Elaboration du SCoT

Elaboration du SCoT
< REVUE DE PROJETS 2012 >
SOMMAIRE
p.4
PLANIFICATION
p.16
L’AGENT DE DENOTATION
Tendances PLUs
Tendances SCoTs
Entretien avec Julien MEYRIGNAC
p.22
PROJETS URBAINS
Tendances Projets
p.30
VIE CITADIENNE
Planification
2012
,
15 ans de planification
En 1997, nous avons créé CITADIA pour faire de l’urbanisme autrement.
Pour asservir les zonages et règlements aux projets, et ainsi sortir du «droit des sols».
Nous étions prêts pour les lois SRU et UH et nous faisons partie de ceux qui ont défini la portée et le contenu des PADD
des SCoT et PLU.
L’environnement a toujours été au coeur de notre approche que nous qualifions «d’hypercontextuelle». La création de
notre filiale EVEN en 2008 nous a permis de capitaliser les moyens et méthodes nécessaires à la révolution Grenelle 2.
Depuis quelques mois, notre expertise nous a naturellement portés vers les premiers PLU intercommunaux : des
expériences appelées à devenir la norme.
Une nouvelle loi refondatrice est annoncée pour le printemps 2012 ?
CITADIA est là ! Nous avons anticipé certaines dispositions et nous sommes prêts à en expérimenter d’autres.
Ensemble ?
4
Tendances PLUs
06. Mandelieu La Napoule - Finalisation du PLU
33. Pauillac - Révision simplifiée du PLU
06. La Roquette sur Siagne - Elaboration du PLU
37. Artannes sur Indre - Modification du PLU
06. Pierrefeu - Révision de la carte communale
44. Le Pouliguen - Modification du POS
06. Gattières - Règlement local de publicité
44. Pannecé - Elaboration du PLU
13. Saint Cannat - Elaboration du PLU
49. Saint André de la Marche - Modification du POS
13. Aix en Provence - Finalisation du PLU
49. Segré - Révision du PLU
13. Graveson - Modification simplifiée du POS
77. Montévrain - Elaboration du PLU
15. Saint Paul des Landes Modification du PLU
77. Val d’Europe - Elaboration du PLUI
16. Angoulême - Elaboration du PLU
79. Pays Sud Gâtine - Elaboration du PLUI
17. Les Portes en Ré - Modification du POS
81. Brens - Elaboration du PLU
17. Grand Village Plage - Révision simplifiée du PLU
81. Rabastens - Modification PLU
19. Brive - Elaboration de l’AVAP
81. Saint Germain des Prés - Elaboration d’un PLU
20. Prunelli - Révision simplifiée du PLU
83. La Londe les Maures - Elaboration du PLU
20. Santa Maria di Lota - EI Natura 2000
83. Toulon - Finalisation du PLU
20. Penta di Casinca - Révision du PLU
84. Thor - Elaboration du PLU
20. Santa Lucia di Moriani - Révision du PLU
85. Challans - Modification PLU
26. Rovaltain Drôme-Ardèche - Elaboration du PADD
85. La Barre de Monts - Elaboration PLU
26. Valence - Finalisation du PLU
85. Aiguillon sur vie - Révision simplifiée du PLU
29. Quimper - Elaboration du PLU
85. La Tranche sur Mer - Elaboration du PLU
30. Rodilhan - Elaboration du PLU
85. Givrand - Modification du Plan Local d’Urbanisme
31. Villefranche de Lauragais - Elaboration du PLU
85. Challans - Mise en compatibilité du PLU
33. Montesquieu - Shéma d’aménagement
5
Planification
Profession : accoucheurs
,
3 PLU majeurs entre nos mains
En 2012 (2011 - 2013), 3 villes majeures du Sud de la France ont confié la finalisation de leur PLU à CITADIA : Toulon (83), Aix
en Provence (13), et Valence (26).
Aix en Provence
(13)
Finalisation du PLU
CITADIA aide la ville d’Aix en Provence à aboutir la formulation d’un projet Politique d’aménagement du territoire, c’est-à-dire à
réaliser les arbitrages à rendre au nom du principe d’équilibre entre la protection des espaces, les valeurs environnementales,
agricoles, paysagères et patrimoniales, et le développement social et économique nécessaire à la prospérité de la « communauté ».
6
Tendances PLUs
Valence
(26)
Finalisation du PLU
Organisée en 4 terrasses alluviales étagées depuis la rive gauche
du Rhône jusqu’au plateau de la Lautagne, la ville de Valence s’est
développée dans un contexte contraint par le parcours du fleuve
sur son flanc Ouest et la traversée de grandes infrastructures de
transports (autoroute A7).
Ces particularités géographiques conjuguées aux atouts et
dysfonctionnements hérités de l’histoire urbaine pluriséculaire de la
ville ont conduit la collectivité à s’engager dans l’élaboration d’un
projet de territoire très ambitieux. Celui-ci se décline peu à peu
dans le paysage valentinois par la mise en œuvre de différentes
opérations (projet de rénovation urbaine ; requalification de quartiers
délaissés ; amélioration des conditions de transport ; réalisation
de quartiers durables ex-nihilo… ) qui s’inscrivent dans un projet
intégré de valorisation de la ville et de son environnement. Dans
cette perspective, Citadia Conseil a été désigné pour assister la
collectivité dans l’élaboration de son PLU aujourd’hui indispensable à
la réalisation de ses ambitions.
Toulon
(83)
Finalisation du PLU
Premier port militaire de Méditerranée, Préfecture du Var, Toulon
est aussi la 15ème ville de France au coeur d’une agglomération
dynamique.
Ville littorale bordée par un relief abrupt, Toulon sert diverses fonctions :
(tourisme, commerce, administrations, infrastructures...) sur un
territoire très contraint. Plusieurs ambitions ont été placées au coeur
du PLU approuvé en septembre 2012 : rayonnement maritime et
métropolitain, préservation de l’identité des quartiers, développement
de l’intermodalité, diversification de l’offre de logements.
7
Planification
Tir groupé
,
Nice Côte d’Azur Métropole : 6 PLU Grenelle 2 arrêtés au mois de juin
Nice Côte d’Azur Métropole (NCA) se distingue aux échelles
nationale et internationale par ses qualités géographiques
exceptionnelles : qualité des sites, des infrastructures de
communication, dynamisme économique…
Exposée à de très fortes pressions foncières liées à son
attractivité, la Métropole a du trouver des réponses adaptées
et durables aux enjeux d’habitat, d’économie, de mobilité, de
préservation de l’environnement...
Dans cette perspective, elle a confié à CITADIA la réalisation de
6 PLU Grenelle 2 : Aspremont, Falicon, Colomars, Saint-Blaise,
Eze, Castagniers. Supervisés par les services de la planification
urbaine de Nice Côte d’Azur Métropole, ces PLU ont été conduits
de manière à répondre respectivement aux attentes respectives
des communes concernées.
Arrétés au mois de juin 2012, l’ensemble des PLUs ont été
élaborés dans le cadre d’un planning soutenu (13 mois d’études
jusqu’à la phase arrêt).
ASPREMONT
FALICON
COLOMARS
SAINT-BLAISE
EZE
CASTAGNIERS
3 questions à
Le Règlement Local de Publicité, étape clé de l’urbanisme commercial
Julien Bertrand,
Directeur d’études
Qu’est ce que le RLP ?
Julien : Au même titre que les Plans Locaux
d’Urbanisme, la loi Grenelle 2 a introduit des
nouvelles exigences en matière d’affichage
publicitaire. La réforme des Règlements
Locaux de Publicités (RLP) participe de
l’amélioration de l’environnement communal.
Quel est son rôle ?
Julien : Il s’agit d’un document cadre pour
la redevance de la Taxe sur la Publicité
Extérieure. C’est pourquoi le RLP exige une
parfaite fiabilité juridique pour jouer son rôle.
Les enseignes, publicités et pré-enseignes
8
doivent être conformes au plus tard le 1er
janvier 2015 au nouveau Règlement National de
Publicité.
Que propose CITADIA ?
Julien : CITADIA propose une méthodologie
garantissant la fiabilité règlementaire du
document ainsi que des outils de référence
tels que l’inventaire de tous les dispositifs
règlementés ou la géolocalisation sous Système
d’Information Géographique des dispositifs
publicitaires règlementés.
Tendances PLUs
PLUi en avant !
Plans Locaux d’Urbanisme Intercommunaux
Deux PLUi de la région Ile-de-France et Grand-Ouest ont marqué l’acutalité Citadienne de l’année 2012 : celui du Val d’Europe
(77) et du Pays Sud Gâtine (79).
Mission préparatoire au PLUi du Val d’Europe (77)
Le SAN Val d’Europe correspond au secteur 4 de la ville
nouvelle de Marne-la-Vallée. Ce territoire de projets regroupe
5 communes et compte 25 000 habitants. Le Val d’Europe
constitue un secteur d’enjeux économiques et d’habitat
majeur pour la région parisienne.
L’importance des infrastructures de transports (Gare
TGV, RER A, projets de TCSP, A4…) et d’équipements
(Parc d’attraction Disney, Université, projet de centre des
congrès…), en font un territoire au rayonnement international.
Initialement engagé dans l’élaboration d’un SCoT, le SAN du
Val d’Europe a souhaité se doter d’un PLUi. CITADIA a été
chargé, dans la continuité de sa mission initiale, de réaliser le
diagnostic et le PADD du PLUi, EVEN Conseil de l’évaluation
environnementale.
Elaboration du PLUi du Pays Sud Gâtine (79)
Localisée au coeur du département des Deux-Sèvres, la
Communauté de Communes Pays Sud Gâtine regroupe 12
communes et accueille 6 770 habitants.
La situation de chacune des communes de l’intercommunalité
est diverse en matière de documents de planification. Le
Plan Local d’Urbanisme Intercommunal sera l’occasion
idéale pour réaliser un projet commun et élaborer des
choix de développement partagés, tout en identifiant les
enjeux spécifiques des communes et ceux qui relèvent de
l’intercommunalité.
9
Planification
Stratège des territoires
,
Des projets de territoires pour faire société
L’année 2012 était placée sous le signe des SCoTs avec des arrêts et approbations nombreux.
Les équipe de CITADIA appréhendent le SCoT comme un cadre de débat éminemment politique et non pas comme une simple
compilation de normes (Trame Verte et Bleue, consommation d’espace, densité, Document d’Aménagement Commercial …),
comme l’expression de choix pour construire l’avenir, un projet de société.
L’année 2012 a été également riche en nouveaux projets d’envergures qui alimenteront conséquemment l’actualité 2013. Des
projets passionnants sur l’ensemble du territoire national :
13. Pays d’Arles - Elaboration du SCoT
15. Bassin d’Aurillac - Elaboration du SCoT
24. Bergerac - Elaboration du SCoT
30. Grand Rovaltain - Elaboration du PADD
44. Pays d’Ancenis - Elaboration du SCoT
46. Pays de Figeac - Elaboration du SCoT
46. Cahors et du Sud du Lot - Elaboration du SCoT
53. Pays de Laval et de Loiron - Elaboration du SCoT
52. Saint Dizier Der et Blaise - Elaboration du PLH
62. Béthune - SCoT du Pays Ternois
65. Pays du Val d’Adour - Elaboration du SCoT
77. Melun et Sénart - Elaboration du SCoT
92. Bois-Colombes - Elaboration du PLH
10
Tendances ScoTs
De SCoT en SCoT
,
10 projets qui marqueront 2013
Pays d’Arles
(13)
Mission d’étude et d’expertise foncière
pour l’élaboration du SCoT
Le Pays d’Arles a décidé de poursuivre l’élaboration de
son Schéma de Cohérence Territoriale en engageant de
nouvelles phases d’études. En effet, la mission correspond
à une étude complémentaire prolongeant des travaux
conduits en 2008 et 2010.
Bergerac
(24)
Elaboration du SCoT
Le SCoT du Bergeracois engage la création d’un projet
de territoire cohérent à l’échelle de 66 communes,
regroupées en 4 intercommunalités (3 en 2014). Le
projet avance rapidement et nous entrerons, dès le début
de l’année 2013, dans les travaux visant à structurer le
Document d’Orientations et d’Objectifs du SCoT.
SYCOTEB est co-organisateur des 9ème Rencontres
nationales des SCoT qui se dérouleront à Libourne et
Bergerac les 27 et 28 juin 2013.
11
Planification
Grand Rovaltain
(26)
Elaboration du PADD
Citadia au côté de la société Aire Publique accompagne
le syndicat mixte du SCoT du Grand Rovaltain dans
la construction de leur projet à l’horizon 2030 sur un
territoire regroupant 107 communes.
L’accent est mis sur la démarche de concertation
avec l’ensemble des acteurs du territoire au travers
de la constitution de documents communicants
et de dispositifs de concertation publiques : grilles
d’évaluation, jeux de rôle, débat sous format cabaret…
3 questions à
Le SCoT rural dans le Sud-Ouest
La plupart des SCoT approuvés
concernent des territoires urbains,
quel est l’intérêt pour les territoires
ruraux ?
Fabien : Les SCoT permettent de prendre
Fabien FENESTRE
Resp. agence
Sud-Ouest
un peu de hauteur sur la manière de regarder
et de comprendre le territoire dans lequel on
vit. Le SCoT est un outil intéressant pour
les territoires ruraux car il permet de sortir
des préoccupations quotidiennes et de
penser l’aménagement du territoire sur le
long terme. Il permet également de mieux
appréhender les complémentarités urbain/
rural et de sortir des logiques compétitives
qui portent souvent préjudice aux territoires
et à leurs habitants.
Quels
sont
les
principales
différences entre un SCoT rural et
un SCoT urbain ?
Fabien : Même si les points à traiter dans
12
le cadre d’un SCoT restent les mêmes, les
thèmes ne sont pas abordés de la même façon.
Certains axes, comme le conditionnement du
développement aux dessertes en transports
alternatifs à la voiture sont plus difficiles à traduire
dans un SCoT rural et, à contrario, les questions
comme l’économie du foncier, la gestion de
l’eau ou la modernisation des outils agricoles
sont traités plus finement.
Citadia a-t-il déjà élaboré des SCoT
ruraux ?
Fabien : Les différentes agences de Citadia
élaborent des SCoT ruraux. Sur le Sud Ouest,
nous avons déjà des expériences significatives
(SCoT de Guéret, SCoT du Bassin d’Aurillac,
SCoT du Pays d’Orthe, ...) et nous avons
plusieurs SCoT ruraux en démarrage, sur le Lot
et les Hautes Pyrénées notamment. Ces études
sont toujours intéressantes et enrichissantes
pour nos équipes.
Tendances ScoTs
Pays d’Ancenis
(44)
Etude générale et réalisation du dossier
du SCoT
Situé dans l’Est du département de la Loire Atlantique, le Pays
d’Ancenis regroupe 29 communes et dénombre en 2009 58 868
habitants.
Sa proximité avec l’agglomération nantaise et son cadre de vie
préservé en font un territoire attractif. Néanmoins, la dichotomie
entre une frange Ouest dynamique, polarisée par Nantes et un
espace Nord-Est plus rural questionne l’équilibre du Pays et
l’avenir de son fonctionnement.
Pays de Figeac
(46)
Elaboration du SCoT
Ce SCoT en limite de Région Midi-Pyrénées et au contact de
l’Auvergne couvre ainsi un vaste territoire à dominante rurale (un
peu plus de 90 communes comptant environ 43 000 habitants),
connu pour son patrimoine et son cadre de vie. L’ambition de la
démarche est de favoriser l’émergence d’un SCoT rural, c’est à
dire un document de planification répondant à la fois aux objectifs
du Grenelle de l’Environnement et aux enjeux d’un territoire rural.
13
Planification
Pays de Laval et de Loiron
(53)
Elaboration du SCoT
Les Pays de Laval et de Loiron s’organisent autour de la ville
de Laval qui constitue une agglomération de taille moyenne.
L’aménagement de la LGV Bretagne qui va considérablement
réduire les distances entre les villes et accentuer les
opportunités de mise en réseau des territoires est une
accroche à laquelle le territoire souhaite se fixer dans le cadre
de son développement économique et de son attractivité.
Afin d’exprimer clairement cet objectif et les orientations de
développement en découlant, le territoire s’est engagé dans
l’élaboration de son SCoT.
Val d’Adour
(65)
Elaboration du SCoT
Le Val d’Adour est un Pays dynamique disposant
d’une solide expérience du travail en commun et
de la concertation. Le SCoT élaboré aujourd’hui
s’inscrit dans une démarche de réflexion prospective
continue et de mise en cohérence de nombreuses
réflexions thématiques déjà menées (étude mobilités,
étude agricole, Charte de Pays, Agendas 21 ...). Le
territoire est vaste (près de 180 communes) mais
les problématiques et enjeux communs importants
(ressource en eau, ressource sol, développement
énergétique, organisation économique, ...).
Melun et Sénart
(77)
Elaboration du SCoT
Situés à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de
Paris, le SMEP de la Région Melunaise se compose de 16
communes, soit 124 000 habitants, et le SYMSEVAS de 8
communes du SAN de Sénart 77 et de 4 communes du
SAN de Sénart 91, soit environ 120 000 habitants. Bien que
proches géographiquement, les deux territoires présentent
des enjeux différents liés à leurs particularités.
Le SMEP et le SYMSEVAS ont décidé d’élaborer conjointement
leur SCoT. En conséquence, la démarche d’élaboration
s’établit dans une logique d’inter-SCoT, tout en aboutissant
à la formalisation de 2 documents distincts, suivants 2
procédures propres à chaque territoire.
14
Tendances ScoTs
#Need : plus de logements
Les Programmes Locaux d’Habitat
Saint Dizier Der et Blaise (52) - AEU® du PLH
La Communauté de communes de Saint-Dizier Der et Blaise regroupe 32 communes
et environ 45 000 habitants et se structure autour de 2 pôles principaux : Saint-Dizier
et Wassy.
La démarche d’Approche Environnementale de l’Urbanisme menée conjointement à
l’élaboration du PLH est quasiment inédite et avait pour but d’identifier les priorités
environnementales et paysagères du territoire en lien avec la thématique du
développement de l’habitat.
Les principaux enjeux soulevés concernent l’articulation entre la territorialisation
des objectifs de logements et la desserte en transports collectifs, la maîtrise de la
consommation d’espace en lien avec les besoins réels des communes et la lutte contre
la banalisation des paysages qui a tendance à s’opérer face aux extensions urbaines
non raisonnées.
Bois-Colombes (92) - Elaboration du PLH
Le Programme Local de l’Habitat doit pouvoir préciser les besoins de la population
actuelle et des populations futures grâce à l’étude de prospectives démographiques
et de logements.
Les grands objectifs retenus pour l’élaboration du PLH de Bois-Colombes sont :
■ Permettre la construction de nouveaux logements tout en préservant les quartiers
d’habitat pavillonnaire
■ Mettre en cohérence les différents projets de développement urbain qui ont cours sur le territoire
■ Lutter contre l’habitat indigne en améliorant sa connaissance à l’échelle du territoire
■ Prendre en compte les enjeux de développement durable dans la politique du
logement (performance énergétique, logiques de proximité habitat-emploi-commerceséquipements).
15
< L'AGENT DE
DENOTATION >
AA
A
?
AAAA
« L’urbaniste véritable est un généraliste des territoires et de la ville. »
Nb
Julien Meyrignac est urbaniste.
Fondateur de l’agence Citadia (près de 60 collaborateurs), il
pilote des grands projets urbains sur l’ensemble du territoire
national.
Universitaire, humaniste, il pratique un urbanisme exigeant qui
nous questionne sur le rôle de la ville et nos modes de vies.
Apre défenseur de l’approche « société » qui place l’humain
au cœur du débat urbain, contre l’approche « lieux » il est
également attentif aux options communautaires bien que
fervent républicain.
Julien Meyrignac considère comme son devoir de dire (dénoter)
la réalité des mécanismes qui conduisent, dans un double
mouvement, à l’abandon et au réinvestissement des villes.
Qu’est-ce qu’être urbaniste en 2013 ?
L’urbaniste véritable, est un généraliste des territoires et de la
ville.
C’est celui qui est capable d’appréhender à la fois l’humain (le
social, l’économique, le culturel, l’identitaire …) et le territorial
(la géographie, le paysage, le patrimoine, les infrastructures …).
Dans cet ordre-là et dans un juste emboitement d’échelles.
Celui qui est capable d’écouter les habitants et de ressentir le
territoire.
Celui qui est capable de diriger les analyses d’architectes,
d’écologues, d’économistes… de les hiérarchiser en les passant
au crible de ses valeurs et convictions, et de formuler un projet
de société et de territoire qu’il remet aux politiques.
« C’est une promesse : revenir aux fondamentaux de
la ville -ses fonctions d’intégration et d’élévation- et
lui rendre grâce en brisant le cercle vicieux relégation
(dans les cités)-périurbanisation (fuite vers la
campagne)-gentrification (les bobos dans la ville) qui
gâche l’évolution de trop de villes. »
Le problème avec cette définition, c’est que si elle est
correspond à l’intention initiale de chaque urbaniste, peu y
parviennent au quotidien.
C’est-à-dire que l’éco-quartier doit être, dans un contexte
donné, le mode d’emploi pour l’urbanisme durable qui va
s’appliquer au territoire et à la ville concernée.
Les propositions qui sont faites le plus souvent sont saturées
de concepts plus ou moins à la mode, certes populaires
mais plus ou moins pertinents. Je pense notamment aux
écoquartiers standards, hors-sol, qui poussent aux 4 coins
de la France
De mon point de vue, ces objectifs ne sont pas toujours atteints.
D’une part certains groupements d’urbanistes et
d’ingénieristes se sont rués sur l’abondante commande, et
on retrouve dans des contextes ultra-différents (des friches
industrielles du Nord aux terres agricoles du Languedoc),
les mêmes tics de concepteurs, les mêmes recettes dont
on peine à nous faire croire qu’elles auront les mêmes
vertus sur leur environnement.
Vous considérez que les écoquartiers ne sont
pas une réponse adaptée aux enjeux de la ville
de demain ?
L’écoquartier doit être une expérimentation hypercontextuelle de la ville durable, que je définis par les 3 « S » :
3«S»
solidaire : un quartier dans une ville qui donne de l’emploi
et/ou favorise les déplacements, qui permet les parcours
résidentiels, …
soutenable : un quartier dans une ville qui a une empreinte
écologique réduite, qui promeut des comportements
responsables (énergie, déchets, déplacements…)
sociétal : un quartier dans une ville qui prône le partage,
qui crée des dynamiques, bref qui « fait société »
D’autre part, personne ne peut contester qu’il y a une
détermination des grands groupes de BTP à surfer sur
la « vague verte», avec comme sésame les techniques de
construction et les matériaux, et comme objectif le profit.
Certains écoquartiers ne sont que des show-room des
procédés de l’industrie du bâtiment et de l’habitat.
Si les écoquartiers doivent être des expérimentations et
que cela fait bientôt dix ans que nous élimons le terme,
alors, je pense qu’il sera bientôt temps de passer à autre
chose…
17
Ce n’est pas une proposition, c’est une promesse : revenir
aux fondamentaux de la ville -ses fonctions d’intégration et
d’élévation- et lui rendre grâce en brisant le cercle vicieux
relégation (dans les cités)-périurbanisation (fuite vers la
campagne)-gentrification (les bobos dans la ville) qui gâche
l’évolution de trop de villes.
Et que sont ces fondamentaux politiques de la
ville ? Chaque jour qui passe doit nous conforter dans l’idée
que nous devons considérer la ville non comme la polis
d’Aristote (le creuset, le contenant, l’œuvre…), mais comme
la politeia de Sophocle (le peuple, le contenu, la société…).
Les grecs avaient cette conviction que le progrès humain
est une œuvre collective qui germe nécessairement en
un lieu d’espérance et d’organisation, un lieu qui réunit les
pouvoirs spirituels et temporels. Pour eux, la ville à la fois
domine et émancipe.
La domination s’exprime par l’architecture de ces villes :
signifiante, pleine de symboles qui doivent contribuer, par une
identification aisée, à ordonner les liens sociaux. L’organisation
urbaine et l’architecture sont au service d’une société.
L’émancipation réside en ce que la ville réunit les
différences, les contraires.
Elle est un lieu de confrontations et d’adaptations qui
génèrent une pulsion de vie.
Aujourd’hui la plupart des gens considèrent cette
« confrontation » des différences comme un risque, voire
une hérésie, sans plus jamais en voir le bénéfice.
De mon point de vue, les noms de la ville sont société et
progrès.
Et les noms des contreparties à payer sont différence et
conflit.
Qui aujourd’hui, considère la ville ainsi ? Chez les politiques ?
Chez les urbanistes ? Chez vous ?
Et je crois que la raison principale est que nous ne
craignons rien plus que la différence et le conflit. J’y vois la
manifestation la plus évidente de la domination absolue du
marché et de la consommation qui spéculent sur le stress
et sur la peur.
Ces marchés qui font leurs bénéfices sur la ville à trois
vitesses (relégation-périurbanisation-gentrification) chère
à Jacques Donzelot (historien du social et sociologue de
l’urbain).
18
Autrement dit, les atouts de la ville seraient
« gommés » et ses handicaps amplifiés au
bénéfice du marché ? Exactement !
Je dirais même des marchés.
La relégation des quartiers, des cités, s’explique avant tout
par l’absence de marché sur ces territoires. Les milliards
de l’ANRU n’y pourront jamais rien si on n’actionne pas
très vigoureusement le levier économique qui soutienne
l’économie résidentielle locale et permette de sortir de la
sur-représentation du locatif social.
Mais pour cela, l’Etat doit pouvoir compter sur les
promoteurs et investisseurs institutionnels ; or ceuxci préfèrent largement les territoires ruraux et la
périurbanisation, car c’est sur ces terrains vierges, dont
les charges d’équipement reviennent invariablement à la
collectivité, qu’ils réalisent leurs meilleurs bénéfices.
C’est à ces fins, et à grands coups de publicité, que les
aménageurs et autres promoteurs ont réussi à faire
croire à l’immense majorité de la population française que
la maison individuelle est l’unique remède à ses nombreux
maux. Maux qui nicheraient essentiellement en ville.
Tous les candidats-acquéreurs n’ont pas cru à ce mensonge,
et notamment pas la nouvelle bourgeoisie (bobos et
apparentés) qui ne compte que très peu d’héritiers mais
qui dispose d’une forte capacité d’endettement.
Elle cherche un investissement au plus haut rendement
spéculatif et jette son dévolu sur les quartiers populaires
des villes qui offrent une bonne accessibilité régionale,
nationale et internationale (qui va garantir sa mobilité
professionnelle et personnelle) et offre des équipements
métropolitains (éducation, culture...).
Si le mouvement est d’ampleur, elle parvient à ses fins :
elle se constitue un capital au détriment du prolétariat qui
disparaît du paysage.
diffe
ren
Comment vous positionnez-vous alors ? Quelle
est votre proposition ?
ce
Mais nous sommes dans une économie de
marchés ! Cette approche très « real politique » n’est-elle
pas la porte ouverte au communautarisme ?
Certes, mais la ville ne se résume pas à une somme de
propriétés privées.
La ville authentique, qui ménage l’intérêt général et offre
du Bien Commun, ne peut pas être le fruit de mécanismes
purement capitalistiques (rente, plus-values).
Le paradoxe français, c’est que les communautés
sont partout mais que nous continuons à nier cette
réalité tant nous sommes terrorisés par l’épouvantail
communautariste.
Du reste, nier le communautaire est la meilleure façon de
promouvoir le communautarisme.
J’invite les plus jeunes à lire le célèbre (on dit culte
aujourd’hui) « Droit à la Ville » paru en mars 1968...
L’auteur, le philosophe Henri Lefebvre, considère,
pour simplifier, que les bénéfices de la ville –au
sens large : économiques, culturels, sociaux…échappent aux classes populaires et que cela
constitue une injustice absolue dans la mesure où
ce sont ces classes populaires qui construisent la
ville et la font vivre.
Ce n’est pas le succès en librairie du « Fractures
françaises » de Christophe Guilluy qui va
dédramatiser le sujet. Pour lui, la crise des
banlieues serait une crise de la mondialisation
(certes) et du multiculturalisme. Bref, une crise de
civilisations.
con
flit
Considérer ces propositions comme des utopies est une
grave erreur.
D’abord parce que la constitution d’une grande nation -le
Brésil- contient un chapitre dédié au Droit à la Ville.
Ensuite parce que les politiques américaines
« d’empowerment », à mi-chemin entre l’urbanisme et
le développement local, s’inspirent largement de ces
principes égalitaristes.
« Empowerment », qui peut être traduit par capacitation,
repose « sur l’idée simple selon laquelle il convient d’abord
de faire confiance aux gens, ensuite de leur apprendre à
se faire mutuellement confiance et enfin de permettre à
chacun de reprendre confiance en lui-même grâce à l’appui
de tous » (J. Donzelot).
Ces « new-deals » sont appliqués à des quartiers et/ou
communautés sans réelle économie résidentielle et où le
fruit des investissements (en argent, en travail, en temps…)
individuels et collectifs revient à la communauté.
Nous pourrions clairement nous en inspirer dans le cadre
de nos plans de rénovation urbaine des cités ou quartiers
centraux.
Il ne s’agit donc pas de rompre avec l’économie de
marchés, mais de réguler son application s’agissant d’un
bien aussi particulier que commun : la ville.
Cette régulation permettrait de réduire les fractures
spatiales entre les différents quartiers, d’y garantir un
équilibre social.
« real politique »
Il propose notamment que soient défendues
constitutionnellement les fonctions sociales de la ville
(usufruit garanti à tous de l’économie et de la culture ;
utilisation équitable et raisonnée des ressources) et les
fonctions sociales de la propriété (les espaces et les biens
doivent être utilisés en primant l’intérêt social, culturel
et écologique ; le bénéfice des plus-values générées par
l’investissement public doit revenir aux citoyens)
Pour ma part, je continue à croire fermement
que les communautés sont une richesse pour
la nation, et à préférer -comme je l’ai écrit il y a 5 ans
dans l’Hypermanifeste- « un quartier de maghrébins ou
d’africains aux revenus diversifiés qu’un melting-pot de la
pauvreté ».
Mais alors l’administration des villes serait
limitée à la régulation des enjeux sectoriels
et/ou communautaires ?
Certainement pas !
Les politiques locaux devraient effectivement renouveler
la nature et les conditions de leur gouvernance de la ville
et des quartiers : plus transversale, quasi-contractuelle.
Mais leur action devrait aussi (surtout ?) porter sur la
création des conditions les plus favorables pour drainer
l’investissement économique et résidentiel.
Sans faire absolue révérence aux théories de la « Ville
Créative », il appartiendrait aux politiques locaux de créer
un dessein collectif et un environnement urbain stimulant
et agréable.
En ce qui concerne le dessein, j’observe avec une certaine
perplexité le retour en grâce du marketing territorial en
France (ONLY Lyon, SO Toulouse).
Pour ce qui est de l’environnement urbain, il me semble
qu’en dehors des grands travaux de rénovation urbaine
et d’infrastructure (notamment tramway et bus à haut
niveau de service), point de salut.
Je crois qu’il y a une grande marge de progrès sur ces
enjeux.
Qu’il est possible de drainer de l’investissement vers une
ville sans la promouvoir comme une marque de soda et
sans l’engager dans des travaux pharaoniques.
19
Comment ?
D’abord, je constate que le « slow land » gagne du terrain.
De plus en plus de villes grandes et petites, font le pari du
cadre de vie quotidien, de la simplicité, de la sobriété, de
l’authenticité.
Des petites distances, des circuits courts, de la gestion des
temporalités…
La concurrence à tout crin pourrait avoir vécu : quand
Metz est en concurrence avec Nancy la surenchère peut
s’expliquer car une victoire par KO est envisageable ; mais
aujourd’hui Metz est en concurrence directe avec peut-être
une cinquantaine de villes européennes et des centaines
de villes à travers le monde, alors à quoi bon ?
Il faut donc investir sur le meilleur rapport niveau de service
ou plus-value urbaine / coûts.
De ce point de vue, je suis persuadé que de grands effets
peuvent être obtenus avec de petits moyens.
Ensuite, je crois qu’il faut être très attentif au développement
du « crowdfunding » aux USA, au Canada et en Europe du
Nord, c’est-à-dire aux projets d’intérêt local variés conçus
et financés par les habitants ou usagers concernées.
Tel cet équipement pour la baignade sur l’Hudson : par la
magie d’internet il a été possible de recenser le nombre
de personnes intéressées, de solliciter le concours de
très nombreux concepteurs qui ont travaillé en workshop
dématérialisé, puis d’appeler des fonds pour réaliser les
travaux.
Je comprends que ce genre d’initiative peut interloquer
tant elle consacrerait, pour nous Français, la faillite du
secteur public. Mais il faut bien imaginer que dans le
monde anglo-saxon, cela est appréhendé différemment :
comme une forme de travail d’intérêt général normal, de
legs à la collectivité qui ne peut tout assumer.
Empowerm
ent
20
Selon vous, le retour en grâce de la ville est
inéluctable ?
Absolument !
Cette tendance est déjà à l’œuvre, mais la presse spécialisée
et les organisateurs de colloques préfèrent élimer un peu plus
le thème de l’étalement urbain. Parce que c’est une menace,
et que cela fait vendre.
Ce retour en grâce sera le simple produit de la raison
économique : le foncier périphérique va se raréfier et les
déplacements vont coûter de plus en plus cher.
Il y a donc une question à anticiper auprès de tous ces futurs
neo-urbains : désirez-vous vraiment la ville ? S’ils viennent par
stricte nécessité, cela sera un échec.
Je vous l’ai dit, la ville est pleine de promesses, mais elle est
aussi faite d’altérité, de stress et de conflit.
La ville est le seul endroit où investir à la fois sa révolte et
ses désirs, et cela est fertile. Mais à condition de sortir de
l’individualisme et de réenvisager le partage, notamment
par l’engagement collectif. Telle est l’essence de mon travail
d’urbaniste : trouver les concepts et les moyens pour rendre
justice à la ville, et à travers elle faire société.
21
Projets urbains
Objectif
,
pas de QUARTIERS
En 2012, les équipes-projets de CITADIA et CITADIA DESIGN se sont battues pour la ville durable.
Une ville solidaire et prospère qui doit réinvestir les quartiers (comme aux Tarterêts), une ville qui célèbre son contexte et
s’en trouve récompensée (labellisation HQEA® de la ZAC de la SAOGA), une ville agile et innovante (écoquartier Koenig,
exercice d’urbanisme réversible), ou encore un centre-ville qui se réinvente.
Avec toujours la même exigence : du sens !
Des projets ancrés dans la réflexion (concept), adaptés à leur environnement (forme) et pérènes dans leur mise en cause
administrative et technico-financières.
22
Tendances projets
06. Villeneuve Loubet - Espace à enjeux Les Plans
06. Gattières - Diagnostic et orientations d’aménagement durables
06. Roquebrune Cap Martin - Ecoquartier Carnoles Cœur de ville
13. Vitrolles - Mission durbanisme étude entrée de ville
13. Nexity Provence - ZAC de la Tese II à La Ciotat
13. Vitrolles - Elaboration d’un PUP
14. Caen - Reconverstion du Quartier Koenig à Bretteville/Odon
44. Saint-Mars-la-Jaille - Aménagement et AMO du quartier durable du Champ du Puits
57. Metz - Revalorisation des Berges de Moselle
75. Île de France - Missions d’études de faisabilités et de prescritpions architecturales
83. Puget sur Argens - Mission d’assistance technique pour l’opération Cœur de Village
83. Flassans-sur-Issole - Aménagement de la zone d’activités communale
91. Corbeil-Essonnes - PNRU2 des Tarterêts
91. Ris Orangis - Etude urbaine pré-opérationnelle
94. Val de Bièvre - Actualsation du projet de renouvellement urbain
23
Projets urbains
Vous avez
dit <ECOQUARTIERS>?
Roquebrune Cap Martin
(06)
ZAC écoquartier Carnoles Cœur de ville
La Communauté d’agglomération de la Riviera Française a
engagé une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la
création d’une ZAC Ecoquartier.
Le projet a pour ambition de développer :
■ un nouveau coeur de quartier à Carnolès, accueillant
une mixité de fonctions : espace public, logements,
activités, équipements…
■ un modèle d’urbanisme durable : développement des
modes alternatifs, performance énergétique…
■ un projet intégré dans son environnement proche,
et en cohérence avec l’aménagement de la première
branche, en cours de réalisation (Opération Cap Azur).
ZOOM
L’éco-quartier est composé de 3 sites :
▪ ancier site GDF,
▪ pôle d’équipement communaux (école, CTM et CCL),
▪ base aérienne 943.
L’écoquartier Carnoles Coeur
a été distingué au Palmarès
des Ecoquartiers 2011, sur la
« Performances Ecologiques
Innovation ».
24
de ville
National
mention
mention
Tendances quartiers
QUARTIER
<REVERSIBLE>
Caen (14)
Reconversion du Quartier Koenig
Situé à proximité directe de l’aéroport
de “Caen-Carpiquet”, le quartier s’inscrit
dans un secteur stratégique pour le
développement de l’agglomération.
Le site représente aujourd’hui une
opportunité importante en termes de
renouvellement urbain, de part ses
qualités paysagères, architecturales, et
son potentiel de développement.
La stratégie de reconversion du quartier
Koenig a pour objectifs :
- d’impulser le renouvellement du quartier
en zones d’activités économiques et
d’équipements tout en préservant les
données architecturales et paysagères
prégnantes du site
- de promouvoir tous les aspects de
développement durable au travers des
aménagements et des constructions
futurs du Quartier Koenig. Ce futur
quartier doit servir de vitrine pour Caen
la mer en matière d’aménagements et
de constructions durables
ZOOM
Le laboratoire Koenig en 3 points :
- Un programme visant un quartier
sans voiture avec un regroupement du
stationnement en périphérie du site : une prise
en comtpe des contraintes d’accessibilité à
prendre en compte
- Une occasion de réhabiliter la trame viaire et
de valoriser davantage le caractère structuré
du site
- Une opportunité également de promouvoir
de nouveaux usages (vélos, segway, etc.)
25
Projets urbains
ZOOM SUR LE
PUP
Un projet urbain à Vitrolles (13)
La commune de Vitrolles a confié à CITADIA la promotion d’un
projet urbain sur le site des anciens entrepôts de l’aéroport.
Ce secteur, bénéficiant d’une situation privilégiée au coeur du
quartier des Bords de l’Etang, et à l’interface du quartier de la
Gare et de celui des Vignettes, constitue une double opportunité
pour la Commune :
- répondre aux besoins de développement,
- structurer le quartier des Bords de l’Etang.
Le site des anciens entrepôts présente de nombreuses qualités
pour un projet de développement urbain : niveau d’accessibilité,
paysage remarquable, perspectives sur les Salins et l’Etang de
Vaine, proximité du pôle d’échanges…
3 questions à
HQE Aménagement® -
Céline PREGET
Resp. agence
Méditerranée
Qu’est ce que le HQE Aménagement®?
Céline : La démarche HQE Aménagement®,
un nouvel outil pour réaliser des
aménagements durables.
Créée en novembre 2011, la démarche HQE
Aménagement® distingue des opérations
d’aménagement qui s’engagent à intégrer le
développement durable à toutes les étapes
du projet : conception, mise en œuvre, mais
aussi usages.
CITADIA fait partie des premiers bureaux
d’études français à avoir obtenu une
certification HQEA® pour un projet...
Céline :Tout à fait : la ZAC Ecoquartier de
la SAOGA est site collinaire inscrit dans le
périmètre de l’Opération d’Intérêt National
« Eco-vallée ».
Il s’agit avant tout d’un projet « laboratoire »
qui apporte des réponses exemplaires
à la problématique suivante : comment
concevoir et mettre en œuvre la
performance environnementale dans la
pente ?
26
Que propose CITADIA ?
Céline :En partenariat avec EVEN Conseil nous
proposons d’assister les maîtres d’ouvrage et
les aménageurs dans la mise en oeuvre de la
démarche HQE Aménagement®.
Cette équipe développe une approche globale et
contextuelle, intégrée à la conception ou dédiée
au management de projet, permettant de garantir
la qualité d’intégration du développement
durable dans la réalisation des aménagements
urbains à toutes les étapes de la vie d’une
opération (conception, mise en oeuvre, mais
aussi usages) et d’obtenir la certification HQE
Aménagement®, une véritable reconnaissance
de l’engagement des aménageurs.
Tendances quartiers
R
PU
2
CORBEIL-ESSONNES
(91)
Etude urbaine des Tarterêts
Située au sud de l’agglomération parisienne et au nord-est
du département de l’Essonne, la commune de CorbeilEssonnes compte près de 45 000 habitants dont 50%
occupe l’un des 5 quartiers inscrits en contrat de ville,
parmi lesquels on dénombre 3 Zones Urbaines Sensibles :
Montconseil, La Nacelle et Les Tarterêts.
Ce dernier regroupe sur 83 hectares plus de 8 300
habitants représentant environ 20% de la population
communale totale. Celui-ci a fait l’objet en 2004 d’un
Programme National de la Rénovation Urbaine, porté
par l’ANRU, qui a pris place dans un contexte où : la
situation sociale est difficile et où les handicaps urbains
sont importants.
La ville entend lancer aujourd’hui le second volet de ce
PNRU, dont l’ambition est de parachever le processus
d’amélioration du cadre et de la qualité de vie des
habitants du quartier en apportant des réponses à un
triple objectif :
- s’appuyer sur les dynamiques du territoire
- ouvrir le quartier sur la ville et au-delà
- assurer une mixité fonctionnelle et une mixité sociale.
Dans le cadre d’un dialogue compétitif avec 3 autres
équipes concurrentes, CITADIA Conseil a eu en charge
de réaliser un nouveau projet urbain, qui servirait de base
au futur PNRU2.
L’objectif de cette réflexion va au-delà de la conception
et de la création d’un espace urbain de qualité. Elle doit
permettre de (re)créer les conditions d’un cadre de vie
agréable et adapté aux besoins quotidiens des habitants
du quartier, mais aussi de revaloriser durablement l’image
des Tarterêts.
27
Environnement
- Val de Bièvre (94) - Contrat de Développement
Territorial Campus Sciences et Santé : évaluation
environnementale.
Le Contrat de développement territorial «Campus
Sciences et Santé» régi par la loi Grand Paris Express
est défini sur un périmètre de 8 villes en première
couronne parisienne (Arcueil, Cachan, Fresnes,
Gentilly, L’Haÿ-les-Roses, Le Kremlin-Bicêtre et Villejuif,
de la communauté d’agglomération de Val-de-Bièvre,
et Bagneux, de la communauté d’agglomération Sud
de Seine).
Les 2 grands enjeux qui ont inspiré les choix et
engagements dans le cadre du CDT concernent
le développement d’une offre de santé riche sur
l’ensemble de la métropole, ainsi que la réponse aux
besoins en logements de la région Île-de-France dans
le cadre de projets urbains mixtes et durables.
- Evaluation environnementale du PLUi d’Argentan (61)
L’évaluation environnementale du Plan Local d’Urbanisme
intercommunal d’Argentan s’attache à étudier les incidences
de l’ensemble des choix faits aux différentes étapes du
PLUi au travers d’une démarche itérative qui participe à la
construction du projet.
Particulièrement riche pour la biodiversité, (PNR Normandie
Maine, ZNIEFF de types 1 et 2, Sites classés et inscrits, sites
d’intérêt géologiques, …), le territoire recense notamment
des espèces rares et protégées au titre de Natura 2000
dans la vallée de l’Orne, ce qui signifie que l’évaluation
environnementale du PLUi doit intégrer une évaluation des
incidences sur les secteurs Natura 2000.
- Evaluation environnementale du SCoT de l’Agglomération Messine - SCoTAM (57)
Le territoire du SCoTAM s’étend sur 151 communes mosellanes regroupant 378 000 habitants. Il présente un profil mixte
entre des espaces densément urbanisés et industrialisés (agglomération de Metz, conurbation Moselle-Orne), de vastes
plateaux agricoles et un patrimoine naturel riche (vallées, coteaux calcaires, massifs boisés…).
L’élaboration du SCoTAM est l’occasion d’appréhender les grandes évolutions futures auxquelles le territoire devra faire face
(ralentissement des dynamiques démographiques, désindustrialisation progressive…), et d’anticiper les réponses à apporter.
L’évaluation environnementale favorise la prise en compte de l’ensemble des enjeux environnementaux pour répondre à la
question centrale de la consommation de l’espace et son adéquation avec les perspectives d’évolution socio-économique
et les conjonctures actuelles, et faire de l’environnement et de l’empreinte écologique, non pas des contraintes, mais bien un
pilier fondateur pour l’aménagement du territoire.
28
CITADIENS LIFE
Création d’une nouvelle agence
Even Conseil à Bordeaux –
Agence Atlantique - dirigée par
Sarah Gregory.
Even Conseil, spécialisée en performance environnementale, filiale
de Citadia a ouvert une agence à
Bordeaux et renforce ainsi son implantation régionale.
JANVIER
Delphine Gemon devient responsable de l’agence EVEN Ile-deFrance.
Le 2 janvier 2012, Citadia a ouvert une
agence dans la Cité des Papes, et
renforce ainsi son implantation dans le
grand Sud-Est.
Installée au cœur du technopôle
AGROPARC (au 546 rue Baruch de Spinoza), cette nouvelle agence répond au double objectif de
garantir une meilleure proximité et disponibilité aux
maîtres d’ouvrages des nombreuses missions déjà
en cours en Provence, et de renforcer la présence
de Citadia sur un axe Lyon-Béziers.
26 Mai 2012 / Dérive Urbaine dans
Toulon
mai
Toulon est une ville riche et complexe. L’imaginaire collectif toulonnais lui-même limite les représentations de
la ville aux dimensions historiques (le port, la marine…),
identitaires (le RCT, le cours Lafayette) et fonctionnelles (la
circulation, le commerce…).
La dérive urbaine dans Toulon invite quiconque, individuellement ou collectivement, à découvrir par l’errance les
Autres Lieux du quotidien toulonnais, les lieux discrets, les
lieux relégués, et à les apprécier à leur juste valeur. Et ainsi
dresser, par le récit, une « carte du tendre » de la ville.
La ville et le territoire :un
désir de reconquête
Julien Meyrignac & Jacques Donzelot
26 mai 2012,
Conférence débat au Théâtre Liberté de Toulon avec
Julien Meyrignac et Jacques Donzelot.
CLUB VILLES & TERRITOIRES
à l’invitation de Vinci
Présentation de la ZAC Cannes Maria
25 mai 2012.
Julien Meyrignac participe au séminaire « Les écoquartiers en pratique : six villes témoignent », aux côtés de Alexandre Chemetoff et Bernard Paris.
Présentation et retour d’expérience sur la ZAC Maria à Cannes (distinguée au Palmarès
National des Ecoquartiers 2011, mention « Qualité du projet à la vie de quartier »).
Séminaire ville
de Metz –
la Ville en 2030
juin
Installée au cœur de la ville, au 17 rue de la Boétie 33 000 Bordeaux,
l’objectif de cette nouvelle agence est de développer l’activité de la
société dans le grand Sud-Ouest.
De nombreuses missions y sont déjà en cours : SCoT du Grand Dax
(40), PLU de Toulouse (31), commune de Sanguinet (40), ZAC de la
gare à Angoulême (16), SCoT/AEU® du Bergeracois (24), mission
d’AMO ZAC à Boulazac (24), SCoT du Pays de Figeac (46)...
Fevrier
Citadia annonce l’ouverture d’une
nouvelle agence en Avignon
Agence Rhône Languedoc et
confie sa direction à Fanny Galiana.
12 juin 2012.
Aux côtés de Philippe Panerai, Nicolas Michelin et Bernard Reichen, Julien Meyrignac est invité
par la ville de Metz à une table ronde consacrée aux visions prospectives de la ville française et
européenne à l’horizon 2030.
Ce séminaire était réservé aux élus locaux, membres du Conseil Economique et Social et fonctionnaires territoriaux.
septembre
Thomas David, cartographe,
géomathicien, fête ses 10 ans
de Citadia.
octobre
27 Sept. / table ronde 1 - Ré-enchanter la ville
Nous sommes dans le temps des villes : en un siècle la population des
villes a été multipliée par douze et la population mondiale vient de devenir
majoritairement urbaine (50% de la population mondiale - 75% en 2100).
Ré-enchanter la ville ?
- Olivier Razemon (Le Monde)
- Patrick Jouffret (360)
- Stéphane Boudet Santamaria (E2C)
- Christophe Aveline (Communiquant)
- Fanny Galiana (Citadia)
Fabien Fenestre, responsable
de l’agence Citadia Sud-Ouest,
fête ses 10 ans de Citadia.
novembre
Cyrille Perronne, responsable du pôle immobilier, fête
ses 10 ans de Citadia.
Nov. - janv. / Exposition Habiter
l’inhabitable
29 Nov. 2012 - Vernissage
“Le virtuel fait apparemment partie
intégrante du réel, il
n’est pas palpable, il
n’est pas matériel,
il n’est pas du domaine de l’actuel. Le
virtuel est peut être
ce qui nous permet
de repousser les
limites du réel, potentiellement ce qui organise
en partie notre réalité.”
30 Oct. / table ronde 2 - Ville augmentée, vraiment ?
Accélération des échanges, accès facilité à la connaissance et aux services…A
l’évidence, la ville ne peut rester à l’écart des bouleversements multiformes amorcés
par la révolution numérique.
Pour qualifier cette rencontre, on parle désormais de ville générique, urbanisme
liquide, métapolis. Mais aussi de Ville Augmentée. En bref, d’une ville dont les
attributs et qualités originelles seraient démultipliés par cette nouvelle ère
technologique. Vraiment ?
- Ronan Kerdreux (Espacessansqualités)
- Loïc Lemay (Black Twin)
- Julien Carbone (L’Axolotl)
- Matthieu Miralles (Citadia)
31
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