Enquête québécoise sur le tabac, l`alcool, la drogue et le jeu chez

Enquête québécoise sur le tabac, l`alcool, la drogue et le jeu chez
INSTITUT
DE LA STATISTIQUE
DU QUÉBEC
SANTÉ
Enquête québécoise sur
le tabac, l’alcool, la drogue
et le jeu chez les élèves
du secondaire, 2013
Évolution des comportements
au cours des 15 dernières années
Pour tout renseignement concernant l’ISQ
et les données statistiques dont il dispose,
s’adresser à :
Institut de la statistique du Québec
200, chemin Sainte-Foy
Québec (Québec)
G1R 5T4
Téléphone : 418 691-2401
ou
Téléphone : 1 800 463-4090
(sans frais d’appel au Canada et aux États-Unis)
Site Web : www.stat.gouv.qc.ca
Dépôt légal
Bibliothèque et Archives Canada
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
4e trimestre 2014
ISBN 978-2-550-71865-9 (PDF)
© Gouvernement du Québec, Institut de la statistique du Québec, 2014
Toute reproduction autre qu’à des fins de consultation personnelle
est interdite sans l’autorisation du gouvernement du Québec.
www.stat.gouv.qc.ca/droits_auteur.htm.
Novembre 2014
AVANT-PROPOS
L’abus et la dépendance que peuvent engendrer la
consommation de tabac, d’alcool et de drogues, de même
que la participation à des jeux de hasard et d’argent, sont
des comportements pouvant être à l’origine de multiples
problèmes sociaux et de santé, en particulier chez les
jeunes. Ils constituent donc des préoccupations majeures
en matière de santé publique.
Désireux de se doter d’un mécanisme permettant de suivre
l’ampleur et l’évolution de ces comportements chez les
jeunes, le ministère de la Santé et des Services sociaux
(MSSS) a confié à l’Institut de la statistique du Québec
le mandat d’en faire la surveillance à partir de données
d’enquête. Ainsi, l’Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(ETADJES) a pour objectif, depuis la première édition en
1998, de fournir un portrait fiable de l’évolution de chacun
de ces comportements, sur lequel les décideurs et les
autres intervenants peuvent s’appuyer pour orienter les
programmes, guider les actions et en vérifier l’efficacité.
Au fil des éditions, les thèmes et les questions ont été
actualisés afin de refléter les besoins identifiés et de
tenir compte notamment des phénomènes émergents.
Depuis 15 ans, des progrès notables ont été accomplis
par les élèves du secondaire quant à leurs habitudes de
vie. Les résultats de cette septième édition de l’enquête,
réalisée à l’automne 2013, en témoignent. L’Institut de
même que les membres du comité d’orientation de projet
considèrent que ces données contribuent à une meilleure
connaissance des sujets traités et souhaitent qu’elles
permettent de juger des efforts déployés lors de l’application des différents programmes d’intervention destinés
à la santé et au mieux-être des élèves québécois du
secondaire, tout comme des efforts encore à accomplir.
L’Institut désire remercier ses partenaires du MSSS et du
réseau de la santé publique pour leur étroite collaboration.
Nous voulons également remercier les 4 943 élèves du
secondaire qui ont accepté de participer à l’enquête
ainsi que les 153 écoles qui nous ont si généreusement
ouvert leurs portes.
Le directeur général
Stéphane Mercier
Produire une information statistique pertinente, fiable et ­objective, comparable, actuelle, intelligible et accessible, c’est là
l’engagement « qualité » de l’Institut de la statistique du Québec.
Cette publication a été réalisée par : Issouf Traoré, Lucille A. Pica, Hélène Camirand, Linda Cazale,
Mikaël Berthelot et Nathalie Plante
Institut de la statistique du Québec
Avec la collaboration de :
Robert Courtemanche
Institut de la statistique du Québec
Sous la coordination de : Mikaël Berthelot
Institut de la statistique du Québec
Avec l’assistance technique de :
Issouf Traoré, au traitement et à la validation des données
Kate Dupont, à la vérification des chiffres
Institut de la statistique du Québec
Ont assuré la révision linguistique et l’édition :Nicole Descroisselles et Esther Frève, à la révision linguistique
Anne-Marie Roy et Gabrielle Tardif, à l’édition
Institut de la statistique du Québec
Enquête financée par :
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Québec en Forme
Pour tout renseignement concernant Direction des statistiques de santé
le contenu de cette publication : Institut de la statistique du Québec
1200, avenue McGill College, bureau 500
Montréal (Québec) H3B 4J8
Téléphone : 514 873-4749
ou
1 800 463-4090
(sans frais d’appel au Canada
et aux États-Unis)
Télécopieur : Site Web : www.stat.gouv.qc.ca
Ce document est disponible seulement en version électronique.
514 864-9919
Citation suggérée pour le rapport
TRAORÉ, Issouf, Lucille A. PICA, Hélène CAMIRAND, Linda CAZALE, Mikaël BERTHELOT et Nathalie PLANTE (2014).
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013. Évolution des comportements au cours des 15 dernières années, Québec, Institut de la statistique du Québec, 208 p.
Citation suggérée pour un chapitre
TRAORÉ, Issouf (2014). « Usage du tabac », dans Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez
les élèves du secondaire, 2013. Évolution des comportements au cours des 15 dernières années, Québec, Institut de
la statistique du Québec, p. 37-78.
Citation suggérée pour la source des données
Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du
secondaire (incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
Avertissements
En raison de l’arrondissement des données, le total ne correspond pas nécessairement à la somme des parties.
Afin de faciliter la lecture des résultats, les proportions de 5 % et plus sont arrondies à l’unité dans le texte.
Signes conventionnels
..
x
*
**
Donnée non disponible
Donnée confidentielle
Coefficient de variation (CV) entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
Coefficient de variation (CV) supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
Note : Le genre masculin a été utilisé dans le but d’alléger le texte.
REMERCIEMENTS
Un grand merci à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la réalisation de l’Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres habitudes de vie), 2013. Soulignons
d’abord l’importante contribution du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et de Québec en Forme,
bailleurs de fonds dans ce projet. Nous remercions également les commissions scolaires concernées pour leur appui,
ainsi que les 153 écoles qui nous ont accueillis et qui ont fourni l’information permettant de procéder à la sélection
des classes. Nous adressons un merci particulier aux professeurs des classes qui ont collaboré et aux 4 943 élèves
du secondaire qui ont accepté de répondre à notre questionnaire.
Diverses personnes ont contribué à l’une ou l’autre des étapes de ce projet. Mentionnons d’abord les membres du
Comité d’orientation de projet (COP) pour leur apport précieux à l’élaboration du questionnaire et du plan d’analyse.
Nos sincères remerciements s’adressent à Julie Soucy du Service de la surveillance de l’état de santé du MSSS, qui
a assuré la coprésidence du comité, ainsi qu’aux personnes suivantes, qui ont siégé à un moment ou à un autre au
comité :
{{ Andrea Bilodeau, Service de la surveillance de l’état de santé, ministère de la Santé et des Services sociaux ;
{{ Ève-Marie Castonguay, Direction de la recherche et de l’évaluation, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport ;
{{ Rémi Coderre, Direction de l’évaluation, Québec en Forme ;
{{ Marie Collet, Direction de l’évaluation, Québec en Forme ;
{{ Martin Cossette, Direction des dépendances et de l’itinérance, ministère de la Santé et des Services sociaux ;
{{ Annick Des Cormiers, Infocentre, Institut national de santé publique du Québec ;
{{ Guillaume Dolley, Service de la surveillance de l’état de santé, ministère de la Santé et des Services sociaux ;
{{ Yovan Fillion, Service de la promotion des saines habitudes de vie, ministère de la Santé et des Services sociaux ;
{{ Suzanne Gingras, Infocentre, Institut national de santé publique du Québec ;
{{ Monique Godin, Service de la surveillance de l’état de santé, ministère de la Santé et des Services sociaux ;
{{ Anne-Marie Lacasse, Direction de la recherche et de l’évaluation, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport ;
{{ Benoit Lasnier, Direction du développement des individus et des communautés, Institut national de santé publique
du Québec ;
{{ Annie Montreuil, Direction du développement des individus et des communautés, Institut national de santé publique
du Québec ;
{{ Gabriel Ouimet, Direction de la recherche et de l’évaluation, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport ;
{{ Mélanie St-Onge, Infocentre, Institut national de santé publique du Québec ;
{{ Lise M. Tremblay, Service de la promotion des saines habitudes de vie, ministère de la Santé et des Services sociaux.
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Nous voulons souligner également la contribution des lecteurs externes, qui, grâce à leurs précieux commentaires,
nous ont permis d’améliorer la présentation des résultats de ce rapport :
{{ Andrea Bilodeau, Service de la surveillance de l’état de santé, ministère de la Santé et des Services sociaux ;
{{ Karina Côté, Service du développement, de l’adaptation et de l’intégration sociale, ministère de la Santé et des
Services sociaux ;
{{ Yovan Fillion, Service de la promotion des saines habitudes de vie, ministère de la Santé et des Services sociaux ;
{{ Marie-Sophie Godin, Direction des dépendances et de l’itinérance, ministère de la Santé et des Services sociaux ;
{{ Mathieu Langlois, Infocentre, Institut national de santé publique du Québec ;
{{ Benoit Lasnier, Direction du développement des individus et des communautés, Institut national de santé publique
du Québec ;
{{ Annie Montreuil, Direction du développement des individus et des communautés, Institut national de santé publique
du Québec ;
{{ Sonia Morin, Direction des dépendances et de l’itinérance, ministère de la Santé et des Services sociaux ;
{{ Gabriel Ouimet, Service de la méthodologie, des enquêtes et de la réduction de la bureaucratie, ministère de
l’Éducation, du Loisir et du Sport ;
{{ Élisabeth Papineau, Direction du développement des individus et des communautés, Institut national de santé
publique du Québec ;
{{ Sébastien Tessier, Direction du développement des individus et des communautés, Institut national de santé
publique du Québec.
À l’Institut, nous tenons à exprimer notre reconnaissance envers l’équipe de professionnels et de techniciens qui n’ont
pas ménagé leurs efforts pour atteindre les objectifs fixés. Nos remerciements chaleureux vont particulièrement à Joëlle
Poulin, Guillaume Rousseau et Mélanie Gagnon, de la Direction des stratégies et des opérations de collecte ; à Robert
Courtemanche (membre du comité de lecture) et Nathalie Plante (membre du COP), de la Direction de la méthodologie
et de la qualité ; à Nicole Descroisselles, Esther Frève, Anne-Marie Roy, Gabrielle Tardif et Danielle Laplante, de la
Direction des communications ; ainsi qu’à Issouf Traoré (membre du COP), Lucille A. Pica, Hélène Camirand, Linda
Cazale, Kate Dupont et Gaëtane Dubé (membre du comité de lecture), de la Direction des statistiques de santé. Nous
aimerions également souligner l’excellent travail réalisé par les intervieweurs de l’ISQ, qui, malgré les défis liés à leur
tâche, ont su, par leur engagement envers la qualité, assurer le bon déroulement de la collecte.
Enfin, nous remercions Patricia Caris, directrice générale adjointe de la Direction générale adjointe aux statistiques et
à l’analyse sociales, pour son appui indéfectible au projet, et Ghyslaine Neill, directrice de la Direction des statistiques
de santé et membre du comité de lecture, pour le soutien précieux apporté à l’équipe de projet.
Mikaël Berthelot
Coprésident du comité d’orientation de projet
Institut de la statistique du Québec
8
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
TABLE DES MATIÈRES
13
LISTE DES TABLEAUX ET DES FIGURES
21INTRODUCTION
23
1 ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
23
1.1 Plan d’échantillonnage
23
1.1.1 Population visée et population enquêtée
24
1.1.2 Bases de sondage
24
1.1.3 Méthode de sélection des élèves
25
1.1.4 Taille et répartition de l’échantillon
26
1.2 Déroulement et résultats de la collecte des données
26
1.2.1 Déroulement de la collecte dans les écoles
27
1.2.2 Taux de réponse des écoles
27
1.2.3 Taux de réponse des élèves
28
1.2.4 Taux de réponse global
28
1.3 Traitement et analyse des données
28
1.3.1Validation
29
1.3.2Pondération
30
1.3.3 Estimations, précision et analyse statistique
31
1.3.4 Non-réponse partielle
32
1.4 Évolution des indicateurs entre les éditions de l’ETADJES
32
1.4.1 Comparabilité des indicateurs
32
1.4.2 Tests statistiques de comparaison
33
1.5 Comparabilité avec d’autres enquêtes
34
1.6 Portée et limites des données
35
Références bibliographiques
37
2 USAGE DU TABAC
38Introduction
39
2.1 Aspects méthodologiques
39
2.1.1 Statut de fumeur et usage de la cigarette au cours des 30 derniers jours
40
2.1.2 Quantité moyenne de cigarettes consommées
40
2.1.3 Âge d’initiation à la cigarette
40
2.1.4 Usage et fréquence de consommation du cigarillo ou du petit cigare
aromatisé ou non
40
2.1.5 Quantité moyenne de cigarillos ou de petits cigares consommés
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
41
2.1.6 Usage des produits du tabac aromatisés
41
2.1.7 Usage des produits du tabac (aromatisés ou non)
41
2.1.8 Usage de la cigarette électronique
41
2.1.9 Accessibilité à la cigarette chez les élèves qui sont mineurs
42
2.1.10 Fréquence d’exposition à la fumée de cigarette des autres
dans l’environnement
42
2.1.11 Dépendance et renoncement aux produits du tabac
43
2.1.12 Sources potentielles d’influence de l’usage de la cigarette
44
2.2 Résultats
44
2.2.1 Portrait d’ensemble de l’usage des produits du tabac au cours
des 30 derniers jours
51
2.2.2 Facteurs associés à l’usage du tabac
53
2.2.3 Usage de la cigarette électronique
54
2.2.4 Accessibilité à la cigarette chez les élèves qui sont mineurs
59
2.2.5 Exposition à la fumée de cigarette dans l’environnement
62
2.2.6 Dépendance et renoncement aux produits du tabac
68Conclusion
71
Références bibliographiques
73Annexe
79
3 CONSOMMATION D’ALCOOL
80Introduction
81
81
3.1.1 Principales modifications apportées au questionnaire de 2013
81
3.1.2 Principaux indicateurs
83
3.1.3 Facteurs associés à la consommation d’alcool
84
10
3.1 Aspects méthodologiques
3.2 Résultats
84
3.2.1 Consommation d’alcool à vie selon le sexe et le niveau scolaire
84
3.2.2 Prévalence et évolution de la consommation d’alcool au cours
des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire
86
3.2.3 Typologie des consommateurs d’alcool
88
3.2.4 Âge d’initiation à la consommation d’alcool chez les élèves
89
3.2.5 Consommation d’alcool mélangé avec une boisson énergisante
90
3.2.6 Facteurs associés à la consommation d’alcool
92
3.2.7 Consommation régulière d’alcool et évolution de la consommation
régulière d’alcool
92
3.2.8Âge au premier épisode de consommation régulière d’alcool
93
3.2.9 Consommation excessive d’alcool
96
3.2.10 Consommation excessive et répétitive d’alcool
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Table des matières
96
3.2.11 Facteurs associés à la consommation excessive d’alcool
98Conclusion
101
Références bibliographiques
109
4 CONSOMMATION DE DROGUES
110Introduction
111
4.1 Aspects méthodologiques
111
4.1.1 Principales modifications apportées au questionnaire de 2013
111
4.1.2 Principaux indicateurs
113
4.1.3 Facteurs associés à la consommation de drogues au cours
des 12 derniers mois
114
4.2 Résultats
114
4.2.1 Consommation de drogues à vie (toutes drogues confondues)
et âge d’initiation
115
4.2.2 Consommation de drogues (toutes drogues confondues) au cours
des 12 derniers mois et au cours des 30 derniers jours
117
4.2.3 Consommation régulière de drogues et âge lors du premier épisode
de consommation régulière de drogues
119
4.2.4 Types des drogues consommées au cours des 12 derniers mois
122
4.2.5 Fréquence de la consommation et types de consommateurs
pour certains types de drogues
127
4.2.6 Facteurs associés à la consommation de drogues
130Conclusion
133
Références bibliographiques
149
5 JEUX DE HASARD ET D’ARGENT
150Introduction
151
5.1 Aspects méthodologiques
151
5.1.1 Mesure de la participation à des jeux de hasard et d’argent
151
5.1.2 Mesure de la participation à des jeux étatisés ou privés
152
5.1.3 Typologie des joueurs
153
5.1.4 Mesure de la participation à des jeux sur Internet ou en ligne
153
5.1.5 Mesure de la prévalence des problèmes de jeu selon leur gravité
154
5.2 Résultats
154
5.2.1 Participation à des jeux de hasard et d’argent au cours
des 12 derniers mois
158
5.2.2 Prévalence de la participation aux différentes formes de jeux
chez l’ensemble des élèves au cours des 12 derniers mois
167
5.2.3 Gravité des problèmes de jeu au cours des 12 derniers mois
171Conclusion
173
Références bibliographiques
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
11
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
183
6 CUMUL DES COMPORTEMENTS
183Introduction
184
6.1 Aspects méthodologiques
184
6.1.1 Combinaisons comportementales
184
6.1.2 Cumul des comportements
185
6.1.3 Polyconsommateur de substances psychoactives
185
6.2 Résultats
185
6.2.1 Cumul des comportements et combinaisons comportementales
188
6.2.2 Facteurs associés au cumul des comportements au cours
des 12 derniers mois
189
6.2.3 Polyconsommation de substances psychoactives (SPA)
et facteurs associés
191Conclusion
193Bibliographie
12
195
CONCLUSION GÉNÉRALE
195
Vue d’ensemble
195
Usage du tabac et de la cigarette électronique
196
Consommation d’alcool
196
Consommation de drogues
197
Participation à des jeux de hasard et d’argent
197
Cumul des comportements
197
Facteurs associés
198
Quelques réflexions et pistes de recherche
201
Références bibliographiques
205
ANNEXE – CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
LISTE DES TABLEAUX ET DES FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
1 ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
Tableau 1.1
Nombre de classes répondantes et taux de
réponse pondéré à l’échelle des écoles selon
le niveau scolaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . .27
Tableau 1.2
Nombre d’élèves répondants et taux de réponse
pondéré des élèves selon le niveau scolaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
Tableau 1.3
Taux de réponse global pondéré selon le niveau
scolaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . .28
2 USAGE DU TABAC
Tableau 2.1
Usage des produits du tabac au cours des
30 derniers jours selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . .44
Tableau 2.2
Usage des produits du tabac aromatisés
au cours des 30 derniers jours selon le sexe,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . .46
Tableau 2.3
Statut de fumeur de cigarette au cours
des 30 derniers jours selon le sexe, élèves
du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . .
Tableau 2.6
Âge d'initiation à la cigarette selon l'âge et le
sexe, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . .
.49
Tableau 2.8
Fréquence de la consommation et quantité de
cigarillos ou de petits cigares fumés au cours
des 30 derniers jours selon le sexe, élèves du
secondaire ayant fait usage du cigarillo ou du
petit cigare au cours des 30 derniers jours,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .50
Tableau 2.7
Usage du cigarillo ou du petit cigare au cours
des 30 derniers jours selon le statut de fumeur
de cigarette au cours des 30 derniers jours,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . .50
Tableau 2.9
Facteurs associés à l'usage des produits du
tabac au cours des 30 derniers jours, élèves
du secondaire, modèle de régression logistique,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .52
Tableau 2.10
Usage de la cigarette électronique à vie selon
le sexe, le niveau scolaire, le statut de fumeur
de cigarette et l'usage de produits du tabac,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . .53
Tableau 2.4
Évolution du statut de fumeur de cigarette
au cours des 30 derniers jours selon le sexe,
élèves du secondaire, Québec, de 1998 à 2013 . . .47
Tableau 2.11
Usage de la cigarette électronique au cours
des 30 derniers jours selon le sexe, le niveau
scolaire, le statut de fumeur de cigarette et
l'usage de produits du tabac, élèves
du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . .
Tableau 2.5
Fréquence de la consommation et quantité de
cigarettes fumées au cours des 30 derniers jours
selon le sexe, élèves du secondaire ayant fait
usage de la cigarette au cours des 30 derniers
jours, Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . .48
Tableau 2.12
Principales sources d'approvisionnement selon
le sexe et le statut de fumeur de cigarette
au cours des 30 derniers jours, élèves du
secondaire qui sont mineurs et fumeurs
de cigarette, Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . .56
.47
.55
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 2.13
Nombre de sources et mode habituel
d'approvisionnement, fréquence d'achat dans
un commerce, vérification de l'âge et refus de
vendre selon le sexe, élèves du secondaire
qui sont mineurs et fumeurs de cigarette,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .57
Tableau 2.14
Nombre de sources et mode habituel
d'approvisionnement selon le statut de fumeur
de cigarette au cours des 30 derniers jours,
élèves du secondaire qui sont mineurs et
fumeurs de cigarette, Québec, 2013 . . . . . . . . .58
Tableau 2.15
Fréquence d'exposition à la fumée de cigarette
des autres dans la maison selon le sexe, le
niveau scolaire, le statut de fumeur de cigarette
et les règles concernant le tabagisme,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . .60
Tableau 2.16
Fréquence d'exposition à la fumée de cigarette
des autres dans un véhicule automobile selon le
sexe, le niveau scolaire et le statut de fumeur de
cigarette, élèves du secondaire, Québec, 2013 . .
Tableau 2.17
Perception de la dépendance à la cigarette
et renoncement aux produits du tabac selon
le sexe, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . .
Tableau 2.18
Perception de la dépendance à la cigarette
et renoncement aux produits du tabac selon
le statut de fumeur de cigarette, élèves du
secondaire ayant fumé au moins un produit
du tabac, Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . .
Tableau 2.19
Fréquence de l'envie forte de fumer selon le
sexe, le statut de fumeur de cigarette et d'autres
caractéristiques liées au tabagisme, élèves
du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . .
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Tableau A2.2
Évolution de l'âge moyen d'initiation à la cigarette
selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du
secondaire qui ont déjà fumé une cigarette
au complet, Québec, de 1998 à 2013 . . . . . . .
.74
Tableau A2.3
Usage du cigarillo ou du petit cigare au cours
des 30 derniers jours selon divers facteurs,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . .74
Tableau A2.4
Quantité de cigarillos ou de petits cigares fumés
selon le statut de fumeur de cigarette au cours
des 30 derniers jours, élèves du secondaire
ayant fait usage du cigarillo ou du petit cigare
au cours des 30 derniers jours, Québec, 2013 . . . .75
.62
Tableau A2.5
Usage des produits du tabac au cours des
30 derniers jours selon divers facteurs potentiels
d'influence, élèves du secondaire, Québec, 2013 . .76
.63
Tableau A2.6
Répartition des élèves selon divers facteurs
potentiels d'influence, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .77
Tableau A2.7
Divers facteurs potentiels d'influence selon
le statut de fumeur de cigarette au cours
des 30 derniers jours, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .78
.64
3 CONSOMMATION D’ALCOOL
.66
Tableau 2.20
Principales méthodes considérées pour essayer
d'arrêter de fumer selon le sexe, élèves du
secondaire ayant fumé des produits du tabac
au cours des 12 derniers mois, Québec, 2013 . . . .67
14
Tableau A2.1
Statut de fumeur de cigarette au cours
des 30 derniers jours selon divers facteurs,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . .73
Tableau 3.1
Consommation d'alcool au cours des 12 derniers
mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . .
.84
Tableau 3.2
Type de consommateurs d'alcool au cours
des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . .86
Liste des tableaux et des figures
Tableau 3.3
Fréquence de la consommation d'alcool au cours
des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . .87
Tableau 3.4
Évolution du type de consommateurs d'alcool
au cours des 12 derniers mois selon le sexe,
élèves du secondaire, Québec, de 2000 à 2013 . . .88
Tableau 3.5
Âge d'initiation à la consommation d'alcool
selon l'âge et le sexe, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .89
Tableau 3.6
Consommation d'alcool mélangé avec une
boisson énergisante au cours des 12 derniers
mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . .
.90
Tableau 3.7
Facteurs associés à la consommation d'alcool
au cours des 12 derniers mois, élèves du
secondaire, modèle de régression logistique,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .91
Tableau 3.8
Consommation régulière d'alcool selon le sexe
et le niveau scolaire, élèves du secondaire qui
ont consommé de l'alcool au cours des
12 derniers mois, Québec, 2013 . . . . . . . . . .
Tableau 3.12
Évolution de la consommation excessive d'alcool
selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du
secondaire qui ont consommé de l'alcool au
cours des 12 derniers mois, Québec,
de 2000 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .95
Tableau 3.13
Évolution de la consommation excessive et
répétitive d'alcool selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire qui ont consommé
de l'alcool au cours des 12 derniers mois,
Québec, de 2000 à 2013 . . . . . . . . . . . . . .
.96
Tableau 3.14
Facteurs associés à la consommation excessive
d'alcool au cours des 12 derniers mois, élèves
du secondaire qui ont consommé de l'alcool
au cours des 12 derniers mois, modèle de
régression logistique, Québec, 2013 . . . . . . . . .97
Tableau A3.1
Consommation d'alcool au cours des 30 derniers
jours selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . .103
Tableau A3.2
Évolution du type de consommateurs d'alcool
selon le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, de 2000 à 2013 . . . . . . . . . . . . . .105
.92
Tableau 3.9
Âge au premier épisode de consommation
régulière d'alcool selon l'âge et le sexe,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . .93
Tableau 3.10
Évolution de la consommation excessive d'alcool
selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, de 2000 à 2013 . . . . . . .94
Tableau 3.11
Consommation excessive d'alcool et
consommation excessive et répétitive d'alcool
selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du
secondaire qui ont consommé de l'alcool au
cours des 12 derniers mois, Québec, 2013 . . . . . .94
Tableau A3.3
Consommation d'alcool mélangé avec une
boisson énergisante au cours des 12 derniers
mois selon divers facteurs, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .106
Tableau A3.4
Consommation d'alcool au cours des 12 derniers
mois selon divers facteurs, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .106
Tableau A3.5
Consommation excessive d'alcool et
consommation excessive et répétitive d'alcool
selon divers facteurs, élèves du secondaire
ayant bu de l'alcool au cours des 12 derniers
mois, Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . .107
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
15
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
4 CONSOMMATION DE DROGUES
Tableau 4.1
Âge d'initiation à la consommation de drogues
selon l'âge et le sexe, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .114
Tableau 4.2
Consommation de drogues (toutes drogues
confondues) au cours des 12 derniers mois
selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . .
.116
Tableau 4.3
Évolution de la consommation de drogues
(toutes drogues confondues) au cours des
12 derniers mois selon le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, de 2000 à 2013 . .117
Tableau 4.4
Consommation régulière de drogues selon le
sexe et le niveau scolaire, chez l'ensemble des
élèves du secondaire et chez les élèves ayant
déjà consommé de la drogue, Québec, 2013 . .
.117
Tableau 4.5
Âge au premier épisode de consommation
régulière de drogues selon l'âge et le sexe,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . .118
Tableau 4.6
Types de drogues consommées au cours
des 12 derniers mois selon le sexe, élèves
du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . .
.119
Tableau 4.7
Consommation de drogues de synthèse au cours
des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . .120
Tableau 4.8
Évolution de la consommation de chacun des
types de drogues au cours des 12 derniers mois
selon le sexe, élèves du secondaire, Québec,
de 2000 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .121
Tableau 4.9
Fréquence de la consommation de cannabis
au cours des 12 derniers mois selon le sexe
et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .122
16
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Tableau 4.10
Type de consommateurs de cannabis au cours
des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . .123
Tableau 4.11
Évolution du type de consommateurs de
cannabis au cours des 12 derniers mois selon
le sexe, élèves du secondaire, Québec,
de 2000 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .124
Tableau 4.12
Fréquence de la consommation d'hallucinogènes
au cours des 12 derniers mois selon le sexe
et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .125
Tableau 4.13
Fréquence de la consommation d'ecstasy
au cours des 12 derniers mois selon le sexe
et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .126
Tableau 4.14
Fréquence de la consommation d'amphétamines
ou métamphétamines au cours des 12 derniers
mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . .126
Tableau 4.15
Facteurs associés à la consommation de
drogues au cours des 12 derniers mois, élèves
du secondaire, modèle de régression logistique,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .129
Tableau A4.1
Évolution de l'âge moyen d'initiation à la
consommation de drogues, élèves du secondaire
ayant déjà consommé de la drogue, Québec,
de 2004 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .135
Tableau A4.2
Évolution de l'âge moyen au premier épisode de
consommation régulière de drogues, élèves du
secondaire ayant déjà consommé de la drogue
de façon régulière, Québec, de 2000 à 2013 . . . .135
Liste des tableaux et des figures
Tableau A4.3
Évolution de la consommation de chacun des
types de drogues au cours des 12 derniers mois
selon le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, de 2000 à 2013 . . . . . . . . . . . . . .136
Tableau A4.4
Évolution du type de consommateurs de
cannabis au cours des 12 derniers mois selon
le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, de 2000 à 2013 . . . . . . . . . . . . . .138
Tableau A4.5
Type de consommateurs d'hallucinogènes
selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . .
Tableau A4.12
Type de consommateurs d'hallucinogènes au
cours des 12 derniers mois selon divers facteurs,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . .145
Tableau A4.13
Type de consommateurs d'amphétamines ou
de métamphétamines au cours des 12 derniers
mois selon divers facteurs, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .146
Tableau A4.14
Type de consommateurs d'ecstasy au cours
des 12 derniers mois selon divers facteurs,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . .147
.139
Tableau A4.6
Type de consommateurs d'ecstasy selon le
sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .139
Tableau A4.7
Type de consommateurs d'amphétamines ou
de métamphétamines selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . .140
Tableau A4.8
Évolution du type de consommateurs
d'amphétamines ou de méthamphétamines au
cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves
du secondaire, Québec, de 2000 à 2013 . . . . . .141
Tableau A4.9
Évolution du type de consommateurs
d'amphétamines ou de méthamphétamines
au cours des 12 derniers mois selon le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec,
de 2000 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .142
5 JEUX DE HASARD ET D’ARGENT
Tableau 5.1
Participation à des jeux de hasard et d'argent
au cours des 12 derniers mois selon le sexe
et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .154
Tableau 5.2
Évolution de la participation à des jeux de
hasard et d'argent au cours des 12 derniers mois
selon le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, de 2002 à 2013 . . . . . . . . . . . . . .154
Tableau 5.3
Type de joueurs au cours des 12 derniers mois
selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du
secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . . .
.156
Tableau 5.4
Évolution des joueurs occasionnels et des
joueurs habituels selon le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2013 . .158
Tableau A4.10
Consommation de drogues au cours des
12 derniers mois selon divers facteurs,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . .143
Tableau 5.5
Participation aux différentes formes de jeux
au cours des 12 derniers mois selon le sexe,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . .159
Tableau A4.11
Type de consommateurs de cannabis au cours
des 12 derniers mois selon divers facteurs,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . .144
Tableau 5.6
Évolution de la participation à des jeux de
hasard et d'argent selon la forme de jeu, élèves
du secondaire, Québec, de 2002 à 2013 . . . . . .160
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
17
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 5.7
Participation à différentes formes de parties
de poker au cours des 12 derniers mois selon
le sexe et le niveau scolaire, élèves du
secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . . .
Tableau 5.8
Participation à des jeux privés et à des jeux
étatisésau cours des 12 derniers mois selon
le sexe, élèves du secondaire, Québec, 2013 . .
Tableau 5.9
Participation à des jeux privés et à des jeux
étatisés au cours des 12 derniers mois selon
le sexe et le niveau scolaire, élèves du
secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . . .
Tableau A5.1
Participation à des jeux de hasard et d'argent
au cours des 12 derniers mois selon divers
facteurs, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . .175
.161
Tableau A5.2
Type de joueurs au cours des 12 derniers mois
selon divers facteurs, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .176
.162
Tableau A5.3
Participation aux différentes formes de jeux
au cours des 12 derniers mois, selon le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . .177
.162
Tableau 5.10
Évolution de la participation à des jeux privés
au cours des 12 derniers mois selon le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec,
de 2002 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .163
Tableau 5.11
Évolution de la participation à des jeux étatisés
au cours des 12 derniers mois selon le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec,
de 2002 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .165
Tableau 5.12
Participation à des jeux sur Internet ou en ligne
au cours des 12 derniers mois selon le sexe
et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .166
Tableau 5.13
Participation à différents jeux sur Internet ou en
ligne au cours des 12 derniers mois, élèves du
secondaire ayant joué dans les 12 derniers mois,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .167
Tableau 5.14
Problèmes de jeu au cours des 12 derniers mois
selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du
secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . . . . . .
.167
Tableau 5.15
Évolution des problèmes de jeu selon le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec,
de 2002 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .169
18
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Tableau A5.4
Fréquence de participation à des jeux privés
au cours des 12 derniers mois selon le sexe
et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .178
Tableau A5.5
Participation à des jeux privés et à des jeux
étatisés au cours des 12 derniers mois selon
divers facteurs, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .179
Tableau A5.6
Fréquence de participation à des jeux étatisés
au cours des 12 derniers mois selon le sexe
et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .180
Tableau A5.7
Problèmes de jeu selon divers facteurs,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . .181
Tableau A5.8
Problèmes de jeu selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire ayant joué
au cours des 12 derniers mois, Québec, 2013 . . .182
Tableau A5.9
Conséquences de la participation à des jeux
de hasard et d'argent au cours des 12 derniers
mois, élèves du secondaire ayant joué au cours
des 12 derniers mois, Québec, 2013 . . . . . . . .182
Liste des tableaux et des figures
6 CUMUL DES COMPORTEMENTS
Tableau 6.1
Nombre de comportements adoptés au cours
des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013 . . .186
Tableau 6.2
Combinaison des comportements au cours
des 12 derniers mois, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .187
Tableau 6.3
Nombre de comportements adoptés au cours
des 12 derniers mois selon divers facteurs,
élèves du secondaire, Québec, 2013 . . . . . . . .188
Tableau 6.4
Polyconsommation de substances psychoactives
(alcool et drogue) au cours des 12 derniers mois
selon divers facteurs, élèves du secondaire,
Québec, 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .190
ANNEXE – CARACTÉRISTIQUES DE LA
POPULATION
Tableau A1
Répartition des élèves du secondaire selon
le sexe et le niveau scolaire, Québec, 2013 . . .
.205
Tableau A2
Répartition des élèves du secondaire selon
l'âge et le niveau scolaire, Québec, 2013 . . . . . .205
Tableau A3
Répartition des élèves du secondaire selon
la situation familiale et le sexe, Québec, 2013 . .
.206
Tableau A4
Répartition des élèves du secondaire selon
le montant d'argent hebdomadaire, le sexe
et le niveau scolaire, Québec, 2013 . . . . . . . . .206
Tableau A5
Répartition des élèves du secondaire ayant
un emploi selon le sexe, le niveau scolaire et le
montant d'argent hebdomadaire, Québec, 2013 . .207
Tableau A6
Répartition des élèves du secondaire selon
l'autoévaluation de la performance scolaire,
le sexe et le niveau scolaire, Québec, 2013 . . .
.207
Tableau A7
Répartition des élèves du secondaire selon
l'indice du milieu socioéconomique de l'école,
le sexe et le niveau scolaire, Québec, 2013 . . .
.208
LISTE DES FIGURES
1 ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
Figure 1.1
Stratification des écoles pour chaque niveau
scolaire, de la 1re à la 4e secondaire . . . . . . . .
.25
2 USAGE DU TABAC
Figure 2.1
Évolution de l’usage des produits du tabac
au cours des 30 derniers jours, élèves du
secondaire, Québec, de 1998 à 2013 . . . . . . .
.45
Figure 2.2
Évolution de l’âge d’initiation à la cigarette chez
les élèves de 12 ans et plus, de 13 ans et plus et
de 14 ans et plus du secondaire, Québec,
de 1998 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49
Figure 2.3
Évolution de la fréquence d’exposition à la fumée
de tabac dans la maison, élèves du secondaire,
Québec, de 1998 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . .61
3 CONSOMMATION D’ALCOOL
Figure 3.1
Évolution de la consommation d’alcool au cours
des 12 derniers mois selon le sexe, élèves du
secondaire, Québec, de 2000 à 2013 . . . . . . .
.85
Figure 3.2
Évolution de la consommation d’alcool au cours
des 12 derniers mois selon le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, de 2000 à 2013 . . .85
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
19
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Figure 3.3
Évolution de l’âge d’initiation à la consommation
d’alcool chez les élèves de 13 ans et plus
et de 14 ans et plus du secondaire, Québec,
de 2004 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .89
Figure 3.4
Évolution de la consommation régulière d’alcool
selon le sexe, élèves du secondaire ayant
déjà bu de l’alcool dans leur vie, Québec,
de 2004 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .92
Figure A3.1
Évolution de l’âge moyen d’initiation à la
consommation d’alcool, élèves du secondaire
ayant déjà bu de l’alcool, Québec,
de 2004 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .104
Figure A3.2
Évolution de l’âge moyen au premier épisode
de consommation régulière d’alcool, élèves du
secondaire ayant déjà bu de l’alcool de façon
régulière, Québec, de 2000 à 2013 . . . . . . . . .104
4 CONSOMMATION DE DROGUES
Figure 4.1
Évolution de l’âge d’initiation à la consommation
de drogues chez les élèves de 13 ans et plus
et de 14 ans et plus du secondaire, Québec,
de 2004 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .115
Figure 4.2
Évolution de la consommation de drogues
(toutes drogues confondues) au cours des
12 derniers mois selon le sexe, élèves du
secondaire, Québec, de 2000 à 2013 . . . . . .
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Figure 5.1
Évolution de la participation à des jeux de hasard
et d’argent au cours des 12 derniers mois selon
le sexe, élèves du secondaire, Québec,
de 2002 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .155
Figure 5.2
Évolution du type de joueurs au cours des
12 derniers mois, élèves du secondaire,
Québec, de 2002 à 2013 . . . . . . . . . . . . . .157
Figure 5.3
Évolution des joueurs occasionnels et des
joueurs habituels selon le sexe, élèves du
secondaire, Québec, de 2002 à 2013 . . . . . .
.157
Figure 5.4
Évolution de la participation à des jeux privés au
cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves
du secondaire, Québec, de 2002 à 2013 . . . . . .163
Figure 5.5
Évolution de la participation à des jeux étatisés
au cours des 12 derniers mois selon le sexe,
élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2013 . .165
Figure 5.6
Évolution des problèmes de jeu selon le sexe,
élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2013 . .168
6 CUMUL DES COMPORTEMENTS
.116
Figure 4.3
Évolution de l’âge au premier épisode de
consommation régulière de drogues chez les
élèves de 13 ans et plus et de 14 ans et plus
du secondaire, Québec, de 2000 à 2013 . . . . . .118
20
5 JEUX DE HASARD ET D’ARGENT
Figure 6.1
Évolution du nombre de comportements adoptés
au cours des 12 derniers mois, élèves du
secondaire, Québec, de 2002 à 2013 . . . . . . .186
Figure 6.2
Évolution de la proportion de
polyconsommateurs au cours des 12 derniers
mois, élèves du secondaire, Québec,
de 2000 à 2013 . . . . . . . . . . . . . . . . . . .189
INTRODUCTION
La septième édition de l’Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie) (ETADJES 2013)1,
menée auprès d’environ 5 000 jeunes, vise principalement,
comme les éditions antérieures, à dresser un portrait
statistique de l’usage du tabac, de la consommation
d’alcool, de la consommation de drogues et de la
participation à des jeux de hasard et d’argent chez les
élèves québécois de la 1re à la 5e année du secondaire.
Réalisée à la demande du ministère de la Santé et des
Services sociaux (MSSS) depuis 1998, l’enquête a été
répétée tous les deux ans jusqu’en 2008 (six premières
éditions). Elle s’est enrichie de diverses thématiques
avec le temps, tout en utilisant la même méthodologie
et les mêmes indicateurs pour suivre l’évolution des
phénomènes.
En 1994, la prévalence très élevée de l’usage de la cigarette et l’ampleur des conséquences pour la santé ont
placé la lutte contre le tabagisme au premier plan des
priorités nationales de santé. Un plan de lutte contre le
tabagisme basé sur la prévention, la protection des nonfumeurs et la cessation a alors été mis en place. Cette
priorité a été réitérée dans la mise à jour, en 2008, du
Programme national de santé publique, visant à « réduire
la proportion de fumeurs chez les jeunes du secondaire
à 13 % et la proportion de fumeurs de 15 ans et plus à
16 % », mais aussi à « réduire la proportion d’adolescents
et d’adultes qui présentent des problèmes de consommation de drogues et d’alcool ainsi que des problèmes
de jeux de hasard et d’argent »2.
Afin de disposer de données fiables permettant de documenter et de suivre les habitudes de consommation du
tabac chez les jeunes québécois du secondaire, le MSSS
finançait en 1998 une première enquête d’envergure
provinciale sur cette thématique, l’Enquête québécoise
sur le tabagisme chez les élèves du secondaire. Lors de
l’édition 2000, s’est ajouté l’objectif de documenter et de
surveiller la consommation d’alcool et de drogues, alors
que la participation à des jeux de hasard et d’argent a été
introduite en 2002, lors de la troisième édition. En 2004,
l’enquête est devenue l’Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(ETADJES) afin de mieux refléter les objectifs poursuivis.
Au fil des éditions, la mesure de certains phénomènes a
été ajoutée, comme la consommation du PCP et du LSD
en 2002, celle de l’ecstasy en 2004 et la participation à
des parties de poker pour de l’argent en 2006.
Dans la présente édition, quelques questions ont été
ajoutées pour mesurer de nouveaux phénomènes comme
l’usage de la cigarette électronique ou des produits du
tabac aromatisés. En contrepartie, des questions ont été
retirées, car elles étaient jugées moins utiles ou parce que
l’information se retrouvait dans l’Enquête québécoise sur
la santé des jeunes du secondaire 2010-2011 (EQSJS),
particulièrement dans les sections portant sur l’usage du
tabac et la consommation de drogues. Par ailleurs, pour
répondre à des besoins exprimés par Québec en Forme,
nouveau partenaire dans le projet, trois thématiques
ont été ajoutées dans la présente édition, soit l’activité
physique, les habitudes alimentaires et l’apparence
corporelle3. Une nouvelle orientation a donc été donnée
au contenu de l’enquête en considérant la possibilité
1.
Pour simplifier le texte et puisque les « autres habitudes de vie » ne sont pas traitées dans ce rapport, nous référons à l’enquête tout
au long du rapport comme étant l’Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire.
2.
MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX (2008), Programme national de santé publique 2003-2012, [En ligne]. [www.
msss.gouv.qc.ca].
3.
Les questions sont tirées de l’EQSJS 2010-2011.
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
d’ajouter des thématiques pour lesquelles une information
est requise. Notons que l’élaboration du questionnaire
de l’ETADJES 2013 s’est appuyée sur les travaux d’un
comité d’orientation de projet (COP)4.
L’ETADJES s’inscrit dans le cadre du Plan ministériel
d’enquêtes sociales et de santé qui vise à soutenir
la mise en œuvre du Plan national de surveillance de
l’état de santé de la population et de ses déterminants
(PNS)5. Ces dernières années, un exercice de réflexion
sur l’enquête a eu lieu au regard de l’évolution des
besoins du MSSS et de son réseau, plus précisément
des priorités inscrites dans le plan de surveillance. Cet
exercice a consisté à revoir la périodicité des cycles de
l’ETADJES ainsi que les indicateurs qu’il est nécessaire
de mesurer par une enquête à portée provinciale auprès
des jeunes du secondaire. Ainsi, afin de mieux répondre
aux besoins d’information en matière de surveillance de
l’état de santé et de minimiser le fardeau pour le milieu
scolaire, il a été décidé de mener en alternance l’EQSJS
(enquête à portée régionale) et l’ETADJES (enquête
à portée provinciale) ; ces enquêtes deviennent donc
complémentaires.
Le suivi des indicateurs de l’ETADJES fournit une précieuse information pour la prise de décision quant aux
programmes à bonifier ou à mettre en place afin de
modifier les habitudes de vie des jeunes et de réduire
les comportements à risque. Les éditions précédentes
de l’enquête ont montré que la consommation de tabac,
d’alcool et de drogues tendait à diminuer chez les jeunes,
bien qu’elle demeurait préoccupante. L’ETADJES 2013
permet de voir, cinq ans après la dernière édition, si cette
tendance se poursuit, mais aussi s’il y a des phénomènes
émergents. À l’instar des précédentes éditions, l’édition
2013 s’inscrit dans l’ensemble des activités de surveillance
des déterminants de la santé des jeunes, comme leurs
habitudes de vie et les problèmes liés à leur développement, à leur adaptation et à leur intégration sociale.
La présente publication rend compte des résultats obtenus à l’automne 2013 et de l’évolution des principaux
indicateurs au fil des éditions de l’enquête. Dans une
perspective de continuité avec les rapports des éditions
précédentes, les résultats concernant les nouvelles thématiques, soit l’activité physique, les habitudes alimentaires
et l’apparence corporelle, ne sont pas présentés. Ces
thématiques pourront être abordées dans des publications ultérieures.
Le rapport comprend six chapitres. Le premier traite
des aspects méthodologiques de l’enquête, en particulier le plan d’échantillonnage, les taux de réponse,
le traitement et l’analyse des données, la comparaison
avec les éditions antérieures et avec d’autres enquêtes,
de même que la portée et les limites des données. Les
cinq chapitres suivants présentent les résultats relatifs à
l’usage du tabac (chapitre 2), à la consommation d’alcool
(chapitre 3), à la consommation de drogues (chapitre 4),
à la participation à des jeux de hasard et d’argent (chapitre 5) et au cumul des comportements (chapitre 6).
Chaque chapitre débute par des faits saillants, présente
une brève mise en contexte à partir de la littérature, puis
décrit les indicateurs utilisés. Les résultats sont ensuite
présentés. Les indicateurs principaux sont analysés en
fonction du sexe, du niveau scolaire et de facteurs qui leur
sont associés, soit la situation familiale, le fait d’occuper
ou non un emploi, le montant d’argent hebdomadaire
dont le jeune dispose, l’autoévaluation de la performance
scolaire et l’indice du milieu socioéconomique de l’école.
Les chapitres se terminent par un résumé des principaux
constats et une comparaison avec les résultats d’autres
enquêtes. Une conclusion générale fait la synthèse
des principaux résultats et présente quelques pistes
de recherche. Enfin, les caractéristiques sociodémographiques et socioéconomiques des jeunes visés par
l’enquête sont présentées dans des tableaux en annexe.
4.
Présidé conjointement par l’ISQ et le MSSS, le COP est également constitué de représentants de Québec en Forme, de l’Institut national
de santé publique du Québec (INSPQ) et du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).
5.
Le Plan national de surveillance est composé du Plan commun de surveillance et du Plan ministériel de surveillance multithématique.
22
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
NATHALIE PLANTE ET ROBERT COURTEMANCHE
Direction de la méthodologie et de la qualité – Institut de la statistique du Québec
Ce chapitre présente la méthodologie de l’Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les
élèves du secondaire, 2013 (ETADJES). Il comprend six
sections. La première section (1.1) comporte une description du plan d’échantillonnage ; des détails concernant
la population visée, les bases de sondage employées,
la méthode de sélection de l’échantillon ainsi que la
taille et la répartition de l’échantillon sélectionné y sont
présentés. La section 1.2 donne quelques détails sur la
collecte des données et les taux de réponse obtenus.
La section 1.3, quant à elle, porte sur le traitement et
l’analyse des données : le processus de validation des
données, la méthode de pondération utilisée afin que les
résultats puissent être inférés à la population visée de
même que des renseignements relatifs aux estimations
produites, aux analyses statistiques effectuées et à la nonréponse partielle. La problématique de la comparaison
avec les éditions précédentes de l’ETADJES1 et celle de
la comparaison avec d’autres enquêtes sont abordées,
respectivement, dans les sections 1.4 et 1.5. Le chapitre
se termine par un aperçu de la portée et des limites des
données (section 1.6).
La méthodologie utilisée pour l’édition 2013 de l’ETADJES
s’apparente à celle utilisée pour les éditions précédentes :
pour un niveau scolaire donné, des écoles ont été
sélectionnées, puis, pour chacune des écoles, une
classe a été choisie parmi l’ensemble des classes de ce
niveau. Tous les élèves des classes échantillonnées ont
été invités à participer à l’enquête. Il leur a été proposé
de remplir un questionnaire durant une période de cours.
Les principales différences méthodologiques avec les
éditions précédentes ont trait à la stratification utilisée
pour la sélection de l’échantillon, au nombre de classes
sélectionnées et à la méthode d’estimation de la précision.
1.1 PLAN D’ÉCHANTILLONNAGE
1.1.1 Population visée et population enquêtée
La population visée par l’enquête est constituée de
tous les élèves de la 1re à la 5e année du secondaire qui
étaient inscrits au secteur des jeunes dans les écoles
québécoises publiques et privées, à l’automne 2013. Les
jeunes inscrits au sein des établissements suivants sont
exclus de la population visée :
{{ les centres de formation professionnelle ;
{{ les établissements hors réseau (relevant du gouvernement fédéral ou d’autres ministères provinciaux) ;
{{ les écoles de langue d’enseignement autochtone ;
{{ les écoles composées d’au moins 30 % d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage
(EHDAA – ces élèves comptent pour moins de 1 %
des élèves du secondaire au Québec) ;
{{ les écoles de la région administrative Nord-du-Québec2 .
Les résultats issus de l’enquête portent spécifiquement
sur la population visée ou un sous-groupe de cette population. On peut affirmer que la population visée couvre
environ 98 % de la population de l’ensemble des élèves
québécois du secondaire, inscrits au secteur des jeunes.
Par ailleurs, bien qu’ils fassent partie de la population
visée, les élèves de certaines classes ont été soustraits de
la population enquêtée pour des raisons logistiques : les
coûts de déplacement des intervieweurs lors des visites
dans les écoles auraient été trop élevés ou le nombre de
participants de l’enquête risquait d’être trop faible pour
les efforts investis.
1.
L’ETADJES a été réalisée à tous les deux ans de 1998 à 2008. Le rapport de l’édition de 2008 (Dubé et autres, 2009) intègre une
comparaison temporelle des indicateurs de ces six éditions.
2.
La région sociosanitaire Terres-Cries-de-la-Baie-James, dont le territoire est inclus dans la région administrative du Nord-du-Québec, a
elle-même fait l’objet d’une enquête à partir d’une version adaptée du questionnaire de l’ETADJES 2013. Les données de cette région
sociosanitaire ne font pas partie du présent rapport puisque celle-ci est exclue de la population visée par l’ETADJES 2013.
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Ont d’abord été exclus les élèves des écoles situées dans
des villes de régions éloignées (Secteur de Parent – ville
de La Tuque, Natashquan, Côte-Nord-du-Golfe-du-SaintLaurent, Blanc-Sablon, Bonne-Espérance, Saint-Augustin,
Gros-Mécatina, L’Île-d’Anticosti et les Îles-de-la-Madeleine)
et les élèves des écoles comptant moins de 25 élèves
par niveau scolaire. Ces exclusions représentent environ
1 % des élèves visés. Ainsi, les élèves de 560 écoles font
partie de la population enquêtée pour l’année scolaire
2013-2014. Dans un deuxième temps, soit à l’étape de la
sélection des classes, les élèves des classes comptant
moins de cinq élèves et ceux des classes dont la majorité
n’était pas en mesure de remplir le questionnaire ont été
exclus de la population enquêtée.
1.1.2 Bases de sondage
En l’absence d’une liste exhaustive des classes des écoles
secondaires québécoises, le plan d’échantillonnage de
l’enquête requiert deux degrés. Pour un niveau scolaire
donné, des écoles sont d’abord sélectionnées à partir
d’une première base de sondage (1er degré). Au second
degré, pour chacune des écoles échantillonnées, une
liste des classes admissibles à l’enquête est créée, et à
partir de cette liste une classe est sélectionnée.
La première base de sondage, ayant permis de faire une
sélection aléatoire des écoles par niveau scolaire, est le
fichier de déclaration des clientèles scolaires du ministère
de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS)
pour l’année scolaire 2012-20133. Ce fichier comprend,
entre autres, les coordonnées de chaque établissement,
le nombre d’élèves inscrits à chacun des niveaux, le
réseau d’enseignement et la langue d’enseignement.
La deuxième base de sondage, ayant servi à sélectionner les classes, est formée de la liste de l’ensemble des
classes admissibles de chacun des niveaux scolaires
pour lesquels une école avait été choisie4. Cette liste a
été élaborée par la personne-ressource de la direction
de l’école, avec l’aide d’un intervieweur de l’Institut de
la statistique du Québec (ISQ). Un cours de sciences
humaines a été suggéré pour la formation des classes
(Histoire et éducation à la citoyenneté pour la 1re à la 4e
secondaire et Monde contemporain pour la 5e secondaire).
Deux raisons justifient le choix de cette discipline. La
matière retenue se devait d’être obligatoire pour donner à
chaque élève une probabilité non nulle d’être sélectionné,
afin que l’échantillon soit représentatif de l’ensemble de
la population visée et que les résultats obtenus puissent
lui être inférés. Pour assurer une bonne représentativité,
on devait également éviter les matières soumises à des
programmes de performance, par exemple les mathématiques ou l’anglais langue seconde. Le bloc des sciences
humaines répond à ces deux critères. Dans les écoles où
une autre matière a dû être considérée pour constituer
la base de sondage, on s’assurait que tous les élèves
du niveau en question étaient inscrits à un cours de la
matière retenue.
Afin de minimiser les omissions, on a procédé à l’inventaire des classes au moyen d’une interview téléphonique
assistée par ordinateur (ITAO). L’énumération des classes
était donc supportée par un système informatisé, ce qui
n’avait pas été le cas dans les éditions précédentes de
l’enquête ; en effet, le problème d’omission de classes avait
été identifié lors de ces éditions. Comme dans L’Enquête
québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 20102011 (EQSJS ; Pica et autres, 2012) où ce système avait
été utilisé pour la première fois, une meilleure couverture
de la population a été obtenue dans la présente enquête.
1.1.3 Méthode de sélection des élèves
L’échantillon est construit selon un plan d’échantillonnage
par grappes5 stratifié à deux degrés (Statistique Canada,
2010). Au premier degré, des écoles ont été sélectionnées
avec une probabilité proportionnelle à leur taille, et de façon
indépendante pour chaque niveau scolaire. La mesure de
la taille utilisée pour la sélection est le nombre d’élèves
inscrits par niveau pour l’année scolaire 2012-2013, selon
le MELS. Pour la sélection, les écoles ont été regroupées
3.
Au moment de l’élaboration du plan d’échantillonnage, le fichier de déclaration des clientèles scolaires de l’année 2013-2014 n’était
pas disponible.
4.
La liste qui constitue la deuxième base de sondage exclut, dans la mesure du possible, les classes de moins de cinq élèves de même
que celles dont la majorité des élèves ne sont pas en mesure de remplir le questionnaire. En effet, les élèves de ces classes ne font
pas partie de la population enquêtée.
5.
Les classes au sein desquelles les élèves sont regroupés constituent les grappes, soit les unités d’échantillonnage au second degré.
Tous les élèves des classes (grappes) sélectionnées aléatoirement sont automatiquement sélectionnés pour l’enquête.
24
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
1 – Aspects méthodologiques
en strates tenant compte de la langue d’enseignement
(anglais ou français), du réseau d’enseignement (privé
ou public), d’un découpage géographique (école située
ou non dans la région métropolitaine de recensement
[RMR] de 2006 de Montréal) et de l’indice de milieu
socioéconomique de l’école (IMSE)6 . La figure 1.1 illustre
la stratification retenue pour la sélection de l’échantillon
pour la 1re à la 4e secondaire. En 5e secondaire, un
objectif s’est ajouté, à savoir la diffusion de statistiques
à l’échelle de la région de Montréal. Ainsi, un découpage
géographique prenant en compte la localisation ou non
des écoles dans la région administrative de Montréal a
été ajouté à la stratification.
Au second degré, dans les écoles sélectionnées pour
un niveau scolaire donné, une classe a été choisie aléatoirement au sein de la liste des classes admissibles de
ce niveau, avec une probabilité uniforme. Enfin, tous les
élèves de la classe choisie ont été invités à participer
à l’enquête.
Les échantillons étant construits de façon indépendante
pour chaque niveau scolaire, dans certaines écoles,
plusieurs classes (mais de niveaux différents) peuvent
être sélectionnées.
1.1.4 Taille et répartition de l’échantillon
La taille de l’échantillon des classes est établie en fonction
de la précision statistique désirée, tout en tenant compte
du nombre moyen d’élèves par classe attendu pour une
strate donnée ainsi que de l’effet du plan de sondage et
du taux de réponse attendus. Plus précisément, la taille de
l’échantillon doit être suffisamment grande pour produire
des estimations fiables, c’est-à-dire pour une proportion
estimée de 15 % et plus selon le niveau scolaire et le sexe
de l’élève, un coefficient de variation7 inférieur à 15 %.
Les nombres moyens d’élèves par classe considérés
pour déterminer la taille de l’échantillon varient de 24 à
31 d’une strate à l’autre et ont été estimés à partir des
données de l’EQSJS 2010-2011. Puisque tous les élèves
des classes sélectionnées sont invités à participer à
l’enquête, et sachant par ailleurs qu’ils peuvent présenter
une certaine homogénéité sur le plan des comportements, la taille de l’échantillon doit tenir compte de la
diminution de la précision des estimations entraînée par
le plan d’échantillonnage par rapport à celle que l’on
aurait obtenue avec un échantillon aléatoire simple de
même taille. Cette perte d’efficacité se mesure à l’aide
de l’effet de plan, ce dernier ayant été évalué à 1,8 par
Figure 1.1
Stratification des écoles pour chaque niveau scolaire, de la 1re à la 4e secondaire
Écoles de langue anglaise
Écoles de la population enquêtée
(pour un niveau donné)
Réseau privé
RMR de Montréal
Hors RMR de Montréal
Écoles de langue française
RMR de Montréal
Réseau public
Hors RMR de Montréal
IMSE 1 à 7
IMSE 8 à 10
IMSE 1 à 7
IMSE 8 à 10
Note : Un IMSE de 1 à 7 est associé à une école accueillant principalement des élèves de milieux plus favorisés, alors qu’un IMSE de 8 à 10 est associé à
une école accueillant des élèves de milieux plus défavorisés.
6.
L’indice de milieu socioéconomique d’une école (IMSE) est un rang décile basé sur la défavorisation du milieu des élèves fréquentant
cette dernière (IMSE moyen des élèves). La défavorisation du milieu d’un élève (IMSE de l’élève) est elle-même mesurée à partir de
la sous-scolarisation des mères et de l’inactivité des parents du milieu de l’élève (indicateurs de non-réussite scolaire ; MELS, 2003).
7.
La notion de coefficient de variation est définie à la section 1.3.3.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
25
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
sexe et niveau scolaire lors des éditions précédentes
de l’ETADJES. Finalement, le taux de réponse attendu
chez les élèves des classes répondantes est de 93 % et
correspond au taux observé lors des dernières éditions
de l’ETADJES. La taille de l’échantillon doit donc être
ajustée à la hausse pour prendre en considération cette
non-réponse attendue.
1.2 DÉROULEMENT ET RÉSULTATS
DE LA COLLECTE DES
DONNÉES
Par rapport aux éditions précédentes de l’ETADJES, la
taille de l’échantillon de base a été augmentée : deux
classes par niveau scolaire ont été ajoutées pour tenir
compte d’une légère baisse de la taille moyenne des
classes (baisse liée à une meilleure procédure de listage des classes mise en place en 2010, à l’occasion
de l’EQSJS). Ainsi, le nombre de classes par niveau
a été établi à 38, soit 190 classes pour l’ensemble du
secondaire. En se basant sur les éditions précédentes
de l’enquête, on pouvait s’attendre à obtenir environ 37
classes répondantes pour chaque niveau scolaire. À la
demande de la Direction de santé publique de Montréal,
15 classes ont été ajoutées en 5e secondaire dans cette
région, de sorte que l’échantillon total comptait 205 classes
réparties dans 162 écoles de la province. Également, afin
de pallier une non-réponse légèrement plus élevée que
prévu en 3e secondaire, trois classes ont été ajoutées à
l’échantillon de ce niveau en cours de collecte, portant
la taille de l’échantillon total à 208 classes réparties dans
165 écoles. Notons enfin qu’en raison de la fermeture
d’une école, une classe de 1re secondaire sélectionnée
initialement a été remplacée par une autre classe de ce
niveau sélectionnée au hasard au sein de la même strate.
L’enquête en milieu scolaire a la particularité d’exiger
l’approbation de nombreux paliers décisionnels : les
commissions scolaires, les directions d’écoles, les parents
(lorsque le conseil d’établissement scolaire l’exige) et
enfin les élèves. Un consentement spécifiant le caractère
volontaire de la participation à l’enquête est demandé à
chacun de ces groupes.
Pour la 1re à la 4e secondaire, 37 classes répondantes
par niveau correspondent à 925 élèves répondants
par niveau et, pour la 5e secondaire, 52 classes répondantes correspondent à 1 300 élèves répondants ; on a
donc supposé que près de 5 000 élèves du secondaire
répondraient à l’enquête.
26
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
1.2.1 Déroulement de la collecte
dans les écoles
La collecte dans les écoles s’est déroulée du 4 novembre
au 19 décembre 2013. Les données ont été recueillies
à l’aide d’un questionnaire anonyme en format papier
autoadministré, distribué aux élèves en début de période
d’un cours de sciences humaines (ou de la matière retenue). Un intervieweur, formé par l’Institut, se présentait
en classe pour expliquer les objectifs de l’enquête et
distribuer le questionnaire à l’ensemble des élèves. La
participation était libre et volontaire. L’enseignant était
convié à demeurer en classe pour maintenir la discipline,
sans toutefois pouvoir circuler parmi les élèves. Ces
mesures visaient à minimiser l’influence de ce dernier
sur les réponses de l’élève de même qu’à garantir leur
confidentialité. Le temps requis pour répondre au questionnaire avait été évalué à environ 20 minutes. Une fois
les questionnaires remplis, l’intervieweur les insérait dans
une enveloppe qu’il scellait devant les élèves.
1 – Aspects méthodologiques
1.2.2 Taux de réponse des écoles
Dans la présente enquête, trois taux de réponse ont été
calculés : celui des écoles, celui des élèves et le taux de
réponse combiné des écoles et des élèves (global). De
la non-réponse est observée à l’échelle des écoles (pour
un niveau donné) et à l’échelle des élèves.
Tableau 1.1
Nombre de classes répondantes et taux de réponse
pondéré à l’échelle des écoles selon le niveau scolaire,
Québec, 2013
Niveau scolaire
Puisque la sélection des écoles a été faite de façon
indépendante pour chacun des niveaux scolaires, la
non-réponse à l’échelle des écoles concerne les écoles
sélectionnées pour un niveau scolaire donné. En fait,
c’est comme s’il s’agissait de la non-réponse à l’échelle
des classes, puisqu’il ne peut y avoir qu’une seule classe
choisie par niveau dans une école.
Les 208 classes (ou combinaisons de niveau scolaire et
d’école) sélectionnées pour l’édition 2013 (205 classes
initiales plus 3 classes supplémentaires) font partie de
la population enquêtée8. Or, il s’est révélé que, lors de
la visite dans une école, la classe qui avait participé
n’était pas du niveau scolaire pour lequel elle avait été
sélectionnée. La classe participante a été conservée
dans l’échantillon, et la classe qui aurait dû participer
a été considérée comme non répondante, ce qui porte
le nombre de classes échantillonnées à 209. Dans la
présente section, étant donné l’approche utilisée pour
la sélection de l’échantillon et le calcul de la pondération
(section 1.3.2), nous ferons référence aux classes en
utilisant les termes « combinaisons de niveau scolaire
et d’école ».
Parmi les 209 combinaisons de niveau scolaire et d’école
échantillonnées, 193 ont participé à l’enquête9. La nonréponse observée à l’échelle des écoles est telle que
93,3 % de l’ensemble des élèves des combinaisons de
niveau scolaire et d’école échantillonnées10 font partie
de combinaisons répondantes (ratio pondéré du nombre
d’élèves inscrits par combinaison de niveau scolaire et
d’école). On observe des taux légèrement plus élevés
pour les combinaisons du premier cycle d’enseignement
(1re et 2e secondaire ; tableau 1.1).
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
Total
Nombre
Taux de
de classes
Nombre réponse
échantilde classes pondéré1
lonnées répondantes
(%)
39
38
41
38
53
209
38
36
36
35
48
193
97,6
95,0
90,0
92,0
91,8
93,3
1. Proportion de l’ensemble des élèves des combinaisons de niveau
scolaire et d’école échantillonnées qui font partie de combinaisons
répondantes.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
1.2.3 Taux de réponse des élèves
Le taux de réponse pondéré à l’échelle des élèves est
le rapport entre le nombre pondéré d’élèves répondants
et le nombre pondéré d’élèves inscrits dans les combinaisons de niveau scolaire et d’école répondantes.
Au sein des classes visitées, 4 943 élèves ont répondu
au questionnaire, soit un taux de réponse pondéré de
95,0 %. La presque totalité de la non-réponse est expliquée par l’absentéisme. Le taux de réponse des élèves
varie de 93,1 % à 97,6 % d’un niveau scolaire à l’autre
et est légèrement plus élevé chez les élèves du premier
cycle (tableau 1.2).
8.
Ce nombre exclut la classe de 1re secondaire de l’école ayant fermé ses portes, qui a fait l’objet d’un remplacement avant le début
de la période de collecte.
9.
Celles-ci sont réparties dans 153 écoles participantes.
10. On fait ici référence à tous les élèves inscrits dans ces combinaisons, que ces élèves fassent partie ou non de classes sélectionnées
pour l’enquête.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
27
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 1.2
Nombre d’élèves répondants et taux de réponse pondéré
des élèves selon le niveau scolaire, Québec, 2013
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
Total
Nombre
d’élèves
inscrits des
classes
répondantes
Nombre
d’élèves
répondants
Taux de
réponse
pondéré
(%)
977
960
975
956
1 354
5 222
953
918
913
906
1 253
4 943
97,6
95.9
93,7
94,7
93,1
95,0
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
1.2.4 Taux de réponse global
Le taux de réponse combiné correspond au produit du
taux de réponse des écoles et de celui des élèves. Il
s’élève à 88,6 % et il est supérieur chez les élèves du
premier cycle (tableau 1.3).
Tableau 1.3
Taux de réponse global pondéré selon le niveau scolaire,
Québec, 2013
Niveau scolaire
Taux de réponse pondéré (%)
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
Total
95,3
91,1
84,3
87,1
85,5
88,6
1.3 TRAITEMENT ET ANALYSE
DES DONNÉES
1.3.1Validation
Les données des questionnaires remplis en format papier
ont été saisies telles que vues. Afin de s’assurer de la
qualité de cette saisie, une double-saisie a été effectuée.
La cohérence entre les différentes réponses d’un répondant a ensuite été vérifiée pour tous les répondants. Les
données incohérentes détectées ont été corrigées par
déduction, lorsque cela était possible, ou remplacées
par une valeur manquante. De plus, la codification des
réponses aux questions permettant de distinguer les nonrépondants partiels des répondants qui n’étaient pas visés
par une question a été vérifiée. Enfin, les réponses aux
questions ouvertes (par exemple, la catégorie « autre »
de certaines questions) ont été reclassées dans les
catégories existantes lorsque pertinent.
Une attention particulière a été accordée aux données
ayant trait au niveau scolaire et au sexe de l’élève en
raison de leur importance, tant au sujet des ajustements
de la pondération (section 1.3.2) que de l’analyse proprement dite. L’âge de l’élève a également été examiné
puisqu’il sert à définir la sous-population sur laquelle
portent certains indicateurs d’âge d’initiation. Quelques
données concernant le niveau scolaire ont été corrigées
sur la base des renseignements fournis par le responsable
de l’école ; en effet, certains parcours de formation ne
sont offerts qu’au deuxième cycle d’enseignement. Pour
ces trois variables, les données manquantes ou ayant été
invalidées ont fait l’objet d’une imputation11 (section 1.3.4).
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
11. Le niveau scolaire déclaré de quelques élèves a été invalidé puisqu’il ne correspondait pas avec l’âge déclaré.
28
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
1 – Aspects méthodologiques
1.3.2Pondération
Le plan d’échantillonnage de l’ETADJES vise à générer
un échantillon autoreprésentatif d’élèves pour chaque
niveau scolaire, c’est-à-dire un échantillon dans lequel
les élèves auraient à peu près la même chance d’être
sélectionnés12. Un tel échantillon favorise une bonne
précision des estimations. Or, le fait de ne pas disposer
d’une liste exhaustive des classes des écoles composant la population, lors de la planification de l’enquête,
entraîne inévitablement des probabilités de sélection
variables. Par ailleurs, la non-réponse observée à l’échelle
des écoles et des élèves peut nuire à la représentativité
des répondants si les élèves faisant partie de groupes
où la non-réponse est plus importante présentent des
comportements différents des autres élèves.
Afin d’inférer les résultats à la population visée, chaque
élève répondant doit se voir associer un poids statistique.
Ce poids est le nombre d’élèves qu’il représente au sein
de la population visée. Pour un niveau scolaire donné13, le
calcul du poids d’un élève répondant prend en compte la
probabilité de sélection de son école et de sa classe, en
plus de la non-réponse observée à l’échelle des écoles
et des élèves. Finalement, la pondération est ajustée
aux effectifs scolaires du MELS de l’année 2013-2014.
De façon plus détaillée, pour un niveau scolaire donné,
le poids initial d’un répondant est défini par l’inverse de
la probabilité de sélection de son école, probabilité qui
est proportionnelle au nombre d’élèves inscrits pour ce
niveau. Ce poids est par la suite ajusté pour tenir compte
de la non-réponse observée à l’échelle des écoles. Cet
ajustement consiste à diviser le poids initial par le ratio
du nombre pondéré d’élèves inscrits des écoles répondantes sur le nombre pondéré d’élèves inscrits des écoles
échantillonnées, ce ratio étant calculé séparément au
sein des classes de non-réponse définies en fonction
du niveau scolaire et de la langue d’enseignement14.
En second lieu, le poids est divisé par la probabilité de
sélection de la classe du répondant au sein des classes
admissibles de ce niveau ; toutes les classes considérées
avaient la même chance d’être choisies. Le poids en
résultant est ajusté pour prendre en considération la nonréponse observée à l’échelle des élèves, tout en tenant
compte du niveau scolaire, du réseau d’enseignement
et de la fréquentation ou non d’une école de la région
de Montréal. Pour ce faire, le poids est divisé par le ratio
du nombre pondéré d’élèves répondants sur le nombre
pondéré d’élèves inscrits des classes répondantes, au
sein des classes de non-réponse définies en fonction
des caractéristiques liées à la non-réponse.
L’ajustement final apporté au poids, la poststratification,
permet d’ajuster la pondération afin de s’assurer que la
somme des poids des répondants concorde avec la taille
de la population visée de l’année scolaire en cours, selon
le niveau déclaré par l’élève15 et le sexe. Pour les élèves
de 5e secondaire, la somme des poids par sexe est aussi
ajustée aux effectifs scolaires séparément pour les élèves
des écoles de la région de Montréal et les autres élèves.
La poststratification a entraîné un rehaussement d’environ
8 % de la somme totale des poids, ce qui indique une
possible sous-couverture de la base de sondage des
classes, qui pourrait s’expliquer, par exemple, par certains
oublis dans l’inventaire des classes dans les écoles. S’il
est raisonnable de croire que les élèves des classes
manquantes ne sont pas trop différents des autres quant
à leurs comportements (consommation de tabac, d’alcool
ou de drogues et participation à des jeux de hasard et
d’argent), alors l’impact de la sous-couverture sur les
estimations peut être considéré comme négligeable. Pour
leur part, les élèves des petites écoles, des très petites
classes et des classes allophones ou présentant des
troubles d’apprentissage sévères, qui font l’objet d’une
exclusion, sont trop peu nombreux pour entraîner un biais
dans les estimations. Finalement, la poststratification
augmente inévitablement les poids pour tenir compte de
l’exclusion des élèves qui ne fréquentent plus le secteur
des jeunes des écoles secondaires québécoises, alors
que ce n’est pas souhaitable, mais l’impact est encore
une fois jugé négligeable étant donné le peu d’élèves
en cause.
12. Cet énoncé ne s’applique pas à l’échantillon des élèves de 5e secondaire, dans lequel la fraction d’échantillonnage est plus élevée
pour la région de Montréal en raison de l’objectif de diffusion à cette échelle.
13. À cette étape de la pondération, le niveau scolaire est celui pour lequel l’école de l’élève a été choisie.
14. La non-réponse est plus importante au sein des écoles anglophones, surtout au deuxième cycle d’enseignement.
15. Le niveau scolaire déclaré par l’élève diffère dans certains cas de celui pour lequel son école a été sélectionnée. Cela se produit, par
exemple, dans les classes multiniveaux.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
29
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
1.3.3 Estimations, précision et analyse
statistique
Toutes les estimations présentées dans ce rapport ont
été pondérées, ce qui permet d’inférer adéquatement les
résultats à la population visée par l’enquête16. Les estimations basées sur un échantillon comportent néanmoins
un certain degré d’erreur lié au fait que l’enquête n’est
pas menée auprès de l’ensemble de la population visée.
L’ampleur de cette erreur d’échantillonnage est en partie
attribuable au nombre de répondants. La précision des
estimations repose donc sur le nombre de répondants
à partir duquel elles sont établies. Dans une enquête
comme celle-ci, il est important de mettre en évidence
la qualité des estimations produites.
Contrairement aux éditions précédentes de l’ETADJES,
dans l’enquête de 2013, les mesures de précision et les
tests statistiques reposent sur une méthode de rééchantillonnage basée sur une série de 2 000 poids d’autoamorçage (bootstrap ; Rust et autres, 1996). Ceux-ci
permettent de tenir compte non seulement du plan de
sondage complexe, mais aussi de tous les ajustements
de non-réponse et de poststratification apportés à la
pondération, ce que ne permettait pas la méthode de
linéarisation de Taylor utilisée précédemment. En ce sens,
il s’agit d’une amélioration de la méthode d’estimation de
la précision pour l’édition 2013. Ainsi, 2 000 échantillons
ont été sélectionnés avec remise à partir de l’échantillon
initial, puis toutes les étapes de pondération ont été appliquées à chacun d’eux, ce qui a généré 2 000 pondérations
selon la méthode d’auto-amorçage. Les estimations et
les tests statistiques ont été produits à l’aide du logiciel
SUDAAN (Research Triangle Institute, 2008).
Dans ce rapport, la mesure principale utilisée pour évaluer
la précision des estimations est le coefficient de variation
(CV). Ce dernier permet de mesurer la précision relative
des estimations. Il s’exprime comme le rapport, en pourcentage, de l’erreur-type de la proportion estimée sur la
proportion estimée elle-même. Plus le CV est élevé, moins
l’estimation est précise et inversement. Les estimations
présentées dans le texte et les tableaux ou figures qui
sont suivies d’un astérisque (*) indiquent que le CV est
supérieur à 15 % mais inférieur ou égal à 25 %, ce qui
signifie qu’elles doivent être interprétées avec prudence.
Les estimations suivies de deux astérisques (**) indiquent
que le CV est supérieur à 25 %, ce qui signifie qu’elles
sont imprécises ; par conséquent, ces estimations sont
présentées seulement dans les tableaux et figures, et ce,
à titre indicatif. Les estimations dont le CV est inférieur
ou égal à 15 % ne sont suivies d’aucun astérisque parce
qu’elles sont suffisamment précises. Lorsque toutes les
estimations présentées dans un tableau ou une figure
ont un CV inférieur ou égal à 15 %, il en est fait mention.
Des analyses bivariées ont été réalisées afin de comparer
les élèves de différents sous-groupes, principalement
les élèves des différents niveaux scolaires, de même
que les garçons et les filles. Ces comparaisons ont été
faites à l’aide du test du khi-deux avec ajustement de
Satterthwaite. En présence d’un résultat significatif, des
tests d’égalité entre deux proportions ont été réalisés. Les
différences qui sont mentionnées dans le rapport sont
significatives à un seuil de 0,05. Par contre, des résultats
non significatifs peuvent être signalés s’ils offrent un intérêt particulier ou s’ils font exception dans une série de
résultats significatifs et ils sont habituellement présentés
sous forme de « tendance ». Dans les tableaux et figures,
un écart significatif entre deux catégories d’une variable
de croisement est indiqué par une même lettre ajoutée
en exposant aux proportions estimées.
Les facteurs potentiellement associés aux indicateurs
principaux (usage de tabac, consommation d’alcool
et de drogues) ont fait l’objet d’une analyse multivariée
afin d’étudier l’importance de chacun, une fois les autres
facteurs pris en compte17. En plus du niveau scolaire
et du sexe de l’élève, la situation familiale, le montant
d’argent hebdomadaire, l’autoévaluation de la performance scolaire et l’indice de milieu socioéconomique
de l’école ont été considérés comme des variables
explicatives dans les modèles de régression logistique
lorsqu’une relation bivariée significative était observée
avec la variable dépendante. Les interactions potentielles
des différentes variables explicatives avec le sexe, d’une
part, et le niveau scolaire, d’autre part, ont également
été examinées.
16. Les proportions sont arrondies à l’unité près lorsqu’elles sont rapportées dans le texte et à une décimale près dans les tableaux et
figures, à l’exception des proportions inférieures à 5 %, pour lesquelles une décimale a été conservée dans le texte. En raison de
l’arrondissement, la somme des proportions de certains tableaux ou figures peut être inférieure ou supérieure à 100 %.
17. Aucune analyse multivariée n’a été effectuée pour les indicateurs de jeux de hasard et d’argent puisque peu de relations significatives
ont été détectées lors des analyses bivariées.
30
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
1 – Aspects méthodologiques
En présence d’un lien significatif entre la variable dépendante et une variable explicative, les écarts relatifs entre
deux catégories de celle-ci peuvent être interprétés par
le biais du rapport de cotes (RC), une mesure relative de
la force de la relation observée. Un RC significativement
supérieur à 1 indique que les élèves de la catégorie
étudiée sont plus susceptibles d’appartenir au groupe
des consommateurs (tabac, alcool ou drogues) que ceux
de la catégorie utilisée comme référence. En revanche,
un RC significativement inférieur à 1 indique la relation
contraire18.
Par ailleurs, l’ETADJES comporte des mesures de l’âge
d’initiation à la cigarette, à l’alcool et aux drogues, de
même qu’aux jeux de hasard et d’argent. Ces mesures
sont liées à l’âge de l’élève au moment de l’enquête. Un
élève enquêté à l’âge de 12 ans ne pourrait pas déclarer
un âge d’initiation supérieur à 12 ans, et ainsi de suite. Il
est en effet malaisé d’interpréter des statistiques telles que
la proportion d’élèves ayant amorcé un comportement,
ou encore l’âge moyen d’initiation, lorsqu’elles portent
sur des élèves d’âge variable. Par exemple, s’il s’avérait
que l’âge moyen d’initiation à la consommation d’alcool
est de 14 ans chez les élèves du secondaire, qu’est-ce
que ça signifierait pour les élèves de moins de 14 ans ?
Aussi, est-il recommandé d’avoir recours à ce type de
statistique uniquement lorsqu’on compare des groupes
dont la répartition selon l’âge au moment de l’enquête
est similaire ; une telle analyse est possible pour deux
éditions de l’ETADJES. Dans l’édition 2013, en ce qui
concerne l’amorce d’un comportement, seule la période
antérieure à l’âge au moment de l’enquête est considérée pour tous les élèves pris en compte. Par exemple,
l’indicateur de la proportion d’élèves de 13 ans et plus
ayant amorcé un comportement avant l’âge de 13 ans
exclut de son dénominateur tous les élèves n’ayant pas
atteint l’âge de 13 ans.
1.3.4 Non-réponse partielle
La non-réponse partielle est un phénomène que l’on
rencontre dans toute enquête. Elle survient lorsque le
répondant ne comprend pas une question ou l’interprète
mal, refuse de répondre à une question ou n’arrive pas
à se souvenir des renseignements demandés. L’impact
est important lorsqu’un groupe de personnes possé-
dant certaines caractéristiques communes refusent de
fournir une réponse à une question donnée et lorsque
ces caractéristiques sont liées directement aux thèmes
mesurés dans l’enquête.
Ce phénomène se mesure à l’aide du taux de non-réponse
partielle qui est défini comme le rapport entre le nombre
de personnes ne fournissant pas de réponse à une
question et le nombre de celles devant y répondre. Ces
quantités sont pondérées afin de refléter l’impact possible
de la non-réponse sur l’estimation. De façon générale,
on porte une attention particulière aux questions et aux
indices pour lesquels le taux de non-réponse partielle
est supérieur à 5 % et le nombre d’unités admissibles,
non négligeable. On procède dans ces cas à une analyse comparative des caractéristiques des répondants
et des non-répondants partiels admissibles. Lorsqu’un
résultat s’avère significatif, on vérifie s’il existe un lien
significatif entre la caractéristique ainsi identifiée et la
variable d’analyse. Le cas échéant, il est recommandé
de tenir compte de cette caractéristique dans l’analyse
et l’interprétation de cette variable.
Dans l’enquête de 2013, la majorité des questions et des
indices ont un taux de non-réponse partielle inférieur à
5 %. Une analyse de caractérisation de la non-réponse
partielle a été effectuée pour les questions ou indices
dont le taux dépassait cette borne. Ceux-ci portent principalement sur la permission de fumer la cigarette de la
part des parents vivant avec l’élève (accord du père,
accord de la mère, accord d’au moins un des parents)
et sur la fréquence de consommation de malbouffe dans
un restaurant ou un casse-croûte au cours de la dernière
semaine d’école. L’analyse effectuée permet de conclure
à un impact potentiel mais négligeable.
Par ailleurs, un examen du traitement de la non-réponse
partielle a été fait pour la construction des indicateurs
issus de multiples items. Par exemple, l’indicateur global
de consommation de drogues au cours des 12 derniers
mois est basé sur la fréquence de consommation de
différents types de drogues (9 items). Or, certains élèves
peuvent avoir laissé quelques items sans réponse. Dans
ce cas, la décision de laisser ou non l’indicateur global
à manquant est basée sur la proportion d’élèves avec
non-réponse partielle pour lesquels la consommation
peut être déduite sans erreur.
18. Notons qu’un rapport de cotes peut être interprété quantitativement comme un risque relatif seulement lorsque la prévalence est faible
pour toutes les combinaisons des variables explicatives, ce qui n’est pas le cas pour les indicateurs étudiés dans ce rapport. Par
conséquent, seul le sens des relations observées est interprété.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
31
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Finalement, les quelques données manquantes concernant le niveau scolaire, l’âge et le sexe de l’élève ont
fait l’objet d’une imputation. À l’ensemble des niveaux
scolaires manquants a été imputé le niveau de la classe
correspondante. Les élèves n’ayant pas déclaré d’âge se
sont vu imputer l’âge moyen de leur classe. Et, le sexe
des rares élèves ne l’ayant pas déclaré a pu être déduit
sur la base de leur réponse à la question sur l’apparence
corporelle19.
comme étant des écarts réels. Par exemple, au libellé
de la question « Au cours des 12 derniers mois, as-tu
acheté des billets de loterie (comme le 6/49, le Banco) ? »
de l’édition de 2008 a été ajouté « le Lotto Max » pour
l’édition 2013. La loterie Lotto Max ayant été lancée en
2009, il a été décidé de mettre la liste des exemples à
jour pour s’assurer que le répondant pense à l’inclure
dans les billets de loterie. L’indicateur de 2013 portant
sur l’achat de billets de loterie peut donc être comparé
avec les indicateurs des éditions précédentes.
1.4 ÉVOLUTION DES INDICATEURS
ENTRE LES ÉDITIONS DE
L’ETADJES
Afin de mesurer la consommation sur 12 mois de médicaments pris sans prescription pour avoir un effet similaire
à celui d’une drogue, on demande d’abord à l’élève s’il
a consommé de la drogue au cours de sa vie. Dans les
éditions antérieures, les élèves affirmant n’avoir jamais
consommé de la drogue étaient considérés comme des
non-consommateurs de médicaments sans prescription.
Dans la présente édition, il a été décidé de poser également
la question concernant la consommation de médicaments
sans prescription à ceux qui avaient affirmé au préalable
n’avoir jamais consommé de la drogue. On veut ainsi
s’assurer d’inclure les élèves qui ont consommé de tels
médicaments au cours des 12 derniers mois, mais qui
ne les considèrent pas comme des drogues. Si cet ajout
a un impact sur l’indicateur, il ne peut qu’augmenter la
prévalence de ce dernier. Il importe de tenir compte de
cet impact dans l’interprétation des écarts. Notons que
si un écart significatif à la baisse est observé entre les
éditions antérieures et l’édition 2013, on peut conclure à
une baisse, mais dont l’ordre de grandeur peut être affecté
par la mise à jour de l’indicateur. Dans le cas contraire,
lorsque le seuil observé d’un test statistique n’est que
légèrement supérieur au seuil fixé, une comparaison sur
la base de l’ancien indicateur peut être envisagée pour
une meilleure interprétation du résultat obtenu.
Les principaux indicateurs étudiés dans l’ETADJES 2013
ont été comparés avec les indicateurs correspondants
des éditions antérieures de l’enquête. Cette analyse visait
à examiner l’évolution des comportements en matière
de consommation de tabac, d’alcool et de drogues et
de participation à des jeux de hasard et d’argent. Les
années de comparaison retenues sont 2013, 2008, 2004
et la première année où l’indicateur a été mesuré. Les
indicateurs sur l’usage du tabac ont été mesurés depuis
1998, alors que ceux portant sur la consommation d’alcool
ou de drogues l’ont été à partir de l’année 2000. Enfin,
les indicateurs liés aux jeux de hasard et d’argent ont
été introduits dans l’ETADJES en 2002. Pour plus de
détails sur l’évolution des indicateurs entre chacune des
éditions de 1998 à 2008, le lecteur est invité à consulter
le rapport de l’Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool,
la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2008
(Dubé et autres, 2009).
1.4.1 Comparabilité des indicateurs
Avant d’aller de l’avant avec la comparaison temporelle
d’un indicateur de l’ETADJES, il importe de vérifier la
comparabilité de celui-ci. En effet, les questions à partir
desquelles sont construits certains indicateurs ont fait
l’objet d’une mise à jour en 2013, soit parce que la liste
des produits mentionnés dans le libellé n’était plus à jour,
soit parce que l’indicateur présentait des lacunes. Dans
le premier cas, on peut interpréter les écarts observés
1.4.2 Tests statistiques de comparaison
Ainsi que mentionné dans la section 1.3.3, les mesures
de précision et les tests statistiques de l’ETADJES 2013
reposent sur la méthode de rééchantillonnage des poids
d’auto-amorçage, tandis que la méthode de linéarisation
de Taylor a été utilisée lors des éditions précédentes20.
19. Pour chacune des trois variables, moins de 1 % des données ont été corrigées ou imputées.
20. Le changement apporté vise à obtenir une meilleure estimation de la précision.
32
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
1 – Aspects méthodologiques
Le test global de comparaison de la répartition des
indicateurs entre les différentes éditions de l’ETADJES
repose sur la méthode de linéarisation de Taylor21. Cette
méthode nécessite de connaître les paramètres du plan
d’échantillonnage (strates et unités primaires d’échantillonnage) qui sont disponibles pour toutes les éditions de
l’enquête22. En présence d’un résultat significatif au seuil
de 0,05, des tests d’égalité entre les proportions issues
de deux éditions ont été réalisés. Pour la comparaison
des indicateurs des éditions précédentes, la méthode de
linéarisation a été utilisée et les résultats sont identiques
à ceux publiés en 2009 (Dubé et autres). Pour la comparaison d’un indicateur de l’édition 2013 avec ceux des
éditions antérieures, une statistique de Wald basée sur
une transformation « logit » a été utilisée23, la variance étant
estimée par la méthode des poids d’auto-amorçage pour
toute proportion issue de l’édition 2013 et par la méthode
de linéarisation de Taylor pour les autres proportions24.
1.5 COMPARABILITÉ AVEC
D’AUTRES ENQUÊTES
L’ETADJES 2013 a été élaborée dans un but de comparaison avec les futures éditions de l’enquête. Cependant,
il est intéressant de comparer les indicateurs de 2013
avec ceux des éditions précédentes, avec les nuances
qui s’imposent, comme discuté dans la section 1.4. Par
contre, la comparaison avec d’autres enquêtes devrait
se limiter à un examen en termes d’ordre de grandeur,
puisque toute différence méthodologique commande la
prudence.
La prudence est généralement de mise lorsque les populations visées par deux enquêtes ne sont pas les mêmes
(ex. : provinces différentes, groupes d’âge différents).
Toutefois, pour des populations similaires étudiées à
des périodes différentes mais selon une méthodologie
variable, il pourrait être tentant d’interpréter les écarts
observés comme des changements dans la population. Or,
il est particulièrement délicat de faire des comparaisons
temporelles avec d’autres enquêtes, notamment pour de
courtes périodes. En effet, les écarts entre deux périodes
rapprochées sont faibles en général, de sorte qu’il devient
hasardeux de considérer des écarts observés comme
des changements réels plutôt que des différences dans
la méthodologie, surtout s’ils sont petits. À l’opposé, si
les écarts sont importants, on pourra croire à un impact
méthodologique puisqu’il est peu probable que de grands
écarts soient observés dans la population sur de courtes
périodes. De fait, plusieurs éléments méthodologiques
peuvent avoir un impact sur la comparabilité. La base
de sondage, la population visée, la méthode de collecte,
la formulation des questions, le mode d’administration
des questions et l’univers couvert par l’indicateur étudié
comptent parmi les plus importants.
Par exemple, l’ETADJES présente plusieurs similarités
avec l’EQSJS 2010-2011. Dans les deux cas, il s’agit
d’une sélection de classes dans les écoles secondaires
et d’un questionnaire autoadministré à l’école. Plusieurs
indicateurs sont mesurés à l’aide des mêmes questions
dans les deux enquêtes. Toutefois, pour l’ETADJES, le
contenu est plus ciblé, la période de collecte est plus
courte et un questionnaire papier est utilisé plutôt qu’un
questionnaire électronique. La collecte de l’ETADJES
est faite à l’automne, contrairement à celle de l’EQSJS
qui s’étend sur toute l’année scolaire, de sorte que les
répondants à l’ETADJES sont en moyenne plus jeunes
au moment de remplir le questionnaire. Considérant les
changements non négligeables qui se produisent dans
les comportements d’un niveau scolaire à l’autre, cette
différence dans les périodes de collecte pourrait avoir
un impact important sur la comparaison entre les deux
enquêtes. Quoi qu’il en soit, tous les aspects mentionnés
sont sources potentielles d’écarts dans les estimations
qui ne seraient pas dus au passage du temps.
21. Comme pour l’analyse des indicateurs de 2013, il s’agit du test du khi-deux avec ajustement de Satterthwaite.
22. Il ne serait pas possible de faire un test global à l’aide de la méthode des poids d’auto-amorçage, puisque ceux-ci n’ont pas été créés
lors des éditions précédentes de l’enquête. Toutefois, puisqu’ils représentent une amélioration par rapport aux éditions antérieures,
les poids d’auto-amorçage sont utilisés pour l’estimation de la variance des proportions issues de l’édition 2013 lorsque comparées
deux à deux avec les proportions des éditions antérieures.
23. La transformation « logit » est habituellement utilisée à titre de transformation normalisatrice dans la construction d’intervalles de
confiance afin d’améliorer les taux de couverture de ceux-ci, en particulier pour de petites proportions (Korn et Graubard, 1999). Cette
transformation a été utilisée ici dans le contexte de tests statistiques.
24. Les poids d’auto-amorçage de l’édition 2013 ont été validés afin de s’assurer que l’ordre de grandeur des estimations de précision
obtenues était comparable à celui des estimations de précision obtenues à partir de la méthode de linéarisation de Taylor.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
33
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
1.6 PORTÉE ET LIMITES
DES DONNÉES
Tout a été mis en place afin d’optimiser la qualité de
l’Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue
et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013. D’abord,
l’enquête a eu recours à un échantillon de taille considérable, soit au moins 38 classes par niveau scolaire.
La participation à l’enquête a par ailleurs été très bonne,
avec près de 5 000 élèves répondants, soit un taux de
réponse global de 89 % (84 % ou plus pour tous les
niveaux). Ce taux de réponse est comparable aux taux
obtenus lors des éditions précédentes de l’ETADJES. Il
est également très similaire à celui obtenu dans l’EQSJS
2010-2011, l’enquête la plus récente menée par l’ISQ
auprès des élèves du secondaire.
Malgré la difficulté grandissante d’obtenir la participation
des écoles dans les enquêtes par sondage, le taux de
réponse global observé à chacune des éditions permet
d’affirmer que la classe demeure l’avenue à privilégier
pour une enquête auprès des élèves du secondaire.
Cette approche favorise des taux de réponse individuels
élevés au sein des classes participantes, élément jugé
essentiel pour l’obtention d’estimations de qualité. Il est
en effet primordial de s’assurer que le fait de participer
ou non à une enquête ne relève pas directement de
l’intérêt de l’élève pour les thèmes étudiés, sans quoi la
non-réponse pourrait être caractérisée.
Afin de pallier une non-réponse légèrement plus élevée
que prévu en 3e secondaire, trois classes ont été ajoutées
à l’échantillon de ce niveau en cours de collecte. De plus,
les ajustements apportés à la pondération permettent de
minimiser les biais potentiels induits par la non-réponse
dans les estimations. La non-réponse partielle a aussi été
examinée ; les taux sont en général faibles et ceux qui
sont plus élevés ont été analysés afin d’évaluer l’impact
de cette non-réponse sur l’estimation. Par ailleurs, des
efforts ont été déployés pour limiter l’impact non négligeable de la sous-couverture de la deuxième base de
sondage, soit celle utilisée pour la sélection aléatoire des
classes. Bien que cette précaution n’ait pas entièrement
réglé le problème de sous-couverture des classes, on
peut supposer qu’elle a contribué à en minimiser l’effet
sur les estimations.
34
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Dans l’ETADJES 2013, comme dans toute enquête
s’appuyant sur le principe de l’autodéclaration, il est
impossible de garantir l’exactitude des réponses fournies
par les répondants. Toutefois, tous les éléments susceptibles d’entraîner un biais de sous-déclaration ont été
examinés afin de réduire les risques au minimum. Ainsi,
des précautions ont été prises pour assurer la qualité des
données : le questionnaire était anonyme et rempli durant
une période de cours, un intervieweur professionnel non
rattaché à l’école distribuait et récupérait les questionnaires, et les enseignants ne pouvaient circuler dans la
classe pendant que les élèves remplissaient le questionnaire. En fait, tout a été mis en œuvre pour rassurer
les élèves, favoriser leur concentration et les convaincre
de l’impossibilité pour leurs parents ou l’enseignant de
connaître leurs réponses, ce qui minimise les biais potentiels de sous-déclaration. Par contre, il est plus difficile
d’éviter une surdéclaration qui serait liée à la présence
des pairs au moment de remplir le questionnaire.
Il importe finalement de rappeler que la présente enquête
vise l’ensemble des élèves québécois inscrits au secteur des jeunes, dans un établissement d’enseignement
secondaire, à l’exception de quelques cas énumérés
dans la section 1.1.1. Cette enquête ne permet pas de
décrire la population des jeunes québécois en général,
puisque ce ne sont pas tous les groupes d’âge qui sont
bien représentés dans la population du secondaire. La
majorité des élèves débutent la 1re secondaire à l’âge de
12 ans, prennent en général un an pour compléter chacune
des cinq années et terminent leur secondaire à 16 ou 17
ans, selon leur date de naissance. Cependant, une part
appréciable des élèves de 12 ans ou de 17 ans n’est pas
inscrite au secondaire. Ainsi, la population enquêtée ne
couvre pas l’ensemble des jeunes de certains groupes
d’âge. Les groupes d’âge extrêmes de l’échantillon des
répondants, soit ceux de 12 ans et moins et de 17 ans
et plus, sont les moins bien représentés. Cela limite la
comparaison des résultats avec ceux issus d’enquêtes
portant sur l’ensemble de la population québécoise d’un
groupe d’âge donné.
Le plan de sondage complexe a été pris en compte, tant
du côté des estimations ponctuelles que du côté des
mesures de précision qui les accompagnent et des tests
statistiques. Par ailleurs, en plus des analyses bivariées,
1 – Aspects méthodologiques
le présent rapport expose le résultat d’analyses multivariées permettant d’étudier le lien entre des variables,
tout en fixant la valeur prise par une ou plusieurs autres
variables. Toutefois, étant donné le devis transversal de
l’ETADJES, les relations détectées entre des variables, tant
par les analyses bivariées que multivariées, ne peuvent
être interprétées comme des relations causales.
La comparabilité des données de l’ETADJES 2013 avec
celles des éditions précédentes de l’enquête (depuis
1998) a été préservée en bonne partie en ayant recours
à une méthodologie semblable et en mesurant les mêmes
indicateurs principaux. Il faut néanmoins garder à l’esprit
que le questionnaire de l’édition 2013 a été revu et augmenté, l’enquête ayant été élaborée avant tout dans un
but de comparaison avec les futures éditions. En ce
sens, la prudence est de mise dans l’interprétation des
résultats de l’analyse de l’évolution des indicateurs de
l’ETADJES. En dépit de ces limites, on constatera, à la
lecture de ce rapport, que l’ETADJES recèle une grande
richesse d’informations permettant déjà une mise à jour
de plusieurs indicateurs des habitudes de vie des élèves
du secondaire.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
DUBÉ, G., et autres (2009). Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du
secondaire, 2008, Québec, Institut de la statistique
du Québec, 222 p.
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health surveys, New York, Wiley, 408 p.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DU LOISIR ET DU SPORT
(2003). « La carte de la population scolaire et les indices
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PICA, L. A., I. TRAORÉ, F. BERNÈCHE, P. LAPRISE, L.
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et autres (2012). L’Enquête québécoise sur la santé
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INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
35
USAGE DU TABAC
ISSOUF TRAORÉ
Direction des statistiques de santé – Institut de la statistique du Québec
FAITS SAILLANTS
{{ La prévalence de l’usage des produits du tabac (cigarette, cigarillo ou petit cigare, cigare et autres produits
du tabac aromatisés ou non) au cours des 30 derniers
jours se situe à 12 % en 2013, alors qu’elle s’élevait à
33 % en 1998 puis à 22 % en 2008.
{{ En 2013, environ 6 % des élèves ont fait l’usage de la
cigarette au cours des 30 derniers jours, une proportion
qui a nettement baissé depuis 2008 (15 %), et 7 % ont
fait l’usage du cigarillo ou du petit cigare, une proportion
qui a également baissé depuis 2008 (18 %).
{{ Près de 9 % des élèves ont consommé des produits du
tabac aromatisés au cours des 30 derniers jours, tels
que le cigare aromatisé ou la cigarette au menthol ; ces
produits représentent 71 % de la consommation des
produits du tabac.
{{ La proportion d’élèves de 13 ans et plus ayant fumé une
cigarette au complet avant l’âge de 13 ans a significativement diminué à travers les années, passant de 31 %
en 1998 à 4,5 % en 2013.
{{ Parmi les élèves qui ont fumé la cigarette au cours des
30 derniers jours, les deux tiers (65 %) ont consommé
en moyenne deux cigarettes ou moins par jour les jours
où ils ont fumé. Cette proportion est de 8 élèves sur 10
(80 %) pour le cigarillo ou le petit cigare.
{{ Concernant la cigarette électronique, environ 28 % des
élèves l’ont déjà essayée (ne serait-ce que pour prendre
quelques bouffées) au cours de leur vie ; toutefois, 4,0 %
des élèves en ont fait usage au cours des 30 derniers jours.
{{ Environ 20 % des élèves n’ayant jamais fumé la cigarette
ont essayé la cigarette électronique.
{{ En 2013, près de 23 % des élèves qui sont mineurs et
qui fument ont pu acheter leurs cigarettes eux-mêmes
dans un commerce, tandis que 48 % d’entre eux se sont
approvisionnés auprès d’amis.
{{ L’exposition quotidienne ou presque à la fumée de cigarette
des autres à la maison et dans un véhicule automobile
touche respectivement 17 % environ et 8 % des élèves
du secondaire.
{{ Approximativement 19 % des élèves qui ont fumé la cigarette au cours des 30 derniers jours se disent « assez ou
très dépendants » de la cigarette.
{{ Près de 4 élèves sur 10 (39 %) ayant fumé au moins un
produit du tabac au cours de la dernière année ont tenté
d’arrêter de fumer durant cette période, et parmi ceux-ci,
49 % n’ont pas recommencé à fumer depuis leur dernière
tentative d’arrêt.
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
INTRODUCTION
La lutte contre le tabagisme est l’un des enjeux majeurs
du Programme national de santé publique 2003-2012,
mise à jour 2008 (MSSS, 2008). Les recommandations
ministérielles visaient notamment à atteindre, en 2012,
une proportion de fumeurs de cigarettes chez les élèves
du secondaire de 13 %. Soulignons que la mise en œuvre
du programme a été prolongée jusqu’en 20151.
Le tabagisme constitue au Québec la première cause
de mortalité évitable et d’années de vie en bonne santé
perdues (Rehm et autres, 2006). L’usage du tabac
représente un des plus grands facteurs de risque des
maladies les plus meurtrières, étant responsable d’une
importante proportion de cas répertoriés de cancer du
poumon et de maladies respiratoires chroniques (World
Health Organization, 2009). Depuis déjà plusieurs années,
les liens entre l’usage du tabac et le développement de
plusieurs types de cancers, de maladies respiratoires et
de maladies cardiovasculaires ainsi que des problèmes
de développement du fœtus sont connus et démontrés
scientifiquement (U.S. Department of Health and Human
Services [USDHHS], 2014 ; Guérin et autres, 2006).
Le tabagisme tue près de 6 millions de personnes par
année dans le monde, dont plus de 600 000 involontairement exposées à la fumée (OMS, 2013). Au Québec,
il serait responsable de la mort de 10 400 personnes par
année (Rehm et autres, 2006).
Les fumeurs de cigarette présentent un plus grand risque
de développer une maladie cardiovasculaire, un cancer
du poumon ou d’autres maladies respiratoires (USDHHS,
2014). L’usage du tabac est associé à de nombreuses
maladies et la liste de ces maladies continue de s’allonger :
des études récentes révèlent des liens entre l’usage du
tabac et certaines maladies telles que le diabète mellite,
l’arthrite rhumatoïde, les maladies oculaires et le cancer
colorectal (USDHHS, 2014).
Chez les non-fumeurs, l’exposition à la fumée secondaire
de cigarette comporte des risques pour leur santé. La
dangerosité de cette exposition dépasse celle de tous
les autres agents contaminants présents dans l’air
domestique (Eriksen et autres, 2012). Les risques pour
la santé qui y sont associés sont sérieux et scientifiquement démontrés. Des liens de causalité ont également
1.
38
Planification stratégique 2010-2015, MSSS.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
été établis entre l’exposition à cette fumée secondaire
et le cancer, les maladies cardiovasculaires ou d’autres
maladies respiratoires (USDHHS, 2014).
Au cours des 15 dernières années, plusieurs autres produits du tabac ont été développés. Selon l’Organisation
mondiale de la santé (OMS), la commercialisation des
produits du tabac aromatisés est très préoccupante sur
le plan de la santé publique car elle se fait de manière
importante auprès des jeunes (World Health Organization,
2007). Chez les jeunes québécois, les produits du tabac
aromatisés sont de plus en plus populaires (Minaker et
autres, 2014 ; Delnevo et autres, 2014). Les additifs aromatisés masquent les propriétés irritantes de la fumée de
tabac, rendant ainsi les premières expériences avec la
cigarette plus agréables, et peuvent donner l’impression
d’être moins nocifs pour la santé que les produits non
aromatisés (World Health Organization, 2007 ; Carpenter
et autres, 2005). L’introduction sur le marché de nouveaux
produits du tabac contenant divers arômes et saveurs
pourrait donc remettre en cause les importants gains faits
au cours des dernières années en matière de prévention
de l’initiation au tabagisme (Lasnier, 2014).
Par ailleurs, la popularité croissante de la cigarette
électronique fait craindre une renormalisation du geste
de fumer et une remontée de l’usage des produits du
tabac chez les jeunes. Selon les données de la National Youth Tobacco Survey, 2011-2013, parmi les élèves
américains du secondaire qui n’ont jamais fumé la cigarette traditionnelle, ceux qui font usage de la cigarette
électronique sont plus nombreux, en proportion, que les
autres à avoir l’intention d’essayer la cigarette traditionnelle
(CDC, 2014). Toutefois, on ne dispose pas à ce jour de
données probantes sur les conséquences de la cigarette
électronique sur la santé à long terme (OMS, 2014), ce
qui soulève beaucoup d’inquiétudes au Québec où ce
type de produit, accessible aux jeunes, a fait une entrée
massive et soudaine sur le marché.
Depuis 1998, l’ETADJES vise à documenter et à suivre
l’évolution de l’usage du tabac et des facteurs qui y sont
associés chez les élèves du secondaire. Elle documente
en particulier l’usage de la cigarette, l’accessibilité aux
produits du tabac, la dépendance et le renoncement aux
produits du tabac ainsi que l’exposition à la fumée de
2 – Usage du tabac
tabac dans l’environnement. Soulignons que l’approvisionnement en cigarettes dans des lieux où la vente de
produits du tabac n’est pas permise n’est pas abordé
dans la présente édition, ni les mécanismes du développement de la dépendance à la cigarette.
Le déclin constant de l’usage de la cigarette depuis
1998 pourrait être attribué à la consommation de produits
du tabac autres que la cigarette, tels que le cigarillo
ou le petit cigare. Pour mieux comprendre ce déclin et
vérifier cette hypothèse, de nouvelles questions ont été
introduites en 2013. De plus, la consommation de la
cigarette électronique, étant un phénomène émergent
et possiblement une alternative à l’usage du tabac, est
mesurée pour la première fois.
Ce chapitre présente les données sur l’usage des produits du tabac chez les élèves du secondaire recueillies
à l’automne 2013. La section portant sur les aspects
méthodologiques décrit les principaux indicateurs utilisés
pour mesurer l’usage du tabac et la dépendance à la
cigarette. Les six sections suivantes sont consacrées à
la présentation des résultats et de leur évolution dans le
temps. Un portrait de l’usage des produits du tabac chez
les élèves du secondaire au cours des 30 derniers jours
est d’abord dressé. La section suivante présente différents
facteurs associés à l’usage du tabac : le fait d’occuper
un emploi ou non, le montant d’argent hebdomadaire
dont dispose l’élève pour ses dépenses personnelles,
l’autoévaluation de la performance scolaire, l’indice du
milieu socioéconomique de l’école, la situation familiale,
la permission de fumer des parents, le statut de fumeur
de cigarettes des parents, de la fratrie et des amis. La
troisième section des résultats s’attarde à la consommation de la cigarette électronique. La quatrième traite
de l’accessibilité aux produits du tabac ; elle aborde
notamment le mode habituel d’approvisionnement et
l’achat de cigarettes dans un commerce. La cinquième
section des résultats traite de l’exposition à la fumée de
tabac dans l’environnement familial et dans un véhicule
automobile. Enfin, la sixième section examine les facteurs
responsables de la dépendance à la cigarette et les
efforts déployés pour se défaire de cette dépendance.
Une discussion vient dégager les principaux résultats
et présente les progrès depuis la dernière enquête, les
aspects nécessitant un suivi, les facteurs associés et
des liens avec d’autres études. Un résumé des constats
clôt le chapitre.
2.1 ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
2.1.1 Statut de fumeur et usage de la
cigarette au cours des 30 derniers jours
Statut de fumeur de cigarette
Une typologie des consommateurs à six catégories
détermine le statut de fumeur de cigarette au cours des
30 derniers jours d’un élève. Elle est construite en fonction
de la quantité de cigarettes fumées au cours de la vie et
de la fréquence de consommation au cours des 30 jours
précédant l’enquête. Ainsi :
{{ les fumeurs quotidiens sont des élèves qui ont fumé
100 cigarettes au cours de leur vie et qui ont fumé la
cigarette tous les jours au cours des 30 derniers jours ;
{{ les fumeurs occasionnels sont des élèves qui ont fumé
100 cigarettes au cours de leur vie et qui n’ont pas
fumé tous les jours au cours des 30 derniers jours ;
{{ les fumeurs débutants sont des élèves qui ont fumé
entre 1 et 99 cigarettes au cours de leur vie et qui ont
fumé au cours des 30 derniers jours ;
{{ les anciens fumeurs sont des élèves qui ont fumé 100
cigarettes au cours de leur vie mais qui n’ont pas fumé
au cours des 30 derniers jours ;
{{ les anciens expérimentateurs sont des élèves qui ont
fumé entre 1 et 99 cigarettes au cours de leur vie mais
qui n’ont pas fumé au cours des 30 derniers jours ;
{{ les non-fumeurs depuis toujours sont des élèves qui
n’ont jamais fumé ou qui ont fumé moins d’une cigarette
complète au cours de leur vie.
Lorsque le nombre des répondants ou le thème traité
ne permettent pas de présenter des résultats détaillés
concernant le statut de fumeur de cigarette, la typologie
suivante, à trois catégories, est utilisée :
{{ la catégorie fumeurs actuels regroupe les fumeurs
quotidiens et les fumeurs occasionnels de la typologie
à six catégories ;
{{ la catégorie fumeurs débutants correspond à celle du
même nom de la typologie à six catégories ;
{{ la catégorie non-fumeurs regroupe les catégories
des anciens fumeurs, des anciens expérimentateurs
et des non-fumeurs depuis toujours de la typologie
à six catégories.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
39
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Usage de la cigarette
L’usage de la cigarette au cours des 30 derniers jours
utilise la typologie à deux catégories : les fumeurs (actuels
et débutants) et les non-fumeurs. La proportion des élèves
ayant fait usage de la cigarette au cours des 30 derniers
jours se réfère aux élèves du secondaire qui ont fumé la
cigarette, soit les fumeurs actuels (les fumeurs quotidiens
ou occasionnels) et les fumeurs débutants.
Mentionnons que la cigarette fumée peut-être aromatisée ou non, puisque la question posée ne fait pas de
distinction entre les sortes de cigarettes.
2.1.2 Quantité moyenne de cigarettes
consommées
La quantité de cigarettes consommées est établie à
partir du nombre moyen de cigarettes qu’un élève a
fumé durant les jours où il a fumé. La question sur la
quantité de cigarettes fumées est précédée de celle
portant sur la fréquence de consommation au cours des
30 derniers jours.
Les catégories de l’indicateur de la quantité de cigarettes consommées sont : 2 cigarettes ou moins par jour,
3 à 5 cigarettes par jour, 6 à 10 cigarettes par jour et
11 cigarettes ou plus par jour.
2.1.3 Âge d’initiation à la cigarette
La question CIG1_3 sur l’âge auquel l’élève a fumé une
cigarette au complet pour la première fois est posée
aux élèves qui déclarent avoir déjà fumé une cigarette
au complet. La réponse à cette question révèle l’âge
d’initiation à la cigarette.
Dans les éditions précédentes de l’ETADJES (de 1998 à
2008), c’est l’âge moyen d’initiation à la cigarette des élèves
du secondaire à partir d’une question sur l’âge auquel
l’élève a fumé une première cigarette complète qui a été
diffusé pour l’ensemble des élèves. Bien qu’elle soit utile
pour faire des comparaisons temporelles, cette donnée
statistique pose un problème d’ordre méthodologique
puisqu’elle porte sur des élèves d’âge variable. Depuis
la réalisation de l’Enquête québécoise sur la santé des
jeunes du secondaire 2010-2011 (EQSJS), une nouvelle
méthode de traitement de l’âge d’initiation à la cigarette,
qui tient compte de l’âge réel des élèves, a été adoptée
(Pica et autres, 2012). Ainsi, nous allons étudier l’initia-
40
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
tion à la cigarette en considérant uniquement la période
antérieure à l’âge au moment de l’enquête de l’ensemble
des élèves sélectionnés pour l’estimation. Par exemple,
on estimera la proportion des élèves de 13 ans et plus
ayant fumé une cigarette au complet pour la première
fois avant l’âge de 13 ans.
2.1.4 Usage et fréquence de consommation
du cigarillo ou du petit cigare aromatisé
ou non
Usage du cigarillo ou du petit cigare aromatisé ou non
L’usage du cigarillo (aromatisé ou non), aussi appelé
le petit cigare, est basé sur la question suivante : « Au
cours des 30 derniers jours, as-tu fumé le cigarillo ou le
petit cigare (nature ou aromatisé), même si c’est juste
quelques puffs ? ». Les choix de réponse sont : « Non,
je n’ai pas fumé le cigarillo ou le petit cigare », « Oui, à
tous les jours », « Oui, presque à tous les jours », « Oui,
quelques jours » et « Oui, un ou deux jours ».
Ainsi, les élèves qui répondent « Oui, à tous les jours »,
« Oui, presque à tous les jours », « Oui, quelques jours »
et « Oui, un ou deux jours » se classent parmi les consommateurs de cigarillo ou du petit cigare.
Fréquence de consommation du cigarillo
ou du petit cigare (aromatisé ou non)
La fréquence de consommation du cigarillo ou du petit
cigare (aromatisé ou non) tient compte de ces quatre
catégories : « Oui, à tous les jours », « Oui, presque à
tous les jours », « Oui, quelques jours » et « Oui, un ou
deux jours ».
2.1.5 Quantité moyenne de cigarillos
ou de petits cigares consommés
La quantité de cigarillos ou de petits cigares consommés
repose sur le nombre moyen de cigarillos ou de petits
cigares qu’un élève a fumé durant les jours où il a fumé. La
question sur la quantité de cigarillos ou de petits cigares
fumés est précédée de celle portant sur la fréquence de
consommation au cours des 30 derniers jours.
Les catégories de l’indicateur de la quantité de cigarillos
ou de petits cigares consommés sont : 2 cigarillos ou petits
cigares ou moins par jour, 3 à 5 cigarillos ou petits cigares
par jour et 6 cigarillos ou petits cigares ou plus par jour.
2 – Usage du tabac
2.1.6 Usage des produits du tabac aromatisés
2.1.8 Usage de la cigarette électronique
Dans l’ETADJES 2013, de nouvelles questions portant
sur l’usage des produits du tabac aromatisés (ou avec
saveurs) au cours des 30 derniers jours ont été ajoutées.
Ces données permettront d’isoler la part des produits
aromatisés parmi l’ensemble des produits du tabac. Les
produits mentionnés sont les suivants :
Dans l’ETADJES 2013, deux questions permettent d’obtenir
les prévalences de l’usage de la cigarette électronique
à vie et au cours des 30 derniers jours chez les jeunes
du secondaire :
{{ la cigarette au menthol ;
{{ le cigarillo ou petit cigare aromatisé ;
{{ le cigare aromatisé ;
{{ le tabac aromatisé dans une pipe à eau (narguilé,
shisha, hookah) ;
{{ autres produits du tabac aromatisés.
Ainsi, l’usage des produits du tabac aromatisés fait référence à la consommation d’au moins un des produits du
tabac aromatisés au cours des 30 derniers jours.
2.1.7 Usage des produits du tabac
(aromatisés ou non)
L’indicateur de l’usage des produits du tabac prend
en compte l’ensemble des produits du tabac, puisque
l’enquête permet aux élèves de préciser s’ils ont utilisé
d’autres produits du tabac que ceux mentionnés ici,
aromatisés ou non.
Afin de définir l’indicateur de l’usage des produits du
tabac (aromatisés ou non) au cours des 30 derniers
jours, quatre sous-indicateurs sont utilisés :
{{ usage de la cigarette au cours des 30 derniers jours ;
{{ usage du cigarillo ou du petit cigare au cours des
30 derniers jours ;
{{ usage des produits du tabac aromatisés au cours des
30 derniers jours ;
{{ usage des autres produits du tabac non aromatisés
au cours des 30 derniers jours.
Ainsi, l’usage des produits du tabac au cours des
30 derniers jours se réfère à l’usage d’au moins un des
produits du tabac, aromatisés ou non, au cours des
30 derniers jours.
{{ (CIG3_1) As-tu déjà utilisé une cigarette électronique
(ou e-cigarette), ne serait-ce que pour quelques
bouffées ou puffs ?
{{ (CIG3_2) Au cours des 30 derniers jours, as-tu utilisé
une cigarette électronique (ou e-cigarette) ?
2.1.9 Accessibilité à la cigarette
chez les élèves qui sont mineurs
La législation québécoise en matière de tabagisme limitant
considérablement l’accès aux cigarettes des mineurs,
ceux-ci peuvent avoir à recourir à plus d’une stratégie
pour obtenir ce produit.
Nombre de sources et mode habituel
d’approvisionnement
Dans l’ETADJES, les réponses à la question suivante
portant sur le mode habituel d’approvisionnement en
cigarettes permettent de documenter l’accessibilité aux
cigarettes chez les élèves qui sont mineurs : « Comment
te procures-tu tes cigarettes habituellement ? »
{{ achat par toi-même dans un commerce ;
{{ achat par toi-même auprès d’un ami ou de quelqu’un
d’autre à l’école ;
{{ achat par toi-même auprès d’un ami ou de quelqu’un
d’autre ailleurs qu’à l’école ;
{{ fais acheter par quelqu’un ;
{{ reçois de ton père ou de ta mère ;
{{ reçois de ton frère ou de ta sœur ;
{{ reçois d’un ami ou d’une amie ;
{{ t’en procures autrement.
À partir de ces réponses, un indicateur du nombre de
sources différentes d’approvisionnement a été construit.
Les catégories de cet indicateur sont : « Une source »,
« Deux sources » et « Trois sources et plus ». À partir de
ces mêmes réponses, un indicateur portant sur le mode
habituel d’approvisionnement, dont les catégories sont les
suivantes, a été construit : « Commerce exclusivement »,
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
41
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
« Commerce et autres stratégies », « Par les amis exclusivement », « Achat par un tiers et stratégies multiples »
et « Autres stratégies ».
Fréquence d’achat des cigarettes dans un commerce
La fréquence d’achat des cigarettes dans un commerce
au cours des quatre dernières semaines est obtenue à
partir de la question suivante : « Au cours des quatre
dernières semaines, à quelle fréquence as-tu acheté
ou essayé d’acheter des cigarettes dans un commerce
(dépanneur, station-service, etc.) ? » Cet indicateur est
défini pour les élèves ayant fumé au cours des 30 derniers jours et ses catégories de réponse sont : « N’a pas
acheté de cigarettes dans un commerce », « Moins d’une
fois par semaine », « Une fois par semaine » et « Deux
fois par semaine ou plus ».
Fréquence de vérification de l’âge et du refus de vendre
des cigarettes à cause de l’âge
Les réponses aux deux questions ci-dessous permettent
de déterminer à quelle fréquence la loi sur l’interdiction
de la vente de cigarettes aux mineurs est appliquée :
« Dans les quatre dernières semaines, quand tu es allé(e)
acheter des cigarettes dans un commerce, à quelle
fréquence… »
{{ t’es-tu fait demander ton âge ?
{{ le vendeur a-t-il refusé de te vendre des cigarettes à
cause de ton âge ?
Les fréquences pour chacune de ces questions sont :
« Jamais », « Moins de la moitié du temps », « Environ
la moitié du temps », « Plus de la moitié du temps » et
« Toujours ou presque ».
2.1.10 Fréquence d’exposition à la fumée
de cigarette des autres dans
l’environnement
La fréquence d’exposition à la fumée de cigarette des
autres est définie à partir des questions suivantes : « À
quelle fréquence es-tu exposé(e) à la fumée de cigarette
des autres… »
Les catégories de réponse sont : « Chaque jour », « Presque
chaque jour », « Environ une fois par semaine », « Environ une fois par mois », « Moins d’une fois par mois » et
« Jamais ». À partir de ces réponses, deux indicateurs
ont été construits :
Fréquence d’exposition à la fumée de cigarette
des autres dans la maison
Fréquence d’exposition à la fumée de cigarette
des autres dans un véhicule automobile
Les catégories de ces indicateurs sont : « Chaque jour
ou presque chaque jour », « Une fois par semaine ou
moins » et « Jamais ».
2.1.11 Dépendance et renoncement
aux produits du tabac2
Perception de la dépendance à la cigarette
La perception de la dépendance à la cigarette est définie à
partir d’une seule question : « Jusqu’à quel point penses-tu
être dépendant(e) (accro, addict) de la cigarette ? » Les
catégories de réponse à la question ont été regroupées
de la façon suivante : « Peu ou pas du tout dépendant »
et « Assez ou très dépendant ». Il est important de noter
que cet indicateur est défini seulement pour les élèves
qui ont fumé la cigarette au cours des 30 derniers jours.
Capacité d’arrêter de fumer des produits du tabac
La capacité d’arrêter de fumer des produits du tabac est
définie à partir d’une seule question : « Penses-tu que tu
serais capable d’arrêter de fumer si tu le désirais ? » Les
catégories de réponse à la question sont : « Oui, sans
aucun doute », « Oui, probablement », « Non, probablement pas » et « Non, absolument pas ». Les réponses
« Oui, sans aucun doute » et « Oui, probablement » ont
été regroupées afin de définir l’indicateur de la capacité
d’arrêter de fumer des produits du tabac. Il est important
de souligner que la capacité d’arrêter de fumer porte
sur l’ensemble des produits du tabac qui se fument et
concerne les élèves qui ont fumé au moins un produit
du tabac au cours des 12 derniers mois.
{{ dans la maison ?
{{ dans un véhicule automobile ?
2.
42
Pour les indicateurs de cette section, la cigarette électronique n’est pas à considérer puisqu’elle ne contient pas de tabac.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
Envie forte de fumer des produits du tabac
La forte envie de fumer des produits du tabac est définie
à partir d’une seule question : « Même si tu ne fumes
pas, à quelle fréquence ressens-tu une forte envie de
fumer ? » Les catégories de réponse à la question sont :
« Jamais », « Rarement », « Parfois » et « Souvent ». Les
réponses « Parfois » et « Souvent » ont été regroupées
afin de définir l’indicateur de l’envie forte de fumer des
produits du tabac. Il est important de noter que la forte
envie de fumer porte sur l’ensemble des produits du
tabac qui se fument.
Tentative d’arrêt de fumer des produits du tabac
La tentative d’arrêter de fumer des produits du tabac
est définie à partir d’une seule question : « As-tu essayé
d’arrêter de fumer au cours des 12 derniers mois ? » Les
catégories de réponse à la question sont : « Je n’ai pas
fumé de produits du tabac au cours des 12 derniers
mois », « Oui » et « Non ». Ce sont les élèves ayant répondu
« Oui » ou « Non » qui sont considérés pour l’indicateur
de la tentative d’arrêter de fumer des produits du tabac.
Il est important de souligner que la tentative d’arrêter
de fumer porte sur l’ensemble des produits du tabac
qui se fument.
Nombre de tentatives d’arrêter de fumer des produits
du tabac
Le nombre de tentatives d’arrêter de fumer des produits du
tabac est défini à partir d’une seule question : « Combien
de fois as-tu essayé d’arrêter de fumer au cours des 12
derniers mois ? » L’élève devait inscrire le nombre de fois
qu’il a essayé d’arrêter de fumer. Ainsi, un indicateur du
nombre de tentatives d’arrêter de fumer des produits du
tabac comportant trois catégories a été construit : « Une
fois », « Deux fois » et « Trois fois ou plus ». Il est important
de noter que le nombre de tentatives d’arrêter de fumer
porte sur l’ensemble des produits du tabac qui se fument
et concerne les élèves qui ont fumé au moins un produit
du tabac au cours des 12 derniers mois.
Durée de l’arrêt de fumer des produits du tabac
La durée de l’arrêt de fumer des produits du tabac est
définie à partir d’une seule question : « La dernière fois
que tu as arrêté de fumer, combien de temps cela a-t-il
duré ? » Certaines catégories de réponse à la question
ont été regroupées (« 1 à 2 jours » et « 3 à 7 jours » ainsi
que « Entre 1 et 3 mois » et « Plus de 3 mois ») afin de
définir l’indicateur de la durée de l’arrêt de fumer des
produits du tabac : « Moins de 24 heures », « Entre 1 et
7 jours », « Entre 1 semaine et 1 mois » et « Plus de 1
mois ». Il est important de souligner que cet indicateur
porte sur l’ensemble des produits du tabac qui se fument
et concerne les élèves qui ont fumé au moins un produit
du tabac au cours des 12 derniers mois.
Fait de recommencer à fumer des produits du tabac
depuis la dernière tentative d’arrêt
Le fait de recommencer à fumer des produits du tabac est
défini à partir d’une seule question : « As-tu recommencé
à fumer depuis la dernière fois où tu as essayé d’arrêter ? » L’élève devait répondre par « Oui » ou « Non ». Cet
indicateur porte sur l’ensemble des produits du tabac qui
se fument et concerne les élèves qui ont fumé au moins
un produit du tabac au cours des 12 derniers mois.
2.1.12 Sources potentielles d’influence
de l’usage de la cigarette
Statut de fumeur de cigarette des parents
Deux questions posées pour chacun des parents permettent de déterminer le statut de fumeur de cigarette
des parents : « Est-ce que ton père (ta mère) fume la
cigarette ? » Les réponses à cette question – « Je ne vois
jamais mon père (ma mère) », « Non, il (elle) n’a jamais
fumé », « Non, il (elle) a arrêté de fumer », « Oui, il (elle)
fume la cigarette » et « Je ne sais pas » – permettent d’établir le statut de fumeur de cigarette de chaque parent.
Ainsi, le statut de fumeur de cigarette des parents est
obtenu en combinant les deux statuts.
Permission de fumer la cigarette des parents
De la même façon que pour le statut de fumeur des
parents, la permission de fumer des parents est obtenue en combinant la permission de fumer de chacun
des parents. Cette permission est déduite à partir de la
question suivante : « Est-ce que ton père (ta mère) est
d’accord (ou serait d’accord) avec le fait que tu fumes la
cigarette ? » Les réponses à cette question sont : « Non,
et il (elle) me défend (ou défendrait) de fumer », « Non,
mais il (elle) accepte (ou accepterait) », « Oui, il (elle) est
(ou serait) d’accord » et « Je ne sais pas ».
Statut de fumeur de cigarette de la fratrie
Le statut de fumeur de cigarette de la fratrie est déterminé à partir d’une seule question : « As-tu un frère ou
une sœur qui fume la cigarette ? »
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
43
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Statut de fumeur de cigarette des amis
2.2 RÉSULTATS3
Quant au nombre d’amis qui fument la cigarette, il repose
sur la question suivante : « Parmi tes amis (garçons et
filles), combien fument la cigarette ? » Les catégories de
réponse sont : « Aucun », « Quelques-uns », « La plupart »
et « Tous ».
2.2.1 Portrait d’ensemble de l’usage
des produits du tabac au cours
des 30 derniers jours
Règles concernant le tabagisme à la maison
Enfin, l’indicateur sur les règles concernant le tabagisme
à la maison est défini à partir d’une seule question :
« Quelles sont les règles concernant le tabagisme chez
toi ? » Les choix de réponse sont les suivants : « Personne
n’a le droit de fumer à l’intérieur de la maison », « Seuls
certains invités peuvent fumer dans la maison », « On peut
fumer uniquement dans certaines zones de la maison »
et « On peut fumer partout chez moi ».
Pour être informé des limites des données, le lecteur
est invité à consulter le chapitre 1 « Aspects méthodologiques » (section 1.6).
2.2.1.1 Usage de produits du tabac au cours
des 30 derniers jours
Ensemble des produits du tabac
En 2013, la proportion de jeunes du secondaire ayant
consommé des produits du tabac au cours des 30
derniers jours est d’environ 12 % (tableau 2.1). Il s’agit
ici de la consommation de tous les produits du tabac
confondus, soit la cigarette, le cigarillo ou le petit cigare,
le cigare et les autres produits du tabac aromatisés ou
non. Cette proportion a diminué de manière graduelle
et importante, passant de 33 % en 1998 à 25 % en 2004
puis à 22 % en 2008 (figure 2.1).
Tableau 2.1
Usage des produits du tabac au cours des 30 derniers jours selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013
Ensemble des
produits du tabac
Cigarette
Cigarillo ou
petit cigare
Ensemble des produits
du tabac aromatisés
%
Total
12,2
6,0
6,6
8,6
Sexe
Garçons
Filles
12,6
11,8
6,1
5,9
7,4 a
5,7 a
8,7
8,5
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
2,9 **a,b
8,0 *a,b
14,6 a
14,0 b
23,0 a,b
1,9 **a,b,c
5,3 *a
5,8 *b
7,6 *c
10,3 a,b
1,6 **a,b
4,3 *a,b
8,0 a
7,3 b
12,4 a,b
2,0 **a,b
5,1 *a,b
10,3 a
10,0 b
16,5 a,b
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
3.
44
Les résultats présentés dans le texte et les tableaux ou figures et qui sont suivis d’un astérisque (*) indiquent que le coefficient de variation se situe entre 15 % et 25 %, ce qui signifie qu’ils doivent être interprétés avec prudence. Les résultats suivis de deux astérisques
(**) indiquent que le coefficient de variation est supérieur à 25 %, ce qui signifie que l’estimation est imprécise ; par conséquent, ces
résultats sont présentés seulement dans les tableaux et figures, et ce, à titre indicatif.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
La prévalence de la consommation des produits du tabac
ne varie pas significativement selon le sexe. Toutefois,
la proportion d’élèves qui font usage des produits du
tabac augmente entre la 1re et la 5e secondaire (23 %)
(tableau 2.1).
Cigarette
Plus spécifiquement, 6 % des élèves ont fumé la cigarette en 2013, soit une diminution de près de 9 % par
rapport à 2008 (figure 2.1). La proportion est faible en
1re secondaire, mais elle passe à 10 % en 5e secondaire
(tableau 2.1). Cependant, on ne peut détecter d’écart
significatif entre les filles et les garçons.
Cela dit, mentionnons qu’environ 26 % des élèves du
secondaire ont déjà essayé de fumer la cigarette au cours
de leur vie, ne serait-ce que pour prendre quelques bouffées (donnée non illustrée). Cette proportion représente
une forte baisse depuis 2008 (41 %).
Cigarillo ou petit cigare
En 2013, près de 7 % des élèves ont consommé le cigarillo ou le petit cigare, encore une baisse importante par
rapport à 2008 (18 %) (figure 2.1). Légèrement plus de
garçons que de filles, en proportion, ont fait usage du
cigarillo ou du petit cigare (7 % c. 6 %) (tableau 2.1). La
proportion des élèves ayant consommé le cigarillo ou le
petit cigare augmente significativement avec le niveau
scolaire pour atteindre 12 % en 5e secondaire.
Produits du tabac aromatisés
L’usage des produits du tabac aromatisés est analysé
pour la première fois. Les données révèlent que 17 % des
jeunes du secondaire, à la fois chez les garçons et chez
les filles, ont déjà essayé au moins un produit du tabac
aromatisé en 2013 (donnée non illustrée).
Figure 2.1
Évolution de l’usage des produits du tabac au cours des 30 derniers jours, élèves du secondaire, Québec, de 1998 à 2013
%
35
30
32,9 a
30,4 a
25,4 a
25
22,3 a
20
18,8
a
15
18,5
a
10
14,3
17,6 b
12,2 a
14,7 a
a,b
6,6 a,b
5
0
6,0 a
1998
2004
Cigarette
2008
Cigarillo ou petit cigare
2013
Ensemble des produits du tabac
a, b : Pour un usage donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
En 1998, les produits du tabac considérés étaient : Cigarette, cigare, pipe à tabac, tabac à mâcher (à chiquer) et tabac à priser (en poudre).
En 2004, compte-tenu de la faible proportion des élèves qui ont fumé la pipe, chiqué ou prisé du tabac (2 % ou moins), les produits du tabac retenus
sont la cigarette et le cigare (incluant le cigarillo ou le petit cigare).
En 2008, les produits du tabac sont la cigarette, le cigarillo ou le petit cigare et les autres produits du tabac.
En 2013, les produits du tabac sont la cigarette, le cigarillo ou le petit cigare et les autres produits du tabac aromatisés ou non.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 1998 et Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
45
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Au cours des 30 derniers jours, ce sont près de 9 % des
élèves du secondaire qui ont consommé au moins un
produit du tabac aromatisé (tableau 2.1), la proportion
étant similaire chez les filles et chez les garçons. Quant
au niveau scolaire, cette proportion atteint 16 % en 5e
secondaire (tableau 2.1).
Au cours de cette même période, près de 2,4 % des
jeunes du secondaire ont fumé la cigarette aromatisée
au menthol, 3,6 % ont fait usage du cigarillo ou du petit
cigare aromatisé, environ 4,0 % ont fait usage du cigare
aromatisé, 3,3 % ont consommé du tabac dans une pipe
à eau et 0,4 %* ont utilisé d’autres produits du tabac
aromatisés (tableau 2.2).
Par ailleurs, on constate que, parmi l’ensemble des
élèves ayant consommé des produits du tabac, 71 %
ont consommé un produit aromatisé. La proportion des
élèves ayant fait usage de la cigarette au menthol s’élève à
26 % chez les fumeurs de cigarette. Enfin, chez les élèves
ayant fait usage de cigarillos ou de petits cigares, 54 %
ont consommé des cigarillos ou petits cigares aromatisés
(données non illustrées).
Tableau 2.2
Usage des produits du tabac aromatisés au cours des
30 derniers jours selon le sexe, élèves du secondaire,
Québec, 2013
%
Cigarette au menthol
Cigarillo ou petit cigare aromatisé
Cigare aromatisé
Tabac aromatisé dans une pipe à eau
(aussi appelée narguilé, shisha, hookah)
Autres produits du tabac aromatisés
2,4
3,6
4,0
3,3
Autres produits du tabac non aromatisés
Une faible proportion des élèves du secondaire (0,4 %*)
déclare avoir consommé des produits du tabac non
aromatisés autres que la cigarette, le cigarillo ou le petit
cigare, tels que le cigare non aromatisé, le tabac à chiquer
et le tabac à pipe (donnée non illustrée).
2.2.1.2 Usage et statut de fumeur4 de cigarette
au cours des 30 derniers jours
La proportion des élèves ayant fait usage de la cigarette au cours des 30 derniers jours a connu une baisse
significative comparativement à 2008 (15 % c. 6 %). La
figure 2.1 permet d’apprécier l’évolution de l’usage de la
cigarette depuis la première édition de l’enquête en 1998.
Ainsi, on constate une diminution graduelle et importante
de l’usage de la cigarette depuis 1998, alors que la proportion s’élevait à 30 % chez les élèves du secondaire.
Lorsqu’on s’attarde aux différentes catégories du statut
de fumeur de cigarette, on note que près de 1,8 % des
élèves sont des fumeurs quotidiens et 1,2 %, des fumeurs
occasionnels en 2013, ce qui correspond à une proportion de fumeurs actuels d’environ 2,9 %. Les fumeurs
débutants représentent 3,1 % de l’ensemble des élèves.
Quant aux non-fumeurs, qui comptent pour 94 % des
élèves, ils se répartissent comme suit : 0,7 %* sont des
anciens fumeurs, 7 %, des anciens expérimentateurs et
87 % sont des non-fumeurs depuis toujours (tableau 2.3).
L’analyse de l’évolution du statut de fumeur de cigarette
des élèves du secondaire depuis 1998 (tableau 2.4) montre
que la proportion de fumeurs actuels et la proportion de
fumeurs débutants sont en baisse, et cela, tant chez les
garçons que chez les filles.
0,4 *
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d'autres habitudes de vie), 2013.
4.
46
Voir le tableau A2.1 pour d’autres facteurs associés au statut de fumeur de cigarette.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
Tableau 2.3
Statut de fumeur de cigarette au cours des 30 derniers jours selon le sexe, élèves du secondaire, Québec, 2013
Garçons
Total
Filles
%
Fumeurs actuels
Fumeurs quotidiens
Fumeurs occasionnels
2,9
1,8
1,2
3,3
2,0 *
1,4 *
2,5 *
1,6 *
1,0 *
Fumeurs débutants
3,1
2,8
3,4
94,0
0,7 *
6,7
86,5
93,9
0,6 **
6,8
86,4
94,1
0,8 **
6,7
86,6
Non-fumeurs
Anciens fumeurs
Anciens expérimentateurs
Non-fumeurs depuis toujours
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
Note : Le test global du khi-deux entre les variables « Statut de fumeur de cigarettes » et « sexe » est non significatif au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
Tableau 2.4
Évolution du statut de fumeur de cigarette au cours des 30 derniers jours selon le sexe, élèves du secondaire, Québec,
de 1998 à 2013
1998
2004
2008
2013
%
Fumeurs actuels
Garçons
Filles
19,9 a
17,3 a
22,5 a
11,1 a
9,2 a
13,2 a
7,3 a
6,6 a
7,9 a
2,9 a
3,3 a
2,5 *a
Fumeurs débutants
Garçons
Filles
10,5 a,b
9,5 a,b
11,6 a
7,6 a
5,6 a
9,7 b
7,5 b
6,4 b
8,6 a
3,1 a,b
2,8 a,b
3,4 a,b
Non-fumeurs
Garçons
Filles
69,6 a
73,2 a,b
65,9 a
81,2 a
85,2 a
77,1 a
85,3 a
87,0 b
83,5 a
94,0 a
93,9 a,b
94,1 a
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 1998 et Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
47
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
2.2.1.3 Fréquence de consommation et quantité
de cigarettes consommées au cours des
30 derniers jours
Parmi les élèves qui ont fumé la cigarette au cours des
30 derniers jours, près du quart (24 %) ont fumé quotidiennement, environ 13 % en ont fait usage presque
tous les jours, alors que 63 % n’ont fumé que quelques
jours (tableau 2.5).
Les jours où ces élèves ont fumé, environ 65 % d’entre
eux ont consommé deux cigarettes ou moins par jour,
18 % ont fumé de trois à cinq cigarettes, autour de 10 %*
ont fumé entre 6 et 10 cigarettes et 7 %* des élèves ont
consommé 11 cigarettes ou plus (tableau 2.5). L’enquête
ne permet pas de détecter de différence significative entre
les garçons et les filles quant à la quantité de cigarettes
fumées par jour.
2.2.1.4 Âge d’initiation à la cigarette5
Les données recueillies par l’ETADJES en 2013 révèlent
que, parmi les élèves du secondaire âgés de 12 ans
et plus, environ 1,9 % ont fumé une cigarette complète
avant d’avoir atteint l’âge de 12 ans (tableau 2.6). Ce
sont 4,5 % des élèves de 13 ans et plus qui ont fumé une
cigarette complète avant d’avoir 13 ans ; la proportion
est de 9 % chez les 14 ans et plus, de 15 % chez les 15
ans et plus, de 21 % chez les 16 ans et plus et, enfin,
de 31 % chez les 17 ans et plus. Peu importe le groupe
d’âge de l’élève, l’âge d’initiation à la cigarette ne varie
pas selon le sexe.
L’analyse de l’évolution de l’âge d’initiation montre que
la proportion des élèves de 12 ans et plus qui ont fumé
leur première cigarette au complet avant d’avoir 12 ans
a diminué constamment depuis 1998, passant de 17 % à
1,9 % en 2013. De la même façon, chez les 13 ans et plus,
cette proportion est passée de 31 % en 1998 à 4,5 % en
2013. Enfin, chez les élèves de 14 ans et plus, les proportions sont respectivement de 45 % et 9 % (figure 2.2).
Tableau 2.5
Fréquence de la consommation et quantité de cigarettes fumées au cours des 30 derniers jours selon le sexe, élèves
du secondaire ayant fait usage de la cigarette au cours des 30 derniers jours, Québec, 2013
Total
Garçons
Filles
%
Fréquence de consommation de la cigarette
Tous les jours
Presque tous les jours
Quelques jours
24,0
12,8
63,2
26,4
13,3 *
60,2
21,6
12,2 *
66,2
Quantité de cigarettes fumées
2 ou moins
3à5
6 à 10
11 et plus
65,1
18,1
10,0 *
6,8 *
62,8
20,6
8,3 **
8,4 **
67,4
15,6 *
11,8 *
5,3 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
Note : Le test global du khi-deux entre les variables étudiées et la variable « sexe » est non significatif au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
5.
48
Voir le tableau A2.2 pour l’évolution de l’âge moyen.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
Tableau 2.6
Âge d'initiation à la cigarette selon l'âge et le sexe, élèves du secondaire, Québec, 2013
Total
Garçons
Filles
%
Proportion des élèves du secondaire de 12 ans et plus ayant fumé une cigarette
au complet avant l’âge de 12 ans
1,9
2,3 *
1,5 *
Proportion des élèves du secondaire de 13 ans et plus ayant fumé une cigarette
au complet avant l’âge de 13 ans
4,5
4,8
4,2 *
Proportion des élèves du secondaire de 14 ans et plus ayant fumé une cigarette
au complet avant l’âge de 14 ans
8,9
9,0
8,7
Proportion des élèves du secondaire de 15 ans et plus ayant fumé une cigarette
au complet avant l’âge de 15 ans
14,8
14,9
14,6
Proportion des élèves du secondaire de 16 ans et plus ayant fumé une cigarette
au complet avant l’âge de 16 ans
21,1
20,8
21,3
Proportion des élèves du secondaire de 17 ans et plus ayant fumé une cigarette
au complet avant l’âge de 17 ans
30,9
29,5
32,5
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
Note : Le test global du khi-deux entre un groupe d'âge donné et la variable « sexe » est non significatif au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
Figure 2.2
Évolution de l’âge d’initiation à la cigarette chez les élèves de 12 ans et plus, de 13 ans et plus et de 14 ans et plus du
secondaire, Québec, de 1998 à 2013
%
50
45
45,2 a
40
35
30
25
31,1 a
27,9 a
19,4 a
20
15
10
17,1 a
8,9 a
4,5 a
1,9 a
2013
10,7 a
8,8 a
5
0
17,6 a
5,0 a
1998
2004
2008
Proportion des élèves de 12 ans et plus ayant fumé une cigarette au complet avant l’âge de 12 ans
Proportion des élèves de 13 ans et plus ayant fumé une cigarette au complet avant l’âge de 13 ans
Proportion des élèves de 14 ans et plus ayant fumé une cigarette au complet avant l’âge de 14 ans
a : Pour un groupe d’âge donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 1998 et Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
49
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
2.2.1.5 Consommation du cigarillo ou du petit cigare6
au cours des 30 derniers jours
Le recul de la consommation du cigarillo ou petit cigare
observé entre 2006 et 2008 s’est poursuivi de 2008 à
2013. En effet, la proportion des élèves ayant consommé
le cigarillo ou le petit cigare est de 7 % en 2013, comparativement à 18 % en 2008 (figure 2.1).
L’usage du cigarillo varie selon le statut de fumeur de
cigarette. De fait, 52 % des fumeurs actuels et 48 % des
fumeurs débutants ont fumé le cigarillo ou le petit cigare,
comparativement à 3,1 % des non-fumeurs de cigarette
(tableau 2.7).
Quant à la fréquence de consommation du cigarillo ou
du petit cigare en 2013, une majorité (60 %) a fumé ce
produit pendant un ou deux jours seulement durant une
période de 30 jours, alors que 28 % en ont fait l’usage
pendant quelques jours (tableau 2.8). La proportion des
élèves ayant fumé le cigarillo ou le petit cigare de façon
quotidienne est de 6 %*. La fréquence de consommation
du cigarillo ne varie pas selon le sexe.
Tableau 2.7
Usage du cigarillo ou du petit cigare au cours des 30
derniers jours selon le statut de fumeur de cigarette
au cours des 30 derniers jours, élèves du secondaire,
Québec, 2013
%
Statut de fumeur (3 cat.)
Fumeurs actuels
Fumeurs débutants
Non-fumeurs
52,0 a
47,8 b
3,1 a,b
Statut de fumeur (6 cat.)
Fumeurs quotidiens
Fumeurs occasionnels
Fumeurs débutants
Anciens fumeurs
Anciens expérimentateurs
Non-fumeurs depuis toujours
51,7 a,b
52,5 c,d
47,8 e,f
11,6 **a,c,e
13,3 *b,d,f
2,2 b,d,f
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie
à titre indicatif seulement.
a, b, c , d, e, f : P
our une variable donnée, le même exposant exprime une
différence significative entre les proportions au seuil de
0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d'autres habitudes de vie), 2013.
Tableau 2.8
Fréquence de la consommation et quantité de cigarillos ou de petits cigares fumés au cours des 30 derniers jours selon
le sexe, élèves du secondaire ayant fait usage du cigarillo ou du petit cigare au cours des 30 derniers jours, Québec, 2013
Total
Garçons
Filles
%
Fréquence de consommation du cigarillo ou du petit cigare
Tous les jours
Presque tous les jours
Quelques jours
Un ou deux jours
6,0 *
5,8 **
27,8
60,5
7,0 **
7,6 **
27,9
57,6
4,6 **
3,3 **
27,7 *
64,4
Quantité de cigarillos ou de petits cigares fumés
2 ou moins
3à5
6 et plus
79,7
11,5 *
8,7 *
76,7
11,5 *
11,8 *
83,8
11,6 *
4,6 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
Note : Le test global du khi-deux entre les variables étudiées et la variable « sexe » est non significatif au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
6.
50
Voir le tableau A2.3 pour d’autres facteurs associés à la consommation de cigarillo ou du petit cigare.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
Les résultats présentés dans le tableau 2.8 révèlent
également que 8 élèves sur 10 (80 %) ayant fait usage de
cigarillos ou de petits cigares au cours d’une période de
30 jours en ont consommé deux ou moins en moyenne
les jours où ils en ont fait l’usage, 12 %* ont fumé de trois
à cinq cigarillos ou petits cigares et 9 %*, six cigarillos
ou plus. L’enquête ne permet pas de conclure à une
différence entre les sexes sur ce plan. La quantité de
cigarillos ou de petits cigares consommés n’est pas
significativement associée au statut de fumeur de cigarette en 2013 (tableau A2.4), tandis qu’elle l’était en 2008.
2.2.2 Facteurs associés à l’usage du tabac
Afin d’identifier les principaux facteurs associés à l’usage
du tabac, une analyse de régression logistique a été
privilégiée (pour le lecteur intéressé, le tableau A2.5,
contenant des résultats des analyses bivariées, est
présenté en annexe). Cette méthode permet de prendre
en compte simultanément plusieurs facteurs associés à
l’usage du tabac. Les variables significatives au seuil de
0,05 d’après les analyses bivariées ont été retenues. Les
interactions entre les variables à l’étude et le sexe, d’une
part, et le niveau scolaire, d’autre part, ont été vérifiées
et aucune interaction pertinente n’a été détectée. Les
résultats du modèle final de régression sont présentés
dans le tableau 2.9 sous la forme de rapports de cotes7
(RC) ajustés.
Parmi les facteurs examinés, les facteurs suivants sont
demeurés significativement associés à l’usage des produits du tabac : le niveau scolaire, le montant d’argent
hebdomadaire8, la situation familiale9, le statut de fumeur de
cigarette de la fratrie, la permission des parents de fumer
la cigarette et le nombre d’amis qui fument la cigarette. À
l’exception du sexe, seuls les facteurs significativement
liés à l’usage des produits du tabac lorsqu’on tient compte
des autres facteurs sont présentés dans le tableau 2.9.
Les caractéristiques individuelles
Dans le tableau 2.9, les rapports de cotes indiquent
que, toutes choses étant égales par ailleurs, par rapport
aux élèves de 1re secondaire, les élèves de 3e secondaire (RC = 2,31), de 4e secondaire (RC = 1,66) et de
5e secondaire (RC = 3,01) ont, de manière significative,
une plus grande propension à faire partie du groupe
des consommateurs des produits du tabac. Les élèves
de 2e secondaire, quant à eux, ne se distinguent pas
significativement de la catégorie de référence.
Un élève qui dispose d’un peu plus d’argent pour ses
dépenses personnelles, ne serait-ce que de 11 $ ou plus
par semaine, a plus de chances d’appartenir au groupe
d’élèves ayant consommé des produits du tabac au
cours des 30 derniers jours qu’un élève dont le montant
d’argent hebdomadaire est de 10 $ ou moins (11 $ à 30 $ :
RC = 1,71).
La famille, source potentielle d’influence10
Les rapports de cotes suggèrent qu’un élève vivant dans
une famille monoparentale est plus enclin à consommer
des produits du tabac qu’un élève vivant dans une famille
biparentale (RC = 1,35). La propension à figurer dans
le groupe des consommateurs des produits du tabac
est également plus élevée lorsqu’un élève a des frères
ou sœurs qui fument la cigarette que lorsqu’un élève a
une fratrie qui ne fume pas ce produit (RC = 1,51). De
plus, les probabilités de faire usage du tabac sont plus
grandes lorsque au moins un des parents est d’accord
avec le fait que l’adolescent fume la cigarette (RC = 2,64).
Quant au statut de fumeur de cigarette des parents dans
un contexte multivarié, la propension à faire partie du
groupe des consommateurs des produits du tabac tend
à être plus importante chez les élèves dont au moins un
des parents fume la cigarette que chez ceux qui n’ont
aucun parent qui fume la cigarette (donnée non illustrée).
7.
Rappelons qu’un rapport de cotes significativement différent de 1 indique un écart relatif significatif avec la catégorie de référence.
8.
Même si l’emploi chez l’élève est un facteur potentiellement associé à l’usage des produits du tabac, il n’a pas été retenu dans les
analyses multivariées étant donné la relation existant entre ce facteur et le montant d’argent hebdomadaire dont le jeune dispose. En
effet, le montant d’argent hebdomadaire a été retenu puisqu’il inclut non seulement l’argent de poche mais aussi l’argent provenant
d’un emploi.
9.
Conformément aux éditions précédentes de l’ETADJES, les élèves vivant avec leurs deux parents (biologiques ou adoptifs) ou en garde
partagée sont regroupés dans la catégorie « biparentale ou en garde partagée » ; ceux habitant avec un seul parent, que ce dernier
ait ou non un nouveau conjoint, sont classés dans la catégorie « monoparentale ou reconstituée » ; ceux vivant avec un tuteur légal, en
foyer d’accueil ou en appartement avec des amis ou d’autres personnes sont classés dans la catégorie « autres ».
10. Voir les tableaux A2.6 et A2.7 pour la répartition des élèves selon divers facteurs potentiels d’influence et selon le statut de fumeur
de cigarette.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
51
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 2.9
Facteurs associés à l'usage des produits du tabac au cours des 30 derniers jours, élèves du secondaire, modèle
de régression logistique, Québec, 2013
Facteur associé
Seuil observé
Sexe
Filles
Garçons
0,0764
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
0,0038
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
0,0193
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
< 0,00001
Permission de fumer des parents
Non
Oui
< 0,00001
Un frère ou une soeur qui fume
Pas de fratrie qui fume
Fratrie qui fume
Nombre d'amis qui fument
Aucun
Quelques-uns
La plupart ou tous
Rapport de cotes1
IC à 95 %
1,00
1,23 0,98 – 1,54
1,00
1,66
2,31
1,97
3,01
0,85 – 1,15 – 1,04 – 1,61 – 3,25
4,63
3,73
5,61
1,00
1,35 1,05 – 1,73
1,00
1,71 2,42 1,79 1,28 – 2,28
1,64 – 3,56
1,25 – 2,55
1,00
2,64 2,02 – 3,45
1,00
1,51 1,12 – 2,03
1,00
6,99 38,81 4,07 – 12,00
2134 – 70,58
0,0073
< 0,00001
1. Un rapport de cotes significativement différent de 1 indique un écart relatif significatif avec la catégorie de référence.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
52
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
Les pairs, source potentielle d’influence
De tous les facteurs figurant dans le modèle final de
régression, c’est, sans contredit, le nombre d’amis qui
fument la cigarette dans l’entourage immédiat de l’élève
qui est le plus fortement associé à l’usage du tabac.
En effet, par rapport à un élève n’ayant aucun ami qui
fume la cigarette, celui dont la plupart de ses amis
ou tous ses amis fument a considérablement plus de
chances de se classer parmi les élèves faisant usage
du tabac (RC = 38,81). La propension à appartenir au
groupe des élèves faisant usage des produits du tabac
est aussi significativement plus élevée pour un élève
dont quelques amis seulement fument la cigarette par
rapport à un élève qui ne compte aucun ami avec ce
comportement (RC = 6,99).
Tableau 2.10
Usage de la cigarette électronique à vie selon le sexe, le
niveau scolaire, le statut de fumeur de cigarette et l'usage
de produits du tabac, élèves du secondaire, Québec, 2013
%
2.2.3 Usage de la cigarette électronique
Usage à vie
Nouveau phénomène étudié en 2013 dans l’ETADJES,
l’usage à vie de la cigarette électronique concerne
environ 28 % des élèves du secondaire (tableau 2.10).
Les garçons sont, en proportion, plus nombreux à avoir
expérimenté ce type de cigarette que les filles (33 % c.
23 %). Les élèves de 3e (37 %), 4e (32 %) et 5e secondaire
(36 %) sont proportionnellement plus nombreux que ceux
de la 1re (12 %) ou de la 2e secondaire (23 %) à avoir
essayé la cigarette électronique.
Par ailleurs, l’usage de la cigarette électronique varie
selon le statut de fumeur de cigarette (tableau 2.10).
En effet, on remarque que 72 % des fumeurs débutants
et 82 % des fumeurs actuels ont déjà utilisé la cigarette
électronique comparativement à moins du quart des
non-fumeurs de cigarette (24 %).
Il faut noter que parmi les élèves qui n’ont jamais fumé de
cigarettes (non-fumeurs depuis toujours), 20 % ont déjà
essayé la cigarette électronique (donnée non illustrée).
Total
27,9
Sexe
Garçons
Filles
32,8 a
22,8 a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
12,1 a,b,c
23,5 a,b,c
36,8 a
31,9 b
36,4 c
Statut de fumeur de cigarette au cours
des 30 derniers jours
Fumeurs actuels
Fumeurs débutants
Non-fumeurs
81,9 a
72,5 b
24,2 a,b
Consommation du cigarillo ou du petit cigare
au cours des 30 derniers jours
Oui
Non
73,5 a
24,5 a
Consommation de produits du tabac aromatisés
au cours des 30 derniers jours
Oui
74,1 a
Non
23,3 a
Usage de produits du tabac au cours
des 30 derniers jours
Oui
Non
73,8 a
21,1 a
a, b, c : P
our une variable donnée, le même exposant exprime une
différence significative entre les proportions au seuil de 0,05.
Note : T
outes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d'autres habitudes de vie), 2013.
Les élèves qui ont fait usage du cigarillo ou du petit cigare
au cours des 30 derniers jours sont proportionnellement
plus nombreux à avoir essayé la cigarette électronique
au cours de leur vie que ceux qui n’ont pas fait un tel
usage (74 % c. 25 %) (tableau 2.10).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
53
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Usage au cours des 30 derniers jours
La proportion des élèves ayant utilisé la cigarette électronique au cours des 30 derniers jours est d’environ 4,0 %
(tableau 2.11). Cette proportion ne varie pas selon le
sexe ; cependant, en ce qui concerne le niveau scolaire,
on constate que les élèves de la 1re secondaire affichent
une proportion plus faible que ceux des autres niveaux
(tableau 2.11).
En ce qui a trait au statut de fumeur de cigarette au
cours des 30 derniers jours, les fumeurs actuels (25 %*)
et les fumeurs débutants (23 %*) sont nettement plus
nombreux, toutes proportions gardées, à avoir utilisé la
cigarette électronique que les non-fumeurs de cigarette
(2,5 %) pendant cette période de référence (tableau 2.11).
Notons également que 2,1 %* des non-fumeurs de cigarette depuis toujours ont utilisé la cigarette électronique
au cours des 30 derniers jours (tableau 2.11).
Par ailleurs, les élèves qui ont fait usage du cigarillo
au cours des 30 derniers jours sont plus nombreux,
en proportion, à avoir utilisé la cigarette électronique
au cours des 30 derniers jours que ceux qui n’ont pas
consommé un tel produit (19 % c. 2,9 %) durant cette
période de référence.
Ce sont 1,8 %* des élèves n’ayant fait usage d’aucun
produit du tabac au cours des 30 derniers jours qui ont
utilisé la cigarette électronique pendant cette période,
comparativement à 20 % de ceux qui ont consommé au
moins un produit du tabac durant cette période.
54
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2.2.4 Accessibilité à la cigarette chez
les élèves qui sont mineurs
Sources d’approvisionnement en cigarettes
La présente section vise à documenter l’accessibilité
aux cigarettes chez les élèves qui sont mineurs. Les
analyses sont donc limitées aux élèves de 17 ans et
moins qui répondent aux critères définissant les fumeurs
de cigarette.
Le tableau 2.12 présente les sources d’approvisionnement habituelles en cigarettes telles que documentées
dans l’enquête. On constate que certaines sont davantage prisées par ces jeunes que d’autres. Il convient de
souligner que ces derniers pouvaient cocher plus d’un
choix de réponse.
En 2013, près de 23 % des élèves qui sont mineurs et qui
fument ont habituellement acheté leurs cigarettes euxmêmes dans un commerce (tableau 2.12). Ils sont 14 %*
à avoir acheté leurs cigarettes auprès d’un ami ou d’une
autre personne à l’école et 12 %*, auprès d’un ami ou d’une
autre personne ailleurs qu’à l’école. Une proportion élevée
(34 %) a demandé à un tiers d’acheter des cigarettes.
Par ailleurs, ils sont 8 %* à avoir obtenu des cigarettes
gratuitement de leurs parents, alors que près de 48 % se
sont approvisionnés gratuitement auprès de leurs amis.
On observe que les filles sont proportionnellement plus
nombreuses à avoir eu recours à ce dernier moyen que
les garçons (55 % c. 41 %). Finalement, pour 6 %* des
élèves, d’autres sources que celles mentionnées dans
le questionnaire ont été utilisées.
2 – Usage du tabac
Tableau 2.11
Usage de la cigarette électronique au cours des 30 derniers jours selon le sexe, le niveau scolaire, le statut de fumeur
de cigarette et l'usage de produits du tabac, élèves du secondaire, Québec, 2013
%
Total
4,0
Sexe
Garçons
Filles
4,1
3,9
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
1,3 **a,b,c,d
4,8 *a
6,0 *b
3,7 **c
4,2 *d
Statut de fumeur de cigarette au cours des 30 derniers jours (3 cat.)
Fumeurs actuels
Fumeurs débutants
Non-fumeurs
24,6 *a
22,6 *b
2,5 a,b
Statut de fumeur de cigarette au cours des 30 derniers jours (6 cat.)
Fumeurs quotidiens
Fumeurs occasionnels
Fumeurs débutants
Anciens fumeurs
Anciens expérimentateurs
Non-fumeurs depuis toujours
27,1 *a
21,0 **b
22,6 *c
x
8,1 *a,b,c
2,1 *a,b,c
Consommation du cigarillo ou du petit cigare au cours des 30 derniers jours
Oui
Non
19,2 a
2,9 a
Consommation de produits du tabac aromatisés au cours des 30 derniers jours
Oui
Non
19,1 a
2,6 a
Usage de produits du tabac au cours des 30 derniers jours
Oui
Non
19,6 a
1,8 *a
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Donnée confidentielle.
a, b, c , d : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
55
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 2.12
Principales sources d'approvisionnement selon le sexe et le statut de fumeur de cigarette au cours des 30 derniers jours,
élèves du secondaire qui sont mineurs et fumeurs de cigarette, Québec, 2013
Total
Garçons
Filles
Fumeurs
quotidiens
22,7
13,9 *
11,8 *
33,7
8,1 *
5,5 **
47,6
6,2 *
23,8 *
12,9 **
10,9 **
28,8 *
9,8 **
6,5 **
41,0
6,1 **
Fumeurs
débutants
%
%
Acheter moi-même
Acheter à l'école
Acheter ailleurs qu'à l'école
Faire acheter par quelqu'un
Mon père ou ma mère me les donne
Mon frère ou ma sœur me les donne
Un ami ou une amie me les donne
Autres façons
Fumeurs
occasionnels
21,5
14,9 **
12,7 *
38,9
6,2 **
4,5 **
54,8
6,3 **
36,7 *a
16,1 **
13,9 **
53,7 a
25,6 *
9,4 **
24,0 *a
7,0 **
31,9 *b
15,5 **
11,7 **
41,1 * b
x
x
36,4 * b
x
11,4 *a,b
12,0 **
10,6 **
19,7 * a,b
x
x
65,0 a,b
x
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Donnée confidentielle.
a, b : Pour une source d'approvisionnement donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions du statut de fumeur au seuil
de 0,05.
Note : Le test global du khi-deux entre les variables étudiées et la variable « sexe » est non significatif au seuil de 0,05.
Pour la variable « Mon père ou ma mère me les donne », la proportion de « Fumeurs quotidiens » est significativement différente de celles des
catégories « Fumeurs occasionnelles » et « Fumeurs débutants » au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
L’analyse des sources d’approvisionnement habituelles
selon le statut de fumeur de cigarette révèle des différences pour quatre d’entre elles (tableau 2.12). Ainsi, 37 %*
des fumeurs quotidiens qui sont mineurs font l’achat de
cigarettes eux-mêmes dans un commerce, comparativement à 11 %* des fumeurs débutants. Également, les
fumeurs quotidiens ou occasionnels sont, en proportion,
plus nombreux que les fumeurs débutants à faire acheter
des cigarettes par un tiers (54 % et 41 %* c. 20 %*). On
observe des différences importantes entre ces mêmes
catégories de fumeurs concernant l’obtention gratuite
de cigarettes auprès des parents : 26 %* des fumeurs
quotidiens ont recours à ce moyen, comparativement à
des proportions faibles chez les fumeurs occasionnels
et débutants. Enfin, les fumeurs débutants sont proportionnellement plus nombreux que les fumeurs quotidiens
et occasionnels à obtenir gratuitement des cigarettes de
leurs amis (65 % c. 24 %* et 36 %*).
56
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
La législation québécoise en matière de tabagisme
limitant considérablement l’accès aux cigarettes des
mineurs, ceux-ci peuvent recourir à plus d’une stratégie
pour obtenir ce produit.
En 2013, 70 % des élèves qui sont mineurs et qui fument
la cigarette ont utilisé une seule source afin d’obtenir
des cigarettes, près de 17 % ont utilisé deux sources,
tandis que 12 %* ont eu recours à trois sources ou plus
(tableau 2.13). Les garçons sont, en proportion, plus
nombreux que les filles à n’utiliser qu’une seule source
d’approvisionnement (78 % c. 62 %).
Il est intéressant de noter la relation entre le statut de
fumeur de cigarette des élèves qui sont mineurs et le
nombre de sources d’approvisionnement. Les résultats
présentés dans le tableau 2.14 montrent que davantage
de fumeurs débutants, en proportion, ont recours à une
seule source (79 %), comparativement aux fumeurs
actuels (60 %).
2 – Usage du tabac
Tableau 2.13
Nombre de sources et mode habituel d'approvisionnement, fréquence d'achat dans un commerce, vérification de l'âge
et refus de vendre selon le sexe, élèves du secondaire qui sont mineurs et fumeurs de cigarette, Québec, 2013
Total
Garçons
Filles
%
Nombre de sources d'approvisionnement
1 source
2 sources
3 sources et plus
70,2
17,3
12,4 *
78,3 a
11,9 *a
9,8 **
61,6 a
23,1 *a
15,3 *
Mode habituel d'approvisionnement
Commerce exclusivement
Commerce et autres stratégies
Par les amis exclusivement
Achat par un tiers et stratégies multiples
Autres stratégies
10,8 *
11,9 *
40,3
26,8
10,2 *
12,5 *
11,3 **
41,6
23,0 *
11,6 **
8,9 *
12,6 *
38,9
30,9
8,7 **
Achat de cigarettes dans un commerce au cours des 4 dernières semaines
Oui
Non
37,7
62,3
42,2
57,8
32,8
67,2
Fréquence d'achat de cigarettes dans un commerce au cours des 4 dernières
semaines
N'a pas acheté
Moins d'une fois par semaine
Une fois par semaine
Deux fois ou plus par semaine
62,3
15,9
11,3 *
10,5 *
57,8
16,2 *
12,1 *
13,9 *
67,2
15,7 *
10,4 **
6,8 **
Se faire demander son âge lors de l’achat de cigarettes dans un commerce
au cours des 4 dernières semaines
Jamais
Oui
43,2
56,8
46,9
53,1
38,2 *
61,8
Se faire demander son âge lors d’achat de cigarettes dans un commerce
au cours des 4 dernières semaines
Jamais
Moins de la moitié du temps
Environ la moitié du temps
Plus de la moitié du temps ou toujours
43,2
30,3 *
11,0 **
15,6 **
46,9
33,3 *
9,8 **
10,0 **
38,2 *
26,2 *
12,6 **
23,0 **
Se faire refuser la vente de cigarettes dans un commerce au cours
des 4 dernières semaines
Jamais
Oui
53,1
46,9
56,4
43,6 *
48,8 *
51,2 *
Se faire refuser la vente de cigarettes dans un commerce au cours
des 4 dernières semaines
Jamais
Moins de la moitié du temps
Environ la moitié du temps
Plus de la moitié du temps ou toujours
53,1
25,0 *
8,6 **
13,4 **
56,4
29,2 *
x
x
48,8 *
19,6 **
9,4 **
22,1 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Donnée confidentielle.
a : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions du sexe au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
57
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 2.14
Nombre de sources et mode habituel d'approvisionnement selon le statut de fumeur de cigarette au cours des 30 derniers
jours, élèves du secondaire qui sont mineurs et fumeurs de cigarette, Québec, 2013
Fumeurs actuels
Fumeurs débutants
%
Nombre de sources d'approvisionnement
1 source
2 sources et plus
60,4 a
39,6 a
79,4 a
20,6 *a
Mode habituel d'approvisionnement
Commerce exclusivement
Commerce et autres stratégies
Par les amis exclusivement
Achat par un tiers et stratégies multiples
Autres stratégies
13,9 *
20,8 *a
18,3 *a
35,9 a
11,1 **
7,8 **
3,6 **a
60,9 a
18,4 *a
9,3 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions du statut de fumeur au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
Mode habituel d’approvisionnement en cigarettes
Afin d’établir le mode habituel d’approvisionnement en
cigarettes des élèves qui sont mineurs, une analyse des
principales sources a été réalisée de façon à obtenir
des catégories mutuellement exclusives. Cette analyse
permet en outre de déterminer quelle proportion d’élèves
achète des cigarettes dans un commerce.
Selon le tableau 2.13, pour environ 11 %* des élèves qui
sont mineurs et qui fument, l’achat dans un commerce
représente l’unique façon d’obtenir des cigarettes sur
une base habituelle. Une proportion semblable (12 %)
achète ses cigarettes dans un commerce, mais utilise
également d’autres stratégies telles que l’achat auprès
d’un ami ou d’une autre personne à l’école.
58
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Quant aux modes d’approvisionnement n’impliquant
pas l’achat dans un commerce, 40 % des élèves qui
sont mineurs se procurent des cigarettes exclusivement
auprès de leurs amis, 27 % les font acheter par un tiers
et utilisent des stratégies multiples (ex. : fratrie, parents,
amis, etc.) alors que 10 %* en obtiennent par le biais de
stratégies autres que celles proposées dans le questionnaire. Le mode habituel d’approvisionnement ne varie pas
significativement selon le sexe ni selon le niveau scolaire.
Le tableau 2.14 qui présente le mode habituel d’approvisionnement en cigarettes selon le statut de fumeur des
élèves qui sont mineurs permet de détecter certaines
différences significatives. Ainsi, environ 14 %* des fumeurs
actuels ont obtenu leurs cigarettes exclusivement en les
achetant eux-mêmes dans un commerce, tandis que
21 %* des fumeurs actuels ont acheté leurs cigarettes
dans un commerce tout en utilisant d’autres stratégies.
2 – Usage du tabac
Par ailleurs, c’est davantage chez les fumeurs débutants
que les amis sont l’unique pourvoyeur de cigarettes (61 %
c. 18 %* chez les fumeurs actuels). Finalement, plus
de fumeurs actuels que de fumeurs débutants (36 % c.
18 %*) se font acheter leurs cigarettes par un tiers tout
en utilisant des stratégies multiples.
Achat de cigarettes dans un commerce
Rappelons qu’au Québec, pour un exploitant d’un point
de vente de tabac, il est interdit de vendre à un mineur.
En 2013, près de 38 % des élèves qui sont mineurs
et qui fument des cigarettes disent pourtant en avoir
acheté ou avoir essayé d’en acheter eux-mêmes dans
un commerce, au cours des quatre dernières semaines
(tableau 2.13). Cette proportion est en baisse car elle
s’élevait à 58 % en 2008 (donnée non illustrée). En ce
qui concerne la fréquence de ces tentatives d’achat de
cigarettes, réussies ou non, on observe que près de 16 %
des élèves qui sont mineurs et qui fument la cigarette
tentent cette expérience moins d’une fois par semaine,
11 %*, une fois par semaine et 10 %*, deux fois ou plus
par semaine (tableau 2.13). Les données ne permettent
pas de détecter une différence significative selon le sexe
ni selon le statut de fumeur.
Quant aux comportements des commerçants lors de
l’achat de cigarettes par les élèves qui sont mineurs
(soit demander l’âge du client ou refuser de vendre des
cigarettes à un mineur), l’analyse révèle que parmi ces
élèves qui ont acheté ou essayé d’acheter des cigarettes
au cours des quatre dernières semaines, plus de la moitié
(57 %) se sont fait demander leur âge (tableau 2.13). En
ce qui concerne le refus de la part du commerçant de
vendre des cigarettes, environ 53 % disent n’avoir jamais
essuyé de refus, alors que 25 %* se sont vu refuser l’achat
de cigarettes moins de la moitié du temps (tableau 2.13).
2.2.5 Exposition à la fumée de cigarette
dans l’environnement
Exposition à la fumée de cigarette des autres
dans la maison
En 2013, environ 17 % des élèves du secondaire sont exposés quotidiennement ou presque à la fumée de cigarette
des autres personnes dans leur maison (tableau 2.15),
tandis que 15 % le sont à une fréquence variant d’une fois
par semaine ou moins. Finalement, 68 % n’y sont jamais
exposés. Les données de l’enquête ne permettent pas
de noter de différence significative entre les garçons et
les filles sur ce plan, ni entre les niveaux scolaires.
Par ailleurs, le statut de fumeur des élèves est associé à
l’exposition à la fumée de cigarette. Proportionnellement
plus de fumeurs actuels (44 %) que de fumeurs débutants
(20 %*) et de non-fumeurs (15 %) sont exposés chaque
jour ou presque à la fumée des autres dans leur maison.
Inversement, les non-fumeurs sont plus nombreux (70 %),
toutes proportions gardées, à habiter dans un foyer où ils
ne sont jamais exposés à la fumée de cigarette, comparativement aux fumeurs débutants (60 %) et actuels (39 %).
L’exposition à la fumée dans la maison est également
associée aux règles concernant le tabagisme à la maison. En effet, la proportion des élèves qui y sont exposés
quotidiennement ou presque est plus importante quand
il est permis de fumer la cigarette partout à l’intérieur du
domicile (77 %) que lorsqu’il y a certaines restrictions
(certaines zones : 60 % ; certains invités : 7 %* ; et interdiction totale : 5 %). On constate que, même en présence
d’une interdiction totale de fumer dans la maison, 5 % des
élèves sont exposés à la fumée des autres à l’intérieur
de la maison.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
59
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 2.15
Fréquence d'exposition à la fumée de cigarette des autres dans la maison selon le sexe, le niveau scolaire, le statut
de fumeur de cigarette et les règles concernant le tabagisme, élèves du secondaire, Québec, 2013
Chaque jour
ou presque
Une fois par
semaine ou moins
Jamais
%
Total
16,6
15,0
68,4
Sexe
Garçons
Filles
16,8
16,5
14,5
15,5
68,7
68,0
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
13,8
16,5
19,5
16,2
17,1
14,3
14,4
15,3
15,7
15,4
72,0
69,2
65,1
68,1
67,5
Statut de fumeur
Fumeurs actuels
Fumeurs débutants
Non-fumeurs
44,3 a,b
19,6 *a
15,5 b
16,5 *
20,8 *
14,7
39,2 a
59,6 a
69,8 a
Règles concernant le tabagisme à la maison
Personne n'a le droit de fumer à l'intérieur de la maison
Seuls certains invités peuvent fumer dans la maison
On peut fumer uniquement dans certaines zones de la maison
On peut fumer partout chez moi
5,2 a
7,4 *b
60,4 a,b
77,0 a,b
12,6 a
36,0 a,b
20,5 a,b
9,7 *b
82,2 a
56,5 a
19,1 a
13,3 *a
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
60
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
Figure 2.3
Évolution de la fréquence d’exposition à la fumée de tabac dans la maison, élèves du secondaire, Québec, de 1998 à 2013
%
80
68,4 a
70
59,9 a
60
50
40
30
51,0 a
41,3 a
39,6 a
32,3 a
23,5 a
16,7 a,c
16,5 b
15,0 c
2008
2013
16,6 a
20
10
0
19,2
a,b,c
1998
2004
Chaque jour ou presque
Une fois par semaine ou moins
Jamais
a, b. c : Pour une fréquence donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 1998 et Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
La figure 2.3 présente l’évolution de la fréquence d’exposition à la fumée de cigarette des autres dans la maison
depuis 1998. On observe une diminution graduelle de
la proportion d’élèves qui sont exposés chaque jour ou
presque, celle-ci étant passée de 40 % en 1998 à 24 %
en 2008 et à 17 % en 2013. Inversement, la proportion
des élèves qui n’y sont jamais exposés est passée de
41 % en 1998 à 60 % en 2008 et à 68 % en 2013.
La proportion des élèves exposés à la fumée de cigarette
des autres dans la maison à une fréquence d’une fois
par semaine ou moins est, quant à elle, restée stable
entre 2008 (17 %) et 2013 (15 %). Notons tout de même
que pour cette fréquence d’exposition une tendance à
la baisse est observée depuis 1998 (19 %).
Exposition à la fumée de cigarette des autres
dans un véhicule automobile
Les résultats présentés au tableau 2.16 montrent qu’environ
8 % des élèves du secondaire sont exposés quotidiennement ou presque à la fumée de cigarette des autres
dans un véhicule, alors que 25 % le sont à une fréquence
d’une fois par semaine ou moins. À l’opposé, 67 % des
élèves ne sont jamais exposés à la fumée de cigarette
dans un véhicule automobile. Les garçons et les filles
ne diffèrent pas sur ce plan. Cependant, l’exposition à
la fumée de cigarette dans un véhicule automobile est
associée au niveau scolaire. On constate que les élèves
en 1re secondaire sont proportionnellement plus nombreux
à ne jamais être exposés à la fumée de cigarette dans une
voiture que ceux du 2e cycle (74 % c. 66 % en 3e secondaire, 66 % en 4e secondaire et 59 % en 5e secondaire).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
61
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
En ce qui a trait au statut de fumeur de cigarette des
élèves, on observe que 38 % des fumeurs actuels sont
exposés chaque jour ou presque, comparativement à
13 %* des fumeurs débutants et à 7 % des non-fumeurs.
En revanche, 23 %* des fumeurs actuels ne sont jamais
exposés à la fumée de cigarette des autres dans un
véhicule, comparativement à 43 % des fumeurs débutants
et à 70 % des non-fumeurs.
Entre 2008 et 2013, la proportion des élèves exposés
quotidiennement ou presque à la fumée de cigarette
des autres dans un véhicule a baissé, passant de 13 %
à 8 % (données non illustrées).
2.2.6 Dépendance et renoncement
aux produits du tabac
2.2.6.1 Dépendance aux produits du tabac
Perception de la dépendance à la cigarette
En 2013, environ 19 % des élèves qui ont fumé la cigarette
au cours des 30 derniers jours se considèrent « assez
ou très dépendants ». Les garçons et les filles ne se distinguent pas significativement sur ce plan (tableau 2.17).
Les fumeurs quotidiens (71 %) sont proportionnellement
plus nombreux à se considérer assez ou très dépendants
que les fumeurs occasionnels ou débutants (tableau 2.18).
Tableau 2.16
Fréquence d'exposition à la fumée de cigarette des autres dans un véhicule automobile selon le sexe, le niveau scolaire
et le statut de fumeur de cigarette, élèves du secondaire, Québec, 2013
Chaque jour
ou presque
Une fois par
semaine ou moins
Jamais
%
Total
8,1
24,7
67,2
Sexe
Garçons
Filles
8,0
8,2
24,4
25,0
67,6
66,8
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
6,3 *
7,4
9,4
8,4
9,1
19,4 a
22,8 b
24,1 c
25,6 a
32,3 a,b,c
74,3 a,b
69,8 c
66,5 a
66,0 b
58,5 a,b,c
37,7 a
13,0 *a
6,9 a
39,4 a
44,0 b
23,4 a,b
23,0 *a
42,9 a
69,7 a
Statut de fumeur
Fumeurs actuels
Fumeurs débutants
Non-fumeurs
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
62
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
Tableau 2.17
Perception de la dépendance à la cigarette et renoncement aux produits du tabac selon le sexe, élèves du secondaire,
Québec, 2013
Total
Garçons
Filles
%
Perception de la dépendance à la cigarette
Peu ou pas du tout dépendant
Assez ou très dépendant
81,3
18,7
79,6
20,4 *
83,0
17,0 *
Capable d'arrêter de fumer
Oui
Non
94,9
5,1 *
94,7
5,3 *
95,1
4,9 *
Tenter d'arrêter de fumer au cours des 12 derniers mois
Oui
Non
39,4
60,6
40,6
59,4
38,2
61,8
Nombre de tentatives pour arrêter de fumer
Une fois
Deux fois
Trois fois et plus
49,0
24,7
26,3
52,9
21,6 *
25,4
44,7
28,0
27,2 *
Durée de la dernière tentative pour arrêter de fumer
Moins de 24 heures
Entre 1 et 7 jours
De 1 semaine à 1 mois
Plus de 1 mois
5,6 *
18,7
19,3
56,3
6,3 **
14,4 *
22,7 *
56,7
4,9 **
23,4
15,7 *
56,0
Recommencer à fumer depuis la dernière tentative d'arrêt
Oui
Non
51,2
48,8
47,0
53,0
55,9
44,1
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
Note : Le test global du khi-deux entre les variables étudiées et la variable « sexe » est non significatif au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
63
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 2.18
Perception de la dépendance à la cigarette et renoncement aux produits du tabac selon le statut de fumeur de cigarette,
élèves du secondaire ayant fumé au moins un produit du tabac, Québec, 2013
Fumeurs
quotidiens
Fumeurs
occasionnels
Fumeurs
débutants
%
Perception de la dépendance à la cigarette1
Peu ou pas du tout dépendant
Assez ou très dépendant
29,3 *a
70,7 a
85,5 a
14,5 **a
x
x
Capable d'arrêter de fumer2
Oui
Non
68,3
31,7 *
x
x
x
x
Tenter d'arrêter de fumer au cours des 12 derniers mois3
Oui
Non
59,1 a
40,9 a
Recommencer à fumer depuis la dernière tentative d'arrêt4
Oui
Non
x
x
56,3 b
43,7 b
33,8 a,b
66,2 a,b
81,1
18,9 **
62,0
38,0 *
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Donnée confidentielle.
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions du statut de fumeur de cigarette au seuil de
0,05.
1. Élèves du secondaire ayant fumé la cigarette au cours des 30 derniers jours
2. Élèves du secondaire ayant fumé des produits du tabac au cours des 12 derniers mois
3. Élèves du secondaire ayant fumé des produits du tabac au cours des 12 derniers mois
4. Élèves du secondaire ayant essayé d'arrêter de fumer des produits du tabac au cours des 12 derniers mois
Note : Pour la variable « Capable d’arrêter de fumer », la proportion de « Fumeurs quotidiens » est significativement différente de celles des catégories
« Fumeurs occasionnelles » et « Fumeurs débutants » au seuil de 0,05.
Pour la variable « Recommencer à fumer depuis la dernière tentative », la proportion de « Fumeurs quotidiens » est significativement différente de celle
de « Fumeurs débutants » au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
Capacité d’arrêter de fumer des produits du tabac
Rappelons que la capacité d’arrêter de fumer porte
sur l’ensemble des produits du tabac qui se fument et
concerne les élèves qui ont fumé au moins un produit
du tabac au cours des 12 derniers mois.
En 2013, la quasi-totalité (95 %) des élèves ayant fumé
au moins un produit du tabac au cours des 12 derniers
mois pensent qu’ils seraient capables d’arrêter de fumer.
L’enquête ne décèle aucune différence entre les garçons
et les filles (tableau 2.17).
64
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
En examinant la capacité d’arrêter de fumer tout produit
du tabac chez les fumeurs de cigarettes, il n’est pas
surprenant de constater – étant donné les résultats sur
la dépendance à la cigarette – que, toutes proportions
gardées, les fumeurs quotidiens sont moins nombreux à
penser qu’ils seraient capables d’arrêter de fumer (68 %)
que les fumeurs occasionnels ou débutants (tableau 2.18).
2 – Usage du tabac
2.2.6.2 Renoncement aux produits du tabac
Envie forte de fumer des produits du tabac
Prévalence des tentatives d’arrêt
Près de 10 % de l’ensemble des jeunes du secondaire
ressentent une forte envie de fumer des produits du tabac
« parfois ou souvent » ; la proportion est plus élevée chez
les filles que chez les garçons (11 % c. 8 %) (tableau 2.19).
En 2013, près de 39 % des élèves du secondaire
ayant fumé au moins un produit du tabac au cours des
12 derniers mois ont tenté de cesser de fumer durant
cette période. L’enquête ne révèle pas d’écart significatif
entre les garçons (41 %) et les filles (38 %) (tableau 2.17).
La proportion des élèves qui ont tenté d’arrêter de fumer
des produits du tabac varie selon le statut de fumeur
de cigarette (tableau 2.18). Ainsi, on observe que les
fumeurs quotidiens (59 %) et occasionnels (56 %) sont
proportionnellement plus nombreux que les fumeurs
débutants (34 %) à avoir fait une telle tentative au cours
des 12 derniers mois.
Nombre de tentatives d’arrêt
Au cours des 12 derniers mois, près de la moitié (49 %)
des élèves ayant essayé d’arrêter de fumer des produits
du tabac ont fait une seule tentative, 25 % d’entre eux
ont fait deux tentatives et 26 %, trois tentatives ou plus
(tableau 2.17). Aucune différence significative n’a été
constatée selon le sexe ni selon le statut de fumeur de
cigarette.
Durée de l’arrêt
En 2013, parmi les élèves qui ont effectué une ou plusieurs
tentatives pour arrêter de fumer des produits du tabac au
cours des 12 derniers mois, plus de la moitié (56 %) ont
déclaré avoir cessé de fumer durant « plus de 1 mois »,
19 %, pendant une période de « 1 semaine à 1 mois »,
19 %, « entre 1 et 7 jours » et 6 %*, durant « moins de
24 heures » (tableau 2.17). Aucun écart significatif n’a
été décelé selon le sexe ni selon le statut de fumeur de
cigarette.
Fait de recommencer à fumer depuis la dernière
tentative d’arrêt
Environ la moitié (51 %) des élèves qui ont tenté de cesser
de fumer au cours des 12 derniers mois ont recommencé à
fumer depuis leur dernière tentative d’arrêt (tableau 2.17).
Les données ne permettent pas de déceler de différence
significative entre les garçons et les filles.
Une grande majorité des fumeurs quotidiens ont recommencé à fumer depuis leur dernière tentative d’arrêt,
alors que la proportion est moindre chez les fumeurs
débutants (62 %). Cette proportion est de 81 % chez les
fumeurs occasionnels (tableau 2.18).
Quand on analyse l’envie forte de fumer des produits
du tabac chez les fumeurs de cigarettes, il n’est pas
surprenant d’observer que proportionnellement plus de
fumeurs quotidiens (94 %) que de fumeurs occasionnels
(76 %) ou débutants (36 %) ressentent une forte envie de
fumer parfois ou souvent.
De la même façon, les résultats révèlent que les élèves
dont au moins un des parents fume la cigarette sont plus
portés, en proportion, à avoir une forte envie de fumer
« parfois ou souvent » que ceux dont aucun des parents
ne fume (15 % c. 8 %). Également, les jeunes qui ont un
frère ou une sœur qui fume la cigarette ressentent, en
plus grande proportion, une envie forte de fumer « parfois
ou souvent » que ceux qui n’ont pas de fratrie qui fume
(20 % c. 8 %).
Les jeunes dont la plupart de leurs amis ou tous fument
la cigarette sont plus nombreux, en proportion, à avoir
une envie forte de fumer « parfois ou souvent » que ceux
dont seulement quelques-uns de leurs amis fument ou
aucun de leurs amis ne fume (53 % c. 12 % c. 2,4 %).
L’envie forte de fumer est également associée à l’exposition
à la fumée de cigarette des autres dans l’environnement
familial. Les jeunes qui sont exposés « chaque jour ou
presque » à la fumée de cigarette des autres dans la
maison sont proportionnellement plus enclins à avoir
une forte envie de fumer « parfois ou souvent » que ceux
qui sont exposés « une fois par semaine ou moins » ou
« jamais » (18 % c. 12 % c. 7 %).
Il en est de même des jeunes exposés chaque jour ou
presque à la fumée de cigarette dans un véhicule : ils
sont proportionnellement plus nombreux que ceux qui y
sont exposés une fois par semaine ou moins, ou qui n’y
sont jamais exposés, à ressentir une forte envie de fumer
« parfois ou souvent » (27 % c. 14 % c. 6 %).
Enfin, 24 %* des élèves qui n’ont jamais fumé de cigarette
mais qui ont fait usage de la cigarette électronique au
cours des 30 derniers jours ressentent une forte envie de
fumer parfois ou souvent (donnée non illustrée).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
65
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 2.19
Fréquence de l'envie forte de fumer selon le sexe, le statut de fumeur de cigarette et d'autres caractéristiques liées
au tabagisme, élèves du secondaire, Québec, 2013
Jamais ou rarement
Parfois ou souvent
%
Total
Sexe
Garçons
Filles
90,2
9,8
91,5 a
88,7 a
8,5 a
11,3 a
Statut de fumeur de cigarette
Fumeurs quotidiens
Fumeurs occasionnels
Fumeurs débutants
5,6 **a
23,8 **a
63,6 a
94,4 a
76,2 a
36,4 a
Statut de fumeur de cigarette des parents
Au moins un des parents fume
Aucun des parents ne fume
85,3 a
92,0 a
14,7 a
8,0 a
Un frère ou une sœur qui fume la cigarette
Fratrie qui fume
Pas de fratrie qui fume
80,0 a
92,0 a
20,0 a
8,0 a
Nombre d'amis qui fument la cigarette
Aucun
Quelques-uns
La plupart ou tous
97,6 a
88,4 a
46,9 a
2,4 a
11,6 a
53,1 a
Fréquence d’exposition à la fumée de tabac dans l’environnement familial
Chaque jour ou presque
Une fois semaine ou moins
Jamais
81,6 a
87,8 a
92,8 a
18,4 a
12,2 a
7,2 a
Fréquence d’exposition à la fumée de tabac dans un véhicule automobile
Chaque jour ou presque
Une fois semaine ou moins
Jamais
72,6 a
86,0 a
93,9 a
27,4 a
14,0 a
6,1 a
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
66
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
Méthodes considérées pour arrêter de fumer
des produits du tabac
Les méthodes pour arrêter de fumer des produits du tabac
les plus fréquemment rapportées par les élèves qui ont
fumé au cours des 12 derniers mois sont les suivantes :
arrêter seul sans aide (77 %), faire une entente avec un ami
(67 %), utiliser des timbres de nicotine, de la gomme à la
nicotine ou des inhalateurs de nicotine (35 %), demander
conseil à un professionnel de la santé (22 %), recevoir du
soutien et de l’information par message texte ou utiliser
une application pour téléphone intelligent, iPod, iPad ou
tablette (16 %) (tableau 2.20).
La méthode visant à arrêter seul sans aide a été davantage considérée par les garçons que par les filles (81 %
c. 74 %). Par contre, les filles sont en proportion plus
nombreuses à avoir considéré les méthodes suivantes :
faire une entente avec un ami (75 % c. 59 %), utiliser des
timbres de nicotine, de la gomme à la nicotine ou des
inhalateurs de nicotine (42 % c. 27 %), demander conseil
à un professionnel de la santé (27 % c. 18 %), recevoir du
soutien et de l’information par message texte ou utiliser
une application pour téléphone intelligent, iPod, iPad ou
tablette (21 % c. 10 %*).
Tableau 2.20
Principales méthodes considérées pour essayer d'arrêter de fumer selon le sexe, élèves du secondaire ayant fumé
des produits du tabac au cours des 12 derniers mois, Québec, 2013
Total
Garçons
Filles
%
Participer à un Forum sur l'abandon du tabac sur Internet
Faire une entente avec un ami ou une amie pour arrêter de fumer
Demander conseil à un professionnel de la santé
(médecin, dentiste, psychologue, infirmière, pharmacien, etc.)
Participer à une activité ou un programme à l'école pour arrêter de fumer
Appeler une ligne téléphonique d'aide pour arrêter de fumer
Utiliser des produits de remplacement de la nicotine
( timbres, gomme ou inhalateur de nicotine)
Arrêter seul(e), sans aide
Visiter des sites Internet pour arrêter de fumer
Recevoir du soutien et de l'information par message texte (texto) ou utiliser
une application pour téléphone intelligent, iPod, iPad ou tablette
Autre méthode
3,8 *
66,5
4,5 *
58,5 a
3,2 **
74,7 a
22,5
10,1
7,1
18,0 a
6,4 *a
6,6 *
27,1 a
13,9 a
7,6 *
34,7
77,2
11,5
27,0 a
80,7 a
10,3 *
42,5 a
73,6 a
12,7 *
15,6
4,1 *
9,9 *a
3,5 **
21,4 a
4,8 *
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a : Pour une méthode donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les sexes au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
67
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
CONCLUSION
Des progrès depuis la dernière enquête
Des éléments à suivre
Entre 2008 et 2013, des gains appréciables ont été faits
en matière de consommation des produits du tabac chez
les jeunes du secondaire. Mentionnons la forte diminution
de la proportion des élèves qui font usage de la cigarette, du cigarillo ou du petit cigare qui passe de 21 % en
2008 à 9 % en 2013. Ce déclin est observable tant pour
l’usage de la cigarette (15 % c. 6 %) que pour l’usage
du cigarillo ou du petit cigare (18 % c. 7 %). Rappelons
que, le 24 juillet 2008, entrait en vigueur le règlement
d’application de la Loi sur le tabac, lequel interdisait de
vendre des cigarillos à l’unité et que, le 1er juin 2009,
le montant minimal pour l’achat de ces produits a été
augmenté à 10 $. De plus, en novembre 2012, le prix de
la cartouche de cigarettes a connu une augmentation
équivalant à 2 cents par cigarette. Ces augmentations
de prix pourraient en partie expliquer la forte baisse de la
consommation de cigarettes et de cigarillos ou de petits
cigares chez les élèves québécois. En effet, l’impact de
ces mesures se combine avec diverses autres mesures :
le soutien à la cessation tabagique, la prévention de
l’initiation au tabac et la protection contre la fumée de
tabac. Toutes ces mesures s’inscrivent dans le cadre de
la lutte contre le tabagisme au Québec.
La proportion des élèves ayant utilisé la cigarette électronique au cours des 30 derniers jours est d’environ 4,0 %.
Près de 20 % des élèves n’ayant jamais fumé la cigarette
ont déjà essayé la cigarette électronique. Il convient de
souligner que ce phénomène était inconnu en 2008 et est
donc nouvellement étudié dans l’ETADJES. Étant donné
que ses effets à long terme sur la santé (Poirier, 2013) et
sur la consommation de produits du tabac ne sont pas
encore bien connus, il sera important de suivre l’évolution
de l’usage de ce produit émergent.
D’autres gains méritent d’être soulignés. En 2013, seulement 1,9 % des élèves de 12 ans et plus ont fumé leur
première cigarette au complet avant l’âge de 12 ans
comparativement à 5 % d’entre eux en 2008. Cela nous
fait dire que les jeunes fument de moins en moins lorsqu’ils
entrent au secondaire. Par ailleurs, parmi les fumeurs de
cigarettes, la proportion de ceux qui fument sur une base
quotidienne est passée de 32 % en 2008 à 24 % en 2013.
Enfin, les jeunes seraient de moins en moins exposés à
la fumée de cigarette des autres dans l’environnement
familial. On constate, en effet, une diminution significative
de la proportion d’élèves du secondaire qui y sont exposés
quotidiennement ou presque (de 24 % en 2008 à 17 % en
2013). Quant à l’exposition chaque jour ou presque dans
un véhicule automobile, la proportion d’élèves concernés
est passée de 13 % en 2008 à 8 % en 2013.
68
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
De même, la consommation des produits aromatisés du
tabac, qui est aussi étudiée pour la première fois dans
l’enquête en 2013, doit faire l’objet d’un suivi dans le
temps. Il ressort que 9 % des élèves ont consommé au
moins un des produits aromatisés du tabac au cours
des 30 derniers jours (soit 71 % de la consommation des
produits du tabac), alors que l’usage des produits du
tabac aromatisés ou non représente 12 %. Cela indique
bien la popularité des produits aromatisés du tabac chez
les élèves québécois.
Les facteurs associés
Les élèves dont la plupart de leurs amis sont des fumeurs
de cigarettes ont une plus grande propension à consommer des produits du tabac. La pression sociale exercée
par les amis et les pairs à ce stade de la vie porte sur la
perception des jeunes de ce qui est acceptable ou non
dans un groupe. Toutefois, le sens de cette influence
n’est toujours pas déterminé : est-ce l’influence des amis
et des pairs qui fait en sorte que l’élève ne fume pas ou
est-ce plutôt le fait qu’un jeune choisit ses amis selon
leurs valeurs ?
Le montant d’argent hebdomadaire dont disposent
les jeunes du secondaire est un facteur associé à la
consommation des produits du tabac. Les élèves qui
ont à leur disposition 11 $ ou plus par semaine ont plus
de chances de se classer parmi les consommateurs des
produits du tabac.
2 – Usage du tabac
D’autre part, les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire ont
une plus grande propension à faire partie du groupe
des consommateurs. Ces résultats concernant le niveau
scolaire mettent une fois de plus en évidence les changements comportementaux caractérisant les adolescents
vers l’âge de 14 ou 15 ans, soit autour de la 3e année
du secondaire. Ils soulignent également l’importance
du montant d’argent dont un jeune dispose et du niveau
scolaire (et donc de l’âge de l’élève) dans la sensibilisation
portant sur le tabagisme.
La probabilité de figurer parmi les consommateurs des
produits du tabac est plus importante chez les élèves qui
vivent dans une famille monoparentale, chez ceux qui
ont des frères ou sœurs qui fument la cigarette ou chez
ceux dont au moins un parent est d’accord avec le fait
que le jeune fume. Selon certaines études américaines,
les parents qui manifestent ouvertement leur désapprobation face au tabagisme (Sargent et autres, 2011) de
même que la présence de règles et de conséquences à
la maison (Henrickson et autres, 1998) sont des facteurs
sociaux pouvant prévenir l’initiation au tabagisme chez
les jeunes. D’après Pederson et ses collègues (1998),
l’influence des parents serait un facteur de protection.
D’ailleurs, bon nombre d’études montrent qu’un parent
qui fume est un modèle de comportement pour son
enfant et facilite l’accès de ce dernier aux produits du
tabac (INSPQ, 2004). À ce sujet, en 2013, environ 8 %*
des élèves du secondaire qui consommaient la cigarette
s’approvisionnaient gratuitement auprès de leurs parents.
En ce qui concerne le statut de fumeur des parents, en
présence des autres facteurs, la propension à faire partie
du groupe des consommateurs des produits du tabac
tend à être plus importante chez les élèves dont au moins
un des deux parents fume la cigarette que chez ceux qui
n’ont aucun parent qui fume la cigarette.
Notons que le sexe de l’élève ne ressort pas comme
étant lié de manière significative à l’usage du tabac, une
fois l’ensemble des facteurs prédictifs pris en compte.
Nous retiendrons que, depuis 1998 au Québec, l’écart
entre les filles et les garçons s’amenuise et tend à disparaître (Bordeleau, 2009), du moins en ce qui a trait à
la consommation de cigarettes.
Comment se comparent les résultats avec ceux
d’autres enquêtes
Dans l’EQSJS 2010-2011, la prévalence de l’usage de
la cigarette au cours des 30 derniers jours a été établie
à 11 % (Laprise et autres, 2012). Bien que l’EQSJS ne
soit pas directement comparable à l’ETADJES en raison
de différences méthodologiques, cette observation est
cohérente avec l’évolution à la baisse constatée avec les
données de l’ETADJES entre 2008 (15 %) et 2013 (6 %).
Depuis quelques années, on observe une baisse générale de l’usage de la cigarette chez les jeunes, que ce
soit au Québec (Bordeleau, 2009), au Canada (Boak et
autres, 2013 ; Reid et autres, 2013 ; Santé Canada, 2013)
ou aux États-Unis (Frieden et autres, 2014 ; Wadley et
Barnes, 2014). L’enquête Monitoring the Future 2013,
menée depuis 1975, a été réalisée auprès d’un échantillon
de 41 700 élèves de 2e, 4e et 6e secondaire (ou 8e, 10e
et 12e année) dans 389 écoles aux États-Unis. Depuis
les années 1996-1997, des déclins importants ont été
observés dans l’usage de la cigarette à vie et au cours
des 30 derniers jours (Johnston et autres, 2014 ; Wadley
et Barnes, 2014). Toujours selon ces enquêtes, en 2013,
la prévalence de l’usage de la cigarette au cours des
30 derniers jours était d’environ 4,5 % en 2e secondaire
et de 9 % en 4e secondaire. Dans l’ETADJES 2013, ces
proportions sont du même ordre de grandeur, soit de 5 %*
en 2e secondaire et de 8 % en 4e secondaire.
La dernière édition de l’enquête Youth Risk Behavior
Surveillance System (YRBSS), menée aux États-Unis, a
été réalisée en 2013 auprès des élèves de la 3e à la 6e
secondaire (ou de la 9e à la 12e année) (Frieden et autres,
2014). Au total, 13 583 questionnaires ont été remplis
dans 148 écoles publiques et privées à travers le pays.
Selon cette enquête, les proportions des fumeurs actuels
(les jeunes qui ont fumé au moins un jour au cours des
30 derniers jours) pour la 3e, la 4e et la 5e secondaire
sont d’environ 10 %, 13 % et 21 % respectivement. Les
prévalences pour les fumeurs actuels et débutants dans
l’ETADJES 2013 sont de 6 %*, 8 %* et 10 % respectivement
pour la 3e, 4e et 5e secondaire, ce qui semble moins élevé.
Toujours selon l’YRBSS 2013, la proportion des élèves
qui ont fumé une cigarette au complet avant l’âge de
13 ans est d’environ 10 % en 3e secondaire et de 11 %
en 5e secondaire. Dans l’ETADJES 2013, on observe des
proportions de 6 % et de 10 % respectivement.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
69
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
En résumé
En 1998, année de la première édition de l’ETADJES, la
proportion des élèves ayant fait usage de la cigarette
était de 30 % et celle du cigarillo s’établissait à 14 %. En
2013, ces proportions se situent à 6 % et 7 % respectivement. Les résultats de l’ETADJES 2013 montrent que
la lutte contre le tabagisme continue de porter ses fruits.
Rappelons que les recommandations du MSSS avaient
comme principal objectif de réduire la proportion des
fumeurs de cigarettes chez les élèves du secondaire à
13 % pour 2012, cible ayant été reconduite jusqu’en 2015.
On peut penser que cet objectif est largement atteint en
2013, avec une proportion de 6 %.
Par ailleurs, au moment de déterminer les cibles du
programme national de santé publique en 2003, le
phénomène de la consommation des autres produits
du tabac (dont les cigarillos) était marginal et n’a donc
pas été considéré. Par contre, la proportion des élèves
(12 %) qui consomment des produits du tabac (tous les
70
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
produits confondus et mesurés en 2013) est proche
de l’objectif qui avait été fixé par le MSSS. Même si
ces résultats sont intéressants, les efforts consacrés
au suivi du phénomène doivent se poursuivre. En effet,
des produits, comme les produits du tabac aromatisés
ou la cigarette électronique, font leur apparition dans
l’univers des jeunes. Ces nouveaux produits soulèvent
de plus en plus d’interrogations quant à leur probable
effet de dépendance.
Les données recueillies dans l’ETADJES 2013 fournissent
un appui important aux décideurs et aux intervenants
engagés dans la lutte contre le tabagisme chez les
adolescents. Ainsi, pour être en mesure d’élaborer des
programmes de lutte efficaces, il est essentiel de continuer à mesurer le comportement des élèves en ce qui
concerne leurs habitudes tabagiques et de poursuivre
l’analyse des facteurs associés qui sont notamment le
montant d’argent hebdomadaire, la situation familiale,
la permission de fumer des parents, le statut de fumeur
des membres de la famille et celui des amis.
2 – Usage du tabac
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2 – Usage du tabac
ANNEXE
Tableau A2.1
Statut de fumeur de cigarette au cours des 30 derniers jours selon divers facteurs, élèves du secondaire, Québec, 2013
Fumeurs actuels
Fumeurs débutants
Non-fumeurs
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
1,9 a
5,4 a
16,4 **a
2,3 a
5,4 *a
5,4 **
95,8 a
89,1 a
78,2 a
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
4,3 a
2,0 a
3,5
2,8
92,2 a
95,2 a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
1,4 *a, b
2,9 *a
4,5 *b
6,8 *a
1,9 *a, b, c
3,8 a
4,4 **b
4,3 *c
96,7 a, b
93,3 a
91,1 b
88,9 a
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
1,9 *a, b
3,1 *a
4,4 b
3,1
2,9
3,6 *
95,0 a
93,9
92,0 a
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
2,7
3,6 *
3,2
2,8 *
94,1
93,6
Statut de fumeur des parents
Au moins un des parents fume
Aucun des parents ne fume
5,7 a
1,8 a
3,6 *
2,9
90,7 a
95,3 a
10,1 a
1,8 a
7,0 *a
2,4 a
82,8 a
95,8 a
Un frère ou une sœur qui fume la cigarette
Fratrie qui fume
Pas de fratrie qui fume
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
73
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A2.2
Évolution de l'âge moyen d'initiation à la cigarette selon
le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire qui ont
déjà fumé une cigarette au complet, Québec, de 1998
à 2013
1998
2004
2008
2013
Âge moyen
Tableau A2.3
Usage du cigarillo ou du petit cigare au cours des 30
derniers jours selon divers facteurs, élèves du secondaire,
Québec, 2013
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
Total
12,1 a
12,3 a
12,7 a
13,3 a
Sexe
Garçons
Filles
12,0 a
12,1 a
12,3 a
12,3 a
12,6 a
12,8 a
13,1 a
13,4 a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
10,9
11,4 a,b
12,0 a,b
12,6 a
12,8 a
11,0
11,8 a
12,3 a,b
12,7 b
13,1 a
11,1
12,0 b
12,7 a
13,0 a,b
13,6 a
11,1
12,5 a,b
12,9 b
13,8 a,b
14,1 a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur
le tabagisme chez les élèves du secondaire, 1998 et Enquête
québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les
élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
5,7 a,b
8,5 a
18,6 **b
9,7 a
4,4 a
3,0 a,b
7,0 a,b
12,1 a
12,8 b
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
5,7
6,6
8,2
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
6,6
6,3 *
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie
à titre indicatif seulement.
a, b : P
our une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d'autres habitudes de vie), 2013.
74
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
Tableau A2.4
Quantité de cigarillos ou de petits cigares fumés selon le statut de fumeur de cigarette au cours des 30 derniers jours,
élèves du secondaire ayant fait usage du cigarillo ou du petit cigare au cours des 30 derniers jours, Québec, 2013
Fumeurs actuels
Fumeurs débutants
Non-fumeurs
%
Quantité de cigarillos ou de petits cigares fumés
au cours des 30 derniers jours
2 ou moins
3à5
6 et plus
56,1
21,4 *
22,6 *
92,1
x
x
86,4
9,7 **
3,9 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Donnée confidentielle.
Note : Le test global du khi-deux entre la variable étudiée et la variable « statut de fumeur » est non significatif au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
75
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A2.5
Usage des produits du tabac au cours des 30 derniers jours selon divers facteurs potentiels d'influence, élèves du
secondaire, Québec, 2013
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
10,3 a,b
17,4 a
28,6 *b
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
16,4 a
9,4 a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
5,8 a, b
13,9 a, b
19,8 a
23,0 b
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
10,7 a
12,2 b
15,5 a, b
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
12,1
12,8
Perception de son statut de fumeur1
Fumeur
Non-fumeur
91,8 a
8,8 a
Permission de fumer des parents
Oui
Non
32,6 a
9,0 a
Statut de fumeur des parents
Au moins un des parents fume
Aucun des parents ne fume
17,3 a
10,2 a
Un frère ou une sœur qui fume la cigarette
Fratrie qui fume
Pas de fratrie qui fume
26,1 a
9,8 a
Nombre d'amis qui fument la cigarette
Aucun
Quelques-uns
La plupart ou tous
1,6 *a
17,1 a
58,4 a
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions au seuil de 0,05.
1. Cette variable n'a pas été considérée dans le modèle de régression logistique.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
76
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
2 – Usage du tabac
Tableau A2.6
Répartition des élèves selon divers facteurs potentiels
d'influence, élèves du secondaire, Québec, 2013
%
Nombre d'amis qui fument la cigarette
Aucun
Quelques-uns
La plupart ou tous
50,2
42,8
7,0
Perception de son statut de fumeur
Fumeur
Non-fumeur
4,2
95,8
Règles concernant le tabagisme à la maison
Personne n'a le droit de fumer à l'intérieur
de la maison
Seuls certains invités peuvent fumer dans
la maison
On peut fumer uniquement dans certaines
zones de la maison
On peut fumer partout chez moi
74,7
6,7
12,6
6,1
Un frère ou une sœur qui fume la cigarette
Fratrie qui fume
Pas de fratrie qui fume
14,1
85,9
Statut de fumeur de cigarette des parents
Au moins un des parents fume
Aucun des parents ne fume
26,1
73,9
Permission de fumer des parents
Oui
Non
14,6
85,4
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d'autres habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
77
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A2.7
Divers facteurs potentiels d'influence selon le statut de fumeur de cigarette au cours des 30 derniers jours,
élèves du secondaire, Québec, 2013
Fumeurs
actuels
Fumeurs
débutants
Non-fumeurs
%
Règles concernant le tabagisme à la maison
Personne n'a le droit de fumer à l'intérieur de la maison
Seuls certains invités peuvent fumer dans la maison
On peut fumer uniquement dans certaines zones de la maison
On peut fumer partout chez moi
54,8 a,b
6,1 **
22,4 *a
16,7 *a
72,5 a
6,5 **
11,8 **
9,2 **
75,6 b
6,7
12,2 a
5,6 a
Permission de fumer des parents
Oui
Non
73,3 a
26,7 *a
31,1 *a
68,9 a
12,0 a
88,0 a
Nombre d'amis qui fument la cigarette
Aucun
Quelques-uns
La plupart ou tous
x
x
71,5 a
x
72,4 a
x
53,9
42,1 a
3,9 a
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Donnée confidentielle.
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions du statut de fumeur au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
78
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
CONSOMMATION D’ALCOOL
LINDA CAZALE
Direction des statistiques de santé – Institut de la statistique du Québec
FAITS SAILLANTS
{{ Selon l’ETADJES 2013, un peu moins de 6 élèves sur 10
(57 %) ont consommé de l’alcool au cours des 12 derniers
mois, les garçons et les filles ne se différenciant pas sur
ce plan. Les données montrent une augmentation de la
consommation d’alcool avec le niveau scolaire (de 23 %
en 1re secondaire à 83 % en 5e secondaire).
{{ La proportion des élèves ayant consommé de l’alcool au
cours des 12 derniers mois a diminué, passant de 71 %
en 2000, à 60 % en 2008, puis à 57 % en 2013. Cette
baisse touche particulièrement les élèves de la 1re, 2e
et 3e secondaire.
{{ Les élèves vivant habituellement dans une famille monoparentale ou reconstituée ont un plus grand risque de
figurer dans le groupe des consommateurs d’alcool (au
cours des 12 derniers mois) que ceux vivant dans une
famille biparentale ou en garde partagée. La propension à figurer dans ce groupe augmente graduellement
avec le niveau scolaire et est donc plus élevée chez les
élèves de la 5e secondaire. Les jeunes qui considèrent
leur performance scolaire comme étant sous ou dans la
moyenne de leur classe ou encore ceux qui disposent
d’un montant d’argent hebdomadaire de 11 $ et plus
ont aussi plus de chance de faire partie du groupe des
consommateurs d’alcool.
{{ Un peu moins du quart (23 %) des élèves de 13 ans et
plus ont consommé de l’alcool avant d’avoir atteint l’âge
de 13 ans. Cette proportion est inférieure à celle observée
en 2004 (31 %) et en 2008 (26 %).
{{ En 2013, un élève sur 5 (20 %) a bu de l’alcool mélangé
avec une boisson énergisante au moins une fois au cours
des 12 derniers mois. Ce type de breuvage est plus
populaire chez les élèves de la 5e secondaire (29 %) et
l’est moins chez ceux de la 1re secondaire (10 %).
{{ La consommation régulière d’alcool, c’est-à-dire le fait
d’avoir bu de l’alcool au moins une fois par semaine
pendant au moins un mois, est rapportée en 2013 par
13 % des élèves ayant bu au cours de leur vie. Il s’agit
d’une baisse significative pour ce comportement chez
les élèves buveurs par rapport à l’édition de 2008 (20 %).
{{ Environ le tiers (34 %) des élèves du secondaire ont connu
au moins un épisode de consommation excessive d’alcool
(5 consommations ou plus en une même occasion) durant
une période de 12 mois. Cette proportion est moindre
que celle observée en 2008 (40 %).
{{ Chez les buveurs, la consommation excessive d’alcool
a d’abord augmenté entre 2000 et 2004 (64 % c. 68 %),
puis a diminué pour atteindre 60 % en 2013.
{{ La consommation excessive et répétitive d’alcool,
c’est-à-dire le fait d’avoir eu au moins cinq épisodes de
consommation excessive dans les 12 derniers mois, touche
17 % des jeunes buveurs en 2013. Cette proportion est
moindre que celles observées pour les autres années à
l’étude (entre 22 % et 24 %).
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
INTRODUCTION
Les adolescents québécois sont exposés de plusieurs
manières à l’alcool, par exemple à la maison lorsque les
adultes qu’ils côtoient en consomment, ou en raison des
différentes stratégies de marketing de ce produit. En effet,
en plus de se retrouver dans la publicité traditionnelle des
médias, l’alcool est également présent dans des événements sportifs et culturels commandités à la télévision,
dans les films ou dans les vidéos (April et autres, 2013).
L’alcool jouit d’un statut particulier dans notre société et
en consommer est encore associé à un rite de passage
vers l’âge adulte. C’est ainsi que malgré les interdits
touchant l’achat et la consommation d’alcool chez les
adolescents, l’alcool est la substance psychoactive1 la
plus populaire chez les jeunes (Johnston et autres, 2014 ;
Centre canadien de lutte contre les toxicomanies, 2013 ;
Gagnon, 2009 ; Paglia-Boak et Adlaf, 2007). De plus,
bien que des études révèlent une tendance à la baisse
quant à certaines habitudes de consommation chez les
adolescents, elles soulignent tout de même des résultats
préoccupants (Johnston et autres, 2014). Par ailleurs, un
nouveau type de consommation, c’est-à-dire de l’alcool
mélangé avec une boisson énergisante (ou une boisson
alcoolisée caféinée prémélangée), gagne en popularité
chez les adolescents et les jeunes adultes (Brache et
autres, 2012 ; Dubé et autres, 2010 ; O’Brien et autres,
2008). La caféine contenue dans ce type de boisson
atténuerait la sensation d’état d’ébriété chez les personnes
et favoriserait une consommation d’alcool plus élevée.
Enjeu majeur en matière de santé publique, la consommation d’alcool chez les jeunes est associée à plusieurs
problèmes de santé et sociaux (Henderson et autres,
2013 ; April et autres, 2010 ; Gagnon, 2009 ; Gouvernement
du Québec, 2006). Par exemple, les jeunes qui boivent
de façon abusive sont plus susceptibles d’adopter certains comportements à risque, comme ne pas utiliser
un condom lors de relations sexuelles – ce qui peut être
associé à la survenue d’infections transmises sexuellement et à des grossesses non désirées – et consommer
d’autres substances psychoactives dont le cannabis et
le tabac (Newbury-Birch et autres, 2009 ; Grunbaum et
1.
80
autres, 2004). Consommer de l’alcool peut aussi affecter
la motivation et les performances scolaires des jeunes
et, de là, contribuer au décrochage scolaire (Gagnon et
Rochefort, 2010 ; Centre pour l’avancement de la santé
des populations Propel, 2010).
La recherche révèle aussi que la consommation d’alcool,
en particulier celle qui est régulière et prolongée, peut
affecter le développement du cerveau des adolescents
(Gagnon et Rochefort, 2010 ; Paglia-Boak et Adlaf, 2007 ;
Vaccarino, 2007). Ainsi, la consommation d’alcool peut
altérer les fonctions supérieures du cerveau et engendrer
davantage de comportements compulsifs chez les jeunes
(par exemple la conduite automobile dangereuse, la
délinquance et la violence [incluant la violence sexuelle]),
sans oublier le plus grand risque de problèmes à long
terme, comme celui de la dépendance à l’alcool (Gagnon
et Rochefort, 2010).
Dans le prolongement des éditions antérieures de
l’ETADJES, la présente enquête permet de documenter
le comportement des élèves du secondaire en matière
de consommation d’alcool selon les aspects suivants :
le type de consommateurs, la fréquence de consommation, la consommation régulière et la consommation
excessive. La première section du chapitre fait état des
modifications apportées au questionnaire de l’ETADJES
de 2013 et décrit les principaux indicateurs retenus pour
mesurer la consommation d’alcool. La deuxième section
présente les résultats. La prévalence de la consommation
d’alcool, son évolution dans le temps et l’âge d’initiation
à l’alcool sont d’abord examinés. Viennent ensuite les
facteurs associés à la consommation d’alcool. Puis, la
consommation problématique d’alcool est abordée ainsi
que les facteurs associés à la consommation excessive.
Mentionnons qu’une analyse évolutive, réalisée à partir
des données de quatre éditions de l’ETADJES (2000,
2004, 2008 et 2013), est présentée pour quelques indicateurs. En guise de conclusion, les progrès observés,
des éléments à suivre et quelques comparaisons avec
d’autres enquêtes font l’objet d’une discussion.
Une substance psychoactive est une substance, naturelle ou synthétique, qui peut modifier le fonctionnement psychique du système
nerveux central en agissant comme un dépresseur, un stimulant ou un perturbateur (Gagnon et Rochefort, 2010).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
3 – Consommation d’alcool
3.1 ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
3.1.2 Principaux indicateurs
Les questions ayant trait aux indicateurs présentés proviennent de la section « Ton expérience avec l’alcool » du
questionnaire de l’ETADJES 2013. Cette section débute
avec une illustration de ce qu’est une consommation
d’alcool (voir encadré 3.1). Pour plus de détails sur les
questions, le lecteur peut consulter le questionnaire sur
le site Web de l’Institut.
Type de consommateurs d’alcool et fréquence
de consommation
3.1.1 Principales modifications apportées
au questionnaire de 2013
Le questionnaire de l’édition 2013 de l’ETADJES comprend
quelques modifications comparativement aux éditions
précédentes. L’une concerne l’ajout d’une question
sur un phénomène en émergence, soit la consommation d’alcool mélangé avec une boisson énergisante
(ALC1_8). Cette consommation touche les élèves ayant
bu une boisson énergisante (par exemple Red Bull, Rock
Star) mélangée à de l’alcool ou une boisson alcoolisée
caféinée prémélangée (par exemple Rev, Octane). Ce
type de consommation d’alcool est documenté pour une
période de 12 mois.
Précisons également qu’avec le retrait de questions portant
sur l’impact de la consommation d’alcool ou de drogues
sur divers domaines de la vie, l’indice de consommation
problématique d’alcool et de drogues (DEP-ADO) n’a
pas été documenté dans l’édition 2013 de l’ETADJES.
L’élève est d’abord interrogé sur le fait d’avoir ou non
consommé de l’alcool au cours de sa vie ; il lui est
spécifié de ne pas considérer les fois où il a seulement
goûté (ALC1_1). Cette question filtre a été ajoutée à partir
de l’édition de 2004, pour des raisons éthiques, entre
autres ; en effet, elle permet d’éviter aux élèves qui n’ont
jamais bu de répondre à toutes les questions de cette
section du questionnaire. Depuis 2000, la prévalence
de la consommation d’alcool est mesurée à l’aide d’une
question portant sur la consommation au cours d’une
période de 12 mois (ALC1_3).
Une typologie des consommateurs comportant cinq
catégories est utilisée pour analyser la consommation
d’alcool. Cette typologie est construite en fonction de
la fréquence de consommation déclarée par les élèves
pour la période de référence de 12 mois. Les catégories
sont les suivantes :
{{ abstinents : regroupe les élèves qui n’ont jamais
consommé ou qui n’ont pas consommé au cours des
12 derniers mois ;
{{ expérimentateurs : regroupe les élèves qui ont
consommé juste une fois, pour essayer, au cours de
la période de référence ;
ENCADRÉ 3.1
Une consommation d’alcool tel qu’illustré dans le questionnaire
1 consommation d’alcool c’est…
un verre de vin
(120-150 ml ou
4-5 onces)
un verre de
boisson forte
(30-40 ml ou
1-1 ½ onces)
une petite bière
(341 ml ou
10 onces)
un « shooter »
(30-40 ml ou
1-1 ½ onces)
Ne compte pas la bière 0,5 % comme une consommation d’alcool.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
81
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
{{ occasionnels : regroupe les élèves qui ont consommé
(a) moins d’une fois par mois (à l’occasion), ou (b)
environ une fois par mois, au cours de la période de
référence ;
{{ réguliers : regroupe les élèves qui ont consommé (a)
la fin de semaine ou une ou deux fois par semaine,
ou (b) trois fois et plus par semaine mais pas tous les
jours, au cours de la période de référence ;
{{ quotidiens : regroupe les élèves qui ont consommé
tous les jours au cours de la période de référence.
En regroupant les types de consommateurs, on obtient
une typologie de la fréquence de consommation à trois
catégories, soit :
{{ aucune consommation : regroupe les élèves qui n’ont
jamais consommé ou qui ne l’ont pas fait au cours
d’une période de 12 mois. Cette catégorie correspond
donc aux abstinents de la typologie à cinq catégories ;
{{ consommation à faible fréquence : regroupe les élèves
qui, au cours d’une période de 12 mois, ont consommé
(a) juste une fois pour essayer, (b) moins d’une fois par
mois (à l’occasion), ou (c) environ une fois par mois.
Cette catégorie regroupe donc les expérimentateurs
et les consommateurs occasionnels de la typologie
à cinq catégories ;
{{ consommation à fréquence élevée : regroupe les élèves
qui, au cours d’une période de 12 mois, ont consommé
(a) la fin de semaine ou une ou deux fois par semaine,
(b) trois fois et plus par semaine mais pas tous les jours,
ou (c) tous les jours. Cette catégorie regroupe donc
les consommateurs réguliers et les consommateurs
quotidiens de la typologie à cinq catégories.
Consommation régulière d’alcool
La consommation régulière d’alcool est un indicateur
documenté depuis l’édition de 2002. Elle est définie comme
suit : avoir consommé de l’alcool au moins une fois par
semaine pendant au moins un mois au cours de sa vie
(ALC1_6). Il importe de souligner qu’une consommation
régulière d’alcool n’équivaut pas nécessairement au type
de consommateur régulier d’alcool, puisque ce dernier
est défini par rapport à une période de référence de 12
mois. Par exemple, un jeune ayant eu un épisode de
2.
82
consommation régulière d’alcool dans sa vie peut avoir
modifié ses habitudes à l’égard de sa consommation.
Par conséquent, il peut, pour la période de référence
de 12 mois, être un type de consommateurs autre que
celui des consommateurs réguliers.
Consommation excessive et répétitive d’alcool
Depuis l’enquête de 2000, la mesure retenue pour déterminer la consommation excessive d’alcool est la suivante :
le fait d’avoir pris cinq consommations ou plus d’alcool
en une même occasion au moins une fois au cours
d’une période de 12 mois (ALC1_4_1). Depuis l’édition
de 2008, une question portant sur le fait d’avoir pris huit
consommations ou plus en une même occasion a été
ajoutée (ALC1_4_2). Cet ajout se justifiait par la volonté
de s’arrimer à la version 3.1 – octobre 2005 de la Grille
de dépistage de consommation problématique d’alcool et
de drogues chez les adolescents et les adolescentes (la
DEP-ADO, conçue par des chercheurs du RISQ2) (RISQ,
2005), grille de laquelle s’inspirait l’ETADJES. Dans cette
version de la grille, la consommation excessive d’alcool
en une même occasion est fixée à huit consommations
chez les garçons et à cinq consommations chez les
filles. D’autres enquêtes établissent aussi une différence
selon le sexe à l’égard de la consommation excessive
d’alcool (par exemple Johnston et autres, 2007 ; Adlaf
et Paglia-Boak, 2007 ; Adlaf et autres, 2005 ; Centers for
Disease Control and Prevention, 2004 ; National Institute
of Alcohol Abuse and Alcoholism, 2004). Il est pertinent
de mentionner que puisque l’on ne prend pas en considération l’âge, le poids de la personne ni l’intervalle de
temps pris pour consommer les quantités d’alcool établies comme paramètre, la mesure de la consommation
excessive d’alcool ne peut être considérée comme une
mesure objective de l’intoxication.
La consommation excessive et répétitive d’alcool, quant à
elle, se définit, depuis l’édition de 2000 de l’ETADJES, par
le fait d’avoir pris cinq consommations ou plus d’alcool
en une même occasion cinq fois ou plus au cours des 12
derniers mois (ALC1_4_1). Cette mesure, utilisée dans
plusieurs enquêtes au Québec (par exemple Laprise
et autres, 2012 ; Morissette et autres, 2002 ; Chevalier
et Lemoine, 2001), illustre la notion d’habitude dans la
consommation excessive d’alcool.
Recherche et intervention sur les substances psychoactives – Québec. La grille a été conçue par M. Landry, J. Tremblay, L. Guyon, N.
Brunelle, J. Bergeron et M. Germain. [En ligne]. [https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/pls/public/gscw031?owa_no_site=3472&owa_no_
fiche=1&owa_apercu=N&owa_imprimable=N&owa_bottin=] (Consulté le 25 août 2014).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
3 – Consommation d’alcool
Âge d’initiation à la consommation d’alcool et âge au
premier épisode de consommation régulière d’alcool
3.1.3 Facteurs associés à la consommation
d’alcool
Deux indicateurs liés à la précocité de la consommation
d’alcool sont documentés dans l’ETADJES. Le premier
indicateur, soit l’âge d’initiation à la consommation d’alcool,
permet de savoir à quel âge l’élève a bu de l’alcool pour
la première fois (ALC1_2). Le deuxième, soit l’âge au
premier épisode de consommation régulière, permet de
savoir à quel âge l’élève a bu de l’alcool au moins une fois
par semaine pendant au moins un mois la première fois
(ALC1_7). Dans les deux cas, les analyses concernent
les élèves ayant consommé de l’alcool au cours de leur
vie, en excluant ceux qui ont seulement goûté à cette
substance.
Afin d’identifier des facteurs associés à la consommation
d’alcool ainsi qu’à la consommation excessive d’alcool
chez les élèves du secondaire au cours des 12 derniers
mois, une analyse multivariée a été privilégiée. Cette
méthode permet d’apprécier l’importance de chacun
des facteurs, qu’ils soient sociodémographiques ou
économiques (la situation familiale, le montant d’argent
hebdomadaire, l’indice du milieu socioéconomique de
l’école [IMSE]) ou qu’il s’agisse de l’autoévaluation de
la performance scolaire, en prenant en compte tous les
autres facteurs de façon simultanée. Deux modèles de
régression logistique – l’un pour la consommation d’alcool,
l’autre pour la consommation excessive d’alcool – ont
été construits.
Il est utile de mentionner que les éditions précédentes
de l’ETADJES ont rapporté des résultats concernant l’âge
moyen d’initiation à ces comportements. Par exemple,
l’âge moyen d’initiation à la consommation d’alcool des
élèves du secondaire était calculé pour l’ensemble
des élèves concernés à partir de la question sur l’âge
d’initiation à l’alcool. Toutefois, il est difficile d’interpréter
des statistiques sur l’âge d’amorce d’un comportement
lorsque l’âge des élèves est variable. Si l’âge moyen
d’initiation à l’alcool est de 13 ans pour l’ensemble des
élèves du secondaire, qu’est-ce que ça signifie pour les
élèves de 12 ans qui font partie de cette population ? Il
devient donc pertinent d’étudier l’initiation à l’alcool en
adoptant l’approche utilisée dans l’Enquête québécoise
sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011 (Pica et
autres, 2012), qui s’inspire des travaux de Blais et collaborateurs (2009). Cette approche considère uniquement
la période antérieure à l’âge au moment de l’enquête chez
l’ensemble des élèves sélectionnés pour l’estimation. Par
exemple, on estimera la proportion des élèves de 13 ans
et plus ayant commencé à consommer de l’alcool avant
l’âge de 13 ans. Cela dit, le lecteur intéressé par une
comparaison avec les éditions précédentes de l’enquête
pourra consulter les résultats quant à l’âge moyen d’initiation à l’alcool et l’âge moyen au premier épisode de
consommation régulière d’alcool dans les figures A3.1
et A3.2 en annexe de ce chapitre.
Dans l’élaboration de ces modèles, les interactions significatives entre les facteurs à l’étude et le sexe, d’une part,
et le niveau scolaire, d’autre part, ont été testées. Seuls
les facteurs présentant un lien significatif au seuil de 0,05
avec la consommation d’alcool (ou la consommation
excessive d’alcool) ont été conservés dans le modèle
final. Un rapport de cotes significativement différent de
1 indique un écart relatif avec la catégorie de référence.
Comme la consommation d’alcool n’est pas un phénomène rare dans la population des élèves du secondaire,
les rapports de cotes ne peuvent être interprétés comme
des risques relatifs. Ainsi, on se limite à mentionner que
la prédisposition à consommer de l’alcool est augmentée
par le facteur prédictif sans toutefois pouvoir quantifier
précisément l’augmentation. Mentionnons également
que la prudence est de mise dans l’interprétation des
facteurs associés à la consommation d’alcool car les
liens décrits ne sont pas nécessairement des relations
de cause à effet.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
83
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
3.2 RÉSULTATS3
3.2.1 Consommation d’alcool à vie selon
le sexe et le niveau scolaire
Selon l’ETADJES 2013, environ 6 élèves du secondaire sur
10 (61 %) ont consommé de l’alcool au cours de leur vie,
cette proportion excluant ceux qui ont seulement goûté
à cette substance. Les garçons sont plus nombreux, en
proportion, que les filles à l’avoir fait (63 % c. 60 %). La
proportion des élèves ayant consommé de l’alcool au
cours de leur vie augmente avec le niveau scolaire : elle
passe de 28 % en 1re secondaire, à 50 % en 2e secondaire,
à 68 % en 3e secondaire, à 80 % en 4e secondaire et à
87 % en 5e secondaire (données non illustrées).
3.2.2 Prévalence et évolution de la
consommation d’alcool au cours des
12 derniers mois selon le sexe et le
niveau scolaire
Les données de l’enquête de 2013 révèlent que près de
57 % des élèves du secondaire ont bu de l’alcool au moins
une fois au cours des 12 derniers mois (tableau 3.1). Les
garçons et les filles ne se distinguent pas significativement sur ce plan. Il y a cependant une progression de
la proportion de consommateurs d’alcool avec le niveau
scolaire (de 23 % chez les élèves de la 1re secondaire à
83 % chez ceux de la 5e secondaire).
La figure 3.1 trace l’évolution, de 2000 à 2013, de la
consommation d’alcool au cours des 12 derniers mois.
La proportion des élèves ayant consommé de l’alcool a
diminué de façon significative à chaque année considérée durant la période étudiée, passant de 71 % en 2000,
à 57 % en 2013. Cette diminution de la consommation
d’alcool à travers les années est constatée chez les garçons et chez les filles, les écarts n’étant cependant pas
toujours significatifs. Mentionnons que de 2008 à 2013,
la proportion des filles ayant bu de l’alcool au moins une
fois a baissé (61 % c. 56 %), tandis que la proportion
chez les garçons est demeurée inchangée (58 % dans
les deux cas).
3.
84
Tableau 3.1
Consommation d'alcool au cours des 12 derniers mois
selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013
%
Total
56,8
Sexe
Garçons
Filles
57,8
55,8
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
23,4 a
44,4 a
63,0 a
75,3 a
83,1 a
a : P
our cette variable, le même exposant exprime une différence significative
entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Note : T
outes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant
d’autres habitudes de vie), 2013.
La figure 3.2 illustre l’évolution de la consommation d’alcool
au cours de la période de référence de 12 mois selon le
niveau scolaire. Chez les élèves de la 1re, de la 2e et de
la 5e secondaire, une baisse significative de la consommation d’alcool est observée entre 2000 et 2008, alors
que les proportions en question demeurent inchangées
de 2008 à 2013. Quant aux élèves de la 3e secondaire,
la proportion d’entre eux ayant bu de l’alcool a diminué
entre 2000 et 2004 (79 % c. 66 %) ; aucun changement
significatif n’est survenu par la suite. Enfin, bien que les
données suggèrent une diminution de la consommation
d’alcool au cours de la période examinée chez les élèves
de la 4e secondaire, celle-ci n’est pas significative sur le
plan statistique.
Les résultats présentés dans le texte et les tableaux ou figures et qui sont suivis d’un astérisque (*) indiquent que le coefficient de
variation se situe entre 15 % et 25 % ; cela signifie qu’ils doivent être interprétés avec prudence. Les résultats suivis de deux astérisques
(**) indiquent que le coefficient de variation est supérieur à 25 % ; ce qui signifie que l’estimation est imprécise ; par conséquent, ces
résultats sont présentés seulement dans les tableaux et figures, et ce, à titre indicatif.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
3 – Consommation d’alcool
Figure 3.1
Évolution de la consommation d’alcool au cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves du secondaire, Québec,
de 2000 à 2013
%
73
71
69
71,8 a,b
71,3 a
70,8 a,b
67
64,2 a
65
63,5 a
63
61,1 b
62,7 a,b
61
59,7 a
59
55
57,8 b
56,8 a
55,8 a,b
58,4 a
57
2000
2004
Garçons
2008
2013
Total
Filles
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
Figure 3.2
Évolution de la consommation d’alcool au cours des 12 derniers mois selon le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, de 2000 à 2013
%
100
90
80
90,9 a,b
85,6 a
81,0
70
78,9 a,b,c
60
65,5 a,b
50
40
87,9 c
82,6
66,4 a
79,4
83,1 b,c
75,3
65,4 b
63,0 c
57,1 a,b
30
44,4 b
46,8 a
45,7 a,b
36,7 a,b
20
23,4 b
26,8 a
10
0
2000
1re secondaire
2004
2e secondaire
2008
3e secondaire
2013
4e secondaire
5e secondaire
a, b, c : Pour un niveau scolaire donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
85
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
fréquence (expérimentateurs et consommateurs occasionnels), tandis qu’un élève sur 10 (10 %) a consommé
cette substance à une fréquence élevée (consommateurs
réguliers et consommateurs quotidiens) (tableau 3.3).
3.2.3 Typologie des consommateurs d’alcool
Type de consommateurs et fréquence de la
consommation d’alcool au cours des 12 derniers
mois selon le sexe et le niveau scolaire
Selon l’ETADJES 2013, environ 12 % des élèves ont bu de
l’alcool « juste une fois, pour essayer » (expérimentateurs)
au cours des 12 derniers mois, 35 % en ont consommé
une fois par mois ou moins (consommateurs occasionnels) et 10 % en ont consommé de manière fréquente
(consommateurs réguliers ou quotidiens)4 (tableau 3.2).
Autrement dit, un peu moins de la moitié (47 %) des élèves
du secondaire ont consommé de l’alcool à une faible
Les données de l’enquête permettent de détecter des
différences significatives pour les types de consommateurs
d’alcool selon le sexe et le niveau scolaire. En proportion,
les garçons comptent davantage d’expérimentateurs et
de consommateurs réguliers ou quotidiens que les filles
(14 % c. 11 % et 11 % c. 9 %, respectivement) (tableau
3.2). Il n’y a pas de différence selon le sexe pour les autres
types de consommateurs d’alcool ni pour les différentes
fréquences de consommation.
Tableau 3.2
Type de consommateurs d'alcool au cours des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou
quotidiens
%
Total
43,2
12,5
34,5
9,9
Sexe
Garçons
Filles
42,2
44,2
13,6 a
11,2 a
33,4
35,6
10,8 a
8,9 a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
76,6 a
55,6 a
37,0 a
24,7 a
16,9 a
12,1 a
15,6 b
14,5 c
11,7 b
7,7 a,b,c
10,0 a,b
23,7 a,b
39,7 a,b
51,4 a
51,2 b
1,3 **a
5,0 *a
8,7 a
12,2 a
24,2 a
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
4.
86
En raison de la faible prévalence des consommateurs quotidiens (0,1 %**), les consommateurs réguliers ou quotidiens ont été regroupés
en une seule catégorie. Selon l’ETADJES 2013, 9,7 % des élèves ont consommé de l’alcool la fin de semaine ou plusieurs fois dans la
semaine sans pour autant en consommer tous les jours (consommateurs réguliers) (données non illustrées).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
3 – Consommation d’alcool
Tableau 3.3
Fréquence de la consommation d'alcool au cours des 12
derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, 2013
Aucune
consommation
Faible
Élevée
%
Total
43,2
47,0
9,9
Sexe
Garçons
Filles
42,2
44,2
47,1
46,9
10,8
8,9
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
76,6 a
55,6 a
37,0 a
24,7 a
16,9 a
22,1 a,b
39,4 a,b
54,2 a
63,1 a
58,9 b
1,3 **a
5,0 *a
8,7 a
12,2 a
24,2 a
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie
à titre indicatif seulement.
a, b : Pour cette variable, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source :Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
Rappelons que la consommation d’alcool au cours des
12 derniers mois augmente avec le niveau scolaire. Ainsi,
la proportion des consommateurs réguliers ou quotidiens
augmente à chaque niveau scolaire pour atteindre 24 %
en 5e secondaire, alors que celle des consommateurs
occasionnels passe de 10 % en 1re secondaire à 51 % en
4e et 5e secondaire (tableau 3.2). Quant à la proportion
des expérimentateurs, elle est moins élevée chez les
élèves de la 5e secondaire (8 %) qu’aux autres niveaux. En
contrepartie, la proportion des élèves abstinents décroît
entre la 1re et la 5e secondaire, passant de 77 % à 17 %.
5.
Évolution du type de consommateurs selon le sexe
et le niveau scolaire
L’examen du tableau 3.4 révèle une baisse significative de la proportion des consommateurs réguliers ou
quotidiens depuis 2000, celle-ci étant passée de 20 %
à 10 %5 en 2013. Quant aux expérimentateurs, les données indiquent une diminution de la proportion en 2008
(8 %) comparativement aux années 2000 et 2004 (11 %
et 10 % respectivement), suivie d’une hausse en 2013
(12 %). Finalement, la proportion des consommateurs
occasionnels est moins élevée en 2013 qu’en 2000
(35 % c. 40 %).
Lorsqu’on examine l’évolution des types de consommateurs
de 2000 à 2013 selon le sexe, un portrait semblable à
celui de l’ensemble des élèves se dessine : les données
révèlent une diminution de la proportion des consommateurs occasionnels et des consommateurs réguliers ou
quotidiens, et, pour les expérimentateurs, une certaine
stabilité chez les filles (avec un creux en 2008) et une
(légère) hausse chez les garçons (tableau 3.4).
Les données concernant l’évolution des types de consommateurs selon le niveau scolaire sont présentées en annexe
(voir le tableau A3.2). Mentionnons que durant la période
examinée, une diminution de la part des consommateurs
occasionnels est notée chez les jeunes de la 1re et 2e
secondaire, tandis que les parts sont relativement stables
chez les jeunes de la 3e, 4e et 5e secondaire. Une relative
stabilité est aussi observée chez les expérimentateurs
pour la 3e, 4e et 5e secondaire. Également, la baisse de la
consommation régulière ou quotidienne d’alcool chez les
jeunes de la 4e et de la 5e secondaire est particulièrement
observée entre 2008 et 2013.
La proportion des consommateurs quotidiens d’alcool parmi l’ensemble des élèves est faible pour les années considérées : elle se
situe à 0,4 %* en 2000, à 0,3 %** en 2004, à 0,2 %** en 2008 et à 0,1 %** en 2013 (données non illustrées).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
87
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 3.4
Évolution du type de consommateurs d'alcool au cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves du secondaire, Québec,
de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
40,3 a
41,6 a
38,9 b
43,2 a
42,2 b
44,2 a,b
%
Abstinents
Total
Garçons
Filles
28,7 a
28,2 a,b
29,2 a,b
36,5 a
37,3 a.b
35,8 a
11,1 a
10,2 a
12,0 a
10,1 b
9,5 b
10,7 b
39,9 a,b
39,2 a,b,c
40,6 a
36,6
34,4 a
38,8
36,8 a
34,1 b
39,6 b
34,5 b
33,4 c
35,6 a,b
20,3 a,b
22,4 a
18,2 a,b
16,8 a
18,8 b
14,7 a
14,5 b
16,2 a
12,7 b
9,9 a,b
10,8 a,b
8,9 a,b
Expérimentateurs
Total
Garçons
Filles
8,4 a,b
8,1 a
8,8 a,b,c
12,5 b
13,6 a,b
11,2 c
Occasionnels
Total
Garçons
Filles
Réguliers ou quotidiens
Total
Garçons
Filles
a, b, c : Pour un type et un sexe donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2006, 2008 et 2013.
3.2.4 Âge d’initiation à la consommation
d’alcool chez les élèves
Les données de l’ETADJES 2013 révèlent que près de
11 % des élèves de 12 ans et plus ont consommé de
l’alcool avant d’avoir atteint l’âge de 12 ans (tableau 3.5).
Chez les 13 ans et plus, un peu moins du quart (23 %)
l’ont fait avant 13 ans. Cette proportion continue de croître
dans les groupes d’âge subséquents. Par contre, le
groupe des 17 ans et plus ne se distingue pas de celui
des 16 ans et plus6. C’est un peu plus des trois quarts
(78 %) des élèves de 17 ans et plus du secondaire qui
rapportent avoir consommé de l’alcool au moins une fois
avant d’avoir atteint l’âge de 17 ans.
6.
88
Le tableau 3.5 présente aussi l’âge d’initiation selon le sexe
pour chacun des groupes d’âge. Pour les trois groupes
les plus jeunes, les garçons sont plus nombreux, en proportion, que les filles à avoir bu de l’alcool ; par exemple
dans le groupe des 13 ans et plus, le quart (25 %) des
garçons ont bu de l’alcool avant d’avoir atteint l’âge de
13 ans comparativement au cinquième (20 %) des filles.
Autrement, la proportion des garçons ayant bu de l’alcool
ne diffère pas significativement de celle des filles.
Dans la figure 3.3, il est question de l’évolution de l’âge
d’initiation à l’alcool de 2004 à 2013 pour les élèves de 13
ans et plus et pour ceux de 14 ans et plus. La proportion
des jeunes de 13 ans et plus qui mentionnent avoir bu
Il importe de mentionner que la comparaison des statistiques sur l’âge d’initiation implique une comparaison non seulement de groupes
d’âge différents, mais aussi de cohortes différentes. En effet, les élèves de 17 ans et plus ont fait leur entrée au secondaire il y a
plusieurs années, alors que le groupe des 12 ans et plus compte une part d’élèves qui viennent d’entrer au secondaire. Étant donné
que les comportements de consommation peuvent évoluer rapidement dans le temps, l’interprétation de ces comparaisons doit tenir
compte de ces deux effets potentiels sous-jacents.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
3 – Consommation d’alcool
Tableau 3.5
Âge d'initiation à la consommation d'alcool selon l'âge et le sexe, élèves du secondaire, Québec, 2013
Proportion
des élèves
de 12 ans et
plus ayant
consommé de
l'alcool avant
49,412 ans
l’âge de
%
60
50
40
Total
Garçons
30
Filles
10,7
13,3 a
31,1 8,0 a
Proportion
des élèves
de 13 ans et
plus ayant
consommé de
l'alcool avant
l’âge de 13 ans
Proportion
des élèves
de 14 ans et
plus ayant
consommé de
l'alcool avant
l’âge de 14 ans
44,5
22,6
25,1 a
20,1 a
Proportion
Proportion
Proportion
des élèves
des élèves
des élèves
de 15 ans et
de 16 ans et
de 17 ans et
plus ayant
plus ayant
plus ayant
consommé de consommé de consommé de
l'alcool avant
l'alcool avant
l'alcool avant
l’âge de 15 ans l’âge de 16 ans l’âge de 17 ans
%
39,0
58,6
41,4 a
59,1
36,5 a
58,0
25,7
a :20
Pour un groupe d'âge donné, le même exposant exprime une différence significative entre les sexes au seuil de 0,05.
39,0
75,4
74,2
76,6
78,3
77,5
79,3
22,6
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
10 : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
Source habitudes de vie), 2013.
0
2004
2008
2013
Figure 3.3
de l’alcool avant l’âge de 13 ans décroît durant cette
Évolution de l’âge d’initiation
à la consommation
période,
passant
de 31 %
en 2004,
en 2008, puis
Proportion
d’élèves de 13d’alcool
ans et plus ayant
consommé
de l’alcool
avant
l’âge à
de26 %
13 ans
chez les élèves de 13 ans
et plus etd’élèves
de 14 ans
à 23 %
en 2013.
noteavant
le même
Proportion
de et
14plus
ans du
et plus ayant
consommé
de On
l’alcool
l’âge profil
de 14pour
ans le groupe
secondaire, Québec, de 2004 à 2013
des 14 ans et plus : si près de la moitié (49 %) des jeunes
de cet âge ont bu avant l’âge de 14 ans en 2004, c’est
le cas de 45 % en 2008 et de 39 % en 2013.
%
60
50
49,4a
44,5 a
39,0 a
40
30
31,1
a
25,7a
20
22,6 a
10
0
2004
2008
2013
Proportion des élèves de 13 ans et plus ayant
consommé de l’alcool avant l’âge de 13 ans
Proportion des élèves de 14 ans et plus ayant
consommé de l’alcool avant l’âge de 14 ans
3.2.5 Consommation d’alcool mélangé
avec une boisson énergisante
Environ un élève sur cinq (20 %) a bu de l’alcool mélangé
avec une boisson énergisante au moins une fois au cours
des 12 derniers mois (tableau 3.6). Si la consommation
de ce type de boisson semble plus élevée chez les
filles que chez les garçons, les proportions ne sont pas
différentes sur le plan statistique (22 % et 19 % respectivement), elle varie toutefois selon le niveau scolaire. Ce
type de boisson est plus populaire chez les élèves de
la 5e secondaire (29 %) et l’est moins chez ceux de la 1re
secondaire (10 %). Les élèves de la 2e, 3e et 4e secondaire
affichent des proportions du même ordre (21 % ou 22 %)
et ne se distinguent donc pas entre eux sur ce plan7.
a : Pour un groupe d’âge donné, le même exposant exprime une différence
significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire,
2004, 2008 et 2013.
7.
Le lecteur intéressé peut consulter en annexe le tableau A3.3 où des résultats d’analyses bivariées avec d’autres variables sont présentés.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
89
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 3.6
Consommation d'alcool mélangé avec une boisson
énergisante au cours des 12 derniers mois selon le sexe
et le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013
%
Total
20,2
Sexe
Garçons
Filles
18,9
21,5
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
9,7 a,b,c
20,7 a
22,0 b
21,2 c
28,7 a,b,c
a, b, c : Pour cette variable, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
3.2.6 Facteurs associés à la consommation
d’alcool
Rappelons que pour identifier les facteurs associés à la
consommation d’alcool au cours des 12 derniers mois
chez les élèves du secondaire, le recours à l’analyse
de régression logistique a été privilégié (pour le lecteur
intéressé, le tableau A3.4, contenant des résultats des
analyses bivariées, est présenté en annexe). Cette
approche permet d’étudier l’importance de chacun des
facteurs en contrôlant pour l’effet net des autres facteurs.
Cependant, les liens décrits ne doivent pas être considérés comme des relations de cause à effet.
Parmi les facteurs examinés, les facteurs suivants sont
demeurés significativement associés à la consommation
d’alcool au cours des 12 derniers mois : le niveau scolaire,
la situation familiale8, le montant d’argent hebdomadaire9 et
l’autoévaluation de la performance scolaire. La présence
d’interactions en lien avec la consommation d’alcool a
également été vérifiée, d’une part, entre le sexe et les
facteurs associés et, d’autre part, entre le niveau scolaire
et ces mêmes facteurs. Aucune interaction pertinente et
significative n’a été observée dans le cadre de ce modèle.
Le tableau 3.7 présente les résultats du modèle de
régression logistique final. À l’exception du sexe, les
autres facteurs associés à la consommation d’alcool
considérés au départ sont demeurés significativement
associés à la consommation d’alcool. Un rapport de cotes
(RC) supérieur à 1 indique que les élèves de la catégorie
étudiée sont plus susceptibles d’appartenir au groupe
des consommateurs d’alcool que ceux de la catégorie
utilisée comme référence.
Les rapports de cotes suggèrent, toutes choses étant
égales par ailleurs, que les élèves de la 2e à la 5e secondaire ont plus de chances de figurer dans le groupe des
consommateurs d’alcool que ceux de la 1re secondaire
(RC variant entre 2,50 et 11,64 selon le niveau scolaire).
Également, une gradation des rapports de cotes avec
le niveau scolaire a été notée ; c’est donc dire que la
propension à figurer dans le groupe des consommateurs
d’alcool augmente à chaque niveau et qu’elle est plus
élevée chez les élèves de la 5e secondaire.
Concernant la situation familiale des jeunes, la probabilité
d’appartenir au groupe des consommateurs d’alcool est
plus grande chez ceux vivant habituellement dans une
famille monoparentale ou reconstituée que chez ceux vivant
dans une famille biparentale au quotidien ou en garde
partagée (RC = 1,58). Lorsqu’on considère le montant
d’argent hebdomadaire, les résultats montrent que la
probabilité de faire partie du groupe des consommateurs
8.
Conformément aux éditions précédentes de l’ETADJES, les élèves vivant avec leurs deux parents (biologiques ou adoptifs) ou en garde
partagée sont regroupés dans la catégorie « biparentale ou en garde partagée » ; ceux habitant avec un seul parent, que ce dernier
ait ou non un nouveau conjoint, sont classés dans la catégorie « monoparentale ou reconstituée » ; ceux vivant avec un tuteur légal, en
foyer d’accueil ou en appartement avec des amis ou d’autres personnes sont classés dans la catégorie « autres ».
9.
Même si l’emploi chez l’élève est un facteur associé à la consommation d’alcool, il n’a pas été retenu dans les analyses multivariées
étant donné une corrélation élevée avec un autre facteur, soit le montant d’argent hebdomadaire dont le jeune dispose. En effet, le
montant d’argent hebdomadaire a été retenu puisqu’il inclut non seulement l’argent de poche mais aussi l’argent provenant d’un emploi.
90
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
3 – Consommation d’alcool
d’alcool est plus importante chez ceux qui disposent de
« 11 $ et plus », de « 31 $ à 50 $ » ou de « 51 $ et plus »
(RC = 1,91, RC = 2,53 et RC = 3,13 respectivement).
Des tests supplémentaires ont permis d’observer une
gradation significative concernant les chances de se
retrouver dans le groupe d’élèves ayant consommé de
l’alcool. Par rapport aux jeunes qui disposent de 11 $
à 30 $, ces chances sont plus élevées chez ceux qui
disposent de 31 $ à 50 $ ou de 51 $ et plus. Toutefois,
il n’y a pas de différence significative entre ces deux
dernières catégories.
Quant à l’autoévaluation de la performance scolaire, les
données révèlent une gradation des rapports de cotes
selon ce facteur ; c’est dire que relativement aux jeunes
s’estimant au-dessus de la moyenne de leur classe,
ceux qui sont dans la moyenne sont plus susceptibles
de se retrouver dans le groupe des consommateurs
d’alcool et que ceux qui se considèrent sous la moyenne
le sont encore davantage (RC = 1,34 c. RC = 2,01
respectivement).
Tableau 3.7
Facteurs associés à la consommation d'alcool au cours des 12 derniers mois, élèves du secondaire, modèle de régression
logistique, Québec, 2013
Seuil observé
Sexe
Filles
Garçons
Rapport de cotes1
IC à 95 %
1,00
1,15
0,97 – 1,37
1,00
2,50
4,79
8,57
11,64
1,86 – 3,38
3,46 – 6,64
6,35 – 11,58
8,71 – 15,55
1,00
1,34
2,01
1,14 – 1,56
1,62 – 2,50
1,00
1,91
2,53
3,13
1,64 – 2,22
1,98 – 3,22
2,47 – 3,97
1,00
1,58
2,15
1,32 – 1,90
0,90 – 5,15
0,1098
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
< 0,00001
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
< 0,00001
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
< 0,00001
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres2
< 0,00001
1.Un rapport de cotes significativement différent de 1,0 indique un écart relatif significatif avec la catégorie de référence.
2.Famille ou foyer d'accueil, colocation, tutorat, seul, etc.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
91
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Consommation problématique d’alcool
3.2.7 Consommation régulière d’alcool et
évolution de la consommation régulière
d’alcool
Selon les données de l’ETADJES 2013, environ 13 %
des élèves ayant bu de l’alcool au cours de leur vie en
ont déjà consommé de façon régulière, c’est-à-dire au
moins une fois par semaine pendant au moins un mois
(figure 3.4). Les résultats présentés dans la figure 3.4
révèlent également que la proportion des élèves ayant
eu un épisode de consommation régulière d’alcool est
moins élevée en 2013 qu’en 2004 et 2008 (13 % c. 22 %
et 20 %)10. Cette diminution est observée tant chez les
garçons que chez les filles.
En ce qui concerne la consommation régulière d’alcool
chez les élèves ayant bu au cours des 12 derniers
mois, la proportion est de 14 % (tableau 3.8). Cette
Figure 3.4
Évolution de la consommation régulière d’alcool selon le
sexe, élèves du secondaire ayant déjà bu de l’alcool dans
leur vie, Québec, de 2004 à 2013
%
25
24,4
22,5
b
20,3b
19,6 a
18,0 b
15
14,3
a,b
13,5 a,b
12,6
10
a,b
5
0
3.2.8Âge au premier épisode de
consommation régulière d’alcool
Les résultats du tableau 3.9 montrent que plus les élèves
avancent en âge, plus ils sont nombreux, en proportion, à
avoir eu un épisode de consommation régulière d’alcool.
Chez les élèves de 13 ans et plus en 2013, près de 0,6 %*
ont déjà bu de l’alcool au moins une fois par semaine
pendant au moins un mois au cours de leur vie. Cette
proportion augmente à chaque groupe d’âge de telle
sorte qu’un peu moins d’un élève sur cinq (18 %) de 17
ans et plus a eu un premier épisode de consommation
régulière d’alcool avant d’avoir atteint l’âge de 17 ans.
Tableau 3.8
Consommation régulière d'alcool selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire qui ont consommé de
l'alcool au cours des 12 derniers mois, Québec, 2013
%
a
22,0 a
20
consommation régulière d’alcool n’est pas associée au
sexe, mais elle varie selon le niveau scolaire. Ainsi, d’un
niveau à l’autre, ce comportement attire de plus en plus
de jeunes buveurs, ceux de la 5e secondaire affichant
une proportion de 26 %.
2004
Garçons
2008
Filles
2013
Total
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Total
14,2
Sexe
Garçons
Filles
15,3
13,1
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
4,5 **a,b
7,2 *c
11,4 a
12,7 b,c
25,6 a,b,c
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à
titre indicatif seulement.
a, b, c : Pour cette variable, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire,
2004, 2008 et 2013.
10. Rappelons que cet indicateur n’a pu être calculé pour l’édition de 2000, puisque la question permettant de savoir si un jeune avait déjà
consommé de l’alcool au cours de sa vie n’avait pas été posée.
92
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
3 – Consommation d’alcool
Tableau 3.9
Âge au premier épisode de consommation régulière d'alcool selon l'âge et le sexe, élèves du secondaire, Québec, 2013
Proportion
des élèves de
12 ans et plus
ayant eu un tel
épisode avant
l’âge de 12 ans
Proportion
des élèves de
13 ans et plus
ayant eu un tel
épisode avant
l’âge de 13 ans
Proportion
des élèves de
14 ans et plus
ayant eu un tel
épisode avant
l’âge de 14 ans
Proportion
des élèves de
15 ans et plus
ayant eu un tel
épisode avant
l’âge de 15 ans
Proportion
des élèves de
16 ans et plus
ayant eu un tel
épisode avant
l’âge de 16 ans
Proportion
des élèves de
17 ans et plus
ayant eu un tel
épisode avant
l’âge de 17 ans
%
Total
Garçons
Filles
0,2 **
0,3 **
x
0,6 *
0,6 **
0,6 **
1,7
2,0 *
1,3 **
3,6
3,8 *
3,4 *
11,0
12,1
9,8
18,5
18,1 *
18,9
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x : Donnée confidentielle.
Note : Le test global du khi-deux entre les variables étudiées et la variable « sexe » est non significatif au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
L’âge au premier épisode de consommation régulière
d’alcool est un phénomène en évolution. Par exemple, la
proportion des jeunes de 14 ans et plus qui mentionnent
avoir bu de l’alcool avant l’âge de 14 ans a diminué,
passant de 4,7 % en 2004, à 3,1 % en 2008 et à 1,7 %
en 2013. Une situation semblable s’observe chez les
jeunes de 13 ans et plus (2,5 % en 2004 c. 1,7 % en 2008
c. 0,6 %* en 2013) (données non illustrées).
3.2.9 Consommation excessive d’alcool
Prévalence et évolution de la consommation
excessive d’alcool selon le sexe et le niveau scolaire 5 consommations ou plus en une même occasion
Selon l’ETADJES 2013, environ le tiers (34 %) des élèves
du secondaire ont bu cinq consommations d’alcool ou
plus en une même occasion au moins une fois au cours
des 12 derniers mois (tableau 3.10). Les garçons et les
filles ne se distinguent pas entre eux sur ce plan. Lorsque
l’on considère seulement les élèves ayant bu au cours
de la période de référence, ce sont près de 60 % qui
ont eu au moins une consommation excessive d’alcool
(tableau 3.11). Si la popularité de ce comportement ne
varie pas selon le sexe, elle varie selon le niveau scolaire
(de 31 % chez les buveurs de la 1re secondaire à 76 %
chez ceux de la 5e secondaire).
L’analyse de l’évolution de la consommation excessive
d’alcool révèle que celle-ci a diminué chez les élèves du
secondaire, passant de 46 % en 2000, à 43 % en 2004,
puis à 34 % en 2013 (tableau 3.10). La baisse constatée
de 2000 à 2013 touche les garçons et les filles et les
élèves de la 1re à la 4e secondaire. Quant aux élèves de
la 5e secondaire, bien que les données suggèrent une
diminution de la consommation excessive d’alcool, cette
dernière n’est pas significative sur le plan statistique.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
93
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 3.10
Évolution de la consommation excessive d'alcool1 selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec,
de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
%
Total
45,6 a
43,1 b
40,0 a
33,7 a,b
Sexe
Garçons
Filles
47,8 a
43,4 a
44,1 b
42,0 b
40,3 a,b
39,8 c
34,1 a,b
33,2 a,b,c
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
22,7 a
34,5 a
51,3 a,b,c
54,9 a
70,9
22,8 b
34,9 b
40,4 a
59,5 b
70,8
12,9 a,b
27,2 a,b
39,4 b
58,9 c
68,3
7,1 *a,b
20,5 a,b
35,5 c
47,1 a,b,c
63,3
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
1. Par consommation excessive, on entend le fait d'avoir pris cinq consommations ou plus d'alcool en une même occasion au moins une fois au cours des
12 derniers mois.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
Tableau 3.11
Consommation excessive d'alcool et consommation excessive et répétitive d'alcool1 selon le sexe et le niveau scolaire,
élèves du secondaire qui ont consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, Québec, 2013
Consommation
excessive
(5 consommations)
Consommation
excessive
(8 consommations)
Consommation
excessive
et répétitive
%
Total
59,7
38,6
16,8
Sexe
Garçons
Filles
59,5
59,9
42,3 a
34,6 a
18,0
15,4
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
31,1 a,b
46,5 a,b
56,6 a
62,8 b
76,5 a,b
15,6 *a,b
23,0 c,d
37,1 a,c
39,6 b,d
55,2 a,c
3,0 **a,b
6,2 *c,d
13,6 a,c
16,7 b,d
30,3 a,c
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c, d : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d’une même colonne au seuil de 0,05.
1. Par consommation excessive et répétitive, on entend le fait d'avoir pris cinq consommations ou plus d'alcool en une même occasion au moins cinq fois au
cours des 12 derniers mois.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
94
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
3 – Consommation d’alcool
Lorsqu’on considère les buveurs seulement, une baisse
de la consommation excessive d’alcool est observée :
de 68 % en 2004 à 60 % en 2013 (tableau 3.12). Cette
diminution touche les garçons et les filles et les élèves
de la 1re, 2e et 4e secondaire. Mentionnons que si la
moitié (50 %) des buveurs de la 1re secondaire ont eu au
moins un épisode de consommation excessive d’alcool
en 2000, c’est le cas de 31 % en 2013. Pour ce qui est
des buveurs de la 3e et 5e secondaire, les données de
l’enquête ne permettent pas de détecter de changement
significatif sur l’ensemble de la période quant à ce type
de consommation.
Prévalence de la consommation excessive d’alcool
selon le sexe et le niveau scolaire - 8 consommations
ou plus en une même occasion
Environ un élève du secondaire sur cinq (22 %) a bu
huit consommations d’alcool ou plus au moins une fois
au cours des 12 derniers mois. Les garçons sont plus
nombreux, en proportion, que les filles à être dans cette
situation (24 % c. 19 %) (données non illustrées). Parmi
les buveurs, près de 39 % ont consommé cette quantité
d’alcool au moins une fois au cours de la période de
référence (tableau 3.11). Les garçons sont proportionnellement plus nombreux que les filles à l’avoir fait (42 %
c. 35 %). La proportion augmente aussi avec le niveau
scolaire : si près de 16 %* des élèves buveurs de la 1re
secondaire ont consommé cette quantité d’alcool au
cours des 12 derniers mois, c’est un peu plus du tiers
(37 %) chez ceux de la 3e secondaire et un peu plus de
la moitié (55 %) chez ceux de la 5e secondaire.
Tableau 3.12
Évolution de la consommation excessive d'alcool1 selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire qui ont
consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, Québec, de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
%
Total
64,1 a,b
67,8 a
67,2 b
59,7 a,b
Sexe
Garçons
Filles
66,6 a
61,5
70,3 b
65,3 a
69,2 c
65,3 b
59,5 a,b,c
59,9 a,b
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
50,1 a
52,6 a
65,0
67,8
78,0
62,1 a,b
60,9 a,b
60,7
72,0 a
80,6
48,3 b
58,3 c
60,4
74,2 b
79,8
31,1 a,b
46,5 b,c
56,6
62,8 a,b
76,5
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
1. Par consommation excessive, on entend le fait d'avoir pris cinq consommations ou plus d'alcool en une même occasion au moins une fois au cours des
12 derniers mois.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
95
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
3.2.10 Consommation excessive et répétitive
d’alcool
Prévalence et évolution de la consommation excessive
et répétitive d’alcool selon le sexe et le niveau scolaire
Rappelons d’abord que les résultats présentés dans cette
section s’appuient sur la mesure de cinq consommations
ou plus en une même occasion et que la consommation
excessive et répétitive d’alcool est le fait d’avoir eu ce
comportement cinq fois ou plus au cours de la période
de référence. Parmi les jeunes buveurs, près de 17 % ont
consommé de l’alcool de façon excessive et répétitive
au cours des 12 derniers mois (tableau 3.11). Les données ne permettent pas de détecter de différence selon
le sexe. Toutefois, la proportion d’élèves buveurs ayant
consommé de manière excessive et répétitive croît avec
le niveau scolaire : une première hausse est observée
entre la 2e et la 3e secondaire, et une deuxième en 5e
secondaire (6 %* c. 14 % c. 30 %).
L’analyse de l’évolution de la consommation excessive et
répétitive d’alcool indique une baisse chez les buveurs en
2013 comparativement à l’année 2008 (17 % c. 22 %), alors
que les proportions de 2000 et de 2004 ne se distinguent
pas de celle de 2008 (tableau 3.13). Les résultats chez
les garçons vont dans le même sens. Chez les filles, les
données montrent plutôt une augmentation entre 2000 et
2004 (16 % c. 20 %), puis une diminution en 2013 (15 %) ;
en fait, les filles retrouvent leur niveau de l’année 2000.
Lorsqu’on examine la consommation excessive répétitive
d’alcool selon le niveau scolaire chez les buveurs, une
baisse est constatée pour la 2e, 4e et 5e secondaire entre
2008 et 2013. Quant aux buveurs de la 3e secondaire,
aucun changement significatif n’a pu être observé sur
la période de 2000 à 2013.
3.2.11 Facteurs associés à la consommation
excessive d’alcool
Le même type de démarche que celui ayant servi à
identifier les facteurs associés à la consommation
d’alcool a été utilisé pour déterminer ceux associés à la
consommation excessive d’alcool chez les élèves ayant
bu de l’alcool au cours des 12 derniers mois. Les cinq
facteurs associés considérés sont le sexe, le niveau
scolaire, le montant d’argent hebdomadaire, la situation
Tableau 3.13
Évolution de la consommation excessive et répétitive d'alcool1 selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire
qui ont consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, Québec, de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
%
Total
21,7 a
24,3 b
21,9 c
16,8 a,b,c
Sexe
Garçons
Filles
27,1 a
16,1 a
28,3 b
20,4 a,b
24,7 c
19,2 c
18,0 a,b,c
15,4 b, c
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
7,2 *a
14,1 a
20,0
24,9 a
35,8 a
13,3 *a,b,c
17,0 b
17,0
29,8 b
39,8 b
6,4 **b
10,7 b
14,6
25,7 c
38,6 c
3,0 **c
6,2 *a,b
13,6
16,7 a,b,c
30,3 a,b,c
*Coefficient de variation compris entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
1. Par consommation excessive et répétitive, on entend le fait d'avoir pris cinq consommations ou plus d'alcool en une même occasion au moins cinq fois au
cours des 12 derniers mois.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
96
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
3 – Consommation d’alcool
familiale et l’autoévaluation de la performance scolaire11
(pour le lecteur intéressé, le tableau A3.5, contenant des
résultats des analyses bivariées, est présenté en annexe).
Le tableau 3.14 présente les résultats du modèle de
régression logistique final. Parmi les facteurs considérés
au départ, trois sont demeurés significativement associés
à la consommation excessive d’alcool.
Toutes choses étant égales par ailleurs, les rapports de
cotes suggèrent une plus grande propension à figurer
dans le groupe des élèves ayant eu une consommation
excessive d’alcool à mesure que le niveau scolaire
augmente (RC variant entre 1,80 et 5,68 de la 2e à la
5e secondaire). En ce qui a trait au montant d’argent
hebdomadaire, les élèves ayant 11 $ et plus à leur disposition sont davantage susceptibles de faire partie du
groupe ayant consommé de l’alcool de façon excessive
que ceux dont le montant est de « 10 $ et moins » (RC
variant entre 1,75 et 2,56).
L’examen de l’autoévaluation de la performance scolaire
révèle, quant à lui, que les jeunes qui considèrent leur
performance comme étant dans la moyenne ou sous
la moyenne de leur classe ont plus de chances de se
retrouver dans le groupe des élèves ayant consommé
de l’alcool de façon excessive que ceux qui se considèrent au-dessus de la moyenne (RC = 1,30 et RC = 1,32
respectivement).
Tableau 3.14
Facteurs associés à la consommation excessive d'alcool au cours des 12 derniers mois, élèves du secondaire qui ont
consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, modèle de régression logistique, Québec, 2013
Seuil observé
Sexe
Filles
Garçons
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
Rapport de cotes1
IC à 95 %
1,00
1,07
0,87 – 1,32
1,00
1,80
2,62
3,35
5,68
1,20 – 2,71
1,76 – 3,91
2,26 – 4,98
3,82 – 8,44
1,00
1,30
1,32
1,10 – 1,55
1,04 – 1,68
1,00
1,75
2,03
2,56
1,41 – 2,16
1,47 – 2,81
1,88 – 3,50
0,5413
< 0,00001
0,0122
< 0,00001
1. Un rapport de cotes significativement différent de 1,0 indique un écart relatif significatif avec la catégorie de référence.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
11. Bien que les analyses bivariées ne soient pas significatives au seuil de 0,05 pour l’autoévaluation de la performance scolaire, la situation
familiale et le sexe, ces trois facteurs ont été retenus dans les modèles de régression. En effet, ces facteurs s’étaient révélés significatifs
lors d’analyses réalisées dans des éditions précédentes de l’ETADJES. De plus, même si l’emploi chez l’élève est un facteur associé
à la consommation excessive d’alcool, il n’a pas été retenu dans les analyses multivariées étant donné la relation existant entre ce
facteur et le montant d’argent hebdomadaire dont le jeune dispose. Le montant d’argent hebdomadaire a en effet été retenu puisqu’il
inclut non seulement l’argent de poche mais aussi l’argent provenant d’un emploi.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
97
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
CONCLUSION
Des progrès depuis la dernière enquête
Des progrès importants ont été réalisés au Québec pour
réduire la consommation d’alcool chez les élèves du secondaire comme en témoignent les résultats de l’ETADJES
2013. En effet, la proportion des élèves ayant consommé
de l’alcool au cours des 12 derniers mois a connu une
baisse significative durant la période à l’étude, passant
de 71 % en 2000 à 57 % en 2013. Cette diminution de la
consommation touche autant les garçons que les filles
et, en particulier, les élèves de la 1re, 2e et 3e secondaire.
Cette baisse de la consommation d’alcool se traduit par
des changements dans les types de consommateurs.
Ainsi, la proportion des consommateurs réguliers ou
quotidiens a diminué, passant de 20 % en 2000 à 10 %
en 2013. Quant à la proportion des consommateurs
occasionnels en 2013, elle est significativement inférieure
à celle observée en 2000 (35 % c. 40 %).
L’analyse de la précocité de la consommation d’alcool
vient corroborer ces résultats. De fait, la proportion des
jeunes de 13 ans et plus ayant bu de l’alcool avant d’avoir
atteint l’âge de 13 ans est passée de 31 % en 2004 à
23 % en 2013. Comme la consommation d’alcool à un
jeune âge fait partie des comportements pouvant nuire
à la santé, le recul observé chez les jeunes peut être
considéré comme bénéfique (Paglia-Boak et Adlaf, 2007).
La consommation excessive d’alcool pour la période
2000-2013 a également diminué chez les élèves du
secondaire. Par exemple, le tiers (34 %) des jeunes ont
consommé de l’alcool de manière excessive au moins
une fois au cours des 12 derniers mois en 2013, une
proportion inférieure à celles observées dans les éditions
précédentes de l’ETADJES. Lorsqu’on considère les
buveurs seulement, ce sont 60 % qui ont eu au moins
un épisode de consommation excessive d’alcool en
2013 comparativement aux deux tiers environ en 2004
et en 2008. Il s’agit d’un revirement de situation étant
donné que la consommation excessive d’alcool avait
augmenté chez les buveurs entre 2000 et 2004. En ce
qui concerne la consommation excessive et répétitive
d’alcool chez les buveurs, elle connaît pour la première
fois une diminution significative ; en effet, en 2013, 17 %
des buveurs ont eu ce comportement comparativement
à des proportions allant de 22 % à 24 % pour les années
2000, 2004 et 2008.
98
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Un autre résultat intéressant concerne la présence d’au
moins un épisode de consommation régulière d’alcool
chez les jeunes ayant déjà bu dans leur vie. La proportion
des jeunes concernés connaît une baisse significative en
2013 pour se situer à 13 % comparativement à un jeune
sur cinq en 2004 et en 2008. Enfin, l’initiation précoce
à la consommation régulière d’alcool montre aussi une
diminution.
Des éléments à suivre
Les résultats de l’ETADJES 2013 révèlent, comme les
éditions précédentes, que l’expérimentation de l’alcool
est répandue dès les premières années du secondaire.
De fait, dès la 3e secondaire, la majorité des élèves (63 %)
ont consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois,
sans compter que près d’un élève sur 10 (9 %) de ce
niveau appartient à la catégorie de consommation d’alcool
dite élevée. La consommation excessive d’alcool reste
également préoccupante; en effet, 77 % des élèves de
la 5e secondaire ont eu au moins un épisode de consommation excessive d’alcool et 30 % ont consommé de
façon excessive et répétitive au cours des 12 derniers
mois. D’autre part, c’est la première fois, en 2013, que
la consommation « excessive et répétitive » ne diffère
pas selon le sexe ; dans les éditions antérieures, ce type
de consommation était plus fréquent chez les garçons.
La consommation d’alcool mélangé avec une boisson
énergisante est mesurée pour la première fois dans
l’édition 2013 de l’ETADJES. Le cinquième des élèves
québécois ont consommé un tel mélange, ceux de la 5e
secondaire l’ayant fait en plus forte proportion (29 %).
À titre comparatif, la consommation d’alcool mélangé
avec une boisson énergisante fortement caféinée a été
rapportée en 2013 par 16 % des élèves en Ontario ; ceux
de la 12e année sont davantage concernés par cette
consommation (28 % c. 3 %, chez ceux de la 7e année)
(Boak et autres, 2013). Lors de la prochaine édition de
l’enquête, il sera possible de voir si ce nouveau type de
breuvage est toujours populaire auprès des jeunes. Entretemps, il serait intéressant de poursuivre l’analyse des
données pour vérifier, par exemple, si la consommation
excessive d’alcool est plus répandue chez les jeunes qui
boivent de l’alcool mélangé avec une boisson énergisante.
En effet, la caféine contenue dans ce type de breuvage
atténuerait la sensation d’état d’ébriété et favoriserait une
consommation d’alcool plus élevée.
3 – Consommation d’alcool
Les facteurs associés
Selon la littérature scientifique, plusieurs facteurs sont
susceptibles d’expliquer la consommation d’alcool chez
les jeunes. Dans une recension des écrits, Gagnon
et Rochefort (2010) regroupent ces facteurs en deux
catégories, soit les facteurs individuels et ceux liés à
l’environnement, c’est-à-dire à la famille, en lien avec
l’école et les facteurs contextuels (par exemple les lois,
les normes, la situation économique). Les analyses
multivariées présentées dans ce chapitre concernant la
consommation d’alcool et la consommation excessive
d’alcool ont permis d’identifier des facteurs assimilables
à ces catégories de facteurs. Mentionnons la propension
à figurer dans le groupe des consommateurs d’alcool au
cours des 12 derniers mois qui augmente graduellement
à chaque niveau scolaire. Cette propension est aussi
plus élevée chez les élèves vivant habituellement dans
une famille monoparentale ou reconstituée, chez ceux
disposant d’un montant d’argent hebdomadaire de 11 $
et plus et chez ceux considérant leurs résultats scolaires
comme étant sous ou dans la moyenne de leur classe.
C’est dire que le cadre familial, le montant d’argent dont
un élève dispose et sa performance scolaire sont associés
à la consommation d’alcool. Ces facteurs ont également
été identifiés, dans un contexte d’analyses bivariées,
entre autres dans la précédente édition de l’ETADJES
(Cazale et autres, 2009) et dans l’Enquête québécoise sur
la santé des jeunes du secondaire 2010-2011 (EQSJS)
(Laprise et autres, 2012).
Des facteurs non documentés dans l’ETADJES peuvent
aussi influencer cette consommation d’alcool, comme
les attitudes, les croyances et les normes sociales,
l’approbation des amis proches et celle des parents
(Gagnon et Rochefort, 2010). Si consommer de l’alcool
à l’âge adulte est considéré comme un comportement
« normal », la proportion élevée de consommation d’alcool
chez les élèves de la 5e secondaire (83 %) peut ne pas
être considérée comme problématique par les adultes et
les jeunes. Toutefois, la consommation excessive d’alcool
est moins valorisée, et ce, à cause des effets néfastes
qu’elle peut entraîner, tels un plus grand nombre de comportements compulsifs (conduite automobile dangereuse,
délinquance, etc.) et un risque accru de problèmes de
santé à court et à long termes (dépression, dépendance,
certains types de cancer, etc.) (April et autres, 2010 ;
Gagnon et Rochefort, 2010).
Comment se comparent les résultats avec ceux
d’autres enquêtes ?
Des enquêtes similaires portant sur la consommation
d’alcool chez les jeunes ont été réalisées ailleurs
au Canada et aux États-Unis. Cependant, en raison
notamment de différences méthodologiques (mode de
collecte, formulation des questions ou âge des jeunes
interrogés), il faut rester prudent dans les comparaisons
avec l’ETADJES. Cela permet néanmoins de mettre en
perspective les résultats observés dans l’ETADJES.
Mentionnons tout d’abord que la prévalence de la
consommation d’alcool au cours des 12 derniers mois
chez les élèves du secondaire s’établit à 60 % selon
l’EQSJS 2010-2011 (Laprise et autres, 2012), tandis
qu’elle est de 57 % dans l’ETADJES.
La baisse de la consommation d’alcool observée dans
l’ETADJES s’inscrit dans une tendance constatée ailleurs
au pays (Smith et autres, 2014 ; Boak et autres, 2013)
ainsi qu’aux États-Unis et en Angleterre notamment
(Johnston et autres, 2014 ; Centers for Disease Control
and Prevention, 2014 ; Henderson et autres, 2013). En
Ontario, une enquête bisannuelle est menée depuis 1999
auprès des élèves de la 7e à la 12e année12 (Sondage
sur la consommation de drogues et la santé des élèves
de l’Ontario). Selon cette enquête, la prévalence de la
consommation d’alcool au cours d’une période de 12
mois est passée de 64 % en 2001 à 50 % en 2013 (Boak
et autres, 2013). Selon ces auteurs, la consommation
d’alcool chez les jeunes de l’Ontario a atteint un niveau
historique en 2013.
La prévalence de la consommation d’alcool à vie a
également connu un déclin. Selon les données de la
BC Adolescent Health Survey, cette prévalence chez les
élèves de la 7e à la 12e année de la Colombie-Britannique
a diminué (Smith et autres, 2014), passant de 58 % en
2003, à 54 % en 2008, puis à 45 % en 2013. Un report
12. Soulignons que la collecte de données en Ontario couvre six niveaux scolaires, tandis que celle de l’ETADJES en couvre cinq. Si les
jeunes de la 7e année en Ontario correspondent à ceux de la 1re secondaire au Québec, ceux de la 12e année n’ont pas de comparables – du moins au secondaire – au Québec.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
99
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
dans l’âge d’initiation à l’alcool est aussi observé chez les
jeunes de cette province : 80 % d’entre eux ont rapporté
avoir consommé de l’alcool avant l’âge de 15 ans en
2003, tandis que cette proportion est de 65 % en 2013.
Depuis 1975 aux États-Unis, l’enquête Monitoring the Future
examine la consommation de substances psychoactives
à partir d’un échantillon représentatif d’élèves de la 8e,
10e et 12e année. Selon les données les plus récentes,
la consommation d’alcool au cours d’une période de 12
mois chez les jeunes américains est à la baisse : elle est
passée de 59 % en 2000 à 43 % en 2013 (Johnston et
autres, 2014).
Les données des enquêtes rapportées ici permettent d’observer une diminution de la consommation d’alcool chez
les jeunes. Toutefois, la proportion de jeunes consommant
de l’alcool semble plus élevée au Québec qu’ailleurs au
Canada ou aux États-Unis. C’est ce qu’indiquent, à tout
le moins, les résultats de l’Enquête sur le tabagisme chez
les jeunes 2012-2013 (ETJ) menée au Québec auprès des
élèves de la 6e année du primaire et des cinq niveaux du
secondaire (Centre pour l’avancement de la santé des
populations Propel, 2014). Selon l’ETJ, 55 % des élèves
québécois ont consommé de l’alcool en 2012-2013 ; cette
proportion se situe dans le même ordre de grandeur que
celle notée dans l’ETADJES 2013 (57 %). La proportion
observée chez les jeunes québécois est significativement
plus élevée que celle constatée à l’échelle du Canada
(41 %). Par contre, lorsqu’on considère la consommation
excessive d’alcool chez les jeunes buveurs seulement,
elle est du même ordre au Québec et au Canada (71 %
et 72 % respectivement).
100
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
En résumé
En somme, les résultats de l’ETADJES présentés dans ce
chapitre sont positifs et encourageants. Les programmes
de prévention auprès des élèves ainsi que d’autres facteurs
ont sans doute contribué à la baisse de la proportion de
consommateurs d’alcool chez les élèves du secondaire,
au report de l’âge d’initiation à la consommation d’alcool
et à la diminution de la prévalence de la consommation
excessive d’alcool. Cependant, toute action visant à
retarder l’âge d’initiation à la consommation d’alcool et
l’âge du début de la consommation régulière de même
que la consommation excessive d’alcool est à poursuivre
et à encourager. En effet, la consommation d’alcool avant
l’âge adulte comporte de nombreux risques pour la santé.
Ce chapitre a permis de dresser un portrait détaillé de
la consommation d’alcool chez les élèves du secondaire
au Québec en 2013 et de son évolution depuis 2000.
L’enquête fournit une information utile pour la planification
des programmes de prévention et d’intervention dans
ce domaine visant à préserver et à améliorer la santé
des jeunes. Cette source d’information, à la fois riche et
unique, peut également être utilisée par les intervenants
en milieu scolaire et par les chercheurs qui s’intéressent
aux comportements potentiellement à risque chez les
jeunes. Par ailleurs, il importe de disposer de données
sur une base régulière afin d’analyser l’évolution de la
consommation d’alcool. À cet égard, plusieurs résultats
présentés dans ce chapitre rendent compte de changements significatifs survenus à l’intérieur d’une période
relativement courte, la précédente édition de l’ETADJES
ayant eu lieu cinq ans auparavant.
3 – Consommation d’alcool
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3 – Consommation d’alcool
ANNEXE
Tableau A3.1
Consommation d'alcool au cours des 30 derniers jours
selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013
%
Total
30,6
Sexe
Garçons
Filles
30,9
30,2
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
8,3 a
18,6 a
30,8 a
43,0 a
56,5 a
a :
Pour cette variable, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions d’une même colonne au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
103
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Figure A3.1
Évolution de l’âge moyen d’initiation à la consommation d’alcool, élèves du secondaire ayant déjà bu de l’alcool, Québec,
de 2004 à 2013
Âge
13,0
12,9
12,78 a
12,8
12,7
12,64 a
12,6
12,5
12,4
12,41a
12,3
12,2
12,1
12,0
2004
2008
2013
a :Pour cette variable, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
Figure A3.2
Évolution de l’âge moyen au premier épisode de consommation régulière d’alcool, élèves du secondaire ayant déjà bu
de l’alcool de façon régulière, Québec, de 2000 à 2013
Âge
15,0
14,8
14,62 a,b
14,6
14,4
14,14b
14,2
13,94a
14,0
13,8
13,6
13,51a,b
13,4
13,2
13,0
2000
2004
2008
2013
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
104
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
3 – Consommation d’alcool
Tableau A3.2
Évolution du type de consommateurs d'alcool selon le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec, de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
%
Abstinents
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
54,4 a,b
34,5 a,b
21,1 a,b,c
19,0
9,1 a,b
63,3 a,b
42,9 a,b
33,6 a
17,4 a
12,1 c
73,2 a
53,2 a
34,6 b
20,6
14,4 a
76,6 b
55,6 b
37,0 c
24,7 a
16,9 b,c
17,1 a,b
12,9 a
10,9 a
8,7 *
4,3 *a
11,2 a
11,6 b
11,0
9,7
5,6 b
8,1 b
8,7 a,b
10,4 b
9,3
5,0 c
12,1 b
15,6 b
14,5 a,b
11,7
7,7 a,b,c
22,7 a
39,0 a,b
47,0 a
46,4
47,2
18,6 b
32,9 a
41,8
49,2
48,1
15,3 a
30,5 b
42,3
48,8
49,8
10,0 a,b
23,7 a,b
39,7 a
51,4
51,2
5,9 *a
13,5 a,b
20,9 a,b
25,9 a
39,5 a
7,0 b
12,6 c,d
13,7 a
23,6 b
34,2 b
3,3 *a,b
7,6 a,c
12,7 b
21,4 c
30,8 a
1,3 **a,b
5,0 *b,d
8,7 a,b
12,2 a,b,c
24,2 a,b
Expérimentateurs
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
Occasionnels
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
Réguliers ou quotidiens
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c, d : Pour un type donné, le même exposant, selon un même niveau scolaire, exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
105
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A3.3
Consommation d'alcool mélangé avec une boisson
énergisante au cours des 12 derniers mois selon divers
facteurs, élèves du secondaire, Québec, 2013
Tableau A3.4
Consommation d'alcool au cours des 12 derniers mois
selon divers facteurs, élèves du secondaire, Québec,
2013
%
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres1
17,6 a
27,0 a
48,4 a
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres1
54,1 a
64,7 a
79,6 a
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
26,9 a
15,7 a
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
71,9 a
47,0 a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
12,8 a,b
22,5 a,b
28,7 a
32,6 b
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
41,2 a
62,9 a
71,6 a
81,5 a
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
17,2 a
19,7 b
27,1 a,b
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
51,6 a
57,6 a
66,1 a
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
20,1
20,4
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
58,0
53,0
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de
0,05.
a : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
1. Famille ou foyer d’accueil, colocation, tutorat, seul, etc.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
106
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
1. Famille ou foyer d'accueil, colocation, tutorat, seul, etc.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
3 – Consommation d’alcool
Tableau A3.5
Consommation excessive d'alcool1 et consommation excessive et répétitive d'alcool2 selon divers facteurs, élèves
du secondaire ayant bu de l'alcool au cours des 12 derniers mois, Québec, 2013
Consommation
excessive
Consommation
excessive et répétitive
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres3
58,5
62,2
71,1
16,5
16,6
29,8 **
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
68,1 a
51,4 a
22,3 a
11,2 a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
45,3 a,b
61,3 a
66,1 b
75,1 a,b
8,7 a
14,2 a
20,1 a
31,8 a
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
56,8
61,5
59,8
16,1
17,0
17,3
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
58,9
62,4
16,1
19,2
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d’une même colonne au seuil de 0,05.
1. Cinq consommations ou plus d'alcool en une même occasion au moins une fois au cours des 12 derniers mois.
2. Cinq consommations ou plus d'alcool en une même occasion au moins cinq fois au cours des 12 derniers mois.
3. Famille ou foyer d'accueil, colocation, tutorat, seul, etc.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
107
CONSOMMATION DE DROGUES
LUCILLE A. PICA
Direction des statistiques de santé – Institut de la statistique du Québec
FAITS SAILLANTS
{{ Environ le quart (24 %) des élèves du secondaire ont
consommé de la drogue (toutes drogues confondues)
au cours des 12 derniers mois, selon les données de
l’ETADJES 2013. Davantage de garçons que de filles, en
proportion, ont consommé ces substances (26 % c. 23 %).
{{ La consommation de cannabis a toutefois diminué
depuis 2000, passant de 41 % à 27 % en 2008, puis à
23 % en 2013.
{{ La proportion d’élèves ayant consommé de la drogue au
cours des 12 derniers mois a diminué de façon significative, passant de 43 % en 2000 à 28 % en 2008, puis
à 24 % en 2013.
{{ Quatre autres types de drogues ont aussi connu une baisse
significative entre 2008 et 2013 : les hallucinogènes ou
l’ecstasy (catégories combinées) (de 8 % à 5 %), l’ecstasy
(seulement) (de 6 % à 3,7 %), les amphétamines ou les
méthamphétamines (de 7 % à 3,9 %) et la cocaïne (de
3,4 % à 2,4 %).
{{ La proportion de jeunes de 13 ans et plus ayant consommé
de la drogue pour la première fois avant l’âge de 13 ans a
également baissé de façon significative depuis 2004 : elle
est passée de 14 % à 7 % en 2008, puis à 3,2 % en 2013.
{{ En revanche, la consommation d’autres drogues ou de
médicaments sans prescription (catégories combinées)
a connu une hausse significative entre 2008 (2,2 %) et
2013 (4,2 %).
{{ Comme déjà observé lors des éditions précédentes, la
proportion de consommateurs de drogues (toutes drogues confondues) augmente avec le niveau scolaire en
2013 : de 5 % en 1re secondaire à 44 % en 5e secondaire.
Mentionnons, cependant, que la proportion de consommateurs chez les élèves de la 5e secondaire a diminué
depuis 2000 (62 %).
{{ En 2013, 4,8 % des élèves du secondaire ont consommé
des « drogues de synthèse » (ecstasy, amphétamines ou
méthamphétamines, kétamine ou GHB) au cours des 12
derniers mois. Cet usage est plus important chez les filles
(6 %) que chez les garçons (4,0 %).
{{ La proportion d’élèves ayant connu un épisode de
consommation régulière de drogues au cours de leur
vie est de 10 % parmi l’ensemble des élèves, et de 42 %
parmi ceux ayant déjà consommé de la drogue.
{{ Le cannabis est la drogue illicite la plus souvent consommée en 2013 par les élèves du secondaire : 23 % en ont
consommé au cours des 12 derniers mois. Proportionnellement plus de garçons que de filles ont pris cette
substance (24 % c. 21 %).
{{ Les élèves du secondaire qui disposent d’un montant
d’argent hebdomadaire de 11 $ et plus présentent un plus
grand risque de figurer dans le groupe des consommateurs de drogues (toutes drogues confondues).
{{ Les jeunes qui se considèrent sous ou dans la moyenne
de leur classe ou qui vivent dans des familles monoparentales ou reconstituées (en particulier les filles, mais
aussi les garçons de 2e et de 4e secondaire) présentent
également un plus grand risque de faire partie du groupe
des consommateurs de drogues.
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
INTRODUCTION
Depuis quelques années, la consommation de drogues
illicites (toutes drogues confondues) est en baisse chez les
jeunes, particulièrement au Québec, au Canada (Smith et
autres, 2014 ; Santé Canada, 2014 ; Boak et autres, 2013 ;
Cazale et autres, 2009) et en Angleterre (Henderson,
2013). Selon les données des précédentes éditions de
l’ETADJES, l’usage de drogues chez les élèves québécois
du secondaire sur une période de 12 mois est passé de
43 % en 2000 à 28 % en 2008 (Cazale et autres, 2009).
Les résultats de l’Enquête québécoise sur la santé des
jeunes du secondaire (EQSJS), menée par l’Institut de
la statistique du Québec (ISQ) en 2010-2011, révèlent,
quant à eux, que 26 % des jeunes du secondaire au
Québec avaient consommé de la drogue au cours des
12 derniers mois (Laprise et autres, 2012). Cependant,
une légère recrudescence de l’utilisation de drogues, en
particulier le cannabis, a été constatée chez les jeunes
du secondaire aux États-Unis (Johnston et autres, 2014).
Bien qu’au Québec l’usage de drogues diminue dans le
temps, l’expérimentation peut comporter des risques et
des conséquences négatives. Le contact avec la drogue
chez les jeunes est, en général, une expérience de courte
durée, mais il peut ouvrir la voie à l’adoption de comportements à risque ou à des problèmes d’abus (Guyon et
Desjardins, 2002), surtout en présence de problèmes de
santé mentale (impulsivité, comportements antisociaux,
etc.) (Hanson, 2013 ; Vanyukov et autres, 2012).
Les conséquences néfastes associées à la consommation
de drogues sont nombreuses. Parmi elles, on compte
des hospitalisations à la suite d’une surconsommation
intentionnelle ou non de drogues, des problèmes de
dépendance (MSSS [ministère de la Santé et des Services
sociaux], 2006) ou encore des liens avec la criminalité
(Brochu et autres, 2010). Certaines drogues comme le
cannabis ou les amphétamines ont comme effet potentiel
d’augmenter le risque de problèmes psychologiques
(Gagnon et Rochefort, 2010 ; Centre québécois de lutte
aux dépendances, 2006). La consommation de cannabis
peut également provoquer chez un individu déjà prédis-
110
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
posé, la psychose ou des symptômes de psychose, bien
que le lien causal ne soit pas clair (Ben Amar et Potvin,
2007). La recherche démontre aussi que l’usage fréquent
de cannabis dans la jeunesse peut être lié plus tard à des
problèmes respiratoires ou neurologiques ou encore de
dépression (résultats cités dans Boak et autres, 2013).
Quant aux drogues de synthèse qui existent depuis
plusieurs dizaines d’années, elles sont définies comme
étant toute substance qui provient de « […] molécules
chimiques synthétisées en laboratoire, par opposition
aux substances qui proviennent de la nature » comme le
cannabis, la cocaïne et l’héroïne qui sont des dérivés des
plantes (MSSS, 2007). Aujourd’hui, quand on parle des
drogues de synthèse, on pense aux substances comme
l’ecstasy, le GHB, la kétamine ou les amphétamines ou
méthamphétamines, même s’il en existe d’autres. L’usage
répété ou à doses élevées de ces drogues peut engendrer des hallucinations, des convulsions, des problèmes
de respiration, des épisodes de paranoïa extrême ou,
dans des cas lourds, la mort (MSSS, 2007 ; Partnership
for Drug-Free Kids, 2014).
Ce chapitre présente des données sur la prévalence,
la fréquence ainsi que l’évolution de la consommation
de drogues chez les Québécois inscrits au secteur des
jeunes dans les écoles secondaires à l’automne 2013.
La première section concerne les aspects méthodologiques ; elle fait état des principaux indicateurs utilisés.
La deuxième section décrit les résultats de l’enquête. Il y
est question de la consommation de drogues en général
et de certains types, de la fréquence de consommation
et des types de consommateurs pour quatre types de
drogues (cannabis, hallucinogènes, amphétamines ou
méthamphétamines, ecstasy) et des facteurs associés
à la consommation de drogues (au cours des 12 derniers mois). En guise de conclusion, sont présentés les
principaux résultats, les progrès observés depuis la
dernière enquête, des éléments à suivre, les facteurs
associés, une comparaison avec d’autres études et un
état de la situation.
4 – Consommation de drogues
4.1 ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
Huit questions (DRG1_1 à DRG1_7P, et DRG2_1) provenant de la section du questionnaire « Ton expérience
avec la drogue » ont servi à documenter la consommation
de drogues chez les élèves du secondaire. Le lecteur
est invité à consulter le questionnaire en ligne sur le site
de l’ISQ.
4.1.1 Principales modifications apportées
au questionnaire de 2013
Le questionnaire de l’ETADJES 2013 comprend quelques
modifications comparativement aux éditions précédentes.
L’élève est d’abord questionné sur le fait d’avoir ou non
consommé de la drogue au cours de sa vie (DRG1_1).
Comme mentionné précédemment, dans les éditions
antérieures de l’ETADJES, les élèves ayant répondu
« non » à la question DRG1_1 étaient considérés comme
des non-consommateurs de drogues. Toutefois, certains
d’entre eux auraient pu prendre des médicaments sans
prescription pour avoir un effet similaire à celui de la
drogue, sans se considérer comme un consommateur de
drogues. Pour combler cette lacune, la question DRG1_7
a été ajoutée et posée uniquement à ces élèves : « Au
cours des 12 derniers mois, à quelle fréquence as-tu
pris des médicaments sans prescription, pour avoir un
effet similaire à celui d’une drogue (ex. : Valium, Librium,
Dalmane, Halcion, Ativan, Ritalin, Dilaudid, Codéine,
Oxycontin, etc.) ? » Advenant une réponse affirmative à
cette question (DRG1_7), une autre question leur était
posée (DRG1_7P) : « S’il te plaît, précise le nom du médicament (ou des médicaments) sans prescription que tu
as pris. » Pour tous les élèves ayant répondu « oui » à
la question DRG1_1, la troisième question de la section
(DRG1_3) comportait une liste de neuf types de drogues
consommées au cours des 12 derniers mois, incluant
les « médicaments pris sans prescription, pour avoir un
effet » (sous-question DRG1_3_8).
D’autres modifications ont été apportées au questionnaire.
La question DRG1_3 (DRG1_3_1 à DRG1_3_9) portant
sur la liste des drogues consommées au cours des 12
derniers mois a été mise à jour pour mieux refléter l’évolution de la diversité des drogues. Plus spécifiquement, à la
question DRG1_3_3 sur la consommation de solvants ou
colle, les mentions suivantes ont été ajoutées : « poppers,
nettoyant, nitrite, etc. ». À la question DRG1_3_4 sur les
hallucinogènes, la mention de l’ecstasy a été enlevée
et une nouvelle question (DRG1_3_5) a été créée sur la
consommation d’ecstasy avec les mentions suivantes
entre parenthèses : « E, XTC, X, pilule, extase, dove,
love drug, etc. ». À la question DRG1_3_6 sur l’héroïne
(« smack », etc.), la mention « junk » a été ajoutée. Enfin,
la question DRG1_3_7 sur les amphétamines est devenue
les « amphétamines ou méthamphétamines » et les mentions suivantes ont été ajoutées à celles déjà mentionnées
(speed, uppers, etc.) : « peanut, meth, crystal, ice ».
De plus, les médicaments pris sans prescription et les
autres drogues ont été séparés en deux sous-questions :
DRG1_3_8 portant sur les « médicaments pris sans prescription » à laquelle les mentions « Dilaudid, Codéine,
Oxycontin » ont été ajoutées, et DRG1_3_9 portant sur
les « autres drogues » avec les mentions suivantes entre
parenthèses : « Salvia, Spice, 2-CB, Nexus, Kétamine,
GHB, etc. ».
Étant donné les modifications apportées à la liste des
drogues consommées (DRG1_3_1 à DRG1_3_9), la
comparabilité avec les éditions antérieures de l’ETADJES
a été vérifiée en ce qui concerne l’indicateur principal
(consommation de drogues au cours des 12 derniers
mois) (le lecteur intéressé est invité à consulter le chapitre 1 « Aspects méthodologiques », section 1.4.1 sur la
comparabilité des indicateurs). Mentionnons également
que, lorsque les données sont présentées par type de
drogue, des précisions quant à l’impact possible sur les
résultats sont fournies.
Il est à noter que dans cette édition de l’ETADJES, certaines questions relatives à l’impact de la consommation
sur divers domaines de la vie, permettant la construction
de l’indice de la consommation problématique (DEPADO), ont été retirées ; on ne peut donc pas présenter
des résultats à propos de cet indice.
4.1.2 Principaux indicateurs
Prévalence de la consommation de drogues
En 2013, la prévalence de la consommation de drogues
(toutes drogues confondues) est mesurée à l’aide de
la question DRG1_3 portant sur la liste des drogues
consommées au cours des 12 derniers mois, et de la
question DRG1_7 portant sur le fait d’avoir pris des
médicaments non prescrits dans le but d’avoir un effet,
posée uniquement aux élèves ayant répondu « non » à
la question DRG1_1 (consommation de drogues à vie).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
111
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Pour les éditions 2000, 2004 et 2008 de l’ETADJES, la
prévalence de la consommation de drogues (toutes drogues confondues) a été mesurée à partir de la question
DRG1_3 seulement. La prévalence de la consommation
de drogues (toutes drogues confondues) au cours des
30 derniers jours est, quant à elle, mesurée à partir de
la question DRG1_4.
Il importe de souligner que l’ajout en 2013 de la question DRG1_7 augmente légèrement la prévalence de la
consommation de drogues (toutes drogues confondues),
ce qui indique que certains consommateurs de « médicaments sans prescription » ne se considèrent pas comme
des consommateurs de drogues. En présence d’un écart
non significatif entre la proportion de 2008 et celle de
2013, l’ancien indice (à partir de la question DRG1_3
seulement) était construit pour 2013 afin de vérifier si
l’écart était significatif ou non comparativement à cet
indice de 2008.
La prévalence de chacun des différents types de drogues
consommées au cours des 12 derniers mois (cannabis,
cocaïne, solvant ou colle, hallucinogènes, ecstasy,
héroïne, amphétamines ou méthamphétamines, médicaments pris sans prescription ou autres drogues) est
tirée de la question DRG1_3. Quant à la consommation
des médicaments sans prescription, elle est tirée de la
question DRG1_3_8 et de la question DRG1_7 pour les
élèves ayant répondu « non » à la question DRG1_1 sur
la consommation à vie.
Afin d’étudier l’évolution de la consommation des hallucinogènes ou de l’ecstasy (réponses aux questions
DRG1_3_4 et DRG1_3_5), un nouvel indice a été créé,
soit la consommation des hallucinogènes ou de l’ecstasy
(catégories combinées). Toutefois, il n’est pas possible
d’étudier l’évolution de la consommation de ces deux
types de drogues séparément, car la mesure de la
consommation des hallucinogènes, lors des éditions
précédentes, incluait également l’usage de l’ecstasy.
Pour analyser l’évolution de la consommation des médicaments sans prescription (réponses aux questions
DRG1_3_8 et DRG1_7) et de la consommation d’autres
drogues (DRG1_3_9), un nouvel indice a été créé, soit
la consommation d’autres drogues ou de médicaments
sans prescription (catégories combinées).
112
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Afin de répondre à un besoin d’information concernant un
phénomène qui semble s’accentuer, un indice portant sur
la prévalence de la consommation de drogues de synthèse
a été créé. Celui-ci se base sur la consommation, au cours
des 12 derniers mois, de l’ecstasy, des amphétamines
ou méthamphétamines, de la kétamine ou du GHB. Les
données sur la consommation de kétamine ou du GHB
sont tirées de la question DRG1_3_9 (autres drogues).
Type de consommateurs de drogues et fréquence
de consommation
Deux indicateurs, soit le type de consommateurs et la
fréquence de consommation, seront présentés pour quatre
types de drogues consommées au cours des 12 derniers
mois : le cannabis, les hallucinogènes, les amphétamines
ou méthamphétamines et l’ecstasy.
Le type de consommateurs a été construit à partir de
la fréquence de consommation déclarée par les élèves
pour la période de référence de 12 mois. Cet indicateur
comporte les cinq catégories suivantes :
{{ Abstinents : regroupe les élèves qui n’ont jamais
consommé ou qui n’ont pas consommé au cours des
12 derniers mois ;
{{ Expérimentateurs : regroupe les élèves qui ont
consommé juste une fois, pour essayer, au cours de
la période de référence ;
{{ Occasionnels : regroupe les élèves qui ont consommé
(a) moins d’une fois par mois (à l’occasion), ou (b)
environ une fois par mois, au cours de la période de
référence ;
{{ Réguliers : regroupe les élèves qui ont consommé (a)
la fin de semaine ou une ou deux fois par semaine,
ou (b) trois fois et plus par semaine mais pas tous les
jours, au cours de la période de référence ;
{{ Quotidiens : regroupe les élèves qui ont consommé
tous les jours au cours de la période de référence.
En regroupant les types de consommateurs, on obtient
une typologie de la fréquence de consommation à trois
catégories, soit :
{{ Aucune consommation : regroupe les élèves qui n’ont
jamais consommé ou qui ne l’ont pas fait au cours des
12 derniers mois. Cette catégorie correspond donc
aux abstinents de la typologie à cinq catégories ;
4 – Consommation de drogues
{{ Consommation à faible fréquence : regroupe les élèves
qui, au cours des 12 derniers mois, ont consommé (a)
juste une fois pour essayer, (b) moins d’une fois par
mois (à l’occasion), ou (c) environ une fois par mois.
Cette catégorie regroupe donc les expérimentateurs
et les consommateurs occasionnels de la typologie
à cinq catégories ;
{{ Consommation à fréquence élevée : regroupe les élèves
qui, au cours des 12 derniers mois, ont consommé (a)
la fin de semaine ou une ou deux fois par semaine, (b)
trois fois et plus par semaine mais pas tous les jours,
ou (c) tous les jours. Cette catégorie regroupe donc
les consommateurs réguliers et les consommateurs
quotidiens de la typologie à cinq catégories.
Consommation régulière de drogues
L’indicateur portant sur la consommation régulière de
drogues est défini comme le fait d’avoir consommé de
la drogue au moins une fois par semaine pendant au
moins un mois au cours de sa vie et est établi à partir de
la question DRG1_5. Mentionnons qu’une consommation
régulière de drogues n’équivaut pas nécessairement
au type de consommateur régulier de drogues (défini à
la section 4.1.2) puisque ce dernier se rapporte à une
période de référence de 12 mois.
Âge d’initiation à la consommation de drogues
et à la consommation régulière de drogues
Deux indicateurs liés à la précocité de la consommation
de drogues sont également documentés : l’âge d’initiation
à la consommation de drogues qui permet de savoir
à quel âge l’élève a consommé de la drogue pour la
première fois (DRG1_2), et l’âge au premier épisode de
consommation régulière qui permet de savoir à quel âge
l’élève a consommé de la drogue au moins une fois par
semaine pendant au moins un mois pour la première
fois (DRG1_6).
Il importe de mentionner que les éditions précédentes de
l’ETADJES ont rapporté des résultats concernant l’âge
moyen d’initiation à des comportements. Par exemple,
l’âge moyen de la première consommation de drogues
des élèves du secondaire était calculé à partir de la
question sur l’âge d’initiation à la drogue (DRG1_2). Toutefois, il est malaisé d’interpréter des statistiques sur l’âge
d’amorce d’un comportement lorsque l’âge des élèves
est variable. Si, par exemple, l’âge moyen d’initiation
à la consommation de drogues est de 13 ans chez les
élèves du secondaire, qu’est-ce que ça signifie pour les
élèves de 12 ans qui font partie de cette population ? Il
devient donc pertinent d’étudier l’initiation à la consommation de drogues en adoptant l’approche utilisée dans
l’EQSJS 2010-2011 (Pica et autres, 2012), entre autres,
qui s’inspire des travaux de Blais et autres (2009). Cette
approche considère uniquement la période antérieure à
l’âge au moment de l’enquête chez l’ensemble des élèves
sélectionnés pour l’estimation. Ainsi, les indicateurs sur
l’âge d’initiation à la consommation de drogues ou à la
consommation régulière de drogues sont les suivants : la
proportion des élèves du secondaire de 13 ans et plus
ayant consommé de la drogue pour la première fois (ou
ayant consommé de la drogue de façon régulière pour
la première fois) avant l’âge de 13 ans.
Malgré les limites énoncées ci-dessus, l’âge moyen
d’initiation peut être utilisé à des fins de comparaison de
populations dont la répartition selon l’âge est similaire. Le
lecteur intéressé par une comparaison avec les éditions
précédentes de l’enquête pourra consulter les résultats
quant à l’âge moyen d’initiation à la consommation de
drogues et à l’âge moyen au premier épisode de consommation régulière de drogues dans les tableaux A4.1 et
A4.2 en annexe de ce chapitre.
4.1.3 Facteurs associés à la consommation de
drogues au cours des 12 derniers mois
Afin d’identifier les principaux facteurs associés à la
consommation de drogues (toutes drogues confondues)
chez les élèves du secondaire, que ce soient les facteurs sociodémographiques ou socioéconomiques (la
situation familiale, le montant d’argent hebdomadaire,
l’indice de milieu socioéconomique de l’école [IMSE]) ou
l’autoévaluation de la performance scolaire, une analyse
multivariée permettant de prendre en compte simultanément l’ensemble des facteurs a été réalisée. Ainsi, un
modèle de régression logistique a été construit. Dans ce
modèle, les interactions significatives entre les variables à
l’étude et le sexe, d’une part, et le niveau scolaire, d’autre
part, ont été ajoutées. Seules les variables présentant
un lien significatif au seuil de 0,05 avec la consommation de drogues au cours des 12 derniers mois ont été
conservées dans le modèle final. Un rapport de cotes
significativement différent de 1 indique un écart relatif
significatif avec la catégorie de référence.
La prudence est de mise dans l’interprétation de ces
résultats, car les liens observés ne sont pas nécessairement des relations de cause à effet.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
113
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
4.2 RÉSULTATS1
Âge d’initiation et évolution de l’âge d’initiation chez
les jeunes de 13 ans et plus et de 14 ans et plus
4.2.1 Consommation de drogues à vie (toutes
drogues confondues) et âge d’initiation
Quant à l’âge d’initiation, 3,2 % des jeunes de 13 ans et
plus ont consommé de la drogue pour la première fois
avant l’âge de 13 ans (tableau 4.1). Cette proportion
augmente à 11 % pour les élèves de 14 ans et plus
ayant consommé de la drogue une première fois avant
l’âge de 14 ans, et s’élève à 43 % pour ceux de 17 ans
et plus ayant consommé une première fois avant l’âge
de 17 ans. Dans toutes les tranches d’âge, les garçons
sont plus nombreux, en proportion, que les filles à avoir
consommé de la drogue. Par exemple, dans le groupe
des 13 ans et plus, 4,0 % des garçons ont consommé
de la drogue avant l’âge de 13 ans comparativement à
2,4 %* des filles. Toutefois, chez les 17 ans et plus, les
données ne permettent pas de déceler un écart significatif
entre les garçons et les filles2.
Prévalence à vie de la consommation de drogues
Un quart (25 %) des jeunes du secondaire ont consommé
de la drogue au cours de leur vie, les garçons en proportion plus élevée que les filles (26 % c. 23 %) (données
non illustrées).
Tableau 4.1
Âge d'initiation à la consommation de drogues selon l'âge et le sexe, élèves du secondaire, Québec, 2013
Proportion
des élèves
de 12 ans et
plus ayant
consommé
de la drogue
avant l’âge
de 12 ans
Proportion
des élèves
de 13 ans et
plus ayant
consommé
de la drogue
avant l’âge
de 13 ans
Proportion
des élèves
de 14 ans et
plus ayant
consommé
de la drogue
avant l’âge
de 14 ans
Proportion
des élèves
de 15 ans et
plus ayant
consommé
de la drogue
avant l’âge
de 15 ans
Proportion
des élèves
de 16 ans et
plus ayant
consommé
de la drogue
avant l’âge
de 16 ans
Proportion
des élèves
de 17 ans et
plus ayant
consommé
de la drogue
avant l’âge
de 17 ans
%
Total
0,9 *
3,2
11,1
21,9
35,7
43,3
Sexe
Garçons
Filles
1,3 *a
0,5 **a
4,0 a
2,4 *a
12,3 a
9,8 a
24,4 a
19,4 a
39,0 a
32,4 a
45,4
40,9
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a :Pour un groupe d'âge donné, le même exposant exprime une différence significative entre les sexes au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
1.
Les résultats présentés dans le texte et les tableaux ou figures et qui sont suivis d’un astérisque (*) indiquent que le coefficient de variation se situe entre 15 % et 25 %, ce qui signifie qu’ils doivent être interprétés avec prudence. Les résultats suivis de deux astérisques
(**) indiquent que le coefficient de variation est supérieur à 25 %, ce qui signifie que l’estimation est imprécise ; par conséquent, ces
résultats sont présentés seulement dans les tableaux et figures, et ce, à titre indicatif.
2.
Il importe de mentionner que la comparaison des statistiques sur l’âge d’initiation implique une comparaison non seulement de groupes
d’âge différents, mais aussi de cohortes différentes. En effet, les élèves de 17 ans et plus ont fait leur entrée au secondaire il y a
plusieurs années, alors que le groupe des 12 ans et plus compte une part d’élèves qui viennent d’entrer au secondaire. Étant donné
que les comportements de consommation peuvent évoluer rapidement dans le temps, l’interprétation de ces comparaisons doit tenir
compte de ces deux effets potentiels sous-jacents.
114
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
La figure 4.1 permet d’examiner l’évolution de l’âge d’initiation à la consommation de drogues de 2004 à 20133.
On remarque que la proportion de jeunes de 13 ans et
plus ayant consommé de la drogue pour la première fois
avant l’âge de 13 ans a diminué de façon significative
à travers les années : celle-ci passe de 14 % en 2004, à
7 % en 2008 et à 3,2 % en 2013. On observe également
qu’en 2004, environ 28 % des jeunes de 14 ans et plus
avaient consommé de la drogue pour une première fois
avant l’âge de 14 ans, une proportion qui chute à 17 %
en 2008 et à 11 % en 2013.
Figure 4.1
Évolution de l’âge d’initiation à la consommation de
drogues chez les élèves de 13 ans et plus et de 14 ans
et plus du secondaire, Québec, de 2004 à 2013
%
30
25
20
15
4.2.2 Consommation de drogues (toutes
drogues confondues) au cours des
12 derniers mois et au cours des
30 derniers jours
La consommation de drogues au cours des 30 derniers
jours touche un peu plus d’un élève sur 10 (12 %), la
proportion étant plus élevée chez les garçons (14 %)
que chez les filles (11 %). Si l’on considère seulement les
élèves ayant déjà consommé de la drogue, c’est la moitié
(52 %) qui en ont consommé au cours des 30 derniers
jours. Il n’y a pas de différence significative selon le sexe
à cet égard (données non illustrées).
3.
16,7a
14,3
a
11,1a
10
7,4a
3,2a
5
Prévalence de la consommation de drogues au cours
des 12 derniers mois et au cours des 30 derniers jours
La proportion d’élèves du secondaire qui ont consommé
de la drogue au cours des 12 derniers mois est du même
ordre que celle pour la consommation à vie, soit 24 %
(tableau 4.2). Proportionnellement plus de garçons (26 %)
que de filles (23 %) ont consommé de la drogue durant
cette période de référence. En ce qui concerne le niveau
scolaire, l’usage de drogues augmente d’un niveau à
l’autre (de 5 % en 1re secondaire à 44 % en 5e secondaire).
27,9a
0
2004
2008
2013
Proportion des élèves de 13 ans et plus ayant
consommé de la drogue avant l'âge de 13 ans
Proportion des élèves de 14 ans et plus ayant
consommé de la drogue avant l'âge de 14 ans
a : Pour un groupe d’âge donné, le même exposant exprime une
différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : T
outes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire,
2004, 2008 et 2013.
Dans l’édition 2000 de l’ETADJES, l’âge d’initiation à la consommation de drogues n’a pas été mesuré.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
115
20
15du secondaire, 2013
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves
10
5
Tableau 4.2
Consommation de drogues (toutes drogues confondues)
au cours des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013
50
Total
44,7ab
45
Sexe a
42,9
Garçons
a
40 41,0
Filles
Niveau scolaire
35
1re secondaire
30 2e secondaire
3e secondaire
25 4e secondaire
5e secondaire
20
%
24,1
25,7 a
22,5 a
37,2a 36,4a
35,5ab
28,8
a
27,8a
26,7ab
5,5 a,b
14,8 a,b
a
26,6
25,7b
a
33,0
24,1 b
22,5aba,b
44,0
15
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
10
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant
d’autres habitudes de vie), 2013.
0
2000
2004
Évolution
de la consommation
de2008
drogues
(toutes drogues confondues)
Garçons
Linéaire (Total)
2013
Linéaire (Filles)
La figure 4.2 illustre l’évolution de la consommation de
drogues (toutes drogues confondues) au fil des années.
La proportion d’élèves du secondaire ayant consommé
de la drogue au cours des 12 derniers mois a diminué,
passant de 28 % en 2008 à 24 % en 2013. Si on examine
l’ensemble de la période, l’usage de la drogue montre
une baisse constante depuis l’an 2000 (43 %).
Cette diminution de la consommation de drogues est
constatée aussi bien chez les garçons que chez les filles,
bien que les écarts ne soient pas toujours significatifs.
Entre 2008 et 2013, on observe une tendance à la baisse
4.
116
%
50
45
a, b : P
our une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
5
0
2000
2004
Figure 4.2
Évolution de la consommation de drogues (toutes drogues
Garçons
Linéaire (Total)
confondues) au cours des 12 derniers mois selon le sexe,
élèves du secondaire, Québec, de 2000 à 2013
40
44,7ab
42,9a
41,0a
35
37,2a 36,4a
35,5ab
30
28,8a
25
26,7ab
20
2000
2004
Garçons
2008
Filles
27,8a
25,7b
24,1a
22,5ab
2013
Total
a, b : P
our une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : T
outes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur
le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête
québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les
élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
chez les garçons (29 % et 26 % respectivement)4 et
une diminution significative chez les filles (27 % et 23 %
respectivement).
La baisse de la consommation de drogues est généralement constatée pour chaque niveau scolaire entre 2000
et 2013, bien que les données ne permettent pas toujours
de détecter des écarts significatifs entre les éditions de
l’enquête. Entre 2008 et 2013, on observe des tendances
à la baisse pour tous les niveaux scolaires (tableau 4.3).
Si l’on utilise l’ancienne construction de l’indice sur la consommation de drogues au cours des 12 derniers mois (question DRG1_3
uniquement), la diminution de la consommation constatée entre 2008 et 2013 est significative et plus prononcée que celle observée
avec le nouvel indice (qui inclut la question DRG1_7). En effet, les proportions sont de 29 % et 25 % respectivement.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
4.2.3 Consommation régulière de drogues
et âge lors du premier épisode de
consommation régulière de drogues
Tableau 4.3
Évolution de la consommation de drogues (toutes drogues
confondues) au cours des 12 derniers mois selon le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, de 2000 à 2013
Rappelons qu’un élève est considéré avoir connu un épisode de consommation régulière de drogues, s’il a déjà
consommé de telles substances au moins une fois par
semaine pendant au moins un mois au cours de sa vie.
2000
Lorsqu’on considère les élèves ayant déjà consommé de
la drogue (25 %), ce sont près de 42 % qui en ont déjà
consommé sur une base régulière au cours de leur vie.
Les données ne permettent pas de déceler une différence
significative selon le sexe, ni selon le niveau scolaire.
Âge au premier épisode de consommation régulière
et évolution chez les 13 ans et plus et chez les 14 ans
et plus
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
2013
18,6 a,b
39,1 a,b
50,8 a,c
49,3 a,b
61,7 a,b
16,0 c,d
29,9 a,b
37,7 a,b
50,4 c,d
59,3 c,d
8,3 * a,c
18,8 a
29,8 c
38,7 a,c
47,3 a,c
5,5 b,d
14,8 b
26,6 a,b
33,0 b,d
44,0 b,d
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b, c, d : P
our un niveau scolaire, le même exposant exprime une
différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur
le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête
québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les
élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
Tableau 4.4
Consommation régulière de drogues selon le sexe et le
niveau scolaire, chez l'ensemble des élèves du secondaire
et chez les élèves ayant déjà consommé de la drogue,
Québec, 2013
Ensemble
des élèves
Lorsqu’on examine l’âge au premier épisode de consommation régulière de drogues, on constate que 1,0 %* des
élèves de 13 ans et plus ont eu un tel épisode avant l’âge
de 13 ans (tableau 4.5). Cette proportion est de 2,9 %
pour les élèves de 14 ans et plus ayant eu un premier
épisode de consommation régulière de drogues avant
l’âge de 14 ans, alors qu’elle se situe à 22 % pour les
élèves de 17 ans et plus ayant eu un premier épisode de
consommation régulière avant 17 ans. Les données ne
permettent pas de détecter une différence significative
selon le sexe pour les différentes tranches d’âge.
L’analyse de l’évolution de l’âge révèle, quant à elle,
que la proportion d’élèves de 13 ans et plus dans cette
situation a diminué de façon significative entre 2000
(6 %) et 2013 (1,0 %*) (figure 4.3). On note également
une baisse chez les élèves de 14 ans et plus (de 15 %
en 2000 à 2,9 % en 2013).
2008
%
Prévalence à vie selon le sexe et le niveau scolaire
Les résultats de l’enquête révèlent que parmi l’ensemble
des élèves du secondaire, un sur 10 (10 %) a déjà eu
un épisode de consommation régulière de drogues au
cours de sa vie. Il n’y a aucun écart significatif entre les
garçons et les filles à cet égard (tableau 4.4). De plus,
on constate que la consommation régulière augmente
avec le niveau scolaire, atteignant 21 % en 5e secondaire.
2004
Élèves ayant
déjà consommé
de la drogue
%
Total
10,4
42,2
Sexe
Garçons
Filles
11,2
9,5
42,5
41,8
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
1,8 ** a,b
5,7 * a,b
10,9 a
13,9 b
21,1 a,b
38,8 *
39,6
40,7
40,3
45,9
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie
à titre indicatif seulement.
a, b : P
our cette variable, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de
0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
117
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 4.5
Âge au premier épisode de consommation régulière de drogues selon l'âge et le sexe, élèves du secondaire, Québec, 2013
Proportion
des élèves
de 12 ans et
plus ayant
eu un tel
épisode
avant l’âge
de 12 ans
Proportion
des élèves
de 13 ans et
plus ayant
eu un tel
épisode
avant l’âge
de 13 ans
Proportion
des élèves
de 14 ans et
plus ayant
eu un tel
épisode
avant l’âge
de 14 ans
Proportion
des élèves
de 15 ans et
plus ayant
eu un tel
épisode
avant l’âge
de 15 ans
Proportion
des élèves
de 16 ans et
plus ayant
eu un tel
épisode
avant l’âge
de 16 ans
Proportion
des élèves
de 17 ans et
plus ayant
eu un tel
épisode
avant l’âge
de 17 ans
%
Total
0,2 **
1,0 *
2,9
7,9
14,8
22,1
Sexe
Garçons
Filles
0,3 **
x
1,0 *
1,0 **
3,1
2,6 *
8,5
7,2
16,7
12,9
23,5
20,4 *
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
xDonnée confidentielle.
Note : Le test global du khi-deux entre un groupe d'âge et la variable « sexe » est non significatif au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
Figure 4.3
Évolution de l’âge au premier épisode de consommation régulière de drogues chez les élèves de 13 ans et plus
et de 14 ans et plus du secondaire, Québec, de 2000 à 2013
%
16
15,0a
14
12
9,3a
10
8
6,4a
6
4,0a
4
1,8a
2
0
4,7a
2000
2004
2008
2,9a
1,0*a
2013
Proportion des élèves de 13 ans et plus ayant eu un tel épisode avant l'âge de 13 ans
Proportion des élèves de 14 ans et plus ayant eu un tel épisode avant l'âge de 14 ans
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a : Pour un groupe d’âge donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire,2000 et Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
118
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
4.2.4 Types des drogues consommées
au cours des 12 derniers mois
4.2.4.1 Prévalence selon le sexe et le niveau scolaire
Dans cette section, la prévalence des types de drogues
consommées au cours des 12 derniers mois est présentée.
Dans le tableau 4.6, on constate que le cannabis est
la drogue illicite la plus fortement consommée en 2013
par les élèves du secondaire, près d’un quart d’entre
eux (23 %) en ayant pris au cours des 12 derniers mois.
La proportion est de 3,9 % pour les amphétamines ou
méthamphétamines, de 3,7 % pour l’ecstasy, de 3,3 % pour
les hallucinogènes, de 2,6 % pour les médicaments pris
sans prescription, de 2,4 % pour la cocaïne et de 2,2 %
pour les autres drogues. Finalement, des proportions
minimes d’élèves ont fait usage de solvants ou de colle ou
encore d’héroïne. Lorsqu’on considère la consommation
des hallucinogènes ou de l’ecstasy (catégories combinées), ce sont environ 5 % des élèves du secondaire qui
ont pris de telles substances au cours des 12 derniers
mois, alors que près de 4,2 % des élèves ont consommé
d’autres drogues ou des médicaments sans prescription
(catégories combinées)5.
Des différences sont observées entre les garçons et
les filles pour trois types de drogues. Ainsi, les garçons
sont plus nombreux, en proportion, que les filles à avoir
consommé du cannabis (24 % c. 21 %) de même que
d’autres drogues ou des médicaments sans prescription
(catégories combinées) (4,8 % c. 3,6 %). Pour leur part, les
filles sont plus nombreuses, toutes proportions gardées,
à avoir consommé des amphétamines ou méthamphétamines (4,7 % c. 3,2 % chez les garçons).
Les résultats quant à la prévalence de chacun des types
de drogues selon le niveau scolaire sont présentés dans le
tableau A4.3 en annexe. La consommation des différentes
drogues tend à augmenter avec le niveau scolaire ; les
solvants ou la colle et l’héroïne font toutefois exception.
Tableau 4.6
Types de drogues consommées au cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves du secondaire, Québec, 2013
Total
Garçons
%
%
Cannabis
Hallucinogènes
Hallucinogènes ou ecstasy (catégories combinées)
Ecstasy
Amphétamines ou méthamphétamines
Cocaïne
Solvants ou colle
Héroïne
Médicaments pris sans prescription
Autres drogues
Autres drogues ou médicaments pris sans prescription
(catégories combinées)
Filles
22,9
3,3
5,2
3,7
3,9
2,4
0,7 *
0,5 **
2,6
2,2
24,5 a
3,9
5,2
3,1
3,2 a
2,5
0,6 **
0,6 **
2,9
2,5
21,3 a
2,8
5,2
4,3
4,7 a
2,2 *
0,9 **
0,4 **
2,2
1,8 *
4,2
4,8 a
3,6 a
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a :Pour un type donné, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
5.
Il est à noter que la version de l’indicateur sur l’usage des autres drogues ou des médicaments sans prescription (catégories combinées) qui ne tient pas compte de la question additionnelle (DRG1_7) sur la consommation des médicaments adressée aux élèves
ayant déclaré n’avoir jamais consommé de la drogue indique une proportion inférieure, soit 3,5 % en 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
119
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Prévalence de la consommation de drogues de
synthèse (incluant l’ecstasy) au cours des 12 derniers
mois selon le sexe et le niveau scolaire
Rappelons qu’un indice portant sur la prévalence de la
consommation de drogues de synthèse, qui prend en
compte la consommation de l’ecstasy, des amphétamines
ou méthamphétamines, de la kétamine ou du GHB au
cours des 12 derniers mois, a été créé.
En 2013, 4,8 % des élèves du secondaire ont fait usage
de drogues de synthèse durant la période de référence.
Proportionnellement plus de filles (6 %) que de garçons
(4,0 %) en ont consommé (tableau 4.7). La consommation de ces drogues augmente avec le niveau scolaire,
atteignant 10 % en 5e secondaire.
4.2.4.2 Évolution de l’usage des types de drogues
Le tableau 4.8 fournit un portrait de l’évolution de la
consommation de chacune des drogues parmi l’ensemble
des élèves, et selon le sexe.
On observe que l’usage de la plupart des types de drogues a diminué de façon graduelle entre 2000 et 2013,
et généralement aussi bien chez les garçons que chez
les filles. Notons que la consommation des autres drogues ou des médicaments sans prescription (catégories
combinées) a augmenté entre 2008 et 2013.
Cannabis
La consommation de cannabis a connu une baisse
significative depuis la précédente édition de l’ETADJES,
la proportion des élèves ayant consommé cette drogue
étant passée de 27 % en 2008 à 23 % en 2013. De fait, on
assiste à une diminution constante depuis 2000 (41 %).
Hallucinogènes ou ecstasy (catégories combinées)
On observe une diminution dans l’usage d’hallucinogènes
ou d’ecstasy (catégories combinées) entre 2008 et 2013,
la prévalence passant de 8 % à 5 %. Cet usage a baissé
de façon constante depuis l’année 2000 (16 %).
Ecstasy (seulement)
Si la consommation d’ecstasy (seulement) est restée
stable entre 2004 et 2008 (6 % dans les deux cas), elle a
connu une baisse significative par la suite pour atteindre
3,7 % en 2013.
120
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Tableau 4.7
Consommation de drogues de synthèse1 au cours des
12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, 2013
%
Total
4,8
Sexe
Garçons
Filles
4,0 a
5,6 a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
x
2,5 **a,b
4,6 *c
7,2 *a
10,4 b,c
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie
à titre indicatif seulement.
x Donnée confidentielle.
a, b, c : P
our une variable donnée, le même exposant exprime
une différence significative entre les proportions d'une même
colonne au seuil de 0,05.
1. La consommation des drogues de synthèse au cours des 12 derniers mois
comprend l'usage de l'ecstasy, des amphétamines ou méthamphétamines,
de la kétamine ou du GHB.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
Amphétamines ou méthamphétamines
Au sujet de la consommation des amphétamines ou
méthamphétamines, on remarque également une diminution significative entre 2008 (7 %) et 2013 (3,9 %).
Quant à l’évolution de l’usage de ces drogues à travers
le temps, une hausse est constatée entre 2000 (7 %) et
2004 (10 %), suivie d’une baisse constante par la suite.
Cocaïne
La consommation de cocaïne, quant à elle, a subi une
légère baisse significative (de 3,4 % en 2008 à 2,4 % en
2013). Le recul de l’usage de cette drogue a été détecté
particulièrement chez les filles, les données ne permettant pas de déceler une différence significative chez
les garçons. Les données portant sur l’ensemble de la
période révèlent que l’usage de la cocaïne est demeuré
inchangé entre 2000 et 2004 (5 % respectivement) et a
diminué par la suite.
4 – Consommation de drogues
Tableau 4.8
Évolution de la consommation de chacun des types de drogues au cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves
du secondaire, Québec, de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
%
Cannabis
Total
Garçons
Filles
40,6 a
42,6 a
38,4 a
35,5 a
35,0 a
36,1 b
27,2 a
28,4 a
25,9 a,b
22,9 a
24,5 a
21,3 a,b
Hallucinogènes ou ecstasy (catégories combinées)1
Total
Garçons
Filles
15,6 a
15,8 a
15,4 a
11,2 a
11,1 a
11,3 a
7,6 a
7,3 a
8,0 a
5,2 a
5,2 a
5,2 a
..
..
..
6,0 a
5,4 a
6,6 a
5,7 b
5,2 b
6,2 b
3,7 a.b
3,1 a.b
4,3 a.b
Amphétamines ou méthamphétamines2
Total
Garçons
Filles
7,0 a
6,9 a
7,2 a
10,3 a,b
9,5 a,b
11,0 a,b
7,3 b
6,8 b
7,8 b
3,9 a,b
3,2 a,b
4,7 a,b
Cocaïne
Total
Garçons
Filles
5,2 a
5,0 a,b
5,4 a
5,0 b
5,1 c,d
4,9 b
3,4 a,b
3,1 a,c
3,7 a
2,4 a,b
2,5 b,d
2,2 *a,b
Solvants ou colle
Total
Garçons
Filles
2,9 a,b
3,1 a,b
2,6 a,b,c
1,9 a,b
2,3 c,d
1,5 *a
0,8 *a
0,6 **a,c
1,0 **b
0,7 *b
0,6 **b,d
0,9 **c
Héroïne
Total
Garçons
Filles
1,2 a
1,4 *a,b
1,0 *
1,3 b
1,5 *c,d
1,1 *a
0,9 *
0,7 **a,c
1,0 *
0,5 **a,b
0,6 **b,d
0,4 **a
2,2 c
2,3 *c
2,2 b
4,2 a,b,c
4,8 a,b,c
3,6 *a,b
Ecstasy (seulement)
Total
Garçons
Filles
Autres drogues ou médicaments pris sans prescription (catégories combinées)3
Total
2,3 a
2,9 b
a
Garçons
2,5
2,9 *b
a
Filles
2,1 *
2,9
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
.. Donnée non disponible.
a, b, c, d : Pour un type et un sexe donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
1. En 2013, la consommation des hallucinogènes n'inclut pas celle de l'ecstasy comme c'était le cas dans les éditions précédentes. En effet, un indice
combinant l'usage des hallucinogènes ou celui de l'ecstasy a été créé pour cette édition. En 2013, la prévalence de la consommation des hallucinogènes
seulement est de 3,3 % et celle de l'ecstasy seulement est de 3,7 %.
2. En 2013, la consommation des amphétamines est devenue les « amphétamines ou méthamphétamines » et les mentions de « peanut, meth, crystal, ice »
ont été ajoutées aux mentions de « speed, upper, etc. ».
3. En 2013, la consommation des médicaments sans prescription et celle d'autres drogues font l'objet de deux sous questions. Un nouvel indice combinant
l'usage d'autres drogues ou des médicaments sans prescription a été créé pour cette édition.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
121
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Solvants ou colle et héroïne
Entre 2008 et 2013, la proportion des élèves ayant
consommé des solvants ou de la colle et la proportion
de ceux ayant consommé de l’héroïne sont restées les
mêmes (les prévalences étant inférieures à 1,0 % pour
ces types de drogues pour les deux années en question).
Cependant, la consommation de solvants ou de colle a
connu une baisse significative depuis 2000 (2,9 %), tout
comme la consommation d’héroïne (1,2 %).
Autres drogues ou médicaments pris sans prescription
(catégories combinées)
Contrairement à tous les autres types de drogues, on
observe une hausse significative entre 2008 (2,2 %) et 2013
(4,2 %)6 pour la catégorie des autres drogues ou médicaments pris sans prescription (catégories combinées),
et cela, aussi bien chez les garçons que chez les filles.
Pour le lecteur intéressé, le tableau A4.3 en annexe fournit
un portrait de l’évolution de la consommation de chacune
des drogues selon le niveau scolaire. On remarque qu’en
général l’usage des différents types de drogues a connu
une baisse entre les années 2000 et 2013 pour chacun
des niveaux scolaires, bien que les changements ne soient
pas toujours significatifs7. Toutefois, entre 2008 et 2013,
la consommation des autres drogues ou médicaments
sans prescription (catégories combinées) a connu une
augmentation, en particulier chez les élèves de la 4e et
de la 5e secondaire.
4.2.5 Fréquence de la consommation et types
de consommateurs pour certains types
de drogues
Dans la présente section, on s’intéresse d’abord à la
fréquence de la consommation de quatre types de
drogues chez les jeunes du secondaire : le cannabis,
les hallucinogènes, l’ecstasy et les amphétamines ou
méthamphétamines. Ces types de drogues ont été retenus
à cause de leurs plus fortes prévalences dans les éditions
Tableau 4.9
Fréquence de la consommation de cannabis au cours
des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, 2013
Aucune
consommation
Faible
Élevée
%
Total
77,1
15,1
7,8
Sexe
Garçons
Filles
75,5
78,7
15,9
14,1
8,5
7,1
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
95,7 a,b
86,4 a,b
75,1 a
67,8 b
57,2 a,b
3,3 *a,b
10,1 a,b
15,9 a
21,1 b
27,0 a,b
1,0 **a,b
3,5 *a,b
9,0 *a
11,1 b
15,8 a,b
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie
à titre indicatif seulement.
a, b : P
our cette variable, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de
0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
précédentes de l’ETADJES, même si, à part le cannabis
(dont la prévalence est de 23 % en 2013), ils présentent
des proportions égales ou inférieures à 5 % en 2013.
On s’attarde par la suite aux types de consommateurs
pour ces quatre drogues. Cependant, l’étude des types
de consommateurs selon le sexe et le niveau scolaire
est présentée seulement pour le cannabis puisque les
résultats concernant cette drogue permettent une analyse
plus poussée. L’évolution au fil des années des types
de consommateurs est également présentée pour cette
drogue ; les données sont fournies pour l’ensemble des
élèves et selon le sexe (pour le lecteur intéressé, les
résultats évolutifs selon le niveau scolaire peuvent être
consultés dans le tableau A4.4 en annexe).
6.
Lorsqu’on ne tient pas compte de la question additionnelle (DRG1_7), la prévalence de la consommation d’autres drogues ou médicaments pris sans prescription (catégories combinées) est estimée à 3,5 % en 2013 ; cette prévalence est significativement plus élevée
que celle de 2,2 % notée en 2008.
7.
Notons que l’analyse de l’évolution par niveau scolaire implique une taille d’échantillon plus petite et entraîne donc une puissance
statistique réduite. Ainsi, l’analyse par niveau ne permet pas en général de confirmer des écarts aussi petits que ceux détectés parmi
l’ensemble des élèves.
122
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
4.2.5.1 Cannabis
Type de consommateurs de cannabis selon le sexe
et le niveau scolaire
Fréquence de la consommation de cannabis selon
le sexe et le niveau scolaire 8
Les résultats de l’ETADJES 2013 révèlent que 8 % des
élèves du secondaire montrent une consommation élevée
de cannabis au cours des 12 derniers mois, et 15 %, une
consommation faible (tableau 4.9). Aucun écart significatif n’a été constaté pour ces fréquences selon le sexe.
La fréquence de la consommation de cannabis varie
toutefois selon le niveau scolaire. En effet, la proportion
des élèves ayant eu une consommation « élevée » de
cannabis augmente avec le niveau scolaire pour atteindre
16 % en 5e secondaire. Un constat similaire est fait pour les
jeunes dont la consommation de cannabis est « faible »,
la proportion passant de 3,3 %* en 1re secondaire à 27 %
en 5e secondaire.
Si l’on s’attarde à la typologie des consommateurs de
cannabis (tableau 4.10), environ 1,4 % des élèves du
secondaire sont, en 2013, des consommateurs de type
« quotidien » (consomment tous les jours), 6 %, des
consommateurs de type « régulier » (consomment au
moins une fois par semaine), 10 % sont des consommateurs de type « occasionnel » (une fois par mois ou moins)
et 5 %, des consommateurs de type « expérimentateur »
(ont essayé juste une fois). Toutes proportions gardées,
légèrement plus de garçons (1,9 %*) que de filles (1,0 %*)
sont des consommateurs « quotidiens ».
On remarque que la proportion des consommateurs de
cannabis tend à augmenter avec le niveau scolaire quel
que soit le type de consommateurs, à l’exception d’une
baisse significative pour le type « expérimentateur » entre
la 4e et la 5e secondaire (9 % c. 7 %).
Tableau 4.10
Type de consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du
secondaire, Québec, 2013
A consommé
N'a pas
consommé
(Abstinents)
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers
Quotidiens
%
Total
22,9
77,1
5,3
9,7
6,4
1,4
Sexe
Garçons
Filles
24,5 a
21,3 a
75,5 a
78,7 a
5,5
5,2
10,5
8,9
6,6
6,2
1,9 *a
1,0 *a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
4,3 *a,b
13,6 a,b
24,9 a
32,2 b
42,8 a,b
95,7 a,b
86,4 a,b
75,1 a
67,8 b
57,2 a,b
1,5 *a,b,c
4,8 *a
4,9 b
9,3 a,b,c
6,6 c
1,7 **a,b
5,3 *a,b
11,0 a
11,7 b
20,4 a,b
0,9 **a,b
3,0 *a,b
7,9 *a
8,8 b
12,4 a,b
x
0,5 **a,b
1,2 **c
2,3 **a
3,4 *b,c
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Donnée confidentielle.
a, b, c, d : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
8.
Rappelons que la fréquence de consommation au cours des 12 derniers mois comporte trois catégories : 1- la consommation à fréquence
élevée qui regroupe les élèves qui ont consommé a) la fin de semaine ou une ou deux fois par semaine, b) trois fois par semaine ou
plus, mais pas tous les jours, ou c) tous les jours ; 2- la consommation à fréquence faible qui regroupe les élèves qui ont consommé
a) juste une fois pour essayer, b) moins d’une fois par mois (à l’occasion), ou c) environ une fois par mois ; 3- aucune consommation
qui regroupe les élèves qui n’ont jamais consommé ou qui ne l’ont pas fait au cours des 12 derniers mois.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
123
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Évolution du type de consommateurs de cannabis
selon le sexe et le niveau scolaire
Depuis la précédente édition de l’enquête, la proportion
des jeunes du secondaire ayant consommé du cannabis de façon « quotidienne » a diminué (de 2,6 % en
2008 à 1,4 % en 2013) (tableau 4.11). Par ailleurs, bien
qu’on observe une baisse dans les proportions des
consommateurs de types « régulier » et « occasionnel »,
les données ne permettent pas de déceler des écarts
significatifs. En revanche, une diminution est notée chez
les « expérimentateurs » (7 % en 2008 c. 5 % en 2013).
Chez les garçons, la proportion de consommateurs de
type « quotidien » est passée de 3,6 % en 2008 à 1,9 %*
en 2013, et celle de type « expérimentateur », de 7 % à
5 %. Chez les filles, on constate une légère baisse pour
la proportion de type « quotidien » (de 1,7 %* en 2008
à 1,0 %* en 2013) et une diminution pour celle de type
« occasionnel » (de 12 % en 2008 à 9 % en 2013).
Pour le lecteur intéressé, l’évolution des types de
consommateurs de cannabis selon le niveau scolaire
est présentée en annexe (tableau A4.4).
Tableau 4.11
Évolution du type de consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves du secondaire,
Québec, de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
77,1 a
75,5 a
78,7 a,b
%
Abstinents
Total
Garçons
Filles
59,4 a
57,4 a
61,6 a
64,5 a
65,1 a
63,9 b
72,8 a
71,6 a
74,1 a,b
6,8 a
6,8 a
6,7 a
6,4 b
6,3 b
6,4
6,6 c
6,9 c
6,4
Occasionnels
Total
Garçons
Filles
14,1 a,b
13,0 a,b
15,3 a
14,4 c,d
12,5 c,d
16,4 b
10,9 a,c
10,1 a,c
11,6 a,b
9,7 b,d
10,5 b,d
8,9 a,b
Réguliers
Total
Garçons
Filles
14,8 a,b
16,1 a,b
13,5 a,b
10,7 a,b
11,0 a,b
10,4 a,b
7,0 a
7,7 a
6,3 a
6,4 b
6,6 b
6,2 b
Quotidiens
Total
Garçons
Filles
4,8 a
6,6 a
3,0 a
4,0 b
5,1 b
3,0 *b
2,6 a,b
3,6 a,b
1,7 *a,b
1,4 a,b
1,9 *a,b
1,0 *a,b
Expérimentateurs
Total
Garçons
Filles
5,3 a,b,c
5,5 a,b,c
5,2 b
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b, c, d : Pour un type et un sexe donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000. et Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
124
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
4.2.5.2 Hallucinogènes
En ce qui concerne la consommation d’hallucinogènes,
seuls la fréquence de la consommation et les types de
consommateurs en 2013 peuvent être rapportés. En effet,
il est impossible d’analyser l’évolution de la fréquence
de la consommation ou des types de consommateurs
d’hallucinogènes, puisque, dans les éditions précédentes
de l’ETADJES, la consommation d’hallucinogènes incluait
l’ecstasy ; en 2013, la mesure de ces deux types de
drogues est faite séparément.
Tableau 4.12
Fréquence de la consommation d'hallucinogènes au cours
des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, 2013
Aucune
consommation
Type de consommateurs d’hallucinogènes selon
le sexe et le niveau scolaire
Environ 2,2 % des élèves sont des consommateurs
d’hallucinogènes de type « expérimentateur », 0,9 %*
sont des consommateurs de type « occasionnel » et une
proportion moindre sont des consommateurs de types
« régulier ou quotidien » (tableau A4.5 en annexe). Les
données ne permettent pas de détecter un écart significatif selon le sexe, ni selon le niveau scolaire sauf chez
les « abstinents ».
Pour le lecteur intéressé, les données sur les types de
consommateurs d’hallucinogènes selon le sexe et le
niveau scolaire sont présentées en annexe (tableau A4.5).
4.2.5.3 Ecstasy
Cette section présente les résultats sur la fréquence de
la consommation d’ecstasy ainsi que sur les types de
consommateurs. Tout comme pour les hallucinogènes,
il n’est pas possible d’examiner l’évolution des types de
consommateurs pour l’ecstasy, ces deux drogues ayant
été regroupées dans les éditions antérieures de l’ETADJES,
mais mesurées séparément en 2013.
Élevée
%
Fréquence de la consommation d’hallucinogènes selon
le sexe et le niveau scolaire
En 2013, environ 3,1 % des jeunes du secondaire ont
rapporté une consommation « faible » d’hallucinogènes
au cours des 12 derniers mois et une proportion moindre
ont eu une consommation « élevée » (tableau 4.12). Aucun
écart significatif n’a été observé entre les garçons et les
filles, ni selon le niveau scolaire.
Faible
Total
96,7
3,1
0,2 **
Sexe
Garçons
Filles
96,1
97,2
3,7
2,4 *
0,1 **
0,3 **
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
x
97,9
95,8
96,4
92,9
x
x
x
x
6,8
x
x
x
x
0,3 **
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie
à titre indicatif seulement.
xDonnées confidentielles.
Note : L
e test global du khi-deux entre la variable étudiée et les variables
« sexe » ou « niveau scolaire » est non significatif au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
Fréquence de la consommation d’ecstasy selon le sexe
et le niveau scolaire
En 2013, environ 3,4 % des élèves du secondaire ont
rapporté une « faible » consommation d’ecstasy et une
proportion moindre ont eu une consommation « élevée »
(tableau 4.13). Les données ne permettent pas de
détecter un écart significatif selon le sexe, ni selon le
niveau scolaire.
Type de consommateurs d’ecstasy selon le sexe
et le niveau scolaire
L’analyse des types de consommateurs d’ecstasy révèle
que 2,2 % des jeunes du secondaire sont des consommateurs de type « expérimentateur », 1,2 % sont des
consommateurs de type « occasionnel » et une proportion
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
125
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
moindre sont des consommateurs de types « régulier
ou quotidien » (tableau A4.6). Encore une fois, les données ne permettent pas de détecter un écart significatif
selon le sexe, ni selon le niveau scolaire sauf chez les
« abstinents ».
Pour le lecteur intéressé, les données sur les types de
consommateurs d’ecstasy selon le sexe et le niveau
scolaire sont présentées en annexe (tableau A4.6).
4.2.5.4 Amphétamines ou méthamphétamines
La fréquence de la consommation d’amphétamines
ou de méthamphétamines de même que les types de
consommateurs sont présentés dans cette section.
Tableau 4.13
Fréquence de la consommation d'ecstasy au cours des
12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, 2013
Aucune
consommation
Faible
Fréquence de la consommation d’amphétamines ou de
méthamphétamines selon le sexe et le niveau scolaire
Dans le tableau 4.14, les données de 2013 montrent
qu’environ 0,5 %* des élèves du secondaire ont eu une
consommation « élevée » d’amphétamines ou de méthamphétamines au cours des 12 derniers mois et 3,4 %, une
consommation « faible ». Les données ne permettent pas
de déceler une différence significative selon le niveau
scolaire, à l’exception d’une augmentation significative
entre la 3e et la 5e secondaire de la proportion des élèves
ayant eu une « faible » consommation (3,2 %* c. 7 %) ou
n’ayant pas consommé.
Tableau 4.14
Fréquence de la consommation d'amphétamines ou
métamphétamines au cours des 12 derniers mois selon
le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013
Aucune
consommation
Élevée
%
Total
96,3
3,4
0,3 **
Sexe
Garçons
Filles
96,9
95,7
2,9
3,8
0,2 **
0,5 **
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
x
97,7
96,2
95,1
92,1
x
x
3,2 *
x
7,4
x
x
0,7 **
x
0,5 **
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie
à titre indicatif seulement.
xDonnées confidentielles.
Faible
Élevée
%
Total
96,1
3,4
0,5 *
Sexe
Garçons
Filles
96,8 a
95,3 a
3,0
3,8
0,2 **a
0,8 *a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
x
97,5 a,b
96,2 c
94,5 a
91,9 b,c
x
x
3,2 *a
4,8 *
7,3 a
x
x
0,7 **
0,8 **
0,9 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie
à titre indicatif seulement.
x Données confidentielles.
Note : Le test global du khi-deux entre la variable étudiée et les variables
« sexe » ou « niveau scolaire » est non significatif au seuil de 0,05.
a, b, c : P
our une variable donnée, le même exposant exprime une
différence significative entre les proportions d'une même colonne
au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
126
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
Type de consommateurs d’amphétamines ou de
méthamphétamines selon le sexe et le niveau scolaire
4.2.6 Facteurs associés à la consommation
de drogues
Concernant les types de consommateurs d’amphétamines
ou de méthamphétamines, on observe que 0,5 %* des
élèves sont des consommateurs de types « régulier ou
quotidien » au cours des 12 derniers mois, 1,1 %* sont
des consommateurs de type « occasionnel » et 2,3 %,
des consommateurs de type « expérimentateur » (tableau
A4.7). Les données ne permettent pas de détecter un
écart significatif selon le sexe, ni selon le niveau scolaire
sauf chez les « abstinents ».
Rappelons que pour identifier les principaux facteurs
associés à la consommation de drogues au cours des
12 derniers mois chez les élèves du secondaire, une
analyse de régression logistique a été privilégiée (pour le
lecteur intéressé, les tableaux A4.10 à A4.14, contenant
des résultats des analyses bivariées, sont présentés en
annexe). Cette approche permet d’étudier l’importance
de chacun des facteurs en prenant en compte simultanément l’ensemble des facteurs à l’étude. Cependant,
les liens décrits ne doivent pas être considérés comme
des relations de cause à effet.
Pour le lecteur intéressé, les données sur les types de
consommateurs d’amphétamines ou de méthamphétamines selon le sexe et le niveau scolaire sont présentées
en annexe (tableau A4.7).
Évolution du type de consommateurs d’amphétamines
ou de méthamphétamines selon le sexe et le niveau
scolaire
Entre 2008 et 2013, une baisse significative est constatée
chez les élèves ayant consommé des amphétamines
ou méthamphétamines de façon « régulière ou quotidienne » (de 1,5 % à 0,5 %*), chez ceux l’ayant fait de
façon « occasionnelle » (de 2,6 % à 1,1 %*) et chez ceux
de type « expérimentateur » (de 3,1 % à 2,3 %) (tableau
A4.8 en annexe). Pour les consommateurs « réguliers
ou quotidiens » ou « occasionnels », on remarque des
diminutions selon le sexe durant cette période.
Parmi les facteurs examinés, les facteurs suivants sont
demeurés significativement liés à la consommation de
drogues au cours des 12 derniers mois : le sexe, le
niveau scolaire, la situation familiale, le montant d’argent
hebdomadaire9 et l’autoévaluation de la performance
scolaire. L’analyse de régression logistique révèle deux
interactions significatives, soit une entre le sexe et la
situation familiale, et une entre le niveau scolaire et la
situation familiale10. L’interprétation de la relation entre
la consommation de drogues (au cours des 12 derniers
mois) et la situation familiale doit donc tenir compte à la
fois du sexe et du niveau scolaire de l’élève. Les rapports
de cotes11 (RC) décrivant la relation avec la situation
familiale sont en conséquence présentés séparément
pour ces deux variables.
Pour le lecteur intéressé, l’évolution des types de consommateurs d’amphétamines ou de méthamphétamines selon
le niveau scolaire est présentée en annexe (tableau A4.9).
9.
Même si l’emploi chez l’élève est un facteur potentiellement associé à la consommation de drogues, il n’a pas été retenu dans les
analyses multivariées étant donné la relation existant entre ce facteur et le montant d’argent hebdomadaire dont le jeune dispose. En
effet, le montant d’argent hebdomadaire a été retenu puisqu’il inclut non seulement l’argent de poche mais aussi l’argent provenant
d’un emploi.
10. Conformément aux éditions précédentes de l’ETADJES, les élèves vivant avec leurs deux parents (biologiques ou adoptifs) ou en garde
partagée sont regroupés dans la catégorie « biparentale ou en garde partagée » ; ceux habitant avec un seul parent, que ce dernier
ait ou non un nouveau conjoint, sont classés dans la catégorie « monoparentale ou reconstituée » ; ceux vivant avec un tuteur légal, en
foyer d’accueil ou en appartement avec des amis ou d’autres personnes sont classés dans la catégorie « autres ».
11. Rappelons qu’un rapport de cotes significativement différent de 1 indique un écart relatif significatif avec la catégorie de référence.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
127
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Dans le tableau 4.15, les rapports de cotes indiquent que,
toutes choses étant égales par ailleurs, en particulier le
niveau scolaire, la probabilité d’appartenir au groupe
d’élèves ayant consommé de la drogue au cours des
12 derniers mois est plus importante chez ceux qui disposent d’un montant d’argent hebdomadaire de « 11 $ à
30 $ », de « 31 $ à 50 $ » ou de « plus de 50 $ » que chez
ceux qui disposent de « 10 $ et moins » (RC = 1,77, RC
= 2,02 et RC = 2,56 respectivement). Malgré le fait qu’il
semble y avoir une gradation des rapports de cotes
avec la hausse des montants d’argent hebdomadaire,
des tests supplémentaires n’ont pas pu démontrer un
écart significatif entre ces trois catégories de montant
d’argent hebdomadaire.
Quant à l’autoévaluation de la performance scolaire, les
résultats révèlent que la probabilité de figurer dans le
groupe d’élèves ayant consommé de la drogue est supérieure chez les élèves qui considèrent leur performance
comme étant sous la moyenne et dans la moyenne de
la classe que chez ceux évaluant de façon plus positive
leurs résultats (RC = 1,62 et RC = 1,25 respectivement)
(tableau 4.15). Des tests supplémentaires ont permis
d’observer une gradation significative en ce qui concerne
les chances de se retrouver dans le groupe d’élèves ayant
consommé de la drogue. De fait, ces chances sont plus
élevées chez ceux qui considèrent leur performance
scolaire comme étant « sous la moyenne » que chez ceux
qui se disent « dans la moyenne ».
Au sujet de l’interaction détectée entre la situation familiale et le sexe, d’une part, et le niveau scolaire, d’autre
part12, on constate chez les filles que la probabilité de
figurer dans le groupe des consommateurs de drogues
est plus élevée chez celles vivant habituellement au sein
d’une famille « monoparentale ou reconstituée » que chez
celles vivant au sein d’une famille « biparentale ou en
garde partagée », et ce, peu importe le niveau scolaire
(RC = 2,59, RC = 4,26, RC = 2,07, RC = 2,83 et RC = 1,46
respectivement pour la 1re à la 5e secondaire). Chez les
garçons, un tel écart a été détecté uniquement pour la
2e et la 4e secondaire (RC = 2,35 et RC = 1,56 respectivement). Les rapports de cotes sont plus élevés chez
les filles que chez les garçons, ce qui révèle des écarts
plus prononcés entre ces deux types de familles chez les
filles que chez les garçons. Par ailleurs, les fluctuations
observées d’un niveau scolaire à l’autre adoptent un
modèle similaire chez les deux sexes.
12. Les résultats portant sur la catégorie « autres » de la situation familiale ne sont pas présentés parce qu’ils sont très imprécis en raison
du petit nombre d’élèves concernés.
128
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
Tableau 4.15
Facteurs associés à la consommation de drogues au cours des 12 derniers mois, élèves du secondaire, modèle
de régression logistique, Québec, 2013
Facteur associé
Seuil observé
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
< 0,001
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
< 0,001
Situation familiale
Garçons
1re secondaire
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
2e secondaire
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
3e secondaire
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
4e secondaire
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
5e secondaire
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Filles
1re secondaire
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
2e secondaire
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
3e secondaire
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
4e secondaire
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
5e secondaire
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Rapport de cotes1
IC à 95 %
1,00
1,77
2,02
2,56
1,49 – 2,09
1,51 – 2,68
2,04 – 3,23
1,00
1,25
1,62
1,05 – 1,48
1,32 – 1,99
1,00
1,43
0,69 – 2,95
1,00
2,35
1,65 – 3,35
1,00
1,14
0,73 – 1,79
1,00
1,56
1,03 – 2,36
1,00
0,81
0,59 – 1,12
1,00
2,59
1,37 – 4,91
1,00
4,26
2,85 – 6,35
1,00
2,07
1,34 – 3,20
1,00
2,83
1,97 – 4,06
1,00
1,46
1,10 – 1,96
0,332
< 0,001
0,557
0,034
0,197
0,004
< 0,001
< 0,001
< 0,001
0,010
1. Un rapport de cotes significativement différent de 1 indique un écart relatif significatif avec la catégorie de référence. Les rapports de cotes pour la
comparaison des catégories de la situation familiale doivent être interprétés par sexe et par niveau scolaire, étant donné l'interaction avec ces variables.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
129
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
CONCLUSION
Des progrès depuis la dernière enquête
Les résultats de l’ETADJES 2013 indiquent que la consommation de drogues chez les élèves du secondaire au cours
des 12 derniers mois continue de diminuer, généralement
aussi bien chez les garçons que chez les filles. En effet,
la proportion de consommateurs de drogues est passée
de 43 % en 2000, à 28 % en 2008, puis à 24 % en 2013.
Les données sur l’âge d’initiation chez les élèves de
13 ans et plus viennent renforcer ce constat puisque cet
âge devient plus tardif au fil du temps. Ainsi, en 2004,
14 % des jeunes du secondaire de 13 ans et plus avaient
consommé de la drogue avant d’avoir atteint l’âge de
13 ans, une proportion qui a diminué à 7 % en 2008 et
à 3,2 % en 2013.
Si l’on s’attarde aux types de drogues, il est encourageant
d’observer que l’usage de tous les types de drogues, à
l’exception des solvants (ou de la colle) et de l’héroïne,
a diminué depuis 2008. Les prévalences concernant les
solvants (ou la colle) et l’héroïne sont inférieures à 1,0 %
et sont restées du même ordre depuis la dernière édition.
Par contre, l’usage de ces deux types de drogues est
significativement plus faible en 2013 qu’en 2004 ou 2000.
Bien que le cannabis soit toujours la drogue la plus
consommée en 2013, il est de moins en moins populaire
auprès des élèves. La proportion de jeunes qui en ont
fait usage au cours des 12 derniers mois est passée
de 41 % en 2000, à 27 % en 2008, puis à 23 % en 2013.
La consommation d’hallucinogènes ou d’ecstasy (catégories combinées) diminue également de façon soutenue
à travers le temps : 16 % en 2000, 8 % en 2008 et 5 % en
2013. La consommation d’amphétamines ou de méthamphétamines a aussi baissé de façon significative depuis
2004 (de 10 % à 3,9 % en 2013). Enfin, la consommation
de cocaïne passe de 5 % en 2004, à 3,4 % en 2008, puis
à 2,4 % en 2013 ; cependant, depuis 2008, les baisses
ne sont confirmées que chez les filles.
Des éléments à suivre
La consommation de drogues de synthèse (ecstasy,
amphétamines ou méthamphétamines, kétamine ou GHB)
sera un élément à suivre lors de la prochaine édition
de l’ETADJES. Ce type de consommation a été mesuré
130
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
pour la première fois en 2013 et les données révèlent
qu’environ 4,8 % des élèves du secondaire ont fait usage
de ces drogues au cours des 12 derniers mois. En 5e
secondaire, la proportion de jeunes ayant consommé
des drogues de synthèse durant la période de référence
atteint 10 %, ce qui peut être inquiétant étant donné la
dangerosité de ce type de drogue lorsque l’usage est
répété ou à doses élevées (MSSS, 2007 ; Partnership for
Drug-Free Kids, 2014).
Un autre élément qui mérite d’être suivi est la consommation
d’autres drogues (ex. Salvia, Spice, 2-CB, Nexus, Kétamine,
GHB, etc.) (2,2 %) et la consommation de médicaments
non prescrits dans le but d’avoir un effet similaire à celui
de la drogue (2,6 %). Lorsqu’on examine ces deux types
de consommation « de façon combinée », la proportion
atteint 4,2 % en 2013 ; cette proportion est significativement
plus élevée que celle notée en 2008. Il est évident que
l’ajout d’une question destinée aux élèves ayant déclaré
n’avoir jamais consommé de drogues (DRG1_7) a permis
de mieux dépister les consommateurs de médicaments
non prescrits. Un tel usage est un phénomène de plus
en plus préoccupant chez les jeunes (Partenariat pour
un Canada sans drogue, 2014).
Les facteurs associés
Toutes choses étant égales par ailleurs, les jeunes qui
disposent d’un montant d’argent hebdomadaire de 11 $
et plus, qui considèrent leur performance scolaire comme
étant sous la moyenne ou dans la moyenne de la classe
ou qui vivent au sein de familles « monoparentales ou
reconstituées » (pour les filles de tous les niveaux scolaires et les garçons de 2e et de 4e secondaire) ont une
plus grande probabilité de figurer dans le groupe des
consommateurs de drogues (toutes drogues confondues).
Rappelons que les liens décrits ne sont pas nécessairement des relations de cause à effet. Une première
analyse bivariée des données de l’EQSJS 2010-2011 a
aussi montré que la consommation de drogues durant
une période de 12 mois était associée à certaines caractéristiques du jeune, par exemple le fait de vivre dans
une situation familiale autre que biparentale ou en garde
partagée (monoparentale, reconstituée ou autre) ou le
fait d’avoir considéré sa performance scolaire comme
étant sous la moyenne ou dans la moyenne de la classe
(Laprise et autres, 2012).
4 – Consommation de drogues
Comment se comparent les résultats avec ceux
d’autres enquêtes
Des enquêtes similaires portant sur la consommation de
drogues chez les jeunes ont été effectuées ailleurs au
Canada et aux États-Unis. Cependant, les différences
méthodologiques entre les enquêtes (la méthode d’échantillonnage, le mode de collecte, le type de questionnaire
ou les questions elles-mêmes) limitent la comparaison.
Cet exercice reste néanmoins utile parce qu’il permet de
mettre en perspective les résultats concernant les élèves
québécois du secondaire.
Le Sondage sur la consommation de drogues et la
santé des élèves de l’Ontario 2013 (SCDSEO) est une
enquête bisannuelle menée auprès des élèves de la 1re
à la 6e secondaire (ou de la 7e à la 12e année) depuis
1977 (Boak et autres, 2013). En 2013, 10 272 élèves
dans 198 écoles ont participé à l’enquête. Bien que le
SCDSEO n’ait révélé aucun changement entre 2011 et
2013 dans la consommation de drogues au cours de
la dernière année, des diminutions pour diverses drogues ont été observées entre 1999 et 2013 (cannabis,
opioïdes, solvants ou colle, mescaline, ecstasy, cocaïne,
LSD, méthamphétamines, crack, kétamine et héroïne).
Quant à l’usage de médicaments contre la toux ou le
rhume pour s’intoxiquer, il a augmenté de 2011 à 2013
(Boak et autres, 2013). La prévalence de l’usage (toutes
drogues confondues) au cours de la dernière année était
de 40 % chez les élèves de la 1re à la 6e secondaire en
2013. Cette prévalence plus élevée que celle observée
pour l’ETADJES 2013 (24 %) peut s’expliquer, en partie,
par le fait que les jeunes de 6e secondaire, plus âgés
et qui consomment dans une proportion de 51 %, sont
inclus dans le calcul de la prévalence. En fait, les pourcentages de la consommation de drogues par niveau
scolaire sont semblables pour les deux enquêtes. Le
SCDSEO relève des proportions de 25 %, de 36 % et de
43 % respectivement pour la 3e, 4e et 5e secondaire, et
l’ETADJES observe des proportions de 27 %, de 33 % et
de 44 % respectivement.
L’Enquête sur le tabagisme chez les jeunes 2012-2013
(ETJ) de l’Université de Waterloo a été menée auprès des
élèves de la 6e année du primaire et de ceux de la 1re à
la 5e secondaire au Canada et au Québec (41 écoles à
travers la province) (Centre pour l’avancement de la santé
des populations Propel, 2014). Selon l’ETJ 2012-2013,
22 % des élèves québécois de la 1re à la 5e secondaire13
étaient des consommateurs de cannabis au cours des
12 derniers mois, un pourcentage légèrement plus élevé
que celui à l’échelle du Canada (19 %). Cette proportion
est du même ordre que celle de l’ETADJES 2013 (23 %).
Un autre résultat plutôt préoccupant de l’ETJ 2012-2013
est la proportion de jeunes ayant consommé des médicaments sans prescription, soit 5 % au Québec et 5 %
au Canada. Dans l’ETADJES 2013, cette proportion est
moindre, soit 2,6 %. Toutefois, il importe de mentionner
que la question posée dans l’ETJ 2012-2013 comprenait
cinq sous-questions détaillant les différents types de
médicaments non prescrits. L’approche privilégiée dans
l’ETJ peut expliquer la plus forte prévalence observée.
Mentionnons que l’Adolescent Health Survey 2013,
menée en Colombie-Britannique auprès de 30 000
élèves de la 1re à la 6e secondaire (ou de la 7e à la 12e
année), montre aussi un déclin de la consommation de
cannabis (Smith et autres, 2014). Selon cette enquête,
l’usage du cannabis à vie a diminué, passant de 37 % en
2003, à 30 % en 2008 et à 26 % en 2013, une proportion
dans le même ordre de grandeur que celle constatée
dans l’ETADJES 2013 (25 % à vie), malgré la présence
des jeunes de 6e secondaire. Des diminutions dans la
consommation « à vie » entre 2008 et 2013 pour d’autres
types de drogues incluant les médicaments pris sans
prescription ont également été constatées. Concernant
la consommation de médicaments, la prévalence à vie
était de 11 % en 2013, soit plus élevée que celle observée
dans l’ETADJES (2,6 % au cours des 12 derniers mois).
Les périodes de référence différentes peuvent expliquer,
en partie du moins, l’écart noté entre ces deux résultats.
Enfin, citons l’enquête Monitoring the Future 2013 qui
est menée depuis 1975. L’édition de 2013 a été réalisée
auprès d’un échantillon de 41 700 élèves de 2e, 4e et 6e
secondaire (ou 8e, 10e et 12e année) dans 389 écoles
aux États-Unis (Johnston et autres, 2014). À partir de
1997, on assiste à une baisse du taux annuel d’usage
de drogues illicites aux États-Unis chez les élèves du
secondaire. Par contre, depuis quelques années, ce
taux connaît une légère hausse significative, particulièrement chez les élèves de 2e secondaire. Il semble que
cette hausse soit attribuable à une augmentation (bien
que non significative) de la consommation de cannabis.
Comment nos résultats se comparent-ils avec les résultats
13. Il est à noter que dans l’Enquête sur le tabagisme chez les jeunes 2012-2013 (ETJ), les questions sur l’usage des drogues ont été
posées uniquement aux jeunes de la 1re à la 5e secondaire.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
131
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
observés aux États-Unis ? Antérieurement, tant pour la
consommation de drogues (toutes drogues confondues)
que pour celle du cannabis, le Québec présentait des
prévalences chez les élèves de 2e et de 4e secondaire
qui semblaient plus élevées que celles des jeunes des
mêmes niveaux aux États-Unis (résultats des années
2000, 2004 et 2008). Toutefois, la situation semble avoir
changé puisque les données de 2013 laissent croire à un
rapprochement des prévalences. Plus spécifiquement,
en 2013, la prévalence de la consommation de drogues
était d’environ 15 % chez les élèves américains de 2e
secondaire et de 32 % chez ceux de 4e secondaire.
Dans l’ETADJES 2013, ces proportions sont de 15 % et
de 33 % respectivement. Quant au cannabis, près de
13 % des élèves américains de 2e secondaire et 30 % de
ceux de 4e secondaire en ont consommé au cours des
12 derniers mois. Ces chiffres sont de 14 % et de 32 %
respectivement dans l’ETADJES.
En résumé
Les résultats présentés dans ce chapitre suggèrent que
les efforts réalisés afin de diminuer l’usage de drogues
chez les élèves du secondaire du Québec continuent
de porter des fruits. Ces progrès sont aussi observés
ailleurs au Canada (Smith et autres, 2014 ; Santé Canada,
2014 ; Boak et autres, 2013) et en Angleterre (Henderson,
2013). Cependant, la recrudescence de la consommation
de cannabis chez les jeunes américains du secondaire
(Johnston et autres, 2014) indique que les habitudes de
consommation peuvent parfois changer rapidement (Boak
et autres, 2013 ; Adlaf et Paglia, 2003). Un suivi continu
de l’usage de drogues, de certains types en particulier,
chez les élèves du secondaire demeure donc pertinent.
Selon Boak et autres (2013), la surveillance bisannuelle
de la consommation de drogues en Ontario a permis de
noter des changements sur de courtes périodes. Mentionnons, par exemple, l’usage du crack et de la cocaïne à
la fin des années 1980, la consommation dans les clubs
et bars de l’ecstasy, de la kétamine et d’autres drogues
dans les années 1990, et, plus récemment, l’utilisation
de médicaments non prescrits.
Soulignons également que la perception du risque associé
à la consommation de substances psychoactives semble
être à l’origine des changements observés concernant
cette consommation chez les jeunes. C’est ce que révèle
l’enquête américaine Monitoring the Future 2013 (Johnston
et autres, 2014) : à la suite d’une diminution de la perception du risque lié à l’usage du cannabis au milieu des
années 2000, cet usage a augmenté. Ce phénomène, de
nouveau observé en 2012 et en 2013, a été suivi par une
hausse de la proportion des consommateurs de cannabis
chez les élèves de 2e et de 4e secondaire (Johnston et
autres, 2014). Depuis la médicalisation du cannabis et
la légalisation (récente) de l’usage « récréatif » de cette
drogue chez les adultes dans certains États américains14,
les chercheurs suggèrent de bien surveiller l’impact
potentiel sur les comportements des jeunes dans les
années à venir (Johnston et autres, 2014).
Par ailleurs, des travaux récents ont permis de constater
que l’usage et l’abus de substances psychoactives, que
ce soit les drogues ou l’alcool, sont liés au décrochage
scolaire (Janosz et autres, 2013 ; Rumberger, 2011 ;
Townsend et autres, 2007). Une analyse multivariée des
données de l’EQSJS 2010-2011 a montré que, chez les
élèves de la 1re à la 4e secondaire, la consommation de
drogues, ou la consommation d’alcool de manière excessive combinée à l’usage de drogues, va de pair avec une
plus forte probabilité d’appartenir au groupe d’élèves à
risque élevé de décrochage, bien qu’on ne puisse pas
qualifier cette relation de causale (Pica et autres, 2014).
Les résultats de l’ETADJES 2013 révèlent une baisse
indéniable de la consommation de drogues. On s’interroge cependant sur la présence d’autres facteurs non
mesurés, liés, entre autres, à des transformations sociales,
qui pourraient soutenir les programmes de prévention.
Ce point sera abordé dans la conclusion générale de
ce rapport. Il reste que, même si les diminutions dans
la consommation de drogues chez les jeunes sont prometteuses, cette consommation est problématique. Les
programmes de prévention ou de sensibilisation dans
les écoles doivent se poursuivre, non seulement pour
consolider les gains constatés, mais aussi pour prévenir
un vent de changement toujours possible, comme celui
récemment observé aux États-Unis (Johnston et autres,
2014). Il serait aussi souhaitable de renforcer les actions
destinées aux élèves en difficulté scolaire ou encore
d’aider les familles monoparentales ou reconstituées, en
particulier, à mieux protéger leurs jeunes qui pourraient
faire face à un problème de consommation de drogues.
14. En effet, à ce jour, deux États américains (Colorado et Washington) ont légalisé l’usage récréatif du cannabis chez les adultes. [En
ligne]. [http://www.huffingtonpost.com/2014/07/08/washington-marijuana-sales_n_5545187.html] (Consulté le 4 août 2014). De plus,
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4 – Consommation de drogues
ANNEXE
Tableau A4.1
Évolution de l'âge moyen d'initiation à la consommation
de drogues, élèves du secondaire ayant déjà consommé
de la drogue, Québec, de 2004 à 2013
2004
2008
2013
13,0 a
13,4 a
13,8 a
a : Le même exposant exprime une différence significative entre les âges
moyens au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire,
2004, 2008 et 2013.
Tableau A4.2
Évolution de l'âge moyen au premier épisode de
consommation régulière de drogues, élèves du secondaire
ayant déjà consommé de la drogue de façon régulière,
Québec, de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
13,3 a
13,6 a
13,9 a
14,2 a
a : Le même exposant exprime une différence significative entre les âges
moyens au seuil de 0,05.
Note : T
outes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur
le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête
québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les
élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
135
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A4.3
Évolution de la consommation de chacun des types de drogues au cours des 12 derniers mois selon le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
%
Cannabis
Total
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
40,6 a
15,4 a
35,7 a,b
49,0 a,b,c
47,8 a,b
60,6 a,b
35,5 a
14,9 b
29,2 c,d
36,9 a,c
49,9 c,d
58,2 c,d
27,2 a
7,6 *a,b
18,5 a,c
28,9 b
38,2 a,c
46,6 a,c
22,9 a
4,3 *a,b
13,6 b,d
24,9 c
32,2 b,d
42,8 b,d
Hallucinogènes ou ecstasy (catégories combinées)1
Total
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
15,6 a
4,5 * a
13,7 a,b
19,2 a,b
18,3 a
24,7 a,b
11,2 a
3,9 *
7,8 a,b
10,9 *a
17,3 b
21,0 c,d
7,6 a
2,0 **a
5,0 *a
7,4 *b
11,3 a,b
13,9 a,c
5,2 a
x
3,1 **b
5,6 a
6,4 *a,b
11,5 b,d
..
..
..
..
..
..
6,0 a
2,1 *
3,6 *
6,9 *
10,1 a
9,3
5,7 b
1,4 **
3,7 *
5,2 *
8,9 b
10,1
3,7 a,b
x
2,3 **
3,8 *
4,9 *a,b
7,9
Amphétamines ou méthamphétamines2
Total
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
7,0 a
3,3 *
7,4 * a,b
8,2 * a
7,8 * a
9,2 a
10,3 a,b
3,7 *
7,6 c,d
11,2 *b
14,8 a,b
17,7 a,b
7,3 b
2,6 **
4,5 *a,c
7,4 *c
10,4 b
12,8 a,b
3,9 a,b
x
2,5 **b,d
3,8 *a,b,c
5,5 *b
8,1 b
Cocaïne
Total
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
5,2 a
3,9 * a
7,0 a,b
4,8 *
4,3 * a
6,0
5,0 b
2,6 *b
4,3 a
4,8 *
6,5 b
8,2 *
3,4 a,b
0,9 **a,b
3,1 *b
3,1 *
4,4 *c
5,9 *
2,4 a,b
x
1,7 **a
3,4 *
1,7 **a,b,c
4,9
Solvants ou colle
Total
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
2,9 a,b
3,3 *
4,9 a,b,c
2,9 *a,b
2,2 *a
0,6 **
1,9 a,b
1,8 **
2,0 *a
1,6 **
2,4 **b
1,6 **
0,8 *a
x
1,2 **b
0,8 **a
1,0 **a,b
0,9 **
0,7 *b
x
1,1 **c
1,1 **b
x
1,0 **
Ecstasy (seule)
Total
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
136
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
Tableau A4.3 (suite)
2000
2004
2008
2013
%
Héroïne
Total
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
1,2 a
1,7 **
2,0 *
0,9 **
0,6 **
0,7 **
1,3 b
1,1 **
1,3 **
1,4 **
1,7 **
1,1 **
0,9 *
x
1,2 **
0,9 **
1,0 **
1,0 **
Médicaments pris sans prescription
Total
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
2,6
1,2 **
2,3 **
2,7 **
2,8 **
4,1
Autres drogues
Total
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
..
2,2
x
1,2 **
2,0 **
2,9 **
5,1 *
2,2 c
0,4 **
2,1 *
3,0 **
2,5 *
3,1 *c
4,2 a,b,c
1,3 **
3,1 *
4,3 *
5,0 *
8,1 a,b,c
Autres drogues ou médicaments pris sans prescription (catégories combinées)3
Total
2,3 a
2,9 b
1re secondaire
1,2 **
1,6 **
e
*
2 secondaire
3,0
2,3 *
3e secondaire
2,7 *
3,6 *
4e secondaire
2,6 *
3,6 *
5e secondaire
2,0 **a
3,9 **b
0,5 **a,b
x
0,9 **
0,7 **
x
0,7 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Données confidentielles.
.. Données non disponibles.
a, b, c, d : Pour un type et un niveau donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
1. En 2013, la consommation des hallucinogènes n’inclut pas celle de l’ecstasy comme c’était le cas dans les éditions précédentes. En effet, un indice
combinant l’usage des hallucinogènes ou celui de l’ecstasy a été créé pour cette édition. En 2013, la prévalence de la consommation des hallucinogènes
seulement est de 3,3 % et celle de l’ecstasy seulement est de 3,7 %.
2. En 2013, la consommation des amphétamines est devenue les « amphétamines ou méthamphétamines » et les mentions de « peanut, meth, crystal, ice »
ont été ajoutées aux mentions de « speed, upper, etc. ».
3. En 2013, la consommation des médicaments sans prescription et celle d’autres drogues font l’objet de deux sous questions. Un nouvel indice combinant
l’usage d’autres drogues ou des médicaments sans prescription a été créé pour cette édition.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
137
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A4.4
Évolution du type de consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois selon le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
%
1re secondaire
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers
Quotidiens
84,7 a
5,1 *a,b
4,2 *a
5,0 *a,b
1,0 **
85,1 b
4,5 *c
5,8 *b,c
3,8 c,d
0,8 **
92,4 a,b
2,8 *a
2,5 **b
1,7 **a,c
0,7 **
95,7 a,b
1,5 *b,c
1,7 **a,c
0,9 **b,d
x
2e secondaire
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers
Quotidiens
64,3 a,b
7,7 a,b,c
9,2 a
14,7 a,b
4,1 *a,b
70,8 c,d
5,1 a
11,0 b,c
10,6 a,b
2,6 *c
81,5 a,c
5,1 b
6,9 *b
5,1 *a
1,4 **a
86,4 b,d
4,8 *c
5,3 *a,c
3,0 *b
0,5 **b,c
3e secondaire
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers
Quotidiens
51,0 a,b
7,4 a
17,0 a,b
17,8 a,b,c
6,8 *a,c
63,1 a
6,8
15,9 c,d
10,5 a
3,8 **a,b
71,1 b
8,5 b
9,5 a,c
8,0 *b
2,9 *c
75,1 a
4,9 a,b
11,0 b,d
7,9 *c
1,2 **a,b,c
4e secondaire
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers
Quotidiens
52,2 a,b
6,2 a,b
18,4 a
16,8 a,b
6,5 *a,b
50,1 c,d
8,1
19,4 b
16,6 c,d
5,9 *c,d
61,8 a,c
8,5 a
16,6 c
9,6 a,c
3,5 *a,c
67,8 b,d
9,3 b
11,7 a,b,c
8,8 b,d
2,3 **b,d
5e secondaire
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers
Quotidiens
39,4 a,b
7,7
24,6
21,7 a,b
6,6 *a
41,8 c,d
8,5
25,1 a
15,1 a
9,5 **b
53,4 a,c
8,8 a
21,1
11,5 a
5,1 *
57,2 b,d
6,6 a
20,4 a
12,4 b
3,4 *a,b
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
xDonnées confidentielles.
a, b, c, d : Pour un niveau et un type donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
138
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
Tableau A4.5
Type de consommateurs d'hallucinogènes selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013
A consommé
N'a pas
consommé
(Abstinents)
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou
quotidiens
%
Total
3,3
96,7
2,2
0,9 *
0,2 **
Sexe
Garçons
Filles
3,9
2,8
96,1
97,2
2,5
1,9 *
1,3 *
0,5 **
0,1 **
0,3 **
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
x
2,1 **a
4,2 *a
3,6 *b
7,1 a,b
x
97,9 a
95,8 a
96,4 b
92,9 a,b
x
1,1 **
2,8 *
2,7 **
4,5
x
x
x
x
2,3 **
x
x
x
x
0,3 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Données confidentielles.
a, b : Pour cette variable, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
Tableau A4.6
Type de consommateurs d'ecstasy selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013
A consommé
N'a pas
consommé
(Abstinents)
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou
quotidiens
%
Total
3,7
96,3
2,2
1,2
0,3**
Sexe
Garçons
Filles
3,1
4,3
96,9
95,7
1,9 *
2,5
1,0 *
1,4 *
0,2**
0,5**
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
x
2,3 **a
3,8 *b
4,9 *a
7,9 a,b
x
97,7 a
96,2 b
95,1 a
92,1 a,b
x
1,6 **
2,3 *
2,9 *
4,3
x
x
0,9 **
x
3,1 *
x
x
0,7**
x
0,5**
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Données confidentielles.
a, b : Pour cette variable, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
139
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A4.7
Type de consommateurs d'amphétamines ou de métamphétamines selon le sexe et le niveau scolaire, élèves
du secondaire, Québec, 2013
A consommé
N'a pas
consommé
(Abstinents)
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou
quotidiens
%
Total
3,9
96,1
2,3
1,1 *
0,5 *
Sexe
Garçons
Filles
3,2 a
4,7 a
96,8 a
95,3 a
2,0 *
2,5 *
1,0 *
1,3 *
0,2 **
0,8 *
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
x
2,5 **a,b
3,8 *c
5,5 *a
8,1 b,c
x
97,5 a,b
96,2 c
94,5 a
91,9 b,c
x
1,6 **
2,2 **
3,0 *
4,7 *
x
x
1,0 **
1,8 **
2,6 *
x
x
0,7 **
0,8 **
0,9 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Données confidentielles.
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
140
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
Tableau A4.8
Évolution du type de consommateurs d'amphétamines ou de méthamphétamines au cours des 12 derniers mois selon
le sexe, élèves du secondaire, Québec, de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
%
Abstinents
Total
Garçons
Filles
93,0 a
93,1 a
92,8 a
89,8 a,b
90,5 a,b
89,0 a,b
92,7 b
93,2 b
92,2 b
96,1 a,b
96,8 a,b
95,3 a,b
Expérimentateurs
Total
Garçons
Filles
3,3 a
2,9
3,6
4,1 b
3,8 a
4,4 a
3,1 b
2,7
3,5
2,3 a,b
2,0 *a
2,5 *a
Occasionnels
Total
Garçons
Filles
2,7 a
2,8 *b
2,6 *a
4,3 a,b
4,0 a
4,7 a,b
2,6 b
2,7 a
2,6 b
1,1 *a,b
1,0 *a,b
1,3 *a,b
Réguliers ou quotidiens
Total
Garçons
Filles
1,1 *a
1,2 *a
1,0 *a
1,8 a
1,8 *b
1,9 *a,b
1,5 b
1,3 *c
1,7 *c
0,5 *a,b
0,2 **a,b,c
0,8 *b,c
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c : Pour un type et un sexe donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
141
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A4.9
Évolution du type de consommateurs d'amphétamines ou de méthamphétamines au cours des 12 derniers mois selon
le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec, de 2000 à 2013
2000
2004
2008
2013
%
1re secondaire
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou quotidiens
96,7
1,9 *
0,7 **
0,7 **
96,3
1,8 *
1,4 *
x
97,4
1,7 **
0,9 **
x
2e secondaire
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou quotidiens
92,6 a,b
2,8 **
2,6 *a
2,0 *a
92,4 c,d
4,3 *a
2,1 *b
1,2 *
95,5 a,c
2,5 *
0,9 **a,b
1,0 **a
97,5 b,d
1,6 **a
x
x
3e secondaire
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou quotidiens
91,8 a
3,7 *
3,5 **a
0,9 **a
88,8 b
4,0 *
3,9 *b
3,2 *a,b
92,6 c
3,0 *
2,7 **c
1,7 **
96,2 a,b,c
2,2 **
1,0 **a,b,c
0,7 **b
4e secondaire
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou quotidiens
92,2 a
3,6 *a
3,2 *a
0,9 **a
85,2 a,b
6,4 *a,b,c
6,5 a,b
1,9 **
89,6 b
3,7 *b
3,9 b
2,9 *a,b
94,5 b
3,0 *c
1,8 **b
0,8 **b
5e secondaire
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou quotidiens
90,8 a
4,7
3,7 *a
0,9 **a,b
82,3 a,b
4,9 *
10,0 a,b
2,9 *a,c
87,2 a,b
5,2 *
5,4 *b
2,2 *b,d
91,9 b
4,7 *
2,6 *b
0,9 **c,d
x
x
x
x
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Données confidentielles.
a, b, c, d : Pour un type et un niveau donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
142
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
Tableau A4.10
Consommation de drogues au cours des 12 derniers mois
selon divers facteurs, élèves du secondaire, Québec, 2013
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
21,2 a
32,0 a
50,8 a
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
32,1 a
18,9 a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
14,1 a,b
27,3 a
32,0 b
43,0 a,b
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classse
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
20,7 a
24,7 a
29,8 a
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
23,5
26,4
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de
0,05
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
143
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A4.11
Type de consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois selon divers facteurs, élèves du secondaire,
Québec, 2013
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers
Quotidiens
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
79,9 a
69,7 a
50,8 a
5,2
5,4 *
9,5 **
8,6 a
13,0
11,5 **a
5,4 a
8,8 a
x
0,9 *a
3,1 *a
x
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
69,1 a
82,4 a
7,2 a
4,2 a
12,8 a
7,7 a
8,7 a
5,0 a
2,3 *a
0,8 *a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
87,0 a,b
73,9 a
69,7 b
58,3 a,b
4,1 a,b
5,9 a
6,6 *
7,2 b
5,4 a,b
11,1 a
12,1 b
18,7 a,b
x
7,7 a
8,7 *
11,7 a
x
1,4 *a
2,9 **
4,0 *a
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classse
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
80,5 a
76,4 a
71,9 a
5,1
5,3
6,1
8,8
10,2
10,5
4,4 a,b
7,0 a
9,0 b
1,2 *a
1,2 *b
2,5 *a,b
5,0
6,3
9,6
10,0
6,4
6,4 *
1,2 *
2,3 *
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
77,7
Niveau faible
75,0
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Données confidentielles.
a, b : Pour une variable et un type donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
144
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
Tableau A4.12
Type de consommateurs d'hallucinogènes au cours des 12 derniers mois selon divers facteurs, élèves du secondaire,
Québec, 2013
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou
quotidiens
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
97,3
95,2
x
1,8
3,1 *
x
0,8 *
1,2 **
x
0,2 **
0,5 **
x
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
94,9 a
97,9 a
3,2 a
1,5 *a
1,5 *a
0,5 *a
0,4 **
0,2 **
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
99,0 a,b
96,4 a
94,7 b
92,0 a
0,8 *a,b
2,5 *a
3,5 *b
4,7 *a
x
x
x
2,5 *
x
x
x
0,8 **
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classse
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
97,2
96,8
95,4
1,6 *
2,1 *
3,3 *
0,8 **
0,9 *
x
0,3 **
0,2 **
x
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
96,6
97,0
2,3
1,7 *
0,8 *
x
0,3 **
x
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Données confidentielles.
a, b : Pour une variable et un type donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
145
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A4.13
Type de consommateurs d'amphétamines ou de métamphétamines au cours des 12 derniers mois selon divers facteurs,
élèves du secondaire, Québec, 2013
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou
quotidiens
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
96,8
94,1
87,9
1,9
3,2 *
x
0,9 *
1,9 *
x
0,4 **
0,8 **
x
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
94,0 a
97,4 a
3,6 a
1,4 *a
1,6 *a
0,8 *a
0,9 **a
0,3 **a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
98,4 a,b
95,5 a
93,9 b
91,8 a
1,2 *a,b
2,6 *a
3,1 **b
4,3 *a
x
1,4 *
1,7 **
2,6 *
x
0,5 **
1,3 **
1,3 **
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classse
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
96,8 a
96,5 b
93,7 a,b
1,6 *a
2,0 *b
4,1 *a,b
1,0 **
1,0 *
1,6 **
0,6 **
0,4 **
0,6 **
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
95,9
96,6
2,4
1,9 **
1,2 *
1,0 **
0,5 *
0,5 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Données confidentielles.
a, b : Pour une variable et un type donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
146
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
4 – Consommation de drogues
Tableau A4.14
Type de consommateurs d'ecstasy au cours des 12 derniers mois selon divers facteurs, élèves du secondaire, Québec, 2013
Abstinents
Expérimentateurs
Occasionnels
Réguliers ou
quotidiens
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
97,1
94,5
87,4
1,8
3,1 *
x
0,9 *
x
x
0,3 **
x
x
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
94,4 a
97,7 a
3,2 a
1,4 *a
1,8 *
x
0,6 **
x
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
98,8 a,b
95,9 a
94,4 b
91,3 a
0,9 *a,b
2,4 *a
3,6 *b
4,7 *a
x
x
x
3,0 *
x
x
x
1,0 **
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classse
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
96,6
96,3
96,0
1,9 *
2,0 *
2,9 *
1,1 **
1,5 *
0,6 **
0,4 **
0,2 **
0,5 **
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
96,5
95,8
2,1
2,5 **
1,1 *
1,3 *
0,3 **
0,4 **
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x Données confidentielles.
a, b : Pour une variable et un type donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
147
JEUX DE HASARD ET D’ARGENT
HÉLÈNE CAMIRAND
Direction des statistiques de santé – Institut de la statistique du Québec
FAITS SAILLANTS
{{ En 2013, un quart des jeunes du secondaire (25 %) ont
participé à au moins une forme de jeu de hasard et
d’argent au cours des 12 derniers mois. Cette proportion
montre une diminution constante depuis 2002 (51 %).
{{ Les garçons sont proportionnellement plus nombreux
que les filles à avoir participé à des jeux de hasard et
d’argent (30 % c. 21 %).
{{ Les élèves de 5e secondaire (36 %) sont plus nombreux,
en proportion, que ceux des autres niveaux scolaires à
avoir participé à des jeux de hasard et d’argent au cours
des 12 derniers mois.
{{ La proportion des élèves de 13 ans et plus ayant participé à des jeux de hasard et d’argent avant l’âge de
13 ans a nettement diminué, passant de 26 % en 2008
à 16 % en 2013.
{{ Environ 22 % des élèves ont participé occasionnellement
(moins d’une fois par semaine) à une forme de jeux de
hasard et d’argent au cours des 12 derniers mois, alors que
3,2 % des élèves ont joué de façon habituelle (au moins
une fois par semaine). Les garçons sont plus enclins à
jouer de façon occasionnelle et de façon habituelle que
les filles (joueurs occasionnels : garçons 25 % c. filles
18 % ; joueurs habituels : garçons 4,3 % c. filles 2,1 %*).
{{ La participation à des jeux de cartes pour de l’argent et
celle à la loterie instantanée (« gratteux ») sont les deux
activités les plus souvent rapportées par les élèves du
secondaire (15 % respectivement), autant chez les garçons que chez les filles.
{{ La proportion des élèves qui participent à des parties de
poker pour de l’argent a diminué depuis 2008. La participation à des parties de poker entre amis est passée
de 21 % en 2008 à 11 % en 2013 et le poker sur Internet,
de 5 % en 2008 à 3,5 % en 2013.
{{ 6 % des jeunes du secondaire ont participé à des jeux de
hasard et d’argent sur Internet ou en ligne au cours des
12 derniers mois (garçons 9 % c. filles 4,0 %).
{{ 2,7 % des jeunes sont considérés comme des joueurs à
risque et 0,9 %* sont des joueurs pathologiques probables.
{{ Parmi les élèves qui ont participé à des jeux de hasard
et d’argent dans les 12 derniers mois (25 %), 86 % ne
présentent aucun problème de jeu, tandis que près de
11 % sont considérés comme des joueurs à risque et
3,8 %* sont des joueurs pathologiques probables.
{{ Chez les élèves qui ont participé à des jeux de hasard
et d’argent, la proportion des joueurs à risque et celle
des joueurs pathologiques probables sont demeurées
sensiblement les mêmes entre 2002 et 2013.
{{ La participation à des jeux de hasard et d’argent, privés
ou étatisés, de même que le fait d’y jouer de manière
occasionnelle ou habituelle sont associés au montant
d’argent disponible par semaine. Également, la proportion
des joueurs à risque est plus élevée chez les élèves qui
disposent de plus de 11 $ par semaine.
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
INTRODUCTION
Les jeunes québécois sont exposés à une multitude
de jeux de hasard et d’argent, qui se présentent sous
plusieurs formes et dans différents lieux. Par exemple,
ces jeux sont organisés par des amis, des sites privés ou
l’État. Cependant, au Québec, seuls les jeux de hasard
et d’argent offerts par l’État sont légaux et leur gestion a
été confiée à Loto-Québec (loteries, casinos ou autres).
Donc, tous les autres jeux de hasard et d’argent sont
illégaux (par exemple les paris sportifs auprès d’un
bookmaker [preneur aux livres] ou les casinos / bingos
sur Internet). De plus, les jeux de l’État s’adressent à une
clientèle adulte. Depuis 2000, une loi interdit la vente de
billets de loterie (incluant les loteries instantanées et les
paris sportifs) à des personnes de moins de 18 ans. Il
faut aussi être majeur pour entrer dans les casinos, les
salles de bingo et les lieux où les appareils de loterie
vidéo sont disponibles.
Par contre, les jeunes peuvent s’adonner au jeu sans avoir
recours aux jeux étatisés. Ils vont alors participer à des
parties de cartes pour de l’argent, parier sur des événements sportifs ou miser sur des jeux dans lesquels leurs
habiletés ou leur adresse sont sollicitées (par exemple
une partie de billard ou de quilles). En fait, les jeux dans
lesquels aucune tierce personne ne prélève une part des
mises sont permis (Chevalier et autres, 2003).
Les jeux de hasard et d’argent sont présents dans la
société québécoise. Certaines personnes ne s’y intéressent
pas, d’autres y participent de temps en temps, alors
que des personnes se laissent prendre par le jeu. Cette
dernière catégorie de personnes amène les instances
à considérer les jeux de hasard et d’argent comme une
problématique de santé publique. Pour la plupart des
jeunes, s’adonner au jeu constitue une activité ludique,
mais pour certains, les jeux occupent une grande place
et peuvent être associés à des problèmes de santé.
Le jeu pourrait aussi compromettre les études de ces
jeunes s’il devient chronique. En effet, la participation à
des jeux devient liée à une pathologie si les jeunes sont
préoccupés par le jeu, par exemple, retournent jouer
pour recouvrer leurs pertes, mentent à leur famille et à
leurs amis à propos de leur comportement de joueur ou
jouent en utilisant l’argent pour leur dîner ou leur allocation (DSM-IV, American Psychiatric Association, 1994).
150
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Le fait de jouer est associé à certains comportements
tels que la consommation d’alcool et de drogues. Des
auteurs ont aussi démontré que les joueurs pathologiques
probables présentaient plus de signes de détresse,
d’anxiété et de symptômes dépressifs que les jeunes
qui n’avaient pas de problème de jeu (Derevensky,
2007 ; Wynne et autres, 1996). Il est, dès lors, important
d’examiner les facteurs qui pourraient inciter les jeunes
à jouer pour de l’argent et de mieux comprendre qui sont
ces jeunes qui jouent.
Plusieurs recherches ont révélé que les garçons sont proportionnellement plus nombreux à jouer ou qu’ils jouent à
une fréquence plus élevée que les filles (Jacobs, 2000).
Aussi, l’argent disponible est associé à la participation
à des jeux de hasard et d’argent ; plus les jeunes ont de
l’argent à leur disposition, plus ils ont tendance à jouer
(Pugh et Webley, 2000 ; Fisher et Balding, 1996).
Malgré l’offre et la grande publicité entourant les jeux de
hasard et d’argent au Québec, les proportions de joueurs
à risque et de joueurs pathologiques probables chez les
élèves du secondaire n’ont cessé de diminuer depuis
que le phénomène est mesuré dans l’ETADJES (2002).
Le phénomène du jeu mérite tout de même d’être suivi
pour plusieurs raisons : les adultes aux prises avec des
problèmes de jeu ont souvent commencé à jouer à un
âge plus jeune que les autres, le jeu est souvent associé
à d’autres comportements à risque et à des problèmes
de santé mentale et le fait pour les jeunes de participer
à des jeux de hasard et d’argent aurait tendance à
accompagner la consommation de tabac, d’alcool et de
drogues (Williams et autres, 2012).
Par ailleurs, bien que jouer pour de l’argent ne soit pas une
activité légale avant l’âge de 18 ans, exception faite des
situations mentionnées précédemment, certains jeunes
se débrouillent pour pouvoir jouer et le jeu deviendrait
plus rapidement problématique chez les adolescents
que chez les adultes (Jacobs, 2000 ; Shaffer et Hall,
1996). Les recherches révèlent en effet une prévalence
des problèmes de jeu pathologique supérieure chez les
adolescents que dans la population adulte (CARDQ, 2009).
Ces taux sont toutefois remis en question à cause des
instruments utilisés qui ont, entre autres, été adaptés de
versions pour adultes et de la faible demande de soutien
sur ce plan de la part des adolescents.
5 – Jeux de hasard et d’argent
Ce chapitre permet de dresser un portrait de la participation à des jeux de hasard et d’argent chez les élèves
du secondaire, de la fréquence à laquelle ces derniers
s’y adonnent, des formes de jeux privilégiées et de la
répartition des élèves selon la gravité des problèmes
de jeu. De plus, l’évolution de ces indicateurs chez les
jeunes du secondaire est examinée à partir de quatre
éditions de l’enquête. La première section portant sur
les aspects méthodologiques présente les principaux
indicateurs utilisés pour mesurer la participation à des
jeux. Les trois sections suivantes décrivent les résultats
de l’enquête : sont abordées la participation à des jeux
de hasard et d’argent au cours des 12 derniers mois, la
participation aux différentes formes de jeux et la gravité
des problèmes de jeu. Enfin, une discussion vient dégager les principaux constats du chapitre et propose des
éléments de réflexion.
5.1 ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
La section du questionnaire autoadministré intitulée « Ton
expérience des jeux de hasard et d’argent » comprend
plusieurs questions permettant de mesurer les indicateurs
en lien avec le jeu (JEU1_1 à JEU2_3_13). Dans la présente édition de l’enquête, tout comme dans les précédentes (de 2002 à 2008), les jeux de hasard et d’argent
comprennent l’ensemble des jeux et des activités basés
sur le hasard ou nécessitant certaines habiletés, et sur
lesquels des paris sont placés. Les loteries figurent dans
le groupe des jeux de hasard et d’argent, tandis que les
activités sportives ou les jeux de billard sont considérés
comme des jeux d’habiletés.
L’évolution du taux de participation au jeu est analysée
à partir de quatre éditions de l’enquête, soit 2002, 2004,
2008 et 2013, et l’accent est parfois mis sur la comparaison entre les deux dernières éditions.
5.1.1 Mesure de la participation à des jeux
de hasard et d’argent
Le taux de participation à des jeux de hasard et d’argent
et le type de joueurs sont évalués à l’aide des questions
JEU1_3_1 à JEU1_3_12 qui portent sur la participation
des élèves dans les 12 derniers mois à diverses formes
de jeux. Les élèves ayant participé au moins une fois à
l’une ou l’autre des formes de jeux, au cours de cette
période, sont considérés comme des « joueurs ». Les
1.
termes « taux de participation » et « proportion des
joueurs » sont, par conséquent, synonymes et désignent
la proportion d’élèves qui ont joué au moins une fois à
l’une ou l’autre des formes de jeux répertoriées, au cours
de la période de référence. Ils sont utilisés indifféremment
dans ce chapitre.
La question JEU_1_2 permet de déterminer l’âge d’initiation à la participation à des jeux de hasard et d’argent.
Les éditions précédentes de l’ETADJES ont rapporté des
résultats concernant l’âge moyen d’initiation à la participation à des jeux. Toutefois, il est difficile d’interpréter
des statistiques sur l’âge d’amorce d’un comportement
lorsque l’âge des élèves est variable. Si, par exemple,
l’âge moyen d’initiation à la participation à des jeux de
hasard et d’argent est de 13 ans chez les élèves du
secondaire, qu’est-ce que ça signifie pour les élèves
de 12 ans qui font partie de cette population ? Il devient
donc pertinent d’étudier l’initiation à la participation à des
jeux de hasard et d’argent en adoptant l’approche qui
considère uniquement la période antérieure à l’âge au
moment de l’enquête1. Ainsi, l’indicateur est le suivant :
la proportion des élèves du secondaire de 13 ans et plus
ayant participé à des jeux de hasard et d’argent pour la
première fois avant l’âge de 13 ans.
En 2013, une question sur la fréquence de participation
au jeu Kinzo (JEU1_3_5) a été ajoutée. Le Kinzo est une
nouvelle forme de jeu de Loto-Québec qui se joue en
réseau dans les salles Kinzo de la province. Par ailleurs,
la question sur la participation à d’autres jeux d’argent a
été retirée. En ce qui concerne les loteries (JEU1_3_1), le
jeu Lotto Max® a été ajouté dans la liste des exemples.
5.1.2 Mesure de la participation à des jeux
étatisés ou privés
Les formes de jeux de hasard et d’argent documentées
dans la présente édition, à l’instar des éditions précédentes, peuvent être regroupées en deux catégories :
les jeux étatisés et les jeux privés (voir encadré 5.1). Les
jeux étatisés sont gérés par l’État lui-même ou font l’objet
d’un encadrement au moyen de permis et d’organismes
de contrôle ; il s’agit des loteries, des bingos, des jeux
Kinzo, des appareils de loterie vidéo ainsi que des jeux
de casino et des jeux en ligne offerts par Loto-Québec.
Il est interdit de laisser les personnes mineures participer
à ces formes de jeux.
Voir l’approche utilisée dans l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011 (Pica et autres, 2012), laquelle
s’inspire des travaux de Blais et collaborateurs (2009).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
151
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Toutes les autres formes de jeux sont considérées comme
des jeux privés : les jeux d’habiletés, les jeux de dés, les
paris sportifs privés, les paris sur Internet, les jeux de
cartes et le poker (à l’exception des variantes offertes
dans les casinos et les « Ludoplex »). L’organisation de
ces jeux et la participation à ceux-ci comportent des
balises établies par le Code criminel canadien. Rappelons que ces jeux privés sont légaux, quel que soit l’âge
des participants, tant et aussi longtemps que l’ensemble
des mises est retourné aux participants. Par exemple,
les parties de cartes ou de dés entre amis sont légales
si toutes les mises sont redistribuées aux joueurs. Les
jeux de hasard et d’argent sur Internet de même que les
paris tenus auprès d’un bookmaker (preneur aux livres)
représentent des formes illégales de jeux (Chevalier et
autres, 2003).
En plus de s’intéresser à l’attrait que chaque jeu peut
exercer chez les jeunes, il importe d’examiner la prévalence de la participation et la fréquence à laquelle les
jeunes s’adonnent à des jeux étatisés qui leur sont, en
principe, inaccessibles, et de comparer ces résultats avec
ceux portant sur les jeux privés, c’est-à-dire les jeux non
gérés par l’État. Ainsi, deux indicateurs ont été créés :
le premier regroupe les activités privées et le second
regroupe les activités gérées par l’État. Au regard de la
fréquence de participation, ces deux derniers indicateurs
présentent les trois mêmes modalités que l’indicateur global de participation, à savoir les non-joueurs, les joueurs
occasionnels et les joueurs habituels (section 5.1.3). Les
joueurs peuvent être répartis selon trois modalités : ceux
qui ne jouent strictement qu’à des jeux privés, ceux qui
ne jouent strictement qu’à des jeux étatisés, et ceux qui
participent à des jeux privés et à des jeux étatisés.
5.1.3 Typologie des joueurs
Le type de joueur établit d’abord si un jeune a joué dans
les 12 derniers mois et, le cas échéant, à quelle fréquence il a participé à au moins une des formes de jeux
répertoriées dans l’enquête. Une typologie des joueurs à
trois catégories est utilisée pour analyser la participation
globale chez les élèves du secondaire et la participation
en fonction de la catégorie de jeux (privés ou étatisés).
La typologie des joueurs est la suivante :
{{ la catégorie des non-joueurs regroupe les élèves qui
n’ont joué à aucune forme de jeux de hasard et d’argent
au cours de la période de référence ;
ENCADRÉ 5.1
Nomenclature des jeux privés et des jeux étatisés, Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez
les élèves du secondaire, 2013
Jeux privés
Jeux étatisés1
{
{
Paris sur Internet
Jeux de cartes
Paris sportifs privés
Jeux d’habiletés
Jeux de dés
Loteries ordinaires (telles que 6/49®)
Loteries instantanées (« gratteux »)
Mise-O-Jeu®
Bingo
Kinzo
Appareils de loterie vidéo
Jeux de casino
1. À l’exception du Kinzo, l’ensemble des jeux étatisés peuvent être pratiqués dans des endroits publics (casinos, bars, dépanneurs, etc.) et sur le site de
jeux de Loto-Québec (Espacejeux).
152
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
5 – Jeux de hasard et d’argent
{{ la catégorie des joueurs occasionnels2 regroupe les
élèves qui ont joué une fois pour essayer ou se sont
adonnés à au moins une forme de jeux de hasard et
d’argent moins d’une fois par semaine au cours des
12 derniers mois ;
{{ la catégorie des joueurs habituels3 regroupe les élèves
qui ont joué à au moins une forme de jeux de hasard
et d’argent une fois ou plus par semaine au cours de
la période de référence.
5.1.4 Mesure de la participation à des jeux
sur Internet ou en ligne
En 2013, des questions (JEU2_1_1 à JEU2_1_9) portant
sur la participation à divers jeux sur Internet ou en ligne ont
été ajoutées. Ces questions permettent ainsi de mesurer
la proportion des élèves du secondaire ayant participé à
au moins un jeu de hasard et d’argent sur Internet ou en
ligne au cours des 12 derniers mois. Lorsqu’on peut avoir
accès à des jeux sur Internet, la participation à des jeux
de hasard et d’argent peut être accentuée puisqu’il est
possible d’y jouer en tout temps, c’est-à-dire à la maison
ou ailleurs. De plus, certains sites de jeux de hasard et
d’argent permettent aux jeunes de moins de 18 ans de
participer4, bien que ces formes de jeux soient illégales
au Québec pour une personne mineure (Papineau, 2010).
5.1.5 Mesure de la prévalence des problèmes
de jeu selon leur gravité
La gravité des problèmes de jeu chez les élèves est
mesurée à l’aide des critères du DSM-IV-J, un outil de
diagnostic utilisé auprès des adolescents. Cette version
adaptée du questionnaire DSM-IV convient davantage aux
réalités que vivent les adolescents (American Psychiatric
Association, 1994). Cet instrument comprend 12 questions,
regroupées en 9 domaines relatifs aux problèmes de jeu
(critères diagnostiques) : 1- la préoccupation concernant
le jeu et son financement (JEU2_3_1), 2- la tolérance
(besoin de miser de plus en plus d’argent pour atteindre
l’état d’excitation souhaité) (JEU2_3_2), 3- le sevrage
(irritabilité ou agitation lors des tentatives de diminution
ou d’arrêt du jeu) (JEU2_3_3), 4- la fuite des problèmes
(JEU2_3_4), 5- jouer pour se « refaire » (récupérer ses
pertes) (JEU2_3_5), 6- les mensonges à propos de ses
activités de jeu (JEU2_3_6), 7- les comportements illégaux
pour financer le jeu (JEU2_3_7, JEU2_3_8, JEU2_3_9),
8- les difficultés relationnelles et scolaires (JEU2_3_10,
JEU2_3_11), et 9- les difficultés financières (JEU2_3_12).
En fonction de leurs réponses aux 12 questions (JEU2_3_1
à JEU2_3_12), les élèves appartiennent à l’une de ces
catégories :
{{ les joueurs sans problème de jeu, lesquels répondent
à un critère diagnostique ou moins ;
{{ les joueurs à risque de développer une dépendance
au jeu, lesquels répondent à deux ou trois critères
diagnostiques ;
{{ les joueurs pathologiques probables, lesquels répondent
à quatre critères diagnostiques ou plus sur un maximum de neuf critères.
La question portant sur l’emprunt d’argent à des prêteurs sur gages (JEU2_3_13), introduite dans l’enquête
de 2008, a été conservée afin d’étudier l’évolution de
ce phénomène. Il apparaissait pertinent de déterminer
l’ampleur de cette pratique chez les jeunes. Bien que
cette question figure à la suite des questions servant
à mesurer la gravité des problèmes de jeu chez les
élèves (DSM-IV-J), elle ne fait pas partie du calcul des
indicateurs suivants : les joueurs à risque et les joueurs
pathologiques probables.
2.
La catégorie des joueurs occasionnels regroupe les élèves (qui n’entrent pas dans les deux autres catégories) qui ont joué une fois
pour essayer ou se sont adonnés à au moins une forme de jeux de hasard et d’argent moins d’une fois par mois (à l’occasion), ou
environ une fois par mois, au cours des 12 derniers mois.
3.
La catégorie des joueurs habituels regroupe les élèves qui ont joué à au moins une forme de jeux de hasard et d’argent la fin de semaine
ou une ou deux fois par semaine, trois fois et plus par semaine mais pas tous les jours, ou tous les jours, au cours des 12 derniers mois.
4.
Certains sites ont une simple question de contrôle et le jeune n’a qu’à cocher qu’il a 18 ans et il peut jouer. Toutefois, d’autres sites
ont des mesures plus strictes.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
153
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
5.2 RÉSULTATS5
5.2.1 Participation à des jeux de hasard et
d’argent au cours des 12 derniers mois
Prévalence de la participation selon le sexe
et le niveau scolaire
En 2013, le quart des élèves du secondaire (25 %) ont
participé à au moins une forme de jeux de hasard et
d’argent, à au moins une occasion, dans les 12 derniers
mois. Les garçons sont significativement plus nombreux
(30 %), toutes proportions gardées, à participer à au moins
une forme de jeux pendant la période de référence que
les filles (21 %) (tableau 5.1).
Les résultats montrent que la proportion des élèves ayant
participé à au moins une forme de jeux connaît une hausse
graduelle selon le niveau scolaire, passant d’environ
18 % en 1re secondaire, à 36 % en 5e secondaire. Deux
constats ressortent de ces résultats : 1) les élèves en 1re
ou 2e secondaire, en proportion, participent moins à des
jeux que ceux des niveaux supérieurs ; 2) les élèves de 5e
secondaire sont les plus nombreux, proportionnellement,
à participer à au moins une forme de jeux.
Le taux de participation des élèves a diminué progressivement, passant de 51 % en 2002 à 37 % en 2008, puis
à 25 % en 2013. Depuis 2002, le taux de participation à
des jeux de hasard et d’argent a baissé chez les deux
sexes (figure 5.1).
Entre 2008 et 2013, on note une diminution pour chaque
niveau scolaire dans le taux de participation des élèves.
Cette tendance à la baisse est d’ailleurs présente depuis
2002 (tableau 5.2).
Âge d’initiation au jeu
Parmi les élèves de 13 ans et plus, environ 16 % ont été
initiés au jeu avant l’âge de 13 ans. Ce sont davantage
les garçons que les filles qui ont débuté avant cet âge
(18 % c. 14 %) (données non illustrées). Cependant, cette
proportion montre une diminution importante depuis 2004.
En effet, en 2004 et 2008, respectivement 39 % et 26 % des
5.
154
Tableau 5.1
Participation à des jeux de hasard et d'argent au cours
des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, 2013
%
Total
25,2
Sexe
Garçons
Filles
29,7 a
20,6 a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
17,8 a,b
19,7 c,d
25,1 a,c
28,4 b,d
36,4 a,b,c,d
a, b, c, d : P
our une variable donnée, le même exposant exprime une
différence significative entre les proportions d'une même
colonne au seuil de 0,05.
Note : T
outes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
Tableau 5.2
Évolution de la participation à des jeux de hasard et
d'argent au cours des 12 derniers mois selon le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2013
2002
2004
2008
2013
24,4 a
35,3 a
37,2 a
40,6 a,b
47,5 a,b
17,8a
19,7a
25,1a
28,4a,b
36,4a,b
%
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
39,0 a
52,1 a
52,7 a
55,4 a
61,5 a
33,4 a
43,5 a
46,9 a
51,0 b
56,4 b
a, b : P
our un niveau scolaire donné, le même exposant exprime une
différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : T
outes les estimations présentées ont un coefficient de variation
inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur
le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête
québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les
élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
Les résultats présentés dans le texte et les tableaux ou figures qui sont suivis d’un astérisque (*) indiquent que le coefficient de variation se situe entre 15 % et 25 %, ce qui signifie qu’ils doivent être interprétés avec prudence. Les résultats suivis de deux astérisques
(**) indiquent que le coefficient de variation est supérieur à 25 %, ce qui signifie que l’estimation est imprécise ; par conséquent, ces
résultats sont présentés seulement dans les tableaux et figures, et ce, à titre indicatif.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
5 – Jeux de hasard et d’argent
Figure 5.1
Évolution de la participation à des jeux de hasard et d’argent au cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves du
secondaire, Québec, de 2002 à 2013
%
60
52,8 a
50
51,1 a
49,5
47,6 a
45,1 a
a
40
40,5 a
42,6
a
30
32,6
36,6 a
29,7 a
a
25,2 a
20
10
20,6 a
2002
2004
Garçons
2008
Filles
2013
Total
a : Pour un sexe donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
jeunes du secondaire de 13 ans et plus avaient participé
à des jeux de hasard et d’argent pour la première fois
avant l’âge de 13 ans (données non illustrées).
Prévalence de la participation à des jeux
selon les facteurs sociodémographiques
En 2013, la prévalence de la participation à des jeux de
hasard et d’argent, au cours des 12 derniers mois, a été
analysée selon d’autres facteurs que le sexe et le niveau
scolaire, à savoir la situation familiale, le fait d’occuper
un emploi, le montant d’argent disponible par semaine,
l’autoévaluation de la performance scolaire et l’indicateur
du milieu socioéconomique de l’école (IMSE)6.
Les résultats de l’enquête montrent que les élèves vivant
dans une famille biparentale ou en garde partagée7
(24 %) participent en moins grande proportion à des jeux
que ceux qui vivent dans une famille monoparentale ou
reconstituée (29 %). Également, les élèves qui n’ont pas
d’emploi rémunéré à l’extérieur sont, toutes proportions
gardées, moins nombreux à participer à des jeux de
hasard et d’argent au cours des 12 derniers mois que
ceux occupant un tel emploi (21 % c. 31 %). Le taux
de participation est aussi moins élevé chez les élèves
qui disposent de 10 $ et moins par semaine (18 %), en
comparaison de ceux qui ont davantage d’argent (de
poche ou provenant d’un emploi). Le même constat est
fait lorsqu’on compare les élèves qui gagnent entre 11 $
et 50 $ par semaine avec ceux qui disposent de 51 $ et
plus. Enfin, il n’y a pas d’écart significatif entre les taux
de participation selon l’autoévaluation de la performance
scolaire (l’inverse est observé dans l’édition précédente),
ni selon l’IMSE (tableau A5.1).
6.
L’indice de milieu socioéconomique d’une école (IMSE) est un rang décile basé sur la défavorisation du milieu des élèves fréquentant
cette dernière (IMSE moyen des élèves). La défavorisation du milieu d’un élève (IMSE de l’élève) est elle-même mesurée à partir de
la sous-scolarisation des mères et de l’inactivité des parents du milieu de l’élève (indicateurs de non-réussite scolaire ; MELS, 2003).
7.
Conformément aux éditions précédentes de l’ETADJES, les élèves vivant avec leurs deux parents (biologiques ou adoptifs) ou en garde
partagée sont regroupés dans la catégorie « biparentale ou en garde partagée » ; ceux habitant avec un seul parent, que ce dernier
ait ou non un nouveau conjoint, sont classés dans la catégorie « monoparentale ou reconstituée » ; ceux vivant avec un tuteur légal, en
foyer d’accueil ou en appartement avec des amis ou d’autres personnes sont classés dans la catégorie « autres ».
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
155
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
5.2.1.1 Participation selon le type de joueurs
Prévalence des types de joueurs selon le sexe
et le niveau scolaire
En 2013, 22 % des élèves sont des joueurs occasionnels
et 3,2 % sont des joueurs habituels. Ces derniers, selon
leur définition, ont joué de façon habituelle à au moins
une forme de jeux figurant dans la liste de l’encadré 5.1
au cours des 12 derniers mois (voir section 5.1.3). Les
garçons sont proportionnellement plus nombreux que
les filles dans les deux catégories de joueurs (joueurs
occasionnels : 25 % c. 18 % ; joueurs habituels : 4,3 % c.
2,1 %*) (tableau 5.3).
On note une hausse graduelle de la proportion des
joueurs occasionnels avec le niveau scolaire en 2013, bien
que les écarts entre les niveaux ne soient pas toujours
significatifs. Cette proportion passe de 15 % environ, en
1re secondaire, à 32 %, en 5e secondaire. Pour ce qui est
de la proportion des joueurs habituels, une seule différence est observée, soit entre la 5e secondaire (5 %) et
la 1re et 2e secondaire (respectivement 2,4 %* et 2,3 %*)
(tableau 5.3).
La proportion des joueurs occasionnels enregistre une
baisse par rapport à 2008 (31 %). Il en est de même pour
la prévalence du jeu habituel qui était de 6 % environ en
2008. Entre 2002 et 2013, une diminution est observée
pour la proportion des joueurs occasionnels (de 43 %
à 22 %) et pour celle des joueurs habituels (de 8 % à
3,2 %) (figure 5.2).
Chez les garçons, la proportion des joueurs occasionnels a diminué depuis 2002, passant de 43 % à 25 % en
2013, bien que les écarts entre les années ne soient pas
toujours significatifs. Quant à la proportion des joueurs
habituels chez les garçons, celle-ci a nettement diminué
depuis 2004 (de 12 % à 4,3 % en 2013).
De 2002 à 2013, la proportion des élèves de sexe féminin
s’adonnant à des jeux de hasard et d’argent sur une base
occasionnelle a connu une baisse constante (de 44 %
à 18 %). De même, la proportion des joueurs habituels
chez les filles est passée de 6 % en 2004 à 2,1 %* en
2013 (figure 5.3).
Tableau 5.3
Type de joueurs au cours des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013
Non-joueurs
Joueurs occasionnels
Joueurs habituels
%
Total
74,8
21,9
3,2
Sexe
Garçons
Filles
70,3 a
79,4 a
25,3 a
18,4 a
4,3 a
2,1 *a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
82,2 a,b
80,3 c,d
74,9 a,c
71,6 b,d
63,6 a,b,c,d
15,4 a,b
17,5 c,d
21,7 a,c
25,2 b,d
31,5 a,b,c,d
2,4 *a
2,3 *b
3,5 *
3,2 *
5,0 a,b
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b, c, d : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
156
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
5 – Jeux de hasard et d’argent
Figure 5.2
Évolution du type de joueurs au cours des 12 derniers mois, élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2013
%
80
74,8 a
70
63,4 a
60
54,9 a
48,9 a
50
40
43,0 a
36,1 a
30
30,9 a
20
10
0
21,9 a
8,1 a
9,0 b
2002
2004
Non-joueurs
5,7
a,b
3,2 a,b
2008
2013
Joueurs habituels
Joueurs occasionnels
a, b : Pour un type donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
Figure 5.3
Évolution des joueurs occasionnels et des joueurs habituels selon le sexe, élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2013
%
50
45
40
35
%
14
Occasionnels
43,6 a
43,0 a
42,5 a,b
12
36,5 36,1 a
33,3 b
30,9
a
8
a
30
10,3 a
9,0 b
8,1 a
7,2 a,b
5,7 a,b
6
28,4
25
25,3 a,b
a
4
21,9 a
20
15
11,9 b
10
a
35,7
Habituels
18,4
2002
2004
2008
4,2 a,b
2
a
0
2013
Garçons
4,3 a,b
6,1 b
5,9 a
Filles
3,2 a,b
2,1 *a,b
2002
2004
2008
2013
Total
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b : Pour un sexe donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
157
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Entre 2008 et 2013, on note une diminution de la proportion
des joueurs occasionnels chez les élèves de la 2e à la
5e secondaire. En effet, au cours de cette période, seule
la proportion des joueurs occasionnels chez les élèves
de 1re secondaire n’a pas changé significativement. Par
ailleurs, on constate une baisse de la proportion des
joueurs habituels chez les élèves de 1re, 2e et 4e secondaire pour la même période (tableau 5.4).
Prévalence des types de joueurs selon les facteurs
sociodémographiques
Une relation est observée entre le type de joueurs et
deux caractéristiques socioéconomiques étudiées dans
l’enquête, soit le fait d’avoir ou non un emploi rémunéré
et le montant d’argent hebdomadaire dont l’élève dispose. Ainsi, proportionnellement, le nombre de joueurs
occasionnels est plus faible chez les élèves qui n’ont
pas d’emploi rémunéré à l’extérieur comparativement
à ceux qui en ont un (18 % c. 27 %) (tableau A5.2). La
proportion des joueurs occasionnels croît aussi avec
le montant d’argent disponible chaque semaine : elle
passe de 16 % chez les élèves qui ont un montant de
10 $ et moins à 34 % chez les élèves qui disposent de
51 $ et plus. Il en est de même pour le jeu habituel : la
proportion des joueurs habituels passe de 2,1 %* chez
les élèves qui disposent de 10 $ et moins par semaine à
5,7 %* chez les élèves qui ont 51 $ et plus.
Enfin, aucune variation significative n’est observée lorsque
la situation familiale, l’autoévaluation de la performance
scolaire et le niveau de l’IMSE sont considérés.
5.2.2 Prévalence de la participation aux
différentes formes de jeux chez
l’ensemble des élèves au cours
des 12 derniers mois
Les résultats de l’enquête montrent que certaines formes
de jeux obtiennent davantage que d’autres la faveur
des élèves.
En 2013, la participation à des jeux de cartes et celle
à la loterie instantanée (« gratteux ») sont les deux
activités les plus fréquemment rapportées par les élèves
du secondaire (15 % dans les deux cas) (tableau 5.5).
Viennent ensuite les paris sur des jeux d’habiletés
Tableau 5.4
Évolution des joueurs occasionnels et des joueurs habituels selon le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec,
de 2002 à 2013
2002
2004
2008
2013
18,5 a
29,3 a
32,2 a
35,0 b
41,2 b
15,4 b
17,5 a
21,7 a
25,2 a,b
31,5 a,b
%
Joueurs occasionnels
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
Joueurs habituels
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
31,1 a,b
43,4 a
44,8 a
48,4 a,b
52,3 a,b
26,0 a,b
35,1 a
38,6 a
39,3 a
46,0 a
7,9 a
8,7 a
7,8 a,b
7,0 *a
9,2 a,b
7,4 b
8,4 b
8,3 *c
11,6 a,b
10,4 *c
5,9 c
6,0 a,b
5,0 *a
5,7 *b
6,2 *a,c
2,4 *a,b,c
2,3 *a,b
3,5 *b,c
3,2 *a,b
5,0 b
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b, c : Pour un niveau scolaire donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
158
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
5 – Jeux de hasard et d’argent
(ex. : billard, basketball, etc.) (7 %), les paris sportifs
privés et le bingo (6 % respectivement), les jeux de dés
(4,9 %), l’achat de billets de loterie ordinaire (3,6 %), les
jeux sur des appareils de loterie vidéo (3,5 %), les paris
sur Internet (2,9 %), la loterie Mise-O-Jeu® (1,6 %), les
jeux de casino (1,1 %) et le Kinzo dans une moindre
proportion.
Le tableau 5.6 illustre l’évolution du taux de participation
des élèves aux diverses formes de jeux répertoriées dans
l’enquête8. Toutes les formes de jeux présentent une baisse
entre 2008 et 2013, exception faite des jeux de casino qui
montrent un écart non significatif. Par ailleurs, pour ces
formes de jeux recensées dans l’enquête depuis 2002
(pour la plupart), une baisse de participation est observée
entre la première fois où elles ont été mesurées et 2013.
Prévalence de la participation aux différentes formes
de jeux selon le sexe et le niveau scolaire
La participation aux diverses formes de jeux varie en
fonction du sexe des élèves. Les garçons sont plus
nombreux, toutes proportions gardées, que les filles à
prendre part aux activités suivantes : jeux de cartes (20 %
c. 10 %), jeux d’habiletés (11 % c. 3,5 %), paris sportifs
privés (9 % c. 2,5 %), jeux de dés (7 % c. 3,0 %), jeux sur
Internet (4,4 % c. 1,3 %*), appareils de loterie vidéo (4,0 %
c. 2,9 %) et loterie Mise-O-Jeu® (tableau 5.5). Cependant,
on ne détecte pas d’écart statistiquement significatif entre
les filles et les garçons pour les formes de jeux suivantes :
les billets de loterie ordinaire, les loteries instantanées,
le bingo, le Kinzo et les jeux de casino.
Tableau 5.5
Participation aux différentes formes de jeux1 au cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves du secondaire,
Québec, 2013
Total
Garçons
Filles
%
Jeux de cartes
Loteries instantanées
Jeux d'habiletés
Bingo
Paris sportifs privés
Jeux de dés
Loteries ordinaires
Appareils de loterie vidéo
Paris sur Internet
Mise-O-Jeu®
Jeux de casino
Kinzo
Billets de loterie reçus en cadeau2
14,9
14,5
7,4
5,6
5,6
4,9
3,6
3,5
2,9
1,6
1,1
0,3 **
8,2
20,0 a
14,1
11,2 a
5,3
8,6 a
6,7 a
3,1
4,0 a
4,4 a
2,4 a
0,9 *
0,4 **
7,5
9,6 a
15,0
3,5 a
6,0
2,5 a
3,0 a
4,1
2,9 a
1,3 *a
0,6 **a
1,2 *
0,3 **
8,9
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a : Pour une forme de jeu donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les sexes au seuil de 0,05.
1. L'ordre de présentation des types de jeux ne signifie pas qu'il y a une différence statistiquement significative entre les prévalences.
2. Cette forme de jeu n’entre pas dans la mesure globale de participation à des jeux de hasard et d’argent.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
8.
À noter qu’en raison d’un changement de libellé, les loteries instantanées ne peuvent être comparées avec les éditions précédentes.
Avant 2013, on demandait au jeune s’il avait « acheté des gratteux », alors qu’en 2013, on lui demande s’il a « joué à des gratteux ».
Certains pourraient acheter sans jouer et d’autres jouer sans les avoir achetés eux-mêmes.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
159
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 5.6
Évolution de la participation à des jeux de hasard et d'argent selon la forme de jeu1, élèves du secondaire, Québec,
de 2002 à 2013
2002
2004
2008
2013
22,3 c
15,6 a,b
11,0 a,b
11,5 b
8,7 a
8,4 b
5,0 a,b
4,9 b,d
2,9 a
1,5 a
19,2 a,b
14,9 a,b,c
7,4 a,b
5,6 a,b
5,7 a,b
4,9 a
3,6 a,b
3,5 a,b
2,9 c,d
1,6 a
1,1 b,c
8,2 a,b
%
Jeux de cartes
Jeux d'habiletés
Bingo
Paris sportifs privés
Jeux de dés2
Loteries ordinaires
Appareils de loterie vidéo
Paris sur Internet
Mise-O-Jeu®
Jeux de casino
Billets de loterie reçus en cadeau3
21,0 a
17,7 a
14,0 a
12,6 a
..
14,2 a,b
8,1 a
3,7 a,b
5,4 a
2,2 a,b
30,5 a
23,2 b
19,5 b
13,2 b
13,9 b
13,3 a
9,8 a
7,1 b
4,7 a,c
3,8 a
2,2 *c
29,9 b
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
.. Non disponible.
a, b, c, d : Pour une forme de jeu donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
1. L'ordre de présentation des types de jeux ne signifie pas qu'il y a une différence statistiquement significative entre les prévalences.
2. En 2002, les jeux de dés étaient classés dans la catégorie « autres jeux ». Cette catégorie n'est donc pas exactement la même qu'en 2002.
3. Cette forme de jeu n’entre pas dans la mesure globale de participation à des jeux de hasard et d’argent.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
Les proportions des élèves qui participent aux diverses
formes de jeux ne varient pas toutes significativement en
fonction du niveau scolaire. En effet, aucune variation n’est
détectée pour les loteries ordinaires, le bingo, le Kinzo,
les appareils de loterie vidéo, les paris sur Internet et la
loterie Mise-O-Jeu®9. Toutefois, on note que la participation aux formes de jeux suivantes varie selon le niveau
scolaire : les jeux de cartes, les loteries instantanées, les
jeux de dés, les paris sportifs privés, les jeux d’habiletés
et les jeux dans les casinos. Ce sont les élèves de la 5e
secondaire qui participent en plus grande proportion à
certains jeux comparativement aux élèves des autres
niveaux scolaires : les jeux de cartes, les loteries instantanées et les jeux d’habiletés (tableau A5.3).
9.
160
Participation à des parties de poker
Nous constatons qu’environ 3,5 % des élèves ont joué
au poker sur Internet, 11 % ont parié de l’argent lors de
parties de poker entre amis et 1,8 % ont pris part à des
parties de poker organisées par d’autres personnes que
des amis, et ce, au moins une fois au cours des 12 derniers
mois (tableau 5.7). La participation des élèves au poker
dans un « Ludoplex » ou un casino s’établit, quant à elle,
à près de 0,5* %.
En 2013, les garçons jouent davantage au poker que les
filles, que ce soit sur Internet (5,3 % c. 1,7* %), avec des
amis (15 % c. 6 %) ou dans des événements organisés
par d’autres personnes (2,5 %* c. 1,1 %*).
La puissance statistique est limitée pour certaines comparaisons étant donné les petites proportions observées. Ces données sont
tout de même présentées en annexe. (tableau A5.3)
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
5 – Jeux de hasard et d’argent
Tableau 5.7
Participation à différentes formes de parties de poker au cours des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, 2013
Internet
Avec des amis
Avec d'autres
personnes que des amis
Casino /
« Ludoplex »
%
Total
3,5
10,9
1,8
0,5 *
Sexe
Garçons
Filles
5,3 a
1,7 *a
15,1 a
6,5 a
2,5 *a
1,1 *a
0,5 **
0,5 **
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
2,0 *a
3,3 *b
3,4 *c
3,5 *d
5,8 a,b,c,d
6,9 a,b
7,5 c,d
11,8 a,c
12,7 b,d
16,0 a,c
x
1,8 **
2,2 *
1,8 **
2,8 *
x
0,6 **
x
x
1,1 **
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x : Donnée confidentielle.
a, b, c, d : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
Lorsqu’il est question du niveau scolaire, la prévalence
de la participation à des parties de poker sur Internet
est plus élevée chez les élèves de 5e secondaire que
chez ceux des autres niveaux. Le taux de participation
à des parties de poker entre amis passe de 7 % en 1re
secondaire à 16 % en 5e secondaire, tandis que les deux
autres façons de jouer au poker ne montrent pas d’écart
significatif selon cette variable.
La participation à des jeux de poker sur Internet est
passée de 5 % en 2008 à 3,5 % en 2013. Les parties de
poker entre amis sont passées de 21 % à 11 %, et les
parties de poker avec d’autres personnes, de 3,6 % à
1,8 %, durant la même période. Enfin, la participation
des élèves au poker dans un « Ludoplex » a également
diminué entre 2008 et 2013, passant de 0,9 % à 0,5 %*
(données non illustrées).
Billets de loterie offerts en cadeau
En 2013, environ 8 % des élèves ont reçu en cadeau des
billets de loterie ordinaire ou instantanée. Les élèves de
5e secondaire reçoivent des billets de loterie en plus
grande proportion (12 %) que ceux des autres niveaux
scolaires (tableau A5.3). La proportion des élèves qui
reçoivent des billets de loterie en cadeau a beaucoup
diminué depuis 2002 (31 % en 2002 c. 19 % en 2008 c.
8 % en 2013). Ces données se retrouvent aux tableaux
5.5 et 5.6. Par contre, cette forme de jeu n’entre pas
dans la mesure globale de participation à des jeux de
hasard et d’argent.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
161
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
5.2.2.1 Prévalence de la participation à des jeux
privés et à des jeux étatisés
Prévalence de la participation à des jeux privés
et étatisés chez l’ensemble des élèves
Comme nous l’avons mentionné plus haut, environ 25 %
des élèves ont participé à au moins une forme de jeux de
hasard et d’argent au cours des 12 derniers mois. Dans
la section précédente, une analyse de la participation de
ces élèves aux différentes formes de jeux a été présentée.
Les deux sections qui suivent abordent, pour leur part, la
prévalence de la participation à ces différentes formes de
jeux en regroupant celles-ci en deux grandes catégories :
les jeux privés et les jeux étatisés (voir encadré 5.1). À
cet égard, on note que 6 % des élèves ont joué à des
jeux privés sans avoir joué à des jeux étatisés, 7 % des
élèves ont joué à des jeux étatisés sans avoir joué à des
jeux privés et 11 % ont joué à des jeux privés et à des
jeux étatisés (tableau 5.8).
Davantage de garçons que de filles ont participé à la fois
à des jeux privés et à des jeux étatisés en 2013 (14 % c.
9 %). Il y a aussi davantage de garçons que de filles qui
ont joué exclusivement à des jeux privés (10 % c. 2,3 %),
mais une proportion plus grande de filles que de garçons
ont joué exclusivement à des jeux étatisés (9 % c. 5 %).
5.2.2.2 Prévalence de la participation
à des jeux privés
Prévalence de la participation à des jeux privés
selon le sexe et le niveau scolaire
En 2013, parmi l’ensemble des élèves du secondaire,
environ 18 % ont participé à au moins une forme de jeux
privés au cours des 12 derniers mois. Les garçons sont
plus nombreux que les filles, toutes proportions gardées,
à jouer à des jeux privés (24 % c. 11 %) (tableau 5.9).
La participation des élèves à des jeux privés est significativement associée au niveau scolaire. En effet, le taux
de participation passe de 11 % en 1re secondaire à 26 %
en 5e secondaire.
Tableau 5.8
Participation à des jeux privés et à des jeux étatisés
au cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves
du secondaire, Québec, 2013
Total
Garçons
Filles
%
A joué aux deux types de jeux
Jeux privés seulement
Jeux étatisés seulement
N'a pas joué
13,7 a
9,0 a
a
10,4
2,3 a
5,3 a
9,2 a
a
70,6 79,5 a
11,4
6,4
7,2
75,0
a : Pour un type de jeu donné, le même exposant exprime une différence
significative entre les sexes au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur
à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
Tableau 5.9
Participation à des jeux privés1 et à des jeux étatisés2
au cours des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau
scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013
Jeux privés
Jeux étatisés
%
Total
17,9
18,7
Sexe
Garçons
Filles
24,3 a
11,4 a
19,1
18,2
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
11,4 a,b
14,4 c,d
18,4 a,c
20,7 b,d
26,1 a,b,c,d
14,3 a
14,6 b
17,7 c
19,3 a,b
28,7 a,b,c
a, b, c, d : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de
0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur
à 15 %.
1. Au moins une forme de jeux privés, peu importe la participation aux
jeux étatisés.
2. Au moins une forme de jeux étatisés, peu importe la participation aux
jeux privés.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant
d’autres habitudes de vie), 2013.
162
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
5 – Jeux de hasard et d’argent
La prévalence de la participation à des jeux privés est
moindre que celles obtenues depuis 2002 ; la baisse la
plus marquante s’est produite entre 2008 et 2013 (30 %
c. 18 %). Lorsqu’on examine l’évolution du taux de participation à ces jeux chez les garçons comme chez les
filles, celui-ci est plus faible en 2013 comparativement
aux autres années considérées (figure 5.4). En 2013,
le taux de participation à des jeux privés pour chaque
niveau scolaire est moins important que dans les éditions
précédentes (tableau 5.10).
Figure 5.4
Évolution de la participation à des jeux privés au cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves du secondaire, Québec,
de 2002 à 2013
%
50
40,3 a
40
30
40,7 b
34,1 b
36,2 a,b
30,0 b
32,3 a
20
24,3 a,b
24,2 a
27,4
a,b
23,6 b
17,9 a,b
10
0
11,4 a,b
2002
2004
Garçons
2008
Filles
2013
Total
a, b : Pour un sexe donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
Tableau 5.10
Évolution de la participation à des jeux privés au cours des 12 derniers mois selon le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, de 2002 à 2013
2002
2004
2008
2013
19,1 a,b
29,7 c
31,1 b
33,6 c
37,6 c
11,4 a,b
14,4 a,b,c
18,4 a,b
20,7 a,b,c
26,1 a,b,c
%
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
24,3 a
32,8 a
35,4 a
33,5 a
38,6 a
26,1 b
33,1 b
37,0 b
38,1 c
39,6 b
a, b, c : Pour un niveau scolaire donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
163
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Prévalence de la participation à des jeux privés
selon le type de joueurs
En 2013, près de 16 % des élèves ont participé à des
jeux privés sur une base occasionnelle, davantage de
garçons que de filles (21 % c. 10 %) (tableau A5.4). Ce
taux de participation est inférieur à celui de 2008 (26 %).
Tant chez les garçons que chez les filles, cette proportion
a diminué entre 2008 et 2013 (données non illustrées).
Environ 2,2 % des élèves du secondaire ont participé à
des jeux privés sur une base habituelle en 2013 ; il s’agit
d’une baisse comparativement aux éditions précédentes
de l’ETADJES. Toutes proportions gardées, les garçons
sont plus nombreux à participer à des jeux privés sur une
base habituelle que les filles (3,4 % c. 1,0 %*) (tableau
A5.4). Dans un groupe comme dans l’autre, une diminution par rapport aux éditions antérieures est observée
(données non illustrées).
En ce qui concerne le niveau scolaire, la participation
occasionnelle à des jeux privés augmente avec cette
variable, passant de 10 % en 1re secondaire à 23 % en 5e
secondaire en 2013, tandis que les proportions d’élèves
jouant de manière habituelle sont trop faibles pour faire
des comparaisons sur ce plan (tableau A5.4).
Prévalence de la participation à des jeux privés
selon les facteurs sociodémographiques
En 2013, la participation des élèves à des jeux privés au
cours des 12 derniers mois est moins élevée chez les
élèves vivant dans une famille biparentale ou en garde
partagée que chez ceux qui vivent dans une famille
monoparentale ou reconstituée (17 % c. 20 %). Elle est
aussi moins élevée chez ceux qui n’ont pas d’emploi
rémunéré à l’extérieur que chez ceux qui en ont un (15 %
c. 22 %) (tableau A5.5). Le montant d’argent hebdomadaire disponible est aussi lié à la participation à des jeux
privés : les élèves qui disposent de 10 $ et moins (12 %)
participent significativement moins que ceux qui ont un
montant plus important. Les élèves qui jouissent d’une
somme de 51 $ et plus par semaine (29 %) sont les plus
164
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
nombreux à participer à ces jeux. Enfin, les élèves qui
estiment leur performance scolaire inférieure à la moyenne
des élèves de leur classe sont plus nombreux, toutes
proportions gardées, à participer à des jeux privés, comparativement à ceux qui considèrent leur performance
dans la moyenne ou au-dessus de la moyenne (22 % c.
18 % et 16 %).
5.2.2.3 Prévalence de la participation à des jeux
étatisés
Prévalence de la participation à des jeux étatisés
selon le sexe et le niveau scolaire
En 2013, environ 19 % des élèves ont participé à au moins
une forme de jeux étatisés au cours des 12 derniers mois.
Les données ne permettent pas de déceler une différence
significative entre les taux de participation masculin et
féminin à des jeux étatisés (tableau 5.9).
La participation à des jeux étatisés, à l’instar de la participation à des jeux privés, est significativement associée
au niveau scolaire. En 2013, la prévalence passe de 14 %
en 1re secondaire à 29 % en 5e secondaire, bien que les
écarts entre les niveaux ne soient pas toujours significatifs.
La prévalence de la participation à des jeux étatisés est
moindre que celle constatée en 2008 (25 %). Une diminution progressive est d’ailleurs notée dans la participation
des élèves à des jeux étatisés depuis 2002, alors que la
proportion s’élevait à 44 %. Cette importante diminution
est observée chez les deux sexes (figure 5.5).
Entre 2008 et 2013, le taux de participation à des jeux
étatisés a enregistré une baisse pour la 2e, 3e et 4e secondaire (2e secondaire : de 25 % à 15 % ; 3e secondaire :
de 26 % à 18 % ; 4e secondaire : de 26 % à 19 %). Il faut
tout de même mentionner que les élèves de 1re et de 5e
secondaire affichent une diminution dans la participation
à ces jeux par rapport aux autres années examinées.
Rappelons que le taux de participation a connu une
baisse graduelle pour l’ensemble des élèves depuis
2002 (tableau 5.11).
5 – Jeux de hasard et d’argent
Figure 5.5
Évolution de la participation à des jeux étatisés au cours des 12 derniers mois selon le sexe, élèves du secondaire,
Québec, de 2002 à 2013
%
50
45,1 a
43,7 a
40
42,3 a
30
35,7 a
34,1 a
32,5 a
26,4 a
20
10
2002
2004
Garçons
Filles
24,9 a
23,4 a
19,1 a
18,7 a
18,2 a
2008
2013
Total
a : Pour un sexe donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
Tableau 5.11
Évolution de la participation à des jeux étatisés au cours des 12 derniers mois selon le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2013
2002
2004
2008
2013
16,5 a
25,2 a
25,9 a
25,6 a
32,4 a
14,3 b
14,6 a
17,7 a
19,3 a
28,7 b
%
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
33,7 a,b
43,8 a
44,8 a
46,8 a
53,6 a,b
24,6 a,b
32,1 a
34,7 a
39,2 a
44,7 a,b
a, b : Pour un niveau donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
165
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Prévalence de la participation à des jeux étatisés
selon le type de joueurs
5.2.2.4 Participation à des jeux de hasard et d’argent
sur Internet ou en ligne
Environ 17 % des élèves ont participé à des jeux étatisés
sur une base occasionnelle en 2013, sans qu’il n’y ait de
différence significative dans les proportions de garçons
et de filles (tableau A5.6). La proportion des élèves ayant
participé à des jeux étatisés occasionnellement a connu
une baisse graduelle depuis 2002, et ce, autant chez
les filles que chez les garçons (données non illustrées).
Près de 6 % des jeunes ont participé à des jeux sur
Internet en 2013. Les garçons sont proportionnellement
plus nombreux que les filles à l’avoir fait au moins une
fois au cours des 12 derniers mois (9 % c. 4,0 %). Il n’y
a pas de différence statistiquement significative selon le
niveau scolaire quant à la participation à ce type de jeux
de hasard et d’argent (tableau 5.12).
En 2013, près de 1,5 % des élèves du secondaire ont
participé à des jeux étatisés sur une base habituelle,
un taux inférieur à celui de 2008 (2,6 %) (donnée non
illustrée). Comme dans le cas de la participation occasionnelle à des jeux étatisés, la participation habituelle
montre des proportions similaires chez les garçons et
les filles (tableau A5.6). La proportion de filles qui ont
participé à des jeux étatisés sur une base habituelle
a diminué depuis 2008 (2,8 % c. 1,4 %* en 2013) ; une
tendance dans le même sens est observée chez les
garçons (données non illustrées).
Les jeux sur Internet qui semblent les plus populaires
auprès des élèves ayant joué à des jeux de hasard et
d’argent au cours des 12 derniers mois sont le poker
avec du vrai argent (Cash Game), les paris sportifs, les
appareils de loterie vidéo ou les machines à sous et les
jeux de table pour de l’argent (tableau 5.13).
Comme dans le cas des jeux privés, la participation
occasionnelle à des jeux étatisés est significativement
associée au niveau scolaire des élèves. Le taux de participation passe de 13 % en 1re secondaire à 27 % en 5e
secondaire en 2013, bien que les écarts entre les niveaux
ne soient pas toujours significatifs (tableau A5.6).
Prévalence de la participation à des jeux étatisés
selon les facteurs sociodémographiques
La participation à des jeux étatisés au cours des 12 derniers mois varie selon le fait d’occuper un emploi ou non :
les élèves qui n’ont pas d’emploi rémunéré à l’extérieur
participent significativement moins à des jeux étatisés que
ceux qui en ont un (15 % c. 24 %) (tableau A5.5). En ce
qui a trait au montant d’argent hebdomadaire disponible,
le taux de participation est plus faible chez les élèves
qui disposent de 10 $ et moins (13 %), en comparaison
de ceux qui ont des montants plus élevés. Les jeunes
du secondaire qui ont 51 $ et plus par semaine sont
proportionnellement plus nombreux à participer à des
jeux étatisés que les autres élèves (29 %).
166
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Tableau 5.12
Participation à des jeux sur Internet ou en ligne au cours
des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, 2013
%
Total
6,4
Sexe
Garçons
Filles
8,6 a
4,0 a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
5,1
7,2
5,5
6,2 *
8,2
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions d’une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant
d’autres habitudes de vie), 2013.
5 – Jeux de hasard et d’argent
Tableau 5.13
Participation à différents jeux1 sur Internet ou en ligne au
cours des 12 derniers mois, élèves du secondaire ayant joué
dans les 12 derniers mois, Québec, 2013
Total
%
Poker avec du vrai argent (Cash Game)
Paris sportifs
Appareils de loterie vidéo ou machines à sous
Jeux de table pour de l'argent
(autres que poker comme Baccara, ...)
Poker en tournoi pour de l'argent
Bingo
Mise-O-Jeu®
Loteries ordinaires
Autre
7,7
7,2
6,2
6,0
5,3
4,1
2,7 *
0,8 **
3,2 *
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
5.2.3 Gravité des problèmes de jeu au cours
des 12 derniers mois
5.2.3.1 Prévalence des problèmes de jeu selon
leur gravité chez l’ensemble des élèves
Cette partie du chapitre examine les catégories dans
lesquelles peuvent se retrouver les élèves selon la gravité
de leurs problèmes de jeu, à savoir les joueurs à risque
de développer une dépendance au jeu ou les joueurs
pathologiques probables (voir section 5.1.5).
En 2013, environ les trois quarts des élèves ne participent
pas à des jeux de hasard et d’argent et 21 % sont des
joueurs sans problème de jeu. Autrement dit, la proportion
des joueurs à risque de développer une dépendance est
d’environ 2,7 % et 0,9 %* sont des joueurs pathologiques
probables (tableau 5.14). Ces proportions sont moindres
qu’en 2002 (figure 5.6).
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise fournie
à titre indicatif seulement.
1. L’ordre de présentation des types de jeux ne signifie pas qu’il y a une
différence statistiquement significative entre les prévalences.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d’autres habitudes de vie), 2013.
Tableau 5.14
Problèmes de jeu au cours des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec, 2013
Joueurs sans problème
Joueurs à risque
Joueurs pathologiques probables
%
Total
21,3
2,7
0,9 *
Sexe
Garçons
Filles
24,3 a
18,2 a
3,5 a
1,8 *a
1,4 **a
0,4 **a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
14,7 a,b
15,9 c,d
21,9 a,c
24,2 b,d
31,3 a,b,c,d
2,2 *a
2,4 *
1,9 **b
2,9 **
4,0 *a,b
0,6 **
1,0 **
0,8 **
1,4 **
1,0 **
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c, d : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres habitudes
de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
167
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Figure 5.6
Évolution des problèmes de jeu selon le sexe, élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2013
%
50
40
45,1 a
44,4 a
43,7
37,2 a
37,1 a
a
36,9 a
30
32,7 a 30,5 a
28,3 a
24,3 a
21,3 a
18,2 a
20
10
0
7,5 b 6,0 a,b
6,4 a
4,8 a
3,3 a
2002
2004
2008
2013
2002
Joueurs sans problème
4,4 b
2004
5,0 4,1 b 3,5 a,b a,b
2,7
1,8 *a,b,c
3,2 c
b
2008
2013
Joueurs à risque
Garçons
Filles
3,2 a
2,3 a
1,4 *a
3,6 b
2,5 b
1,4 *b
2,8 c
2,0 c
1,0 *c
2002
2004
2008
1,4 **a,b,c
0,9 *a,b,c
0,4 **a,b,c
2013
Joueurs pathologiques probables
Total
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c : Pour un sexe et une catégorie donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
Prévalence des problèmes de jeu selon le sexe
et le niveau scolaire
Les proportions de joueurs à risque et de joueurs pathologiques probables varient selon le sexe des élèves. À cet
égard, on note une plus grande proportion de joueurs à
risque chez les garçons que chez les filles (3,5 % c. 1,8 %*)
et une plus grande proportion de joueurs pathologiques
probables parmi ces derniers, bien que les prévalences
du jeu pathologique soient plutôt faibles (tableau 5.14).
En 2013, la proportion des joueurs à risque est significativement plus élevée chez les élèves de la 5e secondaire
(4,0 %*), comparativement aux élèves de 1re (2,2 %*) et
de 3e secondaire qui présentent une proportion moindre.
Pour les autres niveaux scolaires, les écarts ne sont pas
statistiquement significatifs. En ce qui a trait aux proportions
d’élèves considérés comme des joueurs pathologiques
probables, l’enquête ne décèle pas d’écarts significatifs
selon le niveau scolaire.
168
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
En ce qui concerne l’évolution de ces proportions, une
baisse non continue s’observe entre 2002 et 2013, quel
que soit le sexe (figure 5.6). Quant à l’évolution selon le
niveau scolaire, les proportions de joueurs pathologiques
probables sont plutôt faibles et ne permettent pas d’observer une telle évolution. En revanche, les résultats portant
sur les joueurs à risque témoignent d’une tendance à la
baisse pour les élèves de 1re, 2e et 3e secondaire entre
2002 et 2013 (tableau 5.15).
Proportions des joueurs à risque et des joueurs
pathologiques probables selon les facteurs
sociodémographiques
On retrouve une proportion plus petite de joueurs à risque
(1,5 %*) chez les élèves qui disposent d’un montant de
10 $ et moins par semaine, en comparaison de ceux qui
ont à leur disposition de 11 $ à 30 $ (3,5 %*), de 31 $ à
50 $ (3,7 %*) ou 51 $ et plus (3,7 %*), tandis qu’aucune
différence significative n’est constatée dans les proportions de joueurs pathologiques. Enfin, les autres facteurs
sociodémographiques étudiés ne se sont pas révélés
associés significativement à la gravité des problèmes
de jeu (tableau A5.7).
5 – Jeux de hasard et d’argent
Tableau 5.15
Évolution des problèmes de jeu selon le niveau scolaire, élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2013
2002
2004
2008
2013
19,9 a
28,5 a
30,4 a
35,5 a
40,2 a
14,7 a
15,9 a
21,9 a
24,2 a
31,3 a
%
Joueurs sans problème
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
32,6 a
43,7 a
46,5 a
49,6 a
54,7 a
25,8 a
35,1 a
39,8 a
41,7 a
48,3 a
Joueurs à risque
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
4,5 *a,b
5,8 a
4,4 a
4,5 *
4,9
5,2 c,d
6,6 b
5,4 b
6,6 *a
6,2 *
2,5 *a,c
5,1 *c
4,2 *c
4,0 *
4,9 *
2,2 *b,d
2,4 *a,b,c
1,9 **a,b,c
2,9 **a
4,0 *
Joueurs pathologiques probables
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
2,7 *a
2,9 *a
2,2 *
1,6 **
2,1 *
3,0 *b
2,4 *
1,9 **
2,9 *a
2,0 *
2,0 *c
1,8 **
2,5 *
1,2 *a
2,4 **a
0,6 **a,b,c
1,0 **a
0,8 **
1,4 **
1,0 **a
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c, d : Pour un niveau scolaire et une catégorie donnés, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
5.2.3.2 Prévalence des problèmes de jeu selon
leur gravité chez les joueurs seulement
Prévalence des problèmes de jeu chez les joueurs
seulement selon le sexe et le niveau scolaire
Cette dernière section porte sur les proportions de joueurs
à risque et de joueurs pathologiques probables chez
les élèves qui ont joué à au moins une des formes de
jeux de hasard et d’argent examinées dans l’enquête,
au cours des 12 derniers mois. Les résultats qui suivent
concernent donc les joueurs seulement et non l’ensemble
des élèves du secondaire.
Il n’y a pas de différence significative selon le sexe
quant à la prévalence du jeu à risque, mais les joueurs
pathologiques probables sont plus susceptibles d’être
des garçons que des filles (tableau A5.8).
En 2013, environ 11 % des joueurs sont considérés
comme des joueurs à risque et 3,8 %* sont des joueurs
pathologiques probables (tableau A5.8). Ces proportions
n’ont pas varié de manière significative entre 2008 et
2013, tant chez les garçons que chez les filles (données
non illustrées).
Les proportions de joueurs à risque et de joueurs pathologiques probables ne varient pas selon le niveau scolaire. En ce qui concerne l’évolution dans le temps, peu
importe le niveau scolaire examiné, les proportions de
joueurs à risque et de joueurs pathologiques probables
ne diffèrent pas significativement en 2013 de celles des
autres éditions de l’enquête (données non illustrées).
Aucun des facteurs sociodémographiques étudiés parmi
les joueurs n’est associé significativement, en 2013, aux
proportions de joueurs à risque et de joueurs pathologiques probables.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
169
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Prévalence des problèmes de jeu selon le type
de joueurs
Conséquences de la participation à des jeux de hasard
et d’argent
La gravité des problèmes de jeu est liée à la fréquence
de celui-ci puisque les joueurs à risque et les joueurs
pathologiques probables sont plus susceptibles de
se retrouver parmi les joueurs habituels que parmi les
joueurs occasionnels. En effet, environ 18 %* et 17 %* des
joueurs habituels sont considérés respectivement comme
des joueurs à risques et pathologiques probables, alors
que 10 % des joueurs occasionnels se retrouvent dans
la catégorie des joueurs à risque et, dans une moindre
proportion dans la catégorie des joueurs pathologiques
probables (données non illustrées).
Parmi les critères diagnostiques utilisés chez les joueurs
uniquement (soit 25 % des élèves), les trois critères
suivants sont ceux les plus fréquemment rapportés :
18 % des joueurs étaient préoccupés avec le jeu et son
financement, 13 % ont joué pour tenter de recouvrer leurs
pertes et 9 % ont senti le besoin de miser de plus en
plus d’argent pour retrouver le même niveau d’excitation
(tableau A5.9).
Les estimations ne permettent pas de déterminer s’il y a
des différences entre les sexes.
Enfin, l’emprunt d’argent à un prêteur ou à un prêteur
sur gages a été rapporté par une proportion moindre de
joueurs (élèves qui ont participé à des jeux de hasard
et d’argent dans les 12 derniers mois) que la proportion
notée en 2008 (3,5 %) (données non illustrées).
170
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
5 – Jeux de hasard et d’argent
CONCLUSION
Des progrès depuis la dernière enquête
Les résultats de l’ETADJES 2013 indiquent clairement que
la participation à des jeux de hasard et d’argent continue
de diminuer, tant chez les garçons que chez les filles,
et à chaque niveau scolaire. Entre 2002 et 2013, le taux
de participation parmi l’ensemble des élèves a chuté,
passant de 51 % à 25 %.
La participation aux diverses formes de jeux mesurées
dans l’enquête (considérées séparément) a diminué entre
2008 et 2013, excepté les jeux de casino ; ceux-ci sont
moins populaires que les autres formes de jeux.
La participation à des jeux étatisés montre une baisse
constante depuis 2002, alors que celle ayant trait aux
jeux privés diminue depuis 2004.
La proportion, chez l’ensemble des élèves, de joueurs
à risque de développer une dépendance est en baisse
depuis 2004, alors que la proportion des joueurs pathologiques probables est moindre en 2013 que dans chacune
des éditions précédentes de l’enquête.
Des éléments à suivre
L’offre de jeux étatisés a connu certains changements
depuis la dernière enquête. Depuis décembre 2010, LotoQuébec, par l’intermédiaire d’un site Internet, propose des
variantes du poker, des jeux de table ainsi que différents
types de black-jack et de roulette. En outre, depuis mars
2012, la loterie Mise-O-Jeu® permet de parier en ligne sur
des événements sportifs et offre son application mobile.
Cependant, ces nouvelles formes de jeux pourraient avoir
un impact sur les différences qui seront observées entre
l’édition 2013 et la prochaine édition.
Dans un même ordre d’idées, la participation à des jeux
sur Internet ou en ligne, mesurée par de nouvelles questions dans l’ETADJES 2013, pourra être suivie dans le
temps à partir de la prochaine édition de l’enquête. Pour
l’instant, les résultats permettent de constater qu’environ
6 % des élèves participent à des jeux en ligne, davantage
les garçons que les filles. Toutefois, aucune différence n’a
été notée selon le niveau scolaire. Pourtant, les élèves
de la 5e secondaire sont plus nombreux à participer à la
plupart des jeux de hasard et d’argent. Y aurait-il donc
des proportions similaires de jeunes élèves et d’élèves
plus âgés qui prennent part aux jeux en ligne ? Dans
un contexte où Internet semble omniprésent et où les
sites de jeux sont attrayants pour les plus jeunes, il est
plausible que le jeu en ligne soit privilégié. Il convient
de souligner que l’accès à des jeux sur Internet peut
faire en sorte d’accentuer la participation à des jeux de
hasard et d’argent, même si ces derniers sont, en principe, réservés aux adultes. Certains sites, en plus d’être
accessibles aux mineurs, comportent plusieurs éléments
de dangerosité tels que l’offre de plusieurs jeux en un seul
lieu et l’anonymat qui fait en sorte que le jeune ne sera
pas découvert par son entourage. Cette forme de jeu est
également à suivre parce qu’elle pourrait présenter des
risques supplémentaires pour les personnes vulnérables
(le jeu virtuel favorise notamment une perte de contact
avec le monde réel) (Papineau, 2010).
Les garçons sont plus susceptibles que les filles de devenir des joueurs à risque ou des joueurs pathologiques
probables10. Les faibles prévalences de joueurs à risque
et de joueurs pathologiques probables ne permettent pas
d’aller cher­cher des différences plus détaillées entre les
garçons et les filles, mais certains auteurs soupçonnent
que les uns et les autres ne répondent pas aux mêmes
critères parmi ceux servant à mesurer la gravité des
problèmes de jeu. L’analyse de sous-types de joueurs
pathologiques probables et des différences selon le
sexe pourrait clarifier la relation entre le jeu pathologique
probable et d’autres comportements problématiques
(Faregh et Derevensky, 2011).
Les facteurs associés
Les garçons sont plus enclins à participer à des jeux de
hasard et d’argent que les filles. En ce qui concerne le
niveau scolaire, les élèves de la 5e secondaire sont les
plus nombreux, en proportion, à jouer à des jeux privés
et à des jeux étatisés.
10. Les proportions sont toutefois négligeables pour les joueurs pathologiques probables ; l’interprétation des différences entre les garçons
et les filles doit donc se faire avec prudence.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
171
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Les résultats de l’enquête montrent également que
le montant d’argent disponible chaque semaine est
associé à la participation à des jeux, à la fréquence du
jeu (joueur occasionnel ou habituel) et au fait d’être un
joueur à risque de développer une dépendance. En
effet, les taux de participation à des jeux de hasard et
d’argent, tant privés qu’étatisés, sont plus élevés parmi
les élèves disposant de 11 $ et plus par semaine que
chez ceux qui disposent de 10 $ et moins. Les proportions de joueurs qui jouent de manière occasionnelle
ou habituelle augmentent également avec le montant
d’argent disponible. De plus, les joueurs à risque sont
moins nombreux parmi les élèves qui disposent de 10 $
et moins par semaine comparativement à ceux qui ont
davantage d’argent de poche ou provenant d’un emploi.
Le fait de détenir un emploi est aussi associé à un plus
haut taux de participation et à une plus grande proportion de joueurs occasionnels. Les élèves qui vivent dans
une famille biparentale ou en garde partagée sont moins
nombreux, toutes proportions gardées, à participer à
des jeux de hasard et d’argent comparativement à ceux
vivant dans une famille monoparentale ou reconstituée.
Enfin, les élèves qui évaluent leur performance scolaire
comme étant inférieure à la moyenne de la classe sont
plus portés à participer à des jeux privés que ceux qui
évaluent leur performance scolaire dans la moyenne
ou au-dessus de la moyenne. L’autoévaluation de la
performance scolaire n’est toutefois pas associée à la
participation à des jeux étatisés.
Comment se comparent les résultats avec ceux
d’autres enquêtes
À notre connaissance, il existe peu de données récentes
sur la participation des jeunes à des jeux de hasard et
d’argent. Selon l’Ontario Student Drug Use and Health
Survey de 2009, menée auprès de 9 112 élèves de la
7e à la 12e année en Ontario, environ 43 % ont participé
à des jeux de hasard et d’argent au cours des 12 derniers mois. Cette prévalence est plus élevée que celle
obtenue dans la présente enquête, mais se rapproche
davantage de celle obtenue lors de la précédente édition
de l’ETADJES en 2008 (37 %). Il faut mentionner que les
élèves de 12e année sont plus âgés que ceux de la 5e
secondaire au Québec, ce qui pourrait faire augmenter la
prévalence globale en Ontario. Tout comme au Québec,
la participation augmente avec le niveau scolaire et est
plus élevée chez les garçons que chez les filles. Dans
cette enquête ontarienne, selon l’échelle utilisée, 2,8 %
des élèves, en majorité des garçons, sont considérés
comme des « joueurs à problème ». Ces élèves sont plus
172
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
susceptibles de déclarer des problèmes liés à la consom­
mation de drogues, des problèmes de santé mentale et
des comportements délinquants (Cook et autres, 2010).
L’enquête la plus récente ayant fait le portrait des jeux
de hasard et d’argent au Québec (12 000 répondants en
2012) révèle que près de 67 % des adultes ont parié ou
dépensé de l’argent pour participer à un jeu de hasard
ou d’argent durant une période de 12 mois (Kairouz et
Nadeau, 2014), l’activité la plus courante ayant été la
loterie (ordinaire ou instantanée). Par ailleurs, la prévalence
des joueurs à risque modéré de développer un problème
et celle des joueurs pathologiques probables chez les
adultes (1,4 % et 0,4 % respectivement) avoisinent celles
que l’on retrouve chez les jeunes. Toutefois, l’instrument
utilisé pour mesurer la gravité des problèmes de jeu n’est
pas le même dans la population des adultes et dans celle
des jeunes (Indice canadien du jeu excessif [ICJE] vs
DSM-IV-J). Les personnes qui s’adonnent aux appareils
de loterie vidéo tout comme les joueurs en ligne sont
proportionnellement plus nombreux à être des joueurs à
risque modéré et des joueurs pathologiques probables :
leurs dépenses reliées au jeu sont sensiblement plus
élevées que celles des joueurs en général. En outre,
ces joueurs rapportent plus fréquemment des conduites
addictives, telles que l’usage quotidien de cigarettes, la
consommation à risque d’alcool et l’usage de cannabis.
En résumé
Même si au Québec l’offre de jeux de hasard et d’argent
est très présente, variée et accessible, une baisse de la
participation est observée. Bien que ces résultats soient
encourageants, il reste que certains élèves ont facilement
accès aux diverses formes de jeux de hasard et d’argent.
De plus, malgré son caractère inoffensif pour la plupart,
le jeu est un phénomène qui ne doit pas être banalisé.
Certains élèves présentent des problèmes de jeu et sont
considérés comme des joueurs à risque ou des joueurs
pathologiques probables. La catégorisation des joueurs
selon le nombre de critères diagnostiques qu’ils endossent
doit permettre de mieux intervenir auprès de ceux qui ont
des problèmes de jeu et de prévenir le développement
de tels problèmes chez les autres. La préoccupation
concernant le jeu et son financement, le fait de jouer pour
récupérer ses pertes et le besoin de miser de plus en
plus d’argent pour atteindre l’état d’excitation souhaité
sont les trois critères diagnostiques les plus fréquents
chez les jeunes qui ont participé à au moins une forme
de jeux de hasard et d’argent. La présentation de ces
5 – Jeux de hasard et d’argent
résultats contribuera sans aucun doute à la reconnaissance des problèmes par les jeunes eux-mêmes ou par
les intervenants et éducateurs en milieu scolaire.
Par ailleurs, il serait intéressant de voir si les joueurs en
ligne pré­sentent une plus grande proportion de joueurs
à risque et de joueurs pathologiques probables que les
joueurs qui ne jouent pas en ligne ; c’est ce que la dernière enquête auprès des adultes a permis de découvrir
(Kairouz et Nadeau, 2014).
Selon la littérature, les problèmes de jeu sont souvent
accompagnés d’autres problèmes de dépendance,
comme une dépendance à l’alcool ou à la drogue, voire
de troubles de santé mentale (Barnes et autres, 2011).
Le chapitre 6 du présent rapport porte sur le cumul des
comportements et illustre d’ailleurs que l’alcool et le jeu
constituent la combinaison la plus fréquente chez les
élèves. Pour certains jeunes, le jeu pathologique pourrait
mener à divers problèmes concomitants susceptibles de
nécessiter le recours à des services de santé. Il est alors
légitime d’entretenir des inquiétudes face à la participation
des jeunes à des jeux de hasard et d’argent, même si
l’activité demeure ludique et sans conséquences pour
la majorité d’entre eux.
Les résul­tats de l’ETADJES montrent l’importance d’informer les jeunes, particulièrement les garçons, quant aux
risques associés à la participation précoce à des jeux
de hasard et d’argent afin de maintenir la tendance à la
baisse de la participation des élèves du secondaire à
ces activités et de la prévalence des joueurs à risque et
des joueurs pathologiques probables.
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173
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5 – Jeux de hasard et d’argent
ANNEXE
Tableau A5.1
Participation à des jeux de hasard et d'argent au cours
des 12 derniers mois selon divers facteurs, élèves du
secondaire, Québec, 2013
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
24,0 a
28,9 a
29,8 *
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
31,1 a
21,3 a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
17,6 a,b
27,9 a
30,5 b
39,2 a,b
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
24,0
25,0
28,3
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
24,5
27,6
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions d’une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant
d’autres habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
175
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A5.2
Type de joueurs au cours des 12 derniers mois selon divers facteurs, élèves du secondaire, Québec, 2013
Non-joueurs
Joueurs occasionnels
Joueurs habituels
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
76,0
71,1
70,2
21,1
24,5
21,4 *
2,8
4,3 *
8,4 **
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
68,9 a
78,7 a
27,2 a
18,5 a
3,9
2,8
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
82,4 a,b
72,1 a
69,5 b
60,8 a,b
15,5 a,b
24,2 a
27,0 b
33,5 a,b
2,1 *a,b
3,7 a
3,5 **
5,7 *b
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
76,0
75,0
71,7
21,1
21,5
25,0
2,9 *
3,5
3,2 *
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
75,5
72,4
21,6
23,3
2,9
4,3 *
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013.
176
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
5 – Jeux de hasard et d’argent
Tableau A5.3
Participation aux différentes formes de jeux1 au cours des 12 derniers mois, selon le niveau scolaire, élèves du secondaire,
Québec, 2013
Total
1re
secondaire
2e
secondaire
3e
secondaire
4e
secondaire
5e
secondaire
%
Jeux de cartes
14,9
Loteries instantanées
14,5
Jeux d'habiletés
7,4
Bingo
5,6
Paris sportifs privés
5,6
Jeux de dés
4,9
Loteries ordinaires
3,6
Appareils de loterie vidéo
3,5
Paris sur Internet
2,9
Mise-O-Jeu®
1,6
Jeux de casino
1,1
Kinzo
0,3 **
Billets de loterie reçus en cadeau2 8,2
8,5 a,b
10,9 a
4,9 a,b
4,4 *
3,3 *a,b,c
1,8 **a,b,c
2,6 *
2,6 *
1,7 **
x
x
x
6,0 *a
11,2 c,d
10,6 b,c
6,2 c
4,9
5,2 *
3,3 *d,e
3,4 *
3,5 *
3,0 *
1,4 *
1,0 **
x
6,8 b
16,1 a,c
14,1 b
7,8 a
6,3 *
6,3 a
5,5 *a
3,9 *
2,7 *
2,7 *
1,9 *
0,7 **a
x
7,2 c
17,6 b,d
15,1 a,c
7,5 b
6,0
6,5 *b
6,9 *b,d
3,7 *
3,3 *
3*
1,6 **
1,2 **
x
9,1 d
22,2 a,b,c,d
23,0 a,b
11,1 a,b,c
6,8
7,0 c
7,3 c,e
4,7
5,5 *
4,3 *
2,8 **
2,3 *a
x
12,5 a,b,c,d
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x : Donnée confidentielle.
a, b, c, d, e : Pour une forme de jeu donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les niveaux scolaires au seuil de 0,05.
1. L'ordre de présentation des types de jeux ne signifie pas qu'il y a une différence statistiquement significative entre les prévalences.
2. Cette forme de jeu n’entre pas dans la mesure globale de participation à des jeux de hasard et d’argent.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
177
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A5.4
Fréquence de participation à des jeux privés au cours des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, 2013
Non-joueurs
Joueurs occasionnels
Joueurs habituels
%
Total
82,1
15,7
2,2
Sexe
Garçons
Filles
75,7 a
88,6 a
20,9 a
10,4 a
3,4 a
1,0 *a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
88,6 a,b
85,6 c,d
81,6 a,c
79,3 b,d
73,9 a,b,c,d
9,5 a,b
12,7 a,b
16,6 a
18,0 b
22,8 a,b
1,9 **
1,7 *a
1,8 **
2,6 **
3,3 *a
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c, d : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres habitudes
de vie), 2013.
178
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
5 – Jeux de hasard et d’argent
Tableau A5.5
Participation à des jeux privés et à des jeux étatisés au cours des 12 derniers mois selon divers facteurs,
élèves du secondaire, Québec, 2013
Jeux privés
Jeux étatisés
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
17,1 a
20,4 a
20,1 *
17,8
20,9
26,7 *
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
22,1 a
15,2 a
24,0 a
15,2 a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
11,8 a,b
20,1 a
23,2 b
28,8 a,b
13,1 a,b
20,6 a
22,3 b
29,3 a,b
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
15,9 a
18,0 b
21,8 a,b
17,5
19,0
20,2
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
17,3
20,1
18,4
19,5
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres habitudes
de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
179
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A5.6
Fréquence de participation à des jeux étatisés au cours des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, 2013
Non-joueurs
Joueurs occasionnels
Joueurs habituels
%
Total
81,3
17,2
1,5
Sexe
Garçons
Filles
80,9
81,8
17,4
16,9
1,7 *
1,4 *
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
85,7 a
85,4 b
82,3 c
80,7 a,b
71,3 a,b,c
13,1 a
13,5 b
15,3 c
18,3 a,b
26,8 a,b,c
1,2 **
1,1 **
2,4 *a
0,9 **a
1,9 *
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres habitudes
de vie), 2013.
180
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
5 – Jeux de hasard et d’argent
Tableau A5.7
Problèmes de jeu selon divers facteurs, élèves du secondaire, Québec, 2013
Joueurs sans
problème
Joueurs
à risque
Joueurs pathologiques
probables
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
20,2
24,8
19,9 **
2,6
2,7 *
x
0,9 **
1,1 **
x
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
26,5 a
17,9 a
3,2
2,3
1,2 **
0,7 **
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
15,3 a,b
22,9 a
25,4 b
33,5 a,b
1,5 *a,b,c
3,5 *a
3,7 *b
3,7 *c
0,6 **
1,1 **
1,2 **
1,6 **
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
20,8
21,3
22,9
2,4 *
2,4 *
3,9 *
0,8 **
1,0 **
1,2 **
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
20,7
23,5
2,6
3,0
1,0 **
0,9 **
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x : Donnée confidentielle.
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres habitudes
de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
181
Tableau A5.8
Problèmes de jeu selon le sexe et le niveau scolaire, élèves du secondaire ayant joué au cours des 12 derniers mois,
Québec, 2013
Joueurs sans problème
Joueurs à risque
Joueurs pathologiques probables
%
Total
85,6
10,7
3,8 *
Sexe
Garçons
Filles
83,2 a
89,0 a
11,9
8,9 *
4,9 *a
2,1 **a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
83,7
82,4
89,0
85,1
86,2
12,7 *
12,6 *
7,7 **
10,1 **
11,1 *
3,6 **
5,0 **
3,3 **
4,8 **
2,7 **
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d’autres habitudes
de vie), 2013.
Tableau A5.9
Conséquences de la participation à des jeux de hasard
et d'argent au cours des 12 derniers mois, élèves du
secondaire ayant joué au cours des 12 derniers mois,
Québec, 2013
%
Préoccupation avec le jeu et son financement
Besoin de miser de plus en plus d’argent
pour atteindre l’état d’excitation souhaité
Irritabilité ou agitation lors des tentatives
de diminution ou d'arrêt du jeu
Jouer pour fuir les problèmes
Jouer pour récupérer ses pertes
Mentir à propos de ses activités de jeu
Comportements illégaux pour financer le jeu
Difficultés relationnelles et scolaires
Difficultés financières
18,4
8,8
4,8*
4,2*
12,8
3,9*
5,7*
2,9*
0,9**
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie
à titre indicatif seulement.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant
d’autres habitudes de vie), 2013.
CUMUL DES COMPORTEMENTS
ISSOUF TRAORÉ
Direction des statistiques de santé – Institut de la statistique du Québec
FAITS SAILLANTS
{{ Parmi les comportements adoptés au cours des 12 derniers
mois par les jeunes du secondaire (l’usage des produits
du tabac, la consommation d’alcool, la consommation de
drogues et les jeux de hasard et d’argent), 28 % en ont un
seul, 21 % en cumulent deux, 11 % trois et 4,3 %, quatre.
{{ Près de 4 élèves du secondaire sur 10 (37 %) n’ont adopté
aucun des quatre comportements ; cette proportion a
significativement augmenté au fil des ans, passant de
19 % en 2002, à 25 % en 2004 et à 30 % en 2008.
{{ Plus de filles que de garçons, en proportion, n’ont adopté
aucun de ces comportements (39 % c. 35 %).
{{ La proportion de jeunes qui consomment exclusivement
de l’alcool est de 22 % en 2013, tandis que la proportion
de ceux qui participent seulement aux jeux de hasard et
d’argent est de 4,9 % et celle pour ceux qui consomment
uniquement du tabac ou uniquement de la drogue est
inférieure à 1 % dans les deux cas.
{{ La consommation d’alcool et la participation aux jeux de
hasard et d’argent représentent pour 11 % des jeunes du
secondaire, les deux seuls comportements adoptés ; et
pour 4,3 % d’entre eux, on retrouve la combinaison alcool,
drogue et jeux de hasard et d’argent.
{{ 23 % des élèves sont des polyconsommateurs de substances psychoactives (alcool et drogue) au cours des
12 derniers mois, indépendamment de leur consommation
de produits du tabac et de leur participation aux jeux de
hasard et d’argent. Cette proportion a baissé significativement depuis 2000 où elle s’élevait à environ 41 %.
INTRODUCTION
Il est bien connu que la plupart des jeunes font l’expérience du tabac, de l’alcool, des drogues ou d’autres
comportements tels que la participation à des jeux de
hasard et d’argent, et ce, de façon occasionnelle ou de
courte durée pendant l’adolescence, ce qui fait partie
d’un processus de maturation. Toutefois, il y a des jeunes
pour lesquels ces comportements vont se cumuler et
persister pendant la jeunesse et plus tard dans la vie. Ce
cumul de comportements peut engendrer une panoplie
de conséquences négatives dans leur vie telles que les
problèmes de santé physique, de troubles cognitifs,
sociaux ou affectifs, ou de difficultés scolaires, entre
autres (cité dans Elgar et Pickett, 2012).
L’Enquête sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu
chez les élèves du secondaire (ETADJES) documente
de façon fiable et objective l’ampleur et l’évolution de
l’usage du tabac (depuis 1998), de la consommation
d’alcool (depuis 2000), de la consommation de drogues
(depuis 2000) et de la participation aux jeux de hasard
et d’argent (gambling) (depuis 2002). La réalité des
élèves est complexe compte tenu de la tendance des
jeunes à consommer ou à expérimenter plus d’un produit ;
l’ETADJES a l’avantage de pouvoir établir des liens entre
les comportements.
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
L’ETADJES, sur la base des analyses menées depuis 2002
sur le cumul des comportements, confirme l’hypothèse
selon laquelle le nombre de comportements adoptés
serait associé à certains facteurs sociodémographiques
tels que le sexe et le niveau scolaire et certains facteurs
économiques, comme le montant d’argent par semaine
dont un élève dispose pour ses dépenses personnelles
(provenant d’un emploi ou d’une autre source) et le statut
d’emploi de l’élève. Les analyses montrent également, à
chacune des éditions de l’enquête, une association entre
le nombre de comportements et la situation familiale1 de
l’élève. Finalement, elles mettent en évidence l’association
entre le cumul des comportements et l’évaluation que fait
l’élève de sa performance scolaire.
Les données portant sur le cumul des comportements
d’usage du tabac, de la consommation d’alcool ou de
drogues et de la participation aux jeux de hasard et
d’argent sont d’abord analysées selon le nombre de
comportements adoptés par les élèves (aucun, 1, 2,
3 ou 4), puis en détail en fonction des combinaisons
comportementales possibles. Ensuite, les résultats de
l’association entre le cumul des comportements et les
facteurs associés (statut d’emploi, montant d’argent
hebdomadaire, situation familiale, autoévaluation de la
performance scolaire) sont présentés. Enfin, une attention
particulière est portée à la consommation concomitante
d’alcool et de drogues selon le sexe, le niveau scolaire
et certains facteurs associés.
6.1 ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
6.1.1 Combinaisons comportementales
Depuis 2002, l’indicateur de combinaisons comportementales permet de rendre compte de la façon dont
les élèves du secondaire combinent concrètement les
comportements étudiés dans l’enquête, à savoir : l’usage
du tabac, la consommation d’alcool, la consommation
de drogues et la participation aux jeux de hasard et
d’argent. L’indicateur de la combinaison comportementale comprend 16 catégories : « Aucun comportement »,
« Tabac seulement », « Alcool seulement », « Drogue seulement », « Jeu seulement », « Tabac et alcool », « Tabac
et drogue », « Tabac et jeu », « Alcool et drogue », « Alcool
et jeu », « Drogue et jeu », « Tabac, alcool et drogue »,
« Tabac, alcool et jeu », « Tabac, drogue et jeu », « Alcool,
drogue et jeu » et « Tabac, alcool, drogue et jeu ». Les
catégories de l’indicateur sont mutuellement exclusives
et représentent toutes les combinaisons possibles des
quatre comportements.
6.1.2 Cumul des comportements2
Cet indicateur porte sur le cumul des comportements
étudiés au cours des 12 derniers mois. Par exemple, un
élève qui a consommé de l’alcool et de la drogue, sans
avoir consommé de produits du tabac ni joué à des jeux
de hasard et d’argent, se classera dans la catégorie des
élèves qui cumulent « deux comportements » au cours
des 12 derniers mois. Ainsi, les catégories de l’indicateur
représentent le nombre de comportements adoptés par
les élèves, soit : « Aucun, 1, 2, 3 ou 4 comportements ».
1.
Conformément aux éditions précédentes de l’ETADJES, les élèves vivant avec leurs deux parents (biologiques ou adoptifs) ou en garde
partagée sont regroupés dans la catégorie « biparentale ou en garde partagée » ; ceux habitant avec un seul parent, que ce dernier
ait ou non un nouveau conjoint, sont classés dans la catégorie « monoparentale ou reconstituée » ; ceux vivant avec un tuteur légal, en
foyer d’accueil ou en appartement avec des amis ou d’autres personnes sont classés dans la catégorie « autres ».
2.
Précisons que l’usage du tabac porte sur une période de 30 jours, alors que les autres comportements mesurés portent sur une
période de 12 mois. Depuis la première édition de l’enquête en 1998, l’usage des produits du tabac, particulièrement la cigarette, est
circonscrit sur une période de 30 jours selon la recommandation d’un comité d’experts canadiens visant à standardiser les indicateurs
du tabagisme pour faciliter les comparaisons nationales et internationales (Loiselle, 1999). Cela peut avoir pour effet de sous-estimer
la proportion d’élèves ayant adopté plus d’un comportement au cours d’une période de 12 mois.
184
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
6 – Cumul des comportements
Il ne faut pas confondre l’indicateur qui porte sur un comportement adopté de manière exclusive, avec un indicateur
des chapitres antérieurs où chaque comportement est
mesuré sans tenir compte des autres comportements
adoptés par l’élève.
Enfin, les données présentées dans ce chapitre ne permettent pas de savoir si les comportements ont eu lieu
lors d’une même occasion, ni de déterminer lequel de
ces comportements est le précurseur des autres. Il est
à noter que les résultats présentés sont basés sur le fait
d’avoir eu au moins une fois ledit comportement au cours
de la période de référence en question.
6.1.3 Polyconsommateur de substances
psychoactives
La consommation de substances psychoactives (SPA)
telles que l’alcool et la drogue est un déterminant du
développement de problèmes associés à la surconsommation (Guyon et Landry, 1996). Depuis 2000, l’analyse
de la polyconsommation de substances psychoactives
constitue dans l’ETADJES un prélude à l’étude des problèmes comportementaux chez les élèves du secondaire.
Jusqu’en 2008, cet indicateur était analysé dans le chapitre « Alcool et drogues ». En 2013, nous l’analyserons
comme un cumul de comportements.
La polyconsommation est mesurée à partir de la consommation concomitante d’alcool et de drogues au cours
d’une période de douze mois, sans égard à l’usage
de produits du tabac ou à la participation aux jeux de
hasard et d’argent. En combinant l’indicateur de la
consommation d’alcool au cours des 12 derniers mois
et celui de la consommation de drogues durant la même
période, on obtient un indicateur de la consommation
de SPA comprenant les quatre catégories mutuellement
exclusives suivantes :
{{ abstinent : regroupe les élèves qui n’ont pas consommé
d’alcool et de drogues au cours d’une période de
12 mois ;
{{ alcool seulement : regroupe les élèves qui ont consommé
de l’alcool au moins une fois au cours d’une période
de 12 mois, sans avoir consommé de la drogue au
cours de la période de référence ;
3.
{{ drogue seulement : regroupe les élèves qui ont
consommé de la drogue au moins une fois au cours
d’une période de 12 mois, sans avoir consommé
d’alcool au cours de la période de référence ;
{{ alcool et drogue : regroupe les polyconsommateurs,
soit les élèves qui ont consommé de l’alcool et de la
drogue au moins une fois au cours d’une période de
12 mois.
Ainsi, l’indicateur de polyconsommation de SPA (alcool et
drogue) est obtenu après le regroupement de catégories,
comme suit : Oui = « Alcool et drogue » et Non = « Abstinent », « Alcool seulement » et « Drogue seulement ».
6.2 RÉSULTATS3
6.2.1 Cumul des comportements et
combinaisons comportementales
Cumul des comportements
Les données présentées au tableau 6.1 montrent qu’en
2013, 37 % des élèves n’ont adopté aucun des quatre
comportements étudiés au cours des 12 derniers mois.
Plus du quart (28 %) des élèves ont eu un seul comportement, 21 % en ont cumulé deux, 11 % en ont adopté trois,
et environ 4,3 % ont cumulé les quatre comportements.
Les résultats montrent également que le nombre de
comportements examinés varie significativement entre
les garçons et les filles. En fait, la proportion d’élèves
qui cumulent trois ou quatre comportements est plus
importante chez les garçons que chez les filles (trois
comportements : 12 % c. 9 % ; quatre comportements :
5 % c. 3,3 %). Par ailleurs, la proportion d’élèves qui
n’adoptent aucun des comportements est plus importante chez les filles que chez les garçons (39 % c.
35 %). Comme on peut s’y attendre, une variation selon
le niveau scolaire est également observée. De la 1re
à la 5e secondaire, la proportion d’élèves qui n’ont eu
aucun comportement diminue fortement, passant de
67 % à 14 % en 2013. À l’inverse, la proportion d’élèves
qui combinent deux comportements ou plus augmente
entre la 1re et la 5e secondaire. Elle atteint 32 % en
Les résultats présentés dans le texte et les tableaux ou figures et qui sont suivis d’un astérisque (*) indiquent que le coefficient de variation se situe entre 15 % et 25 %, ce qui signifie qu’ils doivent être interprétés avec prudence. Les résultats suivis de deux astérisques
(**) indiquent que le coefficient de variation est supérieur à 25 %, ce qui signifie que l’estimation est imprécise. Par conséquent, ces
résultats sont présentés seulement dans les tableaux et figures, et ce, à titre indicatif.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
185
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau 6.1
Nombre de comportements adoptés au cours des 12 derniers mois selon le sexe et le niveau scolaire,
élèves du secondaire, Québec, 2013
Aucun
Un
Deux
Trois
Quatre
%
Total
36,6
28,0
20,6
10,5
4,3
Sexe
Garçons
Filles
34,5 a
38,8 a
27,7
28,2
20,9
20,3
11,6 a
9,4 a
5,3 a
3,3 a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
66,7 a
48,0 a
31,0 a
19,7 a
13,8 a
21,8 a,b
28,5 a
31,1 b,c
33,4 a,d
25,1 c,d
8,1 a,b
15,5 a,c
20,3 b,d
28,9 a,d
32,0 b,c
x
5,8 *a,b
13,0 a
12,5 b
19,5 a,b
x
2,1 **a,b
4,6 *a
5,5 b
9,6 a,b
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; donnée imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x : Donnée confidentielle.
a, b, c, d : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres habitudes
de vie), 2013.
Figure 6.1
Évolution du nombre de comportements adoptés au cours des 12 derniers mois, élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2013
%
40
36,6 a
35
30,4 a
30
25
25,5 a
25,1 a,b
22,4 a
21,4
20,5 a
19,2 a
a
20
15
10
21,7 b
20,6 b
19,9 a
18,3 a
14,8 a
13,9 a
12,2
b
10,5 a
9,2 a,b
5
0
28,0 a,b
25,7 a,b
4,3 a,b
2002
2004
Aucun
Un
2008
Deux
Trois
2013
Quatre
a, b, c, d : Pour un nombre donné, le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le
tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
186
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
6 – Cumul des comportements
5e secondaire pour le cumul de deux comportements,
19 % pour trois comportements et 10 % pour le cumul
des quatre comportements.
Tableau 6.2
Combinaison des comportements au cours des
12 derniers mois, élèves du secondaire, Québec, 2013
%
La figure 6.1 illustre l’évolution du cumul des comportements de 2002 à 2013.
Entre 2002 et 2013, la proportion d’élèves n’ayant adopté
aucun des comportements étudiés a largement augmenté,
passant de 19 % à 37 %. En contrepartie, les proportions
d’élèves qui cumulent deux, trois ou quatre comportements ont toutes diminué depuis 2002 : de 25 % à 21 %
pour le cumul de deux comportements ; de 20 % à 11 %
pour trois comportements ; et de 14 % à 4,3 % pour les
quatre comportements.
Par ailleurs, ces diminutions entre 2002 et 2013 s’observent
autant chez les garçons que chez les filles pour le cumul
de 1, 2, 3 ou 4 comportements (données non illustrées).
Lorsqu’on analyse les données selon le niveau scolaire,
on remarque qu’à quelques exceptions près, les baisses
constatées entre 2002 et 2013 pour le cumul de 1, 2, 3
ou 4 comportements s’observent à chacun des niveaux.
Par exemple, la proportion des élèves de 1re secondaire
qui ont cumulé deux des quatre comportements est
passée de 21 % en 2002 à 8,1 % en 2013. De la même
façon, on observe que la proportion des élèves de la
5e secondaire qui cumulent les quatre comportements
a nettement diminué entre 2002 et 2013 (21 % c. 10 %)
(données non illustrées).
Les combinaisons comportementales
Le tableau 6.2 présente la proportion d’élèves dans chacune des combinaisons possibles de comportements.
Avec une proportion de 22 %, la consommation exclusive
d’alcool est de loin le comportement le plus courant
chez les élèves du secondaire en 2013. Cette proportion
s’élevait à 12 % en 2004 puis à 17 % en 2008. On peut en
déduire que cette augmentation est en partie à l’origine
de la proportion croissante d’élèves ayant adopté un seul
comportement depuis 2004 (données non illustrées). La
participation exclusive aux jeux de hasard et d’argent est
Aucun comportement
36,6
Un comportement
Tabac
Alcool
Drogue
Jeu
0,3 **
22,0
0,8 *
4,9
Deux comportements
Tabac et alcool
Tabac et drogue
Tabac et jeu
Alcool et drogue
Alcool et jeu
Drogue et jeu
1,1 *
x
x
8,4
10,6
0,3 *
Trois comportements
Tabac, alcool et drogue
Tabac, alcool et jeu
Tabac, drogue et jeu
Alcool, drogue et jeu
5,5
0,6 *
0,1 **
4,3
Quatre comportements
4,3
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; donnée imprécise, fournie à
titre indicatif seulement.
x : Donnée confidentielle.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant
d'autres habitudes de vie), 2013.
le deuxième comportement qui touche le plus d’élèves
(4,9 %). Ainsi, on constate que l’alcool et le jeu constituent la combinaison comportementale qui concerne,
en proportion, le plus grand nombre d’élèves (11 %).
On observe également que 8 % des élèves combinent
l’alcool et la drogue, et 6 % les produits du tabac, l’alcool
et la drogue. On constate finalement que des proportions
similaires de jeunes du secondaire combinent alcool,
drogue et jeu (4,3 %) ou encore tabac, alcool, drogue
et jeu (4,3 %).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
187
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
6.2.2 Facteurs associés au cumul
des comportements au cours
des 12 derniers mois
Cumul des comportements selon le montant d’argent
hebdomadaire4
En 2013, on constate que plus le montant d’argent hebdomadaire dont dispose le jeune est élevé, plus il est
susceptible de cumuler les comportements (tableau 6.3).
Par exemple, la proportion des élèves qui cumulent
deux comportements est plus élevée chez ceux qui
disposent de 31 $ ou plus par semaine que chez les
jeunes du secondaire qui ont entre 11 $ et 30 $ ou 10 $ et
moins (31 % c. 22 % c. 14 % respectivement). En ce qui
concerne la proportion des élèves qui n’adoptent aucun
des comportements, elle passe de plus d’un élève sur 2
(52 %) chez ceux qui ont 10 $ et moins à près d’un élève
sur 3 (31 %) chez ceux qui reçoivent de 11 $ à 30 $, et
enfin à 17 % chez les élèves disposant de 31 $ et plus
par semaine.
Cumul des comportements selon le statut d’emploi
Le tableau 6.3 montre que le cumul des comportements
est associé au statut d’emploi de l’élève. En effet, la proportion d’élèves qui adoptent plus d’un comportement
est plus élevée chez ceux qui ont un emploi rémunéré
que chez ceux qui n’en ont pas (deux comportements :
27 % c. 17 % ; trois comportements : 14 % c. 8 % ; quatre
comportements : 6 % c. 3,0 %). Par ailleurs, la proportion
des élèves qui n’adoptent aucun comportement est plus
importante chez ceux qui n’ont pas d’emploi rémunéré
que chez les élèves qui en ont un (45 % c. 23 %).
Tableau 6.3
Nombre de comportements adoptés au cours des 12 derniers mois selon divers facteurs, élèves du secondaire, Québec, 2013
Aucun
Un
Deux
Trois
Quatre
%
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
39,2 a
29,2 a
13,5 **a
28,5
26,4
27,2 *
19,7 a
23,5 a
23,9 *
9,0 a
14,5 a
26,3 *a
3,6 a
6,4 a
9,1 **
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
23,4 a
45,2 a
29,1
27,3
26,8 a
16,6 a
14,5 a
8,0 a
6,2 a
3,0 a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ et plus
51,7 a
30,5 a
16,9 a
26,9
30,0
27,1
13,9 a
22,2 a
30,6 a
6,1 a
12,2 a
16,6 a
1,3 *a
5,1 a
8,8 a
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
40,7 a
36,2 a
28,7 a
28,2
27,4
29,0
18,6 a
21,5
22,7 a
8,7 a
10,9
13,5 a
3,9 a
4,0 b
6,1 a,b
Indicateur du milieu socioéconomique de l'école
Niveau élevé
Niveau faible
36,1
38,3
28,7
25,4
20,8
19,8
10,1
11,9
4,3
4,5 *
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; donnée imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres habitudes
de vie), 2013.
4.
188
Ce montant comprend l’argent de poche de l’élève, l’argent provenant d’un emploi ou d’une autre source.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
6 – Cumul des comportements
Cumul des comportements selon la situation familiale
Sur le plan de la situation familiale, on observe en 2013
que la proportion d’élèves qui adoptent deux, trois ou
quatre comportements est plus élevée chez les élèves
vivant habituellement en famille monoparentale ou reconstituée que chez ceux vivant en famille biparentale ou en
garde partagée (deux comportements : 24 % c. 20 % ; trois
comportements : 15 % c. 9 % ; quatre comportements :
6 % c. 3,6 %) (tableau 6.3). La proportion d’élèves qui
n’ont aucun des quatre comportements est, quant à elle,
plus élevée chez les élèves vivant habituellement dans
une famille biparentale ou en garde partagée que parmi
ceux vivant en famille monoparentale ou reconstituée
(39 % c. 29 %).
Cumul des comportements selon l’autoévaluation de la
performance scolaire
En 2013, les élèves qui combinent plus d’un comportement
sont plus enclins que les autres à situer leur performance
scolaire sous la moyenne de leur classe qu’au-dessus de
la moyenne (deux comportements : 23 % c. 19 % ; trois
comportements : 13 % c. 9 % ; quatre comportements :
6 % c. 3,9 %) (tableau 6.3). D’autre part, la proportion
d’élèves qui n’adoptent aucun des comportements est
plus élevée chez les élèves qui situent leur performance
scolaire au-dessus de la moyenne de leur classe que
parmi ceux qui la situent sous la moyenne (41 % c. 29 %).
6.2.3 Polyconsommation de substances
psychoactives (SPA) et facteurs associés
Depuis l’édition de 2000, l’ETADJES documente la polyconsommation de substances psychoactives, c’est-à-dire
la consommation d’alcool et de drogues (toutes drogues
confondues) au moins une fois au cours des 12 derniers
mois. Ainsi, les résultats de 2013 montrent que près du
quart des élèves (23 %) sont des polyconsommateurs
(tableau 6.4). La proportion de polyconsommation de
SPA ne diffère pas significativement entre les garçons
(24 %) et les filles (21 %). Cependant, elle augmente de
façon significative entre la 1re et la 5e secondaire, passant
de 4,2 %* à 43 %.
Par ailleurs, on constate que la proportion de polyconsommateurs a connu une diminution importante depuis
2000, alors qu’elle s’élevait à 41 % (figure 6.2).
Figure 6.2
Évolution de la proportion de polyconsommateurs au cours des 12 derniers mois, élèves du secondaire, Québec, de 2000 à 2013
%
45
40
40,8 a
34,8 a
35
30
26,4 a
22,7 a
25
20
15
10
5
0
2000
2004
2008
2013
a : Le même exposant exprime une différence significative entre les années au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2000 et Enquête québécoise sur le tabac,
l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004, 2008 et 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
189
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Facteurs associés à la polyconsommation de SPA
Quant aux facteurs associés à la polyconsommation de
SPA, on constate que les élèves ayant un emploi rémunéré sont proportionnellement plus susceptibles d’être
des polyconsommateurs que ceux n’ayant pas d’emploi
(31 % c. 17 %) (tableau 6.4).
D’autre part, plus le montant d’argent hebdomadaire
dont dispose un jeune du secondaire pour ses dépenses
personnelles est important, plus il est susceptible d’être
un polyconsommateur de substances psychoactives. En
effet, la proportion des polyconsommateurs est plus élevée chez les élèves qui disposent d’un montant d’argent
hebdomadaire de 31 $ et plus (37 %) comparativement
à ceux qui ont entre 11 $ et 30 $ (26 %) et 10 $ et moins
(13 %).
On observe également que les jeunes vivant en famille
monoparentale ou reconstituée sont plus enclins à
consommer à la fois alcool et drogue que ceux de famille
biparentale ou en garde partagée (30 % c. 20 %). Toutefois,
les élèves qui sont dans une situation familiale « autres »
(48 %) sont les plus nombreux, en proportion, à être des
polyconsommateurs de substances psychoactives.
Enfin, la polyconsommation de substances psychoactives
est liée à l’autoévaluation de la performance scolaire.
Ainsi, davantage d’élèves, toutes proportions gardées,
sont des polyconsommateurs parmi ceux qui évaluent leur
performance scolaire comme étant « sous la moyenne »
comparativement à ceux qui sont « dans la moyenne »
ou « au-dessus » (29 % c. 23 % c. 19 % respectivement).
Tableau 6.4
Polyconsommation de substances psychoactives (alcool
et drogue) au cours des 12 derniers mois selon divers
facteurs, élèves du secondaire, Québec, 2013
%
Total
22,7
Sexe
Garçons
Filles
23,9
21,4
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
4,2*a
13,0a
24,6a
32,1a
42,7a
Situation familiale
Biparentale ou en garde partagée
Monoparentale ou reconstituée
Autres
19,8a
30,4a
48,0a
Emploi
Avec emploi
Sans emploi
31,2a
17,1a
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ et plus
12,5a
25,7a
37,5a
Autoévaluation de la performance scolaire
Au-dessus de la moyenne de la classe
Dans la moyenne de la classe
Sous la moyenne de la classe
19,3a
23,0a
28,7a
Indicateur du milieu socioéconomique de l’école
Niveau élevé
Niveau faible
22,2
24,2
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac,
l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant
d'autres habitudes de vie), 2013.
190
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
6 – Cumul des comportements
CONCLUSION
Des progrès depuis la dernière enquête
Entre 2008 et 2013, des gains appréciables ont été
observés concernant le cumul des comportements
chez les élèves du secondaire au cours des 12 derniers
mois. À cet effet, mentionnons la forte diminution de la
proportion des élèves qui ont cumulé trois (15 % c. 11 %)
ou les quatre comportements (9 % c. 4,3 %). On constate
également une augmentation de la proportion d’élèves
qui n’ont adopté aucun comportement (30 % c. 37 %).
D’autre part, nous retiendrons que, quel que soit le nombre
de comportements cumulés, des gains importants ont
été enregistrés depuis 2002. En effet, entre 2002 et 2013,
moins de jeunes cumulent ou adoptent des comportements, tandis qu’ils sont, en proportion, plus nombreux
à n’adopter aucun comportement.
Quant à la proportion de polyconsommateurs de substances psychoactives au cours des 12 derniers mois, elle
a baissé entre 2008 et 2013, passant de 26 % à 23 %,
alors qu’elle s’élevait à 41 % en 2000.
Des éléments à suivre
Malgré les gains observés au niveau des comportements
cumulés au fil du temps, une attention particulière doit
être portée aux garçons, car ils sont, en proportion, plus
nombreux que les filles à adopter trois ou quatre des
comportements.
Parmi les comportements étudiés, la consommation
d’alcool semble être le comportement le plus répandu chez
les élèves du secondaire. D’ailleurs, dans le chapitre 3
sur la consommation d’alcool, il en ressort que près de
6 élèves sur 10 ont consommé de l’alcool au cours des
12 derniers mois en 2013. L’usage du tabac, tout comme
la consommation de drogues, est un comportement qui
s’adopte rarement seul. Si des études montraient, il y a
quelques années, que les fumeurs étaient plus susceptibles d’adopter d’autres comportements comme une
consommation abusive d’alcool (CCLAT, 2006) et que, par
conséquent, il fallait axer les interventions sur l’usage du
tabac, il paraît clair, à partir des données de l’ETADJES
2013, que c’est davantage sur la consommation d’alcool
qu’il serait important d’agir, sans toutefois négliger le suivi
des autres comportements, particulièrement la combinaison avec la participation aux jeux de hasard et d’argent.
Par ailleurs, la polyconsommation est souvent associée à
la recherche de sensations, ou encore au désir d’atténuer
les effets de certains produits consommés. Toutefois,
le mélange de différentes substances est une pratique
dangereuse qui peut amplifier les risques pour la santé
(ex. : surdose) et avoir des effets impossibles à prédire
(Gendarmerie royale du Canada, 2014 ; Mission inter​
ministérielle de la lutte contre les drogues et les conduites
addictives, 2014). Ainsi, le suivi de la polyconsommation
chez les jeunes demeure important.
Les facteurs associés
Les résultats confirment les liens entre le montant d’argent
hebdomadaire dont dispose le jeune, le statut d’emploi,
la situation familiale, l’autoévaluation de la performance
scolaire et le cumul des comportements. Ainsi, les élèves
qui ont un montant d’argent hebdomadaire relativement
élevé (soit 31 $ et plus), qui vivent dans une famille
monoparentale ou reconstituée ou qui évaluent leur
performance scolaire sous la moyenne de leur classe,
devraient bénéficier d’une attention particulière.
Comment se comparent les résultats avec ceux
d’autres enquêtes
Dans une étude menée auprès de 1 255 élèves âgés de
15 ans dans les écoles secondaires en Angleterre, dont
l’indicateur du cumul des comportements est basé sur
la consommation d’alcool et la fréquence des épisodes
d’ébriété ainsi que l’usage de la cigarette, du cannabis
ou encore du port du condom lors de la dernière relation
sexuelle, il a été démontré que le sentiment de sécurité
et d’appartenance à l’école et l’implication des parents
dans la prise de décision à l’égard de leur temps libre
étaient associés à une réduction de ces comportements (Brooks et autres, 2012). Bien que les données
de l’ETADJES 2013 ne puissent pas se comparer à ce
type d’analyse, les résultats montrent néanmoins que les
élèves qui grandissent dans des familles biparentales
(qu’ils habitent avec leurs deux parents ou qu’ils soient
en garde partagée) ont moins de risque d’être des polyconsommateurs d’alcool et de drogues ou de cumuler
trois ou quatre comportements. Ces résultats vont dans
le même sens que ceux provenant de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011
qui démontre que la présence des deux parents, soit en
famille biparentale ou en garde partagée est généralement
liée à un usage moins important d’alcool ou de drogues
(Laprise et autres, 2012).
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
191
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Par ailleurs, il est intéressant de noter que les données
provenant du Sondage sur la consommation de drogues
et la santé des élèves du secondaire de l’Ontario 2013
(SCDESEO), une enquête biannuelle menée auprès de
10 272 élèves de la 7e à la 12e année, ont révélé que
27 % des jeunes de la 9e à la 12e année consommaient
de l’alcool seulement, et 7 % ont combiné l’alcool, le
cannabis et d’autres drogues au cours de la dernière
année (Boak et autres, 2013). Bien que les données ne
puissent être comparées sur le plan statistique, il est
intéressant de souligner qu’au Québec la consommation
d’alcool seulement est de 22 % et la combinaison d’alcool
et de drogues est d’environ 8 % chez les élèves de la 1re
à la 5e secondaire.
En résumé
Ces résultats peuvent indiquer, notamment, que l’intervention auprès des jeunes porte ses fruits.
Les mesures de prévention doivent correspondre à une
bonne compréhension du contexte dans lequel les comportements étudiés sont adoptés ainsi que des facteurs
192
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
qui contribuent à les maintenir. Le contexte entourant
l’initiation à certains comportements masque peut-être
des difficultés sous-jacentes. Il est donc souhaitable
que, pour prévenir le tabagisme, les problèmes liés à la
consommation d’alcool et de drogues et à la la participation aux jeux de hasard et d’argent, l’on adopte une
approche globale qui met l’accent sur des domaines
multiples de facteurs de risque et de facteurs protecteurs
(Jackson et autres, 2012 ; Émond et autres, 2005), et
qui fait également appel à des partenariats au sein de
la communauté et au personnel spécialement formé et
engagé pour travailler avec les jeunes (Centre national de
prévention du crime, 2009). De plus, il semble primordial
d’intervenir tôt dans la vie des jeunes, particulièrement,
quand ils sont en 5e et 6e année du primaire pour que
ces interventions aient davantage d’impact ultérieurement
(Jackson et autres, 2012).
Enfin, l’un des éléments clés de la prévention contre le
cumul des comportements liés à l’alcool, la drogue, le
tabac ou les jeux de hasard et d’argent est le suivi régulier de la prévalence de ces comportements. L’ETADJES
permet de combler ce besoin d’information.
6 – Cumul des comportements
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Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue
et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004. Quoi de
neuf depuis 2002 ?, Québec, Institut de la statistique
du Québec, p. 147-156.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
193
CONCLUSION GÉNÉRALE
LUCILLE A. PICA et MIKAËL BERTHELOT,
Direction des statistiques de santé – Institut de la statistique du Québec
Caractérisée par un rythme de croissance et de changements important, la période de l’adolescence est une
phase de transition critique : le jeune développe son
identité, ses compétences et son indépendance pour sa
vie d’adulte, et fait face également à des pressions qui
peuvent l’inciter à adopter des comportements à risque
(Organisation mondiale de la santé, 2014).
L’usage de tabac, d’alcool et de drogues est associé à
la morbidité et à la mortalité pendant l’adolescence et à
l’âge adulte (Boak et autres, 2013). La participation à des
jeux de hasard et d’argent est aussi une préoccupation
de santé publique, car ce type de comportement peut
causer des effets néfastes s’il prend trop de place dans
la vie des jeunes.
Bien que l’adolescence soit une période de la vie durant
laquelle les jeunes tentent des expériences, la consommation de tabac ou de substances psychoactives de même
que la participation à des jeux de hasard et d’argent ne
seront pas nécessairement des comportements adoptés
par les jeunes. Néanmoins, le suivi de ces comportements
est important puisqu’ils peuvent nuire à la santé des
jeunes à court et à long terme (Brooks et autres, 2012 ;
Fox et autres, 2010 ; The National Academies, 2008).
Menée auprès de 4 943 jeunes fréquentant 153 écoles
secondaires, l’ETADJES 2013 permet de documenter, de
manière fiable et objective, l’évolution de la consommation
de tabac, d’alcool et de drogues et de la participation à
des jeux de hasard et d’argent chez les élèves du secondaire. Rappelons que les données portent uniquement
sur les élèves inscrits à l’automne 2013 au secteur des
jeunes dans les écoles publiques et privées.
Les résultats présentés dans ce rapport suggèrent clairement qu’au cours des 15 dernières années, la prévalence
de ces comportements a diminué de façon importante
chez les jeunes québécois. Dans cette conclusion, les
grands constats tirés de l’analyse des données pour
chacun des thèmes sont d’abord présentés. Ils sont
suivis d’une analyse des facteurs qui y sont associés, tels
que certaines caractéristiques sociodémographiques ou
économiques, l’autoévaluation de la performance scolaire
ou autres variables selon le thème. Enfin, des réflexions
et des pistes d’analyse sont dégagées.
VUE D’ENSEMBLE
Les résultats présentés dans ce rapport permettent de
dresser un portrait évolutif chez les élèves du secondaire
de l’usage des produits du tabac de 1998 à 2013, de la
consommation d’alcool et de drogues de 2000 à 2013,
ainsi que de la participation à des jeux de hasard et
d’argent de 2002 à 2013.
Usage du tabac et de la cigarette électronique
Les effets néfastes de la consommation de tabac ne
sont plus à démontrer. Les recherches sur plus d’un
demi-siècle ont démontré les conséquences délétères du
tabagisme sur la santé (U.S. Department of Health and
Human Services, 2014). De plus, les produits du tabac
aromatisés qui masquent les propriétés irritantes de la
fumée de tabac sont un enjeu important dans la lutte contre
le tabagisme (World Health Association, 2007 ; Carpenter
et autres, 2005). Par ailleurs, la cigarette électronique est
également de plus en plus populaire et pourrait inciter
les jeunes à consommer du tabac traditionnel (Centers
for Disease Control and Prevention [CDC], 2014).
À ce sujet, les résultats de l’ETADJES 2013 révèlent que
la prévalence de l’usage de la cigarette au cours des
30 derniers jours a chuté de façon significative depuis
1998, passant de 30 % des élèves du secondaire, à 18 %
en 2008 et à 6 % en 2013. Pour l’ensemble des produits
du tabac, cette proportion a diminué de 33 % en 1998
à 22 % en 2008 puis à 12 % en 2013. L’âge d’initiation à
la cigarette a reculé chez les élèves de 13 ans et plus
depuis 1998 : 31 % des jeunes avaient alors fumé une
première cigarette au complet avant l’âge de 13 ans, une
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
proportion qui a diminué à 4,5 % en 2013. Au cours de
la dernière année, 39 % des élèves ayant fumé au moins
un produit du tabac ont tenté d’arrêter de fumer, et parmi
ceux-ci, 49 % n’ont pas recommencé à fumer depuis la
dernière tentative d’arrêt. L’exposition « chaque jour ou
presque » à la fumée de cigarette des autres « dans leur
domicile » a suivi la même tendance que la consommation de tabac et a baissé depuis 1998, passant de 40 %
à 24 % en 2008, puis à 17 % en 2013. Concernant la
cigarette électronique, phénomène émergent mesuré
pour la première fois dans l’enquête, 4,0 % des élèves
du secondaire en ont fait usage au cours des 30 derniers
jours et 28 % d’entre eux l’ont déjà essayée (ne serait-ce
que pour quelques bouffées) au cours de leur vie.
Consommation d’alcool
La consommation d’alcool fréquente, régulière ou excessive est associée à une multitude de problèmes sociaux et
de santé physique et mentale (U.S. Department of Health
& Human Services, 2006 ; Aubin et autres, 2002), et constitue un enjeu majeur en santé publique. Les personnes
qui commencent à boire tôt dans la vie sont à risque de
développer plus tard des problèmes de consommation
d’alcool (U.S. Department of Health & Human Services,
2006). Par ailleurs, la consommation d’alcool mélangé
avec une boisson énergisante contenant de la caféine et
pouvant atténuer la sensation d’ébriété est un phénomène
à suivre (Brache et autres, 2012).
Les données de l’enquête de 2013 montrent que l’âge
d’initiation à la consommation d’alcool a diminué chez les
élèves de 13 ans et plus depuis 2004 : 31 % des jeunes
avaient alors commencé à boire de l’alcool avant l’âge
de 13 ans, une proportion qui a diminué à 23 % en 2013.
De plus, la proportion d’élèves du secondaire ayant
consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois a
baissé de manière significative depuis 2000, passant de
71 % à 60 % en 2008, et à 57 % en 2013. On retrouve la
même tendance à la baisse quant à la consommation
régulière d’alcool, puisque la proportion de jeunes buveurs
ayant connu un épisode de consommation régulière au
cours de leur vie est de 13 % en 2013, une proportion
significativement inférieure à celle observée en 2004
(20 %) ou 2008 (22 %). De plus, la proportion d’élèves du
secondaire ayant eu au moins un épisode de consomma-
196
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
tion excessive d’alcool au cours des 12 derniers mois a
diminué de façon significative depuis 2000, passant de
46 % à 40 % en 2008, puis à 34 % en 2013. Concernant
l’alcool mélangé avec les boissons énergisantes (ou une
boisson alcoolisée caféinée prémélangée), phénomène
mesuré pour la première fois dans l’enquête, un élève
sur cinq (20 %) en a bu au moins une fois au cours de
la dernière année.
Consommation de drogues
Les conséquences potentiellement néfastes liées à la
consommation des drogues sont bien connues. Par
exemple, pensons aux hospitalisations associées à une
surconsommation intentionnelle ou non, aux problèmes
de dépendance potentielle (ministère de la Santé et des
Services sociaux [MSSS], 2006a) ou encore aux liens
possibles avec la criminalité (Brochu et autres, 2010).
De même, la consommation fréquente de cannabis dans
la jeunesse peut être liée plus tard à des problèmes
respiratoires ou neurologiques, ou de dépression (cité
dans Boak et autres, 2013). La consommation répétitive
de drogues de synthèse, quant à elle, peut provoquer
des hallucinations, des paranoïas, des convulsions, entre
autres, ou dans des cas extrêmes, la mort (MSSS, 2007 ;
Partnership for Drug-Free Kids, 2014). Enfin, l’usage de
médicaments non prescrits est un phénomène de plus
en plus préoccupant chez les jeunes (Partenariat pour
un Canada sans drogue, 2014).
À la lumière des résultats de l’enquête de 2013, on
constate là aussi que la proportion d’élèves du secondaire ayant consommé de la drogue (toutes drogues
confondues) au cours des 12 derniers mois a connu
une baisse significative depuis 2000, passant de 43 %
à 28 % en 2008 puis à 24 % en 2013. L’âge d’initiation à
la consommation de drogues a reculé chez les élèves
de 13 ans et plus depuis 2004 : 14 % des jeunes avaient
alors commencé à prendre de la drogue avant l’âge de
13 ans, une proportion qui a diminué à 3,2 % en 2013.
Par contre, contrairement à toutes les autres drogues, on
observe une hausse de la consommation au cours des
12 derniers mois « d’autres drogues ou de médicaments
pris sans prescription (combiné) » entre 2008 (2,2 %) et
2013 (4,2 %).
Conclusion générale
Participation à des jeux de hasard et d’argent
FACTEURS ASSOCIÉS
Bien que les jeux de hasard et d’argent demeurent une
activité ludique pour la majorité des jeunes, certains
d’entre eux y accordent une place importante dans leur
vie, ce qui peut engendrer des conséquences sociales et
de santé. Ces derniers sont considérés comme étant des
joueurs à risque ou des joueurs pathologiques probables.
Lorsqu’il est problématique, le jeu est souvent associé
à d’autres comportements (tabac, alcool, drogues) et à
des problèmes de santé mentale tels que la détresse
psychologique et l’anxiété (Williams et autres, 2012 ;
Barnes et autres, 2011).
Dans cette édition de l’ETADJES, les relations observées
entre la consommation de tabac, d’alcool et de drogues
et les variables sociodémographiques ou économiques
ont été analysées en utilisant une approche de régression
logistique qui permet de prendre en compte simultanément l’ensemble des facteurs à l’étude.
Ainsi, les données indiquent que la proportion de jeunes
ayant participé à des jeux de hasard et d’argent au cours
des 12 derniers mois est en constante diminution depuis
2002, passant de 51 % à 37 % en 2008, puis à 25 % en
2013. La proportion des élèves de 13 ans et plus ayant
participé à des jeux de hasard et d’argent avant l’âge de
13 ans a également diminué, passant de 39 % en 2004 à
26 % en 2008, puis à 16 % en 2013. De plus, la proportion
des joueurs à risque et celle des joueurs pathologiques
probables sont moindres qu’en 2002.
Cumul des comportements
Le cumul des comportements est un phénomène à ne
pas négliger dans la vie des adolescents. La recherche
scientifique fait abondamment état du regroupement ou
cumul des comportements chez les adolescents, entre
autres l’usage d’alcool et de tabac, la consommation
de drogues, tout particulièrement de cannabis, d’alcool
et de tabac (cité dans Fox et autres, 2010) ou encore
la consommation d’alcool et la participation aux jeux de
hasard et d’argent (Williams et autres, 2012). Bien que
l’expérimentation puisse être considérée comme normale
pendant la période de l’adolescence, le cumul de plusieurs
comportements peut poser une menace à la santé et au
bien-être des jeunes, non seulement dans leur jeunesse,
mais aussi à l’âge adulte (Brooks et autres, 2012).
Les résultats de l’enquête de 2013 révèlent que la proportion d’élèves cumulant « quatre comportements »
(produits du tabac, alcool, drogue et jeu) a diminué de
façon significative depuis 2002, passant de 14 % à 9 %
en 2008, puis à 4,3 % en 2013. La proportion d’élèves
ayant cumulé « trois comportements » a également chuté
de façon régulière, passant de 20 % en 2002 à 15 % en
2008, puis à 11 % en 2013.
Les analyses révèlent que le niveau scolaire est un facteur associé aux produits du tabac : comparativement
aux élèves de la 1re secondaire, ceux de la 3e, 4e et
5e secondaire ont une plus grande probabilité de faire
partie du groupe des consommateurs des produits du
tabac. Quant à la consommation d’alcool au cours des
12 derniers mois ou la consommation excessive d’alcool
parmi ceux ayant bu au cours de la même période, la
propension à figurer dans chacun de ces groupes augmente en général selon le niveau scolaire.
En ce qui concerne le montant d’argent hebdomadaire dont
le jeune dispose, les résultats des analyses de régression
logistique démontrent que chez les élèves du secondaire,
le fait de disposer de 11 $ ou plus par semaine (argent
provenant d’un emploi ou d’une autre source) est associé
à une probabilité plus élevée d’appartenir au groupe des
consommateurs de produits du tabac (comparativement
à un élève qui a 10 $ ou moins par semaine) ou au groupe
des consommateurs d’alcool ou de drogues.
Des constats similaires sont observés pour la situation
familiale : les rapports de cotes de chacun des modèles
suggèrent, toutes choses étant égales par ailleurs, que
les élèves vivant dans une famille monoparentale ou
reconstituée ont de plus grandes chances de faire partie
du groupe des consommateurs de produits du tabac,
d’alcool ou de drogues, par rapport aux élèves vivant
dans une famille biparentale ou en garde partagée. En
ce qui concerne l’usage de drogues, on remarque une
différence selon le sexe : ce constat est fait pour les filles
de tous les niveaux scolaires, mais uniquement pour les
garçons de 2e et 4e secondaire.
Par ailleurs, la propension à figurer dans le groupe des
consommateurs des produits du tabac augmente également lorsqu’un élève a des frères et sœurs qui fument,
comparativement à un élève dont la fratrie ne fume pas,
ou lorsqu’au moins un des parents vivant avec l’enfant
donne la permission de fumer à l’adolescent. Concernant
le nombre d’amis qui fument, l’élève dont la plupart ou
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
197
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
tous ses amis fument, ou dont seulement quelques-uns
de ses amis fument, a une probabilité plus élevée de se
retrouver parmi les élèves faisant usage de tabac par
rapport à un élève n’ayant aucun ami qui fume.
Enfin, les jeunes qui situent leur performance scolaire
dans la moyenne ou sous la moyenne de leur classe,
comparativement à ceux qui se situent au-dessus de la
moyenne, sont plus susceptibles de se retrouver dans
le groupe des élèves ayant consommé de l’alcool ou
ayant consommé de l’alcool de façon excessive ou ayant
consommé de la drogue. La probabilité de faire partie du
groupe des consommateurs d’alcool ou de drogues est
aussi plus élevée chez les élèves qui considèrent leur
performance scolaire comme étant « sous la moyenne »
que chez ceux qui se disent « dans la moyenne ».
Concernant la participation à des jeux de hasard et
d’argent au cours des 12 derniers mois, des tests d’association de nature bivariée ont été effectués. Les analyses
montrent que la situation familiale, l’emploi rémunéré, le
montant d’argent hebdomadaire dont l’élève dispose et
l’autoévaluation de la performance scolaire sont associés
à la participation à des jeux de hasard et d’argent. Ainsi,
les élèves qui vivent dans une famille monoparentale ou
reconstituée sont plus portés à participer à des jeux de
hasard et d’argent que ceux qui vivent dans une famille
biparentale ou en garde partagée. Les jeunes qui occupent
un emploi sont plus susceptibles de participer à des
jeux de hasard et d’argent que ceux qui n’en ont pas. La
prévalence de la participation à des jeux de hasard et
d’argent est également plus élevée chez les jeunes du
secondaire qui disposent d’un montant d’argent hebdomadaire de 11 $ et plus par semaine, comparativement
à ceux qui disposent de 10 $ et moins par semaine. De
plus, les joueurs à risque sont proportionnellement plus
nombreux chez les élèves qui disposent de 11 $ et plus par
semaine. Enfin, les élèves qui évaluent leur performance
scolaire comme étant inférieure à la moyenne de la classe
sont plus portés à participer à des jeux privés que ceux
qui évaluent leur performance scolaire au-dessus de la
moyenne ou dans la moyenne.
Il n’est pas surprenant de constater que les résultats
observés quant aux facteurs associés aux quatre comportements étudiés rejoignent ceux de la précédente édition
de l’ETADJES (Dubé et autres, 2009) ou les résultats sur
le tabac, l’alcool et les drogues de l’Enquête québécoise
sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011 (EQSJS)
(Laprise et autres, 2012).
198
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
QUELQUES RÉFLEXIONS
ET PISTES DE RECHERCHE
La diminution de la prévalence de ces comportements
potentiellement à risque au cours des 15 dernières
années peut s’expliquer en premier lieu par l’impact
des programmes ou campagnes de sensibilisation ou
de prévention auprès des jeunes dans les domaines du
tabagisme, de l’usage d’alcool ou de drogues et de la
participation aux jeux de hasard et d’argent. Pensons
au succès des programmes en milieu scolaire qui ont
souvent eu des effets tangibles sur la prévention de
l’usage de drogues (Centre national de prévention du
crime, 2009) ou encore du programme de lutte contre
le tabagisme au Québec (MSSS, 2006b). La Loi sur le
tabac (chapitre T-0.01), combinée avec les mesures qui
s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre le tabagisme
au Québec (soutien à la cessation de fumer, prévention
de l’initiation au tabac, protection contre la fumée de
tabac) et l’augmentation des prix des produits tabagiques,
pourraient expliquer en partie la baisse importante de la
consommation de cigarettes et de cigarillos ou de petits
cigares chez les jeunes du secondaire. Les messages
véhiculés sur les conséquences négatives de l’usage du
tabac pourraient aussi avoir joué dans les diminutions
observées (cité dans Oredein et Foulds, 2011).
D’autres recherches ont démontré que les effets de
prévention de l’usage de tabac, d’alcool ou de drogues
chez les adolescents sont souvent de courte durée (cités
dans Boak et autres, 2013). À cet effet, certains auteurs
proposent de mettre l’accent sur les croyances et les
attitudes par rapport aux risques et dangers spécifiques,
par exemple de chacune des drogues (Boak et autres,
2013). D’autres auteurs proposent de cibler l’augmentation des facteurs de protection (participation du jeune à
l’école, le bon soutien social, etc.), tandis que d’autres
conseillent d’agir sur les facteurs de risque (vulnérabilités personnelles ou familiales, perception négative des
compétences personnelles, etc.), ou encore de mettre
l’accent à la fois sur les deux (Laventure et autres, 2010).
De plus, selon différents auteurs, il semble que « …les
programmes qui élargissent leur champ d’intervention à
d’autres systèmes (parents, famille, pairs, école ou communauté) s’avéreraient plus efficaces et les programmes
unimodaux, ciblant uniquement le jeune, le parent ou
les pairs, seraient davantage inefficaces » (cités dans
Laventure et autres, 2010).
Conclusion générale
Outre ces programmes, d’autres facteurs liés aux
transformations culturelles ou sociétales vécues par les
jeunes ont aussi possiblement contribué à cette baisse
continue de l’usage de cigarettes, d’alcool, de drogues
et de participation aux jeux de hasard et d’argent. L’un
de ces changements concerne une transformation
importante dans la culture sociale des jeunes, c’est-à-dire
l’arrivée du numérique. Contrairement à ce qu’ont vécu
leurs parents et leurs aînés, les jeunes nés au début des
années 1990 (fin des années 1990 ou début 2000 pour
l’échantillon de l’ETADJES 2013), passent beaucoup de
temps dans le monde « virtuel ». Qu’ils soient appelés
« natifs du numérique » (« digital natives ») (Prensky,
2001) ou « génération Net » (Mesch, 2009), les jeunes font
partie d’une génération adepte des nouvelles technologies – Internet, téléphone intelligent, messages textes,
tweets, iPod, tablette ou autres formes de communications
électroniques ou numériques. Selon une étude menée
par l’autorité régulatrice des télécommunications au
Royaume-Uni, le temps passé en ligne chez les jeunes
de 12 à 15 ans a augmenté de 13,7 heures par semaine
en 2007 à 17,1 heures en 2012 et le nombre moyen de
« messages textes » est passé de 54 par semaine en
2007 à 193 en 2012 (Office of Communications [Ofcom],
2012). Les résultats provenant de l’enquête américaine
« Youth Risk Behavior Surveillance, 2013 », menée auprès
de 13 583 élèves de la 3e à la 6e secondaire vont dans
le même sens. En effet, si 22 % des élèves utilisaient en
2003 leur ordinateur « 3 heures ou plus par jour », c’était
le cas de 41 % des élèves en 2013 (Kann et autres, 2014).
Est-ce que ce temps croissant passé en ligne pourrait
contribuer à la diminution observée de la prévalence
des comportements étudiés ? Est-ce que les jeunes sont
moins à risque aujourd’hui parce qu’ils participent plus
aux réseaux sociaux ou passent plus de temps dans le
monde virtuel ? Ou bien faisons-nous face à une nouvelle
forme de dépendance, la cyberdépendance, qui vient se
substituer partiellement à celles qui sont documentées
dans l’ETADJES (Fédération des associations de parents
de l’enseignement officiel [FAPEO], 2008 ; Valleur et Velea,
2002) ? La littérature consultée fait état de débats sur ce
sujet. Selon certains, la jeune génération est plus à risque
d’être cyberdépendante, ce qui pourrait avoir des impacts
négatifs chez les jeunes, notamment sur les plans affectif,
mental et physique, incluant la désocialisation, la perte
d’intérêt pour l’école, les conflits familiaux, la diminution
de l’activité physique, la prise de poids, l’augmentation
du stress, etc. (FAPEO, 2008 ; Valleur et Velea, 2002).
D’autres pensent que les jeunes d’aujourd’hui sont une
génération intelligente, rapide, innovatrice, ouverte d’esprit,
communicatrice et collaborative dans les relations, et
qu’ils sont en train de transformer le marché du travail,
le marketing et le militantisme (Tapscott, 2008 ; Hamel et
autres, 2004). Il semble aussi qu’ils tendent à avoir des
relations plus proches avec leur famille (Tapscott, 2008).
D’autres facteurs connus pour jouer un rôle protecteur
dans la vie des enfants (Hanson et Kim, 2007 ; Resnick et autres, 1997), sont aussi possiblement liés aux
baisses observées. Par exemple, les jeunes de nos jours
semblent plus « surveillés » par leurs parents grâce à
de nouveaux moyens technologiques, en particulier le
téléphone cellulaire – qui est très souvent acheté par les
parents pour le jeune (Lenhart et autres, 2010). Est-ce
que cette surveillance plus prononcée de la part des
parents contribue à un sentiment de soutien familial
plus élevé chez les jeunes, ou encore à un niveau de
supervision parentale plus élevé ? À ce sujet, les données
de l’EQSJS 2010-2011 permettent de vérifier ces hypothèses sur le lien entre le soutien familial, scolaire ou des
amis, ou la supervision parentale et la consommation de
cigarettes, d’alcool ou de drogues (Pica et autres, 2012,
2013). Elles permettent également de vérifier les liens
potentiels entre la participation significative des jeunes
dans l’environnement familial ou scolaire, ou encore le
sentiment d’appartenance à l’école, et l’usage de cigarettes, d’alcool ou de drogues.
Le rôle des transformations culturelles ou sociétales sur
les comportements potentiellement à risque chez les
jeunes mérite d’être plus approfondi. Ces interrogations
pourraient se traduire par l’ajout de questions dans une
prochaine édition de l’ETADJES – par exemple, concernant le temps passé devant des écrans ou en ligne. On
pourrait aussi penser à l’offre d’activités dans les écoles
et les municipalités comme possible facteur de protection pour les jeunes en leur permettant de développer
plusieurs compétences personnelles et sociales et en
offrant des alternatives à la consommation.
Malgré les gains notés dans ce rapport de l’ETADJES,
l’arrivée de nouveaux produits sur le marché indique que
les activités de prévention doivent s’ajuster aux changements dans cet environnement. L’un de ces produits est
la cigarette électronique qui fait « … une entrée massive
et soudaine sur le marché québécois » (MSSS, 2012).
Bien que « [l]es fabricants allèguent que ces nouveaux
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
199
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
produits ne contiennent pas de nicotine et qu’ils ne font
que produire une vapeur inoffensive », la composition
chimique des produits utilisés et leurs effets sur la santé
demeurent inconnus (MSSS, 2012). De plus, la crainte
que la cigarette électronique vienne banaliser l’acte de
fumer, ce qui par la suite pourrait inciter les jeunes à
consommer des produits traditionnels du tabac, demeure
(CDC, 2014).
aux prises avec des problèmes de jeu ont souvent commencé à jouer plus jeunes que les autres. Il est alors de
mise de poursuivre les efforts de prévention afin d’informer les jeunes sur les risques encourus avec les jeux de
hasard et d’argent. Parmi ces risques, certains sont plus
immédiats, comme le fait que le jeu soit souvent associé
à d’autres comportements tels que la consommation de
tabac, d’alcool et de drogues (Williams et autres, 2012).
L’alcool mélangé avec une boisson énergisante (ou une
boisson alcoolisée caféinée prémélangée) est un autre
produit récent sur le marché. Ce type de boisson est
potentiellement dangereux puisque la caféine contenue diminuerait la perception d’ébriété chez les jeunes,
encourageant ainsi une consommation d’alcool plus
élevée (Plamondon et Dubé, 2011 ; MacDonald et autres,
2010). Il apparaît donc souhaitable d’approfondir nos
connaissances sur les jeunes qui consomment ce type
de boisson. Par exemple, la consommation excessive et
répétitive d’alcool est-elle plus répandue chez les jeunes
qui boivent de l’alcool avec une boisson énergisante ?
Ont-ils vécu un épisode de consommation régulière
d’alcool davantage que les autres ? Sont-ils relativement
plus nombreux à consommer fréquemment de l’alcool
(consommateurs réguliers ou quotidiens) ?
Au même titre que les marchés se développent autour
des produits du tabac, de l’alcool, voire de la marijuana
pour des fins médicales, les jeux de hasard et d’argent,
autant privés qu’étatisés, se développent grandement
sur Internet. Une question présente dans l’ETADJES
depuis 2002 démontre que la prévalence des paris sur
Internet a diminué depuis 2008, mais la proportion en
2013 ne diffère pas statistiquement de celle de 2002,
contrairement aux autres formes de jeux de hasard et
d’argent. Dans l’édition 2013, la participation aux jeux
en ligne a été mesurée avec plus de détails avec l’ajout
de neuf nouvelles questions. Cette forme de jeu sera à
suivre, puisque l’offre de jeux privés en ligne est attrayante
pour les jeunes. De plus, certains sites sont accessibles
aux mineurs, bien que ce soit illégal (Papineau, 2010).
Les jeunes d’aujourd’hui étant souvent « branchés » sur
Internet, voilà un contexte qui favorise le jeu en ligne
davantage que les loteries plus « traditionnelles ».
Concernant les drogues, les démarches récentes de
Santé Canada permettant l’expansion de la culture de la
marijuana à des fins médicales (Beeby, 2014) pourraient
avoir un impact non souhaité, à savoir modifier chez les
jeunes la perception qu’ils ont du risque à consommer
cette drogue. Tel que le montre l’enquête américaine
« Monitoring the Future » (Johnston et autres, 2014), une
baisse quant au risque perçu à consommer une drogue –
dans ce cas-ci du cannabis – semble être un indicateur
d’une augmentation de l’usage de cette drogue à terme.
Dans cette optique, l’ajout dans la prochaine édition de
l’ETADJES d’une question sur la perception du risque
à consommer de la drogue, en particulier la marijuana,
pourrait être envisagé. De plus, la consommation de
médicaments non prescrits est un phénomène émergent
chez les jeunes canadiens (Partenariat pour un Canada
sans drogues, 2014), d’où l’importance de le suivre.
Quant à la participation à des jeux de hasard et d’argent,
ce phénomène n’est pas à banaliser, bien que le nombre
de joueurs ne cesse de diminuer depuis 2002. Les adultes
200
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Aux pistes d’analyses déjà mentionnées s’ajoute la pertinence d’analyser les données sur les habitudes de vie
(apparence corporelle, habitudes alimentaires, activité
physique) recueillies dans l’ETADJES 2013 afin d’approfondir les liens entre les différents indicateurs de tabac,
d’alcool, de drogues et de jeux de hasard et d’argent
présentés dans le rapport et la satisfaction à l’égard de
son apparence, les mauvaises habitudes alimentaires
ou la sédentarité.
Comme la présente publication en témoigne,
l’ETADJES 2013 est une source de données fiables sur
l’évolution de l’usage du tabac, de l’alcool et de drogues
ainsi que sur la participation aux jeux de hasard et
d’argent chez les jeunes du secondaire. Les résultats
de cette enquête interpellent les divers acteurs en santé
publique et de la communauté scientifique afin d’adapter
les interventions et d’enrichir les connaissances à la
lumière des constats actuels.
Conclusion générale
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203
ANNEXE – CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION
Tableau A1
Répartition des élèves du secondaire selon le sexe
et le niveau scolaire, Québec, 2013
Total
Garçons
Filles
%
Total
1 secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
re
50,9
21,2
20,2
21,4
19,1
18,2
49,1
21,8
20,5 a
21,8 a
18,8 a
17,1 a
a
20,6 a
19,9 a
20,9 a
19,4 a
19,2 a
a : Pour un niveau scolaire donné, le même exposant exprime une différence significative entre les sexes au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d'autres habitudes de vie), 2013.
Tableau A2
Répartition des élèves du secondaire selon l'âge et le niveau scolairea, Québec, 2013
11 ans
ou moins
12 ans
13 ans
14 ans
15 ans
16 ans
17 ans
18 ans
ou plus
%
Total
0,2 **
15,5
19,0
19,7
20,0
19,0
5,5
1,1 **
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
0,8 **
x
x
x
x
71,2
x
x
x
x
24,6
67,3
x
x
x
x
27,0
63,2
x
x
x
3,1 **
28,7
67,8
x
x
x
6,6 *
25,3
69,6
x
x
x
5,0 **
23,9
x
x
x
1,1 **
4,9 **
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
**Coefficient de variation supérieur à 25 % ; estimation imprécise, fournie à titre indicatif seulement.
x : Donnée confidentielle.
a : Pour un niveau scolaire donné, les différences significatives entre les âges au seuil de 0,05 ne sont pas présentées.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A3
Répartition des élèves du secondaire selon la situation
familiale et le sexe, Québec, 2013
Biparentale
ou en garde
partagée
Monoparentale
ou reconstituée
Autres
%
Total
75,0
23,8
1,1
Garçons
Filles
76,7
73,3
22,3
25,4
1,0 *
1,3 *
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
Note : Le test global du khi-deux entre les variables « situation familiale » et
« sexe » est non significatif au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d'autres habitudes de vie), 2013.
Tableau A4
Répartition des élèves du secondaire selon le montant d'argent hebdomadaire, le sexe et le niveau scolaire, Québec, 2013
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
%
Total
44,1
30,9
10,3
14,7
Sexe
Garçons
Filles
46,5 a
41,6 a
28,8 a
33,1 a
9,4
11,1
15,3
14,2
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
66,4 a,b
54,2 a,b
40,5 a
35,0 b
21,0 a,b
24,1 a,b,c
30,8 a
35,6 a,c
33,8 b
30,4 c
5,6 *a,b,c
8,7 a,c
12,1 b
12,1 a
13,2 c
3,8 *a
6,2 a
11,8 a
19,1 a
35,5 a
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
a, b, c : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions du montant d'argent hebdomadaire au seuil
de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
206
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
Annexe
Tableau A5
Répartition des élèves du secondaire ayant un emploi
selon le sexe, le niveau scolaire et le montant d'argent
hebdomadaire, Québec, 2013
%
Total
39,3
Sexe
Garçons
Filles
35,6 a
43,2 a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
26,7 a
32,7 b
36,4 a
45,4 a,b
58,4 a,b
Montant d'argent hebdomadaire
10 $ et moins
11 $ à 30 $
31 $ à 50 $
51 $ et plus
16,9 a
42,2 a
65,0 a
84,7 a
a, b : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence
significative entre les proportions au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d'autres habitudes de vie), 2013.
Tableau A6
Répartition des élèves du secondaire selon l'autoévaluation de la performance scolaire, le sexe et le niveau scolaire,
Québec, 2013
Au-dessus de la
moyenne de la classe
Dans la moyenne
de la classe
Sous la moyenne
de la classe
%
Total
36,3
45,4
18,3
Sexe
Garçons
Filles
31,0 a
41,7 a
45,9
44,9
23,1 a
13,4 a
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
37,5
36,4
34,1
37,0
36,6
44,5
46,0
46,2
45,4
44,9
18,0
17,5
19,7
17,7
18,5
a : Pour une variable donnée, le même exposant exprime une différence significative entre les proportions d'une même colonne au seuil de 0,05.
Note : Toutes les estimations présentées ont un coefficient de variation inférieur à 15 %.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (incluant d'autres
habitudes de vie), 2013.
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
207
Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2013
Tableau A7
Répartition des élèves du secondaire selon l'indice du
milieu socioéconomique de l'école, le sexe et le niveau
scolaire, Québec, 2013
Niveau élevé
Niveau faible
%
Total
77,1
22,9
Sexe
Garçons
Filles
77,1
77,0
22,9
23,0
Niveau scolaire
1re secondaire
2e secondaire
3e secondaire
4e secondaire
5e secondaire
75,4
75,8
73,0
83,3
78,6
24,6 *
24,2 *
27,0 *
16,7 *
21,4 *
*Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.
Note : Le test global du khi-deux entre les variables étudiées et la variable
« indice du milieu socioéconomique de l’école » est non significatif
au seuil de 0,05.
Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le
tabac, l'alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire
(incluant d'autres habitudes de vie), 2013.
208
INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC
La septième édition de l’Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue
et le jeu chez les élèves du secondaire, menée à l’automne 2013, permet
de suivre l’évolution de l’usage du tabac, de la consommation d’alcool et
de drogues et de la participation à des jeux de hasard et d’argent chez
les jeunes québécois du secondaire. Les résultats présentés dans cette
publication témoignent des progrès accomplis dans la réduction de ces
comportements au cours des 15 dernières années.
La population visée par l’enquête est composée de tous les élèves de la 1re
à la 5e année du secondaire inscrits dans les écoles publiques et privées,
francophones et anglophones, du Québec. Au total, 4 943 jeunes répartis
dans 153 écoles ont participé à l’enquête.
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