Guide méthodologique - format : PDF

Guide méthodologique - format : PDF
a
Guide méthodologique
pour une intégration possible des objectifs de développement durable
dans le projet urbain et les documents réglementaires locaux.
a atelier Cité architecture, architecte urbaniste.
a Direction Departementale des Territoires du Haut Rhin, maitre d’ouvrage.
a avant-propos
«Le quartier durable est un territoire qui, pour sa
création ou sa réhabilitation intègre dans une démarche volontaire, une conception et une gestion
intégrant les critères environnementaux, un développement social urbain équilibré favorisant la valorisation des habitants, la mixité sociale et des lieux
de vie collective, des objectifs de développement
économique de créations d’activités et d’emplois
locaux, les principes de la gouvernance que sont
la transparence, la solidarité, la participation et le
partenariat.»
association des eco maires de France.
L’impact de la forme urbaine sur la consommation de ressources naturelles, le sol, l’eau, les énergies non renouvelables, est aujourd’hui clairement établi. Dans ce contexte,
les documents réglementaires locaux et notamment le PLU,
doivent intégrer sans attendre les enjeux du développement
durable. Les réponses à apporter à la crise actuelle doivent
être portées par les règles urbaines et relayées par les élus
auprès de leurs concitoyens. Aucune règle, aucune loi ne s’y
oppose.
Dans ce contexte, l’urbanisme, au sens large entre déplacements, chauffage et fonctions urbaines étant la source
d’environ la moitié de nos émissions de gaz à effet de serre
en France, doit se réformer. C’est dans ce contexte et pour
répondre aux exigences d’un urbanisme renouvelé, que ce
guide tente de jeter des ponts entre pratique réglementaire
et opérationnelle et enjeux du développement durable de
l’urbanisme.
Au travers de l’expression croisée d’enjeux structurants, il
s’agit d’examiner les conditions de leur mise en œuvre en
les confrontant à des projets et réalisations exemplaires en
France et en Europe.
Nous proposons d’explorer une dizaine d’objectifs, prendre
en compte les spécificités des acteurs, promouvoir des modes de vie durable, limiter la consommation de sol, aménager des continuités écologiques et géographiques, prendre
en compte les caractérisitques des lieux, promouvoir une
forme urbaine économe en énergie, promouvoir une mobilité
durable, questionner les missions de l’espace public; articulés autour de trois grands enjeux du développement durable.
Face à la nécessité de préserver les ressources et l’énergie,
de maîtriser les déplacements, de recycler les déchets et de
maintenir un équilibre économique et social, le guide met en
vis-à-vis outils règlementaires et pratiques opérationnelles.
L’objectif de ce guide est de questionner les pratiques actuelles d’élaboration des documents réglementaires locaux
au regard des objectifs d’aménagement durable.
Il s’agit au travers de ce guide d’engager une réflexion sur
leur élaboration et leur capacité à produire une ville durable.
Ce guide articule outils réglementaires, objectifs d’aménagement durable et réalisations pilotes. A destination des élus,
il se présente sous la forme d’une « check list » mettant en
parallèle les objectifs d’aménagement durables et leur illustration au travers d’un choix d’opérations pilotes et commentées.
5
a Sommaire
Avant propos
03
Vers la ville durable
09
1_un modèle d’urbanisation en question.
11
2_un département qui ne fait plus exception.
13
3_une alternative attractive : la ville durable, ville désirable.
15
4_le projet urbain comme fondement de l’aménagement durable.
17
5_promouvoir les objectifs du Grenelle de l’Environnement
23
6_proposerune approche globale et transversale entre enjeux,
projet et réglement.
27
Fiches objectifs
31
1_mode d’emploi.
33
2_gestion des ressources humaines.
35
3_gestion des ressources naturelles.
51
4_gestion des ressources urbaines.
75
Annexes
101
1_établir une culture de la ville durable.
103
2_glossaire.
107
3_repères.
111
4_contacts.
115
5_bibliographie
121
7
avers la ville durable.
8
9
aun modèle d’urbanisation en question.
a...Une forme urbaine fondée sur une
mobilité individuelle dépendante de
l’automobile.
ronnement, une géographie et une histoire.
Depuis les années 50, Le faible coût de l’énergie, les
facilités de déplacements offertes par l’automobile et la
liberté de mouvement qu’elles procurent ont rendu l’ensemble du territoire accessible et donc potentiellement
urbanisable.
D’un urbanisme concentrique qui organise la ville
autour d’axes majeurs depuis le centre historique, vers
les quartiers moins denses de la périphérie, l’accroissement de la mobilité individuelle a favorisé l’émergence
d’un urbanisme diffus.
Ce dernier s’organise au gré des opportunités foncières, et éloigne régulièrement les limites de la ville en
exploitant un territoire déprécié, espaces agricoles et
naturels, facilement accessible dès lors qu’une voie carrossable est créée.
L’axiome selon lequel la maison individuelle constitue
l’idéal pour près de 90 % des français conforte un marché immobilier davantage alimenté par l’offre que par la
demande, limite encore souvent des initiatives alternatives, et masque une réalité plus nuancé que certaines
études récentes, dont celle de Vincent Kaufman², mettent en lumière. Cette étude observe que l’éloignement
résidentiel, résulte souvent d’un choix sous contrainte
davantage que d’un véritable souhait.
Près de 45% des propriétaires de pavillons, interrogés
dans le cadre de l’étude sont insatisfaits quant à la localisation de leur logement au regard des équipements,
commerces et services.
a ...une forme urbaine dessinée par un
mode de production et une forme d’habitat, la maison individuelle.
Facilitée par des déplacements individuels et renforcée
par un certain refus des grands ensembles (et de l’idée
qu’ils renvoient de la ville), la production de maisons
individuelles s’est généralisée aujourd’hui à l’ensemble
du territoire.
Ill.1 : Borderouge à Toulouse, un quartier pavillonaire.L’axiome selon lequel la maison individuelle constitue l’idéal pour
près de 90% des français alimente l’ensemble de la chaine
de production d’habitat.
10
Le faible coût du foncier et de l’énergie fait alors croire à
la viabilité de maisons individuelles éloignées les unes
des autres, et dont la surface qui ne cesse de croître
(110m² en moyenne) constitue un gouffre énergétique.
De même, l’organisation et la structure de la maîtrise
d’ouvrage, les politiques successives favorables à l’accession pour les foyers les plus modestes (PAP, Prêt
à Taux Zéro) ont incité à mobiliser un foncier peu cher
donc éloigné.
La réduction du produit « terrain et maison individuelle
»à un simple produit financier, le manque d’implication
de l’usager, ont progressivement dessiné un paysage
normalisé.
Les autres fonctions urbaines, équipements de culture
et de loisirs, activités et commerces -1million de M² de
surfaces commerciales se sont construites en 10 ansne sont pas en reste en généralisant un urbanisme consommateurs de sols nouveaux, construits dans un envi-
a...un mode d’habiter souvent subit.
_26km,
distance domicile -travail
moyenne
18min en moyenne mais 59min pour 10% des actifs [insee2007]
D’autre part la forte augmentation des foyers de 1 personne-on constate entre 1975 et 1999 une augmentation de 100% dans le Bas Rhin qui traduit une accroissement des foyers monoparentaux et des personnes
:taille moyenne des logements indiviâgées isolées- interroge la pertinence de ce produit _
duels
en
2007
face à la question de la charge foncière induite par
des dimensions de logements inadaptés,de la mobilité
en particulier de l’autonomie de déplacement, et de la
proximité des services.
110m²
a...une forme urbaine énergivore et coûteuse.
Mais, la hausse du prix de l’énergie change la donne.
Se loger et se déplacer, dans une ville en tache d’huile
devient chaque jour plus cher et en questionne l’éfficacité économique et écologique d’un tel système d’occupation du sol.
Au delà de sa grande dépendance aux énergies fossiles, ce mode d’urbanisation ne possède que peu de
possibilité d’évolution au regard d’une demande sociale
qui se transforme rapidement. En témoigne la difficulté
à renouveler des lotissements de pavillons individuels
que la crise énergétique rend trop coûteux dans leur
fonctionnement
Plus qu’une révolution énergétique il s’agit de promouvoir un autre urbanisme, qui supporte durablement des
parcours socio-professionnels contemporains et répondent aux attentes en terme de cadre de vie et de service.
Il s’agit de construire une ville durable et attractive qui
représente une réelle alternative à la ville actuelle.
_240kwh/m²/an :
consommation moyenne énergétique dans le logement en 2007 soit1500€/an[Anah 2007]
_1450m² : Taille moyenne des parcelles en
logement individuel .
² Source : Vincent Kaufmann et Christophe Jemelin, Articulation entre urbanisme et transports : quelles marges de manoeuvre?, revue
internationale des sciences sociales, 2003,n°176, p329-340
11
aun département qui ne fait plus exception.
Nota : Ces observations s’appuient en partie sur le rapport
édité par les agences d’urbanisme de Strasbourg et de Mulhouse ( Adeus et AURM) «30 ans d’urbansiation en Alsace,
consommation foncière et fonctionnement du territoire.
a ...Un territoire historiquement dense ,
objet d’une urbanisation généralisée
a...Un appauvrissement les paysages
architecturaux et urbains.
La forte valeur accordée aux terres arables, contraintes
par la géographie a fait du Haut Rhin un département
historiquement plus dense que les autres départements
français, ainsi en 2005 la densité de population de l’Alsace est près de 2 fois supérieure à la moyenne nationale avec 216hab/km².
Aujourd’hui, le niveau d’urbanisation atteint 7000m² par
jour dans le Haut Rhin dont près de la moitié s’opère
par extensions, aux dépens des espaces agricoles, naturels et forestiers.
D’abord, s’il est avéré que la part de territoire urbanisé
est plus importante en 2000 qu’en 1982, on constate
qu’il n’existe pas systematiquement de parallèle entre
augmentation démographique et consommation d’espace. Ainsi, en dehors des grands secteurs agglomérés
et de la bande rhénane nord, on observe, principalement dans le Bas Rhin plusieurs territoires qui font état
d’un surconsommation foncière.
D’autre part l’urbanisation se généralise à l’ensemble de
la région. Si les grandes agglomérations, Strasbourg,
Mulhouse, Colmar sont confortées, l’urbanisation a surtout essaimé sur les territoires ruraux. Ce sont désormais dans les petites communes que l’on observe les
plus grandes consommations foncières (la part de communes de moins de 5000 habitants dans la construction
de nouveaux logements est passée de 40 à 60% entre
1982 et 2000).
Dans les villages, l’urbanisation de ces espaces annexés destinés majoritairement à du logement individuel
n’est pas (ou peu) accompagnée de nouveaux équipements et ne participe pas d’ une réflexion sur la réorganisation de ces territoires. En outre si l’on constate un
faible recul des espaces à vocation agricole, ce sont
surtout les territoires naturels et notamment les prairies qui ont subi les assauts des extensions urbaines.
D’après la DRDAF (voir glossaire), on constate depuis
les 5 dernières années une augmentation de 50% des
terres libres non cultivées et des prés.
a...Une fragmentation des fonctions de
la ville.
Ill. 2 : En haut, Zac de Brandstat à Ribeauvillé, d’une architecture dense empruntant au vocabulaire vernaculaire.
Ill.3 : aménagement d’un supermarché à Ribeauvillé, illustration manisfeste d’une sectorisation des fonctions urbaines,
limitant des interactions possibles entre lieux de commerces
de loisirs et équipements publics. [Source DDE68].
12
Enfin, la dissociation toujours plus importante entre lieu
de résidence et lieu de travail au profit d’une réorganisation de l’emploi selon des logiques interdépartementales ou transfrontalières et la flexibilité dans les déplacements accordée par l’automobile a sollicité un foncier
d’abord situé le long des principaux axes routiers.
Les extensions à vocation d’activité on également connu une forte augmentation en 20 ans, et représentent
² en 2007, la densité de population moyenne en France est de
98hab/km²
aujourd’hui près de 40 % des phénomènes d’extensions
urbaines. En clair, les logiques de développement commercial et tertiaire ne s’inscrivent plus en priorité dans
une démarche de densification de la ville existante, préférant de terrains facilement accessibles en voiture.
Confrontées à un vieillissement de leur population, les
communes rurales, développent des stratégies de rajeunissement fondées sur l’offre de maisons individuelles en accession à la propriété. Ces stratégies alimentent pourtant la surconsommation foncière : les jeunes
familles, particulièrement visées par ce type de produit
ont une forte tendance à la sédentarisation. Les jeunes
adultes quittant à terme le foyer familial, les communes
seront contraintes à nouveau d’ouvrir de nouveaux terrains à l’urbanisation face à un phénomène régulier de
vieillisement de leur population.
Ainsi on peut observer un parallèle entre les territoires
sujets à surconsommation foncière et les communes en
voies de rajeunissement.
_Ste croix en plaine
_Sundhoffen
a...Une absence de stratégie foncière.
Au delà de la série d’indicateurs qui illustre localement
des situations d’étalement urbain, de récentes études
menées pour le compte de la DRE Alsace , par les
agences d’urbanisme de Strasbourg et Mulhouse, démontrent une véritable carence en terme de stratégies
foncières : L’absence de débat avec les habitants et
surtout avec les agriculteurs et les différents opérateurs,
limite les stratégies foncières locales à des réactions
d’opportunités, et le plus souvent l’outil juridique, le lotissement par exemple, remplace la stratégie.
La mise en forme d’une démarche d’intégration des
objectifs de développement durable dans les documents locaux d’urbanisme peut apporter un soutien à
la mise en place de projets de territoire, non seulement
en sensibilisant les élus locaux à la palette d’outils
fonciers disponibles, notamment les ZAC, mais également en offrant des guides à travers des références
exemplaires de stratégies foncières à adopter.
_Muntzenheim
fig.1 : étalement des bourgs de la périphérie de Colmar. En
rouge des lotissements sont annexés en périphérie déconnectés de la structure historique, en noir.
13
aune alternative attractive : la ville durable, ville désirable.
Ill.4 : les réalisations reprises dans ce guide témoignent d’une
grande diversité dans les formes urbaines qu’elles proposent
et dans les modes de vie qu’elles supportent.
a ...En Europe près de 75% de la population est urbaine.
Aujourd’hui habiter la ville est d’abord une réalité. 75%
de la population est urbaine.Dès lors il ne s’agit plus de
plaider ou non pour ce mode de vie mais de réfléchir à
la forme de ville que nous souhaitons.
Si les modes de productions de la ville ont tout au long
du 20ème siècle réduit les territoires urbanisés à l’agglomération fonctionnaliste de pratiques fondées sur l
hégémonie de l’automobile, les obligations climatiques,
énergétiques et financières sont l’occasion de repenser
la ville.
En réaction à cette ville, qui consomme sans ménagement les ressources naturelles disponibles mais non renouvelables, fragmente les pratiques urbaines-on vit à
un endroit pour travailler dans un autre et se détendre
encore ailleurs- la ville durable propose un changement
de paradigme au centre duquel un développement raisonné et donc plus économe en ressources porte l’idée
d’une ville plus attractive et plus désirable.
Là où les cités jardins présentaient au début du siècle
dernier les visages possibles d’une ville accompagnée
par la nature et porteuse de vie sociale, les quartiers
durables ont à charge aujourd’hui de réhabiliter la ville.
En développant des dispositifs en matière de production
et de gestion des énergies, des ressources naturelles
et de déplacements, la ville durable propose d’abord un
urbanisme économiquement responsable.
Mais en exigeant de chacun un usage plus économe
des ressources non renouvelables, la mise en place
d’un urbanisme durable suppose non seulement de repenser les modes de productions mais également de
repenser les modes d’habiter la ville.
La ville durable appelle la mise en place d’une pensée
simultanée et transversale des différentes échelles de
fabrication de la ville, où les contingences écologiques
lient la planification du territoire au dessin des architectures dans une même pensée. Sa réussite participe de
la reconstruction d’un imaginaire fondé sur une nouvelle
qualité de vie, sur un rapport étroit à la nature, sur une
réflexion sur les formes d’habitat et sur les qualités des
espaces publics.
14
15
aLe projet urbain comme fondement de l’aménagement durable.
_phase 3
_phase 2
_phase 1
_aménagement à terme
fig.3 : Le quartier de Vauban à Fribourg en brisgau
témoigne d’une démarche de projet dans le renouvellement
urbain de l’ancienne caserne : prise en compte des caractéristiques des lieux, organisation des déplacements, phasage
de l’aménagement.
Il illustre un mode exemplaire d’urbanisation endogène.
16
a...Le projet urbain comme fondement
de l’aménagement durable.
a...Le projet urbain comme fondement
de la mixité.
Pour ne plus consommer toujours plus de sol naturel, agricole ou forestier, les villes doivent apprendre
aujourd’hui a exploiter leur potentiel foncier dans les
limites de leur territoire urbanisé. Cette nouvelle démarche de renouvellement urbain s’attache à utiliser ce qui
existe déjà : en densifiant le tissu urbain et en réutilisant
le bâti et les sols disponibles. Il s’agit de « faire la ville
sur la ville ». Cette démarche nécessite aussi pour les
nouveaux projets de prévoir ces mutations et ces transformations futures. La conception de chaque projet doit
intégrer cette capacité à une évolution possible des dispositifs retenus.
Favoriser le développement endogène.
Cette démarche se fonde sur une véritable maîtrise foncière et opérationnelle en concertation avec les citoyens
et les acteurs du cadre de vie. Pour tenir cet objectif il
est nécessaire de prendre pleinement conscience de la
valeur patrimoniale des sols « vierges » de toute construction et dans ce dessein, il nous faut à présent être
conscients de la qualité de notre cadre de vie.
La lutte contre le mitage, l’étalement urbain et la rupture des continuités écologiques supposent une connaissance précise des formes urbaines et paysagères
et de leurs évolutions afin de proposer des modes de
développement endogène qui s’appuient sur les qualités architecturales, paysagères et urbaines des tissus
existants. Les projets doivent en même temps répondre
aux demandes d’une population toujours plus préoccupée par son cadre de vie. Il s’agit ainsi de proposer
des dispositifs urbains plus denses et compacts tout en
préservant l’intimité de chacun, son désir de plus de
volume habitable et des espaces publics généreux et
confortables.
Les collectivités locales ont désormais une responsabilité en lien direct avec la consommation de sols lorsqu’elles définissent au préalable les réglementations et
orientations d’aménagement. Ces processus peuvent
soit encourager soit freiner un renouvellement durable de leur territoire. Ces mesures prises par les élus
donnent le niveau d’exigence à atteindre pour les futurs acteurs aux intérêts contradictoires (concepteurs,
aménageurs, promoteurs, opérateurs publics/privés,
gestionnaires).
Favoriser l’utilisation des réserves foncières.
Les élus doivent maintenant raisonner avec ce qui est
déjà construit et aménagé. Une densification raisonnée
peut être porteuse de qualité urbaine. Les espaces naturels et agricoles ne doivent plus être considérés comme une réserve foncière inépuisable mais comme un
atout dans la valorisation du cadre de vie des habitants.
La mise en œuvre d’une politique d’économie de l’espace est indispensable et la réponse à la demande de
logements ne passe pas obligatoirement par la création
de nouvelle zone à urbaniser.
La réponse à la demande de logements nécessaires au
développement économique local, ignore bien souvent
un possible renouvellement des villes et centre bourg
(procédure de lotissement, extension de la zone urbanisée existante [zone AU]). Par exemple, construire en
centre bourg est l’occasion de construire du locatif social et de répondre ainsi à une demande en logements
d’une population plus jeune, de personnes âgées, de
ménages à revenus plus modestes.
Il est nécessaire d’encourager les alternatives au développement exogène, tout en se posant la question de la
mutation et la densification des zones déjà urbanisées
par exemple.
Ces territoires peuvent évoluer et les bâtiments existants peuvent être transformés, complétés étendus ou
bien encore divisés pour recevoir de nouvelles constructions. Mais cela ne serait être encore suffisant. Il
faut aussi s’interroger sur les nouvelles formes urbaines
à promouvoir, adaptées à la demande et plus économes en sols.
Favoriser une densité et mixité fonctionnelle.
En rose, les aires d’influence des arrêts de la future ligne de
tramway desservant le quartier. soit environ 600m de rayon.
Les tissus agglomérés sont plus économes en espace
et proposent une meilleure utilisation des réseaux, des
équipements et de l’espace public. Cette mutualisation
des moyens organisée autour du piéton est un gage
d’économie, économie qui fonde la durabilité des dispositifs et des matériaux.
fig.4 : ZAC, Andromède à Blagnac. L’urbanisation de l’ouest
toulousain est maitrisé par une politique volontariste de transport en commun en site propre. Ainsi 80 % des logements
du futur quartier seront à moins de 400m d’une station du
tramway qui desservira le site. La question de la densité est
ainsi pensée conjointement avec la question de la mobilité et
de l’offre de transport en commun.
17
aLe projet urbain comme fondement de l’aménagement durable.
L’éloignement des centres d’activités et l’éparpillement
des services multiplient les déplacements et rendent la
mobilité obligatoire. Un tissu dense induit une compacité
urbaine qui permet de limiter les transports en commun
et de sauvegarder les espaces naturels et agricoles (les
trames vertes et bleues) en évitant le mitage des franges périurbaines.
Dans ce cadre, l’urbanisme endogène, favorisant l’économie de l’espace, apparaît comme une opportunité
pour la mixité fonctionnelle des habitats et des activités,
la diversité sociale et l’économie des transports individuels.
Dans une perspective de développement durable, l’économie de l’espace permet une réduction de la consommation d’énergie nécessaire aux déplacements et au
chauffage notamment. Il faut repenser la ville en se basant sur l’échelle du quartier et réfléchir à une stratégie
en termes de restructuration des transports.
La mixité habitat-activité et la proximité des équipements, infrastructures et services permet de limiter fortement les déplacements. Cet urbanisme est en effet
pensé en cohérence avec le développement et la promotion des transports alternatifs à la voiture.
La mixité d’usage est privilégiée par l’association d’activités tertiaires diversifiées, de commerces de proximité,
de différentes typologies d’habitats et d’équipements
publics.
Les tissus agglomérés proposent le mélange des fonctions et des genres. Une plus grande compacité urbaine
permet aussi d’offrir une palette de services étendue qui
s’organise autour du piéton.
fig.5 : A Chalons sur Saône, la Zac St Jean des Jardins à
fait l’objet d’un découpage étroit du parcellaire.Les surfaces
parcellaires sont comprises entre 95 et 200m². Chaque logment individuel bénéficie pourtant d’un espace extérieur privatif (jardin et/ou jardin famillial).
18
Ces tissus composent une diversification des dispositifs
urbains qui correspondent à des modes de vie différents.
Le logement collectif offre un habitat aux jeunes et aux
personnes âgées souhaitant une proximité plus importante aux services urbains. Ces populations privilégient
une ambiance plus urbaine au détriment de surfaces de
logement moins importantes. La maison de Ville offre
une alternative intermédiaire. La maison classique correspond davantage aux besoins des familles.
Ainsi, la mixité fonctionnelle propose à la fois une ville
plus habitable, un territoire urbain où les déplacements
sont plus courts et une consommation d’énergie
moindre.
Favoriser une densité et mixité générationnelle 6-Duplex superposés en R+3
10 maisons de ville.
et sociale.
Se/Sp : 1,25.
La diversité sociale est enfin nécessaire pour consolider
le tissu économique et social : diversité des qualifications, des services, des emplois, dynamisme culturel,
sportif et associatif.
5-Maisons en bande en R+1
10 maisons de ville.
Il s’agit alors de prendre en compte les besoins différenSe/Sp : 1,80.
ciés en termes d’accessibilité économique au logement.
Le logement des salariés des entreprises doit être facilité, afin de répondre au double objectif de maintien de
l’emploi local et de limitation des déplacements.
L’équilibre économique et social se préoccupent à la
4-Maisons jumelées en R+1
fois des formes d’habitat mais également des formes 2 maisons de ville.
d’habiter.
Se/Sp : 2,10.
La mixité sociale et générationnelle, comme vecteur
d’équilibre et de vie sociale, permet notamment de
maintenir et de développer les commerces et services.
Le logement locatif social peut être complété par une offre privée en locatif et accession. Il convient de rappeler
que les développements économiques et résidentiels
sur un secteur élargi à celui de la commune du bourg ou
du village doivent être prise en compte conjointement
si l’on ne veut pas devoir faire face à des déséquilibres
futurs difficiles à gérer comme l’impossibilité de loger
les actifs fournissant des services aux résidents ou le
départ des entreprises qui ne trouvent plus sur place
de jeunes actifs de tout niveau de formation. Ces déséquilibres peuvent entraîner des pertes économiques se
répercutant sur les budget des collectivités donc sur le
niveau de service pouvant être offert,.
Limiter le développement exogène.
Nous ne pourrons faire l’économie de la critique des
modèles urbains et du développement exogène, consommateurs de sol et énergétivores qui ont conduit à la
situation actuelle. Dans l’idée d’une extension possible
de la ville, du bourg ou du village, la question de la consommation de sol reste centrale.
Les densités de 10 à 15 logements à l’hectare, qui caractérisent la plupart des extensions pavillonnaires,
sont elles encore acceptables ? Ce modèle de développement est unique dans l’histoire des villes. Il suffit pour s’en convaincre de comparer l’organisation et
la densité d’un bourg rural et d’une zone pavillonnaire.
La visite d’un bourg rural plus compact peut permettre
3-Maison en R+1
1 maison.
Se/Sp : 2,55.
2-Maisons jumelées
2 maisons.
Se/Sp : 2,90.
1-Maisons isolée
1 maison.
Se/Sp : 3,10.
Se/Sp :
Surface enveloppe/Surface plancher.
fig.6 :
Les études menées par J.P. Traisnel et Minjid Maïza démontrent qu’à matériaux et mise en oeuvre égale, on constate un
rapport entre forme urbaine et déperditions d’énergie.
En évaluant le rapport entre surface enveloppe et surface de
plancher, on observe que plus la forme est compacte moins
les déperditions sont importantes.
On constate également que ce rapport tend à se stabiliser au
dela de R+3 du fait des effets de masques.
Les illustrations témoignent que pour ce type de gabarit il est
tout à fait possible de proposer des formes nouvelles pour le
logment individuelle.
19
aLe projet urbain comme fondement de l’aménagement durable.
de convaincre un élu des qualités d’habitabilité de ces
espaces urbains. Les constructions à l’alignement en
ordre continu offrent une qualité de vie aussi acceptable
que celle du pavillonnaire.
Il ne s’agit pas de faire la critique du logement individuel
et encore moins de l’opposer au logement collectif.
Il s’agit de penser villes et campagnes en conciliant les
aspirations d’une population attentive à son cadre de
vie et une consommation de foncier qui ne doit pas se
réaliser au détriment des zones naturelles, agricoles et
forestières.
Au regard des territoires récemment amménagés passer de 10 ou15 logements à 40 voire 60 logements à
l’hectare est un objectif tout à fait possible à atteindre,
tout en construisant des logements individuels. Il suffit
pour cela de penser la continuité et la mitoyenneté, offrant la possibilité de réduire la taille des parcelles (vers
200 à 300 m2 pour une SHON [Surface Hors Œuvre
nette] équivalente).
Cette réduction peut s’accompagne de constructions et
de volumes plus grands, réduisant ainsi le coefficient
d’enveloppe et donc la consommation de chauffage. Il
s’agit de renouer avec les coefficients d’occupation des
sols qui sont ceux des villages du Haut Rhin. Cette plus
grande compacité des dispositifs urbains s’accompagne d’une offre plus généreuse des espaces collectifs,
des corridors écologiques plantés abritant des lieux de
promenade, des jardins potagers partagés et des lieux
de convivialité (barbecues, kiosques à musique, lieux
festifs, …).
Interroger le sol consommé par les édifices questionne
simultanément la quantité de sol nécessaire à la réalisation des infrastructures. Un m2 construit entraîne l’imperméabilisation de 4 m2. Les formes urbaines compactes permettent de mutualiser et de limiter les surfaces
d’infrastructure à réaliser. Elles permettent de limiter les
conséquences d’un urbanisme exogène consommateur
de sol et d’énergie.
Ill.5 : En haut le quartier de Rieselfeld, au centre, en Allemagne, les signes en faveur d’une alternative à l’automobile
dans les déplacements courts, en bas un équipement mixte
regroupant services publics et commerces, témoignent d’un
regroupement des fonctions et autre approche de la consommation de sol, optimisé etimpliquant des infrastructures
moins importantes.
20
La compacité des dispositifs urbains permet de mutualiser les besoins en énergie et de répartir dans le temps
les pics de consommation. Le logement, le commerce
et les activités ne consomment pas l’énergie au même
moment de la semaine et de la journée. Cette mixité
fonctionnelle permet un lissage des consommations
d’énergie et la mise en place d’une production d’énergie
plus durable et plus décentralisée.
a...Le projet urbain comme outil d’aménagement durable.
La ville est sortie de ses limites agglomérées et les zones naturelles constituent actuellement les lieux principaux d’un développement urbain diffus, peu dense et
consommateur de sols. Cette expansion urbaine est
confrontée à de nouvelles préoccupations et la sauvegarde de l’environnement impose de penser à de nouveaux moyens pour assurer son développement.
Si la croissance urbaine a été assurée jusqu’à aujourd’hui
par l’annexion de zones naturelles, le renouvellement
urbain et la densification des zones périurbaines pourrait bien être le support essentiel à son évolution.
Le temps d’un urbanisme qui opérait en terrain vierge,
dont le principal moteur était la consommation de sol,
est révolu. Le développement urbain désormais revisite
les territoires déjà habités pour les transformer.
a...Le projet urbain pour répondre à la
complexité des enjeux.
Confrontés à la complexification croissante des enjeux
et des outils du développement urbain, élus et professionnels vont devoir réviser savoirs et savoirs faire afin
de s’adapter à la nouvelle donne.
La prise en compte des enjeux du renouvellement urbain, loin de l’idéologie de la table rase et de la ville
sectorielle, font appel à des questionnements, qui trouveront seulement une réponse au travers d’un dialogue
et d’une volonté, d’un travail plus concerté sur la ville
entre usagers, habitants, élus, investisseurs, industriels
et aménageurs.
Ce dialogue et ce travail partagé passent inévitablement
par le projet. Ainsi, la démarche de projet urbain, préalable à toutes opérations architecturales, est indispensable pour prendre en compte la complexité du territoire
de la ville, pour assurer des liens forts avec l’existant,
pour proposer des dispositifs ajustables et réversibles,
pour prendre en compte les objectifs d’aménagement
durable et notamment la recherche de densité et le renouvellement urbain. Enfin le projet urbain permet d’instituer un dialogue entre les différents acteurs.
Ill.6 : En haut, en Suisse à Arlesheim, un nouveaux quartier
résidentiel est érigé sur une friche industrielle et en conserve
en partie la structure d’implantation.
En bas, le quartier de Gundeldingerfeld, à Bâle [Suisse], cette
opération d’initiative privée regoupe dans une friche en coeur
de ville regroupe des équipements de quartier ( école, restaurant, locaux d’association...).
21
aLe projet urbain comme fondement de l’aménagement durable.
a...Le projet urbain comme préalable.
La loi SRU prend acte de cette complexité. Elle a introduit la notion de projet dans les Plans Locaux d’Urbanisme [PLU] par le biais des Plans d’Aménagement
et de Développement Durable [PADD]. À l’échelle du
territoire communal, le PADD détermine les orientations
générales voulues par la municipalité. Le projet est la
pièce maîtresse du PLU puisque tous les documents
doivent lui être compatibles.
a...Le projet urbain comme projet de
territoire.
Le règlement a longtemps considéré le territoire français comme homogène. À titre d’exemple, il a fallu une
loi spécifique pour prendre en compte les problématiques des territoires de montagne.
À contrario, le projet urbain s’ancre dans un territoire
et identifie les lieux et les enjeux qui lui sont spécifiques. Ce territoire est à considérer au sens le plus large
possible. Lieux résultant d’une histoire mais aussi d’une
géographie, le territoire est également le produit d’héritages variés, tout en étant le socle possible du développement futur.
Le projet à construire ne peut s’élaborer sans tenir
compte de l’ensemble de ces territoires existant, de
leurs fonctionnements, de leurs particularités, de leurs
évolutions et donc de tous les éléments qui participe à
la définition d’une identité.
Ces constats doivent être repérés et analysés, il s’agit
d’utiliser toutes les informations qui ont vocation à identifier, expliquer, distinguer, remarquer, comprendre, dépeindre, caractériser le site du projet urbain.
a...Le projet urbain comme lieu de débat.
Ill.7 : reconversion de la friche industrielle de Wesserling
en lieu dédié à la culture, base nautique de Sèvres implantée sur l’île Monsieur, en bas, lotissement communal du pré
Tarachou, témoignent d’une prise en compte du contexte ,
géographique ( topographie, zones d’expansion de crues, friches) dan s l’élaboration du projet.
22
Le projet doit prendre acte des caractéristiques physiques du territoire. Son inscription cependant ne saurait
se limiter à cette première approche. Il doit prendre en
compte les singularités du comportement des acteurs
qui participent à la définition de la ville et dans ce dessein aussi s’inscrire dans une démarche de concertation
et provoquer le débat sur les enjeux et les conditions de
sa transformation.
23
aPromouvoir les objectifs du Grenelle de l’Environnement.
Initié en 2007, et porté par le nouveau ministère de
l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et
de la mer, le Grenelle de l’Environnement regroupe représentants de l’Etat et de la société civile .Organisé en
plusieurs thèmes, le Grenelle vise à apporter un ensemble de réponses concrètes en faveur de l’ecologie et du
développement et de l’aménagement durable qui devra
déboucher sur une nouvelle législation.
a...Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie.
Ce thème s’intéresse aux transports, à l’aménagement,
à la construction, à l’habitat et à l’énergie. La priorité est
de parvenir à une réduction importante de la consommation d’énergie, dans tous les domaines, notamment
les transports et le bâtiment qui constituent aujourd’hui
les secteurs les plus consommateurs d’énergie. La consommation du bâtiment représente 50% de la consommation de l’énergie et 52% du potentiel des économies
d’énergie. Le transport constitue 33% de la consommation d’énergie et 42% des émissions des gaz à effet de
serre.
fig.7 :
Une densité miniimum de 25 logt/ha , permettra de mieux
maitriser la consommation de sol , les déperditions d’énergie,
et l’écoulement des eaux de pluie en proposant une forme
urbaine compacte composée de logements individuels (groupés, en bande, jumelés).
Une densité de 50 à 80 logt/ha permet en outre d’envisager la
mixité des fonctions et l’implantation d’équipements de
quartier, de développer des stratégies de mutualisation
du stationnement et des politiques de gestion collective de
l’énergie (réseau de chaleur par exemple).
Enfin,avec une densité de 100 logt/ha au minimum,la ville durable permet de disposer de systèmes de transport en commun en site propre, de gérer le stationnement en infrastructures, d’envisager des équipements d’echelle communale et
d’assurer la mixité fonctionnelle.
24
L’étalement urbain, qui résulte de la construction d’un
bâti peu dense dans les zones périurbaines, se traduit
par une urbanisation non organisée principalement
pavillonnaire, consommatrice de sols. Ce mode d’urbanisation nécessite des linéaires très importants de
réseaux, une gestion de la ville très onéreuse pour la
collectivité et une consommation importante d’énergie.
La mauvaise application des différentes lois sur l’urbanisme ou encore le manque de décision des acteurs
locaux à cet égard conduisent à maintenir l’étalement
urbain comme le modèle de développement privilégié.
Or ce modèle s’oppose au développement durable sur
de nombreux points : consommation de terres agricoles et d’espaces naturels, éloignement des lieux de travail et de services, affaiblissement des liens sociaux,
contrainte forte de dépendance à l’automobile pour les
ménages aux revenus modestes, développement des
modes de transports individuels polluants, coût d’extension et d’adaptation des réseaux et services collectifs
(ramassage scolaire, distribution postale, collecte des
déchets,..) et augmentation très rapide des consommations d’énergie et des émissions de GES.
Le groupe propose de viser l’objectif d’adaptation des
territoires et des villes par une programmation de trans-
ports en commun adaptés, une meilleure articulation
des différentes politiques publiques dans les documents
d’urbanisme (logement, activités, transports, énergie,
espaces verts, biodiversité…), la création de Zones de
Densification Environnementales [ZDE] dotées de Coefficients d’Occupation du Sol [COS] majorés à proximité
immédiate des transports en commun, de Zones de
Densification Environnementales [ZDE] pour les quartiers à performance énergie-climat élevée, et par l’orientation progressive de la fiscalité locale et des incitations
financières et fiscales dans le domaine du logement et
de l’urbanisme vers un urbanisme plus durable.
a...Préserver la biodiversité et les ressources naturelles.
_éco lotissement [25-40 logt/ha]
Ce thème traite de l’eau, des espaces protégés, et inclut la pêche et les ressources halieutiques.
Le vivant, le fonctionnement des écosystèmes, et la diversité des espèces et des interactions sur lesquels ils
reposent, constituent le socle du développement durable. La consommation disproportionnée d’espace naturel, en périphérie des villes, sur le littoral, pour le développement des infrastructures et dans les sites d’activité
extractive est un point essentiel à régler. Un véritable
arsenal de mesures doit permettre de restaurer les écosystèmes d’eau douce et de préserver les ressources
en eau.
_écoquartier [50-80 logt/ha]
Afin de préserver la biodiversité, notamment «ordinaire» sur tout le territoire, le groupe propose de construire
« la trame verte nationale », tissu vivant du territoire,
qui assure les continuités et les proximités entre milieux
naturels. Cela permettrait aux espèces de circuler et
d’interagir et aux écosystèmes de fonctionner. En effet,
il s’agit en particulier de garantir que les écosystèmes,
qu’ils soient ruraux, urbains, montagnards ou aquatiques, trouvent à ces endroits les ressources biologiques
de s’adapter globalement au changement climatique. «
La trame verte » est conçue par le groupe comme un
instrument décentralisé d’aménagement durable et de
concertation, favorable à une densification urbaine, permettant une gestion intégrée du territoire qui préserve la
biodiversité ordinaire, les fonctions des écosystèmes et
les capacités d’adaptation de la nature.
_la ville durable [min.100 logt/ha]
atelier cité architecture©
25
aPromouvoir les objectifs du Grenelle de l’Environnement.
Il s’agit de doter les collectivités et l’Etat d’un nouvel
instrument d’aménagement du territoire, afin qu’elles puissent inscrire la conservation de la biodiversité,
notamment ordinaire, dans leur projet d’utilisation de
l’espace. L’objectif est de stabiliser la consommation
d’espaces naturels tout en répondant aux demandes
sociales et économiques.
a...Instaurer un environnement respectueux de la santé.
Ce thème permet d’analyser les enjeux liés à la santé :
qualité de l’alimentation, pollutions, déchets, qualité de
l’air ….L’environnement agit quotidiennement sur notre
santé par le biais du milieu qui nous entoure : eau, air ou
sol L’espérance de vie des Urbains est plus longue que
celle des ruraux, mais en même temps, l’urbanisation et
la multiplication des substances, souvent d’origine chimique et disséminées dans le milieu, comportent des
nouveaux risques. L’environnement devient un enjeu de
santé publique, d’où l’apparition d’un nouveau concept :
la santé environnementale,
a...adopter des modes de production et
de consommation durables.
Ce thème traite de l’agriculture, l’agroalimentaire, la pêche, la forêt, la distribution et le développement durable
des territoires.
Au-delà des importantes évolutions des pratiques agricoles mises en oeuvre depuis une dizaine d’années, il
est indispensable d’engager un mouvement de transformation en profondeur de l’ensemble de l’agriculture et
de revisiter les bases de l’agriculture conventionnelle,
pour concilier les impératifs d’efficacité économique, de
robustesse au changement climatique et de réalisme
écologique.
Ill.8: En haut le quartier de Vauban à Fribourg en Brisgau en
Allemagne est exemplaire dans l’aménagement qu’il propose
entre espaces construits et espaces naturels.[Source : PNR
du Ballon des Vosges].
Ill.9 : l’eco quartier d’Eva Lanxmeer oragnise une forme
d’autosuffisance alimentaire pur les habitants du quartier par
l’implantation au coeur du quartier d’une ferme qui propose
des produits cultivés sur place.[source wikipedia]
26
Il s’agit de produire suffisamment, en utilisant les fonctionnements du sol et des systèmes vivants dont nous
dépendons (agronomie, auxiliaires de culture…) leur garantissant une pérennité et de sécuriser simultanément
les productions et les écosystèmes. Il s’agit de préserver aussi la durabilité de l’agriculture qui dans certains
secteurs voit la fertilité de ses sols réduite.
a...construire une démocratie écologique, institutions et gouvernance.
Ce thème s’attache à débattre d’une réforme des institutions pour prendre en compte le pilier environnemental du développement durable et améliorer l’accès à
l’information.
Refonder la politique de l’environnement, privilégier
des préoccupations à long terme pour les générations
futures, inventer un nouveau paradigme de développement fondé sur d’autres modes de production et de
consommation nécessitent des politiques appropriées
et cohérentes dans tous les domaines : énergie, transports, logement, agriculture, santé…Instaurer une démocratie écologique, c’est établir les cadres nouveaux
et adaptés pour ces politiques, en considérant que tous
les citoyens sont concernés comme acteurs des crises
environnementales. Il s’agit d’appuyer ces nouvelles réflexions sur le quotidien des citoyens, incitant ainsi des
changements profonds de comportement face au mode
d’habiter, de consommer et de se déplacer.
a...Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité
Lier la compétitivité et l’emploi à l’environnement, c’est
affirmer qu’il est possible d’intégrer environnement, développement économique et progrès social. C’est aussi
admettre que cette intégration passe par une réorientation profonde de nos modes de production et de consommation, du fait de l’ampleur et de la gravité des déséquilibres écologiques actuels. Le but est de dessiner
les contours d’une économie dynamique mais plus locale et plus humaine, c’est-à-dire moins prédatrice par
rapport à l’environnement et plus solidaire vis-à-vis des
générations futures.
L’enjeu économique de la politique environnementale
n’est donc pas de promouvoir une économie désindustrialisée, mais une économie plus sobre en carbone, en
énergie et en ressources naturelles non renouvelables.
Cette « nouvelle » économie fait notamment plus de
place à une économie circulaire, fondée sur la réduction et le recyclage des déchets, et plus généralement
sur une utilisation plus efficace des ressources, et plus
de place à une économie de fonctionnalité qui remplace
la vente de biens par la vente de leur usage.
Ill.10 : le quartier de Bedzed à beddington en banlieue de
concentre, dans une écriture architecturale sérielle, des technologies qui améliorent les performances thermiques des logements et proposent des alternative écologique et économique à la production de logement actuelle.
27
a Proposer une approche globale et transversale entre enjeux,projet et réglement.
Rapport
de
présentation.
Diagnostic
du territoire
communal.
Pas de valeur
juridique
PADD
Projet
communal
Obligatoire
mais non
opposable.
Orientations
particulières
aménagement
PLU
orientations
par secteurs.
facultatives
mais
opposables.
Règlement
14 articles .
Doit être
respecté à la
lettre.
Annexes
informations complémentaires.
Pas de valeur juridique.
Sauf servitude d’utilité
publique.
28
Ce guide intervient dans un contexte réglementaire
déjà riche que l’engagement porté depuis 2007 par le
Grenelle de l’Environnement fera prochainement évoluer avec l’application des différents projet de Loi qui
en découlent. Les orientations et les moyens à dispositions que le présent guide décrit sont par conséquent
envisagés à la mesure de l’état actuel de la législation.
Lorsque cela est possible, les objectifs soulevés par
ce guide feront état d’un parallèle avec les ambitions
portées par le Grenelle de l’Environnement, inscrivant
ainsi les pistes de réflexions énoncées dans la perspective d’un profond changement réglementaire.
a...Dispositions législatives actuelles.
La législation nationale propose un cadre pour la prise
en compte de l’environnement dans l’urbanisation , ces
textes sont rassemblés au sein du Code de l’Environnement et du Code de l’Urbanisme.
Si la prise en compte de l’environnement dans le cadre
législatif existe depuis 1976, la Loi SRU a permis de
fixer des conditions d’évaluation de l’impact sur l’environnement des projets.
Dès lors le remplacement des POS par les PLU, intègre
la notion de diagnostic de l’état initial dans le rapport de
présentation. Elle a en outre généralisé les principes de
concertation et d’enquête publique. Elle intègre enfin la
notion de projet au sein des documents réglementaires
locaux avec l’instauration des PADD.
Pour rappel on peut citer par ordre chronologique :
-La Loi n°76-629 du 10 juillet 1976 relative à la protection de l’environnement.
-La Loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) du
13 décembre 2000.
-La Loi urbanisme et habitat 2 juillet 2003 (modification
de la loi SRU de décembre 2000)
-L’Ordonnance n° 204-489 du 3 juin 2004 relative à
l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement.
-Le Décret n°2005-608 relatif à l’incidence des documents d’urbanisme sur l’environnement.
-La Charte de l’Environnement adoptée le 28 février
2005.
a...Principe de compatibilité entre les
documents d’urbanisme.
Rappelons que les documents réglementaires sont
soumis au principe de compatibilité. Ce principe subordonne les documents réglementaires locaux aux documents territoriaux (SCOT, Charte de PNR) et nationaux
(opérations d’intérêt national par exemple).
Ainsi :
-Les SCOT doivent être compatibles avec les directives
territoriales d’aménagement, les prescriptions de massifs, les chartes des parcs naturels nationaux et régionaux, les schémas de mise en valeur de la mer.
-Les PLU, les cartes communales, les plans de sauvegarde et de mise en valeur et les autres documents de
planification sectorielle (PDU, PLH, SDC) doivent être
compatibles avec les orientations du SCOT.
-Les projets d’intérêt général, les opérations d’intérêt
national, ainsi que les servitudes d’utilité publique s’imposent aux documents d’urbanisme.
En conséquence, s’il n’est aujourd’hui plus opposable,
le PADD (Plan d’Aménagement et de Développement
Durable) qui définit les contours du projet communal
doit être compatible avec l’ensemble des documents
réglementaires d’échelle supérieure et qui concernent
le territoire visé.
a...objectifs, recommandations, pratiques et adaptations possibles aux documents réglementaires.
A destination des élus, cette étude doit fournir les
outils, recommandations et pratiques, nécessaires à la
prise en compte des objectifs de développement durable dans les projets d’aménagements.
Elle doit surtout proposer des possibilités d’intégration
de ces objectifs dans l’élaboration des documents réglementaires locaux.
En réponse aux objectifs énoncés, l’étude propose un
ensemble de recommandations et de pratiques.
Elles distinguent les objectifs à envisager à des échelles et dans des domaines d’interventions variés, des
moyens que l’on peut mettre en place et qui ont pour la
plupart déjà été éprouvé dans des opérations d’aménagements exemplaires ( éco quartiers).
Méthode
Constat
Enjeux
Moyens en
débats
Orientations
d’aménagement
Orientations
réglementaires
Fiche
Exemples
objectif
Exemples
a...définition des objectifs.
Le guide propose une liste de 8 objectifs qui s’articule
en partie sur la démarche AEU (voir glossaire), engagée
par l’Ademe.
Elargie à la forme urbaine et à la consommation de
sol, cette liste constitue ainsi un document qui porte
de façon cohérente et complémentaire avec d’autres
démarches existantes (AEU, HQE), les enjeux du développement durable dans la construction des villes(
Stadtbau).
Indicateurs
fig.8 : les fiches objectifs proposent des passerelles
possibles entre projet de ville durable et outils réglementaires.
29
aFiches objectifs.
gestion des ressources humaines
1
prendre en compte la spécificité des acteurs.
2
promouvoir des modes de vie durable.
gestion des ressources naturelles
3
limiter la consomation de sol.
4
aménager des continuités écologiques et géographiques.
5
prendre en compte les caractérisitques des lieux.
gestion des ressources urbaines
30
6
promouvoir une forme urbaine économe en énergie.
7
promouvoir une mobilité durable.
8
questionner les missions de l’espace public.
31
a Fiche/Mode d’emploi
Constat
argumenté
proposition de
solution
piste à suivre
Objectif
Façon de
procéder
Outils possibles en terme deprojet et réglement
étape
N° Objectif
1_méthode
gestion des ressources naturelles
03
Méthode
a Limiter la consommation de sol
A destination des élus locaux, ce guide présente une méthode d’intégration des objectifs de développement durable et de leur condition d’application en établissant un parallèle avec les documents réglementaires d’urbanisme.
Ainsi en se calquant sur la structure des PLU, les fiches
détaillent par objectif le constat chiffré qui peut alimenter
le rapport de présentation, les recommandations et pratiques qui enrichissent les orientations générales du PADD,
les orientations générales qui dépendent du secteur concerné, et des propositions de rédaction des articles du règlement.
Thème
a Constat
a Enjeux
a 20% d’augmentation en 10 ans de
l’occupation du sol alors que la population n’a augmenté que de 6%.
(Source : H.Kempf In Environnement, ces villes qui étouffent la campagne,
Le Monde du 19 avril 2008.)
a 160ha/jour sont artificialisés, 60
000ha /an.
a Favoriser le développement endogène, en incitant au renouvellement
urbain et en limitant le développement exogène y compris des infrastructures.
a En France l’ensemble des surfaces agricoles est potentiellement urbanisable.
a Le monopole actuel de l’habitat individuel comme modèle
de référence définit des zones urbaines peu denses : la surface
moyenne des maisons ne cesse d’augmenter et la moyenne des
parcelles présente une superficie de 1400m².
aPérenniser les surfaces agricoles,
naturelles et forestières.
La valorisation des parcelles agricoles et naturelles permet de conserver des
terres feriles et perméables.
...d’aménagement
a Limiter la croissance des villes au
renouvellement urbain en agissant
sur la mutation des friches urbaines.
En France les friches, industrielles, ferroviaires et militaires représentent
360 000ha Elles peuvent combler selon le rythme actuel 43 ans de constructions de logement (sur une base de 60 logt/ha).
a Fixer un seuil de densité minimum
plusieurs paramètres tel l’accessibilité du site, la bonne desserte par les
transports en commun , peuvent permettre d’imposer un seuil de densité.
a Limiter l’urbanisation aux lieux
desservis par les transports en
commun fortement cadencés.
La distance admise de 400m praticable à pied pour atteindre une station
de T.C.peut servir de base à la construction d’une ville plus compacte à
l’échelle du piéton .
a les infrastructures induits par les déplacements et stationnements automobiles consomment une grande quantité d’espace.
a Arrêter un périmètre d’extension
urbaine et s’y tenir.
Un périmètre strict d’urbanisation permet d’agir en faveur du renouvellement urbain et limite les extensions sur des terres naturelles fertiles. Il
permet d’établir une limite claire entre zone urbanisée et zone naturelle.
L’exemple anglais de Cambridge propose une ceinture verte afin de limiter
l’urbanisation.
a 7000m²/jour de surface agricole
sont artificialisés par jour soit 41 t de
céréales ou 14t de fruis frais.
aDensifier en réduisant la dimen-
sion des parcelles et en fixant une
hauteur minimum des constructions.
la réduction des parcelles limite l’étalement urbain et réduit la charge foncière pour les futurs acquéreurs.
Définir une hauteur des constructions à R+2 minimum permet d’établir une
densité plus importante en augmentant le coefficient d’occupation des sols
et limite les déperditions d’énergies.
a 436km² du département est artificialisé, soit 13 %.
a Proposer un alternative à la mai-
Les routes et les parkings correspondent à 50% de
cette surface.
Echelle
départementale
a orientations
adaptée aux des caractéristiques des
lieux.
Source : H.Kempf In Environnement ces villes qui étouffent la campagne, Le Monde du 19 avril 2008.
Echelle
nationale
a Moyens en débat
son individuelle en pensant de nouvelles typologies de logements moins
consommatrices d’espace.
a 10 millions de km/jour sont
parcourus par les habitants du HautRhin.
Concevoir des formes hybrides plus denses qui combinent économie de sol
et qualité du logement individuel : individuel groupé, en bande, duplex superposés.
a Optimiser la dimension de l’es-
a 57% du parc de logement en
Alsace est de l’habitat individuel.
pace public, pensé à l’echelle des
piétons et des transports en commun.
(Source : Les chiffres de la construction en Alsace, N°3/2008, DRE Alsace/
Service de l’information statistique.)
Un espace public compact peut construire un lieu vivant, porteur de liens
sociaux et d’échanges.Fixer un pourcentage maximum d’infrastructures
publiques.
...réglementaires
aart. 5 : supprimer les superficies minimales
chiffrées des parcelles constructibles au profit
d’une prise en compte des contraintes d’assainissement.
aart.6 : Définir l’implantation des constructions à
l’alignement le long des voies de plus de 6m d’emprises.
aart.7 : Imposer l’implantation des constructions
en mitoyenneté.
aart.9 : définir une emprise au sol permettant de
rentabiliser le foncier.
Eviter d’établir un CES trop faible mais dans le cas de bandes de
constructibilités établir une graduation du coefficient d’emprise au
sol.
aart.14 : Fixer un COS qui implique des typologies
alternatives aux pavillons : Un cos minimum de1
permet de mettre en oeuvre des formes urbaines
plus denses comme la maison en bande.
a Grenelle II : On pourra permettre de fixer des
minima pour les gabarits, hauteurs, le CES et le COS,
dans le cas de terrains bien desservis par les TC,
bien équipés en services ou bénéficiant de protectiosn agricoles.
331
gestion des ressources naturelles
2_exemples
a Limiter la consommation de sol
moyen/exemple
L’exemplification présente 3 intérêts :
identité
-Elle permet de démontrer par une série de réalisations
françaises et étrangères la validité des recommandations
et actions préconisées.
MO/Moe
a Encourager le renouvellement urbain/Vauban.
a proposer une alternative typologique/Cité manifeste
Engagée depuis 30 ans dans l’amélioration de son cadre de vie (mobilité, déchéts, énergie)la ville projette en 1993,en lieu et place de
l’ancienne caserne française, un nouveau quartier résidentiel selon
le principe de la cité jardin.Le projet repose sur un engagement écologique et une implication citoyenne forte.Il en résulte un quartier
dense, sans voiture et qui articule nature et habitat écologique.
En 2003, la SOMCO, société mulhousienne des cités ouvrières, réinterroge la forme du logement social à l’occasion de ses 150 ans.
La société fait appel à cinq équipes d’architectes pour proposer de
nouvelles typologies. Il en ressort cinq typologies très variées qui
proposent de nouvelles réponses au confort et la qualité de vie du
logment individuel incluent une forte densité.
alocalité : ..............Fribourg, Allemagne
aréalisation : ................................2003/06
asuperficie: ........................................38ha
aprogramme : ...............3040 logements
MO/Moe: Ville de Fribourg/Kholoff&Kholoff, architectes urbanistes.
-Elle constitue la base d’une culture du projet urbain durable et attrayant. Présenter des réalisations récentes permet d’envisager des visites pédagogiques.
03
Exemples
alocalité : ..................Mulhouse, France
aréalisation : ................................2004/05
asuperficie: .....................................0,63ha
aprogramme : ....................61 logements
illustration du
moyen.
a Kholoff et Kholoff architectes urbanistes.
-Elle illustre une grande diversité de réponses architecturales et urbaines à un même objectif, évitant l’idée dogmatique d’un projet idéal référant.
dispositifs
a poitevin et reynaud architectes ©
areconversion d’une friche militaire.
a densité brute de 92 logement/ha.
a15 bâtiments de l’ancienne caserne sont réhabilités .
a 10% d’espace public.
a densité brute de 80 logement/ha.
a grands logements de 93m² de moyenne ( de 55 à 180m²).
a 25% d’espace public.
a 6 typologies de logement.
a un cahier des charges des parcelles fixé par la commune.
a espace extérieur privatif pour chaque logement.
33
32
33
2_exemples
L’exemplification présente 3 intérêts :
-Elle permet de démontrer par une série de réalisations
françaises et étrangères la validité des recommandations
et actions préconisées.
gestion des ressources naturelles
03
Exemples
a Limiter la consommation de sol
moyen/exemple
identité
a urbaniser à proximité des TC/Zac andromède
a réduire la taille des parcelles/les allées St Jacques.
Sur les communes de Blagnac et de Beauzelle, la ZAC andromède
prépare l’urbanisation de secteurs situés à proximité de l’aéroport.
Le quartier s’organise autour d’une ligne de tramway qui connecte le
quartier à la ville de Toulouse et au réseau de transport en commun
Le projet propose une réponse à l’habitat individuel en centrre ville
en dessinant des maisons sur de petites parcelles qui disposent
chacune de jardins privatifs généreux.L’espace public est limité à un
réseau de venelles mais les jardins privatifs participent à la perception d’une forte présence de la nature.
alocalité : ......................Blagnac, France
aréalisation : ................................2001/_
asuperficie: .......................................210ha
aprogramme : .................2500 logements
alocalité : ..........St Jacques de la Lande
aréalisation : ................................1996/01
asuperficie: .......................................1,3ha
aprogramme : ....................70 logements
-Elle constitue la base d’une culture du projet urbain durable et attrayant. Présenter des réalisations récentes permet d’envisager des visites pédagogiques.
-Elle illustre une grande diversité de réponses architecturales et urbaines à un même objectif, évitant l’idée dogmatique d’un projet idéal référant.
illustration
photographique
a Christian Devillers architecte-urbaniste ©
a Treuttel/Garcia/Treuttel architecte urbaniste_acte 2 paysage©
a80% des constructions se situées à moins de 400m d’un arrêt
de tramway.
dispositifs
atransport en commun fortement cadencé ,12 rames /heure,
implanté au centre de l’aménagement.
a logement collectifs, équipements et commerces le long de
l’axe de transport en commun.
aparcelles carrées de 168m² (14x12m).
a 100m² de jardin privatif soit 60% de l’emprise au sol.
a maisons sur 2 niveaux.
a COS : 0,6.
a surface habitable de 93m², type T4.
35
3_Indicateurs
intérêt de
l’indicateur
Indicateurs
Concluant chaque fiche-objectif, le dernier volet propose
en forme de conclusion une série d’indicateurs.
Ces indicateurs définissent des règles de projet qui formeront un cadre à l’élaboration et l’évaluation d’un projet
urbain durable.
Chacun de ces indicateurs fait l’objet de commentaires
qui permettent de mesurer l’intérêt soulevé par l’évaluation de ces critères.
Ces critères découlent des observations d’opérations urbaines exemplaires, et peuvent par conséquent renvoyer à
des formes urbaines possibles, évitant ainsi le ressenti de
règles considérées comme péremptoires (implantation au
regard des limites séparatives par exemple).
gestion des ressources naturelles
indicateurs
a Limiter la consommation de sol
a indicateurs
a commentaires
a densité brute minimum.
aà titre d’exemple, avec une part de 20% d’in-
a dimensions des parcelles.
aProposer un COS de 1 pour réduire la dimension des parcelles.
frastructures publiques et un COS de 1, la densité brute est de 40logt/ha , soit une densité de
types maisons de ville.
pistes de
procédure
03
a procédure
40logt/ha
minimum
critères
aà titre d’exemple, une densité de 40 lot/ha
obtenue avec un COS de 1 et 20% d’infrastructure
définie des parcelles de 200m²
a Coefficient d’occupation du sol
a fixer un COS minimum qui induit d’autres for-
mes urbaines que celle de la maison isolée (COS
de 0.2).
200m²
pour 40 logt/ha et
20% d’espace public
cos de
1
aApprocher le COS des formes urbaines villa-
geoises qui tend vers un COS de 1.
a Ratio de territoire urbanisé desservi par un
transport en commun fortement cadencé.
atendre vers un pourcentage élevé de terrains
a pourcentage d’infrastructure publique
(voies et espaces publiques).
aLe développement endogène mutualise et opti-
desservi par des TC fortement cadencé (un passage toute les 10min) afin de limiter la part d’infrastructure induite par les déplacements mécanisés individuels.
mise l’utilisation des infrastructures existantes.
aucune construction à plus
de 300m d’une
station de TC.
20%
aà titre d’exemple :
-la cité manifeste à Mulhouse propose 10% d’infrastructures,
-le quartier Vauban 25%,
-la ville dense comme Paris entre 30 et 50%
35
34
35
Gestion des ressources humaines
01
Méthode
a Prendre en compte les spécificités des acteurs
a Constat
a Au moment où 80% de la population
française est urbaine, il est urgent de
s’interroger sur l’adéquation de la forme de la ville avec les aspirations de
ses habitants.
Le succès des baugruppen en Allemagne tend à penser que d’autres types
de modes de production de la ville sont
possibles et par la même d’autres formes urbaines.
a Entre 2000 et 2004 seuls 4 % des logements crées le sont dans le cadre d’une ZAC.
Les 96% restant constituent exclusivement la
commande privée, principalement sous forme de lotissements.
a la part de l’autopromotion est encore
marginale en France.
a En 2007, 193 lotissements ont été
autorisés , parmi lesquelles 166 concernent exclusivement de l’habitat et
seulement 4 des opérations mixtes (logements et activités).
(Source : Les chiffres de la construction en Alsace, N°6/2008, DRE Alsace,
Service information et statistique.)
a Des expérimentations d’autopromotion sont tentées en Alsace.
A Strasbourg² ou encore à Bergheim, certaines opérations en
autopromotion sont tentées prennant exemple sur les expériences allemandes.
²voir projet Ecologis cité en exemple/objectif 1
36
a Enjeux
a A l’échelle de la ville :
a définir les conditions d’adhésion
des habitants au projet d’aménagement.
a faire émerger une ville qui répond
aux nouvelles aspirations des habitants.
apenser la mixité intergénérationnelle.
a A l’échelle du logement :
a promouvoir des formes de logement qui peuvent être autoconstruites et/ou autogérées, en incitant à
une grande diversité des modes de
production du bâtiment.
a faire émerger des formes de logements adaptées aux demandes des
habitants.
a faire émerger des formes de logement qui supportent la diversité des
parcours de vie.
Familles monoparentales, personnes vivant seuls, familles recomposées...
l’évolution de la taille des ménages amorcée dans les années 70 se confirme aujourd’hui par une augmentation significative du nombre de ménages
(Ref. Insee, Evolution comparée de la taille et du nombre des ménages
entre 1975 et 2005). Cette modification profonde de la strucutre des
ménages questionne la capacité des logements à évoluer en fonction de ces
changements.
a Moyens en débat
a généraliser le principe de gouvernance et définir les modalités de la
concertation.
L’implication des citoyens peut être évaluée à plusieurs niveaux : (information et sensibilisation, consultation, concertation, codécision). La mise en
place d’un plan de participation peut permetre d’organiser la gouvernance
car il implique : la détermination des objectifs, l’identification des besoins,
acteurs et territoires pertinents, la définition des règles du jeu.
a orientations particulières
...d’aménagement
a Vérifier la compatibilité du PADD avec les préconisations du SCOT.
a Favoriser l’évolutivité en intégrant une certaine
flexibilité au plan d’orientation.
apenser des modes participatifs
festifs et impliquer les associations
dans l’aménagement de la ville .
En Allemagne, la mise en place de Landesgartenschau, permet de préparer et d’accompagner la transformation d’un site, et constitue un levier
financier pour le futur aménagement : festival , jardins cultivables pendant
la durée des travaux...
a soutenir et supporter les projets
initiés par des citoyens.
L’expérience de Gundeldingerfeld à Bâle ²témoigne d’une initiative et
d’un projet porté par une institution privée mais qui répond à une utilité
publique.
²Voir Objectif 1/ Inciter des projets initiés par les citoyens.
a encourager l’autopromotion :
reserver des terrains à d’autres modes opératoires alternatifs à la promotion privée ou publique.
S’inspirer des modèles des Baugruppen développés en Allemagne et des
opérations d’autopromotion en cours en France (Strasbourg, association
Ecologis).
De même les coopératives de construction ( voir l’exemple d’Habicoop)
offrent une alternative à la copropriété.
...réglementaires
afaire appel à la procédure de ZAC pour
l’ensemble des opérations urbaines pour
généraliser le projet urbain et la concertation.
aétablir des règles de mixité minimale
à l’aide d’emplacements reservés et de
secteurs où sont fixés un pourcentage de
logements locatifs répondant à différents
régimes d’accession.
a proposer une forme d’autoges-
tion de l’habitat en s’appuyant sur les
qualités du logement individuel.
en terme d’autogestion et d’évolution dans le temps du projet architectural
en l’adaptant aux objectifs de développement durable déjà cités (économie
de sol, d’énergies, prise en compte des caractéristiques des lieux.)
a promouvoir et encadrer l’auto-
construction liée aux matériaux écologiques.
37
Gestion des ressources humaines
Exemples
a Prendre en compte les spécificités des acteurs
01
a définir le niveau de participation/Brossolette
a encourager l’autopromotion/Logement collectif Ecologis
a Opération de renouvellement urbain, la mutation de la Cité des 420 dans
le quartier Brossolette à Mulhouse questionne la transformation de territoires urbanisés. La démolition et reconstruction des 420 logements, a pour
objectif principal la diversification des typologies d’habitat susceptible
d’aménager une diversité sociale d’un quartier géographiquement enclavé
et économiquement délaissé.
a Le renouvellement du quartier du Neudorf, est l’occasion de penser
d’autres modes de production de la ville. Ainsi sous le nom d’Eco Logis
Strasbourg Neudorf, un groupe de citoyens, projete la construction de 11
logements en autopromotion. En s’appuyant sur les trois piliers du développement durable, et avec l’aide d’un architecte, ils redéfinissent un habitat
correspondant à leurs attentes, dont le chantier devrait débuter en 2010.
alocalité : ..................Mulhouse, France
aréalisation : ................................2006/_
asuperficie: ..........................................ha
aprogramme : .................420 logements
alocalité : ...................Strasbourg, France
aréalisation : ..................................2008/10
asuperficie: ...................................1287m²
aprogramme : ....................11 logements
MO/Moe: Projet Eco Logis Strasbourg/Gies Architekt et Tekton Strasbourg.
MO/Moe: OPAC Mulhouse habitat/Urbitat
a Kantensprung AG
a Photo,Urbitat
a Photo : Gies architekten, bda, architecte
a synergie entre opération de renouvellement urbain et démarche de développement durable.
amaitrise d’ouvrage en indivision qui représente le groupement
de citoyens.
a information, sensibilisation et accompagnement des habitants
dans le processus de démolition/reconstruction.
ale groupe d’autopromotion a recours à un architecte pour la
conception du bâtiment qui répond aux normes BBC 2005©.
a stratégie d’aménagement adaptable et ajustable au fil des
négociations.
a rédaction d’une charte qui contient les valeurs techniques et
sociales supportées par le groupe de construction.
38
39
Gestion des ressources humaines
Exemples
a Prendre en compte les spécificités des acteurs
01
a supporter les projets initiés par les citoyens/Gundeldingerfeld.
apenser des modes participatifs festifs/Jardin des 2 rives.
a l’entreprise kantensprung AG propose en 2000 un nouveau centre de
quartier au coeur de Gundeldingen.La friche devient alors un centre regrou- alocalité : .............................Bâle, Suisse
pant des secteurs d’activités divers tel que restauration, entreprises artisana- aréalisation : ................................2000/05
les, établissements de formation, services sociaux, bureaux ....
a Initié en 1995, par Michel Krieger, le parc des 2 rives fort de 150ha
établit un nouveau dialogue transfrontalier entre la France et l’allemagne.
La passerelle conçue par M.Mimram constitue un véritable lien, dédiée aux
piétons et aux cyclistes entre les 2 pays.
L’inauguration du parc marque en 2004 le début de manifestations biennales, les floralies sur la base des Landesgartenschau allemands.
asuperficie: .......................................1,3ha
aprogramme : ......services et équipements
MO/Moe: Kantensprung AG/In Situ (ch)
alocalité : .......................Strasbourg/Kehl
aréalisation : ...................................1995/04
asuperficie: ........................................150ha
aprogramme :..............jardin transfrontalier.
MO/Moe: Ville de strasbourg/Rüdiger Brosk, paysagiste, Marc Mimram, architecte.
aPNR Ballon des Vosges
aPhoto,PNR Ballon des Vosges
a une initiative privée (entreprise Kantensprung AG), à l’origine
de la transformation.
a Le jardin des 2 rives s’inscrit dans le réseau des Landesgartenschau allemands.
a les locataires des 60 locaux d’activités peuvent apporter une
part au capital.
a les floralies,sur la base des Landesgartenschau, constituent
des événements festifs réunissant la population des deux communes.
a à partir 2001, les habitants des 2 communes, ont participé à
des ateliers de planification du parc.
a la commune de Bâle accorde un droit à construire de 90 ans à
l’entreprise.
40
411
Gestion des ressources humaines
indicateurs
a Prendre en compte les spécificités des acteurs
a indicateurs
a mixité sociale.
a commentaires
aappliquer les exigences la loi SRU, soit 20% de
logement social pour les plus grosses communes.
apenser le pourcentage de logements sociaux à
01
a procédure
20% minimum
rapporté au quartier.
améthodologie qui prend en compte les
attentes des habitants.
aconcertation.
a la loi du 18 juillet 1985 a généralisé le principe de concertation.Pour chaque opération
urbaine et toutes procédures confondues il
importe d’établir des modalités de concertation
suffisantes .
aevaluer la part du budget global accordé à la
concertation.
aevaluer les modes de communication utilisés:
affichage, réunions, site internet.
apourcentage d’autopromotion en M² de la superfice totale de l’opération (SHON en M²)
aIl sagit d’inciter à la diversité des opérateurs
sur un même projet urbain afin d’éviter toute
normalisation de la forme urbaine.
l’autopromotion peut participer à la diversification de la forme urbaine.
aprocédure de ZAC.
ala procédure de ZAC intègre sans restriction
de taille ou de programme ,la concertation comme démarche de projet.
l’approbation du dossier de création de zac
implique l’élaboration préalable d’un bilan de
concertation.
a permet de fixer un cahier des charges de cession de lots qui definit la destination et les rè-
Zone d’aménagement concertée.
aprocédure d’AFU.
Associtation Foncière Urbaine.
42
bilan de
concertation
OUI/NON
OUI/NON
43
Gestion des ressources humaines
02
méthode
a Promouvoir des modes de vie durable
a Constat
aLes modes de vie actuels, issus du
développement économique de l’après
guerre sont trop consommateurs de
sol et d’énergie.
aSi l’ensemble de la population mondiale adoptait les modes de vie européen , il faudrait l’équivalent de 3 planètes afin de combler les besoins en
ressources et en énergie.
a Enjeux
a mettre l’individu au centre de
l’aménagement de la ville.
a promouvoir des modes de ville
durable qui répondent aux nouvelles
aspirations de ses habitants.
Promouvoir des modes de vie moins consommateurs en ressources et en
énergie plus attractifs pour la diversité des usages proposés et leur proximité.
a Moyens en débat
a repenser l’organisation du territoire et questionner la sectorisation des
activités pour rapprocher logements
activités et équipements collectifs et
commerciaux.
a orientations particulières
...d’aménagement
a Vérifier la compatibilité de l’aménagement avec
le DOG (document d’orientation générale) du SCOT.
aVérifier la cohérence entre les aménagements locaux et le le schéma de développement commercial
établi dans le SCOT.
a favoriser la mixité fonctionnelle
pour proposer une ville des proximités.
aUn cadre de vie actuel souvent subit.
44% des propriétaires interrogés dans le cadre d’une
étude admettent être insatisfaits de la localisation de
leur logement , par rapport aux services et aux équipements.
(Source Vincent Kaufmann et Christophe Jemelin, Articulation entre urbanisme et transports : quelles marges de manoeuvre?, revue internationale des
sciences sociales, 2003,n°176,p.329-340.)
a promouvoir les modes de vie supportées par la ville durable :
-mixité fonctionnelle.
-proximité.
-mobilité durable.
a proposer une proximité qui valori-
se la ville durable en articulant la ville
avec les paysages naturels et agricoles.
...réglementaires
a SCOT : Dans le cadre du développement com-
mercial, limiter le développement des grands équipements commerciaux aux zones urbaines existan-
aEn 1999, les alsaciens qui travaillaient en Alsace totalisaient un cumul de 5 260 000 km par an.
Ce chiffre témoigne de la dépendance automobile et la
distance croissante entre habitat et lieux de travail.
Il sagit d’une augmentation de près de 110% par rapport
aux kilomètres parcourus en 1975.
(Source DRE Alsace-2007, 30 ans d’urbanisation en Alsace, chap.4 Les migrations alternantes.)
a promouvoir les prestations en
terme d’équipements, de services,
d’activités et d’espaces publics qui
valorisent la ville durable.
la ville compacte peut garantir un bon niveau de services et d’équipements
souvent trop couteux à mettre en place et à entretenir dans des territoires
moins denses.
En implantant les services à moins de 10 min des lieux de vie, la ville durable limite la dépendance à l’automobile en encourageant d’autres modes
de déplacements.
a concilier intimité individuelle et
attractivité de la vie collective.
aproposer un paysage spécifique à la
ville durable.
apromouvoir l’agriculture périurbaine.
aart.1et 2 : autoriser différents types d’occupa-
tion du sol afin d’encourager la mixité fonctionnelle.
aDocuments graphiques:
-identifier les éléments de paysages à conforter (art.
L.123.1.7).
-identifier les espaces naturels et agricoles inconstructibles.
adévelopper des stratégies de communication.
développer des stratégies capables de porter les principes de modes de vie
durable en s’appuyant sur des modes de communication variés : campagne
publicitaire, événements festifs...
a sensibiliser et communiquer
autour de la qualité de vie de la ville
durable.
44
45
Gestion des ressources humaines
exemples
a Promouvoir des modes de vie durable
a proposer un paysage qui valorise la ville durable/Vauban.
Engagée depuis 30 ans dans l’amélioration de son cadre de vie (mobilité, déchets, énergie),la ville projette en 1993,en lieu et place de
l’ancienne caserne française, un nouveau quartier résidentiel selon
le principe de la cité jardin.Le projet repose sur un engagement écologique et une implication citoyenne forte.Il en résulte un quartier
dense, sans voiture et qui articule nature et habitat écologique.
alocalité : ..............Fribourg, Allemagne
aréalisation : ................................2003/06
asuperficie: ........................................38ha
aprogramme : ...............3040 logements
MO/Moe: Ville de Fribourg/Kolhoff&Kolhoff,architectes urbanistes.
02
a développer des stratégies de communication/Solar City.
aDans le cadre du projet urbain Solar city, il apparu necessaire de
développer une stratégie de communication capable de porter lce
projet d’ampleur. Le partenariat avec l’agence de marketing ARGE,
aboutit à la mise en place d’un concours de communication visuelle
remportée par Createam. La communication de la marque Solar City,
développa les principes de la qualité de vie offert par ce quartier.
alocalité : ...........................Linz,Autriche
aréalisation : ................................1993/05
asuperficie: ........................................64ha
aprogramme : ...............1600 logements
MO/Moe: Ville de Linz/Createam
«pourquoi posséder une piscine,
lorsqu’on peut avoir tout un lac?»
aPhoto,PNR Ballon des Vosges
a politique municipale de quartier des courtes distances qui
valorise l’espace public :
-politique zéro voiture : autopartage, parcs de stationnement en entrée de
quartier.
-pratique apaisée de l’espace public reservé à des modes doux (piétons et cycles) :
concept de spielstrasse (la rue est le terrain de jeu des enfants).
aespaces publics et privés constituent un paysage naturel
cohérent.
46
aCREATEAM agence de communication
apartenariat avec une agence de marketing, afin de définir une
stratégie de communication.
a lancement d’un concours de communication visuelle.
acampagne publicitaire avec comme message la qualité de vie
d’un quartier pensé avec la nature.
471
Gestion des ressources humaines
exemples
a Promouvoir des modes de vie durable
a Proposer une proximité qui valorise la ville durable/Bedzed.
a En 2006, la ville de Sutton au sud de Londres, devient le terrain du
nouvelle approche des conditions de vie durable en ville. Le projet bedzed, pour Beddington, zéro émission d’énergie fossile. propose un quartier
dense, qui maitrise les économies d’énergie et d’espace, et qui propose une
mixité fonctionnelle et des services de proximité, afin de diminuer l’empreinte écologique.
alocalité :..beddington, grande bretagne.
aréalisation : ................................2006/07
asuperficie: .......................................1,7ha
aprogramme : .................180 logements
02
a promouvoir l’agriculture périurbaine/Eva lanxmeer.
aLa création,au début des années 90, du quartier EVA Lanxmeer, se fonde
sur une approche poussée d’une forme d’urbanisme écologique. Sur un
mode de participation qui fait remonter les attentes et besoins des futurs
habitants ( principe Down-top) l’aménagement s’appuie sur des enjeux
d’autosuffisance énergétique et alimentaire et de respect des espaces naturels existants.
alocalité :................................Culemborg
aréalisation : ................................1994/
asuperficie: ........................................24ha
aprogramme : ..................240 logements
MO/Moe: Ville de Culemborg/Econnis&Elbe,architektur, Copijn, paysagiste.
MO/Moe: Ville de Beddington/Bill Dunster,architecte
aPhoto, Wikipédia
alocaux, en vente ou location destinés à des activités
non polluantes.
a objectif de 200 emplois à terme au sein du quartier.
a2500m² de commerces et de services, occupent les RDC des bâtiments
aPhoto, ministère de l’écologie, de l’Energie, du Développement durable et de la mer
a autosuffisance alimentaire :
ferme urbaine , pour une production locale de fruits et légumes
biologiques.
aautosuffisance énergétique :
-usine de production de biogaz, redistribué pour une consommation domestique.
-systême central de chauffage par géothermie( compagnie des eaux)
-panneaux photovoltaiques sur chaque habitation ( production électrique).
(implantés en façade nord, afin de laisser l’orientation sud à un logement en RDC).
48
49
Gestion des ressources humaines
indicateurs
a Promouvoir des modes de vie durable
a indicateurs
a commentaires
a nombre d’actifs ayant un emploi dans
la commune.
a à titre d’exemple le quartier de bedzed en Angleterre offre 200 emplois pour 180 logements,
soit un peu plus de 1 emploi par logement.
a taux de motorisation.
aà titre d’exemple ce taux est en 2006 de :
- 47% à Paris,
-82% à l’echelle nationale,
-93% dans les communes rurales .
02
a procédure
pas d’opération
exclusivement
résidentielle.
50%
agarantir en contrepartie l’accès à une offre
alternative efficace en transports en commun et
en liaisons douces.
a part en m² SHON de la surface construite desservie par les transports en commun.
atransport en commun fortement cadencé.
tendre vers un temps
de parcours de 10min à
pied maximum
atemps de parcours à pied moyen entre logement et équipement, commerces et services.
50
ashon totale/SHON logement.
aévaluation de la mixité fonctionnelle.
apart d’espaces naturels accessibles ( parcs,
jardins, bois) en M² par habitant.
arespecter à minima le decret paru au journal
officiel du 22 février 1973 posant comme règle
10m² d’espaces verts par habitant en ville et
20m²/hab. en périurbain.
15m²/hab
minimum
51
gestion des ressources naturelles
03
méthode
a Limiter la consommation de sol
a Constat
a 20% d’augmentation en 10 ans de
l’occupation du sol alors que la population n’a augmenté que de 6%.
(Source : H.Kempf In Environnement, ces villes qui étouffent la campagne,
Le Monde du 19 avril 2008.)
a 160ha/jour sont artificialisés,
soit 60 000ha /an.
(Source : H.Kempf In Environnement ces villes qui étouffent la campagne, Le
Monde du 19 avril 2008.)
a Enjeux
a Favoriser le développement endogène, en incitant au renouvellement
urbain et en limitant le développement exogène y compris des infrastructures.
En France les friches, industrielles, ferroviaires et militaires représentent
360 000ha Elles peuvent combler selon le rythme actuel 43 ans de constructions de logement (sur une base de 60 logt/ha). ( In la Revue Durable, chap.
situation de l’urbanisme en Europe, page 17, N° 28, mars-avril 2008).
a En France l’ensemble des surfaces agricoles est potentiellement urbanisable.
a Le monopole actuel de l’habitat individuel comme modèle
de référence définit des zones urbaines peu denses : la surface
moyenne des maisons ne cesse d’augmenter et la moyenne des
parcelles présente une superficie de 1400m².
a les infrastructures induites par les déplacements et stationnements automobiles consomment une grande quantité d’espace.
a 7000m²/jour de surface agricole
sont artificialisés par jour soit léquivalent de 41 t de céréales ou 14t de fruis
frais.
(Source : 30 ans d’urbanisation en Alsace, Synthèse : l’utilisation du foncier
en Alsace, DRE Alsace.)
a 436km² du département est artificialisé, soit 13 %.
Les routes et les parkings correspondent à 50% de
cette surface.
(Source : IFEN, données régionales, Alsace, thème occupation artificielle des
solsen 2006-Source TERUTTI-LUCAS, producteur, Ministère de l’agriculture.)
a 10 millions de km/jour
cumulés parcourus par les habitants
du Haut-Rhin, témoignent de l’éclatement des fonctions.
a 57% du parc de logement en
Alsace est de l’habitat individuel.
(Source : Les chiffres de la construction en Alsace, N°3/2008, DRE Alsace/
Service de l’information statistique.)
52
a Moyens en débat
a Limiter la croissance des villes au
renouvellement urbain en agissant
sur la mutation des friches urbaines.
a Fixer un seuil de densité minimum
a orientations particulières
...d’aménagement
aDéfinir des zones à restructurer dans le PLU qui permet de bloquer toute urbanisation pendant 5 ans.
aconstituer une armature urbaine en définissant des
secteurs bénéficiant d’orientations particulières d’aménagement.
adaptée aux caractéristiques des
lieux.
plusieurs paramètres tel l’accessibilité du site, la bonne desserte par les
transports en commun , peuvent permettre d’imposer un seuil de densité.
a Urbaniser à proximité des TC.
La distance admise de 400m praticable à pied pour atteindre une station
de T.C.peut servir de base à la construction d’une ville plus compacte à
l’échelle du piéton .
aPérenniser les surfaces agricoles,
a Arrêter un périmètre d’extension
La valorisation des parcelles agricoles et naturelles permet de conserver des
terres fertiles et perméables.
Encore perçues comme la variable d’ajustement de l’urbanisation, les terres agricoles et forestières bénéficient pourtant d’un fort potentiel de développement économique : en cohérence avec le développement durable, le
développement des politiques d’énergies renouvelables peut permettre des
développer de nouvelles économies qui associent la ville et la campagne.
On peut penser au développement de l’énéergie éolienne, aux filières boisénergie, au développement des systèmes de chauffage fonctionnant ) partir
de la biomasse.
Un périmètre strict d’urbanisation permet d’agir en faveur du renouvellement urbain et limite les extensions sur des terres naturelles fertiles. Il
permet d’établir une limite claire entre zone urbanisée et zone naturelle.
L’exemple anglais de Cambridge propose une ceinture verte afin de limiter
l’urbanisation.
naturelles et forestières.
urbaine et s’y tenir.
aRéduire la dimension des parcelles
...réglementaires
aart.6 : définir l’implantation des constructions à
l’alignement le long des voies de plus de 6m d’emprises.
afin de densifier .
la réduction des parcelles limite l’étalement urbain et réduit la charge foncière pour les futurs acquéreurs.
Définir une hauteur des constructions à R+2 minimum permet d’établir une
densité plus importante en augmentant le coefficient d’occupation des sols
et limite les déperditions d’énergies.
aart.7 : autoriser voire imposer l’implantation des
constructions en mitoyenneté.
aart.9 : définir une emprise au sol permettant de
rentabiliser le foncier.
a Proposer une typologie qui constituent une forme urbaine plus dense.
à la maison individuelle isolée en pensant de des logements moins consommateurs d’espace.
Concevoir des formes hybrides plus denses qui combinent économie de sol et
qualité du logement individuel : individuel groupé, en bande, duplex superposés.
a Optimiser la dimension de l’es-
pace public, pensé à l’echelle des
piétons et des transports en commun.
Eviter d’établir un CES trop faible mais dans le cas de bandes de
constructibilités établir une graduation du coefficient d’emprise au
sol.
aart.14 : fixer un COS qui implique des typologies
alternatives aux pavillons : Un cos minimum compris
entre 0,5 et 1 quipermet de mettre en oeuvre des
formes urbaines plus denses comme la maison en
bande.
fixer un COS minimum supérieur à 1 dans les centres urbains.
Un espace public compact peut construire un lieu vivant, porteur de liens
sociaux et d’échanges.Fixer un pourcentage maximum d’infrastructures
publiques.
531
gestion des ressources naturelles
03
exemples
a Limiter la consommation de sol
a Encourager le renouvellement urbain/Vauban.
a Engagée depuis 30 ans dans l’amélioration de son cadre de vie (mobilité, déchéts, énergie)la ville projette en 1993,en lieu et place de l’ancienne
caserne française, un nouveau quartier résidentiel selon le principe de la
cité jardin.Le projet repose sur un engagement écologique et une implication citoyenne forte.Il en résulte un quartier dense, sans voiture et qui
articule nature et habitat écologique.
alocalité : ..............Fribourg, Allemagne
aréalisation : ................................2003/06
asuperficie: ........................................38ha
aprogramme : ...............3040 logements
MO/Moe: Ville de Fribourg/Kholoff&Kholoff, architectes urbanistes.
a proposer une alternative typologique/Cité manifeste.
a En 2003, la SOMCO, société mulhousienne des cités ouvrières, réinterroge la forme du logement social à l’occasion de ses 150 ans.
La société fait appel à cinq équipes d’architectes pour proposer de nouvelles typologies. Il en ressort cinq typologies très variées qui offrent de
nouvelles réponses aux attentes en terme de confort et de la qualité de vie
du logement individuel tout en admettant une forte densité.
alocalité : ..................Mulhouse, France
aréalisation : ................................2004/05
asuperficie: .....................................0,63ha
aprogramme : ....................61 logements
MO/Moe: Ville de Mulhouse/ARM-Poitevin et Reynaud, architectes.
a Photo, PNR, Ballon des Vosges.
a Photo, PNR, Ballon des Vosges.
areconversion d’une friche militaire.
a densité brute de 92 logement/ha.
a15 bâtiments de l’ancienne caserne sont réhabilités .
a 10% d’espace public.
a densité brute de 80 logement/ha.
a grands logements de 93m² de moyenne ( de 55 à 180m²).
a 25% d’espace public.
a 6 typologies de logement.
a un cahier des charges des parcelles fixé par la commune.
a espace extérieur privatif pour chaque logement.
54
55
gestion des ressources naturelles
03
exemples
a Limiter la consommation de sol
a fixer une densité minimum adaptée aux caractéristiques des lieux/Ribeauvillé
a Commune classée «ensemble urbain remarquable» , Ribeauvillé
témoigne d’une structure urbaine moyenageuse caractéristique. Situé sur la route des vins ce village présente la structure d’un village rue constiétué d’un axe principal le long duquel s’étirent des
parcelles étroites; Sur ces parcelles les maisons sont implantées à
l’alignement et en mitoyenneté et se répartissent sur 2 niveaux au
moins
alocalité : ................................Ribeauvillé
aréalisation : ........................................._/_
asuperficie: .......................................32 km²
aprogramme : ....................4450 habitants
MO/Moe: Ville de Ribeauvillé.
a réduire la taille des parcelles/les allées St Jacques.
a Le projet propose une réponse possible à la question de l’habitat
individuel en centre ville en dessinant des maisons sur de petites
parcelles qui disposent chacune de jardins privatifs généreux.L’espace public est limité à un réseau de venelles mais les jardins privatifs participent à la perception d’une forte présence végétal.
alocalité : ..........St Jacques de la Lande
aréalisation : ................................1996/01
asuperficie: .......................................1,3ha
aprogramme : ....................70 logements
MO/Moe: Ville de St Jacques de la Lande/ Christian Devillers, architecte urbaniste.
a Photo, Wikipédia
aforme urbaine compacte
R+1+combles minimum.
constituée
de maisons en
aalignement sur rue des constructions et continuités
des façades.
a Photo, DDE Haut Rhin
aparcelles carrées de 168m² (14x12m).
a 100m² de jardin privatif soit 60% de l’emprise au sol.
a maisons sur 2 niveaux.
a COS : 0,6.
a surface habitable de 93m², type T4.
56
57
gestion des ressources naturelles
indicateurs
a Limiter la consommation de sol
a indicateurs
a densité brute minimum.
cette densité doit être rapportée aux équipements collectifs
et commerciaux et aux activités tertiaires.
a dimensions des parcelles.
a commentaires
a procédure
a40logt/ha , soit une densité de types maisons
de ville.avec une part de 20% d’infrastructures
publiques et un COS de 0,5.
40logt/ha
minimum
a 60logt/ha , dans le cas d’immeuble de ville.
60logt/ha
minimum
a le dimensionnement du logement : 100m²
shon en logement collectif.
aproposer un COS de 1 pour réduire la dimension des parcelles.
aà titre d’exemple, une densité de 40 lot/ha
obtenue avec un COS de 1 et 20% d’infrastructure
définie des parcelles de 200m²
a coefficient d’occupation du sol
03
a fixer un COS minimum qui induit d’autres for-
mes urbaines que celle de la maison isolée (COS
de 0.2).
aapprocher le COS des formes urbaines villa-
geoises qui tend vers un COS de 1.
a ratio de territoire urbanisé desservi par un
transport en commun fortement cadencé.
atendre vers un pourcentage élevé de terrains
a pourcentage d’infrastructure publique
(voies et espaces publics).
ale développement endogène mutualise et opti-
desservi par des TC fortement cadencé (un passage toute les 10min) afin de limiter la part d’infrastructure induite par les déplacements mécanisés individuels.
mise l’utilisation des infrastructures existantes.
200m²
pour 40 logt/ha et
20% d’espace public
cos de 0,5
minimum.
ou cos non réglementé
aucune construction à plus
de 300m d’une
station de TC.
entre 20% et 50%
aà titre d’exemple :
-la cité manifeste à Mulhouse propose 10% d’infrastructures,
-le quartier Vauban 25%,
-la ville dense comme Paris entre 30 et 50%
58
59
gestion des ressources naturelles
04
méthode
a aménager des continuités écologiques et géographiques.
a Constat
a Entre 1992 et 2004 , 73000ha de
prairies permanentes, 30 000ha de surfaces agricoles et 26 000 ha d’espaces
arborés ont disparus chaque année.
(Source : Le Grenelle de l’Environnement, document récapitulatif des tables
rondes du 24,25 et 27 octobre 2007-novembre 2007, ministère de l’écologie ,
de l’environnement et du developpement durable.)
a 4,8% du territoire est imperméabilisé en 2000.
Cette imperméabilisation suit une augmentation moyenne de 1,6% par an depuis 1990 essentiellement due aux
infrastructures routières et création de zones d’activités
et de commerces.
a Enjeux
a limiter la consommation de sol
naturel et agricole, en protégeant les
sols naturels afin de ne plus les considérer comme la variable d’ajustement de l’urbanisation.
a limiter l’impact de l’urbanisation
sur les cycles naturels (écoulement
de l’eau, photosynthèse, migration
des espèces...) en maintenant des
couloirs de biodiversité ordiniaire.
(Source : IFEN, données régionales et nationales, thème : occupation du territoire en 2000 et évolution entre 1990 et 2000.)
a L’OMS considère qu’en dessous de
10m² d’espaces verts par habitant la
qualité de vie est altérée.
a penser l’autosuffisance alimen-
taire et énergétique des territoires.
(Source : in, Science et vie , Hors série n°43, juin 2008, Chap. Agir , Repenser
a penser l’impact des infrastruca Entre 1982 et 2000 14 000 ha du territoire alsacien ont été urbanisés.
(Source : 30 ans d’urbanisation en Alsace, Synthèse : l’utilisation du foncier
en Alsace, DRE Alsace.)
a Sur les 800ha urbanisés par an la
moitié le sont aux dépens des surfaces
agricoles.
(Source : 30 ans d’urbanisation en Alsace, Synthèse : l’utilisation du foncier
en Alsace, DRE Alsace.)
a 13% du sol du Haut Rhin est
artificialisé en 2006.
Routes et parking en représentent 50%,contraignant ainsi l’écoulement des eaux.
(Source : IFEN, données régionales, Alsace, thème occupation artificielle des
solsen 2006-Source TERUTTI-LUCAS, producteur, Ministère de l’agriculture.)
60
tures sur les espaces naturels et
agricoles : pollution des sols, mode
d’agriculture.
a structurer la ville autour des continuités géographiques, agricoles et
écologiques.
a Moyens en débat
a développer des stratégies
d’aménagement des territoires en
s’appuyant sur le réseau d’espaces
naturels et hydrographiques.
(développer des activités agricoles, touristiques et économiques
qui répondent à des enjeux environnementaux, économiques et de
déplacements par le maitien d’espaces naturels : réseau de liaison
douces, agriculture, ...)
a aménager des corridors
OK 12 01 2010
a orientations particulières
...d’aménagement
a aménager la continuité grand paysage et frange
de ville.
a maintenir des continuités écologiques et géographiques :
-entre les espaces privés et publics.
-entre espaces naturels et urbanisés.
a organiser le parcours de l’eau en proposant une
gestion alternative des eaux pluviales.
écologiques .
qui mettent en réseau les éléments de nature urbaine (parcs et jardins, espaces verts publics et privés) avec des biotopes plus constitués (bois prés).
a organiser la ville et la densité.
a questionner le statut, public ou
privé, des espaces qui constituent la
trame verte.
Les conditions d’aménagement des parcelles privées peuvent participer au maintien d’écosystèmes, par une réglementation du niveau
d’infiltration des parcelles par exemple.
a renforcer une agriculture de
proximité et des exploitations forestières afin de participer à l’autosuffisance alimentaire et énergétiques
des territoires urbanisés.
Mettre en place des partenariats dans la production de denrées
alimentaires et la production d’énergie .Penser des partenariats
d’entretien des espaces naturels par les agriculteurs.
a aménager les espaces naturels
du cycle de l’eau.
récuperer, filtrer traiter puis stocker l’eau de pluie permet de réutiliser
l’eau pour des usages où l’eau potable n’est pas necessaire : irrigation des jardins, entretien, ou encore pour des systemes intégrés au
logement en remplacement de l’utilissation actuelle d’eau potable
pour les WC.
a aménager la collecte des eaux pluviales à ciel
ouvert par des dispositifs naturels (noues, bassins,
roselières).
...réglementaires
aart.3 : définir des prescriptions d’aménagement
en fonction du gabarit des voies, définir un pourcentage d’imperméabilisation de la voie (choix de
matériaux perméable, défintion de profils intégrant
des espaces naturels...).
aart.4 : fixer des conditions de d’évacuation des
eaux pluviales incite à une faible imperméabilisation
des parcelles.
Exemple du PLU de Grenoble, Zone UMa, art.4 : « tout ou partie
des eaux pluviales et assimilées ne sera accepté dans le réseau
public( unitaire ou séparatif) que dans la mesure où l’usager
démontrera que l’infiltration ou la rétention sur son unité foncière,
ne sont pas possibles ou insuffisantes, ou que le rejet en milieur
naturel n’est pas possible»
aart. 11 : Définir des prescriptions dans le trai-
tement des clôtures qui participent aux continuités
écologiques : haies, fossés, noues.
aart. 13 : Définir des prescriptions en faveur des
esapces verts et des plantations.
aLe maire peut définir des espaces boisés classés
(EBC), ou des Espaces Verts d’intérêt Public (EVIP).
aProjet de loi Grenelle II : «La loi propose
d’aménager une trame verte et une trame bleue,
pilotée localement en association avec les collectivités
locales et en concertation avec les acteurs de terrain.»
61
gestion des ressources naturelles
exemples
a aménager des continuités écologiques et géographiques.
a développer des stratégies d’aménagement en s’appuyant sur le
réseau d’espaces naturels et hydrographiques /parc des rives de la Thur.
aAménagé sur les 2 rives de la Thur, le parc des rives de la Thur, constitue
un nouvel espace public majeur pour la commune de Cernay. Fort de 12ha,
ce parc permet la reconquête des berges d’une rivière célèbre pour ses crues
torrentielles.A cheval entre la rive nord et sud le parc propose aux habitants
des équipements de loisirs,en s’appuyant sur les espaces naturels existants.
alocalité : .......................................Cernay
aréalisation : ................................2002/06
asuperficie: ........................................12ha
aprogramme : ..................................jardin
MO/Moe: Ville de Cernay/atelier Villes et paysages, paysagistes.
04
OK 12 01 2010
a organiser la ville et la densité/ Hammarby
aS’appuyant sur sa candidature aux jeux olymiques de 2004, la ville de
Stockholm développe à partir de 1996 le principe d’un écoquartier afin de
transformer une friche portuaire fortement polluée en quartier habitable et
durable. Le quartier organise les 11 000 logements du programme sur un
schéma en doigt de gant en s’appuyant sur le réseau hydrographique de la
zone portuaire, qui praticipe au recyclage des eaux pluviales.
alocalité : ..................Stockholm, Suède
aréalisation : ...........................1996/2016
asuperficie: ......................................200ha
aprogramme : 11000 logts/commerces/activ.
MO/Moe: Ville de Stockholm/Stefan fryxell, architecte.
a atelier Villes et paysages
a un parc séquencé, support de différents usages (une promenade,
aPhoto,DDE Haut Rhin
adensité brute (espace public compris) : 55 logt/ha.
une place urbaine, une plaine de jeux).
ades aménagements de paysage qui préviennent et gèrent les
risques de crue ou d’orages : digue, noues de stockage.
a un parc qui articule paysage urbain et paysage naturelle de
rivière.
62
aenviron 150 habitants et emplois/ha.
ales canaux de l’ancienne zone portuaire et la ramification d’espaces naturels connectés, valorisent des îlots denses au bord de
l’eau.
631
gestion des ressources naturelles
exemples
a aménager des continuités écologiques et géographiques.
aaménager des corridors écologiques/parc de la Deûle
a Face à un manque manifeste d’espaces naturels sur son territoire, la métropole Lilloise reflechissait depuis 1968, à la façon
de réintroduire durablement la nature en ville.En s’appuyant sur la
Deûle, l’agglomération met en place un parc qui s’étend sur plusieurs communes. En 2008, près de 350ha sont réalisés sur 2000ha
annoncés.
alocalité : .............................Lille, France
aréalisation : ................................2006/07
asuperficie: ....................................2000ha
aprogramme : ........parc intercommunal
MO/Moe: Communauté urbaine de Lille/Jacques Simon et JNC, paysagistes.
a Photo, DDE Haut Rhin
asyndicat mixte du parc de la Deûle regroupant la communauté
urbaine de Lille.
a un corridor de 2000ha sur plusieurs communes.
04
OK 12 01 2010
aaménager les espaces naturels en ville/piscine
naturelle publique.
a la ville de Combloux s’est dotée en 2002 d’une piscine publique
naturelle. Dans un site exceptionnel, face au Mont Blanc et à 5 min
à pied du centre ville, la commune, avec la collaboration des architectes de greenconcept, un équipement qui exploite des techniques
naturelles afin de proposer un plan d’eau dont la pureté est assuré
par des plantes aquatiques.
alocalité : ....................Combloux, France
aréalisation : .................................1997/2002
asuperficie: ........................................4500m²
aprogramme : ................piscine publique
MO/Moe: Ville de Combloux/GreenConcept, architectes paysagistes, atelier Axe.
a Photo,DDE Haut Rhin
a l’accès exclusivement piéton du plan d’eau est connecté au
centre ville, à 5 min à pied, par une coulée verte.
a mise en place d’un conseil consultatif métropolitain des usagers.
a le traitement de l’eau de baignade fait appel à un traitement
naturel décomposé en trois zones ( zone de filtrage, de régénération et d’aération).
aentretien du parc par les agriculteurs qui bénéficient de fourrage pour leurs exploitations.
aau coeur de la commune, la piscine établit un dialogue avec le
grand paysage.
64
65
gestion des ressources naturelles
indicateurs
a aménager des continuités écologiques et géographiques.
a indicateurs
a commentaires
04
OK 12 01 2010
a procédure
a taux de rejet des eaux pluviales dans
le réseau.
a depuis septembre 2008 l’arrété du 21 aout
2008, autorise sous certaines conditions :
-la récupération des eaux de pluies et certains
usages : wc, arrosage des gazons , à l’intérieur ou
à l’extérieur des maisons, pour inciter au développement de dispositifs de gestion des eaux à la
parcelle.
taux de rejet
zéro pour les
parcelles
privées.
a indice de biodiversité.
a l’IFEN, Institut Français de l’Environnement,
publie un indice de biodiversité à l’échelle nationale et régionale.
atout nouveau projet urbain devra veiller par
ces aménagements à minima à maintenir le niveau actuel de biodiversité de la biodiversité qu’il
s’agisse de la diversité des espaces naturels (marais, bois..) ou de la faune et de la flore.
maintien du
niveau de
diversité
constaté avant
l’aménagement.
niveau de diversité des espaces naturels .
a taux d’imperméabilisation des espaces
publics et privés
a surface d’espaces naturels et agricole par habitant.
aproposer un principe d’équilibrage des sur-
faces imperméabilisées par une surface équivalente perméable capable de filtrer le volume
d’eau non absorbé.
aaugmenter le niveau de perméabilité dans le
cas de voies de dessertes résidentielles,statio
nnement, espaces privés en imposant des matériaux de chaussée perméables (stabilisé par
exemple).
arespecter à minima le décret paru au journal of-
ficiel du 22 février 1973 posant comme règle 10m²
d’espaces verts par habitant en ville et 20m²/hab.
en périurbain.
50%
15m²/hab
minimum.
ase référer à l’Audit Urbain de 2000 réalisée par
la commission européenne et qui permet de comparer ce rapport pour les villes européennes.
66
67
gestion
des ressources paysage,
naturelles
Sol, biodiversité,
climat.
05
Méthodeméthode
a Prendre en compte les caractéristiques des lieux
a Constat
a Les modes de productions actuels de
la ville standardisent l’urbanisation.
les logiques de conception et de commercialisation tentent en général, de s’exonérer du
contexte.
a Les logiques d’extensions encouragent à
la consommation d’un sol standard, c’est à
dire qui ne présente pas de contraintes particulières d’aménagement.
a Enjeux
a penser un développement endo-
gène qui conduit à opérer sur des territoires habités et à penser la transformation plutôt que la consommation
de sol naturels, necessite d’engager
une procédure de projet afin d’appréhender les enjeux locaux spécifiques
à chaque intervention.
a Moyens en débat
a promouvoir le projet urbain ,
comme processus de prise en compte
des caractéristiques des lieux.
a composer avec les éléments déjà
-à la géographie.
-au climat.
a Entre 1962 et 2000 l’extension urbaine s’est concentrée en plaine, les
zones de montagne sont au contraires
restées en retrait.
(Source : 30 ans d’urbanisation en Alsace,Chap.2 consommation foncière et
fonctionnement du territoire, ADEUS-AURM-DRE Alsace-Région AlsaceNovembre 2007.)
a Entre 1982 et 2000 7500 ha essentiellement en plaine ont ainsi été urbanisés.
Il sagit de terrains agricoles sur un territoire
bien desservi mais aussi aux caractéristiques
géographiques peu contraignantes.
(Source : 30 ans d’urbanisation en Alsace,Chap.2 consommation foncière et
fonctionnement du territoire, ADEUS-AURM-DRE Alsace-Région AlsaceNovembre 2007.)
68
-au patrimoine.
-à la sociologie.
...d’aménagement
as’appuyer sur les structures urbaines
existantes.
aréutilisation des friches industrielles
pour produire de nouvelles typologies.
en place dans une logique de renouvellement des territoires urbanisés (
urbanisation endogène).
a définir un dialogue avec le contexte pour
la définition du projet, en argumentant
l’orientation des bâtiments, le découpage
parcellaire en rapport aux éléments de paysage existants.)
a intégrer la gestion des risques
aPADD et Orientations d’aménagement :
S’appuyer sur le patrimoine urbain et rural afin de définir les spécificités de
la forme urbaine.
naturels à l’élaboration de stratégies
d’aménagement.
a des enjeux qui sont liés :
a orientations particulières
En fonction des caractéristiques géographiques et climatiques s’appuyer
sur les risques d’inondation ou d’incendie pour organiser et srucurer les
différentes fonctions du territoires : déplacements, équipements , habitat.
a prendre en compte le climat et
l’orientation pour l’implantation des
constuctions.
Définir des conditions d’implantation et énumérer des prescritpions à
prendre intégrer dans l’aménageement.
a prendre en compte la topographie
la géographie et la nature des sols.
Intégrer de manière précise ces enjeux dans la rédaction du PADD et des orientations d’aménagement.
Eviter les rédactions trop généralistes qui ne peuvent pas être
contraignantes.
...réglementaires
a : proposer d’adopter la procédure de ZAC pour
l’ensemble des aménagements urbains qui seule
implique, projet, étude d’impact et concertation et
permet de révéler et de prendre en compte les caractéristiques de chaque opération.
aart.1 : sauf contraire, ne pas modifier la topographie existante.
aart.2 : préciser les éléments de paysage à
intégrer(établir un document graphique faisant l’inventaire de ces éléments).
a s’appuyer sur les structures urbaines et rurales existantes.
Après inventaire, prendre en compte le parcellaire, les réseaux de sentiers,
la strucutre végétale(haies bocagères, bois) dans la mise en oeuvre du
projet urbain.
aart.6 ,7,8 : Définir des règles de prospects qui
s’adaptent à la morphologie des terrains (topographie, géographie).
aart.11 : éviter les remblais.
aart.13 : Imposer la préservation d’éléments
caractéristiques du paysage.
a s’appuyer sur les filières et les
matériaux locaux en terme de construction et d’énergie.
Cela suppose d’avoir préalablement identifié les éléments qui
caractérisent le territoire.
aProjet de loi Grenelle II :
691
gestion des ressources naturelles
exemples
a Prendre en compte les caractéristiques des lieux
a s’appuyer sur la structure existante/Saintes
aDans le cadre de l’appel à idées Europan, la ville de Saintes soumet à
transformation l’îlot de l’arc de triomphe. Les architectes de l’agence BNR,
glissent un peu plus de 60 logements en coeur d’ilot en réinterprétant la
strucutre urbaine et le vocabulaire architectural d’une commune, qui témoigne du patrimoine d’une région.
alocalité : .........................Saintes, France
aréalisation : ................................1993/05
asuperficie: .........................................0,6ha
aprogramme : ....................64 logements
a Photo,BNR_architectes urbanistes
aconservation et réhabilitation de bâtiments existants et construction neuves constituent un projet cohérent.
aprise en compte de la morphologie urbaine existante dans l’élaboration du projet : parcelles étroites, venelles et murets.
70
OK 12 01 2010
a prendre en compte la topographie/le pré tarachou
aA 300m du centre bourg de Miribel Lanchâtre, l’opération d’extension
urbaine devait proposer des logements et des locaux d’activités afin de favoriser le maintien d’une activité locale. Le projet prend la forme d’une
douzaine de bâtiments implantés sur des parcelles de faibles dimensions
autour d’une nouvelle place publique et dont les dispositions tirent parti de
la structure et de la topographie existante.
alocalité : ..................Miribel Lanchâtre
aréalisation : ................................1996/01
asuperficie: ..........................................1ha
aprogramme : ....................16 logements
MO/Moe: Ville de Miribel Lanchâtre/Les préssés de la Cité, architectes urbanistes.
MO/Moe: Ville de Saintes/BNR, architectes.
a structure parcellaire conservée.
05
a photo PNR du Ballon des Vosges.
ainscription dans la pente des constructions afin de limiter les
opérations de déblais/remblais.
aprise en compte de la structure végétale existante, haies bocagères conservées.
a valorisation des filières locales de construction par l’utilisation du bois.
711
gestion des ressources naturelles
05
exemples
a Prendre en compte les caractéristiques des lieux
a prendre en compte la géographie et la nature des sols/ Beausoleil.
aLa ZAC Beausoleil s’inscrit dans le schéma communal de développement urbain, initié dès 1996, qui a pour objectifs un rééquilibre de l’urbanisation vers l’est et l’attention apportée aux relations avec le centre
ancien. La forte présence de prairies inondables donne le support d’une
stratégie verte et bleue.
alocalité : ............................Pacé, France
aréalisation : ................................2006-12
asuperficie: ........................................11ha
aprogramme : ...............1592 logements
MO/Moe: Ville de Pacé/Philippe Madec, architectes urbanistes.
OK 12 01 2010
a développer des stratégies d’aménagement des zones à risques
naturels/Parc nautique.
aL’île Monsieur retrouve son caractère insulaire et naturel après la démolition des friches industrielles qui l’occupaient.Jusqu’alors presque totalement imperméable, le sol de l’île redeviendra le support du bitope de la
rive, en proposant une gestion naturelle des eaux pluviales. Le programme
proposé de base de loisirs et de parc nautique propose en outre un autre
rapport au fleuve.
alocalité : ........................Sèvres, France
aréalisation : ................................2004-07
asuperficie: .......................................7,5ha
aprogramme : .....parc/centre nautique
MO/Moe: Syndicat mixte pour les activités sportives et de loisirs du Val de Seine/2AD, architecture, , Architecture du Paysage.
a Philippe Madec_architecte urbaniste
a 2AD Architecture, Architecture du Paysage
a analyse préalable du territoire dans le cadre duPLU. Identification de la structure paysagère et son fonctionnement.
astratégie de valorisation de terrains inondables en rapport au
fleuve et à son paysage naturel : base nautique, base de loisirs, niches
astratégie d’aménagement fondée sur le réseau hydrographique.
aaménagement et extension du biotope de la rive.
adébat organisé dans le cadre d’une procédure de Zac sur les éléments naturels à protéger, les fonctions urbaines, la dimension
des parcelles.
aimpact limité des constructions sur le site : les bâtiments sur
pilotis laissent le sol perméable, pour une meilleure gestion des
eaux pluviales et des crues.
72
écologiques.
73
gestion
des ressources paysage,
naturelles
Sol, biodiversité,
climat
indicateurs
synthèse
a Prendre en compte les caractéristiques des lieux
a indicateurs
a engager comme préalable une procédure de
projet.
a commentaires
a garantir l’articulation entre les caractéristiques du territoire et la prise en compte de
ces caractéristiques par le projet.
a cette procédure doit prendre en compte :
- la topographie, la géographie, le patrimoine,
les infrastructures existantes, les habitants.
05
OK 12 01 2010
a procédures
concours
ou marché
de définition.
a articuler clairement les objectifs et les moyens
avec les caractéristiques des lieux, des enjeux et
des acteurs.
a mettre en place un process de consultation des
partenaires de l’aménagement.
a s’appuyer sur des procédures qui impliquent
recours à la
procédure de
ZAC ou d’ AFU.
a s’appuyer sur les filières locales.
ademander dans le cadre d’un projet urbain,
mise en place
de programme
énergie locaux.
obligatoirement un principe de concertation des
riverains : ZAC, AFU.
l’établissement de partenariat avec les filières
locales de production d’énergie.
a à titre d’exemple les programmes Bois-énergie pour la production de chaleur en Alsace( Voir
pays du Piémont Mossig), ou encore des filières
en devenir dans la production de méthane à partir de lisiers, puis réutilisation dans la production d’énergie à destination d’équipements privés et/ou publics.
a ratio de friches urbaines utilisées.
(bois-énergie par
exemple).
ratio
a bilan carbone.
74
75
gestion des ressources urbaines
méthode
a Promouvoir une forme urbaine économe en énergie et en ressources.
a Constat
a selon l’ANAH, fin 2007,les dépenses énergétiques domestiques coûtent 1500€/an
par foyer pour une consommation moyenne
évaluée à 240kWh/m²/an .
(Source : Conclusion de l’Agence Nationale de l’Habitat, In Rénovation thermique de l’habitat ancien, 15 millions de passoires à isoler d’urgence,le Mag,
N°2 janvier 2009, Publication du Ministère de l’écologie , de l’Energie du
Développement durable et de l’aménagement durable.)
a En 2006 la part des énergies renouvela-
bles dans la consommation électrique intérieure ne représente que 12% de la consommation totoale.
a Enjeux
arepenser une forme urbaine économe en énergie dans ses
dispositions :
-en limitant la consommation de sol et
d’infrastructure (voies, espaces publics et
réseaux).
-en proposant une orientation qui tient
compte des conditions climatiques( apports
solaires et vents dominants).
a Une éolienne produit 0,75Kw en moyenne.
10MW, soit 13 éoliennes, permet d’alimenter
en électricité 15 000 habitants (hors chauffage).
(Source :www.ademe.fr)
arepenser une forme urbaine économe en énergie dans sa construction:
-en proposant une forme urbaine plus compacte.
-en s’appuyant sur des filières locales de
matériaux.
a En 2006, un alsacien consomme l’équiva-
lent de 4500l. de fuel domestique par an .
cette consommation représente pour l’essentiel la
consommation d’énergie liée au chauffage des habitations.
(Source : Les chiffres clés de l’énergie en Alsace de 2000 à2003, Ademe.)
arepenser une forme urbaine économe en énergie dans sa gestion :
-en proposant une forme urbaine plus compacte.
a en 2003, la production d’éléctricité est
issue pour moins de la moitié par des énergies renouvelables et essentiellement pris
en charges par les installations hydrauliques
sur le Rhin.
(Source : Les chiffres clés de l’énergie en Alsace de 2000 à 2003, Ademe.)
a En Alsace la mise en place de filières bois-
énergie, représente l’essentiel de la production de chaleur par le biais de ressources renouvelables.
(Source : Les chiffres clés de l’énergie en Alsace de 2000 à 2003, Ademe.)
76
a limiter l’urbanisation à des ter-
rains desservis par des transports en
commun fortement cadencés, et un
réseau dense de liaisons douces.
a préférer l’urbanisation endogène
moins consommatrice en réseau et infrastructures et limiter les extensions
urbaines.
a inciter à
(Source : IFEN, les synthèses, 10 indicateurs clés de l’environnement , Edition 2007.)
a les transports représentent 30% des consommations énergétiques en 2004.
a Débat
-en proposant des architectures dont la consommation énergétique liée au chauffage
tend vers zéro.
-en s’appuyant sur des filières locales de
production d’énergie.
-en proposant une mixité fonctionnelle qui
limite les besoins en déplacements.
06
OK 12 01 2010
a orientations particulières
...d’aménagement
ainciter à l’adoption de normes pour la
construction de nouveaux édifices.
alimiter les effets de masques (gestion de
l’ensoleillement).
ainciter à l’amélioration des performances
énergétiques des bâtiments.
la mixité fonctionelle.
a proposer des formes plus compactes en incitant à la mitoyenneté des
constructions afin de limiter les déperditions d’énergies.
Imposer la mitoyenneté, en réduisant la dimension des parcelles constructibles et en proposer une hauteur minimum des constructions afin d’optimiser
le rapprot entre surface enveloppe et surface plancher.
a proposer des coefficients d’occu-
pation des sols et d’emprise au sol
qui optimisent le rapport entre surface enveloppe et surface plancher des
constructions.
Plus se rapport est petit plus le niveau de déperdition énergétique est
faible,au contraire, à l’instar des pavillons isolés plus ce rapport est élevé
plus les déperditions sont importantes.
a proposer des constructions économes en énergie.
Fixer un seuil de consommation énergétique qui incite à l’autosuffisance
énergétique des constructions, exiger l’obtention d’un label.
Pour rappel , la norme BBC sera exigible dans le construction neuve en
2012, d’autres labels français et européens peuvent permettre de construire
des territoires dont les bâitments sont autosuffisants en énergie (Passivhaus,
éfinergie, Minergie)
A titre d’exemple à Combrimont, on peut citer une maison consommant
13kwh/m²/an et necessitant que 4 sters de bois par an pour la consommation
en chauffage.
a s’appuyer sur les filières locales.
L’utilisation de filières locales permet d’abord de réduire la consommation
d’énergie et les émissions de Gaz à effet de serre liées au transport d’énergie et de matériaux.
...réglementaires
aart. 4 : peut encourager à l’utilisation des énergies renouvelables, de même il peut obliger au raccord à un réseau de chaleur lorsque celui ci existe.
définir les conditions de traitement des eaux pluviales par des techniques alternatives.
aart.6 : définir des mesures dérogatoires conditionnées par la mise en place de dispositifs de
production d’énergie renouvelable.
aart.7 : permettre ou imposer l’implantation des
constructions neuves en limite séparative.
Limiter le parois froides en réduisant le nombre de façades peu
exposées au soleil.
aart.9 : déduire du calcul de la SHON la surface au
sol de l’enveloppe des bâtiments.
Cette disposition permetterait d’encourager l’utilisation de matériaux
ou des déipositifs plus performants : brique alvéolaire, double isolation, sans pénaliser le calcul de la SHON.
aart.9 : définir un nombre de niveaux minimum
pour les constructions.
aart.14 : proposer un COS minimum de 0,5.
a Projet de loi Grenelle II : «une attestation
sera nécessaire pour vérifier la prise en compte des
normes énergétiques à l’achèvement des travaux.»
771
gestion des ressources urbaines
06
exemples
a Promouvoir une forme urbaine économe en énergie et en ressources.
OK 12 01 2010
a préférer l’urbanisation endogène/Louviers.
a proposer des constructions économes en énergie/Solar City.
a. La crise des années 60 met fin aux activités textiles de Louviers. Les cités ouvrières se transforment en quartiers résidentiels à proximité de Rouen
et Paris. Le projet propose la construction de 45 logements en lieu et place
d’un ancien lotissement détenu par Heure Habitat. L’opération s’inscrit
dans une démarche de densification du territoire déjà urbanisé, en présentant une forme plus compacte.
a En 1993, la municipalité de linz projette l’urbanisation d’un quartier
pouvant accueillir 3200 nouveaux habitants. Organisé par un groupe d’architectes de renom,dont Thomas Herzog pionnier de la construction écologique, le quartier affiche des performances énergétiques près de 2 fois plus
faibles que la norme soit 37kw/h/m²/an. Chaque immeuble de logement
doit alors répondre à cet enjeu.
alocalité : .....................Louviers, france
aréalisation : .................................2007/_
asuperficie: .......................................1,4ha
aprogramme : ...................45 logements
MO/Moe: Heure Habitat/Bouillaud et Donnadieu, architectes urbanistes.
MO/Moe: /treberspurg&partner, architectes.
aPhoto,Bouillaud et Donnadieu_architecte urbaniste
aopération de renouvellement urbain : une densification du quartier est préféré à une stratégie d’extension.
acoût des infrastructures minimisé par la réutilisation du réseau
viaire existant.
a densification du site en proposant un redécoupage des parcelles (de 500 à 300m²) et un cos passant de 0.7 à 1.
78
alocalité : ...........................Linz,Autriche
aréalisation : ......................................2003
asuperficie: ...........................1250M² SHON
aprogramme : ...................10 logements
atreberspurg&partner architekten ©
aconsommation énergétique limitée à 7kwh/m²/an.
aconstruction en R+3, afin d’éviter les effets de masque.
aorientation nord-sud.
a toiture végétalisée.
achaque logement dispose d’un espace extérieur généreux.
79
gestion des ressources urbaines
exemples
a Promouvoir une forme urbaine économe en énergie et en ressources.
a proposer des formes compactes/soleil intérieur.
a à l’issue d’un concours de maitrise d’oeuvre, organisé par un groupement de promoteurs privés, le projet présente environ 60 maisons en bande
en echo à la traditionnelle maison de ville liloise. La disposition sur 2,3 ou
4 niveaux des logements et la mitoyenneté des constructions propose une
forme urbaine compacte.
alocalité : ...........................Lille, france
aréalisation : ....................................2005
asuperficie: .......................................1,1ha
aprogramme : ..................57 logements
MO/Moe: SCI maisons de ville/Bouillaud et Donnadieu, architectes.
a Photo , Bouillaud et Donnadieu architectes
amaisons mitoyennes et sur 3 niveaux.
a rapport surface plancher/ surface enveloppe proche de 1, permet une réduction des déperditions d’énergie.
a COS net de 1 : 6826m² de surface bâtie (SHON) pour 6807m² de
parcelles.
06
OK 12 01 2010
a s’appuyer sur les filières locales/Combrimont.
a Le projet s’inscrit en continuité du village profitant ainsi des voies et
réseaux existants.En reinterprétant le type de la maison lorraine, de grandes
maisons regroupent chacune plusieurs logements . La surface enveloppe
par logement est réduite, les matériaux de constructions entretiennent les
filières locales.
alocalité : ...................Combrimont,France
aréalisation : ....................................2005
asuperficie: ......................................400m²
aprogramme : ....................4 logements
MO/Moe: Ville de Combrimont/atelier Cité architecture,architecte urbaniste.
aPhoto,atelier Cité architecture_architecte urbaniste
autilisation de la filière bois pour la construction du bâtiment qui
tire partie des savoir faire et des filières des Vosges dans la construction en bois.
autilisation de la filière bois pour la production d’énergie : les 4
logements de type T5 sont alimentés en chauffage par un système
individuel de poêle à bois.
a densité nette de 84 logts/ha.
80
811
gestion des ressources urbaines
indicateurs
a Promouvoir une forme urbaine économe en énergie et en ressources.
a indicateurs
a rapport surface enveloppe/surface plancher.
a commentaires
a optimiser le rapport surface enveloppe/surface plancher afin de limiter les déperditions d’énergie.
a exiger dans le cadre d’une demande de Permis de
construire un rapport le plus proche de 1.
aL’optimisation de ce rapport n’implique pas forcément
la création de logement collectif.
06
OK 12 01 2010
a procédures
rapport de1
à titre indicatif : ( voir études J.P Traisnel en annexe.)
-pour une maison isolée : rapport de 3,1.
-pour des maisons en bande en R+1 : 1,80.
-pour des duplex superposés : rapport de 1,25.
a consommation énergétique des
constructions en KwH/m²/an.
a anticiper la norme BBC (bâtiment basse con-
sommation) qui sera exigible pour les constructions neuves à partir de 2012, et fixera à 50kwh/
m²/an la consommation énergétique des constructions.
a part des énergies renouvelables locales.
as’appuyer sur le label THPE EnR 2005. Ce qua-
a taux de motorisation.
aà titre d’exemple ce taux est en 2006 de :
a ratio de territoire urbanisé desservi par un
transport en commun fortement cadencé.
aévaluer le nombre de logements qui bénéfi-
dans la consommation d’énergie
trième niveau du label énergétique HPE dérivé
de la Réglementation Thermique 2005, implique
50% d’utilisation d’énergie renouvelable.
-47% à Paris.
-82% à l’échelle nationale.
-93% dans les communes rurales .
cient d’un arrêt de transport en commun à moins
de 300m.
a un nombre important permet de limiter les
consommations énergétiques et les émissions de
Gaz à Effet de Serre liés aux déplacements individuels motorisés.
a taux d’émission de gaz à effet de serre.
82
aexiger de chaque opérateur (entreprise, asso-
ciation en autopromotion, baillieur social, promoteur privé), le bilan carbone de son activité.
maximum
50kwh/m²/an
65 kwh/m²/an en Alsace
au moins 50 %
50%
aucun logement
situé à plus de
300m d’une
station de T.C.
effectuer
un bilan carbone.
83
gestion des ressources urbaines
07
méthode
a promouvoir une mobilité durable.
a Constat
50% du gazole consommé en ville
l’est pour le transport de marchandises.
a
En ville les véhicules dédiés au transport de marchandises représentent environ 30% de l’ensemble des véhicules circulant sur la voirie (transports en commun,
voitures particulières, deux roues). Bien que moins
nombreux, les véhicules utilitaires de livraisons absorbent près de la moitié du gasoil consommé en ville.
a Enjeux
a Penser une ville polycentrique et
multimodale organisée autour des
transports en commun et des déplacements doux.
(Source : www.ademe.fr)
50% des déplacements inférieurs à
3km se font en voiture particulière.
a
a Favoriser un urbanisme de mixité
des fonctions afin de limiter les besoins en déplacements.
pris en charge par le transport routier
(source DRE Alsace-2007)
a 72% des déplacements domicile-tra-
vail sont pris en charge par l’automobile.
(Source : IFEN, Les modes de déplacement pour se rendre au travail,1999)
a En 15 ans le nombre d’actifs travaillant hors de leur commune de résidence a augmenté de 70%.
(Source DRE Alsace-2007, 30 ans d’urbanisation en Alsace, chap.4 Les migrations alternantes.)
a 12% des actifs représentent 48%
des déplacements, il sagit essentiellement des habitants des zones rurales.
(source DRE Alsace-2007, 30 ans d’urbanisation en Alsace,consommation
foncière et fonctionnement du territoire.)
84
a PADD : encourager l’organisation d’un réseau de modes
doux qui dessert les équipements publics.
a Orientations particulières d’aménagement : assurer la
continuité des cheminements avec les quartiers limitrophes.
garantir l’accessibilité aux transports en commun par des liaisons douces
confortables et continues . Etablir un cahier des charges pour la mise ne
place de ces liaisons (matériaux , largeurs des chemins, éclairage, franchissement des obstacles.).
cohérentes avec la localisation des
logements,équipements, des activités
et des commerces.
pement commercial pour les rapprocher des logements.
a Le coût moyen mensuel d’une voiture est estimé à350€/mois en 2004.
a 85% du transport de marchandise est
desservis par des transports en commun fortement cadencés et raccordés
à un réseau de liaisons douces.
...d’aménagement
a repenser les formes du dévelop-
(Source : www.ademe.fr)
Ce coût inclut l’assurance, le crédit, le carburant et le péage .
(Source : www.ademe.fr)
a limiter l’urbanisation aux terrains
a orientations particulières
a aménager des liaisons douces
(Source : www.ademe.fr)
a L’ademe observe que faire ses courses dans un supermarché de périphérie engendre 4 fois plus de pollution et de nuisances que d’acheter les mêmes provisions à 500m de chez soi.
a Débat
a Réduire le bilan carbone.
Le bilan carbone ramène tous les processus physiques dont dépend une
activité à des émissions exprimées en équivalent carbone ou équivalent
CO2 et ne concerne que son impact sur le climat, c’est à dire son niveau
d’émission de Gaz à Effet de Serre (GES).
Etablir une comptabilité la plus juste possible des effets sur le climat d’une
activité suppose d’effectuer en amont le bilan carbone de chaque produit
ou de chaque activité. Par exemple dans le cas d’un pôle d’activité, l’évaluation de l’impact sur le climat de ce pôle implique que chaque entreprise
ait effectué son propre bilan carbone.
...réglementaires
des logements.
a généraliser la procédure de ZAC à l’ensemble des
aménagements urbains comme outil de maitrise de
la mixité fonctionnelle et la cohérence des territoires.
aart.2 : imposer en zones d’habitat des activités
compatibles non nuisantes ( bureaux, commerces,
équipements publics.)
a inciter à l’autosuffisance alimen-
aart.3 : toute nouvelle parcelle ne sera urbani-
Réintroduire les modes d’agricultures qui s’adaptent aux territoires
urbanisés,maraîchage, arboriculture, jardins familiaux, afin de limiter le
transport de marchandises et de réduire en conséquence les émissions de
gaz à effet de serre.
aart.9 : bonifier le CES pour encourager la
a penser les services à proximité
taire en proposant une agriculture de
proximité.
sable qu’à condition d’être à moins de 400m d’un
arrêt de transport en commun( distance praticable
à pied).
a favoriser la desserte des terrains par des pistes cyclables et des chemins piétonniers.
mixité habitat/activité.
exemple PLU de Rennes.
a inciter à l’autosuffisance énergétique en limitant la consommation et en
mettant en place de la filière locale.
On peut citer, à titre d’exemple à Combrimont,une maison consommant
13kwh/m²/an et ne necessitant que 4 sters de bois par an pour la consommation en chauffage.
aart.10 : bonifier la hauteur des constructions afin
de facilité la mixité habitat/activité.
imposer une hauteur de 3,5m pour le premier niveau.
aart.12 : Limiter à une place le nombre de place
de stationnement par logement.
a utiliser la servitude de localisation(L.123-2c)
Cet outil plus souple que l’emplacement reservé , mais qui ne peut
s’appliquer qu’en zone U et AU du PLU, permet d’afficher à la commune son projet d’équipement sans définir clairement son implantation.
851
gestion des ressources urbaines
exemples
a promouvoir une mobilité durable.
a aménager la mixité fonctionnelle/ Südstadt
a En place de l’ancienne base militaire française, au sud de la ville,
la commune de Tübingen prépare au début des années 1990 le réaménagement de son centre ville . Les principes de développement
durable constituent le support de la conception et la réalisation du
quartier : il sagit de construire un quartier dense avec une forte mixité fonctionnelle et un usage limité de l’automobile.
alocalité : ............Tübingen, Allemagne
aréalisation : ...............................1993/03
asuperficie: .......................................60ha
aprogramme : ...............1592 logements
MO/Moe: Ville de Tübingen/Andreas Feldtelker,architecte en chef de la ville.
aPhoto,DDE Haut Rhin
aSur les rues principales, tous les RDC sont destinés à d’autres
activités que le logement.
a Dans le cadre de projets en autopromotion, le groupement de
construction doit commanditer un architecte, proposer une ébauche de projet et définir quel type d’activité non résidentielle peut
prendre place en RDC.
86
07
a aménager des liaisons douces/Riesenfeld
afort de 12 000 habitants, le quartier occupe une ancienne zone humide.
Sur les 300 ha qui constituent le quartier seuls 80 sont constructibles, proposant l’aménagement de 75% d’espaces naturels. La mise en place d’une
politique volontariste en faveur de modes de déplacements alternatifs
s’appuie sur ces espaces naturels pour développer un important réseau de
liaisons douces.
alocalité : ............Fribourg, Allemagne
aréalisation : ...............................2004/_
asuperficie: .......................................300ha
aprogramme : 4200 logts/commerces/activités
MO/Moe: Ville de Fribourg/architectes.
a Photo,PNR Ballons des Vosges
ales 220 ha d’espaces naturels du quartier constituent le support d’un réseau dense de liaisons piétonnes et cyclables.
a la mise en place d’une zone 30 sur l’ensemble du quartier, facilite l’essor de modes de déplacements alternatifs.
a les coeurs d’ilots sont reliés aux allées et chemins,tous connectés au transport en commun en site propresitué au centre du
quartier.
87
gestion des ressources urbaines
07
exemples
a promouvoir une mobilité durable.
a penser les services à proximité des logements/Gundeldingerfeld
a l’entreprise kantensprung AG propose en 2000 un nouveau centre de quartier au coeur de Gundeldingen.La friche devient alors un
centre regroupant des secteurs d’activités divers tel que restauration, entreprises artisanales, établissements de formation, services
sociaux, bureaux ....
alocalité : .............................Bâle, Suisse
aréalisation : ................................2000/05
asuperficie: .......................................1,3ha
aprogramme : ......services et équipements
MO/Moe: Kantensprung AG./IN SITU (CH) architecte urbaniste
a repenser les formes du commerce/Weserling
aaprès la fermeture du site en 2003 par le groupe Boussac, la
communauté de communes acquiert cette vaste friche industrielle,
et propose un programme mixte, associant locaux d’activités, commerces, équipements culturels et espaces publics dans une vallée
fortement touchée par la crise industrielle.
alocalité : ..............Saint Amarin, France
aréalisation : .................................. 2004/_
asuperficie: ......................................15,8ha
aprogramme:Logements/équipements/commerces
MO/Moe: Communauté de commune de St Amarin/AXIS, architecture.
a Photo,PNR Ballons des Vosges
amixité fonctionnelle à l’échelle de l’îlot.
a constitution d’un pôle de proximité : implantation de services,
d’équipements et de locaux, supports d’activité locale.
a Photo,PNR Ballons des Vosges
a Réutilisation importante des édifices industriels existants :
40 000m² réhabilités sur 70 000m² , soit 60% de réutilisation de
la forme héritée.
a réutilisation d’édifices existants en coeur de quartier.
a Le programme regroupe une grande diversité d’activité : 1
musée, des locaux d’activités, des locaux d’activités artisanales,
des logements, des équipements publics ( théâtre de poche).
a îlot traversant dont les dispositions favorisent l’accès à pied
ou à vélo : rue centrale préservée de la circulation, Pk vélo en entrée d’îlot.
aportage du projet par la communauté de communes.
88
89
gestion
des ressources
urbaines
Sol, biodiversité,
Déplacements
et paysage,
accessibilité
climat
indicateurs
synthèse
synthèse
a promouvoir une mobilité durable.
a indicateurs
a procédure
50%
a taux de motorisation.
aà titre d’exemple ce taux est en 2006 de :
a ratio de territoire urbanisé desservi par les
transports en commun fortement cadencé.
aévaluer le nombre de logements qui béné-
100%
a établir un cahier des charges de mise en
100%
a ratio de territoire urbanisé desservi par des
liaisons douces.
a pourcentage de logement social.
90
a commentaires
07
-47% à Paris
-82% à l’échelle nationale
-93% dans les communes rurales .
agarantir en contrepartie l’accès à une offre
alternative efficace en transports en commun
et en liaisons douces afin de relier logements,
équipements, commerces et activités.
ficient d’un arrêt de transport en commun à
moins de 300m.
oeuvre de ses liaisons. (conforts et continuités
des chemins proposés)
a Evaluer la cohérence de ses liaisons avec le
PDU.
aappliquer les exigences la loi SRU, soit 20% de
logement social.
apenser le pourcentage de logements sociaux à
l’échelle du quartier.
a pourcentage d’activités et d’emploi.
aconfronter le projet à l’équilibre des fonctions
a pourcentage d’espace dédié aux loisirs.
aassurer la mixité fonctionnelle, en évaluant la
a émission de gaz à effet de serre.
aexiger de chaque opérateur, le bilan carbone
d’un quartier.
20% minimum
rapporté au quartier
pas d’opération
exclusivement
résidentielle.
surface d’équipements en Shon sur la surface
totale de l’aménagement (SHON).
de son activité.
as’appuyer sur les agences régionales de
l’énergie pour calculer le bilan carbone.
Bilan carbone
91
gestion des ressources urbaines
08
méthode
a questionner les missions de l’espace public.
a Constat
aAu
moment où 80% de la population
française est urbaine, il est urgent de
s’interroger sur l’identité de cette ville, constituée d’une majorité de logements individuels.
Sur les 30,8 Millions de logements que compte la France en
2005, le logement individuel représente 56%.
Source INSEE.2005.
aComment
faire accepter une densité
plus importante au dela de la prise en
compte des critères économiques ?
La forte densité attendue par les besoins d’économie en espace et en énergie, interroge les rapports entre les espaces privés
et publics, entre le logement et les espaces extérieurs et entre
les logements.
a En s’appuyant sur l’espace public,
proposer un paysage renouvelé.
a Enjeux
a proposer un espace public qui définit les qualités de la ville contemporaine qui valorise le foncier desservi.
a Moyens en débat
a faire appel au projet urbain.
a orientations particulières
...d’aménagement
a positionnement des voies et équipements publics
a définir les les localisations caractéristiques des voies.
a organiser la transition Public/Privé.
a proposer un espace public qui
organise l’interface public-privé et
la transition entre la ville et le logement.
a proposer un espace public qui valorise la proximité en organisant les
relations entre équipements, logements et commerces par des liaisons
douces et les transports en commun.
a optimiser l’emprise des infrastructures publiques dédiées aux piétons.
-Fixer un pourcentage maximum d’emprise des espaces publics par opération.
-Repenser les dimensions minimales de voies de desserte résidentielles (réduire à 3,5m en sens unique contre les 5 m d’emprise avec aire de retournement par exemple.)
-Developper les zones 30 et les zones de rencontre afin de penser le piéton
au centre de l’aménagement. Ces dispositifs reintroduisent le piéton et le
cycliste comme prioritaires dans les déplacements urbains.Toutes les voies à
sens unique sont à double sens cyclable, les revetements de sol, l’aménagement, indiquent à l’automobiliste qu’il n’est plus prioritaire.
...réglementaires
aart.1 : favoriser la mixité fonctionnelle.
aart.3 : fixer un coefficient d’imperméabilisation
aEn
25 ans l’urbanisation s’est essentiellement attachée aux territoires de
plaines, peu contraignants à aménager.
a L’urbanisation a essentiellement
gagné sur les terres agricoles
(14 000 ha en 20 ans ).
a pour ces communes péri urbaines,
40% des actifs dépendent de l’influence d’un ou plusieurs pôles urbains.
Ces pôles urbains sont représentées par les trois grandes communes de l’Alsace, Strasbourg, Mulhouse, Colmar, ainsi que
des communes plus petites qui commandent des territoires
agricoles recemment urbanisés ( Guebwiller, Selestat, Savere,
Haguenau)
(Source : News d’ILL, n°87, avril 2006, «Neuf alsaciens sur Dix vivent en
ville», d’après 30 ans d’urbanisation en Alsace, DRE Alsace.)
92
a repenser la proportion d’espace
public dédié aux véhicules.
-Fixer un pourcentage d’imperméabilisation des aires de stationnement,
limiter le nombre de places par logement..
-Mutualiser stationnement public et résidentiel.
a proposer des espaces publics qui
mettent le piéton au centre de l’aménagement.
a assurer des couloirs de biodiversité ordinaire.
a mettre en place un schéma de cohérence des espaces publics.
Cet outil permet, d’établir une approche cohérente des différents espaces publics d’une commune, d’établir d’éventuelles complémentarités et connexions
entre ces espaces, de proposer un cahier des charges qui prennent en compte
les objectis de développement durable.
a penser les formes de la nature en
ville.
L’aménagement de l’espace public doit conforter la présence de la nature en
ville tout en en réinterrogeant ses fonctions .La densité qu’exige le développement durable permet de penser. les nouvelles formes susceptibles de porter
la nature en ville : coulées vertes, parc intercommunal, jardins familiaux.
Ces éléments de nature participent au maintien des écosystèmes en place,
constituent le support à un réseau de déplacements doux et valorisent les
espaces ubanisés.
des voies et espaces publiques.
-Définir le gabarit et le statut d’utilisation des voies
et determiner les ambiances en conséquence.
-Favoriser la desserte des terrains par des pistes
cyclables et des chemins piétonniers.
aart.6 : proposer des variantes dans l’implanta-
tion des constructions par rapport à la rue en fonction de l’espace public envisagé.
Ceci implique de s’interroger sur la nature des RDC et du rapport
avec qu’ils entretiennent avec l’espace public : un rapport direct du
logement sur la rue n’est pas toujours souhaitable.Si le choix d’un
retrait devant un logement apparait pertinent pour ménager l’intimité
des habitants, une distance de 5m n’est pas systématique, et 2 ou
3m permettent de ménager des espaces commun, une cour par
exemple, devant les logements.
aart.12 : fixer un nombre maximum de places de
stationnement par logement.
-Fixer un coefficient d’imperméabilisation des places de stationnement et imposer de planter les lieux dédiés au stationnement.
aart.13:
-établir un pourcentage d’espaces verts.
-planter les espaces publics dédiés au stationnement.
-imposer la protection des éléments caractéristiques du paysage.
93
gestion des ressources urbaines
exemples
a questionner les missions de l’espace public.
08
a organiser la transition public-privé/Vauban
a repenser la part d’espace dédié aux piétons/Zac des Vignes
Engagée depuis 30 ans dans l’amélioration de son cadre de vie (mobilité, déchets, énergie), la ville projette en 1993,en lieu et place de
l’ancienne caserne française, un nouveau quartier résidentiel selon
le principe de la cité jardin.Le projet repose sur un engagement écologique et une implication citoyenne forte.Il en résulte un quartier
dense, sans voiture et qui articule nature et habitat écologique.
aSur une ancienne friche artisanale, hangar et dépôt de matériel,
la commune de Servon sur Vilaine, entreprend, en 2004 la construction de 102 logements. L’aménagement des espaces extérieurs
publics et privés est constitué d’un ensemble d’allées et venelles qui
en complément. à l’opération de logements la requalification de la
place la mairie permet de consolider le rôle actif du centre bourg.
alocalité : ..............Fribourg, Allemagne
aréalisation : ................................2003/06
asuperficie: ........................................38ha
aprogramme : ...............3040 logements
MO/Moe: Ville de Fribourg/Kholoff&Kholoff, architectes urbanistes.
a Photo,PNR Ballons des Vosges
a principe de l’usoir : une partie de l’espace public est utilisé à
des fins privés.
a pas de clôture entre espace public et privé : les plantations en
pied de bâtiment participent à la constitution d’un paysage public
fortement planté.
94
alocalité : .................Servon sur Vilaine
aréalisation : ................................2001/08
asuperficie: .....................................1,35ha
aprogramme : ..91 logements+( commerces
MO/Moe: Ville de Servon sur Vilaine/atelier JAM, architectes.
a Photo, atelier cité architecture
ale projet met en place un réseau de venelles et de cours afin
d’organiser les accès aux logements.
a l’organisation du stationnement résidentiel en sous sol permet
de réserver l’espace public aux piétons.
aprogrammation hierarchisée des espaces et voies publics : l’ensemble des logements est connecté à une avenue qui dessert un
réseau de venelles.
95
gestion des ressources urbaines
08
exemples
a questionner les missions de l’espace public.
apenser un espace public qui valorise le foncier / Faubourg d’Arras
aLe réaménagement de ce quartier occupé par des grands ensembles intervient dans le cadre d’une opération de renouvellement
urbain.Le projet prévoit en complément de la destruction de 350 logements , 980 logements dont 200 maisons, organisés autour d’un
parc central qui structure les déplacements, l’accès aux équipements
et aux logements. Ce parc constitue également un lien écologique
entre le centre villee et la ceinture verte périphérique.
alocalité : .............................Lille, France
aréalisation : ..................................2006/_
asuperficie: .....................................28,5ha
aprogramme : ................2650 logements
MO/Moe: Ville de Lille/ANMA, Nicolas Michelin, architectes urbanistes.
aanma, agence nicolas michelin et associés , architectes urbanistes.
a optimiser l’emprise des espaces publics/ St Jean des jardins.
aopération supportée par le PUCA, les qualités principales de ce
quartier résidente dans la diversité des forme d’habitat qu’il propose et dans la nature des espaces extérieurs. Située sur une ancienne zone maraichère , le projet en conserve l’usage e offrant des
jardins familiaux au couer de l’espace résidentiel, l’ensemble très
planté ereste majoritairment d’une domaine privé.
alocalité : ....................Chalon sur Saône
aréalisation : ..................................2006/07
asuperficie: ............................................5ha
aprogramme : ...................180 logements
adensité: ..................................36logts/ha
MO/Moe: Ville de chalon sur Saône/Marc Dauber,architecte
a,Marc Dauber, architecte-urbaniste
a Un parc, au centre de l’opération, distribue par un ensembe de
liaisons douces les logements et équipements du quartier.
a 0,9ha d’espace public y compris voies et allées.
a Logement collectifs (R+2 à R+5) an alignement sur les franges
du parc .
a L’espace public représente seulement 18% de l’ensemble de
l’aménagement.
aDensité nette de 93 logements/ha.
a Les jardins familiaux constituent une bonne part du paysage
du quartier et l’entretien reste privatif.
96
97
gestion des ressources urbaines
indicateurs
a questionner les missions de l’espace public.
a indicateurs
a surface d’espaces naturels et agricole par habitant.
a commentaires
aRespecter à minima le decret paru au journal
officiel du 22 février 1973 posant comme règle
10m² d’espaces verts par habitant en ville et
20m²/hab. en périurbain.
08
a procédure
15m²/hab
a s’appuyer sur les recommandations de l’OMS
qui recommandent 15m²/hab.
apourcentage d’impermébilisation des espaces
publics, y compris voies publiques.
aProposer un principe d’équilibrage des sur-
a pourcentage d’espace public.
aLes projets présentés dans ce guide présen-
a pourcentage d’espace public dédié aux piétons
et aux cycles au regard de l’espace accordé à lavoiture.
aratio de la zone urbanisée, toutes activités confondues, desservi par des liaisons douces.
98
faces imperméabilisées par une surface équivalente perméable capable de filtrer le volume
d’eau non absorbé.
aaugmenter le niveau de perméabilité dans le
cas de voies de dessertes résidentielles en imposant des matériaux de chaussée perméables
(stabilisé).
tent au maximum 50% d’espaces publics, essentiellement dans le cas de grands parcs.
a a contrario le quartier Vauban à Fribourg , ne
comprend que 25% d’espace public mais propose une forte présence de la nature.
aDéfinir un ratio équitable entre espace dédié
aux piétons et espace dédié à l’automobile permet de ne plus faire de la voiture une mode de
déplacements prioritaire sur l’espace public
(zone 30, zone de rencontre).
50%
15 à 50%
50%
aréduire les déplacements motorisés individuels
tient pour une bonne part à la capacité d’offrir
les conditions de développement des modes doux
(marche, vélo) en garantissant l’accès aux équipements, aux bassins d’emploi et de commerces
par des liaisons vertes continues et sécurisées.
100%
99
aAnnexes.
100
101
aétablir une culture de la ville durable.
Ressources naturelles
Ressources humaines
objectifs
1-Prendre en compte la spécificité des
acteurs.
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2-Promouvoir des modes de vie durable.
3-Limiter la consomation de sol.
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X
4-aménager des continuités écologiques
et géographiques.
X
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5-Prendre en compte les particularités
des lieux.
6-promouvoir une forme urbaine
économe en énergie.
7-Promouvoir une mobilité durable.
8-questionner les missions de l’espace
public.
102
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103
Ressources urbaines
objectifs
1-Prendre en compte la spécificité des
acteurs.
2-Promouvoir des modes de vie durable.
3-Limiter la consomation de sol.
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4-aménager des continuités écologiques
et géographiques.
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5-Prendre en compte les particularités
des lieux.
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6-promouvoir une forme urbaine
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économe en énergie.
7-Promouvoir une mobilité durable.
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8-questionner les missions de l’espace
public.
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a Glossaire
a Densité
a Pratiques et procédures
Densité brute : nombre d’habitants, de logement ou surfaces des toitures-terrasses, des balcons ou loggias et
d’emplois recensés sur un secteur(le périmètre inclut des surfaces non closes situées au rez de chaussée y coml’ensemble des voiries, les espaces verts, les espaces pu- pris l’épaisseur des murs et des cloisons.
blics).
Gouvernance : Mouvement de décentrement de la prise
Densité nette : idem mais recensé sur une aire privée de décision, qui implique une multiplicité des lieux et des
c’est à dire hors voies de desserte
acteurs à prendre en compte. Principe de partenariat entre
collectivité publique, partenaires privés et citoyens.
Densité parcellaire : rapport entre une surface construite
et une surface au sol
Lotissement : Division foncière en plusieurs parcelles
issues d’une même propriété en vue d’y implanter des
COS [Coefficient d’Occupation des Sols] : le COS déter- bâtiments
mine la densité de construction admise sur une propriété Le decret du 5 janvier 2007, a supprimé toute référence
foncière en fonction de sa superficie. «le coefficient d’oc- au nombre de lots crées:
cupation
«Constitue un lotissement, l’opération d’aménagement
qui a pour objet, ou qui sur une période de moins de 10
COS brut : Surface de planchers totale/surface du sec- ans, a eu pour effet la division , qu’elle soit en propriété
teur
ou en jouissance, qu’elle résulte de mutations à titre gratuit ou onéreux, de partage ou de location, d’une ou de
COS net moyen : Surface de planchers/surface du terrain plusieurs propriétés foncières en vue de l’implantation
hors voirie , espaces verts et terrains de sport non bâtis.
de bâtiment»
Les articles R.421-19 et R.421-23, précisent les conDensité brute de population au secteur : Nombre total ditions qui soumettent les lotissements à la délivrance
de logements/surface du secteur
préalable de permis d’aménager ainsi qu’à la déclaration
préalable.
Densité brute de population au secteur : nombre d’ha- si les articles R442-3 et R.442-8 n’imposent pas un plan
bitants/surface du secteur
de division foncière, iils exignet néanmoins que le plan
de composition d’ensemble fasse aparaitre la répartition
Densité brute globale au secteur total : des usages prévus, qu’ils soient collectifs ou privatifs. Le
Emplois+habitants/surface du secteur exprimée en (h+e/ projet d’aménagement devient un véritable «projet archiha)
tectural paysager et environnemental» faisant apparaitre
les surfaces hors oeuvre nette de l’opération ainsi que le
Densité résidentielle : Nombre d’habitants/surface de nombre de lots prévus.
parcelle
Zone d’Aménagement Concerté : Procédure à l’iniDensité d’occupation : Nombre d’habitants sur une sur- tiative d’une collectivité publique permettant d’aménaface donnée
ger et d’équiper des terrains (bâtis ou non)en vue de les
vendre ou de les concéder.La possession des terrains au
Densité bâtie : Nombre de m² à l’hectare, le coefficient préalable n’est pas obligatoire car il est plus facile de jusd’emprise au sol est multiplié par le nombre de niveaux tifier de l’utilité publique.Les équipements y compris les
construits.
infrastructures sont fnancés par la vente des charges fonicères.Le périmètre peut définir plusieurs sites intégrant
SHON [Surface Hors Œuvre Nette] : Est égale à la plusieures emprises foncères.
somme des surfaces de plancher de chaque niveau, des
L’intérêt de la ZAC réside dans son portage politique
106
a Développement durable
par la collectivité publique, la définition et la maitrise
d’un programme, pour les équipements et les constructions, la mise en place d’un réglement opérationnel, ainsi
que la concertation obligatoire avec les riverains.
AFU [Association Foncière Urbaine] :
Les associations foncières urbaines prennent leur source
dans les anciennes «associations syndicales de propriétaires» définies par une loi de 1865 et par un décret du
18 décembre 1927 qui reste, sauf exception, encore en
vigueur dans sa version «modernisée» par un décret du
29 janvier 1974.
Une AFU est une «collectivité de propriétaires réunis
pour exécuter et entretenir, à frais communs, les travaux
qu’elle énumère». Quatre objets sont possibles :
le remembrement de parcelles et les travaux et aménagements nécessaires
le regroupement de parcelles en vue de la mise à disposition ou la vente à un tiers
la construction et l’entretien d’équipements d’usage collectif (voirie, chauffage, espaces verts ...)
Il existe 3 types d’AFU :
l’AFU libre : tous les propriétaires sont consentants.
l’AFU autorisée : une partie des propriétaires est consentante.
l’AFU d’office : une personne publique en prend l’initiative privée.
L’initiative de la procédure est principalement privée,
toutefois une collectivité publique peut être à l’origine de
cette procédure.
Le périmètre concerné par une procédure d’AFU concerne plusieurs unités foncières.
La concertation avec les riverains est obligatoire dans le
cadre d’une procédure d’AFU autorisée ou d’office, le
portage financier est à la charge des membres de l’AFU.
Objectifs de l’AEU :
-Contribuer au respect des exigences réglementaires en
matière d’environnemeent.
-Faciliter l’intégration des politiques environnementales
dans le projet.
-concrétiser les principes d’une qualité urbaine durable.
-Contribuer à la qualité environnementale des projets urbains.
La démarche AEU se décline selon 5 thématiques :
-Les choix énergétiques.
-La gestion des déplacements.
-L’environnement sonore.
-La gestion des déchets.
-La gestion de l’eau.
-La diversité biologique et le paysage.
A noter que la question de la forme urbaine n’est pas une
thématique abordée par l’AEU bien qu’elle question simultanément les enjeux de densité, de maitrise de l’énergie et des déplacements ainsi que le rapport au territoire
existant.
L’AEU concerne :
-l’élaboration de documents d’urbanisme (SCOT,
PLU...)
-La mise en oeuvre d’opération d’aménagement.
Maitrise de l’énergie des contructions.
BBC : Bâtiment Basse Consommation. La norme BBC
exigible à partir en 2012 pour les constructions neuves
fixe à 50kwh/m²/an la consommation d’énergie.
Effinergie : Le Label français Effinergie a vocation à
promouvoir de façon dynamique les constructions à basse consommation d’énergie en neuf et en rénovation et
développer en France un référentiel de bâtiments à basse
consommation d’énergie.
Cette procédure assez peu utilisée est toutefois efficace si GES : Gaz à effet de Serre : Les gaz à effet de serre sont
elle regroupe des propriétaires aux objectifs communs.
des composants gazeux qui contribuent par leurs propriétés physiques à l’effet de serre. Les principaux gaz à effet
AEU : Approche Environnementale de l’Urbanisme.
de serre non artificiels sont , la vapeur d’eau, le dioxyde
L’Approche Environnementale sur l’Urbanisme(AEU) de carbone, le méthane, le protoxyde d’azote et l’ozone.
constitue pour les collectivités une démarche d’acco- Les gaz à effet de serre industriles incluent des gaz fluomapgnement des projets en matière d’environnement et rés. Le dioxyde de carbone est le principal gaz à effet
d’énergie.
de serre produit par l’activité humaine, qui inclut l’en-
1071
a Glossaire
semble des activités de transports, de chauffage, qu’une Cependant dans le cas de bâtiment dépassant R+33, l’efautre forme urbaine pourrait participer à diminuer.
fet de masque (lié à l’ombre portée des bâtiments) réduit ces gains en énergie.
HPE : Haute Performance Energétique.
Le label HPE s’inscrit dans le cadre de la réglementation
thermique 2005 (RT 2005) et vise à une diminution des Mobilité durable.
consommations d’énergie d’au moins 40% d’ici 2020.
L’utilisation du label par les maîtres d’ouvrage permettra Cycles : En ville, le vélo est considéré comme le mode
le développement de systèmes et techniques constructi- déplacement le plus rapide pour des déplacements comves performants, dans la perspective des futurs renforce- pris entre 1 et 7km.
ments de la réglementation tous les cinq ans.
Liaisons douces : La loi sur l’air impose aux aggloTHPE : Très Haute Performance Energétique.
mérations de plus de moins de 100 000hab d’établir un
Ce Label définit une consommation conventionnelle PDU.
d’énergie au moins de 20% inférieure à la consomma- Avec pour objectif de favoriser les déplacements alternation de référence fixée par la RT 2005.
tifs à la voiture, elle incite à la multiplication des liaisons
Un niveau est adjoint à ce label , sous la dénomination douces. Ces liaisons comprennent les pistes et bandes
THPE EnR 2005 concernant des bâtiments dont la con- cyclables et l’ensemble de chemeinement dont la mise
sommation est de 30% inférieure à celle de la RT 2005. en oeuvre et la mise en réseau assure des déplacements
confortables et continus.
Minergie : Le label Suisse Minergie est un label d’efficience énergétique qui s’applique aux bâtiments neufs Marche à pied: on admet qu’une distance de 300m
ou rénovés. Il vise à garantir le confort, l’économie, la comme praticable à pied. Sur cette distance la marche
performance énergétique , la qualité de construction et à pied est le mode de déplacement le plus rapide, au
la preservation de l’environnement des constructions la- regard des autres modes ( vélo, voiture et transport en
belisées.Depuis 10 ans 12 600 bâtiments ont été certifiés commun).
en Suisse mais aussi en France, au Luxembourg, Italie et
Allemagne.
Transport en commun : le transport en commun concurence la voiture dès lors qu’il présente une cadence suffisante. La mise en site propre permet d’assurer un haut
Bilan carbone : le bilan carbone consiste par une opé- cadencement c’est à dire un passage tout les 10 min.
ration comptable d’évaluer d’émission de gaz à effet de
serre, en ramenant tous les processusu physiques dont Mode de vie durable
dépendent cette activité à des émissions exprimées en
équivalent carbone.
Agriculture périurbaine : Elle introduit de nouveaux
rapport surface enveloppe/surface plancher : Les recherches menées par J.P.Traisnel, chercheur au CNRS,
démontre que le choix de la forme urbaine impacte directement sur le niveau de déperditions d’énergie des
bâtiments. Sur la base d’une mise en oeuvre et de matériaux analogues , le rapport entre l’esnemble de façade
(enveloppe) et la surface de planchers distribuée illustre
un niveau de déperditions 3 fois plus important dans le
cas d’une maison isolée et sur 1 niveau qu’un série de
duplex superposés ( R+3) en bande.
rapports entre ville et espaces agricoles. Son intérat réside dans la capacité à réduire les déplacements de denrées et de mieux évaluer la demande s’appuyant sur un
principe d’offre et de demande locale. Elle permet également de maitre en place des partenariats entre fonctionnement de la ville et exploitation agricole (contrat
d’entretien par exemple).
Autogestion : l’autogestion traduit la capacité pour
une plusieurs personnes de prendre seule des decisions.
L’autopromotion releve d’une forme d’autogestion et
présente la plupart de petits groupements de logements
pour lesquels les décisions dans le transformation ou
l’entretien du batiement se font plus rapidement .
Autopromotion : Le concept d’autopromotion et simple , il s’agit des particuliers qui se regroupent afin de
concevoir, de financer et de réaliser ensemble un projet
immobilier, conçu pour répondre aux besoins d’espace,
aux attentes sociales ainsi qu’aux possibilités de financement de chacun
a Repères
a Consommation en énergie
en matériaux et en espace de
la forme urbaine actuelle.
Consommation de sol
Impact économique et écologique des déplacements
Le nombre des déplacements est en constante augmentation et plus seulement édicté par des trajets domicile
travail, mais dans ce contexte les déplacements automobiles ont également fortement augmentées : Au cours
des années 90 le nombre de trajets effectués en voiture
a augmenté de 70% et chacun de ses trajets est devenu
20% plus long. (Source Science et vie, Hors Série, construire un monde durable)
En incluant les places de stationnements et les surfaces
de voirie, on observe qu’il faut huit fois plus de surface
par habitant dans les lotissements pavillonnaires de ban- Mode de déplacements urbains
Exemple comparatif entre Paris et Toulouse, l’utilisation
lieue qu’à Paris.
de la voiture particulière, représente seulement 13% des
déplacements urbains dans la première, quand elle en
rassemble 64% dans la seconde.
Consommation énergétique des constructions
Selon Jean Pierre Traisnel, un pavillon individuel consomme 30% d’énergie en plus pour être chauffé que des
Coût des déplacements
maisons de ville (sur 3 niveaux et accolées)
-D’après l’Ademe, faire ses courses dans un supermarché de périphérie engendre 4 fois plus de pollution et de
Consommation énergétique des transports
Consommation énergétique des transports terrestres en nuisances qu’acheter les mêmes provisions à 500m de
chez soi.
2000 en Mtep (Mégatonne d’équivalent pétrole)
-D’après l’Ademe : coût moyen d’une voiture par mois
Bus: 525Mtep
incluant crédit, assurance, carburant, péage : 350€/mois
Voiture particulière 11879 Mtep
en 2004
Train : 191: Mtep
Consommation énergétique par habitant
Un habitant d’une ville étalée, moins de 20hab/ha, consommé en moyenne trois fois plus d’énergie que celui
d’une ville moyennement dense soit 60hab/ha.
a rapport entre forme urbaine et mode de déplacement.
Consommation de matériaux
Forme urbaine et maîtrise de l’énergie
D’après Sabine Barles, chercheuse au laboratoire des
Théories des mutations urbaines, il s’établit un rapport
de 1 à 10 entre dans la consommation de matériaux par
habitants entre Paris et sa banlieue (0,4t. /Hab. à Paris
pour 4,8t. /Hab. en banlieue), Un écart qui s’explique
non seulement par une quantité plus importante de matériaux de construction mais également de matériaux inhérents des infrastructures.
Pour créer des formes urbaines plus propices à l’économie d’énergie,l’INRETS démontre dans son étude
comparative menée sur trois grandes aires urbaines de
France, Lille, Lyon et Marseille-Aix en Provence que «
la construction d’une forme urbaine économe en énergie,
donc préservatrice de l’environnement, ne repose pas
tant sur le fait d’opposer le monocentrisme au polycentrisme qu’à travailler, en premier lieu, sur l’agencement
réciproque des espaces de vie et de travail et en deuxième lieu sur les performances du système de transport,
110
notamment du transport collectif entre ces espaces….
Les urbanistes devront maîtriser l’étalement résidentiel
en même temps que construire et valoriser les logements
dans certains pôles d’emplois dont les contours évoluent
assez peu au fil du temps et dont l’attrait pour les entreprises ne se dément pas. »
Forme urbaine et déplacements
Loi de Zahavi : sous l’hypothèse de constance dans le
temps et dans l’espace des durées de trajets quotidiens,
la forme urbaine dépend de la technologie de transport
disponible à un moment donné : les gains de vitesse permis par le progrès dans les transports vont de facto déterminer l’étendue et la structure de la ville. D’après les recherches menées par Yacov Zahavi dans les années 70.
a ville compacte.
Ville compacte
Francis Cuillier : « Dans le PLU, nous sommes parvenus
à faire prendre conscience que l’étalement urbain et la
maison individuelle ne fonctionnait plus. Dans certaines
communes, nous avons réussi à faire doubler dans le règlement la densité moyenne, à faire adopter le concept
de couloirs de densité le long des axes de TCSP. »
« De tous temps, les tissus denses agglomérés ont facilité le mélange des fonctions. Ils sont plus économes en
espace et maximisent l’utilisation des réseaux. Une plus
grande compacité urbaine permet aussi d’offrir un espace public vivant, porteur de liens sociaux et d’échanges. » In Habitat formes urbaines, Densités comparées et
tendances d’évolution en France, Octobre 2006, Vol.1,
Ed.FNAU
imaginer des courées communes, des unités de voisinage. » In, Rencontre avec Nicolas Michelin, Le Moniteur
des travaux publics et du bâtiment, Hors série Construire
durable, Mars 2008
Le développement durable comme enjeu national : objectifs et enjeux du Grenelle de l’environnement
Objectifs globaux à l’échelle de l’environnement
Réduction par 4 à l’horizon 2050 des émissions de gaz
à effet de serre
Cible des 3X20% : réduction de 20% des émissions de
gaz à effet de serre, réduction de 20% de la consommation d’énergie, promotion 20% des énergies renouvelables à l’horizon 2020
Principales propositions émises dans le cadre de l’atelier
n°2 du groupe d’étude n°1 « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande en énergie ».
A Vers une société sobre en énergie et en ressources
1 engager dès maintenant un chantier très ambitieux de
rénovation énergétique des bâtiments
existants
2 lancer un programme de rupture technologique sur le
bâtiment neuf
Concevoir des modes de production innovants et
efficaces en énergie dans l’industrie
B Ramener les émissions des transports à leur niveau de
1990 d’ici 2020
Réaliser un schéma national des nouvelles infrastructures de transport
Déclarer d’intérêt général pour la société, au niveau législatif, la promotion et l’utilisation des
modes fluNicolas Michelin, architecte urbaniste : « Le dévelopviaux, ferroviaires et de cabotage maritime pour le transpement durable au niveau de l’îlot c’est la compacité,
port de fret.
la densité. Je crois à la rue, au système de la rue et de
l’adresse. Entre ces rues, l’îlot est un moyen commode
Rationaliser l’usage de l’automobile et amener les émisde gérer les réseaux et le voisinage. Mais je ne crois pas
sions moyennes de co2 des véhicules
automobià la parcelle : si l’on veut des îlots compacts, il faut mules en circulation de 176g Co2/km à 130g Co2/km en
tualiser les équipements (locaux poubelles, parkings…),
2020
111
a Repères
Rétablir le vrai coût du transport aérien
veloppement durable dans leurs marchés »
C Vers des villes et plus largement des territoires durables
-de renforcer la portée des documents d’urbanisme :
-par exemple, subordonner la délivrance d’un permis à
la création de places de vélos
- Rendre obligatoires les plans climat-énergie territo- -par exemple, en référence aux réglementations en viriaux
gueur en catalogne et en Wallonie, subordonner la délivrance d’un permis de construire à l’équipement en
- Elargir les compétences des communautés urbaines et chauffe eau solaire sur les secteurs bien exposés.
communautés d’agglomération
-d’impliquer le consommateur :
De normaliser les produits offerts sur le marché
- Un plan volontariste de développement des transports De promouvoir des labels (cf. Minergie et Effinergie).
collectifs, un plan de développement des déplacements
« doux » (vélo, marche) avec un code de la rue
- Un plan volontariste d’éco quartiers
- Introduire dans la loi de nouvelles dispositions : lutter
concrètement contre l’étalement urbain
D introduire des signaux économiques plus clairs pour
tous les acteurs
- Réorganiser la fiscalité environnementale et énergétique en adoptant une « contribution climat énergie »
- Orienter les aides publiques vers les projets sobres en
carbone et en énergie.
Le cas alsacien
Au réponse aux enjeux énoncés dans le groupe 1 du
Grenelle de l’Environnement, la cellule de recherche «
Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la
demande d’énergie » du département d’Alsace propose
:
-des outils financiers innovants :
« En particulier ouvrir de nouvelles possibilités aux
bailleurs sociaux concernant l’équilibre global des opérations (surcoût d’investissement/économies de gestion)
»
- de changer la culture des acteurs : « Les maîtres d’ouvrage devraient être prescripteurs du recours à la filière bois
en Alsace, et plus généralement introduire des clauses
d’obligations de résultat en terme de contribution au dé-
112
113
a Contacts
a Contacts généraux
a Contacts par Projet
a Commanditaitre
DDE Haut Rhin.
Responsable : Christian rinckenbach,
chargé de mission
Adresse : cite administrative, 3 rue fleischhauer
68026 Colmar
Tel. : 03 89 24 83 88
E-mail : www.haut-rhin.equipement.gouv.fr
[email protected]
Quartier Brossolette/Mulhouse.
Maitrise d’ouvrage : OPAC Mulhouse Habitat
Responsable :
Adresse : 20, boulevard de la Marseillaise 68100 Mulhouse.
Tel. : 03 89 36 28 40
E-mail : www.mulhouse-habitat.fr
Jardin des 2 rives/Strasbourg-Kehl.
Maitrise d’ouvrage : CU de Strasbourg
Responsable :
Adresse : 1, place de l’Etoile BP 1049
67070 Strasbourg Cedex.
Tel. : 03 88 60 90 90.
E-mail :
Maitirse d’oeuvre : Urbitat mandataire
Responsable : Jean Werlen
Adresse : 74 avenue des Vosges, F 67000 Strasbourg
Tel. : 09 51 73 76 23
E-mail : [email protected]
Maitirse d’oeuvre : Jardin : Rudiger Brosk, paysagiste
Passerelle : Marc Mimram, architecte
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
a Maitre d’oeuvre
atelier Cité architecture.
Responsable :
Adresse : 66 rue René Boulanger
75010 Paris
Tel. : 01 42 03 30 04
E-mail : [email protected]
Parc Naturel Régional du Ballon des Vosges.
Responsable :
Adresse : Maison du Parc, 1 cour de l’abbaye.
68140 Munster
Tel. : 03 89 77 90 34
E-mail : [email protected]osges.fr
114
Logements collectifs Ecologis/Stasbourg.
Maitrise d’ouvrage : Ecologis, groupe d’autopromotion Association Eco quartier
Responsable :
Adresse : 1A,Place des orphelins 67000 Strasbourg
Tel. : 03 87 24 11 73
E-mail : [email protected]
Quartier Vauban/Fribourg en Brisgau.
Maitrise d’ouvrage : commune de Fribourg en Brisgau
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Bedzed/Beddington.
Maitrise d’ouvrage : Maitrise d’ouvrage multiple.
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitirse d’oeuvre : Bill Dunster, architecte.
Responsable : Bill Dunster
Adresse : Zedfactory, 21 Sandmartin way,
Wallington, Surrey SM6 7DF
Tel. : 020 8404 1380
E-mail : [email protected]
Eva Lanxmeer/Culemborg.
Maitrise d’ouvrage :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitirse d’oeuvre : Ecologis, groupe d’autopromotion
Association Eco quartier
Responsable :
Adresse : 1A,Place des orphelins 67000 Strasbourg
Tel. : 03 87 24 11 73
E-mail : [email protected]
Maitirse d’oeuvre : Kolhoff & Kolhoff architectes
Responsable :
Adresse : Böheimstrasse.43 ,70 199 Stutgart.
Tel. : +49 (711) 6409017
E-mail :
Gundeldingerfeld/Bâle.
Maitrise d’ouvrage : Kantensprung AG
Responsable :
Adresse : 4053, Basel, DornachStrasse 192
Tel. : 061/3337070
E-mail : [email protected]
Solar City/Linz.
Maitrise d’ouvrage :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Cité Manifeste/Mulhouse.
Maitrise d’ouvrage :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitirse d’oeuvre : Kantensprung AG
Responsable :
Adresse : 4053, Basel, DornachStrasse 192
Tel. : 061/3337070
E-mail : [email protected]
Maitirse d’oeuvre :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitirse d’oeuvre :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitirse d’oeuvre :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
115
a Contacts
a Contacts par Projet
Quartier Jardin des rives de la Thur/Cernay.
Maitrise d’ouvrage : Commune de Cernay
et Domial, chargé d’opérations
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitrise d’oeuvre : Atelier Villes et paysages
Responsable :
Adresse : 1,rue Victor Hugo, 68110 Illzach
Tel. : 03 89 66 09 06
E-mail :
Hammarby/Stockholm.
Maitrise d’ouvrage : Ville de Stockholm
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitrise d’oeuvre : Stefan Fryxell, architecte
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Parc de la Deûle/CU de Lille.
Maitrise d’ouvrage : CU. Lille Metropole
Responsable :
Adresse : 1, rue du ballon BP749, 59034 Lille Cedex
Tel. : 03 20 21 22 23
E-mail : www.lillemetropole.fr
Maitirse d’oeuvre : Jacques Simon et JNC paysagistes
Responsable : Jean Noel Capart
Adresse : 5,rue Gustave Nadaud, 69007 Lyon
Tel. : 04 78 72 55 73
E-mail : [email protected]
116
Piscine municipale/Combloux.
Maitrise d’ouvrage : Ville de Combloux
Responsable :
Adresse : 132 route de la mairie, 74920 Combloux
Tel. : 04 50 58 60 32
E-mail : www.mairie-combloux.fr
Zac Beausoleil/Pacé.
Maitrise d’ouvrage : Commune de Pacé
Responsable :
Adresse : 11 avenue Brizeux 35740 Pacé
Tel. : 02 23 41 30 00
E-mail :
Logements/Linz.
Maitrise d’ouvrage :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitirse d’oeuvre : Société green Concept
Responsable :
Adresse : 4,rue Coste, 69300 Caluire et Cuire
Tel. : 04 78 23 37 22
E-mail : [email protected]
Maitrise d’oeuvre : Philippe Madec, architecte
Responsable : Philippe Madec
Adresse : 25, rue Michel le Compte, 75003Paris
Tel. : 01 48 04 34 47
E-mail : [email protected]
Maitrise d’oeuvre : trebersprung & partner
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Logements/Saintes.
Maitrise d’ouvrage : SEMIS
Responsable : Mme Thozet
Adresse :
Tel. : 05 46 93 79 51
E-mail : [email protected]
Parc nautique/ Sèvres.
Maitrise d’ouvrage : Syndicat mixte
pour les activités sportives et de loisirs
du Val de Seine
Responsable :
Adresse : Hotel de vill, 54 Grand Rue, 92310 Sèvres
Tel. : 01 41 14 10 10
E-mail : [email protected]
Soleil intérieur/Lille.
Maitrise d’ouvrage : SCI Maisons en ville
Responsable :
Adresse : 2, rue de Lille 59 350 Saint André
Tel. : 03 20 14 84 84
E-mail : [email protected]
Maitirse d’oeuvre : BNR architectes
Responsable : M.Bablet
Adresse :
Tel. : 01 43 48 08 93
E-mail : [email protected]
Maitrise d’oeuvre : 2AD architecture
Responsable : Mme Rivault chargé d’opération
Adresse : 16 rue de Troyon
Tel. : 01 45 07 23 33
E-mail :
Maitrise d’oeuvre : Bouillaud et Donnadieu
Responsable :
Adresse : 59 rue du Faubourg St Antoine, 75011 Paris
Tel. : 01 40 36 14 14
E-mail : [email protected]
Pré Tarachou/Miribel Lanchâtre.
Maitrise d’ouvrage : Commune de Miribel lanchâtre
Responsable :
Adresse : Le bourg, 38 450 Miribel Lanchatre
Tel. : 04 76 34 00 42
E-mail :
Logements/Louviers.
Maitrise d’ouvrage : EURE Habitat
Responsable : Mme Pierre Bourgeon
Adresse :
Tel. : 02 32 38 82 40
E-mail : [email protected]
Logements/Combrimont.
Maitrise d’ouvrage : ville de Combrimont
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitirse d’oeuvre : Les préssés de la cité
Responsable :
Adresse : Place de l’eglise, le village,
38330 St nazaire les Eymes
Tel. : 04 76 52 79 22
E-mail : [email protected]
Maitrise d’oeuvre : Bouillaud et Donnadieu
Responsable :
Adresse : 59 rue du Faubourg St Antoine, 75011 Paris
Tel. : 01 40 36 14 14
E-mail : [email protected]
Maitrise d’oeuvre :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
117
a Contacts
a Contacts par Projet
Südstadt/Tübingen
Zac des Vignes/Servon sur Vilaine.
Maitrise d’ouvrage : ville de Tübingen
Responsable :
Adresse : an der Neckarbrücke 1
D-72072 Tübingen
Tel. : +49 (0) 70 71/91 36-0
E-mail : [email protected]
Maitrise d’ouvrage : Commune de Servon sur Vilaine
Responsable :
Adresse : 2 rue Théodore Gaudiche
35530 Servon sur Vilaine
Tel. : 02 99 00 11 85
E-mail : [email protected]
Riesenfeld/Fribourg.
Maitrise d’oeuvre : atelier JAM
Responsable : Jean Pierre Castel
Adresse :
Tel. : 01 43 70 34 08
E-mail : [email protected]
Maitrise d’ouvrage :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitrise d’oeuvre :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Faubourg d’Arras/Lille.
Maitrise d’ouvrage :
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitrise d’oeuvre : Nicolas Michelin et associés
Responsable :
Adresse : 9 cour des Petites Ecuries, 75010 Paris
Tel. : 01 53 34 00 01
E-mail : [email protected]
Weserling/Saint Amarin.
Maitrise d’ouvrage :
Communauté de commues de St Amarin
Responsable :
Adresse :
Tel. :
E-mail :
Maitrise d’oeuvre : Axis architecture
Responsable : Laurent thomassin
Adresse : 42 rue de la paix 10000 Troyes
Tel. : 03 25 73 51 19
E-mail :
118
Zac St Jean des Vignes/Chalon sur Saone.
Maitrise d’ouvrage : SCIC Habitat Bourgogne Champagne et BFCA
Responsable :
Adresse : 11,rue colonel Marchand, Dijon
Tel. : 03 80 50 56 50
E-mail : www.bourgogne.scihabitat.fr
Maitrise d’oeuvre : Marc Dauber, architecte
Responsable : Marc Dauber
Adresse : avenue de l’Europe
71210 Ecuisses
Tel. : 03 85 78 54 39
E-mail : [email protected]
119
a Bibliographie
Ouvrages
Domicile travail, des trajets toujours plus longs pour une
urbanisation changeante, Les Fiches de l’actualité scientifique de l’INRETS, Axe n°2- Optimiser les réseaux de
Pour un nouvel urbanisme-la ville au cœur du développe- transport et réduire la dépendance au pétrole : de la moment durable, C.Chalon, D. Clerc, G.Magnin, H.Vouillot, bilité quotidienne à l’aménagement des territoires, N°13,
2006
éd. Yves Michel, 2008
Et si on pensait un peu plus à elle ? Alerte, Nicolas Michelin, architecte urbaniste, avril 2008, Editions Archibooks.
Shared space, room for everyone, A new vision for public Colloque sur l’étalement urbain, discours de Marie Noëlle
spaces, Shared space, Fryslân Province, PO Box20120 Lienemann, secrétaire d’Etat au logement, Toulouse, 24
janvier 2002
8900 HM Leeuwarden, juin 2005
Breda, faire la ville durable, Editions du Moniteur, sous
la direction d’Ariella Masboungi, Collection projet urbain, juin 2008
Concept de Ville accessible à tous, CERTU, Ministère de
l’Equipement, des transports du logement du tourisme et
de la mer Octobre 2002
Rapports
Les enjeux de l’étalement urbain, Les jeudis de l’Equipement, DRE de Picardie, Service Prospective Aménagement Transport, 8 mars 2007
Groupe 1 : Lutter contre les changements climatiques et
maîtriser la demande d’énergie », Grenelle de l’environnement, Mulhouse, 15 octobre 2007, F. Bouchart, Directeur général du Conseil Régional Alsace, G.Chaux-Debry,
Directrice Régionale de l’Equipement en Alsace.
Urbanisme et énergie Quartiers durables F4, Jean Pierre
Traisnel, CNRS, LTMU UMR, Institut français d’urbanisme, novembre 2006
De plus en plus de maisons individuelles, Alain Jacquot,
division Logement, INSEE, INSEE Première, N°885, Février 2003
INSEE première, Les déplacements domicile -travailamplifiés par la périurbanisation, N°1129, Mars 2007
Grenelle de l’Environnement, Agir pour une ville durable,
Conseil Français des Urbanistes, Septembre 2007
Revues
Les coûts de la ville dense ou étalée, Jean Charles Castel, Science et Vie, Construire un monde durable, hors série,
chef de groupe observation urbaine au CERTU, novem- n°243, juin 2008-06-19
bre 2005
Dossier, L’éco quartier brique d’une société durable, La
Pour créer des formes urbaines plus propice à l’écono- revue Durable,n° 28, Février- mars- avril 2008
mie d’énergie, Les fiches de l’actualité scientifique de
l’INRETS,Axe n°3-Accroitre la fiabilité et la durabilité
des systèmes de transport, optimiser leur consommation
énergétique et réduire leur impact sur l’environnement,
N°8, 2007
120
Liens Internet
http://www.ifen.fr
http://www.alsace.equipement.gouv.fr/pdf/etude_30_
ans_urbanisation_alsace_synthese.pdf
Densité urbaine
Développement durable
Agence d’urbanisme et de développement intercommunal
de l’agglomération rennaise. (AUDIAR).
http://www.somme.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/INTRODENSITE_cle767b44.pdf
http://www.clermontmetropole.org/PDF/ProjetsurbainQuartiers durables
http://www.areneidf.org/HQE-urbanisme/pdf/Forum- setDeplacements/2005/BiblioDFU.pdf
http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/20/34/62/PDF/
HQE_6-synthese.pdf
http://www.areneidf.org/HQE-urbanisme/pdf/Forum- rapport_final_GRRT.pdf
http://www.auran.org.download.34-04-densit.pdf
HQE_6-synthese.pdf
http://www.solarregion.freiburg.de/innovation/berufsUrbanisme et transport
boerse.php
http://www.v-a-i.at/
http://www.ecoparc.ch-pdf-expo07/A3_quartierecoparc. http://www.planete-sciences.org/enviro/rnste6/ateliers/
deplacement/urbanisme_transports.htm
pdf
http://www.iar.u-3mrs.fr/Fiches%20DD%20OK%2003- http://www.shared-space.org
07/B%C2LE%20Quartier%20Gundeldinger%20Feld.pdf
http://www.planete-sciences.org/enviro/rnste6/ateliers/
deplacement/urbanisme_transports.htm
http://www.les-realisations-du-developpement-durable. Institutions
org/
Agence d’urbanisme de l’agglomération mulhousienne
http://www.auran.org.download.34-04-densit.pdf
http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premier- (identification des modes et de l’état de l’urbanisation en
Alsace)
dph-4176.html
http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/transv/DevDur/DevdurScient3.htm
http://www.gers.pref.gouv.fr/dossiers_thematiques/grenelle_environnement/fichiers/contrib_cfud.pdf
http://terrin.net/_upload/ressources/enseignement/cours/
autres_intervenants/coursnov2006j.p._traisnel.pdf
http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/transv/DevDur/DevdurScient3.htm
Etalement urbain
http://www.energie-cites.eu/IMG/pdf/eda_etalement_urbain_fr.pdf
http://ethel.ish-lyon.cnrs.fr/Documents/Rapport_R2_
v1.pdf
http://www.clermontmetropole.org/PDF/ProjetsurbainsetDeplacements/2005/BiblioDFU.pdf
1211
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