cahier de recommandations environnementales

cahier de recommandations environnementales
CAHIER DE RECOMMANDATIONS
ENVIRONNEMENTALES
Cahier de
1
PREAMBULE
Le constat est planétaire, nous sommes actuellement confrontés à plusieurs enjeux de taille : épuisement des ressources, pollution,
déchets, émissions de gaz à effet de serre, diminution de la biodiversité… C’est dans ce sens que ce sont développées de nombreuses
actions en faveur du développement durable depuis plus de 30 ans à l’échelle internationale et nationale : Rapport Brundtland (1987),
Conférence de Rio (1992), protocole de Kyoto (1995), les Grenelles I et II (2009), la conférence de Copenhague (2009)… Le modèle du
développement durable, mis en place durant ces différentes conférences, vise à répondre aux besoins du présent sans compromettre la
capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Le développement durable peut être perçu comme un concept de l’ordre de l’abstrait, du politique, du planétaire, mais il ne faut pas
s’arrêter à cette vision ! En effet, chaque citoyen peut agir et devenir un éco-citoyen porteur de ce modèle au quotidien.
La commune peut également jouer un rôle important dans la mise en place de démarches de développement durable. Ce rôle peut
s’effectuer par l’intermédiaire de la réalisation d’un Agenda 21 qui est une feuille de route regroupant les objectifs de développement
durable d’un territoire. Il permet aux élus, services et habitants d’avoir connaissance des actions en cours et à venir et de les planifier.
Ainsi, Bessancourt fut la première commune du Val d'Oise à avoir mis en place son Agenda 21 en 2002.
La problématique de réduction de l’impact des bâtiments sur l’environnement est l’un des points clefs de cet Agenda 21, d’où la volonté
de la commune d’annexer un cahier de recommandations à son PLU. Ces recommandations pourront notamment être mises en œuvre
dans le cadre des projets de rénovation et d’aménagement en cours, nombreux sur le territoire de la commune.
Ce cahier de recommandations environnementales a vocation à guider chaque citoyen (qu’il soit un particulier ou un professionnel) dans
sa démarche de construction. Etant annexé au PLU de Bessancourt, ce document accompagne le cahier de recommandations
architecturales afin de mettre en place des projets cohérents et respectueux de leur environnement.
Le cahier se divise en deux parties
•
La première partie est un guide composé de sept fiches thématiques ayant pour but de guider les citoyens dans leur
démarche de construire durablement et écologiquement. Les recommandations reprennent certains points du PLU et du
cahier de recommandations architecturales afin d’insérer au mieux le projet dans le contexte urbain et réglementaire de
Bessancourt.
•
La seconde partie est un guide visant à sensibiliser les usagers sur les éco-gestes qu’ils peuvent effectuer au quotidien
afin de poursuivre leur ambition environnementale.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
SOMMAIRE
PARTIE 1 : GUIDE DE RECOMMANDATIONS ENVIRONNEMENTALES POUR CONSTRUIRE DURABLE ET ECOLOGIQUE
▪ Energie …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………p.6
▪ Sol / Sous sol……………………………………………………………………………………………………………………………………………...…...p.16
▪ Eau………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………p.20
▪ Paysage…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………p.26
▪ Matériaux………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..p.32
▪ Acoustique………………………………………………………………………………………………………………………………………………………p.36
▪ Chantier………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….p.41
PARTIE 2 : GUIDE DES GESTES ECO-RESPONSABLES
▪ Energie…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..p.47
▪ Eau…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….…p.49
▪ Jardins urbains………………………………………………………………………………………………………………………………………………….p.50
▪ Déchets …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………p.51
▪ Ecomobilité………………………………………………………………………...……………………………………………………………………………p.53
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
MODE D’EMPLOI DES FICHES
Le thème
L’objectif prioritaire
Le contexte
expliquant
pourquoi ce
thème est
important à
l’échelle
communale,
dans le cadre de
la construction
L’annonce des
recommandations de
la commune
!
Rappel des contraintes imposées sur le
thème par les documents règlementaires
communaux et des actions de la
Commune en la matière
Les
recommandations
Les mesures proposées
Illustrations en rapport avec le
thème : chiffres clés, statistique,
cartographie, etc...
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
Exemples de mises en œuvre techniques
pour atteindre la recommandation
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Commune de Bessancourt
PARTIE I : Guide de recommandations
environnementales pour construire durable et
écologique
INTRO
: L’objectif de cette partie est de proposer, sous forme de fiches, un ensemble de techniques de construction disponibles dans
une optique de développement durable et pour atteindre une haute qualité environnementale. Ces techniques, dont certaines sont déjà
pratiquées sur la commune, sont illustrées par des exemples de réalisation.
Les outils techniques et les pratiques proposés le sont dans le respect du contexte urbain et des matériaux locaux, suivant l’orientation
donnée par les documents de planification et programmes d’actions de la commune : Plan Local d’Urbanisme modifié, Plan d’Aménagement
et de Développement Durable, Agenda 21. L’environnement domestique joue un rôle central pour la santé humaine, c’est pourquoi les
techniques de construction proposées visent aussi un haut niveau de protection de la santé.
FICHE 1 : Energie – lutter
contre le changement climatique
FICHE 2 : Sol/sous-sol – prévenir les risques
FICHE 3 : Eau – préserver les ressources et limiter les risques
FICHE 4 : Biodiversité et paysage – favoriser la biodiversité
FICHE 5 : Matériaux – respecter l’environnement local et la santé
FICHE 6 : Acoustique – créer une ambiance acoustique agréable
FICHE 7 : Chantier – mettre en place un chantier vert
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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ENERGIE
- LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE COMMENT AGIT LA COMMUNE ?
CONTEXTE
- Dans le cadre de son Agenda 21 pour 2004-2014, la commune prévoit
d’ «insuffler dans le logement une politique de développement durable ».
Cet axe de réflexion et d’action se traduit par une incitation à l’utilisation
d’énergies renouvelables dans les constructions. Le projet d’écoquartier
de la ZAC des Meuniers, qui comptera 850 logements HQE, s’intègre dans
cette politique.
- La 5ème partie du cahier de recommandations architecturales, adossé
au PLU, traite de la gestion de l’énergie.
- Fin 2008, un diagnostic de performance énergétique a été réalisé sur
les bâtiments communaux, permettant de connaitre leurs consommations
énergétiques ainsi que leurs émissions de gaz à effet de serre. Les bâtiments
publics ont en effet obligation de réaliser et d’afficher, depuis janvier 2008,
leur DPE. Cette obligation est spécifiée au Livre 1, Titre3, Chapitre 4 du Code
de la Construction et de l’Habitat.
Le changement climatique représente de nos jours un enjeu majeur et
ses conséquences se font de plus en plus ressentir.
Le secteur du bâtiment, qui consomme plus de 40% de l’énergie finale,
et contribue pour près du quart aux émissions nationales de gaz à effet de serre,
représente le principal gisement d’économies d’énergie. Il se trouve par
conséquent au cœur des enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique.
Face à l’urgence d’agir contre la dégradation de l’état de notre planète,
nous avons vu apparaitre la loi « Grenelle 1 » du 3 août 2009 proposant, à
travers 45 articles, différentes mesures notamment pour lutter contre le
changement climatique, mieux protéger la biodiversité et les milieux naturels, et
mieux prévenir les risques pour l’environnement et la santé.
La réglementation thermique, reposant sur le plan climat, fixe des objectifs de
performance énergétique : une amélioration de la performance de
la
construction neuve d’au moins 15%, avec une perspective de progrès tous les
cinq ans pour améliorer la performance de 40% en 2020.
▪ Démarche de Haute Qualité Environnementale (HQE®) : une
démarche transversale qui concerne tous les acteurs et toutes les étapes de
l’élaboration et de la vie du bâtiment : 14 cibles d’éco construction,
d’écogestion, de confort et de santé
La commune de Bessancourt présente un climat favorable, soumis à des vents
dominants d’intensité moyenne. Le potentiel énergétique solaire exploitable est
d’environ 1200 kWh/m²/an, ce qui permet d’envisager la pose de panneaux
solaires et l’utilisation de ressources renouvelables.
Les cinq niveaux du Label « HPE » du décret du 8 mai 2007
Label
Niveau de performance
Energie
par rapport à la RT2005
renouvelable et
pompe à chaleur
HPE 2005
-10 %
Non obligatoire
THPE 2005
-20 %
Non obligatoire
HPE Enr 2005
-10 %
Oui sous conditions
THPE Enr 2005
-30 %
Oui sous conditions
BBC 2005
50 Kwh/m²/an
Non obligatoire
La future réglementation prévue pour 2012, atteindra le niveau BBC pour
les constructions neuves et en 2010 par anticipation pour les Bâtiments
publics.
▪ Bâtiment à énergie positive (BEPOS) : une consommation d’énergie
primaire inférieure à la quantité d’énergie renouvelable produite dans ces
constructions.
› À l’horizon 2020
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RECOMMANDATIONS A SUIVRE
1.
Une conception architecturale
bioclimatique et le milieu environnant.
2.
3.
4.
Choisir une forme de bâti compact.
Mettre en place une isolation adaptée.
Faire le choix d’équipements performants.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
Démarche et labels
Recommandation 1 : MISE EN ŒUVRE DE LA CONCEPTION ARCHITECTURALE BIOCLIMATIQUE
Le concept de l’architecture bioclimatique consiste à maximiser les apports solaires pour chauffer le bâtiment et éviter les déperditions durant la période
hivernale.
MESURES PROPOSEES
" Aménager des espaces de vie selon l’orientation (cf. schéma de l’ADEME). Les pièces de vie
communes sont positionnées au sud afin de profiter au maximum des apports solaires. Au contraire,
au nord sont exposées les pièces les moins occupées.
Architecture bioclimatique :
" Privilégier l’orientation sud et ouest des vitrages pour favoriser au maximum les apports solaires
hivernaux. Les surfaces vitrées sont moins importantes sur les façades nord.
" Privilégier les logements traversants ou à double orientation.
" Mettre en place des protections solaires, surtout à l’ouest du bâtiment, pour se protéger des
surchauffes en été. L’utilisation de la végétation environnante comme masque naturel peut aussi être
envisagée. Cependant, il est important de bien choisir la végétation selon l’orientation : au sud des
arbres à feuillage caduque permettant de fournir de l’ombre l’été et de laisser passer le soleil en
hiver, au nord des arbres persistants représentant une barrière contre le vent.
Source : Conseil CAUE
En l’absence de végétation sur la parcelle à construire, des solutions techniques existent
les masques architecturaux et protections fixes (les brises lames horizontaux et verticaux, débord de fenêtre, les casquettes,
les flancs, les loggias, et les patios ou vis-à-vis) ou les protections mobiles (volets, stores vénitiens, lames...).
Brises-soleil verticaux
Brises-soleil horizontaux
Source : hellopro
Source : www.bois.com
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
!
Principe
Cependant, ce concept n’est pas applicable
partout du fait des règles d’implantation
du PLU. Ainsi, le mode de conception des
bâtiments devra se rapprocher le plus
possible de ce procédé, tout en respectant
le contexte, les possibilités d’implantations
et la qualité des formes urbaines.
Source : ADEME
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Commune de Bessancourt
Recommandation 2 : DES BATIMENTS COMPACTS
Relation entre formes urbaines et déperditions de chaleur
La compacité influe sur la consommation énergétique des bâtiments. En effet, plus le bâtiment comporte des
faces (parois) en contact avec l’extérieur, plus la déperdition d’énergie sera importante. La compacité est évaluée
par le rapport entre la surface de façade et la surface habitable
MESURES PROPOSEES
▪ Privilégier des formes urbaines compactes.
▪ Privilégier la mitoyenneté des constructions : plus un bâtiment a de façades mitoyennes avec un autre, plus les
déperditions de chaleur sont réduites.
Recommandation
3 :
PRIVILEGIER
UNE
ISOLATION
PERFORMANTE DE
L’ENVELOPPE
MESURES PROPOSEES
▪ Mise en œuvre d’une isolation performante : par l’intérieur (la plus répandue aujourd’hui en France, mais
également la moins performante car elle limite l’inertie thermique du bâtiment et crée des ponts thermiques), par
isolation répartie (intégrée dans les parois), et enfin par l’extérieur.
▪ Mettre en place un vide sanitaire : le vide d’air ménagé entre la dalle et le terrain permet une meilleure
isolation et protège contre les remontées d’eau.
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 1 : LE CHOIX DE L’ISOLATION
Isolation par l’intérieur
Isolation répartie
Isolation par l’extérieur
A : Mur porteur
B : Isolant
C : Fixation
D : Couche de préparation
E : Treillis
F : Couche de base
G : Couche de finition
Source : Solaïa
- Pose de matière isolante sur les murs intérieurs du bâtiment.
- Ne modifie pas l’aspect extérieur et peut être mise en place
lors d’une rénovation et coût relativement peu élevé.
- Réduction de la surface des pièces et ne permet pas de traiter
Cahier
de recommandations
environnementales / Aout 2011
tous
les ponts
thermiques.
Avant d’appliquer le concept de compacité,
il est important de vérifier la compatibilité
avec les obligations imposées par le PLU.
Source : Cap Terre
- Trois techniques : la projection d’enduits minces ou
hydrauliques, la pose de bardages rapportés ou d’ossatures
recouvertes de parement extérieur, l’aplat de mortiers
renforcés par des particules de produits isolants.
- Réduction des ponts thermiques.
- Pas applicable sur certaines maisons anciennes.
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Source : Pomotelec
- Réalisation d’un mur à la fois porteur et isolant.
- Deux grandes familles de matériaux: les monomurs terre cuite et
les blocs ou panneaux en béton cellulaire.
- Le traitement des ponts thermiques est naturellement assuré par
le matériau. L’été, l’inertie lourde de la structure limite les
surchauffes.
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Recommandation 4 : INSTALLER DES EQUIPEMENTS PERFORMANTS ET UTILISER DES ENERGIES RENOUVELABLES
MESURES PROPOSEES
▪ Choisir des équipements performants, c'est-à-dire ayant le meilleur rendement possible.
▪ S’intéresser à la production de chaleur, d’eau chaude sanitaire, d’électricité à partir d’énergies renouvelables en fonction des potentiels existants.
▪ Développer un système de renouvellement de l’air performant.
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 1: PRODUCTION DE CHALEUR ET D’EAU CHAUDE SANITAIRE
Type de chaudière
Basse température
A condensation
A ventouse
Source : ADEME
Description
Fonctionne à température plus basse et ainsi réalise plus
d’économies tout en créant une ambiance thermique plus
agréable.
Condense la vapeur d’eau des gaz de combustion et
reproduit ainsi de l’énergie. Produit moins de gaz
carbonique et d'oxydes d’azote.
Prélève directement à l’extérieur du logement l’air
nécessaire au fonctionnement de la chaudière. L’apport
d’air frais et l’évacuation des produits de combustion
s'effectuent par deux conduits traversant une paroi.
Chaudière basse température
Source : Azureco
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Gain
12 à 15%
15 à 20%
4 à 5%
Chaudière à condensation
Source : STGV
Conseils d’installation
Procure une sensation de confort plus agréable si elle est
couplée avec un plancher chauffant basse température
ou des radiateurs « chaleur douce ».
Il est impératif de prévoir le
raccordement
de
l'évacuation des produits de condensation au réseau
d'eaux usées.
Ne nécessite pas de cheminée et peut être installée dans
un petit espace non ventilé comme un placard. Existe
pour tous les types de chaudières (standard, basse
température, à condensation), qu'elles fonctionnent au
gaz ou au fioul.
Chaudière à ventouse
Source : GDthermie
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Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 2 : PRODUCTION D’ELECTRICITE
-+ Cependant, la quantité d’énergie fournie dépend de
la superficie de panneaux photovoltaïque posés et celle-ci
ne doit pas compenser une mauvaise isolation.
Production maximum de :
•
25kWhep/m² SHON dans le tertiaire
•
12kWhep/m² SHON dans le logement.
Les panneaux photovoltaïques
Coût indicatif :
- 700 à 1000 € TTC/m² pour
maison individuelle (10 à 30 m²) ;
- 500 à 700 € HT/m² pour
installation collective (50 à 1 000
m²).
› Rentabilisé en 15 ans environ.
Le coût dépend de la surface de
modules, du type de modules et
du type d'intégration au bâti.
Source : ADEME
Potentiel en Ile de France = entre 1220 et 1350 kWh/m²/an (ADEME)
-+ Les panneaux photovoltaïques produisent environ 1000 kWh/m²/an d’énergie
électrique. Cette énergie est soit :
•
vendue au distributeur d’électricité (0,58 € HT/kWh si les panneaux sont
intégrés au bâti, tarif 2010),
•
consommée directement sur place.
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Commune de Bessancourt
Les éoliennes
A l’échelle de la parcelle, il existe de petites éoliennes urbaines
(à axe vertical). Elles ont une puissance comprise entre 100W à
20kW. Cette énergie produite pourra être injectée sur le réseau,
ou consommée sur place.
Elles s’intègrent facilement au bâti et ont un niveau sonore peu
perceptible (≈ 40 dB à 200 m).
Les dimensions des petites éoliennes individuelles sont
comprises entre 0.80 et 10 m de hauteur et entre 0.30 et 8 m
de diamètre.
Potentiel à Bessancourt = 130 W / m (ARENE)
Le PLU de la commune mentionne certaines obligations en termes
d’intégration paysagère des panneaux solaires : pour l’ensemble des
secteurs, « un capteur solaire situé sur une façade doit être implanté dans le
plan de la façade (sauf sur des façades en maçonnerie composée de matériaux
naturels) et un capteur solaire situé sur une toiture à pente doit être implanté
dans le plan de la toiture, sans aucun décrochement et avec la même pente que
ladite toiture. »
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
Une étude énergétique est recommandée
pour vérifier le potentiel et la faisabilité
d’une installation.
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Commune de Bessancourt
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 3 : PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE
Chauffe eau solaire :
Pour aller plus loin
Coût indicatif :
• 700 à 1 200 € TTC/m²
(varie en fonction des
capteurs et de la taille de
l'installation).
Les panneaux solaires thermiques peuvent également être
couplés à un plancher chauffant basse température.
Source : ADEME
Source : Sarl Davy
-+ Cette technique utilise la chaleur transmise par rayonnement plutôt que le
rayonnement lui-même. La chaleur est ensuite transmise et permet de chauffer
l’eau. Le chauffe eau solaire est essentiellement conseillé pour les habitations.
Le plancher chauffant est constitué d'un réseau de tubes,
coulé dans la dalle du sol, dans lequel circule de l'eau à basse
température. Cette dernière permet d'obtenir une
température de surface de 28°C pour éviter tous les
désagréments des premiers planchers chauffants (jambes
lourdes ou maux de tête). Le plancher peut ensuite être
recouvert, suivant les goûts, de carrelage, de parquet, de
moquette...
-+ Cependant, il ne couvre pas 100% des besoins en eau chaude sanitaire et
nécessite une deuxième source d’appoint.
-+ Un chauffe eau solaire a une durée de vie de 15 ans minimum et nécessite peu
d’entretien.
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Commune de Bessancourt
! EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 4 : Production de chaleur
"# Ce système permet de puiser dans le sol, l’air ou l’eau, la chaleur à basse
température et de l’augmenter à une température suffisante pour la restituer
dans le bâtiment grâce à un compresseur.
Pompe à chaleur géothermale :
PAC sur sonde géothermique verticale :
PAC sur sol à capteurs horizontaux :
"# De plus, grâce à sa réversibilité une PAC peut aussi bien fournir de la chaleur
l'hiver et rafraichir l'été.
"# Cependant cette technique est difficile à mettre en œuvre (capteurs enterrés)
et elle réclame un besoin en électricité pour alimenter la pompe.
"# Les pompes à chaleur sont décrites par le rapport entre la puissance thermique
de leur machine et leur consommation électrique. Cette indice est couramment
appelé COP (coefficient de performance). Le COP est le nombre de kWh produit
pour 1 kWh consommé. Ainsi une pompe à chaleur ayant un COP égal à 3 produit
3 kWh de chaleur par kWh consommé. Plus une PAC a un COP élevé, plus son
rendement est important.
Source : ADEME
Source : ADEME
Source : abc de la géothermie
!
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
Schéma de principe de la pompe à chaleur
1 : la chaleur prélevée à l’extérieur est transférée au
fluide frigorigène qui se vaporise.
2 : le compresseur électrique aspire le fluide
frigorigène vaporisé.
3 : la compression élève la température du fluide
frigorigène.
4 : le fluide frigorigène cède sa chaleur à l’eau du
circuit de chauffage ou directement à l’air du lieu à
chauffer.
5 : le fluide frigorigène se condense et revient à l’état
liquide.
6 : le détendeur abaisse la pression du liquide
frigorigène qui amorce ainsi sa vaporisation.
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Coût indicatif :
- Investissement : 70 à 100 # TTC/m! chauffé, hors
ECS et rafraîchissement.
- Fonctionnement : 2,3 à 3,5 # TTC/m!.an.
Commune de Bessancourt
Chaudière à bois :
Chaudière bois
-+ Les chaudières à bois
peuvent être alimentées
par buches, qu’il faut alors
positionner manuellement
dans la chaudière. Cela
étant très contraignant de
nouveaux
systèmes
apparaissent. Le bois est
réduit sous des formes plus
petites telles que des
granulés ou des plaquettes
qui vont être stockés dans
des silos et amenés jusqu’à
la chaudière par
un
système de vis sans fin.
Coût indicatif :
Prix du bois :
- 30 à 80 euros la stère de bois en
bûches
- 230 euros la tonne de granulés
en vrac
- 310 euros la tonne de granulés
en sacs
Investissements :
Source : ADEME
Source : Einna
-+ Les chaudières fonctionnant au bois ont l’énorme avantage d’utiliser une
énergie renouvelable, donc moins chère et beaucoup moins polluante. De plus, en
utilisant une énergie locale elle permet une indépendance énergétique et le
développement économique des territoires.
-+ Bien évidemment, l’inconvénient est que cette énergie est épuisable, et qu’elle
nécessite une livraison régulière du bois (s’assurer de l'existence d'une filière
d'approvisionnement locale non loin).
Les granulés (ou pellets) sont obtenus par la
compression de sciures de bois :
Les plaquettes faites de bois déchiqueté :
-+ Une surface de stockage importante (local chaufferie, silo, aire de manœuvre)
est également indispensable, ainsi qu’une chaudière d’appoint.
Il convient d’être très prudent sur la disponibilité et la qualité du bois.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
Source : ADEME
Source : ADEME
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Commune de Bessancourt
Réglementation
! EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 5 : ventilation et renouvellement d’air
L’arrêté du 24 mars 1982 relatif a l’aération des
logements impose l’aération permanente des locaux,
qu’elle soit naturelle (par les fenêtres) ou mécanique
(Ventilation Mécanique Contrôlée).
VMC simple flux :
VMC double flux :
VMC hygro-réglable :
Source : boutrolle
Source : artecheol
Source : artecheol
"# L’air frais venant du dehors traverse d’abord les pièces de
séjour et les chambres et est évacué des pièces de service par
un groupe d’extraction comportant un ventilateur.
"# Il est important que les pièces ne soient pas trop étanches
afin que l’air extérieur puisse s’y infiltrer.
!
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
"# Ce système permet de limiter les pertes de chaleur inhérentes
à la ventilation. La chaleur de l’air vicié extrait de la maison est
récupérée et utilisée pour réchauffer l’air neuf filtré venant de
l’extérieur. Un ventilateur pulse cet air neuf préchauffé dans les
pièces principales par le biais de bouches d’insufflation.
"# Cet équipement est plus coûteux qu’une VMC simple-flux, mais
il permet des économies de chauffage importantes (réduction de
40 à 70 % des déperditions de chaleur liées au renouvellement de
l’air).
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"# La VMC hygro-réglable permet de varier le débit d’air
injecté dans le bâtiment en fonction de
l’humidité
intérieure, ce qui permet de garantir l’évacuation plus
rapide d’un air très humide tout en limitant les gaspillages
(ventilation adaptée aux besoins, au nombre de personnes
et à leurs activités).
"# Cette solution permet de limiter les débits notamment
en cas d’inoccupation.
Commune de Bessancourt
Pour aller plus loin sur le renouvellement d’air d’un bâtiment : le puits canadien
Fonctionnement d’un puits canadien :
-+ Une solution alternative peut également être le puits
canadien. L’air entrant passe au préalable dans une gaine d’une
quarantaine de mètres installée dans le sol afin de le préchauffer
en hiver.
-+ En été, l’air peut aussi être rafraîchi par le même procédé, qui
est alors nommé « puits provençal ».
-+ Le puits canadien, couplé à une ventilation mécanique contrôlée
(VMC) double flux, permet de récupérer les calories gratuites du
sol et celles de l’air extrait de la maison.
Source : crit.archi
Un exemple de Maison bioclimatique à Bessancourt
Maison passive
Y
LA MAISON PASSIVE
: une combinaison performante de techniques
L’Agence parisienne Karawitz a livré fin septembre 2009 la première maison en Ile-de-France certifiée par le label européen
« Passiv Haus Institut ».
Ce bâtiment cumule une très bonne isolation thermique, l’utilisation de panneaux solaires et un système de ventilation
contrôlée. Sa consommation énergétique correspond ainsi à 1/10 de la consommation d’une maison conventionnelle, avec
des besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire de l’ordre de 11 kWh/m²/an anticipant sur les objectifs de la RT 2020.
Source : base.futur-e-maison.com
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SOL / SOUS-SOL
- PREVENIR LES RISQUES -
CONTEXTE
Le sol étant la base de toutes constructions, il convient d’être
particulièrement vigilant à la bonne qualité des sols et sous sol sur
lesquels on s’apprête à poser les fondations.
Sur la commune de Bessancourt, la variété dans la
composition des couches affleurantes (coteaux gypseux et plaine
sablonneuse) représente un risque pour la stabilité du sol. En effet,
l’eau circulant dans le sous-sol peut créer des vides dans les couches
de gypse, roche soluble dans l’eau, et donner naissance localement à
des affaissements ou à des effondrements de terrain. Les fuites dans
les réseaux d’eau et d’assainissement contribuent à accélérer ce
phénomène naturel. De même, l’absorption de l’eau par les argiles
puis son évaporation engendre un effet de retrait gonflement
entrainant des risques de mouvement de terrain. En outre, la
présence de carrières souterraines abandonnées ou encore en activité
participe au risque d’affaissement ou d’effondrement. De ce fait
Bessancourt fait l’objet d’un Plan de Prévention des Risques de
Mouvements de Terrain (PPRM) annexé au PLU précisant les mesures
adéquates pour prévenir les risques liés notamment à la présence de
gypse.
COMMENT AGIT LA COMMUNE ?
La commune lutte contre les risques d’effondrement du sol et sous-sol
notamment par l’intermédiaire du PLU :
- Article UA 2-2. « Secteurs présentant des risques de
mouvement de terrain liés à la présence de gypse » :
Le plan des contraintes géotechniques annexé matérialise les secteurs
géographiques du territoire communal présentant des risques de
mouvement de terrain liés à la dissolution naturelle du gypse. Il importe
au constructeur de prendre toute disposition pour s’assurer de la stabilité
des constructions, installations ou autres formes d'utilisation du sol
autorisées et de se référer aux dispositions de la fiche technique jointe en
annexe.
- Cahier de recommandations architecturales : « le bâtiment devra
s’adapter à la déclivité du terrain »
Compte tenu des risques liés à la qualité des sols et sous-sols de
Bessancourt, le Plan de Prévention des Risques de Mouvements de
Terrain (PPRM) pour la commune a été adopté par arrêté préfectoral le
5 septembre 2007. C’est un document supracommunal, élaboré par la
Direction Départementale de l’Equipement (DDE), sous l’autorité du
préfet.
RECOMMANDATIONS A SUIVRE :
1.
2.
Lutter contre les risques liés à la présence de gypse et des argiles,
Limiter la pollution des sols.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 1 : LUTTER CONTRE LES RISQUES LIES A LA PRESENCE DE GYPSE ET D’ARGILE
MESURES PROPOSEES :
▪ Identifier la nature du sol et déterminer dans quelle zone du PPRM se localise la future construction.
▪ Appliquer les prescriptions inscrites au PPRM : adaptation des fondations, des mesures de conception telles que la désolidarisation des différentes structures
d’un bâtiment, mesures d’assainissement spécifiques et limiter les variations d’humidité, éloigner les plantations d’arbres
-+ Quelques prescriptions générales du PPRM en zone
bleue (gypse + argiles) pour les maisons individuelles :
Zonage réglementaire du Plan de Prévention des Risques (PPR) :
▪ Les fondations doivent être descendues à une profondeur
minimum de 0,80m sauf rencontre d’un sol dur non argileux à
une profondeur inférieure
▪ Sur terrain en pente et pour les constructions réalisées sur
plate-forme en déblais ou déblais-remblais, ces fondations
doivent être descendues à une profondeur plus importante à
l’aval qu’à l’amont afin d’assurer une homogénéité de l’ancrage
▪ Les fondations sur semelles doivent être continues, armées et
bétonnées à pleine fouille, selon les préconisations de la norme
DTU 13-12 : Règles pour le calcul des fondations superficielles.
▪ Désolidarisation par un joint de rupture des parties de
bâtiments soumises à un effet de tassement
▪
-+ Quelques prescriptions générales du PPRM en zone
bleue (gypse + argiles) pour les projets de bâtiments
autres que les maisons individuelles et bâtiments à
usage agricole :
Source : Ville de
Bessancourt
▪ Il est obligatoire de réaliser une étude visant à définir les
dispositions constructives nécessaires pour assurer la stabilité
des constructions vis-à-vis du risque de tassement ou de
soulèvement différentiel.
Il est également indispensable de définir un projet de gestion des eaux pluviales en
cohérence avec la stabilité des sols, la présence de gypse et la capacité d’infiltration du sol.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 1 : PRECAUTIONS A
PRENDRE POUR CONSTRUIRE SUR UN SOL ARGILEUX
La première étape consiste à identifier la nature du sol : faire faire une reconnaissance de site avant construction par un bureau d’études.
Source : DDE Val d’Oise, fiche « retrait-gonflement des sols argileux, un risque à prendre en compte lors de la construction »
-+
1 Adapter les fondations
-+ 2 Rigidifier la structure et désolidariser
les bâtiments accolés
- Profondeur d’ancrage de 1,20m en
zone d’aléa fort et de 0,80m en zone
d’aléa moyen à faible
- Eviter toute dyssimétrie dans
l’ancrage des fondations
- Préférer les sous sols complets, les
vides sanitaires aux dallages sur terre
plein
- Prévoir des chaînages horizontaux et verticaux
pour les murs porteurs
- Prévoir des joints de rupture sur toutes les
hauteurs entre bâtiments accolés fondés
différemment ou exerçant des charges variables
-+ 3 Eviter les variations localisées
d’humidité
-+ 4 Eloigner les plantations d’arbres
- Ne pas planter d’arbres à une distance de la
maison inférieure à au moins la hauteur de l’arbre
adulte
- A défaut mettre en place des écrans anti-racine
de profondeur minimale de 2m
- Attendre le retour à l’équilibre hydrique avant de
construire sur un terrain récemment défriché
- Réaliser un trottoir anti-évaporation d’une
largeur minimale de 1,50m
- Eloigner les eaux de ruissellement des
bâtiments, privilégier les rejets des eaux
pluviales et usées dans le réseau
- Assurer l’étanchéité des canalisations
enterrées
- Eviter les drains à moins de 2m d’un bâtiment
et les pompages à moins de 10m
- Prévoir une isolation thermique en cas de
chaudière au sous-sol
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 2 : LIMITER LA POLLUTION DES SOLS
Il est impératif de veiller à ne pas polluer le site. En effet le
risque de pollutions réside dans la dispersion des polluants dans
le milieu environnant : sol, sous-sols, nappe phréatique…mais
également dans le risque sanitaire encourue du fait de
l’évaporation de certains produits volatils…
Source : bioteste
MESURES PROPOSEES :
▪
▪
▪
▪
Réaliser un repérage historique et documentaire des pollutions éventuelles du sol en amont de tout projet
Identifier et limiter les activités productrices de pollution lors de la phase chantier (Cf. fiche thématique Chantier),
Limiter tout rejet toxique au sol en sensibilisant la population,
Etre particulièrement vigilant en ce qui concerne les activités productrices de pollutions telles que les garages.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
EAU
- PRESERVER LES RESSOURCES ET LIMITER LES RISQUES -
CONTEXTE :
La gestion de l’eau représente un double enjeu pour la
commune de Bessancourt : préserver les ressources en eau
potable et surtout limiter les risques liés à l’infiltration des
eaux pluviales.
En effet, les sous-sols de Bessancourt étant très riches en
gypse, ils peuvent, lors d’infiltration trop importante, se dissoudre et
provoquer des effondrements. Ainsi, une zone à risque de
mouvement de terrain (effondrement et affaissement) est
identifiée sur une grande partie de la zone urbanisée de
Bessancourt. Elle touche des secteurs situés entre les cotes 80
et 120 m de la zone urbanisée, au nord de la voie ferrée.
Cette zone comprenant le centre urbain ancien de Bessancourt et de
nombreuses autres habitations, il est indispensable de contrôler au
maximum l’infiltration des eaux pluviales dans ces secteurs.
L’une des solutions est alors de répartir uniformément les infiltrations
d’eau de pluie, mais aussi de les récupérer et les réutiliser pour des
usages quotidiens.
COMMENT AGIT LA COMMUNE ?
La commune lutte contre les risques causés par la présence de gypse à travers différents
documents :
- Le règlement d’assainissement collectif, qui impose que dans le cadre de la lutte contre les
inondations et de la maîtrise des écoulements, soit prévu, pour tout nouveau chantier mettant en
jeu une imperméabilisation artificielle du sol de plus de 500 m², une limitation du débit à 5
litre/seconde/hectare de la surface imperméabilisée.
- Le cahier de recommandations architecturales proposant des techniques alternatives pour
la rétention ou percolation des eaux de pluies et pour tous les rejets sur le réseau public.
Carte de zonage d’assainissement d’eaux pluviales :
Au niveau global, pour la commune, le volume annuel assaini
est de 353 098 m³ en 2004, soit environ 140 l/j/hab. Ce volume,
assez important, pourrait être réduit en veillant tout simplement à
diminuer les consommations d’eau. De plus, le prix du m³ d’eau
potable en 2009 étant de 2,66 euros, réduire le gaspillage
permettrait également d’effectuer de nettes économies. Pour cela, la
mise en place d’équipements hydro économes est indispensable.
RECOMMANDATIONS A SUIVRE :
-
1.
2.
3.
Gérer l’infiltration des eaux de pluie
Limiter les rejets d’eau de pluie au réseau
Source : Ville de Bessancourt
Réduire la consommation d’eau potable
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 1 : GERER L’INFILTRATION DES EAUX PLUVIALES
MESURES PROPOSEES :
▪ Minimiser les rejets en eaux pluviales et plus particulièrement leur infiltration localisée qui peut provoquer l’instabilité du sol.
▪ Maximiser les surfaces de pleine terre et réduire les surfaces imperméables en étant vigilent aux zones à risques d’affaissement, de gypse ou d’argile.
▪ Favoriser des revêtements poreux ou perméables sur de grandes surfaces afin de ne pas concentrer l’infiltration des eaux pluviales sur de petites
zones.
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 1: LE CHOIX DE MATERIAUX PERMEABLES
Il est conseillé de choisir des matériaux perméables, c'est-à-dire ne retenant pas les eaux de pluie et évitant le ruissellement et une infiltration concentrée des
eaux.
Pavage en béton avec ouverture de drainage
Pavé en béton poreux
Y Source :
Cap
Pavé en béton classique à joint élargi
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 2 : LIMITER LES REJETS D’EAUX DE PLUIE AU RESEAU
MESURES PROPOSEES :
" Récupérer les eaux de pluie en aval des toitures non accessibles : la récupération des
eaux de pluie à son domicile présente un double avantage en termes de développement durable.
Dans un premier temps, elle induit une baisse de la consommation d’eau potable, car l’eau de
pluie récupérée peut être réutilisée (WC, machine à laver…), et dans un second temps, elle
permet de diminuer, voire d'éviter, les risques d'inondation et de ruissellement.
Pour le moment l’utilisation des eaux de pluie est limitée à l’arrosage, au nettoyage des voitures,
et à l’intérieur de l’habitat, au fonctionnement des WC et du lave-linge.
Principe de la récupération des eaux pluviales :
L'eau du toit est collectée par la gouttière, elle est séparée de ses impuretés, filtrée puis stockée
dans une cuve, enterrée ou non, mais protégée de la lumière, du gel et de la chaleur.
L'utilisation de l'eau de pluie à l'intérieur de l'habitat nécessite également l’installation d’un double
réseau d'eau intérieur : l'un pour l'eau potable, l'autre pour l'eau de pluie, totalement
déconnectés.
La norme européenne NF EN 1717 précise les dispositifs de protection de l'eau potable dans les
réseaux intérieurs, et en particulier les dispositifs de remplissage de secours des cuves d'eau de
pluie avec de l'eau potable: par le dessus, avec un tuyau d'alimentation en eau potable qui ne
peut jamais être en contact avec l'eau de pluie.
" Mettre en place des systèmes de rétention d’eaux pluviales : l’implantation de végétaux
permet d’absorber une grande partie des eaux de pluie. Ainsi, il est conseillé d’intégrer des
surfaces végétalisées sur la parcelle.
! Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Arrêté du 21 août 2008
L’eau de pluie collectée à l’aval de toitures
inaccessibles peut être utilisée :
- à l’extérieur du bâtiment pour l’arrosage des espaces
verts accessibles au public. Cependant l’arrosage doit
être effectué en dehors des périodes de fréquentation
du public,
- à l’intérieur d’un bâtiment, pour l’évacuation des
excrétas et le lavage des sols.
Les eaux récupérées et utilisées à
l’intérieur du bâtiment qui sont renvoyées
vers les égouts sont soumises à la taxe
d’assainissement. Le propriétaire est donc
dans l’obligation de faire une déclaration
d’usage en mairie, telle que prévue à
l’article R 2224-19-4 du code général des
collectivités territoriales.
Quelques rappels du Syndicat
des Eaux D’Île de France :
Les communes et les EPCI ont :
!" l’interdiction d’établir pour leur propre service des
canalisations d’eau
!" l’interdiction de mettre en communication les
réseaux de récupération d’eau de pluie ou de toute
autre origine avec les réseaux d’eau non potable,
qui pourraient générer de graves problèmes
sanitaires
!" l(obligation de mise en place de systèmes de
sécurités (disconnecteurs contrôlables) lors de
l’existence, dans une installation privée, d’un réseau
d’eau non potable qui pourrait être en contact avec
le réseau du SEDIF.
Commune de Bessancourt
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 1 : LE CHOIX D’UNE CUVE DE RECUPERATION DES EAUX PLUVIALES ADAPTEE AUX BESOINS
Il existe sur le marché de nombreux modèles de cuves pour la récupération de l’eau pluviale. Les besoins sont variables d’un individu ou d’un foyer à l’autre,
c’est pourquoi il est important de choisir une cuve adaptée, par son volume, aux usages souhaités : pour la maison (lessivage des sols et sanitaires), pour le
jardin, pour le lavage de la voiture. L’ensemble de ces usages représentent environ 1/3 de la facture d’eau. Or, une famille de 4 personnes consomme en
moyenne entre 120 et 150 m3/an. L’économie réalisable par récupération des eaux de pluie est donc de 40 à 50 m3 par an.
Les cuves commercialisées en France sont en béton ou en polyéthylène haute densité (PEHD). Le
béton est plus stable au sol mais résiste moins bien à la corrosion. La cuve peut être installée en
surface ou enterrée pour mieux résister aux variations de température.
On peut utiliser une bouteille en plastique graduée comme pluviomètre pour évaluer facilement,
par des relevés quotidiens, le niveau de précipitations.
Ordre de grandeur de la cuve suivant les
besoins d’une maison individuelle :
Surface
d’arrosage et
Usages
< 50m2
> 50m2
> 50m2 et
lavage
> 50m2, lavage,
et petit bassin
Arrosage > 50m²,
lavage, petit
bassin et
utilisation dans
l’habitat
Cuve de récupération des eaux
pluviales, 5000L
Dimensionnement
de la cuve en
litres
150 L à 500 L
500 L à 1500 L
1500 L à 3000 L
Source : Terre & finance
Connaitre la quantité
dimensionner sa cuve :
Quantité d’eau de pluie récupérable (en litres/an)
= Surface de toiture (m2) x Précipitations (en mm/an :
la moyenne des précipitations annuelles en Ile de France
est de 600- 650 mm) x Coefficient de perte *
3 000 L à 5000 L
6 000 à 9 000 l
*Le coefficient de perte est fonction du type de toiture
(en pente 0,80 - toit plat 0,60 – toiture végétalisée 0,40)
Volume de la cuve (en litres)
= Quantité d’eau récupérable (litres/an) x 3/52
(3 semaines d’autonomie)
Source : Mr BASSELIN
d’eau récupérable et
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 2 : LES TOITURES VEGETALISEES
Cette technique consistant en l’implantation de végétaux sur la toiture, permet de retenir une partie des eaux de pluie.
Ces toitures plutôt légères sont applicables sur des supports variés : béton, bois,
acier.
Les toits végétalisés présentent de nombreux avantages. Ils réduisent et retardent
l'écoulement des eaux pluviales car les substrats utilisés possèdent des qualités
hydrophiles et la majeure partie de l'eau est absorbée puis ramenée dans le cycle par
évaporation, ce qui assainit et rafraîchit l'air ambiant. Ils participent à l'amélioration
du climat urbain en limitant les écarts de température et en fixant une partie des
poussières et des pollens.
De plus, les toitures végétalisées produisent de l'oxygène, atténuent le bruit de la
ville, offrent un lieu d'accueil et de la nourriture aux oiseaux, dispensent d'agréables
odeurs, agrémentent notre espace visuel et nous offre un espace de verdure.
Un toit vert ou végétal est constitué essentiellement de cinq composantes
▪ une structure portante.
▪ une barrière antiracines et une membrane d'étanchéité séparent le
système du toit vivant du bâtiment isolé qui se trouve en dessous.
▪ un substrat de croissance, la terre naturelle devenant trop lourde
quand elle se gorge d'eau.
La
végétalisation
intensive
se
rapproche des
espaces verts
au
sol
et
consiste
à
réaliser
une
terrasse jardin.
Végétalisation extensive
Végétalisation semi-intensive
Végétalisation intensive
Source : Manhattan
:
▪ une couche éventuelle de drainage et de filtration, qui stock et
filtre l’eau avant de déverser les excédents dans les canalisations. Pendant
les périodes sèches, l'eau stockée remonte vers les racines.
▪ une couche végétale (on peut trouver trois types de végétations).
La végétalisation extensive
consiste à réaliser un tapis
végétal
composé
d’un
substrat drainant de faible
épaisseur : 5 à 10 cm, sur
lequel
on
cultive
des
végétaux et qui nécessite
très peu d’entretien.
La
végétalisation
semi-intensive
présente un substrat
pouvant accueillir des
plantes
et
des
arbustes
de faible
hauteur.
Source : Cohabiter avec la nature
Source : la toiture végétalisée
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
L'ajout d'un substrat de culture et de végétaux nécessite une structure suffisamment forte du toit, une étanchéité parfaite, une pente relativement faible, et un
accès facile pour l'entretien durant lesR
premières
EDUIREannées.
LES CONSOMMATIONS D’EAU POTABLE :
Recommandation 3 :
MESURES PROPOSEES :
Le jardin :
" Mettre en place des dispositifs d’économie d’eau : certains équipements permettent
de réduire la consommation d’eau en contrôlant le débit, en détectant des fuites probables
ou tout simplement en réduisant les besoins en eau.
! Limiter l’arrosage des espaces verts : le jardin est un pôle très consommateur en eau.
Cependant, certains systèmes d’arrosage peuvent permettre de réduire la consommation
d’eau.
Source : www.pepinieres-guillot.com
Privilégier
les
systèmes
d’arrosage économes en eau (tubes
micro poreux ou systèmes de
goutte à goutte + programmateur).
De plus, un choix judicieux
d’espèces végétales faiblement
consommatrices en eau peut
permettre une réduction de besoin
en arrosage.
# EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE : Les équipements hydro-économes
Robinetterie
Aérateurs
Source : Cap Terre
Source : batiproduits
Les robinetteries intégrant un mitigeur
sont fortement conseillées. Elles
permettent de limiter la perte d’eau en
réduisant le temps du réglage de la
température de l’eau.
Les robinets automatiques permettent
quant à eux de ne pas laisser couler
l’eau lorsqu’on ne l’utilise pas. Ils sont
recommandés notamment dans les
sanitaires pour le lavage des mains.
!
Chasse d’eau double commande
Source : exquiro
En mélangeant eau et air sous pression (classe Z
ou Z+), les aérateurs permettent de diviser par 2
le débit d’un robinet standard, avec le même
confort. Cela permet alors de diminuer très
nettement, à l’échelle du robinet, la consommation
d’eau. De plus, les aérateurs ont le grand
avantage de s’adapter à toutes sortes de robinets.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
La chasse d’eau à double débit
consomme au choix 3 ou 6 l d’eau
(chasse d’eau classique : 9 l). Elle
permet une économie annuelle de
30 à 40 m% pour une famille de 4
personnes.
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Compteur individuel
Source : www.yssandonnais.fr
L’installation
de
compteurs
individuels
pour
chaque
logement, et cela même dans
une résidence collective, permet
de
mieux
maitriser
sa
consommation d’eau et de
détecter d’éventuelles fuites.
Commune de Bessancourt
BIODIVERSITE ET PAYSAGE
CONTEXTE :
Dans l’ensemble, la commune de Bessancourt présente un paysage
naturel varié peu marqué par le bâti, et se situant dans la ceinture verte
régionale :
• La Plaine agricole de 350 ha est inscrite au SDRIF en espace
paysager. La modification du PLU réduit sa surface à 315 ha pour
répondre aux besoins de logements. Cette entité est peu reliée aux autres
zones de la commune, du fait des infrastructures de transport (A115 et
voie ferrée Paris-Valmondois). La plaine se compose essentiellement d’un
paysage agricole ponctué par des boisements.
• La zone urbaine constitue une deuxième entité paysagère avec un
centre ancien dense et ses extensions pavillonnaires. Le tissu urbain est
aéré par les espaces verts majeurs de la commune (Parc du Château et
Parc Keller) ainsi que par les cœurs d’îlots.
• Enfin, le coteau boisé adossé au massif forestier de Montmorency à
l’est de la commune est un écosystème fragile rongé par l’urbanisation.
Le territoire étant de plus en plus soumis à la pression urbaine, il est
nécessaire de préserver au maximum les espaces verts, aussi bien dans
les espaces publics, que dans les espaces privés, et de traiter avec soin
les franges urbaines pour maitriser l’étalement urbain et ménager des
transitions douces entre le rural et l’urbain (en particulier les lisières de
forêt).
Pour cela, il est indispensable de prendre en compte les
caractéristiques paysagères de la zone et son contexte privilégié relevant
de sa proximité avec des espaces naturels de qualité, l’objectif étant de
valoriser les caractéristiques locales.
RECOMMANDATIONS A SUIVRE :
1.
2.
3.
Valoriser les formes de paysage favorables à la biodiversité
Choisir judicieusement les végétaux les plus adaptés au contexte local
Veiller à prodiguer un entretien écologique aux espaces verts
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
- FAVORISER LA BIODIVERSITE-
COMMENT AGIT LA COMMUNE ?
La commune, par l’intermédiaire du PLU et du PADD, préserve et valorise les entités
paysagères de son territoire :
Article 13 du PLU : Pour chaque secteur de la commune, il prévoit d’accompagner les
constructions, installations ou aménagements de plantations, afin de les intégrer dans le
paysage. Il prévoit également la plantation des parties de terrain non construites et non
occupées par les parcs de stationnement et voies privées, ainsi qu’un coefficient d’espace
vert minimum suivant les zones.
Espaces Boisés Classés : le PLU entérine le classement d’un certain nombre d’espaces
boisés (forêt, boisements, Parc du Château), ou d’arbres ou alignements d’arbres (Les
cèdres du Liban, alignements des tilleuls rue de Paris/République) pour assurer leur
protection (cf. plan de zonage du PLU). Dans ces espaces classés sont interdits tout
changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la
conservation, la protection ou la création des boisements conformément à l’article L 130-1
du code de l’urbanisme. Toute coupe ou abattage d’arbres est soumis à autorisation. Toute
demande d’autorisation de défrichement sera rejetée de plein droit.
Espace Vert Protégés et Cœurs d’îlots: les cœurs d’îlot représentent des espaces de
plantations homogènes sur les fonds de jardin privés qui participent au paysage de la
commune. La modification de ces terrains est admise dans la mesure où elle conserve la
superficie de l’espace vert et maintient leur unité et caractère. La disparition ou l’altération
des arbres situés dans un espace vert protégé ne peut en aucun cas le déqualifier ou
supprimer la protection qui le couvre.
La Bande de protection des 50 m des lisières de forêt et la bande des 20 m
inconstructibles: dans le but d’interrompre le grignotage de la forêt par l’urbanisation, il
est prévu au PLU ces deux dispositions réglementaires dont la première interdit tout
urbanisation nouvelle mais autorise des aménagements et des installations sans
compromettre la nature et la réversibilité du sol.
Le règlement local de la publicité extérieure : l’affichage publicitaire représente une
pollution visuelle notamment aux entrées de ville. Afin de réduire son impact sur le
paysage, la commune a arrêté en février 2008 un règlement local qui vise à réduire la taille
et le nombre de dispositifs d’affichage.
Comme indiqué dans le PADD, La commune a pris le parti de préserver de toute
urbanisation les espaces naturels situés à l’ouest de l’A 115.
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Commune de Bessancourt
F1·épil/011
Leparc ctJ Chateau
Leparc keJ/er
Lr s arhr PS
Espaces "4erts et coeurs d'ilots
....
;:?
Habitat
pavillonnaire
Habitat ancien dense olf collectif
1 tl/e
Algnernents d'arbre Parvis
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Affgnernents d'arbre Avenue
de l<I Rép.iblque
Cèdre du Liban Avenue de
la Réputlicpe
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Voie fén-ée
Voirfo p rincip<ile
Voirie secondaire
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ntre jard;ns potagers et orêt
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Paysages agricoles
structuréspar fes haies et
fes bosquets
Cahier de ra:ommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 1 : VALORISER LES FORMES DE PAYSAGE FAVORABLES A LA BIODIVERSITE
MESURES PROPOSEES :
" Protéger et conserver au maximum le patrimoine végétal déjà existant, tels que, les arbres
isolés, les bosquets et les alignements d'arbres déjà présents sur le site.
" Renforcer la présence végétale dans les jardins. Celle-ci permet d’apporter de l’ombre et de la
fraîcheur l’été, et de réguler l’hygrothermie grâce à l’évapotranspiration des végétaux. De plus,
un jardin mettant en jeu une certaine biodiversité permet de créer un milieu agréable propice
au repos et à la détente. Cependant, il est important de ne pas insérer de végétation de façon
anarchique et envahissante.
Le phénomène de l'évapotranspiration se compose, d'une part, de l'évaporation directe qui s'effectue
à partir des sols humides et des différents plans d'eau, mais aussi de la transpiration des végétaux. Les
racines des végétaux captent l'eau qui se trouve dans le sol. Une fois parvenue aux feuilles, une partie
de l'eau va s'évaporer à travers les micropores des feuilles.
Source : tourgoing environnement
" Encourager la diversité des milieux tout en veillant à leur compatibilité et à leur bonne
insertion.
" Créer une continuité entre espaces publics et espaces privés en prenant en compte le type de
végétation utilisé sur le domaine public afin de na pas créer de rupture trop brusque avec les
espèces choisies dans les jardins privés.
" Préserver et renforcer les trames vertes et bleues qui constituent des éléments structurants
du paysage et des vecteurs de biodiversité. Les trames vertes se composent de bosquets, haies,
champs et forêts, les trames bleues sont notamment formées par les axes naturels de
ruissellement (talwegs des coteaux cartographiés dans le PADD). Les trames vertes, permettant
le déplacement de la faune et la diffusion des espèces, peuvent également s’appuyer sur des
axes de déplacement doux (sentes, pistes cyclables). Chacun peut s’impliquer dans leur
préservation, en protégeant les arbres isolés, les mails plantés, les bosquets, et en privilégiant la
mise en place de haies pour clôturer son jardin.
Les trames sont à penser aussi à l’échelle départementale, voire régionale.
! Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Bon à savoir
L’approche la plus simple pour
choisir les plantes appropriées est
de reconnaître celles qui poussent
naturellement autour de la parcelle
à planter et de s’en inspirer
Commune de Bessancourt
Recommandation 2 : EFFECTUER UN CHOIX DE VEGETAUX ADAPTES AU CONTEXTE LOCAL
MESURES PROPOSEES :
▪ Favoriser le choix d’espèces adaptées au site (essences locales). Ainsi, la végétation sera plus résistante aux conditions climatiques et aux maladies et elle
sera déjà adaptée au sol de la région.
▪ Choisir des espèces peu consommatrices en eau afin de limiter l’arrosage, adaptées à la pluviométrie du site et peu allergènes.
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 1: Palette végétale
Exemples d’arbustes conseillés :
Rosa Rubiginosa : Eglantier odorant
Frangula alnus : Bourdaine
Crataegus monogyna : Aubépine
Corylus avellana : Noisetier
Ligustrum vulgare Sinensis : Troène
Exemples d’essences arborées conseillées :
Castanea sativa : Châtaigner
Acer campestre : Erable champêtre
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
Populus alba : peuplier blanc
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Aesculus hippocastanum :
marronnier d’Inde
Prunus avium : Merisier
Commune de Bessancourt
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 2: Essences allergènes
-+ L’échelle allant de 1 à 5
représente le degré allergène.
Plus le chiffre est élevé, plus le
pouvoir allergène est fort. Les
plantes ayant une notation entre
4 et 5 sont à éviter.
Espèce
Arbres Fruitiers
(pommiers, cerisiers)
Potentiel
allérgisant
0
Sapin
0
Mûirier
Hêtre
2
2
Châtaignier
2
Noisetier
3
Peuplier
3
Saule
3
Frêne
3
Platane
3
Olivier
3
Tilleul
Aulne
3
4
Charme
4
Chêne
4
Bouleau
5
Cyprès
5
Proscrire les bois exotiques, non adaptés
au contexte local et qui demandent beaucoup
de soin et d’entretien. De plus, ils peuvent être
très fortement allergènes.
Les épineux sont fortement déconseillés
car ils ont tendance à acidifier le sol.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 3 : ASSURER UN ENTRETIEN ECOLOGIQUE ET FACILE DES ESPACES VERTS
MESURES PROPOSEES :
▪ Limiter l’usage des produits phytosanitaires agressifs pour l’environnement et qui à haute dose ont des incidences négatives sur les nappes phréatiques.
▪ Utiliser des produits respectueux de l’environnement (produits d’entretien biodégradables) et de privilégier la protection biologique intégrée qui fait appel à
des insectes (coccinelles, syrphes, chrysopes…) pour lutter contre les ravageurs.
▪ Privilégier la plantation de végétaux nécessitant peu d’entretien, comme par exemple les graminées à pousse lente qui permettent de limiter la tonte, et
aussi de réduire la production de déchets.
▪ Poser une couverture organique, un mulch (écorces, copeaux de bois…) ou planter des plantes couvre-sol au pied des arbres et massifs pour empêcher la
pousse d’espèces parasites.
La gestion différenciée des espaces verts :
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE :
Fétuque rouge gazonnante
• Gazon très fin et très esthétique
• Accepte les tontes très courtes et
fréquentes
• Bon comportement hivernal
• Pousse très lente
• Grande pérennité
Fétuque ovine durette
• Gazon très fin et très dense même
en sol pauvre
• Gazon ras à pousse lente
• Résiste bien à la sécheresse
• Conserve un aspect vert l'été
• Résiste à la maladie du fil rouge
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
La gestion différenciée des espaces verts est une gestion plus proche de
la nature, adaptée au milieu naturel, et plus respectueuse de
l’environnement. Elle concerne à la fois les collectivités, les entreprises et
les particuliers. Ce mode de gestion répond aux différents enjeux du
développement durable :
▪ L’enjeu environnemental : favoriser le maintien de la biodiversité (par la
création d’un maillage écologique notamment), limiter la pollution, gérer les
ressources naturelles (notamment la ressource en eau).
▪ L’enjeu culturel : valoriser l’identité paysagère communale, mettre en valeur le
patrimoine, transmettre et mettre en valeur le savoir-faire de jardinier.
▪ L’enjeu social : améliorer le cadre de vie, sensibiliser la population, favoriser
l’autonomie des agents.
▪ L’enjeu économique : faire face à des charges de fonctionnement de plus en
plus lourdes, optimiser les moyens, maitriser les temps de travail.
La gestion différenciée permet de concilier durablement l’accueil du public, le
développement de la biodiversité et la protection des ressources naturelles.
Pour mettre en place ce mode de gestion, un code d’entretien peut être établi,
chaque codification se rapportant à des prescriptions particulières de gestion.
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Commune de Bessancourt
Le compostage des
végétaux, y avez-vous
pensé ?
! EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE :
Ecorces de pin :
Source : Nature et jardin bio
Débris de pot en terre cuite :
Source : Nature et jardin bio
Les végétaux broyés :
Source : Nature et jardin bio
!
Afin de limiter la quantité d’ordures ménagères et produire un
engrais de qualité et 100% biologique, il est conseillé de mettre
en place un système de compostage individuel. Différents
systèmes existent :
Compostage en tas : (de
6
mois à un an) permet de
composter de grandes quantités
et facilite les manipulations. Peut
attirer les animaux et n’est pas
très esthétique.
Le minéral :
Source : Nature et jardin bio
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
Compostage
en
bac :
déchets stockés dans un bac
en bois ou en plastique, de
taille et de forme variables.
Convient aux petits jardins
et
aux
déchets
essentiellement alimentaires.
Permet un compostage plus
rapide.
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Compostage en silo autoconstruit : peuvent être en
bois ou en parpaings. Ils
permettent de composter des
quantités assez importantes et
les manipulations s'y effectuent
aisément.
Lombricompostage
:
technique de compostage
avec des lombrics, cousins
des vers de terre; idéal
quand on n'a pas de
jardin.
Attention
ce
système n’aime pas les
températures excessives
(à garder à l’abri).
Commune de Bessancourt
MATERIAUX
- RESPECTER L’ENVIRONNEMENT LOCAL ET LA SANTE -
CONTEXTE :
L’impact de la construction en elle-même est encore trop peu pris en
compte. En effet, le choix des matériaux ne va certes pas impacter sur la
consommation en énergie primaire du bâtiment, mais va jouer un poids
important dans le bilan en énergie grise du bâtiment.
Il est donc important de tenir compte des caractères
environnementaux des matériaux utilisés, et du contexte urbain et
architectural local afin d’insérer le futur bâti dans son environnement.
La commune de Bessancourt dispose de matériaux locaux tels que le
bois, l’argile, la pierre et le plâtre, pouvant être utilisés pour les nouvelles
constructions. On trouve d’ailleurs sur le site de la commune une carrière
gérée par BPB Placo et une carrière désaffectée d’extraction du gypse qui
servait dans la fabrication du plâtre.
COMMENT AGIT LA COMMUNE ?
Cahier de recommandations architecturales :
- Pour les toitures il est recommandé d’utiliser les matériaux les plus
fréquemment rencontrés à Bessancourt, tuiles et ardoises.
- L’emploi de plusieurs types de matériaux devra être fait avec le plus
grand soin.
Le choix des matériaux doit tenir compte du type de bâtiment
concerné et de sa situation dans le tissu urbain :
- Les maisons de ville sont traditionnellement faites de meulière, pierre
et brique.
- Les maisons bourgeoises sont en pierre de taille, meulière et enduit
peint.
- Il faut distinguer pour le traitement architectural le centre ancien et le
secteur pavillonnaire.
RECOMMANDATIONS A SUIVRE :
1.
Faire le choix de matériaux respectueux de l’environnement et
de la santé
2.
Prendre en compte le contexte local.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 1 : FAIRE LE CHOIX DE MATERIAUX RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA SANTE
▪ Privilégier de préférence des matériaux :
- utilisant des ressources naturelles renouvelables,
- consommant peu d'énergie lors de leur fabrication,
- recyclables ou recyclés,
- nécessitant peu d'entretien, peu salissant,
- pérennes (résistance, mode…).
Pour aller plus loin sur
l’énergie grise
▪ Prendre en compte l'impact écologique de la fabrication des matériaux, c'est-à-dire leur
énergie grise.
▪ Pour les matériaux de construction en bois (charpentes, menuiseries, privilégier des
matériaux fabriqués selon les critères des labelles FSC ou PEFC qui garantissent l’utilisation de
bois issue de forêts gérées durablement.
Ecolabel Non Gouvernemental : Le
Conseil de Gestion de la Forêt
Exemple :
Ecolabel Européen : Programme de
Reconnaissance des Certifications
Forestières
Matériau
•
Consulter la Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire des produits de
construction : La FDES est une déclaration établie sous la responsabilité des fabricants du
produit, suivant la norme NF P P01-010. Cette déclaration analyse un cycle de vie (ACV) du
produit, et fait un bilan environnement détaillé. Ces informations sanitaires résultent d'essais
spécifiques. Cette déclaration est importante dans la conception des bâtiments dits HQE (Haute
qualité environnementale). Ceci dans le but de minimiser les impacts sur l’environnement et la
santé. La base de données française de référence sur les caractéristiques environnementales et
sanitaires des produits de construction est l'INIES. Une consultation des fiches est possible sur
leur site internet.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
L’énergie grise correspond à la somme de toutes les énergies
nécessaires à la production, à la fabrication, à l'utilisation et
enfin au recyclage des matériaux ou des produits industriels.
Elle représente l’énergie consommée pendant le cycle de vie
du matériau.
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Énergie (MJ) Eau (L)
Paille
0.02
0.008
Parpaing
0.92
0.70
Béton b25
1
0.68
Placo
1.23
0.56
Béton cellulaire
2.48
1.68
Brique
3
1.47
Laine de verre
26.44
29.44
Bois Agglo plaque
42
8.4
Acier construction
43
25
Bois Planche
73
13.2
Polystyrène
105
35
Commune de Bessancourt
La nature des matériaux de construction peut contribuer à la dégradation de la qualité de l’air intérieur par :
▪ les émissions de COV, c’est à dire les quantités de polluants émis dans l’air,
▪ la présence de fibres, leur taille et leur persistance dans le tissu pulmonaire,
▪ la résistance aux micro-organismes et aux moisissures,
▪ la radioactivité naturelle si le produit est minéral.
Ainsi, il est important de veiller à proscrire les bois exotiques et les matériaux allergènes, toxiques, irritants, car ils peuvent avoir des impacts négatifs sur la
qualité de l’air intérieur d’un bâtiment et donc sur la santé.
Par exemple, certaines moquettes et peintures contenant des COV sont donc à bannir.
Inversement, certains matériaux présentent de nombreux atouts pour l’environnement et la santé
Matériaux de construction
et/ou d'isolation
Le bois
Leurs atouts
▪
▪
▪
▪
▪ excellente isolation thermique
▪ absence d'effet «parois froides»
▪ régulateur de l'hygrométrie (absorbe l'humidité de l'air)
▪ très grande inertie (préserve la fraicheur ou
la chaleur)
▪ excellent isolant
▪ régulateur de l'hygrométrie
▪ facilité de mise en œuvre
▪ bonne stabilité
▪ résistance à l'humidité
▪ perméabilité à la vapeur
▪ efficacité contre les ponts thermiques
Liège
▪ résistance à l'humidité
▪ imputrescibilité
▪ bonne isolation thermique d'hiver et d'été
▪ très bonne isolation phonique
▪ résistance naturelle aux parasites
▪ stabilité dans le temps
Chanvre thermolié
▪ bonne isolation thermique
▪ bonne régulation hygrométrique
▪ simplicité de mise en œuvre
Feutre de laine de mouton
▪ efficace contre les ponts phoniques
▪ stabilité dans le temps
▪ découpe aisée
La brique
Matériaux d'isolation
Panneaux de bois
rapidité de construction
liberté architecturale
esthétique chaleureuse
grande longévité
Source:: Mon Habitat Durable
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 2 : PRENDRE EN COMPTE LE CONTEXTE LOCAL
Les différents matériaux utilisés à Bessancourt :
▪ Réutiliser les matériaux locaux déjà disponibles sur site. Par exemple les tuiles et ardoises
peuvent être réutilisées pour les toitures des nouvelles constructions.
▪ Respecter l’harmonie de l’architecture déjà existante afin d’éviter les pastiches et respecter la
trame déjà existante. Cf. Cahier de recommandations architecturales.
▪ Le mobilier extérieur doit participer à une certaine harmonie de forme et de couleur. Il est
recommandé d’employer des matériaux renouvelables ou valorisés, pour la construction de cabane
de jardin ou tout autre mobilier extérieur.
Source : Cap Terre
Le bois, un bon investissement :
▪ Il permet de lutter contre l’accroissement de l’effet de serre grâce au CO² qu’il absorbe.
▪ C’est un matériau renouvelable.
▪ Il consomme peu d’énergie pour sa production, sa transformation et sa mise en œuvre.
▪ C’est un matériau pérenne, un bon isolant thermique (régulateur hygrométrique) et résistant au feu.
▪ Enfin il possède des qualités esthétiques incontestables.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Le décret du 26 décembre 2005, relatif à l’utilisation du bois
dans la construction, stipule que le volume incorporé ne
peut être inférieur à 2 dm³/m² de surface SHON pour les
nouveau bâtiments. De même, afin d’atteindre le niveau
performant dans
la
labellisation
Habitat
et
Environnement, il est exigé d’insérer 10 dm³/m² dans la
construction. Il est donc conseillé d’une manière générale
de privilégier au maximum l’emploi du bois qui présente de
nombreuses qualités.
Commune de Bessancourt
ACOUSTIQUE
- CREER UNE AMBIANCE ACOUSTIQUE AGREABLE COMMENT AGIT LA COMMUNE ?
CONTEXTE :
La qualité de l’ambiance sonore représente un enjeu important. En effet, un
environnement trop bruyant peu présenter des effets négatifs sur la santé et surtout
augmenter le stress.
Les sources de bruit sont multiples. Sur le territoire de Bessancourt, les
émissions principales de Bruit sont issues principalement des infrastructures de
transport (RD191 et RD928, voie ferrée, A115, couloir aérien) et ponctuellement des
activités (zone artisanale des Genettes, Commerces,…). Mais il ne faut négliger le
confort acoustique intérieur des logements qui peut être médiocre entre
appartements d’un même immeuble ou entre les pièces d’un même logement.
Axes principaux de circulation générant du bruit :
Classement des voies de
circulation :
Catégorie 2 :
A115
Catégorie 3 :
Voie ferrée
Catégorie 4 :
RD 928
RD 191
PLU et Bruit : Le PLU fait référence à l’Arrêté Préfectoral du 26 juin
2001 qui fixent les niveaux sonores à prendre en compte par les
constructeurs pour l’isolement d’un bâtiment le long des axes de
communications principaux. De plus, selon les zones, le PLU autorise ou
interdit certains types d’activités et/ou limite leur taille afin de préserver
la tranquillité des habitants tout en permettant la mixité fonctionnelle à
l’échelle du territoire communal.
Cartes Stratégiques du Bruit dans l’environnement :
La commune, compétente en matière de bruit, est tenue de réaliser la
carte stratégique du bruit pour son territoire.
Ces cartes illustrent les bruits que la législation impose de mesurer : les
zones de bruits produits par les voies ferrées, par certaines routes, par
les aérodromes et par les établissements industriels soumis à autorisation
préfectorale (les Installations Classées pour la Protection de
l’Environnement). Ces représentations graphiques sont consultables par le
public. Elles offrent la possibilité d’avoir une connaissance du niveau
sonore des voies de communication principales et secondaires.
RECOMMANDATIONS A SUIVRE :
de l’Environnement sonore extérieur
Bon à savoir
Largeur maximale des secteurs
affectés par le bruit de part et
d’autre de l’infrastructure :
Catégorie 1 = 300 m
Catégorie 2 = 250 m
Catégorie 3 = 100 m
Catégorie 4 = 30 m
1.
Prendre en compte l’environnement sonore
extérieur
2.
Au sein des logements, limiter la propagation du
bruit
Source : Cap Terre
!
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Echelle de bruit :
RECOMANDATION 1 : PRENDRE EN COMPTE L’ENVIRONNEMENT SONORE EXTERIEUR
Contribution sonore des voies routières sur 24 heures (Exemple de carte)
Source : Site de Bruitparif
Le code de l’environnement prévoit que les cartes stratégiques du
bruit dans soient consultables par le public. Elles sont téléchargeables
sur le site Internet de la ville (www.ville-bessancourt.fr) et
consultables au Service Urbanisme et Environnement au horaires
d’ouverture de la Mairie. Ces informations peuvent être prises en
compte dans le projet de constructions.
L’indice Lden d’exposition au bruit :
Depuis le décret du 26 avril 2002, un nouvel indice est utilisé pour l’élaboration
du Plan d’Exposition au Bruit, le Lden : L = level (niveau) ; d = day (jour) ; e =
evening (soir) et n = night (nuit).
Le Lden est un niveau de bruit moyen annuel perçu sur une journée de 24 h, en
incluant des pondérations « pénalisations » pour les périodes de soirée et de
nuit.
L’unité de mesure du bruit est le décibel (dB) ou le décibel pondéré (dB(A)) qui
exprime l’intensité d’un son sur une surface.
!
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
MESURES PROPOSEES :
" Renforcer l’isolation extérieure et intérieure des bâtiments afin d’atteindre les seuils exigés par la
Nouvelle Réglementation Acoustique (NRA).
" Orienter les bâtiments de manière à éviter la propagation des bruits extérieurs (bruits de roulement….)
vers les locaux ou secteurs sensibles. Ainsi, les chambres à coucher seront de préférence orientées du
côté calme et à l’opposé des installations génératrices de bruit.
" Favoriser des techniques et matériaux permettant un bon isolement phonique. Par exemple, favoriser
les vitrages performants ayant un fort indice d’affaiblissement du bruit (double, voire triple vitrage).
" Respecter les isolations acoustiques préconisées suivant le classement des voies les plus proches
Pour aller plus loin sur
l’isolation
Le mur végétalisé :
Certains murs anti-bruit sont
végétalisés afin de faciliter leur
intégration
au
paysage
environnant.
! EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE :
Plusieurs principes de murs
végétalisés sont connus. On
retiendra principalement deux
techniques :
Isolation du
vitrage :
- soit directement à partir du
sol dans lequel on plantera des
plantes grimpantes, les racines
y puisant leur nourriture et
l'eau.
Source : developpementdurable
Source : hellopro
Bon à savoir
Si vos fenêtres sont équipées d'un vitrage simple
peu épais (3 mm), la pose d'un double vitrage
classique, n'apportera qu'une faible amélioration
acoustique. En revanche, vous serez mieux isolé du
froid. Pour une bonne amélioration acoustique,
passez directement au double vitrage asymétrique
et vous pourrez obtenir un isolement de façade
performant. L'isolation acoustique du double vitrage
est améliorée en ayant des épaisseurs de verre
différentes de part et d'autre de la lame d'air =>
double vitrage asymétrique.
- soit grâce à la pose d’une
ossature
supportant
un
substrat, sur lequel les plantes
pourront
puiser
tous
les
nutriments nécessaires à leur
croissance.
Source : Greenwall
Un système de tuyauterie
fonctionnant en circuit fermé et
également intégré sur le mur
afin d’apporter une solution
nutritive aux plantes
Source : gmartin
!
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 2 : AU SEIN DES LOGEMENTS, LIMITER LA PROPAGATION DU BRUIT
MESURES PROPOSEES :
Maîtriser les émissions sonores et vibratoires des équipements liées à l’environnement intérieur : ascenseurs,
vide-ordures, ventilation mécanique, chauffages individuels et collectifs, appareils sanitaires...
! EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 1 :
Réglementation
Afin d’améliorer le confort sonore des habitants, la Nouvelle
réglementation acoustique (NRA) fixe, depuis le 28 octobre
1994, des caractéristiques minimales d’acoustique applicables à la
construction
des
bâtiments
d’habitation
nouveaux,
aux
surélévations des bâtiments anciens, ainsi qu’aux additions à de
tels bâtiments. Depuis le 1er janvier 2000, la normalisation
européenne a imposé de nouvelles méthodes de calcul et de
nouveaux indices d’évaluation de la qualité acoustique.
! EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE 2 :
Isolation contre les bruits de chocs :
Plafond acoustique :
Coût indicatif :
- Le coût d’un faux plafond
acoustique (pose et matériaux
compris) peut varier entre 85 et
100#/m! suivant la surface à traiter.
- Concernant les membranes
acoustiques, les prix varient de 15 à
35 # HT /m! suivant le type de
matériau qui est utilisé.
Source : magazine-audio
"# On peut isoler un plafond soit en créant un faux plafond (appelé aussi
doublage sur ossature métallique), soit en utilisant des membranes
acoustiques lourdes.
"# Ces techniques permettent d’isoler le plafond, c'est-à-dire d’empêcher la
transmission de l’énergie sonore d’un local à un autre, mais elles permettent
également d’absorber le bruit dans un local et donc de diminuer le niveau de
bruit à l’intérieur de celui-ci.
Bruit de choc : Bruit perçu dans
une pièce et transmis par voie
solidienne (par les structures) et
généré par des bruits de choc.
Exemple : impact des pas sur le sol.
"# Les revêtements de sol :
Il s'agit de moquette épaisse, dalle souple,
parquet sur lambourdes flottantes.
Source : ADEME
"# Les chapes flottantes :
Elles associent un support de désolidarisation de
quelques millimètres à une chape de béton de
quelques centimètres qui pourra ensuite recevoir
n’importe quel revêtement.
Les supports de désolidarisation sont généralement
composés de laine minérale ou de plastique alvéolaire
acoustique.
Source : ADEME
"# Les dalles flottantes :
Elles constituent la protection la plus lourde et
associent un isolant thermique et acoustique
incompressible à une dalle de béton armé.
Source : www.paridurable.fr
!
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
CHANTIER
- METTRE EN PLACE UN CHANTIER VERT -
CONTEXTE :
COMMENT AGIT LA COMMUNE ?
La phase chantier est l’une des étapes les plus délicates d’un projet,
puisqu’elle occasionne des impacts directs et à court terme sur la population
riveraine. Il est donc indispensable de veiller à limiter au maximum les
nuisances à proximité du chantier.
Pour un chantier de construction, réduire les nuisances répond à deux
objectifs correspondant à deux échelles :
-
l’environnement (gestion des déchets, limitation de la pollution,
économie des ressources…),
l’individu (limitation des risques pour leur santé passant par leur
sensibilisation).
Définition : Chantier Vert
Les Chantiers Verts ont pour but principal de gérer les sources des nuisances
environnementales engendrées par les différentes activités liées au chantier, leur
objectif est de mieux identifier les enjeux liés aux questionnements environnementaux
sur les chantiers et de mettre en évidence des solutions tant techniques
qu’organisationnelles pour y répondre.
Trois types de cibles sont distinguées pour la mise en œuvre d’actions de gestion et de
réduction des nuisances environnementales :
- les flux entrants du chantier : engins et matériels utilisés sur le chantier,
matériaux et produits mis en œuvre…
- le chantier lui-même : techniques employées, gestion des déchets…
- les flux sortants du chantier : déchets évacués, nuisances générées vis-à vis des
riverains…
Pour l’éco-quartier de la ZAC Meunier en projet, la commune s’est engagée,
avec l’organisme certificateur CERQUAL, dans une démarche de qualité
environnementale. Celle-ci comporte entre autres un engagement de chantier
propre.
La démarche sera concrétisée par la certification Habitat et Environnement®
délivrée par CERQUAL.
La commune peut se référer au plan départemental de gestion des déchets du
BTP élaboré par la DDEA. Ce plan n’a pas de valeur règlementaire, il est
incitatif et pédagogique. Par ailleurs, le 5 novembre 2004 a été élaborée une
Charte pour une gestion durable des déchets de chantier du BTP dans le Val
d’Oise. Celle-ci rappelle que le maire a en responsabilité « la mission de lutter
contre les dépôts sauvages, ainsi que le contrôle, par les moyens qu'il définit,
des matériaux mis en œuvre dans les sites de remblais en matériaux inertes
qu'ils autorisent en application de l'article R 442-2 du code de l'urbanisme
relatif aux exhaussements de sol au titre des installations et travaux divers ».
Enfin, La préfecture du Val d’Oise fixe le règlement sanitaire départemental qui
prévoit un ensemble de mesures relatives aux déchets de chantier.
RECOMMANDATIONS A SUIVRE :
1.
Limiter les impacts sur l’environnement,
2.
Limiter les impacts des nuisances sur les individus.
Source : www.chantiervert.fr
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 1 : LIMITER LES IMPACTS SUR L’ENVIRONNEMENT
MESURES PROPOSEES POUR LES DECHETS :
Sur les 28 millions de tonnes de déchets produits dans le secteur du bâtiment par an en France 85 % sont des déchets de chantiers (65 %
de déchets inertes, 33 % DIB, 2 % de déchets dangereux).
▪ Limiter à la source la production des déchets : acheter les matériaux en gros lots nécessitant peu d’emballage, rechercher les modes opératoires et
constructifs plus adaptés et produisant moins de déchets, comme les composants préfabriqués et le calepinage (le plan de calepinage permet de prévoir le
matériel nécessaire à la réalisation d'un chantier, de chiffrer son coût et d’optimiser les découpes), …
▪ Mettre en place le tri sélectif des déchets sur le chantier (inertes, bois, métaux, cartons...),
▪ Privilégier des filières de valorisation,
▪ Former et inciter le personnel à respecter le tri des déchets et les zones de stockage spécifiques,
▪ Favoriser les matériaux produisant des déchets recyclables,
▪ Réutiliser au maximum les matériaux présents sur place : terres, pavés, pierres de taille…,
▪ Assurer le suivi des déchets (bordereaux).
Les différentes filières de valorisation :
Source : Cap Terre
Penser à demander l’attestation aux constructeurs
stipulant que les déchets ont bien été conduits à la
décharge.
Source : ChantierVert.com
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
MESURES PROPOSEES POUR LES POLLUTIONS :
▪ Maîtriser tout rejet potentiel lié à la phase chantier en adoptant des procédés, gestes et installations spécifiques.
▪ Il est également important de veiller à garder le site propre et en état. Afin de limiter la poussière, il est conseillé d’organiser un nettoyage régulier (aire de
nettoyage, nettoyage des roues de camion…) et de limiter certaines découpes sur le site.
Y EXEMPLE DE MISE EN ŒUVRE :
Pour le sol
-Installer des bacs de rétention
sous les fûts entreposés.
Bac de rétention :
Pour l’air
Pour l’eau
-Interdire le brûlage des déchets sur le
chantier (art. 84 du règlement sanitaire
départemental - veiller au respect de cette
interdiction),
-Limiter la circulation des engins.
-Installer un dispositif de décantation des eaux
avant leur rejet dans le réseau,
-Mettre en place des systèmes de rétention des
eaux pour les eaux de lavage des outils, des
centrales à bétons…
Bassin de décantation des eaux de chantier :
Source : hellopro.fr
Source : chantier de la déviation de
Changy la Pacaudière
Source : RC Trucks
MESURES PROPOSEES POUR LES ECONOMIES D’ELECTRICITE ET D’EAU :
▪ Instaurer une gestion différenciée des bureaux et des vestiaires en fonction des besoins, par programmation (ex : besoins de chauffage nocturne en hiver
pour assurer le séchage des vêtements, mais pas de besoins nocturnes de chauffage des pièces bureaux),
▪ Eclairer avec des lampes basse consommation.
▪ Utiliser des appareils peu consommateurs d’énergie.
▪ Limiter l’usage de l’eau au strict minimum.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Recommandation 2 : LIMITER LES IMPACTS DES NUISANCES SUR LES INDIVIDUS
MESURES PROPOSEES POUR LES NUISANCES SONORES :
Règlementation
Les nuisances sonores sont parmi les principales gênes que représente un
chantier pour les riverains mais aussi pour les ouvriers.
L’article R.1334-36 du code de la santé publique
et l’arrêté préfectoral n°2009-297 du
28 avril
2009 concernant la lutte contre les bruits de voisinage
du Val d’Oise rappellent la règlementation applicable au
bruit de chantier de travaux publics ou privés
▪ Utiliser du matériel peu bruyant, respectant la réglementation en vigueur (ex :
privilégier le matériel électrique),
▪ Etablir un plan de circulation des engins pour limiter les déplacements inutiles,
▪ Localiser judicieusement la centrale à béton loin des habitats,
▪ Instaurer des horaires du chantier respectueux des riverains,
▪ Planifier les tâches bruyantes en fonction des heures de présences des riverains
dans leur habitat et les informer au préalable,
▪ Réaliser des mesures acoustiques pour vérifier les niveaux sonores atteints.
MESURES PROPOSEES POUR LES PRODUITS DANGEREUX :
▪ Interdire l’usage des produits très nocifs pour l’homme et pour l’environnement (cf. rubrique matériaux),
▪ Favoriser les produits écologiques (ex : huiles de coffrage et de décoffrage végétales),
Irritant
Eviter tout contact avec
la peau, les vêtements.
Mettre des gants, des
lunettes de protection
et des vêtements type
blouse en coton. Ne
pas
respirer
les
vapeurs.
Inflammable
Éloignez-le
produit
de
toute flamme
ou des sources
de chaleur. Ne
pas laisser le
produit
au
soleil.
Corrosif
Eviter tout contact avec
la peau, les vêtements.
Mettre des gants, des
lunettes de protection
et des vêtements type
blouse en coton. Ne
pas
respirer
les
vapeurs.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
Comburant
Tenir éloigner
combustibles,
flammes,
étincelles et
sources
chaleur.
des
des
des
des
de
Explosif
Eviter les chocs,
les frictions, les
étincelles et la
chaleur.
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Dangereux pour
l'environnement
Ne le jetez ni dans les
poubelles, ni
dans
l'évier
ni
dans
la
nature.
L'idéal
est
d'amener ce produit à
la déchetterie la plus
proche de chez vous.
Toxique
Eviter
tout
contact direct
avec le corps
même
par
inhalation.
Ne pas jeter à la
poubelle
Ce symbole indique au
consommateur qu'il ne
doit pas jeter le produit
usagé dans une poubelle,
mais le rapporter au
commerçant
ou
le
déposer dans une borne
de collecte spécifique.
Commune de Bessancourt
MESURES PROPOSEES POUR LA SENSIBILISATION DES RIVERAINS :
Avant, pendant et après la durée des travaux, il est impératif de prendre en compte la présence de riverains pour lesquels le chantier va
créer de nombreuses nuisances.
Palissade à travers laquelle on peut
voir l’avancement du chantier :
▪ Effectuer une enquête préalable pour définir les préoccupations et les horaires d'occupation
des habitants résidant à proximité du chantier.
▪ Communiquer avec les riverains en amont du démarrage et tout au long du chantier.
▪ Inclure les riverains au projet, en tenant au courant de l’avancement du projet et des
difficultés rencontrées.
▪ Utiliser des grillages ou palissades avec jours afin que les riverains puissent mieux visualiser
l'avancée des travaux.
Source : Vandenbrule
Source : Lycée Condorcet
MESURES PROPOSEES POUR LA SENSIBILISATION DES ACTEURS DU CHANTIER :
Un chantier vert ne peut être mis en place sans la participation active des acteurs du chantier.
C’est pourquoi, leur sensibilisation est indispensable au bon respect des prescriptions citées
précédemment. Une attention particulière doit également être accordée à la santé des
personnes travaillant sur le chantier.
▪
▪
▪
▪
▪
Nommer un superviseur dans le but de vérifier si les recommandations ont bien été prises en compte.
Réaliser une audiométrie préalable et finale des ouvriers susceptibles d'être les plus exposés au bruit,
Etablir une cartographie du bruit sur le chantier en fonction des différents postes de travail,
Former et inciter fortement le personnel à porter des protections individuelles adaptées.
Former le personnel pour réduire nuisances et pollutions du chantier.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Code du travail art R. 232-8-2 :
Lorsque l’exposition sonore quotidienne
subie par un travailleur dépasse le niveau
de 90 dB (A) ou lorsque la pression
acoustique de crête dépasse le niveau de
140 dB, l’employeur établit et met en
œuvre, dans les conditions prévues à
l’article L.236-4, un programme de mesures
de nature technique ou d’organisation du
travail destiné à réduire l’exposition au
bruit.
Commune de Bessancourt
PARTIE II: Guide des gestes éco-responsables
INTRO
:
L’exemplarité de la démarche de construction écologique et durable de la commune doit s’appuyer sur les démarches
individuelles des habitants en faveur du développement durable. Pour cela, la partie suivante permet aux habitants de s’approprier un
certain nombre d’éco-gestes simples à effectuer quotidiennement dans le respect de l’environnement et la préservation des ressources.
FICHE 1 : Energie – lutter contre le changement climatique
FICHE 2 : Eau – préserver les ressources et limiter les risques
FICHE 3 : Jardins urbains – développer et gérer son jardin
FICHE 4 : Déchets – limiter et recycler les déchets
FICHE 5 : Ecomobilité – se déplacer autrement
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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ENERGIE
- LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE -
COMMENT LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE A L’ECHELLE INDIVIDUELLE ?
Y En développant un comportement responsable sur les postes suivants : éclairage, choix de l’électro ménager, chauffage….
-+ L’éclairage :
C’est un élément important de confort dans une habitation qu’il ne faut donc pas négliger. Cependant c’est également un poste important
de consommation. Afin de réduire sa consommation il est conseillé de :
▪
▪
▪
▪
▪
▪
▪
Privilégier l’utilisation de plusieurs sources de moyennes puissances plutôt qu’une seule type halogène.
Favoriser les ampoules basse consommation qui durent 8 fois plus longtemps (environ 8000 heures) et chauffent moins la pièce.
Eviter le type d’ampoule halogène car il consomme plus qu’un éclairage classique et coute 30 à 40 euros de plus chaque année.
Penser à éteindre la lumière dès que l’on quitte une pièce.
Nettoyer régulièrement les ampoules et les abats jours afin de récupérer 30% de luminosité.
Optimisation de la puissance de l’éclairage en fonction des besoins et des usages
Envisager l’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable tels que les panneaux photovoltaïques.
Lampes basses consommations :
8000h à 10 000h environ = 6 ans d’éclairage de 4h/j
Lampes classiques :
1000h = 1an d’éclairage de 4h/j
Choisir ses luminaires
- Lampes (fluo compactes, LED) : jusqu’a 50% d’économie,
- Ballasts électroniques: 5-20% d’économie,
- Régulateurs, variateurs de puissance: 5-30% d’économie.
Source : ADEME
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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ENERGIE
- LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE -
Etiquette énergétique :
"# L’électroménager :
Afin d’éviter les surconsommations, le choix de l’électroménager est décisif. Cependant, il
est également indispensable d’adopter une attitude économe :
" Privilégier des équipements basse consommation, pour cela il est nécessaire d’être vigilent aux
étiquettes énergétiques. Ainsi, privilégier un appareil de classe A et B qui sera plus économe en énergie.
Même si il est un peu plus cher à l’achat, il reste plus économique lors de son utilisation.
" Evitez de coller le réfrigérateur au mur, cela entraîne un manque d’évacuation de la chaleur, donc une
surconsommation d’énergie
" Laissez refroidir les plats avant de les mettre au frais
" Ne pas laisser les appareils électriques en veille (ordinateurs, télévisions…).
"# Le chauffage :
Source : RénovEnergie
" Pensez à réduire les températures, lors de départs prolongés.
" Eviter les chauffages d’appoints : ils consomment beaucoup et ils peuvent être dangereux.
" Ne rien placer devant ou sur les radiateurs : cela nuit à la bonne diffusion de la chaleur.
4 cm de givre dans le
freezer double la
consommation électrique du
congélateur
1°C d’économie =
7% en moins environ
sur la facture
" Pour réduire les pertes de chaleur : éteignez les radiateurs lorsque vous aérez votre logement.
" Chauffer la maison en fonction des usages des différentes pièces. Il est inutile de trop chauffer les
pièces peu utilisées, telles que les chambres. Une température maximale de 20° dans les pièces à vivre
est amplement suffisante.
Température idéale de confort :
Salon : 19°C
Chambre : 17°C
Cuisine : 19°C
Salle de bain : 20°C
Télévision
8 à 22 W
7 à 18 #/an
Décodeur Satellite
9 à 16 W
9 à 16 #/an
Chaîne Hi-FI
1 à 33 W
1 à 33 #/an
!
!
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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EAU
- PRESERVER LES RESSOURCES ET LIMITER LES RISQUES -
COMMENT PRESERVER LES RESSOURCES EN EAU A L’ECHELLE INDIVIDUELLE ?
Y En réalisant quotidiennement des gestes simples :
-+ Eviter de gaspiller l’eau. En effet, nous consommons déjà en moyenne chaque jour 200 litres d’eau
potable. Nous l’utilisons pour la boisson et la cuisine, bien sûr, mais aussi pour la toilette et les toilettes, la
lessive et la vaisselle, l’arrosage du jardin, le lavage de la voiture. Il est donc recommandé d’effectuer des
gestes simples tels qu’éteindre le robinet en se lavant les dents. En effet, si on laisse couler l’eau en se lavant
les dents, le débit courant d’un robinet étant de 12 litres par minute, on gaspille environ 10 000 litres d’eau par
an.
-+ Veiller à bien fermer les robinets. Un robinet qui goutte gaspille 5 à 20 m³ par an. Une fuite de chasse
d’eau, c’est 30 à 250 m³ par an d’eau potable qui partent directement à l’égout.
Laver à 40°C consomme 3
fois moins d’électricité qu’à
90°C
1 bain = 4
douches
-+ Surveiller d’éventuelles fuites au niveau des robinetteries, des chasses d’eau, mais aussi au niveau du
réseau qui relie le réseau collectif aux installations individuelles. Cette détection peut s’effectuer en relevant le
compteur durant une période où l’eau ne sera pas utilisée telle que la nuit.
-+ Arroser intelligemment : arroser au pied des plantes le soir, biner régulièrement et pailler le sol, choisir
des plantes peu consommatrices d’eau, sont autant de moyens permettant d’économiser l’eau.
-+ Préférer prendre une douche plutôt qu’un bain.
-+ Utiliser astucieusement la chasse d’eau double commandes, elle permettra de faire de nettes
économies.
-+ Limiter l’utilisation des appareils consommant de l’eau. Par exemple, faire tourner la machine à laver
le linge ou la vaisselle que lorsque celles-ci sont pleines. Il est aussi recommandé d’utiliser les programmes
économes.
-+ Ne pas jeter les produits de bricolage ou les huiles dans l’évier, car ces produits provoquent des
pollutions dangereuses difficiles et coûteuses à éliminer.
Ordre de grandeur des besoins en eau :
Utilisation extérieure :
- Arrosage du jardin : 15 à 20 litres par m2
- Lavage de voiture : de 40 à 200 l
- Piscine : de 50.000 à 80.000 l
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
Répartition de la consommation d’eau potable
Un goutte à goutte peut
représenter jusqu’à 35 000 L par
an, soit 115 € qui partent
directement à l’égout.
Pire, une chasse d’eau qui fuit peut
coûter 1 000 € par an !
Utilisation intérieure :
WC : 6 utilisations par personne et par jour
Lave-linge : 1 lavage/personne/semaine avec 50 litres d’eau par lavage
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DECHETS
- LIMITER ET RECYCLER LES DECHETS -
COMMENT REDUIRE LE NOMBRES DE DECHETS INCINERES OU ENFOUIS ?
La quantité de déchets augmente sans cesse : elle a doublé en quarante ans ! Il devient donc impératif de réagir.
Y
En réduisant à la source le nombre de déchets :
Réduire sa consommation d’emballages :
-+ Réduire sa production de déchets à la source. Pour cela, c’est lors des courses que tout se joue. Des gestes
simples peuvent être effectués comme choisir des produits comprenant moins d’emballage, privilégier de gros
contenants plutôt que plusieurs petits pour une quantité de nourriture égale, acheter à la coupe…
-+ Limiter le nombre d’impressions. En effet, l’utilisation du papier a non seulement un coût financier, mais il
pèse aussi sur l’environnement. Voila pourquoi il est conseillé d’imprimer recto-verso, d’utiliser le verso comme
brouillon et de n’imprimer que ce qui est nécessaire.
En choisissant des produits avec
moins d'emballage, on peut réduire
ses déchets de 26 kg par personne
et par an.
En limitant ses impressions papier,
on peut réduire ses déchets de 6 kg
par personne et par an.
Source : ADEME
La nature met :
10 ans pour éliminer une cannette
4 000 ans pour une bouteille en
verre
Que signifient ces logos ?
Ce logo signale que le producteur contribue financièrement à un dispositif (Éco-Emballages ou Adelphe) aidant les communes à
développer des collectes sélectives des déchets d’emballage pour les valoriser. Il ne présume donc pas du recyclage effectif du
produit qui le porte. On le trouve aujourd’hui sur la quasi-totalité de nos emballages.
Selon les normes internationales, c’est ce logo, et lui seul, qui signifie que l’emballage est recyclable. Mais celui-ci ne sera effectivement
recyclé que si nous respectons strictement les consignes de tri.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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!
En tenant compte des modalités de gestion mises en œuvre par le Syndicat Triaction :
De manière générale, il est important de prendre en compte le mode de collectes des déchets du Triaction, syndicat
collecte et de traitement des déchets auquel la commune est adhérente, dans les projets de construction. Il faut
prévoir un lieu de stockage (local ou emplacement extérieur) des containers de tri sélectif, facile d’accès pour les
différents membres d’une même famille (enfants, adultes) ou des habitants d’un même immeuble (sur le parcours de
sortie par exemple) et proche de la voie publique sur laquelle les containers sont collectés.
Ce lieu de stockage doit prendre en compte également la dimension des containers de collecte définie en fonction du
nombre de personnes dans le logement ou du nombre de logements dans un immeuble.
Bon à savoir
La déchetterie
Le service de la déchetterie est gratuit pour les
particuliers. Il est ouvert 7 jours sur 7, de 10 h à 18 h,
sans interruption (sauf les 25 décembre et 1er janvier).
Adresse : Route de Pierrelaye - 95550 Bessancourt.
Tri sélectif à Bessancourt :
"# Le bac à couvercle jaune pour les bouteilles en plastique, flacons en plastique, boîtes métalliques,
aérosols, briques alimentaires, cartonnettes, journaux, magazines et prospectus.
"# Le bac à couvercle vert pour les bouteilles en verre, les pots en verre et les bocaux en verre.
"# Le composteur individuel, le sac en papier ou une poubelle classique sans couvercle
les déchets verts (petits branchages, feuilles mortes, tontes de pelouse...).
pour
"# Le bac à couvercle grenat pour tous les autres déchets, non recyclables.
-
Couvercle jaune = emballages, journaux, magazines ! 1 fois / sem.
Couvercle vert = verre ! 0,5 fois /sem.
Couvercle grenat = déchets résiduels ! 3-4 fois / sem.
Sacs à déchets verts = végétaux ! 1 fois / sem.
Attention : Le syndicat Tri-Action édite un calendrier des collectes en fonction des secteurs de
collecte. Pour vous le procurer, renseignez vous au près de TRIACTION
"# Les autres moyens mis à disposition des usagers :
S’engager à produire son compost…
Le syndicat intercommunal
Tri-action,
chargé de la collecte et de la gestion des
déchets
ménagers
pour
plusieurs
communes, dont Bessancourt, propose une
charte d’utilisation des bio-composteurs. Le
syndicat fourni à l’usager un bio-composteur
à prix réduit et l’usager s’engage à produire
son compost.
Avec le composteur, le syndicat fournit des
indications pour une production efficace de
compost.
Pour plus d’informations, consulter le site de
Tri-action :
http://www.syndicat-tri-action.fr
! Vente de composteurs individuels ! 20% des maisons individuelles sont maintenant équipées,
! Une Collecte en porte à porte des déchets verts et des encombrants.
! Déposer les encombrants (gros cartons d’emballages, ferrailles, vieux meubles, ordinateurs…) en déchetterie
ou devant votre domicile les jours et horaires de collectes prévu à cet effet
! Il faut éviter d’abandonner ses déchets sur la voie publique.
Remarque : Des bornes de collecte en apport volontaire existent à l’Hôtel de ville pour les cartouches d’imprimante vides et d’anciens téléphones.
! Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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ECOMOBILITE
- SE DEPLACER AUTREMENT -
COMMENT RENDRE NOS DEPLACEMENTS PLUS ECOLOGIQUE ?
Les transports jouent de nos jours un rôle important dans les émissions de gaz à effet de serre, principalement du à l’usage abusif de la voiture. En effet,
entre 1980 et 2005, le parc automobile a augmenté de 72%. 25% des déplacements concernent les trajets domicile-travail et 80% des
conducteurs sont seuls dans leur véhicule. Au problème environnemental que pose l’utilisation abusive de la voiture, s’ajoute la question de saturation
du trafic et de l’augmentation du stress au volant. Voila pourquoi, il devient nécessaire de diminuer l’utilisation de la voiture particulière au profit de mode de
déplacements alternatifs et plus doux tels que le vélo ou les transports en commun.
Le choix du mode de déplacement par les salariés
La répartition modale des déplacements urbains
Source : PDU Ile-de-France
Source : ADEME
Bon à savoir
C’est le PLU qui fixe le nombre de place à réaliser par construction.
L’article 12 du règlement de PLU et son annexe III définissent les ratios de stationnement (voiture et vélo) des
nouvelles constructions selon :
" leur nature (logement, bureaux…)
" leur superficie
" leur situation (zone urbaine…)
!
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Y En privilégiant les modes de déplacement alternatifs et en limitant l’usage de la voiture :
-+ Une place pour la marche à pied et le vélo : Bessancourt s’est développée sur
un réseau de sente ancien qui aujourd’hui permet d’avoir cheminements doux en
dehors des voies de circulation traditionnelles. L’intégration à ce réseau de sentes, des
espaces vert importants (Parc du Château et Parc Keller), de liaisons cyclables permet
de relier les quartiers entre eux de créer un environnement propice à la marche à pied
ou l’utilisation du vélo.
(voir plan cartes des itinéraires doux page 54)
Station pédibus
Piste Cyclable Avenue Charles De Gaulle
-+ Pour les déplacements nécessitant l’usage de la voiture, privilégier le
covoiturage (partager un véhicule sur un trajet commun) ou l’autopartage (à mi
chemin entre location traditionnelle et possession d’un véhicule individuel).
-+ Un système de pédibus a également été mit en place par la commune de
Bessancourt. Il permet d’éviter l’usage de la voiture sur de courts trajets, mais aussi
un trajet domicile/école convivial et en toute sécurité.
Source : Cap Terre
Source : ADEME
Source : ville de Bessancourt
Pour faire 3km, il faut en moyenne :
Station pédibus
Source : ADEME
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Liaisons cyclables :
Lignes pédibus :
Source : Plan Local de Circulation de la Commune de Bessancourt
Source : Commune de Bessancourt
Le réseau de circulations douces :
Source : Plan Local de Circulation de la Commune de Bessancourt
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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GLOSSAIRE
Analyse Cycle de Vie (ACV) :
L’ACV permet de quantifier les impacts d’un «produit » (qu’il s’agisse d’un bien, d’un service voire d’un procédé), depuis l’extraction des matières premières qui le composent
jusqu’à son élimination en fin de vie, en passant par les phases de distribution et d’utilisation, soit « du berceau à la tombe ». Les flux de matières et d’énergies entrants et
sortants à chaque étape du cycle de vie sont inventoriés puis on procède à une évaluation des impacts environnementaux à partir de ces données grâce à des coefficients
préétablis permettant de calculer la contribution de chaque flux aux divers impacts environnementaux étudiés.
Arbre à feuilles caduques :
Arbre dont les feuilles ne sont pas pérennes et tombent chaque année en période hivernale.
Coefficient d’Espaces Verts (CEV) :
C’est le rapport entre les espaces de pleine terre permettant d’assurer l’infiltration des eaux pluviales (aires de jeux et de repos, jardins d’agrément, …), et la superficie totale du
terrain.
Composés Organiques Volatiles (COV) :
Les composés organiques volatils constituent un ensemble de substances appartenant à différentes familles chimiques dont le point commun est de s’évaporer plus ou moins
rapidement à la température ambiante. On peut citer parmi eux, le benzène, le styrène, le toluène, ou le trichloroéthylène et d’autres substances très volatiles comme le
formaldéhyde et l’acétaldéhyde. Ces composés ont un impact direct sur la santé car ils sont toxiques et/ ou cancérigènes. Les matériaux de construction et produits de décoration
sont à considérer comme des sources non négligeables d’émission de COV.
Diagnostic de performance énergétique :
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est une évaluation qui renseigne sur la quantité d'énergie consommée par un bâtiment et qui évalue sa performance énergétique,
ainsi que l'impact de sa consommation en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Il se traduit par un document dont le contenu et les modalités d'établissement sont
réglementés. Il s'inscrit dans le cadre de la politique énergétique définie au niveau européen afin de réduire la consommation d'énergie des bâtiments et de limiter les émissions de
gaz à effet de serre. Un DPE doit obligatoirement être établi pour la vente et la construction d’un bâtiment ainsi que pour la mise en location d’un logement ou d’un bâtiment à
usage principal d’habitation.
Ecoquartier :
Un éco-quartier, ou quartier durable, est un quartier urbain qui s'inscrit dans une perspective de développement durable : il doit réduire au maximum l'impact sur l'environnement,
favoriser le développement économique, la qualité de vie, la mixité et l'intégration sociale.
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Le mulch (ou mulching) :
Cette méthode consiste à étaler sur le sol au pied du végétal un matériau permettant de limiter la levée des mauvaises herbes. Le mulch permet de protéger le sol, de limiter
l'évaporation de l’eau et donc de garder le sol humide plus longtemps. Les besoins d'arrosage lors des périodes chaudes sont alors réduits. De plus, ce procédé évite le
développement des mauvaises herbes, ce qui permet de faciliter l’entretien.
Le mulching peut également consister à répandre sur le sol les résidus de tontes et certains déchets de jardin broyés afin qu’ils servent d’engrais.
Pont thermique :
Les ponts thermiques sont des points de jonction dans un bâtiment où l’isolation n’est pas continue et qui provoquent des pertes de chaleur. Il y a pont thermique dès qu’il y a
discontinuité entre des matériaux et des parois de structure. Les ponts thermiques principaux d’un bâtiment se situent aux jonctions des façades et planchers, façades et refends
(murs porteurs intérieurs), façades et toitures, façades et planchers bas. Ainsi qu’à tous les percements (portes, fenêtres, loggias…). Ce sont les ponts thermiques structuraux. Ces
ponts thermiques sont plus ou moins importants selon la constitution des parois (isolées ou non).
Qualité environnementale du bâtiment :
La Qualité Environnementale d’un Bâtiment est une démarche globale de développement durable appliquée aux bâtiments visant à minimiser leurs impacts sur l’environnement
extérieur, notamment en préservant les ressources naturelles, et à répondre aux exigences de confort, de qualité de vie et de santé de leurs occupants. Cette démarche concerne
à la fois les opérations de construction et de réhabilitation des bâtiments.
SHOB :
C’est, pour une ou plusieurs constructions sur un même terrain, le total des surfaces de plancher de chaque niveau, mesurées à l’extérieur des murs.
SHON :
C’est, pour une construction, la surface hors œuvre brute (SHOB) après déduction :
· des combles et sous-sol non aménageables pour l’habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial,
· des surfaces dont la hauteur de plancher est inférieure à 1,80 m,
· des toitures-terrasses, des balcons, des loggias ainsi que des surfaces non closes au rez-de-chaussée,
· des bâtiments ou des parties de bâtiments aménagées en vue du stationnement des véhicules,
· des bâtiments affectés au logement des récoltes, des animaux ou du matériel agricole ainsi que les serres de production, des locaux de production et de stockage des produits à
usage agricole, des locaux de transformation et de conditionnement des produits provenant de l’exploitation,
· des surfaces affectées à la réalisation, dans la cadre de la réfection d’immeuble à usage d’habitation, de travaux tendant à l’amélioration de l’hygiène des locaux, dans la limite de
5 m² par logement,
· d’une surface égale à 5% des surfaces hors œuvre affectées à l’habitation.
Talweg :
Le talweg est la ligne qui relie les points les plus bas d’une vallée. C’est aussi une ligne d’écoulement des eaux.
Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) :
Ensemble de dispositifs destinés, dans un bâtiment, à assurer le renouvellement de l'air à l'intérieur des pièces, notamment pour les pièces dites humides : salles de bains,
toilettes, cuisines...
Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) :
L’article L.311-1 du Code de l’Urbanisme stipule que « les zones d'aménagement concerté sont les zones à l'intérieur desquelles une collectivité publique ou un établissement
public y ayant vocation décide d'intervenir pour réaliser ou faire réaliser l'aménagement et l'équipement des terrains. »
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SITES UTILES et AIDES
Le crédit d’impôt :
Cibles : Ce crédit est destiné aux équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable ou PAC. Ces équipements doivent
respecter certaines prescriptions techniques (spécifiées sur le site de l’ADEME).
Montant éligible : prix des équipements hors main d’œuvre avec un maximum de 8 000 € pour une personne seule et 16 000 € pour un couple.
Investissements bénéficiant du crédit d'impôt
Taux au 1er janvier 2010
Panneaux photovoltaïques, éolienne, micro-centrale hydraulique
50 %
Appareils de chauffage au bois ou biomasse
25 %
40 % en remplacement d'un système de chauffage bois ou biomasse existant.
Système solaire de chauffage ou de production d’eau chaude.
Attention : les éléments doivent avoir été intégrés par le vendeur ou le constructeur.
50 %
Pompes à chaleur pour le chauffage air / eau
Attention : les éléments doivent avoir été intégrés par le vendeur ou le constructeur.
25 %
Pompes à chaleur pour le chauffage à capteurs enterrés (pose de l'échangeur souterrain inclus)
Attention : les éléments doivent avoir été intégrés par le vendeur ou le constructeur.
40 %
Pompes à chaleur thermodynamiques pour la production d'eau chaude sanitaire
40 %
Equipements de raccordement à certains réseaux de chaleur
25 %
Source : Promotelec
Depuis le 30 décembre 2006, un crédit d’impôt est également accordé par l’Etat, pour l’installation d’un système de récupération d’eau de pluie. Pour en
bénéficier, il faut utiliser le système de récupération soit pour un usage extérieur (arrosage du jardin, lavage de la voiture), soit pour un usage intérieur autre
que la consommation humaine (évacuation des toilettes, lavage des sols et lave-linge). L’habitation doit être un logement principal. Le crédit s’élève à hauteur
de 25% du prix des équipements de collecte, traitement, stockage, distribution et signalisation. Ces équipements doivent être fournis par une entreprise
certifiée.
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Le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt :
Cibles : Intérêts d'emprunt pour l'acquisition d'une résidence principale neuve dont la performance énergétique correspond au niveau BBC du label "Haute
Performance énergétique".
Taux : 40 % sur les 7 premières annuités. Pour un bâtiment classique construit en 2010, le crédit est de 30 % la première année puis 15 % les 4 années
suivantes.
Le prêt à 0% :
Cibles : la construction ou l'acquisition d'un logement neuf ou ancien (avec ou sans travaux). Depuis le 1er décembre 2009, ce prêt est majoré pour
l’acquisition d’un logement certifié "Bâtiment basse consommation" (consommant -de 50 kWh/m² par an) : le plafond du prêt est relevé de 20 000 euros.
Montant : Le montant du prêt dépend du nombre de personnes dans le ménage.
Taux : 0%
Financeurs : le prêt est distribué par les établissements prêteurs ayant passé une convention avec l'Etat.
Un éco prêt à taux zéro est accordé également pour l’installation d’une pompe à chaleur assurant le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire et ayant
un coefficient de performance supérieur ou égal à 3,3, accompagnée d’un dispositif de programmation du chauffage.
Pour plus d’information, se référer à l’arrêté n° NOR DEVU0903668A du 30 mars 2009.
Le Prêt Environnement :
Certaines banques octroient des prêts à taux préférentiels pour l’investissement dans des équipements à haute performance énergétique ou à énergies
renouvelables. Pour connaître ces aides, consultez le document suivant : http://www.promotelec.com/produits/xls/Aides%20financi%C3%A8res.xls
L’éco subvention :
Cibles : travaux de rénovation thermique sur un logement achevé depuis au moins 15 ans. Vous devez l’occuper comme habitation principale pendant au
moins 6 ans après la fin des travaux. Les travaux ne doivent pas avoir commencé. Ils doivent être effectués par des professionnels du bâtiment, pour un
montant compris entre 1 500 € et 13 000 € et débuter au plus tard un an après la demande de subvention.
Financeur : l’État.
Montant : de 20% à 35% du montant des travaux, selon deux niveaux de plafond de ressources. Si vos revenus vous situent dans cette deuxième tranche
(tranche « prioritaire »), vous pouvez bénéficier en plus d’une écoprime supplémentaire de 1 000€, suivant certaines conditions techniques.
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Aides régionales :
Cibles : études et projets intégrés dans une démarche locale, patrimoniale, territoriale de maîtrise de l'énergie et de développement des énergies
renouvelables.
Bénéficiaires :
• Les collectivités locales
• Les syndicats mixtes de production de chaleur
• Les syndicats de traitement de déchets
• Les établissements publics d'aménagement
• Les SEM
• Les bailleurs sociaux publics ou privés
• Les établissements privés d'enseignement secondaire général
Taux : études à hauteur de 30 % et investissements à hauteur de 20 % (30 % pour les projets expérimentaux), information et sensibilisation à hauteur de
40 %
Pour connaitre les aides fournies par les collectivités, consulter les espaces Info-Energie les plus proches de chez vous :
http://www.ademe.fr/particuliers/PIE/InfoEnergie.html
Aides de l’Agence Nationale de l’Habitat :
L’ANAH propose des subventions aux propriétaires qui occupent un logement ou loue un bien immobilier, pour des travaux d’amélioration réalisés par des
professionnels du bâtiment, dont le montant est au moins de 1500 euros. Les syndicats de copropriété peuvent également profiter de ces aides, pour des
travaux réalisés sur les parties communes. Les bâtiments considérés doivent être achevés depuis au moins 15 ans à partir du moment où la décision
d’accorder une subvention est prise. Les travaux ne peuvent commencer avant le dépôt de la demande de subvention. Le taux de subvention est déterminé
notamment à partir du niveau de ressources des bénéficiaires.
Les travaux subventionnables :
- Travaux destinés à l’amélioration de l’habitat en matière de sécurité, de salubrité ou d’équipement des logements et des parties communes d’immeubles
- Travaux d’accessibilité ou d’adaptation de l’immeuble et du logement aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite
L’ANAH accorde également une prime de 900 € pour l’acquisition et l’installation d’une chaudière individuelle à bois labellisée Flamme Verte ou pour
l’installation d’une pompe à chaleur à capteurs enterrés ou air/eau.
Le site à consulter : http://www.anah.fr/les-aides
Cahier de recommandations environnementales / Aout 2011
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Commune de Bessancourt
Aide d’EDF :
Sous certaines conditions, EDF peut octroyer des prêts à taux préférentiel pour l’équipement d’une pompe à chaleur.
Pour plus de renseignements, contactez EDF au numéro Azur 0810 010 333.
La TVA à taux réduit :
Le taux réduit de TVA à 5,5 % s’applique à la fourniture et à l’installation d’un matériel de régulation et de programmation du chauffage.
Ce taux réduit s’applique également à :
la fourniture et l’installation d’un poêle à bois relié à un tuyau fixe de branchement ou d’une chaudière individuelle à bois et des radiateurs,
l’achat du bois de chauffage (bûches, plaquettes et granulés),
la fourniture d’un chauffe-eau solaire individuel ou d’un système solaire combiné et à la main d’œuvre lors de l’installation,
la fourniture et l’installation d’une pompe à chaleur
L’ADEME a produit un tableau récapitulatif des aides existantes, disponible à l’adresse suivante :
http://ecocitoyens.ademe.fr/sites/default/files/guide_6811_AidesfinHab_0210.pdf
Quelques sites et adresses utiles :
http://www.habitat-developpement.tm.fr/ : aide à la définition de travaux et préconisations pour construire et rénover durable.
http://www.pact-habitat.org : réseau associatif national proposant notamment une aide à l’adaptation du logement aux besoins et usages.
www.ademe.fr/ecoprets : les différents prêts existants pour financer vos travaux.
http://www.cstb.fr/ : le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment.
http://www.inies.fr/ : la base de données française de référence sur les caractéristiques environnementales et sanitaires des produits de construction.
http://www.syndicat-tri-action.fr/ : le groupement de communes, dont fait partie la commune de Bessancourt, qui gère la collecte et le traitement des déchets
ménagers.
www.mon-habitat-durable.fr : des astuces pour faires des économies d’énergie chez soi.
www.inventerre.org : l’espace info-énergie de Bessancourt, des conseils pour les professionnels et les particuliers.
76 rue Pierre Brossolette 95200 Sarcelles (Village), 01 39 94 53 88, [email protected]
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