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Résumé
UNE CONTRIBUTION A L' ÉTUDE DE L' EMPLOI DES FONDS DE
CABANES DANS LA PRÉHISTOIRE DE NOTRE REGIÓN DANUBIENNE
Au cours de 1 année 1955, des examens archéologiques systématiques
ont commencé 4 Stari Slankamen, sur le Danube. Cet examen a été concu,
sur une large base, avec une série de campagnes planifiées. Le travail de
l’année 1955 avait le caractère de fouilles systématiques d'essai, d' impor-
tance plus ou moins topographique, qui s’attachaient surtout à fixer la
stratigraphie des strates culturelles existantes. En effet, le point de fouille
à Slankamen était la recherche des limèses romains, mais immédiatement
après l’examen fait de ce terrain en 1954, il était clair que dans cette région
il s’agit d’une longue continuité de diffèrentes cultures. Les fouilles entre-
prises l'ont prouvé inconte“itablement, car au cours de ces travaux on a
constaté que les strates culturelles vont de la fin du moyen âge à la
préhistoire.
Dans ce travail, on a traité particulièrement le complexe des fonds
de cabanes qui forme trois séries d’espaces circulaires, irréguliers et divisés
(voir tableau 1, 2, 3). Le complexe de ces fonds de cabanes qui d’ après le
matériel trouvé appartiennent à la période de l’âge de bronze commence
à une profondeur de 3,70 m. puis plus loin, à la sonde n°0 2, représente une
des découvertes les plus interessantes, au cours de cette campagne. Dans les
vôutes en forme de coupole de ces fonds de cabanes, de la strate
infé-‘eure culturelle, pénètrent les fonds de cabanes de la strate supérieure.
Elles ont été avec du matériel de la Tène déterminées, dans le bas complexe
des fonds de cabanes, en partie enterrées et c’est pourquoi elles sont abi-
mées dans une grande mesure. Cette strate de la Tène qui s'étend jusqu'à
la profondeur de 3,73 m. dans sia strate inférieure est fortement mélangée
avec le matériel de la période de Halrtat. L’abondance du matériel trouvé
UPOTREBA ZEMUNICA U PRAISTORIJI NASEG PODUNAVLJA 35
d'abord, de la céramique, des os d’ animaux et des arêtes de poisson, des
foyers et la découverte de bancs demi circulaires avec du miatériel, dans
ces fonds de cabanes permet de les traiter plus en détaÿl. D’après ceci, le
matériel trouvé provient probablement des agglomérations souterraines
continuées qui apparaissent de la période de l’âge de bronze à la période de
la Téne (voir tableaux 4—15).
En relation avec ces découvertes, dans la conclusion de son travail,
l'auteur a pris surtout en considération quelques opinions, dans la littéra-
ture, sur le mode d’emploi des fonds de cabanes, à l’époque préhistorique.
Il souligne l’importance économique et sociale de ce moment au point de
vue de l'emploi des fonds de cabanes et il critique surtout I’ opinion de M.
GaraSanin qui affirme que, quand les agglomérations deviennent plus durables,
les fonds de cablanes sont rapidement remplacés par des maisons construites
en forme de carré. Cependant ces fouilles à Stari Slankamen ont montré,
que se prolonge, ici une culture continuée qui va de la fin du Moyen âge
à l’époque préhistorique, c’est pourquoi il n’y a aucun doute sur la durée
de temps pendant laquelle étaient habitées ces localités. Et justement, dans
cet endroit apparait une strate des fonds de cabanes déterminés avec du
matériel de la Tène, de Halstat et de l’âge de bronze. L' opinion de M.
Garasanin serait donc généralisée. On peut aussi constater la même chose
pour l'affirmation de GarasSanin que ces habitations étaient tou jours habi-
tées près des grandes rivières ou de quelque autre endroit convenable. La
situation du Stari Slankamen est bien telle qu’ elle est indiquée par Gara-
Sanin, mais le systéme d’ installation est ici différent de ses conculusions.
C est le résultat des fouilles actuelles а 1’ endroit indiqué. De méme, on ne
pourrait pas adopter non plus 1’ opinion orale du professeur E. Swoboda
de Graz qui dit qu’ il s’agit ici de fosses ordinaires avec des débris, pour
la bonne raison que le professeur ne connait pas du tout le matériel de
ces fonds de cabanes.
TIPOLOSKI RAZVOJ MAMUZE OD XIV — XX VEKA 79
Résumé
DEVELOPPEMENT TYPOLOGIQUE DES EPERONS DU XIVeme AU XXeme
SIECLE, AVEC UN APERCU SUR LA COLLECTION D'EPERONS DU MUSEE
MILITAIRE
Comme moyen servant à épéronner ou punir des chevaux, l’éperon est
la partie la plus ancienne de l’équipement de cavalier car il était employé
déjà à l'époque des Romains, c’est 4 dire au ler millénaire avant notre ère.
Ayant apparu de bonne heure, son développement était long et très
varié, Durant des siècles l’éperon acquérait des formes qui correspondaient
le mieux aux besoins de la cavalerie et de son équipement (selle, étrier),
ainsi qu’au degré d'armement et de la technique de traitement du matériel
que différents peuples employaient pour sa construction.
Parallèlement aux changements de la forme au cours des siècles, l’épe-
ron, cette plus ancienne partie de l’équipement du cavalier, subissait aussi
des changements. Depuis que la cavalerie a cessé d’être le facteur décisif
sur le champ de bataille, cédant sa place à l’infanterie, l’éperon acquiert, de
plus en plus, un rôle plutôt éducateur, c’est à dire il n’est utilisé que dans le
cas où l’action des mollets du cavalier n’est pas suffisante. C’est caractéristique
surtout pour le XIX et le XX siècle,
Dans le développement de l’éperon en général, les éperons gardés au
Musée militaire de Belgrade, ont une place déterminée. En les comparant du
point de vue de leurs traits typiques, on voit nettement leur grande richesse
de formes, qui, d’apres la littérature, les rattache à l’époque allant du XIX
au XX siècle en Europe. C’est pour cette raison que la majeure partie de
cette collection date de cette époque.
De cette façon, les éperons du Musée militaire de . Belgrade ont été
situés dans le temps, ce qui représente un élément essentiel pour des études
ultérieures. | | |
FELIKS PETANCIC O RATOVANJU S TURCIMA 1502 105
Résumé
LE RAGUSIEN FELIX PETANCIC PARLE DE LA GUERRE
CONTRE LES TURCS EN 1502
Vladislav TI, roi tchèque, hongrois et croate, avait envoyé vers la fin
de l’année 1501 le Ragusien Félix Petantius (Petant:é) à Venise et à Rhodes.
À Venise, Félix avait pour tâche de lever la deuxième tranche de l’aide en
or que la pape Alexandre VI destinait à Vladislav pour qu’il pût lever une
armée et se diriger avec ses alliés oce\dentaux vers Constantinople. A Rhodes,
Félix devait rencontrer le grand maître des chevaliers de Saint J ean, le car-
dinal Pierre d'Aubisson, le grand amiral de la flotte alliée et le généralissime
de l’armée alliée. Après s'étre acqutté, d'une façon très consciencieuse, de
deux tâches qui lui incombaient, Félix rentra à Bouda et remit personnellement
à Vladislav une lettre du cardinal Pierre d’Aubisson dans laquelle étaient
tracées les lignes principales du plan de guerre des allés. D'après ce plan,
les troupes occidentales devaient débarquer dans les alentours de Durazzo
et de Valona et marchant à travers la péninsule balkanique de l'Ouest, elles
devaient pousser vers le Sud Est, en direction d’Adrinople et de Constan-
tinople. En même temps la flotte alliée devait partir de l’île de Rhodes et
se diriger vers le Bosphore. Vladislav devait avec les troupes polonaises couper
la péninsule balkanique du Nord jusqu’au Sud et joindre le reste des troupes
alliées, en Thrace, Dans un mémoire spécial et personnel qu’il avait présenté,
après con retour de Rhodes, au roi Vladislav, Félix a tracé les différentes
routes qui menaient depuis Bouda par Beograd et Sabac jusqu’à la Thrace.
L’ami personnel de Félix, l'historien et le diplomate viennois Jean Cuspinian,
édita ce mémoire imprimé, à Vienne en 1522 sous le titre: Felicis Petancii,
cancellairii Segniae, De Itinaribus in Turciam libellus. Félix était déja mort
a cette époque. Depuis lors, cet écrit eut plusieurs éditions et fut traduit trois
fois. Tout en offrant au roi un mémoire sur les routes par lesquelles, il fallait
attaquer les Turcs, Félix avait présenté aussi une description de l’empire turc,
du point de vue militaire, administratif, financ'er et judiciaire, ‘ain i qu’une
description sur la manière turque de faire la guerre. Le texte de cet autre
mémoire nous est conservé en trois versions. La première-est/ représentée par
un rotulus illuminé qui se trouve aujourd’hui dans la bibliothèque nationale
(magyare) hongroise á Budape-t (cod. lat. 378). La deuxième, essentiellement
la même, ne différant de la première que dans les détails, est la version de
la bibliothèque nationale de Vienne (cod. 3522). La troisième est représentée
par l’édition de Vienne de 1530 sous le titre de »Tyrannis, ritus ac astus
militaris Turcorum tyrannis, procurée par Oinoprepius Martinus, La troisiéme
142 VESNIK 3
Résumé
QUELQUES DONNEES SUR LES FORTIFICATIONS DE TERRE BATTUE
DE LA CROATIE OCCIDENTALE DU NORD
On a prêté trés peu d’ attention aux recherches archéologiques faites
dans les fortifications de terre battue — Gradiète — de la Croatie du Nord.
Les résultats provenant de recherches superficielles et peu systématiques
ont montré toute l'importance d’une étude détaillée de ces localités. C’est
pourquoi, en automne 1953, le Musée militaire a envoyé son équipe sur le
terrain. Au cours de 20 jours de travail, sur le territoire de la Croatie du
Nord, ion ‘a visité, filmé et étudié 30 fortifications de terre battue.
Leur emploi sur ce territoire date encore de I’ époque préhistorique
et se prolonge continuellement jusqu’à la fin du moyen âge et pour quelques
unes jusqu’ au XVIIe siècle. Dans ce travail, l’auteur a surtout insisté sur
quelques questions qui concernent le si long emploi de quelques unes de
ces fortifications de terre battue.
En examinant la création de ces fortifications à la fin du moyen âge,
en outre des conditions historiques, les conditions économiques et la confi-
guration du terrain ont joué aussi un rôle très important. Les besoins mili-
taires avaient aussi une grande influence sur 1 usage prolongé de ces forti-
fications. Le caractère spécifique de ces fortifications de terre battue dont
la forme et la construction étaient identiques à celles des autres pays slaves
et qui après le XIII ème siècle étaient très rarement en usage, représente
une certaine contribution à l’étude de ce genre de localités. Dans la littéra-
ture archéologique slave, on peut comprendre sous le nom de »gradiSte« une
fortification de terre construite aú commencement du moyen áge. Hensel
considère que les dernières fortifications datent de la seconde moitié du
moyen âge. Il pense qu’ après cette période, les fortifications de terre battue
cédaient leur place aux villes, aux châteaux et autres fortifications, sans
exclure toute possibilité de leur réapparition plus tard. Kowalenko est du
même avis et D, Szabo considère qu’en Croatie, les fortifications de terre
battue et celles de bois ont disparu quelque temps après l’envahissement
des Tartares, c’est à dire au cours de la seconde moitié du XIIIème siècle,
mais cette opinion n’est pas acceptable.
Le mode de construction, la forme et les édifices de nos fortifications
du moyen âge, sont semblables aux fortifications décrites d’après les té-
moins oculaires (Ibrahim Ibn Jakub et les autres); cependant la découverte
de matériels dans les strates supérieures montre que ces fortifications étaient
en usage encore à la fin du moyen âge.
Le matériel exposé dans le chapitre »Examen des fortifications de
terre battue« comprend en général les fortifications inconnues ou non étudiées
jusque’ à présent, et les découvertes en relation avec ces dernières. Quelques
unes de ces fortifications plus importantes sont connues d’ après les sources
historiques tandis que la plupart représentent les fortifications de moindre
importance qui ne sont pas indiquées dans les manuscrits du moyen âge et
dans les rapports militaires. Les renseignements provenant de sources hi-
storiques déterminent jusqu’ á un certain point, l’époque à laquelle ces
fortifications étaient habitées, tandis que la question essentielle de leur
construction reste une question en suspens, tant que des fouilles archéolo-
giques n’ont pas été faites, To 44V
i
OSVRT NA NEKE RADOVE LIJEVACA MARTINA HILGERA 147
Résumé
REFLEXIONS SUR QUELQUES OEUVRES DU FONDEUR MERTEN HILGER
A cause des attaques incessantes turques ayant eu lieu principalement
à la fin du XVe et au cours du XVIe siècle les châteaux-forts de la frontiére
croate-slavone, sur la ligne Osijek — Vara¿din — Ptuj ete. ont été reconstruits
et réarmés, Le duché de Styrie a été chargé des frais de l’équipement dans
son intérêt particulier.
Dans la première moitié du XVIe siècle une fonderie a été établie à
Graz, près de la porte de la forteresse Schlossberg nommée »Paulusthore.
L’archiduc Charles manquant alors de bons experts, en fit venir un appar-
tenant au prince électeur Auguste de Saxe, pour une période de dix ans, dans
la personne de Merten Hilger. Celui-ci, né en 1528 4 Feiberg, arrive à Graz
en 1577 et s’installe dans la fonderie de »Paulusthor«. Pendant dix années,
il a fondu principalement pour la frontière croate-slavone une grande quantité
de canons et de fusils. En 1588, il retourne en Saxe et meurt à Dresde, en 1601.
De toutes les oeuvres fondues par Merten Hilger il n’est conservé jusqu’
aujourd’hui que deux canons: l’un, fondu en 1579 à Graz et trouvé dans notre
forteresse Livno, a été transporté en 1896 à Kriegsmuseum à Vienne; l’autre,
fondu en 1586 aussi à Graz, donné en cadeau par les états de Styrie à la
forteresse de Vara7din, se trouve maintenant dans le musée de cette ville.
Ce dernier porte la signature de son maitre, l'inscription des états de Styrie
avec l'année 1586 et les armoiries de Styrie. La figure d’un lézard façonné en
relief lui donnait le nom selon les moeurs du temps. Ses anses, en forme de
dauphin appliquées au milieu de la longueur du canon et au bout de sa
partie supérieure, et les ornements végétaux stylisés et concentriques repré-
sentent la décoration artistique de cet objet. En le comparant avec son frère
plus âgé — le canon de Livno, nommé »le merle«, et décoré avec des figures
de Fortune et Victoire, et avec un relief concentrique réprésentant la lutte
des guerriers, puis les armoiries autrichiennes où l’on sent encore l’esprit
classique et harmonieux de la Renaissance, on aperçoit des différences. Dans
les feuilles agitées et fléchies des ornements et dans les courbes élégantes
des dauphins du canon de VaraZzdin on sent déjà les agitations et les émotions
du baroque, qui ne tardera pas à influencer le maitre Hilger lui même.
PRILOG DATOVANJA JATAGANA PREMA MESTU IZRADE 187
Résumé
CONTRIBUTION À LA DÉTERMINATION DES ENDROITS DE
FABRICATION DES YATAGANS
Dans le domaine de la fabrication des armes sur notre territoire aui
se trouvait sous la domination turque la détermination des endroits de
fabrication des yatagans représente une question jusqu’à présent non résolue.
Le commencement de la fabrication de ces armes orientales au centre, ainsi
qu’ au sud de notre pays se rapporte à la période de l’arrivée des Turcs.
Cette période de fabrication est comprise entre le XVI et le XIX s. Les
fondateurs de ce métier furent les artisans qui appartenaient au groupe
militaire de jani-saires et ani, à cause d’insuff santes ressources personnelles,
s’initiaient à l’économie urbaine. C’est par eux que plus tard nos artisans
apprirent cette espèce de mét'er. Les centres de la fabrication des yatagans
étaient notamment: Foëa, Sarajevo, Herceg Novi, Kotor, Risan, UZice, Prizren,
Travnik, Skoplje.
Cependant, nous ne connaisson= pas quelles formes de yatagans sor-
taient des ateliers de cette époque. La difficulté de la détermination des
endroits de fabrication des yatagans provient surtout du manque de preuves
écrites et de celles au’ on pourrait utiliser dans une étude comparative. Comme
la forme du jatagan ne changeait pas au cours des siècles (celui du XII s.
avait la même forme que celui du XIX s.) la détermination des ateliers peut
être faite seulement d’après l’urnementation des armatures en métal, en
les comparant avec les mêmes ornements qui se trouvent sur les yatagans
dont les endroits de fabrication nous sont ccnnus. De cette manière nous avons
essayé de déterminer les endroits de fabrication de 31 yatagans de la col-
lection du Musée militaire, en les comparant, par analogie, aux deux yatagans
provenant de Prizren,
Au XIX s. la ville de Prizren fut un centre important des métiers: et
du commerce. Le métier des couteliers y fut considéré comme un des métiers
assez importants. En outre des couteaux et des canifs, les couteliers fabri-
quaient aussi des yatagans. Il y avait à peu près 50 boutiques qui se trouvaient
sur les trois marchés aux couteaux. Les artisans n’étaient que des Musul-
188 VESNIK 3
mans, car le métier des couteliers fut un privilège reconnu seulement aux
Turcs, Durant le processus de la fabrication des yatagans quatre espèces
d'artisans y participaient, à savoir: les couteliers qui faisaient la lame et
la poignée, qui était en os ou en corne: les »makasje«, qui incrustaient la
lame avec du fil en argent ou en or: les artisans qui fabriquaient des manches
en bois, et les orfévres qui faisaient des armatures en métal ornées, des
poignées en argent et des parures pour les manches.
Les yatagans étaient fabriqués avec des outils très primitifs. Mais,
néamoins, avec ces ornements magnifiques sur les armatures en métal et avec
ces incrustations de la lame, ces yatagans représentaient de véritables pro-
duits artistiques. Pour cette raison, ainsi qu’ à cause de la bonne qualité de
leurs lames et de leurs tranchants bien affilés, ils étaient très recherchés
et utilisés en Turquie d’Europe et d’ Asie, et surtout en Egypte. Le prix
pour un yatagan variait entre 1 et 2 lires turques or (une lire valait 124
piastera, c’est-a-dire 25 francs selon le change valable au milieu du XIX в.)
A Prizren, dans la période qui se place entre 1840 et 1870 environ, on
a fabriqué des yatagans dont la description vient d’être donnée dans cet
article. Leurs caractéristiques sont: mêmes ornements qui apparaissent sur
la partie en métal qui lie la lame à la poignée, nommée »parazvana« et sur
»hachrma« — partie en métal qui lie les deux parties de la poignée: puis
même technique d’incrustation avec la lame légèrement afflée; finalement
composition d’ornements similaires à celle de l'inscription en langue turque
existant sur la lame, et la poignée en os blanc. Les ornements sont composés
de petits cercles en fil tordu représentant 3 variantes (tab. II, 1 a, b, c, tab.
IV, 1 a, b, c), de plaquettes romboïdes rangée- sans aucune proportion tab.
II. 2 a, b; tab. IV, 1, a, b, €; 2, №; 3) qui caractérisaient la fabrication des
orfèvres albanais du XIX s., et de rosettes de différentes formes (tab. V).
Tous ces détails d’ornementation appartiennent à l’art populaire et on les
trouve sur le bois, sur la pierre, sur le textile, aussi bien que sur le métal.
Enfin on utilise comme ornement soit le corail, soit les pierres rouges ou
vertes, lesquelles, suivant la croyance existant chez les Turcs, possèdent
une force magique.
216 VESNIK 3
Résumé
L’ ORGANISATION MILITAIRE DANS L’ INSURECTION
D'HERZEGOVINE — 1875
Au cours du XIX siecle, 'Herzégovine était une des provinces les plus
arriérées de l’Empire Turc. Les féodaux turcs y étaient tout — ‘puissants et
oppressaient.la Raïa, par diverses charges économiques, de sorte que sa po-
sition devint de plus en plus difficile, surtout au XIX siècle.
1° Hercegovai su kao i Crnogorci u jurisu, posle slabe vatrene pri-
preme, uglavnom dejstvovali hladnim oruzjem (jataganom i nozem), a to
je fizitki zamaralo pa se moglo uspesno parirati uvodenjem sveZih snaga, Sto
su Turci i éinili, kao naprimer u bici na Krscu (avgusta 1877) ili dve godine
ranije, kada su deblokirali Trebinje i porazili ustanike. V. Danilo Tunguz-
Perovié, Boj na Kr:icu 1877 godine, »Zapisi« knij. VI, god. IV, 1930, str. 236;
moj nápis, Vesnik vojnog muzeja JNA, II, str. 152—153.
VOJNA ORGANIZACIJA U HERCEGOVACKOM USTANKU 1875 217
i
La situation économique trés arriérée nourrie et soutenue par le sévere
féodalisme ture était la cause qu'en Herzégovine s'était conservée une orga-
nisation de tribu, régénérée par la conquéte turque et son ocupation, pendant
plusieurs siécles de la part des Turcs ottomans.
Cette situation sociale et économique arriérée et l'isolement des tribus
ont néccessairement défini la physionomie de l’organisation militaire des insur-
gés herzégoviniens, lui impliquant une marque de tribu de territoire. Au
commencement même du soulèvement, les insurgés se réunissaient en petites
compagnies comptant de 20 à 30 hommes. Ces compagnies, ressemblant, d'après
le nombre de combattants et leurs moyens d'action, à des compagnies de
haïdouks, étaient une forme nécessaire de l'organisation primitive des forces
insurgées, à cause de leur faiblesse numérique, des tendances particularistes
des chefs de tribus et de fraternités, ainsi que par la nécessité de prendre
possession d’un grand nombre de positions dans diverses contrées d’Hercego-
vine, en vue de pouvoir faire la. guerilla contre l'ennemi.
Mais, l’état de cette complète désorganisation militaire ne dura pas
longtemps. Aussitôt après les premiers combats des insurgés avec les Turcs,
le Monténégro envoya Peko Pavlovitch avec plusieurs centaines de soldats
monténégrins en Herzégovine, avec la mission de préparer le terrain en vue
de diriger le soulèvement de la part du Monténégro. Avec ses forces, Peko
a traversé presque toute l'Herzégovine, et durant des luttes ininterrompues
contre les Turcs, ainsi que par son infatigable travail politique, il a réussi à
accomplir sa mission d’une façon tout à fait satisfaisante quant aux intérêts
du Monténégro. Il influence les chefs herzégoviniens, surtout ceux qui ont
vécu longtemps au Monténégro comme des haïdouks et uscoques, pour qu’ils
organisent leurs unités d’après le système de dizaines et qu'ils nomment leurs
chefs: des capitaines, chefs d’une centaine (vstotinase«) et d’une dizaine (»de-
secare«) de soldats. Dans le domaine de cette organisation, le travail fut aidé
et accéléré par l’arrivée du voïvode Petar Voukot!tch, juste avant la session
de la réunion secrète des Lovéen (le 8/20 août 1875), à Grahovo, où il fut
nommé chef secret des forces insurgées; ce travail fut aussi favorisé par le
passage en Herzégovine d'un nombre considérable de soldats, chefs de dizaine,
sous-officiers et officiers. Les sources historiques, bien que très peu nombreu-
ses, amènent à la conclusion que déjà en octobre 1875 les unités des insurgés
ont eu une organisation militaire durable. Les unités les plus fortes et déjà
complètes furent des détachements (»odijeli«) d’une source très différente
(comptant de 500 à 1.500 insurgés), à la tête des quelles se trouvaient des voïvodes
ou des capitaines. Les détachements plus importants ont été subdivisés en
de plus petits, commandés par des capitaines. Les détachements moindres
ont été subdivisés en compagnies, à la tête desquelles se trouvaient des
officiers, chefs de centaines de soldats (»stotinasi«); les compagnies elles-
mêmes furent subdivisées en nombre nécessaire de dizaines avec des chefs
de diza:nes comme diri
Par suite de cette situation économique arriérée, de l'apparence tlopo-
graphique du terrain, des voies de communications trés faibles et de la
guérilla, les insurgés n’ont disposé que de l'infanterie. Il y a eu des tentatives
pour se procurer á l'étranger des batteries de canons et de faire faire des
torpilles (fusées) en vue de la destruction des objectifs tures fortifiés. Cepen-
dant, ces tentatives n’ont pas abouti aux résultats cherchés. Et par conséquent,
les insurgés furent obligés de recour:r à l'emploi de la dynamite. A l’aide d'un
capitaine français démissionnaire (Auguste Barbieu), on a réussi a instruire
un groupe de Herzégoviniens au maniement de cette sorte d'explosif. Le rav--
taillement des insurgés en armes, en vivres et en équipement était fait géné-
ralement par l'intermédiaire de comités chargés de secourir les insurgés; leur
aide fut envoyée à Grahovo, d’où elle fut distribuée directement aux unités
des insurgés. Pour soigner les blessés, plusieurs hôpitaux ont été installés à
Herzegnovi, Grahovo, NikSiéka Zwpa, Savnik et Cetinje, car les unités des
insurgés ne disposaient pas d'organes sanitaires spéciaux.
CASOPISI BRIGADA NOV MAKEDONIJE 233
Résumé
REVUES DES BRIGADES DE L’ARMEE DE LIBERATION POPULAIRE
DE MACEDOINE
Les unités de l'armée de libération populaire, du détachement a I’
armée, ont publié leurs journaux. Les brigades comme unités ‘tactiques
élémentaires ont imprimé des revues qui paraissaient d’après les possibi-
lités techniques et matérielles de chaque unité. Les brigades de l’ Armée de
l'bération populaire de Macédoine, de 1943 à la libération ont publié en
oufre de leur importante activité publicitaire, des revues de brigades dont
certaines ont été conservées jusqu’ à présent: 47 dans la bibliothèque cen-
trale de l’ Armée populaire yougoslave, 56 au Musée militaire, 38 à l’Institut
militaire d'histoire, 116 dans la section historique de} Un'on des communis-
tes de Macédoine. Les journaux étaient imprimés avec les moyens techniques
disponibles et le plus souvent, avec un tirage de 100 numéros. Ils traitent
le développement des unités, les questions mil‘taires et politiques, les pro-
blèmes culturels et les problèmes de guerre généraux et spécifiques. Les
234 VESNIK $
Dans quelques journaux il y a des créations artistiques, car ces journaux
étaient en effet des agents culturels-et publics, On a constaté que parmi
17 brigades de Macédoine toutes ont publié des journaux sauf la Vème
brigade macédonienne sur l’activité de laquelle nous n'avons pas de ren-
brigade a été conçu par la revue «Partizanski logorski vesnike et publié
comme bulletin de la compagnie »Dobri Daskalov« le 12 septembre 1943. La
dernière revue a paru après la guerre quand les unités de brigade ont été
réorganisées en régiments.
250 VESNIK 3
Résumé
COURTES DONNEES SUR LA LOCALITE.DE NOS FORTERESSES
L'auteur présente encore six forteresses du Moyen Age, situées sur le
territoire de la Republique ‘Populaire de Serbie, en les illustrant avec des
esquisses, des prises de vue, ainsi que par des notes sur des données histori-
ques, topographiques, géographiques, et autres.
»La Tour de Lazar« à Krouchevatz. — La forteresse de Krourhevatz avec
l’église de Saint Stéphane — nommée »Lazaritza« — ont été construites par
le prince Lazar après l’année 1370. La forteresse est mentionnée pour la
première fois en 1384. Là se trouvait la capitale du prince Lazar. Il n’en est
conservé, aujourd'hui, que des parties d’une tour-donjon, avec des restes de
remparts.
»La Tour de Todor de Stalatch« à Stalatch. — Une assez haute montagne
domine le confluent de la Morava du Sud et de la Morava de 1'Ouest, au
sommet de laquelle a été construite une forteresse au Moyen Age. Celle-ci
est mentionnée au temps du prince Lazar. Seule est conservée la tour princi-
pale qui se dresse sur le plus haut sommet de la montagne. Autrefois, la forte-
resse avait eu une enceinte flanquée de tours, dont les ruines les plus impor-
tantes se trouvent, aujourd’hui dans la partie nord.
Ostrovitza sur le Roudnik. C’est une forteresse située sur un des sommets
de la montagne de Roudnik, au nord-ouest de la petite ville du même nom.
Cette’ forteresse est mentionnée en 1323—1324. Quelques murailles du donjon
VOJNA ARHITEKTURA U PROSLOSTI 201
sont conservées; celui-ci etait construit sur le plus haut sommet de la mon-
tagne: sur un sommet moins élevé il y a aussi quelques murailles en ruines.
Bovan près d’Alex/matz, à l'entrée du défilé devant Sokobanja. Cette
forteresse, mentionée pour la première fois en 1395, est située sur une petite
mentagne. Aujourd'hui, elle est complètement en ruines.
Koznik, au nord-ouest de Brous, pres d’Alexandrovatz. — La forteresse
date d’une époque inconnue. Un assez grand nombre de murailles et de tours
sont conservées. D'une forme irrégulière, elle comprend trois tours dominantes
de grandes dimensions s'tuées: les deux premières à la partie supérieure et
la troisième à la partie inférieure de la forteresse. Ces tours sont réunies par
des murs et de plus petites tours, dont quelques unes sont en ruines partiel-
lement, tandis que d’autres le sont complètement.
Sokograd (Sokolac), près de Sokobanja. — C’est une fortification du
Moyen Age, construite sur des fondements antiques. Située sur un rocher,
à un des détours de la petite rivière Moravitza, elle est mentionnée en 1413,
à l’époque de l'occupation turque. Trois parties de la muraïlle en sont assez
bien conservées; de même, il y a des ruines des quatre tours, ainsi que de
la tour la plus haute, la tour de défense, La forteresse elle-même est très
étendue et de grandes proportions. Elle est en bon état.
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Resume.
L’ACTIVITE DU MUSEE MILITAIRE DE L'ARMÉE POPULAIRT
YOUGOSLAVE EN 1955
En 1955, le travail au Musée militaire a été organisé dans plusieurs
sens. Le personnel du Musée a fait des recherches dans le matériel d’archive
sur la période du soulévement d’ Hercégovine 1875—1878, dans les archives
de Beograd, de Cavtat, d’ Herceg Novi et Cetinje. Des renseignements sur
les ateliers d' armes sont recueillis sur le territoire de Métohie et de Macé-
doine, comme le matériel se rapportant 4 la lutte de libération populaire, dans
les républiques de Bosnie, Hercégov.ne et Croatie. Une équipe de la section
de la lutte de libération populaire du Musée a parcouru, au mois d’ Avril,
le terrain de Sutjeska et de Zelengora du se sont déroulées les sanglantes lut-
tes de la cinquième offensive ennemie, contre nos forces de libération et a cet
occasion un matériel très préc‘eux, en relation avec ces événements a été
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recueilli. Au moi: de mai, une équipe mxte composée de représentants du
secrétariat d'État pour la défense nationale et de notre Musée a parcouru
le méme terrain, en se déplacant en 8 colonnes dans les mémes directions
où se déplaçaient les groupements princ paux de l’armée populaire de libé-
ration de Yougoslavie, dans la cinquième offensive ennemie. Sur le territoire
de Srem, les ateliers partisans où était fabriqué le matériel de guerre pour
les forces partisanes étaient aussi exeminés. Après un examen du terrain, fait
en 1954, l'équipe archéologique de notre Musée a entrepris au mois de sep-
tembre 1955, des fouilles à 1’ endroit Stari Slankamen. On est parvenu ainsi
© a des ré-ultats importants, non seulement au point de vue de 1' examen du
systéme des fortifications romaines sur le Danube, mais aussi sur une culture
continue, qui va de la période a la fin du moyen âge à la préhistoire. À
cette occasion, on a pris des prises de vues techniques, de la forteresse méme
de Slankamen. Une équipe de notre Musée a fait un examen sur le terrain
des fortifications de terre battue du moyen áge sur le territo:re de la Slavo-
nie de l’ouest, en se préparant pour des recherches systématiques sur le
terrain indiqué.
Au cours de cette année, le Musée militaire de l’armée populaire you-
goslave a publié Je second numéro de sen bulletin annuel régulier »Vesnik«.
Il comprend des travaux concernant l’armée populaire de libération, l'arché-
ologie classique et médiévale, la période turque, le soulèvement d’ Hercégo-
vine de 1875 — 1876, les ateliers de fabrication d'armes sur le territore de '
notre pays ect.
Le Musée militaire de l’armée populaire yougoslave a organisé au
cours de cette année, 4 expositions dans le pays et a envoyé son collaborateur
et une partie principale du matériel, pour une exposition représentative de
photographies de l'Armée populaire yougoslave qui a été faite aux Indes,
en Birmanie, Ethiopie et Egypte. Dans le pays, les expositions suivantes ont
eu leu. »Développement de l’arme à feu«, »Arme exotiques, »Arme froides,
»Ateliers partisans de fabrication des armes«. Toutes ces expositions ont
attiré un grand nombre de visiteurs aussi bien à Belgrade qu’à Osiek, Tuzla,
Ljubljana, Split, Zagreb et Pantevo.
Les membres du Musée ont fait toute une série de conférences qui se
rapporta-ent au matériel de diverses époques historiques: »De l’armée ro-
maine«, sArmes défensives dans le passé«, »Armes du moyen âge«, »Invasions
militaires des Turcs en Europe, au cours du XIV ème et XV ème siécle«.
Ces conférences ont été faites a Ruma, VrSac, Bela Crkva, Zrenjanin, Novi
Sad, Sombor, Sabac et Kraljevo.
Au cours de cette année, 682 nouvelles acquisitions ont été faites par
le Musée, en outre de son travail permanent sur 1 étude et l1' organisat.on
des collections de Musée et le renouvellement des objets présentés au Musée.
Le Musée militaire a été visité en 1955 par un grand nombre d’hommes
d’état étrangers et de délégations parmi lesquels le premier ministre birma-
nien U — Nu, le roi et la reine de Grèce, l'homme d'’état français Vincent
Auriol et d’autres encore. |
Le Musée militaire de l'armée populaire yougoslave joue un role
important dans la vie des musées et aussi dans la vie culturelle de notre
pays. Cela nous est confirmé par le grand nombre de visites, 80.000 per-
sonnes environ de notre pays et des pays étrangers, au cours de l’ année 1955.
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