWide.
Roland De Coninck de conclure : « Depuis quelques mois, je suis directeur Real Estate & Facility Management de Siemens
Belgique. Je fais partie du Board. Comme quoi, même dans une fonction qui n’est pas intrinsèquement glamour et core
business, on peut arriver à certaines responsabilités managériales. Un élément encore, à l’attention des professionnels du
métier : en période conjoncturelle difficile, le rôle du Facility Manager peut être fondamental, car il permet de générer de la
rentabilité sans toucher à la masse salariale. »
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NOMINée Véronique Laureys
Penser « programme » pl u
Formée à la critique historique, Véronique Laureys conserve de cette discipline une
méthodologie de la rigueur, du contrôle des données et une sensibilité aux mentalités
des autres qui lui sont très utiles, dit-elle, dans ses fonctions de directrice des Affaires
générales du Sénat. Après avoir réorganisé ce service en 2005, elle s’apprête à répondre
aux défis facilitaires liés à la réforme du Sénat, un des objectifs prioritaires du volet
institutionnel de la 6e réforme de l’État.
D
ès son arrivée en 2005 au poste de directrice
des Affaires générales du Sénat, Véronique
Laureys s’est investie dans un vaste chantier
d’extension des missions du service (voir encadré).
Le résultat aujourd’hui : un service occupant 110
personnes dans des domaines hautement diversifiés
de soutien et de service. Pour y parvenir, il était
nécessaire de définir une mission, une vision et
une stratégie. La restructuration propose à présent
à la fois un meilleur service, plus de synergies et
d’efficacité. Cela passe par une délimitation claire
des responsabilités, une communication efficace,
la motivation par la délégation et la répartition
judicieuse des tâches.
FM visible au sommet de la démocratie
Dans sa position professionnelle, Véronique Laureys
a des occasions privilégiées pour contribuer à la
reconnaissance du métier de Facility Manager, que
ce soit via ses nombreuses publications, ou lors
des leçons de document management données à
l’École de Bibliothéconomie de Gand, d’interviews,
de conférences données en Belgique ou à l’étranger
devant des dirigeants d’entreprises ou des étudiants,
et au plus haut niveau lors de ses conversations avec
les décideurs politiques.
Véronique Laureys pense la gestion facilitaire en
termes de programme plutôt qu’en termes de
projet. Ce qui implique, selon elle, une vision
en mouvement, avec des objectifs en évolution
permanente. C’est une expérience qu’elle souhaite
transmettre aux jeunes générations : avancer avec
en point de mire un horizon est une voie vers le
succès. La demi-douzaine de stagiaires que le service
accueille chaque année en ressortent imprégnés de
cette philosophie. Mais sa directrice insiste sur ceci :
« Un processus de changement ne doit pas être dicté
du haut d’une tour d’ivoire, il doit être porté par tous,
à tous les niveaux (dimension verticale) et dans toutes
activités de l’organisation (dimension horizontale).
Le rôle du manager est celui d’un initiateur et d’un
multiplicateur de la confiance que chacun doit
éprouver et trouver en soi. »
Souci de l’humain
Dans ses explications sur la façon dont elle
gère son service, Véronique Laureys
revient
très régulièrement sur les facteurs humains. Ne
mentionnons par exemple que l’importance qu’elle
accorde au plan de formation proposé à chacun et au
partage systématique des connaissances acquises. La
fonction de Facility Manager telle qu’elle la conçoit
est résolument orientée « RH » : « Je tiens à donner
de l’espace à mes collaborateurs, explique-t-elle, par
la responsabilisation et non par le biais du laisserfaire. Je leur donne la possibilité de se développer
par la formation continue. La situation idéale pour
moi : que chacun occupe le poste où il ou elle se
sent le mieux et trouve la motivation nécessaire pour
fonctionner de façon optimale. » À cet égard, elle
souligne que ses collaborateurs sont concernés et
enthousiastes, qu’ils s’investissent à fond dans leur
travail, qu’ils en sont fiers, qu’ils n’ont de cesse, par
leur attitude proactive, d’améliorer ce qui doit l’être
Une sensibilité particulière pour le patrimoine
Licenciée en histoire en 1984, Véronique Laureys a travaillé aux Archives de la Ville de Bruxelles jusqu’en 1990 puis
aux Archives du Sénat jusque 2005. Elle a simultanément enseigné à l’École de Bibliothéconomie de Gand et dirigé un
projet de gestion documentaire pour Belgacom. En 2005, elle devient directrice d’administration du service des Affaires
générales. Elle suit de nombreuses formations dont celle en Facility Management de KAHO St-Lieven. Son travail de fin
d’études a reçu le prix « Best FM Thesis » 2010. Le service des Affaires générales du Sénat qu’elle dirige comprend les
départements Gestion documentaire et Patrimoine, Marchés publics et Sécurité, Infrastructure, et Services et Logistique.
Ces services ont connu une forte réorganisation en 2005, orchestrée par Véronique Laureys. À cette époque en effet,
de nombreuses missions ont été transférées sous la coupole des Affaires générales : l’Expédition, l’Historiographie, les
Archives, la Section artistique, la Sécurité, les Marchés publics, le Service technique, l’Économat, l’Entretien, le Garage,
les Restaurants et le Sport. La réforme du Parlement sera l’occasion d’une nouvelle réorganisation et de synergies entre
les services facilitaires du Sénat et de la Chambre, source de rationalisation et d’économies d’échelle.
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pl utôt que « projet »
et qu’ils contribuent activement à la réalisation des le fair trade (commerce équitable dans l’achat des
produits comme des services). Dans ce contexte,
objectifs.
le Sénat doit avoir pour objectif de devenir neutre
du point de vue des émissions de CO2, sans mettre
Ses clients internes sont…
tous les Belges
en danger son patrimoine immobilier : l’équilibre
Bien qu’au quotidien, ses clients internes soient des entre le patrimoine, l’esthétique, la fonctionnalité
sénateurs, Véronique Laureys considère que, par et l’énergie est un objectif important. Le Sénat se
rebond, son service travaille pour tous les habitants doit non seulement de gérer son patrimoine et ses
du pays. Si sa devise est « ce qu’on commence, on archives mais aussi de le rendre accessible au public.
le finit », sa préoccupation majeure est de nature Autres points de mire seront le tri des informations,
éthique : « L’institution où l’on fait les lois doit être une plus grande orientation-process, une attention
un exemple d’intégrité et de démocratie, dit-elle. constante à la formation, une plus grande autonomie
Chaque parlementaire doit être servi rigoureusement aux employés (notamment en les responsabilisant
de la même façon, quelles que soient nos convictions sur les aspects financiers), ce qui passe par une plus
politiques personnelles. Ceci réclame une attention grande délégation des compétences, un travail plus
de tous les instants. Les rapports avec les entreprises mobile (à domicile notamment) ».
extérieures doivent répondre à des attitudes
déontologiques fermes. Par exemple, je n’accepte
Patrick BARTHOLOMÉ ■
jamais une invitation à déjeuner de la part d’un
fournisseur. »
Le prochain défi majeur du Service
Le Sénat est arrivé à un tournant de son histoire. Les
nouveaux rôles et responsabilités institutionnelles
doivent se conjuguer avec un leadership exemplaire
de la gestion interne, notamment dans le
fonctionnement du service des Affaires générales.
« Notre défi sera de surmonter les inévitables
obstacles et de forger une coopération enthousiaste
par une gestion du changement inspirante. Cela
requiert des connaissances, de l’expérience et de la
pertinence dans la gestion, assure Véronique Laureys.
Le mandat, la mission, la vision et la stratégie des
Affaires générales du Sénat vont évoluer. Le but
ultime n’est pas encore clairement connu, mais le
désir de tracer la route est là. »
Sa vision de l’avenir du FM
« Les années à venir verront un renforcement de
la place du FM : la discipline est arrivée à maturité
et les facility managers sont de mieux en mieux
formés. Leurs centres d’intérêt principaux dans
la décennie qui vient seront la sustainability
(économies d’énergie et énergies renouvelables),
Planification, vision à long terme,
gestion durable et souci de l’humain
sont les quatre points forts de celle
qui veille chaque jour sur les facilités
sénatoriales.
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Sous contrôle avec Ultimo Facility Management
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nt
Avec le logiciel Ultimo, vous améliorez l’efficacité ainsi que
Ultimo est une solution totale et conviviale pour votre
l’orientation vers l’utilisateur des processus de soutien de
gestion facilitaire, gestion de maintenances, gestion des
votre organisation. En outre, vous gardez le contrôle sur
services informatiques et gestion de flotte. Le logiciel
l’utilisation complémentaire de ressources rares et vous
convient à chaque organisation grâce à sa structure
pouvez diriger la gestion facilitaire. Grâce à Ultimo, tout
modulaire, sa flexibilité et sa modularité.
est ‘sous contrôle’ à tout moment.
SO F T WAR E SO LU TIO NS | W W W.U LTI M O. N E T
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NOMINé Luc Vanhaverbeke
Le Facility Management v
‘Facility’ signifie faciliter le processus primaire ainsi que son support. L’orientation service
est centrale et l’on constate une ferme volonté d’en faire toujours plus malgré une
pression constante sur les épargnes à réaliser. Aujourd’hui, tout le monde parle d’hôpital
alors qu’auparavant, un établissement de soin était appelé ‘gasthuis’ (maison d’hôtes) et
« c’est ce que nous voulons que cela soit », déclare avec conviction Luc Vanhaverbeke,
responsable du service facilitaire de l’UZ Leuven.
«L
Luc Vanhaverbeke : « Chaque
année, je veux introduire
au moins une nouveauté
en matière de facility
management. Atteindre
l’objectif est plus important
que la manière d’y
arriver. »
a mission du service facilitaire varie
constamment et ne s’achève jamais
», témoigne Luc Vanhaverbeke.
« Nous servons trois grands groupes de clients : les
patients, le personnel et les visiteurs. Et même au
sein de ces groupes, il existe une grande diversité.
C’est ainsi qu’un enfant a d’autres attentes que
quelqu’un qui vient à l’hôpital de jour pour une
intervention ou qu’un patient plus âgé qui doit
séjourner ici pendant une
longue période. »
Il regrette par ailleurs que le service presté soit
difficile à mesurer : « L’attente et l’appréciation
du patient varient très fortement en fonction de la
gravité du problème médical pour lequel il ou elle
est pris(e) en charge. »
Se mettre à la place du patient
Le patient mérite la plus grande attention selon
Luc Vanhaverbeke : « Les malades doivent avoir
beaucoup de patience, toujours attendre l’examen
ou le traitement suivant. C’est embêtant et crée
de l’irritation, ce qui retombe sur le personnel
médical et autre. Nous avons encore du chemin à
faire dans le domaine de l’hospitalité ! »
Il est constamment à la recherche de possibilités
pour rendre la vie du patient plus agréable.
Exemple : un système de tags RFID qui appellerait
le patient 10 minutes avant une consultation au
lieu de le faire attendre parfois pendant des heures
dans un couloir.
En qualité de facility manager, il prône une
hospitalité davantage orientée client/patient
sans que cela perturbe le processus médical.
Le souci de l’hospitalité se heurte cependant à pas
mal d’incompréhension auprès des prestataires
médicaux. « Ce n’est pas un hôtel ! », entendon souvent et la conviction que l’hospitalité et la
délivrance de soins ne soient pas conciliables est
encore profondément enracinée.
Avec ses collègues du service technique, Luc
Vanhaverbeke gère le budget des travaux
d’embellissement des chambres des patients.
Il examine avec l’œil du manager d’hôtel l’état
des chambres et remarque des choses comme
un robinet entartré ou un trou dans le fauteuil
du visiteur. « Dans un hôpital, il s’agit de
détails dont on ne tient pas forcément
compte mais ils contribuent pourtant
énormément à l’hospitalité vis-à-vis du
patient et du visiteur », soutient Luc
Vanhaverbeke.
Il est partisan de la chambre
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t vise l’hospitalité
individuelle, mais ce type de chambre n’est
aujourd’hui toujours pas subsidié ; les chambres
doubles sont dès lors devenues la norme. « Pour
rendre la vie du patient plus agréable, il existe
un projet qui prévoit des écrans individuels et
multifonctionnels par lit, afin que les patients
ne soient plus obligés de partager le programme
avec leur compagnon de chambre. Le déploiement
d’un réseau Wi-Fi pour les patients est un autre
upgrade récent sur le plan de l’hospitalité.
Luc Vanhaverbeke : « Chaque année, je veux
introduire au moins une nouveauté en matière de
facility management. Pour chaque projet, il faut
aussi trouver un partenaire pour prendre le projet
en question en charge conjointement. Atteindre
l’objectif est plus important que la manière d’y
arriver. »
De nouveaux défis pour demain
Luc Vanhaverbeke s’attend à ce que le Facility
Management poursuive sa professionnalisation et
voit la formation de nombreux clusters au sein du
secteur hospitalier. Sur ce dernier point, il espère
surtout que cela se fera sur base volontaire.
Le Facility Management doit anticiper, prendre
des options stratégiques en fonction de ce que le
‘client’ (patient) souhaitera demain. Les tendances
doivent être surveillées de près surtout sur le plan
de l’alimentation. Faire du Facility Management
un facteur concurrentiel entre organismes de soins
est considéré par Luc Vanhaverbeke comme non
pertinent pour les hôpitaux universitaires, mais
bien pour les hôpitaux généraux. La question est
aussi de savoir si le client est prêt à payer pour
divers extras.
Luc Vanhaverbeke s’attend aussi à ce que le
secteur des soins traverse sept années maigres en
raison de la crise économique, avec encore plus de
pression sur les budgets. Ceci peut aussi constituer
un défi pour ancrer davantage la durabilité
dans le secteur des soins. Luc Vanhaverbeke :
« Actuellement, le secteur marchand abuse encore
trop de la durabilité pour soigner l’image, mais
nous devons rapidement trouver un équilibre
entre la réglementation imposée et une véritable
durabilité. »
Le secteur des soins va devoir évaluer les
évolutions technologiques dans d’autres secteurs
et greffer ce qui est utile. « Faire plus avec moins »
semble incontournable pour notre interlocuteur.
Soif d’apprendre
Luc Vanhaverbeke est très soucieux d’apprendre
et a suivi, au cours de sa carrière dans le service
facilitaire, de nombreuses formations postgraduat, notamment en logistique, operations
management mais aussi en réflexion créative.
Partager le savoir avec d’autres est une évidence
pour lui dans le facility management. « Cela n’a
pas de sens de partir, pour chaque projet, d’une
page blanche si d’autres ont déjà une expérience
dans un projet comparable », témoigne-t-il.
Le fonctionnement en réseau - toujours plus clair
- des hôpitaux renforce les contacts mutuels et
accroît l’échange de savoir. En tant que président
du HFDV (Hoofden Facilitaire Diensten in
Verzorgingsinstellingen), il considère le réseautage
et la transmission du savoir entre collègues comme
des priorités.
Eduard CODDÉ ■
carrière
Luc Vanhaverbeke est responsable du service facilitaire de l’UZ Leuven, plus connue sous le nom de ‘Gasthuisberg’. C’est
le plus grand hôpital du Benelux et fait même partie des grands en Europe occidentale. Il opère depuis 34 ans déjà dans
ce que l’on appelait auparavant le ‘service hôtelier’.
Luc Vanhaverbeke a suivi une formation en gestion hôtelière avec une licence en sciences commerciales et financières.
Débutant dans le monde hôtelier, il a vite constaté que presque tout était standardisé dans cette discipline. Dans le secteur
hospitalier, il y avait tout à faire et c’est ce qui l’a particulièrement attiré.
Le service facilitaire gère le nettoyage, le linge et l’alimentation, le cœur du métier. Au total, cela concerne 730
collaborateurs. Les soft facilities touchent 1.995 lits, 533.042 jours d’hospitalisation et 635.513 consultations (2010). Outre
les patients, le FM veille au bien-être de 8.800 membres du personnel ! Le profil du client est très varié : certains patients
ne restent que 2 heures dans l’établissement, d’autres y restent des mois.
Le service est essentiel pour Luc Vanhaverbeke et son service facilitaire. Ceci peut recouvrir l’organisation d’une réception
pour une visite ministérielle, une alimentation spéciale pour un enfant ou encore la fête d’anniversaire d’un patient
hospitalisé à long terme.
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NOMINé Benoît Schmits
L’excellence industrielle a
Benoît Schmits est un habitué des pages de Profacility. Les projets FM qu’il a menés au
sein du géant pharmaceutique GSK – Papyrus, Odyssey W23 ou FM OnLine, pour ne citer
qu’eux – sont des modèles du genre. Tous ont bénéficié d’une approche Lean Culture
d’excellence industrielle. Une philosophie de travail qui a fait de notre homme un candidat
tout désigné au titre de Facility Manager de l’Année 2012.
P
rofacility : Commençons par un chiffre :
entre 2005 et 2010, le personnel de GSK
a doublé. Cela représentait un solide challenge pour le Facility Manager que vous êtes !
B. Schmits : En effet, il a fallu créer pas moins
de 2.500 nouvelles places de bureaux, et tous les
supports et services annexes. Alors, oui, on peut
dire que ce fut un beau challenge, rythmé par
des projets marquants, comme le projet Papyrus :
une réorganisation transversale de la reprographie
chez GSK. Nous y avons appliqué les principes de
la Lean Culture : amélioration continue et changements induits en étroite collaboration avec le personnel. Papyrus a permis un gain annuel récurrent
d’un million d’euros assorti d’une mise en place de
fonctionnalités supplémentaires. Et une harmonisation favorisant la flexibilité du personnel qui
retrouvait immédiatement ses marques. Un projet
similaire a été mené sur la téléphonie. Soit un travail sur les coûts assorti d’une augmentation de la
qualité des services et de la flexibilité.
Autre étape marquante : Odyssey W23, ou la création du nouveau quartier général pour la division
vaccins de GlaxoSmithKline : 52.000 m2 dont
20.000 m2 de bureaux : 1.000 postes de travail,
adaptables selon les besoins en paysagers ou en
bureaux individuels.
En 2011, avec l’activation du projet Odyssey, nous
avons déménagé pas moins de 3.500 collaborateurs. Nous avons eu l’idée d’ouvrir une ligne
téléphonique dédiée, FM OnLine : un call center
permettant un suivi performant et objectif des requêtes des utilisateurs. FM OnLine nous permet
d’identifier les problèmes, leurs causes, d’établir
la discussion et d’apporter un suivi et une solution efficace sur le terrain. Soit de la culture Lean
à l’état pur.
Si l’outil FM OnLine fonctionne par nature de manière réactive, nous travaillons à en faire un outil
proactif. Nous profitons du contact établi pour un
rapide travail d’enquête – de 15 à 30 secondes –
afin d’obtenir de l’information sur un sujet spécifique. Une autre manière d’obtenir des indicateurs
en provenance directe du terrain.
Notre approche du Facility Management se veut
donc proactive, mais aussi marquée par la flexibilité. Ainsi, sur le projet Odyssey, les restaurants
peuvent se transformer en salles de réunion. C’est
en ce sens qu’ils ont été équipés de connectique
audio-visuelle. La salle de conférence pouvant
accueillir 350 personnes est modulable en deux
auditoires de plus petite capacité. Mais cette modularité doit s’envisager dès la réflexion sur les
Benoît Schmits, ou les acquis de l’industrie
Profacility : Benoît Schmits, vous êtes Director General Services Global Real Estate & General Services de GSK.
Comment êtes-vous venu au monde facilitaire ?
Benoît Schmits : J’ai une formation d’ingénieur, complétée par une licence en administration des affaires. Ce qui m’a
donné très tôt le goût de la recherche de rentabilité, de création de valeur ajoutée. J’ai commencé ma carrière au sein
du service organisation industrielle de Continental – les pneumatiques – , j’ai ensuite dirigé un service sur les flux de
production. En 1997, je rentrais chez SmithKline Beecham, où j’ai eu la responsabilité de gestion – hors vaccins – d’un site
de recherche, puis assuré la réorganisation de la fonction des achats de service. Ce qui allait me mener à la mise en place
de l’organisation facilitaire de GSK pour la Belgique. Un service qui compte aujourd’hui 250 collaborateurs, sous-traitants
en majorité. Mon cursus industriel m’a converti à la Lean Culture propre au secteur automobile, et que j’ai implémentée
au FM de GSK : des processus standardisés et simplifiés, dont la performance est mesurée grâce à des indicateurs (KPI),
des changements impliquant l’adhésion du personnel, le recours à la communication visuelle (visual company), la présence
du Management sur le terrain et la correction systématique et en profondeur des problèmes afin d’obtenir une amélioration
continue.
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e appliquée au FM
Profacility : Si d’aventure le public professionnel
devait faire de vous le Facility Manager of the Year
2012, à vos yeux, à quoi le devriez-vous ?
B. Schmits : Honnêtement, je crois que l’approche
Lean Culture d’excellence industrielle est une
Profacility : Au cours de votre parcours FM, quel première au sein de la profession, complétée par
est le projet mené par vos services qui a amené la l’approche proactive adoptée par les 250 collaboplus forte valeur ajoutée à GSK ?
rateurs du service FM de GSK.
B. Schmits : Sans hésiter, le projet Odyssey W23.
Par son amplitude, évidemment, couvrant toutes
Bruno HODITTE ■
les facettes du Facility Management. Et nous avons
dû faire preuve d’une proactivité et d’une flexibilité de tous les instants : lors de la conception du
projet, nous ne savions pas encore précisément
à quels utilisateurs finaux les infrastructures seraient dédiées.
investissements, on en revient sur la nécessaire
proactivité qui nous permet d’orienter les choses
dès la conception, afin de créer de la valeur
ajoutée.
Profacility : Comment pensez-vous avoir contribué à la professionnalisation du métier ?
B. Schmits : Certainement en mettant en place la
Lean Culture au sein du département FM. Cette
culture de qualité totale, d’ajustements permanents aux exigences du client, sa mise en place
adaptée au FM, ça me semble unique. Les outils
de type tableaux de bord sont importants, évidemment, mais c’est surtout ce qui sous-tend leur
utilisation : la méthode de pensée reposant sur
la mesure, l’analyse, la correction et l’évaluation.
La manière dont on mesure l’efficience, le professionnalisme dans la gestion de nos fournisseurs,
avec un passage de contrats de moyen vers des
contrats orientés résultats… tout cela a généré de
biens meilleurs outputs, et une qualité à la hausse
à coût total réduit.
Profacility : Quel est le prochain défi majeur du
département FM de GSK ?
B. Schmits : Actuellement, l’équipe FM travaille
d’arrache-pied à la mise en place du Smart Working : toutes les 2 à 3 semaines, une cinquantaine
de personnes prennent leurs marques dans les
nouveaux paysagers. À la fin de cette année, 1.500
personnes seront passées au Smart Working. Et la
mi-2013, ils seront 700 supplémentaires. L’accompagnement humain est un challenge, au-delà de
l’aspect logistique, budgétaire ou organisationnel.
Chaque client-utilisateur est un moteur de changement pour l’entreprise. J’aime à dire que notre
sponsor n°1, c’est le département des ressources
humaines.
Benoît Schmits prône la
proactivité au service de
l’excellence pour le
département FM de GSK.
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NOMINé Frank Deckmyn
Créer de la valeur ajoutée s
Frank Deckmyn s’est épanoui dans le facility management (FM) et se sent à l’aise dans le
secteur des soins. Même si le facility management est exercé de manière très différente
d’un hôpital à l’autre. Il aime être actif dans un secteur social pertinent. De plus, il vit dans
ce secteur un lien direct avec le client : « Vous savez pour qui vous travaillez ».
F
rank Deckmyn a fait la constatation que
le facility management est devenu une
discipline à part entière alors qu’il n’en
était encore qu’à ses balbutiements lorsqu’il était
étudiant. Il remarque en outre que le FM trouve
doucement sa place à un échelon stratégique,
là où il doit se trouver selon lui. Issu du niveau
opérationnel et tactique, le FM ne pouvait pas,
dans le passé, peser suffisamment sur la prise de
décision. Heureusement, les sociétés sont de plus
en plus convaincues de l’intérêt du FM et toujours
plus de facility managers apparaissent au niveau de
la direction. Au sein des conseils d’administration,
leur présence est encore insuffisante, mais ceci va
également changer avec le temps.
La recherche de collaboration
sur le plan facilitaire entre
les hôpitaux est, selon Frank
Deckmyn, la clé vers plus
d’efficacité
Amélioration du processus
Le management logistique relève, à l’AZ Jan
Portaels, de la compétence du service facilitaire.
En 2010, Frank Deckmyn était finaliste du Supply
Chain Award Project of the Year avec le projet
‘Optimization of the supply chain within AZ
Jan Portaels’. Les processus logistiques ont été
étudiés de façon approfondie en vue d’améliorer
l’efficacité et de réduire les coûts. Le projet était
conçu de façon assez large et étudiait les processus
end-to-end, en d’autres termes en incluant toutes
les étapes logistiques, du fournisseur jusqu’à
l’armoire dans les départements hospitaliers.
La médication constituait une exception.
Celle-ci est totalement gérée par la pharmacie.
Parallèlement à l’optimalisation des processus, un
système de warehouse management a été installé.
Grâce à l’introduction d’un WMS, tous les biens
sont désormais totalement traçables à travers
les processus logistiques. De plus, on tient
automatiquement compte des numéros de lots
et des dates de péremption, une donnée pour
laquelle AZ Jan Portaels fait figure de pionnier.
Le système ‘Kanban’ a tout d’abord été introduit
pour la division chirurgie. Les stocks y étaient
centralisés et une réserve minimum et maximum a
été fixée par article. Un système visuel de carte aide
à commander à temps et à maintenir les niveaux de
stocks. Le risque de biens périmés est réduit à un
minimum tandis que le personnel soignant
est déchargé d’un certain nombre de
tâches, dont le réapprovisionnement
des stocks. Enfin, il y a maintenant
une concordance entre les biens de
consommation et l’activité.
La logistique des soins qui
s’occupe aussi du transport de
patients et de l’accompagnement
des repas, a été aménagée tel un
pool et est pilotée par le facility
management. Par le biais de cette
nouvelle approche, la logistique
apporte un support considérable à la délivrance de soins.
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e sur le processus primaire
C’est surtout dû à un dialogue très ouvert entre le
facility management et les personnes qui délivrent
les soins.
Les soins ont une charge logistique très forte et
cela augmente encore en raison de la croissance
rapide des traitements de jour qui amplifie le flux
des personnes et des biens.
Nouveaux défis
Récemment, Frank Deckmyn a, avec un consultant,
restructuré et positionné stratégiquement
l’achat dans l’hôpital. C’est sur cette base qu’est
né le projet ‘Fenix’ pour l’achat commun qu’il
continue à développer avec ses collègues des
hôpitaux régionaux de Tirlemont et H. Hart
Leuven. Aujourd’hui déjà, d’autres établissements
montrent de l’intérêt pour adhérer au système et
une extension de la collaboration est à l’étude. Il y
a énormément de domaines dans lesquels un effet
synergique peut être réalisé.
La recherche de collaboration sur le plan facilitaire
entre les hôpitaux est, selon Frank Deckmyn, la
clé vers plus d’efficacité. Pourquoi les hôpitaux
ne rassembleraient-ils pas leurs forces au profit de
différents acteurs du secteur ?
En interne, tenir compte de la variabilité et
de la diversité n’est pas une mince affaire tant
pour le collaborateur que pour le client. C’est
une recherche constante d’harmonie entre
l’organisation et l’homme. Trouver les bonnes
personnes et constituer une équipe compétente
en font partie. Aujourd’hui, des gens avec des
compétences spécifiques issus du monde de
l’entreprise sont attirés (lean, 6�), ce qui permet
d’aborder les projets de façon encore plus
professionnelle.
Pour Frank Deckmyn, le facility management
doit avant tout anticiper, travailler de manière
proactive et ne pas regarder en arrière. Les
décisions concernant les nouvelles constructions
d’établissements de soins par exemple suivent un
très long trajet. Lorsque les plans sont finalement
réalisés, beaucoup de choses ont changé dans le
paysage des soins de santé, la société et chez le
client. C’est pourquoi le défi est encore plus grand
dans ce secteur puisqu’il faut être visionnaire et
se projeter en moyenne 10 à 15 ans dans le futur.
Le projet le plus important est toujours le suivant
pour Frank Deckmyn, parce que le précédent est
alors déjà lancé et suit son cours.
Professionnaliser
L’importance d’une connaissance de base solide
est indéniable, mais les jeunes qui quittent l’école
restent des diamants bruts qui doivent encore être
guidés à travers les méandres de la vie.
Vivre, c’est apprendre constamment. Frank
Deckmyn donne la préférence à des formations
courtes et ciblées. De plus, il est persuadé
que bien regarder, écouter et s’intéresser à son
environnement (de travail) est très instructif et
révèle des opportunités.
Le facility management est un processus
d’amélioration constante, d’immersion dans des
situations et d’evidence based management.
Le réseautage avec échange d’expériences est
particulièrement utile à ce niveau.
Eduard CODDÉ ■
carrière
Frank Deckmyn est Directeur Facilitaire à l’AZ Jan Portaels de Vilvorde. Il a suivi une formation en gestion hôtelière. Il a
d’abord travaillé dans des chaînes d’hôtels internationales où, très jeune, beaucoup de compétences et de responsabilités
lui ont été confiées. De plus, il y a bénéficié d’une vaste formation ‘on the job’.
Au début des années ’90, il intègre le secteur des soins de santé. AZ Jan Portaels est le quatrième hôpital dont il dirige le
service facilitaire. Il aime ce secteur parce que le facility manager connaît son client et sait pour qui il travaille.
Le projet qui lui a donné le plus de satisfaction a été la construction du nouvel hôpital Inkendaal à Vlezenbeek. Construire
entraîne un boost personnel particulier. Cela mobilise l’organisation tout entière et génère du ‘changement’.
En tant que directeur facilitaire, il fait partie du comité de direction. Il gère quelque 170 collaborateurs. Le nettoyage, le
catering, le service technique, l’équipe achat et projets, les services logistiques avec la logistique des biens et des soins
ainsi que le magasin central dépendent du département facilitaire de l’AZ Jan Portaels.
L’échange d’expériences avec les collègues est pour lui une donnée importante pour s’améliorer. Il se réjouit de l’ouverture
et de la solidarité au sein du secteur, pour faire mieux tous ensemble.
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Pro-FM I FACILITY AWARDS I
FM Project of the year :
les lauréats 2011
La cuvée des Facility Awards de cette année se focalise sur des personnalités, tandis que les éditions précédentes faisaient la
part belle aux projets. Il en sera désormais ainsi une année sur deux. Voici, pour rappel, un coup de projecteur sur les lauréats
du FM Project of the Year 2011. L’ensemble des archives reste disponible sur www.facility-awards.be.
Best FM Project of the Year 2011
et Prix du Public
“The New World of Work” de Getronics
2e prix
Le projet de retour à l’insourcing des
services de nettoyage de l’UZA (Anvers)
3e prix
L’introduction d’un FMIS sur le site
Solvay Research & Technology de
Neder-over-Heembeek
Un déménagement est à la base de l’introduction du « nouveau travail » chez ICT
Getronics. L’entreprise définit le New World of
Work comme un concept multiple incluant le
bien-être des collaborateurs, l’effet d’attraction
de jeunes talents, l’optimalisation des coûts
et l’utilisation du projet comme « showcase »
pour ses clients. Le concept NWOW part de la
culture d’entreprise et conçoit le « travail où et
quand on le souhaite ». Il comporte trois volets :
un volet de coordination qui vise à renforcer les
liens avec les collaborateurs, un volet ICT pour
la mobilité du travail et un volet RH. L’attractivité
du lieu de travail concerne l’image de la société
et la transmission de la « Corporate Culture ».
L’introduction du NWOW est allée de pair avec
une réflexion sur les processus. Il est apparu
que le nouvel espace devait être aménagé en
fonction des activités. Getronics s’est surtout
distingué lors des Awards par l’approche la
plus claire et la plus solide, par l’implication
de la direction et de tous les collaborateurs, par
l’importance de l’organisation facilitaire en tant
que contribution à la réussite du projet.
Pour la 3e édition d’affilée, un projet du secteur
des soins de santé s’était ainsi classé dans
les projets vainqueurs. À l’UZA, après trois
décennies d’outsourcing des prestations de
nettoyage pour les 80.000 m2 de bâtiments
occupés par cet hôpital, Sylvie Vercammen,
directrice du service facilitaire, et son équipe,
ont décidé de réintégrer l’exécution de ces
prestations au sein de l’UZA. Cet insourcing
a été majoritairement motivé par des raisons
financières et l’impossibilité pour un hôpital de
récupérer la TVA de 21 % liée aux prestations
de nettoyage facturées par un fournisseur
externe. Lorsque ces prestations de nettoyage
étaient externalisées, leur coût annuel étaient
de 4,6 million €/an incluant près de 800.000 € de
TVA non récupérable. Cette décision majeure
d’insourcing a abouti à l’embauche de 148
personnes. La motivation de cette nouvelle
équipe a eu un impact positif considérable sur
la qualité des services de nettoyage et sur leur
appréciation par les 2.700 collaborateurs et
les 530.000 patients qui fréquentent l’hôpital
chaque année.
Ce site de R&D et de business comporte 22
bâtiments abritant plus de 1.000 personnes.
Le département Facility & Technical Services,
dirigé par Michel Driesen, a décidé de se doter
d’un FMIS afin de regrouper l’essentiel de la
gestion des activités facilitaires en remplacement
d’un système informatique de gestion technique
qui tournait sur une infrastructure devenue
obsolète. Ce fut aussi l’occasion de rassembler
des bases de données dispersés dans divers
services. L’essence même du projet consistait à
supprimer cette dispersion des informations et
des procédures, à améliorer l’information des
clients internes sur le suivi de leurs demandes.
Cet outil plus performant a permis également
de faire plus avec moins de ressources, tout
en soutenant une démarche d’amélioration
continue et de perfectionnement dans le cadre
de la certification ISO 9001. Il offre aussi une
vision à la fois détaillée et synthétique de toutes
les activités FM. Principaux résultats obtenus :
une communication avec les clients beaucoup
plus professionnelle et efficace et l’émergence
d’un esprit d’équipe plus fort.
Marc Dick, Director Finance & Administration
et Jean-Claude Vandenbosch, Executive Vice
President et General Manager : « Le change
management est crucial pour la réussite d’un
tel projet ».
Pour Sylvie Vercammen, la motivation de la
nouvelle équipe de UZA a eu un impact positif
considérable sur la qualité des services de
nettoyage.
Michel Driesen : « Le nouveau système procure
une vision ouverte et partagée de l’ensemble de
l’activité et permet à chacun de mieux comprendre les difficultés de l’autre, d’avoir le sentiment de s’approprier le problème du collègue ».
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Facility Manager
of the year 2012
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Votez pour élire
le Facility Manager
de l’année !
Le ‘Facility Manager of the Year’ met à l’honneur un homme, ou une femme, qui par sa réflexion, sa vision,
son engagement et ses actions à fait mieux (re)-connaître le métier de Facility Manager et à contribué
à sa professionnalisation.
Six personnalités ont été nominées par le jury – le Conseil d’Administration d’IFMA - pour l’élection du
‘Facility Manager of the Year 2012’. Dans une deuxième phase, publique, le groupe des six nominés est ramené
à une ‘short list’ de trois nominés via une double sélection, celle du public et celle du jury.
Le 22 mai 2012, ces trois finalistes seront mis à l’honneur lors de la cérémonie de remise des trophées
des Facility Awards 2012 qui se déroulera à Bruxelles sur le site de Tours & Taxis dans le cadre
du salon de l’immobilier REALTY.
Votez en ligne sur www.facility-awards.be/le-public-vote
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Let’s talk real estate
22, 23 & 24 May 2012
Tour & Taxis Brussels
Where facility management
meets real estate
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Use this promocode and get € 30 discount: 1200 180 022 055
Facility Awards: 22 May
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Pro-Realestate I Immobilier et urbanisme I
Port Sud, reconversion d’anciens Moulins en bureaux pour PME
Un projet mixte
L’implantation future des espaces PME sur le site sera développée sur 3.000 m², afin d’accueillir
15 modules de 100 à 600 m². Ces lieux ouverts à des PME jouant la carte de l’intégration
économique locale, jouiront d’une autonomie d’utilisation et d’une flexibilité d’adaptation. Les
services facilitaires seront gérés de façon centrale.
Le Centre d’Interprétation, lieu public à vocation didactique, proposera, quant à lui, sur
quelques 1.000 m² de surface, une découverte interactive des spécificités des quartiers
bruxellois du canal. Au centre du bâtiment, un nouveau volume vertical (le ‘Silo’) sera introduit,
avec ascenseurs, escaliers, gaines de ventilation, sanitaires à chaque étage, chemins de
câbles, cheminées, etc.
Au sommet de l’immeuble, le long du canal, s’érigera un volume transparent et panoramique
(le ‘Phare’), une superstructure posée en toiture, qui brillera avec douceur en soirée dans le
paysage urbain.
Une cafétéria permettra non seulement aux visiteurs de se restaurer mais également aux
étudiants en hôtellerie du quartier d’y réaliser leur apprentissage. Elle pourra aussi être mise à
disposition pour des mariages, réceptions, fêtes de quartier, etc.
Le projet comporte également la création d’un chantier d’innovation fluviale avec une
démarche d’insertion professionnelle autour de la construction d’embarcations en bois et un
chantier historique de construction d’une péniche.
Aux abords du projet, plusieurs interventions sont programmées, visant à l’amélioration de
l’espace public en termes de mobilité, de signalétique urbaine, de mobilier et d’art dans la
ville, ...
L’aménagement de Port Sud prévoit également la création d’un Centre d’Interprétation, lieu public à vocation
didactique qui proposera une découverte interactive des
spécificités des quartiers bruxellois du canal.
© Bodgan & Van Broeck Architects
Un site du patrimoine industriel
Le site, qui est aujourd’hui un centre de remplacement de pneus, date du siècle dernier.
Le bâtiment, en brique et béton, présente des qualités urbanistiques et architecturales
surprenantes, qui seront préservées lors de la rénovation.
Comme l’a expliqué la ministre bruxelloise de l’Environnement, de l’Energie et de la Rénovation
urbaine, Evelyne Huytebroek, lors de la présentation du projet : « Cette rénovation participe
pleinement à l’amélioration de l’attractivité de la zone du canal de Bruxelles. C’est important
de montrer qu’il est parfaitement possible de préserver, dans les zones centrales de la ville,
des activités économiques pourvoyeuses d’emplois, organisées dans une logique d’intégration
avec un tissu mixte et urbain. »
© Bodgan & Van Broeck Architects
Port Sud est un ambitieux projet de revalorisation urbaine avec la rénovation des Moulins
d’Anderlecht, un ancien site industriel appelé à accueillir à la fois un espace pour PME et un
centre visant à mettre en valeur le patrimoine des quartiers urbains du Canal à Bruxelles. Dans
le cadre du programme FEDER 2007-2013, la Commune d’Anderlecht et ses partenaires ont
lancé un appel d’offres remporté par le bureau d’architectes bruxellois Bogdan & Van Broek
Architects.
© Bodgan & Van Broeck Architects
Port Sud est un projet de revalorisation urbaine impliquant la préservation d’un patrimoine industriel et la
rénovation des Moulins d’Anderlecht pour partie en
espaces de bureaux pour PME (modules de 100 à 600 m2)
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PRO-REALESTATE I NEWS I
Identifiez les
fournisseurs qui
répondent à vos
besoins grâce aux
profils d’entreprises
Les articles publiés dans le guide ‘Belgium Real Estate Showcase’ 2012 sont consultables et téléchargeables
gratuitement en format PDF sur www.pro-realestate.be/library. Ces articles sont publiés en anglais. Pour
certains articles une version française et/ou néerlandaise est disponible dans cette bibliothèque en ligne.
Découvrez sur www.pro-realestate.be/projects les projets d’immeubles de bureaux ou projets
d’urbanisme dans lesquels s’intégreront la construction et /ou rénovation majeure d’immeubles de bureaux.
Téléchargez la version digitale du ‘Belgium Real Estate Showcase 2012’ via www.pro-realestate.be/BRES2012.
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Une vitrine du marché immobilier belge
Le guide ‘Belgium Real Estate Showcase’ 2012 vient de paraître. Chaque année, il présente une photographie instantanée
de l’état des marchés immobiliers en Belgique. Il dessine les tendances au niveau des prix de location de l’immobilier à
Bruxelles, Anvers, Malines, Gand et Liège. Le guide présente des projets majeurs d’urbanisme intégrant la construction ou
rénovation d’immeubles de bureaux, de shopping centres; ainsi que le développement de zones d’activités économiques
pour industries et activités logistiques. Cette édition met en lumière des bonnes pratiques au niveau de la gestion immobilière
tant de l’immeuble, de l’aménagement flexible des espaces de travail que des services facilitaires qui y sont associés.
Dans sa section ‘Network’,, le guide identifie et référence des consultants et fournisseurs qui peuvent aider les entreprises
et organisations à définir leur stratégie immobilière (achat, leasing ou location), à choisir la bonne localisation pour leur
implantation, et optimiser leur gestion tant financière et fiscale que gestion opérationnelle des bâtiments.
Le guide est édité annuellement en anglais à l’occasion du MIPIM, principal salon professionnel européen de l’immobilier
se déroulant chaque année à Cannes et pour le salon REALTY ayant lieu à Bruxelles sur le site de Tours & Taxis. L’édition
digitale du guide peut être téléchargée à l’adresse www.pro-realestate.be/BRES2012.. Les articles publiés dans le guide
sont complétés par de nombreux autres publiés dans les bibliothèques en ligne des sites www.pro-realestate.be et
www.profacility.be
AU SOMMAIRE :
• Projet Urbain Loi : en pleine mouvance … et projet Delta dans
les ‘starting blocks’
• Créer de l’espace pour les PME
• Développer des « écosystèmes industriels »
• La vision de Atenor pour des projets d’urbanisme majeurs
• Impact de la crise énergétique sur les futurs aménagements du territoire
• Cadixwijk poursuit la renaissance de Eilandje
• Neo, développement stratégique pour le positionnement de
Bruxelles à l’international
• Seraing se crée un centre urbain
• Projets d’urbanisation
© Rendering KCAP
→ URBANISME & AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
• Marché immobilier à Bruxelles : prix ; offre de bureaux à louer,
projets d’immeubles de bureaux
• Marché immobiliers régionaux : Anvers, Gand, Malines et Liège
• Bilan 2011 et tendances pour le marché de l’immobilier commercial
• Feu vert pour Uplace Machelen
• Projets de shopping centres
• Bilan 2011 et tendances pour le marché de l’immobilier logistique
© Jaspers-Eyers & Architects
→ IMMOBILIER : MARCHES & PROJETS
→ INVESTISSEMENT, PROPERTY MANAGEMENT
& GESTION DES BATIMENTS
• Relocation : stay or move – une décision clé
• Energie Renouvelable : éolien, nos villes ont du potentiel
• Certification environnementales pour les bâtiments
les villes s’impliquent
• New World of Work: 50.000 m² d’économisés grâce à une
réorganisation majeur des espaces de travail.
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Pro-buildings I workplace I EDF Luminus, Bruxelles I
Flexibilité
fonctionnelle
projetée dans le futur
EDF Luminus a suivi de près la libéralisation du marché belge de l’énergie avec pour
résultat l’aménagement de différentes implantations tant en Flandre qu’en Wallonie. Une
relation avec le bureau d’études et de conseils PROCOS existait déjà depuis l’ouverture
de la première implantation à Hasselt. La question du suivi de la centralisation d’un certain
nombre de services a dès lors été confiée à ce partenaire.
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foto’s: Toon Grobet
Les créations de forme cylindrique
avec différentes hauteurs de Bene
invitent aux réunions informelles et
atténuent également le niveau sonore
dans l’espace.
J
os Duchamps, administrateur délégué de
PROCOS : « La mission qui nous a été
confiée était double. Tout d’abord, il y
avait le souhait de centraliser les services. Dans
cette perspective, le centre-ville bruxellois a été
retenu comme nouvelle implantation privilégiée.
On nous a demandé d’étudier la faisabilité
du projet et de rationnaliser la short list des
emplacements pris en considération. Après le
choix définitif du lieu, il a fallu gérer l’ensemble
du projet. »
Tandis que le premier volet de la mission était en
cours, EDF a augmenté sa participation dans l’exSPE Luminus et l’entreprise énergétique française
est devenue actionnaire majoritaire, ce qui a
entraîné des adaptations indispensables dans le
mesure où la volonté était de rassembler aussi les
services belges d’EDF au même endroit.
Immeuble Le Marquis à Bruxelles
En août 2010, il a été décidé de procéder au
déménagement vers le bâtiment Le Marquis à
Bruxelles, un bâtiment qui date de 1986. Bart
Pijpops, Maintenance & Facility Manager : « La
situation de l’implantation à proximité de la Gare
Centrale fut un argument important. La mobilité
fluide pour les collaborateurs constituait un must
absolu sur notre liste d’attentes. Elle présente en
outre de nombreuses possibilités de stationnement
souterrain. Autre atout : les grandes superficies
au sol par niveau qui permettent de ne pas trop
disperser les différentes divisions à travers les
étages, ce qui ne favorise pas les contacts. »
Les bureaux de l’immeuble Le Marquis ont la forme
d’un triangle. Au départ, on avait pensé à un étage
et deux tiers, mais finalement deux étages entiers
ont été loués (5e et 6e), ce qui représente une
Helena Ferri, Facility Officer Bruxelles ;
Bart Pijpops, Asset Manager
Infrastructure and Facilities ;
Mireille Cerfont et Aimé de Prost,
Helpdesk Agents
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Pro-buildings I workplace I EDF Luminus, bruxelles I
superficie brute de 7.400 m2 ou 6.000 m2 nette.
Cette décision était principalement la conséquence
d’un besoin important de salles de réunion.
Tous les paramètres n’étaient pas connus au
moment du lancement du projet space planning,
ce qui a obligé l’équipe à procéder aux adaptations
nécessaires pendant le processus. Une grande
flexibilité était requise, surtout en termes de
nombre de postes de travail à aménager. Alors qu’à
l’origine 320 postes de travail étaient souhaités, il y
en a aujourd’hui 400.
PROCOS considère que sa mission de space
planning dépasse la seule utilisation de l’espace
disponible ; l’aménagement de l’environnement
de travail doit être axé sur la motivation du
collaborateur et sur son soutien dans le cadre de
ses activités.
Léger et aéré
Les supports des plateaux triangulaires du bâtiment
Le Marquis ont une largeur d’environ 20 m et se
caractérisent par un grand nombre de colonnes
relativement proches les unes des autres. De plus,
la hauteur de plafond est assez limitée.
On ne peut évidemment toucher à cette structure.
C’est pourquoi PROCOS a choisi de l’intégrer au
maximum dans le concept, en plaçant les postes
de travail côté extérieur contre la façade tandis que
l’axe central abrite divers modules pour les activités
de support, dont les espaces de réunion.
Bart Pijpops : « Nous avons opté pour un
aménagement open space qui supporte les
processus de travail de façon optimale et vise
une utilisation efficace de l’espace. Le nombre de
bureaux fermés est limité. »
Bien que le principe de l’open space ait été
suivi pour l’aménagement, une organisation en
divisions est quand même respectée, de manière
à ce que les postes de travail standardisés soient
quotidiennement occupés essentiellement par
les mêmes collaborateurs. Ils sont complétés
par des postes de travail de concentration et des
postes de travail ‘touch down’. De plus en plus,
les collaborateurs extérieurs viennent travailler au
siège bruxellois un ou plusieurs jours par semaine.
Ce qui a généré quasi spontanément l’utilisation
flexible des postes de travail.
Entre les différentes zones comportant des postes
de travail, on trouve des zones de concertation
informelle. Elles ont été baptisées ‘collaborative
space’.
En plus des espaces de réunion, les modules
centraux abritent des imprimantes, des coins café,
etc. L’utilisation de grandes surfaces vitrées favorise
la transparence.Chaque étage dispose aussi de son
propre espace lunch. La division où les ‘traders’ sont
actifs est très particulière. Elle est chargée de l’achat/
vente d’énergie sur le marché mondial. L’activité y
est incessante, 24h/24, 7j/7. La division est, il est
vrai, intégrée dans l’aménagement général mais
quand même délimitée en raison d’une utilisation,
indépendante des autres divisions, de l’éclairage, du
chauffage et du refroidissement.
Propice à l’accueil
La réception est aménagée au 5e étage. Les zones
publiques se trouvent à proximité afin d’éviter la
circulation inutile et perturbante aux alentours
des postes de travail. C’est ainsi qu’on y trouve
notamment les facilités pour l’organisation des
formations ou pour l’accueil des visiteurs.
Étant donné que plusieurs langues sont pratiquées
au sein d’EDF Luminus, il fallait réserver un espace
dans le concept pour les services de traduction.
La salle du conseil et la grande salle de réunion
où se déroule notamment la concertation sociale,
comprennent chacune trois cabines de traduction
simultanée.
L’éclairage général du bâtiment a été conservé et
a été complété par des éclairages d’accentuation.
Bart Pijpops : « Nous avons indiqué que notre
préférence allait à un éclairage LED moderne et
économique. Pour la cafétéria, il pouvait même être
ludique et joyeux. »
Initié
Pendant la préparation du processus d’aménagement, les couleurs n’étaient pas encore déterminées.
La forme de l’immeuble et l’orientation des ailes du
bâtiment à chaque étage compliquent la clarté de
la circulation pour les utilisateurs. C’est pourquoi
une couleur a été retenue par division garantissant
avec subtilité une signalisation active. Les salles de
réunion portent toutes le nom d’un compatriote
célèbre comme Jacky Ickx, Eddy Merckx, Ernest
Solvay ou Adolphe Sax.
Lieve Moors, architecte d’intérieur chez PROCOS :
« Le client ne voulait pas se profiler comme une
institution bancaire, mais a opté pour une approche
soignée, confortable mais aussi soucieuse des coûts
et durable. L’organisation était dans une trajectoire
de changement et va continuer à évoluer ne serait-ce
qu’en raison des perspectives futures dans le secteur.
Le concept du lay-out devait par conséquent être
aussi générique que possible de sorte à garantir une
flexibilité quasi inconditionnelle. Toutes les parties
sont convaincues que cet aménagement sera effectif
pendant de nombreuses années. »
La bonne et constructive collaboration au sein
de l’équipe multidisciplinaire d’EDF Luminus et
PROCOS Group a été un des facteurs de réussite. La
véritable collaboration, la communication ouverte
et l’enthousiasme des membres de l’équipe ont
permis le succès du projet.
Eduard Coddé n
42 PROFACILITY MAGAZINE N° 33 mars 2012
300 workplace FR.indd 42
05/03/12 14:33
© courtesy Altiplan Architects- Photographe : G. Kinder
EDF Luminus a installé ses nouveaux
bureaux dans l’immeuble Le Marquis à
Bruxelles, idéalement situé à proximté
de la Gare Centrale
photos: Toon Grobet
La structure du bâtiment s’intègre au
maximum dans le concept, en plaçant
les postes de travail côté extérieur
contre les fenêtres
Mettre en place un environnement
de travail chaleureux était l’un des
objectifs fixés par le donneur d’ordre
PROFACILITY MAGAZINE N° 33 mars 2012 43
300 workplace FR.indd 43
05/03/12 14:33
Pro-buildings I workplace I EDF Luminus, bruxelles I
Chaque étage dispose de ses propres
cafétéria et espace lunch. Pour
l’aménagement, le client a donné la
préférence à une armature d’éclairage
LED ludique et économique.
À proximité de l’accueil, nous trouvons
différents sièges de Bene : le PARCS
Pop-up Stool coloré à l’avant-plan et
derrière, le PARCS Wing Sofa, deux
concepts de PearsonLloyd.
Les salles de réunion sont essentiellement créées en verre afin d’amener
un maximum de lumière dans les larges
ailes du bâtiment.
Les postes de travail sont rassemblés
par division. Les divisions sont reconnaissables à leur couleur spécifique.
Aménagement
Workplace ‘EDF Luminus’
dans l’immeuble Le Marquis
Fournisseurs
Space Planning & Interior Design :
Procos Group
www.profacility.be/procos
Project Management :
Procos Group
Peintures :
société de peinture Woutim, Peer
Cloisons :
Amovible, Bruxelles
Tapis :
InterfaceFLOR, Wemmel
Revêtements de sols :
Woutim, Peer
Mobilier sur mesure :
Convents à Beringen
et Schreurs à Opglabbeek
Mobilier mobile entre les postes de
travail :
BENE, Bruxelles
HVAC :
Devis Group, Geel
Contrôle d’accès :
Siemens
Equipement AV :
Videocenter, Zonhoven
photos: Toon Grobet
Lieu :
immeuble Le Marquis, 5e et 6e
étages, 1 rue du Marquis
1000 Bruxelles
Superficie brute :
7.400 m2
Superficie nette :
6.000 m2
Nombre de postes de travail :
400
44 PROFACILITY MAGAZINE N° 33 mars 2012
300 workplace FR.indd 44
05/03/12 14:34
PUBLI-reportage
Regard neuf sur le FMIS
TOPdesk soutient IFMA dans la professionnalisation du
métier de Facility Manager via la formation continue, les
groupes de travail et le partage des connaissances.
TOPdesk est une entreprise indépendante et privée spécialisée dans le software et le consulting
dans le domaine du facility management. Elle se concentre sur la facilité d’utilisation, l’accessibilité
et la compatibilité avec divers systèmes utilisés par d’autres services.
Polyvalence
TOPdesk est surtout axée sur le service. Elle
part de ce qui existe, enregistre les différents
contrats, assiste la gestion de l’hébergement,
gère le helpdesk, organise l’entretien (y
compris préventif), mais se prête aussi à la
gestion de clés, la réservation de salles de
réunion, l’inscription des visiteurs jusque et
y compris la gestion de parc. Il existe même
un module d’enquête pour la mesure de la
satisfaction client interne.
Le « SelfServiceDesk » est un élément
extrêmement important du logiciel TOPdesk
FMIS pour la perception du service FM.
Il permet aux clients internes et externes de
vérifier en ligne le statut d’une mention ou
d’un problème et apporte une réponse à de
nombreuses questions.
Le logiciel FMIS TOPdesk prend en charge aussi bien le front- que le
back-office et cela dans la mesure des besoins de l’organisation.
T
OPdesk a été créée en 1992 aux Pays-Bas dans le secteur
IT. TOPdesk Belgium ouvre ses portes en 2008. Au niveau
international, la société emploie 450 personnes dont l’âge
moyen est de 27 ans. Un grand nombre d’étudiants s’y présentent
pour leur travail de fin d’étude et y entament ensuite leur carrière.
« Se concentrer sur ce à quoi on est bon », telle est la philosophie de
la société. Aujourd’hui, plus de 4.000 entreprises dans plus de 35
pays ont déjà fait appel à l’intervention de TOPdesk pour leur FMIS.
Au cours des années passées, la société a connu une croissance
annuelle de plus de 20 %. Les collaborateurs bénéficient ici
d’une liberté et d’une indépendance maximales pour prendre des
initiatives propres et croître au sein de l’entreprise.
Facilité d’utilisation
TOPdesk s’appuie sur un logiciel standard. Non seulement c’est
plus avantageux et facile à utiliser pour les clients, mais cela
favorise aussi la compatibilité avec d’autres programmes. Il peut
être implémenté plus rapidement pour un coût forcément moindre.
Ceci permet aussi de rassembler tous les processus service dans
une seule et même application. « Nous ne proposons donc pas
un travail sur mesure, mais bien la possibilité étendue d’installer
individuellement de nombreux paramètres dans le logiciel »,
précise Nancy Van Elsacker, Branch Manager de TOPdesk
Belgium. « Le fait que différentes divisions puissent collaborer
au sein de TOPdesk constitue un atout particulier. TOPdesk est la
seule application qui intègre parfaitement des divisions telles que
Facility, IT, RH… L’application du FMIS peut aussi être aisément
adaptée aux besoins réels et intègre le CAD-CAM. »
TOPdesk offre au client un service complet sous un seul et même
toit, du développement produit au support en passant par la vente
et l’implémentation.
Il est important de signaler que le TOPdesk FMIS peut être appliqué
dans tous les secteurs.
TOPdesk propose trois versions en fonction de la taille du client.
C’est ainsi qu’il existe déjà une version « lite » pour les PME jusqu’à
une cinquantaine de collaborateurs. Elle est complétée par TOPdesk
Professional et TOPdesk Enterprise. Les packs évoluent avec la
croissance du client ou de ses besoins en information, reporting et
soutien de gestion.
L’organisation du helpdesk pour les habitants d’une commune
entière constitue une application très remarquable. Ils peuvent,
par le biais du programme, toujours se manifester pour signaler
un problème avec les égouts, le non fonctionnement de l’éclairage
public, etc.
Le logiciel TOPdesk est toujours totalement basé sur le web, un
atout supplémentaire sur le plan de la facilité d’utilisation. Il est
disponible en 9 langues dont le néerlandais, le français, l’anglais,
l’allemand, l’espagnol et l’italien. De plus, TOPdesk est prospectif et
donc prêt à travailler dans le Cloud.
Nancy Van Elsacker
Branch Manager
TOPdesk Belgium
TOPdesk Belgium sprl
Heilig Hartstraat 14
2600 Anvers (Berchem)
Tel. +32 (0)3 292 32 90
Fax +32 (0)3 292 32 91
info@topdesk.be
www.TOPdesk.be
PROFACILITY MAGAZINE N° 33 MARS 2012 45
Top Desk publiview FR.indd 45
05/03/12 14:37
Pro-buildings I TELEWORKING I
Réussir une audio/
vidéoconférence
à nouveaux moyens de communication, nouvelles conventions de fonctionnement et de
courtoisie. Toutefois, de nombreuses bonnes habitudes anciennes restent d’application :
doc. Cisco Telepresence System 3010
ponctualité, objectifs, débriefing, mode d’emploi …
Les installations de téléprésence
immersive reproduisent les conditions
de la réunion réelle, mais leur coût
ne les met pas à la portée de tous les
budgets. Un tel investissement ne se
justifie pas non plus pour un usage bref
et quotidien
L
orsqu’il s’agit d’animer une équipe de vente,
ou de donner un cours ou une conférence,
la téléconférence, qu’elle soit téléphonique
ou visuelle, doit être pensée comme un « show ».
On est dans la situation d’une prise de parole
publique « one-to-many ».
S’il s’agit d’une téléréunion en petit comité, les
bonnes vieilles règles d’or des réunions efficaces
s’appliquent : maîtriser le timing, définir un
objectif, désigner un animateur, élaborer un
rapport de réunion, etc. Et il s’en ajoute d’autres,
propres à la technologie utilisée :
• Nombre de participants : pas plus de 6, au risque que la réunion reste stérile
• Choix des participants :
- pas de trop grands écarts hiérarchiques entre participants, au risque que certains restent muets
- ne pas rassembler de parfaits inconnus ; les téléréunions sont efficaces surtout avec des gens qui se sont rencontrés plusieurs fois en « live »
- admettre une courbe d’apprentissage :
les premières fois sont intimidantes. Les nouveaux utilisateurs sont également distraits ou intrigués par la technologie. Donnez-leur
le temps de s’y faire. Au besoin, avant
le démarrage de la première téléréunion, organisez une démo à usage des débutants, avec brève présentation du matériel, de la technique et des conventions adoptées (voir ci-dessous)
• Démarrer à l’heure juste
• échanger librement quelques instants avec les participants, sur un sujet autre que celui de la réunion, afin de créer une connivence et de faire un rapide repérage des voix.
• Rappeler la méthode : chacun dit son nom avant de prendre la parole (important dans
les audioconférences sans image) et veille à écouter les autres
• Annoncer le temps de parole auquel chacun a droit.
• Se limiter à des sujets simples. Sinon les interventions seront soit trop longues, soit trop sommaires et sans nuances. Donc n’abordez pas de grands enjeux stratégiques.
• Désigner un animateur : sa mission principale est de donner et reprendre la parole.
• Relancer l’attention, c’est encore bien
plus nécessaire que dans une vraie réunion. Rappelez-vous que 38 % d’un message est transmis par la voix (ton, articulation, débit, volume), 7 % par les mots et 55 % par la vue. Or s’il s’agit d’une audioconférence…
46 PROFACILITY MAGAZINE N° 33 MArs 2012
435 videoconference FR.indd 46
05/03/12 14:41
doc. Steelcase – Mediascape
De gauche à droite :
La « première fois » est toujours
intimidante, dans tous les domaines…
En téléréunion, la technologie peut
distraire et intriguer les profanes. Pour
l’éviter, rien de tel que de passer un
peu de temps à s’initier simplement à
utiliser le matériel, en dehors de toute
vraie réunion
de votre voix sont rendues et vous n’avez pas besoin de parler fort.
• Envoyer un bref rapport de réunion rapidement.
Patrick Bartholomé n
Les téléréunions sont plus efficaces
quand elles rassemblent des personnes qui se connaissent bien pour
s’être auparavant rencontrées dans
la réalité
Selon certaines études,
55 % de la signification
d’un message passe par la
vue. Ce type de téléphone
devrait donc sensiblement
améliorer la compréhension
interpersonnelle
doc. Polycom VVX1500 Business Media Phone
doc. Steelcase – Mediascape
• éviter les gaffes !
- Sans l’apport du regard, ou avec le « filtre » d’un écran, une partie de vos intentions peuvent se perdre.
- Les traits d’humour peuvent mal passer.
- De même, ne faire aucune remarque personnelle « devant » tout le monde.
- Vérifiez que le micro et la connexion
soient bien coupés quand la conférence
est terminée. Si vous oubliez de le faire,
des situations gênantes peuvent se présenter. Jean-Luc Dehaene, Georges W. Bush s’y sont laissés prendre…
• éviter les bruits parasites : utilisez le bouton « mute » quand vous voulez souffler quelque chose aux autres à propos de la personne qui est à l’autre bout du fil ou quand vous voulez passer des papiers ou des tasses de café.
• Pour les vidéoconférences :
- soignez votre apparence ; les teintes unies sont celles qui passent le mieux à l’écran
- arrière-plan : faites en sorte que le décor derrière les participants soit aussi simple que possible sinon l’attention sera détournée de la personne qui parle.
• Comportement : parler normalement. Grâce à la technologie moderne, toutes les intonations PROFACILITY MAGAZINE N° 33 MArs 2012 47
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Effet.
LIGHT FIELDS
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Noble, sobre, de haute qualité:
avec ses nouvelles versions
à LED également, la gamme
de luminaires LIGHT FIELDS
reste avec son design le grand
classique de l’architecture
rectiligne de bureau.
Zumtobel. La lumière.
Design de Sottsass Associati
435 videoconference FR.indd 48
zumtobel.com/LIGHTFIELDS
05/03/12 14:41
Pro-buildings I AMENAGEMENT INTERIEUR I
OKTAV : plus de confort dans les bureaux paysagers
Avec les concepts de ‘mobile working’ et de bureaux partagés, les bureaux paysagers - appelés plus communément ‘open spaces’sont devenus de plus en plus fréquents, non seulement pour permettre un gain d’espace et de surfaces (m2), mais également pour
stimuler des échanges créatifs et faciliter la collaboration entre collègues. Ces grands espaces ouverts sont souvent plus dépouillés
et cela favorise la résonance. Les personnes qui y travaillent se disent régulièrement dérangées par les bruits environnants dont
les conversations d’autres personnes. Ces bruits nuisent à la concentration. Pour améliorer le confort dans ces espaces de travail
Kinnarps, le fabricant suédois de mobilier de bureau, a conçu Oktav, une nouvelle gamme de panneaux acoustiques qui absorbent
et atténuent ces bruits environnants. Oktav n’est pas seulement esthétique et décoratif mais aussi écologique car ces panneaux
sont fabriqués à partir de chutes de tissus utilisés pour la fabrication des mobiliers Kinnarps. L’intégration de ces panneaux dans
l’aménagement intérieur des ‘open spaces’ est aisée car ils sont légers et se fixent facilement au mur. Le produit Oktav est certifié
ISO 11654 et appartient à la classe A pour ce qui est de l’absorption acoustique.
Oktav © Kinnarps
www.kinnarps.be
Oktav © Kinnarps
Les panneaux acoustiques Oktav
existe dans une large gamme. Les
motifs et couleurs peuvent être
combinés de différentes manières
pour créer un aménagement dynamique des espaces de travail
Christian Halleröd, le créateur d’Oktav
pour Kinnarps : « Lorsque j’ai conçu
Oktav, je voulais créer un produit
attrayant et écologique à la fois, apportant une belle esthétique dans un
bureau »
Systeemwanden
Cloisons amovibles
Office partitions
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05/03/12 19:12
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390 news probuildings.indd 50
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Mobility I attentat sur la gestion de flotte I
L’État chasseur
Le gouvernement Di Rupo I a clôturé 2011 en annonçant une série d’informations
inquiétantes relatives à l’utilisation des voitures de société. L’avantage de toute nature
imputé à l’employé qui bénéficie d’une voiture de société augmenterait considérablement
et l’employeur qui met la voiture à disposition devra lui aussi passer à la caisse.
à
l’entame de 2012, rien de tout ceci n’était
concrétisé et 2 mois plus tard, il n’y a toujours
pas de certitude absolue sur les mesures, si ce
n’est le fait que tout le monde est convaincu que l’État
est parti à la chasse et que c’est à nouveau la voiture
qui est dans le viseur. Pour rendre les choses encore
un peu plus complexes, notons aussi le déplacement
de la TMC (Taxe de Mise en Circulation) qui
n’est plus une matière fédérale mais bien régionale.
Ce qui ne l’empêche pas d’être totalement illégale
selon l’Europe… mais nos politiques n’en ont cure.
Pour Bruxelles et la Wallonie, les tarifs TMC
précédents et appliqués depuis longtemps déjà sont
conservés. Ceci vaut également pour les sociétés de
leasing et ceci quel que soit l’endroit où elles sont
établies.
La Flandre suit son propre chemin, mais a pris
un départ hésitant. L’objectif était d’introduire un
nouveau calcul à partir du 1er janvier 2012, mais
cela a finalement été reporté au 1er mars. Le système
TMC flamand est valable pour toutes les personnes
et entreprises, mais pas pour les sociétés de leasing.
Dans la pratique, cela signifie qu’une entreprise
de Hasselt, qui achète elle-même les voitures, paie
selon le système TMC flamand, mais si cette même
entreprise lease les voitures, elle sera soumise à
l’ancien tarif TMC via le coût du leasing mensuel.
Le gouvernement flamand veut ainsi stimuler la
mise en circulation de véhicules moins polluants
par le biais du nouveau tarif TMC. C’est pourquoi
le nouveau système s’écarte de la cylindrée et de la
puissance du moteur mais intègre des facteurs tels
que les émissions de CO2, le type de carburant, la
norme Euro, l’âge du véhicule et la présence d’un filtre
à particules. Le type de carburant ne se limite pas à
l’essence ou au diesel, mais porte aussi sur le LPG,
l’électricité, le gaz naturel (CNG), le bioéthanol et
l’hydrogène. La formule de calcul donne le vertige1! La
1
réduction actuelle de la puissance dans les marques
premium (par ex. 140 > 136 ch) n’a dès lors plus de
sens… à moins qu’elle soit immatriculée à Bruxelles,
en Wallonie ou via une société de leasing.
Les véhicules d’occasion bénéficient d’un règlement
transitoire d’une durée de 2 ans. En 2012, la nouvelle
formule de calcul s’octroiera une part de 33 % dans
la TMC due ; en 2013, cette part sera de 67 %.
A partir de 2014, les véhicules d’occasion seront eux
aussi totalement soumis au calcul TMC flamand.
Ce qui ne change pas
Ce qui ne change pas cette année, c’est la taxe de
circulation ou routière qui est calculée annuellement
ou qui est intégrée dans le montant du leasing
mensuel pour celui qui a conclu un contrat de leasing
opérationnel ou full leasing. Cette taxe continue à
dépendre des chevaux fiscaux du véhicule et par
conséquent de la cylindrée du moteur.
La déductibilité fiscale pour les sociétés ne change
pas non plus et continue à dépendre des émissions
de CO2 officielles comme indiquées sur le certificat
d’immatriculation du véhicule. Pour les voitures
purement électriques (donc pas les hybrides ni les
autres technologies) qui émettent 0 g CO2/km, une
déductibilité de 120 % est même appliquée. Pour les
voitures qui émettent 115 g CO2/km au maximum,
la distinction n’est plus opérée entre les moteurs à
essence ou au diesel. (voir encadré ci-dessous)
Étranglement
Le changement le plus critiqué pour 2012, c’est
l’impact fiscal sur l’utilisateur d’une voiture de société
via l’Avantage de Toute Nature (ATN).
Dans le passé, on tenait compte des émissions de
CO2, du type de carburant (essence ou diesel) et
de la distance entre le domicile et le lieu de travail.
Le nouveau régime tient toujours compte du type de
Pour le Calcul de la Taxe de Mise en Circulation voir www.auto-i.be
Émission de CO2 diesel
Émission de CO2 essenceDéductibilité en %
Entre 1 et 60 g Idem
100 %
Entre 61 et 105 g Idem 90 %
Entre 106 et 115 g
Idem 80 %
Entre 116 et 145 g
Entre 126 et 155 g
75 %
Entre 146 et 170 g
Entre 156 et 180 g
70%
Entre 171 et 195 g
Entre 191 et 205 g
60 %
> 195 g > 205 g
50 %
Source DELOITTE
PROFACILITY MAGAZINE N° 33 MARS 2012 51
420 mobility FR.indd 51
05/03/12 14:54
Mobility i AttentAt SuR lA geStion de flotte i
Suicide économique
Le but de toute l’opération ATN est
de permettre aux pouvoir publics
d’engranger 200 millions d’euros
supplémentaires par an. Ce sont
surtout les dirigeants d’entreprise,
les cadres supérieurs et ceux qui
roulent avec des voitures haut de
gamme, des sportives ou des SUV
qui seront le plus durement touchés.
La nouvelle pression fiscale est également un attentat sur le gestionnaire
de parc responsable, car aucun fleet
manager ou FM ne peut y réagir
de manière adéquate. Les voitures
dotées d’un équipement de sécurité
ou fonctionnel supplémentaire (par
ex. des rétroviseurs anti-angle mort,
un kit mains libres, la navigation…)
seront particulièrement imposées
en raison de la valeur catalogue
qui, dans ce cas, grimpe. Celui qui
a vraiment besoin d’une voiture à
des fins professionnelles est donc
injustement pénalisé. L’influence de
ce suicide fiscal aura un effet négatif
carburant et des émissions de CO2, mais y ajoute la
valeur catalogue de la voiture. De plus, il s’agit de
la valeur catalogue totale, comprenant la TVA, les
options et excluant les remises.
Cette approche est totalement injustifiée et pire que
du vol ! D’abord, presque toutes les entreprises sont
assujetties à la TVA et par conséquent l’intégration
de la TVA dans le calcul de l’ATN est injuste. Tout
acheteur/gestionnaire de flotte considère que sa
tâche consiste à chercher et arracher les meilleures
conditions possibles. Par conséquent, la remise
obtenue est son mérite et il est tout simplement
criminel de la balayer dans le calcul de l’ATN.
L’Avantage de Toute Nature compté à l’utilisateur
via sa déclaration d’impôts atteint désormais 1.200
euros/an au minimum.
Même pour les véhicules d’occasion, on retourne
à la valeur catalogue originale du véhicule à l’état
neuf, là aussi avec TVA et options, à l’exclusion des
remises obtenues. Par an, une réduction de la valeur
catalogue est toutefois prise en compte, mais celleci n’est que de 6 % par an, avec un maximum de
30 % après 5 ans ! Un scandale à nouveau car chacun
sait qu’aucune voiture n’affiche encore une valeur de
marché de 70 % après 5 ans. Une formule de calcul
souvent appliquée par les compagnies d’assurance
pour déterminer la diminution de la valeur de la
voiture aboutit à un peu moins de 50 % de la valeur
neuve.
Paiement Atn
La formule suivante est appliquée pour le calcul
concernant l’employé : ATN voiture de société =
valeur catalogue x pourcentage émissions CO2 x
6/7 x pourcentage âge du véhicule
Pour connaître le pourcentage des émissions de CO2 :
voir tableau ci-dessous
Le pourcentage des émissions de CO2 est au
minimum de 4 % et au maximum de 18 %. De plus,
le coefficient CO2 de base – actuellement 5,5 % – sera
adapté annuellement via un Arrêté Royal en fonction
des émissions de CO2 moyennes des nouvelles
voitures.
L’application d’une réduction exprimée en
pourcentage en fonction de l’âge du véhicule pour le
calcul du précompte professionnel entrera seulement
en vigueur le 1er mai 2012.
L’ATN qui est le résultat de l’application de la formule
Ci-avant, est ajouté aux revenus imposables de
l’employé ou de l’indépendant qui a sa propre société
et qui possède ou lease le véhicule.
Certains employeurs acceptent que le travailleur
contribue lui-même pour des options supplémentaires. L’employé peut payer directement la
facture relative à ces options à la société de leasing ou
par une retenue de l’employeur sur son salaire. Dans
ce cas, cette contribution nette s’appuie sur le prix
catalogue (y compris toutes les options).
Il est également possible que l’employé contribue
non pas pour des options mais pour l’utilisation
privée de la voiture de société. La contribution nette
unique ou périodique peut être déduite de l’ATN
imposable pour l’année au cours de laquelle la(les)
contribution(s) a(ont) été payée(s).
L’employeur prend en charge 17 % de l’ATN
imposable aux employés en plus de la base imposable
de l’employeur et ce montant est par conséquent
soumis à l’impôt des sociétés.
Les nuages menaçants de l’ATN ont également un
effet désagréable à plus long terme. C’est ainsi que 3
ans après l’entrée en vigueur de cette réglementation
(nous serons en 2015), les contributions sociales
à payer seront adaptées et calculées sur le salaire
augmenté de l’ATN du travailleur ou du ‘bénéficiaire’
de la voiture de société.
Nous pouvons affirmer avec certitude que les
voitures de société seront choisies en fonction de la
pression fiscale qui pèse sur elles et que la charge
administrative pour les employeurs, les sociétés
de leasing et les secrétariats sociaux va encore
augmenter, entraînant des surcoûts. D’un point de
vue économique, ce pays montre des tendances
dangereuses au suicide !
Eduard CODDÉ ■
sur la motivation des employés, alors
que le gouvernement en appelle justement à des efforts supplémentaires.
Pourcentage émission de Co2
Les 200 millions d’euros sur lesquels
le gouvernement lorgne, celui-ci ne
Moteurs diesel
les verra jamais. Celui qui conserve
< 80 g/km
sa marque premium, peut choisir
80 g/km - 95 g/km
un modèle de catégorie inférieure,
5,5 % - 0,1 % par 1 g/km de CO2 en moins par rapport aux 95 g/km
95 g/km - 220 g/km
5,5 % + 0,1 % par 1 g/km de CO2 en plus par rapport aux 95 g/km
> 220 g/km
maximum de 18 %
renoncer à des options ou passer
à une marque non premium. Dans
tous les cas, le gouvernement perdra
minimum de 4 % avec un minimum absolu de 1 200 €/an (indexés pour l’année de revenus 2012)
Moteurs essence
< 100 g/km
minimum de 4 % avec un minimum absolu de 1 200 €/an (indexés pour l’année de revenus 2012)
la TVA et beaucoup d’argent, tandis
100 g/km - 115 g/km
que la négativité et la contre-produc-
5,5 % - 0,1 % par 1 g/km de CO2 en moins par rapport aux 115 g/km
115 g/km - 240 g/km
5,5 % + 0,1 % par 1 g/km de CO2 en plus par rapport aux 115 g/km
> 240 g/km
maximum de 18 %
tivité grandiront dans la population.
Source DELOITTE
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420 mobility FR.indd 52
05/03/12 14:54
2012
European Facility
Management Conference &
11th EuroFM Research Symposium
European Facility Management Conference
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until 16 March 2012
Keynotes
Partner
Jeff Gravenhorst,
Group CEO, ISS
Prof. Michael L. Joroff,
Senior Lecturer, MIT
Dept. of Urban Studies
and Planning
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Follow us on Twitter:
http://twitter.com/EFMC_conference
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Please contact: Vanessa van der Mark
E-mail: vanessa.vandermark@informa.com
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05/03/12 14:54
PUBLI-VIEW
Prévention, nettoyage et entretien des sols
Travailler vite et efficacement avec
Le décapage complet du sol est désormais
superflu : deux couches seulement des
nouveaux Scotchgard Floor Protectors
permettent à tous les types de sols d’offrir
une résistance longue durée contre l’usure,
les rayures et les taches. Les retouches
provisoires s’effectuent en outre en
un tournemain. Les Scotchgard Floor
Protectors font partie du concept Own the
Floor. Il s’agit d’un système complet de
solutions permettant de protéger, nettoyer
et entretenir les sols et ceci plus aisément,
plus efficacement et à moindre coût.
C
elui qui gère des bâtiments, sait à quel point l’entretien
quotidien demande un traitement intensif et est donc cher.
Les méthodes de nettoyage efficaces et les détergents de
qualité supérieure garantissent une réduction directe de coûts.
Maarten Van Vliet est coordinateur marketing chez 3M Belgique. Il
est responsable du concept Own the Floor et étroitement impliqué
dans l’introduction des nouveaux Scotchgard Floor Protectors :
« Vous pouvez désormais laisser tomber le grand entretien
périodique puisque le décapage total de la vieille couche n’est plus
nécessaire. Périodiquement, vous pouvez retrouver le brillant en
traitant le sol avec une machine ultra high speed. Une fois par an
environ, on applique une nouvelle couche là où le sol est devenu
terne. »
Les nouveaux nano-protecteurs veillent à conserver un sol brillant
qui reste sûr ET beau. M. Van Vliet : « Les Scotchgard Floor
Protectors affichent d’excellentes propriétés antidérapantes et
permettent donc d’éviter les glissades. Ils protègent en outre le
sol contre les taches telles que celles causées par les boissons
fraîches, les savons contenant de l’alcool, le café, le vin et l’urine. »
Deux versions sont disponibles : une est destinée aux sols en pierre
comme le marbre, le béton et la pierre naturelle, l’autre aux sols
en linoléum, pvc et vinyle. « Les utilisateurs finaux ne tarissent pas
d’éloges concernant le résultat final », indique M. Van Vliet. « Après
traitement, les sols ont un aspect impeccable et conservent leur
brillance, même pendant une utilisation intensive. » Le revêtement
nano Scotchgard est 10 fois plus solide qu’une cire acrylique et
résiste donc mieux aux rayures. M. Van Vliet : « Ils sont en outre
plus faciles à enlever parce que le revêtement nano peut aussi être
traité localement. »
Marathon de nettoyage
Les Scotchgard Floor Protectors constituent un important
complément au concept Own the Floor de 3M. M. Van Vliet : « Nous
voulons proposer à la branche du nettoyage un système complet
de solutions qui permet de travailler plus rapidement et aisément
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3M publiview FR.indd 54
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avec le système Own the Floor
avec un résultat final de qualité supérieure. ». Pour ce qui est de
3M, le nouveau site web www.cleaningmarathon constitue une
base importante pour les facility managers et les organisations de
nettoyage. Toutes les informations pertinentes y sont rassemblées
et propose une analyse systématique du processus de nettoyage et
d’entretien. Celui qui est intéressé peut demander un test gratuit via
le site web pour le traitement d’une zone avec le nouveau protector,
mais aussi pour examiner son contrat de location actuel pour les
tapis d’entrée. En quelques clics, il apparaît clairement où il est
possible d’épargner de l’argent. En outre, 3M accorde une place
importante à l’échange d’expériences pratiques : « La pratique reste
le meilleur professeur, surtout dans notre branche », estime M. Van
Vliet. « C’est pourquoi nous accordons beaucoup d’attention aux cas
pratiques et voulons offrir à nos relations la possibilité d’échanger
leurs expériences. » Les médias sociaux jouent là aussi un rôle
essentiel. M. Van Vliet : « Nous souhaitons partager notre savoir.
Sur LinkedIn, nous avons par exemple un groupe de discussion dans
lequel les distributeurs et les sociétés de nettoyage peuvent évaluer
certaines applications les unes par rapport aux autres et nous
tenons nos relations au courant des nouveaux développements sur
YouTube, Facebook et Twitter. Nous y avons également repris des
vidéos de démonstration et des informations produits. »
Economisez de l’argent avec les tapis d’entrée Nomad
Tous les produits et systèmes pertinents sont rassemblés dans
Own the Floor sous 4 catégories : prévention, nettoyage, protection
et entretien. Tout est en adéquation pour un résultat final optimal.
« Pour prévenir l’accumulation de saletés à l’intérieur, nous avons
par exemple un vaste assortiment de tapis d’entrée Nomad. Les
tapis retiennent la saleté et l’humidité et les soustraient à la vue.
Ils sont en outre faciles à nettoyer. Par le biais d’un outil en ligne
pratique sur www.cleaningmarathon.eu, les facility managers
peuvent facilement sélectionner leur tapis d’entrée idéal et calculer
ce qu’ils peuvent économiser avec un bon tapis », explique Van Vliet.
Dans le domaine du nettoyage aussi, 3M propose un assortiment
complet de solutions : « Nous possédons un ensemble
complet de disques de sols, de manière à disposer d’un
disque adéquat pour chaque type de sol. En outre, nous avons
développé divers matériaux et systèmes innovants sous le
nom Easy Clean. Sur le site web, nous avons rassemblé toute
l’information produit de manière claire. »
Plus d’informations
Vous trouverez plus d’informations sur les nouveaux
Scotchgard Floor Protectors et le concept Own the
Floor sur www.cleaningmarathon.eu
Des liens y sont également placés vers les divers
médias sociaux avec des informations d’utilisateurs et
des vidéos de démonstration. Vous pouvez aussi planifier un rendez-vous avec une équipe démo.
Own the Floor propose un système complet de
solutions, permettant de travailler plus rapidement et aisément, avec un meilleur résultat final.
Testez vous-même les Scotchgard Floor Protectors !
Et prenez aujourd’hui encore rendez-vous sans engagement avec l’équipe de démonstration via le site web
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3M publiview FR.indd 55
05/03/12 15:00
pro-services I cleaning I
Mesurer objectivement le r
Le nettoyage est indéniablement le thème qui occupe le facility management depuis le
plus longtemps. Chacun veut un résultat ‘soigné’, mais son évaluation est très subjective.
Rien d’étonnant dès lors à ce que le client comme le prestataire de service recherchent,
depuis longtemps déjà, un système de mesure objectif pour le nettoyage. Aux Pays-Bas,
VSR s’est imposée comme organisation représentative. La Belgique suit. L’IFMA a dès
lors organisé un séminaire pour expliquer au Facility Managers ce système de contrôle de
qualité’.
V
SR (Vereniging Schoonmaak Research) a
lancé un 1er projet en 1979, suite à des
discussions persistantes sur la question ‘La
propreté, c’est quoi ?’. Les sociétés de nettoyage
ont reçu des plaintes, mais celles-ci se sont avérées
très peu nuancées. L’insatisfaction – subjective –
supposée n’a pu être traitée que par l’objectivation.
Freek Veneman, membre du bureau permanent de
VSR et de SSK (Stichting Schoonmaak Kwaliteit),
Président de la commission normative néerlandaise
des services de nettoyage et président suppléant de
la commission normative européenne ‘on cleaning
performance’ : « Il a fallu trouver une langue
commune pour la communication entre le client et
le prestataire concernant le nettoyage. C’est pourquoi
un système d’inspection finale des opérations de
nettoyage a été mis en place, suivi par un contrôle
du processus. » La définition du terme ‘propre’ telle
qu’elle est appliquée par VSR diffère de ce que l’on
trouve dans le dictionnaire : ‘propre, c’est quand
quelque chose est nettoyé de la manière adéquate.’
Il fallait des critères d’inspection faciles à comprendre
et ne laisser aucune place à l’interprétation.
Déterminer une mesure objective
Le ‘Kwaliteit Meet Systeem’ (KMS) de VSR a été créé
comme un système d’inspection finale et a ensuite
été complété par un contrôle du processus sous la
forme d’un ‘Dagelijks Kontrole Systeem’ (DKS) –
système de contrôle quotidien.
VSR a rédigé les dispositions détaillées pour les
différents objets du nettoyage, comme les sanitaires,
le bureau, le téléphone, etc.
Pour l’inspection du résultat d’un nettoyage, il
fallait une limite d’approbation et ce ne fut pas un
processus de décision si facile. « Une tolérance zéro
était impossible à appliquer ; il fallait déterminer
une marge d’erreur », explique Freek Veneman.
« Le système ne peut être fiable à 100 % que si une
inspection totale est effectuée », poursuit-il. « L’échantillonnage recèle le risque important de
tirer des conclusions erronées ». La préférence est
finalement allée vers une approche statistique et
pas vers l’instauration d’un pourcentage d’erreur
dans un échantillonnage. Ceci correspond aussi
aux ‘Acceptance Sampling Systems’ repris dans la
norme internationale ISO 2859. L’appréciation du
résultat du nettoyage exprimée en pourcentage d’un
total maximum de points n’était pas assez précise.
« 80 % est considéré le plus souvent comme un bon
résultat, mais pourquoi pas 90 ou 100 ? », remarque
Freek Veneman. « Un résultat moyen obtient vite
50 %, mais à moitié propre, ce n’est pas propre…
C’est donc sale et non acceptable. » L’application de
systèmes pondérés comporte le risque que certains
éléments du nettoyage fassent l’objet d’une trop
grande attention, tandis que d’autres courent le
risque d’être un peu négligés. « Tout le nettoyage est
important », affirme Freek Veneman.
Au cours de la période 1979 – 1982, le système VSR
de mesure de la qualité a été testé dans le nettoyage.
En 1994, il a été intégré aux Pays-Bas dans la norme
NEN2075. Au milieu des années ’90, l’Europe a
également montré de l’intérêt, mais on n’est pas
arrivé à un accord. Le standard européen EN 13549
apparu en 2001, reprend les attentes de base et
recommandations pour les services de nettoyage.
Le système de mesure de la qualité de VSR (KMS)
répond totalement à cette norme EN 13549. Freek
Veneman conclut : « Le prestataire prend sur lui la
responsabilité du processus de nettoyage et surveille
ceci avec le DKS – système de contrôle quotidien.
Le client en reçoit le résultat et contrôle avec le VSR
KMS. »
VSR en Belgique
à la fin des années ’90, VSR est également arrivé en
Belgique, d’abord dans le secteur bancaire suite à
une décision d’outsourcing du nettoyage à la place
de l’utilisation de personnel de nettoyage propre.
Les banques ont été imitées par d’autres bureaux,
l’industrie et le secteur des soins. « Aujourd’hui, un
millier d’audits sont effectués par an », indique Els
Nys, directeur ATIR Belgique Cleaning Consultancy
et inspecteur VSR.
VSR prône une approche technique du nettoyage.
On parle ici de systèmes de nettoyage et non plus
de torchons et de seaux. Le processus de nettoyage
est abordé de façon structurée, avec des plans en
56 PROFACILITY MAGAZINE N° 33 MARS 2012
430 VSR FR.indd 56
05/03/12 15:02
e résultat du nettoyage
couleurs et une planification pour les différentes
missions de nettoyage, par jour, par semaine et
périodiquement.
VSR se charge du pilotage des collaborateurs chargés
du nettoyage sur le terrain, ce qui se reflète dans le
cahier des charges et les SLA.VSR s’appuie sur deux
systèmes complémentaires : d’une part, le système
de contrôle quotidien (DKS) qui doit servir au suivi
et à la gestion du personnel de nettoyage – il s’agit
d’un contrôle de qualité interne – et, d’autre part, les
audits externes par des contrôleurs VSR diplômés.
On part toujours d’un inventaire unique du
bâtiment, ce qui permet de baliser précisément les
contrôles. L’audit pour les immeubles de bureau a
lieu en principe avec une fréquence de quatre fois
par an. Pour le secteur des soins, on applique une
fréquence mensuelle ou un schéma adapté selon les
souhaits du client.
Les tournées de contrôle sont toujours effectuées
par trois personnes : un inspecteur VSR, le donneur
d’ordre et un représentant de la société de nettoyage.
Le système de contrôle introduit une nuance en
fonction de la pièce. C’est ainsi qu’une marge d’erreur
de 7 % est autorisée pour les bureaux, tandis que
pour le sanitaire, cette marge standard n’est que de
4 % et même 3 % pour le secteur des soins.
VSR nettoie Gand
Dirk Goossens, facility manager de la ville de Gand,
témoigne de son expérience avec VSR. à Gand, une
surface de 600.000 m2 est nettoyée, répartie sur 340
bâtiments et la totalité du périmètre de la ville. Ceci va
de pair avec divers programmes de nettoyage et des
SLA pour, par exemple, des musées, des bâtiments
administratifs, des crèches et des écoles. Le nettoyage
a été progressivement sous-traité avec un scénario
d’extinction, tenant compte de la législation sur les
marchés publics. C’est ainsi que depuis 1998, on est
également passé d’une gestion décentralisée à une
gestion centralisée.
Dirk Goossens : « Tandis que le nettoyage est passé de
l’insourcing à l’outsourcing, le catering a été conservé.
Le personnel communal chargé du nettoyage a été
muté vers d’autres services. Il était nécessaire d’avoir
un reporting objectif, un instrument fiable pour
le pilotage tant du partenaire de nettoyage que du
personnel de nettoyage sur le terrain. »
Des offres ont été demandées pour le nettoyage
et le contrôle de qualité. Mais il est apparu que
les différents systèmes de contrôle n’étaient pas
comparables. « Seul VSR satisfait à la volonté
d’objectivité pour contrôler différentes sociétés
de nettoyage de manière uniforme au moyen d’un
système unique », conclut Dirk Goossens. « La ville
de Gand a opté pour une fréquence de deux contrôles
par an, ce qui revient à 750 tournées d’inspection. » Le budget de contrôle pour l’intervention
VSR dépasse légèrement 100.000 € mais ce montant
devrait augmenter, puisque le souhait est de porter le
nombre d’inspections à 1.000. « Le fait que la gestion
du contrôle soit possible avec un personnel propre
limité constitue un avantage important », remarque
Dirk Goossens. w« Par ailleurs, il y a l’intégration
et l’utilisation de l’expertise externe. Au sein de ce
système, le donneur d’ordre et le prestataire de service
contrôlent la qualité et ceci a un effet fortifiant. »
VSR est considéré comme un contrôle de qualité
neutre et ceci diffère radicalement d’un contrôle
propre par le donneur d’ordre. Cela inclut une
valeur élevée de reporting pour toutes les parties, y
compris les syndicats. De plus, un système d’amende
convenu est appliqué.
Eduard coddé n
Davantage qu’un système
de mesure
VSR (Vereniging Schoonmaak
Research) n’est pas seulement
à la base d’un système de
contrôle actif du nettoyage, il
étudie aussi en permanence
les éléments constitutifs des
activités de nettoyage. Comme
la poussière par exemple.
Comment elle se comporte,
mais aussi et surtout comment
on peut l’éviter. Il y a 15 ans
déjà, VSR a lancé une étude sur
l’efficacité du nettoyage avec
l’utilisation de microfibres. Tous
les 2 à 3 ans, un ‘Guide de la
microfibre’ est publié avec la
situation la plus récente en la
matière. VSR réalise aussi des
recherches dans le domaine
des systèmes de management
et de développement de qualité
et donne des conseils lors de
la mise en place de projets de
nettoyage.
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Pro-services I NEWS I
Sécuriser et rentabiliser les immeubles de bureaux vides
A Bruxelles et en périphérie, plus de 1,4 million de m2 de bureaux sont inoccupés. Les propriétaires de ces
immeubles prennent de plus en plus conscience que cette inoccupation pourrait être de longue durée. Face
à cette situation qui menace de devenir structurelle, certains propriétaires d’immeuble de bureaux devenus
obsolètes décident d’en modifier l’affectation pour reconvertir ces bureaux en logements, maison de repos,
écoles, etc.. Pour les autres, Camelot, entreprise spécialisée dans la gestion immobilière pour le compte de
tiers, propose des services innovants pour sécuriser et rentabiliser ces immeubles temporairement inoccupés.
Sécuriser en minimalisant les risques liés à l’inoccupation (vandalisme, vol, effraction et délabrement),
rentabiliser en procurant aux propriétaires des revenus alternatifs pour ces bureaux vides en les convertissant
par exemple en espaces professionnels flexibles proposés à des jeunes entreprises, à des artisans ou à des
artistes sur la base de contrats temporaires. Avec cette nouvelle affectation temporaire, en plus de revenus
alternatifs, le propriétaire évite le coût supplémentaire relatif à la taxe sur les biens inoccupés. Autre innovation
de Camelot , le service ‘Make Space Pay’ qui propose de générer des revenus du bien inoccupé en le louant
comme lieu de tournage, de stockage ou pour organiser des événements.
www.cameloteurope.com
Facility Services et hospitalité : valorisation professionnelle
Gissel Moreira Mendoza (à gauche sur la photo) a remporté l’Award de
la ‘Meilleure Nettoyeuse de l’Année’
Les Golden Service Awards hissent les prestations de nettoyage à un niveau supérieur et
cherchent l’ Operational Excellence dans le secteur. Gissel Moreira Mendoza d’EW Facility
Services a été élue, le 1er février 2012, ‘Meilleure Nettoyeuse de l’Année’. Gissel Moreira
Mendoza, active pour EW Facility Services à l’Hôtel Dominican de Bruxelles, a été élue parmi
5 finalistes en raison de « sa volonté d’apprendre, qui lui a permis d’assumer des tâches
exigeant une plus grande responsabilité, mais aussi pour son sourire communicatif qui en
fait l’ambassadrice par excellence du secteur du nettoyage. » Pour Henk den Hollander,
Directeur Général EW Facility Services, il s’agit là d’une reconnaissance du principe de
l’Expérience des Services©’ d’EW. Ce concept se base sur les besoins spécifiques du service
facilitaire: le nettoyage de la chambre d’un client, ou d’un patient, a d’autres implications que
le nettoyage d’un immeuble de bureau. De plus, la société développe un partenariat entre le
fournisseur de services et le donneur d’ordre de manière à ce que les deux parties évoluent
ensemble dans le processus contractuel pour obtenir les meilleures solutions possibles, tant
sur le plan du service que de l’implication du collaborateur ou de la maîtrise des coûts.
‘Operational Excellence’, la satisfaction des hôtes est l’objectif ultime.
Les Golden Services Awards sont une initiative de Kimberley-Clark Professional et ont
été décernés pour la 1ère fois en Angleterre en 1991. Depuis 2002, cette remise de prix a
également lieu aux Pays-Bas et en Belgique. La sélection s’effectue par un jury indépendant
qui juge les projets envoyés par catégorie et sur base de la qualité de la prestation. Un award
séparé est attribué à une prestation individuelle exceptionnelle.
www.ew.nl - www.goldenserviceawards.be
l’Antwerp Business Center intègre
le réseau Regus
Regus a finalisé début de cette année l’acquisition de l’Antwerp Business Center (ABC) situé dans la centre
d’Anvers. Ce centre d’affaires vient compléter le réseau belge de Regus qui en comptera désormais dix en
Belgique dont désormais deux à Anvers (le deuxième centre d’affaires est situé à l’entrée d’Anvers, sur le
Singel, à proximité de la gare de Berchem). Selon Olivier de Lavalette, vice-président de Regus pour l’Europe
Occidentale, cette acquisition répond à une demande croissante des entreprises pour des espaces de travail
flexibles et mobiles. Les entreprises voient dans l’utilisation de ces espaces un moyen de réduire leurs coûts
de l’immobilier tout en améliorant l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle de leurs collaborateurs
confrontés à des problèmes croissants de mobilité urbaine. De plus, ces centres d’affaires offrent des solutions
souples pour créer une nouvelle structure, mettre sur pied une équipe de projet temporaire. Elles permettent de
s’adapter facilement aux conditions économiques fluctuantes.
Regus reprend tous les services et engagements associés à l’Antwerp Business Center. Les clients actuels
d’ABC bénéficient désormais des avantages liés à l’intégration du centre d’affaires dans un vaste réseau
international qui leur offrira l’accès à toutes les installations Regus de Belgique et du monde entier (1.200
business centers répartis dans 550 villes et 94 pays).
www.fr.regus.be
l’Antwerp Business Center (ABC) est installé
dans l’Antwerp Tower située à quelques
minutes à pied de la gare centrale.
58 PROFACILITY MAGAZINE N° 33 MARS 2012
490 news pro-serices FR.indd 58
05/03/12 19:57
Chef, j'ai encore quelques documents cruciaux !
© merak sa
la meilleure alternative
www.merak.eu
Untitled-4 59
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SIKKENS COLORE
LES TENDANCES!
MISE À JOUR
N° 2 DES
SIKKENS LIFESTYLE
COLORS OF THE
NEW GENERATION
Cette seconde mise à jour des Lifestyle
Colors de Sikkens se décline sur le
thème de l’Esprit de la Nature et de
la Culture Durable. Voici donc neuf
teintes ‘tendance’ qui mettent le
nuancier totalement au goût du jour.
Les combinaisons avec les couleurs
existantes de la collection Sikkens
Lifestyle Colors ouvrent une infinité
de possibilités créatives. Les Sikkens
Lifestyle Colors : une collection à la
dimension de vos projets !
WWW.SIKKENS.BE
ARCHITECT : Wim Depuydt
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05/03/12 15:09
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

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