Accéder à la ressource

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Présentation de la saison 2000-2001
par Jean-Jacques AILLAGON
président du Centre Georges Pompidou
Après quatre années consacrées au réaménagement du bâtiment, la saison 2000-2001
qui s'engage constitue la première saison culturelle complète du Centre depuis celle de
1996-97.
ter janvier, nous
Les huit premiers mois de cette année 2000, depuis la réouverture, le
fournissent cependant les éléments d'un premier bilan . Ce bilan est caractérisé par un
excellent niveau de fréquentation du Centre par le public, conséquence de
l'accroissement très sensible de la fréquentation du Musée (près de 2 millions de
visiteurs attendus pour l'année 2000 contre 850 000 en 1996), du succès de l'exposition
Picasso qui ferme le 25 septembre (elle aura reçu plus de 350 000 visiteurs), de
l'intérêt des visiteurs par la formule de l'abonnement annuel (40 000 abonnés
individuels à ce jour) et de l'augmentation très significative de la visite du Centre par
er
des groupes organisés (4000 groupes reçus au cours du seul 1 semestre 2000).
La Bibliothèque a renoué avec un niveau de fréquentation très important même si on
note l'effet modérateur de l'ouverture de la Bibliothèque Nationale de France François
Mitterrand . On observe en revanche que la durée du séjour moyen en bibliothèque a
augmenté de façon sensible, conséquence de l'amélioration de l'offre et du confort.
Dans l'ensemble, ce sont plus de 2,5 millions de visiteurs « actifs » qui ont fréquenté
le Centre au cours du ter semestre de l'an 2000.
Ce premier bilan me fournit l'occasion de renouveler l'expression de ma gratitude et de
mon estime aux équipes du Centre et à tous ceux qui ont fait le choix de nous soutenir.
Je pense plus particulièrement à l'association des amis du Centre présidée par JeanPierre Marcie-Rivière et à la société des amis du Musée présidée par François Trèves
ainsi qu'aux nombreux mécènes et partenaires qui ont concouru à la mise en oeuvre de
nos projets.
Je tiens aussi à souligner que cette période aura été marquée par une réaffirmation de
l'audience internationale du Centre . En témoignent la formidable couverture de la
réouverture du Centre par la presse étrangère, l'itinérance des productions du Centre à
l'étranger (le Temps,vite à Rome et à Barcelone, Brassaï à Vérone puis à Londres,
Pierre Huyghe à Montréal, la contribution du service des Spectacles Vivants au
festival Downtown à New-York), la multiplication également des projets de
coproduction internationale (Beckmann avec la Tate Gallery, Matisse-Picasso avec la
RMN, le MoMA et la Tate) .
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I - Une équipe profondément renouvelée
Ce début de saison 2000-2001 est marqué par un profond renouvellement de l'équipe
de direction du Centre.
1 - MNAM-CCI
Je vous rappelle que, conformément aux statuts de l'établissement, Alfred Pacquement
a été nommé directeur du MNAM-CCI, sur ma proposition, par arrêté de la Ministre
de la Culture du 27 juillet 2000 . Il succède à Werner Spies, directeur de 1997 à 2000.
Je tiens, avant toute chose, à rendre hommage à Werner Spies pour le travail qu'il a
accompli au cours de ces trois années.
Werner Spies aura eu la lourde responsabilité de diriger notre musée pendant la
difficile période de sa fermeture, pendant sa "traversée du désert" . Il aura cependant
mis cette période à profit pour marquer très fortement la politique d'acquisition . Des
grandes oeuvres historiques (Le Dresseur d'animaux de Francis Picabia, Le Portrait du
Comte St-Genois d'Anneaucourt de Christian Schad, Le Souvenir de la Galerie des
glaces à Bruxelles d'Otto Dix, Le Stropiat de René Magritte ou L'Anthropométrie de
l'époque bleue d'Yves Klein) mais également un choix très grand d'oeuvres
contemporaines (Annette Messager, Christian Boltanski, Xavier Veilhan, Claude
Closky, Andreas Gurski, Jean-Marc Bustamante, Fabrice Hybert, Thomas Ruff,
Sigmar Polke, etc . . .) sont venues enrichir la collection, illustrant ainsi la vocation
moderne et contemporaine du Musée . Eminent spécialiste -internationalement
reconnu- de Picasso, de Max Ernst et du Surréalisme en général, Werner Spies aura
également donné au Centre plusieurs expositions de référence dont Max Ernst,
sculptures, maisons, paysages en 1998 et, bien sûr, Picasso sculpteur en 2000.
En accord avec Alfred Pacquement, j'ai confié à Werner Spies le commissariat de la
grande exposition que le Centre consacrera à la Révolution Surréaliste en 2002.
Alfred Pacquement qui lui succède bénéficie, j'ai pu le constater ces dernières
semaines, de l'estime de la scène française et internationale . Il est apprécié par les
artistes et les professionnels qui respectent sa disponibilité, son attention et son
engagement. Il connaît parfaitement aussi les rouages de l'administration de la Culture
et du Centre Pompidou pour avoir été conservateur au MNAM, directeur de la Galerie
Nationale du Jeu de Paume, Délégué aux Arts Plastiques et directeur de l'Ecole
Nationale Supérieure des Beaux-Arts.
Nous nous sommes, Alfred Pacquement et moi-même, entendus sur des objectifs
communs qui conjuguent l'ambition du développement et de l'affirmation du MNAM
en même temps que l'attachement à son cadre institutionnel, le Centre Pompidou . J'ai
2
proposé que le contrat entre le Centre et le directeur du Musée lui ouvre une
perspective de cinq ans de façon à créer les conditions optimales d'inscription de
l'action d'Alfred Pacquement dans la durée . C'est également le souci d'affirmer la
responsabilité du Musée au sein du Centre et de renforcer sa cohérence qui m'a conduit
à reconstituer la fonction d'administrateur du MNAM-CCI que je connais bien pour
l'avoir exercée de 1982 à 1985 . Sur proposition d'Alfred Pacquement j'ai nommé JeanPaul 011ivier jusqu'alors directeur des Affaires Juridiques et Financières du Centre
ter octobre.
Pompidou à ce poste . Il prendra ses fonctions le
Alfred Pacquement va disposer, pour mettre en oeuvre son action, d'une équipe
scientifique renouvelée et rajeunie.
Consécutivement aux départs d'Annick Lionel-Marie, d'Alain Guiheux et de Bernard
Blistène nommé inspecteur général de la création artistique à la Délégation aux Arts
Plastiques, Alfred Pacquement a souhaité engager le recrutement de Frédéric
Migayrou, conseiller pour les arts plastiques à la Direction régionales des affaires
culturelles de la Région Centre, de Christine Macel et de Laurent Le Bon, inspecteurs
à la Délégation aux Arts Plastiques appelés ainsi à rejoindre l'équipe du Musée qui
s'était déjà enrichie récemment de l'arrivée d'Alison Gingeras, conservateur au
Guggenheim et de Valérie Guillaume, conservateur au Musée Galliera.
Qu'il me soit permis de rendre hommage au travail accompli au Centre par Bernard
Blistène, jusqu'alors directeur-adjoint du MNAM-CCI . Il aura pris une part essentielle
à l'élaboration de la programmation, renforcé la concertation entre le MNAM-CCI et
les autres constituants du Centre Pompidou, donné beaucoup d'énergie, de passion, de
compétence à la conception des expositions Rendez-vous et Premises présentées à
New-York en 1998 . Je rappelle qu'il assure le commissariat de l'exposition Au-delà du
Spectacle qui prendra place dans la grande galerie du niveau 6 en novembre et de
l'exposition Daniel Buren programmée pour 2002.
2 - Département du Développement Culturel
Daniel Soutif, directeur du Département du Développement Culturel depuis 1992,
quittera le Centre au début de l'année prochaine.
C'est à l'initiative de Dominique Bozo que Daniel Soutif, qui collaborait déjà aux
Cahiers du MNAM-CCI, s'est vu confier la direction du Département du
Développement Culturel, nouveau département issu de la réforme de 1992 . Il en a
assuré cette direction dans les deux définitions successives du département, celle mise
en place en 1998, en faisant un département de programmation à part entière et cela
notamment dans les domaines du spectacle, du cinéma et de l'expression littéraire et
intellectuelle . Cette définition est désormais statutaire puisque confirmée par le décret
portant révision des statuts du Centre Pompidou, adopté hier en Conseil des Ministres .
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Daniel Soutif applique à sa mission un sens aigu de l'exigence intellectuelle et fait
preuve d'une rare capacité à embrasser tous les domaines de la création et de
l'expression contemporaines . Ce sont ces qualités qu'il a mises en oeuvre dans la
conception de l'exposition Le Temps, vite.
Il appartiendra à son successeur désigné, Dominique Païni, jusqu'alors directeur de la
Cinémathèque Française, de poursuivre le travail ainsi accompli.
3 - Bibliothèque Publique d'Information
Je ne saurais évoquer l'action des principaux responsables culturels du Centre sans
citer Martine Blanc-Montmayeur, directrice de la BPI depuis 1993 . Martine BlancMontmayeur a souhaité quitter ses fonctions au début de l'année prochaine . Son
successeur sera désigné prochainement . Il sera proposé à la nomination du Président
de la République par la Ministre de la Culture et de la Communication sur avis du
Président du Centre.
Je rappelle aussi que Françoise Escalère, administrateur de la BPI, vient de quitter
l'établissement où elle exerçait ses responsabilités depuis 1975 . Elle est remplacée par
M . Dominique Sprenger contrôleur financier adjoint au Ministère de la Culture.
J'aurai l'occasion de rendre hommage au travail considérable accompli par Martine
Blanc-Montmayeur, à son sens très généreux du service public, à sa fidélité au Centre
Pompidou.
4 - Directions et services
François Belfort, directeur de production, a succédé à Sophie Aurand à la direction de
la production.
Sophie Kunst arrive de Paris-Musées au Centre Pompidou où elle assurera les
fonctions de directrice des affaires juridiques et financières.
A l'agence comptable, c'est Danièle Coguic, directrice départementale du Trésor, qui a
succédé à Nicole Gravier, partie à la retraite, en qualité d'agent comptable du Centre
Pompidou.
L'année 2000-2001 propose donc une configuration rare où une part très significative
de l'équipe de direction est renouvelée . C'est une chance pour la redynamisation du
projet culturel .
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II - Les orientations de la programmation
La présentation de la programmation temporaire ne doit pas faire oublier que le "socle"
de l'activité du Centre est constitué par l'activité permanente de ses deux piliers que
sont le Musée national d'art moderne et la Bibliothèque Publique d'Information . C'est
leur activité qui génère d'ailleurs les grandes masses de la fréquentation publique du
Centre .
1 - Un Musée en mouvement
L'ampleur de la collection et la diversité des points de vue sur la création artistique du
siècle, notamment sur celle de la période plus récente, imposent d'envisager la mobilité
des accrochages.
Le nouveau directeur du Musée proposera, au début de 2001, un nouvel accrochage
portant essentiellement sur le niveau 4 (étage contemporain).
Il appartient, en effet, à un grand musée international, de témoigner de sa vitalité, de
son ouverture en renouvelant périodiquement la présentation des collections afin de
donner à voir leur diversité et leur richesse . C'est un acte culturel majeur.
Alfred Pacquement aura prochainement l'occasion de s'exprimer à ce sujet.
2 - Des expositions pour un Centre d'art moderne et contemporain
Le programme 2000-2001 conjugue l'étude de l'histoire moderne de la création
(Années Pop, dessins de Giacometti, Dubuffet . . .) et l'exploration attentive de la
création contemporaine (Au-delà du spectacle, Raymond Hains, Rosemarie
Trockel . . .) . Elle est largement consacrée au champ des arts plastiques mais aborde
également ceux de l'architecture (Jean Nouvel) et du design (Les bons génies de la vie
domestique) . Elle témoigne ainsi de la diversité des missions du Centre Pompidou et
de son caractère multidisciplinaire.
Trois expositions doivent être tout particulièrement signalées : Au-delà du spectacle,
produite avec le Walker Art Center de Minneapolis, les Années Pop, qui témoignera
réellement de la vocation interdisciplinaire du Centre puisqu'y sera traitée non
seulement le "pop'art" mais aussi toutes les expressions artistiques, intellectuelles,
littéraires et politiques qui s'y rattachent et cela, bien entendu, avec un point de vue
international, Jean Dubuffet qui marquera le centenaire de l'artiste .
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3 - La programmation en salles : Pompidou, Centre d'art et de culture
Il est bon de rappeler que l'ensemble de la programmation du Centre résulte des
initiatives des deux départements (MNAM-CCI et DDC) et des deux organismes
associés (BPI et IRCAM) . Si cette règle peut concerner la programmation des
expositions, elle caractérise plus fortement encore la programmation en salles . La BPI
(avec par exemple le Cinéma du Réel ), l'IRCAM (avec notamment le festival Agora)
et le DDC (avec très prochainement le cycle Typiquement British et la création de
Meg Stuart, parmi bien d'autres exemples) prennent ainsi une part essentielle à une
programmation -et c'est l'un des traits du Centre Georges Pompidou- qui embrasse les
domaines des arts plastiques, de l'architecture, du design, du cinéma, de la musique, de
la littérature, du spectacle vivant . ..
Je tiens à saluer plus particulièrement le travail accompli par les équipes de Daniel
Soutif : Marianne Alphant pour les revues parlées, Roger Rotmann pour les forums de
société (dont les forums de l'actualité culturelle en partenariat avec le Journal des
Arts), Serge Laurent pour les spectacles vivants et, pour le cinéma, Sylvie Pras qui
succède à Jean-Loup Passek à qui je rends hommage pour la constance et la
compétence avec lesquelles il a donné au cinéma une place insigne dans la
programmation du Centre.
La programmation du Centre souligne sa vocation de grande institution nationale de la
création de notre temps, de grande institution ouverte à la diversité des expressions, de
grande institution ouverte au débat sur la culture de notre temps et les conditions de sa
diffusion, de grande institution ouverte à la réalité artistique du monde entier.
Aujourd'hui 21 septembre, par exemple, le public est invité à y découvrir, outre le
Musée national d'art moderne, cinq expositions : Picasso sculpteur, Philip Guston,
Pierre Huyghe, la donation Kartell et l'histoire de l'Atelier Brancusi, à parcourir le
forum de la création (forum niveau 0 et 1), à voir, dans le cadre de Stars au Féminin,
cinq films égyptiens, indiens et japonais, à assister à un débat sur le prêt payant dans
les bibliothèques, à un concert de l'ensemble Court-circuit dans l'espace de projection
de l'IRCAM . Ce n'est qu'une illustration mais elle est particulièrement révélatrice de
cette identité si singulière du Centre Pompidou.
C'est d'ailleurs cette diversité, cette densité et la volonté de favoriser la mobilité du
public entre les différente's expressions artistiques qui conduisent, depuis l'origine, le
Centre Pompidou à proposer une formule annuelle d'abonnement baptisée « Laissezpasser ».
Ce « Laissez-passer du Centre Pompidou » permet notamment pour un prix variant de
120 à 250 F d'accéder librement au Musée, aux expositions, aux séances de cinéma
(hors festivals), de bénéficier de réductions pour les concerts et spectacles ainsi que
d'un crédit de photocopies à la BPI .
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III - Confirmation de la vocation nationale du Centre Pompidou
Quoique ayant réinvesti son bâtiment depuis près de huit mois, le Centre Pompidou a
décidé de rester présent et actif sur la scène culturelle française . Il convenait, en effet,
au terme de l'expérience extrêmement positive du programme d'activités hors-les-murs
développé à la faveur des circonstances particulières de la période de travaux, de
réinventer de nouvelles modalités d'actions et de relations extérieures . Cette action a
vocation à se déployer tout à la fois à l'échelle de la ville et de l'agglomération
parisienne, à l'échelle des régions françaises.
Dans l'agglomération parisienne, le Centre Pompidou engagera ainsi un certain
nombre d'actions nouvelles, dont la première sera, dans quelques semaines, au moment
de la Fiac, l'installation d'une oeuvre nouvellement acquise par le MNAM "SSS" de
Thomas Hirschhorn dans le XIXe arrondissement de Paris, en extérieur, sous une
arche du métro aérien . Puis, en janvier prochain, une installation audiovisuelle de
l'artiste Yann Beauvais produite par le Centre Pompidou, fera l'objet d'une première
présentation au Credac d'Ivry-sur-Seine.
Au niveau régional, la politique des prêts et dépôts d'oeuvres, après un certain
ralentissement dû à la réouverture du Musée, a déjà retrouvé un rythme soutenu . Je
rappelle que l'exceptionnel ensemble d'oeuvres que constitue la donation Cordier,
présentée depuis quelques mois seulement par le Musée d'art moderne et contemporain
les Abattoirs de Toulouse, constitue un dépôt consenti par le Centre Pompidou . A
Strasbourg, au long de la nouvelle ligne de tramway récemment inaugurée, comme
d'ailleurs au jardin des Tuileries, se trouvent également des oeuvres du MNAM prêtées
ou déposées par le Centre.
Le Centre Pompidou participera activement de nouveau à la production d'expositions
en région, à partir d'un ensemble significatif d'oeuvres provenant de ses collections, je
pense ici à l'exposition "Villes utopiques" qui sera présentée cet hi4ver au Musée des
Beaux-Arts de Valence.
Mais surtout, l'action régionale du Centre se caractérisera, au cours de cette saison, par
l'engagement d'une initiative d'un type nouveau : la mise en oeuvre, chaque année, d'un
partenariat avec une région et ses acteurs culturels . Un partenariat marqué par
l'ouverture à toutes les disciplines dans lesquelles le Centre intervient, et par la
réciprocité, puisqu'il s'agit à la fois pour le Centre de collaborer à la présentation, en
région, de diverses manifestations, et d'accueillir, dans ses espaces, un projet conçu à
partir des ressources de cette région . Cette initiative sera, cette année, expérimentée
avec la région Limousin.
Un programme de manifestations a été décidé conjointement . Le Centre Pompidou
accueillera ainsi, en galerie Sud, une importante exposition conçue à partir du Fonds
Régional d'Art Contemporain de Limousin et dont le commissariat est assuré par
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Frédéric Paul, ancien directeur du Frac et Alison Gingeras, conservateur au MNAM.
En 1998, déjà, avec le Consortium de Dijon, nous avions pu mesurer le caractère
tonique et passionnant de ce type de collaboration.
Cette saison avec le Limousin comprendra évidemment aussi, un programme de
manifestations en région, non seulement à Limoges mais aussi au Centre d'art de
Vassivière-en-Limousin, au Musée départemental de Rochechouart et au Musée de
Guéret notamment.
Enfin, concernant l'action extérieure du Centre Pompidou, je souhaiterais évoquer un
projet essentiel à l'avenir du Centre ; la création d'un second site sur lequel le Centre
Pompidou pourrait développer ses activités.
Depuis longtemps, et malgré l'extension continue des surfaces culturelles dans son
bâtiment, le Centre ne parvient qu'incomplètement à assumer, dans ses seuls espaces
toute l'étendue de ses missions . Après avoir examiné plusieurs hypothèses, à Paris et
dans d'autres grandes villes françaises, le Centre Pompidou a été particulièrement
intéressé par la démarche de la ville de Lille qui entend réaliser un nouvel équipement
culturel.
La métropole lilloise et le Centre Pompidou pourraient ainsi disposer, à partir de 2004,
d'une institution culturelle de près de 10 000 m 2, lui permettant la présentation
d'oeuvres déposées par le Musée national d'art moderne ainsi que la présentation
d'expositions temporaires coproduites avec le Centre Pompidou et cela sur un site
parfaitement accessible par tous les modes de transport y compris le TGV, plaçant
ainsi cette nouvelle institution au coeur d'un bassin de population considérable, au
carrefour du Nord-Pas-De-Calais, de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas et à
proximité également de l'Angleterre et de l'ouest de l'Allemagne.
A l'évidence, il s'agit d'un projet sans précédent, exemplaire à la fois en matière de
décentralisation culturelle et de développement du rayonnement national et
international, conduit conjointement par un établissement public culturel et par une
ville dont les élus manifestent une grande motivation.
Je souhaite vivement que les études engagées avec la ville de Lille concluent à la
faisabilité de ce projet exemplaire .
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CONCLUSION
C'est une période de transition et de mutation importantes que vient de connaître le
Centre Pompidou au cours des cinq dernières années.
Un quinquennat, en sorte, au cours duquel auront été conduits à terme le
réaménagement complet du bâtiment (hors la documentation du Musée qui sera traitée
au cours de cette année), l'installation des services dans des immeubles voisins du
Centre (4 rue Brantôme, 6 et 4 rue Beaubourg, 25 rue du Renard), la création d'une
réserve moderne pour les collections du MNAM-CCI dans le nord de Paris.
Ce travail a été accompli grâce à l'engagement budgétaire massif de l'Etat, sous les
ministères de Jacques Toubon, Philippe Douste-Blazy, Catherine Trautmann et
aujourd'hui de Catherine Tasca.
Cette période aura également permis au Centre d'améliorer très sensiblement son
financement propre, grâce à l'accroissement des recettes de billetterie, à l'amélioration
du rendement des redevances des concessions, au mécénat dont le niveau moyen de
contribution aux activités de l'établissement se situe désormais à 15 MF par an.
Je souhaite vivement que l'année qui s'ouvre permette à la direction et à ses partenaires
sociaux de conclure le projet de révision de la grille des emplois et du statut du
personnel . Ainsi sera consolidé le grand chantier de l'amélioration de la situation
sociale du Centre déjà engagée, au cours des dernières années par la résorption
progressive de l'emploi précaire (102 créations d'emplois en cinq années de 1996 à
2001 ; dont 84 au cours des deux années 2000 et 2001).
Au moment même de la présentation de la saison 2000-2001 le Centre s'engage
également dans une nouvelle période de sa vie institutionnelle.
La loi portant création du Centre a été révisée à l'occasion du vote de la loi du 4 avril
2000 (sur la protection des trésors nationaux) . Le décret de 1992 portant statut du
Centre Pompidou vient de faire l'objet d'une révision, le décret relatif à la révision du
statut ayant été approuvé en Conseil des Ministres hier.
Le Centre sera désormais doté d'un Conseil d'Administration à l'instar des autres
établissements publics culturels . La durée du mandat du président est portée de trois à
cinq ans afin de remédier à la situation d'instabilité mainte fois déplorée au cours de
l'histoire du Centre, le département du développement Culturel se voit doté, de façon
statutaire, de missions de programmation dans ses domaines de compétence.
Tout cela était nécessaire pour adapter l'institution à son avenir et à son développement,
nécessaire mais pas suffisant si devait se prolonger la situation de précarité budgétaire
qui érode depuis des années la capacité du Centre à agir, à entreprendre, à servir .
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Aujourd'hui, la subvention de fonctionnement de l'Etat (près de 400 MF en 2000) ne
permet à l'établissement que de couvrir ses charges fixes (masse salariale, coûts
d'exploration des installations).
Pour le reste, c'est-à-dire pour le financement de son activité culturelle, l'établissement
doit entièrement compter sur ses recettes propres qui représentent aujourd'hui plus de
20 % de son budget et cela à la seule condition de progressivement réduire le champ
de son action culturelle aux seules initiatives immédiatement perceptibles par le
public . Le domaine de l"'invisible" (commandes aux artistes, production audiovisuelle,
action éducative, action scientifique et recherche, etc . . .) s'est, à vrai dire, réduit
progressivement à la portion congrue.
Cette situation n'est ni normale ni saine . Je l'ai signalée avec insistance à notre tutelle
lui indiquant notamment la contradiction qu'il y avait à ce que le Centre Pompidou soit
entravé dans l'exercice de ses missions dans son bâtiment au moment même où
l'exemple de la Tate Gallery, du MoMA et du Guggenheim l'engage à envisager les
perspectives d'un développement extérieur ambitieux.
Que cette conférence de presse me permette une nouvelle fois d'attirer très
respectueusement l'attention de la Ministre de la Culture et de la Communication sur
cette situation paradoxale et regrettable.
Paris, le 21 septembre 2000 .
10
sommaire
7
1- Les expositions
• Philip Guston . Peintures, 1947-1979
page 3
• La Donation Kartell
• Rosemarie Trockel, dessins
• Les bons génies de la vie domestique
page 4
• Enchantez-nous, les coulisses de la comédie musicale
• Thomas Hirschhorn, Skulptur Sortier Station
• Le Prix Picard
page 11
• Au-delà du spectacle
• Germaine Krull
page 16
• Alberta Giacometti : l'oeuvre dessiné
• Signes, traces, écritures
• Le prix Marcel Duchamp
• Les années Pop, une exposition pluridisciplinaire
page 19
• Penser, classer, recommencer : un abécédaire des collections du Frac Limousin
• Denise René l' intrépide
• Des souvenirs plein les poches
page 24
• Acquisitions récentes du Cabinet d ' art graphique
• Raymond Hains
• Jean Dubuffet - L'exposition du centenaire
page 27
• Jean Nouvel
• Le Carrefour de la création
page 31
• L'Atelier Brancusi
• annexe 1 : Activités extérieures des Collections du Centre Pompidou,
Musée national d ' art moderne
• annexe 2 : Itinérances des manifestations du Centre Pompidou
page 33
page 5
page 7
page 12
page 15
page 18
page 19
page 20
page 21
page 25
page 26
page 28
page 29
page 32
page 35
page 36
2- Les Spectacles
• I- Spectacles vivants
• II- Concerts de l'Ircam
page 37
page 45
3/ Cinéma et Audiovisuel
• 1- Les cycles
• II- Les rétrospectives
• II- Les festivals
• V- Les rendez-vous réguliers
page 52
page 59
page 61
page 64
4/ Colloques, conférences et débats
• I- Revues parlées
• II- Forums de société
page 69
• II- Les rencontres de la Bpi
• IV- Les conférences de l ' Ircam
page 76
page 73
page 82
sommaire
2
5- Les Editions du Centre
• I- Les catalogues des grandes expositions du niveau 6
• II- La poursuite des collections lancées en 2000
• III- Fin 2000, l'accent mis sur le design
page 83
• IV- Le partenariat avec l'édition privée
page 85
page 84
page84
6- Le multimédia
• I- Encyclopédie Nouveaux médias
• II- Internet
page 86
page 87
7- L'action Educative
• I- De nouveaux outils pour les visiteurs du Musée et des expositions
• II- Le Centre : un lieu de formation pour tous
page 88
• III- L' enfant et la création
page 93
page89
8- Mécénat et Parrainage
• I- Parrainage en faveur de la programmation du Centre
• II- Mécénat et parrainage en faveur de la rénovation du bâtiment
page 96
page97
9- Le mode d'emploi
• I- Informations pratiques
• II- Tarifs
• III- Le laissez-passer
page 98
fiche contacts
page 101
page 99
page 100
chapitre 1
Les expositions
Philip Guston . Peintures, 1947-1979
13 septembre – 4 décembre 2000
Galerie 2, niveau 6
Le Centre Pompidou propose, pour la première fois à Paris, une exposition consacrée à l ' oeuvre de
Philip Guston . Réunissant une cinquantaine de tableaux réalisés de 1947 à 1979, cette manifestation
retrace les principales étapes d'une oeuvre – de la période abstraite à ses dernières peintures - encore
trop méconnue du public français.
Philip Guston (1913-1980) est né à Montréal (Canada), dans une famille d'émigrés originaires
d'Odessa (Russie) . Au début des années vingt, il est étudiant à l'école d'art de Los Angeles où il a
pour condisciple Jackson Pollock . Ses premières oeuvres, réalisées aux États-Unis, sont liées à son
engagement politique au sein de groupes sympathisants de l ' idée marxiste . Il met en scène, dans ses
fresques et dans ses dessins, les membres du Ku Klux Klan . En 1934, à l'école des peintres muralistes
mexicains, il réalise à Morelia (Mexique) une peinture consacrée aux «travailleurs luttant pour la
liberté» . À la fin des années trente, sous l' effet de la double révélation des oeuvres de Max Beckmann
et de Pablo Picasso (Guernica est présentée en 1939 à la galerie Valentine de New York), Guston
troque son réalisme (celui de Bombardmentpeint en 1937-1938 en hommage à Guernica) contre une forme
plus allégorique . Il obtient le Premier Prix Carnegie en 1945, mais déçoit ses premiers admirateurs
en opérant sa conversion à l' abstraction après avoir rejoint les rangs de l ' avant-garde new-yorkaise.
À New York, où il vit désormais, il retrouve Pollock, fréquente assidûment Mark Rothko, Barnett
Newman, Franz Kline . Dans le voisinage intellectuel des compositeurs John Cage et Morton Feldman,
il découvre la pensée et l'esthétique extrême-orientales, ses dessins se rapprochent alors d'une
forme d'art calligraphique . Il intègre, en 1955, la galerie Sidney Janis qui expose les principaux
protagonistes de l ' expressionnisme abstrait (Pollock, de Kooning, Rothko) . Dans les années cinquante,
Philip Guston figure dans les principales expositions qui diffusent, en Europe, l'expressionnisme
abstrait américain.
A l ' occasion de son exposition à la galerie Marlborough de New York en 1970, il provoque un scandale
en présentant des oeuvres dont ta figuration renvoie au style des Comics [bandes dessinées) . Il donne
alors, et jusqu'à la fin de sa vie, libre cours à un imaginaire évoluant entre sublime et grotesque.
L'exposition «Philip Guston . Peintures, 1947-1979» a été présentée au Kunstmuseum de Bonn,
à Stuttgart au Württembergischer Kunstverein, puis à Ottawa à la National Gallery of Canada/Musée
des Beaux-Arts du Canada.
L'exposition a été organisée en collaboration avec le Kunstmuseum de Bonn, avec ta participation de Air Canada et Kuhn & Bülow,
Bertin.
Commissaire
Didier Ottinger, conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
Publication
96 pages, format : 23,5 x 30 cm . 32
couleur, 25
n&b, prix 140F (21,34€)
Texte de Didier Ottinger, textes inédits de Philip Guston et de Philip Roth . Biographie illustrée . Bibliographie et liste des expositions .
3
Lesexpositions
La Donation Kartell
13 septembre 2000 - ter janvier 2001
Galerie du musée, niveau 4
En cinquante ans d'activité, l'éditeur Kartell illustre de façon exemplaire une politique de design pionnier
en Italie . A l'occasion du cinquantième anniversaire de la firme italienne et de la donation faite au
Musée national d'art moderne, le Centre Pompidou propose une exposition réunissant une quarantaine
de pièces appartenant désormais aux collections Design.
L' ingénieur et chimiste milanais Giulio Castelli fonde Kartell en 1949 . Par sa femme, l' architecte
Anna Castelli-Ferrieri, il est proche du milieu des architectes rationalistes italiens . Très vite, Castelli
développe cette attitude d'entrepreneur spécifiquement italienne qui consiste en une étroite
collaboration avec les architectes et les designers qui participent à la vie de l ' entreprise, au plus haut
niveau, et contribuent ainsi à son succès.
Dès 1947, Castelli avait découvert avec émerveillement les possibilités offertes par le plastique
à travers les objets importés d'Angleterre . C'est alors qu'il avait décidé de mettre en oeuvre cette
matière pour réaliser des accessoires de la vie domestique qui faisaient cruellement défaut dans
l'Italie d'après-guerre.
Dans l'atelier qu'il occupe à Milan, il produit d'abord des accessoires automobiles (1950-1967) avec,
notamment, les célèbres porte-skis qui équiperont toutes les voitures du nord de l ' Italie . Puis, il
diversifie ses activités dans ta création et l'édition, en différents matériaux plastiques, d'ustensiles
ménagers (1951-1981), de lampes, d'accessoires pour les laboratoires (depuis 1958), puis enfin de
mobilier (depuis 1963).
Depuis sa fondation, -Kartell a été l'un des lieux d ' expérimentations parmi tes plus innovants où sont
venus travailler des architectes et designers tels que Joe Colombo, Marco Zanusso, Richard Sapper,
Giotto Stoppino, les frères Castiglioni, Gae Aulenti et Anna Castelli-Ferrieri . Depuis la reprise de
la société en 1988 par Claudio Luti, sont venus collaborer Michele De Lucchi, Alberto Meda, Antonio
Citterio, Vico Magistretti, Ron Arad ou Philippe Starck.
Pour cette exposition, le Centre Pompidou a choisi une quarantaine de pièces, toutes issues de
la première série de production, et qui illustrent les cinquante ans d'activité de la firme . Ces pièces,
données par Kartell au Musée national d'art moderne, viennent enrichir les ensembles déjà constitués
autour des pionniers de l'histoire du design au XXe siècle.
Commissaires
Marie-Laure Jousset, conservateur, responsable du service Design du Musée national d'art moderne/Centre de création industrielle,
Centre Pompidou
et Valérie Guillaume, conservateur au service Design du Musée national d'art moderne/Centre de création industrielle, Centre Pompidou
Publication
Un catalogue, sous ta direction de Marie-Laure Jousset, est publié par les Editions du Centre Pompidou à l'occasion de l'exposition
«La donation Kartell» au Centre Pompidou . Il rassemble un essai d'Elisabeth Vedrenne, un historique de la société Kartell et les
notices des oeuvres exposées.
96 pages ; format 15 x 21 cm ; 80 illustrations n&b et couleur ; prix public : 120F
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Les expositions
Rosemarie Trockel, dessins
11 octobre - 1 er janvier 2001
Galerie d'art graphique, niveau 4
Rosemarie Trockel est une des artistes européennes les plus importantes de sa génération . Née en
1952 à Schwerte (Allemagne), elle étudie dans le cadre de sa formation d'institutrice, l'anthropologie,
la sociologie, la théologie et les mathématiques . C'est seulement à partir de 1974 qu'elle entreprend
des études artistiques, non pas à l'Académie des Beaux-Arts, mais à la Werkkunstschule de Cologne,
où sont enseignés les arts appliqués . Cette formation complexe influencera le caractère profondément
étrange de son art : précis comme les sciences exactes et intuitif comme les sciences humaines.
Le regard que Rosemarie Trockel porte sur la société est parfois cruel, souvent subversif et accessoirement
caustique . L'artiste détourne la banalité de la vie, manipule les conventions, déstabilise les attentes.
Sous une forme à peine métaphorique, elle rend public ce qui relève du domaine le plus privé, intime
même . Son travail est mystérieux et évocateur, subtil et provocateur . L' humour et la distanciation
marquent en particulier les dessins qui constituent la base de l ' oeuvre, le moyen d ' expression privilégié.
L'exposition itinérante, organisée en 1991 par le Kupferstichkabinett de Bâle soulignait la richesse
et la variété du travail de Rosemarie Trockel . La décision de consacrer une rétrospective à l'oeuvre
graphique, jamais encore présentée en France, vient s ' inscrire dans le prolongement de la politique
d'acquisition que le Cabinet d'art graphique mène, depuis longtemps, vis-à-vis de l'artiste, avec
l'achat de dix-sept pièces.
Sont réunis environ 100 dessins issus notamment de la collection du Centre Pompidou, Musée national
d'art moderne, de celle du Kupferstichkabinett de Bâle, de Kobberstiksamlingen de Copenhague,
de plusieurs collections privées ainsi que de la collection personnelle de l ' artiste.
L'exposition s'organise autour des thèmes récurrents de l'oeuvre de Rosemarie Trockel : la transformation,
la métamorphose et la mutation . Pour l' artiste, les choses ne sont jamais exclusivement ce qu ' elles
paraissent être : les ambivalences, les inversions, les double sens sont constamment à l'oeuvre.
Les êtres humains s'y trouvent animalisés et les animaux humanisés, les objets prennent des formes
humaines et les humains changent imperceptiblement de sexe . ..
Les Hydrocephalus du début des années quatre-vingt, intimement liés aux sculptures de la même
époque, véhiculent une idée de fertilisation par l ' imaginaire et l' intellect qui jaillissent de la tête gonflée
comme une source - rappel discret des canons de beauté égyptiens de l ' époque amarnienne . L' idée
de la tête comme contenant se poursuit avec les Vases, dans lesquels le corps humain fusionne avec
l'objet qui peut également se retransformer en tête animale . Le Singe constitue un sujet de prédilection :
il intervient comme image de l'artiste en général mais aussi comme autoportrait . Les Nez, que l' artiste
traite dans de très nombreux dessins, proposent l'ambiguïté des symboles phalliques.
Au début des années quatre-vingt-dix, Rosemarie Trockel explore les possibilités de la photocopie qui
lui permettent notamment d'altérer des dessins célèbres de Kirchner, Van Gogh et de Kâthe Kollwitz
mais aussi d'Andy Warhol . La transformation intervient également dans une suite de doubles portraits
iconoclastes où sont superposés les traits de Brigitte Bardot et ceux de Bertolt Brecht . Le principe de
la superposition s'applique également à des autoportraits (dans un dessin au fusain de 1992 ses traits
se mêlent à ceux de l'artiste Andreas Schulze, dans un autre, créé à la photocopieuse, à ceux de Jiri
Georg Dokoupil) . Autres opérations de transformation encore : à la demande de l' artiste suisse Martin
Dister, Rosemarie Trockel réalise, en 1992, un groupe de dessins traitant le thème de la marionnette
où la situation est inversée : le cheval assis tient la marionnette d'un monstre humanoïde, le chien
celui d'un homme effrayé . ..
Cette exposition est l'occasion pour—Rosemarie Trockel de proposer une nouvelle série, inédite, de
dessins liée à la transmutation .
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Les expositions
L'exposition Rosemarie Trocket, dessins sera présentée aux Etats-Unis, au Drawing Center à New York du 24 février au 7 avril 2001
et aux Pays-Bas, à la Fondation De Pont à Tilburg, du 26 avril au 26 août 2001.
Commissaire
Jonas Storsve, conservateur au Cabinet d'art graphique, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
Publication
Un catalogue, publié par les Editions du Centre Pompidou dans ta collection «Carnet de dessins», textes de Jonas Storsve
et Dieter Koepplin
96 pages, 30 illustrations couleur et 70 n&b
format 20 x 24 cm
prix 140F (21,34€I
6
Les expositions
Les bons génies de La vie domestique
11 octobre 2000 - 22 janvier 2001
Galerie sud, niveau 1
Le Centre Pompidou propose dans l'espace de la Galerie sud, une exposition consacrée à l'évolution
des ustensiles de la vie domestique, ceux que l ' on évoque lorsqu ' on parle d ' «arts ménagers» . En un
peu plus d ' un siècle, la révolution industrielle, l ' émancipation de la femme, le développement des
sciences appliquées, puis l' introduction de l ' informatique et de l' électronique dans l' univers domestique
ont constitué autant d ' étapes dans l' évolution de ces «bons génies» de l ' espace quotidien . A travers
l ' évocation des différentes «périodes» de l'histoire récente jusqu'à une anticipation ludique de l'avenir,
l ' exposition présentera sur 1600 m 2 un parcours réunissant plus d'un millier d ' objets, une cinquantaine
d'affiches, des films d'archives . ..
Pendant des millénaires, les ustensiles de la vie domestique destinés aux activités de la vie quotidienne
(préparation des aliments, soins corporels, entretien de l'espace habité . . .) sont restés inchangés.
L'époque préhistorique, tes civilisations de l'antiquité, et tes sociétés traditionnelles ont conservé
pendant des siècles les mêmes gestes appliqués aux même ustensiles que la main actionne.
En introduction à l'exposition est présentée une sélection d ' environ 70 objets provenant des collections
du musée de l'Homme et du musée des Arts et traditions populaires . A la fin du XIXe siècle, l'invention
du moteur électrique élimine tout effort musculaire . Simultanément, les sciences appliquées génèrent
des appareils sans précédent, qui permettent par exemple l' enregistrement et la restitution du son ou
de l'image, ou bien la communication à distance . Au XXe siècle, la conjugaison des efforts des industriels
et des ingénieurs aboutit à une mise à disposition de ces appareils à un nombre toujours plus grand
d'utilisateurs . Depuis les années 60, l'électronique et l'informatique s'insinuent dans l'univers domestique
pour doter les appareils des perfectionnements issus de la recherche de pointe . Se pencher aujourd'hui
sur l'évolution de ces «bons génies» de l'espace quotidien, c'est également s'intéresser aux changements
de mode de vie qu'ont connus, dans le même temps, les habitants des pays industrialisés.
Toujours en avant-propos de l' exposition, deux moments-clés de l ' histoire récente des pays industrialisés
permettent de restituer dans son contexte socio-politique la révolution domestique du XXe siècle.
Tout d'abord est évoqué le mouvement féministe aux Etats-Unis après la guerre de Sécession (notamment
avec les ouvrages de Catherine Beecher sur l' implication de la femme américaine dans la vie
domestique) . Les premiers brevets concernant les appareils mécanisés de la vie domestique figurent
dans cette partie : te balai-aspirant (brevet américain n° 22 448, 1859), le lave-vaisselle (brevet
américain n° 51 000, 1865), te petit moteur électrique de Nicola Tesla (1889) qui est adapté au premier
ventilateur électrique universel (1891) et, par la suite, à de nombreux appareils.
Le parcours de l' exposition permet au visiteur de découvrir sept espaces aménagés évoquant
les périodes au cours desquelles les appareils domestiques ont subi des transformations sensibles :
dans leurs formes (l'esprit du temps), dans Leurs matériaux (adaptation de matériaux nouveaux),
dans leurs composants (réduction des volumes) . Mobilier, luminaires, tissus d ' ameublement
et papiers peints évoquent l ' atmosphère de l ' époque de chacune de ces sept period-rooms . Les sept
jalons chronologiques du XXe siècle retenus pour le parcours de l ' exposition sont : Le fonctionnalisme
à l'heure du Deutscher Werkbund (1900-1920) ; A l'aube du mouvement moderne (1920-1930) ;
Le temps du «streamline» américain (1930-1945( ; Liberté des formes et contrainte fonctionnaliste
(1945-1960) ; La vie au ras du sot et ses appareils (1960-1975) ; A l'heure du «nouveau design»
(1975-1990) ; Le temps des objets amicaux (1990-2000) .
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Les expositions
Period room 1 - Le fonctionnalisme à l'heure du Deutscher Werkbund (1900-1920) :
Durant les deux premières décennies du XXe siècle, l'Allemagne a joué, avec la fondation du
Deutscher Werkbund, un rôle fondamental par la qualité et l ' intelligence de sa production industrielle.
Le design de celle-ci est souvent confié à de talentueux maîtres ès forme . La collaboration de Peter
Behrens avec AEG (Allgemeine Elektricitâts Gesellschaft) est à ce titre particulièrement importante
puisqu ' elle débouche sur te premier exemple de «design global» : produits de la firme, image graphique,
logotype, construction des bâtiments.
L'espace d'exposition, avec une salle à manger de Peter Behrens, évoque une ambiance Jugendstil.
Dans ce cadre sont présentés des appareils électriques dessinés par Peter Behrens pour AEG :
bouilloires, ventilateurs, appareils d'éclairage . ..
Period room 2 - A l'aube du mouvement moderne (1920-1930) :
Dans l ' Europe des années 20, et tout particulièrement en Allemagne, s ' affirme une nouvelle
préoccupation, liée à La construction et à l'aménagement d'habitats sociaux . L'organisation des
espaces de vie domestique, notamment de ta cuisine, fait écho à cet effort général de rationalisation
des intérieurs . L'ouvrage d'Erna Meyer «Derneue Haushalt» (Le nouveau foyer), paru en 1926, connaît
un succès considérable auprès des industriels, des architectes mais également des ménagères.
A propos de cette volonté de rationalisation dans le domaine de [habitat, on parlera bientôt de
«Mouvement moderne» qui engendre un style international . Ce courant traduit le besoin de libérer
l' objet de toute surcharge ornementale, s' opposant en cela à «l' art déco» qui triomphe en 1925
à l'occasion de l'Exposition internationale de Paris et qui constitue, selon les fondateurs du
Mouvement moderne, l'expression même du goût bourgeois.
L'espace d'exposition s'organise autour de la cuisine expérimentale imaginée par Grete Lihotzky pour
la Neue Frankfurt en 1925 et d'autre conceptions issues du Mouvement moderne : murs et sols nus,
grandes baies vitrées . Des pièces de mobilier à structure métallique de Marcel Breuer, Ludwig Mies
van der Rohe, Le Corbusier, Charlotte Perriand ou Gerrit Rietveld sont présentées avec des appareils
tels une radio à lampe de la Radiotéléphonie Française reliée à un haut-parleur Brown de fabrication
anglaise, un radiateur parabolique de Calor, une cafetière électrique d'AEG . ..
Period room 3 - Le temps du «streamline» américain (1930-1945) :
Après la crise économique de 1929, la nouvelle décennie fait largement place au «made in USA».
Les espaces habités des maisons américaines sont vastes, Les nouveaux éléments de rangement sont
modulaires . Les années 30 voient l'arrivée des cuisines encastrables dont les différentes parties
spécialisées et les éléments standardisés s'assemblent . A l'instar des véhicules, les objets de la vie
quotidienne s ' aérodynamisent . Les matériaux et les techniques permettant d ' obtenir des formes
souples sont mis à contribution (acier, aluminium, bakélite) . On parle alors de «streamline».
L'espace d'exposition est divisé en deux parties . Un premier espace évoque un salon américain de
la fin des années 30 avec des meubles de Warren Mc Arthur, le fauteuil Airline Chair vendu en kit
de Kem Weber (1934), la radio Sparton Bluebird de Walter Dorwin Teague (1937), le téléviseur Bush TV22,
le radiateur His Master's voice . ..
Contigu à ce salon, un second espace présente une cuisine fonctionnelle de la même époque dessinée
dans les années 30 par Raymond Loewy, équipée du Coldspot Super Six Refrigerator (1934).
Period room 4 - Liberté des formes et contrainte fonctionnaliste (1945-1960) :
Les années 50 sont à la fois les années de la forme libre, qui investit principalement le domaine du
mobilier, celles d'un fonctionnalisme curviligne qui découle du «streamline» américain des années
30, et celles d'un fonctionnalisme rationaliste qui vise à ramener la forme de t'objet à celle d'un
volume élémentaire . Le design gagne petit à petit tous les domaines de la création industrielle .
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Les expositions
De grands fabricants de meubles américains comme Herman Miller et Knoll s ' implantent en Europe,
où certaines firmes, à leur exemple, font du confort un résultat de la démarche ergonomique.
L' espace d ' exposition rend hommage à la liberté des formes et des couleurs comme le montrent un
fauteuil LARà coque en polyester et fibre de verre dessiné par Charles et Ray Eames pour Herman
Miller en 1950, le fauteuil Lady de Marco Zanuso pour Arflex (1951), un lampadaire de Serge Mouille et
une table basse en bois et verre d'Isamu Noguchi . Dans ce salon éclectique, les appareils illustrent
l ' esprit des produits industrialisés de l' époque : le téléviseur Téléavia de Philippe Charbonneaux (1958),
le téléphone de Walter Maria Kersting (vers 1955), la radio tourne-disque PKG de Hans Gugelot
pour Braun (1955), ou bien encore la camera super 8 Veronic de Roger Talion (1957) pour Sem . ..
Period room 5 - La vie au ras du sot et ses appareils (1960-1975) :
Epoque de contestation et de toutes les remises en cause, cette décennie traduit un changement profond
des modes de vie . Moment décisif pour l'histoire de l'humanité (avec le premier pas sur la lune), ces
années voient également l ' émergence du Pop art, du mouvement hippie, du rock n ' roll et la constitution
de groupes d'architectes contestataires comme, en Italie -Archizoom ou Superstudio . Dans les
espaces d'habitation parfois restreints (le studio), la vie s'organise de plus en plus au ras du sol,
favorisée en cela par La diffusion sur le marché de la mousse de polyuréthane souple.
L' espace d'exposition évoque une photographie publiée dans le catalogue Prisunic de 1969 qui mettait
en scène le lit de Marc Held . Sur un sol recouvert d'un tapis en haute laine, le lit intégrant une table
de chevet est composé d'un socle en polyester et fibre de verre . Le siège Sacco de Gatti, Paolini et
Teodoro pour Zanotta (1968) voisine avec le lampadaire Arco d'Achille et Pier Giacomo Castiglioni pour
Flos (1962) . D'autres appareils qui ont marqué l'histoire du design datent de cette époque : la machine
à écrire portable Valentine d ' Ettore Sottsass pour Olivetti (1969), ou le téléviseur portable P111 de Roger
Talion (1964) pour Téléavia.
Period room 6 - A l'heure du «nouveau design» (1975-1990) :
Au chapitre de l ' environnement quotidien, deux influences marquent cette décennie : la poursuite
du fonctionnalisme et le retour du décoratif au sujet duquel on parle de «nouveau design» . En Italie,
par exemple, Alchimia puis Memphis s ' engagent dans la recherche d'un nouveau cadre de vie où
le ludique tend à l'emporter sur le fonctionnel . Par ailleurs, le «made in Japan », ayant donné le ton,
la miniaturisation et la neutralité des formes et des couleurs aboutissent à la «boîte noire» comme
Le démontrent les éléments des nouvelles chaînes hi-fi.
L'évocation de l'espace de vie rend compte des deux tendances avec la bibliothèque Canton et
le lampadaire Ashoka d'Ettore Sottsass pour Memphis (1981), mais aussi la table pliante Dole Melipone
de Philippe Starck pour Xo (1985) . Parmi les appareils on retrouve le micro ordinateur Apple II C
dessiné par Frogdesign en 1984, l'appareil photo Olympus XAZ(1979) . ..
Period room 7 - Le temps des objets «amicaux» (1990-2000) :
En ce qui concerne le mobilier et plus généralement le cadre de vie des années 90, de nouveaux
rapports affectifs basés sur la couleur, le toucher et même l ' odorat se mettent en place entre l ' objet
et son utilisateur . De nouvelles performances entrent dans la maison : écran de télévision ultraplat,
miniaturisation extrême d'un caméscope numérique, table de cuisson à induction . ..
L'espace d'exposition témoigne de l'attrait des designers et des fabricants pour des matériaux
«modernes», remarquables tant par leur aspect physique que pour leurs propriétés mécaniques.
La réalisation de meubles et d'objets fait appel à des procédés de mise en oeuvre très élaborés,
souvent avec l'aide de L'ordinateur . Dans un espace qui suggère un vaste studio aux fonctions polyvalentes
sont ainsi réunis le siège London Papardelle de Ron Arad (1992), le fauteuil Dr. No de Philippe Starck pour
Kartell (1996), la table Io de Marc Newson, éditée par B&B Relia (1998), ou encore l'étagère Bookworm
de Ron Arad pour Kartell (1994) .
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Les expositions
On remarque la toute récente gamme d'appareils électroménagers Cucina de Philips, le dernier fer
à repasser de Moulinex Odyssey, qui côtoient le lave-linge Zoe de Zanussi (1999) et l ' aspirateur DCO2
de Dyson (1997).
Un iMac de deuxième génération, le minuscule caméscope DCR-PC1 de Sony et l'ultra performant
téléphone mobile Mondo de Trium/METE nous introduisent dans le nouveau millénaire.
Accompagnant les period-rooms, de nombreuses vitrines proposent une large sélection d ' appareils
de la vie domestique produits au cours du XXe siècle.
Tout au long de l'exposition, un montage audiovisuel constitué de films d'archives, de spots publicitaires
et d ' actualités cinématographiques, ainsi qu'un ensemble d'affiches, souvent signées de grands noms
(Paul Colin, Raymond Savignac . . .), complètent le parcours.
Au centre de la Galerie sud, un espace est consacré au Salon des arts ménagers, manifestation qui,
de 1923 à 1983, malgré la coupure de la Seconde Guerre mondiale, a marqué durablement la vie
française . Chaque année pendant près de soixante ans, cette présentation fut l'occasion pour les
marques et les créateurs de rivaliser d ' ingéniosité afin de mettre en valeur les aspects et performances
des nouveaux produits . Cet espace se présentera sous la forme d'une rétrospective du Salon
des arts ménagers à travers des films, des constructions de signalétiques pour le cadre grandiose
du Grand-Palais, des panneaux présentant les marques, ainsi que quelques appareils.
La dernière phase du parcours pose la question : Quels objets pour demain ? (2000-2010) :
Dans un futur proche, tout ce qui relève de la commande à distance, en particulier dans le domaine
de la domotique, va connaître un développement important . Il en sera sans doute de même pour
la commande vocale . Par ailleurs, dans différents domaines, on parle déjà de ta télévision du futur,
de l'image vidéo accompagnant le téléphone fixe, de nettoyage à sec de la vaisselle par ultrason,
de peintures luminescentes, de l ' arrivée de matériaux intelligents qui modifieront considérablement
la manière de concevoir les appareils.
Pour ce dernier espace d'exposition, le visiteur assiste à une présentation ludique des «bons génies
de la vie domestique» dans un futur proche . Une installation vidéo sur trois grands écrans «Angèle
Oust et les machines» sur une idée originale des Serial Cleaners et réa, sée par Jérome Lefdup, offrira
aux visiteurs un véritable «spectacle» retransmis simultanément sur internet.
Des prototypes d'objets jamais réalisés, ou «concept-objets», sont également présentés dans le couloir
de sortie.
L'exposition «Les bons génies de la vie domestique» est réalisée avec le soutien de : Moulinez, Philips, et Trium by Mitsubishi
Electric Telecom.
Commissaires
Marie-Laure Jousset
conservateur, responsable du service design au Musée national d'art moderne/Centre de création industrielle, Centre Pompidou
et Raymond Guidot
scénographie : Nathalie Crinière, architecte au Centre Pompidou
Publications
Deux ouvrages accompagneront cette manifestation :
le catalogue de l'exposition, sous la direction artistique d'Etienne Robial,
publié aux Editions du Centre Pompidou, 122 x 28, 200 pages, 300 illustrations, 240F)
ainsi qu'un ouvrage pour le jeune public «Remue-ménage», par Olivier Douzou, Frédérique Bertrand et Frédéric Rey,
coédité avec tes Editions du Rouergue .
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Les expositions
Enchantez-nous
tes coulisses d'une comédie musicale
Une exposition-atelier pour les 6-12 ans
18 octobre 2000 - 26 février 2001
Galerie des enfants, Forum, niveau 0
Cette exposition-atelier, conçue par l'atelier des enfants du Centre Pompidou, a pour vocation de faire
comprendre aux enfants ce qu'est le genre «comédie musicale», un genre complexe, né du film parlant,
typiquement américain, qui réunit plusieurs modes d'expressions artistiques : le film de fiction,
la musique, le chant et la danse . Elle met en relief les différents ingrédients qui composent la célèbre
et mythique comédie musicale de Jacques Demy Les Demoiselles de Rochefort.
A travers un ensemble de propositions ludiques et pluridisciplinaires sur le thème de la comédie
musicale, allant de la construction de scénarii et de l ' écriture de dialogues à la composition musicale
ou chorégraphique, les enfants réaliseront leurs propres saynètes en s ' inspirant des extraits des
films Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy et de Les Demoiselles ont eu vingt-cinq ans d'Agnès Varda
qui leur sont projetés.
L' exposition-atelier s ' articule autour de 4 sections
• la scène de cinéma
Sous un auvent de «fête foraine», les enfants visionnent, pendant 10 mn, un montage d ' extraits
du film Les Demoiselles de Rochefort
• la scène du scénario
Des photos du tournage permettent de comprendre qui sont les protagonistes de l'histoire et comment
celle-ci se déroule.
• la scène circulaire danse et musique
Photographies de répétitions, partitions de musique, textes exptic `ifs sont accrochés de manière
Ludique à ta barre de danse pour faire découvrir comment Jacques Demy et Michel Legrand ont
concocté, t'un les paroles, l' autre la musique, et comment Norman Maen a pensé la chorégraphie.
• l'espace des décors
Sur des glissières, des photographies en grand format des façades rochefortaises des devantures
de magasins, des ciels, des nuanciers de couleurs font référence au film et aident à comprendre
la réflexion portée par le décorateur.
Les animations prolongent l ' espace des décors . C ' est ici que les enfants vont imaginer des saynètes,
les écrire, les chanter, en construire les décors . Ils pourront déplacer tes photographies des décors
le long de glissières pour créer leurs propres ambiances . Un jeu d'orgue leur permet de jouer avec
la lumière . Une régie diffuse des adaptations d ' airs célèbres de comédies musicales . Tout ceci afin
de permettre aux enfants de réaliser leurs propres saynètes en s ' inspirant des thèmes des Demoiselles
de Rochefort.
Pour permettre aux enfants de mieux comprendre la réalisation de ce film, trois moniteurs vidéo diffusent
les extraits du documentaire d'Agnès Varda pris sur le tournage de «Les Demoiselles ont eu vingt-cinq ans».
L'Atelier des enfants du Centre Pompidou reçoit le soutien de Madame Mouna Ayoub.
Direction de l'action éducative et des publics du Centre Pompidou
Commissaire : Nadine Combet
Conseiller comédie musicale : Yves Nouiez
Scénographie : Emilie Faïf
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Les expositions
Thomas Hirschhorn
Skulptur Sortier Station, 1997
Collection du Centre Pompidou, Musée national d'art moderne
Installée du 20 octobre au 20 décembre 2000, sous l'arche du métro aérien, station Stalingrad
Biographie de l'artiste
(né à Berne, Suisse, en 1957, vit et travaille à Paris)
En 1984, après avoir complété ses études à la Schule fur Gestaltung de Zurich (Suisse),
Thomas Hirschhorn s'installe à Paris . Cherchant à mettre sa connaissance des arts graphiques au
service d'une dimension politique et sociale, il travaille pour le collectif communiste de designers
Grapus . En 1986, il abandonne cette discipline pour se consacrer aux arts plastiques et notamment
à la sculpture.
Cette rupture permet à Thomas Hirschhorn de développer un projet profondément engagé dans
des préoccupations sociales et politiques.
Sa première exposition personnelle en 1986 l ' amène à concevoir progressivement un projet sculptural
singulier combinant des matériaux ordinaires liés à l' univers du quotidien tels des sacs poubelle,
du plexiglas, du bois de récupération, du carton, de l ' aluminium, auxquels s ' ajoutent des collages de
publicités tirées de magazines ainsi que des fragments de textes qu'Hirschhorn écrit directement de
sa main.
Ainsi naît une oeuvre dont l' économie complexe mêle excès et pauvreté, hyper productivité et modestie
de moyens.
Skulptur Sortier Station
Après de multiples interventions dans différents espaces privés et publics allant de l'extérieur des
boutiques de luxe au marché aux puces, l'artiste décide de pousser plus loin encore son engagement
en intervenant de façon radicale dans l'espace urbain . Skulptur Sortier Station fut ainsi réalisée pour le
Skulptur Projekt de la Ville de Münster en 1997 et reçut un accueil enthousiaste de la scène artistique
internationale.
Devant l'impact de l'oeuvre de Thomas Hirschhorn, le Musée national d'art moderne, Centre
Pompidou décida d'acquérir une installation significative de l ' artiste.
Losuvre présentée à munster restant disponible, Skulptur Sortier Station est entrée dans les collections du
Centre Pompidou en 1999 . Elle se compose de dix vitrines (hauteur de 2,50m sur une emprise au sol
de 10 x 3m50), conçues par l'artiste avec les matériaux qui lui sont propres : bois, carton, plexiglas,
rubans adhésifs, feuilles d'aluminium.
Dans ces vitrines à l'éclairage volontairement saturé, l'artiste expose un foisonnement de ce qu'il
appelle des «prétextes de sculptures» : coupes sportives réalisées en deux dimensions, logos géants
de marques de luxe (fabriqués manuellement en papier aluminium), prix fictifs Robert Walser et
Emmanuel Bove, construction de carton et ruban adhésif d'après une sculpture de Rudolf Haizmann
présentée dans l'exposition l ' Art dégénéré pendant le Troisième Reich, énormes larmes rouges
et bleues coulant des yeux d'une jeune fille sur des écrans de télévision, moniteurs vidéo pour
un hommage au sculpteur déporté Otto Freundlich, ainsi qu'une parodie faite de boîtes de cigarettes
de la Colonne sans fin de Brancusi et une maquette d'architecture d ' un virtuel espace d ' exposition .
12
Lesexpositions
De quoi parle l'oeuvre ?
«Ce travail appartient au Centre Pompidou mais Skulptur Sortier Station est autonome du Centre . C ' est
comme un petit centre lui-même . Une station dans l ' espace . Un satellite . Avec sa propre énergie,
sa propre zone de rayonnement ( . . .) Programmé, déterminé, mais libre et détaché . C ' est pour cela
que ce travail n'a pas besoin pour exister de la présence matérielle ou visuelle du Centre.
L'intérêt est justement de créer un lien d'idées, un projet de réflexion avec le Centre et l'art qui y est
représenté . Plus loin Skulptur Sortier Station est installé, plus fort sera ce lien .»
Thomas Hirschhorn, lettre à Alison M . Gingeras, 10 mars 2000
L'ensemble des objets et images rassemblés dans les dix vitrines constituent une tentative de «trier»
l'histoire récente de la sculpture moderne et contemporaine.
Skulptur Sortier Station (en français, «station où trier la sculpture») se veut un commentaire violent mais
également humoristique sur les possibles conditions de réalisation d'une pratique artistique engagée.
Aussi s ' adresse-t-elle aux sujets propres à toute sculpture contemporaine faisant face à la multiplication
d'objets de consommation de notre société actuelle . Elle témoigne également de la difficulté de
concevoir un prolongement des modèles des avant-gardes historiques dès lors que ceux-ci ont eu
à faire face aux totalitarismes du vingtième siècle.
La confrontation de ce passé somme toute récent avec les conditions socio-économiques d'aujourd'hui
souligne pour Thomas Hirschhorn la grande importance de mobiliser le public autour de notre
mémoire collective pour continuer de lutter contre toute forme d'oppression et d'aliénation.
Hirschhorn situe ainsi son projet dans la rue, entre une histoire de l'art dont il célèbre volontiers
l' héroïsme et l ' indexation émue des gestes et rituels les plus anodins de nous tous.
On sait que la plupart des projets conçus en extérieur par Thomas Hirschhorn n ' ont que peu subi
l'agression du public . Il semble, au contraire, qu'à la différence de nombre d'oeuvres présentées
à l' intérieur d ' un musée, ils aient été pris en charge par la rue qui y retrouve des préoccupations
comme des formes dans lesquelles les gens se reconnaissent . Loin d'être un travail moqueur
ou caricatural, le projet de Hirschhorn prend ainsi la forme d'une confrontation entre les utopies
les plus extrêmes des avant-gardes et notre société contemporaine à laquelle il s'adresse.
Cette présentation temporaire témoigne de l' implication du Centre Pompidou dans le même engagement
social et politique que celui de l'artiste . Skupltur Sortier Station est une oeuvre qui conduira le passant
à méditer sur le statut des plus démunis et sur le rôle éducatif et moral d'une institution artistique
allant ici à la rencontre des gens encore trop mal initiés aux différents messages de l ' art d ' aujourd'hui.
Pourquoi Stalingrad ?
«L'endroit de l'emplacement pour Skulptur Sortier Station doit être choisi avec la volonté de ne pas céder
à la facilité (d'accès), à la peur (de la destruction, violation) ou à d'autres tentatives "bourgeoises" (place
stratégique, endroit à la mode) . Il faut que, par rapport à la ville, et comme ce travail soit un travail
pour la ville, l ' endroit [choisi] soit un "non-lieu" . Sans histoire connue, sans importance, sans intérêt.
Il faut que cet endroit permette d'inclure la marge, la périphérie . Il faut que cet endroit ne donne pas
de réponses aux forces du centre qui font impitoyablement éjecter les marges . Je veux que cet endroit
puisse inclure la marge, la périphérie . Les choses non-contrôlables, inattendues . Je veux que ce travail
résiste à un urbanisme fonctionnalisé et néanmoins sélectif ( . . .) Le travail a comme seule " défense"
possible sa justesse de son appropriation même donc sans provocations, mais aussi sans complaisance . Cet endroit juste est à trouver et je suis sûr qu'il y en a plusieurs dans une ville comme Paris»
Thomas Hirschhorn, lettre à Alison M . Gingeras, 10 mars 2000
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Les expositions
L ' artiste, en concertation avec l'équipe du Centre Pompidou, a cherché pendant plusieurs mois le lieu
approprié pour la présentation de Skulptur Sortier Station.
La proposition d'installer l'oeuvre sous l'arche du métro aérien à la station Stalingrad, entre les 10e
et 19e arrondissements, vers la périphérie de la ville, témoigne du parti pris commun de l'artiste et
des différents organismes impliqués dans sa réalisation.
Selon l'artiste, l'emplacement se doit d'être un endroit où les gens se retrouvent pour autre chose
que pour découvrir une oeuvre d'art, un endroit où jeter sa poubelle, téléphoner dans une cabine,
attendre le bus, prendre te métro, retirer de l'argent sont autant de gestes ordinaires de notre quotidien.
Mais Hirschhorn veut aussi que le public habituel de l'art contemporain vienne ici à la rencontre de
son travail et le découvre dans un contexte autre que celui auquel il est habitué . ..
Commissaire
Alison M . Gingeras, conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
Publication
Journal de l'exposition en ligne : http :// www.centrepompidou .fr/expositions/hirschhorn
Rencontres avec l'artiste
lundis 23 octobre, 20 novembre, 18 décembre 2000 à 19h30
devant l'aeuvre à la station Stalingrad .
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Les expositions
Le Prix Ricard
Œuvre lauréate en 1999 : Didier Marcel, «sans titre»
métal découpé au laser et taqué
23 - 30 octobre 2000, niveau 6
L' exposition «Propice», conçue en 1999 par Catherine Francblin pour l ' espace Paul Ricard,
présentait un panorama des tendances artistiques actuelles.
Didier Marcel fut lauréat de cette première édition du prix Ricard, décerné par des collectionneurs
présents à la FIAC, récompensant un jeune artiste français.
Cette oeuvre sera exposée du 23 au 30 octobre 2000 dans tes espaces du Centre Pompidou .
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Les expositions
Au delà du spectacle
Une exposition en collaboration avec le Walker Art Center Minneapolis
22 novembre 2000 – 8 janvier 2001
Galerie 1, niveau 6
«Il est bon pour un artiste de s'immiscer dans l'engrenage de tout système – pas de façon provocante
et visible, mais par mimétisme, en utilisant les mêmes moyens».
Entretien avec Maurizio Cattetan conduit par Roberto Pinto, Flash Art Italie n° 164 oct - nov 1991, p . 83.
A l ' heure des réseaux, de la mondialisation des signes et des images, le spectacle, sous toutes ses
formes, comme le divertissement qu'il engendre, suggère à la création contemporaine des modèles
infinis.
L' exposition Au-delà du spectacle veut ainsi témoigner de la diversité des engagements et des enjeux
de tous ceux pour qui le monde contemporain est désormais une vaste scène.
Submergée à l'envi par la télévision et le cinéma, les magazines et la bande dessinée, les affiches et
la publicité, notre société voit la notion de spectacle engendrer méfiance et passion.
Méfiance pour tous ceux qui, en écho de la pensée des situationnistes, ont dénoncé avec Guy Debord
et Raoul Vaneigem, «le monde capitaliste ou prétendu capitaliste, organisant la vie sur le mode
du spectacle».
Passion, pour tous ceux qui n'en finissent pas de puiser dans «l'organisation des apparences»,
leurs modèles et leur style de vie.
Face à cette réalité qu'aucune exposition n'avait jusqu'ici affrontée, le propos d'Au-delà du spectacle
est d'abord de montrer le foisonnement des oeuvres, les règles de fonctionnement, Les formes
et les outils de nombreux aspects de la création d'aujourd'hui.
Il est aussi de se demander ce qu ' il subsiste de la fonction et du pouvoir critique de la création
artistique dès lors que celle-ci épouse et s'approprie les différentes stratégies du spectacle.
Dans un monde où les formes multiples de l'art populaire et les aspects les plus sophistiqués de la
création ne cessent de s'intriquer, où, du sport à la politique jusqu'aux institutions culturelles, le
syndrome du box office prend le pas sur tout autre, dans «la société des loisirs et du divertissement»,
l' oeuvre contemporaine doit elle encore produire cette nécessaire distanciation ? Et peut-elle trouver
dans le spectacle et la multiplicité des stratégies qu ' il suggère, non plus un conflit avec une expérience
d ' ordre culturelle ou même éducative, mais un moyen d'accès à une compréhension plus profonde
des enjeux d'aujourd'hui ?
Pluridisciplinaire et ouverte à toutes les formes de la création artistique, la manifestation donne
l'occasion, outre les publications qui l'accompagnent, d'un important colloque intitulé Les scènes de l'art,
réalisé en collaboration avec les Revues parlées du Centre Pompidou.
Un programme de concerts et de performances conçu au coeur même de l ' exposition, avec la participation
du service des Spectacles vivants du Centre Pompidou, témoigne de la multiplicité des échanges
entre les différents territoires de la création contemporaine .
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Les expositions
Doug Aitken, Carlos Amorales, Bernard Bazile, Bernadette Corporation, Dara Birnbaum, Dike Blair,
Leigh Bowery, Olaf Breuning, Mathieu Briand, Jessica Bronson, Roderick Buchanan, Lee But,
Maurizio Cattelan, Cercle Ramo Nash, Choi Jeong-Hwa, Claude Closky, Elizabeth & Ifitkhar Dadi,
Brice Dellsperger, Rineka Dijkstra, Stan Douglas, Peter Friedl, Félix Gonzalez-Torres, General Idea,
Douglas Gordon, Dan Graham, Rodney Graham, Andreas Gursky, Duane Hanson, Damien Hirst,
Pierre Huyghe, Fabrice Hybert, Cameron Jamie, Pierre Joseph, Mike Kelley & Paul McCarthy,
Martin Kippenberger, Jeff Kaons, Kyupi Kyupi, Peter Land, Matthieu Laurette, Claude Lévêque,
Jonathan Monk, Paul McCarthy, Mariko Mori, Takashi Murakami, Museum in Progress,
Minako Nishiyama, Gabriel Orozco, Philippe Parreno, Alexandre Perigot, Jack Pierson, Adrian Piper,
Richard Prince, Charles Ray, Ugo Rondinone, Alain Séchas, David Shea, Cindy Sherman,
Andreas Slominski, Lily van der Stokker, Georges Tony Stoll, Rirkrit Tiravanija, Lincoln Tobier,
Uri Tzaig, Piotr Uklanski, Jean-Luc Verna, Andy Warhol, Gillian Wearing (liste sous réserves de compléments)
Dans le cadre de l' exposition Au-delà du spectacle sont organisées des performances, des concerts,
des colloques et un programme de films et de clips.
Commissariat
Au-delà du spectacle est une coproduction du Centre Pompidou, Musée national d'art moderne et du Walker art center de Minneapolis.
L'exposition a été conçue et présentée dans une première version sous le titre Let's entertain par Philippe Vergne,
conservateur pour l'art contemporain au Walker art center, entre février et avril 2000.
L'exposition Au-delà du spectacle a été conçue par Philippe Vergne en collaboration avec Bernard Blistène, Directeur adjoint
du Musée national d'art moderne pour te Centre Pompidou.
Publication
Au-delà du spectacle est un catalogue gratuit, sous la direction de Sylvie Philippon, rédacteur en chef de Omnibus,
qui rassemble, outre un entretien de Philippe Vergne et Bernard Blistène par Alison Gingeras, des essais et textes inédits de
Bruce Benderson, Gien O'Brien, Thomas F . Frank, Philippe Garnier, Dike Hebdige, Dave Hickey, Mike Kelley, Rem Koothaas,
Philippe Lançon, Malcolm McLaren, Hans-Ulrich Obrist, Jacques Portes, Herbert I . Schiller
50 pages environ
format 287 x 375
Le catalogue de t' exposition Let's entertain sera également disponible .
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Lesexpositions
Germaine Krull
22 novembre 2000-5 février 2001
Galerie 3, niveau 6
Cette exposition est consacrée à la photographe d'origine allemande Germaine Krull (1897-1985),
élève du Bauhaus et auteur de Métal, véritable manifeste de la «nouvelle vision photographique».
Conçue par le Folkwang Museum d'Essen, il s'agit de la première rétrospective d'importance
de l'oeuvre de Germaine Krull depuis l'exposition partielle que lui consacra le musée Reattu à Arles
en 1988 . Elle réunit une centaine d'oeuvres de l ' artiste provenant des archives conservées par le
Folkwang Museum, mais également des collections du Musée national d ' art moderne et d ' importantes
collections privées.
Née en 1897 de parents allemands, dans une région de Prusse orientale devenue polonaise en 1921
après le traité de Versailles, Germaine Krull (1897-1985) a passé son enfance dans diverses villes
d'Europe et à Paris avant que sa famille s'installe à Munich en 1912 . Elle étudie la photographie
à la Lehr und Versuchsanstalt für Fotografie de Munich puis ouvre un atelier où, de son propre aveu,
elle fait plus de politique que de photographie . Elle se lie aux mouvements d'avant-garde, aux côtés
d'agitateurs révolutionnaires qui, au lendemain de la défaite, occupent le devant de ta scène comme
Ernst Toller et Kurt Eisner, elle est arrêtée, libérée, et finalement expulsée de Bavière . A Berlin, elle
fait la connaissance d'un jeune cinéaste hollandais, Joris Ivens, qu'elle suit à Amsterdam en 1925.
La découverte du port, de son univers dominé par les constructions métalliques, des grues et des
machines lui inspirera des photographies d'installations industrielles qui seront réunies par la suite
dans son ouvrage Métal.
En France depuis 1926, Germaine Krull expose ses photographies intitulées Fers au Salon d ' automne
et publie Métal en 1927 . Cet ouvrage, résolument moderniste et volontiers provocant, est considéré
comme le véritable manifeste de la «modernité qui se situe dans la lignée du livre de Mohogy-Nagy
Fotografie Malerei in Film, publié deux ans plus tôt» . Il se présente sous la forme d'un recueil de 64
planches accompagné d'un texte de Florent Fels . Désormais soutenue par des artistes comme Robert
et Sonia Delaunay, la carrière de photographe de Germaine Krull est lancée . Elle participe au «Salon
de l' escalier» à Paris, «Fotografie der Gegenwart» à Essen, «Film und Foto» à Stuttgart en 1929,
«Das Lichtbild» à Munich en 1930, ainsi qu'à l' Exposition internationale de la photographie à
Bruxelles en 1932 . Ses photographies sont publiées dans tous les magazines, de Vu ou Marianne, à des
publications d ' avant-garde comme Bifurou Variétés. Pierre Mac Orlan lui consacre même le premier
volume de la collection «Les Photographes nouveaux», publiée aux éditions Gallimard en 1931 . Pendant
la guerre, Germaine Krull part diriger le service photographique de la France libre à Brazzaville avant
de suivre le Général de Lattre et la campagne de la lere armée française . On la retrouve ensuite
à Bangkok, où elle collabore à une agence photographique puis remet en état et dirige le célèbre
Hôtel Oriental . En 1967, André Malraux la sollicite pour illustrer un ouvrage sur l'art bouddhique ;
une exposition de ses photographies de Thaïlande est organisée à la Cinémathèque.
Germaine Krull repart vivre en Inde dans une communauté tibétaine . Elle rentre en Europe deux ans
avant sa mort à Wetzlar en 1985.
Commissaires
Alain Sayag, conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
et Lite Eskildsen, conservateur au Folkwang Museum, Essen
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Lesexpositions
Alberto Giacometti : l'oeuvre dessiné
24 janvier – 9 avril 2001
Galerie 2, niveau 6
Cette exposition, organisée en ouverture du Centenaire de Giacometti, est la première uniquement
consacrée à son oeuvre dessiné, par une institution publique française . Elle constitue l'occasion non
seulement de mesurer à quel point l'exercice graphique est fondateur, initiateur -et même constitutifdu travail du sculpteur et du peintre (une vingtaine de sculptures et peintures viendront appuyer
ce propos), mais aussi d ' interroger ce qui est en réalité un champ d ' investigation et d ' expression
pleinement autonome : l'exercice du dessin est le moyen nécessaire à Giacometti pour «voir»,
et le blanc de la feuille le lieu le plus immédiat, le plus inquiet aussi, d'une tentative «sans fin»
-car toujours recommencée- pour capter dans l ' espace et dans la lumière, la présence vivante, fuyante,
de l'être ou de l'objet qui lui fait face.
Un choix de plus de cent quatre-vingt dessins, dont certains sont présentés pour la première fois depuis les années d'apprentissage, avec les premières recherches constructives des années 20,
jusqu'au lacis de lignes nerveuses et acérées des années 60- permet d ' analyser la nature et la fonction
spécifiques du dessin Giacomettien : un dessin linéaire qui jamais ne définit, ne cerne, un dessin
toujours actif, mobile, suspendu entre le vide et le plein, le transparent et l'opaque . . . Aux «têtes» et
aux «figures debout», sont juxtaposées natures mortes et paysages, ainsi que les copies de maîtres
et d'antiques que Giacometti n ' a cessé de regarder et de s ' approprier.
Commissaires
Agnès de ta Beaumelle, conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
avec Laure Buzon-Vallet
Publication
Le catalogue, établi avec ta collaboration de Casimiro Di Crescenzo, réunira des essais de Jean-Louis Schefer et Florian Rodari.
Il sera publié en coédition avec les Editions Gallimard.
Signes, traces, écritures
Un choix d'une centaine d'oeuvres du Cabinet d'art graphique
janvier-mars 2001
Galerie d'art graphique, niveau 4
Le Cabinet d'art graphique, parallèlement au parcours du Musée, montre un choix d ' environ une
centaine de dessins de la Collection, autour du thème du signe, de la trace, de l ' écriture, très présent
dans les années d ' après-guerre et jusqu ' aux années 70 . Une vingtaine d ' artistes seront représentés :
certains sont encore proches de l'image tels Masson, Miré, Brauner ou Alechinsky, d'autres
s'en détachent pour ne se fier qu'au geste et à sa trace tels Hartung, Michaux, Tapiès, Judith Reigl . ..
d'autres se réfèrent à l'écriture, à la calligraphie, parfois à connotation orientalisante tels Degottex,
Bryon Gysin ou Zao Wou-ki . . . Si ces artistes sont volontairement très divers, tous cependant ont
en commun, selon les mots de Bazaine, «de tenter de faire surgir de soi, informes, pour le monde,
bouleversants, les signes mêmes, les cicatrices de ses plus secrets mouvements intérieurs, la raison
d'être du peintre depuis toujours».
Commissaire
Claude Schweisguth, conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
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Les expositions
Le prix Marcel Duchamp
28 février — 30 avril 2001
Galerie 3, niveau 6
Né de l'engagement de collectionneurs privés réunis depuis 1994 au sein de l'Association pour la
Diffusion Internationale de l'Art Français (ADIAF) présidée par Gilles Fuchs, le Prix Marcel Duchamp
sera attribué chaque année à un artiste significatif de sa génération et travaillant en France.
Tous les domaines des arts visuels sont considérés : peinture, sculpture, photographie, vidéo,
installation . ..
La dotation du prix s ' élève à 200 000 FF pour le lauréat, qui sera désigné en novembre 2000
et dont les oeuvres seront exposées au Centre Pompidou du 28 février au 30 avril 2001 .
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Les expositions
Les années Pop
7 mars – 18 juin 2001
Galerie 1, niveau 6
Une exposition pluridisciplinaire, qui retrace la création, issue des mouvements «Pop», dans le
domaine des arts plastiques, du film, de l'architecture, du design et de la musique . Elle s'attache à La
période de 1956 à 1968 qui voit l'émergence, tant aux Etats-Unis qu'en Europe, de nombreux courants
empruntant leurs matériaux ou leur inspiration à la culture populaire.
A travers une sélection exceptionnelle, rassemblant près de 200 oeuvres pour les arts plastiques et
plus de 100 oeuvres pour l'architecture et le design, l'exposition traduit l'extraordinaire confluence des
recherches dans les différents domaines des arts et du spectacle qui a marqué les années 1950 et 60
- années charnières - et a préludé aux mouvements contestataires de la fin des années 60.
De l'émergence d'un mode de vie moderne, d'une culture populaire portée par la vague du renouveau
économique et social, rayonne un dynamisme qui irradie toute la vie artistique, tant l ' Ancien comme
dans le Nouveau Continent.
Fondamentalement positive - dans l'expression du refus comme de l'adhésion - cette période offre
un champ ouvert à la libre expérience : du collage, de l'assemblage et du happening jusqu'au renouveau
d'une peinture figurative . Ces nouvelles pratiques artistiques ont pour point commun l'ancrage délibéré
dans la vie quotidienne . Les «années Pop» voient le retour en force de l'image et de l'objet, avec
l'épanouissement d'une iconographie directement empruntée au flux des images générées par la
société . Cette captation d ' images dans la rue, dans les magazines, les bandes dessinées, les journaux,
nourrit à la fois l ' oeuvre des plasticiens, des cinéastes, des designers et des architectes, et ouvre un
large terrain d ' échanges entre les disciplines, entre l ' art de la rue et l' art du musée, entre autres.
L' exposition s'articule en trois grandes séquences :
L'art et la culture populaire / les «Nouveaux réalismes»
Cette large séquence appréhende toutes les expressions internationales d ' une création directement
nourrie par l'environnement urbain, les objets, les images prélevées et détournées par Les artistes.
Le film est intégré au parcours des arts plastiques, lui-même en étroite correspondance avec les sections
d ' architecture et de design.
Les arts plastiques, représentés par un ensemble de 100 oeuvres environ, s ' articulent autour de trois
sections regroupant des oeuvres des années 50 et 60 : le Pop art en Angleterre (Paolozzi, Hamilton,
Blake, Hockney . . .) ; les «Nouveaux Réalistes» en France (Arman, César, Spoerri, Nains, Christo,
Tinguely . . .) ; les mouvements «Néo dada» et «art de l ' assemblage» aux Etats-Unis (Rauschenberg,
Johns, Indiana, Rivers, Chamberlain, Kienholz, Canner . . .), ainsi qu'une évocation du mouvement
international Fluxus (Vostell, Brecht, Watts, Cage . . .).
L' armature de cette section, qui n ' établit pas de chronologie entre les mouvements mais organise des
passages et des confrontations, est constituée par le vis-à-vis de deux grands ensembles d ' art européen
et américain . Le design est représenté par une projection de grand format de photographies
de «micro environnements», et par une sélection d ' objets emblématiques basés sur le principe
du détournement d ' objets du quotidien.
L'architecture est représentée par deux séquences : «Une architecture Pop», pose la question de sa
définition et confronte des protagonistes majeurs, d'un côté Cédric Price, Archigram et de l'autre
Hollein, Richier, Raimond Abraham, soit deux modes différents de concevoir et de projeter à partir
de l'appropriation et du détournement . Une seconde séquence aborde une question programmatique
typique des «swinging sixties» : la Maison du Futur, dont elle présente les variations-projets de
Banham, des Smithson, Suuronen, Casoni, Quarmby, Jonas .
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Les expositions
Un renouveau iconographique : les Pop Arts
Cette séquence présente le renouveau iconographique de la peinture aux Etats-Unis et en Europe.
Elle est caractérisée par une pratique de réemploi d ' images existantes extraites des magazines,
de la publicité, des bandes dessinées, qui vient revivifier une pratique de la peinture figurative qui
avait été mise à mal par l'apogée des mouvements abstraits.
Le design et l'architecture montrent les nouveaux modes de vie et les projets futuristes qui marquent
la culture des années 60.
Les arts plastiques (100 oeuvres environ) s ' articulent à la fois en des sections thématiques
iconographiques réunissant artistes européens et américains : autour de la BD d'une part et autour
des images de magazines et de pub de l' autre, en un ensemble de films (sur moniteurs ou projection)
de performances et en une succession de présentations plus monographiques autour de:
Andy Warhol, Claes Oldenburg, Martial Raysse, Roy Lichtenstein, Richard Hamilton, Sigmar Polke,
Gerhard Richter, Alain Jacquet, James Rosenquist, Tom Wesselmann, Peter Klasen.
Lieux emblématiques où se manifestait le lien entre la création et les cultures marginales et populaires,
la «Factory» de Warhol est évoquée par une série d'éléments documentaires, musicaux (Velvet
Underground . . .) et par un ensemble d ' oeuvres créées dans l ' orbite de ce lieu mythique (Jack Smith,
Malanga . . .), le «Store» de Claes Oldenburg - célèbre galerie-supermarché dans lequel il vendait ses
gigantesques reproductions d'objets familiers ou d'aliments et où il réalisait des performances - est
reconstitué dans sa version de 1962.
Dans cette séquence, le design est représenté, en relation avec la partie iconographique des arts
plastiques, par une sélection d ' objets, de revues, de posters et de mobilier d'artistes (Rancillac,
Allen Jones, Arman . . .) . Puis autour des monographies d ' artistes, trois sections sont consacrées aux
créations d 'Andy Warhol dans le domaine de la mode, à des pièces de mobilier s'inspirant des oeuvres
de Claes Oldenburg et à un ensemble de meubles, d ' objets et de documents graphiques inspirés de
l ' imagerie de la conquête spatiale.
L' architecture aborde dans une séquence intitulée «Les clichés du spectacle américain» la face
américaine de l'architecture «pop», notamment autour de la démarche de Robert Venturi et confronte
l ' enseignement de Las Vegas à la création de Disneyland en 1955 . Puis traite à nouveau une séquence
thématique «on the road» où se développe le nomadisme et donc la mobilité, à travers casques,
vêtements, capsules spatiales, mobile home . . .et l'architecture gonflable (projets de Nalbach, Hareiter,
Ron Herron, Peter Cook . . .).
Conclusion : rêve et contestation (Développements et détournements du «Pop»)
Cette dernière section rend compte à la fois des succès et du développement d ' une imagerie «Pop»
qui propage, non sans ironie, l'image d'une «société heureuse», et d ' un courant qui détourne l'esthétique
même du «Pop art» à des fins critiques . Réalisées à la veille des grands mouvements sociaux
de 1968, ces oeuvres se situent dans un courant contestataire qui utilise le support devenu alors très
populaire de l'iconographie Pop.
Elle comprend une sélection d'oeuvres plastiques autour du «rêve Pop» (Hockney, Artschwager,
Gasiorowski, Morley, Stàmpfli . . .) et d'un «Pop critique» (Télémaque, Fàhlstrom, Equipo Crônica,
Pistoletto, Monory . . .) ; des films de performances (E .A .T, Nine Evenings in Art and Technology), un
espace architecture «Agit Pop», autour de mouvements critiques reprenant et détournant les éléments
de la culture populaire (Coop Himmelblau, Haus-Rucker Co, Zünd-up, Archizoom, Superstudio, UFO,
9999), une section de design graphique et d ' objets «contestataires» -l ' architecture comme le Design
envisagent les répercussions de ces événements jusqu'à la charnière des années 70-, ainsi qu'un
programme musical .
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Les expositions
Le film, sous la forme de cinéma d ' artistes, d'une part, et de captation de performances de l ' autre,
accompagne tout le parcours . La sélection comprend notamment : Montgomery, Alabama, Rudy
Burckhardt, History of Nothing, Eduardo Paolozzi, A Movie, Bruce Conner, Homage to Jean Tinguely's
Homage to New York, R . Breer, Science friction, Stan Vanderbeek, La verifica incerta, Gianfranco
Baruchello, Tarzan and Jane Regained, Andy Warhol, Flaming Creatures, Jack Smith, Warhol's
Exploding Plastic Inevitable, Ronald Nameth, ainsi que des performances de Kaprow, Lebel,
Schneemann, Red Grooms, Whitman . ..
De la même façon, la musique (musique Rock, Pop et musique expérimentale) intervient dans chacune
des sections de l ' exposition.
La programmation d'accompagnement pluridisciplinaire
L' exposition s ' accompagne d ' une importante programmation de films (projetés en cinéma 2, niveau -1).
L' exposition sera annoncée dès le Forum du Centre Pompidou bar un ensemble d ' objets spectaculaires.
Elle donnera lieu à de nombreuses manifestations dans le domaine des spectacles vivants.
Un colloque international sera consacré au contexte social, historique et esthétique des mouvements
Pop, ainsi qu ' à leur répercussions actuelles.
Publication
Le catalogue publié aux Editions du Centre Pompidou, sous ta direction de Mark Francis, présente la chronologie des années pop,
rassemblant un millier d'images, documents, textes fondamentaux, archives . . . le plus souvent inédits en français,
et mettant en regard toutes les disciplines : arts visuels, architecture, design, cinéma, musique, bande dessinée, mode. ..
Format 28 x 28, 400 pages, prix indicatif : 340 F
Commissaire général
Catherine -Grenier, conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
Commissaire de la section cinéma
Jean-Michel Bouhours, conservateur au Musée national d'art moderne, chargé du cinéma
Commissaire de ta section architecture
Chantal Béret, conservateur au Musée national d'art moderne/Centre de création industrielle, Centre Pompidou
Commissaire de la section design
Martine Lobjoy
Y3
Les expositions
Penser, Classer, Recommencer
Un abécédaire autour des collections du Frac Limousin
14 mars - 14 mai 2001
Galerie sud, niveau 1
Prolongeant les invitations formulées auprès de plusieurs institutions et structures singulières,
aujourd'hui en France, telles le Consortium en 1998 et le Purple Institute en 2000, le Centre
Pompidou a souhaité élaborer une réflexion sur des activités marquantes ou sur des collections
agissant particulièrement sur les différents territoires de l'art contemporain.
La manifestation ainsi conçue en étroite collaboration avec le Frac Limousin, s'inscrit dans le cadre
de la collaboration spécifique engagée en 2001 avec la Région Limousin . La collection du Frac
Limousin est reconnue et estimée pour sa recherche et ses convergences subtiles entre certains
artistes de la fin des années 1960 et certains parmi ceux de la dernière décennie . S ' attachant à
différentes pratiques liées à la performance, à la «dématérialisation de l ' objet d ' art» comme aux jeux
de langage, le Frac Limousin a constitué d'importants ensembles d ' muvres d'artistes délibérément
ignorés des classifications usuelles du monde de l' art contemporain.
Ne souhaitant se limiter à l'idée du thème, les commissaires de l ' exposition ont préféré proposer un
système de classement simple et propre à répondre à l'étude de la richesse hétérogène de la collection,
sous la forme d'un abécédaire . L'abécédaire - ainsi que le titre de l'exposition- fait référence au
modèle littéraire de l'Oulipo ainsi qu'à la pensée de Gilles Deleuze qui incite, sur un mode non linéaire,
à la déambulation.
Chaque lettre de l'abécédaire constitue un «dossier» en résonance avec les lignes directrices de
la collection . Ces dossiers permettront une exploration rigoureuse et spécifique des questions que
tout un chacun est en droit de se poser à partir de ses oeuvres réunies . Des parties monographiques
s'alternent, pour les ensembles importants (W comme Wegman ; C comme Closky) ou de nature
conceptuelle ou thématique (T comme Taxonomie ; K comme Kitsch), par exemple.
Une scénographie propre à mettre en évidence la spécificité de cette collection ambitieuse, originale
et désormais emblématique, sera élaborée pour contribuer à l'approche et l'analyse d'ensemble.
Commissaires
Alison M . Gingeras, conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
et Frédéric Paul, ancien directeur du Frac Limousin ; directeur du Domaine de Kerguéhennec
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Les expositions
Denise René l'intrépide
Une galerie dans l'aventure de L'art abstrait
4 avril – 4 juin 2001, Galerie d'art graphique et Galerie du Musée, niveau 4
C'est au parcours exemplaire, mais aussi à La fidélité militante de la Galerie Denise René à ses
artistes, que cette exposition du Centre Pompidou rend hommage . Les moments les plus forts
de cette histoire y seront retracés à l'aide d ' un choix d ' oeuvres majeures présentées par la galerie
au fil de son activité et au moyen de nombreux documents d'archives (textes, photographies, films . . .)
souvent inédits, devenus aujourd'hui partie intégrante de l'histoire de l'art du XXe siècle.
Depuis 1944, Denise René a assuré avec une ténacité exceptionnelle la direction de sa galerie en la
mettant au service de l'art vivant et en particulier de l'abstraction . Cette aventure sans équivalent,
fondée sur la présentation des pionniers de l'abstraction du XXe siècle (Mondrian, Malevitch, Herbin,
Arp . . .) sur la défense des plus grands artistes de l'art géométrique et cinétique d'après guerre, et
enfin, sur une ouverture internationale sans égale à Paris (aussi bien en direction de la Scandinavie,
de l'Europe centrale, des Etats-Unis, de l'Amérique latine, de l'Extrême-Orient . . .) a fait de
la galerie Denise René sans doute la plus mondialement connue des galeries françaises en activité.
Le parcours de l'exposition s'articule en quatre salles :
La «Salle de l'art construit» correspondant à la période 1945-1965, durant laquelle Denise René expose
dans sa galerie à la fois les pionniers de l'abstraction (Albers, Arp, Herbin, Mondrian . . .) et la jeune
avant-garde abstraite des années cinquante et soixante (Dewasne, Jacobsen, Mortensen, Vasarely . . .)
La «Salle cinétique» réunit des oeuvres d 'Agam, Bury, Calder, Duchamp, Soto, Tinguely, Vasarely,
pour évoquer de façon aussi fidèle que possible la plus mémorable des expositions organisées
en 1955 par la galerie : «Le Mouvement», première présentation mondiale de l'art cinétique.
La «Salle noire» réservée aux oeuvres lumino-cinétiques (Boto, Demarco, Gertsner, Le Parc, Schdffer,
etc . . .) caractérise la fin des années soixante marquée par le triomphe international de l'Op'Art.
Enfin, une ultime salle présentera les oeuvres, modifiables ou transformables par Le spectateur,
réalisées à partir de 1961 par les artistes du groupe de recherche d'art visuel (Garcia-Rossi, Le Parc,
Sobrino, Morellet, Yvaral . . .) mais aussi par Agam, Cruz-Diez, Soto etc, au cours des années 70.
Cette salle montrera l'importance nouvelle durant ces années, de l'interaction de l'oeuvre et du
«regardeur», devenu acteur à part entière de l'oeuvre d'art.
Avec plus de 120 oeuvres et multiples, provenant soit des collections publiques françaises, soit de la
collection de Denise René elle-même, collections soit privées françaises ou étrangères, l'exposition
permet au public le plus large de mesurer l'importance d'un art devenu historique, mais dont les
innovations conceptuelles et formelles (introduction du mouvement, de la lumière, et de la participation
de son spectateur dans l'oeuvre) sont devenues les clés souvent méconnues de l ' art d ' aujourd'hui.
Yaacov Agam, Josef Albers, Hans Arp, Max Bill, Martha Boto, Pol Bury, Alexander Calder,
Carlos Cruz-Diez, Sonia Delaunay, Hugo Demarco, Jean Dewasne, Jean Deyrolle, Marcel Duchamp,
Equipo 57, Horacio Garcia-Rossi, Kart Gertsner, Auguste Herbin, Robert Indiana, Robert Jacobsen,
Vassily Kandinsky, Julia Le Parc, Richard-Paul Lhose, Heinz Mack, Kasimir Malevitch, Piet Mondrian,
François Morellet, Richard Mortensen, Aurélie Nemours, Nicolas Schiffer, Francisco Sobrino,
Jesus Rafael Soto, Joël Stein, Sophie Taeuber-Arp, Jean Tinguely, Luis Tomasello, Wen-Ying Tsai,
Gregorio Vardanega, Victor Vasarely, Yvaral . (liste non définitive)
commissaire:
Jean-Paul Ameline, conservateur en chef au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
25
Les expositions
Des souvenirs plein les poches
4 avril - 3 septembre 2001
Galerie des enfants, Forum, niveau 0
Cette exposition est née du désir de présenter au jeune public des artistes contemporains qui utilisent
pour leurs installations des supports numériques.
La mémoire, t'archive et la collection sont les thèmes que développe cette exposition/atelier organisée
par la direction de l'action éducative et des publics du Centre Pompidou.
Alors qu'aujourd'hui tant d'images sont accessibles via la multitude des réseaux de diffusion existants,
il devient nécessaire de réfléchir sur cette mémoire et d'en stimuler l'utilisation par chacun.
Cette exposition incitera aussi le jeune public à s ' interroger sur le statut de l ' oeuvre, sur sa présentation
et sur ses interactions avec le spectateur.
Enrichi de cette expérience, il pourra accéder et découvrir au Musée national d'art moderne
(niveaux 4 et 5), certaines oeuvres en lien avec ces installations et pourra consulter la base de données
Navig'art, pour mieux appréhender la totalité des Collections du Musée.
L'Atelier des enfants du Centre Pompidou reçoit le soutien de Madame Mouna Ayoub.
Direction de l'Action éducative et des publics du Centre Pompidou
Commissaire
Boris Tissot
26
Les expositions
Acquisitions récentes du Cabinet d'art graphique
20 juin - 1er octobre 2001
Galerie d'art graphique, niveau 4
Le Cabinet d ' art graphique montre un bilan de cinq ans d'acquisitions (achats, dons, legs et dations),
qui fait suite à celui qui occupa la Galerie d'art graphique à l'automne 1996.
Une présentation ouverte et vivante d ' une centaine d ' oauvres est proposée : des rapprochements,
des confrontations sont tentés d'une expression graphique à l'autre, d'une génération à l'autre, toutes
tendances et techniques confondues . Dialoguent ainsi des oeuvres aussi bien d'artistes désormais
historiques, tels Giacometti, Dal) ou Picabia, que d'artistes parvenus aujourd'hui à maturité, tels
Kirkeby, Judit Reigl, Martial Raysse ou même d'artistes découverts plus récemment, comme Closky,
Luc Tuymans ou Gabriel Orozco . Toutes témoignent de la vitalité et de la spécificité de l'expression
graphique aujourd'hui.
Commissaires
Agnès de la Beaumelle, Claude Schweisguth, Jonas Storsve,
conservateurs au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
27
Les expositions
Raymond Hains
27 juin – 3 septembre 2000
Galerie Sud, niveau 1
Le Centre Pompidou souhaite présenter dans sa diversité, un ensemble de pièces significatives
du parcours d'un des grands artistes travaillant en France dans la seconde moitié du XXe siècle.
Ce projet devrait également marquer l ' actualité de son travail sur la scène contemporaine,
tant dans l ' esprit global du projet qu ' en lui donnant l' occasion de réaliser des oeuvres inédites.
Généralement associé au groupe des Nouveaux Réalistes, son oeuvre est principalement connue
du grand public pour ses panneaux réalisés avec des affiches lacérées . Exécutées à partir de 1949,
ces pièces sont montrées au public en 1957 . Mais ce nouveau mode d'appropriation du réel, mettant
en valeur les qualités visuelles et linguistiques de ces collages, maintenant largement reconnus
et présents dans de nombreuses collections publiques et privées en Europe s ' inscrit dans une vision
plus globale du monde initiée par la photographie et poursuivie dans de nombreuses installations
au cours des dernières décennies, et jusqu'à aujourd'hui.
A partir de 1947, l'artiste expérimente dans un travail photographique, des jeux de répétition d'objets
par des effets de miroir, de prismes, de solarisation . ..
Par un travail de déformation similaire, Raymons Hains fait éclater les mots et les textes, au moyen
des «ultra-lettres» . Sont ainsi déformés, en 1953, un poème de Camille Bryen ou un ensemble de
couverture de catalogues de la Biennale de Venise de 1964 . Cet intérêt pour le langage et ses jeux
devient alors l'une des composantes essentielles de son travail.
Les années soixante voient l'apparition d'une démarche de rapprochements de noms et de lieux,
permettant la création de narrations fictives.
D ' exposition en exposition, Raymond Hains se livre à une reformulation de nos relations avec les
villes, les lieux, leurs histoires et leur environnement par des jeux de rapprochements linguistiques
et visuels.
Commissaire
Christine Macel, conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
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Les expositions
Jean Dubuffet - L'exposition du centenaire
12 septembre - 31 décembre 2001
Galerie 1, niveau 6
Cette exposition, présentée dans la Galerie 1 (2100m 2 1 au niveau 6 du Centre Pompidou, marque
le centenaire de la naissance de l'artiste . Figure majeure de l'art du XXe siècle et artiste prolifique,
Jean Dubuffet, grand défenseur de «l'Art brut», érigea le non-savoir en principe pour créer
une oeuvre singulière, rythmée par une succession de séries successives, explorant chaque fois de
nouvelles recherches aux développements audacieux, toujours inattendus.
L'exposition s'articule autour de trois temps forts et fait alterner chefs-d'oeuvre de la peinture et
ensembles majeurs de dessins . Des expositions qui ont rendu hommage à l ' oeuvre de Jean Dubuffet,
aucune n'aura déployé de façon aussi exemplaire, avec près de 120 peintures et 200 dessins, les
moments essentiels de la production de cet artiste.
Les premiers travaux (1942-1962) témoignent de l ' intérêt que l ' artiste porte aux dessins d ' enfants,
au graffiti et à l'art brut . Ces oeuvres souvent méconnues s ' inscrivent dans une liberté d ' expression et
une célébration de «l'homme du commun» . Le métro, les rues de Paris et la vie de campagne, sont
autant de scènes qui constituent des tableaux d'une étonnante fraîcheur où Dubuffet renonce à tout
ordre esthétique et ne répond plus à un souci de représentation fidèle d'une réalité . Avec les Portraits
et les Corps de dames ce travail évolue vers une exploration de la matière qui devient l'essentiel, l'espace
même . Les visages ainsi que les corps féminins sont déterminés, voire déformés, par les caprices
d'une peinture épaisse ou de texture pâteuse (terre, sable, goudron, colle).
Les années 1962 à 1974 sont consacrées au vaste cycle de L'Hourloupe, véritable exploration d'un nouveau
langage qui aborde, comme par contamination, toutes les catégories artistiques . A l'aide d'un graphisme
sinueux et labyrinthique, Dubuffet compose des espaces schématiques comme autant de constructions
de l'esprit . Le trait devient rayure, qui scande et délimite les diverses cellules de la surface, oscillant
entre figuration et abstraction, plein et vide . Les peintures et dessins de la série de L 'Hourloupe mènent
aux sculptures et maquettes en polystyrène qui sont à l'origine des installations monumentales
en résine telles que la Villa Falbala à Perigny-sur-Yerres ou la Tour aux figures à Issy-les-Moulineaux.
Les Théâtres de mémoire, de grand format et très colorés, marquent le début de la dernière période de
l'artiste et visent à transcrire un instant de la pensée par ta juxtaposition de fragments disparates.
Les oeuvres de cette époque renouent avec les premiers travaux par l ' importance donnée à la notion
de site et de lieu . Ces toiles saisissent les souvenirs simultanés de plusieurs lieux et scènes où figurent
parfois des personnages isolés qui s ' inscrivent dans des zones ou des cellules distinctes.
Cette représentation de la mémoire préfigure les Mires et les Non-lieux qui tendent de plus en plus
à l ' abstraction, jusqu'à évoquer le néant.
Cette rétrospective de l ' oeuvre de Jean Dubuffet est aussi l'occasion exceptionnelle d'une présentation
de Coucou Bazar, spectacle qui occupe une place essentielle dans le parcours de l'artiste . Situé entre
le théâtre, la danse et le mime, Coucou Bazar clôt le cycle de l'Hourloupe par une mise en mouvement
de cet univers de signes et de motifs enchevêtrés qui se transforme en un vaste «tableau animé».
Coucou Bazar a été monté pour la première fois au Solomon Guggenheim Museum en 1973 et une dernière
version a été présentée à Turin en juin 1978.
Commissaires
Daniel Abadie, directeur de la Galerie nationale du Jeu de Paume
et Sophie Duplaix, conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
29
Les expositions
Publication
Dans le cadre de l'exposition, les Editions du Centre Pompidou éditeront un important catalogue dans la collection Classiques
du XXe siècle qui réunira un ensemble de contributions d'auteurs internationaux sur les différentes périodes de l'oauvre de
Jean Dubuffet . Une chronologie détaillée abordera toutes les période de la vie de l'artiste et les liens qui ont existé entre Dubuffet
et d'autres figures majeures du milieu littéraire et artistique de ce siècle . La chronologie sera complétée par une anthologie de
textes historiques et une bibliographie commentée .
30
Les expositions
Jean Nouvel
novembre 2001 – fin janvier 2002
Galeries 2 et 3, niveau 6
Passage du siècle, l'exposition consacrée par le Centre Pompidou à Jean Nouvel, figure majeure
de l'architecture mondiale, est une marque de parcours essentielle pour la création contemporaine.
Cette exposition se présente comme un manifeste de l'architecte et une expérimentation autour
de l'architecture immatérielle à travers un dispositif unique : l'image.
L'architecture de Jean Nouvel est fondamentalement un travail de l'image . Loeuvre de Jean Nouvel
s'établit depuis une analyse et une adhésion à l'époque elle-même : la communication, ses signes
et ses technologies, la science et la philosophie, les machines et les moyens de transports, l'image
et le film, l'art contemporain et la consommation, la mode et les objets qui façonnent l'homme
contemporain . Chaque projet de Nouvel affirme l'urgence qu'il y a à transcender ou déplacer les
catégories traditionnelles du travail de l'architecte . Les habitudes plastiques, la composition,
l'urbanisme, les techniques de construction et la mise en oeuvre des matériaux, les usages et le
logement, les références historiques sont remplacées par d'autres valeurs : celle de séquence,
de scénographie, et de stratégie conceptuelle . L'image est dans l'exposition le dispositif expérimental
unique : projections géantes, films d'images de synthèses, ou ordinateurs interactifs présentant les
projets actuellement en cours.
L'expérimentation à laquelle l'architecte nous convie porte sur la scénographie de l ' exposition (seules
les projections sont présentes, il n ' y a ni maquettes, ni dessins, ni objets) et sur la technologie mise
en oeuvre (dix films d ' images de synthèse sont produits pour l' exposition) . Pour cette manifestation,
photographes, infographes, réalisateurs, techniciens de l'audiovisuels et architectes sont
associés dans l'invention d'une architecture immatérielle, espace de l'exposition de Jean Nouvel.
L'exposition se développe en trois séquences enchaînées :
Le visiteur est tout d'abord confronté à des architectures virtuelles, projections géantes (du sol
au plafond) d ' images animées d'architectures simulées ou d ' actualisations de projets majeurs :
Médiathèque de Nîmes, Tête Défense, Ministère des Finances, Tour sans fin, Opéra de Tokyo, Banque
à Bâle, Centre international des Congrès (Quai Branly), Projet Seine Rive Gauche, Auditorium
philarmonique au Luxembourg, Ambassade de France à Berlin . Cette première séquence établit
la place déterminante des projets non-réalisés, mais dont l'invention ou l'effet se révélera durable
et marquant à la fois pour les projets ultérieurs et pour l ' histoire de l' architecture.
En contraste avec les images d'architectures virtuelles précédentes, la deuxième séquence présente
des photographies très grand format qui rendent compte de l'oeuvre construite . A partir d ' un repérage
effectué par Jean Nouvel, un relevé photographique spécifique à l ' exposition, est réalisé sur
un certain nombre de bâtiments : Institut du Monde Arabe, Fondation Cartier, Opéra de Lyon, Centre
des Congrès de Tours, Nemausus à Nîmes, INIST à Nancy, Galeries Lafayette à Berlin, Cité judiciaire
à Nantes, Siège CLMBBDO.
Enfin, une troisième séquence montre les projets en cours d'étude ou de chantier tels qu'ils sont
présentés dans l'agence Architecture-Jean Nouvel. Sur de grandes tables coexistent ordinateurs,
maquettes, échantillons de matériaux, tirages et dessins . Les projets sont comme transportés
de l'agence sous une forme réaliste : Exposition Hanovre, Tour à Tokyo, Logements à Vienne, Bureaux
à Rome, Londres et Sydney.
Commissaire
Chantal Béret, conservateur au Service Architecture, Musée national d'art moderne/Centre de création industrielle,
Centre Pompidou
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Les expositions
Carrefour de La création/3
10 octobre 2000 - janvier 2001
Forum, niveaux 0 et 1
Depuis la réouverture, le Centre Pompidou présente dans te Forum [niveau 0 et 1) un «carrefour de
la création», parcours d'une quinzaine d'objets récemment disponibles sur le marché ou sur le point
d'y accéder. La caractéristique de ces objets réside dans te fait qu'ils expriment, chacun à sa façon,
le renouvellement des formes, des fonctions, des usages, des applications de matériaux . Ce sont des
manifestations de l ' innovation appliquée à la vie quotidienne.
L'installation est renouvelée tous les trois mois et propose un parcours dans l'actualité du design,
de la mode, de l'architecture, et de la création graphique.
Coordination
Josée Chapelle, responsable du service de l'information du public au Centre Pompidou
et Grégoire Simon
32
Les expositions
L'Atelier Brancusi
Constantin Brancusi, né en Roumanie en 1876, reçoit une formation traditionnelle à l'Ecole des
Beaux-Arts de Bucarest . Il arrive à Paris en 1904 et y vivra jusqu'à sa mort, en 1957 . En 1956, l'artiste
lègue à l'Etat français la totalité de son atelier de l'impasse Ronsin, avec tout son contenu (oeuvres
achevées, ébauches, meubles, outils, bibliothèque . . .) sous réserve que le Musée national d'art moderne
s'engage à le reconstituer tel qu'il se présentera le jour de son décès . La difficulté était de faire de
cet espace intime un lieu ouvert au public, tout en respectant les volontés de l'artiste . Pour ce faire,
Renzo Piano a essayé de préserver l'idée d'un espace caché et intériorisé, dans lequel le spectateur
est isolé de la rue et de la piazza . L'actuelle reconstitution, achevée en 1997, se présente donc
comme un musée dans lequel se trouve l'atelier. Une galerie présente des expositions temporaires
autour des thèmes essentiels de l'ceuvre du sculpteur, ou de son rôle dans l'aventure de la création.
Expositions temporaires
Brancusi et l'art minimal - «Regards contemporains»
11 octobre 2000 - 15 janvier 2001 et 17 janvier 2001 - 2 avril 2001
L'art américain des années 60 s'est caractérisé par l'importance croissante des formes plastiques
d'expression . Le sculpteur européen qui a exercé le plus d'influence dans un contexte où domine
la sculpture est sans doute Constantin Brancusi . Les artistes de l'art minimal, tout en s'éloignant de
l'aspect esthétique de l'art de Brancusi, ont développé certaines caractéristiques de son oeuvre, comme
la recherche des formes essentielles et élémentaires et de leur équilibre dans la lutte contre la pesanteur.
Conçue en deux volets, une présentation à partir des Collections du Musée s'attachera à préciser cet
héritage, notamment à travers les oeuvres de Dan Flavin, Richard Serra, Carl André ou Robert Morris . ..
L'Oiseau dans l'espace
20 juin 2001 - 15 octobre 2001
La série des Oiseaux a suscité le plus grand intérêt du public et des spécialistes du monde entier,
notamment avec le procès de L'Oiseau dans l'espace en 1926-1928 opposant Brancusi aux douanes
américaines, et devenu, à travers les débats, le procès de l'art moderne.
Quelques années après son installation en France, vers 1909-1910, Brancusi a taillé dans le marbre
son premier Oiseau qu'il a intitulé Maiastra, du nom de t'oiseau magique des légendes roumaines, où
cette figure fabuleuse - prince ou fée, masculine ou féminine - recèle à elle seule les pouvoirs cachés
de la transformation et charme le monde de son chant merveilleux . Depuis l'oiseau ventru qui relève
sa tête vers le ciel, Brancusi parvient, à chaque nouvelle variante, par un travail de simplification,
à une forme d'ellipse asymétrique qui s'étire sur une verticale en parfait équilibre . L'idée de l'envol
devient le sujet de réflexion du sculpteur qui, dans cette recherche, défie la pesanteur du matériau
(marbre ou bronze) . «Je n ' ai cherché toute ma vie que l' essence du vol . Le vol, quel bonheur» (cité
par Carola Giedion-Welcker, dans Constantin Brancusi 1876-1957, Neuchâtel, éd . Du Griffon, 1959, p . 198).
« . . . Il y a peut-être six mois de travail et le savoir de vingt années entre un modèle de L'Oiseau debout
et tel autre» . Central par la durée du thème et le nombre de versions, L'Oiseau constitue à lui seul le
symbole te plus absolu, le plus capable «d'assembler toutes les formes en une seule» (Ezra Pound,
«Brancusi», dans The Little Review, New York VIII, automne 1921, p .21).
L'exposition programmée dans la galerie de l'Atelier Brancusi présentera une sélection de photographies
originales de Brancusi : vues d'atelier dans lesquelles apparaît L'Oiseau dans l'espace et photographies
de la série des Oiseau réalisées par le sculpteur . Un choix de documents d'archives et de publications
du legs conservées à la Documentation générale du Musée sera présenté dans les vitrines de la galerie .
33
Les expositions
commissaires
Marielle Tabart, conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
et Doïna Lemny
Publication
Le sixième Carnet de l'Atelier Brancusi dans la collection «La série et l'oeuvre unique» accompagnera l'exposition et présentera des
recherches approfondies sur le sujet : historique du thème et identification des oeuvres, réflexions sur la symbolique de L'Oiseau et
rappel des étapes du procès avec les douanes américaines . Après l'introduction de Marielle Tabart, des spécialistes tels que Athena
Tacha Spear et Sanda Miller aborderont ces aspects. Un catalogue exhaustif des photographies originales du thème et une bibliographie
spécifique complèteront la présentation d'un des sujets les plus importants de la création de Brancusi .
34
Annexe 1
Activités extérieures des Collections du Centre Pompidou, Musée national
d'art moderne
• Supports/Surfaces, dans les Collections du Centre Pompidou, Musée national d'art moderne
Rio de Janeiro - Centro cultural Banca do Brasil
6 septembre - 29 octobre 2000
• Robert et Sonia Delaunay
Musée Picasso, Barcelone
19 octobre 2000 - 21 janvier 2001
• Utopies urbaines
Valence - Musée des Beaux-Arts
janvier - mars 2001
• Raoul Dufy
Utsonomiya - Musée des Beaux-arts (Japon)
25 mars - 27 mai 2001
Tsu - Musée des Beaux-arts Mie (Japon)
9 juin - 15 juillet 2001
• Un choix d'oeuvres des Collections du Centre Pompidou, Musée national d'art moderne
dans les différents lieux de la Région Limousin, dont
Vassivière - Centre d ' art contemporain
mi-juin - mi-septembre 2001
35
Annexe 2
Itinérances des manifestations du Centre Pompidou
• Len lye
Le Fresnoy - Studio national des Arts contemporains
14 octobre - 17 décembre 2000
• Le Temps, vite
Rome - Palazzo delle Esposizioni
27 juillet - 23 octobre 2000
Barcelone - CCCB
28 novembre 2000 - 22 février 2001
• Brassaï
Londres - Hayward Gallery
22 février - 13 mai 2001
• Pierre Huyghe - The Third Memory
Montréal - Musée d'art contemporain
12 octobre 2000 - 14 janvier 2001
• Rosemarie Trockel, Dessins
New York - Drawing Center
24 février - 7 avril 2001
Tilburg (Hollande) - Fondation de Pont
28 avril - 26 août 2001
• Denise René
Las Palmas - Centre Atlantique d'art moderne
4 avril - 4 juin 2001
Atelier des enfants
• Les Portes du design
Nancy - Musée des Beaux Arts
2 octobre - 16 décembre 2000
• Voyage dans la tune - sous ta lune II
Aulnoye-Aymeries - Maison de la Petite Enfance
2 - 27 octobre 2000
Grigny - Centre Culturel Sydney Bechet
6 - 22 novembre 2000
Beauvais -Ecole des Beaux-Arts
2 - 29 décembre 2000
• Pareil, pas pareil
Auvers sur Oise - Château
mi-janvier - fin février 2001
36
chapitre 2
Les Spectacles
I - Les Spectacles vivants
II -Les concerts de l'Imam
I- Les Spectacles vivants
programme septembre - décembre 2000
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•
•
Nighway 101 par Meg Stuart/Damaged Goods
Créateurs au Centre/II
Triptyque par Jérôme Bel, Stuart Sherman, Grand Magasin
Soirée de musique électronique Fx Randomix et Holosud
Zéphyro : L'Oiseau s'envole par les pieds
Claudia Triozzi, Peeping Tom, Jennifer Lacey, Kyupi Kyupi
performances dans le cadre de l'exposition Au-delà du spectacle
Stan & Rosas : Quartettde Heiner Müller
Film de danse Merce Cunningham, Une vie de danse
création - Emmanuelle Huynh-Thanh-Loan
Les Sapins de Noël des Créateurs
La rentrée des Spectacles vivants au Centre Pompidou a été l'occasion tout d'abord d'accueillir, pour
la deuxième année consécutive, Les Rendez-vous électroniques qui ont proposé un large éventail d'événements
du 8 au 15 septembre . En parallèle le Centre Pompidou a programmé une série de concerts :
Ninja Tune, Discom & Farmers Manual, Jeff Mills . La rentrée a été également marquée par
un événement hors-les-murs avec la participation du Centre Pompidou, au Downtown Arts festival
de New York, du 14 au 16 septembre . Les Spectacles vivants ont invité le public new-yorkais
à des rendez-vous, reflétant un choix parmi les nouvelles tendances de l'art actuel (Xavier Le Roy,
Grand Magasin, Claudia Triozzi, David Shea).
La collaboration avec le Festival d'Automne à Paris se poursuit, cette année de réouverture, avec
deux coproductions, Meg Stuart/Damaged Goods et Emmanuelle Huynh, et une co-réalisation
avec Stan & Rosas .
37
Les Spectacles
création
Highway 101
Un projet itinérant de Meg Stuart/ Damaged Goods
du 25 septembre au 1er octobre (relâche le mardi 26)
Foyer, Galerie du Foyer et Grande salle, niveau -1
Highway 101 est un projet de Meg Stuart/Damaged Goods en cours d ' élaboration, créé en collaboration
avec le metteur en scène allemand Stefan Pucher et te vidéaste espagnol Jorge Leon tout au long
d'une année dans une succession d'endroits . S'inspirant de l'architecture de chaque lieu, Meg Stuart/
Damaged Goods proposent une oeuvre scénographique dans laquelle la démarcation entre niveau
personnel et public, passé et présent est perturbée par la présence de caméras de surveillance et la
mise en oeuvre d ' « actions» en direct ou préenregistrées . En contrôlant, supprimant et privilégiant
des actions, Meg Stuart/Damaged Goods créent et recréent les scènes d'une mémoire fictive.
Dans chaque ville, Meg Stuart invite des artistes à travailler aux côtés de sa compagnie . Après le
Kaaitheaterstudio's à Bruxelles et le Wiener Festwochen à Vienne, Highway 101 est à Paris, ensuite
retourne à Bruxelles au Plan K/La Raffinerie en décembre, puis en 2001 à Rotterdam, Gand et Zurich.
lundi 25 septembre, 20h30
mercredi 27, jeudi 28, vendredi 29, samedi 30 septembre, 19h et 22h
dimanche ter octobre, 19h
plein tarif 90F (13,70€) - tarif réduit et abonnés Festival d'Automne 60F (9,15€1
production Damaged Goods, Bruxelles
coproduction Kaaitheater, Bruxelles/ Brusset 2000, Bruxelles, Wiener Festwochen/ Tanz2000 .at, Vienne, Rotterdamse Schouwburg/
Rotterdam 2001/ TENT., Rotterdam, Schauspielhaus Zurich, Zurich, Centre Pompidou/ Festival d'Automne à Paris, Paris.
avec le soutien de l'Administration pour les Arts du Ministère de la Communauté Flamande, la Commission de la Communauté
Flamande de la Région Bruxelles Capitale, the American Center Foundation, Paris, la Caisse des Dépôts et Consignations, Paris, the
Bohen Foundation, Paris & l'AFAA, Paris.
Meg Stuart/ Damaged Goods sont artistes en résidence au Kaaitheater, Bruxelles et au Wiener Festowochen, Vienne.
mode
Créateurs au Centre II
du 8 au 12 octobre (sauf mardi 10)
Foyer, niveau -1
Pour la seconde édition de la manifestation Créateurs au Centre, les Spectacles vivants proposent à trois
créateurs de présenter leur nouvelle collection :
• Cosmic Wonder
• André Walker
• Patrick Van Omeslaeghe
38
Les Spectacles
théâtre/ performance
Triptyque
par Jérôme Bel, Stuart Sherman, Grand Magasin
du 13 au 15 octobre 2000 à 20h30 (dimanche, 16h30)
Grande salle, niveau -1
plein tarif 60F (9,15 €), tarif réduit 40 F (6,10 €l
Ce triptyque réunit trois spectacles dans une même soirée et sur une même scène : Xavier Le Roy
de Jérôme Bel, The Stations of the Cross, or, The Passion of Stuart de Stuart Sherman et Le meilleur moment
de Grand Magasin . Ce spectacle répond à une proposition de Dirk Pauwels, directeur artistique
de Victoria à Gand à l'occasion du Time Festival.
Xavier Le Roy
Un spectacle de Jérôme Bel
durée 40 minutes
conception, Xavier Le Roy
musique, Bernard Herrmann
coproduction Time Festival, Gand et TanzWerkstatt/Podewill, Berlin.
avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles dite-de-France/ Ministère de la Culture et de la Communication,
Paris, de l'AFAA (Association française d'action artistique/ Ministère des Affaires étrangères), Paris, du Senatsverwaltung
für Wissenschaft, Forschung und Kultur, Berlin et de Victoria, Gand.
The Stations of the Cross, or, The Passion of Stuart
concept, scénographie et mise en scène, Stuart Sherman
durée 20 minutes
direction technique : Herman de Roover
réalisation du décor et des accessoires : Herman de Roover, Luc Goedertier
peinture : Geert Vanoorlee
son : Nic Roseeuw
voix : Shin Hagiwara, François Hiffler, Enzo Pezella, Nic Roseeuw, Stuart Sherman, Vaterie Van
Caeneghem, Georgie Michaelovitch
coproduction Time Festival, Gand
avec l'aide de Victoria, Gand
remerciements à Katleen Van de Mergel
Le meilleur moment
par Grand Magasin
durée 35 minutes
coproduction Time Festival, Gand
subventionné parla Direction régionale des Affaires culturelles d' Ile-de-France/Ministère de la Culture et de la Communication
avec l'aide de Victoria, Gand
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Les Spectacles
soirée musique électronique
Fx Randomiz et Holosud
le 25 octobre à 20h30
Grande salle, niveau -1
tarif 60F (9,15€), tarif réduit 40F (6,10€)
Originaires de Cologne, Fx Randomix et Holosud (duo formé par Felix Randomiz et Joe
Schlammpeitziger) font partie intégrante de la musique électronique et représentant deux
«courants» complémentaires : d'une part une «electronica» dépouillée faite de répétitions et
d'autres part, un aspect plus ludique de celle-ci, influencée par diverses formes d'expressions telles
que la performance et la peinture.
performance (création)
Zéphyro / L'Oiseau s'envole par les pieds
Scénario théâtral proposé par Sylvie Nayral
les 17 et 18 novembre à 20h30
Grande salle, niveau -1
tarif 60F (9,15€), tarif réduit 40F (6,10€)
Zéphyro est un spectacle vivant et aléatoire construit sur la trame du jeu de l'oie . Animé par la danse,
la poésie, la musique, le cinéma et la conversation, il se joue aux dés qui déterminent l'ordre et la
durée de chaque partie . Les allers et retours, les changements de rythme, la fréquence
durée de 10 minutes à une semaine
avec sur le plateau :
Cookie, batteur
Sylvie Nayral, images vidéo et entretiens
Anne Portugal, lectrice
Yatchiyo Sako, traductrice
Hervé Sauvage, set designer
Emmanuel Soland, bruiteur
Yakio Suzuki, sound artist
Junko Wada, danseuse
Yarmo, danseur et chorégraphe
Véronique Bernard, Joueur A/dés
Jean-Christophe Vaillant, joueur B/dés
Jean-Charles de Castelbajac, costumes
40
Les Spectacles
musique, danse, performance
Performances dans le cadre de l'exposition Au-delà du spectacle
du 20 novembre 2000 au 8 janvier 2001
Galerie 1, niveau 6 et Foyer, niveau-1
accès avec le billet d'entrée à l' exposition
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Claudia Triozzi, Dolled Up (danse, perfomance)
Peeping Tom, Une vie inutile (performance, chant, théâtre, danse)
Jennifer Lacey, $Shot (Lacey/Lauro/Parkins/Cornell) (danse, musique, performance)
Kyupi Kyupi
Dans l'espace de l'exposition élaborée par le Musée national d'art moderne, Centre Pompidou,
en collaboration avec le Watker Art Center (Minneapolis), les Spectacles vivants présentent une série
de performances :
Claudia Triozzi
Dolled up
Dans ses «tableaux vivants (tous) mis en vie par le même personnage, Adina, Claudia Triozzi produit
un travail sur l'espace qui se caractérise par l ' enchaînement de trois tableaux dans une réflexion
sur les "matières", les couleurs et formes contrastantes» . Sous forme d'installation utilisant le corps
agissant «comme un outil mécanique, donc répétitif» et mettant en scène des rituels, des actes
quotidiens ou des situations sociales, elle explore le lien direct avec le public et crée un espace de
hasard et de rencontre entre les tableaux et les personnes qui Les regardent.
Peeping Tom
Une vie inutile
Associés à la compagnie les Ballets C . de la B . (Alain Platel, «Let 's Op Bach»), Gabriela Carrizo
[danseuse), Lizi Estaras (danseuse), Erudike De Beul (soprano) et Franck Chartier (danseur) présentent
Une vie inutile courte pièce dont la scène est un camping-car. En hiver on y sert du vin chaud,
une télévision reflète l'intimité des toilettes . Les danseurs-acteurs portent des tenues d'occasion,
se dévêtissent, arborent des couronnes de Christ et hurlent : «Vorrei morir» . . . «Who wants to [ive
in a world where nobody has style ? I dont . l'm a diva » .Contorsions et acrobaties, touchantes crises
de folie, idée de la mort omniprésente . ..
Jennifer Lacey
$Shot (Lacey/Lauro/Parkins/CornellJ
Inspiré par te vocabulaire du corps pornographique et le minimal, $Shot explore la relation entre
le voyeurisme et la contemplation . Une performance de l'intime traversée par un humour décadent
et une étrangeté charmeuse, interprétée par Jennifer lacey et erin Cornet", dans une installation
visuelle de Nadia Lauro et un environnement sonore [ive de Zeena Parkins.
théâtre (création)
Tg Stan & Rosas présentent
Quartett
de Heiner Müller
d'après «Les liaisons dangereuses» de Choderlos de Laclos
du 20 au 25 novembre 2000
Grande salle, niveau -1 à 20 h 30
41
Les Spectacles
un spectacle de Anne Teresa de Keersmaeker, Cynthia Loemij, Franck Vercruyssen
avec Cynthia Loemij, Franck Vercruyssen
décors et lumière, Thomas Walgrave et Herman Sorgeloos
costumes, An d'Huys
son, Karin Demedts
lumière, Frank Vandezande
Stan : Stop) T(hinking) A(bout) N(ames)
Ses membres : Karin Demedts, Jolente de Keersmaeker, Sara De Roo, Damiaan De Schrijver, Eefke
Saris, Renilde van Baven, Frank Vercruyssen, Thomas Walgrave.
Collectif flamand créé en 1989 à Anvers par Jolente de Keersmaeker, Damiaan De Schrijver, Frank
Vercruyssen et Sara De Roo . Stan est aujourd'hui l'un des fers de lance du nouveau théâtre belge . Au
coeur de la démarche : la destruction de l ' illusion théâtrale, le jeu nu, la mise en évidence des possibles divergences du jeu . L'acteur- ses capacités et ses échecs (avoués), compris- sont au sein d'un
rigoureux engagement envers le personnage et son histoire . Il s'agit de se débarrasser d ' un esthétisme estimé révolu, des expérimentations formelles aliénantes du théâtre et de la tyrannie du metteur
en scène . Le refus du dogmatisme, un répertoire hybride (et contestataire) passant de Wilde à Shaw,
Büchner, Bernhard, Ibsen, Tchekov, Noël Coward ou encore Handke, mais aussi des collaborations
diverses (Dito'Dito et Rosas, Cie Anne de Keersmaeker), l'exploration des rencontres entre disciplines
(danse, musique, théâtre . . .) donnent au travail de Stan une dimension sociale, politique.
plein tarif 90F (13,70€I, tarif réduit et abonnés Festival d'Automne 60F (9,15€)
spectacle en anglais, surtitré en français
coproduction Tg Stan & Rosas
coréalisation Centre Pompidou / Festival d'Automne à Paris
Stan est subventionné par le Ministère de la Communauté flamande
film
Merce Cunningham, une vie de danse
réalisé par Charles Atlas
lundi 27 novembre à 18h30
Grande salle, niveau -1
Avec le Festival d'Automne à Paris, les Spectacles vivants et vidéodanse présentent le film réalisé par
Charles Atlas qui fut, durant vingt-cinq ans, l' un des plus proches collaborateurs du chorégraphe
américain Merce Cunningham.
tarif 27F (4,12€), tarif réduit 20F (3,05€)
vidéo, 1h30
coproduction La Sept Arte, l'ina, la BBC, Thirteen/WNET, N .P.S .
42
Les Spectacles
danse (création)
Emmanuelle Huynh-Thanh-Loan
Compagnie Mùa
du 7 au 10 décembre 2000, à 20h30 (dimanche à 16h30)
Grande salle, niveau -1
musique : Christian Marclay
astrophysique : Thierry Foglizzo
lumière : Cathy Olive
objet : Jérôme Dupraz
danseurs : Yves-Noël Genod, Emmanuelle Huynh, Julie Nioche, Elise Olhandéguy, Rachid Ouramdane,
Christian Rizzo
Le Centre Pompidou accueille la quatrième création de la chorégraphe Emmanuelle Huynh . Le projet
met en friction des activités hétérogènes : danse, objets, conférence d ' astrophysique, lumière,
musique enregistrée de Christian Marclay. Telle une page d ' écriture, il se déploie de gauche à droite
pour envahir entièrement le plateau et marquer ainsi le territoire spécifique des différentes activités
et leur propre démontage . La première partie du travail présentée au festival Agora 2000, en hommage
à la relation de travail Cage-Cunningham, ancre le projet dans la question de l'hétérogénéité des
présences et du travail de résonance, de lien ou au contraire d ' imperméabilité qu ' elles exercent Les
unes sur les autres.
plein tarif 90F (13,70€), tarif réduit et abonnés Festival d'Automne 60F (9,15€)
coproduction Compagnie Mùa, commande de Culturgest/ Lisbonne 2000, Centre Pompidou/Ircam/Festival d'Automne à Paris
création-résidence Le Quartz, Brest, CulturPorto-Rivoti Teatro Municipal, Porto, Tanzwochen, Vienne
et La comédie de Clermont-Ferrand-Scène nationale
avec le soutien du Ministère de ta Culture et de la Communication-Drac Ile-de-France
et de Pro Helvetia-Fondation suisse pour ta culture, Fondation Suiza pour la musique.
Les Sapins de Noël des Créateurs
du mercredi 13 décembre 2000 au jeudi 4 janvier 2001
Foyer, niveau -1
Des sapins poétiques, minimalistes, ludiques, réinterprétés par une soixantaine de grands noms
de la mode et du design . L' édition 99 de la manifestation a présenté les sapins conçus par
Alexander Mac Queen, Christian Lacroix, Cries Van Noten, Eric Bergère, Isabel Marant, Jean-Paul
Gaultier, Jérôme Dreyfuss, Kart Lagerfeld, Paul Smith, Sonia Rykiel, Tom Ford et bien d'autres . ..
Une exposition produite par l'association Les Sapins de Noël des Créateurs, sous l'égide du
Ministère de la Culture et de la Communication et sur une idée originale de Marie-Christiane Marek,
dans te cadre de l'émission Paris Modes, diffusée sur la chaîne Paris Première.
Les dessins des arbres de Noël des Créateurs seront reproduits sur cartes postales mises en vente
au profit de la Maison d'Orly de la fondation Les Orphelins-Apprentis d'Auteuil.
Accès libre
Pendant toute l'année 2000 le Printemps apporte son soutien aux Spectacles vivants
43
Les Spectacles
Programme à partir de janvier 2001
• Les soirées de l' improvisation (danse, musiques, performances)
en collaboration avec les Revues parlées et l'Imam
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Créateurs au Centre III
David Hernandez (danse)
Concert de l'Ensemble Intercontemporain
Concerts et images
• Rétrospective Fritz Lang
• Soirée Les Cinémas de demain
en collaboration avec les Cinémas
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Russel Maliphant (danse)
Alain Buffard : Dispositifs 3 .1
Rachid Ouramdane : Au bord des métaphores
Hervé Robbe (Agora 2001)
Ryoji Ikeda (concert-performance)
Pascal Comelade (musique)
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Les Spectacles
II- Les concerts de l'Ircam
saison musicale 2000-2001
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Le Cursus de Composition et d'Informatique Musicale
Un compositeur, une oeuvre
Créations au Centre Pompidou
Itinéraire
K. . . Opéra de Philippe Manoury
Notes en blocs
Festival Agora 2001
Le Cursus de Composition et d'Informatique Musicale
Le Cursus de Composition et d'Informatique Musicale constitue le point de rencontre entre la pédagogie
et la création au sein de l'Ircam : chaque année, dix compositeurs sélectionnés par le jury international
du Comité de Lecture séjournent à l'Ircam pour se former à l'utilisation des logiciels musicaux,
approfondir leur travail avec différents compositeurs de réputation mondiale et réaliser une oeuvre
pour instrument soliste et électronique . Le résultat de ces travaux sera montré lors de deux concerts
de rentrée de la saison, tandis qu ' une sélection d'o?uvres issues de sessions précédentes sera
présentée dans les concerts de midi de la série «Un compositeur, une oeuvre», à l'lrcam.
Cursus de composition Ircam1
le 20 septembre à 20h, Ircam, Espace de projection
Créations de Frédéric Pattar, Juan-Felipe Waller, Keiko Yamanaka, Vykintas Baltakas, Sue Ya Wang
technique Ircam
Mikhail Malt, Benjamin Thigpen, Hans Tutschku, assistants musicaux
Solistes de l'ensemble court-circuit
Cursus de composition Ircam 2
le 21 septembre à 20h, Ircam, Espace de projection
Créations de Juha T.Koskinen, Shintaro Imai, Joakim Sandgren, Emmanuel Witzthum,
Athanasia Tzanou
technique Ircam
Mikhail Malt, Benjamin Thigpen, Hans Tutschku, assistants musicaux
Garth Knox, viola d'amore
Emmanuelle Lafon, actrice
Solistes de l'ensemble court-circuit
production Ircam-Centre Pompidou
tarif unique 50F (7,62€)
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Les Spectacles
Un compositeur, une oeuvre
Cette année, ce cycle de concerts-rencontres du midi propose de découvrir de jeunes compositeurs
ayant expérimenté, chacun à sa manière, ta création musicale grâce à des outils informatiques acquis
pendant le Cursus de composition de l'Ircam . Ecoutes, commentaires et échanges entre compositeurs,
musicologue et interprète permettront d ' approcher ces auteurs et leurs oeuvres.
Un compositeur, une oeuvre 1
le 8 décembre 2000 à 12h30, Ircam, Espace de projection
Andrea Cera
Deliverance, pour saxophone et électronique
Vincent David, saxophone
technique Ircam
Mikhail Malt, assistant musical
production Ircam -Centre Pompidou, dans le cadre du Symposium ISEA 2000
Un compositeur, une oeuvre 2
le 16 janvier 2001 à 12h30, Ircam, salle Igor-Stravinsky
François Narboni
Heldenplatz, pour contrebasse et électronique
Didier Meu, contrebasse
technique Ircam
Mikhail Malt, assistant musical
Un compositeur, une oeuvre 3
le 20 mars 2001 à 12h30, Ircam, salle Igor-Stravinsky
François Sarhan
Nuit sans date, pour voix et électronique
Isabel Soccoja, soprano
avec la participation de Jacques Roubaud
technique Ircam
Hans Tutschku, assistant musical
Un compositeur, une oeuvre 4
le 24 avril à 12h30, Ircam, salle Igor-Stravinsky
Bruno Mantovani
Le Grand Jeu, pour percussion et électronique
Jean Geoffroy, percussion
technique Ircam
Mikhail Malt, assistant musical
Un compositeur, une oeuvre 5
le 3 mai à 12h30, Ircam, salle Igor-Stravinsky
Mauro Lanza
Erba nera che cresci segno nero tu vivi, pour voix et électronique
Donatienne Michel-Dansac, soprano
technique Ircam
Mikhail Malt, assistant musical
production Ircam - Centre Pompidou
tarif unique 30 F (4,57€)
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Les Spectacles
Créations au Centre Pompidou
Chaque année, l ' Ircam et l ' Ensemble Intercontemporain poursuivent leur mission d'aide à la création
en passant commande d'oeuvres nouvelles à des compositeurs, qui sont ensuite interprétées
en public . La Grande salle du Centre Pompidou accueille ainsi quatre créations mondiales.
Créations au Centre Pompidou 1
le 20 décembre à 20h, Centre Pompidou, Grande salle
Marc Monnet
Bosse, crâne rasé, nez crochu, pour deux pianos et ensemble, et électronique,
commande de l ' Ircam-Centre Pompidou, création mondiale
Juan Campoverde
Altares, commande de l'Ensemble Intercontemporain, création mondiale
Ivan Fedele
Richiamo
technique Ircam
Gilbert Nouno, Christophe de Coudenhove, assistants musicaux
Hidéki Nagano, Dimitri Vassilakis, pianos
Ensemble intercontemporain
direction Pierre-André Valade
Créations au Centre Pompidou 2
le 27 avril à 20h, Centre Pompidou, Grande salle
Jean-Louis Agobet
AntiphonalMemory, commande de l'Ircam-Centre Pompidou, création mondiale
Régis Campo
Faërie, commande de l'Ensemble Intercontemporain, création mondiale
Magnus Lindberg
Joy
technique Ircam
Frédéric Voisin, Arnaud Petit, Juhani Liimatainen, assistants musicaux
Ensemble intercontemporain
direction Patrick Davin
coproduction, Ensemble Intercontemporain, Ircam - Centre Pompidou
plein tarif 90F - 13,72 euros
tarif réduit 60F - 9,15 euros
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Les Spectacles
Itinéraire
L'Ircam accueille à nouveau l'Ensemble Itinéraire qui nous offre une programmation mêlant le répertoire
du XXe siècle et les créations de jeunes compositeurs . Cette formation fixe est composée de musiciens
de moins de trente ans, tous premiers prix du Conservatoire, qui effectuent un passage dans cet
ensemble avant d'être titularisés dans d'autres orchestres.
Itinéraire 1
le 24 janvier à 20h, Ircam, Espace de projection
Gybrgy Ligeti
Etudes pour piano
Fabien Levy
Durch, in memoriam Gérard Grisey, pour quatuor de saxophones
Giacinto Scelsi
Pranam Il
Mauro Lanza
Gli occhi urgenti di Barbugno, création mondiale
Misato Mochizuki
Si bleu, si calme
Quatuor de saxophones Habanera
L'Ensemble Itinéraire
Direction Mark Foster
Itinéraire 2
le 26 mars à 20h, Ircam, Espace de projection
Allain Gaussin
Chakra, pour quatuor à cordes
Benjamin de la Fuente
oeuvre nouvelle, création mondiale
Luca Francesconi
oeuvre nouvelle, création mondiale
Igor Stravinsky
Ragtime, pour onze instruments
Quatuor à cordes de l'Itinéraire
L' Ensemble Itinéraire
direction Pascal Rophé
coréatisation Ircam-Centre Pompidou, Itinéraire
plein tarif 90F - 13,72€
tarif réduit 60 F - 9,15€
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Les Spectacles
Suite à 60e Parallèle, créé au Théâtre du Châtelet en 1997, l'Opéra-Bastille a proposé à Philippe Manoury
la réalisation d'un deuxième opéra . Le choix du compositeur s'est porté sur un ouvrage et un écrivain
célèbres, Le Procès de Franz Kafka . Ce nouveau projet d ' envergure sera l' occasion de poursuivre
de manière plus approfondie l ' application de techniques de pointe en informatique musicale
au domaine scénique : transformation des voix en temps réel, création de choeurs virtuels, extension
électroacoustique de l'orchestre, spatialisation des sources sonores . Une manière de reposer
la question de l'opéra aujourd'hui, en faisant resurgir un univers cruel et absurde, d'une actualité
saisissante, où culmine la dissociation entre l ' homme et le monde.
les 7, 10, 12, 20, 23, et 27 mars à 19h30
Opéra-Bastille
production Opéra National de Paris
Opéra de Philippe Manoury
en douze scènes
commande de l'Opéra National de Paris-Bastille,
création d ' après Le Procès de Franz Kafka
livret de Bernard Pautrat et André Engel
mise en scène, André Engel
décors, Nicky Rieti
lumières, André Diot
informatique musicale réalisée à l'Ircam-Centre Pompidou
K, Andreas Scheibner
Leni /La femme de l ' huissier, Susan Anthony
Mademoiselle Bürstner, Eva Jenis
Une femme, Nora Gubisch
Le directeur adjoint/L ' avocat, Nicolas Cavallier
Le juge d'instruction, Gregory Reinhart
Totorelli, Kenneth Riegel
Block/L ' huissier, Wolfgang Ablinger-Sperrhacke
Franz/L ' oncle, Robert Würle
Willem/Un homme, lan Thompson
technique Ircam
assistant musical, Serge Lemouton
développement technique, Norbert Schnell
spatialisation, Olivier Warusfel et Véronique Larcher
programme de synthèse vocale, Xavier Rodet et Geoffroy Peeters
Orchestre de l'Opéra national de Paris
direction Dennis Russell Davies
49
Les Spectacles
Notes en blocs
L'Ircam s'associe cette année à la démarche originale du Goethe-Institut à Paris, qui vise à rapprocher les pratiques musicales des deux rives du Rhin . Prenant pour thèmes les centres de création
musicale et informatique des deux pays, Notes en blocs associe des styles et esthétiques très divers.
L'Ircam accueillera pour deux concerts l'Ensemble Recherche, autour de créations issues de ses
propres studios, ainsi que du Studio Expérimental de la Fondation Strobel à Fribourg/Brisgau
Notes en blocs 1
le 3 avril à 20h, Ircam, Espace de projection
coproduction Ircam-Centre Pompidou, Goethe-Institut, dans le cadre du Festival Notes en blocs
Brice Pauset
Perspectivae Syntagma 1, pour piano et électronique
Gérard Grisey
Prologue, pour alto et électronique, création mondiale de la nouvelle version
Brice Pauset
Perspectivae Syntagma Il, pour ensemble et électronique,
commande de l ' Ircam-Centre Pompidou, création mondiale
Technique Ircam
Eric Daubresse, Olivier Pasquet, assistants musicaux
Garth Knox, alto
Brice Pauset, piano
Ensemble recherche, direction Johannes Kalitzke
Notes en blocs 2
le 6 avril à 20h, Ircam, Espace de projection
coproduction Ircam-Centre Pompidou, Goethe-Institut,
Experimentalstudio de la fondation Heinrich-Strobel du Südwestrundfunk Freiburg
dans le cadre du Festival Notes en blocs
Günter Steinke
Arcade, pour violoncelle et électronique, création française
Marc André
Ab II, pour clarinette contrebasse, violoncelle, cymbalum, percussion, piano et électronique,
création française
Casper Johannes Walther
oeuvre nouvelle, création mondiale
Luigi Nono
A Pierre, pour flûte, clarinette et électronique
Technique Experimentalstudio SWR, Freiburg / André Richard, Michael Acker, projection du son
Ensemble recherche
plein tarif 90F 113,72€)
tarif réduit 60F (9,15€)
50
LesSpectacles
Festival Agora 2001
du 5 au 24 juin
Pour sa quatrième édition, le Festival Agora organisé par l'Ircam sera à nouveau le rendez-vous festif
qui permet de faire le point sur la création musicale dans ses multiples articulations avec d'autres
formes artistiques : la musique d'aujourd'hui y sera entendue en concert, notamment le 19 juin avec
l'Ensemble Intercontemporain, mais aussi dans des spectacles de théâtre, de danse ou des représentations cinématographiques . Présent dans différents lieux parisiens, le festival comprendra à nouveau
une Académie d ' été qui, sous un mode renouvelé, accueillera compositeurs, interprètes et musicologues, ainsi que des portes ouvertes permettant à un large public de découvrir les recherches et
créations les plus récentes de l'Ircam.
L ' intégralité du programme Agora 2001 fera l'objet d ' un dépliant spécifique qui sera à la disposition
du public dès le début du mois d ' avril 2001 .
51
chapitre 3
Cinéma et audiovisuel
1-Les cycles
II-Les rétrospectives
III-Les festivals
IV-Les rendez-vous réguliers
I- Les cycles
Aux alentours de la folie : quelques films 1951-1998
6 septembre - 11 octobre 2000
à 12h30 et 20h . Cinéma 2
entrée payante . gratuit pour les porteurs du Laissez-passer, après retrait d'un billet exonéré aux caisses,
dans la mesure des places disponibles
Ce cycle de films a ouvert la saison cinématographique de la Bpi . Qu'ils soient documentaire, fiction
ou fiction documentée, les films présentés constituent un ensemble éclaté, une parole en archipel.
Ils nous font parcourir à travers les images, les couleurs, les mots, les institutions (asile, prison) les
chemins escarpés recouverts par le mot folie.
Onze séances pour (re)découvrir l'histoire d'Aloïse interprétée par Isabelle Huppert et Delphine
Seyrig, liticutFollies, le premier long métrage de Frederick Wiseman tourné dans une prison spécialisée
dans la démence criminelle et interdit aux Etats-Unis pendant 24 ans, Urgences, l'un des plus connus
parmi les documentaires de Raymond Depardon.
Onze séances pour se laisser envahir par l'angoisse palpable, épaisse, de Gena Rowlands si génialement filmée par John Cassavetes (Une femme sous influence), pour plonger dans l'univers des autistes
(Petits morceaux de lumière de Alain Bouvarel et Régis Cael) ou dans celui de Ville-Evrard, haut lieu de la
folie en France qui interna Camille Claudel (Histoires autour de la folie, de Paule Muxel et Bertrand de
Solliers), pour suivre pas à pas les errances d'Hanna Schygulla dans l'Histoire de Piera de Marco Ferreri.
programme
Autour d'Aloïse
mercredi 6 septembre
Détour par l'institution : l'asile
mercredi 13 septembre
Détour par l'institution : la folie incarcérée
mercredi 20 septembre
Moments de la folie ordinaire
mercredi 27 septembre
Autisme : la radicale altérité
mercredi 4 octobre
Vies de familles
mercredi 11 octobre
Service de presse Bpi : Colette Timsit
tét 01 44 78 45 41 / fax 01 44 78 12 15 / mél timsit@bpi .fr
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Cinéma et audiovisuel
Typiquement British
200 films britanniques au Centre Pompidou
4 octobre 2000 – 5 mars 2001
Cinéma 1 et Cinéma 2
entrée payante . gratuit pour tes porteurs du Laissez-passer, après retrait d'un billet exonéré aux caisses,
dans la mesure des places disponibles
en collaboration avec le British Council et te British Film Institute
avec le soutien de Studio Canal, United International Pictures, Eurostar
A la fois proche et mal connu, le cinéma britannique resté largement à découvrir en France.
Le Centre Pompidou, en association avec le British Council et le British Film Institute, en présentera,
du 4 octobre 2000 au 5 mars 2001, un vaste panorama : plus de 200 films en 5 mois, 6 séances par
jour dans 2 salles.
Le projet de cette manifestation est d'accompagner le spectateur dans une double découverte :
l'histoire du cinéma britannique et ses spécificités, et les rapports que ce cinéma entretient avec
la vie sociale, politique et culturelle de la Grande-Bretagne.
Découpée en 13 grands thèmes, cette manifestation sera l ' une des plus importantes jamais consacrées
à cette cinématographie . Elle constitue un voyage cinématographique à multiples étapes, au pays
de Hitchcock et des Monty Python, de Laurence Olivier et de Lawrence d'Arabie, des Beatles
et des Chaussons rouges, des comédies Ealing et des films d ' horreur Hammer, de Peter Greenaway
et de Ken Loach, d'Agatha Christie et de Mr. Bean.
Dès ses débuts le cinéma britannique a dû subir la concurrence de Hollywood, tendance qui se manifeste
de façon chronique à partir de la naissance du cinéma parlant , ne serait-ce que pour des raisons
linguistiques . Ceci dit, la rivalité marcha dans les deux sens, avec le triomphe international de certains
films ou de certains interprètes de prestige exportés outre-Atlantique ; le même phénomène se poursuit
plus ou moins aujourd'hui . La vie privée d'Henry Vlll en 1933, Hamlet en 1948, Le Pont de la rivière Kwaï en 1957,
Le Patient anglais en 1998, raflent les oscars et font grincer des dents l'industrie américaine . Laquelle
transforme en stars Vivien Leigh, Albert Finney, Kenneth Branagh ou Emma Thompson, tous célébrés
pour leur distinction et leur «différence» britannique.
Alors qu'Alfred Hitchcock «trahit» son pays d'origine en acceptant l'offre hollywoodienne,
un Joseph Losey, un James Ivory, un Stanley Kubrick trouvent, dans l' exil forcé ou volontaire
en Grande-Bretagne, l'occasion d'exercer une liberté de création exceptionnelle.
Les thèmes de cette grande rétrospective reflèteront ces phénomènes et feront revivre ces carrières.
La manifestation s'attachera également à des genres que le Royaume-Uni a fait siens, et dont la
recette semble inimitable en dehors de ses frontières : la comédie dite à l ' anglaise, le film d ' horreur
style Hammer, les aventures de Wallace et Gromit, ou le réalisme social, issu du documentaire et du
Free cinéma, et dont l ' héritage se prolonge jusqu'aux succès mondiaux de MyBeautiful Laundrette, de
Secrets et mensonges et de The Full Monty.
Ce cycle permettra au public d'assister à de nombreuses projections de films inédits ou rares et de
copies restaurées . De plus, la majeure partie des films muets sera présentée avec un accompagnement
musical classique ou contemporain.
A cette occasion, un livre sera publié dans la nouvelle «Collection Cinéma» du Centre Pompidou.
Placé sous la direction de N . T. Binh et de Philippe Pilard, spécialistes du cinéma britannique, ce livre
traitera des différentes facettes de la programmation, tout en constituant un outil de référence .
53
Cinéma et audiovisuel
programme
La dynastie Redgrave
du 4 au 30 octobre 2000
Fantastique et imaginaire : des Chaussons rouges à Excalibur
du 18 au 30 octobre 2000
Shakespeare and Co ., Cinéma et littérature
du 1er au 27 novembre 2000
Horreur et épouvante, Hommage à la Hammer
du 14 novembre au 11 décembre 2000
La France vue par les cinéastes anglais
du 13 au 25 décembre 2000
Humour à l'anglaise : de Noblesse Oblige aux Monty Python
du 20 décembre 2000 au 1er janvier 2001
De Korda à Kubrick : les cinéastes étrangers au Royaume-Uni
du 27 décembre 2000 au 8 janvier 2001
Le film criminel : Hitchcock et bien d'autres
du 10 au 29 janvier 2001
Les origines du cinéma en Grande-Bretagne : curiosités et collections
week-end les 27 et 28 janvier 2001
Au commencement était le Free Cinema : bfi Production Board Programme
29 janvier 2001 (3 séances)
Jeux interdits : l'homosexualité à l'écran
du ter au 13 février 2001
Réalités sociales : du Free Cinema aux années Thatcher
du 7 au 26 février 2001
Rock-pop music
week-end les 24 et 25 février 2001
Swinging Britain : des Beatles à Trainspotting
du 28 février au 5 mars 2001
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Cinéma et audiovisuel
Le documentaire britannique
18 octobre - 20 décembre 2000
Cinéma 2, à 12h30 et 20h
entrée payante . gratuit pour les porteurs du Laissez-passer, après retrait d'un billet exonéré aux caisses,
dans la mesure des places disponibles
22 films documentaires «typiquement british», tournés entre 1936 et 1998, programmés tous les
mercredis pendant deux mois.
L' aventure documentaire en Grande-Bretagne, c ' est d ' abord celle de John Grierson qui, durant les
années 30, invente, développe, promeut avec l'EMB Film Unit puis avec le GPO Film Unit, une certaine
idée du cinéma . Grierson et ses collaborateurs, Basil Wright, Arthur Elton, Edgar Anstey, Harry Watt,
Alberto Cavalcanti et plus tard Humphrey Jennings, entendent réagir contre «le cinéma de studio»
dominant . «Les films de studio . . . photographiaient des histoires artificielles sur des arrière-plans
artificiels . Le documentaire photographiera la scène et l'histoire vivantes», écrit Grierson en 1932,
au moment où son «maître» et ami Robert Flaherty tourne en Irlande L'Homme d'Aran.
Les choses paraissent simples . D'un côté le film documentaire, honnête compte-rendu du réel ; de
l ' autre, le cinéma de fiction, pourvoyeur de rêves pour l ' industrie du divertissement . Opposition qui fait
sourire mais qui comporte, aujourd'hui encore, sa part de vérité . Mais, dès 1938, un film comme
North Sea, où le réalisateur Harry Watt ne se prive pas de «mettre en scène» le réel - comme il l'avait
fait pour certaines séquences de Night Mail - est déjà un «docu-drama» . En 1943, Humphrey Jennings,
le grand poète-cinéaste de la mobilisation nationale, fait de même quand il tourne Fires We Started.
Une douzaine d'années plus tard, c'est à nouveau en réaction contre un certain cinéma de fiction
dominant que se regroupent les jeunes cinéastes du Free Cinema (Free Cinema est le titre d'un programme
de courts métrages présentés à Londres au National Film Theatre, en février 1956) . Tony Richardson,
Karel Reisz et surtout Lindsay Anderson (grand admirateur de Jennings) dénoncent à leur tour le cinéma
de l'« establishment » . Mais à la différence de Grierson, et même si leurs personnages appartiennent
à la «working class », ils ne revendiquent pas seulement pour leurs «documentaires» une valeur de
«dénonciation sociale» : ils entendent être des auteurs qui parlent à la première personne.
Durant les années soixante, la télévision britannique, plus précisément BBC 2, est un lieu de recherche
et d'innovation où se retrouvent des nouveaux venus tels que John Schlesinger, Richard Lester, Ken
Russel, Michael Grigsby, Peter Watkins ou Kenneth Loach, pour n ' en citer que quelques-uns . Tous n ' ont
pas la fibre «réaliste-documentaire» . En novembre 1966, sur un scénario de Jeremy Sandford, Loach
bouleverse l'opinion publique avec Cathy Corne Home qui évoque la situation des sans-logis . Alternant
«docus-dramas» et films documentaires, Loach a développé jusqu'à aujourd ' hui une oeuvre originale
et forte . Peter Greenaway a longtemps travaillé, comme monteur, pour le Central Office of Information,
structure chargée de produire et de diffuser les informations des services publics britanniques . Cela
explique sans doute pour une part l'ironique maîtrise dont il fait preuve dans la manipulation de la
«pseudo-information» . Ici, un certain nombre de procédures apparemment «objectives» (collationnement
de chiffres, litanies statistiques, pseudo-interviews, etc .) sont soumises au vitriol de son humour.
La télévision britannique (publique et privée) s'est acquis une réputation de qualité dans les
domaines documentaires, animaliers, historiques, d'investigation, etc . Quels que soient leurs mérites,
ces films n'échappent pas toujours aux périls du «formatage» et du «politiquement correct».
Et c'est souvent dans Les productions d'écoles de cinéma (National Film and Television School,
pour Juvenile Liaison de Nick Broomfield et Joan Churchill) ou d'ateliers régionaux (Amber films pour
The Writing in the Sand) que l'on trouve les oeuvres les plus originales.
Philippe Pilard
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Colette Timsit
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Cinéma et audiovisuel
Monter/Sampler
du montage cinématographique au sampling musical, procédures d'appropriation
15 novembre – 21 novembre 2000
Cinéma 2
entrée payante, gratuit pour les porteurs du Laissez-passer, après retrait d'un billet exonéré aux caisses,
dans la mesure des places disponibles
Une manifestation autour de la pratique de l'échantillonnage dans les domaines du cinéma, de
la vidéo et de la musique expérimentales, ainsi que des nouveaux médias, des années 60 à nos jours.
Le projet a pour origine le constat que les pratiques artistiques contemporaines ont de plus en plus
recours à des «matériaux préfabriqués», récupérés et recyclés par les artistes pour la création d'une
œuvre nouvelle.
Le procédé contemporain de l'échantillonnage a des antécédents majeurs dans le cinéma des années
20 : Esther Schub, Luis Bunuel, Joseph Cornet", entre autres, utilisaient des images sorties de leur
contexte d'origine, faisant écho aux pratiques picturales du collage cubiste et dadaïste.
Dans les années 50, les Anglo-Saxons ont dénommé «found footage» le recours aux images d ' archives,
faisant apparaître un genre cinématographique au même titre que le «road movie» ou le «home
movie » . Cependant, c'est à partir des années 60 que l'utilisation du «found footage» s'est développée
aux Etats-Unis dans le sillage de l'art de l ' assemblage, et en Europe avec la pratique du détournement
lié à la critique des médias . Films et bandes vidéo remettent directement en cause la plupart des
règles d ' organisation du langage cinématographique : rapport entre les images et les sons, théorie
du montage, règle du découpage, etc.
Dans cette entreprise de déstructuration (ou de démontage), le son s'autonomise par rapport à l'image
et rejoint des pratiques plus spécifiquement musicales telles la citation, la mise en boucle,
les variations graduelles . Le travail des DJs qui composent des flux sonores continus évoque celui
des vidéastes recourant à la digitalisation ; et ces techniques de digitalisation de l'image et du son
se retrouvent massivement dans la techno au moyen du sampling.
Cette manifestation présente tes œuvres de près de 70 artistes à travers 45 programmes de films et
vidéos de cinéastes expérimentaux (Martin Arnold, Dietmar Brehm, Cécile Fontaine, Len Lye, Maurice
Lemaître, Matthias Müller, Jack Smith . . .), de plasticiens (Douglas Gordon, Christophe Girardet,
Christian Marclay, Cane CapoVolto, Nam June Palk . . .) et de musiciens (Negativland, Terre Thaemlitz).
L' ensemble de ces travaux met en évidence la façon dont les échantillonnages artistiques apportent
des réponses à une série de questions contemporaines : d'ordre esthétique (disparition de la notion
de support et de langage spécifiques), philosophique (notions d'œuvre et d'auteur devenues floues),
juridique (propriété artistique, piratage, droit de citation) et économique (le piratage généralisé).
A l'occasion de cette manifestation, un ouvrage (sous la direction de Jean-Michel Bouhours
et Yann Beauvais, 160 pages, 50 illustrations noir et blanc) est coédité par les Editions du Centre
Pompidou et Scratch Projection .
manifestation réalisée en partenariat avec Scratch Projection .
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Cinéma et audiovisuel
Les années Pop, cinéma
21 mars – 18 juin 2001
cinéma 1, cinéma 2
entrée payante . gratuit pour les porteurs du Laissez-passer, après retrait d'un billet exonéré aux caisses,
dans la mesure des places disponibles
En parallèle à l ' exposition Pop Art -dans le parcours de laquelle est déjà présentée une sélection
d'ceuvres liées directement à l'histoire de ce mouvement- se tiendra, à partir du 21 mars 2001,
un important cycle cinématographique Les années Pop dans les deux salles de cinéma du Centre
Pompidou . Ce cycle abordera les multiples implications historiques et esthétiques entre cinéma
et peinture entre 1956 et 1970, des emprunts thématiques ou iconiques respectifs, au cinéma d'auteur
de ces années pop.
Au même titre que la publicité ou La bande dessinée, Le cinéma est perçu par les peintres pop
comme un art populaire dans lequel il est possible de puiser de nouveaux thèmes de représentation.
A l' opposé de ces emprunts de la peinture au cinéma, le cinéma ne manquera pas de réceptivité
à l ' encontre du pop : Jean-Luc Godard, Antonioni__
Andy Warhol, le plus visible des artistes du mouvement et figure emblématique de la scène underground
new-yorkaise des années 60 eut parallèlement à son oeuvre plastique une carrière de cinéaste, plus
d'une centaine de films recensés à ce jour, dont le plus connu : The Chelsea Girls. Warhol fut à la fois
influencé par une génération de cinéastes «underground» ou «expérimentaux» de cette époque, tels
que Jack Smith, Stan Brakhage, Ron Rice, Kenneth Anger, etc, et en devint le hérault . La Factory
warholienne réalisa un Hollywood sous-terrain, inventant ses propres mythes, fabriquant ses hyperstars et une «politique du sexe» qui fit rapidement parler d'elle.
A la question d'une nouvelle réalité en peinture se superpose un débat théorique très passionné
autour du néo-réalisme et de son dépassement . Les jeunes générations d'auteurs appartenant tant
à la Nouvelle vague, au New American Cinema Group ou au Free r inema, ont puisé leur inspiration
aux sources vives d'une société occidentale en pleine mutation : contestation, pacifisme, libération
sexuelle, drogue, pop music, publicité, mode . ..
principaux thèmes abordés :
les icônes du cinéma hollywoodien,
Bike Boys et anges du ciel
la beat generation (Cassavetes, Frank, Kerouac, Burroughs, MacLaine, . . .)
la musique pop et le cinéma
Stars et hyperstars,
Factory Recollections,
un cinéma néo-dada, la production indépendante en France (Zanzibar productions, Claude Givaudan).
hommages rendus à :
Andy Warhol, Paul Morrissey, Jack Smith, William Klein, Martial Raysse, Bruce Conner,
Philippe Garrel, . . .
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Cinéma et audiovisuel
Turin et le cinéma
21 mars – 28 mai 2001
Cinéma 1, cinéma 2
Turin a été dès le début du XXe siècle le berceau du cinéma italien . Au cours des décennies qui
suivirent l'incontestable renommée d'un des films-phares du cinéma (le Cabiria de Pastrone en 1914)
l'activité cinématographique a toujours été très remarquable dans la ville de Turin et plus globalement
dans le Piémont.
Le Centre Pompidou qui a déjà organisé plusieurs manifestations spécifiques sur le cinéma italien
(Trieste et le cinéma, Naples et le cinéma, le Cinéma italien de La Prise de Rome (1905) à Rome ville ouverte
(1945), Ciao Zavattini, Anna Magnani, Rimini et le cinéma) se devait de programmer une rétrospective
des films réalisés à Turin, films qui témoignent de la vivacité et de la diversité du cinéma italien au
cours de ce siècle.
La rétrospective Turin et le cinéma présentera environ 70 programmes du cinéma muet à nos jours.
On retrouvera certains films réalisés par des metteurs en scène comme Pastrone, Caserini, Brignone,
Mattoli, Alessandrini, Poggioli, Lattuada, Soldati, De Santis, Germi, Comencini, Cottafavi, Antonioni,
Lizzani, Rossellini, Monicelli, Scola, Risi, Argento, Tornatore, Amelio, Calopresti, mais aussi d ' autres
oeuvres moins connues des spectateurs français, notamment certains films muets rares (Cenere de
Febo Mari, film où apparaît, pour prestation unique, la célèbre Eleonora Duse,) et également certains
documentaires de grande importance historique sur la résistance, des films expérimentaux, des films
militants, certains aspects du cinéma «underground» etc . ..
La manifestation sera accompagnée par la publication d'un livre signé par les meilleurs spécialistes italiens .
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Cinéma et audiovisuel
II- Les rétrospectives
Ralph Bakshi, une rétrospective
mai 2001 . Cinéma 2
entrée payante. gratuit pour les porteurs du Laissez-passer, après retrait d'un billet exonéré aux caisses,
dans ta mesure des places disponibles
Une rétrospective présentée par la Bibliothèque publique d'information.
Père du sulfureux «Fritz the cet», premier dessin animé strictement pour adultes à recevoir un accueil
triomphal partout dans le monde, Ralph Bakshi, né à Brooklyn en 1938, est l'auteur de 10 longs
métrages d ' animation et de plusieurs dizaines de courts métrages tournés pour la télévision.
Ses oeuvres les plus significatives montrent la sordide réalité des bas-fonds des villes américaines
(Fritz the cat, 1972 et Heavy traffic, 1973) . Mais il est aussi séduit par l'atmosphère des grandes oeuvres
mythologiques qui lui inspirent une série de films démesurés et frénétiques, en particulier The Lord of
the rings, d'après Tolkien, en 1978.
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Colette Timsit
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Cinéma et audiovisuel
Fritz Lang
une rétrospective, une exposition, une publication
30 mai - 16 juillet 2001
Cinéma 1, Cinéma 2, Galerie du Foyer
entrée payante. gratuit pour les porteurs du Laissez-passer, après retrait d'un billet exonéré aux caisses,
dans la mesure des places disponibles
En ce début du XXIe siècle, les cinémas du Centre Pompidou se devaient de rendre hommage à l'un
des plus grands créateurs de l'histoire du cinéma . Fritz Lang, né à Vienne en 1890, fils d'architecte
et dont la carrière peut être divisée en trois parties, débute en Allemagne comme scénariste pour des
réalisateurs comme Joe May et Otto Rippert . Il passe derrière la caméra dès 1919 et connaîtra son
premier succès, l'année suivante, avec Les Araignées . Puis vinrent les Trois lumières, Mabuse, Les Nibelungen,
Metropolis.
On le tient pour un maître de l ' expressionnisme et il est, sans aucun doute, l ' un des grands architectes
du cinéma . Il impressionne et s'impose comme le plus important réalisateur allemand . Goebbels lui
propose de prendre la direction de l'industrie cinématographique en Allemagne mais il choisit de fuir
et se rend à Paris . Il y dirigera un seul film, Liliom, avec Charles Boyer (1934) et part pour Hollywood.
Commence alors la deuxième partie de sa carrière . Il séduit l ' Amérique dès son premier essai, Furie.
Au cours des années quarante et cinquante, il réalise des oeuvres marquantes comme Chasse à l 'homme,
les Bourreaux meurent aussi, la Femme au portrait, la Rue rouge, l'Ange des maudits, Règlement de comptes,
les Contrebandiers de Moonfleet . Il est impossible en quelques lignes de traiter de sa production américaine.
La seule chose que l ' on puisse dire c ' est qu'au-delà des chefs d'oeuvre, tous ses films sont intéressants
et que l ' on ne cesse de les redécouvrir . Vient ensuite la dernière étape, le retour en Allemagne.
Lang y tourne un projet qu'il avait à coeur, Le Tigre du Bengale et Le Tombeau hindou (1959) . Malgré l'exil,
Lang a poursuivi sa carrière en donnant une merveilleuse leçon de cinéma . Jean-Luc Godard lui fait
d'ailleurs jouer, en 1963, son propre rôle dans Le Mépris.
C'est l'intégrale de ses films que le centre Pompidou propose en partenariat avec le Goethe Institut
de Paris, à l'initiative du Filmmuseum de Berlin - Deutsche Kinemathek et avec sa collaboration,
ainsi qu'une exposition accompagnée d'un catalogue.
Les films présentés le seront dans les plus belles copies possibles . Une importante politique de
restauration a été mise en place et Metropolis sera projeté dans sa nouvelle et dernière restauration
puisqu'un négatif a été enfin retrouvé ainsi que les deux parties du Docteur Mabuse (1922), Les Nibelungen
(1924), La Femme sur la lune (1929), mais aussi Le Retour de Frank James (1940), Désirs humains (1954) qui sont
déjà au laboratoire . D ' autres suivront . Seront montrés aussi, pour la première fois, Die Pest in Florenz
(1919) de Otto Rippert d ' après un scénario de Lang, scénario que l'on croyait perdu et Hilde Wharren
und der Tod (1917) de Joe May, toujours d ' après Fritz Lang.
Le Museum of Modern Art à New-York accueillera la manifestation en 2002 . Il participe d'ores et déjà
au projet en créant un site internet sur Fritz Lang présentant une sélection des documents et
informations montrés dans l'exposition.
L'exposition relatera la vie et l'oeuvre de Fritz Lang au travers de documents personnels, d'objets,
de maquettes, de storyboards, de photos, d'affiches provenant des archives allemandes, françaises
et américaines . Cette exposition a d'abord été présentée à Berlin puis à Vienne . Après le Centre
Pompidou, c'est l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences de Los Angeles qui la présentera
à son tour.
Une publication accompagnera cette manifestation .
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Cinéma et audiovisuel
III- Festivals
Vidéodanse 2001
du 24 janvier au 19 février, tous tes jours de 14h à 21h,
Foyer, niveau -1
entrée libre
La programmation qui compte cette année 150 films environ - dont 60 inédits — s ' articule comme suit :
Histoire de la danse moderne américaine : Doris Humphrey, Charles Weidman, Isadora Duncan,
Martha Graham, Doris Humphrey, Alwin Nikolais, Douglas Gordon, Loie Fuller, Viola Farber ..
Histoire de ta danse black américaine : Alvin Ailey, les Nicholas brothers . ..
Histoire de la danse expressionniste allemande : Mary Wigman, Jean Weidt, Oskar Schlemmer,
Valeska Gert, Kurt Joss.
Les pionniers du film de danse : Ed Enswiller, Doris Chase, Nam June Paik, Charles Atlas,
Teo Hernandez . ..
Un panorama des années 80 en France où le public pourra (re)découvrir les pièces de Hidéhuki Yano,
Susan Buirge, Maguy Marin, Jean-Claude Gallotta, Daniel Larrieu, Philippe Decouflé,
Régine Chopinot, Diverrès-Montet, Dominique Bagouet Quelques pièces importantes de chorégraphes majeurs : Pina Bausch, Anne Teresa de Keersmaeker,
Alain Platel, Dv8, Mats Ek, Merce Cunningham, Jan Fabre seront de nouveau programmées.
Une soixantaine de films inédits permettra de voir Pina Bausch, François Verret, Philippe Decouflé,
Josef Nadj, Hans Van der Broeck, Nathalie Collantes, Gilles Jobin, Molten, Mietzge, Anna Huber,
Vera Montero, Marco Berettini, Xavier Le Roy, Rachid Ouramdane, Olga Mesa, Francesca Lattuada,
Jérome Bel, Emmanuelle Huynh, Alain Buffard, Boris Charmatz, Sacha Waltz, Bernardo Montet,
Mathilde Monnier, Salia Sanou, Catherine Diverres, Daniel Larrieu, Paco Decina, Mark Tompkins,
Le quatuor Knust, des films consacrés au rap ..
Des thématiques mettant en lumière l'influence du travail des anciens sur la nouvelle génération
ou les tiens qui existent entre les différentes écoles seront explorées . Le passage des danseurs
d ' une compagnie à l'autre et les différentes traces qu ' ils peuvent y laisser seront mises à jour .
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Cinéma et audiovisuel
Cinéma du Réel.
23e Festival international de films ethnographiques et sociologiques
9 au 18 mars 2001, Cinéma 1, Cinéma 2, Galerie du Foyer
entrée payante
La 23e édition du Cinéma du Réel présente :
• Une sélection internationale et compétitive de 20 à 25 films récents et inédits
• Une compétition française des films de l'année (2000)
• Hors compétition, une rétrospective de films en provenance d'Asie Centrale
Les prix décernés :
• Prix du Cinéma du Réel (50 000F) avec le soutien de la Procirep
• Prix du Court Métrage (15 000 F)
• Prix Joris Ivens (15 000F)
• Prix international de la Scam (30 000 F)
• Prix des Bibliothèques (30 000F)
• Prix du Patrimoine (15 000F)
• Prix Louis Marcorelles (achat du film), décerné par le Ministère des Affaires étrangères
Une bourse Pierre et Yolande Perrault (15 000 F) sera décernée par le Comité de sélection à un jeune
cinéaste prometteur, français ou étranger, choisi sur l ' ensemble de la sélection
Depuis ses débuts, le festival se consacre au film documentaire en révélant la vision d'auteurs
contemporains et audacieux . Le festival a contribué à l' émergence de nombreux documentaristes qui
ont depuis fait leur chemin à l'échelle mondiale . Au-delà des limites et des normes, le festival s'impose
comme une manifestation de référence où l'exploration est la ligne maîtresse de la programmation.
Genres et styles, formes et idées s ' entremêlent pour proposer chaque année aux esprits curieux une
lecture de l'état du monde.
En 1979, la Bpi créait au Centre Pompidou le premier festival international de films ethnographiques
et sociologiques Cinéma du Réel avec le CNRS et le Comité du Film ethnographique, ayant pour
but de promouvoir le film documentaire . La manifestation est organisée par la Bpi avec l ' association
Les Amis du Cinéma du Réel, créée en 1984 sous la présidence d'honneur de Joris Ivens . Cette
dernière a pour objectif d ' élargir le festival à des pays moins représentés, afin d ' offrir un panorama
aussi exhaustif que possible du documentaire ethnographique et sociologique.
Elle bénéficie de la collaboration d'un réseau de correspondants en France et à l ' étranger.
comité de direction :
J .M . Arnold, directeur du CNRS Image Media ; Martine Blanc-Montmayeur, directeur de la Bpi ; Jean Rouch, président du CIFH.
déléguée générale : Suzette Glénadel.
association «Les Amis du Cinéma du Réel»
membres d'honneur : Chantal Akerman, Margot Benacerraf, Vittorio De Seta, Judit Elek, Mani Kaul, Marceline Loridan, Michel Melot,
Marie-Christine de Navacelle, Nagisa Oshima, Nelson Pereira dos Santos, Frederick Wiseman.
président : Denis Freyd
membres correspondants étrangers : Freddy Buache (Suisse), Pankaj Butatia (Inde), Helena Koder (Slovénie), Pedro Pimenta
(Mozambique), Helga Reidemeister (RFA), Mario Simondi (Italie), William Sloan (USA), Peter Stevens (Canada), Jacqueline Veuve
(Suisse), Colin Young (Grande-Bretagne).
l'association est soutenue par le Centre National de la Cinématographie, te Ministère des Affaires étrangères (DGCID), le Ministère
de la Culture et de la Communication, Mission du Patrimoine Ethnologique, Direction du Livre et de ta Lecture (Mission pour
l'audiovisuel), la Commission Télévision de la Procirep, et la Scam.
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Colette Timsit
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Cinéma et audiovisuel
Annecy à Paris
du 20 au 24 juin 2001
Cinéma 2
entrée payante
La programmation est réalisée par la Bibliothèque publique d'information en collaboration avec
le Festival international du cinéma d'animation d'Annecy.
Elle se compose des films primés à la prochaine édition du Festival international du cinéma
d'animation d'Annecy qui aura lieu du 4 au 9 juin 2001 et d'une série de séances spéciales.
La Bpi a constitué un important fonds animation, dès son ouverture . Soucieuse d ' enrichir
ses collections et d'offrir à ses publics des oeuvres de grande qualité, elle a engagé, depuis 1991,
une collaboration avec le festival d'Annecy . Un grand nombre de films primés à Annecy sont ainsi
disponibles dans t'espace Son Vidéo de la Bpi .
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Cinéma et audiovisuel
IV- Les rendez-vous réguliers
Les « Rendez-vous INA : Mémoires de télévision »
L'INA (Institut national de l'audiovisuel) assure la conservation et la mise en valeur du patrimoine
audiovisuel national.
Afin d'ouvrir ce patrimoine au public, et hors des contraintes des grilles de programmes des chaînes,
l'INA poursuit ses rendez-vous réguliers, les «Rendez-vous INA : Mémoires de télévision» pour voir
et revoir des oeuvres télévisuelles : grandes collections, signatures d ' auteurs, raretés et inédits,
journaux et magazines d'actualité, provenant des archives de la télévision française dont l'INA assure
la conservation et l'exploitation . Cette initiative s'inscrit dans une démarche de restitution du patrimoine
audiovisuel au public.
programmation 2000 :
septembre - octobre
«La guerre d'Algérie à la télévision française»
novembre - décembre
Collection La Leçon de musique
En 2001, la programmation traitera de la télévision, reflet de la société, et transmetteur des idées
et du savoir.
Plus de 1 .5 millions d'heures de radio et de télévision, soit 2 .5 millions de documents répartis sur
80 kilomètres de rayonnages . . . le fonds d'archives de l'INA constitue une source inépuisable d'images
et de sons pour les professionnels de l ' audiovisuel et du multimédia - journalistes, réalisateurs,
producteurs, programmateurs et éditeurs - ainsi que pour les chercheurs, enseignants et étudiants
Mettre davantage les archives à la disposition du public a été cette année encore l'ambition
de l' INA . En organisant des débats, en participant à l ' actualité culturelle aussi bien que commerciale,
l'INA confirme la place centrale qu'il occupe dans l'audiovisuel français et européen.
A travers son partenariat avec le Centre Pompidou et en mettant en valeur le patrimoine audiovisuel,
l'INA fait découvrir au public la richesse de son fonds d'archives, garant en images et en sons de la
mémoire du XXe siècle.
Contact presse Ma :
Méloé Babillon
tél. 01 49 83 20 95 / fax : 01 49 83 25 90 / mél : mbabillon@ina.fr
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Cinéma et audiovisuel
Films de danse
le 1 er jeudi de chaque mois à 20h
Cinéma 2
entrée payante . gratuit pour les porteurs du Laissez-passer, après retrait d'un billet exonéré aux caisses,
dans la mesure des places disponibles
Les programmations de films de danse consacrées à des chorégraphes, à des danseurs
ou à des réalisateurs se poursuivront le premier jeudi de chaque mois à 20 heures.
le jeudi 7 septembre
«Cage Cunningham» et «Changing Steps» de Merce Cunningham
le jeudi 5 octobre
«Le jeune homme et la mort» de Jean Cocteau et Roland Petit, interprété par Jean Babilée
et «Babilée 91» de William Klein
le jeudi 2 novembre
Jan Fabre
le jeudi 7 décembre
«Jérôme Bel, le film» réalisation Luciana Fina, chorégraphie de Jérôme Bel
et «Crash Landing a Lisbonne» projet conçu et réalisé par Christine de Smedt, Meg Stuart
et David Hernandez.
le jeudi 4 janvier
Kazuo Ohno
-
le jeudi 1 février
Mats Ek, «Carmen» et «Smoke»
le jeudi 1 mars
Sankaï Juku/Ushio Amagatsu : «UshioAmagatsu, éléments de doctrine»
le jeudi 5 avril
Anne Téresa de Keersmaeker «Achterland»
le jeudi 8 mai
Pina Bausch
le jeudi 7 juin
Alain Buffard «Good Boy», Daniel Larrieu «Daniel Larrieu, processus de création» et William Forsythe
«William Forsythe, just dancing around»
le jeudi 5 juillet
Wim Vandekeybus
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Cinéma et audiovisuel
Art et Cinéma typiquement british
du 8 octobre 2000 au 4 mars 2001
tous les dimanches à 12h30
Cinéma 2
entrée payante . gratuit pour les porteurs du Laissez-passer, après retrait d'un billet exonéré aux caisses,
dans la mesure des places disponibles
Dans le cadre de la manifestation Typiquement British, la séance Art et cinéma du dimanche à 12h30,
présente des documentaires sur les grands artistes plasticiens anglais issus de la collection
«Films sur l'art» du Centre Pompidou et du fonds du British Council, d'une part, et, d'autre part,
des longs et courts métrages consacrés à l'importance des arts plastiques et à la recherche
expérimentale dans la démarche de certains cinéastes anglais.
A cette occasion les principaux films de Peter Greenaway seront projetés.
Peter Greenaway confiait à «Libération» en 1989 : «J ' ai commencé ma carrière comme peintre
et d'ailleurs, la peinture reste pour moi l'art visuel suprême . De tous temps, les grands peintres ont
utilisé les facilités technologiques qu ' ils avaient à leur disposition, Léonard De Vinci par exemple.
Il est donc normal pour un créateur qui s ' exprime dans un art visuel d ' utiliser toutes les possibilités
que son époque lui offre, et de nos jours, c'est le cinéma .».
Films programmés
Le Ventre de l'architecte (The Belly of an Architect) ; Meurtre dans un jardin anglais (The Draughtsman's
Contract) ; Prospero's Book, . The Baby of Macon; The Pillow Book; Zoo, un z et deux zéros (ZOO, a Zed and Two
Noughts), ainsi que des courts métrages.
D ' autres fictions de réalisateurs anglais sont présentées :
Caravaggio, The Last England, The Garden, The Tempest de Derek Jarman ;
Rembrandt de Alexander Korda ; ainsi que des oeuvres de Ken McMullen.
Un choix de documentaires sur les artistes anglais contemporains complète cette programmation :
David Hockney, Francis Bacon, Gilbert and George, Richard Long, Andy Goldworthy . . .
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Cinéma et audiovisuel
Les cinémias de demain
«Les ciném@s de demain» se proposent de suivre le bouleversement et l'éclatement du cinéma
dans ses nouvelles formes - animation, cinéma numérique, multimédia - portées par l'innovation
technologique et l'invention esthétique, des mutations qui nous donnent à repenser l'avenir du cinéma.
Un cinéma qui devient différent dans sa conception, son tournage, son montage, sa post-production,
son support et sa distribution dont résulteront de nouvelles esthétiques infinies et entremêlées.
1 . Le rendez-vous mensuel
Le 3e jeudi du mois, 20h, Cinéma 2
chacune des séances se compose de débats, de présentations et de projections.
15 février 2001
Animanet
avec les créateurs de Chman .com, Globz .com, Bechamel .com et Œil pour Œil.
Au moment où le numérique pénètre dans le processus de création des films pour y accomplir
une révolution annoncée, le cinéma d'animation se trouve naturellement placé en première ligne.
Le marché connaît un développement soutenu et réclame de nouveaux savoir-faire.
18 janvier 2001
Courts sur te net
Avec les responsables de portail de : Ciné-court .com, FIFI, Primefilm .com, Filmde .com et Icuna .com.
Une profusion de films d ' amateurs mais aussi de réalisateurs connus sont désormais produits
directement pour le réseau et destinés exclusivement à une diffusion sur le web . Une nouvelle
esthétique du cinéma se cherche sur le net dont l'ambition est de créer une nouvelle pratique
culturelle, une nouvelle politique de l'auteur et de l'oeuvre, et de nouvelles relations entre création,
distribution et réception.
22 mars 2001
Net-séries
Depuis les années 1990, le format «série» explose littéralement à la télévision, drainant un public
de fans et créant de véritables communautés . Le net est un support particulièrement bien adapté
à la production de séries permettant, entre autres, de renouveler quotidiennement les épisodes . ..
19 avril 2001
Technologies et Nouvelles images
Les logiciels puissants permettent aux concepteurs de concevoir et de développer une imagerie
propre qui n'est ni celle du cinéma, ni celle de la télévision.
17 mai 2001
Webtv
Les webtv vont-elles remplacer la télévision, ou bien la télévision va-t-elle accueillir le net ou encore
vont-elles fusionner ?
21 juin 2001
Webcam
Les web-films sont des enregistrements en direct d ' un réel à peine organisé, organisé quand même
par la place des caméras . Dès l'amélioration du débit annoncée comme imminente, cette succession
d'instantanés figés, se transformera en un mouvement fluide et continu d'images vidéo . Il sera
possible d'assister à un véritable film [ive .
67
Cinéma et audiovisuel
II. La rencontre annuelle
Chaque année un week-end sera consacré à une thématique
La fiction Interactive, un état des lieux
Avec l'arrivée en force des films sur le net, la qualité toujours croissante des jeux vidéos et les possibilités offertes par l'interactivité, un nouveau mode de narration se met en place : la fiction interactive . Cette thématique sera développée autour de projections, de débats, et dans un espace de rencontre avec le public.
samedi 28 et dimanche 29 avril 2001, de 10h à 18h
Cinéma 2, Petite salle et Galerie du Foyer
III. Le site les cinémtas de demain
Cf chapitre 6
68
chapitre 4
Colloques, conférences et débats
1- Revues parlées
II-Forums de société
III -Les rencontres de la Bpi
IV-Les conférences de l'Ircam
I- Revues parlées
Les Revues parlées offrent, tout au long de l'année, des rencontres avec l'actualité de la création
et de la réflexion dans les secteurs de la littérature, de la philosophie, de l'esthétique, et des arts
plastiques, de l' architecture, du design et du graphisme, de la danse . Alternance des disciplines
dans les Mercredis des Revues parlées, croisement des disciplines dans les Hors-Séries trimestriels.
1 . Les Mercredis des Revues parlées
Littérature
2000, fin du cycle «Grande lecture» avec une soirée autour de dix ans de création de L'affiche,
revue murale de poésie.
22 novembre à 19h30, Petite salle
2001, nouveau cycle «L'écrivain & Co» . Ecrit-on jamais seul ? Le travail de l'écrivain ne se
développe-t-il pas dans un réseau d ' échanges et de complicités avec d ' autres champs de la création?
C ' est l'hypothèse que ce cycle se propose de vérifier à travers une série de soirées.
Les écrivains sollicités, Pierre Alferi, François Bon, Jean Echenoz, Anne Portugal, Olivier Cadiot,
sont invités à présenter ce réseau d ' amis et de complices - artistes, cinéastes, musiciens, autres
écrivains . . . - où leur création trouve appui et stimulation.
janvier 2001, à 19h30, Petite salle
Philosophie
Poursuite du cycle «Réponses et objections» : quatre philosophes examinent les dernières parutions
philosophiques sans parti pris d'école ou de tendance . Une revue vivante de l'actualité éditoriale.
avec Alban Bouvier, Frédéric Nef, Ruwen Ogien et Clément Rosset.
18 octobre, 6 décembre, deux séances au premier semestre 2001, à 19h30, Petite salle
Esthétique
2000, fin du cycle «Les scènes de l ' art»
en liaison avec t ' exposition «Au-delà du spectacle» (22 novembre 2000 - 8 janvier 2001).
La «société spectaculaire marchande» n'en finit pas de nous abreuver d ' images et de nous engloutir
dans un flot de signes et d ' informations que nous distillent à l'envi la télévision, le cinéma, la vidéo,
les journaux, les magazines, les dessins animés, les affiches, les panneaux publicitaires, les emballages
de toutes sortes . . . Et la vie quotidienne est désormais prise dans une spirale à l ' aune de laquelle l'âge
du spectacle nous conduit à participer souvent malgré nous . Aussi peut-on interroger ces multiples
stratégies et la façon dont elles sont requises par les différentes formes de l'expression artistique
contemporaine.
le 4 octobre
«Les scènes de l'art : effets spéciaux»
avec Jean Baudrillard et Sylvère Lotringer.
le 29 novembre
«Les scènes de l' art : le sport»
présentation : Bernard Blistène, directeur-adjoint du Mnam/Cci
19h30, Petite salle
69
Colloques, conférences et débats
2001, nouveau cycle «L'artiste et son musée» . Entre artiste et musée, la relation n'est jamais neutre
mais, dirait-on, nécessairement ambivalente . Dans ce couple uni par des relations complexes,
c'est une longue histoire d'amour et d'espérance déçue, de rêve et de frustration . Existe-t-il
un musée qui puisse satisfaire aux exigences de l'artiste ? Plus encore qu'un lieu de reconnaissance,
Le musée peut-il être pour l' artiste un espace de questionnement et de création ?
Une série de rencontres avec des artistes pour tenter de répondre à ces questions.
début janvier 2001, à 19h30, Petite salle
Architecture
Cycle «Mémoires d'architecture», en collaboration avec la Cité de l'Architecture et du Patrimoine.
Comment choisir sa voie dans la forêt des architectures possibles ? Qu'est-ce qui conduit un architecte
sur La voie qu'il s'est tracée et qui fera qu'on lui reconnaîtra un style, une attitude, une manière de
faire qui lui soit singulière ? Il est rare qu'on dévoile ce fil conducteur d'une vie et d'une oeuvre, dont
l'origine se perd dans les lointains d'une mémoire secrète . On peut parier, pourtant, qu'il existe, pour
chacun, une «scène primitive» qui n'en finit pas de jouer à travers la diversité des travaux . Ce peut
être la découverte d'un bâtiment, le vécu d'une situation, la lecture d'un livre ou la parole de l'autre,
peu importe, ça «travaille» la pensée, le dessin, l'inspiration . Cette série de rencontres se propose
d ' explorer l'oeuvre des architectes à partir de ce secret de fabrication, afin de tenter l'aventure d ' une
autre histoire de l ' architecture, établie par ceux qui la font.
Rencontres présentées par Claude Eveno.
11 octobre, à 19h30, Petite salle
Antoine Grumbach et les falaises d ' Etretat.
Cycle «L'équerre et le compas», en collaboration avec France Culture.
Tribune critique de l'actualité architecturale, et rendez-vous polémique régulier proposé pour la sixième
année . Cette tradition de la controverse qui fait l'esprit de la critique dans le cinéma, le théâtre,
la musique, les Lettres, ne semble pas avoir son équivalent dans l ' univers plus policé de l' architecture.
En invitant les critiques à confronter librement leurs divergences, ce cycle engage un véritable débat
sur l'actualité architecturale sous toutes ses formes . Désormais cette tribune des critiques
d'architecture est enregistrée par France Culture et diffusée le mercredi suivant la rencontre dans
le cadre de l' émission Métropolitains.
avec François Chaslin, Frédéric Edelmann, Françoise Fromonot, Jean-Claude Garcias,
Jean-Pierre Le Dantec, Gérard Monnier, Francis Rambert, Philippe Trétiack.
vendredi 22 septembre, vendredi 17 novembre 2000.
vendredi 12 janvier, 9 mars, 4 mai, 29 juin 2001
19h30, Petite salle
Design et graphisme
Poursuite du cycle «L'atelier de . . .».
Aller dans l'atelier d'un créateur est toujours un moment magique : il permet de voir un grand
nombre de travaux mais surtout d'entrevoir une part du mystère de leur élaboration et de leur genèse,
ce même mystère qu'a voulu capter le cinéaste Clouzot dans son célèbre «Le mystère Picasso».
Dans le domaine des arts, appliqués ou non, la compréhension de cette genèse est un élément
majeur dans l'analyse de l'objet produit . Mais, avec l'informatique, l'atelier a perdu de sa matérialité.
Restait à déplacer ces ateliers devenus nomades en invitant des jeunes graphistes et des designers
de talent à présenter Leurs travaux au Centre Pompidou.
25 octobre, à 19h30, Petite salle
Philippe Millot, graphiste de 29 ans, diplômé de l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs
(ENSAD), a su imposer son style qui allie ta rigueur de la construction typographique à une sensibilité
quasi surréaliste.
avec Michel Wlassikoff, revue Signes
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Colloques, conférences et débats
Danse
Lancement d'un nouveau cycle, en liaison avec le festival Vidéodanse, «Paroles de chorégraphe»
qui propose une série de rencontres avec des chorégraphes de notre temps.
vendredi 10 novembre
Jérôme Bel, une rencontre animée par Irène Filiberti accompagnée d'extraits de films «Son nom donné
par l'auteur», «Shirtologie », «Jérôme Bel, le film», «Le Dernier Spectacle».
Jérôme Bel développe un art du peu au style délicat empreint d'humour dans des pièces atypiques
sous-tendues par une critique radicale du regard sur le corps et de l ' économie du spectacle.
vendredi 2 février 2001
pendant le festival Vidéodanse : Vera Montero, une rencontre animée par Laurent Goumarre et
Laurent Barré . Présentation d'extraits de films : « Olimpia», «Une mystérieuse chose, a dite .e.cummings»,
«Let's talk about it now», «Extension 1».
Figure importante de la danse contemporaine portugaise, Vera Montero a commencé son travail en
1987 et orienté sa démarche sur les voies de l'expérimentation . Chacun de ses spectacles, dont de
nombreux solos, est un essai au fort impact physique, plastique ou littéraire . Pour la chorégraphe,
chaque création est un espace ouvert qui accueille tous les débordements, l'excès est un élément
majeur de sa recherche.
mercredi 2 mai 2001, 19h30, Petite salle
Gilles Jobin, une rencontre animée par Irène Filiberti et accompagnée d'extraits de films «A+B=X»,
«Braindance ».
La manipulation des corps hante le travail de Gilles Jobin . Aucune savante orchestration de virtuosité,
aucun débordement spectaculaire, mais un engagement généreux qui se focalise sur la nudité pour
interroger le corps et ses représentations.
2. Les Hors-Séries trimestriels
Lectures, projections, conférences, débats, performances, présentation d'oeuvres : trois fois par an,
des Hors-Séries thématiques, se déroulant sur trois soirées, mêlent disciplines et modes d'intervention.
Machines
Servantes ambiguës, soumises ou rebelles, elles allègent la vie quotidienne autant qu'elles la gouvernent.
Explorant notre corps, mesurant notre temps, éclairant nos maisons, accélérant nos déplacements,
enregistrant nos voix, dactylographiant nos phrases, les imprimant et les envoyant à l'autre bout du
monde, voyageant pour nous à travers les étoiles, elles semblent accomplir en se jouant les exploits
les plus divers, du plus simple au plus chimérique . Leur aisance fantastique fait rêver en même
temps que leur emprise inquiète . Chercheurs et ingénieurs, artistes et poètes, inventeurs et usagers
seront conviés pendant trois soirées à témoigner d'un univers aussi familier qu ' insolite et futuriste.
mercredi 13, jeudi 14 et vendredi 15 décembre 2000
de 19h30 à 22h30, Grande salle
L'improvisation
Ce sera sur-le-champ, sur le mode ludique, vif et inventif, propre à ce qui se fait par surprise, avec
peu ou pas du tout de préparation . Ce sera en français, en basque, en corse et en anglais, sur écran,
avec du saxophone, de la contrebasse, des ordinateurs . Et dans un mélange de disciplines – poésie,
musique, vidéo, performance – qui alterneront pendant trois soirées pour multiplier les contrastes.
mercredi 24, jeudi 25, vendredi 26 janvier 2001
de 19h30 à 22h30, Grande salle
71
Colloques, conférences et débats
Mauvais genre
En liaison avec France-Culture et l'émission «Mauvais genre» de François Angelier.
Peut-on jouer sans paradoxe King Kong contre Dreyer? Tarzan contre Michel-Ange? Barbara Cartland
contre Nathalie Sarraute? Détective contre Art-Press? Qu'y a-t-il, dans les productions dites
«de genre», qui nous fasse tant aimer, en dépit de leur réputation douteuse, ces oeuvres trop populaires,
kitsch ou Camp, classées en Série X ou B? Car le mauvais genre n'est pas une recommandation.
Celui qui l'affiche se risque au manque de goût, de classe ou d'élégance, bref à une évidente
et peu désirable perte de valeur. A moins qu'il ne trouve, au bout du compte, dans cette fréquentation
critiquable, une forme nouvelle de liberté et d'exercice du jugement esthétique . Trois soirées de voyage
à travers des «genres» mal famés, dits de consommation vulgaire : polar, science-fiction, B .D .,
fantastique, gore, érotique, etc . ..
mercredi 9, jeudi 10, vendredi 11 mai 2001
de 19h30 à 22h30, Grande salle
3 . Colloques
L'art contemporain &:
Des artistes, des critiques, des historiens sont conviés afin d'examiner les multiples manières
dont l'art se relie aujourd'hui à d'autres champs de savoir et d'activité – architecture, cinéma, design
graphique, musique, histoire, politique – qu'il intègre et transforme tout à la fois.
En liaison avec les Cahiers du Musée national d'art moderne.
vendredi 20 octobre 2000, de 11h à 19h, Grande salle
Art contemporain & architecture avec Krijn De Koning, artiste et Daniel Birnbaum, critique d'art
et philosophe
Art contemporain & design graphique avec Richard Prince, artiste et Walter Nikkels, graphiste
Art contemporain & cinéma avec Pierre Huyghe, artiste et Thomas Y . Levin, professeur à l'université
de Princeton
samedi 21 octobre 2000, de 11 h à 19h, Grande salle
Art contemporain & musique avec Christian Marclay, artiste et David Toop, musicien et musicologue
Art contemporain & histoire avec Thomas Hirschhorn, artiste et Patricia Falguières, historienne
Art contemporain & politique avec Valérie Jouve, artiste photographe et Rainer Rochlitz, philosophe
et un artiste
L'autobiographique
S'il a pour emblèmes les figures de Rousseau ou de Chateaubriand, le genre autobiographique ne
relève pas seulement de la littérature . Ce sont aujourd'hui les champs les plus divers de la création
contemporaine qui s'ouvrent à la mise en scène de soi, qu'il s'agisse des arts plastiques, de la vidéo,
de la photographie ou du cinéma . Au sortir de décennies théoriques qui avaient prétendu écarter
toute référence au sujet, que signifie le réinvestissement actuel de la scène autobiographique ?
Peut-on confronter des démarches de créateurs aussi différents que Sophie Calte, Nanni Moretti,
Christian Boltanski ou Annie Ernaux ?
Premier semestre 2001, de 10h à 19h, Petite salle
Duchamp écriveur
A l ' occasion de la publication des Ecrits complets de Marcel Duchamp aux Editions du Centre Pompidou .
72
Colloques, conférences et débats
II- Forums de société
Les Forums de société ont pour vocation de mettre en lumière les liens entre la création artistique,
les mutations de la société et l'émergence de phénomènes culturels, susceptibles de bousculer tes
idées reçues et les représentations standardisées.
1 . Les Forums du jeudi
Audiovisuel et nouveaux médias
Les espoirs et les craintes que les nouveaux médias suscitent . Vecteurs de création, de diffusion
artistique, d'éducation au monde, ils constituent une branche majeure de l'économie, soumise
à toutes ses contraintes . Favorisant, par la multiplication des programmes et l'introduction croissante
de l'interactivité, des cheminements plus personnels, ils s'effectuent cependant sous l'égide
d'une mondialisation porteuse d'uniformisation . Ce cycle mené en partenariat avec l'INA se poursuit
avec l ' ambition de devenir un rendez-vous central de la réflexion sur les nouveaux médias.
26 octobre 2000, à 19h30, Petite salle
Sites intimes sur le Web, ta liberté de créer ou Narcisse et le voyeur
L'éclosion et la multiplication de sites intimes sur le net constituent, selon les avis, un phénomène
fascinant, exaspérant, et en tous cas, symptomatique.
Mon premier semble être une constante : l ' attrait qu'exercent le narcissisme, l ' exhibitionnisme et le
voyeurisme . Mon second est un outil technique, le net, qui facilite la mise en oeuvre de ces tendances
en réduisant, dans le même mouvement, les obstacles matériels et les risques liés à la transgression.
Mon tout est un rapport social, le rapport privé/public, dans lequel frontières et hiérarchies semblent
à nouveau fortement chahutées.
avec Jean Allouch, psychanalyste, Yves Eudes, journaliste au Monde,
Vincent Cyrit Thomas, président du FIFI (Festival international du film sur l'Internet)
30 novembre 2000, à 19h30, Petite salle
Le Net cannibale ?
Internet est-il en train de subvertir ou de subordonner les grands médias déjà existants : la télévision,
la presse, la radio, jusqu'au cinéma ? De telle sorte, en tout cas, qu ' il ne puissent plus se penser
qu'à l'aune de son extraordinaire développement . Une réflexion en plusieurs chapitres.
21 décembre 2000, à 19h30, Petite salle
Un monde connecté : L'Amérique, l'Europe . Et les autres ?
La connexion de tous avec tous, l'accès aux savoirs multiples, l ' apprentissage de nouvelles pratiques
de communication définiraient, aujourd'hui, un usage «heureux» de la toile . Les exemples d'une
appropriation d ' Internet par des minorités ou des peuples dominés sont souvent mis en exergue.
Mais n'est-ce pas une illusion? Qu'en est-il de ceux qui n'y ont pas accès et pour qui l ' équation
développement/éducation se fait toujours sans cet outil devenu référent?
25 janvier 2001, à 19h30, Petite salle
Questions de style, questions de genre : les sitcoms à l'européenne
Les sitcoms américaines ont depuis longtemps envahi nos écrans, imposant leurs typologies, leurs
dramaturgies, presque une vision du monde . Existe-t-il une autre manière de faire, de mettre en
scène, de raconter ? C ' est le pari de la production européenne : analyses et perspectives.
prochaines séances
22 février, 26 avril, 31 mai, 14 juin, 27 septembre, 25 octobre, 13 décembre 2001
73
Colloques, conférences et débats
Sur le vif : l'actualité culturelle en questions
Ces rendez-vous entendent coller à l'actualité, rendre compte des controverses et, si possible, éclairer,
au-delà de l'agitation de surface, des interrogations et des choix plus profonds . Depuis la rentrée,
ils sont organisés en partenariat avec le Journal des Arts, dans lequel ils seront annoncés et présentés.
La forme sera renouvelée grâce à la contribution d'un caricaturiste qui «illustrera» les positions en
présence . Les thèmes de chaque forum seront choisis en fonction de l'actualité immédiate.
présentation : Emmanuel Fessy, directeur de la rédaction du Journal des Arts
séance inaugurale le 21 septembre, à 19h30, Petite salle
Bibliothèques, prêt gratuit ou non ?
La pétition des auteurs (soutenue par le Syndicat des éditeurs) contre le développement du prêt gratuit
dans les bibliothèques a peut-être fait l'effet d'une bombe, mais elle n'a certainement pas éclaté
comme un orage dans un ciel serein . Le débat couvait depuis longtemps dans les milieux professionnels
et il avait d'ailleurs conduit le Ministère de la Culture à commander en 1998 un rapport confié à
Jean-Marie Borzeix.
Au-delà des fausses polémiques, ce qui fait tout l'intérêt de ce débat, c'est qu'une fois de plus se
manifestent des contradictions entre des principes auxquels chacun s'affirme attaché . Le droit d'auteur
qui est au fondement même de l ' indépendance, toujours précaire, du créateur ; le développement de
la lecture qui demeure un point de passage obligé pour toute forme d ' appropriation culturelle et aussi
pour un plein exercice de la citoyenneté.
Ces affrontements entre deux formes de légitimité sont peut-être la marque même de notre époque.
avec Martine Blanc-Montmayeur, directeur de la Bpi, entourée d'écrivains pour ou contre le maintien
du prêt gratuit
prochaines séances
5 octobre, 9 novembre, 7 décembre 2000,
11 janvier, 1 er février, 1 mars, 5 avril, 3 mai, 7 juin, 6 septembre, 4 octobre, 6 décembre 2001
2 . Les Grands Forums
Culture et économie : nouveaux acteurs, nouveaux enjeux
en partenariat avec Les Echos
L'objet de cette rencontre est d'abord de mieux cerner les transformations rapides qui, en moins
d'une décennie, ont bouleversé, à l'échelle internationale, le paysage culturel . Les multiples incidences
de la mondialisation, les connections sans cesse accrues entre la sphère culturelle et la nouvelle
économie, la montée en puissance de grandes firmes multinationales achèvent de dissiper l'espoir ou
l'illusion selon lesquels La culture pourrait fonctionner comme un monde à part, à l'abri des grands
courants de l'économie mondiale . Dès lors, la question clé est bien celle des contraintes et des libertés
qui peuvent résulter de cette situation nouvelle.
mercredi 8 novembre, jeudi 9 novembre et vendredi 10 novembre 2000
de 19h à 23 h, Grande salle
Ce symposium donnera le coup d'envoi d'un nouveau cycle : les forums de l'économie de la culture
Ce cycle débutera en 2001 . Il sera organisé en collaboration avec des universités . Il doit permettre de
prendre en compte la dimension sans cesse croissante des paramètres économiques dans la pratique
de tous les acteurs de la vie culturelle . Une manière d'analyser, au coup par coup, des événements
qui se succèdent à un rythme parfois précipité et de mettre en évidence, dans la durée, les tendances
à l'oeuvre .
74
Colloques, conférences et débats
Les années Pop
en liaison avec l' exposition «Les années Pop» (7 mars — 18 juin 2001)
Parmi tous les mouvements qui sont apparus sur la scène artistique, le Pop ' art est certainement
celui qui a bénéficié de la réception la plus large dans la société . Ce succès recouvre la diversité des
courants artistiques qui – bon gré, mal gré – se sont trouvés rassemblés sous cette dénomination qui
s'est irrésistiblement imposée . Cette réussite découle également de la rencontre entre un langage
artistique novateur et des tendances profondes qui bouleversent alors la société : le développement
de la société de consommation et de la contestation qu'elle-même engendre.
jeudi 22, vendredi 23, samedi 24 mars 2001
de 19h à 23h, Grande salle
Le pornographique
Ce symposium se situera à la croisée de plusieurs types de constats et de réflexions :
• la place croissante prise, aujourd'hui, par cette question du pornographique dans les disciplines
artistiques (littérature, arts plastiques, cinéma, danse) avec, dans des proportions variables, un souci
de transgression, d'interrogations, d'évitement.
• le pornographique comme révélateur et expression du brouillage extrême de la frontière entre privé
et public, entre licite et interdit (des malheurs de Bill Clinton au classement X de Baise-moi).
• à l'intersection de ces deux mouvements, la possibilité ouverte à chacun de faire de son intimité
un spectacle (Internet).
jeudi 22, vendredi 23, samedi 24 novembre 2001
75
Colloques, conférences et débats
III- Les rencontres de la Bpi
1 . Littérature, poésie, conte
a . Conférences :
Un siècle à écrire /le langage et le siècle
Présentation, par thèmes transversaux, des jeunes littératures européennes, offrant au public
des entretiens avec des écrivains de divers pays, tous nés après 1950.
te 23 octobre 2000
Littérature déjantée ou le populaire désaxé.
avec Virginie Despentes, Vincent Ravalec, Tiziano Scarpa.
animation : Manuel Carcassonne, éditeur, critique littéraire.
le 20 novembre 2000
Les masques de la dérision.
avec Giles Foden, Eric Laurrent, François Meyronnis, Sergi Pàmies.
animation : Arnaud Viviant, critique littéraire.
le 11 décembre 2000
Engagement, désengement.
avec Pierre Alféri, Daniel de Roulet, Jean-Michel Espitallier, Gila Lustiger.
animation : Jean-Yves Jouannais, critique d ' art.
et les 22 janvier, 26 février, 7 mai et 11 juin 2001.
à 18h30, Petite salle.
Au bout du conte
L'exploration des cultures et des sociétés du monde à travers l'imaginaire que véhiculent leurs contes :
un module trimestriel de trois séances sur le thème de la mort.
te 20 novembre 2000
L'épopée de Gilgamesh.
avec le conteur Jihad Darwiche et Florence Malbran-Labat, directeur de recherches au CNRS,
traductrice de Gilgamesh (éditions du Cerf, 1992).
te 11 décembre 2000
Rites et symbolique de la mort.
avec la conteuse Evelyne Cevin et Michel Hanus, psychiatre, rédacteur en chef de la revue Etudes sur la mort
le 18 décembre 2000
Les morts de la guerre 14-18 . Mémoire et légende.
avec le conteur Guth Despre et Jean-Jacques Becker, professeur émérite à l ' université Paris XNanterre et président du Centre de Recherche de l ' Historiai de la Grande Guerre de Péronne.
à 20h30, Petite salle
Pour clore ce cycle sur une note festive : une Nuit du conte.
avec la participation de nombreux conteurs : performances et spectacles variés.
samedi 27 janvier 2001, de 18h à 22h, Grande salle.
Les Rendez-vous de l'édition : le Livre numérique
Au cours des séances, seront explorées les perspectives offertes à l'édition par les technologies
numériques et le développement de réseaux dont les performances pourraient bouleverser la chaîne
traditionnelle du livre.
les 15 janvier, 5 février, 5 mars, 26 mars, 30 avril, 21 mai et 18 juin 2001
à 18h30, Petite salle
76
Colloques, conférences et débats
b. Trois colloques :
Le Livre et ses imaginaires : colloque européen
Les commentaires sur la mort programmée du livre face à la montée en puissance des nouveaux
médias se multiplient . Le sort du livre ne dépend pourtant pas uniquement de l'évolution technique
mais aussi de la persistance d ' images mentales et du maintien d ' une sensibilité particulière transmise
par l' éducation.
Dans cette bataille d'opinion, le témoignage d'acteurs du monde du livre et l'analyse de sociologues
viennent éclairer La place réelle et symbolique du livre dans la société européenne, et plus
particulièrement dans les pays de l'Union . Le rôle primordial du livre dans l'éducation, la place des
bibliothèques et des Librairies sont-ils toujours d'actualité ? Le désir du livre est-il toujours vivant ?
Est-il occulté ou dépassé par d ' autres envies ?
Ce colloque sera le point charnière entre le cycle Les Rendez-vous de l ' édition qui, de l ' automne 97
au printemps 99, a été suivi par un public fidèle et celui qui commencera en 2001 : Le livre numérique.
samedi 18 novembre 2000, de 13h30 à 20h, Petite salle
Ecriture de soi et témoignage (autobiographie et histoire).
Dans les oeuvres intimes telles que journaux, mémoires, correspondances, quelle part faire à
l'expérience individuelle que véhicule l'écrit et à sa valeur de témoignage collectif dont l'importance
ne cesse de croître au tournant du siècle ?
vendredi 23, samedi 24 mars 2001, de 11h à 21h, Petite salle
D'encre et d'exil.
Des rencontres internationales, qui se renouvelleront d'année en année, mettront en avant le caractère
spécifique des littératures de l ' exil en tant que résultant d'une situation économique, politique ou
personnelle bien précise.
vendredi 11, samedi 12, dimanche 13 mai 2001, de 14h à 21h, Grande salle
c. Manifestations nationales :
Robert Desnos . Ecriture automatique et surréalisme
Le centenaire de la naissance de Robert Desnos est l'occasion de rappeler son rôle dans le retour
d'une poésie populaire et inventive.
Poète du groupe surréaliste jusqu'en 1930, il symbolise l ' engagement poétique comme façon de vivre.
La journée se déroulera en trois temps : un atelier d'écriture automatique de poésie «à la manière de
Desnos», une conférence sur le rôle et la place de Desnos dans le mouvement surréaliste, un spectacle :
montage poétique de textes dits par Maurice Antoni, «Bonsoir Mesdames, Bonsoir Messieurs».
samedi 7 octobre 2000, de 14h à 20h30, Petite salle.
Désir de lire
dans le cadre de «Lire en Fête»
A la suite d'un targe appel à candidature, des volontaires viendront lire en public des extraits de leurs
oeuvres favorites, choisies dans la littérature de tous tes temps et de tous les pays.
samedi 14 et dimanche 15 octobre 2000, de 14h à 18h, Petite salle
Lire l'Europe
dans le cadre de «Lire en Fête»
Une rencontre, en collaboration avec le Centre national du Livre, avec :
Augustina Bessa Luis (Portugal), Antonia S . Byatt (Royaume-Uni), Torgny Lindgren (Suède).
dimanche 15 octobre 2000, de 18h à 20h, Petite salle
77
Colloques, conférences et débats
Le Goût dans le cadre du «Mois du Patrimoine écrit»
En 2000, cette manifestation nationale est consacrée aux «Mémoires de la table» . La Bpi propose à
cette occasion un débat sur l ' évolution du goût et de ta gastronomie dans les sociétés contemporaines
et un spectacle de la Compagnie 3 mètres 33 avec des lectures d'extraits de l'oeuvre de Brillat-Savarin.
lundi 9 octobre 2000, de 19h30 à 22h, Grande salle
Le Printemps des poètes.
Comme en 2000, la Bpi s'associera à cette manifestation nationale par des lectures, des spectacles . ..
mars 2001
2 . Médias
Colloque Médias et représentations du monde
Aboutissement d'un long travail sur la transmission médiatiq,.e de l'information et sur les effets
qu'elle produit sur notre perception du monde, ce colloque affiche une triple intention dont la déclinaison
fournira la matière de chacune des trois journées :
• démonter tes mécanismes d'élaboration de l'information qui confèrent au fait brut le statut
d'événement, et évaluer leurs conséquences dans la production de l'information ;
• examiner la part de l'influence des médias sur la formation de l'opinion publique et les enjeux qui
sous-tendent en retour les stratégies de développement de l ' information, au moyen notamment de
nouveaux supports de diffusion
• s'interroger sur la profession journalistique, son évolution et ses conditions d'exercice.
A partir d'un exempte concret (ta fabrication d'un journal télévisé, cette de la une d'un quotidien ou
encore les titres d'un journal radio), prendre en compte les impératifs propres à chaque type de
média et la manière dont ils permettent de répondre aux attentes du public . Chacune des journées
fera alterner débats, interventions et confrontations entre journalistes, historiens, sociologues.
Par ailleurs, une sélection d'émissions représentatives des grands époques de la télévision seront
diffusées en boucle sur des moniteurs à l ' entrée de la grande sall e pendant une quinzaine de jours,
au moment du colloque . Et la Galerie du foyer offrira, du 1 er novembre au 2 décembre, des documentaires
sur les médias, diffusés en boucle sur grand écran : un film par jour (voir chapitre 3)
30 novembre, 1er décembre de 14h à 20h et samedi 2 décembre de 15h à 20h, Grande salle
Les Ateliers Médias
Etudes de cas, en préparation du colloque Médias et représentation du monde
2 octobre
Le cadre historique : évolution technique et sociale des médias depuis 1950
9 octobre
Le spectacle sportif en direct
16 octobre
Les métamorphoses du fait divers
23 octobre
De la lune à la terre : conquête de l'espace et souci de l ' environnement
30 octobre
L'actualité sociale : l'exemple des grèves et des manifestations de 1995
6 novembre
La «mise en scène» des Français.
13 novembre
Une morale de l'image : la représentation de la Shoah
27 novembre
Les stratégies de l'information pendant la Guerre du Golfe
20h30, Petite salle
78
Colloques, conférences et débats 3. Société
Evolution des politiques économiques et enjeux sociaux
Un cycle de trois conférences de François-Xavier Verschave, président de l'association Survie.
Traitant des nouvelles articulations qui se manifestent dans les échanges économiques et des nouveaux
besoins qui apparaissent dans le domaine de l'action sociale et de la solidarité, cette réflexion
nourrie sur l'état du monde contemporain servira de manifeste inaugural à l'un des grands axes
de la programmation à venir de ta Bpi.
le 22 janvier
Du local au global : Fernand Braudel architecte de la mondialisation ?
le 29 janvier
Vers une économie plurielle
le 5 février
Maux secrets et biens publics.
20h30, Petite salle
L'Odyssée de l'espace
En référence au célèbre film de Stanley Kubrick, l'année 2001 sera pour la Bpi l'occasion de s'interroger
sur la question de l'espace et de ses innombrables ramifications : scientifiques (connaissance
et découverte), historiques (succession des diverses cosmogonies depuis l'Antiquité), politiques
(conquête de l'espace et défis technologiques), esthétiques (représentations de l'espace et symbolisme
divers), philosophiques, religieuses . ..
Les débats se dérouleront sur trois thèmes, décomposés chacun en trois rencontres-conférences,
trois lundis de suite, suivies d'une journée de réflexion le samedi suivant le troisième lundi.
les 12, 19 et 26 mars à 20h30, les 23, 24 et 31 mars, toute la journée, Petite salle.
les lundis 28 mai, 11 et 18 juin, Petite salle et le samedi 23 juin, Grande salle.
Un cycle de films documentaires pourrait accompagner ce thème à forte coloration scientifique
à l ' automne 2001.
La Conférence des citoyens
Dans l'intention d'affiner sa mission de transmission, la Bpi va préparer tout au long de l'année 2001,
une grande séance publique à l'automne sur un sujet économique majeur : le développement
et l ' expansion des OGM.
Aux confins de l'économie, de la politique et de l'éthique, ces questions seront longuement
travaillées au cours de réunions hebdomadaires sous la férule d'experts, par un groupe motivé d'une
quinzaine de personnes choisies dans le public de la bibliothèque, représentatives d'un large panel
socio-professionnel et susceptibles de s'engager dans ce travail de longue durée . L ' aboutissement de
ces réflexions sera donc une Conférence publique où les membres du groupe de travail rendront compte
de leur approche de la situation, en débattront avec le public et contribueront de la sorte à revaloriser
la fonction démocratique d'un débat d'idées poursuivi sur la base d'une information de qualité.
fin 2001
79
Colloques, conférences et débats
4. Le Limousin au Centre Pompidou
En liaison avec l'exposition du Frac Limousin
14 mars-14 mai, galerie sud
Dans le cadre des échanges avec la région Limousin, la Bpi se charge de trois projets :
Une exposition de livres d'artistes et de livres d'art produit dans la région (printemps 2001, Forum
niveau 1),
quatre débats dans le cadre des «lundis de la Bpi »,
un spectacle régional (samedi 16 juin 2001, Grande salle) . Ces manifestations permettront d'attirer
Le regard du public parisien sur le développement touristique, économique et culturel du Limousin.
les débats à 20h30, Petite salle :
2 avril
Livres d'art, livres d'artistes en Limousin
30 avril
Paysage et aménagement du territoire
21 mai
De l ' Occitanie à la francophonie
25 juin
Littérature en Limousin
5. Animations
Les Ateliers de lecture
Pour prolonger le principe de la lecture publique abordé en 1999 et 2000, à l'occasion de Lire en Fête,
des Ateliers de lecture seront mis en place pendant le premier semestre 2001, sous la conduite de
Pierre-Antoine Villemaine, comédien, metteur en scène, professeur à l ' université Paris III.
Le passage d ' une lecture muette, intime, à une parole publique, adressée, partagée nécessite de
développer l'écoute attentive d ' une écriture pour capter sa singularité, son mouvement, son rythme,
sa matière sonore et son retentissement dans les corps et l'espace Il s'agit donc de transmettre à un
groupe d'une quinzaine de personnes motivées, en présence d'un public plus large d'auditeurs libres
inscrits, les principes essentiels de la mise en voix d'un texte.
Pour Lire en Fête 2001, le groupe de travail de cet atelier donnera un grand spectacle de lecture, couronnement de son activité.
Un lundi soir sur deux, à partir du 15 janvier 2001
de 17h à 20h, Petite salle
Les Promenades littéraires
Sous la conduite de spécialistes, ces promenades proposent de retrouver le souvenir d ' écrivains,
français ou étrangers, dans les quartiers de Paris qu'ils ont fréquentés ou décrits dans leurs oeuvres.
Les week-ends à partir de mars 2001 (dates et horaires à préciser)
sa
Colloques, conférenceset débats
6 . Hors-Les-Murs
Au Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris :
Les Lundis des rencontres médias
Ces séminaires couvrent les aspects de la recherche, de la médiation et de la production dans Les
domaines interdisciplinaires des nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Organisés par la Bpi, l'Université Paris 8 et le Cnam.
tous les lundis, toute la journée . Cnam, 292 rue Saint-Martin . Paris 3e
A Moscou :
De la bibliothèque de masse à la médiathèque publique d'information
Un colloque professionnel international en collaboration avec l'Ambassade de France
et le Centre culturel français.
lundi 23 octobre et mardi 24 octobre
renseignements : 01 44 78 45 27
service de presse de la Bpi :
Colette Timsit
tél . : 01 44 78 44 49 / fax : 01 44 78 12 15 / mél : timsit@bpi .fr
81
Colloques, conférences et débats
IV- Les conférences de l'Ircam
De [initiation au perfectionnement, l'Ircam propose comme chaque année, un large éventail d'activités
publiques et pédagogiques autour de la musique contemporaine et de l'informatique musicale destinées
aussi bien aux amateurs qu'aux professionnels . En plus des cycles de conférences présentés
ci-dessous, des ateliers, des stages et des formations de longue durée s'adressent à tous les publics.
Musique/Opéra : L'opéra aujourd'hui
L'opéra est un genre musical relativement récent en Occident, dont les pratiques se sont fixées
presque définitivement au siècle passé : voix lyriques, orchestre dans la fosse, théâtre à L'italienne . ..
Que signifie l'écriture d'un opéra aujourd'hui ? À l'heure où de nombreux compositeurs s'y essaient
à nouveau, ce cycle de conférences permettra de mieux cerner les enjeux et les problématiques,
à travers la question des formes dérivées, de la dramaturgie, du livret, de la mise en scène et des
pratiques opératiques dans d ' autres cultures.
les lundis 8 janvier, 22 janvier, 5 février, 5 mars, 14 mars, 19 mars et 2 avril 2001
Ircam, salle Igor-Stravinsky, de 18h30 à 20h, entrée libre
Musique/Danse : Noter la danse aujourd'hui
Dès la fin du XIXe siècle, renouant avec une démarche entreprise à la Renaissance, les arts et les
sciences se préoccupent à nouveau du mouvement . Le recours à l'écriture, qu'il se réfère à un système
de notation tendant à l ' universel, ou qu ' il relève de pratiques confidentielles, qu ' il participe à
l ' élaboration du projet ou qu'il mémorise l ' acte dansé, indique une forte relation entre le mouvement
et sa transcription . Aujourd'hui, les techniques de captation et d ' encodage du mouvement réactualisent
la notation . La traduction numérique du mouvement entraîne la danse sur le territoire du
virtuel où elle rejoint la synthèse de l'image et du son, et les langages informatiques qui seront
destinés à l ' analyse et à la création artistique . Ce cycle de conférences invite des spécialistes
à partager avec le public, une réflexion autour de la notation de la danse, son sens et ses usages.
les lundis 15 janvier, 29 janvier, 26 février, 12 mars, 26 mars, 23 avril, 30 avril 2001
Ircam, salle Igor-Stravinsky, de 18h30 à 20h, entrée libre
Musique/Acoustique : Une approche acoustique de l'écriture musicale
Deux conférences pour mettre en regard la composition musicale et les lois de l'acoustique . En guise de
complément pratique, suivront deux ateliers jalonnés d ' expérimentations concrètes avec l' ordinateur.
les jeudis 18 janvier et 25 janvier 2001
Ircam, salle Igor-Stravinsky, de 18h30 à 20h, entrée libre
Musique/Texte : Une approche structurelle des relations entre texte et musique
Un parcours en trois conférences pour mettre en perspective les rapports des mots à la musique,
au fil du temps et dans les pratiques contemporaines . En complément, deux ateliers permettent de
réexaminer les différents éléments de cette question à l'aide de l ' ordinateur.
les jeudis 8 mars, 15 mars et 22 mars 2001
Ircam, salle Igor-Stravinsky, del8h3O à 20h, entrée libre
Ircam - Service de presse :
Opus 64
Valérie Weil
tél : 01 40 26 77 94 mél : opus64@worldnet .fr
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chapitre 5
Les Editions du Centre
1- Les catalogues des grandes expositions du niveau 6
Il-La poursuite des collections lancées en 2000
III-Fin 2000, l'accent mis sur le design
IV-Le partenariat avec l'édition privée
à paraître saison 2000-2001
I- Les catalogues des grandes expositions du niveau 6
Philip Guston
sous la direction de Didier Ottinger
avec, notamment, des textes inédits de l'artiste, un entretien avec Philip Roth, ainsi qu'une biographie
développée de cet artiste sur lequel très peu de publications sont disponibles en français.
format 22x28, 96 pages, 140F
parution septembre 2000
Au-delà du spectacle
sous la direction de Sylvie Philippon, direction artistique Laurent Fétis
Un catalogue gratuit, distribué à chaque visiteur et largement disponible à l'extérieur, qui rassemble,
outre un entretien de Philippe Vergne et Bernard Blistène par Alison Gingeras, des essais et textes
inédits de Bruce Benderson, Gien O'Brien, Thomas F. Frank, Philippe Garnier, Dike Hebdige, Dave
Hickey, Mike Kelley, Rem Koolhaas, Philippe Lançon, Malcolm McLaren, Jacques Portes, Herbert I.
Schiller
format 287x375, 50 pages environ, gratuit
parution novembre 2000
Les Années pop
sous la direction de Mark Francis,
Un parcours chronologique des années pop, au travers de quelque 1000 documents, images, archives,
textes d'époque inédits en français, croisant toutes les disciplines, arts visuels, architecture, cinéma,
design, musique . ..
format 28 x28, 400 pages environ, prix 340 F environ
parution mars 2001
Jean Dubuffet
sous la direction de Daniel Abadie,
Collection Classiques du XXe siècle
La monographie de référence, à l'occasion de la rétrospective du Centre, et du centenaire de l'artiste.
format 28x28, 340 pages environ
parution septembre 2001
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Les Editions du Centre II- La poursuite des collections lancées en 2000
Contemporains
Raymond Hains (juin 2001)
Jean Nouvel (automne 2001)
format 22x28, prix aux alentours de 200F
15x21
8 titres à paraître, dans cette collection de textes (recueils d'essais, archives, actes de colloques . . .),
notamment
Le cinéma britannique (oct 2000)
sous la direction de NT.Binh et Philippe Pilard,
L'espace de la langue, Beyrouth-Paris (sept zoom
coédité avec l' Imec
Kartell (sept zoom
Regards d'un siècle (oct 2000)
coédité avec la Bpi
Monter/Sampler Inov 2000) . ..
Albums à l'occasion des grandes expositions,
des publications légères, accessibles et peu onéreuses (39 ou 49F) en français et anglais :
Les années pop
Dubuffet
III- Fin 2000, l'accent mis sur le design
A [occasion de l'exposition,
Les bons génies de la vie domestique,
publication (octobre 2000) du catalogue de [exposition, dirigé par Raymond Guidot et Marie-Laure
Jousset,
direction artistique Etienne Robial, graphisme et maquette Pierre Dusser,
format 22x28, 200 pages, 240F.
et d'un livre pour enfants,
Remue-Ménage,
par Olivier Douzou, Frédérique Bertrand et Frédéric Rey, qui inaugure une collaboration du Centre
avec Les Editions du Rouergue.
Cette actualité est l'occasion, pour le Centre, de multiplier les initiatives éditoriales dans le secteur
du design : la publication, dans la collection 15x21, d'un volume d'essais consacrés à Kartell (octobre
2000) ; l'édition en vidéo de deux nouveaux films de la série de Françoise Darmon Histoires d'Objets,
S'éclairer et S'attabler ; la publication, enfin, à la fin de l'année du catalogue de la collection de design du
Mnam/Cci, sous la forme d'un livre qui présente les pièces majeures du fonds (200 pages environ
direction artistique C .Album), dans lequel sera inclus Le catalogue raisonné, sur support CDRom, de
la totalité de la collection de design du Centre .
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Les Editions du Centre
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IV- Le partenariat avec l'édition privée
Giacometti
(janvier 20011
à l'occasion de l'exposition des dessins de Giacometti, le Centre engage une nouvelle collaboration
avec tes éditions Gallimard, et lance une nouvelle collection de monographies consacrées à l'oeuvre
graphique des artistes du XXe siècle . Un titre par an à paraître.
Daniel Buren
(2002(
coédition d'un nouveau volume du catalogue raisonné de l'artiste.
Un siècle de philosophie
(2000(
L'Organon du XXe siècle
(2001)
coédition, avec Folio essais, de recueil d'essais dans le domaine de la philosophie.
Enfin, le Centre Pompidou étudie actuellement, en liaison avec Oraos .com - la mise en oeuvre
d'une pratique inédite de coédition : la publication conjointe, sur Internet et sur support papier,
de l'édition des Notes de Marcel Duchamp, par Hector Obalk (début 20011
chapitre 6
Le multimédia
1-Encyclopédie Nouveaux médias
II-Internet
I- Encyclopédie Nouveaux médias : lancement de la 2e phase
www.newmedia-arts .org
et en consultation libre à l'Espace Nouveaux médias (niveau 4)
Le site Encyclopédie Nouveaux médias, www .newmedia-arts .org est le premier catalogue trilingue
international (français, anglais, allemand) réalisé en réseau, à l'échelle européenne . En libre
consultation, il réunit les collections d'art contemporain, nouveau médias-vidéos, CD-Rom, installations
multimédias . . .-de trois musées européens : le Centre Pompidou, Musée national d'art moderne,
le Museum Ludwig de Cologne, le Centre pour l'Image Contemporaine de Saint-Gervais, Genève.
Ce projet, réalisé à l'initiative du Centre Pompidou, avec le soutien de la Communauté Européenne
dans le cadre du programme Kaléidoscope 1998, et de l'Association Française d'Action Artistique, était
lancé en 1998 avec la mise en ligne du premier chapitre du catalogue des collections, représentant
une sélection de plus de 200 oeuvres et d'environ 50 artistes.
La présentation de ta deuxième phase prévue fin septembre à Bruxelles dans le cadre
d'une manifestation organisée à l'occasion de «Bruxelles 2000», permet d'exposer et mettre en ligne
le deuxième chapitre de ce catalogue interactif . Il concerne des artistes français parmi lesquels
Boris Achour, J .C . Averty, Joël Bartoloméo, Claude Closky, Jean-Luc Godard, Pierrick Sorin.
Dans ce méga-catalogue, une base de données conçue par les trois partenaires européens donne accès
à des données d'ordre alphabétique (auteurs, titres, lieux de création, dates-clef) ainsi qu'à différents
critères thématiques et esthétiques (art corporel, fluxus, performance, art minimal, art conceptuel . . .).
De plus, des relations textes/images sont recherchées de manière spécifique à chaque oeuvre .
86
Le multimédia
II- Internet
1- Net.Art
mise en ligne en automne 2000 (www .centrepompidou .fr)
Nouvelle rubrique qui sera lancée prochainement, Net .Art établit une véritable présence d'artistes
sur le site du Centre Pompidou . Réalisée par Alison Gingeras et l'équipe de l'établissement
en collaboration avec l'artiste Claude Closky, Net .Art s'articule en trois temps : l'exposition virtuelle,
la commande d'oeuvres, la documentation.
L'exposition virtuelle propose régulièrement, autour d'une problématique ou d'un thème choisi par
un conservateur, une sélection d'oeuvres inédites, existantes ou spécialement conçues pour le web.
Ce nouveau programme annuel d ' expositions d ' artistes confirmés ou émergeants, sera inaugurée par
Vernaculaires/Vernaculars.
Pour confirmer la vocation du Centre à entretenir des liens étroits avec la création en ce domaine et
à la soutenir, ce programme, établi en collaboration avec des institutions internationales, propose de
mettre en ligne quatre créations par an . Un comité constitué de professionnels, d'artistes, conservateurs
et spécialistes internationaux, désignera chaque année parmi les projets lauréats, celui d'un jeune
diplômé de l'ENSBA ou autre établissement d'enseignement supérieur, spécialisé en multimédia.
Intitulée Focus, cette rubrique en évolution permanente, constituera auprès d ' un large public et des
professionnels, une source d ' informations permanentes, concernant la jeune création.
2- Rubrique Ciném@s
mise en ligne janvier 2001 (www.centrepompidou .fr)
Consacrée aux «cinémas de demain», la rubrique Ciném@s du site du Centre Pompidou présentera
l' actualité créative et technologique autour de «l' image animée».
Cette rubrique se développera sous trois axes :
• base de données de liens internationaux, rubriquées, commentées et animées
• un espace réservé aux activités du Centre Pompidou liées aux «cinémas de demain» :
programmations en salle et on-line, événements proposés en ligne avec d'autres sites, colloques
et débats par les Forums de Société
• une grille de programme/agenda proposant tous les événements internationaux liés au thème
des «cinémas de demain» (festivals on-fine, événements on-fine . . .) sur le net dans le monde .
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chapitre 7
L'action éducative
I - De nouveaux outils pour les visiteurs du Musée et des expositions
Il -Le Centre :un lieu de formation pour tous
III -L'enfant et ta création
La Daep (Direction de l'Action Educative et des Publics) a développé durant la première saison une
nouvelle politique d ' éducation et d ' information sur l' art et la culture d ' aujourd'hui auprès d'un public
toujours plus nombreux et aux attentes multiples.
L'effort porte sur les meilleurs moyens de favoriser la découverte de l'art à travers les collections
du Musée, ou d'avoir un regard croisé sur les différentes disciplines de la création.
Ainsi la Daep, s ' appuyant sur l' expérience acquise au Centre P ompidou, a-t-elle rénové ses outils
pédagogiques et a créé des services nouveaux tant pour les publics scolaires que pour les visiteurs
individuels et les familles.
I- De nouveaux outils pour les visiteurs du Musée
et des expositions
• le Salon du Musée
Le Salon du Musée est une salle de consultation de documents tous supports sur les collections
du Musée national d'art moderne . Les visiteurs peuvent y consulter les catalogues des expositions,
visionner des films consacrés aux créateurs du 20e siècle, consulter des cédéroms . Ils ont accès
au site du Centre Pompidou et principalement à NavigArt la base de données des collections.
Les fiches pédagogiques des salles du Musée sont à leur disposit i on.
Musée national d ' art moderne, niveau 4, de 13h à 20h45
• les bornes d'écoutes « Paroles d'artistes»
Ces points d'écoutes, installés à proximité des oeuvres du Musée, diffusent des extraits sonores,
témoignages d'artistes, d'architectes et de designers.
Ben, Jean Tinguely, Jean Dubuffet, François Morellet, Christian Boltanski, Robert Filliou,
Claude Closky, Xavier Veilhan, Annette Messager, Daniel Buren, Joseph Kosuth, Gaetano Pesce,
Jean Nouvel, Rem Koolhaas.
Ces paroles d ' artistes sont en consultation au niveau 4.
A l' automne 2000, le visiteur pourra aussi écouter les paroles d ' artistes de Arp, Breton, Duchamp,
Giacometti, Klein, Kahnweiler, Le Corbusier, Léger, Matisse et Man Ray.
Musée national d'art moderne, niveaux 4 et 5, de 11h à 20h45
• des audioguides
en français, anglais, allemand, espagnol, italien
Une autre façon de visiter les collections du Musée national d'art moderne.
Des audioguides seront conçus à l ' occasion d ' expositions à l' instar de l ' audioguide «Picasso, sculpteur».
location : 25F (3,81€I .
88
L'action éducative
II- Le Centre : un lieu de formation pour tous
• des cycles de conférences
• des ateliers
• des promenades urbaines et architecturales
• Le Collège du Centre
Conférences les samedis à 11h30 . Grande salle, niveau - .1
25F (3,81€J ; tarif réduit : 15F (2,29 €( ; Laissez-passer : gratuit
Ces conférences abordent les mouvements de l'histoire de l'art, les concepts qui jalonnent l'aventure
de la création dans les domaines des arts plastiques, de l'architecture et du design au 20e siècle.
Elles sont élaborées en regard de la Collection du Musée et en résonance avec la programmation
du Centre Pompidou.
Après une première série de conférences, à l'occasion de l ' exposition Philip Guston, le public du
Collège pourra découvrir l ' Expressionnisme abstrait de New York et en contre-point, l ' Ecole de Paris
qui lui est contemporaine . Par la suite aussi bien seront abordés des mouvements tels que l'Abstraction,
l ' Expressionnisme abstrait, l 'Art cinétique, le Fonctionnalisme, le Pop art, la performance/happening,
que des artistes majeurs tels Giacometti, John Cage, Andy Warhol.
23 septembre
L'Ecole de Paris : Jean Fautrier, Wols, Hans Hartung, Olivier Debré . ..
par Philippe Dagen, profresseur d'histoire de l'art contemporain, Paris 1, Panthéon Sorbonne
7 octobre
L'Ecole de New York : Willem de Kooning, Jackson Pollock, Joan Mitchell, Philip Guston . ..
par Eric de Chassey, professeur d'histoire de l'art contemporain à l ' Université François Rabelais
de Tours
21 octobre
Art minimal/art conceptuel : Dan Ravin, Sol LeWitt, Robert Morris, Lawrence Weiner . ..
par Ghislain Mollet-Viéville, théoricien de l' art
11 novembre
Happening/performance : Fluxus, John Cage, Joseph Beuys, Robert Filliou . ..
par Arnaud Labelle-Rojoux, critique et historien d ' art
2 décembre
Art et spectacle : Andy Warhol, Mike Kelley, Claude Closky, Cindy Sherman . ..
par Bernard Blistène, directeur adjoint du Musée national d'art moderne
89
L'action éducative
• Face aux oeuvres
Visites commentées les jeudis à 19h et samedis à 15h
25F 13,81€1 ; tarif réduit et laissez-passer : 15 F 12,29E1 . Inscription : 01 44 78 14 07
Ces cycles permettent aux visiteurs de comprendre «Face aux oeuvres», dans les salles du Musée,
la singularité de la création du 20e siècle, ses mouvements, ses supports, ses filiations, ses rencontres
interdisciplinaires, ses ruptures, son renouvellement constant.
Un mouvement une période : une histoire de l'art devant les oeuvres
jeudi 14 septembre
Fauvisme, Expressionnismes, Cubisme
jeudi 21 septembre
Dada, Duchamp, Picabia
jeudi 28 septembre
Les maîtres de l'Abstraction : Kupka, Kandinsky, Mondrian, Malévitch
jeudi 5 octobre
Le Surréalisme
jeudi 12 octobre
Les Réalismes : la peinture figurative pendant l'entre deux-guerres 1925-1935
jeudi 19 octobre
Du tableau au geste : de la peinture des années 50 à un nouveau concept de l'art
Architecture moderne et contemporaine
samedi 9 septembre
Des années 20 aux années 50
Le mouvement moderne et le rapprochement de l ' architecture avec L' industrie
Mallet-Stevens, Le Corbusier, Prouvé, Nelson, Candilis, Smithson
samedi 16 septembre
Autour des années 50 aux années 70
Les architectures-utopies
Friedman, Kahn, Kurokawa, Archigram, Rottier, Superstudio, Isozaki
samedi 23 septembre
Les années 80 et 90
Les nouvelles tendances ouvrant aux problématiques actuelles de l'architecture
Nouvel, Shinohara, Koolhaas, Herzog et de Meuron, Rossi, Ando, Portzamparc, Siza, Ban, Borel,
Lacaton-Vassal, Ito, François et Lewis, Reiser, Umemoto.
Les grandes figures de l'art moderne
samedi 21 octobre
Georges Braque
samedi 28 octobre
Yves Klein
Le mouvement dans l'art du XXe siècle : le dynamisme, le rythme, la séquence
samedi 30 septembre
Peinture 1910-1970 : du futurisme à l ' art cinétique
samedi 7 octobre
Sculpture 1910-196 : de Duchamp-Villon à Tinguely
samedi 14 octobre
Vidéo : de Nam June Paik à Bill Viola
90
L'action éducative
• Un dimanche, une oeuvre
Conférences les dimanches à 11h30.
25 F, tarif réduit : 15 F, gratuit : Laissez-passer
En accordant une attention particulière aux plus récentes acquisitions du Musée, ces conférences
sont l'occasion d'explorer avec passion une oeuvre et d'en approfondir la connaissance avec un
conservateur, un historien, un critique d'art.
8 octobre
Pierre Huyghe, The Third Memory, 2000 (installation audiovisuelle)
par Eric Duyckaerts
15 octobre
La Donation Kartell, un environnement plastique (collection d'objets de design)
par Marie-Laure Jousset
22 octobre
Max Ernst, La femme Cent Têtes, 1929 (ensemble de collages)
par Werner Spies
29 octobre
Otto Dix, Erinerrung an die Spiegelsêle von Brüssel (Souvenir de la Galerie des Glaces), 1920 (peinture)
par Katia Baudin
5 novembre
Robert Mallet-Stevens, la Villa Cavrois, 1932, à travers le regard photographique de Véra Cardot
et Pierre Joly, 1986
par Richard Klein
26 novembre
Annette Messager, Les Pensionnaires, 1971-1972 (installation)
par Marie-Laure Bernadac
3 décembre
Joseph Albers, Study for Homage to the Square, 1968 (peinture)
par Didier Schulmann
• Des visites commentées
Pour les enseignants et les groupes scolaires des collèges et lycées : un accueil privilégié.
Dès 9h30, les classes des collèges et lycées, les groupes d'étudiants sont les bienvenus à tous les
étages du Centre . A la Bpi pour se former à la recherche documentaire sur tous supports, au Musée
et dans les expositions pour aller à la rencontre de l'art moderne et de la création contemporaine
(voir brochure secondaire).
Pour le public individuel,
des visites commentées des collections du Musée, le samedi à 11h30
des visites commentées des expositions, le samedi à 16h.
Et prochainement, chaque premier dimanche du mois, une conférence gratuite à 12h dans le Musée
national d ' art moderne .
91
L'action éducative
• Des promenades urbaines et architecturales
D'avril à juin 2001, pour tes beaux jours, le Centre Pompidou propose un cycle de balades-découvertes
en Ile-de-France.
Elles viennent compléter la présentation de l ' architecture dans les collections et les expositions . C ' est
en effet sur les lieux mêmes de l'édification des bâtiments, là où l'on peut appréhender concrètement
les transformations urbaines que l'on convie les visiteurs devenus à ces occasions des arpenteurs de
la métropole à la recherche de la création des paysages urbains en mutation.
Autour de t'oeuvre de Jean Nouvel (à l ' occasion de l ' exposition de novembre 2001 à fin janvier 2002).
Des réalisations manifestes tel l' Institut du Monde Arabe et des grands débats urbains (Paris Seine
rive gauche, Ite Seguin).
En fin de chantier : quelques bâtiments exemplaires (de nouvelles architectures scolaires et
universitaires pour de nouveaux enjeux pédagogiques : dans le quartier de La Moscova 18e - l'actualité
du logement social 20e arrondissement . . . - architectures de transports : tramway, Eole, Météor . . .)
Zoom sur Saint-Denis : des grands ensembles de Lurçat jusqu'à la rénovation du centre aux abords
de la basilique, du grand stade à la reconversion de la Plaine Saint-Denis.
Histoires de la transformation de Paris sur les Rôts qualifiés d'insalubres pendant l'entre deux
guerres : ex . l'Itôt n° 1 Le quartier Beaubourg !
Relecture des grands classiques des maîtres de la modernité : Le Corbusier, Perret, Mallet-Stevens . ..
• Ateliers danse / arts plastiques
«Entrez dans la danse, voyez comme l'art danse»
Des ateliers conduits par un chorégraphe autour d'une oeuvre choisie dans les collections du Musée
national d'art moderne . Rythme, espace, lumière, tension, équilibre . . . la danse et les arts plastiques
n'en finissent pas de se faire écho . Ces ateliers sont proposés en partenariat avec le Centre National
de la Danse et l ' Université de Paris VIII, département Danse, association Anacrouse.
Pour adultes tout public
les jeudis de 19h à 21h
5, 12 et 19 octobre 2000
chorégraphe Christophe Haleb
9, 16 et 23 novembre 2000
chorégraphe Cécile Proust
7, 14 et 21 décembre 2000
chorégraphe : Christian Trouillas
11, 18 et 25 janvier-2001
chorégraphe Annabelle Pulcini
Cycles de trois séances. tarif : 360 F ; tarif réduit et avec te Laissez-passer : 300F
Pour les danseurs professionnels
les jeudis de 18h à 21h
1, 8 et 15 mars 2001
chorégraphe Thierry Tieu Niang
22, 29 mars et 5 avril 2001
chorégraphe : Christian Trouillas
30 avril, 10 et 17 mai 2001
chorégraphe : Loïc Touzé
7, 14 et 21 juin 2001
chorégraphe : Nicolas Morelle
Cycles de trois séances. Inscriptions au CND auprès d'Anne Lucas : tél . 01 48 05 07 45
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L'action éducative
III- L'enfant et la création
un programme d'activités innovantes pour les classes et en famille
• Des expositions/ateliers
Après une exposition sur le design, les expositions «Enchantez nous» les coulisses d'une comédie
musicale et «Des souvenirs plein les poches» (voir chapitre 1 expositions) vont prendre place dans
la Galerie des enfants accompagnées d'ateliers et d'animations.
« Enchantez nous» les coulisses d'une comédie musicale
18 octobre 2000 - 26 février 2001
Une exposition-atelier autour du célèbre film de Jacques Demy «Les Demoiselles de Rochefort» tourné
en 1966, et du documentaire d ' Agnès Varda «Les demoiselles ont eu vingt cinq ans», mémoire d'un
tournage exceptionnel.
L'exposition met en relief les différent moments de la création d'une comédie musicale qui réunit
différents modes d ' expression : Le film de fiction, la musique, le chant et la danse.
Les ateliers conçus pour les enfants leur permettront de construire des petites scènes chantées
et dansées à partir des thèmes forts du film de Jacques Demy.
Des ateliers pour les 6-12 ans
• Pour les classes de ta maternelle au primaire : voir brochure primaire
• Pour les enfants individuels : les mercredis, samedis, vacances scolaires (zone C sauf jours fériés) à 14h
tarifs : 50F (7,62€) ; enfants adhérents : 40F (6,10€)
• adultes/enfants : Dimanche en famille : les dimanches 12 novembre et 10 décembre 2000, 14 janvier, 11 février 20014
de 11h15 à 12h30
tarif : 25F/personne (3,81 €), laissez-passer : 20F (3,05€)
«Des souvenirs plein les poches»
4 avril - 3 septembre 2001
Les thèmes de cette exposition : la mémoire, les archives, la collection, autour des installations
de deux artistes contemporains, Georges Legrady et Jean-Louis Boissier, qui utilisent des supports
numériques.
Les ateliers intègrent la découverte d'oeuvres de références dans le musée (Ben, Boltanski, Closky,
Spoeri etc .), La consultation de la base de données Navig'art regroupant l'ensemble de la collection
du Musée et la présentation de cédéroms d'artistes.
Ateliers :
• Pour les classes : voir brochures primaire et secondaire
• Pour tes enfants individuels : les mercredis et samedis de 14h à 16h
tarifs : 50 F (7,6€) ; enfants d'adhérents : 40 F (6,10 €)
• Adultes/ enfants : Dimanche en famille :un dimanche par mois de 11h15 à 12h30
tarif : 25 F/personne (3,81€), laissez-passer : 20 F (3,05 €)
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L'action éducative
• Les visites actives dans le Musée
Une approche ludique et sensorielle des oeuvres du Musée grâce à un nouveau matériel pédagogique
plein de surprises.
Deux parcours sont proposés :
Jaune, rouge, bleu
La boîte à surprises pour découvrir les trois couleurs primaires à travers les tableaux et les sculptures
du 20e siècle.
Pour comparer les bleus des toiles de Miré avec les arbres-éponges de Klein, pour entrer dans l'infini
des combinaisons du disque chromatique des tableaux de Sonia et Robert Delaunay, pour respirer les
parfums de «L'Atelier au mimosa» de Bonnard . ..
Une panoplie d'outils avec des lunettes monochromes, nuanciers de couleurs, boîtes à odeurs, arbres
à mots etc.
Matières à sensations
La boîte à surprises pour découvrir les différents matériaux de la sculpture moderne et contemporaine.
Comparer en touchant, palpant, soupesant, un bois rugueux, un bronze poli, un marbre lisse, une tôle
froissée . . . Un matériel tactile pour rentrer dans l'oeuvre de César et ses tôles compressées, de
Brancusi et ses Coqs en bronze, un tapis sonore pour écouter les sons évocateurs de l'univers des
artistes : la résonance du container de Raynaud, les tambours de toiles d'Oldenburg.
Une panoplie d'outils avec des arbres à mots, des échantillons de matériaux, des cartes à jouer.
(Conception : Atelier des enfants et les designers Rémi Dumas Primbault et Véronique Massenet /
objets tactiles : Bertrand Créac ' h / Dispositif sonore : Gérard Chiron / Microbjet)
• pour les classes : voir brochure primaire
• adultes/enfants : Dimanche en famille : un dimanche par mois de 11h15 à 12h30
lers rendez-vous les 24 septembre, 15 octobre, 19 novembre et 17 décembre 2000.
tarifs : 25F (3,81€) (entrée du Musée incluse) ; laissez-passer : 20F ( 3,05€)
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L'action éducative
• De l'Atelier au Musée
pour les 6 - 12 ans
Faire pour mieux voir
Un parcours en deux temps qui propose aux enfants de «faire pour mieux voir» . A l'atelier les enfants
jouent, manipulent des matériaux et organisent leurs propres compositions dans l'espace : ils explorent
ainsi la démarche d'un artiste, ses thèmes ses matériaux . Au Musée ou dans une exposition du
Centre, ils posent un regard averti et curieux sur l'oeuvre qu'ils découvrent et engagent le dialogue . ..
Au programme de la rentrée, en séance unique
L'harmonie des couleurs avec Henri Matisse
Jouer avec des papiers découpés, combiner formes et fonds pour créer une fresque
samedis 7, 14, 21 octobre 2000
Installation d'objets avec Tony Cragg
Classer des objets du quotidien selon leurs formes, leurs couleurs . . . les installer dans l'espace pour
porter sur eux un nouveau regard.
samedis 18, 25 novembre 2000
Lignes en mouvements avec Jean Dubuffet
Tracer des lignes à l ' infini, se laisser entraîner dans des labyrinthes de graphismes
samedis 2, 9, 16 décembre 2000
.
pour les classes : voir brochure primaire
. pour les enfants individuels : le samedi de 14h30 à 16h30
tarifs : 50 F / 40F pour les enfants d'adhérents
Cycles de 3 séances
Equilibres et mouvements avec Alexandre Calder
Dessiner dans l'espace avec du fil de fer et mettre en scène le spectacle d'un jour.
Cycle 1 : mercredis 11, 18 et 25 octobre 2000
Graphismes et écritures avec Simon Hantaï
Suivre son pinceau à la trace sur différents supports et faire surgir un répertoire de signes mystérieux.
Cycle 2 : mercredis 8, 15 et 22 novembre 2000
Objet fétiche avec Etienne-Martin
Accumuler objets personnels, photos-souvenirs, empreintes . . . et mettre en forme son monde secret.
Cycle 3 : mercredi 6, 13 et 20 décembre 2000.
tarif : 240F le cycle
. pour les classes : voir brochure primaire
. pour les enfants individuels : le mercredi de 14h30 à 16h30
Renseignements inscriptions :
Expositions-ateliers, visites actives, de l'atelier au musée :
sur place, à l'espace éducatif
ou par téléphone au 01 44 78 49 13, tous les jours de 13h à 17h, sauf mardi .
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chapitre 8
Mécénat et parrainage
1- Parrainage en faveur de ta programmation du Centre
II-Mécénat et parrainage en faveur de Éa rénovation du bâtiment
Tant en faveur de la rénovation du bâtiment que de la programmation, la réouverture du Centre
et toute l'année 2000 ont été marquées par la présence de très nombreux mécènes et parrains.
L'engagement des entreprises françaises et étrangères aux côtés du Centre réaffirme et illustre
le lien tissé depuis plusieurs années par l'institution avec le monde de l'entreprise, au niveau national
et international.
Depuis 1998, le Centre, pour sa recherche de financement et de concours privés, reçoit le soutien
actif de l'Association des Amis du Centre Pompidou.
I- Parrainage en faveur de la programmation du Centre
De nombreuses manifestations de l'année 2000 ont été et seront présentées grâce au soutien
de nos partenaires :
• L'ensemble de La programmation des Spectacles vivants avec le soutien du Printemps
• «Le Temps, vite» avec le soutien de Suez Lyonnaise des Eaux
• «Renzo Piano, un regard construit» avec le soutien de DaimterChrysler
• «Brassa'i» avec le soutien du Groupe CCF
• «Picasso sculpteur» avec le soutien de Monsieur François Pinault, président d'Artémis,
• «Les Bons Génies de la vie domestique» avec le soutien de Moulinex, Philips
et Trium by Mitsubishi Etectric Telecom
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Mécénatet parrainage
II- Mécénat et parrainage en faveur de la rénovation du bâtiment
La Maison Yves Saint Laurent, Pierre Bergé et Yves Saint Laurent ont apporté un soutien de
10 millions de francs au Musée national d'art moderne en faveur de la rénovation des salles d'exposition
permanente et de l'amélioration des conditions de présentation des collections modernes sises au
niveau 5 du Centre ;
Le Groupe Pernod Ricard a choisi de soutenir ta rénovation des terrasses du Centre, «repensées»
et réaménagées par Renzo Piano, grâce à ce parrainage de 1 million d'euro ;
Madame Mouna Ayoub apporte son soutien à l'Atelier des enfants;
Guzzini Illuminazione a réalisé, au titre du parrainage, la mise en lumière du nouveau Forum
du Centre, sous la direction de Renzo Piano ;
Samsung Electronics France a doté la Bibliothèque publique d'information d'écrans plats
pour l ' équipement des postes de consultation informatique ;
La Compagnie de Saint-Gobain et le Groupe Usinor ont apporté leur concours à la réalisation de
la nouvelle entrée du Centre et à la création d'un auvent de verre et de métal sur la façade principale
du bâtiment ;
La Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain a soutenu l'ensemble du programme de réaménagement
du bâtiment ;
Le groupe Sarp Industries a apporté son concours à la rénovation de l ' ensemble des espaces ;
Enfin, la Compagnie IBM a réalisé le nouveau site internet du Centre, en étroite collaboration
avec nos équipes techniques et éditoriales .
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chapitre 9
Le mode d'emploi
I - Informations pratiques
II-Tarifs
III-Le Laissez-passer
I- Informations pratiques
Centre national d'art et de culture Georges Pompidou
75191 Paris Cedex 04
entrée
Centre Pompidou:
place Georges-Pompidou, 75004 Paris
Ircam :
place Igor-Stravinsky, 75004 Paris
téléphone (standard)
01 44 78 12 33
internet
www.centrepompidou .fr
horaires d ' ouverture
Ouvert tous tes jours, sauf mardi et le 1er mai
Musée et expositions : de 11 h à 21h (fermeture des caisses à 20h)
Atelier Brancusi : de 13h à 19h
Bibliothèque publique d'information (Bpi) :
de 12h à 22h en semaine,
de 11h à 22h samedi et dimanche
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Le mode d'emploi
II- Tarifs
Musée national d'art moderne
(permettant l'accès à l'Atelier Brancusi et à la Galerie des enfants)
30F (4,57€), tarif réduit : 20 F (3,05€)
Gratuité :
pour les moins de 18 ans,
pour les demandeurs d'emploi,
pour tous le 1er dimanche de chaque mois.
Expositions
Selon l'exposition :
50F (7,62€), tarif réduit 40F (6,10€)
40 F (6,10€), tarif réduit 30F (4,57€)
30F (4,57 euros), tarif réduit 20F 13,05 euros)
Gratuité :
pour les moins de 13 ans,
pour les demandeurs d'emploi.
Tous les billets d'exposition sont valables le jour même pour le Musée national d'art moderne.
L' accès au point de vue panoramique du 6e étage est subordonné à la présentation d ' un titre d'accès
au Musée ou aux expositions.
Une nouveauté : le Forfait 1 jour
(disponible à partir du 11 octobre 2000)
60F (9,15€), tarif réduit 50F (7,62€)
Ce billet est valable le jour même pour toutes les expositions en cours
et pour le Musée national d'art moderne.
Spectacles et concerts
de 90F (13,70€), tarif réduit 60F (9,15€),
à 60F (9,15€), tarif réduit 40F (6,10€),
selon la nature de la manifestation.
Cinémas
27F (4,12€), tarif réduit 20F (3,05€)
Bpi : 20F (3,05€), tarif réduit 15F (2,29€)
(na : 20F (3,05€)
99
Lemode d'emploi
100
III- Le Laissez-passer
Carte personnalisée valable un an, (entrée réservée sur la Piazza)
Informations
téléphone : 01 44 78 14 63, du lundi au vendredi, de 9h à 18h
sur place, à l'espace Laissez-passer (Forum, niveau 0) de 13h à 19h, sauf mardi et dimanche
Principaux avantages du Laissez-passer
Entrée permanente, illimitée, sans attente aux caisses
au Musée national d'art moderne
aux Expositions du Centre Pompidou
Entrée libre
aux Revues parlées
aux Forums de société
aux conférences mensuelles du Collège du Centre
au cycle Un dimanche une oeuvre
Autres avantages
accès gratuit aux séances de cinéma (hors festivals), après retrait d'un billet exonéré aux caisses,
dans la mesure des places disponibles
carte de photocopies (valeur 40F) à la Bpi
tarif réduit Spectacles vivants, concerts, performances . ..
Tarifs*
formules proposées
• Laissez-passer individuel
250F
• Laissez-passer Duo
400F
• Laissez-passer moins de 26 ans ou étudiant
120F
• Laissez-passer enseignant, artiste
160F
• Laissez-passer senior, groupe
200 F
'renseignements supplémentaires dans le programme bimestriel du Centre Pompidou
Contacts
,0,
Direction de ta communication
Directeur
Jean-Pierre Biron
Directeur adjoint
Edith Bonnenfant
Service de presse
Responsable du service de presse
Carol Rio
tél : 01 44 78 42
Attachées de presse
Anne-Marie Pereira
tél : 01 44 78 40
Anne de Nesle
tél : 01 44 78 46
Nicole Karoubi
tél. : 01 44 78 44
Emilia Stocchi
tél : 01 44 78 42
16
crio@cnac-gp .fr
69
anne-marie .pereira@cnac-gp .fr
anne .denesle@cnac-gp .fr
nicole .karoubi@cnac-gp .fr
emilia .stocchi@cnac-gp .fr
50
88
00
fax :01 44 78 13 02
Editions du Centre Pompidou
Attachées de presse
Danièle Alers
tét : 01 44 78 41 27
Evelyne Poret
tél : 01 44 78 15 98
daniete .alers@cnac-gp .fr
evelyne .poret@cnac-gp .fr
fax :01 44 78 12 05
Bibliothèque Publique d'Information
Attachée de presse
Colette Timsit
tél : 01 44 78 45 41
timsit@bpi .fr
fax 01 44 78 12 15
Ircam
Attachées de presse
Opus 64
Valérie Samuel
et Valérie Weil
fax : 01 40 26 44 98
tél. : 01 40 26 77 94
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