ARboBio n°80

ARboBio n°80
B
Arbo
Octobre 2014
• 193
io
j e a n - l u c
p e t i t
c h e m i n P i m a y o n
04 100 Manosque
09 77 58 11 00
jlpetit.arbo-bio@wanadoo.fr
www.arb obio.com
Infos
I S S N
édito
«La puissance du changement ne se situe pas dans
la volonté de changement, mais dans l’abandon de
la volonté de changer l’autre.»
Jean-luc Petit
L'agroécologie ne peut être
que paysanne !
Nous souhaitons par cette déclaration alerter les participants au Symposium International sur l’Agroécologie
pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition organisé par
la FAO le 18 et 19 septembre 2014. Nous affirmons que
l'agroécologie ne peut être que paysanne : elle n'est ni
compatible avec les “services écosystémiques” ou la
notion de “Capital Naturel”, ni avec la présence de l'industrie agroalimentaire et chimique dans ce colloque.
Ces visions économiques de la nature ne servent pas
les pratiques agroécologiques paysannes mais cherchent à ouvrir de nouveaux marchés aux multinationales qui en profitent pour redorer leur image. Ces
alliances et l'agriculture qu'elles dessinent ne portent
pas nos ambitions de justice sociale, mais au contraire
en sapent les bases. Nous, mouvements sociaux organisés, associatifs, syndicaux et professionnels, français
affirmons que l'agroécologie paysanne existe aujourd’hui. Nous sommes obligés de la qualifier d' “agroécologie paysanne” pour la distinguer de la campagne
de communication du Ministère français de
l'Agriculture et de son ministre, M. Stéphane Le Foll, qui
brandit le drapeau de l'agro-écologie dans le seul but
de consolider une politique agricole à vocation majoritairement exportatrice, ainsi que sa volonté de “produire plus”, y compris à des fins énergétiques. En continuant de travailler avec les protagonistes du modèle
agricole industriel, il ne contribue qu'à verdir une agriculture qui élimine les paysans et standardise toujours
plus l'alimentation. Derrière le juste constat que le
modèle agricole actuel est dans une impasse, se cache
une vision purement technico-économique de l'agroécologie qui fait la promotion de pratiques qui n'ont
rien à voir avec celle-ci. Pire, il y a une volonté de légitimer la financiarisation et l'appropriation de la nature.
Les “services écosystémiques” sont marchandisés, la
“biomasse” sauvage et cultivée est confisquée par des
droits de propriété intellectuelle. La nature est mise
sous brevet ! Ces objectifs sont incompatibles avec l'autonomie paysanne et la souveraineté alimentaire, éléments pourtant centraux de l'agroécologie. Dans ce
cadre, il n'est pas étonnant que rien ne soit fait pour
agir sur le contexte politique et économique global qui
détermine les choix agricoles et alimentaires.
Ainsi, les politiques publiques et les échanges internationaux ne sont pas remis en question, la question foncière et les enjeux sociaux ne sont pas pris en compte.
De fait, en continuant à appliquer les mêmes politiques, le gouvernement français, au lieu d’offrir un
cadre favorable aux pratiques paysannes agroécologiques, prend des décisions qui conduisent à l'exclusion progressive de celles et ceux qui les mettent en
oeuvre. Dans cette agriculture qui se targue de vertus
environnementales, les fermes à taille humaine continueront à être remplacées par des usines, les savoirs
paysans par des technologies brevetées (comme les
drones par exemple) et le travail humain par des
machines ou des intrants chimiques. Cette agriculture
qui ne survit que grâce à une énergie fossile déclinante et l'exploitation grandissante d'une main d’oeuvre
précaire ncherche son salut dans la “bioéconomie”,
pour le plus grand bonheur des multinationales et des
marchés financiers. Elle camoufle sa fuite en avant destructrice derrière le vocabulaire des alternatives.
Ce à quoi nous sommes confrontés en France se reproduit dans de nombreux autres pays, aussi nous souhaitons partager avec les participants de ce Symposium
international notre préoccupation et nos résolutions.
Nous entendons défendre les valeurs et promouvoir les
initiatives portées par les paysannes, les paysans et les
acteurs du mouvement social ainsi que dénoncer les
fausses solutions. L'agroécologie paysanne est avant
tout un corpus de pratiques vivantes porté par des
mouvements sociaux avec un objectif politique commun : une agriculture sociale et écologique ancrée
dans les territoires. Elle est partie prenante d'une dynamique de transformation sociétale globale qui touche
tous les secteurs d'activité : nous en sommes les principaux acteurs !
Christian BERDOT (Amis de la Terre)
Judith CARMONA (Confédération paysanne)
Guy KASTLER
Mouche de la brou
des noix …
FCette mouche pond ses œufs dans le brou des noix
encore vertes. Les larves le consomment ensuite ce
qui rend le brou noir et collant autour de la noix. Les
noix peuvent alors avoir du mal à sécher et devenir
impropres à la consommation. Emergeant dans l’est
de la France, cet insecte est surveillé par les services
de l’état.
Ce parasite n’entraîne pas de nuisance à l’arbre, mais
peut réduire à néant la production de l’année (jusqu’à
80 % de dégâts). Les jeunes larves s’alimentent du
brou de la noix. Elles sont souvent groupées à l’intérieur du brou, qui, par la suite noircit et se décompose. C’est à ce moment-là que le ravageur cause le plus
de dégâts. Si l’attaque est précoce (mi-août), la noix
piquée chutera avant la récolte. Si l’attaque est plus
tardive, le brou détérioré laisse des marques noires sur
la coque de la noix.
:
2 2 6 1 - 9 6 5 8
Biologie
Facilement identifiables, les adultes portent un point
jaune caractéristique du genre Rhagoletis en bas du
thorax et des ailes transparentes marquées par trois
traits noirs épais, dont le dernier est prolongé en forme
de L. Les insectes ont des yeux bleu-vert.
On ne compte qu’une génération par an. Les adultes
émergent à partir du début de l’été, la période de vol
ayant lieu de début juillet à septembre.
Une femelle pond 300 à 400 œufs, à raison d’une
quinzaine par fruit déposés sous la surface du brou.
Après la ponte, une marque olfactive empêche une
nouvelle mouche de pondre dans le même fruit. 5
jours après la ponte, de petites larves blanches puis
jaunes se nourrissent du brou. Trois à cinq semaines
après la ponte, elles se laissent tomber au sol, où elles
s’enfouissent pour se nymphoser. La plupart émergeront l’été suivant mais certaines resteront dans le sol
deux ans ou plus.
Lutte
Pour la repérer, installez des pièges collants jaunes en
haut dans l’arbre. Les mouches sont attirées par le
jaune et les odeurs fortes : installés dans l’arbre ils permettent de capturer les premiers insectes arrivés avant
la ponte dans les fruits. Les pièges jaunes peuvent suffire en cas d’attaque faible. On peut aussi tenter le piégeage massif pour attraper un maximum d’adultes,
installer plusieurs pièges répartis dans l’arbre environ
tous les mètres. Ils sont à installer dès la fin de la floraison.
Vous pourrez également les piéger grâce à une bouteille plastique contenant l’appât (poisson de mer,
fumier de poule…) dans l’arbre.
Sinon Argile kaolinite calcinée (voir doses et préconisations des pucerons) ou spinosad.
traitements
phytosanitaires
2 extensions
Suite demande des professionnels de la filière arboriculture tenant compte de la situation D suzukii exceptionnelle, en application de l'article 53 du règlement
CE 1107/2009 relatif à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, je vous informe de la
signature de 2 extensions de la durée des AMM 120
jours pour les spécialités et usages suivants :
GF 1640 (spinetoram) utilisation uniquement sur framboisier, cassissier, myrtillier et fraisier - Mouches.
Dose d’utilisation : framboisier, cassissier, myrtillier :
0,30 kg/ha de Pc par hectare et sur Fraisier : 0,25
kg/ha de Pc par hectare - Délai d’emploi avant la
récolte : 3 jours - Date d'expiration de l'AMM : 24
novembre 2014.
SUCCESS 4 (spinosad) framboisier – Mouches.
Dose d’utilisation : 0,2 litre / Hectare de PC - Délai
d’emploi avant la récolte : 7 jours - Date d'expiration
de l'AMM : 24 novembre 2014.
Source : Bertrand BOURGOIN, expert national arboriculture fruitière du ministère.
a
Drosophila suzukii : recourir
aux pièges de manière ciblée
Les Drosophila suzukii sont actuellement très répandues dans la plupart des régions de Suisse. Ces ravageurs passent allègrement des baies sauvages aux
cultures et vice-versa. Pour réussir un piégeage de
masse, il est important de choisir judicieusement les
endroits où seront placés les pièges. A l'heure actuelle on trouve beaucoup de Drosophila suzukii sur les
fruits trop mûrs des mûriers et du sureau. Or il y a
habituellement beaucoup de mûriers et de sureaux
dans les bords de forêts. Il faut donc effectuer un piégeage de masse dans les bords de forêt. Les cerisiers
haute tige sont également très attractifs pour cet
insecte, même s'ils n'ont actuellement plus de fruits.
Les cerisiers basse-tige semblent être moins attractifs. Dans les paysages comprenant de nombreux
cerisiers haute-tige, le piégeage de masse devrait se
concentrer dans ces arbres, il est à même de réduire
la pression générale des dégâts.
D'une manière générale, le piégeage de masse ne
fait sens que si des cultures pas encore arrivées à
maturité complète (pruneaux, vignes) doivent être
protégées. L'attractivité des pruneaux pour
Drosophila suzukii augmente au fur et à mesure que
les fruits mûrissent; cela s'observe à un vol plus mjarqué du ravageur, un nombre plus élevé de captures
d'insectes dans les pièges et les premiers dégâts sur
les fruits. Il faut donc absolument suivre de près ces
cultures.
Question d'un conseiller phytosanitaire (12.09.2014)
Le recours au pyrèthre sur vigne pour combattre les
Drosophila suzukii a-t-il un effet négatif sur les
typhlodromes ?
Réponse de Claudia Daniel, FiBL (12.09.2014)
Le pyrèthre n'a pas d'effet négatif sur les populations
de typhlodrome. Par contre, il a un effet négatif sur
d'autres catégories d'auxiliaires (chrysopes...). Quant
à lui, le Spinosad (Audienz) a un effet négatif sur un
grand nombre d'auxiliaires, y compris les typhlodromes, et en plus il est toxique pour les abeilles.
Risques de dégâts massifs de
Drosophila suzukii sur raisins
Dans les vergers de fruits à pépins et dans les petits
fruits, il y a eu cette année des dégâts importants de
Drosophila suzukii. Cette situation a peut-être été causée par les conditions météo particulières que nous
avons depuis l’hiver dernier. Les mesures de prévention recommandées comme les piégeages de masse
et les mesures d’hygiène ont un effet très limité en
cas de forte pression de ce ravageur. Faudra-t-il à
l’avenir couvrir les cultures avec des filets ? Mais cela
provoquera un surcoût énorme. Les insecticides bio
autorisés n’ont que très peu d’efficacité pour différentes raisons.
La prochaine grande inconnue concerne les vignes :
y aura-t-il cet automne une attaque massive de
Drosophila suzukii sur les raisins ? Raison de plus
pour s’informer à fond sur les possibilités de préventions de ce ravageur et pour prendre toutes les
mesures que l’on peut raisonnablement préconiser.
A cet effet, le dossier sur la Drosophila suzukii vient
d’être remis à jour sur ce site internet. Nous encourageons donc les agriculteurs à le consulter.
Jean-Luc TSCHABOLD et Dominique LÉVITE - FIB
Infolive 22 maturité
Nous parlons depuis plusieurs années de la "méthode de récolte précoce", qui constitue une alternative
au dernier traitement contre la mouche. Cette année,
pour beaucoup d'oléiculteurs, cette méthode pourra
constituer la seule solution de repli pour obtenir des
huiles de qualité convenable.
Bien sûr, cette méthode n'est pas applicable dans
toutes les situations, et pour l'appliquer il est impératif de bien en connaître le coût et le gain.
Tout d'abord il faut évaluer les dégâts, et surtout leur
accroissement imminent. Tant que le petit asticot fait
une galerie discrète, les dégâts effectifs sont très
faibles: il n'y a ni oxydation ni développement de
moisissures. La véritable dégradation commence
lorsque l'asticot a terminé son évolution et prépare
son trou de sortie pour pouvoir s'échapper lorsqu'il
se sera transformé en mouche.
Si une ancienne génération a déjà terminé son cycle,
réalisé des galeries ouvertes, et que celles-ci se sont
nécrosées (couleur noire) les dégâts sont déjà perceptibles dans l'huile. Si un traitement curatif a été
réalisé pour sauver les olives restantes, il peut être
avantageux de retarder la récolte, car les olives les
plus abimées vont tomber. C'est le seul cas où le fait
de retarder la récolte est avantageux.
Si l'asticot est à son dernier stade, ou même si la
pupe est déjà formée mais que la galerie n'est pas
nécrosée, alors les dégâts ne sont pas très graves, à
la condition de récolter immédiatement. Si les olives
restent en place, les moisissures progressent à grande vitesse. Dans l'huile produite, le fruité disparait,
des goûts parasites progressent, l'acidité et l'indice
de péroxyde augmentent très rapidement. Il s'agit là
de la configuration caractéristique pour faire une
récolte précoce qui permettra d'obtenir une
huile convenable.
Le gain est très net en termes de qualité (pour qui la
valorise, évidemment); une huile de qualité est
immédiatement mise à l'abri dans les cuves. Le coût
dépend de la "lipogénèse restante", c'est à dire de
l'huile que l'on peut encore gagner à laisser mûrir les
olives. Cela dépend de la lipogénèse déjà réalisée,
que l'on peut évaluer en laboratoire, mais aussi des
conditions climatiques. Ce gain est toutefois contrebalancé par les olives qui tombent. Le coût dépend
aussi de la teneur en eau des olives; en ce moment
les olives ont encore une forte teneur en eau car il
n'a pas fait froid, et donc le rendement en huile est
faible, ce qui fait que le prix de la trituration est élevé
ramené au tonnage d'huile obtenu.
Les quelques échantillons que nous avons triturés, de
variétés et de régions précoces, nous indiquent que
nous sommes dans une campagne précoce.
Certaines parcelles sont donc récoltables, indépendamment des attaques de mouche. Nous ne pouvons donc qu'insister sur le fait qu'il est important de
bien évaluer les avantages et inconvénients d'une
récolte précoce, en accord avec votre syndicat ou
groupement local, qui peut nous faire parvenir des
échantillons pour évaluation.
Christian PINATEL, Afidol
Mandy® : une bicolore qui tient
ses promesses
Voilà maintenant huit ans que le CEHM évalue, dans ses
vergers de Marsillargues dans l’Hérault, Mandy®
Inolovcov, une variété de pomme bicolore qui semble
tenir ses promesses sous le climat du sud de la France.
Développée par Novadi, cette nouvelle variété, résistante aux races communes de tavelure, fleurit un ou deux
jours avant Golden et se récolte entre Golden et
Braeburn. Cette année, la récolte devrait débuter autour
du 17 septembre et le CEHM table sur un rendement
avoisinant les 60 t/ ha, même si un léger effet d’alternance a été constaté.
"Son épiderme bicolore rouge et sa forme allongée la
rendent très attractive, affirme Claude Tronel du CEHM.
Elle offre également un très bon calibre homogène à
dominante 75/80. C’est une variété dotée de très
bonnes qualités agronomiques."
L’arbre, de bonne vigueur et de port assez ouvert, est
facile à conduire et rentre rapidement en production. Il
faudra néanmoins être vigilant à ce qu’il soit bien
poreux pour permettre une bonne coloration des fruits,
sans oublier de bien maîtriser la charge pour une production régulière et maximisée.
Du côté des qualités gustatives, la chair fine, juteuse et
ferme offre un taux de sucre entre 12 et
13 degrés Brix. "Mandy® reste dans les standards en
termes de goût sans être réellement exceptionnelle,
avoue Claude Tronel. Mais c’est une pomme douce et
équilibrée."
Les fruits se conservent facilement cinq mois en froid
normal et se tiennent très bien en sortie de frigo. Pour le
moment, aucun problème de cœur brun n’est à signaler, comme cela a pu être observé, dans certains bassins
de production, sur Story® Inored cov, autre variété développée par l’Inra et Novadi.
Vegenet
Vegenet est un nettoyant de pulvérisateur agricole. Il
s'utilise à la dose de 0,5% et permet l'élimination des
traces de sulfonylurées, ainsi que tous les produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, insecticides, régulateurs de croissance, engrais..). Vegenet est homologué
sur toute la gamme de sulfonylurées de Bayer Crop
Science. Il est composé d'une famille de tensioactifs non
ioniques dérivée de blé. Il est totalement biodégradable.
Mode d'emploi de Vegenet : Dose d'emploi : 0,5 litres
pour 100 litres d'eau. Vidanger complètement la cuve
dès la fin du traitement. Rincer immédiatement à l'eau
claire et faire passer à travers les rampes et les canalisations. Remplir la cuve à moitié d'eau, ajouter VEGENET à 0,5%. Mettre l'agitateur en marche et faire circuler cette solution dans les rampes et les canalisations.
S'assurer que la solution de nettoyage atteint toutes les
parois supérieures de la cuve. Laisser agir 20 minutes.
Vidanger l'appareil et le rincer à nouveau à l'eau claire.
Vegeplus de la firme Bio Attitude est un nettoyant de
pulvérisateur agricole. Il s'utilise à la dose de 0,2% et
permet l'élimination des traces de sulfonylurées, ainsi
que tous les produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, insecticides, régulateurs de croissance, engrais..).
Vegeplus est homologué sur toute la gamme de sulfonylurées de Bayer Crop Science. Il est composé d'une
famille de tensioactifs non ioniques dérivée de blé. Il est
totalement biodégradable.
Mode d'emploi de "Vegeplus" de Bio Attitude : Dose
d'emploi : 0,2 litres pour 100 litres d'eau. Vidanger complètement la cuve dès la fin du traitement. Rincer immédiatement à l'eau claire et faire passer à travers les
rampes et les canalisations. Remplir la cuve à moitié
d'eau, ajouter VEGEPLUS à 0,2%. Mettre l'agitateur en
marche et faire circuler cette solution dans les rampes et
les canalisations. S'assurer que la solution de nettoyage
atteint toutes les parois supérieures de la cuve. Laisser agir
20 minutes. Vidanger l'appareil et le rincer à nouveau à
l'eau claire.
Pour plus de précisions consulter la Fiche Technique ou
l'étiquette du produit.
Soufrolig
Soufroligo de la société Biomat est composé de Soufre
et de Calcium. Il est utilisable en agriculture biologique.
Soufroligo est un protecteur et activateur foliaire.
D’après la société Biomat, le Soufroligo peut être utilisé
seul, ou en mélange avec de l'Algoligo dilué dans l'eau,
aux doses préconisées habituellement. La société
Biomat précise qu’il ne faut utiliser Soufroligo qu'en cas
de besoin reconnu. Et qu’il ne faut pas dépasser les
doses prescrites ou appropriées. Pour utiliser Soufroglio,
il faut bien diluer le bidon de Soufroglio avant de le
mélanger dans l'eau. IL faut laisser la pompe en
marche pour faire fonctionner le retour et obtenir un
parfait mélange.
Pucerons
Le traitement automnal à base de kaolinite calcinée 50
kg / ha est reconnu comme très efficace pour diminuer
les populations des fondatrices du futur printemps. A ce
jour le l’argile est le produit et le traitement le plus respectueux de la faune prédatrice.
L’application de kaolinite calcinée à l’automne permet
de réduire les populations de pucerons Myzus persicae,
Mysus cerasi, Brachycaudus helichrysi , Dysaphis plantaginea, Dysaphis pyri…
Le but est de créer une barrière minérale, physique pour
éviter le stationnement des pucerons sur les feuilles. Ce
film protecteur réduit considérablement l’alimentation
et la ponte des œufs de la génération sexuée présente
à l’automne sur les arbres.
Il permet aussi d’éviter la propagation des maladies à
virus en empêchant les insectes vecteurs de stationner
sur la plante. On le constate pour le feu bactérien, l’enroulement chlorotique, le pseudomonas…
Renouveler si la pression printanière des pucerons a été
importante, et surtout si nous connaissons une chute
des feuilles tardives.
Le deuxième passage est à réaliser à 30 kg/ha, attendre
20 jours après le premier traitement sans lessivage
(environ 25-30 mm).
Utilisation de l’argile : protocole de remplissage :
Pour éviter les problèmes de bouchages des buses, il est
conseillé de respecter la démarche suivante :
• remplir la cuve à moitié d’eau,
• mise en route de l’agitateur,
• verser l’argile doucement, en poudre, en maintenant
l’agitateur.
Chancres
En pommes, compte tenu des conditions actuelles
sèches, les applications entre cueille ne sont pas nécessaires, mais il faudra assurer une couverture pendant la
chute des feuilles. En théorie, si les conditions sont
sèches une seule intervention à la fin de la chute peut
suffire, en réalité il y a toujours des brouillards ou de la
rosée qui nécessite de renouveler ses applications 2 à 3
fois.
Dès la fin de cueille (sous 48 heures) : bouillie bordelaise à 1⁄2 dose. A la 1⁄2 chute des feuilles : bouillie bordelaise à 1⁄2 dose. A la fin des chutes de feuilles : faire
un oxyde cuivreux (plus agressif, action prolongée)
Nordox 75 WG (1.67 kg/ha).
Merci Juliette
Mise en réserve
Cet apport nutritionnel est le plupart du temps très utile,
je vous le conseille fortement, le succès, et la tenue de
vos fruit passent par cette nutrition !
Il stocke dans ces tissus les éléments apportés disponibles pour le printemps suivant. C’est encore plus vrai
si nous connaissons de températures froides et/ou pluvieuses lors du développement végétatif post-floral,
comme ce printemps 2014.
Pour toutes les espèces, un apport léger d’azote en
foliaire à base d’algues, ou de produits foliaires azotés
du commerce, ou d’extrait d’ortie, de consoude ou thé
de compost.
L’apport d’oligo-éléments comme le bore, le magnésium, le zinc (pour le pêcher par exemple) sont judicieux. Si vos arbres ne présentent pas de carences particulières, choisissez les complexes d’oligos. On peut
éviter d’utiliser des produits chélatés (sauf pour le fer).
Ces apports sont à réaliser après la récolte, et bien
avant la chute des feuilles. Choisir des « jours feuilles »
au calendrier biodynamique.
Mettre en réserve le bore (utile pour la tenue des fruits).
Le magnésium se combine bien, il est même synergisant avec le bore.
Le zinc est à réserver pour le pêcher…
Si votre végétal ne présente pas de carence importante,
un complexe d’oligo-éléments s’avère suffisant. Eviter
d’utiliser des oligos chélatés (sauf pour le fer).
Si vous voulez quantifier le futur stock nutritionnel, seule
l'analyse de rameau de l’année (prélever en décembre)
le permet et non l'analyse de feuille comme souvent il
est dit ou/et écrit.
Pensez au pH de l’eau de
traitement : idéalement 6,2
Tisane d'orties
On utilisera environ 4 belles poignées d'orties fraîches
soit 1 à 1,5 kg ou 100 grammes d'orties sèches pour 10
litres d'eau. Les mettre dans l'eau froide et chauffer jusqu’à ébullition. À ébullition, arrêtez le feu et on laisse
infuser 10 à 20 minutes, posez un couvercle.
Dilution au 10% : arrivez à 40 à 50 litres de produit à
pulvériser à l'hectare dans le cas d’un traitement seul.
Sinon, il est possible de mélanger avec les fongicides,
plutôt le cuivre (hydroxyde, Cuivrol évitez la BB si possible), le mieux étant la décoction de prêle.
On peut dynamiser de la même manière que pour la
préparation 500, mais pendant 20 minutes seulement
avant de la pulvériser ceci accroît fortement son efficacité.
On peut ajouter de l’argile, de préférence de la kaolinite : 2 kg /ha, on peut aller jusqu’à 5 kg/ha suivant
litrage /ha.
Décoction de prêle
Riche en silice, participe à la structuration des tissus.
Apporte la lumière. Une dernière application à l'automne permet de lutter contre les maladies de conservation
et du bois (raisin). La prèle peut être utilisée sous sa
forme fraîche ou sèche. Utiliser 100 à120 grammes de
la plante sèche par hectare : cuire à feu doux dans 5
litres d'eau de pluie. Il faut faire frémir durant 45
minutes (temps idéal) dans un récipient couvert. Avec
des plantes fraîches : remplir au 3/4 un récipient de
tiges feuillées de prêle et recouvrir avec de l'eau.
Chauffer jusqu'au point de frémissement, ne pas faire
bouillir à gros bouillons mais laisser frémir à feu doux
durant quarante cinq minutes. Pour utiliser cette décoction : diluer celle-ci, après refroidissement et filtration
jusqu'à obtention d'une couleur de thé moyenne (environ 1 partie pour 9 parties d'eau.)
On peut mélanger la décoction de prêle et la tisane
d’ortie, l’efficacité en est fortement renforcée. Soit 2/3
de décoction de prêle et 1/3 de purin d’ortie ou 50 %
de chacun. Conservation : 3 semaines dans des bonbonnes de verre à l’abri de la lumière.
On peut dynamiser de la même manière que pour la
préparation 500, aussi pendant 20 minutes et ceci
accroît fortement son efficacité. On utilise de 35 à 50
litres par hectare.
Camomille
Tisane : compter 10g de fleurs séchées par hectare
Jeter dans l'eau frémissante, couvrir tout de suite et lais-
ser infuser 20 minutes filtrer rapidement puis utiliser
dilué.
Riche
en
soufre,
calcium
et
potassium. Accompagne les mécanismes de défense,
tempère les excès climatiques.
Achillée
Tisane : compter 10g de fleurs séchées par hectare
Jeter dans l'eau frémissante, couvrir tout de suite et laisser infuser 20 minutes filtrer rapidement puis utiliser
dilué. Riche en acides valérianique et salicylique, apaise
et rafraîchit tout en portant une signature soufre (utile
dans la préparation des vinifications sans soufre).
Chêne
Décoction : compter 50g d'écorce par hectare
Riche en calcium et en tanins
Consoude
Extrait à froid 1kg de plante fraîche (ou 100 g de plante sèche) dans 10L d'eau laisser fermenter à l'abri de la
lumière 2 à 5 jours, en brassant quotidiennement filtrer
puis utiliser dilué à 5 %. Riche en allantoïne, favorise la
multiplication et le renouvellement cellulaire. Riche en
bore, prépare et accompagne la fructification.
Fougère
Extrait à froid 1kg de plante fraîche (ou 100 g de plante sèche) dans 10L d'eau laisser fermenter à l'abri de la
lumière quelques jours, en brassant quotidiennement
filtrer puis utiliser dilué à 5 %. Riche en acide gallique,
tanins, métaldéhyde et potassium Insectifuge, accompagne l'aoûtement et la mise en réserves.
Merci Albane (CIVAM Bio Gironde) - Paragraphe rédigé
sur la base de la littérature et vos retours d'expériences.
Qualité de l’eau
La qualité de l’eau est un point essentiel. Le pH de votre
bouillie de traitement peut altérer l’efficacité de votre
traitement !
Avec une eau trop calcaire, vous perdez plus de 50 %
d'efficacité. C'est vrai même avec les produits phytosanitaires chimiques, alors avec nos produits doux et nos
tisanes.
On connaît le pH de son eau grâce un ph-mètre (un ami
plombier, chauffagiste peut vous en prêter un) ou sinon
avec les bandelettes achetées chez votre pharmacien
(moins précis). Votre eau pour les traitements devrait se
situer entre 6 et 6,5, idéalement 6,2. Idem quand vous
avez versez et mélanger vos différentes matières
actives.
L'alternative de l'eau de pluie est bien si votre installation (récupération, stockage) est correcte et bien entretenue. Mais souvent les demandes en quantité sont
importantes et le litrage de stockage nécessite des
cuves énormes. Il faut être sur des non-risques de pollution, elle est souvent «chargée et informée»…
Il est vraiment indispensable de travailler sur votre eau
avec les préparations phytothérapiques, les insecticides
végétaux (pyrèthre,…), les BT…
Pour acidifier :
Comme le vinaigre de cidre, les vinaigres blancs sont
utilisables. En général on compte 3 à 4 l de vinaigre
pour 1000 l pour diminuer le pH d'un point.
Utilisation de VEGETACID (homologation AB) laboratoires A.C.I (labos-aci-com) prévoir 2.5 ml/1000 l d'eau
pour baisser d'un point le pH.
Il est aussi possible d'utiliser du moût de pain fermenté :
le kanné, riche en ferments lactiques il a un ph de 5 à
6. Son action est surtout connue pour "booster" l'activité biologique des sols. On trouve certaines préparations
chez des distributeurs bio mais il est possible de se le
fabriquer. (voir recette dans ABI N° ?).
Pour basifier :
Rien de mieux que le lithothamme poudre, on le trouve
chez Solidor et l’Ufab.
On peut utiliser aussi les poudres d’huîtres, pas toujours
facile à trouver.
Alerte des Médecins sur les
Pesticides
brèves
L’association Alerte des Médecins sur les Pesticides
(AMLP) a répondu à l'enquête de l'Anses sur les autorisations de mise sur le marché de 8 produits phytosanitaires en demandant instamment à l'Anses :
- de publier tous les composants de ces produits : en
effet, plusieurs études montrent que la toxicité de la
formule complète peut être plus élevée que celle de
la seule substance active ;
- que les études toxicologiques sur le long terme chez
l'animal soient faites avec la préparation commerciale
intégrale ;
- que l'Industrie fournisse les données brutes des
études effectuées ;
- la prise en compte du caractère perturbateur endocrinien de la substance, de ses effets CMR mais aussi
des effets de ses métabolites ;
- de prendre en compte la persistance de l'imidaclopride dans les sols et les eaux pour s'opposer à son
utilisation hivernale - le retrait du marché de l’ensemble des substances CMR2 - la protection de certains établissements.
L’AMLP, suite à la consultation publique organisée par le
Ministère de l’Agriculture de mise sur le marché de certains produits phytosanitaires, vient de demander de
manière officielle au Directeur Général de
l'Alimentation de suspendre le prothioconazole (dont
un métabolite, le desthio-prothioconazole est classé H
360 selon l'Anses, donc CMR 1b) ce produit ayant une
toxicité avérée. www.alerte-medecins-pesticides.fr
Vends domaine arboricole
Vends domaine arboricole labellisé ECOCERT et
DEMETER. Bloc fruitier de 37 ha : 22 d’abricotiers,
12,5 ha de pêchers, 1,5 ha de prunes et 0,80 ha de
chênes truffiers. Région 66. Contact : 06 27 29 03 49
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Lunaire et Planétaire 2015
Celui de Pierre Masson est sorti, pour le commander,
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5 agendas : ajouter les frais de port de 4,5€ au prix des
agendas (10€ par unité). Exemple : pour 5 agendas :
(5 x 10€) + 4,5€ = 54,5€.
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Arrêt des opérations
d’épandage aérien de
pesticides
Conformément aux engagements pris dans le cadre de
la Conférence Environnementale, Stéphane LE FOLL,
Ségolène ROYAL et Marisol TOURAINE, par un arrêté
publié aujourd’hui au Journal officiel, mettent fin aux
opérations d’épandage aérien de pesticides.
L’arrêt des dérogations est immédiat pour les cultures
de maïs ainsi que pour la culture des bananes dans les
Antilles. Le traitement aérien de la vigne et des rizières
sera également interdit à partir du 31 décembre 2015,
les traitements réalisés d’ici là ne pouvant être autorisés que dans les très rares cas où aucune alternative
n’est envisageable.
Ce délai permet de ménager une période de transition
vers les alternatives techniques en cours de développement. Ainsi, les quelques dérogations préfectorales
encore possibles en 2015 seront délivrées au cas par
cas avec des mesures de protection renforcée des
populations et de l’environnement.
Après le 31 décembre 2015, en cas d’apparition d’un
organisme nuisible non présent sur le territoire national
présentant un danger phytosanitaire grave, des dérogations ciblées pourraient néanmoins être envisagées
pour des motifs d’intérêt général.
Stéphane LE FOLL se félicite que la profession agricole,
et notamment, les planteurs de banane, les producteurs de maïs doux, les viticulteurs et les riziculteurs
s’engagent dans cette transition vers des pratiques culturales ne faisant plus appel à l’épandage aérien de
produits phytosanitaires, notamment grâce aux actions
de lutte intégrée, compatibles avec l’agro-écologie.
Service de presse :
Pour Stéphane LE FOLL - Tel : 01 49 55 59 74
cab-presse.agriculture@agriculture.gouv.fr
Pour Ségolène ROYAL - Tel : 01 40 81 78 31
Les fruits et légumes bio plus
riches
Une étude menée par l'Université de Newcastle
montre que les fruits et légumes issus de l'agriculture
biologique contiennent plus d'antioxydants et présentent moins de métaux lourds et résidus de pesticides
qu'en conventionnelle.
"Le débat sur la comparaison entre AB et agriculture
conventionnelle a grondé pendant des décennies
maintenant, mais les données de cette étude montrent sans équivoque que les aliments issus de l'AB
sont plus riches en antioxydants et moins contaminés
par des métaux toxiques et des pesticides", assure
dans un communiqué, Carlo Leifert, professeur
d'Agriculture écologique à l'Université de Newcastle.
Ce dernier vient de publier avec des scientifiques de
différents pays, dont l'Inra en France les résultats de
leur méta-analyse comparant les cultures conventionnelles de fruits, légumes ou céréales et celles issues
de l'Agriculture biologique. Elle montre ainsi que les
fruits et légumes bio ont des concentrations plus élevées (de 18% à 69%) en antioxydants (tels que des
acides phénoliques, flavanones, stilbènes, flavones, flavonols et anthocynanines), par rapport à leurs homologues produits en agriculture conventionnelle.
Autre constat : le cadmium serait également détecté
en quantité moins importante dans les cultures biolo-
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giques (en moyenne 48% de moins). Les concentrations en azote total, en nitrate et en nitrite, seraient
également respectivement 10%, 30% et 87% plus
faibles dans les cultures issues de l'AB que dans celles
de l'agriculture conventionnelle.
Les fruits produits en agriculture conventionnelle présentent environ sept fois plus de résidus de pesticides
que ceux produits en AB. Pour les légumes cultivés en
agriculture conventionnelle et les aliments transformés
produits à base de ces légumes, la fréquence de résidus était trois à quatre fois plus élevée qu'en bio.
D'une manière générale, dans son dernier rapport,
l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa)
estimait quant à elle que 97,2% des échantillons alimentaires testés présentent des taux de résidus se
situant dans les limites européennes légales et que
l'exposition ne présente pas de risque à long terme
dans le cadre d'une alimentation diversifiée.
Le guide qui aide les
collectivités à préserver les
terres agricoles
L’association Terre de liens Rhône-Alpes a publié le 28
mai 2014 un recueil d’expériences intitulé “Communes,
intercommunalités, comment préserver les terres agricoles ?”. Destiné aux élus et aux équipes techniques des
collectivités, mais aussi aux citoyens en général, ce document se présente comme un guide permettant de comprendre, situations concrètes à l’appui, comment la collectivité peut agir pour préserver les terres agricoles et
soutenir une agriculture durable. Des possibilités
diverses, pas toujours très coûteuses pour les collectivités, pour peu que la dynamique partenariale prenne.
Pour l’association, qui rappelle qu’un tiers des fermes ont
disparu depuis dix ans en Rhône-Alpes, il est plus que
temps d’accélérer la reconquête des terres agricoles.
www.terredeliens.org
C A L E N D R I E R
DES PROCHAINES FORMATIONS
S TA G E S P R O 2 0 1 4
• Créer son verger Bio et Biodyn
14 - 15 et 16 octobre 2014
• Conduite du verger en AB
18 - 19 et 20 nov. 2014
• Taille des arbres fruitiers
en bio et biodyn
9 - 10 et 11 déc. 2014
S TA G E S P R O 2 0 1 5
• Fruits Rouges en bio et biodyn
6 - 7 et 8 janvier 2015
Nom. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Chemin Pimayon - 04100 MANOSQUE
• Maraîchage bio et biodynamique
20 - 21 et 22 janvier 2015
• Phytothérapie végétale
3 - 4 et 5 fevrier 2015
• Créer son verger bio et biodyn
10 - 11 et 12 mars 2015
• Olive bio et biodyn
7 - 8 et 9 avril 2015
Mensuel destiné aux amoureux
des arbres et des fruits ...
Rédaction : jean-luc PETIT • Réalisation : Xavier Picot
Infra-doses de sucre et carpocapse
Sophie-Joy ONDET (GRAB)
Pulvériser sur le feuillage des pommiers de l'eau à peine sucrée pour perturber le comportement du carpocapse, c'est
original et les résultats sont surprenants. Nous sommes de nombreux expérimentateurs depuis 2012 qui testons cette
méthode dans le projet Usage financé par l’ONEMA, en arboriculture, maraîchage et viticulture. Voici les résultats de
3 années d’essais visant le carpocapse sur pommiers au nord des Bouches-du-Rhône, menés par le GRAB.
Pourquoi des sucres sur les feuilles ?
Ces composés sucrés (glucose, fructose, saccharose et tréhalose) sont des métabolites primaires de la plante jouant un
rôle dans la reconnaissance entre la plante et le phyto-agresseur. L'application de cette faible dose de sucre induit des
changements métaboliques dans les tissus, à la surface des feuilles de plusieurs espèces végétales et agit sur
l'expression de gènes impliqués dans les systèmes de protection contre les stress.
Quelle est cette méthode d’infra-doses de sucres?
Les essais menés en arboriculture dans ce projet ont tous porté sur deux sucres : saccharose ou fructose, à 100ppm soit
1g pour 10 litres. Les pulvérisations sont réalisées avant 10h du matin (vergers situés vers Avignon) afin de respecter
la recommandation d'application avant 9h, heure solaire. La fréquence des traitements avec les sucres est de 20 jours
alors qu'elle atteint les 10 jours avec le virus de la granulose dans la région de nos essais. La première application de
sucre doit débuter à la fin de la floraison, c'est à dire avant la capture des premiers carpocapses. Toutes ces
recommandations d'application, de dose, de fréquence et de démarrage font parti de la méthode.
En situation de forte pression carpocapse, en AB.
Un premier essai en 2012 sur un verger de la variété Reine des Reinettes, sous une forte présence de carpocapse, a
permis de comparer le saccharose 100ppm au virus de la granulose Carpovirusine®2000 et à l'association des deux.
Aucun témoin non traité n'était envisageable sur ce verger de producteur, dans ces conditions d’aussi forte pression
carpocapse.
A la récolte le saccharose a donné des résultats similaires au virus de la granulose sur le pourcentage de dégâts de
carpocapse dans les fruits. Le taux de piqûres reste cependant élevé (25 à 28% de fruits piqués entre les modalités).
40 %
% de fruits piqués à la récolte
30
20
• Sa : Saccharose 100ppm
• SaVdG : Saccharose 100ppm puis Virus de la Granulose
• VdG : Virus de la Granulose
10
0
Sa
SaVdG
VdG
Résultats à la récolte en 2012 sur Reine des Reinette
En situation de faible pression carpocapse, en AB : deux années d’essai sur Gala.
2013 : Comparaison saccharose, fructose et virus de la granulose :
Le saccharose 100ppm et le fructose 100ppm sont comparés au virus de la granulose et en combinaison avec ce
dernier (sucre et VdG appliqués successivement sur les arbres). Pour le virus de la granulose : Evo 2 est appliqué sur
la première génération carpocapse et Carpovirusine 2000 sur la seconde.
A la récolte, le fructose permet de limiter les dégâts de piqûres à 3,5% alors que sous les traitements à base de virus de
la granulose, ont constate 8,8% de piqûres et 15% pour des arbres non traités. Le saccharose ne permet pas ici de
limiter les dégâts de carpocapse.
Le mélange de virus de la granulose avec le fructose n'améliore pas les résultats obtenus avec fructose seul. Par contre
le mélange de saccharose au virus de la granulose, permet d'améliorer les résultats et d'obtenir un taux de piqûres
similaire au mélange fructose et virus (près de 5% de piqûres).
% moyen de piqûres à la récolte 2013
14
12
10
8
6
4
2
0
%
•
•
•
•
•
•
A
A
AB
B
B
B
Fu
FuVdG
SaVdG
VdG
Sa
Fu : Fructose 100ppm
Sa : Saccharose 100ppm
VdG : Virus de la Granulose
FuVdG : Fructose 100ppm et Virus de la G.
SaVdG : Saccharose 100ppm et Virus de la G.
T : Témoin non traité
T
Résultats 2013 sur la variété Gala
Ces meilleurs résultats obtenus avec le fructose comparé au saccharose, sur la variété Gala alors que des essais
antérieurs à ce projet avaient souligné l'intérêt du saccharose sur d’autres variétés, laisse supposer un effet variétal.
2014 : Différents types de fructoses et de saccharose et alternance des sucres
Dans l’hypothèse d’un éventuel effet variétal et dans l’objectif de simplifier la méthode et éviter aux arboriculteurs de
devoir jongler entre le fructose et le saccharose en fonction des variétés qu'ils possèdent, il a été testé sur cette même
parcelle de Gala, l'alternance fructose 100ppm et saccharose 100ppm. Le mélange des deux sucres n'a pas été retenu,
car les mécanismes pourraient être différents et ne pas nécessairement être en synergie ; mais cela reste à vérifier.
De plus pour s’assurer que les résultats obtenus à partir de sucres achetés en laboratoire, soient reproductibles avec des
sucres achetés dans le commerce, nous avons comparé dans cet essai des sucres achetés en laboratoire avec des sucres
achetés dans le commerce.
% moyen de fruits piqué à la récolte
4,00
%
A
AB
3,00
AB
AB
2,00
B
B
1,00
0,00
SaFu
FuC
Fu
SaFuC
VdG
T
• Fu : Fructose 100ppm de laboratoire
• FuC : Fructose 100ppm du commerce
• SaFu : Saccharose 100ppm puis fructose
100ppm, de laboratoire
• SaFuC : Saccharose 100ppm puis fructose
100ppm, du commerce.
• VdG : Virus de la Granulose (Evo2/ G1 ;
Carpovirusine 2000/ G2)
• T : Témoin non traité
Résultats 2014 sur la variété Gala
Dans les conditions de faible pression carpocapse, les sucres ont permis de limiter de façon satisfaisante les piqûres de
carpocapse. Le fructose du commerce donne des résultats légèrement meilleurs que le fructose de laboratoire.
L’alternance tous les 21 jours entre le saccharose et le fructose, achetés en laboratoire permet d’obtenir les meilleurs
résultats.
La poursuite des essais est importante pour clarifier s’il y a bien un effet variétal, pour valider s’il est préférable de
pulvériser certains fructoses ou saccharoses, avant que l’on puisse préconiser la méthode infra-doses de sucre.
Rendez-vous le 1er décembre à côté de Gap pour la Journée Technique interrégionale 2014 dédiée à l'arboriculture
biologique.
Au programme : visite de vergers, interventions et forums de discussions entre les arboriculteurs sur le filet Alt Carpo
(efficacité, coût, installation, usages secondaires...) et les ravageurs émergents (hoplocampe, cécidomyie, anthonome).
Plus d'info prochainement …
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