La transformation des céréales

La transformation des céréales
MISEREOR
Les Sahéliens peuvent
LIVRET DE L’APPRENANT DES MEMBRES DES OP
SUR LA TRANSFORMATION DES CEREALES
Thème 1 : hygiène et techniques
2ème édition, Août 2008
Conception et rédaction : Cellule formation de l’ONG AcSSA Afrique Verte Niger
B.P : 11 751 Niamey, Tél. : 20 72 22 93, Fax : 20 75 54 60
Email : avniger@intnet.ne
Site internet : www.afriqueverte.org
Financement : Commission Union Européenne et fondation MISEREOR
SOMMAIRE
INTRODUCTION
1. DEFINITIONS
2. CEREALES
3. CONDITIONNEMENT
3.1 L’emballage
3.2 L’étiquetage
4. EQUIPEMENTS
5. BONNES PRATIQUES D’HYGIENE,
DE FABRICATION ET DE CONSERVATION
L’emplacement et la disposition des locaux
Le choix des surfaces
Le choix du matériel et des équipements
Les techniques de nettoyage et de désinfection
(locaux/équipements)
L’hygiène du corps
L’hygiène du comportement et des habitudes
Les états de santé
Le circuit du personnel
L’ordre dans l’atelier
Les visites
Le transport des céréales
La réception des céréales
La gestion des stocks / entreposage de la matière
première
Le stockage des produits finis
Fiche technique 1 : Dégué de mil (précuit emballé)
Fiche technique 2 : Couscous sorgho (précuit emballé)
Fiche technique 3 : Jus de mil (prêt à consommer)
Fiche technique 4 : Couscous de riz (précuit emballé)
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INTRODUCTION
Les céréales constituent l’alimentation quotidienne de la population nigérienne (75 et 85 %). Elles sont en général préparées par les femmes dans
les familles, ce qui leur demande plusieurs heures de travail.
Dans les centres urbains sahéliens, les modes de vie changent et les femmes travaillent de plus en plus pour subvenir aux besoins familiaux. Elles
ont moins de temps à consacrer à la cuisine et recherchent des produits de
qualité, plus rapides à cuisiner que les plats traditionnels.
Les produits transformés à base de céréales locales sont produits par des
unités de transformation artisanales. Les femmes sont soit organisées en
groupements, soit en micro entreprises.
Au sein des groupements, les transformatrices mettent en commun le matériel de travail et leurs moyens financiers, et partagent leur savoir-faire.
Ils regroupent en général 7 à 15 femmes aux moyens modestes qui ne
peuvent investir individuellement en matériel de travail et en matières
premières. Pour ces femmes, la transformation est un moyen essentiel
d’amélioration de leur situation sociale et économique.
Les micro-entreprises artisanales sont dirigées par des promotrices qui
travaillent avec 1 à 3 personnes membres de leur famille ou ayant un statut de salariées. Les promotrices ont une vision davantage économique.
Deux circuits de vente coexistent : La vente à domicile ou ambulante (les
clients sont des personnes aux revenus moyens, qui recherchent des produits de consommation courante) et la vente dans les supermarchés et
supérettes de la capitale ou grandes villes secondaires (couches aisées ou
étrangers).
Le secteur de la transformation de céréales au Niger est marqué par une
recherche active et continue menée par le Laboratoire de Technologie
Alimentaire au sein de l’INRAN (développement de nouveaux produits et
variétés).
Il est indispensable de mettre sur le marché des produits de qualité et
compétitif (prix, quantité) afin de conquérir le consommateur urbain, exigeant et averti.
Cette recherche de qualité doit débuter dès la sélection des céréales en
tant que matière première, car la qualité du produit fini dépend en grande
partie des modalités d’approvisionnement, triage, stockage et conserva3
tion des céréales. Elle doit se poursuivre durant le processus de transformation qui doit être parfaitement maîtrisé, notamment à travers le respect
des normes d’hygiène et de qualité.
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1. DEFINITIONS
Transformation : Action de donner à quelque chose une autre forme, un
autre aspect.
La transformation primaire comprend les opérations de nettoyage, de décorticage et de mouture (moulin). La transformation secondaire comprend
des opérations plus sophistiquées qui utilisent des produits résultants de
la transformation primaire (farine), comme la fermentation, le roulage, la
cuisson à la vapeur, le séchage.
Matière première : produit à l’état brut (ex : céréales).
Céréale : plante aux fruits farineux, cultivée pour la production de grains
(sorgho, mil, blé, maïs. On peut la différencier du niébé, de l’arachide).
Processus : suite d’opérations (ex : processus de fabrication qui est la
suite des opérations, telles que le vannage, le décorticage, le lavage, le
séchage, la mouture, …
Conditionnement : ensemble des activités liées à la conception et à la
fabrication de l’emballage des produits.
Emballage = Ce dans quoi on met les produits (ex : sac plastique, boîte,
caisse,..)
Etiquette = fiche attachée ou collée à un objet pour en indiquer le contenu, le prix, le fabricant.
Produit pré-cuit : produit qui a déjà été cuit et nécessitera une cuisson
moins importante lors de sa consommation.
Conserver un produit : C’est le garder en le préservant des altérations
qu’il est susceptible de subir.
Hygiène : l’ensemble des mesures destinées à prévenir les infections et
l’apparition de maladies infectieuses. Pour les denrées alimentaires, ce
sont les mesures et les conditions nécessaires pour maîtriser et garantir le
caractère propre à la consommation humaine d’une denrée alimentaire
compte tenu de l’utilisation prévue.
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2. CEREALES
Les principales céréales disponibles à Zinder sont le mil et le sorgho.
D’autres matières accessibles peuvent être transformées, comme le niébé,
l’arachide, le manioc, l’igname.
La qualité des produits finaux commence dès le choix des semences. La
qualité du grain est un élément central pour la production de produits de
qualité. Le promoteur doit par conséquent bien s’informer sur les caractéristiques des grains qu’il veut transformer.
Ensuite, il convient de signaler que la récolte et le battage représentent
des étapes au cours desquelles les grains de mil et de sorgho peuvent être
contaminés par des éléments étrangers impropres à l’alimentation humaine (cailloux, sables et autres débris….).
Les céréales ont des vertus diététiques (mils et sorgho bénéfiques pour la
santé humaine: Obésité, intolérance du gluten, diabètes…).
Afin de trouver sur le marché des matières de qualité qui répond aux besoins définis par les transformatrices, une solution est envisageable qui
est la contractualisation avec les producteurs (achat en gros) : entente en
amont de la récolte sur le prix de vente, la quantité, et la qualité.
Pour l’achat des céréales, il faut :
•
Contrôler la qualité des produits (toucher, vue, odeurs, pesées).
•
Vérifier la conformité par rapport aux exigences de la transformation (impuretés, infestations, moisissures).
•
Ouvrir un sac de chaque type et vérifier le contenu.
6
3. CONDITIONNEMENT
3.1 L’emballage
Le choix de l’emballage est primordial. Il doit :
Protéger l’aliment contre des poisons, des bactéries, des virus, des vers ;
Préserver ses qualités et réduire sa vitesse de dégradation ;
Informer l’utilisateur du produit et le rendre attractif ;
Faciliter sa distribution et son utilisation.
L’emballage ne doit transmettre aux produits aucune substance toxique,
ni aucune odeur ou saveur indésirables.
Pour les produits céréaliers transformés, trois catégories d’emballage peuvent être utilisées : plastiques, carton/papier, aluminium.
Les sachets plastiques les plus utilisés sont ceux en polyéthylène (PE),
basse densité (BD), de 60 à 80 microns d’épaisseur.
Le PE n’est pas totalement étanche à l’air, ni très résistant. Il convient
pour des produits transformés qui sont achetés et consommés rapidement
(6 mois à 1 an). Pour les produits roulés, il faut utiliser des sachets de 90
à 100 microns d’épaisseur.
Pour trouver un emballage, s’organiser entre unités de transformation
pour des opérations d’achats groupés en sachets plastique PE chez les
commerçants locaux ou les fabricants de la sous région.
Un sachet imprimé améliore sensiblement la présentation du produit
mais son coût est important et l’impression tient difficilement sur les
emballages PE. L’étiquetage est la solution.
3.2 L’étiquetage
L’étiquette ou zone d’impression doit être attrayante et refléter les
atouts du produit.
Les informations à mentionner :
• Le nom de l’aliment, en indiquant la véritable nature du produit.
• Le nom et l’adresse de l’entreprise (aussi contact téléphonique, mail).
• Le poids net du paquet (le contenant).
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• La liste des ingrédients énumérés selon leur proportion par ordre dé-
croissant (du plus au moins).
• Les dates de fabrication et limite de consommation.
• Les conditions particulières (stockage, âge minimum).
• Le mode d’emploi et les quantités suggérées.
HAYNI DAMBOU – couscous de mil
Préparation
Verser le sachet dans un récipient
Tremper avec de l’eau le couscous
Egoutter
Cuire à la vapeur 10 minutes
Assaisonnez
Se sert avec la sauce que vous
voulez
Composition : mil, eau, beurre
A consommer avant : 31/12/2007
Fabriqué par : DAMBOUTOUT
BP 10 210 NIAMEY Niger
Tel : 20 72 35 90
Mail : damboutout@intnet.net
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4. EQUIPEMENTS
Les équipements présentés sont dits traditionnels ou améliorés, adaptés
aux petites unités de transformation.
1. Le battage (producteurs)
En général, utilisation de bâtons ou foulage aux pieds à terre ou sur des
bâches.
Le mode de battage a une influence sur le taux d’impureté des sacs achetés qui a des conséquences sur le temps de nettoyage des grains et la qualité des produits transformés.
2. Le nettoyage
Elimination des impuretés des grains avec un van ou un plateau (pour les
impuretés légères).
Il existe des possibilités de mécanisation (machine) mais rares.
3. Le décorticage
Elimination de l’enveloppe et d’une partie du germe (son) de a partie centrale (amande) de grains de mil et de sorgho.
Traditionnellement effectué au mortier, puis par tamisage et vannage.
Utilisation aussi du décortiqueur du quartier.
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4. Le lavage
Un nettoyage à l’eau après le décorticage entraîne un début de fermentation naturelle. Il permet d’améliorer l’aspect du produit ultérieur. Il permet de séparer les grains décortiqués et lavés des résidus de grains de
sable et à éliminer les particules. Utilisation de calebasses et bassines.
5. Le broyage (mouture)
Production de la farine à partir des grains décortiqués lavés ou non.
Utilisation d’un mortier ou généralement d’un moulin (au quartier).
6. Le tamisage
Cette opération consiste à séparer les produits de mouture. Elle se fait
généralement manuellement à l’aide d’un tamis. La farine peut être humidifié avec de l’eau froide pour certaines préparations.
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7. Le roulage et granulation
Souvent réalisée de façon manuelle.
8. L’étuvage (cuisson)
La cuisson à la vapeur (couscoussier) est utilisée pour la transformation
des produits roulés (couscous, degue,..). Cette opération se fait en une,
deux ou trois répétitions de 15 à 20 minutes chacune.
9. Le séchage (pour les produits roulés et précuits)
Plusieurs systèmes énergétiques : énergie solaire, gaz, électricité.
Le séchage traditionnel est le plus répandu en Afrique de l’Ouest et adapté à
des petites productions. Son inconvénient majeur reste sa dépendance aux
conditions climatiques et la maîtrise de
la qualité du fait de l’exposition à l’air.
Il consiste à exposer le produit à l’air et
sous l’action des rayons solaires.
Astuces :
Les grains ne doivent pas être étalés directement sur le sol nu. Les
grains doivent être étalés en couches minces, sur des surfaces appropriées et propres. Les surfaces de séchage peuvent être recouvertes par
des moustiquaires. Pour augmenter la vitesse de séchage, les grains doivent être placées à une hauteur suffisante, permettant une bonne circulation de l’air chaud à travers la masse de grains. Il faut éviter toute reprise d’humidité. Le séchage doit être uniforme et rapide pour éviter le développement des moisissures, d’insectes ou autres sources de nuisances
(insectes, oiseaux) et l’excès d’humidité dans le produit final.
Il est recommandé d’éviter des procédés appliquant directement la flamme au produit.
11
D’autres types de séchage….
L’utilisation de séchoirs « coffre » ou « boîte de séchage »
L’utilisation de séchoirs à gaz ou mixtes et de séchoirs « coquillage » à
énergie solaire
12
10. Le conditionnement
Pesée : utilisation d’une balance commerciale ou d’un récipient (mesure)
contenant l’équivalent du poids voulu.
Mise en sachet manuelle des produits.
Fermeture des sachets : utilisation d’une machine électrique (thermo soudeur) ou du scotch.
11. Le stockage
Les produits avant d’être distribués doivent être stockés dans des conditions telles que le développement et la multiplication des microorganismes soient impossibles, que leur présence soit facilement détectable, et leur destruction soit facile.
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5. BONNES PRATIQUES D’HYGIENE, DE FABRICATION ET
DE CONSERVATION
Les produits alimentaires peuvent être le siège de diverses modifications
pendant leur production, récolte, transport, stockage, transformation ou
distribution, qui sont :
• des modifications d’odeur, couleur, goût, aspect :
⇒ diminution de la valeur marchande (pertes économiques)
⇒ image négative de l’entreprise.
• des risques pour la santé des consommateurs (maladies, mort)
⇒ des procès contre l’entreprise
⇒ paiement de taxes
⇒ fermeture de l’entreprise.
Dans la transformation alimentaire, un danger est tout élément biologique, chimique, ou physique qui peut contaminer une denrée alimentaire et
rendre malade le consommateur.
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15
Les levures provoquent des maladies diarrhéiques
Les bactéries sont à l
origine de diverses
infections :
fièvres
typhoïdes ; dysenterie
Virus
Vers
Les virus sont à l
origine de maladies virales
Les vers sont à
l’origine gastro
entérites ; bilharzioses
Les
insectes
provoquent
la
perte de qualité
de la matière
première et des
infections bactériennes
Insectes
Parasitaires
Pierres, sable, cailloux
Détergents ; lubrifiants ; produits de
nettoyage
Des moyens peuvent être mis en œuvre pour prévenir les contaminations dans la transformation et garantir
la santé des consommateurs.
Les moisissures
occasionnent des
maladies telles
que les cancers
Effets des contaminations biologiques sur l’homme
Levures
Bactéries
Matière plastique
Additifs alimentaires
Viraux
Danger biologique
Eclats de verres
Pesticides, antibiotiques, hormones ; polluants
Danger physique
Moisissures
Débris de métaux
Débris de bois, de
paille, d’épis :
Microbiologiques
Substances contenues
dans certains emballages
Poison libéré par la
moisissure
Danger chimique
L’emplacement et la disposition des locaux
•
•
•
•
Locaux éloignés des milieux malsains !
Vestiaires et toilettes adéquats, convenables, bien situés, éclairés, aérés.
Bon éclairage.
Séparation des zones : séparation entre zones froides et zones chaudes, entre zones sèches et zones humides d’autre part.
L’installation des équipements de façon à faciliter leur entretien et leur
maintenance.
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Le choix des surfaces
Les sols doivent être :
• Lisses
• Sans crevasse
• Recouverts d’un
revêtement lavable
• Légèrement inclinés afin
de faciliter l’écoulement
des liquides
Les murs doivent être :
• Lisses
• Etanches
• Sans fissures
• Faciles à dépoussiérés
• Lavables
Les ouvertures doivent
être (fenêtre, porte) :
• Dotées de moustiquaires
• Fonctionnelles
• Lavables
Les plafonds doivent
être :
• Etanches
• Sans fissures
• Lavables
Le choix du matériel et équipement
Du matériel (fûts, tamis, bacs, tables
de conditionnement, cuves,..) facile à
nettoyer, au besoin démontable, ne
présentant pas de source de contamination.
De préférence du matériel en acier
inoxydable ou en plastique.
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Les techniques de nettoyage et de désinfection (locaux/équipements)
Pour une propreté physique, microbiologique.
Le nettoyage élimine les souillures. Utilisation d’un détergent tel le savon. Permet d’obtenir la propreté physique (visible) mais pas la propreté
microbiologique.
La désinfection élimine ou détruit les micro-organismes indésirables. UtiPour réussir un bon nettoyage
Pour bien désinfecter
1. Commencer par l’élimination des gros
déchets en surface.
1. Faire un bon nettoyage
complet.
2. Mouiller à l’eau savonneuse et frotter
pour faciliter le détachement des déchets.
2. Choisir un désinfectant en
fonction des germes à
combattre (pour faire ce
choix, il faut faire appel à
un bon spécialiste).
3. S’assurer que le détergent utilisé
convient.
4. Rincer à l’eau simple pour enlever toutes les saletés détachées.
3. Privilégier l’utilisation de
l’eau chaude
5. Faire sécher aussi rapidement que
possible afin d’empêcher le développe-
lisation d’un désinfectant.
L’hygiène du corps
1. Vêtements
Ils doivent protéger le produit de
la présence humaine (respiration,
desquamation, flore de la peau) :
• Les choisir de couleur claire (pour
•
•
•
•
•
•
repérer facilement les saletés),
Les choisir amples
Éviter les plis, poches, boutons
Avoir des manches longues et
Être fermés au poignet et au col.
Changer de vêtement régulièrement.
Les laver régulièrement
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2. Cheveux
Les recouvrir d’un bonnet ou d’un foulard
3. Gants
Port de gants fortement conseillé.
Ne dispense en aucun cas du lavage et de la désinfection des mains.
4. Bijoux
Retirer les bijoux (bagues, boucles d’oreilles, broches, bracelets). Ils
constituent des dangers physiques et microbiologiques et sont maintes
fois oublié.
5. Mains : l’hygiène des mains = TRES IMPORTANTE.
Quand se laver les mains ?
• Avant de commencer le travail,
• Avant de mettre des gants,
• Après chaque absence au lieu de travail,
• Après passage aux toilettes,
• Après chaque pause,
• Après avoir touché un objet contaminé,
• Après des gestes naturels comme se moucher, tousser, éternuer,
• Après avoir manipuler des déchets, emballages, des caisses ou sacs de
céréales sales,
• Entre la manipulation d’un aliment cru et d’un aliment cuit.
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Comment se laver efficacement les mains?
1. Mouiller les mains et poignets avec de l’eau potable.
2. Appliquer le savon.
3. Savonner vigoureusement les mains pendant une quinzaine de seconde.
4. Brosser les ongles à l’aide d’une brosse en nylon.
5. Rincer abondamment à l’eau courante,
6. Essuyer à l’aide de papier à usage unique de préférence.
Conseils
L’utilisation de vernis à ongles et crèmes (notamment
dépigmentaires) est fortement déconseillée. Les ongles seront
propres et coupés courts.
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L’hygiène du comportement et des habitudes
Pendant la production, pas de doigts …
Au cours des manipulations, il est interdit de :
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Éternuer,
Se moucher,
Cracher,
Crier,
Gratter la tête ou la figure,
Se peigner,
Fumer,
Manger,
Mâcher de la cola ou du chewing-gum,
Utiliser les cure-dents,
Avoir un crayon derrière l’oreille...
Les états de santé
Les produits manipulés par des personnes saines non atteintes de maladies contagieuses.
Dans beaucoup de pays, une visite médicale annuelle par employé est
obligatoire.
Le chef d’entreprise doit avoir sur le lieu de production une pharmacie
bien fournie.
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En cas de maladies telles que nausées, diarrhées, vomissements… informer le chef d’atelier qui doit impérativement écarter le malade
de la chaîne de production
En cas de blessure, couvrez la plaie avec un
pansement imperméable ou un doigtier.
Le circuit du personnel
Toute circulation humaine dans l’atelier est source de contamination =>
réduire au minimum ses déplacements et respecter le sens de circulation
du « propre » vers le « sale ».
Exemple :
Les personnes chargées de la réception des produits crus ne
doivent pas rentrer dans les locaux de production sans au
préalable se laver les mains et changer de vêtements.
L’ordre dans l’atelier
Eviter que les objets non utilisés pour le
travail s’y trouvent, car ceux-ci pourraient entraîner une transmission d’impuretés ou de microbes aux produits.
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Les visites
Les visiteurs doivent respecter les consignes d’hygiène: ne pas visiter
l’endroit de conditionnement, ne pas toucher les produits non conditionnés, ne pas éternuer, etc…
Instaurer au besoin, un jour réservé aux visites et s’assurer du respect des consignes d’hygiène par les visiteurs.
Le transport des céréales
Le moyen de transport doit être propre, sans trace de liquide quelconque,
destiné au transport d’aliments de même catégorie (céréales).
Pendant le transport, les matières premières doivent être protégées avec
une bâche.
La réception des céréales
Avant la réception, s’assurer que la salle est propre et désinfectée
La gestion des stocks/ entreposage de la matière première
Ranger les sacs de céréales selon la méthode du 1er entré / 1er sorti,
(stocker les sacs récemment arrivés au fond de la salle de stockage).
Etiqueter chaque lot (groupe) de sacs nouvellement arrivé (un numéro
spécifique, la nature des céréales et la date de réception).
Eviter le contact direct ou indirect avec d’autres produits alimentaires de nature différente pour empêcher la contamination des
produits par d’autres récoltes.
Retenons
Un stock de céréales qui a été infesté
pendant l’entreposage peut être récupéré en utilisant un insecticide de
contact.
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Précautions pour le stockage des céréales
Méthodes préventives
• Sécher les grains à leur arrivée
• Mettre les sacs sur des palettes
• Si possible, nettoyer les grains (vannage) dès la réception avant stockage
• Ouvrir les fenêtres quand l’air intérieur est trop humide
• Eviter de stocker les tas de sacs de céréales trop près des mûrs
Méthodes curatives
• ouvrir les sacs et saupoudrer les grains avec un insecticide de contact
• pulvériser l’insecticide de contact sur les sols et les mûrs
• appliquer des rodenticides (contre les rongeurs)
Les insectes et les rongeurs se développent plus facilement dans un local
sale. C’est pourquoi il est important de procéder régulièrement au nettoyage et au lavage de la salle de stockage.
Nettoyage de la salle de stockage
A la fin de chaque journée : balayage du plancher, des coins et des palettes
A la fin de chaque semaine : balayage des mûrs, des côtés des tas de sacs
et des rainures des portes
A la fin de chaque mois : balayage des toits et des grillages de ventilation
A chaque fois que le magasin est vide : nettoyage complet et application
si besoin de l’insecticide
Le stockage des produits finis
Avant distribution, doivent être stockés dans des conditions telles que le
développement et la multiplication des micro-organismes soient impossibles, que leur présence soit facilement détectable, et leur destruction soit
aisée.
24
•
•
•
•
Lieux de vente et environnement immédiat des produits = propres.
Pas de vente des aliments (surtout non emballés) à même le sol.
Contenants d’aliments placés sur des supports (type table) d’au
moins un (1) mètre de hauteur.
L’hygiène individuelle est recommandée.
Précautions à prendre pour les opérations de production
Toute unité de transformation doit rédiger un diagramme de fabrication
comprenant toutes les opérations unitaires de la fabrication selon leur
succession dans la fabrication du produit.
A chaque étape, tous les intrants nécessaires sont spécifiés, ainsi que les
quantités à utiliser.
Ainsi, à chaque opération les risques de contaminations sont identifiés et
les solutions à mettre en œuvre (autocontrôle) sont écrites et communiquées.
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Précautions conseillées
Contrôle visuel du triage et vannage
et des ustensiles.
Utiliser eau et ustensiles propres.
A défaut des séchoirs, le séchage doit
s’effectuer sur des aires aménagées
(cimentées) ou sur des tables en hauteur, lavables, isolés de toute influence de poussière, route, dépôt d’ordures, eau usagée, toilettes, etc.
S’assurer avant de faire moudre ses
grains au moulin, que celui-ci est
bien lavé et désinfecté, et exempt de
toute odeur étrangère
Veiller à ce que les mailles des tamis
soient de même taille, qui empêche
les impuretés de passer
Descriptions, risques
Source de contamination par des dangers physiques (débris, pierres et impuretés diverses) passés
par inattention lors de la manipulation.
Utilisation d’eau insalubre
Etape à risque du fait que les produits sont exposés à l’air libre sur des pagnes, des sachets, des
nattes étalés aux abords des routes où les poussières cheveux et autres débris pourraient souiller
les produits lorsqu’ils sont déjà nettoyés ou
broyés.
Contamination par le meunier et mauvaise mouture des graines
Passage d’impuretés
Opérations
Triage/
vannage
Lavage
Séchage
Mouture
Tamisage
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Produit refroidi sous protection
(tissu aéré ou moustiquaire tendue).
Opération où le risque de contamination réside
surtout dans les ustensiles qui sont parfois de propreté douteuse, et part les opérateurs qui ne prennent pas souvent le temps de se laver les mains.
Le refroidissement après la cuisson présente un
risque de contamination des produits.
Roulage
Cuisson
Séchage
Protection de la farine fermentée
prête au roulage contre les mouches.
Lavage des mains.
Nettoyage du matériel et désinfection du matériel qui ne doit jamais
être posé à terre.
Mélange/
Pétrissage
Produits en cours de séchage non
manipulés avec les mains => utiliser un râteau en aluminium facile à
désinfecter.
Contrôler l’aération et l’humidité.
Respecter les règles de base de
l’hygiène à savoir bien laver et désinfecter les mains et les ustensiles
avant la manipulation.
Effectuées par les mains des utilisateurs qui ne
prennent pas souvent le temps des les laver et nettoyer avant ou entre deux opérations.
Développement de micro-organismes et développement d’odeurs.
Précautions conseillées
Descriptions, risques
Opérations
28
10 min
35f/tia
5 min
10-15 min
Nettoyage à
sec
Décorticage
Tamisage
Lavage
Trier les cailloux et les saletés à l’aide d’un van, d’un plateau, ou de deux
calebasses. Mesurer le nombre de tasses de mil et le déposer dans une bassine.
Amener au décorticage le mil dans la bassine (décorticage avec une décortiqueuse ou au mortier).
Séparer le son du mil à l’aide d’un tamis simple moyens trous.
Avec de l’eau propre, laver dans une calebasse les grains décortiqués et tamisés pour extraire les impuretés, cailloux, saletés.
Remarque : le temps de lavage dépend du taux d’impuretés dans le sac et
donc la qualité du choix du mil.
Sortir des lots en commençant par les sacs entrés en première position. Remarque : choisir du mil rouge, payé dès les premières récoltes pour avoir
du degue d’une couleur et une odeur attrayantes.
Matériels
Déstockage
pour la trans- 2 tias
formation
Description/observations
Ingrédients
Temps/
Qté/coût
Marmite, couscoussier, calebasse, bassine moyenne, spatule en bois, louche
avec trou, natte de séchage, tissu blanc, van, tamis, fourneau, emballage
(sachet, carton) balance, saut, gobelet , saut avec couvercle, contenant pour
conditionnement, étiquette
Mil, beurre, eau
Opérations
Fiche technique 1 : Dégué de mil (précuit emballé)
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Tapage
Cuisson 2
Mouillage
Cuisson 1
Tamisage
Roulage
Mouture
Tamisage
Mélange/
pétrissage
Tamisage
Repos
Egoutter le mil dans la calebasse. Verser le mil dans une bassine couverte et
le laisser reposer pendant 20 minutes.
25f/tia
Amener le mélange au moulin du quartier pour obtenir de la farine.
5 min
Enlever le son et le reste des impuretés à l’aide d’un tamis fin.
Mettre un peu d’eau sur la farine pour la délayer en la mélangeant avec les
2 min
mains.
5 min
Tamiser la farine mouillée avec un tamis moyen.
Dans une calebasse, rouler (tourner) les grumeaux avec la main petit à petit
30 min
pour former le degue.
10 min
Tamiser avec un tamis spécial degue.
Remplir au ¾ une marmite d’eau. Poser le couscoussier sur la marmite et le
coller à la marmite à l’aide d’un morceau de tissu, de la cendre,..). Poser au
45 min
fond du couscoussier un drap blanc propre (utilisation exclusive) sur lequel
vous déposez le degue. Recouvrir. Laissez cuire 45 minutes et vérifier que le
couscoussier reste hermétique avec la marmite.
A l’aide d’une louche à trou, en lever le degue pour le déposer dans une bas5 min
sine. A l’aide d’une spatule, taper pour détacher le degue.
Verser un peu d’eau, du beurre.
Remettre le degue à cuire en respectant les mêmes règles de la première
5-10 min
cuisson. Laisser cuire 5 à 10 minutes.
A l’aide d’une louche à trou, enlever le degue pour le déposer dans une bas2 min
sine. A l’aide d’une spatule, taper pour détacher le degue encore une fois.
20 min
30
Le degue se consomme avec du lait caillé, du lait frais, du yaourt à n’importe quel moment de la journée.
Temps/
Description/observations
Qté/coût
2 à 3 Etendre en hauteur (sur une table) une natte couverte d’un linge blanc.
jours
Déposer le degue. Laisser sécher 2 à 3 jours.
A l’aide d’un van, enlever les saletés qui ont pu se déposer pendant le sécha5 min
ge.
5 min
Tamiser avec le moyen tamis pour avoir du degue uniforme.
Utiliser des sacs plastiques résistants qui permettent une bonne conservation.
Déposer une quantité de degue avec précaution en utilisant une louche, sans
10 min
mettre les mains à l’intérieur du sachet. Pesé le sachet et ajusté la quantité
voulue.
Fermer le sachet alors pesé à l’aide d’un thermo soudeur.
10 min
Vérifier que la soudure est correctement faite afin de préserver la conservation et éviter les pertes en produit.
Scotcher l’étiquette sur chaque emballage, qui reprend les mentions suivantes : le nom du produit, les ingrédients, le contact du producteur, le mode
5 min
opératoire, le poids, la date de fabrication et la date de péremption, les
conditions de stockage.
Dans de bonnes conditions, et si il a été bien séché, le degue se conserve 1 à
1 à 2 ans
2 ans.
Préparation
pour consom- 10 min
mation
Stockage
Etiquetage
Conditionnement
Emballage/
Pesée
Tamisage
Vannage
Séchage
Opérations
Recette
(conseils de préparation)
Avec 500g de degue on peut faire plaisir à 8 personnes.
Pour cela :
•
•
•
•
•
•
•
•
Verser le sachet de degue dans un récipient.
Couvrir le degue d’eau bouillante en grande quantité.
Enlever (verser) l’eau en surface.
Couvrir 5 minutes et laisser refroidir.
Mélanger le degue avec du lait caillé, du lait frais, ou
du yaourt.
Aromatiser et Sucrer à volonté
Verser le mélange dans un bol ou une tasse individuelle.
Déguster.
Important
Le degue peut se faire avec du sorgho en utilisant le
même procédé de fabrication.
31
32
35f/tia
5 minutes
15 minutes
10-15 min
Décorticage
Tamisage
Trempage
Lavage
Avec de l’eau propre, laver les grains décortiqués et tamisés dans une
calebasse pour extraire les impuretés, cailloux, saletés.
Remarque : le temps de lavage dépend du taux d’impuretés dans le
sac et donc la qualité du choix du sorgho.
Marmite, couscoussier, calebasse, bassine moyenne, spatule en bois,
louche avec trou, natte de séchage, tissu blanc, van, tamis, fourneau,
emballage (sachet, carton) balance, saut, gobelet
Sorgho, beurre, eau
Description-observations
Sortir des lots en commençant par les sacs entrés en première position.
Vérifier leur qualité.
Trier les cailloux et les saletés à l’aide d’un van, d’un plateau, ou de
deux calebasses.
Mesurer le nombre de tasses de mil et le déposer dans une bassine.
Amener le sorgho au décorticage dans la bassine (décorticage avec
une décortiqueuse ou au mortier).
Séparer le son du sorgho à l’aide d’un tamis simple moyens trous.
Vanner.
Tremper le sorgho dans une bassine d’eau propre pendant 15 minutes.
Temps/qté/
coût
Déstockage pour 2 tias
la transformation
Nettoyage à sec 10 minutes
Ingrédients
Matériels
Opérations
Fiche technique 2 : Couscous de sorgho (précuit emballé)
33
5 minutes
5 minutes
45 minutes
5 minutes
5-10 min
Tamisage
Mélange/
pétrissage
Tamisage
Cuisson 1
Mouillage
Cuisson 2
Tapage
25f/tia
Mouture
2 minutes
2 minutes
20 minutes
Repos
Enlever le son et le reste des impuretés à l’aide d’un tamis fin.
Mettre un peu d’eau sur la farine pour la délayer en la mélangeant
avec les mains.
Tamiser la farine mouillée avec un tamis moyen.
Remplir au ¾ une marmite d’eau. Poser le couscoussier sur la marmite
et le coller à la marmite à l’aide d’un morceau de tissu, de la cendre,..). Poser au fond du couscoussier un drap blanc propre (utilisation
exclusive) sur lequel vous déposez le couscous. Recouvrir. Laissez
cuire 45 minutes et vérifier que le couscoussier reste hermétique avec
la marmite.
A l’aide d’une louche à trou, enlever le couscous pour le déposer dans
une bassine. A l’aide d’une spatule, taper pour détacher le couscous.
Verser un peu d’eau, du beurre.
Remettre le couscous à cuire en respectant les mêmes règles de la première cuisson. Laisser cuire 5 à 10 minutes.
A l’aide d’une louche à trou, enlever le couscous pour le déposer dans
une bassine. A l’aide d’une spatule, taper pour détacher le couscous
encore une fois.
Egoutter le sorgho dans la calebasse.
Etendre le sorgo sur une natte, recouverte d’un linge propre. Laisser
reposer pendant 10 minutes.
Amener le mélange au moulin du quartier pour obtenir de la farine.
34
5 minutes
5 minutes
Vannage
Tamisage
Tamiser avec le moyen tamis pour avoir du couscous uniforme.
Etendre en hauteur (sur une table) une natte couverte d’un linge blanc.
Déposer le couscous. Laisser sécher 1 à 2 jours.
A l’aide d’un van, enlever les saletés qui ont pu se déposer pendant le
séchage.
Utiliser des sacs plastiques résistants qui permettent une bonne
conservation.
Emballage/
10 minutes Déposer une quantité de couscous avec précaution en utilisant une
Pesée
louche, sans mettre les mains à l’intérieur du sachet. Peser le sachet et
ajuster la quantité voulue.
Fermer le sachet alors pesé à l’aide d’un thermo soudeur.
Conditionnement 10 minutes Vérifier que la soudure est correctement faite afin de préserver la
conservation et éviter les pertes en produit.
Scotcher l’étiquette sur chaque emballage, qui reprend les mentions
suivantes : le nom du produit, les ingrédients, le contact du producÉtiquetage
5 minutes
teur, le mode opératoire, le poids, la date de fabrication et la date de
péremption, les conditions de stockage.
Dans de bonnes conditions, et si il a été bien séché, le couscous se
Stockage
1 à 2 ans
conserve 1 à 2 ans.
10 minutes Le couscous se consomme avec du lait caillé, du lait frais, du yaourt à
Consommation
de prépara- n’importe quel moment de la journée.
Il peut être accompagne de sauce.
tion
1 à 2 jours
Séchage
Recette (conseils de préparation)
Avec 500g de couscous, on peut préparer 3 à 4 assiettes,
servi avec de la sauce légumes, sauce oseille, kopto (feuilles
vertes bien cuites au préalable).
Version 1 : Pour cela, verser le sachet dans un récipient.
• Verser de l’eau froide en grande quantité puis essorer.
• Déposer au fond du couscoussier un linge propre.
• Déposer le couscous au fond du couscoussier sur le linge.
• Laissez cuire 10 minutes.
• A l’aide d’une louche mettre le couscous du couscoussier
dans un récipient.
• Bien malaxer pour avoir un couscous uniforme
• Ajouter un peu d’eau, assaisonner avec de l’huile ou beurre, du sel, des oignons.
• Remettre à cuire le couscous pendant 5 minutes.
• Servir accompagner de sauce.
Version 2 : Avec 500g de couscous, on peut aussi préparer
une douceur pour 8 personnes.
• Pour cela, verser le sachet de couscous dans un récipient.
• Couvrir le couscous d’eau bouillante en grande quantité.
• Enlever (verser) l’eau en surface.
• Couvrir 5 minutes puis laisser refroidir.
• Mélanger le couscous avec du lait caillé, frais ou du yaourt
• Aromatiser et sucrer.
• Verser le mélange dans un bol ou une tasse individuelle.
• Déguster
Important
On peu aussi transformer du mil en couscous en enlevant
l’opération de trempage avant le lavage et augmenter le
temps de repos à 15 minutes.
35
36
Temps
qté/coût
Enlever le son et le reste des impuretés à l’aide d’un tamis fin.
Ajouter 2 tasses d’eau. Bien mélanger.
15 min
5 min
2 min
25f/tia
5 min
2 min
Nettoyage
Repos
Assaisonner
Mouture
Tamisage
Mélange/
pétrissage
Amener le mélange au moulin du quartier pour obtenir de la farine.
Ajouter des épices (clous de girofles 5 et gingembre 5).
24h
Trier les cailloux et les saletés à l’aide d’un van, d’un plateau ou de 2calebasses.
Verser les grains de mil dans un récipient avec couvercle. Tremper le mil. Fermer
le couvercle et laisser reposer 24h.
Avec de l’eau propre, laver dans une calebasse les grains pour extraire les impuretés, cailloux, saletés.
Egoutter le mil dans la calebasse. Laisser reposer 5 minutes.
Sortir des lots en commençant par les sacs entrés en première position.
Vérifier la qualité.
Saut plastique avec couvert, spatule en bois, marmite, fourneau, tamis, gobelet
plastique, tissu fin, louche plastique, calebasses, van, bassine moyenne
Pots ou flacons et étiquettes pour conditionnement
Mil, 3 gingembres, 5 clous de girofle, eau, aromatique liquide, quelques feuilles
de menthe fraîche, sucre semoule
Description-observations
Fermentation
Déstockage pour
la transforma- 1 tia
tion
Nettoyage à sec 10 min
Ingrédients
Matériels
Opérations
Fiche technique 3 : Jus de mil (produit prêt à être consommé)
37
5 minutes
Consommation
Astuce
Pour avoir un jus cuit, faire attention à la quantité de pâte à ajouter pendant le mélange. Remuer au fur et
à mesure et arrêter avant d’obtenir un liquide fade. Un mélange de couleur trop blanche n’est pas à point.
Conseil
Ce jus est très rafraîchissant surtout en période de chaleur.
Mettre au frais pendant 30 minutes avant d’être servi
Le jus se conserve 5 jours au frais, à l’air ambiant ou 1 à 2 jours dans un endroit
froid et bien protéger du soleil et autres.
Se prend comme une boisson au moment des repas.
5 jours
Ajouter du sucre, des aromatiques et quelques feuilles de menthe.
Conservation
2 min
Assaisonnement
Laisser refroidir dans un récipient fermé.
Mettre le jus dans une bouteille/flacons.
10 min
Refroidissement
Conditionnement 1à2 j
5 min
Filtre
Extraire les 2/3 de la pâte dans le récipient. Bien mélanger et au besoin ajouter un
peu d’eau.
Verser l’eau de surface bouillante dans le mélange.Bien mélanger et verser en
petite quantité la pâte restante.
Ajouter un peu d’eau tiède.
Filtrer la préparation à l’aide d’un tissu propre.
du 10 min
Préparation
jus
Laisser reposer au soleil le contenu pendant 1 heure dans un récipient fermé.
Mettre l’eau de surface dans une marmite au feu.
1h
Décantation
Filtrer avec un tamis fin ou un tissu bien propre.
Cuisson A
5 min
Filtre
38
Cuisson 1
Tamisage 2
Malaxage
Tamisage 1
Concassage
Etapes
Tri
Matériel
1 grande marmite de 30 ; 1 grand couscous équivalent ; 3 grandes bassines, 1 grande louche non
trouées, 1 seau, 1 gobelet, 4 lits( taras) de 2 places chacun ; nattes blanches, percales blancs et voiles
blancs équivalents chacun à la surface des 4 taras juxtaposés ; 1 râteau ; 1 tamis à gros trous et à
trous moyens ; 1 machine à coller les sachets ; 1 balance ; 1 grand foyer ; 2 paquets de sachets d’emballage communément appelés 2 kg ; son de mil ; 1 mortier ; 1 pilon.
Quantités
Temps
Description
25 kg de riz décor15 mns
Bien trier le riz et le vanner pour le débarrasser des imputiqué
retés et de la poussière
25 kg de riz trié
dépend de l’afAmener le riz au moulin et le faire concasser en grains très
fluence au
fins
moulin
25 kg de riz
10 mns
Séparer les grumeaux de la farine à l’aide d’un tamis
concassé
moyen
5 mns
Poser la marmite sur le foyer déjà garni de bois, y verser 2
seaux d’eau. Poser le couscoussier sur la marmite. Les lier
hermétiquement avec du son de mil, de la cendre ou des
feuilles de baobab. Allumer le feu.
2 mns
Verser une grande quantité d’eau dans les grumeaux. Remuer et bien essorer puis verser dans la farine.
2 mns
Bien malaxer le mélange en ajouter un peu d’eau au besoin jusqu'à ce qu’il soit bien humide et homogène.
5 mns
Tamiser le mélange avec un tamis à gros grains pour le
rendre plus homogènes
30 secondes
Couvrir l’intérieur du couscoussier avec un sac propre et
parsemé de petits trous et verser le mélange. Couvrir
Fiche technique 4 : Couscous de riz (précuit emballé)
Astuces
Avec 25 kg de riz, on peut obtenir 19 à 21 kg de couscous bien
séché. Cela dépend du degré de déshydratation du riz.
Il est toujours nécessaire de concevoir des étiquettes pour identifier le produit, avec en toile de fond un message publicitaire et le
mode d’utilisation.
Conseil
Tout intervenant dans le processus, de la fabrication à la mise en
sachet, doit être propre et se vêtir d’habits très propres. Il faut
éviter les habits trop amples et les voiles trop longs dont des
pans peuvent tomber dans les récipients contenant le produit.
Il est impératif pour chaque intervenant de se laver les mains
avec du savon avant toute manipulation du produit et à toutes les
étapes
40
MISEREOR
Les Sahéliens peuvent
Conception et rédaction : Cellule formation de l’ONG AcSSA Afrique Verte Niger
B.P : 11 751 Niamey, Tél. : 20 72 22 93, Fax : 20 75 54 60
Email : avniger@intnet.ne
Site internet : www.afriqueverte.org
Financement : Commission Union Européenne et fondation MISEREOR
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