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Europe
JOURNAL DE DÉFENSE DES INTÉRÊTS AGRICOLES ET RURAUX ET D’INFORMATIONS GÉNÉRALES
17, cours Xavier-Arnozan - 33082 Bordeaux cedex - Tél. 05 56 00 73 68 - Fax 05 56 52 47 24 - email : redaction@avenir-aquitain.com
PARUTION LES 1ER ET 3E VENDREDIS DE CHAQUE MOIS - 2,10 F
N° 915 - 23 MAI 2014
p. 10-11
C’est la première fois que les
Européens élisent leur président
au suffrage universel direct.
Retour sur des institutions
qui n’ont pas toujours bonne
presse.
Traitements phytosanitaires
Maîtriser l’application et être
attentif à l’environnement
pages 3 et 8
La Chambre d’agriculture prend position sur l’épandage de produits phytosanitaires et rappelle les
points de vigilance à adopter.
p. 7
Vin à la loupe
Le gaz
en œnologie
p. 9
Eleveur en Gironde
A l’étranger
p. 17
Producteur de Quelle
pigeons de chair couverture santé
02
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Agenda
Recherche bénévoles
pour rendez-vous mondial
BÉNÉVOLAT Du 4 au 7 septembre, la Gironde accueillera la plus grande
fête en plein air d’Europe «les Terres de Jim» à Saint-Jean d’Illac.
Les Jeunes agriculteurs de Gironde et de France sont très mobilisés.
Ils ont aussi besoin d’autres bonnes volontés.
Le 22 mai, Thomas Diemer,
membre du bureau national de
Jeunes Agriculteurs et Franck
Vergez, jeune agriculteur de
Gironde et président du Comité
d’organisation ont présenté à la
presse – venue très nombreusel’évènement qui devrait rester
dans les anales girondines
pendant longtemps. En effet,
c’est la Gironde qui a été choisie pour accueillir la première
édition nationale d’une manifestation de grande envergure :
les «Terres de Jim».
2 500 bénévoles
attendus
Sur 300 hectares, quelques
250 000 personnes sont
attendues, dont 30 délégations étrangères. Un projet
d’une ampleur inégalée pour la
profession agricole du département. L’organisation des «Terres
de Jim» repose sur l’engagement des Jeunes Agriculteurs.
Ils doivent mobiliser 2 500
bénévoles, rassembler le
réseau des Jeunes Agriculteurs
national, les filières agricoles,
leurs partenaires et les acteurs
économiques et culturels de
la région. Un énorme défi. Un
super challenge. «En fédérant
autour des Terres de Jim, nous
voulons sensibiliser et rassembler le grand public, offrir un
nouveau regard sur l’agriculture, à travers un événement populaire et festif. Nous
voulons apporter des réponses
positives à des enjeux de société sur l’avenir de l’agriculture
française, l’avenir des jeunes,
de nos territoires et de notre
alimentation. Nous voulons
montrer aussi que dans cette
profession la nouvelle génération a envie de relever tous
les défis» a expliqué Thomas
Diemer. Et il y aura des animations pour tout le monde. Pour
le grand public bien sûr mais
pas seulement. «Les Terres
MARCHÉS
> Les 6 juin à Cadillac et 7 juin, à Eysines, les Marchés
des Producteurs de Pays sont au rendez-vous.
Le retour des beaux jours
est aussi celui des Marchés
des Producteurs de Pays.
Les deux prochains rendez
vous sont fixés le vendredi
6 juin en soirée à Cadillac et
le samedi 7 juin en journée
à Eysines. Cela fait maintenant 8 ans que les producteurs girondins retrouvent
les allées de Cadillac pour
faire découvrir et déguster
leurs productions. Au menu,
quiches aux légumes de
saison, magret de canard,
pave de bœuf, escargots,
fromages, glaces, vins etc.
L’animation sera assurée par
le groupe «Atmosphère guinguette», un duo guitare/chant
et accordéon.
10e année du Raid
des Maraîchers
Partir à la découverte de la
zone maraîchère, rencontrer
des exploitants agricoles,
déguster les produits cultivés localement, le tout dans
une ambiance familiale et
amicale, c’est le but du Raid
des maraîchers. Après une
balade à pied ou à vélo au
cœur de la zone maraîchère,
rendez vous dès 11 heures
sur le Marché de producteurs.
Les producteurs auront préparé de délicieuses assiettes. Le
déjeuner sur place ne se fera
pas sans quelques animations, musicale avec la Rock
School Barbey, quiz et autres
trouvailles des organisateurs.
Entrée libre – Restauration
sur place et vente à emporter. Rendez-vous suivant :
le samedi 14 juin à
Gironde-sur-Dropt
Toute l’actualité du réseau
Marchés des Producteurs de
Pays est sur le www.marchesproducteurs.com/Gironde
de Jim», vont proposer une
représentation grandeur nature
de toutes les filières agricoles.
Sans oublier la finale mondiale
de labour qui va accueillir une
trentaine de délégations étrangères. Une vaste manifestation
qui n’aura pas «trop» de bonnes
volontés. Alors, pour voir la
fête de l’intérieur et participer
à un événement mondial en
étant dans le cœur de l’action, reste à proposer son aide
aux JA de la Gironde. Franck
Vergez explique : «Nous aurons
besoin de beaucoup de monde
pendant les 4 jours, pour que
les bénévoles puissent aussi
profiter de la fête. Mais nous
aurons également besoin de
bras et de matériels pendant
les phases de montage et de
démontage. L’important c’est
que chacun trouve sa place
au sein de cette manifestation
qui a pour vocation de perdurer
dans le temps.»
Et aussi
RAPPEL
Depuis le 16 mai et jusqu’au 9 juin inclus, les exploitants ont
encore la possibilité de télédéclarer un dossier PAC (dossier
«surface») avec des pénalités de 1 % sur le montant des aides,
par jour ouvrable de retard, sur le www.telepac.agriculture.gouv.
fr. Pour créer un compte télépac (en cas d’oubli du mot de passe
par exemple), les exploitants devront utiliser leur code 2013 reçu
par courrier en décembre 2012 (et non le code de juillet 2014).
Durant la période de télédéclaration «tardive» des dossiers PAC,
les organismes de service (ADAR, caves viticoles, centres de
gestion…) et la DDTM peuvent apporter une assistance physique
et/ou téléphonique. DDTM – SAFDR- Unité Gestion des Aides
Directes, tél. 05 56 24 85 53, 05 56 24 88 65, 05 56 93 38 18.
Le 7 juin à Cadillac
Deux ans après le lancement réussi du Musée de la Vigne et du
Vin (depuis récompensé par le prix International Best of Wine
Tourism), la Maison des Vins de Cadillac poursuit son aménagement en lançant, le 7 juin, sa nouveauté : le parcours dans les
vignes. Une étape supplémentaire dans l’aménagement de cette
ancienne chartreuse, afin de proposer de nouvelles animations
pédagogiques aux visiteurs et poursuivre le développement de
l’activité œnotouristique autour des vins de Cadillac.
www.bordeaux-cotes.com
Le 10 juillet pour sauver les buis
La pyrale du buis fait de nombreux dégâts en Gironde : chute
de feuille, défoliation en dentelle, dépérissements massifs…
Le jeudi 10 juillet, à Villenave d’Ornon, le GIE Fleurs et Plantes
propose des formations pour savoir identifier le ravageurs, les
premiers symptômes, raisonner la pression en fonction de seuils
d’attaque, identifier les moyens de contrôle et la gestion du
dépérissement. Mais aussi découvrir des alternatives au buis.
Renseignements et inscriptions au 05 56 75 10 91
Sorties
> LE 8 JUIN À ROZAN
Dimanche 8 juin, la
c o m m u n e d e Ra u z a n
dans l’Entre-deux-Mers
accueillera par centaines
des marcheurs épicuriens
dans ses rues, ses chemins
et ses vignes. En famille ou
avec des amis, ils participeront, aux sons de plusieurs
orchestres et bandas, à la
9e balade gourmande organisée par les viticulteurs
des caves coopératives
de Rauzan/Grangeneuve.
Souhaitant faire apprécier
leur production au-delà
des frontières, les caves
de Rauzan/Grangeneuve
ont rejoint en 2005 la
«Confrérie des parcours
gourmands européens».
Cette association créée
en Italie a pour objet de
faire connaître les grands
vignobles européens et de
promouvoir les appellations. Elle organise annuellement, dans chacune
région de production, une
promenade gourmande.
Rauzan est l’étape bordelaise de la confrérie. Les
viticulteurs des caves de
Rauzan/Grangeneuve,
première cave AOC
d’Europe, ont à cœur de
mettre ainsi en valeur leur
patrimoine, leur terroir et
leurs vins. Cette année,
lors de la Récréation gourmande 2014, ils accueilleront en invités d’honneur
les vignerons allemands
d’Oberrotweil - Kulinarische
Weinwanderung qui feront
découvrir leur production.
Ces festivités sont ouvertes
uniquement par réservation. Prix 38 euros par
personne.
www.cavederauzan.
com
> LES 7, 8 ET 9 JUIN
La 4e édition du «PiqueNique Chez le Vigneron
Indépendant®» aura lieu
les 7, 8 et 9 juin.
Le principe est simple :
les amateurs apportent
leur pique-nique et le
vigneron offre le vin à la
dégustation. L’événement
est ouvert à tous, passionnés, amateurs, curieux
qui souhaitent découvrir le vin, les vignes et
le métier de Vigneron
Indépendant. Un site
Internet est mis à disposition des visiteurs pour
préparer son week-end
«œnotourisme» en toute
simplicité :
www.vigneron-independant-aquitaine.com/
pique-nique/ et sur
www.vigneron-independant.com/
pique-nique/.
03
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Panorama
> QUESTIONS À… Bernard Artigue,
président de la Chambre d’agriculture de la Gironde
«Concernant l’épandage des produits de
traitement, il faut faire la part des choses»
PHYTOSANITAIRES Le 5 mai, le signalement d’une possible intoxication des élèves liée
à l’épandage de produits phytosanitaires sur les parcelles de vignes jouxtant l’école de
Villeuneuve-de-Blaye interpelle le monde agricole et viticole. Une enquête a été menée par
les services de la DRAAF et de l’agence régionale de santé qui met en cause les conditions
dans lesquelles se sont déroulées l’épandages des produits. Bernard Artigue tient à réagir.
AAVA : Le 5 mai et pour la
première fois, des élèves
d’une école ont subi une
possible intoxication liée
à l’épandage de produits
phytopharmaceutiques.
Quelle est la réaction de la
Chambre d’agriculture ?
Bernard Ar tigue : Bien
évidemment, nous regrettons
cet incident malheureux dû,
semble-t-il, à un non respect
des règles d’épandage des
produits et à un comportement
inapproprié. Notre mission et
notre devoir sont de rappeler
l’ensemble des agriculteurs
girondins à leurs responsabilités en matière de respect de la
réglementation sur l’emploi des
produits. Nous attirons aussi
leur attention sur les règles
de bon sens concernant les
conditions de traitement sur les
parcelles notamment à proximité immédiate des habitations
ou des écoles.
AAVA : Que peut-on faire
pour éviter ce type de
nuisance ?
B.A. : La culture de la vigne
impose un minimum de traitement contre les maladies, y
compris en agriculture biologique. C’est d’ailleurs pour cela
que nous nous sommes engagés, depuis de nombreuses
années, aux côtés des viticulteurs pour réduire les traitements. Notre action a abouti
à une baisse de 30 % de leur
emploi. Depuis 2008, le plan
Ecophyto a permis d’accentuer les efforts de protection
raisonnée du vignoble avec un
suivi de réseaux d’observations,
des messages hebdomadaires
d’informations envoyés par nos
services, avec un contrôle de la
conformité de tous les pulvérisateurs et une formation obligatoire de tous les agriculteurs
et de leurs salariés. Un travail
de terrain très important a été
mis en place. A la Chambre
d’agriculture nous avons également édité un guide pratique
à l’usage des agriculteurs. Ce
guide est très largement diffusé.
AAVA : Le préfet de la
Gironde a appelé la
profession a prendre des
initiatives et des mesures
de prévention. Que
comptez-vous faire ?
B.A. : la Chambre d’agriculture
va relancer une campagne de
sensibilisation des agriculteurs
et des viticulteurs portant sur
les conditions d’emploi des
produits phytosanitaires et les
bonnes pratiques en matière
d’épandage afin de réduire les
risques de dispersion. De plus,
nous allons nous appuyer sur
la charte «Agriculture, Forêt et
Urbanisme» signée en 2011
avec l’association des maires
de Gironde, le Conseil général
et les services de l’État, afin de
préserver une bonne cohabitation entre les agriculteurs et les
populations. A ce sujet, nous
allons étudier avec l’association
des maires, les initiatives nécessaires à mettre en place pour
répondre aux demandes d’informations dans les communes.
AAVA : Le 20 mai dernier,
à l’occasion du lancement
de la «fête de la nature»,
la ministre de l’écologie,
Ségolène Royal, a déclaré
qu’elle «annoncerait très
prochainement avec le
ministre de l’agriculture
une interdiction des
épandages de produits
phytosanitaires à moins de
Zoom
«Il faut préserver une bonne cohabitation
entre les agriculteurs et les populations.»
200 mètres des écoles».
Quelle est votre réaction ?
B.A. : Cette proposition nous
parait parfaitement irréaliste car
cela condamnerait toute activité
viticole dans ces espaces. Il faut
faire la part des choses. Ce type
d’annonce, à cause de la négligence de quelques personnes,
ne fait que stigmatiser et marginaliser toute une profession
en occultant les efforts importants réalisés jusqu’à présent.
Je tiens aussi à rappeler ici
“
l’importance de l’agriculture et
de la viticulture pour l’économie
et l’emploi local. Notre agriculture et notre viticulture jouent
aussi un rôle très important en
matière d’entretien et de valorisation des paysages et du cadre
de vie. Chacun a besoin du
respect des autres. Il faut savoir
vivre ensemble. Cet incident qui,
je le répète, a été provoqué par
la négligence de certains, ne
doit pas apporter l’opprobre sur
toute une profession.
Ils ont dit
Avec 12 ou même 15 États membres dans l’UE,
il était facile d’établir des règles pour tous, puis
d’accepter toutes sortes de dérogations. Maintenant, à 28, il est logique d’avoir plus de flexibilité
dans les règles, tout en maintenant des normes
communes .
> Dacian Ciolos, commissaire européen à l’agriculture
en marge du Conseil agricole informel à Athènes.
REJOIGNEZ L’AVENIR AGRICOLE
ET VITICOLE AQUITAIN
SUR
Le monde évolue… Aujourd’hui, la plupart des agriculteurs, comme le
reste de la société, sont connectés. Connectés sur les tracteurs pour
gérer au mieux leurs récoltes, connectés sur le net pour vendre leur
production ou rester en contact avec leurs fournisseurs, leurs clients,
leurs coopératives, remplir leur déclaration PAC.
L’Avenir Agricole et Viticole Aquitain, qui suit toujours au plus près les
besoins et les évolutions de ses lecteurs, a décidé de franchir le pas
du net.
> Le lundi 12 mai, le comité d’organisation des Terres de Jim et les partenaires «premium» - Crédit
Agricole d’Aquitaine, Total, Class, Groupama, conseils général et régional – se sont retrouvés sur le
site à Saint Jean d’Illac. Franck Vergez, président du comité d’organisation des Terres de Jim a présenté l’état d’avancement de tous les pôles. Thomas Solans, responsable du pôle aménagement a
fait une présentation du site aux partenaires. Avant cela, le 7 mai, le semis pour la mise en place de
la carte de France géante reconstitué à même le sol sur 1,25 hectare a été réalisé. Elle va mettre en
lumière les particularités agricoles de chaque région. Et ce n’est qu’un début !
Un site Internet à la rentrée
A la rentrée, un nouveau site Internet, plus complet, va voir le jour et
permettre aux abonnés du journal de lire leur titre préféré en ligne en
avant-première. La version papier arrivera, bien sûr, toujours dans les
boîtes aux lettres.
En attendant, le journal a décidé d’ouvrir une page Facebook où ses
abonnés et tous les autres acteurs du monde rural pourront retrouver
des informations, poster leurs commentaires, participer à de petits jeux
concours… Autant de possibilités pour être toujours plus proches, toujours plus connectés pour regarder l’avenir ensemble.
Rejoignez la communauté sur
www.facebook.com/aveniraquitain
04
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Politique
Conditions d’épandage
de produits de traitement
RÉGLEMENTATION Le préfet d’Aquitaine et de Gironde a publié un communiqué pour
rappeler la réglementation en matière de traitements phytosanitaires.
Suite au signalement d’une
possible intoxication liée à
l’épandage de produits phytopharmaceutiques sur des
parcelles de vignes jouxtant
l’école de Villeneuve-de-Blaye, le
préfet Michel Delpuech, préfet
de la région Aquitaine, préfet du
département de la Gironde a
adressé aux présidents du CIVB,
de la Chambre d’agriculture, de
la Fédération des Grands vins,
des Vignerons indépendants
et de la Fédération des caves
coopératives un message de
rappel règlementaire relatif aux
conditions d’épandage phytosanitaires. L’Avenir Agricole et
Viticole Aquitain propose un
dossier technique sur le sujet
en page 8.
Le préfet demande de relayer,
dans les meilleurs délais, ce
message aux agriculteurs et
viticulteurs concernés. En voici
le contenu.
Conditions d’épandage
L’arrêté ministériel du 12
septembre 2006, relatif à la
mise sur le marché et à l’utilisation des produits visés à l’article
L. 253-1 du code rural et de la
venteux sur le territoire de
l’Aquitaine, les utilisateurs de
produits phytopharmaceutiques
doivent redoubler de vigilance
sur les conditions de vent avant
d’engager leur chantier de traitement. Ils doivent également
bien vérifier les conditions d’emploi fixées par les décisions
d’autorisation de mise sur le
marché telles que mentionnées sur les étiquettes des
produits, notamment en ce qui
concerne les zones non traitées
à respecter.
Les utilisateurs de produits phytopharmaceutiques doivent redoubler de vigilance sur les conditions de vent
avant d’engager leur chantier de traitement.
pêche maritime, impose aux
utilisateurs de produits phytopharmaceutiques autorisés,
conformément à la réglementation applicable, de mettre
en place des mesures pour
éviter leur entraînement hors
des parcelles ou des zones
traitées. Dans ce cadre, ils
doivent impérativement vérifier
la compatibilité des opérations
de traitements et les conditions
de vent. L’utilisation de ces
produits par pulvérisation ou
poudrage est, en effet, interdite
dans des conditions de vent
fort ou supérieur à une vitesse
de 3 sur l’échelle de Beaufort
soit 19 km/h au maximum,
vitesse à laquelle les drapeaux
Le temps d’une image
«Nous devons inciter l’utilisation des gisements produits dans les élevages», a déclaré Antoine Jacob, président du Club Biogaz, lors d’une conférence de presse à Paris, 19 mai, suite à la publication d’un livre blanc
avec 50 propositions du Club Biogaz ATEE (Association technique énergie environnement) pour «ancrer la
filière biogaz dans le projet de loi transition énergétique». Une des propositions est de «restructurer» les tarifs
d’achat, notamment en «augmentant la prime aux effluents d’élevage et en l’étendant à d’autres matières
agricoles en excluant les cultures énergétiques dédiées». Le livre blanc a d’ores et déjà été envoyé à trois
ministères : Agriculture, Ecologie, Redressement productif et Finances.
flottent au vent. Compte-tenu du
nombre important d’épisodes
Pour tout renseignement
contacter la Direction
Régionale de l’Alimentation,
de l’Agriculture et de la Forêt
d’Aquitaine,
tél. 05 56 00 43 76,
sral.draaf-aquitaine@
agriculture.gouv.fr
Et aussi
Résidus de phytosanitaires :
plus de 98 % des aliments sont conformes
Selon le rapport annuel de l’Autorité européenne de
sécurité des aliments (Efsa) sur la présence de pesticides dans les produits alimentaires, 98,1 % des échantillons analysés contiennent des niveaux de pesticides
inférieurs aux limites autorisées et 53,4 % ne présentent
aucun résidu mesurable.
L’étude a été menée sur 79 000 échantillons provenant de plus de 600 produits alimentaires dans 27
Etats membres ainsi qu’en Norvège et en Islande. 900
pesticides environ ont été recherchés et 400 ont été
détectés dans des quantités mesurables. A noter également que le taux de non-conformité pour les denrées
alimentaires importées des pays tiers est quatre fois
plus élevé que pour les aliments issus de l’Union européenne (3,7 % contre 0,9 %) et que les aliments bio ont
(heureusement) un taux de dépassement des limites
maximales autorisées nettement inférieur à celui des
produits conventionnels.
05
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Politique
Le niet de la filière aux
importations de viande
LIBRE-ÉCHANGE Interbev alerte les responsables politiques sur les conséquences
fâcheuses que ne manqueraient pas de provoquer des importations massives de viande
bovine dans l’Union européenne.
Ce qu’exige la filière est que «les mêmes critères de réciprocité sur les normes et les conditions de production
soient imposés de part et d’autre de l’Atlantique».
Après les 65 000 tonnes de
contingents négociés avec le
Canada, l’enjeu porte sur l’importation de 300 à 600 000
tonnes supplémentaires à
droits nuls de morceaux nobles
qui viendront concurrencer
directement la production européenne. Soit 7 à 8 % de la
consommation. La France est
en première ligne, estime le
président de la FNB, en raison
de l’importance du troupeau
allaitant dans l’approvisionnement de la filière française.
«La Commission européenne
ne considère pas la viande
bovine comme une production
d’avenir»,déplore Dominique
Langlois. Ce qui l’incite à considérer comme «une variable
d’ajustement» dans les négociations internationales. Et ce
d’autant plus qu’en raison des
contraintes qui sont imposées
à la production européenne,
«le combat de la compétitivité
est perdu d’avance». L’Europe
ne sera jamais en mesure de
concurrencer la viande importée. La filière estime, en effet, à
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En visite en Chine, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le
Foll a appelé le 11 mai les Français à «un travail plus global
et plus cohérent» pour exporter vers la Chine. Lors de la
visite du président chinois Xi Jinping à Paris fin mars, trois
premiers producteurs français de charcuterie avaient reçu
une autorisation à exporter vers la Chine. Début mai,d’autres
entreprises françaises spécialisées dans les produits laitiers
–notamment le lait infantile très recherché par les Chinois –
ont également reçu l’agrément désormais exigé par Pékin.
«Maintenant on va être dans la concrétisation et la publication
de ces agréments», a déclaré le ministre de l’Agriculture, pour
le Salon international de l’alimentation (SIAL) de Shanghai,
dont la France est le pays invité d’honneur. Selon le ministre,
«on est sur de grandes quantités, donc il faut être capable de
s’organiser pour répondre en termes quantitatifs et aussi en
termes qualitatifs puisque ici les problèmes liés aux questions
sanitaires sont extrêmement d’actualité».
ouv
etr e
z
Et aussi
Stéphane Le Foll appelle à
«un travail plus global et plus cohérent»
pour exporter vers la Chine
30 % l’écart de coût de production entre la France et les EtatsUnis. Au bout du compte, c’est
le producteur qui sera pénalisé
qui n’aura d’autre choix que
de renoncer à produire et à
s’orienter vers les céréales,
au risque de «végétaliser»
la France, selon les propres
termes de Jean-Pierre Fleury.
Comme le consommateur
se verra imposer dans son
assiette une viande qu’il ne
veut pas. Selon un sondage
réalisé par Opinion Way, ils
sont 74 % à rejeter l’idée d’importer des viandes bovines
produites selon les normes de
la production américaine, et
82 % à celle d’introduire des
antibiotiques dans l’alimentation des animaux. Ce combat
est soutenu par la boucherie
artisanale. «Il est celui de la
bonne viande», sans antibiotiques, sans hormones et dans
le respect du bien-être animal,
assure Christian Le Lann, le
président de la Confédération
française de la boucherie.
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Variable d’ajustement
r.f r
«Nous ne sommes pas contre
le libre-échange, mais pas à
n’importe quel prix», a martelé Dominique Langlois, le
président de l’interprofession
bétail et viandes (Interbev), en
plein cœur des négociations
commerciales qui se tiennent
actuellement avec les EtatsUnis. Ce qu’exige la filière est
que «les mêmes critères de
réciprocité sur les normes et
les conditions de production»
soient imposés de part et
d’autre de l’Atlantique et que «il
y ait plus de transparence dans
la feuille de route» des négociateurs européens. C’est là
que le bât blesse. Au Canada,
dont les négociations viennent
de se terminer, comme aux
Etats-Unis et en Amérique du
Sud, «la production ne répond
pas aux normes européennes»
en matière de traçabilité ainsi
que sur le plan environnemental, sanitaire et de bien être
animal. La Commission a beau
rassurer qu’elle sera ferme sur
les traitements des animaux
aux hormones, Dominique
Langlois y voit de la poudre au
yeux, «un engagement illusoire,
aucun système de contrôle
n’est prévu aux Etats-Unis»
observe-t-il. Quant au respect
de l’environnement et de la
bientraitance des animaux, «ils
ne sont pas dans la négociation» précise Jean-Pierre Fleury,
le président de la Fédération
nationale bovine (FNB).
Document :BEISER_H150xL150_AVA_S21.pdf;Format :(150.00 x 150.00 mm);Date :16. May 2014 - 15:01:04;Certifié OneVision par RAVERI
06
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Politique
Trois décrets en faveur des
pensions les plus modestes
RETRAITES Avec la publication au Journal officiel, le 17 mai, de trois décrets d’application
actant une revalorisation des petites retraites agricoles, la profession peut se satisfaire de
l’aboutissement de revendications menées depuis 2011. Ces dispositions étaient attendues
avec impatience et inquiétude depuis la publication de la loi sur la réforme des retraites le
21 janvier.
Les retraités du régime «non
salarié agricole» étaient près
d’1 600 000 en 2013, touchant
une retraite mensuelle moyenne
sur le sujet avec une pétition
de presque 100 000 signatures envoyée aux candidats
à la présidentielle. Le candidat François Hollande avait
alors manifesté sa compréhension et son engagement
en faveur d’une revalorisation.
Des promesses confirmées
par Jean-Marc Ayrault en août
2013 au moment de l’annonce
de la réforme des retraites. La
«loi garantissant l’avenir et la
justice du système de retraites»
a été publiée au Journal officiel
le 21 janvier 2014, entérinant
l’ensemble des mesures annoncées par le Gouvernement.
Néanmoins, en l’absence
de décrets d’application, la
des chefs d’exploitation étant
de 680 euros pour une carrière
complète. En 2012, la profession agricole s’était mobilisée
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PAUILLAC (33) Prochainement
profession agricole restait vigilante. Dans une lettre ouverte
à Marisol Touraine et Stéphane
Le Foll le 15 avril, la section
nationale des anciens exploitants de la FNSEA exprimait la
forte attente des retraités agricoles envers «ces mesures qui
redonneront un peu d’air à leur
pouvoir d’achat» et leur crainte
de constater dans les décrets
à paraître une «incidence sur le
nombre de bénéficiaires et sur
les revalorisations annoncées».
La publication le 17 mai de trois
décrets en faveur des petites
retraites agricoles, rétroactifs
au 1er février donc été accueillie
par un soulagement.
Implications pratiques
Le premier décret, qui a le plus
d’impact, attribue des points
gratuits de retraite complémentaire obligatoire (RCO) aux
conjoints et aides familiaux,
majoritairement des femmes.
Une mesure qui coûtera 150
millions d’euros par an pour
557 000 personnes concernées, et pourrait représenter
jusqu’à 30 € supplémentaires
par mois. Fait notable, elle
s’applique aux anciens et aux
nouveaux retraités avec des
durées minimales d’assurance
non salarié agricole requises
différentes : 32,5 ans pour ceux
qui ont pris leur retraite avant
le 1er janvier 1997, 17,5 ans
après cette date. Ces conditions permettent d’attribuer aux
conjoints et aides familiaux au
titre des années antérieures à la
création du régime complémentaire 66 points gratuits par an
dans la limite de 17 années. Ce
premier décret comprend également l’extension aux pensions
de réversion du principe des
droits combinés - qui ne concernait jusqu’à présent que la
pension de base - aux retraites
complémentaires : dispositif
unique et spécifique au régime
des non salariés agricole, les
droits combinés permettent
au conjoint survivant de bénéficier de la totalité des droits de
l’exploitant décédé s’il reprend
l’exploitation (une réversion
à 100 %, en quelque sorte).
Le deuxième décret élargit
l’accès des exploitants agricoles aux minima de retraites
jusqu’à présent réservés aux
assurés ayant cotisé 17,5 ans
minimum. Les agriculteurs à
carrière partielle peuvent désormais en bénéficier. Pour une
carrière complète, les minima
de retraite s’élèvent à 681,20
euros par mois pour les chefs
d’exploitation et à 541,30 euros
pour les conjoints au 1er avril
2014.
Suuportée par
les agriculteurs
La FNSEA a tenu à rappeler
que «l’engagement pris par
le Président de la république
d’un financement par la solidarité nationale n’a pas été tenu
puisque l’intégralité du coût de
ces mesures est supportée par
les agriculteurs aujourd’hui en
activité».
Et aussi
Négociations EU/USA : notre modèle alimentaire
sur la sellette, selon Xavier Beulin
«On est inquiet parce que cela fait des décennies qu’on négocie
des accords commerciaux (…) et celui-ci a ceci de particulier qu’il
pourrait remettre en cause notre modèle alimentaire», a déclaré
Xavier Beulin sur RTL, le 20 mai. «On n’a pas la même façon de
produire des deux cotés de l’Atlantique», a-t-il ajouté. «Aux EtatsUnis, ce qui compte c’est livrer au consommateur des produits
complètement aseptisés, indemnes de germes, de bactéries.
On n’hésite pas à utiliser des procédés plutôt chimiques pour
y parvenir», a-t-il précisé. Alors qu’en Europe, «nous avons des
cahiers des charges à tous les stades de la production, jusqu’à
la distribution qui garantissent aux consommateurs que les engagements qui sont pris tout au long de la chaîne sont respectés».
L’accord qui est négocié avec les Etats-Unis porte, non seulement,
sur la réduction des droits de douane et la création de contingents
d’exportation, mais aussi sur les normes. Nul doute que les EtatsUnis vont chercher à imposer les leurs. Ce qui remet en cause,
quelque part, notre modèle alimentaire. Au final, le président de
la FNSEA craint que sur le volet agricole et alimentaire, la France
perde beaucoup plus que ce qu’elle pourrait gagner dans les
autres secteurs.
07
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Technique
Vin à la loupe
CHAI A une époque où l’on travaille à la réduction des intrants tel le SO2 ou encore à
une meilleure gestion des milieux vivants, les gaz en œnologie s’avèrent être des outils
incontournables.
L’atmosphère, et plus particulièrement l’air qui le constitue,
est composée principalement
de deux gaz, l’azote (78 %) et
l’oxygène (21 %), puis d’autres
constituants tel le dioxyde de
carbone. Le vin est un milieu
complexe aux équilibres gazeux
fluctuants tout au long de son
élaboration. On y retrouvera ou
on pourra utiliser une bonne
partie des principaux constituants de l’air. Ces équilibres
gazeux impactent notre dégustation. On a déjà tous goûté
des vins perlants ou encore
pétillants. Ils témoignent d’un
certain niveau de gaz carbonique dissous.
Le dioxyde de carbone
(CO2)
Pendant la fermentation, les
levures vont produire de 40 à
50 litres de CO2 par litre de
moût. Ce gaz est particulièrement dangereux. Il fait partie
des risques majeurs rencontrés pendant la vinification et
reste à l’origine d’accidents
parfois dramatiques. À partir
d’une certaine concentration
dans l’air, ce gaz inodore s’avère
dangereux voire mortel. C’est
un gaz lourd qui va s’accumuler
dans les parties basses ce qui
explique la vigilance particulière qu’il faut avoir dès que l’on
travaille dans un milieu clos telle
L’oxymètre, grâce à un système optique, permet de mesurer le niveau d’oxygène dissous dans les vins.
une cuve souterraine. Ce CO2
dégagé pendant la fermentation
n’est en général pas ré-exploité
à quelques exceptions près.
Quelques fabricants de cuves
novateurs, comme Ganimede,
ont conçu des systèmes permettant de le canaliser pendant
la fermentation et de l’utiliser
pour assurer l’extraction des
composés situés au niveau du
marc pour les vins rouges, reléguant ainsi au second plan les
remontages via des pompes.
Ce sont des cuves plus «écologiques» où on exploite l’énergie gratuite de la nature pour
extraire efficacement les substances contenues dans les baies
de raisin.
L’oxygène (O2)
A commencer par l’homme, bon
nombre d’organismes vivants ne
peuvent s’en passer. C’est le cas
des levures. Pour assurer un bon
Le temps d’un graphique
déroulement de la fermentation,
il faudra apporter une certaine
quantité d’oxygène. Parfois
souhaité, il peut également être
le pire ennemi de l’œnologue.
En fin de phase fermentaire
et pendant l’élevage, on peut
avoir recours à la macro et micro
oxygénation dans le but de stabiliser la matière colorante ou
encore d’affiner des profils organoleptiques et certains tanins.
Il y a une règle fondamentale
à respecter : éviter et protéger
scrupuleusement le vin de tout
contact avec l’oxygène à partir
du moment où la température
de ce dernier et inférieure à
14-15°C. Plus la température
est basse et plus il sera facile de
dissoudre un gaz dans le milieu
(CO2 comme O2). Par contre, le
vin a une capacité à «assimiler»
l’oxygène dissous qui est inversement proportionnelle à sa capacité de dissolution. Autrement
dit, au cours d’une manipulation
à froid, on va dissoudre beaucoup d’oxygène et le vin ne sera
pas en mesure de l’assimiler.
Il va y rester stocké et pourra
entraîner pléthore d’effets
néfastes : évolution prématurée, perte aromatique, altération par des microorganismes
tels les Brettanomyces… Pour
résumer, il ne faut pas stocker
d’oxygène dans le vin : dissoudre
moins pour consommer mieux.
Plus on avance dans l’élevage,
moins le vin a besoin d’oxygène.
Il y a encore, aujourd’hui, trop
de vins abîmés à cause d’une
mauvaise maîtrise des apports
en oxygène, entre autres au
moment de la préparation des
vins à la mise en bouteilles ou
pendant le conditionnement.
Il est possible de contrôler les
niveaux d’oxygène dissous tout
au long de l’élaboration. C’est
une mesure qui est faite sur le
terrain et qui n’est pas encore
suffisamment appréhendée.
Contact
Florent Niautou, directeur - œnologue conseil
florent.niautou@oenocentres.com
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Et aussi
Les gaz du commerce les plus utilisés
On peut dégazer un vin en procédant à un simple remontage aéré, mais c’est une pratique empirique
qui entrainera un apport d’oxygène conséquent, non maîtrisé et peu souhaitable.
Aujourd’hui, le dégazage demande un matériel indispensable : détendeur, débitlitre et injecteur (fritté
inox). Il faut aussi contrôler la température (entre 16 et 20°C). On utilise de l’azote.
Pour rajouter du CO2 (gazage), une température de l’ordre de 10-15°C est plus souhaitable.
Il faut injecter le gaz lors d’un transfert. Il est important d’assurer un certain temps de contact entre
le vin et le gaz ,ce qui explique la nécessité d’avoir, après injection du gaz, une longueur de tuyaux
conséquente (de 7 à 15 mètres). Comme cela peut être parfois préconisé, on peut toujours essayer
de faire barboter directement le gaz dans la cuve, à la joie des vendeurs de produits. Au final, on y
arrive… mais quel gaspillage.
La maîtrise des gaz dissous de la réception de la vendange jusqu’à la mise en bouteilles reste un
vaste sujet. (Image Linde Gas)
Les gaz du commerce les plus utilisés sont :
- l’oxygène (O2), produit directement à partir de l’air (par séparation de ses constituants), mais aussi d’autres gaz pour
des applications diverses (inertage et protection vis-à-vis de
l’oxygène atmosphérique, gazage et dégazage, brassage et
homogénéisation).
- L’azote (N) est également extrait directement à partir de l’air.
Il est principalement utilisé pour l’inertage, le dégazage, la
protection vis-à-vis de l’oxygène et le brassage des cuves.
- Le dioxyde de carbone (CO2) peut être extrait de sources naturelles souterraines, mais une grande partie de ce gaz émane
de la production d’engrais chimiques. Il est utilisé essentiellement pour l’inertage, la protection vis-à-vis de l’oxygène ou
encore le gazage des vins. On le trouve sous plusieurs formes,
de la glace carbonique (sticks ou pellets), utilisée pendant les
vendanges qui permet dans une moindre mesure de refroidir,
jusqu’au gaz en bouteilles.
08
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Technique
Maîtriser ses traitements et tenir
compte de son environnement
PULVÉRISATION Pour limiter la dérive et l’impact des produits phytosanitaires, plusieurs
leviers peuvent être actionnés.
Les utilisateurs de produits
phytosanitaires sont multiples
:agriculteurs, prestataires de
services, collectivités territoriales, particuliers. Tous sont
responsables des conséquences d’une dérive d’application sur leur environnement
: personnes, éléments naturels,
cultures et animaux d’élevage...
La dérive du produit qui n’atteint pas sa cible représente un
danger pour l’applicateur et son
environnement mais également
une perte d’efficacité.
(lieux publics, écoles...) doivent
être adaptés.
Aménager le parcellaire
Protection phytosanitaire
raisonnée
Le premier point est d’évaluer la
pression des bio-agresseurs par
des observations, des comptages, l’utilisation de modèles
de prévision, la lecture du
Bulletin de Santé du Végétal
(BSV) ou l’expertise d’un technicien. Si une intervention est
nécessaire, il faut d’abord envisager l’usage d’alternatives aux
produits phytosanitaires : la
prophylaxie, la faune auxiliaire,
l’intervention mécanique…
Lire et respecter
l’étiquette
La lecture de l’étiquette et
de la Fiche de Données de
Sécurité (FDS) est obligatoire
La dérive du produit qui n’atteint pas sa cible représente un danger pour l’applicateur et son environnement
mais également une perte d’efficacité. Des appareils performants permettent de limiter la dérive.
pour connaître et respecter
les consignes d’usage du
produit phytosanitaire. Vous
y trouverez notamment : les
pictogrammes de danger, les
phrases de risque, le Délai de
Ré-Entrée (DRE)*, la Zone Non
Traité (ZNT)*. Le choix d’un
produit phytosanitaire peut
être fait selon des critères de
moindre incidence écologique
(eau, mention abeilles...) ou
toxicologique. L’applicateur
de produits phytosanitaires
doit d’une part se protéger en
utilisant les Equipements de
Protection Individuelle (EPI)
ou collective et d’autre part
protéger son environnement
en respectant les Bonnes
Pratiques Agricoles (BPA).
Tenir compte des
conditions climatiques
Des conditions climatiques
d é favo r a b l e s e n t r a î n e n t
une dérive du traitement et
une perte d’efficacité. La
Le temps d’une image
pulvérisation est déviée par
le vent, lessivée par une pluie
intervenant dans les 2 heures
et fortement évaporée par des
températures dépassant les
28°C.
De plus, il est interdit de réaliser une application phytosanitaire quand le vent dépasse 3
sur l’échelle de Beaufort (19
km/h) [arrêté ministériel du 12
septembre 2006].
Pas de co-activité :
une protection infaillible
Il faut tenir compte des activités à proximité des zones à
traiter et organiser les chantiers pour ne jamais exposer à
la dérive de pulvérisation des
personnes (travailleurs internes
ou externes, public, enfants...).
Les horaires ou les jours de
traitements des parcelles à
proximité des zones sensibles
Il convient d’aménager son
parcellaire pour limiter la dérive.
La mise en place de bandes
enherbées le long des points
d’eau et dans les pentes retient
les ruissellements. L’installation
de haies en bordures de
parcelles capte la dérive
aérienne. Du matériel de traitement phytosanitaire entretenu,
réglé et optimisé. Le contrôle
obligatoire du pulvérisateur,
l’entretien, l’étalonnage et le
réglage du matériel de traitement sont indispensables pour
cibler le traitement et respecter
la dose prescrite. Les réglages
de base sont de fermer les diffuseurs inutiles, d’orienter les
autres vers la cible et de vérifier
le débit de bouillie à l’hectare.
Une autre technique pour limiter la dérive éolienne ou par
évaporation est d’augmenter la
taille des gouttes pulvérisées.
Il convient de trouver le bon
compromis entre une faible
dérive et une couverture satisfaisante (nombre de gouttes
par cm2).
Contact
Martin Lasserre,
Chambre d’agriculture de la Gironde,
Vinopôle
Bordeaux-Aquitaine,
tél. 05 56 35 00 00,
m.lasserre@gironde.
chambagri.fr
*Notes :
Le DRE correspond à la durée d’attente
minimale de retour sur une zone traitée. Il
peut être de 6 heures (12 heures en Gironde
selon la convention collective) à 48 heures
selon la phrase de risque du produit.
La ZNT est la distance minimale à respecter
le long des points d’eau. Elle est comprise
entre 5 et 100 mètres selon les produits.
Et aussi
Du matériel innovant limitant la dérive
Tous les utilisateurs de produits phytosanitaires doivent maîtriser leur épandage pour des raisons réglementaires, de santé publique et d’efficacité. Cette démarche s’inscrit pleinement dans le plan Ecophyto. Des solutions accessibles à tous peuvent être mises en place rapidement : respecter les bonnes pratiques agricoles
(BPA) et organiser les épandages phytosanitaire en tenant compte du voisinage.
Lors du renouvellement du matériel, mieux vaut choisir du
matériel limitant la dérive. Par exemple, un pulvérisateur à
jet porté équipé de descentes face par face et muni de buses
anti-dérive génère moins de dérive qu’un pulvérisateur pneumatique. Les constructeurs proposent du matériel de pulvérisation
confinée avec des panneaux récupérateurs. Les derniers essais
menés en Gironde sur ce type de matériel sont concluants :
de 30 à 40 % de récupération sur la campagne 2013. Ces
essais ont été menés dans le cadre du Vinipôle par les lycées
agricoles de l’EPLEFPA Bordeaux Gironde en collaboration
avec la DRAAF-SRAL, des constructeurs et l’IFV. La plaquette
présentant les résultats de ces essais est consultable sur le
www.matevi-france.com.
09
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Technique
Éleveur en Gironde
RENCONTRE Chaque mois, le journal va à la rencontre d’un éleveur en Gironde. Dans ce
numéro, il s’agit de Jean-Christophe Duleau, éleveur de pigeons de chair à Brannens.
Un maximum
d’efficacité
En Gironde les éleveurs de
pigeons de chair se comptent
sur les doigts d’une seule
main. Jean-Christophe Duleau
de Brannens est l’un de ceux
là. Pourtant au début, rien ne
laissait à penser qu’un jour,
cet ouvrier métallurgiste se
reconvertirait dans l’élevage.
Quoique…
Pourquoi pas moi ?
Dans la famille Duleau, l’élevage
de pigeon, pour la consommation familiale, a toujours été à
l’ordre du jour. Chez ses grandsparents le volatile a toujours
eu sa place dans les séchoirs
à tabac. Puis chez les parents.
Jeune déjà, Jean-Christophe a
monté un petit élevage «J’avais
quelques couples (1) mais à
40 euros par couple, il fallait
de l’argent». Pendant douze
ans, Jean-Christophe travaille
dans un atelier de charpentes
métalliques. Pendant toutes
ces années, il ne perd pas
l’élevage de pigeon de vue.
Jusqu’au jour où, dans le journal local, il repère une information annonçant la vente d’un
élevage de pigeons dans le
Gers. Mais par-dessus tout,
l’information la plus essentielle
est que cet éleveur vit exclusivement de sa production. «Si c’est
possible pour lui, pourquoi pas
moi ? Je réalise alors que l’on
peut en faire son métier». Avec
«Tout seul et sans les encouragements de Michel Aimé, le technicien de la Chambre d’agriculture, je n’y serai
jamais arrivé».
des copains et son beau père
Jean- Christophe construit un,
puis deux bâtiments. L’élevage
passe de 20 à 400 couples.
Jean-Christophe est toujours
pluri-actif. Ouvrier et éleveur.
Tout étudié, tout calculé
En 2003, la rencontre avec
André Lapique, conseiller agricole à l’ADAR de Langon, sera
déterminante. «Mon cousin m’a
parlé de l’ADAR et de l’aide
qu’elle pourrait m’apporter
pour concevoir un élevage. J’ai
donc pris rendez-vous. Avec
Monsieur Lapique, l’élevage
du pigeon comme activité agricole principale a été sérieusement abordée. Ensemble, nous
avons tout étudié, tout calculé
de la production à la vente. Et je
me suis installé!». Fini le travail
dans la construction de charpentes métalliques. 2003 est
aussi l’année de son mariage.
«Quand mes beaux parents ont
su que j’arrêtais mon travail
comme salarié je crois qu’ils
ont été un peu inquiets…» Petit
à petit, la professionnalisation
se met en marche et en 2011,
Jean-Christophe décide de
développer sa production en
Le temps d’une image
doublant sa surface en volières.
Cette fois, Michel Aimé technicien au service élevage de la
Chambre d’agriculture est mis
à contribution. Un dossier AREAPMBE (bio-sécurité) est monté.
Un gros dossier administratif
«Tout seul et sans ses encouragements, je n’y serai jamais
arrivé». Jean- Christophe investit aussi dans un petit atelier
d’abattage et une chambre
froide. Désormais, les animaux
sont vendus abattus. Pour
cela, un jour par semaine,
deux salariés à temps partiel
et deux salariés du service de
remplacement viennent prêter
main forte pour l’abattage et
le conditionnement de 150 à
200 pigeonneaux. L’élevage
a aujourd’hui une capacité
d’environ 1 800 couples, mais
ce maximum n’est jamais totalement opérationnel avec le
renouvellement des couples.
Pour la vente, le bouche à
oreille est efficace. «En Gironde,
il y a peu d’élevages de pigeons
de chair et la demande est
constante» explique Jean
Christophe même s’il reconnaît
qu’aujourd’hui «le commerce
est compliqué. Et si les acheteurs restent fidèles, globalement chacun d’eux prend
des quantités moindre». Un
quart de la production est
commercialisée via un grossiste au marché des Capucins
à Bordeaux, le reste est destiné
aux restaurateurs, bouchers,
volaillers…ainsi qu’à quatre
supermarchés de proximité.
Jean-Christophe est aussi bricoleur. L’alimentation -60 kilos par
couple et par an - constituée
pour 80 % de maïs et 20 %
d’aliment complémentaire - est
distribuée automatiquement
chaque mois dans les trémies
à l’aide d’un astucieux mécanisme installé sur le tracteur.
Les fientes sont ramassées
mécaniquement puis étendues
sur les terres avoisinantes.
Ici, tout est étudié pour
permettre un maximum
d’efficacité.
Et demain ? Jean-Christophe se
trouve aujourd’hui à la croisée
des chemins. Il voudrait profiter
des six hectares de terre de son
père pour assurer lui-même une
partie de la production de maïs.
Un autre challenge est en
marche.
Geneviève Marcusse-Artigue
(1) un couple de pigeon produit 10 à 11 pigeonneaux par an
Et aussi
Pigeon le dispositif AREA
Au sein du Service Elevage de la Chambre d’Agriculture de la Gironde, Michel Aimé est chargé de l’accompagnement des éleveurs bovins viande. Agréé pour les diagnostics AREA, il suit les projets des éleveurs et les accompagne ensuite dans le cadre de suivi technico-économiques. Il anime un réseau de fermes en production
bovins-viande. Il est également le référent de la Chambre d’Agriculture en matière de diversification volailles.
Le dispositif AREA/PMBE a pour objectif d’accompagner
les éleveurs désireux d’améliorer leurs conditions de
production tout en s’engageant à respecter une série de
précautions visant à protéger l’environnement. Pour cela
les exploitants doivent, au terme de leur projet, respecter
un ensemble de 10 mesures relatives aux enjeux environnementaux liés à la fertilisation, la biosécurité, l’utilisation
des produits phytosanitaires, le stockage et/ou le traitement
des effluents végétaux ou animaux, l’énergie et l’eau. Ils
bénéficient donc à ce moment là de la «certification AREA»
qui atteste de leur bonne conduite vis à vis du respect de l’environnement. Le montant de l’aide est loin d’être négligeable :
son taux varie de 25 à 40 % pour des investissements pouvant
aller jusqu’à 100 000 euros HT maximum. Toutes les productions peuvent en bénéficier : bovins, ovins, caprins, équins,
asins, porcins, volailles, palmipèdes, lapins, etc.
10
Dossier
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Doucement,
mais sûrement
Comment la législation européenne est-elle élaborée ?
ELECTIONS Outre les dossiers législatifs en suspens,
la révision à mi-parcours de la Pac 2014-2020 et la
préparation de la prochaine, l’agrodéputé devra se montrer
vigilant à l’égard du projet de Partenariat transatlantique de
commerce et d’investissement.
UE Les élections européennes n’ont pas déchaîné
les passions. C’est pourtant la première fois que les
Européens élisent leur président au suffrage universel
direct. Retour sur des institutions qui n’ont pas toujours
bonne presse.
«C’est la faute à l’Europe»… Le
message est connu et il est
souvent utilisé. Mais quelle est
cette Union Européenne omnisciente et floue à la fois ?
Des politiques
responsables
Tout d’abord, contrairement à
une idée reçue, chaque décision de l’Union Européenne
est prise par les élus. Ils sont
de plusieurs sortes. Ceux du
Parlement Européen, basés à
Strasbourg, représentent les
citoyens de l’Union et sont élus
au suffrage universel direct.
Ceux du conseil européen, sont
les chefs de l’État ou de gouvernement des 28 pays membres
(président ou premier ministre
selon les cas). Le conseil de
l’Union Européenne, lui, représente les gouvernements de
chaque pays. C’est là que les
ministres en exercice des 28
pays se réunissent par compétence (agriculture, finances,
transports…).
C’est le conseil européen qui
définit la direction politique
générale et les grandes priorités européenne. Mais il ne fait
pas les lois.
La commission européenne,
elle, compte un commissaire
européen par pays. Selon l’article 17.7 du traité de l’Union
Européenne, «en tenant compte
des élections au Parlement européen, et après avoir procédé
aux consultations appropriées,
le conseil européen, statuant à
la majorité qualifiée, propose au
Parlement européen un candidat à la fonction de président de
la Commission. Ce candidat est
élu par le Parlement européen
à la majorité des membres qui
le composent.» Ensuite, tous
les commissaires-candidats à
l’exception du président sont
soumis, en tant que collège, à un
vote d’approbation du Parlement
européen. Si cette approbation a
lieu, le Conseil européen nomme
la Commission à la majorité
qualifiée. Dans le cas contraire,
la procédure reprend avec un
nouveau candidat. Donc, tous
les 5 ans, les commissaires
européens sont nommés par les
parlementaires et les gouvernements de l’Union et ont plutôt
la couleur politique majoritaire
du Parlement et des pays européens. Ils dirigent la commission
européenne qui propose les lois
puis les fait appliquer, une fois
celles-ci votées par le Parlement
Européen.
Agrodéputé,
mode d’emploi
Règlements, directives
et décisions
Il existe plusieurs types d’actes
législatifs, qui ne s’appliquent
pas tous de la même manière.
Un règlement est directement
applicable et juridiquement
contraignant dans tous les États
membres. Il ne doit pas être
transposé en droit interne, mais
il peut nécessiter la modification
de lois nationales incompatibles
avec ses propres dispositions.
Par exemple, cette année, les
députés européens ont rejeté
la proposition de règlement
de la Commission européenne
sur les semences et adopté un
règlement modifiant des actes
législatifs dans le domaine des
statistiques de l’agriculture et
de la pêche.
Un e d i re c t i ve l i e l e s É t a t s
membres, ou un groupe d’États
membres, pour la concrétisation d’un objectif. Les directives
doivent généralement être transposées en droit national pour
prendre leurs effets. Il est important de noter qu’une directive
fixe le résultat à atteindre tout
en laissant à chacun des États
membres le choix des moyens
pour y parvenir.
Par exemple, c’est une directive
européenne qui fait qu’un téléviseur acheté en France bénéficie
aujourd’hui de 2 ans de garantie.
Une décision a pour destinataires des États membres, des
groupes de personnes, voire des
particuliers. Elle est obligatoire
dans tous ses éléments.
L e s d é c i s i o n s s e r ve n t p a r
exemple à se prononcer sur
des propositions de fusion de
sociétés.
Enfin, les recommandations et
avis n’ont pas d’effet contraignant. Il s’agit d’incitation pour
les États-membres. Par exemple,
dans le domaine de la politique
économique et monétaire, la
Commission peut recommander certaines mesures à un
État membre qui connaît des
difficultés dans sa balance des
paiements, comme ce fut le cas
en Grèce.
28
Focus
> L’Union Européenne regroupe aujourd’hui 28
États-membres. Voici son portrait en quelques
dates et chiffres.
Rapports de force
Les autres institutions
européennes
En plus du Parlement européen,
des conseils et de la commission européenne, il y a d’autres
organismes européens pour
intervenir sur tous les sujets
intéressants les 500 millions
de citoyens. La cour de justice
européenne, par exemple, a été
créée en 1952, pour « assurer le
respect du droit dans l’interprétation et l’application des traités
(article 19 du traité sur l’Union
européenne) »
La banque centrale européenne,
elle, existe depuis 1999. Elle
est responsable de la politique
monétaire de la zone euro.
Mais il existe des structures
pour la coopération de police et
judiciaire, pour les régions et les
collectivités locales, un conseil
économique et social…
Les structures sont nombreuses,
comme les pays appartenant
à l’Union, leurs langues, son
nombre d’habitants. Un géant
qui avance à pas comptés.
M.R.
Le député élu pour une durée de
5 ans lors du scrutin européen
des 22-25 mai, puis nommé à
la commission parlementaire
de l’agriculture, la «comagri»,
n’aura pas un train de sénateur,
maintenant qu’il est co-législateur
de la PAC. Une PAC tout juste
réformée pour la période 20142020, et qui sera soumise à une
révision à mi-parcours. Comme
tous ses homologues des autres
commissions parlementaires,
l’agro-député devra, au-delà de
son implication, faire partie d’une
famille politique assez puissante
pour avoir quelque chance d’obtenir la rédaction d’un rapport
important. Encore mieux : être le
coordinateur du groupe pour les
questions agricoles.
L’Union Européenne compte
28 États-membres, ce qui
représente 500 millions de
citoyens. Elle a été fondée
sur une idée de paix. Il s’agissait de mettre fin aux guerres
qui secouaient régulièrement le vieux continent. Elle
a débuté, en 1950, avec la
Communauté européenne du
charbon et de l’acier. En 1957,
le traité de Rome installe la
«communauté économique
européenne» (CEE), c’est le
«marché commun». Les six
pays fondateurs de cette
Communauté sont la Belgique,
la France, l’Allemagne, l’Italie,
le Luxembourg et les Pays-Bas.
C’est au même moment d’apparaît la Politique Agricole
Commune (PAC). Elle représente aujourd’hui 35 % du
budget européen (plus 10 %
pour le développement rural),
ce qui en fait la première des
politiques communes européennes. Au départ, elle a pour
but d’augmenter la productivité
de l’agriculture, stabiliser les
marchés, garantir la sécurité
alimentaire, assurer un revenu
équitable aux agriculteurs. Elle
est mise en place en 1962.
Il faudra attendre le traité de
Maastricht, en 1992, pour
que la CEE devienne l’Union
Européenne.
Sur les 28 pays européens
d’aujourd’hui, 17 utilisent
l’euro, la monnaie adoptée
en 2002. Aujourd’hui, l’euro
est la première monnaie au
monde par le nombre de billets
en circulation (610 milliards)
et la deuxième après le dollar
américain pour le montant des
transactions.
Il faudra aussi que, dans son
travail, cet eurodéputé soit fidèlement soutenu par son groupe
politique.
Implication et assiduité, appartenance à un groupe politique
assez nombreux pour pouvoir être
chargé d’un rapport important,
écoute mesurée des lobbies (on
en compterait 30 000 à Bruxelles
tous secteurs confondus), mais
aussi art du compromis pour
convaincre, y compris parfois ses
camarades de parti d’autres nationalités… et obtenir un résultat qui
sera de toutes façons inférieur à
ses ambitions. C’est ce qui attend
l’euro-député.
500 millions de citoyens
Représentant de plus de 500
millions de citoyens dans 28
États membres, le Parlement
européen issu des élections des
22-25 mai et dont la session
constitutive se tiendra du 1er au
3 juillet à Strasbourg – comptera
751 sièges.
Outre les dossiers législatifs
en suspens, qui ne sont pas
très nombreux, la révision à
mi-parcours de la PAC 2014-2020
et la préparation de la prochaine,
l’agrodéputé devra se montrer
vigilant à l’égard du projet de
Partenariat transatlantique de
commerce et d’investissement,
dit TTIP, thème omniprésent
dans les manifestes des formations politiques européennes. Le
centre-droit est «favorable aux
négociations commerciales avec
les États-Unis, pour autant que
les accords protègent les normes
européennes élevées et que les
aspects importants de l’identité
européenne soient préservés».
Les socialistes avertissent que
«tous les accords commerciaux,
y compris l’accord avec les ÉtatsUnis actuellement en cours de
négociation, doivent garantir la
protection des droits de l’homme
et des droits sociaux des citoyens,
un travail décent, le respect des
normes environnementales, la
culture ainsi que la responsabilité
sociale des entreprises et le juste
échange». «Nous protégerons le
droit des Européens à bénéficier
d’une alimentation et de produits
sains et sûrs, et à vivre dans un
environnement sûr», soulignent-ils
également.
Accords de libre-échange
Les libéraux, eux, «travailleront
pour un accord de libre-échange
UE-États-Unis qui pourrait stimuler
l’économie européenne à hauteur
de plus de 100 milliards d’euros
par an». Ils militeront aussi «pour
des accords de libre-échange
avec d’autres grandes régions
économiques».
Les Verts déplorent le «manque
de transparence» des négociations commerciales bilatérales
menées par l’Union Européenne.
Ils «s’opposent au TTIP sous sa
forme actuelle». La gauche européenne «veut l’arrêt immédiat»
des pourparlers en cours avec les
États-Unis.
Bref, de quoi garantir des débats
animés pour les cinq prochaines
années dans l’hémicycle européen et quelques cheveux
blanc au premier président du
Parlement élu au suffrage universel direct.
Le député élu pour une durée de 5 ans, puis nommé à la commission parlementaire de l’agriculture, la «comagri»,
n’aura pas un train de sénateur, maintenant qu’il est co-législateur de la PAC.
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Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Éco d’Aquitaine
Sobeval invite les éleveurs
à la rejoindre
INSTALLATION - DORDOGNE Une entreprise industrielle de Boulazac, spécialisée
dans l’abattage et la transformation de veaux de boucherie, a organisé les 17 et 18 mai
la 3e édition de son forum filière, en collaboration avec les Jeunes Agriculteurs.
C’est la troisième année que
Sobeval, entreprise du groupe
international VanDrie France,
qui s’est fait un nom dans l’abattage et la transformation de
veaux de boucherie, a invité sur
son site industriel de Boulazac
le monde agricole à la rejoindre.
«Mais cette année, notre forum
a eu une envergure nationale»,
explique Gilles Gauthier, directeur général de Sobeval.
Les 17 et 18 mai, ce sont des
éleveurs de toute la France,
intéressés par la production
de veaux de boucherie, que
Sobeval a cherché à séduire
avec «un salaire garanti dès
la signature du contrat, un
accompagnement de A à Z
pour construire son bâtiment,
choisir ses équipements, se
former...» Gilles Gauthier a
d’ailleurs noué un partenariat privilégié avec le syndicat
Jeunes Agriculteurs 24 pour
faire savoir aux candidats à l’installation que la production de
veaux «est peu gourmande en
temps, fiable et rémunératrice».
À la suite du 1er forum en 2012,
quinze contrats avaient été
signés. L’année suivante, plus
de trente et cette année...
«Avec cinquante, je m’estimerai
satisfait.»
seul lieu tous les partenaires de la
filière : les fournisseurs, les clients
grossistes, la grande distribution,
mais aussi des représentants de
l’industrie du cuir, des banques...
Pour ce troisième forum, l’entreprise n’a reculé devant rien pour
faire venir du monde. Le samedi
matin, dès 9 heures, une foire
primée de veaux fermiers était
organisée, avec remise des prix
en fin de matinée, en présence
d’Alain Rousset, président de la
Région Aquitaine. Tout le weekend, il a également été possible
de déguster du veau, mais aussi
de découvrir les dernières innovations techniques.
Nelly Fray
EN CHIFFRES
Comme lors des précédents forums, l’entreprise a ouvert exceptionnellement les portes de son site de transformation aux visiteurs.
Contrat flexi-sécurité
Si Sobeval «recrute» des éleveurs,
c’est parce que l’entreprise poursuit son développement commercial. Et la pyramide des âges
des éleveurs exige d’anticiper le
renouvellement pour continuer
à alimenter une entreprise qui
compte aujourd’hui 420 salariés.
Aussi, Sobeval met en place des
mesures aptes à séduire, mais
aussi à rassurer, les éleveurs.
Ainsi, un nouveau contrat, appelé
“flexi-sécurité”, qui a été présenté
lors du forum, permet à l’éleveur
de s’assurer un débouché pendant 1 an et demi (3 bandes de
veaux), avec la garantie qu’il pourra le prolonger, s’il le souhaite, par
tacite reconduction. Outre la présentation de ce dispositif et des autres accompagnements mis en place par l’entreprise, le forum a rassemblé en un
LOT-ET-GARONNE - TONNELLERIE SAINT-MARTIN À BUZET/BAÏSE
Une qualité reconnue jusqu’à l’export
La Tonnellerie Saint-Martin, c’est
une histoire de famille. Depuis
3 générations, les Saint-Martin
fabriquent des barriques : le
grand-père fabriquait des fûts
pour les négociants bordelais
qui les exportaient vers l’Angleterre, le père a essentiellement
approvisionné les viticulteurs de
la zone de Buzet et, aujourd’hui,
François Saint-Martin fabrique
plus de 10.000 barriques par an
pour les viticulteurs du Bordelais,
de la Bourgogne et du Sud de
la France. Il exporte 80 % de
sa production dans les régions
viticoles du monde : Australie,
USA, avec en ligne de mire, le
marché chinois.
Pour le consommateur qui
apprécie le vin, son goût n’a
pas toujours conscience du rôle
déterminant que joue la barrique.
La tonnellerie Saint Martin ne
fabrique que sur commande,
pour répondre à l’attente du viticulteur sur le goût du produit
défini par l’association du vin et du
bois de la barrique afin d’obtenir
les meilleurs arômes qui caractérisent le vin.
Les chênes servant à la fabrication des barriques sont à 90 %
français et proviennent de terroirs
différents qui auront des incidences sur le goût.
Pour fabriquer les fûts, on les
chauffe pour travailler le bois et
ensuite on chauffe encore pour
travailler le goût. Il s’agit d’un
travail mené en étroite collaboration entre la tonnellerie et le
viticulteur qui va tester la barrique
(bois et goût) sur 12 mois pour
adapter les critères à la qualité
attendue.
La recherche est permanente,
c’est un travail artisanal, rien n’est
jamais acquis, c’est du «cousu
main», on travaille sur du vivant :
le bois et le vin.
Site internet : www.
tonnelleriesaintmartin.com
CHIFFRES :
- 6,5 millions d’euros de chiffre d’affaires
- 10.000 barriques de 225 L à 600 L par an
- 80 % de la production est exportée
- Bois : 90 % de chêne français
600 éleveurs alimentent le
site d’abattage de Sobeval
à Boulazac, dont 92 basés
en Dordogne. Ils sont représentés par une vingtaine de
délégués répartis sur tous les
secteurs géographiques de la
production
Et aussi
PYRÉNÉES-ATLANTIQUES
Savoir-faire de la filière pêche et gastronomie
La pêche locale est pleine de ressources et elle entend le faire savoir.
Les ports de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure, au Pays basque, ont vécu
la 3e édition de Merlu d’avril, un événement vitrine du dynamisme de
cette filière. La création d’un atelier de transformation des produits
de la mer, volonté commune de l’agglomération Sud Pays basque et
des professionnels de la pêche, a ouvert une nouvelle voie au port de
Saint-Jean-de-Luz/Ciboure : la filière courte. Elle privilégie le consommateur, soucieux de s’approvisionner en produits frais, mais aussi
désireux de soutenir des entreprises de pêche artisanales. De plus,
cette démarche transfrontalière autour des circuits courts, financée
par le fonds Aquitaine-Euskadi, travaille aussi sur l’approvisionnement
des cantines scolaires par les productions agricoles locales. Merlu
d’avril réunit ainsi tous les acteurs locaux de la filière pêche afin de
mettre en valeur leur savoir-faire et la qualité des poissons débarqués
au port de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure. Cet événement est aussi un
rendez-vous agro-culinaire très prisé.
LANDES
La Chine aime le vin de Tursan Expression
Depuis qu’elle s’est dotée d’un département export en janvier 2012,
la Cave coopérative des vignerons landais, à Geaune, qui produit
2,5 millions de bouteilles d’AOC Tursan et un million d’IGP, explore
l’Asie. Son tursan rouge, de marque Expression, s’est vu remettre, sur
des critères de qualité-prix-accompagnement repas, le prix du meilleur
vin au prestigieux festival Wine and Dine de Hong Kong, le «Prix or 2013
Favorite Wine of Hongkong Award». Une récompense gagnée grâce
aux votes des 140 000 visiteurs du salon pour un vin bien adapté au
type de repas chinois, composés de six à dix plats très divers, à un
prix public raisonnable. Cette récompense a dopé les commandes de
sociétés asiatiques pour ce vin, impliquant une augmentation de la
production pour satisfaire la demande.
GIRONDE
Bordeaux Shopping 2014
Promouvoir la richesse commerciale de la ville de Bordeaux, telle
est l’ambition de la CCI de Bordeaux qui édite pour la 17ème année
consécutive Bordeaux Shopping. Pas moins de 60 adresses shopping
y sont recensées : vins et gastronomie, restaurants, mode, cadeaux…
Edité en 40.000 exemplaires, le guide est diffusé aux croisiéristes en
escale à Bordeaux, à l’Office de Tourisme de Bordeaux, dans les hôtels
de l’agglomération bordelaise, du Bassin d’Arcachon et du Médoc,
ainsi qu’aux clients des agences de voyages réceptives locales. Le
guide est présent sur internet via le site www.bordeaux-shopping.com.
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Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Économie
Une reprise de la production
mondiale encore fragile
VIN Avec 278,6 Mhl, la production mondiale de vin a repris des couleurs en 2013 après la
faible récolte enregistrée en 2012. En revanche la consommation peine à redémarrer après
la crise de 2008.
VIGNE
Avec une progression de l’ordre de 5 000 ha, le vignoble espagnol est le plus étendu de l’Union Européenne.
La production communautaire
de vin est estimée à 164,2
millions d’hectos pour 2013,
selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin, en
hausse de 12,5 % par rapport
à la faible récolte de 2012. Elle
se situerait dans la moyenne de
ces dernières années.
Vendanges 2014
dans l’hémisphère sud
La production de l’Italie figure
en tête, avec près de 45 Mhl,
devant l’Espagne, 44,7 Mhl et
la France, 42 Mhl. Le niveau
de production aux Etats-Unis,
en Chine et dans les principaux pays de l’Hémisphère
Sud atteindrait 79,3 Mhl,
progressant ainsi de près de
8 %, l’Afrique du Sud confirmerait un haut niveau de production, à 11 Mhl. A noter toutefois
que si la vendange chinoise
a affiché un volume de 11,7
Mhl, elle a accusé néanmoins
une décroissance de 15 % par
rapport à l’an dernier. Au total,
la production mondiale atteindrait 278,6 Mhl en progression
de 9,4 % sur la faible vendange
2012. Pour les vendanges
2014, les premiers chiffres
venant de l’hémisphère sud ne
confirment pas cette reprise.
Si la récolte est abondante en
Nouvelle-Zélande, les perspectives de volume sont plus décevantes en Argentine (- 20 %), au
Chili (-10 à -20 %) ainsi qu’en
Australie. Au final la production
baisserait de 10 % en 2014
dans l’hémisphère sud.
USA, premier marché
mondial
Stabilisation
du vignoble mondial
Côté consommation, la reprise
espérée qui aurait marqué la fin
de la crise financière et économique, débutée en 2008, tarde
à se manifester.
En Europe, conformément
aux tendances des années
passées, les gros pays consommateurs que sont la France,
l’Italie et l’Espagne poursuivent leur recul entre 2013
et 2014 : une baisse de 2,1
Mhl en France (28,1 Mhl de vins
consommés), 0,8 Mhl en Italie
(21,7 Mhl) et 0,2 Mhl (9,1 Mhl).
Au Portugal et au Royaume-Uni,
la consommation reste stable,
tandis qu’elle affiche une légère
progression en Allemagne.
Ailleurs, la consommation est
malgré tout orientée à la hausse.
Notamment aux Etats-Unis qui
avec 29,1 Mhl sont devenus
en 2013 le premier marché
intérieur en volume, même
si le rythme de croissance a
fléchi (+ 0,5 % entre 2012
et 2013 contre par exemple
+ 2 % entre 2011 et 2012). Les
principaux pays d’Amérique du
Sud, l’Argentine, le Chili ainsi
que le Brésil ont enregistré
en 2013 une consommation
en progression relativement à
2012 comprise entre 1 % et 2 %.
Alors que la consommation
de vins en Chine a marqué un
coup d’arrêt dans sa progression entamée au début de la
décennie 2000.
Selon l’Organisation international de la vigne et du vin (OIV), le
vignoble de l’Union européenne
à 28, s’établissait en 2013, à
3,48 Mha.
La baisse des années précédentes, 54 000 ha entre 20112012, consécutive à la politique
communautaire d’incitation
à l’arrachage s’achevant, la
perte de surface n’aura été
que de 19 000 ha, l’an dernier,
dont 600 à 700 ha en France,
alors que l’Espagne a enregistré
une progression de l’ordre de
5 000 ha.
Le vignoble espagnol est
ainsi le plus étendu de l’UE,
avec 1,02 Mha, devant la
France, 794 000 ha, et l’Italie,
752 000 ha, le Portugal et la
Roumanie venant loin derrière,
avec quelque 200 000 ha. Le
vignoble des pays tiers représenterait 3,95 Mha, dont
600 000 ha en Chine,
504 000 ha en Turquie, 408
000 ha aux Etats-Unis, 224 000
en Argentine, 207 000 ha au
Chili 158 000 ha en Australie et
130 000 ha en Afrique du Sud.
Les divers autres pays d’Asie
disposeraient d’un vignoble de
615 000 ha et ceux d’Afrique,
de 239 000 ha.
La surface du vignoble mondial
se serait ainsi pratiquement stabilisée en 2013, à
7,43 M ha.
PRÉVENIR
PLUTÔT
QUE GUÉRIR
Elaboré à partir d’antioxydants
polyphénoliques naturels, pour agir
en prévention des risques oxydatifs liés
aux stress et aux désordres climatologiques,
ANTYS favorise la résistance et la
nutrition des vignes par voie foliaire.
PROGRAMME
OBJECTIF PRODUCTION / QUALITÉ
Stade 5/6 feuilles
+30%
Préconisation : 2-3 applications
ANTYS 15
ANTYS 8
de
croissance
 Relance rapide du métabolisme azoté
 Nutrition complète N-P-K + oligos
Stade avant floraison
+37%
de poids
de récolte
Préconisation : 2-3 applications
ANTYS PMg
 Résistance des bourgeons floraux
 Homogénéité de la floraison
-30%
Préconisation : 2-3 applications
de coulure et
millerandage
 Action production et qualité homogène
 Résistance aux oxydations tardives
+25%
Stade fin nouaison
ANTYS K
Situation de carence fer ou magnésium
Préconisation : 2 applications dès les 1ers symptômes
ANTYS Fe
ANTYS MgS
de mise
en réserve
UIT UTILISABLE E
OD
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AGRICULTURE
BIOLOGIQUE
RÈ CON
U
GL FORMÉMENT A 007
EME
2
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UIT UTILISABLE E
OD
N
PR
AGRICULTURE
BIOLOGIQUE
RÈ CON
U
GL FORMÉMENT A 007
EME
2
NT CE N°834/
 Correction des carences
 Relance l’activité chlorophyllienne
 Relance l’activité photo-synthétique
+38%
d’activité
photosynthétique
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14
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Économie
L’atout charme de la cave des
Coteaux d’Albret à Mesterrieux
COMMERCE Le 16 mai, la cave des Coteaux d’Albret, à Mesterrieux, a inauguré son nouvel
espace accueil-vente-dégustation. De nouveaux locaux pour de nouveaux projets.
L e 16 m a i , l a c ave d e
Mesterrieux s’était mise sur
son 31. Et pour cause. Elle inaugurait ses nouveaux locaux de
réception en présence de tous
ses adhérents et des responsables du monde agricole et
viticole Girondin.
Projet collectif
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Les larges baies vitrées associées au bois et au béton
ciré sont du plus bel effet. Un
résultat esthétique et pratique
qui, pour le président Bernard
Gorioux, «correspond parfaitement ce que l’on attendait»
même si la sortie de terre
du nouveau bâtiment a été
«longue et fastidieuse». Aussi,
avec le conseil d’administration, nous avons voulu profiter
de cette inauguration pour se
retrouver avec vous tous. Pari
tenu et pari gagné. Les adhérents sont venus nombreux,
très nombreux participer à cette
belle fête. Et les professionnels
aussi. «C’est un beau moment
positif qui concrétise un
projet collectif et la démarche
Les larges baies vitrées associées au bois et au béton ciré sont du plus bel effet.
collective a toujours beaucoup
de puissance. Le collectif fait
sens pour nous» a expliqué
Bernard Farges président du
CIVB. Pour Bernard Artigue
président de la Chambre d’agriculture, l’aventure de la cave de
Mesterrieux se conjugue aussi
avec les services proposés par
l’assemblée consulaire. Qu’il
s’agisse de l’engagement en
bio ou de l’accompagnement
commercial. Un cheminement
qui n’est pas près de s’arrêter
«Nous serons toujours à vos
côtés».
Travailler ensemble
Même enthousiasme chez
Bernard Solans, président
de la Fédération des caves
coopératives d’Aquitaine.
«La coopérative Les vignerons
des coteaux d’Albret rayonne
par son adaptabilité au fil du
temps». Au travers de toutes
ces démarches engagées, le
président se dit persuadé que
la coopération démontrera
encore qu’elle peut relever
tous les défis. Avis partagé par
Yves d’Amécourt, conseiller
général «Quand tout va mal,
on redécouvre le mérite de
la mutualisation. Vous vous
placez dans une économie
sociale et solidaire, dans le
travailler ensemble. Vous êtes
un exemple de la réussite de la
coopération». Solange Menival
conseillère régionale voit au
travers de la coopération «la
redécouverte des vertus de
la mutualisation. L’agriculture
sait se serrer les coudes pour
travailler. Elle n’a de leçon à
recevoir de personne».
Et en cette fin d’après midi
du mois de mai, pour partager ce moment d’exception, le
président Bernard Gorioux a
tenu à faire un clin d’œil aux
hommes et aux femmes qui
ont su porter leur destin en
associant, pour couper le traditionnel ruban, la doyenne de
l’assemblée et une toute jeune
viticultrice.
La cave de Mesterrieux qui aura
80 ans l’an prochain est encore
d’une prégnante actualité.
Et elle le prouve de belle
manière.
G. M.-A.
dimanche 15 juin 2014
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Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Société
Biodiversité, attention
à la marchandisation
LÉGISLATION L’introduction de la notion de «services écosystémiques» dans le projet de loi
Biodiversité pourrait augmenter les risques de marchandisation de la biodiversité.
en place», affirme Nathalie
Bertrand. Cette MAE est une
obligation de résultats : avoir
au moins quatre espèces de
fleurs différentes dans les
prairies.
«La marchandisation de la
biodiversité, on est en plein,
on n’a pas attendu ce projet de
loi pour s’en rendre compte»,
explique Nathalie Bertrand,
docteur en économie au centre
de Grenoble d’Irstea (1) lors
d’une conférence de presse à
Paris, le 14 mai.
Une opportunité
Indispensable aux
activités humaines
Dans le projet de loi Biodiversité
qui doit être examiné par les
parlementaires les 24, 25 et
26 juin prochain, la notion de
«services écosystémiques» est
introduite pour la première fois
dans une loi. L’Irstea rappelle
que ce sont «les services
rendus par les écosystèmes,
indispensables aux activités
humaines». Ils permettent
notamment d’évaluer économiquement la demande en
matière de biodiversité. «Les
recherches menées visent à
rendre compte de la complexité et de l’hétérogénéité de
“la demande de nature” des
citoyens (en termes de préférences, de motivations ou de
valeurs attribuées à la biodiversité)», expliquent les experts
de l’Irstea. Concrètement, il
s’agit de donner une valeur
La MAE demande aux agriculteurs d’avoir au moins 4 espèces de fleurs dans les prairies.
en euros à différents biens
de la biodiversité. Mettre une
valeur monétaire sur la biodiversité pourrait alors entraîner sa marchandisation. Si la
tendance inquiète, Nathalie
Bertrand précise qu’elle est
déjà utilisée. «Il existe des
banques de compensation»,
rappelle-t-elle. Ce sont des
a c t i o n s é c o l o g i qu e s qu i
permettent de contrebalancer les pertes de biodiversité
dues à des projets d’aménagements (autoroutes, parcs
éoliens, lotissements, etc). Ce
processus n’est possible qu’à
condition de pouvoir donner
une valeur aux per tes de
biodiversité.
Et les MAE ?
«Est-ce que la MAE (mesure
agroenvironnementale) “prairies fleuries” change les
pratiques des agriculteurs ?
Non. Mais elle permet de maintenir les bonnes pratiques déjà
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BERGERAC (24)
Route d’Agen
Tél : 05.53.58.43.11
(1) Institut national de recherche en
sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture / (2) Office national de
la forêt
Et aussi
Quantum V/n/F : CONCENTRÉ DE QUALITÉS
RIBERAC (24)
C o n c rè te m e n t , N a t h a l i e
Bertrand explique que les agriculteurs obtiennent déjà de
tels résultats. Mais la politique
publique permet de maintenir à moyen long terme les
bonnes pratiques agricoles
en faveur de la biodiversité via
une compensation financière.
Par ailleurs, l’Irstea rappelle
que l’introduction de la notion
de services systémiques dans
le projet de loi Biodiversité peut
être une opportunité pour la
biodiversité «ordinaire». Car
«la biodiversité cible souvent
des espèces rares (animaux
sauvages par exemple), mais
on sous-estime la biodiversité
ordinaire (vers de terre, papillons…) qui n’est pas perçue par
les citoyens», explique Philip
Roche, écologue à l’Irstea.
Services de Proximité
STE BAZEILLE (47)
RD 813 -Tél : 05.53.94.46.06
LIBOURNE (33)
Rue De Verdet - Tél : 05.57.55.50.14
BERSON (33)
5 Moriset - Tél : 05.57.42.05.13
Document :CASE IH_Gamme Quantum VNF _H120xL135_AVA_S21.pdf;Format :(149.82 x 134.82 mm);Date :14. May 2014 - 13:36:03;Certifié OneVision par RAVERI
Bordeaux,
l’escale de l’été
Le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux
souhaite promouvoir les vins de Bordeaux d’été
auprès du public et les associer aux occasions
de consommation estivales : apéritifs, barbecue,
déjeuners légers, pique-nique, repas en terrasse
etc. Les vins de Bordeaux proposent aux consommateurs des escales colorées pendant l’été, en GMS.
Blancs secs et doux, rosés et clairets, et rouges
fruités sont mis en avant à cette occasion. Des
vins légers, gourmands, aromatiques et frais, avec
un fruit particulièrement expressif. D’un excellent
rapport qualité-prix, ils sont à découvrir dès leur
prime jeunesse. L’opération «Bordeaux L’Escale de
l’été» recrée l’ambiance estivale «à la bordelaise»
en amenant l’univers des cabanes du bassin d’Arcachon en GMS.
Le dispositif sera présent dans plusieurs centaines
de points de vente sur tout le territoire français. Dans
le même temps, un grand jeu concours sera mis
en ligne avec des séjours à gagner (en scannant le
QR code présent sur l’affiche des présentoirs, les
consommateurs seront envoyés sur le site www.
bordeaux.com).
16
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Jeunes Agriculteurs, le Crédit Agricole d’Aquitaine vous guide
tout au long de votre projet pour bien assurer votre installation.
En 2013,
le Crédit Agricole
d’Aquitaine a financé
à hauteur de
82.4%
les installations de
Jeunes Agriculteurs.
Nous nous engageons au côté des jeunes agriculteurs
pour faire de leur projet un succès :
• nos conseillers experts proposent un accompagnement personnalisé et sont présents durant
toutes les étapes du projet, de la préparation à la réalisation
• chaque agriculteur ayant des besoins différents, un dispositif de financement* spécifiquement
adapté à chaque projet est mis en place
• un suivi post-installation est assuré par un conseiller spécialisé
• une offre globale de financements*, d’assurances, d’épargne et de services pour une
installation réussie
Depuis janvier 2012, Vincent Charley, éleveur de chèvres,
transformateur et vendeur de fromage, s’est installé en tant que Jeune
Agriculteur en reprenant l’exploitation de ses anciens employeurs. Il
possède un troupeau de 60 chèvres, commercialise en vente directe et
mène une démarche de conversion en Agriculture Biologique.
« J’ai présenté mon projet de reprise de l’exploitation de mes patrons à
2 banques et j’ai rapidement choisi le Crédit Agricole d’Aquitaine pour
m’accompagner. Avec le Crédit Agricole d’Aquitaine, tout était plus facile,
plus simple, plus rapide et les réponses plus claires… Ils m’ont conseillé au
moment de l’installation, mais aussi après. Mon projet actuel est d’acquérir
une parcelle pour y construire une nouvelle fromagerie et ma maison
d’habitation. C’est un projet qui assurera la pérennité de mon entreprise et
aussi mon projet de vie. Ma relation avec le Crédit Agricole d’Aquitaine étant
très bonne, les démarches bancaires simples et rapides, et ma conseillère très
réactive dès le moindre souci, c’est naturellement que je me suis tourné vers
le Crédit Agricole d’Aquitaine. Le plus important pour moi est la confiance que
m’accorde ma banque, et j’en suis aujourd’hui convaincu le Crédit Agricole
d’Aquitaine est la banque qu’il me fallait pour mon installation. »
Le Crédit Agricole d’Aquitaine a récemment décidé de lui faire confiance
et de lui accorder un financement pour son projet.
Sandra Bregognat, anciennement ouvrière viticole, a repris une
exploitation de 13 ha de vignes en AOC Bordeaux à Gensac, livrés en
Cave Coopérative.
« Le délai étant très court afin que je puisse bénéficier de certaines aides,
on m’a conseillé le Crédit Agricole d’Aquitaine, banque de référence sur
l’installation et l’agriculture en général. Le Crédit Agricole d’Aquitaine a été
très rapide et réactif dans l’accompagnement de mon projet d’installation.
C’est un parcours compliqué, mais les partenaires de l’installation travaillent
en synergie et m’ont fortement accompagnée, en particulier dans l’étude d’un
portage foncier. Je n’étais pas cliente du Crédit Agricole d’Aquitaine à titre
personnel, mais je prévois d’y transférer mes comptes car mon conseiller
Crédit Agricole d’Aquitaine est le plus au courant de ma situation. Enfin, pour
protéger mon exploitation, je me suis assurée contre la grêle, et j’envisage de
souscrire l’année prochaine l’assurance gel/coulure.»
Pour répondre à toutes vos questions et préparer votre projet,
contactez le Conseiller Crédit Agricole de votre secteur ou nos experts Installation Jeunes Agriculteurs :
AGRICULTURE : Eric LARGE 05 56 90 88 39
VITICULTURE : Laurie CANDAU 06 22 68 23 32 • Laetitia DIO 06 22 68 23 26 • Sylvie GARNET 06 22 68 23 23
* Sous réserve d’acceptation de votre dossier par le Crédit Agricole d’Aquitaine, Prêteur.
CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL D’AQUITAINE - Société coopérative à capital variable, agréée en tant qu’établissement de crédit. Société de courtage d’assurances immatriculée au
registre des intermédiaires en Assurance sous le n° 07 022 491- Siège social : 304, bd du Président Wilson - 33076 BORDEAUX CEDEX - RCS BORDEAUX 434 651 246 - N° TVA : FR 16 434 651 246
17
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Social
Quand le «bien vieillir» fait
son spectacle à Cenon
THEATRE Pour aborder le «bien vieillir» sans idées préconçues.
Le lundi 16 juin 2014 à 15h00,
le Rocher de Palmer à Cenon
accueille le spectacle «Vieillir,
c’est vivre !», une pièce de
théâtre originale, à la fois drôle
et musicale sur la thématique
du bien vieillir.
Un engagement
des organismes
Cette pièce est proposée par
la MSA Gironde, la CARSAT
Aquitaine, le RSI Aquitaine, la
Mutualité Française Aquitaine
et l’ASEPT Gironde. Elle marque
l’engagement des organismes
de protection sociale d’Aquitaine et leurs partenaires sur
la question de l’avancée dans
l’âge.
Une pièce drôle
et pétillante
«Vieillir, c’est Vivre !» est l’histoire
de deux conférenciers spécialistes du bien vieillir, Ernestine
de la Rosamonde et Aldebert
Duschmol. La première, de par
sa longue expérience, connaît
parfaitement son métier. Elle
masque cependant son stress
et sa propre crainte du temps
qui passe par l’abus de substances peu recommandables.
Le second est, quant à lui,
un débutant dans le métier
INSCRIVEZ-VOUS
L’entrée est gratuite dans la limite des places disponibles.
Réservation sur www.asept-gironde.fr
Le programme du lundi 16 juin :
• 14h30 : accueil du public
• 15h00 – 16h00 : pièce de théâtre
«Vieillir, c’est Vivre !»
• 16h00 – 17h00 : conférence animée par JeanJacques Amyot, psychosociologue et directeur de
l’OAREIL
• 17h00 : collation
débordant de dynamisme et
d’idées reçues, qui a la ferme
intention de s’imposer. Leur
rencontre explosive va donner
un tour improbable à leur conférence, mais rhum et tango
aidant, ils apprendront qu’à
tout âge, la vie réserve de belles
surprises… «Vieillir, c’est Vivre !»
est une pièce drôle, pétillante
et joyeuse donnant un coup de
balai aux idées préconçues sur
la vieillesse.
Burlesque et musicale, c’est
l’axe que Raphaëlle Saudinos
de la Compagnie «Cinquième
Saison Production», auteure
et interprète de la pièce, a
souhaité donner à «Vieillir, c’est
Vivre !». Ainsi, la pièce propose
de découvrir de manière originale et ludique l’ensemble des
actions de prévention menées
sur le territoire aquitain par
les organismes de protection
sociale : ateliers mémoire,
prévention des chutes, nutrition, bien vieillir…
Une conférence
pour échanger
La pièce sera suivie d’une conférence animée par Jean-Jacques
Amyot, psychosociologue et
Votre couverture santé à l’étranger
Pour un séjour
temporaire en Europe,
pensez à demander
la carte européenne
d’assurance maladie
(CEAM).
professionnelle... Elle permet à
son détenteur d’attester de ses
droits à l’assurance maladie
et de bénéficier d’une prise
en charge des soins médicaux
prodigués.
Vous envisagez un déplacement en Europe, au moins trois
semaines avant votre départ
pensez à faire la demande de
CEAM. En dehors de l’Europe,
informez-vous sur la prise en
charge des soins médicaux
dans le pays de destination.
Attention, une demande doit
être déposée pour chaque
membre de la famille (y compris
les enfants de moins de 16
ans). Elle est gratuite, individuelle et valable un an à compter de sa date d’édition.
En présentant la CEAM – ou le
certificat provisoire de remplacement – au médecin, au
pharmacien ou dans un hôpital
public, les dépenses de santé
sont prises en charge dans les
mêmes conditions que pour les
assurés du pays. Pour connaître
les formalités en vigueur du
pays dans lequel vous vous
rendez : www.cleiss.fr.
A quoi sert-elle ?
La CEAM facilite la prise en
charge des soins médicaux
lors d’un séjour temporaire
dans les pays de l’Espace
Economique Européen et
en Suisse : vacances, weekend, stage, études, mission
Comment l’utilise-t-on ?
Demande de CEAM en
ligne : mode d’emploi
Depuis la page d’accueil du
site internet www.msa33.fr ce
service est disponible dans
votre espace privé MSA. Une
fois identifié(e), cliquez sur le
service : «Demande de carte
européenne d’assurance maladie». Vous pouvez également
faire cette demande auprès
de votre MSA environ trois
semaines avant votre déplacement. En cas d’urgence, votre
MSA peut vous délivrer un certificat provisoire de remplacement d’une validité de 3 mois.
directeur de l’OAREIL (Office
aquitain de recherche, d’étude,
d’information et de liaison sur
les problèmes des personnes
âgées), et d’un goûter convivial
pour prolonger les échanges
ave c l e s p ro fe s s i o n n e l s
présents sur place.
MSA «Instants santé» : examens
gratuits canton de la Réole
Le service dwe médecine préventive de la MSA Gironde organise pour le mois de juin 2014 des «Instants santé», examens de santé gratuits. Profitez de
cette occasion pour faire un point global sur votre
santé, ils se dérouleront sur le canton de la Réole :
Foyer rural de Fontet les 17,18, 19, 24 et 26 juin 2014
Ces examens de santé concernent les personnes
âgées de 25 à 74 ans. L’objectif poursuivi est de dépister les facteurs de risques de certaines maladies
(maladies cardio-vasculaires, glaucome,…) A cet effet
un questionnaire médical est adressé à chaque assuré concerné puis des examens complémentaires
sont réalisés. Leur résultat est transmis au médecin
traitant qui, au cours d’une consultation gratuite,
apporte des conseils, voire propose des actions de
prévention, susceptibles de contribuer à maintenir
ou améliorer l’état de santé.
Si vous n’avez jamais pris le temps de faire un point
sur votre état de santé, cette formule simple, complète et rapide est faite pour vous. Vous gagnerez en
confort de vie et en bien-être. Vous serez rassuré et
tranquillisé pour l’avenir, pour profiter pleinement de
vos projets de vie.
Renseignements MSA Gironde :
Service de la Médecine Préventive 05.56.01.83.19
18
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
MATÉRIEL
> AV machine à vendanger 1999 GREGOIRE 670A 900h de travail, caméra
recul, secoueurs supplémentaires, cabine, cause cessation, 28000 e HT. Tél :
06.83.45.72.26.
> Disques LAGARDE en X 16 disques, décavaillonneuse automatique EGRETIER. Tél :
06.76.06.22.37
> VDS broyeur végétaux plein champ Tortella 4m couteaux Y porte 3points 3roues
de terrage état impeccable très peu servi
Tél 06.88.89.84.65
> VDS MB Braud 700 hydro clim cabine
broyeur coupe 3.70 + maïs 4rgs + tournesol + pièces diverses 4000euros Tél
06.44.22.92.42
> VDS couverture intégrale 18x18 occasion tube 6m mâle femelle crochet, arroseur bronze réducteur de pression Tél
06.30.89.33.68
> VDS 2 pneus Vredestein 16.9.34,
jantes et flasques 12.36 et 10.24 Tél
06.86.48.25.37
> VDS enrouleur Irrifrance 82/265 pneuride tourelle canon retour lent Nelson SR
150, tuyaux ABC 3pouces en 6m ou 9m Tél
06.83.04.13.84
> VDS faucheuse Stoll SB 2000 5 assiettes
(97), semoirs Amazone D 30 S (2) socs&
disques, Nodet GC 4m (2) socs&disques,
Samouraî 4m accord socs&rouleaux farm
flex, dist engrais Kuhn (2) MDX 932 hydro
léve sac Audureau, PK 1100 M hydro, Sulky
(3) DPX Expert bâche hydro, DPX 1804 manuel, DPX gl 2000 hydro, Kongskilde TIVE
rps 12m, pulvé Kuhn Nodet rps alu 24m
1200L, cover crop Bugnot 36D (X) auto port
4 roues repl, vibro Kongskilde (2) 6m hydro,
4m50 repl manuel rouleaux, vibrashank
JD C10E 5m50 repl manuel, vibroflex
Kongskilde 3m, Marksem Pichon 4m prise
de force, gyro Suire GS 150, portacourt 2
vérins, bennes Siam 9T, Brimont BB 8T (2),
BB 7T autres sur demande, tracteurs MF
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Vigolo 2m50, herse rotative 4m Quivogne,
pulvé Hardy (2) rps 12m à réparer, 9m BE
Tél 06.82.26.46.72
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d’origine inverseur et 4 vit sans déb, Renault 551 2RM 4700h vit ramp, bineuse 3r
jumelage roue étroite, cultivateur 3,30mn
barre double paroi gonflé 6,40mx9 Tél
06.61.86.41.59
> VDS enrouleurs Waldauser 82/300m
pneuride retour lent régul, Bauer 90/300
tourelle turbine régul et 90/350 tourelle piston régul retour lent, Casella
82/300 tourelle turbine retour lent VD Tél
06.30.89.33.68
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et rouge. AOC Bordeaux et Médoc. Tél
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entreprise 2007 95.000km toutes options
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tapis etc Tél 05.53.70.44.02 HR ou soir
RECOLTES
> VDS 600kg maïs grain pour alimentation
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ÉCRIRE EN LETTRES CAPITALES, UNE LETTRE PAR CASE, UNE CASE VIDE ENTRE CHAQUE MOT
ATTENTION : NE PAS OUBLIER D’INDIQUER VOTRE N° DE TÉLÉPHONE DANS LA GRILLE
1
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17, cours Xavier Arnozan 33082 Bordeaux Cedex
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Abonnement annuel 48 (22 numéros)
ISSN : 0300-2942
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Encartage à certains de nos lecteurs.
Rubrique
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divers
matériel
animaux
foncier
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3
4
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Nom, Prénom ou raison sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
N° appart. ou boîte à lettre – étage-escalier ou service – identité du destinataire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Entrée – Tour – Immeuble-Bâtiement – Résidence- Zone industrielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
N° et voie ou hameau (ex. Avenue des fleurs) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Mention spéciale de distribution et n° (ex. BP-TSA-poste restante) ou lieu dit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
En Gironde
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En Gironde + Lot et Gar.
Forfait 4 lignes 15,50 €
Localité de destination ou libellé cedex . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tél . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Port . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
17, cours Xavier Arnozan
33082 BORDEAUX CEDEX
Tél. 05 56 00 73 68 - Fax 05 56 52 47 24
Email . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pour votre justificatif comptable
découpez votre petite annonce
parue dans le journal
Votre réglement :
Chèque à l’ordre
de l’Avenir Agricole
et Viticole Aquitain
19
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Petites annonces
SAFER AQUITAINE ATLANTIQUE
Publication effectuée en application des articles L. 141-1, L. 141-3 et R. 142-3 du Code rural
SAFER AQUITAINE ATLANTIQUE
La SAFER AQUITAINE-ATLANTIQUE se propose, sans engagement de sa part, d’attribuer par rétrocession, échange ou substitution tout
ou partie des biens désignés ci-après qu'elle possède ou qu’elle envisage d'acquérir à
GALGON «Au Grand Chêne» «Buisson
Redon» «Le Barrail» 1ha 77a 19ca
SAILLANS «Barail de Reynaud» «Crabignac» «Fontenil» «La Brande» «La Croix»
«La Marzelle» «Lormenat» «Pont Louret»
«Ruisseau de Reynaud» 11ha 94a 07ca
COUQUEQUES «Les Turcs» «La Lande»
2ha 35a 07ca
«Les Turcs» 2ha 18a 70ca
SAINT CHRISTOLY MEDOC «Les Maurines» «Le Breuil» «Le Tracon» 71a 68ca
«Le Tracon» 12a 65ca
SAINT YZANS DE MEDOC «La Trillette» «Le
Restuc» «Mangallons» 47a 70ca
SAINT ESTEPHE «de la Croix de Pey» 63ca
VERTHEUIL «La Gravière» 77a 58ca
«Redeyran» 5a 37ca
JAU DIGNAC LOIRAC «A Larrieux» «Larieu»
6ha 25a 77ca
«A Brisey» «Aux Cailloux» «La Pargaud» «Le
Cottage» 8ha 05a 00ca
CAPIAN «Gourd Nord» «Gourd Ouest» «Le
Banqua Nord» 6ha 75a 45ca
«Grand Peymatan Est» «Teymiet Nord» «Teymiet Sud» 6ha 13a 95ca
LANGOIRAN
«Le Grava» 81a 28ca
SAINT MACAIRE «Saint Denis» 1ha 68a
58ca
SAINT GERMAIN DU PUCH «Brouscaillou»
«Corde» «Garignau» «Lagrave»
«Sales» «Terrefort» 4ha 24a 63ca
BOMMES «La Maringue» 12a 75ca
SAUTERNES «Piquan» 13a 30ca
SAINT ANDRE DE CUBZAC «de la Moulière» «La Joye Nord» «La Joye Sud»
«Les Chaumes» «Machedis» 12ha 54a
12ca
BERSON «Babeuf» «Le Maine Buche» 82a
28ca
EYRANS «Moulin de Pontalier» 90a 27ca
LARUSCADE «Nauves Plates» 9ha 37a
90ca
MARCILLAC «Chandas» «Le Grand Lopin»
«Les Arperoux» 3ha 41a 30ca
PEUJARD «Tertre de la Veine» 57a 21ca
SAINT CIERS SUR GIRONDE «La Breuille»
19ha 21a 62ca
Les personnes intéressées devront manifester leurs candidatures par écrit AU PLUS TARD le 07 JUIN 2014 au Bureau
de la SAFER AQUITAINE ATLANTIQUE, LES BUREAUX DU LAC, 16 avenue de Chavailles - 33525 BRUGES Cédex, où tous
compléments d’information peuvent être obtenus : Téléphone : 05 56 69 29 99 - Télécopie : 05 56 39 59 84.
Cet avis ne saurait en aucun cas être considéré comme un engagement de la SAFER à l’égard des candidats.
Notre journal est également disponible dans nos locaux
au 17 cours Xavier Arnozan 33082 Bordeaux.
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Aquitain
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dans l'Entre-Deux-Mers) recherche ouvrier
viti / vini. Travail chai et vigne, tracteur,
expérience souhaitée, CDD puis CDI. Envoyez CV au Journal qui transmettra Réf
070214001
> Propriété viticole Entre-Deux-Mers
recherche ouvrier agricole vigne et chai,
tracteur, expérience souhaitée, CDD puis
CDI. Tél : 06.70.27.46.49.
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Périgord Noir. Semaine ou week-end.
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ANIMAUX
> VDS velle Montbéliarde né 27 avril
bonne origine Tél 06.86.48.25.37
APPEL DE CANDIDATURES
Vente de propriétés boisées
Publication effectuée en application des articles L 331-19 du Code Forestier
Dans le cadre des dispositions de l’article L 331-19 du Code Forestier, la SAFER
purge, pour le compte du propriétaire, le droit de préférence que détiennent les propriétaires de parcelles boisées qui seraient contiguës des parcelles suivantes mise
en vente :
Commune de REIGNAC – section ZW n° 36, ZW n° 66, ZW n° 67
Commune de DONNEZAC – section AK n° 390
prix total : 720 e
Commune de COIRAC – section C n° 433 pour 6a 95ca, A n° 281 pour 12a 95ca «A
Périn» «Colombrie»
Prix total : 497,50 e
Autres conditions de la vente : prestation de service due à la SAFER A.A. en sus du
prix ci-dessus indiqué d’un montant de 29,85 e HT, soit 35,82 e TTC.
Commune de COIRAC – section C n° 328 pour 7a 90ca «Pré de Campagne»
Prix : 197,50 e
Autres conditions de la vente : prestation de service due à la SAFER A.A. en sus du
prix ci-dessus indiqué d’un montant de 11,85 e HT, soit 14,22 e TTC.
Les propriétaires voisins désirant exercer leur droit de préférence devront le manifester par lettre recommandée avec A.R. ou par remise contre récépissé au plus tard
le 23 JUILLET 2014 à la SAFER Aquitaine-Atlantique – Les Bureaux du Lac, CS
10235 - 33525 BRUGES CEDEX (tél. 05 56 69 29 99 ou fax 05 56 39 59 84) où
tous compléments d’information peuvent être obtenus.
Recette
TOMATE – FRAMBOISE
Préparation : 30 minutes
Mondage : 15 secondes
Ingrédients (pour 10 personnes)
20 tomates rondes
30 framboises
huile d’olive
fleur de sel
en option : fleurs de moutarde (ou toute autre fleur
comestible)
Pour le gaspacho :
40 g de poivrons rouges
150 g d’oignons doux
100 g de fenouil
60 g de concombre
10 g de vinaigre de Xeres
10 g de sel
David Toutain / Thai Toutain / Interfel
Mondez les tomates : incisez-les, puis plongez-les dans de l’eau bouillante pendant 15 secondes.
Refroidissez-les dans de l’eau glacée. Enlevez leur peau, coupez le chapeau puis videz-les, en gardant
la chair pour le gaspacho. Réservez au frais.
Réalisez le gaspacho : mixez tous les ingrédients avec la chair des tomates mondées. Filtrez, et
réservez au frais.
Versez le gaspacho dans les tomates mondées. Disposez dessus les framboises, l’huile d’olive, la
fleur de sel et les fleurs de moutarde. Dégustez !
20
Avenir Agricole et Viticole Aquitain, Vendredi 23 Mai 2014
Société
Les résultats époustouflants
du dressage rapide des bovins
MÉTHODE La dernière formation sur le dressage rapide des bovins organisée par la
Chambre d’agriculture à Bazas a fait carton plein. Et cette année encore les résultats sont
remarquables.
Des résultats
époustouflants
Deux ans à peine après une
première formation «Dressage
rapide des bovins» organisée
par le service élevage de la
chambre d’agriculture, et qui
avait ravi tous les participants,
une nouvelle session a eu lieu
le 6 mai sur le troupeau du
Lycée Agricole de Bazas.
Un réel besoin
En début de journée, il a été
unanimement reconnu par tous
les participants que la taille
grandissante des troupeaux,
la conception des stabulations libres et la raréfaction
de la main-d’oeuvre disponible
conduisaient inexorablement
à obtenir des bovins de plus
en plus difficiles çà approcher
et à manipuler. Pourtant, tous
reconnaissent que des animaux
calmes dans un troupeau calme
sont non seulement garants
d’une meilleure rentabilité - gain
de productivité, de croissancemais aussi et surtout d’une
meilleure sérénité de l’éleveur
et de sa famille par un gain de
temps et une décontraction
évidente dans les soins quotidiens apportés aux animaux.
Après une journée de formation, le stress avait disparu aussi bien chez les animaux que chez les stagiaires.
Mieux même, les jeunes éleveurs bénéficiaient d’un respect total de la part de l’animal.
Communication entre
l’homme et l’animal
Depuis sa naissance - en extensif ou bien en stabulation, le
veau ne connait que sa mère
et les siens. Il n’a que très rarement l’occasion d’établir un
contact physique avec l’éleveur,
d’où sa méfiance. La méthode
mise au point par Messieurs
Souvagnet père et fils vise donc
d’abord à établir une communication entre l’homme et
l’animal.
Le sevrage - aux alentours de 6
à 7 mois- est donc une période
charnière pour ce dernier
puisqu’il est séparé de sa mère
- son repère, son refuge - et
Le temps d’une image
qu’il n’a pas encore gouté aux
joies de la liberté et donc de
l’autonomie.
C’est à ce moment là qu’il
convient d’opérer un transfert du besoin maternel vers
l’homme afin que ce dernier
soit dans un premier temps
reconnu et accepté par l’animal
et puisse, dans un deuxième
temps, imposer un minimum
d’autorité par la douceur.
Côté pratique, cette première
approche se fait à l’attache.
Progressivement l’homme va
établir un contact physique par
des palpations et des caresses
de points sensitifs - épi dorsal,
base de l’oreille, tour des yeux- .
L’homme doit par ce biais tranquilliser peu à peu l’animal et
ainsi une certaine complicité
va naître. Une fois rassuré et
en confiance, l’animal est prêt
pour l’apprentissage.
Le matin, Marc Bassery et
son équipe du lycée de Bazas
avaient donc préparé une
douzaine de vêles et veaux de
7 à 8 mois fraichement séparés de leur mère et les avaient
regroupés dans un box.
A ce stade là, tous sans exception refusaient d’être approchés
par l’homme et encore plus
d’être simplement touchés.
Pour preuve, les coups de pieds
et les fuites qui se sont multipliées dans la matinée. Après la
démonstration des formateurs,
chaque stagiaire usa à son
tour de patience, de douceur
et de complicité pour établir
ce fameux lien avec l’animal
avant d’entreprendre les bases
de l’apprentissage.
Le soir, les couples éleveurbovin s’étant progressivement
constitués, le stress avait disparu aussi bien chez les animaux
que chez les stagiaires. Tous
les jeunes éleveurs et éleveuses
présentaient fièrement et en
toute sécurité leur veau à la
corde, les sortaient en milieu
ouvert, marche, arrêt, bref le
respect total de la part de l’animal !
«Quels progrès parcourus
depuis le matin» s’accordaient à
commenter tous les stagiaires.
Mission parfaitement remplie
pour tous. Bravo aux formateurs.
Contact
Michel Aimé,
Chambre
d’agriculture de la
Gironde,
service élevage,
tél. 05 56 79 64 30
Et aussi
Deux éleveurs formateurs
Déambuler, sentir, s’arrêter sur l’aire de pique-nique, errer, déguster des vins ou des jus de raisins, voir, échapper aux guets-apens, entendre, faire une pause à la plage, goûter, débusquer la place du marché, voyager en
Chine… Et découvrir le palmarès du 58e concours de Bordeaux - Vins d’Aquitaine. Telles sont les opportunités
proposés par le labyrinthe «Tours, détours et contours» mis en place par la Chambre d’agriculture dans le cadre
de la foire de Bordeaux et du salon de l’agriculture aquitaine. Le labyrinthe est ouvert du 24 mai au 1er juin, de
10 à 19 heures. Les animations seront proposées de 12 à 18 heures, les week-end, jours fériés et vendredi 30
mai, de 11 à 17 heures tous les autres jours.
La formation «dressage rapide des bovins» a été assurée par
deux éleveurs de bovins allaitants Messieurs Souvagnet père
et fils. Ils sont eux-mêmes éleveurs d’un troupeau de près
de 150 limousines à plus de 1 000 mètres d’altitude dans
le Cantal. C’est donc dire que les vaches et les difficultés
rencontrées pour contenir tout ce beau monde, ils connaissent
parfaitement ! Eux-mêmes confrontés au caractère parfois
vif de leurs animaux, ils ont mis au point depuis une dizaine
d’années - d’abord sur leur troupeau puis ensuite aux quatre
coins de l’hexagone- une méthode simple de mise en confiance
et d’apprentissage de l’animal. C’est donc celle-ci qu’ils sont
venus faire découvrir à un groupe de douze jeunes éleveurs
Girondins.
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