Handicap - Le Parisien

Handicap - Le Parisien

DOSSIER EMPLOI

23 pages pour faciliter l’accès au marché du travail

PAGES 20 À 42

COMMISSION PARITAIRE N° 0115 C 85979

É

CONOMI

E

LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT

TÊTE D’AFFICHE

SPÉCIAL

HANDICAP

Offrir aux handicapés un meilleur cursus scolaire et leur permettre de faire des études est une priorité pour faciliter leur recrutement. Une intégration qui passe aussi par une meilleure accessibilité aux administrations et aux commerces.

Eric MOLINIÉ, directeur adjoint du développement durable d’EDF

PAGE 5

FACE-À-FACE

Grenoble /

Nantes

Ces deux villes sont les championnes françaises de l’accessibilité et des actions pour les personnes en situation de handicap.

PAGES 14 ET 15

MARKETING

La collecte de dons se professionnalise

PAGE 12

ARGENT

Le point sur les aides existantes

PAGES 18 ET 19

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LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

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FOCUS

L’accessibilité, levier de croissance pour le commerce et le BTP

A partir du 1 er janvier 2015, tous les établissements recevant du public en France devront être en mesure d’accueillir les personnes en situation de handicap. Une opportunité pour le secteur de la construction et pour les commerçants.

L

D

OSSIER RÉALISÉ PAR

F

LORENCE

P

UYBAREAU

es professionnels n’y couperont pas. A compter du

1 er janvier 2015, les artisans, commerçants, cabinets médicaux et l’ensemble des établissements recevant du public

(ERP) en France devront être en mesure d’accueillir les personnes en situation de handicap (sauf déroga-

tion, lire l’encadré ci-dessous). A dire vrai, cette décision ne date pas d’hier. C’est la loi du 11 février

2005 qui a imposé cette règle d’accessibilité pour tous les lieux, qu’ils soient privés ou publics. Mais, malgré ces dix années de préparation prévues par le législateur et à treize mois de l’échéance, le constat est très mitigé. A peine 30 % des lieux seraient aux normes, selon le ministère du Développement durable.

« Pendant longtemps, les organisations professionnelles ont pensé que l’échéance serait reportée. Par ailleurs, il y a une méconnaissance de la loi par les commerçants mais aussi par certains architectes », souligne Nicolas Merille, conseiller national accessibilité à l’Association des paralysés de France (APF).

Aujourd’hui, tout le monde s’emploie donc à rattraper le retard : guides de mise en œuvre sectoriels, préconisations, réunions d’information… Les initiatives se multiplient

 A compter du 1 er janvier 2015, tous les établissements recevant du public (ERP) en France doivent

être accessibles aux personnes en situation de handicap. Les

établissements concernés sont divisés en 5 catégories en fonction du nombre de personnes qu’ils sont susceptibles d’accueillir. Les plus nombreux, c’est-à-dire les commerces de proximité, les cabinets libéraux, les artisans, les hôtels et restaurants… relèvent de la

5 e catégorie. Ces établissements n’ont pas d’obligation de faire un diagnostic, même si celui-ci peut

être recommandé avant de faire des travaux. Les points importants : tandis que les pouvoirs publics tentent de prévenir les oppositions que cette loi entraîne. Et pour cause, la mise en accessibilité (installation d’une rampe, changement de l’encadrement de la porte, signalétique…) nécessite un investissement élevé surtout pour les petites structures : « Les écarts sont importants d’un commerce à un autre. Cela peut aller de 3 000 € à 30 000 €.

La moyenne étant de 8 000 € à

10 000 € », explique Jean-Philippe

Chouika, gérant de Cap Access, une entreprise de conseil et de formation sonnes handicapées et notamment à celles qui sont en fauteuil roulant :

« Il faut briser cette représentation.

Rendre des locaux accessibles, c’est aussi anticiper le vieillissement de la population française », précise Nicolas Merille, qui fait état d’une

étude de la Banque mondiale selon laquelle la France perdrait entre

10 % et 15 % de fréquentation touristique du fait de la non-accessibilité de ses structures.

Personnes âgées mais aussi parents avec une poussette ou simple quidam avec un chariot de courses

Des aménagements qui profiteront aussi aux personnes

âgées, aux parents avec poussette, aux touristes…

pour l’accessibilité des ERP. Un coût d’autant plus important que les aides financières (prêts bonifiés, subventions…) sont généralement rares ou compliquées à obtenir hormis pour les structures de tourisme (lire l’encadré « Qui doit

payer ? »).

Conscients de ces difficultés en période de crise économique, les défenseurs de la loi préfèrent prendre la problématique sous un angle positif. A savoir, ne pas associer systématiquement l’accessibilité aux perou une grosse valise… Les occasions ne manquent pas d’apprécier une rampe plutôt que des marches et une porte automatique à un lourd battant. Et là encore les chiffres parlent d’eux-mêmes : installer une porte automatique permet d’améliorer de 5 % à 10 % le chiffre d’affaires, selon le Conseil national du handicap, sans compter l’attrait que produisent une vitrine bien

éclairée et des rayons bien identifiés. « Plus les magasins sont accessibles, plus les ouvertures sont grandes et plus le commerce s’en trouve facilité. Cela fait partie du bon sens commercial », note Joëlle

Grunber, PDG France de Devanlay-

Lacoste, une enseigne qui a fait de

Ce que dit la loi de 2005

- la loi n’exige pas la mise en accessibilité de tout le commerce, mais d’au moins une partie de l’établissement où peut

être fourni l’ensemble des prestations ;

- lorsque les travaux se révèlent très compliqués ou trop coûteux au risque de mettre en péril financièrement l’établissement, il est possible de réfléchir à des mesures de substitution (dans un magasin à étage par exemple, le client doit avoir la possibilité d’accéder à l’offre s’il n’est pas possible d’aménager un ascenseur), voire de dérogation.

Les dérogations sont rares

(inexistantes pour les constructions neuves) et limitées.

Elles sont délivrées sur avis. Par ailleurs, une dérogation pour un type de handicap ne dispense pas l’établissement de s’équiper pour les autres handicaps.

En cas de non-respect de l’obligation de mise en accessibilité du bâtiment, les sanctions peuvent être importantes : une amende de

45 000 € pouvant atteindre

75 000 € et six mois d’emprisonnement en cas de récidive ; la fermeture de l’établissement ; l’interdiction, à titre définitif ou pour une durée de cinq ans au plus, d’exercer directement ou indirectement une ou plusieurs activités professionnelles ou sociales.

l’accessibilité « universelle » un de ses axes stratégiques.

Enfin, comme le rappelle Catherine

Maurel, animatrice du plan Fisac

(Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce) dans les Alpes-Maritimes, « ces aménagements sont aussi des opportunités pour les entreprises du

BTP qui vont réaliser les travaux et ils peuvent donc être pourvoyeurs d’emplois ». Aux professionnels maintenant de savoir transformer une obligation légale en opportunité

économique.

EN SAVOIR PLUS

À LIRE

« Accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées », de Carole

Le Bloas, Ed. le Moniteur, 2012,

166 pages. 15 €.

À CONSULTER

Le site du ministère de l’Ecologie et du Développement durable qui propose des guides pratiques par branche sectorielle ou par région, des conseils juridiques… : www.developpement-durable.gouv.fr/-

Accessibilite-.html.

Dans toute la France, les chambres de métiers se mobilisent, celle de Paris particulièrement : www.cma-paris.fr.

Un site qui recense les lieux accessibles aux handicapés dans toute la France avec un petit commentaire pour chacun. Si les

établissements sont vérifiés, il permet aussi aux commerçants de communiquer : www.jaccede.com/fr.

Qui doit payer ?

 Bailleur, locataire, gérant…

La loi reste floue pour désigner celui à qui incombent les travaux et le financement des

ERP de 5 e catégorie : « Il n’y a pas de règle générale. Cela dépend du bail commercial.

Certains stipulent que c’est au propriétaire de réaliser les travaux, d’autres que c’est à l’exploitant. En général, la mise aux normes réglementaires, et donc l’accessibilité, est à la charge de l’exploitant », indique

Nicolas Merille, conseiller national accessibilité à l’Association des paralysés de

France (APF).

Mais ce dernier reconnaît que le sujet fait encore l’objet de discussions dans le cadre des aménagements de la loi. Par exemple, si un propriétaire refuse de faire les travaux, pièces justificatives à l’appui, c’est son exploitant qui devra demander une dérogation et qui pourra être tenu responsable en cas de manquement à la loi.

A l’inverse, une enseigne peut

être attaquée (et pas le gérant), si elle n’a pas mené les travaux nécessaires, par exemple dans le cadre du réaménagement de la boutique.

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

FOCUS

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Selon Alexandre Beurel, avec l’installation d’un ascenseur pour la clientèle à mobilité réduite, le village vacances Cap France

La Rivière est devenu un critère pour les groupes de touristes seniors.

(LP/Jean-Sébastien Evrard .)

Alexandre BEUREL,

directeur du village vacances

Cap France La Rivière à Saint-Jean-de-Monts (Vendée)

« Ça m’a permis de me différencier de la concurrence »

L’AVIS DE…

L es obligations de la loi de 2005,

Alexandre Beurel a décidé d’en faire un atout dans son secteur.

« Lorsque j’ai repris le village vacances Cap France La Rivière à

Saint-Jean-de-Monts, j’ai souhaité pouvoir accueillir des groupes de personnes handicapées. Sur la ré-

La rénovation du centre a coûté

1,2 million d’euros. Le surcoût pour la mise aux normes pour tout type de handicap (mental, sensoriel et moteur) étant estimé à environ

80 000 €. Alexandre Beurel a obtenu 48 000 € de la part du conseil général de Vendée et a postulé pour gion, il y a peu de structures qui ont fait cette démarche.

J’avais envie de me différencier par rapport à mes concurrents. » avoir le label Tourisme et handicap

« En moins d’un an, le chiffre d’affaires concernant

qui lui permet d’être référencé auprès des intéressés.

D’ores et déjà, les re-

Un choix qui, recon-

la clientèle

tombées sont plutôt ponaît-il, nécessite une préparation en amont et

à mobilité réduite

sitives : en moins d’un an, le chiffre d’affaires engendre des surcoûts :

« Les bâtiments, qu’il s’agisse des chambres, de la piscine, de la salle

a progressé de 15 % »

de restauration, doivent être mis aux normes. Par ailleurs, sur une même surface, nous accueillons moins de personnes car les espaces concernant uniquement la clientèle à mobilité réduite a progressé de

15 %. Par ailleurs, du fait de l’installation d’un ascenseur, le village vacances est devenu un critère pour les groupes de vacanciers seniors. « Sans cet aménagedédiés aux personnes à mobilité réduite sont plus larges. Mais notre architecte s’est rapproché des professionnels compétents et a travaillé avec des entrepreneurs qui

étaient sensibilisés à la problématique. » ment, c’est une clientèle qui nous

échapperait », souligne Alexandre

Beurel dont le centre accueille aussi des formations d’accompagnateurs de personnes handicapées.

De quoi remplir les chambres à la basse saison.

Hana CHERIF-HAUTECŒUR,

avocate au barreau de Paris

« Un atout pour mon activité professionnelle »

Hervé ALLART,

président de Tadeo et membre du

Conseil national handicap

« Dès aujourd’hui, une personne handicapée peut porter plainte »

Pourquoi la France est-elle si en retard sur l’accessibilité des

établissements recevant du public ?

Les commerçants de proximité n’ont pas compris que renouveler la façade est un vecteur de croissance.

Regardez les grandes enseignes.

Elles refont leurs magasins tous les cinq ou six ans pour avoir une meilleure visibilité auprès de leur clientèle et se mettre aux normes. Si elles font régulièrement ces travaux, c’est qu’il y a un retour sur investissement à court terme. Mais les responsabilités sont partagées.

Nous n’avons pas su conduire le changement. Le handicap est encore trop souvent vu comme un centre de coûts et non pas dans sa dimension

économique.

S ensibilisée de longue date aux problématiques d’accessibilité, Hana Cherif-Hautecœur, avocate au barreau de Paris, n’a pas hésité lorsqu’il a été question de s’installer à son compte : « Quand j’ai recherché mon local, j’avais deux critères prioritaires : qu’il soit dans le centre de Paris et qu’il soit accessible aux personnes à mobilité réduite. »

Un choix qui, précise-t-elle, n’était pas seulement dicté par sa spécialisation (la réparation du dommage corporel) mais par le besoin de rendre un service et de faire son travail. « J’ai

Désormais, l’avocate est

des confrères qui

recommandée

sont sur le même

par les

créneau que moi mais dont le ca-

associations

binet n’est pas accessible. Pour

spécialisées

moi, c’est une démarche citoyenne, mais c’est aussi un atout pour l’activité professionnelle. Nous nous préoccupons du client quel que soit son

état. »

Un engagement qui l’a amenée à réduire ses prétentions quant à la taille de son cabinet : « Actuellement, je paye 1 500 € par mois pour 25 m 2 . J’avais trouvé plus grand pour 1 200 €, mais ce n’était

Hana Cherif-Hautecœur, avocate spécialisée dans la réparation du dommage corporel, a choisi un cabinet accessible afin de pouvoir accueillir tous ses clients sans discrimination.

(LP/Philippe Lavieille.) pas vraiment accessible. » Outre une entrée dédiée et un large ascenseur, elle dispose d’un local suffisamment bien agencé pour permettre à une personne en fauteuil roulant de circuler sans problème.

« J’ai installé des meubles en fonction de ces critères, mais je n’ai pas eu d’investissement supplémentaire à réaliser. » Si désormais elle est recommandée par les associations spécialisées, Hana Cherif-

Hautecœur est surtout ravie de pouvoir accueillir tous ses clients sans aucune discrimination.

Pourtant la loi date de huit ans déjà et elle est assez précise sur les droits et devoirs de chacun…

Cette loi a été un accélérateur surtout pour les entreprises. En revanche, elle n’a pas amené grand-chose aux commerçants. Je ne parle pas des grandes surfaces et des centres commerciaux qui se sont toujours mis aux normes mais des petites structures. La loi de 2005 propose un mode d’emploi qui permet de réaliser des obligations relevant d’ores et déjà du Code pénal. Dès aujourd’hui, une personne handicapée peut porter plainte si elle estime qu’il y a discrimination dans le service rendu.

Oui, mais que faire ?

Il faut d’abord partir de l’idée que l’accessibilité de l’espace est profitable à l’acte d’achat. Il est vrai que tous les lieux ne pourront pas être aménagés, mais c’est l’occasion pour les commerçants ou les architectes de faire preuve d’imagination afin de rendre l’espace le plus accessible possible même sur des petites surfaces. Et puis, certains aménagements ne demandent pas de gros investissements, comme par exemple la mise en place de pictogrammes (NDLR : pour indiquer une direction, un ascenseur, par exemple) pour les personnes atteintes de troubles cognitifs.

Lire la suite page 4

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

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FOCUS

Geneviève BERNARD,

propriétaire du salon Marykev’Coiffure

à Bourg-en-Bresse (Ain)

« Cela a attiré une nouvelle clientèle »

M ettre son salon aux normes d’accessibilité a d’abord été une démarche personnelle pour Geneviève Bernard, propriéfauteuil roulant, toilettes aux normes… Genevieve Bernard a entrepris de nombreux travaux qu’elle chiffre à environ 15 000 € dont taire de Marykev’Coiffure à

Bourg-en-Bresse.

« Il y a trois ans, j’ai souhaité faire évoluer le concept de mon salon près de la moitié pour les toilettes.

Les travaux, chiffrés à environ

15 000 €,

Des travaux réalisés sans aide financière, mais dont elle reconnaît que cela lui a apporté de la notoriété pour en faire un lieu vé-

ont apporté

et « lui a attiré une nougétal où tous les équipements et les meubles sont

de la notoriété

velle clientèle dont la présidente des handicapés de en bois et en matériaux naturels bio. Dans le cadre de cette évolution, il me semblait normal de

au salon de coiffure

permettre l’accessibilité à tous dans ma boutique. »

Seuil d’entrée en inclinaison, bac à shampooing en colonne fixe pour

Bourg-en-Bresse ».

Son regret néanmoins est de ne pas être suivie par les autres commerçants de sa ville qui, selon elle, ne veulent pas investir dans ces aménagements car ils n’en comprennent pas encore l’intérêt et l’importance.

Seuil d’entrée en inclinaison, bac à shampooing en colonne fixe pour fauteuil roulant, toilettes aux normes…

Le salon de coiffure de Geneviève Bernard est accessible aux personnes à mobilité réduite depuis trois ans.

Jean-Luc HOFFMANN,

boucher à Haguenau (Bas-Rhin)

« Plus 22 % de chiffre d’affaires après les travaux ! »

A

Haguenau, dans le Bas-Rhin, la boucherie Hoffmann est une institution. En effet, depuis

1910, père et fils se succèdent avec toujours comme leitmotiv le service au client. C’est ainsi que l’accessibilité des locaux est devenue l’un des objectifs de Jean-Luc

Hoffmann : « En 2011, nous souhaitions refaire le magasin et notamment l’agrandir d’un tiers. A l’époque, il y avait un escalier de

profité

parking), le coût de ces aménagements pour lequel il n’a obtenu aucune aide : « Nous sommes peu informés par les pouvoirs publics.

Par ailleurs, les dossiers de demande d’aides sont lourds à monter. »

Pour l’accompagner dans ses choix, l’artisan alsacien a préféré

« Nous avons

signer une convention avec l’association spécialisée

CEP-Cicat qui lui a également fait un diagnostic de sept marches pour entrer.

La rénovation a été l’occasion de se mettre aux normes de la loi de

2005. »

La décision a été prise de garder les marches mais d’installer une rampe à

de la rénovation du magasin pour nous mettre aux normes »

5 %, en granit et en inox pour les personnes à mobilité réduite. Autres aménagements : des bandes podotactiles pour les malvoyants, un équipement audio pour les malentendants, une place de parking adaptée et l’aménagement d’un comptoir de paiement surbaissé. Au total, Jean-Luc Hoffmann chiffre à 100 000 € (avec le ses besoins pour une somme très modeste (150 €).

Aujourd’hui, Jean-Luc Hoffmann explique qu’il lui est difficile de calculer l’impact financier des investissements réalisés pour les personnes handicapées car, pour lui, ces travaux bénéficient à tous :

« Les personnes âgées qui montent difficilement les marches apprécient d’avoir une rampe. Mais c’est aussi vrai pour les parents avec une poussette. Avant, ils laissaient la poussette à l’extérieur et se dépêchaient de faire leurs achats pour ne pas laisser l’enfant seul. Maintenant, ils peuvent rentrer dans le ma-

REPÈRES

Jean-Luc Hoffmann chiffre à 100 000 le coût des aménagements qu’il a effectués, dont une place de parking

adaptée. Il estime avoir été peu informé par les pouvoirs publics et n’a pas bénéficié d’aides, les dossiers étant selon lui trop lourds à monter.

(LP/Jean-François Badias .) gasin et prendre leur temps. Et surtout, nous avons permis aux personnes handicapées d’être autonomes. Je ne me prive plus d’une partie de la clientèle potentielle. »

Jean-Luc Hoffmann, qui a vu son chiffre d’affaires « progresser de

22 % en 2011 et de 12 % en 2012 »

(à 2,8 millions d’euros), espère maintenant que son exemple servira de catalyseur à ses confrères commerçants.

Les pouvoirs publics accélèrent

650 000 établissements recevant du public (ERP) sont déclarés en France, dont près de 335 000 dans le public.

500 000 ERP sont en catégorie 5

(ceux qui accueillent le plus grand nombre de personnes) : leur coût de mise en accessibilité est estimé à

20 milliards d’euros.

12 millions de Français sont porteurs d’un handicap.

5,5 millions se déclarent en situation de handicap.

1,5 million présentent une déficience visuelle.

850 000 ont une mobilité réduite.

Source : ministère du Développement durable.

A près huit ans d’une grande discrétion, l’Etat a décidé de s’emparer du sujet de l’accessibilité des établissements recevant du public

(ERP) pour les personnes handicapées. Il est vrai qu’un rapport rendu en mars 2013 par la sénatrice Claire-Lise

Campion dressait un constat assez accablant sur ce qui avait été fait et, surtout, sur ce qu’il restait à faire. Avec cette conclusion : « La France ne sera pas au rendez-vous de 2015. » Claire-

Lise Campion faisait 40 propositions qui, à défaut de permettre à tous les

établissements d’être prêts à temps, visaient à faire des aménagements tout en respectant l’esprit de la loi.

« Simplifier les procédures »

« Il faut que collectivement nous retravaillions la question de la réglementation qui peut paraître très restrictive. Il faut rendre les procédures plus simples afin de permettre aux plus petits

établissements de s’équiper », explique la sénatrice. Après un premier comité interministériel qui s’est réuni en septembre, il est prévu dans les prochaines semaines la mise en place des agendas d’accessibilité programmée

(Ad’AP) : « C’est un contrat. Les acteurs publics et privés qui ne seront pas prêts en 2015 devront s’engager sur un calendrier précis et resserré de travaux d’accessibilité. Le non-respect de ces agendas pourra conduire à des sanctions financières qui alimenteront un fonds dédié à l’accessibilité », souligne Marie-Arlette Carlotti, la ministre chargée des Personnes handicapées, qui précise par ailleurs que « 1 000 ambassadeurs de l’accessibilité vont être recrutés pour orienter les acteurs dans leurs démarches et l’Etat va mobiliser la Caisse des dépôts et Bpifrance afin d’aider au financement des opérations et à l’adaptation des normes d’accessibilité ».

Car si l’Etat se veut ferme, il tient aussi

à éviter à tout prix la rupture : « Si au

2 janvier 2015, il y a trop de contentieux entre personnes handicapées et

ERP, ça sera la mort de la loi », s’inquiète Claire-Lise Campion. Quatorze mois ne seront donc pas de trop pour rattraper un peu le retard.

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TÊTES D'AFFICHE

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L’INVITÉ DE LA SEMAINE

Éric MOLINIÉ,

directeur adjoint du développement durable d’EDF et conseiller du président sur le handicap

« L’école joue un rôle primordial »

mites : je ne pourrai jamais monter en haut de la tour de Pise !

A la tête de l’AFM (Association française contre les myopathies), de la Halde ou du Samu social, ce quinquagénaire chaleureux et élégant y a défendu sa vision d’une société égalitaire et responsable. Aujourd’hui, il tente de la transposer au sein de l’un des plus grands groupes français. Diplômé d’HEC, Eric Molinié est convaincu qu’en matière de handicap l’école et la formation jouent un rôle essentiel pour permettre aux jeunes concernés de s’intégrer naturellement dans l’entreprise.

Faut-il augmenter le taux de 6 % de personnes handicapées dans les entreprises de plus de

20 salariés ?

Non. Je me situe dans une vraie logique de non-discrimination et je considère le quota comme une étape intermédiaire. La volonté dans beaucoup d’entreprises existe. Mais on embauche avant tout des compétences, pas un handicap. Le problème est que 80 % des personnes handicapées s’arrêtent au niveau du bac. Les grands groupes comme le nôtre s’arrachent les bac + 5.

Les personnes handicapées sont-elles mieux prises en compte par la société ?

Incontestablement. La loi de 2005 a donné un véritable coup d’accélérateur. Aujourd’hui, des questions de

Comment expliquer ce taux de 80 % ?

Ces jeunes s’autocensurent, mais ils fond commencent à être réglées. Le se heurtent aussi à un problème d’aiguillage.

Les conseillers

« Les grands groupes comme EDF s’arrachent les bac + 5 »

d’orientation sont souvent pétris de préjugés et conseillent à un élève handicapé de devenir comptable, juriste, informaticien, plutôt qu’ingénieur.

cœur du problème, c’est l’école pour tous. Un pas en avant a été fait en permettant à des élèves handicapés d’avoir accès aux mêmes établissements que les autres enfants, grâce aux auxiliaires de vie scolaire. L’école ordinaire est possible pour 80 à 90 % d’entre eux. Plus tard, dans l’entreprise, tous ces jeunes auront déjà l’habitude de cohabiter.

N’y a-t-il pas du retard pris sur l’accessibilité ?

C’est le point faible. Il y a eu un problème de communication entre le monde associatif et les pouvoirs publics. Rien n’a été fait pour contredire l’idée répandue par certains consultants « spécialisés » que tout allait coûter très cher. Il a manqué un groupe projets pour trouver ensemble des solutions intelligentes et pragmatiques. Dans la plupart des cas, c’est possible. Et puis il faut accepter ses li-

Est-ce que cela bouge dans les entreprises ?

Oui, depuis une dizaine d’années, il y a une vraie politique d’intégration, dont le club Etre (NDLR : club sur le

handicap des grands groupes indus-

triels) est une des illustrations. La loi sur les discriminations a permis de créer une jurisprudence tandis qu’un

événement comme le Téléthon a fait bouger les lignes.

Pour Eric Molinié, l’équation est simple : plus les handicapés feront des études supérieures, plus ils seront recrutés par les entreprises. C’est, selon lui, le meilleur moyen de lutter contre les discriminations.

(LP/Olivier Lejeune.)

Quelle politique menez-vous chez EDF dans ce domaine ?

Le groupe EDF a aujourd’hui plus de

3 000 salariés reconnus handicapés. Il favorise les contrats par alternance et dépense chaque année une enveloppe de plus de 10 millions d’euros d’achats aux entreprises adaptées qui n’emploient que des personnes handicapées. Nous faisons aussi attention à ce que tous nos salariés aient le même parcours professionnel et le même accès aux formations. Il y a un correspondant handicap dans chacun de nos 200 sites français.

d’avoir des experts par nature de handicap.

Que faites-vous pour les salariés qui deviennent handicapés ?

Quatre-vingts pour cent des handicaps ne se voient pas. Et 80 % des handicaps ne sont pas acquis à la naissance. Dans l’accord handicap, nous avons une politique de maintien dans l’emploi avec un travail étroit entre les médecins du travail, les manageurs et les DRH. On a aussi la particularité

L’arrivée d’une personne handicapée peut-elle créer des tensions dans un service ?

Oui, cela peut arriver. Il faut alors renforcer le lien et le dialogue au sein de l’équipe concernée. Le handicap est une formidable école de management. Lorsqu’un manageur a su dépasser les apparences et ses réticences pour proposer à un collaborateur handicapé un parcours professionnel bénéfique pour lui et pour l’entreprise, ce manageur est capable de le faire encore mieux qu’auparavant pour tous ses collaborateurs.

Qu’espérez-vous de la Conférence nationale du handicap de 2014 ?

Il est primordial de réfléchir aux orientations scolaires. Plus les handicapés feront des études supérieures, plus ils seront recrutés.

P

ROPOS RECUEILLIS PAR

B

ÉNÉDICTE

A

LANIOU

ET

F

RÉDÉRIC

H

ASTINGS

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

6

TÊTES D'AFFICHE

JE CRÉE MA BOÎTE

En partenariat avec www.terrafemina.com

Malik BADSI,

fondateur de Yoola, Paris (X

e

)

« Partez en voyage avec Yoola ! »

29 ans seulement, Malik

Badsi a réussi le pari osé

A de créer une agence de voyages et d’événementiel dédiée à un public en situation de handicap moteur, mental, visuel ou auditif. Depuis plus de trois ans, Yoola permet à sa clientèle d’assister à des événements sportifs et culturels internationaux mais aussi de faire du tourisme classique. Coupe du monde de football ou Jeux olympiques, Espagne, New

York ou Bali : tous les séjours et les destinations habituellement réservés aux valides sont adaptés aux personnes handicapées. « Nous nous occupons de tout, du transport à l’hébergement sans oublier les activités sur place et la billetterie. Le voyageur n’a qu’à faire ses valises. Il est entièrement pris en charge », explique le jeune entrepreneur.

Ce dernier n’a que 23 ans et une licence technico-commerciale en poche lorsqu’il commence à travailler sur son projet. « Ma motivation est liée à mon histoire personnelle puisque ma mère est handicapée, atteinte de la maladie de Parkinson. Je suis donc sensibilisé aux questions de handicap depuis l’enfance. »

Yoola est officiellement créé en février 2009, permettant à son créateur de passer directement du statut d’étudiant à celui de chef d’entreprise. Un an et demi plus tard, pendant l’été 2010, il emmène ses premiers clients en

Afrique du Sud dans le cadre des

Mondiaux de football.

Mais comme tout entrepreneur, son parcours a aussi été semé d’embûches financières et administratives. « Le secteur du tourisme est très réglementé.

Obtenir les autorisations nécessaires pour faire voyager du public n’a pas toujours été facile non plus », se souvient-il.

En revanche, il n’a aucun mal à convaincre de la viabilité de son projet et parvient même à séduire un business angel qui investira 35 000 € dans sa structure ; un soutien bienvenu d’autant que le jeune homme ne bénéficie d’aucune autre aide ni subvention. Fin 2011, une deuxième levée de fonds de

186 000 € auprès de FinanCités permet à Yoola de poursuivre son développement.

Quand on ne laisse pas le handicap au vestiaire.

Une plate-forme d’idées cadeaux

Résultat, en 2012, l’agence de voyages et sa petite équipe de cinq personnes (dont trois salariés) avait déjà permis à 800 personnes handicapées de voyager :

550 à l’occasion des Jeux olympiques de Londres et une cinquantaine pour les Jeux paralympiques. La jeune pousse clôture l’année avec un chiffre d’affaires de 500 000 €.

« Même sans événement sportif majeur, nous devrions être stables en 2013 car les demandes ont beaucoup augmenté cette année », se félicite Malik Badsi.

Pour faire croître son chiffre d’affaires, le jeune chef d’entreprise compte désormais sur la

Coupe du monde 2014 au Brésil mais aussi sur des partenariats officiels pour des événements handisports ou encore sur Yoola

Box, sa plate-forme d’idées cadeaux.

M

ARIE-

L

AURE

M

AKOUKE

Saison 3 de Vestiaires - France 2

Le 18 novembre, démarre la semaine nationale pour l’emploi des personnes handicapées. C’est aussi la date du retour de « Vestiaires », la série à l’humour mordant et décomplexé sur un club handisport de nageurs, pour une 3 e saison sur France 2.

C’est surtout l’occasion pour France Télévisions de réaffirmer ses engagements en matière de politique handicap. Que ce soit à l’écran, avec une programmation qui sensibilise au handicap pour faciliter l’intégration des personnes handicapées dans la société, avec l’accessibilité des programmes (sous-titrage, audio-description, langue des signes), notamment disponibles sur francetv Pluzz ; comme dans l’entreprise, avec le recrutement et le maintien dans l’emploi de travailleurs en situation de handicap, l’aménagement des postes de travail, la sensibilisation et la formation des collaborateurs.

Parce que France Télévisions est un employeur public responsable, la diversité se vit à l’écran comme dans notre entreprise.

francetelevisions.fr

Sa bio

1984 : naissance à

Colombes (Hauts-de-Seine).

 2008 : entretien avec le

PDG de Match Services AG, société chargée des droits de la Coupe du monde, qui l’aidera

à avancer dans son projet.

 2009 : rencontre avec un business angel qui l’aide à développer Yoola et l’accompagne encore aujourd’hui.

Ses conseils

 Etre déterminé.

Croire en soi.

 Aller au bout de ses rêves.

errens et au is eraon ilter

ès la en

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

TÊTES D'AFFICHE

7

Caroline MITANNE,

fondatrice de Sourdline, Paris (XV

e

)

SUCCESS STORY

« Mon centre d’appels est dédié aux sourds »

oute petite, Caroline Mitanne a rapidement dû effec-

T tuer les démarches administratives pour ses parents sourds. Voulant qu’ils soient davantage autonomes, elle a commencé à réfléchir en 2001, avec le développement d’Internet, de la webcam, du chat et du mail, à un projet d’accompagnement téléphonique pour les sourds et malentendants. « Ma langue maternelle est le langage des signes. Depuis toujours, je veux faire quelque chose pour les sourds », souligne-t-elle.

Lui vient l’idée de créer en février 2009 une société, Sourdline, qui est un centre d’appels relation client pour les sourds et malentendants. « Il faut savoir que dans la langue des signes, c’est une autre syntaxe où il n’y a pas de verbe, d’article ou de conjugaison, explique-t-elle. Et il existe une langue des signes par pays. »

En France, cinq millions de personnes sont touchées par des problèmes de surdité. Dans cette population, tout le monde ne maîtrise pas la langue des signes. « Nous ciblons 1,8 million de personnes », indique la fondatrice.

via la webcam et le chat. Pour les questions complexes, un interprète fait le lien avec le service clients de l’entreprise. Aujourd’hui, Sourdline a environ 15 appels par jour.

Chaque conseiller gère 2 ou 3 entreprises. La société compte aujourd’hui 8 salariés. Deux recrutements sont prévus pour 2014.

Sourdline a réalisé un chiffre d’affaires de 300 000 € en 2012. Ce chiffre devrait être de 400 000 € en

2013 et de 600 000 € en 2014.

« L’objectif est de tripler le chiffre d’affaires 2013 dans les cinq ans qui arrivent », insiste Caroline Mitanne.

Sourdline a déposé cet été un dossier pour obtenir l’agrément Entreprise adaptée auprès de l’administration du Travail. Elle réfléchit à proposer une offre pour les

TPE-PME en 2014.

F

RÉDÉRIC

H

ASTINGS

Dans le centre d’appels créé par Caroline Mitanne (debout), 80 % des conseillers sont sourds. Ils répondent aux clients via la webcam et le chat.

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Sourdline compte déjà parmi ses clients

Danone , Canal +, vente-privee.com,

E. Leclerc...

Le groupe Danone a été la première entreprise à prendre comme prestataire la société Sourdline. « Ce service consommateurs accessible pour les sourds et les malentendants

était une première en Europe », insiste Caroline Mitanne. Sur ses produits, le groupe Danone a apposé le logo Sourdline et l’adresse Internet pour joindre le centre d’appels.

Depuis cette première expérience, l’entreprise a d’autres clients connus (Canal +, venteprivee.com, etc.). « Début octobre 2013, on a lancé ce service consommateurs pour les marques propres du distributeur E. Leclerc :

Marque Repère, Eco +, Nos régions ont du talent », annonce-t-elle. Sur chaque produit de ces gammes sera apposé le logo Sourdline. D’autres distributeurs pourraient emboîter le pas dans les prochains mois.

« Nous allons également développer des partenariats avec des entreprises et dans le secteur de l’assurance au cours du 1 er trimestre

2014 », indique la fondatrice.

Dans le centre d’appels, 80 % des conseillers sont des personnes sourdes. Elles répondent aux clients

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LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

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TÊTES D'AFFICHE

Patricia GROS MICOL,

présidente de Handishare

SUCCESS STORY

« Handishare est quasi seul sur son créneau »

Dans sa société Handishare, dont l’activité est la gestion administrative externalisée, Patricia Gros Micol (2 e

à gauche) n’emploie que des salariés handicapés ayant eu un accident de vie.

près vingt-cinq années passées à des postes de manage-

A ment dans des grands groupes, Patricia Gros Micol a décidé de lancer son entreprise. En famille, elle s’est beaucoup investie dans l’humanitaire, notamment dans la création de cinq écoles à

Madagascar avec une association.

« Cela m’a donné l’envie de réaliser un projet porteur de sens en France », explique cette Lyonnaise.

Concernée à titre personnel par la maladie et le handicap, elle a créé fin

2011 dans la banlieue lyonnaise la société Handishare dont l’activité est la gestion administrative externalisée.

« L’idée était de faire des activités qui n’existaient pas. Car, pour les personnes ayant eu un accident de vie, il n’y a pas beaucoup de structures qui leur permettent d’utiliser leur activité intellectuelle », explique la fondatrice,

Patricia Gros Micol.

Concrètement, Handishare propose notamment l’assistance à des services ressources humaines, informatique et de comptabilité d’entreprise. Elle a déjà de grands groupes parmi ses clients : Alstom, Bouygues, Casino,

Renault, Total, etc. Elle a aussi des collectivités telles que la fonction publique territoriale du Rhône.

Handishare fait également de la relation client externalisée. En matière de communication, elle peut travailler sur les réseaux sociaux, par exemple pour actualiser des blogs. « Nous faisons aussi de la traduction, notam-

La société est une entreprise adaptée.

Elle a eu l’agrément de la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi). Par conséquent, les clients de Handishare peuvent déduire une partie des prestations facturées de la contribution annuelle qu’ils paient au titre du handicap. « On compte 600 entreprises adaptée en

France. Mais sur notre type d’activités, on doit être deux ou trois », estime Patricia Gros Micol.

Des sociétés sont clientes de Handishare sans pour autant chercher à réduire leur contribution annuelle au titre du handicap. « On sent que la démarche sociétale commence à s’inscrire dans les stratégies des entreprises », constate la présidente de

Handishare.

ment en anglais et en allemand et beaucoup de numérisation intelligente », indique la présidente. La tota-

« J’avais envie de réaliser un projet porteur de sens en France »

lité du personnel de

Handishare est composée de salariés handicapés ayant eu un accident de vie (cancer, sclérose en plaques, etc.).

La personne est recrutée sur ses apti-

Depuis fin juillet 2013, la société a déménagé dans de nouveaux locaux situés en rez-de-chaussée. Des travaux ont dû être engagés pour des mises tudes à évoluer en bureautique et en informatique. « Nous travaillons avec des centres de formation pour nos salariés et nous avons ensuite une formation continue interne », explique-telle.

Aujourd’hui, l’entreprise compte

10 salariés en contrat de travail à durée indéterminée (CDI). « Si on continue

à développer l’activité, on recrutera bien évidemment », insiste Patricia

Gros Micol. Tout le personnel est polyvalent. Plusieurs salariés sont formés pour une fonction. « On assure toujours au client la continuité de la mission », ajoute-t-elle.

aux normes. Par exemple, changer les cloisons pour avoir des portes plus larges. Le tout pour un budget de près de 40 000 € à la charge de l’entreprise.

La priorité pour la présidente de Handishare va être de renforcer les activités actuelles de sa société et d’être de plus en plus pointue sur les prestations réalisées. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires d’environ

300 000 € en 2013. « Nous espérons atteindre un chiffre d’affaires de

500 000 € en 2014 », indique Patricia

Gros Micol. Des levées de fonds pourraient être envisagées.

F

RÉDÉRIC

H

ASTINGS

(DR.)

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

DOSSIER EMPLOI

9

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10

ENTREPRISES EN ÎLE-DE-FRANCE

ZOOM

Les entreprises aidées à remplir leurs obligations légales d’emploi

Plus de 70 % des entreprises franciliennes de plus de 20 salariés n’ont pas respecté, en 2011, le taux de 6 % de personnes handicapées employées. Des dispositifs et des formations existent pourtant pour les accompagner dans leurs démarches.

2 953

C’est le nombre d’entreprises en

Ile-de-France qui ont payé pour l’année 2011 une contribution financière majorée à l’Agefiph pour n’avoir mené aucune action depuis trois ans en matière d’emploi de personnes handicapées (ni sous-traitance, ni emplois directs, etc.). Cette contribution majorée est de

1 500 fois le smic horaire par salarié handicapé manquant. La contribution non majorée est de

400 à 600 fois le smic horaire selon la taille de l’entreprise.

A

D

OSSIER RÉALISÉ PAR

F

LORE

M

ABILLEAU

u 31 décembre 2011, 13 780 entreprises de la région ne respectaient pas leur obligation légale d’emploi de 6 % de personnes handicapées. Pour rester dans les clous, elles ont dû payer une contribution financière à l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).

Or, ce chiffre important — il représente un peu plus de 73 % des entreprises de plus de 20 salariés, sans compter les sociétés nouvellement assujetties qui disposent de trois ans de période exonératoire — pourrait baisser grâce à une meilleure connaissance des formules proposées en Ile-de-France pour accompagner les entreprises. La plus importante est Alther, un dispositif proposé par l’Agefiph gratuitement et prioritairement aux entreprises de moins de 250 salariés,

à celles qui n’ont jamais mené d’action en faveur de l’emploi handicapé ou qui sont nouvellement assujetties à la contribution.

« Il existe une structure par département avec des experts chargés d’informer et de mobiliser les entreprises pour les amener à réaliser des actions positives », explique Nathalie Ducros, délégué régionale

Ile-de-France de l’Agefiph. Ces actions positives sont définies par la loi : il s’agit de recruter une personne handicapée, de sous-traiter au secteur protégé ou adapté, d’accueillir des stagiaires handicapés ou de conclure un accord de branche ou d’établissement portant sur l’emploi des personnes handicapées (dans les entreprises importantes).

De son côté, l’Agefos PME Ile-de-France expérimente une nouvelle offre de formation. « Nous proposons aux entreprises de venir chez elles et de former plusieurs salariés non handicapés — jusqu’à

12 — pour les sensibiliser au handicap, à l’intégration et leur fournir un programme personnalisé en fonction de leurs besoins, détaille Emilie Rocher, responsable du projet handicap. S’ils souhaitent recruter, nous allons les orienter vers les bonnes structures pour trouver des candidats, leur donner les bons contacts, etc. » Ici, seuls les frais d’inscription, soit

50 € par personne, sont à la charge de l’entreprise.

Dernier exemple avec l’Adapt, association pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées, qui propose aux entreprises tout un panel de formations payantes sur des thématiques comme « maintenir dans l’emploi un travailleur handicapé » ou encore « recruter et intégrer un travailleur handicapé ».

Des formules qui peuvent se traduire par des effets très concrets dans l’entreprise.

L’AVIS DE…

Sandra GAUMONT,

chargée de mission handicap et diversité à O2, société de services à domicile

« Nous avons signé une convention nationale avec l’Agefiph »

Comment avez-vous été en contact avec l’Agefiph ?

Depuis 2010, la direction des ressources humaines a mené une politique volontariste en faveur de l’emploi de personnes handicapées, en signant une convention nationale avec l’Agefiph.

Grâce à cela, la plupart de nos agences O2 remplissent leurs obligations d’emploi de travailleurs en situation de handicap, certaines vont d’ailleurs au-delà de leurs obligations légales. Toutefois, en 2011, sur notre agence de Paris-Est qui comptait à l’époque 32 salariés, nous avons été soumis à la contribution Agefiph pour un montant de 3 676 €, soit 400 fois le smic horaire de l’époque, après qu’un de nos salariés en situation de handicap a quitté son poste. En 2012, Alther 75 nous a donc contactés pour nous proposer de nous accompagner.

Que vous a apporté cet accompagnement ?

La plate-forme d’information Alther 75 nous a proposé un certain nombre de stagiaires prêts à travailler et nous a permis de communiquer auprès de différentes associations et structures sur nos métiers, comme par exemple auprès de Basiliade, une association qui a pour vocation d’accueillir et d’accompagner des personnes en situation de précarité atteintes notamment par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine). Nous avons également participé à un forum organisé par Pôle emploi et Handipass et nous avons communiqué en interne à travers une note de l’Agefiph sur la reconnaissance du statut de travailleur handicapé.

Quels ont été les effets concrets de cet accompagnement ?

En 2012, un salarié nous a fait part de sa reconnaissance de travailleur handicapé, nous avons également intégré un stagiaire durant un mois et nous sommes actuellement en train de recruter une personne pour le poste d’assistant ménager sans que cela ait nécessité d’aménagement de notre part. Du coup, l’agence de Paris-Est remplit aujourd’hui son obligation légale avec l’emploi de deux salariés à temps plein, sur un total de 41 personnes.

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

En partenariat avec

EN BREF

94 VAL-DE-MARNE

Des rencontres avec les investisseurs

Les start-up et les PME innovantes qui souhaitent rencontrer des investisseurs peuvent s’inscrire aux rendez-vous organisés dans le cadre de la convention d’affaires

Meet Innov. Une déclinaison spécifique, Meet Invest, permettra aux start-up de moins de 5 ans de se présenter à des fonds d’investissement et des business angels.

Mardi 19 novembre, de 8 heures à

20 heures, pavillon Baltard,

Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne).

Gratuit. Inscriptions sur

www.meetinnov.com

.

75 PARIS

Un nouveau lieu phare pour le numérique

L’association Silicon Sentier vient tout juste d’inaugurer le Numa, grand lieu de l’innovation et du numérique. Situé dans le quartier du Sentier, cet espace de travail collaboratif et accélérateur de start-up regroupe sur 1 500 m 2 les activités de l’association qui promeut les start-up du Web. Le

Camping et la Cantine y ont aussi

élu domicile. Le Numa pourra ainsi accueillir plus de 200 start-up simultanément.

Numa, 39, rue du Caire, Paris (II e ),

www.numaparis.com

.

AGENDA

Salon Actionaria

Destiné aux néophytes comme aux connaisseurs, ce salon rassemble toutes les informations sur la Bourse et les produits financiers : les connaissances

élémentaires pour investir, des ateliers de formation aux dernières techniques de trading, des informations sur Enternext, la nouvelle Bourse des PME…

Vendredi 22 novembre de 9 h 30 à

19 heures, samedi 23 de 9 h 30 à

18 h 30, palais des Congrès, Paris

(XVII e ). Entrée : 10 € le passe deux jours. Accès gratuit sur préinscription :

http://actionaria.com.

Je cède, vous reprenez, nous conseillons, ils se rencontrent !

7

e

Journée Régionale de la Cession-Reprise d’entreprise

Mardi 19 novembre 2013 - Paris

Pour tout savoir :

www.jrcr.fr

Avec le co-financement de :

Plus que jamais mobilisés ...

... autour de la formation !

Semaine pour l’emploi des personnes handicapées

Du 18 au 23 novembre 2013

Rencontres avec des spécialistes du recrutement et du maintien dans l’emploi ainsi que de nombreuses autres initiatives.

Dialogues en direct sur internet avec des entreprises qui recrutent, dépôt de CV ...

Rejoignez-nous sur facebook.com/agefiph

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LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

12

MARKETING

La collecte de fonds, une affaire de pros

Publicité, campagne d’e-mails, démarchage de rue (« street fundraising »), les méthodes de collecte se sont professionnalisées. Aujourd’hui, les associations emploient des techniques dignes des meilleurs marketeurs.

A

D

OSSIER RÉALISÉ PAR

S

ÉBASTIEN

P

IERROT

la télévision (pour l’Association des paralysés de

France et le Pasteurdon), au cinéma (Institut du cerveau et de la moelle épinière), sur le Web et sur les murs de nos villes (Perce-Neige)… En cette fin d’automne, associations caritatives et fondations des domaines de la recherche et de la santé donnent de la voix pour demander aux Fran-

çais de leur verser de l’argent.

C’est la période idéale : sur les

3,76 milliards d’euros récoltés en

2011 (d’après Recherche & Solidarité), 42 % (soit 1,6 milliard d’euros) l’ont été d’octobre à décembre, selon

France Générosité. « L’ap-

La fin de l’année est idéale pour les dons

proche de Noël, l’arrivée du froid et la date limite pour défiscaliser ses dons (NDLR : 66 %

à 75 % du montant peuvent être dé-

Pour effectuer de la prospection, les associations préfèrent le télé-

duits des impôts) expliquent ce phénomène », indique Béatrice du

Retail, responsable des partenariats de l’association Perce-Neige.

Ces campagnes de communication

— dont la plus emblématique reste celle du Téléthon organisée par l’Association française contre les myopathies chaque premier week-end de décembre —, marquent le temps fort de la collecte.

Mais les associations œuvrent toute l’année pour conserver leurs donateurs et en conquérir de nouveaux.

Avec des techniques variées.

La première d’entre elles reste le courrier, utilisé par 76 % des associations, d’après l’Association française des fundraisers (collecteurs de fonds). « La demande par lettre est la technique la plus efficace », confirme Sylvain Coudon, responsable du mécénat à l’Institut

Pasteur. En effet, plus d’un donateur sur deux ayant au moins

60 ans, ce média reste préféré à Internet. Le courrier est aussi mieux adapté au paiement par chèque

« représentant encore 90 % des dons ». Avec une dizaine de campagnes d’envois par an, l’institut collecte par ce biais environ

21 millions d’euros.

phone. « Il est plus utile pour convaincre quelqu’un qui n’a jamais donné car il permet de discuter et d’expliquer nos actions en détail », souligne Isabelle Bainson, responsable des fonds privés à

Handicap international. L’association a fait deux campagnes en 2013 et, grâce à ses 240 000 appels, a recruté 15 000 nouveaux donateurs.

La moitié deviendront donateurs actifs après un an.

Autre outil de conquête, la collecte dans la rue, appelée « street fundraising ». « Cela permet de toucher un public différent, jeune et

Le numérique permet

Les campagnes d’affichage et le courrier restent des méthodes de sensibilisation très efficaces auprès du public.

de toucher un public de novices

(DR.) actif et qui n’a pas la culture du don », poursuit Isabelle Bainson.

Les associations n’envoient pas leurs bénévoles aborder les passants. Elles louent les services d’agences spécialisées. Revêtus d’un gilet aux couleurs de l’association, leurs salariés obtiennent de bons résultats. Handicap international a ainsi récupéré 5 000 nouveaux donateurs cette année. Mais cette méthode a ses limites : les collecteurs demandent aux bienfaiteurs d’effectuer un prélèvement régulier sur leur compte bancaire.

Du coup, la technique exige un engagement réel de la part du donateur. Elle est surtout répandue dans les associations militantes comme

Greenpeace. On la trouve encore peu dans celles de la santé.

Les associations naissantes misent, elles, sur des événements. Bien médiatisés, ils permettent de se faire connaître tout en collectant de l’argent. Par exemple, la Marche des bébés (une course avec poussettes) a rapporté, en 2011, 428 000 € à la fondation Prem’up (recherche sur la grossesse) tout en générant

150 retombées dans les médias.

Dernière technique apparue : le microdon, qui consiste à reverser à une association quelques centimes pris sur son salaire ou sa facture de courses. Existant depuis vingtcinq ans en Grande-Bretagne (où on l’appelle le « payroll giving »), il arrive en France cette année. Une piste à suivre pour les intervenants dans le domaine du handicap.

Du marketing moins agressif pour attirer les legs

La Fédération internationale de la Croix-Rouge vient de placer son logo dans le célèbre jeu vidéo Sim City.

(DR.)

P our toucher un nouveau public, les associations n’hésitent pas à investir le secteur des nouvelles technologies. La Fédération internationale de la Croix-Rouge vient ainsi de placer son logo dans Sim City, un célèbre jeu vidéo de simulation.

Depuis le mois de septembre, il est donc possible d’acheter pour 9,90 € des bâtiments, des ambulances et des tentes de la Croix-Rouge afin d’aider les avatars du jeu à faire face aux catastrophes naturelles virtuelles. L’intégralité des ventes sera reversée à l’association.

« Ce partenariat nous permet surtout de bénéficier d’une large audience et de nous faire connaître auprès d’un public peu habitué à l’humanitaire », se réjouit Olaug Bergseth, responsable des partenariats internationaux à la Fédération internationale de la Croix-Rouge.

L’ héritage que les particuliers leur lèguent constitue une part très importante des revenus des associations.

Selon

Eric Dutertre, p r é s i d e n t d’Excel, une agence de marketing spécialisée dans l’engagement, « les legs représentent 1 milliard d’euros chaque année ». Pour certaines associations, leur montant est supérieur à celui de la collecte : 25 millions d’euros, contre

19 millions pour la collecte, sont par exemple légués chaque année à la Fondation pour la recherche médicale (FRM).

« Il faut avant tout informer les notaires et le public »

Pour cette forme de don un peu particulière, des cellules spéciales de collaborateurs sont chargées de recontacter les donateurs qui se sont dits intéressés. Et d’entretenir avec eux une relation dans la durée, basée sur l’envoi d’informations.

Pas question toutefois d’utiliser des méthodes agressives. « Cela serait tout à fait contre-productif, confirme Frédérique Camize, directrice du développement à la

FRM. Il faut avant tout informer les notaires et le public que cette possibilité existe. Et leur donner des conseils pratiques sur la façon de procéder : qui contacter ? Où coucher le nom de l’association sur le testament ? Etc. »

Deux publics sont visés : celui des donateurs réguliers (70 % des legs) et celui des seniors en général, par l’intermédiaire des journaux qui leur sont destinés, comme « Notre temps ». Une stratégie payante : en dix ans, le montant des legs a doublé à la FRM.

ng ne ui ens es us is es le ui os unt nt re, léde

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L’A D A P T - a s s o c i a t i o n p o u r l’ i n s e r t i o n s o c i a l e E T p r o f e s s i o n n e l l e d e s p e r s o n n e s h a n d i c a p é e s

Communiqué

Les personnes handicapées seraient moins formées que les personnes valides… Rien n’est moins sûr !

Contrairement aux idées reçues, le manque de formation des personnes handicapées n’est pas toujours la résultante de leur handicap.

Deux réalités bien distinctes coexistent dans ce préjugé collectif et concernent à la fois les jeunes et les adultes entre

40 et 50 ans.

Et le problème se situe bien au-delà des frontières du handicap.

Emmanuel Constant, Président de l’ADAPT

En France, 9,7 millions de personnes vivent avec un handicap, soit 19,4 % de la population !

En 2011, toujours selon la DARES*, 2 millions de personnes, entre 15 et 64 ans, vivant en France métropolitaine, déclaraient avoir une reconnaissance administrative d’un handicap leur permettant de bénéficier de l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés (OETH). Qui sont ces 2 millions de personnes ?

* Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques

Jeunes en situation de handicap, la double peine !

Garantir l’accès aux études supérieures, généralistes ou professionnelles, leur permettre d’accéder à un parcours scolaire qualifiant, c’est leur donner l’opportunité d’aller sur un avenir sur lequel ils peuvent espérer être recrutés.

La formation est un gage pour les jeunes d’acquérir une capacité à pouvoir rebondir, si, un instant dans leur parcours de vie, ils sont impactés par le handicap. En situation de handicap ou valides, les jeunes doivent préparer leur avenir.

Engagez-vous sur facebook AVEC L’ADAPT, l’association qui prépare l’avenir des jeunes avec les jeunes !

Et c’est le rôle de tous de leur permettre de rentrer dans l’emploi dans les meilleures conditions.

Il faut saluer ici le rôle des accompagnants, notamment des auxiliaires de vie scolaire, qui, bien plus qu’une aide scolaire, suivent, accompagnent et s’engagent auprès des jeunes en situation de handicap.

Accompagner tout au long du parcours professionnel

Des femmes, des hommes adultes, qui, entre 40 et 50 ans ont une rupture de vie. Handicap, ruptures sociales voire familiales : quel avenir pour ces adultes ?

Leur reconnaissance administrative de statut de travailleur handicapé prouve qu’ils sont aptes à travailler.

En revanche, ces ruptures de vie, de parcours, prennent de l’ampleur, car à un moment donné ou un autre, ces femmes et hommes adultes, n’ont pas trouvé de réponse adaptée dans la construction de leur parcours professionnel initial.

Ces faiblesses doivent être compensées par un rôle de prévention et de maintien dans l’emploi, joué notamment par les employeurs, les médecins du travail et l’ensemble des acteurs médico-sociaux.

La Semaine pour l’emploi des personnes handicapées fait le focus sur ces situations et offre, à l’ensemble des acteurs sociaux,professionnels et économiques,un vivier de solutions.

En s’engageant activement à favoriser l’accès à l’enseignement supérieur pour les jeunes, L’ADAPT contribue au développement des parcours de professionnalisation et de qualification, en travaillant notamment avec les entreprises et les associations.

Pour s’interroger sur la formation de l’individu tout au long de sa vie !

Co-construire les parcours, ouvrir à l’autonomie progressive, promouvoir une société inclusive, ouvrir de nouvelles voies vers l’emploi… Telles sont dans les grandes lignes, les solutions proposées par

L’ADAPT.

www.semaine-emploi-handicap.com/

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

14

FACE À FACE

FICHE

D’IDENTITÉ

Préfecture de l’Isère.

 Maire PS :

Michel Destot depuis 1995

(photo)

.

 Nombre d’habitants :

156 800.

 Population urbaine :

669 500 habitants.

Densité : 8 500 hab./km 2 .

Grenoble vient de détrôner Nantes en tête des villes les plus accessibles selon le baromètre de l’Association des paralysés de France. C’est le résultat d’une politique menée dès 1975.

D

OSSIER RÉALISÉ PAR

M

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ERVEZ

Grenoble, la pionnière

L’AVIS DE L’EXPERT

Daniel GROS,

conseiller départemental de l’Association des paralysés de France en Isère

Ses atouts

 « La coopération entre l’Association des paralysés de France (APF) et la ville de Grenoble est une vieille histoire de plus de vingt-cinq ans, ce qui explique son avance en la matière.

Les premiers bus avec le plancher qui descend au niveau du trottoir ont déjà

20 ans. Il y a eu un adhérent de l’APF nommé adjoint au maire des deux mandatures précédentes et nous sommes associés en permanence aux avant-projets, ainsi que d’autres associations, pour examiner les permis de construire. Le point fort de la ville étant les transports, avec un taux d’accessibilité proche des 100 % des bus et des trams, mais aussi des abris. Des travaux de voirie sont régulièrement effectués pour rehausser les passages pour piétons.

Le téléphérique de la Bastille a été aménagé pour les personnes handicapées. Enfin, au niveau de l’emploi et de l’insertion, il y a un réel effort de fait à travers le programme

Inovaccess. »

Ses points faibles

 « Il n’y a plus beaucoup de points noirs. Si je devais en signaler un, je dirais que dans certains anciens quartiers la hauteur des trottoirs est toujours problématique. Quant à la partie piétonnière du centre-ville, accessible de longue date, elle nécessite un entretien : on constate une certaine usure du revêtement en pavés. Le grand chantier de la municipalité reste les écoles et l’accessibilité des enfants en situation de handicap. On commence

à aménager les établissements scolaires, mais ce n’est pas encore généralisé. »

Baromètre APF de l’accessibilité 2012 :

Note globale :

18,4/20

Note globale 2011 :

17,1/20

Cadre de vie adapté :

18/21 *

Accessibilité des équipements municipaux :

17/20

Politique locale volontariste :

21/21 *

* Barème comprenant sept questions à trois points.

Taux de salariés de la municipalité en situation de handicap :

7,7 %

Budget relatif à l’effort de mise en accessibilité sur l’existant, objectif 2015 :

1,16 M

(dépenses nettes)

Stationnement adapté :

875 places adaptées, soit

2,25 %

Feux sonores :

190 traversées équipées, soit

11 % des traversées piétonnes

100 % des stations de tramway accessibles,

95 % des quais de bus accessibles

44 % des établissements recevant du public accessibles

L’actu de la marque

POSITIONNEMENT STRATÉGIE

 Après trois secondes places consécutives,

Grenoble vient de détrôner Nantes en tête des villes les plus accessibles selon le baromètre APF

(Association des paralysés de France). « C’est le fruit d’une politique volontariste de longue date. Grenoble est une ville pionnière en matière de lutte contre le handicap et d’accessibilité », note Stéphane

Gemmani, conseiller municipal délégué à l’accessibilité. En effet, dès 1975, la ville abaissait ses trottoirs et rendait certains édifices publics accessibles. Dans les années 1980, Grenoble disposait du premier tramway accessible aux fauteuils roulants. Aujourd’hui, 80 % de la voirie du centre-ville convient aux personnes à autonomie réduite, la totalité des piscines ainsi que des cinémas sont accessibles, et le musée Bastille prévoit des visites en langue des signes. Mais surtout, près de 100 % du réseau de transports de la ville sont accessibles. Les bus sont à plancher bas, leurs conducteurs sont formés pour s’arrêter le plus près du trottoir, les stations de tram disposent de signaux sonores pour malvoyants, etc.

 Intégrer l’accessibilité au sein d’une politique globale et transversale, voilà comment l’équipe municipale perçoit sa mission. Ce qui explique pourquoi service, accessibilité et environnement ne font qu’un. « Il n’y a pas de montant purement alloué à l’accessibilité. Il est fondu dans la masse de tout un tas de budgets qui la prennent en compte sans la flécher, afin de ne pas stigmatiser. Car au final les efforts fournis bénéficient à toute la population, valides compris », explique Stéphane

Gemmani. Toutes les associations sont consultées dès le lancement des projets, comme par exemple pour la gare de Grenoble qui va être rénovée. Les services de la ville travaillent avec l’école d’architecture et de design afin de rendre ses établissements recevant du public

(ERP) accessibles. A terme, la ville a pour objectif de faire en sorte qu’au minimum une école par secteur puisse accueillir des enfants en situation de handicap. Enfin, des subventions sont proposées aux commerces pas encore accessibles, pour les pousser à se mettre aux normes : 40 000 € leur sont consacrés chaque année

(3 000 € hors taxes maximum pour chaque commerce).

POLITIQUE SOCIALE

 Les équipes municipales se sont associées à l’Agefiph, et de cette collaboration est né le projet Inovaccess. Le but ? Favoriser l’emploi de personnes invalides en attribuant des moyens supplémentaires aux employeurs publics et privés afin de rendre leurs locaux professionnels accessibles à tous et satisfaire ainsi à leurs obligations légales d’emploi. Le projet, qui concerne 3 quartiers de la ville, impacte 74 entreprises. L’aide aux travaux varie de 5 000 € à 150 000 € en fonction de l’ambition des entreprises en termes d’emploi. Quant à la part de salariés municipaux en situation de handicap, elle est au-delà des 6 % requis par la loi. « Nous mettons le cap sur les 8 % », note Stéphane

Gemmani. Il ne s’agit pas d’emplois spécifiques : tous les postes municipaux à pourvoir peuvent potentiellement convenir à des personnes handicapées.

 Le mois de l’accessibilité : cet

événement, qui a lieu chaque année entre septembre et octobre, prévoit l’organisation de plus de 70 manifestations

(exposition, job dating, défilés, pièces de théâtre) en lien avec les associations représentatives. Le but ? Que l’accessibilité ne soit plus l’affaire d’élus mais de toute la population grenobloise.

 Le service PMR : le

PMR est un service public payant de transport en minibus adressé aux personnes qui, du fait de leur handicap, ne peuvent emprunter le réseau TAG. Il assure le transport de porte à porte des personnes en fauteuil roulant, de celles ayant des difficultés ambulatoires et des personnes malvoyantes ou non voyantes. Il représente

40 000 voyages pour 350 000 km parcourus par an.

 L’université : 400 étudiants handicapés sont inscrits au sein des facultés. Elle compte bon nombre d’hébergements aménagés pour eux : 37 studios dans 6 résidences du centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) et 20 logements adaptés au sein du foyer Prélude. En septembre 2013, pour la septième année consécutive, le magazine « l’Etudiant » a placé Grenoble en tête des villes où il fait bon étudier.

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

FACE À FACE

15

Nantes s’est classé deuxième meilleure ville européenne, derrière Berlin, lors de l’édition 2013 de l’Access City Award, le concours annuel lancé par la Commission européenne.

Nantes, championne d’Europe

FICHE

D’IDENTITÉ

 Préfecture de Loire-

Atlantique.

 Maire PS :

Patrick Rimbert depuis 2012

(photo) .

 Nombre d’habitants : 285 000.

 Population urbaine :

873 000 habitants.

 Densité : 4 370 hab./km

2 .

Baromètre APF de l’accessibilité 2012 :

Note globale :

17,4/20

Note globale 2011 :

17,4/20

Cadre de vie adapté :

15/21 *

Accessibilité des équipements municipaux :

17,9/20

Politique locale volontariste :

21/21 *

* Barème comprenant sept questions à trois points.

Taux de salariés de la municipalité en situation de handicap :

6,2 %

Budget relatif à l’effort de mise en accessibilité sur l’existant, objectif 2015 :

3 M

(dépenses nettes)

Stationnement adapté :

1 000 places adaptées, soit environ

3 %

Feux sonores :

138 traversées équipées, soit

64 % des traversées piétonnes

100 % des stations de tramway accessibles,

95 % des quais de bus accessibles

Part des établissements recevant du public accessibles : étude en cours

L’actu de la marque

POSITIONNEMENT

 Si Nantes a reculé d’un cran dans la hiérarchie des villes françaises accessibles d’après le baromètre de l’Association des paralysés de France (APF), par rapport à 2011, elle est également considérée comme la deuxième meilleure ville européenne, derrière Berlin, selon l’édition 2013 de l’Access City Award, le concours annuel lancé par la Commission européenne. « Ce qui nous a distingués, c’est que notre traitement du handicap n’est pas vertical : il touche toutes nos politiques publiques », estime le maire Patrick Rimbert. La municipalité se spécialise dans l’accueil personnalisé et le cas par cas, sans se focaliser uniquement sur les personnes en fauteuil roulant. Au total, la mairie subventionne une vingtaine d’associations. « Nos agents, notamment les personnels de crèche, sont formés à l’accueil de gens handicapés. On a même des formalités administratives traduites en langue des signes », poursuit le maire. Dans les crèches,

250 enfants en situation de handicap sont accueillis et 320 élèves non valides dans les écoles. Pour favoriser l’intégration, Nantes mise sur le développement du handisport avec des subventions supplémentaires pour les clubs à sections dédiées. Sept mille heures de sport sont pratiquées chaque année par des sportifs handicapés au sein de 33 équipements municipaux.

STRATÉGIE

 Le gros effort à faire, selon Patrick Rimbert, concerne les commerces. Comme à Grenoble, l’école de design est un partenaire de choix : « On travaille avec la CCI

(chambre de commerce et d’industrie), les associations de commerçants et l’école de design. Les étudiants réalisent des commerces accessibles virtuels pour les commerçants qui le demandent afin de rendre leur

établissement adapté à l’accueil de personnes handicapées. » Dans les années 1990 a été créée une commission extra-municipale, devenue depuis le conseil nantais des personnes handicapées (CNPH). Il s’agit d’une instance ouverte avec des élus, des techniciens, des associations, des militants, chargés d’examiner les politiques publiques. « Pour chaque projet urbain, les membres du CNPH vont sur place, testent et rendent des diagnostics », explique le successeur de Jean-Marc

Ayrault. En plus des politiques publiques, la ville s’efforce de faire changer le regard de ses habitants valides sur le handicap. Des réunions d’information publiques ainsi que des parcours sont organisés régulièrement afin de sensibiliser les Nantais sur la question.

POLITIQUE SOCIALE

 Avec ses 6,3 % de salariés en situation de handicap, la ville s’acquitte de ses obligations légales mais précise qu’il n’y a pas de postes spécialement dédiés aux personnes handicapées. « Nous recrutons avant tout en fonction des qualifications. Mais nous avons mis en place un programme qui consiste à aider les personnes en situation de handicap à préparer les concours », précise ainsi

Patrick Rimbert. La ville emploie des étudiants en stage afin de les préparer à leur entrée sur le marché du travail. En parallèle, les équipes municipales travaillent conjointement avec l’APF pour favoriser l’accès des non-valides à l’emploi privé.

L’AVIS DE L’EXPERT

Jean-Pierre BLAIN,

représentant départemental adjoint de l’Association des paralysés de France en Loire-Atlantique

Ses atouts

 « Dès 2006, la mise en place d’une commission communale a permis de pointer les difficultés. Quand les élus sont convaincus, les associations invitées à se concerter et que les techniciens sont autour de la table, on trouve un consensus neuf fois sur dix.

Les points à améliorer sont pris en compte par la ville, je pense notamment à l’accès aux commerces.

Et on ne fait pas que nous demander notre avis, nous sommes réellement intégrés aux processus de construction. L’accès des personnes handicapées à la culture est favorisé, ce qui est une très bonne chose.

Quant aux transports, on se rapproche du 100 % accessible. Dernier point fort, la ville ne traite pas uniquement de la mobilité réduite : toutes les formes de handicap sont étudiées. »

Ses points faibles

 « Il faut travailler la notion d’intercommunalité, c’est-à-dire démultiplier ce qui a été fait à Nantes sur les communes environnantes.

Exceptionnellement, nous n’avons pas été consultés pour la mise en place du BusWay. Les délais étaient serrés et le projet a été monté à la vavite. Résultat, il n’est pas très fonctionnel et comporte son lot de défauts d’usage, les abribus étant trop éloignés. On peut aussi se poser la question sur la réelle utilité des revêtements pavés dans le centre historique. En fauteuil, ce n’est pas très pratique… Enfin, quelques

établissements affichent un retard qui me fait dire que tout ne sera pas prêt pour 2015, même si la volonté est là.

Je pense notamment au planétarium. »

 Le château des ducs de Bretagne : fort de son accessibilité quasi totale, ce haut lieu de la culture locale accueille un million de visiteurs par an. Il prévoit pour les personnes en situation de handicap des parcours sensoriels, tactiles, ainsi que des visites guidées en langue des signes. Il a reçu en 2011 le label Tourisme & Handicap pour les

4 types de handicaps (visuel, auditif, moteur et mental).

 Le stadium d’athlétisme Pierre-Quinon : totalement couvert et à énergie positive, ce stade, situé en plein cœur du campus universitaire, a été inauguré en grande pompe début octobre.

Une convention a été signée entre la ville et l’université pour qu’un maximum de créneaux horaires soient dégagés au bénéfice du handisport.

 La médiathèque

Lisa-Bresner : flambant neuve, elle est entièrement accessible. Avec des livres et des supports audiovisuels adaptés aux malvoyants et déficients visuels.

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

16

ZOOM

Paraplégique, j’ai emménagé

à Paris en septembre pour me rapprocher de mes enfants.

Puis-je bénéficier d’aides spécifiques de la part de la Ville ?

Compte tenu de votre tout récent emménagement, vous ne pouvez pour le moment prétendre à aucune aide particulière de la part de la mairie de Paris. Si la

Ville propose effectivement à sa population en situation de handicap des prestations dédiées, elles sont néanmoins réservées aux particuliers habitant dans la capitale et y ayant résidé au moins trois ans au cours des cinq dernières années. En juillet 2016, si vous n’avez pas changé de commune de résidence d’ici là, et si le montant de votre impôt sur le revenu de l’année précédente est inférieur à une certaine somme

(2 028 € en 2013), vous pourrez demander votre carte Paris à domicile auprès de la section d’arrondissement du centre d’action sociale de la Ville de

Paris correspondant à votre logement. Cette carte vous permettra de bénéficier sous certaines conditions de prestations de soutien à domicile comme le port de repas, la pédicurie, la coiffure ou encore un service de téléalarme. De même, si vous disposez de revenus modestes et percevez les avantages nés de l’allocation adulte handicapé, de l’allocation compensatrice pour tierce personne, de la prestation de compensation du handicap (volet aides humaines…), vous aurez la possibilité de demander l’aide

Paris logement réservée aux locataires (80 € par mois). Enfin, vous pourrez bénéficier de l’aide

Paris solidarité, laquelle complétera vos ressources mensuelles dans la limite d’un plafond de 886,37 € (1 409,08 € si vous vivez en couple). Cet argent sera récupérable sur votre succession au-delà de 76 225 €

— sauf si les héritiers sont votre conjoint, vos enfants, ou une tierce personne si elle a assumé votre charge effective.

VOS DROITS de la maison départementale des personnes handicapées de son département de résidence. Il lui faudra pour cela remplir un dossier (comprenant notamment un certificat médical de moins de trois mois établi à cette fin) qui sera étudié par un médecin instructeur. Attention, si la carte est systématiquement accordée pour les personnes handicapées se déplaçant en chaise roulante

(y compris lorsque la personne manœuvre son fauteuil seule et sans difficulté), dans tous les autres cas son octroi n’est pas automatique. En cas d’avis positif donné par le praticien, la carte de stationnement est alors délivrée par la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) au nom du préfet.

Et ce, à titre définitif ou pour une durée déterminée ne pouvant

être inférieure à un an. Toute demande de renouvellement de la carte doit être présentée au minimum quatre mois avant sa date d’expiration.

Nous allons offrir une automobile aménagée à notre père titulaire d’une carte d’invalidité. Quelles sont les conditions à remplir pour qu’il puisse se garer sur les places réservées aux personnes en situation de handicap ?

Seuls les particuliers détenteurs d’une carte de stationnement pour personnes handicapées sont autorisés à se garer sur ces emplacements spécifiques et la carte d’invalidité ne peut en aucun cas se substituer à ce document. Autrement dit, placer cette dernière derrière son parebrise ne suffit pas pour prouver son droit à stationner sur ce type de place. Pour obtenir sa carte de stationnement, votre père devra donc en faire la demande auprès

Je dois accompagner ma mère handicapée à Paris.

Pour ce voyage, nous devons prendre le train. Puis-je bénéficier en qualité d’accompagnateur d’une réduction sur le prix de mon billet ?

Oui, à condition néanmoins que votre mère soit titulaire d’une carte d’invalidité et non d’un simple document « priorité personne handicapée ». Dès lors que sa carte porte les mentions

« besoin d’accompagnement »,

« besoin d’accompagnement cécité », « tierce personne »,

« cécité » ou « étoile verte », votre billet est gratuit. Si aucune mention spécifique n’est précisée ou si seules les observations « station debout pénible » et/ou « canne blanche » sont indiquées, vous avez droit à une réduction de 50 %. Cette dernière est calculée sur le prix plein tarif loisir (hors prestations supplémentaires payantes) pour les trains à réservation obligatoire (TGV, Téoz…) et sur le tarif normal pour les trains soumis au calendrier voyageurs classique (TER, Intercités…).

Attention toutefois, dans le cadre de trains à réservation obligatoire, la gratuité à laquelle vous pouvez prétendre ne s’applique pas au montant de la réservation. Enfin, pour profiter de ces avantages tarifaires, vous

êtes tenus de voyager ensemble sur le même parcours ainsi que dans la même classe (1 re ou 2 de ) et ne pas être vous-même titulaire d’une carte invalidité. A noter également, un enfant de moins de 12 ans ne peut pas

être considéré comme accompagnateur d’une personne en situation de handicap et à ce titre bénéficier des réductions associées à ce statut.

Y

VES

T

HOMAS

Posez votre question par mail à [email protected]

EN LIBRAIRIE

Comment avoir une politique handicap durable en entreprise

Développer une politique en faveur des personnes handicapées ne s’improvise pas. Pragmatique et concret, cet ouvrage guide le dirigeant d’entreprise tout au long de son projet afin qu’il se donne les meilleures chances de réussite.

Respectivement fondatrice et directrice générale du cabinet Ariane Conseil,

Sylvie Liberti et Valérie Tran font partager leur expérience. Comme elles le soulignent, s’engager pour l’emploi des personnes handicapées doit être compris comme un levier pour une entreprise plus humaine, plus responsable et plus performante. Dès le début, l’ouvrage explique le cadre légal en particulier la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».

Un premier bilan est fait sur l’application de ce texte législatif. L’une des conditions de réussite pour avoir une politique handicap durable est au préalable de procéder à un diagnostic.

Les deux auteurs expliquent la méthodologie à suivre.

Elles expliquent aussi la contractualisation d’un

Faire respecter ses droits

accord handicap dans l’entreprise et la conclusion d’une convention avec l’Agefiph. Une véritable ligne managériale doit également

être mise en place pour sensibiliser les collaborateurs. L’évaluation de sa politique handicap ne doit pas non plus être oubliée afin d’avancer.

L’ouvrage guide également l’entreprise dans sa politique de recrutement et de maintien dans l’emploi de personnes handicapées.

Des témoignages permettent d’avoir des exemples concrets et réalistes de bonnes pratiques.

« Entreprise et handicap », de Sylvie Liberti et Valérie

Tran, Ed. Eyrolles,

203 pages. 25 .

Les personnes handicapées ou leurs proches ne connaissent pas forcément leurs droits ou ont du mal à les faire valoir dans la société civile et dans le monde du travail. Avocate, Alexandra

Grévin explique pas à pas toutes les procédures et donnent les solutions de recours en cas de difficulté.

Par exemple, comment obtenir une carte d’invalidité ou comment faire valoir le droit d’accès à l’emploi ? Ce guide se veut accessible au plus grand nombre et un véritable outil juridique.

« Droit du handicap et procédures », d’Alexandra

Grévin, Ed. du Puits fleuri,

340 pages. 22 .

Se faire aider à domicile

Une personne handicapée peut avoir besoin d’un accompagneme nt à domicile. De nombreuses initiatives ont vu le jour. Cet ouvrage, écrit par des

éducateurs spécialisés, évoque toutes les structures et les prestations possibles pour un enfant ou pour un adulte.

Par exemple, les services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) proposent une aide

à la personne handicapée afin qu’elle restaure ou maintienne notamment ses liens professionnels.

« Accompagner la personne handicapée à domicile », de Daniel Terral,

Maurice Bonetti, Marie

Charin, Marc Chavey,

Claudine Rivière et Alain

Rondot, Ed. Dunod,

224 pages. 22 .

TABLEAU DE BORD

LE CHIFFRE

630,59 €

C’est le montant mensuel moyen de l’allocation adulte handicapé (AAH), au 31 décembre 2012.

L’AAH est attribuée à 963 000 personnes en France.

CONSOMMER

Inflation

dont…

Energie

0 %

- 0,1 %

Octobre 2013

par rapport au mois précédent

- 1,7 %

Alimentation

- 0,1 %

Produits manufacturés

+ 0,1 %

Services

Consommation des ménages

- 0,1 %

Septembre 2013 par rapport au mois précédent

En septembre, les dépenses de consommation des ménages ont légèrement diminué : - 0,1 %.

Le secteur de l'énergie recule de 0,7 %, celui du textile-cuir de 0,8 % et celui de l'alimentaire de 0,2 %.

A noter, dans les biens durables, les ventes de voitures ont augmenté de 1 %.

Indice des loyers

+ 0,90 %

en variation annuelle

124,66

Au 3 e trimestre 2013

TRAVAILLER

Salaires

Minimum horaire brut Minimum horaire net

9,43 7,38

35 h

1 430,22

39 h

1 593,67

* A partir du 1 er janvier 2013.

35 h

1 121,71

39 h

1 247,22

* A partir du 1 er janvier 2013.

Chômage

En % de la population active Nbre de demandeurs d'emploi

(en métropole, cat. A, B et C)

10,5 %

*

4 843 400

Septembre 2013

2 e trimestre 2013

* Sans les DOM-TOM

+ 1,1 %

par rapport au mois précédent

ÉPARGNER

4 292,23

4 290,14

4 283,91

4 263,78

CAC 40

+ 0,75 %

4 260,44

4 239,94

Vend.

8

Lun.

11

Mar.

12

Livrets A et bleu

Mer.

13

Jeu.

14

Super livret

1,25 %

Taux de rémunération

4 %

avant impôts

Vend.

15

Euro/dollar

1,3481$

cours au 15 novembre

EMPRUNTER

Taux fixe pour un emprunt immobilier

sur 15 ans sur 20 ans

3,25 % 3,55 %

Taux moyen

2,30 % 2,80 %

Taux minimum

2,92 %

Taux minimum des crédits

à la consommation sur 1 an

Source : Baromètre Empruntis.com, taux moyens hors assurance.

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LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

Yann Orpin, gérant de la société Cleaning Bio, emploie une dizaine de personnes handicapées.

Yann ORPIN,

39 ans, gérant de la société Cleaning Bio

« En 2007, j’ai reçu

1 600 € par personne recrutée »

(DR.)

« A ctuellement, une dizaine de personnes handicapées travaillent dans mon entreprise. L’un de ces salariés a une déficience mentale ; d’autres ont des problèmes de dos et certains sont sourds. C’est le cas de trois de mes agents d’entretien que j’ai recrutés en 2007. A l’époque, je recherchais de nouveaux collaborateurs et j’ai contacté Cap emploi, qui m’a soumis leurs candidatures.

Un conseiller de l’agence m’a renseigné sur le handicap et a monté avec moi un dossier auprès de l’Agefiph. J’ai bénéficié d’aides à l’embauche, d’un montant de

1 600 € par personne recrutée à l’époque, et d’une formation en langue des signes de quatre mois, totalement prise en charge par l’association. Aujourd’hui, je communique avec mes salariés sourds qui sont totalement intégrés à l’entreprise et qui font le même boulot que les autres. Les personnels en situation de handicap ont généralement à cœur de bien faire leur travail et dégagent une énergie positive qui se répercute sur les collègues. Embaucher une personne handicapée est très simple, il ne faut donc pas hésiter ! »

A

.

P

.

Siège social : Lille (Nord).

 Chiffre d’affaires :

3,5 millions d’euros.

Effectif : 200 salariés.

DÉCRYPTAGE

17

LA BOÎTE À OUTILS DES PME

Handicap : les dispositifs qui facilitent l’embauche

a loi oblige toutes les entreprises de 20 salariés et plus à

L employer 6 % de personnes handicapées dans leurs effectifs. Dans le cas contraire, elles doivent s’acquitter d’une contribution. « Pour une PME de

100 personnes, elle s’élève, par exemple, à 22 000 €. L’argent récolté est redistribué sous forme d’aides aux entreprises pour faciliter le recrutement de personnes en situation de handicap », précise

Sylvain Gachet, directeur grands comptes à l’Agefiph, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Les aides financières sont diverses et évoluent en fonction de la législation.

L’aide à l’insertion professionnelle

Elle est attribuée aux employeurs qui embauchent des travailleurs handicapés, âgés de 45 ans et plus, demandeurs d’emploi ayant travaillé moins de six mois consécutivement dans les douze mois précédant le recrutement. L’embauche doit se faire en CDD d’au moins six mois ou en CDI. L’aide, versée pour chaque recrutement, s’élève par exemple à 4 000 € pour un CDI ou un CDD d’au moins douze mois

à temps plein.

L’aide aux emplois d’avenir

Elle est réservée aux employeurs qui embauchent un travailleur handicapé de moins de 30 ans à temps plein dans le cadre d’un emploi d’avenir (jeune sans diplôme ou titulaire d’un CAP-BEP, en recherche d’emploi). L’aide s’élève à

6 900 € la première année du contrat de travail et à 3 400 € la seconde année. L’Agefiph peut aussi financer la formation, si elle vise un diplôme ou une certification.

L’aide au contrat de professionnalisation ou d’apprentissage

Elle est versée aux entreprises qui concluent un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage d’une durée minimale de six mois ou qui pérennisent un tel contrat, avec un salarié handicapé. Pour un CDD de douze mois en contrat pro, l’aide est de 3 000 € versés en une fois.

« On peut embaucher une personne handicapée à n’importe quel âge sur ces contrats. La demande doit

être adressée à l’Agefiph dans les trois mois suivant l’embauche », précise Sylvain Gachet.

L’aide au maintien dans l’emploi des salariés handicapés seniors jusqu’à leur départ en retraite

Elle concerne les salariés âgés de

52 ans et plus, en CDI, pour lesquels le médecin du travail préconise une réduction du temps de travail.

L’Agefiph octroie aux employeurs une aide de 4 000 € par an pour une réduction de 20 à 34 % du temps de travail et de 6 700 € par an pour une réduction de 35 à

50 %. Le montant de l’aide est calculé sur trois ans maximum, mais il peut être lissé sur cinq ans selon la date du départ à la retraite.

 En complément de ces aides, l’Agefiph finance aussi l’adaptation du poste de travail du salarié handicapé. « Il peut s’agir d’un écran de grande taille pour un salarié malvoyant ou d’un fauteuil spécifique pour le dos », détaille

Sylvain Gachet. Les entreprises qui souhaitent embaucher du personnel handicapé peuvent trouver conseil auprès de l’Agefiph ou se tourner vers Cap emploi, l’organisme de placement dédié aux personnes handicapées.

Rens.: 0.811.37.38.39

www.agefiph.fr

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FORUM DÉPARTEMENTAL

Entrepreneurs et étudiants, créons les entreprises de demain

Jeudi 21 novembre de 9h à 13h

Université Paris Ouest - Nanterre La Défense – Bâtiment B

#ESS92

Inscription

www.hauts-de-seine.net

Ce forum est un événement organisé par le Conseil général des Hauts-de-Seine

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

18

ARGENT

Comment obtenir des aides financières

L’AVIS DE…

Thierry NOUVEL,

directeur général de l’Unapei*

« La reconnaissance des droits n’est en rien automatique »

Allocation adulte handicapé, prestation de compensation, réduction d’impôt… les particuliers handicapés peuvent bénéficier d’aides financières dédiées. Problème : les conditions d’octroi sont souvent drastiques.

Le point pour s’y retrouver.

Quels conseils donnez-vous aux particuliers handicapés ayant besoin d’aides financières ?

La reconnaissance de leurs droits n’est en rien automatique. Pour bénéficier d’allocations et autres prestations financières correspondant à leur cas personnel, ils doivent absolument en faire la demande. Or, il est souvent très compliqué pour eux ou leurs proches de s’y retrouver dans ce maquis administratif. Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) constituent un interlocuteur incontournable. Les associations locales sont aussi une aide précieuse.

Que faire en cas de changement de situation ?

Qu’il s’agisse d’un déménagement, de la reprise d’un emploi ou même d’une aggravation de son état, le particulier doit prévenir rapidement la

MDPH dont il dépend. Faute de quoi, ses droits en matière financière ne seront plus adaptés à sa situation. Or, une augmentation des ressources, par exemple, peut se traduire par une suspension des allocations ou, pis, une reprise des sommes versées. Les délais de traitement des dossiers pouvant être longs, mieux vaut donc ne pas attendre la dernière minute.

Existe-t-il des recours en cas de refus d’octroi d’aide financière ?

Bien sûr. Selon la nature de la décision contestée, il est possible de saisir gratuitement et sans avocat le tribunal du contentieux de l’incapacité ou le tribunal administratif. Il suffit pour cela d’adresser au greffe du tribunal concerné une lettre en recommandé avec accusé de réception dans les deux mois suivant la notification de la décision et comportant l’exposé des faits, la demande précise du particulier ainsi que ses arguments. Toutefois, avant d’entamer une procédure en justice, il est possible de solliciter une conciliation auprès de sa MDPH. Une personne qualifiée est alors nommée pour proposer des solutions amiables.

* Fédération d’associations de représentation et de défense des intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles.

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ntre l’achat de matériel médical adapté, l’aménagement

E du logement et les frais de santé, réussir à conserver une certaine autonomie coûte de plus en plus cher aux perdessous du seuil de pauvreté. Pour autant, différentes allocations sont aujourd’hui spécialement consacrées aux enfants et adultes handicapés. Mieux, l’article 11 de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances « instaure un droit à compensation aux particuliers en situation de handicap. Et sonnes en situation en handicap.

En outre, « avec un taux de chômage plus de deux fois supérieur à la moyenne française (environ

20 %), il reste difficile même pour celles en capacité de travailler de disposer de ressources suffisantes pour faire face à leurs bece, quels que soient l’origine et la nature de leur déficience, leur âge ou leur mode de vie », expliquet-on à la maison départementale

Les délais de traitement des dossiers sont souvent longs.

Mieux vaut faire plusieurs demandes en même temps

soins », souligne

Patrice Tripoteau, directeur général adjoint de l’Association des paralysés de France. A tel point que deux millions de particuliers, soit une personne sur cinq atteintes d’un handicap ou d’une maladie invalidante, vivent avec moins de

977 € par mois. Autrement dit, en des personnes handicapées

(MDPH) des Yvelines. Mais, si certaines aides sont ouvertes à tous

à l’image de la prestation de compensation du handicap (PCH), d’autres à l’inverse sont soumises à des critères d’attribution drastiques

(âge, revenus, taux d’incapa-

Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)

Principe : compenser les frais d’éducation et de soins apportés à un enfant handicapé de moins de 20 ans.

 Conditions d’attribution : assumer la charge d’un enfant handicapé de moins de

20 ans atteint d’un taux d’incapacité d’au moins

80 % ou, sous certaines conditions (fréquentation d’un établissement d’enseignement adapté, par exemple), d’au moins 50 %.

Montant : 129,21 € par mois, majoré d’un

éventuel complément d’allocation compris entre 96,91 € et 1 096,50 € ou, au choix, de la prestation de compensation du handicap.

Prestation de compensation du handicap (PCH)

Principe : compenser les besoins liés à la perte d’autonomie (aides humaines, matérielles…) des personnes handicapées de moins de 75 ans et dont le handicap est survenu avant l’âge de 60 ans.

Conditions d’attribution : présenter une difficulté absolue à réaliser une activité essentielle de la vie quotidienne (marcher, parler, entendre, manger, boire, se laver…) ou une difficulté grave à en accomplir au moins deux. Et résider de façon régulière en France.

 Montant : variable selon la nature des dépenses pour lesquelles la prestation a été accité…). Exemples : l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé

(AEEH) réservée aux moins de

20 ans, l’allocation aux adultes handicapés (AAH) à laquelle n’ont pas droit les plus de 60 ans…

La simplification des démarches avec la mise en place d’un formu-

Zoom sur les principales allocations

cordée. Exemple, 12,26 € l’heure pour l’emploi direct d’une tierce personne à domicile, 50 € par mois pendant cinq ans pour une aide animalière.

Attention, le taux de prise en charge des dépenses peut varier en fonction des ressources du bénéficiaire l’année précédant la demande.

Allocation adulte handicapé (AAH)

 Principe : garantir un revenu minimum aux personnes handicapées.

Conditions d’attribution : avoir un taux d’incapacité permanente d’au moins 80 % (ramené à 50 % en cas de restriction prévisible d’accès à l’emploi pendant au moins un an), avoir au moins 20 ans (et ne pas avoir dépassé l’âge légal de la retraite en cas de taux d’incapacité compris entre 50 et 79 %), résider de façon permanente en France et, enfin, ne pas dépasser un plafond annuel de ressources fixé à

9 482,16 € pour un célibataire et à 18 964,32 € pour un couple (majoré de 4 741,08 € par enfant

à charge).

Montant : variable en fonction de la nature des ressources mensuelles du bénéficiaire dans la limite d’un versement maximum de 790,18 € par mois. Au 31 décembre 2012, le montant moyen versé était de 630,59 €.

Majoration pour la vie autonome

 Principe : compenser l’absence de revenus professionnels des personnes handicapées capables de travailler mais qui sont sans emploi.

 Conditions d’attribution : avoir un taux d’incapacité permanente d’au moins 80 %, ne pas toucher de salaire, percevoir l’AAH à taux plein ou en complément d’un avantage invalidité par exemple, disposer d’un logement indépendant en France, y résider et bénéficier pour celui-ci d’une aide spécifique.

 Montant : 104,77 € par mois, non cumulable avec le complément de ressources à l’AAH.

Complément de ressources à l’allocation aux adultes handicapés

Principe : compenser l’absence de revenus professionnels des personnes handicapées incapables de travailler.

 Conditions d’attribution : être atteint d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 80 %, avoir une capacité de travail inférieure à 5 % du fait du handicap (appréciation par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées), ne pas toucher de salaire depuis un an minimum, percevoir l’AAH à taux plein ou en complément d’un avantage vieillesse par exemple et, enfin, disposer d’un logement indépendant.

Montant : 179,31 € par mois versés jusqu’aux 60 ans du bénéficiaire ou la reprise d’une activité professionnelle, non cumulable avec la majoration pour la vie autonome.

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LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

ARGENT

19

Virginie Moreau, mère célibataire, perçoit une pension d’invalidité

de 690 par mois, 400

au titre de la prestation de compensation du handicap

(PCH) et 99 d’allocation

adulte handicapé (AAH).

(LP/Jean-Sébastien Evrard.)

Virginie MOREAU,

37 ans, en recherche d’emploi,

Saint-Colomban (Loire-Atlantique)

« Avec à peine 1 200 € par mois, c’est difficile pour mon fils et moi »

S on autonomie, Virginie Moreau y tient et encore plus depuis l’accident de voiture qui l’a clouée dans un fauteuil roulant il y a maintenant quinze ans. Alors, pas question pour elle de vivre aux crochets d’un tiers, même si, reconnaît-elle, « l’aspect financier est aujourd’hui très dur ».

Cette maman célibataire, séparée conjoint étant pris en compte dans l’attribution des aides, elle ne pouvait prétendre à l’allocation adulte handicapé (AAH). Comme elle déclare désormais ses revenus séparément, elle vient d’obtenir 99 € mensuels supplémentaires, à ce titre.

Mais difficile avec 1 200 € par mois, d’assumer son fils et le logedepuis deux ans de son conjoint, peine à joindre les deux bouts :

« Pour moi toute seule, ce serait déjà juste.

Mais à deux avec mon fils, c’est quasi impossible », soupire-t-elle.

Son cas illustre bien les ment qu’elle recherche. Il va donc lui falloir reprendre une vie profes-

« Avant mon accident, je travaillais dans la restauration.

sionnelle.

« Avant mon accident, je travaillais dans la restauration. Or, en fauteuil, dans ce domaine, c’est quasi impossible de difficultés à se repérer dans l’enchevêtrement

Or, en fauteuil,

trouver quelque chose.

Depuis quelques mois,

dans ce domaine,

des aides accordées.

Depuis son accident, la

c’est quasi impossible

je multiplie donc les formations avec des

Sécurité sociale lui verse en effet une pension d’invalidité de deuxième catégorie, de

de retrouver un poste »

690 € par mois. En complément, elle touche 400 € au titre de l’allocation compensatrice tierce personne (ACTP), une prestation remstages en entreprise, mais je n’ai toujours pas trouvé de poste fixe », précise-t-elle.

Bénéficiaire de l’ACTP, elle ne peut en effet prétendre à la majoration pour la vie autonome (MVA), qui compense l’absence de revenus placée en 2006 par l’actuelle prestation de compensation du handicap (PCH).

Jusqu’ici, les revenus de son des personnes handicapées sans emploi. Mais pour elle, qui se décrit comme un « fort caractère », pas question de baisser les bras !

laire unique de demande de prestation et d’un guichet dédié via les

MDPH n’y change rien : « Il est toujours compliqué pour les personnes en situation de handicap de savoir ce à quoi elles ont ou n’ont pas droit », regrette Patrice Tripoteau. D’autant qu’une réponse favorable de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (instance chargée de se prononcer sur l’attribution des différentes prestations) quant à l’octroi de telle ou telle aide financière à une personne handicapée n’implique pas obligatoirement son versement.

Des plafonds de ressources

En effet, le paiement de l’AAH par exemple reste conditionné à des plafonds de ressources vérifiés régulièrement par la caisse d’allocations familiales (CAF) chargée de son versement. Ainsi, « pour les particuliers handicapés qui ne travaillent pas, les ressources prises en compte sont celles de l’année n - 2. En revanche, pour ceux qui exercent une activité professionnelle en milieu ordinaire, le montant de leurs droits est calculé chaque trimestre en fonction de leurs ressources propres ainsi que de celles de leur conjoint. Concrètement, ils sont tenus de déclarer tous les trois mois leurs revenus et, en cas d’oubli, peuvent voir leurs droits suspendus », précise Frédéric Marinacce, directeur des politiques familiale et sociale à la

EN SAVOIR PLUS

À LIRE

« Handicap, le guide pratique

2013 », ouvrage collectif Apajh,

Ed. Prat-Europa, fév. 2013,

452 pages. 23 €.

« Droits du handicap et procédures », d’Alexandra Grevin,

Ed. Puits Fleuri, sept. 2013,

340 pages. 22 €.

À CONSULTER

Site officiel de l’administration française, rubrique Social-santé : www.service-public.fr

.

Portail dédié aux maisons départementales des personnes handicapées : www.mdph.fr.

Caisse d’allocations familiales, rubrique Vous êtes dans une situation de handicap : www.caf.fr.

Mutualité sociale agricole, rubrique Conseils, droits et démarches : www.msa.fr.

Caisse nationale des allocation familiales.

Autre difficulté : les délais de traitement de dossiers de demande d’allocations souvent longs

(quatre mois maximum pour les

MPDH). D’où l’importance de solliciter dans le même temps d’autres aides financières auprès de différents organismes. Comme, par exemple, une pension d’invalidité

à la Sécurité sociale ou même une réduction sur le prix de l’abonnement à son opérateur de téléphonie fixe.

Une fiscalité aménagée

Abattements, exonérations, réductions spécifiques… les personnes handicapées ainsi que celles chargées de s’en occuper bénéficient d’avantages particuliers en matière fiscale.

Impôt sur le revenu

Tout titulaire d’une carte d’invalidité pour une incapacité d’au moins 80 %, ainsi que tout contribuable ayant à charge une personne répondant à ce critère, se voit accorder une demi-part de quotient familial en plus, dans la limite d’une réduction d’impôt de

2 997 €. Un abattement supplémentaire de 2 312 € (ou

1 156 €) sur le revenu imposable est par ailleurs octroyé à ceux dont le revenu net global n’excède pas 14 510 € (ou est compris entre 14 510 € et 23 390 €). Bon

à savoir également, de nombreuses allocations et rentes propres aux personnes en situation de handicap (AAH, rente d’accident du travail…) ainsi que certaines prestations familiales

(allocation familiale, logement…) sont non imposables. Enfin, plusieurs dépenses engagées du fait du handicap ouvrent droit à des crédits d’impôt majorés et des réductions spécifiques, comme par exemple l’emploi d’un salarié à domicile, les travaux d’amélioration du logement ou encore les primes des contrats

épargne handicap.

Impôts locaux

Les particuliers en situation de handicap peuvent, dans certains cas, prétendre à une exonération totale de taxe d’habitation, de taxe foncière et de contribution à l’audiovisuel public pour leur résidence principale. Pour cela, ils doivent percevoir l’AAH et attester d’un revenu fiscal de référence inférieur à un certain montant (exemple, 10 224 € en

2013 en métropole, majoré de

2 730 € par demi-part supplémentaire).

Succession et donation

Qu’elles héritent ou reçoivent un don, les personnes handicapées bénéficient d’un abattement de

159 325 € en plus des autres abattements éventuels auxquels elles peuvent avoir droit en fonction de leur lien avec le défunt ou le donateur (exemple,

100 000 € pour les héritiers en ligne directe). Lors de la succession, un abattement de

20 % est également appliqué pour l’évaluation de la résidence principale du défunt si celle-ci constitue aussi celle de l’un de ses enfants handicapés.

Plus-values immobilières

A condition que leur revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année précédant la vente soit inférieur à un certain montant (par exemple, 10 224 € en 2013 en métropole, majoré de 2 730 € par demi-part supplémentaire), les particuliers handicapés sont exonérés de plus-value sur la vente de leur bien immobilier.

Artisans

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à la formation !

Les formations de votre conjoint collaborateur ou associé et de vos auxiliaires familiaux sont également éligibles.

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1 bd de la Madeleine 75001 PARIS [email protected]

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

20

DOSSIER EMPLOI

Emploi des personnes handicapées : la formation en ligne de mire

La Semaine pour l’emploi des personnes handicapées le rappelle une nouvelle fois : ces salariés, moins bien formés, sont plus durement touchés par le chômage.

Selon la dernière enquête du ministère du Travail, datant d’octobre 2013, seulement 35 % des personnes de 15 à 64 ans reconnues handicapées étaient en emploi en 2011, contre 64 % pour l’ensemble de la population.

(Photopqr/« Sud-Ouest »/Amat Michel.)

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L a Semaine pour l’emploi des personnes handicapées

(SEPH), qui se tient cette année du 18 au 23 novembre, est devenue en plus de quinze ans une institution. Un temps fort au cours duquel forums, salons, ateliers, handichats et bien d’autres actions organisées sur toute la France permettent de mobiliser et de réunir le monde de l’entreprise, les associations et les personnes handicapées en recherche d’emploi. En 2012, elle avait intéressé 22 000 personnes handicapées et 3 800 entreprises.

Cette semaine donne également l’occasion de faire une piqûre de rappel annuelle et nécessaire : la situation des handicapés sur le marché du travail demeure problématique.

Selon la dernière enquête du ministère du Travail, datant d’octobre 2013, seulement 35 % des personnes de 15 à 64 ans reconnues handicapées étaient en emploi en

2011, contre 64 % pour l’ensemble de la population. Leur taux de chômage s’élevait à 21 %, soit plus du double de celui de l’ensemble des personnes en âge de travailler à cette période (9 %).

Des lois incitatives

Pour le secteur privé, selon les chiffres publiés en juin 2013 par l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph), le nombre de salariés handicapés dans les structures assujetties à l’obligation d’emploi est passé de

210 000 en 2000 à 336 900 en 2010,

EN SAVOIR PLUS

À CONSULTER

Pour tout savoir sur l’emploi des personnes handicapées dans le secteur privé : www.agefiph.fr.

Sur l’emploi des personnes handicapées dans la fonction publique : www.fiphfp.fr.

Des sites de recrutement dédiés aux personnes handicapées :

www.handicap-job.com ; http://handicap.emploipublic.fr ;

soit une augmentation de 60 % en dix ans. « Les différentes lois, dont la dernière de 2005, sont incitatives, reconnaît Valérie Paparelle, directrice générale adjointe de l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées

(Adapt, qui co-organise la SEPH).

Mais elles ont surtout un effet sur les grandes entreprises structurées. »

De fait, les dispositifs d’aide au recrutement, à l’adaptation du poste de travail et à la sous-traitance à travers des établissements et services d’aide par le travail (Esat) ne sont pas tou-

www.hanploi.com ; www.jobekia.com.

À LIRE

« L’Insertion professionnelle des personnes handicapées », de

Thomas Ehrstein et Hélène

Jovignot, Ed. Studyrama, 2010,

160 pages. 25,40 €.

« Le Handicap en entreprise :

Contrainte ou opportunité ? », de

Guy Tisserand, Ed. Pearson, 2012,

192 pages. 20 €.

jours bien connus et utilisés. Concernant ce dernier, Alain Rochon, président de l’Association des paralysés de France (APF), estime que « le regard des entreprises doit encore évoluer sur ces structures, lesquelles doivent aussi être gérées par de vrais manageurs pour répondre aux contraintes commerciales ».

Un problème de formation

Tous les acteurs le reconnaissent, la grande difficulté pour recruter une personne handicapée provient la plupart du temps d’un problème de formation des candidats. Valérie Paparelle illustre cette problématique :

« Chaque année, plus de

100 000 personnes sont licenciées pour inaptitude (NDLR : constatée

par le médecin du travail et qui empêche la poursuite de la collabora-

tion avec l’entreprise). Comment agir pour leur reconversion ? A

40 ans, cela est compliqué quand on a une qualification inférieure au bac… » De fait, 80 % des personnes handicapées n’atteignent pas le baccalauréat, contre 60 % pour l’ensemble de la population, selon l’Agefiph. Mais Valérie Paparelle

évoque aussi la question de l’accessibilité pour les étudiants en formation initiale et pour les stagiaires de la formation continue. Ce qu’Alain

Rochon résume par : « On peut sensibiliser tant que l’on veut, cela ne sert à rien si la personne ne peut entrer dans le bâtiment à cause des trois dernières marches. »

Anticiper et adapter

Reste que l’effort à fournir doit souvent provenir des entreprises ellesmêmes. De fait, plus de 80 % des handicaps apparaissent au cours de la carrière professionnelle. Valérie

Paparelle veut croire que l’anticipation, le dialogue et l’adaptation peuvent devenir les points centraux des politiques en matière de handicap.

Elle rappelle en outre que cela peut agir sur le bien-être au travail : « Intégrer une personne handicapée permet d’adapter l’organisation du travail, et donc d’améliorer la situation pour l’ensemble des équipes. »

Un projet gagnant-gagnant, en somme.

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DOSSIER EMPLOI

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L’AVIS DE…

Odile MENNETEAU,

présidente de l’Agefiph*

« Nous allons axer nos efforts sur l’alternance »

Les chiffres concernant l’emploi des personnes handicapées restent très en deçà de la moyenne nationale…

En fait, la situation est contrastée. Globalement, l’emploi s’est détérioré en France et cela est plus prégnant pour les personnes handicapées. Le nombre de demandeurs d’emploi pour cette catégorie d’actifs a augmenté de

17 % en un an. Mais, parallèlement, il y a une mobilisation de plus en plus grande des entreprises. Autre indicateur encourageant : les contributions à l’Agefiph (NDLR : l’organisme perçoit les contributions des entreprises de plus de 20 salariés qui emploient moins de 6 % de personnes handicapées) sont en baisse de 30 à 50 millions d’euros par an depuis ces trois dernières années.

Ce que dit la loi

L a loi de février 2005, qui prend le relais de la loi d’obligation d’emploi des travailleurs handicapés du 10 juillet 1987, concerne les entreprises de 20 salariés ou plus. Elle renforce leurs obligations en direction des travailleurs handicapés et développe les dispositifs, y compris dans le secteur public :

Avoir au moins 6 % de salariés handicapés.

Cette obligation peut se faire par la voie du recrutement, du maintien dans l’emploi, de la formation (apprentissage) ou de la sous-traitance au sein d’une entreprise adaptée (dans la limite de

50 % de l’obligation).

Négocier un accord sur le handicap . Ces négociations portent notamment sur les conditions d’accès à l’emploi, à la formation et

à la promotion professionnelle, ainsi que sur les conditions de travail et de maintien dans l’emploi.

Déclarer à l’Agefiph pour les entreprises du secteur privé et au FIPHP pour les entreprises du secteur public.

Le taux d’emploi des personnes handicapées et les actions menées doivent faire l’objet d’une déclaration annuelle.

Si le taux d’emploi n’est pas atteint, une contribution doit être versée à l’Agefiph ou au FIPHP, comprise entre 400 et 600 fois le smic horaire par unité manquante.

Ne pas discriminer.

La loi de

2005 réaffirme le principe de nondiscrimination selon lequel « une décision ne peut être fondée sur un

état de santé ou sur le handicap ».

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Les entreprises où le taux d’emploi n’est pas atteint doivent verser une contribution à l’Agefiph ou au FIPHP comprise entre 400 et 600 fois le smic horaire par unité manquante.

(Goodluz - Fotolia .)

Levage et pose du dôme de l’EPR à Flamanville

Les critères semblent plus difficiles à respecter pour les PME ?

Tout à fait, mais de plus en plus souvent les PME jouent le jeu, notamment en participant à l’emploi indirect via le secteur protégé.

Néanmoins, cela reste parfois délicat pour les plus petites structures, notamment celles qui ont entre 20 et

80 salariés. Car elles n’ont pas les moyens des grandes organisations pour prospecter et former les nouveaux recrutés. Il faut également tenir compte des spécificités sectorielles et géographiques. C’est pourquoi nous avons mis en place le dispositif Alther, qui s’adresse aux entreprises dont l’effectif est compris entre 20 et 250 salariés ainsi qu’aux entreprises qui contribuent nouvellement à l’Agefiph. Dans chaque département, des conseils

Alther accompagnent les entreprises dans les actions à mettre en œuvre.

Sur quoi vont porter les principales actions de l’Agefiph en 2014 ?

Nous allons principalement nous axer sur l’alternance. La formation initiale des personnes handicapées reste l’un des problèmes majeurs de leur accès à l’emploi. L’alternance peut

être une bonne solution. L’objectif annoncé en 2012 est d’accroître de

30 % le nombre d’alternants d’ici à la fin 2014. D’une façon générale, la formation fait partie des actions sur lesquelles nous allons fortement investir. Mais l’action de l’Agefiph doit aussi conduire à une meilleure prise en compte du public handicapé dans les dispositifs classiques (Pôle emploi, régions…).

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* Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

EDF S’ENGAGE POUR L’ÉGALITÉ DES CHANCES

ET L’INTÉGRATION PROFESSIONNELLE

DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

Plus de 3 000 salariés en situation de handicap mettent leurs compétences au service d’EDF et évoluent dans des métiers très variés (industrie, commerce, informatique, etc.). EDF recrute chaque année, en France, plus de 200 personnes en situation de handicap, en CDI ou en contrat d’alternance.

Vous avez rendez-vous avec le progrès, rejoignez-nous sur

edfrecrute.com

L’énergie est notre avenir, économisons-la !

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22

DOSSIER EMPLOI

Farid BOUGTAB,

49 ans, plongeur-légumier au restaurant interentreprises du Carré Suffren, Paris (XV

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)

« J’ai été embauché grâce à la Semaine pour l’emploi »

F arid Bougtab est déficient auditif de naissance : il n’entend pas et présente de grandes difficultés pour parler. « J’ai poursuivi ma scolarité jusqu’à obtenir un CAP en typographie en 1985, puis j’ai repris mes études et passé un CAP employé polyvalent de restauration en

1997 », explique-t-il. Une grande partie de sa scolarité s’est faite au dexo et son futur responsable, Eric

Noirot. Une heure d’entretien et le voici embauché pour un CDD de six mois de plongeur-légumier au restaurant interentreprises de Biopark (XIII e arrondissement). « L’entretien à été axé en grande partie sur le côté humain, la bonne volonté et l’énergie que j’avais, puis, plus rapidement, sur le côté technique du sein de l’Institut national des jeunes sourds (INJS), à Paris :

« L’accès aux études dans une école pour entendants aurait été diffiposte », se souvient-il. Un CDI lui

« L’entretien à été axé en grande partie sur ma volonté

est ensuite proposé.

La mission Handicap l’a ensuite soutenu pour obtenir un appareillage aucile, voire impossible

et mon énergie, puis

ditif coûteux — 4 000 € pour moi. A l’INJS, l’enseignement est assuré par

plus rapidement

— grâce à une avance sur salaire : « Pour que je des professeurs s’exprimant en langue des signes », précise Farid

Bougtab.

sur le côté technique du poste »

Pendant quinze ans, manutentionnaire, il trouve sa place sur le marché du travail. Mais son employeur fait faillite. Direction Pôle emploi, plus puisse être appareillé sans avoir à avancer la somme en attendant les aides de différents organismes », complète-t-il. Farid insiste sur la nécessité de changer le regard sur le handicap, surtout en période de crise. Et souligne le fait que son précisément un cap emploi, structure dédiée aux chômeurs handicapés. « Là, on m’a conseillé de me rendre à la journée de recrutement dans le cadre de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées », se souvient-il. C’était en

2010. Il y rencontre l’entreprise Soentreprise n’a eu aucune adaptation

à effectuer pour qu’il travaille en cuisine. Aujourd’hui, il est en poste au restaurant interentreprises Carré

Suffren dans le XV e arrondissement

à Paris et gagne 1 597 € brut par mois sur treize mois.

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Farid Bougtab n’entend pas et présente d’importantes difficultés pour parler. Une grande partie de sa scolarité s’est faite au sein de l’Institut national des jeunes sourds (INJS), à Paris. Il a notamment obtenu un CAP employé polyvalent de restauration en 1997.

(DR.)

chez générale de santé, les méiers soignants sont accessibles aux personnes handicapées.

Les rendez-vous immanquables

nos établissements emploient actuellement près de 900 collaborateurs handicapés sur tous types de postes. chaque jour, ils paricipent au développement du groupe.

depuis 2008, générale de santé a mis en oeuvre successivement deux accords en faveur de l’emploi des personnes handicapées. cete démarche vise aussi bien à faciliter le recrutement, l’intégraion et la formaion de personnes handicapées qu’à permetre le mainien dans l’emploi de collaborateurs confrontés à une situaion de handicap. À travers ces acions, nous entendons répondre à nos obligaions légales et assumer la responsabilité sociale qui nous incombe en tant qu’acteur de la santé.

plus d’infos sur www.generale-de-sante.fr

1 er groupe français d’hospitalisaion privée

• 26 hôpitaux • 18 maternités • 23 cliniques • 4 instituts et 14 centres de référence en cancérologie • 19 centres d’urgences •

De nombreux forums pour l’emploi des handicapés se déroulent tout au long de l’année en France (ci-dessus, à Marcq-en-Barœul dans le Nord).

A Paris : Forum Emploi Handicap.

Le 20 novembre, de 9 h 30 à

18 heures. Halle Carpentier. Place du

Port-au-Prince, Paris (XVIII e ). Entrée libre.

A Mulhouse : Forum Emploi Formation en alternance. Le 22 novembre, de 9 heures à 13 heures.

Orientoscope. 11, rue Jean-Jacques-

Henner, Mulhouse. Entrée libre.

A Lille : Forum Emploi Handicap métropole lilloise. Le 21 novembre, de

9 heures à 16 heures. Salle du Dojo.

13, rue du Molinel, Wasquehal. Entrée libre.

A Chartres : Rendez-vous pour un emploi. Le 22 novembre, de 9 h 30 à

12 h 30. Hall de la chambre de commerce et d’industrie. 1, rue Marcel-

Proust, Chartres. Entrée libre.

A Bordeaux : 7 es Rencontres Emploi

Handicap. Le 19 novembre, de

9 heures à 17 heures. Hangar 14.

173, quai des Chartrons, Bordeaux.

Entrée libre.

A Marseille : Forum pour l’emploi des personnes handicapées. Le 19 novembre, de 10 h 30 à 17 heures. Parc

Chanot. Rond-point du Prado, Marseille. Entrée libre.

Tous les autres événements :

www.semaine-emploi-handicapagefiph.fr.

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DOSSIER EMPLOI

23

La fonction publique accueille de plus en plus de travailleurs handicapés

a fonction publique, qu’elle soit d’Etat, hospitalière ou ter-

L ritoriale, est également soumise aux objectifs des 6 % de travailleurs handicapés fixés par la loi de 2005. Et comme dans beaucoup d’entreprises, si les quotas réglementaires ne sont pas encore atteints, le nombre de travailleurs handicapés progresse régulièrement, comme le rappelle Jean-Charles Watiez, directeur du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) : « En

2005, année d’instauration du

FIPHFP, le taux d’emploi des personnes en situation de handicap était de 3,74 % au sein des trois fonctions publiques. En 2013, nous devrions atteindre 4,5 %. Aujourd’hui, ce sont

200 000 personnes qui bénéficient de l’obligation d’emploi. En outre, cette progression s’est accompagnée d’une forte mobilisation des financements du FIPHFP, qui sont passés de

7 millions d’euros en 2007 à

127 millions d’euros en 2012. »

Ces chiffres cachent néanmoins quelques disparités. Si, dans la fonc-

Aujourd’hui, ce sont 200 000 personnes handicapées qui bénéficient de l’obligation d’emploi dans la fonction publique, qu’elle soit d’Etat, hospitalière ou territoriale.

(WavebreakmediaMicro - Fotolia.

tion publique territoriale, le taux d’emploi atteint 5,32 %, et même

7 % dans un département comme la

Seine-Saint-Denis, il n’est que de

3,3 % dans la fonction publique d’Etat. L’Education nationale, par exemple, est confrontée à la difficulté de recruter suffisamment de personnes en situation de handicap capables d’assurer le métier d’enseignant.

Pour améliorer la situation, divers leviers peuvent être actionnés.

D’abord en incitant les employeurs publics à recruter et à former par la voie de l’apprentissage, où la limite d’âge n’existe plus concernant les personnes en situation de handicap :

« Dans ce cadre, le FIPHFP va enrichir son offre de financement pour favoriser le développement de l’apprentissage », précise Jean-Charles

Watiez. L’organisme envisage également de rendre plus attractif le dispositif des emplois d’avenir afin qu’il puisse être pérennisé pendant trois ans pour les personnes en situation de handicap.

F

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DOSSIER EMPLOI

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

Sur le plan national, l’effectif d’étudiants handicapés est passé de 5 200 en 1998 à 13 400 en 2012, soit moins de 0,6 % de l’ensemble des étudiants inscrits dans le supérieur en France.

Reste que certains élèves dont le handicap est invisible préfèrent ne pas le déclarer à leur établissement.

(Picture-Factory - Fotolia.)

Tout pour favoriser l’accès aux études

En quinze ans, le nombre d’étudiants handicapés a plus que doublé. Universités et écoles multiplient les initiatives, avec l’appui des entreprises, pour accompagner les jeunes vers un diplôme, puis vers l’emploi.

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OSSIER RÉALISÉ PAR

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AURENCE

M

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GENCE

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CCROCHE-

C

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M axime Lecœur, 21 ans, a toujours rêvé de travailler dans l’industrie pétrolière. « Pour les voyages et l’exotisme, expliquet-il. La découverte de nouveaux gisements me paraît un challenge excitant. » Dans cette optique, il a choisi de suivre, après le bac, une formation de technicien supérieur en géologie à l’Institut polytechnique LaSalle Beauvais (Oise). Le parcours est presque banal, mais

Maxime est porteur d’un handicap moteur et se déplace en fauteuil.

Si les salles de cours de l’école sont accessibles, les travaux sur le terrain, parfois accidenté, ne le sont pas. Heureusement, un accord de partenariat avec Total a permis à son établissement de mettre en place des aménagements afin que l’étudiant réalise les sorties et mique handi-accueillante et les initiatives fourmillent. A Toulouse-III, l’engagement de grands groupes comme Airbus, Capgevoyages d’études avec ses camarades. Le groupe pétrolier a aussi accueilli Maxime en stage. Cet exemple illustre les efforts faits par les établissements d’enseignement mini, IBM, Safran et Thales permet de financer l’interprétation en langue des signes française (LSF) de 50 % des cours des étudiants malentendants. A l’Essec, grande

école de mana-

Des bourses et financements venus de grands groupes

gement, les

élèves handicapés peuvent bénéficier de supérieur et appuyés par les entreprises pour aider les jeunes en situation de handicap à suivre une formation et à préparer leur insertion.

Dans les universités, les écoles d’ingénieurs ou de commerce, on observe partout une même dynabourses accordées par des entreprises — Natixis, la Banque postale ou encore Orange — soit pour assumer tout ou partie des frais de scolarité, soit pour couvrir le surcoût lié au handicap (matériel, logiciels spécifiques, transport adapté, etc.).

La mobilisation des différents acteurs a eu pour effet de faire progresser depuis une dizaine d’années le nombre d’étudiants handicapés. « Quand je suis arrivée

à l’université Toulouse-III en 2001, on recensait 41 étudiants handicapés, rapporte Laurence Cadieux, médecin à la tête de la mission handicap de l’université. Aujourd’hui, ils sont 435. »

Sur le plan national, l’effectif d’étudiants handicapés est passé de

5 200 en 1998 à 13 400 en 2012, soit moins de 0,6 % de l’ensemble des étudiants inscrits dans le supérieur en France. L’approche strictement comptable ne reflète cependant pas toute la réalité, puisque certains étudiants dont le handicap est invisible préfèrent ne pas le déclarer à leur établissement, de peur d’être étiquetés. Reste que l’accueil des jeunes en situation de handicap dans l’enseignement supérieur peut encore être amélioré.

« Il ne s’agit pas seulement de rendre les salles et les amphis accessibles, de prévoir des preneurs de notes ou des photocopies agrandies, remarque la responsable de la mission handicap à Toulouse. Il est important de réunir aussi les conditions pour la socialisation des étudiants handicapés au-delà des cours, leur donner l’occasion de faire du sport, de participer à la vie associative… »

A côté de la formation universitaire, ces activités sont en effet essentielles pour développer l’autonomie et permettre aux jeunes de se constituer un réseau utile à leur insertion sociale et professionnelle.

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LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

DOSSIER EMPLOI

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L’AVIS DE…

Christian GRAPIN,

directeur de l’association

Tremplin

« On est encore loin des besoins des entreprises »

A quel rythme le nombre d’étudiants handicapés progresset-il dans le supérieur ?

Il augmente de façon régulière, mais c’est encore insuffisant ! Entre 2011 et 2012, leur nombre a progressé de 11 % mais reste bien inférieur aux besoins des entreprises désireuses de répondre à leur obligation d’emploi de travailleurs handicapés. Il faut dire que l’Education nationale ne s’est mobilisée sur le sujet que depuis la loi de 2005. Dans les collèges et les lycées, les effectifs d’élèves en situation de handicap ont, depuis cette date, presque doublé pour atteindre 89 000 personnes. Mais trop peu de bacheliers handicapés osent ensuite poursuivre de longues études supérieures.

Lutter en amont contre l’autocensure

T outes les enquêtes d’insertion l’attestent, la formation est le premier tremplin vers l’emploi. Mais pour les jeunes en situation de handicap, les actions ne sont pas à conduire seulement au niveau des établissements d’enseignement supérieur, mais bien en amont, dès le collège, afin d’éviter les phénomènes d’autocensure.

« La classe de 3 e est un palier décisif, remarque Fabien Gaulué, délégué général de la Fédération étudiante pour une dynamique études et emploi avec un handicap (FE-

DEEH). C’est à ce niveau que certains collégiens handicapés sont amenés à faire un choix d’orientation par défaut. »

Rassemblant près de 40 associations étudiantes et une vingtaine d’établissements d’enseignement supérieur, la FEDEEH pilote aujourd’hui le programme Phares

(Par-delà le handicap avancer et réussir des études supérieures), lancé en 2008 à l’Essec. « Il s’agit d’un programme de tutorat assuré par naires du programme. L’objectif est de développer chez ces jeunes la confiance en soi, de les aider à acquérir de l’autonomie, de travailler sur leur projet de formation et professionnel. » Les premiers retours du dispositif sont très encou-

93 % des bacheliers coachés par le programme Phares poursuivent des études supérieures

des étudiants auprès d’élèves de la rageants :

93 % des bacheliers coachés par le programme

Phares poursuivent aujourd’hui des études supérieures

3 e à la terminale scolarisés en milieu ordinaire, détaille Fabien

Gaulué. Pendant quatre ans, les collégiens, puis lycéens sont reçus en petit groupe chaque semaine dans un des établissements partedans une très grande diversité de filières (classes prépas, université,

Sciences-po, BTS, IUT…).

Dans le même esprit, l’association

Tremplin accompagne des lycéens, mais aussi des étudiants en situation de handicap et les aide à aller

« le plus loin possible », en fonction de leurs aspirations et de leurs capacités (lire aussi l’Avis de

Christian Grapin, directeur de

Tremplin). Les quelque 400 jeunes suivis chaque année par l’association sont d’abord reçus en entretien par un chargé de mission pour discuter de leur projet, puis accompagnés pour valider celui-ci, soit au travers d’un stage, d’une rencontre avec un professionnel ou d’un contrat d’alternance au sein d’une des 220 entreprises membres de

Tremplin.

Mettre un pied dans la réalité permet bien souvent de faire tomber certaines barrières du côté de l’entreprise comme de celui de la personne handicapée.

Sébastien est malentendant

Qu’est-ce qui freine la poursuite d’études des jeunes en situation de handicap ?

Beaucoup ont intériorisé leur handicap comme une diminution qui ne les autorise pas à envisager autre chose qu’une filière en lycée professionnel ou, au mieux, un cursus court en deux ans après le bac. L’idée des entreprises fondatrices de Tremplin, c’est de permettre aux jeunes de découvrir des secteurs d’activité, des métiers afin qu’ils testent leur projet d’orientation. Parmi les étudiants suivis par notre association, un cinquième de ceux aujourd’hui inscrits dans un cursus bac + 4 ou bac + 5 n’envisageaient pas après le bac atteindre ce niveau d’études.

Les expériences qu’ils ont cumulées (stages, jobs, rencontres avec des professionnels) grâce à nos entreprises partenaires les ont encouragés à augmenter leurs ambitions.

Comment se passe l’insertion des jeunes diplômés handicapés ?

Quatre-vingt-cinq pour cent des jeunes en fin de cursus que nous accompagnons trouvent un poste en moins de six mois. Ce qui facilite leur insertion, c’est non seulement leur niveau de diplôme, aujourd’hui déterminant sur le marché de l’emploi, mais aussi les expériences en entreprise qu’ils ont pu acquérir et leur capacité à présenter leur projet. Plutôt que leur handicap et leurs limites, il est important que les jeunes diplômés apprennent à mettre en avant leur potentiel.

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UN HANDICAP N’EST

JAMAIS

UNE BARRIÈRE.

recrutement.decathl

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DOSSIER EMPLOI

Laëtitia CZAPSKI,

chargée de la diversité et du handicap

à Grenoble école de management

« Nous proposons un concours dès la classe de terminale »

Selon Laëtitia Czapski, le dispositif Passerelle handicap n’est pas un passe-droit mais un accompagnement au long cours.

omme l’ensemble des

écoles supérieures de com-

C merce françaises, Grenoble

école de management recrute au niveau bac + 2 pour trois ans d’études. « Mais à ce ni-

Benoît, collaborateur

Simply Market veau, les dés sont déjà lancés pour nombre de jeunes handicapés, remarque Laëtitia Czapski, chargée de la diversité et du handicap.

Beaucoup se sont vu prédire les pires difficultés dans le secondaire et n’envisagent pas de poursuivre très loin leurs études. » Avec une demi-douzaine d’autres écoles, l’établissement grenoblois a donc imaginé recruter dès la classe de terminale à travers le dispositif Pas-

5 ème accord Handicap : 2013-2016

Allions nos différences,

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Chez Simply Market, chacun a sa place pour valoriser ses différences ! Avec des valeurs humaines fortes et une politique de sensibilisation engagée depuis plus de

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serelle handicap de la banque d’épreuves communes Passerelle.

Les lycéens intéressés par la formation en école de commerce sont invités à passer un concours de niveau bac, intitulé Passerelle la bibliothèque, etc. Je les reçois aussi individuellement pour les aider à construire leur projet professionnel. » A l’issue des deux ans, s’ils ont obtenu leur diplôme, les jeunes intègrent, sans passer de handicap, comprenant des épreuves

écrites (anglais, logique, culture générale) et orales (langues et entretien de motivanouveau concours, le programme de l’Ecole supérieure de commerce.

« Entre un

Encore méconnu, le concours Passerelle tion).

Les candidats admis suivent les deux premières années de formation post-bac dans un établissement partenaire de l’Ecole de commerce et préparent un diplôme de

et cinq jeunes par an entrent dans notre dispositif

Passerelle handicap »

type BTS ou DUT.

« Nous les considérons cependant déjà comme nos élèves, insiste Laëtitia Czapski. Nous leur proposons de venir régulièrement dans nos locaux pour participer à des événements associatifs, rencontrer des entreprises partenaires, travailler à handicap attire peu de candidats : à Grenoble,

« entre un et cinq jeunes par an entrent dans le dispositif », note Laëtitia Czapski.

« Certains lycéens en situation de handicap n’ont pas envie d’une voie réservée potentiellement stigmatisante. Il ne s’agit pas de leur accorder un passe-droit, mais de leur offrir un accompagnement qui leur permette de poursuivre le plus loin possible et sereinement leurs

études », conclut-elle.

EN SAVOIR PLUS

À CONSULTER

 Le portail étudiant du handicap, créé par la FEDEEH (Fédération

étudiante pour une dynamique

études et emploi avec un handicap), présente le programme

Phares de tutorat étudiant auprès de lycéens handicapés :

www.fedeeh.org.

 L’association Tremplin accompagne les lycéens et

étudiants en situation de handicap dans leurs projets de formation et d’insertion professionnelle :

www.tremplin-handicap.fr.

 Le site des écoles de la banque d’épreuves communes Passerelle informe sur les modalités du dispositif Passerelle handicap, les

8 écoles participantes et les entreprises partenaires qui apportent un soutien financier aux

étudiants :

www.passerelle-esc.com.

 Le site dédié au handicap de l’Essec présente les actions du groupe en faveur des étudiants handicapés :

http://handicap.essec.edu/.

 L’application Total Accès, conçue par l’Onisep, donne aux jeunes déficients visuels ou aveugles toute l’information sur les

études et les métiers depuis un smartphone :

http://mobile.onisep.fr/totalacces/.

(DR.)

elloi de

4.

x.

loi orc ar-

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DOSSIER EMPLOI

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Elisabeth CORTANA,

22 ans, en licence pro technologies de la mobilité et de l’accessibilité à l’IUT de Vélizy (Yvelines)

« J’ai été soutenue par une auxiliaire de vie scolaire »

D epuis qu’Elisabeth s’est fait renverser à l’âge de 12 ans par une voiture, c’est un combat de tous les jours, mais la jeune femme, âgée aujourd’hui de 22 ans, n’a jamais rien lâché. « Après plus de deux années passées à l’hôpital et en centre de rééducation, j’ai repris les cours au collège, racontet-elle. Les enseignants voulaient m’orienter en lycée professionnel, mais j’ai fait le maximum pour passer en 2 de générale ! »

Si elle a bien récupéré physiquement — elle marche normalement —, Elisabeth souffre toujours d’une grande fatigabilité, de difficultés de concentration et de mémorisation du fait du traumatisme crânien provoqué par l’accident. Au lycée, ses professeurs lui conseillent d’étaler la préparation du bac sur quatre ans au lieu de trois. « J’ai refusé et j’ai réussi mon bac, de justesse, mais du premier coup ! souligne-t-elle. J’ai été heureusement soutenue par une auxiliaire de vie scolaire

(AVS) qui m’aidait à focaliser mon attention.

J’ai aussi été boostée par des tuteurs étudiants à l’Essec, dans le cadre du programme

Phares (lire aussi l’article « Lutter en amont

contre l’autocensure »). »

Peut-être parce qu’elle a beaucoup fréquenté les hôpitaux, Elisabeth rêve alors de devenir infirmière. « J’ai mis du temps à accepter que ma fatigue et le tremblement de mes mains m’empêchaient de faire ce métier. Avec mes tuteurs, j’ai cherché une voie qui me permette d’être en contact avec les autres et j’ai pensé au secteur social. »

Après le bac, elle se lance donc dans la préparation d’un BTS services et prestations du secteur sanitaire et social (SP3S), puis choisit de se spécialiser dans le domaine du handicap en s’inscrivant à la rentrée 2013 en licence pro technologies de la mobilité et de l’accessibilité. Elle ne bénéficie plus d’AVS et le rythme est difficile à suivre. Pour la première fois, elle songe à demander un aménagement de la formation sur deux ans. « Je suis parfois découragée, avoue-t-elle. Mais quand je regarde en arrière, je vois les obstacles que j’ai déjà passés et me dis que je finirai par y arriver. »

Elisabeth Cortana s’est fait renverser à l’âge de 12 ans par une voiture et souffre depuis d’une grande fatigabilité, de difficultés de mémorisation et de tremblement des mains.

(DR.)

Créé en 1989 et iliale à 100% de BNP Paribas, Arval est le spécialiste de la location longue durée de véhicules d’entreprise. Arval propose à ses clients – professionnels,

PME et grands groupes internationaux – des solutions dédiées visant à optimiser la mobilité de leurs collaborateurs et à externaliser les risques liés à la gestion de leur lotte automobile. Conseil d’expert et qualité de service, qui constituent les fondements de la promesse de marque d’Arval, sont délivrés dans 25 pays par plus de 4 000 collaborateurs, et dans 14 autres pays grâce à son réseau de partenaires.

ARVAL : un engagement fort dans l’intégration des travailleurs en situation de handicap.

Depuis 2007, Arval s’est engagé en créant une

Mission Handicap ain d’accentuer sa politique en faveur de l’intégration des personnes en situation de handicap. Arval a pour objectif de rester idèle à ses valeurs qui sont la réactivité, l’engagement, le respect, l’ambition et la créativité.

C’est pourquoi, la société se donne les moyens de réaliser ce projet en menant à bien différentes actions comme le recrutement, l’accompagnement et l’adaptation des postes de travail.

Aujourd’hui, des collaborateurs en situation de handicap sont intégrés dans leurs équipes et impliqués dans leurs missions quotidiennes.

Rejoignez-nous en postulant sur [email protected]

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DOSSIER EMPLOI

Initiatives d’entreprises

Afin de remplir leurs obligations légales vis-à-vis des personnes handicapées, les entreprises multiplient les initiatives en direction des candidats et de leurs propres collaborateurs.

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OSSIER RÉALISÉ PAR

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ERLAND

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GENCE

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C

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our beaucoup d’entreprises, atteindre les 6 % de travail-

P leurs handicapés reste un vrai casse-tête. Non pas tellement par manque de volonté mais du fait de l’inadéquation entre la formation des personnes handicapées et les besoins des professionnels. Pour pallier ce déséquilibre, différentes solutions existent. Ainsi, les entreprises peuvent passer des contrats de sous-traitance ou de fourniture avec des entreprises adaptées ou des établissements et services d’aide par le travail (Esat).

A la Société générale par exemple, le chiffre d’affaires avec le secteur adapté et protégé se monte à près de 4 millions d’euros par an, « ce qui représente environ 200 emplois indirects », précise Véronique

Lafon, directrice adjointe de la mission handicap de la banque. Par ce biais, 41 % des 97 200 établissements du secteur privé assujettis à la loi ont, en 2010, atteint ou dépassé le quota de 6 %.

Autre solution alternative : la signature d’un accord en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés. Elles sont aujourd’hui près de 9 000 à avoir conclu, avec leurs partenaires sociaux, un accord assorti d’objectifs chiffrés et d’un plan d’actions. Assystem, groupe d’ingénierie et de conseil en technologies, a signé son premier accord en septembre dernier.

Actions classiques ou innovantes

« Notre objectif est de recruter, d’ici à 2015, 60 collaborateurs et

5 alternants handicapés, détaille

Erwan Le Cornec, responsable de la mission handicap. Nous allons

élargir nos sources de recrutement et accompagner la montée en compétences des personnes qui n’ont pas un niveau correspondant à nos métiers. »

Outre ces démarches contractuelles s’ajoutent différentes actions classiques ou innovantes. Pour le sourcing, beaucoup d’entreprises travaillent avec des cabinets de recrutement spécialisés, font appel aux services du réseau Cap emploi, diffusent les offres d’emploi sur des « jobboards » ou sites Internet dédiés (Hanploi.com, Handicap.fr…) et participent à des forums de l’emploi. A la mission handicap de la Société générale,

Véronique Lafon égrène les rendez-vous : « Nous sommes présents sur les salons de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées en novembre. Nous organisons en mars un forum de recrutement Pass pour l’emploi avec une

Nombre d’entreprises passent des contrats de sous-traitance ou de fourniture avec des entreprises adaptées ou des établissements et services d’aide par le travail (Esat) : ci-dessus les Ateliers du Phare à Nanterre (Hauts-de-Seine).

(LP/Pascale Autran.) quarantaine d’autres entreprises.

Nous avons également rejoint le salon virtuel Handi2day en avril et en octobre, qui nous permet d’identifier des candidats qui habitent des petites villes ou qui ne peuvent pas se déplacer. »

La communication en direction des collaborateurs déjà en poste est

également essentielle. « Il faut dédramatiser le sujet du handicap », estime Jean-Marc Guillevic, directeur des ressources humaines chez

Siemens Energy, qui a fait appel au théâtre pour sensibiliser les manageurs. Chez Spie, entreprise spécialisée dans le domaine du génie

électrique, la responsable du développement des ressources humaines, Alexandra Raimbault, a opté pour l’organisation en mars d’un mois du handicap. « Dans toutes nos filiales, des actions — concours photo, quiz, causerie…

—, visent à montrer que nos métiers de chantier ne sont pas incompatibles avec un handicap », insiste-t-elle. « Nous devons combattre les préjugés », reprend Jean-Marc

Guillevic. Le DRH de Siemens a fait en octobre dernier l’expérience originale d’un jobdating dans le noir avec des candidats handicapés.

« Les entretiens à l’aveugle obligent à se concentrer sur les compétences », commente-t-il. Cette initiative, comme d’autres conduites dans les entreprises, change la perception du handicap.

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DOSSIER EMPLOI

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Des parcours sur mesure

E n alternant les périodes en entreprise et les périodes en centre de formation, le contrat de professionnalisation ou d’apprentissage permet aux personnes en situation de handicap de gagner en compétences et de développer leur employabilité. D’après une étude de l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) parue en juin 2013, une personne handicapée entrant en contrat d’alternance a trois chances sur quatre d’obtenir une qualification et une chance sur deux d’être en emploi à l’issue du contrat. L’étude souligne cependant l’importance de l’accompagnement en amont de la signature du contrat et pendant son déroulement.

« Les personnes handicapées ont parfois été durablement éloignées de l’emploi et elles ont besoin d’être soutenues, confirme Claude Legras, délégué général d’Hanvol. Cette association qui rassemble dix entreprises du secteur aéronautique et spatial, dont Airbus, Assystem, Dassault Aviation et

Thales, a mis sur pied un dispositif préparatoire à l’alternance.

« Nous organisons des sessions de dix semaines, au cours desquelles les candidats suivent des cours de remise à niveau scientifique et découvrent les métiers de l’aéronautique, explique Claude Legras. Ils définissent un projet professionnel en tenant compte des contraintes de leur handicap et ils sont ainsi mieux armés pour réussir la formation en alternance. » La preuve, sur les six premiers apprentis de l’association Hanvol qui ont achevé leur contrat en

2012, cinq ont obtenu leur diplôme (bac pro, BTS ou DUT) avec mention et cinq ont été embauchés.

L

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Le contrat de professionnalisation ou d’apprentissage permet aux handicapés de gagner en compétences et de développer leur employabilité en alternant le travail en entreprise et les cours en centre de formation (à gauche, le cuisinier Grégory Cuilleron).

(AFP/Sylvain Thomas.) du a-

. » en p.

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DOSSIER EMPLOI

Intégration et évolution professionnelles des personnes en situation de handicap, Norauto recrute. Déjà plus de 160 collaborateurs en CDI.

www.norauto-recrute.fr

Bruno METTLING,

directeur des ressources humaines chez Orange

« Nous conduisons des actions en amont pour la formation »

Pour recruter, Bruno Mettling a une stratégie chez Orange : se rapprocher des écoles et universités, offrir des bourses aux étudiants handicapés. Il mise aussi sur l’alternance.

(Orange/Pascal Dolemieux.)

P endant des années, le taux d’emploi de travailleurs handicapés au sein du groupe Orange est resté bloqué autour de 3,5 %.

« La qualification des travailleurs handicapés est souvent moins élevée que celle des autres salariés et en décalage avec la qualification des métiers sur lesquels nous recrutons », analyse Bruno Mettling, directeur des ressources humaines. Plutôt que d’en rester à ce simple constat, le groupe a choisi de mener une politique volontariste, qui lui a permis de faire décoller le taux d’emploi qui s’élève en 2013 à 4,9 % (soit environ 4 500 salariés handicapés). Il espère atteindre le taux de 6 % à l’horizon 2015. « Nous conduisons des actions en amont pour favoriser la formation des personnes en situation de handicap, décrit le DRH.

Nous nous sommes rapprochés des

écoles et universités et offrons des bourses aux étudiants handicapés.

Nous misons aussi beaucoup sur l’alternance : nous recrutons des personnes à des niveaux inférieurs à ce que nous recherchons habituellement et nous mettons en place pour elles des parcours de professionnalisation. » Aujourd’hui, 3,7 % des quelque 5 000 alternants du groupe

Orange ont une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé

(RQTH).

Autre initiative, le service de recrutement a dédié 10 collaborateurs à la recherche de candidats handicapés.

L’entreprise de télécommunications

œuvre par

« Nous recrutons des personnes

ailleurs à la mise en ac-

à des niveaux

cessibilité de l’en-

inférieurs à ce que nous recherchons

semble de ses locaux

habituellement et nous mettons

et consacre un million

en place pour elles

d’euros par an à l’amé-

des parcours de professionnalisation »

nagement des postes de travail.

« Nous offrons la possibilité à nos salariés handicapés de travailler depuis chez eux, précise Bruno Mettling. Nous installons à leur domicile le matériel et les logiciels nécessaires. »

Enfin, le groupe sensibilise en continu ses collaborateurs, notamment ses manageurs, au handicap.

« Ce sont des actions classiques, convient le DRH, mais elles demeurent indispensables pour faire évoluer les représentations et faire prendre conscience que la diversité n’est pas un frein mais un levier de performance. »

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EN SAVOIR PLUS

À CONSULTER

Le site de l’association Hanvol, où les candidats handicapés peuvent déposer leur CV pour suivre une formation en alternance dans une entreprise du secteur aéronautique et spatiale : www.hanvol-insertion.aero.

Le blog de la mission handicap de la Société générale présente des témoignages de salariés handicapés et délivre des conseils aux candidats : www.tousuniques.fr.

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LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

DOSSIER EMPLOI

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Daniel FARNOLLE,

32 ans, conseiller commercial chez April, Paris

« J’ai trouvé un employeur qui apprécie d’abord mes compétences »

I l a de l’énergie à revendre, une expérience professionnelle d’une dizaine d’années dans le secteur de la grande distribution et un parcours d’ancien sportif de haut niveau émaillé de plusieurs titres nationaux et internationaux

(champion de France et vice-chamcacher ma petite taille et ma couleur de peau pour ne pas choquer les clients. » Or, ce que recherche

Daniel, c’est justement l’échange direct et le contact avec la clientèle.

« Après mon expérience dans la distribution d’articles de sport chez

Décathlon, j’avais envie de repion du monde de tennis de table en catégorie petite taille). Malgré ces atouts évidents, Daniel Farnolle a mis joindre le secteur de la banque et de l’assurance pour vendre de l’imma-

« Après mon expérience

tériel, de la confiance », expliqueplusieurs mois à trouver un emploi cor-

chez Décathlon, j’avais envie de rejoindre

t-il.

Le jeune homme enrespondant à ses attentes.

le secteur de la banque

voie des candidatures tous azimuts, répond à

« Les entreprises font des campagnes de communication où elles se proclament

et de l’assurance pour vendre de la confiance »

des annonces, rencontre des cabinets de recrutement, mais aucune démarche ouvertes à la diversité, mais beaucoup ont encore des préjugés, lâche-t-il. J’ai eu plusieurs propositions pour des postes de bureau ou de télévendeur, comme s’il fallait n’aboutit. Aussi, quand il entend parler du salon virtuel Handi2day au printemps 2012, il est sceptique.

Il dépose néanmoins sa candidature en ligne et a l’heureuse surprise d’être contacté par deux entreprises, dont April, pour passer un entretien téléphonique. Le dynamisme et la volonté de Daniel sont convaincants : l’assureur lui propose un poste de conseiller commercial* en CDD à Bordeaux (Gironde), ville dont il est originaire.

Il obtient rapidement d’excellents résultats et, au bout de six mois, est embauché en CDI à l’agence Ordener à Paris (XVIII e ). Depuis juillet 2013, il a pris la responsabilité de l’agence et ne cesse de développer son portefeuille de clients, particuliers et professionnels,

« grâce à la recommandation », précise-t-il. Un signe qui ne trompe pas sur ses compétences.

L

.

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.

* Le salaire mensuel d’un conseiller commercial débutant chez April s’élève à environ 1 200 € net. A ce fixe s’ajoutent des commissions en fonction des résultats.

Daniel Farnolle a déposé sa candidature sur le salon virtuel Handi2day au printemps 2012. C’est là qu’il obtient un CDD qui se transforme vite en CDI.

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Siège social et adresse postale : 115 rue de Sèvres 75273 Paris Cedex 06 – RCS Paris 421 100 645

BANQUE ET CITOYENNE

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

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DOSSIER EMPLOI

Florian POIROT,

32 ans, vendeur sport au Décathlon de Colmar (Haut-Rhin)

« Des aménagements ont été faits pour moi dans le magasin »

En 2013 Modis, Entreprise de Service du Numérique

(SSII), 2,4 milliards d’Euros de CA dans le Monde,

1600 collaborateurs en France a signé un accord sur 3 ans pour favoriser l’emploi de personnes en situation de Handicap.

POUR MODIS,

LE HANDICAP N’EST PAS

UN FREIN À L’EMBAUCHE

CONNECTONS NOS TALENTS

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Niv.1 / Niv.2

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Analystes d’exploitation

(Unix / Linux)

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et Systèmes

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(Java J2EE / Php / C# / Dot Net / Symfony)

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[email protected]

w w w . m o d i s f r a n c e . f r

Compétition, monitorat, spécialisation dans le cordage des raquettes : c’est à sa passion pour le tennis que Florian Poirot doit son embauche chez Décathlon.

(DR.)

S’ il est difficile de trouver du travail lorsque l’on a peu de qualification, la tâche est encore plus ardue quand la personne est en fauteuil roulant. Cette situation a longtemps été celle de Florian Poirot, jeune Franc-Comtois atteint d’une maladie génétique. A défaut de décrocher un emploi,

Florian est néanmoins toujours resté très actif.

« J’ai fait beaucoup de bénévolat et je me suis aussi énormément investi dans le tennis. » C’est à

18 ans que Florian démagasin, notamment une machine

à corder et un meuble informatique

« L’entreprise a installé une machine

qui se règlent à ma hauteur. Par ailleurs, l’entreprise a financé deux fauteuils roucouvre ce sport (qu’il pratique en version fauteuil) et cette passion ne l’a jamais quitté : compétition, monitorat, spécialisa-

à corder et un meuble

lants dont un me permet de mettre les

informatique qui se règlent à ma hauteur ainsi que deux fauteuils roulants »

tion dans le cordage des raquettes… le jeune homme acquiert au fil des années des compétences qui vont lui produits en rayons. »

Embauché aux 3/5,

Florian a gagné en responsabilité. Fort de son monitorat cordage et technique de pose, il a ainsi mis en place des formations pour apprendre aux collaboouvrir la voie vers le monde du travail : « Il y a cinq ans, un ami m’a dit que le Décathlon de Colmar recrutait des personnes à mobilité réduite. J’y suis allé sans grand espoir et ils m’ont pris », se souvient

Florian, encore étonné.

Outre son naturel ouvert et son bon contact avec les clients, Florian a su faire la différence grâce à son expertise technique : « J’ai appris à corder une raquette tout seul et sur le tennis, j’en sais souvent davantage que les clients valides », souligne-t-il malicieusement.

De son côté, Décathlon a su accompagner son nouveau collaborateur afin que, peu à peu, il étende son domaine d’intervention : « Des aménagements ont été faits dans le rateurs de l’enseigne à corder et se dit heureux de cette aventure professionnelle. « J’aime ce que je fais. Quand je vais au travail, j’ai la pêche. »

Son rêve maintenant est de continuer à évoluer dans son métier et de pouvoir un jour corder dans un grand tournoi international.

M

.

C

.

Nos différences, notre richesse,

nos engagements

Pour nos équipes, promouvoir la diversité, c’est reconnaître et valoriser les compétences de chacun, c’est favoriser la cohésion et l'équité sociale, c’est lutter contre toutes formes de discriminations, c’est offrir à tous, les mêmes chances de recrutement, d’intégration et d’évolution. Emploi des seniors, égalité professionnelle homme-femme, emploi des personnes handicapées… Geodis s’engage pour plus de diversité ! Pour en savoir davantage sur nos engagements :

www.geodis.fr

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

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DOSSIER EMPLOI

Christophe COLLIN,

directeur de l’évolution professionnelle, de l’emploi et du management de Generali

L’AVIS DE…

« Une websérie pour favoriser l’intégration »

Un groupe connu comme Generali a-t-il des difficultés pour recruter des personnes handicapées ?

Oui. D’abord, parce que globalement nous recrutons des personnes qui ont un diplôme bac + 2 jusqu’à bac + 5. Or, peu de personnes en situation de handicap atteignent ce niveau d’études. Par ailleurs, le secteur des assurances n’apparaît pas aussi attractif que le luxe ou l’Internet aux yeux des jeunes diplômés. C’est pourquoi nous insistons sur l’accueil qui est fait aux personnes handicapées dans l’entreprise. Nous communiquons beaucoup sur la politique interne de prise en charge et d’intégration.

Concrètement, qu’avez-vous mis en place ?

Nous avons différentes actions de sensibilisation. La plus emblématique est la websérie que nous avons créée sur Internet « Ça handi long » (http://www.cahandilong.fr/), qui met en scène de vrais collaborateurs du groupe. L’objectif est de couper court aux idées reçues sur le handicap dans le monde du travail. Plus globalement, nous avons un pôle handicap qui s’occupe de l’intégration tant des personnes handicapées que des autres salariés. Il est important de sensibiliser les collaborateurs qui accueillent une personne handicapée. Ce genre de politique qui démystifie le handicap a permis à certaines personnes, qui jusqu’à présent ne souhaitaient pas relever leur situation, de se déclarer.

Quel autre moyen pour attirer les talents ?

Nous misons beaucoup sur l’alternance. Pour le moment, ça ne représente qu’une minorité de personnes, mais le chiffre progresse bien (10 en 2013, un objectif d’une vingtaine en 2015). Pour cela, nous avons noué des partenariats comme celui qui implique l’Ecole supérieur d’assurances (ESA) et l’Agefiph pour élaborer des cursus adaptés. Grâce à ces différentes actions, nous avons plus que doublé le taux de personnes handicapées dans l’entreprise depuis

2005 passant de 150 à 340 personnes.

P

ROPOS RECUEILLIS PAR

M

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C

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É

CONOMI

E

« Le Parisien libéré »

25, avenue Michelet

93408 Saint-Ouen Cedex

Tél. 01.40.10.30.30

Société par actions simplifiée

Commission paritaire n°0115C85979

Président : Intra-Presse représentée par Jean HORNAIN

Principal associé : Intra-Presse

Jean HORNAIN,

Directeur de la publication

Eric HERTELOUP,

DGA et éditeur

Thierry BORSA, Directeur des rédactions du «Parisien» et «d’Aujourd’hui en France»

RÉDACTION

Responsable de la rédaction :

Bénédicte Alaniou [email protected]

Editing et réalisation :

Marianne Blériot [email protected]

Rédaction :

Agence Accroche-Press’,

Chloé Coursaget,

Charlotte Robinet

Dossier emploi

SPÉCIAL HANDICAP

Agence Accroche-Com’

PUBLICITÉ / AMAURY

MEDIAS

Directeur général adjoint :

Philippe Fromantin,

01.40.10.53.02

PUBLICITÉ COMMERCIALE

Directeur de la publicité :

Roland Aouizerate,

01.41.04.97.78

[email protected]

ANNONCES EMPLOI

Directeur de la publicité :

Muriel Petit,

01.40.10.53.22

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Le Parisien : 0.811.875.656

(coût d’un appel local)

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

DOSSIER EMPLOI

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La mission handicap, un relai essentiel

Sandrine LENOBLE,

responsable de la mission handicap chez But

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OSSIER RÉALISÉ PAR

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GENCE

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L a loi de 2005 et ses obligations en termes d’emploi de travailleurs handicapés ont amené les entreprises à s’organiser de manière plus structurée afin, d’une part, de recruter ou d’accueillir des collaborateurs en situation de handicap et, d’autre part, de mener des actions en interne pour sensibiliser l’ensemble des salariés.

Sous la houlette le plus souvent de la direction des ressources humaines, et dans le cadre d’un accord avec l’Agefiph (pour les entreprises privées) ou le FIPHFP

(pour le public), des entités spécifiques ont été créées : les missions handicap.

Maintenir dans l’emploi ou recruter

Composée d’une ou de plusieurs personnes, la mission handicap doit remplir différentes fonctions : gérer le recrutement des personnes handicapées, s’occuper de l’aménagement du poste ou du temps de travail, évaluer la difficulté des conditions de travail mais aussi communiquer ou participer à des

événements comme la Semaine de l’emploi des personnes handicapées.

« Chez Cegid, la mission handicap a d’abord un rôle de coordination des différentes actions que nous menons tout au long de l’année pour recruter, former et maintenir les personnes dans l’emploi. Elle est aussi là pour informer les futurs collègues et les manageurs de personnes handicapées », explique

Pascal Guillemin, DRH de l’éditeur de logiciels Cegid. Sept personnes dont une infirmière travaillent régulièrement pour la mission handicap qui a été créée en 2012 lors de la signature du deuxième accord. A cela s’ajoutent 15 référents qui relaient les messages dans les différents sites du groupe

à travers la France. « Pour inscrire nos actions dans la durée, il faut davantage de relais et d’expertise.

C’est désormais ce que nous pouvons faire avec la mission handicap », précise Pascal Guillemin.

Enfin, c’est à la mission handicap, quand elle existe, de calculer le montant de la contribution de l’entreprise à l’Agefiph lorsque le quota des 6 % n’est pas atteint.

EN SAVOIR PLUS

Un site d’offres d’emploi où l’on peut trouver également de nombreux témoignages de chargés de mission handicap :

http://www.missionhandicap.com/.

Un livre blanc réalisé à l’issue d’un colloque au Conseil

économique et social et qui apporte des réponses aux questions que se posent les entreprises vis-à-vis de l’emploi des personnes handicapées. http://www.social-

sante.gouv.fr/IMG/pdf/Livre_blanc_ vdef.pdf.

« Elle change la vision des équipes et des manageurs »

C hez But, la création de la mission handicap remonte à 2011, date de la signature du premier accord d’entreprise. Et depuis deux ans qu’elle s’en occupe, Sandrine Lenoble est sans cesse sur le terrain : « La mission a pour rôle de coordonner les différentes actions que nous menons en faveur des travailleurs handicapés, que ce soit pour le recrutement, la sensibilisation ou le maintient dans l’emploi. » Une tâche d’autant plus lourde que But possède 180 points

« Il ne faut

de vente en régions et n’a pas

jamais lâcher et faire sans arrêt des actions de

encore de référent handicap localement. A charge donc pour la jeune

sensibilisation »

femme de se rendre sur place afin de rencontrer les collaborateurs et les manageurs ainsi que les employés handicapés (3,14 % pour les magasins de plus de 20 collaborateurs) : « J’interviens régulièrement notamment pour l’aménagement des postes de travail et le maintien dans l’emploi. Je coordonne également les interventions

Sandrine Lenoble rencontre régulièrement les collaborateurs et les manageurs des 180 points de vente en régions de But.

des prestataires extérieurs comme par exemple les ergonomes et je gère les recrutements. »

En général, c’est elle qui étudie personnellement les candidatures des personnes handicapées et fait les recommandations auprès des directeurs de magasin. Lorsqu’elle fait le bilan de ces deux années d’activité, Sandrine estime que « la création de la mission a aidé à

(DR.) changer la vision du handicap au sein de l’entreprise. Ainsi, les personnes se déclarent plus facilement et la problématique est mieux appréhendée en interne par les collaborateurs et les manageurs ». Même si, constate-t-elle, « il ne faut jamais lâcher et faire sans arrêt des actions de sensibilisation ». Une démarche essentielle pour obtenir une véritable prise de conscience.

L'AVIS DE...

Emmanuelle PAYS,

directrice développement RH & diversité de Steria

« La démarche doit s’inscrire dans la culture de l’entreprise »

Depuis quand existe la mission handicap de Steria ?

Elle a été créée en

2008 à la suite d’une convention signée avec l’Agefiph. Le taux de travailleurs handicapés était très faible et il y avait une démarche volontariste de la part de la direction générale pour faire évoluer la situation. Et cela a marché puisqu’en cinq ans nous avons multiplié par trois le taux de collaborateurs handicapés

(NDLR : 2 % aujourd’hui)

alors que nous recherchons essentiellement des bac + 3 à 5. Mais la réussite d’une telle démarche tient avant tout à l’implication du management.

Qu’est-ce que cela change d’avoir une mission handicap ?

Cela permet de coordonner les actions et de gagner en efficacité.

Nous avons vu la différence avant et après la création de la mission.

En nous appuyant sur la mission, nous avons pu diversifier nos interventions et, en même temps, mieux suivre dans le temps ce qui a été mis en place.

Par exemple, pour le maintien dans l’emploi des collaborateurs qui est l’une des priorités du premier accord que nous avons signé en

2011.

Quelles sont les clés de la réussite ?

Outre le fait que cela doit être porté par le management, le facteur clé du succès est que cette démarche s’inscrit dans la culture de l’entreprise. Il faut que ça soit cohérent avec les valeurs portées par l’entreprise. La réussite tient

également aux moyens que l’on se donne. Lorsqu’elle a été créée, la mission handicap comptait un chargé de mission. Aujourd’hui, il y a quatre personnes à temps plein qui reportent directement à la DRH et un réseau de six correspondants handicap en régions.

LE DÉPARTEMENT S’ENGAGE

POUR L’EMPLOI DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

Depuis 2005, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis facilite le recrutement des personnes en situation de handicap et leur maintien dans l’emploi grâce

à un suivi personnalisé. Des efforts récompensés, puisqu’en septembre 2012, le Département a atteint le taux d’emploi de 7 %, se plaçant ainsi parmi les collectivités territoriales les plus volontaires au plan national.

602 AGENTS

PORTEURS

DE HANDICAP TRAVAILLENT

AU CONSEIL GÉNÉRAL

20 PERSONNES EN SITUATION

DE HANDICAP

ONT ÉTÉ RECRUTÉS

DEPUIS 2009

82 AMÉNAGEMENTS

DE POSTES

ONT ÉTÉ RÉALISÉS

ENTRE 2009 ET 2012.

LE DÉPARTEMENT A REÇU EN 2012,

LE PRIX DES COLLECTIVITÉS

ACCESSIBLES,

CATÉGORIE EMPLOI.

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

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PAROLES DE PROS

Jennifer PAGNOUX,

responsable de la mission handicap d’Armonia

« Nous communiquons toute l’année auprès des collaborateurs »

Thierry MARCHAND,

responsable de la RSE au sein d’Arval France

« La mission handicap s’intègre dans notre démarche RSE »

I l y a maintenant quatre ans que le groupe Armonia (anciennement groupe

Phone Régie) a commencé à vraiment organiser sa politique en faveur des travailleurs handicapés par l’intermédiaire de sa filiale

Phone Régie. Une démarche qui a porté ses fruits comme l’explique Jennifer Pagnoux, responsable de la mission handicap :

« Nous avons signé un premier accord en 2009 qui a été reconduit en

2013. A l’époque, il y avait 30 personnes reconnues en situation de handicap chez Phone

Régie sur un effectif de

1 800 personnes équivalents temps plein

(ETP).

Aujourd’hui, sur 2 080 collaborateurs ETP, nous avons

80 personnes reconnues soit 2,9 % de l’effectif et, au terme de

Selon Jennifer Pagnoux, le groupe Armonia compte

2 080 collaborateurs équivalents temps plein dont 80 personnes reconnues en situation de handicap, soit 2,9 % de l’effectif.

l’accord actuel, nous souhaitons atteindre, fin 2015, 130 collaborateurs reconnus pour 2 300 collaborateurs

ETP. » Afin d’atteindre ces objectifs et faire tomber les appréhensions, Phone Régie a misé sur le recrutement via des sites emploi spé-

(DR.) soins (aménagement de poste de travail, du temps de travail…). Par ailleurs, la marque communique régulièrement durant l’année pour sensibiliser l’ensemble de ses collaborateurs. Un moyen de faciliter l’intégration et de cialisés mais aussi sur la sensibilisation en interne : « En 2010, nous avons fait une campagne afin que les collaboraARMONIA teurs en situation de handicap se déclarent. Cette opération a très bien fonctionné et nous avons

Secteur : services faire tomber les préjugés selon Jennifer Paaux entreprises.

Chiffres d’affaires 2012 :

220 millions d’euros.

gnoux : « Nous organisons des ateliers avec des psychologues et les manageurs de nos collaborateurs en situation de handicap et nous participons à des événements de sensibilisation au

Effectif France : pu engager différentes actions », souligne Jennifer Pagnoux qui prend contact personnellement avec chacune des personnes reconnues handicapées de l’entreprise afin de déterminer ses be-

4 160 collaborateurs.

Contact :

http://www.phone-regie.com/.

Sites de recrutement :

http://www.phone-regie.com/ modules/offres_emploi/.

handicap comme le raid de la mixité. » Une communication interne et externe qui sera étendue lors de la

Semaine pour l’emploi des personnes handicapées.

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GENCE

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C hez Arval, la politique en faveur des travailleurs handicapés n’est pas un vain mot. C’est en effet sur ses actions concrètes que le leader de la location longue durée de véhicules d’entreprise multimarque en France aime à communiquer : organisation pour faciliter des démarches (se rendre chez le médecin, par exemple) ; prise en charge des trois jours de carence en cas d’arrêt maladie ; avantages pour financer des dépenses liées à la situation de handicap… La filiale du groupe BNP Paribas a, depuis 2007, multiplié les initiatives afin d’attirer et surtout garder dans l’emploi les personnes en situation de handicap. Un engagement que l’entreprise porte avec succès, même si Thierry Marchand, responsable de la RSE au sein d’Arval France, reconnaît qu’il y a encore

Chez Arval France, Thierry Marchand insiste sur la nécessaire sensibilisation de tous les salariés et sur la formation des manageurs

à la non-discrimination.

(Xavier Muyard.) du chemin à accomplir : « Nous avons signé notre deuxième accord en 2011 avec, pour objectif, de faire croître le taux d’employabilité.

Nous menons notamment des campagnes de sensibilisation internes afin que les salariés concernés se déclarent.

ARVAL FRANCE

RSE. » A ces démarches s’ajoute le recrutement de personnes handicapées. Avec, là encore, quelques obstacles à surmonter : « Notre problé-

Secteur : location longue durée de matique, c’est de trouver les profils qui correspondent à nos métiers. Nous recrutons essentiellement véhicules d’entreprise ;

Nous travaillons aussi beaucoup avec les manageurs pour les former

à la non-discrimination filiale à 100 % du groupe BNP Paribas.

Chiffre d’affaires 2012 : NC.

Effectif France : plus de 1 000 collabodes bac + 2-3 et faisons appel à des organismes spécialisés pour nous accompagner.

Mais et avec les collaborateurs qui sont en contact avec des collègues en situation de handicap.

rateurs (4 000 dans le monde).

Contact : http://www.arval.com/fre/

location-longue-duree/accueil/index.html.

Sites de recrutement : http:// c’est un travail au long cours », souligne

Thierry Marchand, qui rappelle que l’entre-

Car la mission handicap n’est pas un élément isolé. Elle s’intègre dans notre démarche

www.arval.fr/fre/location-longue-duree/ entreprise-location/presentation-arval/ presentation-arval.html.

prise a également des partenariats avec le secteur protégé.

M

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C

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Gwenaëlle BOUSSEMART-TROEL,

chargée de la mission handicap chez Norauto

« Tous nos postes sont ouverts »

S pécialiste des centres auto, Norauto est aussi un important recruteur de personnes handicapées. Et si le taux de 6 % de la masse salariale n’est pas encore atteint, l’entreprise a de grandes ambitions pour les trois prochaines années : « Aujourd’hui, nous sommes à 3,36 % de personnes handicapées.

Nous visons 4,2 % d’ici à 2015 à la fin de l’accord triennal, ce qui correspond à l’embauche de 40 CDI », explique Gwenaëlle

Boussemart-Troel, chargée de la mission handicap.

Cela fait près de dix ans (en 2004 exactement) que Norauto a structuré sa politique en faveur des personnes handicapées avec, d’abord, la création du poste de chargé de mission puis, en 2005, la signature d’une convention avec l’Agefiph. Et depuis 2007, des accords sur trois ans, ce qui permet aujourd’hui à la société d’avoir 160 collaborateurs en situation de handicap.

« Nos engagements sont à différents niveaux.

Il s’agit aussi bien de maintenir les personnes dans l’emploi que de travailler avec le secteur protégé », précise

Gwenaëlle Boussemart-Troel.

Les profils recherchés ?

Divers car, précise la chargée de mission,

« tous nos postes sont

NORAUTO

Secteur : réparation et entretien automobile ;

Si elles ont les compétences, elles peuvent candidater à tous les postes ». Pour trouver les talents, Norauto s’adresse aux sites spécialisés et participe à des forums dédiés aux filiale du groupe Mobivia.

Chiffre d’affaires 2012 du groupe

Mobivia : 1,6 milliard d’euros.

Effectif France Norauto : personnes handicapées.

L’entreprise a également prévu des parcours d’intégration tant pour le nouvel arrivant que pour les futurs collègues :

« Nous avons mené des actions de sensibilisation et d’information auouverts. Que ce soit pour les ateliers, la vente ou les postes de manageurs. Il n’y a pas d’offres réservées aux personnes handicapées.

5 000 collaborateurs.

Contact :

http://www.norauto.fr/.

Site de recrutement :

http://www.norauto-recrute.fr/site/.

près de tous les collaborateurs. » Un politique qui porte ses fruits et permet de renforcer la cohésion des équipes.

M

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Gwenaëlle Boussemart-Troel annonce l’embauche en CDI de 40 personnes handicapées d’ici à 2015 chez Norauto.

(DR.)

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LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

DOSSIER EMPLOI

37

Salons et réseaux : des rencontres au programme toute l’année

De multiples événements à Paris ou en régions permettent tout au long de l’année aux personnes handicapées de trouver un emploi. Les sites et les réseaux sociaux gagnent du terrain. Zoom sur quelques rendez-vous clés.

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OSSIER RÉALISÉ PAR

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i la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées

S est un temps fort dans l’année, il n’est pas le seul

événement ou le seul moyen permettant de trouver du travail.

Secteur public et secteur privé multiplient les initiatives afin de donner aux personnes en situation de handicap la possibilité de rentrer en contact avec les recruteurs.

Une place dédiée dans les salons

Certains salons généralistes, à l’image de Paris pour l’emploi, dédient un pavillon aux personnes en situation de handicap (lire aussi

l’Avis de Michel Lefevre, commis-

saire de Paris pour l’emploi). D’autres manifestations centrées sur les services aux personnes handicapées, comme AutonomicExpo, créent des espaces spécifiques pour l’emploi.

« Nos villages emploi rassemblent

10 % des visiteurs de ces salons, précise Eléonore Gourmelin, chargée de mission emploi et insertion de l’Ades, organisateur de ces

événements. Trois éditions sont prévues pour 2014, à Paris, Metz et

Marseille. Parmi les 50 000 visiteurs attendus, 5 000 devraient être des personnes en quête d’emploi, aussi bien dans des entreprises classiques que dans des Esat, établissements et services d’aide par le travail. »

Une forte mobilisation sur la Toile

L’Internet est un outil particulièrement efficace dans la recherche d’emploi des personnes handicapées, limitant les difficultés liées à la mobilité et facilitant ainsi la prise de contact avec les entreprises. Ainsi, les sites de recrutement spécialisés comme Hanploi.com de l’association Hanploi ou Missionhandicap.com de JobinLive sont devenus quasi incontournables dans les politiques de recrutement. Ils jouent un rôle de vitrine pour les entreprises qui y font connaître leur stratégie en matière d’emploi des personnes handicapées et peuvent y consulter des CV.

De même, les forums de recrutement virtuels ne cessent de prendre de l’ampleur. Ils permettent à des candidats de passer des entretiens grâce à leur ordinateur ou leur téléphone mobile. « Ces salons en ligne touchent un nouveau public, estime

Véronique Gaudoux-Dauvillier, directrice de la communication de l’Agefiph. Ils intéressent les personnes éloignées des villes qui n’ont pas la possibilité de se déplacer, ainsi que celles déjà en poste qui veulent se remettre sur le marché du travail. Les diplômés, familiarisés avec les nouvelles technologies apprécient ces forums. Plus de 40 % des candidats inscrits affichent un diplôme de niveau bac + 2 minimum. »

Et le succès semble au rendez-vous, notamment pour le forum en ligne

Handi2day, qui se déroule deux fois par an, en avril et en octobre : « La dernière édition a permis à plus de

65 employeurs de réaliser 3 800 entretiens d’embauche, soit 30 % de plus qu’au printemps dernier », précise Nicolas Bissardon, directeur des relations extérieures de Handicap.fr.

Des réseaux sociaux de poids

« Faire du réseau » devient de plus en plus utile et possible. Selon une enquête de TNS Sofres en 2012, plus de la moitié des recruteurs font appel aux réseaux sociaux dans leur processus de recrutement. A côté des réseaux généralistes comme Facebook, LinkedIn ou Viadeo apparaissent des réseaux spécialisés dans le handicap. Les derniers-nés se nomment uDiversal de CED-Hanploi et Réseau-Handicap de Jobin-

Live. Pour ne pas se sentir isolés dans leur recherche d’emploi, les candidats peuvent compter sur les réseaux de bénévoles, notamment ceux du Réseau des réussites de l’Adapt.

Chaque année, quelque 320 bénévoles répartis dans une trentaine de comités en régions accompagnent plus de 350 demandeurs d’emploi handicapés dans leur recherche de travail. Ils les aident à définir leur projet professionnel, à réaliser leur

CV, les entraînent à l’entretien d’embauche. Une vraie mission de coach et beaucoup d’écoute.

Nous sommes tous

HANDISPENSABLES !

éait ala es

Et la utars rs ux tre s,

«Convaincus que nous pouvons tous être concernés par le handicap, nous agissons au quotidien pour faire évoluer les mentalités et ainsi, favoriser l’émergence de tous les talents. Chez DEKRA

Industrial, tous les collaborateurs sont HANDISPENSABLES ! »

Amilcar MADUREIRA, Responsable Recrutement, Mobilité & Handicap

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DOSSIER EMPLOI

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

La Semaine pour l’emploi des personnes handicapées (SEPH), qui se tient cette année du 18 au 23 novembre, propose des forums, salons, ateliers, handichats et bien d’autres actions organisées sur toute la France. En 2012, elle avait intéressé 22 000 personnes handicapées et 3 800 entreprises.

(Carrefours pour l’Emploi/Anthony Gasparetto.)

L’AVIS DE…

Michel LEFÈVRE,

directeur général de Carrefours pour l’emploi, commissaire du forum Paris pour l’emploi

« Le pavillon handicap a accueilli en octobre

4 000 candidats »

Le forum Paris pour l’emploi consacre un pavillon de 1 000 m 2 au recrutement des travailleurs handicapés. Quelles sont ses spécificités ?

Nous avons lancé cette initiative il y a trois ans à la demande des recruteurs pour permettre aux personnes handicapées de se déplacer plus aisément dans ce salon particulièrement fréquenté. Il accueille près de 55 000 visiteurs sur une période de deux jours. Aujourd’hui, un espace identifié est exclusivement réservé aux personnes handicapées ainsi qu’à leurs accompagnateurs. Le confort de visite a été amélioré grâce à l’aménagement des stands, à la mise à disposition de guides en braille pour les aveugles ainsi que de huit interprètes en langue des signes. Notre objectif ne se limite pas à communiquer sur le handicap, mais à permettre aux candidats d’établir un vrai dialogue avec les entreprises et de signer des contrats de travail.

Quel bilan dressez-vous du salon d’octobre ?

Avec 120 recruteurs, dont une majorité de multinationales dotées de missions handicap, le pavillon handicap concentre

20 % de l’offre du salon. Il a accueilli

4 000 candidats qui ont déposé des CV chez huit employeurs potentiels en moyenne, dont deux peuvent être considérés comme des pistes sérieuses. Les candidats handicapés sont en moyenne âgés de

35 ans, soit 10 ans de plus que les autres visiteurs car le handicap intervient souvent au cours de la vie. Ils représentent 54 % d’hommes pour 46 % de femmes.

Quelles sont les opérations à venir ?

La manifestation se déclinera au printemps

2014 dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Haute-Normandie et Languedoc-

Roussillon. Nous préparons également le forum de recrutement Paris, Métropole pour l’emploi des jeunes et l’égalité de chances qui se tiendra le 4 février 2014 à la Grande

Halle de la Villette, à Paris. Un village spécifique sera dédié aux personnes handicapées, mais l’espace ne sera pas clos, les stands seront ouverts à tous, car ce lieu est dans sa globalité tout à fait adapté à un public de personnes handicapées. Douze mille personnes sont attendues dont 9 % qui se déclarent handicapées. Les jeunes doivent mettre en avant leur employabilité, leurs compétences. Nous sommes dans une logique de recrutement et pas dans une logique sociale.

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

DOSSIER EMPLOI

39

Comment se préparer à la visite

C omment se présenter à un employeur ? Quel est le moment le plus approprié dans le processus de recrutement pour parler de son handicap ? Ces questions, nombre de candidats à l’emploi se les posent, notamment lorsque leur handicap n’est pas apparent. « Diabète, surdité ou dépression, 85 % des handicaps sont invisibles », précise Lucie

Caubel, créatrice de la société

LC Conseil, spécialisée dans l’accompagnement des entreprises dans leur politique de handicap et cofondatrice du salon Handi2day.

Pour Isabelle Velasco, directrice de l’agence Handipass, structure de Pôle emploi dédiée aux personnes en situation de handicap, « il est essentiel en amont, comme pour tout candidat, de définir son projet professionnel et de le mettre en valeur de façon efficace dans son CV ». Mais, il faut être réaliste et ce projet doit

être compatible avec son handicap :

« Une personne qui se fatigue vite recherchera par exemple un emploi à temps partiel », précise Anne Roi, responsable du développement de l’Unir (Union pour l’insertion et la réinsertion professionnelle des personnes handicapées).

Avant d’aller sur un salon, il est utile d’étudier le site des entreprises exposantes pour repérer celles qui proposent des offres compatibles avec son handicap. Sur place, il reste à se montrer convaincant dès les premières minutes en valorisant ses compétences professionnelles et son expertise.

« Proposer des solutions pour aménager le poste de travail »

« Vient ensuite seulement l’opportunité de parler de son handicap, notamment si l’entreprise qui recrute est handibienveillante, précise Isabelle Velasco, il n’est pas nécessaire de mentionner sa pathologie, qui relève du secret médical, mais d’aborder son handicap sous l’angle des contre-indications. Il faut le positiver, et proposer à l’entreprise les solutions pour aménager le poste de travail. »

Indiquer que l’on a besoin d’un fauteuil se révèle plus judicieux que de dire d’emblée que l’on ne peut pas rester debout longtemps. Dans le même sens, une personne qui a des problèmes de vue demandera un

écran 24 pouces et celle qui entend mal, un téléphone adapté. En résumé, un candidat capable d’identifier les solutions à ses difficultés fait preuve de maîtrise de lui, ce qui rassure l’employeur.

Les candidats doivent se montrer convaincants dès les premières minutes de l’entretien avec les recruteurs en valorisant leurs compétences professionnelles et leur expertise.

(Carrefours pour l’Emploi/Anthony Gasparetto.)

HandiSolidaires

3, rue Cambronne - 75015 Paris

Tél. 01 73 78 26 36 [email protected]

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, spécialiste de l’accueil en entreprise, propose des emplois adaptés et évolutifs aux personnes en situation de handicap.

À ce jour, nous comptons plus de 70 collaborateurs en situation de handicap, en CDI ou en CDD, en poste chez nous ou chez nos clients.

Envoyez votre candidature CV

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Retrouvez-nous sur :

HANDICAP.

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LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

40

DOSSIER EMPLOI

Stanislas JANKOWSKI,

22 ans, commercial en contrat de professionnalisation chez Orange à Toulouse (Haute-Garonne)

« Mon profil a été repéré sur un site d’emploi spécialisé »

S tanislas Jankowski est un jeune homme particulièrement combatif. « Si je ne l’avais pas été, je serais encore dans le coma, confie cet ancien champion de France de kenpo, art martial sino-vietnamien, victime en 2010 d’un très grave accident de moto. Deux mois de coma, une fracture de la nuque, un œdème cérébral lui ont imposé dix mois d’arrêt de travail alors qu’il était alternant chez un opérateur de téléphonie mobile. Et quelques séquelles, notamment une grande fatigabilité et encore des pertes de mémoire. « J’ai eu beaucoup de mal

à accepter d’être considéré comme une personne handicapée », racontet-il.

Aujourd’hui, Stanislas bénéficie du statut RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) et vient de signer un contrat de professionnalisation de treize mois en qualité de conseiller commercial dans un centre d’appels chez Orange à Toulouse. L’affaire s’est bouclée très vite. « Après avoir déposé mon CV sur de nombreux sites, j’ai été contacté par MissionHandicap de JobinLive pour participer à une journée de recrutement spécialisée pour personnes en situation de handicap. »

Stanislas apporte un seul CV, il le laisse sur le stand d’Orange, à la suite d’une conversation d’une vingtaine de minutes avec un responsable des ressources humaines.

Quelques heures plus tard, il est recontacté pour un vrai entretien d’embauche et est engagé dans la foulée.

Aujourd’hui, il gagne 1 080 € net par mois et a confiance en ses qualités de vendeur pour bénéficier de primes additionnelles. D’ici trois à quatre ans, il espère être en mesure de redevenir commercial sur le terrain.

« Mon ambition serait de travailler à l’international », précise-t-il. Stanislas, qui adore les voyages, indique avoir quelques notions de mandarin et de polonais !

Stanislas Jankowski a été contacté par MissionHandicap de JobinLive pour participer à une journée de recrutement spécialisée pour personnes handicapées où il a rencontré son futur employeur, Orange.

(DR.)

« Ce qui me plaît chez RRG ?

C’est une entreprise qui m’accepte comme je suis. »

RENAULT RETAIL GROUP

- filiale de RENAULT et spécialiste de la distribution automobile - s’engage activement dans l’intégration et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap.

Sensibiliser ses collaborateurs, favoriser l’insertion de chaque travailleur, développer l’accès à la formation ou encore adapter les postes de travail sont autant d’actions menées au quotidien par RRG.

RENAULT RETAIL GROUP s’engage en 2013 à poursuivre sa démarche entreprise depuis de nombreuses années !

Vous souhaitez obtenir plus d’informations sur les actions concrètes menées chez RRG ?

La réponse en images : visionnez notre film dans l’onglet « Carrières » de notre site Internet www.renaultretailgroup.com.

Pour postuler, rendez-vous sur www.renaultretailgroup.com

ou envoyez votre candidature par e-mail à : [email protected]

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

DOSSIER EMPLOI

41

Le clubhouse, un projet pilote destiné aux handicapés psychiques

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ésede

Le clubhouse lancé il y a dix-huit mois à Paris dans le X e arrondissement vise à la réinsertion sociale et professionnelle de personnes souffrant de troubles mentaux (dépression sévère, schizophrénie, troubles bipolaires).

L es entreprises sont souvent démunies face au handicap psychique. Et pourtant « un tiers des demandes de RQTH (reconnaissance de qualité de travailleur handicapé) concernent des troubles du type bipolarité, dépression sévère ou schizophrénie », affirme

Célina Aimetti, déléguée générale de l’association Clubhouse, projet pilote lancé, il y a dix-huit mois, à Paris dans le X e arrondissement. « Cette association s’inspire des clubhouses américains, précise Célina Aimetti. Nous avons voulu créer un véritable lieu d’échanges pour faciliter le retour à l’emploi des handicapés psychiques. » Lieu de vie de jour, ce club fonctionne comme une petite entreprise dans laquelle chacun de ses membres exerce une responsabilité, comme l’accueil téléphonique, la gestion administrative, le suivi du parc informatique ou la préparation des repas. Une bonne façon de se remettre le pied à l’étrier en développant des compétences transposables dans le milieu de l’entreprise et de retrouver confiance en soi. Chaque semaine, une entreprise est invitée à visiter le clubhouse et régulièrement les membres du club mènent des opérations de sensibilisation au sein même des entreprises. Leur ambition est de changer le regard et les préjugés des employeurs sur le handicap psychique. Aujourd’hui, le club compte une quarantaine d’entreprises partenaires. Parmi ses 70 membres, certains n’ont pas de diplôme, d’autres affichent un bac + 8. Près d’une vingtaine ont déjà accédé à un stage ou à un emploi. Dans le monde, il existe déjà

350 clubhouses et Célina Aimetti espère pouvoir très prochainement développer ce type de structure sur tout le territoire français.

http://www.clubhousefrance.org.

Rendre la vie plus confortable pour tous.

EN SAVOIR PLUS

À CONSULTER

Le site d’Autonomic Expo, pour connaître l’agenda des salons :

http://www.autonomic-expo.com.

Handi2day, le salon virtuel accessible en ligne et sur mobile est organisé deux fois par an en avril et en octobre et permet de passer des entretiens par téléphone ou par chat :

http ://www.handi2day.fr/

Le site de Carrefours pour l’emploi pour découvrir le planning des forums organisés par cet établissement public : http://www.carrefouremploi.org

Le site Mission Handicap d’information et d’emploi des personnes handicapées :

http://www.missionhandicap.com.

S’Y RENDRE

Les mardis du handicap, le

10 décembre à Paris. Pour trouver un emploi dans le domaine de l’audit, du commerce, de la banque, de l’assurance, du commerce et de l’informatique. Pour s’inscrire et connaître les dates et les thèmes de

2014 : www.missionhandicap.com/

forum-recrutement-handicap.

Ouverts à toutes les tendances, nous sommes ouverts

à tous les talents : nous défendons dans nos équipes la diversité, l’égalité hommes-femmes et l’emploi des personnes handicapées.

C’est l’objectif de notre action «handi’CAP», démarrée en 2010, destinée à faciliter le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap, à les accompagner dans leur évolution professionnelle et à favoriser le recrutement externe. L’engagement concret de notre entreprise se traduit également par des opportunités

H/F à temps partiel ou complet en région parisienne.

Futurs Responsables de rayon, Conseillers de vente,

Employés de boutiques, Hôtes de caisse et Magasiniers, rejoignez la dynamique de nos équipes et adressez votre candidature à :

[email protected]

Si en 2013, nous avons signé notre 2 e accord, c’est parce que nous sommes convaincus que nous avons un rôle à jouer pour le bien-être de tous.

(DR.)

LE PARISIEN ÉCONOMIE I LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

42

PAROLES DE PROS

Latifa ZEMMOURI,

directrice de l’innovation sociale et de la formation chez Générale de santé

« Nous espérons atteindre le quota de 6 % fin 2016 »

A vec 80 % de soignants sur un total de 23 000 collaborateurs, Générale de santé place l’engagement en matière d’emploi de personnes handicapées comme un axe de développement incontournable de sa politique de ressources humaines.

Pour faire

évoluer une situation de méconnaissance du sujet, un important travail de sensibilisation et d’intégration a donc été mené depuis 2008 (date du premier accord) :

« En interne, nous n’avons pas voulu faire de campagne incitative pour forcer les collaborateurs à se déclarer mais plutôt montrer que l’entreprise savait être handi-accueillante avec des nouveaux collaborateurs : le recrutement

Chez Générale de santé, Latifa Zemmouri a conclu des partenariats avec des centres de formation pour mettre en place des parcours en alternance destinés aux étudiants handicapés.

reste le meilleur moyen de sensibiliser les équipes. L’idée était de rassurer les salariés et, parallèlement, de sensibiliser les équipes et les manageurs », précise

(DR.)

5,02 %. Nous espérons atteindre 6 %, fin

2016 », précise Latifa Zemmouri.

Cependant pour le groupe et ses 106 établisse-

Latifa Zemmouri, directrice de l’innovation sociale et de la formation chez Générale de santé. Et les résultats ont été au rendez-vous : outre une campagne massive de recrutement de travailleurs handicapés

(plus de 110 équivalents temps plein entre 2011 et fin 2013), les collaboraments, la principale difficulté reste de trouver des personnes qualifiées. « Peu de personnes handicapées suivent des formations aux métiers de soignants. C’est pourquoi nous avons

GÉNÉRALE DE SANTÉ

Secteur : établissements conclu des partenariats avec des centres de formation pour mettre en place des parcours en alternance teurs concernés ont été de plus en plus nombreux à se déclarer : « Désormais, pour un recrutement, nous avons une déclaration spontanée. Globalement, en 2008, nous avions

3,2 % de personnes handicapées dans le groupe. Fin

2012, la proportion était de hospitaliers.

Chiffre d’affaires 2012 :

2 milliards d’euros.

Effectif France :

23 000 collaborateurs.

Sites de recrutement :

http://www.generale-de-sante.fr/

Carrieres/Generale-de-Sante-etvous/Personnes-handicapees.

destinés aux étudiants handicapés. Par ailleurs, nous favorisons l’évolution professionnelle afin de permettre, par exemple,

à des aides-soignantes de devenir infirmière », ajoute Latifa Zemmouri.

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ARIA

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ORNU

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GENCE

A

CCROCHE-

C

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Julien COTTE,

directeur du recrutement et de la mobilité chez CGI

« Nous avons des référents dans toute la France »

A lors que la plupart des entreprises technologiques comptent à peine

0,5 % de travailleurs handicapés, le groupe CGI parvient à atteindre 1,8 %. Un chiffre encore insuffisant au regard de la loi mais que la

SS2I tente peu à peu de faire progresser. Ainsi 100 personnes handicapées devraient être recrutées au cours du nouvel accord (le troisième qui court de 2013

à 2015) : « Nous avons une vraie pénurie de candidats car généralement, nous recrutons surtout des bac + 5 », explique Julien Cotte, directeur du recrutement et de la mobilité chez CGI. « C’est pourquoi, nous avons axé notre nouvel accord sur la formation. Nous accueillons des profils bac + 2-3 qui seront formés afin d’obtenir un diplôme d’ingénieur en informatique. » Pour renforcer son engagement, l’entreprise a également décidé de mettre en place un réseau de référents handicap dans la plupart de ses implantations hexagonales. Et, avant mê-

Selon Julien Cotte, CGI compte déjà 14 référents sur les 21 villes

me le lancement, le résultat dépasse les espérances :

dans lesquelles il est implanté, tous formés sur les différents types de handicap.

« Nous avons déjà 14 référents sur les 21 villes dans lesquelles CGI est implanté. Nous avons

(DR.) tenir les personnes en situation de handicap au sein de l’entreprise. A cet effet, le groupe a mis eu plus de répondants que nécessaire », souligne Julien Cotte. Des référents qui sont formés sur les différents types de hanCGI dicap mais aussi sur la manière d’accueillir des personnes handicapées dans l’entreprise et qui peuvent en place différentes initiatives comme une per-

Secteur : ESN (entreprise de services du numérique), anciennement SS2I.

Chiffre d’affaires 2012 : sonne dédiée à l’accompagnement ou à l’adaptation du poste de travail. Par ailleurs, « dès qu’une personne handicapée est recrutée, nous lui proposons de réunir ses collègues et

être également sollicités par les futurs collègues du travailleur handicapé.

Car, pour CGI, l’important est non seulement d’intégrer mais aussi de mainprès de 8 milliards d’euros.

Effectif France : près de

10 000 collaborateurs.

Site de recrutement :

http://www.cgi-recrute.fr/.

manageurs pour présenter son handicap. C’est très positif et ça dédramatise la situation », précise Julien

Cotte.

M

.

C

.

Enor LE MEUR,

responsable de la mission handicap et emploi du Crédit agricole (caisses régionales)

« Les travailleurs handicapés sont considérés comme des collaborateurs ordinaires »

G roupe bancaire coopératif animé par des valeurs mutualistes, le

Crédit agricole développe une vision de l’économie où la personne humaine tient un rôle central. Rien d’étonnant donc à ce qu’il se soit engagé à long terme en faveur de l’emploi des per-

Des formations sont également proposées aux manageurs des salariés handicapés ainsi qu’aux tuteurs qui suivent les alternants. Par ailleurs, chaque caisse régionale possède un correspondant handicap, lui aussi formé pour ce rôle. Enor Le Meur mesure les progrès sonnes handicapées : « Depuis le premier accord signé en 2006 au sein des caisses régionales, nous avons recruté plus de 800 personnes handicapées en CDI, soit plus que l’objectif fixé », se félicite Enor accomplis en sept ans : « Au début, nous avons voulu sensibiliser les

CRÉDIT AGRICOLE

équipes sur le handicap. Mais aujourd’hui, la démarche est de plus en plus naturelle et c’est une grande fierté d’avoir cassé les stéréotypes en va-

(CAISSES RÉGIONALES) Le Meur, responsable de la mission handicap et emploi au Crédit agricole (Heca) dédiée aux caisses régionales. Le Crédit agricole recrute essentiellement des collaborateurs formés au mé-

Secteur : banque, assurances, immobilier.

Chiffre d’affaires 2012 : lorisant la compétence. Les travailleurs handicapés sont considérés comme des collaborateurs ordinaires. Ils disposent des mêmes possibilités d’évolution. » Un tel résultat n’est pas le fruit du tier du conseil pour ses agences bancaires. Pour permettre aux demandeurs d’emploi handicapés d’intégrer ces fonctions, « nous avons capitalisé sur notre expertise en matière d’alternance pour créer des formations professionnalisantes de douze à quatorze mois », précise Enor Le Meur.

14,17 milliards d’euros.

Effectif France :

79 000 salariés.

Site de recrutement :

www.touteslescompetences.fr.

hasard. Pour y parvenir, « il a fallu beaucoup investir dans l’accompagnement et mettre en place des moyens spécifiques ». A ce jour, plus de 2 800 collaborateurs handicapés travaillent au sein des caisses régionales du Crédit agricole.

M

.

C

.

Enor Le Meur l’assure : au Crédit agricole, les possibilités d’évolution sont les mêmes pour tous.

(DR.)

O OFFFFRREESS D D’’EEM OII

43

Collectivités

Pour passer vos annonces contactez-nous au

01.40.10.52.70

LA VILLE DE THIAIS RECRUTE h/f

Opérateur vidéoprotection au sein d’un centre superviseur urbain

Cadre statutaire préconisé :

Cadre Fonction publique : C Filière technique

Cadre d’emploi :

adjoint technique faisant fonction d’ASVP opérateur vidéoprotection

MISSION PRINCIPALE

Sous l’autorité du Directeur du centre superviseur urbain et du Directeur

Général des Services, vous assurez au quotidien la sécurité préventive et curative des lieux publics, des espaces, des bâtiments et des équipements publics dotés d’un équipement de vidéoprotection. Vous serez ainsi en charge d’observer et d’exploiter des images et des informations en vue d’informer les partenaires chargés d’intervenir sur les sites de la Ville.

DESCRIPTION DES MISSIONS

)

Observer : veille événementielle ; prévention des atteintes aux personnes et aux biens par repérage sur les écrans des événements significatifs; assurer le bon fonctionnement des outils de travail et solliciter l’assistance technique le cas échant.

)

Analyser l’information et la relayer vers les services compétents ; rechercher des informations à partir des images visualisées en direct.

)

Rendre compte : rédiger des documents de synthèse (main courante, signalements, rapports, ...) ; assurer la tenue d’un registre d’évènements ; alerter le responsable hiérarchique sur les dysfonctionnements des procédures ; gérer la traçabilité et l’archivage des images.

QUALITES REQUISES

)

Ponctualité, assiduité et forte disponibilité.

)

Confidentialité, discrétion, réactivité, dynamisme, attention et capacités d’analyse, maîtrise de soi.

)

Respect de manière strict des procédures, posséder de vraies facultés de mise en application et de mise en œuvre.

)

Facilité d’adaptation à la maîtrise des nouvelles technologies.

)

Avoir une résistance à la fatigue visuelle, physique et psychologique.

OUTILS SPECIFIQUES A L’ACTIVITE

)

Utilisation des logiciels applicatifs et outils bureautiques courants.

SPECIFICITE DU POSTE

)

Travail en équipe au sein du centre de vidéosurveillance, en milieu confiné.

)

Amplitude horaire, grande disponibilité.

)

Travail en journée, en soirée, les week-ends et jours fériés.

POUR

REPONDRE

A CETTE

OFFRE

Les candidatures, lettre manuscrite, CV et photo sont à adresser à : Monsieur Le Maire sous couvert du Directeur Général des Services

Ville de Thiais - BP 141 - 94321 THIAIS cedex

La ville de Garches 18 500 habitants recrute :

1 Chauffeur

H/F

Vous possédez les permis de transport en commun et de poids lourds, ainsi que la FIMO. Vous avez une bonne expérience de la conduite.

Meri d’adresser votre candidature (CV + lettre de motivation) s/réf. 3518

à Monsieur le Maire, 2 rue Claude Liard, 92380 GARCHES ou par mail : [email protected] • www.ville-garches.fr

recrute par concours

4 Techniciens de tranquillité publique et de surveillance

(f/h)

Spécialité surveillance, accueil et médiation

Vous serez chargés de la mise en œuvre de l’accueil et de la surveillance aux portes des bâtiments municipaux et dans les parcs, jardins, bois ou cimetières. Vous assurerez des fonctions d’organisation du travail et d’encadrement d’équipes.

Conditions d’inscription :

• Être titulaire d’un diplôme classé au moins au niveau IV

(Bac) ou équivalent (concours externe – 2 postes)

• Être fonctionnaire ou agent public depuis 4 ans

(concours interne – 2 postes).

Inscriptions du 12 novembre au 6 décembre 2013.

Par Internet sur le site www.paris.fr ou par dossier papier

à retirer ou à demander par courrier (préciser le nom du concours et joindre une enveloppe A4 à vos nom et adresse, affranchie à 2,55€) à : Mairie de Paris - Bureau du recrutement et des concours - 2, rue de Lobau 75004 Paris.

Épreuves à partir du 10 février 2014.

www.paris.fr

LE PARISIEN ECONOMIE - LUNDI 18 NOVEMBRE 2013

Le Syndicat Intercommunal des Énergies de Seine et Marne (219 communes) Autorité organisatrice des services publics de distribution d’électricité, autorité concédante, maître d’ouvrage des travaux en électricité et en éclairage public recrute un

Contrôleur de données

éclairage public

h/f

Contrat de douze mois

Cadre d’emploi des techniciens (cat. B)

Collaborateur direct de l’administrateur SIG, vous assurez l’intégration dans le SIG, à l’usage du personnel de la direction des services techniques, des communes adhérentes et des données métier EP (Eclairage Public). A titre principal, vous exécutez différents traitements automatisés simples sur les données (géolocalisation et données qualifiantes) lors de l’enrichissement du thème

EP du SIG, à l’occasion de l’intégration de nouvelles communes dans le dispositif, et contrôlez leur bonne exécution. Vous contrôlez sur différents sites la qualité des données fournies. Vous assurez le contact avec les prestataires au sujet des anomalies relevées. Avec ces derniers et de façon partagée avec l’administrateur du SIG, vous participez à l’amélioration du processus des livraisons.

Vous avez de très bonnes connaissances théoriques et pratiques du fonctionnement des réseaux d’éclairage et des connaissances théoriques du fonctionnement des autres réseaux secs seraient appréciées. Vous maîtrisez obligatoirement au moins un des trois domaines informatiques suivants : logiciels SIG (GeoConcept), logiciels

DAO (AutoCad, MicroStation), progiciels EP (Candela, Fleore).

Vous avez une bonne présentation, le sens de l’observation et de l’orientation. Autonome et organisé, vous avez des capacités à travailler en extérieur dans des conditions météorologiques variées.

Vous avez des connaissances et pouvez assimiler les règles de sécurité. Vous alliez des capacités à utiliser différents outils de mesure, au respect des délais et des procédures.

Permis B obligatoire – mobile dans le département.

Traitement et avantages: rémunération sur 12 mois

+ régime indemnitaire.

Merci d’adresser votre candidature à

M. le Président du SIESM,

1 rue Claude Bernard, 77000 La Rochette ou par courriel à : [email protected]

LA VILLE DE THIAIS RECHERCHE h/f

Un Directeur du

Centre Superviseur

Urbain

Titulaire ou Contractuel

(Cadre B de la fonction publique territoriale ou d’Etat)

Sous l’autorité administrative du Directeur Général des Services, vous devrez diriger et coordonner le service chargé d’assurer la sécurisation préventive et curative des lieux, des espaces et des bâtiments publics dotés d’équipements de vidéosurveillance.

PRINCIPALES MISSIONS

)

Piloter et animer une équipe, gérer le planning des équipes avec des horaires postés en 3X8,

)

Exploiter les informations recueillies et organiser leur remontée au Maire et au Directeur Général des Service.

)

Superviser l’activité des opérateurs, suivi et évaluation de traitement de l’information effectué par les opérateurs,

)

Suivi des documents de traçage : synthèse, registre d’évènements…

)

Saisie des autorités susceptibles d’intervenir sur site

(prestataire technique, police nationale et municipale) selon le protocole interne.

)

Interface avec le prestataire chargé de la maintenance technique en cas de dysfonctionnement des caméras

)

Responsable de l’archivage d’images

QUALITÉS REQUISES

)

Autonomie dans l’organisation du service et capacité d’encadrement,

)

Prise d’initiatives en cas d’urgence et force de proposition,

)

Rigoureux, réactif, capacité d’analyse, faisant preuve de discrétion et disponible.

POUR

REPONDRE

A CETTE

OFFRE

Adressez votre candidature (CV + lettre + photo d’identité) à : Monsieur Le Maire sous couvert du Directeur Général des Services

B.P. 141 94321 THIAIS cedex

La ville de CHAMBLY

(9 500 habitants)

recrute

un Conducteur de transports en commun (h/f)

à temps complet (35 h)

Missions :

Sous l’autorité de la responsable du pôle Enfance de la ville :

)

Conduite du bus de la ville (32 places)

)

)

Contrôle et entretien quotidien du véhicule

Gestion du planning de réservation

Conditions d’exercice :

Horaires de travail d’amplitude variable, temps de travail annualisé

Travail occasionnel de nuit et les week-ends

Profil du candidat :

Permis D et formations obligatoires à jour (FIMO, FCO)

Qualités d’autonomie, sens du service public, de l’accueil des usagers et des relations humaines

Notions de mécanique permettant de pouvoir diagnostiquer une panne de premier niveau et d’effectuer l’entretien courant du véhicule

Notions de bases de l’utilisation de l’outil informatique

)

)

Respect des règles de sécurité et de la réglementation

Disponibilité

Postes à pourvoir en décembre 2013

Renseignements auprès de :

M me Martine ALARIC Responsable du pôle Enfance - 01 30 34 89 74

Candidatures à adresser à :

M. Jérôme CURIEN Directeur Général des Services

Place de l’hôtel de ville - BP 10110 - 60542 CHAMBLY www.ville-chambly.fr

Nous rappelons à nos lecteurs que

tous ces postes sont accessibles sans discrimination

de sexe ou d’âge.

Recrutez vos futurs collaborateurs dans nos pages emploi

Vos annonces par tél. 01 40 10 52 70 - e-mail : [email protected]

ou sur leParisien.fr, rubrique Annonces

recrute par concours

10 Professeurs d’éducation physique et sportive - école

élémentaire

(f/h)

Vous aurez pour mission d’apporter une prestation d’enseignement supplémentaire et spécialisée aux enfants scolarisés dans les écoles publiques de la Ville de Paris. En qualité d’enseignants, vous serez habilités, pendant le temps scolaire, à faire pratiquer toutes les activités relevant de votre spécialité, conformément aux programmes et instructions oficielles de l’Education nationale pour les écoles

élémentaires de la Ville de Paris.

Conditions d’inscription :

être titulaire de la licence STAPS ou

équivalence et d’un master (bac+5) ou équivalence ou justiier d’une inscription en dernière année d’études en vue de l’obtention d’un master (l’obtention du master devant être justiiée au plus tard à la nomination).

Inscriptions jusqu’au 29 novembre 2013.

Par Internet sur le site www.paris.fr ou par dossier papier à retirer ou

à demander par courrier (préciser le nom du concours et joindre une enveloppe A4 à vos nom et adresse, affranchie à 2,55€) à : Mairie de Paris

- Bureau du recrutement et des concours - 2, rue de Lobau 75004 Paris.

Épreuves à partir du 3 février 2014.

www.paris.fr

44

O OFFFFRREESS D MPPLLO OII

Emplois Divers

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LA CAF DE L’ESSONNE recrute pour décembre 2013 plusieurs postes d’

agents spécialisés h/f

EN CDD TEMPS PLEIN DE 3 MOIS SUSCEPTIBLES D’ETRE TITULARISÉS

EN CDI SUR LES SITES D'EVRY ET/OU ARPAJON

Les candidat(e)s seront amené(e)s à assurer un accueil téléphonique et physique, traiter des pièces simples. Une formation sera dispensée à cette occasion.

Profil

Bac +2 minimum éxigé. Bonnes capacités relationnelles et rédactionnelles.

Faire preuve de réactivité et maîtriser l'outil bureautique (indispensable).

A compétence égale priorité sera donnée aux travailleurs handicapés.

Rémunération annuelle brute :

20 994€

Procédure de recrutement

)

)

Test écrit d'orthographe et de rédaction (environ 30 minutes)

Entretien oral avec le jury (environ 20 minutes)

Les lettres de candidature et CV devront être adressées au plus tard le 03 décembre 2013 à : [email protected]

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spécialisée depuis 1977 dans l'installation courant fort et courant faible

recrute

TECHNICIENS h/f

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FORMATION ÉLECTROTECHNIQUE

Mission :

Assurer l’installation et la maintenance de systèmes de détection intrusion/incendie - vidéo surveillance et contrôle d'accès.

Postes en CDI.

Salaire 31 300€ brut annuel

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01 60 34 95 09 - [email protected]

Département 78 : Secteur des Mureaux, Secteur Thoiry, Houdan, Beynes,

La Queue les Yvelines : 01 34 74 29 37 - [email protected]

Département 91 : Secteur de Chilly Mazarin : 01 64 54 07 28 - [email protected]

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Département 92 : Secteur de Nanterre : 01 41 37 08 21 - [email protected]

Département 93 : Secteur de Saint Ouen : 01 40 10 43 71 - [email protected]

Département 94 : Secteur d’Arcueil : Secteur Paris

et Hauts de Seine : 01 45 36 92 40 - [email protected]

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