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Protection alternative au
vignoble
Auteurs :
Nicolas AVELINE, Elsie MOORE
Introduction
DES ETUDES IN VITRO SUR DES
EXTRAITS DE PLANTES TYPE
PNPP CONTRE LE MILDIOU
Depuis 2010, l’IFV est partenaire
d’un projet de recherche nommé
« 4P » et réalise des essais d’efficacité de PNPP contre le mildiou
de la vigne. Cette année pour
complémenter les expérimentations sur le terrain, de nouveaux
tests ont été réalisés au laboratoire sur des feuilles détachées
avec de l’inoculum de P.viticola.
L’objectif est multiple : obtenir
des données sur l’efficacité des
PNPP testées ; déterminer leur
mode d’action ; définir les doses
et mode d’emploi éventuels.
Le projet 4P
Le projet Protéger les Plantes
par les Plantes est coordonné par
l’ITAB. Le but de ce projet est de
définir l’efficacité et l’utilisation
d’extraits de plantes type PNPP
(préparations naturelles peu préoccupantes) contre certains pathogènes de différentes cultures
(arbo, maraichage, vigne) avec
l’intervention de plusieurs structures (Université de Perpignan,
chambres d’agriculture, instituts…). Pour la viticulture, l’oïdium et le mildiou ont été choisis
comme maladies d’étude.
plantes sèches. Des études de
l’Université de Perpignan ont
montré que l’extraction avec de
l’eau n’était pas la plus efficace
pour solubiliser des métabolites secondaires d’intérêt (type
polyphénols ou phytoalexines).
Cette année, il a donc été décidé de travailler avec des extraits
hydro-alcooliques,
beaucoup
plus chargés en constituants et
plus stables en conservation.
Les plantes étudiées restent
les mêmes (armoise, écorce de
saule et prêle) à l’exception de la
menthe poivrée, remplacée par
l’absinthe. Les doses d’utilisation
s’échelonnent entre 0.5 et 1% du
volume de bouillie finale.
On utilise dans les tests un témoin alcool qui aura la même
concentration en éthanol que les
extraits étudiés.
Les tests « in vitro »
Les tests in vitro sont réalisés en
laboratoire à l’IFV. La méthode de
culture et d’inoculation est adaptée de celle définie par l’INRA.
Le matériel végétal est composé
de feuilles détachées provenant
du vignoble (Merlot). L’inoculum
de P.viticola provient aussi du vignoble.
Les feuilles sont mises en survie, découpées en disques ou en-
tières, dans des boîtes de Petri. 3
types de tests sont réalisés :
• Test anti-germinatif : Il s’agit
de vérifier l’action directe des
PNPP sur les sporocystes et
les zoospores de P.viticola, On
mélange des doses de PNPP
avec une solution de sporocystes avant de l’inoculer sur
des disques de feuilles.
• Test curatif : on évalue l’effet d’une pulvérisation de
PNPP sur une sporulation
de P.viticola déjà en place sur
la feuille, On pulvérise des
disques de feuilles présentant déjà une sporulation de
mildiou avec une solution de
PNPP et on évalue l’effet sur
cette sporulation ainsi que
les contaminations périphériques autour du point de
sporulation.
• Test préventif : on évalue
l’impact d’une pulvérisation
préalable de la PNPP sur les
feuilles avant l’inoculation de
P.viticola. On pulvérise des
feuilles détachées avec une
solution de PNPP puis on inocule avec P.viticola, 12 heures
plus tard (dépôt de 10 gouttes
d’inoculum par feuille).
Les plantes étudiées
en 2011
Les résultats obtenus l’année
précédente n’ont pas confirmé
l’intérêt des infusions à base de
Protection alternative au vignoble
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Résultats
Test anti-germinatif
Test curatif
Test préventif
5 tests ont été réalisés pour évaluer l’effet anti-germinatif des
PNPP sur l’inoculum de P.viticola. On note quelques jours
après la sporulation (fréquence
de disques atteints et intensité).
L’essai 3 est assez représentatif
des résultats obtenus.
Les modalités TNT et TNT+alcool
sont atteintes fortement. Les modalités PNPP sont peu touchées,
au même niveau que la référence
cuivre (Kocide®). Si on augmente
les doses (armoise x2), on inhibe
toute germination.
Pour ce test, on note que le témoin
traité avec de l’eau et celui traité avec de l’alcool montrent une
forte re-sporulation et une contamination périphérique (entre 200
et 300%) alors que la référence
cuivre montre une très faible
re-sporulation. Pour les PNPP,
on ne note pas de réelle efficacité sur la re-sporulation, mais on
retrouve l’effet anti germinatif de
l’absinthe et de l’écorce de saule
avec des contaminations périphériques très réduites.
On présente ici la fréquence de
gouttes déposées qui ont sporulé. Le TNT est atteint à 100% et
la référence Kocide® ne présente
aucune goutte sporulée. Pour les
PNPP, les résultats sont plutôt
mitigés avec pour l’absinthe, le
saule et la prêle, des fréquences
plus faibles que le témoin mais
des écarts types très importants
(différentes réponses selon les
feuilles inoculées).
et prêle) ou adaptée (augmentation des doses pour armoise)
dans la cuve pour les traitements
au vignoble. Aucun d’entre eux
n’a montré une réelle action curative. Enfin, les résultats des
tests préventifs sont mitigés et
nécessitent d’autres répétitions
pour pouvoir conclure.
L’année prochaine sera plus informative avec l’application des
tests dès le début de la saison.
Ils seront multipliés pour fournir des courbes doses-réponses
pour définir les meilleures doses
d’utilisation et les limites de ces
extraits.
Conclusion
Cette première année d’essais a
permis de construire les protocoles de tests et la méthodologie
pour maîtriser l’inoculation de
P.viticola. Les résultats montrent
que les extraits hydro-alcooliques testés cette année ont une
efficacité anti-germinative avec
la dose proposée (absinthe, saule
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