C.CLIN-Ouest

C.CLIN-Ouest
C.CLIN-Ouest
Basse-Normandie
Centre
Centre de Coordination de la Lutte
contre les Infections Nosocomiales
(Inter région Ouest)
Bretagne
St Pierre et
Pays de la Loire
Miquelon
HYGIENE ET PREVENTION DU RISQUE INFECTIEUX
DANS LES ETABLISSEMENTS D’HEBERGEMENT
POUR PERSONNES AGEES
Coordinateur au Conseil Scientifique : Docteur BERNET
Rédaction : Marie-Alix ERTZSCHEID
Version Janvier 2002 validée par le Conseil Scientifique
____________________________________________________________________________
C.CLIN-Ouest. CHU Pontchaillou.
2, rue Henri Le Guilloux. 35033 RENNES Cedex 9
Tel 02 99 28 43 62.
Fax 02 99 28 43 65
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
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_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
Personnes participant au groupe de travail
Mme Dr. C. AVRIL
Praticien Hospitalier, Centre Hospitalier, CHOLET.
Mme Dr. C. BERNET
Médecin coordinateur, Relais d’Hygiène de Basse-Normandie, CAEN.
M. Dr. B. BRANGER
Médecin coordinateur, C.CLIN Ouest, RENNES.
Mme M. BRISHOUAL
Cadre hygiéniste, Centre Hospitalier, CHATEAUBRIANT.
Mme Dr. CHICHIZOLA
D.D.A.S.S., Ille et Vilaine, RENNES.
Mme B. DELAIRE
Infirmière hygiéniste, Centre Hospitalier, CHOLET.
Mme M.A. ERTZSCHEID
Infirmière hygiéniste, C.CLIN Ouest, RENNES.
Mme C. EUVRARD-TASSET
Cadre hygiéniste, Centre Hospitalier, VIRE.
Mme G. FOUTEL
Cadre Supérieur Infirmier, Centre Hospitalier, JANZE.
Mme F. GALANT
Cadre Infirmier, Centre Hospitalier, SAINT-BRIEUC.
Mme M. GUIMARD
Infirmière D.E., BTP Retraite, BOUGUENAIS.
Mme J. JACQUELINE
D.D.A.S.S., Calvados, CAEN.
M. Dr. P. LOREAU
Médecin Gériatre, BTP Retraite, BOUGUENAIS.
M. Dr. O.MICHEL
Médecin Gériatre, Service de médecine gériatrique, CHU RENNES.
Mme C. MOURENS
Infirmière hygiéniste, Relais Régional d’Hygiène du Centre, TOURS.
Mme Dr. FILIPPI
Médecin Gériatre, Centre Hospitalier, BLOIS.
Mme B. THEVENIN
Infirmière hygiéniste, Centre Hospitalier, SAINT-BRIEUC.
Mme THOMAS
Cadre hygiéniste, Centre Hospitalier, VALOGNES.
_________________________________________________________________ 3___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
Table des matières
SIGLES
6
GLOSSAIRE
7
INTRODUCTION
9
R ECOMMANDATIONS
1. HYGIENE DU PERSONNEL
12
1.1 PRECAUTIONS STANDARD
13
1.2 VESTIAIRES
15
1.3 TENUE DU PERSONNEL
16
1.4 H YGIENE DES MAINS
17
- L AVAGE SIMPLE DES MAINS
17
- TRAITEMENT HYGIENIQUE DES MAINS PAR FRICTIONS
18
- PRINCIPAUX TYPES DE GANTS
19
- PORT DE GANTS PAR TYPE DE SOINS
20
1.5 C ONDUITE A TENIR EN CAS D’AES
2. HYGIENE DES LOCAUX
21
24
2.1 EXEMPLES DE CLASSIFICATION DES LOCAUX PAR ZONE
25
2.2 FREQUENCE DU NETTOYAGE COURANT PAR TYPE DE LOCAL
26
2.3 C HOIX DES MATERIELS D'ENTRETIEN
27
2.4 C HOIX DES PRODUITS D'ENTRETIEN
28
2.5 SECURITE DES PRODUITS D'ENTRETIEN
29
2.6 TECHNIQUES DE NETTOYAGE
30
2.7 C HRONOLOGIE DES ETAPES D'ENTRETIEN
36
2.8 EVALUATION DES PROCEDURES D'ENTRETIEN
37
3. HYGIENE DES SOINS
40
3.1 EQUIPEMENT DES LIEUX DE SOINS
41
3.2 MATERIELS DE SOINS NECESSAIRES
42
3.3 GESTION DES DISPOSITIFS MEDICAUX
43
3.4 H YGIENE ET MEDICAMENTS
44
3.5 H ARMONISATION DE L’UTILISATION DES ANTISEPTIQUES
45
3.6 SOINS D’HYGIENE CORPORELLE ET DE PROPRETE
46
- TOILETTE DE LA PERSONNE AGEE DEPENDANTE
47
- SOINS DES PERSONNES AGEES INCONTINENTES
48
- SOINS DES PIEDS DES PERSONNES AGEES
48
- H YGIENE BUCCO-DENTAIRE DE LA PERSONNE AGEE
49
3.7 VACCINATIONS
50
_________________________________________________4 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
§
3.8 PRATIQUES D’HYGIENE PAR CATEGORIE DE SOINS
51
- SOINS CUTANES
52
- SOINS DIGESTIFS
53
- SOINS RESPIRATOIRES
54
- SOINS URINAIRES
56
- SOINS VASCULAIRES
58
3.9 SITUATION DE L’ISOLEMENT INFECTIEUX EN E.H.P.A.D
60
3.10 EVALUATION DES PROCEDURES DE SOINS.
61
4. HYGIENE DE L’ENVIRONNEMENT
63
4.1 QUALITE DE L’EAU
64
4.2 ALIMENTATION – SERVICE DES REPAS
65
4.3 C IRCUIT DU LINGE
66
4.4 ELIMINATION DES DECHETS
68
4.5 ANIMAUX DE COMPAGNIE
70
4.6 ARCHITECTURE
72
§
5. ORGANISATION DE LA LUTTE CONTRE LES INFECTIONS
73
§
ANNEXE 1 : S TRUCTURES DE REFERENCE PAR REGION
76
§
- R EGION BASSE-NORMANDIE
76
- R EGION BRETAGNE
77
- R EGION CENTRE
78
- R EGION PAYS-DE-LOIRE
79
ANNEXE 2 : EXEMPLES DE FICHES TECHNIQUES
80
- U TILISATION DE L’EAU DE JAVEL
81
- PLAN DE NETTOYAGE
83
- H YGIENE BUCCO-DENTAIRE DE LA PERSONNE AGEE
84
- N ETTOYAGE ET DESINFECTION DES HUMIDIFICATEURS D’OXYGENOTHERAPIE
87
§
ANNEXE 3 : ISOLEMENT SEPTIQUE ET PRECAUTIONS PARTICULIERES
88
§
ANNEXE 4 : EXEMPLES DE SYMBOLES POUR LES RISQUES LIES AUX PRODUITS DE NETTOYAGE
89
§
ANNEXE 5 : EXEMPLES DE PRODUITS AGREES OU HOMOLOGUES CONTACT ALIMENTAIRE
89
§
ANNEXE 6 : TEXTES REGLEMENTAIRES
90
ET ELIMINATION DES DECHETS
- ARRETE DU 7 SEPTEMBRE 1999 ENTREPOSAGE DES DECHETS DE SOINS (DASRI)
90
- ARRETE DU 7 SEPTEMBRE 1999 CONTROLE DES FILIERES D’ELIMINATION
91
§
R EFERENCES REGLEMENTAIRES
93
§
R EFERENCES BIBLIOGRAHIQUES
94
§
R EFERENCES DES NORMES CITEES
95
§
ADRESSES DES SITES UTILES
96
_________________________________________________________________ 5___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
SIGLES
- A.E.S. : Accidents d’Exposition au Sang
- B.M.R. : Bactéries Multi-Résistantes
- C.S.H.P.F. : Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France
- C.T.I.N. : Comité Technique National des Infections Nosocomiales
- D.A.S.R.I. : Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux
- D.M. : Dispositifs Médicaux
- E.H.P.A.D. : Etablissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes
- E.C.B.U. : Examen Cytobactériologique des Urines
- G .E.R.E.S. : Groupe d’Etude sur le Risque d’Exposition des Soignants aux agents infectieux
- R.H.C. : Relais Régional d’Hygiène Hospitalière du Centre
- S.F.H.H. : Société Française d’Hygiène Hospitalière
- S.H.A. : Solutions Hydro-Alcooliques
_________________________________________________6 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
GLOSSAIRE
§
Agrément : approbation, permission émanant d’une autorité.
§
Contamination croisée : transmission de micro-organismes d’un patient à un autre par l’intermédiaire de
matériels, surfaces ou des personnels eux-mêmes (en particulier les mains).
§
Déchets d’Activités de Soins (DAS), (Article R44-1 du Code de la Santé Publique créé par le Décret n°97-1048
du 6 novembre 1997), déchets issus des activités de diagnostic, de suivi et de traitement préventif, curatif ou
palliatif, dans le domaine de la médecine humaine et vétérinaire.
§
Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI), (Article R44-1 du Code de la Santé Publique créé
par le Décret n°97-1048 du 6 novembre 1997), DAS qui contient des micro-organismes viables ou leurs toxines,
dont on sait ou dont on a de bonnes raisons de croire qu’en raison de leur nature, de leur quantité ou de leur
métabolisme, ils causent la maladie chez l’homme ou chez d’autres organismes vivants.
- soit , même en l’absence de risque infectieux, relèvent de l’une des catégories suivantes :
a) matériels et matériaux piquants ou coupants destinés à l’abandon, qu’ils aient été ou non en contact avec
un produit biologique,
b) produit sanguins à usage thérapeutique incomplètement utilisés ou arrivés à péremption,
c) déchets anatomiques humains, correspondant à des fragments humains aisément identifiables.]
§
DASRI Mous : Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux constitué de tout matériau, quel qu’il soit, autre
que perforant.
§
Dépendance : état de la personne qui, nonobstant les soins qu’elle est susceptible de recevoir, a besoin d’être
aidée pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie ou requiert une surveillance régulière.
§
Dispositifs médicaux : selon la Directive 93/42/CEE du Conseil du 14 juin 1993 relative aux dispositifs médicaux,
on entend par dispositifs médicaux « Tout instrument, appareil, équipement, matière ou autre article, utilisé seul ou
en association, y compris le logiciel nécessaire pour le bon fonctionnement de celui-ci, destiné par le fabricant à
être utilisé chez l’homme à des fins :
-
de diagnostic, de prévention, de contrôle, de traitement ou d’atténuation d’une maladie,
-
de diagnostic, de contrôle, de traitement, d’atténuation ou de compensation d’une blessure ou d’un handicap,
-
d’étude ou de remplacement ou modification de l’anatomie ou d’un processus physiologique,
-
de maîtrise de la conception
et dont l’action principale voulue dans ou sur le corps humain n’est pas obtenue par des moyens
pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels
moyens ».On distingue 2 catégories de dispositifs médicaux : les D.M.U. : (dispositifs médicaux à usage unique) et
les D.M.R. (dispositifs médicaux réutilisables).
§
Evaluation : activité formelle et systématique destinée à identifier des dysfonctionnements dans la délivrance des
soins, à concevoir des mesures correctives, et à réaliser un suivi pour vérifier les résultats de ces mesures. Les
champs de l’évaluation sont les suivants :
-
pratiques, qualité des soins,
-
procédures : conformité à un référentiel,
-
technologies médicales : efficacité, innocuité, stratégie…,
-
résultats : indicateurs de santé. Rôle des ajustements sur des indices de gravité.
L’évaluation sert à définir le résultat souhaité à l’aide d’indicateurs, tels que état de santé (décès, séquelles),
satisfaction du malade, accueil, attente.
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C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
§
Fiche de poste : document définissant la liste des tâches effectuées à un poste de travail ainsi que les horaires.
Cette fiche doit être complétée par les modes opératoires nécessaires précisant certaines tâches dans le détail.
§
Homologation : approbation emportant force exécutoire.
§
Hygiène des mains : deux méthodes:
- le lavage des mains : on distingue le lavage simple réalisé avec du savon liquide ordinaire et le lavage
hygiénique (anciennement antiseptique) réalisé avec un savon antiseptique (Bétadine Scrb®, Hibiscrub®, Lever
Line Sensisept®) .
- le traitement hygiénique des mains par frictions en remplacement du lavage simple ou du lavage. Dans la
pratique le terme "désinfection rapide", équivalent, est fréquemment employé. La désinfection s'effectue avec des
solutions hydro-alcooliques (SHA) contenant généralement un alcool, un désinfectant et un émollient.
§
Instructions, modes opératoires, fiches techniques : ces documents décrivent dans le détail la manière à
réaliser les tâches mentionnées dans les procédures, qui conditionnent la qualité et la sécurité, en précisant les
moyens et les ressources à utiliser. Ils sont destinés aux acteurs chargés de la mise en œuvre de ces actions. Les
établissements de santé utilisent plus volontiers le terme de protocoles.
§
Norme : document établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages
communs et répétés, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités et en vue des résultats. Voir
aussi « standards ». Les normes ISO (International Standardisation Organization) sont devenues des référentiels
internationaux en matière de qualité.
§
Procédure : manière spécifique d’accomplir une activité et déterminée par l’utilisateur. Une procédure est souvent
écrite et comporte l’objet et le domaine d’application, ce qui doit être fait, et qui doit le faire… Elle répond aux
questions suivantes : qui fait quoi, où, quand, comment, pourquoi ?, appelée aussi protocole dans le système de
santé.
§
Résidant : personne qui réside en un lieu, terme différent de « résident » qui est le titre donné à certains agents
diplomatiques. Source : Encyclopédie Alpha Hachette.
§
Sacs pour déchets DASRI mous : (Extrait de la Norme AFNOR NFX 30-501. Emballages des déchets d’activités
de soins), les sacs à usage unique en matière plastique ou en papier sont de volume inférieur ou égal à 110 litres.
Ils doivent être de couleur uniformément jaune .
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_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
INTRODUCTION
Le C.CLIN-Ouest a réuni un groupe de travail pluridisciplinaire, composé de médecins, de
cadres et d’infirmières travaillant dans les Etablissement Hébergeant des Personnes Agées
Dépendantes (EHPAD), de médecins et d’infirmières hygiénistes, et de représentants des
Tutelles en relation avec les maisons de retraite. L’objectif est de proposer des
recommandations concernant l’hygiène et la prévention du risque infectieux dans les structures
d’hébergement pour personnes âgées.
Le choix de ce thème est motivé par la problématique suivante :
- la fréquence des infections dans ces structures n’est pas parfaitement connue, mais peut être
élevée ou apparaître sous forme d’épidémies,
- le coût engendré par cette situation tant du point de vue humain que financier peut être
important,
- la situation des bactéries multi-résistantes (BMR) aux antibiotiques représente un problème
préoccupant,
- le risque infectieux nosocomial est parfois méconnu par les professionnels travaillant ou
intervenant dans les structures d’hébergement pour personnes âgées. De ce fait les actions
nécessaires à engager dans ce domaine peuvent se trouver délaissées. La jurisprudence est
pourtant là pour rappeler périodiquement les obligations et responsabilités des professionnels
en ce domaine,
- le statut infectieux de chaque résidant (colonisé ou infecté) est souvent ignoré. De plus, la
gravité de cet état infectieux est liée à l’état de santé et au niveau de dépendance,
- les soins techniques liés aux pathologies rencontrées, souvent associées, se développent,
- les contraintes de financement et d’organisation spécifiques sont dépendantes des textes
réglementaires en vigueur,
- la mise en place de procédures de prévention et de formation doit prendre en compte le statut
composite des personnels (personnel titulaire et professionnels en activité libérale : médecins,
kinésithérapeutes, infirmier(e)s, ergothérapeutes…).
Ce document s’adresse aux responsables et aux équipes soignantes, médicales et
paramédicales des structures d’hébergement pour personnes âgées. Ses auteurs ont souhaité
présenter les recommandations sous une forme la plus opérationnelle possible afin de faciliter
la compréhension du lecteur et la mise en œuvre des précautions d’hygiène dans ces
établissements.
Les recommandations développées pour les soins à risques infectieux (chapitre 3.8)
s’adressent plus particulièrement aux équipes des Etablissements Hébergeant des Personnes
Agées Dépendantes.
Les autres recommandations concernent tous les établissements, notamment les maisons de
retraite à caractère hôtelier, qui ne sont pas amenés à assurer des soins médicaux.
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_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
1. Hygiène du personnel
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C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
1. HYGIÈNE DU PERSONNEL
1.1 Précautions standard
1.2 Vestiaires du personnel
1.3 Tenue du personnel
1.4 Hygiène des mains
1.5 Conduite à tenir en cas d'A.E.S.
_________________________________________________12 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
1.1 P R É C A U T IO N S S T A N D A R D
« Des précautions d’hygiène doivent être appliquées pour tout patient, quel que soit son statut
infectieux, afin d’assurer une protection systématique de tous les patients et des personnels visà-vis des risques infectieux. La maîtrise du risque de transmission d’agents infectieux impose le
respect par le personnel de précautions standard ou générales (…) » [Recommandation 52,
100 recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales, CTIN,
1999].
TYPE DE SOINS
PRECAUTIONS A PRENDRE
- Après le retrait des gants, entre deux patients, entre deux
Lavage
et/ou
désinfection activités. Des fiches techniques doivent décrire la technique
des mains
utilisée dans chaque cas.
- Si risque de contact avec du sang, ou tout autre produit
d’origine humaine, les muqueuses ou la peau lésée du
Port des gants
patient, notamment à l’occasion de soins à risque de piqûre
(hémoculture, pose et dépose de voie veineuse, chambres
implantables,
prélèvements
sanguins…)
lors
de
la
manipulation de tubes et prélèvements biologiques, linge,
Les gants doivent être changés
entre deux patients, deux activités
matériels souillés…
ET
- Lors de tout soin, lorsque les mains du soignant
comportent des lésions.
- Si les soins ou manipulations exposent à un risque de
Port de surblouses, lunettes,
masques
projection ou d’aérosolisation de sang, ou tout autre produit
d’origine
humaine
(aspiration,
endoscopie,
actes
opératoires, autopsie, manipulation de matériel et linge
souillés…).
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C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
TYPE DE SOINS
PRECAUTIONS A PRENDRE
- Matériel piquant/tranchant à usage unique : ne pas
recapuchonner les aiguilles, ne pas les désadapter à la
main,
déposer
immédiatement
après
usage
sans
manipulation ce matériel dans un conteneur adapté, situé
au plus près du soin, et dont le niveau maximal de
Matériel souillé
remplissage est vérifié
- Matériel réutilisable : manipuler avec précaution le
matériel souillé par du sang ou tout autre produit d’origine
humaine.
Vérifier que le matériel a subi un procédé d’entretien
(stérilisation ou désinfection appropriée avant d’être utilisé).
- Nettoyer et désinfecter avec désinfectant approprié les
Surfaces souillées
surfaces souillées par des projections ou aérosolisation de
sang, ou tout autre produit d’origine humaine.
Transport de prélèvements - Les prélèvements biologiques, le linge et instruments
biologiques, de linge,
de souillés par du sang ou tout autre produit d’origine humaine
matériels souillés
Si contact avec du sang ou
liquide biologique *
doivent être transportés dans un emballage étanche, fermé
- Après piqûre, blessure : lavage et antisepsie au niveau de la
plaie. Après projection sur muqueuse (conjonctive) : rinçage
abondant.
Circulaire DGS/DH/DRT/DSS n° 98-228 du 9 avril 1998 relative aux recommandations de mise en œuvre
d’un traitement anti-rétroviral après exposition au risque de transmission du VIH.
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1.2 VE STIAIRES D U PER SO NN EL
Equipement
Vestiaires "hommes" distincts des vestiaires "femmes"
faciles d'entretien, pas de bois, pas de moquettes aux murs, au sol...
Support de sac pour le recueil des tenues sales.
Douche et WC séparés,
équipés, faciles d'entretien.
Equipement des points d'eau pour le lavage simple des mains
identique aux lieux de soins.
Armoires ou casiers en nombre suffisant
1 par personne, fermant à clés, équipés de cintres pour la tenue civile,
de plateaux pour le recueil des tenues propres, des chaussures...
Nettoyage du vestiaire
Nettoyage du vestiaire organisé
une fois par jour pour les sanitaires,
au minimum une fois par semaine et chaque fois que nécessaire.
Nettoyage intérieur des armoires ou des casiers confié à chaque utilisateur.
Décret 92-333 du 31 mars 1992 relatif aux dispositions concernant la sécurité et la santé applicables aux lieux de
travail, que doivent observer les chefs d’établissements utilisateurs, Sous section 2 : installations sanitaires, article R232-2-1, Code du travail, Journal Officiel du 1er avril 1992.
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C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
1.3 T E N U E D U P E R S O N N E L
TENUE STANDARD
Blouse ou tunique à manches courtes, pantalon,
fournis par l'établissement pour toutes les personnes intervenant auprès des résidants,
permanents et temporaires.
Recommandations : 5 tenues minimum par agent.
PROTECTION DE LA TENUE STANDARD
A PPLICATION
DES PRÉCAUTIONS
" STANDARD "
Blouse ou tablier à usage unique ou réutilisables.
Exemples d'indications :
Service des repas, soins de nursing, nettoyage du matériel de soins...
PROTECTION DE LA TENUE CIVILE
POUR LES PROFESSIONNELS EN ACTIVITÉ LIBÉRALE
Lors des soins directs : blouse ou tablier réutilisables ou à usage unique,
strictement réservés à l'usage de l'établissement.
CHANGEMENT DE LA TENUE STANDARD ET DE LA PROTECTION RÉUTILISABLE
Changement quotidien et chaque fois que nécessaire.
Collecte des tenues organisée 2 à 3 fois par semaine avec la blanchisserie.
NETTOYAGE DES TENUES EN BLANCHISSERIE
y compris les tenues des stagiaires, des étudiants.
(dans l'établissement ou par une société prestataire)
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1.4 HYG IÈNE DES M AINS
Préalables
Avant-bras nus, ongles courts et sans vernis, ni faux ongles.
Absence de bijoux : montre, alliance, bagues, bracelets...
LAV AG E SIM P LE DE S M AINS AU SAVO N LIQ UIDE O RDINAIRE
Référence utile
Objectifs Mains, guide technique pour l'hygiène et la protection des mains
ongles, espaces
interdigitaux
Il existe 3 types de lavage des mains :
- lavage simple,
- lavage hygiènique,
- lavage chirurgical.
Seul, le lavage simple des mains est ici
développé.
plis cutanés
Régions riches en
germes
tranchant
OBJECTIF
E lim in er le s squ am e s, le s so u illu re s
cutané es... p ré venir le risque d e
transmission des micro-organismes de la
flore transitoire présents sur les mains
du personnel.
mouillage
savonnage
saisie d'une dose de savon
rinçage
INDICATIONS
!
avant et après les soins.
!
avant et après le port de gants.
!
avant et après la prise de service.
!
après être allé aux toilettes, s'être
séchage avec
des essuiemains à usage
unique
non recontamination
mouché, avant la prise du repas...
Durée totale du lavage simple des mains : 30 secondes.
Image extraite de l’ouvrage :
- BRUN M.F., BUIL G., DUCREUX S., SIMON F., Aides-soignantes, Fiches techniques, Editions Maloine, 2000, page
133.
_________________________________________________________________ 17___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
TRAITEM ENT HYG IÉNIQ UE DES M AINS PAR FRICTIO NS
Utilisation de solutions hydro-alcooliques (SHA)
sous forme liquide ou gel
Références utiles
1. Liste positive des désinfectants, actualisée tous les ans, éditée par la SFHH
2. Objectif Mains, Guide technique pour l'hygiène et la protection des mains.
OBJECTIF
R é d u i r e l e s m ic r o- o r g a ni s m e s d e l a f l o r e
transitoire afin de prévenir leur transmission,
sans tenir compte de la flore résidente, lorsque
les mains non souillées sont contaminées ou
susceptible d'être contaminées.
Paume contre paume
Paume de la main droite sur le
dos de la main gauche et paume
de la main gauche sur le dos de la
main droite
INDICATIONS
!
En alternative au lavage des
m a i n s s im p le d e s m a i n s o u a u
lavage hygiénique
!
En cas d'absence de points d'eau.
!
Lors des soins en série.
!
Entre les étapes dites "septique et
aseptique" d'un soin.
!
A la sortie de la chambre d'un
résidant en isolement infectieux.
Paume contre paume, doigts
entrelacés
Dos des doigts contre la paume
opposée avec les doigts emboîtés
CONTRE-INDICATIONS
!
!
!
Mains souillées.
Mains lésées.
Possibilités de se laver les mains
dans le temps et dans l'espace.
Friction circulaire
du pouce droit
enchassé dans la
paume gauche et
vice versa
Friction en rotation en mouvement
de va-et-vient et les doigts joints
de la main droite dans la paume
gauche et vice versa
Image extraite de l’ouvrage :
- CHAUDIER-DELAGE V., AUROY M., FABRY J., Objectif Mains, Guide technique pour l’hygiène et la protection des
mains, 1998, page 101.
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P RIN CIP AU X TY P ES DE G AN T S
Gants médicaux stériles en latex
!
Caractéristiques : présentation par paire sous double sachet pelable, forme anatomique main
droite+main gauche, manchettes longues et courtes, bords droits, poudrés, aspect laiteux.
Indication de coût : 0,23 €.
Avantages : résistance et solidité, indice de porosité satisfaisant, ajustement à la forme des
mains, permet l'exécution de gestes précis.
Limites d'utilisation : possibilité de réactions allergiques à type d'eczéma, d'allergies
respiratoires et générales, indications limitées aux gestes aseptiques tels que la réfection des
pansements.
!
!
Gants de soins non stériles en latex
!
Caractéristiques : conditionnés en boîte distributrice, gants ambidextres à usage unique, non
!
Avantages : résistance et solidité, ajustement à la forme des mains, permet l'exécution de
!
Limites d'utilisation : possibilité de réactions allergiques à type d'eczéma, d'allergies
poudrés, manches courtes, bords droits, aspect laiteux. Indication de coût : 0,06 €.
gestes précis.
respiratoires et générales, nécessité d'indications strictes.
Gants de protection non stériles en vinyle
!
!
!
Caractéristiques : conditionnés en boîte distributrice, gants ambidextres à usage unique,
poudrés, manchettes courtes, lâches, bords ourlés, aspect transparent. Indication de coût :
0 ,06 €..
Avantages : pas de réactions allergiques retardées à type d'eczema, pas de protéines
allergisantes.
Limites d'utilisation : possibilité d'allergies à la poudre (amidon de maïs), plus rraement aux
plastifiants. Risque de rupture (plus fragile et moins résistant que le latex), porosité en cas de
port prolongé, n'épouse pas la forme des mains, manchettes courtes et baillantes, pas de
demi-taille.
Gants de protection non stériles en polyéthylène
!
!
!
C aractéristiques : présentés individuellement, plaqué sur une feuille papier, taille unique,
gants ambidextres à usage unique, bords soudés, aspect transparent. Indication de coût :
0,03 €.
Avantages : réservés aux gestes brefs, par exemple : change de protection, ôter un bassin.
Limites d'utilisation : risque de rupture (le plus fragile de tous les gants), ne conviennent pas
pour les gestes longs, pas d'ajustement possible sur les mains.
Gants de nettoyage
!
!
!
Caractéristiques : distribués par paire, réutilisables ou à usage unique, avec ou sans
revêtement intérieur, coloris variables, manchettes longues. Indication de coût des gants
réutilisables de 0,23 € (sans coton) à 0,91€ (avec coton).
Avantages : résistance aux produits chimiques, solidité, souplesse, protection des avantbras, gants nominatifs.
Limites d'utilisation : transpiration et macération selon les modèles et la durée d'utilisation,
irritation voire allergie aux composants latex. Pour les gants réutilisables : contraintes
d'entretien (rinçage, séchage sur l'envers, lieu de stockage), problème d'hygiène si non
individualisés (inscrire les initiales sur le revers de la manchette).
Références utiles : voir Normes citées p.93
_________________________________________________________________ 19___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
P O R T D E G AN T S P AR T Y P E D E S O IN S
Exem ples :
Pose de sonde urinaire,
!
Pansem ents de plaies en cas de contact direct avec la
!
plaie propre...
G an ts m éd icau x stériles
à usag e u niqu e
A P P L IC ATIO N D E S P R É C AU T IO N S " S TAN D AR D "
Exem ples :
Prélèvem ents sanguins,
!
Aspirations endotrachéales,
!
M anipulations de sang et de liquides sanglants,
!
Soins du résidant à risque infectieux,
!
Peau lésée du soignant,
!
Contact avec les m uqueuses,
!
Toilette génito-anale, souillures fécales,
!
Pose de suppositoire,
!
Pose d'ovule gynécologique...
!
G an ts d e so in s no n stériles
à usag e u niqu e
- en v in yl, à p rivilég ier
- en latex en l'absen ce de prob lèm e
allergiqu e ,
- ou en p o lyu réth ane.
R e tra it d e s g a n ts à u s a g e u n iq u e
(stériles o u n on stériles)
- U N E
AT T E N T IO N !
D E
G AN T S P O U R U N S O IN P O U R U N R É S ID A N T
- Je te r le s g an ts a p rès ch aq u e so in
- C h a n g er d e g an ts en tre ch aq u e rés id an t
- S e laver les m ains avant et après le port de gants
P AIR E
G an ts d e m én age no m in atifs
o u à u sag e u n iq ue
E ntretien d es lo caux
Lavage des gants après utilisation au savon liquide ordinaire,
Suspendre pour séchage à l'envers après chaque utilisation.
Lavage intérieur une fois par sem aine.
Eviter autant que possible lesgants à usage unique en vinyl.
AU T R E S P R O T E C T IO N S
M a s q u e s e t/o u lu n e tte s d e p ro te c tio n en cas de risques de projection
de produits corrosifs et de liquides biologiques.
Image extraite de l’ouvrage : BRUN M.F., BUIL G., DUCREUX S., SIMON F., Aides-soignantes, Fiches techniques,
Editions Maloine, 2000, page 129.
_________________________________________________20 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
1.5 CONDUITE À TENIR EN CAS
D'ACCIDENT D'EXPO SITIO N AU SANG
(A.E.S.)
Se référer au protocole de l'établissement- affichage obligatoire-
Nettoyer la plaie immédiatement : eau + savon liquide ordinaire.
Appliquer un antiseptique
Temps de contact : 5 minutes
Dakin stabilisé
Préférer les kits prêts à l'emploi
ou, à défaut
solution de PVPI (Bétadine dermique R ), alcool à 70°, chlorhexidine alcoolique.
Selon le protocole de l'établissement :
- avertir le responsable des soins.
- contacter le médecin référent de l'hôpital le plus proche de l'établissement.
- prévenir le médecin du travail.
Faire une déclaration d'accident dans les 48 heures,
24 heures pour les établissements privés,
auprès du service du personnel de l'établissement.
Circulaire DGS/DH n°98/249 du 20 avril 1998 relative à la prévention de la transmission d’agents infectieux véhiculés
par le sang ou les liquides biologiques lors des soins dans les établissements de santé.
Circulaire DGS/DH n°99/680 du 8 décembre 1999 relative aux recommandations à mettre en œuvre devant un risque
de transmission du VHB et du VHC par le sang et les liquides biologiques.
_________________________________________________________________ 21___________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
2. HYGIÈNE DES LOCAUX
_________________________________________________________________ 23___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
2. HYGIÈNE DES LOCAUX
2.1 Classification des locaux par zone
2.2 Fréquence du nettoyage par local
2.3 C hoix de s m atériels d'entre tie n
2.4 Choix de s produits d'entretien
2.5 S éc urité d es pro d u its d 'entretie n
2.6 Techniques d'e ntretien
2.7 C h ro n o lo g ie d es é ta pe s d 'e ntretien
2.8 EVALUATION DES PROCÉDURES
_________________________________________________24 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
2.1 EXEM PLE DE CLASSIFICATION
DES LOCAUX PAR ZONE
Références utiles
1. Guide du Bio nettoyage, Commission Centrale des Marchés, Paris, 1994 : 81 p.
2. Entretien des locaux dans les établissements de soins, C.CCLIN Sud Ouest, octobre 1998 : 29 p.
Risque infectieux
faible
Risque infectieux
modéré
Risque infectieux
élevé
Zone 1
Zone 2
Zone 3
!
!
!
!
Chambre du résidant sans soins*,
Entrée, hall d'accueil, couloirs,
Ascenseurs**, cage d'escalier,
Locaux administratifs : bureaux, salles de
réunion...
!
!
!
!
!
!
Chambre du résidant avec soins,
Salles de rééducation,
Salles d'activités : ergothérapie,
animations,
Salles à manger, de séjour, de détente,
Blanchisserie
Locaux d'utilité sale : déchets, linge sale
Locaux d'utilité propre : lingerie, stockage
des matériels,
"Mains courantes" des couloirs,
Pharmacie,
Couloirs des zones de logement...
!
!
!
!
Chambre du résidant à risque infectieux
Salles de soins
Salle de bains, WC
Cuisine***...
!
!
!
!
* Résidant sans soins : personne qui ne nécessite pas de soins et qui maîtrise son hygiène
corporelle.
** Ascenseurs : principe des circuits à respecter : "isoler le sale, protèger le propre".
***Cuisine : voir document C.CLIN Ouest, "Hygiène de la restauration", 2001.
_________________________________________________________________ 25___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
2.2 FR É Q U E N C E D U N E TTO Y A G E C O U R A N T
P A R TY P E D E LO C A L -S O L E T S U R FA C E S La planification du nettoyage est organisée pour l’ensemble des locaux de l’établissement, voir
exemple en annexe : 2.2.
Zone 1
LOCAL
FREQUENCE
Chambre du résidant sans soins
Locaux administratifs
A la demande et au minimum une fois
Bureaux
par semaine.
Salle de réunion
Zone 2
LOCAL
FREQUENCE
Chambre du résidant avec soins
A la demande et au minimum une fois
par jour, et plus si besoin.
PIECES DE VIE COLLECTIVE
Salle de TV
Salle de détente
Tous les jours.
Salles de rééducation
Salles d’activités : ergothérapie, animations
Tous les jours d’utilisation.
RESTAURATION
Salle à manger
Après chaque repas.
Offices relais
ANNEXES HOTELLERIE
Local linge sale
Tous les jours d’utilisation.
Local poubelles
Local linge propre
Local de stockage des matériels propres
Une fois par semaine.
LOCAL PHARMACIE
Zone 3
LOCAL
Chambre du résidant à risque infectieux
FREQUENCE
A la demande et au minimum une fois
par jour, et plus en cas de besoin.
Salle de soins
Tous les jours.
SALLES DE BAINS, WC
Au minimum une fois par jour.
_________________________________________________26 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
2.3 C H O IX D ES M AT ÉR IEL S D 'EN T R E TIE N
Service des achats, en partenariat avec les utilisateurs
(commission d'utilisateurs, référents...)
Equipem ent
Nettoyage au quotidien : chariot d'entretien (facile d'entretien, maniable, volume adapté à l'activité
et au lieu de stockage).
Entretien des sols : aspirateurs, autolaveuse, monobrosse.
M atériels
Chariot d'entretien : balai de lavage trapèze, raclette, pelle, support à sac poubelle, pulvérisateurs
pour produits non prêts à l'emploi, seaux de lavage des sols, seaux de lavage des surfaces, bacs
de stockage des produits et des consommables.
A supprimer : balais et balayettes en fibres naturelles et manche en bois.
Entretien des sols : filtres et sacs pour aspirateurs, brosses et disques pour monobrosse adaptés
à la nature des sols.
Consom m ables
C hariot d 'e ntretie n : lavettes à usage unique ou réutilisables, lavables en blanchisserie, au
minimum 1 à 2 par local.
A supprimer : éponges, serpillères.
A éviter : grattoirs, tampons abrasifs.
E ntretien des sols : gazes de balayage à usage unique ou réutilisables et bandeaux à usage
unique ou réutilisables de lavage des sols , lavables en blanchisserie : au minimum 1 par local ou
plus en fonction de l'état de propreté et de la superficie du sol.
M ATÉ RIE L AD AP TÉ E T FO N CTIO N NE L
_________________________________________________________________ 27___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
2 .4 C H O IX D E S P R O D U IT S D 'E N T R E T IE N
S e rvic e d e s a c h a ts , en p a rte n a riat av e c le s u tilisa teu rs e t le m é d e c in d u trav a il
(comm ission d'utilisateurs, référents...)
R éfé re n ce s u tile s
1. Liste positive des désinfectants, actualisée tous les ans, éditée par la S FHH ,
2. G uide du bionettoyage, ...
O b je c tif
: p r o p re té v is u e lle p o u r le s p r o d u its d é te rg e n ts , p ro p r e té m ic ro b io lo g iq u e p o u r le s p ro d u its d é te rg e n t-
désinfectants et désinfectants.
Q u a lité s
: p r o d u it a d a p t é à la n a tu r e d e s s u r fa c e s à tr a ite r e t à la s é c u rité d u p e r s o n n e l, a v e c u n b o n p o u v o ir
n e tto y a n t, ré p o n d a n t a u x n o rm e s e x ig é e s p o u r le s p ro d u its d é te rg e n t-d é s in fe c ta n ts e t d é s in fe c ta n ts (b a c té ric id e ,
fongicide, virucide). C f. liste positive des désinfectants.
P ré se n ta tio n
: V olum e adapté au stockage, à la m anutention, aux m odes d'utilis ation : m ode d'em ploi lisible,
m onodose, flacon m uni de bouchon doseur, pom pe distributrice, spray ...
C ritè re s d e c h o ix
: d ilutio n fac ile , od e ur d isc rè te, a b s e n c e d e tra c e s s u r les s urfa c e s a p rè s o u s a n s rinç a ge ,
Zone 3
D étergen t
p o ur so ls et surfaces
Zone 2
Zone 1
surfaces propres après utilisation.
D étergen ts p ou r so ls et surfaces.
D étergen ts-d ésin fectan ts p o u r
so ls et su rfaces
D étergen ts p ou r les san itaires
D ésinfectan ts po u r les surfaces
h o rs so ls
D étergen ts-d ésin fectan ts p o u r
to u tes les su rfaces.
A u tre s p ro d u its
- E au de Javel (voir fiche en annexe 2.1 p.79),
- P our d'autres surfaces : détartrant pour W C , désodorisants, dépoussiérants, lustrants pour le m ob ilier, produits v itres .
- P our les sols : décapants, bouches pores, produits de protection et d'entretien de m étallisation.
P R O D U ITS C O N FO R M E S E T A D A P TÉ S
_________________________________________________28 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
2.5 S É C U R IT É
D E S P R O D U IT S D 'E N T R E T IE N
Produits :
!
Certains produits utilisés dans les préparations pour le nettoyage ou la désinfection sont irritants, ou
corrosifs, ou inflammables, ou toxiques.
!
A l’état liquide, ces produits agissent directement sur la peau en provoquant une irritation ou une
brûlure.
!
A l’état de vapeurs, d’aérosols, ces substances peuvent pénétrer dans les voies respiratoires
jusqu’aux poumons et ensuite dans la voie sanguine.
!
Certains produits basiques sont corrosifs en cas de projections dans les yeux, d’autant plus que l’eau
est chaude.
!
Produits pouvant provoquer des réactions indésirables :
-
Nettoyant pour sols,
exemples : ammonium quaternaires, tensioactifs anioniques et non ioniques, glyoxal, hypochlorite
de sodium... : irritant ou corrosif pour la peau " port de gants de ménage.
esthers de glycol, isopropanol, tensioactifs anioniques et non ioniques : irritants ou volatils si
pulvérisés " port de gants de ménage + technique appropriée.
-
Nettoyant pour vitres,
exemples : aérosols d’esthers de glycol, d’isopropanol, de tensioactifs, d’ammoniaque) " aérer la
pièce pendant le nettoyage des vitres.
-
Nettoyant pour éviers, douches, lavabos,
exemples : carbonate de calcium, ou alcool gras ethoxylé, ou savon très alcalin) : irritant pour les
yeux et la peau " port de gants de ménage.
-
Détartrant sanitaire
exemples : acide phosphorique, ou acide chlorhydrique, ou acide acétique, ou acide sulfamique :
irritant pour la peau et les yeux " port de gants de ménage + lunettes de protection.
-
Ne jamais mélanger les produits entre eux [exemple : un acide avec l’hypochlorite (eau de
javel) entraîne un dégagement de chlore (vapeurs très irritantes)].
Par rapport aux produits :
!
Connaître les symboles de risques : Cf. fiche annexe 4 p. 87.
!
Fermer la porte de la réserve à clef (ingestions accidentelles, tentatives de suicides).
!
Ne jamais transvaser dans des flacons alimentaires.
!
Respect des dilutions et des températures, absence de mélange de produits, respect des
temps de contact.
Recommandations :
Faire attention au sol mouillé et câbles pour la prévention des chutes du personnel.
-
Délimiter la zone à nettoyer.
-
Organiser le travail en fonction de l’activité de la zone à traiter.
-
Eviter les fils trop longs qui traînent et gênent le passage.
_________________________________________________________________ 29___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
2.6 T E C H N IQ U E S D E N E T T O Y A G E
Principes : du plus propre vers le plus sale, du haut vers le bas.
Mobiliers,
Surfaces hors sols
Sanitaires,
Lavabo, douche, baignoire,
WC.
Sols
Dépoussiérage
Selon les fréquences définies pour le
nettoyage indiquées en 2.2
Zone 1 : Produits lustrants,
dépoussiérants, détergents.
Zone 2 et 3 : produits détergentdésinfectants.
Supports : lavettes à usage unique ou
réutilisables.
Nettoyage
puis désinfection par
essuyage hum ide ou par
spray
Nettoyage avec détergent.
Rinçage.
Application d'une solution détergentedésinfectante.
Détartrage des W C minimum 1 fois par
semaine.
Supports : lavettes à usage unqiue ou
réutilisables.
Balayage hum ide ou
nettoyage par aspiration
Balai trapèze.
Gaze à usage unique ou réutilisable par
local.
Déplacement des objets au fur et à
mesure de la progression dans le local en
pratiquant des"mouvements en lacets" ( ou
en godillant).
Gaze ôtée au seuil du local.
Aspirateur muni de filtre à la sortie, de
préférence absolu.
Lavage m anuel
ou m écanisé
Lavage toujours précédé du balayage
Méthode identique au balayage
Balai réservoir ou lavage à plat
Principe : "minimum 1 bandeau de lavage
par local".
Autolaveuse
Traitem ent spécifique
des sols
Monobrosse et disque ou brosse
correspondant au matériau : carrelage,
vinyl, résine, métallisation.
Produit de métallisation et produit spray
(entretien).
Balayage à sec interdit : arrêté du 26 juin 1974 réglementation des conditions d’hygiène relative à la
préparation, la conservation, la distribution et la vente des plats cuisinés à l’avance, Ministère de
l’agriculture, J.O. du 16 juillet 1974, 7397-7399.
_________________________________________________30 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
2.6.1 Les techniques de nettoyage des surfaces et des sols
Référence utile : C.CLIN Sud-Ouest, Entretien des locaux des établissements de soins, Octobre 1998 :
29 p.
Le nettoyage est une opération d’entretien et de maintenance des locaux dont l’objectif principal est
d’assurer un aspect agréable (notion de confort) et un niveau de propreté (notion d’hygiène et de
prévention du risque infectieux). Le risque de transmission croisée peut être lié aux micro-organismes
présents sur les matériels et les équipements : barrières, télécommande de lit à hauteur variable, plan de
travail…
La propreté des locaux intervient directement dans la qualité de l’accueil et participe à la sécurité du
résidant .
Le premier regard porté par le résidant ou par le visiteur, le renseigne immédiatement sur la tenue d’un
lieu d'hébergement et peut lui laisser pressentir le niveau de la qualité des prestations et des soins de
l’unité de soins et de l’établissement.
Les techniques de dépoussiérage sont destinées à éliminer d'une surface les salissures non adhérentes
en évitant de les remettre en suspension dans l'air. Trois techniques sont utilisées : l’essuyage humide des
surfaces, le balayage humide et le nettoyage par aspiration.
Pour le nettoyage des surfaces, la technique consiste à essuyer en un seul passage toutes les surfaces à
nettoyer, imprégnée d’une solution détergente (zone 1) ou détergente-désinfectante (zones 2 et 3).
« Quelle que soit la couleur de la lavette le principe d’utilisation reste le même : du plus propre vers le plus
sale, du haut vers le bas »
L’utilisation d’une solution de produit détergent désinfectant permet une désinfection de contact, un gain
de temps et une simplification du travail. Ces produits se caractérisent généralement par un bon pouvoir
désinfectant et une détergence moindre.
Le port de gant est indispensable pour la protection du personnel afin de limiter les risques liés au contact
des produits, des micro-organismes, du sang et des liquides biologiques.
Le bionettoyage est défini comme un procédé destiné à réduire la contamination biologique des surfaces.
Il est obtenu par la combinaison du nettoyage, l’évacuation des salissures et des produits utilisés, puis de
l’application d’un désinfectant.
A. NETTOYAGE DES SURFACES ET DU MOBILER
Matériel
!
Lavette à usage unique ou réutilisable.
!
Pulvérisateur ou seau contenant la solution détergente / désinfectante propre, préparée
quotidiennement.
Méthode
!
Essuyer d’un seul passage avec la lavette humidifiée (pulvérisateur ou seau), laisser sécher .
!
Changer de face de la lavette à chaque surface.
!
En cas de tache incrustée : vaporiser la tache incrustée pour la réhydrater puis procéder à un
essuyage humide.
_________________________________________________________________ 31___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
!
Le nettoyage au quotidien concerne aussi tous les surfaces d'objets tels que : poignées de porte,
télécommandes, combiné téléphonique…
Entretien du matériel
!
Les lavettes à usage unique seront éliminées dans les déchets ménagers, en déchets infectieux
en cas d’isolement septique.
!
Les lavettes réutilisables seront envoyées en blanchisserie, et en cas d’isolement septique,
suivent la filière du linge infecté.
!
Les pulvérisateurs sont vidés et rincés sous l’eau courante, égouttés.
B. NETTOYAGE DE LA SALLE DE BAIN
La salle de bain est un lieu favorable à la prolifération microbienne de ce fait tous les accessoires, sans
exception, sont traités quotidiennement.
Le déplacement des objets est effectué au cours du nettoyage des surfaces.
Le nettoyage de l’espace douche consiste à respecter un ordre logique dans le déroulement des
opérations : commencer par les accessoires les moins contaminés vers les plus sales.
Pendant le nettoyage, le bon état du matériel et sa conformité avec les règles de sécurité sont vérifiés.
Les WC représentent la zone la plus contaminée de la chambre. Ils sont nettoyés en dernier. Après
brossage de la cuvette, la balayette des WC est rincée sous la chasse d’eau, puis est remise dans son
support. Pour des raisons de sécurité et d'hygiène pour les résidants, le support ne contient aucun produit
(détergent, désinfectant...).
C. NETTOYAGE DES SOLS
➢➢➢ BALAYAGE HUMIDE
L’objectif du balayage humide est d’éliminer jusqu’à 90% des poussières en limitant leur mise en
suspension dans l’atmosphère.
Le balayage humide est une opération de récupération des salissures non adhérentes sur les sols secs et
lisses.
Matériel
!
Technique
Gazes à usage unique pré-imprégnées ou gazes réutilisables sèches.
Balai trapèze.
Positionner et fixer la gaze uniquement par les deux orifices sur la semelle du
balai.
!
Humidifier la surface de la gaze avec le pulvérisateur, en cas de gaze sèche,.
!
Refermer le sachet en cas de gazes pré-imprégnées pour éviter qu’elles ne
sèchent.
!
Le balayage humide s’effectue en partant du point le plus éloigné de la pièce en
longeant le mur et en revenant vers le centre tout en déplaçant le mobilier,
accompagné par un mouvement en lacet.
!
Une gaze ou plus si besoin par chambre.
!
Recommandations :
-
Ne jamais soulever la semelle du balai, la gaze doit être en permanence en
contact avec le sol.
-
Au seuil de la pièce et non dans le couloir : dégager la gaze, la replier,
recueillir les salissures à l’aide de la gaze et d’une pelle.
_________________________________________________32 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
!
Entretien
du matériel
Les gazes à usage unique seront éliminées dans les déchets ménagers en
dehors de l'isolement septique.
!
!
Les gazes réutilisables seront envoyées en blanchisserie.
Les pulvérisateurs seront vidés tous les jours, rincés sous l’eau courante,
égouttés.
Remarques
!
Le balai doit être nettoyé après chaque utilisation.
!
Privilégier les gazes à usage unique pré-imprégnées.
!
En présence de divers débris, on peut utiliser la raclette...
➢➢➢ DEPOUSSIERAGE PAR ASPIRATION
Cette méthode est préconisée lorsque
le balayage humide est impossible (sols textiles, derrière les
radiateurs, escaliers ).
L’aspirateur muni de filtre absolu est à privilégier.
Matériel
-
Aspirateur à filtre absolu pour les zones 2 et 3.
!
Commencer par l’entrée de la pièce et procéder par bandes qui se
Technique
chevauchent.
!
Recommandations : vérifier l’état du sac à poussières avant de commencer
l’opération : celui-ci ne doit pas être plein car on peut créer des surpressions et
détériorer le filtre absolu.
Entretien
!
Changer le sac à poussières si besoin.
!
Nettoyer la carrosserie de l’aspirateur, le fil électrique, les différentes pièces
du matériel
ayant été utilisées et en cas de filtre absolu, le changer périodiquement selon
les recommandations du fabricant, en notant les dates.
➢➢➢ LAVAGE DES SOLS
Le lavage du sol complète le balayage humide. (Le lavage des sols doit toujours être précédé d'un
balayage humide). Cette technique associe les actions chimiques et mécaniques pour éliminer les
salissures adhérentes sur les sols afin d’obtenir une propreté visuelle et une propreté microbiologique.
Deux techniques de lavage sont utilisées: le lavage manuel et le lavage mécanisé uniquement dans
certaines zones et hors de la présence du résidant.
-
La technique de lavage est identique à celle utilisée pour le balayage humide.
-
Le matériel adapté a pour but de faciliter le travail du soignant.
-
La salle de bain est nettoyée en dernier.
-
L’utilisation d’une frange par chambre vise à limiter le risque de transmission des germes d’une
chambre à l’autre.
_________________________________________________________________ 33___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
☛ LAVAGE MANUEL DES SOLS
1.Système de lavage à plat : balai trapèze ou balai réservoir
Principe : l’utilisation au minimum d’une frange ou d’un bandeau par local vise à
limiter le risque de transmission des germes d’un local à l’autre.
Technique : procéder comme pour le balayage humide.
➨ Balai trapèze
Le système du lavage à plat avec un balai trapèze permet :
- le dépoussiérage des surfaces verticales et des sols,
- le lavage des surfaces verticales et des sols,
- la récupération des souillures et des produits.
!
!
!
!
Franges ou bandeau coton ou polyester.
Balai avec support articulé.
Produit détergent ou détergent-désinfectant.
Chariot 2 seaux de couleurs différentes avec presse ou grille
d'égouttage : 1 seau de trempage des franges, 1 seau pour le recueil
des franges sales.
Entretien du matériel : (après chaque utilisation)
!
!
Envoyer les franges en blanchisserie.
Nettoyage – désinfection du balai et du chariot de lavage
Remarques :
!
!
!
Solutions de lavage toujours propres.
Méthode ergonomique, bonne maniabilité.
Temps de séchage réduit.
➨ Balai réservoir / technique du flaconnage
Le balai est composé d’une semelle articulée sur le manche.
Un réservoir, amovible ou non, contient la solution nettoyante.
Une frange coton ou polyester coton se fixe sur la semelle.
On actionne l’humidification de la frange à l’aide d’un bouton situé sur le manche.
Remarques :
!
!
Il n’y a plus de seau à vider régulièrement.
Matériel adapté pour les petites surfaces et peu souillées.
Quel que soit le type de réservoir : toujours le vider, le rincer, le sécher par égouttage
dès la fin de son utilisation, pour éviter une contamination du réservoir par des germes
aimant le milieu humide (ex : Pseudomonas aeruginosa ou "pyocyanique").
_________________________________________________34 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
2. Système des 2 seaux et balai Faubert
Cette technique est à abandonner (elle ne peut être appliquée que dans les zones à faibles risques).
☛LAVAGE MECANISE DES SOLS - AUTOLAVEUSE
Matériel
-
Autolaveuse qui combine l’action mécanique de la monobrosse et l’aspiration des
eaux sales en continu.
-
Disques verts et bleus ou système de brosses rotatives.
-
Fonctionne à l’électricité ou sur batteries.
Entretien du matériel
!
Nettoyer la carrosserie de la machine, les différentes pièces ayant été utilisées, le
suceur, la raclette.
!
Laver les disques en blanchisserie.
!
Vider le bac de récupération de l’eau sale.
!
Brancher la batterie.
Remarques
!
Permet de travailler sur de grandes surfaces dégagées.
!
En lavage / aspiration, le séchage du sol est immédiat.
!
Méthode lourde en temps et en personnel.
_________________________________________________________________ 35___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
2.7
C H R O N O L O G IE D E S É T A P E S D 'E N T R E T IE N
R evêtir la tenue standard et propre de la structure, plus le tablier de protection et les gants de m énage nom inatifs
O rganiser le nettoyage autant que possible, en com m ençant par les cham bres à faible risque infectieux pour term iner
par les cham bres des résidants à risque infectieux.
P ré p a ra tio n d u c h a rio t d 'e n tre tie n
P réparer les dilutions de produit de lavage et de désinfection des m ob iliers
et du produit de lavage pour les sols,
P révoir en nom bre suffisant : lavettes (en m oyenne 1 à 2 par local), sacs poubelles,
gazes à balayage hum ide (m aintenues dans leur conditionnem ent d'origine, si à usage unique),
bandeaux de lavage des sols (au m inim um 1 par local).
P ré p a ra tio n a u n iv e a u d u lo c a l
P ratiquer un lavage sim ple des m ains,
R anger le m obilier, les m atériels ou les effets personnels du résidant,
A érer si possible,
M ettre les gants,
F erm er et rem placer les sacs poubelles.
N e tto y a g e d e s s u rfa c e s h o rs s o ls , m o b ilie rs
P rin cipes : d u plu s p ro p re vers le p lu s sale, d u h au t vers le bas
A ppliquer la m éthode de dépoussièrage hum ide, m ob iliers, plans de trav ail...
selon l'organisation du plan de nettoyage de chaque local,
U tiliser une lavette im bibée d'une solution de détergent-désinfectant ou détergent.
N e tto y a g e d e s s a n ita ire s d e to u te s le s z o n e s
C om m encer par le nettoyage du lavabo : nettoyer avec un détergent, rincer, appliquer la solution de détergentdésinfectant,
N ettoyer l'espace douche et/ou la baignoire : m éthode identique au lavabo,
T erm iner par le nettoyage des W C ,m éthode identique au lavabo.
U tiliser un produit détartrant au m inim um 1 fois par sem aine, et selon le ty pe d'eau calcaire ou non.
N e pas utilis er le détergent ou le détergent-désinfectant le jour de détratrage (pas de m élange de produits entre eux)
N e tto y a g e d e s s o ls
P rocéder au balayage hum ide avant le lavage du sol :
- gaze hum ide pré-im prégnée de préférence à usage unique pour le balayage
- bandeaux pour le lavage des sols avec un produit détergent, de m anière générale pour les zones 1 et 2,
- avec un produit détergent-désinfectant pour la zone 3.
P a s s a g e d 'u n e c h a m b re à l'a u tre
C hanger de lavette entre chaque cham bre.
U tiliser une solution de lavage restant propre.
S e laver les gants si nécessaire en cas de gants souillés.
N e tto y a g e s y s té m a tiq u e d u c h a rio t d 'e n tre tie n e t d e s e s a c c e s s o ire s
N ettoyer les gants et pratiquer un lavage sim ple des m ains,
R em placer le m atériel m anquant ou défectueux,
S tocker le chariot dans un local propre, à l'abri de la poussière.
_________________________________________________36 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
2.8 EVALUATIO N DES PR O CÉDURES
D 'E N TR ET IE N
A u d it d e s o rg a n is a tio n s
!
!
!
!
Projet d'équipements.
Gestion des stocks de l'établissement et des lieux de travail : tableaux de bord.
Formation du personnel :
- nombre de personnels formés, dates des formations, durée de formation,
contenu,
- formation des nouveaux personnels, du personnel de remplacement.
Enquête de satisfaction des résidants et de leurs familles.
A u d it d e s re s s ou rc e s
!
!
!
!
Responsable des achats, commission d'utilisateurs ou référents.
Procédures de remplacement des matériels défectueux.
Evaluation des matériels et des consommables.
Echéancier recommandé : une fois par an
A u d it d e s p ra tiq u e s
!
!
!
!
!
!
!
!
!
Responsable de l'organisation et du suivi du nettoyage des locaux.
Procotoles de nettoyage, fiches techniques des produits et des matériels.
Planification de l'entretien des locaux
Fiche de poste et descriptif de tâches du personnel désigné.
Utilisation conforme des produits (dilution, produits adpatés):
- observations, suivi des consommations.
Tenue du personnel adaptée :
- observations, dotation linge par personne, retour de blanchisserie.
Traçabilité des actions entreprises :
- planification, autocontrôle, check-list, observations.
Contrôle visuel de la propreté des locaux.
Vérification de l'état des locaux, lieux de soins, locaux de salubrité, de stockage...:
- revêtements, mobiliers, équipements...
P LA N D 'A C TIO N S D E S M E S U R ES C O R R E C T IV E S
_________________________________________________________________ 37___________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
3. Hygiène des soins
_________________________________________________________________ 39___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
3. HYGIÈNE DES SOINS
3.1 Equipem ent des lieux de soins
3.2 M atériels de soins nécessaires
3.3 G estion des dispositifs m édicaux
3.4 H yg iè n e et m éd ic am e n ts
3.5 H arm onisation de l'utilisation des antiseptiques
3.6 S o in s d 'h yg iè n e c o rp o re lle et d e p rop re té
3.7 Vaccinations
3.8 P ratiques d'hygiène par catégorie de soins
3.9 Isolem ent infectieux en EHP AD
3.10 E VALUATIO N DES PRO CÉDURES DE SO INS
_________________________________________________40 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
3.1 EQ U IP EM E NT DE S L IE UX D E S O IN S
Salles de soins et lieux où se pratique un soin
Points d'eau équipés pour le lavage des mains
Robinetterie manuelle ou automatique
Distributeur fixe équipé d'essuie-mains
Distributeur fixe à commande manuelle ou automatique équipé de savon liquide
Poubelle sans couvercle de préférence
Réalisation des soins dans les chambres :
savon liquide, SHA, essuie-mains à usage unique sur le chariot.
Plans de travail de la salle de soins, faciles d'entretien
Inox, résine de préférence, supports mélaminés, lisses et sans angles.
Remplacer tous les supports détériorés ou en bois.
Zones de rangement adaptées aux types de matériel et de produits, faciles d'entretien
Tiroirs amovibles, boîtes en matière plastique
Armoires fermant à clés
Faciliter la réalisation du lavage de mains
et éviter le rangement des DM, matériels et produits dans des milieux humides :
Dégager les points d'eau de tout espace de rangement,
tels que les placards au-dessus des points d'eau, le rangement sous les éviers...
Remplacer tous les supports détériorés ou en bois.
Elimination des déchets de soins
(cf.annexe 6 p.88, les arrêtés relatifs à l'élimination des déchets)
Supports poubelles adaptés aux sacs pour une production < 24 heures
Contenants adaptés au tri sélectif :
- couleur jaune pour les déchets de soins infectieux, (Norme ....)
- déchets de type ménager,
- déchets toxiques (piles).
Emplacement à distance des sources de chaleur, d'humidité.
Collecteurs d'objets piquants tranchants (Cf. norme p.95) : stables, adaptés aux matériels, aux flux
et à l'activité, changement au minimum tous les mois.
Planification de l'entretien du local et de ses équipements
au quotidien et périodique
_________________________________________________________________ 41___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
3 . 2 . M AT É R I E L S D E S O I N S N É C E S S A I R E S
Chariot de soins fonctionnel
Inox ou résine, surfaces lisses, sans angles droits
aménagements en bois interdit
Composition :
1. Plateaux distincts : plateau supérieur pour le plan de travail et de recueil des produits, 1 plan intermédiaire pour le
stockage du matériel, 1 plan inférieur pour le recueil du matériel utilisé
2. Tiroirs démontables, boîtes de rangement en matière plastique
3. Chariot équipé de supports poubelles pour tri sélectif des déchets et d'un collecteur stable d'objets piquants,
tranchants.
4. Rangement minimum des matériels et des produits :
quantité suffisante pour les soins réalisés pour une infirmière.
5. Nécessaire à l'hygiène des mains : SHA, distributeur de savon liquide, d'essuie-mains à usage unique, gants à usage
unique stériles ou non.
Nettoyage du chariot de soins :
- Nettoyage et désinfection de toutes les surfaces : après chaque série de soins.
- Nettoyage complet avec une solution détergente-désinfectante : 1 fois par semaine.
Guéridon de soins recommandé pour les soins des résidants en isolement infectieux
Inox ou résine de préférence, surfaces lisses, sans angles droits.
2 plateaux et 1 support poubelle.
Quantité de matériels et de produits nécessaires pour les soins du résidant.
Nettoyage et désinfection des surfaces entre chaque résidant en isolement infectieux
par essuyage humide avec une solution de détergent-désinfectant.
Malettes de transport faciles d'entretien
En remplacement du chariot, quand il ne peut pas être utilisé dans des secteurs de soins
en matière plastique ou en tissu lavable en machine de préférence.
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_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
3 .3 G E S T IO N D E S D IS P O S IT IF S M É D IC AU X
R é fé re n c e s u tile s
1. C irculaire n°669 du 14 avril 1996 relative à l'interdiction de restériliser le m atériel m édico-chirurgical
non réutilis able dit à "us age unique",
2. D ésinfection des dispositifs m édicaux, guide des bonnes pratiques, C S H PF -C T IN ,1998, 133 p.
M atériel critiqu e et sem i critiq u e *
D isp ositifs m éd icau x stériles à u sag e u n iq u e recom m an dés
P etite instrum entation pour pansem ent
S ets à pansem ents,
com plétés si nécessaire par des m atériels satellites stériles
C o n ta c t a ve c le s tis s u s o u
le s c a vité s s té rile s
U tilisation déconseillée des procédés de stérilisation par chaleur sèche
type P oupinel pour le traitem ent des D M stériles réutilisables
C o n ta c t a ve c le s
m u q u e u s e s o u la p e a u
lé s é e
S to ckag e
dans des lieux propres, hors sols , à l'abri de la poussière, de l'hum idité,
des risques de détérioration des em ballages (déchirures, agrafes,
m arques de stylo...)
E lim ination des déchets
.
.
E m ballages : filière des déchets m énagers.
D .M . : filière des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
M atériel n o n critiq ue*
Pro céd u res de d ésin fectio n définies p ou r chaqu e typ e de m atériel
entre ch aqu e résidan t et ap rès le dép art du résid an t ,
dan s le local de nettoyag e :
!
!
!
E n c o n ta c t a ve c la p e a u
s a in e
o u s a n s c o n ta c t a ve c le
p a tie n t
A ppareils de surveillance, exem ples : stéthoscope, tensiom ètre,
glyc ém ie c apillaire, balanc e...,
P etit m atériel d'hygiène corporelle
M atériels de soins, exem ples : bassins m unis de leur couvercle
avant de sortir de la cham bre, bocaux, urinaux, lavage m anuel
(nettoyage et désinfection) ou en m achine type lave-bassins
(therm ique à privilégier, ou chim ique).
M atériel réserv é au résidan t en cas d'iso lem ent in fectieu x
(tensiom ètre, stéthoscope) et m atériel à usage unique chaque fois que
possible.
N ettoyag e-d ésin fection
U tilis ation de produits détergent-dés infec tant adaptés au type de m atériel
selon le type de m atériel : im m ersion ou essuyage, rinçage ou non.
Stockage
C onditions identiques aux D M stériles.
*- Matériel critique : dispositifs médicaux pénétrant dans les tissus ou cavités stériles ou dans le système vasculaire,
exposition à un risque infectieux élevé.
- Matériel semi-critique : dispositifs médicaux en contact avec les muqueuses ou une peau lésée superficiellement.
- Matériel non critique : dispositifs médicaux qui ne sont pas en contact direct avec le patient ou sont en contact avec
une peau saine.
_________________________________________________________________ 43___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
3.4 H YG IÈN E ET M ÉDICAM ENTS
Choix des conditionnem ents
- Préférer les petits conditionnem ents de sérum physiologique, eau stérile,les monodoses d'éosine,
- Privilégier les unidoses de collyres par résidant et l'utilisation pour les pom madesd'un tube par résidant.
Attention : toute monodose, y compris d'éosine, doit être jetée après ouverture !
Q ualité du stockage
- Stockage minim um des médicaments,
- Armoire spécifique, ferm ant à clés, munie de tiroirs am ovibles, si nécessaire compartim entés, faciles d'entretien.
Adm inistration des médicam ents
- Se laver les mains ou utiliser une solution hydro-alcoolique avant et après l'administration des m édicam ents organisée pour
l'ensem ble des résidants et entre chaque résidant si nécessaire.
- Les médicam ents sont maintenus dans leur conditionnement d'origine jusqu'au m oment de la prise.
- La préparation est réalisée en extam porané pour les solutions buvables.
Nettoyag e et contrôle réguliers
-
Nettoyer et sécher m inutieusem ent les compte-gouttes, pipettes, boîtiers, pilons après utilisation,
Nettoyer les semainiers une fois par sem aine et en cas de besoin,
Nettoyer et ranger au minimum une fois par an l'armoire à pharmacie,
Vérifier la péremption des produits dans le mêm e temps.
INSTILLATION DE COLLYRE
- Se laver les mains et utiliser une solution hydro-alcoolique avant le soin.
- Mettre des gants à usage unique non sériles.
- Utiliser les collyres en dose unitaire de préférence ou à patient unique.
et les pom mades ophtalm iques à patient unique.
- Appliquer une technique d'instillation sans contact avec l'oeil.
- Noter la date d'ouverture sur les flacons, à défaut sur les emballages.
- Se laver les mains ou utiliser une SHA après le soin.
Méthode
!
Allonger le résidant sur le dos ou au fauteuil, tête basculée en
arrière.
!
Oter tout écoulement et les traces de collyres : com presses stériles
et sérum physiologique en monodose.
!
Com mencer par le tour de l'oeil, puis de la comm issure interne de
!
!
!
!
la paupière vers la com missure externe.
Utiliser une nouvelle compresse pour chaque passage.
Dem ander au résidant de regarder vers le haut et en dehors.
Abaisser la paupière avec la m ain libre.
Instiller le collyre dans le sac conjonctival, ou déposer la
pomm ade.
!
Dem ander au résidant de cligner les yeux pour faciliter la
répartition du collyre sur le globe oculaire.
!
!
!
Enlever l'excès de collyre avec une com presse propre.
Jeter la monodose de collyre.
Reboucher soigneusem ent le tube de pomm ade (à patient unique).
_________________________________________________44 ____________________________________________
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3 .5 H A R M O N IS A T IO N D E L 'U T IL IS A T IO N
D E S A N T IS E P T IQ U E S
R a p p e l : l'u tilis a tio n d e s a n tis e p tiq u e s r e lè v e d e la p r e s c r ip tio n m é d ic a le .
- C h o ix d 'u n e g a m m e d e 1 è r e in t e n tio n
p a r m i le s p ro d u its d e s 3 p rin c ip a le s g a m m e s d 'a n tis e p tiq u e s e x is ta n te s :
io d é s , c h lo ré s , c h lo rh e x id in e s , v o ir e x e m p le s c i-d e s s o u s .
1 è re in te n tio n s ig n ifie q u e le s p e c tre d 'a c tiv ité d u p ro d u it d é s ig n é e s t le m ie u x a d a p té a u g e s te d e s o in c o rre s p o n d a n t
e t à s o n n iv e a u d e ris q u e in fe c tie u x .
-
P e tits c o n d itio n n e m e n ts d e p ré fé re n c e , o u m o n o d o s e s .
L e "r e c o n d itio n n e m e n t" d e s p r o d u its e s t in te rd it.
D a te d 'o u v e r tu re in s c rite s u r to u s le s fla c o n s .
R e s p e c t d e s rè g le s d 'u tilis a tio n ( in c o m p a tib ilité s , te m p s d e c o n ta c t, d ilu tio n s ...).
R e s p e c t d e s r è g le s d e c o n s e r v a tio n ( a b ri d e la lu m iè re , d e la c h a le u r...).
1ère intention
Antiseptiques adaptés Exemples
LAVAGE
Désinfection de la peau saine
RINÇAGE
2ème intention
APPLICATION
RINÇAGE
LAVAGE
SECHAGE
APPLICATION
SECHAGE
Alcool à 70° ou
Si souillures,
- Prélèvements, Injections
savon liquide
Eau du réseau
Si souillures,
Bétadine
Chlorhexidine
Eau du réseau
savon liquide
alcoolique
alcoolique®
- Préparation de perfusions, désinfection
Alcool à 70° ou Bétadine alcoolique®
des bouchons
- Glycémie capillaire après ponction
Chlorhexidine alcoolique
Alcool à 70°
- Hémocultures
Chlorhexidine alcoolique
Alcool iodé ou
PVPI* Scrub
Eau du réseau
- Pose de cathéters, de matériel invasif
Bétadine
Chlorhexidine
alcoolique® ou
Scrub
Eau du réseau
Chlorhexidine
alcoolique
(cathéter court, trachéo...)
PVPI dermique
PVPI
- Pansements de cathéters
Eau stérile ou
PVPI
Chlorhexidine
dermique
Scrub
Sérum
Scrub
physiologique
RINÇAGE
Antisepsie de la peau lésée
ANTISEPSIE
LAVAGE
Soins
de
plaies
superficielles
post-opératoires, suturées, cicatrices...
-
Soins
de
plaies
profondes
-
Dermatoses,
plaies
Sérum
Sérum
aqueuse
physiologique
PVPI Dermique
Savon stérile
Sérum
infectées,
Exemples
1ère intention
RINÇAGE
Antisepsie des muqueuses
LAVAGE
RINÇAGE
LAVAGE
urinaires : ECBU…
site
de
sonde
vésicale - Vidange du sac collecteur
ANTISEPSIE
SECHAGE
Savon liquide
Geste sur les muqueuses génitales ou
sur
Chlorés
2ème intention
ANTISEPSIE
SECHAGE
Prélèvements
Sérum
physiologique
Sur prescription médicale
escarres, ulcères
-
PVPI dermique
Eau stérile ou
Eau stérile ou
physiologique
- Pose de sondes vésicales
ANTISEPSIE
Eau stérile ou
physiologique
PVPI Scrub
alcoolique
physiologique
RINÇAGE
Chlorhexidine
post-opératoires, plaies ouvertes,
Chlorhexidine
SECHAGE
Eau stérile ou
ou
souillées
Sérum
LAVAGE
SECHAGE
-
Eau stérile ou
Savon liquide
Eau du réseau
ordinaire
Chlorés
ordinaire
Chlorés
PVPI
Eau du réseau
Gynécologique
Chlorhexidine alcoolique
*PVPI : Polyvidone iodée (Bétadine®)
_________________________________________________________________ 45___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
3.6 S O IN S D 'H Y G IÈ N E C O R P O R E L L E
E T D E P R O P R E T É D U R É S ID A N T
"La toilette et les soins cutanés qui l'entourent (prévention d'escarres, changes, mobilisations)
sont autant d'occasions de transmission de micro-organismes. Une grande rigueur en matière
d'hygiène est recommandée. Le type de toilette doit être adapté au degré de dépendance mais,
dans tous les cas, la douche ou la toilette en chariot-douche sont à privilégier. Une attention
particulière doit être apportée à la désinfection des équipements sanitaires entre chaque patient
lorsqu'ils sont communs (chariot-douche en particulier). La toilette doit inclure l'hygiène buccale. En
dehors de la toilette, le lavage des mains du patient est réalisé plusieurs fois par jour."
Recommandation 92 - 100 recommandations pour la surveillance et la prévention du risque
infectieux, CTIN, 1999.
TEXTES PROFESSIONNELS
!
Décret 93-345 du 15 mars 1993 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession
d'infirmier.
EXTRAITS DU DÉCRET 93-345 DU 15 MARS 1993
- Article 2 : "dans le cadre du rôle propre de l'infirmier les soins infirmiers liés aux fonctions
d'entretien et de continuité de la vie visant à compenser partiellement ou totalement un manque ou
une diminution d'autonomie d'une personne ou d'un groupe de personnes[...] lorsque les soins sont
dispensés dans un établissement ou un service à domicile, à caractère sanitaire, social ou médicosocial, l'infirmier peut, sous sa responsabilité, les assurer avec la collaboration d'aides-soignants ou
d'auxiliaires de puériculture qu'il encadre et dans la limite de la compétence reconnue à ces
derniers du fait de leur formation*."
- Article 3 : "dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier accomplit les actes ou dispense les soins
infirmiers suivants, visant notamment à assurer le confort du patient et comprenant en tant que
besoin, son éducation et celle de son entourage : - soins d'hygiène corporelle et de propreté ;[ ...]installation du patient dans une position en rapport avec son handicap ;- lever du patient et aide à
la marche ne faisant pas appel aux techniques de rééducation ; - préparation et surveillance du
repos et du sommeil ;[ ...]- prévention et soins d'escarres ;[...] - soins de bouche avec applications
de produits non médicamenteux ;[ ...]".
!
*Circulaire n°96-31 du 31 janvier 1996 relative au rôle et aux missions des aides-soignants.
!
*Ciculaire DGS/PS3/DH/FH1 n°96-31 du 19 janvier 1996 relative au rôle et aux missions des
aides-soignants et des auxiliaires de puériculture dans les établissements hospitaliers.
_________________________________________________46 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
TOILETTE DES PERSONNES ÂGÉES DÉPENDANTES
DÉF INIT ION : ensemble de règles et de pratiques qui permet
d'assurer la propreté quotidienne d'un résidant et la réalisation
des soins. Les soins d'hygiène corporelle perm ettent d'établir
une relation privilégiée avec la personne âgée.
OBJECTIFS : satisfaire les besoins d'être propre et d'estime de
soi,de bien-être et de confort, de communication, prévenir le
risque de lésions, de stimulation sensorielle...de chaque
résidant.
Recom m andations générales
- Inciter chaque résidant à la toilette quotidienne, en veillant à maintenir son niveau d'autonomie.
- Faciliter la toilette par la prise de douche ou de bain.
- Préférer l'organisation du travail à 2 personnes.
Recom m andations pour le m atériel de base
- Chariot de toilette propre et ordonné.
- Quantités de linge propre et matériels limitées aux soins prévus
pour la période de soins (éviter l'encombrement inutile).
- Rasoirs à usage unique jetables ou rasoir réservé à chaque résidant.
- Pommades : 1 tube par résidant.
- Nécessaire à l'hygiène des mains et à la protection de la tenue.
Précautions générales
- Pratiquer un lavage simple des mains au savon liquide ordinaire ou utiliser une solution hydroalcoolique avant et après la toilette de chaque résidant.
- Protéger la tenue standard.
- Porter des gants à usage unique non stériles de préférence en vinyl
pour la toilette intime et en cas de souillures et/ou de lésions.
- Faire systématiquement les soins de prévention d'escarres, selon l'état du résidant.
- Changer la totalité de la literie au minimum 1 fois par semaine et chaque fois que nécessaire.
- Noter les soins et les observations dans le dossier de soins du résidant.
- Nettoyer et ranger le chariot de toilette quotidiennement.
- Organiser le nettoyage approfondi du chariot 1 fois par semaine.
_________________________________________________________________ 47___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
SOINS D'HYGIÈNE ET DE CONFORT
Soins des personnes incontinentes en dehors de la toilette quotidienne
Changement des protections - Incontinence urinaire et/ou fécale
Appliquer les précautions standard
!
!
!
!
!
!
Se laver les mains ou utiliser une SHA entre chaque résidant,
Porter des gants à usage unique et les jeter entre chaque résidant,
Faire une toilette génito-anale : sécher minutieusement, pratiquer une prévention d'escarres,
Signaler les signes d'irritation, rougeurs, lésions...,
Eliminer les protections = déchets ménagers.
En cas d'isolement septique : éliminer les protections = filière des déchets d'activité de soins à risque infectieux (DASRI).
Soins des pieds des personnes âgées
!
!
Le vieillissement physiologique du pied conduit à des modifications morphologiques et fonctionnelles qui contribuent aux
troubles de l'équilibre et de la marche.
La diminution de la perception de l'effleurage augmente le risque de chutes. L'atténuation de la force musculaire rend la
marche moins dynamique. L'affaissement statique du pied entraîne un défaut de stabilité du pied.
L'épaississement des ongles les
rend difficiles à couper, la
personne âgée risque de se
blesser. Un ongle incarné peut
apparaître.
!
!
!
!
!
!
!
!
!
Les risques de plaie et d'escarre sont
accentués par la fragilité de la peau liée :
- à l'amincissement de l'épiderme, du
derme et de l'hypoderme,
- à la perte d'élasticité et à l'augmentation
de la desquamation.
L'atrophie du capiton sous les
talons et les têtes
métatarsiennes provoque
l'apparition de durillons et est
responsable des douleurs
d'appui sous-métatarsiennes.
Se laver les mains avant et après le soin.
Laver quotidiennement les pieds à l'eau et au savon.
Sécher minutieusement et appliquer éventuellement une pommade grasse.
Poncer les durillons sans excès.
Couper les ongles avec une pince podologique : coupés au carré, le bord latéral de l'ongle doit dépasser le bourrelet
latéral de l'orteil et être légèrement arrondi.
Nettoyer et désinfecter la pince après utilisation.
Conseiller le résidant pour une consultation annuelle d'un pédicure-podologue.
Veiller à la qualité du chaussage :
- chaussures confortables maintenant correctement le pied sans frottement.
- recommander une pointure supplémentaire que la longueur habituelle.
- offrant une protection contre les aspérités du sol (ajouter des semelles ), contre le froid.
Recommander la marche quotidienne.
_________________________________________________48 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
H Y G IÈ N E B U C C O -D E N TAIR E D E LA P E R S O N N E Â G ÉE
!
O bjectifs
L a réa lisa tio n co rre cte de s so in s d 'h ygiè ne b u cc o d e n t a ir e s a p p o r te u n e s e n s a t io n d e b ie n - ê t re e t
!
Elim iner les m ucosités buccales
afin de lim iter le développem ent
des m icro-organism es du
carrefour oro-naso-pharyngé pour
prévenir les infections des voies
aériennes supérieures et
inférieures.
contribue à la sécurité de la personne âgée : assurer
l'hydratation de la muqueuse buccale, préserver la flore
interne de la bouche...
!
Les soins de bouche sont indispensables pour tous les
malades dont la fonction de déglutition est altérée et/ou
qui ne s'alimentent pas.
Evalua tion de l'é tat buc co-dentaire
L 'e xa m e n m in u tie u x, à l'ad m is sio n e t de fa ço n ré gu liè re , d e la c a vité b u cca le p erm e t de m ie u x
comprendre les modifications de comportements de la personne âgée : alimentation, élocution, gêne du
patient... (fiche d'évaluation de l'état bucco-dentaire initial de la personne âgée proposée en annexe
2.3).
M até riel de ba se pour tous le s types de soins confondus
Chariot propre et désinfecté, plateau de soins, gants à usage unique, gobelets,
serviettes papier, réniforme, sac poubelle.
M até riel spécifique , à a da pter pour chaque résidant
-
-
Brosse à dents en bon état , brosse interdentaire,
Dentifrice, solution bains de bouche, solution antiseptique, gel de substitut de salive,
Boîte pour prothèse ou coffret de rangement, pâte adhésive pour prothèse,
Sérum physiologique, bicarbonate, eau du robinet, eau stérile,
Compresses, kits de soins de bouche, bâtonnets...
Précautions générales
- Pratiquer un lavage simple des mains au savon liquide ordinaire
avant et après le soin ou utiliser une SHA,
- Porter des gants à usage unique non stériles,
- Noter le soin et les observations dans le dossier de soins du résidant,
- Nettoyer et ranger le matériel après utilisation.
(Fiches techniques proposées en annexe 2.3)
Attention à la durée de conserva tion des produits !
- U n e p ré p a ra tio n typ e B ic a rb o n a te + F u n g iz o n e ® e s t in s ta b le : p ré p a re r le m é la n g e d e s
m é dicam ents uniquem ent au m om ent de l'utilis ation.
- Flac ons ouverts : se référer aux recommandations du laboratoire pharmaceutique.
_________________________________________________________________ 49___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
3 .7 V AC C IN AT IO N S
Chez les sujets âgés particulièrement sensibles aux infections, trois vaccinations sont
essentielles : antitétaniques, anti-grippale et anti-pneumococcique (référence utile : calendrier
vaccinal, AVIS du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (section des maladies
transmissibles) du 12 mai 2000).
Les vaccinations les plus importantes chez le sujet âgé
VACCIN
TYPE
Anti-tétanique
Anatoxine
IM ou SC
Anti-grippal
Virus inactivé
IM ou SC
Anti-pneumococcique
Polysaccharides
(23 sérotypes
VOIE
IM ou SC
FRÉQUENCE
Tous les 10 ans
Une injection par an
en septembre/octobre
Une injection tous les 5 ans
Source : C. TRIVALLE, "Quelles vaccinations chez les personnes âgées ?", Gériatries N°21,
septembre/octobre 2000, p.11-13
Trois articles récents (Revue Prescrire septembre 2000, 209, 603-4 ; Lancet 2000 ;355 :93-7 ;
HYGIENES 2000 ;4 :194-9) rappellent que la vaccination des personnels limite la contamination
des patients, en particulier en long séjour, en diminuant la transmission entre les personnels et
les patients. Le taux des personnels vaccinés reste faible en France (autour de 8 %) et les
motivations de la vaccination restent personnelles.
_________________________________________________50 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
3.8 P R ATIQ U E S D 'H Y G IÈN E
P AR C AT É G O R IE D E S O IN S
Les pratiques de soins développées à partir de ce point concernent principalement
les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes.
TEXTES PROFESSIONNELS
!
Décret 93-345 du 15 mars 1993 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la
profession d'infirmier .
- Article 4 : "l'infirmier est habilité à accomplir sur prescription médicale, qui, sauf urgence, doit
être écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les actes ou soins infirmiers suivants : [...] mise en place et ablation d'un cathéter court [...]; -administration des médicaments ; ... - réalisation
et surveillance de pansements spécifiques ;[ ...] - pose d'une sonde gastrique [...; ...] -pose d'une
sonde vésicale [...; ...]- soins et surveillance d'un patient intubé ou trachéotomisé [...; ...] administration en aérosols de produits médicamenteux ; [...]prélèvements de sang veineux ou
capillaire [...]".
- Article 9 : "selon le secteur d'activité où il exerce et en fonction des besoins de santé identifiés,
l'infirmier propose, organise, ou participe à des actions :[ ...] - d'encadrement des stagiaires en
formation [... ]- il participe à des actions : - de prévention et d'éducation en matière d'hygiène et de
santé individuelle et collective[...]".
!
Décret 93-221 du 16 février 1993 relatif aux règles professionnelles des infirm iers et
infirmières.
- Article 3 : "l'infirmier ou l'infirmière n'accomplit que les actes professionnels qui relèvent de sa
compétence en vertu du décret pris en application des articles L.372, L.473 et L761-11 du code de
la santé publique."
- Article 11 : "l'infirmier ou l'infim ière resp ecte et fa it respecter les règle s d'hygiène dans
l'administration des soins, dans l'utilisation des matériels et dans la tenue des locaux. Il s'assure de
la bonne élimination des déchets solides et liquides qui résultent de ses actes professionnels".
!
Décret n°99-426 du 27 mai 1999 habilitant certaines catégories de personnes à effectuer
des aspirations endo-trachéales.
- Article 1 er : "les aspirations endo-trachéales ne peuvent être pratiquées, chez des malades
trachéotomisés depuis plus de trois semaines dont l'état ne justifie pas leur admission dans un
établissement sanitaire et qui ne peuvent, en raison d'affections invalidantes chroniques, assurer
eux-mêmes ce geste d'urgence nécessaire à leur survie immédiate, que sur prescription médicale
précisant en particulier les modèles de sonde d'aspiration pouvant être utilisés et, en l'absence de
l'infirmier, par des personnes ayant validé une formation spécifique définie par arrêté du ministre
chargé de la santé".
!
Arrêté du 27 m ai 1999 relatif à la form ation des personnes habilitées à effectuer des
aspirations endo-trachéales.
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C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
SOINS CUTANÉS
La réalisation ou la réfection d'un pansement médicamenteux relèvent de la prescription médicale. Ce soin a pour but de
changer les éléments du pansement et d'appliquer un traitement médical médicamenteux. La réalisation du pansement vise à
limiter les risques d'infection, de macération et d'irritation liées aux secrétions, d'aider à la cicatrisation, de surveiller l'efficacité
du traitement et de veiller au confort du résidant.
!
Appliquer les précautions standard.
!
En cas d'indication, utiliser les antiseptiques définis par l'équipe soignante
(protocole écrit).
Respecter les règles d'asepsie de base :
- se laver les mains au savon liquide ordinaire ou utiliser une solution
hydro-alcoolique ,
- porter des gants, si nécessaire et adapté au geste,
- utiliser du matériel individualisé,
- appliquer le principe du plus propre vers le plus sale.
Eliminer les déchets :
- pansements, matériel à usage unique = déchets infectieux.
- conditionnements, emballages = déchets ménagers.
!
Soins de plaies
simples/chroniques
!
Prévention d'escarres
Référence utile
"évaluation de la prévention
des escarres, ANAES, 1998.
!
Appliquer les précautions standard et contact
Protection de la tenue, port de gants, lavage des mains au savon liquide ordinaire
avant et après le pansement + SHA ou lavage des mains au savon antiseptique,
élimination du linge par la filière du linge infecté,
élimination de tous les déchets par la filière des déchets d'activité de soins à risque
infectieux (DASRI).
!
Respecter les principes d'asepsie décrits ci-dessus.
!
Pratiquer les soins des plaies selon la méthode suivante :
- laver la plaie au savon antiseptique,
- rincer à l'eau stérile ou sérum physiologique,
- sécher,
- appliquer l'antiseptique,
- laisser sécher (ne pas rincer).
Soins de plaies
infectées localisées
Couvrir la plaie avec un pansement occlusif chaque fois que la surface, la
localisation, l'état de la plaie le permettent.
L'isolement technique de la plaie ainsi obtenu par le pansement occlusif permet au
résidant de mener ses activités habituelles : repas en salle à manger, salles de
rééducation, de détente...
!
Soins de plaies
infectées étendues
Appliquer les précautions standard et contact décrites ci-dessus.
Lorsque l'étendue des plaies ne permet pas l'isolement technique précisé pour les
plaies infectées limitées, les activités du résidant sont réduites pendant toute
la durée d'infectiosité des plaies. Les repas, les soins de rééducation sont réalisés
dans sa chambre.
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SOINS DIGESTIFS
Alimentation par
sonde
!
!
!
!
!
!
!
!
Se laver les mains avant et après chaque manipulation sur la sonde.
Porter des gants à usage unique non stériles si nécessaire.
Utiliser des compresses propres pour le branchement de la poche à la sonde.
S'assurer de la position demi-assise du résidant.
Protéger le fosset de la sonde dans un boîtier propre, fermé pendant le temps
de passage du produit nutritif.
Rincer la sonde avant le débranchement , utiliser de préférence de l'eau
embouteillée.
Noter le soin sur le dossier de soins du résidant..
Changer la tubulure au minimum une fois par jour et selon le type d'appareil.
Alimentation entérale
Référence utile
"Soins et surveillance
des abords digestifs", ANAES, 2000.
Soins de stomies,
gastrostomies
!
!
!
!
!
!
!
!
Soins locaux
Se laver les mains avant et après le soin.
Mettre des gants à usage unique non stériles.
Laver la peau autour de la sortie de la sonde avec un savon liquide doux,
Rincer,
Sécher soigneusement par tamponnements,
Surveiller l'état de la peau,
Noter le soin et les observations sur le dossier de soin du résidant.
Eliminer les déchets :
- pansements, matériels à usage unique, poche = déchets infectieux,
- conditionnements , emballages = déchets ménagers.
Pour les soins de gastrostomie
!
!
!
Appliquer éventuellement un protecteur cutané,
Couvrir le site d'insertion de la sonde à l'aide de compresses stériles en veillant
au dégagement de la collorette sur la peau (risque de nécrose),
Fixer la sonde avec un adhésif hypoallergénique.
Appliquer les précautions standard et contact
Soins des patients
infectés, BMR...
!
!
!
!
Se laver les mains au savon liquide ordinaire + SHA,
Porter des gants et protéger la tenue standard systématiquement,
Evacuer le linge = filière "linge infecté",
Eliminer tous les déchets = filière des déchets d'activité de soins à risque
infectieux (DASRI)
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S O IN S R E S P IR AT O IR E S
L'application des recommandations vise à limiter le risque ou l'aggravation d'infections respiratoires
des personnes âgées particulièrement exposées aux infections broncho-pulmonaires.
Références utiles
1. "100 recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nococomiales", CTIN, 1999.
2. Liste positive des désinfectants, actualisée tous les ans, éditée par la SFHH.
Se laver les m ains ou utiliser une solution hydro-alcoolique avant et après chaque soin.
!
Préférer les kits à patient unique.
!
Protéger le kit après chaque utilisation à l'abri des souillures, de
la poussière.
!
Vider la cuve après chaque utilisation, essuyer et sécher avec
des compresses stériles.
!
Essuyer le masque en cas de souillures, sinon le remplacer.
!
Utiliser du sérum physiologique.
!
Changer entièrement le kit tous les 7 jours.
Aérosols
!
!
R ecom m andation n°76,
P u l v é ris a t io n d 'u n m ic r o - b r o u ill a r d d e
p ro d u its m é d ic a m e n te u x e t d 'o x y g è n e
(ou d'air) à l'aide d'un nébulisateur.
Principe : humidification si débit supérieur à 3 litres,
pas d'humification si débit inférieur à 3 litres.
!
Pour les débits > à 3 litres : préférer les kits pré-remplis d'eau
stérile.
!
Sinon, procéder au nettoyage et la désinfection de
l'humidificateur une fois par jour, voir proposition de fiche
technique en annexe 2.4.
!
Changer la sonde d'oxygène :1 fois par jour.
!
Changer les lunettes à oxygène, le masque facial tous les 7
jours, en l'absence de tout problème.
Oxygénothérapie
!
!
R ecom m andation n°76
U tilisation thérapeutique de l'oxygène pour
c o rrig e r l'h y p o x é m ie p a r s o n d e , lu n e tte s
ou m asque facial.
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_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
SO INS RE SP IR A TO IR ES
(S UITE )
Se laver les mains ou utiliser une solution hydro-alcoolique avant et après chaque soin.
Soins de trachéotomie
pansement,
changement de canule
!
!
!
Double jeu de canules pour le même patient.
!
Boîtier de rangement identifié au nom du patient.
!
Références, durée d'utilisation inscrites sur le boîtier.
!
Nettoyer et désinfecter la canule après chaque changement de
canule : décontamination dans une solution de détergentdésinfectant, lavage, rinçage à l'eau stérile de préférence,
séchage, immersion dans un produit désinfectant*, rinçage ,
séchage,
!
Stocker la canule propre dans le boîtier propre identifié au nom
du résidant.
Recommandation n°79
Soin permettant de maintenir la liberté des
voies respiratoires, d'assurer les échanges
gazeu x satisfaisants e t de pe rmettre
l'a s pira tion ad a ptée de s s ec ré tio ns
bronchiques.
Principe :
1 sonde à usage unique stérile pour 1 aspiration.
Aspirations
endotrachéales
!
!
Recommandation n°79
G e ste réa lis é prin cipa le m en t p o ur le s
patients trachéotomisés.
!
Mettre des gants non stériles à usage unique, masque et
lunettes de protection.
!
Rincer le tuyau d'aspiration après chaque utilisation à l'eau du
réseau, non stagnante.
!
Préférer des systèmes d'aspiration équipés de poches de
recueil à usage unique.
!
Changer le bocal d'aspiration au minimum 1 fois par jour :
nettoyage et désinfection.
!
Nettoyer l'aspirateur de mucosités avec un produit détergentdésinfectant.
!
Jeter le tuyau d'aspiration et la pince stop-vide au minimum
une fois par semaine, tous les jours si nécessaire (secrétions,
pathologie...).
* Se référer à la "Liste positive des désinfectants", actualisée tous les ans, éditée par la SFHH.
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C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
S O IN S U R IN AI R E S
"Les infections urinaires constituent la localisation la plus fréquente dans les services de gériatrie. La présence de bactéries
dans les urines représente un risque individuel et un risque collectif car elle constitue un réservoir microbien (en particulier, de
bactéries multirésistantes) pouvant donner lieu à une transmission lors des soins urinaires... En cas d'incontinence urinaire les
méthodes alternatives au sondage (change à usage unique, étui pénien) sont à privilégier. La surveillance des infections
urinaires sur sonde permet une sensibilisation du personnel." - Recommandation 94 - 100 recommandations pour la
surveillance et la prévention du risque infectieux, CTIN, 1999.
IN FE CT IO NS UR INAIRE S
À BAC TÉ RIE S MU LT IRÉ S ITANTE S (BM R)
Appliquer les précautions standard et contact
!
!
!
!
!
Se laver les mains ou utiliser les SHA avant et après le port de gants.
Porter systématiquement des gants non stériles.
Protéger sa tenue.
Eliminer les protections = filière des déchets d'activité de soins à risque infectieux (DASRI)
Evacuer le linge = filière "linge infecté".
S O ND AG E INT ER MIT E NT O U ITÉ R ATIF
DÉFINITION : geste invasif, sur prescription médicale.
Introduction ponctuelle d'une sonde urinaire pour
l'élimination des urines à intervalles réguliers.
!
Procéder selon les mêmes principes que le
sondage à demeure : toilette et antisepsie,
utilisation de gants stériles.
!
Noter la date du soin et le volume des urines sur le
dossier de soins du résidant.
_________________________________________________56 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
S O IN S U R IN AIR E S
(SUITE)
POSE ET MAINTENANCE DES SONDES À DEMEURE
Référence utile
- Qualité de la pose et de la surveillance des sondes urinaires, ANAES, 1999.
Indicateurs de surveillance
Bandelette urinaire, respect du systèm e clos, hydratation.
DÉFINITION : mise en place d'une sonde urinaire pour
l'élim ination en continu des urines.
Respecter le principe du systèm e clos lors de la pose et
durant toute la durée du sondage du système clos
Méat urinaire
Jonction sonde-collecteur
!
!
L e p r inc ip e du s ys tè m e c lo s co r re s p on d à la fe r m etu r e
com plète du systèm e d'évacuation urinaire et à l'interdiction
d e d é c o n n e c t e r s o n d e / s a c p e n d a n t t o u t e la d u r é e d u
sondage.
Le m atériel est : le collecteur à urines m uni d'un tube de
vid an g e , d'u ne va lve a ntireflu x et d 'un e fe n ê tre de
p r é lè ve m e n t, p e rm e tta n t d e lim it er a u m a x im u m le s
o u v e r t u r e s . Il p e r s is t e u n e p o s s ib ilit é d 'o u v e r t u r e à la
jonction sonde et sac collecteur.
Systèm e de drainage
Geste invasif, sur prescription médicale
- Pose avec une aide
O rganiser le soin après la toilette du résidant et la réfection
"
du lit.
Poser la sonde aseptiquem ent : toilette génitale au s avon
"
liquide sim ple, rinçage, séchage, application de l'antiseptique
de m êm e gam m e que le savon.
Choisir la sonde adaptée au type de sondage :
"
- c o u rt e d u r ée -inférieure à une sem aine- : latex siliconé ou téfloné,
- longue durée : silicone pure.
Mettre des gants stériles pour l'introduction de la sonde.
"
Adapter la sonde au sac avant la pose.
"
Inscrire date et type de sonde sur le dossier de soins.
"
- M aintenance
Fixer la sonde sans tension , poche m aintenue hors sol.
"
Réaliser aseptiquem ent les prélèvem ents ECBU sur le site de ponction.
"
Vidanger les urines en utilisant des gants et des com presses im bibées d'antiseptique.
"
Réaliser quotidiennem ent une toilette intim e et chaque fois que souillures en utilisant un savon liquide ordinaire et en
"
m ettant des gants à usage unique non stériles.
Signaler les soins et les incidents (déconnexion accidentelle par exem ple) sur le dossier de soins du patient.
"
C hanger la sonde et le sac dans le m êm e tem ps. N .B. : le changem ent de sonde s'effectue par l'infirm ier(e), sans
"
prescription m édicale, Art. 2 Décret 93-345 du 15 m ars 1993.
Veiller aux apports hydriques.
"
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C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
S O IN S V AS C U L AIR E S
P ré lève m e n ts s an g u in s
R éférence utile
- G uide des m atériels de sécurité, G E R E S, M inistère de l'E m ploi et de la Solidarité, E dition 1999-2000, 48 p.
C ad re rég lem en taire
- Arrêté du 26 novem bre 1999 relatif à la bonne exécution des analyses de biologie m édicale.
Ap p liq u er les précautio ns stan d ard
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
S e laver les m ains avant et après le geste ou utiliser une SH A .
E viter d'être dérangé pendant le soin.
U tiliser des gants non stériles à usage unique vinyl ou latex.
U tiliser le type d'antiseptique retenu par l'équipe soignante.
U tiliser des dispositifs m édicaux de sécurité (par exem ple : aiguille rétractable, m anchon m uni de clip...)
U tiliser un m anchon par prélèvem ent.
D époser les aiguilles dans le conteneur spécifique placé à proxim ité im m édiate.
E tiquetter les tubes au m om ent du prélèvem ent.
N ettoyer les garrots, m anchons réutilisables après utilisation.
T ransporter les prélèvem ents dans des conteneurs propres et spécifiques, panier, boîte en bois... interdits.
P o se e t s u rveillan ce d 'u n c a th éter co u rt
R éférences utiles
- Les cathéters veineux, prévention de l'infection, C .C LIN E st, 1999, 20 p.
- G uide des m atériels de sécurité, G E R E S, M inistère de l'E m ploi et de la Solidarité, E dition 1999-2000, 48 p.
- N°85 et n°86 "100 recom m andations pour la surveillance et la prévention des infections nosocom iales".
!
!
!
!
!
!
!
P ose
R especter le principe d'asepsie suivant :
- lavage au savon antiseptique, rinçage, séchage,
- application de l'antiseptique de même gamme.
M ettre des gants stériles de préférence.
N oter la date de pose du cathéter sur le pansem ent et sur le dossier de soins du résidant.
M ain ten ance
R esp ect d u systèm e clo s pen d an t to u te la d urée du cath éterism e
M anipuler les lignes de perfusions après lavage des m ains,
D ésinfecter les raccords de perfusions : robinets, ram pes avec des com presses stériles im bibées de l'antiseptique
retenu par l'équipe soignante,
C hanger les tubulures :
- toutes les 72 heures en l'absence de problème,
- après chaque administration pour les produits sanguins ou les solutés lipidiques.
C hanger le site d'insertion toutes les 72 heures, si possible.
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S O IN S V ASC U LAIR E S
(S U IT E )
Injections IV
R éférence utile
- Guide des m atériels de sécurité, GERES, Ministère de l'Em ploi et de la Solidarité, Edition 1999-2000, 48 p.
!
!
!
!
Se laver les m ains avant et après le soin ou utiliser des SHA .
Utiliser des cotons ou des com presses non stériles.
Utiliser le type d'antiseptique retenu par l'équipe soignante.
Déposer les aiguilles, seringues m ontées dans le conteneur placé à proxim ité im m édiate.
U tilisation d'une cham bre im plantable
- Encore appelée site im plantable ou D .V.I .: dispositif intra-veineux im plantable.
- P o s e : a c te c h iru g ic a l c o n s is ta n t à l'im p la n ta tio n s o u s -c u ta n é e d e la "c h a m b re " re lié e à u n c a th é te r tu n n e llis é .
- La cham bre com porte en son m ilieu un site de ponction en silicone.
R éférences utiles
- Evaluation de la qualité de l'utilisation et de la surveillance des cham bres im plantables, ANAES, 2000, 57 p.
- Les cathéters veineux, prévention de l'infection, C.CLIN Est, 1999, 20 p.
- Guide des m atériels de sécurité, GERES, Ministère de l'Em ploi et de la Solidarité, Edition 1999-2000, 48 p.
C onditions rigoureuses d'asepsie.
Toujours utiliser une aiguille de Huber pour toute ponction.
O rganiser la réalisation du soin avec une aide.
!
!
!
!
!
!
!
Surfaces de travail propres et désinfectées avant d'entreprendre le soin.
Masque de type chirurgical pour l'opérateur (et le patient si besoin).
Se laver les m ains et utiliser une SHA = lavage hygiènique.
Tem ps de préparation :
- Organisation du plan de travail et de ses élém ents stériles.
Tem ps de m anipulation proprem ent dit :
- Gants stériles, com presses stériles im bibées d'antiseptique.
Tem ps du pansem ent :
- Appliquer les principes de réfection du pansem ent de plaies : savon antiseptique, rinçage, séchage,
antiseptique, pansem ent.
R etrait avec du m atériel sécurisé de l'aiguille de Huber : attention au risque de rebond.
_________________________________________________________________ 59___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
3 .9 IS O L E M E N T IN F E C T IE U X E N E .H .P .A.D .
Les recommandations pour l’isolement septique et les précautions particulières à mettre en
œuvre dans les établissements de santé sont présentées en annexe 3.
Il existe trois types de précautions particulières : les précautions "contact" (caractérisées par le
port de gants lors des soins), les précautions "gouttelettes" (caractérisées par le port du
masque lors des soins) et les précautions "air" (caractérisées par le port du masque avant
d'entrer dans la chambre).
Ces mesures ont été évaluées dans les structures de Court Séjour. Celles-ci doivent être
adaptées dans les EHPAD, en fonction des conditions architecturales, de la population
accueillie et des données épidémiologiques. Ces mesures ne doivent pas nuire à la qualité de
vie des résidants.
"L'isolement en chambre individuelle" : il est idéal, mais l'absence de chambre individuelle
ne peut être un argument pour refuser l'admission d'une personne. Cet isolement ne doit pas
induire une déstabilisation psychologique du sujet âgé vivant dans l'institution. Cette chambre
constitue souvent son dernier domicile.
"Regroupement des malades atteints par le même micro-organisme" : ce type d'isolement
géographique est idéal, mais à condition que ce regroupement là encore, ne déstabilise pas le
résidant dont la situation de vieillard constitue déjà une image parfois repoussante. Il ne semble
pas licite de constituer des "ailes d'infectés" au sein des EHPAD.
"Limitation des déplacements" : elle est rarement indiquée plus de quelques jours en
institution, sauf dans les situations de larges plaies ouvertes, infectées et qui ne peuvent être
recouvertes totalement par un pansement.
"Les précautions "Air" " concernent essentiellement la tuberculose en EHPAD. Il s'agit de
la seule situation où même en EHPAD, les recommandations appliquées en court-séjour
doivent être respectées. En cas d'impossibilité, le résidant doit être admis en court séjour.
_________________________________________________60 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
3.10 EVALUATION D ES PRO CÉ DU RE S DE SO IN S
Audit des organisations
!
!
!
!
Responsable désigné pour l'organisation des soins.
Fiche de poste et descriptif de tâches.
Formation du personnel soignant.
Planification des soins et dossier de soins individualisé par résidant.
Audit des ressources
!
!
!
Evaluation des matériels et des consommables.
Procédure de gestion des dispositifs médicaux.
Procédure de choix des matériels de sécurité.
Audit des pratiques
!
!
!
Référentiel de soins, protocole de soins, fiches techniques.
Observation des pratiques.
Traçabilité des actions entreprises : tenue du dossier de soins.
Plan d'actions des mesures correctives
_________________________________________________________________ 61___________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
4. Hygiène de l’environnement
_________________________________________________________________ 63___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
4.1 Q U A L IT É D E L 'E A U
Référence utile
Maîtrise de la qualité de l'eau dans un établissement de santé,Typologie, Contrôles, RHC, 1999.
Cadre réglementaire
Prévention de la
légionellose
!
Circulaire DGS/VS4 n°98/771 du 31 décembre 1998 relative à la mise en
oeuvre de bonnes pratiques d'entretien des réseaux d'eau dans les
établissements de santé et aux moyens de prévention du risque lié aux
légionelles dans les installations à risque et dans celle des bâtiments
recevant du public.
- Eau embouteillée :
Stocker les bouteilles verre ou plastique dans des endroits propres, à l'abri
!
de la poussière.
Essuyer les bouteilles avant de les servir aux résidants.
!
Eaux de
consommation :
Eau embouteillée
Eau des fontaines
- Eau des fontaines réfrigérantes, se référer à la circulaire DGS/PGE/1D n°2058
du 30 décembre 1986 relative aux fontaines réfrigérantes :
!
!
!
!
!
Nettoyer les fontaines réfrigérantes tous les jours.
Organiser l'entretien et la maintenance avec le service technique de
l'établissement et une société extérieure.
Organiser en interne les contrôles d'eau des points d'usage.
Nettoyer et désinfecter* les carafes tous les jours.
Remplir les récipients le plus près possible du service.
!
L'eau stérile est un produit pharmaceutique, délivrée dans des
conditionnements scellés : monodoses, flacons..., exclusivement par les
services pharmacie.
!
Préférer les petits conditionnements de volume adapté aux soins pour
chaque résidant. Un flacon ouvert ne peut excéder une utilisation supérieure
à 6 heures.
Eau stérile
* Utiliser des produits désinfectants "agréés contact alimentaire".
_________________________________________________64 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
4.2 A L IM E N T A TIO N - S E R V IC E D E S R E P A S
Cadre réglem entaire
- Arrêté du 29 septembre 1997 fixant les conditions d'hygiène applicables dans les établissements
de restauration collective à caractère social.
Référence utile
- Hygiène de la restauration dans les établissements de santé, C.CLIN Ouest, 2001
Tenue du personnel de service
- P rotéger la tenue standard par un tablier de protection.
- Se laver les mains avant et après les manipulations des denrées alimentaires.
Reception et stockage si nécessaire des repas
- Respecter le délai entre réception et stockage définis pour le mode de préparation par la cuisine.
- Contrôler le réfrigérateur : propreté, température, absence de produits alimentaires périmés...
- Contrôler les quantités livrées.
Distribution des repas
- Organiser l'installation des résidants préalable par un personnel différent de préférence.
- En liaison froide : réaliser la remise en température des plats chauds au moment du repas.
- En liaison chaude : maintenir la température supérieure ou égale à 63°C des plats chauds jusqu'au moment de servir.
Débarassage des repas
- Oter les reliefs alimentaires = déchets ménagers.
- Noter la prise alimentaire, les motifs de refus éventuels.
Nettoyage des surfaces, salles à m anger
- N ettoyer et désinfecter les surfaces (tables, adaptables...) = utiliser des produits "agréés contact alim entaire" cf.
annexe 5 p.87.
- Ranger le mobilier.
- Procéder à un balayage humide du sol.
- Laver le sol au minimum 1 fois par jour et plus si nécessaire.
Nettoyage de la vaisselle
- Privilégier l'utilisation d'un lave-vaisselle (plan de nettoyage de l'appareil).
- Se laver les mains.
- Contrôler la propreté et le séchage de la vaisselle.
- Ranger la vaisselle dans des placards propres et ordonnés.
Nettoyage de l'office alim entaire
- Organiser le nettoyage de l'office au quotidien et approfondi : plan de nettoyage.
_________________________________________________________________ 65___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
4.3 CIR CU IT DU LING E -
LINGE SALE
-
Référence utile
- Hygiène appliquée à la fonction linge dans les établissements de santé, COTEREHOS, Juillet 2000.
Au niveau des secteurs de soins ou de résidences des personnes âgées
Manipulations et tri
Conditionnement
La qualité du pré-tri conditionne la sécurité et la protection
des personnes tout au long de la filière du linge sale
!
!
!
!
!
!
!
Porter des gants en présence de sang et de produits
biologiques.
Porter le linge sans toucher la tenue professionnelle.
Porter un tablier de protection de préférence.
Vérifier systématiquement l'absence d'objets
étrangers.
Identifier un code couleur par type d'article.
Déposer chaque article dans le sac de couleur
correspondant : lainage, draps, petit linge...
Ne pas secouer et ne pas déposer le linge sur le sol.
!
!
!
!
Utiliser des sacs propres, étanches, munis de
système de fermeture, en bon état.
Remplir les sacs aux 2/3 (poids idéal = <10kg ).
Utiliser un chariot de linge léger et facile
d'entretien (chariot mixte propre/sale
déconseillé)
- avec ou sans couvercle,
- avec ou sans pédale de commande.
Appliquer la technique du double emballage si
nécessaire en cas d'isolement : sac hydrosoluble + sac de couleur spécifique.
Stockage intermédiaire et transport
!
!
!
!
Stocker les sacs de linge dans un local spécifique (frais, aéré, sans chauffage, dimensions adaptées, équipé d'un point
d'eau ).
Stocker le linge sale dans le service pendant une durée maximum de 24 heures.
Utiliser des conteneurs exclusivement réservés à cette fonction.
Porter des gants lors du transfert des sacs.
Au niveau de la blanchisserie
Manipulations et tri
!
!
!
!
Zone de lavage
Revêtir une tenue de protection : gants type Kevlar ®
- masque - coiffe enveloppante - tunique+pantalon.
Zone de tri strictement séparée des secteurs réservés
au linge propre.
Au minimum se laver les mains avant de franchir la
zone sale.
La qualité du pré-tri dans les services conditionnent
les opérations de tri doivent être réduites au minimum.
!
!
!
Séparation physique entre la zone de
chargement du linge sale et de déchargement
du linge lavé.
Organiser le contrôle des températures de PH,
chimiques, de durée des cycles de lavage.
Contrôler la propreté du linge au terme du
lavage.
Zone de séchage
!
!
!
Manipuler le linge avec des mains et une tenue propre.
Limiter la durée d'attente du linge lavé entre sa sortie du lavage et son séchage.
Vérifier le séchage des articles avant conditionnement.
_________________________________________________66 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
4.3 CIR CU IT DU LING E
- LING E P ROP RE -
Au niveau de la blanchisserie
M anipulations
!
Se laver les m ains et porter une tenue propre, cheveux attachés
voire protégés par une coiffe.
Plan de nettoyage : nettoyer et désinfecter les surfac es et les
matériels en contact avec le linge propre.
R épartir les articles dans des chariots houssés, des arm oires
fermées ou linge placé sous film.
Contrôler :
- Retirer tout article endommagé.
- Vérifier les sacs à linge : système de fermeture,
intégrité de la toile et des coutures.
!
Zone de conditionnem ent
!
!
Transport
!
P o ur le s se rv ic es é loign és : livrer le lin ge d an s d es v éh ic ule s
spécifiques, portes fermées.
!
Plan de nettoyage et de désinfection : véhicules, armoires, chariots,
housses...
!
P r o c é d u r e s d e liv r a is o n e t r é c e p t io n : lie u , h o r a ir e s , c ir c u it s
empruntés, formation du personnel affecté...
Au niveau des secteurs de soins ou de résidences des personnes âgées
Réception/Stockage/
Utilisation du linge propre
Lingerie
!
!
!
Local exclusivem ent réservé au stockage du
linge,
V o lum e et s urfa c e ad ap tés à la q ua ntité d e
lin g e à r a n g e r , y c o m p r is le lin g e à u s a g e
unique.
R ev ête m e nts d u s ol e t d es su rfa ce s fac ile s
d'entretien.
!
Lim iter le tem ps d'attente des conteneurs dans les couloirs,
halls...
!
Se laver les mains avant la manipulation du linge.
!
Organiser le contrôle à la réception : conformité du linge livré
avec la dotation, le service destinataire, les conditions d'hygiène
et de livraison.
!
Eviter le stockage excessif de linge propre.
!
Vérifier l'absence de réserves sauvages (placards, salle de
bains...)
!
Organiser le local lingerie : m odalités de rangement, utilisation
des stocks (rotation : principe du premier entré, premier sorti),
ajustement des commandes.
!
O rganiser le nettoyage de la lingerie intégré dans le plan de
nettoyage du service.
_________________________________________________________________ 67___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
4 .4 E L I M IN AT I O N D E S D É C H E T S D E S O I N S
CADRE RÉGLEMENTAIRE
- Décret n° 97-1048 du 6 novembre 1997 relatif à l'élimination des déchets d'activités de soins à risques
infectieux et assimilés et des pièces anatomiques et modifiant le code de la santé publique.
- Elimination des déchets d'activités de soins à risques, Guide technique, Ministère de l'Emploi et de la
Solidarité, 1999, 50 p.
- Arrêté du 7 septembre 1999 relatif aux modalités d'entreposage des déchets d'activités de soins à
risques infectieux et assimilés et des pièces anatomiques.
- Arrêté du 7 septembre 1999 relatif au contrôle des filières d'élimination des déchets d'activités de soins
à risques infectieux et assimilés et des pièces anatomiques.
- Obligation de séparer les déchets de soins des déchets ménagers.
"indépendamment de la notion de risque infectieux, tout petit matériel de soin fortement évocateur
d'une activité de soins et pouvant avoir un impact psycho-émotionnel (seringue, tubulure,
sonde, canule, drain, gant...) sont à éliminer par la filière des DASRI ", Guide technique, Elimination
des déchets d'activités de soins à risques, page 6.
- Responsabilité du producteur de déchets de soins de leur production à leur élimination.
- Délais d'élimination :
- production supérieure à 100 kg/semaine : toutes les 72 heures,
- production entre 5 kg/mois et 100kg/semaine : tous les 7 jours.
Références utiles
- Norme NFX 30-500 : emballages des déchets d'activités de soins : boîtes et minicollecteurs pour
déchets perforants.
- Norme AFNOR NFX 30-501. Emballages des déchets d'activités de soins : sacs pour déchets mous à
risques infectieux.
N .B. : Stimulateur cardiaque des personnes décédées : récupération de la prothèse avant la mise en
bière et transmise au centre d'implantation de l'appareil (J.O. n°85 du 9 avril 2000, article R. 2213-15 de
l'annexe au décret 2000-318 du 7 avril 2000. Article 363-10 du code des communes).
_________________________________________________68 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
4.4 E L IM IN AT IO N D E S D É C H E T S D E S O IN S
Déchets de soins à risque infectieux (DASRI)
(S U IT E )
Déchets m énagers
- M atériel de soins
souillé ou non :
Tout objet coupant,
tranchant, piquant
- A m p o u le s , a i g u ille s ,
em bases à glycém ie
capillaire,lames à
bistouri, rasoirs,
seringues m ontées,
tubes de sang ...
- C o m p re s se s, c o to n , f la c o n s
pharm aceutiques, gants,
masques,médicaments
d é c o n d it io n n é s , p a n s e m e n ts ,
poches à perfusion et tubulure
poches à urines, à colostom ie,
seringues...
- V erre b risé p ré alablem e nt
emballé.
- Em ballages d'articles stériles,
essuie-mains, gants de ménage,
g a ze s d e b a la ya ge , la ve tte s ,
m o u ch o irs, p ro te ctio n d e s
résidants incontinents,
(sauf isolement infectieux) ...
- Tout déchet provenant d'une
cham bre de patient en
isolem ent infectieux.
Collecteurs d'objets
piquants, tranchants
- Collecteurs d'aiguilles de
c ou le ur ja un e , r é sista nts ,
stables, sécurité antiretour et
de ferm eture définitive,
- Volum e adapté à l'activité
- Rem plis au 2/3
- R em placés au m axim um 1
fois par mois.
Sacs poubelles JAUNES,
différents des sacs à déchets
m énagers,
Sacs à déchets m énagers
ou cartons spécifiques aux
déchets infectieux,
ou futs
Sacs poubelle résistants, avec système de ferm eture,
rem plissage aux 2/3 recom m andé,
ferm és avant évacuation,
rem placés au m inimum 1 fois par jour.
Entreposage,
Collecte par une société prestataire,
Incinération par une société agréée.
Filière communale
_________________________________________________________________ 69___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
4.5 A N IM A U X D E C O M P A G N IE
R é féren ces
- Lettre circ ula ire d u 11 m ars 19 86 relative à la m ise en place des C onse ils d 'établiss em ents da ns les éta bliss em ents
re cevan t d es pe rson nes âgée s, le M in istre des A ffaires S ociales dis pose que "les pe rson nes âgées qui o nt un a nim a l
fam ilier doivent être autorisées à le garder avec elles, dans la m esure où il ne créera pas une contrainte anorm ale pour
le personnel et où qu'il ne gênera pas la tranquilité des autres résidants".
- E L O IT M , B E N E T J .J , B O U R D E A U P , A n im a u x d e c o m p a g n ie e t ris q u e s d e z o o n o s e in fe c tie u s e o u p a ra s ita ire ,
Journal de pédiatrie et de puériculture, n°5, 1995 : 293-304.
- M A SLO C, Les zoonoses, Im pact M édecin Hebdo, n°467, O ctobre 1999 : 2-14.
- C.CLIN Paris-N ord, Lutte contre les ectoparasites et agents nuisibles en m ilieu hospitalier, G uide de bonnes pratiques,
M ars 2001 : 126 p.
C hiens et chats
R isq u es
C onta cts avec un chat ou un c h ien en bonne santé
par souillures des m ains, portes d'entrée conjonctivale ou orale
- Campylobacter (chiots et chatons), Salmonelles et Yersinia
- A nim aux porteurs asym ptom atiques de cham pignons en particulier Microsporum canis
- O eufs ou ookystes coccidiens :
- pelage du chien : Toxocara canis,
- pelage du chat : ookystes de Toxoplasma.
- un chat ou un chien peut être vecteur de germes tels que Staphylococcus aureus, ... par contact avec une personne
infectée (résidant ou personnel).
- ...
M o rsu re o u g riffu re p ar u n ch ien o u u n ch a t en b o n n e sa n té
-
P asteurellose d'inoculation, Pasteurella multocida
M aladie des griffes du chat, Bartonella henselea
T oxoplam ose, Toxoplasma gondii (risque m ineur).
...
C o n tact av ec u n an im al m alad e
selon la maladie diagnostiquée
- C hien : leptospirose,
- C h ie n e t c h a t : tu b e rc u lo s e , ra g e , s a lm o n e llo s e s , c a m p y lo b a c té rio s e , m a la d ie d e ly m e , te ig n e s a n im a le s , p u c e s
( Ctenocephalides felis ), Pseudomonas aeruginosa, proteus, certaine s g ale s, les plus fré quen tes : cheyletielloses du
chat et du chien.
- ...
P récau tio n s p articu lières
Po ur les an im aux :
- S uivi vétérinaire, vaccinations,
- P réciser les zones où l'anim al pourra évoluer,
- E valuer les risques liés à la présence de l'anim al,
- D éfinir la ou les personnes qui auront la charge
com plète de l'anim al : sorties, soins d'hygiène,
nourriture...
Po ur les résidants et le personnel :
- R espect strict du lavage des m ains après contact,
- E viter le léchage.
En cas de m orsure, surveillance vétérinaire de l'anim al pendant 15 jours.
_________________________________________________70 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
4.5 A N IM A U X D E C O M P A G N IE (2)
P oissons et tortues
R isq u e s
- Tortues d'eau : Salmonelloses liées à la multiplication des salmonelles dans l'eau des vivariums.
- P o isson s : M yco bacte rium m arin um , lors d u ne tto yag e de s aq ua rium s ré alisé sa ns po rt de
gants, (nodules cutanés aux points d'entrée).
- ...
P récau tio n s p artic u lières
- S e laver les m ains en cas de contact avec l'eau de l'aquarium .
- R enouvellem ent de l'eau et nettoyage de l'aquarium réalisés par le personnel désigné : porter des gants.
- P réciser la ou les personnes qui auront la charge de la nourriture des anim aux.
O iseaux
R isq u e s
- O rn ith o s e , p s itta c o s e : a n im a l p o rte u r s a in o u m a la d e , e n c a g e o u e n lib e rté , (d iffu s io n p a r a é ro s o ls o u p a r le
battem ent d'ailes de l'anim al).
- P igeons : C ryptotococcus neoformans dans les fientes.
- D is s é m in a tio n d e s s p o re s d ' A s pergillus p a r d e s o is e a u x a tte in ts d 'a s p e rg illo s e v iv a n t d a n s d e s c o n d itio n s d e
confinem ent.
- ...
P récau tio n s p artic u lières
- C ontrôles vétérinaires.
- E valuer les risques liés à la présence de ces anim aux.
- Nettoyage de la cage réalisé par le personnel désigné.
- P réciser la ou les personnes qui auront la charge de la nourriture des anim aux.
_________________________________________________________________ 71___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
4.6 Architecture
Références utiles
- Loi n°97-60 du 24 janvier 1997 tendant, dans l’attente du vote de la loi instituant une
prestation d’autonomie pour les personnes âgées dépendantes, à mieux répondre aux besoins
des personnes âgées par l’institution d’une prestation spécifique dépendance, Journal Officiel
du 25 janvier 1997.
- Le référentiel Qualité des établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes, Ille
et Vilaine, Janvier 2000, 86 p.
- Hygiène et architecture dans les établissements de santé : aide à la conception et à la
rénovation des unités de soins, Guide du Comité Technique Régional de l’Environnement
Hospitalier (COTEREHOS), Avril 1997, 59 p.
La taille, l’emplacement de chaque local doivent être adaptés à sa fonction et à l’activité de
l’établissement. L’ergonomie visant à améliorer les conditions de travail du personnel doit être
intégrée dans les projets de restructuration.
La difficulté pour entretenir certains matériaux dans les structures de soins doit conduire :
- pour les sols : à interdire les moquettes, les tapis (associer à la prévention du risque de
chutes). La qualité de revêtement du sol doit être recherchée pour faciliter le nettoyage,
l’évacuation au sol est étudiée, notamment pour les salles de bain et le local déchets. La qualité
des joints pour les carrelages des sols et des murs doit être exigée en termes d’étanchéité et de
matériau non poreux. Les choix des matériaux doivent notamment correspondre au classement
UPEC (cf. références des normes citées).
- pour les murs : à interdire les tapisseries, les tissus muraux qui ont une faible résistance aux
produits détergents et détergents-désinfectants (préférer les supports pouvant être peints).
- pour les équipements : les matériaux doivent être faciles d'entretien (préférer les surfaces
lisses, les bords et angles arrondis). Les équipements doivent résister à l'utilisation des produits
d'entretien.
La disposition des points d’eau doit être étudiée sur l’ensemble de la structure notamment pour
les lieux de soins et d’animation : consultations, salles de soins, salles de rééducation, salles
d’animation, salle à manger ; les locaux de salubrité : local de nettoyage du matériel, vidoir,
local déchets…
Le local de nettoyage du matériel devra comporter l’aménagement de bacs de lavage adaptés à
la taille des matériels à nettoyer.
L’agencement de rayonnages mobiles pour la lingerie doit être intégré au même titre que
l’agencement des lieux de soins pour le rangement du matériel de soins stérile et non stérile.
_________________________________________________72 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
5. Organisation de la lutte contre les infections
nosocomiales
Références utiles
- Décret n°99 -1034 du 6 décembre 1999 relatif à l’organisation de la lutte contre les infections
er
er
nosocomiales dans les établissements de santé et modifiant le chapitre I du titre I du livre VII
du code la santé publique (deuxième partie : Décrets en Conseil d’Etat).
- Circulaire DGS/DHOS/E2 n°645 du 29 décembre 2000, relative à l’organisation de la lutte
contre les infections nosocomiales dans les établissements de santé.
- Décret n°2001-671 du 26 juillet 2001 relatif à la lutte contre les infections nosocomiales dans
les établissements de santé et modifiant le code de la santé publique (deuxième partie : Décrets
en Conseil d'Etat).
- Circulaire DHOS\E2 - DGS\SD5C N°2001/383 du 30 juillet 2001 relative au signalement des
infections nosocomiales et à l'information des patients en matière d'infection nosocomiale dans
les établissements de santé.
Les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (E.H.P.A.D.) assument une
fonction d’hébergement et de soins. Ils n’ont pas obligation de CLIN mais les futures
conventions tripartites mettent en exergue l’importance de l’hygiène comme élément qualifiant
des E.H.P.A.D. La polypathologie, la dénutrition, l’altération de l’immunité, les antibiothérapies
aveugles, le déficit des fonctions intellectuelles, l’incontinence sont au grand âge les facteurs de
risques essentiels des infections nosocomiales et communautaires.
La constitution dans chaque E.H.P.A.D. d’un comité de lutte contre les infections et la promotion
de l’hygiène est essentielle. Il mobilise les acteurs concernés en les impliquant directement
dans l’organisation de prévention de l’établissement. Les responsabilités collective et
individuelle engagées concernent la mise en
place des mesures, leurs suivis et leurs
évaluations.
A. LE COMITE DE LUTTE CONTRE LES INFECTIONS NOSOCOMIALES
1. COMPOSITION DU C.LI.N.
L’ensemble des catégories professionnelles concernées doivent être représentées au comité :
- Directeur de l’établissement,
- Médecin Coordinateur,
- Médecin du travail
_________________________________________________________________ 73___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
- Responsable des soins,
- Paramédicaux référents : infirmier(e), aide-soignant,
- Responsable du service restauration,
- Responsable du service entretien…
Tout membre du personnel peut être consulté, de même que tout expert.
2.ORGANISATION DU C.L.I.N.
Le comité élit à la majorité simple un président et un secrétaire. La durée du mandat est de 4
ans renouvelable. Le comité doit tenir au minimum deux réunions annuelles. Le président
organise le fonctionnement du comité et coordonne les actions de lutte contre les infections
dans l’établissement. Un rapport annuel d’activité est produit et présenté aux instances de
l’institution et éventuellement aux tutelles. Le comité est soutenu par la compétence du médecin
coordinateur, de l’infirmier(e) référent et autant qu’il est utile du C.CLIN et des relais d’hygiène
régionaux. La constitution d’un réseau inter-établissements E.H.P.A.D.peut faire référence.
3. MISSIONS DU C.L.I.N.
!
Elaborer et diffuser des protocoles concernant les bonnes pratiques d’hygiène de base :
lavage des mains, tenue vestimentaire, équipement sanitaire, entretien et désinfection, des
locaux… nettoyage et désinfection du matériel, des dispositifs médicaux.
!
Elaborer et diffuser des protocoles concernant les bonnes pratiques d’hygiène des soins :
sécurité
des
actes
à
risques
infectieux :
sondage
urinaire,
aérosolthérapie,
oxygénothérapie, perfusions sous-cutanées…, sécurité des produits à risques infectieux :
produits injectables, alimentation entérale, eau, alimentation…
!
Participer à tout projet d’aménagement de locaux, d’organisation de circuits, d’acquisition
d’équipement ou de matériel et au choix des produits désinfectants et de nettoyage.
!
Contribuer aux modalités d’organisation du travail du personnel dans la mesure où elles
peuvent interférer avec le respect des règles d’hygiène de l’établissement.
!
Assurer l’application et le suivi des recommandations par la réalisation d’audits des
pratiques.
!
Apprécier l’évolution de la fréquence des infections par le recueil d’indicateurs pertinents.
!
Former le personnel à l’hygiène et à la prévention du risque infectieux (formation initiale et
continue). Participer à la politique de formation du personnel et contribuer à la préparation
de plans de formation.
!
Inciter à l’évaluation des pratiques.
!
Inciter, avec l’aides des instances, à la mise en œuvre de programmes de surveillance.
L’ensemble de ces missions, compte tenu de l’importance des établissements et des
compétences des personnels, peut faire l’objet de concertation, regroupement, travail en réseau
avec l’aide du C.CLIN et des relais d’hygiène régionaux.
_________________________________________________74 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
B. L'EQUIPE OPERATIONNELLE D'HYGIENE ET COOPERATION INTER HOSPITALIERE
L’article R. 711-1-9 prévoit que les établissements de santé peuvent se doter d’une équipe
opérationnelle d’hygiène hospitalière et de prévention par la voie d’une action de coopération
hospitalière. En vertu de ces dispositions, les personnels d’un établissement de santé peuvent
intervenir dans un autre établissement pour y assurer les missions dévolues à cette équipe
opérationnelle d’hygiène hospitalière et de prévention. L’organisation d’une telle coopération ne
justifie pas la création de structure de coopération mais peut être utilement mise en œuvre par
voie de convention simple.
C. LES CORRESPONDANTS EN HYGIENE HOSPITALIERE
Afin de relayer la mise en œuvre du programme d’action, il est particulièrement utile que soient
désignés parmi les personnels de chaque service ou, dans les établissements privés, de chaque
secteur d’activité, un correspondant médical et un correspondant paramédical. Ces correspondants
facilitent la mise en œuvre des actions de prévention et de surveillance des infections
nosocomiales. Le rôle des correspondants en hygiène hospitalière est précisé dans la circulaire
DGS/DHOS/E2 N° 645 du 29 décembre 2000, relative à l'organisation de la lutte contre les
infections nosocomiales dans les établissements de santé.
_________________________________________________________________ 75___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
Annexe 1 : Structures de référence par région
Les différentes structures de référence sont présentées par région afin de faciliter l’accès aux
informations aux établissements qui le souhaitent.
BASSE-NORMANDIE
STRUCTURE
ADRESSE
R.R.H.B.N. : Réseau Régional d’Hygiène de
Relais Régional d’Hygiène
de Basse- Normandie
Basse-Normandie.
Responsable : Madame le Dr. BERNET
CHU- avenue de la Côte de Nacre
14 023 CAEN
TELEPHONE
Secrétariat
02 31 06 51 51
Fax :
02 31 06 49 14
La Folie Couvrechef
DRASS
27, rue des Compagnons
02 31 46 54 54
14 050 CAEN
DDASS de la Manche
DDASS du Calvados
DDASS de l’Orne
Place de la Préfecture
50009 SAINT LO Cedex
14, rue du Clos Herbert
14 036 CAEN Cedex
13, rue Marchand Saillant
61 013 ALENCON Cedex
02 33 06 56 56
02 31 45 82 82
02 33 80 83 00
_________________________________________________76 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
BRETAGNE
STRUCTURE
ADRESSE
R.R.E.S.O. :
TELEPHONE
Relais
Régional
des
Etablissements de Soins de l’Ouest.
Relais Régional d’Hygiène
Responsable : Madame le Dr. LE BAIL
de Bretagne
Service d’hygiène – Centre hospitalier –
Secrétariat
02 97 01 43 40
boulevard du Général Guillaudot-BP 555
56 017 VANNES Cedex
DRASS
DDASS des Cotes d’Armor
DDASS du Finistère
DDASS d’Ille-et-Vilaine
DDASS du Morbihan
Les Trois Soleils – 20, rue d’Isly
35042 RENNES Cedex
1, rue du Parc –BP 2152
22 021 SAINT BRIEUC Cedex 1
Cité Administrative de Kerfeunten
29 324 QUIMPER Cedex
13, avenue Cucillé
35 031 RENNES Cedex
Boulevard de la Résistance
56 019 VANNES Cedex
02 99 35 29 00
02 96 62 08 09
02 98 64 50 50
02 99 02 18 00
02 97 54 77 00
_________________________________________________________________ 77___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
CENTRE
STRUCTURE
TELEPHONE
ADRESSE
R.H.C.
:
Relais
Régional
d’Hygiène
Hospitalière du Centre.
Relais Régional d’Hygiène Responsable : Madame le Dr.VAN DER MEE
du Centre
CHU de Tours-Hôpital Bretonneau
2, boulevard Tonnellé –
Secrétariat
02 47 47 82 90
Fax :
02 47 47 82 91
37 044 TOURS Cedex 01
Immeuble Le Magellan – 25, boulevard JeanDRASS du Centre
Jaurès
02 98 77 47 00
45 044 ORLEANS Cedex 1
DDASS d’Eure-et-Loir
15, place de la République
28 019 CHARTRES Cedex
02 37 20 51 70
Cité Administrative Coligny – 131, rue du
DDASS du Loiret
Faubourg Bannier
02 38 42 42 42
45 042 ORLEANS
DDASS du Cher
4, boulevard de l’Avenir
18 016 BOURGES Cedex
02 48 23 71 00
Cité Administrative-boulevard Georges Sand
DDASS de l’Indre
– BP 587
02 54 53 80 00
36 019 CHATEAUROUX Cedex
Centre Administratif – 38, rue Edouard
DDASS d’Indre-et-Loire
Vaillant
02 47 60 44 44
37 042 TOURS Cedex
DDASS du Loir-et-Cher
41, rue d’Auvergne
41 011 BLOIS Cedex
02 54 55 78 79
_________________________________________________78 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
PAYS-DE-LOIRE
STRUCTURE
TELEPHONE
ADRESSE
A.P.L.E.I.N. : Association des Pays de Loire
pour l’Eviction des Infections Nosocomiales.
Relais Régional d’Hygiène Responsable : Monsieur le Dr. WIESEL
des Pays-de-Loire
Centre
Hospitalier
Départemental-Les
Secrétariat
02 51 44 63 29
Oudairies
85 025 LA ROCHE SUR YON Cedex
Maison de l’Administration Nouvelle – 7, rue
DRASS
Viviani, Ile Beaulieu
02 40 12 80 00
44 062 NANTES Cedex
DDASS de la Vendée
DDASS du Maine-et-Loire
DDASS de la Sarthe
DDASS de la Mayenne
DDASS de Loire-Atlantique
29, rue Delille
85 022 LA ROCHE SUR YON Cedex
26 Ter, rue de Brissac
49 047 ANGERS Cedex
97, avenue Bollée
72 070 LE MANS Cedex 09
2, boulevard Murat
53 041 LAVAL Cedex
MAN, rue René Viviani
44 062 NANTES Cedex 2
02 51 36 75 00
02 41 25 76 00
02 35 58 81 00
02 43 67 20 00
02 40 12 80 00
_________________________________________________________________ 79___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
Annexe 2 : exemples de fiches techniques
Avertissement : les fiches suivantes ont été élaborées à titre d’exemple à partir des
documents fournis par les membres du groupe de travail. Elles ne sont pas destinées à être
recopiées ni utilisées en l’état, mais sont des propositions pouvant constituer une base de
travail.
_________________________________________________80 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
ANNEXE 2.1 :
UTILISATION DE L’EAU DE JAVEL -
AVERTISSEMENT
Référence utile
Chambre Syndicale de l’eau de Javel : 01 40 54 79 98
Afin de limiter la dangerosité liée à l’utilisation de l’eau de Javel, l’ajustement des concentrations
d’eau de Javel à la Directive européenne EN 862 est annoncé par les fabricants d’eau de
er
Javel à partir du 1 mai 2001. Les modifications seront précisées par décret (à paraître).
Seule, la concentration en pourcentage de chlore actif sera exprimée dans l’avenir, (le
degré chlorométrique ne devrait plus être précisé).
NOUVELLES CONCENTRATIONS
ANCIENNES CONCENTRATIONS
9,6% d’extrait d’eau de Javel
dans un berlingot de 250 ml.
Péremption :
3 mois après la date notée le berlingot.
- 12,5% d’extrait d’eau de javel
(48° chlorométrique/litre) dans un berlingot de 250 ml.
Un litre d’eau de Javel
reconstitué à 2,6%
Dilution de moitié, soit 1,25%
- Un litre d’eau de javel reconstitué à 3,6%,
(12° chlorométrique).
- Dilution de moitié, soit 1,85%, (6° chlorométrique).
_________________________________________________________________ 81___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
EXEMPLE DE FICHE D’UTILISATION DE L’EAU DE JAVEL
Exemple établi à partir des fiches réalisée par le Centre Hospitalier de Chateaubriant.
■ PRESENTATION
☛ Berlingot de 250 ml de Javel à 9,6% de chlore actif
☛ Péremption : 3 mois après la date notée le berlingot.
■ INDICATIONS
Désinfection des surfaces et des matériels compatibles avec l’Eau de Javel (corrosif), exemples : bassin,
cuvette, urinal, bocal en verre…
■ UTILISATION
☛ Dilution :
1 berlingot de 250 ml pour 750 ml d’eau
=
1 litre de solution d’Eau de Javel à 2,6% de chlore actif
☛ Porter des gants de protection,
☛ Nettoyer systématiquement la surface ou le matériel à désinfecter : lavage avec un produit
détergent, rinçage soigneux,
☛ Appliquer la solution d’Eau de Javel,
☛Laisser un temps de contact minimum : 5 minutes,
☛ Rincer soigneusement la surface ou le matériel,
☛ Laisser sécher,
☛ Stocker ou utiliser le matériel propre et désinfecté.
■ PRECAUTIONS D’EMPLOI
☛ Produit toxique : ne jamais mélanger l’eau de Javel à un autre produit.
☛ Produit irritant : en cas de projection sur la peau, dans les yeux, laver
abondamment à l’eau courante,
et, si nécessaire, en cas de projection dans les yeux, consulter un médecin, faire une déclaration
d’accident de travail.
☛ Toujours reboucher le flacon après usage.
■ REGLES DE CONSERVATION
☛ Conserver à l’abri de la chaleur et de la lumière.
☛ Stocker dans des lieux hors de portée des résidants et des visiteurs.
☛ rincer le flacon de dilution avant chaque nouvelle dilution.
_________________________________________________82 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
ANNEXE 2.2 : EXEMPLE « DE PLAN DE NETTOYAGE »
Exemple établi à partir du document du C.CLIN Sud-Ouest, « Entretien des locaux des établissements de
soins », Octobre 1998, 29 pages.
ZONE 2
: NETTOYAGE DE LA CHAMBRE DU RESIDANT AVEC SOINS.
FREQUENCE
TOUS LES 6 MOIS ET
OPERATIONS
TOUS
1 FOIS/SEMAINE
LES JOURS
TOUS
LES 3 MOIS
APRES LE DEPART
DU RESIDANT
EVACUATION
DES
DECHETS,
DU
LINGE
✖
LIT, FAUTEUIL,
✖
SALE.
NETTOYAGE
DU MOBILIER
:
ADAPTABLE.
✖
ENTRETIEN DES FLEURS COUPEES
NETTOYAGE DES ACCESSOIRES :
POIGNEES
ET MONTANT DE PORTES, INTERRUPTEURS,
✖
COMMANDES ELECTRIQUES, TELEPHONE.
NETTOYAGE
DOUCHE,
DES SANITAIRES
:
LAVABO,
✖
WC.
BALAYAGE HUMIDE DU SOL.
✖
LAVAGE DU SOL.
✖
NETTOYAGE DES SUPPORTS POUBELLES.
NETTOYAGE
INTERIEUR
DES
PLACARDS,
MOBILIERS…
✖
✖
NETTOYAGE DES VITRES.
✖
LAVAGE MECANISE DU SOL.
✖
ENTRETIEN DE LA METALLISATION DU SOL.
✖
METALLISATION DU SOL.
APRES LE DEPART
DU RESIDANT
LAVAGE DES RIDEAUX.
✖
NETTOYAGE DES MURS ET DES PORTES.
✖
Toute surface sale doit être nettoyée chaque fois que nécessaire. Cette périodicité est proposée à titre
indicatif.
_________________________________________________________________ 83___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
ANNEXE 2.3 : HYGIENE BUCCO-DENTAIRE DE LA PERSONNE AGEE
Fiches établies à partir des références bibliographiques suivantes :
!
DETRUIT J.C, SORNIN G, BITTON C, KADOSH M, Besoins dentaires de la personne âgée en long et moyen séjour, Le Concours
médical, 28.11.98, 120-40 : p. 2865-2871.
!
GRIMOUD A.M, DEBROCK A, ARAMON F, PERISSE D, CAZARD J-C, RUMEAU M, MARTY N, LODTER J-Ph, Pratiques de
l’hygiène bucco-dentaire en milieu hospitalier, Protocoles, Revue de l’ADPHO, Tome 25, 2000 : p.23-40.
!
PASCAL A, FRECOM E, Soins de la muqueuse buccale, Soins n°632, Janvier/Février 1999.
Evaluation de l’état bucco-dentaire initial
Exemple de fiche complétée par l’infirmier au moment de l’admission lors de l’entretien avec la
personne âgée et/ou sa famille.
1.
2.
ALIMENTATION PER OS
PROTHÈSE DENTAIRE
OUI
Normale
Moulinée
Hachée
NON
Sonde N.G.
Gastrostomie
Parentérale
Complète
Haut
Bas
Partielle
Haut
Bas
Adapté
Inadapté
ETAT
OUI
3.
DENTS
NON
OUI
NON
OUI
NON
OUI
NON
4.
PLAINTES
OUI
NON
OUI
NON
OUI
NON
OUI
NON
Edentement partiel
Edentement total
Haut
Haut
Bas
Bas
Intégrité de la muqueuse buccale
Intégrité de la langue
Intégrité des gencives
Intégrité des dents
Halitose (mauvaise haleine)
Xérostomie (absence de salive)
Hypersialorrhée
Coordonnées du dentiste : Dr._________________
5.
DENTISTE
Adresse :
Date de la dernière consultation dentaire [___] – [___] – [___]
OUI
6.
AUTONOMIE
NON
Soins quotidiens
Autonomie
Dépendance complète
Dépendance partielle
_________________________________________________84 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
Avertissement : les soins sont donnés à titre d’exemples
la plupart d’entre eux relèvent de la prescription médicale.
Ils ne peuvent être utilisés en l’état.
PROTHESES DENTAIRES
Autonomie
Prothèse dentaire
Partielle
Complète
Dépendance partielle
Haut
Haut
Dépendance complète
Bas
Bas
Fréquence
Précautions Générales
☞ Se laver les mains au savon liquide ordinaire avant et après le soin
☞ Porter des gants à Usage Unique non stériles
" Noter le soin et les observations sur le dossier de soins du patient
Précautions Particulières
Compléter par un soin de bouche ou par un brossage des dents adaptés à l’état buccodentaire du patient
Plateau, verre à dents
Boîtier identifié au nom du patient
☞ Laver après chaque utilisation
☞ Ranger dans un endroit propre et sec
Pastilles effervescentes
Solution « bain de bouche »
Brosse à dents en bon état
Autre produit
[________]
SOINS DE BOUCHE SPECIFIQUES
Autonomie
Dépendance partielle
Dépendance complète
Indication
Durée : du [_____] au [_____].
Fréquence
Précautions Générales
☞ Se laver les mains au savon liquide ordinaire avant et après le soin
☞ Porter des gants à Usage Unique non stériles
"Noter le soin et les observations sur le dossier de soins du patient
Matériels et produits
Eau Stérile
Sérum physiologique
Produit antiseptique
Bâtonnets
Compresses stériles
Kit « soins de bouche »
Méthode
-
Bicarbonate
[______________]
Pince Kocher
Compresses non stériles
Doigts
Dilution :
Précautions particulières
_________________________________________________________________ 85___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
Avertissement : les soins sont donnés à titre d’exemples
la plupart d’entre eux relèvent de la prescription médicale.
Ils ne peuvent être utilisés en l’état.
Soins spécifiques - PROPOSITIONS
☞ SI
BOUCHE TRES SALE OU MAL
ODORANTE
!
Remplacer le bicarbonate par une boisson cola.
!
ou 4 volumes Sérum physiologique, + eau
oxygénée 1 volume à 10 %.
☞ SI ULCERATIONS
!
Badigeonner dans la cavité buccale 1 solution de
soins de bouche + Ulcar® :
- 4 ml Nystatine® (100 000 ui/ml)
- 2 ml Protovit (vitamines A, B1, B2, B6, C, D, E)
- 300 mg bicarbonate de Sodium (NaHCO3)
- 125 ml de Nacl à 9 %
☞ SI MYCOSE BUCCALE
!
Badigeonner
au
doigt
bouche
(comme
la
préparation ulcérations, 6 fois par jour,
!
+ gel de Daktarin® :, le patient peut avaler,4 fois
par jour
☞ SI
BOUCHE
CARTONNEE
TRES
SECHE
ET
!
Humidifier tous les 1/4 d’heure. Demander la
collaboration des familles qui peuvent apporter
des bombes d’eau aérosolisées
!
ou Appliquer de l’eau gélifiée glacée.
_________________________________________________86 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
ANNEXE 2.4 : EXEMPLE DE PROTOCOLE « NETTOYAGE DESINFECTION QUOTIDIEN DE
L’HUMIDIFICATEUR A OXYGENE TYPE CHICOINE®
»
Fiche établie à partir du Guide de l’hygiène à l’usage des services de soins, Comité de lutte
contre les infections nosocomiales, CLIN , CHR de Rennes, 1997.
☞ NECESSAIRE A L’ENTRETIEN DE L’HUMIDIFICATEUR A USAGES MULTIPLES
- gants à usage unique
- 1 ou 2 bacs de nettoyage spécifiques
- produit détergent-désinfectant
- produit désinfectant
- gants stériles
- eau stérile
- seringue à usage unique
- air médical, si disponible
- 1 diffuseur à usage unique
☞ METHODE
♦ Jeter le diffuseur à usage unique
♦ Vider la cuve de l’humidificateur
♦ Immerger dans un bain de détergent-désinfectant
♦ Irriguer la tige centrale à l’aide de la seringue
♦ Rincer à l’eau courante
♦ Sécher à l’aide d’un champ propre
♦ Se laver les mains au savon liquide ordinaire
♦ Immerger le barboteur dans un bain désinfectant pendant 30 minutes
♦ Mettre une seringue stérile dans le bac
♦ Mettre des gants
♦ Procéder à l’irrigation de la tige à l’aide de la seringue
♦ Rincer la cuve et la tige à l’eau stérile
♦ Compléter le séchage à l’air médical, si possible
♦ Ajouter de l’eau stérile dans la cuve
♦ Adapter le diffuseur jetable immédiatement avant l’utilisation
♦ Prévoir une quantité d’eau stérile suffisante dans la cuve tout en veillant à ne pas dépasser le
niveau maximum
Si la quantité d’eau stérile dans le barboteur est insuffisante dans la journée :
♦ Vider l’eau restante
♦ Rincer l’humidificateur Chicoine® à l’eau stérile
♦ Remettre de l’eau stérile
♦ Utiliser 1 flacon ouvert depuis moins de 6 heures, pour un patient
_________________________________________________________________ 87___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
ANNEXE 3
ISO LEM E N T SE PTIQ U E E T PR É C AU TIO N S P A R TIC U LIÈR ES
Références utiles
1. Isolement septique, recommandations pour les établissements de soins, Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, Comité
Technique des Infections Nosocomiales, Société Française d'Hygiène Hospitalière, 1998, 51 p.
2. Réduire le risque de transmission des bactéries multirésistantes et des maladies infectieuses en milieu hospitalier, C.CLIN
Ouest, 1997,70 p.
3. Maîtrise de la diffusion des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques, recommandations pour les établissements de
soins, CTIN, 1998, 23 p.
4. D écret n°99-363 du 6 m ai1999 fixant la liste des m aladies faisant l'objet d'une transm ission obligatoire de données
individuelles à l'autorité sanitaire.
Extraits du docum ent "Isolem ent septique"
" L'isolement septique est indiqué dans trois types de situation :
Lorsqu'un patient est atteint d'une infection naturellement contagieuse (ex. : fièvre typhoïde, varicelle).
!
Lorsqu'un patient est infecté par un agent infectieux spontanément non contagieux mais susceptible de disséminer dans
!
l'environnement et d'être transmis à un autre patient (transmission croisée) via les mains du personnel ou le matériel (ex. :
infection urinaire à bacille Gram négatif sur sonde, infection cutanée à Staphylococcus aureus ).
Lorsqu'un patient est porteur ou excréteur d'un agent infectieux multi-résistant aux antibiotiques et connu pour son risque
!
de diffusion épidémique (ex. : Staphylococcus aureus ) résistant à la Méticilline, klebsielle productrice de béta-lactamases
à spectre étendu) ".
"En com plém ent des précautions standard, certaines infections (ou suspicions d'infection) nécessitent la m ise en
œ uvre de précautions particulières définies en fonction de l'agent infectieux (réservoirs, m ode de transm ission,
résistance dans le m ilieu extérieur) et de l'infection (localisation et gravité). Leur m ise en oeuvre fait l'objet d'une
prescription médicale.
Les précautions particulières :
#
#
#
Précautions "contact " : prévenir la transmission d'agents infectieux par contact interhumain.
Précautions respiratoires type " gouttelettes " : prévenir la transmission d'agents infectieux par les sécrétions orotrachéo-bronchiques.
Précautions respiratoires type Air : prévenir la transmission d'agents infectieux par voie aériennne.
Précautions "contacts" ("C")
!
!
!
!
!
!
Isolem ent en cham bre individuelle. En cas d'im possibilité, regroupem ent des m alades atteints par le m êm e m icroorganisme.
Port de gants dès l'entrée dans la chambre
Lavage des mains après avoir ôté les gants et avant de sortir de la chambre, avec un savon antiseptique ou une solution
hydroalcoolique. Ne plus toucher à l'environnement du malade après avoir ôté les gants et s'être lavé les mains.
Port de blouse en cas de contact avec le patient ou avec des surfaces ou matérriels pouvant être contaminés.
Limitation des déplacements.
Utilisation maximale d'instruments à usage unique ou réservés exclusivement au patient.
Précautions "gouttelettes" ("G") définies par la taille des particules infectantes supérieure à 5 µ.
!
!
!
Isolem ent en cham bre individuelle. En cas d'im possibilité, regroupem ent des m alades atteints par le m êm e m icroorganisme.
Port d'un masque (de type chirurgical) pour le personnel intervenant autour du lit du malade.
Limitation des déplacements et masque (de type chirurgical) porté par le patient lorsqu'il quitte la chambre.
Précautions "air" ("A") définies par la taille des particules infectantes inférieure à 5 µ .
!
!
!
Isolement en chambre individuelle, maintenue en pression négative, avec un renouvellement d'air de 6 volumes/heure,
porte fermée. En cas d'impossibilité, regroupement des malades atteints par le même micro-organisme.
Port obligatoire du masque (classé P1), dès l'entrée dans la chambre pour toute personne.
Limitation des déplacements du patient.
_________________________________________________88 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
ANNEXE 4 : Exemples de symboles pour les risques liés aux produits de
nettoyage
Produit inflammable
Produit corrosif
Produit irritant
Produit toxique
ANNEXE 5 : EXEMPLES
ALIMENTAIRE
DE PRODUITS AGREES* OU HOMOLOGUES*
« CONTACT
»
Liste non exhaustive
DETERGENT
DETERGENT-DESINFECTANT
DESINFECTANT
NA 80
ANIOS T.S.A.®
ANIOS DC 8.92®
RIVASURF®
ANIOSTERIL DDN®
ASPHENE® SPRAY
SOLUDOZ DEGRAISSANT®
ANIOSTERIL NDM®
BACILLOL® 25
STRADOL® Détergent
ASPHENE® 381
DESINFECTANT CUISINE 51®
TOPPIN®
ELCOSOL A®
SEPTALIM®
VAITOL®
RIVAGERME® NETTOYANT
…
…
STRADOL Détergent-désinfectant ®
…
* Termes définis dans le glossaire p.7-8.
_________________________________________________________________ 89___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
ANNEXE 6 : TEXTES REGLEMENTAIRES ET ELIMINATION DES DECHETS
_________________________________________________90 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
_________________________________________________________________ 91___________________________________________
C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
_________________________________________________92 ____________________________________________
_____________________________C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002
REFERENCES REGLEMENTAIRES
(à partir de la dernière parution)
!
Décret n°2001-671 du 26 juillet 2001 relatif à la lutte contre les infections nosocomiales dans les établissements de
santé et modifiant le code de la santé publique (deuxième partie : Décrets en Conseil d'Etat).
!
Circulaire DHOS\E2 - DGS\SD5C N°2001/383 du 30 juillet 2001 relative au signalement des infections
nosocomiales et à l'information des patients en matière d'infection nosocomiale dans les établissements de santé.
!
Circulaire DGS/DHOS/E2 n°645 du 29 décembre 2000, relative à l’organisation de la lutte contre les infections
nosocomiales dans les établissements de santé.
!
Décret n°99 -1034 du 6 décembre 1999 relatif à l’organisation de la lutte contre les infections nosocomiales dans
les établissements de santé et modifiant le chapitre Ier du titre Ier du livre VII du code la santé publique (deuxième
partie : Décrets en Conseil d'Etat)
!
Décret n°99-317 du 26 avril 1999 relatif à la gestion budgétaire et comptable des établissements hébergeant des
personnes âgées dépendantes, Journal Officiel du 27 avril 1999.
!
Arrêté du 7 septembre 1999 relatif aux modalités d’entreposage des déchets d’activités de soins à risques
infectieux et assimilés et des pièces anatomiques.
!
Arrêté du 7 septembre 1999 relatif au contrôle des filières d’élimination des déchets d’activités de soins à risques
infectieux et assimilés et des pièces anatomiques.
!
Code général des collectivités territoriales, Partie Réglementaire Annexe au décret 2000-318 du 7 avril 2000, 2ème
partie, Article R. 2213-15.
!
Décret n°99-426 du 27 mai 1999 habilitant certaines catégories de personnes à effectuer des aspirations endo-
!
Arrêté du 27 mai 1999 relatif à la formation des personnes habilitées à effectuer des aspirations endo-trachéales,
trachéales, Journal Officiel n°121 du 28 mai 1999.
Journal Officiel n°121 du 28 mai 1999.
!
Décret n°99-363 du 6 mai 1999 fixant la liste des maladies faisant l'objet d'une transmission obligatoire de
données individuelles à l'autorité sanitaire.
!
Arrêté du 26 novembre 1999 relatif à la bonne exécution des analyses de biologie médicale, Journal Officiel du 11
décembre 1999.partie : Décrets en Conseil d’Etat).
!
Circulaire DGS/DH n°98/249 du 20 avril 1998 relative à la prévention de la transmission d’agents infectieux
véhiculés par le sang ou les liquides biologiques lors des soins dans les établissements de santé.
!
Décret n°98-635 du 20 juillet 1998 modifiant le code des communes (partie Réglementaire) et relatif à la
crémation, Journal Officiel du 25 juillet 1998.
!
Circulaire DGS/VS4 n°98/771 du 31 décembre 1998 relative à la mise en œuvre de bonnes pratiques d'entretien
des réseaux d'eau dans les établissements de santé et aux moyens de prévention du risque lié aux légionelles
dans les installations à risque et dans celle des bâtiments recevant du public, Bulletin Officiel….
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Décret n° 97-1048 du 6 novembre 1997 relatif à l’élimination des déchets d’activités de soins à risques infectieux
et assimilés et des pièces anatomiques et modifiant le code de la santé publique, Journal Officiel du 18 novembre
1997.
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Circulaire DGS/DH n° 97-672 du 20 octobre 1997 relative à la stérilisation des dispositifs médicaux dans les
établissements de santé, Bulletin Officiel du 16 mai 1998, p. 69-70.
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Loi n°97-60 du 24 janvier 1997 tendant, dans l’attente du vote de la loi instituant une prestation d’autonomie pour
les personnes âgées dépendantes, à mieux répondre aux besoins des personnes âgées par l’institution d’une
prestation spécifique dépendance, Journal Officiel du 25 janvier 1997.
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Décret n°93-345 du 15 mars 1993 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession infirmière.
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Décret 92-333 du 31 mars 1992 relatif aux dispositions concernant la sécurité et la santé applicables aux lieux de
travail, que doivent observer les chefs d’établissements utilisateurs, Sous section 2 : installations sanitaires, article
R-232-2-1, Code du travail, Journal Officiel du 1er avril 1992.
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Lettre circulaire du 11 mars 1986 relative à la mise en place des Conseils d’établissements dans les
établissements recevant des personnes âgées.
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Arrêté du 26 juin 1974, réglementation des conditions d’hygiène relative à la préparation, la conservation, la
distribution et la vente des plats cuisinés à l’avance, Ministère de l’agriculture, Journal Officiel du 16 juillet 1974,
7397-7399.
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REFERENCES DES NORMES CITEES
Lavage des mains
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Méthode d'essai et prescription.
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Norme NF EN 1499. Antiseptiques et désinfectants chimiques. Lavage hygiénique des mains. Méthodes d'essai et
prescription, Juin 1997.
Gants
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Norme AFNOR NF EN 455-1/A1. Gants médicaux non réutilisables. Partie 1 : Détection des trous : prescription et
essais, Juin 1998.
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Norme AFNOR NF EN 455-2/A1. Gants médicaux non réutilisables. Partie 2 : Propriétés physiques : prescription
et essais, Juin 1998.
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Norme AFNOR NF EN 455-3. Gants médicaux à usage unique. Partie 3 : Exigences et essais pour évaluation
biologique, 2000.
Déchets
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Norme AFNOR NFX 30 500. Emballages des déchets d’activité de soins. Boîtes et minicollecteurs pour déchets
perforants. Spécifications et essais, Décembre 1999.
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Norme AFNOR NFX 30-501. Emballages des déchets d’activités de soins. Sacs pour déchets mous à risques
infectieux. Essais et spécifications, Février 2001.
Locaux
!
Le classement UPEC est un classement d'usage qui définit les caractéristiques d'un revêtement. Chaque lettre
est suivie d'un indice.
U : usure à la marche ; P poinçonnement (pieds de meuble, chute d'objets) ; E :
comportement à l'eau et à l'humidité ; C : tenue aux agents chimiques (produits d'entretien par exemple). Le
classement UPEC caractérise les niveaux de sévérité d'usage par des indices numériques, compris entre 0 et 4,
associés à chacune de ses lettres. Plus le coefficient est élevé et plus le revêtement est "résistant" : ce coefficient
varie selon l'utilisation du local.
!
Autres classements : A : classement acoustique, mesure les bruits d'impact ; M : classement Feu, mesure la
résistance des produits à la combustion, de plus ininflammable à M4 (le plus inflammable).
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C.CLIN Ouest. Hygiène des structures d’hébergement pour personnes âgées. 2002 ____________________________
ADRESSES DE SITES UTILES
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AFSSAPS - Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé
http://agmed.sante.gouv.fr
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AFNOR - Catalogue en ligne des normes AFNOR
http://www.afnor.fr/
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ANAES - Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé
http://www.anaes.fr
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Article@Inist - fonds INIST du CNRS
http://form.inist.fr/public/fre/conslt.htm
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Bulletin Officiel du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité
http://www.sante.gouv.fr/adm/dagpb/bo/index.htm
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C-CLIN Paris-Nord
http://www.ccr.jussieu.fr/cclin/Welcome.html
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C-CLIN Sud-Est
http://cclin-sudest.univ-Lyon1.fr/
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C-CLIN Ouest
http://www.cclinouest.com
!
C-CLIN Sud-Ouest
http://www.cclin-sudouest.com
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CHU de Rouen
http://www.chu-rouen.fr
!
Code de la Santé Publique
http://www.lefigrance.gouv.fr/html/frame_codes-lois_reglt.htm
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GERES - Groupe d’Etude sur le Risque d’Exposition au Sang
http://www.geres.org/
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INVS - Institut de Veille Sanitaire
http://www.b3e.jussieu.fr/rnsp
!
Journal Officiel
http://www.journal-officiel.gouv.fr/
!
ou
http://www.adminet.com/jo
Ministère de la Santé
- Dossier Infections Nosocomiales
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/index.noso.htmou
http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/nosoco/index.htm
- Actualité Presse, Renseignements pratiques (FINESS, ARH, DDASS, DRASS)…
http://www.sante.gouv.fr/
!
NOSOBASE - base de données nationale des 5 C-CLIN
http://nosobase.univ-lyon1.fr
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SFHH - Société Française d’Hygiène Hospitalière
http://sfhh.univ-lyon1.fr/
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