TRANSPORT ET TELEMATIQUE

TRANSPORT ET TELEMATIQUE
tetetel
FEVRIER 1987
TRANSPORT
ET
TELEMATIQUE
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J
MINISTERE DE L'EQUIPEMENT, DU LOGEMENT,
DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DES TRANSPORTS
OBSERVA TOIRE ECONOMIQUE ET STA TISTIQUE DES TRANSPORTS
55, rue BRILLAT-SAVARIN, 75013 PARIS - TEL (1) 45 89 89 27
MINISTERE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS
DIRECTION GENERALE DES TELECOMMUNICATIONS
DIRECTION DE PROGRAMME TELETEL
20, avenue de SEGUR, 75700 PARIS - TEL (1) 45 64 08 74
TELECOMMUNICATIONS
§<
EDITORIAL par MM. REYNAUD (OEST) et TEXIER (DGT)
RESEAU TELETEL ET EVOLUTIONS (DGT)
AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET COMMUNICATIONS (DATAR)
TERMINAUX ET PERIPHERIQUES (DGT)
TÉLÉMATIQUE ET TRANSPORT ROUTIER (DGT/OEST)
2
7
9
11
ANNEXES
LE VIDEOTEX INTERNATIONAL (DGT)
L'INFORMATIQUE AU SERVICE D'UNE PLACE PORTUAIRE :
LE HAVRE, PORT TELEMATIQUE par M. GIBERT (PA Le Havre)
VERS LE FUTUR :
LA SITUATION DU PROJET TELERMES EN 1987 (OEST)
18
21
24
PRATIQUE
POUR EN SAVOIR PLUS
CONTACTS
27
31
EDITORIAL
II est maintenant admis que les nouvelles technologies de
communications vont façonner le monde de demain ; elles trouvent dans le
transport un terrain privilégié d'application et de diffusion à l'ensemble du
développement économique et social.
Au sein du monde des transports les relations entre les différents
intervenants sont facilitées et les interfaces entre les maillons d'une même
chaîne sont largement améliorées ; les entreprises y découvrent chaque jour
des gains de productivité possibles, en particuler dans le transport routier pour
lequel la télématique apporte un éclairage nouveau au problème d'appairage et
des "bourses de fret".
L'objet de ce document élaboré par la Direction Générale des
Télécommunications et l'Observatoire Economique et Statistique des
Transports est avant tout technique, visant à décrire de façon simple les
différents aspects d'une évolution qui marquera le fonctionnement quotidien
des entreprises de transports, voire la vie des ménages. Toutefois il était
difficile de ne pas replacer rapidement cette évolution dans un
document plus large au niveau national et international, dans la perspective de
l'histoire et de l'aménagement du territoire.
Alain TEXIER,
Direction Générale des
Télécommunications
Christian REYNAUD,
Observatoire Economique et
Statistique des Transports
RESEAU TELETEL ET EVOLUTIONS
1. QU'EST-CE QUE TELETEL ?
Dans la famille télématique, c'est-à-dire des techniques qui font transiter
des données informatiques sur un reseau de télécommunication, on regroupe
sous le terme de vidéographie les systèmes faisant appel à un écran de
visualisation.
On distingue alors la vidéographie diffusée (c'est le cas du système
Antiope ) et la vidéographie interactive (c'est le cas du vidéotex ).
Télétel est le nom de baptême du système français de
vidéotex.
Le succès actuel de Télétel s'explique par un développement basé sur
les concepts suivants:
-une politique industrielle volontariste des Télécommunications qui ont
largement diffusé des terminaux bon marché, les Minitel, et mis en place un
réseau adapté avec des conditions tarifaires attractives,
-le dynamisme des fournisseurs de services attirés vers ce nouveau
marché.
On compte aujourd'hui 2 millions 300 000 Minitel en service et plus de
4000 services proposés aux utilisateurs.
2. LES RESEAUX D'ACCES TELETEL
Leur rôle est de relier les terminaux aux serveurs informatiques qui
hébergent des services vidéotex.
Le S.A.T (Service d'Accès Télétel) remplit ce rôle de mise en relation et
présente en plus des fonctionnalités intéressantes :
-une taxation indépendante de la distance,
-une connexion du serveur au réseau bon marché,
-des facilités additionnelles comme la possibilité d'utiliser des noms
abrégés ou d'être inscrit sur l'annuaire des services Télétel.
Le S.A.T est constitué de trois maillons :
-le réseau téléphonique commuté, côté terminaux,
-le réseau Transpac, côté serveurs,
-les points d'accès Télétel qui assurent l'interface entre le réseau
téléphonique et le réseau Transpac.
Terminaux Télétel
-2 -
2.1 Le réseau téléphonique commuté
Le choix du réseau téléphonique commuté est fondamental
puisqu'il donne à tout abonné au téléphone la possibilité d'accéder à Télétel à
partir de son Minitel.
Ce réseau collecte les appels, concentre le trafic Télétel et
l'achemine vers les points d'accès vidéotex . C'est également lui qui gère la
taxation des communications.
Ce réseau, initialement prévu pour le téléphone, a été aménagé
pour permettre la transmission de données à bas débit, comme c'est le cas du
vidéotex. Une procédure de correction d'erreurs entre le terminal et le point
d'accès améliore encore la qualité de transmission.
2.2 Les points d'accès Télétel
Leur rôle est d'assurer lïnterfonctionnement entre le réseau
téléphonique commuté et le réseau Transpac. Ils concentrent également le
trafic Télétel. Les points d'accès supportent au-dessus de X25 la procédure
X29 aménagée du CCITT.
Dans le sens terminal-serveur, quand le point d'accès reçoit un
appel du réseau téléphonique commuté :
- il envoie à l'usager l'écran d'accueil,
- il sélectionne le service demandé en établissant un circuit virtuel avec le
serveur concerné. Ce service peut être demandé sous forme d'un nom abrégé
( SNCF, par exemple ) ou d'un numéro Transpac à 9 chiffres,
- il assemble alors les caractères issus du terminal en paquets Transpac
( X25 ). Pour certains serveurs, le point d'accès transcode les touches "fonction"
vidéotex. Il effectue également la correction locale des caractères frappés par
l'utilisateur tant que ces caractères n'ont pas été envoyés au serveur.
Dans le sens serveur-terminal :
-le point d'accès désassemble en caractères les paquets Transpac
provenant du serveur,
-il signale par des messages en clair à l'usager la nature des incidents
éventuels survenus au cours d'une communication ou de son établissement.
C'est également le point d'accès qui rompt le circuit virtuel établi
avec le serveur quand l'usager actionne la touche "connexion - fin " et qui libère
le chemin de transmission de données sur le réseau téléphonique.
2.3 Le réseau Transpac
Transpac est un réseau de transmission de données par paquets.
Le principe de base de la commutation de paquets est d'éviter la
monopolisation d'une ligne entre deux usagers ainsi que la lenteur des
transferts. La commutation de paquets consiste à découper les séquences de
données émises par les usagers en petits blocs appelés "paquets". Des
informations de services permettent de les identifier lors de leur transport.
La commutation par paquets offerte par Transpac repose sur le
principe du circuit virtuel, c'est-à-dire qu'on établit dans le réseau un chemin
logique qui sera suivi par tous les paquets de la communication.
Le choix du circuit virtuel offre les avantages suivants :
- échanges simultanés dans les 2 sens,
- conservation de l'ordre des paquets,
-contrôle de flux,
- accès multivoie (une installation connectée au reseau par une seule
liaison physique peut commmuniquer avec plusieurs correspondants).
-3-
Transpac est organisé autour d'ordinateurs spécialisés, reliés entre-eux
par un réseau fortement maillé de liaisons à 72 Kbit/s, ce qui garantit un service
rapide et fiable.
De plus, le paquet d'appels Transpac émis par le réseau vers le serveur
lors de l'établissement de chaque communication permet :
- de distinguer le trafic vidéotex du trafic téléinformatique,
-d'identifier le type de taxation de l'appel (3613,3614,3615),
- d'aiguiller, grâce à un numéro complémentaire et à des données d'appel,
les communications directement vers le service souhaité par l'utilisateur,
- de repérer dans la plupart des cas la région d'origine de l'appel.
Enfin, Transpac est accessible en tout point du réseau et les tarifs sont
indépendants de la distance.
2.4 Les numéros d'appel Télétel et leur taxation
Les différents services Télétel sont, fin 86, répartis sur 3 numéros d'accès :
-le3613ou TeleteM
-le3614ouTeletel2
-le3615ouTeletel3
A chacun de ces numéros d'accès correspond un mode de taxation
particulier. Cependant dans tous les cas, la tarification est indépendante de la
distance et comprend deux composantes : d'une part, le prix du transport de
l'information qui revient aux Télécommunications et à Transpac, d'autre part, le
prix de consultation du service qui revient au serveur.
* Le 3613 ou la "taxation au demandé "
Pour les services accessibles par le 3613, c'est le serveur qui paye tous
les côuts de communication via Transpac, soit 0,18F/mn pour une taxation au
volume et 0,093F/kilo-octet pour une taxation à la durée. L'utilisateur paye le
coût d'une communication téléphonique locale, soit 0,74 F toutes les 6 mn
avec application des réductions pour les périodes blanches, bleues et bleues
nuit. Si le service est payant, l'utilisateur devra en outre payer directement au
serveur un prix d'abonnement à ce service.
Au cours du dernier bimestre 1986, Teletel 1 a écoulé 272 600
heures de connexion mensuelle, soit 8,2% du trafic Télétel.
*Le 3614 ou la "taxation au demandé "
Dans le cas du 3614, le serveur ne paye aucun coût de communication.
L'utilisateur paye cette fois une unité Télécom, soit 0,74 F, par période de 120
secondes, avec les tarifs réduits habituels du téléphone. Ce sont alors les
Télécommunications qui effectuent les reversements à Transpac. Si la
consultation du service est payante, l'utilisateur paiera en plus, directement au
serveur, le prix d'abonnement à ce service.
Au cours du dernier bimestre 1986, Télétel 2 totalisait
70 2000 heures de connexion mensuelle, soit 21,1%
Télétel.
du trafic
* Le 3615 ou le " kiosque télématique "
Dans ce cas, l'utilisateur paye aux Télécommunications une unité
Télécom ( 0,74 F ) toutes les 45 secondes sans tenir compte de la modulation
horaire. Ce coût englobe aussi bien le prix du transport de l'information que le
prix de consultation du service. Les Télécommunications reversent alors 5/6 de
la somme ainsi perçue au fournisseur de service. Ce sont également les
Télécommunications
qui effectuent les reversements à Transpac. Cette
solution a deux avantages :
- elle dégage le serveur de toute tâche de recouvrement des frais de
consultation de son service. Ceci est particulièrement avantageux si le serveur a
de nombreux utilisateurs, mais de faible consommation,
- elle garantit aux utilisateurs de terminaux l'anonymat vis-à-vis des
fournisseurs de services.
Pour qu'un service puisse bénéficier du "kiosque", il doit avoir fait
l'objet d'une convention passée avec les Télécommunications précisant
notament :
- qu'il satisfait aux lois en vigueur (décret 84-59 du 17 janvier 1984),
- qu'il est accessible à tout possesseur de Minitel (utilisation de mot de
passe interdit),
- qu'il possède un nom abrégé,
- qu'il s'engage à respecter une qualité de service minimale.
Par ailleurs, l'Administration se reserve le droit de refuser le
bénéfice du "kiosque" à un demandeur en considération notament de son
objet social, de la nature du service offert ou d'éventuelles impossibilités
techniques et économiques.
Au cours du dernier bimestre 86, Téletel 3 a totalisé
2 349 100 heures de connexion mensuelle, soit 70,7 % du trafic
Télétel global.
Une communication vidéotex ne passe cependant pas systématiquement
par le S.A.T . Si le serveur le souhaite, il peut être relié, non pas au S.A.T, mais
au réseau téléphonique commuté. Dans ce cas, on utilise le réseau
téléphonique commuté de bout en bout entre les terminaux Minitel et le
serveur. Le tarif des communications vidéotex est alors identique au tarif des
communications téléphoniques en vigueur. Cette solution est surtout retenue
par des petits serveurs (moins de 10 accès simultanés) et dont les utilisateurs
appartiennent surtout à la même circonscription de taxe.
3. LES EVOLUTIONS
Que ce soit à l'initiative des Télécommunications ou à la demande des
utilisateurs et fournisseurs de service, un certain nombre de fonctionnalités
nouvelles vont être mises en place à partir de 1987 :
- le Minitel Guide des Services (MGS), qui est un nouveau
répertoire des services sous forme électronique permettant une recherche
rapide et précise du ou des services Télétel correspondant à une demande de
l'utilisateur,
- l'affichage en première ligne de l'écran du Minitel
du
tarif
unitaire sur la partie gauche et du coût de la communication en
cours sur la partie droite de l'écran,
- ouverture du 3621, permettant
d'appeler des services téléinformatiques,
à partir des terminaux Minitel M1b
- les numéros verts Télétel, qui permettront aux interlocuteurs d'une
entreprise
(personnel itinérant, réseau ou clientèle)
de se connecter
directement à ses services Télétel,
- l'extension de la messagerie
Bouches du Rhône et à l'Ile de France,
- 5 -
Mestel, limitée
actuellement
aux
-le LECAM, qui est un lecteur de carte à mémoire associé au Minitel. Le
Lecam met en oeuvre des cartes CP8 à microprocesseur et peut ainsi , à
distance, apporter des fonctions :
* d' authentification : avoir l'assurance de dialoguer avec un interlocuteur
possédant une carte de l'émetteur autorisé,
* d'identification porteur : s'assurer que le porteur a composé le bon
code secret, la carte se bloquant après 3 codes consécutifs faux,
* de certification : inscrire une information dans la carte sans fraude
possible,
* de chiffrement
réseau.
: s'assurer de la confidentialité des échanges dans le
Le Lecam sera en location dans les Actel pour 50 Francs par mois à
partir de Janvier 1987. La commande globale porte sur 50 000 lecteurs.
A titre d'exemple, les premières applications utilisant le Lecam sont
la protection des chèques volés à Strasbourg et l'application Infornel du conseil
général de l'Orne pour la mise à jour des listes électorales.
Le but essentiel d'une application carte à mémoire est la sécurité.
Dans le domaine des transports, la consultation ou la mise à jour de bases de
données sensibles peuvent justifier son usage ( gestion, prise de commande
de fret, e t c . ) .
Direction Générale des Télécommunications
- 6 -
AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
ET COMMUNICATIONS
Depuis toujours, la circulation des biens et des personnes est à
la base de la production et du commerce et donc, de la vie économique.
Dans un pays comme la France où la répartition géographique de la
population est très éclatée, où le relief est très prégnant, les transports,
par leur application spatiale et le caractère structurant de leurs
infrastructures, jouent un rôle fondamental dans toute politique
d'aménagement du territoire dont l'ambition est précisément de tendre
vers une répartition plus harmonieuse des hommes et des activités, de
réduire les déséquilibres et d'offrir à toutes les régions les conditions
optimales du développement économique. Le récent rapport d' O.
GUICHARD "propositions pour l'aménagement du territoire" rappelle fort
opportunément le poids de ce secteur
Aujourd'hui, un nouveau type d'échange s'impose : la
circulation de l'information et la transmission de données,
indispensables à la vie des entreprises modernes. Pour produire, pour
vendre, pour gagner des parts de marché il faut : communiquer, recevoir,
utiliser, traiter et émettre de l'information en temps réel... la formidable
montée en puissance, ces dernières années, des télécommunications
montre l'importance qu'a pris, dans la vie économique ce nouveau
secteur de la communication, complémentaire du secteur des transports
traditionnels et qui, comme ce dernier, contribue à structurer le territoire
par la mise en place de nouveaux réseaux (hertziens, câbles, satellites) et
de nouveaux services (lignes spécialisées, TRANSPAC, réseau
numérique à intégration de services ("RNIS") e t c . ) . En terme
d'aménagement du territoire, il est clair qu'une implantation déséquilibrée
de ces réseaux ne manquerait pas d'avoir des effets néfastes sur le
développement régional : à côté de la notion traditionnelle
d'enclavement routier, ferroviaire ou aérien, apparaît ainsi une notion
nouvelle, celle de "zone d'ombre", zone non desservie par les nouvelles
technologies et donc handicapée pour son développement
économique.
Le parallélisme entre transports et télécommunications se double
de nombreuses interactions mises en évidence par les nouvelles
technologies de communication pouvant apporter qualité, rapidité,
fiabilité à nombre de services de la chaîne de transport. Les schémas
directeurs de la communication que certaines régions étudient dans le
cadre des contrats de plan, peuvent être ainsi l'occasion, pour ces
dernières, de réfléchir à une stratégie de communications au sens large,
décloisonnement des transports, et des télécommunications. A titre
d'exemple, cette réflexion conjointe doit permettre de coordonner le
développement du réseau Radiocom 2000 qui permettra de renouveler
le système de téléphone de voiture avec le développement du réseau
routier et, notamment, la modernisation des grandes liaisons
d'aménagement du territoire. De la même façon le réseau ferroviaire dort
être conçu pour permettre l'équipement des trains en moyens de
téléphone sur les grandes lignes SNCF, dans le cadre du programme
ASTREE en attendant la couverture satellite.
- 7 -
Ce vaste secteur des communications qui représente 10 % du PIB
marchand de la France, près de 19 % de la consommation des ménages et qui
offre environ 2,5 millions d'emplois, prend aujourdh'ui une nouvelle
dimension: la dimension européenne.
L'internationalisation de l'économie, la déréglementation, la signature de
l'acte unique et l'ouverture
en 1992 du grand marché intérieur de la
Communauté, vont boulverser l'espace européen : l'aménagement du
territoire ne pourra plus seulement être hexagonal, il devra concerner l'Europe
entière, les réseaux de communications assurant la cohésion et le
fonctionnement interne de ce grand territoire.
D'ores et déjà, les projets de tunnel sous la Manche, de franchissement
pyrénéens, d'extension du réseau TGV, de téléports, de développement du
RNIS, de lignes aériennes province-étranger, auront une influence forte sur le
développement, la réorientation des échanges et sur les localisations
d'activités : par sa place centrale au coeur de l'Europe et le haut niveau
technologique dans les domaines des communications, la France peut tirer
son épingle du jeu de la construction européenne : il importe que l'ensemble
du territoire en profite.
Délégation à l'Aménagement du Territoire
et à l'Action Régionale
- 8 -
J
•fl
TERMINAUX ET PERIPHERIQUES
Au mois d'Octobre 1986, le nombre de terminaux Minitel en
service dépassait les 2 millions. La distribution des Minitel devrait se poursuivre
dans les prochaines années au rythme d'un million de nouveaux terminaux
distribués annuellement.
Aujourd'hui, les différents modèles de terminaux Minitel et les
nombreux matériels connectables (imprimantes, micros, adaptateurs,
diffuseurs, répondeurs, enregistreurs, numéroteurs, interfaces, etc.. ) que l'on
peut leur associer constituent une gamme complète, pouvant couvrir la majorité
des besoins professionnel
LES
MINITEL
Dans
le c a d r e d e
l'implantation de Télétel, la Direction Générale
des Télécommunications propose aux abonnés toute une gamme de
terminaux afin de répondre au mieux aux besoins tant du grand public que des
professionnels :
* le Minitel 1 : c'est un terminal de base, pourvu d'un écran noir
et blanc et d'un clavier de type AZERTY.
Dans les zones Emeraude, qui s'étendent progressivement à
toute la France, ce terminal est proposé aux abonnés sans supplément
d'abonnement, en remplacement de leur annuaire papier et dans le cadre de
leur abonnement téléphonique. En dehors des zones Emeraude, ce terminal
est disponible en location-entretien pour 85 francs par mois (1 )
* le Minitel 1 Bistandard : son mode privilégié est le mode
vidéotex du standard Télétel dans lequel il se comporte comme un Minitel 1 de
base. Son mode Télétel 80 colonnes, tout en permettant un affichage ASCII 80
colonnes, présente tous les avantages du standard TELETEL (touches de
fonctions, gestion de la prise péri-informatique, protocole du minitel,...). Grâce à
son standard téléinformatique, il peut dialoguer avec les banques de données
informatiques, nationales ou internationales. Il fonctionne alors (écran et clavier)
en codage ASCII (jeu américain ou jeu français).
* le Minitel 10 : il ajoute aux fonctions du Minitel 1 celles d'un
poste téléphonique sophistiqué, doté d'une mémoire de 20 numéros
téléphoniques ou Télétel, d'une écoute amplifiée, d'une touche "bis" qui
permet le renouvellement du dernier appel, etc... Ce Minitel est commercialisé
en location-entretien pour la somme de 65 francs par mois dans les zones
Emeraude et 150 francs par mois en dehors de ces zones.
* le Minitel couleur : il dispose de 8 couleurs et d'un écran de
28 cm qui le rendent plus lisible et plus attrayant . Il est proposé en locationentretien pour 115 francs par mois en zone Emeraude et 200 francs par mois en
dehors de ces zones.
*le Minitel 1 Dialogue : il offre la possibilité d'établir un
dialogue par écrit avec un autre Minitel . Sa commercialisation en locationentretien s'élève à 10 francs par mois en zone Emeraude et à 95 francs par mois
hors zone Emeraude.
Les deux prochaines années verront s'élargir encore cette
gamme de terminaux avec notamment l'arrivée du M20 , plus particulièrement
destiné aux professionnels, auxquels il offrira des possibilités de traitement des
informations obtenues.
(1) Tous ces tarifs sont ceux en vigueur au 1er Janvier 1987
- 9 -
2. LES MATERIELS CONNECTABLES
De nombreux périphériques
permettent d'accroître les
performances du Minitel et d'optimiser son utilisation professionnelle.
Pour une entreprise de transports, on peut adjoindre, par exemple, au
Minitel :
* une imprimante, qui permet de recopier des écrans vidéotex et de
conserver une trace écrite des informations reçues . On peut utiliser une
imprimante dédiée au vidéotex ou une imprimante standard munie d'un
adaptateur . Dans le cas d'une imprimante dédiée au vidéotex, il faut
prévoir un coût allant de 1 500 à 6 500 francs HT, ce coût pouvant
atteindre 12 000 francs pour une imprimante standard compatible Minitel
munie d'un adaptateur.
* un répondeur enregistreur vidéotex qui permet, en cas
d'absence d'enregistrer les messages laissés sur le Minitel ( passage de
commandes, demandes de transport, messages, etc .) et, dans certains
cas de répondre à ces messages. Le prix de ces matériels va de 1 400
francs HT pour un système qui prend la ligne et connecte le Minitel sur
imprimante à 30 000 HT pour un répondeur-enregistreur programmable
par Minitel et pouvant se comporter comme un serveur vidéotex.
* un crayon-lecteur optique de code à barres , qui saisit les
données code à barres et peut les transférer sur un micro-ordinateur ou
une imprimante . Les différents modèles vont de 3 500 à 10 000 francs
HT.
Il existe aussi des logiciels d' émulation qui permettent
d'utiliser un micro-ordinateur comme un Minitel pour interroger des
services Télétel mais aussi de stocker les pages , de programmer des
dialogues avec un serveur etc ... Leur coût peut aller de 800 à 10 000
francs HT selon les fonctionnalités permises.
On peut également citer les numéroteurs automatiques
(800 à 4 500francs HT), les interfaces Minitel-téléviseurscouleur (500
à 5 000 francs HT ), des stockeurs d'écran sur magnétophone (500 à
4 500 francs HT ), des diffuseurs cycliques d'écran (1 000 à 30 000
francs HT ) et des lecteurs de cartes (2 900 à 7 000 francs HT ).
Les écarts de prix importants que l'on peut constater sur
tous ces matériels s'expliquent par la très grande variété de
fonctionnalités disponibles, du nombre d'options intégrées dans le prix
de vente ; certains de ces appareils pouvant atteindre un très haut
degré de sophistication.
Direction Générale des Télécommunications
BIBLIOGRAPHIE
* Numéro hors série n° 1 de la revue "Vidéotex magazine"
intitulé "Minitel, 200 matériels connectables".
* Brochures Télétel disponibles dans les agences
commerciales et intitulées "La gamme des Minitel", "Répertoire
des périphériques pour le Minitel" et "Calendrier d'ouverture
des Communes Emeraude de plus de 5 000 habitants".
- 10 -
TELEMATIQUE ET
TRANSPORT ROUTIER
1. LA TELEMATIQUE ET LES PROFESSIONNELS
1.1. LE TAUX D'INFORMATISATION DES PME-PMI
Les commentaires sur l'informatisation des entreprises de
transport faits ci-dessous ne concernent que les entreprises de 5 à 200
salariés enquêtées par l'Union Française de Banques dans son enquête
annuelle du mois de février 1986. Cette enquête dénombre 86 000
entreprises de transport (y compris plus de 28 000 artisans taxis) dont 8 200
emploient entre 5 et 200 salariés. De son côté, selon l'Enquête Annuelle
d'Entreprise du Ministère des Transports en 1983 "EAE" (dernier chiffre
disponible) il y avait 30 538 entreprises de transport routiers, soit plus de 97 %
du nombre total d'entreprises de transport existantes en France. Sur ce
nombre, il y avait 27 670 entreprises de transport routier de marchandises,
dont 7 114 de 6 à 200 salariés. Si l'on considère les tranches différentes
retenues par les deux enquêtes, on peut donc conclure que les chiffres
retenus par l'enquête UFB-LOCABAIL se recoupent avec ceux de l'EAE.
ENTREPRISESDETRANSPORTROUTIE
DE MARCHANDISES 1983
50-200 salariés
20-49 salariés
V V E =====6-9 salariés
10-19 salariés
En outre, il faut signaler que les entreprises de transport routier
sont le principal employeur du secteur des transports avec 377 000
personnes, soit 44,8 % de l'effectif total recensé dans ce secteur. Sur les 27
670 entreprises recensées en 1983, 15 680 réalisent une activité de zone
courte et 8 744 une activité de zone longue.
Cette diversité des entreprises de transport routier entraîne une
conséquence importante pour son équipement informatique. En effet, son
informatisation se passe différemment selon qu'il s'agisse de petites, de
moyennes ou de grandes entreprises. C'est l'adaptation de l'outil informatique,
notamment avec la miniaturisation des ordinateurs, qui entraîne une meilleure
satisfaction de la demande du secteur en matière d'informatisation. Ainsi
l'équipement informatique des grandes entreprises est plus actif que celui des
petites entreprises, bien que celles-ci soient stimulées par l'arrivée sur le
marché de la petite informatique, peu coûteuse, plus facilement manipulable et
gérable.
- 11 -
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
INDUSTRIE
SERVICES
14
18
21
30
40
49
60
16
21
27
34
44
54
65
COMM.GROS COMM.DETAIL
9
12
17
26
34
43
58
27
33
39
46
55
65
78
BTP
TRANSPORT ROUTIEP SERV.TRANS.
6
7
10
16
20
26
40
6
9
12
18
24
32
44
17
25
38
42
55
70
82
Le tableau ci-dessus montre l'évolution des taux d'informatisation
des différents secteurs de l'économie selon les résultats de l'enquête UFBLOCABAIL concernant une population totale de 269 000 entreprises de 5 à
200 salariés appartenant à l'industrie, au BTP, au transport, au commerce et
aux services marchands. Selon cette enquête, en 1985, 54 000 P.M.E. ont
effectué un achat informatique dont 80 % correspond à un achat de microordinateurs.
Taux d'Informatisation des PME-PMI
60
|
i y
50
40
30
20
10
80
81
82
83
84
85
86
On observe que les entreprises de transport routier sont sousinformatisées. En revanche, les entreprises de services liées au transports
routier sont en haut de l'échelle. Elles ont même un taux d'informatisation
beaucoup plus fort que les autres entreprises de services, et pour l'année
1985, le taux d'informatisation le plus élevé de l'économie.
Sur l'informatisation des entreprises de transport, à long terme, il
est possible de formuler deux observations :
Informatisation des PME-PMI :
Transport Routier et Industrie
1980
1981
1982
- 12 -
1983
1984
1985
1986
- Premièrement, le taux d'informatisation dans les transports
routiers passe de 6 % en 1981 à 32 % en 1985 pour les entreprises de 5 à 200
salariés. Ce taux est voisin de celui du B.T.P. mais il est inférieur à celui de
l'industrie, des services et surtout du commerce de gros.
- Deuxièmement, ce taux passe de 24 % en 1981 à 69 % 1985
pour les services liés aux transports.
La croissance de l'informatisation des entreprises de transport est
en rapport avec la diffusion de la micro-informatique. En effet depuis 1983, le
nombre d'entreprises ainsi équipées excède largement celui des entreprises
équipées en informatique classique. C'est l'outil qui convient le mieux aux
entreprises qui s'équipent pour la première fois ; mais progressivement les
tenants de l'informatique classique s'y mettent aussi : la proportion d'achat des
micros-ordinateurs par ces entreprises augmente. Le taux de microinformatisation passe de 6 % en 1981 à 34 % en 1985 tandis que celui de
l'informatique classique passe de 9 % en 1981 à 19 % en 1985.
Au 1er Janvier 1986, le taux d'informatisation des entreprises de
transport se répartit ainsi :
- 65,6 % des entreprises sont équipées en micro-informatique et
- 47 % en informatique classique
Taux d'Informatisation :
services liés et transport routier
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
E3 TRANSPORT ROUTIER E3 SERV.TRANS.
1. 2. TELETEL DANS L'ENTREPRISE
L'explosion de l'utilisation du Minitel, née de l'effet
d"'annuaire électronique", s'est emparé de tous les secteurs d'activité
Plus d'un tiers des services Télétel s'adressent à des
professionnels.
DES OUTILS DE TRAVAIL ...
Elaborés par les entreprises elles-mêmes, G.I.E. ou
regroupement d'organismes professionnels, des
services télématiques
internes ou intra-professionnels se développent en réponse à des besoins
très spécifiques.
- 13 -
Il s'agit là de véritables outils aux mesures
humaines,
techniques, commerciales et logistiques de l'entreprise ou du secteur
d'activité considéré. Indiscutablement, l'ère du "savoir-faire" assimilé à un jeu
intellectuel valorisant est résolu et les efforts se cristallisent aujourd'hui autour
de la construction patiente et méthodique d'un environnement propre à
révéler les réponses que l'outil vidéotex peut apporter comme solution à des
problèmes mal résolus ou à des besoins tout simplement mal identifiés.
DES SERVICES CONNEXES...
Ce sont essentiellement des services informationnels ou
d'applications traditionnelles ( gestion, consultation de l'Annuaire électronique,
administration) multi-entreprises . Ils ne sont pas spécifiques à telle activité ou
tel secteur mais représentent toutefois la plus grosse part du marché de la
télématique professionnelle actuelle.
DES SERVICES INTEGRES A UN SYSTEME DE
COMMUNICATION...
L'observation de ces différents services professionnels montre
une tendance à l'ouverture systématique d'applications de communication
entre abonnés d'un même réseau .
De niveau technique très variable, de la simple boîte à lettres
(B.A.L. pour les initiés ) à la messagerie électronique sophistiquée avec des
fonctions "utilisateurs" ( création de page , expédition, consultation, réponse,
classement et distribution ) et des fonctions "gestionnaires" (abonnés, listes
et gestion de trafic), l'outil Minitel devient intégré à un réseau.
BZMGZB BZIOHSZ
IKAHSMZÏTRZ
VOTKZ TIEMIHA1
BZJET
2. TELETEL, AUJOURD'HUI,
DANS LES TRANSPORTS
II existe aujourd'hui près de 50 services Télétel dans le secteur
du transport routier de marchandises. La télématique est en effet un outil de
prédilection pour un secteur d'activité où les flux entre partenaires sont
nombreux et les niveaux d'intervention multiples.
Pour les quelques 25 000 petites et moyennes entreprises de
transport, Télétel offre un moyen de communication rapide et puissant en
même temps qu'un outil de gestion,
tout en réduisant au minimum les
contraintes de mise en place et de fonctionnement :
- les terminaux Minitel sont gratuits sur 65% du territoire,
dans les autres régions, on peut se les procurer à partir de
85 francs par mois.
- l'utilisation du Minitel et des services Télétel ne nécessite
aucune formation spécifique, si ce n'est la présentation
du matériel qui est dispensée par l'agence commerciale
des Télécommunications quand vous allez retirer votre
terminal.
- les coûts de fonctionnement sont également réduits au
minimum puisque le Minitel est remis en locationentretien, les Télécommunications se chargeant du bon
fonctionnement du réseau, seuls les coûts de
communication et d'abonnement éventuel à certains
services sont à prendre en compte.
Aux grandes entreprises de transport déjà informatisées,
Télétel offre la possibilité d'élargir et de diversifier leur clientèle à l'échelle
nationale ou internationale.
En décembre 1986 , les 50 services professionnels
pour
les transporteurs
routiers
accessibles
par
Minitel
recueillaient environ 20 000
heures de connexion mensuelle,
et plus de 4 000 entreprises de transport étaient abonnées à
des services Télétel.
2.1. LES GRANDS TYPES D'APPLICATION
Les applications de gestion
Actuellement au nombre de 11, ces services fournissent des
outils d'aide à la gestion d'une entreprise de transports . Selon le service
consulté, on peut trouver trouver :
- les calculs et évolutions de la T.R.O.
- les conditions d'application des tarifs des transports
routiers de marchandise
(CATTRM)
- des calculs de prix de revient de véhicules
- de la gestion technique, financière ou comptable d'une
entreprise de transport ou
- rétablissement de devis et des calculs de tarifs
personnalisés
- 15 -
Les bourses de fret télématiques
Elles permettent de rapprocher l'offre des chargeurs de la
demande des transporteurs. Ces bourses peuvent être de 2 natures :
- les bourses "fermées", qui sont restreintes à un groupe
de professionnels identifiés (commissionnaires,
affréteurs, courtiers, transitaires) dans une branche ou
une région déterminée.
- les bourses "ouvertes", qui permettent d'inscrire et de
consulter des offres de fret ou de moyens de transports,
dans une totale indépendance et en respectant l'anonymat
des opérateurs.
Les bourses de fret permettent donc un plus large échange
commercial, une circulation plus rapide de l'information et, par une plus large
connaissance de l'offre et de la demande, des transactions plus rapides et plus
simples. Le succès remporté par ces bourses de fret pose cependant aux
intermédaires de la chaîne de transport un problème de redéfinition de leurs
fonctions.
Les banques de données
On en recense actuellement une dizaine qui offrent des
informations concernant :
- la législation du transport (matières dangereuses,
équipements routiers, sécurité routière, etc..)
- des statistiques
- des annuaires professionnels ( entreprises de transport,
entrepôts, etc...)
Les transactions de véhicules industriels
Plusieurs services Télétel permettent de vendre, d'acheter ou
d'échanger des véhicules industriels ou des véhicules utilitaires légers.
Formation et communication professionnelles
L'interactivité du Minitel permet de développer des services de
formation professionnelle à distance qui proposent des études de cas, des
simulations de cas réels, un enseignement assisté par ordinateur, un service
d'actualités, etc... Par ailleurs, des services de communication professionnelle
permettent des échanges d'information entre abonnés ou entre un siège
d'entreprise et ses succursales.
Metéo - Etat des routes
La Météorologie nationale propose sur Télétel des services de
prévision météorologique sur toute la France ou sur une région donnée, pour
le jour même et jusqu'à 5 jours. D'autres services informent les transporteurs
- 16 -
sur les contrôles de véhicules, les barrières de dégel, les conditions de
circulation routières et autoroutières ainsi que sur les itinéraires de délestage
mis en place.
2.2. PERCEPTION DE TELETEL PAR
LES TRANSPORTEURS
Aujourd'hui, près de 10 000 transporteurs routiers possèdent
un Minitel. 78% d'entre eux en sont très ou plutôt satisfaits.
La majorité des utilisateurs consulte une application de transport
entre 30 minutes et 3 heures par mois.
A une très large majorité, les transporteurs préfèrent s'abonner
à un service Télétel professionnel accessible par un mot de passe plutôt que
de consulter un service accessible directement sur le kiosque Télétel (3615),
l'abonnement à ce service ne devant cependant pas excéder 1500 francs par
an.
Les apports de la télématique les plus cités dans le domaine du
transport routier de marchandise sont :
-
les gains de productivité
la meilleure circulation de l'information
l'amélioration de la compétitivité des entreprises
une meilleure coordination et des relations facilitées entre
les transporteurs
- une stimulation de la concurrence
La télématique, qui affiche déjà un bilan tout à fait positif dans le
secteur du transport routier, devrait acquérir une dimension supplémentaire
avec l'arrivée en 1987 des premiers lecteurs de carte à mémoire et avec
l'aboutissement des nombreuses recherches entreprises sur le thème de la
"télématique embarquée ".
D.G.T./O.E.S.T.
BIBLIOGRAPHIE
On pourra trouver une liste des services Télétel
transport dans les brochures suivantes :
du secteur
* Répertoire d'applications vidéotex à l'usage du Transporteur
Routier de Marchandises, Décembre 1986,
disponible auprès de l'Observatoire Economique
et
Statistique des
Transports,
TEL. (1 ) 45 89 89 27 (Mme Magadoux)
* Télétel : Services pour les transporteurs routiers,
Octobre 1986, disponible dans les Agences Commerciales
Télécommunications ou auprès de Mlle Rouet, TEL. (1 ) 45 64 08 74
- 17 -
des
LE VIDEOTEX INTERNATIONAL
1. LE VIDEOTEX A TRAVERS LE MONDE
Les 2 millions de français qui utilisent aujourd'hui leur Minitel (qui leur
a été proposé gratuitement en échange de leur annuaire ou qu'ils louent 85
Francs par mois) pour consulter un des 3 000 services Télétel sont étonnés
d'apprendre que partout ailleurs dans le monde, les terminaux vidéotex sont
très coûteux, que le nombre d'utilisateurs, essentiellement des
professionnels, ne se comptent qu'en milliers, rarement en dizaines de
milliers. Nous allons donc essayer de brosser un rapide tableau de
l'implantation du vidéotex dans le monde, sachant que le contexte intemational
se caractérise par l'existence de plusieurs systèmes vidéotex concurrents et
généralement incompatibles.
1.1 L'Europe
La C.E.P.T. (Conférence
Européenne des Postes et
Télécommunications) a reconnu 4 standards différents, que l'on appelle
"profils" :
- le profil C.E.P.T 1 correspond au système allemand Bildschirmtext,
- le profil C.E.P.T 2 correspond au système français Teletel,
- les profils C.E.P.T 3 ou 4 correspondent au système anglais Prestel et à ses
variantes.
Un certain nombre d'interfaces ont été développées
afin de
permettre à un utilisateur Minitel d'interroger un serveur Prestel ou
Bildschirmtext . De même, un abonné Prestel peut interroger un serveur
Télétel, par contre le système Bildschirmtext reste fermé sur lui-même.
1.2 Le reste du monde
Les autres standards les plus couramment répandus donnent une
plus grande importance au graphisme et à la qualité de visualisation : c'est le
cas du système Captain au Japon et du système NAPLPS, utilisé surtout en
Amérique du Nord. Cependant cette haute résolution graphique ne peut
s'obtenir qu'au prix d'une technologie sophistiquée, donc coûteuse, et d'une
plus grande lenteur d'affichage. Ce qui explique en partie le faible succès de
ces standards et la quasi-disparition du NAPLPS du marché américain.
PAYS
STANDARD
AUSTRALIE
AUTRICHE
BELGIQUE
DANNEMARK
FRANCE
ITALIE
JAPON
PAYS-BAS
NVLE -ZELANDE
SUEDE
SUISSE
ROYAUME-UNI
ALLEMAGNE DE L'O.
ÉRESIL
COLOMBIE
PRESTEL
PRESTEL
TELETEL+PRESTEL
PRESTEL
TELETEL
PRESTEL+BTX
CAPTAIN
PRESTEL
TELETEL+PRESTEL
PRESTEL
BTX+ TELETEL
PRESTEL
BTX
TELETEL
TELETEL
- 18 -
Nb de services
Nb terminaux
150
755
8000
4200
2000
1200
1500000
2000
200
3000
200
210
40
140
228
500
4500
19000
2500
7000
2800
64000
43000
1000
1000
1.3 Evolutions récentes
Devant la multitude de standards qui paralyse le marché du
vidéotex international, on peut espérer que la récente tendance qui
consiste à utiliser l'ASCII dans de nombreux pays permette une meilleure
connexion des systèmes vidéotex.
2. LES COMMUNICATIONS VIDEOTEX
ENTRE LA FRANCE ET L'ETRANGER
Avant de voir comment peut se dérouler une communication Télétel entre la France et un pays étranger, il faut avoir à l'esprit
que dans tous les pays autres que la France :
- il n'existe pas de système kiosque,
- il n'y a pas de distribution massive de terminaux (Minitel ou
autres),
- il n'y a qu'une faible population de terminaux installés, tous
standards confondus.
Deux cas de figure peuvent se présenter : l'appel depuis
l'étranger d'un serveur situé en France ou l'appel depuis la France d'un
serveur situé à l'étranger.
2.1 Appel depuis l'étranger d'un serveur situé en France
Pour appeler un serveur Teletel situé en France à partir
d'un pays étranger, il faut tout d'abord que, dans ce pays, l'utilisation de
terminaux Minitel soit autorisée et que des industriels français y
commercialisent ces terminaux.
Si c'est le cas, l'accès depuis l'étranger à un serveur
Télétel situé en France peut se faire de 4 façons :
-utilisation
du
réseau téléphonique
commuté
jusqu'à la France, et cela aux conditions tarifaires en vigueur pour les
communications téléphoniques internationales. Si le serveur est sur
réseau téléphonique commuté, on utilisera ce reseau jusqu'au serveur
en composant le 33 + le numéro du serveur. Si le serveur est sur le SAT,
on utilisera le réseau téléphonique commuté jusqu'au point d'accès
vidéotex en composant :
*pourT1 -.33+36431313
*pourT2:33+36431414
*pourT3.33+36431515
-utilisation
de
réseaux
de
commutation
de
paquets
* reseau INFONET (depuis Londres, New York , Amsterdam et
Francfort ). Dans ce cas la facturation se fait au demandé et il faut que le
serveur ait souscrit un abonnement au réseau.
* reseau de commutation de paquets reliés au noeud de transit
international (NTI ), qui assure l'interconnexion entre le réseau de
commutation de paquets étranger et le reseau Transpac. Un PAD X3 ,
équipé de modem V 23, un point d'accès compatible Minitel ou un
concentrateur privé assure alors l'interface entre le reseau téléphonique
commuté local et le réseau de commutation depaquets étranger. Dans ce
cas, l'utilisateur doit posséder un numéro d'utilisateur NUI (Network User
Identification).
- 19 -
APPEL PAR RESEAU DE
COMMUTATION DE PAQUETS
réseau de
commutation
de paquets
étrangers
P.A.V.
ou
P.A.D
-utilisation de points d'accès Télétel frontalier : dans
ce cas, pour un frontalier l'appel par reseau téléphonique commuté du point
d'accès situé en France se fait au tarif d'une communication de voisinage. Ce
cas existe actuellement avec la Suisse.
-utilisation de réseaux vidéotex
interconnectés qui
permettent à un Minitel situé à l'étranger l'accès aux serveurs français via le
réseau vidéotex du pays. Ce cas existe actuellement avec la Belgique.
2.2 Appel depuis la France d'un serveur situé à l'étranger
L'accès depuis des terminaux Minitel du territoire métropolitain à
des serveurs Télétel ou rendus compatibles Minitel implantés à l'étranger peut
se faire :
- par le réseau téléphonique commuté de bout en bout, et cela
aux conditions tarifaires en vigueur pour les communications téléphoniques
internationales
- par le SAT, si le serveur est raccordé au réseau à commutation de
paquets du pays étranger concerné. Dans ce cas, le numéro téléphonique à
composer en vue d'établir une communication avec l'étranger est Teletel 1
(36 13). L'utilisateur frappe ensuite le numéro X25 de son correspondant à
l'étranger puis son NUI. La communication sera alors établie avec l'étranger si le
NUI est connu du noeud de transit
international qui assure
l'interfonctionnement entre le réseau Transpac et le réseau de commutation de
paquets étranger. La communication est facturée par le NTI au demandeur.
APPELS DEPUIS LA FRANCE DE
SERVEURS TELETEL SITUES
A L'ETRANGER
Roseaux étrangère y
à commutation
par paquets
Serveurs
Télétel
Reseaux étrangers
a commutation
par paquets
Réseau
téléphonique
- Ultérieurement, par le 3619 un usager français pourra accéder
par mnémonique à des serveurs Télétel situés à l'étranger suivant une
taxation au demandeur mais à un coût supérieur au 3614 et ce en fonction
du pays.
Direction Générale des Télécommunications^
-
2rj-
L'INFORMATIQUE
AU SERVICE D'UNE PLACE
PORTUAIRE :
LE HA VRE PORT TELEMA TIQUE
Une place portuaire est le lieu naturel de rencontre entre les
marchandises et le navire. Aussi trouve-t-on dans un port :
Des équipements permettant de traiter physiquement navires et
marchandises (remorqueurs, postes à quai, engins de manutention, engins de
transport, hangars, terre-pleins).
Des professionnels spécialisés dans la manipulation de ces
équipements (pilotes, équipages de remorqueurs, lamaneurs, conducteurs
d'engins, dockers).
Des professionnels du commerce international maritime (transitaires,
consignataires.courtiers.gestionnaires
de
hangars,
manutentionnaires,
acconiers, transporteurs).
Des administrations concernées par le commerce international et le
fonctionnement des ports (Douane, Port, Affaires Maritimes, Police,
Agriculture, Equipement).
Un port apparaît ainsi comme un ensemble de ressources mises à la
disposition de professionnels pour traiter l'entrée, le stationnement et la sortie
des navires et des marchandises à l'importation comme à l'exportation.
Afin d'apporter le meilleur service possible (à la marchandise et aux
navires), l'informatique commence à rendre des services réels et son
développement dans les ports est en passe de devenir un facteur de
productivité décisif.
Dans le domaine de l'automatisation portuaire, les applications de
l'informatique peuvent être classés en 4 catégories :
Le premier domaine est propre à l'organisme portuaire (port autonome,
service maritime, chambre de commerce) qui est chargé de concevoir, réaliser
et gérer un certain nombre d'équipements. En permettant de mettre en oeuvre
et de faire fonctionner selon diverses hypothèses des modèles de simulations
relatifs à la circulation, au positionnement à quai des navires, à l'utilisation des
remorqueurs ou des engins de manutention pour traiter les navires, à
l'utilisation des hangars ou des terre-pleins pour stocker les marchandises, à la
gestion des hommes (pilotes, grutiers, dockers etc..) chargés d'assurer la
prise en compte physique des navires et des marchandises; l'informatique
apporte une aide à la décision efficace.
Le deuxième domaine d'automatisation concerne la gestion des
terminaux à conteneurs. Il s'agit là de disposer de systèmes capable de gérer
en temps réel les entrées et les sorties de conteneurs sur le terminal, ainsi que
leurs placements, les mouvements internes, faciliter les opérations de
chargement et déchargement (établissement automatique de listes, pointage
de conteneurs chargés ou déchargés), d'établir automatiquement les
documents administratifs et financiers relatifs aux services fournis par le
terminal (transport, stockage et manutention des conteneurs).
Le troisième domaine concerne l'automatisation de la manutention des
conteneurs sur un terminal, que ce soit au niveau des opérations de
chargement, déchargement ou au niveau des opérations de transport et de
positionnement. Il s'agit là d'un domainedans lequel les solutions à mettre en
oeuvre font appel à des systèmes experts pilotant des engins de manutention
ou de transport entièrement ou partiellement robotisés.
Dans ce mode de fonctionnement l'homme n'a plus qu'un rôle de
- 21 -
LE HAVRE : PORT TELEMATIQUE
Port Autonome du Havre
Port of Le Havre Authority
Gestion des navires
Management of ships
Systèmes privatifs
Private Systems
Base de données navires
fïhjp ria ta feasi
Base de données marchandises
y
Plate-forme d'aiguillage
Switcl- rc^i'.atf
Base de dc-nées, informations portuaires
Port,information data base
VIDEOTEX
Réseau pluriprofessionnel
Pluriprofess ?i~3l network
fft
Réseau SCFI
SOFIi
MINITELS
• Transitaires
- Consignataires
• Courtiers
• Douane
• Gestionnaires de hangars
• Manutentionnaires
- Unités banalisées
Transit agents
Co-.sgrees
B-o^ars
Customs
Srea managers
Har.alers
• PLblic units
22
surveillance et d'intervention en cas d'incident.
Le dernier domaine, lui concerne l'automatisation des échanges
d'informations nécessaires au suivi des marchandises et des navires
pendant et après leur séjour au port, ou participent directement plusieurs
professions et administrations.
En 1976 le système SOFIA (Système d'Ordinateur pour le Fret
International Aérien) de la Direction Générale des Douanes se mettait en
place à Orly, ainsi fut lancé l'automatisation en temps réel du
dédouanement des marchandises qui s'étendit sur le plan géographique
et sur divers modes de transport, et devint SOFI (Système Ordinateur
pour le Fret International).
En 1982 au
niveau des grands ports internationaux, les
transitaires du port du Havre demandaient à la Direction Générale des
Douanes l'installation du SOFI et définissaient ainsi le cahier des
charges d'un premier système de gestion des marchandises, le système
ADEMAR (Accélération du Dédouanement des Marchandises),
interface en temps réel avec le SOFI et presque limité à
des
fonctionnalités douanières destinées à faciliter l'implantation du SOFI
dans un site portuaire, avec pour fonction de transmission à quai du
statut douanier de la marchandise et fonction traitement des documents
d'accompagnement.
L'ensemble des professionnels havrais constatèrent qu'un
système d'échanges d'informations en temps réels permettait de
disposer plus rapidement d'une information parfaitement fiable, aussi il a
été décidé de réaliser un système complet de suivi en. temps réel des
marchandises ADEMAR PLUS qui sera installé par étapes de février
1987 à septembre 1987.
Le système ADEMAR PLUS gère les expéditions et leurs
changements d'état et informe en temps réel les professionnels
concernés par ces changements d'état. Ceux-ci savent à tout moment
quelles expéditions ils ont à traiter et de quelle façon.
Il gère également l'offre de transport (voyages annoncés par les
consignataires et consultés par les transitaires) et offre à l'ensemble des
professionnels la possibilité d'obtenir en temps réel toute information
relative aux expéditions dont ils ont la charge (la douane ayant elle un
droit d'accès à la totalité des expéditions).
Dans le contexte actuel d'une concurrence internationale très
vive, l'informatisation des procédures administratives et commerciales
liées au transit de marchandises et des navires dans un port provoque
une "accélération du déroulement des procédures", améliore la "fiabilité
des opérations faites" et augmente la productivité des entreprises
portuaires.
Ce système constitue un exemple unique en Europe
d'informatisation des procédures douanières qui place le port du Havre
au premier rang des ports télématiques.
L'architecture informatique du port du Havre repose sur le
système ADEMAR PLUS, sur le système GINA (suivi des escales des
navires,
gestion
des
outillages
et
engins
portuaires
de
chargement/déchargement des marchandises et de la réparation navale)
et sur la diffusion d'informations, tant techniques que commerciales en
France et à l'étranger par l'intermédiaire d'un serveur VIDEOTEX
accessible à partir de terminaux MINITEL.
Synthèse d'articles de A. GIBERT,
ICPC
Responsable au Havre du développement du système
ADEMAR PLUS
- 23
-
VERS LE FUTUR....
LE PROJET TELERMES
Initialisé sous le nom de projet Simplexcom en 1979, puis confié à
l'Agence de l'Informatique dés 1980, le projet rebaptisé TELERMES est à
l'origine du développement de la norme ADE d'échanges automatiques de
données.
Une étude de marché réalisée par l'ADI, montra que beaucoup de
professionnels souhaitaient utiliser leur propre informatique pour les échanges
de données et au contraire cernaient mal l'intégration d'un terminal spécialisé
dans leursystème informatique.
Le projet Télermès, fut donc recentré sur le problème de
l'élaboration d'un langage commun aux différentes professions,
banques,
assurances,
transporteurs,
entreprises
industrielles
et
commerciales... Il donna naissance à la conception de la norme ADE.
En 1982, le groupe de lancement constitué d'industriels, de
transporteurs, de transitaires... définit les fonctionnalités de cette norme :
-
tenir compte de l'existant ; la norme doit s'implanter
sur l'informatique des acteurs.
-
une interconnexion au travers des réseaux
publics ; les professions sont en effet très dispersées.
-
la conformité au modèle OSI ; l'interconnection entre
systèmes informatiques a fait l'objet d'une normalisation
au niveau international.
Depuis Septembre 1985, Télermès s'est constitué en association
d'utilisateurs.
Cette association a pour vocation la promotion de l'utilisation de
moyens automatisés des procédures du commerce, à
travers la
commercialisation de logiciels fondés sur le noyau dur Télermès d'échange
automatique de données respectant la normalisation internationale.
LE PROJET TELERMES
Le projet TELERMES se préoccupe des échanges d'informations
entre tous les intervenants du commerce international.
Il est la concrétisation sous forme de logiciels de l'établissement
d'une normalisation internationale des échanges automatiques de données :
- 24 -
une normalisation internationale des éléments de
données commerciales, le TDED
une méthodologie de création des "segments de
données", regroupement de données communes à
l'ensemble de secteurs d'activité, segments "génériques" ou
regroupements spécifiques à une profession
une normalisation du formatage des données, selon
la norme UNTDI
une méthodologie définissant les fonctions de
services nécessaires au passage du formatage de données
à la transmission
une norme s'inscrivant dans le cadre du modèle OSI comme
une fonction de communication privilégiant, de par
sa conception, un échange automatique de
données commerciales, ADE (par rapport, par exemple,
à un simple échange de fichiers).
L'objectif de TELERMES est de promouvoir la norme ADE et
l'utilisation des réseaux de télécommunication, service Télétex, Transpac, NTI,
réseaux ouverts à tous.
Les logiciels développés selon la méthode du projet TELERMES
ont pour fonctions:
-
l'émission et la réception de données,
la préparation des envois et la validation des reçus,
la saisie et l'édition de documents sous forme alignée,
l'archivage,
l'interrogation et la gestion d'historiques.
«Le projet développé début 84 par la société SAGEM sur
CARROUSSEL est encore une maquette destinée à la démonstration ;
matériel
la maquette se compose :
-
BOITE
NOIRE
TELETEX
d'un échange automatique de données fondé sur la norme
ADE, le noyau durTélermès
d'une boîte noire Télétex (matériel SAGEM)
elle utilise les réseaux commuté ou de commutation par
paquets (X 25)
ADE
ADE
1B
il
!.
RESEAU
COMMUTE
OU X25
- 25 -
. Parmi les développements en cours, une expérimentation est en place
sur IBM PC entre un transporteur. PROST. un chargeur. QUO VADIS.
Le produit Prost Transport de "collecte d'informations par téléinformatique", commercialisable selon l'entreprise PROST, dès Mars 1987, est
porté sur trois matériels : Olivetti, IBM et Digital.
Système
de l'entreprise
BOITE I
NOIREJ
TELETEX
RESEAU
COMMUTE
00X25
Ce logiciel assure des fonctions de transmission, de saisie, d'édition,
de gestion du dossier commercial.
il gère les expéditions chez l'expéditeur,
utilise le noyau dur Télermes (la norme ADE) pour la
transmission des données
permet au transitaire d'offrir au chargeur un fichier "normalisé"
qui l'informe de la situation de ses expéditions.
Observatoire Economique et Statistique des Transports
- 26 -
POUR EN SA VOIR PLUS.
1. BROCHURES INFORMATIVES DES TELECOMS
-
Modalités de mise en oeuvre d'un service Télétel
Recommandations aux partenaires Télétel : Utilisation des
touches de fonction du Minitel
Répertoire des périphériques pour Minitel
Fournisseurs de moyens Télétel
Plaquettes de présentation des différents Minitel
disponibles
Le service Annuaire Electronique : Mode d'emploi
A se procurer au Service Entreprise de votre Direction Opérationnelle des
Télécommunications ou à l'équipe Télématique de votre Direction Régionale
des Télécommunications
-
Télétel : Catalogue des services
Télétel : le service Annuaire Electronique
Un monde de services en direct
Un monde de service en direct pour vous faciliter la vie locale
A se procurer dans les Agences Commerciales des Télécommunications
•
-
-
Plaquette Télétel "Services pour les transporteurs routiers",
éd. Octobre 1986
Spécifications techniques du terminal Minitel (S.T.U.M.)
Spécifications techniques du protocole Vidéopad
(S.T.U.P.A.V.)
Spécifications techniques Architel (S.T.U.R. Architel)
Ces documents peuvent être demandés au C.N.E.T., Paris A, Service
Documentation Technique, 38-40, avenue du Général Leclerc,
92131 ISSY-LES-MOULINEAUX TéL. (1 ) 46 38 61 09
2. PERIODIQUES SPECIALISES TELEMATIQUE
Bi-Mensuels
-
RESEAU TELEMATIQUE
41 rue Sainte Passage Timon-David
13001 MARSEILLE
Mensuels
INTERFACE
CECOD
9 rue de Calais
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MINITEL MAGAZINE
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- 27 -
REVUE DU MINITEL (La)
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ECHO DES RECHERCHES (L1)
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LETTRE DE TELETEL (La)
DGT
Direction des Affaires Commerciales et Télématiques
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3. OUVRAGES TRAITANT DE MINITEL ET TELETEL
3.1 Applications
LISTEL, Annuaire des Services TELETEL (3 numéros/an)
BAZIN (Dorothée), DORE (Dominique).L'Informatex. Guide du Minitel dans l'entreprise.Ed. Hommes et Techniques, 1986
MELATT/OEST.Répertoire d'applications vidéotex à l'usage du transport
routier de marchandises.- OEST, Décembre 1986
Tél. (1)458989 27
DUPRAT(E.), DUCLOS(S.).Les bourses de fret télématiques.Mémoire de stage, Université de Paris-Sud, 1986
(consultable Doc O.E.S.T.)
DORE (Dominique) / FUZEAU (Pierre).Vie pratique en Minitel..Ed. Bornemann, Paris, 1986
MULT/CETUR/UTP.Guide 85 des systèmes automatiques d'information dans les
transports collectifs de voyageurs.-
- 28 -
3.2. Aspects juridiques
-
Rapport de la Commission de la Télématique au Ministre des P.T.T.La télématique grand public. Aspects juridiques et
économiques.
Documentation Française, 1986
Droit de l'informatiqueLamy, 1986
3.3. Méthodologie / Minitel
-
BOURGAULT(Pierrick).Minitel et Micro-ordinateur. Ed. Sybex, 1986
-
COMMIOT(D.),OSSOLAT(M.F.).Le Minitel : en savoirplusEd.Cesa-Nathan,1986
-
TOULA (P.).Minitel et vidéotex.Coll. Informatiguides (Cegos), 1985
-
TAVERNIER (C.).Les secrets du Minitel.Ed. Techniques et Scientifiques Françaises
-
SCHRAEN(D.), ROCHAS (S.).Minitel mode d'emploi.Ed. PSI
3.4. Méthodologie / Télématique
-
TOUSSAINT (Jérôme), MASSON (Philippe).Les techniques de la télématiqueEdi-Tests, 1986
-
POULET (Michel).La télématiqueGuide Marabout, 1986
-
FLURY-HERARD (Bernard), VER HULST (Nicolas).Bureautique et services télématiques. Aspects techniques et
économiques.Coll. Les outils de l'Entreprise, Edi-Tests, 1986
-
PUJOLLE(G.).Latélématique. Réseaux et applicationsEd. Eyrolles
«
- 29 -
3.5. Méthodologie / Vidéotex
PANTIN (J.).Utiliser le vidéotexEd. Masson, 1985 (Collectionn ABC des langages)
RAY BARMAN (NCR France)
L'ère du vidéotexEd. PSI
VAN IMPE (J.L.). SCHWEIGER.Vidéotex : possibilités et applicationsEd. d'Organisation, Septembre 1984
CNET/ENST.Le vidéotex : Contribution aux débats sur la télématique.Ed. Masson, 1984
3.6. Prospective
CGP/CNRS.Prospective 2005.Colloque National, 27/28 Novembre 1985
CNET/ENST- GLOWINSKI (Albert).Télécommunications. Obectifs2000Ed,Dunod,1981
SPES - MARCHAND (Marie).Les paradis informationnels, du Minitel aux services de
communication.- Ed. Masson, 1986
3.7. Sondages
-
UFB LOCABAILLïnformatisation des PME/PMI.Janv./Février1986
-
Etudes MV2 Conseil pour la DGT.Note de^synthèse sur l'évolution de l'utilisation du Minitel,
des services TELETEL et de l'Annuaire Electronique au
travers de la 2ème vague de l'enquête "Panel".-Juillet 1986
Suivi du Panel (2ème vague) SECTEUR TRANSPORT.
Juin 1986.
Consultation des résultats au Centre de Promotion de la Télématique.
TEL. (1)43 21 7235
»
-
QUADRATURE/SOFRES pour l'AFTEL, Avril 1986.»
Télématique et grand public : usages et protection des
services.La synthèse de l'étude est disponible à l'AFTEL. TEL. (1) 42 61 4517
-30 -
c
CONTACTS TELECOMS)
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Commerciale Télétel, pour tout renseignement concernant Télétel... adressez vous au
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entreprises... adressez vous à :
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Télétel et le transport...
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MICHELE MAGADOUX
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CATHERINE ROUET
DIRECTION DE PROGRAMME TELETEL
37, RUE DU CHERCHE-MIDI
75006 PARIS
Pour tout ce qui concerne le projet
TELERMES... adressez vous à :
TEL: (1)45 64 08 74
et consulter LISTEL et MGS
ASSOCIATION DES UTILISATEURS DE
TELERMES
132, RUE DE RIVOLI
75001 PARIS
TEL. (1) 45 26 20 66
Pour tous renseignements concernant la
carte à mémoire... adressez vous à :
M. LE REST ou M. BARRERE
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37, RUE DU CHERCHE-MIDI
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