Février - Mars 2008

Février - Mars 2008
ANGLETmagazine
FÉVRIER-MARS 2008 N°
VIE CIVIQUE
Petit
abécédaire
des élections
PERSONNES ÂGÉES
Comment
faire société ?
SOLIDARITÉ
Donner son sang
SITES FUNÉRAIRES
Les nouvelles
nécropoles
DOSSIER SCOT
Comment
vivrons-nous
demain ?
LE CENTENAIRE
Photo : I. Palé
www.anglet.fr
FÊTES D’ANGLET
EXPO CONFLUENCES ARTISTIQUES > p. 20 MICHEL ETCHEVERRY EN CONCERT > p. 23
PORTRAIT CHIZURU BOCHATON > p. 28
FINALE VOLCOM TOUR > p. 33
90
I
SOMMAIRE
Dans la ville
Dossier
13
Rencontre
18
Expression
19
Mémoire
26
Portrait
28
Entreprendre
30
Sports-loisirs
33
Zoom
33
Bon à savoir
Carnet
35
36
SCOT - Comment vivrons-nous demain ?
Roller skating angloy - Comme sur des roulettes
Confluences artistiques
L’eau dans les langages de l’art
L’Adour poétique
Miracle sur le camino
Art en questions
Sauvegarde de la faune sauvage
Bien manger pour bien vieillir
Arts et philosophie
Renaud Camus écrit étrangement que l’art
Vivre sur Mars
La télévision a-t-elle une influence sur ceux qui la regardent ?
Sur les traces d’un troubadour oublié
Wagner et Louis II de Bavière
À l’Université du temps libre
David Olaïzola en concert
Michel Etcheverry en concert
Jazz avec André Villéger et Alain Jean-Marie
Mille chœurs pour un regard
Performances musicales
Abdelak
L’Enseigneur
Aneta du Boucau
Fondre de plaisir
Cargo, récit du pays des ombres
Voyage en sol majeur
Les promenades de l’arbre
Semaine du développement durable
Des marins en Pays basque
Franchir demain les Pyrénées
“Izadia, un monde à part”
Les lectures du coussin rouge
Les petits ateliers
Les ateliers de l’arbre
Le centenaire des fêtes
Omelette pascale
Fêtes d’Anglet - Patinées par les ans
Chizuru Bochaton
Directeur de la publication :
Robert Villenave.
Direction de la communication :
L. Béobide.
Rédaction : L. Béobide.
N.?Lamarque.?
Ont participé à ce numéro :
B.?Alter, J.-P.?Aren.
Directeur artistique :
Ph. Villard / VÉGA.
Photos, illustrations : Hélin, B. Alter,
Balloide-Photos, I.P.?photos,
D.?Pouillenot.
Publicité : Supports Promotion.
Impression : Cartonnages Larré.
Dépôt légal : à parution.
I
4
Petit abécédaire des élections
Personnes âgées - Comment “faire société” ?
Solidarité - Donner son sang
Sites funéraires - Les nouvelles nécropoles
En bref ?
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p
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de
SOMMAIRE
Échappée chinoise
La scène, c’est show
Il va y avoir du sport’J
Tournoi d’El Hogar
Uhaina Classic
Finale européenne du Volcom Tour
Les aventuriers du Pignada
Les mardis de la pelote
Une maison du savoir au Togo
Quand rugby rime avec Mali
Symboles et fastes des arènes
Un angloy aux championnats du monde Masters de surf
État civil/Hommage
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
I
DANS LA VILLE I
ÉLECTIONS
I
Moins d’un an après les scrutins présidentiel et législatif,
les électrices et les électeurs sont de nouveau appelés aux urnes.
Les 9 et 16 mars prochains, ils auront à renouveler l’équipe municipale
qui gérera la cité pour les six ans à venir, ainsi que le conseiller
général de leur canton. Mode d’emploi citoyen.
Vie civique
Petit abécédaire des élections
A
comme Anglet
Les élections ont lieu à Anglet comme simultanément
dans 36 784 communes françaises et plus de 4 000
cantons.
Bcomme bureaux de vote
Le devoir civique s’accomplit au bureau de vote. Il y en
a quarante et un à Anglet (vingt-six pour les municipales et quinze sur le canton Sud). Les bureaux de vote
se composent d’un président de bureau et d’au moins
deux assesseurs, désignés, par les différents candidats, parmi les électeurs du département (art. R.44 du
Code électoral). Ils comprennent aussi un secrétaire
qui a voix consultative lors des décisions prises par le
bureau de vote, et qui rédige le procès-verbal. Par
ailleurs, chaque candidat peut exiger la présence d’un
délégué habilité à contrôler toutes les opérations électorales. De même, des scrutateurs procèdent au
dépouillement des votes sous la surveillance des
membres du bureau.
Ccomme commune ou canton
Les communes ont été créées le 14 décembre 1789
pour uniformiser le territoire français, alors divisé en
paroisses, villes ou villages (la même année que les
départements, districts et cantons). Le canton est une
subdivision du département. Chaque canton a un
conseiller général. Les conseils généraux sont renouvelés par moitié tous les trois ans. Anglet est divisée en
deux cantons (Sud et Nord). Les dernières élections
cantonales avaient lieu les 21 et 28 mars 2004. Celles
des 9 et 16 mars 2008 concernent le canton Sud.
Dcomme (suffrage) direct
La loi municipale du 5 avril 1884 a institué le suffrage
direct pour l’élection des conseillers municipaux. Les
conseillers généraux sont élus au suffrage universel
direct depuis la loi départementale du 10 août 1871.
Ecomme enjeu
Dans les communes, les électeurs choisiront l’équipe
qui conduira pour six ans, les affaires de la cité
sur la base d’un projet municipal. Les résultats
détermineront aussi la composition des
intercommunalités, dont le rôle dans les
agglomérations est devenu considérable. Les
élections cantonales sont également un
enjeu de pouvoir important en raison des
compétences transférées aux départements
par les lois de décentralisation (action sociale
et d’insertion, gestion des collèges, grands
équipements comme les routes, environnement, sport, culture).
Fcomme femmes
(Voir parité).
Gcomme grands électeurs
Photos : R. Hélin
Les élus de cette élection, en tant que grands électeurs
sénatoriaux voteront en septembre 2008 pour élire les
sénateurs de la série A pour des mandats de 6 ans.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
Hcomme hôtel de ville
(Voir organisation du scrutin).
Icomme inscrits
Pour être électeur dans le cadre de ces élections, il faut
être de nationalité française, majeur (18 ans révolus le
8 mars 2008), n’être frappé d’aucune incapacité électorale définie par les articles L.5 à L.8 du Code électoral
et être inscrit dans la commune. Les demandes d’inscription sur lesdites listes ont été reçues jusqu’au 31
décembre 2007 en mairie, où les personnes intéressées devaient se présenter munies des pièces justifiant leur qualité d’électeurs.
Jcomme Journal officiel
Les décrets du ministère de l’Intérieur, de l’outre-mer
et des collectivités territoriales, publiés au Journal officiel du 16 octobre 2007, ont prévu que les élections
municipales et cantonales se déroulent les dimanches
9 et 16 mars 2008.
Kcomme Keuros
(milliers d’euros)
Les campagnes pour les cantonales et municipales ont un coût. Les budgets des candidats
sont encadrés par le Code électoral qui prévoit un plafond de dépenses à ne pas dépasser. La
loi prévoit une dépense moyenne pour chaque tour en regard du nombre d’habitants de la circonscription électorale. Cette base est régulièrement réévaluée par décret (décret du 1er
février 2007). Par exemple, au premier tour cela donne : Nombre d’habitants x montant par
habitant (0,91 c) x coefficient du décret (1,18). L’État rembourse les candidats ayant obtenu au
moins 5 %, sur la base de la moitié du plafond des dépenses.
Lcomme liste
Le scrutin municipal étant organisé par liste, il n’est
pas invalidé si un candidat décède, se désiste ou est
empêché durant les élections. En cas de démission
d’un ou plusieurs conseillers municipaux au cours de
leur mandat, le conseil municipal peut rester en place
si la représentation en voix des sièges reste suffisante.
Mcomme mandat
La durée du mandat d’un conseiller municipal est de
six ans, celle de conseiller général également.
Ncomme nombre
À Anglet, le nombre d’électeurs était de 28 981 au
10 janvier, mais il faut attendre la régularisation
de l’INSEE qui tiendra compte des radiations.
Anglet est dans la tranche des communes de 30 000
à 39 999 habitants, le nombre de conseillers municipaux est de 39.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
I
DANS LA VILLE I
ÉLECTIONS
I
Petit abécédaire des élections
Ocomme organisation du scrutin
Pcomme parité
Afin de mettre en œuvre la révision constitutionnelle
du 8 juillet 1999, qui a complété l’article 3 de la
Constitution de 1958 par le paragraphe “La loi favorise
l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats
électoraux et fonctions électives”, la loi du 6 juin 2000
a modifié l’article L 264 du Code électoral, en disposant
que “l’écart entre le nombre des candidats de chaque
sexe ne peut être supérieur à un. Au sein de chaque
groupe entier de six candidats dans l’ordre de présentation de la liste doit figurer un nombre égal de candidats de chaque sexe”. Cette règle a contribué à améliorer la participation des femmes aux conseils
municipaux lors du scrutin municipal de 2001, mais a
eu peu d’effet sur la féminisation des maires et de leurs
adjoints. C’est pourquoi la loi n° 2007-128 du 31 janvier 2007 a modifié à nouveau l’article L 264 du code
électoral, qui dispose désormais que “la liste (des can-
Photo : R. Hélin
Le président du bureau de vote constate officiellement
l’heure d’ouverture et de clôture du scrutin. Les électeurs prennent une enveloppe électorale et les différents bulletins de vote sur la table. Ils doivent se rendre
dans l’isoloir pour introduire dans l’enveloppe le bulletin du candidat qu’ils ont choisi. Cette disposition permet d’assurer le secret du vote. Les électeurs déposent
leur bulletin dans l’urne. Pour cela, ils présentent leur
carte électorale et leur pièce d’identité, afin de vérifier
qu’ils sont bien inscrits sur les listes électorales, et, à
l’appel de leur nom, glissent leur bulletin dans l’urne.
Ils émargent (signent) à côté de leur nom sur la liste
prévue à cet effet et se voient apposer un tampon sur
leur carte d’électeur. Après la clôture du scrutin,
constatée par le président du bureau et portée sur le
procès-verbal des opérations électorales, le bureau
signe la liste d’émargement et procède aux opérations
de dépouillement. Une fois tous les bulletins décomptés, le secrétaire du bureau rédige le procès-verbal.
Enfin, le président du bureau de vote proclame les
résultats et transmet les résultats au bureau centralisateur chargé d’afficher les résultats. Cette proclamation
ne clôt pas nécessairement le “moment” du vote. En
effet, un candidat ou un électeur peut saisir, le juge de
l’élection afin de faire constater une irrégularité dans
les opérations de vote.
didats) est composée alternativement d’un candidat de
chaque sexe”. Cette disposition s’appliquera pour la
première fois aux élections municipales de 2008.
En outre, l’article L 122-4-3 dispose que “Dans les communes de 3 500 habitants et plus, les adjoints sont
élus au scrutin de liste à la majorité absolue, sans
panachage ni vote préférentiel. Sur chacune des listes,
l’écart entre le nombre des candidats de chaque sexe
ne peut être supérieur à un”. Cela introduit donc la
parité dans les fonctions d’adjoints au maire lorsqu’il y
a plusieurs postes d’adjoints créés par le conseil municipal. Depuis la loi du 31 janvier 2007, les candidats
aux cantonales doivent se présenter avec un “suppléant” de sexe différent qui sera appelé à le remplacer
en cas de vacances pour cause de décès, de démission
intervenue pour cause de cumul de mandats, de présomption d’absence ou d’acceptation de la fonction de
membre du Conseil Constitutionnel. Cela signifie que
les bulletins de vote comprendront deux noms : le nom
du candidat et celui du suppléant (ou de la suppléante)
qui devra figurer en caractères de moindre dimension.
Photo : DR
Qcomme quotient électoral
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
Il sert à calculer le nombre de sièges obtenus par
chaque liste, une fois les sièges de la liste majoritaire
attribués (voir scrutin et tour). Le quotient électoral est
le rapport entre le nombre de suffrages exprimés
(nombre de votants moins les nuls) et le nombre de
sièges à pourvoir. Il s’obtient en divisant le nombre de
suffrages exprimés par le nombre de sièges restant à
pourvoir.
Rcomme représentation
Le conseil municipal représente les habitants. Ses attributions sont larges depuis la loi de 1884 qui le charge
de régler “par ses délibérations les affaires de la commune”. Ce terme désigne ici les mesures votées. Il
émet des vœux sur tous les sujets d’intérêt local, vote
le budget, approuve le compte administratif (budget
exécuté), il est compétent pour créer ou supprimer des
services publics municipaux, pour décider des travaux,
pour gérer le patrimoine communal, pour accorder des
aides favorisant le développement économique, des
subventions aux associations, etc. Il peut former des
commissions disposant d’un pouvoir d’étude des dossiers. Le maire est à la fois agent de l’État et agent de la
commune en tant que collectivité territoriale. Sous l’autorité du préfet, il remplit des fonctions administratives
dont la publication des lois et règlements, l’organisation des élections, la légalisation des signatures. En
tant qu’agent exécutif de la commune, le maire est
chargé de l’exécution des décisions du conseil municipal et agit sous contrôle de ce dernier. Ses missions
consistent à représenter la commune en justice, passer
les marchés, signer des contrats, préparer le budget,
gérer le patrimoine…
Scomme scrutin
Les membres du conseil municipal sont élus au scrutin
de liste à deux tours, avec combinaison du système
majoritaire et de la représentation proportionnelle.
Cela fait maintenant vingt ans et quatre élections municipales successives que ce mode de scrutin s’applique.
Le mode de scrutin pour l’élection des conseillers généraux n’a pas changé depuis cent quarante ans. Il s’agit
d’un scrutin majoritaire à deux tours (comme pour
l’élection présidentielle et les élections législatives).
Tcomme tours
Vcomme vote
Le vote en France est un devoir civique, mais la nonparticipation n’est pas sanctionnée. Le vote blanc
(déposer dans l’urne un bulletin dépourvu de tout nom
de candidat) et le vote nul (un bulletin déchiré ou
annoté) sont comptabilisés lors des opérations de
dépouillement mais non pris en compte dans les calculs d’attribution des sièges. Seuls comptent donc les
suffrages exprimés.
Wcomme web
Comme en 2001, le site Internet de la Ville, diffusera en
direct le résultat des élections municipales et cantonales sur www.anglet.fr
Xcomme e(x)écutif
Le maire et les adjoints forment l’exécutif de la municipalité. Le maire est élu par les conseillers municipaux
lors de la première séance du nouveau conseil municipal, devant avoir lieu durant la première semaine après
élection du conseil municipal. Il est élu au scrutin
secret ?pour une durée identique au conseil municipal,
à la majorité absolue. Les adjoints sont élus suivant les
mêmes règles que le maire. Leur nombre ne doit pas
dépasser 30 % de l’effectif du conseil. Le maire peut
leur déléguer par arrêté une partie de ses fonctions.
Ces délégations, précises et limitées dans leur objet,
peuvent être résiliées à tout moment.
Ycomme “y aller”
Le vote est un devoir civique. Le civisme est l’exercice
pratique de la citoyenneté et fait de l’électeur un
citoyen, soit plus que le statut de simple “usager” ou
de “consommateur” de droits. Il responsabilise et
participe à la conscience de son propre rôle dans la
cité.
Ucomme Union européenne
Une dérogation au principe de nationalité a été apportée par le traité de Maastricht, ratifié en septembre
1992. Les ressortissants communautaires ont désormais le droit de vote aux élections européennes et
municipales sous réserve qu’ils soient inscrits sur des
listes électorales complémentaires. Cette disposition
était contenue dans l’article 8B du traité de Maastricht.
Seule restriction, ils ne peuvent pas être élus maire.
Participez bénévolement au
fonctionnement d’un bureau
de vote ! Afin d’assurer, le bon
fonctionnement des élections,
le maire peut être appelé
à désigner des électeurs comme
assesseurs pour participer
au fonctionnement des bureaux
le jour du scrutin. Les personnes
intéressées par cette mission
peuvent se faire connaître.
La seule condition pour remplir
la fonction d’assesseur est d’être
inscrit sur la liste électorale
d’Anglet ou du département.
tre assesseur signifie :
accueillir le public, faire signer
les électeurs, tamponner les
cartes électorales et participer
au dépouillement des bulletins
de vote. Il faut être présent
pendant 2 h 30 ou 3 h
consécutives (à définir avec
le président du bureau de vote)
et au dépouillement en soirée.
Si vous êtes intéressé(e) et que
vous voulez vous inscrire :
Bureau des élections, mairie
d’Anglet : 05 59 58 33 48.
elections@ville-anglet.fr
Photo : R. Hélin
Si au premier tour, une liste obtient la majorité absolue
des suffrages exprimés (plus de 50 % des voix), elle
obtient 50 % des sièges à pourvoir, arrondis à l’entier
supérieur. Les autres sièges sont répartis entre toutes
les listes (y compris la liste majoritaire) ayant obtenu
plus de 5 % des suffrages exprimés, en proportion du
nombre de suffrages obtenus.
Si aucune liste n’obtient la majorité absolue au premier
tour, il y a un second tour. Ne pourront se présenter
que les listes ayant obtenu 10 % des suffrages. Les
listes ayant obtenu au moins 5 % peuvent toutefois
fusionner avec une liste ayant obtenu plus de 10 %. Le
calcul des sièges s’opère de la même manière qu’au
premier tour. La seule différence étant qu’aucune majorité absolue n’est exigée. La victoire électorale est attribuée à la liste qui a obtenu le plus grand nombre de
voix.
RECHERCHE
ASSESSEURS
Zcomme zapper
À éviter donc.
L.B.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
I
DANS LA VILLE I
LIEN SOCIAL
I
Pierre Bidart, anthropologue, professeur à l’université de Bordeaux II, s’interroge sur
la place des personnes âgées et les liens entre générations. En écho à la conférence
qu’il a tenue à Anglet, en novembre dernier, à l’initiative du Centre communal d’action
sociale d’Anglet et du Comité départemental d’éducation pour la santé.
Personnes âgées
Comment “faire société” ?
haque année, les Français gagnent un trimestre
d’espérance de vie. Une révolution : les plus
de 60 ans vont doubler d’ici 2050.
Aujourd’hui, quatre générations cohabitent, demain,
elles seront cinq. La solidarité entre générations est
donc l’un des défis majeurs de notre société. Mais
un écart se creuse entre elles. Les liens se distendent : des jeunes peinent à entrer sur le marché du
travail, à acquérir un logement, à s’insérer dans la
société et restent plus longtemps au domicile familial ; à l’inverse, des personnes âgées se retrouvent
isolées ou sont touchées par la dépendance.
Pourtant, le lien entre générations reste déterminant
pour la cohésion de la société.
Pierre Bidart met en perspective cet enjeu.
Photo : R. Hélin
C
PIERRE BIDART,
ANTHROPOLOGUE
Anglet Magazine : Avant d’aborder le lien entre
générations, pouvez-vous définir une personne
âgée ?
Pierre Bidart : La personne âgée, c’est l’autre !
Bien souvent, elle tente de repousser le plus
longtemps possible cette spécification, se considérant toujours moins vieille que les autres. Car avant
le critère objectif de l’âge, c’est la conscience personnelle qui prime, c’est-à-dire la façon dont je vais
vivre mon âge. D’ailleurs, ce n’est pas tant le nombre d’années qui pose problème mais le déclin et la
perte d’autonomie. Reste que 65 ans est un âge
symbolique, car il correspond à celui de l’entrée
dans la retraite. Quant au terme “personne âgée”, il
permet d’écarter des mots plus encombrants,
comme “vieux” qui est disqualifiant, et de rester
ainsi dans le flou, dans l’indétermination.
A.M. : Pourtant, il existe bien des mots pour
désigner les personnes âgées : seniors, retraités,
troisième âge…
P.B. : Le terme “seniors” a été créé par les professionnels du marketing pour désigner la partie la plus
solvable, la plus en forme et la plus dynamique des
personnes âgées. Elles sont alors regardées comme
des consommateurs. Celui de “retraité” qualifie une
personne ayant travaillé. La prudence est donc de
mise quand on utilise cette appellation. Car nombre
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
MAISONS DE RETRAITE
de personnes, les femmes essentiellement, n’ont
pas eu d’activité rémunérée. Par ailleurs, le mot
“troisième âge” est attaché aux clubs du même
nom. Ils ont explosé dans les années quatre-vingt,
signe de l’affirmation et de la visibilité nouvelle des
personnes âgées au sein de la société. De la sorte,
si par commodité, on parle des personnes âgées en
tant que catégorie sociale globale, cette épaisseur
sociale est trop peu lisible. Il faut penser chacune
d’entre elles comme singulière. Singulière dans son
parcours professionnel ou familial, mais aussi dans
sa manière de vivre la vieillesse. Une vieillesse
définie, soit en faisant appel au registre du désengagement : mise à la retraite, départ des enfants ou
perte du conjoint ; soit à celui de l’acquisition de
rôles nouveaux : grand-parent ou militant associatif. La réalité est que l’on cumule souvent ces éléments et qu’il s’agit de “vivre avec” ou “d’être
avec”.
A.M. : Et de vivre avec les autres…
P.B. : Une personne âgée doit pouvoir s’inscrire
dans la société, forte de ce constat : elle est un pôle
de compétence et de références où plusieurs éléments s’entremêlent. Tout d’abord, son lien
biologique avec les générations : arrière-grand-parent, grand-parent, grand-oncle ou grand-tante. Elle a
la mémoire de l’histoire familiale. Elle sait évoquer
les événements familiaux et ces tout petits riens qui
font la chair d’une famille. Ensuite, son expérience
de vie : maladie, séparation, ou encore, guerre.
Enfin, se conjuguent son expérience professionnelle
et ses engagements. Or, l’allongement de l’espérance de vie et les formes de dépendance qu’elle
entraîne, la dislocation des familles, l’affirmation
des personnes âgées pouvant conduire à l’autonomisation voire à l’isolement rendent le lien
entre générations plus complexe à établir.
A.M. : Quelles pistes entrevoyez-vous pour
conforter ce lien dans une ville comme Anglet ?
P.B. : Plusieurs pistes se dessinent, toutes répondent à cette question fondamentale : comment faire
société ? C’est-à-dire comment maintenir ou créer
des liens sociaux les plus denses possibles pour
empêcher leur effritement et l’émergence de l’isolement et du sentiment de solitude ?
Ne pourrait-on pas créer une maison des grandsparents à l’image de celles qui existent au Canada ?
Il s’agit de maisons gérées par des personnes âgées
dont les services sont destinés pour l’essentiel aux
jeunes : soutien scolaire, conseils professionnels,
partage d’activités comme le bricolage ou les ateliers d’écriture, sans oublier l’écoute et le soutien
affectif. Au final, ce lieu permet une formalisation
des relations entre générations et tout le monde est
gagnant. Autre piste : profiter de la présence du
campus Montaury. En mettant en relation étudiants
et personnes âgées. C’est une idée simple à mettre
en place. Une formule qui a déjà fait ses preuves à
Bordeaux II. C’est une aubaine pour Anglet. Je
voudrais aussi évoquer un point qui me tient particulièrement à cœur : la responsabilité des élus dans
la conduite d’une politique d’intégration à la vie de
la cité. Ils ne doivent cesser de rappeler aux individus leur devoir de citoyen. Et s’aider les uns les
autres, est l’un des tout premiers. N.L.
ALLONGEMENT DE LA VIE
Maintenir ou créer des liens les plus denses
possibles pour empêcher l’émergence de
l’isolement et du sentiment de solitude.
Photo : DR
LECTURE PARTAGÉE
“Un régal”, ces rencontres
autour de la lecture, organisées
par la bibliothèque dans trois
maisons de retraite d’Anglet :
Résidence Commandant-Poirier,
Domaine Belle-Fontaine et
Arpège. “Une fois par mois,
nous nous y rendons pour
partager un temps de lecture
et de discussion avec des
personnes âgées, explique
Laurence Lefevre, adjointe à
la direction de la bibliothèque.
Toucher ce public qui ne peut
se déplacer à la bibliothèque
nous tient particulièrement
à cœur. L’idée est de créer du
lien social à travers la lecture”.
Le rituel est immuable :
lecture de nouvelles, de contes
ou d’extraits de romans puis
parcours de beaux livres sur
la photo ou la peinture.
La discussion s’engage alors
avant de finir en chansons.
Au répertoire, des ritournelles
de Trenet, Piaf ou Montand
et même Sheila.
“Nous choisissons un thème
servant de fil conducteur
comme, par exemple, la mère
et l’enfant, l’école ou l’amour.
Des thèmes universels mais
aussi plus originaux comme
la couleur bleue. Les langues
se délient et certains racontent
des pans de leur vie, leurs
expériences. C’est un vrai
moment de plaisir”.
Autre initiative de la
bibliothèque : la création
d’un réseau de correspondants
dans les maisons de retraite.
Des bénévoles servent de relais
entre la bibliothèque et
les personnes âgées.
Elles empruntent des livres
en leur nom et bien souvent
leur font la lecture.
Contact : Laurence Lefevre.
Bibliothèque municipale,
12, rue Albert-Le-Barillier. Tél.
05 59 52 17 55.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
I
DANS LA VILLE I
URGENCE
I
Pas plus douloureux qu’un vaccin, en tout cas moins que d’avaler une gorgée
de café trop chaud, il suffit de dix minutes pour donner son sang. Ce geste citoyen,
l’Amicale des donneurs de sang d’Anglet entend en faire un acte banal de la vie
quotidienne. Des milliers de malades l’attendent.
Solidarité
Donner son sang
ension sur le niveau des stocks de sang.
Pourra-t-on transfuser tous ceux qui en
auront besoin ? Décembre dernier, l’Établissement français du sang (EFS) se pose la question :
seuls dix jours de stocks en globules rouges sont
alors disponibles. Le risque de pénurie est devenu
récurrent. “Cette situation correspond à une tendance de fond”, explique Edmond Lissalde, président de l’Amicale des donneurs de sang d’Anglet et
offrant son sang depuis près de quarante-cinq ans.
“Il existe un déséquilibre croissant entre la demande
de produits sanguins qui augmente (plus 5 % entre
2006 et 2007) et la stagnation des dons. Seuls 4 %
des Français ont donné leur sang en 2006, soit environ 1 million et demi de personnes”. Et Jacques
Hardy, président de l’EFS, d’insister : “Pour relever
le défi de l’autosuffisance, la mobilisation des personnes en âge de donner est urgente. Recruter et
fidéliser des donneurs est notre priorité en 2008”.
Avec 90 % des Français qui disent avoir de la sympathie pour le don du sang et 4 % de donneurs, la
marge de progression est importante. Autre levier :
la fréquence des dons. Les besoins seraient couverts si tous les donneurs offraient leur sang deux
fois par an (moyenne actuelle : 1,7 fois par an).
Pour relever le défi, l’EFS, établissement public, et
OÙ DONNER SON SANG ?
Tout au long de l’année, il est possible de donner son sang à l’EFS
à Biarritz, 10 rue Manuel-Jaudel. Tél. 05 59 24 14 68.
Pour le don du sang : du mercredi au jeudi, de 8 h à 14 h,
sans rendez-vous. Un samedi, par mois, sur rendez-vous.
Pour le don de plaquettes : du mardi au vendredi, sur rendez-vous.
Par ailleurs, des collectes ponctuelles sont organisées.
À la Maison pour tous, à Anglet : les mercredi 14 et jeudi 15 mai,
de 15 h 30 à 19 h 30. Le vendredi 16 mai, de 7 h 30 à 11 h 30.
Et aussi : le mercredi 13 août, de 7 h 30 à 11 h 30, et le jeudi 14
août, de 15 h 30 à 19 h 30.
À la Maison des Associations, à Bayonne, le 5 juillet :
Super-collecte Rotary.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
Photo : R. Hélin
T
EDMOND LISSALDE, PRÉSIDENT DE L’AMICALE
DES DONNEURS DE SANG D’ANGLET.
“Je donne mon sang depuis près de quarante-cinq
ans. Penser aux autres, m’engager pour eux est une
évidence. Je suis issu du monde agricole, un monde
solidarité. J’ai aussi été très marqué, jeune, par des
dirigeants du patronage des Genêts d’Anglet, comme
Victor Mendiboure. Je me suis, par la suite, engagé
dans l’Église, dans les structures agricoles et auprès
des parents d’élèves, avec toujours le soutien
précieux de ma femme, Nicole”.
la Fédération française des dons du sang avec sa
myriade d’amicales sont partenaires. “À chacun sa
fonction”, précise Christiane Zubeldia, responsable
des prélèvements de l’EFS de Biarritz, couvrant le
Pays basque et le sud des Landes. “L’EFS a la responsabilité de la collecte, de la préparation, de la
Photo : DR
LE DON, PAS À PAS
Mais l’Amicale des donneurs de sang d’Anglet
n’entend pas en rester là. Elle a entrepris de sensibiliser les grandes surfaces, les clubs sportifs et les
comités d’entreprise.
Une mobilisation plus que jamais nécessaire.
Chaque année en France, cinq cent mille malades
ont recours aux produits sanguins à l’occasion
d’opérations chirurgicales, du traitement de maladies hématologiques, des cancers, des accouchements et de greffes. La confiance retrouvée dans la
qualité des produits sanguins explique aussi leur
recours plus fréquent.
Fondement de cette confiance : des critères stricts
de sélection au don du sang. Tout le monde ne peut
pas l’offrir. Il faut avoir entre 18 et 65 ans, être en
bonne santé, ne pas avoir été exposé à une situation
à risque sanitaire au cours des mois précédents,
comme un voyage dans certains pays étrangers. Par
ailleurs, la collecte n’est pas autorisée dans les cas
suivants : transfusion, séjour dans les îles
Britanniques pendant la crise de la vache folle,
tatouage ou piercing de moins de quatre mois, poids
de moins de 50 kg, soins dentaires, paludisme.
Enfin, un test d’hémoglobine devrait être mis en
place en 2008. Cet examen vise à protéger le donneur en évitant de prélever une personne à l’hémoglobine trop basse. Selon les prévisions, 5 % des
donneurs devraient être écartés. Plus que jamais,
faire du don du sang un geste banal de la vie est
d’actualité. N.L.
Photo : DR
qualification et de la distribution des produits sanguins ; les associations celle de l’accueil des donneurs et de la communication”. “L’Amicale est présente à chaque collecte de l’EFS, poursuit Edmond
Lissalde. Nous informons les donneurs sur les
enjeux du don du sang. C’est très important de
nouer des relations avec eux et de les sensibiliser.”
Un binôme qui fonctionne bien et qui vise un objectif commun en 2008 : seize mille six cents poches
de sang et sept cent soixante-dix dons de plaquettes.
Ensemble, ils peuvent étayer leur action sur des
chiffres encourageants à Anglet : mille deux cent
quatre-vingts donneurs se sont présentés en 2007
contre sept cent vingt-huit en 2004. “Cette progression est liée non seulement à une prise de
conscience mais aussi aux nouvelles collectes que
nous avons mises place. Par exemple, à la Chambre
d’Amour et à BAB 2, commente Edmond Lissalde. En
2007, cinq cent quatre-vingt-six cartes de promesses de don ont été remplies. L’EFS les relance
par courrier ou par téléphone. Nous nous tournons
aussi vers les jeunes qui viennent de fêter leurs 18
ans : l’EFS les invite par courrier à donner leur sang
et leur propose même un rendez-vous”.
Autre rendez-vous qui se pérennise : celui du
Rotary Club à la Maison pour tous, à Bayonne. Une
opération commune avec les associations de
Bayonne et de Biarritz. En 2007, quatre cent douze
personnes se sont présentées dont cent n’avaient
jamais donné leur sang.
Une fois que vous êtes inscrit et
que vous avez rempli un questionnaire, vous vous entretenez
avec un médecin. Vous effectuez
ensuite votre don. Il est absolument sans risque : le matériel
de prélèvement (aiguille, tube
et poche) est stérile et à usage
unique. Cela dure une dizaine de
minutes pour un don du sang,
entre 30 et 90 minutes pour un
don de plasma ou de plaquettes.
À l’issue du don, une collation
est servie. Reste la question qui
brûle les lèvres : est-ce que ça
fait mal ? Pas plus qu’un vaccin
et, en tout cas, moins que d’avaler une gorgée de café trop
chaud !
AMICALE DES DONNEURS DE SANG
TÉL. 05 59 03 81 69.
CONSULTER LE SITE : www.dondusang.net
TOUTES LES DATES Y SONT MISES À JOUR.
NUMÉRO AZUR : 0810 150 150.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
I
DANS LA VILLE I
CIMETIÈRES
I
Les cimetières d’Anglet s’équipent
pour faire face à la progression des crémations.
Sites funéraires
Les nouvelles nécropoles
avre de paix, empreint de solennité, le cimetière
est le lieu de repos des défunts et de recueillement pour ceux qui restent. Mais, avec le changement des mentalités et des usages, l’inhumation
cède la place à la crémation qui connaît une croissance importante en France (1) et impose le développement de sites cinéraires. À Anglet, cinquante-six crémations sur un total de deux cent soixante-dix-huit
choix d’obsèques ont été enregistrées en 2007. Cette
rupture avec l’inhumation traditionnelle a fait l’objet
de nombreuses études qui relèvent “un nouveau
regard sur la mort, lié tant au matérialisme qu’à un
idéal de pureté, qui contribue à la croissance de la crémation” (2).
Après la crémation, la question de la destination définitive des cendres se pose à ceux qui restent. Tout en
respectant les vœux du défunt, les familles sont nombreuses à vouloir conserver un lieu pour se recueillir et
continuer à tisser, au fil du temps, ce lien qui atténue
la douleur et perpétue le souvenir. La crémation
intègre dorénavant cette dimension du souvenir, de
l’hommage matérialisé, symbolisant la trace du passage sur terre de chaque individu, rôle traditionnellement dévolu au caveau et à sa pierre tombale. “Contre
l’éparpillement des restes, restaurant une unité de
lieu, on procède à une reconcentration imaginaire du
mort. Un tas de cailloux, une rose plantée dans le sol,
peuvent faire office de lieu du souvenir,” évoque le
sociologue Jean-Didier Urbain qui étudie les rapports
de nos contemporains à la mort (3) et parle de “cimetières lilliputiens” pour décrire ces nouvelles façons de
perpétuer la mémoire du défunt et de ses cendres.
La Ville a choisi de développer l’offre de sites cinéraires (jardins du souvenir, columbariums, cavurnes)
dans les cimetières communaux afin de répondre aux
attentes des familles. Les sites de Louillot et
Blancpignon voient leurs installations évoluer. En
2007, une nouvelle tranche du columbarium (4) a été
réalisée à Blancpignon. Cinquante nouvelles cases
sont venues compléter l’existant pour contenir les
urnes. Ce dernier a également vu l’installation de
“cavurnes” (5) et le réaménagement de l’ancien jardin
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
Photos : R. Hélin
H
du souvenir avec un puits de dispersion, recouvert de
galets de marbre pour épandre les cendres. À proximité, une plaque mémorial permet aux familles d’apposer l’identité de leur défunt. La tendance se poursuivra en 2008 au cimetière de Louillot. Un autre jardin
du souvenir s’intégrera dans un espace entièrement
paysager en courbes douces. Véritable îlot de verdure,
il contrastera avec les allées linéaires de part et
d’autres des sépultures traditionnelles. Il intégrera
également un puits de dispersion et une plaque
mémorial. Les cimetières font partie du patrimoine,
perpétuant la mémoire des anciens, ils se visitent parfois comme de véritables lieux touristiques.
Aujourd’hui, ils deviennent des havres verdoyants
pour permettre aux vivants de faire une halte spirituelle en toute sérénité… L.B.
(1) Elle figure aujourd’hui dans les intentions de 40 à 50 %
des souscripteurs de contrats en prévision d’obsèques
(source Sénat).
(2) Source CREDOC.
(3) L’archipel des morts, Jean-Didier Urbain, Petite
Bibliothèque Payot, 1998.
(4) Petit bâtiment pourvu de niches où sont placées les
urnes cinéraires.
(5) Petit caveau enterré, spécialement conçu pour être un
réceptacle protecteur des cendres. Plusieurs urnes de
dimensions courantes peuvent y être déposées.
PROJET AU CIMETIÈRE DE LOUILLOT.
À l’instar de Blancpignon, le jardin du souvenir sera paysager.
LE DEVENIR DES CENDRES
En 2007, les sénateurs ont adopté une proposition de loi sur la destination des cendres.
Ce texte n’ayant pas été étudié par l’Assemblée nationale avant les élections
législatives, un décret (1) a été publié. Ce texte bref évoque les lieux de destination
possible des cendres après la crémation des défunts, et traduit la volonté de combler
un vide juridique. Il ne restreint pas les possibilités de destination. Mais pour certaines,
la volonté expresse du défunt est nécessaire. Il s’agit de la dispersion en pleine nature,
qui reste possible en dehors des voies publiques. Autre option : si le défunt l’a voulu,
les descendants pourront conserver l’urne chez eux ou l’inhumer. Tous ces cas de figure
sont envisageables, à condition d’avoir fait l’objet d’une déclaration auprès du maire
de la commune où l’urne est conservée, ou bien où les cendres sont dispersées.
En l’absence de volonté manifeste du défunt, le cimetière devient le seul lieu de la
destination des cendres. L’urne est alors “inhumée dans une sépulture, déposée dans
une case de columbarium ou scellée sur un monument”. Les cendres qu’elle contient
peuvent aussi être dispersées dans le lieu prévu à cet effet, à l’intérieur d’un cimetière
ou d’un site cinéraire. Si l’une de ces solutions est envisagée, l’autorisation du maire
doit être sollicitée. C’est encore le cimetière qui accueillera l’urne si la personne qui
en a la garde souhaite ne plus en être dépositaire. Ce texte qui pose les principes de
la libre disposition des cendres et de la volonté des défunts, satisfait pleinement
l’association des Crématistes de la Côte basque, qui ne souhaite pas que l’Assemblée
adopte l’ancienne proposition de loi, plus restrictive (Sud Ouest du 25/1/08).
(1) Décret n° 2007-328 du 12 mars 2007.
Le chiffre
200
c’est le nombre de cases columbarium
du cimetière de Blancpignon, auxquelles
s’ajoutent 50 cavurnes.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
DANS LA VILLE I
EN BREF
I
Développement durable
…en bref…
I
Résolution pour des achats
éco-responsables
Photo : R. Hélin
Anglet a aménagé en 2007 le front de mer à la Chambre d’Amour. La passerelle en
bois de plus de 150 m de long, la pergola, et les mobiliers ont été réalisés avec des
essences exotiques telles que l’Ipe, l’Iroko, le Cumaru et le Bangkira. En concertation
avec l’association Greenpeace, cette réalisation s’est faite en bois écocertifié FSC
(voir Anglet Magazine n° 88). En 2008, Anglet va plus loin avec l’adoption d’une
résolution municipale. Votée le 20 décembre dernier, elle formalise ces bonnes pratiques d’approvisionnement en bois exotique. Le bois acheté dans le cadre des marchés publics de la Ville devra être contrôlé afin d’avoir un label FSC ou présenter des garanties sociales et
environnementales équivalentes. Ce principe sera d’ailleurs étendu à d’autres types de matériaux avec des
cahiers des charges permettant d’assurer des choix de qualité. Cette démarche éco-responsable a déjà été
initiée pour certains produits phyto-sanitaires, pour les peintures ou l’utilisation de papier recyclé pour certaines éditions. Ceci fait d’Anglet la première commune du Pays Basque à s’engager dans une démarche
d’achats éco-responsables comme l’a souligné un communiqué de Greenpeace en janvier dernier.
Restaurants du littoral
Dès la venue des beaux jours, les sandwicheries et restaurants du littoral angloy attirent une
nombreuse clientèle. Depuis six ans, la Ville mène un effort de réhabilitation de ces installations municipales exploitées par des professionnels pour favoriser la qualité de l’accueil. Le
service foncier de la Ville, qui gère ces emplacements saisonniers, et les services techniques
municipaux ont entrepris une remise aux normes d’hygiène et un réagencement de ces bâtiments. En ce moment, celui des Sables-d’or qui abrite la concession du “Petit Resto” et le
local des MNS est entièrement réhabilité. Une nouvelle salle de restaurant et une terrasse
couverte permettront d’accueillir la clientèle en toute saison. Le poste MNS est entièrement
re-agencé. Un nouveau bloc sanitaire avec douches et W.-C publics est construit à part.
Illustration Ville d’Anglet
Métamorphose aux Sables-d’Or
Voies privées
Passage dans le domaine public
Photo : R. Hélin
Photo : R. Hélin
Il y a sept ans, Anglet comptait 44 175 km de voies privées. Depuis 7 290 km
ont été intégrés dans le domaine public. Cette opération est le fruit d’un long travail de concertation mené par le service municipal de la voirie et l’élu en charge
des voies privées auprès des associations de riverains. En décembre 2007, 725
mètres de voies privées ont été intégrés dans le domaine public, après enquête
publique. Il s’agit des allées Latécoère, Haurat, Birambéou, Novion, Hilloutine et
l’aire de stationnement de l’allée des Jardins d’Arcadie. Une nouvelle enquête
publique va être lancée en 2008 pour 790 m de nouvelles voies (impasse du Maharin, allées Loriak, de
Courbois, des Criquets). De même, la Ville a augmenté son enveloppe pour les travaux de voirie et d’assainissement. Ainsi, quand une voie privée est mise aux normes, la mairie participe à hauteur de 50 % à l’investissement. C’est grâce à ce dispositif que la réfection complète de l’allée des Abeilles (au lotissement
Mondeville) a pu être réalisée.
Logements sociaux
Photo : R. Hélin
Achat de propriété
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
La propriété Bordet, qui se trouve au 4, rue de l’Étang, a été préemptée en 2002 par la Communauté d’agglomération du BAB pour le compte de la Ville. Cette dernière, en partenariat avec le Crédit Immobilier, projette
d’y réaliser un programme de logements sociaux comprenant environ dix-sept logements afin de permettre
l’accès à la propriété de jeunes ménages à revenus modestes. Le montant de l’acquisition s’élève 128 891
euros pour Anglet.
Photo : Balloide-photo
DOSSIER
SCHÉMA DE COHÉRENCE TERRITORIAL
LE SCOT
OU COMMENT
VIVRONS-NOUS
DEMAIN ?
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
Un développement urbain harmonieux et durable alliant qualité de vie et citoyenneté :
dès les premières pages, le Schéma de cohérence territorial (SCOT) de l’agglomération
de Bayonne et du sud des Landes affiche sa volonté. Six ans après son lancement,
ce projet de territoire entre dans une phase de concertation publique. À Anglet,
le service de l’urbanisme le tient à votre disposition. Voici quelques repères pour
le découvrir et vous inviter à le consulter.
ujourd’hui, les trente et une communes du
SCOT sont face à un défi : l’attractivité de leur
territoire semble déstabiliser leur système
urbain par ailleurs fragilisé par quelques décennies
d’un urbanisme au fil de l’eau. Aussi le SCOT
présente-t-il un projet territorial visant à définir des
politiques sectorielles d’urbanisme, d’habitat, de
déplacements, d’équipements commerciaux et d’environnement. Autant de thèmes soumis à la concertation. Chaque habitant peut donc prendre connaissance de cette proposition élaborée par l’agence
d’urbanisme Adour Pyrénées et, bien entendu, y
apporter ses remarques. Ce temps fort doit durer
quelques mois, avant que le préfet, la Région,
le Département et les communes, notamment,
ne donnent leur avis. Par la suite, les commentaires
seront pris en compte pour concevoir un projet soumis à enquête publique. C’est seulement à son retour
et après avis du commissaire-enquêteur que le SCOT
sera validé dans sa forme définitive. Pas avant 2009.
A
Ce projet de développement s’organise autour
de deux grandes priorités. La première : être crédible pour rester attractif dans un monde ouvert,
concurrentiel et en constante évolution. Point de passage incontournable des Pyrénées, l’agglomération
de Bayonne et du sud des Landes jouit d’une rente
de situation. Sa position géographique stratégique
est confortée par une très bonne desserte et une
relative autonomie vis-à-vis des métropoles du grand
Sud-Ouest.
À l’avenir, le territoire du SCOT, rendu plus accessible,
sera confronté à de puissantes aires métropolitaines.
Il s’agit donc de penser cet espace au regard de
différentes échelles : aire d’influence de l’agglomération, Eurocité et Arc atlantique. La deuxième : être
sélectif et exigeant dans les choix d’aménagement
afin d’affirmer son identité. Forte d’une image très
positive qui se nourrit de la beauté de ses paysages,
de la force de sa culture et d’une réputation d’accueil,
l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes
a connu une forte croissance démographique et
une intense urbanisation peu contrainte. Résultat :
l’étalement urbain prédomine, les espaces constructibles se font rares et la perte de la qualité de
vie revient fréquemment sur les lèvres des habitants.
La tentation au repli pour ne plus subir et ne
pas perdre son identité devient alors grande. Tout
l’enjeu du SCOT est donc à la fois de pérenniser
l’attractivité économique du territoire tout en confortant et en développant des noyaux durs de l’identité
territoriale.
QU’EST-CE QU’UN SCHÉMA DE COHÉRENCE TERRITORIAL ?
C’est un projet de territoire conçu par des élus. C’est donc un projet politique. Il a été mis en place par la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains)
de décembre 2000. Plus qu’un schéma directeur, il assure une cohérence des différentes politiques publiques au-delà du seul champ de l’urbanisme. Il
imagine une organisation globale et intercommunale du cadre de vie. Il prépare donc les conditions de vie dans les quinze ans à venir : habitat, transport, emploi, éducation, santé, culture, paysage, sécurité… Outil de planification urbaine, il s’impose aux schémas sectoriels (PDU, PLU, PLH, SDUC), et
assure leur suivi.
(1) Plan de déplacement urbain, Plan local d’urbanisme, Plan local de l’habitat, Schéma de développement et d’urbanisme commercial.
COMMENT EST-IL ÉLABORÉ ?
Le SCOT n’est pas conçu directement par les communes mais par un établissement public de coopération intercommunale ou un syndicat mixte. Celui
de l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes est élaboré par un syndicat mixte regroupant 31 communes et 197 730 habitants. C’est donc cette
instance politique qui définit ce projet territorial et en assure le suivi. Elle est composée de 45 élus et de 4 vice-présidents. Didier Borotra, président de
la Communauté d’agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz en est le président.
QUEL EST SON PÉRIMÈTRE ?
Le territoire du SCOT de l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes se découpe ainsi :
Communauté d’agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz (3 communes, 115 610 habitants) • Communauté de communes Nive-Adour (5 communes,
15 596 habitants) • Communauté de communes du Seignanx (8 communes, 23 670 habitants) • Communauté de communes d’Errobi (11 communes, 26 100 habitants) • Communes de Bidart, Boucau, Bardos et Urt (respectivement 5 760, 7 430, 1 520 et 2 140 habitants).
Au total : 31 communes et 197 730 habitants sur un territoire de 56 761 hectares.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
DOS-
LE SCOT
OU COMMENT
VIVRONS-NOUS
DEMAIN ?
Source : Agence d’urbanisme Adour-Pyrénées
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
DOS-
LE SCOT
OU COMMENT
VIVRONS-NOUS
DEMAIN ?
Les enjeux du territoire
Comment concilier qualité de vie et attractivité ?
Sans se pencher sur la question de l’augmentation de
la population (entre 0,8 et 1,3 % par an), de l’urbanisation et des flux, il ne peut être envisagé de préserver
et de valoriser l’environnement et le cadre de vie.
Comment, en effet, assurer une alimentation en eau
potable, préserver les milieux naturels, culturels et
paysagers, remarquables alors que, dans le même
temps, la population augmente et l’urbanisation
gagne du terrain. Le SCOT vise à protéger l’environnement et les paysages en préservant les espaces les
plus riches, mais aussi en maintenant une agriculture
pérenne et en économisant le foncier dans le cadre
des développements urbains à venir.
Habiter : quelle armature urbaine pour une “villepays” de 200 000 habitants ? Face à la croissance
démographique et à un développement urbain dévoreur d’espace, il s’agit de conforter les fonctions de
centralité, contenir l’étalement urbain, mettre en place
une politique globale de l’habitat afin d’accroître et de
diversifier l’offre de logements. Le projet de SCOT veut
permettre à chacun, dans le respect des identités
urbaines du territoire, de se loger selon son choix et
ses revenus, en accession comme en location tout en
améliorant le lien entre développement urbain et équipements publics (services, mais aussi transport en
commun…).
Se déplacer : quelle organisation urbaine pour
quelles mobilités ?
Augmentation du trafic international, bouchons liés
au développement urbain des communes de la périphérie, déplacements privilégiant la voiture, crise
des transports en commun, l’agglomération de
Bayonne et du sud des Landes doit relever un
double défi : conforter sa position de carrefour
européen tout en assurant la fluidité des déplacements à l’intérieur du territoire. Le SCOT veut assurer la mobilité des hommes et des biens et engager
une politique volontariste de développement des
alternatives à l’usage de la voiture individuelle, en
particulier par la refonte du système des transports
collectifs.
Travailler : quel développement économique, au
ser vice de quel développement territorial ?
Aujourd’hui, l’économie est en grande partie liée à
la situation géographique et doit faire face à une
pénurie de foncier à vocation économique. Et
demain : s’agit-il d’asseoir un développement sur
les spécificités territoriales et/ou de promouvoir une
diversification de tous les secteurs en ciblant de
nouveaux secteurs compétitifs ? Il faut ssurer les
conditions d’un développement économique diversifié et équilibré sur le territoire du SCOT. N.L.
DONNER SON AVIS
Comment est associée la population ?
Les 197 730 habitants peuvent consulter le projet SCOT au syndicat mixte siégeant à la Communauté d’Agglomération de Bayonne-AngletBiarritz (CABAB) (1), au siège de chacune des Communautés de communes et des communes non rattachées à une communauté.
Les habitants sont invités à faire connaître leurs observations et à exprimer leurs attentes. Par la suite, le projet sera soumis à une
enquête publique. Quatre réunions publiques, couplées avec une exposition, complètent le dispositif.
(1) 15, avenue Foch à Bayonne.
Que contient le dossier de concertation ?
1. Un pré-rapport de présentation, qui expose le diagnostic du territoire et dresse l’état initial
de l’environnement.
2. Un Projet d’aménagement et de développement durable (PADD), qui fixe les objectifs des
politiques publiques d’urbanisme en matière d’habitat, de développement économique,
de loisirs, de déplacements des personnes et des marchandises, de stationnement des véhicules
et de régulation du trafic automobile.
3. Un Document d’orientations générales (DOG), qui précise les orientations générales de
l’organisation de l’espace, de la protection des espaces non-bâtis et qui fixe les objectifs relatifs
à l’équilibre social de l’habitat, à la cohérence entre l’urbanisation et la desserte en transports
collectifs, aux localisations préférentielles des commerces et aux autres activités économiques,
à la protection des paysages, à la prévention des risques…
Où le consulter à Anglet ?
Au service de l’urbanisme de la Mairie. Du lundi au vendredi, de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h (17 h le vendredi).
Informations au 05 59 58 35 54.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
I
RENCONTRE
I
PATINS ET ROLLERS
I
Qu’elles soient en ligne ou “en quad”, les roulettes
n’ont pas de secret pour le Roller Skating Angloy
qui initie enfants, adolescents et adultes aux patins
comme aux rollers.
Ça roule à la salle du Pignada.
Roller Skating Angloy
Comme sur des roulettes !
as plus haute que trois pommes, cheveux en
liberté, en tutu et collant rose, chaussée de
patins à roulettes, Sam s’exerce à de
savantes figures avant de s’élancer, pleine de
fougue, sur la piste de la salle du Pignada. Là,
Gauthier, 8 ans, casqué, genoux et coudes caparaçonnés, glisse sur ses rollers, brandissant fièrement
la coupe. La coupe décernée, à la fin de chaque
cours, à celui qui n’a pas ménagé ses efforts pour
rester en équilibre, avancer, reculer ou freiner. Se
tenant par la main, deux adolescentes serpentent à
toute vitesse autour des plots, riant à gorge
déployée.
Photos : R. Hélin
P
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
Comme eux, ils sont cent vingt membres à s’initier
aux joies du patin et du roller au Roller Skating
Angloy. Voilà près d’un quart de siècle que ce club
roule sa bosse à Anglet. Trois entraîneurs et deux
en herbe animent les sections du club : artistique,
acrobatique et adultes. Sans oublier l’école de
patinage où les enfants sont accueillis dès l’âge
de 4 ans.
“Ce sport permet de cultiver l’équilibre, la motricité
et la concentration”, explique Nathalie Ninous,
entraîneur et présidente du Roller Skating Angloy.
Position des épaules, des bras ou encore du bassin,
tout doit être bien en place. Rien n’est laissé au
hasard. “La moindre négligence et c’est la chute
assurée, poursuit-elle. Si l’apprentissage est
ludique, il y a toujours un moment où il faut s’atteler
à la technique et à la précision des postures. Je crois
profondément en la rigueur. Elle est primordiale”.
Une conviction transmise aux entraîneurs qu’elle a
formés – Domitille, Marion, Juliette et Lucie –, et
que, au fil des exercices, les apprentis patineurs font
sienne. Le Roller Skating Angloy croit aussi au
groupe : celui des nombreux bénévoles qui animent
le club et celui des patineurs. “Le plaisir de patiner
ensemble vient vite, assure Nathalie Ninous. Nous
nous sommes lancés dans le patinage de groupe
depuis cinq ans et dans la compétition il y a deux
ans. Le club a ainsi participé au Trophée Aquitaine
organisé pour la première fois à Anglet, et à une
épreuve régionale en février dernier”.
Le club présente deux disciplines en compétition :
le show et le patinage de précision. Chorégraphies,
musique et costumes – imaginés et conçus par
Christiane Ninous –, le show est un spectacle à part
entière entraînant le public dans un univers imaginaire parfois teinté d’humour. “Ballerines en folie”,
“Fête foraine”, “Incandescence” ou “Âmes”, le pressbook est déjà bien étoffé. Incontournables du show,
sont associées les manœuvres en cercle, ligne, bloc,
roue, serpentine ou encore en croisement. Les
connaisseurs apprécient la qualité des appuis et la
synchronisation des mouvements, le simple spectateur est sous l’enchantement du spectacle, la fluidité
et la grâce.
“Quant au patinage de précision, il y a une part d’exigence toute militaire. Cette discipline réclame des
patineurs une parfaite maîtrise de la technique pure
du patinage. Les mouvements doivent être parfaitement synchronisés”, commente Nathalie Ninous.
Spirales, retournements, cercles : la netteté et la
précision des figures, tout comme la cohésion du
groupe, sont passées au crible. Cette année, le
groupe des 14-20 ans présente en compétition
“Tango”.
Aux côtés de cet univers feutré, le roller acrobatique
détonne avec ses sauts à couper le souffle, ses slaloms de vitesse, ses corps affublés de casque,
genouillères et coudières et son côté franc-tireur.
Toujours plus haut, plus vite et avec plus de brio, les
patineurs à rollers ont plus d’un saut dans leur sac :
zoulou, karaté, papillon ou sac à dos. “C’est une discipline plus récente, issue de la rue, beaucoup moins
structurée que le patinage de groupe. Mais peu à
peu, elle se formalise et se codifie. Les élèves comprennent aussi vite l’intérêt de travailler leur technique. Une épaule mal placée se traduisant souvent
par une chute”. Une chute qui n’entame pas le plaisir
de rouler, des enfants comme des adultes. N.L.
ROLLER SKATING ANGLOY
SALLE DU PIGNADA
TÉL. 05 59 03 56 04
http://roller-skating-angloy.over-blog.com
L’eau dans les langages de l’art
L’Adour poétique
Miracle sur le camino
Art en questions
Sauvegarde de la faune sauvage
Bien manger pour bien vieillir
Arts et philosophie
Renaud Camus écrit étrangement que l’art
Vivre sur Mars
La télévision a-t-elle une influence sur ceux qui la regardent ?
Sur les traces d’un troubadour oublié
Wagner et Louis II de Bavière
À l’Université du temps libre
David Olaïzola en concert
Michel Etcheverry en concert
Jazz avec André Villéger et Alain Jean-Marie
Mille chœurs pour un regard
Performances musicales
Abdelak
L’Enseigneur
Aneta du Boucau
Fondre de plaisir
Cargo, récit du pays des ombres
Voyage en sol majeur
Les promenades de l’arbre
Semaine du développement durable
Des marins en Pays basque
Franchir demain les Pyrénées
“Izadia, un monde à part”
Les lectures du coussin rouge
Les petits ateliers
Les ateliers de l’arbre
Le centenaire des fêtes
Omelette pascale
ARTS
EXPOSITIONS
CONCERTS
FÊTES
ACTUALITÉS
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
I
EXPRESSION
I
ART
I
Jusqu’au 12 avril, à la villa Beatrix Enea, François-Xavier Fagniez expose
ses peintures acryliques sur papier autour du thème Adour des Confluences.
Par ailleurs, Gertrud Varailhon présente ses variations sur les aiguilles de pin,
et Elke Lohoff ses sculptures composées de différents métaux et de bois flottés
récupérés sur les plages landaises. Deux artistes allemandes vivant dans
la région pour fêter le quarantième anniversaire du jumelage d’Anglet
avec Ansbach.
Confluences artistiques
rançois-Xavier Fagniez, né en 1936 à Salies-deBéarn, affectionne les thèmes liés à la
nature, comme en témoignent ses expositions Les Îles et La Transparence (1984 et 1985) ou
bien Du paysage à la figure (année 1990).
L’exposition Adour des Confluences, peintures acryliques, sur papier, souligne encore une fois cet
amour pour le paysage, la lumière et l’eau. L’Adour,
François-Xavier Fagniez le dessinait et le peignait
déjà il y a près d’un demi-siècle alors qu’il était en
convalescence à Urt et qu’il venait d’être reçu aux
Beaux-Arts de Paris et à l’École des métiers d’arts.
N’a-t-il pas aussi présenté à Dax, en 2007, Adour
poétique des fleuves ? Ses réflexions picturales
sont un hommage à la nature mais aussi une alerte,
presque déjà un regret.
À partir de 1970, François-Xavier Fagniez travaille sur
les thèmes de son jardin. Il expose pour la première
fois Matin au cerisier rose au Salon d’automne du
Grand Palais en 1970. La force et la beauté de la
nature commencent à définir sa peinture. Plus tard,
il illustre l’ouvrage Dits d’un livre des sorts de JeanClaude Menard (Éd. La Différence) et se lie avec des
auteurs, des poètes et le monde de l’édition. Son
talent est reconnu dans les années quatre-vingt. Il
remporte de nombreux prix et expose souvent à
Paris et à l’étranger. Plusieurs livres lui sont consacrés (Fagniez l’état des lieux de Claude-Michel Cluny
; monographie de Jean-Marie Dunoyer, par exemple).
Il s’intéresse à la géopoésie avec le poète Kenneth
White, et organise plusieurs expositions autour de
cette réflexion.
Dans le cadre du quarantième anniversaire du
jumelage d’Anglet avec Ansbach, deux artistes
Allemandes sont invitées : Gertrud Varailhon et
Elke Lohoff. Gertrud Varailhon présente une variation sur les aiguilles de pin. “À partir de matières
végétales, j’ai ouvert un dialogue entre nature animale, minérale et humaine, explique-t-elle. Le point
de départ de cette recherche était de détourner des
objets de leur contexte pour créer des univers. Si j’ai
choisi l’aiguille de pin c’est pour la noblesse de l’essence, son authenticité et sa richesse esthétique. […]
Je tisse les aiguilles, ramassées à même le sol […].
Immense pelisse animale, kimonos, étonnants cerfs20
ANGLET MAGAZINE
N° 90
Photos : DR
F
FRANÇOIS-XAVIER FAGNIEZ - Adour des vagues - 2005
Acrylique sur papier.
volants…, toutes ces créations aux formes épurées
sont en fait une simple représentation de notre
espace naturel et du mouvement de la vie dont je
suis l’heureuse exploratrice”. Gertrud Varailhon est
née en Allemagne, en Bavière. Elle a été formée à
l’école de bijouterie et à l’University of Applied
Sciences de Pforzheim (Allemagne) et à l’Université
des beaux-arts de Montréal (Canada). Elle a installé
un atelier de bijoux et d’arts plastiques à Hossegor.
Elle expose ses créations depuis 2001.
Quant à Elke Lohoff qui vit à Magescq, dans les
Landes, elle présente des sculptures composées de
différents métaux et parfois mariés avec des éléments “terre”, métaux vieillis par le temps et détournés de leur aspect d’origine par des patines composées de carbonate de cuivre, d’oxydes et
composants naturels, ainsi que des bois flottés
récupérés sur les plages landaises.
GERTRUD VARAILHON
Aiguilles de pin tissées.
DU 1er MARS AU 12 AVRIL.
VILLA BEATRIX ENEA,
RUE ALBERT-LE-BARILLIER.
DU MARDI AU SAMEDI,
DE 10 H À 12 H ET DE 14 H À 18
H.
ENTRÉE LIBRE.
INFORMATIONS AU SERVICE
DES AFFAIRES CULTURELLES,
AU 05 59 58 35 60
ET www.anglet.fr
AU FIL DE L’ADOUR
Autour de la thématique
de l’Adour, de nombreuses
manifestations culturelles
sont organisées aux Écuries
de Baroja (voir les pages
agenda) : “Des marins en
Pays basque”, exposition
et conférences pour fêter
les vingt-cinq ans de la Base
navale de l’Adour ; Aneta du
Boucau, un conte où se mêlent
musiques et chants créé
par Koldo Amestoy et Pantxix
Bidart ; une table ronde
“Présence de l’eau dans
les langages de l’art”
et une lecture poétique
de l’Adour.
FRANÇOIS-XAVIER FAGNIEZ - Vol au ras de l’Adour - 2005
Acrylique sur papier.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
L’agenda
CONFÉRENCES
CONFÉRENCES
L’eau dans les langages de l’art
Arts et philosophie
Une table ronde “Présence de l’eau dans les langages de l’art” réunit
artistes, écrivains, historiens d’art et intervenants en arts plastiques.
Ils s’interrogent sur l’eau comme source d’inspiration dans la création
artistique et sur ce qu’elle peut représenter dans l’univers du sensible.
François-Xavier Fagniez, peintre, Jean-Claude Marcadé, historien d’art
et écrivain, Annick Guillon, peintre et écrivain, Oliver Deck, peintre,
écrivain et musicien, Koldo Amestoy, conteur, Jean-François Hamon,
écrivain, l’animent.
Le 1er mars, à 17 h. Écuries de Baroja - 19, rue des Quatre-Cantons.
Informations au 05 59 58 35 60.
“Renaud Camus écrit étrangement que l’art
contemporain a quelque chose à voir avec le rien”
(le 18 mars) et “Que signifie la phrase de Kafka :
je ne suis que littérature” ? (le 8 avril) :
Christophe Lamoure pique notre curiosité tout
au long de ce cycle de conférences “Arts et
philosophie” des “Mardis de Baroja” et nous
donne des outils pour penser l’art.
Le 18 mars et le 8 avril à 20 h. Écuries de Baroja –
19, rue des Quatre-Cantons. Entrée libre. Contact
intervenant : 05 59 52 32 88
L’Adour poétique
Une lecture poétique de textes sur l’Adour et sur l’eau est
imaginée par Jean-François Hamon, écrivain, Anne-Marie Charles,
comédienne et chanteuse, Jean-Pierre Lacroix, musicien.
Avec la participation du Théâtre du Versant.
Le 2 mars, à 17 h. Écuries de Baroja - 19, rue des Quatre-Cantons.
Informations au 05 59 58 35 60.
Miracle sur le camino
Dans toute l’Europe de l’ouest court la légende du
pendu dépendu, l’histoire d’un miracle sur le chemin
de Saint-Jacques-de-Compostelle. Des vitraux, des
tableaux, des fresques en témoignent, tout comme
“La légende dorée” de Jacques de Voragine et le “Liber
Jacobi” qui le date de 1090. Par Pierre Lafargue.
Une conférence organisée par Aci Gasconha dans
le cadre des fêtes d’Anglet.
Le 4 mars, à 18 h. Salle des fêtes de la mairie.
Informations au 05 59 03 34 78
et www.acigasconha.asso.fr
L’art en questions
La sculptrice Christiane Giraud anime, le premier mardi de chaque mois, des discussions
autour de l’art. Les artistes invités sont les peintres Hans-Jörg Dürr (4 mars) et Alain
Alquier (1er avril).
Le 4 mars et le 1er avril, à 18 h 30. Entrée libre. Écuries de Baroja – 19, rue des QuatreCantons. Anglet. Informations : 05 59 58 35 60.
Sauvegarde de la faune sauvage
L’association Hegalaldia, Centre de sauvegarde pour la faune
sauvage (64), présente le film Hegalaldia, l’envol et un exposé sur le
rôle d’un centre de sauvegarde de la faune sauvage. Suivi d’un débat.
Intervenante : Laurence Goyeneche.
Le 5 mars, à 17 h 30. Gratuit. Tout public. Sur réservation.
Parc écologique Izadia - 297, avenue de l’Adour, à La Barre.
Informations au 05 59 57 17 48.
Bien manger pour bien vieillir
Le docteur Diaz, diplômé de médecine physique et nutrionniste,
livre ses conseils “du bien manger pour bien vieillir”. L’augmentation
de la longévité invite à relever un défi : celui de vieillir en bonne santé.
Or, une bonne alimentation contribue pour une large part à retarder le
vieillissement naturel, à prévenir certaines pathologies, et à maintenir
l’autonomie. Une conférence organisée par l’Université du Temps Libre.
Le 11 mars, 17 h 30. Cinéma Oscar-Anglet.
Informations au 05 59 57 00 37 et www.utlanglet.fr
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
Vivre sur Mars
Depuis des siècles, les hommes observent et
rêvent d’explorer Mars, une source d’inspiration
de nombreux récits de science fiction, comme
Les Chroniques martiennes de Ray Bradbury.
Deux robots de la NASA
ont découvert
récemment des traces
sur les roches
martiennes prouvant
que l’eau y a déjà coulé.
Y a-t-il une vie sur la
planète rouge ?
Pourrait-on y vivre ?
Jacques Auriau,
animateur scientifique
de Société d’astronomie Côte basque, nous
entraîne à des millions de kilomètres de la Terre.
Une conférence organisée par l’Université du
Temps Libre.
Le 25 mars, à 17 h 30. Salle des fêtes de la mairie. Informations au 05 59 57 00 37
et www.utlanglet.fr
La télévision a-t-elle une
influence sur ceux qui la
regardent ?
Malgré l’apparition de nouvelles technologies
fascinantes, la télévision conserve son aura, et le
temps moyen passé devant l’écran est de plus
en plus important.
Qu’est-ce qui nous est
transmis ? Par la télé,
sommes-nous mieux
informés ou bien
mieux manipulés,
plus lucides ou plus
conditionnés, plus
actifs ou plus passifs,
plus joyeux ou plus
tristes ? Christophe
Lamoure, professeur
de philosophie, anime ce bistrot philosophique.
Le 29 mars, à 18 h 30. Bibliothèque municipale 12, rue Albert-le-Barillier. Entrée libre.
Réservation conseillée au 05 59 52 17 55
Blachon
OLIVIER DECK
CONFÉRENCES
MUSIQUE
Sur les traces d’un troubadour
oublié
Arnaut-Guilhèm de
Marsan, seigneur et
troubadour landais du
XIIe siècle, écrivit en
occitan L’Ensenhamen
del cavaier, le guide du
savoir-vivre du chevalier.
Jacques de Cauna part
sur les traces de ce
seigneur qui escorta
Aliénor Plantagenêt pour
son mariage avec le roi
de Castille Alphonse VII.
Le 9 avril, à 18 h 30. Espaci Gascon, domaine de
Baroja - 19, rue des Quatre-Cantons. Informations
au 05 59 03 34 78 et www.acigasconha.asso.fr
Wagner et Louis II de Bavière
La carrière de Wagner (1813-1883)
prit un virage spectaculaire en
1864, lorsque le roi Louis II accéda
au trône de Bavière. Le jeune roi
qui admirait les opéras de Wagner
depuis son enfance, fit venir le
compositeur à Munich. Il régla
ses dettes et s’arrangea pour
que son nouvel opéra puisse être
représenté. La création de “Tristan
et Isolde” le 10 juin 1865, eut un
succès retentissant. Par Philippe
Guezennec, musicologue.
Une conférence organisée par l’Université du
Temps Libre.
Le 15 avril, à 17 h 30. Cinéma Oscar-Anglet.
Informations au 05 59 57 00 37 et www.utlanglet.fr
À l’Université du temps libre
Le cycle de conférences de L’UTLA se poursuit.
Claude Rosenheil, conférencière et professeur d’art
asiatique, présente “Nomades de steppes, l’or des
Scythes, l’or des Amazones”, le 19 février, à 17 h
30, au cinéma
Oscar. Le 18 mars,
à 17 h 30, à salle
des fêtes de la
mairie, Hubert
Delpont, professeur
honoraire, propose
“Parade pour
une infante”.
André Lagaillardie, animateur culturel, évoque l’histoire de “Rome,
des anciens empereurs aux nouveaux papes”,
le 1er avril à 17 h 30, au cinéma Oscar. Enfin,
Chantal Caillard Pech de Laclauze, diplômée de
l’École du Louvre, dévoile “Ève ou Vénus, le nu
et l’art”, le 8 avril à 17 h 30.
David Olaïzola en concert
Pour beaucoup, David Olaïzola incarne le renouveau de la chanson
basque. L’enfant d’Itxassou à la voix exceptionnelle est reconnu
comme le digne successeur des grands chanteurs qui l’ont précédé.
Dans le cadre des fêtes d’Anglet.
Le 29 février, à 20 h 30. Église Saint-Léon - 4, rue Casaubieilh. Tarif
: 8 euros.Entrée libre.
Michel Etcheverry en concert
On ne présente plus Michel Etcheverry, le chanteur basque d’Hélette et grand
amateur de rugby et de pelote. Sa voix a souvent été comparée à celle de son
modèle Luis Mariano. Son concert est suivi d’un thé dansant. Dans le cadre des
fêtes d’Anglet.
Le 2 mars, à 16 h. Salle des Congrès de la Chambre d’Amour. Tarif : 10 euros.
Jazz avec André Villéger et Alain Jean-Marie
André Villéger, saxophoniste ténor, et Alain Jean-Marie, pianiste, sont
deux musiciens de jazz emblématiques. Leurs expériences musicales,
leurs techniques instrumentales, leurs connaissances de l’histoire
du jazz sans oublier l’amitié et le respect qu’ils se portent, nourrissent
en toute liberté leur dialogue musical. André Villéger est l’un
des meilleurs saxophonistes de jazz d’aujourd’hui. Musicalité,
sens harmonique, sonorité, phrasé, swing, autant de qualités
qui illuminent son jeu inspiré par les grands du saxophone
ténor. Quant à Alain Jean-Marie, il est l’un des pianistes les
plus importants de la scène européenne du jazz. Il a joué avec les plus grands :
Bill Coleman, Chet Baker, Sonny Stitt, ou encore Johnny Griffin.
Les 5 et 6 mars, à 20 h, aux Écuries de Baroja - 19, rue des Quatre-Cantons.
Spectacle de la Scène nationale. Informations et réservation au 05 59 59 07
27 et www.snbsa.fr. De 10 à 15 euros.
Mille chœurs pour un regard
Les Chœurs basques et les chorales Cante Broy et Erro Bat unissent leurs voix à l’église
Sainte-Bernadette. Errepika, Kanta Bi et Denbora Pasa le font à l’église Saint-Joseph.
Ces chorales chantent en faveur de la recherche médicale en ophtalmologie, à l’occasion
de cette treizième édition. Plus de sept cents concerts sont organisés partout en France.
Cette opération, à l’initiative de l’association Retina France “Vaincre les maladies de
la vue”, est parrainée cette année par Nolwenn Leroy. Elle reçoit le soutien des ministères
de la Culture, de la Santé, de l’Éducation nationale et de la Recherche.
Le 15 mars, à 17 h. Église Sainte-Bernadette, rue Lamigotte. Le 15 mars, à 20 h 30.
Église Saint-Joseph, allée de l’Empereur. Entrée : 10 euros, gratuit pour les moins de 13 ans.
Freddy Jay et Francis Lassus
Freddy Jay et Francis Lassus s’emparent pendant deux jours des Écuries de Baroja pour
une master class et un concert. Freddy Jay, qui revendique deux casquettes “Groove”
et “House”, est reconnu pour sa virtuosité aux platines. Francis Lassus est un batteur
hors pair, jouant souvent avec Sylvain Luc.
Les 25 et 26 mars. Concert le 25 à 20 h. Écuries de Baroja - 19, rue des Quatre-Cantons.
Informations au 05 59 58 35 60.
Abdelak
Dans ses percussions vocales, Abdelak cherche le frisson. Il place sa voix sur
des mélodies écrites comme sur des improvisations, et signe textes et musiques.
Lors de son récital Seul en scène, récital voix et percussions, il emmène les
spectateurs dans des voyages à fleur de peau, toujours avec des notes d’humour.
Il anime une master class et donne un concert aux Écuries de Baroja.
Du 22 avril au 25 avril. Concert le 24 à 20 h. Écuries de Baroja 19, rue des Quatre-Cantons. Informations au 05 59 58 35 60.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
L’agenda
THÉÂTRE
CINÉMA
L’Enseigneur
Voyage en sol majeur
Où est le temps béni où l’enseignant exerçait un pouvoir
incontestable et incontesté, où il officiait en paix et portait
fièrement son sacerdoce ? Tout y est : retour sur les illusions du débutant,
intronisation en salle des profs, collègues dénués de tous scrupules déontologiques
ou passionnés par tout, sauf par leur matière…
“Les mots percutent, dérangent, déclenchent le rire (quelquefois plutôt… jaune)
ou effraient […]. Le résultat est assez époustouflant” (La Dépêche du Midi). Une pièce
de Jean-Pierre Dopagne. Par la Compagnie 4 Cats : Mario Dragunsky, mise en scène
et interprétation, et Danielle Loup, scénographie et costumes.
Les 9 et 10 avril, à 20 h. Écuries de Baroja - 19, rue des Quatre-Cantons.
Spectacle de la Scène nationale. Informations et réservation au 05 59 59 07 27
et www.snbsa.fr. De 10 à 15 euros.
Aimé, 91 ans, violoniste, s’est enfin décidé à
entreprendre le grand voyage au Maroc qu’il
projette depuis quarante ans.
Son petit fils, réalisateur et
photographe, l’accompagne.
Un voyage tendre et amer,
plein d’occasions gâchées et
de bonheurs fugitifs. À la fois
testament d’un homme modeste
dont le rêve serait en quittant cette
terre “d’y déposer quelque chose”
et regard plein d’amour du réalisateur sur ses
grands-parents. Ce film de Georgi Lazarevski, d’une
grande richesse musicale, a reçu le Prix des Jeunes
et le Prix du ministère des Affaires étrangères
au festival Cinéma du réel 2006. Tout public.
Le 15 mars, à 18 h. Bibliothèque municipale 12, rue Albert-le-Barillier. Entrée libre.
Informations au 05 59 52 17 55.
SPECTACLES
Aneta du Boucau
Autour du conte fantastique Aneta du Boucau, Koldo Amestoy, conteur, et Pantxix
Bidart, chanteur musicien, proposent contes, musiques et chants en lien avec l’océan,
la chasse à la baleine et l’Adour, ce “fleuve-rivière” gonflé des gaves venus des
Pyrénées. Les récits sont en français, les chants en basque, français, gascon et
anglais. Une création de Koldo Amestoy et Pantxix Bidart, en résidence aux Écuries
de Baroja. Spectacle pour adultes et enfants accompagnés à partir de 10 ans.
Les 28 et 29 février, à 20 h. Écuries de Baroja - 19 rue des Quatre-Cantons.
Informations : 05 59 58 35 60
Fondre de plaisir
Les Étoiles reviennent sur la glace d’Anglet avec un show inédit sur le
thème des années quatre-vingt. Chorégraphies éblouissantes, prouesses
techniques, jeux de lumière, costumes aux mille paillettes : Marina
Anissina et Gwendal Peizerat, Surya Bonaly, Elena Grushina et Ruslan
Goncharov, les plus grandes stars du patinage mondial, offrent un
spectacle à couper le souffle. “Stars sur Glace” est le florilège du meilleur
spectacle sur glace en tournée en France. Avec Brian Joubert, champion
du monde en titre et le couple Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder,
champion d’Europe c’est l’élite du patinage français qui vous entraîne
dans un show ou l’émotion rivalise avec les prouesses techniques. Le seul
show sur glace ou le quadruple saut est au rendez-vous !
Informations à la patinoire : 05 59 57 17 30.
“Les Étoiles de la Gace” : le 8 mars à 16 h et 20 h 30. Patinoire de La
Barre. Tarifs : 35 euros - Enfants (moins de 12 ans) : 20 euros. Placement libre. Points
de vente habituels ou au 0892 350 205 et www.battants.com. “Stars sur Glace” : le 5 avril
à 20 h 30. Patinoire de la Barre. Tarifs 33 euros, 27 euros (3-14 ans).
CINÉMA
Cargo, récit du pays des ombres
“Ce matin, à 10 heures, heure locale, le cargo Ville de Virgo, battant pavillon français,
est parti de Shanghai pour Le Havre avec à son bord cinq mille tonnes de
marchandises et une vingtaine d’hommes d’équipage. Distance à parcourir :
10 400 miles. Durée estimée de la traversée : 43 jours…”. Le temps de la traversée,
nous partageons le quotidien de l’équipage qui vit un huis-clos
prolongé à bord de ce porte-containers de la taille du Titanic.
Ce film tout public, de Charlie Rojo, a été sélectionné dans
plusieurs festivals consacrés à la mer et aux voyages. La projection
est suivie d’une rencontre avec Claude Villers, écrivain, journaliste
et voyageur passionné de paquebots (sous réserve).
Le 12 mars, à 18 h 30. Bibliothèque municipale - 12, rue Albertle-Barillier. Entrée libre. Informations au 05 59 52 17 55
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
ATELIERS
Les promenades de l’arbre
Une invitation à la promenade dans le parc
écologique, à la lecture et aux échanges sur
le thème de l’arbre, à travers diverses approches
littéraires. Pour adultes, sur inscription, dans
la limite des places disponibles. Tarif : 2 euros.
Le 16 mars, de 14 h 30 à 16 h 30. Parc écologique Izadia - 297, avenue de l’Adour. Anglet, La
Barre. Informations et réservations au 05 59 57
17 48.
Semaine du développement
durable
La Semaine du développement durable revient
avec un thème consacré aux consommations et
productions durables. En achetant, nous avons
tous la possibilité de privilégier des produits plus
respectueux de l’environnement. Face aux enjeux
sociaux et environnementaux de notre siècle,
nous devons tous consommer autrement,
en privilégiant des produits plus
respectueux
de l’environnement fabriqués
dans des conditions sociales
acceptables. Le parc écologique
Izadia nous invite à méditer sur
ce thème avec des goûters
durables d’Izadia (une rencontre
entre collégiens et producteurs
bio ou équitables (le 4 avril,
de 10 h à 12 h). Une visite guidée éco-participative,
accompagnée d’un guide est programmée le 5 avril
de 10 h à 12 h. Enfin, une visite guidée sur l’importance des haies (ronces…) pour les pollinisateurs,
est organisée le 6 avril, de 14 h 30 à 16 h.
Parc écologique Izadia - 297, avenue de l’Adour,
à La Barre.
Informations et réservations au 05 59 57 17 48.
EXPOSITIONS
JEUNE PUBLIC
Des marins en Pays basque
Les lectures du coussin rouge
Il y a vingt-cinq ans, la station navale de la
Bidassoa cédait sa place à celle de l’Adour,
devenant le pivot de la marine nationale.
À cette occasion, en partenariat avec
le service culturel de la Ville, Eric Brothé,
lieutenant de vaisseau, présente
l’exposition “De la station navale de la Bidassoa à
celle de l'Adour”, riche de nombreuses photos et
ponctuée de deux rencontres : une lecture par le
capitaine de frégate Christian de la Broïse et
Eric Brothé, de lettres du lieutenant de vaisseau
Julien Viaud sur Pierre Loti (27 février, à 20 h) et une
conférence d’Alain Quella-Villéger, professeur
d’histoire à l'université de Poitiers, sur “Pierre Loti,
officier de marine et écrivain en Pays-Basque”(4 avril,
à 18 h 30).
Du 28 février au 4 avril. Écuries de Baroja, 19, rue des
Quatre-Cantons. Ouvert les après-midi (sauf week-end).
Ces lectures invitent à la découverte des contes classiques
et contemporains du monde entier, pour retrouver
la beauté du texte intégral original. La comédienne
Manuelle Ripert les met en paroles.
Contes slaves, le 20 février, à 16 h 30.
Contes d’Asie, le 19 mars, à 16 h 30.
Bibliothèque municipale - 12, rue Albert-le-Barillier.
Entrée libre. Réservation conseillée.
Informations au 05 59 52 17 55.
Franchir demain les Pyrénées
Les Pyrénées sont au cœur des grands couloirs
européens de circulation. Aujourd’hui, près de 20
000 camions et plus de 110 000 véhicules
légers les traversent chaque jour. Cette exposition
propose de mieux comprendre les enjeux relatifs
au développement durable,
et de découvrir les scénarios
d’aménagement envisagés d’ici
2020. Privilégiant l’interactivité
et la manipulation, vous pourrez
ainsi : gérer la circulation en
heure de pointe ou lors des
départs en vacances, visualiser
la densité du trafic, observer la diffusion des
gaz d’échappement selon la topographie de
la montagne, ou encore charger les camions.
Une exposition réalisée par Lacq Odyssée,
CCSTI des Pays de l’Adour.
Jusqu’au 11 avril. Bibliothèque municipale 12, rue Albert-le-Barillier. Entrée libre.
Informations au 05 59 52 17 55.
“Le monde à part d’Izadia”
Photo : D. Poullenot
Une exposition de photos
macro de la faune et de la
flore d’Izadia, réalisée par
Damien Pouillenot et Laurent
Masurel. Toute la vie invisible
du parc est offerte au regard
du visiteur : la micro-faune
benthique, celle de l’humus,
la micro faune planctonique
d’eau douce et d’eau marine
et celle des arbres.
Du 17 mars au 14 septembre.
Parc écologique Izadia - 297,
avenue de l’Adour, à La Barre. Entrée libre.
Informations au 05 59 57 17 48.
Les petits ateliers
La lecture de ce mercredi entraîne les enfants, à partir de 4 ans, au cirque :
“Vive le cirque”, le 12 mars à 15 h 30. Avec “Les livres singuliers”, les enfants peuvent lire et jouer avec le livre d’un artiste : Un bout de ficelle de Jeong-In Cha, le 22
mars,
à 15 h 30. “Les histoires doudou” sont des histoires à croquer pour les tout petits
(jusqu’à 3 ans) : le 22 mars, à 10 h 30 et 11 h 15.
Bibliothèque municipale - 12, rue Albert-le-Barillier. Entrée libre. Réservation
conseillée. Informations au 05 59 52 17 55.
Les ateliers de l’arbre
Cet atelier de dessin et de pâte à modeler propose aux jeunes enfants de créer, en
s’inspirant des livres L’Arbre qui rêvait et Les Enfants du Tigre (Éd. L’enfant lumière)
qui racontent la Terre, ses habitants et l’urgence de prendre soin d’elle comme de soi.
Le 15 mars, de 14 h 30 à 16 h 30. Gratuit. Parc écologique Izadia, 297, avenue de
l’Adour, à La Barre. Informations au 05 59 57 17 48.
FESTIVITÉS
Le centenaire des fêtes
Du 23 février au 9 mars, Anglet fête la Saint-Léon et le
centenaire de ces festivités. Voici les principaux temps forts
imaginés par le Comité des fêtes et les associations avec le
soutien de la Ville. Coup d’envoi avec l’élection de “Miss fête
d’Anglet” (le 23 février, à la salle des fêtes de la mairie).
Le Pilotari ttiki, finale de pelote des jeunes de la Côte basque
est de retour (le 1er mars, à 14 h, à El Hogar). Pas de
Saint-Léon, non plus, sans messe solennelle (le 2 mars,
à 10 h, en l’église Saint-Léon), sans défilé des cliques et
bandas (le 2 mars). En concert, deux chanteurs basques :
David Olaïzola (le 29 février, à 20 h 30, en l’Église Saint-Léon) et Michel Etcheverry
(le 2 mars, à 16 h, salle des Congrès, Chambre d’amour). Mais aussi : Cacimbo,
ensemble vocal (le 1er mars, à 21 h, lieu à confirmer) et la Banda des Genêts et son
Harmonie (le 2 mars, à 16 h, à la salle des fêtes de la mairie). Côté spectacles, sont
programmés : Music-Hall avec la compagnie Cosmopolitan (le 1er mars, à 15 h, à la
Salle Saint-Jean) ; Compagnie Pierre Gil’l, spectacle pour enfants (le 5 mars, à 15 h, à
la salle des Congrès, Chambre d’Amour) ; Dinbili Danbala,
spectacle de danses d’Esquiule (le 9 mars, à 16 h 30, à la salle Saint-Jean). La soirée
cidrerie, le 8 mars, sous le chapiteau de la Chambre d’Amour, est aussi un moment
fort : coup d’envoi dès 18 h. Enfin, sont également au programme : un défilé de
voitures anciennes (le 2 mars, à 15 h, à la Chambre d’Amour) ; une course de vélos
à la promenade de La Barre.
Tout le programme complet et détaillé sur le site : www.anglet.fr
Omelette pascale
Le lundi de Pâques, l’omelette pascale sera battue place des Cinq-Cantons.
Une tradition à la fin du Carême. Une fois le jeûne terminé, les œufs que l’on avait
soigneusement accumulés étaient offerts et servaient à confectionner des omelettes.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
I
MÉMOIRE I
LES FÊTES
I
L’origine des premiers flonflons, la formation officielle
de la Société organisatrice des Fêtes patronales d’Anglet,
toutes sortes de festivités...une belle histoire
qui dure depuis cent ans.
Société organisatrice des fêtes patronales d’Anglet
Patinée par les ans
arler d’un centenaire n’impressionne plus
aujourd’hui. La population vieillit mieux
depuis l’arrivée du réfrigérateur et des progrès de la médecine. Les maisons de retraite ont à
demeure leur pensionnaire de 100 ans et plus, pas
forcément frappé d’ennuis de mémoire ou de la
maladie d’Alzheimer, qui se souvient qu’en ce
temps-là… La main un peu tremblotante posée sur le
pommeau de la canne ou du makila, l’ancien
remonte le temps d’une voix qui conserve encore
quelque timbre chantant. La guerre d’abord. Les
P
temps d’avant la télévision, juste celui de la TSF,
quand on se racontait les histoires de blanchisseuses et d’évasions sentimentales dans le Pignada.
Ça permettait de quitter quelques instants son quotidien, de rêver en rose, de peupler Anglet ! Alors,
de ce premier centenaire du Comité des fêtes – pardon, de la Société organisatrice des fêtes patronales
d’Anglet – parlons-en. Ou plutôt, consultons les plis
du drapeau et découvrons sur sa patine un peu de
moments joyeux de notre cité. Une constante
demeure : il faut des sous pour faire la fête, et, en
1892, avant la création officielle du comité en 1908,
une somme de quatre-vingts francs est allouée aux
indigents ! On ne parle pas encore de Rmistes et
les allocations diverses n’ont pas encore été inventées. En préparant ce centenaire, Jean Borthayre, le
secrétaire de la société organisatrice des fêtes, et
Pierre Lafargue sont allés feuilleter quelques
registres de délibérations municipales. Ils ont aussi
compulsé les archives du comité. Voici quelques
extraits de ces recherches.
Les premiers flonflons remontent à 1856, et se font
entendre jusqu’en 1867. Tout s’arrête ensuite, certainement en raison de la guerre de 1870. Les premiers écrits reçus en mairie concernent la société
des auteurs, la SACEM, qui réclame ce qui lui
revient. Sans se préoccuper du succès de la fête,
mais uniquement des œuvres interprétées. Le préfet
des Basses-Pyrénées, M. Henri Paul, écrit d’ailleurs
en 1896 qu’il est important, en référence aux lois du
6 août 1791 (déjà) de payer sa redevance aux
LANCEMENT DES FÊTES EN 1955
Autour du maire d’Anglet, le Dr
Lacroix (centre de la photo),
figurent au premier rang
(de gauche à droite) :
Jeanine Charbonneau, Miss Fêtes
d’Anglet, le Cdt Poirier,
le secrétaire de mairie,
Albert Planet, le Dr Genthilhe,
Henri Hiriart, Victor Mendiboure
et Jean-Léon Laporte.
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
guerres, même, puisqu’il y en a eu deux qualifiées
de mondiales. La famille ensuite, la misère ambiante
(“ah, on n’était pas bien riches mais on ne manquait
de rien !”). Certainement parce qu’on savait se
contenter de peu, de ce qui poussait dans le jardin,
de l’eau des fontaines pour laver le linge, le sien et
celui des bourgeois bayonnais et biarrots.
Et les loisirs ? Plutôt rares : les fêtes de quartier
et patronales quand on avait la chance de pouvoir
se divertir à Blancpignon ou à Saint-Jean. C’était au
DIX PRÉSIDENTS EN CENT ANS
Eugène Maisonnave est le premier président de la Société
Organisatrice des fêtes patronales d’Anglet. Il occupe le poste
de 1908 à 1939. Lui ont succédé
monsieur Savari (1945 à 1948), Paul Bon (1949 à 1954),
Gaston Magens (1955 à 1959), Albert Ospital (1960-1961),
Henri Lasséougue (1962 à 1989), Jean Duhalde (1990-1991),
Henri Lasséougue (1992 à 2002), Jean-François Mendiburu (2003
à 2005) et, depuis 2006, Jean-Pierre Latour.
auteurs dont les “œuvres sont jouées dans les
théâtres de France”. Les premiers rendez-vous festifs, dont on ne sait pas grand-chose, sont fixés à
proximité de la place Lamothe, près de l’école JulesFerry, sur le fronton du Brun. La place reste à réaliser. On danse à Saint-Jean, près de la mairie, et les
manèges tournent dans les rues de Salies, AmédéeDufourg… Eugène Maisonnave, dit Gaché, coiffeur à
Saint-Jean, est le président du premier comité, de
cette fameuse société organisatrice des fêtes patronales d’Anglet (SOFPA). Pierre Lamothe, Adrien
Maisonnave, Alexandre Lafitte, Salvat Labourdique,
Jean-Baptiste Mendiboure, Émile Camouseigt,
Sauveur Ducazeau, Henri Borthayre, Léon Loumian,
Bernardin Ferran, Jean-Baptiste Maisonnave l’accompagnent dans ce premier conseil d’administration. Le programme est des plus concis : aubade le
dimanche à 8 h, bal de 11 h à midi, et de 15 h 30 à
19 h 30. Retraite aux flambeaux à 20 h 30, et
reprise du bal jusqu’au dernier tramway pour
Biarritz (0 h) et Bayonne (0 h 45). Le lundi, la fête
se déplace aux Cinq-Cantons le temps d’une
aubade, puis le bal revient à Saint-Jean. Le mardi,
rebelote à Saint-Jean. Avec, pendant ces trois jours,
un orchestre de huit musiciens – c’est un bel
ensemble – qui fait danser la population. Ils ne sont
plus que quatre pour la re-fête, huit jours plus tard.
Le financement est assuré par les Angloys euxmêmes qui sont sollicités par les membres du
comité qui mettent eux aussi la main à la poche. Il
existe aussi de généreux membres honoraires sur
l’ensemble du BAB. On les rencontre parmi les
médecins, notaires, avocats et membres de l’aristocratie locale. La mairie n’est pas très généreuse. Elle
alloue une somme de huit cent cinquante francs
pour les fêtes patronales et de quatre cents francs
pour celle des Cinq-Cantons. Le comité paye même
la SACEM (16,60 francs), l’orchestre n’ayant pas
acquitté cette somme. Personne ne se précipite
pour régler son dû aux auteurs ! Le reste des subsides du comité est assuré par le vestiaire, et le buffet mis chaque année en adjudication. Jean-Léon
Laffargue, dit “Flappi” est le principal adjudicataire.
Les forains sont logés à la même enseigne et paient
leur droit de place par adjudication directement à la
SOFPA. La fête foraine propose des manèges d’aéroplanes, des balançoires tournantes (poussepousse), les chevaux de bois de Bernet du quartier
Saint-Esprit à Bayonne. Les premiers manèges tournent au pas d’une mule. Les enfants aiment autant
l’équidé que les chevaux de bois, et un bambin plus
intéressé que les autres est invité à tourner sur le
dos de l’animal. En 1907, avant l’existence du
comité, c’est le futur maire d’Anglet, le docteur
François Lacroix, qui grimpe sur la mule à l’invitation
d’Albert Le Barillier, sénateur-maire d’Anglet à ce
moment-là.
LA FÊTE FORAINE
Les métiers forains ont toujours été présents aux fêtes d’Anglet.
Jusqu’en 1938 ils étaient installés à l’école Jules-Ferry et sur le fronton du Brun
(place Lamothe),
De 1939 à 1954, les manèges tournaient place de la mairie. De 1955
à 1979, les forains investissent la place Lamothe. En 1980, ils sont dans le parc de
Choisy, en 1981 et 1982 sur le parking de Géant Casino.
Ils s’installent sur la place Quintaou de 1983 à 1998. Depuis cette date, ils font
tourner les amateurs de sensations fortes à la Chambre d’Amour.
se succèdent et les secrétaires tiennent des livres
d’activités, véritables minutes de notaires, calligraphiés. On y découvre, par exemple, que les fêtes de
l’année 1956 n’ont pas plu à tout le monde. Le
bureau entend ces récriminations, mais rétorque
qu’il paraît difficile de transférer à Anglet “les fêtes
de Bayonne”. “Imaginez une roméria ou un corso au
mois de mars où malheureusement il y a parfois
quinze centimètres de neige”, écrit le secrétaire. Il y
a pourtant, inscrit au programme, des parties de
pelote, des montgolfières, des courses de vaches et
de cyclistes, des courses de garçons bouchers, de
facteurs, de garçons de café, des jeux pour enfants,
des matches de rugby anciens contre jeunes, mariés
contre célibataires, rugby féminin, on procède également aux élections de Miss Anglet. Joseph
Borthayre, porte le taureau de fuego et reçoit vingt
francs de rémunération, pour les batailles de confettis, des femmes au chômage sont sollicitées pour
remplir les poches moyennant vingt francs par jour.
La vente de ces confettis rapporte quatre mille
quatre cent soixante et un francs à la veille de la
déclaration de guerre. La fête se veut aussi solidaire.
Solidaire dans les années difficiles, la fête a aujourd’hui un autre parfum, la générosité, le partage se
remarquent moins. Peut-être que ce premier centenaire donnera l’occasion aux Angloys de retrouver
ces moments qui rapprochaient les citoyens il y a un
siècle, quand la vie était rude et les esprits joyeux.
J-P. A
La fête bat son plein, entre les deux guerres, s’installe là où elle peut, à Saint-Jean, Lamothe, dans la
salle des fêtes de la mairie. Un comité composé de
nouveaux membres se crée en 1937. Les présidents
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N° 90
I
PORTRAIT
I
CHIZURU BOCHATON
I
Photos : DR
Les dessins de Chizuru Bochaton
pétillent de couleurs et de fraîcheur.
Ses personnages et ses animaux
ont de grands yeux séduisants,
ouverts sur le monde.
Que du bonheur !
Chizuru
Bochaton
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
uand la Japonaise Chizuru arrive à Anglet, le 12
mai 1993, elle parle très peu le français, uniquement avec son mari Stéphane, un HautSavoyard, grand sportif venu pratiquer le surf. “Avant
je n’avais jamais imaginé apprendre le français.
Maintenant j’ai besoin de le parler, pour avoir beaucoup d’amis et trouver du travail”. Il y a quatorze ans,
communiquer à l’extérieur lui était difficile, alors elle
se trouvait souvent seule chez elle et elle avait du
temps, beaucoup de temps… Et comme elle a déjà du
talent, beaucoup de talent au bout de ses pinceaux et
du museau de sa “souris”, Chizuru crée un journal,
illustré et original, dans lequel elle raconte son roman
familial. Quand on le parcourt sur son ordinateur, la
vie semble un jeu, l’histoire a des couleurs aux joues,
du sourire aux lèvres et se rit du temps qui passe. “Je
suis née à Nigata, ma mère était au foyer, mon père
capitaine de cargo.” Suivent des pages sur son
enfance à Nigata au centre de l’archipel, en bordure
de la mer du Japon, avec sa grande sœur “qui faisait
des dessins : je la regardais beaucoup, je l’imitais…”
; les années à Tokyo, deux ans aux Beaux-Arts, sept
ans de travail dans des agences de publicité, dont la
société de jeux télévisés Taito Corporation. Chizuru
fait beaucoup de mise en pages, réalise des brochures. Oui, elle a lu le livre d’Amélie Nothomb
Stupeurs et tremblements dans lequel cette jeune
femme belge, ayant décroché un contrat d’un an dans
une prestigieuse entreprise, la compagnie Yumimoto,
déchante. Les humiliations et les vexations se succèdent et la soumission s’installe. Elle trouve le roman
très fort mais exagéré quant à la réalité : “je comprends Amélie, mais c’est trop, ce n’est pas normal…”
Q
L’envie d’ailleurs et le désir d’apprendre la langue
espagnole la poussent vers d’autres horizons : trois
mois au Mexique, trois mois en Espagne, puis c’est le
Guatemala où elle rencontre Stéphane. Le 29 mars
1993, ils se marient au Japon. “On a essayé de vivre à
Nigata mais au bout de quatre mois, la langue était
vraiment une barrière pour lui”. Ils viennent en
France, s’installent un temps en Haute-Savoie. Mais là
c’est Chizuru qui trouve trop de froid tant dans les
relations que dans le climat. “J’ai dit à mon mari :
emmène-moi dans un autre endroit !” Ils optent pour
le Pays basque. Mais arriver sans connaître personne
signifie très clairement des difficultés pour trouver un
logement. Ils campent trois mois à Ondres. Enfin,
c’est la Chambre d’Amour qui leur “offre” un studio
où naîtra leur fille Marie-Mitsuko. Le journal illustré
s’arrête à son premier anniversaire. “Mitsuko, cela veut dire
briller, j’espère qu’elle sera
brillante comme le soleil…” Trois
ans plus tard, en 1997, un autre
soleil, Paul-Kenji (“sage”), arrivera dans le ciel d’Anglet. La
lumière et les couleurs tissent les
créations de Chizuru. Ses personnages, les animaux,
ont une fraîcheur et une jovialité communicatives :
Mademoiselle chenille a mis ses talons aiguilles ;
Mademoiselle coccinelle fait sa toute belle,
Mademoiselle Caméléon grimpe au liseron… Pas
étonnant qu’elle ait illustré des livres pour enfants(1)
: La guerre des patates, La tête dans les étoiles… ;
une revue Chien velu.
Elle travaille aujourd’hui sur un projet de livres
bilingues avec un éditeur du Sud-Ouest : tout ce
qui touche à la jeunesse l’intéresse. Artiste prolifique,
elle a créé un blog (2) très complet où l’on peut découvrir l’étendue de sa palette : près de deux cents dessins différents – la rubrique acrylique est un petit
bijou – allant des histoires pour enfants aux dessins
100 % basques. En visitant cette dernière, et plus
précisément pelote2 on y voit et l’on y sent comme un
pont entre les deux cultures : en noir et blanc,
l’Orient et l’Occident s’harmonisent dans le yin et le
yang d’une boule de cuir. Pas de doute, Chizuru a
adopté le Pays basque : “Je me sens bien ici, je me
sens intégrée”. Elle souhaiterait bien-sûr être contactée davantage par des entreprises, des éditeurs. On
peut imaginer facilement ses personnages sur des
robes, des t-shirts, des cartes… Son regard et sa main
feraient le reste. Mais, air bien connu, les artistes
vivent difficilement de leur art et Chizuru a proposé
ses services comme femme de chambre à l’Hôtel du
Palais de Biarritz. “Je peux rencontrer des gens, c’est
ce qui m’intéresse le plus. Connaître la différence,
celle des caractères, celle des visages…” Le sien est
souriant. Il démontre à la lettre son proverbe préféré
: “Le bonheur arrive avec un sourire.”
B.A.
(1) http://www.ricochet-jeunes.org/auteur.asp?id=16345
(2) http://chizuru.artblog.fr/
chbchizuru@wanadoo.fr
Tél. 05 59 63 57 53.
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I
ENTREPRENDRE
I
EXPÉDITION DE LA FFCT
I
Ni à cheval, ni à pied, mais à vélo : Nicole et Jean-Pierre Rompteaux, habitants
du quartier Sutar, la soixantaine sportive, enfourchent la petite reine pour un périple
qui les mènera de la Tour Eiffel à la place Tian’anmen. Un parcours de douze mille
kilomètres, du 16 mars au 3 août, avec un peloton d’une centaine de participants
chaperonnés par la Fédération française de cyclotourisme (FFCT).
À peine descendus de vélo, les XXIXe Jeux olympiques seront déclarés ouverts.
Paris-Pékin à vélo
Photos : R. Hélin
Échappée chinoise
NICOLE ET JEAN-PIERRE
ROMPTEAUX
CASSE-TÊTE
CHINOIS
– 12 000 kilomètres entre
Paris et Pékin, du 16 au 3
août, soit cinq jours avant
l’ouverture des Jeux
olympiques ;
– 12 pays traversés :
France, Allemagne,
Autriche, Hongrie,
Serbie, Roumanie,
Moldavie, Ukraine,
Russie, Kazakhstan,
Kirghizistan et Chine ;
– 120 jours de randonnée
avec des étapes de 80
à 160 km par jour ;
– 20 jours de repos (on est
soulagé) ;
– 103 cyclotouristes
dont 20 femmes et
12 encadrants ;
– et aussi… 500 pneus !
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N° 90
Anglet Magazine : Paris-Pékin à vélo : c’est un projet un peu fou, non ?
Jean-Pierre Rompteaux : Non ! bien sûr que non !
Même si, à première vue, cela y ressemble ! Certes,
nous allons pédaler durant douze mille kilomètres
mais, si l’on regarde de plus près le trajet, les étapes
quotidiennes ne dépassent pas les cent soixante kilomètres. Une distance que nous avons l’habitude de
parcourir lors de nos sorties hebdomadaires. Et puis,
tout au long de l’année dernière, nous avons peaufiné
notre condition physique : tour de la Sicile et du nord
du Portugal, ou encore, parcours d’Aubusson à SaintTropez et en étoile autour de Cambrils (Espagne). Sans
oublier notre tour de France de la famille et des amis.
Nous avons près de seize mille kilomètres dans les
mollets cette année !
A.M. : Pourquoi vous lancer dans cette équipée qui
ne sera pas de tout repos ?
J.-P.R. : Nous voulons promouvoir le vélo, montrer que
l’on peut se déplacer autrement qu’en voiture. La bicyclette est un excellent moyen de rencontrer les autres,
de partager et de voyager. C’est notre façon d’agir
contre le tout voiture. Et puis c’est une façon extraordinaire d’entrer dans la soixantaine. Voyager au
Kazakhstan ou au Kirghizistan, cette opportunité ne se
présente pas tous les jours ! Je veux aussi montrer
qu’à tout âge, on peut faire du vélo.
A.M. : Il s’agit aussi d’une expédition…
N.R. : Au-delà du défi sportif, même s’il ne s’agit pas
d’une compétition, la véritable aventure est humaine.
Nous allons vivre quatre mois et demi en communauté
avec des personnes que nous ne connaissons pas et
avec qui, a priori, nous n’avons pas d’affinités, hormis
la pratique du vélo. Il va falloir s’entraider et garder
intacte cette idée : ce n’est pas une course mais une
randonnée.
J.-P.R. : La météo va aussi corser notre périple. Lors de
la reconnaissance du parcours, les organisateurs ont
rencontré la neige, le froid, la pluie et des températures très élevées, jusqu’à 45 °C. Enfin, les conditions
d’hébergement seront rudimentaires. Dix jours de
bivouac sont prévus. C’est sûr, ce n’est pas le club
Med.
A.M. : Comment en vient-on à participer à un tel
périple ?
J.-P.R. : La Fédération française de cyclotourisme, dont
nous sommes membres, a eu l’idée de rallier Pékin à
l’occasion des Jeux olympiques. Nous allons croiser et
porter à plusieurs reprises la flamme olympique. Plus
de trois cents dossiers ont été examinés par la FFCT.
Une centaine ont été retenus. L’expérience de grand
randonneur, la fidélité à la FFCT ou son engagement en
tant qu’élu ou bénévole ont été pris en compte. Sans
oublier un dossier médical justifiant d’une bonne
santé.
Et le matériel ?
J.-P.R. : Tout le monde aura le même vélo, avec un
cadre à ses mensurations bien sûr. Cela facilitera la
maintenance et la gestion des pièces détachées. Il a
été spécialement conçu pour cette expédition : il est
robuste et équipé de roue 26 pouces, des roues que
l’on trouve facilement.
N.R. : Et moi, j’emmène ma selle ! N. L.
SITE : www.parispekinavelo.com
SUR LA ROUTE DE PÉKIN AUSSI
Jean Guffroy, 61 ans, n’a pas non plus
résisté à l’appel de l’aventure.
À la mi-juillet, il quittera le quartier
Saint-Jean pour X’ian (Chine),
où il retrouvera Nicole et Jean-Pierre
Rompteaux. Mais pas tout seul.
Une trentaine de jeunes, âgés de 13
à 17 ans, tous férus de vélo
et sélectionnés par la FFCT dans toute
la France, l’accompagne. “Je ne pouvais pas laisser
passer l’occasion de revenir en Chine. En 2004,
j’ai pédalé de Pékin à Shanghai. Ce fut une
expérience inoubliable. Je me souviens que nous
voir faire du vélo pour le plaisir les faisait beaucoup
rire. Je suis très heureux de cette opportunité, car il
m’était impossible de m’absenter pendant plus de
quatre mois. Je vais donc encadrer ces jeunes,
tout au long des 1 300 kilomètres qui séparent X’ian
de Pékin.”
I
ENTREPRENDRE
I
CHANSONS
I
Trio de chanteurs, Angel Lorente, Annie Mas et Martine Coser, ont baptisé leur groupe
Studio 55, en écho au numéro de la rue dans laquelle habite Angel, quartier Aritxague.
Ces amoureux de la chanson ont décidé de monter ensemble sur scène, sur toutes
les scènes : maisons de retraite, fêtes publiques et privées, ou centres de vacances.
Ils animent après-midis et soirées avec une bonne humeur communicative.
Studio 55
Anglet Magazine : Vous chantiez et maintenant vous
montez sur scène …
Angel Lorente : Nous chantons tous les trois depuis
de nombreuses années et brûlons du même désir :
faire de la scène. Pour ma part, je suis beaucoup
monté sur les planches dans les années soixante avec
mon groupe de rock Les Météors où j’étais chanteur et
bassiste. Nous nous produisions au casino municipal,
en alternance avec l’orchestre de Pierre Albouy, et
enchaînions les bals. Comme beaucoup de formations
de l’époque, nous étions influencés par des groupes
internationaux comme les Shadows ou les Spotnicks.
Aujourd’hui, je retrouve les sensations que j’avais
alors. C’est une expérience unique.
Martine Coser : Chanter met de la joie dans la vie. Ça
rend heureux. On se laisse aller au plaisir de l’instant
présent, on se coupe du mental. Et puis, c’est une thérapie. Je peux exprimer mes chagrins comme mes
joies ! Je me suis mise au chant, il y a bien longtemps.
J’ai entonné mes premières ballades avec Pierre
Abeberry avec lequel j’ai appris à placer ma voix puis
à Entrée des artistes où j’ai connu Annie.
Annie Mas : Sur scène, je donne tout ce qu’il y a en
moi. Je peux exprimer pleinement mes émotions et je
deviens une autre femme. Un jour, j’aimerais monter
mon propre spectacle et me produire sur scène en
m’entourant d’autres artistes. Quand on a goûté à ce
plaisir, c’est très difficile de s’en passer.
A.M. : Quel est votre répertoire ?
Annie : Notre répertoire est éclectique. Le mien est
celui de la chanson sentimentale : Jacques Brel,
Isabelle Boulay, Céline Dion ou encore Nolwenn Leroy.
Martine interprète des chansons plus enlevées. Elle
puise dans la discographie de Piaf, Gainsbourg,
Jeanne Moreau ou Liane Foly. Quant à Angel, c’est le
crooner du groupe. Il chante aussi bien des chansons
traditionnelles cubaines que du Salvador ou du Distel.
Martine : Le spectacle est donc très varié. Nous pouvons tenir près de deux heures de spectacle car nous
chantons en alternance. Nous nous adaptons aussi à
des demandes. Pour une soirée anniversaire, par
exemple, nous pouvons interpréter les chansons préférées de celui ou celle que l’on fête.
Photo : I. Palé
La scène, c’est show
Angel : Nous commençons notre tour de chant par
“Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?” et terminons sur un air de Bill Haley and The Comets : “En
espérant de se revoir longtemps…”. Notre tour de
chant est bien rôdé car nous répétons toutes les
semaines, soit en configuration casque dans le studio
que j’ai aménagé chez moi, soit en configuration salle
au théâtre du Rideau rouge. C’est très important de
trouver ses repères sur scène.
ANGEL LORENTE, MARTINE COSER
ET ANNIE MAS
A.M. : Comment vous organisez-vous lors des spectacles ?
Angel : Nous sommes autonomes. Nous pouvons
nous déplacer dans des salles qui ne sont pas équipées. Ampli (2 x 300 watts), micros, quatre enceintes
de 300 watts, lumières, notre matériel est complet
pour nous produire. Dans les prochaines semaines,
notre groupe pourrait s’agrandir avec un auteur compositeur qui a une très grande expérience de la scène.
Un autre talent à notre arc. N.L.
STUDIO 55
TÉL. 05 59 42 36 61 ET 06 23 70 55 08.
COURRIEL : haurentzat@9online.fr
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ANGLET MAGAZINE
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I
SPORT/LOISIRS
I
RENCONTRES / MANIFESTATIONS
I
Jeunes
Il va y avoir du Sport’J
Photo : R. Hélin
Pourquoi ne pas chausser ses baskets pendant les vacances de février ? Les Sports’J, c’est l’occasion de sortir de
chez soi, de bouger et de pratiquer de nouveaux sports. Les enfants sont répartis en deux groupes : les 7-9 ans et
les 10-13 ans. Au programme du 27 au 29 février, des activités ponctuelles : basket, football, roller hockey, jorkyball, pelote, tennis de table, escrime, judo, boxe et aussi gymnastique, acrosport (1), équitation et bowling.
Pendant la semaine, du 3 au 7 mars, des stages complets sont proposés : tennis, tir à l’arc, handball et acrosport.
(1) Activité qui fait appel à des notions gymniques liées à l'action tonique du corps en mouvement, en relation avec d’autres
partenaires.
Du 27 février au 7 mars. Inscriptions au Centre Haitz-Pean, promenade du Parc-Belay. Tél. 05 59 03 06 45.
Tennis
Tournoi d’El Hogar
La XXVIe édition du tournoi “El Hogar Tennis Open” se déroule jusqu’au 30 mars prochain. Il est ouvert à toutes les catégories : jeunes et
adultes, dames et messieurs, de 9 à 45 ans et plus, de non-classé à première série. Mais aussi : double messieurs, double dames et double
mixte. Il est
organisé par l’Anglet-Olympique.
Informations au 05 59 63 90 30.
Glisse
Uhaina classic
Photo : DR
Coupe de France universitaire de surf, bodyboard, longboard et bodysurf, Uhaina Classic est la fête de la glisse
étudiante. Pour s’affronter sur les vagues, partager l’esprit surf et fêter la IXe édition.
Les 12 et 13 avril. Chambre d’Amour. Informations : Office de tourisme - 1, avenue de la Chambre-d’Amour.
Tél. 05 59 03 77 01. Site : www.anglet-tourisme.com
Surf
Photo : DR
Finale européenne du Volcom tour
Sur les vagues des plages d’Anglet, près d’une centaine de finalistes des VQS d’Europe (France, Angleterre,
Portugal, Danemark, Norvège, Espagne, notamment) vont se disputer la finale européenne VQS (Volcom Qualifying
Series) à Anglet. Ce tour gratuit s’adresse à de jeunes surfeurs locaux répartis en quatre catégories : “groms”
(14 ans et moins), juniors (l5-17 ans), girls (moins de 25 ans) et open (18 ans et plus). L’occasion pour eux de
participer à une compétition sans verser un centime. Pour les vainqueurs, il y a de nombreux lots et un billet
d’avion pour la finale mondiale à Newport Beach (États-Unis, Californie) en mai prochain.
Les 26 et 27 avril, plages d’Anglet.
Chasse au trésor
Parcours d’orientation ludique encadré par un moniteur, Les Aventuriers du Pignada sont une façon insolite
de sillonner cette forêt de pins familière aux habitants d’Anglet, ou de la découvrir pour la première fois.
À vos boussoles ! Le trésor est à portée de main.
Les 9, 16 et 30 avril. Informations et inscriptions : Office de tourisme - 1, avenue de la Chambre d’Amour.
Tél. 05 59 03 77 01. Site : www.anglet-tourisme.com
Photo : R. Hélin
Les aventuriers du Pignada
Tournoi
Photo : L. Masurel
Les mardis de la pelote
Main nue et chistera joko garbi : connaisseurs et estivants se serrent sur les gradins du mur à gauche d’El Hogar.
Avant les parties, une initiation à l’histoire et aux règles est prévue afin que les néophytes puissent pleinement
apprécier le jeu.
Les 8, 15 et 29 avril, à partir de 20 h 30. Mur à gauche d’El Hogar, rue de Hausquette.
Informations : Office de tourisme - 1, avenue de la Chambre-d’Amour. Tél. 05 59 03 77 01.
Site : www.anglet-tourisme.com
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ANGLET MAGAZINE
N° 90
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ZOOM
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ILS LE FONT I
Human’ISA
Illustration DR
Une maison du savoir au Togo
Nounya’Etxea est la future maison du savoir à Tove Ati au Togo. C’est le projet
de fin d’études des trente élèves de la promotion 2008 de l’école d’ingénieurs ISA-BTP de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, installée sur le
Campus Montaury. Du 12 avril au 12 mai prochain, ils vont assurer la conception et la construction de cette maison de formation, d’information et d’accès
à la culture, en partenariat avec l’Asteradhd (association togolaise d’études,
de recherche et d’appui au développement humain et durable) et l’ONG
Fédération nationale Léo-Lagrange. Pour porter ce projet et ceux des prochaines promotions, ces étudiants ont créé leur association Human’ISA.
Site : http://humanisa.ifrance.com
Human’ISA, allée du Parc-Montaury à Anglet
Action solidarité rugby
Quand rugby rime avec Mali
Photo : DR
Après trois semaines passées à Bamako, au Mali, pour l’association Action Solidarité
Rugby dont il est le président, Lois Duhourcau est rentré à Anglet, le 18 janvier dernier,
la tête remplie de projets. Passionné par le ballon ovale, il était parti initier la jeunesse
et former des animateurs tout en apportant de l’aide au développement et du soutien
matériel avec l’aide du Comité du rugby malien et de l’Ambassade de France au Mali.
Conquis par l’hospitalité du pays, l’association souhaite pouvoir engager une seconde
mission avec davantage de moyens, et avancer dans la construction de bases solides
pour le rugby malien.
Informations au 06 08 88 17 27. Site :www.solidariterugby.com
Littérature
Symbole et faste des arènes
R. Hélin
Photo :
Photo :
R. Hélin
À travers les rituels de la corrida, Micheline Viseux, spécialiste de l’histoire du textile,
s’est interrogée sur l’habit de lumière du matador.
Véritable œuvre d’art, chaque costume est unique. Il se distingue par ses couleurs et
ses motifs et participe au faste du spectacle tauromachique. L’incroyable
diversité des nuances et la symbolique des broderies sont ici analysées. Un entretien avec Julien Lescarret, dans lequel le jeune torero nous livre en toute simplicité ses confidences sur le choix de ses habits de lumière, complète cette étude
originale. L’auteur, Micheline Viseux, documentaliste, assistante de conservatoire honoraire
du musée des Arts décoratifs de Paris, département des textiles, membre du CIETA (Centre international
d’étude des textiles anciens), est l’auteur de livres et de catalogues d’expositions sur l’histoire du textile :
Des dorlotiers aux passementiers, 1973 ; Broderie au passé et au présent, 1977 ; Le coton, l’impression, 1991
; Exotisme et impression, 1994 ; Histoire du textile en Aquitaine, 2003.
EUX
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MICHE
Sélection
Un Angloy aux championnats du monde
Masters de surf
PIERRE
THOUR
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ANGLET MAGAZINE
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Anglet Su
rf-photo
Le comité directeur de la Fédération française de surf a entériné la sélection pour les prochains championnats du monde Masters qui se déroulent à Punta Roca, au Pérou,
du 29 mars au 6 avril. Six représentants de la France composeront l’équipe de France
Masters 2008 dans trois catégories : Masters, Grand Masters et Kahaunas. Pour la catégorie Grand Masters (40 à 44 ans), la sélection française comprend l’Angloy Pierre Thouron,
de l’Anglet Surf-Club, vice-champion de France de sa catégorie. Bonne chance à lui.
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DESTINATION NEIGE
Des sorties à la neige sont
organisées par Energy’s Pays
basque le dimanche : le 24
février à Gourette, le 2 mars à La
Pierre-Saint- Martin, le 23 mars à
Gourette et le 30 à La Pierre-SaintMartin. Les départs ont lieu de
Biarritz, Anglet ou Bayonne.
À Anglet : départ du parking
El Hogar, rue Jouanetote, à 6 h 15.
Tarif : entre 12,50 euros et 15
euros. Les réservations sont obligatoires, auprès du :
Bureau Information Jeunesse 6, rue Albert-le-Barillier. Contact
: Energy’s au 05 59 23 50 14 et
06 82 02 51 98.
SCOUT TOUJOURS !
Dans un précédent numéro
d’Anglet Magazine, les Scouts
& Guides de France avaient
lancé un appel aux bénévoles
pour constituer les équipes
d’encadrement. Celui-ci avait
été largement entendu, et chefs
et cheftaines sont venus
spontanément se mettre au
service des jeunes Angloys.
Aujourd’hui, l’association Scout
& Guides de France lance un appel
pour accueillir filles et garçons
de 8 à 20 ans. Le scoutisme
est une excellente expérience
qui développe des capacités
d’autonomie, de responsabilité,
et est aussi un lieu
d’apprentissage des relations
humaines.
Information et contact :
David Portes, chef de groupe
Scouts & Guides de France.
Tél. 05 59 58 24 32.
SÉJOUR D’HIVER
Pour envoyer votre enfant
en séjour d’hiver, le Bureau
information jeunesse dispose
de catalogues d’organismes de
vacances à contacter pour réserver
un séjour.
Informations au Bureau
information jeunesse :
6, rue Albert-le-Barillier.
Tél. 05 59 58 26 50.
BRADERIE
Du 8 au 10 avril, la braderie
Fripounette déballe vêtements,
livres et petite brocante à la
Maison pour tous. Cette vente
est organisée par le club BayonneBiarritz Côte basque d’Inner Wheel
qui s’engage dans des missions
de solidarité et de proximité.
Les années précédentes, par
exemple, les fonds ainsi collectés
ont financé le CCAS d’Anglet,
Alliance, “La crèche de Noé”,
“Les Mouettes” ou “La table
du soir”.
Maison pour tous – 6, rue Albertle-Barillier. Du 8 au 10 avril,
de 9 h à 18 h.
COVOITURAGE
Comment réduire ses dépenses
de carburant et les émissions
de CO2 et de gaz à effet de serre ?
Rien de plus simple, il suffit
de trois clics sur www.covoiturage64.fr, un site conçu par
le Conseil général des PyrénéesAtlantiques, petite pierre à l’édifice
planétaire dans la lutte contre le
réchauffement climatique.
Plus d’infos : www.cg64.fr
PERMANENCES
Impôts : permanence, à la mairie
(rue Amédée-Dufourg), le premier
et troisième mardi de chaque
mois, de 14 h à 16 h
Notaires : ils reçoivent à la
Maison pour tous (6 rue Albert-leBarillier), le deuxième jeudi de
chaque mois de 14 h à 15 h
Avocats : ils reçoivent à la
Maison pour tous (6 rue Albert-leBarillier), un vendredi chaque
mois, de 14 h à 16 h.
PACT : une permanence se tient le
premier et troisième jeudi de
chaque mois, de 10 h à 12 h, à la
mairie (rue Amédée-Dufourg)
Conciliateur : il reçoit le mercredi
matin, de 9 h à 11 h, sur rendezvous à la mairie (rue AmédéeDufourg).
MNS SAISON 2008
Les étudiants ou lycéens
intéressés par un emploi de MNS
saisonnier sur les plages d’Anglet
pour l’été 2008, sont invités
à déposer leur candidature
à l’accueil de la Mairie, avant
le 29 février 2008, sous forme
d’une lettre de motivation. Il est
BON À SAVOIR
possible aussi de l’envoyer par
la poste : Mairie d’Anglet, BP 303
64 603 Anglet CEDEX ou par
courrier électronique :
accueil@ville-anglet.fr
À leur date d’embauche,
les candidats doivent avoir 18 ans
révolus, être titulaires du BNSSA
et du PSE 2 régulièrement révisés,
et devront réussir les tests de
sélection organisés en avril 2008.
Informations au 05 59 58 31 52
ou au 05 59 58 31 53.
INSCRIPTIONS SCOLAIRES
Pour les nouvelles inscriptions
scolaires en maternelle et les
passages en CP, les familles sont
accueillies sur rendez-vous du
17 au 31 mars, du lundi au vendredi, de 8 h à 12 h et de 13 h à
17 h. Elles le sont aussi du 1er avril
au 18 avril, le mardi et le jeudi,
de 13 h à 17 h.
Pièces à fournir : livret de famille,
carnet de santé, justificatif
de domicile récent, numéro de
sécurité sociale, CAF et contrat
d’assurance scolaire ou
responsabilité civile, certificat
de radiation (si nécessaire),
dérogation pour les enfants
non-domiciliés à Anglet.
Centre de loisirs de Baroja :
19, rue des Quatre-Cantons.
Tél. pour prendre rendez-vous :
05 59 58 35 63. Courriel :
service.jeunesse@ville-anglet.fr
VIE QUOTIDIENNE
Besoin d’une baby-sitter,
de soutien scolaire pour vos
enfants, d’un animateur pour une
fête d’anniversaire ou de converser
en langues étrangères ? Le Bureau
information jeunesse peut vous
aider à trouver une solution grâce
à ses services de mise en relation
gratuite. Sur place aussi,
une documentation sur tous les
thèmes de la vie quotidienne.
Informations au Bureau
information jeunesse :
6, rue Albert-le-Barillier.
Tél. 05 59 58 26 50.
APPEL DE LA SPA
La SPA recrute des délégués
enquêteurs bénévoles. Leur rôle
est d’effectuer des enquêtes à la
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INFOS PRATIQUES
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demande de la SPA dans le secteur
géographique qu’ils ont choisi.
Ils assurent aussi le suivi des
animaux adoptés par les
particuliers dans les refuges SPA.
Ils sont aussi amenés à participer
aux journées d’adoption et à tenir
des stands d’information.
Informations à la SPA,
39, bd Berthier 75847,
Paris CEDEX 17.
Tél. 01 43 80 40 66.
Site : www.spa.asso.fr
STAGES BAFA
L’association Germea, agréée
jeunesse éducation populaire,
forme au BAFA. Des stages de
formation générale sont organisés
du 24 février au 2 mars et
du 26 avril au 3 mai à Anglet.
Un stage d’approfondissement
“Des fleurs aux étoiles” est prévu
fin août à Urdos.
Information :
GERMEA au 05 59 62 58 14.
RECTIFICATIF
Au sujet de l’information sur le
label FSC (Forest Stewardship
Council) ou conseil de surveillance
des forêts, paru dans Anglet
Magazine n° 88, nous avions écrit
que “cette certification est la seule
à garantir une bonne gestion des
forêts et une réelle traçabilité du
bois”. Une Angloye, propriétaire
forestier et par ailleurs membre
du Syndicat des sylviculteurs
du Sud-Ouest, nous fait part
par courrier de précisions
complémentaires. Elle écrit :
“[…] il existe en Europe un autre
système de certification appelé
PEFC (Programme européen des
forêts certifiées) qui apporte au
moins autant de garantie que
les bois FSC. […] le grand public,
peu au courant de ces questions,
risque d’envisager FSC comme
le seul système de certification,
alors qu’il est en Aquitaine extrêmement minoritaire. En effet, PEFC
certifie plus de 775 000 hectares
de forêt en Aquitaine, FSC n’en
certifiant que quelques milliers”.
Pour en savoir plus cette lectrice
avertie nous signale le site de
PEFC Aquitaine : www.pefcaquitaine.org
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CARNET
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NAISSANCES - MARIAGES - DÉCÈS
CARNET
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NAISSANCES
OCTOBRE : JADE FALLERY • JAYANN LEBECQ • ELIAS SOYEUR • ARTHUR HONTAS • PAUL GAUTHIER-GONZALEZ • JAIME GAUTHIER-GONZALEZ.
NOVEMBRE : CLARA RAUCOULES-DELAMARCHE • NAIA PINAQUY • ANNA MILHAU • MANON BAUDET
• ESTEBAN HUGRON • EMMA DUCHENEAUT • OSKAR LASSALLE.
DÉCEMBRE : BASTIEN RICAUD • KOLDO BEHEREGARAY.
MARIAGES
NOVEMBRE : LUDOVIC MERCIER ET CLAIRE PINAQUY • EMMANUEL GUILLIEN ET SOPHIE LE ROUX •
GÉRALD BRUNEAU ET MARIA KOTTI DOS SANTOS • RICHARD LARQUÉ ET HÉLÈNE CAPELLE.
DÉCEMBRE : FRÉDÉRIC MIRANDE ET SANDRINE ORONOS • OLIVIER AUBER ET JULIE FRANCHINO • CÉDRIC
LYNAM ET SYLVIE DUPUY.
DÉCÈS
NOVEMBRE : MARGUERITE DARBLADE VVE ANNECOU-FALAGUET, 100 ANS • JEANNE MARFEING VVE
SURAN, 96 ANS • PAULETTE BOUEYTES, 78 ANS • ETIENNE BACHELET, 87 ANS • GASTON MÉRAULT, 83
ANS • ISABELLE SAGARDIA VVE UGARIAGA, 85 ANS.
DÉCEMBRE : JACQUELINE CAMILOU, 80 ANS • PIERRE RENAUD, 68 ANS • CONSUELO CANAS ÉP. VEUNAC,
63 ANS • JEAN BOURDEU, 80 ANS • PIERRE CADET, 95 ANS • MARIE-MADELEINE CODIN VVE DECKER, 94
ANS • HENRI-LOUIS PASCUAL, 81 ANS.
HOMMAGE
Mireille CHARON-CAZAUX
Mireille Charon-Cazaux, une amie fidèle de la région et d’Anglet, n’est plus. Née en 1919, fille unique d’Édouard Cazaux,
le céramiste-sculpteur Art déco, elle a fait partie du groupe d’études et de recherche du musée de Sèvres. Très proche
de ses parents, elle fut l’élève de son père auprès de qui elle acquit une solide formation de céramiste. Elle a voué une
admiration sans borne à ce père célèbre et a consacré les dernières années de sa vie à la rédaction de sa monographie.
Elle a permis d’exposer en 1997, à la villa Beatrix Enea, une série importante de sculptures d’Édouard Cazaux, et fit, en
2001, un don important pour la collection municipale qui s’est enrichie de trois plâtres et de deux bronzes auxquels elle
tenait tout particulièrement : les bustes de ses parents.
Raymond GAVEL
Raymond Gavel s’est retiré de la vie. Né au sortir de la Grande Guerre, en 1919, d’un père éminent universitaire, il
avait hérité l’amour des Belles Lettres. Agrégé de Lettres classiques de grec et de latin, il enseigna à Oloron, Figeac,
avant de s’installer à Bayonne où il fut professeur aux lycées Marracq et René-Cassin. Il fit profiter de son savoir de
nombreuses générations de lycéens avec un sens inné de la pédagogie. Il se dévoua également au développement
de sa passion, la pelote basque, en formant les jeunes talents de l’Aviron Bayonnais au joko garbi. Il était l’époux
de Pierrette Gavel, disparue en 2006, qui se consacra pendant quarante ans à l’action sociale de la municipalité
d’Anglet. Comme son épouse, Raymond Gavel a été inhumé dans l’intimité.
Marie-Bernadette CARRAU
Marie-Bernadette Carrau, organiste, titulaire de l’orgue de Saint-Charles de Biarritz depuis de nombreuses années, a disparu brutalement à 71 ans.
Élève du grand Xavier Darasse, chevalier dans l’Ordre des arts et lettres, elle avait débuté à l’orgue de
Saint-Léon, à Anglet, où elle était née et où elle vivait. Elle fut le premier professeur d’orgue au conservatoire de Bayonne et forma la plupart des organistes de la région, où elle donna par ailleurs de très
nombreux concerts. On se souvient notamment de ses deux concerts avec Oldarra l’été dernier.
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