Thérapies complémentaires

Thérapies complémentaires
Hegel Vol. 5 N° 1 - 2015
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DOI : 10.4267/2042/56337
Phytothérapie – Principes généraux
jean-christophe.letard@polycliniquepoitiers.fr
Historique
La phytothérapie correspond à l’utilisation des plantes dans le but de traiter ou prévenir les maladies.
Sont utilisées les feuilles, fleurs et sommités fleuries, racines ou plantes entières. Peuvent être utilisées
des plantes spontanées ou cultivées mais les conditions réglementaires de culture propre doivent être
exigées.
L’utilisation des plantes se fait par ingestion interne ou application externe sous la forme de tisanes,
gélules, alcoolats et teintures, d’extraits.
Les plantes comportent un certain nombre de constituants qui se potentialisent et s’harmonisent,
constituant le totum de la plante, à l’inverse de l’allo-thérapie qui concentre en quantité importante une
seule voire quelques molécules.
Il y a 60 000 ans, l’homme de Neandertal utilisait les plantes et les chamans ont joué un rôle important
dans la collection, l’apprentissage à l’utilisation et la transmission de la connaissance des plantes durant
l’évolution d’Homo Sapiens. Les plantes étaient employées largement dans l’alimentation, la gestion de
certaines maladies et aussi pour atteindre un monde plus spirituel.
Puis les Grecs avec Hippocrate, Aristote, Théophraste, Galien, Dioscoride et les Romains ont enseigné
l’art de traiter par les plantes en colligeant les connaissances avec plus de 500 plantes médicinales
répertoriées.
En 529, le pape Grégoire le Grand interdit l’enseignement en France de la médecine par les plantes
et ce n’est qu’aux alentours du début du IXe siècle que le Moyen-Orient, l’Afrique du nord et l’Espagne
avec l’université de Cordoue ont repris l’enseignement de ces connaissances, puis Avicenne (980-1037)
distilla les premières huiles essentielles.
Au début du XIXe siècle, on isolait la morphine de l’opium, la strychnine de la noix vomique, la quinine
de l’écorce de quinquina.
Actuellement, certaines civilisations (chinoise, ayurvédique, arabe, tibétaine, indienne…) sont encore
fondées sur ces systèmes thérapeutiques ancestraux, moins onéreux.
Composition des plantes
Les plantes fabriquent des hydrates de carbone, éliminent de l’oxygène et elles comportent :
 des phénols, composés organiques aromatiques (acide salicilique, caféique, esther phénolique,
coumarine….) dont le rôle est antiseptique, anti-bactérien et anti-helminthique ;
 de la coumarine (odeur de foin) plutôt anti-microbien et anti-spasmodique ;
 des tanins, le plus gros sous-groupe des polyphénols, astringents et asséchants ;
 des anthraquinolones entraînant une teinture jaune et aux effets laxatifs ;
 des flavonoïdes qui donnent la couleur jaune, orange et rouge aux fruits et aux fleurs. Antioxydants, ils protègent les vaisseaux et le cœur.
 le groupe des terpènes avec les sesquiterpènes qui donnent le goût amer. Leur action est
anti-inflammatoire et anti-microbienne. Les principes amers de façon générale stimulent aussi les
sécrétions digestives, sont sédatifs et relaxants ;
 les huiles volatiles et fixes riches en acides gras saturés, mono-insaturés, poly-saturés et
essentiels fondamentaux pour la croissance cellulaire (parois cellulaires) ;
 des polysaccharides ou grands sucres : fructose, lactose, cellulose incluant gommes, mucilages
et fructosane (immuno-stimulant, anti-inflammatoire et anti-tumoral) ;
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Thérapies complémentaires
Jean-Christophe Létard, Jean-Marc Canard, Vianna Costil, Pierre Dalbiès,
Bernard Grunberg, Jean Lapuelle et les commissions nutrition et thérapies
complémentaires du CREGG
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 des alcaloïdes riches en azote et source de toxicité : belladone (atropine), pavot somnifère
(morphine), digitale (digitaline), caséine, éphédrine, quinine, strychnine, pipérine, nicotine,
codéine.
Les différents modes d’utilisation des plantes
Les modes d’utilisation des plantes sont divers selon qu’elles sont prescrites : par voie interne (absorption
orale, gargarisme, bains de bouche), ou externe (cataplasme, lotion, gargarisme, bain de bouche, bain,
injection cavités naturelles, fumigation).
Les principes d’extraction des éléments actifs les plus fréquemment employés sont :
 L’infusion qui utilise l’eau, laquelle solubilise les sels minéraux, pectines, mucilages et alcaloïdes
à l’état de sels. L’eau chaude solubilise partiellement les huiles essentielles. Elle permet l’extraction
des principes actifs par mise en contact avec de l’eau chaude portée à ébullition de plantes sèches ou
fraîches, puis refroidissement spontané. Les plantes plus ligneuses nécessitent un temps d’infusion
prolongé.
 La décoction consiste à faire bouillir les plantes ; elle s’applique aux écorces, racines, tiges,
fruits. Le temps d’ébullition est de 10 à 30 mn en général.
 La fumigation est l’utilisation des vapeurs ou fumées de l’ébullition des plantes ou de leur
combustion.
 La teinture est obtenue en laissant macérer 3 semaines les plantes dans de l’alcool à 95°
(éthanol) avec décantation, pression et filtrage. Compte tenu de la teneur en eau des plantes, le
titre alcoolique est ramené aux alentours des 70°. Le rapport final de la macération est de (1 :10),
soit 10 g de teinture mère équivalant à 1 g de plante sèche. Il faut se méfier de l’alcool chez
l’enfant et la posologie est de règle 1 goutte par kilo et par jour. La quantité d’alcool ingérée pour
100 gouttes par jour est équivalente à 2 ml d’alcool à 70° soit 10 ml de vin à 14°. On peut utiliser
du vin (vin de gentiane) ou de l’huile (huile de serpolet) à la place de l’alcool dans certains cas. A
partir de la teinture mère qui est diluée et dynamisée, sont produites les dilutions homéopathiques
des plantes.
 Les extraits fluides classiques ou glycérinés sont obtenus par extraction des principes actifs
dans des mélanges successifs aux concentrations d’alcool croissantes, puis ils sont remis ou pas
dans une solution neutre glycérinée.
 Les huiles essentielles sont obtenues par distillation d’une plante dans de l’eau ou par
entraînement à la vapeur d’eau. Elles contiennent une concentration très élevée de principe actif
comparé à la plante fraîche mais ne contiennent pas le totum de la plante. Les hydrolats sont des
sous-produits de la distillation d’une plante dans de l’eau lors de la production d’huile essentielle.
 La gélule est une forme récente de prise d’un traitement phytothérapique avec des enveloppes
100% végétales ; elle permet une haute concentration de produits actifs avec des poudres
micronisées ou des nébulisats. La quantité de plante dans une gélule est limitée à 500/750 mg de
plante séchée, ce qui peut nécessiter la prise d’un nombre important de gélules.
 Les poudres sont obtenues par séchage et broyage. La plante entière se conserve très bien
après dessication, car la cellule végétale est adaptée à la carence en eau, le broyage quant à lui
est susceptible d’altérer la stabilité des principes actifs dans le temps. La qualité du broyage est un
élément important pour avoir une poudre de qualité, la plus fine possible (broyage par marteau,
ciseau, disque).
Les différents modes d’extraction des plantes
Le cryobroyage
C’est une technique de broyage plus récente qui diminue les échauffements, l’oxydation (inertage),
homogénéise bien les particules avec un rendement élevé et une conservation des arômes ou principes
actifs.
Il fait appel au froid obtenu par injection d’azote liquide (-196°) dans la cuve contenant la plante sèche
afin de la congeler et dans le broyeur afin d’éviter toute élévation de la température et oxydation
car tout broyage entraîne une élévation allant jusqu’à 60° qui entraîne la destruction des éléments
thermolabiles.
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La plante traitée à froid est plus friable et contient la quasi intégralité des constituants. Le broyeur
produit avec régularité, des grains mesurant entre 45 et 250 microns, parfois inférieurs à 10 microns.
A titre d’exemple, si on compare les taux d’oléorésines du poivre blanc ou des clous de girofle avant
broyage, après broyage classique, et après cryobroyage, on obtient respectivement : 100 %, 57,8 %,
94,5 % pour le poivre blanc et 100 %, 66 %, 95 % pour les clous de girofle.
Si le résultat du cryobroyage est placé dans une solution d’alcool à 30°, on obtient une suspension
intégrale de plante fraîche respectant aussi le totum de la plante. La concentration dans cette forme
galénique est entre 3 et 10 fois moindre que dans la plante à l’état frais en fonction de sa teneur en
eau.
Les nébulisats ou extraits secs
Ce sont des tisanes déshydratées selon un procédé proche de celui du café soluble. Une fois dans l’estomac,
ils se réhydratent avec les sécrétions digestives. Ils sont obtenus par projection d’un liquide (eau, alcool)
avec un atomiseur dans une cuve de plantes séchées. Des gouttelettes chargées en principes actifs vont
se créer dans une vapeur immédiatement desséchée. L’Harpagophytum (3:1) et le Millepertuis (10:1)
sont commercialisés sous cette forme qui signifie pour l’Harpagophytum : 1 g d’extrait sec égal à 3 g de
plante sèche. Certains principes volatiles sont cependant perdus par cette méthode. Quand on ouvre une
gélule dans de l’eau, la poudre flotte en surnageant, le nébulisat se mélange et disparaît.
Réglementation
En France les plantes médicinales sont souvent traitées dans le groupe des PPAM (plantes à parfum,
arômes ou médicinales). Les deux tiers de ces PPAM sont destinées à l’extraction d’huiles essentielles et
7 plantes couvrent 90 % des surfaces implantées (lavandin, pavot, lavande, sauge, ginkgo biloba, thym,
estragon).
Le marché des plantes médicinales est dominé par l’importation de plantes de différents pays, ce qui
nécessite des contrôles de qualité car la Busserole par exemple, a une teneur en arbutine de 12 à
14 % en Espagne contre seulement 5 % dans les pays de l’Est. En outre, la notion de race chimique
est importante et le romarin d’Afrique du Nord a des cinéols majoritaires alors que celui d’Espagne a du
camphre majoritaire.
La production agricole française se développe toutefois sous la forme de productions intégrées aux
laboratoires pharmaceutiques. Quelques plantes médicinales sont cependant ramassées dans la nature.
Des directives de bonnes pratiques agricoles existent et il convient de s’assurer de l'absence de facteurs
génétiques, extrinsèques ou de contaminations externes.
Toutes les plantes médicinales ne sont pas en vente libre en France, certaines étant réservées aux
pharmacies.
Un des arguments pour l’utilisation des plantes en thérapeutique est leur propriété lévogyre qui consiste
à dévier la lumière polarisée vers la gauche car le système vivant est lévogyre. Le médicament chimique
synthétique est quant à lui, habituellement dextrogyre.
Des fiches d’orientation médicales à la phytothérapie-aromathérapie sont en cours de rédaction par une
commission pluridisciplinaire de médecins, pharmaciens, biologistes et aroma-phytothérapeutes afin de
mieux guider nos patients.
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Troubles digestifs et du transit intestinal
Aérophagie
Angélique (graines – racines)
Charbon Végétal (coques de noix
de coco)
Ballonnements
Gaz intestinaux
Charbon végétal
Romarin (feuille)
Calculs biliaires
Artichaut (feuille)
Chélidoine (fruit)
Colites
Fenouil (fruit)
Menthe (feuille)
Constipation chronique
Graine de lin
Constipation occasionnelle
Bourdaine (écorce)
Séné (foliole)
Crampes d’estomac
Fenouil
Menthe
Diarrhées
Charbon végétal
Baie de myrtille
Digestion difficile
Boldo (feuille)
Fumeterre (partie aérienne
fleurie)
Douleurs abdominales
Graine de lin
Mélisse (feuille)
Fermentation abdominale
Cumin (fruit)
Charbon végétal
Restauration de la flore intestinale
Levure de bière
Paresse hépatique
Radis noir (racine)
Aubier de tilleul
Hépatite
Artichaut (feuille)
Chardon marie (fruit)
Infection intestinale
Charbon végétal
Ail (bulbe)
Insuffisance biliaire
Artichaut
Aubier de tilleul
Mauvaise haleine
Charbon végétal
Maux d’estomac et ulcère gastroduodénal
Argile blanche
Lithothame (Thalle)
Nausées, mal des transports
Fenouil
Gingembre (rhizome)
Reflux gastro-oesophagien
Argile blanche
Ispaghul (tégument de la graine)
Spasmes intestinaux
Fenouil
Romarin (feuille)
Stimulant de la vésicule biliaire
Artichaut
Boldo
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Troubles circulatoires
Athérosclérose
Lécithine de soja (graine)
Graine de lin
Excès de cholestérol
Huile de saumon
Lécithine de soja ou Pourpier
(plante entière)
Cholestérol et Hypertension
artérielle
Olivier (feuille)
Huile de saumon
Diabète léger
Fenugrec (graine)
Olivier
Mauvaise fluidité sanguine
Ail
Mélilot (sommité fleurie)
Fragilité des petits vaisseaux
Hamamélis (feuille)
Mélilot
Hémorroïdes
Cyprès (cône fructifère)
Marronnier d’Inde (écorce)
Hypertension artérielle
Pourpier, Olivier
Aubépine (sommité fleurie)
Insuffisance veineuse, jambes
lourdes
Cyprès, Vigne rouge (feuille)
Fragon (souche radicante)
Mauvaise circulation des extrémités
Chrysanthellum (plante entière)
Risque de phlébite
Ail
Mélilot
Excès de triglycérides
Gugul (exsudat résineux)
Lécithine de soja
Varices
Marronnier d’Inde
Cyprès
Anxiété
Avena sativa (avoine)
Ballote
Emotivité
Avena sativa (graine)
Coquelicot (pétale)
Dépression légère
Millepertuis (sommité fleurie)
Houblon (inflorescence femelle)
Cauchemars
Coquelicot
Escholtzia (partie aérienne
fleurie)
Insomnie avec réveils fréquents
Aubépine
Valériane (racine)
Nervosité et stress chez l’adulte
Aubépine
Ballote
Nervosité et stress chez l’enfant
Coquelicot
Palpitations
Aubépine
Sevrage des benzodiazépines, hypnotiques
Aubépine
Passiflore (partie aérienne)
Spasmophilie
Coquelicot
Lithothame
Troubles nerveux
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Troubles liés à la surcharge pondérale
Cellulite
Ananas (tige)
Reine des prés (sommité fleurie)
Coupe faim
Konjac (racine)
Karaya (gomme)
Excès de poids
Citrus aurantium (écorce du fruit)
Orthosiphon (feuille)
Excès de poids avec appétit normal
Fucus (thalle), Thé vierge boutons et 2 Orthosiphon
premières feuilles)
Excès de poids avec cellulite
Thé vierge, Ananas
Reine des prés
Excès de poids avec problème de
circulation
Hamamélis (feuille)
Piloselle (plante entière), Thé
vierge
Excès de poids avec constipation
Ispaghul
Orthosiphon, Piloselle
Stabilisation du poids, diabète léger
Cosse de haricot
Garcinia (péricarde du fruit)
Troubles du système urinaire et dérèglement chez la femme
Calculs urinaires
Bouleau (feuille)
Chiendent (rhizome)
Coliques néphrétiques
Chiendent
Harpagophytum (racine
secondaire)
Cystite
Bruyère (fleur)
Busserole (feuille)
Diurétique
Bouleau
Queue de cerise
Prostate
Huile de pépin de courges
Racine d’ortie
Bouffée de chaleur chez la femme
ménopausée
Houblon
Sauge
Troubles de la ménopause
Alfalfa (suc des feuilles)
Sauge (feuille)
Règles abondantes
Cyprès
Huile d’onagre
Règles douloureuses
Armoise (feuille)
Sauge
Règles irrégulières ou peu
abondantes
Huile d’onagre
Sauge
Syndrome prémenstruel
Armoise
Huile d’onagre
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Fatigue et asthénie
Aphrodisiaque
Gingembre (rhizome)
Ginseng (racine)
Convalescence
Pollen
Spiruline (algue)
Développement de la masse
musculaire
Fenugrec (graine)
Spiruline
Fatigue
Gelée royale
Ginseng ou Kola (graine)
Fatigue musculaire
Eleuthérocoque (racine)
Spiruline
Fatigue nerveuse
Ginseng
Aubépine
Fatigue avec difficulté
d’endormissement
Ginseng
Valériane
Amélioration des performances
physiques
Eleuthérocoque
Ginseng
Stimulation des défenses
immunitaires
Echinacée
Mélèze (résine)
Etat fébrile
Quinquina (écorce de la tige)
Saule blanc (écorce)
Troubles osseux ou musculaires
Acide urique
Lamier blanc (sommité fleurie)
Arthrite
Harpagophytum
Prêle (partie aérienne stérile)
Arthrose
Harpagophytum
Frêne
Crampes musculaires
Lithothame
Queue de cerise
Mal de dos
Bambou (exsudat de la tige)
Harpagophytum
Ostéoporose
Bambou
Lithothame
Décalcification
Prêle
Huile de foie de morue
Conclusion
Les plantes sont une alternative thérapeutique à ne pas négliger de par leurs nombreux effets généraux :
anti-infectieux, anti-inflammatoires, antispasmodiques, antalgiques, antipyrétiques, reconnus de longue
date et leur toute particulière utilité en cas de troubles digestifs.
Des fiches d’orientation médicales à la phytothérapie-aromathérapie sont en cours de rédaction par
une commission pluridisciplinaire de médecins, pharmaciens et biologistes afin de mieux guider nos
consultations et nos patients.
Références
Cours Cerfpa, module « Aroma-Phytothérapie » 2014.
Cours Cerfpa, module « Naturopathie » 2014.
Petit Larousse des plantes médicinales, 2009 Ed Larousse, Paris.
Le guide complet de la phytothérapie. Anne McIntyre, 2010, Ed Le courrier du Livre, Paris.
Le guide des plantes et produits d’origine naturelle bénéfiques pour votre santé. Naturactive, Revue des laboratoires
Pierre Fabre.
Précis de phytothérapie. La santé par les plantes - mode d’emploi. 2003, Ed Alphen, Monaco.
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