Pourquoi étudier la doctrine ?

Pourquoi étudier la doctrine ?
Péiodique semestriel - Bureau de dépôt : Charleroi X
le
maillon
Le magazine de l’Institut Biblique Belge | ETE-AuToMnE 2013
Pourquoi étudier la doctrine ?
Prédication sur Genèse 2 :
« Comment structurer sa vie ? »
Rapports de la semaine d’évangélisation
Horaires des cours en semaine et
programme du samedi
Institut Biblique Belge a.s.b.l.
Siège social : 7 rue du Moniteur - 1000 Bruxelles
Tél./Fax 0032 (0) 2 223 7956
info@institutbiblique.be - www.institutbiblique.be
Compte Bancaire : 068-2145828-21
IBAN BE17 0682 1458 2821 • BIC GKCC BEBB
Inscrivez-vous !
Horaire des cours en semaine – 1er semestre, 2013/14 2 septembre — 20 décembre 2013
Mardi
1er cycle
9h00—
9h45
Mercredi
2nd cycle
1er cycle
Marc
9h00-11h10
(avec pause)
9h50—
10h35
10h55—
11h40
Bibliologie et
survol de la
doctrine
14h20—
15h05
Marc
10h25-11h10
Min.
jeunes
Intro. deux
Testaments
Intro. deux
Testaments
11h30-12h30
CHAPELLE
11h45—
12h30
13h30—
14h15
9h35-10h20
Min.
jeunes
Grec 1a
Grec 1a
15h25—
16h10
16h15—
17h00
AT : sagesse et
rouleaux
AT : sagesse et
rouleaux
Atelier
biblique
Atelier
biblique
Epîtres
générales,
Apocalypse
Epîtres
générales,
Apocalypse
Hébreu 1a
Hébreu 1a
Jeudi
2nd cycle
Grec 2a/ Grec 3a
Grec 2a/
Grec 3a
Labo prédic.
Vendredi
1er cycle
2nd cycle
Séminaire
travaux
écrits±
Séminaire travaux
écrits±
Courants de
théologie
moderne*
Courants de
théologie
moderne*
Romains*/
Herméneut.*
Romains*/
Herméneut.*
Humanité et
salut*/ Relat°
d’aide 1*
Humanité et
salut*/ Relat°
d’aide 1*
Evangélisat°
Courants de
théologie
moderne*
Courants de
théologie
moderne*
Matthieu*/
Psaumes*
Matthieu*/
Psaumes*
Romains*/
Herméneut.*
Romains*/
Herméneut.*
Humanité et
salut*/ Relat°
d’aide 1*
Humanité et
salut*/ Relat°
d’aide 1*
Labo prédic.
Evangélisat°
Méthodo./
Hébreu 2a
Méthodo./
Hébreu 2a
Méthodes
d’exégèse*
Méthodes
d’exégèse*
Philosophie/
Hébreu 3a
Philosophie/
Hébreu 3a
Méthodes
d’exégèse*
Méthodes
d’exégèse*
1er cycle
2nd cycle
Matthieu*/
Psaumes*
Matthieu*/
Psaumes*
*Courants de théologie moderne, Matthieu, Méthodes d’exégèse, Romains et Humanité et salut lors des dates suivantes : 5-6 septembre ; 19-20 septembre ; 3-4 octobre ; 17-18 octobre ; 7-8 novembre ; 28-29
novembre ; 12-13 décembre ; Psaumes, Herméneutique et Relation d’aide 1 lors des dates suivantes : 12-13 septembre ; 26 septembre ; 10-11 octobre ; 24-25 octobre ; 14-15 novembre ; 5-6 décembre ; 19-20
décembre
± Les séminaires sur les travaux écrits auront lieu durant les troisième et neuvième semaines seulement (à savoir le 19 septembre et le 7 novembre)
Cours obligatoires en 1er cycle
Grec 2a (3 crédits)
C. Kenfack
Grec 1a (3 crédits)
C. Kenfack
Grec 3a (Romains 5-8) (3 crédits)
J. Hely Hutchinson
Herméneutique (principes d’interprétation biblique) (3 crédits)
I. Masters
Psaumes (2 crédits)
J. Hely Hutchinson
Méthodes d’exégèse (interprétation des textes
bibliques) (3 crédits)
M. DeNeui
Littérature de la sagesse et cinq rouleaux
J. Hely Hutchinson
(Proverbes, Job, Ecclésiaste, Ruth, Cantique des cantiques, Lamentations, Esther) (2 crédits)
Introduction aux deux Testaments (arrière-plan C. Kenfack
historique et géographique, canon, texte) (2 crédits)
Evangile de Matthieu (2 crédits)
Evangile de Marc (2 crédits)
A. Manlow
Epître aux Romains (2 crédits)
Doctrine de l’humanité et du salut (2 crédits)
I. Masters
M. DeNeui
Courants de théologie moderne (2 crédits)
J. Nussbaumer
Philosophie (2 crédits)
A. Mundaya
Laboratoire de prédication (1 crédit)
P. Hubinon
Ministère parmi les jeunes (2 crédits)
P. Every
Relation d’aide 1 (2 crédits)
P. Every
Musique, art et foi chrétienne (2 crédits ; en cours du samedi)
J.-C. Thienpont
Bibliologie (doctrine des Ecritures) et Survol de J. Hely Hutchinson
la doctrine (4 crédits)
Evangélisation (2 crédits)
P. Every
Atelier biblique (théorie et pratique d’animation A. Manlow
d’un groupe d’étude biblique) (2 crédits)
Séminaire sur les travaux écrits (1 crédit)
C. Kenfack
Cours en option en 1er cycle
Hébreu 1a (3 crédits)
A. Manlow
Cours du 2 cycle
nd
Hébreu 2a, 3a (Jonas) (3 crédits)
le maillon / 2
J. Hely Hutchinson
J. Nussbaumer
Epîtres générales (Jacques, 1-2 Pierre, 1-3 Jean, C. Kenfack
Jude) et Apocalypse (2 crédits)
Méthodologie pour l’enseignement de la F. Jauffred
religion protestante (niveau primaire) (4 crédits)
Participation au Centre Evangélique d’Information et d’Action
(Lognes, France, 17-19 novembre ; étudiants 3e année) ou à la
Convention de l’Association des Eglises Protestants Evangéliques
de Belgique (11 novembre ; étudiants de 2e année) (1 crédit)
le
maillon
ETE-AuToMnE 2013
Editorial
D’après le livret « Histoire spirituelle
de la Belgique », « peu de chrétiens
sont radicalement différents de leur
environnement »1. Cet écrit met en valeur le
coût élevé que représente pour les croyants
de notre pays le fait de confesser l’unicité
du Christ pour le salut, la crise aiguë que
connaît le pays en termes d’éthique sexuelle
et la pénurie en termes de responsables
d’Eglises. Si ces caractéristiques ne sont
ni nouvelles ni propres à la Belgique, elles
nous frappent avec une intensité et une
fréquence particulières dans notre contexte.
Au regard de ces défis, la vision de
l’Institut (cf. ci-dessous) est ambitieuse.
Mais elle nous semble dans le droit fil
des Ecritures. Plusieurs articles dans ce
numéro du Maillon reflètent la façon dont
les priorités de l’Institut visent à relever
les défis qui se présentent à nous : la
nécessité d’inculquer la bonne doctrine,
l’importance d’insister sur les points
de repères bibliques pour structurer
correctement la vie, l’impératif de maintenir
le cap en matière d’évangélisation.
Malgré les difficultés liées à notre contexte,
nous sommes en droit d’être optimistes
pour que la vision continue à se réaliser.
Nous sommes grandement encouragés par
la qualité de la prédication dans le ministère
de récents diplômés, et nous continuons
à être frappés par l’accent mis sur
l’évangélisation dans ces mêmes ministères.
Durant la semaine d’évangélisation, les
étudiants ont œuvré de façon exemplaire,
souvent bien en dehors de leur zone de
confort. Les différentes filières de l’Institut
(temps plein, temps partiel, cours du
samedi, séminaires ponctuels) sont, par
la grâce de Dieu, en bonne santé en dépit
de la baisse des effectifs dans la première
de ces catégories. Deux ou trois étudiants
mûrs en fin de parcours, qui sont aussi des
prédicateurs et des évangélistes doués,
seront (Dieu voulant) lancés dans le
ministère pastoral à l’automne ou peu après.
Et les visiteurs qui viennent à l’Institut
continuent d’être frappés par l’atmosphère
saine qui y règne (un prédicateur visiteur a
récemment fait le commentaire qu’il avait
senti que les étudiants aimaient la parole
de Dieu). Nous demeurons plus que jamais
conscients du privilège de faire ce travail
avec le soutien dans la prière de nombreux
lecteurs du Maillon (ce pour quoi nous
sommes extrêmement reconnaissants).
Nous sollicitons vos prières pour un bon
cru pour la rentrée d’automne. Au moment
d’écrire ces lignes, les perspectives sont
positives : un bon groupe de nouveaux
étudiants est prévu – dont trois qui sont
déjà passés par des stages poussés dans
des Eglises. Nous nous tournons vers Dieu
pour que d’autres se manifestent. De
plus, nous vous soumettons une requête
de prière majeure qui concerne un(e)
administrateur(trice)-réceptionniste. C’est
avec tristesse que nous vous annonçons
le départ de Christiane Gelin à la fin de
l’année académique 2012-2013. Elle
nous a servis vaillamment durant ces six
dernières années et elle a grandement
participé à l’atmosphère familiale de
l’Institut (qu’elle a d’ailleurs appréciée),
mais elle considère que le moment est
venu pour elle de prendre sa retraite. Nous
cherchons donc activement quelqu’un
pour la remplacer – tâche ardue dans notre
contexte où plusieurs des candidats les
plus appropriés auraient besoin d’un salaire
(Christiane travaillait bénévolement). Merci
à Christiane, et merci encore aux lecteurs
du Maillon pour le soutien manifesté sous
diverses formes.
James HELY HUTCHINSON
Pour le Conseil académique
1
D’Ignace DEMAEREL, tr. de l’original en flamand (2008 ?)
par Y. DE VOS, www.pray4belgium.be, p. 20.
Vision de l’Institut
Biblique Belge
But global (cf. 2 Tm 2,2) :
Former en faveur de la moisson de
Former,
l’Europe francophone
francophone, des
serviteurs de l’Evangile qui sont
fidèles, compétents et consacrés
– et cela pour la gloire de Dieu
Principes qui en découlent pour
le fonctionnement de l’Institut :
1) la fidélité à la parole de Dieu ;
2) la centralité de l’Evangile
dans toute l’orientation et
toutes les activités de l’Institut ;
3) la rigueur dans l’étude des
Ecritures ;
4) l’importance de la croissance
des étudiants dans la maturité
spirituelle ;
5) un lien étroit entre les études
et la pratique du ministère
sur le terrain.
Mise en page : Roseanne Geronazzo
Éditeur responsable : James Hely Hutchinson
(avec la collaboration étroite de son épouse Myriam)
Aide-relectrice : Andrée Mayeur
Siège social : Institut Biblique Belge a.s.b.l.
7 rue du Moniteur - 1000 Bruxelles
Tél. / Fax 0032 (0) 2 223 7956
info@institutbiblique.be - www.institutbiblique.be
Compte Bancaire : 068-2145828-21
IBAN BE17 0682 1458 2821
BIC GKCC BEBB
© Copyright 2013
le maillon / 3
La doctrine (« théologie systématique »)
Pourquoi l’étudier ?
Introduction
« Je ne m’intéresse pas à la doctrine mais à la
pratique de la vie chrétienne ». De prime
abord, on peut comprendre ce genre de
remarque. Dans nos Eglises, nous avons
affaire à de nombreux croyants qui
recherchent de l’aide pratique face à leur lot
de problèmes, et, quant aux gens de
l’extérieur, l’impératif est de leur annoncer
l’Evangile en vue de leur salut. Comment
justifier des réflexions abstraites menées sur
la Trinité ou sur les controverses relatives à la
fin des temps ? Pire, certains théologiens
semblent s’enticher, au nom de la doctrine,
de questions dont l’Ecriture ne discute pas
(« quel est le nombre total d’anges élus ? »)
– démarche qui pourrait nous éloigner de la
parole de Dieu toute suffisante (cf. Dt 29,28).
De surcroît, l’expérience de plusieurs
croyants face à des enseignements
doctrinaux, c’est l’ennui : des propos
apparemment théoriques sont énoncés et
suivis par des listes de versets, ce qui n’est
pas la tasse de thé de tout le monde… Il
n’est pas difficile de comprendre pourquoi la
doctrine n’a pas toujours bonne presse dans
nos milieux évangéliques. Pourquoi
voudrait-on étudier une matière qui n’a
guère trait à la vie de tous les jours ?
1
De bons réflexes doctrinaux sont une
visée obligatoire pour tout croyant
En partie, ce qui pose problème, ce sont les
connotations souvent associées au terme
« doctrine ». Si nous remplacions celui-ci
dans notre esprit par « vérité » ou « contenu
de notre foi », cela permettrait sans doute à
pas mal de croyants d’accueillir plus
aisément la notion en question. En effet,
dans le domaine de la doctrine (la
« dogmatique » ou la « théologie
systématique », par opposition à
l’« exégèse »1, à la « théologie biblique »2, à la
« théologie historique »3 et à la « théologie
pratique »4), on s’intéresse tout simplement à
ce que la Bible a à nous dire sur des sujets
donnés. Qui dit « Bible », dit aussi
« doctrine » ! Le fait même de nous tourner
vers la Bible en tant que source d’autorité
correspond à une démarche doctrinale. En
fait, acquérir des compétences doctrinales
n’est pas facultatif. Nous, croyants en
Jésus-Christ, sommes appelés à aimer Dieu
de toute notre intelligence (Mc 12,30), à être
le maillon / 4
adultes dans notre manière de réfléchir (1 Co
14,20), à « amener toute pensée captive à
l’obéissance du Christ » (2 Co 10,5). L’appel à
« combattre pour la foi qui a été transmise
aux saints une fois pour toutes » est adressé
aux croyants en général (Jude 3). Edifier nos
frères et sœurs en Christ « en disant la vérité
avec amour » est une obligation enjointe à
tout croyant (Ep 4,15). Les enseignements
doctrinaux dans les épîtres du Nouveau
Testament ne sont pas destinés uniquement
aux responsables : même dans les épîtres
pastorales, Timothée et Tite ne sont pas les
seuls visés, comme en atteste l’emploi du
pluriel à la fin (« vous » [1 Tm 6,21 ; 2 Tm
4,22] ; « vous tous » [Tt 3,15]).
2
De bons réflexes doctrinaux ne
viennent pas aisément sans études
particulières
Mais la Bible est un long livre, et elle
comporte des difficultés (2 P 3,16). En
matière de doctrine, il faut être en mesure
de ratisser large et de faire la synthèse de
toutes les données bibliques en rapport avec
tel ou tel sujet. Si nous souhaitons nous
informer sur la question de savoir si un
croyant peut perdre son salut, il n’y a pas un
seul endroit dans la Bible qui présente une
synthèse des informations-clé ; en revanche,
il faudrait avoir affaire à une longue liste de
textes et prendre le temps de comprendre
chacun d’eux dans son contexte (pour ce
sujet – à certains égards complexe – qu’est
l’assurance du salut, un séminaire du samedi
est prévu à l’Institut le 21 juin 2014). Certes,
d’autres ont déjà réalisé ce genre de travail,
et des manuels de théologie systématique
existent5 ; il n’en reste pas moins que les
convictions de chacun(e) sont forgées par le
travail personnel – et, à cela, il faut consacrer
du temps.
3
De bons réflexes doctrinaux
permettent de répondre à des
questions controversées telles qu’elles se
présentent à nous
Si la Bible n’est pas rédigée sous forme de
manuel de théologie systématique, ce fait
même ne devrait-il pas nous garder de
mettre l’accent sur la doctrine ? Dans une
certaine mesure, on voudrait répondre par
l’affirmative : ce que nous proposons dans
cet article n’est pas d’ériger la doctrine en
rival à l’exégèse6 ou à la théologie biblique,
et l’accent qui est mis à l’Institut sur cette
dernière discipline reflète nos convictions
concernant l’importance de la forme des
Ecritures. Cela dit, qu’on le souhaite ou non,
les questions que d’autres (nous) posent, et
que nous pouvons nous poser, revêtent très
souvent un caractère « doctrinal ». Il peut
s’agir de sujets plutôt controversés tels que
les douze questions suivantes7. Un
bouddhiste sincère connaîtra-t-il la vie
éternelle ? Pourquoi l’adultère peut-il être
proscrit vu qu’il semble si bienfaisant ? La
mort de Jésus sur la croix est-elle un acte de
« maltraitance au plan cosmique » ? Notre
association d’Eglises devrait-elle envisager
de faire alliance avec l’Eglise Catholique
Romaine ? Comment puis-je faire confiance
à Dieu alors que mon meilleur ami vient de
décéder d’un cancer ? Comment savoir si
ma mère est une chrétienne authentique ?
Pourquoi ne pas jeter un œil à un peu de
pornographie ? Quel mal y a-t-il si les
membres de la tribu Digo en Tanzanie n’ont
jamais entendu parler de Jésus ? Pourquoi
certains évangéliques s’opposent-ils à
certains enseignants en milieu chrétien ?
Devrions-nous nous passer de prédications
dans notre culture post-moderne ? La petite
« Eglise de maison » qui se réunit près de
chez moi correspond-elle véritablement à
une Eglise ou à une secte dangereuse ?
Devrait-on permettre à des personnes ayant
une vie sexuelle bibliquement irrégulière de
devenir responsables au sein d’Eglises
locales ?
Si nous sommes armés pour répondre à de
telles questions, c’est parce que nous
sommes capables de résumer l’essentiel du
verdict qu’apportent les Ecritures sur ces
sujets. En d’autres termes, nous sommes
armés au plan doctrinal. Il est à noter que
ces questions ne sont pas posées sous ce
genre de forme : « Que veut dire 2 Timothée
3,8 ? » Il se peut qu’on nous pose également
une question si pointue d’exégèse (et cela
réjouirait peut-être notre cœur), mais nous
nous trouvons sans doute plus souvent face
à des questions relevant de sujets avec
lesquels des personnes se débattent plutôt
que de difficultés d’interprétation textuelle.
Si telle est votre expérience, force est de
constater que, pour vous, des études
doctrinales seraient/sont fort utiles.
4
De bons réflexes doctrinaux
permettent de déceler et de contrer
l’erreur
Ce constat donne à réfléchir : une mauvaise
réponse – une réponse qui n’est pas en
adéquation avec la révélation biblique – à
l’une ou à l’autre des questions que nous
venons de citer induirait en erreur et
pourrait être cruelle8. Des débats concernant
la personne du Christ peuvent nous paraître
abstraits, mais, à moins de reconnaître à la
fois sa divinité et son humanité (en une seule
personne), nous nous privons du salut
éternel (Jn 5,17-24 ; 2 Jn 7-11 ; Hé 2,17 ; Mt
11,27 ; 1 Tm 2,5). Nous trouvons peut-être
nos amis catholiques sympathiques, et notre
instinct pourrait aller dans le sens de
présupposer qu’ils sont sauvés même s’ils
sont fidèles aux enseignements du
catholicisme officiel, mais le verdict des
Ecritures est que le salut vient par la foi seule
(Rm 3-5 ; Ga 2-3) et que le fait d’y ajouter des
œuvres conduit à « un autre Evangile qui
n’en est pas un » (Ga 1,6-9).
Dans une perspective plus positive, plus on a
de bons réflexes doctrinaux, plus on a les
« antennes » qui permettent de déceler
l’erreur, et plus on est en mesure de « réfuter
les contradicteurs » (Tt 1,9) et de protéger
ainsi des brebis face aux loups (Ac 20,28-29).
Un pasteur/ancien qui souhaite prendre cet
aspect de sa charge au sérieux est obligé de
devenir un bon théologien.
5
De bons réflexes doctrinaux nous
permettent de nous prémunir contre
le réductionnisme
Souvent des erreurs proviennent d’une
incapacité à tenir compte de l’intégralité des
données scripturaires dans tel ou tel
domaine doctrinal. Il n’est pas possible
d’affirmer la vérité X trop énergiquement ;
mais il est quand même possible d’affirmer
la vérité X trop exclusivement, si bien que l’on
finit par nier la vérité Y. Souligner la
transcendance de Dieu est biblique ; la
souligner aux dépens de l’immanence (la
présence) de Dieu ne l’est pas et amène au
déisme (l’idée d’un Dieu qui est absent, qui
ne s’intéresse pas à ce qui se passe dans
l’univers). Inversement, souligner
l’immanence de Dieu est biblique ; la
souligner aux dépens de sa transcendance
ne l’est pas et amène au panthéisme (l’idée
que Dieu égale la création). L’étude de la
théologie systématique (la doctrine)
entraîne le but de faire justice à toutes les
informations au sein des Ecritures,
d’englober toute donnée pertinente au sujet
en question – d’éviter le réductionnisme.
Il est de mise de reconnaître à quel point il
est facile d’adopter une perspective
réductrice (et donc erronée). On peut s’en
tenir – apparemment fidèlement – à des
propos bibliques et en tirer des conclusions
fausses. Par exemple, on peut imaginer que
le fait que Dieu ordonne aux non-croyants
de se repentir implique que les non-croyants
sont capables, de leurs propres forces, de se
tourner vers Dieu, alors que ce n’est pas
possible sans l’intervention du Saint-Esprit.
On peut imaginer, à tort, que la providence
tout englobante de Dieu fait de nous des
robots. On peut imaginer, à tort, que la
présence du mal dans le monde nécessite
l’idée que Dieu n’est pas entièrement
souverain ou qu’il n’est pas entièrement bon.
On peut constater (à raison) que Dieu ne
dort jamais (Ps 121,4) et en tirer la
conclusion (fausse) que Jésus, qui dormait
(cf. Mc 4,38), n’est pas divin.
6
De bons réflexes doctrinaux sont
nécessaires à l’interprétation de
passages particuliers et à l’enseignement
de la Bible
Il est vrai que nos enseignements peuvent,
voire doivent, porter le plus souvent sur des
passages particuliers de la Bible (par
opposition à des questions doctrinales ou
thématiques). Mais l’interprétation de tel ou
tel passage individuel nécessite de bons
réflexes au plan doctrinal. En effet, un texte
doit être interprété et dispensé à la lumière
non seulement de son contexte immédiat
mais encore de son contexte biblique plus
large. Si l’on est en train de préparer une
étude biblique sur Jean 14,28 (« …le Père est
plus grand que moi »), il est souhaitable
qu’on ait des connaissances dogmatiques
suffisantes pour sensibiliser à ne pas
comprendre ce verset dans le sens de nier la
divinité du Christ9. Un bon théologien qui
prépare une prédication sur 1 Pierre 3 n’aura
pas comme réflexe d’interpréter le verset 21
(« …le baptême qui vous sauve… ») dans le
sens de la justification par les œuvres ; ou, en
travaillant le chapitre suivant, il saura que
« celui qui a souffert … en a fini avec le
péché » (1 P 4,1) ne doit pas être compris
dans le sens de suggérer que certaines
personnes ne pèchent plus.
Semblablement, l’enseignant qui est affûté
au plan doctrinal et qui se penche sur 1
Timothée 2,4 (Dieu « veut que tous les
hommes soient sauvés ») saura que ce verset
n’implique pas que tout être humain sera
sauvé (l’erreur de l’universalisme) ni que
Dieu se révèle impuissant à sauver tout le
monde malgré son désir10.
Ce n’est pas que notre « système »
théologique doive primer par rapport à
l’exégèse : le système, qui est le produit de
l’exégèse de beaucoup de textes, peut être
remis en cause par notre travail inductif sur
tel ou tel passage, mais, en définitive, celui-ci
doit s’harmoniser avec la cohérence biblique
globale. Les meilleurs prédicateurs et
enseignants sont aussi de bons théologiens
dans la mesure où ils ont de bonnes « fibres »
quant à cette cohérence globale.
7
De bons réflexes doctrinaux nous
équipent pour diverses circonstances
pastorales
Elargissons notre perspective au ministère
pastoral en général. Cela arrive à des
croyants zélés de vouloir servir des frères et
sœurs tout en se méfiant de la formation
biblique. La réalité de la vie ecclésiale nous
enseigne rapidement la nécessité de nous
procurer l’équipement nécessaire que sont
des connaissances bibliques – y compris
spécifiquement doctrinales. Ne voudrait-on
pas être armé pour réconforter un croyant
qui est sur le point de mourir ? Pour aider un
couple en difficulté ? Pour répondre de
façon appropriée à un croyant qui pense que
son appartement est habité par des
démons ? Pour prier à haute voix dans
l’assemblée face à une catastrophe
nationale ? Pour conseiller une jeune
croyante qui s’interroge sur la question de
savoir si elle ne devrait pas passer par les
eaux du baptême ? Pour justifier auprès
d’un jeune converti la décision de ne pas
considérer 2 Maccabées comme faisant
partie de la parole de Dieu ? Pour expliquer
le sens de la cène ? Pour fortifier un croyant
qui lutte contre des tentations sexuelles ?
Pour répondre à un membre de l’Eglise qui
est convaincu que le concubinage est
acceptable ? Pour proposer des pistes de
conversation éventuelles à une croyante qui
souhaite discuter avec ses amis musulmans ?
Pour favoriser la sanctification d’un frère qui
a du mal à maîtriser son tempérament
colérique ? Pour permettre à une sœur de
rectifier le tir quant à son manque d’estime
d’elle-même ? Pour encourager l’utilisation
des dons chez les membres de l’Eglise – et
cela de façon à maximiser la gloire qui
revient à Dieu ? Pour dissuader un jeune
croyant qui voudrait envisager le mariage
avec une non-croyante ?
Il ne s’agit pas de soutenir que le bon
théologien est forcément un bon pasteur,
car le tact, l’amour, la patience, la prière
jouent également11. Mais on ne peut pas se
passer de la doctrine dans le ministère
pastoral.
8
De bons réflexes doctrinaux facilitent
la bonne gestion des relations avec
des croyants issus de milieux autres que
le nôtre
Si nous élargissons l’optique davantage aux
croyants de notre région, n’est-ce pas le cas
qu’il peut être difficile de savoir comment
envisager les relations avec d’autres Eglises
et d’autres personnes qui se disent
croyantes ? Là encore, la doctrine se révèle
notre alliée. Imaginez ce cas de figure : vous
désirez entretenir des relations saines et
le maillon / 5
fraternelles avec d’autres Eglises dans votre
région en vue de promouvoir l’œuvre de
l’Evangile. Mais vous savez que les
responsables des autres Eglises ne partagent
pas votre point de vue sur un certain
nombre de questions. Comment procéder ?
Embrasser une « hiérarchie des doctrines »
telle que présentée par les Ecritures permet
que beaucoup des jalons adéquats soient
posés. En effet, les Ecritures ne placent pas
tous les dogmes au même rang
d’importance : on devrait être prêt à mourir
pour défendre la réalité de la résurrection, et,
en même temps, on devrait être prêt, dans
certaines circonstances, à ne pas insister sur
son point de vue sur l’organisation
ecclésiastique (si cela risque, par exemple,
de mettre en péril une collaboration
heureuse dans l’œuvre de l’Evangile avec
une autre Eglise de la région). En bref, c’est
la proximité avec le cœur de l’Evangile qui
compte en particulier. Il est cependant triste
de constater que parfois des ruptures
s’opèrent en milieu évangélique sur des
questions secondaires ou tertiaires, alors que
des écarts flagrants sont tolérés sur des
questions primordiales. Des divisions ne
sont pas en elles-mêmes le signe d’une
mauvaise santé spirituelle (1 Co 11,19), mais
si schisme il doit y avoir, qu’il soit nécessité
par la fidélité à l’intégrité de l’Evangile. A
l’Institut, la série de cours de doctrine en
premier cycle se termine par une
considération de la hiérarchie des doctrines.
9
De bons réflexes doctrinaux
promeuvent nos démarches dans le
domaine de l’évangélisation et facilitent
notre interaction avec les débats éthiques
de notre société
Aussi bizarre que cela puisse paraître, dans
cette même série de cours, nous
démontrons la pertinence de la doctrine de
la Trinité pour nos démarches dans le
domaine de l’évangélisation. En effet,
contrairement à une perception répandue,
cette doctrine est bien pratique ! Elle a trait
à la prière, à la répartition des tâches au sein
d’une équipe, à l’annonce du message, au
message de l’Evangile lui-même, à la vie
nouvelle pour des personnes qui se
convertissent.
Certains pensent que des convictions
« calvinistes » minent la motivation pour
l’œuvre évangélisatrice, autrement dit, que
l’attachement à la souveraineté de Dieu
(notamment en matière d’élection) est
difficilement compatible avec un élan
évangélisateur ou avec une vie de prière
saine. Nous sommes convaincus que ce n’est
pas le cas en perspective biblique, et nous
passons du temps en cours à apprécier
comment ces deux réalités (souveraineté
divine et responsabilité humaine) sont
affirmées côte à côte en maints endroits
le maillon / 6
dans les Ecritures. De plus, si nous avons de
bons réflexes doctrinalement parlant, nous
ne risquerons pas de faire trop de cas (ou
trop peu de cas) du cadre dans lequel
l’Evangile est annoncé ni de devenir
manipulateur dans l’appel à la conversion.
La doctrine aiguise l’évangéliste pour ses
conversations et permet qu’il ait en tête de
bonnes questions à poser à ses
interlocuteurs « athées », mormons,
catholiques pratiquants, musulmans
sincères… [Dans le cas de ces deux derniers,
qu’en est-il de l’assurance de leur salut ?] De
bons réflexes doctrinaux nous permettent
également de participer aux débats qui ont
lieu sur la place publique. Sommes-nous
équipés pour prendre position, de façon
adéquate, sur les questions brûlantes de
société telles que le divorce, l’euthanasie,
l’avortement, le « mariage » homosexuel, la
procréation médicalement assistée, la
gestation pour autrui… ? [Une série de
cours d’éthique est également offerte à
l’Institut.] Qu’en est-il des rapports entre
l’Eglise et l’Etat ? Les chrétiens devraient-ils
viser à influencer la politique ?
10
De bons réflexes doctrinaux
donnent lieu à de bonnes
pratiques dans le cadre de notre fonction
de disciple
Au final, dans le nouveau cosmos, nous
servirons, louerons et glorifierons Dieu et
l’Agneau en fonction de leurs attributs et de
leurs œuvres (Ap 4-5 ; 7 ; 19). A ce
moment‑là, la bonne théologie donnera lieu
à la bonne doxologie, et la corrélation entre
vérité et vénération sera parfaite !
Entre‑temps, que nous puissions nous
rendre compte de ce que cette corrélation
entre doctrine et discipulat devrait exister
déjà. Considérons, par exemple, le cas de
l’eschatologie : l’attente biblique, c’est que
notre théologie de la fin amène une
poursuite de la sanctification dans le présent
(Col 3,1-5 ; Rm 13,11-14 ; Tt 2,11-14 ; 1 Jn
3,1-3 ; 1 P 1,16-17). Autre exemple : si nous
jouissons d’une appréciation de la doctrine
de l’union avec le Christ – si nous nous
savons revêtus de la justice du Christ – cela
nous permettra de sauter de joie en
présence de Dieu ! Plus nous contemplons
le Christ de façon juste, plus nous serons
incités à vouloir l’honorer. Ecoutons John
Piper : « Lorsque nous voyons Jésus tel qu’il
est réellement, nous trouvons en lui notre
joie, lui qui est le Véritable, qui est
magnifique et qui nous conduit dans une vie
de plénitude »12. Dans le contexte de notre
compréhension du Christ, Piper nous
encourage à prier ainsi : « Ote de nos cœurs
les idées fausses et préconçues au sujet de
sa personne, car elles sont en nous un
obstacle à la louange et l’obéissance »13.
Conclusion
La doctrine est comme un puzzle : les pièces
s’ajustent les unes avec les autres. Modifier
les données concernant le péché, et l’on
modifie les données concernant l’œuvre du
Christ. De même, doctrine et pratique
forment un ensemble. A défaut d’adhérer au
caractère suffisant des Ecritures, on risque de
rechercher la voix de Dieu ailleurs ; faute de
souscrire à la réalité que le péché continue à
subsister chez le croyant, on risque
d’adopter une forme de perfectionnisme
dans le présent ; à moins d’être convaincu de
l’importance de l’Eglise locale, on risque de
prendre ses engagements en son sein à la
légère. Refusons tout clivage entre, d’un
côté, nos convictions en matière de
théologie systématique et, d’un autre côté,
la qualité de notre relation avec Dieu et de
notre service chrétien. On comprend que
certaines expériences d’enseignements
apportés dans le domaine de la doctrine
aient pu être frustrantes, mais il est
important de lutter en faveur d’un esprit
« doctrinal » qui se conforme à la révélation
de Dieu précisément parce qu’il y va de
notre pratique – et de notre utilité entre les
mains de Dieu.
Que Dieu soit de plus en plus honoré par nos
réflexions, nos réflexes et nos
enseignements dans ce domaine – ainsi que
par la pratique qui en découle.
James HELY HUTCHINSON
A l’Institut Biblique Belge, nous proposons un
« Survol de la doctrine » en première année
suivi par un approfondissement, domaine par
domaine, en second cycle14. 1. Etude de passages au sein des Ecritures.
2. Etude de la théologie du déroulement de l’histoire du salut
telle qu’elle émerge d’une lecture inductive et progressive des
livres bibliques considérés dans leur ordre canonique (depuis la
Genèse jusqu’à l’Apocalypse).
3. Etude des points de vue sur des questions de doctrine tels que
formulés par nos ancêtres spirituels.
4. Etude des matières les plus directement pratiques telles que
« Ministère pastoral », « Laboratoire de prédication »,
« Ministère parmi les jeunes »…
5. Profiter en particulier de Wayne GRUDEM, Théologie
systématique, Introduction à la doctrine biblique, tr. de l’anglais
(Systematic Theology, 1994/2007) par Jean-Philippe BRU,
Anne-Christine FOURIER, Michèle SCHNEIDER, Charols, Excelsis,
2010, 1493 p.
6. Le sujet de l’équivalent de cet article dans le numéro précédent
du Maillon.
7. Recensées par Richard COEKIN dans Trevor ARCHER, Tim
THORNBOROUGH, dir., Rock Solid, 12 Gospel Truths to Live By,
New Malden, Good Book Company, 2009, p. 7.
8. Cf. le titre d’un livre rédigé par C. FitzSimons ALLISON (The
Cruelty of Heresy, An Affirmation of Christian Orthodoxy,
Harrisburg [Pennsylvanie], Morehouse, 1994, 197 p.).
9. Dans ce cas-ci, il faut comprendre le fait que le Père est
supérieur au Fils quant à son rôle/sa fonction (et non quant à
son ontologie/son être).
10. Il existe une distinction à reconnaître entre la volonté « de
décret » chez Dieu (le fait qu’il maîtrise toute chose) et sa
volonté « de précepte » (ses commandements).
11. Cf. Paul D. TRIPP, Instruments dans les mains du Rédempteur,
Quand Dieu utilise des gens qui ont besoin de changement,
pour en aider d’autres qui ont besoin de changement, tr. de
l’anglais (Instruments in the Redeemer’s Hands, 2002), Montréal,
Cruciforme, 2013, 508 p.
12. Jésus, Prendre plaisir à le découvrir, tr. de l’anglais (Seeing and
Savoring Jesus Christ, 20042) par Laura LINGUET, Romanel-surLausanne, Maison de la Bible, 2007, p. 121.
13. Ibid., p. 33.
14. Cf. notre programme académique (disponible en ligne).
En bref...
Colloque biblique
francophone
Journée Portes
Ouvertes
Visite historique et
Théologique de
Bruxelles
Une douzaine d’étudiants de l’IBB ainsi que
le directeur se sont rendus à Lyon pour le
Colloque Biblique Francophone (du 2 au 5
avril 2013). Nous avons bénéficié d’un riche
programme d’enseignements apportés par
Florent Varak, Daniel Arnold, Stephen Neilly,
Bertrand Rickenbacher et Samuel
Foucachon. Des sujets divers, allant de
l’occultisme aux nouvelles technologies, en
passant par l’éthique et le nouvel exode chez
Luc, ont été exposés dans le droit fil de la
parole de Dieu pour consolider notre foi
mais aussi pour orienter notre pratique
quotidienne en tant que chrétiens. Chaque
jour nous débutions et finissions par la
prière et par une exhortation ou méditation
biblique. Durant ces quatre jours, nous
avons pu faire de nouvelles connaissances et
profiter des échanges fraternels tant avec les
orateurs et organisateurs qu’avec des
participants venant de divers pays. Bien
entendu, des temps de détente étaient
prévus, et certains étudiants en ont profité
pour visiter la ville de Lyon.
Le 23 avril c’était journée « portes ouvertes »
à l’Institut. Des visiteurs motivés nous ont
rejoints, suffisamment intéressés par une
formation à l’Institut pour prendre un jour
de congé pour certains d’entre eux et parfois
venir de loin. Ils ont pu vivre avec nous une
« journée normale » à l’Institut : suivre des
cours, participer au rassemblement
hebdomadaire de la communauté autour de
la parole de Dieu (la « chapelle »), partager
un repas et, bien sûr, échanger avec les
étudiants et les professeurs.
Que faisiez-vous le 12/12/2012 ? Pour une
poignée d’irréductibles que ni le froid glacial,
ni le caractère optionnel de la journée n’ont
rebuté, c’était une magnifique journée pour
s’instruire sur le passé protestant de
Bruxelles. De la Maison d’Erasme à
Anderlecht au Square du Petit Sablon en
passant par la Cathédrale Saints-Michel-etGudule et la Grand-Place, nous nous
sommes rappelé, entre autres choses, que
Bruxelles avait été brièvement une
république calviniste, que la Grand-Place
avait été témoin d’exécutions de martyrs
protestants, qu’Erasme avait séjourné à
Bruxelles et que son contemporain William
Tyndale y avait été brûlé au bûcher. La
comparaison entre la fin de vie de ces deux
érudits et linguistes hors norme nous a
d’ailleurs mis au défi quant aux sacrifices
auxquels peuvent conduire l’intégrité et la
fidélité à la parole de Dieu.
Ngindu KINZONZI
Si la formation à l’Institut vous intéresse et
que vous ne pouvez/voulez pas attendre le 6
mai 2014 pour la prochaine journée portes
ouvertes, contactez-nous. Nous nous ferons
un plaisir de vous recevoir à l’IBB et de
répondre à vos questions.
Prédicateurs visiteurs
le maillon / 7
Recension
Raphaël ANZENBERGER, L’Évangéliste sous toutes ses formes, Mode d’emploi d’un ministère
donné à l’Eglise, Marpent, BLF Europe, 2012, 221 p.
« Il a donné […] les autres comme
évangélistes » (Ep 4,11).
Qu’est-ce que le ministère
d’évangéliste ? Quel est son rôle au sein
de l’Eglise locale ? Quelles sont les
qualifications requises pour être
évangéliste ? Quel est son profil et son
message ? L’évangélisation se trouve au
cœur de la formation ici à l’IBB, c’était
donc une grande joie de lire ce nouvel
ouvrage de Raphaël Anzenberger,
évangéliste expérimenté et secrétaire
général de France Evangélisation. Le
livre est présenté comme un « mode
d’emploi » de ce ministère donné à
l’Eglise.
Le livre est très facile à lire et bien
motivant pour l’évangélisation. Il se
divise en deux parties. Dans la première
partie, Anzenberger donne les
fondements théologiques du ministère
varié de l’évangéliste. A la fin de chaque
chapitre, il inclut un court entretien avec
un évangéliste expérimenté (Emmanuel
Maennlein, Lindsay Brown, Alain Stamp,
Saotra Rajaobelina, Marc van de
Wouwer et Florent Varak). Dans la
deuxième partie, il cède la place à treize
autres évangélistes qui écrivent chacun
un chapitre concernant un aspect
pratique de ce ministère.
1
Trois groupes de
personnes pourraient bénéficier
de ce livre : les responsables
d’Eglises, ceux qui exercent un
ministère d’évangéliste (ou qui
s’interrogent sur cette possibilité) et
le chrétien lambda. Je vais qualifier dorénavant les
personnes de la deuxième catégorie
« Evangélistes » (avec E majuscule) et
celles de la troisième catégorie
« évangélistes » (avec é minuscule).
Pour le responsable d’Eglise
Le livre vous donnera une idée des
manières de profiter de la présence
d’Evangélistes doués au sein de l’Eglise
non seulement pour atteindre les
perdus mais également pour former les
autres à la tâche de l’évangélisation.
Dans le ch. 11, Alain Stamp donne des
éléments très intéressants sur le
mentorat des Evangélistes et des
croyants en général. Le livre comporte
aussi de très bonnes idées pour le maillon / 8
l’évangélisation au sein de l’Eglise locale
(voir notamment l’entretien avec Florent
Varak, p. 117-120) ainsi que des astuces
pour tous ceux qui exercent un
ministère de la parole à temps plein (et
non pas seulement les Evangélistes ;
notamment le ch. 3).
Pour l’Evangéliste
Le chapitre 1 vous aidera à apprécier la
grande variété qui existe dans le
ministère d’Évangéliste (évangéliste
proclamateur, évangéliste apologète,
gagneur d’âmes dans les conversations
un à un…). Le livre rappelle qu’il est
nécessaire que l’Evangéliste soit
impliqué pleinement dans l’Eglise locale
et soumis aux responsables (ch. 2).
Notons l’importance du caractère
chrétien (ch. 3) et de l’intégrité
financière et sexuelle (p. 127-128). La
sainteté est une « condition sine qua non
de l’évangéliste », affirme très justement
Anzenberger (p. 53). D’excellentes
astuces sont mises en avant concernant
comment gérer la vie de famille
lorsqu’on est dans le ministère
(p. 147‑148). Par ailleurs, nous sommes
mis en garde contre le fait de minimiser
les conséquences éternelles du péché
dans notre présentation de l’Evangile (p.
94, 102). Enfin, dans le chapitre 6,
Anzenberger souligne le rôle que
devrait jouer l’Evangéliste auprès des
croyants de l’Eglise locale : ceux-ci ont
besoin de l’Evangile, d’encouragement
et de formation dans le domaine de
l’évangélisation.
Pour l’évangéliste
Pour nous qui ne nous sentons pas très
doués pour l’évangélisation, ce livre
contient beaucoup de bonnes idées
pour nos efforts personnels : lire la Bible
avec un ami non-croyant au McDo avant
le boulot (p. 13), inviter un ami à un
groupe de découverte (p. 156),
organiser des soirées « tirer sur le
pasteur » avec quelques amis nonchrétiens (avec un message de dix
minutes sur l’Evangile suivi par un
moment de questions où « aucun sujet
n’est tabou », p. 117), fréquenter un club
de course à pied pour rencontrer des
non-chrétiens (p. 201). La passion des
auteurs de ce livre pour le salut des noncroyants est contagieuse.
2
Malgré les grandes forces de ce
livre, j’aimerais évoquer ce que
je considère être des faiblesses.
Le rôle de qui ?
Anzenberger affirme « si tous sont
évangélistes comme certains le
soutiennent, alors personne ne l’est
véritablement1 » (p. 43). Cela ne me
semble pas biblique. Tous les premiers
chrétiens étaient évangélistes, comme
le montre bien Actes 8,1-4 : ils
proclamaient l’Evangile là où ils allaient.
Jésus commande à un disciple qui veut
le suivre, « va-t’en annoncer le règne de
Dieu » (Lc 9,60), comme s’il lui disait que
c’est le devoir de chaque chrétien. Le
grand mandat s’applique à tous les
croyants (Mt 28,18-20). 1 Pierre 3,15 est
mentionné dans le livre, ainsi que 1
Pierre 2,9-10 où nous sommes
mandatés en tant que chrétiens
d’annoncer les hauts faits de Dieu. Bref,
c’est ma conviction que tous les chrétiens
sont des évangélistes dans le sens que
nous avons tous la tâche (et l’immense
privilège) non seulement de vivre une
vie sainte parmi les non-chrétiens mais
en plus de parler de l’Evangile autour de
nous. Ce livre peut parfois donner
l’impression qu’il appartient aux
Evangélistes d’évangéliser et non pas à
nous croyants lambda.
L’appel
Cet ouvrage fait grand cas de la notion
de l’appel au ministère d’Evangéliste.
Mais le Nouveau Testament ne semble
pas parler en termes d’« appel » en
rapport avec des ministères
particuliers2. Il parle plutôt d’« aspirer »
ou « désirer » (1 Tm 3,1) ainsi que du rôle
des responsables de l’Eglise d’identifier
des dons (1 Tm 4,14 ; 1 Tm 5,22 ; Ac
13,1- 3). Au lieu de rechercher le
« sentiment que Dieu a sa main sur vous
pour un service bien particulier », il me
semble plus approprié de vouloir être
« animé par l’amour de Dieu pour les
perdus, et un désir brûlant d’annoncer
l’Evangile aux pécheurs » (p. 45).
Quel message proclamer ?
Compte tenu de l’objectif du livre, j’ai
été surpris que le contenu de l’Evangile
n’occupe pas une place plus
significative, et j’ai trouvé la section
traitant de ce sujet (au chapitre 4)
décevante. Il aurait été approprié, me
Le bilan ?
Un ouvrage très motivant pour
l’évangélisation. Anzenberger déclare
que ce dont la francophonie a besoin,
c’est une nouvelle génération
d’Evangélistes. Amen, et prions pour
cela. Identifions-les et formons-les ! Mais
ce n’est pas tout. Prions également pour
une nouvelle génération d’évangélistes,
de chrétiens « ordinaires ». Prions afin
qu’ils puissent annoncer l’Evangile là où
ils sont, aux membres de leur famille,
aux collègues de travail, aux voisins, aux
amis. « Une Eglise fondée sur une
culture d’évangélisation et de formation
de disciples ressemble … à l’Eglise du
Nouveau Testament » (p. 185).
Robbie BELLIS
(étudiant à temps plein, 2e année)
Pierre BRENY, 26 ans, est étudiant à temps plein
en première année. Il provient de Guerlange,
près d’Arlon, au carrefour de la Belgique, de la
France et du Luxembourg. Il fréquente l’Eglise
de la Mission Evangélique Belge à Arlon. Il cite
comme passe-temps la photographie et les
randonnées.
dilapidé ce que j’avais, et, quelques
années plus tard, comme l’enfant
prodigue, j’ai fini par me sentir
terriblement seul et vide à l’intérieur. Là,
dans la boue, j’ai découvert un Nouveau
Testament que ma mère avait dû glisser
dans mes affaires, et je l’ai lu.
Pierre : On y apprend beaucoup de
choses ! C’est une grâce de pouvoir
étudier la Bible dans un cadre comme
celui-là. J’y ai appris qu’il ne faut pas
négliger sa vie de prière mais au
contraire persévérer et tous les jours
prendre du temps avec mon Dieu.
Le Maillon : Aurais-tu un verset biblique
que tu chéris particulièrement ?
Lorsque j’ai lu l’histoire du fils prodigue
et que j’ai vu l’attitude de son père, j’ai
pleuré, et j’ai compris que Dieu
m’aimait. Je lui ai demandé pardon, et il
m’a lavé. Dès ce jour, je me suis
réconcilié avec mes parents, et je me
suis rendu dans leur Eglise où je suis
encore, à ce jour.
Le Maillon : Quels sont tes projets pour
l’avenir ?
semble-t-il, de présenter un rappel clair
de ce qu’est l’Evangile et de ce qu’il n’est
pas. Pour un Evangéliste (ou un
évangéliste), en plus de son caractère,
quoi de plus important ? Peut-être
conviendrait-il de recommander que ce
livre soit lu en parallèle avec Qu’est-ce
que l’Evangile ? de Greg Gilbert3. Par
ailleurs, dans la section sur le caractère
de l’Evangéliste, il aurait été souhaitable
de mettre en évidence le fait que c’est
justement en méditant l’Evangile que
nous pouvons grandir en maturité
chrétienne.
1. C’est lui qui souligne.
2. Nous sommes appelés au salut (Rm 1,7 ; Ep 4,1-4) ; à la paix (1
Co 7,15) ; à la liberté (Ga 5,13) ; dans la consécration (1 Th 4,7) ;
à la gloire (2 Th 2,14) ; à souffrir (1 P 2,21) ; mais le Nouveau
Testament n’utilise pas le langage de l’appel pour parler du
ministère de la parole.
3. Voir numéro précédent du Maillon (NDLR).
zoom sur…
pierre
Pierre : Psaume 126.5 (« Ceux qui
sèment avec larmes moissonneront
avec cris de triomphe »).
Le Maillon : Quel est ton parcours
spirituel ?
Pierre : Je viens d’une famille
chrétienne. Très tôt, j’ai compris qui était
Dieu et, qu’un jour ou l’autre, j’aurais à
le servir. A l’école du dimanche, mes
connaissances bibliques étonnaient les
responsables, et je devins vite l’enfant
prodige, celui que l’on cite en exemple.
Malheureusement, ce n’était là que des
connaissances intellectuelles. J’étais une
terre rocailleuse, et, lorsque survinrent
les tentations de l’adolescence, je
choisis de suivre ma voie et
d’abandonner celle de Dieu, afin d’être
libre. J’ai brutalement quitté la maison
familiale ; j’ai cherché ailleurs ; j’ai
Le Maillon : Pourquoi as-tu voulu suivre
une formation à l’Institut ?
Pierre : Ce qui m’a poussé à entamer
une formation à l’Institut, c’est une soif
inextinguible de la parole. Je participais
aux études bibliques de mon Eglise,
mais je n’en avais jamais assez. Ce que je
voulais, c’était étudier la Bible plus en
profondeur !
Le Maillon : Quelle image des cours et de
la vie à l’Institut donnerais-tu aux
lecteurs du Maillon ?
Pierre : Tout d’abord, je souhaite réussir
cette année en honorant le Seigneur par
les dons qu’Il m’a donné. Après les trois
ans de l’IBB, je ne sais pas encore ce à
quoi je devrais me destiner.
Le Maillon : Pourrais-tu donner aux
lecteurs du Maillon des sujets de prière
te concernant ?
Pierre :
1. Que je puisse servir le Seigneur et
l’honorer dans et par ma vie ;
2. Que je puisse annoncer l’Évangile
avec assurance, comme il me l’est
demandé ;
3. Que Dieu m’accorde le
discernement pour savoir ce qui
devrait être mon ministère dans
l’avenir.
le maillon / 9
Cours et séminaires du samedi
2013-2014
Présentation générale
Les cours du samedi visent, au premier chef,
ceux qui exercent un ministère de la parole
dans les Eglises ou qui s’y destinent, mais qui
n’ont pas l’occasion de venir suivre les cours
en semaine. Ils sont également proposés à
toute personne souhaitant recevoir une
formation biblique en vue de devenir
professeur de religion protestante ou bien
désirant tout simplement approfondir ses
connaissances bibliques en vue de grandir
en maturité spirituelle.
Nous proposons cette année un riche
programme de cours bibliques,
théologiques et pratiques. En plus des
nombreuses séries qui sont offertes sur trois
matinées ou trois après-midi, nous attirons
votre attention sur les cinq séminaires de
formation (sur une seule journée). Ces
séminaires sont susceptibles d’intéresser un
public chrétien plus large.
Pour l’articulation entre les cours/séminaires
du samedi et le programme des cours en
semaine, nous vous renvoyons au document
intitulé « programme académique » (version
mise à jour, septembre 2012), disponible en
ligne et auprès du secrétariat.
Horaires
Les cours qui ont lieu durant la
matinée commencent à 9h30 et
se terminent vers 13h avec
une pause en milieu de
matinée. Les cours de
l’après-midi commencent à
14h et se terminent vers
17h30, avec une pause en
milieu d’après-midi. Les
séminaires ponctuels sur
une journée commencent à
9h30 et se terminent avant
16h.
L’examen écrit pour une série de cours
se déroule généralement à partir de 8h lors
du premier ou deuxième samedi de la série
suivante. Les travaux écrits sont remis au
plus tard au moment de l’examen.
Inscription et tarifs
On peut entrer dans le programme à partir
du début de n’importe quelle série de cours ;
et on peut ne s’inscrire que pour la ou les
série(s) de cours que l’on désire suivre.
Prix de chaque série de cours (trois
samedis) : 75 € (25 € pour les séminaires
ponctuels). Pour celles et ceux qui exercent
un ministère de la parole de Dieu à temps
plein, et pour les demandeurs d’emploi/
CPAS, le prix est de 60 € (20 € pour les
le maillon / 10
séminaires ponctuels). Pour ceux qui
souhaitent en principe suivre tous les cours
(ou la majorité des cours), nous proposons
une remise significative : pour l’ensemble
des cours, le prix global à payer n’est que de
550 € (inscription en septembre) ou de 300 €
(inscription en février). Pour celles et ceux
souhaitant suivre les cinq séminaires
ponctuels, une remise est également
proposée : 100 € (75 € pasteurs/demandeurs
d’emploi/CPAS).
Normalement, en devenant étudiant en
cours du samedi, les frais de dossier s’élèvent
à 35 €. Si vous vous inscrivez pour la
première fois, vous êtes dispensés de ce
paiement dans un premier temps. Nous vous
prions néanmoins de remplir un formulaire
d’inscription (disponible sur le site web :
www.institutbiblique.be). Le montant de
35 € ne s’applique qu’à partir de la deuxième
série de cours suivie.
Niveau et validation des cours
Le niveau des cours correspond à celui des
cours offerts en semaine à l’Institut. La
plupart des séries de cours valent 2 crédits
dans le cadre du système européen
s’appliquant aux études à l’Institut. Les
exceptions sont : les séminaires ponctuels
(1 crédit) ; Hébreu et Survol de la doctrine
(3 crédits). Les crédits peuvent être
transférés au programme des cours en
semaine et peuvent être cumulés en vue de
l’obtention des diplômes reconnus par l’Etat
et requis pour l’enseignement de la religion
protestante dans les écoles belges.
Séminaire : la sexualité et la
sainteté
Paul EVERY, 7 septembre
Dans un monde obsédé par le sexe, il
convient de réévaluer la sexualité à la
lumière des Ecritures : un don de Dieu,
certes, mais non un dieu à servir. Ce
séminaire vise tout pasteur, conseiller,
enseignant des jeunes et « simple croyant »
qui voudrait approfondir un point de vue
bibliquement circonstancié par rapport aux
relations sexuelles. Nous aborderons les
textes bibliques permettant de discerner la
volonté de Dieu concernant le célibat, le
mariage et la cohabitation. Nous
considérerons également comment gérer
des cas pastoralement délicats de façon à
glorifier Dieu. Jésus-Christ nous ayant
rachetés corps et âme, nous serons
conscients de la réalité que « ce que Dieu
veut, c’est notre progression dans la
sainteté » (1 Th 4,3).
Doctrine du
Saint-Esprit
Ian MASTERS, 14 septembre, 28 septembre, 5 octobre
(matin)
Pendant un siècle, peu de sujets ont tant
divisé les chrétiens souhaitant rester fidèles
à la Bible que celui de la personne et l’œuvre
du Saint-Esprit. Mais quel privilège, quelle
merveille : le Dieu créateur de l’univers
habite en nous par son Esprit et nous
incorpore dans la nouvelle humanité sauvée,
le corps du Christ ! A partir de chacun des
grands actes de Dieu (création, révélation,
rédemption et nouvelle création), nous
étudierons les aspects particuliers de l’œuvre
de l’Esprit. C’est dans ce cadre que les
questions plus controversées seront
abordées – baptême, plénitude, dons…
Ministère parmi les enfants
Peter HEGNAUER, 14 septembre, 28 septembre, 5 octobre (après-midi)
Ce ministère concerne principalement
l’instruction des enfants ayant entre 3 et 12
ans. Comment s’y prendre dans nos foyers ?
Quelle est la stratégie de Dieu concernant
nos générations futures ? Comment
présenter le message du salut et conseiller
l’enfant sans exercer de pression ? Comment
discerner la vérité principale d’un passage
biblique ? Comment discipliner sans
construire des murs ? Comment présenter
un récit biblique attrayant – et qu’en est-il de
la communication visuelle ? Nous visons à
équiper les participants (y compris les
messieurs !) pour qu’ils comprennent
l’influence exercée sur la vie d’un enfant,
pour qu’ils soient en mesure de répondre
aux questions difficiles au sujet de la vie
spirituelle de l’enfant et pour qu’ils puissent
apporter des réponses aux problèmes
auxquels les enfants sont confrontés
aujourd’hui. Du matériel adapté sera
distribué.
Séance d’ouverture à Charleroi
Dimanche 29 septembre, 16h
Venez soutenir les diplômés des diverses
filières et écouter un exposé sur le thème
« Théologie biblique du travail ». Cette
rencontre aura lieu à l’Eglise Protestante
Evangélique de Charleroi (Marcinelle).
Week-end de retraite à
Genval
David VAUGHN (orateur), du 11 au 13 octobre
Les étudiants en cours du samedi
sont cordialement invités à rejoindre
les étudiants de la filière des cours en
semaine lors de ce week-end annuel.
En plus des exposés bibliques, des
moments de prière, de sport et de détente
sont prévus. Pour plus de renseignements
concernant l’inscription, merci de prendre
contact avec le secrétariat. L’orateur, un
pasteur expérimenté, a récemment lancé
une troisième implantation à
Aix‑en‑Provence. Il nous exhortera, au
moyen de trois prédications, (1) à embrasser
une vision claire de la sainteté de Dieu, (2) à
préserver, à défendre et à annoncer
l’Evangile et (3) à connaître un
épanouissement spirituel joyeux.
Théologie biblique de la mission
James HELY HUTCHINSON, 19 octobre, 9 novembre, 16 novembre (matin)
On s’intéressera d’abord aux rapports entre
Israël et les nations dans le déroulement de
la révélation biblique, ensuite à l’annonce
prophétique d’une nouvelle époque durant
laquelle le message du salut sera porté aux
extrémités de la terre, avant de conclure par
considérer la perspective néotestamentaire
sur la mission. Une théologie biblique du
temple (et, accessoirement, du sacerdoce)
sera esquissée en cours de route. Cette série
de cours nous aidera à apprécier
l’importance de l’évangélisation dans la
perspective du dévoilement progressif du
plan de Dieu.
L’évangile de Marc
Alexandre MANLOW, 19 octobre, 9
novembre, 16 novembre (après-midi)
Après avoir brièvement considéré le
message global de cet évangile au travers de
sa structure, nous nous plongerons dans le
texte afin de nous laisser émerveiller face à
la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Tout
en passant chaque passage au peigne fin,
nous chercherons à cerner les thèmes-clé et
le message central du livre. Les objectifs de
cette série : être personnellement édifié par
cet évangile, s’affûter dans l’étude de la
parole et avoir une (très) bonne
compréhension du livre au point de pouvoir
soi-même l’enseigner (au travers d’études/
ateliers bibliques et de la prédication).
Catholicisme romain
Charles KENFACK, 30 novembre, 7 décembre, 14 décembre (matin)
Après avoir considéré l’histoire de la
naissance de l’Eglise catholique, avec ses
trois conciles fondateurs (Trente, Vatican I et
Vatican II), nous étudierons, à partir des
documents catholiques (Le Catéchisme de
l’Eglise catholique, documents
conciliaires…) et à la lumière de l’Ecriture
sainte, les éléments caractéristiques de la
théologie et de la pratique du catholicisme,
souvent mal compris. Des perspectives
contemporaines seront présentées. Cette
série de cours nous permettra plus aisément
de glorifier Dieu dans les relations avec nos
amis et connaissances de cette tendance.
Musique, art et foi chrétienne
Jean-Claude THIENPONT, 30 novembre,
7 décembre, 14 décembre
(après‑midi)
Faisant l’homme à son image et à sa
ressemblance, le Créateur a doté l’humanité
de créativité et de sensibilité dans le
domaine esthétique. Mais qu’en est-il de
l’art au sein d’un monde marqué par le mal
et le péché ? Quelle place lui donner dans la
vie du croyant, dans la célébration du salut,
la communication de l’Evangile ? Au travers
de nombreux exemples, cette série de cours
permettra aux étudiants d’explorer le
domaine de l’art et, à la lumière des
Ecritures, d’en approfondir la
compréhension, afin de « rendre toute
pensée captive pour qu’elle obéisse à
Christ » (2 Co 10,5), pour la gloire de Dieu,
pour l’édification des croyants et pour le
salut des humains.
Evangélisation
Paul EVERY, 25 janvier, 1er février, 22 février (matin)
Comment partager la bonne nouvelle ?
L’évangélisation sera définie et considérée
d’emblée théologiquement, ensuite
pratiquement. Durant les premiers cours
nous viserons à comprendre ce qu’est
l’Evangile et comment il est annoncé dans
l’Ancien et le Nouveau Testament. Les
questions du don de l’évangéliste et des
obstacles à l’évangélisation seront
développées par la suite, et nous nous
intéresserons à quelques aspects de la
théologie systématique ayant un impact sur
l’évangélisation. Nous évaluerons
également les façons contemporaines
d’aborder cette tâche.
Apologétique
aujourd’hui ? Pourquoi Dieu permet-il la
souffrance ? Il y a des réponses bibliques à
ces questions – et nous devrions les
connaître, savoir comment les présenter, et
aussi apprendre à parler de l’Evangile de
manière cohérente dans un monde
incohérent.
Hébreu
Geneviève BOUVY, 8 février, 15 mars, 29 mars, 3 mai (matin)
Initiation à l’hébreu biblique. Cette série de
cours, qui vaut 3 crédits, correspond au
premier semestre d’hébreu offert en
semaine. Nous présupposerons que chaque
personne inscrite disposera de suffisamment
de temps durant cette période pour bien
s’investir dans l’acquisition des
connaissances de base de cette langue.
Nous demanderons à celles et ceux
souhaitant s’inscrire pour cette série de
cours de le signaler bien à l’avance au
secrétariat de l’Institut : une fiche explicative
et introductive sera diffusée au préalable.
Survol de la doctrine
James HELY HUTCHINSON, 8 février, 15 mars, 29 mars, 3 mai (après-midi)
On survolera l’essentiel de la doctrine dans
huit domaines : création et attributs de
Dieu ; Trinité et personne du Christ ;
humanité et péché ; Christ comme
représentant (par sa vie) et substitut (par sa
mort) ; justification et ordre du salut ;
sanctification et Saint-Esprit ;
ecclésiologie (doctrine de l’Eglise) ;
eschatologie (doctrine des choses dernières).
On conclura par considérer la « hiérarchie
des doctrines » qui semble émerger des
Ecritures et qui nous aide à nous déterminer
de manière à glorifier Dieu face à des
désaccords avec des frères et des sœurs.
Cette série présupposera le fondement
qu’est la série de cours de bibliologie
(doctrine des Ecritures), mais la validation
préalable de celle-ci n’est pas requise. Cette
série vaut trois crédits.
Déontologie
Patrick SAINT, 15 février, 24 mai (matin)
A partir d’exemples concrets, nous
aborderons les textes légaux cadrant la vie Paul EVERY, 25 janvier, 1er février, 22 février (après-midi)
Défendre notre foi face à un monde
non-croyant, voilà un beau défi ! Les
questions difficiles n’arrêtent pas de
venir : la vérité est-elle absolue ?
Peut-on croire à la Bible
le maillon / 11
des enfants du divorce. Dans la mesure du
possible, nous encourageons les deux
parents à assister au séminaire.
Séminaire : la Bible et
l’archéologie
Matthieu RICHELLE, 5 avril
de l’enseignant de religion
protestante dans l’enseignement officiel en
Fédération Wallonie-Bruxelles : nous
prendrons conscience de ses droits et de ses
devoirs. Cette série de cours est obligatoire
pour les étudiants visant à recevoir un
diplôme reconnu par l’Etat et requis pour
l’enseignement de la religion protestante
dans les écoles belges.
Séminaires sur les travaux écrits
Charles KENFACK, 15 février, 24 mai
(après-midi)
Dans un travail écrit, la forme reflète en
général le fond. Ces séminaires aideront
l’étudiant à maîtriser les normes formelles
indispensables pour la réalisation de tout
travail académique à l’IBB en particulier.
Nous nous appuierons sur le document « La
dissertation théologique, Conseils et normes
formelles » (préparé par la Faculté de
Vaux-sur-Seine en France). Nous
expliquerons également ce qu’est un travail
de recherche (TR) ainsi qu’un travail de fin
d’études (TFE), et nous présenterons les
étapes importantes pour la réalisation de ces
travaux. Séminaire : l’éducation des
enfants
Stéphane et Ruth TRUMP, 22 mars
Dans une société en pleine mutation,
comment éduquer nos enfants d’une façon
qui plaît à Dieu, afin qu’ils deviennent des
adultes responsables, motivés pour suivre le
Christ personnellement ? Que dit la Bible
aux parents, et comment appliquer son
message à l’expérience des papas et
mamans chrétiens du 21e siècle ? Nous
viserons à aborder les questions de
l’obéissance, de la discipline et de la
compassion, de la construction d’une solide
relation empreinte d’amour et de confiance
avec chaque enfant, de l’Internet et des
nouvelles technologies, des familles
monoparentales, des familles recomposées,
le maillon / 12
La parution en français du best-seller La Bible
dévoilée, et la diffusion télévisée de
documentaires inspirés par cet ouvrage, ont
fortement marqué la vulgarisation
concernant les rapports entre Bible et
archéologie. Beaucoup aujourd’hui tiennent
pour acquis l’idée que les fouilles effectuées
en Israël conduisent à réviser totalement
l’histoire biblique : l’Ancien Testament
relèverait en bonne partie du mythe. Dans
ce séminaire, nous chercherons (1) à évaluer
ce que l’on peut attendre de l’archéologie
(quels sont ses apports et ses limites), (2) à
développer une vision équilibrée des
rapports entre exégèse et archéologie, et (3)
à évaluer ce que les fouilles permettent de
dire sur l’époque de David et Salomon,
au-delà des affirmations parfois rapides de la
vulgarisation.
Séminaire : le mentoring et
l’enseignement biblique 1 à 1
de l’homme » et l’œuvre du Messie, le
rapport avec la société. Des difficultés
d’interprétation seront abordées ainsi que la
question du genre « apocalyptique », et des
liens avec le livre de l’Apocalypse seront
explorés. Cette série est recommandée
entre autres pour ceux qui voudraient être
équipés pour apporter des prédications à
partir de ce livre.
Théologie de l’apôtre Paul
Jacques NUSSBAUMER, 17 mai, 7 juin,
14 juin (après-midi)
Cette série de cours vise à aider les étudiants
à appréhender de façon synthétique la
théologie de l’apôtre Paul. Il s’agira de
discerner, tant que faire se peut, le
« squelette » de la théologie paulinienne, le
cadre dans lequel l’apôtre des païens a
compris l’Evangile qu’il était chargé
d’annoncer. Pour ce faire, quelques thèmes
fondamentaux de l’apôtre seront repris en
lien avec les différentes notions, images et
formulations qu’il propose. Ce parcours veut
offrir aux étudiants les éléments qui
permettent de développer une lecture
cohérente des épîtres de Paul et de se situer
par rapport à des aspects de sa théologie qui
font l’objet de débats.
Stephen ORANGE, 10 mai
Ce séminaire est destiné non seulement aux
pasteurs et anciens (qui voudraient encadrer
des stagiaires) mais encore à tout croyant
voulant, conformément à Ephésiens 4,12,
être formé « pour l’œuvre du ministère, pour
la construction du corps du Christ ». La
conviction qui fonde ce séminaire, c’est que
le ministère dit « 1 à 1 », le mentoring et les
études personnalisées pourraient jouer un
rôle plus significatif dans nos milieux
évangéliques. Après avoir avancé des
arguments en faveur de cette approche,
nous considérerons quelques pistes
destinées à équiper les participants pour la
mise en pratique de ce genre de ministère.
Les étudiants souhaitant valider le séminaire
seront invités à faire un essai de ce ministère
sur le terrain.
Daniel
James HELY HUTCHINSON, 17 mai, 7 juin, 14 juin (matin)
Comment vivre à la gloire de Dieu dans un
monde qui rejette Jésus-Christ ? L’exemple
de Daniel nous montre une voie autre que
celle de l’assimilation et de l’isolationnisme.
Après avoir tranché la question controversée
de la datation du livre (6e s. av. J.-C.), nous
considérerons sa structure, et nous
parcourrons le texte tout entier. Parmi les
thèmes qui s’en dégageront : la souveraineté
de Dieu sur l’histoire, la subsistance éternelle
du royaume de Dieu, le personnage du « Fils
Séminaire : l’assurance du salut
James HELY HUTCHINSON, 21 juin
Un croyant peut-il perdre son salut, ou va-t-il
forcément persévérer jusqu’au bout de la
course chrétienne ? Est-ce que je peux
savoir si je suis chrétien, et, si oui, sur base
de quels critères ? Si je ne suis pas assuré de
mon statut d’enfant de Dieu, qu’est-ce que je
devrais faire ? Nous viserons à répondre à
ces questions en tenant compte de toutes
les données des Ecritures – à la fois des
promesses (p. ex., Jn 10,27-29) et des
avertissements (p. ex., Hé 6,4-6) –
considérées dans leur contexte littéraire,
théologique et pastoral.
« Comment structurer correctement sa vie »
Prédication sur Genèse 2,4-25
Ce message a été apporté par le directeur lors
de la chapelle de rentrée du second semestre
(le 5 février 2013).
Le constat est là : dans nos sociétés
occidentales, l’attachement aux valeurs
chrétiennes est en train de se distendre, de
s’inverser à une vitesse impressionnante. Je
n’ai pas grandi dans un foyer chrétien, mais
mes parents étaient héritiers de valeurs
chrétiennes, et le présupposé qui régnait
dans mon éducation, c’est que le mensonge,
l’arrogance et l’immoralité sexuelle étaient
exclus, voire des sujets de honte. Il y a
quelques semaines, Myriam et moi, nous
avons visionné le DVD d’un film récent dont
le succès dépend du présupposé inverse –
que le mensonge, la fierté et l’immoralité
sexuelle sont des vertus. Lorsque je
grandissais, dans mon pays (l’Irlande), le
divorce n’était pas possible – il était illégal.
Aujourd’hui, non seulement le divorce est
légal, mais le premier ministre adjoint a
déclaré que le « mariage » entre deux
personnes du même sexe relève des droits
humains et constitue le grand dossier de
droits humains de notre époque. Il y a
cinquante ans, un acte sexuel entre deux
personnes de même sexe était un crime
dans la majeure partie du monde.
Aujourd’hui, onze pays, dont le nôtre,
permettent à de tels couples de s’unir dans
ce qu’on appelle le mariage, voire
encouragent cela (et Elio di Rupo s’en
targue). Même chose dans neuf Etats des
Etats-Unis. En France, les députés ont voté
en faveur d’une redéfinition du mariage.
Même chose en Angleterre. Ajouter à cela
l’adoption par des couples de même sexe, et
concevoir cela dans la perspective des
enfants, et l’on se rend compte de ceci : la
trajectoire que beaucoup de décisionnaires
semble souhaiter cibler est l’atomisation des
sociétés, chacune, chacun considéré
individuellement, les privilèges d’une vie
familiale étant l’exception et non la règle,
une minorité d’enfants bénéficiant de la
sécurité qu’impliquent un père et une mère
repérables1.
Là, la marche des opinions et des
événements dans le sens contraire du
christianisme est claire, décisive, rapide. Il en
est de même de l’écologie et du Nouvel Age.
L’Université de Princeton aux Etats-Unis est
un ancien bastion évangélique. Aujourd’hui,
un professeur d’éthique de cette université,
Peter Singer, a lancé une idéologie qui
s’appelle l’« antispécisme » : toutes les
espèces devraient être traitées au même
niveau, on devrait accorder à toute espèce
animale les mêmes droits. On parle
également d’accorder des droits à la terre.
Je cite Samuel Furfari dans son livre Dieu,
l’homme et la nature : « Ce qui est prôné par
certains environnementalistes n’est rien
d’autre que l’usurpation par Gaïa, leur
déesse Nature, de la divinité du Dieu des
judéo-chrétiens… »2 Et d’après un article du
Figaro de 2010, voici comment on pense
aujourd’hui :
Gaïa a droit à la vie, elle a droit d’être
respectée, droit à maintenir son identité,
droit à l’air pur, droit à la santé intégrale (!),
droit d’être libre de la pollution, droit de
ne pas être modifiée génétiquement, droit
à réparation des dégâts commis par
l’homme. Le projet est en route de la
Déclaration universelle de la Terre-Mère3.
D’après le Nouvel Age, les distinctions sont
nivelées entre Dieu le créateur et la création ;
entre Dieu et l’humanité ; entre bon et
mauvais ; entre l’humanité et les animaux ;
entre l’humanité et la création ; entre
homme et femme ; entre une religion et une
autre4.
Grandir dans une société occidentale
aujourd’hui, cela veut dire de plus en plus
grandir dans une société sans repères pour
structurer sa vie. Ce que notre passage
permet, c’est de restituer ces repères-clé qui
permettent de structurer correctement la vie
sur terre.
Introduction (v. 4-6)
Lisons les versets 4 à 6 (…). Durant le 19e
siècle et le 20e siècle, il était très à la mode
de soutenir que ce récit du chapitre 2 de la
Genèse est en porte-à-faux par rapport à
celui du chapitre 1er. Il n’en est pas ainsi. Les
deux récits sont complémentaires, le
premier récit présentant la perspective de
Dieu qui est au-dessus de la création, et ce
second récit présentant la perspective de
l’humanité, sur terre. Le plan large de la
création, la création vue d’avion en quelque
sorte : lumière, eaux, terre – et ce qui les
remplit. Mais il y a une autre manière de
concevoir cette même réalité – chapitre 2.
On se situe cette fois-ci sur le terrain, et, là, il
y a un avant et un après : versets 5 et 6 de
notre passage, avant et après la création de
l’homme et la fructification du sol ; et, verset
18, avant et après la création de la femme.
Or, avant la fin du premier récit (ch. 1er), nous
comprenons que la création de l’homme est
d’une importance capitale – homme et
femme en image de Dieu, le point culminant
de la création ; maintenant, dans le second
récit, tout cela se trouve développé sous un
autre jour, et nous découvrons que la
création des êtres humains correspond
plutôt maintenant au pivot de la création.
Vers la fin du premier récit, une fois le
premier couple créé, ce verdict pouvait être
prononcé sur la création : c’était « très bon ».
Et dans le récit du chapitre 2, on trouve cela
mis en relief du fait de ce double « avant et
après »… « Très bon » avant la création de
l’homme et la fructification du sol ? Non
(v. 5) : il n’y avait pas encore d’arbuste,
aucune herbe de la campagne ne germait
encore ! « Très bon » avant la création de la
femme » ? Non (v. 18) : « il n’est pas bon que
l’homme soit seul »5. Nous apprécions,
d’ores et déjà, grâce à notre passage,
l’importance de la création de ce premier
couple – pivot de la création. Et cela nous
amène au verset 7 et à notre premier
point-clé :
1
En matière de dignité humaine,
reconnaissons le statut particulier
conféré à l’homme (v. 7)
Lisons le verset 7 (…). L’homme se
singularise par rapport aux animaux de par
ce traitement particulier qui va de pair avec
son statut en image de Dieu : contrairement
aux animaux, l’homme est doté non
seulement d’un corps, mais encore d’un
esprit, d’une âme. Comme l’affirme le livre
de l’Ecclésiaste, Dieu a placé l’éternité dans
le cœur humain : nous jouissons de la
capacité de transcender le monde purement
physique/matériel, étant des êtres
foncièrement spirituels, insufflés de l’esprit
de Dieu, capables en principe de connaître
Dieu. Mais attention : le verset 7 n’affirme
pas, n’en déplaise aux adeptes du Nouvel
Age, que l’homme devient Dieu ou un dieu.
Nous l’avons mentionné, ce premier repère
se trouve miné aujourd’hui. Mais nous
n’avons pas le droit de niveler cette
distinction entre les êtres humains et les
animaux. Se servir d’un aérosol pour tuer
une guêpe ou piétiner une fourmi n’est pas
dans la même catégorie que terminer la vie
d’un enfant qui se trouve dans le ventre de
sa mère ou accélérer la mort d’une personne
âgée qui est souffrante. Apporter de la
nourriture à un être humain affamé n’est pas
dans la même catégorie qu’arroser le sol de
son jardin. Ne nous laissons pas berner par
le discours de l’« antispécisme » ! A la
lumière du chapitre 6 et du Nouveau
Testament, la démarche d’estomper ou de
rayer les distinctions établies par Dieu dans
la création, c’est inviter le jugement contre
soi. Il nous incombe de reconnaître le statut
particulier conféré à l’homme.
le maillon / 13
En même temps, ne portons pas un regard
négatif sur la matière créée par Dieu. Au
contraire :
2
En matière d’environnement,
reconnaissons la bénédiction
particulière de la création originelle dont
jouissait l’homme (v. 8-14)
Lisons ces versets (…). Voilà le monde du
départ, avant qu’il ne soit maudit au chapitre
3. Ce n’est pas que la création soit devenue
intrinsèquement mauvaise à la suite de la
rupture que rapporte le chapitre 3, mais qu’à
ce moment-là, lors de la création originelle,
les conditions qui prévalaient étaient libres
de toute souillure, de toute corruption, de
toute tache. Vous avez décelé les
caractéristiques qui sont mises en lumière
dans le texte : une abondance de nourriture
agréable au plan visuel et bonne au plan
gustatif ; une abondance d’eau ; de la
richesse – des métaux précieux. Aujourd’hui,
ce n’est pas toujours comme cela : comme
nous le lisons au chapitre suivant, le sol a été
maudit ; c’est avec peine qu’on en tire de la
nourriture ; il produit des chardons et des
broussailles ; c’est à la sueur de son front
qu’on mange du pain. Beaucoup d’êtres
humains souffrent de manque de nourriture,
de pénurie d’eau, d’absence de richesse.
D’autres, qui veulent faire de
l’environnement leur dieu, essayent en vain
de retrouver les bénédictions propres à
l’époque de la création originelle – des
projets de construction fous à Dubaï, des
jardins suspendus sur plusieurs niveaux, des
hôtels de luxe où chaque chambre est une
petite île de rêve, la recherche d’une île
paradisiaque aux Caraïbes… Mais non, ces
conditions de paradis n’existent plus.
D’après notre deuxième repère, il convient
de reconnaître la bénédiction particulière de
la création originelle dont jouissait
l’homme…
Dans cette création paradisiaque d’alors,
c’était du repos sans fin, des vacances
perpétuelles – pour ainsi dire, le Martini à
côté de la piscine ? Mais non, dès avant la
rébellion et la malédiction du chapitre 3, le
travail était à l’ordre du jour. Et :
3
En matière de travail, reconnaissons
la responsabilité particulière confiée
à l’homme (v. 15) Lisons le verset 15 (…). Travailler, gérer le
monde créé par Dieu, fait partie de la
définition même d’être en image de Dieu.
Rappelons-nous ces versets du premier
chapitre : v. 26 (…) et v. 28 (…). Les êtres
humains sont ainsi appelés à s’acquitter de
leur responsabilité en tant que gestionnaires
de la création ; et cela vaut même après la
rupture du chapitre 3. Le travail est devenu
plus difficile : les chardons, les broussailles, la
sueur. Mais le travail reste un privilège.
Nous avons la confirmation au chapitre 9 et
le maillon / 14
ailleurs que l’image de Dieu dans l’être
humain subsiste après la chute (même si
cette image a été altérée par la rébellion) : le
travail reste normal. C’est un repère
important qu’il vaut la peine de garder à
l’esprit tout au long du semestre et au-delà.
Dieu merci, les gouvernements occidentaux
reconnaissent l’importance du travail : ils
reconnaissent le fait que le chômage est un
fléau et luttent pour l’enrayer. Enlever le
travail à un homme en particulier, et cela
peut être carrément déstabilisant. Dans nos
Eglises, prions pour nos frères en particulier
qui sont sans emploi, et encourageons-les à
trouver une activité, quitte à ce que ce soit
bénévole dans un premier temps. Ne plus
pouvoir travailler, c’est aller à l’encontre de
ce pour quoi nous avons été façonnés. Dieu
merci, un croyant a toujours du travail à faire
au sein de l’Eglise ! Dieu merci, nos sociétés
occidentales nous permettent de nous
prémunir contre les conséquences les plus
graves du chômage ; mais je me demande
s’il n’y a pas des formes d’assistanat qui
enferment les jeunes dans une vie
d’inactivité déshumanisante. Un jeune qui
ne travaille pas du tout dans la durée
devient déboussolé, et c’est attristant.
Si mes propos vous paraissent politiquement
peu corrects, notre quatrième repère nous
amène à aller plus loin encore en affirmant
qu’au final notre gestion du monde doit
s’effectuer sous l’autorité de Dieu :
4
En matière d’autorité, reconnaissons
l’interdiction particulière imposée à
l’homme (v. 16-17) Lisons les versets 16 et 17 (…). Certes, Dieu
accorde au premier homme beaucoup de
liberté, et il jouit de privilèges immenses,
mais c’est Dieu qui reste aux commandes, et
son autorité doit être reconnue. Cette
expression du verset 17, « la connaissance
du bien et du mal », peut nous paraître
difficile. Elle doit être comprise à la lumière
du chapitre suivant et à la lumière des autres
emplois dans les Ecritures d’expressions
semblables. Elle a souvent été mal comprise.
Parfois on a pensé que cela veut dire que
Dieu est contre la prise de conscience de la
sexualité, ou que Dieu est contre la prise de
connaissance de ce qui est moralement bien
et ce qui est moralement mal, ou que Dieu
est contre d’autres types de connaissances.
Michel Onfray, le grand athéologue français,
critique fortement le judaïsme et le
christianisme sur ce point : il affirme que,
d’après la Genèse, Dieu ne veut pas que les
êtres humains deviennent intelligents – il
veut qu’ils deviennent des imbéciles6 ! Mais
ce n’est pas cela : à la lumière de ce qui suit,
« la connaissance du bien et du mal » veut
dire le droit de décider ce qui est bien et mal,
le droit de dicter, le droit d’être aux
commandes. Dieu accorde à Adam des
privilèges immenses et une liberté immense,
mais il ne peut permettre à Adam d’occuper
son rang, de devenir le chef ultime, de
devenir Dieu à sa place – ce serait là de la
rébellion. C’est là ce qui est interdit. La
rébellion s’est concrétisée au chapitre
suivant, et, depuis lors, elle caractérise
chaque être humain – chaque être humain
est coupable d’avoir violé cette interdiction
du verset 17, ce qui fait que chaque être
humain meurt.
Aujourd’hui, les êtres humains peuvent être
classés dans deux groupes : d’un côté, il y a
les rebelles qui veulent persister dans leur
rébellion contre Dieu. Ils se destinent à la
mort et à une punition éternelle terrifiante.
D’un autre côté, il y a les rebelles qui visent
pourtant à se soumettre à Dieu. Ceux-là
sont pardonnés par Dieu parce que JésusChrist, qui est Dieu en chair et en os, a vécu
une vie parfaite qui est mise à leur compte,
et il a assumé à leur place la punition qu’ils
méritent. Ces rebelles-là passent par la mort
mais héritent de la vie éternelle. Ca, c’est le
grand cadeau de Dieu qui est offert à toutes
celles et à tous ceux qui souhaitent
reconnaître que Dieu est le chef.
Or, nous lisons plus loin dans les Ecritures
que les autorités qui gèrent nos sociétés –
nos gouvernements, nos systèmes juridiques
– sont instituées par Dieu ; et se soumettre à
Dieu veut dire se soumettre aux autorités, y
compris en matière de paiement des impôts,
de respect des règles de stationnement, de
non-utilisation de drogues, de remplissage
de papiers administratifs apparemment
inutiles, de déclarations diverses et variées.
La soumission aux autorités fait partie de
notre soumission à Dieu. Revers de la
médaille : rayer Dieu de la carte (vous vous
souvenez de tout le débat à propos de la
mention de Dieu même dans la Constitution
européenne ?), réduire l’empreinte
chrétienne de nos sociétés, vouloir
restreindre la propagation de l’Evangile de
Jésus-Christ, et on invite moins de respect
des autorités et plus de dérèglement dans
nos sociétés… et encore une fois, on est
privé de repères pour structurer
correctement sa vie.
Nous l’avons évoqué en introduction, la
législation anti-Dieu adoptée par nos
gouvernements conduit à une atomisation
de nos sociétés et promeut l’individualisme
– ce qui nous amène à notre cinquième
point :
5
En matière de société, reconnaissons
la nécessité d’une aide particulière
façonnée pour l’homme (v. 18-20)
Lisons les v. 18 à 20 (…). Si vous êtes
troublés par ce qui semble être l’ordre dans
lequel les animaux sont créés –
apparemment après l’homme ici, alors qu’au
chapitre 1er c’était avant – je mentionne
qu’on pourrait lire, au début du verset 19 (en
fait, il conviendrait de le faire), « L’Eternel
Dieu avait formé du sol tous les animaux… »
Mais l’essentiel ici, c’est de reconnaître que la
solitude dans la gestion de la création n’était
pas une option pour l’homme. Il avait
besoin d’une aide particulière ! Ici, nous
observons Adam en train d’exercer ses
responsabilités de gestionnaire sous
l’autorité de Dieu – la rébellion n’avait pas
encore commencé. Il nomme les animaux
dans le cadre d’une sorte de concours de
beauté. Les animaux défilent devant lui un à
un, et Adam les toise du regard. Et il en
arrive à la conclusion qu’il n’y a pas d’aide
adéquate.
Ecoutez cet article d’Express.be7 :
Les chiens sont-ils vraiment le meilleur ami
de l’homme ? On le dirait, puisque les
propriétaires de chiens jouissent même
d’une bonne santé. C’est ce que Richard
Wiseman rapporte dans son livre 59
Seconds, Change Your Life in Under a
Minute. Il explique que les propriétaires de
chiens se remettent mieux d’une crise
cardiaque, et qu’ils ont neuf fois plus de
chances d’être encore en vie une année
plus tard. Lorsqu’ils se sont rendus compte
de ces statistiques étonnantes, les
chercheurs ont étudié les effets de la
possession d’un chien, et ils se sont aperçu
que les maîtres supportaient mieux le
stress quotidien, étaient plus décontractés,
avaient une meilleure estime d’euxmêmes et étaient moins enclins à tomber
en dépression.
Lors d’une expérience où l’on avait invité
des gens possesseurs de chiens à faire des
calculs, on a découvert que leur cœur
battait plus lentement, que leur pression
sanguine était plus basse, et qu’ils faisaient
moins d’erreurs en présence de leur chien
qu’en présence de leur conjoint. Un chien
est donc meilleur pour la santé qu’un
conjoint…
Si tout cela est vrai, c’est parce que la
rébellion est entrée dans le monde – et non
parce que le chien est le meilleur ami de
l’homme. Et si Brigitte Bardot affirme se
sentir plus proche des animaux que des
êtres humains, là encore, c’est le résultat du
péché. Selon notre passage, un être humain
simplement avec des animaux, c’était un état
des lieux malsain.
Le verset 18 n’implique pas que tous les
célibataires doivent se marier : n’oublions pas
qu’à cette époque-là, Adam était le seul être
humain sur la terre (aujourd’hui il y en a sept
milliards), et nous savons grâce au Nouveau
Testament qu’un croyant célibataire est
précieux pour le royaume : le célibat permet
une focalisation plus concentrée sur les
affaires du royaume. Mais les êtres humains
sont façonnés pour le relationnel, pour la vie
communautaire – et, par là, on veut dire
avec d’autres êtres humains. Je suis fan des
chiens, et ma fille aussi (déjà !) – nous
sommes tous deux grands fans des
Labradors de mes parents – mais les chiens
ne pourraient jamais être mon aide dans le
travail… Quelle idée ! Mais combien je
remercie Myriam pour son aide dans mon
travail, et combien je remercie Dieu pour
elle ! Nous arrivons donc à notre dernier
repère :
6
En matière de mariage,
reconnaissons l’adéquation
particulière de la femme accordée à
l’homme (v. 21-24)
Lisons les versets 21 à 24 (…). Vous voyez la
réaction de l’homme face à la femme ?
« Celle-ci » (trois fois dans le texte) ! Ce sont
les premières paroles humaines connues, et
quelles belles paroles que cette déclaration
d’amour ! Michel Onfray pense que les
chrétiens détestent la sexualité, les femmes
et le plaisir8… Mais affirmons-le haut et fort
à partir du verset 24 : les relations sexuelles
sont bonnes, ont été inventées par Dieu et
ont fait partie de l’état des lieux prévalant
avant la rébellion ! En même temps,
notons-le bien : il s’agit de relations sexuelles
dans le cadre du mariage. Le verset 24 est
en effet repris par le Nouveau Testament
dans le contexte du mariage, et il n’y a nulle
part dans les Ecritures une attente selon
laquelle le mariage pourrait avoir lieu entre
deux personnes du même sexe, ni trois
personnes dont un homme et deux femmes
– comme au Brésil l’an dernier – ou deux
hommes et une femme. Dans le contexte du
débat français, « mariage pour tous » est un
non-sens. Par définition, le mariage
implique un homme et une femme, et les
relations sexuelles sont censées avoir lieu
uniquement dans ce cadre. Les relations
sexuelles hors mariage, les relations
sexuelles entre des personnes du même
sexe sont des actes immoraux qui sont
fustigés dans des termes on ne peut plus
clairs dans les Ecritures ! Mais visiblement,
même en milieu chrétien, on n’est pas
toujours au clair sur ces questions. Une
personne célibataire d’une Eglise en
Wallonie voulait s’inscrire à l’Institut Biblique
à temps plein à partir du mois prochain, et
puis nous avons découvert qu’elle était dans
une relation de cohabitation. S’en tenir à
l’enseignement biblique dans ce domaine, je
sais que cela risque de nous coûter cher :
serrons-nous les coudes, prions les uns pour
les autres, restons sel et lumière dans une
société corrompue ! Soyons prêts à être
taxés d’« arriérés » au lieu de prendre nos
distances avec les valeurs de ce passage
prescrit pour la bonne structuration de la
vie. Vouloir renverser ces valeurs, ce serait
entrer dans le champ de Genèse 3 – celui de
la rébellion.
Conclusion (v. 25)
N’oublions pas où nous en sommes dans la
Bible : au tout début. Il est vrai que, depuis
la rébellion et la malédiction sur la création
que cela a entraînée, le verdict « très bon »
doit maintenant être qualifié. Le verset 25
de notre passage n’appartient pas à notre
expérience : Nous avons toutes et tous
honte de notre rébellion : moi, j’aurais honte
si vous connaissiez toutes mes pensées de
ces derniers jours, et vous auriez honte si
nous connaissions toutes vos pensées de ces
derniers jours. Mais nous nous trouvons au
début des Ecritures. Et si nous nous
trouvions à la fin des Ecritures, nous serions
en présence de la contrepartie de notre
passage. Qu’est-ce que je veux dire par là ?
Qu’il va y avoir un retour à la situation
d’avant – un retour au Jardin ? Oui, dans le
sens où les personnes concernées
structureront correctement leur vie. Les
êtres humains occuperont pleinement la
place qui est la leur : pleinement soumis à
Dieu, nettement supérieurs aux animaux,
bons gestionnaires de la création. Un retour
au Jardin ? Oui, un retour aux conditions
paradisiaques. Un retour au Jardin ? Non,
cela va être beaucoup plus magnifique –
tout un nouveau cosmos extraordinaire
(pourrait-on dire « très, très bon ? »)… Un
nouveau monde peuplé par une multitude
– par une foule immense de personnes
issues de toutes les nations ! Quelles
personnes ? Des personnes qui adorent
Dieu – et l’Agneau de Dieu, celui qui est mort
pour permettre qu’on soit là dans ce
nouveau cosmos. Et le mariage là-bas ? Oui
et non. Non : Jésus explique que « les
hommes ne prendront pas de femmes, ni les
femmes de maris »9. Mais, figurez-vous, à un
endroit où le verset 24 de notre passage est
cité dans le Nouveau Testament10, nous
découvrons qu’en fin de compte ce verset
porte sur le Mariage avec un M majuscule,
un Mariage plus glorieux, celui qui existe
entre le Christ et son peuple – ce Mariage
qui sera consommé dans le nouveau
cosmos. Oui, il est important de bien
structurer sa vie sur terre, mais, pour ce faire,
il est essentiel d’être fortifié par la
perspective de ce qui nous attend, si nous
appartenons au Christ – une vie dans le
monde à venir qui est parfaitement à la
gloire de Dieu ! Amen.
1.
Guy HUREAUX, « Le mariage « gay » dans la stratégie du chaos », article du
23 décembre 2012, http://roland.hureaux.over-blog.com/.
2.
Samuel FURFARI, Dieu, l’homme et la nature, l’écologie, nouvel opium du
peuple ?, Paris, Bourin Editeur, 2010, p. 125.
3.
Chantal DELSOL, « La tentation du panthéisme dans la société
contemporaine », Le Figaro, le 21 mai 2010.
4.
Mark DRISCOLL, Gerry BRESHEARS, Doctrine, What Christians Should Believe,
Wheaton [Illinois], Crossway, 2010, p. 344-345.
5.
C’est nous qui soulignons.
6.
Michel ONFRAY, Traité d’athéologie, Physique de la métaphysique, s.l.,
Grasset, 2005, p. 105.
7.
Article du 29 février 2012.
8.
Michel ONFRAY, op. cit., p. 103.
9.
Mt 22,30.
10. Ep 5,21-33.
le maillon / 15
Semaine d’évangélisation
Jemelle
L’équipe affectée à Jemelle s’est réunie
le lundi avec Gregory Zieleniec, le
pasteur de l’Eglise. Gregory a parlé de la
grâce de Jésus envers des pécheurs tels
que Légion (Mc 5,1-20) et la femme
samaritaine (Jn 4), ainsi que de leur
témoignage de ce que Jésus a fait pour
eux. Nous nous sommes préparés à
exprimer notre témoignage personnel,
et nous nous sommes vus rappeler le
contenu de l’Evangile. Cette séance de
formation s’est révélée bien utile pour la
suite de la semaine : nous avons pu
avoir beaucoup de conversations autour
de l’Evangile, et cela avec des personnes
de divers arrière-plans.
Les activités du reste de la semaine
étaient très variées : le matin, après le
moment de retours concernant les
activités de la veille, d’exhortation, de
prière et de louange, nous avons fait du
porte-à-porte pour inviter les gens des
alentours aux différents événements
organisés par l’Eglise, pour avoir un
premier contact, et pour partager
l’Evangile quand cela était possible. Il
faut avouer que cela n’était pas toujours
facile vu la méfiance à l’égard des
nombreux Témoins de Jéhovah du coin
et celle occasionnée par les nombreuses
cambriolages dans la région. Aussi, dès
le premier jour, deux membres de
l’équipe ont été interpelés par la police.
La neige et la pluie ont été également
le maillon / 16
La Garenne-Colombes
des facteurs dissuasifs ! Mais, par la
grâce de Dieu, nous avons pu continuer.
Durant l’après-midi, certains tenaient
parfois des stands de littérature
chrétienne et cherchaient à partager
l’Evangile autour d’une tasse de café ou
d’un coca. D’autres organisaient des
activités pour les jeunes (tournois de
foot, chasse au trésor, etc.), aussi pour
avoir un premier contact avec eux et
faire connaître l’Eglise tout en
partageant l’Evangile autant que
possible. Et diverses réunions ont eu
lieu, surtout en soirée (dont les Soirées
près de chez vous, une dégustation de
vin, une soirée Gospel) où nous avons
partagé notre témoignage et l’Evangile
dans le cadre de discussions bibliques.
Pour terminer, nous étions tous heureux
d’avoir sept nouvelles personnes au
culte « portes ouvertes ». Ces gens ont
pu entendre la Bonne Nouvelle de
Jésus, et cette rencontre était suivie
d’un repas en commun.
Nous remercions l’Eglise pour son
accueil chaleureux ; merci à Claude pour
son aide tout au long de la semaine.
Nous prions pour le salut des habitants
de Jemelle et des environs ainsi que
pour le ministère de Grégory et de
Viviane afin qu’il soit à la gloire de Dieu.
Alexandre MANLOW
Chaque matin, nous nous sommes
réunis pour écouter une méditation
suivie d’un moment de prière. Tout au
long de la semaine, nous avons eu des
activités qui nous ont donné
l’opportunité de semer des fruits pour
l’avancement du royaume des cieux.
Nous avons distribué des prospectus
dans les rues et dans les boîtes aux
lettres de la Garenne-Colombes, et nous
avons eu de bons contacts permettant
des conversations constructives pour
annoncer la Bonne Nouvelle. Nous
avons en effet été frappés par
l’ouverture des gens dans ce quartier
aisé (et peuplé en grande partie de
personnes catholiques). Quant aux
événements ponctuels, que ce soit le
repas des seniors, le culte de Pâques à
La Défense, la soirée internationale, la
soirée MEAK (l’évangile partagé sur des
rythmes rnb/hip hop), la fête des
enfants et des jeunes, la soirée « à la
bonne franquette » (dont le thème était
« la religion, le problème de
l’humanité ») ou le culte
d’évangélisation du dimanche matin,
Dieu, par sa souveraineté, a pourvu qu’il
y ait des non-croyants qui ont répondu
présents aux invitations. Même si la
fatigue se faisait ressentir chaque jour
de plus en plus, nous nous sommes
encouragés les uns et les autres en nous
soutenant mentalement et
glain
physiquement. Il est important que je
souligne que nous avons travaillé main
dans la main avec l’Eglise Protestante
Évangélique de la Garenne-Colombes
dans un seul et même esprit, et nous
voudrions remercier l’Eglise (et en
particulier son pasteur Trévor Harris)
pour l’accueil si chaleureux (y compris
pour ce qui est du logement dans des
familles). Gloire à notre Seigneur pour
ces moments intenses et tellement
beaux où nous avons pu le voir à
l’œuvre !
Saranoa TUSA
Une vidéo présentant plusieurs activités
de la semaine est disponible sur le site web
de l’Institut.
Nous avons bénéficié d’un accueil
chaleureux, et avons été touchés par les
différentes marques d’attention
fraternelles. Située près de Liège et
conduite par le pasteur Jacques Hudon,
l’Eglise de Glain est déjà impliquée dans
l’évangélisation et a apprécié le renfort
que représentaient ces nouveaux
effectifs. De par sa situation dans le
quartier, l’Eglise a l’avantage d’être
entourée de communautés variées
venant des quatre coins du monde.
L’objectif principal de la semaine était
d’entamer un maximum de
conversations et en particulier avec les
personnes d’origine nord-africaine, car
fort nombreuses.
Au cours de la semaine, nous sommes
partis par binômes à la rencontre de
tous les habitants de Glain, armés
d’invitations à une conférence prévue
pour le vendredi (sur le thème de la
liberté en Christ). Les conversations
furent bien souvent fructueuses et
permirent d’annoncer l’Evangile à des
personnes qui, généralement,
l’entendaient pour la première fois.
Certains équipiers ont même été invités
à se rendre à l’intérieur d’une mosquée
et à s’entretenir avec les personnes qui y
étaient présentes. Lorsque nous
revenions dans les locaux de l’Eglise, et
que nous partagions nos expériences,
nous étions dans la joie ! Nous
débriefions ensemble, puis nous priions
pour les personnes que nous venions de
rencontrer.
En soirée, après le repas, les équipiers
retrouvaient les membres de l’Eglise
pour louer Dieu ensemble et pour des
moments de bilan. Ensuite, Kevin,
spécialiste de l’islam, nous en présentait
une intéressante apologétique afin de
nous permettre de mieux connaître
cette religion. Puis, Guillaume, ancien
délinquant, aujourd’hui évangéliste,
nous enseignait avec ardeur
l’importance de la mission telle que
présentée en Matthieu 28,19-20.
Jeudi, nous avons pu nous rendre dans
un home afin d’y chanter quelques
cantiques et d’entamer des
conversations avec les personnes âgées.
Plusieurs ont pu donner leur
témoignage et annoncer clairement
l’Évangile. Cependant, il y eut peu de
non-chrétiens à la conférence du
vendredi soir, même si le message et le
témoignage donnés par Guillaume
furent à la gloire de Dieu.
Dieu a été honoré dans nos
conversations avec les gens du dehors ;
sa parole a été annoncée et semée, et
nous croyons qu’elle ne reviendra jamais
à Lui sans avoir pleinement accompli
son effet (Es 55,10-11) ! Nous avons vécu
ensemble de grands moments de
communion fraternelle, dans la joie et
l’amour. Tous, nous avons été
encouragés par le zèle des plus jeunes,
ainsi que par le dévouement et
l’enthousiasme de cette Eglise pour
l’évangélisation. Que la grâce de notre
Seigneur Jésus-Christ soit avec eux (cf. 1 Th 5,28) !
Pierre BRENY
le maillon / 17
Dimanche 29 septembre, 16h
Eglise Protestante
Evangélique de Charleroi
(Marcinelle)
L’Institut Biblique Belge vous invite à sa
Séance d’ouverture avec
remise de diplômes
Venez encourager les étudiants qui
reçoivent leur diplôme et accueillir
les nouveaux étudiants qui nous
rejoignent pour un ou trois ans.
La conférence inaugurale
(« Théologie biblique du travail »),
la remise des diplômes et la
présentation des étudiants seront
suivies d’une collation.
LA SExuALITé
ET LA SAInTETé
Paul EVERY
7 septembre
L’éDuCATIon DES
EnfAnTS
Stéphane et Ruth TRUMP
22 mars
LA BIBLE ET
L’ARCHéoLoGIE
L’ASSuRAnCE
Du SALuT
Matthieu RICHELLE
5 avril
James HELY HUTCHINSON
21 juin
LE MEnToRInG
ET L’EnSEIGnEMEnT
BIBLIquE 1 À 1
Stephen ORANGE
10 mai
SÉMINAIRES DU SAMEDI, 2013-2014
(voir p. 10 et 12)
Au revoir...
le maillon / 18
Après six ans passés au sein de la communauté de l’Institut comme secrétaire
bénévole, notre chère Christiane a décidé, un peu à contrecœur, qu’il était
temps de passer la main et de prendre sa retraite.
Nous voulons exprimer toute notre gratitude à notre sœur à qui nous devons
en partie l’atmosphère familiale qui règne à l’Institut.
Comment résumer son rôle quotidien ? Le travail de Christiane, c’est de
multiples tiroirs ouverts en même temps : des coups de téléphone auxquels
répondre, du courrier à traiter, des dossiers d’étudiants à vérifier, des listes de
courses à dresser, des repas communautaires à organiser, une petite caisse à
gérer, des centaines de documents à préparer, des calendriers de prière à
distribuer, des listes et des listes à tenir, des papiers à classer, des essuies à
laver… Bref, un jonglage permanent fait dans le calme et avec le sourire !
On retiendra en particulier son souci du bien-être des étudiants et des
professeurs, sa grande disponibilité, y compris lors de nombreux samedis de
cours et pour les – de plus en plus nombreux – séminaires d’une journée, sa
voix accueillante à l’interphone (« Bonjour Myriam, je t’ouvre ») et par-dessus
tout, son amour pour son Sauveur.
Un GRAND merci, Christiane, ainsi qu’à ton cher Daniel qui, lui aussi, n’a pas
ménagé sa peine et dont la maladie nous a soudés encore plus.
Tu vas beaucoup nous manquer et je suis sûre que nous allons aussi te manquer
un peu ;-)…
Myriam HELY HUTCHINSON
Inscrivez-vous !
Horaire des cours en semaine – 2nd semestre, 2013/14 4 février — 6 juin 2014
Mardi
1 cycle
9h00—
9h45
Mercredi
2 cycle
er
1 cycle
nd
er
Hébreu 1b
9h00-11h10
(avec pause)
Théologie
biblique 1
9h50—
10h35
10h55—
11h40
11h45—
12h30
13h30—
14h15
14h20—
15h05
15h25—
16h10
16h15—
17h00
9h35-10h20
Croissance &
implantation
10h25-11h10
Croissance &
implantation
11h30-12h30
CHAPELLE
Catholicisme
Catholicisme
Relation
d’aide 2#/
Hist. prot.
Belgique #
Relation
d’aide 2#/
Hist. prot.
Belgique #
Relation
d’aide 2#/
Hist. prot.
Belgique #
Relation
d’aide 2#/
Hist. prot.
Belgique #
Hébreu 1b
Hist. Réforme
Hist. Réforme
Esaïe
Esaïe
Grec 1b
Jeudi
2 cycle
er
Vendredi
2 cycle
Ministère
pastoral
Hébreu 3b
Hist. Eglise
primitive
Psychologie
de l’enfant/
Grec 3b
Psychologie
de l’enfant/
Grec 3b
Grec 2b
Grec 2b
Ethique
Ministère
pastoral
Hébreu 3b
Homilétique
Th. Bib. culte,
loi, sacrifice
Th. Bib. culte,
loi, sacrifice
Ethique
Homilétique
Labo. prédic. 1
Hébreux*/
Hébreu 2b*
Labo. prédic. 1
Hébreux*/
Hébreu 2b*
Hébreux*/
Hébreu 2b*
Hébreux*/
Hébreu 2b*
1 cycle
nd
Hist. Eglise
primitive
Grec 1b
1 cycle
nd
2nd cycle
er
Epîtres
pastorales*/
Saint-Esprit*
Epîtres
pastorales*/
Saint-Esprit*
Epîtres
pastorales*/
Saint-Esprit*
Epîtres
pastorales*/
Saint-Esprit*
*L’épître aux Hébreux et Epîtres pastorales lors des dates suivantes : 6-7 février ; 20-21 février ; 13-14 mars ; 27-28 mars ; 1-2 mai ; 15-16 mai ; Hébreu 2b et Doctrine du Saint-Esprit lors des dates suivantes :
13-14 février ; 27-28 février ; 20-21 mars ; 3-4 avril ; 8-9 mai ; 22-23 mai ; 5-6 juin
#Relation d’aide 2 lors des dates suivantes : 4 février ; 18 février ; 11 mars ; 25 mars ; 29 avril ; 13 mai ; 27 mai ; Histoire du protestantisme en Belgique lors des dates suivantes : 11 février ; 25 février ; 18 mars ; 1er avril ; 6 mai ; 20 mai ; 3 juin
Cours obligatoires en 1er cycle
Grec 1b (3 crédits)
C. Kenfack
Théologie biblique 1 (dévoilement progressif J. Hely Hutchinson
du plan salvateur de Dieu, axé sur les alliances conclues avec Adam, Noé, Abraham, Moïse et David et la nouvelle alliance en Christ) (4 crédits)
Esaïe (2 crédits)
Grec 2b (Luc 19-21) (3 crédits)
C. Kenfack
Grec 3b (1 Pierre) (3 crédits)
J. Hely Hutchinson
Théologie biblique du culte, de la loi et du
sacrifice (2 crédits)
J. Hely Hutchinson
Epîtres pastorales (1-2 Timothée, Tite)
(2 crédits)
M. DeNeui
J. Hely Hutchinson Epître aux Hébreux (2 crédits)
C. Kenfack
Doctrine du Saint-Esprit (2 crédits)
M. DeNeui
C. Kenfack
Homilétique (théorie de la prédication et
exercices pratiques) (2 crédits)
Histoire de l’Eglise primitive (2 crédits)
C. Kenfack
P. Every
Laboratoire de prédication (1 crédit)
Histoire du protestantisme en Belgique (2 crédits)
L. Druez, V. Reynaerts P. Every
Ethique (2 crédits)
J.-L. Simonet
Participation au Colloque Biblique Francophone (Lyon, 21-24 avril 2014 ; 2 crédits)
Croissance de l’Evangile et implantation
d’Eglises (2 crédits)
P. Every et
plusieurs autres
intervenants
Relation d’aide 2 (2 crédits)
G. Hoareau
Cours en option en 1er cycle
Psychologie de l’enfant (2 crédits)
N. Van Opstal Fulco
Déontologie (1 crédit ; en cours du samedi)
P. Saint
Histoire de la Réforme (2 crédits)
Catholicisme romain (2 crédits)
Participation à la semaine d’évangélisation (2 crédits)
Hébreu 1b (3 crédits)
R. Bellis
Ministère pastoral (2 crédits)
P. Every, D. Doyen
I. Masters
Participation à la semaine d’évangélisation (2 crédits)
Cours du 2 cycle
nd
Hébreu 2b (« L’Evangile dans l’AT »), 3b (Ruth) (3 crédits)
J. Hely Hutchinson
le maillon / 19
A vos agendas !
Merci...
Dimanche 23 juin
2013, 16h
Barbecue de fin d’année
à l’Eglise Protestante
Evangélique d’Ottignies (37,
rue des Fusillés)
Etudiants réguliers, à la carte
ou en cours du samedi, étudiants passés, présents et futurs,
familles et amis des étudiants ou de l’Institut, venez partager ces
moments fraternels avec le personnel, les professeurs et les
membres du Conseil d’administration de l’IBB pour clôturer
joyeusement la fin de l’année académique.
Merci de vous inscrire au préalable auprès du secrétariat.
Lundi 2 septembre 2013
Rentrée de l’année académique 2013-2014
Découvrez le nouveau programme des cours en semaine et faites
vite une demande d’inscription à temps plein, ou rejoignez-nous
pour quelques heures par semaine !
Attention ! Pour vos dossiers d’inscription, le secrétariat sera
fermé du 13 juillet au 9 août inclus.
• à Marie-Jeanne Lecoq-Vermeylen, et à Christiane et Daniel
Gelin pour leurs bons repas
• à Michel Rimbert et à Jonathan et Alina Dica pour leur
esprit de service, leur souplesse et leur soutien
• à Johnny Pilgrem et à Pierre Breny pour les photos
• au Bon Livre pour son soutien actif de l’Institut
• aux prédicateurs visiteurs à nos chapelles
• aux pasteurs et aux anciens des Eglises des étudiants
Carnet blanc
Enfin ! Obed Bucyana et Jeanne
Uwizera se sont dit « oui » lors
d’une émouvante célébration
le 15 décembre 2012. Que Dieu
les fortifie et les encourage
pour leur ministère à Soignies.
Samedi 7 septembre 2013, 9h30
Carnet rose (ou plutôt bleu !)
Reprise des cours du samedi après la pause estivale avec un
séminaire d’une journée sur le thème La sexualité et la sainteté.
Les premières séries de cours du samedi commenceront le 14
septembre avec la Doctrine du Saint-Esprit le matin et Ministère
parmi les enfants l’après-midi.
C’est en effet à un beau garçon
que Géraldine Vandersteen
a donné naissance le 11
février 2013. Félicitations aux
parents pour ce premier enfant
prénommé Eliakim, et merci
Seigneur pour la grâce de la vie.
Dimanche 29 septembre 2013, 16h
Séance d’ouverture et remise des diplômes à l’Eglise
protestante évangélique, 190, rue des Cayats, Charleroi
(Marcinelle).
Vendredi 11 octobre 2013, 19h jusqu’au
dimanche 13 octobre, 14h
Week-end de rentrée, Genval
Ce week-end est également ouvert aux étudiants à temps partiel
et en cours du samedi (voir p. 11).
Merci de vous inscrire au préalable auprès du secrétariat.
Horaires 2013-2014, consultez le
nouveau programme !
Retrouvez les horaires des cours en semaine en p. 2 (1 semestre)
et p. 19 (2nd semestre) de ce magazine et ceux des cours du
samedi en p. 10 et 11, et n’hésitez pas à nous rejoindre selon vos
disponibilités pour des cours à la carte en semaine ou le samedi.
er
nous soutenir
Si vous avez à cœur de soutenir financièrement l’œuvre de
l’Institut, les informations bancaires sont les suivantes :
Numéro de compte : 068-2145828-21
IBAN : BE17 0682 1458 2821
BIC : GKCC BEBB
Vous trouverez sur notre site-web quelques indications sur
nos besoins financiers.
Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui soutiennent
l’Institut à titre individuel d’une manière ou d’une autre,
parfois depuis longtemps. Merci également aux Eglises qui
nous soutiennent.
Calendrier de prière
Nous mettons à disposition sur notre site
Internet un calendrier de prière mis à jour
tous les mois qui permet de prier jour après
jour pour des sujets liés aux activités ou au
fonctionnement de l’Institut ainsi que pour
les étudiants à temps plein.
Que font-elles
donc ?
le maillon / 20
Deux sujets par jour et vous contribuez déjà
beaucoup au soutien de l’IBB !
Merci à toutes celles et à tous ceux qui prient
régulièrement pour l’Institut.
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising