Livret 5.indb

Livret 5.indb
IFADEM
L’initiative francophone pour la formation à distance des maitres (IFADEM) est co-pilotée par l’Agence
universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en partenariat avec le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP).
http: / / www.ifadem.org
CE LIVRET A ÉTÉ CONÇU PAR :
AHANNON Kocou Félix
Inspecteur, Enseignement du 1er degré
AÏZANDJENON Coomlan
Inspecteur, Enseignement du 1er degré
BADA Médard
Linguiste, Université Abomey-Calavi.
CAPO-CHICHI-AGBO Marie Suzanne
Inspectrice, Enseignement du 1er degré
CHABI Issifou
Linguiste
COSSOU Magloire
Inspecteur, Enseignement du 1er degré
DJIHOUESSI C Blaise
Didacticien des langues et des cultures, Université Abomey-Calavi.
GOUSSANOU-KIKI Rosaline
Inspectrice, Enseignement du 1er degré
IDOHOU Didier
Inspecteur, Enseignement du 1er degré
KPAMEGAN Gabriel
Inspecteur, Enseignement du 2e degré
N’TCHA Esther – Louise
Linguiste
SANNI Roukeiyath
Linguiste
TCHITCHI Toussaint
Linguiste, Université, Abomey-Calavi, (République du Bénin)
YANDJOU Gabriel
Professeur certifié de Lettres, École Polytechnique d’Abomey-Calavi, Université Abomey-Calavi
REFERENTS SCIENTIFIQUES D’IFADEM :
Sophie Babault : experte internationale - linguiste, Université Lille 3
Margaret Bento : experte internationale - linguiste, Université Paris 5
Valérie Spaeth : experte internationale - linguiste, Université Paris 3
RELECTURE :
Anastase G. FANDOHAN
Fidèle AKOGOU
CONCEPTION GRAPHIQUE :
Tinoa - www.tinoa.net - contact@tinoa.net
IMPRESSION :
IMPRIMERIE GRANDE MARQUE 03 BP 2781 - Tél : 21 30 60 69 Cotonou
Pour tout renseignement supplémentaire : contact@ifadem.org
Les contenus pédagogiques de ce livret sont placés sous licence creative commons de niveau 5 : paternité, pas
d’utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l’identique.
http: / / fr.creativecommons.org
Deuxième édition 2013
Dépôt légal n° 6638 du 9 Avril 2013,
Bibliothèque Nationale, 2ème trimestre
ISBN 978-99919-1-331-5
Ce livret suit les normes de l’orthographe rectifiée (Journal officiel de la République française, n°100, 6 décembre 1990).
Cf. http: / / www.academie-francaise.fr / langue / orthogaphe / introduction.html
AVANT PROPOS
Le Gouvernement du Bénin se réjouit du partenariat enclenché avec l’OIF, l’AUF et l’Agence française de
Développement qui permet d’expérimenter l’Initiative francophone pour la Formation à distance des Maitres
(IFADEM).
Il est avant tout utile de rappeler l’importante décision du sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Bucarest en Roumanie en 2006, en présence des chefs d’Etat et de Gouvernement qui ont demandé à l’Organisation
Internationale de la Francophonie (OIF) et à l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), de mettre en
place une initiative qui aura à relever le double défi quantitatif et qualitatif d’un enseignement primaire pour
tous passant par le renforcement de la professionnalisation des enseignants.
Il s’est agi de mettre en place un dispositif hybride de formation continue qui associe la formation à distance
et en présence, des ressources écrites et audio, un tutorat de proximité et une initiation informatique et Internet.
Ce modèle hybride permet ainsi de renforcer les compétences des instituteurs déjà en poste sans les retirer de
leur classe.
Le Bénin a, dès le départ, été choisi pour expérimenter une phase pilote qui a connu la formation de 557 instituteurs titulaires du Certificat Elémentaire d’Aptitude Pédagogique (CEAP) en poste dans les départements
du Zou et des collines.
A présent, notre pays est inscrit dans une phase de déploiement où il est prévu une formation en partie à distance principalement dans cinq Ecoles Normales d’Instituteurs (ENI) : Abomey, Allada, Dogbo, Kandi, PortoNovo qui permettra d’améliorer les compétences professionnelles de 4 000 enseignants du primaire, déjà en
exercice, dans leur enseignement du et en français puis, de les sensibiliser à l’usage des TIC, de développer des
contenus pédagogiques en didactique du et en français et en TIC pour la formation continue des enseignants
du primaire et de les adapter pour la formation initiale de 2 000 élèves-instituteurs. Aussi vise-t-elle non seulement à renforcer l’Espace numérique de l’ENI d’Abomey, mais aussi à créer au MEMP, un espace numérique
dédié à l’animation d’IFADEM à Porto-Novo, un espace numérique dans chacune des autres ENI, à Allada,
Dogbo et Kandi. Le parcours de formation IFADEM est de 200 à 275 heures réparties sur 09 mois.
On comprend alors, le grand espoir que l’éducation béninoise place dans cette initiative qui, à coup sûr, aboutira à une phase de généralisation gage de la promotion d’une éducation de qualité pour tous.
A l’étape actuelle où nous imprimons un ensemble de livrets élaborés par des techniciens avertis, il appartient
à nos enseignants de se les approprier afin de participer au rendez-vous de l’excellence et du partage planétaire.
Il nous reste à remercier une fois encore, l’AFD pour son appui financier sans lequel une telle initiative n’aurait pu avoir cours au Bénin.
Gageons que l’histoire retiendra qu’IFADEM a marqué un tournant décisif dans la politique de formation des
enseignants dans le système éducatif béninois.
L’utilisation du genre masculin dans les énoncés du présent livret a pour simple but d’alléger le
texte. Elle ne marque aucune discrimination à l’égard des femmes.
E
R
I
A
M
M
O
S
CONSTAT
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OBJECTIFS
10
RESULTATS ATTENDUS
10
STRATÉGIES
11
AUTO-EVALUATION
11
MÉMENTO
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1. Qu’est-ce qu’une consigne ?
14
1.1. Les consignes à l’oral
14
1.2. Les consignes à l’écrit
15
2. Les caractéristiques fondamentales des consignes de mathématiques
16
2.1. La consigne est affirmative
25
2.2. La consigne est interrogative
26
3. Le lexique spécifique des mathématiques
28
3.1. Quel est le sens des verbes décrire, écrire, trouver dans les consignes ?
3.2. Quel est le sens des noms ligne, point, opération, problème ?
3.3 Quelques précisions sur le contenu notionnel abordé
29
30
31
DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE
32
1. Pré activité orale
32
1.1. Savoir reconnaître une consigne scolaire
33
1.2. Savoir reconnaître une consigne orale et une consigne écrite
1.3. Savoir reconnaitre une consigne de mathématiques
33
33
2. Apprendre à lire les consignes
34
2.1. Reconnaissance générale (en équipe)
34
2.2. Identification des structures grammaticales impératives et affirmatives des consignes.
34
2.3. Identification des structures interrogatives totales et des structures interrogatives partielles des
consignes mathématiques.
35
2.4. Identification de la signification des consignes mathématiques
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3. Apprendre à écrire les réponses aux consignes mathématiques
37
3.1. Savoir répondre aux consignes impératives et affirmatives
3.2. Savoir répondre aux consignes interrogatives
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CONCEVOIR DES EXERCICES POUR LES APPRENANTS
40
Activité 1 : Pré-activités orales
40
Activité 2 : Comment enseigner à lire les consignes
42
Activité 3 : Comment enseigner à écrire les réponses aux consignes en
S
RECUEIL D’EXERCICES POUR LES APPRENANTS
53
Activité 1 : Pré-activités orales
53
Activité 2. Lire / comprendre les consignes
54
Activité 3. Écrire les réponses aux consignes en mathématiques
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BILAN DE L’APPROPRIATION DU LIVRET
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CORRIGÉS
64
CONCEVOIR DES EXERCICES POUR LES APPRENANTS
65
ACTIVITÉS POUR LES APPRENANTS
67
M
49
O
mathématique
M
A
I
R
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RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Constat
CONSTAT
Nous avons déjà largement évoqué, tout au long des livrets précédents, la question du statut particulier du
français dans le système éducatif béninois. Il est, à la fois, medium d’enseignement 1 et champ de formation.
En tant que medium d’enseignement, il joue un rôle central dans l’appropriation des savoirs et des savoir-faire.
Les livrets 2 et 3 sont consacrés aux compétences orales en français, le livret 4 aux compétences écrites et le
livret 5, à l’intégration linguistique par et pour les mathématiques.
Dans le système éducatif béninois, les mathématiques sont introduites dès l’école maternelle. Les apprenants voient ainsi apparaitre avec les mathématiques un certain nombre de concepts (ligne, sommet, courbe,
carré, etc.) qui ont un sens propre à ce champ de formation. Dans la vie courante, ces mêmes mots renvoient
à d’autres réalités, ce qui entraine des difficultés d’appropriation de leur sens selon les contextes. Les mathématiques constituent donc un apport de notions théoriques importantes, spécifiques à ce champ de formation.
A l’enseignement primaire, les difficultés en mathématiques résident autant dans le contenu même du champ
de formation que dans la démarche didactique utilisée pour assurer son enseignement et son apprentissage.
Il est donc nécessaire, pour renforcer les compétences des instituteurs dans leurs classes, d’aborder la question
du français comme langue d’enseignement et d’apprentissage. Nous choisissons pour cela les mathématiques
pour résoudre les problèmes des mots ayant plusieurs sens (ex : case d’habitation et case à cocher ; arêtes de
poisson et arêtes de cube. Ainsi, cette intégration linguistique par et pour les mathématiques permettra aussi
d’élargir les connaissances linguistiques des instituteurs et de favoriser chez les apprenants, l’appropriation
du français en général.
1 Medium d’enseignement : véhicule du savoir, moyen de transmission des connaissances, support de transposition didactique.
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Objectif - Résultats attendus - Stratégies
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
OBJECTIF
L’objectif de ce livret est de fournir aux enseignants (es) les outils susceptibles de renforcer leurs capacités en
mathématique à :
repérer les structures grammaticales des consignes de mathématiques énoncées en français ;
traiter les consignes et donner les réponses attendues d’un point de vue grammatical et rhétorique (l’art
de bien dire) ;
repérer la spécificité et la transversalité du lexique utilisé en mathématiques.
RESULTATS ATTENDUS
Les enseignants ont :
repéré les structures grammaticales des consignes de mathématiques énoncées en français ;
traité les consignes et les réponses attendues d’un point de vue grammatical et rhétorique, (l’art de bien
dire) ;
repéré la spécificité et la transversalité du lexique utilisé en mathématiques.
STRATEGIES
Pour atteindre ces objectifs, la séquence propose d’adopter la stratégie suivante :
observation de la structure des énoncés et des consignes en mathématiques ;
élaboration d’activités qui intègrent des difficultés linguistiques et mathématiques ;
recherche documentaire ;
conception et élaboration d’exercices adaptés au niveau et à l’âge des apprenants.
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Auto-evaluation
AUTO-EVALUATION
Que sais-tu pour commencer ?
?Auto-test 1 :
Coche la définition de la «consigne» :

a) Une explication de la leçon.

b) Un conseil.

c) La solution d’un exercice.

d) Une question.

e) Une phrase à apprendre.

f) Une phrase qui indique ce qu’il faut faire.

g) Une règle à appliquer.
?Auto test 2
Voici une liste de verbes à l’impératif qui énoncent des consignes données en français ou en mathématiques.
Indique, dans l’une des colonnes de droite s’ils ont le même sens dans ces deux champs de formation colonne,
« Identique » ou un sens différent, colonne « Différent ». Inscris tes remarques dans la colonne « Observations ».
SENS
CONSIGNES
Observations
Identique
Différent
Ecris
Cite
Calcule
Effectue
Indique
Complète
Reproduis
Trouve
Classe
Décris
Construis
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Auto-evaluation
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
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?Auto test 3
Voici une liste de groupes nominaux et deux colonnes.
Marque la colonne appropriée d’une croix, selon qu’ils ont le même sens (identique) ou non (différent).
Groupe nominal
Même sens : «identique »
Sens différents : « différent»
Le sommet
L’angle
L’addition
La suite
La somme
La figure
La table
Le résultat
L’opération
Le nombre
L’égalité
?Auto-test 4
I. Réponds par « vrai » ou par « faux » en cochant la case appropriée.
VRAI
1. En mathématiques, les mots sont polysémiques.
2. En mathématiques, les phrases interrogatives dans les consignes ont
valeur d’injonction. Exemple : « Les lignes sont-elles courbes ? »
3. En mathématiques, une démonstration est une argumentation.
4. En mathématiques, une proposition qui commence par « Si » est une
hypothèse.
5. En mathématiques, la différence est mesurable.
6. En mathématiques, justifier signifie expliquer.
7. En mathématiques, l’imparfait est le temps le plus utilisé dans les
consignes.
8. On utilise rarement le subjonctif dans une consigne en mathématiques.
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FAUX
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Auto-evaluation
?Auto test 5
Voici une série de cinq conseils pratiques pour aider tes élèves à comprendre les consignes écrites en mathématiques. Choisis celui qui te parait le plus important et explique pourquoi.
Pour aider les élèves à comprendre les consignes écrites en mathématiques, il faut...

... les entraîner à lire silencieusement les consignes, à les dire et à les reformuler oralement pour vérifier qu’aucun élément n’a été oublié.
……………………………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………..

... les habituer à lire les consignes en contrôlant l’attention qu’ils accordent à chaque mot.
……………………………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………..

... avoir présenté la notion de la consigne au sein d’une activité orale.
……………………………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………..

... leur expliquer la consigne.
……………………………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………..

... vérifier la compréhension de la consigne par un questionnement précis.
……………………………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………..
À PROPOS DE L’AUTO-EVALUATION
Si tu as pu répondre correctement à toutes les questions, c’est bien ; lis la séquence pour renforcer
tes acquis.
Si tu n’as pas pu répondre à toutes les questions ou qu’environ la moitié des réponses est juste,
alors, lis la séquence pour mieux comprendre quelles sont tes principales difficultés.
Si tu n’as pas pu répondre aux questions et/ou que tu as beaucoup de mauvaises réponses, alors (re)
lis attentivement la séquence.
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Memento
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
MEMENTO
Dans cette rubrique, nous te proposons de découvrir :
- une clarification conceptuelle pour répondre à la question «Qu’est-ce qu’une consigne ?» ;
- les spécificités grammaticales des consignes, (qui concernent la manière dont les phrases sont construites
en mathématiques;
- les spécificités lexicales des consignes, (c’est-à-dire qui ont rapport au sens des mots utilisés) et les spécificités rhétoriques (c’est-à-dire liées à la formulation) des consignes en mathématiques.
- quelques précisions sur le contenu notionnel abordé en mathématiques.
La démarche suivie ici, est de t’aider à saisir l’importance d’une bonne formulation des consignes et des exercices auxquels elles sont associées. Cela te permettra de comprendre l’importance de travailler sur ces points.
Ainsi, tes apprenants pourront aisément s’approprier les notions étudiées. Les consignes sont un point-clé dans
le processus d’enseignement/apprentissage/évaluation ; elles permettent de construire, à partir des activités et
pour elles, une compétence de lecture-écriture en vue d’une bonne connaissance des mathématiques.
1. Qu’est-ce qu’une consigne ?
Une consigne est un énoncé simple qui indique une tâche à accomplir. On peut la définir comme un petit texte
injonctif qui indique aux apprenants la tâche qu’ils doivent réaliser. C’est aussi l’ordre donné pour faire effectuer un travail. La lecture d’une consigne active des mécanismes de compréhension et d’interprétation qui
permettent aux apprenants de construire une représentation de la tâche ou du but à atteindre. Si la consigne est
mal formulée, la tâche ne sera pas exécutée correctement. Il se pose, là, la problématique de la compréhension
des énoncés d’une consigne, une question centrale de la psychologie cognitive. Il faut remarquer qu’il existe
des consignes écrites et des consignes orales. On trouve des consignes dans les six champs de formation en
général, et dans le champ de formation mathématique en particulier. Il est cependant nécessaire de souligner
que les consignes de travail formulées dans les différents champs de formation2 sont caractérisées aussi bien
par des points communs que par des points spécifiques.
Ce qui est commun à toutes les consignes de tous les champs de formation, c’est qu’elles sont directives : elles
orientent les apprenants vers des tâches à exécuter.
1.1. Les consignes à l’oral
L’impératif est souvent utilisé pour exprimer des injonctions, mais ce n’est pas le seul mode d’expression de
l’injonction, l’indicatif est très représenté : au présent (« Qui lit ? », « Vous répondez à la question ! ») ; au
futur (« Vous finirez l’activité chez vous », « Vous allez faire ce travail »). Mais on trouve aussi l’impersonnel il faut + subjonctif ou infinitif (« Il faut que tu prennes ton cahier / il faut prendre son
cahier ») ; l’expression c’est à ou ce sera (« c’est à finir pour demain ») ; ou encore l’utilisation des semi-auxiliaires pouvoir et devoir (« vous pouvez chercher un exemple ! »,
« on doit souligner »).
Ici, il faut remarquer que le présent de l’indicatif a une valeur inhabituelle par rapport à
2 Il s’agit de six champs disciplinaires : Français, Mathématique, Education Scientifique et Technologique (EST), Education Physique et Sportive
(EPS), Education Artistique (EA) et Education Sociale (ES : éducation morale, éducation civique, histoire, géographie et langues nationales)
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RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Memento
ce qui est généralement enseigné aux apprenants (narration, vérité générale, etc.), or sa valeur injonctive est
très fréquente dans les consignes.
Note aussi que les consignes de l’oral font partie d’une forme de communication scolaire, où il est souvent
question d’expliquer ce que l’apprenant doit faire et comment il doit le faire. La compréhension des consignes
orales fait donc partie intégrante d’une compétence de communication scolaire qu’il faut travailler en tant que
telle.
1.2. Les consignes à l’écrit
À l’écrit, les consignes sont synthétiques et construites autour d’un verbe-clé qui leur donne tout leur sens
(« Décris », « Souligne », etc.). Nous verrons que ces verbes synthétisent souvent en un seul mot plusieurs
opérations, donc plusieurs tâches à mener pour l’élève.
Exemple : « Décris » signifie d’abord, « observe », « compare », puis « ordonne la description ».
Généralement à un type de consigne correspond un type de réponse.
Exemple : « souligne » indique clairement aux élèves qu’il faut aller lire un texte, un énoncé et qu’il faut tracer
des traits au-dessous de ce qu’on demande de repérer.
Sur le plan grammatical, on observe, comme à l’oral, une forte dominance de l’impératif présent (« Cite »,
« Ecris », etc.), mais aussi l’infinitif (« citer », « écrire »).
On trouve deux types de phrases indifféremment distribuées dans les consignes : la phrase affirmative et la
phrase interrogative.
La phrase affirmative est assez troublante pour les apprenants (es), car elle est souvent présentée avec le pronom « je » + verbe à l’indicatif présent avec l’intervention de l’enseignant (« Je souligne tous les mots... »).
Dans ce cas, l’injonction est présentée comme un processus en marche. On peut trouver aussi la 2e personne
au présent ou au futur de l’indicatif (« Tu observes », « Tu souligneras »). Il est donc important de mettre en
évidence la fonction injonctive de ces différents énoncés
La phrase interrogative, par nature, est plus explicite : on pose une question, on attend une réponse. Mais
attention, la forme de la question oriente clairement la réponse.
• Quand l’interrogation est totale (« Les mots ont-ils le même sens ? »), on attend une réponse du genre
« oui » / « non », qu’il faudra justifier. Nous reviendrons sur cette question plus loin. Il faut noter ici
l’importance de l’inversion du sujet, généralement bien représentée dans les consignes écrites, et qu’il faut
donc étudier, avec le rôle des tirets, s’ils sont présents.
• Quand l’interrogation est partielle (« Quelle est la phrase … ? » ; « Comment s’appelle… ? » ; « Pourquoi y a-t-il…? » ; « Que remarque-t-on ? »), elle induit le type d’activité approprié pour aborder efficacement le contenu mathématique (notion, techniques, stratégies) à étudier, et c’est sans doute à ce niveau
que réside en grande partie la mauvaise compréhension des consignes.
On doit aussi remarquer que la consigne écrite n’est jamais personnalisée, elle est imprimée dans un manuel et
s’adresse indifféremment à tout élève. Ce point est important, car il met en évidence, sur le plan pédagogique,
non seulement la nécessité de reformuler la consigne, mais aussi celle de rendre l’apprenant autonome face à
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Memento
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la consigne, c’est-à-dire de lui fournir des outils pour faciliter sa compréhension. La lecture de la consigne fait
donc partie d’une compétence de lecture-écriture (il faut y répondre) spécifique à l’école.
Dans tous les cas, la compréhension totale de la consigne orale ou écrite ne peut être validée que par le «faire »
qu’elles impliquent chez les apprenants.
2. Les caractéristiques fondamentales des consignes de mathématiques
Examinons maintenant les spécificités des consignes mathématiques. C’est surtout à l’écrit que les spécificités vont
apparaître. C’est pourquoi nous allons développer ce point particulièrement, afin de pouvoir le traiter ensuite au sein
d’activités pour la classe. Pour illustrer notre rubrique, nous prenons comme exemple les énoncés et consignes des
manuels La mathématique du CE1 (2002) et La mathématique du CM2 (2004).
Une des grandes différences d’avec d’autres consignes de l’école, c’est que la consigne en mathématiques suit
ou précède généralement un énoncé, une figure, un schéma, un ensemble d’informations sur des données, des
contextes de travail et des conditions à remplir.
Cet énoncé apparait souvent sous la forme d’un problème à résoudre ou d’un savoir à construire. C’est la compréhension de l’ensemble qui permet à l’apprenant d’entrer dans l’exercice ou l’activité qu’on lui propose. Sur
le plan cognitif, il s’agit alors pour l’apprenant de proposer une résolution qui doit suivre un protocole précis.
Le début de la première séance de mathématiques dans le manuel du CE1 illustre bien ce propos :
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Comparons avec les premières pages de la première leçon de mathématiques du CM2 :
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En lisant les extraits ci-dessus, nous constatons nettement que les énoncés, sous formes narrative et descriptive, se sont considérablement développés entre la première et la deuxième année d’enseignement des
mathématiques, notamment dans la phase d’observation et de déroulement de la situation d’apprentissage intitulée «Je découvre et j’approfondis». Ces énoncés associent des images ou des figures qui ne reprennent pas
l’énoncé, mais apportent des données et des informations complémentaires pour la résolution du problème. La
consigne en elle-même reste brève. Les énoncés se réduisent de façon considérable ou disparaissent parfois au
niveau de l’auto-évaluation intitulée («je fais le point»). Au niveau grammatical, il faut noter l’importance des
structures descriptives et explicatives :
•
le participe présent : « Une ligne traversant la pièce et traversant … » ;
•
le participe passé : « Indique deux points situés… » ;
•
la subordonnée relative : « Une ligne simple qui détermine… », « une ligne qui
respecte… ».
En général, nous observons que ces énoncés sont accompagnés de schémas, ou de figures. Il est important de remarquer que les énoncés ou la consigne invitent parfois
l’apprenant à observer le schéma (« voici », « observe ce », « les nombres suivants »)
sinon, c’est seulement la disposition de l’image par rapport au texte qui l’indique.
Il n’est pas certain, à ce niveau, que ce soit uniquement les consignes qui posent problème dans la compréhension, mais il y a certainement aussi la structure des énoncés et des schémas qui les accompagnent.
À partir de ces deux exemples, examinons les différents types de consignes.
On peut dire qu’il existe des situations d’apprentissage où apparait la démarche disciplinaire apparait à l’indicatif présent : « Je découvre et j’approfondis » ; « Je fais le point » ; « J’évalue mes acquis »; « Je m’entraine » ;
« Je vais plus loin » qui orientent toutes les consignes de la rubrique qui, elles, apparaissent, soit à la forme
affirmative, soit à la forme interrogative de l’indicatif présent.
2.1. La consigne est affirmative
Le mode le plus représenté est l’impératif présent. Dans ce cas, le sens de la consigne est porté par le verbeclé qui indique la procédure à suivre pour accomplir une tâche précise afin d’effectuer l’apprentissage prévu.
« Décris l’itinéraire de chaque enfant » - « Indique la fraction » - « Décompose chaque nombre ».
La difficulté dans ce genre de consigne réside essentiellement dans le degré de compréhension des procédures
à mettre en œuvre et des différentes opérations à effectuer, c’est-à-dire, ce que cela invite concrètement l’apprenant à faire, en contexte mathématique à partir d’un certain nombre de verbes récurrents comme décrire,
tracer, marquer, indiquer, observer, reproduire, calculer, décomposer, trouver, donner, arrondir, encadrer, recopier, compléter, caractériser.
Dans les groupes nominaux qui sont associés à ces verbes, le rôle des déterminants (chaque, une, le …) est
essentiel pour assurer la précision et la concision qui permettent de mener différents modes de raisonnement
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mathématique : inductions, déductions, implications, récurrences, extrapolations, etc.
Tous les verbes ci-dessus permettent de dérouler un protocole précis dont l’observation est la base. Paradoxalement, la consigne explicite « observe » amène souvent les élèves à comparer, expliquer, reproduire un
schéma, une figure, un diagramme, etc.
Voici une proposition de classement de ces verbes en fonction de l’usage qui en est souvent fait dans les
séquences d’enseignement/apprentissage en mathématique :
- décrire, indiquer, citer : la réponse est rédigée et explicative à partir de l’observation de l’énoncé ;
- tracer, marquer, encadrer : la réponse correspond à une intervention directe dans un énoncé, c’est souvent
une étape dans l’exercice ;
- recopier, compléter, reproduire: à l’inverse du précédent, le résultat complet d’un exercice est envisagé, mais
il suppose que les apprenants aient repéré les caractéristiques de l’énoncé ;
- arrondir, calculer, décomposer, trouver, donner : il s’agit pour l’apprenant de procéder à une opération, qu’il
doit le plus souvent expliquer, et ensuite de rendre compte d’un résultat ;
- comparer : observer les points communs et les différences, choisir des critères et les exprimer sous une forme
adaptée (tableau, schéma, etc.).
2.2. La consigne est interrogative
Cette formulation est très utilisée dans les consignes mathématiques. Remarque bien que la signification de la
consigne est bien portée par cette interrogation même et non pas par un verbe-clé, ce qui en fait une consigne
assez différente de la précédente dans la mesure où cela donne l’impression de mettre l’accent sur le résultat
du processus plutôt que sur le processus lui-même (« Peux-tu calculer le nombre de cases qu’il y a ?», « Que
peux-tu déduire… ?
« Combien de régions y a-t-il ? »).
•
L’interrogation totale :
L’interrogation est totale lorsqu’elle appelle deux ou plusieurs réponses successives qui exigent de l’apprenant
un raisonnement logique.
Par exemple, « Peux-tu tracer deux lignes droites passant par B et C à la fois ? » (La mathématique CE1,
INFRE/DEP, 2008:10), « Bola peut-il être candidat ? » (La mathématique CM2, INFRE/DEP, 2004:11)
En mathématiques, la question totale n’implique pas seulement un « oui » ou un « non », comme on peut
le trouver en français dans les exercices de compréhension. Elle implique une justification, ou plutôt, une
démonstration, qui constitue, au fur et à mesure de la progression dans le champ de formation, le centre de la
séquence.
Aux niveaux 1 et 2, la démonstration se fait avec les instruments de mathématique (règle, équerre, etc.), et
progressivement, elle est construite avec des outils langagiers abstraits (équations, théorèmes, axiomes, etc.).
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•
Memento
L’interrogation partielle :
L’interrogation partielle ‘’ est une demande d’information. Contrairement à l’interrogation totale, elle demande
une information qu’elle ne contient pas. Elle porte sur un élément particulier, qui est représenté par un morphème interrogatif (« qui », « que », « quand », etc.) et on ne peut pas y répondre par « oui » ou par « non »’’. 3
Ce type d’interrogation se diversifie au fur et à mesure de la scolarité.
Par exemple, « Combien de régions y vois-tu ? »
« Quel sera le montant de chaque versement ? »
« Comment procèdes-tu ? »
La question « combien ?» constitue une sorte de base de la consigne mathématique; elle appelle nécessairement un chiffre, un nombre. En revanche, les questions posées sous la forme « Quel(le) + verbe être+ ? » et
«Comment ?» sont beaucoup plus complexes.
- « Quel(le) + verbe être+ ? » : le verbe « être » peut apparaitre à l’indicatif présent ou futur. Par exemple : «
Quel sera le montant de chaque versement ? » (Manuel de mathématique CM2, p. 8)
« Quel est, en moyenne, le nombre de candidats ? » Manuel de mathématique CM2, p. 10).
Ici, on constate que l’expression est égale à « combien ? », mais elle peut avoir un autre sens, notamment en
géométrie : « Quelle est la nature du carré ? ».
« Comment ? » :
Par exemple : « Comment procèdes-tu pour additionner ou pour soustraire ? » (Manuel de mathématique
CM2, p. 12). Cette interrogation permet d’expliciter toute la procédure suivie par l’apprenant. Elle correspond
à une mise au point. L’apprenant doit avoir les outils notionnels et linguistiques nécessaires pour y répondre.
Elle correspond souvent à une règle apprise au cours que l’on demande à l’apprenant d’énoncer. La réponse
attendue commence par : « Pour additionner, on … ».
•
L’interrogation indirecte :
L’interrogation indirecte est une interrogation contenue dans une phrase. Elle n’est pas marquée par un point
d’interrogation.
Par exemple : Je me demande si vous avez lavé la vaisselle.
La modalité interrogative est exprimée, non pas par la forme de la phrase, mais par le sémantisme du verbe
introducteur (se demander, chercher, ignorer, savoir, etc.). Dans notre exemple, le verbe « demander » donne
l’idée d’interrogation. (Surtout représentée au CM2).
Par exemple : « Trouve en quelle année... » ; « Indique combien d’années... »
La forme est bien affirmative ; mais le sens est interrogatif, on peut le reformuler en questions directes : « En
quelle année ? », « Combien d’années ? ».
3 L. Tesnière (www.etudes litteraires.com 12h 15- 15-12-13)
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Memento
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2.3. La consigne est infinitive
On rencontre parfois des consignes formulées au mode infinitif. Dans ce type de consigne, la tâche qui incombe à l’apprenant est précisée au temps présent de ce mode qui est précédé par des formules comme « Tu
es invité(e) à … » ; « Pour aider … à …tu es chargé de… ».
Le sens de la consigne est alors porté par le verbe qui précise au temps présent du mode infinitif, ce qu’on
demande à l’apprenant de faire.
Exemple
Pour aider Chloé à déterminer le montant dont elle aura besoin pour clôturer son domaine, tu es invité à :
calculer le périmètre de son domaine ;
réaliser le plan du domaine à l’échelle de …
.
3. Le lexique spécifique des mathématiques
Une grande part de la difficulté des mathématiques, pour les élèves, réside dans les usages spécifiques de mots,
qui ont un autre sens, dans les autres disciplines de l’école, mais aussi dans la vie courante.
Exemples :
a.
(Le) sommet
Dans la vie courante et en géographie, ce mot désigne « la partie la plus élevée d’une chose verticale, le point
ou la partie qui se trouve en haut de quelque chose », alors qu’en géométrie, il désigne l’intersection de deux
côtés d’un angle ou d’un polygone. Ils ne sont donc pas synonymes.
b. (Une) dizaine
Dans la vie courante, une dizaine de… signifie souvent «une quantité voisine de dix (10), environ dix (10)… »
alors qu’en mathématique, cette expression signifie rigoureusement « un groupe de dix(10) unités ».
c. (Une) case
Dans la vie courante, mot désigne une habitation traditionnelle, généralement construite en matériaux légers
dans certains pays tropicaux », alors qu’en mathématique, il désigne « un espace délimité par des lignes se
coupant à angle droit, sur une surface »
C’est ce phénomène que les linguistes appellent la polysémie, c’est -à-dire « le caractère d’un signe qui possède plusieurs contenus, plusieurs sens. »
Pour accéder au sens spécifique aux mathématiques, il est nécessaire que le mot existe dans le répertoire courant des apprenants. Il faut ensuite accéder au sens mathématique par comparaison.
Nous avons choisi, parmi tous les mots qui posent problème, les suivants : décrire, écrire, trouver, ligne, point,
opération, problème. Ils présentent l’avantage d’être présents dans les énoncés du début de l’apprentissage des
mathématiques au CI jusqu’au CM2. Ils fournissent donc de bonnes pistes de réflexion sur cette problématique
lexicale.
Les verbes situent des moments dans l’apprentissage et les types d’exercice, donc des procédures d’apprentissages (sur les savoirs, les savoir-faire), alors que les noms situent les élèves dans des domaines (géométrie
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/ mesure/arithmétique) et dans des savoirs spécifiques.
Les problèmes liés aux noms se situent surtout au niveau de la représentation que s’en font les apprenants
(Confer. « Sommet »). Ils constituent du métalangage disciplinaire (des mots qui permettent de désigner des
notions) et sont donc des « outils ».
3.1. Quel est le sens des verbes décrire, écrire, trouver dans les consignes ?
Ces verbes font partie des consignes transversales à l’école. Quelle est leur spécificité en mathématiques ?
Qu’impliquent-ils au niveau de l’organisation et du déroulement des activités pédagogiques? Autrement dit,
que demande-t-on aux élèves de faire et d’écrire en guise de réponse ?
Voici quelques exemples :
« Décris l’itinéraire de chaque enfant. » (Manuel de mathématique CE1, p.10)
« Écris les nombres suivants sous la forme d’une fraction. », (Manuel de mathématique CM2, p.8)
« Écris en toutes lettres chacun des nombres. » (Manuel de mathématique CM2, p.12)
« Trouve en heures et en jours, le temps consacré à ce jeu durant une décennie, en te rappelant qu’une année
compte 52 semaines. » (Manuel de mathématique CM2, p.7).
- La consigne décrire en mathématiques implique l’utilisation de mots définis en fonction de leurs propriétés (lignes, angles, cercle, etc.). On n’attend pas, contrairement à la manière dont la description se pratique
en français, que l’apprenant utilise des adjectifs qualificatifs qui sortent de ces propriétés (ouvert / fermé /
droit). On n’imagine pas la couleur d’un angle, ni sa beauté. Ainsi, décrire en mathématiques se situe plutôt
du côté de la géométrie, implique d’abord une phase d’observation et de reconnaissance, puis l’attribution de
propriétés qui ont été définies en une notion (angle / ligne, etc.). La consigne qui contient décrire constitue
dans ce sens, tout au long de la situation d’apprentissage, le moyen de vérifier les acquis en termes de savoirs
mathématiques.
- La consigne écrire est plus troublante pour les apprenants, car précisément, une de sa tâche principale à
l’école consiste à écrire ! Que signifie-t-elle donc dans une consigne mathématique ?
En fait, ce verbe est accompagné d’une préposition (en, sous). Il équivaut, le plus souvent, à demander la
transformation d’un élément (chiffre, nombre, schéma) en une formule mathématiques (fraction, équation,
etc.). Cette consigne permet de mettre en place et de vérifier des savoir-faire mathématiques. Elle est complémentaire de la précédente (décrire).
- La consigne trouver est très spécifique en mathématiques, car, dans les autres matières, elle signifie plutôt
« Aller chercher des indices à partir d’énoncés », alors qu’en mathématiques, elle signifie plutôt « Après une
opération justifiée, trouver un résultat ». Il s’agit donc d’une consigne qui implique un exercice complet de
mise en œuvre des savoirs et savoir-faire qui permettent d’obtenir un résultat probable. Les apprenants doivent
vite apprendre que le résultat seul n’est pas suffisant et que leur réponse doit pouvoir permettre de suivre leur
cheminement dans les savoirs et savoir-faire.
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Memento
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3.2. Quel est le sens des noms ligne, point, opération, problème ?
« Trace une ligne courbe fermée. » (Manuel de mathématique CE1, p. 10)
« Marque 3 points A, B, C. » (ibid.)
« Je fais le point. » (ibid., p. 12)
« Effectue chaque opération. » (Manuel de mathématique CM2, p. 12)
« Voici un autre problème proposé en l’an 2000. » (ibid., p. 11)
- Le mot ligne est évidemment un mot tout à fait transversal à l’école ; il fait partie intégrante de l’apprentissage même de la lecture-écriture (« Il faut écrire sur la ligne » ; « Lis la ligne »...). C’est un mot du métalangage scolaire ; il reçoit donc une définition particulière dans chaque discipline. En mathématiques, il désigne
une figure que l’on peut « tracer », mais que l’on peut aussi désigner par ses propriétés. Contrairement à la
ligne d’écriture, elle peut avoir différentes formes (courbe, brisée, etc.). On voit qu’ici la difficulté va résider
pour l’élève dans la représentation qu’il a acquise de la ligne d’écriture (droite, parallèle, etc.) et qui s’accorde
mal avec les propriétés de la ligne en mathématiques (brisée, courbe, fermée, non fermée, etc.).
- Le point pose aussi, comme le mot précédent, des problèmes d’interprétation : il n’a pas le même sens selon
qu’on parle de mathématiques ou de ponctuation, par exemple. En mathématiques, il représente un point d’intersection entre deux droites. C’est pourquoi, pour ne pas le confondre avec le point de la ponctuation, qui lui
au contraire représente une limite, on le fait représenter par une croix ou un signe qui indique ses propriétés.
On constate d’ailleurs que, dans la même situation d’apprentissage (SA), on a deux sens du mot : le point
comme notion mathématique et le point synonyme de « bilan » dans l’expression, « Je fais le point ». Il apparaît aussi dans le système de notation (« 1 point » comme unité de notation). Il est nécessaire que les apprenants aient conscience que ces mots ne sont pas synonymes.
- Les mots «opération» et «problème» relèvent surtout du vocabulaire de la vie courante. Il n’est donc pas certain que tous les apprenants béninois aient déjà maîtrisé leurs sens avant de les rencontrer en mathématiques :
ce sera toujours à vérifier.
En mathématique, le mot opération est un terme qui désigne directement un savoir-faire (addition, soustraction, règle de trois … en arithmétique, transformation en géométrie etc.).
Il peut être illustré par sa transformation en phrase mathématique et il implique la recherche d’un résultat sous
forme de nombre, de position de figure…. Le problème, lui, indique aussi un processus qui doit mettre en
œuvre savoir et savoir-faire (opérations, équations). Il implique que l’apprenant suive un protocole de résolution qui aboutisse à un résultat probable. C’est l’exercice par excellence des mathématiques.
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3.3 Quelques précisions sur le contenu notionnel abordé
Avant de boucler ce mémento, il est convient de clarifier quelques concepts-clés relatifs à la fréquence et au
pourcentage en mathématiques.
a. La fréquence
Au sens général, c’est le caractère de ce qui arrive plusieurs fois.
Mathématiquement parlant et dans la situation synthétisée par le tableau B de la page 10 de l’extrait de manuel
scolaire présentée ci-dessus à la page 14 de ce livret , la fréquence est la fraction qui représente l’effectif des
élèves ayant choisi un passe-temps donné par rapport à l’effectif total, c’est-à-dire la somme des effectifs correspondant au différents passe-temps
Selon cet exemple, le nombre de personnes ayant un même passe-temps constitue l’effectif correspondant à
chaque passe-temps (cinéma, jeux et concours, tourisme, musique). En additionnant ces différents effectifs,
on trouve l’effectif total.
La fréquence est donc la fraction du nombre total de personnes candidates que représente le nombre de personnes candidates par passe-temps.
La fréquence du passe-temps « cinéma » est donc égale au rapport entre le nombre de personnes candidates
ayant ce passe-temps et l’effectif total
Si nous représentons par n l’effectif des personnes candidates ayant le cinéma comme passe-temps et par N
l’effectif de toutes les personnes candidates, la fréquence au niveau du passe-temps cinéma est égale à
Cela revient à dire pour généraliser, que si nous considérons une épreuve dont le résultat est la réalisation ou
la non-réalisation d’un événement A.
Si après avoir répété N fois au total l’épreuve, l’événement A se réalise n fois, on appelle fréquence de l’événement A, le rapport f =
b. Le pourcentage
Pour sa part, le pourcentage c’est la proportion pour cent.
Etant donné un réel positif a, le quotient a/100 est encore noté a%. Cette écriture lue « a pour cent » est appelée
un pourcentage.
Les pourcentages sont très utilisés en statistiques, en mathématiques financières et économiques…
Par exemple, un capital de 128 500F placé à un taux d’intérêt annuel de de 8% rapporte la première année en
franc un montant de 128 500 x 8%, soit x =
, c’est-à-dire 102 80 F.
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Démarche méthodologique
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DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE
Nous te proposons dans cette rubrique une démarche méthodologique pour t’outiller afin d’être en mesure
d’aider efficacement tes apprenants à résoudre les difficultés auxquelles ils sont confrontés et dans la lecture
des consignes en mathématiques et l’écriture des réponses qu’elles impliquent.
•
Pré-activité orale :
reconnaître la consigne mathématique en général et de ses formes.
•
Apprendre à lire les consignes :
•
•
lecture (découverte et identification) des consignes en général ;
•
consignes de mathématiques (les structures grammaticales et le lexique).
Apprendre à écrire les réponses aux consignes :
présentation des canevas d’écriture de réponse en mathématiques.
Comme nous l’avons précédemment souligné, les objectifs des mathématiques à l’école concernent autant les
notions disciplinaires elles-mêmes (comprendre et savoir définir les fractions, par exemple) que la construction de leurs contenus en français. Le français n’est donc pas qu’un « véhicule » des connaissances, mais
aussi un véritable outil de construction des connaissances mathématiques. Ainsi, le travail de renforcement
des compétences linguistiques en mathématiques, à l’oral comme à l’écrit, doit bénéficier non seulement à la
matière elle-même, mais aussi à l’ensemble des champs de formation de l’école. La démarche suivie reprend
exactement celles qui sont préconisées dans les autres livrets IFADEM : partir de l’oral pour arriver à l’écrit ;
intégrer la lecture et l’écriture.
Pour réaliser au mieux cette démarche, il faut prendre le temps de construire soi-même ses outils pédagogiques, sous forme de grandes étiquettes cartonnées, solides et lisibles. Pour les garder longtemps, le mieux
est de les vernir.
Il faut numéroter systématiquement les étiquettes pour pouvoir corriger les activités qui, menées en groupes,
seront vraiment intéressantes car elles impliquent la participation de chacun, la mise en place de stratégies
et la recherche d’indices pour accomplir les tâches demandées. La démarche, telle qu’elle est présentée, est
complète pour ta formation, mais dans ta pratique, tu peux utiliser un des points pour répondre à une difficulté
que tu as repérée dans ta classe.
1. Pré activité orale
Cette première étape permet de vérifier, lors d’une séance de compréhension et expression orales, que les
élèves repèrent :
• les différentes formes de consignes de mathématiques ;
• les verbes qui « disent de faire » ;
• les notions visées par l’énoncé.
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Démarche méthodologique
Ce genre d’activité peut très bien servir d’introduction aux mathématiques à l’école primaire.
1.1. Savoir reconnaître une consigne scolaire
Il s’agit de travailler la reconnaissance de la consigne en s’appuyant sur des énoncés supports, partir d’une
reconnaissance générale qui consiste à repérer, parmi les énoncés différents lus par l’enseignant, ceux qui sont
des consignes et ceux qui ne le sont pas.
Voici quelques énoncés utilisés à l’école :
« Vous prenez vos cahiers », « Effectue les additions », « Passe-moi le pain, s’il te plait », « Les cours commencent à 8h », « Vous finirez ce travail à la maison », « Quel est ton nom ? ».
Pour faire distinguer par les apprenants les consignes et les autres énoncés et introduire le mot consigne,
l’enseignant pose les questions suivantes :
« Qui peut dire cette phrase ?, A qui ? Où ? (École, demande de l’enseignant pour que les apprenants fassent
quelque chose d’autre) et introduire le mot « consigne ».
1.2. Savoir reconnaître une consigne orale et une consigne écrite
Dès le CP, il est important que les élèves interprètent nettement les consignes orales grâce à l’intonation et à
la prosodie. C’est pourquoi nous te renvoyons pour cette question aux livrets 2 et 3.
1.3. Savoir reconnaitre une consigne de mathématiques
À partir de là, on peut entrer dans la reconnaissance de la consigne mathématique, toujours à partir des mêmes
énoncés.
L’enseignant pose les questions suivantes : « Quelles consignes sont utilisées en mathématiques ? Quels mots
te permettent de comprendre la consigne ? Quelle est la consigne qui te demande un travail précis en mathématiques ? ».
On entre enfin dans la consigne de mathématiques :
Consigne : « Fais les additions ».
L’enseignant pose les questions suivantes :
- « Si cette consigne est écrite, qu’est-ce qui manque ? » ( il manque le mot « suivantes ou l’expression « que
voici »)
- « Que dois-tu faire exactement ? » (Effectuer une addition, trouver un résultat)
- « Qu’est-ce que tu dois avoir appris avant de pouvoir répondre à la consigne ? » ( je dois avoir appris à faire
une addition).
À la fin de l’activité, l’enseignant écrit la consigne écrite avec sa réponse complète au tableau et la lit :
Exemple : « Effectue les additions suivantes : 12 + 7 ; 8 + 31 ; etc. »
Réponses : 12 + 7 = 19 ; 8 + 31= 39.
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Démarche méthodologique
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2. Apprendre à lire les consignes
Cette seconde étape va aider les apprenants à lire les consignes. Là encore, il faut y aller progressivement pour
aboutir aux énoncés mathématiques. Il s’agit d’aider les apprenants à découvrir et à identifier les structures
grammaticales et lexicales des énoncés et à formuler des consignes mathématiques, afin de renforcer une compétence de lecture indispensable pour la réussite dans cette matière. Les énoncés choisis doivent tous relever
de l’écrit et avoir en commun de « dire ce qu’il faut faire ».
2.1. Reconnaissance générale (en équipe)
L’enseignant a écrit, sur un ensemble d’étiquettes, des énoncés empruntés à des recettes de cuisine, des
consignes de mathématiques puis de français, des modes d’emploi et des règles de jeu. Sur une autre série, il a
écrit recette, mode d’emploi, règle du jeu, consigne. Il distribue dans chaque groupe les deux jeux d’étiquettes
et demande aux apprenants de les faire correspondre.
La mise en commun à l’oral permet de valider l’ensemble, et surtout, de repérer dans les énoncés les indices
qui permettent le classement par genre : « Quels mots indiquent que c’est une recette, la règle du jeu ? »,
« Quels mots indiquent que c’est une consigne ? ».
On constate ainsi que la consigne scolaire est plutôt brève, qu’elle comporte un verbe qui définit la tâche à
mener (observe, trace, écris, etc.) et des mots qui situent la consigne dans une matière (phrase, verbe, chiffres,
opération, etc.).
2.2. Identification des structures grammaticales impératives et affirmatives des consignes.
Il est important que les apprenants (es) repèrent des structures grammaticales propres aux consignes et sachent
les interpréter comme telles. Pour cela, on va travailler, cette fois-ci, exclusivement sur des consignes de français et de mathématiques. Il s’agit d’abord de faire reconnaitre le sens des consignes impératives, affirmatives
et interrogatives, puis d’aborder les interrogatives totales et partielles.
L’enseignant a écrit sur différentes étiquettes, une série de consignes de français et de mathématiques sous
les deux formes équivalentes, impérative et affirmative (au présent ou au futur). Pour que la reconnaissance
s’opère, il faut un certain nombre de consignes. Il distribue le jeu d’étiquettes aux équipes.
Exemple : « Effectue les additions suivantes», « Tu effectue (ras) s les additions suivantes » ; « Ecris les verbes
au singulier », « Tu écris (ras) les verbes au singulier », etc.
L’enseignant demande d’abord aux équipes de classer les étiquettes : d’un côté, les consignes de français, de
l’autre, celles de mathématiques. Cette première reconnaissance est validée en commun ainsi, les indices qui
ont permis ce classement sont repérés.
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Démarche méthodologique
Ensuite, l’enseignant demande aux équipes de retrouver dans les consignes de français, puis dans les étiquettes
de mathématiques, celles qui ont exactement le même sens. Les apprenants vont être ainsi amenés à constater
que les formes impérative et affirmative, à l’indicatif présent et au futur, ont la même valeur dans les deux
types de consignes. La validation a lieu en commun à l’oral et permet de faire repérer concrètement les formes
dans les étiquettes.
L’enseignant écrit au tableau les équivalences de sens des formes grammaticales différentes.
Exemples : écris = tu écris= tu écriras; trace = tu traces = tu traceras.
2.3. Identification des structures interrogatives totales et des structures interrogatives partielles des
consignes mathématiques.
Cette forme de consigne est particulièrement difficile à interpréter. C’est pourquoi nous l’isolons dans la
démarche, ce qui nous permet aussi de nous centrer, cette fois-ci, sur les seules consignes mathématiques.
L’enseignant a écrit sur des étiquettes des consignes de mathématiques qui utilisent les interrogatives totales.
Par exemple : « Peux-tu tracer deux lignes droites passant par B et C à la fois ? », « Ces lignes sont-elles
confondues ? »
Et des interrogatives partielles comportant les mots interrogatifs les plus représentés (combien ? quel/quelle ?
comment ?).
Par exemple : « Combien de régions présente-t-il ? », « Combien payera-t-il l’ordinateur ? », « quel nombre
vient après ? », « Quel sera le montant de chaque versement ? », « Comment peut-on procéder pour mesurer ? », « Comment procèdes-tu pour additionner ? ».
L’enseignant a écrit sur d’autres étiquettes le début des réponses à chaque consigne en veillant à reprendre
une partie de la consigne (exemple : « ces lignes sont confondues parce que… » ; « Il payera son ordinateur
150 000 francs »). Il distribue les consignes dans un groupe et les débuts de réponse dans un autre. L’activité
consiste à faire correspondre à chaque consigne le début de réponse qui lui convient.
Lors de la validation orale des recompositions d’étiquettes, il est important de faire remarquer ce qui est transversal aux deux manières de poser la question : l’inversion, les tirets, et ce qui est différent : la présence de
mots interrogatifs : combien, comment, quel ?
À partir de là, l’enseignant pose des questions pour faire découvrir le sens des questions totales et partielles :
« Séparez les consignes en 2 groupes : d’un côté celles auxquelles on peut répondre par oui ou non, et de
l’autre, les autres » ; il valide ce partage oralement. Puis, il demande « Pourquoi, la réponse à ces consignes
ne comporte ni oui, ni non ? », « Dans les réponses aux consignes qui comportent les mots comment, combien,
quels, quels sont les mots qui indiquent la réponse ? ».
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Démarche méthodologique
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2.4. Identification de la signification des consignes mathématiques
Les apprenants, après les activités précédentes, ont déjà acquis une compétence de lecture des consignes ; il
reste à les aider à s’approprier plus finement la signification des consignes de mathématiques. Pour cela, on
va aborder l’étude de quelques verbes et notions dont la compréhension est indispensable en contexte mathématique. Dans cet esprit, nous reprenons ceux qui ont été étudiés, précédemment, dans le mémento. Nous y
avons déjà déterminé la valeur « pragmatique » de ces verbes et notions au sein des consignes mathématiques,
c’est-à-dire ce qu’ils demandent aux apprenants de faire. Il reste à voir maintenant, comment procéder d’un
point de vue didactique pour que les apprenants en comprennent bien le sens. C’est de manière contrastive que
l’enseignant va les amener à prendre conscience de la signification mathématique de ces termes, c’est-à-dire
en effectuant des comparaisons avec leur sens courant (la vie quotidienne) et / ou leur sens dans le champ de
formation « français » (lecture-écriture).
Les verbes-clefs : décrire, écrire, trouver
- décrire
En mathématique, la consigne qui contient décrire permet de vérifier la manière dont l’apprenant utilise les
savoirs acquis. Par exemple, « Décris l’itinéraire de chaque enfant » (Manuel de mathématique CE1, p. 10).
Ici, il doit « Décrire » l’itinéraire en termes de « lignes ». Toutefois, cette même consigne est aussi utilisée en
français pour décrire un personnage ou faire le portrait d’un personnage, par exemple.
L’enseignant choisit un même énoncé : « Décris la figure, l’itinéraire, etc. » qui peut être valable en français
et en mathématique.
Il inscrit ces énoncés sur une première série d’étiquettes. Il écrit ensuite, sur une seconde série d’étiquettes
les réponses possibles (en utilisant des adjectifs qualificatifs : beau / belle / droit / courbe, etc.) et sur une 3e
série d’étiquettes, il colle le support à décrire (une photo, une figure géométrique, l’illustration d’un conte, les
itinéraires des enfants, comme à la page 10 du manuel de mathématiques CE1, etc.).
L’activité consiste à reconstituer l’ensemble de la consigne, avec le support, la consigne et la réponse attendue.
La mise en commun permet de retrouver les indices de reconstruction et de faire un premier bilan, avec les
apprenants, sur « Décrire en français » et « Décrire en mathématique ».
- écrire
Par exemple : « Ecris en chiffres le nombre de graines », « Ecris la phrase au présent ».
L’enseignant peut travailler avec deux étiquettes-exemples comme indiqué ci-dessus, et les faire observer par
les apprenants en posant les questions suivantes :
- « Qu’est-ce qui est commun aux deux consignes ? » (On te demande d’écrire quelque chose autrement) ;
- « Qu’est-ce qu’on te demande de faire dans les deux cas ? Compléter ou transformer quelque chose ?»;
- « Retrouve dans la consigne les mots qui t’indiquent que tu es en français » (phrase / présent) ;
- « Retrouve les mots qui t’indiquent que tu es en mathématiques » (chiffre/nombre).
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Démarche méthodologique
- trouver
Par exemple : « Trouve en jours et en heures le temps consacré à ce jeu » ; « Trouve la fin de l’histoire ».
On a vu dans le memento que ce verbe a en mathématiques une valeur pragmatique un peu différente des deux
verbes précédents. En effet, il implique le développement de toute une procédure pour obtenir un résultat (par
exemple, une opération).
En français, il a une valeur plus large, dans la mesure où il équivaut souvent à « imagine ».
A partir de deux étiquettes-exemples, l’enseignant va faire choisir une étiquette par équipe. Chaque équipe
doit reconstituer l’énoncé qui précède nécessairement cette consigne (en français / en mathématiques). Il faut
laisser suffisamment de temps aux équipes de reconstituer ces énoncés et les aider dans cette tâche. Une fois
que les énoncés ont été reconstitués, ils sont lus à la classe. L’enseignant peut ensuite faire le point sur les deux
manières d’interpréter « trouver » dans les deux champs de formation.
Les notions de ligne, de point, d’opération, de problème
Sans entrer dans le détail de ces notions, on peut dire en partant du memento, qu’elles sont toutes polysémiques
c’est-à-dire qu’elles ont plusieurs sens et que selon les disciplines, on leur attribuera un sens plutôt qu’un
autre. Il faut donc aider les apprenants à différencier ces sens en fonction des contextes de lecture.
Deux exercices complémentaires peuvent être intéressants, dans ce sens :
a.
Un exercice d’appariement comme suit :
- soit, deux colonnes qui comportent des phrases contenant l’une la notion, l’autre, une périphrase synonyme
comme celle-ci : « C’est un point final à l’histoire, ce qui signifie que c’est la fin de l’histoire ».
- soit, deux colonnes qui contiennent des bouts de phrases à recoller pour former un énoncé correct comme
par exemple : « Le point est... une intersection entre deux droites ».
b. Le tableau des différents sens dans les divers champs de formation de l’école primaire : français, mathématique, éducation sociale, éducation physique et sportive, éducation artistique et éducation scientifique et
technologique sur l’axe des ordonnées, avec des énoncés qui contiennent la notion sur l’axe des abscisses.
3. Apprendre à écrire les réponses aux consignes mathématiques
La dernière étape consiste à produire avec les apprenants des scénarios d’écriture à partir des consignes mathématiques, de manière à leur permettre d’articuler lecture et écriture. Il s’agit donc d’une étape essentielle car
c’est celle de la mise en place des canevas d’écriture.
Cette première approche, qui devrait être développée dans chaque champ de formation, est fondée sur la
reconnaissance de la grammaire de chaque consigne.
3.1. Savoir répondre aux consignes impératives et affirmatives
Comme étudiées dans le memento, ces tournures sont équivalentes.
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Démarche méthodologique
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Exemples : « Tu traces une ligne courbe », « Marque 3 points sur la droite », « Tu effectueras les opérations
suivantes ».
La réponse attendue ne reprend pas les éléments de la question, mais peut correspondre à un schéma, une opération, un tableau, une équation. La réponse est un signe mathématique ou dénote une organisation spécifique
(tableau, rangement, etc.). On peut dire à partir de là que ce sont des consignes très pragmatiques ; leur réponse
correspond à un savoir-faire mathématique qui n’a pas besoin d’être explicité. Pour faire prendre conscience
de cette réalité aux apprenants, le jeu des étiquettes est efficace.
L’enseignant a produit des étiquettes contenant des consignes impératives, des consignes affirmatives et
des étiquettes contenant les réponses à ces consignes (schémas, équation, tableau). Il introduit une étiquette
« Intruse » qui comporte une forme interrogative : il n’y a pas d’étiquette réponse pour cette dernière. La mise
en commun devrait permettre d’isoler cette consigne comme différente des autres et de montrer pourquoi.
Le travail d’équipe est ici fondamental pour arriver à cette découverte.
3.2. Savoir répondre aux consignes interrogatives
Il en est tout autrement des consignes de type interrogatif qui, elles, ont pour particularité d’être reprises sous
forme affirmative dans la réponse. Il faut cependant, comme dans le memento, séparer interrogation totale et
interrogation partielle.
L’interrogation totale
Exemple : « Ces lignes sont-elles parallèles /confondues ? », « Peux-tu tracer la droite qui passe par…? »
Il a été mis en évidence que, malgré le type d’interrogation, et contrairement à ce qui se passe, dans d’autres
champs de formation, les apprenants répondront seulement par oui ou par non. Ils doivent rédiger leur réponse
en reprenant la question sous forme affirmative (sans le verbe pouvoir) : « Ces lignes sont parallèles / ne sont
pas parallèles… », « Je trace la droite passant par … ». Ensuite, l’élève doit justifier sa réponse ou la démontrer
en faisant appel aux savoirs disponibles (équations, théorèmes, axiomes, etc.).
L’interrogation partielle
C’est le repérage du mot interrogatif qui permet de répondre à la consigne. Reprenons les mots choisis dans le
memento pour illustrer la démarche : combien ? quel ? comment ?
- Combien ?
Par exemple : « Combien de régions ce schéma présente-t-il ? », « Combien payera-t-il l’ordinateur ? »
La réponse est produite grâce à la transformation de la phrase interrogative en affirmative ce qui présente le
résultat suivant : « Ce schéma présente X régions ».
Cela signifie que ce résultat doit être précédé de calculs qui doivent être écrits pour l’annoncer et le justifier.
Par exemple : Un ordinateur coute 200 000 francs. Il obtient une remise de 10%. Combien payera-t-il l’ordinateur ? »
38
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Concevoir des exercices pour
les apprenants
Réponse attendue :
(200 000 F x 10) ÷ 100 = 20 000 F
200 000 F – 20 000 F = 180 000 F
Il paiera l’ordinateur à 180 000 francs.
- Quel/(lle)/(s) ?
Par exemple : « Quel nombre vient après ? », « Quel sera le montant de chaque versement ? ».
La plupart du temps, ce mot interrogatif est utilisé dans une question qui implique un nombre.
Pour répondre, comme dans les autres questions partielles, on transforme la phrase interrogative en affirmative
(on peut avoir besoin d’une relative ou de la préposition « de ») et on ajoute un nombre :
« Le nombre qui vient après est X » ; le montant de chaque versement sera de X francs ».
Quand on a une question du genre « Quelle est la place ? », « Quelle est la nature de ? », la réponse est directe :
« Le chiffre se trouve à la place des unités, des dizaines ou des centaines », « La figure est un rectangle ».
Mais là encore, on attend un développement qui justifie cette affirmation.
- Comment ?
Par exemple : « Comment peut-on procéder pour mesurer une grandeur ? », « Comment procèdes-tu pour faire
une addition ? »
La réponse attendue est une procédure (règle) ou une propriété apprise au cours de mathématique ; elle commence généralement par la préposition « pour » suivie du verbe de la consigne : « Pour mesurer une grandeur,
je/on … » ; « Pour effectuer une addition, je/on … ».
Pour faire reconnaitre le sens de ces différentes interrogations, on procède comme précédemment, avec des
jeux d’étiquettes qui les comportent toutes, et d’autres jeux qui comportent leurs réponses.
Il s’agit pour les apprenants de remettre les étiquettes qui vont ensemble. Le même exercice peut être fait, avec
des structures à compléter dans la réponse.
Ensuite, l’enseignant produit des étiquettes comportant uniquement des réponses et en distribue une à chaque
équipe qui doit produire la consigne correspondante. La séance se termine par l’exercice inverse: l’enseignant
produit des consignes ou une consigne et les élèves doivent y répondre (on peut ajouter un critère de temps).
39
Concevoir des exercices pour
les apprenants
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
CONCEVOIR DES EXERCICES POUR LES APPRENANTS
Tu dois bien distinguer dans cette partie ce qui s’adresse à toi et te permet de renforcer tes compétences linguistiques et professionnelles, et ce que tu peux faire avec tes apprenants. Tu es seul juge de ce qui est possible
avec tes apprenants.
ACTIVITÉ 1 : Pré-activités orales
Exercice 1. Enseigner à reconnaître une consigne scolaire
Objectif : faire reconnaître aux apprenants les énoncés qui sont des consignes scolaires, introduire le mot «consigne».
Voici un ensemble d’énoncés que tu es appelé à communiquer oralement à tes apprenants, Prends-en connaissance et exerce-toi à les dire (attention à l’intonation) :
.« Vous prenez vos cahiers » ; « Effectue les additions » ; « Passe-moi le pain, s’il te plait » ; « les cours commencent à 8h » ;
« Comment s’appelle cette phrase ? » ; « Vous finirez ce travail à la maison » ; « Quel est ton nom ? » ; « Il est temps de rentrer ».

1. Quel est le point commun entre tous ces énoncés ?
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

2. Lis chaque énoncé et précise s’il s’agit d’une demande, d’un ordre ou d’une information.)
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

3. À quoi reconnait-on les consignes ?
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

4. Voici deux questions que tu peux poser à tes apprenants pour qu’ils distinguent les consignes des
autres énoncés. Il en manque une très importante, laquelle ?
- À qui s’adresse cette phrase ?
- Où peut-on dire cette phrase ?
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
40
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Concevoir des exercices pour
les apprenants
Exercice 2. Savoir reconnaître une consigne orale et une consigne écrite
On travaille pour le moment toujours à l’oral uniquement. Voici une suite de consignes orales :
a. « Vous prenez vos cahiers. »
b. « Effectue les additions. »
c. « Comment s’appelle cette phrase ? »
d. « Vous finirez ce travail à la maison. »
e. « Ecris l’itinéraire de chaque enfant. »
f. « Trace une ligne fermée. »

1. Ces consignes ont des formes grammaticales différentes pour le même résultat pragmatique : « dire de
faire », quelles sont ces formes ?
a.
b.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
c.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------d.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------e.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------f.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

2. Quelles sont les consignes qui ne peuvent qu’être orales ?
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

3. Quels indices grammaticaux te permettent de l’affirmer ?
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

4. Quel est l’indice grammatical le plus sûr pour indiquer une consigne écrite ?
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

5. Pourquoi ne l’a-t-on pas mis dans cette activité orale ? picto petite main
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
41
Concevoir des exercices pour
les apprenants
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
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Exercice 3. Enseigner aux apprenants comment reconnaître une consigne en mathématiques
1. Tu utiliseras les mêmes consignes que dans l’exercice précédent :
« Vous prenez vos cahiers » ; « Effectue les additions » ; « comment désigne-t-on cette phrase ? » ; « Vous
finirez ce travail à la maison » ; « Ecris l’itinéraire de chaque enfant » ; « Trace une ligne fermée ».

Voici les questions que tu pourrais poser à tes apprenants. Tu dois d’abord les compléter, puis, les replacer dans un ordre cohérent pour tes apprenants.
a. Quelle est la consigne qui te demande une réponse ________ en mathématiques ?
b. Quels ________ te permettent de ________ que ce sont une (des) ________ mathématiques ?
c. Quelle consigne n’est pas ________ ou ________ en mathématiques ?
d. Quelles ________ peuvent être dites ou ________ en mathématiques ?
a.
b.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
c.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------d.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------2. Observe la consigne suivante : « Effectue les additions ».
a. Si cette consigne est écrite dans un manuel, elle apparait sous la forme « effectue les additions suivantes ».

Quelle question poses-tu pour que les apprenants remarquent cet adjectif verbal très important pour la
lecture des consignes ? picto petite main
?
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------b. C’est le « effectuer » qui donne sa signification à la consigne, qui implique un pré-requis en termes de savoir
mathématique et une procédure de réponse.
Voici un exercice qui permet à tes apprenants de prendre conscience de cette démarche :
« Effectuer une addition » ça signifie ...

... trouver un nombre.

... trouver un résultat sous forme de nombre en montrant que tu utilises les règles de l’addition que j’ai apprises.

... trouver le bon résultat seulement.

Comment procèdes-tu exactement pour exploiter cet exercice dans la classe ?
42
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Concevoir des exercices pour
les apprenants
ACTIVITÉ 2. Comment enseigner à lire les consignes
Exercice 1. Reconnaissance générale
Voici une activité de reconnaissance des différents types de consignes écrites. Tu as produit la série suivante
d’étiquettes numérotées :
1. Pour faire de la citronnade, il te faut : 3 citrons, du sucre et de l’eau. D’abord, lave bien les citrons.
Presse-les dans une cruche, rajoute un dl d’eau et 3cuillèrées de sucre, mélange bien et sers bien frais.
2. Le but du jeu est d’obtenir une famille complète dans tes mains. On distribue d’abord toutes les cartes
aux joueurs. Chaque joueur demande à son tour à un autre joueur une carte qui lui manque pour faire
une famille. Si l’autre joueur possède cette carte, il doit la lui donner, sinon, il dit « pioche » et ainsi de
suite…
3. Chloé se rend au marché pour acheter des fruits ; elle achète cinq bananes à quinze francs l’unité et
douze oranges à vingt-cinq francs chacune. Ecris ces nombres en chiffres et calcule ce qu’elle doit payer
à la marchande.
4. Il y a longtemps que tu veux écrire à ton ami qui vit à Gansosso, au Bénin. Tu lui envoies une lettre où
tu lui racontes ce que tu as fait pendant tes vacances. Utilise les temps de l’indicatif.
5. Pour se servir d’un téléphone portable nouvellement acheté, il faut :
- introduire la batterie et la mettre à la charge pendant environ 06h ;
- introduire ensuite la puce ;
- composer le numéro de téléphone de la personne à qui l’on peut parler ;
- lancer l’appel en appuyant sur la touche verte puis parler au correspondant ;
- appuyer sur la touche rouge pour raccrocher et mettre fin à la conversation.
Sur une autre série d’étiquettes, tu as écrit :
a. Mode d’emploi
b. Recette de la citronnade
c. Consignes de français
d. Consignes de mathématiques
e. Jeu des 7 familles

1. Quelles consignes exactes (travail en équipe / individuel, formulation de questions, durée, etc.) donnestu à tes apprenants pour réaliser cette activité ?
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

2. Quels sont les objectifs précis de cette activité ?
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
43
Concevoir des exercices pour
les apprenants
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Exercice 2. Identification des structures grammaticales impératives et des structures grammaticales
affirmatives des consignes
Voici une série d’étiquettes numérotées comportant des consignes de français et de mathématiques :
a. Effectue les additions suivantes.
c. Écris les verbes du texte au singulier.
b. Tu effectues les additions suivantes.
d. Tu écriras les verbes du texte au singulier.
e. Tu écris les verbes du texte au singulier.
f. Tu effectueras les additions suivantes.

1. Il n’y en a pas assez pour réaliser l’activité, complète cette série avec d’autres consignes sur le même
modèle. picto petite main
a.
b.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
c.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------d.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------e.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------f.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------a.
b.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
c.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------d.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------e.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------f.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

2. Comment t’y prends-tu pour que tes apprenants :
- classent les consignes en fonction de chaque champ de formation (français, mathématiques ou autre) ;
- regroupent celles qui ont le même sens dans plusieurs champs de formation? picto petite main
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
44
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Concevoir des exercices pour
les apprenants
Voici quelques exemples pour t’aider.
Exemples de consignes à classer
1. « Effectue une addition » est spécifique au champ de formation mathématique.
2. « Narre un événement » est spécifique au champ de formation français.
3. « Décris un objet » peut s‘employer aussi bien en français qu’en mathématique.
Exemples de consignes ayant sensiblement le même sens dans plusieurs champs de formation :
1. « Dessine un objet » peut s’employer dans plusieurs autres champs de formation comme (Education artistique, Education Scientifique et Technologique, Education Sociale…).
2. « Résous un problème »
NB :
- certains verbes sont appropriés à un champ de formation donné pour assurer l’enseignement/apprentissage des contenus
de formation spécifiques à ce champ ;
- certains groupes nominaux et certains compléments facilitent la classification des consignes.
Exercice 3. Identification des structures interrogatives totales et des structures interrogatives partielles
dans les consignes mathématiques
Voici une série d’étiquettes numérotées comportant des consignes de mathématiques (ou le début de consignes)
qui sont distribuées aux équipes d’apprenants :
a. Peux-tu tracer deux lignes droites passant par B et C à la fois ?
b. Ces lignes sont-elles parallèles ?
c. Combien de régions ce schéma représente-t-il ?
d. Combien payera-t-il l’ordinateur ?
e. Quel nombre vient après… ?
f. Quel sera le montant de chaque versement ?
g. Comment peut-on procéder pour mesurer… ?
h. Comment procèdes-tu pour additionner ?
1. Voici quelques questions pour démarrer l’activité :
- Classe d’un côté les consignes auxquelles on ne peut répondre par OUI/NON, et de l’autre, celles auxquelles
on peut répondre par OUI/NON.
- Quels sont les mots, qui dans les consignes, permettent ce classement ?
Faire reconnaitre qu’on ne peut pas répondre par oui ou par non quand il y a combien, quel, comment, auxquels.
45
Concevoir des exercices pour
les apprenants
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Tu dois formaliser cette étape de reconnaissance grammaticale après ce premier exercice.

Quelles formes communes et spécifiques mets-tu en lumière avec les apprenants ?
2. Voici une autre série d’étiquettes, comportant le début des réponses à ces consignes :
a. Etiquette représentant deux droites parallèles passant par A et par B (à faire)
b. Ces lignes sont parallèles parce que …
c. Ce schéma représente 4 régions.
d. Il payera son ordinateur 150 000 francs.
e. Le nombre qui vient après est…..
f. Le montant de chaque versement sera de …
g. Pour mesurer…, on doit...
h. Pour additionner, je prends …. et j’ajoute ...
Tu dois proposer une activité qui prend en compte les deux séries d’étiquettes précédentes. Cette activité
aidera les apprenants, à savoir d’une part, qu’aux questions totales en mathématiques on répond par une phrase
affirmative suivie d’une justification et, d’autre part, que les questions partielles appellent des réponses spécifiques.

Comment procèdes-tu exactement pour mener cette activité (consignes, déroulement, formalisation) ?
picto petite main
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
46
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Concevoir des exercices pour
les apprenants
Exercice 4. Identification de la signification des consignes mathématiques
4.1. « Décrire » en français et en mathématique
Voici 3 séries d’étiquettes :
1. Décris la figure suivante :
2. Décris la figure du personnage que tu vois sur la carte à parler du chapitre 63.
a. La carte à parler n°63, « Cousin N’Diombor-le-lapin ».
b. Un carré (image)
A. Le carré a quatre côtés égaux et parallèles deux à deux.
B. Le personnage a un visage sympathique et souriant.

1. Pour réaliser cette activité, produis encore au moins 2 fois 3 séries d’étiquettes sur le même modèle.
1.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
2.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
a.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
b.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
B.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
1.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
2.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
a.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
b.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
B.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
47
Concevoir des exercices pour
les apprenants
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
2. L’activité consiste à distribuer les séries à des équipes différentes. L’objectif est que les équipes reconstituent un exercice complet (image, consigne, réponse). Les équipes doivent donc négocier des « transactions
d’étiquettes » pour la réaliser.

Quelle(s) consigne(s) précise(s) donnes-tu aux équipes ? picto petite main
4.2. « Ecrire » en français et en mathématiques
Voici deux consignes :
« Écris en chiffres le nombre de graines ».
« Écris la phrase au présent ».
Voici une série de questions :
1. Qu’est-ce qui est commun aux deux consignes ? » (on demande d’écrire quelque chose autrement).
2. Qu’est-ce qu’on te demande de faire dans les deux cas : de compléter ou de transformer quelque chose ?
3. Retrouve dans la consigne les mots qui t’indiquent qu’on est au cours de français » (phrase / présent).
4. Retrouve les mots qui indiquent qu’on est au cours de mathématiques (chiffre / nombre).
4.3. « Trouver » en français et en mathématiques
Voici deux consignes :
« Trouve en jours et en heures, le temps consacré à ce jeu. »
« Trouve la fin de l’histoire. »
L’enseignant donne les deux consignes aux élèves qui, répartis en groupe de travail, sont invités à reconstituer
le plus vite possible les énoncés complets qui les précèdent.

1. Que doit comporter obligatoirement l’énoncé qui précède la consigne donnée en français ?
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

2. Que doit comporter obligatoirement l’énoncé qui précède la consigne donnée en mathématiques ?
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------4.4. « la ligne », « le point », « l’opération », « le problème »
48
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Concevoir des exercices pour
les apprenants
Voici un exercice où il faut retrouver les énoncés synonymes :
1. C’est un point final à l’histoire.
a. C’est un point d’interrogation.
2. Un point est une intersection entre 2 droites.
b. C’est le moment de faire un bilan.
3. C’est un point qui fait monter le ton à la fin de la
phrase.
c. C’est la définition de la droite.
4. Maintenant, faisons le point !
d. C’est la fin de l’histoire.
5. Une droite est constituée d’une infinité de points.
e. C’est la définition du point.
6. Mettez au point cet exercice !
f. Préparez bien cet exercice !

1. Produis le même exercice pour la notion d’«opération »
1.
a.
2.
b.
3.
c.
4.
d.
5.
e.
6.
f.

2. Produis le même exercice pour la notion de « ligne » :
1.
a.
2.
b.
3.
c.
4.
d.
5.
e.
6.
f.

3. Quels sont les objectifs de ces exercices ?
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
ACTIVITÉ 3. Comment enseigner à écrire les réponses aux consignes en mathématique
Exercice 1. Savoir répondre aux consignes impératives et aux consignes affirmatives
A- Voici une série d’étiquettes comportant des consignes affirmatives et des consignes impératives et une
consigne « intruse » (interrogative) :
49
Concevoir des exercices pour
les apprenants
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
1. Tu traces une ligne courbe.
2. Marque 2 points A et B sur la droite.
3. Tu effectueras les additions suivantes : ...
4. Comment procèdes-tu pour additionner ces nombres ?
B- Voici une série d’étiquettes comportant les réponses aux trois premières consignes.
a.
b.
c.
Voici les consignes que tu donnes à tes élèves pour la réalisation de l’exercice :
Par groupes de deux :
- retrouvez les réponses aux consignes ;
- retrouvez l’intrus dans les consignes.

1. Comment, d’après toi, les apprenants vont-ils distinguer la consigne intruse ?
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

2. Quel bilan fais-tu après l’exercice, concernant la rédaction des réponses aux consignes affirmatives et
impératives ?
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
50
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Concevoir des exercices pour
les apprenants
Exercice 2. Savoir répondre aux consignes interrogatives
2.1. L’interrogation totale.

Les consignes suivantes sont des phrases interrogatives. Transforme-les en consignes affirmatives
à l’impératif en choisissant un des verbes utilisés habituellement dans ce genre de consignes : tracer,
mesurer, calculer, effectuer, trouver.
a. Ces lignes sont-elles parallèles ?

b. Peux-tu tracer la droite qui passe par…?

c. Quel est le prix de deux oranges ?

d. Laquelle de ces réponses est la bonne ?

e. Combien font 56 – 50 ?


Écris ensuite le début des réponses à chaque consigne.
a.
b.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
c.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------d.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------e.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Quel est l’objectif de cet exercice ?
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------2.2. L’interrogation partielle
1. Question « Combien ? »

Chacune des phrases suivantes est la réponse à une question posée. Les réponses sont dans le
désordre. Remets-les dans l’ordre.
a. Combien de régions ce schéma représente-t-il ?
ce / régions / représente / 6 / différentes / schéma
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
51
Démarche méthodologique
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
b. Combien payera-t-il l’ordinateur ?
150 000 francs / ordinateur / coute / un
de 10% / une remise / soit 15 000 francs / il a
135 000 francs / 150 000 francs/ – 15 000 francs =
il / l’ordinateur / payera / 135 000 francs / à
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

2. Produis le même type d’exercice pour la question « Quel (le) ? »
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

3. Produis le même type d’exercice pour la question « Comment ? »
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
52
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS Recueil d’exercices pour les apprenants
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
RECUEIL D’EXERCICES POUR LES APPRENANTS
Dans la rubrique précédente, nous t’avons déjà proposé des activités pour te permettre d’encadrer plus efficacement tes apprenants. Elles sont en partie reprises ici et complétées par d’autres. Il te revient d’évaluer leur
pertinence par rapport au contexte de ta classe et de les y adapter si nécessaire.
ACTIVITÉ 1. Pré activité orale
Cette étape est particulièrement intéressante au CE1, avant l’entrée dans l’étude des mathématiques ou dans
les premiers temps de son enseignement / apprentissage.
Exercice 1
Objectif : reconnaître les énoncés qui sont des consignes scolaires.
Déroulement : l’enseignant demande aux apprenants d’imaginer dans quelle situation certaines
consignes sont énoncées à l’oral.

Consignes : « Vous prenez vos livres. » - « Effectue les additions au tableau. » - « Passe-moi le sel,
s’il te plait. » - « La récréation est à 10 h. » - « Comment s’appelle ce texte ? » - « Vous finirez ce
travail à la maison. » - « Quel âge as-tu ? » - « Il est temps de sortir ».
Il y en a 4 parmi ces phrases qui sont des consignes, c’est-à-dire des demandes de travail, de tâches scolaires,
qu’un enseignant peut dire aux élèves : quelles sont-elles ?
Exercice 2
Objectif : reconnaître une consigne de mathématique
Déroulement : l’enseignant énonce une série de consignes à l’oral, puis demande à une équipe
d’apprenants de classer les consignes en fonction du champ de formation : français/mathématique.
Lors de la mise en commun, seules les consignes de mathématique sont retenues.

Consignes :
a. « Vous prenez vos livres. »
b. « Effectue les additions. »
c. « Comment s’appelle ce texte ? »
d. « Vous finirez ce travail à la maison. »
e. « Écris en chiffres l’âge de chaque enfant. »
f. « Trace une ligne fermée. »
53
Recueil d’exercices pour les apprenants

RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Objectif : reconnaître une consigne de mathématiques (suite)
Déroulement : l’enseignant répète à l’oral les mêmes consignes que dans l’exercice précédent, puis
il pose une série de questions.
Consignes :
a. « Vous prenez vos livres. »
b. « Effectue les additions. »
c. « Comment s’appelle ce texte ? »
d. « Vous finirez ce travail à la maison. »
e. « Écris en chiffres l’âge de chaque enfant. »
f. « Trace une ligne fermée. »
Exercice 3
Questions
1. Quels indices dans les consignes te permettent de dire que ce sont des consignes mathématiques ?
2. Quelle consigne, parmi celles-ci, n’est pas dite ou lue en mathématiques ?
3. Quelle est la consigne qui te demande une réponse justifiée en mathématiques ?
4. Écoute bien la consigne : « effectue les additions ». Elle signifie...
1. ... trouver un nombre.
2. ... trouver un résultat sous forme de chiffres en montrant que j’utilise les règles de l’addition que j’ai
apprises.
3. ... trouver le bon résultat seulement.
ACTIVITÉ 2. Lire / comprendre les consignes
Exercice 1

54
Objectif : reconnaissance générale des consignes.
Déroulement : des étiquettes comportant des textes sont distribuées à des équipes différentes.
Une autre série d’étiquettes comportant la définition de ces textes est distribuée à d’autres
équipes. Le jeu consiste à retrouver les étiquettes qui vont ensemble (laisser les élèves développer leurs stratégies langagières) et à réunir les équipes qui les possèdent.
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PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
1. Pour faire de la citronnade, il te faut : 3 citrons, du sucre et de l’eau. D’abord, lave bien les
citrons. Presse-les dans une cruche, rajoute un dl d’eau et 3 cuillérées de sucre, mélange bien et
sers bien frais.
2. Le but du jeu est d’obtenir une famille complète dans tes mains. On distribue d’abord toutes
les cartes aux joueurs. Chaque joueur demande à son tour à un autre joueur une carte qui lui
manque pour faire une famille. Si l’autre joueur possède cette carte, il doit la lui donner, sinon, il
dit « pioche » et ainsi de suite…
3. Sika se rend au marché pour acheter des fruits, elle achète cinq bananes à quinze francs l’unité
et douze oranges à vingt-cinq francs chacune. Écris ces nombres en chiffres et calcule ce qu’elle
doit payer à la marchande.
4. Il y a longtemps que tu veux écrire à ton ami qui vit à Gansosso, dans le département de l’Alibori
au Bénin, tu lui envoies une lettre où tu lui racontes ce que tu as fait pendant tes vacances, utilise
les temps de l’indicatif.
5. Pour mettre en service un téléphone neuf, introduire la batterie et la mettre en charge pendant
24h. Ensuite, introduire la puce. Entrer un numéro de téléphone et appuyer sur la touche verte pour
parler au correspondant. Pour raccrocher, appuyer sur la touche rouge.
a. Mode d’emploi
b. Recette de la citronnade
c. Consignes de français
d. Consignes de mathématiques
e. Jeu des 7 familles
Objectif : Identifier la synonymie des formes impératives et des formes impératives affirmatives.

55
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Recueil d’exercices pour les apprenants
Exercice 2
1. Relier les consignes qui ont le même sens.
Mesure
la
droite qui passe
par les deux
points
•
Recopie
la
phrase au présent
• Tu écriras les
•
Tu
conjugueras
le verbe au passé
composé
•
•
•
Écris les verbes du
texte au singulier
•
Tu effectueras
les opérations
suivantes
•
•
Tu recopies la
phrase au présent
•
• Tu conjugues le
verbe au passé composé
Tu écris les
verbes du texte
au singulier
•
•
Tu mesureras la
droite qui passe
par les deux points
•
• Tu effectues les
Conjugue
le
verbe au passé
composé
•
•
Tu fais les additions suivantes
•
Tu feras les
additions suivantes
verbes du texte au
singulier
• Effectue les additions suivantes
opérations suivantes
• Tu recopieras la
phrase au présent
• Tu mesures le seg•
•
Effectue les opérations suivantes
•
ment de droite qui
passe par les deux
points
2. Classer les consignes dans ce tableau selon leur forme grammaticale et leur appartenance au français ou aux
mathématiques :
Français
Formes impératives
Formes affirmatives
(présent)
Formes affirmatives
(futur)
56
Mathématiques
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PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Exercice 3
Objectif : Reconnaître le sens des structures interrogatives totales et des structures interrogatives partielles dans les consignes mathématiques.

Transforme les consignes interrogatives en consignes affirmatives ou impératives en utilisant les verbes, tracer, effectuer, mesurer, calculer, trouver.
1. Peux-tu tracer deux lignes droites passant par B et C à la fois ?
2. Ces lignes courbes sont-elles superposées ?
3. Combien de régions ce schéma représente-t-il ?
4. Combien coute l’ordinateur ?
5. Quel nombre vient après… ?
6. Quel sera le montant de chaque versement ?
Exercice 4
Objectif : Préciser la tâche à effectuer.
Déroulement : retrouver le sens de quatre consignes.

Coche pour chaque consigne l’énoncé qui correspond à ce que tu dois faire.
1. Indique les unités de mesure de durée que tu as utilisées.
 Je dois répondre en donnant une heure précise.
 Je dois préciser si j'ai utilisé des heures, des minutes ou des secondes pour faire l'exercice.
 Je dois dire en combien de temps j'ai fait l'exercice.
2. Quel est l’effectif des députés de notre Assemblée Nationale ? Calcule le nombre de femmes députées de
notre Assemblée Nationale.
 Je dois calculer le nombre de députés hommes puis le nombre de députées femmes à l'Assemblée
Nationale.
 Je dois trouver le nombre global de députés de notre Assemblée Nationale. Je dois, ensuite, calculer le
nombre de femmes députées.
 Je dois calculer le nombre de députés qui fréquentent l'Assemblée Nationale et le nombre de femmes
députées.
57
Recueil d’exercices pour les apprenants
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
3. Comment procèdes-tu pour trouver la moyenne d’une série ?
 Je dois dire quels calculs j'effectue en général pour trouver la moyenne d'une série.
 Je dois trouver la moyenne d’une série.
 Je dois additionner une série.
Exercice 5

Objectif : énoncer les spécificités des consignes mathématiques
Déroulement : les apprenants répondent par vrai ou faux aux questions qui suivent chaque
consigne.
1. « Décris la figure suivante. »
a. Cette consigne est une consigne de français : vrai / faux
b. Cette consigne est une consigne de mathématiques : vrai / faux
c. Tu dois décrire le visage d’un personnage : vrai / faux
d. Tu dois décrire une figure de géométrie : vrai / faux
e. Pour décrire la figure, tu dois utiliser des mots comme belle / neuve / gentille : vrai / faux
f. Pour décrire la figure, tu dois utiliser des mots comme parallèle, perpendiculaire, droite, courbe : vrai / faux
2. « Écris en chiffres le nombre de graines. »
a. Cette consigne est une consigne de mathématiques : vrai / faux
b. Tu dois compter le nombre de graines : vrai / faux
c. Tu dois transformer le nombre de graines en chiffres : vrai / faux
d. Tu dois écrire en lettres le nombre de graines : vrai / faux
3. « Trouve, en jours et en heures, le temps consacré à ce jeu. »
a. Cette consigne est une consigne de mathématiques : vrai / faux
b. Tu dois calculer le temps que dure ce jeu : vrai / faux
c. Tu dois additionner le nombre de jours que dure ce jeu : vrai / faux
d. Ton résultat doit comporter un nombre de jours et un nombre d’heures : vrai / faux
Exercice 6

58
Objectif : distinguer les sens respectifs de certains mots en mathématiques.
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS Recueil d’exercices pour les apprenants
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Coche les verbes qui peuvent se trouver dans une consigne de mathématiques avec les mots point, ligne, problème, opération.
Un point
Une ligne
Un problème
Une opération
Placer
Additionner
Observer
Mettre
Nommer
Calculer
Mesurer
Passer par
Résoudre
Effectuer
Faire
Voir
ACTIVITÉ 3. Écrire les réponses aux consignes en mathématiques
Exercice 1
Objectif : distinguer les consignes qui appellent une réponse sous forme de schéma, opérations,
etc.
Déroulement : L’enseignant donne à une équipe d’apprenants une série de 4 consignes comportant des consignes affirmatives et impératives et une consigne « intruse » (interrogative) ; il
donne à une autre équipe 3 réponses. Le but du jeu est d’associer les réponses aux consignes et
de retrouver la consigne intruse.

Associe les réponses aux consignes et trouve la consigne intruse.
Consignes :
1. Tu traces une ligne courbe.
2. Marque 2 points A et B sur la droite.
3. Tu effectueras les additions suivantes.
4. Comment procèdes-tu pour additionner ces nombres ?
59
Recueil d’exercices pour les apprenants
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
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Réponses :
a.
b.
c.
Exercice 2 (suite du précédent)

Objectif : répondre à une consigne comportant une interrogation partielle
Déroulement : les apprenants ont isolé la consigne « intruse ». Ils doivent produire un début de
réponse.
Comment répondras-tu à cette consigne ? Comment procèdes-tu pour additionner ces nombres ?
Exercice 3
Objectif : Savoir répondre aux consignes interrogatives
Déroulement : chaque consigne a une réponse qu’il faut compléter.
1. Ces lignes sont-elles parallèles ?
Ces _________ _________ pas __________ , elles sont __________.
2. Combien fait 56 – 50 ?
56 – 50 _________ 6
60
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS Recueil d’exercices pour les apprenants
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
3. Quel est le prix de deux oranges ?
_________ oranges _________ 15 francs.
4. Laquelle de ces réponses est la bonne ?
La _________ réponse est le numéro 6.
5. Pourquoi ABCD est-il un carré ?
_________ est _________ _________ parce que ___________________________.
Exercice 4
Objectif : savoir répondre aux consignes interrogatives partielles
Déroulement : les consignes suivantes sont suivies de réponses dans le désordre. Il faut les
remettre dans l’ordre.

Remets les réponses aux questions dans l’ordre :
1. Combien de régions ce schéma représente-t-il ?
ce / régions / représente / 6 / différentes / schéma
2. Combien payera-t-il l’ordinateur ?
150 000 francs / ordinateur / coûte / Un
de 10% / une remise / soit 15 000 francs / il a
135 000 F / 150 000 F – 15 000 F =
il / l’ordinateur / payera / 135 000 F/à
3. Quel instrument utilise-t-on pour mesurer une droite ?
utilise / droite / pour / une / mesurer / on / une règle graduée
4. Comment se note un segment ?
se / un / entre / segment / note / crochets
Exercice 5
Objectif : savoir répondre aux consignes interrogatives (suite).

61
Recueil d’exercices pour les apprenants
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
1. Chacune des phrases suivantes est une réponse à une consigne. Il faut retrouver la question qui a été posée.
a. Deux cahiers coûtent 150 francs, (question : combien)
b. ABCD est un rectangle, (question : quel(le))
c. Pour calculer le périmètre d’un carré, il faut …. (question : comment)
d. Le prix d’un kilo de mangues est de 300 francs. (question : quel(le))
2. Voici des consignes auxquelles il manque le mot interrogatif ; il faut d’abord les compléter et ensuite y
répondre en se servant des mots de la consigne, sans donner les résultats.
a. Dans la classe d’Aɖoɖo, il y a 25 garçons et 27 filles. _____________ y a-t-il d’élèves en tout ?
b. Au premier trimestre, Xoɖɔnu a obtenu les notes suivantes en mathématiques : 7, 15 et 14. _____________
sera sa moyenne en mathématiques ?
c. Au marché de Firu, le kilo de riz coute 500 francs et le kilo de viande, 2 500 francs. Je veux acheter 500
grammes de riz et un demi-kilo de viande. _____________ vais-je dépenser ?
d. _____________ procèdes-tu pour multiplier un nombre décimal par 10 ?
62
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Bilan de l’appropriation du livret
BILAN DE L’APPROPRIATION DU LIVRET
Evalue :
1. Tes acquis en termes de :
a) savoirs :
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------b) savoir-faire :
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------2. Leur mode de construction (autonomie, rôle du tuteur...)
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------3. Comment penses-tu réinvestir ces acquis ?
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------4.
Quelles difficultés as-tu rencontrées ?
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Comment les as-tu surmontées ?
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
CETTE AUTO-ÉVALUATION EST
À PARTAGER AVEC VOTRE TUTEUR
63
Corrigés
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
CORRIGÉS
AUTO-EVALUATION
Auto-test 1 : f
Auto-test 2 :
Écris
différent
Cite
Différent
Calcule
Différent
Effectue
Différent
Indique
Différent
Complète
Identique
Reproduis
Identique
Trouve
Différent
Classe
Identique
Décris
Différent
Construis
Différent
Auto-test 3 :
Le sommet
Différent
L’angle
Différent
L’addition
Identique
La suite
Différent
La somme
Identique
La figure
Différent
La table
Différent
Le résultat
Différent
L’opération
Différent
Le nombre
Identique
L’égalité
Différent
Auto-test 4 : vrai: 2 – 3 – 5 – 6 - 8; faux: 1 – 4 – 7
Auto-test 5 : À PARTAGER AVEC TON TUTEUR.
64
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Corrigés
CONCEVOIR DES EXERCICES POUR LES APPRENANTS
ACTIVITÉ 1
Exercice 1
1. Tous ces énoncés sont des injonctions (une demande de faire, de dire quelque chose) à des degrés divers et
dans différentes situations.
2. Vous prenez vos cahiers : (consigne /ordre )
Effectue les additions : (consigne)
Passe-moi le pain, s’il te plait : (demande)
Les cours commencent à 8h : (consigne / invitation à être à l’heure)
Comment s’appelle cette phrase ? : (Consigne)
Vous finirez ce travail à la maison : (ordre / conseil / consigne (
Quel est ton nom ? : (demande )
Il est temps de rentrer : (demande)
3. On reconnaît les consignes par le fait qu’elles comportent des mots du lexique de l’école (cahiers, travail)
ou des disciplines de l’école (phrase, effectue, addition).
4. Dans quelle situation peut-on dire cette phrase ? Qui peut dire cette phrase ?
Exercice 2
1. a. forme affirmative (indicatif présent) ; b. forme impérative ; c. forme interrogative partielle (indicatif présent) ; d. forme affirmative (indicatif futur) ; e. forme impérative ; f. forme impérative.
2. « Vous prenez vos cahiers » et « Vous finirez ce travail à la maison » ne peuvent être qu’orales. Les autres
peuvent éventuellement être écrites.
3. Les indices grammaticaux qui permettent d’affirmer que ces consignes sont orales : l’énonciation (pronom
« vous » ; adjectif possessif « Vos » ; l’adjectif démonstratif « Ce »).
4. L’indice grammatical le plus sûr pour une consigne écrite est l’utilisation de l’infinitif (effectuer / prendre,
etc.).
5. On ne l’a pas utilisé dans cette activité orale car, pour le 1er groupe des verbes, il est homonyme de la forme
impérative 2e personne du pluriel (effectuer / effectuez). Or dans cette première activité, les apprenants ne
voient pas les formes écrites de ce que dit l’enseignant.
Exercice 3
1.
D. Quelles consignes peuvent être dites ou lues en mathématiques ?
B. Quels mots te permettent de comprendre que ce sont une (des) consignes mathématiques ?
C. Quelle consigne n’est pas dite ou lue en mathématiques ?
A. Quelle est la consigne qui te demande une réponse précise en mathématiques ?
2.
a. Quel est le mot dans la consigne qui indique où se trouvent les additions ?
b. À PARTAGER AVEC TON TUTEUR.
65
Corrigés
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
ACTIVITÉ 2
Exercice 1
1. À PARTAGER AVEC TON TUTEUR.
2. Cette activité permet de faire reconnaitre différents types d’énoncés et leur fonction.
Exercice 2
1. À PARTAGER AVEC TON TUTEUR.
Fais bien attention à produire des consignes avec l’impératif, l’indicatif présent et le futur.
2. Fais un tableau avec les consignes de mathématiques d’un côté et celles de français, de l’autre. Récence les
consignes qui sont synonymes (qui ont le même sens).
3. Il faut arriver à la conclusion que « Ecris-tu » / « Ecris » / « Tu écriras » ont le même sens dans une consigne.
Exercice 3
1. Il faut mettre en évidence la forme commune (la forme interrogative inversée avec le tiret) et la forme spécifique (la présence des mots interrogatifs : comment, quel, combien ? )
2.À PARTAGER AVEC TON TUTEUR.
Cette activité est intéressante en équipes. Il faut demander aux équipes de retrouver les consignes et les
réponses qui vont ensemble, en justifiant leur réponse (exemple : quels mots vous ont aidés à retrouver la
réponse à la consigne ?). Ensuite, en grand groupe, tu demandes pourquoi certaines associations ne sont pas
possibles. Tu dois terminer en mettant en évidence les questions où on répond implicitement par oui ou par
non « ces lignes sont-elles parallèles ? » et celles où il faut répondre par un chiffre, une explication, « combien
payera-t-il l’ordinateur ? ».
Exercice 4 : Repérage de la signification des consignes mathématiques
4.1
1. À PARTAGER AVEC TON TUTEUR.
L’activité consiste à distribuer toutes les séries à des équipes différentes. L’objectif est que les équipes reconstituent un exercice complet (image, consigne, réponse). Les équipes doivent donc négocier des « transactions
d’étiquettes » pour la réaliser.
2. À PARTAGER AVEC TON TUTEUR.
Chaque équipe doit avoir une série d’étiquettes. Ensuite, il faut organiser une bourse aux échanges de manière
à ce qu’au final, les équipes reconstituent une série complète (image / consigne / réponse). Il faut aider les
élèves à poser des questions aux autres équipes pour identifier les différentes étiquettes ; tu peux aussi ensuite
autoriser les élèves à se déplacer pour aller lire les étiquettes des autres équipes. Le mieux est de demander à
chaque équipe de désigner un ou deux négociateurs qui seront chargés d’aller dans les autres équipes, alors
qu’eux-mêmes négocieront les échanges. Il faut donner une consigne de fin d’activité (toutes les séries sont
reconstituées. La première équipe qui reconstitue une série gagne le jeu).
4.2.
1. Ce qui est commun aux deux consignes, c’est que l’on demande aux élèves d’écrire quelque chose d’une
autre manière.
66
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Corrigés
2. On demande de transformer quelque chose.
3. Les mots « phrase » et « présent » indiquent que cette consigne est donnée en classe de français.
4. Les mots « chiffre» et « nombre » indiquent que cette consigne est donnée en classe de mathématiques.
4.3.
1. et 2. : À PARTAGER AVEC TON TUTEUR
3. Ces exercices permettent de prendre conscience de la polysémie (existence de plusieurs sens) de ces mots
et de leur sens particulier en mathématiques.
ACTIVITÉ 3
Exercice 1
1. À PARTAGER AVEC TON TUTEUR
2. Il faut mettre en évidence le fait qu’on répond souvent aux consignes affirmatives et impératives par des
schémas, des équations, des figures.
Exercice 2
A.
1. L’objectif de cet exercice est de faire prendre conscience qu’on répond à une consigne de ce genre en transformant la phrase interrogative de la consigne en phrase affirmative.
2. À PARTAGER AVEC TON TUTEUR voir aussi corrigés activités pour les élèves, activités 2, exercice 3.
Exemple : Ces segments de droite ont-ils la même mesure ? Signifie : mesure ces segments, Réponse : ces
segments de droite ont la même mesure.
B. 1et 2 : À PARTAGER AVEC TON TUTEUR
ACTIVITÉS POUR LES APPRENANTS
ACTIVITÉ 1
Exercice 1
Les quatre consignes : « Vous prenez vos livres » ; « Effectue les additions » « Comment s’appelle ce texte ? » ;
« Vous finirez ce travail à la maison ».
Exercice 2
Seule la consigne ne peut pas être une consigne émise en mathématiques.
Exercice 3
1. Les verbes « Effectuer », « Tracer une ligne », les mots « Additions », « Chiffres » et « Ligne fermée » permettent de dire que ce sont des consignes mathématiques.
2. La consigne c.
3. La consigne b demande une réponse justifiée par des additions qu’il faut réaliser.
4. La consigne : « Effectue les additions » signifie : trouve un résultat sous forme de chiffres en montrant qu’on
utilise les règles de l’addition apprises.
67
Corrigés
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
ACTIVITÉ 2
Exercice 1. À élaborer et à améliorer en classe
Exercice 2
1 et 2
Français
Mathématiques
Formes impératives
Écris les verbes du texte au singulier.
Recopie la phrase au présent.
Conjugue le verbe au passé composé.
Mesure la droite qui passe par les deux
points.
Fais les additions suivantes. Effectue les
opérations suivantes.
Formes affirmatives
(présent)
Tu écris les verbes du texte au singulier.
Tu recopies la phrase au présent. Tu
conjugues le verbe au passé composé.
Tu mesures la droite qui passe par les
deux points.
Tu fais les additions suivantes.
Tu effectues les opérations suivantes.
Formes affirmatives
(futur)
Tu écriras les verbes du texte au
singulier.
Tu recopieras la phrase au présent.
Tu conjugueras le verbe au passé
composé.
Tu mesureras la droite qui passe par les
deux points
Tu calculeras les additions suivantes.
Tu effectueras les opérations suivantes.
Exercice 3
1. Trace deux lignes droites passant par B et C à la fois.
2. Mesure ces lignes courbes. Sont-elles égales ?
3. Trouve le nombre de régions que ce schéma représente.
4. Calcule le coût de l’ordinateur.
5. Trouve le nombre qui vient après.
6. Calcule le montant de chaque versement.
Exercice 4
1. Je dois préciser si j’ai utilisé des heures, des minutes ou des secondes pour faire l’exercice.
2. et 3. Je dois trouver le nombre global de députés de notre Assemblée Nationale. Je dois, ensuite, calculer
le nombre de femmes députées.
4. Je dois dire quels calculs j’effectue en général pour trouver la moyenne d’une série.
Exercice 5
1.
a. Cette consigne est une consigne de français : faux
b. Cette consigne est une consigne de mathématiques : vrai
c. Tu dois décrire le visage d’un personnage : faux
d. Tu dois décrire une figure de géométrie : vrai
e. Pour décrire la figure, tu dois utiliser des mots comme belle / neuve / gentille : faux
f. Pour décrire la figure, tu dois utiliser des mots comme parallèle, perpendiculaire, droite, courbe : vrai
68
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
Corrigés
2.
a. Cette consigne est une consigne de mathématiques : vrai
b. Tu dois compter le nombre de graines : faux
c. Tu dois transformer le nombre de graines en chiffres : vrai
d. Tu dois écrire en lettres le nombre de graines : faux
3. « Trouve en jours et en heures le temps consacré à ce jeu »
a. Cette consigne est une consigne de mathématiques : vrai
b. Tu dois calculer le temps que dure ce jeu : vrai
c. Tu dois additionner le nombre de jours que dure ce jeu : vrai
d. Ton résultat doit comporter un nombre de jours et un nombre d’heures : vrai
Exercice 6
Un point
Placer
Une ligne
Un problème
Une opération
X
Additionner
Observer
X
Mettre
X
Nommer
X
X
X
Calculer
X
Mesurer
Passer par
X
X
X
Résoudre
X
Effectuer
X
Faire
X
Voir
ACTIVITÉ 3
Exercice 1
A élaborer et à améliorer en classe
Exercice 2
« Pour additionner ces nombres, j’ajoute … »
Exercice 3
1. Ces lignes ne sont pas parallèles, elles sont (perpendiculaires) ;
69
Corrigés
RENFORCER L’APPROPRIATION DU FRANÇAIS
PAR ET POUR LES MATHÉMATIQUES
2. 56-50 = (fait) 6
3. Deux oranges coutent 15 francs.
4. La bonne réponse est « le numéro 6 ».
5. ABCD est un carré parce que …
Exercice 4
1. Ce schéma représente 6 régions différentes.
2. Un ordinateur coute 150 000 francs, il a une remise de 10% soit 15 000 francs.
150 000 francs – 15 000 francs =135 000 Francs.
Il payera l’ordinateur à 135 000 francs.
3. Pour mesurer une droite, on utilise une règle graduée.
4. Un segment se note entre crochets.
Exercice 5
1.
a. Combien coutent deux cahiers ?
b. Quelle est le nom de cette figure ?
c. Comment calcule-t-on le périmètre d’un carré ?
d. Quel est le prix d’un kilo de mangues ?
2.
a. Dans la classe d’Aɖoɖo, il y a 25 garçons et 27 filles ; combien y a-t-il d’élèves en tout ?
- En tout, dans la classe d’Aɖoɖo, il y a X élèves.
b. Au premier trimestre, Xoɖɔnu a obtenu les notes suivantes en mathématiques : 7, 15 et 14. quelle sera sa
moyenne en mathématiques ?
- Sa moyenne de mathématiques, sera de X / 20.
c. Au marché, le kilo de riz coute 500 francs et le kilo de viande, 2500 francs. Je veux acheter 500 grammes
de riz et un demi kilo de viande, combien vais-je dépenser pour le : diner?
- Je vais dépenser X francs.
d. Comment procèdes-tu pour multiplier un nombre décimal par 10 ?
Réponse : Pour multiplier un nombre décimal par 10, je déplace la virgule d’un rang vers la droite.
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