CAHIER des CHARGES EXPLOITATION ÉNERGÉTIQUE

CAHIER des CHARGES EXPLOITATION ÉNERGÉTIQUE
EXPLOITER
UN BÂTIMENT
TERTIAIRE
CAHIER des CHARGES
EXPLOITATION ÉNERGÉTIQUE
DES INSTALLATIONS
DE CHAUFFAGE ET DE CLIMATISATION
Avertissement
Mode d’utilisation de ce document
La Région bruxelloise a souhaité fournir aux gestionnaires d'installations techniques et aux
sociétés de maintenance un cahier des charges de référence pour la maintenance
« énergétique » d’une installation de chauffage, ventilation et de climatisation d'un bâtiment
tertiaire.
Elle souhaite ainsi non seulement favoriser l'exploitation optimale d'une installation existante,
mais en plus susciter des améliorations de celle-ci en vue d'une meilleure performance
énergétique. Par un tel contrat de maintenance, un partenariat "responsable" peut s'engager
entre l'exploitant qui connaît l'installation et le gestionnaire qui finance les investissements,
en vue de réduire les nuisances environnementales.
Ces recommandations ne sont pas exhaustives et ne dispensent pas d'appliquer les normes
et prescriptions réglementaires en vigueur.
Dans un but de promotion des économies d'énergie, des copies d’extraits ou de l'intégralité
de ce texte sont souhaitées. Aucune activité commerciale relative à l’utilisation des
informations qu’ils contiennent n’est cependant autorisée.
Il appartient à chaque utilisateur de ce document de faire preuve de vigilance et de capacité
d’adaptation lorsqu’il sera appelé à rédiger les clauses définitives qui le lieront avec sa
société de maintenance. En aucun cas, la Région bruxelloise ou le concepteur du présent
document n’assumeront une quelconque responsabilité quant à une utilisation erronée ou
inappropriée des clauses reprises dans le présent document. La vérification finale reste du
ressort de l'utilisateur.
Initiative
IBGE - BIM
Institut Bruxellois
pour la Gestion de l'Environnement
Gulledelle, 100
1200 Bruxelles
Réalisation
Architecture et Climat – UCL
Place du Levant, 1
1348 Louvain La Neuve
Contact
Tel : 010 / 47.21.42
Fax : 010 / 47.21.50
Courriel : [email protected]
Site Internet : www-climat.arch.ucl.ac.be
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.2
Investir dans l'énergie aujourd'hui ?
1. Exploiter efficacement son installation, c'est rentable ! Le "surcoût" éventuel pour une gestion
efficace est généralement faible par rapport à la diminution des coûts d'exploitation du bâtiment.
2. Gérer efficacement un bâtiment d'un point de vue énergétique, c'est s'engager dans une
démarche citoyenne pour le respect de l'environnement et la réduction des émissions de gaz à
effet de serre.
3. La tendance structurelle du coût de l'énergie sur 20 ou 30 ans est à la hausse ! Dans le présent
document, la rentabilité des mesures a été calculée pour un coût du combustible de 0,3 €/litre fuel
ou 0,3 €/m³ gaz naturel, et pour un coût du kWh électrique de 0,11 € en Heures Pleines, 0,065 €
en Heures Creuses et 0,087 € en fonctionnement continu. Le lecteur pourra apprécier, suite à la
hausse du prix des énergies, l'intérêt croissant de ces recommandations.
4. Sous l'impulsion de l'Union Européenne, tous les bâtiments seront soumis dans les prochaines
années à des contraintes réglementaires de performances énergétiques En cas de
conception nouvelle ou de rénovation lourde d'un bâtiment, il sera plus facile et moins coûteux
d'équiper le bâtiment dès le départ d'outils d'exploitation efficaces.
Autres outils disponibles
A signaler l'existence de deux outils complémentaires :
e
+
Le CD-Rom nergie : "conception et rénovation énergétique des bâtiments tertiaires". Il s'agit
d'un outil d'information pour la mise en œuvre pratique des recommandations et pour
l’évaluation de la rentabilité des améliorations dans des situations particulières. Disponible en
ligne ou commande gratuite sur http://energie.wallonie.be.
Les Cahiers des Charges "Conception Energétique" : il s'agit d'un ensemble de
prescriptions pour la conception d'installations performantes (chauffage, eau chaude sanitaire,
climatisation, éclairage).
Ils sont repris dans le CD-Rom
energie+.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.3
Une Exploitation Energétique ? En bref…
C'est un partenariat entre Client et Exploitant qui agissent au mieux pour :
1
Limiter les besoins
1.1
-
par des consignes de température et d’humidité adaptées. Exemple :
o température ambiante en période de chauffe :
conseillé : maximum 21°C - exigé : maximum 22°C
o température ambiante en période de refroidissement :
conseillé : minimum 25°C - exigé : minimum 24°C
o humidité relative : humidification max. 40% en hiver et déshumidification. min.
60% en été
1.2
-
en limitant les temps de traitement de l’ambiance
o
en contrôlant régulièrement la programmation des équipements en fonction de
l’occupation effective (chauffage, ventilation, éclairage, …)
o
en arrêtant la pulsion d'air neuf hygiénique en période de relance du matin
o
en vérifiant qu'un maximum d'équipement est arrêté la nuit et le WE.
1.3
-
en limitant les apports d’air neuf aux besoins hygiéniques
o débit d’air neuf : maximum 36 m³/h par occupant
1.4
-
en limitant les apports de chaleur en période de refroidissement
2
o
par la bonne gestion des protections solaires
o
par la diminution de l'éclairage
Ne pas détruire d’énergie
2.1
-
en chauffant de l’air hygiénique et en refroidissant l’ambiance localement
2.2
-
en chauffant et refroidissant le même air avant sa diffusion dans l'ambiance
2.3
-
en chauffant et refroidissant en même temps l’ambiance
3
3.1
3.2
3.3
4
4.1
Augmenter le rendement des équipements
-
-
-
de production de chaleur et de froid
o
entretien et réglage optimal de la chaudière et de la machine frigorifique
o
étude des possibilités de by-passer la machine frigo en hiver et en mi-saison
de distribution d’eau et d’air
o
adaptation des températures d'eau chaude et d'eau froide en fonction des
besoins des locaux
o
isolation des conduits
o
équilibrage des réseaux de distribution
d’émission de chaleur et de froid
o
vérification du bon fonctionnement des vannes thermostatiques
o
information des occupants sur leur usage correct
Valoriser les sources d’énergie gratuites
-
en refroidissant naturellement les locaux
o
4.2
-
notamment par une organisation de "free-cooling" de nuit, si c'est possible
en récupérant l’énergie perdue
o
notamment sur l'air extrait des locaux
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.4
Une exploitation énergétique "encouragée par
l'IBGE"
Favoriser une exploitation énergétique
L'IBGE (Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement) a décidé de soutenir une démarche
volontaire de maintenance énergétique des installations de chauffage et de climatisation.
En pratique :
Elle est à l'initiative et soutient le contenu du présent Cahier des Charges de maintenance
énergétique.
Elle souhaite le diffuser largement aux Maîtres d'Ouvrage et aux Gestionnaires d'installation
pour qu'ils l'utilisent dans leur relation contractuelle avec leur société de maintenance, tout en le
complétant par un cahier spécial des charges éventuel. Si la maintenance est réalisée en
interne, elle propose d'appliquer ces mêmes recommandations à l'équipe de maintenance de
l'institution ou de l'entreprise.
Elle encourage les sociétés de maintenance à proposer un tel service auprès de leurs clients.
Un supplément de prix est possible et devra être répercuté vers le client, mais celui-ci
bénéficiera du résultat des économies d'exploitation.
Favoriser un partenariat.
Il apparait anormal que seule la société de maintenance applique des prescriptions du CSC
maintenance URE alors que l’utilisateur n’adopte pas des comportements ou exigences qui ne
vont dans le même sens.
Pratiquer l’URE cela se réalise à deux et ensemble .
Un tel contrat Maintenance URE n’est viable que dans un esprit de partenariat ,càd avec une
implication mutuelle de l’utilisateur du bâtiment et le « maintenancier ».
• l’utilisateur est prêt à s’ engager à un respect de consignes de température, d'humidité et
d'apport d'air neuf sans gaspillage,
• l'équipe de maintenance est prête à exploiter au mieux, avec les équipements existants et
vous informe des améliorations possibles (matériel de régulation, etc.).
Si un éventuel surcoût est demandé pour la mise en oeuvre de cette maintenance, il sera mis
en regard avec les économies d'énergie qui en résulteront.
Elargir le rôle de l'équipe de maintenance
L'équipe de maintenance, interne ou externe à l'entreprise, voit sa responsabilité accrue dans la
bonne gestion des ressources. Elle s'engage :
à mettre en oeuvre les prescriptions dites "Exigées" (mesures dont le temps de retour simple
est réputé inférieur à 5 ans),
à étudier l'intérêt d'appliquer les mesures dites "Conseillées" (dont la rentabilité est différente
d'une installation à l'autre et demande une évaluation particulière),
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.5
à établir périodiquement un "check-up énergétique" de l'installation, service qui n'existe pas
toujours dans les contrats de maintenance traditionnels.
Lorsque des investissements sont nécessaires pour atteindre cette performance, l'équipe de
maintenance signale par écrit les améliorations possibles de l'installation et tente de motiver ainsi le
décideur par une évaluation de la rentabilité de la rénovation.
Dans le cas d'une société de maintenance externe à l'entreprise, elle peut jouer le rôle de tiersinvestisseur et réaliser les améliorations rentables en moins de 5 ans. Le contrat de maintenance sera
alors de plus longue durée afin de pouvoir garantir le remboursement des investissements par les
économies d'énergie réalisées.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.6
TABLE DES MATIERES
PARTIE 1 : ORGANISATION DE L’EXPLOITATION ................................................................................. 9
1.
ACTEURS ............................................................................................................................................... 9
2.
PRESTATIONS DU CLIENT ............................................................................................................... 9
2.1.
2.2.
2.3.
3.
MISE A DISPOSITION D'UN « OUTIL » PERFORMANT .............................................................................. 9
DEFINITION DES OBJECTIFS ................................................................................................................... 9
INFORMATION ..................................................................................................................................... 10
PRESTATIONS DE L’EXPLOITANT .............................................................................................. 10
3.1.
3.2.
3.3.
3.4.
3.5.
3.6.
4.
EXPLOITATION ENERGETIQUE ............................................................................................................. 10
3.1.1. Mise en place d'un « Outil » performant .................................................................................. 10
3.1.2. Optimalisation de la conduite des équipements ....................................................................... 10
3.1.3. Respect de la réglementation.................................................................................................... 11
EQUIPEMENT....................................................................................................................................... 11
FORMATION DU PERSONNEL D’EXPLOITATION .................................................................................... 11
MANUEL D'EXPLOITATION .................................................................................................................. 12
JOURNAL DE BORD ............................................................................................................................. 12
INFORMATIONS ET CONSEILS .............................................................................................................. 13
3.6.1. Evaluation des améliorations ................................................................................................... 13
3.6.2. Défectuosité .............................................................................................................................. 13
3.6.3. Non-conformité des installations.............................................................................................. 13
3.6.4. Conseils .................................................................................................................................... 13
CONTROLE ......................................................................................................................................... 14
4.1.
4.2.
4.3.
5.
RELEVES ............................................................................................................................................. 14
SUIVI PAR LE CLIENT .......................................................................................................................... 14
REUNIONS ........................................................................................................................................... 14
TYPES DE CONTRAT D’EXPLOITATION AVEC UNE SOCIETE EXTERNE ....................... 15
5.1.
5.2.
5.3.
5.4.
6.
SIMPLE CONTRAT DE MAINTENANCE ENERGETIQUE ............................................................................ 15
CONTRAT AVEC INCITANTS AUX ECONOMIES D’ENERGIE .................................................................... 15
CONTRAT AVEC INVESTISSEMENT PAR L'EXPLOITANT ........................................................................ 15
CONTRAT AVEC GARANTIE TOTALE .................................................................................................... 15
COMPTABILITE ENERGETIQUE .................................................................................................. 16
PARTIE 2 : CLAUSES TECHNIQUES ........................................................................................................... 17
MODE D’EMPLOI............................................................................................................................................. 17
LES SYSTEMES................................................................................................................................................. 20
1.
REGLES COMMUNES AUX DIFFERENTS SYSTEMES ............................................................. 20
1.1.
1.2.
1.3.
1.4.
2.
APPORT D'AIR NEUF HYGIENIQUE............................................................................................. 28
2.1.
2.2.
2.3.
2.4.
3.
ENTRETIEN ......................................................................................................................................... 20
CONDUITE........................................................................................................................................... 20
CONTROLE .......................................................................................................................................... 24
AMELIORATION .................................................................................................................................. 25
ENTRETIEN ......................................................................................................................................... 28
CONDUITE........................................................................................................................................... 28
CONTROLE .......................................................................................................................................... 29
AMELIORATION .................................................................................................................................. 30
CHAUFFAGE ET REFROIDISSEMENT PAR AIR ....................................................................... 33
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
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3.1.
3.2.
3.3.
3.4.
4.
ENTRETIEN ......................................................................................................................................... 33
CONDUITE........................................................................................................................................... 33
CONTROLE .......................................................................................................................................... 34
AMELIORATION .................................................................................................................................. 35
CHAUFFAGE ET REFROIDISSEMENT PAR EAU ...................................................................... 38
4.1.
4.2.
4.3.
4.4.
ENTRETIEN ......................................................................................................................................... 38
CONDUITE........................................................................................................................................... 39
CONTROLE .......................................................................................................................................... 41
AMELIORATION .................................................................................................................................. 42
LES COMPOSANTS COMMUNS.................................................................................................................... 44
5.
PRODUCTION DE CHALEUR.......................................................................................................... 44
5.1.
5.2.
5.3.
5.4.
6.
ENTRETIEN ......................................................................................................................................... 44
CONDUITE........................................................................................................................................... 45
CONTROLE .......................................................................................................................................... 47
AMELIORATION .................................................................................................................................. 47
PRODUCTION D'EAU FROIDE (OU "EAU GLACEE") .............................................................. 50
6.1.
6.2.
6.3.
6.4.
7.
ENTRETIEN ......................................................................................................................................... 50
CONDUITE........................................................................................................................................... 51
CONTROLE .......................................................................................................................................... 53
AMELIORATION .................................................................................................................................. 56
DISTRIBUTION D’EAU ..................................................................................................................... 59
7.1.
7.2.
7.3.
7.4.
8.
ENTRETIEN ......................................................................................................................................... 59
CONDUITE........................................................................................................................................... 60
CONTROLE .......................................................................................................................................... 61
AMELIORATION .................................................................................................................................. 61
TRAITEMENT DE L’AIR .................................................................................................................. 64
8.1.
8.2.
8.3.
8.4.
9.
ENTRETIEN ......................................................................................................................................... 64
CONDUITE........................................................................................................................................... 65
CONTROLE .......................................................................................................................................... 68
AMELIORATION .................................................................................................................................. 68
DISTRIBUTION D’AIR ...................................................................................................................... 70
9.1.
9.2.
9.3.
9.4.
ENTRETIEN ......................................................................................................................................... 70
CONDUITE........................................................................................................................................... 70
CONTROLE .......................................................................................................................................... 71
AMELIORATION .................................................................................................................................. 71
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.8
PARTIE 1 : ORGANISATION DE L’EXPLOITATION
Cette partie synthétise la philosophie de la maintenance énergétique et le rôle des différents acteurs.
Tous les aspects techniques sont développés en partie 2.
1. Acteurs
L'exploitation d'une installation inclut les missions d'entretien, de conduite, de dépannage, de contrôle
et d'amélioration. Elle dépasse donc le simple entretien annuel de la chaufferie !
Une exploitation énergétiquement efficace assure le confort des occupants et la sécurité des biens et
personnes, avec une consommation énergétique minimale.
On distingue :
Le Client :
le Client est le Gestionnaire, il a la responsabilité de la gestion du bâtiment et des
installations techniques, et en paye les factures énergétiques. C'est le donneur d'ordre.
Il peut être propriétaire ou locataire.
L'Exploitant : l’Exploitant a en charge l'entretien et la conduite des installations techniques du
bâtiment. L’Exploitant peut être un employé du Client (exploitation assurée en interne)
ou une société d’exploitation indépendante du Client. L’Exploitant peut faire appel à une
société sous-traitante pour l’entretien de certains équipements particuliers de
l’installation (exemples, les machines frigorifiques).
Ensemble, ils assurent les missions de contrôle et d'amélioration des installations.
2. Prestations du Client
2.1. Mise à disposition d'un « Outil » performant
Pour permettre à l'Exploitant d'accomplir valablement son travail, le Client doit équiper son installation
des outils permettant au minimum d'appliquer les actions d'entretien, de conduite et de contrôle
reprises sous la mention "exigé" dans la partie technique du présent cahier des charges.
A défaut, il sera invité par l'Exploitant à investir dans les outils manquants (voir 3.1.1). Sachant que le
temps de retour de ces investissements est de l'ordre de 5 ans maximum, il serait étonnant qu'il n'en
profite pas, quitte à choisir un contrat avec tiers-investisseur (voir 5.3).
2.2. Engagement "énergétique" du Client
C'est un véritable partenariat qui est visé entre Client et Exploitant en vue de réduire les
consommations.
Le Client doit pouvoir s'engager à limiter ses propres besoins et à respecter les exigences minimales
en terme de :
- confort hygrothermique (température et humidité relative),
- débit d'air neuf,
- qualité de l’air,
- performance des équipements (rendements),
imposées dans le Cahier des Charges technique (par exemple au paragraphe 1.2.1.).
Une certaine marge de manœuvre étant conservée, le Client définira clairement les résultats que
devra obtenir l’Exploitant dans la plage autorisée. Ces exigences ne pourront être dérogées par le
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.9
Client que pour des raisons particulières motivées lors de la prise en charge de l’exploitation (par
exemple au départ d’une mesure contradictoire avec l'Exploitant sur le matériel existant).
Le Client s'engage également
-
à communiquer régulièrement à l'Exploitant l'évolution des périodes d'occupation du bâtiment;
-
à sensibiliser les occupants à l'intérêt d'une gestion efficace de l'énergie (gestion des
protections solaires, gestion de l'éclairage, …) et à la création d'une relation de partenariat
avec l'Exploitant dans ce but;
-
à désigner une personne reconnue aux yeux des occupants comme personne de contact
avec l'Exploitant. Chargée de recevoir les appels et les plaintes, cette personne tentera de
gérer les oppositions internes afin que l'Exploitant ne soit pas coincé entre les exigences
énergétiques du contrat et une attente de confort accru des occupants.
2.3. Information
Le Client s’engage à fournir à l’Exploitant toute la documentation dont il dispose pour l’établissement
du Manuel d'Exploitation (voir 3.4).
Il permettra l’accès de l’Exploitant dans les différents locaux du bâtiment, locaux techniques et locaux
occupés, de manière à lui permettre d'évaluer l’ambiance obtenue dans le bâtiment et à optimaliser le
fonctionnement des installations (y compris par la sensibilisation des occupants).
Le Client autorise l’Exploitant à installer tout équipement de mesure et de contrôle nécessaire à la
conduite optimale des installations.
Le Client communiquera régulièrement à l'Exploitant copie des factures d'électricité et de combustible.
3. Prestations de l’Exploitant
3.1. Exploitation énergétique
3.1.1. Mise en place d'un « Outil » performant
L’Exploitant veillera à maintenir et, le cas échéant, à améliorer les performances énergétiques des
installations dont il a la charge.
Pour ce faire, si l’installation n'est pas équipée des outils permettant au minimum d'appliquer les
actions d'entretien, de conduite et de contrôle reprises sous la mention "Exigé" dans la partie
technique du présent cahier des charges, il devra en avertir le Client par écrit, en mettant en évidence
l'intérêt de l'investissement.
Cette information sera intégrée au rapport annuel (voir 3.6.1) et réitérée tant que l'investissement n'est
pas réalisé.
L'Exploitant peut également investir lui-même dans ces équipements, en fonction du type de
convention qui le lie au Client (voir 5.).
3.1.2. Optimalisation de la conduite des équipements
L’Exploitant effectuera les réglages et déterminera les points de consigne permettant d’optimaliser les
performances énergétiques des systèmes, tout en :
- s’adaptant aux exigences de confort du Client dans les limites précisées au point 2.2 cidessus,
- ne mettant pas en péril la durée de vie des équipements,
- assurant la sécurité des biens et des personnes.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.10
Si l'Exploitant constate qu'un de ces objectifs est contradictoire avec les exigences du présent Cahier
des Charges technique, il y dérogera et en informera l'IBGE afin de permettre une adaptation future
éventuelle du présent Cahier des Charges technique.
Seul l’Exploitant désigné est habilité à effectuer une modification de réglage ou une manipulation des
appareils de régulation (y compris des vannes).
Le réglage des paramètres de régulation permettant d’atteindre les conditions de consigne (exemple :
les courbes de chauffe) doit être pris en charge par une personne à même de contrôler le résultat de
chaque réglage et donc d’affiner ceux-ci. Il est exclu que le réglage soit assuré par une société
extérieure ne fréquentant le bâtiment que pour l’installation ou l’entretien des équipements.
3.1.3. Respect de la réglementation
L’Exploitant s’engage à mettre en œuvre tous les entretiens et contrôles légaux propres au présent
Cahier des Charges, de même qu’à respecter toutes les performances énergétiques qui seraient
imposées par la législation en vigueur.
3.2. Equipement
L’Exploitant disposera de tout l’équipement de mesure nécessaire au suivi et à la conduite des
installations. Ces équipements peuvent être portables ou installés de façon fixe. Parmi les
équipements nécessaires, on retrouve :
Appareil requis
Thermomètres fixes et thermomètre portable
digital (ex: appareil à infra-rouge)
Thermomètre portable digital avec sonde de
contact
Hygromètre ou thermomètre à bulbe humide
Compteur horaire
Compteur incrémenteur
Manomètre
Anémomètre
Ampèremètre
THmètre ou conductivimètre
colorimétrique (taux de chlorures)
Compteur d’eau
ou
testeur
Enregistreur de température ambiante, de
température de contact, et d’humidité relative
Exemples de Grandeurs mesurées
Température de l’eau dans les circuits (au départ
et au retour), de l’air distribué et repris.
Température ambiante.
Température de l’eau des circuits.
Température des conduites frigorigènes.
Humidité relative ambiante
Durée de fonctionnement des équipements
(vérifier la logique de fonctionnement).
Nombre d’enclenchements des équipements.
Pression des pompes et ventilateurs (calcul du
débit).
Résistance des filtres.
Débit d’air pulsé.
Courant absorbé par les machines.
Concentration en minéraux de l’eau des tours de
refroidissement et des humidificateurs.
Consommation
en
eau
des
tours
de
refroidissement et des humidificateurs.
Appoint d’eau aux circuits fermés
Contrôle du fonctionnement correct de la
régulation.
3.3. Formation du personnel d’exploitation
L’Exploitant s’engage à ce que le personnel assurant l'entretien et la conduite, soit en permanence
qualifié et parfaitement au courant de la disposition, du fonctionnement et du mode de conduite des
installations.
En particulier, conformément à la norme NBN EN 378-4, l’Exploitant s’assurera de la formation de son
personnel quant au fonctionnement et à l’entretien du système de réfrigération dont il a la charge,
ainsi qu’en ce qui concerne les mesures de sécurité à observer, les propriétés et la manipulation du
fluide frigorigène utilisé (suivi des fluides et opérations faites sur la machine frigorifique dans le
Registre de Contrôle).
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.11
Lors d'un appel à candidature pour une fonction d'Exploitant,
-
-
-
Le soumissionnaire indiquera la nature et l’importance des moyens techniques mis en œuvre
pour obtenir les performances demandées par le présent cahier des charges (moyens
informatiques, de communication, de transport, stock, d’outillage, d’aides spécifiques
supplémentaires, etc )
Il joindra copie des éventuelles certifications ISO ou autres dont dispose son entreprise dans
le domaine concerné ici.
Il indiquera la qualité et l’importance des ressources humaines que l’éventuel adjudicataire
compte affecter à l’exécution du présent marché. Il précisera notamment la qualification des
personnes affectées aux sites.
Il indiquera des références de travaux exécutés.
3.4. Manuel d'Exploitation
L’Exploitant constituera et tiendra à jour un Manuel d'Exploitation qui comprendra :
-
-
la liste du matériel dont il a la charge. Les caractéristiques techniques de chaque équipement
seront décrites. Par exemple : type, modèle, puissance, année de fabrication, débit, pression,
vitesse, …
les plans et schémas techniques « as built » des installations,
le descriptif du mode de régulation des installations (schémas de principe tels que construits),
le mode d’emploi des équipements, établi dans un langage intelligible,
les points de consigne, réglages et horaires à respecter pour optimaliser les performances
énergétiques des systèmes,
la description des alarmes et de leur acquittement,
les procédures, horaires et fréquence, d’entretien (notice d’entretien) de chaque équipement.
En particulier, le Manuel d'Exploitation comprendra un manuel d’instruction pour l’entretien des
systèmes de réfrigération, conforme à la norme NBN EN 378.
Le Manuel d'Exploitation sera maintenu sur le site ou dans un lieu central accessible. Une copie
complète sera mise à disposition du Client.
Une copie du mode d’emploi et du paramétrage de base des régulateurs se trouvera dans un endroit
protégé à proximité des équipements.
En outre, toute modification des installations fera l’objet d’une mise à jour du Manuel d'Exploitation.
Remarque : ces exigences doivent être comprises avec du "bon sens". Ainsi, le relevé des "plans et
schémas techniques « as built » des installations" ne doit pas générer un repérage détaillé de tous les
tuyaux dans tout le bâtiment. Mais bien l'établissement des schémas de principe de l'installation
permettant une bonne compréhension de celle-ci et donc une bonne conduite. Ainsi qu'une bonne
transmission de l'information vers le nouveau technicien quand l'ancien qui "connaît l'installation par
cœur"… sera subitement absent pour 6 mois...
3.5. Journal de Bord
L’Exploitant élaborera un Journal de Bord, manuel ou informatique, qui sera tenu à disposition du
Client et de tout contrôleur mandaté par ce dernier.
Ce Journal de Bord mentionnera :
- les dates et les résultats des contrôles périodiques (y compris ceux effectués par les
organismes agréés) et des différentes opérations d’entretien et de nettoyage
- les plaintes des occupants et la solution apportée
- toute modification du paramétrage de l’installation, ainsi que les causes de la modification et
le résultat obtenu
- toutes les améliorations des équipements et de l’enveloppe du bâtiment qui ont été réalisées.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.12
-
le relevé périodique des compteurs et capteurs prévu dans le cahier des charges énergétique
les rapports d’essai et de réglage périodique des équipements prévus dans le cahier des
charges énergétique
En outre, toute mise en dérogation (passage en mode « manuel ») de plus de 24 h d’un équipement
de régulation devra être directement signalée au Client. L’Exploitant présentera au Client la solution
qu’il compte mettre en œuvre pour permettre un retour au mode « automatique ».
Une version informatique de ce manuel constitue un reporting automatique avec l'utilisation de mots
toujours identiques, permettant, par exemple, d'extraire toutes les manipulations sur un même GP.
Avec d'éviter toute modification ultérieure des informations, le fichier sera envoyé au Client tous les
mois.
3.6. Informations et conseils
3.6.1. Evaluation des améliorations
L’Exploitant se devra de fournir au Client, toute information quant à la qualité de l’installation gérée.
En particulier, dans un rapport annuel, l’Exploitant :
-
-
signalera tout gaspillage inhérent aux caractéristiques de l’installation c’est-à-dire, toute
performance jugée insuffisante ou toute dérive des performances.
dressera la liste de toutes les mesures d'amélioration reprises sous la mention "Exigé" dans le
cahier des charges technique qui sont d'application dans l'installation gérée (mesures dont le
temps de retour simple est réputé inférieur à 5 ans),
rédigera une synthèse des améliorations énergétiques à réaliser, compréhensible par un
décideur non technicien.
De plus, à la fin de la première année d’exploitation et puis tous les 5 ans, il étudiera en détail
(analyse coût/bénéfice) au minimum une mesure reprise sous la mention "Conseillé" dont l'application,
dans le cas particulier de l'installation gérée, paraît pertinente en vue d’économiser l’énergie.
3.6.2. Prime à l'audit
Si l'Exploitant le souhaite, tout particulièrement lors du démarrage du contrat d'exploitation, il pourra
faire bénéficier son client de la prime accordée pour l'audit énergétique des installations par la Région
Bruxelloise. Son analyse devra être conforme au cahier des charges correspondant.
S'il ne peut réaliser cet audit par des ressources internes, il peut demander l'aide d'un bureau d'études
spécialisé.
3.6.3. Défectuosité
Tout équipement défectueux et indispensable à la conduite optimale des installations sera signalé au
Client, réparé ou remplacé dans les plus brefs délais, après diagnostic des causes de la défaillance.
Dans le cas d’une société d’exploitation extérieure à l’établissement, les modalités de prise en charge
des réparations et remplacements (choix du mode d’intervention, des moyens à mettre en œuvre,
planning d’exécution et rémunération) seront précisées dans le cahier spécial des charges et feront
l’objet d’un accord avec le Client (voir 5.).
3.6.4. Non-conformité des installations
L’Exploitant signalera par écrit au Client :
- toute non conformité de l’installation vis-à-vis des règlements et normes en vigueur,
- tout risque d’incident mettant en péril la sécurité des biens et des personnes.
En cas d’impossibilité technique de respecter les exigences légales relatives aux systèmes en place,
l’Exploitant devra en informer immédiatement le Client, justifier le dysfonctionnement et proposer une
solution d’amélioration.
3.6.5. Conseils
La société d’exploitation se tiendra à disposition du Client pour toute consultation en matière de :
- diminution des nuisances des installations sur l’environnement,
- conservation du matériel,
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.13
-
choix de nouveaux équipements, afin que l’Exploitation entre dans les critères de choix du
Client,
choix de l’approvisionnement en énergie.
4. Contrôle
4.1. Relevés
L'Exploitant recueillera les informations permettant de contrôler la qualité de l’exploitation : évolution
des consommations, qualité de l'ambiance intérieure, rendements mesurés, …
Sauf mention contraire, ces informations seront consignées dans le Journal de Bord, manuel ou
informatique, de l’Exploitant (voir 3.5) et un compte-rendu de celui-ci sera remis au Client.
4.2. Suivi par le Client
Le Client doit assurer le contrôle des prestations de l’Exploitant. Le cas échéant, il pourra mandater
une société de contrôle extérieure pour assurer cette tâche. L’Exploitant s’engagera à collaborer
pleinement avec cette société, notamment en :
-
participant aux visites,
donnant accès à tous les équipements et locaux techniques,
et en fournissant tous les renseignements nécessaires au contrôleur (explications,
justifications et détails).
Le Client peut effectuer ces contrôles de qualité pour n’importe quel équipement, opération ou
personnel, au moment où il le juge opportun.
Le contrôle devra se faire :
- sur les résultats obtenus (températures atteintes, consommations, …),
- sur les prestations effectuées (périodicité des entretiens, des remplacements, …),
- sur l’optimalisation de la conduite.
Dans le cas d’une externalisation de l’Exploitation, les modalités de contrôle seront reprises dans le
cahier spécial des charges (par exemple, reporting automatique, …), ainsi que les modalités de calcul
des indemnités de défaut.
4.3. Réunions
A intervalles réguliers convenus dans le Cahier spécial des charges, l’Exploitant et le Client se
réuniront de manière à assurer un suivi :
- des performances de l’installation,
- des interventions réalisées (entretien, dépannage, …) et à réaliser,
- des améliorations apportées et à apporter.
Le compte-rendu de ces réunions sera consigné dans le Journal de Bord.
En particulier, lors de ces réunions, l’Exploitant fournira les renseignements suivants :
- les programmes de fonctionnement des installations,
- les points de réglage des installations,
- les résultats des mesures et contrôles,
- les programmes d’entretien, leur suivi et leurs adaptations nécessaires,
- les problèmes de fonctionnement et leur raison,
- les dépannages réalisés,
- les analyses d’énergie et d’eau,
- les propositions nécessaires de diminution de ces consommations.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.14
La fréquence des réunions peut être basée sur la puissance des équipements (voir fréquence
"périodique" définie dans le Mode d'emploi de la Partie 2 : clauses techniques) ou être basée sur la
surface du bâtiment :
- S < 2.500 m²
: réunion 1 x / an
- 2.500 < S < 5.000 m² : réunion 2 x / an
- 5.000 < S < 10.000 m² : réunion 3 x / an
- S ≥ 10.000 m²
: réunion chaque mois
5. Une philosophie qui s'adapte à tout type de contrat
d’exploitation
5.1. Simple contrat de maintenance énergétique
Une installation peut être incomplète (manque d'un programmateur, d'un équipement de récupération
de chaleur, …) et pourtant faire l'objet d'une maintenance énergétique selon le présent Cahier des
Charges. L'Exploitant étant tenu de signaler toutes les améliorations dont le temps de retour est
inférieur à 5 ans (améliorations reprises sous la rubrique "Exigé"), on peut tabler sur le bon sens du
Client pour investir.
5.2. Contrat avec intérêt aux économies d’énergie
Le Client peut encourager une exploitation énergétiquement efficace et la mise en œuvre
d’améliorations énergétiques par l’Exploitant au moyen d’un contrat d’exploitation incluant des clauses
d’intéressement, par exemple avec partage des bénéfices en cas de diminution des consommations.
L'IBGE encourage vivement la signature d'un tel contrat puisqu'il rend chaque partenaire intéressé à
diminuer les consommations.
Dans ce cas, l’Exploitant, en accord avec le Client, établira la consommation de référence du contrat
et la loi régissant le calcul des économies d’énergie (tenant compte du climat, d'hiver comme d'été, de
l'occupation des locaux, de l'activité du Client, …). Même si cette estimation est difficile, il est
préférable d'en discuter avant qu'après.
5.3. Contrat avec investissement par l'Exploitant
L'Exploitant peut proposer de réaliser lui-même les investissements économiseurs d’énergie sous la
forme d’une formule « tiers-investisseur ». L’investissement est alors remboursé par le Client au
prorata des économies d’énergie engendrées. Généralement, ce contrat est alors de longue durée (10
ans par exemple) afin de pouvoir garantir le remboursement par les économies d'énergie des
investissements réalisés.
5.4. Contrat avec garantie totale
Dans le cadre d’un contrat en garantie totale, lorsque l’Exploitant est amené à remplacer un matériel
"important", le Client devra être consulté, afin de lui permettre d’examiner l’intérêt, compte tenu
notamment de l’évolution de la technique, d’un matériel mieux adapté (par sa puissance, ses
performances ou son principe) à la poursuite de l’exploitation, non seulement jusqu’à la fin du contrat,
mais également au-delà de son expiration.
Une liste intégrée dans le contrat précisera à minima tous les équipements jugés "importants". Dans
cette hypothèse, le nouveau matériel pouvant être plus onéreux que celui à remplacer à l'identique ou
très similaire, une convention entre parties fixera éventuellement les modalités contractuelles de cette
opération.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.15
6. Comptabilité énergétique
L’Exploitant établira le suivi des consommations de combustible et d'électricité. Les consommations
de combustible seront normalisées en fonction des conditions climatiques de la période concernée.
Le suivi sera annuel. A la demande du Client, et notamment en vue d'interpréter une consommation
anormale, le suivi peut être mensuel.
Pour ce faire, l'Exploitant recevra copie des factures du Client. S'il ne dispose que des degrés-jours
mensuels, le relevé des compteurs de combustible aura lieu le premier jour ouvrable du mois. Si
nécessaire, l’Exploitant proposera au Client de compléter le système de comptage de manière à
optimaliser le contrôle des consommations et la conduite des installations.
Les résultats de cette comptabilité seront présentés au Client sous forme de graphiques montrant
l’évolution des consommations dans le temps et en fonction du climat.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.16
PARTIE 2 : CLAUSES TECHNIQUES
MODE D’EMPLOI
Les 4 postes de l’exploitation
L’exploitation peut se décliner en 4 modes d’action ayant chacun un impact sur la consommation
énergétique :
−
L’ « Entretien »
Il s’agit des actions de maintenance dont la qualité et la fréquence ont un impact sur l’efficacité
énergétique. Par exemple,
- la surveillance générale du bon fonctionnement des équipements,
- le réglage des équipements pour optimaliser leur rendement, ,
- le dépannage d'un équipement qui influence la performance énergétique de l'installation,
-…
−
La « Conduite »
Il s’agit des actions principalement liés à la régulation et au pilotage de l’installation : paramétrer
des régulateurs, programmer des consignes, … Se retrouvent également dans ce poste, les
améliorations immédiates qu’il y a lieu d’apporter à l’installation sans modification du système
existant.
La conduite doit être assurée de manière à concilier les 4 objectifs suivants :
• la sécurité des biens et des personnes,
• l’économie d’énergie,
• le confort des occupants,
• le maintien de l’installation en bon état, sans usure prématurée.
−
Le « Contrôle »
Il s’agit des actions permettant de contrôler la qualité de l’exploitation notamment par les résultats
obtenus : évolution des consommations, conditions ambiantes obtenues, rendements mesurés, …
Sauf mention contraire, chaque contrôle sera consigné dans le Journal de Bord de l’Exploitant et
un compte-rendu de celui-ci sera remis au Client.
−
Les « Améliorations »
Le cahier des charges concerne les installations existantes. Il appartient à l’Exploitant d'évaluer la
pertinence et de suggérer des investissements/modifications du système de manière à augmenter
son rendement intrinsèque ou permettre une conduite optimale : placer un régulateur, modifier un
principe de régulation, changer l’équipement, …
Clauses « Exigé » et « Conseillé »
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.17
Pour faire face aux changements climatiques, toutes les mesures énergétiques sont les bienvenues et
devraient être intégrées dans l’exploitation des bâtiments. Mais dans le but de définir des priorités
parmi ces prescriptions, le document comprend deux types de clauses :
"EXIGÉ"
Des exigences auxquelles doit répondre toute exploitation pour garantir une
performance énergétique minimale. Si elles entraînent un investissement, le
temps de retour simple de celui-ci est estimé inférieur à 5 ans
L’Exploitant et le Client veilleront à ce que ces mesures très efficaces ne
soient pas supprimées pour alléger le budget d’exploitation.
Si l’installation n’est pas équipée du matériel de gestion adéquat pour les
appliquer, l'exploitant en fera la proposition d'acquisition au Client.
"CONSEILLÉ"
Des recommandations qui visent l'efficacité énergétique maximale et dont la
rentabilité est différente d'une installation à l'autre.
L’Exploitant et le Client devront évaluer, dans leur situation particulière, les
contraintes et l'intérêt énergétique de ces recommandations.
Des commentaires en caractères italiques accompagnent et/ou justifient ces prescriptions.
Objectif des clauses
Chaque clause définissant une exploitation énergétiquement efficace répond à un des objectifs
globaux suivant :
Objectif
1
Limiter les besoins
1.1
-
en définissant et respectant des consignes de
température et d’humidité adaptées au confort
1.2
-
en limitant les temps de traitement de l’ambiance en
fonction de l’occupation
1.3
-
en limitant les apports d’air neuf aux besoins
hygiéniques
1.4
-
en limitant les apports de chaleur en période de
refroidissement
2
-
en chauffant de l’air hygiénique et en refroidissant
l’ambiance localement
2.2
-
en chauffant et refroidissant le même air avant
diffusion
2.3
-
en chauffant et refroidissant en même temps
l’ambiance
3.1
Postes de l’exploitation
concernés :
Conduite
Amélioration
Conduite
Amélioration
Entretien
Amélioration
Ne pas détruire d’énergie :
2.1
3
1
1
n°
Augmenter le rendement des équipements :
-
de production de chaleur et de froid
La numérotation établie est reprise en commentaire de chacune des clauses du cahier des charges.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.18
3.2
-
de distribution d’eau et d’air
3.3
-
d’émission de chaleur et de froid
4
Valoriser les sources d’énergie gratuites :
4.1
-
en refroidissant naturellement les locaux
4.2
-
en récupérant l’énergie perdue
Conduite
Amélioration
Périodicité du check-up énergétique
L'essentiel du Cahier des Charges Energétique est basé sur une garantie de résultats : la périodicité de
l'entretien des installations n'est pas imposée (chaque responsable de maintenance jugera de la
fréquence adéquate) mais l'installation doit être maintenue en bon état de fonctionnement lors d'un
contrôle extérieur inopiné.
Seul un "check-up énergétique" périodique est imposé. Il s'agit d'une série de contrôles du bon
fonctionnement de l’installation. Elles sont repérées par la marque « » dans le présent Cahier des
Charges. La périodicité minimale de ce contrôle dépendra de la puissance de la production de chaleur
ou de la production de froid :
Puissance de la production de chaleur
ou
de la production de froid
< 200 kW
de 200 kW à 600 kW
de 601 kW à 1200 kW
supérieure à 1201 kW
Périodicité minimale
du contrôle énergétique
de chaque installation (chaud et froid)
1 x par an
2 x par an
3 x par an
Tous les mois
C'est la puissance totale de chaud ou de froid de l'ensemble du site (tous bâtiments, toutes
chaufferies confondues) qui sera prise en considération.
Il s'agit de la périodicité minimale pour assurer le niveau de Maintenance Energétique d'une
installation mais elle n'empêche pas le Client de se montrer plus exigeant pour une qualité meilleure
ou une application qui requiert un suivi plus important.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.19
LES SYSTEMES
1. Règles communes aux différents systèmes
1.1. Entretien
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
1.1.1.
Exigé
Les systèmes seront entretenus suivant les prescriptions de leur
fabricant.
3
1.1.2.
Exigé
Les endroits nécessaires pour inspecter les systèmes doivent
rester en permanence accessibles.
3
1.1.3.
Exigé
L’Exploitant s’assurera de l’absence de fuite d’eau au niveau des
installations, notamment aux soupapes, vannes, …
3
Clause
Objectif
1.2. Conduite
N°
Exigé /
Conseillé
Consignes
1.2.1.
Exigé
Le Client définira clairement :
-
-
les horaires d’occupation journalier, hebdomadaire et
annuel du bâtiment. Ceux-ci distingueront l’occupation
générale et l’occupation exceptionnelle (dans le temps ou
dans l’espace),
les conditions ambiantes de consigne à respecter dans les
différents locaux en fonction des horaires d’occupation, et
éventuellement de la saison.
1.1
1.2
Les consignes ambiantes à appliquer sont :
Bureaux, salles de réunion et locaux assimilés :
1.1
-
température ambiante en période de chauffe :
1.3
o
conseillé : maximum 21°C
o
exigé : maximum 22°C
La consigne de 22°C est compréhensible si le bâtiment est encore
équipé de simple vitrage.
-
température ambiante en période de refroidissement :
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.20
o
conseillé : minimum 25°C
o
exigé : minimum 24°C
Il est conseillé de compenser cette température de consigne en
fonction de la hausse de la température extérieure, de telle sorte
qu'un écart maximum de 5 K soit conservé entre intérieur et
extérieur.
-
température ambiante minimale évitant tout dégât au
bâtiment et aux installations : maximum 12°C
-
humidité relative commandant l’humidification : maximum
40%
-
débit d’air neuf : maximum 36 m³/h par occupant
-
concentration en CO2 : maximum 1200 ppm
La valeur de 36 m³/h.pers respecte le RGPT (30 m³/h.pers) et
correspond à un niveau de qualité moyenne par la nouvelle
norme NBN EN 13 779. Il est possible de dimensionner sur base
de 45m³/h.pers et d'exploiter sur 36 m³/h.pers. Cela crée une
réserve en cas d'augmentation de la densité de population et
permet en attendant de limiter les pertes de charge.
L’Exploitant veillera à ce que, dans un même local, une zone
« flottante » existe entre la consigne enclenchant la production de
chaud et la consigne enclenchant la production de froid :
o
conseillé : minimum 3 K
o
exigé : minimum 2 K
L’Exploitant veillera également à ce que la consigne de
température ambiante de refroidissement des systèmes par
rayonnement soit plus élevée que pour les systèmes basés sur la
convection (par exemple, consigne de 26°C pour un
refroidissement par plafonds froids au lieu de 25°C pour des
ventilo-convecteurs).
Les consignes indiquées ci-dessus seront interprétées comme des
moyennes par zone. Une tolérance de +/-1 K sur la température et
de +/- 5 % sur l'humidité relative sont admises pour un local
particulier.
En cas de modification, l'exploitant adaptera très progressivement
les consignes afin de ne pas susciter de réactions subjectives des
occupants.
Une simulation sur un immeuble de bureaux a montré qu'une
consigne de refroidissement à 24°C, entraîne une
surconsommation de 29% par rapport à une consigne de 25°C
par l’augmentation de la durée de fonctionnement saisonnière de
l’installation.
Locaux techniques à occupation humaine (atelier, …)
-
consigne de chauffe : maximum 18°C
-
température minimale évitant tout dégât au bâtiment et aux
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.21
installations : 10°C
-
humidité relative commandant l’humidification : maximum
40%
-
débit d’air neuf : maximum 36 m³/h par occupant
-
concentration en CO2 : maximum 1200 ppm
Locaux non occupés
-
température minimale évitant tout dégât au bâtiment et aux
installations : 6°C (="maintien hors gel")
-
débit de ventilation de 1,3 m³/h par m² au sol, réalisé au
moyen d’air en provenance de locaux occupés (ce qui
correspond à 0,5 R/h pour une hauteur sous faux-plafond
de 2,6 m).
Intermittence
1.2.2.
Exigé
L’émission de chaleur et de froid dans les locaux sera coupée en
période d’inoccupation suivant une programmation horaire.
1.2
Cette coupure peut se faire local par local, par zones ou pour tout
le bâtiment.
Pendant les périodes de coupure la température minimale à
maintenir doit être compatible avec la conservation du bâtiment et
des installations.
Lorsque la température extérieure chute sous la température de
base utilisée pour le dimensionnement de l’installation, la
suppression de l’intermittence de chauffage est temporairement
autorisée. La suppression de cette intermittence se fera en accord
avec le Client.
1.2.3.
Exigé
L'Exploitant veillera à ce que la relance du chauffage et du
refroidissement se fasse le plus tardivement possible.
A défaut d'optimiseur, il adaptera au minimum trimestriellement (au
changement de saison) l'horaire d'enclenchement des installations.
En présence d'un optimiseur, il vérifiera que l'horaire
d'enclenchement programmé corresponde bien à l'horaire
d'occupation et non à l'horaire de démarrage imaginé de
l'installation.
Commentaire : En période de refroidissement, il est
souhaitable d’assurer celui-ci en fin de nuit (période de
relance) plutôt qu’en fin de journée, pour profiter du pouvoir
rafraîchissant naturel de la nuit, de meilleures conditions de
température aux condenseurs des groupes frigorifiques et
d’un tarif électrique plus avantageux.
1.2.4.
Conseillé
L’Exploitant fera en sorte que le démarrage des installations
électriques soit échelonné de manière à obtenir la meilleure
répartition de la charge en cours de journée et à limiter la pointe de
puissance ¼ horaire. Si le type de tarif en application pénalise cette
pointe, l’Exploitant veillera, en accord avec le Client à limiter le
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.22
fonctionnement de gros consommateurs durant ces périodes.
Il veillera à effectuer les essais de machines électriques en dehors
des heures de pointe, voire durant les heures creuses.
1.2.5.
Conseillé
Dans le cas de locaux à occupation variable mais planifiable à court
terme, l’Exploitant fera en sorte que la durée de fonctionnement
des installations circonscrive au plus juste la période d’occupation
(programmation par horloge, relance manuelle, possibilité de
dérogation avec retour automatique au mode ralenti, …)
1.2
Information des utilisateurs
1.2.6.
Exigé
L’Exploitant informera les utilisateurs (soit directement si accord,
soit par l’intermédiaire du Client) :
1.1
1.4
-
du mode de manipulation des unités terminales et des
régulations locales qui sont à leur disposition,
-
des autres comportements adéquats,
permettant d’obtenir un confort adéquat sans gaspillage.
Notamment, une information sera fournie quant :
-
à la fermeture des portes et fenêtres,
-
aux consignes locales à programmer (en fonction du degré
d’isolation du bâtiment, de la saison et du type d’activité); on
pense ici à la position de réglage des vannes thermostatiques,
des régulateurs de climatiseurs locaux ou des ventiloconvecteurs, etc.
-
à l’impact de l’encombrement des unités terminales sur
l’émission thermique,
-
à l’impact des apports internes sur la surchauffe (bureautique,
éclairage, …),
-
à l’utilisation des protections solaires.
Principe général de non destruction d’énergie
1.2.7.
Exigé
La température ambiante d’un local ne peut être le résultat d’une
émission simultanée de chaud et de froid.
2
Applications
1.2.8.
Conseillé
Idéalement, l’Exploitant veillera à ce que les productions d’eau
chaude et d’eau glacée ne soient pas en fonctionnement simultané.
2
Ainsi, en début de saison chaude l’Exploitant n’assurera la remise
en route de la production de froid que lorsque les chaudières ont
été mises à l’arrêt, et inversement en début de saison froide.
Ces commandes peuvent être automatisées en fonction de la
température extérieure.
1.2.9.
Exigé
Si les productions de chaud et de froid sont maintenues en
fonctionnement simultané, lorsque des équipements de chauffage
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
2.3
version du 03/02/2010- p.23
et de refroidissement traitent une même ambiance, en aucun cas
leur fonctionnement respectif ne peut se superposer. Au minimum,
une plage morte de 2 K (conseilé : 3 K) doit exister entre le
déclenchement de l’un des équipements et l’enclenchement de
l’autre.
Sont concernés par cette exigence :
-
les ventilo-convecteurs 4 tubes,
les éjecto-convecteurs
les plafonds froids associés à des radiateurs,
les batteries de chaud et de froid d’un même groupe de
traitement d’air,
…
Si une modification du réglage est accessible par les occupants
(ex. vannes thermostatiques), l'Exploitant les informera des
consignes adéquates à programmer et vérifiera leur respect dans le
temps.
1.2.10.
Exigé
Si les productions de chaud et de froid sont maintenues en
fonctionnement simultané, l’Exploitant vérifiera annuellement
l’étanchéité des vannes de régulation de chaud et de froid d’un
même équipement de traitement. Il en ira de même par exemple
pour les clapets d’air des éjecto-convecteurs.
2
1.2.11.
Conseillé
Si les productions de chaud et de froid sont maintenues en
fonctionnement simultané, et si l'équipement de régulation le lui
permet, l’Exploitant tentera d'éviter qu’un local soit chauffé puis
refroidi durant une même journée (par exemple, chauffé au matin et
refroidi l'après-midi).
2.3
Clause
Objectif
1.3. Contrôle
N°
Exigé /
Conseillé
Contrôle des températures
1.3.1.
Exigé
L’Exploitant disposera d’un moyen de mesure des températures
dans différents locaux témoins définis par le Client (au minimum 1
par zone de 400 m²). Il s'agit d'un simple thermomètre pour
objectiver les plaintes ou une sonde reportée sur la GTC.
1.1
Les températures réellement obtenues dans ces locaux seront
contrôlées périodiquement* et consignées dans le Journal de Bord.
Un compte rendu des mesures sera également remis au Client qui
vérifiera le respect des consignes définies.
Enregistrement des températures
1.3.2.
Exigé
L’Exploitant enregistrera durant une semaine, les températures et
humidités obtenues dans un local témoin par circuit de distribution :
-
au minimum une fois durant la saison de chauffe,
-
également une fois en été pour les bâtiments refroidis.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
1.1
version du 03/02/2010- p.24
De plus, un capteur de température sera placé sur un émetteur
terminal ou son alimentation (localement ou en chaufferie).
Les valeurs obtenues seront comparées aux consignes et aux
horaires de coupures imposés.
Une attention particulière sera portée aux températures obtenues
en dehors des heures d’occupation.
En cas d'anomalie, l’Exploitant vérifiera :
-
la programmation (consignes et horaires) des régulateurs
(régulation locale et régulation centrale),
-
la prise en compte des changements d'heures été/hiver,
-
le fonctionnement correct des régulateurs, des vannes de
régulation, des servomoteurs, des sondes, et des compteurs à
sa disposition. Une attention particulière sera portée au
fonctionnement des hygrostats.
-
le fonctionnement correct des horloges. Une attention
particulière sera portée aux mises en dérogation possibles.
Le cas échéant, une remise en ordre immédiate s’imposera.
Le compte rendu des mesures et, le cas échéant, des interventions
sera consigné dans le Journal de Bord. Un exemplaire des
résultats sera également remis au Client qui vérifiera le respect des
consignes définies
Contrôle des horaires
1.3.3.
Exigé
L’Exploitant fournira périodiquement* la liste des horaires de
fonctionnement programmés pour :
1.2
1.3
-
les circuits secondaires de chaud et de froid,
-
les ventilateurs (pulsion et extraction),
-
les volets d’admission d’air neuf.
Cette liste comprendra l’heure de mise en route et de coupure
(ouverture et fermeture pour les volets d’air neuf).
Les horaires seront comparés aux horaires d’occupation du
bâtiment ou de la zone concernée et approuvés par le Client. Les 2
horaires seront cohérents.
Ces données devront tenir compte des jours d’inoccupation
exceptionnels.
1.4. Amélioration
N°
Exigé /
Clause
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
Objectif
version du 03/02/2010- p.25
Conseillé
Information des utilisateurs
1.4.1.
Conseillé
Si l'information n'a pas l'impact souhaité auprès des utilisateurs,
l'exploitant suggèrera une modification des régulateurs des unités
terminales. Par exemple, le placement de régulateurs dont le
réglage est inaccessible aux occupants sera envisagé (vannes
thermostatiques "institutionnelles", …)
Par exemple, dans un établissement scolaire.
Sondes de régulation
1.4.2.
Exigé
L’Exploitant vérifiera et, si nécessaire, corrigera l’emplacement des
sondes de régulation : sondes extérieures, sondes d’ambiance,
vannes thermostatiques, sondes de température d’eau et d’air,
sonde d’humidité relative, … Celles-ci doivent être situées dans un
endroit représentatif de l’ambiance à contrôler.
1.2
Non destruction d’énergie
1.4.3.
Conseillé
Si les productions de chaud et de froid sont maintenues en
fonctionnement simultané et que les émissions de chaleur et de
froid dans un même local sont assurées par des systèmes
différents, l’Exploitant proposera l'installation d'un automatisme
interdisant l’interaction entre ceux-ci (cas de la présence de
radiateurs et de climatiseurs, de radiateurs et de plafonds froids).
1.4.4.
Exigé
L’Exploitant signalera au Client la nécessité de séparation entre les
zones traitées (chauffées ou climatisées) et les zones non traitées.
1.4
Intermittence
1.4.5.
Exigé
Le cas échéant, l’Exploitant modifiera la régulation ou son
paramétrage de manière à ce que l’intermittence du chauffage des
locaux se pratique par coupure complète de l’émission de chaleur.
1.2
Par exemple : par abaissement complet des courbes de chauffe de
nuit ou par contrôle de la température intérieure du bâtiment
inoccupé par thermostat d’ambiance.
1.4.6.
Exigé
En absence d'un régulateur permettant l'intermittence, le placement
d’un optimiseur sera conseillé au Client.
Dérogation
1.4.7.
Exigé
L’Exploitant se conformera aux exigences du Client en matière de
dérogation au programme horaire de fonctionnement courant.
1.2
Cependant, il étudiera la possibilité d'optimaliser la durée de mise
en dérogation ainsi que l’espace traité. Il conseillera le Client quant
aux possibilités d’améliorations. Il proposera :
- d’automatiser la dérogation tout en assurant un retour
automatique au mode de ralenti. Plusieurs solutions peuvent
être envisagées :
- horloge annuelle programmable,
- bouton poussoir avec temporisation,
- contact image de l’occupation (contact de porte,
détecteur de présence,…),
- …
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.26
-
de limiter au maximum la surface de locaux mise en
dérogation par une seule commande (il est déconseillé de
mettre en dérogation une zone traitée de plus de 25% de la
surface chauffée du bâtiment).
Inconfort
1.4.8.
Exigé
L’Exploitant ne proposera pas de résoudre un problème de
surchauffe locale au moyen d’un climatiseur de type mobile
nécessitant l’ouverture permanente d'une fenêtre pour le passage
des liaisons.
1.4
1.4.9.
Exigé
En cas d’inconfort flagrant des occupants, l’Exploitant remettra au
Client une grille d’analyse permettant d’en définir la cause. Les
solutions proposées seront discutées avec le Client.
1.3
L’augmentation de la puissance des équipements, la mise en
dérogation de la régulation et l’augmentation (en chaud) ou
l’abaissement (en froid) des consignes de température, seront les
dernières solutions envisagées.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.27
2.
Apport d'air neuf hygiénique
Définition : une installation d'apport d'air neuf hygiénique assure le respect de la qualité de
l'air, ne gère pas le maintien d'une température d'ambiance intérieure, mais doit y participer
pour éviter toute destruction d'énergie.
Principes de base de l’exploitation URE
-
Limiter les débits d’air neuf aux stricts besoins hygiéniques.
-
Stopper l’arrivée d’air neuf en dehors des périodes d’occupation.
-
Eviter de chauffer l’air neuf si le bâtiment est refroidi.
-
Récupérer les calories ou les frigories de l’air extrait.
2.1. Entretien
Voir chapitre chapitre 8 (Traitement d’air) et 9 (Distribution d’air).
2.2. Conduite
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Intermittence
2.2.1.
Exigé
En présence d’une ventilation mécanique, l'admission d'air neuf et
l’extraction d’air vicié seront automatiquement mises à l’arrêt en
période d’inoccupation (en fonction d’une programmation
hebdomadaire), y compris durant la période de relance des
installations thermiques (de chauffage ou de refroidissement),
excepté lorsqu'un rafraîchissement nocturne est organisé.
1.2
Pour les extractions sanitaires, la réduction de débit est également
souhaitée (ventilateur à deux vitesses, par exemple).
Dans certains cas, le débit de ventilation peut être aussi modifié en
fonction de l’activité, de commun accord avec le Client (ex : heures
de visite dans un hôpital, heures de fonctionnement d'une cafeteria,
…).
L’arrêt de l’apport d’air neuf se fera par arrêt des ventilateurs et
fermeture des registres motorisés (en évaluant le risque de gel et le
besoin éventuel d'un antigel).
Cette clause est d’application quel que soit le système de
climatisation utilisé (simple chauffage, système de climatisation à
détente directe, à eau ou à air)
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.28
Température de pulsion
2.2.2.
Exigé
Lorsqu'un refroidissement de l’ambiance est assuré par des unités
terminales indépendantes du réseau d’amenée d’air hygiénique
(refroidissement par ventilo-convecteurs, climatiseurs locaux,
climatisation DRV,…), la consigne de température de pulsion d'air
hygiénique sera abaissée en période de refroidissement. Cette
température de pulsion sera la plus faible possible, de préférence
inférieure ou égale à 16°C (valeur adaptée en fonct ion de la
température extérieure, tout en gardant un ∆T° max de 9K). La
température maximale de pulsion à respecter sera consignée dans
le Manuel d’Exploitation.
2.1
Cette exigence permet de valoriser au maximum le pouvoir
rafraîchissant de l’air extérieur en mi-saison et de limiter les
périodes où l’air neuf doit être préchauffé alors que l’ambiance est
refroidie.
En pratique, les bouches seront choisies et positionnées pour
assurer une pulsion à très basse température sans créer
d’inconfort. Une alternative peut consister également à intégrer
l'arrivée d'air neuf dans l'unité terminale.
Par exemple, des simulations effectuées sur un immeuble de
bureaux-type ont montré qu’abaisser la température de pulsion
d’air de ventilation à 16°C au lieu de 21°C, en pér iode de
refroidissement des locaux permettait une économie de 10% sur
la consommation thermique globale du bâtiment (source
Energie+).
2.2.3.
Exigé
L’air de ventilation des garages ne sera pas réchauffé.
1.1
Par exemple, l'emploi de portes sectionnales pleines et fermées
en période froide permettra de limiter les déperditions. Si
nécessaire, l'air extrait du bâtiment pourra être pulsé dans les
garages, après le récupérateur de chaleur éventuel.
2.3. Contrôle
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Débit d’air
2.3.1.
Exigé
Lors de la première année du contrat de maintenance et puis tous
les 3 ans, l'Exploitant mesurera le débit d’air neuf effectivement
pulsé par l’installation de ventilation mécanique par zone ou de
façon globale. La valeur du débit mesuré mis en relation avec le
nombre effectif d’occupants sera consignée dans le journal de
bord.
1.3
Cette valeur sera comparée aux débits définis à la clause 1.2.1
reprises dans le Manuel d’exploitation.
Seule la présence d'une pollution intérieure particulière pourra
justifier un surdimensionnement du débit d'air neuf hygiénique
maximum imposé.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.29
2.3.2.
Conseillé
Le débit d'air neuf ne pourra dépasser temporairement les valeurs
ci-dessus que pour des raisons de rafraîchissement naturel du
bâtiment.
1.3
4.1
Dans ce cas, si nécessaire, une modification de l’installation sera
étudiée par l’Exploitant pour faire varier le taux d’air neuf en
fonction des besoins de ventilation hygiénique et des besoins de
rafraîchissement.
On sera attentif à la non-linéarité de l'ouverture des clapets : une
mesure de contrôle sera souvent nécessaire.
2.3.3.
Exigé
Le débit global d’air neuf pulsé, ainsi que sa répartition, seront
réévalués en cas de changement de l’utilisation ou de l’occupation
du bâtiment.
1.3
Le débit sera mesuré au niveau de l'aspiration, après un conduit
assez long.
Température de pulsion
2.3.4.
Exigé
Pour chaque groupe, les températures de pulsion d’air seront
mesurées périodiquement* (sous forme manuelle ou informatique)
et consignées dans le Journal de Bord.
2.1
Un compte rendu des mesures sera également remis au Client qui
vérifiera le respect des consignes définies.
2.4. Amélioration
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Débit d’air
2.4.1.
2.4.2.
Exigé
Exigé
Si les débits dépassent les exigences, l'exploitant proposera une
réduction par :
-
modification des poulies des ventilateurs,
-
ou réduction de la vitesse du moteur,
-
ou réduction de l’ouverture des volets d’air neuf,
-
…
Dans le cas d’un système de climatisation dont les débits d’air
neufs ont été surdimensionnés de manière à assurer une
déshumidification, un chauffage ou un refroidissement suffisant de
l’ambiance (situation fréquemment rencontrée dans les systèmes
équipés d’éjecto-convecteurs, de poutres froides, ou système de
ventilation associé à des plafonds froids), l’Exploitant proposera
une solution pour réduire ce taux d’air neuf, au minimum durant la
saison de chauffe. Par exemple, au moyen d’un moteur à 2
vitesses, une réduction saisonnière de l’air primaire des éjectoconvecteurs, … Dans le cas d’un système unizone, l’organisation
d’un recyclage est recommandé.
1.3
Récupération de chaleur
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.30
2.4.3.
Conseillé
Si l’installation comprend une pulsion et une extraction mécanique
(système double flux), l’Exploitant étudiera l'intérêt du placement
d’un récupérateur de chaleur sur l'air extrait pour préchauffer l'air
neuf :
-
si le débit d'air neuf du groupe de pulsion dépasse 5.000 m³/h
en usage diurne (soit 10 heures par jour, 5 jours par semaine).
-
ou si le débit d'air neuf du groupe de pulsion dépasse 2.000
m³/h en usage continu.
-
ou si pour des raisons spécifiques le débit d'air neuf d'une
installation double flux dépasse la valeur exigée au point 1.2.1.
4.2
La méthode de calcul est reprise dans Energie+.
Gestion du débit d’air
2.4.4.
Conseillé
Lorsqu’un groupe de ventilation alimente un seul local dont le taux
d’occupation est variable (salles de réunions, de conférences, …),
l’Exploitant étudiera la régulation du débit d'air hygiénique (vitesse
de ventilateur, ouverture des volets d’admission d’air neuf) en
fonction de la présence effective des personnes si cette régulation
permet d'éviter le traitement de :
-
2 000 000 [m³ d'air neuf par an] en absence de
récupérateur de chaleur sur l’air extrait,
-
2 000 000 x (100 / (100 - ηt)) [m³ d'air neuf par an] en
présence d’un récupérateur de chaleur sur l’air extrait (où
ηt est le rendement en température du récupérateur de
chaleur en [%]).
1.3
Par exemple, dans un immeuble de bureaux, l’installation de
ventilation d’une salle de réunions pulse 2.000 m³/h. Si elle était
arrêtée pendant 1.000 heures par an (temps d’occupation effectif
de la salle : environ 50% du temps d’occupation du bâtiment), on
éviterait le chauffage et le transport (voire le refroidissement en
été) de 2.000.000 m³ par an, soit un gain énergétique minimum
de 300 Euros/an. Un même résultat peut être obtenu si la salle est
occupée à 50% de sa capacité durant 2000 h/an. Ce qui justifie la
mise en place d'un système de régulation du débit.
Ce système peut être par exemple :
-
un détecteur de présence agissant en on-off ou en petitegrande vitesse sur le ventilateur,
-
une sonde CO2 ou COV (sonde de qualité d'air) dans
l'ambiance agissant sur un ventilateur à vitesse variable, ou
sur les registres d'apport d'air neuf d'un groupe de
traitement d'air.
La deuxième solution est préférable car la première peut
diminuer la longévité du matériel, surtout si entraînement par
courroies.
+
La méthode de calcul est reprise dans Energie .
2.4.5.
Exigé
Dans les garages ventilés mécaniquement, l’Exploitant étudiera
l'intérêt de réguler le débit d’air neuf en fonction de sondes CO.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
3.2
version du 03/02/2010- p.31
Une horloge commandera la ventilation suivant un régime à
plusieurs vitesses si l’horaire de fréquentation est circonscrit à des
périodes bien définies.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.32
3.
Chauffage et refroidissement par air
Définition : il s'agit d'une installation où le chauffage et le refroidissement des locaux sont
réalisés via la préparation et le transport d'air.
Principes de base de l’exploitation URE (Utilisation Rationnelle de l'Energie)
-
favoriser le pouvoir rafraîchissant de l’air extérieur (free cooling diurne ou nocturne)
-
limiter l’apport d’air neuf aux besoins hygiéniques, sauf en cas de free cooling
-
interrompre le traitement en période d’inoccupation, sauf en cas de free cooling
-
ne pas refroidir et chauffer successivement de l’air avant diffusion dans le local
-
adapter les consignes ambiantes aux stricts besoins de confort
Les exigences communes du chapitre 8 "Traitement de l’air" sont d’application, en
complément des clauses suivantes.
3.1. Entretien
Voir chapitre 8, "Traitement d’air", et chapitre 9, "Distribution d’air".
3.2. Conduite
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Free cooling
3.2.1.
Exigé
L'exploitant valorisera au mieux l'installation existante de manière à
favoriser le pouvoir rafraîchissant de l'air extérieur en période
chaude, sans augmenter la charge de chauffage en période froide.
Idéalement, le débit d'air neuf pulsé sera réglé sur base de la
comparaison des températures extérieure, intérieure ambiante et
intérieure de consigne :
-
lorsque la température intérieure ambiante est inférieure à
la température de consigne, le taux d'air neuf sera
maintenu au minimum hygiénique (qui peut être variable en
fonction du taux d’occupation).
-
Lorsqu'il fait trop chaud dans le local et que la température
extérieure est inférieure à la température ambiante,
l'augmentation du débit d'air neuf sera prioritaire au
fonctionnement de la batterie froide.
-
lorsque la température intérieure ambiante est supérieure à
la température intérieure de consigne et que la température
extérieure est supérieure à la température intérieure
ambiante, le taux d'air neuf sera ramené au minimum
hygiénique.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
1.3
4.1
version du 03/02/2010- p.33
Le réglage du débit d’air neuf se fera par action sur les volets
motorisés d’air neuf, d’air rejeté et d’air recyclé. En présence d'un
récupérateur de chaleur, la température extérieure considérée sera
mesurée en aval du récupérateur.
Si une régulation automatique n'est pas présente, l'exploitant s'en
rapprochera de façon manuelle et proposera une amélioration (voir
3.4.3).
Intermittence
3.2.2.
Exigé
Les installations de chauffage et de refroidissement seront mises à
l’arrêt en période d’inoccupation.
La commutation devra se faire à puissance nulle (lors de la
coupure) ou maximale (lors de la relance) de façon à minimiser les
durées des phases de transition.
1.2
1.3
L’Exploitant sera attentif à l’arrêt de l’apport d’air neuf et de
l’humidification en période de relance des installations de traitement
d’air en hiver.
En période de refroidissement, il est souhaitable d’assurer la
relance en fin de nuit (période de relance) plutôt qu’en début de
journée, pour profiter du pouvoir rafraîchissant naturel de la
nuit, de meilleures conditions de température aux condenseurs de
groupes frigorifiques et d’un tarif électrique plus avantageux.
Non destruction d’énergie
3.2.3.
Exigé
Conformément à l’article 1.2.7., l’Exploitant ne peut adopter des
valeurs de consignes qui risquent d’entraîner, au sein d’un groupe
de traitement, la production simultanée de chaud et de froid. Ainsi,
dans le cas de la présence d’une régulation dite par « point de
rosée » :
-
soit l’Exploitant appliquera les modifications du principe de
régulation décrites au point 8.2.1.
-
soit l’Exploitant adoptera une consigne de rosée variable
en fonction de la température extérieure ou mieux en
fonction de l’humidité ambiante ou mesurée dans la reprise
d’air,
-
dans tous les cas, l’installation d’humidification sera mise à
l’arrêt et vidangé lorsque la température extérieure
dépasse 8°C durant plus de 24 heures de fonctionnem ent
du groupe de pulsion.
2.2
Un système de vidange automatique (un bac laveur à pente et vanne
2 voies sur l'évacuation) est conseillé.
3.3. Contrôle
Voir aussi chapitre 1 « Règles communes aux différents systèmes » et chapitre 8, « Traitement d’air »
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.34
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Régulation
3.3.1.
Exigé
L’Exploitant vérifiera périodiquement* la cohérence du
positionnement des volets d’admission d’air neuf, de mélange et de
reprise (notamment répartition entre air neuf et air recyclé) en
fonction du principe de régulation appliqué, des conditions
extérieures, intérieures et des grandeurs de consigne.
1.3
4.1
Le résultat de ce contrôle (températures relevées, position des
volets, analyse) sera consigné dans le Journal de Bord.
Le cas échéant, l’Exploitant contrôlera le bon fonctionnement et
l’asservissement correct des volets des équipements.
Pour limiter l’apport d’air neuf mais aussi favoriser le freecooling lorsque la température extérieure le permet.
3.4. Amélioration
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Non destruction d’énergie
3.4.1.
Conseillé
Le système de climatisation ne pourra générer une destruction
d'énergie par production simultanée de chaud et de froid pour le
traitement d'un même local.
2.2
Par exemple, le cas échéant, l’Exploitant proposera au Client les
améliorations suivantes :
a) installation "tout air" à débit constant multi-zones : l'air ne
pourra être refroidi en centrale, puis postchauffé par des unités
terminales dans les différents locaux (situation de mi-saison,
par exemple). Si l’installation est conçue de la sorte, l’Exploitant
proposera de modifier l’installation pour s'orienter soit vers un
système "tout air" à débit variable dont le fonctionnement en
débit minimum permet d'assurer le confort sans batteries de
réchauffe, soit vers un autre système de climatisation, soit vers
un découpage du bâtiment en zones thermiques plus
homogènes, etc...
b) Lorsque, dans une installation de climatisation VAV, les
besoins thermiques de différents locaux entraînent un
refroidissement central de l’air et un post-chauffage au niveau
de certains locaux, l’Exploitant étudiera la possibilité de
diminuer le débit minimal des bouches de pulsion de manière à
éviter le post-chauffage local et la destruction de l’énergie. Une
alternative peut consister également à mettre en place une
régulation qui rehausse la température globale de pulsion d'air
lorsque le débit minimum est généralisé dans les locaux.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.35
c) Dans une installation à double conduits (dite "dual duct") où le
traitement de l'ambiance est réalisé par mélange d'air réchauffé
et d'air refroidi, l'exploitant proposera une conversion en un
système à débit variable, ou une modification de principe pour
passer d'un système à 1 clapet vers un système à 2 clapets.
A noter que dans le cadre d'une rénovation lourde, de tels systèmes
sont souvent totalement remplacés.
Système « tout air neuf »
3.4.2.
Exigé
L’utilisation d'une climatisation en "tout air neuf" est proscrite.
1.3
Toutefois, si pour des raisons spécifiques un système de
climatisation en "tout air neuf" est présent, l’Exploitant proposera
une solution,
-
-
soit pour diminuer (de façon permanente ou saisonnière) le
taux d’air neuf (si le débit est manifestement
surdimensionné pour assurer le traitement thermique de
l’ambiance),
soit pour installer un récupérateur de chaleur sur l'air extrait
pour préchauffer l'air neuf,
soit pour organiser un recyclage de l’air extrait.
Free cooling
3.4.3.
Exigé
L'Exploitant proposera le placement d'un régulateur permettant la
régulation du débit d'air neuf pulsé sur base de la comparaison des
températures extérieure, intérieure ambiante et intérieure de
consigne :
-
lorsque la température intérieure ambiante est inférieure à
la température de consigne, le taux d'air neuf sera
maintenu au minimum hygiénique qui peut être variable en
fonction du taux d’occupation.
-
lorsque la température intérieure ambiante est supérieure à
la température intérieure de consigne et que la température
extérieure est inférieure à la température intérieure
ambiante, l'augmentation du débit d'air neuf sera prioritaire
au fonctionnement de la batterie froide.
-
lorsque la température intérieure ambiante est supérieure à
la température intérieure de consigne et que la température
extérieure est supérieure à la température intérieure
ambiante, le taux d'air neuf sera ramené au minimum
hygiénique.
Le réglage du débit d’air neuf se fera par action sur les volets
motorisés d’air neuf, d’air rejeté et d’air recyclé. En présence d'un
récupérateur de chaleur, la température extérieure considérée sera
mesurée en aval du récupérateur.
Idéalement, cette régulation sera réalisée sur base de la
comparaison des enthalpies de l'air intérieur et de l'air extérieur et
en fonction de la présence des occupants.
En présence d'un récupérateur avec refroidissement adiabatique de
l'air extrait (par pulvérisation d'eau sur l'air extrait), il est plus
intéressant de maintenir le taux d’air neuf à son maximum lorsque
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.36
la température de l'air neuf est abaissée sous la température
intérieure, sans consommation énergétique (excepté la
consommation supplémentaire du ventilateur).
3.4.4.
Conseillé
L’Exploitant évaluera l’intérêt de relancer les ventilateurs, sans
traitement de l’air, en période d’inoccupation du bâtiment dans le
but de le rafraîchir naturellement. Il comparera le coût d'exploitation
des ventilateurs au coût de fonctionnement de la machine
frigorifique.
4.1
Zonage
3.4.5.
Conseillé
Lorsqu’une installation multizone traite des locaux dont les horaires
d’occupation ne sont pas homogènes, l’Exploitant étudiera le
zonage de l’installation de façon à permettre une régulation
séparée de chaque zone.
1.2
Gestion des ventilateurs
3.4.6.
Conseillé
Dans les systèmes à débit d’air variable, la régulation du débit
pulsé entraînera véritablement une diminution de l'air traité et une
diminution de la vitesse de rotation des ventilateurs. Le by-pass de
l'air non pulsé n'est pas autorisé.
3.2
Si tel n'est pas le cas, l'Exploitant étudiera l'intérêt de modifier le
système.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.37
4.
Chauffage et refroidissement par eau
Définition : il s'agit d'une installation où le chauffage et/ou le refroidissement des locaux est
réalisé par préparation et transport d'eau, chaude ou glacée. Les installations de chauffage
statique traditionnelles sont incluses
Principes de base de l’exploitation URE
-
Coordonner les régulations de la fourniture de chaleur, de froid et de la ventilation pour ne
pas produire du chaud et du froid simultanément dans le même local
-
Faire travailler les émetteurs de froid et la production de froid à la température d’eau la plus
chaude possible
-
Interrompre le fonctionnement des équipements en période d’inoccupation
-
Ne pas permettre la programmation de consignes locales excessives
-
Refroidir naturellement l’eau des installations devant fonctionner toute l’année (free chilling)
4.1. Entretien
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Entretien des unités terminales
4.1.1.
Exigé
Chaque année, l’Exploitant procédera à l’entretien des unités
terminales :
-
nettoyage des batteries, vérification de leur état
-
remplacement des filtres
-
nettoyage des grilles d’aspiration et de soufflage
-
vérification du bon fonctionnement du thermostat et du
sélecteur de vitesse
-
nettoyage du ventilateur
-
vérification de
convecteurs
-
vérification
des
membranes
des
servo-moteurs
pneumatiques (une fuite d'air provoque l'ouverture en grand
des batteries de chauffe).
-
vérification de l'isolant des tuyauteries eau chaude/eau
froide
-
vérification de l'absence de micro-fuites (concrétions sur les
tuyauteries)
l’étanchéité
des
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
clapets
des
3.3
éjecto-
version du 03/02/2010- p.38
-
fonctionnement des vannes manuelles
-
…
4.1.2.
Exigé
Le fonctionnement correct de toutes les vannes thermostatiques
sera vérifié une fois par an. Le cas échéant, les vannes
défectueuses seront remplacées.
4.1.3.
Exigé
Au minimum une fois par an et selon les besoins, l’Exploitant
purgera l’air des corps de chauffe.
4.2. Conduite
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Intermittence
4.2.1.
Exigé
L’Exploitant veillera à la coupure totale des unités terminales (en
chaud et en froid) et de leurs auxiliaires, en dehors des heures
d’occupation du bâtiment (et non un simple abaissement de
température de l'eau de chauffage durant la nuit).
1.2
4.2.2.
Exigé
La relance se fera à puissance maximale, de façon à minimiser les
durées des phases de transition
1.2
1.3
Pendant les périodes de coupure hivernale, une protection contre le
gel du bâtiment et des installations sera assurée. Celle-ci consiste
en la remise en service intermittente du circulateur de distribution
d’eau chaude et de la régulation pour le contrôle et le maintien
d’une température d’eau minimale.
En période de refroidissement, il est souhaitable d’assurer la
relance en fin de nuit (période de relance) plutôt qu’en début de
journée, pour profiter du pouvoir rafraîchissant naturel de la nuit, de
meilleures conditions de température aux condenseurs de groupes
frigorifiques et d’un tarif électrique plus avantageux.
4.2.3.
Exigé
En dehors des périodes d'occupation, les ventilateurs des ventiloconvecteurs et la circulation des réseaux d'eau doivent être
automatiquement stoppés, avec maintien d’une sécurité antigel.
1.2
Température d’eau
4.2.4.
Exigé
L’Exploitant adaptera la température de l’eau glacée en fonction
des besoins de manière :
-
à alimenter les unités terminales avec la température d’eau
la plus élevée possible
-
et à travailler avec une température d’évaporation la plus
élevée possible, compatible avec les besoins thermiques et
le fonctionnement correct de la machine frigorifique.
3
Par l'exemple, la température de départ d'eau froide vers les unités
terminales sera régulée par vanne mélangeuse en fonction d'un
capteur sensible aux besoins thermiques des locaux (suivant les
cas, en fonction de la température extérieure, de l'ensoleillement,
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.39
de la température intérieure, …).
Intérêt : augmentation du COP, diminution des pertes de
distribution, diminution de la déshumidification dans les ventiloconvecteurs et des besoins de déshumidification pour les plafonds
froids, possibilité de free-chilling éventuel pour les plafonds
froids.
Déshumidification
4.2.5.
Exigé
En présence de poutres et plafonds froids, l'exploitant veillera à
limiter la déshumidification volontaire de l'air neuf hygiénique au
strict nécessaire.
Si la température de l'eau des unités terminales est augmentée, le
besoin de déshumidification diminue. Idéalement, une sonde
d'humidité absolue dans l'air repris permettra de lier la
déshumidification à l'absence de condensation sur les poutres et
plafonds froids (la batterie froide sera pilotée de sorte que la
température de rosée de l'ambiance soit juste inférieure à la
température de rosée de l'eau d'alimentation des unités
terminales).
A défaut d'un contrôle dans la reprise, la température de rosée
commandant la batterie froide variera avec la température d'eau
d'alimentation des unités terminales. Un écart maximal de 2 degrés
entre ces 2 températures sera maintenu.
Non destruction d’énergie
4.2.6.
Exigé
Lorsque dans un même local une émission de chaud et de froid est
installée (au moyen d’un système unique ou de systèmes séparés),
l’Exploitant fera en sorte qu’en aucun cas, il y ait émission
simultanée de chaud et de froid :
- mise en place d’une régulation commune,
- la régulation avec une plage neutre minimale de 2 degrés
entre les commandes d’enclenchement de l’émission de
chaud et de l’émission de froid (plage "conseillée" : 3
degrés),
- non superposition des périodes de fonctionnement des
productions de chaud et de froid.
2.3
Cela peut se faire par un régulateur commun aux deux systèmes
ou par des régulateurs ou dispositifs automatiques séparés dont
un blocage des consignes empêche un recouvrement des plages
de fonctionnement.
4.2.7.
Exigé
Lorsque le bâtiment est équipé d’éjecto-convecteurs, l’Exploitant
proposera d'éviter l’alimentation simultanée des appareils en eau
chaude et en eau froide, de manière à prévenir la destruction
d’énergie du fait des inétanchéités des clapets.
2.3
4.2.8.
Exigé
Dans le cas d’unités terminales destinées à produire du chaud et
du froid :
2.3
-
la régulation de l’ensemble des unités d’un même local ne
peut se faire qu’à partir d’une commande et d’une mesure
unique (technique du "Maître – esclaves");
-
si le nombre d'esclaves dépasse la capacité de régulation
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.40
du Maître, et si plusieurs Maîtres sont présents dans le
même local, la zone neutre entre chauffage et
refroidissement devra être volontairement agrandie pour
éviter tout fonctionnement simultané des batteries chaudes
et froides.
Ce système "Maître-esclaves" permet d'éviter que des
consignes différentes en fonction des appareils ou que des
plages de précision différentes des sondes ne génère
simultanément du chaud et du froid sur des appareils
différents.
Air neuf
4.2.9.
Exigé
En présence de plafonds froids, si l’Exploitant augmente le débit
d’air neuf par rapport au minimum hygiénique, pour augmenter la
puissance frigorifique ou la déshumidification, il doit appliquer une
réduction de ce débit (2 régimes) en période de chauffe.
1.3
4.2.10.
Exigé
Conformément à l’article 2.2.2., lorsque la pulsion d'air hygiénique
est indépendante des unités terminales de refroidissement (ventiloconvecteurs, poutres froides statiques, …), la consigne de
température de pulsion d'air sera abaissée en période de
refroidissement des locaux. Cette température de pulsion sera la
plus faible possible et de préférence inférieure ou égale à 16°C.
2.1
Clause
Objectif
4.3. Contrôle
N°
Exigé /
Conseillé
Contrôle des températures d’eau
4.3.1.
Exigé
L’Exploitant vérifiera périodiquement* la cohérence de la régulation
de la température d'eau des circuits secondaires de distribution
d’eau chaude et froide.
3
Il se basera sur un relevé mensuel des températures de départ et
de retour de chacun des circuits secondaires de distribution d’eau
chaude et froide et de la température extérieure.
Ces relevés seront consignés dans le Journal de Bord.
Intermittence
4.3.2.
Exigé
Conformément à la clause 1.3.3., l’Exploitant vérifiera
périodiquement* le fonctionnement correct de la gestion horaire (y
compris les horaires appliqués) des unités terminales, en
particulier, la mise à l’arrêt de leur ventilateur éventuel.
1.2
Il consignera dans le Journal de Bord, les horaires programmés et
y confirmera leur adéquation au programme fourni par le Client,
ainsi que le fonctionnement correct des horloges.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.41
4.4. Amélioration
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Intermittence
4.4.1.
Exigé
4.4.2.
4.4.3.
L’Exploitant proposera l'installation d'un automatisme pour assurer
la coupure des unités terminales (en chaud et en froid) et de leurs
auxiliaires (par exemple, ventilateurs de ventilo-convecteurs) en
dehors des heures d’occupations du bâtiment. (par exemple,
thermostats programmables de zone), tout en prévoyant
éventuellement une possibilité de dérogation avec retour
automatique au mode de coupure.
Ejecto-convecteurs
Exigé
Lorsque le bâtiment est équipé d’éjecto-convecteurs, l’Exploitant
évaluera le taux d’air neuf primaire de l’installation et le comparera
au nombre d’occupants. Si celui-ci excède les valeurs prescrites à
l’article 1.2.1., il étudiera la possibilité de réduire la quantité d’air
neuf utilisée :
-
en réduisant cette dernière en période de chauffe au
moyen d’une variation de vitesse du ventilateur et/ou d'un
réglage de l’air primaire de l’éjecto-convecteur.
-
en organisant un recyclage partiel de l’air extrait,
-
ou en installant une récupération de chaleur sur l’air extrait.
1.3
Un bilan similaire sera fait avec les poutres froides dynamiques.
Free chilling
4.4.4.
Exigé
Si le bâtiment présente des besoins en refroidissement pour des
températures extérieures inférieures à 12°C (local informatique,
locaux intérieurs, …), satisfaits par un réseau d’eau glacée,
l’Exploitant étudiera l’intérêt de refroidir naturellement, durant une
partie de l’année, l’eau du circuit sans utiliser la machine
frigorifique, par exemple au moyen d’une tour de refroidissement
fermée, ou d’un aérorefroidisseur (free-chilling).
Lorsque la température extérieure descend sous les 8 à
10°C, voire 12°C, l'eau glacée sera directement ref roidie
par l'air extérieur et la machine frigorifique sera mise à
l'arrêt ou fonctionnera à régime partiel.
L'intérêt est augmenté si les échangeurs des unités
terminales travaillent à "haute" température : plafonds froids
(régime : 15-17°C ou mieux encore 17-19°C), poutres
froides ou ventilo-convecteurs surdimensionnés pour
travailler au régime 12-16°C ou 14-19°C,...
Contact de fenêtre
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.42
4.4.5.
Conseillé
Dans un bâtiment équipé de fenêtres ouvrantes, l’Exploitant
proposera d'installer des contacts commandant l’arrêt des unités
terminales en cas d’ouverture.
1.4
Habillage de ventilo-convecteur
4.4.6.
Conseillé
Lorsque le ventilo-convecteur est équipé d’un habillage décoratif
non conçu par le fabricant, l’Exploitant s’assurera qu’aucun
recyclage d’air ne se fait au sein de l’habillage. Le cas échéant, il
recommandera le recours à un manchon de raccord entre la
batterie et la grille de diffusion.
3.3
Le rôle du manchon est également d’éviter le recyclage
d’air au sein de l’habillage et donc d’éviter une perte de
puissance qui sera compensée par le gestionnaire par une
diminution des consignes de température d’eau. Et aussi
pour des raisons acoustiques.
Déstratification
4.4.7.
Conseillé
Dans les locaux d’une hauteur sous plafond de plus de 6 m,
l’Exploitant effectuera une mesure de température à plusieurs
hauteurs de manière à évaluer la stratification éventuelle.
Le cas échéant, si la différence de température entre la zone
d’occupation et le sommet du local dépasse 5 K, une modification
du système d’émission ou une déstratification sera envisagée.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.43
LES COMPOSANTS COMMUNS
5.
Production de chaleur
Définition : Par production de chaleur, on entend les chaudières fonctionnant au gaz ou au
fuel, utilisées pour la production d’eau chaude de chauffage ou pour la production d’eau
chaude sanitaire.
Principes de base de l’exploitation URE
-
Optimaliser le rendement de combustion des chaudières
-
Limiter les pertes à l’arrêt des chaudières
5.1. Entretien
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Local chaufferie
5.1.1.
Exigé
L’Exploitant maintiendra la chaufferie dans un état de propreté
irréprochable. Il vérifiera que des produits corrosifs ou des
particules solides (poussières, pluches, …) ne puissent être
aspirés par les brûleurs.
3.1
5.1.2.
Exigé
L’Exploitant s’assurera du dégagement permanent des ventilations
haute et basse de la chaufferie.
3.1
5.1.3.
Chaudières et brûleurs
5.1.4.
Exigé
L’entretien des chaudières respectera les exigences légales en
vigueur en Région bruxelloise.
3.1
5.1.5.
Exigé
L’Exploitant assurera :
3.1
-
le bon fonctionnement des brûleurs,
-
la fermeture, à l’arrêt du brûleur, du clapet d’admission
d’air des brûleurs à air pulsé,
-
la propreté des foyers, leur étanchéité,
-
la bonne tenue de l’isolation des chaudières,
-
l’étanchéité des vannes d’isolement automatique des
chaudières et/ou l’étanchéité de la vanne d’isolement
manuelle des chaudières inutilisées.
Rendement de combustion
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.44
5.1.6.
Exigé
L'exploitant tirera le meilleur parti des chaudières qu'il gère. Il
veillera à assurer un rendement de combustion supérieur à 91 %.
Si cette performance minimale est inaccessible avec le matériel en
présence, il en informera le propriétaire et proposera les
améliorations adéquates, voire le remplacement de la chaudière.
(voir 5.4.1. et suivantes)
3.1
L'exploitant sera attentif à conserver un taux de CO2 le plus élevé
possible en présence d'une chaudière à condensation de manière
à condenser avec des températures d'eau de retour les plus
élevées possibles (minimiser l'excès d'air).
La mesure des caractéristiques des fumées de combustion se fera
dans le conduit de raccordement à la cheminée, à une distance de
la chaudière au maximum égale à 3 fois le diamètre du conduit. La
mesure se fera au centre de la section du conduit. La température
ambiante de la chaufferie sera mesurée à l’aspiration du brûleur.
En aucun cas, entre 2 entretiens,
•
la température des fumées de la chaudière ne pourra
dépasser de plus de 20 K, la température obtenue lors du
réglage.
•
le % CO2 ne pourra pas être inférieur de plus de 2 points, à
la teneur obtenue lors du réglage.
En cas de dérive systématique de ces paramètres, l'Exploitant en
cherchera la cause et y remédiera.
Puissance des brûleurs
5.1.7.
Exigé
Lors de l'entretien des brûleurs à air pulsé, l’Exploitant consignera
dans le rapport de combustion la puissance de charge de chaque
brûleur, pour chacune des allures de fonctionnement.
3.1
Il vérifiera le respect de la référence établie dans le Manuel
d'Exploitation. Celui-ci reprend les caractéristiques de réglage (type
de gicleur, pression d’alimentation, …) conseillées pour un
fonctionnement optimal.
5.2. Conduite
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Combustible
5.2.1.
Conseillé
Les chaudières fuel seront alimentées par du gasoil extra dont la
teneur en souffre s’élève à 50 mg/kg (50 ppm) au maximum.
Régulation en cascade
5.2.2.
Exigé
Les chaudières multiples et les allures des brûleurs seront
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
3.1
version du 03/02/2010- p.45
automatiquement commandées en cascade.
L’Exploitant s’assurera que les paramètres de réglage de la
régulation permettent une réelle cascade en fonction des besoins.
En particulier, la grande puissance des brûleurs ne pourra
s’enclencher que si la petite flamme est effectivement insuffisante.
5.2.3.
Conseillé
Dans les installations dont les ordres d’enclenchement des
chaudières et des allures de brûleur sont coordonnés dans une
même régulation, il est conseillé d’adopter la commande suivante :
-
Le démarrage se fait à l’allure la plus réduite de la première
chaudière. Ensuite, soit la première allure de la seconde
chaudière, soit la deuxième allure de la première chaudière
s’enclenche.
-
Lors d’une décroissance de la demande de chaleur, la
puissance de chaque chaudière en fonctionnement sera
diminuée, à commencer par la dernière. Seulement quand
toutes les chaudières fonctionnent à allure réduite, la
dernière chaudière est déclenchée et ensuite les suivantes.
3.1
5.2.4.
Exigé
Dans le cas d’une chaufferie mixte comprenant une chaudière à
condensation et une chaudière traditionnelle, la chaudière
traditionnelle ne pourra s’enclencher que lorsque la chaudière à
condensation aura atteint sa pleine puissance.
3.1
5.2.5.
Conseillé
Dans le cas d’une chaufferie composée de plusieurs chaudières à
condensation équipées d’un brûleur modulant, les chaudières
fonctionneront en parallèle, augmentant simultanément leur
puissance en fonction des besoins.
3.1
5.2.6.
Exigé
L’Exploitant optimalisera la temporisation à l’enclenchement
successif des chaudières régulées en cascade de manière à éviter
tout enclenchement intempestif de chaudière, par exemple, lors de
la relance matinale.
3.1
Idéalement, l’Exploitant peut également décider de bloquer
l’enclenchement d’une ou plusieurs chaudières en fonction de la
température extérieure (dépend de la rapidité d'intervention en cas
de panne de la chaudière restant en fonctionnement).
5.2.7.
Conseillé
Si l’installation de production comprend une chaudière à
condensation, l’Exploitant s’assurera que la température de l’eau
de retour vers les chaudières permette une condensation optimale.
3.1
Chaudières avec veilleuse
5.2.8.
Exigé
En présence de chaudières gaz atmosphériques à veilleuse
permanente, l’Exploitant réduira le nombre de chaudières en
activité en fonction de la saison avec extinction de leur veilleuse.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
3.1
version du 03/02/2010- p.46
5.3. Contrôle
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Rendement de combustion
5.3.1.
Exigé
Les chaudières à brûleur à air pulsé feront l’objet d’une mesure de
rendement de combustion périodique*.
3.1
Le résultat de chaque contrôle et réglage de brûleur sera compilé
sur une attestation d’entretien conforme à la réglementation en
vigueur en Région bruxelloise et remise au Client.
Le cas échéant, l’Exploitant justifiera l’écart entre les mesures
obtenues et l'objectif de rendement de l’article 5.1.5.
La mesure se fera pour chacune des allures du brûleur et dans les
conditions réelles de fonctionnement : chaudières en température,
portes de chaufferie fermées, …
Si nécessaire, l’installation sera réglée. Ce réglage comprend :
Le réglage du brûleur
Le réglage du régulateur de tirage,
La vérification de l’état du chemin des fumées (notamment
l’état des turbulateurs éventuels),
En particulier, le réglage du brûleur comprend le contrôle et le
réglage :
de la tête de combustion,
de l’écartement et de la position des électrodes,
du débit et de la pression d’air,
du circuit de pulvérisation.
Ce réglage ne pourra se faire sur chaudière encrassée.
Cascade de chaudières
5.3.2.
Exigé
L’Exploitant vérifiera périodiquement* le bon fonctionnement de la
régulation des chaudières. Ce contrôle, consigné dans le Journal
de Bord, informatique ou manuel, se basera sur :
-
les relevés des compteurs horaires de fonctionnement des
brûleurs,
-
ou les relevés de la température extérieure et des
températures de départ et de retour de chaque chaudière,
3.1
L’Exploitant vérifiera la cohérence des valeurs avec le principe de
régulation appliqué et développé dans le Manuel d'Exploitation
(régulation température glissante, régulation de cascade, allures de
brûleur, …).
5.4. Amélioration
N°
Exigé /
Clause
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
Objectif
version du 03/02/2010- p.47
Conseillé
Surdimensionnement des chaudières
5.4.1.
Exigé
L’Exploitant estimera le degré de surdimensionnement des
chaudières en place, en tenant
compte des améliorations
énergétiques de l’enveloppe qui ont été réalisées depuis la mise en
place de l’installation.
3.1
Le cas échéant, il proposera :
•
Soit la mise à l’arrêt complet d’une ou plusieurs chaudières
(ramonage, nettoyage, maintien sous eau et fermeture des
vannes d’isolement), et prendre toutes dispositions pour
stopper ou ralentir des processus de vieillissement (par ex.,
effets de corrosion par condensation), dans le cas de
chaudières manifestement inutiles,
•
Soit l’installation d’une régulation en cascade des
chaudières au moyen de vannes d’isolement motorisées.
•
Soit, dans le cas d'une chaudière unique, la réduction de la
puissance maximale du brûleur de manière à améliorer le
rendement de combustion de la chaudière et à augmenter
les temps de fonctionnement du brûleur. La puissance
restera cependant dans les limites admises par le fabricant
de chaudière (risques de condensation), garantissant une
stabilité de combustion.
Lorsque le nombre de chaudières en activité est réduit à l’unité, le
Client établira avec l’Exploitant les modalités d’intervention en cas
de panne de la chaudière, compte tenu du risque d’inconfort
encouru par les occupants (fonction de l’inertie thermique du
bâtiment, de son degré d’isolation, de l’inertie thermique du
système, de l’activité de l’établissement).
L’Exploitant s’assurera régulièrement de la non détérioration et du
bon fonctionnement des chaudières ainsi maintenues en réserve.
Rendement de combustion
Si les paramètres minimaux de combustion imposés au point 5.1.5.
ne peuvent être atteints avec l’installation existante, l’Exploitant en
informera le Client et envisagera les améliorations suivantes :
•
Placement et réglage d’un régulateur de tirage,
•
Vérification de l’état du chemin des fumées (notamment
l’état des turbulateurs éventuels),
•
Remplacement du brûleur ou de la chaudière (voir ciaprès).
Remplacement de brûleur
5.4.2.
Conseillé
Si le brûleur à air pulsé existant,
-
ne permet pas d’atteindre un rendement de combustion
correct,
-
ne dispose pas au minimum de 2 allures de fonctionnement
(pour les brûleurs de plus de 70 kW),
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.48
-
ne dispose pas d’une fermeture automatique de l’aspiration
d’air à l’arrêt,
l’Exploitant proposera le remplacement du brûleur ou de la
chaudière (en fonction de la qualité de la chaudière existante).
Remplacement de chaudière
5.4.3.
Conseillé
Pour les chaudières âgées de plus de 20 ans, l’Exploitant évaluera
le rendement annuel de la production de chaleur et le cas échéant
proposera le remplacement de l’installation au profit de chaudières
performantes.
3.1
Maintien des chaudières en été
5.4.4.
Conseillé
Lorsque la production de chaleur est maintenue en activité en été,
par exemple pour assurer la production d’eau chaude sanitaire,
l’Exploitant envisagera la mise à l’arrêt (avec arrêt de l’irrigation)
des chaudières dont la puissance n’est pas nécessaire.
3.1
Chaudière à condensation
5.4.5.
Conseillé
Si l'installation ne favorise pas un retour d'eau froide vers la
chaudière à condensation (boucle primaire, bouteille cassepression, température de départ trop élevée, …), l'Exploitant
proposera une adaptation de la régulation et/ou de l’installation
hydraulique (tout en respectant les prescriptions de débit du
fabricant).
Commentaire : des solutions sont développées dans le
Cahier des Charges énergétique pour la conception d'une
installation de chauffage.
Zonage
5.4.6.
Conseillé
Si une partie du bâtiment doit être chauffée en dehors des heures
d’occupation du reste du bâtiment (conciergerie, corps de garde,
….), un circuit spécifique ou une production spécifique (convecteurs
gaz indépendants, chaudière indépendante) sera envisagée.
3.1
Inconfort
5.4.7.
Conseillé
En cas d’utilisation récurrente, par les occupants, de chauffages
d’appoint électriques, l’Exploitant étudiera la cause de l’inconfort.
Son analyse et les solutions proposées seront présentées au Client
ou à son représentant.
3.1
3.2
Mesure des consommations
5.4.8.
Exigé
Dans le cas d’une installation de production de chaleur fonctionnant
au fuel, l’Exploitant se dotera d’un moyen de mesure des
consommations précis : compteur fuel, jauge, ….
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.49
6.
Production d'eau froide (ou "eau glacée")
Définition : Par production d'eau froide, on entend une ou plusieurs machines frigorifiques,
qui alimentent en eau froide ou glacée des unités terminales (ventilo-convecteurs,
radiateurs, poutres et plafonds froids, etc...).
Principes de base de l’exploitation URE
-
Optimaliser le rendement de production des machines frigorifiques
-
Limiter les consommations des auxiliaires
6.1. Entretien
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
6.1.1.
Exigé
L’Exploitant appliquera les prescriptions d’entretien du fabricant du
groupe frigorifique. Ces prescriptions seront reprises dans le
manuel d’exploitation.
3.1
Il respectera les exigences de la norme NBN EN 378-4 : « Système
de réfrigération et pompes à chaleur – Exigences de sécurité et
d’environnement – Partie 4 : fonctionnement, maintenance,
réparation et récupération. »
Traitement d'eau
6.1.2.
Exigé
Le cas échéant, l’Exploitant s’assurera du fonctionnement correct
de l’installation d’adoucissement de l’eau des tours de
refroidissement. L’Exploitant procédera en outre à l’adjonction de
produits chimiques tels que inhibiteurs de corrosion et anti-algues.
3.1
6.1.3.
Exigé
L’Exploitant maintiendra le pH de l’eau de refroidissement des
condenseurs à eau à la valeur optimale définie dans le Manuel
d'Exploitation. Le cas échéant un traitement adéquat de l’eau sera
envisagé.
3.1
Tours de refroidissement, aérorefroidisseurs et condenseurs à
air
6.1.4.
Exigé
L’Exploitant réglera le débit d'eau de déconcentration des tours de
refroidissement pour maintenir la conductivité de l’eau ou le taux de
chlorures dans la plage optimale reprise dans le Manuel
d'Exploitation.
3.1
6.1.5.
Exigé
L’Exploitant maintiendra le bon fonctionnement et l’état de propreté
des éléments constitutifs des tours de refroidissement, des
aérorefroidisseurs et des condenseurs à air :
3.1
-
grilles d’aspiration d’air (encrassement),
ventilateurs (encrassement, tension et alignement des
courroies, paliers, roulements, régulation en cascade),
gicleurs (encrassement, entartrage),
échangeurs (encrassement, détérioration, entartrage)
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.50
-
séparateurs,
vanne de déconcentration.
En cas de détérioration, les pièces seront remplacées à l’identique
ou suivant les prescriptions du fabricant de manière à ne pas
modifier le taux d’entraînement de gouttelettes.
Commentaire : limitation de la consommation d'eau et du
risque de dispersion de légionelles.
6.1.6.
Exigé
Lorsqu’une tour de refroidissement est destinée à fonctionner
également en hiver, l’Exploitant s’assurera de la régulation correcte
de sa résistance anti-gel de manière à ce que celle-ci ne fonctionne
qu’en cas de nécessité et a fortiori pas quand la tour a été
vidangée.
3.1
6.1.7.
Exigé
Les condenseurs à eau refroidis par une tour ouverte seront
nettoyés et détartrés une fois par an, suivant les règles de l’art et
les prescriptions du fabricant.
3.1
6.1.8.
Exigé
En cas de problème de puissance frigorifique ou de dérive de
l'écart de température entre fluide réfrigérant et eau glacée (voir ciaprès), l’Exploitant vérifiera l’état des évaporateurs à eau.
3.1
6.1.9.
Exigé
L’Exploitant s'assurera du maintien de la bonne charge en fluide
frigorigène de l’installation (contrôle du voyant liquide). Le cas
échéant, il procédera au repérage des fuites et à une réparation
immédiate.
3.1
Un manque de fluide frigorigène entraînera une perte de
puissance et une perte de rendement de la machine.
6.1.10.
Exigé
L’Exploitant assurera le maintien en état de l’isolation des éléments
constitutifs du groupe frigorifique.
3.1
Clause
Objectif
6.2. Conduite
N°
Exigé /
Conseillé
Température d’eau froide
6.2.1.
Exigé
La machine frigorifique produira de l’eau à une température
maximale par rapport à la température de l’utilisateur le plus
demandeur.
3.1
Cette
température
sera
adaptée
automatiquement
ou
manuellement par l’Exploitant (par exemple en fonction de la
saison).
3.3
3.2
Par exemple, il sera très utile de suivre l’évolution de l’écart de
température (départ - retour) de l’eau glacée durant l’année : un
départ 6° - retour 8° en hiver suivi d’un régime 6° - 11° en été est
signe qu’il est peut-être possible de remonter la température de
départ à certaines périodes où les besoins sont faibles.
Température de condensation
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.51
6.2.2.
Exigé
L’Exploitant s’assurera auprès du fabricant que la consigne de
température de condensation minimale à maintenir est réglée sur la
valeur la plus basse possible compatible avec le fonctionnement
correct du détendeur.
3.1
Mise à l’arrêt et démarrage de la machine
6.2.3.
Exigé
Lorsque la production de froid est composée de plusieurs
compresseurs, un système automatique empêchera le démarrage
simultané des machines. Un décalage minimum de 15 minutes est
exigé.
6.2.4.
Exigé
Lorsque la production de froid est assurée par plusieurs groupes
frigorifiques fonctionnant en cascade, l’Exploitant s’assurera de
l’absence de circulation d’eau dans les machines à l’arrêt (y
compris vérification de l’étanchéité des vannes d’isolement).
3.1
Le mélange de fluides entre machines en service et à l'arrêt
provoque un réchauffement non désiré de la température
de départ eau glacée. Ceci conduit à devoir abaisser la
température d'évaporation pour obtenir la température
d'eau désirée et donc à dégrader le rendement de la
machine.
6.2.5.
Exigé
En fin de saison chaude, la mise à l’arrêt de la production d’eau
froide doit s’accompagner de la mise à l’arrêt des résistances de
carter. La remise en route de l’installation sera temporisée de 24h
après la remise en route des résistances.
3.1
6.2.6.
Exigé
En dehors des heures d’occupation du bâtiment, l’installation de
production de froid sera, a priori, mise à l’arrêt afin de profiter du
refroidissement naturel de la nuit. Si nécessaire, la relance sera
organisée en fin de nuit, en période tarifaire dite d'heures "creuses".
1.2
6.2.7.
Exigé
Après mise à l’arrêt (saisonnière ou interruption durant la saison
chaude), l'Exploitant n'autorisera la remise en route de la
production d’eau glacée :
2
-
qu’en fonction du dépassement d'un seuil de température
extérieure ;
-
qu’en dehors de la période de consommation électrique de
pointe du bâtiment, si le tarif électrique appliqué au
bâtiment comprend une composante liée à la pointe de
puissance maximale appelée ;
-
que s'il a la garantie que dans aucun local, il n’y a de risque
d’émettre simultanément de la chaleur et du froid (par
exemple, par la mise à l’arrêt des chaudières) ;
-
que si la température de pulsion de l'air hygiénique a bien
été revue à la baisse ;
Par exemple : pratiquer la remise de route de la production
de froid au début d’un mois plutôt qu’en fin du mois
précédent permet d’éviter de gonfler la pointe ¼ ho raire
relative à ce dernier pour seulement quelques jours, voire
quelques heures d’inconfort. A étudier en fonction du
régime tarifaire en vigueur pour le Client.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.52
6.2.8.
Exigé
En présence d’un free chilling (refroidissement naturel du réseau
d’eau lorsque la température extérieure est basse), l’Exploitant
vérifiera le point de consigne de basculement entre le
fonctionnement du groupe frigorifique et le refroidissement naturel.
Cette valeur sera réglée le plus haut possible.
4.1
Clause
Objectif
6.3. Contrôle
N°
Exigé /
Conseillé
Principe général
Le contrôle des machines de production d’eau glacée consistera à
mesurer les paramètres de fonctionnement de l'installation et à les
comparer d'année en année et par rapport aux paramètres
d’installation (mise au point initiale).
Les résultats des mesures et des contrôles seront consignés dans
le Journal de Bord.
Appareils de mesure
6.3.1.
Exigé
Le contrôle se base sur des appareils de mesure de température et
de pression qui doivent être étalonnés selon les recommandations
du fabricant.
3.1
Régulation de puissance
6.3.2.
Exigé
L’Exploitant vérifiera périodiquement* le bon fonctionnement de la
régulation de puissance des groupes frigorifiques en fonction des
besoins, notamment en interprétant les mesures ci-dessous.
Exigé
L’Exploitant
consignera
mensuellement
le
temps
de
fonctionnement (t) des compresseurs. Si nécessaire, l’Exploitant
équipera l’installation de compteurs horaires.
6.3.3.
3.1
Permet de contrôler le fonctionnement correct de la
machine (perte de fluide frigorigène, …), son
surdimensionnement et le fonctionnement de la cascade
de compresseur. C'est essentiellement par comparaison
avec les mesures des années antérieures qu'une
évaluation de la détérioration du matériel peut avoir lieu.
6.3.4.
Exigé
L’Exploitant consignera mensuellement le nombre de démarrages
des compresseurs (d). Si nécessaire, l’Exploitant équipera
l’installation de compteurs.
Référence : un nombre de démarrage supérieur à 4/heure
indique une probabilité de dysfonctionnement de la
régulation de puissance (compte tenu de la présence d'un
anti-court cycle de 10 minutes)
6.3.5.
Exigé
L’Exploitant calculera mensuellement, pour chaque compresseur,
la valeur du cycle de fonctionnement (h/d).
Référence : une valeur inférieure à 10 minutes/cycle
indiquera une surpuissance de l’installation ou un
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.53
dysfonctionnement de sa régulation.
Températures d’eau
6.3.6.
Exigé
L’Exploitant vérifiera périodiquement* la cohérence des
températures de départ et de retour de chacun des groupes de
froid en fonction de la régulation et des besoins de froid
(température extérieure, ensoleillement, …).
3.1
3.2
3.3
Ces valeurs seront comparées aux grandeurs de consigne
programmées
Performance de la machine frigorifique
6.3.7.
Exigé
A puissance nominale, l’Exploitant mesurera, périodiquement*,
l'intensité à la pince ampèremétrique absorbée par la machine, sur
chaque phase. Les valeurs doivent être proches ou inférieures à
celle de la plaque signalétique et des valeurs obtenues lors de la
mise au point initiale de la machine (Manuel d’Exploitation).
3.1
L’allure de la machine frigorifique sera forcée pendant cette
mesure (en abaissant la demande à l'évaporateur, par exemple).
6.3.8.
Exigé
L’Exploitant vérifiera périodiquement* la performance de la
machine frigorifique. Il basera son analyse sur un relevé des
paramètres suivants :
-
-
-
-
3.1
la température des gaz de refoulement (mesure de
contact) (une augmentation peut indiquer une
détérioration des clapets)
la température de condensation (mesure de la pression
de condensation) et la température extérieure à ce
moment
la température de la ligne liquide (mesure de contact
avant détendeur)
la température d’évaporation (mesure de la pression
d’évaporation) et la température de départ de l'eau
glacée
la température de surchauffe (mesure de contact)
la pression d’aspiration compresseur
Une dérive de l’un de ces paramètres sera interprétée et corrigée.
Seule la température de condensation peut fluctuer en fonction de
la température extérieure. Entre autres, l’Exploitant vérifiera que
ces valeurs ne s’écartent pas anormalement des valeurs indiquées
à la mise en service par l’installateur. Ces dernières devant être
reprises dans le Manuel d’Exploitation.
Dans les condenseurs à air, à l'arrêt, l'Exploitant vérifiera qu'à
l'arrêt il y a bien la correspondance attendue entre température
d'ambiance et pression. A défaut, il soupçonnera la présence
d'incondensables dans le circuit, provoquant une hausse de la
pression.
6.3.9.
Exigé
L’Exploitant vérifiera périodiquement* la propreté des condenseurs
et des évaporateurs sur base du fait que les écarts de température
suivants sont respectés à pleine charge :
-
3.1
entre la température de condensation et l’eau à la sortie
d’un condenseur à eau : inférieur à 10K,
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.54
-
entre la température de condensation et l’air à l’entrée d’un
condenseur à air : inférieur à 20K,
-
entre la température d’évaporation et l’eau à la sortie de
l’évaporateur : inférieur à 7K.
-
entre la température de condensation et de la ligne
liquide : supérieure à 5K (sauf détendeur à capillaire).
Si après nettoyage et détartrage des échangeurs, vérification du
bon fonctionnement des ventilateurs, l’écart subsiste, l’Exploitant
contrôlera le bon remplissage en fluide frigorigène (ou envisagera
l’extension des échangeurs).
6.3.10.
Exigé
Si l'installation comprend un compteur d’énergie thermique
mesurant la consommation générale d’eau glacée, et un compteur
électrique mesurant la consommation globale des équipements de
production frigorifique, l'Exploitant établira annuellement le COP
moyen de l’installation.
3.1
Le COP moyen est le rapport entre ladite consommation
énergétique d’eau glacée et la consommation d’énergie électrique
durant la même période.
L’Exploitant s’engagera à respecter un COP minimum moyen
annuel établi de commun accord avec le Client lors de la prise en
charge de l'exploitation et consigné dans le Manuel d'Exploitation.
Commentaire : Le Client pourra décider que le non respect
de cet objectif énergétique entraînera le calcul d’une
indemnité ou d’un bonus équivalents au coût du surplus ou
de la réduction de consommation électrique consécutifs,
établi sur base du prix moyen de l’unité d’énergie
électrique sur la période concernée.
Tours de refroidissement, aérorefroidisseurs et condenseurs à
air
6.3.11.
Exigé
L'exploitant mesurera périodiquement*
-
l'intensité électrique absorbée par les ventilateurs,
-
la consommation d'eau au compteur d'alimentation des
tours.
En première approximation, un litre = 700 Wh X 2 pour le débit de
déconcentration.
Il vérifiera le sens de rotation et le fonctionnement correct de la
régulation en cascade des ventilateurs.
6.3.12.
Exigé
L’Exploitant relèvera périodiquement* la température de départ et
de retour du circuit de refroidissement des condenseurs à eau.
3.1
Ces valeurs seront comparées aux grandeurs de consigne
programmées
Augmenter la consigne d’eau glacée et diminuer la
consigne de condensation augmente le rendement de la
machine frigo.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.55
6.3.13.
Exigé
Si l'Exploitant constate que la variation du débit d'eau de
déconcentration des tours de refroidissement conduit à un
gaspillage d'eau tel qu'une régulation automatique de ce débit
présenterait un investissement rentable en moins de 5 années, il
en informera le Client.
6.4. Amélioration
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Performance de la machine frigorifique
6.4.1.
Exigé Conseillé
En cas d'absence, l’Exploitant proposera l'installation des
compteurs nécessaires au calcul du COP moyen de l’installation
(compteur d’énergie thermique mesurant la consommation
générale d’eau glacée, et compteur électrique mesurant la
consommation globale des équipements de production frigorifique).
3.1
Cette mesure est "conseillée" sur les groupes de froid de plus de
80 kW utile froid et "exigée" sur les installations de plus de 400 kW.
6.4.2.
Exigé
Au minimum, si la surface climatisée dépasse 400 m², un suivi de la
consommation électrique propre de la machine frigorifique sera
organisé.
Augmentation de puissance
6.4.3.
Conseillé
En cas de déclenchements fréquents de la machine frigorifique en
« haute pression » durant de fortes chaleur, l’Exploitant consultera
le fabricant de la machine pour envisager une amélioration de la
machine existante avant de prévoir une augmentation de puissance
de production de froid. Par exemple,
-
l’augmentation du seuil de haute pression,
-
un meilleur dimensionnement du condenseur,
-
une augmentation du débit d'air au condenseur (taille des
ventilateurs),
-
limitation provisoire de la puissance du compresseur,
-
ombrage du condenseur,
-
revêtement clair de la toiture,
-
…
3.1
Production indépendante
6.4.4.
Conseillé
Si un ou plusieurs locaux alimentés par la production de froid
centrale du bâtiment présentent un besoin de refroidissement
permanent (ex : petite salle informatique, locaux intérieurs,…),
l'Exploitant étudiera l'intérêt d'y placer une production de froid
spécifique pour assurer un fonctionnement adapté et économique
en période d'arrêt de la centrale de base (hiver, nuit, WE, jours
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
3.1
3.2
version du 03/02/2010- p.56
fériés, …). La décision sera fonction de la puissance demandée par
ces locaux, de la puissance de l'installation de refroidissement de
l'ensemble du bâtiment et de son mode de régulation (présence
d'une cascade et possibilité de modulation).
Lorsque le traitement du local ne peut connaître de défaillance
(sécurité de fonctionnement des locaux informatiques ou d'un
dispatching, par exemple), il est possible d'en dédoubler la
production frigorifique : une production autonome sera également
installée dans le local. En été, elle pourra être arrêtée au profit de
l'installation centrale; en hiver, cette dernière sera conservée en
réserve.
Il est imaginé que l'installation principale est mise à l'arrêt en
période hivernale, mais qu'elle puisse assurer une réserve en cas
de défaillance du système de climatisation local.
Free chilling
6.4.5.
Exigé
Si la machine frigorifique à eau glacée fonctionne en réalité plus de
3 mois/an, l’Exploitant étudiera l’intérêt du placement d’un système
permettant le refroidissement direct de l'eau glacée par l'air
extérieur, sans fonctionnement du compresseur (fonctionnement en
"free chilling").
Une étude de faisabilité technico-économique est à réaliser :
- la 1ère année du contrat
o si P >= 750 kW
o ou si P > 400kW et Nf >= 3 mois.
- ou la seconde année
o si P < 400kW
o ou si P > 400kW et 0 < Nf < 3 mois.
Nf = nombre de mois de fonctionnement de la production de froid
en dehors de la période de juin à août.
4.1
On pense, par exemple, au placement d'un dry-cooler en parallèle
à l'évaporateur. Ce mode de fonctionnement sera d'autant plus
performant que l'installation est équipée d'unités terminales à
haute température.
Ballon tampon
6.4.6.
Conseillé
Si l'inertie thermique du circuit d'eau froide est jugée trop faible, et
si la technologie du compresseur ne permet pas une adaptation
modulante de la puissance, on étudiera l'intérêt de placer un ballon
tampon complémentaire.
3.1
Lorsque les charges thermiques sont trop faibles par rapport à la
puissance installée, le groupe démarre et s'arrête trop
fréquemment, ce qui est préjudiciable à la durée de vie du
matériel.
Tours de refroidissement et aérorefroidisseurs
6.4.7.
Exigé
L’Exploitant étudiera l’intérêt d’équiper les ventilateurs des
condenseurs à air et des tours de refroidissement de variateurs de
vitesse ou de moteurs à plusieurs vitesses.
6.4.8.
Exigé
L'exploitant proposera l'installation d'un compteur d'eau sur
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
3.1
version du 03/02/2010- p.57
l'alimentation des tours de refroidissement. Il étudiera l'intérêt de
prévoir une mesure en continu de la conductivité avec
déconcentration automatique.
6.4.9.
Conseillé
L’Exploitant étudiera l'intérêt de déplacer les condenseurs à air vers
des espaces dégagés, à l’abri des sources d’encrassements
(poussières, feuilles, …) et de préférence à l’abri de l’ensoleillement
direct.
3.1
S’il était constaté que, du fait de la proximité d’un obstacle, un
recyclage se produisait au niveau du condenseur à air, l’Exploitant
étudierait l’intérêt de déplacer l’équipement vers un endroit plus
dégagé.
Surdimensionnement et régulation de puissance
6.4.10.
Conseillé
L’Exploitant évaluera le degré de surdimensionnement de
l’installation de production de froid et la variabilité de la charge
thermique.
3.1
Le cas échéant :
6.4.11.
Exigé
-
il vérifiera le fonctionnement correct de la régulation en
cascade des étages de puissance des compresseurs,
-
il envisagera l’installation d’une régulation de la puissance
de la machine frigorifique en fonction des besoins.
La régulation de puissance par "injection des gaz chauds" est
proscrite car la puissance absorbée reste la même lorsque la
puissance de réfrigération diminue.
3.1
Le cas échéant, l'Exploitant établira avec le fabricant/fournisseur
une étude de faisabilité technico-économique en vue de son
remplacement (idéalement par une régulation par variation de
vitesse… quoique peu réaliste sur une installation existante).
6.4.12.
Conseillé
Si le tarif électrique appliqué au bâtiment comprend une
composante liée à la pointe de puissance maximale appelée,
l’Exploitant proposera l’installation d’un dispositif commandant la
mise à l’arrêt automatique de la production de froid en période de
pointe (délestage).
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.58
7.
Distribution d’eau
Définition : réseau véhiculant l'eau de chauffage, l'eau de refroidissement et l'eau sanitaire.
Principes de base de l’exploitation URE
-
limiter les pertes d'énergie de transport du fluide caloporteur
-
limiter les pertes d'énergie par les parois au cours du transport
tout en limitant le risque de corrosion des installations
7.1. Entretien
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Isolation
7.1.1.
Exigé
L’Exploitant s’engage à maintenir en état l’isolation des conduites
(distribution d’eau chaude et d’eau glacée) et des équipements
(vannes, brides, filtres) sur lesquels il sera intervenu.
3.2
Fuites et qualité de l’eau
7.1.2.
Exigé
L’Exploitant relèvera périodiquement* les consommations en eau
des installations de chauffage et de climatisation. Ce relevé
périodique des compteurs sera consigné dans le Journal de Bord.
3.1
3.3
La consommation en eau par mois de chaque compteur ne pourra
pas dépasser *** m³ / kW générateur chaud ou froid.
7.1.3.
Exigé
7.1.4.
L’Exploitant vérifiera périodiquement*, l’absence de fuite au niveau
des vannes, purgeurs, raccords et autres éléments de l’installation.
3.1
3.3
Conseillé
L’Exploitant procédera au minimum une fois par an à une analyse
de l’eau du circuit de chauffage et d’eau glacée, y compris une
analyse biologique de la qualité de l'eau. Le cas échéant, il
proposera au Client un programme de traitement.
3.1
3.3
Commentaires : pour limiter les risques de corrosion et le
bouchage des échangeurs et donc la perte de rendement
des machines frigos, des ventilos-convecteurs, …
Dans la mesure du possible, on évitera l'adjonction de
glycol dans l'eau de refroidissement pour ne pas diminuer
les performances du fluide caloporteur (viscosité plus élevé
et donc pertes de charges accrues, chaleur massique plus
faible, …)
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.59
7.2. Conduite
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Température d’eau glacée
7.2.1.
Exigé
Conformément au point 6.2.1., la température d’eau glacée des
circuits
secondaires
sera
adaptée
manuellement
ou
automatiquement aux besoins frigorifiques en fonction de la saison.
3.1
3.2
3.3
Chaudière à condensation
7.2.2.
Conseillé
Conformément à l’article 5.2.7., lorsque l’installation de production
de chaleur est équipée d’une chaudière à condensation et que le
circuit hydraulique le permet, l’Exploitant mettra tout en œuvre pour
que la température de l’eau alimentant le condenseur soit la plus
froide possible.
3.1
Mise à l’arrêt des pompes
7.2.3.
Exigé
La mise à l’arrêt estivale de l’installation de chauffage ou hivernale
de l’installation de climatisation doit être accompagnée de la mise à
l’arrêt des pompes de circulation.
3.2
Lorsque celle-ci est commandée automatiquement en fonction de
la température extérieure, la consigne de température sera
abaissée (en chauffage) ou élevée (en refroidissement) au
maximum.
Déséquilibre
7.2.4.
Exigé
Lorsqu’un déséquilibre de l’installation de distribution d’eau
entraîne un inconfort des occupants, l’Exploitant ne pourra
satisfaire ces derniers en modifiant les consignes de régulation
(augmentation de la courbe de chauffe en chauffage ou diminution
de la température d’eau glacée en refroidissement), ce qui
entraînerait une surconsommation.
Un équilibrage de l’installation devra être entrepris sur base des
équipements existants. Ce réglage sera tel que le débit et la
pression des pompes secondaires et primaire soient les moins
élevés possibles.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.60
7.3. Contrôle
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Contrôle des températures d’eau
7.3.1.
Exigé
L’Exploitant vérifiera périodiquement* la cohérence de la régulation
de la température d'eau des circuits secondaires de distribution
d’eau chaude et froide.
3
Il se basera sur un relevé mensuel des températures de départ et
de retour de chacun des circuits secondaires de distribution d’eau
chaude et froide et de la température extérieure.
Ces relevés seront consignés dans le Journal de Bord.
7.4. Amélioration
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Isolation
7.4.1.
Exigé
L’Exploitant proposera le calorifugeage des conduites et des
vannes circulant dans des zones non chauffées et dépourvues
d’isolant. L’épaisseur d’isolation à mettre en œuvre respectera les
exigences du « cahier des charges énergétique pour les
installations de climatisation ».
3.2
Alimentation en eau
7.4.2.
Exigé
En cas d'absence, L’Exploitant proposera le placement d’un
compteur volumétrique sur les alimentations en eau des
installations de chauffage et de climatisation.
Circuit de distribution
7.4.3.
Exigé
Le cheminement des fluides dans l’installation apparaîtra
clairement sur les conduites, de même que la dénomination des
différents circuits secondaires.
3.2
3.3
Equilibrage
7.4.4.
Conseillé
Si l'installation présente un déséquilibrage majeur de distribution et
ne comprend pas de vannes d’équilibrage, l’Exploitant proposera
leur placement et le réglage des débits des circuits de distribution
secondaires.
Le cas échéant, l’Exploitant envisagera en parallèle
remplacement des pompes ou de leur rotor (voir ci-après).
3.2
3.3
le
Dimensionnement des circulateurs
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.61
7.4.5.
Conseillé
L’Exploitant contrôlera l’écart de température entre le départ et le
retour des circuits de distribution d’eau. Si les valeurs constatées
sont nettement inférieures à :
-
15 K en chauffage pour une température extérieure
inférieure à 0°C,
-
6 K en refroidissement pour une température extérieure
supérieure à 28°C,
3.2
il envisagera de réduire la vitesse des circulateurs ou, le cas
échéant, de remplacer le rotor des pompes ou la pompe complète.
7.4.6.
Exigé
Lorsque les circuits de distribution parallèles sont équipés d’une
vanne d’équilibrage, le réglage des débits ne peut en aucun cas
conduire à la fermeture de toutes les vannes.
3.2
Avant fermeture des vannes, la vitesse des circulateurs sera
réduite au maximum.
Ainsi, lorsqu’un circulateur à vitesses multiples débite au travers
d’une vanne d’équilibrage fortement fermée, l’Exploitant envisagera
un nouveau réglage de l’installation en réduisant la vitesse du
circulateur et en revoyant le réglage de la vanne.
Commentaire : le rôle des vannes d’équilibrage n’est pas
de dissiper de l’énergie, mais d’ajuster les débits.
7.4.7.
Exigé
En chaud comme en froid, dans le cas d’unités terminales, de
batteries ou de circuits secondaires équipés d’une régulation du
débit (régulation par vannes thermostatiques, vannes 2 voies
modulantes), en cas de remplacement nécessaire de pompe ou
circulateur, le choix se portera sur une pompe ou un circulateur à
vitesse variable. Celui-ci remplacera également la régulation de
pression prise en charge par l’éventuelle soupape de pression
différentielle.
3.2
Exceptions à la règle :
-
Le circuit hydraulique primaire d’eau glacée doit continuer à
assurer, au niveau de l’évaporateur du groupe frigorifique,
le débit minimal imposé par le fabricant.
-
Lorsque l'installation est composée d'un circuit unique (un
seul ensemble de pompes) distribuant l’eau dans les
évaporateurs et vers les consommateurs : même avec des
distributions à débits variables vers les consommateurs, les
pompes resteront alors à débit constant.
Un circulateur sera choisi et réglé in situ de telle sorte qu’il
fournisse le débit nominal nécessaire aux besoins. Ce débit ne
pourra être obtenu au moyen d’une vanne de réglage.
Chaudière à condensation
7.4.8.
Conseillé
Conformément à l’article 5.2.7., lorsque l’installation de production
de chaleur est équipée d’une chaudière à condensation, et si tout
n'a pas été mis en œuvre dans le circuit hydraulique pour que la
température de l’eau alimentant le condenseur soit la plus froide
possible, l’Exploitant proposera une modification de l'installation,
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
3.1
version du 03/02/2010- p.62
tout en respectant les exigences de débit minimal à assurer dans la
chaudière, imposées par le fabricant.
Commentaire : on pourra consulter à ce sujet le Cahier des
Charges Energétique de conception des installations de
chauffage inclus dans Energie+.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.63
8.
Traitement de l’air
Définition : Un groupe de traitement d’air a pour mission de donner à l’air distribué les
caractéristiques thermiques et hygiéniques nécessaires au confort des occupants. Il peut
s’agir d’un groupe servant uniquement au traitement de l’air hygiénique de ventilation ou
d’un groupe composant d’un système de climatisation à air (qui garantit les exigences de
climat intérieur prescrites par la programmation). Dans le premier cas, les clauses reprises
ici viennent en complément des exigences du chapitre 1 et dans le deuxième cas, en
complément des exigences du chapitre 5.
Un groupe de traitement d’air peut comprendre tout ou partie des équipements suivants :
-
un système de registres modulants AN/AR,
un filtre,
une batterie de préchauffe,
une batterie de refroidissement,
une batterie de réchauffe,
un système de récupération de chaleur,
un système d'humidification,
un moto-ventilateur,
…
En absence d'un équipement, les clauses s'y rapportant ne sont évidemment pas
d'application.
Principes de base de l’exploitation URE
-
Limiter l’humidification en hiver et la déshumidification en été.
-
Adapter et paramétrer la régulation pour éviter la production simultanée de chaud et de froid
dans un même groupe.
-
Arrêter le traitement de l’air en période d’inoccupation.
-
Exploiter le pouvoir rafraîchissant de l’air extérieur.
8.1. Entretien
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Propreté des équipements
8.1.1.
Exigé
L’Exploitant maintiendra les batteries et l’ensemble du caisson de
traitement d’air, y compris les récupérateurs de chaleur éventuels
dans un état mécanique et de propreté correct.
3.2
Il pratiquera au minimum annuellement un dépoussiérage des
batteries et un nettoyage complet des caissons de traitement d’air.
8.1.2.
Exigé
L’Exploitant maintiendra dans un état de fonctionnement correct, le
mécanisme d’entraînement des récupérateurs à roue ou à
accumulation.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
4.2
version du 03/02/2010- p.64
Filtres
8.1.3.
Exigé
Sauf dans le cas d’un système d’alarme centralisé, l’Exploitant
vérifiera tous les 3 mois si la chute de pression dans la section filtre
dépasse la limite maximale autorisée. Le cas échéant, il procédera
au remplacement du filtre. L’inspection des filtres sera l’occasion
d’un contrôle de l’étanchéité des joints et de leur usure.
3.2
L’Exploitant s’assurera du respect de la performance et de la perte
de charge initiale des filtres de remplacement.
8.1.4.
Exigé
La suppression de la filtration, quelle qu’en soit la raison, est
interdite.
3.2
Le cas échéant, l’Exploitant veillera au fonctionnement correct des
filtres à déroulement automatique (système en voie de disparition).
En cas de défaut, entraînant un risque de diffusion de poussière
dans l’ensemble du groupe de traitement d’air et du réseau de
distribution, l’Exploitant procédera au remplacement du système de
filtration.
Humidificateur
8.1.5.
Exigé
L’Exploitant maintiendra la vanne de déconcentration des
humidificateurs, ainsi que les systèmes de remplissage à flotteur
dans un état de fonctionnement correct.
Il réglera le débit d'eau de déconcentration pour maintenir la
conductivité de l’eau ou le taux de chlorures dans la plage optimale
reprise dans le Manuel d'Exploitation.
Etanchéité du groupe
8.1.6.
Exigé
L’Exploitant veillera au maintien de l’étanchéité des groupes de
traitement d’air. Il sera particulièrement attentif à l’étanchéité des
portes de visite.
3.2
Clause
Objectif
8.2. Conduite
N°
Exigé /
Conseillé
Humidification
8.2.1.
Exigé
Conformément au point 1.2.1., dans le cas d’une climatisation de
confort, l'Exploitant veillera à ce que l’humidification hivernale ne
conduise à un taux d’humidité ambiant de plus de 40%.
1.1
Exemples pratiques :
Si le taux d’humidité est mesuré dans la reprise d’air,
l’Exploitant s’assurera que la température de l’air repris
correspond à la température ambiante. Si celle-ci est plus
élevée (par exemple, cas des extractions au travers des
luminaires), l’Exploitant diminuera la consigne d’humidité en
conséquence.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.65
Par exemple, une consigne de 40%HR mesurée
dans un air repris à 25°C, équivaut à 50%HR dans
une ambiance à 21°C, soit une surconsommation
de l’ordre de 60% pour le traitement de l’air.
Dans le cas d’un groupe équipé d’un humidificateur de type
adiabatique ("laveur d’air") et régulé suivant le principe de
point de rosée, la consigne de rosée programmée en hiver
sera abaissée le plus possible pour éviter une humidification
excessive.
8.2.2.
Exigé
L’air hygiénique alimentant des locaux à forte production d’humidité
(restaurants, cafétéria, …) ou des locaux à occupation
occasionnelle (archives, …), ne pourra être humidifié.
1.1
8.2.3.
Exigé
Les humidificateurs seront mis à l’arrêt lorsque le climat est tel que
la température moyenne diurne extérieure dépasse 8°C
(couramment de début avril à fin octobre) (voir 3.2.3).
1.1
Règles générale de non-destruction de l’énergie
Avant émission finale dans le local, et après avoir été refroidi, l’air
ne peut être réchauffé par un dispositif générant une consommation
d’énergie.
Applications
8.2.4.
Exigé
Cas des locaux refroidis par ventilo ou éjecto-convecteurs
2.2
Lorsque le groupe de traitement d’air alimente un réseau de
ventilation hygiénique et que l’ambiance est traitée par des unités
terminales équipées d’une évacuation des condensats, la
déshumidification volontaire centralisée n’est pas nécessaire. Dès
lors si les groupes sont régulés suivant le principe du point de
rosée (cas d’un groupe équipé d’un humidificateur de type
adiabatique) :
-
-
soit cette consigne de rosée sera réglée, en saison chaude,
le plus proche possible de la consigne de pulsion de
manière à ne pas provoquer l’enclenchement de la batterie
de post-chauffe après la batterie de refroidissement.
soit l’Exploitant proposera la modification de la régulation
de manière à commander la batterie de refroidissement en
fonction de la température de pulsion ou de la température
ambiante ou de la température de reprise.
Cas des locaux refroidis par plafonds ou poutres froides
L'exploitant vérifiera que la déshumidification de l'air hygiénique
génère une humidité de l'air ambiant la plus proche possible de
celle générant une condensation sur les unités terminales. Le cas
échéant, il augmentera la consigne de rosée de la batterie froide.
Cas de la climatisation "tout air"
Dans des locaux à occupation de type « bureaux » et pour une
année au climat estival moyen, le nombre d’heures où l’humidité
ambiante risque dépasser 70% (limite de confort admise), est
extrêmement faible.
Dès lors les prescriptions de conduite décrites pour les installations
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.66
avec ventilo ou éjecto-convecteurs sont également d’application ici.
La régulation de la batterie froide se fera en fonction de la
température et pas en fonction de l'humidité relative. Autrement dit,
la déshumidification sur base du refroidissement est suffisante en
été.
Cas des locaux avec conditions ambiantes strictes
Lorsque la climatisation est destinée à maintenir des conditions
intérieures strictes (par exemple dans un central informatique), la
consigne d’humidité à respecter sera étudiée de façon à limiter au
maximum la destruction d’énergie liée aux humidification et
déshumidification successives de l’air. Elle sera la plus faible
possible.
En outre, la régulation de la batterie de refroidissement limitera
autant que possible la déshumidification de l'air, par exemple via
une température d'eau glacée adaptée aux besoins réels du local.
Dans tous les cas
Lorsque une batterie de chauffe et une batterie de refroidissement
sont commandées en cascade en fonction d’une même sonde de
régulation,
-
-
une plage morte de minimum 2 degrés doit exister entre
l'enclenchement du chauffage et l'enclenchement du
refroidissement (conseillé : 3 degrés).
la gestion doit interdire l’alimentation simultanée des
batteries en eau chaude et en eau froide.
Dérogation à la règle générale
Les mesures ci-dessus ne s'appliquent pas aux locaux avec
nécessité d'un respect strict des consignes de température et
d'humidité (salles blanches ou salles d'opération, par exemple).
Intermittence
8.2.5.
Exigé
Conformément au paragraphe 3.2.2., tout groupe de traitement d'air
devra être mis automatiquement à l'arrêt en fonction d'un horaire
d'occupation du bâtiment. Les commandes des groupes de pulsion
et d'extraction seront coordonnées. En particulier, l’humidification et
l’apport d’air neuf devront être arrêtés automatiquement en période
d’inoccupation, y compris en période de remise en température du
bâtiment. L’arrêt du ventilateur de pulsion sera temporisé par
rapport à l’arrêt de l’humidification de manière à ne pas provoquer
d’accumulation d’humidité dans le réseau de distribution.
1.2
8.2.6.
Exigé
La mise à l’arrêt d’un groupe de traitement d’air doit être
accompagnée d’un arrêt de la circulation d'eau au travers des
échangeurs.
1.2
Température de pulsion
8.2.7.
Exigé
Conformément au point 2.2.2. (Apport d’air hygiénique), lorsque le
refroidissement de l’ambiance est assuré par des appareils
indépendants
du
réseau
d’amenée
d’air
hygiénique
(refroidissement par ventilo-convecteurs, climatiseurs locaux,…), la
température de pulsion sera réglée le plus bas possible, sans créer
d’inconfort. Une température de pulsion égale ou inférieure à 16°C
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
2.1
version du 03/02/2010- p.67
est recommandée ou un écart maximal de 9K entre l'ambiance et la
pulsion.
8.3. Contrôle
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Humidification
8.3.1.
Exigé
Durant la saison de chauffe, l’Exploitant relèvera périodiquement*,
l’humidité ambiante dans un local témoin occupé, par groupe de
traitement d’air. Il comparera cette valeur à la valeur minimale
exigée et au mode de fonctionnement de l’humidificateur au
moment de la mesure.
Exigé
En présence d'un compteur, l'Exploitant relèvera tous les mois la
consommation d'eau des humidificateurs, durant leur période de
fonctionnement.
8.3.2.
1.1
Récupérateur de chaleur
L'Exploitant vérifiera périodiquement* que la valeur de pincement
des échangeurs dépasse pas de plus de 2K les valeurs de
pincement nominales définies contradictoirement entre le Client et
l’Exploitant lors de la prise en charge ou à la première mise en
service saisonnière des installations. A défaut, ces valeurs seront
celles communiquée par le fabricant ou son représentant.
Le pincement est l'écart entre la température de sortie du fluide
sortant (air extrait), et la température d'entrée du fluide entrant (air
neuf).
8.3.3.
Exigé
L’Exploitant vérifiera périodiquement* la régulation correcte des
systèmes de récupération sur l’air extrait (risque de gel en hiver et
de surchauffe en été)
4.2
8.4. Amélioration
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Filtres
8.4.1.
Exigé
En cas d'absence, l’Exploitant proposera l'installation d'un
manomètre différentiel permettant de lire à tout moment la perte de
charge du filtre et signalant la perte de charge maximale admissible
pour le filtre.
3.2
L’indication de chute de pression maximale sera reprise sur la
section de filtres et dans le Manuel d’Exploitation.
Récupérateur de chaleur
8.4.2.
Conseillé
L’Exploitant étudiera l’intérêt de placer un système de régulation
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
4.2
version du 03/02/2010- p.68
des récupérateurs en place.
Chauffage électrique
8.4.3.
Exigé
Si l’installation comprend des batteries de chauffage électriques,
centrales ou terminales, l’Exploitant évaluera le temps de
fonctionnement de celles-ci et leur consommation. Si celle-ci
dépasse 10 kWh/m² (par « m² », on entend, la surface totale brute
du bâtiment chauffé), il étudiera l'intérêt de leur suppression et de
leur remplacement par des batteries à eau chaude.
3.1
Humidification
8.4.4.
Exigé
L'Exploitant proposera l'installation d'une régulation des
humidificateurs au moyen d’une sonde d’humidité ambiante ou
située dans la gaine de reprise commune. Cet asservissement se
fera en tout ou rien, de façon modulante ou par palier, en fonction
du type d’humidificateur.
8.4.5.
Exigé
L’Exploitant proposera d'équiper l’alimentation en eau des
humidificateurs d’un compteur d’eau sur toute installation, le prix
étant ridicule par rapport au coût d'une fuite vers l'égout.
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.69
9. Distribution d’air
Définition : réseau véhiculant l'air de chauffage, de refroidissement et l'air neuf hygiénique.
Principes de base de l’exploitation URE
-
limiter les pertes d'énergie de transport du fluide caloporteur
-
limiter les pertes d'énergie par les parois au cours du transport
-
limiter les fuites d'air traité
9.1. Entretien
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Ventilateurs
9.1.1.
Exigé
Pour les ventilateurs, l’Exploitant vérifiera périodiquement :
-
3.2
la tension des courroies d’entraînement,
l’alignement des poulies d’entraînement,
l’absence de jeux dans l’entraînement,
…
Il vérifiera annuellement,
-
l’état de propreté des ventilateurs (dépoussiérer si
nécessaire),
le graissage des paliers (suivant les prescriptions du
fabricant)
Isolation et étanchéité
9.1.2.
Exigé
L’Exploitant maintiendra en état l’isolation des conduits de
distribution d’air. Il veillera à la remise en place correcte de
l’isolation des conduits après intervention.
9.1.3.
Exigé
Tous les ans, l’Exploitant vérifiera visuellement l’étanchéité des
conduits de distribution. Toute fuite sera colmatée immédiatement.
9.2. Conduite
Voir chapitre 2, « Apport d’air neuf hygiénique », chapitre 3, « Chauffage et refroidissement par air »,
chapitre 8, « Traitement d’air »
Cahier des Charges Energétique - Installations de chauffage et de climatisation
version du 03/02/2010- p.70
9.3. Contrôle
Voir chapitre 2, « Apport d’air neuf hygiénique », chapitre 3, « Chauffage et refroidissement par air »,
chapitre 8, « Traitement d’air »
9.4. Amélioration
N°
Exigé /
Conseillé
Clause
Objectif
Repérage des équipements
9.4.1.
Exigé
Si ce n’est fait,
3.2
-
le cheminement des fluides dans l’installation apparaîtra
clairement sur les conduits, de même que la dénomination
des différents circuits de distribution.
-
le degré d’ouverture des clapets d’air motorisés ou
manuels doit clairement pouvoir être repérée sur
l’installation.
3.3
Remplacement des ventilateurs
9.4.2.
Conseillé
Dans les installations de plus de 3000 m³/h, l’Exploitant étudiera
l’intérêt de remplacer les ventilateurs centrifuges équipés d’aubes
inclinées vers l’avant par des ventilateurs à aubes inclinées vers
l’arrière.
Remarque : cela peut ne pas marcher sur les installations VAV.
Colmatage du réseau
9.4.3.
Conseillé
Si d’importantes inétanchéités ne peuvent être réparées,
l’Exploitant étudiera l’intérêt de remplacer certains tronçons de
distribution rectangulaires par des conduits circulaires avec joints
intégrés aux raccords.
Commentaire : des mesures réalisées sur plusieurs
bâtiments ont montrés que la qualité des conduits
rectangulaires et de leur mise en œuvre laissait fortement à
désirer : en moyenne, 20% du débit d’air pulsé par un
ventilateur n’arrive pas dans les locaux de destination. Ce
qui, pour satisfaire le confort, impose une augmentation
des débits d’air neuf pulsé et donc une surconsommation.
Isolation
9.4.4.
Exigé
L’Exploitant proposera l’isolation de tous les conduits d’air suivant
les exigences de la norme NBN D30-041.
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version du 03/02/2010- p.71
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