Guide Cetiom colza 2015

Guide Cetiom colza 2015
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 2
Terres
Inovia
l’agronomie en mouvement
G U I D E
D E
C U L T U R E
COLZA
2015
Terres Inovia est le centre technique de la filière française des huiles et protéines végétales
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Vos contacts
Arnaud VAN BOXSOM
ESTREES-MONS (80)
[email protected]
Laurent RUCK
CHALONS-EN-CHAMPAGNE (51)
Jean LIEVEN
GRIGNON (78)
[email protected]
[email protected]
Julien CHARBONNAUD
ARDON (45)
[email protected]
Aurore BAILLET
LAXOU (54)
[email protected]
Recrutement en cours
RENNES (35)
Elodie TOURTON
ST PIERRE D’AMILLY (17)
Delphine DE FORNEL
DIJON (21)
[email protected]
[email protected]
Jean RAIMBAULT
AGEN (47)
Didier CHOLLET
ETOILE-SUR-RHONE (26)
[email protected]
[email protected]
Vincent LECOMTE
BAZIEGE (31)
[email protected]
S
O
M
M
A
Variétés. . . . . . . . . . . . . . .
Implantation . . . . . . . . . . .
Colza associé . . . . . . . . . .
Fertilisation . . . . . . . . . . . .
Régulateurs . . . . . . . . . . . .
Désherbage. . . . . . . . . . . .
Ravageurs à l’automne . . . .
Ravageurs au printemps . . .
Maladies. . . . . . . . . . . . . .
Récolte et conservation . . . .
Interculture après le colza . .
Les rendez-vous de la culture
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36
Terres Inovia est membre de
Gilles BEUGNIET
MONTPELLIER (34)
[email protected]
La liste des produits phytosanitaires indiqués dans ce guide n’est pas exhaustive et est mise à jour au 16.05.2015. Les coûts des traitements précisés le sont à
titre indicatif et correspondent à des tarifs hors taxe revendeurs. Ils ne tiennent pas
compte des éventuelles promotions commerciales ou des variations liées aux achats
anticipés.
Edition : Terres Inovia
Avenue Lucien Brétignières
Campus de Grignon
78850 Thiverval-Grignon
Tél. : 01 30 79 95 00
Tél. diffusion des éditions : 01 30 79 95 40
www.terresinovia.fr
Rédactrice en chef : I. Lartigot
Photo de couverture : L. Jung
Maquette : N. Harel
Impression : GRAPH 2000
Boulevard de l’Expansion - BP85
61203 Argentan cedex
Dépôt légal : Mai 2015
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Terres Inovia : L. Jung
4 critères indispensables pour bien choisir sa variété
Terres Inovia : L. Jung
Variétés
Critères complémentaires à adapter à votre situation
• Phoma : privilégiez les variétés très peu sensibles (TPS) du groupe I qui
possèdent une résistance stable dans le temps. Localement, la résistance spécifique présente dans les variétés du groupe II peut être contournée : ces variétés
peuvent alors être touchées par le phoma. Dans ce cas, il est impératif de privilégier des variétés du groupe I les années suivantes, sur cette parcelle et celles
alentours.
• Elongation automnale : préférez les variétés à faible sensibilité à l’élongation
pour vous prémunir des dégâts liés au gel dans les situations à risque (semis
précoce, quantité importante d’azote disponible dans le sol, apport
régulier de matière organique).
• Verse : choisissez des variétés très peu sensibles (TPS) en situations à risque
(sols profonds, fortes disponibilités en azote), ce qui permet d’économiser un
régulateur au printemps en conditions normales de culture.
• Rendement : cultivez plusieurs variétés pour sécuriser la production. La performance ne s’exprimera qu’avec un colza bien implanté et en parfaite santé.
• Cylindrosporiose : sélectionnez des variétés très peu sensibles (TPS) ou peu
sensibles (PS) dans le Nord, l’Est et le Centre-Est.
• Hernie : si votre parcelle est concernée, privilégiez les variétés qui présentent
une certaine résistance ANDROMEDA, CRACKER ou SY ALISTER (voir p. 32).
• Précocité à floraison : évitez les variétés trop précoces dans les secteurs gélifs au
printemps.
• Précocité à maturité : évitez les variétés tardives dans le Nord-Ouest afin de ne
pas retarder la récolte et dans les sols à faible réserve en eau en raison des
risques de mauvais remplissage des graines.
• Hauteur : les variétés courtes facilitent les interventions fongicides. Attention,
le niveau de rendement des hybrides demi-nains reste en moyenne inférieur de
10 % à celui des autres variétés classiques.
• Type variétal : l’utilisation des associations variétales (CHL) ne peut être envisagée que dans le sud de la France, en dehors des secteurs à forte pression
méligèthes.
• Teneur en huile : à propriétés agronomiques équivalentes, n’hésitez pas à
choisir les variétés présentant les meilleures teneurs en huile.
• Tolérance à un herbicide de post-levée : réservez les variétés tolérantes aux flores
difficiles car leur niveau de performance est légèrement en retrait par rapport
aux meilleurs hybrides. Raisonnez l’utilisation de cette technologie dans une
optique de durabilité (voir p. 16).
Précautions en cas d’apport d’effluents d’élevage
Les épandages réguliers d’effluents contribuent à des croissances
importantes à l’automne (fortes biomasses), avec des risques accrus
d’élongation, entraînant une sensibilité des plantes au gel et au
phoma. Si vous apportez régulièrement des effluents d’élevage, il
est primordial d’éviter les semis trop précoces (avant le 20 août), de
maîtriser la densité et de privilégier des variétés tolérantes au
phoma et non sensibles à l’élongation automnale, comme ALBATROS,
ANDERSON, ATTLETICK, BERLIOZZ, DK EXPRIT, DK EXSTORM,
SENSATION.
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2
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HR
HR
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Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
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Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
Lignée
ADRIANA
ALPAGA
AZUR
BOHEME
CANTI CS
CASH
EPURE
ES AGATHA
ES ALICIA
KADORE
LENNY
LOHANA
MONICA
NOBLESSE
OVATION
PAMELA
QUARTZ
SAMMY
SESAME
SIDNEY
TOTEM
ALBATROS
ALESSIO
ALEXANDER
ANACONDA
ANDERSON
ANDROMEDA
ANISSE
ARIZONA
ARTOGA
ASTRONOM
ATENZO
ATTLETICK
BASALTI CS
BERLIOZZ
BONANZA
CITIZZEN
CRACKER
Type
variétal
Variété
2009 - FR
2008 - FR
2013 - FR
2008 - FR
2012 - FR
2012 - DE
2012 - GB
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2011 - FR
2012 - FR
2013 - SK
2013 - FR
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2010 - GB
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2007 - FR
2008 - DK
2009 - FR
2005 - FR
2009 - FR
2007 - FR
2010 - FR
2007 - FR
2004 - GB
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2006 - FR
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2013 - SK
2008 - FR
Année - pays
d'inscription
Advanta
Advanta
Advanta
Advanta
Advanta
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Euralis Semences
Advanta
Advanta
Advanta
Advanta
Semences de France
Caussade Semences
RAGT Semences
RAGT Semences
Semences de France
Semences de France
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Semences de France
Maïsadour Semences
Syngenta
Caussade Semences
Momont
Momont
Euralis Semences
Euralis Semences
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Saatbau France
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RAGT Semences
Momont
Advanta
Momont
Saatbau France
Semences de France
Saatbau France
Caussade Semences
Représentant
Pour en savoir plus, consultez www.myvar.fr
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Hybrides restaurés et associations variétales
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PS/TPS*
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PS/TPS*
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très faible
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mi-précoce
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précoce
précoce
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très précoce
tardive
précoce
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mi-tardive
précoce
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mi-tardive
mi-tardive
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précoce
mi-précoce
mi-précoce
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mi-précoce
mi-précoce
mi-précoce
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mi-précoce
mi-précoce
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mi-tardive
mi-précoce
mi-précoce
mi-précoce
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mi-précoce
mi-précoce
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mi-précoce
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mi-tardive
mi-tardive
tardive
mi-précoce
tardive
mi-tardive
tardive
tardive
tardive
mi-précoce
tardive
tardive
mi-tardive
mi-tardive
faible
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moyenne
faible
faible
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forte
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moyenne
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moyenne
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moyenne
haute
haute
moyenne
moyenne
moyenne
courte
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
courte
courte
courte
moyenne
moyenne
courte
moyenne
moyenne
moyenne
courte
moyenne
moyenne
moyenne
Sensibilité à
Groupe Sensibilité
Sensibilité à Richesse en Teneur en gluco- Précocité à Précocité à Sensibilité à
Hauteur
la cylindrophoma au phoma
la verse
huile
sinolates
floraison maturité l'élongation
sporiose
Lignées
Caractéristiques des variétés évaluées par Terres Inovia et commercialisées en 2015
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2010 - FR
2013 - FR
2010 - FR
2012 - DK
2013 - FR
2011 - FR
2012 - FR
2011 - FR
2010 - FR
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2010 - FR
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2011 - FR
2013 - HU
2013 - UP
2013 - PL
2009 - FR
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2007 - FR
2013 - FR
2012 - GB
2013 - AU
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2008 - FR
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2007 - FR
2008 - FR
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2013 - RO
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Sensibilité : TPS Très peu sensible
D.S.V.
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
Dekalb
D.S.V.
Euralis Semences
Euralis Semences
Euralis Semences
RAGT Semences
RAGT Semences
Saatbau France
Momont
Caussade Semences
Momont
Caussade Semences
Bayer
RAGT Semences
Semences de France
Syngenta
Syngenta
Pioneer Semences
Semences de France
Semences de France
Syngenta
Syngenta
Syngenta
RAGT Semences
KWS Maïs France
D.S.V.
Type variétal : HR : hybride restauré - CHL : composite hybride-lignée
* Résultat à confirmer
# Non garanti
- Références insuffisantes
DIFFUSION
HR
DK EXALTE
HR
DK EXCELLIUM
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DK EXCLUSIV
HR
DK EXENTIEL
HR
DK EXIMUS
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DK EXKIO
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DK EXPERTISE
HR
DK EXPLICIT
HR
DK EXPO
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DK EXPOWER
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DK EXPRIT
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DK EXQUISITE
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DK EXSTORM
HR
DK EXTEC
HR
DK EXTROVERT
HR
DK IMIDO CL
HR
DK IMMINENT CL
HR
DK IMPRESSION CL
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DYNASTIE
HR
ES CAUCASE
CHL
ES MERCURE
HR
ES NEPTUNE
HR
FONZZI
HR
GINFIZZ
HR
GRAF
HR
HARDI
HR
HYBRILUX
HR
HYBRIROCK
HR
INTENSE
HR 1/2 nain
JUMPER
HR
MANZZANA
HR
MEDLEY
CHL
NK ALAMIR
HR
NK AVIATOR
HR
PR44 W29
HR
RAFALE
HR
SENSATION
HR
SY ALISTER
HR
SY CARLO
HR
SY CASSIDY
HR
TROUBADOUR
HR
TUAREG
HR
VERITAS CL
HR
PS Peu sensible
TPS#
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TPS#
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TPS#
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PS/TPS*
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PS/TPS*
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S/PS*
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Sensible
PS
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PS
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PS
S/PS*
TPS
PS
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TPS
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TPS
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PS/TPS*
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TPS
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moyenne
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mi-précoce
mi-précoce
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mi-précoce
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mi-tardive
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mi-précoce
mi-précoce
mi-précoce
Variété tolérante à la hernie
Variété tolérante à CLERANDA/CLERAVIS
élevée
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élevée
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élevée
élevée
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moyenne
élevée
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moyenne
élevée
moyenne
moyenne
moyenne
moyenne
forte
forte
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moyenne
moyenne
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moyenne
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moyenne
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moyenne
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moyenne
haute
moyenne
moyenne
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moyenne
moyenne
haute
courte
moyenne
haute
haute
moyenne
haute
moyenne
moyenne
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courte
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moyenne
moyenne
haute
haute
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3
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Performance des variétés testées par Terres Inovia en 2013 et 2014
Les indices de rendement sont des moyennes du pourcentage de la variété par rapport à la moyenne de chaque essai. Ils
sont comparables entre eux uniquement au sein d'une même série (année et essais communs).
Etant donné le faible nombre de lignées, les indices sont calculés sur la moyenne des essais hybrides restaurés et lignées
mélangés.
Regroupement
Région
Variété
Centre
Nord-Ouest Centre-Ouest
Sud
BasseLimousin,
Aquitaine,
Normandie,
Auvergne,
Aisne, Alsace,
Pays-de-laLanguedocBretagne,
Centre, Eure, Bourgogne, ChampagneLoire,
Roussillon,
Haute
Ile-de-France Franche-Comté, Ardenne,
PoitouMidi Pyrénées,
Normandie,
Rhône-Alpes
Lorraine
Charentes
PACA
Nord-Pas-deCalais, Picardie
2013
Centre-Est
2014
2013
Nord-Est
2014
2013
2014
2013
2014
2013
2014
2013
2014
National
Toutes
2013
2014
Lignées
CASH
LOHANA
PAMELA
QUARTZ
SIDNEY
Hybrides restaurés & Composites hybrides-lignées
ALEXANDER
ANDERSON
ANDROMEDA
ANISSE
ARIZONA
ASTRONOM
ATENZO
ATTLETICK
BASALTI CS
BERLIOZZ
BONANZA
CITIZZEN
COMFORT
DK EXALTE
DK EXCLUSIV
DK EXENTIEL
DK EXIMUS
DK EXKIO
DK EXPERTISE
DK EXPRIT
DK EXQUISITE
DK EXSTORM
DK EXTROVERT
DK IMIDO CL
DK IMMINENT CL
DK IMPRESSION CL
DYNASTIE
FONZZI
GINFIZZ
GRAF
INSPIRATION
MEDLEY
RAFALE
SY ALISTER
VERITAS CL
4
Nombre d'essais 13
Rendement moyen
40,7
(q/ha)
Indice de rendement
• < 95
•• 95 - 98
••• 98 - 102
12
11
14
8
16
11
14
8
10
9
11
8
7
47,0
39,6
42,6
36,5
45,1
45,3
45,7
45,4
52,8
46,3
44,4
40,9
43,1
•••• 102 - 105
••••• > 105
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 5
Variétés inscrites en décembre 2014 et pouvant être commercialisées
Pour en savoir plus, consultez www.myvar.fr et www.geves.fr.
Dénomination
approuvée
Teneur en
Rendement
% témoins/ Bonification Bonification Bonification gluco.
Représentant en France
(q/ha)
2 ans
Huile
Protéines
Phoma
(μmol/g à
(20 essais)
9 % H2O)
Cotation
définitive
Lignée
ES MAMBO
Euralis Semences
49,2
109,3
0,4
-1,9
1,5
10,3
109,3
0,0
-0,2
-0,3
-0,4
0,0
-1,3
-0,5
-0,2
-0,5
-0,2
0,4
-0,1
0,2
-0,3
-0,5
-0,2
1,5
1,5
1,5
1,5
1,5
1,5
0,0
0,4
1,5
1,5
1,3
0,8
1,5
1,5
0,0
1,3
15,0
17,8
11,6
12,6
12,2
12,5
14,4
13,3
13,1
10,2
17,3
13,6
14,7
14,7
13,4
13,5
104,2
103,9
105,2
103,5
107,6
110,1
104,2
104,1
104,2
104,1
106,4
103,9
104,8
103,0
108,7
105,2
Hybrides restaurés
ACAPULCO
BARAQUE
BLUESTAR
CRISTIANO KWS
DALTON
DK EXCEPTION
DK EXPLORATION
FERNANDO KWS
GAELIS
HOURRA
INV1010
PT246
SEVERINO KWS
STEFANO KWS
TREZZOR
WHISKY
Advanta
Semences de France
Syngenta
KWS Maïs France
DSV
Dekalb
Dekalb
KWS Maïs France
Euralis semences
Momont
Bayer
Pioneer Semences
KWS Maïs France
KWS Maïs France
Semences de France
Semences de France
47,9
47,9
48,7
48,1
48,8
51,0
49,3
48,5
48,1
47,6
48,7
47,9
48,4
48,0
51,0
48,4
102,6
102,4
103,9
102,9
104,6
109,5
105,3
103,8
102,7
102,0
104,5
102,3
103,9
103,0
108,5
103,4
0,1
0,2
0,1
-0,5
1,5
0,4
-0,6
0,1
0,5
0,8
0,2
0,9
-0,8
-1,2
0,7
0,7
Témoins Lignée :
Témoins rendement = (Alpaga + Pamela)/2 en 2013 et (Cash + Pamela)/2 en 2014
Témoins de référence technologique = (Adriana + Alpaga + Cash + Pamela)/4 en 2013 et 2014
Témoins Hybrides Restaurés :
Témoins rendement = (DK Exstorm + DK Exquisite)/2 en 2013 et (Safran + DK Exstorm)/2 en 2014
Témoins de référence technologique = (Exocet + DK Exstorm + DK Exquisite)/3 en 2013 et (Exocet + DK Exstorm + Safran + DK Exquisite)/4 en 2014
myVar® : pour connaître et choisir vos variétés
Terres Inovia : L. Jung
myVar
my
Var
L’outil rassemble toutes les données variétés
de Terres Inovia, avec 4 entrées :
- consulter les fiches variétés,
- choisir selon ses propres critères,
- comparer des variétés,
- résultats annuels.
www.myvar.fr
Disponible sur :
5
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 6
Implantation
Raisonnement optimal de l’implantation du colza en fonction du type de sol
Labour ou
travail profond
Récolte de la culture précédente :
orge d’hiver, pois, blé.
Sols non argileux
< 18-20 %
Semis herse
rotative ou
vibroculteur
Labour
avant semis
Attention :
- à la hauteur de coupe,
- au broyage et à la
répartition des résidus,
- au tassement par les pneumatiques,
- à éviter le passage de
bennes dans la parcelle en
situation plastique.
*
*
*
Non travail
du sol
Non travail
du sol
Sols argileux
> 20 %
20-25/07
10-15/07
25/07-10/08
* Application de glyphosate si nécessaire.
Terres Inovia : G. Sauzet
Centre et Ouest
Sud
Nord et Est
*
Déchaumage
Strip-till
Déchaumage
25/07
20/07
01-15/08
Dents
+ roulage
01/08
25/07
05-15/08
Strip-till/Semis
Semis
Semis
*
10/08
15/08
15/08
20/08
05-15/08 10-15/08
Semis
20/08
25/08
20-25/08
25/08
01/09
25/08
01-5/09
05/09
01/09
Adaptez la préparation du sol au contexte pédoclimatique
• L’interculture influence la réussite de la mise en place du potentiel de la culture de colza
qui suit. Afin d’éviter l’évaporation, l’asséchement, l’encombrement pailleux du lit de
semences, la création de mottes, la réparation des compactions profondes et superficielles
(observez la structure à la bêche) ou à l’opposé la création d’un sol soufflé… Choisissez les
bonnes pratiques en fonction du contexte pédoclimatique du bassin de production.
Terres Inovia : G. Sauzet
Déchaumage avec un outil à disques.
Bonne fissuration horizontale (racines
secondaires) et verticale (pivot de 15 cm
au moins).
• Préparation des sols sableux et limoneux peu argileux
- Préparation profonde : le labour repris à la dent, le travail à la dent (= chisel, canadien) de 8 à 15 centimètres selon la profondeur du sol, ou un semis juste derrière la
charrue.
- L’utilisation d’un outil animé de type herse rotative est déconseillé. C’est toutefois le
mode de semis le plus fréquent, en particulier pour gérer les résidus pailleux. Dans ce
cas, évitez les passages répétés juste derrière le travail profond et au moment du
semis, qui produisent trop de terre fine. Elle est responsable d’un lit de semences composé de trop d’éléments fins, asséché et sensible à la battance selon le climat.
• Préparation des sols argileux
- Evitez le labour responsable de la formation de mottes difficiles à gérer et rédhibitoires si la reprise de labour est retardée ou a lieu au mauvais moment. Pour éliminer
les compactions superficielles, préférez un travail précoce.
- Préférez un travail précoce (1 ou 2 passages selon les besoins) avec un outil à dents
(chisel, canadien ou vibroflex) vite rappuyé.
- Effectuez un roulage après chaque action pour limiter l’assèchement et l’évaporation.
- N’effectuez aucune action mécanique tardive sous peine d’assécher le sol en profondeur. Lors de phases sèches, les mottes sont déshydratées sur plusieurs faces.
Terres Inovia
Terre fine et alimentation hydrique
6
• En sol argileux, une reprise mal adaptée (outil animé) d’un travail profond, en situation plastique, suivie
d’un assèchement brutal sont à l’origine de micro-mottes. Dans ce cas, la production de terre fine est faible
et le sol est asséché sur plusieurs centimètres, rendant le positionnement de la graine difficile.
• Les besoins en eau de la graine sont élevés, or la réhumectation de surface est insuffisante en présence
de micro-mottes. Les besoins durant la phase de germination puis en début de croissance racinaire ne sont
pas couverts.
• La rupture entre la surface humectée par de faibles pluies et le sol sec plus en profondeur provoque des
dessèchements de l’hypocotyle, voire des graines insuffisamment nourries en eau. Si l’assèchement de surface n’est pas rédhibitoire, les ruptures d’état hydrique sont catastrophiques en situation sèche (fin d’été).
Terres Inovia : G. Sauzet
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 7
Le semis direct en sol bien structuré et en
situation enherbée
• Le semis direct est une alternative intéressante en sol bien structuré sur
l’horizon 0-20 cm, et lorsque le risque d’enherbement en dicotylédones est
important (ex. : en sol argilo-calcaire avec des géraniums).
• Optez pour un semis plus précoce à très faible vitesse (5-6 km/h) afin
d’éviter le flux de terre et la pollution de l’inter-rang. Pour limiter la germination des adventices et assurer la qualité de la levée, utilisez un semoir à
disques, équipé de chasse débris pour nettoyer la ligne de semis.
• En cas de problèmes de rongeurs et de limaces, et si le risque adventices
est faible, évitez le semis direct et privilégiez le travail du sol.
Terres Inovia : G. Sauzet
Présentation du travail du disque et du chasse-paille.
Le strip-till pour tous les types de sols
La fissuration de la ligne, ou strip-till, est une bonne alternative au semis direct et au travail du sol. Adaptez le chantier au type de sol.
• En sols peu argileux (taux inférieur à 18-20 %), la fissuration et le semis
peuvent être simultanés. Le risque de manque de terre fine est faible, le
positionnement de la graine est fréquemment convenable. Veillez à la bonne
fermeture du rang : en situation trop plastique, repoussez la date de semis.
• En sols argileux, selon l’état hydrique du sol, la fissuration et le semis
peuvent être décalés.
- Procédez si nécessaire à un déchaumage précoce pour contrôler les
rongeurs et les limaces.
- Effectuez un passage précoce de strip-till en situation homogène de sol sec.
- Semez ensuite avec un semoir à disques, sur un sol évolué avec un
minimum de terre fine.
Terres Inovia : L. Jung
Strip-till et semis au semoir monograine en sol limonosableux.
Visez 30-35 plantes/m² à la sortie de l’hiver
Grâce à ses capacités de ramification, le colza valorise
bien les peuplements clairs de l’ordre de 20 à
30 plantes/m².
• Semez durant la période conseillée, même dans le sec (voir carte).
• La densité de semis doit être comprise entre 30 et 60 graines/m².
• L'optimum de profondeur de semis se situe autour de 2 cm.
Ne dépassez pas 4 cm pour chercher le frais.
• Semez avec un semoir à céréales ou un semoir monograine. Si possible,
préférez le semoir monograine. Il permet un positionnement de graine plus
régulier, un meilleur contact entre la terre et la graine et assure une levée
plus homogène qu'un semoir à céréales.
• Le colza s’adapte à une large gamme d’écartements entre rangs, idéalement
entre 12,5 et 50 cm. Les écartements larges impliquent de prendre des
précautions en matière de contrôle du peuplement (densité de semis plus
faible pour maîtriser le nombre de plantes par mètre linéaire). Dans les sols à
très haut potentiel (bonne réserve hydrique et fourniture en azote), le colza
peut supporter de très grands écartements, jusqu’à 80 cm, sans perte de
rendement. Les très grands écartements sont à proscrire dans les sols à
potentiel limité.
Période de semis conseillée
Doses de semis conseillées
Pertes à la levée
Moyennes
Type de
Peuplement
Faibles
Fortes
semoir
souhaité en
(écartement) Graines/m² kg/ha* Graines/m² kg/ha* Graines/m² kg/ha* sortie d’hiver
Céréales
17 cm
Monograine
45 cm
Monograine
55 cm
45
35
30
* pour un PMG de 4 à 5 g
1,8 à
2,2
1,4 à
1,7
1,2 à
1,5
55
45
40
2,2 à
2,7
1,8 à
2,2
16à
2,0
60
50
45
2,4 à
40 plantes/m²
3,0
2,0 à
Moins de 15
2,5
plantes/
1,8 à
m linéaire
2,2
Du 25/08
au 5/09
Du 25/08
au 10/09
Du 20/08
au 5/09
Du 25/08
au 10/09
Du 25/08
au 20/09
7
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 8
CARRIERE
Soignez l’implantation et raisonnez la fertilisation pour limiter la nuisibilité des ravageurs
• Dans les situations soumises à de forts risques insectes en automne, altises et charançons du bourgeon
terminal, le comportement du colza à l’automne est déterminant pour limiter l’impact négatif des agresseurs et réduire l’emploi d’insecticides parfois pas très efficaces.
• Le colza doit avoir atteint le stade 3-4 feuilles lors de l’arrivée des altises, soit vers fin septembre-début
octobre. Le colza n’est alors plus sensible aux attaques des altises adultes et les traitements les visant
sont donc inutiles.
• Le colza doit ensuite avoir une croissance dynamique pour limiter la nuisibilité des larves d’altises d’hiver et de charançon du bourgeon terminal. Cette croissance est liée à la précocité de la date de levée
du colza et à sa bonne implantation, qui permettent une évolution régulière de l’accumulation de biomasse et du nombre de feuilles. Ainsi, le nombre de larves atteignant le cœur de la plante au cours de l’hiver est diminué et la nuisibilité négligeable.
• Exemple pour le centre de la France : semis : 20/08
levée : 01/09
4 feuilles : 30/09
croissance dynamique du colza et
arrivée des altises d’hiver puis des charançons du bourgeon terminal
fin habituel du risque : début/mi-novembre.
• Lorsque la disponibilité en azote du sol est faible à l’automne, des applications d’engrais composé NP ou NPK peuvent être
réalisées en localisé (maximum 10 u d’azote) ou en plein (maximum 30 u d’azote) pour favoriser une croissance plus rapide du
colza et lui permettre d’être plus robuste face aux bio-agresseurs. Attention, dans les zones vulnérables liées à la directive nitrates,
ce conseil doit être adapté à la réglementation qui fixe des périodes d’interdiction d’apport des fertilisants azotés (le plus souvent
du 1er septembre au 30 janvier) et des conditions d’apports (localisation, dose). Reportez-vous impérativement à la réglementation
en vigueur.
Les effets bénéfiques de ces apports d’azote apparaissent à partir du stade 3-4 feuilles. Ils sont inutiles lorsque le colza est mal
implanté : levée tardive et mauvaise structure de peuplement. Ils ne permettent pas dans ce cas d’améliorer une situation compromise. (Rendez-vous en page 10 pour la fertilisation azotée.)
Terres Inovia : S. Cadoux
Colza associé
Intérêts d’un colza associé à une légumineuse
• L’association de légumineuses gélives au colza d’hiver permet une augmentation de la production de biomasse et d’azote.
• Les adventices sont mieux contrôlées, les dégâts d’insectes d’automne (charançon du bourgeon terminal et grosse altise) réduits et l’efficience d’utilisation
de l’azote améliorée.
• Le rendement est équivalent voire supérieur avec des doses d’azote réduites.
C'est un levier agro‐écologique qui contribue aux restitutions de carbone et
d'azote à l'échelle du système de culture.
Terres Inovia : S. Cadoux
Colza associé à un couvert de féverole, fenugrec et
lentille (semis au strip-till et semoir de précision).
Conditions de réussite
Colza associé à un couvert de lentille et trèfle
d’Alexandrie.
8
• Cette association colza-légumineuse est adaptée aux situations à faible
disponibilité en azote, dans l’ouest et le centre de la France en particulier.
L'intérêt est plus limité lorsque la disponibilité en azote au semis est forte
(apports de fertilisants organiques, précédents protéagineux, reliquats postrécolte élevés...).
• Les parcelles à risque élevé en adventices dicotylédones précoces
(ex. géraniums) sont à proscrire si aucun autre levier adapté n’est mobilisé.
En effet, les programmes désherbage à appliquer dans ces situations occasionnent
des phytotoxicités sur les légumineuses associées et réduisent leur intérêt.
• Dans tous les cas, essayez la technique une première fois sur une surface
limitée de la sole de colza pour tester l’adaptation à vos conditions.
Terres Inovia : S. Cadoux
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 9
Implantation
Colza associé à un couvert de féverole, fenugrec
(en fleurs) et lentille.
• La bonne levée du colza conditionne la réussite de l'association. Avancez le
semis du colza de 4-5 jours par rapport aux dates normales, en particulier en
sol argileux, pour laisser le temps aux deux cultures de se développer et pour
augmenter la sensibilité du couvert au gel.
• Le couvert choisi doit couvrir le sol et contribuer à l'apport d'azote sans
concurrencer le colza. Sélectionnez des espèces légumineuses précoces et
gélives pour éviter autant que possible le recours aux herbicides lors de leur
destruction : lentilles, gesse, vesces communes (moins sensibles au gel) et
pourpre, fenugrec, féverole, trèfle d’Alexandrie (variété mono-coupe). Le pois
fourrager présente un intérêt lié à sa croissance et à sa précocité mais il peut
s'avérer concurrentiel du colza et donc nécessiter une destruction hivernale
précoce. En cas de risque Aphanomycès, lié à la présence de protéagineux
dans la rotation (pois, lentilles), évitez les pois, lentilles, gesses, les variétés
sensibles de vesces et privilégiez les féveroles, le fenugrec et le trèfle.
• De préférence, mélangez plusieurs couverts complémentaires, de façon à :
- assurer au moins une association au colza, quelles que soient les conditions de levée de l’année,
- faire varier les tailles des graines et éviter ainsi une stratification dans les
caisses du semoir,
- jouer sur la complémentarité des bénéfices des couverts : enracinement
complémentaire au colza pour améliorer son exploration du sol, bonne
capacité de stockage d’azote à l’automne puis de libération de celui-ci au
printemps, couverture du sol pour concurrencer les mauvaises herbes et
rechercher une hauteur de végétation suffisamment importante pour perturber les insectes.
• La dose d’azote minéral au printemps peut
être réduite de 30 unités si le couvert a levé,
indépendamment de son niveau de croissance.
• Adaptez le désherbage anti-dicotylédones
pour ne pas détruire le couvert, tout en gérant
l’enherbement de la parcelle.
- Situation historiquement enherbée : intervenez en prélevée puis en post-levée du colza
et du couvert, à demi-dose.
- Situation historiquement peu enherbée :
intervenez uniquement en post-levée du
colza et du couvert, à dose réduite ou en
fractionnant, en particulier en cas de levée
tardive des adventices (matricaires, gaillets Le binage est possible en cas d’association de colza et légumineuses sur le même rang.
par exemple).
- Parcelles très fortement enherbées (notamment en géraniums) : l’association d’un couvert au colza est inefficace pour
réduire l’enherbement sans couplage avec un autre levier tel que le semis direct sans flux de terre. Un fractionnement, de
type post-levée précoce puis application plus tardive, est indispensable.
- Raisonnez l’application d’un antigraminées indépendamment de la présence ou non d’un couvert.
• En l’absence de gel, le couvert doit souvent être détruit en phase hivernale ou en phase de réchauffement. Certaines
légumineuses se dégradent durant l’hiver même en l’absence de gelées significatives (gesse, fenugrec, trèfle d’Alexandrie,
lentille), d’autres ont besoin de séquences gélives plus longues et plus prononcées (vesce, féverole). La présence de vesce
dans le colza, à la récolte, est fortement pénalisante pour le rendement et la qualité de cette récolte. Sur ces espèces, en
l’absence de gel, une destruction chimique est conseillée durant l’hiver avec un produit de type CALLISTO, ou en phase de
réchauffement après le 15 février avec un produit de type LONTREL, appliqué à dose réduite.
9
Terres Inovia : G. Sauzet
Conduite culturale
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 10
Fertilisation
Azote : adaptez la dose à apporter à votre parcelle
• A l’automne, un apport d’azote minéral se justifie très rarement, même en situation de faible disponibilité ou de levée tardive. Les besoins du colza sont faibles (40 à 60 unités N) et les fournitures du sol suffisent. Une absorption d’azote limitée à l’automne
ne pénalise pas le potentiel de production de la culture dans la mesure où la fertilisation au printemps est ajustée. Un apport d’azote en plein est le plus souvent interdit après le 31 août en zone vulnérable. En revanche, un apport d’engrais
composé NP ou NPK jusqu’à 10 kg N/ha est toléré, à condition d’être localisé dans la ligne au semis. Consultez les arrêtés
régionaux.
Terres Inovia : L. Jung
• A l’entrée et à la sortie de l’hiver, estimez la biomasse de votre colza.
La biomasse est un indicateur de la quantité d’azote absorbé par la
culture, indispensable pour ajuster la fertilisation au printemps. Dans
les secteurs où le gel hivernal est fréquent, la pesée à l’entrée et à la
sortie de l’hiver est conseillée. Ailleurs, la pesée réalisée à la sortie de
l’hiver est suffisante.
Plusieurs méthodes existent pour l’estimer :
- La méthode par pesée consiste à couper des pieds de colza, si possible
secs, au ras du sol, dans deux placettes de 1 m² si la parcelle est
homogène et dans 4 placettes si la parcelle est hétérogène, en
évitant les bordures. La biomasse prélevée est pesée et le poids
exprimé en kg/m².
- L’application mobile « Yara ImageIT », téléchargeable sur smartphone et
mise au point par Yara en collaboration avec Terres Inovia, estime la
biomasse et la quantité d’azote absorbé à partir de photos. Elle est
utilisable pour un taux de couverture du colza allant jusqu’à 80 % (se
référer aux conseils d’utilisation de l’outil).
- D’autres méthodes d’estimation, faisant appel aux images satellitaires ou
aux drones, sont proposées sur le terrain. Toutes les méthodes n’ont
pas fait l’objet d’une validation par Terres Inovia.
Prenez en compte les apports
organiques (lisier, fumier...)
La nouvelle Réglette azote colza® estime
l’effet des produits organiques sur la dose
d’azote à apporter au printemps. Elle distingue
les apports réguliers sur la parcelle et les
apports réalisés à l’automne sur le colza.
De plus, les apports organiques conduisent
souvent à des biomasses élevées. La dose
d’azote minéral nécessaire au printemps est
donc plus faible. Si les produits organiques
sont mal valorisés à la sortie de l’hiver (faible
biomasse), la mesure des reliquats azotés est
particulièrement pertinente pour ajuster la
fertilisation de printemps.
• Au printemps, raisonnez la dose totale à apporter en fonction de la biomasse
du colza, du potentiel de rendement de la parcelle, du type de sol, de
l’apport de produits organiques, du précédent et éventuellement de
l’association de légumineuses gélives. Vous pouvez utiliser la nouvelle
Réglette azote colza® en ligne sur www.regletteazotecolza.fr pour déterminer la dose totale à apporter. Vous pouvez aussi utiliser un outil d’aide
à la décision qui intègre la mesure de biomasse et le calcul de la dose
d’azote, comme Farmstar Expert (s’il est disponible chez votre OS ou
chambre d’agriculture). En plus d’ajuster les doses aux besoins, ce type
d’outil permet de moduler les apports au sein de la parcelle.
• En zone vulnérable, l’évaluation de l’objectif de rendement et plus
généralement le raisonnement de la fertilisation azotée doivent être
conformes aux arrêtés préfectoraux de votre région.
• Fractionnez la dose totale à apporter : n’apportez pas plus de 100 kg/ha
d’azote en une fois.
Fractionnez l'apport d'azote
Petit
(moins de 0,8 kg/m²)
Dose totale à apporter
Nombre d’apports
Reprise (C1 C2)
Boutons accolés (C2 D2)
Boutons séparés (E)
10
170 à 220 u
Type de colza sortie hiver
Moyen
Gros
(0,8 - 1,6 kg/m²)
(1,6 - 2,5 kg/m²)
130 à 200 u
Très gros
(plus de 2,5 kg/m²)
70 à 140 u
0 à 80 u
0à1
3
2à3
1à2
40 u
60 à 80 u
0 à 60 u
0u
70 à 100 u
50 à 100 u
60 à 100 u
0 à 80 u
60 u
0 à 40 u
0u
0 à 80 u
Terres Inovia : L. Jung
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 11
Phosphore : le colza est très exigeant
• Apportez annuellement du phosphore à chaque culture de la rotation en
fonction de ses besoins (référez-vous au site du COMIFER www.comifer.asso.fr).
Si cela n’est pas possible, concentrez l'apport de phosphore sur les cultures
très exigeantes comme le colza. Ne faites pas d'impasse en sol pauvre ou
moyennement pourvu et en sol argilo-calcaire où le phosphore peut être
bloqué ou moins disponible.
• Dans les parcelles à faible disponibilité, préférez les apports aux semis
car les plantes jeunes sont plus sensibles aux carences en phosphore.
• Etablissez un bilan de fumure à partir d'analyses de sol et des apports
organiques.
• Choisissez des formes d'engrais solubles.
Plante rougeâtre, carencée en phosphore.
Conseils de fumure de fond (en unités)
P2O5
K2O
Sol pauvre
Sol bien
pourvu
Sol très bien
Sol pauvre*
pourvu
Sol bien
pourvu
Sol très bien
pourvu
90
50
0
50
30
0
Si apport plus ancien
120
70
30
60
40
20
Si apport au cours des 2 dernières années
100
60
0
50
30
0
Si apport plus ancien
150
80
30
60
40
20
Si apport au cours des 2 dernières années
110
70
0
50
40
0
Si apport plus ancien
160
100
40
70
50
20
Objectif de rendement : 30 q/ha
Si apport au cours des 2 dernières années
Objectif de rendement : 35 q/ha
Objectif de rendement : 40 q/ha
Terres Inovia : E. Pilorgé
*En cas d’exportation des pailles de céréales avant la culture, ajoutez à ces chiffres 30 à 40 u de K2O uniquement en sols pauvres.
Molybdène : attention sur sols légers et acides
• Apportez du molybdate d’ammonium (50 g/ha de molybdène) à
la reprise de végétation pour atténuer les symptômes.
Chaux et magnésie : suivez les recommandations de l’analyse de terre
Les carences en molybdène peuvent être observées à l’automne,
principalement sur sols légers et acides. Elles sont accentuées en
conditions froides et humides.
• Faites régulièrement des analyses de terre et suivez les recommandations afin d’éviter une acidification excessive ou des carences en
magnésie.
• Dans les zones touchées par la hernie des crucifères et en sol
acide, chaulez le sol.
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Terres Inovia : T. Bennassac
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 12
Soufre : un oubli peut coûter cher !
Les décolorations entre les nervures des feuilles indiquent une
carence en soufre.
• Apportez 75 kg/ha de sulfate (SO3) au début de la montaison, de
début février dans le Sud à courant mars dans le Nord.
• Si vous observez des symptômes de carence sur feuille (décoloration
entre les nervures), intervenez rapidement en pulvérisant 100 kg/ha
de sulfate d’ammoniaque, dilué dans 500 l d’eau pour éviter les
brûlures des plantes.
• Les effluents d’élevage contiennent en moyenne 1 à 3 kg de soufre
par tonne. Si vous apportez des effluents d’élevage, tenez compte de
la quantité de soufre qu’ils contiennent dans votre plan de fumure, en
fonction du type de sol et des précipitations hivernales.
• Le colza ne valorise que les apports réalisés sous forme sulfate. Les
formes de soufre minéral sont donc déconseillées car peu efficaces.
Principaux engrais soufrés utilisables
Concentration de
SO3 (1)
Sulfate d’ammoniaque
Apport minimal pour
75 unités de SO3/ha
en kg
en litre
Elément associé au
soufre % (1)
Observations
Ne pas épandre sur végétation
humide ou par temps de gel
60 %
125
-
21 % N
Sulfonitrate d’ammoniaque 26
32,50 %
230
-
26 % N
Ammonitrate soufré 26 - 13 (2)
13 %
580
-
26 % N
Solution azotée soufrée 26 - 14 (2) (3) 11 kg SO3/100 l
860
680
20,6 kg N/100 l
Superphosphate simple ou normal 18
30 %
250
-
18 % P2O5
Superphosphate concentré 25
20 %
375
-
25 % P2O5
Sulfate de potassium
Kiesérite granulé (sulfate de
magnésium)
45 %
170
-
50 % K2O
50 %
150
-
25 % MgO
PolysulfateTM
48 %
155
-
14 % K2O
6 % MgO
17 % CaO
variable
à calculer
-
-
Engrais composés
Bien adapté au 2e apport
d’azote
A réserver aux sols pauvres en
magnésium
(1) Concentration variable. Référez-vous à votre distributeur.
(2) Il existe d’autres formulations. Consultez votre distributeur.
(3) Densité de 1,265
Terres Inovia : J-P. Palleau
Bore : risque de carence surtout en sol
sableux
• Privilégiez un apport foliaire à la reprise de végétation
à la dose de 500 g/ha.
• Les applications au sol sont possibles dans les situations
les plus risquées, notamment dans les sables avec des
conditions aggravantes à l’automne (froid et humidité).
Dans ce cas, l’application d’automne (100 à 200 g/ha)
doit être complétée par une nouvelle application au printemps (300 à 400 g/ha).
• Il existe des spécialités à base de chélate de bore pour
lesquelles la dose conseillée est plus faible (source firme).
Des crevasses brunes et un collet creux sont des symptômes de carence en
bore, surtout observée au printemps en sols sableux, en sol riche en
calcaire actif et en situation de sécheresse.
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guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 13
Terres Inovia : L. Jung
Régulateurs
Une intervention est rarement
justifiée
Un colza allongé à l’automne est plus exposé au risque de gel brutal et aux
attaques de phoma.
• Si vous avez respecté les conditions d’implantation
conseillées, l’usage d’un régulateur est rarement justifié.
• Une intervention n’est justifiée qu’en cas de semis
précoce avec une variété sensible à l’élongation automnale, une forte densité sur le rang (supérieure à 15
plantes/mètre linéaire) ou une forte disponibilité en
azote. Consultez notre outil Régulateur automne colza
sur www.terresinovia.fr pour estimer le risque d'élongation
et l'intérêt ou non d'appliquer un régulateur.
• Si nécessaire, intervenez dès le stade 6-8 feuilles.
Au-delà, le régulateur ne fera que freiner le développement végétatif et le métabolisme de la plante, sans effet
sur l’élongation.
Au printemps : seulement en cas de risque de verse avéré
• Attention : l’application abusive d’un régulateur de printemps peut générer des pertes de rendement, en particulier en cas
de stress hydrique, et augmenter le risque sclérotinia.
• Envisagez éventuellement un régulateur pour contrecarrer les effets d’un excès de densité ou d’apport azoté surtout sur
variétés sensibles ou peu sensibles à la verse. Consultez notre outil Régulateur printemps colza sur www.terresinovia.fr pour estimer le risque de verse et l'intérêt ou non d'appliquer un régulateur.
• Intervenez si besoin sur des cultures dont la reprise est engagée (pas avant le stade C2) et avant le stade D1-D2.
Régulateurs de croissance
Période
d’application
Mention
d’avertissement
Dose
(l/ha) (1)
DAR
(délai avant récolte)
ou stade
Coût
(€ HT/ha)
mépiquat chlorure
+ metconazole
DANGER
0,7
80 j
21
tébuconazole (3)
DANGER
0,6 - 0,8 avec ou
sans mouillant
63 j
11 - 22
tébuconazole +
difénoconazole (3)
ATTENTION
0,6 - 0,8
Jusqu’au stade E
(BBCH 59)
22 - 30
SUNORG PRO,
CARAMBA STAR (2)(3)
metconazole
ATTENTION
0,4 - 0,6
56 j
14 - 21
CARYX
mépiquat chlorure
+ metconazole
DANGER
0,7 - 1,2
80 j
21 - 36
DANGER
0,8 - 1+ avec ou
sans mouillant
63 j
14 - 27
Spécialités commerciales Substances actives
CARYX
BALMORA (2)
AUTOMNE
6-8 feuilles
(stade B6-B8) MAGNELLO (3)
PRINTEMPS
Entre-noeuds
visibles
à inflorescence
dégagée
(stade C2-D2)
BALMORA (2)
tébuconazole (3)
MAGNELLO
tébuconazole +
difénoconazole (3)
ATTENTION
0,8
Jusqu’au stade E
(BBCH 59)
30
SUNORG PRO,
CARAMBA STAR (2)
metconazole
ATTENTION
0,6 - 0,8
56 j
22 - 30
TOPREX
paclobutrazole +
difénoconazole
ATTENTION
0,2 - 0,4
90 j
16 - 32
(1) Adaptez la dose au stade de la culture et au niveau de risque.
(2) Ce produit existe sous d'autres appellations (MAYANDRA, MYSTIC EW...). Consultez votre distributeur.
(3) En situation de risque élevé, le tébuconazole peut s’avérer insuffisant.
Mouillant : TRADER PRO, HELIOSOL, LI 700, SURF 2000, etc.
ZNT (Zone non traitée) : 5 m sauf MYSTIC EW : 20 m
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Terres Inovia : L. Jung
Désherbage
Freiner le développement des adventices par
la rotation des cultures et le travail du sol
• Privilégiez les rotations longues et diversifiées en introduisant
des cultures de printemps (tournesol, pois protéagineux, féverole,
lin, chanvre…). Profitez ainsi d’une plus large palette d’herbicides,
indispensable pour déjouer le développement des résistances.
• En cas de difficultés liées aux graminées, labourez tous les 3 à
4 ans pour faire dépérir le stock semencier et limiter les taux de
levée en culture (efficace sur vulpin, bromes, ray-grass).
• Pratiquez les faux-semis, pour stimuler, en dehors de la période de
culture, la levée des adventices et nettoyer ainsi le lit de semences.
• Un colza bien implanté avec une forte croissance automnale
freine d’autant plus la croissance et le le développement de nombreuses adventices.
Le faux-semis consiste à préparer un lit de semences fin et rappuyé
très tôt avant le semis d’une culture, pour favoriser la levée des
adventices qui seront détruites avec un herbicide non sélectif avant
le semis.
Gérer certaines flores par des moyens agronomiques
Ray-grass
Bromes
Vulpins
Géraniums
Sanve
Matricaire
Gaillet
Rotation longue
Alternance cultures hiver/printemps
Labour occasionnel
Faux-semis (1) avant céréales
Faux-semis (1) avant colza
Binage (2)
Herse étrille, houe rotative (2)
D’après www.infloweb.fr
Efficacité bonne
Efficacité moyenne ou irrégulière
Efficacité insuffisante ou très aléatoire
Efficacité nulle ou technique non pertinente
(1) En conditions pédoclimatiques favorables.
(2) En conditions pédoclimatiques favorables et passages
réalisés sur des adventices jeunes.
Profitez des opportunités de désherbage
mécanique
• Avant de semer le colza, soignez la préparation du sol (nivellement,
gestion des résidus).
• Les passages d’outils en plein (herse étrille et houe rotative) peuvent
provoquer des pertes de pieds de colza. Anticipez si besoin par une
légère augmentation de la profondeur et de la densité de semis.
• Intervenez tôt en début d’automne, par temps sec, et toujours sur un
sol ressuyé. Observez très régulièrement la dynamique de levée des
adventices pour intervenir à bon escient.
• Respectez les périodes d’intervention des outils : les passages sont
efficaces à des stades très précoces des adventices (stade fil blanc/
cotylédon pour la houe rotative et jusqu’à une feuille pour la herse
étrille, et 3-4 feuilles pour la bineuse).
• N’entreprenez pas de passages de herse étrille sur des colzas
jeunes (stade cotylédons à 3 feuilles).
• Pour les parcelles semées à écartement large, binez de préférence
à partir de 5-6 feuilles du colza. Sous réserve de disposer de conditions favorables, un second binage peut s’envisager jusqu’à la
reprise de végétation.
• Adaptez les réglages et équipements des outils au contexte parcellaire : vitesse, inclinaison et profondeur de travail, choix des dents et
socs pour la bineuse, inclinaison des dents pour la herse étrille.
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Lutte chimique ? Lutte mécanique ?…
Ou un peu des deux !
Le désherbage mixte peut s’envisager en combinant
– en « chantier décomposé » – les méthodes chimiques
et mécaniques de désherbage. De telles pratiques
sont, depuis plusieurs années, à l’étude ou en voie
de développement pour la culture du colza.
Deux grands types de stratégies ont été éprouvés
avec succès :
- application localisée de l’herbicide de
prélevée* à dose efficace sur le rang de la
culture, le jour du semis, grâce à un kit spécifique
monté sur le semoir. Le binage permet ensuite de
sarcler et nettoyer l’inter-rang ;
- application en plein de l’herbicide de prélevée*
si possible à dose modulée puis 1 à 3 passages
de herse étrille et houe rotative en conditions
favorables.
Pour certaines flores en particulier, les récents
herbicides homologués en colza (CLERANDA,
CLERAVIS, IELO…) ouvrent la voie à des stratégies
mixtes de désherbage reposant exclusivement sur
des interventions de post-levée.
* Choisir le produit adapté à la flore attendue sur la parcelle.
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Périodes d’intervention des outils
Stade du colza
Prélevée
A
Cotylédons
B1
1 feuille
B2
2 feuilles
B3
3 feuilles
Houe rotative*
B4
4 feuilles
B5 à C1-C2
5 feuilles à reprise
de végétation
(1)
Herse étrille*
(2)
Bineuse
(3)
* En prévision des passages en plein, augmentez la densité de semis de 10 % et
semez un peu plus profond pour limiter l’impact sur le peuplement du colza.
Passage adapté au stade du colza
(1) Attention, passage tardif : observez bien le stade des adventices !
(2) Veillez à ne pas être trop agressif !
(3) Equipement protège-plants
Passage déconseillé
Passage à proscrire
Une mine d’informations et de conseils sur plus de 40 adventices majeures des grandes cultures
Terres Inovia, l’ACTA, AgroSup Dijon, ARVALIS-Institut du végétal, la FNAMS, l’INRA, l’ITAB et
Infloweb
Inflo
web l’ITB proposent un site web www.infloweb.fr qui rassemble et synthétise, de façon pédagogique,
des connaissances scientifiques et techniques sur plus de 40 adventices majeures des grandes cultures.
Chaque fiche aborde la biologie, l’affinité vis-à-vis des milieux et des cultures, les facteurs favorables, la nuisibilité et les
différents moyens de lutte (agronomique, chimique, mécanique, bio).
terres Inovia : L. Jung
Connaître et gérer la flore adventice
La post-levée à large spectre d’action
• Employez CLERANDA ou CLERAVIS uniquement sur des variétés
tolérantes à l’imazamox (technologie CLEARFIELD®). En raison d’une
gamme variétale restreinte, cette solution est à cibler là où les techniques « classiques » montrent leurs limites.
- Situations conseillées : forte pression de géraniums et crucifères
(sanve, ravenelle, barbarée, passerage, calépine), voire infestation
modérée (ex. ronds marqués) en orobanche rameuse (à condition de
choisir une variété de colza à bon comportement). Le désherbage de
post-levée est adapté aux régions, comme le Sud-Ouest, où l’implantation est réalisée en conditions sèches, peu favorables aux herbicides racinaires.
- Situations déconseillées : graminées dominantes (ray-grass, vulpin,
brome) pour des raisons de gestion du risque de résistance. En présence de graminées, l’emploi d’un programme avec un produit de
post-levée racinaire, de type KERB FLO, est recommandé. La solution
CLEARFIELD® est déconseillée en rotation colza-blé (non autorisé
pour CLERAVIS) ainsi qu’en rotation avec betterave pour faciliter la
gestion des repousses. Dans les parcelles très infestées par l’orobanche, la solution CLEARFIELD® est aussi déconseillée.
• En interculture, gérez les repousses de colza CLEARFIELD® tolérantes
aux sulfonylurées : absence de travail du sol après la récolte du colza
ou faux semis superficiel. En céréales, désherbez avec une association
de produits herbicides de contact, avec ou sans hormones.
L’utilisation de CLERANDA ou CLERAVIS est plutôt recommandée dans les situations difficiles, par exemple à forte pression
de géraniums ou de crucifères.
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Gérez la durabilité des inhibiteurs de l’ALS
L’imazamox contenu dans CLERANDA ou CLERAVIS présente le même mode d’action (groupe HRAC B) que les sulfonylurées et les
triazolopyrimidines (ABAK, OCTOGON, etc.). Son introduction sur colza n’est pas sans risque quant au développement d’adventices résistantes en raison de l’augmentation de la pression de sélection. C’est particulièrement le cas avec les graminées, mais le
risque sur dicotylédones n’est pas à exclure (géraniums, crucifères, coquelicot, ammi-majus, anthrisque, etc.).
Pour gérer la résistance aux herbicides
Pour vous aider à évaluer le risque d'apparition d'adventices résistantes selon les pratiques herbicides envisagées sur la parcelle, Terres Inovia, ARVALIS-Institut du végétal, l’ITB et l'ACTA mettent à disposition l'outil en
ligne R-sim : www.r-sim.fr. R-sim propose des stratégies herbicides pour chaque rotation prenant en compte
l’alternance des modes d’action. Par exemple, contre les graminées, des programmes d’automne sont systématiquement conseillés en céréales (base urée associée) et en colza avec CLEARFIELD® (herbicide racinaire de
type KERB FLO ou LEGURAME PM).
Terres Inovia : L. Jung
La vente de variétés de colza tolérantes aux herbicides fait l’objet d’un plan d’accompagnement concerté (instituts techniques,
coopératives, négoces, semenciers, firmes phytosanitaires). Il se traduit par une charte de bonnes pratiques au travers de laquelle
le semencier, la firme détentrice de l’herbicide et le distributeur s’engagent à fournir un conseil adapté. Celui-ci peut s’appuyer
notamment sur R-sim.
Stratégie de lutte contre les graminées
• En situation de non labour, le faux-semis est incontournable pour
gérer le stock grainier et limiter la pression sur céréales.
• En culture, alternez les modes d’action. La résistance aux sulfonylurées (groupe HRAC B), en plus de la résistance aux herbicides
”fop”, ”dime” voire ”den” (groupe HRAC A), complique la gestion
du ray-grass, du vulpin, voire du brome. Le colza est une opportunité pour mettre en œuvre l’alternance des modes d’action et limiter
ainsi le développement de résistance. Les groupes HRAC (Herbicide
Resistance Action Comittee, p. 18-19) ont été créés pour faciliter
cette gestion d’alternance : A, B, K3, etc. correspondant chacun à
un mode d’action spécifique.
Gérez le rattrapage en prenant en compte le risque de
développement des résistances
Repousses de céréales
pas ou peu
nombreuses
(environ 5
plantes/m²)
La gestion du rattrapage antigraminées doit prendre en compte
le risque d’apparition de résistances.
nombreuses
(plus de 5-10
plantes/m²)
Ray-grass
Antigraminées foliaire
Antigraminées
résistant ou
précoce (à dose
vulpin résistant, racinaire (2) repousses) puis
antigraminées
pratiques
racinaire (2)
culturales à
Mélange possible (3)
risque (1)
dans un colza
CLEARFIELD®
Antigraminées
racinaire (2)
Ray-grass, vulpin
et pratiques
Antigraminées
Antigraminées
Antigraminées tout type
culturales à
tout type
tout type
faible risque.
Brome
(1) Cas type : forte pression graminées, rotation courte ou à forte dominance de cultures d’hiver,
absence de labour et faux-semis peu fréquents. Pour en savoir plus : www.r-sim.fr ou
www.resistances.arvalisinstitutduvegetal.fr
(2) Herbicide à base de propyzamide (KERB FLO) ou à base de carbetamide (LEGURAME PM).
(3) En situation de très forte pression de ray-grass ou de vulpin qu’il est urgent de contenir, l’application de l’antigraminées racinaire peut être anticipée de 15 jours (mi-octobre) en mélange
avec CENTURION EC/OGIVE/FOLY R pour lesquels on dénombre moins de cas de résistance.
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Exemples de programmes les mieux adaptés selon la flore attendue de la parcelle
En situation de capselle, quelques laiterons, lamiers, matricaire, stellaire, véroniques et quelques graminées, toutes les
solutions de prélevée sont adaptées.
Flore - forte infestation
Présemis
Prélevée
Post-semis
précoce
Post-levée
SPRINGBOK 3 l/ha, ALABAMA 2,5 l/ha
Géranium disséqué
et à tige grêle
napropamide
1,5 l/ha
SPRINGBOK 2,5 l/ha, AXTER 1,5 l/ha,
SUCCESSOR 600 2 l/ha + RUEDA 0,25 l/ha
Tous produits de prélevée à dose modulée
(2/3 de la dose)
IELO 1,5 l/ha
CLERANDA/CLERAVIS 2 l/ha +
DASH HC 1 l/ha (1)
Géranium en très forte
pression, présence de
graminées
CLERANDA/CLERAVIS 1,5 à
2 l/ha + DASH HC 1 l/ha puis
IELO 1,5 l/ha
Sanve, calepine
CALLISTO 0,15 l/ha
(à partir de 6 feuilles)
Tous produits de prélevée, tous programmes
CLERANDA/CLERAVIS 2 l/ha +
DASH HC 1 l/ha (1)
+ ravenelle
COLZOR TRIO 4 l/ha, NOVALL 2,5 l/ha,
ALABAMA 2,5 l/ha
Coquelicot
NOVALL 1,5 l/ha, COLZOR TRIO 3 l/ha,
SPRINGBOK 2 l/ha
napropamide
1,5 l/ha
Tous produits de prélevée à dose modulée
(2/3 à 3/4)
Tous produits de prélevée à dose modulée
(2/3 de la dose)
Gaillet
IELO 1,5 l/ha
COLZOR TRIO 4 l/ha, ALABAMA 2,5 l/ha,
AXTER 1,75 l/ha + BALLET 0,75 l/ha
napropamide
1,5 l/ha
Tous produits de prélevée à dose modulée
(2/3 à 3/4)
Tout produit à base de quinmérac ou de
clomazone à dose modulée (2/3 à 3/4)
Ammi-majus
NOVALL 1,5 l/ha, NIMBUS 2 l/ha, AXTER
1,2 l/ha + BALLET 0,6 l/ha
NOVALL
1 l/ha
NOVALL 2,5 l/ha, ALABAMA 2,5 l/ha
Autres ombellifères
(anthrisque, éthuse,
carotte sauvage)
NOVALL 1,5 l/ha
NOVALL
1 l/ha
SPRINGBOK 2 l/ha + AXTER 1 l/ha, SUCCESSOR
600 1 l/ha + NOVALL 1 l/hal + AXTER 1 l/ha
Passerage, barbarée
napropamide
1,5 l/ha
AXTER 1,75 l/ha, AXTER 1,5 l/ha+ BALLET
0,75 l/ha, COLZOR TRIO 3 l/ha
CLERANDA/CLERAVIS 2 l/ha +
DASH HC 1 l/ha (1)
Barbarée
Chardon marie
Même programme que passerage : prélevée, ou
présemis puis prélevée
CALLISTO 0,15 l/ha (à partir de
6 feuilles) à renouveler si besoin
Tous produits de prélevée, tous programmes
CALLISTO 0,15 l/ha
(à partir de 6 feuilles) x 2
Tous produits de prélevée, tous programmes
IELO 1,5 l/ha (infestion faible)
Tous produits de prélevée, tous programmes
CALLISTO 0,15 l/ha et IELO
(forte infestation)
NOVALL 2,5 l/ha, SPRINGBOK 3 l/ha,
métazachlore 2 l/ha
SPRINGBOK 2,5 l/ha, NOVALL 1,5 l/ha,
AXTER 1,2 l/ha + métazachlore 1 l/ha
Vulpin
napropamide
1,5 à 2 l/ha
Ray-grass
NOVALL
1 l/ha
NIMBUS 2 l/ha, SPRINGBOK 2,5 l/ha,
métazachlore 1,8 l/ha
Voir stratégies de rattrapage
antigraminées
SPRINGBOK 3 l/ha, métazachlore 2 l/ha,
AXTER 1,2 l/ha + métazachlore 1,5 l/ha
napropamide
1,5 à 2 l/ha
AXTER 1,5 l/ha, NOVALL 2 l/ha, SPRINGBOK
2,5 l/ha
(1) En présence de graminées (ray-grass, vulpin, brome), prévoyez une application antigraminées de type KERB FLO ou LEGURAME PM.
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Présemis
Post-semis prélevée
Post-levée
Mode d'emploi
Incorporez avec la dernière préparation dans les 2 heures sur 2-3 cm. Herbicide antigraminées pour renforcer la
prélevée. Comparable à COLZAMID sur vulpin. Intérêt technico-économique à démontrer. Références insuffisantes.
AVADEX 3 l/ha
COLZAMID 2,2
à 2,8 l/ha
Incorporez avec la dernière préparation au plus tard dans les 48 heures sur 2-3 cm.
COLZAMID
1,5 l/ha
AXTER
1,5 l/ha (1)
COLZAMID
1,5 l/ha
métazachlore
1,5 l/ha pf (2) (3)
Voir le mode d'emploi du COLZAMID ci-dessus. Améliore la régularité du programme et l'efficacité sur géraniums,
coquelicot, gaillet, mercuriale, véronique feuille de lierre, barbarée, carotte sauvage et graminées. COLZAMID
1,5 l/ha est une dose optimale, augmentez la dose à 2 l/ha en très forte pression de mauvaises herbes ou en
conditions très sèches.
métazachlore
2 l/ha pf (2) (3)
Jusqu'au stade de post-levée précoce. Sols filtrants : limitez la dose ou fractionnez.
ALTIPLANO DAM TEC
3 kg/ha (1)
Sur géraniums et graminées, l'incorporation du produit est conseillée (voir COLZAMID). Les efficacités présentées
concernent l'application de post-semis/prélevée, à l'exception des géraniums (efficacité insuffisante en prélevée).
COLZOR TRIO
4 l/ha (1) (3)
Réduisez la dose à 3-3,5 l/ha en sols filtrants.
AXTER 2 l/ha (1) (3)
Réduisez la dose à 1,5 l/ha en sols filtrants.
NIMBUS CS 3 l/ha ou
RAPSAN 500 SC 1,25
l/ha + CENTIUM 36CS
0,25 l/ha (1) (3)
Le pack RAPSAN TDI + CENTIUM 36 CS contient du quinmérac qui renforce l'efficacité sur ombellifères et
coquelicot.
AXTER 1,2 à 1,5 l/ha +
métazachlore
0,75 à 1 l/ha (1) (3)
SUCCESSOR 600 1,6 l/ha
+ RUEDA 0,2 l/ha +
métazachlore 1 l/ha pf (1)
Autre solution possible : SUCCESSOR 600 1,2 l/ha + NOVALL 1,2 l/ha. Moins efficace sur sysimbre mais plus
efficace sur coquelicot et ombellifères.
NOVALL 2,5 l/ha (3)
Jusqu'au stade de post-levée précoce. Sols filtrants, limitez la dose ou fractionnez. Stratégie de fractionnement (4) :
améliore la régularité et l'efficacité sur ombellifères, coquelicot, passerage, véroniques voire vulpin. Contre
géraniums, crucifères, fumeterre, bleuet et ray-grass, préférez tout en post-semis/prélevée. (4)
SPRINGBOK 3 l/ha (3)
Jusqu'au stade de post-levée précoce. Sols filtrants, limitez la dose ou fractionnez (risque de sélectivité). Risque
aggravé en mélange avec AXTER. Pour élargir le spectre d'action, SPRINGBOK 2 à 2,5 l/ha peut s'employer en
programme, précédé de COLZAMID (contre géraniums, vulpin voire gaillet et ombellifères) en mélange avec AXTER
ou GAMIT 36 S (crucifères, gaillet, ammi-majus).
ALABAMA 2,5 l/ha (5)
Jusqu'au stade de post-levée précoce (attention, à ce stade, baisse d'efficacité sur ray-grass et géraniums). Sols
filtrants, limitez la dose ou fractionnez. ALABAMA 2 l/ha + SUCCESSOR 600 1 l/ha peut renforcer l'efficacité sur
vulpin, passerage, barbarée. Inutile d'augmenter la dose des produits. ALABAMA 2 l/ha + GAMIT 36 S 0,2 l/ha
peut renforcer sur mercuriale et sysimbre mais au détriment du géranium et des graminées.
Produit ou association à
dose modulée
IELO 1,5 l/ha
Voir conditions d'application du IELO. Programme très complet sur dicotylédones et graminées. IELO apporte un
bon complément sur géraniums et composées. L'efficacité finale sur géranium à tige grêle et gaillet dépend du
choix de la prélevée.
CLERANDA 2 l/ha + Uniquement sur variétés CLEARFIELD, à 2-3 feuilles du colza (décalez l'application si retard de levée des mauvaises
DASH HC 1 l/ha (5) herbes). Solution très efficace sur géraniums et crucifères (sanve, ravenelle, calépine, barbarée, passerage, etc.).
CLERAVIS 2 l/ha + Respectez le bon positionnement, car l'efficacité décline sur adventices développées (au-delà de 4-5 feuilles). En
DASH HC 1 l/ha (5) situations avec graminées, prévoir l'utilisation d'un antigraminées de type KERB FLO, LEGUMARE PM.
IELO 1,5 l/ha
Herbicide contenant de la propyzamide à 750 g/ha à dose pleine. Suivez les recommandations liées à l'utilisation
de cette substance active. Complément en page 20.
Rattrapage antigraminées de post-levée
propyzamide (6)
Appliquez à partir du 1er novembre (15 octobre si la température du sol est inférieure à 10°C et s'il fait humide) et
jusqu'à fin hiver (DAR =150 j). Produit à action lente, particulièrement adapté aux graminées résistantes aux
herbicides foliaires et à la vulpie. Peut être appliqué sur sol gelé. Attention aux applications trop tardives en forte
pression graminées, car l'efficacité peut décroître.
LEGURAME PM 3 kg/ha
Appliquez à partir du 15 novembre et jusqu'à la reprise de végétation. Produit à action lente, particulièrement
adapté aux graminées résistantes et à la vulpie. Peut être appliqué sur sol gelé.
CENTURION EC ou OGIVE 0,4 à 0,5 l/ha + huile 1 l/ha
FOLY R ou NOROIT 0,6 l/ha + huile 1 l/ha
STRATOS ULTRA 1,2 l/ha + DASH HC 1,2 l/ha
Stade d'application : applicable du stade 3 feuilles au début de la montaison des graminées, quel que soit le stade
du colza. Préférez les applications d'automne, plus rentables (efficacité, dose réduite, voire sélectivité). Pour
CENTURION, OGIVE, FOLY R, NOROIT, les applications de sortie hiver et de printemps peuvent manquer de
sélectivité. Dans ce cas, appliquez (0,4 l/ha + huile) sur reprise de végétation effective et avant le stade C2,
entre-noeuds visibles (lire étiquette).
AGIL 0,8 l/ha ou 0,6 l/ha + huile 1 l/ha
FUSILADE MAX 1,2 l/ha
PILOT ou ETAMINE 1,2 l/ha + huile 1 l/ha
LEOPARD 120 ou TARGA D+ 0,5 l/ha + huile 1 l/ha
VESUVE 0,4 l/ha + huile 1 l/ha
Efficacité bonne et régulière (85 % et plus), adventice sensible
Efficacité bonne mais irrégulière
18
Conditions d'application pour tous antigraminées foliaires : temps poussant, températures supérieures à 10°C en
dehors des fortes amplitudes thermiques (> 5°C et < 15-20°C) et hygrométrie supérieure à 60 %. Evitez les
périodes de stress du colza (gel dans les 5 jours qui précédent ou suivent l'application, sécheresse).
Doses et adjuvants : en bonnes conditions d'application, les doses peuvent être réduites sur certaines adventices
sauf ray-grass, bromes, folle-avoine. Consultez l'étiquette. Les huiles sont bien plus efficaces que les mouillants.
Certaines firmes établissent une liste positive.
Efficacité moyenne ou irrégulière (de 70 à 85 %), adventice moyennement sensible
Efficacité insuffisante (moins de 70 %), adventice difficile
Efficacité bonne sauf en cas
Efficacité moyenne ou irrégu
inbiteurs de l'ALS (sulfonylurées, e
éraniums,
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ou en
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C2,
0°C en
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entices
ants.
Laiterons
Lamier
Matricaire
Mouron des champs
Myosotis
Pensée des champs
Ravenelle
Sanve, rapistre
Stellaire (mouron des ois.)
Sysimbre officinal
Véronique feuille de lierre
Véronique feuille de Perse
-
Helminthie
-
Géranium disséqué
-
Géranium à tige grêle
-
Géranium à feuille ronde
-
Gaillet
-
Fumeterre
-
Coquelicot
-
capselle
-
Bleuet
Anthémis
*
Ammi-majus
-
Alchémille
-
Repousses de céréales
-
Vulpin
-
Paturin annuel
Folle-avoine
orcer la
ffisantes.
Brome
Coût en Groupe
¤ HT /ha HRAC
Ray-grass
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 19
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
51
N
41-53
K3
-
*
80
K3+F3
*
*
-
*
65
K3
*
*
*
*
48
K3
88
K3+F3
88
K3+F3
(7)
68
K3+F3
(7)
90-95
K3+F3
59-75
K3+F3
86
K3+F3
95
K3+O
81
K3
105
K3+O
83-130
K1+O
98
B+K3
108
B+K3+O
54
K1+O
42-52
K1
63
K2
27-34
A
23
A
*
*
*
*
-
*
*
-
*
*
-
*
*
*
* (11) (11) (11)
-
*
*
*
-
-
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-
-
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-
-
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-
-
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-
-
*
*
*
*
*
*
*
(10)
(8)
(10)
-
-
-
*
*
(8)
(9)
26
A
27-34
A
34
A
41-45
A
(9)
29-33
A
(9)
33
A
auf en cas de résistance aux antigraminées foliaires
e ou irrégulière (de 70 à 85 %) sauf en cas de résistance aux
nylurées, etc.)
-
*
-
*
(8)
*
*
(10)
*
(10)
*
*
*
*
-
*
(10)
(10)
(10)
(10)
*
*
*
-
-
*
*
-
*
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*
*
-
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*
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-
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-
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-
*
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*
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*
*
*
*
*
-
*
-
*
*
*
*
(10) (10)
(10) (10)
-
-
*
*
*
*
Application de prélevée : appliquez l'herbicide après le semis ou juste après une pluie pour une efficacité optimale. L'efficacité diminue en
forte présence de mottes.
(1) On observe parfois un blanchiment sur le bord des feuilles lié à la clomazone, en cas de fortes précipitations,
sans incidence sur le rendement. Evitez les applications sur semis tardif car le risque est nettement accru en conditions froides et pluvieuses.
(2) Spécialités : BUTISAN S, SULTAN, BROTHER 500, RAPSAN 500 SC, etc.
(3) La dose maximale de métazachlore et de dimétachlore est de 1000 g/ha de substance active sur une période
de 3 ans en une ou plusieurs applications, à compter depuis août 2009 (métazachlore) et juillet 2010 (dimétachlore).
(4) L'application de post-levée précoce vise à mieux synchroniser la pleine efficacité du produit et la levée de certaines adventices. Appliquez à partir d'au moins 50 % des colzas au stade cotylédons, lorsque le rang commence
à être visible. Autre spécialité : RAPSAN TDI.
(5) N'utilisez pas plus d'une fois tous les 3 ans (fractionnement possible).
(6) 750 g/ha de substance active : KERB FLO ou PROPYZAMIDE SAPEC 40 SC, ZAMMO à 1,8 l/ha, etc.
RAPSOL WG à 0,95 kg/ha. IELO à 1,5 l/ha.
(7) Ray-grass : les spécialités à base métazachlore sont légèrement supérieures aux spécialités à base de dimétachlore.
(8) Efficacité moyenne sur folle-avoine de printemps.
(9) L'efficacité est maximale jusqu'à 3 feuilles du paturin annuel, puis elle diminue rapidement à partir du stade 4
feuilles-tallage. PILOT, ETAMINE, LEOPARD, TARGAD+ à dose vivace. Consultez l'étiquette.
(10) L'efficacité du programme repose sur l'herbicide de prélevée choisi et sur sa dose (attention en situation gaillet).
(11) Efficacité moyenne obtenue par incorporation du produit.
- Absence de références
* Références peu nombreuses
19
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 20
Post-levée : faire les rattrapages au bon moment
Les rattrapages se raisonnent (observations) dès le mois d'octobre.
CALLISTO : 0,15 l/ha à 6 feuilles du colza, suivi ou pas d'une deuxième application. Coût du traitement : 7 à 13 €/ha.
Applicable à partir de 6 feuilles, sur des colzas en bon état végétatif, légèrement endurcis (après les premiers froids - mi octobre,
petites gelées, maximales inférieures à 15-18°C) et jusqu'au
stade rosette, repos végétatif. Le colza présente une forte décoloration blanchâtre à jaune sans réduction de vigueur durant 3 à 4
semaines. La deuxième application se fait 2 à 3 semaines plus
tard et marque très peu la culture. L'efficacité décline sur des
stades trop développés en l'absence de gel.
Calépine, sanve, capselle, chardon-marie, barbarée, sysimbre,
lamier, stellaire, véronique feuille de lierre.
Diplotaxis.
Ravenelle (1), rapistre (1), passerage.
Caractéristiques des produits
Spécialités
commerciales
AVADEX 480
triallate 480 g/l
90 j
ALABAMA
métazachlore 200 g/l + diméthénamid-p
200 g/l + quinmérac 100 g/l
BBCH 18
(8 F)
ALTIPLANO DAM TEC
napropamide 40 % + clomazone 3,5 %
post-semis/
prélevée
clomazone 60 g/l + dimétachlore 500 g/l
100 j
métazachlore 500 g/l
100 j
mésotrione 100 g/l
BBCH 19
(9 F ou +)
AXTER/DYNAMO
BUTISAN S, SULTAN,
BROTHER 500,
RAPSAN 500 SC
CALLISTO
isoxaben 125 g/l
-
CENTIUM 36 CS,
RUEDA
clomazone 360 g/l
-
CENTURION 240
EC/OGIVE
cléthodime 240 g/l
120 j
CLERANDA
BBCH18
imazamox 17,5 g/l + métazachlore 375 g/l
(8 F)
CLERAVIS
imazamox 17,5 g/l + métazachlore 375 g/l BBCH18
+ quinmérac 100 g/l
(8 F)
COLZAMID
COLZOR TRIO
LONTREL SG (printemps) : 140 à 174 g/ha + huile 1 l/ha. Coût du traitement
42-52 €/ha.
Applicable à partir du 15 février, du stade C1 (début d'élongation de la tige) au stade D1 (boutons accolés visibles). Limité à
une application de 174 g/ha tous les deux ans (fractionnement
possible). Conditions optimales d'application : hygrométrie supérieure à 60 % et température supérieure à 12°C. Evitez les
périodes d'amplitude thermique supérieure à 15°C. Le temps doit
être poussant. Il ne doit pas pleuvoir dans les 4 h suivant l'application. La dose peut être modulée à 100-140 g/ha sur légumineuses et très jeunes matricaires (et bonnes conditions d'emploi).
Anthémis, matricaire, bleuet, féverole, lentille.
Helminthie,
chysanthème des moissons, chardon-marie.
Ombellifères.
FOLY R/NOROIT/
BALISTIK
FUSILADE MAX
IELO
KERB FLO ou RAPSOL WG
(1) Le mélange CALLISTO 0,15 l/ha + CENT 7 0,2 l/ha à 6 feuilles du colza renouvelé 15 à 20 jours plus tard est efficace (> 85%). Mélange déconseillé par les
firmes pour des raisons de sélectivité. Respectez impérativement les conditions d'utilisation du CALLISTO (colza à 6 feuilles endurci par le froid).
(2) Une application préalable de CALLISTO 0,15 l/ha (voir conditions) aboutit à
une très bonne efficacité. Autre solution éprouvée : mélange IELO 1,5 l/ha
+ CALLISTO 0,15 l/ha. Ce mélange se fera sous la responsabilité de l'utilisateur
(déconseillé par les firmes).
20
napropamide 450 g/l
100 j
clomazone 30 g/l + dimétachlore 187,5 g/l
+ napropamide 187,5 g/l
100 j
cléthodime 120 g/l
120 j
fluazifop-p-butyl 125 g/l
90 j
propyzamide 500 g/l + aminopyralide 5,3 g/l BBCH 18
propyzamide 400 g/l ou 80%
150 j
LEGURAME PM
carbétamide 70%
120 j
LEOPARD 120
quizalofop-p-éthyl 120 g/l
90 j
LONTREL SG
clopyralid 720 g/kg
BBCH 51
NIMBUS CS/ZEBRA CS clomazone 33 g/l + métazachlore 250 g/l
NOVALL, RAPSAN TDI
-
métazachlore 400 g/l + quinmérac 100 g/l
-
quizalofop-p-éthyl 50 g/l
ETAMINE =
90 j
métazachlore 200 g/l + diméthénamid-p
200 g/l
BBCH 18
(8 F)
STRATOS ULTRA
cycloxydime 100 g/l
90 j
SUCCESSOR 600
péthoxamide 600 g/l
-
quizalofop-d-ethyl 100 g/l + cléthodime 100 g/l
120 j
PILOT ou ETAMINE
IELO : 1,5 l/ha. Coût du traitement : 51 €/ha.
L'application peut être conditionnée par la période optimale
d'action de la propyzamide. Utilisable par temps froid (dès 5°C).
Pour son action contre les dicotylédones, les applications peuvent
débuter en octobre (meilleure efficacité sur chardon-marie, géraniums, fumeterre, helminthie, bleuet). Stade limite d'application
BBCH 18. Une application au stade rosette permet de respecter
la limite maximale de résidus (LMR), qui a une valeur règlementaire.
Anthémis, matricaire, bleuet, helminthie et lychnis (stade 2-4
feuilles), laiterons, légumineuses. Après une prélevée : coquelicot,
géraniums.
Chardon-marie (2), coquelicot (en l'absence de prélevée), pensée, helminthie.
Gaillet, euphorbe, ombellifères, crucifères.
DAR
propaquizafop 100 g/l
AGIL/CLAXON/
AMBITION
CENT 7
CENT 7 : 0,4 l/ha. Coût du traitement : 14 €/ha.
Efficace sur jeunes crucifères. Traitez dès le stade 4-6 feuilles sur
un colza en bon état végétatif. Une meilleure efficacité est obtenue pour des applications 15 jours à 3 semaines avant de fortes
gelées. Traitez impérativement sur un feuillage sec et un sol
réssuyé, en dehors d'une période de fortes chaleurs. CENT 7 doit
être appliqué seul, sans mélange, sauf exception (1).
Sanve, rapistre si de fortes gelées suivent.
Sanve, rapistre,
moutarde noire, diplotaxis.
Calépine, myagre, ravenelle.
Substances actives
SPRINGBOK
VESUVE
ZNT (zone non traitée) = 5 m par défaut sauf ALABAMA, CLERANDA, CLERAVIS,
NOVALL, RAPSAN TDI = 20 m.
DAR = délai avant récolte
F : feuilles
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 21
Retourner un colza est rarement rentable
• Avant toute décision, évaluez l’incidence du retournement par rapport au maintien de la culture : investissement déjà
engagé, aspects réglementaires en cas de contrat, faisabilité de la culture de remplacement selon les herbicides utilisés.
• A l’automne, le retournement ne se justifie qu’en cas de très mauvaise levée ou de destruction de la culture, par les
limaces par exemple. Une reprise profonde du sol peut alors élargir le choix des cultures de remplacement. Il est préférable
d’attendre la sortie d’hiver pour faire son diagnostic.
• En sortie d’hiver, maintenez la culture s’il y a 5 à 10 plantes/m² régulièrement réparties et si la parcelle est correctement
désherbée. Adaptez la conduite de la culture (fertilisation, protection) à son potentiel estimé.
• Ne rapiécez jamais une parcelle de colza d’hiver avec du colza de printemps. Ce serait s’exposer à une pression importante des insectes, notamment des méligèthes, et à des difficultés de récolte du fait du décalage des stades.
Culture possibles
Herbicides sur colza
napropamide
BUTISAN S
COLZOR TRIO
AXTER
NIMBUS
RAPSAN TDI + CENTIUM 36 S
SUCCESSOR 600 + RUEDA + métazachlore
NOVALL
SPRINGBOK
ALABAMA
CLERANDA
CLERAVIS
IELO
CENT 7 d'automne
CALLISTO
LONTREL
propyzamide (KERB FLO, etc.)
LEGURAME PM d'automne
Antigraminées foliaires (AGIL, FUSILADE MAX, etc.)
Blé (tendre et dur)
Pois d'hiver
Féverole d'hiver
Orge de printemps
Maïs
Tournesol
Soja
Betterave
Pois de printemps
Féverole de prinemps
Lin graine de printemps
Sorgho
Ray-grass
Moutarde
Chanvre
Colza de printemps
Pomme de terre
Lentille
Cultures de remplacement possibles après retournement d’un colza, en fonction du programme de désherbage
-
(1)
-
-
(4) (4)
-
(6)
(6)
(1)
-
(1)
-
(2) (2)
(3) (4) (4) (3)
(5)
(5)
(5)
(5)
(5)
(5)
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
(1) (1)
-
-
(1)
-
culture possible sans restriction (quel que soit le travail du sol préalable)
culture possible à condition de faire un labour profond
culture déconseillée
parfois risque de feinage après un labour. Ce risque peu fréquent est grave après
un automne ou un hiver sec. Ce risque peut être encouru si les avantages économiques du remplacement s'avèrent insuffisants.
- : pas d'information suffisante
Terres Inovia : J-P. Palleau
(1)
-
-
-
(1)
-
(1) Respectez un délai minimum de 4 mois, 6 mois pour ray-grass après IELO.
(2) Avecun travail du sol sur au moins 10 cm.
(3) Respectez un délai minimum de 140 jours.
(4) Cultures non destinées à l'alimentation humaine.
(5) Respectez un délai minimum de 120 jours.
(6) Pour tournesol CLEARFIELD® et EXPRESS SUN®, culture possible sans labour.
sources : firmes
L'orobanche rameuse, un parasite sous haute
surveillance principalement dans l’Ouest
• En France, l’orobanche rameuse est présente principalement dans
l’Ouest, en Poitou-Charentes et en Vendée. Cependant, elle est détectée
de plus en plus régulièrement dans le Nord-Est, et sur plusieurs parcelles
dans le Sud-Ouest et le Sud-Est (consultez la carte des communes ici :
www.terresinovia.fr/orobanche/carte.php). L’utilisation conjointe de différentes
solutions (agronomiques, chimiques, choix variétal…) permet de limiter
la nuisibilité et la multiplication de cette plante parasite.
• Avant tout, allongez les rotations au maximum. Le melon, le tabac, le
chanvre et le tournesol, dans les situations très infestées, doivent être
évités, car ce sont des cultures sensibles multiplicatrices du parasite.
21
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 22
Mesures agronomiques et prophylactiques
• Favorisez les cultures « faux-hôtes » dans la rotation, comme le maïs, le lin, le pois ou le sorgho pour réduire le stock grainier
d’orobanche. En effet, les graines d’orobanche germent mais ne se fixent pas.
• Préférez les semis de début septembre et réduisez la densité (25-30 plantes/m²) pour réduire la nuisibilité.
• Soignez le désherbage. De nombreuses adventices (ammi majus, gaillet gratteron, calépine, géranium, laiterons, coquelicot)
sont des hôtes de l’orobanche et contribuent à sa multiplication.
• Nettoyez les outils après la récolte ou le travail du sol d’une parcelle infestée. Veillez à la bonne planification des chantiers de
récolte (parcelles sales à récolter en dernier).
• Cherchez à abaisser le stock de graines d’orobanche en favorisant les repousses de colza durant au moins un mois.
• Evitez le broyage des résidus de colza avec des orobanches matures au pied. Il favorise la dissémination des graines
dans l’air et la propagation aux parcelles voisines.
• N’utilisez pas les pailles de colza en litière ou en fourrage pour les animaux si les parcelles sont touchées par l'orobanche.
• N’apportez pas de résidus issus du traitement des pailles de chanvre sur les parcelles recevant du colza.
Privilégiez les variétés à bon comportement
En situations avec tous premiers signes de présence de l’orobanche ou sur les parcelles saines en secteur contaminé, la lutte
se cantonne au choix d’une variété à bon comportement. Pour connaître les derniers résultats d’évaluation consultez
www.myvar.fr début août.
Lutte chimique et variétés CLEARFIELD®
• Certaines variétés de colza CLEARFIELD® montrent une moindre sensibilité à l’orobanche.
• En situations modérément infestées (exemple : ronds marqués) : utilisez une variété CLEARFIELD® à bon comportement
face à l’orobanche. Utilisez CLERANDA ou CLERAVIS 2 l/ha + DASH HC 1 l/ha au stade 6-8 feuilles. Cependant, pour un
bon contrôle des mauvaises herbes (compte tenu de l’application tardive), un herbicide en présemis ou en prélevée est
fortement recommandé. Sinon, selon la flore présente, l’utilisation d’un programme de post-levée (IELO) reste possible pour
compléter le spectre du pré/post-semis.
• En situations très fortement infestées, où la culture de colza n’y est plus possible : il n’y a pas de solution satisfaisante
actuellement.
Déclarez en ligne vos parcelles touchées par l’orobanche, et informez-vous sur www.terresinovia.fr.
Ravageurs à l’automne
Période de surveillance et d’intervention à l’automne
Semis
Levée
3 feuilles
(B3)
6 feuilles
(B6)
Rosette
Majeurs
Limaces
Surveillance
Adultes
Altise d’hiver (grosse altise)
Larves
Risque/Intervention
Charançon du bourgeon terminal
6 premières semaines
Pucerons/viroses
Altise des crucifères (petite altise)
Tenthrède de la rave
Larves
Mouche du chou
Larves
Terres Inovia : L. Jung
Secondaires
puis
Limaces : prévenez le risque à travers la gestion de l’interculture
Les limaces sont très nuisibles durant
la phase de levée des cultures.
22
• Stade de sensibilité : de la levée au stade 3-4 feuilles (B3-B4).
• Les conditions d'humidité du sol en surface sont plus déterminantes dans l’activité des
limaces que le niveau des populations dans une parcelle. Les sols creux ou motteux, et
contenant des résidus de récolte non dégradés, sont particulièrement favorables à la multiplication et à l’activité des limaces.
• Pour limiter les populations de limaces à l’automne, favorisez des variations brutales
d’humidité en interculture : éliminez les résidus de cultures ou effectuez un déchaumage précoce.
Tout travail du sol est bénéfique.
• Favorisez une levée rapide et vigoureuse en semant dans une terre fine, assez tassée et peu
motteuse, et dans de bonnes conditions de température et d’humidité du lit de semences.
• Afin d’évaluer le risque d’attaque, vous devez connaître l’activité des limaces sur la parcelle :
- par observation directe des limaces actives sur le sol humide en surface, avant qu’il ne
fasse trop jour ;
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 23
- par piégeage : disposez un abri sur la surface du sol (carton plastifié, tuile, soucoupe plastique, planche, etc.) ou,
mieux, un véritable piège à limaces. Un modèle de piège a été proposé par l'INRA ; il est disponible uniquement par
l'intermédiaire des sociétés phytosanitaires.
• Au semis, si le climat est favorable au maintien de la fraîcheur en surface et si des limaces ont été observées, appliquez préventivement un antilimaces en plein, en surface, au semis ou juste après.
• En cas de sol sec en surface et de levée réalisée, une surveillance attentive reste nécessaire. Si des précipitations interviennent et déclenchent une activité de surface des limaces, si des dégâts foliaires se précisent, appliquez rapidement un
antilimaces pour permettre aux plantes de s’installer sans prendre trop de retard.
• Après le stade 3-4 feuilles (B3-B4), la protection n'est plus nécessaire.
• En cas de destruction et si la date le permet, n'hésitez pas à resemer, sans excès de densité.
• La faune auxiliaire, comme les carabes, contribue à réguler les limaces (pour en savoir plus, consultez le site du projet
AuxiMore : http://unebetedansmonchamp.fr).
Produits utilisables contre les limaces
Spécialités commerciales
g/ha de € HT/ha
kg/ha
substance (coût
(conseil appâts/m²
active indicatif)
firme)
Métaldéhyde 3 % (1)
AXCELA (1)
DELICIA LENTILLES
ANTILIMACES (2)
METAPADS (3)
4
34
120
16-17
3
33
90
19
4
35
120
16
MOLLUSTOP 3 % (4)
4
30
120
14
Métaldéhyde 4 %
MAGISEM PROTEC (5)
METAREX INO (6)
2à4
22-44
80-160
10-21
2,5 à 5
15-30
100-200
11-24
Métaldéhyde 5 % (7)
EXTRALUGEC granulés
TECHN’O
GENESIS TECHN’O
3,75 à 5
27-36
187-250
16-22
3 à 3,75
31-40
150-187
17-21
LIMAGRI GR Champ
4
37
200
16
LIMAGRI GR Dose (8)
2,4
45
120
14
LIMATAK B Evolution
5
25
250
15
WARRIOR QDX
5
26
250
15
150-210
22-31
Éléments pour un traitement en plein, granulés bien répartis à la surface du sol.
La réglementation des antilimaces évolue. Les antilimaces homologués récemment ne sont autorisés que sur certaines cultures avec des stades d’application,
des doses maximales, un nombre de passages, un délai entre 2 applications…
Lire attentivement les étiquettes et la documentation disponible auprès des distributeurs.
Le choix du produit peut être déterminé par le type de matériel d’épandage utilisé.
La dose de produit appliqué peut être minimisée, en cas de risque limité.
La localisation en bande suffisamment large sur la ligne de semis permet de
réduire les quantités.
Produits généralement formulés avec des répulsifs et/ou amérisants visant à
limiter, entre autres, les risques de consommation par les animaux domestiques.
Toxicité : Sc = (sans classification) pour toutes les spécialités commerciales.
ZNT (zone non traitée) des spécialités commerciales : 5 m par défaut.
(1) Application au plus tard au stade BBCH 29 avant le début de l’élongation
de la tige principale, pas d’entre-nœuds visibles.
(2) Autres spécialités forme lentille : METADISQUE.
(3) Forme coussin.
(4) Autres spécialités forme cylindre : LIMADISQUE, CONTRE LIMACES 3 %.
(5) Réservé aux applications au semis avec micro-granulateur ou en mélange
avec les semences ; autre spécialité : ELIREX 110.
(6) Application au plus tard au stade BBCH17 (7 feuilles) ; autres spécialités :
AFFUT TECH, HELIMAX PRO, CLARTEX NEO, XENON PRO, ALLOWIN
QUATRO et AGRILIMACE EVO.
(7) Autres spécialités : CARAKOL, COPALIM SR, METALIXON, PRIMEDIC SR,
SEMALIM SR, WARRIOR Extra…
(8) Réservé aux applications en mélange à la semence.
(9) Produit utilisable en agriculture biologique.
Phosphate ferrique
SLUXX HP (9)
5à7
47-66
Terres Inovia : L. Jung
Un antilimaces est un produit phytosanitaire dont l’application doit être gérée avec autant de soins qu’une application par pulvérisation.
- L’applicateur doit être sensibilisé à la dangerosité du produit et en tenir compte dans les phases de manutention et de manipulation.
- Compte tenu de la précision des matériels d’application disponible en général, soyez très attentif à ne pas appliquer d’antilimaces au-delà des bordures de parcelles (avant la
bande enherbée) qui jouxtent un cours d’eau, afin de ne pas épandre directement des granulés dans l’eau de surface. Respectez la ZNT du produit.
- De nouveaux distributeurs centrifuges sont disponibles. Ils permettent de réaliser des applications plus précises (dose, répartition) et sont équipés d’un dispositif spécial pour une
application en bordure de cours d’eau en toute sécurité.
Altise d’hiver ou grosse altise (adulte) : surveillez les
morsures
• Stade de sensibilité : de la levée à 3 feuilles (B3) inclus.
• Un semis précoce, dans des conditions qui favorisent un développement rapide
des plantules, permet de dépasser le stade B3 avant l’arrivée des insectes. Le traitement contre les altises adultes devient alors inutile (voir l’encadré « Soignez l’implantation et raisonnez la fertilisation pour limiter la nuisibilité des ravageurs », page 8).
Altise d’hiver adulte.
• Vérifiez la présence des insectes en installant un piège enterré. Des arrivées échelonnées peuvent être exceptionnellement observées, ce qui exige une surveillance continue pendant toute la période de sensibilité. Attention, une fois la présence des insectes détectée, l’intervention ne se décide qu’après l’observation des attaques
sur plantes et non des captures en cuvettes.
• Seuil d’intervention : 8 pieds sur 10 avec morsures. En cas de levée tardive (après le 1er octobre), la vitesse de développement des colzas est ralentie et le seuil de traitement est abaissé à 3 plantes sur 10 avec des morsures.
23
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 24
Terres Inovia : J-P. Palleau
Larve de grosse altise : préjudiciable en cas de forte pression
Charancon du bourgeon terminal : nuisibilité accrue sur
colza peu développé
• Période de surveillance : de fin septembre à l’entrée de l’hiver.
• Période de risque : des premières pontes jusqu’au décollement du bourgeon terminal.
• Une implantation soignée, qui favorise une croissance régulière du colza au cours de
l’automne, permet de réduire la nuisibilité des larves en limitant leur passage dans les
Le charançon du bourgeon terminal a
cœurs (voir l’encadré « Soignez l’implantation et raisonnez la fertilisation pour limiter la
colonisé tous les secteurs de production.
nuisibilité des ravageurs », page 8).
• Raisonnez les interventions en surveillant vos cuvettes et en consultant le bulletin de santé du végétal (BSV), qui vous
renseigne sur la dynamique des vols et, dans certaines régions, sur les risques d’entrée en ponte.
- Si les premières captures sont précoces (courant septembre), basez-vous sur les données des BSV afin de ne pas
intervenir trop tôt. En l’absence de données, intervenez une quinzaine de jours après les premières captures.
- Si les premières captures interviennent courant octobre, intervenez 8 à 10 jours après, en confirmant si possible le risque
par des données BSV (vol, maturation, pontes).
- Si un nouveau pic de vol survient plus de deux semaines après le traitement, renouvelez-le éventuellement une fois,
notamment si les plantes ne sont pas bien développées.
Terres Inovia : L. Jung
Terres Inovia : L. Jung
Les larves minent les pétioles des feuilles
et peuvent migrer exceptionnellement au
cœur des plantes, perturbant ainsi la
croissance au printemps.
• Stade de sensibilité : de 5-6 feuilles à la reprise de végétation.
• Surveillez les cultures en coupant longitudinalement les pétioles de mi-octobre à la
reprise de végétation.
• Seuil d'intervention : au moins une larve dans 7 pieds sur 10. Dans les zones fortement
attaquées (souvent en bordure maritime où l’automne et l’hiver sont plus doux),
continuez de surveiller vos parcelles car des réinfestations larvaires sont possibles.
• Les pyréthrinoïdes sont efficaces. Le traitement visant le charançon du bourgeon
terminal permet souvent de limiter efficacement les infestations larvaires d’altises.
• Traiter systématiquement les adultes en vue de contrôler les infestations larvaires n’est
pas efficace et risque de créer des résistances.
Pucerons : préjudiciables pour le rendement
Intervenez jusqu’au stade B6 lorsque
20 % des pieds sont atteints.
Attention, ne vous acharnez
pas !
• Ne traitez sur altise d’hiver
(larve et adulte) qu’en cas
d’absolue nécessité.
• Des populations de charançon
du bourgeon terminal (CBT) résistantes aux pyréthrinoïdes ont fait
leur apparition dans le centre de la
France. Ne dépassez en aucun cas
2 applications de pyréthrinoïdes à
l’automne contre le CBT – et seulement si des ré-infestations sont
observées – pour ne pas favoriser
le développement de nouvelles
populations résistantes et détruire
la faune auxiliaire.
24
• Les deux principaux pucerons rencontrés à l’automne sont le puceron vert et le
puceron cendré.
• Stade de sensibilité : jusqu’au stade 6 feuilles (6 semaines de végétation). Observez
minutieusement la face inférieure des feuilles.
• Seuil d'intervention : pucerons sur 2 pieds sur 10.
• Attention au choix du produit : les pucerons verts sont résistants aux pyréthrinoïdes et
des baisses d’efficacité des produits à base de pyrimicarbe ont été relevées dans beaucoup de secteurs.
Nettoyer sa cuve est indispensable entre les traitements céréales et colza
Tous les ans, des parcelles de colza sont sérieusement touchées par les conséquences de
mauvais rinçages de pulvérisateurs après des applications d’herbicides sur d’autres cultures.
Les pertes de rendement peuvent être très importantes, voire conduire au retournement du
colza. L’usage de l’eau pour nettoyer les pulvérisateurs est insuffisant, par exemple après utilisation des sulfonylurées en formulation WG (les formulations SG peuvent se rincer à l’eau).
Ces produits ont la capacité de se fixer sur les parois, les filtres et les tuyauteries et peuvent
être remis en solution, particulièrement avec des produits contenant des solvants (formulation
EC par exemple). Utiliser un nettoyant spécifique pour pulvérisateur est indispensable pour
un rinçage efficace. Conformez-vous aux conseils des firmes sur l’étiquette des bidons.
Symptômes constatés sur colza
Un mauvais rinçage de la cuve après l’application de sulfonylurées sur céréales peut provoquer :
- un tassement et une réduction importante de la biomasse,
- des avortements des siliques,
- un allongement de la floraison ou une refloraison,
- une maturité très hétérogène.
Terres Inovia : L. Jung
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 25
Altises des crucifère ou petite altise : la vigilance est
nécessaire
Terres Inovia : L. Jung
Les altises des crucifères sont observées à la
levée ou dans les premières semaines de développement de la culture.
• Stade de sensibilité : de la levée à 3 feuilles (B3) inclus.
• Evitez de détruire les repousses de colza dans les parcelles environnantes pendant
la levée des colzas pour limiter les déplacements d’une parcelle à l’autre.
• Seuil d’intervention : 8 pieds sur 10 avec des morsures. Les attaques ont souvent lieu
en bordure de parcelles mais les accumulations de dégâts peuvent être très rapides.
En cas d’infestation massive et précoce, intervenez avec un insecticide autorisé si le
seuil est dépassé. Le traitement a également un effet sur les vols précoces d’altises
d’hiver adultes.
Tenthrède de la rave : risque en cas d’automne sec et
chaud
• Stade de sensibilité : de la levée jusqu’au stade 6 feuilles.
• Seuil d’intervention : dégâts supérieurs au quart de la surface foliaire.
• Intervenez spécifiquement avec un pyréthrinoïde si la culture est compromise.
Toute intervention ciblée sur un autre ravageur sera efficace.
Terres Inovia : L. Jung
Les larves dévorent le limbe des feuilles.
Mouche du chou : attention dans le Nord, l’Est, le
Nord-Est et le Centre
• Stade de sensibilité : 1 (B1) à 5 feuilles (B5).
• Le risque étant plus élevé pour les levées précoces, évitez de semer avant les
dates préconisées pour la région (voir p. 7).
• Aucun moyen de lutte chimique n’est disponible.
Les asticots de mouche du chou rongent le pivot.
Raisonnez les interventions
Outils d’alerte sur www.terresinovia.fr
Terres Inovia diffuse tout au long de la campagne des messages régionalisés myPIC® qui apportent des solutions opérationnelles permettant d’aller vers la protection intégrée du colza. Disponibles gratuitement en ligne
sur www.terresinovia.fr, dans la rubrique « Espace régional », les messages myPIC® s’appuient sur les bulletins
de santé du végétal (BSV) qui dressent un état sanitaire des cultures et une analyse de risque de chaque bioagresseur élaborés à partir d’un réseau de parcelles d’observation animé par Terres Inovia.
Terres Inovia propose gratuitement sur www.terresinovia.fr le service proPlant Expert qui alerte vis-à-vis des vols
et des pontes d’insectes au printemps sur colza, selon les conditions locales : charançon de la tige du chou, charançon de la tige du colza, méligèthes, charançon des siliques et cécidomyie.
Cuvette
enterrée
Semis
Reprise de végétation Boutons accolés
3/4 feuilles
Floraison
Cuvette jaune et observations sur la parcelle
L’utilisation d’un ou plusieurs pièges (cuvettes jaunes) et les observations sur la
parcelle sont indispensables pour estimer la présence, la répartition et le niveau
de présence d'un ravageur signalé.
• Placez la cuvette dans le colza à 10 m de la bordure dès le semis. Remplissezla d'eau additionnée de quelques gouttes de mouillant (type produit à vaisselle).
• Positionnez la cuvette dans la partie de la parcelle se réchauffant le plus vite
(exposition sud, à l’abri du vent).
• Pour capturer l'altise d'hiver (grosse altise), la cuvette est enterrée. Pour le charançon du bourgeon terminal et les insectes du printemps, la cuvette doit être remontée en cours de culture et son fond toujours positionné juste au-dessus de la
végétation.
• Visitez le piège et la culture au moins une fois par semaine, pendant les
périodes à risque, pour détecter l'arrivée des insectes.
• Changez l’eau et nettoyez la cuvette pour qu’elle reste attractive.
25
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Ravageurs au printemps
Période de surveillance et d’intervention au printemps
Entre-noeuds
visibles
(C2)
Boutons
accolés
(D1)
Boutons Début
séparés floraison
(E)
(F1)
Charançon de la tige du colza
Méligèthes
Puceron cendré
Charançon des siliques (Nord)
(Sud)
Cécidomyie
10 premières
siliques
bosselées (G4)
Surveillance
(et auxiliaires)
Risque/Intervention
Pas de lutte
Terres Inovia : L. Jung
Charançon de la tige du colza : surveillez son arrivée dans les parcelles
Ne pas confondre le charançon de la tige du colza (bout des pattes noir,
à gauche), responsable de dégâts sur tige, avec le charançon de la tige
du chou (bout des pattes roux, à droite), considéré comme pas ou peu
nuisible pour le colza.
• Stade de sensibilité : de la reprise de végétation à la fin de
la montaison.
• Surveillez les parcelles en plaçant une cuvette jaune au sommet de la végétation dès la mi-janvier et consultez le BSV de
votre région. Soyez particulièrement attentif dès lors que la
température maximale journalière dépasse 9°C.
• Seuil d’intervention : intervenez dans les 8 jours qui suivent
les premières arrivées. En cas de premières captures très précoces, alors que le colza est encore au repos végétatif, vous
pouvez différer l'intervention pour vous rapprocher du début
d'élongation de la tige. Attention toutefois à ce que les prévisions météo ne conduisent pas à l'impossibilité de passer matériellement dans la culture (fortes pluies attendues), alors que le
stade sensible est atteint.
Terres Inovia : L. Jung
Méligèthes : ne cherchez pas à les éradiquer !
• Stade de sensibilité : du stade bouton (D1) à début floraison (F1).
• La stratégie de lutte vis-à-vis des méligèthes vise à maintenir les populations à un niveau tolérable pour que la floraison puisse s’engager sans retard important et que les
compensations puissent s'exprimer au maximum.
• Seuil d’intervention : 5 à 7 jours après le seuil de nuisibilité (voir tableau). Attendez au moins une semaine si vous avez besoin de réintervenir après une première
application. Les dégâts s'accumulant d'autant plus progressivement que le stade de
la culture est avancé, essayez de faire « le plein » avant l’application d'un insecticide
et n’intervenez pas trop rapidement.
Le risque d’infestation est plus important dans • Attention, afin de maintenir la durabilité des solutions chimiques, n’utilisez pas 2
les parcelles proches des bois et/ou abritées fois de suite le même mode d’action (même si vous traitez 2 insectes différents) pour
du vent.
réduire le risque d’apparition de résistance.
• Mouillez à environ 200 l/ha, en évitant les trop bas volumes inférieurs à 100 l/ha et les volumes supérieurs à 300 l/ha.
• Evitez d’intervenir à partir de l’apparition des premières fleurs, sauf si la pleine floraison ne se produit pas une semaine après.
• Dans les situations où les attaques de méligèthes sont habituellement modérées, l'association d'une variété haute et très
précoce à floraison en mélange à 5-10 % avec la variété d'intérêt peut permettre de rester en deçà des seuils d'intervention. Cette variété haute et très précoce sera en effet plus attractive pour les méligèthes.
Seuil de nuisibilité en fonction du nombre de méligèthes par plante
Observez au moins 20 plantes (4 X 5 plantes consécutives), en évitant les zones de bordures et en faisant attention de ne
pas prendre que les plantes les plus hautes. Le nombre moyen de méligèthes par plante est obtenu en divisant le total des
insectes repérés par le nombre de plantes observées (et non par le nombre de plantes porteuses).
Etat du colza
Sain et vigoureux
Stade boutons accolés (D1)
Handicapé, peu vigoureux, soumis à des conditions
environnementales peu favorables aux compensations*
* Températures basses, stress en eau à floraison, dégâts parasitaires antérieurs.
26
Stade boutons séparés (E)
Généralement pas d’intervention justifiée
6 à 9 méligèthes/plante
Reportez la décision d’intervenir ou non au stade E Sud : 4 à 6 méligèthes/plante
1 méligèthe/plante
2 à 3 méligèthes/plante
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 27
Terres Inovia : L. Jung
Puceron cendré : surveillez régulièrement vos colzas
Terres Inovia : L. Jung
Les colonies de pucerons cendrés provoquent
des avortements et de l'échaudage.
• Stade de sensibilité : de la reprise de végétation au début de la maturation (G4).
• Surveillez de façon hebdomadaire le bord et l’intérieur des parcelles.
• Seuil d’intervention : 2 colonies par m² (colonies ne signifient pas manchons : il
s’agit seulement de quelques pucerons). Les infestations progressent généralement
depuis les bordures. Une intervention limitée aux bordures suffit fréquemment.
• L’application d’un pyréthrinoïde contre méligèthes ou charançon de la tige peut
avoir un effet sur les pucerons et contrarier efficacement le développement des jeunes
colonies. Aucune résistance du puceron cendré aux insecticides n’est connue à ce jour.
Charançon des siliques : limitez les
populations pour éviter les infestations
de cécidomyies
• Période de surveillance : de boutons séparés (E) à l’apparition des premières siliques bosselées (G4). Surveillez
les cuvettes quand les températures dépassent 15°C et observez les plantes, au moins une fois par semaine, durant
cette période. Le risque lié au charançon peut fortement varier d’une parcelle à l’autre.
• Pendant la période de sensibilité de la culture, du stade G2 au stade G4 :
- si le BSV annonce une première arrivée significative du charançon des siliques et
que sa présence est significative en bordure, effectuez un traitement sur ces bordures. Cette réactivité permet le plus souvent d’éviter ensuite une application en
plein.
- si les charançons ont diffusé dans la parcelle (bordures non contrôlées ou diffusion à partir d’arrivées précoces avant le stade G2) : traitez sans tarder toute la
parcelle seulement si le seuil de 1 charançon pour 2 plantes est atteint au sein de
la parcelle (au-delà des 10 m de bordure).
• Dans certains secteurs, notamment dans le Sud-Ouest, les vols de charançons sont
souvent précoces, massifs et groupés avant le stade G2. Proplant, le BSV et MyPic
sont des outils qui vous permettent de savoir si votre secteur est concerné. Dans tous
les cas, l’observation à la parcelle reste incontournable. Il est alors pertinent d’intervenir dans les 8 jours dans la zone de bordure à partir du stade E si :
- le BSV détecte un pic d’arrivée du charançon des siliques,
- vous observez une présence significative de charançons uniquement en bordure
de parcelle.
Maintenez ensuite la surveillance.
• Un contrôle du charançon des siliques, peu nuisible, évite des infestations ultérieures
de cécidomyies dont les larves provoquent l’éclatement des siliques et pour lesquelles
aucune solution chimique n’est disponible.
Protégez les auxiliaires !
Les ravageurs du colza ont de
nombreux ennemis : prédateurs
(coccinelles, larves de syrphes et
de chrysopes, carabes…) et
parasitoïdes (petites guêpes dont
les larves se développent au
dépend de l’hôte et le tue).
Si l’action de la plupart de ces
auxiliaires passe inaperçue, ils
participent à la régulation des
populations de ravageurs sur le
long terme et évitent leur pullulation.
• N’intervenez qu’en cas d’absolue
nécessité (respectez les seuils).
Attention en particulier aux traitements pendant la floraison visant le
charançon des siliques.
• Ne traitez pas en milieu de
journée.
• Utilisez des produits les plus
sélectifs possibles vis-à-vis des
auxiliaires.
• Préservez les zones refuges.
• Attention : tout travail du sol
après un colza peut avoir un effet
délétère sur certaines espèces.
Pour en savoir plus :
http://unebetedansmonchamp.fr
Terres Inovia : L. Jung
Abeilles
Le colza est une plante mellifère très visitée par les insectes pollinisateurs. Afin de limiter
l’exposition de ces auxiliaires aux traitements phytosanitaires, il est nécessaire de respecter quelques règles. Dès l’apparition des premières fleurs dans les cultures, utilisez un
produit dont l’usage est autorisé en floraison et vérifiez systématiquement l’absence
d’insectes butineurs avant l’intervention. Terres Inovia recommande de traiter préférentiellement en fin de journée ou lorsque les conditions climatiques sont défavorables à l’activité des abeilles (temps couvert, températures inférieures à 12°C).
Afin de protéger la faune auxiliaire dans son ensemble, respectez les seuils de nuisibilité
ainsi que les conditions d’emploi associées à l’usage du produit telles que mentionnées
sur l’étiquette.
Le mélange pyréthrinoïdes et triazoles/imidazoles est strictement interdit pendant la floraison et les périodes de sécrétions d’exsudats. Si elles sont
utilisées, ces familles de matières actives doivent être appliquées avec un intervalle de 24 heures, avec le pyréthrinoïde en premier.
Pour plus d’informations, consultez la plaquette de l’AFPP « Les abeilles butinent » et la note nationale « Les abeilles, des alliées pour
nos cultures : protégeons-les ! » dans la rubrique Publications sur www.terresinovia.fr.
Attention : à la date de clôture de ce guide de culture, l’arrêté « Abeilles » de 2003 qui règlemente les conditions d’application des insecticides et acaricides est
susceptible d’évoluer. Tenez-vous informés de l’éventuelle évolution de la règlementation avant d’effectuer vos traitements.
27
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 28
Insecticides utilisables en pulvérisation foliaire (dose d’emploi homologuée/ha)
Spécialités
commerciales de
référence
Seconds noms commerciaux (1)
Substances actives
Nombre
Règlement CLP
maximum
mention
d'applicad’avertissement
tions/an
Pyréthrinoïdes de synthèse
FASTAC
alphaméthrine
2
DANGER
MAGEOS MD
CLAMEUR
alphaméthrine
2
ATTENTION
DUCAT
BULLDOCK STAR - CAJUN
betacyfluthrine
4
DANGER
BAYTROID (2)
ZAPA - BLOCUS
cyfluthrine
4
-
cyperméthrine (3)
2
DANGER
CYTHRINE L
CYTRHINE MAX
COPERMETHRINE - PROFI CYPER MAX
cyperméthrine
2
DANGER
SHERPA 100 EW
CYPERFOR100EW - APHICAR100EW
cyperméthrine
2
ATTENTION
DECIS EXPERT
KESHET
DECIS PROTECH
deltaméthrine
4
DANGER
deltaméthrine (5)
4
ATTENTION
ATTENTION
MANDARIN PRO
JUDOKA - TATAMI
esfenvalérate
1
SUMI ALPHA
GORKI
esfenvalérate
1
DANGER
TREBON 30 EC
UPPERCUT
étofenprox
1
ATTENTION
NEXIDE (6)
ARCHER
gamma-cyhalothrine
3
ATTENTION
KARATE XPRESS
POOL
lambda-cyhalothrine (7)
3
ATTENTION
KARATE ZEON
NINJA PRO - KUSTI
lambda-cyhalothrine (8)
3
ATTENTION
tau-fluvalinate (9)
3
ATTENTION
zétacyperméthrine
2
ATTENTION
pymétrozine
1
ATTENTION
acétamipride
1
ATTENTION
2
ATTENTION
MAVRIK FLO
FURY 10 EW
MINUET10EW - SATEL
Pyridine-azométhrines
PLENUM 50 WG
Néonicotinoïdes
HOREME V200 (10)
INSYST V200 - SUPRÊME 20SG
Néonicotinoïdes + pyréthrinoïdes
PROTEUS
ECAIL
thiaclopride + deltaméthrine
Organo-phosphorés
PYRINEX ME
CUZCO
RELDAN 2M
ZERTELL 2M - EXAQ 2M
chlorpyriphos éthyl
1
ATTENTION
chlorpyriphos méthyl
1
DANGER
phosmet
2
DANGER
chlorpyriphos éthyl + cyperméthrine
1
DANGER
chlorpyriphos méthyl + cyperméthrine
1
DANGER
BORAVI WG
Organo-phosphorés + pyréthrinoïdes
NURELLE D 550
EXCALIBUR - GEOTION XL - VERSAR 550
DASKOR 440
Oxadiazines
STEWARD
indoxacarbe
1
ATTENTION
EXPLICIT EC
indoxacarbe
1
ATTENTION
pyrimicarbe
-
DANGER
pyrimicarbe + lambda-cyhalothrine
3
DANGER
Carbamates
PIRIMOR G (16)(17)
Carbamates + pyréthrinoïdes
KARATE K
OPEN - OKAPI LIQUIDE
Lisez attentivement les étiquettes et la documentation disponible.
Respectez les recommandations d’emploi.
La réglementation étant en perpétuelle évolution, les informations du
tableau ci-dessus (mis à jour au 16/05/2015) ne sont données qu’à titre
indicatif. Consultez www.terresinovia.fr
En cas de mélange, vérifiez sa conformité.
http://www.melanges.arvalisinstitutduvegetal.fr/fr/
Règlement CLP : Classification labelling packaging :
règlement européen qui met en œuvre les recommandations internationales du SGH (Système général harmonisé).
28
(1) Liste non exhaustive.
(2) Fin d'utilisation au 10/12/2015.
(3) Génériques : CYPLAN, lisez attentivement l'étiquette car elle
peut différer du produit de référence.
(4) La firme couvre également l'usage teigne des crucifères.
(5) Génériques : DELTASTAR-DECLINE 1,5 EW, lisez attentivement
l'étiquette car elle peut différer du produit de référence.
(6) Ne l'appliquez pas avant le stade BBCH 30.
(7) Génériques : GALWAY, lisez attentivement l'étiquette car elle
peut différer du produit de référence.
(8) Génériques KARIS 10CS - KARAKAS - LAMBDASTAR - SPARK,
lisez attentivement l'étiquette car elle peut différer du produit de
référence.
(9) Seconde gamme : TALITA.
(10) BBCH 69 pour les coléoptères à 0,2 kg/ha avec dérogation
en floraison et BBCH 31 pour les pucerons à 0,25 kg/ha avec
dérogation en production d'exsudats.
(11) Usage lié à la présence simultanée de pucerons.
(12) Dose conseillée firme : 1 l/ha - 12 ¤ HT/ha pour méligèthes
des crucifères.
(13) Dose conseillée firme : 1 kg/ha - 16 ¤ HT/ha.
(14) Dose conseillée firme : 0,0625 kg/ha - 17 ¤ HT/ha.
(15) Dose conseillée firme : 0,125 l/ha - 17 ¤ HT/ha.
(16) Ne peut pas être utilisé en mélange.
(17) Au printemps, réduction de dose en début d'attaque possible
(0,3 kg/ha) (donnée firme).
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 29
Afin de prévenir les risques d’apparition de populations résistantes, alterner les modes d’actions des insecticides utilisés,
même contre deux cibles différentes.
Usages traitement des parties aériennes (TPA)
DAR
(délai
avant
récolte)
(jours
ou stade)
Chenilles
phytophages
Coléoptères phytophages
Altises
des
crucifères
Altise
d’hiver
Charançon
Méligèthes Charançon Tenthrède
Charançon
du
des
des
de la
bourgeon de la tige
crucifères
siliques
rave
terminal
Pyréthrinoïdes de synthèse
21
0,150 l
0,150 l
0,150 l
0,150 l
0,200 l
21
0,050 kg
0,050 kg
0,050 kg
0,050 kg
0,070 kg
Pucerons
Automne
€ HT/ha
(coût
indicatif)
Printemps
5-7
5-7
30
0,300 l
0,300 l
0,300 l
0,300 l
0,200 l
0,200 l
0,300 l
0,300 l
7-8
30
0,300 l
0,300 l
0,300 l
0,300 l
0,200 l
0,200 l
0,300 l
0,300 l
4-8
49
0,250 l
0,250 l
0,250 l
0,250 l
0,250 l
0,250 l
0,250 l
2-3
49
0,050 l
0,050 l
0,050 l
0,050 l
0,050 l
0,050 l
0,050 l
2-3
28
0,250 l
0,250 l
0,250 l
0,250 l
0,150 l
0,250 l
45
0,050 l
0,050 l
0,050 l
0,050 l
0,050 l
0,050 l
0,050 l (4)
0,0625 l
45
0,330 l
0,330 l
0,330 l
0,330 l
0,330 l
0,330 l
0,330 l (4)
0,420 l
0,300 l
0,250 l
0,300 l
9-11
9-11
42
0,300 l
42
0,600 l
2-3
5-6
6-8
0,600 l
0,500 l
0,600 l
70
0,200 l
0,200 l
0,200 l
0,200 l
0,200 l
0,200 l
13
28
0,050 l
0,050 l
0,075 l
0,075 l
0,050 l
0,050 l
5-7,5
35
0,100 kg
0,100 kg
0,150 kg
0,150 kg
0,100 kg
0,100 kg
0,100 kg (4)
0,150 kg
0,150 kg
35
0,050 l
0,050 l
0,075 l
0,075 l
0,050 l
0,050 l
0,050 l (4)
0,075 l
0,075 l
5-7,5
0,200 l
0,200 l
0,200 l
0,200 l
0,200 l
11-12
0,100 l
0,100 l
0,100 l
28
56
0,200 l
0,100 l
0,100 l
0,100 l
0,050 l
5-7,5
5-6
Pyridine-azométhrines
BBCH 59
0,150 kg
15
Néonicotinoïdes
BBCH 69 et 31
0,200 kg
0,200 kg
0,200 kg
0,200 kg
0,200 kg
0,200 kg
0,250 kg
14-18
Néonicotinoïdes + pyréthrinoïdes
45
0,625 l (11) 0,625 l (11)
0,500 l
0,500 l
0,500 l
0,625 l
0,625 l
14-18
Organo-phosphorés
63
0,750 l
0,750 l
12
BBCH 59
1,500 l
1,500 l (12)
18 (12)
1,500 kg (13) 1,500 kg (13) 1,500 kg (13) 1,500 kg (13)
24 (13)
BBCH 59
Organo-phosphorés + pyréthrinoïdes
BBCH 59
0,500 l
0,500 l
13-14
BBCH 59
0,625 l
0,625 l
13
Oxadiazines
BBCH 59
0,085 kg (14)
23 (14)
BBCH 59
0,170 l (15)
23 (15)
Carbamates
21
0,500 kg
0,500 Kg
30
1,250 l
1,000 l
13,5-17
Carbamates + pyréthrinoïdes
28
Résistance
A l’automne : le puceron vert manifeste des résistances aux pyréthrinoïdes, depuis la fin des années 1990, et au pyrimicarbe, depuis la fin des années 2000.
Des populations résistantes aux néonicotinoïdes ont été observées en vergers dans le sud de la
France en 2011. Attention, un traitement pyréthrinoïde visant un autre ravageur automnal peut
favoriser l’installation des pucerons résistants et les transmissions de virus, voire conduire à des
pullulations de pucerons.
Au printemps : le méligèthe des crucifères est résistant à la plupart des pyréthrinoïdes de synthèse depuis la fin des années 1990. Le phénomène est désormais quasiment généralisé en France. Pour
la plupart des pyréthrinoïdes, l’efficacité des traitements est fortement amoindrie. Quelques substances (tau-fluvalinate, étofenprox) échappent à la rapide métabolisation par les insectes et
conservent leur potentiel d’efficacité.
Pour un usage donné, (TPA coléoptères phytophages par exemple), lorsqu’un produit est autorisé sur
un des ravageurs, il peut règlementairement être utilisé sur l’ensemble des ravageurs de cet usage.
Mais lorsque la case est vide, cela signifie que la firme ne couvre pas cette utilisation. Celle-ci se
fera sous la responsabilité de l’utilisateur.
Usage non autorisé.
L'usage des insecticides est interdit dans les cultures en présence de fleurs ou d'exsudats. Avec
dérogation, l'emploi est autorisé durant la floraison et/ou en cours de période de production
d'exsudats en dehors de la présence d'abeilles. Consultez www.terresinovia.fr pour les dérogations
abeilles.
29
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 30
Terres Inovia : L. Jung
Maladies
Sclérotinia : intervenez à la chute des premiers
pétales
Une pourriture se développe à partir d’un pétale collé sur
le limbe.
• Suivez les bulletins de santé du végétal (BSV) qui alertent sur le niveau
de risque et consultez les messages myPIC® dans votre espace régional
sur www.terresinovia.fr pour positionner si nécessaire le traitement préventif
(aucune solution curative n’existe).
• En situation à risque, traitez à la chute des premiers pétales/apparition
des premières siliques (10 siliques formées de moins de 2 cm sur 50 %
des plantes). Ce stade G1 constitue la clé pour une protection efficace.
Il est atteint à des dates variables selon la précocité des variétés.
• Face à une apparition plus fréquente de souches de sclérotinia résistantes au boscalid (SDHI), il est recommandé de ne réaliser qu’une seule
application d’un produit à base de boscalid ou de fluopyram. Pour minimiser le risque de développement de résistances, il convient de diversifier
les modes d’action en alternant ou en associant les molécules de différentes familles chimiques.
• Evitez les volumes de bouillie trop faibles (120-150 l) de façon à protéger
les feuilles basses qui peuvent porter un grand nombre de pétales contaminants.
• La lutte biologique (CONTANS® WG) réduit la quantité d’inoculum,
sans pour autant suffire à assurer une protection efficace. Une protection
fongicide en complément est nécessaire.
• ACAPELA® SOFT CONTROLTM est la première solution de biocontrôle
utilisable en floraison, maintenant disponible. Cette association d’une
bactérie à un fongicide permet de réduire l’IFT (indice de fréquence de
traitement) de 30 à 50 % avec une performance comparable aux traitements classiques. A tester en situation de risque moyen en sclérotinia.
Deux agents de lutte biologique contre le sclérotinia
• CONTANS® WG, préparation à base de spores de Coniothyrium minitans, vise la destruction des sclérotes du sol. Il peut être
appliqué :
- en présemis avec incorporation superficielle, à 2 kg/ha en première utilisation (efficacité variable allant jusqu’à 70 %)
ou en rattrapage jusqu’au stade B4 par pulvérisation, suivie d’abondantes précipitations ou d’une irrigation ;
- en post-récolte sur des résidus contaminés, après un mauvais contrôle de la maladie, à la dose de 1 à 2 kg/ha.
• BALLAD® est une préparation à base de Bacillus pumilus. Ses métabolites actifs ont pour mode d’action principal d’inhiber la
germination des ascospores de sclérotinia. Ce produit n’a pas vocation à être utilisé seul (efficacité 10-15 %, jusqu’à 30 % en
faible pression). Il est associé à ACAPELA® 250 SC dans le pack ACAPELA® SOFT CONTROLTM, qui assure une régularité
de l’efficacité de l’ordre de 65 à 70 %.
Sclérotinia : bien reconnaître le stade du colza pour intervenir au bon moment
La date du stade optimal G1 peut varier d’une parcelle à l’autre sur une même exploitation ou au sein d’une même parcelle
de grande taille, notamment si plusieurs variétés sont cultivées compte tenu des différences de précocité à floraison.
Stade F1 (60)
Début floraison
50 % des plantes
présentent une fleur
ouverte. La parcelle est
à dominance verte.
6 à 10 jours selon
les températures
( ) échelle BBCH
30
Stade G1 (65)
Chute des premiers pétales
- Les hampes secondaires
commencent à fleurir.
- Les 10 premières siliques
sont formées sur les
hampes principales avec
une longueur inférieure à
2 cm.
- Chute des premiers
pétales.
- La parcelle est jaune.
Terres Inovia : L. Jung
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 31
Oïdium : surveillez l’apparition des symptômes
• Observez l’apparition des symptômes. Les premières taches étoilées
peuvent apparaître sur feuille à partir du stade début floraison (F1) et
jusqu’à fin mai.
• En l’absence de risque sclérotinia, intervenez au printemps uniquement
contre l’oïdium avec un produit autorisé à partir du stade F1 et dès
l’apparition des premiers symptômes (taches étoilées).
• Dans les situations à risque sclérotinia, la protection au stade G1
permet de contrôler les 2 maladies.
• Un deuxième traitement peut être appliqué lors d’une nouvelle évolution
des symptômes (cas exceptionnel).
• Respectez le délai avant récolte (DAR) du produit utilisé (voir p. 33).
Terres Inovia : L. Jung
L’oïdium est fréquent dans le sud de la France et l’Ouest
Atlantique (consultez la carte sur www.terresinovia.fr).
Phoma : semez une variété TPS du groupe I dans
les zones à risque
• Privilégiez les variétés très peu sensibles (TPS) du groupe I (voir p. 2-3).
• Broyez et enfouissez les résidus des anciens colzas dès leur récolte sur
les parcelles voisines. En zone vulnérable, respectez les durées minimales
de maintien des repousses et les dates de destruction prévues dans le
cadre de la directive Nitrates.
• Exportez les pailles du précédent (céréales) ou réduisez l'épaisseur du
mulch par broyage et/ou déchaumage.
• Si vous apportez de la matière organique à l’automne, respectez strictement la réglementation en zone vulnérable. Dans tous les cas, plafonnez
la dose à l’équivalent de 100 u d’azote.
• Respectez la période optimale de semis (voir p. 7).
• Visez un peuplement de 30 à 35 plantes/m² et, selon l'écartement, ne
dépassez pas 15 pieds au mètre linéaire.
• Difficile à mettre en œuvre, la protection fongicide n’est que d’une
utilité relative. Référez-vous aux bulletins de santé du végétal et aux
messages myPIC® dans votre espace régional sur www.terresinovia.fr.
Terres Inovia : L. Jung
Une nécrose au collet peut conduire à la rupture du collet
et au dessèchement des plantes par défaut d’alimentation.
Pseudocercosporella : limitez la progression sur
siliques
Choisissez un fongicide de la famille des triazoles agissant à la fois
contre le sclérotinia et le pseudocercosporella. Cette protection suffit
généralement à limiter la progression sur les siliques.
Le risque d'attaque est lié aux automnes et printemps
doux et pluvieux et à la fréquence de retour du colza
dans la rotation.
31
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 32
Terres Inovia : L. Jung
Cylindrosporiose : la tolérance variétale est
primordiale
• Choisissez une variété à bon comportement : avec une variété peu sensible (PS) ou mieux très peu sensible (TPS), aucune intervention fongicide
n'est nécessaire.
• Protection fongicide possible uniquement sur les variétés sensibles (peu
nombreuses). Si la maladie est présente au printemps, couplez la protection avec celle contre le sclérotinia.
• En cas de présence précoce et importante avant floraison, un traitement
spécifique peut être utile pour ralentir la progression de la maladie.
Terres Inovia : J. Raimbault
La cylindrosporiose se rencontre fréquemment dans le
Nord-Est et dans le Nord-Ouest sous influence océanique
(Normandie, Picardie).
Hernie : semez une variété tolérante dans les
parcelles touchées
• ANDROMEDA, CRACKER et SY ALISTER sont actuellement les trois
variétés résistantes à la hernie. Elles doivent être utilisées sur les parcelles
ayant montré des symptômes par le passé. Cependant, aucune variété
dite « résistante » ne permet de lutter contre le pathotype P1+, dont la
présence est observée dans plusieurs parcelles en France.
• Chaulez si le pH de la parcelle est inférieur à 6. Pour en assurer
l’efficacité, la chaux doit être incorporée au sol avant labour.
• Eliminez les mauvaises herbes de la famille des crucifères (sanve, ravenelle, capselle, calépine) et les repousses de colza qui peuvent servir de
réservoir à l’agent pathogène.
• Allongez les rotations et évitez les crucifères en cultures intermédiaires.
• Nettoyez le matériel entre deux parcelles pour ne pas disperser la maladie vers une parcelle saine.
• Déclarez en ligne vos parcelles touchées par la hernie sur www.cetiom.fr.
Terres Inovia : L. Jung
La hernie se développe surtout dans les terrains à tendance acide.
Alternaria : surveillez les siliques
• La protection contre le sclérotinia en application unique suffit pour
limiter la progression sur les siliques dans une majorité de situations.
Toutefois, en façade océanique (Sud-Aquitaine, Bretagne, Normandie,
Nord-Pas-de-Calais), un traitement spécifique contre l’alternaria peut se
justifier : deuxième application à dose modulée ou protection spécifique
en l’absence de risque sclérotinia.
• Traitez si la maladie est présente sur les siliques (développement rare et
local) et si une période orageuse est annoncée. Respectez le délai avant
récolte (DAR).
Le risque sur siliques est accru par l’alternance de périodes
chaudes et humides et de périodes sèches.
32
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 33
Fongicides
!
Afin de gérer le risque de résistance du sclérotinia, n'appliquez pas plus d'une fois en floraison un fongicide à base de boscalid ou
de fluopyram. Diversifiez les modes d'action en alternant ou en associant les différents modes d'action.
Spécialités
commerciales (dose)
BALMORA, MYSTIC EW
(1 l/ha), MAYANDRA
(1,25 l/ha) (1)
SUNORG PRO,
CARAMBA STAR
(0,8 l/ha) (1)
Subtances
actives
tébuconazole
metconazole
Arrière effet
Mention
sur oïdium du
DAR (2)
Phoma Sclérotinia Oïdium traitement
d'avertisseou stade
ment
positionné sur
sclérotinia
Triazoles
DANGER
ATTENTION
ATTENTION
63 j
0,6 l/ha
Coût
(€ HT
/ha)
alternaria,
22-27
cylindrosporium,
pseudocercosporella
bon*
56 j
Autres
autorisations
alternaria,
cylindrosporium
bon
28
MAGNELLO
(0,8 l/ha) (1)
tébuconazole +
BBCH 59
ATTENTION
difénoconazole
(stade E)
JOAO
(0,5 à 0,7 l/ha) (1)
prothioconazole ATTENTION
56 j
très bon
alternaria,
cylindrosporium
39-54
PROSARO
(0,8 à 1 l/ha) (1)
prothioconazole
ATTENTION
+ tébuconazole
56 j
très bon
cylindrosporium
42-52
cylindrosporium
26
insuffisant
alternaria
35-37
alternaria
34-46
30
Triazolinthione
Imidazoles
PYROS, SPORTAK HF
(1,33 l/ha)
prochloraze
ATTENTION 3 j/défaut
Strobuline seule ou associée
AMISTAR (1 l/ha)
azoxystrobine ATTENTION
21 j
PRIORI XTRA
(0,75 l/ha à 1 l/ha) (1)
azoxystrobine +
BBCH 80
ATTENTION
cyproconazole
max
insuffisant
ACAPELA 250 SC
(0,5 l/ha) + BALLAD
(1 l/ha) (ACAPELA SOFT
CONTROL)
picoxystrobine +
Bacillus pumilus ATTENTION
(biocontrôle)
insuffisant*
42 j
41
Carboxamide seule ou associée
PICTOR PRO
(0,4 à 0,5 kg/ha)
FILAN SC / JETSET
(0,4 à 0,5 l/ha)
boscalid
35 j
insuffisant
alternaria
38-48
42 j
insuffisant
alternaria
38-48
42 j
bon
alternaria
36-45
Voir PICTOR PRO
et SUNORG PRO
bon
alternaria
38
boscalid +
ATTENTION
dimoxystrobine
EFILOR / TELIA
(0,8 l/ha à 1 l/ha) (1)
boscalid +
metconazole
PICTOR PRO +
SUNORG PRO
(0,25 kg/ha + 0,4 l/ha) (1)
boscalid +
metconazole
PROPULSE
(0,8 à 1 l/ha) (1)
-
ATTENTION
fluopyram +
ATTENTION
prothioconazole
56 j
alternaria,
42-52
cylindrosporium,
pseudocercosporella
très bon
Pour plus d’informations, consultez la note commune CETIOM/Anses/INRA sclérotinia sur www.terresinovia.fr.
La réglementation sur les produits phytosanitaires évolue (retraits, délais de commercialisation, etc.).
Pour en savoir plus, consultez www.terresinovia.fr.
(1) Ne peut être mélangé avec un insecticide de la famille des pyréthrinoïdes en période de floraison ou au cours de périodes de
production d'exsudats. Pour des applications rapprochées, débutez par l'insecticide à base de pyréthrinoïde puis respectez obligatoirement un délai de 24 heures avant d'appliquer le fongicide.
(2) DAR = Délai avant récolte. Délai recommandé pour respecter la Limite maximale de résidus (LMR).
Bonne à très bonne efficacité
Bonne efficacité, parfois irrégulière
Efficacité moyenne
Autorisation pour cet usage
Non homologué pour cet usage
*
ZNT (zone non traitée) : 5 m, sauf MYSTIC EW : 20 m
Références peu nombreuses
Les mélanges de produits font l'objet de restrictions réglementaires. L'arrêté « mélange » du 5 avril 2006, toujours en vigueur, ne
s'applique pas à la nouvelle classification GHS. Avant tout mélange, s'assurer du respect de la réglementation.
Consultez l’outil Mélange, proposé par ARVALIS-Institut du végétal et Terres Inovia, sur www.terresinovia.fr/outils/.
33
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 34
Terres Inovia : L. Jung
Récolte et conservation
Récoltez à maturité
Terres Inovia : L. Jung
La rallonge de coupe à colza apporte rendement et confort.
• Suivez la maturation de vos colzas : en fin de cycle, la coloration
des graines passe du vert au rouge, puis au noir. La maturité est
légèrement décalée entre la tige principale, plus précoce, et les
ramifications.
• Récoltez quand la plante entière est à maturité : la teneur en eau
des graines avoisine 9 %, la maturité des siliques est suffisante et
homogène (absence de siliques vertes) et les pailles sont sèches.
Si les pailles sont immatures (tiges vertes) et si l’état sanitaire le permet,
reportez la récolte de quelques jours afin que les siliques les plus
basses finissent de mûrir et que les pailles se décolorent, deviennent
plus friables et n’entravent plus le triage dans la machine.
• Equipez votre machine d'une coupe avancée.
• Coupez le colza le plus haut possible pour limiter la masse à battre
par la machine (environ 50 % de la hauteur de la plante).
• Réduisez la vitesse du batteur au minimum pour éviter les graines
cassées qui sont considérées comme des impuretés.
• Veillez à réduire la ventilation pour éviter les pertes à l'arrière de la
machine.
Récoltez jusqu’à 3 q/ha en plus avec
une extension de coupe
Une extension de barre de coupe permet de
récolter jusqu'à 3 q/ha supplémentaires. Les
barres de coupe avancée prolongent la
coupe par des tables de 70 cm à plus d’un
mètre. Cela permet de récupérer les graines
éjectées vers l’avant par les doigts de la vis
d’amenée. Ces rallonges de coupe permettent
un gain de temps avec un débit de chantier
amélioré de 30 %, surtout si la culture est versée. La régularité d'avancement de la machine peut aussi réduire le taux d'impuretés à
la récolte. Retrouvez les différents modèles
proposés par les constructeurs et les réglages
spécifiques des moissonneuses dans la rubrique récolte du colza sur www.terresinovia.fr.
Aujourd’hui, la sensibilité à la déhiscence des siliques rentre dans les programmes de
sélection variétale et les variétés sont de plus en plus résistantes à l’égrenage. En dessous
de 6-7 % d’humidité, les graines peuvent se casser lors des manutentions ; au-delà de
9 %, il y a des risques d’échauffement et d’altération de l’huile.
Maîtrisez l’humidité au stockage
• Contrôlez régulièrement la température et l'humidité de la masse pour détecter tout début d'échauffement et d'altération de l'huile des graines. Les impuretés constituant des points d'échauffement, la graine doit donc être
suffisamment propre.
• L'humidité de conservation se situe autour de 7 à 8 % (optimum entre 6 et 9 %).
• Ramenez la température du lot stocké à moins de 10°C à l'entrée de l'hiver.
Attention, il est plus difficile de refroidir du colza que du blé : utilisez des
ventilateurs plus puissants, ou réduisez la hauteur de chargement des cellules.
• Evitez si possible de stocker des graines de colza dans des cellules ayant
fait l’objet d’un traitement insecticide sur les céréales présentes précédemment.
34
Normes de commercialisation
Teneur en eau : 9 %
Impuretés : 2 %
Teneur en huile : 40 % graines aux normes
(9 % d’eau et 2 % d’impuretés)
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 35
Terres Inovia : L. Jung
Interculture après le colza
Gérez les repousses de colza et adaptez le choix des
CIPAN à la situation sanitaire
Terres Inovia : L. Jung
Les repousses de colza constituent une CIPAN gratuite
et très efficace pour gérer les fuites d’azote.
• A la récolte du colza :
- en l’absence d’adventices particulières à gérer en interculture, privilégiez
l'absence de travail du sol qui garantit généralement une levée rapide et
optimale des repousses ;
- en présence d’adventices (bromes, ray-grass, géraniums, crucifères,
matricaires), réalisez un déchaumage superficiel et rappuyez pour détruire les
plantes et stimuler à la fois la levée des repousses de colza et des adventices.
• Après 3-4 semaines de végétation, détruisez soigneusement les repousses à
l’aide d’outils mécaniques ou par voie chimique*. En effet, c’est au cours du
premier mois de végétation que les repousses piègent le plus l’azote du sol.
Par ailleurs, leur maintien favorise les populations de limaces, tout particulièrement si le sol est recouvert d’un mulch de pailles. De plus, dès la fin août, la
présence de repousses peut générer des migrations d’altises ou de pucerons
vers des colzas avoisinant (plus ou moins sensibles selon leur stade de développement). Enfin, leur maintien plus de 3-4 semaines augmente les risques de
multiplication des nématodes de la betterave.
• Lorsque la hernie est présente dans les parcelles :
- détruisez dès leur émergence les repousses de colza*. Renouvelez l’opération en interculture pour interrompre autant de fois que nécessaire le cycle
de la hernie ;
- pour ne pas accentuer les risques, évitez impérativement l’introduction de
crucifères comme CIPAN dans les rotations (actuelles ou futures) à base de colza.
Limitez les risques de colmatage des drains
par les racines de colza
Le bouchage de drain sous colza est essentiellement dû à des
défauts de réalisation du réseau qui gênent l’évacuation des
débris végétaux. Le remplacement des anciens coudes pénétrants
par des pipes de raccordement résout le problème.
• Déchaumez aussitôt après la récolte pour détruire les pieds de
colzas susceptibles de reverdir après la récolte.
• Détruisez les repousses avant le début de la période de drainage. Les
racines mortes qui doivent s’évacuer du réseau par l’écoulement des
eaux ne doivent pas être bloquées par de nouvelles racines.
• Evitez les rotations courtes. Un délai de 4 ans entre deux colzas
est recommandé pour assurer une dégradation complète des
racines qui ne seraient pas évacuées des drains.
• Favorisez une structuration homogène du sol pour limiter la
concentration des racines dans les tranchées fonctionnelles qui
surplombent les drains.
Terres Inovia : L. Jung
Gérez les nématodes dans les rotations avec betteraves et colza
Le colza est un hôte de substitution pour le nématode de la betterave Heterodera schachtii. Si sa
nuisibilité sur colza reste à préciser, il profite des températures élevées du mois d'août, après la
récolte, pour se multiplier sur les pivots encore verts et sur les repousses de colza.
• Dans les situations infestées sur l’ensemble de la parcelle par H. schachtii, la culture du colza est
déconseillée.
• Dans les situations avec infestations visibles sous forme de foyers ou à risque important** malgré
l’absence de symptômes, la culture du colza est possible à condition de détruire les pivots et les
repousses toutes les 2-3 semaines*.
• Dans les situations sans infestations visibles, le colza est possible sans limitation, mais attention au
développement du nématode. Il est conseillé de détruire les pivots et les repousses toutes les 2-3 semaines*.
Consultez la fiche co-éditée par l’ITB et le CETIOM « Betteraves et colzas dans la même rotation » sur www.terresinovia.fr.
* Respectez les obligations de durée de maintien des repousses (règles variables selon les régions).
** Le risque est important si la parcelle est en rotation betterave de moins de 4 ans, reçoit de l’épandage de boues de sucrerie et/ou est semée tardivement.
35
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:36 Page 36
Les rendez-vous de la culture
Levée
Phase végétative
Repos végétatif
Un stade est atteint
lorsque 50 % des
plantes sont à ce stade
( ) échelle BBCH
Cotylédons
(10)
B1 (11) :
1 feuille
B3 (13) :
3 feuilles
B1
B4 (14) :
4 feuilles
B3
B6 (16) :
6 feuilles
B4
Rosette
(19)
B6
Travail du sol
Semis
myVar
my
Var
Désherbage chimique
Pour gérer la résistance aux herbicides
Désherbage mécanique
Phosphore et potasse
Limaces
Petites altises
Grosse altise : adulte puis larve
Charançon du bourgeon terminal
Pucerons
Tenthrède de la rave
Mouche du chou
Phoma
www.terresinovia.fr
L’expertise de Terres Inovia vous accompagne tout au long de la campagne
Rubrique colza
Outils d’aide à la décision
Tous les éléments pour décider et
comprendre, à chaque étape de la
culture
myVar
my
Var
Rubrique Espaces régionaux
Des solutions opérationnelles diffusées au
fil de la campagne par les équipes
régionales de Terres Inovia
Rubrique Publications
Téléchargez les guides de culture et
ARVALIS-CETIOM infos et découvrez les
autres éditions
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Toutes les données sur les variétés de colza
Reglette
azote colza
Calcul de la dose d’azote à apporter en
fonction du type de sol, de l'apport ou non
de matières organiques, de l'objectif de
rendement et du poids frais du colza
guide_culture_colza2015_Mise en page 1 22/05/2015 17:37 Page 37
Reprise et montaison
C2 (31) :
entre-noeuds
visibles
C2
D1 (50) :
D2 (53) :
boutons accolés inflorescence
encore cachés
principale
par les feuilles
dégagée
terminales
D1
D2
Floraison
E (57) :
boutons
séparés
F1 (60) :
début floraison,
re
1 fleur ouverte
E
F1 G1
Remplissage des siliques
Maturation
G4 (73) :
10 premières
siliques
bosselées
G1 (65) :
chute des
premiers
pétales
G2
Maturité
récolte
(97)
G4
Récolte
Reglette
Azote et soufre
azote colza
Charançon de la tige du colza
Méligèthes
Charançon des siliques/cécidomyies
Pucerons cendrés
Oïdium
Sclérotinia
Estimation du risque d'élongation et
intérêt ou non d'appliquer un régulateur à
l’automne
Estimation du risque de verse et intérêt
ou non d'appliquer un régulateur au
printemps
Pour gérer la résistance aux herbicides
Evaluation du risque d’apparition
d’adventices résistantes aux herbicides
selon les pratiques envisagées sur la
parcelle
Vérification de la conformité d’un
mélange et construction d’un mélange à
partir des produits autorisés.
Alerte sur les vols et pontes d’insectes au
printemps
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