Article paru dans l`Argus de l`Assurance, mai 2014

Article paru dans l`Argus de l`Assurance, mai 2014
c
: [DOSSIER]
[DOSSIER]
i
TROIS ASSUREURS ÉTRANGERS, PARMI D'AUTRES ...
ALPHAINSURANCE
ELITE INSU RANCE COMPANY
LTD
• Filiale du groupe d'assurance
danois Alpha Group
ASSUREURS
• Filiales britannique et irlandaise
du groupe américain AM Trust Financial
• CA groupe : 266 M€, fonds propres :
48,7 M€, actif total : 429 M€
• Assureur basé à Gibraltar détenu
par le fonds d'investissement
britannique Maven Capita l Partners
Plus vigilants ... et plus nombreux
• CA groupe : 3 Md€,
fonds propres : 1,2 Md€,
actif total [total asset ] : 8,2 Md€
AM TRUST EUROPE ET AM TRUST
INTERNATIONAL UNDERWRITER
. Sur un marché en crise, la concurrence est exacerbée par l'arrivée
ces dernières années de nouveaux opérateurs venus de l'étranger.
atière assurable qui se
réduit, sinistralité en
hausse, situation des
marchés financiers peu favorable
M
réassurance, le marché peUl' fourIlir jusqu'à 350 ME, voire au-delà.
«Pour les grands chantiers,
de l'assurance construction qui
pOllUOns atteindre un e capa.cité
vacille .. . Mais ne rompt pas.
Pas de signaLLx d'alarme du cÔté
de 500 Me, avec des cédantes de
maîtresses. ft' Le Ilombre de réas·
surellrs impliqués sur ce marché.
reste stable. Ce qui entraîne de
Jacto un e stabilité des capacités,
qui ont permis, jusqu'à
all~
jourd'/uû, de répandre à la de-
ACTEURS HISTORIQUES: QUELQUES
SPÉCIALISTES PARMI LES GÉNÉRALISTES
. .
SmaBTP
nOlis
;
cilé à convaincre », témoigne
Christop he Pagès, directeur du
département co n struction,
risques techniques et immobilier
de Marsh.
Toutefois, vu la sinistraUté, la
prudence estde mise du cÔté des
les portefeuilles, nous observons
sllr les affaires nouvelles, une bataille des prix de la part des assureurs III témoigne Claude Dela-
assureurs. Pas de rupture tarifaire
ou d'ab andon de garanties du
côté de SmaBTP. «Cilallger de
cap serait bafouer LUI des prin cipes de la mutualité, so uli gne
haye, du groupe Versp ieren.
Jusq u'ici l'effet sp iral a été évité,
qualité, urie bOllne connaissance
de la réassurance... El notre capa-
3
,_ Covea
4
5
6
Allianz
prévemion. »
Groupama Gan
D'autres, comme Axa, en sont
arrivés à prendre des mesures
plu s drastiques : augmentation
des tarifs, résili ation de segments
déficitaires, sélectivité plus forre
sur les affaires nouvelles, polices
révisables plutôt que co ntrats
forfaita ir es pour certains
risques ... If Sur un portefeuille de
7 ."'" Aviva
J 8 Generali
'
Classement
des principaux
assureurs
implantés
en France, selon
les inrormations
recueillies
70000 polices nous en avons rési-
par l'Argus.
tallli à elles seules plus de J5% de
la charge sinistre et du fait du
cllangement de notre politique de
souscription 30 % des prospects
n'elltrent plus dans nos critères »,
indique Vin cent Figarell a, directeur de la co nstruction d'A.xa
Entreprises, qui a fait face e n
2013 à une hausse de 20à30% de
la sinistralité.
Dans le contexte de crise, la compétition se fa it plu s rude, If Parailèlemellt aux augmentation.s sur
Dominique Bafoux, directeur
technique des produits lARD de
la mutuelle, Mais nous restons
attentifs li/lX résultats ce qui nOlis
amène àfavoriser des critères de
qualité lels que les qualifications
professionnelles, et à valoriser la
2
~
note Stéphane Am il -
aux branches lon gues: des vents
contrahes soufflent sur l'édifice
de la réassurance, une des pièces
jw:,~'
mallde ~ 1
hau, président de la commission
construction à l'Apref. Avec la
Lili moins cl lun milfier représell-
If La baisse des prix 'lapas atleilll
les excès que nous avons connus
par le passé, observe Olivier
• 137 M€ de primes, actifs nets:
37 M€
• Notation : en cou rs
• Dispose depuis 2013
d'une succursale en France
• Notation : le groupe est noté «A»
part AM Best
EISL
SFS FRANCE
• Filiale britannique du groupe néo·zélandais CBL Insurance
• Société française détenue par SFS Europe
• Statut Orias : courtier britannique intervenant en LPS
• Statut Orias : mandataire de compagnies d'assurance
et courtier
• Activité : souscription et gestion des contrats pour le
compte d'assureurs, gestion de si nistres sous·traitée à ACS
• Activité : souscription, gestion des contrats et gesti on
des sinistres pour le compte d'assureurs
• CA : 40 M€
• Distribution : 1200 courtiers
. CA :34M€
• Distribution : 4 000 courtiers dont 1000 très actifs,
et vente directe [ 15 à 20 %du CA]
• Offre : assu rance construction, risques d'entreprise,
risques aggravés, et liés à la production d'énergie
renouvelable, assurance des activités de loisirs et des
habitations haut de gamme.
• Offre: assuran ce const ruction un iquement
• Partenaires mandan ts : Alpha Insurance, AM Trust Europe,
CBL Insurance [réassurance J. CPOP [protection juridique).
Elite Insurance
• Pa rtenaires mandants : Alpha Insurance, AM Trust
International Underwriting, CBL Insuranre Iréassurance).
Elîte Insu rance, Lloyd 's
Berthe, directeur tech niqu e
MMA-Covéa llisks. NIais sur cer-
taines affaires IlOliS conslatolls
des taux que nous nous refusons
de pratiquer parce que nous
cOILSidérol1s que la. lign e rouge est
franchie en termes d'équilibre. »
l
L'arrivé des étrangers
Aux dires, de nombreux acteu rs
« historiques » du march é, ces
pratiques seraient fréquentes de
la part des nouveaux entrants
imervenant en libre prestatio n de
se rvice (LPS), même s' ils n'en
aurai ent pas l'exclusivité, «NoLIs
valls jamais eu l'intention de
na
casser les prix, nous abordons le
marché dans un souci de qualité
prouvée et nous ne sommes pas
moins chers que tes autteS}l, re-
en France en s'intéressant aux
segments moins co uverts par les
acteurs hi storiques: dommage
ouvrage des particuliers, pa r
exemple. Au fil du te mp s, leur
activité s'étend à d'autres risques
et profils de clients, y compris les
pond Alain Couard, directeur
commercial d 'ElSL qui représe nte trois assureurs étrangers
parmi d'autres (lire ci-dessus).
Argument sim iJ aire du cOté du
mandamire SF'S: «11 nOlis arrive
de délaisser des affaires parce que
les Law; pratiqués ne répondent
« Nous n'avons jamais eu l'intention
pas GLL't critères de rentabilité de
nos partenaires mandants Il, in-
de casser les prix, nous abordons
le marché dans un souci de qualité
prouvée et nous ne sommes pas
moins chers que les autres. »
dique Antoine Guiguer, son direct.eur général.
Les ass ureurs étrangers, parmi
lesquels ce ux représentés par
EISL et SFS, ont fait leurs débuts
Alain Couard, directeur commercial d'EISL
L'ARGUS DE L'ASS URANCE . N" 7364 . 3D mal 2014 . argusdelassurance.co m
L'ARGUS DE L' ASSURANCE . N' 7364 . 30 mal 2014 . argusde l assu r ance.com
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39
marchés publics, empié tant sur
les segments p risés par leurs
concurrents lo ca ux. Ce que
confirme Laurent Claus, di recleur technique d'A1bingia,« Sur le
segment des maisons individuelles que IIOI1S ne COIturons pas,
nous auons vu arriver de nouveaux acteurs, qui ont fini par se
positionner sur des chantiers plus
importants. La concurrence s'en
trouve renforcée ce qui contribue
il la baisse des tarifs.»
Plus que les pratiques rarifaires,
c'est la pérennité des nouveaux
entrants su r un marché où la
prime doit être capitalisée •••
[DOS~I~R]
'If
••• sur dix ans voire plus, en cas
de contentieux judicia ire qui
pose question. If lJ est normal de
uoirarriuerde nouveaux acteurs.
Néanmoins, il Jaut que celL'C~ci
comprennent qu'il s'agit d'un
engagement à très long terme, el
que contrairement à d'a utres
branclles, on ne peut entrer et sortir fa cilement, rappell e Stéphane
Amilhau. Dufait de la gestion en
capitalisation, ii/aul environ 30
ans pour clôturer un exeroice de
souscription. »
Le co ntrôle des acteurs intervenanten LPS revient aux au torités
de leur pays d'origine (lire l'encadré). Reste la question de l'efficacité de ce dispositif. #fJe fl esllis pas
sûr que les cOfJtrôleurs de tOlts les
pays connaissent précisément les
engagements que ces compagnies
peuvent prendre sur des contrats
en dommages ollvrage, ou en Re
décennale», remarque Bernard
BaUJeul, directellt technique
1
l'
construction d'A1lianz Pnm e.
Informer fédérations et
étrangers, c'est l'un des
vaU de la FFSA. «Des OGuments
pédagogiques sur l'assurance décennale ont été traduits en cinq
lall&'Ucs. De plus, nOlIS travaillons
sur une information "'atille au.-,;
règles spécifiques à la gestion en
capitalisation et aux normes de
prouisionnement, garantes d'lme
sécurité pour les assurés», explique
Christophe Delcamp.
Sur le terrain, les offres alternatives suscitent J'intérêt des intermédi aires, si l'on e n croit le
nombre de courtiers partenaires
LA DÉCENNALE, UN ATOUT À~ÉTRANGER
d'EISL et de SFS. Mais certains
s'avèrent prudents vis-à-vis des
ac teurs dits t( exotiques ». AD n
RiskSDludDn se refuse à travailler
avec eux. t< Question de gouvernance, notre système de notation
ne nous le permet pas», explique
Laurent Belhoul, directeur généraI. Pas d'opposition ferme sur le
principe, chez Marsh, «à condition qu 'iln y ail aucun doute sur
leur solidité financière face à un
risque 101lg, indique Christophe
Pagès. L'agrément des cédanles
chez Mars!1 est déterminé par un
gllideline stricl.»
• Dans une période où le marché domestique peine à trouver
son équilibre, les grands acteurs du courtage tournent leur
regard vers l'étranger pour trouver des relais de croissance.
Ainsi, selon Laurent Belhout, directeur général d'Aon Risk
Solutions, cc la craissance du chiffre d'affaires de ,'assurance
construction passe par l'accompagnemenr de nos clients
français dons {a zone EMEA [Europe, Moyen-Orient, Afrique]
où feur savairlaire trouve à s'exporter avec succès".
Une approche que confirme Christophe Pagès, directeur
du département construction, risques techniques et immobilier,
chez Marsh France : cc les connaissances juridiques et techniques
acquises, en matière de couverture décennale, nous permettent
de proposer des solutions qui sont adaptées aux besoins et
exigences des pays de la zone EMEA qui onrlo volonté
de sécuriser le secteur de /0 construction, DU profit de leurs
concitoyens". Toutefois, les aménagements contractuels
prendront soin d'exclure « l'impropriété à destination»
qui constitue un puits sans fond d'indemnisation en France.
La carte
de la transparence
Pour rassurer d'éventuels partena i.res, Ics--nouvea ux acte urs
jouent davan tage la ca rte de la
transparence. ft Que l'an s'inter-
roge sur la solvabilité d'un acteur
qui entre sur un marché où le
risque est géré en ca pitalisation
c'est normal, es tim e Antoine
Guiguet, de SFS. A nous de répondre aux questions el de com-
muniquer sur la situationfinancière des ass i.1'r~qui nous
mandalellt. C'esl G~e 1l0US
faisons de plus ell plus afin de
donner des gages à nos Glients.»
Autre ra ço n d e rass urer: être
-
---,
LIBRE PRESTATION OE SERVICE (LPS) : MODE D'EMPLOI
• La libre prestation de service permet
à une entreprise d'un état membre de l'Espace
écono mique européen (EEE] de proposer
ses services sur le territoire d'un autre état
membre sa ns y être établie
• Pour exercer en LPS en France, il faut :
- qu'elle soit agréée pa r l'autorité du pays
d'origine dans les branches corresponda nt
à l'activité qu'elle veu t exercer en France
- que sa demande soit notifiée à l'ACPR
par l'autorité du pays d'origine en respectant
les délais prévus
• Le contrôle de l'entreprise est effectué
par l'a utorité de contrôle du pays d'origine
• Le protocole de Sienne permet
aux autorités de contrôle du pays d'origine
de mettre en œuvre des contrôleSt
sur pièce et su r place, ponant sur le droit
applicable da ns le pays d'accueil.
évalué par des agences de notation. EUte lnsurnu ce et Alpha
InsuranGe ont entamé des démarohes en ce sens. Le second
a, par ailleurs, adhéré en 2013 il
la co nvention de règlement de
l'assurance constructi o n (Crac)
qui vise à raciliter la gestio n de
sinistres (o rga ni sation des recours/ expert unique, etc.).
Un at;gument qui peut rassurer,
les acteurs hislOriques qui perçoivent la ges rion des recours
hors co nvention, c'est-à-dire en
d ro it co mmun, comm e moins
sécuri sante.
Mais selon, Enun anu el Becker,
diremeur généra l d'Euri sk, les
do ss iers « hors Crac» restent
rares: Us rep rése ntent 4 % des
dossiers sur lesquels intervie nt
la sooiété d'expertise. Et de mani ère générale, K QU regard des
missions d'expertise qui nou.s
soumises, les acteurs intervenant en LPS ne représentenl
encore que defaibles volumes»,
ajoute Philippe Tro mson, direc-
S0 1'lt
teur co nstructi on de Sa rClee,
au u e groupe d'expertises. Qu'en
sera-t-il dans dix ans?
.E. D. ETJ.S,
• l 'ARGUS DE l'ASS URANC E , N' 7364 . 30 mal 20 14 . argusdelassurance .com
40
•••
,
i
[DOSSIER]
[DOSSIER]
•••
• La nouvelle norme thermique applicable à toutes
les constructions depuis le l " janvier 2013 place l'assurance
construction sous les augures d'une sinistralité accrue.
Un nouveau défi à relever pour le secteur.
TECHNIQUE
COUp de chaud
sur la décennale
a première réglcmenrati on
th e rmiqu e (RT) date de
1974, juste après le premier
choc pétroli er. Presquc quarante
ans et quatre ft RT JI plus tard, Ic
cap fi xé par la derniè re 11 HT
2012 )) n'a pas changé tant que ça:
il s'agir enco re de ré duir e la
consommation énergétique et de
contribuer à l'Indép endance de
la France en la mati ère. Entretemps, la nouvel.le rég leme nra tian s'est parée d'une vocation
environnemenrale affirmée. Elle
trouve désormai s sa source premi ère dans le Grenelle « ] » de
l'environnement, passé en roree
de loi en ao ût 2009. La généralisa tion d e la RT 2012 à tou s les
bâtiments neurs le 1er janvier
2013 esr, quant à elle, issue d'une
loi de juillet 2010. Mals certains
bâtiments, tels que les burea ux
ou les bâtiments d'enseignement,
so nt dé jà conce rn és depuis le
28 octobre 2011. Des délais encore insuffisants pour d rconspoids exact (1 200 pages 1)
Itlsl'R:Ir 2CII 2 sur l'assurance. Une
d ' inqui é tud e pour la
presqu e (Otalité des acteurs de
l'assurance cons truction, à l'exception notable des grands courqui y voienr l' intérê t bien
compris de leurs clients. Le point
de vue de la réass uran ce qui
comribue largement au finance-
L
. . .. . . . .' • • 0
ment du risque constru ctio n est
sans ambiguïté: «la mise en place
de la RT20 12 peUL être un risque
de déstabilisation du marché
1... 1>, selon Stéphane Amilhau,
prés id e nt de la co mmission
construction de l'Aprer. Cette
d és tabili sa tion résulterait d e
l'intégration très probable de la
norme dans la couverture déce nnale de l'assurance obligatoire,
mais surtout de l'évaluation de la
performance énergérique par le
juge.
Objectif basse
consommation
En effer, à l'image de la jurisprudence conce rnant les normes
d ' iso lation phonique, la réré rence à une exige nce réglemen taire ne s urfit pas à excl ure la
demand e du maitre de l'ouvrage,
au titre de la garantie décennal e:
ff les désordres d'isolaUon phonique peuvent relever de fa garantie décennale, même lorsque les
exigences minimales légales ou
réglementaires ont élé respectées »
(Cour de cassation, Assemblée
plénière, 27 octobre 2006, n° 0519.408). Si la perrormance énergétique n'est pas objective alors
les réclamations des propr iéLaires pourront être rondées sur
leur propre usage qui pourrait se
révéler totale menr é ne rgivore,
donc hors norme (lire l'imerv;ew
ci-contre).
Ju steme nt la RT 201 2 se fixe
comme exige nce énergétiq ue
celle des bâtiments b asse
co nsomma tion 150kWhEP/ (m' .
an)l . Une rérérence qui ne permet donc pas aux assureurs de
tarifer leur risq ue d e façon suffisamment prévisible, au regard de
ce que le ma rch é considère
comme «une dériuejurisprudelllielle de l'impropriété â destination > (uoir graphiques page 37).
La parade préconisée, avec le
soutien de la Fédération française des sociétés d'assuran ces:
un enca drement légal d e la
norm e par le renvo i aux performances prévues au contrat de
cons truction pour éviter les dérives. Une approche portée par le
rapport « Huet - Jouvent» (juillet 201 3) : "L'impropriétéà la destination ne peut étre relenuc que
dans le cas d'u ne différence de
« Le système Spinetta risque d' être
abusivement sollicité»
• Ouelle est la force juridique de la RT 2012 ?
La RT 2012 à la différence des labels type
« BBC » (batiment de basse consommation). est
une disposition d'ordre public qui s'impose aux
constructeurs comme un préalable à la
réception, mais aussi post- réception, s'il est
constaté quelques années après la réception
que l'ouvrage ne respecte plus
la réglementation.
• Ouelles sont les conséquences majeures
sur le marché de la construction
et son assurance?
La question se pose de connaître la nature
de la responsabilité encourue : responsabilité
civile décennale ou non? Dans l'arfirmative
1
• PROPOS RECUEILUS PAR JEROME SPERONI
L
sa propre politique de souscription . ~ Laurent Claus, di recteur
technique d'Albingia, pours uit
10 kWIIEP/m 2/ anj>. Christophe
«cefa risque d'augmenter significativement [a sillistralité et donc
fes coûls, au risque de rédu ire
f'appétit de certa;m acleurs pour
le marché de [li construction JI.
Delca mp, sous-d irecteur assurances entre prises, agricole et
co ns tru ctio n, FFSA prévient :
Vers la maison
Intelligente
«Les assureurs OlJtjaÎI des propositions pour répondreaux incerlÎtu des j uridiques autour de cette
question [... 1. Si fes discussions
,,'aboutissaient.pas, cllaque aSSl, reur ell tirera les conclusions .mr
La proposition du rapport
l, Huet-Jouvent » pourrailse re(rouver dans le projet de loi de
tran sitio n énergétiq ue, dont les
(ravaux viennent de reprendre
sous la direc tion de Ségolène
CO f/ sommation conventio'1llelfe
supérieure à un seuil {20 9ii sans
pouuoir ~ lr e inférieur à
sur quel fondement?
Si le respect de la
perrormance énergétique
intègre la destination de l'ouvrage, s'entend-elle
de façon abstraite {in abstracto} ou concrète
(in concrero) en intégrant l'usage des locaux
par ses occupants?
Si le caractère décennal du défaut de
perrormance est établi non plus seulement
abstracto, lorsque les éléments objectirs
du calcul de perrormance sont altérés, mais par
le simple constat de la surconsommation
sauf à prouver l'usage abusif, le système
Spinetta risque d'être abusivement sollicité.
souligne la SmaBTP: . Ia difficulté
Royal, nouvell e ministre de J'Écologie, du Développementdurable
et de l' Énergie.
I.:histoire ne s'arrête pas avec la RT
2012, d'autres risques émergents
sont à surve iller dans la mesure
où ils influencent la qualité des
ouvrages: produits biosourcés,
panneaux photovoltaïques, maisons en bois, qui représe nt elll
désormais 12 % du marché et près
de 20 % des exte nsions (Enq uête
nationale de la consrruction bois,
octobre 2013, France Bois Forêt
avec Cod ifa b), ou encore les
normes pour les accès aux personnes ha ndicap ées ... Ce qu e
c~t
fecllmul des nouvefles normes
de construction qui alourdissent
très siglliflcativemeTlll'additiol1 M.
Bernard Bailleur, di recteur technique construction chez AlJi anz
vo it déjà plus loin: " 011 est en train
de passer d'une conception de
l'ouvrage inerte, passif à quelque
chose de tout à jair différent auec
un rd/e dynamique de la construction qui est d'économiser et demain de produire de lënergie. JI En
lign e de mire la RT 2020. Les bâtiments neufs devront alors être à
énergie positive.
.E.D.ETJ. S.
LECOURTlER
L'ASSUREUR
"Si des réclamations fondées sur une consommation
réelle présumée excessive devaient prospérer
en l'absence de tout dommage matériel et devenir
éligibles au titre de la décennale, il est clair que c'est
l'équilibre économique du système qui se trouverait
gravement menacé. ('est la raison pour laquelle
nous militons pour un encadrement juridique
raisonnable des responsabilités liées à la RT 2012.»
Philippe Carraud,
directeur général de la Mutuelle des architectes français (MAF]
J
"Si le consommateur paie plus cher une maison
pour qu'elle soit plus performante,
mais qu'il dépense toujours autant de charges,
c'est qu'il y a un problème: étanchéité ou autres_
Pour les assureurs ce n'est pas si compliqué
de majorer de 30 à 40 %, quand ils se livrent
à une bataille commerciale entre eux, ils le font
bien dans l'autre sens! »
Claude Delahaye,
directeur des activités sectorielles et de la construction chez Verspiren
L'A RGUS DE l 'A SSURANCE . N' 7364 . 30 mai 2014 . argusdela ss uran ce .com
l ' ARGUS DE l 'ASS URANCE . N" 7364 . 30 ma l 2014 . argusdelas5urance .co m
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43
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