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DON PASQUALE
GAETANO DONIZETTI
OPÉRA
Établissement de la Ville de Saint-Étienne, l’Opéra Théâtre bénéficie du soutien
du Ministère de la Culture et de la Communication ( Direction Régionale des Affaires
Culturelles ), du Conseil régional Rhône-Alpes et du Conseil général de la Loire
À L’OPÉRA THÉÂTRE
Symphonique
BACH ET SA FAMILLE
AVI AVITAL / DAVID GREILSAMMER
Pour son premier concert à l’Opéra Théâtre
cette saison, David Greilsammer a choisi
d’inviter le mandoliniste virtuose Avi Avital
à se produire comme soliste. Avec son
charisme fou, son talent et sa manière
rock’n’roll d’aborder la musique, cet artiste
vous permettra sans nul doute de redécouvrir
toute la diversité des œuvres composées par
la famille Bach, et de goûter à l’originalité de la
mandoline.
Grand Théâtre Massenet
Mar. 13 jan. : 20h
Tarifs : de 10 € à 39 € (et tarifs réduits)
Danse
GISELLE
YACOBSON BALLET / SAINT-PETERSBURG
STATE ACADEMIC BALLET THEATRE
Le Yacobson Ballet, dirigé depuis 2011 par
Andrian Fadeev, ancien danseur principal
du Mariinsky Ballet, est composé de 75
danseurs à la technique éblouissante et
porté par des solistes de talent. Allant à
l’essentiel, il sublime les pièces du répertoire
classique et redonne à Giselle, œuvre qui a
traversé l’histoire, du panache et du rythme
pour la mettre au goût du jour.
Grand Théâtre Massenet
Ven. 23 jan. : 20h / Sam. 24 jan. : 18h
Tarifs : de 10 € à 29 € (et tarifs réduits)
Retrouvez tout au long de la saison les détails des spectacles (distributions, vidéos...)
et la billetterie en ligne sur www.operatheatredesaintetienne.fr
1
DÉCEMBRE
2
PENSEZ-Y !
SPECTACLE ADAPTÉ
CADEAUX DE NOËL
Pour les fêtes de fin
d'année, pensez à la
boutique
de
l'Opéra
Théâtre ! Vous y trouverez
une sélection d'ouvrages
sur la musique, des CDs,
des photos...
Plusieurs dispositifs sont proposés aux
personnes déficientes visuelles tout au long
de la saison.
Prochainement :
Dimanche 4 janvier 2015 à 15h : opéra
Don Pasquale en audiodescription, avec découverte
tactile des décors et costumes, et programmes de
salle en braille et caractères agrandis. Réservation
impérative auprès de Clarisse Giroud : 04 77 47 83 34
clarisse.giroud@saint-etienne.fr
Ouverte
les
soirs
spectacles
de
VISITES GUIDÉES
Découvrez l'Opéra Théâtre
Passez un après-midi en famille à l'Opéra Théâtre et visitez nos ateliers de
création, juste avant les spectacles jeune public Le Chant des Balles mercredi 7
janvier 2015 (visite à 13h30) et La Belle samedi 28 février (visite à 15h30).
Tarif 3 € / Réservation obligatoire auprès de la billetterie : 04 77 47 83 40
ÉVÉNEMENT
LIVRE-DISQUE LES BARBARES
Après la sortie du Mage de Massenet, triplement récompensé, découvrez le
dernier livre-disque de l'Opéra Théâtre (sorti le 21 octobre 2014) : Les Barbares
de Camille Saint-Saëns, en partenariat avec le Palazzetto Bru Zane.
En vente à la boutique de l'Opéra Théâtre
Prix de vente : 26 €, prix spécial abonnés : 18 €
DON
PASQUALE
GAETANO DONIZETTI
OPÉRA BOUFFA EN 3 ACTES
LIVRET SIGNÉ PAR MICHELE ACCURSI MAIS ÉCRIT PAR GIOVANNI RUFFINI,
D’APRÈS LE LIVRET D’ANGELO ANELLI POUR SER MARCANTONIO DE
STEFANO PAVESI. CRÉATION AU THÉÂTRE-ITALIEN À PARIS LE 3 JANVIER 1843
Direction musicale José Luis Domínguez
Mise en scène Andrea Cigni
Scénographie et costumes Lorenzo Cutùli
Lumières Fiammetta Baldiserri
Assistant Mise en scène Roberto Catalano
Chef de chœur Laurent Touche
Régisseur de Production Clive Thomas
Chef de chant Cyril Goujon
3
Don Pasquale Donato Di Stefano
Norina Anna Sohn
Ernesto Manuel Nuñez-Camelino
Docteur Malatesta Alex Martini
Le Notaire Jean Vendassi
Le Majordome Olivier Papot
Une femme de chambre et la Modiste Constance Mathillon
Un valet et le Coiffeur Cédric Veschambre
Orchestre Symphonique Saint-Étienne Loire
Chœur Lyrique Saint-Étienne Loire
Grand Théâtre Massenet
Mercredi 31 décembre 2014 : 19h
Vendredi 2 janvier 2015 : 20h
Dimanche 4 janvier 2015 : 15h
Durée 3h10 deux entractes compris
En italien surtitré en français
Une heure avant la représentation,
propos d'avant-spectacle par
Jonathan Parisi, musicologue.
Gratuit sur présentation de votre
billet.
Costumes réalisés au Centre lyrique Clermont-Auvergne
Décors réalisés dans les ateliers de l’Opéra Théâtre de Saint-Étienne et dans l’atelier de Keiko Shiraishi
Création le vendredi 10 janvier 2014 au Centre lyrique Clermont-Auvergne. Coproduction Centre lyrique ClermontAuvergne, Opéra Grand Avignon, Fondation Pergolesi Spontini, Opéra Théâtre de Limoges, Opéra de Massy, Opéra
de Reims, Opéra de Rouen Haute-Normandie, Opéra Théâtre de Saint-Étienne, Opéra de Vichy
NOTE D'INTENTION
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L’IDÉE
Le projet de Don Pasquale trouve sa motivation première dans la ferme
intention de redonner à l’opéra du compositeur bergamasque son caractère
théâtral. Don Pasquale est certainement l’opéra bouffe le plus réussi de
Donizetti : sa fortune n’est pas étrangère au raffinement et à la précision
qui marquent la caractérisation de ses personnages. Chacun d’eux
possède sa propre manière d’être, son "but" spécifique, des particularités
physiques et caractérielles tout à fait distinctes et personnelles. C’est
pourquoi notre attention s’est premièrement focalisée sur la nécessité de
redonner à l’opéra le sens dramaturgique qu’il demande, et nous avons
travaillé afin de rendre chaque interprète unique et bien reconnaissable à
partir de son jeu.
Nous avons choisi de situer l’action à la moitié du XXe siècle. Cela, pour les
lignes des costumes de cette époque, qui sont en mesure de bien traduire
notre idée, et pour les "solutions visuelles" que nous avons adoptées. Les
deux choix trouvent leur justification et leur pertinence dans la modernité
et abolissent par là les références historiques à une période plus ancienne
qui conventionnellement s’associe au Don Pasquale. Nous avons aussi jugé
important de rapprocher les personnages et l’action du public grâce à des
références temporelles, visuelles et culturelles plus proches de nos jours.
La source de notre inspiration a été la personnalité de Don Pasquale et en
particulier le fait qu’il est "radin". Une sorte de vieil "avare" qui s’intéresse
fondamentalement à protéger ses biens et qui, pour faire cela, adopte
toute stratégie, même celle d’un mariage arrangé (il est vrai que l’épouse
est une jeune fille belle et séduisante…).
L’objet le plus évident qui a tout de suite surgi à notre esprit – et nous
l’avons associé à une sorte d’"Oncle Picsou" humain ou à un Mr. Scrooge
du roman de Dickens – est le coffre-fort : c’est lui qui resserre et protège son
"trésor", sa richesse matérielle, mais qui aura ensuite la tâche d’enfermer
le vrai trésor à la fin de l’opéra.
La maison de Don Pasquale est par conséquent un coffre-fort énorme
et inaccessible où il est difficile d'entrer. Cet objet contient à son tour un
deuxième coffre-fort aussi inaccessible que le premier et garde tous les
"biens" de Don Pasquale. Les personnages qui ont affaire au protagoniste
(Norina, Malatesta, Ernesto…) doivent nécessairement arriver à se faire
accepter et à s’intégrer à son monde et à "exproprier" doucement le vieux
radin de tout ce qu’il possède, pour faire triompher l’amour des deux jeunes.
Au monde de Don Pasquale s’oppose celui de Norina, fleuri, joyeux et gai.
Un monde frais, affectueux, heureux, qui fait contrepoids à l’obscurité du
vieil homme et qui l’emportera doucement sur ce dernier, en effaçant la
tristesse du caveau.
Les autres personnages et le chœur, chacun avec sa propre caractérisation,
encadrent l’action.
L’élément comique, à côté du sujet amoureux – évident et nécessaire –,
conduira la mise en scène, qui profitera, de manière importante, de
la machinerie et de la précision du jeu. La couleur, la lumière, le jeu, le
contraste entre les décors liés aux différents personnages, seront la clé de
lecture visuelle de notre travail.
En résumé : époque, à la moitié du XXe siècle (années cinquante), Don
Pasquale, un vieux riche et radin qui cherche à protéger son trésor, Norina,
une belle jeune fille liée à un monde coloré et gai avec Malatesta (un
personnage exubérant et bizarre). Ernesto l’amoureux gentil que toutes
les "Norinas" du monde voudraient avoir. Tous ces mondes se croiseront
dans un tourbillon de comique et de sentimentalisme, et annuleront celui
du coffre-fort de Don Pasquale. À la fin de notre histoire, c’est le vrai et
unique trésor qui reste, à savoir l’amour des deux jeunes, encadré par une
carte postale romantique, qui porte le titre : « Roma, ti amo! » (« Rome,
je t’aime! »).
LA SCÈNE
Comme il a été dit précédemment, notre élément de référence et de départ
est le coffre-fort-caveau de Don Pasquale, où il garde jalousement les biens
accumulés dans une vie faite de privations et de tristesse. Donc, aux yeux
du spectateur qui entre dans la salle, s’ouvre ce scénario/coffre-fort avec
ses poignées, ses manettes, ses trucs, ses impénétrabilités.
Devant l’entrée du coffre-fort se déroule la presque totalité de l’action du
premier acte, sauf pour la scène du jardin de Norina qui prend la place
du coffre-fort en nous faisant goûter son monde plein de bonheur, de
fraîcheur, de pigeons voyageurs, d’amour et de fleurs : en effet, Norina
paraîtra sur une merveilleuse balançoire suspendue sur un gazon, pendant
que Malatesta est occupé à chasser des papillons.
L’intérieur du caveau est la maison de Don Pasquale. Sombre, triste, où
domine un tissu capitonné bordeaux foncé et très usé, et un coffre-fort en
or pur qui peut avancer ou reculer sur la scène, qui s’ouvre et se ferme,
et qui contient toutes les économies et les trésors de Don Paquale : il les
garde avec un soin spasmodique, en se servant de clés et de combinaisons
de toutes sortes, pour les protéger de possibles gaspillages et de vols.
5
6
Dans cette ambiance Norina et Malatesta interviennent pour la scène
du mariage avec le vieil homme. Une fois qu’elle a épousé le riche avare,
Norina arrive toutefois à transformer cet intérieur triste et en mauvais
état en un salon pétillant où dominent d’élégants canapés blancs, des
tissus capitonnés blancs polis, des tapis, des lustres, où travaillent des
domestiques très actifs, et où elle ouvre sans cesse et à son gré le coffrefort, profitant et abusant des richesses du vieux.
La dernière scène, celle du "bosquet", en réalité est un lieu symbolique
où le jardin est fait de dizaines et dizaines de lampes à ampoules qui se
reflètent dans des parois à miroir (ce qui nous donne la magie d’une nuit
étoilée pleine de reflets oniriques) et qui renferment encore le coffre-fort
de Don Pasquale. Cet objet, toutefois, a changé sa fonction : maintenant
il protège le vrai trésor de l’opéra, Norina et son amour pour Ernesto.
Tout cela profite de plusieurs plans dramatiques, d’entrées différentes,
d’escaliers et de cachettes pour donner plus de vivant à l’action.
À la fin de l’opéra, l’insigne « Roma, ti amo ! » descendra sur les deux
amoureux pour rappeler, avec une carte postale suggestive, le décor de la
ville éternelle où a eu lieu l’action qui vient de s’achever.
Des éléments simples mais efficaces, des trucs théâtraux d’impact
poétique – tels que le coffre-fort, ou le vol du pigeon voyageur ou encore
les ampoules à la fin et l’insigne « Rome, je t’aime ! » – composent la
scène et les parois, avec le système des périactes qui nous permettent de
varier constamment et rapidement le cadre et la scène.
LES COSTUMES
L’action se situe, comme nous l’avons dit, dans une époque moderne, les
années cinquante du XXe siècle. Les costumes, les accessoires, les lignes
appartiendront à une des périodes les plus charmantes du siècle dernier. Il
sera ainsi possible de profiter de trouvailles, de formes, de styles qui sont
encore de nos jours aisément reconnaissables de la part des spectateurs.
Cela d’autant plus que l’on évoquera ouvertement des situations et des
personnages de l’histoire moderne du costume (par exemple, on pense à
Marylin Monroe pour certaines mises de Norina-femme fatale).
Les couleurs des personnages de l’opéra seront en net contraste avec celles
sombres, rigides, "tristes" des vêtements de Don Pasquale qui, même s’il
cherche à être élégant, ne fera qu’accentuer sa façon d’être ridicule et hors
de propos.
Norina et Malatesta seront pour plusieurs aspects très semblables,
en effet le caractère excentrique et extravagant de Malatesta rappelle la
protagoniste ; de plus, certains accessoires et le tissu des costumes que
les deux personnages ont en commun, permettront de les rapprocher
davantage. Ernesto, au contraire, sera le garçon sérieux aux bons principes,
qui s’habille à la mode et est prêt pour impressionner sa Norina.
Les domestiques, les bonnes, la modiste, le coiffeur, le majordome
suivront l’évolution des événements : au début, ils seront sombres et
tristes comme le vieux Don Pasquale et ils s’enrichiront par la suite de
vitalité et de couleurs après l’arrivée de la nouvelle maîtresse qui changera
l’organisation et le style de vie de sa maison.
L’ÉCLAIRAGE
L’usage de l’éclairage est central pour notre travail. Nous allons travailler
dans deux directions : d’un côté, nous allons recréer l’ambiance triste et
livide de Don Pasquale, et de l’autre la fraîcheur du monde de Norina,
Malatesta et Ernesto. La lumière sera expressive, elle souhaitera raconter
et suggérer le contraste entre les deux mondes qui sont mis en scène. De
manière évocatrice et en même temps sélective, la lumière opère en tant
qu’élément dramatique, en profitant des possibilités amusantes qu’offre
l’espace, comme par exemple les reflets des lampes du cadre final ou
l’insigne « Roma ».
LE TRAVAIL SUR LES PERSONNAGES ET LE JEU
Dans mon travail de metteur en scène, l’attention pour le jeu et la
caractérisation des différents personnages est capitale. On détaillera
et on fera ressortir le caractère de chaque personnage, qui sera par là
immédiatement reconnaissable. Un soin méticuleux sera réservé au jeu,
en traitant l’action comme s’il agissait véritablement d’un texte comique.
On mettra en valeur les qualités de chaque interprète en choisissant leurs
propres caractéristiques personnelles comme point de départ pour le
travail sur les chanteurs-acteurs, cela pour obtenir une plus forte adhésion
au personnage à bâtir.
De même pour les groupes : tous les artistes du chœur auront une
spécificité et une identité dramatique au sein de l’action. De cette manière,
le chœur ne sera plus un ensemble homogène d’entités, mais une
composition hétérogène de solistes qui forment un "groupe-personnage".
ANDREA CIGNI
Metteur en scène
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INTRODUCTION
AU SPECTACLE
Créé à Paris le 3 janvier 1843 (au Théâtre-Italien
alors situé salle Ventadour, dans le 2e
arrondissement), Don Pasquale est le dernier opera
buffa de Gaetano Donizetti – composé sur un livret
de Giovanni Ruffini. Il constitue un retour inopiné
du compositeur au répertoire léger après une
décennie consacrée au drame romantique. Cinq
ans après et trois partitions tragiques plus tard,
Gaetano Donizetti,
lithographie de
Donizetti meurt. Étrangement, composer un opera
Josef Kriehuber (1842)
buffa sera souvent l’expression d’un chant du cygne,
conscient ou pas, chez des créateurs voués par ailleurs au répertoire
dramatique : ce sera le cas de Verdi (1813-1901) avec Falstaff en 1893, ou de
Puccini (1858-1924) avec Gianni Schicchi en 1918.
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L’APOGÉE D’UNE CARRIÈRE
À Paris, en 1843, Gaetano Donizetti est le grand nom de l’opéra italien.
Comment est-ce arrivé ? Né en 1797, ce Bergamasque a connu ses premiers
succès en Italie avec de courtes farces, puis est devenu un maître du
tragique : Anna Bolena (1830) ou Lucia di Lammermoor (1835) sont ses
titres-phares. Avec Vincenzo Bellini, son contemporain et principal rival, il
a défini les éléments clés du melodramma romantique – où souvent une
héroïne en prise à des forces ennemies sombre dans la folie.
Peu à peu la position de Donizetti devient dominante. Rossini ne compose
plus d’opéra après 1829, Bellini meurt en 1835 – et Verdi émerge à peine :
Nabucco ne parviendra à Paris qu’en 1845. Toutes les circonstances sont
donc réunies pour que, au début des années 1840, l’opéra italien soit
surtout l’opéra "donizettien", y compris à Paris. Dans les années 1830,
le compositeur y a accompagné ses ouvrages au Théâtre-Italien et a reçu
plusieurs commandes de la part d’autres scènes parisiennes. De 1840 à
1843, au grand scandale d’Hector Berlioz qui s’indigne dans la presse de cet
Italien qui "envahit" toutes les affiches, il touche aussi bien au grand-opéra,
avec Les Martyrs puis La Favorite et Dom Sébastien, roi du Portugal, tous
représentés à l’Opéra, qu’au genre léger de l’opéra-comique avec La Fille
du régiment et Rita ou Deux hommes et une femme. Il réussit donc l’exploit
de satisfaire aussi bien les partisans de l’opéra français, qui fréquentent
l’Académie nationale de musique ou l’Opéra Comique, que les dilettanti
amoureux du bel canto, assidus au Théâtre-Italien.
Avec Don Pasquale, Donizetti y obtient un triomphe. Les créateurs sont des
stars du moment : Giulia Grisi (Norina), Mario (Ernesto), Antonio Tamburini
(Malatesta) et Luigi Lablache (Don Pasquale). Lablache était célèbre au point
de servir la publicité pour les partitions éditées de Don Pasquale ; Mario était
un personnage singulier – un aristocrate devenu artiste lyrique ! –, souvent
caricaturé dans la presse ; la Grisi était une prima donna adulée ; Tamburini,
un baryton très renommé lui aussi. Rapidement, grâce à eux, Don Pasquale
est représenté partout en Europe.
C’est l’apogée de la carrière internationale du compositeur. Dans le même
temps, Donizetti est invité à Vienne, en Autriche, pour y créer deux nouvelles
compositions. Il n’était que temps : en 1843, les premiers signes de la
maladie apparaissent, une syphilis qui va le mener à la démence. Son tout
dernier opéra, Caterina Cornaro, est créé en janvier 1844 à Naples puis la
maladie est la plus forte. Donizetti meurt en 1848.
BERGAMO-PARIS-VIENNE : UNE VALSE À TROIS TEMPS
Pourquoi revenir ainsi à la comédie, quand le prestige premier tient
dans une carrière développée dans le genre "sérieux" ? Une raison en est
justement cette hiérarchie des genres. Les compositeurs italiens donnent
volontiers dans l’opera buffa voire la farce lors de leurs débuts : ces
partitions à distributions réduites, d’esprit plus populaire et d’enjeu moins
lourd, permettent aux théâtres de donner leur chance à de jeunes créateurs
inconnus. Puis la carrière se construit autour d’œuvres dramatiques, et c’est
une fois la réputation "sérieuse" acquise que le compositeur revient, si ça lui
chante, au genre léger, sans risquer alors d’être déconsidéré – mais avec une
liberté de ton et une assurance de moyens nouvelles.
C’est le cas de Donizetti. Son passage par Paris lui a fait découvrir le genre
français de l’"opéra-comique", qui se distingue de l’opera buffa par ses
dialogues parlés. Et c’est justement après avoir composé La Fille du régiment
et Rita qu’il décide de revenir à l’opera buffa, comme s’il y avait retrouvé
la confirmation d’une vocation – ses farces de jeunesse ou L’Elisir d’amore
(1832) témoignent d’ailleurs de cette vocation comique de Donizetti.
9
À ce moment-là, pourtant, la mode est au drame romantique et à ses
passions contrariées ; même au Théâtre-Italien, le buffa est moribond. Mais
Don Pasquale fait mouche, car il possède toutes les caractéristiques du buffa
(une intrigue comique, des personnages bourgeois, un langage "facile" à
appréhender), mais pimentées d’éléments qui lui assureront un triomphe
jamais démenti depuis sa création. L’intrigue notamment est riche en
quiproquos et retournements farfelus de situation.
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LE SYNOPSIS
Le vieux Don Pasquale veut se marier pour déshériter son neveu Ernesto ; le
docteur de famille, Malatesta, lui présente sa "sœur" Sofronia – en réalité,
c’est la bien-aimée d’Ernesto, Norina ! Le docteur organise alors la signature
du contrat de mariage devant un faux notaire ; aussitôt "Sofronia" s’avère
pécore et dépensière, au grand dam de Pasquale. La maisonnée croule
sous les factures et Pasquale est même giflé par sa femme. Il commence
à soupçonner une infidélité et tente en vain de surprendre un amant
(Ernesto, venu chanter la sérénade à sa chère Norina) avec l’aide du docteur.
Déboussolé, il ne s’oppose plus au mariage ni à l’héritage de son neveu.
Norina dévoile alors sa véritable identité… et tout finit bien.
Tous les personnages sont hérités des "types" de la commedia dell’arte, mais
en plus ambigus. Ernesto n’a rien du héros qui va sauver sa dulcinée : il
est assez dépassé par la situation. Norina, la "jeune demoiselle", n’est pas
qu’une pure jeune fille et sait être pimbêche, voire antipathique. Le vieux
barbon, étonnamment, parvient à être attendrissant lorsqu’il exprime ses
sentiments. Et le filou, Malatesta, s’avère assez cruel dans ses manipulations.
On dépasse ici le manichéisme de base des mécanismes comiques
convenus, et l’épaisseur inédite de ces personnages fait précisément l’intérêt
de l’ouvrage.
De plus, Don Pasquale se distingue par un ton musical spécifique, hérité
de l’influence viennoise qui s’est propagée sur la musique italienne des
années 1830-1840 – l’Autriche occupe alors le Nord de l’Italie. Et Donizetti,
outre qu’il s’est nourri de cette influence diffuse durant ses années de
formation et de débuts, a ensuite travaillé à Vienne – précisément, peu avant
Don Pasquale : au printemps 1842, il est nommé maître de chapelle de la
cour et y crée Linda di Chamounix. La valse viennoise donne justement à
Don Pasquale sa saveur toute particulière. Or la valse, c’est la danse, la
joie, et le tourbillon, le vertige : tout ce qu’il faut pour enivrer le public ! Et
dans Don Pasquale, tout valse : le baryton, les chœurs, la soprano… Trois
exemples sont remarquables :
L’air « Un foco insolito » de Don Pasquale, dans lequel le vieux barbon
prévoit de se marier : c’est une valse serrée, impatiente et, à la fin, toute
gonflée d’un orgueil un peu ridicule. Au lieu d’une danse élégamment
flottante, on imagine ici de petits tressautements piqués – ce qui ne
manque pas d’humour, vu le physique habituellement roboratif ou chenu
du personnage.
Le chœur « Quel nipotino guastamestieri », ou les caquetages des
serviteurs : une valse sur des œufs, par petites interventions sotto voce…
On commente le patron et ses déboires conjugaux dans un coin de couloir
ou en cuisine, le chromatisme monte doucement à l’orchestre jusqu’à
l’explosion collective, quand la maisonnée se laisse aller à clamer la vérité
pour mieux en rire ! C’est ici un détournement de l’esprit aristocratique de la
valse, transformée en moquerie libertaire.
Le rondo final de Norina, « La morale in tutto questo », qui fait la leçon
à Don Pasquale : cette "valse brillante" (presque un genre en soi, que les
pianistes connaissent bien !) trille et virevolte. La femme apparaît victorieuse
et fière de l’être, et l’interprète rappelle à tous que même dans l’opera buffa
le bel canto se doit d’être au rendez-vous.
Au printemps 1843, Donizetti est de nouveau à Vienne pour Maria di Rohan.
Mais il s’agit d’un melodramma tragico où la valse n’a pas lieu d’être. Don
Pasquale restera, pour la postérité, son ultime sourire musical.
CHANTAL CAZAUX
Docteur en musicologie de l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne, agrégée de
musique et diplômée d’État de technique vocale, Chantal Cazaux a enseigné durant dix
ans l’analyse et le chant à l’Université de Lille 3. Auteur de Verdi, mode d’emploi (2012)
elle est aujourd’hui rédactrice en chef de L’Avant-Scène Opéra.
11
José Luis Domínguez
Direction musicale
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José Luis Domínguez Mondragón, chef d’orchestre chilien, dirige actuellement l’Orchestre
Philharmonique de Santiago du Chili, et est
le chef principal de l’Orchestre symphonique
national des jeunes du Chili. Récemment, il a
joué avec eux à Berlin, Cologne, Brême, Vienne,
Prague et Bratislava. En mai 2014, il revient au Teatro Colón de Buenos Aires
où il dirige le Philharmonique de Buenos Aires pour quelques concerts.
Toujours en Argentine, il dirige l’Orchestre symphonique de Mendoza,
de l’Université de Cuyo. Après la composition de son premier ballet
El Zorro, il travaille sur ​​deux compositions : un nouveau ballet qui sera créé
au cours de la saison 2015-2016, et un oratorio Requiem, publié en 2014.
Ses prochains engagements comprennent les opéras Lakmé, Othello,
La Bohème et La Flûte enchantée, des programmes symphoniques avec
l’Orchestre symphonique de Colombie, les orchestres philarmoniques de
Santiago et de Buenos Aires, ainsi qu’un ballet et un opéra au Teatro Colón
de Buenos Aires.
Andrea Cigni
Metteur en scène
Diplômé de l’Université de Bologne, Andrea Cigni
a eu plusieurs expériences importantes dans le
théâtre, le mime, la danse et l’expression du corps.
Pendant plusieurs années, Andrea Cigni a été
assistant à la mise en scène et régisseur dans les
plus prestigieux théâtres d’opéra d’Italie. Parmi ses
dernières mises en scènes : Madame Butterfly et
Tosca de Puccini à Palerme, Roméo et Juliette de Gounod à Brescia, Côme,
Pavie et Crémone, et Norma au Théâtre Verdi de Sassari. En 2013, il a mis
en scène Le chapeau de paille d’Italie de Nino Rota au Festival de Wexford
et au Maggio Musicale Fiorentino. En 2014, il était à l’Abay Opéra à Almaty
(Kazakhstan) pour une nouvelle production de l’opéra Abay du compositeur
Zhubanov, à Sassari pour Carmen de Bizet, et à Crémone pour Nabucco de
Verdi. En septembre 2015, il participera pour le Maggio Fiorentino Florence
Opéra à la nouvelle production de Le convenienze ed inconvenienze teatrali de
Donizetti. Andrea Cigni est directeur artistique du Festival Orizzonti de Chiusi,
en Toscane, et enseigne à l’Institut Supérieur d’Études Musicales « Claudio
Monteverdi à Crémone.
Donato Di Stefano
Don Pasquale (basse)
Donato Di Stefano est un interprète reconnu
du répertoire italien, qu'il s'agisse des rôles
bouffes de Rossini ou Donizetti, du bel canto,
ou du répertoire mozartien. Il fait ses débuts en
interprétant le rôle de Zaccaria (Nabucco) à Rome.
Il entame ensuite une carrière internationale :
L'Italienne à Alger (Mustafa) à Pesaro et Berlin,
La Cenerentola (Don Magnifico) à Bruxelles, Madrid et Amsterdam, Le
Barbier de Séville (Don Bartolo) à Amsterdam, Tokyo, Zurich et Berlin, L'Élixir
d'Amour (Dulcamara) au Festival de Savonlinna et à Florence, Don Pasquale
lors du bicentenaire du Festival Donizetti de Bergame, Les Noces de Figaro
(Bartolo) à Salzbourg... Donato Di Stefano a participé à l'enregistrement
de La Serva Padrona, Les Noces de Figaro, La Traviata, Linda di Chamounix.
Récemment il a chanté Don Pasquale et Le Babier de Séville à Dallas, Les
Noces de Figaro à Lisbonne, Cenerentola à Toronto, Le Barbier de Séville
à Hambourg, Leipzig et Munich, L’Italienne à Alger à Nancy, Avignon
et Pékin, La Bohème à Washington, La Forza del Destino à Saint-Gall. Il
a interprété Falstaff à Tokyo, au Matsumoto Festival, Gianni Schicchi au
Metropolitan Opera de New York, à Florence et Paris, et Don Geronimo
dans Le Turc en Italie à La Scala de Milan.
Anna Sohn
Norina (soprano)
Après des études musicales dans son pays natal
la Corée du Sud, Anna Sohn obtient un diplôme
au Conservatoire de Milan. Elle se forme avec
Renata Scotto et Olaf Bär. Elle attire l’attention du
monde de la musique classique et est rapidement
à l’aise sur la scène internationale avec les
premiers rôles féminins de La Traviata, Rigoletto,
La Bohème, Roméo et Juliette, Lucia di Lammermoor, L'Élixir d'amour. Elle
joue notamment Fusako dans l’opéra de Henze Gogo no Eiko et Angelica
dans Orlando Paladino. Elle participe à de nombreux concerts (Carmina
Burana, La 4e Symphonie de Mahler...) et récitals à Dresde, Berlin, Zurich,
Singapour, Washington DC, Birmingham, en Italie et en Suède. Elle sera
prochainement sur scène en Avignon, à Massy et à Vichy pour Don Pasquale,
à Passau pour Les Capulet et les Montaigu et à Séoul pour La Traviata.
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Manuel Nuñez-Camelino
Ernesto (ténor)
14
Manuel Nuñez-Camelino entre en 2008 à l’Atelier
Lyrique de l’Opéra National de Paris. En 2008, il
participe à la production de La Vida Breve à l’Opéra
Théâtre de Saint-Étienne et chante Tonio dans La
Fille du régiment à l'Opéra de Montpellier. Plus
récemment, il interprète notamment Don Ramiro
(La Cenerentola) à l'Opéra d'Avignon et de Vichy, le ténor italien (Capriccio
de Strauss), Arnalta (Incoronazione di Poppea) à l’Opéra National de Paris,
Le Comte (Il Barbiere di Siviglia) à Tours, Lorenzo (Fra Diavolo) à Limoges,
et Albazar (Il Turco in Italia) à Nantes et au Luxembourg. Récemment, on l'a
vu dans les rôles de Calisis (Les Boréades) au Festival d’Aix-en-Provence. Il a
fait ses débuts à l'Opéra de Dresde dans Capriccio (le ténor italien), sous la
direction de Christian Thielemann. Parmis ses projets : Le Comte Alberto dans
l'Occasione fa il Ladro de Rossini avec l'Orchestre National d'Île-de-France
(dirigé par Enrique Mazzola), L’Enfant et les Sortilèges à Chicago, Évandre et le
coryphée ténor (Alceste) à l’Opéra de Paris, ainsi que de nombreux concerts…
Alex Martini
Docteur Malatesta (baryton)
Alex Martini entreprend des études musicales au
conservatoire de Venise. Il poursuit ses études de
chant lyrique avec Anna Maria Bicciato, Roberto
Scandiuzzi, Bruno De Simone, Regina Resnik,
Dennis O'Neill et Richard Barker. En 2010 il est
finaliste du Concours International Adriano Belli
à Spoleto et vainqueur du 40e Concours Lyrique
International Toti dal Monte de Trévise. Il se produit en spectacle lors du Concert
en Mémoire de l’Holocauste au Théâtre La Fenice de Venise, puis comme
soliste en 2008 au Concert de Noël du Vatican, ainsi qu’au Grand Concert
Lyrique en avril 2012 avec le ténor Walter Fraccaro au Théâtre Mario del Monaco
de Trévise. Récemment, il a joué Belcore dans L'Élixir d'amour à Venise, à Trévise,
à Rovigo, à Jesi, et Sharpless dans Madama Butterfly à Lignano. En 2012, il est
finaliste du Concours International Maria Callas et lauréat du prix du public au
Concours Lyrique International Salicedoro. Au mois de février 2013, il gagne le
23e Concours International de Chant lyrique à Clermont-Ferrand, en France, pour
le rôle du Dottore Malatesta dans Don Pasquale de Donizetti. En septembre
2014, il est finaliste au concours de Tenerife.
Jean Vendassi
Le Notaire (baryton-basse)
Jean Vendassi entre dans le monde lyrique
par la porte du Centre National d’Insertion
Professionnelle pour Artistes Lyriques à Marseille.
Par la suite, il interprète autant les personnages
de Mozart, Rossini, Gounod, Massenet ou
Verdi, que ceux du répertoire baroque : Peri,
Monteverdi, Lully, ou Haendel… Il est de même très souvent sollicité
pour des œuvres contemporaines comme Claude, la création de Thierry
Escaich sur un livret de Robert Badinter à l’Opéra de Lyon, où il interprète
Le 3e Détenu. Il joue les rôles de Scarpia en tournée nationale avec l'Opéra
Nomade, du Général Boum dans La Grande-Duchesse de Gérolstein à Vevey
en Suisse, de Leporello dans la version de Don Giovanni de la compagnie
Opéra du Jour au Théâtre du Ranelagh à Paris... Il fait ses débuts au Festival
de Martina-Franca en Italie dans le rôle de Vestapor du Roma de Massenet
où il obtient un grand succès.
15
L'Orchestre Symphonique Saint-Étienne Loire
Créé en 1987, l’OSSEL a su s’élever au rang
des grands orchestres français. L’OSSEL est un
acteur culturel incontournable qui accomplit une
mission essentielle d’éducation et de diffusion du
répertoire symphonique et lyrique. L’Orchestre a
su acquérir une solide réputation, en particulier
dans le répertoire romantique français.
En septembre 2010, le Conseil général de la Loire
confirme son attachement à l’orchestre en signant avec la Ville de SaintÉtienne une convention visant notamment à développer l’action artistique
et pédagogique sur l’ensemble du département.
En 2013, l'enregistrement par l'OSSEL du Mage de Massenet, fruit d'une
collaboration entre le Palazzetto Bru Zane et l'Opéra Théâtre de SaintÉtienne, se voit triplement récompensé : Choc de Classica, Diapason
découverte et Diamant d'Opéra Magazine.
ORCHESTRE SYMPHONIQUE SAINT-ÉTIENNE LOIRE
Violons I
Hautbois
Françoise Chignec soliste
Tigran Toumanian
Albane Genat
Alain Arias
Sanda Boac
Benjamin Ortiz
Murielle Charbonnier
Isabelle Weisse
Sébastien Giebler soliste
Mylène Coïmbra
Violons II
François Vuilleumier soliste
Alain Meunier
Solange Becqueriaux
Caroline Sampaix
Marie-Noëlle Villard
Christophe Gerboud
16
Clarinettes
Bernard Gaviot-Blanc soliste
André Guillaume
Bassons
Charles Villard soliste
Julie Carles
Cors
Mickaël Ourliac soliste
Serge Badol
Thierry Gaillard
Philippe Constant
Altos
Trompettes
Anne Perreau soliste
Marc Rousselet
Geneviève Rigot
Anna Starseva-Duval
Fabienne Grosset
Didier Martin soliste
Jérôme Prince
Violoncelles
Florence Auclin soliste
Marion Tiberge
Marianne Pey
Louis Bonnard
Contrebasses
Jérôme Bertrand soliste
Marie Allemand
Dominique Rochet
Flûtes
Denis Forchard soliste
Gilles Bauer
Trombones
Nicolas Vazquez soliste
Gilbert Bonnet
Joël Castaingts
Timbales
Nicolas Allemand soliste
Percussions
François-Xavier Plancqueel soliste
Patrick Gagne
Coulisses
Harpe
Marion Sicouly soliste
Guitare
Frédéric Costantino soliste
Le Chœur Lyrique
Saint-Étienne Loire
Placé sous la responsabilité musicale de
Laurent Touche, le Chœur Lyrique Saint-Étienne
Loire constitue aujourd’hui un outil de niveau
professionnel incontestable grâce à la rigueur
apportée au recrutement de chacun des artistes,
tous susceptibles, outre leur travail collectif,
d’assurer des prestations individuelles de
qualité. L’Opéra Théâtre de Saint-Étienne est désormais reconnu comme
l’un des acteurs incontournables de la vie lyrique française.
CHŒUR LYRIQUE SAINT-ÉTIENNE LOIRE
Sopranos I
Ténors I
Claire Babel
Elsa Vacquin
Yu-Ling Huang
François Bescobo
Olivier Clairet
Gil Hanrion
Sopranos II
Ténors II
Roselyne Giraud
Geneviève Kostaki
Ghezlane Hanzazi
Véronique Richard
Brigitte Chosson
Emmanuel Adnet
Éric Chorier
Mohamed Rédouane Hanzazi
Éric Soufflet
Mezzo-sopranos
Barytons
Françoise Cabanac
Geneviève Laloy
Frédéric Garcia-Fogel
Frédérik Prévault
Christophe Bernard
Altos
Basses
Anne Bescobo
Isabelle Ruban
Laurent Pouliaude
Orfey Ivanov
Locations / réservations
du lundi au vendredi de 12h à 19h
04 77 47 83 40
operatheatre.billetterie@saint-etienne.fr
Conception graphique : Et d’eau fraîche / Opéra Théâtre de Saint-Étienne
Réalisation : Opéra Théâtre de Saint-Étienne - Licences n°1063987 - 1063988 - 1063989
Opéra Théâtre de Saint-Étienne
Jardin des Plantes – BP 237
42013 Saint-Étienne cedex 2
www.operatheatredesaintetienne.fr
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