Le e-learning : une réponse crédible aux problèmes

Le e-learning : une réponse crédible aux problèmes
UFR Psychologie, Sociologie, Sciences de l’éducation
Département des sciences de l’éducation
Le e-learning : une réponse crédible aux
problèmes récurrents des Très Petites
Entreprises en matière de formation ?
Master 2ème année Sciences de l’éducation
Mention professionnelle Métiers de la formation
Parcours Ingénierie et Conseil en Formation (ICF)
Modalité à distance – Site de Lyon
Année Universitaire 2008-2009
Maxime Vauthier
Septembre 2009
Sous la direction de Stéphane Simonian
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier vivement toutes les personnes qui m’ont accompagné de près ou de
loin dans ce parcours de formation et m’ont permis de mener, avec autant d’intérêt ce
travail.
Je remercie tout particulièrement :
-
M. Stéphane Simonian pour l'intérêt qu'il a porté à mon travail, pour ses questions
qui m'ont fait réfléchir et pour ses précieux conseils,
-
L’équipe d’Onlineformapro pour la confiance qu’elle m’accorde depuis 8 ans et
pour son soutien dans ma démarche de « formation continue à distance »,
-
Florence et Gabrielle pour leur patience et leurs encouragements au quotidien,
-
Mes parents pour leur soutien de toujours,
-
Mes collègues du Master pour leur enthousiasme et leur solidarité,
-
L’équipe pédagogique et administrative pour la richesse de ses apports et sa
disponibilité
-
Les interviewés ainsi que les personnes ayant répondu à l’enquête par
questionnaire pour le temps qu’ils m’ont accordé et dont la parole a permis ce
travail.
2
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS.........................................................................................................2
SOMMAIRE.....................................................................................................................3
INTRODUCTION.............................................................................................................4
PARTIE I : CONTEXTE ET PROBLEMATIQUE ............................................................7
1.1. Présentation de la mission....................................................................................7
1.2. L’e-learning, un mode de formation qui s’est imposé ........................................8
1.3. E-learning : une réponse adaptée aux TPE ? ....................................................10
PARTIE II : CADRE THEORIQUE................................................................................12
2.1. Les Très Petites Entreprises ...............................................................................12
2.2. Le « e-learning » ...................................................................................................23
2.3. L’apprentissage collaboratif ...............................................................................40
PARTIE III : APPROCHE METHODOLOGIQUE..........................................................45
3.1. Enquête par questionnaires ................................................................................45
3.2. Enquête par entretiens ........................................................................................50
PARTIE IV : ANALYSE ................................................................................................56
4.1. Présentation des entreprises sondées ..............................................................56
4.2. L’utilisation de l’outil informatique.....................................................................57
4.3. Le rapport à la formation professionnelle .........................................................59
4.4. La formation à distance dans l’entreprise .........................................................63
PARTIE V : PRECONISATIONS ..................................................................................73
CONCLUSION ..............................................................................................................77
BIBLIOGRAPHIE..........................................................................................................79
ANNEXES .....................................................................................................................83
TABLE DES MATIERES ............................................................................................168
3
INTRODUCTION
Les « Très Petites Entreprises » sont essentielles au tissu économique Français et
Européen et indispensables au dynamisme territorial. Véritable « poumon de
l’économie », elles représentent en France, plus de 90% des entreprises et génèrent
les deux tiers des emplois.
Malgré
cela,
elles
ont
longtemps
été
les
parents
pauvres
des
politiques
institutionnelles, qui ont peiné à reconnaître leurs spécificités. Bien que cette situation
ait évoluée, elles restent encore trop souvent les oubliées d’un système organisé
autour des priorités des grandes entreprises. La formation ne déroge pas à ce constat.
Statistiques à l’appui, les salariés et les dirigeants des TPE constituent les populations
les moins touchées par la formation.
Les arguments avancés pour expliquer ce phénomène sont nombreux. On reproche
notamment aux dirigeants de Très Petites Entreprises leur mauvaise connaissance de
la formation professionnelle et leur préférence pour les apprentissages informels et
« sur le tas ». D’aucuns leur prêtent même d’entretenir une certaine « résistance
culturelle ». Mais ces structures rencontrent d’autres difficultés liées notamment au
financement ou à la désorganisation provoquée par le départ d'un salarié en formation.
La formation à distance, bien que n’étant pas un phénomène nouveau, prend de plus
en plus de place sur le marché de la Formation Professionnelle Continue. Les services
de
formation
professionnelle
des
grandes
entreprises
s’y
sont
engagés
progressivement, les organismes de formation l’intègrent à leur offre de service, les
revues professionnelles y consacrent des thèmes spéciaux, et les pouvoirs publics
financent ce champ d’études.
Le développement des pratiques de formation à distance répond à des besoins qui
prennent leur source, non seulement dans les évolutions technologiques et
économiques de la société, mais aussi dans l’évolution des modes de vie et des
mentalités.
La formation à distance tend par plusieurs aspects à répondre à un nouveau besoin
d’individualisation. Elle permet de se libérer des contraintes spatio-temporelles
imposées par la formation « traditionnelle ». Ces contraintes deviennent de plus en
4
plus incompatibles
avec la disponibilité des adultes engagés dans une activité
professionnelle. « Être en formation » devient un mode de vie permanent et constitue
un atout d’adaptation aux évolutions des entreprises et de la société en général.
Le e-learning semble donc être une réponse toute trouvée aux problèmes récurrents
des TPE en matière de formation. Le dirigeant ou le salarié de la TPE n’aura plus
besoin de quitter l’entreprise pour se former et les produits de formation pourront
resservir plusieurs fois de suite, permettant ainsi d’amortir leur coût de développement.
Cette réponse est-elle réellement adaptée à la réalité du terrain ? Quels modèles
pédagogiques sont les plus adaptés à ce type de public ?
Ce travail de recherche vient clore une démarche de formation dans le cadre du
Master 2 Professionnel Ingénierie et Conseil en Formation. C’est également le moyen
de réaliser une synthèse de mes acquis théoriques et de les relier à ma pratique
professionnelle, de mesurer comment faire évoluer cette pratique et de dégager des
arguments tangibles pour convaincre les décideurs quant à la mise en place d’un
dispositif de formation à distance pérenne et adapté aux contraintes des Très Petites
Entreprises.
La réflexion tout au long de ce mémoire est construite en cinq temps :
• La première partie présente le contexte dans lequel s’inscrit ce travail de
recherche et le met en relation avec la mission qui m’a été confiée au cours de
mon stage afin d’en extraire la problématique ainsi que les sous questionnements
qui en découlent.
• La seconde partie présente les fondements théoriques et les concepts en lien
avec les Très Petites Entreprises et le thème du e-learning tout en donnant un
aperçu sur les nouveaux modèles pédagogiques qui pourraient être appliqués
dans le cadre de ce projet.
• La troisième partie décrit l’approche méthodologique mise en œuvre pour
aborder ce travail de recherche, justifie les choix effectués et présente les outils
utilisés à cette fin.
5
• La quatrième partie porte sur l’analyse quantitative et qualitative des différentes
données obtenues grâce à l’enquête menée auprès des chefs de Très Petites
Entreprises du Pays Vesoul/Val de Saône ainsi que par les entretiens menés
auprès de différents interlocuteurs.
Cette partie sera l’occasion de répondre à la problématique soulevée ainsi qu’aux
différents sous questionnements qui en découlent.
• La cinquième et dernière partie propose de revenir sur la relation entre ce
travail de recherche et la mission réalisée au cours de mon stage afin de proposer
un certain nombre de préconisations qui peuvent être concrètement mises en
œuvre sur le terrain.
6
PARTIE I : CONTEXTE ET PROBLEMATIQUE
1.1. Présentation de la mission
1.1.1. La structure d’accueil
Mon stage professionnel de Master 2 s’est déroulé au sein de la société
Onlineformapro, basée à Vesoul dans l’Est de la France (Annexe 1). Il s’agit d’une
Société Anonyme (S.A.) créée en 1999 par Michèle Guerrin, actuelle PDG de la
société. Onlineformapro est composée d’une équipe pluridisciplinaire d’une trentaine
de collaborateurs parmi lesquels des ingénieurs pédagogiques, des tuteurs en ligne,
des ingénieurs informatique, des graphistes, des développeurs Flash et des chefs de
projet.
Cette société met en œuvre des dispositifs e-learning en France et plus généralement
dans l’espace Francophone (Québec, Sénégal, Maroc, Tunisie, Algérie, Suisse,
Belgique,…), pour ses clients, qui sont des entreprises Grands comptes, des
universités, des institutionnels (Ministères, Conseils Régionaux, Conseils Généraux,…)
et des organismes de formation.
Onlineformapro développe et commercialise une « solution globale e-learning »,
gamme complète de produits1 comportant notamment OnlineManager, plateforme de
distribution et de gestion de la formation en ligne (Learning Management System),
OnlineAgora, plateforme de travail collaboratif et OnlineAuteur, suite d’outils auteur
en ligne permettant la création de contenus de formation en ligne et d’évaluation. Elle
édite également des contenus d’autoformation en ligne « sur étagère » (bureautique,
bases informatiques, langues, management, comptabilité,…) et « sur mesure » (santé,
grande distribution, services, commerce, industrie, banque,…).
1.1.2. Le contexte
Depuis 2006, Onlineformapro porte conjointement avec le Pays de Vesoul/Val de
Saône (Annexe 2) un Pôle d’Excellence Rurale2 (PER). Les Pôles d’Excellence Rurale,
lancés en 2002 par la Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la
Compétitivité des Territoires (DIACT), visent à soutenir des initiatives locales créatrices
d’emplois, innovantes et bâties autour de partenariats publics-privés.
1 http://www.onlineformapro.com/solution.php
2 http://poles-excellence-rurale.diact.gouv.fr
7
Ce projet porté par Onlineformapro et le pays Vesoul/Val de Saône intitulé
« Plateforme de services en ligne et de réseaux virtuels de professionnels pour TPE »
a pour but de mettre à disposition des chefs d’entreprises et des salariés des Très
Petites Entreprises du Pays Vesoul/Val de Saône, une plateforme de travail collaboratif
favorisant la création de réseaux professionnels locaux et une plateforme e-learning
intégrant des contenus « métiers » sur mesure adaptés aux besoins des entreprises
locales.
1.1.3. La mission
La mission qui m’a été confiée au cours de mon stage (Annexe 3) est l’identification et
l’analyse des besoins de formation communs aux dirigeants et salariés des TPE du
Pays Vesoul/Val de Saône, dans le but de développer une offre de formation continue
à distance adaptée au contexte local et susceptible de concerner un maximum
d’apprenants compte tenu de l’importance des coûts de développement.
Pour ce faire, j’ai mené au cours de mon stage, une double démarche à la fois
descendante et ascendante qui m’a permis de rencontrer d’une part les institutionnels,
pour connaître les orientations et les politiques de formation en vigueur sur ce territoire
et d’autre part les utilisateurs finaux, pour obtenir une expression de besoin émanant
du terrain.
1.2. L’e-learning, un mode de formation qui s’est imposé
Pour apporter une réponse concrète en terme de formation aux dirigeants et salariés
des TPE du Pays Vesoul/Val de Saône, la société Onlineformapro a imaginé la mise
en place d’un dispositif « e-learning », terme autour duquel règne une certaine
confusion, car il fait référence à une multitude de méthodes d’apprentissage et de
moyens technologiques. Il est aussi bien employé pour parler de la simple mise à
disposition d’un fichier PDF sur un site Internet, que pour faire référence à des
scénarios
pédagogiques
plus
complexes
mêlant
apprentissage
individuel
et
collaboratif, mise à disposition de modules interactifs et multimédia, travail synchrone
ou asynchrone, tutorat et suivi pédagogique à travers une plateforme d’administration.
Ce mode de formation s’est imposé à deux niveaux. Tout d’abord par le fait que ce
projet soit porté par un éditeur e-learning, qui selon toute logique a proposé une
8
solution correspondant à son savoir-faire. D’autre part, par le fait que ce mode de
formation à distance puisse être susceptible de répondre concrètement aux
problématiques du public ciblé, notamment concernant leur manque de temps et leurs
difficultés à s’absenter pour se former.
Dans le cadre de ce projet, il était initialement prévu de mettre à disposition des
dirigeants et des salariés, un catalogue de contenus d’autoformation interactifs et
multimédia (Annexe 4), provenant de catalogues existants (contenus sur étagère) et
également
développés sur mesure pour répondre à des besoins locaux. Chaque
apprenant pouvant ainsi se connecter à volonté, sans contrainte de rythme, ni de
temps. L’inscription aux formations s’effectue sur la base du volontariat en créant
gratuitement un compte personnel à partir du site internet dédié au projet (Annexe 5),
donnant ainsi accès à l’ensemble du catalogue parmi lequel l’apprenant doit faire son
choix sans limitation.
Les contenus d’autoformation inscrits au catalogue sont très qualitatifs d’un point de
vue pédagogique, graphique, interactif et multimédia. Loin de s’agir de contenus
statiques, simple déclinaison d’une version antérieure au format papier, ils proposent
une très grande variété d’exercices qui visent à stimuler l’apprenant en l’impliquant tout
au long de son apprentissage. En outre, ces contenus sont tutorés à distance en mode
synchrone, par chat et webconférence et en mode asynchrone, par mail. L’apprenant
peut contacter sans limite son tuteur afin de lui poser des questions complémentaires
relatives au cours.
Ce scénario basé sur une « autoformation tutorée », implique néanmoins une part
d’autonomie et de motivation de la part de l’apprenant. Si ce dernier se représente sa
participation comme un moyen efficace pour atteindre son but et qu’il peut établir des
relations significatives avec une pratique de référence, alors il maintient son
engagement en formation et vit une expérience d’apprentissage significative. Au
contraire, si ces conditions ne sont pas remplies, l’apprenant peut vivre une expérience
d’apprentissage peu efficiente et aller jusqu’à abandonner la formation.
Comme nous le verrons, le modèle initialement proposé dans le cadre de ce projet est
susceptible d’être modifié en donnant notamment une plus grande importance à
l’apprentissage collaboratif et en imaginant de nouvelles utilisations pédagogiques de
la plateforme OnlineAgora.
9
1.3. E-learning : une réponse adaptée aux TPE ?
A l’heure où les grandes entreprises doivent investir et recruter massivement à
l’étranger pour se développer, jamais le tissu industriel et commercial constitué par les
TPE n’a été aussi essentiel à la vigueur de notre économie (Midière, 2006). Vecteur
principal de la création d’emplois et de l’insertion sociale et professionnelle en France,
les Très Petites Entreprises, représentent plus de 90% des entreprises et génèrent les
deux tiers des emplois (MINEFI, 2008).
Dans un monde économique et social en constante évolution, le besoin en
compétences des entreprises s’accroît et les formes traditionnelles de transmission ne
suffisent plus. La demande sociale de la formation et l’accès au savoir évoluent dans
ses formes et augmentent (Morin, 2003). Paradoxalement, les salariés et les dirigeants
des TPE constituent les populations les moins touchées par la formation. Les
statistiques montrent régulièrement que les déficits en formation professionnelle
continue sont d’autant plus grands que la taille des entreprises est plus réduite. Ces
déficits se mesurent sur tous les grands indicateurs habituellement utilisés : taux de
stagiaires, montant des dépenses de formation par salarié et par stage, nombre
d’heures de stage par salarié, durée moyenne des stages,… (Annexes 6, 7, 8)
Au vu des contraintes précédemment citées, l’e-learning apparait alors comme le
remède miracle aux problèmes de formation rencontrés par la TPE. Ses avantages
sont nombreux et connus. L’e-learning permet une meilleure individualisation des
parcours, car il donne la possibilité à chaque apprenant de se former à son rythme sur
les contenus dont il a effectivement besoin. En outre, la dématérialisation des lieux lui
permet d’accéder plus simplement à la formation tout en évitant d’importants temps de
déplacement.
Les incitations et les initiatives menées pour favoriser l’utilisation du e-learning par les
petites
entreprises
sont
nombreuses.
Dans
le
rapport
« Objectif
Economie
Numérique » (Midière, 2006) réalisé pour le Ministère des PME, du Commerce, de
l’Artisanat et des Professions libérales, l’utilisation du e-learning est clairement
préconisée pour favoriser l’accès à la formation aux salariés des petites entreprises.
Certains organismes collecteurs paritaires mettent également en place des offres de
formation en ligne pour répondre aux spécificités de ces publics. C’est le cas de
l’Agefos PME de Nord Picardie qui a développé en 2008 des contenus e-learning
10
destinés à former les créateurs et repreneurs d’entreprises à leur futur métier de
dirigeant3.
Les offres de formation des éditeurs à destination des TPE se multiplient également.
La société Comptanoo4 qui propose des services en ligne aux dirigeants de TPE, a
constitué une offre e-formation regroupant les contenus de différents éditeurs. La
société Demos5, bien connue des Services Formation des grandes entreprises,
communique désormais sur son site internet en s’adressant également aux dirigeants
de TPE : « Plusieurs formules sont à votre disposition que vous soyez une TPE ou une
grande entreprise.» Nous le voyons, l’idée que l’e-learning puisse être la solution
idéale aux problèmes de formation rencontrés par le TPE est très largement relayée,
cependant, les contraintes de lieux et de temps auxquelles l’e-learning prétend
répondre ne constituent pas les seuls freins à la formation dans ce type de structure.
Dans ce cas, ce mode de formation apporte t-il une réponse adaptée aux spécificités
des TPE ?
Certains auteurs à l’instar de Michel Lisowski (2007) émettent des doutes à ce sujet.
Bien qu’il reconnaisse que « toutes les entreprises sont concernées », il reproche aux
offres e-learning d’être des « produits marketing » d’abord destinés aux grandes
entreprises. Le Baromètre CCIP (2006) indique que 17,1% des entreprises de moins
de 10 salariés utilisent ou ont déjà utilisé l’e-learning, or la plupart de ces entreprises
sont utilisatrices des formules les plus simples du e-learning, c’est-à-dire qu’elles
achètent des produits existants (dits « sur étagère ») pour des formations transverses
qui se prêtent particulièrement bien à une « industrialisation » de leurs contenus : les
langues, la comptabilité, la bureautique, l’informatique, les techniques de vente, le
management et le développement personnel. Les formations « métiers » en ligne
restent donc bien plus rares. Le coût de leur mise en œuvre important constitue
certainement un nouveau frein et c’est l’une des raisons pour lesquelles les TPE ne
trouvent pas encore dans le e-learning de quoi couvrir leur besoin en formation. Mais
qu’en serait-il vraiment si un éditeur de contenus e-learning s’intéressait aux Très
Petites Entreprises d’un territoire restreint ? Quel modèle pédagogique serait le plus
adapté à ce type de public ?
3 Source : Onlineformapro
4 Source : http://www.comptanoo.com/Formations
5 Source : http://demos-e-learning.com/catalogue_s.php
11
PARTIE II : CADRE THEORIQUE
2.1. Les Très Petites Entreprises
2.1.1. Définition de la Très Petite Entreprise
Le sigle TPE pouvant être sujet à interprétations, il semble donc nécessaire de préciser
ce qui caractérise une telle entreprise. En effet, dans son « Guide de la définition
européenne de la PME » le MEDEF (2006), ne parle pas de TPE, mais de « Petite
entreprise » pour une entreprise employant moins de 50 personnes et de « Micro
entreprise » lorsqu’elle emploie moins de 10 personnes. Le terme « Micro entreprise »
est souvent utilisé à mauvais escient pour désigner les TPE.
Le MINEFI (2008) s’appuyant sur la recommandation du 6 mai 2003 de l’Union
Européenne définit quant à lui, une TPE comme une entreprise employant moins de 19
personnes. C’est cette définition que nous retiendrons par la suite.
2.1.2. L’emploi dans les TPE
Les TPE jouent un rôle central dans la création d’emplois en France mais aussi dans
l’insertion professionnelle et sociale des jeunes ou la réinsertion des moins jeunes.
Renaud Dutreil, secrétaire d’Etat aux PME déclarait en 2003 que « ce sont les petites
entreprises qui créent de nouveaux emplois. Celles qui comptent moins de dix salariés
ont créé 2 millions d’emplois entre 1991 et 1998, dans le même temps, les entreprises
de plus de 100 salariés en ont détruit 1,2 million ».
Les TPE sont fortement pourvoyeuses d’emplois salariés dans les secteurs :
-
des activités immobilières (44,1%),
-
des services aux particuliers (41%)
-
de la construction (39%)
Dans les TPE, 3 salariés sur 4 travaillent dans le secteur tertiaire, dont la moitié dans
des entreprises de proximité ayant une activité de commerce ou de services aux
particuliers. Sur 10 salariés qui travaillent dans les TPE, on dénombre 4 employés, 3
ouvriers, 2 professions intermédiaires et 1 cadre.
12
Un peu moins de la moitié des employés exercent le métier de vendeur ou de
secrétaire. Les ouvriers sont le plus souvent chauffeurs, mécaniciens ou maçons. Un
quart des professions intermédiaires sont des techniciens et un tiers des cadres sont
gérants de leur entreprise. (DARES, 2007)
Les TPE recourent davantage à des formes d’emploi à durée limitée, au temps partiel
ou à des contrats aidés par l’Etat que les autres entreprises.
En Juin 2007, 37,8% des salariés des TPE étaient employés à temps partiel, sur un
contrat à durée déterminée ou bénéficiant d’une aide ciblée de l’Etat. Le recours
fréquent au temps partiel demeure une particularité des TPE, notamment les temps
partiels courts. Le travail à temps partiel y est surtout le fait des femmes (40,9%) contre
9,6% des hommes.
En 2007, 23% des TPE ont fait appel à une aide de l’Etat au titre de la politique de
l’emploi. Les dispositifs de formation en alternance, contrats d’apprentissage et de
professionnalisation ou de qualification, représentent plus de 7 emplois aidés sur 10.
Parmi eux, l’apprentissage est une forme d’emploi et de formation particulièrement
adaptée à la taille et à la proximité d’une petite entreprise. Les apprentis sont
nombreux dans les métiers de la construction, du commerce et des services aux
particuliers qui emploient respectivement 27,4%, 26,1% et 24,8% de l’ensemble des
apprentis.
Cela explique pourquoi les TPE souvent associées à la précarité de l’emploi,
rencontrent des difficultés de recrutement parfois très marquées dans certains secteurs
d’activités dits en tension (bâtiment, restauration,…). Une politique salariale et des
conditions de travail peu incitatives en sont parfois la cause et risquent bien de
pénaliser ces entreprises dans les années à venir.
2.1.3. Les TPE du Pays Vesoul – Val de Saône
Le Pays de Vesoul/Val de Saône est situé au nord-ouest de la Franche-Comté, sa
superficie est de 1 579 km2. Cette zone compte 2 158 TPE sur un total de 2 805
entreprises. Elle regroupe 172 communes soit 69 243 habitants. Les territoires sont
ruraux, la densité au kilomètre carré est moyenne voire faible dans certains secteurs.
13
Dans cette zone, le commerce et l’agriculture sont surreprésentés, contrairement au
secteur industriel et à celui des services. Le dynamisme de l’emploi dépend de façon
importante du site de Peugeot Vesoul qui emploie 3 800 salariés et plus de 5000 avec
les intérimaires soit près de 10% de la population. Un recensement de la Chambre de
Commerce et d’Industrie (CCI) montre que 2 entreprises sur 5 seront amenées à
disparaître dans les 5 ans en cas de non reprise (papy boom, départ en retraite des
dirigeants).
2.1.4. Les principales caractéristiques des TPE
La notion de TPE est difficile à cerner tant il existe de typologies différentes. En effet,
mis à part le nombre de salariés, il semble y avoir peu de points communs entre une
petite entreprise artisanale, une start-up liée aux nouvelles technologies, un cabinet
d’avocats international, ou encore un salon de coiffure intégré dans un réseau de
franchisés. Selon leur statut, secteur d’activité, profil du dirigeant ou chiffre d’affaire, les
TPE présentent une multitude de comportements et ce également en matière de
gestion de la formation.
Certaines similitudes peuvent cependant être relevées. Bernard Schneidermann (2003)
met l’accent sur le fait que dans de telles structures, toutes les fonctions primordiales
(choix stratégiques, production commerciale, gestion des ressources humaines,…)
relèvent d’un nombre réduit de personnes qui éventuellement les cumulent, lorsqu’elles
ne sont pas exercées par le seul dirigeant qui devient un véritable « homme
orchestre ». C’est ce que les chercheurs du CEREQ nomment le « fonctionnement
organique ». (Bentabet, Michun, Trouvé, 1999)
Par ailleurs, une des difficultés fréquemment rencontrée par les partenaires des petites
entreprises est que les dirigeants de celles-ci ne semblent pas avoir un véritable projet,
une stratégie explicite, facilement identifiable de l’extérieur. Le dirigeant se donne
rarement le temps et les moyens de mettre à plat sa stratégie. Il se contente
généralement de la vision à moyen terme qu’il se forme de son environnement et de
son entreprise, ce qui lui permet de suivre des objectifs globaux tout en se donnant les
moyens de réagir au jour le jour. (Bentabet, Michun, Trouvé, 1999)
Enfin, ce type de structure possède un système d’information informel, très riche, porté
par le dirigeant et néanmoins fortement dépendant de son équipe ainsi que de
l’environnement local. Pour ce faire, le chef d’entreprise et tout ou partie de ses
14
salariés essaient de tirer profit de leur immersion dans un environnement
multidimensionnel (professionnel, sectoriel, associatif, familial, amical,…). Le but est
d’abaisser
le
niveau
d’information
minimum,
de
disposer
d’une
information
satisfaisante qui, retravaillée par les recours à l’expérience accumulée mais aussi
l’intuition, permet de décider et d’agir sans disposer d’une information étoffée,
soigneusement recueillie, évaluée et répertoriée. (Bentabet, Michun, Trouvé, 1999)
Ambroise Bouteille (2003) met quant à lui en évidence le fait que d’autres formes
d’emplois peuvent étoffer l’équipe. Il s’agit tout d’abord du chef d’entreprise lui-même,
non salarié pour 75% des cas dans l’artisanat (avec un statut d’artisan en nom propre
ou gérant majoritaire de SARL), pour plus de 90% dans le commerce et 100% pour les
professions libérales. Il est également fréquent que le conjoint collabore sous une
forme ou une autre, dans près d’une entreprise sur deux, particulièrement dans
l’artisanat et le commerce. Il ne dispose pas toujours d’un statut formel, ce qui le fait
largement disparaître des statistiques, mais il détient l’essentiel des compétences en
gestion et se forme beaucoup sur le sujet. Enfin l’apprenti, historiquement très présent
dans l’artisanat, représente en moyenne une personne toutes les cinq entreprises.
Ainsi, les non salariés peuvent faire doubler l’effectif d’une TPE et être des
consommateurs de formation plus nombreux que les employés.
Selon Annabelle Jaouen (2008), les recherches en PME ont permis de mettre en
évidence certaines caractéristiques spécifiques aux PME parmi lesquelles : simplicité
de la structure et du système d’information, coordination informelle et centralisée
autour du dirigeant, faible spécialisation des tâches, faible formalisation, rôle central du
dirigeant, importance de la subjectivité et des représentations dans la prise de
décision.
2.1.5. Les 4 configurations de TPE identifiées par le CEREQ
En 1999, une équipe du CEREQ (Centre d'Etudes et de Recherches sur les
Qualifications) publie les résultats de ses travaux de recherche portant spécifiquement
sur les pratiques de gestion de la main d’œuvre et de la formation dans les très petites
entreprises.
15
Quatre configurations de TPE sont identifiées, dont les modalités de gestion interne et
les effectifs sont très différenciés : les TPE « indépendantes traditionnelles », les TPE
« managériales », les TPE « entrepreneuriales » et les TPE « professionnelles » qui
sont venues s’ajouter plus tardivement aux trois précédentes.
Les TPE « indépendantes traditionnelles »
Cette catégorie de TPE, la plus représentée au sein des TPE est très présente dans
l’artisanat, le commerce et les services aux particuliers. Le dirigeant ne considère pas
vraiment sont activité comme une « entreprise » et n’est pas parvenu à structurer un
véritable rapport salarial avec son ou ses salariés.
Dans ces entreprises, l’innovation se fait rare : le métier de base et la production
prédominent. La stratégie de ces TPE, plus souvent imposée que proactive, se
caractérise par la banalisation des produits et services et la recherche d’une réduction
des coûts par effet d’expérience. La main d’œuvre est généralement peu qualifiée et
« polyvalente ».
Ces TPE entretiennent des rapports de proximité immédiate aussi bien avec les
employés qu’avec les fournisseurs ou les clients.
La gestion n’étant pas considérée comme une activité prioritaire, peu de dirigeants
entreprennent des actions commerciales particulières. Peu demandeurs de formation
et de conseils, ce sont les entreprises les plus difficiles à toucher pour les structures
institutionnelles.
Le dirigeant souvent autodidacte, est généralement entré très tôt dans le métier, plutôt
par influence familiale, après une formation de courte durée ou acquise au travers
d’expériences.
Plus que le développement de sa structure ou une quelconque intégration dans son
univers de concurrence, ce qui importe c’est de préserver son indépendance, pouvoir
exercer son savoir-faire pour son propre compte. Sur le plan financier, l’objectif est
l’équilibre des comptes : être en mesure de rembourser ses emprunts, pouvoir
renouveler si nécessaire l’outil de production et en vivre.
16
Les TPE « managériales »
Les TPE managériales sont insérées dans un micro groupe, un groupe ou un réseau
sous forme de filiales, de centre de profit, de succursales ou d’unités franchisées, ou
« modernisées » de façon endogène, notamment par leur fonction de sous-traitance.
On les retrouve principalement dans l’industrie manufacturière, les industries
mécaniques, les industries agricoles et alimentaires, la promotion et la gestion
immobilière, le commerce, les services aux entreprises.
Qu’elles soient dépendantes de leur maison mère ou dédiées économiquement à un
nombre réduit de donneurs d’ordre, ces TPE sont poussées à une certaine
rationalisation à l’adoption de nouvelles normes de gestion par diffusion de modèles,
soit imposés par les grandes firmes, soit véhiculés par de nouveaux dirigeants de TPE
eux-mêmes issus de grandes entreprises.
Ces dirigeants sont capables d’adopter de véritables comportements managériaux face
à une clientèle d’entreprises ou d’administrations.
Du point de vue stratégique, elles se caractérisent par une conception planifiée,
proactive ou processuelle. Ainsi produits, services et modes de production seront
souvent standardisés. Soucieux de la compétitivité et de l’efficacité, ces dirigeants
n’hésitent pas à recourir à une forte instrumentation gestionnaire.
Le rapport salarial encadré par les conventions collectives, valorise les qualifications
professionnelles ainsi que la mobilité, la formation externalisée est privilégiée. Ces
dirigeants sont souvent jeunes et diplômés.
Les TPE « entrepreneuriales »
Cette catégorie présente le plus fort potentiel de développement, mais il n’est pas sans
risque. Le projet et la trajectoire des dirigeants de ces entreprises sont dictés par la
recherche de profits, souvent synonyme de prise de risque financier élevé.
S’adressant en générale à une clientèle d’entreprise ou d’administration, on les
retrouve
principalement
dans
les
activités
de
services
(télécommunications,
informatiques, marketing et communication, conseil,…), mais aussi dans les services
17
aux
particuliers
(activités
récréatives,
culturelles
ou
sportives).
La
stratégie
commerciale offensive doit créer de la valeur ajoutée et permettre de développer
l’activité, en jouant la carte de la différenciation ou de la spécialisation.
A l’écoute des besoins de la clientèle, elles sont très attentives aux fluctuations du
marché et aux manœuvres concurrentielles. Le dirigeant sait se remettre en cause et
adapter son style de management en fonction des besoins de l’entreprise. Il est
capable de déléguer certaines tâches à des salariés de confiance.
En matière de formation, le parcours du dirigeant l’amène à privilégier à la fois les
formations externes et les formations sur le poste de travail.
Les TPE « professionnelles »
Dans l’approfondissement récent des typologies de TPE, une dernière configuration
s’est imposée à côté des trois précédentes. Il s’agit de TPE singulières qui exercent
soit dans le contexte des professions libérales, soit dans les secteurs à haute intensité
intellectuelle, notamment les concepteurs du pôle tertiaire des technologies de
l’information et de la communication (sociétés internet ou de conception de logiciels,
conseil en systèmes informatiques,…) qui connaissent la plus forte expansion, ainsi
que dans les activités de services aux entreprises comme l’ingénierie et les études
techniques, le conseil en management, en marketing ou en communication, où la
majorité des unités sont des « TPE ».
Les premières sont caractérisées par l’appartenance à des professions fermées dont
l’accès est assuré par la détention de titres scolaires ou universitaires. 520 000 d’entre
elles (dont 55% dépendent de professions médicales : médecins, dentistes, infirmiers,
kinésithérapeutes,…) sont dirigées par des employeurs et travailleurs indépendants
(ETI), mais seulement 1 sur 4 comporte des salariés.
Certaines d’entre elles se rapprochent d’une configuration traditionnelle de type
patrimonial par transmission intergénérationnelle de l’activité (professions juridiques,
assurances, expertise comptable,…) et correspondent à la constitution d’un patrimoine
familial ou familial élargi. Elles sont fondées sur des valeurs et parfois une
réglementation réticente à la notion d’entreprise et aux démarches commerciales. Leur
mode de recrutement est déterminé par la profession qui exige un titre, à la différence
des marchés du travail concurrentiels habituels.
18
Les entreprises de services à haute intensité intellectuelle ne sont quant à elles pas
très éloignées de la configuration entrepreneuriale dont elles partagent globalement la
nécessité de l’innovation permanente, les conditions de travail, la formation, les
relations salariales.
Les composantes des deux modèles professionnels définis ci-dessus sont distinctes en
matière de gestion de l’emploi, de la main d’œuvre et de la formation : recrutement des
salariés à des niveaux très élevés de formation initiale, forte proportion d’ingénieurs, de
cadres et de techniciens et enfin une mobilité externe élevée basée sur des
compétences transférables. Ici le caractère professionnalisé du travail repose moins
sur des savoirs standardisés que sur des qualités cognitives construites ou induites à
travers l’expérience de problèmes à résoudre, et reconnues de façon implicite par la
communauté professionnelle.
2.1.6. Les pratiques des TPE vis-à-vis de la formation
Les spécificités des TPE entraîne des pratiques de formation particulières dont
l’efficacité est avérée dans le champ du développement des compétences. Elles
transmettent les savoirs et savoirs-faire, par le biais de la primo-insertion et des
formations informelles liées à des processus endogènes, et parfois intergénérationnels,
tels que la formation en situation de travail, l’autoformation, l’apprentissage collectif
(Gesbert, 2003).
Les contrats de qualification et la formation en alternance permettent des formes de
transmission de compétences très prisées par les TPE. L’apprentissage notamment
offre des atouts avec sa pédagogie liée à l’action, et son intégration dans un milieu
professionnel stimulant.
Dans le champ de la formation professionnelle continue, la demande des TPE est plus
faible que celle des moyennes et grandes entreprises. Ce constat est cependant à
géométrie variable en fonction de la typologie de l’entreprise considérée.
La démarche vers la formation correspond à une remise en cause plus qu’à une
gestion ordinaire (Gesbert, 2003). Ce sont généralement les formations dont le retour
sur investissement est le plus immédiat qui sont majoritairement recherchées
(Bouteille, 2003).
19
Une évolution technologique, par exemple, rendra indispensable un accroissement des
compétences et déclenchera l’inscription à un stage. Il s’agit en premier lieu des
techniques liées au métier de l’entreprise, visant à connaître le produit ou le matériel,
savoir le vendre, le maintenir ou l’utiliser en production.
L’informatique est également un thème de formation très prisé. Il s’agit généralement
de formations liées à l’utilisation d’outils Bureautique ou d’outils métiers (gestion de
paie, gestion comptable).
Ces formations ne sont pas nécessairement les plus importantes pour l’entreprise,
mais elles sont souvent imposées par les fournisseurs, au détriment de formations en
Gestion de l’entreprise, Comptabilité, Management, Communication. (Bouteille, 2003)
2.1.7. Les freins à l’usage de la formation
Le recours à la formation professionnelle continue des Très Petites Entreprises est
altéré par des freins réels et spécifiques. Comme nous l’avons vu précédemment, les
chefs d’entreprise manquent de temps et sont largement saturés de travail. Ils
éprouvent des difficultés à s’absenter pour se former et n’ont pas ou peu de temps à
consacrer à la planification de la formation.
Ambroise Bouteille (2003) met également en évidence l’ « absence de besoin » et le
« doute sur l’utilité de la formation » qui traduit souvent une faible capacité
d’autodiagnostic des carences et une méconnaissance des apports réels de la
formation. Par ailleurs,
l’information sur l’offre de formations et ses droits au
financement doit être améliorée.
Michel Lisowski (2007) attire quant à lui l’attention sur « l’insuffisance des moyens
financiers tirés de l’obligation légale faite à ces petites entreprises qui dépensent pour
la formation entre 150 et 200 euros par an et par salarié ».
A ce sujet, François Koch (2008) indique que la moitié des salariés des grandes
entreprises ont accès à la formation contre 10% dans les sociétés de moins de 20
salariés. Les plus grosses structures cotisent davantage (1,6% de la masse salariale)
tandis que les plus petites peuvent se contenter de 0,55%. Ce décalage est compensé
par une mutualisation des fonds assurée par les Organismes Paritaires Collecteurs
20
Agréés (OPCA) qui recueillent et répartissent les fonds non directement utilisés par les
entreprises. Or cette répartition n’est pas toujours profitable aux petites entreprises qui
sont peu informées sur l’offre de formation et leurs droits au financement (Bouteille,
2003), tandis que « les grandes sont bien mieux organisées pour récupérer la manne,
leurs DRH connaissant parfaitement les réseaux et le complexe mode d'emploi
administratif » (Koch, 2008).
Par ailleurs, une étude de l’Observatoire des PME (2005) met en cause des
« résistances culturelles » pour expliquer le faible recours à la formation dans les TPE.
Les dirigeants accordent de l’importance au travail, à l’effort, à l’enrichissement par
l’expérience et à la persévérance tandis que les apports issus de la formation continue
sont peu valorisés à leurs yeux. Ils valorisent davantage la formation « sur le tas » et
se considèrent souvent comme les meilleurs formateurs qui soient pour leurs salariés.
Très liés personnellement au fonctionnement de leur entreprise, ils perçoivent la
formation « externe » comme une remise en cause de leur capacité de « meneurs
d’hommes » ou pour le moins comme une intrusion.
Enfin, pour Philippe Morin (2003), la question de l’équipement technologique des
entreprises est évidemment une donnée fondamentale. On sait que les TPE s’équipent
de plus en plus, que la situation française s’améliore en comparaison de nos
principaux voisins et concurrents. Cependant pour la formation, on reste encore loin du
compte, qu’il s’agisse de la disponibilité de micro-ordinateurs, de l’accessibilité aux
lieux dédiés, convenablement équipés, ou de la qualité des réseaux. En 2006, 840.000
TPE étaient toujours totalement déconnectées de l’économie numérique, et 15%
d’entre elles seulement profitaient pleinement du potentiel offert par les Technologies
de l’Information et de la Communication (Midière, 2006).
Selon une récente étude commandée par le Conseil Régional de Franche-Comté, 77%
des TPE locales sont équipées de matériel informatique, 61% possèdent un accès à
Internet qui dans 72% des cas est à Haut débit. Ces chiffres sont relativement
satisfaisants par rapport à ceux qui peuvent être obtenus dans d’autres régions.
2.1.8. Les facteurs de développement
Bien que les freins précédemment identifiés soient importants, les pouvoirs publics et
les acteurs de la Formation Professionnelle Continue ont pris conscience des difficultés
rencontrées par les petites entreprises. Ils ont défini un certain nombre de mesures
21
favorisant l’accès à la formation pour les dirigeants et salariés de ces petites
structures.
Depuis Mai 2004, le Droit Individuel de Formation (DIF) permet à chaque salarié de
capitaliser chaque année 20 heures de formation (cumulables pendant 6 ans, dans la
limite de 120 heures) afin de bénéficier d'actions de formation professionnelle,
rémunérées ou indemnisées, en dehors du temps de travail ou durant celui-ci.
Le DIF et la formation tout au long de la vie réhabilitent l’autoformation, l’autodidaxie,
les choix individuels, les parcours choisis. Ils valorisent les travailleurs tout en les
renvoyant à leur propre responsabilité sur leur devenir professionnel (garder un travail
et maintenir son employabilité sont devenus des co-responsabilités).
L'article 8 de la loi n° 2004-391 du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle
tout au long de la vie et au dialogue social a créé un titre spécial de paiement
permettant à l'employeur de s'acquitter de ses obligations relatives aux frais de
formation dans le cadre du droit individuel à la formation (DIF) 6. L'objectif de ce " Titreformation " est de simplifier les formalités administratives liées au DIF, notamment pour
les petites et moyennes entreprises.
La Validation des Acquis d’Expérience (VAE) est également un dispositif incitant au
développement de la qualification des salariés. Les bénéfices d’une démarche VAE
sont nombreux7. Pour l’entreprise, elle permet de motiver et fidéliser les collaborateurs,
de valoriser l’image de professionnalisme d’une structure et de son équipe, d’améliorer
la compétitivité et d’adapter l’organisation aux enjeux économiques. Pour le
collaborateur, la reconnaissance de son savoir-faire contribue à lui apporter un
sentiment de fierté, un gain de confiance en soi, mais également de nouvelles
possibilités d’évolutions.
Ces différents dispositifs visent à assouplir les modalités de formation et à
individualiser les parcours pour répondre directement aux attentes les plus concrètes
des entreprises. Le recours à la formation en ligne ou « e-learning » ouvre également
certaines perspectives, notamment par rapport aux problèmes de disponibilité et de
déplacement.
6
Source : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F10705.xhtml
7
Source : http://www.vae.gouv.fr
22
2.2. Le « e-learning »
2.2.1. Qu’est-ce que le e-learning ?
La traduction la plus fidèle du terme « e-learning » est « apprentissage en ligne », mais
ce concept peut paraître assez flou. Dans un article datant de 2001, Peters Van Deinse
(2001) écrit « Demandez à dix spécialistes de la formation continue leur définition de
l’e-learning, vous obtiendrez dix réponses différentes. C’est dire l’extrême confusion
qui règne autour de ce nouveau concept »
Il semble en effet qu’il n’existe pas de définition officielle de l’e-learning. Roy Sprenger
(2000) consultant NTIC définit l’e-learning comme « une évolution de la formation à
distance, grâce à l’ordinateur et à la connexion Internet. C’est un moyen technologique
d’accès à un vaste choix de cours sur le Web qui offre une autonomie accrue dans
l’apprentissage. ».
Pour la Commission Européenne, le e-learning est « l’utilisation des nouvelles
technologies multimédia et de l’Internet pour améliorer la qualité de l’Apprentissage en
facilitant l’accès à des ressources et des services, ainsi que les échanges et la
collaboration à distance ».
Sandra Bellier (2001) définit quant à elle le e-learning « comme un dispositif de
formation faisant une large place à l’Internet ou à des intranets. Cela inclut les classes
virtuelles, les visioconférences, les forums, les chats… ». Elle introduit ainsi la notion
de « dispositif d’autoformation accompagnée » que Didier Paquelin (2004) définit
comme « une co-construction affective, cognitive, sociale et existentielle qui mobilise
des ressources et des situations plurielles de formation dans un cadre d'action
permettant la capacitation et la régulation de l'autodirection de l'apprenant ». A ce
propos, Bernard Blandin (2001) parle d’un ensemble de « moyens matériels et
humains, correspondant à une forme de socialisation particulière destinée à faciliter un
processus d’apprentissage ».
Comme nous l’avons vu précédemment, la confusion vient du fait que le e-learning fait
référence à une multitude de méthodes d’apprentissage et de moyens technologiques.
Ce terme est aussi bien employé pour parler de la simple mise à disposition d’un fichier
PDF sur un site Internet, que pour la mise en place d’un dispositif d’autoformation à
23
distance plus complexe comprenant une plateforme d’administration et de suivi, des
modules de formation interactifs et multimédia, des serious game, un service de tutorat
synchrone par chat ou visioconférence, des activités collaboratives sur une plateforme
dédiée, tout cela dans le respect des normes AICC ou SCORM.
Le Forum Français pour la Formation Ouverte et à Distance (FFFOD), organisme de
réflexion et de recommandation spécialisé dans la Formation Ouverte et A Distance
(FOAD), définit le e-learning comme « un dispositif de formation qui utilise un réseau
local, étendu ou Internet pour diffuser, interagir ou communiquer. Ce qui inclut
l’enseignement à distance, en environnement distribué, l’accès à des ressources par
téléchargement ou en consultation sur le net. Il peut faire intervenir du synchrone ou de
l’asynchrone, des systèmes tutorés, des systèmes à base d’autoformation, ou une
combinaison des éléments évoqués8 ».
2.2.2. Des cours par correspondance au e-learning
La formation à distance n’est pas phénomène nouveau. Son histoire a toujours été
intimement liée à celle des moyens de communication, dont elle a su profiter de la
constante évolution. Les formateurs ont toujours su tirer parti des technologies du
moment, pour améliorer et faciliter la transmission de leurs cours, mais également pour
développer de nouvelles méthodes d’apprentissage plus interactives ou plus adaptées
à un public en marge du système éducatif traditionnel. Tout cela ne serait rien sans
l’adhésion du grand public qui a montré un intérêt constant pour l’apprentissage à
distance et pour les technologies dites « nouvelles ».
Le passage des cours par correspondance transmis par voie postale au e-learning a
donc nécessité une série d’étapes technologiques et pédagogiques, qui seront décrites
dans cette partie.
2.2.2.1. Les cours par correspondance
On considère que la formation à distance voit le jour en Europe au cours du XIXème
siècle, en même temps que les services postaux. Selon France Henri et Anthony Kaye
(1985), c’est Isaac Pitman, l’inventeur de la sténographie qui lance en 1840 en
Angleterre, le premier cours par correspondance pour diffuser et vendre son invention.
8
Source : http://www.fffod.org/Upload/Texte/Fichier_9_F.doc
24
En 1856 à Berlin, l'Institut Toussaint et Langenescheidt
propose quant à lui les
premiers cours de langues par correspondance.
En France, les Cours Hattemer font leur apparition en 1877 puis l’éditeur Eyrolles crée
L’école chez soi en 1881 enfin l’Ecole Universelle, organisme privé, spécialisé dans
l'enseignement de la culture générale, arts, langues étrangères, soutien scolaire et
préparation aux concours administratifs est créé en 1907 (Marot et Darnige, 1996)
Les échanges de documents écrits entre formateurs et formés sont assurés par les
voies postales. Parfois, elle est relayée par les technologies du moment. Les disques
78 tours sont par exemple utilisés pour l’apprentissage des langues.
2.2.2.2. L’ère de la radio et de la télévision
Dès 1926, Radio Luxembourg diffuse des émissions éducatives. En France, la radio
d’état Paris PTT diffuse en 1927 une émission de l’Institut radiophonique d’extension
universitaire. En 1937, Radio Sorbonne diffuse ses premières émissions.
En 1939, au cours de la Seconde Guerre mondiale est créé en France, le Service
d’Enseignement par Correspondance. Ce service d’enseignement primaire supérieur,
secondaire et post-scolaire par correspondance permet de scolariser les nombreux
enfants réfugiés en zone libre dans le sud du pays à la suite de l’occupation
Allemande. Il sera à l’origine du Centre National de Télé-Enseignement (CNTE) qui
deviendra le Centre National d’Enseignement à Distance (CNED). En 1944, le CTNE,
établissement public sous tutelle de l'Éducation Nationale compte 1413 inscrits.
La fin de la Seconde Guerre mondiale voit le développement de la radio et de la
télévision éducative. La Radio Diffusion Française (RDF) est devenue RadiodiffusionTélévision Française (RTF) en 1959 puis Office de Radiodiffusion Télévision Française
(ORTF) en 1964. La possession de téléviseurs augmente rapidement : moins de 10
000 à la fin des années quarante, 60 000 en 1953, 1,5 million en 1959. À la fin des
années soixante, avec 10 millions de téléviseurs, la quasi-totalité des foyers est
équipée.
En 1963, la Commission Domerg, à l’initiative du Premier ministre Georges Pompidou,
lance un grand plan d'extension des moyens audiovisuels d'enseignement dont
l'objectif gouvernemental est de pallier les déficiences du système éducatif.
25
La télévision éducative propose non seulement des programmes qui s’adressent aux
élèves de la formation initiale et à leurs enseignants, mais également des programmes
visant à apporter des connaissances, formelles ou informelles, à une large population
de téléspectateurs adultes (RTS/Promotion, Télé-CNAM en 1963, Télé-PromotionRurale en 1966,…) (Glickman, 1989).
2.2.2.3. L’apparition de l’EAO
Vers la fin des années soixante, bien que l’informatique soit essentiellement
administrative et non adaptée au grand public, on voit apparaître une première
génération de concepteurs qui s'intéresse aux besoins de formation. C'est l'époque de
la mise en informatique des théories béhavioristes et de l'Enseignement Assisté par
Ordinateur (EAO) qui pensent l'enseignement à travers ce qu'il y a d'observable dans
la gestion des parcours d'apprentissage.
Avec le développement de la micro-informatique, les années soixante-dix verront ses
usages progresser et des expérimentations commenceront à se mettre en place dans
l’éducation et la formation. L'éducation explore les possibilités des différents médias :
télévision, radio, film, cassettes audios, que l’on qualifie rapidement de « technologies
éducatives » ou de « techniques modernes d'éducation ». C'est le temps de la mise en
place des centres de ressources tels que l’INRDP ou l’OFRATEME qui deviendront le
CNDP en 1976 (Glickman, 1989).
C'est avec le développement des théories constructivistes que la deuxième génération
de concepteurs tente de développer des minis ordinateurs utilisés en temps partagé.
Cette conception de l'apprentissage associée aux techniques de l'intelligence artificielle
donne naissance au concept « d'environnement réactif » qui propose aux utilisateurs
de tester leurs connaissances dans des domaines définis.
L'influence institutionnelle favorise une période de recherche où le développement
technologique joue un rôle important dans la convergence technologique de plusieurs
domaines : l'audiovisuel, la micro-informatique, les télécommunications, l'électronique,
la bureautique et l'édition. Ce développement technologique propulse les industriels de
l'informatique et des réseaux vers la conquête du marché grand public, privé et
institutionnel
26
2.3.2.4. Des réseaux locaux à l’Internet
Aboutissement logique de la montée en puissance des années soixante-dix, les
années quatre-vingt voient se développer des matériels générant de nouvelles
demandes. Dans l'enseignement, on passe progressivement des nano-réseaux aux
réseaux locaux, de l'usage des CD-ROM à celui d'Internet. Avec l'arrivée en force des
technologies informatiques apparaissent de nouveaux outils et de nouvelles structures
pour la formation à distance. Les médias traditionnels cèdent peu à peu la place aux
hypertextes, aux hypermédias et au multimédia. Cet engouement médiatique durera
jusqu'en 1994 et préparera l'arrivée de l'Internet et du Web.
C'est l'époque des micro-ordinateurs, de l'électronique grand public, et de l'émergence
d'une nouvelle industrie du contenu. Selon Michel Cartier (1997), « cette industrie du
contenu touche profondément la formation à distance car les contenus proposés via
l'outil informatique local ou à distance doivent tenir compte de nouvelles variables : ils
deviennent interactifs et prennent une forme dialoguée ». Les informations et les
connaissances ne sont plus proposées sous la forme de bases de données
consultables mais sous la forme d'un environnement ouvert et modifiable.
À la fin des années soixante-dix, la société Apple commercialise les premiers
ordinateurs personnels qui institutionnaliseront : les icônes, le multi fenêtrage, la
souris,... Ces avancées technologiques issues des recherches de Xerox autoriseront
rapidement des contenus qui ne seront plus des défilements de textes ou d'images à
l'écran, mais de nouvelles formes de penser la transmission des connaissances. La
grande variété des médias (images, sons, texte, vidéos…) permet la mise en place de
systèmes complexes pouvant être lus, écoutés, vus, suivant de multiples parcours
d'exploration qui offrent la possibilité à chaque utilisateur de se construire une
représentation personnelle, pertinente et fonctionnelle de l'objet qui l'intéresse
(Agostinelli, 2001)
La mondialisation des marchés de l'information et de la connaissance créée par la
mondialisation des autoroutes numériques favorise l'émergence de services de
formation en ligne (Perriault, 1996). Toutefois, ces services demeuraient rudimentaires
et se limitaient le plus souvent à du texte, sans image ni son. L'accès aux ressources
éducatives multimédias disponibles notamment sur Internet, restait encore trop
compliqué et onéreux pour la majorité des utilisateurs potentiels.
27
2.2.2.5. Une structuration du secteur de l’édition
L’expansion du e-learning devait donc passer par une nécessaire évolution du secteur
de l’édition car pour se développer, le e-learning doit toucher le plus grand nombre,
l’offre de contenu doit donc être adaptée à la demande de la majorité des utilisateurs
potentiels.
Au cours des années quatre-vingt-dix, la structuration du secteur de l'édition est
favorisée par une absence de politique institutionnelle cohérente et par les faiblesses
de la recherche dans ce domaine. Ce contexte engendre une nouvelle « donne » dans
les conditions de développement des produits de formation qui préparent l'arrivée de
l'Internet et la primauté des éditeurs et des vendeurs de communication. Selon Serge
Agostinelli (2001), « on assiste d'ailleurs à un curieux glissement notionnel qui tend à
réduire les problèmes d'enseignement à des problèmes de communication ».
L'extension du Web assure l'interface entre les usagers et une industrie qui conçoit,
produit, gère et diffuse de l'information et des connaissances. Le web représente ainsi
la possibilité de vendre des ressources informationnelles avec pour devise « Anyone,
Anywhere, Anytime » (Cartier, 1997). Dans cet esprit, se développent des services en
ligne qui, s'ils ne peuvent encore être qualifiés de « Formation à distance », affichent
ouvertement leur ambition de couvrir une demande d'auto-formation.
Le nombre de ces abonnements aux Etats-Unis a connu un taux de croissance de 87%
en 1995 et plusieurs services similaires ont été lancés en Europe en 1995 : America
On Line Europe (Bertelsmann-AOL), Grolier Interactive (Matra-Hachette), Europe On
Line (Burda-AT&T), Infonie (Infogrames), T-On Line (Deutsche Telekom), Italia ou UK
On Line (Olivetti), on peut ajouter à ces prestataires, les multiples services éducatifs
proposés gratuitement sur le Web (Task Force, 19969). En France, de nombreux
organismes et sociétés proposent de la formation à distance ou des activités
associées. Le e-learning est promis à un très bel avenir.
2.2.2.6. L’explosion de la bulle Internet
Au début des années 2000, le e-learning est victime de l'explosion de la « bulle
Internet ». Une multitude de petites entreprises spécialisées dans le e-learning se sont
créées peu de temps avant afin de profiter pleinement de ce nouveau marché.
Beaucoup mettent la clef sous la porte. La bulle Internet laisse un goût amer et la
9
Rapport de la task force (1996) « Logiciels éducatifs et multimédia » mandatée par Mme Edith Cresson
et M. Martin Bangemann, document de travail des services de la Commission européenne
28
période 2001 à 2004 n’est pas propice au déploiement du e-learning.
Depuis 2005, le e-learning a de nouveau le vent en poupe et s’impose dans tous les
secteurs d’activités. La généralisation du haut débit a fait son œuvre et permet
aujourd'hui l'entrée de la formation en ligne dans l'âge adulte. Selon Pascal Desbordes,
responsable des grands déploiements de formation chez Cegos « Toutes les
entreprises du CAC 40 y ont recours à des degrés divers » de plus, « la part de ces
nouveaux modes de formation croît, l'e-learning, qui a d'abord pris chez les cadres et
dans les grandes entreprises de service, commence à se diffuser peu à peu à
l'ensemble du monde du travail ».
Cette tendance est confirmée par le Baromètre CCIP 2006 qui indique que l’e-learning
en France concerne 86% des cadres, 79% des techniciens et agents de maîtrise,
63,8% des employés, 51,6% des cadres supérieurs et 17,2% des ouvriers. En outre,
selon cette même source, l’e-learning est utilisé à 48% par des entreprises de services,
à 33,6% par l’industrie, à 11,8% par le secteur public (Ministères, Institutions,
Collectivités locales) et à 5,9% par le Commerce et la Grande distribution.
2.2.2.7. La formation mixte ou « blended learning »
A partir de 2005, plus personne ne croit au fait que le e-learning va supplanter la
formation en présentiel et l’on voit apparaître le terme de « Blended learning » qui
désigne l'utilisation conjointe du e-learning et de regroupements en présentiel. Dans
cette configuration, l'apprenant alterne entre sessions de formation à distance et
sessions en face-à-face avec le ou les formateurs.
Le « blended learning » est une modalité largement plébiscitée. Selon le Baromètre
CCIP (2006), 89% des entreprises utilisatrices d’e-learning mettent en place des
dispositifs de formation mixte et conservent généralement de 60% à 80% de présentiel
dans leur formation. Cependant, si l’on compare ces chiffres par rapport aux
Baromètres CCIP des précédentes années, on note une baisse constante de la part du
présentiel dans les formations mixtes.
29
Certaines sociétés, à l’instar de Leroy Merlin10, dispensent des formations techniques à
leurs collaborateurs, alliant théorie sous forme de cours en ligne et mise en pratique en
atelier. D’autres entreprises, comme la Société Générale, proposent des parcours
composés de cours en ligne servant de pré-requis à un regroupement en présentiel,
favorisant ainsi une meilleure homogénéité des participants. Des organismes de
formation en langues proposent à leurs stagiaires des programmes pédagogiques
mixant des cours en ligne pour l’apprentissage de la grammaire et des cours
particuliers par téléphone pour développer les compétences à l’oral.
La frontière entre formation à distance et formation présentielle est finalement assez
mince car de plus en plus de formations en présentiel ont recours épisodiquement au
e-learning, dans un cours ou en amont ou en aval de ce cours et dans le même temps,
les nouvelles formations à distance intègrent des regroupements en présentiel ou du
tutorat synchrone.
2.2.2.8. L’avènement du web 2.0
L’expression « web 2.0 » attribuée à Tim O'Reilly fait référence à un changement de
nature du web qui s’est progressivement mis en place à partir de 2004 pour finalement
s’imposer en 2007.
Avant l’émergence du web 2.0, le web était simplement constitué de pages écrites la
plupart du temps en langage html qui permettait de mettre en lien des contenus
composés de texte, d’image, de son et d’autres pages. La frontière entre auteurs et
lecteurs étaient clairement définie par une barrière technologique : l’auteur écrit la page
en utilisant un logiciel particulier et le dépose sur un serveur. Le lecteur interroge ce
serveur pour accéder aux informations mais reste passif vis à vis des informations qu’il
reçoit.
La transition vers le web 2.0 ou web participatif est apparue avec la possibilité donnée
aux internautes d’interagir avec le contenu, de le modifier. Le site wikipedia en est une
parfaite illustration : ce sont les internautes qui font le site. Progressivement, les
développeurs de sites ont incorporés de plus en plus de possibilités de modification et
d’interaction et la sphère du web 2.0 offre désormais une très riche palette d’outils
participatifs et collaboratifs (blogs, wiki, applications en ligne, plateforme de partage
10
Source : Onlineformapro
30
d’informations,…). La nouvelle génération d’internautes et d’apprenants baigne dans le
web 2.0 depuis ses origines et a un rapport au savoir façonné par cette mise en
réseau. On parle maintenant d’éducation 2.0 pour décrire l’utilisation et l’intégration de
ces nouveaux outils dans les dispositifs d’apprentissage. Nous verrons dans la suite de
ce chapitre, quels sont les modèles pédagogiques associés à ces nouveaux modes
d’apprentissage.
Retracer l’histoire de la formation à distance permet donc de constater que ce mode de
formation a toujours trouvé un public, attiré notamment par la possibilité d’accéder au
savoir sans se déplacer. Cette histoire est intimement liée aux évolutions
technologiques de chaque époque et à la créativité des formateurs et des pédagogues
qui ont toujours su tirer parti des nouvelles possibilités qui leur étaient offertes pour
favoriser l’apprentissage, augmenter la motivation des apprenants et les accompagner.
Comme nous allons le voir, le législateur a lui aussi œuvré pour que la formation à
distance obtienne une reconnaissance au même titre que la formation présentielle et
qu’elle puisse bénéficier à chacun.
2.2.3. Le droit de la formation professionnelle continue
Depuis les années soixante-dix, la France a cherché à développer la formation
professionnelle continue, notamment par la mise en place d’un cadre juridique strict
visant au financement obligatoire de la formation par les entreprises. Trente années
plus tard, un flou juridique régnait toujours autour du financement des actions de
FOAD.
Ce n’est que dans les années 2000, que les actions de FOAD ont été officiellement
reconnues par les organismes paritaires au même titre que les formations
traditionnelles. Cette évolution juridique est venue en réponse à des besoins de
formation en heure stagiaire en régulière augmentation et à une stagnation des
montants octroyés par les pouvoirs publics ou privés. Elle a joué un rôle très important
dans l’essor du e-learning, car elle lui a offert une vraie légitimité auprès des
entreprises et a développé son usage.
2.2.3.1. Un cadre juridique pour la formation professionnelle continue
Les années soixante-dix voient naître la « Formation professionnelle continue » et
l'expression « Formation à distance ». Le législateur lui donne un cadre juridique et les
moyens financiers de se développer. La loi du 16 Juillet 1971 organise « la formation
31
professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente » et en fait une
« obligation nationale », instaurant le droit pour les salariés de se former sur le temps
de travail tout en conservant leur salaire. Les entreprises quant à elles, doivent
consacrer un pourcentage croissant de leur masse salariale brute. D’abord fixé à 0,8%
puis rapidement à 1%, il atteindra 2% en 1976. En 1975, il passera à 1,1% et restera
inchangé pendant 10 ans.
Actuellement, le taux de la contribution obligatoire des employeurs au financement de
la formation professionnelle est de 1,6% minimum pour les entreprises de dix salariés
et plus et de 0,55 % pour les entreprises de moins de dix salariés.
2.2.3.2. Le cadre juridique de la FOAD
Au début des années 2000, un certain flou juridique règne autour du financement des
actions de FOAD par les organismes paritaires. La Délégation Générale à l'Emploi et à
la Formation Professionnelle édite alors la circulaire DGEFP n°2001/22 du 20 Juillet
2001 qui a pour objet de préciser les obligations des prestataires de formation et
l'imputabilité des dépenses sur l'obligation de participation des employeurs, dans le cas
de mise en œuvre de formations ouvertes et/ou à distance.
L’article 1.1 intitulé « Caractéristiques de l'action de formation professionnelle » indique
que « Les actions de formation se déroulent conformément à un programme qui, établi
en fonction d'objectifs préalablement déterminés, précise les moyens pédagogiques et
d'encadrement mis en œuvre et définit un dispositif permettant de suivre l'exécution de
ce programme et d'en apprécier les résultats. La formation est en principe dispensée
dans des locaux distincts des lieux de production. »
La circulaire précise que « la simple cession ou mise à disposition de supports
(manuels, logiciels, matériels) à finalité pédagogique n'a pas la nature d'une action de
formation professionnelle ».
L'encadrement pédagogique et technique est donc une condition incontournable
d'imputabilité. D'autre part, il faut être en mesure de prouver la réalité de l'action et
pour cela démontrer qu'elle a bien eu lieu. Dans la FOAD, où la présence n'est plus
une obligation, ce seront tous les travaux réalisés par l'apprenant qui serviront de
preuves.
32
La convention ou le contrat précisera les objectifs poursuivis, la nature des travaux
incombant aux apprenants, les périodes de réalisation et une estimation de leur durée
ainsi que les modalités de suivi de l'action. La circulaire préconise la mise en place
d'un « protocole individuel de formation » qui se définit par un accord sur un plan de
formation détaillé.
Les règles d'imputation des dépenses applicables aux FOAD sont les mêmes que les
formations de droit commun :
- Prix d'achat de l'action de formation,
- Prix d'achat des documents pédagogiques ou prestations de services liées à l'action,
- Rémunération des stagiaires qui bénéficient de la formation.
Les demandeurs d’emploi sont également concernés puisqu’une décision du groupe
paritaire national de suivi de l’Unedic en date du 11 juillet 2002 précise que les Assedic
ne peuvent refuser le financement d’une formation ouverte et/ou à distance (FOAD) au
seul motif que cette formation s’effectue « à distance ». Les FOAD peuvent donc faire
l’objet d’une homologation ou d’un conventionnement par l’Assedic, au même titre que
les actions de formation qui se déroulent en présentiel.
2.2.4. Les enjeux du développement du e-learning
Le contexte actuel, d’un point de vue économique, technologique, social et culturel, est
tout à fait propice à l’essor des FOAD. Selon Marielle Brugvin (2005), un certain
nombre de phénomènes encouragent, en même temps qu’il le suscite, le
développement de formations ouvertes, flexibles, individualisées :
-
L’accroissement des besoins de développement des compétences des sujets.
-
La réduction des budgets alloués à la formation et une incessante recherche
d’amélioration de la productivité pédagogique.
-
La mise en avant, en entreprise, des capacités d’initiatives, de responsabilité,
d’adaptabilité aux changements et des capacités relationnelles.
-
Le développement de la dimension formative au travail.
-
L’émergence d’un sujet social apprenant.
-
La valorisation de la notion d’autonomie dans la société en général.
-
La recherche de pratiques pédagogiques innovantes en réaction aux modèles
traditionnels scolaires et leurs variantes en formation des adultes.
33
Selon Annie Jézégou (1998), la formation professionnelle continue est confrontée aux
mêmes évolutions que celles vécues par les entreprises et s’oriente vers le
développement de dispositif de FOAD pour répondre aux exigences de « productivité,
performance, technicité, recherche de qualité, flexibilité ».
C’est d’ailleurs là un point de vigilance à souligner et Annie Jézégou attire l’attention
sur le fait que « la problématique économique ne doit pas être abordée au détriment
d’une réflexion sur l’acte éducatif proprement dit ».
D’autres facteurs essentiels semblent par ailleurs expliquer l’essor des FOAD,
notamment l’émergence d’un sujet social autonome, la recherche de pratiques
pédagogiques innovantes centrées sur l’apprenant et le besoin des adultes de se
former en permanence tout en menant une vie d’adulte active. Au vu de ces différents
éléments, les FOAD semblent donc constituer une opportunité à saisir pour répondre
aux besoins de formation tout au long de la vie et concilier intérêts collectifs et
individuels, une possibilité pour l’apprenant adulte de concilier formation permanente,
vie professionnelle et personnelle. Elles ont le potentiel pour offrir aux adultes une
«seconde chance» et répondre à ces nouveaux besoins d’individualisation.
Il faut cependant garder à l’esprit le fait que la formation continue représente un
énorme marché économique et l’on peut se demander dans quelle mesure les
arguments pédagogiques avancés peuvent intervenir a posteriori pour justifier le
marché et son essor. Nous pouvons par exemple nous demander si l’idée de
« formation tout au long de la vie » renoue avec des valeurs humanistes sur
l’importance de l’éducation ou si cet objectif répond aux besoins et intérêts des
entreprises en terme d’employabilité. Ainsi pour Jean-François Germe et François
Pottier (1996) la formation tout au long de la vie est « une réponse ou une contrepartie
aux évolutions de l’emploi car une plus grande flexibilité du marché du travail et de
l’emploi au sein des entreprises exigerait des mobilités plus fréquentes et une
adaptation constante de l’individu en termes de compétences et de savoirs détenus ».
2.2.5. Pédagogie et technologie : quels modèles ?
Comme nous l’avons vu en début de chapitre, la formation à distance a évolué vers le
e-learning qui est lui même en pleine mutation, du fait de l’émergence des technologies
du web 2.0 et des nouvelles possibilités offertes par les technologies.
34
Aujourd’hui plus que jamais, le e-learning se décline sous de multiples formes, il
semble donc nécessaire de mieux connaître les modèles pédagogiques associés à ces
modes d’apprentissage afin de mieux cerner les besoins des apprenants et de pouvoir
leur proposer des solutions adaptées à ceux-ci.
Afin d’apporter un éclairage sur les différents courants qui ont contribué à la vision
actuelle de la pédagogie active, Marcel Lebrun (2007) propose une classification basée
sur son analyse du concept d’interactivité qu’il décompose en deux catégories :
- l’interactivité fonctionnelle, liée à la relation homme-machine : l’interface, les
boutons, les menus
- l’interactivité relationnelle, liée à la relation homme-environnement physique ou
humain : un environnement réel (deux adultes qui travaillent devant un
ordinateur) ou virtuel (un jeu de rôle dans le cyberespace).
Ces deux catégories sont croisées avec différents modes d'interaction présents dans la
situation pédagogique :
- le mode Réactif,
- le mode Proactif,
- le mode Interactif « mutuel et interpersonnel »
Dans son ouvrage, il indique « Nous relions notre concept d'interactivité fonctionnelle à
ceux d'interactivité « réactive » et « proactive » cités par R. A. Schwier et E. R.
Misanchuk (1993) : dans l'interactivité « réactive », l'ordinateur attend de l'apprenant
une « réponse précise » à un stimulus qu'il lui propose (logiciels de type « drill and
practice », tutoriels ...); dans l'interactivité « proactive », l'apprenant entreprend une
« construction » personnelle face à un contexte que l'ordinateur lui propose (logiciels
de type simulation, modélisation ...).
Ces auteurs complètent ces deux modes par celui d'interactivité « mutuelle » dans
laquelle l'apprenant et le système informatique « intelligent » s'adaptent mutuellement
(intelligence artificielle, systèmes experts ...) ; nous élargissons ce dernier mode dans
un
concept
d'interactivité
relationnelle
qui
l'enrichit
par
les
perspectives
interpersonnelles auxquelles l'ordinateur convie les apprenants dans le cadre de
travaux coopératifs. »
35
∗ Le mode Réactif : des ressources pour apprendre
Dans ce mode, l'accent est mis sur l'information à extraire de l’environnement (la
culture, les connaissances, les savoirs à connaître) et sur « celui » qui les détient de
manière explicite (l'enseignant ou encore les sources de connaissances : supports,
bases de données, encyclopédies, module de formation,...).
Les outils utilisés dans ce mode sont les ressources téléchargeables, les vidéos, les
tutoriels, les visioconférences passives, les sites web informatifs. Les méthodes
pédagogiques apparentées sont les cours, les exposés, les conférences, les séances
d'exercices. Dans ce mode, c'est celui qui détient le savoir qui pose les questions,
l’apprenant répond aux sollicitations de son environnement.
Ces outils plongés dans d'autres méthodes pédagogiques plus actives font migrer le
dispositif vers des modes plus élaborés et vers le mode Proactif.
∗ Le mode Proactif : manipuler le monde et ses représentations
Dans ce mode, l'accent est mis sur les compétences souvent cognitives (et de haut
niveau : analyse, synthèse, évaluation, esprit critique) que l'apprenant va devoir
déployer dans l'environnement, dans le dispositif mis en place par l'enseignant ou
proposé par l'outil informatique.
Les savoirs sont toujours présents mais de manière plus implicite, plus latente : c'est à
l'apprenant de les reconstruire, de les redécouvrir au travers de l'utilisation de
simulation (analyse) et de modélisation (synthèse), de la résolution de problèmes, de la
création de projets.
Les outils utilisés dans ce mode sont les logiciels de programmation, de
« bureautique », les logiciels de simulation et de modélisation, les serious game,… Les
méthodes pédagogiques apparentées sont les démarches de résolution de problèmes,
d'élaboration de projet, laboratoires réels ou virtuels ...
Dans ce mode, c'est en principe celui qui apprend, l'utilisateur, qui pose des questions
au système environnant, qui se pose des questions, qui imagine des hypothèses.
Lorsque l'on parle d'interaction dans ce mode, on se réfère souvent à l'interactivité
fonctionnelle (interface homme-machine, ergonomie, boutons, menus ...).
36
∗ Le mode interactif : apprendre avec les autres ou inter’apprendre
Dans ce mode, l'accent est mis sur des compétences plus relationnelles (travail en
équipe, communication ...). Il peut être vu comme la conjonction des deux modes
précédents avec différentes déclinaisons d'interactivité relationnelle :
- phase 1 : immersion dans un environnement (jeux de rôles, interaction avec des
partenaires virtuels),
- phase 2 : interaction entre partenaires à distance (mail, news, listes et leurs
usages pédagogiques)
- phase 3 : interaction avec des partenaires locaux : on se pose des questions,
des hypothèses, on trouve des solutions autour d'un cas, d'un outil
technologique, d'un média.
Le dispositif pédagogique prend des dimensions très différentes entre des usages plus
individuels en (phase 1) et des apprentissages coopératifs en (phases 2 et 3). Comme
dans l'apprentissage coopératif, l'importance de la tâche et des organes de soutien à
sa réalisation sont importants.
Les outils utilisés dans ce mode sont les technologies de la communication (mail, chat,
forum,…) mais aussi certains serious game et certains usages de la visioconférence
active. Les méthodes pédagogiques apparentées sont le séminaire, l'étude de cas ...
Les contenus proposés par Onlineformapro dans le cadre du Pôle d’Excellence Rurale
(Annexe 4) correspondent plus particulièrement à la catégorie d’interactivité dites
« fonctionnelle », laquelle est croisée suivant les cas, avec les modes d’interaction
« réactif » ou « proactif ». Il s’agit de mettre à disposition des contenus de formation à
un apprenant qui devra répondre aux sollicitations de son environnement (exercices,
quizz, mise en situation,…) et résoudre des problèmes à travers des mises en situation
(jeux de rôle,…).
37
Afin de compléter l’analyse de Marcel Lebrun, nous nous intéresserons aux travaux de
Glenn Hardaker et David Smith (2000) qui indiquent quant à eux que les
environnements d’apprentissage virtuel reposent sur des théories d’apprentissage
connues que Resnick, Greeno et Collins ont classées selon trois modèles :
-
le modèle « Behaviourist/Empiricist » (Behavioriste / Empiriste),
-
le modèle « Cognitive/Rationalist » (Cognitif / Rationaliste),
-
le modèle « Situative/Pragmatist » (Situationnel / Pragmatique).
∗ Le modèle « Behaviourist/Empiricist » :
Ce modèle se base sur la mise en œuvre d’un environnement d’apprentissage
individualisé qui donne accès à l’apprenant de façon claire, précise et guidée, à une
série de séquences pédagogiques et de ressources qu’il devra consulter et sur
lesquelles il sera testé à l’issue de la formation. Le tutorat synchrone ou asynchrone
est également une composante récurrente de ce modèle.
∗ Le modèle « Cognitive/Rationalist » :
Ce modèle se base sur « l'interactivité » qui est utilisée comme moyen de développer
la compréhension et de favoriser l'organisation de l'information pour répondre aux
stades de développement de l'apprentissage.
∗ Le modèle « Situative/Pragmatist » :
Ce modèle se base quant à lui sur la mise en œuvre « d’environnements collaboratifs »
qui vont amener l’apprenant à découvrir de nouveaux modèles de pratiques et
d’apprentissages et à utiliser des ressources dans le but de préparer son adhésion à
une communauté particulière. Ce modèle participe au développement des pratiques
sociales de l’apprenant en lui confiant des rôles et des responsabilités.
Comme nous l’avons vu précédemment, les contenus proposés par Onlineformapro
dans le cadre du Pôle d’Excellence Rurale laissent peu de place à l’apprentissage
collaboratif. Ils correspondent au contraire aux modèles « Behaviourist/ Empiricist » et
« Cognitive/Rationalist » dans lesquels l’accent est mis sur l’individualisation, la
simplicité d’accès aux ressources d’apprentissage, le tutorat et l’utilisation récurrente
38
de
l’interactivité
homme-machine
pour
stimuler
l’apprenant,
développer
sa
compréhension et favoriser son organisation de l'information.
Ce scénario basé sur une « autoformation tutorée », implique néanmoins une part
d’autonomie et de motivation de la part de l’apprenant. Si ce dernier se représente sa
participation comme un moyen efficace pour atteindre son but et qu’il peut établir des
relations significatives avec une pratique de référence, alors il maintient son
engagement en formation et vit une expérience d’apprentissage significative. Au
contraire, si ces conditions ne sont pas remplies, l’apprenant peut vivre une expérience
d’apprentissage peu efficiente et aller jusqu’à abandonner la formation.
La mise en ligne de contenus de cours (modules, leçons, exercices, évaluations,...),
bien que développés par un expert du domaine, ne suffit donc pas toujours pour
satisfaire aux objectifs d’apprentissage retenus. Il s’avère nécessaire de proposer un
scénario d’apprentissage offrant, certes un contenu, mais aussi l’environnement
pédagogique nécessaire à l’appropriation de ce contenu, ainsi qu’au développement
des compétences afférentes.
Ce n’est pas uniquement le contenu qui est scénarisé, mais aussi l’activité de
l’apprenant et celle des autres acteurs de la formation. La scénarisation n’a plus
simplement pour but de stimuler l’apprenant et de lui permettre d’entrer en rapport
avec un contenu d’apprentissage, mais bien de structurer et d’organiser son
activité pour l’amener à apprendre dans un contexte signifiant.
Les dispositifs de formation ouverte à distance peuvent participer à ce changement qui
consiste
à
passer d’une
reproduction
des
connaissances
à
une
production
de compétences, à condition de travailler sur la mise à disposition des contenus en
ligne et sur les capacités de coordination auteur/tuteur/apprenant/pairs.
Le modèle d’apprentissage basé sur de l’autoformation tutorée, initialement proposé
dans le cadre de ce projet pourrait être reconsidéré en intégrant davantage et de façon
plus formelle des activités organisées autour de la plateforme de travail collaboratif
OnlineAgora. Cela se traduit par la mise en place de Situations d’Apprentissage
Collectives Instrumentées (SACI) (Annexe 14) au sein du dispositif de formation, c’est
à dire une situation pédagogique avec un objectif d’apprentissage (en termes de
connaissances et/ou de compétences), des acteurs identifiés, une durée et un mode
39
d’évaluation des apprenants. Elle prend la forme d’une unité d’apprentissage
scénarisée dans laquelle la production individuelle et/ou collective attendue est liée à
une activité collective instrumentée par des artefacts informatiques. Pour ce faire, nous
nous intéresserons de plus près à l’apprentissage collaboratif afin d’en connaître ses
principales caractéristiques.
2.3. L’apprentissage collaboratif
2.3.1. Définition de l’apprentissage collaboratif
L’apprentissage collaboratif n’est pas une théorie d’apprentissage mais une démarche
d’apprentissage en vue de la construction progressive des connaissances.
France Henri et Karin Lundgren-Cayrol (1998) proposent la définition suivante : « Il
s’agit d’une démarche active et centrée sur l’apprenant. Au sein d’un groupe et dans
un environnement approprié, l’apprenant exprime ses idées, articule sa pensée,
développe ses propres représentations, élabore ses structures cognitives et fait une
validation sociale de ses nouvelles connaissances. La démarche collaborative
reconnaît les dimensions individuelle et collective de l’apprentissage, encourage
l’interaction et exploite les cognitions réparties au sein de l’environnement. Le groupe,
acteur principal et ressource première de la collaboration, joue un rôle de soutien et de
motivation. Il contribue à l’atteinte, pour chaque apprenant, d’un but commun et
partagé. La collaboration qui s’y développe est faite de communication entre
apprenants, de coordination de leurs actions et d’engagement de chacun face au
groupe. »
2.3.2. Caractéristiques de l’apprentissage collaboratif
Selon Lebow, l’apprentissage collaboratif repose sur sept valeurs qui puisent leurs
sources dans la philosophie constructiviste : collaboration, autonomie, réflexivité,
générativité, engagement actif, pertinence personnelle et pluralisme. (Henri et
Lundgren-Cayrol, 1998)
40
La démarche collaborative propose à l’apprenant un processus dynamique et réflexif
de construction des connaissances. Elle se caractérise de la manière suivante :
-
l’exploration des connaissances d’un domaine pour en dégager la structure
plutôt que l’assimilation d’un contenu dont les composantes et la structure sont
imposées
-
la réalisation de l’apprentissage dans des situations réelles, authentiques,
-
la participation active et soutenue de l’apprenant à des interactions de groupe,
-
le développement progressif de son autonomie et de sa capacité d’interagir de
manière efficace,
-
le développement de compétences de haut niveau : analyse, synthèse,
résolution de problème et évaluation,
-
la mise en œuvre de stratégies cognitives et métacognitives efficaces pour
exploiter les ressources de cognition disponibles,
-
l’engagement envers le groupe et le partage d’un but commun,
-
le support mutuel entre apprenant,
-
la synergie du groupe pour l’élaboration des connaissances complexes par la
discussion et la négociation du sens.
2.3.3. La tâche collaborative
La tâche collaborative n’est pas morcelée entre les participants contrairement à la
tâche « coopérative ». Elle se compose d’activités d’exploration du contenu,
d’élaboration des représentations et de communication d’idées et de connaissances.
Ces activités n’ont pas à être toutes réalisées en groupe et par le groupe comme c’est
le cas de la coopération. Cela peut paraître paradoxal, mais la réalisation de la tâche à
caractère collaboratif procède d’abord et avant tout d’une démarche individuelle qui
exploite les différentes formes de cognition présentes dans l’environnement.
L’espace collaboratif rassemble une variété de ressources : des experts, le groupe,
des documents, des outils méthodologiques, des outils technologiques,… L’apprenant
y navigue pour y puiser ce dont il a besoin pour réaliser tous les éléments de la tâche.
Parmi les ressources, le groupe joue un rôle clé. Les membres du groupe s’entraident
dans leurs efforts et mettent en commun le fruit de leur travail. Sans être l’unique lieu
d’apprentissage, le groupe fait partie intégrante de l’environnement de collaboration, il
est une source privilégiée, riche en informations et stimulante pour l’apprenant.
41
Il en va autrement du rôle du groupe et de la tâche dans la démarche coopérative.
L’accomplissement de la tâche se fait par un procédé de spécialisation et elle prend
une forme pyramidale. Le plus souvent, le groupe est divisé en équipe (2 à 5
personnes) et les tâches peuvent varier d’une équipe à l’autre. Au sein des équipes,
chaque membre, individuellement, est responsable de réaliser une sous-tâche. La
tâche est complète lorsque tous les membres de l’équipe ou toutes les équipes mettent
en commun leurs réalisations.
Fig1. Les éléments constitutifs d’une démarche d’apprentissage collaboratif
En résumé, la démarche collaborative se caractérise par des rapports plus égalitaires
entre tous les acteurs de la formation : apprenants, formateurs, concepteurs et
gestionnaire de
la formation. Elle préconise un processus plus démocratique en
donnant aux apprenants plus de pouvoir dans un climat d’ouverture et de
responsabilités partagées. En raison de l’autonomie dont ils jouissent, les apprenants,
peuvent faire des choix à même le contenu d’apprentissage et utiliser les stratégies
d’apprentissage qui leur conviennent. S’ils le désirent, rien n’empêche un groupe
42
collaboratif de réaliser des tâches selon le mode coopératif. Les tâches coopératives
ne sont pas exclues si elles résultent d’un choix fait par le groupe et si elles sont
pertinentes à l’atteinte du but.
Le groupe n’est pas l’unique moteur de l’apprentissage collaboratif. Il s’offre comme un
moyen d’apprentissage et de soutien et sa démarche ne vient pas supplanter celle de
l’individu. L’apprenant demeure au centre du processus et son engagement à
collaborer repose sur l’intérêt intrinsèque qu’il trouve à partager avec le groupe pour
l’aider dans l’accomplissement de ses tâches.
Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques de la démarche d’apprentissage
collaborative.
Variables pédagogiques
et organisationnelles
Apprentissage collaboratif
But de la formation
Dans le cadre des objectifs généraux de la formation,
l’apprenant définit son but et ses objectifs personnels. Il
donne un sens à sa formation. Ses objectifs incluent le
développement de ses stratégies d’apprentissage et de ses
habiletés de collaboration.
Atteinte du but
Le but est partagé par le groupe d’apprenants. Chacun y
souscrit et travaille à l’atteindre dans la perspective de ses
intérêts.
Contenu
Le contenu est un objet à explorer. L’apprenant l’explore
pour en comprendre la structure et en fait une appropriation
personnelle. Cette démarche se fait individuellement et en
groupe.
Contrôle/Autonomie
Le contrôle de l’apprentissage est laissé à l’apprenant en
tenant compte de sa maturité. Le formateur encourage le
fonctionnement autonome de l’apprenant et du groupe.
Formule pédagogique
L’apprentissage résulte du travail individuel soutenu par des
activités de groupe. L’apprenant partage des ressources
avec le groupe et utilise le travail réalisé en groupe pour
apprendre.
Activité pédagogique
La structure de l’activité est souple et ouverte. Les parcours
d’exploration et de découverte sont libres.
43
Tâches et sous-tâches
L’apprenant réalise toutes les tâches et sous-tâches à sa
manière. Le groupe peut choisir de réaliser une tâche
coopérative.
Interdépendance
Interdépendance stimulée sur le plan social et
encouragement au partage de ressources humaines et
matérielles.
Composition du groupe
Les apprenants décident, en accord avec le formateur,
comment les groupes seront constitués.
Organisation du groupe
Elle est informelle et souple.
Participation
Elle est volontaire et spontanée.
Responsabilité
du formateur
Il est un facilitateur, une ressource parmi plusieurs autres. Il
fournit de l’aide sur demande et anime le groupe quand le
besoin est prononcé.
Responsabilité
de l’apprenant
L’apprenant est responsable de son apprentissage mais il
est aussi engagé envers le groupe.
Evaluation
L’évaluation est formative. Elle porte sur les connaissances.
Le formateur en est responsable. L’apprenant, aidé par le
formateur, est invité à faire un diagnostic de ses stratégies
métacognitives et de son processus d’apprentissage. Les
apprenants
font
une
appréciation
collective
du
fonctionnement du groupe (cohésion et productivité)
Tableau 1. Résumé des caractéristiques de la démarche d’apprentissage collaboratif
44
PARTIE III : APPROCHE METHODOLOGIQUE
Le parcours de la littérature m’a permis de définir précisément la notion de TPE et
leurs caractéristiques, de mieux cerner leurs usages en matière de formation et
d’identifier les freins et les facteurs de développement de la formation dans ce type de
structure. J’ai pu par ailleurs définir le terme de « e-learning », retracer son histoire,
préciser son cadre juridique et faire un inventaire des modèles pédagogiques associés
à ce mode de formation en mettant un accent particulier sur la démarche
d’apprentissage collaboratif, démarche pressentie comme étant adaptée au type de
public visé dans le cadre de ce projet.
Dans cette troisième partie, je présenterai l’approche méthodologique définie pour
recueillir les données nécessaires à la vérification de mon hypothèse. Pour obtenir les
données quantitatives et qualitatives nécessaires, j’ai choisi de mettre en place des
enquêtes par questionnaire et ai réalisé des entretiens semi directifs.
3.1. Enquête par questionnaires
3.1.1. Population étudiée
La population d’étude est composée de l’ensemble des dirigeants d’entreprises situées
dans le pays de Vesoul/Val de Saône et employant moins de 19 salariés, soit 2 158
entreprises administrativement actives.
Le recensement des Très Petites Entreprises du Pays de Vesoul/Val de Saône a été
effectué à l’aide de SIRENE11, la base de données des entreprises et des
établissements de l’INSEE. Selon cette base de données, une entreprise est « une
unité économique, juridiquement autonome, organisée pour produire des biens ou des
services pour le marché ». Il existe deux grandes catégories :
-
l'entreprise individuelle qui ne possède pas de personnalité juridique distincte
de celle de son exploitant (commerçant, artisan, profession libérale);
-
l'entreprise
dite
personne
morale
(société
anonyme
(SA),
société
à
responsabilité limitée (SARL),…).
11
http://www.sirene.tm.fr
45
3.1.2. Choix de la méthode de sondage et constitution de
l’échantillon
L’échantillon est constitué selon la méthode du « Sondage aléatoire simple sans
remise », qui repose sur le tirage au hasard de n individus sur une population de taille
N. Cette méthode permet d’obtenir un échantillon « représentatif » puisqu’elle donne à
chaque « individu » de la population une chance égale d’y figurer. Elle n’est cependant
applicable que lorsqu’il existe une liste exhaustive de toute la population, ce qui est le
cas dans le cadre de cette étude.
Cet échantillon est composé de 215 entreprises sélectionnées au hasard, grâce à
l’utilisation de la fonction de génération de nombres aléatoires d’un tableur, parmi les 2
158 organismes de la population étudiée. Le taux de sondage est de près de 10%.
Un sous-échantillon de 25 entreprises est également constitué, afin de pouvoir tester le
bon fonctionnement du questionnaire le cas échéant.
3.1.3. Procédure mise en place pour la constitution de l’échantillon
La base de sondage sera constituée à l’aide d’un tableur. Chaque entreprise est
identifiée par un nombre unique compris entre 1 et 2 158.
Dans une seconde colonne du tableur (ex : cellule B1), la fonction =alea() est saisie
puis recopiée dans les 2 157 autres lignes de la colonne (ex : cellules B2 à B2157).
Cette fonction permet de renvoyer un nombre aléatoire supérieur à 0 et inférieur à 1.
Après avoir sélectionné la plage de cellules contenant la fonction =alea(), nous
procédons à un tri, par ordre croissant des nombres générés aléatoirement puis nous
sélectionnons les 215 premières entreprises qui constituent ainsi notre échantillon.
Fig2. Exemple de fichier utilisé pour la constitution de l’échantillon.
46
La procédure pour la constitution du sous-échantillon est similaire, après avoir
préalablement soustrait de la base de sondage, les 215 individus constituant
l’échantillon.
3.1.4. Constitution du questionnaire
L’objectif de ce questionnaire est de déterminer si le e-learning peut apporter une
réponse crédible aux problèmes récurrents des Très Petites Entreprises en matière de
formation.
Ce questionnaire est composé de 4 parties abordant chacune un thème particulier et
de 31 questions réparties de la façon suivante :
-
Partie 1 : Votre entreprise (5 questions)
-
Partie 2 : L’informatique dans votre entreprise (4 questions)
-
Partie 3 : Votre position vis-à-vis de la formation professionnelle (9 questions)
-
Partie 4 : La formation à distance dans l’entreprise (13 questions)
Afin de limiter les réponses erronées, le questionnaire fait usage de « boutons radio »
lorsqu’une seule réponse est attendue et des cases à cocher lorsque plusieurs
réponses sont possibles. Par ailleurs, aucune case n’est pré-cochée, de ce fait, en cas
de non réponse aucune information ne sera affichée.
3.1.5. Choix des questions
La première partie du questionnaire se fonde sur des questions initiales permettant
d’obtenir des informations sur l’activité de l’entreprise, sa date de création et le nombre
de salariés (questions 1.1, 1.2 et 1.3), sa zone d’intervention (question 1.4), et son
appartenance éventuelle à un réseau (question 1.5). Ces questions permettent de
distinguer les différents types de structures consultées et de vérifier le cas échéant, s’il
existe des similitudes en fonction des différents critères indiqués.
La seconde partie du questionnaire cherche à définir si le chef d’entreprise utilise l’outil
informatique dans le cadre de son activité professionnelle et pour quels types de
travaux (questions 2.1 et 2.2), s’il dispose d’un ordinateur connecté à internet sur son
lieu de travail (question 2.3) et si cet ordinateur est accessible à ses collaborateurs
(questions 2.4).
47
Ces questions permettent d’aborder la question fondamentale de l’équipement
technologique.
La troisième partie quant à elle, cherche à connaître la position et l’expérience de
l’entreprise vis-à-vis de la formation professionnelle en général et les éventuels freins
rencontrés (questions 3.1 et 3.2), la fréquence à laquelle les salariés participent à des
formations (questions 3.3 et 3.4), les attentes vis-à-vis de la formation ainsi que le
ressenti en terme d’efficacité (questions 3.5, 3.6, 3.7 et 3.8) et le niveau d’information
du dirigeant concernant la formation professionnelle (question 3.9). Ces questions
permettent de définir si la population étudiée constitue un terrain favorable ou non à la
formation professionnelle continue.
Enfin, la quatrième et dernière partie traite plus précisément de la question de la
formation à distance. Elle cherche à définir la position et l’expérience du dirigeant vis-àvis du e-learning (questions 4.1, 4.2 et 4.3), ses attentes vis-à-vis de ce mode de
formation ainsi que le ressenti en terme d’efficacité (questions 4.4, 4.5, 4.6 et 4.7), son
avis à propos du travail collaboratif intégré à ce type de formation (question 4.8), sa
représentation de la formation à distance via internet (questions 4.9) et les éventuels
impacts bénéfiques mesurés (4.10, 4.11, 4.12 et 4.13).
3.1.6. Distribution du questionnaire
La base de sondage constituée à l’aide de SIRENE indique pour chaque entreprise,
ses coordonnées postales, son numéro de téléphone et généralement son adresse de
courrier électronique. Dans la majorité des cas, le questionnaire a été distribué par voie
électronique.
Pour éviter d’être considéré comme un spam, j’ai jugé nécessaire de ne pas recourir à
un envoi massif du message. J’ai donc adressé individuellement un courrier
électronique à chaque responsable d’entreprise, afin de lui présenter l’objet de l’étude
et de lui proposer d’y participer en répondant au questionnaire. Un hyperlien contenu
dans le message permet d’accéder directement au questionnaire (Annexes 9).
Le questionnaire est présenté sous forme d’un formulaire web conçu à l’aide de
l’application Google Document12 (Annexes 10). Ce mode de distribution économique
12
http://docs.google.com
48
facilite d’une part la transmission du questionnaire et d’autre part la collecte des
informations.
Pour les entreprises présentes dans l’échantillon pour lesquelles la base SIRENE
n’indique pas d’adresse électronique, un courrier a été adressé au chef d’entreprise
par voie postale. Le questionnaire a été imprimé et joint dans l’enveloppe.
3.1.7. Collecte des informations
Les informations recueillies sont stockées dans une base de données accessible en
ligne. Elles peuvent être exportées à tout moment, sous la forme d’un fichier
informatique au format .xls (Excel).
Le fait de disposer directement d’un fichier informatique limite la manipulation des
informations et supprime les risques d’erreurs qui peuvent survenir lors du report de
valeurs provenant d’un questionnaire “ papier ” sur un support informatique. En outre,
la lisibilité des informations recueillies est accrue, notamment dans le cas de questions
à réponses ouvertes.
Pour les questionnaires imprimés, la saisie des réponses est effectuée manuellement à
partir des réponses reçues.
Malgré différentes relances, la participation au sondage n’est pas très satisfaisante,
puisque seules 87 entreprises sur 215 ont répondu au sondage, ce que constitue un
taux de réponse de 40.46% par rapport à l’échantillon. L’ensemble des réponses est
collecté en cinq semaines environ.
3.1.8. Dépouillement et traitement des informations
Le traitement des informations est effectué à l’aide du logiciel Microsoft Excel. Les
effectifs sont comptabilisés « manuellement » puis intégrés dans le gabarit Excel conçu
pour restituer les informations voulues (pourcentages, moyenne, écart type,…) ainsi
que des graphiques permettant de représenter visuellement les données obtenues.
49
3.2. Enquête par entretiens
3.2.1. Choix des informateurs
En complément de l’enquête par questionnaire, des entretiens ont été menés afin de
confirmer et compléter les informations collectées.
Pour ce faire, j’ai sélectionné différents interlocuteurs pour leur parfaite connaissance
du public ciblé et du monde de l’entreprise, leur expertise en matière de e-learning et
leur expérience en tant que chefs d’entreprise. Il s’agit respectivement de Mme Emilie
THOMERE (Agent de Développement Economique à la Chambre des Métiers et de
l’Artisanat), de Mme Michèle GUERRIN (Présidente de la société Onlineformapro), de
M Michel CAMPANER (Gérant de la société Netizis) et de M Jean-Pierre ROUDAULT
(Gérant de la société EFC).
Cette sélection m’a ainsi permis de recueillir et confronter les propos de ceux qui
fournissent des prestations de formation à distance ou en présentiel et de ceux qui
consomment ou non des prestations de formation. Pour ce faire, j’ai réparti mes
interlocuteurs en deux catégories distinctes :
-
les prestataires de formation (Mme THOMERE et Mme GUERRIN)
-
les dirigeants de TPE (M CAMPANER et M ROUDAULT)
3.2.2. Construction du guide d’entretien
Le guide d’entretien présenté dans le tableau ci-dessous est constitué d’une série de
questions qui permettent d’aborder les différents thèmes jugés comme importants.
Il comporte quelques variantes mises en évidence dans le tableau ci-dessous, selon
qu’il s’adresse à un prestataire de formation ou à un dirigeant de TPE.
50
Prestataire de formation
Dirigeants de TPE
Pouvez-vous me présenter votre structure/société ?
Pouvez-vous me présenter plus
précisément votre activité de formation
professionnelle ?
Quels sont les principaux besoins de ce
Quels sont vos besoins en terme de
public en terme de formation ?
formation ?
La formation à distance pourrait-elle répondre à ces besoins ?
Trouvez-vous que la formation à distance apporte des avantages
par rapport à la formation présentielle ?
Comment vous représentez-vous la formation à distance ?
Quel type de logique ou de modèle
Quel type de logique ou de modèle
pédagogique vous semblerait le plus
pédagogique vous semblerait le plus
adapté aux besoins de votre public ?
adapté à vos besoins ?
Tableau 2. Guide d’entretien différencié
3.2.3. Déroulement des entretiens
Les quatre entretiens se sont déroulés au cours des mois de Juillet et d’Août dans les
locaux de chacune des personnes interviewées. Afin de commencer chaque interview,
une présentation détaillée est effectuée à propos du thème de recherche, de ses
objectifs ainsi que du dispositif technique utilisé, à savoir l’usage d’un guide d’entretien
et d’un magnétophone et le mode de restitution des résultats.
Bien que les personnes interviewées ne maîtrisent pas forcement le sujet de la
formation et plus précisément celui de la formation à distance, le climat au cours des
entretiens est agréable puisqu’il n’y a pas ou peu de silence. J’adopte une attitude
d’écoute active, qui ne nécessite pas d’autres interventions de relance, que celles
prévues dans le guide d’entretien, ceci, de manière à ne pas interrompre l’interviewé
dans la tenue de ses propos. Des acquiescements ponctuels de ma part permettent
néanmoins de signifier aux interviewés mon intérêt vis-à-vis des propos tenus. Ces
acquiescements non verbaux, n’apparaissent pas dans la transcription de l’entretien.
51
3.2.4. Transcription de l’entretien
La transcription des entretiens est effectuée sur ordinateur à partir du logiciel
GarageBand ayant servit à l’enregistrement.
Fig3. Capture d’écran du logiciel GarageBand utilisé pour la transcription des entretiens.
La principale difficulté provient des différences de volume sonore, suivant que
l’interviewé se trouvait plus ou moins proche du micro, ce qui oblige à tendre l’oreille et
à réécouter de très nombreuses fois certains passages pour en saisir le contenu.
GarageBand facilite néanmoins la transcription des entretiens car il permet de revenir à
tout moment à un point précis de l’interview à l’aide du curseur.
Les entretiens sont transcrits dans leur intégralité en incluant les onomatopées
(euh…), les silences (…), les répétitions ou les tics de langages. La ponctuation est
également respectée de façon à donner une indication relative au débit.
Ces éléments bien qu’ils soient secondaires par rapport à l’analyse des mots,
permettent de revenir sur le discours original sans en altérer le sens. En outre, il
permet aux lecteurs de ce document de prendre connaissance de l’entretien dans son
intégralité.
52
3.2.5. Choix de la méthode d’analyse du contenu
Renata Tesch (1990) définit l’analyse de données qualitatives comme « un processus
qui implique un effort explicite d’identifier les thèmes, de construire des hypothèses
telles qu’elles émergent des données ainsi que de clarifier le lien entre les données, les
thèmes et les hypothèses conséquentes ».
Selon l’auteur, l’analyse catégorielle de contenu comprend deux moments : le codage
et la catégorisation, qui ont pour objectif d’organiser de différentes manières les
données produites afin d’en dégager des informations.
Le codage met en œuvre deux techniques successives : le découpage en unités de
travail et le comptage de ces unités.
Le découpage de la transcription en unité de travail, permet de distinguer les différents
moments de l’entretien.
Ce découpage sera effectué d’après la nomenclature suivante :
- L1 pour l’interviewer
- L2 pour l’interviewé
- N1 pour la première intervention, N2 pour la seconde intervention,…
- Q1 pour la première question, Q2 pour la seconde question,…
La seconde étape du codage consiste à déterminer la fréquence d’apparition des
unités d’enregistrement présentes dans la transcription.
Cette opération est effectuée à l’aide d’une version d’évaluation du logiciel Tropes
Zoom13 qui permet de définir :
-
les principales références utilisées regroupées par classes d’équivalents et
triées par fréquence décroissante,
-
13
les relations triées par fréquence décroissante entre les classes d’équivalents
http://www.acetic.fr/tropes.htm
53
Tropes Zoom produit par ailleurs différents types de graphes qui permettent d’obtenir
une représentation visuelle des classes d’équivalents présentes dans le texte et des
relations qui les lient.
Les résultats obtenus sont vérifiés manuellement afin de supprimer les éléments
parasites qui peuvent apparaître, notamment en raison d’une mauvaise saisie lors de
la transcription (Annexe 15).
Fig4. Capture d’écran du logiciel Tropes Zoom utilisé pour l’analyse des entretiens.
La catégorisation des unités d’enregistrement est la seconde étape mise en œuvre
dans l’analyse du contenu. Pour Laurence Bardin « il s’agit d’une opération de
classification
d’éléments
constitutifs
d’un
ensemble
par
différenciation
puis
regroupement par genre (analogie) d’après des critères préalablement définis. Les
catégories sont des rubriques ou classes qui rassemblent un groupe d’éléments sous
un titre générique, rassemblement effectué en raison des caractères communs de ces
éléments ». La catégorisation ne peut être dissociée du codage, car d’une certaine
manière, la perspective de la première conditionne la deuxième.
54
Les différentes unités d’enregistrement sont donc catégorisées en fonction du sujet
auquel elles se rapportent dans la transcription, ainsi six catégories ont été définies :
1. Formation
4. Très Petites Entreprises
2. Apprentissage collaboratif
5. Avantages
3. E-learning
6. Freins
La catégorisation des unités d’enregistrement permet de dresser un tableau des
principaux termes utilisés pour chacune des catégories choisies (Annexe 16).
55
PARTIE IV : ANALYSE
Cette quatrième partie vise à décrire les données recueillies à l’aide des questionnaires
et des entretiens, de les comparer et de faire la synthèse des résultats obtenus afin de
pouvoir mesurer la validité de chacune des hypothèses.
4.1. Présentation des entreprises sondées
Les données extraites du questionnaire permettent tout d’abord de mesurer à quel
point les TPE sont diverses et variées puisque 57 métiers différents sont représentés
parmi les entreprises ayant répondu (Annexe 12 - variable 1.1). A ce sujet, Emilie
Thoméré indique qu’en ce qui concerne l’artisanat, il y a deux cent cinquante métiers
recensés. Michèle Guerrin quant à elle évoque un slogan publicitaire de la CGPME «
nous représentons un million de métiers »…
Les entreprises sondées ont été créées de façon relativement constante entre 1974 et
2008 (Annexe 12 - variable 1.2). Cette variable n’apporte pas d’information
significative sinon qu’elle confirme une certaine régularité dans la création ou la reprise
d’entreprise. Ces entreprises comportent de une à quinze personnes (Annexe 12 variable 1.3). Cependant, plus de la moitié ne comptent que jusqu’à 3 personnes et
plus de 80% ne comptent que jusqu’à 5 personnes. Il s’agit donc globalement de
petites structures, ce que montre le graphique ci-dessous.
Fig5. Graphique de la répartition du nombre de salariés
56
Bien que les réponses au questionnaire ne permettent pas d’obtenir ce niveau de
détail, le parcours de la littérature (Bouteille, 2003) nous a permis de mettre en
évidence l’omniprésence du conjoint dans ce type de structure. A ce propos, Emilie
Thoméré nous signale que « la Chambre de Métiers et d’Artisanat propose des
formations aux chefs d’entreprise et leurs conjoints » avec notamment la mise en place
d’un Brevet de Collaborateur de Chef d'Entreprise Artisanale (BCCEA) particulièrement
destiné aux conjoints d'artisan. Il s’agit d’une formation de niveau IV qui répond aux
besoins de qualification d'une population ayant un rôle important dans la vie des
entreprises artisanales. Elle comprend des modules de Communication, de Gestion et
Management, de Secrétariat et Bureautique et de Stratégie et Techniques
Commerciales.
Les entreprises sondées interviennent sur un secteur relativement restreint
correspondant aux communes situées à proximité de l’entreprise, au département de la
Haute-Saône et parfois la région Franche-Comté. Certaines entreprises interviennent
néanmoins à un niveau national, voir international, mais il s’agit là d’exceptions
(Annexe 12 - variable 1.4).
16% d’entre elles font partie d’un réseau régional ou national, il s’agit généralement de
concessions automobile, de salons de coiffure, d’écoles de conduite, de commerces
correspondant à des franchises commerciales (Annexe 12 - variable 1.5). Il est
intéressant de noter que ce type d’entreprise bénéficie généralement de formations
technique ou commerciale dispensées par le franchiseur.
4.2. L’utilisation de l’outil informatique
Comme nous l’avons évoqué, Philippe Morin (2003), indique que la question de
l’équipement technologique des entreprises est une donnée fondamentale. Dans le
cadre de cette enquête, 82% des entreprises déclarent utiliser l’outil informatique dans
le cadre de leur activité professionnelle (Annexe 12 - variable 2.1). Il est cependant à
préciser qu’une grande partie des entreprises ayant répondu au questionnaire l’ont fait
par voie électronique, ce qui peut sans doute introduire un biais dans les réponses.
Ces entreprises ont une utilisation assez classique de l’outil informatique qui leur sert
principalement à la rédaction de documents (93%), la gestion commerciale et
comptable de l’entreprise (100%), la communication avec leurs clients ou leurs
57
fournisseurs (70%) ou encore la recherche d’informations sur Internet (30%). D’autres
plus rares, utilisent l’outil informatique à des fins de Conception assistée par ordinateur
(11%), de géolocalisation (3%), de conception de sites internet pour leur propre besoin
ou pour ceux de leurs clients (6%), de réalisation infographique 2D et 3D (10%) à but
technique (géomètres, architectes, …) ou esthétique (agences de communications,
graphistes,…) ou encore de gestion des plannings et des réservations (6%). 8% ont
déclaré se servir de l’outil informatique pour la réalisation de devis, cette valeur pourrait
être assimilée à la rédaction de document ou à la gestion commerciale de l’entreprise.
(Annexe 12 - variable 2.2).
Cependant, comme nous le verrons, la maîtrise de l’outil informatique, reste un point
sensible. Une grande partie des besoins de formation signalés concerne cette
thématique. Sur ce point, Emilie Thoméré nous indique que « certains chefs
d’entreprise dans l’artisanat ne sont pas très familiarisés avec l’outil informatique ou
l’utilisent pour la gestion quotidienne de l’entreprise mais n’aiment pas vraiment utiliser
l’outil informatique » puis ajoute que « les chefs d’entreprises artisanales ne sont pas
tous experts dans la pratique de Word, Excel ou autres logiciels ».
73% des entreprises ayant déclaré utiliser l’outil informatique dans le cadre de leur
activité professionnelle, disposent d’un ordinateur relié à internet sur leur lieu de travail
(Annexe 12 - variable 2.3), dans 61% des cas, cet ordinateur est facilement
accessible par les collaborateurs de l’entreprise (Annexe 12 - variable 2.4). Dans ce
second cas, la consultation détaillée des réponses permet de constater qu’il s’agit
généralement de professions « intellectuelles » ou de bureau (architecte, avocat,
notaire, agence immobilière, imprimeur,…).
Ces chiffres relativement satisfaisants, permettent a priori, de ne pas remettre en
cause la mise en place de dispositif e-learning dans les Très Petites Entreprises pour
des raisons technologiques. Pour les professions de terrain, pour lesquelles les
collaborateurs n’utilisent pas régulièrement l’outil informatique dans le cadre de leur
emploi, il pourrait être envisagé la mise à disposition d’un ou plusieurs postes
informatiques reliés à Internet au sein des locaux de la société en vue d’une utilisation
partagée. C’est la piste évoquée par Jean-Pierre Roudault qui indique « J’aurais très
bien pu avoir deux ordinateurs et mes quatre salariés se seraient mis sur une formation
sur la sécurité ».
58
4.3. Le rapport à la formation professionnelle
Comme nous l’avons vu dans la seconde partie de ce mémoire, la demande des TPE,
dans le champ de la formation professionnelle continue, est plus faible que celle des
moyennes et grandes entreprises. Les réponses au questionnaire nous révèlent que
59% de dirigeants du Pays Vesoul/Val de Saône déclarent ne pas être favorables à la
formation professionnelle continue (Annexe 12 - variable 3.1) et 92% pensent que
l’enrichissement par l’expérience est plus efficace que la formation professionnelle
(Annexe 12 - variable 3.2). Sur ce point, Emilie Thoméré, bien qu’étant prudente et
mesurée dans ses propos, nous indique que les chefs d’entreprises artisanales
constituent un public « qui a généralement fait peu d’études […] et qui est difficile à
motiver pour de la formation ».
Ce constat est cependant à géométrie variable en fonction de la typologie de
l’entreprise considérée. En effet, parmi les 37% de sociétés qui déclarent que leur
équipe participe régulièrement à des formations (Annexe 12 - variable 3.3), se trouve
à nouveau une majorité de professions « intellectuelles » pour lesquelles la formation
continue est réglementée et obligatoire (avocat14, notaire15, médecin,…) ou de
professions « techniques » nécessitant des mises à niveaux régulières en raison
notamment de normes qui leurs sont imposées (électricien, installateur gazier,…). Cela
est confirmé par les propos de Jean-Pierre Roudault, électricien, qui indique « nous
sommes dans un secteur qui demande une mise à jour régulière de nos
compétences », Emilie Thoméré précise quant à elle qu’il y a « une multitude de
métiers et dans tous ces métiers, on a besoin de se former tout au cours de la vie ».
14
Depuis Janvier 2005, tout avocat inscrit au tableau de l’ordre est soumis à une obligation de formation
professionnelle continue de 20 heures par an ou de 40 heures tous les 2 ans. Ces formations se
présentent sous la forme de colloques, de cours, de rédaction de publications...
15
Les notaires ont l'obligation de consacrer au moins 30 heures à des activités de formation continue par
période de référence de deux ans, dont un minimum de 20 heures de formation à contenu juridique. Il
existe différentes possibilités : cours de perfectionnement ou de formation continue offerts par l'Ordre,
cours universitaires ou d'institutions spécialisées, des colloques, séminaires ou conférences, rédaction et
publication d'articles spécialisés, participation à des projets de recherche, activité d'autoapprentissage telle
la lecture d'articles ou d'ouvrages spécialisés, jusqu'à concurrence d'un maximum de 7.5 heures du total
des heures requises par période de référence.
59
L’ « absence de besoin » et le « doute sur l’utilité de la formation » mis en évidence par
Ambroise Bouteille (2003) sont également présents. Lors de l’entretien, Michel
Campaner qui intervient pourtant dans un secteur en perpétuelle évolution, déclare
sans détour « nous n’avons pas de besoins en terme de formation ». Il modèrera
cependant ses propos en précisant qu’il pratique une veille permanente concernant les
nouvelles technologies, qui peut être selon lui « liée à la formation ».
Ceci explique en partie pourquoi 60% des entreprises sondées consacrent moins d’une
journée par personne et par an à la formation et seul 5% y consacrent au moins une
journée. Cependant, il est à noter que 26% y consacrent entre 2 à 3 jours et 2% entre
4 à 5 jours (Annexe 12 - variable 3.4)
Les résultats de l’enquête révèlent par ailleurs un fort sentiment d’inadéquation entre
les besoins individuels et les programmes proposés en formation puisque 74% des
entreprises déclarent ne pas être satisfaites (Annexe 12 - variable 3.5). Jean-Pierre
Roudault remarque que « …sur certaines formations […] il y a dix ou douze
personnes, dans la salle qui n’ont pas les mêmes niveaux. » Pour illustrer ses propos,
il narre une formation à la domotique à laquelle avait participé deux de ses
collaborateurs qui se sont retrouvés avec « des jeunes qui avaient fait des bac pro, des
BTS, et qui demandaient des informations qu’on ne comprenait pas ». Bien qu’étant
enthousiastes à l’idée de suivre cette formation, ces collaborateurs ont trouvé la
formation inefficace et ont déclaré « sur notre journée, sur les six heures, on a deux
heures où on a appris quelque chose ».
Le recours à la formation professionnelle continue des Très Petites Entreprises est
altéré par des freins réels et spécifiques. Comme nous l’avons vu précédemment, les
chefs d’entreprise manquent de temps et sont largement saturés de travail. Ils
éprouvent des difficultés à s’absenter pour se former et n’ont pas ou peu de temps à
consacrer à la planification de la formation.
Dans 86% des cas, les modalités proposées en formation leur paraissent
contraignantes (Annexe 12 - variable 3.7). Jean-Pierre Roudault indique « le
problème de la formation en présentiel c’est qu’à chaque fois ça dure une journée, j’en
ai d’ailleurs rarement vu d’une demi journée, et puis c’est jamais ici, c’est pas dans
notre secteur, quand c’est au mieux à Besançon, mais très souvent c’est Dijon voire à
Paris, l’autre jour, ils m’ont proposé une formation sur les normes européennes à Paris
un mardi, comment voulez-vous que j’envoie trois salariés à Paris un mardi, ça veut
60
dire qu’ils partent le lundi, qu’ils rentrent le mercredi, donc c’est trois jours de travail
foutus pour l’entreprise ». Seul 12% ne sont pas d’accord avec cette affirmation.
Par ailleurs 90% des chefs d’entreprise estiment qu’il y a un impact important sur
l’organisation du travail lorsqu’un membre de l’équipe part en formation (Annexe 12 variable 3.8). Jean-Pierre Roudault indique « j’ai beaucoup de mal à libérer mes
salariés, encore il y a quinze jours, j’avais programmé et inscrit deux de mes chefs de
chantier à une formation sur les nouvelles normes européennes concernant la
domotique et le réglage des chaudières par ce système et pas de chance, on a eu un
problème sur un chantier et la veille, j’ai dû annuler, à mon grand regret et au leur
d’ailleurs, la journée de formation parce que j’étais tenu par des délais sur le chantier
sur lequel je m’étais engagé », Emilie Thoméré précise quant à elle qu’ « il ne faut pas
oublier qu’une journée en formation c’est une journée sans chiffre d’affaires, il faut
donc que la formation soit efficace et qu’elle permette un retour sur investissement
rapide ».
Bien que l’information sur l’offre de formations et ses droits au financement puisse
sans doute être améliorée, plus de la moitié (56%) déclarent être suffisamment
informés sur les offres de formation continue et les financements possibles. (Annexe
12 - variable 3.9).
Mais quels sont alors les besoins de ces entreprises ? La question 3.6 à champ ouvert
(Annexe 12 - variable 3.6) ainsi que les différents entretiens nous renseignent assez
largement sur ce point. Afin de faciliter la lecture de ces informations, j’ai recensé et
catégorisé les besoins exprimés afin de les présenter sous la forme d’un graphique
synthétique.
On remarque immédiatement que les formations métiers et les formations logicielles
sont les plus demandées. Ces deux catégories regroupent cependant des besoins
extrêmement variés du fait de la variété des métiers représentés et des applications
logicielles utilisées. Les deux catégories suivantes sont la Bureautique et la
Comptabilité, suivies des formations Juridiques, des Langues et du Développement
commercial. On retrouve ensuite de manière plus anecdotique, les formations CACES,
Marketing et Gestion d’entreprise.
61
Fig6. Graphique de la répartition de l’expression des besoins de formation
Interrogée à ce sujet, Emilie Thoméré cite ces mêmes catégories mais dans des
proportions légèrement différentes. Elle indique « que les porteurs de projet et les
chefs d’entreprise au départ ont un savoir-faire technique, mais n’ont pas ou peu de
connaissance particulière en terme de gestion, comptabilité, fiscalité ». Elle remarque
« qu’ils ont un besoin énorme en terme de développement commercial, comment se
vendre, comment se faire connaître,… » ainsi qu’en bureautique. Elle précise par
ailleurs que « les chefs d’entreprises artisanales ont besoin de se former au niveau de
leur métier, c’est-à-dire d’avoir des formations techniques »
Pour Michèle Guerrin, il faut bien distinguer les formations destinées aux chefs
d’entreprises et celles destinées aux collaborateurs. On retrouve selon elle « deux
secteurs très classiques » :
-
Les formations en Management et Ressources Humaines « puisque souvent
les patrons de ces TPE sont plutôt venus sur ce secteur de chef d’entreprise de
part des savoirs faire et non pas obligatoirement les savoirs être ou les savoirs
faire d’un chef d’entreprise. Dans ce cas donc on va retrouver tout ce qui est
gestion, management des ressources humaines, anticipation sur les marchés à
venir ».
-
Les formations Métiers qui concernent les salariés et tous les secteurs
d’activités (formations techniques, logicielles, sécurité,…)
62
La troisième partie du formulaire nous permet de pointer du doigt le fait que, malgré les
réticences de certains chefs d’entreprises vis-à-vis de la formation professionnelle, des
besoins identifiés ou non sont présents au sein de chaque structure. Cependant, les
modalités proposées en formation présentielle paraissent bien souvent trop
contraignantes et contribuent sans doute à renforcer ce sentiment de rejet.
4.4. La formation à distance dans l’entreprise
Bien qu’il n’existe pas de chiffre officiel, la part de marché du e-learning en France est
estimé à environ 1% de celui de la formation professionnelle, c’est dire la marge de
progression de ce mode de formation et sa faible place au sein d’un marché estimé à
27 milliards d’Euros.
Les réponses données au questionnaire nous apprennent que 44% des entreprises
savent qu’il est possible de suivre une formation à distance via internet (Annexe 12 variable 4.1) et 76% de celles-ci ont déjà participé à une formation de ce type
(Annexe 12 - variable 4.2). Dans ce second cas, la formation e-learning a été suivie à
41% dans le cadre du Pôle d’Excellence Rurale (Annexe 12 - variable 4.3).
La communication qui a été faite autour de ce projet (spots radiophoniques, relais
auprès des partenaires institutionnels,…) a sans doute contribué à sensibiliser les
chefs d’entreprise du Pays Vesoul/Val de Saône à ce mode de formation et les a
incités en partie à le tester.
Parmi les personnes ayant déjà participé à une formation e-learning, 76% sont
« D’accord » pour dire qu’elles ont apprécié ce mode de formation et 14% sont « Tout
à fait d’accord » (Annexe 12 - variable 4.4). Jean-Pierre Roudault qui a eu l’occasion
de tester une formation à la Bureautique dans le cadre du Pôle d’Excellence Rurale
partage lui aussi cet enthousiasme, il déclare « je me suis dit tout de suite, voilà ce qu’il
faudrait pour de la formation pour mes salariés ». Certains apprenants en revanche
n’ont pas été convaincus et déclarent
« J'aime pouvoir poser des questions au
formateur, apporter mes fichiers et travailler sur les problèmes que je rencontre. Dans
la formation à distance, je n'ai pas retrouvé cette proximité avec le formateur ».
63
17% déclarent avoir rencontré des difficultés lors du suivi d’une formation à distance
(Annexe 12 - variable 4.5). Rappelons qu’il s’agit de formations courtes composées
de modules d’autoformation tutorés d’environ une heure chacun. Les difficultés
rencontrées ne sont pas d’ordre pédagogique, mais technique. Un apprenant a
rencontré des problèmes de connexion à cause d’un bloqueur de fenêtre surgissante,
un autre n’avait pas la bonne version du lecteur Flash installée sur son poste ou avait
des difficultés à se connecter au site. Dans la plupart des cas, ces problèmes ont été
résolus avec l’aide du tuteur (Annexe 12 - variable 4.6).
Dans seulement 10% des cas, les contenus proposés ont été perçus comme inadaptés
aux besoins (Annexe 12 - variable 4.7). La tendance est ici complètement inversée
par rapport à la variable 3.7 qui portait sur une question similaire mais relative à la
formation présentielle. Ce résultat doit sans doute être quelque peu modéré car il
bénéficie d’une part de l’effet de surprise dû à la nouveauté et d’autre part de la
gratuité, dans le cas de formation suivie dans le cadre du Pôle d’Excellence Rurale ce
qui pourrait le cas échéant, rendre l’apprenant moins critique.
Après avoir testé ce mode de formation, les chefs d’entreprises ont estimé dans une
large majorité que suivre une formation à distance limite la désorganisation du travail.
En effet, 28% sont Tout à fait d’accord avec cette affirmation et 48% sont D’accord
(Annexe 12 - variable 4.10). Rappelons que 90% des personnes sondées estiment
qu’il y a un impact important sur l’organisation du travail lorsqu’un membre de leur
équipe part en formation présentielle.
Les modalités proposées en e-learning sont perçues comme avantageuses dans 86%
des cas (Annexe 12 - variable 4.11). Pour Emilie Thoméré de la Chambre de Métiers,
« le principal avantage de la formation à distance pour les entreprises est que les chefs
d’entreprises et leurs conjoints pourraient se former au moment où ils le veulent sans
être bloqués par un calendrier de formation ». Elle précise par ailleurs que cela lui
« semble bien adapté aux chefs d’entreprises, artisanales ou pas d’ailleurs, dans la
mesure où ils ont un emploi du temps en « dents de scie », ils vont faire des travaux ou
des prestations de manière irrégulière donc la formation à distance leur permettrait
lorsqu’ils ont du temps à passer chez eux et pas chez le client ou dans leur entreprise
de pouvoir se former ».
64
Jean-Pierre Roudault voit lui aussi un avantage certain à ce que ses collaborateurs
puissent se former « par petits morceaux d’une heure » et raconte une anecdote pour
illustrer son propos : « Aujourd’hui j’avais un chantier sur Besançon, on l’a fini à quinze
heures. A cette heure-ci, je ne voulais pas emmener mon équipe de quatre salariés sur
un autre chantier par contre, ils sont revenus dans l’entreprise là où nous sommes.
J’aurais très bien pu avoir deux ordinateurs et mes quatre salariés se seraient mis sur
une formation sur la sécurité ».
Pour Michèle Guerrin les avantages du e-learning par rapport à la formation
présentielle se résument en deux mots, elle indique « on sait aujourd’hui que les
salariés de TPE sont en moyenne 2% à avoir eu dans les trois années au maximum
deux journées de formation donc à l’heure d’aujourd’hui, elle est quasi inexistante tout
ça pour des problèmes de temps et de déplacement donc l’avantage, il est flagrant, il
n’est même pas à démontrer, c’est leur donner les possibilités d’accéder à des
modules de formation ».
Ces différents arguments ne sont sans doute pas étrangers au fait que 83% des
personnes sondées déclarent vouloir choisir une formation à distance lors d’une
prochaine formation, si cela est possible (Annexe 12 - variable 4.12). 16% sont Tout à
fait d’accord avec cette affirmation et 67% sont D’accord.
Quelles sont les raisons d’un tel enthousiasme vis-à-vis de ce mode de formation ? La
question 4.13 à champ ouvert (Annexe 12 - variable 4.13) nous renseigne sur ce
point.
Afin de faciliter la lecture de ces informations, j’ai recensé et catégorisé les besoins
exprimés afin de les présenter sous la forme d’un « tag cloud16 », il s’agit d’un nuage
de mots clés les plus cités. Plus un mot clé est cité, plus sa taille de caractère est
importante.
16
http://www.tagcrowd.com
65
Fig7. Tag cloud des mots clés les plus utilisés pour justifier le choix de vouloir choisir une
formation à distance lors d’une prochaine formation, si cela est possible
Nous retrouvons dans ce nuage de mots de clés les mêmes arguments que ceux
avancés par les personnes interviewées à savoir la limitation des déplacements,
l’accessibilité, la réduction des coûts, la souplesse d’utilisation, l’interactivité,
l’adaptabilité ou encore le tutorat.
Cependant, d’autres arguments sont avancés par les 17% de personnes qui ne
choisiraient pas le e-learning lors d’une prochaine formation.
-
Je n'ai pas réussi à obtenir les avantages que me procure la formation.
-
Je n'arrive pas à retrouver l'ambiance qu'il peut y avoir dans une formation en
centre. De plus, les quelques jours de formation que j'organise chaque année
sont l'occasion pour moi de découvrir d'autres personnes, d'échanger avec
elles.
-
Je considère que c'est un moyen de formation comme un autre, mais dans
l'immédiat, je n'ai pas trouvé de formation qui réponde parfaitement à ce que
j'attends alors que cela existe en formation normale.
-
J'ai généralement besoin de manipuler pour apprendre par exemple de
nouvelles techniques florales, je ne vois pas trop comment je pourrais faire ça
avec internet.
-
Ce n'est pas évident de garder la motivation nécessaire tout au long de la
formation, il y a pas mal de gens qui ont arrêté en cours de route.
66
-
Nous ne souhaitons pas spécialement nous former à distance, il est intéressant
de pouvoir rencontrer des experts et d'échanger avec eux, nous participons
également à des séminaires ou des conférences.
Ces personnes sont attachées à la formation « présentielle » car elles y trouvent le
moyen de faire des rencontres professionnelles, de pouvoir échanger entre pairs, de
pouvoir apprendre à effectuer des gestes professionnels.
Comme nous l’avons vu précédemment, le modèle pédagogique initialement proposé
dans le cadre de ce projet pourrait être modifié afin de donner une plus grande
importance à l’apprentissage collaboratif et en imaginant de nouvelles utilisations de la
plateforme OnlineAgora. La question 4.8 du questionnaire visait à connaître l’avis des
chefs d’entreprise quant au fait de savoir si une formation « e-learning » doit intégrer
des travaux de groupe à distance (travail collaboratif) pour favoriser l’apprentissage.
Les résultats obtenus à cette question sont révélateurs d’une méconnaissance du chef
d’entreprise vis-à-vis de ce sujet et de la pédagogie en général puisque 72% ne se
sont pas prononcés. Néanmoins, 4% sont Tout à fait d’accord avec cette affirmation,
14% sont d’accord et 10% ne sont pas D’accord (Annexe 12 - variable 4.8).
Fig8. Graphique des réponses obtenus à l’affirmation : Une formation « e-learning » doit intégrer
des travaux de groupe à distance (travail collaboratif) pour favoriser l’apprentissage.
67
La question 4.9 à champ ouvert (Annexe 12 - variable 4.9) ainsi que les différents
entretiens nous permettent d’en savoir plus sur la façon dont les chefs d’entreprises se
représentent une formation à distance via internet.
Les réponses et les descriptions varient énormément en fonction de l’expérience du
chef d’entreprise sur ce sujet. On distingue 3 types de réponses :
-
les personnes n’ayant jamais suivi de formation e-learning
-
les personnes ayant déjà suivi au moins une formation e-learning
-
les personnes ayant déjà suivi plusieurs formations e-learning
∗ Les personnes n’ayant jamais suivi de formation e-learning
Elles semblent avoir des difficultés à se représenter ce mode de formation et proposent
donc une description naïve qui correspond plutôt à des cours à distance « papier » ou
à du e-learning dans sa plus simple expression. Voici quelques exemples :
-
On se connecte à un site internet et on suit un cours avec des textes et des
images.
-
Du texte à lire avec des images et quelques exercices.
-
On lit les cours sur l'ordinateur et on fait des exercices corrigés par une
personne.
-
Je suppose qu'on lit un document à l'écran et qu'on a la possibilité de faire des
exercices.
∗ Les personnes ayant déjà suivi au moins une formation e-learning
Elles font généralement une description assez précise de ce qu’elles ont pu tester mais
n’expriment pas forcement la façon dont elles se la représentent, sans doute
conditionnées par cette première expérience. On retrouve néanmoins un recensement
de ce qui est actuellement proposé par les éditeurs de contenus e-learning :
simulations logicielles, vidéos, animation Flash, visualisation 3D, tutorat, évaluations
formatives et sommatives. Voici quelques exemples :
-
J'ai participé à une formation proposée par un fournisseur. Il s'agissait d'une
formation accessible à partir d'un site internet. Cette formation était sonorisée et
68
intégrait des vidéos. En fin de formation, il était possible de participer à une
visioconférence, mais je n'ai pas pu participer.
-
J'ai pu suivre une formation à Word et Excel. Il s'agissait de leçons permettant
de réaliser les manipulations à faire dans le logiciel. Il y avait également des
exercices, mais je ne les ai pas faits par manque de temps. En revanche, j'ai
contacté le tuteur au début pour poser quelques questions.
-
Formation proposée par la FNAIM aux administrateurs de biens sous la forme
d'un module comprenant des interviews vidéos d'experts de la FNAIM
synchronisées avec des slides, ainsi que différents quiz.
-
Peugeot nous propose des formations à distance. Nous nous connectons à la
plateforme et nous suivons les modules de formation. Depuis 2 ans, les
modules ont évolué, il y a plus de vidéo, de 3D pour visualiser la voiture sous
tous les angles et on nous indique quels sont les avantages concurrentiels du
véhicule. Il y a également beaucoup de quizz qui permettent de voir si on a bien
compris.
-
Je me suis inscrit aux cours de langues proposés par le PER, comme je
connais l'anglais, j'ai fait de l'allemand, c'est intéressant, mais les cours ne sont
pas spécialisés dans les métiers du tourisme. Il y a beaucoup d'exercices, on
peut s'enregistrer et réécouter sa voix, mais j'aurais apprécié de pouvoir
discuter avec d'autres personnes. Il y a aussi des vidéos.
-
Nous suivons de temps en temps des formations proposées sur le site Emob, il
s'agit de vidéos (screencasting) réalisées par des formateurs professionnels. Il
suffit d'acheter un cours et de le suivre (à la manière d'une vidéo sur YouTube),
c'est assez pratique.
∗ Les personnes ayant déjà suivi plusieurs formations e-learning
Elles expriment des besoins qui laissent à penser qu’une fois l’effet de surprise
technologique passé, ces personnes sont en attentes de nouveaux modèles
pédagogiques avec notamment plus d’échanges entre pairs et de travaux de groupe.
69
Voici quelques exemples :
-
J'apprécie de pouvoir participer à des congrès ou à des travaux de groupe. Les
formations e-learning auxquelles j'ai participé ne m'ont pas permis de
reproduire ce type de démarche. Il s'agissait d'autoformations guidées. J'aurai
vivement apprécié de pouvoir échanger avec d'autres praticiens, d'autant que
les technologies actuelles le permettent, c'est dommage.
-
Il me paraît intéressant de pouvoir consulter des informations disponibles en
ligne et d'avoir la possibilité de participer à des travaux de groupes.
-
Je pense qu'il serait utile de récréer une sorte de groupe virtuel comme ceux
que l'on peut avoir dans une formation et pouvoir travailler sur des cas concrets
au lieu de suivre une formation formatée. Il pourrait être intéressant de pouvoir
discuter en direct avec son formateur et les différentes personnes du groupe.
Idéalement, il faudrait pouvoir le voir avec la webcam, comme sur Skype par
exemple.
-
J'attends d'une formation à distance qu'elle me fournisse le même niveau
d'information qu'une autre formation. Idéalement, il faudrait pouvoir participer à
des conférences ou des réunions de groupe mais à distance afin d'éviter les
déplacements. Il faudrait pouvoir réagir en direct et poser des questions aux
experts.
-
Pour moi, la formation par internet doit utiliser tout ce que permettent les
nouvelles technologies, elles doivent être interactives, sonorisées, illustrées et
proposer des séquences collaboratives.
-
Modules de formation interactifs avec jeux de rôle, études de cas, questionnaire
et travaux à produire, échanges entre les participants à travail un forum,
conférences à distance.
-
Des travaux de groupes peuvent être intéressants dans certains cas mais ça ne
me paraît pas forcement obligatoire. L'avantage d'une formation à distance
c'est qu'on peut travailler individuellement, du coup, avec les travaux de
groupe, on a de nouvelles contraintes.
70
A la lecture de ces différentes réponses, certains propos laissent à penser que certains
chefs d’entreprises sont en attente d’un dispositif laissant une plus grande part à
l’apprentissage collaboratif.
Comment savoir quel type de modèle pédagogique est le plus adapté aux besoins de
ce type de public ? Interrogée sur le sujet, Michèle Guerrin répond « qu’il y a des
modèles adaptés en fonction des contenus et des objectifs visés par la formation ».
Après avoir précédemment différencié la formation pour les salariés et la formation
pour le chef d’entreprise, elle propose de différencier l’approche pédagogique.
La formation concernant les salariés qui porte « sur une palette de savoirs faire
énorme puisqu’entre une TPE qui est dans le secteur de l’industrie, une TPE qui est
dans le secteur de l’agro-alimentaire, un artisan qui est carreleur, on s’aperçoit tout de
suite que les contenus sont totalement différents ».
Elle préconise donc de mutualiser à travers les OPCA et de développer des contenus
d’autoformation qui seront appropriés aux savoirs faire métiers. Elle envisage pour cela
un « apport de contenus plus ou moins ludiques et multimédias pour que ce ne soit pas
rébarbatif » et la mise en place de dispositifs permettant « l’échange et la collaboration
entre les salariés » car « chaque salarié […] au fil de l’exercice de sa profession,
acquiert des tas de compétences qui hélas, puisqu’il y a très peu de temps d’échange,
ne peuvent pas être mutualisés au sein de ces TPE comme le font certains groupes ».
Elle cite à ce propos la société EDF qui a mutualisé tous les savoirs faire des
opérateurs, réparateurs sur site et qui a développé des cours sous forme de fascicule
mis à disposition de tous les opérateurs.
Selon elle, ce modèle permettrait d’une part de faire évoluer les compétences, grâce à
des modules d’autoformation et d’autre part de replacer le salarié en position de
compétences acquises et de lui permettre de transmettre ses compétences notamment
à un public jeune, à travers des travaux collaboratifs.
Pour la formation des chefs d’entreprises qui portent principalement « sur la gestion
comptabilité, management et ressources humaines ». Elle envisage plutôt des modules
d’autoformation avec un espace d’échange et un tuteur compétent. Elle ajoute qu’il est
possible d’organiser des chats d’experts ou des visioconférences qui seraient
71
enregistrées pour que le chef d’entreprise non disponible à cet instant puisse les
consulter ultérieurement.
En revanche, elle estime l’apprentissage collaboratif, pour les chefs d’entreprise,
beaucoup moins important que pour les salariés car « le métier de chef d’entreprise
[…] est un métier solitaire, où on est seul face à des décisions à prendre, face à des
problèmes de gestion et de management et que, avec la culture française actuelle, il
est difficilement envisageable d’imaginer, même si dans un monde idéal ce serait peutêtre une des solutions, un travail d’échange, de mutualiser et de collaboration entre
différents chefs d’entreprise, parce que derrière il se profile toujours quand même cet
esprit de concurrence, et qu’on ne souhaite pas aller au delà d’un certain niveau de
communication ».
Elle envisage à moyen terme pour ce type de public, la mise en place de jeux de rôle
interactifs « où le chef d’entreprise pourra, à travers différentes situations, faire des
choix et voir les résultats de ses choix, soit sur l’évolution de son chiffre d’affaire, soit
sur des pratiques de management et donc là, être l’équivalent de ce qu’il pratique en
présentiel ».
L’analyse des données obtenues grâce à l’enquête par questionnaire et aux entretiens
permet de constater que le e-learning est un mode de formation majoritairement
apprécié par les Très Petites Entreprises qui ont eu l’occasion de le tester. Bien que la
proportion d’entreprises ayant fait cette expérience soit encore faible, les avantages
qu’il offre ont été très vite perçus par les chefs d’entreprise qui sont pourtant
généralement peu favorables à la formation professionnelle. Ce mode de formation
semble apporter une solution concrète aux problèmes de formations rencontrés dans
les TPE. Il offre en effet une souplesse d’utilisation sans équivalent qui permet aux
dirigeants et aux salariés de TPE de se former quand ils le peuvent en fonction de
l’activité de la société.
Ces données nous apprennent également que ce public n’a pas d’a priori à propos de
ce que pourrait être une formation en ligne, mais l’on constate qu’avec l’expérience il
aspire à plus d’échanges entre pairs et à l’obtention de contenus de qualité en terme
de technique, de pédagogie et de graphisme.
72
PARTIE V : PRECONISATIONS
Dans le cadre de ma mission et parallèlement à ce travail de recherche, j’ai été amené
à identifier les besoins de formation des dirigeants et salariés des TPE du Pays
Vesoul/Val de Saône dans le but de compléter le catalogue de formation existant par
des contenus « métiers » adaptés au contexte local.
Pour ce faire, j’ai mené une double démarche à la fois descendante et ascendante qui
m’a permis de rencontrer d’une part les institutionnels, pour connaître les orientations
et les politiques de formation en vigueur sur ce territoire et d’autre part les utilisateurs
finaux, pour obtenir une expression de besoin émanant du terrain.
Le recueil d’informations auprès des dirigeants des TPE a été effectué en partie à
l’aide d’un questionnaire papier. J’ai bénéficié pour cela de relais actifs tels que les
réseaux Agriculture, Artisanat, Commerce et Industrie intégrés à la structure de
gouvernance du projet (Annexe 17). Chacun de ces réseaux est composé de la
Chambre consulaire correspondante, d’organismes de formation, des organismes
collecteurs agréés.
La seconde source d’information se trouve directement au sein de la plateforme de
travail collaboratif OnlineAgora et des communautés professionnelles qui s’y sont
créées. Elles permettent une remontée continue des attentes des TPE aux travers des
échanges effectués. Des outils de sondage intégrés à la plateforme permettent de
valider les besoins exprimés et de s’assurer que ces besoins concernent un nombre
suffisamment important d’apprenants pour lancer la mise en production.
L’ensemble de ces informations est consigné dans une base de données afin de
permettre d’analyser et de définir les priorités dans le développement des contenus.
A ce stade de la mission, ce sont les réseaux Tourisme et Artisanat qui ont été les plus
actifs dans l’utilisation de la plateforme de travail collaboratif et les plus demandeurs de
contenus de formation. Les membres de la commission départementale du Tourisme
ont rapidement mesuré les bénéfices qu’ils pouvaient tirer d’une telle plateforme qui
leur permet par exemple de rester en contact entre deux réunions présentielles et
d’échanger plus facilement des informations et des documents pour concevoir à
distance
des
offres
commerciales
groupées
(circuits
touristiques,
tarifs
73
préférentiels,…). Certains artisans ont quant à eux noué des partenariats entre
différents corps de métier pour répondre à des appels d’offre sur lesquels ils n’auraient
pas pu se positionner individuellement.
Les acteurs du Tourisme ont été massivement demandeurs de contenus en langues.
S’agissant de contenus sur étagère, ils ont pu en bénéficier immédiatement. Une
majorité d’entre eux a également exprimé le souhait de disposer de contenus liés à la
mise en place d’un site Internet et aux pratiques rédactionnelles pour promouvoir leur
activité professionnelle. Les membres du réseau Artisanat ont quant à eux fait part de
leur besoin en terme de formation à la gestion de l’entreprise. Ils sont demandeurs des
formations au management, à la comptabilité et à la gestion commerciale. Comme
c’est généralement le cas, les formations à la bureautique ont fait également l’objet de
nombreuses demandes, qui ont pu être satisfaites rapidement.
La réalisation de cette mission m’a permis de mesurer l’importance de concevoir des
scénarios
d’apprentissage
offrant
un
contenu
de
qualité,
mais
également
l’environnement pédagogique nécessaire à l’appropriation de ce contenu, ainsi qu’au
développement des compétences afférentes. Pour ce faire je propose de reconsidérer
le modèle pédagogique initial basé sur de l’autoformation tutorée, en intégrant
davantage et de façon plus formelle des activités organisées autour de la plateforme
de travail collaboratif OnlineAgora. Contrairement à la formation continue qui se
centre souvent sur des contenus décontextualisés et sur un rapport linéaire entre
l’apprenant et le formateur, l’utilisation d’une telle plateforme permettra de mettre en
place des communautés de pratiques qui seront constituées de professionnels, qui
partageront des objectifs, des savoirs et des savoir-faire dans un domaine d’intérêt
commun, et qui interagiront entre eux, pour partager leur expérience, résoudre des
problèmes, développer des projets de groupe. Les membres interagiront régulièrement
s’ils y perçoivent un intérêt et si le climat d’échange est basé sur la confiance mutuelle.
Ce dispositif requiert à la fois une dimension individuelle réflexive et une dimension
collaborative qui se traduit par la mise en place de Situations d’Apprentissage
Collectives Instrumentées (SACI) (Annexe 14) au sein du dispositif de formation, c’est
à dire une situation pédagogique avec un objectif d’apprentissage (en termes de
connaissances et/ou de compétences), des acteurs identifiés, une durée et un mode
d’évaluation des apprenants. Elle prend la forme d’une unité d’apprentissage
scénarisée dans laquelle la production individuelle et/ou collective attendue est liée à
une activité collective instrumentée par des artefacts informatiques.
74
Comment traduire concrètement cela ? Prenons le cas des membres de la
communauté Tourisme souhaitant travailler à la mise en place de leur site Internet et à
la production de contenus rédactionnels pour promouvoir leur activité professionnelle.
Dans ce cas, il est possible de proposer un parcours intégrant des contenus étagère
existants sur les bases informatiques (recherche d’information du internet, l’image
numérique,…), de produire des contenus d’autoformation présentant par exemple les
principales fonctionnalités d’un CMS (Content Management System) tel que Joomla17
et d’utiliser la plateforme de travail collaboratif OnlineAgora pour permettre aux
apprenants de réaliser des travaux individuels ou en groupe (Définition de la structure
de leur site internet, production des contenus de présentation de leur activité
professionnelle, production de visuels et d’illustrations, utilisation d’outils web 2.0,
autocritique des productions du groupe,…). Ce scénario s’appuie sur la dynamique
interactionnelle des acteurs, des outils de communication et des ressources
disponibles, comme le montre l’annexe 18.
À partir de ce scénario type, les acteurs peuvent jouer les variables de la situation :
faire varier la temporalité des actions (date et durée des tâches proposées), le nombre
et le type de ressources proposées (cours, documents d’aide, consignes, références
bibliographiques,…), le nombre et le type de productions attendues (éléments de
discussion du cas, éléments de méthode, documents intermédiaires, synthèses, etc.)
et le nombre et les rôles des acteurs (attribution de telle ou telle tâche et/ou
responsabilité à tel ou tel acteur ou groupe d’acteurs par rapport à l’état d’avancement
et aux différentes phases du travail collectif, etc.).
L’équipe initialement mise en place dans le cadre de ce projet paraît suffisante et
qualifiée pour assurer le bon fonctionnement de cette SACI (Annexe 19).
Cette préconisation a quelques limites puisque sa mise en œuvre n’a pour l’instant pas
été testée en conditions réelles. Cependant, les Situations d’Apprentissage Collectives
Instrumentées s’inscrivent dans une démarche de réutilisation et de mutualisation de
pratiques rendues possibles par l’usage de plateformes de télé-enseignement.
L’exemple donné ci-dessus pour les membres de la communauté Tourisme doit être
17
http://www.joomla.fr
75
déclinable pour mettre en place d’autres formations pour d’autres communautés. Il
existe de nombreux exemples réussis de SACI sur des terrains de formation
francophones (campus numériques, FOAD, formations hybrides,...).
L’article « Scénariser une situation d’apprentissage collective instrumentée : réalités,
méthodes et modèles, quelques pistes » (DAVID, GEORGE, GODINET, VILLIOTLECLERQ, 2007) qui se base sur l’analyse d’une douzaine de SACI révèle cependant
la complexité de leurs mises en œuvre effectives. Les auteurs ont pu observer dans la
majorité des SACI étudiées qu’un écart existait entre les activités prescrites par les
concepteurs pédagogiques et leur déroulement effectif. Les actions sont bien plus
souvent individuelles que collaboratives ou coopératives comme escompté par les
concepteurs, et l’utilisation effective des outils du dispositif technique est généralement
en deçà des attentes.
L’apprentissage collaboratif, via les usages des TIC, ne va pas de soi et la mise à
disposition d’outils de communication, dans un espace de formation, ne génère pas
automatiquement l’aptitude à communiquer, ou même l’envie de communiquer. Le
développement de réseaux technologiques ne génère pas spontanément celui des
réseaux humains et l’intégration des TIC au sein de situations d’apprentissage
nécessite et/ou développe chez l’ensemble des acteurs du dispositif des compétences
qui vont bien au-delà d’une simple appropriation de fonctionnalités technologiques. A
ce titre, il semble nécessaire de prévoir un accompagnement des tuteurs en amont du
projet pour les préparer aux nouvelles situations auxquelles ils seront confrontés et afin
d’assurer la réussite du scénario.
76
CONCLUSION
Le regard porté sur les Très Petites Entreprises à travers le prisme de la formation, m’a
permis d’extraire les éléments clés qui m’ont aidé à comprendre en quoi le e-learning
peut apporter une réponse crédible aux problèmes récurrents de formation de ces
petites structures. En effet, ce travail de recherche s’inscrit dans le cadre d’un projet
Pôle d’Excellence Rurale portant sur la mise en œuvre d’une plateforme de services en
ligne et de réseaux virtuels de professionnels pour les TPE. A ma connaissance, ce
projet ne venant pas se substituer à un autre et il est fort probable que sans son
existence, il n’y aurait pas eu d’autres propositions. Il est cependant légitime de
s’interroger sur le fait que ce mode de formation, imposé par l’activité du porteur de
projet, soit ou non le meilleur pour dispenser des formations auprès du public cible.
Cette recherche m’a conduit à explorer les notions de Très Petites Entreprises, de elearning et d’apprentissage collaboratif, et à trouver des réponses en terme de
modèles pédagogiques à proposer à ce type de public. Parallèlement à cela, la mission
réalisée au cours de mon stage m’a permis d’obtenir des informations émanant du
terrain.
Au cours de cette mission, je me suis rendu compte qu’il ne m’était pas possible de
faire un inventaire exhaustif des besoins de formation des TPE locales, et a fortiori de
faire de même à une échelle plus importante. C’est la raison pour laquelle je me suis
limité à mettre en place les outils permettant de remonter ces informations en continu
et de fournir une première analyse des besoins exprimés. Ces outils permettront de
recueillir régulièrement de nouveaux besoins et de mettre ainsi en place des actions
ciblées pour les membres des communautés concernées.
Dans cette perspective, il paraît impossible pour un seul éditeur de développer une
offre d’autoformation uniquement basée sur l’interactivité homme/machine. La
réalisation de cette mission m’a donc permis de me confronter à la réalité du terrain ce
qui, en complément de mes recherches, m’a amené à envisager une réorientation
pédagogique du projet et à remettre en cause le modèle habituellement proposé.
77
A l’issue de l’analyse des données recueillies, j’ai proposé d’avoir recours à
l’apprentissage collaboratif à travers des Situations d’Apprentissage Collectives
Instrumentées, et à la mise en place de communautés de pratiques virtuelles qui
seront constituées de professionnels, qui partageront des objectifs, des savoirs et des
savoir-faire dans un domaine d’intérêt commun, et qui interagiront entre eux, pour
partager leur expérience, résoudre des problèmes, développer des projets de groupe.
J’ai conscience que ces préconisations ont certaines limites puisque leur mise en
œuvre n’a pour l’instant pas été testée en conditions réelles. Par ailleurs, beaucoup
d’éléments restent à approfondir et la mise en œuvre de ce nouveau mode
pédagogique ne sera pas chose aisée car elle implique une remise en cause partielle
des habitudes de travail d’une partie de l’équipe. Le cadre du mémoire m’aura
cependant permis de comprendre que les petites entreprises ne sont pas des grandes
entreprises miniatures et d’identifier de nouvelles perspectives pédagogiques pour ce
projet et pour la société Onlineformapro dans laquelle j’interviens.
78
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LISOWSKI Michel (2007), " Comment la formation viendrait enfin aux salariés les
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permanente, N°206. pp. 73-77.
MAROT Jean-Claude Marot et DARNIGE Anne (1996), La téléformation, Collection
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MEDEF (2006), Guide de la définition européenne des PME, Medef Publications, 21 p.
MIDIERE Olivier (2006), Objectif Economie Numérique, Ministère des PME, du
Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales. 125 p.
MINEFI (2008), Les chiffres clefs des TPE-PME, Ministère de l’Economie, des
Finances et de l’Industrie.
MORIN Philippe (2003), " La FOAD, un levier de développement des compétences
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OBSERVATOIRE DES PME (2005), Dirigeant de PME, un métier ? Eléments de
réponse, GIE OSEO services, 135 p.
PAQUELIN Didier (2004), « Dispositif et Autoformation : quelles convergences ? »,
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PERRIAULT Jacques (1996), La communication du savoir à distance, Editions
L'Harmattan, 256 p.
SCHNEIDERMANN Bernard (2003), " TPE, PME, une lettre de différence, ou bien tout
81
un monde ? ", Actualité de la formation permanente, N°184. pp.19-22.
SIMEONE Arnaud, ENEAU Jérôme, RINCK Fanny (2007), " Scénario d’apprentissage
collaboratif à distance et en ligne : des compétences relationnelles sollicitées et/ou
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SPRENGER Roy (2000), « E-learning : la nouvelle vague de l’apprentissage », Kepp in
Touch !, N°10, p.4
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VAN DEINSE Peters (2001), « Se perfectionner où on veut, quand on veut », L’Usine
Nouvelle, N°6, p.40
82
ANNEXES
Annexe 1 : Carte des départements de Franche-Comté
83
Annexe 2 : Carte des communes éligibles au PER du PVVS
84
Annexe 3 : Lettre de mission
85
Annexe 4 : Exemples de contenus de formation mis à disposition
Management : Comment motiver ses équipes ?
86
Comptabilité : Situer le bilan et le compte de résultat dans le modèle financier
87
Savoirs de base : Français et Mathématiques
88
89
Langues : Anglais, Allemand, Espagnol
90
Bureautique et Informatique : Microsoft Office, OpenOffice, Bases informatiques
91
Annexe 5 : Site internet dédié au projet
92
Annexe 6 : Evolution du taux de participation financière depuis 1999
selon la taille des entreprise (en %)
Source : exploitation des déclarations fiscales des employeurs n° 24-83, Céreq
Annexe 7 : Différences d’accès à la formation continue
selon la taille des entreprises (en %)
Source : enquête complémentaire à l’enquête Emploi sur la formation continue, 2000,
Insee, et enquête sur la formation et la qualification professionnelle (FQP), 1993, Insee
93
Annexe 8 : Indicateurs physiques de formation continue des salariés
selon la taille des entreprises en 2005 (en % et en heures)
Source : exploitation des déclarations fiscales des employeurs n° 24-83, Céreq
94
Annexe 9 : Courrier électronique adressé aux 215 individus de
l’échantillon
95
Annexe 10 : Questionnaire en ligne
96
97
98
99
100
101
Annexe 11 : Descriptif des variables et types de réponse avec
codage
Code de la
variable
V1.1
V1.2
V1.3
V1.4
V1.5
V2.1
V2.2
V2.3
V2.4
Descriptif succinct et type de réponse (avec codage)
Quelle est l’activité de votre entreprise ?
(champ de saisie)
En quelle année votre entreprise a t-elle été créée ?
(champ de saisie)
Combien de personnes travaillent dans votre entreprise ?
(champ de saisie)
Quelle est la zone d’intervention de votre entreprise ?
1 : Pays Vesoul/Val de Saône
2 : Haute-Saône
3 : Franche-Comté
4 : France
5 : International
6 : Autre (champ de saisie)
Votre entreprise fait-il partie d’un réseau régional ou national ?
1 : Oui
2 : Non
Utilisez-vous l’outil informatique dans le cadre de votre activité
professionnelle ?
1 : Oui
2 : Non
Si oui, pour quels types de travaux ?
1 : Rédaction de documents (outils bureautique)
2 : Gestion commerciale ou comptable de l’entreprise
3 : Communication avec vos clients ou fournisseurs (courrier
électronique)
4 : Recherche d’informations (internet)
5 : Conception Assistée par ordinateur
6 : Autre (champ de saisie)
Disposez-vous d’un ordinateur relié à internet sur votre lieu de
travail ?
1 : Oui
2 : Non
Si oui, cet ordinateur est-il facilement accessible par vos
collaborateurs ?
1 : Oui
2 : Non
102
V3.1
V3.2
V3.3
V3.4
V3.5
V3.6
V3.7
V3.8
V3.9
Êtes-vous généralement favorable à la formation professionnelle
continue ?
1 : Oui
2 : Non
L’enrichissement par l’expérience est plus efficace que la
formation professionnelle.
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
Votre équipe participe régulièrement à des formations.
1 : Oui
2 : Non
Combien de jours par personne et par an, consacrez-vous à la
formation ?
1 : Moins de 1 jour
2 : 1 jour
3 : 2 jours
4 : 3 jours
5 : 4 jours
6 : 5 jours
7 : Plus de 5 jours
8 : Autre (champ de saisie)
Les programmes proposés en formation généralement
correspondent à vos besoins individuels.
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
Pouvez-vous décrire en quelques mots, quelles sont vos attentes
en terme de formation ?
(champ de saisie)
Les modalités proposées en formation vous paraissent
contraignantes.(horaires, lieux, dates, mode de fonctionnement,…)
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
Lorsqu’un membre de votre équipe part en formation, il y a un
impact important sur l’organisation du travail.
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
Vous êtes suffisamment informé sur les offres de formation
continue et les financements possibles.
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
103
V4.1
V4.2
V4.3
V4.4
V4.5
V4.6
V4.7
V4.8
V4.9
V4.10
V4.11
Savez-vous qu’il est possible de suivre une formation à distance
via internet ?
1 : Oui
2 : Non
Si oui, avez-vous déjà participé à une formation de ce type ?
1 : Oui
2 : Non
Si oui, avez-vous suivi une formation e-learning proposée dans le
cadre du Pôle d’Excellence Rurale ?
1 : Oui
2 : Non
Vous avez apprécié ce mode de formation
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
Vous avez rencontré des difficultés lors du suivi d’une formation à
distance.
1 : Oui
2 : Non
Si oui, lesquelles ?
(champ de saisie)
Les contenus proposés vous ont parus adaptés à vos besoins.
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
Une formation « e-learning » doit intégrer des travaux de groupe à
distance (travail collaboratif) pour favoriser l’apprentissage.
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
Pouvez-vous décrire en quelques mots comment vous
représentez-vous une formation à distance via internet ? (type de
contenu, activités proposées, travail individuel ou en groupe,…)
(champ de saisie)
Suivre une formation à distance limite la désorganisation du
travail.
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
Les modalités proposées en e-learning sont avantageuses.
(pas de contrainte de lieu, de temps et de rythme)
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
104
V4.12
V4.13
Lors d’une prochaine formation, si cela est possible, vous
choisirez une formation à distance.
1 : Tout à fait d’accord
2 : D’accord
3 : Pas d’accord
4 : Pas du tout d’accord
Pour quelles raisons ? (5 mots clés maximum)
(champ de saisie)
105
Annexe 12 : Tableaux statistiques et graphiques par variable
Variable n°1.1 : Quelle est l’activité de votre entreprise ?
Agence de communication
Agence de voyage
Agence immobilière
Agence web
Artisanat
Bar
Boulanger Pâtissier
Bureau d'étude bilan thermique
Camping
Carrosserie
Charcuterie
Coiffure
Commerçant
Commerce automobile occasion
Commerce de gros boissons
Commercial multicartes
Comptable
Concessionnaire automobile
Conseil en gestion de patrimoine
Consolidation voies navigables
Consultant
Contrôle technique automobile
Cordonnier
Couvreur Zingueur
Ecole de conduite
Editeur
Fabrication d'appareils
médicochirurgicaux
Fleuriste
Géomètre
1
1
2
1
2
1
2
1
1
1
1
1
4
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
Hôtellerie
Imprimerie
Infirmière à domicile
Installation gaz
Laboratoire d'analyses médicales
Location de matériel
Maçonnerie
Mécanique
Menuiserie métallique
Menuisier
Négociant immobilier
Paysagiste
Pharmacie
Photographe
Plâtrier Plaquiste
Plombier
Pressing
Régie publicitaire
Réparation de matériel agricole
Réparation électroménagers
Restaurateur
Sous-traitance automobile
Syndicat copropriété
Taxi
Terrassement
Travaux de charpente
1
1
1
1
1
1
2
1
1
1
1
1
1
1
2
1
1
1
1
1
3
1
1
1
2
1
1
Vente de cycles
1
1
1
Vente de matériaux de construction
1
Variable n°1.2 : En quelle année votre entreprise a t-elle été créée ?
1974
1975
1976
1977
1978
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1
1
1
2
1
2
1
6
1
1
1
2
1987
1988
1989
1990
1991
3
4
1
3
1
1992
2
4
1
3
3
4
3
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
3
1
6
3
6
2
2
2
1
1
106
Variable n°1.3 : Combien de personnes travaillent dans votre entreprise ?
Tableau statistique de la variable 1.3
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
Effectifs
(nk)
11
16
23
11
8
4
5
4
1
1
1
1
Effectif total
86
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
11
32
69
44
40
24
35
32
9
10
11
12
83,550896
49,336576
13,145328
0,654896
12,380288
20,142144
52,61768
72,046144
27,499536
38,987536
52,475536
67,963536
0,127906977
0,186046512
0,26744186
0,127906977
0,093023256
0,046511628
0,058139535
0,046511628
0,011627907
0,011627907
0,011627907
0,011627907
13%
19%
27%
13%
9%
5%
6%
5%
1%
1%
1%
1%
Somme
329
Somme
490,800096
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation
3,825581395 5,70697786 2,388928182
0,62446147
Coef. de var. en %
62,4%
107
Variable n°1.4 : Quelle est la zone d’intervention de votre entreprise ?
Tableau statistique de la variable 1.4
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
5
6
Effectifs
(nk)
24
52
23
11
2
23
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
24
104
69
44
10
138
182,292864
160,343872
13,145328
0,654896
3,095072
115,817328
0,275862069
0,597701149
0,264367816
0,126436782
0,022988506
0,264367816
28%
60%
26%
13%
2%
26%
108
Variable n°1.5 : votre entreprise fait-elle partie d’un réseau régional ou national ?
Tableau statistique de la variable 1.5
Valeurs
(Xk)
1
2
Effectifs
(nk)
14
73
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
14
146
106,337504
225,098128
0,16091954
0,83908046
16%
84%
Somme
160
Somme
331,435632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,83908046 3,809604966 1,951820936
1,061302634
106,1%
109
Variable n°2.1 : Utilisez-vous l’outil informatique dans le cadre de votre activité
professionnelle ?
Tableau statistique de la variable 2.1
Valeurs
(Xk)
1
2
Effectifs
(nk)
71
16
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
71
32
539,283056
49,336576
0,816091954
0,183908046
82%
18%
Somme
103
Somme
588,619632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,183908046 6,765742897 2,601104169
2,197049152
219,7%
110
Variable n°2.2 : Si oui, pour quels types de travaux ?
Tableau statistique de la variable 2.2
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Effectifs
(nk)
66
71
50
22
8
2
6
4
7
4
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
66
142
150
88
40
12
42
32
63
40
501,305376
218,931056
28,5768
1,309792
12,380288
10,071072
63,141216
72,046144
192,496752
155,950144
0,929577465
1
0,704225352
0,309859155
0,112676056
0,028169014
0,084507042
0,056338028
0,098591549
0,056338028
93%
100%
70%
31%
11%
3%
8%
6%
10%
6%
111
Variable n°2.3 : Disposez-vous d’un ordinateur relié à internet sur votre lieu de
travail ?
Tableau statistique de la variable 2.3
Valeurs
(Xk)
1
2
Effectifs
(nk)
56
21
Effectif total
77
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
56
42
425,350016
64,754256
0,727272727
0,272727273
73%
27%
Somme
98
Somme
490,104272
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,272727273 6,364990545 2,522893289
1,982273298
198,2%
112
Variable n°2.4 : Si oui, cet ordinateur est-il facilement accessible par vos
collaborateurs ?
Tableau statistique de la variable 2.4
Valeurs
(Xk)
1
2
Effectifs
(nk)
34
22
Effectif total
56
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
34
44
258,248224
67,837792
0,607142857
0,392857143
61%
39%
Somme
78
Somme
326,086016
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,392857143 5,822964571 2,413081965
1,732469103
173,2%
113
Variable n°3.1 : Êtes-vous généralement favorable à la formation professionnelle
continue ?
Tableau statistique de la variable 3.1
Valeurs
(Xk)
1
2
Effectifs
(nk)
36
51
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
36
102
273,439296
157,260336
0,413793103
0,586206897
41%
59%
Somme
138
Somme
430,699632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,586206897 4,950570483 2,224987749
1,402709668
140,3%
114
Variable n°3.2 : L’enrichissement par l’expérience est plus efficace que la
formation professionnelle.
Tableau statistique de la variable 3.2
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
Effectifs
(nk)
63
17
7
0
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
63
34
21
0
478,518768
52,420112
4,000752
0
0,724137931
0,195402299
0,08045977
0
72%
20%
8%
0%
Somme
118
Somme
534,939632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef de variation
1,356321839 6,148731402 2,479663566
1,828226528
Coef. de var. en %
182,8%
115
Variable n°3.3 : Votre équipe participe régulièrement à des formations.
Tableau statistique de la variable 3.3
Valeurs
(Xk)
1
2
Effectifs
(nk)
32
55
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
32
110
243,057152
169,59448
0,367816092
0,632183908
37%
63%
Somme
142
Somme
412,651632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,632183908 4,743122207 2,177871026
1,334329432
133,4%
116
Variable n°3.4 : Combien de jours par personne et par an, consacrez-vous à la
formation ?
Tableau statistique de la variable 3.4
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
5
6
7
8
Effectifs
(nk)
52
4
13
10
1
1
4
2
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
52
8
39
40
5
6
28
16
394,967872
12,334144
7,429968
0,59536
1,547536
5,035536
42,094144
36,023072
0,597701149
0,045977011
0,149425287
0,114942529
0,011494253
0,011494253
0,045977011
0,022988506
60%
5%
15%
11%
1%
1%
5%
2%
Somme
194
Somme
500,027632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
2,229885057 5,747444046 2,397382749
1,075114944
107,5%
117
Variable n°3.5 : Les programmes proposés en formation correspondent
généralement à vos besoins individuels.
Tableau statistique de la variable 3.5
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
Effectifs
(nk)
0
23
17
47
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
0
46
51
188
0
70,921328
9,716112
2,798192
0
0,264367816
0,195402299
0,540229885
0%
26%
20%
54%
Somme
285
Somme
83,435632
Somme
1
Somme
100%
Ecart-type
0,9793009
Coef de variation
0,298944485
Coef. de var. en %
29,9%
Moyenne
Variance
3,275862069 0,959030253
118
Variable n°3.6 : Pouvez-vous décrire en quelques mots, quelles sont vos attentes
en terme de formation ?
Réponse n°1
Réponse n°2
Réponse n°3
Réponse n°4
Réponse n°5
Réponse n°6
Réponse n°7
Réponse n°8
Réponse n°9
Réponse n°10
Réponse n°11
Réponse n°12
Réponse n°13
Réponse n°14
Réponse n°15
Réponse n°16
Réponse n°17
Réponse n°18
Réponse n°19
Réponse n°20
Réponse n°21
Réponse n°22
formation juridique pour se faire plus facilement payer
Appliquée au besoin pro et pas l’inverse !
Découvrir de nouvelles techniques ou de nouveaux produits. Formation à la
comptabilité. Formation à la bureautique
Je ne recherche pas de formation relative à mon métier mais plutôt en
comptabilité et juridique pour la gestion de ma société.
Formation concernant les nouvelles réglementations, les nouvelles normes.
Perfectionnement en gestion d'entreprise
Formation en compta
Tout dépend des salariés concernés. Les chefs de chantier ont suivi des
formations en Bureautique et sur un logiciel de dessin sur ordinateur. Nous
nous formons en général sur les nouvelles versions des logiciels. Pour les
ouvriers, ils suivent des formations à la sécurité.
Pas d'attente particulière
Depuis Janvier 2005, tout avocat inscrit au tableau de l’ordre est soumis à
une obligation de formation professionnelle continue de 20 heures par an ou
de 40 heures tous les 2 ans. Ces formations se présentent sous la forme de
colloques, de cours, de rédaction de publications...
Nous attendons d'une formation qu'elle nous permette d'être plus efficace
dans notre métier. Cela peut s'appliquer dans le cas de l'utilisation d'un
nouveau logiciel, d'un nouvel outil, de nouvelles normes ou procédures.
Nous attendons d'une formation qu'elle nous fasse gagner du temps lors de
leur mise en œuvre
Nos employés suivent les formations proposées par le réseau ou par la CCI
(soin des personnes âgées, maladie d’Alzheimer, prévention et sécurité,
nutrition,…). Cela permet de professionnaliser nos collaborateurs et d'offrir
un service de meilleure qualité.
Nous avons l'obligation de consacrer au moins 30 heures à des activités de
formation continue par période de référence de deux ans, dont un minimum
de 20 heures de formation à contenu juridique. Il existe différentes
possibilités : cours de perfectionnement ou de formation continue offerts par
l'Ordre, cours universitaires ou d'institutions spécialisées, des colloques,
séminaires ou conférences, rédaction et publication d'articles spécialisés,
participation à des projets de recherche, activité d'auto apprentissage telle la
lecture d'articles ou d'ouvrages spécialisés, jusqu'à concurrence d'un
maximum de 7.5 heures du total des heures requises par période de
référence.
Je me dois de maintenir mes connaissances, j'ai pour cela la possibilité de
lire la presse médicale, d'assister à des séances de formation de groupe
organisées par les associations, les hôpitaux ou l’université, de participer à
des congrès,...
Je consulte des livres spécialisés quand j'en ai besoin et cela me convient
Création de site internet pour faire la promotion de mon activité et cours de
langue pour faciliter les échanges avec mes clients étrangers.
Pas de besoin en particulier
Formation pour la comptabilité
formation en sophrologie, relation d’aide,…
Travaillant dans le secteur des nouvelles technologies, nous devons nous
former en permanence sur les nouveaux outils, nouveaux langages de
développement. Nous avons beaucoup recourt à l'autoformation grâce aux
forums, communautés d'utilisateurs,…
Je n'ai pas d'attente particulière
Nous participons parfois à des formations organisées par des fournisseurs,
mais ce n'est pas régulier.
119
Réponse n°23
Réponse n°24
Réponse n°25
Réponse n°26
Réponse n°27
Réponse n°28
Réponse n°29
Réponse n°30
Réponse n°31
Réponse n°32
Réponse n°33
Réponse n°34
Réponse n°35
Réponse n°36
Réponse n°37
Réponse n°38
Réponse n°39
Réponse n°40
Réponse n°41
Réponse n°42
Réponse n°43
Réponse n°44
Réponse n°45
Réponse n°46
Réponse n°47
Réponse n°48
Réponse n°49
Réponse n°50
Nous ne participons pas régulièrement à des formations, tout dépend des
besoins. La FNAIM nous propose régulièrement des formations en droit
immobilier, administration de biens, transaction, marketing, management,
droit social, fiscalité, comptabilité,... il nous arrive d'en suivre car ces
formations correspondent à notre métier.
Je me forme uniquement sur les nouvelles versions des logiciels que j'utilise
et comme il y en a quasiment une nouvelle chaque année, je dois me former
régulièrement
Je participe à des formations sur de nouveaux outils ou pour apprendre de
nouvelles techniques. Je participe également à des sessions de formation
dans le but d'obtenir des labels ou qualifications supplémentaires que je
pourrai faire valoir auprès de mes clients, ça me permet d'être encore plus
crédible auprès d'eux.
Peugeot nous propose régulièrement des formations pour connaître les
caractéristiques des nouveaux véhicules et leurs avantages commerciaux
par rapport à la concurrence.
Formations continues proposées par l'ordre des Experts Comptables
Il m'est arrivé de participer à une formation d'une journée à la cuisine
moléculaire, mais il s'agissait plutôt d'une initiation
Je suis favorable à la formation puisque j'en dispense moi même. Je
participe généralement chaque année à des formations pour remettre à jour
mes connaissances et je pratique également l'autoformation
Nouvelle législation, formation à Logia (application de gestion immobilière)
Apprendre de nouvelles techniques florales, réaliser de nouvelles
compositions, formation comptable
Pas de besoin
Certification, formation en langues
Formation bureautique, législation
Formation à la conduite d’engins de chantier, CACES
Formation CACES
Mise à niveau en cas de nouvelles normes
Tout dépend des années et des salariés concernés. Nous formons
principalement le personnel d'encadrement et du bureau d'étude qui utilise
des logiciels spécifiques
Chaque année, nous sommes amenés à nous former sur les nouvelles
versions des logiciels que nous utilisons
Nos besoins sont nombreux car nous sommes dans un secteur où les
technologies évoluent très vite. Nous nous formons sur de nouveaux
logiciels, nous avons également recours à l'autoformation très souvent et
nous prévoyons des temps de R&D importants
Formation pour mise à niveau sur les logiciels que nous utilisons
Eventuellement des cours de langues et pour apprendre à faire un site
internet
Formation informatique
Formation expert sur tableur (Excel), formation juridique et fiscale,
méthologie commerciale
Nos fournisseurs nous proposent régulièrement des formations qui
concernent de nouveaux produits. Nous participons également à des
formations longues durées qui permettent d'obtenir des habilitations (location
de matériel orthopédique,…)
Formation Anglais et à la bureautique
Formation fournisseurs sur le matériel d'analyse
Formation sur les produits que je commerciale généralement proposée par le
fournisseur
Formations animées par le réseau ou par des fournisseur sur du nouveau
matériel
Formation à la modélisation 3D, nouveau matériel, nouveaux logiciels,…
120
Variable n°3.7 : Les modalités proposées en formation vous paraissent
contraignantes.
Tableau statistique de la variable 3.7
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
5
Effectifs
(nk)
19
56
10
0
2
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
19
112
30
0
10
144,315184
172,678016
5,71536
0
3,095072
0,218390805
0,643678161
0,114942529
0
0,022988506
22%
64%
12%
0%
2%
Somme
171
Somme
325,803632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,965517241 3,744869333 1,935166487
0,984558388
98,5%
121
Variable n°3.8 : Lorsqu’un membre de votre équipe part en formation, il y a un
impact important sur l’organisation du travail.
Tableau statistique de la variable 3.8
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
5
Effectifs
(nk)
34
45
4
0
4
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
34
90
12
0
20
258,248224
138,75912
2,286144
0
6,190144
0,390804598
0,517241379
0,045977011
0
0,045977011
39%
51%
5%
0%
5%
Somme
156
Somme
405,483632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,793103448 4,660731402 2,158872716
1,203986707
120,4%
122
Variable n°3.9 : Vous êtes suffisamment informé sur les offres de formation
continue et les financements possibles.
Tableau statistique de la variable 3.9
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
5
Effectifs
(nk)
3
46
31
4
3
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
3
92
93
16
15
22,786608
141,842656
17,717616
0,238144
4,642608
0,034482759
0,528735632
0,356321839
0,045977011
0,034482759
3%
53%
36%
5%
3%
Somme
219
Somme
187,227632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
2,517241379 2,152041747 1,466983895
0,582774424
58,3%
123
Variable n°4.1 : Savez-vous qu’il est possible de suivre une formation à distance
via internet ?
Tableau statistique de la variable 4.1
Valeurs
(Xk)
1
2
Effectifs
(nk)
38
49
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
38
98
288,630368
151,093264
0,436781609
0,563218391
44%
56%
Somme
136
Somme
439,723632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,563218391 5,054294621 2,248175843
1,438171311
143,8%
124
Variable n°4.2 : Si oui, avez-vous déjà participé à une formation de ce type ?
Tableau statistique de la variable 4.2
Valeurs
(Xk)
1
2
Effectifs
(nk)
29
9
Effectif total
38
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
29
18
220,270544
27,751824
0,763157895
0,236842105
76%
24%
Somme
47
Somme
248,022368
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,236842105 6,526904421 2,554780699
2,065567374
206,6%
125
Variable n°4.3 : Si oui, avez-vous suivi une formation e-learning proposée dans le
cadre du Pôle d’Excellence Rurale ?
Tableau statistique de la variable 4.3
Valeurs
(Xk)
1
2
Effectifs
(nk)
12
17
Effectif total
29
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
12
34
91,146432
52,420112
0,413793103
0,586206897
41%
59%
Somme
46
Somme
143,566544
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,586206897 4,950570483 2,224987749
1,402709668
140,3%
126
Variable n°4.4 : Vous avez apprécié ce mode de formation
Tableau statistique de la variable 4.4
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
Effectifs
(nk)
4
22
3
0
Effectif total
29
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
4
44
9
0
30,382144
67,837792
1,714608
0
0,137931034
0,75862069
0,103448276
0
14%
76%
10%
0%
Somme
57
Somme
99,934544
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef de variation
1,965517241 3,446018759 1,856345539
0,944456502
Coef. de var. en %
94,4%
127
Variable n°4.5 : Vous avez rencontré des difficultés lors du suivi d’une formation
à distance.
Tableau statistique de la variable 4.5
Valeurs
(Xk)
1
2
Effectifs
(nk)
5
24
Effectif total
29
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
5
48
37,97768
74,004864
0,172413793
0,827586207
17%
83%
Somme
53
Somme
111,982544
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef. de variation Coef. de var. en %
1,827586207 3,861467034 1,965061585
1,075222377
107,5%
128
Variable n°4.6 : Si oui, lesquelles ?
Réponse n°1
Réponse n°2
Réponse n°3
Réponse n°4
Réponse n°5
Pas de problème pour accéder à la formation. Mais problème pour accéder à
la visioconférence.
Difficulté pour se connecter au site. Problème résolu grâce au tuteur.
Problème de connexion à cause des "popup" mais j'ai contacté un tuteur et
ça a été réglé
J'aime pouvoir poser des questions au formateur, apporter mes fichiers et
travailler sur les problèmes que je rencontre. Dans la formation à distance, je
n'ai pas retrouvé cette proximité avec le formateur
Nous n'avions pas la bonne version de flash installée sur notre ordinateur
Variable n°4.7 : Les contenus proposés vous ont parus adaptés à vos besoins.
Tableau statistique de la variable 4.7
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
Effectifs
(nk)
2
24
3
0
Effectif total
29
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
2
48
9
0
15,191072
74,004864
1,714608
0
0,068965517
0,827586207
0,103448276
0
7%
83%
10%
0%
Somme
59
Somme
90,910544
Somme
1
Somme
100%
Coef de variation
0,870270206
Coef. de var. en %
87,0%
Moyenne
Variance
Ecart-type
2,034482759 3,134846345 1,77054973
129
Variable n°4.8 : Une formation « e-learning » doit intégrer des travaux de groupe
à distance (travail collaboratif) pour favoriser l’apprentissage.
Tableau statistique de la variable 4.8
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
5
Effectifs
(nk)
3
12
9
0
63
Effectif total
87
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
3
24
27
0
315
22,786608
37,002432
5,143824
0
97,494768
0,034482759
0,137931034
0,103448276
0
0,724137931
4%
14%
10%
0%
72%
Somme
369
Somme
162,427632
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type
4,24137931 1,866984276 1,36637633
Coef. de variation Coef. de var. en %
0,322153769
32,2%
130
Variable n°4.9 : Pouvez-vous décrire en quelques mots comment vous
représentez-vous une formation à distance via internet ?
Réponse n°1
Réponse n°2
Réponse n°3
Réponse n°4
Réponse n°5
Réponse n°6
Réponse n°7
Réponse n°8
Réponse n°9
Réponse n°10
Réponse n°11
Réponse n°12
Réponse n°13
Réponse n°14
Réponse n°15
Réponse n°16
recherche et exemple type à adapter selon les cas rencontrés (il n y a pas de
recettes dans le bâtiment)
on se connecte à un site internet et on suit un cours avec des textes et des
images
Accès rapide et régulier à des informations concernant de nouveaux
produits.
On lit les cours sur l'ordinateur et on fait des exercices corrigés par une
personne.
J'ai participé à une formation proposée par un fournisseur. Il s'agissait d'une
formation accessible à partir d'un site internet. Cette formation était
sonorisée et intégrait des vidéos. En fin de formation, il était possible de
participer à une visioconférence, mais je n'ai pas pu participer.
Des travaux de groupes peuvent être intéressants dans certains cas mais ça
ne me paraît pas forcement obligatoire. L'avantage d'une formation à
distance c'est qu'on peut travailler individuellement, du coup, avec les
travaux de groupe, on a de nouvelles contraintes.
J'ai apprécié le tutorat. J'ai pu contacter une personne pour lui poser des
questions à propos de la formation.
Notre expérience du e-learning est basée sur le suivi des formations
proposées par l'EFB. Il s'agit de "blended learning" qui permet d'avoir accès
à des contenus en ligne (textes, illustration) ainsi qu'à des séminaires en
ligne grâce à une webconférence. Cela permet de confronter nos avis et
d'échanger avec nos confrères.
Je pense que l'e-learning n'est pas forcement adapté à toutes les formations.
Nous avons suivi des formations en langue et bureautique. Il s'agissait de
modules interactifs intégrant de la vidéo et permettant de contacter un tuteur
en cas de besoin. Cela nous a permis de nous former à notre rythme. Nous
pratiquons également beaucoup l'autoformation en consultant des sites
métiers spécialisés. Nous intervenons sur des forums afin d'échanger avec
nos pairs.
Il me paraît intéressant de pouvoir consulter des informations disponibles en
ligne et d'avoir la possibilité de participer à des travaux de groupes.
J'apprécie de pouvoir participer à des congrès ou à des travaux de groupe.
Les formations e-learning auxquelles j'ai participé ne m'ont pas permis de
reproduire ce type de démarche. Il s'agissait d'autoformations guidées.
J'aurai vivement apprécié de pouvoir échanger avec d'autres praticiens,
d'autant que les technologies actuelles le permettent, c'est dommage.
J'ai pu tester une formation dans le cadre du pôle d'excellence rurale. Il
s'agissait de formation à la bureautique présentée sous forme de modules
interactifs dans lesquels je devais réaliser les différentes manipulations
j'ai pu suivre une formation à word et excel. Il s'agissait de leçons permettant
de réaliser les manipulations à faire dans le logiciel. Il y avait également des
exercices, mais je ne les ai pas fait par manque de temps. En revanche, j'ai
contacté le tuteur au début pour poser quelques questions.
Nous pratiquons régulièrement l'autoformation, nous sommes amenés à
chercher nous même des informations. Nous échangeons beaucoup sur les
forums et les communautés d'utilisateurs. Par ailleurs, nous suivons de
temps en temps des formations proposées sur le site Emob, il s'agit de vidéo
(screencasting) réalisées par des formateurs professionnels. Il suffit
d'acheter un cours et de le suivre (à la manière d'une vidéo sur YouTube),
c'est assez pratique.
Je suppose qu'on lit un document à l'écran et qu'on a la possibilité de faire
des exercices
Formation bureautique du PER. Ce sont des leçons, des exercices que l'on
fait en étant connecté à internet
131
Réponse n°17
Réponse n°18
Réponse n°19
Réponse n°20
Réponse n°21
Réponse n°22
Réponse n°23
Réponse n°24
Réponse n°25
Réponse n°26
Réponse n°27
Réponse n°28
Réponse n°29
Réponse n°30
Réponse n°31
Formation proposée par la FNAIM aux administrateurs de biens sous la
forme d'un module comprenant des interviews vidéos d'experts de la FNAIM
synchronisées avec des slides, ainsi que différents quiz.
Oui, je pense qu'il serait utile de récréer une sorte de groupe virtuel comme
ceux que l'on peut avoir dans une formation et pouvoir travailler sur des cas
concrets au lieu de suivre une formation formatée. Il pourrait être intéressant
de pouvoir discuter en direct avec son formateur et les différentes personnes
du groupe. Idéalement, il faudrait pouvoir le voir avec la webcam, comme sur
Skype par exemple
J'attends d'une formation à distance qu'elle me fournisse le même niveau
d'information qu'une autre formation. Idéalement, il faudrait pouvoir participer
à des conférences ou des réunions de groupe mais à distance afin d'éviter
les déplacements. Il faudrait pouvoir réagir en direct et poser des questions
aux experts.
Dans certains cas, Peugeot nous propose des formations à distance pour
éviter les déplacements jusqu'au centre de Paris. Nous nous connectons à la
plateforme et nous suivons les modules de formation. Depuis 2 ans, les
modules ont évolués, il y a plus de vidéo, de 3D pour visualiser la voiture
sous tous les angles et on nous indique quels sont les avantages
concurrentiels du véhicule. Il y a également beaucoup de quizz qui
permettent de voir si on a bien compris.
J'ai suivi la formation proposée dans le cadre du PER pour voir de quoi il
s'agissait. J'ai par ailleurs déjà participé à d'autres formations à distance et
en ligne. Je pratique également beaucoup l'autoformation pour mettre à jour
mes connaissances continuellement. Pour moi, la formation par internet doit
utiliser tout ce que permettent les nouvelles technologies, elles doivent être
interactives, sonorisées, illustrées et proposer des séquences collaboratives
Je veux pouvoir trouver l'info juste dans les meilleurs délais, il faut donc que
ça ne soit pas le fouilli. Il ne faut pas qu'il y ait trop de texte à lire car la
lecture à l'écran est pénible et dans ce cas, je préfère lire un livre. Pour que
ça soit intéressant, il faut donc exploiter les potentialités d'internet et ne pas
avoir uniquement un fichier à lire
Du texte à lire avec des images et quelques exercices
Nous recherchons principalement des formations concernant des logiciels
donc il s'agit le plus souvent de formations en ligne sous forme de vidéos ou
de simulations.
J'ai suivi une formation qualifiante avec Educatel pour devenir Installateur
dépanneur en électroménager. Les cours étaient présentés sous forme de
document à lire à l'écran, il y avait aussi des études de cas et des
questionnaires. Nous devions faire des travaux de groupe à distance.
Nous avons suivi une formation Excellence rurale par curiosité, mais c'est
notre seule expérience dans le domaine. La plupart des formations que nous
suivons se déroulent à Paris, on ne nous propose par de formation à
distance. Il pourrait être intéressant d'avoir des vidéos ou des choses comme
ça.
Je me suis inscris aux cours de langues proposés par le PER, comme je
connais l'anglais, j'ai fais de l'allemand, c'est intéressant, mais les cours ne
sont pas spécialisés dans les métiers du tourisme. Il y a beaucoup
d'exercices, on peut s'enregistrer et réécouter sa voix, mais j'aurai apprécié
de pouvoir discuter avec d'autres personnes. Il y a aussi des vidéos
Modules de formation interactifs avec jeux de rôle, études de cas,
questionnaire et travaux à produire, échanges entre les participants à travail
un forum, conférences à distance
Formation où l'on fait les mêmes manipulations que dans le logiciel. Dans la
formation que nous avons suivi, nous n'étions pas vraiment dans le logiciel. Il
y a des exercices et des quizz et l'on peut télécharger des fiches ressources
à imprimer
Certains fournisseurs me proposent des formations à distance. Il s'agit de
cours avec du texte à lire, des vidéos, des animations, ça dépend.
J'ai suivi une formation à la bureautique et sur autocad, pour la bureautique
132
ça allait car c'était une version récente par contre pour autocad, c'était une
version ancienne que je n'utilise plus depuis un moment je n'ai donc rien
appris. Pour autocad, je vais souvent sur les forums sur lesquels on peut
échanger avec des spécialistes et poser des questions, il m'arrive même de
dépanner des gens qui posent des questions lorsque j'ai la réponse.
Variable n°4.10 : Suivre une formation à distance limite la désorganisation du
travail.
Tableau statistique de la variable 4.10
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
Effectifs
(nk)
8
14
7
0
Effectif total
29
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
8
28
21
0
60,764288
43,169504
4,000752
0
0,275862069
0,482758621
0,24137931
0
28%
48%
24%
0%
Somme
57
Somme
107,934544
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef de variation
1,965517241 3,721880828 1,929217672
0,981531798
Coef. de var. en %
98,2%
133
Variable n°4.11 : Les modalités proposées en e-learning sont avantageuses.
Tableau statistique de la variable 4.11
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
Effectifs
(nk)
9
16
4
0
Effectif total
29
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
9
32
12
0
68,359824
49,336576
2,286144
0
0,310344828
0,551724138
0,137931034
0
31%
55%
14%
0%
Somme
53
Somme
119,982544
Somme
1
Somme
100%
Moyenne
Variance
Ecart-type Coef de variation
1,827586207 4,137329103 2,034042552
1,112966679
Coef. de var. en %
111,3%
134
Variable n°4.12 : Lors d’une prochaine formation, si cela est possible, vous
choisirez une formation à distance.
Tableau statistique de la variable 4.12
Valeurs
(Xk)
1
2
3
4
Effectifs
(nk)
5
20
5
0
Effectif total
30
Moyenne
2
Xk nk
nk (Xk-m)2
Fréquences
Fréquences en %
5
40
15
0
37,97768
61,67072
2,85768
0
0,166666667
0,666666667
0,166666667
0
17%
67%
17%
0%
Somme
60
Somme
102,50608
Somme
1
Somme
100%
Variance
Ecart-type Coef de variation
0,924238786
3,416869333 1,848477572
Coef. de var. en %
92,4%
135
Variable n°4.13 : Pour quelles raisons ?
Réponse n°1
Réponse n°2
Réponse n°3
Réponse n°4
Réponse n°5
Réponse n°6
Réponse n°7
Réponse n°8
Réponse n°9
Réponse n°10
Réponse n°11
Réponse n°12
Réponse n°13
Réponse n°14
Réponse n°15
Réponse n°16
Réponse n°17
Réponse n°18
Réponse n°19
Réponse n°20
Réponse n°21
Réponse n°22
Réponse n°23
adaptabilité
Pas de déplacement
J'ai pu accéder rapidement et depuis chez moi aux informations que je
cherchais.
Souplesse d'utilisation, possibilité de contacter un tuteur
Facilité d'accès, contact avec le tuteur, facilité d'inscription
Possibilité de se former depuis son bureau, qualité des contenus proposés,
coûts peu onéreux, échanges interactifs grâce aux Live Seminars
Si nous trouvons une formation adaptée à nos besoins qui puisse être suivie
à distance, nous ferons sans doute ce choix. Cela évite les nombreux
déplacements et une réduction des coûts.
Nos sommes plutôt favorables à la formation à distance et à l'autoformation,
mais comme indiqué précédemment, nous ne pouvons pas utiliser
uniquement ce mode de formation. Il s'agit d'un outil complémentaire qui ne
remplacera pas la formation en salle.
Comme je l'ai indiqué, je n'ai pas réussi à obtenir les avantages que me
procurent la formation.
Généralement, je ne participe pas beaucoup à des formations par manque
de temps. Grâce à la formation à distance, j'ai eu la possibilité de me former
depuis chez moi lorsque j'en avais la possibilité. La façon dont la formation
était présentée m'a plu et j'ai pu trouver obtenir les informations dont j'avais
besoin.
J'ai pu me former depuis chez moi quand j'avais le temps, cela ma éviter de
sacrifier une journée de travail pour aller dans un centre de formation
Pouvoir se former où on veut et quand on veut. Il m'arrive fréquemment de
prendre le train, je peux suivre le cours pendant ce temps et mettre à profit
mes voyages.
Oui, si j'en ai la possibilité. J'ai fais cette formation parce qu'elle était gratuite,
je ne sais pas si j'en ferais d'autres mais pourquoi pas.
Si la FNAIM nous propose à nouveau un module de formation, nous le
suivrons car cela permet d'obtenir rapidement les informations dont nous
avons besoin sans avoir à nous déplacer. Nous pouvons former toute
l'équipe.
Comme évoqué précédemment, je n'arrive pas à retrouver l'ambiance qu'il
peut y avoir dans une formation en centre. De plus, les quelques jours de
formation que j'organise chaque année sont l'occasion pour moi de découvrir
d'autres personnes, d'échanger avec elles,...
D'accord si la formation correspond à mes besoins parce que je considère
que c'est un moyen de formation comme un autre, mais dans l'immédiat, je
n'ai pas trouvé de formation qui réponde parfaitement à ce que j'attends
alors que cela existe en formation normale.
Il est fort probable que nous suivrons de nouveau des modules e-learning
car Peugeot nous impose de plus en plus de ce mode de formation.
Pratique, Individualisé, interactif
Si la formation est bien réalisée, je peux trouver rapidement la bonne
information sans sortir de mon bureau et surtout quand je veux
Je n'ai jamais eu l'occasion de tester les formations par internet, mais quand
je pars en formation, j'ai généralement besoin de manipuler pour apprendre
par exemple de nouvelles techniques florales, je ne vois pas trop comment je
pourrais faire ça avec internet.
Oui, si ça me fait gagner du temps et que je trouve les informations dont j'ai
besoin.
A ma connaissance, il n'existe pas de formation à distance concernant notre
secteur d'activité, par ailleurs, nous apprécions de pouvoir échanger de vivie
voix avec le formateur.
Cela me permet de gagner du temps et je peux suivre plusieurs fois un
136
Réponse n°24
Réponse n°25
Réponse n°26
Réponse n°27
Réponse n°28
Réponse n°29
Réponse n°30
module pour certaines fonctionnalités complexes. Ça m'évite de me
déplacer.
Oui, si j'ai l'occasion parce que c'est pratique, mais en revanche ce n'est pas
évident de garder la motivation nécessaire tout au long de la formation, il y a
pas mal de gens qui ont arrêté en cours de route.
Nous ne souhaitons pas spécialement nous former à distance, il est
intéressant de pouvoir rencontrer des experts et d'échanger avec eux, nous
participons également à des séminaires ou des conférences.
Je ne sais pas vraiment si je choisirai une formation à distance. J'aurai
apprécié de pouvoir obtenir une liste de mots ou d'expressions spécifiques à
mon métier et là je n'ai pas eu cette possibilité.
Nous avons eu une expérience concluante de formation à distance avec le
CFPB, qui nous a permis de mettre rapidement à jour nos connaissances
sans nous déplacer. Le fait de pouvoir échanger avec d'autres participants
est un plus.
Si nous trouvons une formation qui correspond à ce que nous cherchons,
pourquoi ne pas la faire à distance, par contre, je ne sais pas si notre opca
finance ce genre de formation car là c'était gratuit.
Tout dépend de ce qui m'est proposé par les fournisseurs dont je distribue
les produits, je n'ai pas forcement le choix.
Oui, je suivrai volontiers une formation à distance si j'en ai la possibilité. Ça
me permet de me former depuis le bureau quand j'en ai le temps et surtout,
je vais directement à l'essentiel, si je connais quelque chose je passe
directement à la suite.
137
Annexe 13 : Transcriptions des entretiens
Entretien n°1 : Emilie Thoméré – Chambre de Métiers et de l’Artisanat
L1N1Q1: Pouvez-vous me présenter votre structure ?
L2N1Q1: Euh …Alors…je suis Emilie Thoméré, agent de développement économique
à la Chambre de Métiers et d’Artisanat. La Chambre de Métiers et d’Artisanat est un
établissement public d’état et…. et auprès des pouvoirs publics, l’établissement
représentatif des intérêts généraux de l’artisanat. Euh… la Chambre de Métiers et
d’Artisanat travaille sur trois axes pour les entreprises artisanales, euh… le premier
axe : le développement économique, le deuxième axe : l’apprentissage et le troisième
axe la formation professionnelle. En ce qui concerne le développement économique, la
Chambre de Métiers et d’Artisanat aide les porteurs de projet pour la création ou la
reprise d’une entreprise et ensuite le développement, euh… en ce qui concerne
l’apprentissage, la Chambre de Métiers et d’Artisanat possède des centres de
formation d’apprentis euh… pour former des jeunes à des métiers de l’artisanat, elle
aide également les chefs d’entreprise en ce qui concerne les contrats d’apprentissage
et le troisième volet est la formation professionnelle, c’est-à-dire que la Chambre de
Métiers et d’Artisanat propose des formations aux chefs d’entreprise et leurs conjoints.
L1N2Q2: Pouvez-vous me présenter plus précisément votre activité de formation
professionnelle ?
L2N2Q2: Alors en ce qui me concerne, je travaille au service économique de la
Chambre de Métiers et d’Artisanat, euh… j’anime les stages de préparation à
l’installation qu’on appelle SPI, euh… qui est un stage obligatoire par décret d’état,
euh… pour les porteurs de projet qui souhaitent créer ou reprendre un entreprise dans
le domaine de l’artisanat. Euh… cette formation dure quatre jours et demi et pendant
ces quatre jours et demi, on aborde des sujets euh… utiles lors de la création et la
gestion de l’entreprise euh… comptabilité, fiscalité, formalités de création d’entreprise,
aide à l’embauche. Par ailleurs, la Chambre de Métiers et d’Artisanat possède donc
euh… un service formation continue qui propose diverses formations euh par exemple
la gestion-comptablité, le développement commercial, management et gestion du
personnel, la bureautique euh… à plusieurs niveaux euh… internet et nouvelles
138
technologies, euh… des formations pour obtenir le brevet de maîtrise, des formations
BCCEA, des formations pour devenir conjoint collaborateur et des langues vivantes.
L1N3Q3: Quels sont les principaux besoins de votre public en terme de formation ?
L2N3Q3: Alors à mon sens, les besoins euh… se situent aux niveaux euh… d’une part
de la gestion-comptabilité euh… étant donné que les porteurs de projet et les chefs
d’entreprise au départ ont un savoir-faire technique, mais n’ont pas ou peu de
connaissance particulière en terme de gestion, comptabilité, fiscalité. Par ailleurs, on
remarque qu’ils ont un besoin euh…énorme en terme de développement commercial,
comment se vendre, comment se faire connaître,… Autre point euh… la bureautique,
euh… les chefs d’entreprise artisanale ne sont pas tous experts dans la pratique de
Word, Excel ou autres logiciels, ils peuvent être amenés à demander à être formés sur
l’utilisation de logiciels tel que Photoshop par exemple pour pouvoir se créer euxmêmes des documents commerciaux euh…, mais je pense que euh… moi ce que je
vois en pratique, c’est vraiment le développement commercial. Par ailleurs, on
remarque que nos chefs d’entreprise artisanale ont besoin de se former au niveau de
leur métier euh… c’est-à-dire d’avoir des formations techniques, alors euh… en ce qui
concerne l’artisanat, il y a deux cent cinquante métiers, donc euh… je ne le l’ai pas dit
en présentation, mais il y a de nombreuses activités aussi bien le bâtiment que la
coiffure que l’esthétique, que la fabrication d’objets que l’entretien de jardins, les
métiers de l’alimentaire mais aussi les métiers d’art, etc. Il y a vraiment une multitude
de métiers et dans tous ces métiers, on a besoin de se former tout au cours de la vie
euh… donc les chefs d’entreprises artisanales, nous demandent régulièrement des
formations techniques sur leurs métiers, or la Chambre de Métiers et d’Artisanat ne
propose pas ou peu de formations techniques, dans ce cas, on leur propose de
contacter les organisations professionnelles ou syndicats professionnels qui peuvent
les informer sur les formations existantes ou d’autres organismes tel que l’AFPA par
exemple. Dans ce cas, ils peuvent faire appel au fond d’assurance formation pour
lequel ils cotisent pour demander une aide au financement de ces formations qu’elles
soient d’ailleurs techniques ou autres. Pour finir sur le fond d’assurance formation,
c’est ce qui nous aide à financer les formations dont on a parlé tout à l’heure, gestion,
comptabilité, développement commercial, que l’on propose gratuitement aux chefs
d’entreprises, si ce n’est quelques frais de dossier, voilà…
L1N4Q4: Selon vous, est-ce que la formation à distance pourrait répondre à ces
besoins ?
139
L2N4Q4: Je pense que la formation à distance pourrait répondre à ces besoins pour
une partie de notre public, euh… dans la mesure où on remarque que certains chefs
d’entreprise dans l’artisanat ne sont pas très familiarisés avec l’outil informatique ou
l’utilisent pour la gestion quotidienne de l’entreprise mais euh…n’aiment pas vraiment
utiliser l’outil informatique et c’est pourquoi euh… peut-être il serait intéressant euh…
de la proposer pour une partie, peut-être la nouvelle génération des chefs d’entreprises
artisanales euh… qui connaissent mieux l’outil informatique et qui seraient à même de
se former à la maison euh… par eux-mêmes.
L1N5Q4: Sur quels types de contenus ?
L2N5Q4: Euh… sur quels types de contenus ? Euh… je pense les formations liées à la
bureautique, peut-être les langues vivantes. Alors sachez que nous réfléchissons en ce
moment à la question de la formation à distance pour nos entreprises artisanales.
L1N6Q5: Trouvez-vous que la formation à distance apporte des avantages par rapport
à la formation présentielle ?
L2N6Q5: Selon moi, le principal avantage de la formation à distance pour nos
entreprises est que donc les chefs d’entreprises et leurs conjoints pourraient se former
au moment où ils le veulent sans être bloqués par un calendrier de formation. Ça me
semble bien adapté aux chefs d’entreprises, artisanales ou pas d’ailleurs, dans la
mesure où ils ont un emploi du temps en « dent de scie » si on peut dire, ils vont faire
des travaux ou des prestations de manière irrégulière donc la formation à distance leur
permettrait lorsqu’ils ont du temps à passer chez eux et pas chez le client ou dans leur
entreprise de pouvoir se former. Je rappelle, euh… j’en profite pour rappeler que ça
pourrait être aussi le chef d’entreprise, ou son conjoint ou peut-être aussi des salariés
en fonction des thèmes choisis. Par contre, je notre un pré requis, à savoir que la
personne utilisatrice de la formation à distance doit avoir une certaine autonomie. En
ce qui concerne notre public de chefs d’entreprises artisanales, je l’ai déjà précisé tout
à l’heure mais ça n’est pas le cas de l’ensemble de nos entreprises actuellement, donc
autonomie en terme d’utilisation de l’outil informatique et en terme d’apprentissage
peut-être.
L1N7Q6: Pouvez-vous m’indiquer comment vous vous représentez la formation à
distance ?
140
L2N7Q6: A mon sens, la formation à distance n’est pas un simple document type PDF
à lire sur l’écran, mais plutôt euh… des formations interactives un peu comme les jeux
vidéos avec des exercices pratiques euh… des corrections, des choses euh…
vraiment interactives euh… j’insiste sur le fait que selon moi, ces formations euh…
doivent être d’une grande simplicité d’utilisation et pratiques, ludiques pour la personne
qui l’utilise et autre point, je pense que le fait de pouvoir contacter quelqu’un en cas de
problème est indispensable pour ne pas rester devant son écran bloqué euh… par un
problème technique ou de contenu, voilà…
L1N8Q7: Quel type de logique ou de modèle pédagogique vous semblerait le plus
adapté aux besoins de votre public ?
L2N8Q7: Je pense qu’il serait bien de proposer une formation à la fois avec un
formateur à de la Chambre de Métiers et d’Artisanat et à distance pour plusieurs
raisons. Alors, pourquoi la formation « physique » à la Chambre de Métiers ? Parce
que à mon sens euh… enfin pour que les chefs d’entreprise aient quelqu’un en face à
face pour les encadrer, leur expliquer des choses plus précisément et surtout les
remotiver, en particulier si c’est une formation qui dure sur plusieurs jours ou sur
plusieurs semaines… Ensuite euh… pourquoi une formation à distance ? A mon avis
pour éviter les déplacements et leur permettre de se former à la maison ou dans
l’entreprise selon leur situation en fonction de leur emploi du temps ou euh… enfin en
fonction aussi du type de contenu, de la formation qu’ils ont choisi. Je vois quand
même plusieurs freins, des choses à noter par rapport à ce public que sont les chefs
d’entreprise
dans
l’artisanat
euh…
première
chose
que
j’ai
déjà
évoqué
précédemment, euh… dans l’ensemble en tout cas euh… c’est un public qui est
encore peu familiarisé avec l’outil informatique, vraiment dans son ensemble, ensuite
euh… c’est quand même un public qui est difficile à motiver pour de la formation, en
règle générale, c’est un public qui au départ a un savoir-faire technique, qui est
passionné par son travail, travail manuel, aussi intellectuel, mais surtout manuel et ces
personnes vont chercher des informations qui vont être concises, qui vont être
pratiques, et réutilisables dans la foulée très facilement. Euh… il faut aussi noter, un
public qui généralement a fait peu d’étude, qui va avoir fait, enfin une fois de plus c’est
dans son ensemble, en règle générale, mais c’est un public qui a fait souvent des
formations techniques CAP, BEP ou autre et donc qui a besoin de concret, qui n’aime
pas les formations trop longues et trop théoriques euh… moi je le vois très bien lorsque
j’anime les stages de préparation à l’installation, il faut du pratique, du concret et pas
141
du « blabla » si on peut dire. Euh…. ensuite…euh… je pense que si la Chambre de
Métiers propose des formations euh…longues, ça risque de bloquer pour les raisons
qu’on a évoqué, le manque de temps pour les chefs d’entreprise et la difficulté à les
capter pour des formations et des formations longues en particulier. Il ne faut pas
oublier qu’une journée en formation c’est une journée sans chiffre d’affaires, il faut
donc que la formation soit efficace et qu’elle permette un retour sur investissement
rapide. Je pense que si on se lance dans la formation à distance, il faudra aussi
sélectionner les thèmes et je pense qu’on ne peut pas tout faire, faire toutes les
formations à distance, bon les formations métiers qu’on ne fait pas ou peu, ça me
paraît quand même difficile, les formations commerciales, ça me paraît difficile de faire
une formation commerciale dans son ensemble en formation à distance, je pense que
le contact physique avec l’animateur est très important. En revanche, je pense qu’un
mix, essayer sur un thème, une formation avec consultant et une partie à distance
pourrait être très intéressant.
142
Entretien n°2 : Michel Campaner – Société Netizis
L1N1Q1: Pouvez-vous me présenter votre société ?
L2N1Q1: Alors…euh… notre société est spécialisée dans les solutions Web.
Concrètement nous proposons des développements techniques spécifiques et nous
développons des sites internet sous forme de Packs tout en un pour tous types
d’activités et dans toute la France. Nous sommes statués en SARL depuis 2002…
nous sommes 3 personnes et euh… nous travaillons donc exclusivement en « BtoB »
avec des sociétés de différentes tailles. Notre société est basée à Vesoul.
L1N2Q2: Quels sont vos besoins en terme de formation ?
L2N2Q2: Euh…nous n’avons pas de besoins en terme de formation. Du moins nous
avons plutôt des besoins en terme d’information. Euh... Notre activité sur internet nous
oblige à nous informer sur des nouvelles technologies pour nous et nos clients. La
veille d’information est très importante dans notre domaine d’activité et je trouve que
cela peut être lié à la formation. En ce qui concerne l’aspect formation, effectivement
on s’autoforme sur des mises à jour de logiciels, sur d’autres langages de
programmation. Les besoins en terme de formation seraient plutôt à proposer du côté
de nos clients euh… c’est à dire que notre offre de packs de sites internet permet à
nos clients euh… d’effectuer eux-mêmes la gestion de leur contenu et nous devons les
former à l’utilisation de l’outil d’administration de leur site. Ces formations concernent
généralement un responsable dans la société voire parfois plusieurs personnes, voire
plusieurs
services
euh...
également
pour
notre
réseau
de
revendeurs
qui
commercialisent nos produits et qui doivent euh... parfaitement les connaître pour
pouvoir les présenter à leurs clients. A ce propos, nous avons imaginé un site d’infos
permettant à nos revendeurs de pouvoir télécharger des notices commerciales et
techniques sur nos services proposés euh… dans un premier temps en format papier
électronique, du PDF mais euh…également y ajouter des vidéos, pourquoi pas…
Encore faut il avoir le temps de le faire en interne ou de le faire faire, mais tout cela a
un coût…
L1N3Q3: La formation à distance pourrait-elle répondre à ces besoins ?
L2N3Q3: En ce qui concerne l’équipe en interne, nous n’avons pas vraiment utilisé la
formation à distance pour le moment. Euh... nous utilisons des didacticiels sur des
143
sites pour certains logiciels euh… on s’est formés sur Google adwords avec leur
service en ligne mais c’est tout pour le moment. J’ai remarqué qu’il existait des
contenus vidéo sur certains sites pour certains logiciels que nous utilisons mais nous
n’avons pas eu l’occasion d’essayer euh…ou peut être par manque de temps. Par
contre concernant nos clients pour revenir sur les formations « back office » de gestion
de contenu de site, on imagine à l’avenir proposer des didacticiels vidéo en ligne pour
gagner du temps et assurer un meilleur service. La même chose pourrait se faire pour
notre réseau de revendeurs.
L1N4Q4: Trouvez-vous que la formation à distance apporte des avantages par rapport
à la formation présentielle ?
L2N4Q4: J’imagine que cela apporte de nombreux avantages…euh…un gain de
temps. Le fait de se former directement sur son ordinateur, c’est pratique. Je pense
aussi que cela permet de se former au moment que l’on veut. Le coût aussi ! Je pense
que cela doit revenir moins cher qu’une formation traditionnelle. Comme je vous l’ai
dis, nous formons aussi nos clients, et euh… nous avons constaté, que nous passons
beaucoup de temps au téléphone pour expliquer à nos clients comment fonctionne
l’application qu’ils utilisent euh… pour administrer leur site internet. Nous passons tout
ce temps au détriment de notre développement technique et commercial et j’avoue
euh… que c’est un peu rébarbatif à force de tout le temps répéter la même chose et de
toutes façons, nous ne sommes pas un organisme de formation euh… nous n’avons
pas de locaux permettant d’accueillir du public et de toutes façons nous ne formons
que quelques personnes à la fois, à vrai dire euh… nous n’avons jamais pensé à
regrouper plusieurs clients pour organiser une session de formation, de toutes façons,
ça ne serait pas évident car chacun à ses obligations…
L1N5Q5: Comment vous représentez-vous la formation à distance ?
L2N5Q5: Alors j’imagine qu’il doit exister différents supports euh… différents outils... Je
sais qu’avec internet on peut proposer des visioconférences, des contenus
« richmedia », des QCM euh… le fait d’avoir un formateur par téléphone, par chat ou
par email… Je pense donc que des contenus de formation doivent être disponibles et
accessibles par un outil interactif, euh… une assistance humaine doit être proposée en
cas de problèmes ou d’aide euh… et un contrôle de connaissances doit permettre de
vérifier si le formé a bien assimilé le contenu de formation. Cela doit avoir la forme de
différents exercices sous forme de jeux et euh… de questionnaires, mais comme je
144
vous le disais tout à l’heure, à ce jour nous avons plutôt eu recours à de l’auto
information, si je peux dire, donc il s’agit de texte à lire, de tutoriels en ligne qui se
présentent euh… sous forme de vidéos ou de simulations où on réalise des
manipulations, euh… il existe un site qui s’appelle emob qui propose des vidéos
intéressantes sur les logiciels que nous utilisons, mais euh… il ne faut pas que les
vidéos soient trop longues car on reste passif devant l’écran et on a tendance à
s’ennuyer, j’ai bien être actif et c’est valable aussi pour la formation, c’est pour ça aussi
que euh… en formation traditionnelle j’apprécie quand on fait des exercices plutôt que
des cours théoriques.
L1N6Q6: Quel type de logique ou de modèle pédagogique vous semblerait le plus
adapté à vos besoins ?
L2N6Q6: Alors attention, moi je ne suis pas un spécialiste des « modèles
pédagogiques », je parle un peu de formation parce que je suis confronté aux besoins
de mes clients, vous savez, ce sont euh… principalement des petites entreprises, des
commerçants, des artisans, des agents immobiliers, des restaurateurs qui euh… font
appel à nous parce qu’ils veulent avoir une visibilité sur le net et euh… nous demande
de réaliser leur site internet, donc euh… je ne sais pas trop quoi vous dire à propos
des modèles pédagogiques, nous faisons les choses de façon instinctive, aucun de
nous n’est vraiment spécialisé dans la formation, à la base, notre métier c’est le
développement web et pour ma part, j’ai plutôt un profil de commercial mais je me suis
ensuite reconverti dans le développement web, mais euh… disons que nous sommes
amenés à proposer des formations à nos clients pour qu’ils apprennent à se servir de
nos solutions. Donc je peux donner mon avis par rapport à ce que je pense être bien
pour mes clients et par rapport à ce qu’ils me disent… Alors ils n’ont pas trop de temps
à consacrer à la formation et pas toujours la patience aussi il faut dire, alors euh… il
faudrait des petits modules de formation bien ciblés que l’on pourrait trouver à
l’intérieur même de notre application. On pourrait par exemple ajouter des boutons
dans notre application et ça permettrait d’accéder à une vidéo qui expliquerait la
fonctionnalité concernée. L’autre jour, mon associé me faisait également remarqué que
l’on pourrait mettre en place un forum où nos clients pourraient poser des questions,
mais euh… il faut du temps aussi pour répondre aux différents messages et il faut
animer aussi si l’on veut que ça vive, si ça fonctionne bien, l’idée est qu’il puisse
échanger leurs idées, leurs techniques, faire en sorte qu’il y ait une communauté
d’utilisateurs, une sorte de communauté de pratique comme on en trouve sur le web
sur différents sujets mais euh… pour cela il faut qu’il y ait des membres actifs, les
145
piliers du forum et nos clients n’ont pas forcément le temps et ne sont pas forcément
passionnés par leur site internet, généralement euh… ce sont des gens passionnés qui
participent à des forums. Je crois quand même qu’un espace d’échange pourrait être
intéressant, d’autant que ça nous permettrait de pouvoir recueillir plus efficacement les
demandes des utilisateurs et voir s’il y a des besoins communs en terme de nouvelles
fonctionnalités, enfin, voilà, je ne sais pas si j’ai répondu à la question, mais il me
semble que c’est une façon de voir les choses.
146
Entretien n°3 : Michèle Guerrin – Société Onlineformapro
L1N1Q1: Pouvez-vous me présenter votre société ?
L2N1Q1: Alors notre société s’appelle Onlineformapro, c’est une entreprise sous la
forme d’une S.A. qui a été créée il y a une dizaine d’années, en fait dès le début et on
se consacre exclusivement au secteur appelé euh… le e-learning, alors derrière ce
mot qu’est ce que l’on développe et qu’est-ce l’on commercialise, alors le e-learning ça
va de plateformes appelées Learning Management System LMS à des contenus
étagères mais aussi des développements spécifiques notamment pour des grands
groupes, des plateformes collaboratives et puis des webconférences ainsi que du
tutorat puisque dès le départ nous avons conçu et nous pensons que le e-learning doit
être accompagné d’un tutorat actif. Aujourd’hui, nous trente neuf salariés, nous avons
un catalogue de plus de mille modules et nous travaillons aussi bien en France qu’à
l’étranger, mais je vais dire, dans l’espace Francophone.
L1N2Q2: Pouvez-vous me présenter plus précisément votre activité de formation
professionnelle ?
L2N2Q2: Alors tout à fait, c’est vrai que je ne l’ai pas précisé, nous sommes dans le
secteur du e-learning mais dédié à la formation de salariés donc à la formation
professionnelle qui vont des demandeurs d’emploi jusqu’aux salariés euh… quels
types de salariés ? Aujourd’hui nous avons plus des salariés de grands groupes que
des salariés de PME voir même de TPE pour une raison simple. Alors qu’on pourrait
penser euh… que le e-learning est une réponse à toutes les problématiques euh… de
compétences que euh… ont actuellement les TPE et les PME euh… par contre leur
besoin en formation est vraiment ciblé sur des besoins dits de développements
spécifiques donc des formations métiers et qui dit des développements spécifiques aux
formations métiers dit un investissement lourd au départ qu’une TPE notamment ne
peut pas supporter. A l’heure d’aujourd’hui les OPCA qui ont bien ce rôle de
mutualisation de fonds pour permettre à des TPE d’accéder à la formation
professionnelle n’ont pas encore franchi le pas de consacrer des fonds pour mutualiser
euh… des ressources et faire développer des contenus qui correspondent aux besoins
des TPE, je pense que d’ici quelques années ce pas sera franchi et de ce fait, les TPE
et donc leurs salariés pourront bénéficier vraiment de formations adaptées à leur
besoin de compétences. Je vais dire, c’est d’autant plus important à l’heure
d’aujourd’hui et actuellement avec la crise où l’on sait que les TPE et PME qui devront
147
franchir ce cap, auront besoin de compétences multiples et variées pour leurs salariés
et on s’aperçoit dans toutes les statistiques d’ailleurs actuellement que les
compétences des salariés des TPE, PME et PMI sont en chute libre, les derniers
chiffres que j’ai pu consulter ont montrés une perte de niveau de compétences de 10 à
18% selon les secteurs, ce qui entrave leur activité en France mais surtout ce qui les
pénalise énormément pour aller à l’export, nous sommes un pays où les TPE, PME,
PMI euh… sont le moins présentes à l’export et je pense que ce manque de formation
fait partie de leur problème pour exporter.
L1N3Q3: A ce propos, quels sont les principaux besoins des TPE en terme de
formation ?
L2N3Q3: Alors en terme de formation je vais dire, on va retrouver les deux secteurs
très classiques qui sont tout ce qui est Management Ressources Humaines puisque
souvent les patrons de ces TPE sont plutôt venus sur ce secteur de chef d’entreprise
de part des savoirs faire et non pas obligatoirement les savoirs être ou les savoirs faire
entre guillemets d’un chef d’entreprise donc on va retrouve tout ce qui est gestion,
management des ressources humaines, anticipation sur les marchés à venir, pluri
compétences donc c’est le premier secteur et le deuxième secteur va concerner leurs
salariés et là on va trouver en fait, je vais dire là, la palette va être assez large, c’est
une recomposition permanente de leur métier et faut pas croire, tous les secteurs sont
touchés, on pourrait penser par exemple que le secteur du bâtiment n’est pas touché
par les nouvelles technologies, que la menuiserie n’est pas touchée par les nouvelles
technologies et pourtant on s’aperçoit que si, ça passe par des plans DAO, des
moyens de communication avec les clients qui utilisent ces techniques, donc un besoin
de pluri compétences côté culture numérique pour les salariés, premier point, et puis
enfin pour les salariés, un deuxième point qui existait avant et qui se pratique toujours
avec de la formation présentielle mais dont ces salariés sont un peu exclus du fait des
horaires, du fait des déplacements, c’est tout les savoirs faire métiers avec toutes les
évolutions technologiques qui y sont liées et bien souvent on s’aperçoit que les métiers
évoluent et que les salariés n’ont pas pu bénéficier de formation professionnelle et
monter en compétences et c’est pourquoi dans une étude récente je constatais cette
euh… et je lisais que les compétences des salariés de TPE PME avaient baissées de
10 à 18% ce qui entrave leur compétitivité à l’international comme au niveau national.
L1N4Q4: Vous êtes spécialisées dans le domaine de la formation à distance, en quoi
ce mode de formation pourrait répondre à leurs besoins ?
148
L2N4Q4: Alors la première je vais dire, qui est la réponse la plus simple, c’est que c’est
une formation qui est disponible vingt quatre heures sur vingt quatre, ce qui veut dire
que tout salarié pourra à un moment ou à un autre accéder à cette formation, je pense
notamment à des jours d’intempéries pour le bâtiment, je pense à une heure ou deux
par journées lorsque l’activité est moindre dans les secteurs du service ou du
commerce, ce qui n’est pas du tout envisageable en présentiel où il faut ce déplacer
dans un centre, qui plus est souvent les centres spécialisés dans des savoirs faire bien
particuliers sont éloignés du lieu de l’entreprise, donc la première réponse c’est celle
là. La deuxième, de part l’utilisation de ce mode d’apprentissage, ils vont aussi baigner
dans ce monde des nouvelles technologies qui va être un complément quasi en trame
de fond par rapport aux pratiques qu’ils vont devoir avoir de plus en plus avec leurs
clients futurs ou leurs clients actuels et enfin on peut penser aussi, mais là, il faudra
qu’on touche à l’évolution des mentalités, toute une partie de travail collaboratif,
puisque dans la formation à distance, je vais dire, on va trouver deux registres, le
premier c’est des contenus, des modules d’autoformation mis à disposition et donc
disponibles quand on le souhaite, mais parallèlement à ça on peut mettre en place tout
un dispositif d’échange, de collaboration, de mutualisation et d’enrichissement mutuel
entre les salariés qui ont eux des compétences à transmettre et je pense aussi par
exemple dans ce cas où on s’inquiète beaucoup avec le départ de salariés plus ou
moins âgés qui n’ont pas pu mettre à disposition ou faire profiter de leurs compétences
à des jeunes entrant dans l’entreprise, notamment des apprentis par exemple. Là, à
travers ces dispositifs de formation à distance, dits « e-learning », on pourrait
envisager toute cette accumulation, cette mutualisation de compétences qui pourrait à
terme enrichir les nouveaux employés d’une société de petite taille.
L1N5Q5: Quels sont pour vous les avantages de la formation à distance par rapport à
la formation présentielle ?
L2N5Q5: Par rapport à la formation présentielle, je vais dire, ça va se résumer en deux
mots, on sait aujourd’hui que les salariés de TPE sont en moyenne 2% à avoir eu dans
les trois années au maximum deux journées de formation donc à l’heure d’aujourd’hui,
elle est quasi inexistante tout ça pour des problèmes de temps et de déplacement donc
l’avantage, il est flagrant, il n’est même pas à démontrer, c’est leur donner les
possibilités d’accéder à des modules de formation.
149
L1N6Q6: Quel type de logique ou de modèle pédagogique vous semblerait le plus
adapté aux besoins de ce types de public ?
L2N6Q6: Alors est-ce qu’il y a un modèle adapté ? Je dirai qu’il y a des modèles
adaptés en fonction des contenus et des objectifs visés par la formation. Alors tout à
l’heure de présentais deux types de formation, la formation pour le chef d’entreprise et
la formation pour les salariés, je vais déjà différencier l’approche pédagogique et on
verra ensuite que ça peut encore se décliner sur les métiers et les savoirs faire. Si je
prends la formation du côté des chefs d’entreprise, c’est plutôt des formations à la
gestion, comptabilité, euh… marketing, management, ressources humaines euh… on
peut très bien envisager des modules d’autoformation tutorés, pour qu’il y ait aussi un
espace d’échange avec un tuteur compétent, on peut envisager des chats d’expert ou
des visioconférences à un instant T qui pourront être enregistrées pour que le chef
d’entreprise qui n’est pas disponible à cet instant puisse consulter ces visios
enregistrées et puis bien évidemment, on peut envisager un travail collaboratif euh…
pour les chefs d’entreprise, je vois ce travail collaboratif je vais dire euh… beaucoup
moins important que pour les salariés, pourquoi ? Parce que le métier euh… de chef
d’entreprise, comme on a l’habitude de le dire euh… est un métier solitaire, où on est
seul face à des décisions à prendre, face à des problèmes de gestions et de
management et que, avec la culture française actuelle, il est difficilement envisageable
d’imaginer, même si dans un monde idéal ce serait peut-être une des solutions,
euh…un travail d’échanger, de mutualiser et de collaboration entre différents chefs
d’entreprise, parce que derrière il se profile toujours quand même cet esprit de
concurrence, et qu’on ne souhaite pas aller au delà d’un certain niveau de
communication. On le voit en présentiel dans ce type de formation, on a plutôt un
formateur qui dispense un contenu et puis au mieux, on a un jeu de rôle qui va mettre
en application les compétences que l’on a entendues et acquises lors du discours
formatif du formateur. Alors on peut et je vais dire, ce sera là la limite euh… de ce que
je vais appeler « mutualisation compétences mise en situation », maintenant avec les
évolutions et les prouesses techniques et technologiques, euh… bâtir alors non pas
des serious game parce qu’on a peut être pas un public qui est ouvert encore à ces
techniques là, mais bâtir des jeux de rôle interactifs où le chef d’entreprise va pouvoir,
à travers différentes situations, faire des choix et voir les résultats de ses choix, et bien
soit sur l’évolution de son chiffre d’affaire, soit sur des pratiques de management et
donc là, être l’équivalent de ce qu’il pratique en présentiel. La deuxième partie,
l’approche pédagogique, ça concerne les contenus pour les salariés, donc je vous
disais où là on est plus sur des savoirs faire et là, la palette est large hein puisque
150
euh… pour citer un slogan publicitaire de la CGPME « nous représentons un million
de métiers » euh… ça veut bien dire ce que ça veut dire, derrière on a une palette de
savoirs faire énorme. Ça veut dire qu’entre une TPE qui est dans le secteur de
l’industrie, une TPE qui est dans le secteur de l’agro-alimentaire, un artisan qui est
carreleur, on s’aperçoit tout de suite que les contenus sont totalement différents, voir
des producteurs agricoles qui sont confrontés maintenant aux dossiers de budgets
européens ou de normes européennes donc l’idée que j’avais d’ailleurs émise au
départ, c’est de mutualiser à travers les OPCA et de développer des contenus
d’autoformation qui seront appropriés aux contenus euh… aux savoirs faire métiers,
donc ça pourra être des mises en situation, ça pourra être des apports de contenus
euh… plus ou moins ludiques et multimédias pour que ce ne soit pas rébarbatif, ça
pourra être des jeux de rôle, mais je crois là par contre que contrairement à ce que je
disais tout à l’heure pour les formations concernant le chef d’entreprise qu’on pourra
aller plus loin dans l’échange et la collaboration entre les salariés, pourquoi ? Parce
que je crois que chaque salarié au fil de l’eau et au fil de l’exercice de sa profession,
acquiert des tas de compétences qui hélas euh… puisqu’il y a très peu de temps
d’échange, ne peuvent pas être mutualisés au sein de ces TPE comme le font certains
groupes, pour citer EDF qui en un an a mutualiser tous les savoirs faire des
opérateurs, réparateurs sur site et en a sorti des cours sous forme de fascicule mis à
disposition de tous les opérateurs. Donc là, on a l’opportunité, d’un côté avec des
modules d’autoformation de faire évoluer les compétences et de l’autre côté avec des
travaux collaboratifs sous forme de chat, écriture collaborative, comptes rendus
d’expérience, de mutualiser et de replacer aussi le salarié en position de compétences
acquises et de lui permettre de transmettre ses compétences notamment à un public
jeune, ce que je vous précisais dès le départ. Ça on ne le trouve pas, déjà parce qu’il y
a très peu de temps de formation présentielle et on ne le trouve pas parce que même
quand des salariés ont la chance de participer à une journée de formation présentielle,
ces journées sont tellement verrouillées, bouclées dans le contenu que toute cette
mutualisation n’est pas possible et très souvent c’est un salarié parmi d’autres salariés
et donc l’esprit de mutualisation plutôt inter et intra entreprise ne se fait pas.
151
Entretien n°4 : Jean-Pierre Roudault – Société EFC
L1N1Q1: Pouvez-vous me présenter votre société ? (activité, nombre de salariés, date
de création, statut juridique, zone de chalandise,…)
L2N1Q1: Je représente la société EFC Electricité France Comté, c’est une société
sous forme d’une SARL, qui va bientôt fêter ses vingt ans puisqu’elle a été créée en
1990. Aujourd’hui, nous sommes quinze salariés et nous intervenons, on va dire euh…
à 60% sur le département de la Haute-Saône sur les trois autres départements de la
Franche Comté avec une légère majorité sur le département du Doubs. Euh…
Electricité France Comté, ça veut tout dire et rien dire, ça veut dire qu’on est dans le
secteur de l’éléctricité, mais qu’est ce que l’on fait exactement, en fait nous sommes
spécialisés dans tout ce qui est installation électrique, et nous nous orientons depuis
deux ou trois ans un petit peu sur de la domotique.
L1N2Q2: Quels sont vos besoins en terme de formation en tant que chef d’entreprise
et également pour vos salariés ?
L2N2Q2: Vous touchez là un point sensible sur lequel euh… j’ai justement beaucoup
de problèmes, nous sommes dans un secteur qui demande une mise à jour régulière
de nos compétences, mais nous sommes aussi dans un secteur où voilà euh… le
client est roi et j’ai quinze salariés, j’ai des petits, des moyens et des gros chantiers et
entre les déplacements alors que je m’étais toujours dis que je consacrerais du temps
à la formation pour mes salariés euh… j’ai beaucoup de mal à libérer mes salariés,
encore il y a quinze jours, j’avais programmé et inscris deux de mes chefs de chantier
à une formation sur les nouvelles normes européennes concernant la domotique et le
réglage des chaudières par ce système et pas de chance, on a eu un problème sur un
chantier et la veille, j’ai du annuler, à mon grand regret et au leur d’ailleurs euh… la
journée de formation parce que j’étais tenu par des délais sur le chantier sur lequel je
m’étais engagé. Donc la formation pour moi et mon entreprise est vraiment mon souci
permanent. Je peux dire d’ailleurs qu’à mon goût aujourd’hui mes salariés n’ont pas
euh… le niveau de compétences que je voudrais, alors j’ai quelques salariés que j’ai
pu faire former, qui ont acquis ces compétences, qui les mettent certes en pratique et
que je sollicite souvent sur de nombreux chantiers, mais puisque les journées sont bien
pleines dans les tâches qu’ils ont à réaliser sur les chantiers, ne peuvent pas
transmettre ces compétences aux autres salariés. Que dire euh… si ce n’est euh…
parce que ça fait vingt ans que je tourne ça, je ne sais toujours pas comment faire
152
bénéficier tous mes salariés de formation. Quand je dis formation, c’est des formations
techniques pour partie encore que celles là, on arriverait pour partie à transmettre
euh… pour partie euh… quelques savoirs faire et quelques compétences techniques
au sein de l’entreprise, par contre il y a des formations, notamment sur les normes
européennes, notamment sur la sécurité des personnes, il m’est arrivé d’avoir
quelques accidents et je pense que c’était du à un manque de formation, que je ne
peux absolument pas faire en interne. Un autre point, nous nous sommes lancés dans
la domotique donc là, d’autres techniques sont nécessaires notamment en
électronique. J’ai la chance d’avoir embauché un jeune qui a un niveau bac+2 qui a
quelques compétences dans ce secteur, mais ce manque de compétences aujourd’hui
me fait terriblement défaut puisque je ne peux pas répondre à de nombreuses
demandes alors que c’est un marché qui est un marché naissant et que je pense qu’il y
a de l’avenir pour si ce n’est le développement de la société mais voir sa pérennité
dans le temps euh… est capital pour nous. Donc si vous avez des solutions à me
proposer par rapport à la formation, je vais vous dire, je suis tout de suite à l’écoute.
L1N3Q3: La formation à distance pourrait-elle répondre à ces besoins ?
L2N3Q3: La formation à distance alors euh… oui, j’en ai vaguement entendu parler, en
fait euh… un peu plus que vaguement puisque j’ai eu la chance de découvrir il y a peu,
il y a six ou huit mois euh… cette formation qu’ils appellent e-learning à travers un
groupement qui s’est fait en Haute-Saône, ça s’appelait un Pôle d’Excellence Rurale et
à travers cette initiative, on nous proposait en tant que chef d’entreprise l’accès à des
modules de formation, on pouvait se connecter à partir de son ordinateur chez soit
euh… il suffisait d’être connecté à internet et on m’a proposé deux formations, il y avait
un catalogue, j’en ai choisi deux, il y en avait une en bureautique parce que j’avais
quand même quelques problèmes et quelques soucis je vais dire d’efficacité sous
Excel et quand j’ai vu que cette formation existait je me suis inscris et une deuxième
qui avait comme intitulé, je ne sais plus l’intitulé exact mais ça concernait du
management. Euh… je vais vous dire que je m’étais inscris et pendant un mois ou
deux, l’inscription était restée sur mon bureau euh… je n’y avais pas prêté attention et
puis un soir, je ne sais pas pourquoi je me suis rappelé que j’avais ce code et je me
suis dis je vais aller voir ce que c’est. J’ai été très étonné parce que… ben j’ai
l’habitude un p’tit peu quand même des achats sur internet, de voir des sites web et
d’un seul coup, je me suis presque pris au jeu, j’ai commencé par Excel. Excel, c’est
vous voyez, je manipule Excel pour mes devis, mes suivis, mais j’ai appris comme ça
sur le tas, j’ai fais il y a quatre ou cinq ans une journée de formation à la Chambre des
153
métiers, mais pas plus. Il me semblait que je n’étais pas très efficace, et puis j’ai suivi
cette formation où là d’un seul coup, à mon rythme, on m’apprenait, c’était sonorisé, on
voyait l’écran, c’était comme si j’étais dans le logiciel et on m’apprenait les
manipulations et justement, j’étais intéressé par les tableaux croisés dynamiques,
j’avais vu que ça pouvait, on discutait des fois avec les chefs de chantiers, les maîtres
d’œuvre qui suivent nos chantiers et qui me disaient toujours que je pouvais faire des
tableaux croisés dynamiques pour mes câblages, enfin je vais pas rentrer dans le
technique, et je ne savais pas du tout comment m’y prendre, donc j’ai cliqué sur
Tableaux croisés dynamiques et là, j’ai pu euh… petit à petit suivre, et vous allez pas
me croire, j’ai commencé à 22h et à minuit, j’étais encore sur ce module et tout de
suite, j’ai voulu essayer avec mes données euh… personnelles. Donc comme ça, au
premier regard je vais vous dire que je ne m’attendais pas, je n’imaginais pas ce que
pouvais être la formation à distance, ça, ça concerne Excel, j’ai du coup le week-end
suivant ouvert le module en management. Je m’attendais à avoir un fascicule à lire et
vous savez, dans nos métiers, on ne lit pas forcement euh… beaucoup de choses et
là, j’ai vu des personnages, des dialogues, j’écoutais, on me demandait quelle décision
j’allais prendre par rapport à un conflit que l’on voyait dans une entreprise et je me suis
pris au jeu, je vais quand même vous dire honnêtement, j’ai suivi, là ça a duré une
heure parce que le module dure une heure et il m’en reste quand même trois à faire
alors vous voyez je ne suis pas très assidu et pourtant, ça m’a intéressé, mais je n’ai
pas fini les trois modules pour lesquels je suis inscris, mais je vais y retourner.
L1N4Q4: Vous qui avez suivi une formation à distance pouvez-vous me dire les
avantages que vous avez trouvés par rapport à une formation présentielle ?
L2N4Q4: Si vous voulez quand je suivais la formation, je me suis dis tout de suite, voilà
ce qu’il faudrait pour de la formation pour mes salariés sur les normes, la sécurité, je
voyais vraiment ça, mais je ne sais pas, vous me direz peut-être après, je ne sais pas
si ça existe. Là pourrait peut-être leur permettre de se former d’une façon intéressante
et par petits morceaux d’une heure, donc voilà, la première réponse je viens de vous la
faire, « par petits morceaux d’une heure » parce que ben tiens par exemple,
aujourd’hui j’avais un chantier sur Besançon, on l’a fini à quinze heures. A cette heure
ci, je ne voulais pas remmener mon équipe de quatre salariés sur un autre chantier par
contre, ils sont revenus dans l’entreprise là où nous sommes. J’aurai très bien pu avoir
deux ordinateurs et mes quatre salariés se seraient mis sur une formation sur la
sécurité. Donc une heure euh… le problème de la formation en présentiel c’est qu’à
chaque fois ça dure une journée, j’en ai d’ailleurs rarement vu d’une demi journée, et
154
puis c’est jamais ici, c’est pas dans notre secteur, quand c’est au mieux à Besançon,
mais très souvent c’est Dijon voir à Paris, l’autre jour, ils m’ont proposés une formation
sur les normes européennes à Paris un mardi, comment voulez-vous que j’envoi trois
salariés à Paris un mardi, ça veut dire qu’ils partent le lundi, qu’ils rentrent le mercredi,
donc c’est trois jours de travail foutus pour l’entreprise. Donc à ce niveau là déjà ça ne
va pas et puis encore je vais vous dire, sur certaines formations il y a bien à redire
parce que c’est pareil, il y a dix ou douze personnes, dans la salle qui n’ont pas les
mêmes niveaux, j’ai une fois tenté une formation sur la domotique quand j’ai essayé de
démarrer ce secteur là, eh bien dans la salle quand ils sont revenus mes deux salariés,
et pourtant ils mettaient de la bonne volonté et bien quand ils sont revenus, ils m’ont
dit, on était dix, alors bien sûr, nous on connaît un peu, mais très très peu, mais on
avait avec nous des jeunes qui avaient fait des bac pro, des BTS, et qui demandaient
des informations qu’on ne comprenait pas, donc ils m’ont dit en gros sur notre journée,
sur les six heures, on a deux heures où on a appris quelques choses, et encore, et
encore, parce que si on ne met pas en pratique tout de suite, je ne sais pas ce qu’on
va retenir.
L1N5Q5: Vous m’avez indiqué tout à l’heure que vous aviez suivi une formation à
distance, pouvez-vous m’indiquer comment vous vous représentez la formation à
distance mis à part les exemples que vous avez eu l’occasion de voir ?
L2N5Q5: Ça va être un peu difficile pour moi parce que voyez, ma seule connaissance
je veux dire, c’est vraiment récent, parce que on n’a pas toujours non plus le temps de
voir, vous savez pour la formation d’habitude, je vois plutôt ça avec mon OPCA, je dis,
il faudrait pour mon salarié une formation sur ci ou ça et c’est mon OPCA qui me dit, il
y a tel ou tel, ou on reçoit un catalogue, ou il y a tel ou tel organisme… euh… alors là
notamment là je vais leur en parler, mais pour l’instant mon OPCA ne m’a pas proposé
de module de formation comme j’ai vu pour moi, que j’ai essayé. Donc comment je
verrais ça euh… je ne sais pas combien ça coûte euh… je crois quand même que ça
coûte cher de faire alors, moi vous voyez sur la sécurité j’aurai deux ou trois salariés à
former donc l’idéal, ce serait d’avoir des modules d’autoformation où ils vont comme ça
une heure ou deux et puis je ne sais pas peut-être qu’après, mes salariés puissent
avoir un temps où ils puissent échanger sur ce qu’ils ont appris, quand ils mettront en
pratique sur les chantiers, parce que moi par exemple, je reçois beaucoup de
documentation mais bon vous voyez des fois je la lis, des fois je la ranges, peut-être
que euh…il faudrait un endroit, mais nous on est pas une entreprise de services, on a
pas des bureaux bien organisés, donc je ne sais pas, je crois que peut-être avec les
155
nouvelles technologies, des fois quand on recherche sur internet avec les fournisseurs,
on trouve les catalogues tout ça, il pourrait peut-être y avoir des espaces où aussi
euh… mes salariés pourraient accéder puis échanger des documents techniques ou
échanger des expériences sur leurs chantiers, alors entre eux déjà parce que je ne
pense pas que les concurrents euh…, bien que par exemple les Legrand je ais, ils
commencent à mettre des documents que des fois moi je vais chercher sur internet
avec des conseils techniques, je sais qu’il y a des salariés qui ont internet chez eux et
qui vont les regarder. Donc je ne connais pas assez le système pour vous dire ce que
j’imagine mais je pense qu’il y a sûrement beaucoup de solution à trouver, peut-être
même qu’elles existent, mais je ne les connais pas.
156
Annexe 14 : Structure hiérarchique d’une SACI
157
Annexe 15 : Analyse des entretiens
Références utilisées : de quoi est-il question ?
La fonction « Références utilisées » affiche, regroupés par classes d’équivalents et
triés par fréquence décroissance, les substantifs (références) utilisés dans le texte
ainsi que la fréquence d’utilisation. Seules les références significatives sont affichées.
Les références utilisées regroupent dans des classes d’équivalents les noms communs
et noms propres ayant un sens voisin, par exemple, « père » et « mère » sont
regroupés dans la classe « famille ».
Relations : quels éléments sont fréquemment associés ?
La fonction « Relations » affiche, triées par fréquence décroissante, les relations de
cooccurrence entre les classes d’équivalents ainsi que leurs fréquences d’apparition
dans le texte.
Les relations indiquent quelles classes d’équivalents sont fréquemment reliées
(rencontrées à l’intérieur d’une même proposition), dans le texte analysé. Ces relations
sont orientées suivant l’ordre d’apparition des mots qui les composent.
L’affichage des relations ne laisse pas beaucoup de place au hasard car il est assez
peu probable que deux classes d’équivalents se retrouvent plusieurs fois, dans le
même ordre, à l’intérieur d’un même texte. Dans ce cas, cela signifie que ces deux
classes sont fortement liées et montre les notions sur lesquelles l’auteur du texte a
insisté.
Entretien n°1 : Emilie Thoméré – Chambre de Métiers et de l’Artisanat
Références utilisées
formation
chef_d_entreprise
artisanat
chambre-de-métiers
entreprise
travail
public
besoin
50
16
16
12
12
11
10
9
activité
fait
texte
maison
logiciel
concret
emploi_du_temps
niveau
2
2
2
2
2
2
2
2
présentation
afpa
retour
vie
jeunesse
dossier
calendrier
semaine
1
1
1
1
1
1
1
1
158
développement
gestion
jour
terme
type
informatique
ensemble
outil
apprentissage
formation_professionnelle
conjoint
chose
pratique
contenu
comptabilité
gens
axe
problème
partie
sens
connaissance
création
projet
stage
pouvoir
bureautique
porteur
usage
thème
écran
langage
autonomie
organisation
temps
début
8
7
5
5
5
5
5
5
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
2
2
2
2
2
2
2
installation
physique
service
préparation
état
fiscalité
assurance
employé
avantage
raisonnement
coiffure
information
consultant
nouvelles_technologies
internet
professionnel
situation
sujet
b_e_p
simplicité
savoir
diplôme
c_a_p
manque
tableur
traitement_de_texte
contrat
décret
travaux
bâtiment
client
devenir
bccea
demi
comptabilité
2
2
2
2
2
2
2
2
2
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
aide
animateur
appel
jardin
agent
frais
investissement
objet
volet
collaborateur
opinion
établissement public
production
intérêt
pouvoir_public
institution
chiffre_d_affaires
financement
management
logique
étude
moment
question
centre_de_formation
contact
domaine
brevet
cas
syndicat
fonction
embauche
exercice
face
prestation
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
Relations
chambre de métiers > artisanat
chef d’entreprise > artisanal
formation > technique
outil > informatique
développement > marché et
commerce
création > entreprise
gestion > comptabilité
développement > économie
formation > entreprise
formation > long
10
6
5
5
4
3
3
3
3
3
problème > formation
chef d’entreprise > conjoint
financement > formation
avantage > formation
développement > chambre de
métiers
chambre de métiers > formation
formation > simplicité
artisanal > formation
formation > diplômes
2
2
2
2
2
2
2
2
159
Entretien n°2 : Michel Campaner – Société Netizis
Références utilisées
formation
client
site
temps
besoin
vidéo
entreprise
internet
terme
chose
gens
développement
logiciel
contenu
service
manière
information
forum
modèle
moment
didacticiel
activité
application
ligne
revendeur
outil
gestion
fonction
exercice
pouvoir
réseau
collectivité
téléphone
25
13
11
9
8
8
7
6
5
4
4
4
4
4
4
4
4
3
3
3
3
3
3
3
3
3
2
2
2
2
2
2
2
coût
interne
pack
question
solution
utilisateur
type
idée
avantage
nouvelles_technologies
google
spécialiste
technique
BtoB
logique
électronique
usage
produit
veille
patience
ordinateur
commerçant
langage_informatique
autoformation
emob
qcm
questionnaire
visibilité
adword
artisan
pdf
richmedia
présentiel
2
2
2
2
2
2
2
2
2
1
1
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1
1
1
1
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1
1
1
1
1
1
domaine
restaurateur
responsable
partenaire
format
membre
public
connaissance
support
courrier_électronique
simulation
aspect
base
actualisation
agent_immobilier
jeu
équipe
offre
demande
manque
sujet
gain
travail
management
pme
forme
local
manuel
occasion
texte
manipulation
message
contrôle
1
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1
1
1
1
1
1
1
1
1
Relations
didacticiel > ligne
client > formation
développement > technique
forum > client
site > logiciel
2
2
2
2
2
contenu > formation
gestion > contenu
réseau > commerce
développement > internet
2
2
2
2
160
Entretien n°3 : Michèle Guerrin – Société Onlineformapro
Références utilisées
formation
salarié
compétence
tpe
secteur
savoir
chef_d_entreprise
contenu
besoin
employé
pme
management
début
mutualisation
entreprise
enseignement_à_distance
module
présentiel
type
autoformation
année
formation_professionnelle
collaboratif
problème
changement
échange
modèle
présentiel
gestion
groupe
réponse
situation
moment
niveau
fond
activité
collaboration
jour
nouvelles_technologies
32
21
18
16
12
10
10
10
9
7
7
6
6
6
6
6
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
ressources_humaines
temps
développement
disposition
client
jeu_de_rôle
chiffre
opca
dispositif
tutorat
bâtiment
européen
plateforme
approche
technique
centre
choix
étendue
esprit
collaborative
mouvement
terme
chat
public
point
communication
mode
mise
exportation
culture
monde
slogan
marché
rôle
marketing
service
expert
travaux
infographie
3
3
3
3
3
3
2
2
2
2
2
2
2
2
2
2
2
2
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2
2
2
2
2
2
2
2
2
2
2
1
1
1
1
1
1
1
1
industrie
usage
edf
solution
multimédia
statistiques
complément
particulier
serious_game
webconférence
e-learning
onlineformapro
artisan
apport
avantage
lms
carreleur
site
apport
investissement
patron
chambre_de_métiers
comptabilité
étude
demandeurs_emploi
apprentissage
budget
moyen
catalogue
menuiserie
million
habitude
opportunité
pratique
possibilité
norme
esprit
exercice
domaine
1
1
1
1
1
1
1
1
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1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
Relations
formation > chef d’entreprise
connaissance > employé
secteur > enseignement à distance
grand > groupe
management > ressources
humaines
gestion > management
4
3
2
2
développement > formation
formation >salarié
salarié > formation professionnelle
formation > travail
2
2
2
2
2
connaissance > secteur
2
2
161
Entretien n°4 : Jean-Pierre Roudault – Société EFC
Références utilisées
formation
salarié
chantier
durée
entreprise
jour
compétence
module
secteur
internet
tableur
sécurité
année
norme
problème
niveau
domotique
travail
gens
ville_de_paris
européen
opca
doubs
temps
département
pratique
tableau
catalogue
chance
salle
solution
management
habitude
34
18
10
10
10
7
7
7
6
5
5
4
4
4
4
4
4
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
2
2
2
2
chose
système
haute-saône
mardi
mois
bureau
électricité
besoin
information
texte
ordinateur
jeu
partie
point
manque
chef_d_entreprise
technique
chef_de_chantier
installation_électrique
électronique
conflit
bureautique
fournisseur
rythme
savoir
service
réponse
statut
franche_comté
documentation
terme
veille
client
2
2
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
achat
présentiel
concurrence
logiciel
Legrand
nouvelles_technologies
demande
câble
écran
lundi
mercredi
expérience
autoformation
accident
développement
idéal
initiative
exemple
équipe
excellence
inscription
moyen
nouvelle
occasion
mouvement
manière
activité
manipulation
durabilité
productivité
création
dynamique
délai
1
1
1
1
1
1
1
1
1
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1
1
1
1
1
1
1
1
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1
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1
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1
1
1
1
1
1
1
1
1
Relations
formation > norme
norme > européenne
4
3
norme > sécurité
formation >salarié
2
2
162
Annexe 16 : Catégorisation des entretiens
Entretien n°1 : Emilie Thoméré – Chambre de Métiers et de l’Artisanat
Formation
bccea, besoin, gestion, informatique,
formation_professionnelle, information,
centre_de_formation, logiciel, simplicité,
comptabilité, traitement_de_texte, afpa,
formation, management, comptabilité,
concret, stage, pratique, animateur,
développement_commercial, SPI,
fond_assurance_formation, fiscalité,
dossier, brevet_de_maîtrise, BCCEA,
pouvoir, savoir, public, vie, institution,
contrats_d_apprentissage, connaissance,
logique
Apprentissage collaboratif
E-learning
nouvelles_technologies, apprentissage,
internet, bureautique, formation, outil,
appel, fonction, thème, écran, exercice,
domaine, interactif, jeux_vidéos,
exercices_pratiques, mix, consultant,
distance, contenu
Très Petites Entreprises
entreprise, activité, artisanat, conjoint,
collaborateur, chef_d_entreprise,
chambre-de-métiers, chiffre_d_affaires,
bâtiment, création, porteur, coiffure, jardin,
organisations_professionnelles, travaux
syndicat_professionnel, installation,
embauche, prestation, professionnel,
travail, 250_métiers, client
Avantages
autonomie, maison, intérêt, avantage,
retour, investissement,
prestations_irrégulières, temps, contact,
déplacements, usage, situation
Freins
calendrier, emploi_du_temps, b_e_p,
c_a_p, diplôme, financement,
outil_informatique, plusieurs_semaine,
problème_technique, financement,
manque, niveau, frais, motivation, étude
Entretien n°2 : Michel Campaner – Société Netizis
Formation
formation, client, besoin, partenaire,
information, revendeur, téléphone,
présentiel, utilisateur, google, patience,
application, solution, adword, instinctif,
assimiler, regrouper, organiser, session
Apprentissage collaboratif
forum, jeu, questions, échanger, idées,
technique, communautés, utilisateurs,
pratique, échanges
E-learning
internet, vidéo, nouvelles_technologies,
qcm, emob, autoformation, didacticiel,
simulation, questionnaire, richmedia, pdf,
courrier_électronique, ligne, ordinateur,
exercice, chat, email
Très Petites Entreprises
entreprise, restaurateur,
agent_immobilier, BtoB, équipe,
commerçant, artisan, pme, pack, local
Avantages
temps, gain, coût, avantage, temps,
nombreux, moment, moins_cher,
Freins
rébarbatif, passif, ennui,
cours_théoriques, obligations
163
Entretien n°3 : Michèle Guerrin – Société Onlineformapro
Formation
formation, opca, contenu, présentiel,
centre, formation_professionnelle,
présentiel, comptabilité, management,
compétence, ressources_humaines,
infographie, savoir, niveau, budget,
nouvelles_technologies, besoin, pratique,
catalogue, demandeurs_emploi, public
marketing, domaine
Apprentissage collaboratif
webconférences, plateforme,
collaborative, jeu_de_rôle, esprit,
mutualisation, chat, collaboratif, groupe,
edf, collaboration, échange,
communication, approche, rôle, modèle,
pédagogique, expert, travaux,
changement
E-learning
autoformation, serious_game, e-learning,
Onlineformapro, lms, multimédia,
dispositif, tutorat,
enseignement_à_distance, module,
exercice, norme, mode, apprentissage,
étagère, actif, développement, technique,
prouesse
Très Petites Entreprises
salarié, carreleur, artisan, entreprise,
chef_d_entreprise, tpe, menuiserie,
chambre_de_métiers, patron, industrie,
employé, agro_alimentaire, slogan,
1_million, pme, chiffre, bâtiment,
exportation, service, commerce
Avantages
apport, avantage, déplacement, temps,
accès, disposition, complément, solution,
réponse, moment,
Freins
investissement, lourd, supporter, perte,
niveau, compétences, multiples, variées,
statistiques, compétitivité, export
Entretien n°4 : Jean-Pierre Roudault – Société EFC
Formation
présentiel, compétence, opca, formation,
norme, accident, salle, management,
bureautique, besoin, logiciel, sécurité,
électronique, domotique, électricité,
information
Apprentissage collaboratif
Legrand, espace, échange, document,
techniques, expérience, activité, système,
fournisseur, documentation
E-learning
nouvelles_technologies, module, exemple,
autoformation, tableur, ordinateur, texte,
catalogue, conflit, écran, initiative, jeu,
inscription, pôle_excellence_rurale,
internet, manipulation,
Très Petites Entreprises
entreprise, chantier, chef_d_entreprise,
chef_de_chantier, installation_électrique,
équipe, salarié, concurrence, hautesaône, doubs, travail, productivité,
franche_comté
Avantages
bureau, durée, solution, idéal, pratique,
rythme
Freins
ville_de_paris, problème, manque, lundi,
mardi, mercredi
164
Annexe 17 : Structure de gouvernance du projet
165
Annexe 18 : Modèle de scénario d’apprentissage
166
Annexe 19 : Canevas de l’encadrement pédagogique nécessaire
Acteurs
Chef
de projet
Ingénieur
pédagogique
Graphiste
Développeur
multimédia
Animateur de
plateforme
ou tuteur
Développeur
informatique
Activités nécessaires
• Coordination des équipes
• Gestion du partenariat
OLFP/PVVS
• Relation avec les partenaires
institutionnels
• Communication autour du projet
• Production des scénarios
pédagogiques
• Production des études de cas
• Production des consignes
• Evaluation des productions
• Evaluation de la participation
• Evaluation de la collaboration
• Production des illustrations à
intégrer dans les modules
d’autoformation.
• Médiatisation des contenus
• Gestion des apprenants
• Régulation (rappel des
consignes, rappel des échéances,
encouragements, félicitations, via
forum, chat, mail
• Mise en ligne des contenus
• Informations techniques à
destination des usagers.
Activités possibles
• Participation aux chats, forums
• Régulation (reformulation,
compléments d’information,…)
• Participation aux chats, forums
• Production de supports de
communication
• Participation en tant qu’expert
multimédia aux chats, forum
• Création de fiches d’aide pour
l’utilisation de la plateforme
• Aide à l’évaluation
• Aide technique en ligne
• Aide technique en ligne
167
TABLE DES MATIERES
REMERCIEMENTS.........................................................................................................2
SOMMAIRE.....................................................................................................................3
INTRODUCTION.............................................................................................................4
PARTIE I : CONTEXTE ET PROBLEMATIQUE ............................................................7
1.1. Présentation de la mission....................................................................................7
1.1.1. La structure d’accueil........................................................................................7
1.1.2. Le contexte .......................................................................................................7
1.1.3. La mission.........................................................................................................8
1.2. L’e-learning, un mode de formation qui s’est imposé ........................................8
1.3. E-learning : une réponse adaptée aux TPE ? ....................................................10
PARTIE II : CADRE THEORIQUE................................................................................12
2.1. Les Très Petites Entreprises ...............................................................................12
2.1.1. Définition de la Très Petite Entreprise ............................................................12
2.1.2. L’emploi dans les TPE ....................................................................................12
2.1.3. Les TPE du Pays Vesoul – Val de Saône ......................................................13
2.1.4. Les principales caractéristiques des TPE.......................................................14
2.1.5. Les 4 configurations de TPE identifiées par le CEREQ..................................15
2.1.6. Les pratiques des TPE vis-à-vis de la formation ............................................19
2.1.7. Les freins à l’usage de la formation ................................................................20
2.1.8. Les facteurs de développement......................................................................21
2.2. Le « e-learning » ...................................................................................................23
2.2.1. Qu’est-ce que le e-learning ?..........................................................................23
2.2.2. Des cours par correspondance au e-learning.................................................24
2.2.2.1. Les cours par correspondance ...............................................................24
2.2.2.2. L’ère de la radio et de la télévision .........................................................25
2.2.2.3. L’apparition de l’EAO ..............................................................................26
2.3.2.4. Des réseaux locaux à l’Internet...............................................................27
2.2.2.5. Une structuration du secteur de l’édition.................................................28
2.2.2.6. L’explosion de la bulle Internet ...............................................................28
2.2.2.7. La formation mixte ou « blended learning » ............................................29
168
2.2.2.8. L’avènement du web 2.0 .........................................................................30
2.2.3. Le droit de la formation professionnelle continue ...........................................31
2.2.3.1. Un cadre juridique pour la formation professionnelle continue ...............31
2.2.3.2. Le cadre juridique de la FOAD................................................................32
2.2.4. Les enjeux du développement du e-learning..................................................33
2.2.5. Pédagogie et technologie : quels modèles ? ..................................................34
2.3. L’apprentissage collaboratif ...............................................................................40
2.3.1. Définition de l’apprentissage collaboratif ........................................................40
2.3.2. Caractéristiques de l’apprentissage collaboratif .............................................40
2.3.3. La tâche collaborative.....................................................................................41
PARTIE III : APPROCHE METHODOLOGIQUE..........................................................45
3.1. Enquête par questionnaires ................................................................................45
3.1.1. Population étudiée ..........................................................................................45
3.1.2. Choix de la méthode de sondage et constitution de l’échantillon ...................46
3.1.3. Procédure mise en place pour la constitution de l’échantillon ........................46
3.1.4. Constitution du questionnaire .........................................................................47
3.1.5. Choix des questions .......................................................................................47
3.1.6. Distribution du questionnaire ..........................................................................48
3.1.7. Collecte des informations ...............................................................................49
3.2. Enquête par entretiens ........................................................................................50
3.2.1. Choix des informateurs...................................................................................50
3.2.2. Construction du guide d’entretien ...................................................................50
3.2.3. Déroulement des entretiens............................................................................51
3.2.4. Transcription de l’entretien .............................................................................52
3.2.5. Choix de la méthode d’analyse du contenu....................................................53
PARTIE IV : ANALYSE ................................................................................................56
4.1. Présentation des entreprises sondées ..............................................................56
4.2. L’utilisation de l’outil informatique.....................................................................57
4.3. Le rapport à la formation professionnelle .........................................................59
4.4. La formation à distance dans l’entreprise .........................................................63
PARTIE V : PRECONISATIONS ..................................................................................73
CONCLUSION ..............................................................................................................77
BIBLIOGRAPHIE..........................................................................................................79
169
ANNEXES .....................................................................................................................83
Annexe 1 : Carte des départements de Franche-Comté ..........................................83
Annexe 2 : Carte des communes éligibles au PER du PVVS ..................................84
Annexe 3 : Lettre de mission ....................................................................................85
Annexe 4 : Exemples de contenus de formation mis à disposition...........................86
Annexe 5 : Site internet dédié au projet....................................................................92
Annexe 6 : Evolution du taux de participation financière depuis 1999 .....................93
selon la taille des entreprise (en %)........................................................93
Annexe 7 : Différences d’accès à la formation continue...........................................93
selon la taille des entreprises (en %)......................................................93
Annexe 8 : Indicateurs physiques de formation continue des salariés .....................94
selon la taille des entreprises en 2005 (en % et en heures)...................94
Annexe 9 : Courrier électronique adressé aux 215 individus de l’échantillon ..........95
Annexe 10 : Questionnaire en ligne..........................................................................96
Annexe 11 : Descriptif des variables et types de réponse avec codage ................102
Annexe 12 : Tableaux statistiques et graphiques par variable ...............................106
Annexe 13 : Transcriptions des entretiens .............................................................138
Annexe 14 : Structure hiérarchique d’une SACI .....................................................157
Annexe 15 : Analyse des entretiens .......................................................................158
Annexe 16 : Catégorisation des entretiens.............................................................163
Annexe 17 : Structure de gouvernance du projet ...................................................165
Annexe 18 : Modèle de scénario d’apprentissage..................................................166
Annexe 19 : Canevas de l’encadrement pédagogique nécessaire ........................167
TABLE DES MATIERES ............................................................................................168
170
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