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6,95$ – POSTE-PUBLICATION – CONVENTION 40069240
CULTURES drainage souterrain | LAIT miser sur le foin plutôt que l’ensilage | GUIDE TRACTEURS 2014
Une nouvelle
relève s’établit
FÉVRIER 2014
L A RÉFÉRENCE EN NOUVELLES TECHNOLOGIES DEPUIS 95 ANS
Chez Case IH, nous savons que pour améliorer le rendement, il faut d’abord améliorer le milieu
de culture. C’est pourquoi toutes nos machines, comme notre nouvelle défonceuse à disques
Ecolo-TigerMD 875, sont conçues pour que vous tiriez le maximum de chaque semence, mais aussi
de chaque acre cultivé. Notre Ecolo-Tiger 875 est construite pour déchiqueter les résidus de récoltes
les plus coriaces, briser le sol compacté qui empêche l’expansion des racines et laisser les champs
de niveau. Avec des racines plus fortes et un lit de semis plus propice, les plants puisent davantage
d’éléments nutritifs et d’eau ce qui, combiné au soleil, se traduit par un rendement supérieur.
Le monde de l’agriculture évolue. Êtes-vous prêt ? Pour en avoir plus, consultezt caseih.com.
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©2014 CNH America LLC. Tous droits réservés. Case IH est une marque de commerce enregistrée de CNH America LLC. www.caseih.com
ECOLO-TIGER 875
Dent Tiger
SOMMAIRE
VOLUME 97 NUMÉRO 2
33
45
EN COUVERTURE
10 Mélanie achète une ferme
laitière
À 21 ans, Mélanie Roy est déjà copropriétaire de deux entreprises agricoles, sans
l’aide financière de ses parents.
En matière de réduction des odeurs
émises par les entreprises porcines dans
leur entourage, l’avenir pourrait être le
traitement de l’air sortant des porcheries.
ÉLEVAGES
42 Au Pays de la luzerne
déshydratée
CULTURES
17 Dérouler 300 UTM
Ce printemps, des dizaines de producteurs des régions agricoles les plus
froides du Québec sèmeront du maïs
sous une pellicule oxodégradable.
23 Diagnostic prédrainage
L’installation de drainage souterrain, ça
commence par un bon diagnostic, suivi
d’un bon plan.
LAIT
33 Miser sur un foin de qualité
Produire un foin de qualité supérieure à
l’ensilage, c’est possible !
37 Du fourrage riche en sélénium
Pourquoi ne pas produire des fourrages
enrichis en sélénium ?
PORC
40 Réduire l’odeur au bâtiment
On connaît le Lac-Saint-Jean comme le
Pays des bleuets, mais pourquoi ne pas
lui reconnaître aussi le titre de Pays de la
luzerne déshydratée ?
BALAYEZ
GUIDE
TRACTEURS
2014
1RE PARTIE
CHRONIQUES
4 Bouche à oreille
BŒUF
45 Un bœuf engraissé aux
fourrages
6 Billet
8 Point de vue
Chez Production FAT au Bas-SaintLaurent, tout est mis en œuvre pour
vendre directement par les propriétaires
une viande d’un jeune bovin n’ayant
consommé que du lait maternel et des
fourrages.
27 Marché des grains
FRUITS ET LÉGUMES
59 Météo
Cynthia Laflamme, 35 ans, croit qu’avec
de la volonté, de la passion, de la détermination et du courage, il n’y a rien
d’impossible.
En page couverture :
Jeune diplômée en technologie des
productions animales, Mélanie Roy a
cherché et trouvé une ferme laitière où
s’établir : la Ferme B.R. Dynamique, à
Saint-Patrice-de-Beaurivage, dans Lotbinière.
Photo : Yvon Thérien
52 Cynthia Laflamme : une relève
hors-norme
Dans ses récentes éditions, le Bulletin des agriculteurs vous a présenté la réalité augmentée. Vous ne l’avez
pas encore essayée, ne vous en faites pas. Vous pouvez la découvrir ce mois-ci ainsi que dans ceux à venir.
Grâce à un téléphone intelligent ou une tablette numérique, vous avez accès à un contenu interactif à même
les pages de votre magazine. Comment ? Simplement en suivant les instructions ci-dessous.
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28 Info cultures
48 Info élevages
51 Mieux vivre
56 C’est nouveau
Contenus Layar
dans ce magazine :
pages
14, 23, 26,
27 et 30
Vous pouvez aussi utiliser l'application Layar pour lire les codes QR.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
FÉVRIER 2014
3
BOUCHE À OREILLE
L’agriculture française se
féminise de plus en plus
Conduire un tracteur ou monter dans une moissonneuse-batteuse n’est plus
réservé qu’aux hommes. De plus en plus de femmes choisissent d’être agricultrices. Selon les dernières statistiques de la Mutualité sociale agricole (MSA), les
femmes représentaient, en 2012, 30,1 % des installations de jeunes agriculteurs,
contre 27,4 %, quinze ans auparavant. « L’évolution des mentalités et le décloisonnement de l’agriculture avec les réseaux sociaux ont permis d’attirer de nouveaux
profils d’agriculteurs », indique-t-on à la MSA. Les nouvelles agricultrices ont opté
en grande majorité pour l’élevage de bovins et d’ovins, également pour la culture
des céréales. Selon la MSA, plus de huit jeunes installés sur dix, tous sexes confondus, sont toujours en activité cinq ans après leur démarrage. Source : lefigaro.fr
Un gardien municipal
des abeilles
En Nouvelle-Zélande comme partout dans le monde, la disparition des abeilles est un enjeu de taille. Un conseiller municipal de
la ville de Christchurch a donc proposé d’augmenter les impôts
locaux afin de financer un gardien des abeilles. Chaque contribuable paierait ainsi 35 centimes pour un total de 50 000 dollars
par an pour embaucher un apiculteur… mais pas un apiculteur
ordinaire. En fait, les résidents de la ville seront encouragés
à transformer leur jardin en ruche. Le gardien municipal des
abeilles surveillera la santé des abeilles de la ville, fera en sorte
qu’elles soient soignées afin d’éviter la propagation de maladies,
et partagera sa connaissance sur les abeilles à travers le projet
éducationnel « Sage Abeille ». Source : greenetvert.fr
Trop de gaspillage
alimentaire
Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le gaspillage alimentaire, qui se chiffre à 1,3 milliard de
tonnes de nourriture chaque année dans le monde, porte atteinte au
climat, à l’eau, aux terres et à la biodiversité. La nourriture produite
sans être consommée équivaut annuellement à trois fois le volume
du lac Léman (250 km3), le plus grand lac d’Europe de l’Ouest, et
rejette dans l’atmosphère quelque 3,3 gigatonnes de gaz à effet de
serre (près de 80 % des émissions annuelles de CO2 de la Chine). Elle
monopolise 1,4 milliard d’hectares de terres, soit 28 % des superficies agricoles du monde. Outre ses impacts environnementaux, ses
conséquences économiques directes pour les producteurs sont de
l’ordre de 750 milliards de dollars par an. 54 % du gaspillage alimentaire à l’échelle mondiale a lieu « en amont », c’est-à-dire durant les
phases de production, de manutention et de stockage après-récolte,
et 46 % « en aval », soit aux stades de la transformation, de la distribution et de la consommation. Source : sommetinter.coop
4 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Fruits et légumes,
des acheteurs responsables
Près de 65 % des grands acheteurs québécois de fruits et légumes, tels que Sobeys,
Metro et Loblaw, sont engagés dans des démarches de développement durable –
une pratique qui peut avoir un impact sur les producteurs horticoles. C’est l’une
des conclusions d’une récente étude menée par le Conseil québécois de développement durable sur les pratiques d’approvisionnement responsable en fruits
et légumes de 27 grands acheteurs privés et publics présents au Québec. L’étude
révèle que les principaux critères appliqués aux produits sont : des types d’emballage qui minimisent l’impact environnemental (63 %), la provenance québécoise
des produits (56 %) et l’information environnementale disponible à propos des produits (48 %). Pour 44 % des acheteurs, l’engagement d’un fournisseur en matière de
développement durable constitue un avantage concurrentiel. Source : novae.ca
Un quart de
l’agriculture
mondiale en
zone de stress
hydrique
L’agriculture compte pour 70 % des usages
de l’eau sur la planète. Or, un quart de la
production agricole mondiale provient de
régions subissant un fort stress hydrique
et 40 % de l’alimentation disponible provient déjà de cultures irriguées, selon
une étude de l’institut américain World
Ressource Initiative. Cette étude illustre
les tensions entre la disponibilité en eau et
la production agricole. Toutes les cultures
ne sont pas exposées de la même manière
au stress hydrique. Ainsi, plus de 40 % du
blé est cultivé dans des régions exposées à
des stress hydriques « élevés ou extrêmement élevés » (centre des États-Unis, Sud
de l’Europe, Inde du Nord, Chine) alors
que la moitié de la production de coton
est concernée (sud des USA, Asie orientale, etc.). De même, toutes les cultures
n’ont pas la même consommation : les
racines et tubercules comme les carottes,
betteraves ou pommes de terre requièrent
moins d’un demi-litre d’eau pour produire une calorie alors que les lentilles ou
les haricots en nécessitent 1,2 litre/calorie.
Source : lapresse.ca
DANS NOS
ARCHIVES...
Puisque vous semblez apprécier les extraits
du courrier d’Alice Ber que Le Bulletin vous
présente depuis quelques mois, en voici un
autre plutôt cocasse publié en juin 1969.
Q. – Est-ce vrai qu’il y a des vêtements d’enfants
qui s’étirent ? Ce serait bien commode avec des
petits qui grandissent si vite. Est-ce de la laine ou
du coton, un genre de tricot ? Je n’en ai jamais vu
et je serais bien intéressée. — Maman de huit
R. – Cette merveilleuse chose est vraie. Un manufacturier canadien a mis sur le marché des vêtements pour bébés, pour enfants, et même pour
adultes en tailles jeunes, des vêtements extensibles. Ces tricots sont en coton, en fil de nylon,
mais il y en a aussi en tissu éponge (ratine), en
coutil et même en velours côtelé. Vêtements de
nuit et vêtements de jour. Toutes les teintes unies
et des imprimés. C’est assez nouveau mais vous
en trouverez dans les magasins, aux rayons des
vêtements d’enfants et d’adolescents. C’est sûrement très pratique. Vos petits grandiront à l’aise,
et vous aurez l’impression que leurs pyjamas et
chandails grandiront avec eux .
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
FÉVRIER 2014
5
BILLET
PAR YVON THÉRIEN, AGRONOME,
RÉDACTEUR EN CHEF
DONNER
AU SUIVANT
« Le mentorat, en plus d’être bénéfique pour
la jeune relève, devient une expérience
enrichissante pour le mentor. »
Au Québec, la transmission filiale est une
pratique depuis longtemps enracinée
dans nos traditions. En effet, le transfert
de la ferme des parents aux enfants est
perçu comme un idéal, où héritage
familial et partage des avoirs se marient
pour mieux se conserver. Cependant,
plusieurs d’entre nous se retrouvent
face à la réalité où les jeunes désertent
l’entreprise familiale pour poursuivre
d’autres intérêts. Il faut à présent
trouver de nouvelles façons d’assurer
la pérennité de la ferme.
Nous vous présentons à la une de ce
numéro l’aventure de Mélanie Roy, une
jeune fille qui renouvelle les conventions,
à travers sa quête d’une chance de
démarrer sa propre entreprise. Un rêve
qui va se réaliser suite à la rencontre de
son mentor, Alain Bilodeau, un éleveur
en fin de carrière, à la recherche d’une
relève.
En rencontrant Mélanie et Alain, j’ai
découvert que le mentorat, en plus d’être
bénéfique pour la jeune relève, devient
une expérience enrichissante pour le
mentor. Un effet qui est souvent sousestimé au sein de cette relation. Échanger
avec un jeune entrepreneur amène
même de nouvelles idées et celles-ci
nous incitent à remettre en question nos
propres connaissances.
Il s’agit d’une expérience très valorisante, demandez-le à Alain Bilodeau.
Être mentor, c’est partager son expérience et son savoir avec une personne
moins expérimentée, c’est aider un jeune
à réaliser ses objectifs aussi bien personnels que professionnels. Le mentor permet au mentoré de développer son esprit
critique, son sens de l’organisation et de
l’aider à résoudre des problèmes plus
rapidement. Une collaboration qui part
d’un engagement économique, pour se
retrouver dans la passion de l’agriculture.
Vous êtes à la recherche de relève ?
Vous avez acquis beaucoup d’expérience
dans votre vie professionnelle et
personnelle ? Pourquoi ne pas faire
comme notre producteur de l’article
Une nouvelle relève s’établit, et en profiter
pour aider un agriculteur en devenir à
réaliser ses ambitions et à se réaliser ?
Au Bulletin, nous avons aussi la relève
à coeur. C’est pourquoi, dans le cadre
de notre 95e anniversaire, grâce à l’aide
de nos annonceurs, notre équipe a
accumulé une somme de 5000 $, offerte
dans le cadre d’une bourse d’études.
C’est notre façon de donner au suivant
et de contribuer à la pérennité de nos
fermes.
Bonne lecture ! La référence en
nouvelles technologies
1, Place du Commerce, bur. 320
Île-des-Sœurs, Québec H3E 1A2
Téléphone : 514 766-9554
Télécopieur : 514 766-2665
lebulletin.com
ÉDITEUR ET RÉDACTEUR EN CHEF
Yvon Thérien, agro­no­me
yvon.therien@lebul­le­tin.com
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Dany Derkenne
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PUBLICITÉ
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Tous d
­ roits réser­vés 1991
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Fondé en 1918, Le Bulletin des agri­cul­teurs
est indexé dans Repère.
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6 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
S:7”
S:10”
C’EST QUI LE BOSS ? C’EST VOUS LE BOSS.
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permet de contrôler les mauvaises herbes en début de saison de manière simple, efficace et flexible. Mélangé au
glyphosate de votre choix et ajouté à votre soya GT, il vous offre une grande souplesse en matière
d’application et vous permet de mieux contrôler les graminées et les feuilles larges tenaces. Vous pouvez
également ajouter Freestylemc à votre soya IP pour contrôler un plus grand nombre de variétés de mauvaises
herbes, y compris les graminées et les principales mauvaises herbes à feuilles larges comme l’abutilon et
la morelle. Montrez aux mauvaises herbes que c’est vous le boss grâce au nouvel herbicide Freestylemc.
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Membre de CropLife Canada.
© Droits d’auteur 2014, La compagnie E. I. du Pont Canada.
DuPont
Freestyle
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MC
POINT DE VUE
PROPOS RECUEILLIS PAR LIONEL LEVAC
SOUTENIR LA RELÈVE
Pascal Cyr est conseiller en relève et éta­
blissement pour le ministère de l’Agricul­
ture, des Pêcheries et de l’Alimentation
du Québec (MAPAQ), en Mauricie. À l’oc­
ca­sion d’une journée de réflexion sur les
Plans de développement de la zone agri­
cole, il insistait sur le travail concerté qui
doit être mené pour soutenir la relève
et les nouveaux arrivants en agriculture.
Le Bulletin poursuit cette réflexion avec lui.
Le changement de garde dans le monde
agricole est un axe prioritaire de travail ?
Oui, c’est une préoccupation majeure. En
agriculture comme ailleurs, la population
vieillit et il faut remplacer ces gens qui
délaissent. On doit tout mettre en place
afin de faciliter les choses pour les jeunes
qui prennent la relève, mais aussi pour ceux qui s’établissent en
agriculture, qu’ils soient issus du milieu agricole ou non.
À travers l’agriculture vous voyez l’ensemble du milieu rural ?
Si l’agriculture reste dynamique, avec des gens qui poursuivent
des activités et d’autres qui démarrent de nouveaux projets,
c’est toute la vie du milieu rural qui s’en portera mieux. L’acti­
vité économique globale restera vive et le tissu social ne sera pas
déstructuré.
Le soutien doit donc venir de tous les domaines ?
Déjà au MAPAQ, avec notre travail en équipe, nous sommes en
mesure de répondre à différents besoins. Cependant, on doit voir
plus globalement encore l’aide et la disponibilité à l’endroit des
futurs et des nouveaux exploitants. On doit aussi éviter les dupli­
cations de services pour plutôt regrouper les forces et rendre
plus efficaces le soutien, les services-conseils et les références.
Nous travaillons d’ailleurs à mettre en place une véritable veille
qui nous permettrait de vérifier et de prévoir les contextes de
départ d’une génération et l’arrivée d’une nouvelle. Il faut éviter
de se retrouver dans la stricte réaction et dans l’urgence. Il faut
connaître les intentions des vieux agriculteurs et pouvoir leur pro­
poser une gamme étendue de services, et même éventuellement
faciliter la rencontre de candidats à l’acquisition de l’entreprise.
Qui concrètement ferait cette veille ?
Tout le monde. Le projet doit impliquer aussi bien l’Union des
producteurs agricoles que les Centres locaux de développement
ou les Sociétés d’aide au développement communautaire. En
reconnaissant l’importance et l’impact de l’activité agricole
dans la communauté, toutes les organisations doivent travailler
en concertation dans une telle opération. Aucun cas ne doit nous
8 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
« Il faut améliorer notre
culture de transfert
d’entreprises agricoles,
bien faire comprendre
à tout le monde, à
toutes les organisations,
l’importance du maintien
d’une agriculture forte
et d’un tissu social
dynamique dans les
milieux ruraux. »
— Pascal Cyr
échapper, ni chez les agriculteurs en fin de carrière, ni chez les
nouveaux qui, en étant laissés à eux-mêmes risquent de ne pas
bénéficier de tous les programmes disponibles, ou de l’aide des
spécialistes se trouvant dans les organisations impliquées.
Mais il y a le phénomène de consolidation des entreprises agricoles… donc la disparition de certaines fermes ?
Oui et la consolidation est assurément une bonne chose pour
certaines entreprises. Notre travail doit se faire sur tous les axes :
consolidation, relève apparentée ou non-apparentée et démar­
rage de nouveaux projets, souvent dans des productions inno­
vantes et avec ceux que l’on pourrait appeler les néo-agriculteurs.
La variété est importante et le maintien du plus grand nombre
possible de familles dans l’activité agricole assurera la vitalité du
milieu.
Vous insistez sur le travail concerté, sur l’équipe ?
L’exemple au MAPAQ, où l’équipe est multidisciplinaire, ainsi
que la collaboration avec Agri-conseils ou La Financière agri­
cole, démontrent qu’une présence assidue et un bon suivi sont
efficaces. Maintenant, l’ajout d’autres ressources dans ce pro­
jet de veille systématique permettra de couvrir l’ensemble des
besoins et surtout, encore une fois, d’éviter le découragement
et les échecs.
Il y a peut-être le risque d’être un peu envahissant auprès des
jeunes ou des néo-agriculteurs ?
On voit, dans les dossiers où nous avons été actifs, que nos inter­
ventions ont été fructueuses. Parfois, les jeunes agricultrices ou
agriculteurs ne réalisent qu’avec un certain recul le chemin
qu’on leur a permis de faire. Pour nous, ce qui compte c’est le
succès de nos établissements. Une lutte sans répit contre
les mauvaises herbes.
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et durant toute la saison. Voilà comment Halex® GT lutte contre les mauvaises herbes. Avec ses
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EN COUVERTURE
10 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME
MÉLANIE ACHÈTE
UNE FERME
LAITIÈRE
À 21 ans, Mélanie Roy est déjà copropriétaire de deux entreprises
agricoles, sans l’aide financière de ses parents. Elle prouve à tous
les jeunes qu’il est possible d’aller au bout de ses rêves.
Pour l’instant, Mélanie n’est propriétaire
que de 50 % des vaches et du quota.
Pour le restant, ce sera possiblement
dans cinq à dix ans. Pour elle, l’important
est de diminuer la dette le plus
rapidement possible.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 11
L
orsque la relation est devenue plus sérieuse avec
Samuel Rémillard, Mélanie Roy a accepté de déménager dans la municipalité de son amoureux, SaintPatrice-de-Beaurivage dans Lotbinière, à la condition
qu’il l’aide à trouver une ferme laitière où elle pourrait
s’établir. Samuel lui présente Alain Bilodeau, un ami de son
père, lui-même sans relève. Après un premier contact positif et
une année à travailler ensemble, le mentor et la nouvelle relève
concluent qu’une association est souhaitable.
Les initiales des deux noms de famille sont scellées dans le
nom de la nouvelle entité formée en octobre dernier : Ferme
B.R. Dynamique. L’adjectif « dynamique » décrit bien la nature
fonceuse et énergique de Mélanie. Pour Alain Bilodeau, la continuité de la ferme des Bilodeau en activité depuis quatre générations est assurée, tant dans l’exploitation que dans l’appellation.
L’entreprise possède 32 kg de quota, en plus du prêt de 5 kg que
Mélanie a eu par le programme d’aide à la relève de la Fédération
des producteurs de lait du Québec. La Ferme B.R. Dynamique
possède le quota et les vaches et est la copropriété d’Alain et de
Mélanie. Alain et sa conjointe, Sylvie Nadeau, restent propriétaires de la terre, des bâtiments et de la machinerie sous le nom
de Ferme Sylvinière.
Mélanie Roy
21 ans
Fille de producteurs laitiers :
Sophie Lessard et Laurier Roy,
Ferme Laurier Roy et Ferme Lait-Roy,
Saint-Joseph-de-Beauce
Formation : technologie des productions
animales, ITA La Pocatière.
Alain Bilodeau
55 ans
Producteur laitier et acéricole
depuis 1981 avec sa conjointe
Sylvie Nadeau : Ferme Sylvinière.
Samuel Rémillard
25 ans
Relève de la ferme familiale : Johanne et
Paul Rémillard, Ferme J.P. Rémillard,
Saint-Patrice-de-Beaurivage
Production de poulets à griller,
26 000 par lot, et de 55 vaches-veaux
Formation : technologie des productions
animales, ITA La Pocatière.
12 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
« Quand tu veux
quelque chose, tu te
relèves les manches
et tu continues. »
— Mélanie Roy
« C’est sûr que ça aurait été plus simple de vendre », raconte
Alain. C’est ce qui serait survenu si Mélanie ne l’avait pas approché. Il avait déjà vendu une petite partie du quota des vaches
pour alléger le travail. Lorsque Mélanie lui a fait la proposition
et surtout lorsqu’il a constaté la bonne entente entre eux, Alain
s’est remis à rêver à la pérennité de sa ferme. Ce rêve avait disparu lorsqu’il avait constaté qu’aucun de ses trois enfants n’était
intéressé à la ferme.
Recherche
Cet établissement semble le fruit d’un heureux hasard, mais ce
ne fut pas le cas. Le processus a duré quelques années. Pendant
sa formation en technologie des productions animales (TPA),
Mélanie a fait un stage d’une journée dans la volaille auprès
de Samuel, qui est aussi représentant pour Agri-Marché dans
cette production. Fonceuse, Mélanie le trouve de son goût et
commence à lui démontrer. Ils se sont revus et la chimie a opéré.
Originaire d’une ferme laitière, Mélanie était la relève désignée
de ses parents, mais elle a aussi trois frères qui sont intéressés.
Elle a donc décidé de se rapprocher de Samuel à la condition de
pouvoir quand même devenir productrice de lait.
À la fin de sa formation en mai 2012, Mélanie avait déjà
contacté quelques producteurs en manque de relève, mais
aucune des options n’a fonctionné. « Quand tu veux quelque
chose, tu te relèves les manches et tu continues », raconte la
très énergique Mélanie. Cet été-là, l’employé d’Alain Bilodeau
n’était pas disponible pendant le voyage de pêche annuel. Alain
a demandé à Samuel de le remplacer. Ce dernier a accepté,
mais il n’était pas seul. Mélanie était avec lui. C’est Mélanie
qui a demandé à Alain s’il était intéressé à transférer la ferme
à quelqu’un d’extérieur à la famille. Ils ont convenu qu’il valait
mieux commencer par travailler ensemble. En octobre 2012,
Mélanie a donc commencé son emploi à la ferme Sylvinière.
C’était juste après avoir emménagé avec Samuel dans une roulotte installée sur la ferme familiale de ce dernier. À la même
époque, Mélanie commençait à travailler pour Lac-Tech à temps
partiel.
Réalisation du projet
Le 20 novembre 2012, Alain et Mélanie ont participé au Colloque
transfert d’entreprises agricoles de la Banque Nationale à Lévis.
Ils ont abordé le fiscaliste qui les a dirigés vers la conseillère du
Centre régional d’établissement en agriculture, le CRÉA, qui soutient les entrepreneurs agricoles dans le processus d’établissement et de transfert de ferme. « La conseillère du CRÉA nous
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LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 13
ÉCOUTEZ LES MOTIVATIONS
DE MÉLANIE ROY ET
D’ALAIN BILODEAU
La relation entre Mélanie Roy et Alain Bilodeau en est
une de mentoré-mentor. « Je suis content parce que
la ferme va continuer », dit Alain Bilodeau.
Entente
Alain et Mélanie ont conclu l’entente en octobre 2013. Pour
avoir droit au prêt de quota, Mélanie doit posséder 50 % de la
ferme. C’est pourquoi la nouvelle entité n’inclut que les vaches
et les 32 kg de quota. Le prêt de quota de 5 kg est effectif depuis
14 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
le 1er décembre dernier. Heureusement, Alain élève toutes ses
génisses et cette date coïncide avec la fin de la période de production supplémentaire. Le revenu du quota supplémentaire
est la propriété de Mélanie. La Ferme B.R. Dynamique loue les
services et achète les aliments de la Ferme Sylvinière. « Ça me
permet d’avoir moins de dettes », explique Mélanie. La moitié
de la valeur du quota de 800 000 $ a été empruntée par Mélanie
à la banque. Dans cinq ans, la Ferme B.R. Dynamique aura remboursé à la Ferme Sylvinière 100 % de l’achat du troupeau.
Futur
Dès la conclusion de l’entente, un malheur a permis de rassurer
Alain sur l’entente. Une blessure l’oblige à arrêter de travailler
pendant quelques semaines. Il était bien content d’avoir Mélanie
avec lui.
Dans les prochaines années, l’objectif principal de Mélanie est
d’augmenter la productivité du troupeau et de réduire le coût de
production pour diminuer la dette le plus vite possible. Il y aura
possiblement une construction pour remplacer « la bonne vieille
étable d’Alain » dans un horizon de dix ans. Malgré l’âge, l’étable
a été améliorée continuellement. Le troupeau a déjà une bonne
production à 9000 kg de lait, 4 % de matière grasse et 3,3 % de
protéines. La conformation est aussi intéressante avec 3 TB et
presque exclusivement des B+ pour les autres vaches.
Si Mélanie n’avait pas contacté Alain, elle ne serait jamais
copropriétaire. Alain continuerait de songer au démantèlement.
« Dans mon travail chez Lac-Tech, j’en croise plusieurs qui me
disent ne pas avoir de relève, raconte Mélanie. Les opportunités
sont là ! Il faut se donner un coup de pied et foncer. » PHOTOS : YVON THÉRIEN
a dit que ce serait plus simple de démanteler la ferme », raconte
Alain. Celui-ci en est conscient, mais ce n’est pas ce qu’il voulait.
Qu’est-ce que ses enfants en penseraient ? « Ils n’en voulaient
pas », lui dit Alain.
Des rencontres avec plusieurs intervenants ont suivi : CRÉA,
institution financière, groupe conseil agricole et fiscaliste. Une
autre réunion a permis de regrouper tous ces conseillers. Mélanie,
Alain et Samuel étaient présents à toutes ces rencontres. Souvent,
Sylvie se joignait à eux.
Financièrement, Mélanie voulait démarrer son projet sans
demander l’aide financière de ses parents ou de Samuel. Elle
n’avait que son diplôme en poche. Cependant, le diplôme de
TPA vaut son pesant d’or en transfert de ferme : 50 000 $ en
subvention à l’établissement offert par la Financière agricole
du Québec. En plus, elle a droit à un prêt de 5 kg de quota de
lait pendant cinq ans accordé par la Fédération des producteurs de lait du Québec. Grâce à sa formation, elle bénéficie
d’une année supplémentaire avant de perdre un kg de quota
prêté par année.
Le fiscaliste de l’UPA de la Beauce les aide à trouver l’entente
pour qu’ils en sortent chacun gagnant. « Avoir de l’imagination, c’est mon rôle », explique Marc-Ange Doyon du bureau de
Saint-Georges.
UN PROJET
COMMUN
PHOTOS : YVON THÉRIEN
Mélanie a maintenant sa ferme,
comme Samuel a la sienne. En
copropriété avec leurs mentors,
bien sûr ! Mais qu’ont-ils en
commun ? Les Cultures d’Ard.
Cette nouvelle entreprise a été
fondée à l’automne 2013 avec la
participation financière du FIRA,
le Fonds d’investissement pour
la relève agricole. La nouvelle
entreprise de grandes cultures
ne possède aucune terre pour
l’instant. Les terres seront louées,
grâce au prêt du FIRA. Ce fonds
est justement destiné à des projets
agricoles qui pourraient difficilement
voir le jour en raison du niveau de
risque trop élevé, explique son
directeur général, Paul Lecompte.
La première récolte de blé ou de
soya aura lieu cet été.
Mélanie Roy et Samuel Rémillard ont
chacun leur ferme et ont depuis peu un
projet commun : Les Cultures d’Ard.
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NOUVEAU
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la quantité d’ingrédient actif d’insecticide libérée dans les poussières émanant des semences traitées durant les semis,
réduisant ainsi les risques d’exposition pour les populations d’insectes non ciblées, y compris les abeilles.
Suivre attentivement le mode d’emploi de ce lubrifiant d’écoulement
des semences.
• Appliquer la dose recommandée (consulter le tableau suivant) – Ne pas appliquer à l’excès!
• Dans les trémies individuelles, combiner le produit avec les semences en remuant ou en mélangeant.
• Utiliser avec toutes les marques et types d’équipement de semences qui recommandent l’utilisation d’un
lubrifiant pour les semences.
TAUx D’AppLIcATIoN
cULTUrE
TAUx D’AppLIcATIoN
NombrE DE SEmENcES
pAr UNITÉ
Maïs
1/8 tasse
80 000 semences
Soya
1/8 tasse
140 000 semences
L’agent de fluidité a été évalué comme étant équivalent ou meilleur que d’autres lubrifiants pour l’écoulement des semences.
– Essais de recherche au champ sur 13 000 acres en 2013.
Pour veiller à ce que les pratiques agricoles contribuent à la promotion de la pérennité de l’agriculture, nous encourageons
les agriculteurs à suivre les conseils suivants :
C
Communiquer leurs activités d’ensemencement aux apiculteurs avoisinants, dans la mesure du possible, et être conscients de la présence de
ruches adjacentes à votre aire d’ensemencement.
A
Avoir conscience de la vitesse et de la direction du vent durant l’ensemencement, particulièrement dans les zones de cultures en fleurs.
R
Réduire les risques pour les pollinisateurs en éliminant ou en réduisant, dans la mesure du possible, les mauvaises herbes à fleurs dans les champs.
E
Ensemencer correctement. Pour contribuer à la protection de l’environnement, il importe d’utiliser des semoirs et des trémies propres, afin de
réduire la dispersion de poussières et de veiller à ce que les semences traitées soient plantées à la bonne profondeur.
Toujours lire et suivre les instructions sur l’étiquette. Pour obtenir de plus amples renseignements, téléphonez au
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• Mélanger avec les semences dans la trémie – pour le remplissage d’une trémie à grande capacité, ajouter
l’agent de fluidité aux semences à mesure que la trémie se remplit. Il n’est pas nécessaire de remuer.
CULTURES
PAR ANDRÉ DUMONT
DÉROULER
300 UTM
Ce printemps, des dizaines de producteurs des
régions agricoles les plus froides du Québec sèmeront
du maïs sous une pellicule oxodégradable.
L’utilisation du semoir
Samco requiert un
travail du sol sur au
moins 15 cm, afin
de favoriser un bon
ancrage de la pellicule
et d’éviter que le vent
ne la soulève.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 17
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FÉVRIER 2014
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
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Avec cette technologie, le maïs prend de deux à trois semaines d’avance.
P
rintemps long, frais et humide, peu de chaleur
pendant l’été, foin anéanti par le gel... 2013 aura
été une année de misère dans les champs du
Bas-Saint-Laurent. Coïncidence heureuse, ce fut
aussi l’occasion de démontrer l’efficacité d’une
technologie très prometteuse.
En mai dernier, Francis Bélanger a ensemencé 1,2 hectare de
maïs-ensilage sous une pellicule de plastique oxodégradable.
Celui-ci a livré l’équivalent de 44,5 tonnes à l’hectare, à un excellent taux d’énergie de 1,70. Le maïs semé juste à côté ne s’est pas
rendu à maturité. « L’an prochain, je vais mettre de la pellicule sur
34 hectares », a déclaré ce producteur laitier de Saint-Alexandrede-Kamouraska au Bulletin des agriculteurs.
Présentée dans les pages de notre numéro d’avril 2013, la technique du semis de maïs sous paillis de plastique a fait beaucoup
jaser. À Saint-Simon-de-Rimouski, l’agronome Jérôme Caron
a décidé d’importer un planteur Samco à deux rangs et de le
mettre à l’essai chez des clients de son centre de services agricoles, la Société Majéco.
En mai dernier, le planteur a amorcé son périple en terre
québécoise chez d’autres clients du réseau de détaillants de
semences Pioneer. Des parcelles en maïs-grain ont été implantées près de Lévis. Le planteur est aussi allé semer du maïs-ensilage en Beauce et au Saguenay, avant de séjourner chez des
producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent. « J’ai eu le goût de
mettre notre région à l’avant-plan, affirme Jérôme Caron. On
croit souvent que le Bas-Saint-Laurent est dix ans en retard en
ce qui a trait à la production aux champs. Avec ce système, nous
avons démontré qu’il y a de l’innovation chez nous aussi et qu’il
est possible d’augmenter nos rendements et la qualité de nos
récoltes. »
Pour les producteurs laitiers dans les régions froides, le maïs
semé sous pellicule pourrait changer la donne. Cette pratique
permet littéralement d’ajouter 300 UTM à la saison et de récolter
du maïs-ensilage de qualité année après année. La dépendance
aux suppléments alimentaires s’en trouve réduite, tout comme
les frais de transport pour importer des aliments. « Même avec les
prix des grains qui ont baissé, les producteurs d’ici paient encore
le maïs au-delà de 200 $ la tonne », rapporte Jérôme Caron.
Deux semaines d’avance
Les résultats de la première série d’essais ont démontré avec éloquence les avantages du semis sous pellicule. En fait, le temps a
été si mauvais la saison dernière que Jérôme Caron préfère observer avec prudence les importants écarts avec les témoins semés
de façon conventionnelle.
Dans son rapport de stage, Vanessa Simard, étudiante à
l’Université Laval, rapporte que le maïs sous pellicule est arrivé
à floraison en moyenne 13,75 jours plus tôt dans les zones
de 2050 UTM et moins et 16 jours plus tôt dans les zones de
2300 UTM et plus.
À Saint-Gervais, près de Lévis, le producteur Serge Marquis
a semé du maïs-grain le 3 mai. Le temps a ensuite été frais et
pluvieux jusqu’au 22 mai. « Sous plastique, le maïs était rendu
à trois feuilles, alors que du côté du témoin, il était à peine
émergé, rapporte-t-il. Aux premiers jours de juillet, le témoin
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
FÉVRIER 2014
19
Neuf jours après les semis sur le site de Saint-Odilon, en
Beauce, le maïs semé sous plastique affichait une émergence
bien plus vigoureuse que celui semé sur sol nu.
Profiter du soleil
Président de Semences FCRL, en Beauce, François Campagna
estime qu’en 2013, le semis sous pellicule a permis d’obtenir
500 UTM de plus. « Entre le sud du Québec et ici, nous avons
20 minutes de soleil de plus par jour en avril, mai et juin, observet-il. Cette technique nous permet de mettre à profit sur la lumière
pour que le plant développe plus de feuilles et de masse racinaire
tôt en saison. »
D’après les calculs de Jérôme Caron, l’utilisation du planteur Samco avec la pellicule augmente les coûts de production
du maïs-ensilage de 23 %. Dans la plupart des essais, lorsque
le rendement à l’hectare est rapporté sur une base de 35 % de
matière sèche, le coût du planteur se justifie par l’augmentation
de rendement.
Toutefois, dans le maïs-ensilage, c’est surtout la qualité qui
compte. À quelques exceptions près, les hybrides sous plastique
ont livré des taux de matière sèche et d’amidon significativement
plus élevés. Par exemple, à Saint-Odilon (zone de 1950 UTM),
l’hybride P8906AM de Pioneer (classé 2650 UTM) a livré
44,5 tonnes à l’hectare, à 31,5 % de matière sèche et 33,9 % d’amidon. Pas mal, pour un hybride prévu pour des zones de 700 UTM
de plus ! « On obtient douze tonnes de plus à l’hectare et il y a
10 % plus de grain dans l’ensilage, observe François Campagna.
Avec plus de qualité et plus de rendement, cela représente
9691 kg de lait de plus par hectare d’ensilage. » Non seulement
les producteurs auront-ils moins à dépenser en suppléments,
ils pourront aussi obtenir tous leurs besoins en fourrages sur de
plus petites superficies.
On se lance !
Dans le Bas-Saint-Laurent, la Société Magéco s’est commandé
un planteur Samco à six rangs pour la saison prochaine. Un
entrepreneur à forfait réalisera les semis sur huit à douze hectares chez les producteurs intéressés. « Il faut demeurer prudent,
soutient Jérôme Caron. Nous avons des résultats seulement pour
une année et nous devons poursuivre les essais. »
Les essais de 2013 et le témoignage éloquent du producteur
ontarien Lee Laframboise semblent avoir été suffisants pour
convaincre plusieurs producteurs de la Beauce et de la région
de Québec. D’après les informations obtenues par Le Bulletin,
au moins dix planteurs Samco auraient été commandés par des
entrepreneurs à forfait ou des groupes de deux ou trois producteurs. Il y aurait aussi de l’intérêt du côté de l’Estrie.
« Aucune autre invention ne permet de réchauffer le sol frais
du Québec », affirme François Campagna, qui est tenté de faire
un rapprochement avec les deux dernières innovations à avoir
révolutionné notre agriculture : le drainage et le chaulage. « Imaginez : sur nos terres à 12 000 $ l’hectare en Beauce, on arrive à
semer les mêmes variétés que dans le sud du Québec, où des
terres se vendent 37 000 $ l’hectare ! »
À Saint-Alexandre-de-Kamouraska, Francis Bélanger avait
toujours douté de la pertinence de faire du maïs-ensilage dans sa
région, la qualité étant rarement au rendez-vous. « Dans la ration
des vaches, il nous faut de l’amidon, c’est ce qui donne l’énergie »,
dit-il. Avec les semis sous pellicule, il prévoit maintenant récolter
de l’ensilage de qualité aussi tôt que le 15 septembre et économiser des dizaines de milliers de dollars en aliments importés à
la ferme. PHOTOS : SOCIÉTÉ MAJÉCO
nous arrivait à peine aux genoux alors que celui semé sous pellicule nous dépassait la tête! » À la récolte, les quatre hybrides à
l’essai ont donné de 56 % à 113 % plus de rendement que l’hybride témoin.
Que se passe-t-il sous la fameuse pellicule ? Le planteur crée
une petite crête de chaque côté des rangs, afin qu’il y ait environ 10 cm d’air entre la pellicule et le sol. Sous le soleil, l’air se
réchauffe par effet de serre, qui réchauffe ensuite le sol. La pellicule conserve la chaleur et l’humidité. Une série de trous visà-vis les rangs permet néanmoins un échange d’air et facilite la
tâche au plant de maïs au moment où il s’élance en hauteur et
défonce la pellicule.
Selon les mesures que rapporte Vanessa Simard, l’écart moyen
de température entre le sol sous pellicule et le sol nu est de
5 à 6 degrés Celsius. Dans la région de Kamouraska, ce fut suffisant pour que le maïs émerge environ cinq jours après le semis,
plutôt qu’après trois semaines sur sol nu.
Le gain s’étire sur les cinq à six premières semaines de croissance, jusqu’à ce que le maïs perce la pellicule. Les plants réalisent un départ canon en profitant d’un sol plus chaud, qui
conserve mieux son humidité et qui les protège du gel.
20 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
110200
100 % PLUS DE MAÏS-GRAIN
À Saint-Gervais, près de Lévis (zone 2400 UTM), Serge Marquis cultive du maïs-grain depuis une vingtaine d’années. « Sur cinq
années, il y en a deux bonnes, deux potables et une misérable », dit-il. En semant sous pellicule de plastique, il prévoit que huit
ou neuf années sur dix donneront d’excellents rendements.
Voici les résultats de la parcelle ensemencée chez lui le 4 mai et récoltée le 6 novembre 2013.
HYBRIDE PIONEER
POIDS
SPÉCIFIQUE
(KG/HL)
RENDEMENT
(TM/HA)
% HUMIDITÉ
RENDEMENT À
15 % D’HUMIDITÉ
(TM/HA)
AUGMENTATION
DE RENDEMENT
(VS TÉMOIN)
8651HR (2550 UTM)
71,2
11,51
19,2
10,95
113 %
9329HR (2750 UTM)
69,9
11,04
31,3
8,92
74 %
8673HR (2500 UTM)
70,2
10,57
30,7
8,62
68 %
8210HR (2400 UTM)
71,7
8,85
22,8
8,03
56 %
8210HR témoin en sol nu
63,3
6,7
34,9
5,14
0 %
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CULTURES
PAR ANDRÉ DUMONT
DIAGNOSTIC
PRÉDRAINAGE
VISIONNEZ
L’EXCAVATRICE
À L’ŒUVRE
L’installation de drainage
souterrain, ça commence
par un bon diagnostic,
suivi d’un bon plan.
Visite de chantier dans
le Centre-du-Québec.
E
n cette journée du début novembre,
le froid est mordant, annonciateur
d’un hiver qui arrivera tôt. Mario
Simard et son fils Mathieu déroulent des
drains sur une de leurs terres sur le rang
Saint-Jacques à Sainte-Sophie-de-Lévrard,
tandis que l’entrepreneur Alain Lemay les
enfouit avec son excavatrice sur chenilles.
À un bout du champ, Alain Lemay
nous fait une démonstration de sa pelle,
qui se détache et se rattache de la tête de
drainage en un tour de main, passant instantanément du mode drainage au mode
excavation. Cette mécanique originale
n’est cependant pas ce qui nous amène
sur ce chantier de drainage de 15 hectares.
La disposition des 12 000 mètres de
drain à installer ce jour-là est l’aboutissement d’une démarche que trop de producteurs s’épargnent, au risque de devoir
vivre plusieurs années avec des erreurs,
ou de payer leur drainage trop cher pour
rien. Avant de drainer ce champ pour la
première fois, Mario Simard a fait réaliser
un diagnostic complet des problèmes liés
à l’eau, puis retenu les services d’un spécialiste pour dresser un plan.
La plupart du temps, ce sont les entrepreneurs en drainage qui proposent la
disposition des drains, en se fondant sur
leur expérience sur des terres semblables
dans la même région. « À l’intérieur
de notre paroisse, les sols sont très
Un bon diagnostic est nécessaire pour
réaliser un plan de drainage adéquat,
surtout quand différents types de sol se
retrouvent dans le même champ.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 23
L’entrepreneur Alain Lemay exécute des chantiers de drainage avec une
rétrocaveuse dont la pelle s’attache dans une tête pour la pose de drains.
Mario Simard et son fils Mathieu sont éleveurs bovins à Sainte-Sophiede-Lévrard, dans le Centre-du-Québec. Lors d’un chantier de drainage, ce
sont eux qui déroulent les drains.
différents, explique Mario Simard. Deux rangs plus bas, ils sont
complètement dans l’argile, alors que chez moi, j’ai de l’argile et
du sable dans le même champ. »
Les entrepreneurs ont beau avoir accumulé beaucoup d’expérience, ils ne réalisent pas toujours d’expertise poussée dans un
champ avant de le drainer, déplore Victor Savoie, l’un des rares
ingénieurs au MAPAQ avec une spécialité en drainage des sols.
« Pour ne pas se tromper, l’entrepreneur pourrait avoir tendance
à en mettre plus que nécessaire, pour s’assurer que le champ
va bien se drainer. Dans plusieurs cas, le producteur pourrait
économiser avec un écartement plus large, ou en drainer plus
grand pour le même prix. »
Éleveur de bovins Charolais pur sang, Mario Simard a pu profiter d’aides financières du MAPAQ via la Stratégie de soutien à
l’adaptation des entreprises agricoles pour défrayer une partie
des coûts du diagnostic et du plan de drainage. Les producteurs
peuvent aussi obtenir une subvention du programme Prime-Vert,
pour les frais liés au diagnostic de santé des sols.
Depuis quelques années, Victor Savoie et d’autres ingénieurs
du MAPAQ comme George Lamarre et Bruno Garon, tentent de
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24
FÉVRIER 2014
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
contrer la perte d’expertise en hydraulique agricole au Québec
en transférant leurs connaissances à des ingénieurs et agronomes du privé et des clubs-conseils en agroenvironnement. Ces
professionnels sont de mieux en mieux outillés pour réaliser les
diagnostics. Les producteurs peuvent aussi se tourner vers des
consultants privés. Pour réaliser son diagnostic, Mario Simard
a reçu l’appui de l’ingénieure Véronique Gagnon, du Groupe
Conseils Agro Bois-Francs et de Victor Savoie. Son plan de drainage a été réalisé par Daniel Lahaie, technicien chez Technidrain
à Drummondville, supervisé par l’ingénieur Jean Benoit.
Localiser le problème
Un bon diagnostic débute habituellement par un constat de
mauvais rendements. Première étape : localiser les problèmes
et la surface affectée. Avant même de se rendre au champ, on
peut examiner des cartes de rendement et des photographies
aériennes de printemps et d’été pour voir si des zones restent
humides ou à faible densité végétale. « Déjà, on peut soupçonner
des dépressions, ou des buttes qui ont été décapées à la suite de
nivellement », affirme Victor Savoie.
Par la suite, il sera intéressant de comparer ces zones avec une
carte des élévations de terrain pour confirmer si les superficies
en défaut sont des dépressions ou des replats. On utilise dans
la région du Centre-du-Québec le modèle numérique de terrain
réalisé à partir de photographies aériennes du printemps 2010
ou les données du Lidar pour produire ces cartes très utiles pour
faire le diagnostic et planifier les travaux par la suite.
Deuxième étape : aller sur le terrain. On creuse pour analyser
le profil de sol et découvrir l’élévation de la nappe phréatique. Si
le temps a été sec, la nappe pourrait être plus basse qu’en temps
normal. On se fiera alors aux marbrures de fer laissées par l’eau.
Mais attention! Ces marbrures pourraient avoir été laissées par
une nappe perchée, c’est-à-dire par de l’eau emprisonnée en
raison d’une couche de sol compacté, ou d’un changement de
texture de sol.
Si la nappe phréatique s’avère suffisamment basse, le diagnostic pourrait s’arrêter sur des problèmes de compaction ou
d’égouttement de surface. L’ajout de drains souterrains ne sera
pas la solution à privilégier, puisqu’ils servent uniquement au
rabattement de la nappe.
Chez Mario Simard, le diagnostic a révélé des dépressions à
corriger par du nivellement et des nappes élevées à corriger par
du drainage souterrain. La compaction n’était pas en cause. Toutefois, étant donné la présence de sable, une attention particulière a été portée à la granulométrie. L’analyse a révélé qu’un filtre
de 250 microns serait idéal pour recouvrir le drain. Mario
Une
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lanta
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LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
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jours
FÉVRIER 2014
25
Simard a donc été le premier au Québec à utiliser celui proposé
depuis peu par le fabricant québécois Soleno.
Là où il y a du sable, les entrepreneurs se tournent souvent
vers le filtre de type tricot standard de 450 microns, constate
Victor Savoie. « Dans les sols qui n’ont pas assez d’argile pour
retenir les limons et les sables fins, il y a danger que le drain
se bouche. Du limon, ça se nettoie, mais il est très difficile de
déboucher un drain rempli de sable. » L’analyse du sol doit aussi
s’arrêter sur son contenu ferreux, qui lui aussi peut boucher les
drains. Lorsqu’il y a trop de fer, on a deux choix : drainer en prévoyant des coûts de nettoyage, ou simplement drainer par des
fossés.
TOUT SUR LE
DRAINAGE
Pour tout savoir sur les règles de l’art du
drainage, on peut se référer au Guide de
référence technique en drainage souterrain et travaux accessoires, une publication du CRAAQ.
26 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
ACHETEZ
LE GUIDE
EN LIGNE
Vingt-quatre heures après leur pose, les collecteurs démontraient déjà
l’efficacité des drains installés.
profondeur dans l’argile, ce qui en retour, permettra une distance plus grande entre chacun des drains pour une même
conductivité. Dans le sable, ce sera l’inverse, simplement parce
que sa capillarité permet moins à l’eau de la nappe de remonter
vers les racines.
La position des collecteurs et des drains sera un compromis
entre l’efficacité du réseau et sa simplicité d’installation. Le plan
d’un expert peut s’avérer plus complexe que celui proposé par
l’entrepreneur. Souvent, des pentes requièrent l’installation de
drains perpendiculaires pour intercepter les veines d’eau et éviter une saturation dans un replat au bas de la pente.
Investir judicieusement
Le prix des terres ayant beaucoup augmenté ces dernières
années, l’amélioration de l’égouttement et du drainage souterrain s’avère un des meilleurs investissements pour augmenter la
rentabilité de la ferme, affirme Mario Simard. « Il faut toujours
maximiser ce qu’on a avant d’agrandir, dit-il. Si je vais chercher
plus de rendement en drainant, l’investissement se paie assez
vite. » Tant qu’à investir, aussi bien faire ses devoirs et planifier le
tout pour obtenir le meilleur résultat. Complément : Sur LeBulletin.com, inscrire le mot « niveler » dans le
moteur de recherche.
PHOTOS : ANDRÉ DUMONT
Profondeur et espacement
Le diagnostic sert à collecter toutes les données sur lesquelles
fonder le plan de drainage, souvent réalisé par une autre personne. La profondeur et l’espacement des drains dépendront de
la conductivité du sol et de la rapidité du rabattement de nappe
que l’on souhaite obtenir. Par exemple, on visera un rabattement
de nappe de 50 à 60 cm par jour dans les cultures maraîchères et
de 30 à 40 cm par jour pour les grandes cultures. Pour obtenir la
conductivité, des tests au champ devront être réalisés lorsque la
nappe est haute. Si l’on ne peut obtenir cette expertise et que l’on
veut réaliser quand même des travaux, on pourra, par défaut, se
tourner vers des tests réalisés dans le même secteur, ou s’inspirer
des cartes de sol existantes.
Dans l’argile, on voudra rabattre la nappe entre 125 à 150 cm
de la surface, tandis que dans les sols sableux, l’idéal se situe
entre 90 et 110 cm. Les drains seront donc installés plus en
MARCHÉ DES GRAINS
PAR JEAN-PHILIPPE BOUCHER,
AGRONOME, M.B.A.
2014, L’ANNÉE
DU SOYA ?
Au cours de l’automne 2013, beaucoup
d’encre aura coulé concernant la chute
du prix du maïs, mais aussi le prix plus
attrayant du soya. Pour surveiller cet
écart de prix, on se réfère ici souvent au
ratio soya/maïs qui consiste simplement
à diviser le prix du soya par celui du maïs.
Plus le résultat est élevé, plus le soya a les
faveurs des marchés. Plus il est faible, plus
c’est le maïs qui emporte la mise.
Or, comme nous le montre le graphique, on constate qu’au cours de l’automne dernier c’était effectivement le
soya qui avait le vent dans les voiles pour
la récolte de l’an prochain. En fait, à l’exception d’une « vague » en 2012, c’est la
première fois depuis 2011 que le prix du
soya se voulait aussi attirant. Il n’est donc
pas surprenant d’apprendre qu’au cours
des dernières années, les producteurs ont
plutôt misé sur la production de maïs.
Aux États-Unis, la proportion des
superficies ensemencées en maïs est
passée de 28 à 30 %, alors qu’elle n’a pas
Lisez le blogue sur le
marché des grains à
lebulletin.com
changé dans le soya et le blé. Au Québec,
les données sont encore plus frappantes.
Les superficies ensemencées en maïs
sont passées de 43 à 47 %, alors que celles
de soya et de blé n’ont pratiquement pas
changé ici non plus.
À la lueur de ces informations, la question se pose donc : est-ce qu’il se sèmera
plus de soya ce printemps ? Bien qu’il soit
très difficile de mesurer l’importance du
phénomène à ce moment-ci, à en croire
les premières prévisions, il semble que
oui. Est-ce dire qu’il faut donc s’attendre
à ce que le prix du soya soit moins intéressant dans quelques mois ? Selon les statistiques, tout indique aussi que oui.
Si l’on prend en compte les années où
les ensemencements américains de soya
ont grimpé de plus de 2 % depuis 20 ans,
pratiquement les deux tiers du temps le
prix du soya a baissé à la récolte. Pour ceux
qui ont l’habitude de vendre à ce moment,
il y a donc matière à réflexion. Il faut par
contre mentionner qu’en seulement trois
LISEZ LE
BLOGUE SUR
INTERNET
« S’il est bien probable qu’il
se sèmera plus de soya ce
printemps, il n’est pas dit
pour autant qu’il ne sera
pas possible de le vendre à
meilleur prix l’an prochain. »
occasions, il n’aura pas été possible de
vendre par la suite à meilleur prix.
S’il est donc bien probable qu’il se
sèmera plus de soya ce printemps, il
n’est pas dit pour autant qu’il ne sera pas
possible de le vendre à meilleur prix l’an
prochain. Tout est surtout une question
d’utiliser la bonne stratégie pour le mettre
en marché. Ratio soya/maïs pour la prochaine récolte (moyenne mensuelle*)
2,7
2,6
2,5
2,4
2,3
2,2
2,1
2,0
1,9
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
* valeur moyenne des contrats à terme de la récolte pour le soya (novembre) et le maïs (décembre)
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 27
INFO CULTURES
PAR JOHANNE VAN ROSSUM, AGRONOME ET ANDRÉ DUMONT
Quel taux de semis choisir pour le maïs ?
Le sujet du bon taux de semis pour le
maïs est toujours populaire dans nos
discussions entre producteurs. Les carac­
tères génétiques associés aux nouveaux
hybrides sont réputés pour supporter
des populations plus élevées. Les équi­
pements disponibles sur les planteurs
rendent l’ajustement du taux de semis
de plus en plus facile. Un résumé de 58
essais en Indiana, réalisés depuis 2001, a
été publié récemment par Bob Nielsen de
l’Université Purdue. En moyenne, le taux
de semis optimum est de 81 500 pl/ha
(33 000 pl/acre) pour une population finale
à la récolte de 77 550 pl/ha (31 400 pl/acre).
Les résultats obtenus en conditions de
stress sévère (sécheresse, sols sableux non
irrigués) ont même indiqué une popula­
tion optimum plus basse à 63 000 pl/ha
(25 500 pl/acre).
Parce que plusieurs conditions de sol
peuvent affecter l’émergence des grains
de maïs, il est important de comparer la
population réelle au champ au moment
de la récolte pour déterminer l’effet de
cette dernière sur le rendement. La diffé­
rence entre le taux de semis et la popula­
tion finale peut varier grandement d’une
année à l’autre et d’une ferme à l’autre.
On peut viser en moyenne 95 % de taux
d’émergence. C’est d’ailleurs la moyenne
obtenue dans le cadre des essais, mais les
résultats obtenus variaient de 81 à 100 %.
Parmi les 58 essais, 13 d’entre eux
avaient en plus des comparaisons d’hybri­
des. L’objectif était de déterminer si dif­
férents hybrides avaient des comporte­
ments différents. Selon les semenciers,
certains hybrides répondent plus aux
populations élevées tandis que d’autres
s’adaptent aux populations plus faibles.
Seulement trois sites ont démontré des
différences entre les hybrides quant à leur
réponse aux populations.
D’un point de vue économique, le
prix du grain et le coût de la semence
influencent directement le taux de semis
optimum. Le tableau ci-dessous repré­
sente les populations finales maximisant
le profit. Dans le calcul des revenus, le
rendement moyen provient des résultats
obtenus sur les 46 essais en conditions
normales. 12 essais réalisés en 2012 lors
de la sévère sécheresse qui a sévi aux
États-Unis ont été retirés du calcul du
rendement moyen.
Source : Corny News Network
Population finale optimum (pl/ha) selon le prix du maïs et le coût de la semence.
GRAIN $/ BO
SEMENCE $
3 $
3,50 $
4 $
4,50 $
5 $
5,50 $
6 $
6,50 $
200 $
69 044
70 274
71 198
71 917
72 490
72 961
73 352
73 685
225 $
67 967
69 350
70 390
71 198
71 845
72 373
72 813
73 186
250 $
66 888
68 426
69 582
70 479
71 198
71 786
72 275
72 690
275 $
65 811
67 505
68 775
70 205
70 551
71 198
71 736
72 193
300 $
64 734
66 581
67 967
69 044
69 906
70 610
71 198
71 694
325 $
63 657
65 658
67 157
68 325
69 259
70 022
70 659
71 198
350 $
62 580
64 734
66 349
67 606
68 612
69 434
70 121
70 701
375 $
61 503
63 810
65 541
66 888
67 967
68 846
69 582
70 202
À partir de ce tableau, on peut calculer le taux de semis selon le taux d’émergence obtenu dans nos conditions
en divisant par le pourcentage d’émergence. Si le pourcentage d’émergence est de 95 %, une population
finale de 71 198 pl/ha (28 825 pl/acre) devient un taux de semis de 74 950 pl/ha (30 342 pl/acre).
28 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Marie-Eve Rheault, agronome
Des outils qui vous
suivent partout !
Voici quatre applications mobiles qui pourraient changer
pour le mieux votre façon de semer, de dépister et de
prévoir les besoins de vos cultures.
Les
nématodes
bénéfiques et
nuisibles
Les espèces de nématodes les plus
connues sont nuisibles. Qu’on pense
au nématode doré dans la pomme de
terre ou au nématode à kystes dans le
soya. Pourtant, la plupart des néma­
todes sont bénéfiques pour l’agricul­
ture et l’environnement. Ces petits vers
microscopiques améliorent la qualité
du sol en :
–contrôlant la population d’autres
organismes ;
–minéralisant les éléments nutritifs
les rendant ainsi disponibles pour les
plantes ;
–devenant une source de nourriture
pour d’autres organismes utiles ;
–consommant des agents pathogènes
causant diverses maladies.
Les nématodes se déplacent dans
tout le profil du sol. Ils transportent
sur eux, ou dans leur système diges­
tif, divers champignons et bactéries.
Ainsi, ils distribuent en même temps
les autres organismes dans tout le
profil du sol. Par contre, si leur popu­
lation est trop élevée, elles mettent en
péril l’équilibre des microorganismes
dont elles se nourrissent comme les
champignons mycorhiziens. Certai­
nes espèces de nématodes agissent
comme prédateurs pour préserver cet
équilibre. Cette caractéristique permet
également d’utiliser ces organismes
dans la lutte aux maladies présentes
dans le sol.
Pioneer Field360 Notes
Partager des informations
sur ce qui a été semé et
appliqué dans un champ,
ou sur les problèmes
dépistés, n’aura jamais
été aussi facile!
Notes est une application gratuite, disponible pour appareils Apple et
Android. Que l’on soit client ou pas chez Pioneer,
il suffit de se créer un compte pour commencer
à créer des notes ou à prendre des photos et les
partager instantanément avec un représentant, un
agronome, un employé de la ferme ou un membre
de la famille.
Grâce au GPS du téléphone, chaque ajout est
géoréférencé. Une talle de mauvaise herbe a été
repérée? Un ravageur a été observé? En notant
l’observation dans le téléphone, les coordonnées
géographiques du dépistage seront automatiquement archivées.
Notes fait partie des services Pioneer Field 360,
qui combinent géomatique et Cloud Farming pour
cartographier les champs et y noter toutes nos
interventions, des semis jusqu’à la récolte, ainsi
que les observations en cours de saison et les
rendements. Ces services sont centralisés avec
le logiciel Web Pioneer Field 360 Select, qui permet de suivre l’évolution agronomique de nos
champs et de partager l’information entre plusieurs usagers, via leur téléphone intelligent ou
leur ordinateur.
Ce logiciel permet aussi de planifier la gestion
de nos champs et de s’assurer que les bons traitements sont réalisés au bon endroit, ce qui est fort
utile lorsque celui qui prend les décisions n’est
pas toujours celui qui est au volant du tracteur !
Il permet aussi de se créer des livres de champs
en fonction de la planification pour chacun de nos
champs.
Le GDU Estimator estime le cumul des unités
thermiques à ce jour sur chacun de vos champs,
en se basant sur les données météorologiques
enregistrées dans votre région depuis la date de
semis.
Le Precipitation Estimator offre une estimation
des précipitations accumulées sur vos champs
depuis le début de la saison.
Combinant la puissance des deux précédents
outils, le Growth Stage Estimator calcule à quel
stade de croissance votre maïs devrait être rendu
et vous formule des suggestions en lien avec ce
stade : dépistage, applications à réaliser, applications à prévoir, etc. Bien sûr, tout ce que vous suggère Tools reste à vérifier et confirmer sur le terrain,
en consultant un agronome au besoin.
Pioneer Field360 Plantability
Disponible gratuitement
sur l’Apple Store et dans
Google Play, Plantability
vous aide à faire le meilleur ajustement possible
de votre planteur pour la
semence de maïs que vous
y mettez. Il suffit de balayer, prendre en photo
ou entrer à la main le code-barre du sac de
semence Pioneer pour que l’application reconnaisse l’hybride et son numéro de lot.
Une fois la marque et le modèle de votre semoir
sélectionnés, Plantability vous formule des recommandations personnalisées pour ajuster votre
semoir en fonction de la taille et de la forme des
semences de ce lot.
Pioneer Planting Rate Estimator
Cette application gratuite,
disponible sur l’Apple Store,
vous propose les courbes
de populations optimales
pour chacun des hybrides
Pionner, en fonction des
Pioneer Field360 Tools
revenus que vous pourriez
Parmi les services Pioneer
en tirer. Mettez-y le nom de l’hybride, le coût
Field 360, l’application Tools
de la semence et le prix de vente espéré et il
est la plus audacieuse : elle
vous suggérera la population optimale. Un autre
calcule le stade de croismoyen d’optimiser nos semis, pour optimiser nos
sance atteint par votre
rendements.
maïs! Elle coûte 10 $ et elle
Ne retournez plus au champ sans votre téléest disponible seulement
phone intelligent!
sur appareils Apple pour l’instant. Tools a trois
composantes.
Source : Michigan State University Extension
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 29
En route vers le blé transgénique
LE DÉFI
MAÏS EST
DE RETOUR
Dès mars 2014,
consultez une série de
vidéos allant du semis
à la récolte du maïs :
• Série de 12 vidéos ;
• Des trucs pour augmenter
vos rendements ;
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la profitabilité ;
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d’experts sur le terrain ;
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spécialistes, de semenciers
et d’agronomes.
Visitez LeBulletin.com et
cliquez sur Défi maïs dans
le menu horizontal.
REGARDEZ
LES ÉPISODES
COMMANDITÉ PAR
La multinationale Monsanto a déclaré en début d’année avoir réalisé d’importants
progrès dans le développement de blé résistant au glyphosate. Il s’agirait du premier blé transgénique (OGM) à atteindre le stade de la mise en marché. « L’industrie
des grains et l’industrie du blé sont demeurées très intéressées et elles appuient les
avancées biotechnologiques », a déclaré Robb Fraley, chef des technologies chez
Monsanto. « Un producteur de blé est souvent aussi un producteur de maïs et de
soya, alors il comprend les avantages de cette technologie. »
Malgré ces avancées récentes, Monsanto aurait besoin de plusieurs années encore
avant d’annoncer un lancement de produit.
La compagnie n’en est pas à sa première tentative de développer et commercialiser du blé OGM. En 2004, son blé Roundup Ready avait été mis au rancart par crainte
que des acheteurs mondiaux boycottent le blé américain s’il était génétiquement
modifié, comme le maïs et le soya. Il y a encore des obstacles sur le marché, reconnaît Monsanto, mais les perceptions seraient en train de changer.
Source : Reuters / The Western Producer
Les sols agricoles ne
dorment pas l’hiver…
Les lisiers épandus sur les sols agricoles
ne travaillent pas tout à fait comme on se
l’imagine. Contrairement à une croyance
répandue, les sols n’entrent pas en dormance l’hiver, ou très peu. Beaucoup de
nutriments essentiels se perdent, soit sous
l’effet de l’eau qui s’infiltre dans le sol, soit
en se transformant en gaz à effet de serre
(GES) libérés dans l’atmosphère. Toute
cette activité, dont on commence à peine
à mesurer les effets, a un impact important
sur les nutriments qui seront disponibles
pour alimenter les semis du printemps.
Le Centre de R et D sur les sols et les
grandes cultures d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, situé à Québec, a une
expertise de longue date sur le comportement des sols en hiver. Les recherches
récentes ont porté sur la « vie » dans les sols
agricoles pendant la période hivernale. Les
scientifiques ont mesuré ce qui se passe
quand la température descend sous les
0 °C. Ils ont découvert que l’activité biologique des sols se poursuit tout l’hiver à des
températures bien au-dessous du point
de congélation. Ceci peut entraîner des
pertes importantes des nutriments contenus dans les lisiers et les fumiers épandus
à l’automne.
Les efforts de recherche sur une douzaine de sites à travers le Canada, pour
divers types de sols et sous différentes
conditions climatiques, ont permis d’établir que 20 à 90 % de l’azote disponible des
lisiers épandus à l’automne disparaissent
avant même l’arrivée du semis printanier.
Il en est de même pour d’autres nutriments importants tels que le phosphore et
le carbone.
Les recherches menées par Agriculture
et Agroalimentaire Canada offrent un
éclairage nouveau sur les risques associés
aux pratiques agricoles conventionnelles
d’épandage à l’automne. Il y aura éventuellement de nouvelles habitudes à développer pour, à la fois, maximiser le rendement des cultures et amenuiser l’impact
des sols agricoles canadiens sur la qualité
de l’air et de l’eau.
Les scientifiques explorent présentement diverses pratiques agricoles qui permettront de réduire les pertes des nutriments pendant l’hiver. Un épandage plus
hâtif ou plus tardif est-il préférable ? Existet-il des additifs efficaces pour ralentir les
pertes d’azote et de phosphore dérivées des
lisiers et fumiers épandus à l’automne ? La
recherche se poursuit afin d’offrir aux producteurs agricoles des modèles d’exploitation de leurs terres qui soient économiquement viables et durables.
Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada
Assurance agricole
Un leader qui connaît
le terrain
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de vos besoins, jumelée à notre expertise, a tracé le chemin vers une solution d’assurance
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LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 31
Semis à
taux variable
Vitesse de récolte de soya
La vitesse de récolte recommandée pour le
soya est de 4,8 km/h (3 mph). Qu’arrive-t-il
si la vitesse augmente à 8 km/h (5 mph) ?
Un essai a été mis en place en 2013 au
Michigan dans le cadre du projet SMaRT
(Soybean Management and Research Technologies). Ce projet a pour but de mesurer
l’effet de tous les facteurs influençant le rendement. Le tableau ci-dessous indique une
différence significative de rendement selon
la vitesse d’avancement de la batteuse. Les
conditions de récolte étaient excellentes au
moment du battage et l’humidité du grain
oscillait autour de 12 %.
Parmi tous les facteurs de régie débutant
avec le travail de sol, le taux de semis, l’écartement des rangs, la fertilisation, le désherbage, l’application de fongicides, il ne faut
pas négliger l’étape finale de l’opération de
récolte. Source : michigansoybean.org
Rendement de soya selon la vitesse d’avancement de la batteuse
TRAITEMENT
RENDEMENT (KG/HA)
Vitesse 4,8 km/h (3 mph)
3675 a
Vitesse 8 km/h (5 mph)
3260 b
PPDS
120
Source : SMaRT Program résultats 2013
Ces mauvaises herbes tenaces
Depuis de nombreuses années, la fameuse
Publication 75 du ministère de l’Agriculture
et de l’Alimentation de l’Ontario (MAAO)
est une véritable bible de la lutte contre
les mauvaises herbes. Traduit en français,
ce guide est mis à jour régulièrement. Il
recense notamment tous les herbicides et
leurs usages sur les cultures en Ontario. Ses
chapitres peuvent se télécharger gratuitement en format PDF. Son premier chapitre
s’appelle Stratégies de lutte contre les mauvaises herbes difficiles à combattre.
Les experts du MAAO ont identifié trois
composantes à la lutte intégrée contre ces
mauvaises herbes tenaces. Ils spécifient
d’emblée que la recherche démontre que
la densité des mauvaises herbes est plus
grande en condition de monoculture que
dans une rotation à au moins trois cultures.
L’utilisation de cultures de couverture ou
de cultures qui traversent l’hiver (fourrages,
32 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
blé d’automne) contribue à réduire la pression des mauvaises herbes.
Deuxièmement, en perturbant les racines,
un travail du sol en profondeur (jusqu’à
15 cm) peut réduire le peuplement de certaines mauvaises herbes, comme le chardon des champs ou le laiteron des champs.
Toutefois, dans le choix du type de travail du
sol, la lutte à l’érosion et la conservation de
la couche arable doivent l’emporter sur la
lutte aux mauvaises herbes.
Troisièmement, c’est par le choix d’herbicides et du moment de leur application
qu’on peut grandement réduire les populations de mauvaises herbes. On présente donc des stratégies éprouvées de
lutte à l’aide d’herbicides pour combattre
16 espèces de mauvaises herbes dans le
maïs, le soya et les céréales. Elles sont le
résultat d’essais menés à l’Université de
Guelph depuis 20 ans.
Après les lecteurs de chlorophylle permettant l’application à taux variable d’azote
et les systèmes d’embrayage
pour chaque rang, nous poursuivons l’analyse économique
de l’agriculture de précision. Le
semis à taux variable est aussi
un facteur rentable de l’agriculture de précision. Le concept
est d’augmenter la population
dans les régions à fort potentiel de rendement et de diminuer la population dans les
parties moins fertiles comme
les coteaux sableux. Jason
Van Maanen, de Chatham, en
Ontario, a compilé ses résultats
et a présenté ses conclusions
aux producteurs. Il implantait
sur chacun de ses sites une
bande à taux variable et trois
bandes avec une population
fixe (basse, moyenne et élevée).
En additionnant tous les sites,
ses comparaisons ont démontré que la bande à taux variable
était celle dégageant le plus de
profit. Ainsi la bande variable
a obtenu un revenu net de
177 $/ha de plus que le taux de
semis plus faible 79 040 pl/ha
(32 000 gr/acre), 44 $/ha de plus
que le taux de semis moyen
83 980 pl/ha (34 000 gr/acre) et
152 $/ha de plus que le taux de
semis plus élevé 88 920 pl/ha
(36 000 gr/acre).
Pour éviter des pertes de
temps au moment du semis,
le spécialiste rappelle qu’il est
important de conserver une
bonne efficacité lors du semis
en utilisant des équipements
appropriés. Les technologies
à taux variable permettent de
mieux gérer la variabilité dans
les champs.
Source : Top Crop Manager
GUIDE TRACTEURS 2014
1RE PARTIE
MODÈLES GRANDES
CULTURES
Nous contribuons à votre réussite
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GUIDE TRACTEURS 2014
MODÈLES GRANDES
CULTURES
PAR PHILIPPE NIEUWENHOF
C’est un guide plus informatif et interactif que jamais que le Bulletin
vous présente cette année. Nous avons interviewé les représentants de chaque marque pour vous présenter les nouveautés et les
modèles incontournables qui sont les plus susceptibles de répondre
à vos besoins. Dans cette première partie, on se concentre sur les
tracteurs plus puissants qui servent généralement à la grande
culture, les travaux à forfait et les travaux lourds. Le deuxième volet
qui inclut les tracteurs utilitaires et d’élevage sera présenté dans
l’édition d’avril.
Les fabricants le disent tous : enfin 2014 ! C’est la dernière étape
de restrictions sur les émissions qui entre en scène avec les premiers
modèles Tier4 final. D’ici 2016, la quasi-totalité des modèles y aura
passé. On ne se surprend donc pas qu’une bonne part des nouveautés concernent les moteurs. Aucune nouvelle mesure n’est prévue à
moyen terme par les agences environnementales européennes et
américaines. Ces normes ont transformé totalement les moteurs
agricoles et forcé plusieurs innovations. Plusieurs d’entre elles sont,
en fin de compte, utiles à l’opérateur tout en bénéficiant à la qualité
de l’air. On peut s’attendre qu’à moyen terme les évolutions s’éloigneront du capot pour s’étendre davantage sur les sous-systèmes,
les transmissions, l’hydraulique. Malgré les contraintes de développement imposées sur le moteur, les transmissions reçoivent beaucoup d’attention. Encore plus de modèles sont offerts avec CVT, les
plus imposants comme les plus petits. On peut imaginer, ou rêver…
qu’avec le temps le prix subira moins de pression à la hausse que
Légende des tableaux
X = de série O = en option
Moteur
T3 – T4i : normes d’émissions de
polluants Tier3 ou Tier4 interim.
T4f : Tier4 final.
SCR : réduction catalytique sélective. Méthode
d’élimination des oxydes d’azote (NOX) des
gaz d’échappement par injection de mélange
d’eau et d’urée dans un catalyseur.
EGR : recirculation des gaz d’échappement.
Une partie des gaz d’échappement est recyclée
dans l’admission d’air au moteur pour réduire
la production de NOx principalement.
DPF : filtre à particules qui s’installe dans
le pot d’échappement pour capter la suie
produite dans le moteur. Il est habituellement
nettoyé automatiquement par la haute
température des gaz ou l’injection d’une
petite quantité de carburant pour le brûler.
Il requiert normalement d’être remplacé
ou nettoyé après 5000 à 6000 heures.
celle des dernières années qui était fortement liée aux coûts importants des solutions de contrôle des émissions.
Ce rythme rapide d’imposition de normes fait aussi en sorte que
les modèles se succèdent rapidement et toutes les firmes en profitent pour faire des mises à jour au même moment. L’électronique
continue d’évoluer grandement. La télémétrie se généralise et les
interfaces plus intuitives se rapprochent de celles des téléphones
multifonctions et tablettes qui accompagnent l’agriculteur et le
citoyen moyen. L’arrangement des commandes sur l’accoudoir droit
devient de plus en plus similaire d’une marque à l’autre, ce qui est
un signe de la maturité du concept. Avec toute cette électronique,
la facilité d’utilisation devient primordiale. Il ne faut pas écarter ou
décourager les opérateurs moins familiers d’utiliser des fonctions
qui peuvent être utiles et productives.
On n’échappe toutefois pas à la tendance du « toujours plus ».
Toutes les séries augmentent en puissance. Même les fabricants de
pneus doivent innover pour offrir des roues qui atteignent jusqu’à
2,3 m (90 pouces) de diamètre afin de passer toute la puissance au
sol. À plus long terme, ce sont de nouvelles séries de tracteurs standards (à roues inégales) qui arriveront sur le marché. On pense entre
autres à Fendt qui a titillé un public de concessionnaires au dernier
salon Agritechnica avec une toute nouvelle série qui chapeautera la
série 900 existante. Sans qu’aucun détail n’ait été révélé, les 500 ch
pointent à l’horizon. Fou dirons-nous… comme les 300 ch, maintenant plutôt communs, apparaissaient il y a une douzaine d’années. Transmission
CVT : transmission à variation continue.
Powershift : transmission à embrayage électrohydraulique avec fonction automatique ou non.
Semi-powershift : transmission à
­embrayage électrohydraulique avec
au moins deux rapports manuels.
Double embrayage : transmission mécanique avec module à double embrayage.
Hi-Lo : transmission manuelle à
deux gammes powershift.
Hydraulique
PDC – pression et débit compensé
(loadsensing) : pompe à piston dans circuit à
centre fermé ne fournissant que la pression et le
débit nécessaire pour une meilleure efficacité.
DC – débit compensé : circuit fermé avec
compensation du débit. La pression du
circuit est au maximum lorsque tout le
débit disponible n’est pas demandé.
Fixe : pompe à débit fixe dans un
circuit ouvert. Le débit excédant la
demande est dirigé vers le réservoir.
Relevage 3-points
Capacité de relevage de l’attache 3-points à
61 cm (24 po) derrière les rotules selon la norme
ASABE. Les valeurs suivies d’un * représentent
la valeur aux rotules (environ 20 % à 25 %
de plus que selon la norme ASABE).
Réservoir
Capacité du réservoir diesel et DEF (mélange
d’eau et d’urée pour système SCR).
Électronique
Terminal Isobus : présence d’un terminal
universel Isobus pour l’affichage des fonctions
du tracteur et des outils compatibles.
Séquence bout de champ : présence d’un
système d’automatisation programmable des
fonctions du tracteur en bout de champ.
Gestionnaire moteur-transmission :
présence d’un système de gestion
automatique de la vitesse du moteur et
des ratios de la transmission selon des
modes préétablis ou programmables.
GUIDE TRACTEURS 2014 3
GUIDE TRACTEURS 2014
Case IH
Pour Case IH, l’année 2014 se fait sous
le signe de l’innovation. La plupart des
gammes bénéficient d’améliorations importantes, à commencer par la dernière génération de moteurs Tier4 final de FiatPowerTrain
Technologies (FPT). FPT a mis au point une
solution de traitement des gaz d’échappement qui se distingue des concurrents en se
basant uniquement sur la technologie SCR
et sans augmenter la consommation totale
de fluide. Protégée par plusieurs brevets, elle
La transmission CVT est idéale pour les clients
qui recherchent un contrôle précis de la vitesse
d’avancement et du régime moteur. Automatic
Productivity Management (APM) ajuste et
réduit automatiquement le régime moteur au
niveau de puissance requise pour réduire la
consommation de carburant. La transmission
CVT offre aussi un système de retenu en
surface inclinée (Active Hold).
4 GUIDE TRACTEURS 2014
Rowtrac 400 : un tracteur avec une grande
souplesse et polyvalence tout en maintenant
la puissance et la performance. Le système de
chenille exclusif à Case IH, réduit la compaction
du sol et augmente le rendement de la récolte.
se compose de catalyseurs évolués et d’un
système de dosage d’urée raffiné. Une excellente efficacité du moteur est maintenue et
l’usage d’un seul système réduit les risques
de pannes et l’entretien.
Case IH a élargi la gamme de puissance
disponible avec transmission CVT autant
par le haut que par le bas. Les puissants
Magnum ainsi que les petits Maxxum à
4 cylindres peuvent maintenant en être
équipés. Les exigences plus pointues des
agriculteurs et la forte concurrence dans
le segment de 200 ch et plus nécessitaient
une CVT pour toute la série Magnum. Avec
quatre gammes mécaniques imperceptibles
actionnées automatiquement par double
embrayage et une répartition étudiée,
l’efficacité mécanique de la transmission
est excellente sur toute la plage de vitesse.
Comme l’indique Dominique Milot, spécialiste de produits Case IH, la CVT offre une
grande souplesse et facilite l’usage grâce,
entre autre, à la fonction « arrêt actif » qui
permet l’immobilisation et le redémarrage
progressif du tracteur dans les pentes sans
l’usage des freins, même sous charge.
La facilité d’utilisation se manifeste par
l’usage du même accoudoir et console
autant dans les séries Maxxum, Magnum et
Steiger, explique M. Milot. L’opérateur peut
passer d’un modèle à l’autre et retrouver la
même ergonomie et méthode d’opération.
Les articulés Case IH bénéficient aussi
d’une innovation importante avec l’option de train de chenilles « Rowtrac » spécialement adaptée aux cultures en rangs.
Dominique Milot précise que le Rowtrac
offre tous les avantages de la configuration
à quatre chenilles (meilleure répartition de
la pression au sol, traçage réduit) pour les
cultures en rangées autant en 20, 22 et 30 po.
Deutz-Fahr
C’est avec un regard vers le futur que DeutzFahr entreprend 2014. La gamme de produits
est en complète refonte avec énormément
de nouveautés. L’entreprise familiale basée
en Allemagne a dévoilé deux nouvelles
séries de haute puissance à l’Agritechnica
2013 en novembre dernier. Les séries 9 et 11
viendront étendre la gamme de puissance
jusqu’à 440 ch. La série 11 se mesurera aux
tracteurs standards les plus puissants, mais
ne sera disponible qu’en 2015. Une nouvelle
usine est en construction en Allemagne
pour répondre à la demande croissante et la
venue de ces nouveaux modèles. Au Québec,
les tracteurs Deutz-Fahr sont distribués par
Machinerie R. Gagnon inc. René Gagnon,
son PDG, précise que le réseau de vente
est toujours en développement et s’étend
jusque dans les Maritimes et Terre-Neuve.
GUIDE TRACTEURS 2014
7250 TTV : tracteur de l’année 2013 en Europe.
Très bonne efficacité et confort grâce à la
transmission CVT ZF et le moteur Deutz Tier4i
SCR. Cabine avec excellente visibilité, confort et
ergonomie. Freins ABS et 60 km/h en option.
La marque au vert éclatant a renouvelé son design avec des lignes épurées
et attrayantes qui lui ont valu plusieurs
récompenses. La toute nouvelle série 9
est la dernière vitrine technologique de la
marque et bâtit sur les acquis de la série 7.
Elle contient tout ce que l’on attend d’un
tracteur moderne avec une transmission
CVT, un moteur économique, une suspension avant, une option de freins ABS et une
vitesse de transport de 60 km/h. Les cabines
Cabine Maxi-Vision.
Maxi-Vision comportent aussi toutes les
dernières avancées de l’industrie avec les
pare-brise d’une pièce, les commandes
intégrées à l’accoudoir, le levier multifonctions et se voient équipées du plus grand
terminal de l’industrie. Le iMonitor 2.0 possède un écran tactile de 12 po, il est compatible ISObus, intègre la navigation GPS, les
fonctions bout de champ et peut afficher le
signal de jusqu’à quatre caméras différentes.
Série 4000 : nouvelle série de 180 à 240 ch
à transmission CVT. Cabine spacieuse et
fonctionnelle et un excellent confort grâce à
la suspension aux essieux et à la cabine. Un
tracteur polyvalent qui excelle dans les travaux
à haute vitesse et le transport.
JCB
Les Fastrac de JCB sont des tracteurs reconnus pour leur agilité, vitesse et leur architecture unique très adaptée aux travaux
de transports. Ils sont aussi agiles pour les
travaux agricoles, à forfait ou commerciaux.
JCB est une marque proactive envers la
clientèle dit Claudin Bélisle, représentant
JCB. Elle s’efforce de répondre aux besoins
des usagers avec des solutions originales.
Une toute nouvelle génération de Fastrac
fait son apparition en 2014 avec la série
4000 dévoilée à Agritechnica. C’est une
série très attendue ajoute Claudin Bélisle.
Elle comporte une transmission CVT et
une suspension active avant et arrière. Les
trois modèles peuvent atteindre 60 km/h à
1700 rpm. Le moteur Tier4 final à SCR seulement est d’origine Agco (AgcoPower 6,6 L),
tout comme la transmission (Vario ML180).
Un tout nouveau système de direction
à 4 roues permet un angle de braquage de
8310 : un tracteur qui allie confort, vitesse et
productivité. La suspension intégrale assure
une excellente traction. La transmission CVT est
facile d’usage, efficace et avec les freins ABS
permet de rouler jusqu’à 70 km/h.
40 degrés à l’avant et 20 degrés à l’arrière
pour une plus grande manœuvrabilité.
La nouvelle cabine gagne en profondeur.
Le siège peut se pivoter presque à 90 degrés
et l’ergonomie des contrôles a été revue.
Suivant la forte tendance de l’industrie,
l’éclairage au DEL remplace les ampoules
au Xenon en offrant plus de clarté tout en
consommant moins de courant.
GUIDE TRACTEURS 2014 5
GUIDE TRACTEURS 2014
Fendt
Fendt, la marque de prestige d’Agco maintient son optique d’efficacité maximale avec
les dernières générations de tracteurs. Une
consommation de carburant réduite grâce
à la transmission CVT Vario et une gestion
électronique évoluée du groupe moteurtransmission est au cœur de cette stratégie.
Les tracteurs Fendt possèdent un équipement de base très complet qui s’adresse à
La cabine à cinq poteaux et à glace avant
incurvée vers le toit offre une grande visibilité.
6 GUIDE TRACTEURS 2014
828 : série très populaire pour les travaux variés.
La station réversible unique au marché et
l’attelage 3-points intégré à l’avant lui donnent
une flexibilité exemplaire pour les travaux
comme le fauchage. Transmission CVT Vario
permettant 0-50 km/h sans aucun changement
de gamme.
des agriculteurs exigeants en termes de performance et de confort indique Kevin Blaney,
spécialiste de produits chez Agco. Malgré
leur image « haut de gamme », Fendt occupe
une place dominante dans le segment
200 ch+ en Europe. L’usine de fabrication
de Marktoberdorf a d’ailleurs été agrandie
en 2013 grâce à un investissement de 300 M
d’Euros pour répondre à la demande toujours croissante.
La gamme étendue de puissance dans
un même gabarit et l’important croisement
de l’intervalle de puissance des différentes
séries permettent de choisir le modèle
le plus adapté aux besoins avec le ratio
poids-puissance idéal. Toujours dans le
but de tirer la plus grande efficacité, Fendt
a développé un système intégré de gonflage des pneus qui permet d’optimiser la
pression selon le type de travaux à effectuer.
Elle s’ajuste directement du terminal de la
cabine en quelques minutes pour récupérer
d’importants pourcentages d’économie de
carburant. Sa disponibilité au Québec n’est
pas encore confirmée. Cela s’ajoute à une
panoplie de détails techniques qui améliore la productivité comme une pompe
hydraulique de haute efficacité, les freins
ABS et le contrôle de stabilité sur route par
exemple.
En 2014, les 800 et 900 passeront à la
norme Tier4 final et recevront chacune
quelques dizaines d’améliorations et nouveautés. Les moteurs Deutz de 6,1 L et 7,8 L
combinent une faible recirculation de gaz
d’échappement (CEGR), deux turbos en
série avec chacun son refroidisseur intermédiaire (intercooler), la réduction catalytique sélective (SCR) avec une consommation d’urée réduite et un unique filtre
à particules passif de faible taille. Fendt
affirme que cette solution offre les plus
faibles coûts d’opération et la meilleure
fiabilité.
Challenger
Challenger est surtout reconnu pour ses
tracteurs à chenilles initialement développés par Caterpillar, puis acquis par Agco
il y a dix ans. L’augmentation des ventes
mondiales de tracteurs Massey Ferguson
et Challenger a d’ailleurs poussé Agco à
agrandir son usine d’assemblage à Jackson
(Minnesota) pour éventuellement y assembler tous les modèles de 100 ch et plus. La
part de ­composantes fabriquées aux ÉtatsUnis est aussi vouée à augmenter.
2014 marque la plus grande coupure avec
l’héritage de Caterpillar avec la transition
GUIDE TRACTEURS 2014
MT775E : moteur de 400 ch à double turbo en
série offrant une réserve de couple de 42 %.
complétée de leurs moteurs au profit des
moteurs AgcoPower. Agco a ainsi recours
à ses propres moteurs et maintient sa
stratégie pour la conformité aux normes
d’émissions en utilisant principalement
la SCR plutôt que les filtres à particules
(DPF). Brièvement équipé du moteur 8,4 L,
la série MT700 passe au bloc de 7 cylindres
de 9,8 L avec trois modèles de 350 à 400 hp.
Les tracteurs à chenilles sont conçus pour
8737 : nouveau modèle Tier4 final offrant une
puissance moteur jusqu’à 400 ch avec la gestion
électronique de puissance pour les travaux
de transport et de PDF. Transmission CVT de
série et trois niveaux d’équipements. Terminal
Datatronic 4 plus complet.
maximiser la traction et minimiser la
c­ ompaction ­commente Kevin Blaney, spécialiste de produits chez Agco. Le train de
chenilles suspendu offre un confort de
roulement appréciable, même sur la route.
Ils sont très bien adaptés aux travaux de
grandes cultures.
Massey
Ferguson
Moteur 7 cylindres de 9,8 L.
Chez Agco, Massey Ferguson est la marque
grand public qui offre une gamme étendue de produits et des tracteurs facilement
configurables pour répondre aux besoins
des agriculteurs qui désirent la simplicité
ou un véhicule hautement technologique.
La plupart des séries sont livrables avec trois
niveaux d’équipement auxquelles peuvent
s’ajouter plusieurs options. On pense particulièrement au choix de transmission CVT
ou semi-powershift avec différents niveaux
d’automatisation.
Les tracteurs Massey Ferguson concen­
trent toutes les composantes du groupe
Agco dont les moteurs AgcoPower, les
C’est à l’intérieur de la cabine qu’on retrouve le
plus de changements avec un poste de conduite
révisé. Celui-ci comporte un arrangement des
boutons de commande amélioré et un nouveau
joystick multifonctions ergonomique.
transmissions GIMA ou Fendt Vario. Pour
2014, les séries haute puissance 8700
viennent remplacer les 8600 avec un moteur
mis aux normes Tier4 final comme principale évolution. AgcoPower a choisi une solution basée principalement sur la SCR avec
CEGR réduite et deux turbos (pour certains
modèles) pour réduire les besoins de refroidissement. La nouvelle solution s’intègre
dans le même gabarit que la série précédente sur les 8700, qui se distingue de l’extérieur seulement par de nouvelles ouvertures
sur les flancs du capot.
GUIDE TRACTEURS 2014 7
GUIDE TRACTEURS 2014
New Holland
Les produits New Holland s’adressent à un
large éventail de clients, du consommateur,
la ferme d’élevage et les producteurs de
grande culture. Félicien Cardin, spécialiste
de produits, indique que New Holland vise
la satisfaction du client et son approche
au développement se fonde sur des technologies qui répondent aux besoins de
ceux-ci. Pour 2014, dans le segment des
tracteurs de grandes cultures, les nouveautés se concentrent autour de deux points :
les émissions polluantes des gaz d’échappement et la cabine.
Les moteurs FPT des séries T7 et T8 utilisent la technologie SCR seulement pour
répondre aux nouvelles exigences de la
norme Tier4 final. Celle-ci exige d’éliminer
Cabine de la série T7.
8 GUIDE TRACTEURS 2014
T7.270 : le plus puissant de la série T7 avec
270 ch au moteur disponible avec surpuissance
active. Option exclusive de freins ABS qui
assure sécurité sur la route et une fonction
de virage serré en bout de champ sans
endommager la surface du sol. Transmissions
CVT ou powershift disponible.
l’équivalent de 95 % du NOX par rapport à
80-85 % pour la norme Tier4i précédente.
Le système SCR a donc été raffiné à plusieurs points. Le dosage du mélange d’urée
se fait de manière plus précise grâce à des
senseurs additionnels et un nouvel injecteur.
Un catalyseur additionnel est aussi ajouté
pour éliminer l’excédent d’ammoniac qui
peut être généré par le liquide DEF (urée).
C’est la technologie la plus durable et la plus
économique précise Félicien Cardin.
Côté transmissions, la CVT Autocommand s’ajoute autant à la série T8 qu’aux
petits T6. Cette transmission compte
4 points où la puissance est dirigée entièrement dans la branche mécanique du système de division de puissance mécanique/
hydraulique typique aux CVT. Il en résulte
une très bonne efficacité autant en vitesse
de champ qu’en mode transport.
Sur les T8, cette transmission allonge
l’empattement du tracteur et dégage suffisamment d’espace pour installer des pneus
du groupe 49 au diamètre impressionnant
de 2,17 m (85,5 pouces). Félicien Cardin
ajoute que ces pneus permettent de passer toute la puissance disponible au sol et
avec l’option de pneus larges (900 mm), la
pression au sol est diminuée et ainsi donc
la compaction.
Finalement, les cabines des T7 reçoivent
quelques mises à jour pour améliorer le
confort. Par exemple, la nouvelle console
Intelliview IV (aussi disponible sur la série
T8), peut être installée en option. Elle offre
un écran plus large de 10,4 pouces et l’intégration des fonctions de base et celles de
culture de précision ou de contrôles d’outils.
John Deere
John Deere reste fidèle à ses valeurs de qualité, intégrité, engagement et d’innovation,
relate Patrick Boivin, gérant de territoire chez
John Deere Canada. La plus grande entreprise d’équipements agricoles au monde
dépense cinq millions de dollars par jour en
recherches et développement, tous secteurs
confondus. C’est l’électronique qui dirige
une partie du développement explique-t-il.
La collecte, le partage et l’utilisation de données agronomiques apportent des changements dans la façon dont les équipements
sont conçus et utilisés. Ça se reflète dans les
récentes offres regroupées sous l’étiquette
FarmSight qui inclut les modules tels que la
télémétrie, la gestion de données et le diagnostic à distance. Toutes ces fonctions et
davantage sont regroupées et accessibles par
le Web pour chaque utilisateur.
Pour 2014, c’est l’arrivée des moteurs
Tier4 final qui marque les changements
GUIDE TRACTEURS 2014
8370R : série 8R allant de 245 à 370 HP nominal
au moteur +10 % boost/35 ch surpuissance
active (moteur FT4, CommandCenter GS4TM,
suspension de cabine active en option, pneus
groupe 49 (2,15 m), éclairage LED en option,
option de pompes hydrauliques allant jusqu’à
85 GPM).
principaux sur les tracteurs de la série 7R et
8R. Deere bâtit sur sa stratégie modulaire, à
chaque stade de contrôle s’ajoute un élément.
C’est avec la SCR en petite dose ajoutée à la
EGR, DOC et le filtre à particules que se fait le
passage à Tier4 final. Deere affirme que cette
solution procure une meilleure économie
totale de fluide (diesel et liquide DEF).
Côté cabine, l’accoudoir est revu et le
nouveau terminal s’inspire des tablettes
électroniques en permettant de passer
d’une page à l’autre par un glissement
des doigts. Cette nouvelle console est plus
intuitive, modulable selon l’usage et intègre
toutes les fonctions d’aide. L’éclairage extérieur est maintenant offert au DEL en option
La nouvelle transmission Powershift E23.
avec une consommation réduite de 40 %
comparativement aux phares halogènes à
haute intensité.
C’est par contre sur les 7R que la plus
grande nouveauté avec une toute nouvelle
transmission Powershift E23 comportant
23 vitesses avant et 11 arrière. C’est son
système de gestion et d’automatisation
similaire à celui des transmissions variables
IVT couplé à son efficacité mécanique qui la
rendent attrayante.
X7.6 : trois modèles à 6 cylindres avec une
cabine dont l’ergonomie et le confort se
rapprochent très près de celui que l’on retrouve
dans l’industrie automobile. Il comporte un
moteur très économique et une transmission
Powershift ou CVT de haute performance.
McCormick
C’est avec un fort sentiment de renouveau qu’Argo, maison mère de McCormick
entreprend 2014. Sergio Correia, gérant de
produit, explique que l’entreprise renouvelle complètement son image. Au-delà de
l’apparence, l’approche est aussi axée sur
l’innovation et la technologie. Celle-ci se
concrétise dans le nouveau choix de transmission qu’offre la nouvelle série X7. La
transmission ProDrive est une transmission Powershift conçue par ZF qui comporte 24 vitesses avec 4 rapports powershift,
6 gammes robotisées et des fonctions d’automatisme que l’on retrouve sur les transmissions les plus évoluées. McCormick a
profité du salon Agritechnica pour dévoiler
une transmission CVT, aussi d’origine ZF,
qui sera elle aussi disponible pour la série X7.
Les designers ont particulièrement porté
attention à la nouvelle cabine « Premiere
La nouvelle cabine du McCormick X7.
Cab ». C’est un chef-d’œuvre de design
et de confort, affirme Sergio Correia. Les
fonctions les plus utilisées sont toutes
regroupées sur l’accoudoir dans un arrangement qui se standardise d’une marque
à l’autre. Un impressionnant terminal tactile ­combiné au port USB, le Bluetooth et
le contrôle de température réaffirment
l’aspect moderne de l’espace de travail. La
cabine peut aussi être équipée d’une suspension hydropneumatique.
Le capot reçoit de son côté des lignes très
fluides et lisses. Sous celui-ci on retrouve un
moteur FPT à SCR uniquement. GUIDE TRACTEURS 2014 9
GUIDE TRACTEURS 2014
DIMINUEZ VOS
COÛTS D’OPÉRATION
Quand vous achetez un tracteur, il n’y a pas que le coût d’acquisition qui
compte ! Considérez aussi le coût d’opération à l’hectare, les coûts d’entretien
et la valeur de revente. Chez FENDT, chaque détail est pensé pour réduire
ces coûts et pour maximiser la valeur de revente. Faites le calcul sur la
durée de vie de votre prochain tracteur et vous verrez l’avantage FENDT.
Série 700 – 145 à 240 ch
Série 800 – 220 à 280 ch
Série 900 – 240 à 360 ch
PRIX – QUALITÉ – SERVICE – TECHNICIENS CERTIFIÉS
Visitez votre concessionnaire le plus près dès maintenant
SAINT-HYACINTHE
450 799-5571
PARISVILLE
819 292-2000
SAINT-BRUNO (Lac-Saint-Jean)
418 343-2033
10 GUIDE TRACTEURS 2014
NAPIERVILLE
450 245-7499
SAINT-ROCH-DE-L’ACHIGAN
450 588-2055
PONT-ROUGE
418 873-8628
LOUISEVILLE
819 228-9494
MONT-JOLI
418 775-3500
SAINTE-MARIE-DE-BEAUCE
418 387-3814
WARWICK
819 358-2217
PLANTAGENET (Ontario)
613 673-5129
N
GUIDE TRACTEURS 2014
Les modèles incontournables selon les fabricants
Case IH Puma Full Powershift
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
FPT 6 cyl. 6,75L T4i SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
Full-powershift 18x6 – 40 km/h
Full-powershift 19x6 – 40 km/h
Full-powershift 19x6 – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 132 l/min – 4/5
PDC – 162 l/min – 4/5
Relevage 3-points
Arrière 4660 kg
Arrière 6894 kg
Avant 3785 kg *
Prise de force
Arrière 540/1000
Arrière 1000/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – mécanique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
170
140
167
218
x
x
o
o
x
o
x
o
o
o
o
o
395
50
o
o
2,9
7,6
x
x
x
Case IH Magnum
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
FPT 6 cyl. 8,7L T4f SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 166 l/min – 4/6
PDC – 225 l/min – 4/6
PDC – 282 l/min – 4/6
Relevage 3-points
Arrière 7892/8800 kg
Avant 4275 kg *
Prise de force
Arrière 1000
Arrière 540/1000
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – mécanique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
250CVT
205
250
320
x
o
o
x
o
o
o
o
x
o
o
616
98
o
o
3,1
12,8
x
x
x
Case IH Steiger Rowtrac
400
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
FPT 6 cyl. 12,9L T4i SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
Full-powershift 16x2 – 40 km/h
340
400
440
x
x
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 159 l/min – 4/8
PDC – 216 l/min – 4/8
PDC – 428 l/min – 4/8
Relevage 3-points
Arrière 9071 kg
x
o
o
o
Prise de force
Arrière 1000
x
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Cabine – mécanique
946
174
o
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
4,1
24,0
x
x
x
Note : nouvelle série compatible avec cultures en rangs
Deutz-Fahr Série 6
Puissance
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
Deutz TCD 6 cyl. 6,1L T4i SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 120 l/min – 4/5
Relevage 3-points
Arrière 9240 kg*
Avant 3800 kg*
Prise de force
Arrière 540/540E/1000/100E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – pneumatique
Cabine – mécanique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
6190TTV
184
193
x
o
x
x
x
o
x
o
300
35
o
o
o
2,8
6,7
o
o
Deutz-Fahr Série 7
Puissance
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
Deutz TCD 6 cyl. 6,1L T4i SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 120 l/min – 4/5
PDC – 160 l/min – 4/5
Relevage 3-points
Arrière 10 000 kg*
Avant 4500 kg*
Prise de force
Arrière 540E/1000/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – mécanique
Cabine – pneumatique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
7250TTV
236
263
x
o
x
x
o
x
o
x
o
Deutz-Fahr Série 9
9340TTV
Puissance
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
Deutz TCD 6 cyl. 7,8L T4f SCR+CSF
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
CVT – 60 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 210 l/min – 4/5
Relevage 3-points
Arrière 12 000 kg*
271
331
x
o
x
o
x
x
Prise de force
Arrière 540E/1000/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
x
o
Suspension
Essieu avant
Cabine – mécanique
Cabine – pneumatique
Dimensions
x
x
o
435
50
x
x
o
2,8
8,2
o
x
x
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
x
x
x
GUIDE TRACTEURS 2014 11
GUIDE TRACTEURS 2014
Les modèles incontournables selon les fabricants
Fendt 700
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
Deutz 6 cyl. 6,1L T4i SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 2 gammes – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 109 l/min – 4/8
PDC – 154 l/min – 4/8
Relevage 3-points
Arrière 5600 kg
Avant 4513 kg*
Prise de force
Arrière 540/540E/1000
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – mécanique
Cabine – pneumatique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
720
166
185
200
x
x
x
o
x
o
x
o
400
38
x
x
o
2,8
7,9
x
x
x
Fendt 800
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
Deutz 6 cyl. 6,1L T4f EGR – SCR – CSF
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 2 gammes – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 160 l/min – 4/8
PDC – 205 l/min – 4/8
Relevage 3-points
Arrière 8318 kg – Cat. 3
Avant 5000 kg*
Prise de force
Arrière 540E/1000
Arrière 1000/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – pneumatique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
828
250
280
280
x
x
x
o
x
o
x
o
o
505
50
x
x
2,9
9,5
x
x
x
Fendt 900
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
Deutz 6 cyl. 7,8L T4f EGR – SCR – CSF
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 2 gammes – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 160 l/min – 4/8
PDC – 205 l/min – 4/8
Relevage 3-points
Arrière 9000 kg – Cat. 3
Avant 5000 kg*
Prise de force
Arrière 540E/1000
Arrière 1000/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant – indépendante
Cabine – pneumatique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
936
300
330
360
x
x
x
o
x
o
x
o
o
600
36
x
x
3
10,8
x
x
x
Note : cabine à station réversible en option
New Holland T7
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
FPT 6 cyl. 6,75L T4f SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
Semi-powershift 19x6 – 40 km/h
Semi-powershift 19x6 – 50 km/h
Full-powershift 19x6 – 40 km/h
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 113 l/min – 4/5
PDC – 125 l/min – 4/5
Relevage 3-points
Arrière 5632 kg
Avant 3568 kg *
Prise de force
Arrière 540/1000
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – mécanique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
12 GUIDE TRACTEURS 2014
T7.190
120
145
180
x
x
o
o
o
o
x
o
x
o
x
o
330
48
o
o
2,8
6,1
x
x
x
New Holland T7
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
FPT 6 cyl. 6,75L T4f SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
Full-powershift 19x6 – 40 km/h
Full-powershift 19x6 – 50 km/h
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 120 l/min – 4/5
PDC – 150 l/min – 4/5
Relevage 3-points
Arrière 4874 kg
Avant 3785 kg *
Prise de force
Arrière 540/1000
Arrière 540E/1000
Arrière 1000/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – mécanique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
T7.270
195
228
270
x
x
o
o
o
x
o
x
o
o
o
o
o
395
48
o
x
2,9
7,1
x
x
x
New Holland T8
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
FPT 6 cyl. 8,7L T4i SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 166 l/min – 4/6
PDC – 282 l/min – 4/6
Relevage 3-points
Arrière 8051/8845 kg
Avant 5810 kg *
Prise de force
Arrière 540/1000
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – mécanique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
T8.420
320
365
419
x
o
o
x
o
o
o
x
o
635
89
o
o
3,5
12,8
x
x
x
GUIDE TRACTEURS 2014
Les modèles incontournables selon les fabricants
Challenger MT600E
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
AcgoPower 6 cyl. 8,4L T4f SCR-EGR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 2 gammes – 40 km/h
CVT – 2 gammes – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 205 l/min – 4/8
Relevage 3-points
Arrière 9678 kg
Avant 4513 kg*
Prise de force
Arrière 540E/1000
Arrière 1000/1000E
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
MT685E
340
370
400
x
o
x
x
x
o
o
x
630
60
Suspension
Essieu avant
Cabine – hydraulique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
3,1
11,0
Massey Ferguson 7600
7615
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
AcgoPower 6 cyl. 6,6L T4i SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
Semi-powershift 16x16 – 40 km/h
Semi-powershift 24x24 – 40 km/h
Semi-powershift 24x24 – 50 km/h
CVT – 2 gammes – 40 km/h
CVT – 2 gammes – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 110 l/min – 3/4
Relevage 3-points
Arrière 5210 kg (CVT)
Arrière 4445 kg (APS)
Avant 4000 kg*
Prise de force
Arrière 540E/1000
Arrière 1000/1000E
Arrière 540E/1000/1000E
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – hydraulique
Cabine – mécanique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
o
o
x
x
x
115
140
170
x
x
o
o
o
o
x
o
o
o
o
x
o
310
30
o
o
o
2,9
6,8
o
o
x
Challenger MT700E
Puissance
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
AcgoPower 6 cyl. 9,8L T4f SCR-EGR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
Full-Powershift 16x4 – 40 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 165 l/min – 4/6
PDC – 225 l/min – 4/6
Relevage 3-points
Arrière 7257 kg
Avant *
Prise de force
Arrière 1000
Avant 1000
Réservoirs
Diesel (l)
Diesel (l) optionnel
DEF (l)
Suspension
Chenilles
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
Massey Ferguson 7600
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
AcgoPower 6 cyl. 7,4L T4i SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
Semi-powershift 24x24 – 40 km/h
Semi-powershift 24x24 – 50 km/h
CVT – 2 gammes – 40 km/h
CVT – 2 gammes – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 110 l/min – 3/4
PDC – 150 l/min – 3/4
Relevage 3-points
Arrière 5680 kg (CVT)
Arrière 5310 kg (APS)
Avant 4000 kg*
Prise de force
Arrière 540E/1000
Arrière 1000/1000E
Arrière 540E/1000/1000E
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – hydraulique
Cabine – mécanique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
MT775E
400
431
x
x
x
o
x
x
660
980
87
x
2,4
14,1
x
x
x
7624
180
225
260
o
o
o
o
x
o
o
o
o
o
x
o
430
40
o
o
o
3
7,3
o
o
x
McCormick Série 7
X7.680
Puissance
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
FPT 6 cyl. 6,7L T4i SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
Powershift 24x24 – 40 km/h
Powershift 24x24 – 50 km/h
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 123 l/min – 3/4
Relevage 3-points
Arrière 9300 kg*
Avant 3500 kg*
Prise de force
Arrière 540/540E/1000/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant – indépendante
Cabine – hydraulique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Massey Ferguson 8600
175
212
x
x
o
o
o
x
x
o
x
o
320
38
o
o
2,8
7,4
o
o
8737
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
AcgoPower 6 cyl. 8,4L T4f SCR-EGR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 2 gammes – 40 km/h
CVT – 2 gammes – 50 km/h
340
370
400
x
o
x
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 205 l/min – 4/8
x
Relevage 3-points
Arrière 9678 kg
Avant 4513 kg*
x
o
Prise de force
Arrière 540E/1000
Arrière 1000/1000E
o
x
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – hydraulique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
630
60
o
o
3,1
11
x
x
x
GUIDE TRACTEURS 2014 13
GUIDE TRACTEURS 2014
Les modèles incontournables selon les fabricants
John Deere 6R
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
DEERE 6 cyl. 6,8L T4i ECGR+DPF
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
Semi-powershift 16x16 – 40 km/h
Semi-powershift 20x20 – 40 km/h
Semi-powershift 20x20 – 50 km/h
Double embrayage 24x24 – 40 km/h
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 114 l/min – 2/4
PDC – 155 l/min – 2/4
Relevage 3-points
Arrière 4170 kg
Arrière 4852 kg
Arrière 5540 kg
Avant 3800/4500/5500 kg *
Prise de force
Arrière 540/1000
Arrière 540/540E/1000
Arrière 540/540E/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
Diesel (l) – optionel
Suspension
Essieu avant
Cabine – hydraulique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
JCB Fastrac 4000
Puissance
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
AgcoPower 6 cyl. 6,6L T4f SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 2 gammes – 60 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 145 l/min – 4/7
Relevage 3-points
Arrière 8000 kg*
Avant
Prise de force
Arrière 540/540E/1000/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Suspension
Essieu avant – hydropneumatique
Essieu arrière – hydropneumatique
Dimensions
Électronique
Gestionnaire moteur-transmission
14 GUIDE TRACTEURS 2014
6210R
175
210
249
x
o
x
o
o
o
o
x
x
o
x
o
o
o
360
405
o
o
2,8
7,8
o
o
o
4220
220
240
x
x
x
x
o
x
o
x
x
x
John Deere 7R
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
DEERE 6 cyl. 6,8L T4f ECGR+DPF+SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
Powershift 23x11 – 40 km/h
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 162 l/min – 3/4
PDC – 223 l/min – 3/6
Relevage 3-points
Arrière 6895 kg
Arrière 7484 kg
Avant 5200 kg *
Prise de force
Arrière 1000
Arrière 540/540E/1000
Arrière 540/1000/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant
Cabine – hydraulique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
JCB Fastrac 8000
Puissance
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
AgcoPower 6 cyl. 8,4L T4i SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 2 gammes – 70 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 135 l/min – 4/7
PDC – 185 l/min – 4/7
Relevage 3-points
Arrière 10 000 kg*
Avant 3500 kg*
Prise de force
Arrière 540/1000
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant – mécanique
Essieu arrière – hydropneumatique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
7250R
205
250
275
x
o
o
x
o
x
o
o
x
o
o
o
520
26
o
o
2,9
11,7
x
x
x
John Deere 8R
Puissance
Puissance PDF nominale
Puissance moteur nominale
Puissance moteur maximale
Moteur
DEERE 6 cyl. 9,0L T4f ECGR+DPF+SCR
Transmission (Type – Rapports – Vitesse max.)
CVT – 40 km/h
CVT – 50 km/h
Hydraulique (Type – Débit – Valves)
PDC – 225 l/min – 3/6
PDC – 321 l/min – 3/6
Relevage 3-points
Arrière 6400 kg
Arrière 8500 kg
Avant 5200 kg *
Prise de force
Arrière 1000
Arrière 1000/1000E
Avant 1000 rpm
Réservoirs
Diesel (l)
DEF (l)
Suspension
Essieu avant – indépendante
Cabine – hydraulique
Dimensions
Empattement (m)
Poids à vide (t)
Électronique
Terminal Isobus
Séquences bout de champ
Gestionnaire moteur-transmission
8370R
313
370
407
x
x
o
x
o
o
x
o
x
o
o
758
28
o
o
3
14,8
x
x
x
8310
306
x
x
x
o
x
o
x
o
550
70
x
x
2,8
7,7
o
x
x
EN AVRIL
2e PARTIE
DU GUIDE
TRACTEURS
UTILITAIRES ET
D’ÉLEVAGES
‘Impossible’ ne fait pas partie
de son vocabulaire
Voici le nouveau tracteur de série 7R – prêt à tout
Demandez à la nouvelle série 7R de faire n’importe quoi, et vous constaterez
que pratiquement rien ne lui est impossible. Au transport, le tracteur est agile
et nerveux. Au champ, il a la puissance (210 à 290 HP au moteur*) pour tirer un
gros instrument dans vos conditions diffciles. Effcacité ? Évidemment puisque
que la série 7R utilise les plus récents moteurs de Niveau 4 fnal et la nouvelle
mc
mc
transmission PowerShift e23 avec Effciency Manager qui assortit le rapport à
l’activité, améliorant ainsi l’effcacité et l’économie de fuide. Technologie ?
mc
mc
À volonté. Activez AutoTrac et JDLink ** et vous pouvez profter des avantages
mc
de la technologie de précision et de John Deere FarmSight. Nous pourrions nous
éterniser, mais pour apprécier à sa juste valeur la nouvelle série 7R, rien ne vaut un
essai. Voyez dès aujourd’hui votre concessionnaire John Deere essayer les tracteurs
John Deere de série 7R. Deere, c’est tout dire.
*Estimation de puissance du fabricant (ISO) selon 97/68/EC. **Certains accessoires et/ou composants additionnels peuvent être
requis. JDLink nécessite une connexion cellulaire de données pour transférer l’information de la machine au site Web JDLink.
Consultez votre concessionnaire local John Deere sur la disponibilité de la couverture.
JohnDeere.ca
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LES ÉQUIPEMENTS
LAZURE ET RIENDEAU INC.
SAINT-CLET
SAINTE-MARTINE
LES ÉQUIPEMENTS R.MARSAN INC.
LACHUTE
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LES ÉQUIPEMENTS
ADRIEN PHANEUF INC.
GRANBY
UPTON
MARIEVILLE
VICTORIAVILLE
LA DURANTAYE
LAIT
PAR ALAIN FOURNIER, AGRONOME, M.SC.
1
2
3
MISER SUR UN
FOIN DE QUALITÉ
Produire un foin de qualité supérieure
à l’ensilage, c’est possible ! Le
fourrage est récolté à l’autochargeuse,
puis ventilé et déshumidifié pour
produire un foin exceptionnel.
1. Un petit tracteur muni d’une fourche
facilite l’alimentation des vaches.
2. L’aire de déchargement des fourrages est
localisée à côté des cellules d’entreposage.
3. La griffe permet de placer le fourrage humide dans
les cellules d’entreposage. Elle sert aussi à aérer le
fourrage et au déplacement du foin pour l’alimentation.
F
ritz et Thomas Brauchi et Marianne Werren, propriétaires
de la Ferme Brawer, située à Victoriaville, ont investi dans
un séchoir muni d’un déshumidificateur dans le but de produire un foin d’excellente qualité pour alimenter leurs 80 vaches
Holstein. Les problèmes de santé du troupeau rencontrés avec
l’utilisation des ensilages les ont finalement orientés vers cette
technologie populaire chez nos cousins européens. La récolte
et le séchage des fourrages de l’été 2013 ont nécessité certains
ajustements. Les résultats d’analyse des fourrages démontrent
qu’ils ne se sont pas trompés en investissant dans ce système.
Le troupeau de la Ferme Brawer était alimenté comme celui
de bien d’autres entreprises des Bois-Franc soit, avec de l’ensilage de maïs et de luzerne complété par une certaine quantité de
foin et mélangé avec les concentrés dans un système de ration
totale. Il était courant de constater la présence de toxines
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 33
1
2
3
dans les ensilages, difficiles à contrôler même en ajoutant des
antitoxines. « Dans les vingt ans qu’on a fait du foin, je n’ai jamais
eu un foin sans poussière », indique Fritz Brauchi. Cette contamination à plusieurs niveaux affectait la santé du troupeau.
Une nouvelle orientation
Les silos commençaient à vieillir ainsi que le mélangeur. Ils
devaient donc investir dans leur système d’entreposage fourrager dans les prochaines années. C’est alors que Fritz a trouvé
sur Internet une méthode pour faire du foin sans moisissures.
Un Autrichien présentait son système de séchage des fourrages
permettant d’alimenter un troupeau de vaches laitières exclusivement au foin. Fritz et Marianne ont profité d’un voyage en
Suisse pour visiter l’entreprise en Autriche. Le directeur de la
compagnie leur a fait visiter sept fermes laitières utilisant cette
approche. Convaincu que cette orientation correspondait parfaitement à leurs objectifs, Fritz en parle à ses quatre garçons
à son retour de voyage. « Au début, on était un peu sceptique »,
mentionne Thomas. L’année suivante, Thomas accompagne son
père en Autriche où ils visitent plusieurs fermes laitières utilisant
ce système dont certaines avaient des âges de troupeau de six
à sept ans. Il n’en fallait pas plus pour convaincre Thomas que
AVIS AUX INTÉRESSÉS
Il y aura une journée INPACQ en salle et à la Ferme Brawer
pour présenter cette nouvelle technologie, le mercredi 5 mars
2014. Pour plus d’information sur la programmation de la journée INPACQ Séchage des fourrages, veuillez inscrire l’adresse
Internet suivante : mapaq.gouv.qc.ca/inpacq
34 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
c’était la voie à suivre pour leur entreprise. Au début, ils voulaient
acheter le système autrichien, mais plusieurs complications les
ont empêchés d’aller plus loin dans cette direction. Ainsi, les
moteurs du séchoir étaient conçus pour fonctionner avec la tension du courant électrique européen, bien différent du nôtre. De
plus, les équipements devaient être installés uniquement par le
personnel de la compagnie, augmentant considérablement les
coûts et aucun service après-vente n’était disponible.
La construction
Les Brauchi ont eu vent qu’une compagnie de Victoriaville,
Séchoir MEC inc., fabricant de séchoirs et déshumidificateurs
à bois, voulait adapter leur système pour le séchage des fourrages. Après discussion, le propriétaire de Séchoir MEC indique
à Thomas qu’ils avaient récupéré deux séchoirs d’une puissance
de 25 CV combinés à deux déshumidificateurs de 75 CV dans
une cour à bois qui avait fait faillite. La puissance de ce système
était équivalente au système autrichien. Les deux séchoirs ont
été reconditionnés et installés dans un petit local attenant aux
deux cellules (14 mètres x 18 mètres x 6,5 mètres de hauteur) de
séchage et de stockage. La construction du séchoir et l’installation de la griffe se sont finalisées à l’hiver 2013, prêt pour la saison
de récolte 2013.
Mode de fonctionnement
Le fourrage est coupé en après-midi pour maximiser la quantité
de sucre et fané une première fois pour accélérer le séchage. Il est
ensuite fané une deuxième fois tôt le matin suivant et raclé en
début d’après-midi pour ainsi amorcer la récolte avec l’autochargeuse. L’aire de déchargement, localisée à côté des cellules de
stockage, facilite le déplacement du fourrage humide dans l’une
des deux cellules d’entreposage à l’aide de la griffe installée sur
1. Deux séchoirs d’une
puissance de 25 CV
combinés à deux
déshumidificateurs de
75 CV permettent de
sécher en moins de
72 heures un fourrage
dosant entre 30 et
50 % d’humidité.
2. Une personne conduit
l’autochargeuse pour
la récolte du fourrage
et l’autre le place dans
une des cellules.
3. Deux portes de garage
localisées de chaque côté
du bâtiment facilitent
l’accès et la sortie du
séchoir. Le local attenant
au bâtiment loge les
deux ventilateurs et
déshumidificateurs.
4. Fritz Brauchi, de
la Ferme Brawer,
accompagné de trois de
ses quatre garçons. De
gauche à droite, Thomas,
Fritz, Samuel et Res.
4
un pont roulant. Les séchoirs et déshumidificateurs sont actionnés lorsque débute l’entreposage.
La récolte et l’entreposage sont effectués par deux personnes,
une personne conduit l’autochargeuse et l’autre place le fourrage dans une des cellules. Lors de la traite, une personne peut
effectuer les deux opérations. Une certaine quantité de fourrage sec est entreposée dans une aire de stockage et l’alimentation des vaches est réalisée à l’aide d’un tracteur muni d’une
fourche.
Conditions de succès
« Notre première coupe a été entrée trop humide. La température
ne nous a pas permis de rentrer le foin plus sec et nous l’avons
trop compacté dans l’autochargeuse. Avec la griffe on n’a pas
assez brassé le foin et cela a causé quelques galettes avec un peu
de poussières et de moisissures », avoue Thomas. Ils ont appris
à mieux contrôler ce problème au cours des trois autres coupes.
Avec ce système il est possible de récolter un fourrage contenant entre 30 et 50 % d’eau. « Mais si on fait vraiment attention,
on peut le rentrer plus humide. Il faut éviter de faire des galettes
de fourrages plus difficiles à étendre et à ventiler », mentionne
Thomas. « Il faut également réduire la quantité à sécher lorsque
c’est plus humide » précise son père. Cet été, ils entreposaient en
moyenne une vingtaine d’hectares (50 acres) de prairie par fournée. « C’est vraiment important quand on prend une fourchetée
de bien l’étendre, de ne pas seulement la déposer. Après deux
jours de séchage, on brasse le dessus du tas afin d’uniformiser
le séchage. L’important c’est qu’il soit sec après trois jours, sinon
les champignons peuvent commencer à pousser », recommande
Thomas.
Avantages du système
L’absence de toxines dans le foin, comparativement aux ensilages, est un des plus importants avantages pour les Brauchi. De
plus, Fritz indique : « J’aime beaucoup ce système parce qu’à longueur d’année on a toujours le même fourrage. Avec l’ensilage,
tout l’été ça voulait chauffer et l’hiver on descendait plus de givre
que d’ensilage lorsqu’il était gelé. » Samuel est également bien
content de ne plus avoir à changer de portes dans le silo quand
la température est à moins vingt sous zéro. « Ça simplifie le travail en hiver », mentionne Fritz. « C’est léger. C’est du matériel
sec et tu ne pousses pas la moitié d’eau. Les refus, pendant l’été
quand il faisait chaud ça se mettait à chauffer et ça collait dans
la mangeoire », confirme Thomas. Les analyses de fourrages des
trois premières fournées de la première coupe démontrent que
le fourrage est exceptionnel (voir le Tableau).
Analyses moyennes des trois premières fournées de la première coupe en 2013
DATE DE RÉCOLTE
PROTÉINE BRUTE (%)
FIBRE ADF (%)
FIBRE NDF (%)
ENL (MCAL/KG)
1 fournée
28 mai
15,9
25,9
44,2
1,58
2 fournée
31 mai
17,8
27,8
44,8
1,53
3 fournée
5 juin
16,9
26,9
45,4
1,55
PHOTOS : ALAIN FOURNIER
re
e
e
Note : ces données ont été obtenues grâce à l’appui financier du programme « Cultivons l’avenir ».
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
FÉVRIER 2014
35
En vrac ou en boîte :
Des équipements polyvalents
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de dommages
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LAIT
PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME
DU FOURRAGE
RICHE EN SÉLÉNIUM
Plutôt que de simplement ajouter le sélénium directement dans la ration, pourquoi
ne pas aussi produire des fourrages enrichis en ce micro-élément essentiel ?
L
es sols de l’Est canadien, comme ceux des pays scandinaves,
sont pauvres en sélénium. Se contenter d’ajouter cet ingrédient dans la ration peut être limitatif. Au Canada, la loi sur
les aliments du bétail permet d’ajouter du sélénium jusqu’à un
maximum de 0,3 mg/kg (ppm) d’aliment ­complet. Or, les besoins
des vaches laitières se situent entre 0,1 et 0,6 ppm.
Chez la vache, le sélénium a un effet antioxydant. Il est
notamment utile autour du vêlage lorsque le système immunitaire est affaibli. « Le sélénium peut réduire les cas de mammite
et les rétentions placentaires », explique Édith Charbonneau,
chercheuse spécialisée en alimentation des vaches laitières au
Département des sciences animales de l’Université Laval. Il
existe deux formes de suppléments : le sélénium organique et le
sélénium inorganique. Le sélénium inorganique est souvent privilégié par les producteurs parce qu’il est moins cher. Cependant,
le sélénium organique procure une plus grande concentration de
sélénium dans le sang, ce qui explique pourquoi dans la phase
critique, autour du vêlage, cette forme est souvent privilégiée.
Édith Charbonneau a supervisé une stagiaire postdoctorale, Rabiha Seboussi, dans le cadre d’un projet visant à vérifier
l’impact de l’utilisation d’un fourrage enrichi en sélénium sur le
statut en sélénium et les performances des vaches laitières. La
capacité d’augmenter la concentration en sélénium du fourrage
par la fertilisation était connue, mais pas son impact sur l’assimilation de ce sélénium par la vache et sur la production laitière.
Cette recherche a été financée par le Conseil de recherche en
science naturelle et en génie (CRSNG) et les Producteurs laitiers
du Canada.
Le Bulletin des agriculteurs a rencontré les principaux chercheurs ayant pris part au projet : Édith Charbonneau, ainsi
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 37
La voie
est libre
Teneur en sélénium (Se) du
fourrage selon la fertilisation
en sélénium (Se)
Se APPLIQUÉ
AU PRINTEMPS
Se DU FOURRAGE
MG/KG MS
g/ha
Coupe 1
Coupe 2
0
0,0253
0,0415
5
0,1515
0,0941
10
0,3024
0,1551
15
0,4038
0,1863
20
0,6632
0,2591
25
0,7218
0,2540
Source : Gaëtan Tremblay, Agriculture et Agroalimentaire
Canada
que Gaëtan Tremblay, chercheur en valeur
nutritive des aliments pour ruminants, et
Gilles Bélanger, chercheur en écophysiologie et agronomie, tous deux du Centre
de recherche et de développement sur les
sols et les grandes cultures d’Agriculture
et Agroalimentaire Canada.
Équipements Agricoles CPR
Bas-St-Laurent, Gaspésie
418-722-6608
Équipements Laitiers Gagnon
Saguenay, Lac St-Jean
418-251-5051
Centre d’Expertise
Beaudry Morin
Centre-du-Québec,
Lanaudière,
Mauricie, Québec
1-855-232-0220
Évolution Laitière
Estrie, Méga
819-347-6343
Agri-Robotique Inc
St-Jean, Valleyfield
450-347-5554
Agro-Réfrigération inc
Centre-du-Québec,
Lotbinière, L’Amiante
819-752-9288
Dubreuil Équipements Inc.
Beauce, Québec
Bellechasse
418-935-3735
Jolco Équipements
St-Hyacinthe, Mirabel
1-800-361-1003
L’ACCESSIBILITÉ, ÇA PAYE!
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est déterminante pour en optimiser
réellement la capacité. Le robot de
traite Lely Astronaut A4 équipé du
système Isystème I-flow permet aux
vaches une entrée et une sortie du
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Québec
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FÉVRIER 2014
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
innovateurs en agriculture
PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT
Essais aux champs
Des essais avaient déjà été réalisés sur
l’application de fertilisant de sélénium,
mais pas au Québec. Une validation sous
les conditions locales était donc nécessaire. « Il fallait aussi savoir quelle dose utiliser », explique Gilles Bélanger. Les essais
de six doses appliquées au printemps sur
trois sites expérimentaux (Deschambault,
Lévis et Normandin) ont permis de
démontrer que plus la dose de fertilisant
était élevée, plus la quantité de sélénium
dans le fourrage de fléole des prés était
élevée. Fait intéressant, la concentration
en sélénium du fourrage sans ajout de fertilisant était près de zéro, ce qui confirme
le manque de sélénium dans les fourrages
produits au Québec. Le graphique ci-joint
illustre bien les réponses des fourrages à la
fertilisation en sélénium.
Le fertilisant choisi était le Selcote Ultra,
originaire de Nouvelle-Zélande. Une
quantité de 1 kg procure 10 grammes de
sélénium. Les chercheurs ont appliqué
jusqu’à 25 grammes de sélénium par hectare avant la première coupe. « À la deuxième coupe et même l’année suivante,
nous avons remarqué un effet résiduel »,
raconte Gaëtan Tremblay. Ce fut une
surprise pour les chercheurs. Ceci s’explique par deux types de
sélénium présents dans ce fertilisant : un à dégagement rapide et
un autre à dégagement lent. En Nouvelle-Zélande et en Finlande,
les producteurs ont pris l’habitude de fertiliser les prairies en
sélénium chaque année. La dose de 10 g/ha tient compte de cet
effet résiduel. « Nos résultats ont démontré que la fertilisation
devrait effectivement être entre 10 et 15 g/ha », précise Gilles
Bélanger. Il importe de ne pas surfertiliser pour ne pas dépasser
les besoins des vaches.
Chez la vache
Dans la phase animale, 33 vaches Holstein primipares ont été
regroupées en quatre traitements alimentaires : ensilage faible
en sélénium et sans supplément de sélénium ; ensilage faible
en sélénium et supplément de sélénium inorganique ; ensilage
faible en sélénium et avec un supplément de sélénium organique (levure) ; et finalement, avec ensilage riche en sélénium
et sans supplément de sélénium. Toutes les rations enrichies en
sélénium ont été équilibrées pour fournir 0,6 ppm de sélénium.
Dans les faits, les rations dosaient 0,8 ppm chacune.
« On s’attendait à ce que les traitements organiques (supplément de sélénium organique et fourrages enrichis) donnent
des résultats semblables, raconte Édith Charbonneau. Mais le
sélénium des fourrages a été mieux absorbé. » Gaëtan Tremblay
renchérit : « Ça, c’est nouveau et c’est surprenant ! » Il s’agit d’une
heureuse découverte, d’autant plus que l’enrichissement en sélénium par les fourrages offre un sélénium mieux réparti dans la
ration.
En jargon scientifique, l’augmentation de sélénium était significativement plus importante lorsque la vache recevait le fourrage enrichi en sélénium plutôt qu’un supplément sous forme
de levure. Le pourcentage de sélénium absorbé était en effet plus
élevé chez les vaches recevant le fourrage enrichi que chez celles
recevant le supplément de sélénium sous forme de levure.
Les chercheurs ont aussi voulu vérifier l’effet sur les cellules
somatiques dans le lait. Malgré le nombre limité de vaches et la
durée restreinte de l’expérience, tous les apports en sélénium ont
diminué la présence de ces cellules comparativement à une alimentation pauvre en sélénium. « Nous étions contents, raconte
Édith Charbonneau. Ça confirme la littérature. » Les chercheurs
n’ont pas pu mesurer l’effet sur la mammite. « Il aurait fallu un
essai à plus long terme pour vérifier l’effet en fertilisation en sélénium sur le statut antioxydant de l’animal et sur l’incidence de
mammite », explique Gaëtan Tremblay.
Gaëtan Tremblay, Édith Charbonneau et Gilles Bélanger ont piloté les
aspects fertilisation et animal de l’expérience.
Recommandations
Alors, que recommandent les chercheurs aux producteurs laitiers
qui voudraient s’assurer d’une meilleure présence de sélénium ?
Les fourrages fertilisés au sélénium représentent un excellent
moyen d’accroître la quantité de sélénium fourni aux vaches. Par
contre, il faut y aller avec prudence, insistent les chercheurs. « Il
n’y a pas lieu de surfertiliser », explique Gaëtan Tremblay. Premièrement, le sélénium est un élément qu’on fournit en petites
doses, jusqu’à un maximum de 0,6 ppm dans la ration totale. Et
puis, au champ, il y a un effet résiduel de la fertilisation d’une
année à l’autre. Troisième élément : si l’on achète des grains de
régions bien pourvues en sélénium, on aura une alimentation
pas si pauvre que ça. « C’est mieux de se garder une petite marge
de manœuvre, explique Édith Charbonneau. C’est plus facile
d’ajouter du sélénium à la ration que de la diluer. »
Lait enrichi en sélénium
Le sélénium est non seulement bon pour les vaches, mais il l’est
aussi pour l’être humain. « Le cancer de la prostate est moins
important dans les régions où les aliments sont plus riches en
sélénium », explique Édith Charbonneau. L’Europe a compris
cela. Des produits laitiers enrichis en sélénium voient le jour. La
ferme expérimentale de Grignon en France lançait en septembre
dernier un yogourt enrichi en sélénium. Les vaches le produisant reçoivent un supplément de sélénium organique. Ainsi, les
vaches sont en meilleure santé et les consommateurs aussi. Concentration en sélénium (Se) dans le lait et Concentration en sélénium (Se) dans le sérum
TÉMOIN
INORGANIQUE
LEVURES
FOURRAGES
Se lait μg /L
17,4
28,4
54,1
60,0
Se sérum μg /L
53,8
80,2
89,0
103,1
ORGANIQUES
Se AJOUTÉ
Source : Édith Charbonneau, Université Laval
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 39
PORC
En matière de réduction des
odeurs émises par les entreprises
porcines dans leur entourage,
l’avenir pourrait être le traitement
de l’air sortant des porcheries.
A
fin d’améliorer les relations avec le voisinage en lien avec
la problématique d’odeurs provenant des porcheries,
les chercheurs de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) ont testé une solution
novatrice : filtrer l’air sortant de ces bâtiments. La mise en marché d’une unité commerciale n’est pas pour demain, mais les
résultats obtenus jusqu’à maintenant démontrent que cette
solution a un bel avenir.
« Plusieurs méthodes sont utilisées pour diminuer les odeurs
comme les toitures pour fosses ou l’incorporation du lisier après
l’épandage, explique le chercheur Matthieu Girard. Ça, c’est du
connu. Mais au bâtiment, il y avait encore place à l’amélioration. » C’est pourquoi l’IRDA travaille depuis plus de cinq ans
à mettre au point des unités de traitement d’air par biofiltre
percolateur. Trois projets de recherche et deux chercheurs plus
tard, l’IRDA n’attend que les partenaires financiers et commerciaux pour développer une unité qui pourra être commercialisée sur des fermes standard. Jusqu’à ce jour, le financement
de la recherche provient des Éleveurs de porcs du Québec, du
ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du
Québec et de la Grappe porcine canadienne de recherche et de
développement sur le porc.
Fonctionnement
À la sortie d’air de la porcherie, une unité de filtration est installée. Cette unité que l’on voit sur les images ci-contre renferme ce
40 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Les chercheurs de l’IRDA ont utilisé des conteneurs maritimes
comme enveloppes pour créer les unités de filtration
précommerciales installées au Prairie Swine Centre.
qu’on appelle un biofiltre percolateur. Tout l’air de la porcherie y
est dirigé. Le terme biofiltre signifie qu’on filtre avec de la matière
vivante. Dans ce cas-ci, ce sont des bactéries qui dégradent l’ammoniac et les odeurs. Le mot percolateur fait référence à l’eau qui
est utilisée. L’eau contenant les bactéries circule en continu sur
un filtre qui ressemble à un grillage de plastique. L’ammoniac
et les autres composés odorants sont captés par l’eau. Puis, les
bactéries présentes dans l’eau les mangent. En grande partie, l’air
en ressort purifié d’odeurs et de gaz nocif. L’ammoniac est un gaz
très nocif évacué par les porcheries.
Est-ce réaliste d’installer une telle unité sur une porcherie
commerciale ? L’air ne sera-t-il pas trop restreint à la sortie ?
« C’est une excellente question, répond Matthieu Girard. Nous
avons calculé la perte de charge et il y en avait très peu. En fait,
c’était très facile d’y faire passer l’air. » Ce genre de paramètre sera
évalué lors du développement de l’unité commerciale. La ventilation et le débit d’eau, ainsi que l’analyse économique, seront
au centre des démarches de développement de l’unité commerciale. « Nous sommes un centre de recherche, insiste Matthieu
Girard. Notre but n’est pas de faire de l’argent. Nous travaillons
à développer des solutions qui pourront servir l’ensemble des
producteurs. » Il faut donc un appui extérieur pour continuer à
développer l’unité. « Les risques sont faibles pour l’investisseur,
dit-il. Nous comprenons bien comment ça fonctionne. Nous
sommes optimistes. »
Efficacité
Jusqu’à ce jour, l’IRDA a fait trois projets de recherche sur les
unités de biofiltres percolateurs. Le premier projet mené par le
chercheur Stéphane Lemay, aujourd’hui directeur scientifique de
l’IRDA, a démontré que le système fonctionne. À l’époque, plusieurs techniques de réduction des odeurs avaient été évaluées.
Celle des biofiltres percolateurs a été retenue.
Un deuxième projet a été effectué sur deux ans et demi dans
les mini-porcheries de l’IRDA. Ces mini-porcheries sont de petits
locaux pouvant contenir quatre à cinq porcs dans lesquels on
peut mesurer les quantités de gaz produit par les porcs. Le projet
était long puisque le chercheur voulait vérifier plusieurs conditions d’opération de l’unité : le milieu filtrant (2 grillages différents ont été testés), la quantité de filtres (le nombre de grillages a
varié) et le débit de la solution. Et bien sûr, en recherche, chaque
test doit être refait plusieurs fois pour valider les résultats.
PHOTOS ET IMAGES : IRDA
RÉDUIRE
L’ODEUR
AU
BÂTIMENT
PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME
système
aspersion
média
grillage
support média
plateforme
Différentes conditions d’opérations ont été créées dans le laboratoire de
l’IRDA contenant les mini-porcheries qu’on perçoit au fond à gauche.
« Ça nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement
de l’unité », raconte Matthieu Girard. Une unité de filtration à
l’échelle précommerciale a été développée à partir des meilleurs résultats obtenus en mini-porcheries. Un troisième projet
de recherche a été mené avec cette unité précommerciale. Le
tout s’est déroulé au Prairie Swine Centre, en Saskatchewan. Cet
important centre de recherche en production porcine possède
des porcheries de recherche de 60 porcs chacune. Trois unités
identiques ont été construites et installées. Tout l’air des porcheries était filtré par les trois unités.
Ce schéma représente l’intérieur de l’unité de traitement d’air.
Résultats
Les résultats démontrent que la grande majorité de l’ammoniac
et des autres composés d’odeurs est éliminée. Dans le projet de
recherche dans les mini-porcheries, les biofiltres percolateurs
ont réduit le taux d’ammoniac de 68 %, alors que les odeurs ont
été réduites de 82 %. Au Prairie Swine Centre, les résultats sont
comparables, avec une réduction d’ammoniac de 77 % et d’odeur
de 75 %. Selon Matthieu Girard, une unité commerciale pourrait
être conçue dans deux ou trois ans, pour une mise en marché
dans cinq à dix ans.
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LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
2014
1/13/14FÉVRIER
12:30 PM
41
ÉLEVAGES
PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME
L’usine d’Éco-Luzerne
au Lac-Saint-Jean
dessert tout le
marché de luzerne
déshydratée de l’est
du Canada.
AU PAYS DE
LA LUZERNE
DÉSHYDRATÉE
On connaît le Lac-Saint-Jean comme
le Pays des bleuets, mais pourquoi
ne pas lui reconnaître aussi le titre
de Pays de la luzerne déshydratée ?
«
Normalement, nous avons un bon couvert de neige, raconte
Denis Riverin, directeur général d’Éco-Luzerne. C’est la raison pour laquelle l’usine a été construite ici. » L’usine de déshydratation de luzerne d’Hébertville-Station, près d’Alma, est
la seule à l’est du Niagara. « On dessert tout l’est du Canada »,
renchérit le gestionnaire. Le Nouveau-Brunswick et la NouvelleÉcosse sont particulièrement friands de ce que l’entreprise
appelle des comprimés, des petits cubes de luzerne déshydratée.
Offerte sous trois formes, farine, comprimés et gros cubes, la
luzerne déshydratée est tantôt mélangée dans les recettes des
meuniers pour fabriquer de la moulée, tantôt servie directement
aux animaux sous forme de cubes ou comprimés. Elle est utilisée pour sa grande teneur en protéines, entre 15 % et 18 %, mais
surtout pour la qualité de sa fibre.
Nouveau départ
En 2011, un groupe de sept actionnaires, soit les propriétaires de
quatre entreprises agricoles de la région et un investisseur indépendant, ont racheté l’usine que Belcan n’opérait plus depuis la
faillite de l’entreprise l’année précédente. L’usine n’avait que dix
ans et les producteurs avaient perdu un débouché intéressant
pour leur luzerne. Comme ancien directeur général de la Coop
42 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Grains d’Or, Denis Riverin la connaissait bien. Cette coopérative était à l’époque partenaire de Belcan dans le projet d’usine
de déshydratation de luzerne. C’est comme actionnaire que
Denis Riverin a pris la barre de l’usine. Objectif : rentabiliser les
installations.
Le point faible de Belcan était la dette d’immobilisation de
6 millions $. En raison de la faillite, les nouveaux actionnaires ont
pu démarrer avec une dette beaucoup moins importante. Avec
une gestion plus serrée, Éco-Luzerne tire bien son épingle du
jeu et réussit même à dégager un surplus malgré des investissements dans la modernisation des installations. Le fonctionnement a été revu. Un programme d’entretien préventif a vu le
jour. « L’usine était en bon état, mais elle manquait d’entretien »,
se rappelle Denis Riverin. La prochaine étape de la modernisation est l’automatisation des lectures d’humidité à l’entrée et à
la sortie de la luzerne.
Récolte
De nouveaux contrats avec les producteurs ont été émis. Ceuxci ont une durée de trois ans plus une année optionnelle, selon
l’état de la luzernière. Avis aux gens qui aimeraient approvisionner l’usine d’Éco-Luzerne, la récolte se limite à un rayon d’une
trentaine de kilomètres autour de l’usine. Au total, 1000 hectares
(2500 acres) sont nécessaires pour fournir la clientèle d’ÉcoLuzerne. Le rendement estimé est de 7,4 TM/ha (3 TM/acre)
sur deux coupes. Les actionnaires fournissent environ 45 % de
la luzerne alors que d’autres producteurs ont des ententes avec
l’usine.
Habituellement, le couvert de neige est suffisant pour les trois
ou quatre années de récolte, mais l’hiver 2013 a été particulièrement rude. La pluie et des températures dans les moins 30° C sur
plusieurs jours ont causé des pertes importantes. La moitié des
luzernières ont dû être ressemées le printemps dernier. Grâce
à un surplus de l’année précédente et une coupe de fin de saison des nouvelles luzernières, Denis Riverin estime que l’usine
pourra fournir sa clientèle jusqu’au printemps. Malgré tout, la
récolte 2014 sera la bienvenue. L’année 2012 avait été une bonne
année avec 8000 TM de luzerne déshydratée. En 2013, la récolte
n’a été que de 4000 TM. Les besoins sont de 6000 TM par an.
L’équipement de récolte appartient à Éco-Luzerne. Une
équipe se déplace chez le producteur et procède à la récolte.
Cette façon d’opérer permet de se procurer des équipements
spécialisés comme une faucheuse de 4,6 mètres (15 pieds) et un
retourneur d’andain qui permet de regrouper trois andains, soit
13,7 mètres (45 pieds). L’équipement et l’organisation du travail
permettent de récolter 80 hectares (200 acres) par jour.
L’herbe fauchée est séchée au champ le plus possible avant de
récolter et de l’apporter à l’usine où elle est déchargée sur une
plate-forme de béton. L’ensilage est mis dans l’alimenteur. Une
sonde vérifie constamment l’humidité. Deux opérateurs sont
nécessaires pour faire fonctionner l’usine : l’un au contrôle et
l’autre sur le chargeur. La biomasse – du bran de scie – alimente
l’usine en énergie pour sécher le fourrage. Le taux d’humidité du
fourrage passe d’environ 50 à 60 % d’humidité avant le séchage à
10 % et moins d’humidité après le séchage. La luzerne est ensuite
entreposée en trois silos de 2000 TM chacun ou dans l’entrepôt
pour les gros cubes et une partie des comprimés. Selon un
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Actionnaire et directeur général de l’usine d’Éco-Luzerne, Denis Riverin a
remis l’entreprise sur le chemin de la rentabilité. L’un des avantages de l’usine
est sa grande automatisation, comme le démontre l’écran sur cette photo.
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Saint-Roch-de-l’Achigan
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important utilisateur québécois, la luzerne 2013 serait d’une
belle qualité.
Selon le rendement au champ, cette culture peut apporter un
bon revenu au producteur. Les principales dépenses sont le semi,
la chaux et l’engrais. Pour un rendement moyen de 7,4 TM sec à
l’hectare (3 TM sec à l’acre), le revenu net pourrait être d’environ
495 $/ha (200 $/acre).
1
2
3
1. Éco-Luzerne possède tout l’équipement et procède à
la récolte des 1000 hectares de luzerne. Le producteur
n’a qu’à semer et entretenir sa luzernière.
2. Chaque année, l’usine d’Hébertville-Station
produit 6000 TM de luzerne déshydratée.
3. Toutes les terres sont dans un rayon de 30 km de l’usine.
Le fourrage est placé dans des boîtes qui seront transvidées
dans un camion pour le transport vers l’usine.
44 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Le prix est plus élevé que bien d’autres ingrédients entrant dans
les recettes de moulée, soit autour de 300 $ la tonne métrique à
l’usine. Toutefois, la luzerne déshydratée a un grand avantage : sa
grande densité, comparable à l’orge, ce qui diminue les coûts de
transport comparativement au foin sec. Un chargement de foin
est de 8 TM, alors qu’il est de 35 TM pour la luzerne déshydratée.
Dans les Maritimes, la luzerne est principalement achetée
sous forme de comprimés alors que les meuniers du Québec la
font livrer moulue. La Meunerie Gérard Soucy, de Sainte-Croix,
dans Lotbinière, est l’un des plus importants clients de l’usine.
« Nous l’utilisons surtout dans la moulée à lapins », dit Serge
Soucy, copropriétaire avec son frère Jean de la Meunerie
Gérard Soucy.
Conseiller en nutrition des ruminants chez ADM Alliance
Nutrition, l’agronome André Bourdages explique que la luzerne
déshydratée est intéressante pour la fibre qu’elle contient, en
particulier pour les lapins et les chevaux. « Chez le lapin, la
lignine permet de contrôler la vitesse de passage de la moulée
dans le système digestif », dit-il. Puisque la moulée circule plus
lentement, cette fibre – la lignine – permet à l’animal de mieux
absorber les nutriments contenus dans la moulée.
Le deuxième plus grand marché pour la luzerne déshydratée
est la moulée pour chevaux. L’usine d’Éco-Luzerne fabrique aussi
de gros cubes qui sont servis directement aux chevaux. Dans ces
cubes, la fibre de la luzerne est intacte. Pour Éco-Luzerne, ce
marché de gros cubes est cependant secondaire. « Pour le cheval, la luzerne déshydratée est un ingrédient appétant », explique
André Bourdages. Elle sent l’herbe. La lignine se transforme
en énergie pour l’animal. La luzerne est une des deux sources
d’énergie pour le cheval. L’autre est le gras. Chez le cheval, le
maïs-grain est moins utilisé comme source d’énergie parce qu’il
provoque des problèmes d’acidose et de colique.
La moulée pour veaux peut contenir de la luzerne déshydratée,
mais son prix limite son utilisation. « Moi, je n’en mets pas dans
mes recettes », affirme André Bourdages. L’écaille de soya et la
pulpe de betterave sont souvent privilégiées. Pour la vache, la
luzerne déshydratée est rarement incorporée dans les recettes
puisque les fourrages produits par le producteur est ce qu’il y a
de plus économique. « En Amérique du Nord, on n’en met pas,
mais je sais qu’en Europe, certains en incorporent », explique
André Bourdages.
Il est réconfortant en visitant les régions de constater que
certaines productions sont avantagées comparativement aux
régions centres et que les gens du coin réussissent à la mettre
en valeur. PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT ET ÉCO-LUZERNE
Qualités nutritives
BŒUF
PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME
UN BŒUF
ENGRAISSÉ AUX
FOURRAGES
Chez Production FAT au Bas-Saint-Laurent, tout est mis en œuvre
pour vendre directement par les propriétaires une viande d’un jeune
bovin n’ayant consommé que du lait maternel et des fourrages.
Retrouvez cette viande sous l’appellation Broutard des Appalaches.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 45
«
J’ai toujours eu l’idée que si j’allais en production, je
­commercialiserais mon produit. » Alain Turcotte a délaissé
un emploi permanent au ministère de l’Agriculture en
2008 pour se lancer à temps plein en production bovine. Pour
lui, il était essentiel d’avoir une entreprise qui le ferait vivre. Il
a convaincu sa conjointe Nancy Bergeron de la viabilité de son
projet de la terre à la table. « Nous voulions décider du prix de nos
veaux », se souvient Alain Turcotte.
Production FAT, d’Esprit-Saint, tire son nom de Francis et
Alain Turcotte, deux frères. L’entreprise a été fondée par leurs
parents, Roger et Gertrude, dans les années 1980. L’exploitation
est partie de rien jusqu’à regrouper un troupeau d’une soixantaine de vaches. En 2008, Alain et Nancy sont devenus uniques
propriétaires.
Déménagement
Avant de déménager sur l’entreprise, Alain et Nancy font passer
le troupeau à 100 vaches et autant de veaux. Quelques aménagements sont réalisés : construction d’une vacherie, aménagement des pâturages, creusage d’un puits et construction d’une
maison. « Nous avons préparé notre transfert pour être capables
d’en vivre parce que nous laissions nos deux emplois », explique
Alain Turcotte.
Dès la première année, ils commencent à commercialiser
leur viande sous le nom de Broutard des Appalaches. Durant
cette même année, ils construisent leur propre salle de découpe.
« Nous avons construit pour pouvoir avoir un permis C-1 »,
explique Alain Turcotte. Un permis C-1 est plus exigeant en
matière de construction, mais il offre plus de possibilités pour
la mise en marché de la viande. Pour l’instant, ils n’en ont pas
besoin puisqu’ils vendent la viande de leurs propres animaux
directement aux consommateurs ou aux restaurateurs.
Mise en marché
Alain et Nancy ont trouvé un moyen très 21e siècle pour vendre
leur viande : l’Internet. Leur clientèle principale (les familles)
46 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
2
consulte le site Web (lebroutarddesappalaches.com) de l’entreprise pour faire leur choix en fonction de leurs besoins. Les clients
achètent la viande en demi-carcasse, en paniers de 20, 30 ou
50 livres (9, 14 ou 23 kg), ou encore à la pièce. Toute la viande est
préparée en pièces scellées sous vide et congelées. Nancy Bergeron s’occupe de la commercialisation, de la logistique du centre
de découpe et des livraisons. Elle informe le client du lieu et du
moment de la collecte. Les demi-carcasses sont livrées directement à la maison du client. C’est Alain Turcotte et Nancy Bergeron qui assurent la livraison. D’autres clients peuvent acheter
directement à la ferme. Ce sont des résidents du coin, des clients
réguliers ou encore des vacanciers.
Le Broutard des Appalaches possède une remorque réfrigérée. Le point de rendez-vous peut être un stationnement de
centre d’achat. Quatre fois par année, en mars, juin, septembre et
décembre, Alain Turcotte et Nancy Bergeron livrent à Rimouski,
Amqui, Mont-Joli, Rivière-du-Loup et Québec. Deux fois par
année, ils se déplacent même au Quartier Dix30 sur la Rive-Sud
de Montréal et au Carrefour Angrignon sur l’île de Montréal.
La publicité est locale, de bouche à oreille et par Les Saveurs
du Bas-Saint-Laurent (saveurbsl.com). Nancy Bergeron est d’ailleurs vice-présidente de cet organisme ayant pour mission de
faire la promotion des produits agroalimentaires de la région. Ils
utilisent également les médias sociaux tels que Facebook pour la
promotion de leurs produits et pour aviser les clients de la prise
de commande et des dates de livraison. Chaque été, les propriétaires fréquentent aussi un marché public. Leurs deux enfants,
Aurélie, 16 ans, et Alexis, 14 ans, collaborent aux travaux de la
ferme et de la boucherie.
Élevage
« Le Broutard des Appalaches est un bœuf nourri à 100 % d’herbe
et de fourrages, explique Alain Turcotte qui s’occupe davantage
de l’élevage. Il n’y a pas de grain, pas d’hormone de croissance et
pas d’antibiotiques dans l’alimentation. » Les animaux ne sont
pas biologiques. En cas de maladie, les animaux peuvent être
3
PHOTOS : LE BROUTARD DES APPALACHES ET YVON THÉRIEN
1
3
4 groupes d’animaux
Le troupeau est divisé en quatre groupes. La raison est bien
simple : quatre périodes de livraison, donc quatre périodes de
vêlage et quatre groupes de vaches. À l’hiver, les animaux sont
logés dans deux enclos à l’extérieur selon le guide Bonnes pratiques agroenvironnementales pour votre entreprise agricole. Le
groupe des vaches vêlant l’hiver loge dans l’étable froide. Un
dernier groupe loge dans le bâtiment de transition non chauffé.
Alain et Nancy ont choisi de se concentrer sur l’élevage dans
le but de produire de la viande. C’est pourquoi ils achètent
maintenant des génisses F1 d’une entreprise de la région, la
ferme La Mariakèche de Saint-Paul-de-la-Croix. Le Bulletin des
agriculteurs vous présentait ce projet de mise en marché de
femelles F1 dans l’article faisant la page couverture de décembre
dernier. Alain Turcotte lui dit exactement ce qu’il veut et passe
ses commandes en fonction de ses groupes de vaches. Les
groupes de vêlage les moins nombreux sont favorisés.
Alain et Nancy poussent le service client jusqu’à indiquer sur
chaque paquet de viande le numéro de l’animal dont il provient.
C’est de la traçabilité de la ferme à l’assiette. Afin de s’assurer de
la tendreté et de la saveur de la viande, les propriétaires prennent
un échantillon de chacune des bêtes et y goûtent. Avec ces entrepreneurs, on peut dire que le client est servi aux petits oignons. 2. À quatre périodes
durant l’année, Alain
Turcotte, ou sa femme
Nancy Bergeron, part sur
la route pour livrer son
bœuf.
3. Une salle de découpe
a été construite sur
l’entreprise.
soyaexcel.com
traités aux antibiotiques et les aliments qu’ils mangent ne sont
pas certifiés biologiques. L’été, les animaux vivent directement
dans le garde-manger : les pâturages. L’hiver, ils consomment
des fourrages entreposés. Les animaux ont de 8 à 12 mois d’âge
au moment de l’abattage. « Ce qu’on offre c’est une viande plus
maigre », explique Alain Turcotte.
Les pâturages sont favorisés le plus possible. Une gestion
intensive leur permet justement d’en tirer le maximum. Chaque
printemps, Alain Turcotte ressème dans les prairies et les pâturages afin de préserver un bon mélange de graminées et de légumineuses. « Ça permet d’étirer la rotation », dit-il. Il utilise aussi
la technique de semi direct dans les prairies.
1. Les pièces de viande
sont notamment
commercialisées au
panier, et sont livrées au
consommateur à un point
de collecte.
Leader en production de
tourteau et d’huile de soya
1 877 365-7292
INFO ÉLEVAGES
PAR MARIE-JOSÉE PARENT, AGRONOME, ET ALAIN FOURNIER, AGRONOME, M.SC.
Comprendre le
mordillage de queue
Alors que le bien-être animal a la cote
en Europe, des chercheurs de huit pays
viennent d’entamer une vaste recherche
sur les alternatives au mordillage de
queue. L’objectif de cette collaboration
est d’apporter de nouvelles connaissan­
ces qui aideront à ne plus avoir besoin
d’amputer la queue des porcelets. Cette
pratique est largement pratiquée en
Europe.
Le mordillage de queue est un
compor­te­ment anormal qui peut être
causé par le stress, la maladie, la piètre
qualité de l’air et la compétition pour
la nourriture ou l’eau. Le manque de
matériel à mâcher et de racines peut
l’occasionner. Les porcs aiment naturellement explorer leur environnement et
mâchouiller. S’il n’y a pas assez de matériel à mâchouiller, les porcs peuvent se
retourner vers les autres porcs.
Selon les directives de l’Union européenne en matière de bien-être animal,
la coupe des queues n’est permise que
si tous les autres moyens ont été utilisés sans succès. En Suède, Norvège et
Finlande, l’amputation des queues est
complètement bannie.
L’or vert : les
fourrages
Combien vaut une bonne gestion de la ressource
fourragère des fermes laitières ? Dans une conférence
présentée au Colloque sur les plantes fourragères,
le professeur Doris Pellerin de l’Université Laval a
avancé le chiffre de 10,40 $ l’hectolitre. C’est le montant d’argent supplémentaire qu’obtiennent les fermes
laitières qui ont à la fois de bas coûts de production des
fourrages et qui valorisent ces fourrages économiques
par un lait fourrager élevé. Pour une ferme de 73 vaches,
ça représente un gain de 55 000$ par année.
Et que vaut un fourrage de qualité comparativement
à un autre de mauvaise qualité ? « Un fourrage récolté
au stade recommandé peut valoir jusqu’à 50 $ de
plus la tonne de matière sèche qu’un fourrage récolté
mature ; c’est 20% de plus », constate Doris Pellerin.
Source : Agrireseau.qc.ca
48 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Le projet FareWellDock durera trois
ans et regroupe des chercheurs de
Grande-Bretagne, France, Pays-Bas,
Danemark, Suède, Norvège, Finlande et
États-Unis. Le chercheur coordonnateur
du projet est Anna Valros de l’Université
d’Helsinki en Finlande. Le groupe de
chercheurs sera divisé en trois groupes
qui évalueront chacun un aspect différent
de la problématique. Le premier groupe
développera des mesures pour prévenir
le mordillage de queue. Les chercheurs
de ce groupe devront par conséquent se
concentrer sur les causes du mordillage.
Le deuxième groupe évaluera la quantité
de paille ou d’autres matériels à mâcher
utilisés pour satisfaire les porcs dans leur
besoin d’exploration. Les chercheurs de
ce groupe évalueront aussi l’utilisation de
la paille avec différents systèmes de gestion des fumiers. Le troisième groupe évaluera l’effet de l’amputation de la queue
chez les porcelets. Combien de douleur
ressentent-ils ? Quels sont les effets à long
terme de la coupe des queues ? Quelle est
la comparaison de douleur entre l’amputation de la queue et celle ressentie lors du
mordillage de queue ? Source : farewelldock.eu
Un CCS élevé
réduit la fertilité
Source : Animal Reproduction Science
Maximiser
la qualité
du colostrum
Le système immunitaire du veau n’a
pas atteint sa pleine maturité à la naissance. Le jeune animal doit ingérer un
colostrum de qualité pour compléter le
développement de son immunité passive et optimiser ses chances de survie
et sa performance. Les règles qui suivent
favorisent l’accroissement de la qualité
du colostrum.
Le statut immunitaire de la vache
Une vache en santé qui participe à
un bon programme de vaccination
produira un colostrum plus riche en
anticorps.
Nettoyage du pis et des chaudières
Un pis propre et des chaudières propres
et désinfectées permettent de maintenir la contamination bactérienne à un
faible niveau dans le colostrum.
Traite rapide après le vêlage
Le colostrum doit être prélevé et alimenté moins de quatre heures après
le vêlage. Le colostrum réfrigéré sera
jeté après trois jours d’entreposage et
celui qui est congelé après six mois de
conservation.
Manque d’énergie
Une ration trop faible en énergie durant
la période de transition affecte à la
baisse la qualité du colostrum.
Stress avant vêlage
Le manque d’espace à la mangeoire
et une densité de logement trop forte
occasionnent un stress à la vache en
transition et réduit la richesse de son
colostrum en anticorps.
Tarissement court
Un tarissement plus court que 40 jours
produit un colostrum de plus faible
qualité chez la parturiente.
La température
Les températures extrêmes affectent
négativement le colostrum.
La race
La Holstein produit un colostrum moins
concentré en anticorps que la Jersey.
Source : Dairy Calf and Heifer Association
PHOTO : ALAIN FOURNIER
Un comptage des cellules somatiques
(CCS) élevé réduit la production
­laitière des vaches et affecte également leur fertilité. Des chercheurs du
Royaume-Uni ont voulu vérifier les
raisons expliquant cette situation.
Dans un premier temps, les
scientifiques ont vérifié si le profil
hormonal des vaches pouvait expliquer cette situation. Pour procéder
à cette évaluation, ils ont évalué la
boiterie et mesuré le comptage des
cellules somatiques sur un groupe
de vaches entre 30 et 80 jours en lait.
Ces vaches ont été ensuite divisées
en trois groupes; les vaches saines,
celles ayant plus de 100 000 cellules
somatiques/ml et le dernier groupe
comprenait des vaches boiteuses
dont le CCS dépassait 100 000/ml. Les
vaches ont toutes subi un protocole
de synchronisation des chaleurs dans
cette expérience. Les résultats de cette
première partie de l’étude n’ont pas
démontré de différence significative
entre les trois groupes de vaches au
niveau de leur profil hormonal durant
leur reproduction.
La seconde partie de l’étude avait
pour objectif de vérifier si les vaches
avec un CCS élevé exprimaient leurs
chaleurs d’une manière différente
des vaches saines. Les chercheurs
ont observé que l’intervalle entre la
dernière injection pour la synchronisation des chaleurs et l’apparition
des premières chaleurs était plus long
pour les vaches dont le CCS était à
plus de 100 000/ml comparativement
aux vaches en santé. De plus, ces
vaches à CCS élevé présentaient également des signes de chaleur beaucoup moins prononcés que les vaches
saines. Ces deux facteurs pourraient
donc expliquer la réduction de fertilité des vaches dont le comptage des
cellules somatiques est élevé.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 49
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Vers la fin des
antibiotiques
comme
facteurs de
croissance
Le Département américain de l’agriculture (FDA) retirera graduellement
les antibiotiques importants en santé
humaine utilisés comme promoteurs de croissance en productions
animales. De plus, les antibiotiques
utilisés en curatif devront faire l’objet
d’une prescription vétérinaire.
Les antibiotiques comme promoteurs de croissance permettent à
l’animal de croître plus rapidement
ou en utilisant moins d’aliments pour
atteindre le même poids. Certains de
ces antibiotiques sont importants en
santé humaine. Une fois que les bactéries développent une résistance à
ces antibiotiques, ils sont moins efficaces pour traiter les maladies. C’est
pour préserver leur efficacité que le
FDA retirera graduellement le droit
d’utiliser les antibiotiques importants
en santé humaine.
Le 11 décembre dernier, le FDA a
aussi demandé à ce que les compagnies pharmaceutiques modifient
leurs étiquettes pour y retirer l’usage
des antibiotiques comme promoteurs de croissance. L’organisation a
aussi demandé à ces mêmes compagnies de l’aviser de leur intention de
suivre les nouvelles règles en matière
d’antibiotiques. Ces compagnies
auront alors trois ans pour soumettre
leur intention. Zoetis a dit vouloir s’y
conformer.
« La mise en place de cette stratégie est un pas important pour la
lutte à la résistance aux antibiotiques,
explique le sous-commissionnaire du
FDA pour les aliments et médecine
vétérinaire, Michael Taylon. Le FDA
demande la collaboration de l’industrie pharmaceutique pour faire ces
changements volontairement parce
que nous croyons que cette approche
est la façon la plus rapide d’atteindre
ce but. » Sources : FDA et Zoetis
MIEUX VIVRE
PAR PIERRETTE DESROSIERS, M.PS, PSYCHOLOGUE DU TRAVAIL
L’ASSOCIATION ENTRE
ENFANTS : RÊVE,
RÉALITÉ OU ILLUSION ?
pierrettedesrosiers.com
« Près d’un adulte sur deux est en conflit avec son frère ou sa sœur. »
« On a tout fait pour qu’ils s’entendent bien, mais malgré nos
efforts, mes deux garçons ne se parlent plus depuis des années.
Quand on en invite un à Noël, l’autre ne vient pas... »
Vous vivez une relation tendue avec votre frère ou votre
sœur ? Et bien, sachez que vous n’êtes pas seul. Par ailleurs,
une des responsables pourrait fort bien être… mère Nature.
De fait, l’amour fraternel ne serait ni plus ni moins qu’une
illusion. « Près d’un adulte sur deux est en conflit avec son frère
ou sa sœur », pouvait-on lire
dans un article paru dans
l’Actualité (2012).
Les conflits dans la fratrie
remontent à la nuit des
temps. Pour les plus âgés,
qui ne se souvient pas de
Caïn, fils aîné du premier
couple, Adam et Ève, qui
après que Dieu ait préféré
son offrande à celle de son
frère cadet Abel le tua. Caïn
devint ainsi le tout premier
meurtrier de l’humanité.
Il semble que cette
lutte entre fraternels se
rencontre aussi chez les
animaux et les plantes.
Par exemple, la première
graine de l’arbre appelée
« palissandre de l’Inde »
ayant réussi à germer,
émettra une substance pour
empoisonner les autres.
Bien que la jalousie entre frères ou sœurs soit en partie
innée, il ne faut pas sous-estimer le rôle parental lié à ce
phénomène. De fait, certains parents afficheront une
préférence marquée pour un enfant, soulignant ses bons coups,
tout en dénigrant l’autre. Parfois, la préférence sera plus subtile,
voire inconsciente. Face à des parents trop occupés, malades
ou absents émotionnellement, les enfants se « battront »
pour s’approprier le peu de temps et d’amour disponible.
Finalement, certains enfants ont une propension à se sentir
exclus, mal aimés, et ce, malgré des parents aimants.
Dans les entreprises familiales qu’en est-il ? Dans un
cheminement « normal » de la vie, chacun part de son côté
une fois rendu adulte, fait sa vie et se forge sa propre identité.
À l’occasion, on se revoit pour célébrer ensemble en tentant
bien que mal d’oublier les conflits de notre enfance. Dans le
cas où la distance temporelle et géographique est inexistante,
comme dans le cas d’une association, aucun changement dans
la dynamique familiale ne peut s’opérer. Ce n’est pas parce
que l’on obtient 20 % des
parts que ces « patterns »
d’envie, de jalousie dans
la fratrie, présents dans
l’enfance sont résolus. De
plus, ayant encore euxmêmes leurs attentes, leurs
rêves, leurs préférences et
leurs carences, les parents
ne changeront pas non
plus. Donc, retour à la case
départ, alors qu’enfant il
n’était pas rare d’entendre :
« Son morceau est plus
gros que le mien ! », « C’est
pas juste ! C’est moi qui en
fais toujours plus ! » « Oui
mais si tu faisais comme
ton frère… » L’objet du
conflit, de la jalousie ou de
l’injustice est seulement
différent.
Et que penser des parents
qui veulent « forcer » l’association entre frères ou sœurs, malgré les conflits évidents ?
À ces parents qui, pour être équitables et éviter tout conflit,
ont déjà décidé que la ferme serait partagée 50-50 entre deux
enfants, de toute façon « ils finiront bien par s’entendre », je
vous invite à bien y réfléchir.
Forcer une association, c’est avant tout vouloir réaliser ses
propres rêves et non ceux de ses enfants.
Pour ma part j’ose vous demander : « Auriez-vous aimé que
vos parents choisissent votre conjoint(e) ? » Car, après tout, vous
auriez bien fini par vous entendre... LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 51
FRUITS ET LÉGUMES
PAR JULIE ROY
CYNTHIA LAFLAMME :
UNE RELÈVE
HORS-NORME
Cynthia Laflamme, 35 ans, croit qu’avec de la volonté, de
la passion, de la détermination et du courage, il n’y a rien
d’impossible. C’est ce qu’elle a réussi à prouver lorsqu’elle a acquis
au printemps dernier Vertigo, une entreprise spécialisée dans la
production de jeunes pousses de légumes et de fines herbes.
S
i l’achat d’une entreprise agricole n’a en soi rien d’exceptionnel, ce cas-ci est assez inhabituel puisque la jeune
femme n’avait jamais rêvé de se lancer en affaires dans
ce domaine et ne possédait aucune formation ni expérience
agricole quelconque. C’est carrément le fruit du hasard et assurément la fibre entrepreneuriale qui coule dans ses veines qui
ont poussé la jeune femme dans cette direction. « J’ai eu comme
modèle mon grand-père qui était dans les affaires. Il possédait
une entreprise prospère de portes et fenêtres sur la Rive-Sud de
Québec », raconte Cynthia Laflamme.
Une fibre qui n’a pas tardé à se montrer, car dès l’âge de 20 ans,
elle effectue ses premiers investissements en immobilier. Plus
tard, ayant en poche une formation en multimédia et en administration, elle démarre GSD La solution, une entreprise spécialisée en comptabilité. Les affaires se portent bien et Cynthia souhaite trouver une autre entreprise à vendre. C’est à ce moment
qu’on lui propose Vertigo. « D’entrée de jeu quand on m’a parlé
de cette proposition, je me suis dit, moi en agriculture, c’est
une blague ! Ai-je l’air d’une agricultrice ? » Malgré cette offre
étonnante, la jeune femme ne ferme pas la porte pour autant.
Intriguée par les produits que vend Vertigo, elle se laisse gagner
par la curiosité et décide d’aller voir ses dirigeants.
Elle n’est pas déçue lorsqu’elle rencontre sur le site de l’entreprise à Saint-Tite-des-Caps (45 minutes à l’est de Québec) les
fondateurs de Vertigo, Guillaume LaBarre (aujourd’hui directeur général et secrétaire de l’Ordre des agronomes du Québec)
et Martin Lemaire. « Je ne connaissais pas les petites pousses,
mais je me suis vite rendu compte à quel point c’est beau et c’est
bon. Ce sont des produits haut de gamme », raconte Cynthia
52 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Laflamme. Autre point qui finit par la convaincre, Vertigo est en
bonne posture financière. Si Guillaume et Martin désirent vendre,
c’est parce qu’après dix ans de dur labeur, ils n’ont plus l’énergie pour amener l’entreprise plus loin et veulent passer à autre
chose.
Bien qu’elle ne soit pas la première à montrer son intérêt
et qu’elle ne possède pas d’expérience du monde agricole,
Guillaume et Martin prennent la jeune femme au sérieux dès les
premiers instants. Son offre d’achat, son intérêt et ses qualités de
gestionnaire font d’elle une relève plus que potentielle. « Nous
n’avons jamais vraiment considéré Vertigo comme une ferme.
Il s’agit plutôt d’une entreprise comme n’importe quelle autre »,
raconte Guillaume LaBarre. « Mme Laflamme connaissait les
ressources humaines, le marketing et j’avais confiance qu’avec
les gens en place, l’entreprise pouvait très bien fonctionner de
manière autonome. »
Des financiers difficiles à convaincre
Si Guillaume et Martin ont confiance en Cynthia, ce n’est pas le
cas de tous. Pour les financiers, elle est carrément le plus gros
risque de l’entreprise. Pour arriver à les convaincre, elle devra
user de patience et de persévérance. Elle ira même jusqu’à téléphoner à l’adjoint du ministre de l’Agriculture. « Je savais que ce
serait difficile, mais pour pouvoir se lancer en agriculture l’affiliation n’est pas tout. Je les ai relancés, relancés et relancés. Je suis
une tête de cochon et je me suis dit que ça prendra le temps que
ça prendra, mais que j’allais y arriver. » Le Fonds d’investissement
pour la relève (FIRA) fait partie des organismes qui ont donné un
coup de pouce à Cynthia Laflamme. Paul Lecomte, directeur
Selon ses professeurs, il ne faisait
aucun doute que Cynthia Laflamme
allait un jour se lancer en affaires.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 53
Le coût d’acquisition de Vertigo s’est élevé à
près de 1,5 million de dollars et un 400 000 $
supplémentaire a été nécessaire pour compléter
l’agrandissement des serres. En 2011, Vertigo
annonçait un chiffre d’affaires annuel de
750 000 $. Aujourd’hui, l’entreprise emploie à
temps plein 15 personnes.
54 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
« Je me considère davantage
comme une entrepreneure
que comme une agricultrice.
Non, je ne sais pas encore
cultiver les pousses, mais je
sais veiller à la croissance de
mon entreprise. » — Cynthia Laflamme
général du FIRA, admet que ce dossier sortait des normes. « L’expertise dans le domaine agricole facilite les dossiers. Quand on
voit quelqu’un qui se lance dans un secteur inconnu, c’est certain
que cela suscite plus de questionnements et d’interrogations. »
Un métier à apprendre
Un bon plan d’affaires, un bon entourage et des employés hors
pair sont les secrets qui ont fini par convaincre les plus sceptiques. En effet, même si Vertigo profite d’installations régulées
par un logiciel québécois de gestion de serre développé par la
firme Damatex, tout ne repose pas que sur l’automatisation. « Les
employés sont la clé, ils veillent manuellement au conditionnement des plants, à la récolte et au tri », mentionne Guillaume
LaBarre. D’ailleurs, pour un maximum de fraîcheur, les pousses
sont récoltées tous les jours en fonction des livraisons. Une
bonne transition tant pour le personnel que pour la logistique
était donc essentielle. C’est la raison pour laquelle, Guillaume
est resté en place trois mois après la vente. Une période intense
d’apprentissage pour l’entrepreneure, mais aussi la découverte
d’une passion. « Je ne connaissais rien à la mécanique de serre, je
partais de zéro. Maintenant, je sais comment ça fonctionne. Ce
qui m’a aidée ce sont mes connaissances en mécanique du bâtiment et je dois dire que j’ai attrapé la piqûre. Oui, c’est beaucoup
de défis de cultiver en serre, mais c’est très agréable de toujours
travailler à la lumière. »
En un an, Cynthia en a fait du travail. En plus de parfaire
son apprentissage, elle s’est lancée dans un projet d’agrandissement. Résultat, au mois de novembre dernier l’ensemble des
serres couvrait une superficie 50 % plus grande. Bien que plusieurs personnes voient en cet investissement une folie de sa
part, celle-ci se défend en mentionnant que cette décision était
rendue nécessaire pour le développement de l’entreprise et son
objectif à court terme est de doubler son chiffre d’affaires. « Je
me considère davantage comme une entrepreneure que comme
une agricultrice. Non, je ne sais pas encore cultiver les pousses,
mais je sais veiller à la croissance de mon entreprise et livrer la
marchandise fait partie des dossiers à régler », affirme-t-elle.
À l’heure actuelle, Vertigo vend la majeure partie de sa production aux restaurateurs. Quelques produits, entre autres, la
moutarde rouge et le tatsoi sont distribués dans les supermarchés IGA et IGA Extra de plusieurs régions du Québec et dans les
succursales du Jardin mobile. L’entreprise est en négociations
avec trois chaînes d’alimentation et envisage l’exportation. « Il
lui reste encore des apprentissages du marché agricole et de la
distribution alimentaire à faire, mais elle s’en sort très bien », de
commenter Guillaume LaBarre. La jeune femme ne compte pas
s’arrêter en si bon chemin et envisage une croissance par acquisition toujours dans le domaine alimentaire. En attendant, elle
continue à parfaire ses connaissances et développe son réseau
de contacts en s’impliquant dans le consortium aliment santé et
sur le comité de l’Association québécoise de la distribution de
fruits et de légumes (AQDFL). PHOTOS : JULIE ROY
LE FIRA, UN COUP DE POUCE POUR LA RELÈVE
En deux ans et demi d’existence, le
Fonds d’investissement pour la relève
agricole (FIRA) aura aidé une trentaine
d’entrepreneurs à réaliser leur projet.
Chaque mois, près d’une vingtaine de
personnes contactent le personnel pour
obtenir de l’information. Ces résultats
quoique positifs sont loin de l’objectif
de 50 entreprises par an que souhaite
aider le FIRA. Paul Lecomte, directeur
général du FIRA, croit que cette situation
s’explique par le fait que l’organisme est
encore méconnu de la part de la relève.
« Les gens ne viennent pas nous voir
assez rapidement, la relève gagne à nous
connaître. »
Fruit d’une alliance entre le Fonds de
solidarité FTQ, le Capital régional et
coopératif Desjardins et La Financière
« Le FIRA se porte acquéreur du fonds de
agricole du Québec (FADQ), le FIRA
terre et la loue à la relève. Quand celle-ci
dispose d’une enveloppe de 75 millions
est prête, elle est la première à pouvoir
de dollars répartis sur cinq ans pour des
bénéficier d’une option d’achat dont le
projets de démarrage et de transferts
prix est validé par un évaluateur. »
agricoles.
Le FIRA desserre tout ceux qui ont un
La première forme d’aide disponible est
projet agricole, les apparentés autant
un complément pour une mise de fonds.
que les transferts non apparentés. Ces
« Il s’agit d’un prêt complémentaire
derniers représenteraient d’ailleurs 25 %
quand la relève ne dispose pas d’assez
de la clientèle. Toutes les productions
de garanties. C’est un prêt à capital de
dans toutes les régions sont admissibles.
risque. D’une durée de 12 ans, ce prêt
Les candidats doivent cependant
donne un congé de remboursement
respecter certaines conditions. « Il faut
de capital et d’intérêts pour les trois
avoir un dossier bien préparé avec un
premières années, les intérêts étant capi- plan d’affaires bien monté. Quand on se
talisés durant cette période », souligne
lance dans un projet comme celui-ci, il
Paul Lecomte. L’autre formule consiste
faut savoir dans quoi on s’embarque »,
en une location-achat de terres agricoles. mentionne Paul Lecomte.
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 55
C’EST NOUVEAU
Nouveaux
pneus de
tracteur
Goodyear
New Holland évolue sa gamme de
batteuses CR
La CR9090 peut désormais être équipée de la
nouvelle barre de coupe Varifeed de 12,5 m.
Cette table flexible utilise une barre de coupe
électro-hydraulique ajustable qui permet
un ajustement en continu variant jusqu’à
575 mm. Ce concept permet de rapprocher ou
d’éloigner celle-ci du rotor et permet d’uniformiser la récolte peu importe les conditions du
champ. Quatre détecteurs Autofloat ajustent
automatiquement la hauteur et l’inclinaison
de la barre de coupe. L’alimentation est assurée par un rabatteur monobloc à commande
hydraulique avec régulation automatique de la
vitesse. L’augmentation des capacités de 15 %
par rapport aux anciennes générations est
atteinte grâce à l’intégration, en option, de la
technologie Dynamic Feed Roll aux CR 8000 et
9000. Cela consiste en un rouleau d’alimentation, monté tangentiellement aux deux rotors.
Autre évolution, les trains de chenilles triangulaires New Holland en caoutchouc utilisent
désormais une suspension Terraglide. Elle
repose sur des rouleaux hydropneumatiques
renforcés. Offrant une capacité de charge
de 43 tonnes, les chenilles SmartTrax avec
Terraglide se déclinent en version de 72,3 cm
pour les CR 8000 et en 60,9 cm de largeur pour
les CR 9000. Les chenilles plus étroites sont utilisées sur les 9000 afin de limiter la largeur de la
batteuse à 3,50 m. agriculture.newholland.com
Hardi agrandit sa famille de
pulvérisateurs traînés
Un nouveau modèle de pulvérisateurs traînés Navigator
fait son apparition cette année.
La capacité est de 6000 litres.
Ce dernier reçoit la vanne de
régulation DynamicFluid 4. Le
Navigator 6000 est proposé avec
deux configurations de rampe.
Le modèle Eagle de 24,3 à 36,5 m
et le Force qui offre une largeur d’épandage de 40 m. La vaste gamme de rampes assure le maximum de performance et de capacité pour une large gamme d’agriculteurs. Le contrôle du pulvérisateur s’effectue à l’aide d’un moniteur Isobus HC 9500 de 30,7 cm ou le nouveau HC 8500
de 21,3 cm. Une fois replié en mode transport, celui-ci fait 2,55 m de large. L’essieu est équipé de
pièces amortissantes en polypropylène. hardi-us.com
56 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
Goodyear a dévoilé sa gamme
de pneus de tracteur Extreme
Flotation. Par rapport à une
roue double, la large empreinte
de ces pneus offre une conduite
plus souple, une traction accrue
et un rayon de braquage plus
étroit. Ceux-ci offrent une meilleure flottaison et une réduction
du compactage du sol. Deux
modèles s’intègrent dans cette
catégorie ; le Goodyear Super
Terra Grip XT 1000/40R32 et le
Goodyear DT930 1100/45R46.
« Les producteurs peuvent
bénéficier de ces pneus Extreme
Flotation qui offrent des économies de carburant et une souplesse de conduite inégalée par
rapport aux roues doubles », a
déclaré Scott Sloan, directeur
des produits agricoles pour
Titan et Goodyear Pneus agricoles. « Le passage aux pneus
Goodyear DT930 1100/45R46
sur l’arrière (gonflé à 9 psi) et
au Goodyear super Terra Grip
XT 1000/40R32 sur l’avant (gonflé à 15 psi) augmente la surface
de contact au sol de près de 20 %
et réduit la pression au sol à l’arrière à 6 psi au pouce carré. » Ces
pneus seront disponibles sous
peu au Canada. titan-intl.com
Nouveau déchaumeur
Rubin de Lemken
Lemken a présenté récemment son nouveau déchaumeur
Rubin 12. Il se décline en trois versions portées à châssis fixe
et en trois versions semi-portées à châssis repliable hydrauliquement. Les largeurs de travail varient de 3 à 6 m. Les déchaumeurs utilisent deux rangées de disques crénelés de 73,6 cm
de diamètre. Ceux-ci sont inclinés de 20° par rapport au sol
et de 16° par rapport à la direction d’avancement. Le Rubin
12 permet le travail du sol à des profondeurs de 7 à 20 cm. Un
nouveau système semi-porté offre un report de charge jusqu’à
650 kg sur l’essieu avant du tracteur. Ce transfert de poids
accroît ainsi la traction du tracteur, même en condition difficile.
Cette nouveauté sera disponible en 2014. lemken.ca
Les chargeurs Stoll
courtisent les tracteurs
de 300 CV
L’équipementier allemand Stoll propose sa gamme de chargeurs
frontaux pour tracteur de 300 CV. Baptisés Stoll FZ 100 Profiline,
ceux-ci offrent une capacité de charge de 3,5 tonnes et une hauteur maximale de chargement de 4,81 m. Une remise à niveau
automatique du godet est disponible en option. Les outils disponibles pour l’instant sont : une benne de reprise d’ensilage de
2,6 m , une benne Maxi Volume de 2,8 m et un cadre lève palette
de 4 tonnes. D’autres outils se grefferont au modèle prochainement. Les premiers chargeurs frontaux FZ 100 seront livrés ce
printemps sur le marché nord-américain. stollloaders.com
Nouvelle génération
de presses à balles
rondes Krone
L’équipementier allemand a présenté une nouvelle
génération de presses Comprima qui sera disponible cette année. Krone ajoute ainsi la gamme
Comprima X-treme développée pour les conditions de pressage très difficiles. Cette nouvelle
presse s’équipe d’un pick-up renforcé sur les côtés
de 2,15 m de large ainsi que d’un rotor de coupe
équipé de 17 couteaux. Ceux-ci combinent chacun
2 dents de 6 mm de diamètre et un enrouleur à
chaînes et à barrettes renforcé : le Krone NovoGrip.
La gamme comprend trois modèles, la F 125 XC,
F 155 XC et la V 150 XC, réalisant des diamètres de
balles de 1 à 1,50 m x 1,20 m de large. Le diamètre
est modulable par palier de 5 cm, via un réglage
mécanique sur la trappe arrière. En option, l’ajout
du système Krone VarioBalle permet le contrôle du
diamètre de la balle via deux vérins hydrauliques.
krone-northamerica.com
LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 57
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Live: 10”
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MÉTÉO
Mars
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
CIEL
PRÉCIPITATIONS
NORMALE
ENSOLEILLÉ
NUAGEUX
PARTIELLEMENT NUAGEUX
Abitibi-Témiscamingue
Températures supérieures à la normale et
précipitations inférieures à la moyenne.
Nuages et neige passagère du 1er au 3. Ciel
partiellement dégagé et flocons de neige
dispersés du 4 au 7. Nuages et faible neige
les 8 et 9. Partiellement ensoleillé les 10 et 11.
Nuageux et possibilité de pluie se changeant
en neige du 12 au 16. Nuages et averses de
neige les 17 et 18. Ciel partiellement dégagé
et neige passagère du 19 au 21. Nuages et
possibilité d’averses de pluie les 22 et 23. Ciel
partiellement dégagé du 24 au 27. Tempête
hivernale autour du 28 au 30. Soleil le 31.
Saguenay–Lac-Saint-Jean
NEIGE
ACCUMULATION
partiellement dégagé et neige passagère du
19 au 21. Nuages et possibilité d’averses de
pluie les 22 et 23. Ciel partiellement dégagé
du 24 au 27. Tempête hivernale autour du
28 au 30. Soleil le 31.
Montréal, Estrie et Québec
Températures supérieures à la normale et
précipitations inférieures à la moyenne.
Nuages et neige passagère du 1er au 3. Ciel
partiellement dégagé et flocons de neige dispersés du 4 au 7. Nuages et faible neige du
8 au 11. Partiellement ensoleillé le 12. Nuageux et possibilité de pluie se changeant en
neige du 13 au 16. Nuages et averses de neige
les 17 et 18. Ciel partiellement ensoleillé du
19 au 21. Nuages et possibilité d’averses de
pluie les 22 et 23. Ciel ennuagé et averses de
pluie du 24 au 27. Tempête hivernale autour
du 28 au 30. Soleil le 31.
Températures supérieures à la normale et
précipitations inférieures à la moyenne.
Nuages et neige passagère du 1 er au 3.
Ciel partiellement dégagé et flocons de
neige dispersés du 4 au 7. Nuages et faible
neige les 8 et 9. Partiellement ensoleillé Vallée de l’Outaouais
les 10 et 11. Nuageux et possibilité de Températures supérieures à la normale et
pluie se changeant en neige du 12 au 16. précipitations inférieures à la moyenne.
Salford_SFM13-12_11-8.625x4.25-LeB.qxd 12/11/13 1:56 PM Page 1
Nuages et averses de neige les 17 et 18. Ciel Nuages et neige passagère du 1er au 3. Ciel
PLUIE
AVERSE
TEMPÉRATURE
FROID
CHAUD
partiellement dégagé et flocons de neige dispersés du 4 au 7. Nuages et neige les 8 et 9.
Ensoleillé les 10 et 11. Nuageux et possibilité
de pluie se changeant en neige du 12 au 15.
Nuages et averses de neige du 16 au 18. Ciel
partiellement ensoleillé du 19 au 21. Nuages
et possibilité d’averses de pluie du 22 au 25.
Ciel ennuagé et averses de pluie les 26 et 27.
Tempête hivernale autour du 28 et 29. Soleil
les 30 et 31.
Gaspésie et Nouveau-Brunswick
Températures supérieures à la normale et
précipitations inférieures à la moyenne.
Nuages et neige passagère du 1er au 4. Ciel
partiellement dégagé et flocons de neige
dispersés du 5 au 8. Nuages et faible neige le 9.
Ensoleillé du 10 au 12. Nuageux et possibilité
de pluie se changeant en neige du 13 au 16.
Nuages et averses de neige les 17 et 18. Ciel
partiellement dégagé et neige passagère
du 19 au 21. Nuages et possibilité d’averses
de pluie du 22 au 24. Ciel ennuagé du 25 au
27. Tempête hivernale autour du 28 au 30.
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Cell. : 514 952-1226
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Tél. : 418 498-3114
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Fax : 418 498-3247
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LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FÉVRIER 2014 61
PROCHAIN NUMÉRO
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taxes incluses :
Québec 140,27 $ ;
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autres provinces : 128,10 $.
Prix au Canada (1 an),
taxes incluses :
Québec : 63,24 $ ;
N.-B., N.-É., T.-N. : 62,15 $ ;
autres provinces 57,75 $.
Autres pays (1 an) : 82,00 $.
Tarifs en vigueur jusqu’au
31 décembre 2014.
Plusieurs nouveautés en 2014
pour la protection des grandes
cultures. Les modes d’action multiples et le contrôle résiduel sont
les caractéristiques de la plupart
des nouveaux herbicides proposés. Les nouveaux fongicides
contiennent deux ingrédients actifs
pour contrer les mécanismes de
résistance des champignons visés.
Quant aux insecticides, la sécurité
des utilisateurs et la protection
de l’environnement sont les priorités pour leur développement.
Un poulailler comme une porcherie
Clément Tardif, de Sainte-Louise, au Bas-Saint-Laurent, a
construit un poulailler comme on bâtit une porcherie : assise
de béton, intérieur en vinyle blanc et sur un seul étage. Nous
sommes loin des poulaillers traditionnels québécois.
Exploiter la
tendance
cidre
La renommée
du cidre de
glace n’est plus à
faire et dépasse
largement nos
frontières. Bien
qu’il soit la locomotive de cette
catégorie, il n’est
plus le seul à se
tailler une place
dans le cœur des
Québécois et sur
les tablettes.
62 FÉVRIER 2014 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS
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et plein de
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À la Ferme
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l’adversité du
passé a fait place
à une croissance soutenue,
débordant
des contours
habituels des
grandes cultures.
PROTECTION DES
RENSEIGNEMENTS
PERSONNELS
À l’occasion, nous partageons
nos listes d’abonnés avec des
sociétés ou des organismes
sélectionnés dont les produits
ou services pourraient vous
intéresser. Toutefois, si vous
préférez que ces données (votre
adresse postale ou électronique)
ne soient pas transmises et
souhaitez que votre nom soit
retiré de ces listes, vous pouvez le
faire facilement en nous appelant
entre 9 h et 17 h, heure de l’Est
ou en nous écrivant à l’adresse
électronique info@lebulletin.com.
Le Bulletin des agriculteurs
reçoit, de temps à autre, des
commentaires et des documents
(y compris des lettres à l’éditeur)
non sollicités.
Le Bulletin des agriculteurs, ses
sociétés affiliées et cessionnaires
peuvent utiliser, reproduire,
publier, rééditer, distribuer, garder
et archiver ces soumissions, en
tout ou en partie, sous quelque
forme ou sur quelque support que
ce soit, sans aucune rémunération
de quelque nature.
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