Vendredi 03 Jumadal Awal 1434 – La puissance

Vendredi 03 Jumadal Awal 1434 – La puissance
15/03/13 – Vendredi 03 Jumadal Awal 1434 – La puissance des Deux Sûrates protectrices
L’Imam Salih Ibn Muhammad Ali Talib de Makkah a rappelé dans son Xutb de ce Midi la
recommandation universelle et permanente d’Allah à l’endroit de tous les peuples en tout temps
(V.131, S.4) et qui est d’observer la crainte révérencielle (At Taqawà) d’Allah, crainte dont
l’expression légitime est mise en danger par la négligence de notre cœur à se départir de la
conscience permanente (Zikrul-Làh) pour se concentrer sur des futilités – matériel, influence
humaine, mondanité, sentiment dévoyé, oubli de la finalité inévitable de notre rencontre avec Dieu
(V.110, S.18). Or rappelle-t-il à l’origine, le paradis a été offert à l’homme pour le détourner de
toutes ces influences et il s’est laissé malgré tout tenté par le Diable qui l’a sorti ainsi de la paix, de la
sérénité, de la miséricorde d’Allah, de la quiétude et du cœur pur pour l’embarquer dans un
commerce déficitaire (V.268, S.2)... Quel vil prix !
La reconquête de notre condition initiale auprès d’Allah passe donc par déjouer les pièges de
Satan et de ses acolytes (V.27, S.7) en usant du message d’Allah - transmis par ses Anges à ses
prophètes en direction de nous et par l’intermédiaire des Livres révélés, message qui se résume à
nous préparer au jugement final. Voici donc condensé les six piliers de la Foi et qui sous-tendent
notre capacité à retrouver notre statut initial auprès d’Allah, celui d’habitant du Paradis. Le Paradis,
dira-t-il, c’est le lieu de tout ce qui est bien sans l’ombre d’aucun mal, alors que l’enfer, c’est le lieu de
tout ce qui est mal sans l’ombre d’aucun bien. La reconquête de notre statut initial passe donc par ce
monde qui réunit bien et mal, mais appelle à une distinction des deux et un choix entre les deux
(V,3. S.76). Et Allah de nous enseigner comment nous protéger du mal, de tout mal, qu’il soit
implicite, explicite, connu, inconnu, à venir ou déjà présent, dormant ou provoqué par le
comportement des créatures…et cela vient sous forme d’impératif !
Dis (S.113) je cherche protection auprès du Détenteur de l’émergence du jour contre tout
mal de ce qu’Il a créé…puisque Allah dit que c’est Lui qui Nous a créés avec ce que nous
commettons (V.96, S.37), la recherche de la protection de ce qu’il a créé inclut donc notre tendance
à dévier de Sa voie. Et cette sûrate courte dira l’Imam est le plus puissant moyen d’entrer dans la
périmètre de protection et de sûreté d’Allah contre tout type de mal. La formule ‘A’ûzu à la première
personne du singulier (je cherche protection) signifie bien plus que la simple recherche de protection
dira-t-il, elle présuppose déjà la reconnaissance de l’Unique attribut d’Allah de Contrôler les
créatures et les évènements (V.54, S.7) d’Agréer notre Foi, de nous Guider sur Sa Voie et de nous
Mettre à l’abri de tout mal qui émane des combinaisons spatio-temporelles des créatures et des
évènements. Ce qu’aucun autre qu’Allah n’est capable de garantir. Dans l’exégèse de cette Sûrate
courte de 5 versets, il y a pourtant toute une densité de sens reflétée dans le vocabulaire choisi par
Allah du Falaq (éclatement, émergence, éclosion, lever) et qui selon Ibn ‘Abbâs signifie le bout du
tunnel pour tous ces anxieux de toute sorte, handicapés par la peur, la maladie, l’incapacité,
l’angoisse de lendemains tristes, la perte de capital ou encore le doute – autant Allah est le Seul à
pouvoir tirer la joie et la lumière du jour à partir de la pénombre et la tristesse de la nuit, autant Il est
Celui qui peut surprendre l’anxieux dans son tunnel et le propulser hors de danger…Ayons juste
confiance et traduisons – le par la récitation de cette Sûrate en intentionnant son contenu composite
sur tout mal issu de la création – environnement (Falaq), créature (Khalaq) évènement (waqab),
comportement (‘uqad), Intention (Hasad).
Rien de tous ces maux ne peut nuire que par l’ordre d’Allah (V.106, S.2) et donc inutile de
rechercher protection auprès d’amulettes, de supposés génies protecteurs, ou de je ne sais quoi.
Et l’Imam de faire remarquer que si Allah nous a gratifié de la formule de la S.113 pour
nous apprendre comment chercher protection auprès de Lui contre tout mal de la création, Nous ne
serions pourtant indemnes du mal humain et Satanique même si faisant partie de la création –
puisque ce mal est à l’origine de notre condition sur terre. Et donc Allah complète la gamme par la
S. 114, qui elle apprend à chercher protection auprès d’Allah de tout mal issu de l’Homme, de Satan,
de leur combinaison maléfique et de leur entreprise permanente de faire douter nos cœurs et y
installer le waswasa (oscillations émotionnelles) en nous faisant croire qu’on peut compter sur des
supposés dieux (Ilàh), supposés souverains (Malik) et supposés seigneurs (Rabb). Tous trois titres
que prétendent détenir les humains et Satan dans leur entreprise de détourner l’humain et qui par
l’absurde fondent les piliers de la Tawhîd (Ulûhiya - Divinité, Rubûbiya - Souveraineté). Et ces
oscillations que provoquent les Satans dans les deux espèces humaines et Djinn (V.112, S.6) sont le
fait aussi de notre fragilité d’humains à préférer les apparences (matérialité) à la profondeur
(Tawhîd), à aussi ne pas verrouiller nos cœurs par le Zikr et par la permanence de la conscience de
Dieu, qui donc laisse place à autres vibrations (la nature ayant horreur du vide !). Les entreprises
conjuguées des acolytes Sataniques dans les deux espèces – huamaine et Djinn – consistent à
installer les oscillations dans le cœur, l’esprit, l’âme et à imprégner inévitablement nos organes
d’agissements gouvernés par la négligence de Dieu et l’attachement à ce qui ne le vaut pas (V.95,
S.16).
Le Prophète – qui a nous a valu ces deux formules de secours dans des circonstances
particulièrement édifiantes, indique donc le mode d’emploi de ces deux Sûrates dont il avait dit
qu’elles sont un remède à tout mal, toute affection, toute maladie, mais avait-il ajouté ne peut
empêcher bien sûr la mort. Voici quelques extraits du Mode d’emploi indiqué par le Prophète de ces
2 Sûrates.
·
‘Aqba Ibn ‘Âmir a reçu du Prophète l’indication de réciter les 2 S. après chacune des 5 prières
obligatoires quotidiennes comme recherche de protection et comme confirmation du serment de
notre Foi à Allah.
·
Seyyidatuna ‘Aïcha a rapporté que le Prophète récitait dans le creux de ses mains réunies les
trois S. 112, 113, et 114 trois fois le soir au coucher et se massait tout le corps avec de la tête aux
pieds, en guise de protection de son âme pendant son sommeil auprès d’Allah SWT.
·
‘Abdul-Làh Ibn Khubaïb a reçu du prophète de réciter les 2 S. 3 fois chaque fois que de
besoin – en préventif et en curatif. Le Prophète lui avait indiqué que c’est non seulement un
soulagement pour lui en toute circonstance, mais aussi pour quiconque le sollicite, il peut lui faire
cette formule.
·
Le Prophète lorsqu’un malade se présentait à lui, récitait sur le malade et soufflait sur lui les 2
S. comme Ruqiya
·
Au lever du jour, la récitation de la S.113 constitue la meilleure entrée dans la citadelle d’Allah.
L’Imam conclut par rappeler que le Qur’ân dans son entièreté est à la fois remède et
soulagement de toute sorte pour le croyant (V. 72, S.17) – en toute circonstance, mais que ces deux
S. de par le contexte de leur révélation, leur charge de Tawhîd, la puissance de leur contenu (Rabbi),
le secret de leur résultat garanti par le Prophète est à méditer au-delà de l’usage béni que nous en
faisons sur ordre d’Allah (impératif de Qul – Dis…). Les deux S. totalisent 5 et 6, soit 11 versets –
qui est Huwa (Lui), car il n y a que Lui (S.112) qui en définitive détient l’Unicité de l’Adoration,
Protège contre la mal (S.113) et Prémunis contre les mauvaises ondes humaines et sataniques
(S.114).
Rappelons-nous tout de même en tant que croyant dira-t-il que nous cherchons protection
lorsque nous sommes exposés, inquiets ou anxieux – ce qui n’est pas étranger à l’humain, mais avec
la Foi que les sorties de crises vont avec les crises, que le support d’Allah va avec l’épreuve et
l’endurance et que l’aisance va aussi avec la difficulté (S. 94), nous arrivons à relativiser les
circonstances qui nous contrarient pour nous rendre compte de l’immense bénédiction que Allah
nous a gratifiée dans tous les domaines possibles et imaginables (V. 34, S.14).
Que toutes les récitations de ces deux S. faites après lecture de ce texte et au-delà soient
agréées par Allah et pour le retour à meilleure santé et pleine capacité sans dommage de ma sœur
Katty, ainsi que de toute personne dans la maladie ou dans l’incapacité.
Al Amine KEBE
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