Dossier de Presse

Dossier de Presse
DP
1
Dossier de presse
villa Noailles, Hyères
communauté d’agglomération
Toulon Provence Méditerranée
DP
02
Concours, expositions,
rencontres, marché design Vintage
Librairie éphémère
10 designers en compétition
Pierre Charpin
Manufacture de Sèvres
+ Design Parade = 10 ans
de création
Laura Couto Rosado
Fabien Cappello
Liège du Var
Ressource et savoir-faire
Collage
École Supérieure d’Art et de Design
Toulon Provence Méditerranée
Librairie éphémère - Tailor Books
Marché Design Vintage
Rewind 10 ans du festival
Service Presse
Philippe Boulet
boulet@tgcdn.com
T +33 (0)6 82 28 00 47
Visuels en haute définition disponibles sur :
www.villanoailles-hyeres.com/press
(mot de passe sur demande)
Formulaire d'accréditation disponible sur le site de
la villa Noailles
villa Noailles
communauté d’agglomération Toulon Provence
Méditerranée Montée Noailles 83400 Hyères
T +33 (0)4 98 08 01 98 / 96
www.villanoailles-hyeres.com
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03
villa Noailles, Centre d'Art
villa Noailles © Olivier Amsellem
Édifiée entre 1924 et 1932, la villa Noailles est
non seulement un témoignage de l’architecture de
Robert Mallet-Stevens, mais également un bâtiment
hors normes de 1 800 m2 dans lequel la présence
d'œuvres d'art compte tout autant que celle
d'équipements sportifs, jusqu'alors exceptionnels
dans une résidence privée.
Ses commanditaires, Charles et Marie-Laure
de Noailles y accueillirent les avant-gardes du
XXe siècle, dans une effervescence qui se
prolongera jusque dans les années 1970.
Devenue centre d’art en 2003, la villa Noailles
présente et soutient la création contemporaine
dans les domaines de la mode, de la photographie,
du design et de l’architecture, à travers des
expositions temporaires.
Elle organise trois festivals : le Festival International
de Mode et de Photographie à Hyères, depuis 1986,
Design Parade, depuis 2006 et Pitchouns depuis 2011.
Une exposition permanente, consacrée à Charles et
Marie-Laure de Noailles complète la programmation,
et souligne l’extraordinaire mécénat qu’ils ont mené.
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04
Festival
Expositions
À la villa Noailles
10 designers en compétition
Pierre Charpin, Villégiature
Manufacture de Sèvres + Design Parade
= 10 ans de création
Laura Couto Rosado, impulsions
Collage
Liège du Var, ressource et savoir-faire
École Supérieure d’Art et de Design
Toulon Provence Méditerranée
À la Tour des Templiers, place Massillon, Hyères
Fabien Cappello, Today
Grilles du musée, avenue Foch, Hyères
Rewind, 10 ans du festival
Expositions associées
Espace d’art Le Moulin, La Valette-du-Var
Mathieu Peyroulet-Ghilini & Laureline Galliot
Double Play !
Atelier Saint-Bernard, parc Saint-Bernard, Hyères
Olivades + Nathalie Du Pasquier
Rencontres
À l’ombre I
Charles et Marie-Laure de Noailles, une vie
de collage. Par Stéphane Boudin-Lestienne
et Alexandre Mare, commissaires de l’exposition
À l’ombre II
Précision & Poésie. Par Karim Habib, directeur,
bureau de style BMW
À l’ombre III
Discussion avec Pierre Charpin, designer
et Michèle Champenois, journaliste
À l’ombre IV
Le liège du Var, une ressource locale. Avec les
représentant de l’ASL Suberaie Varoise, Antoine
Boudin, designer. Modérée par Anne-France
Berthelon, journaliste
Librairie éphémère + Marché Design
Vintage
La villa Noailles invite cette année encore des
antiquaires et libraires à opérer une sélection dans
leurs collections. Présentées dans le jardin, elles
offrent un regard singulier sur le livre et le mobilier
du XXe siècle.
On retrouvera la librairie éphémère Tailor Books
de François Cam-Drouhin (présent également lors
du dernier Festival International de Mode et de
Photographie à Hyères).
Catalogue
Le catalogue du festival Design Parade 10 est publié
par la villa Noailles. Disponible à partir du 3 juillet
à la villa Noailles et dans un réseau de librairies en
France et en Europe, en partenariat avec Archibooks.
Ateliers
La villa Noailles organise des ateliers autour
du design, à faire en famille pendant le festival.
Cette année la villa accueille Dimitri Bähler, finaliste
Design Parade 2014.
2 ateliers le samedi 4 juillet
1 atelier le dimanche 5 juillet
Gratuit, sur inscription
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05
Design Parade
Créé en 2006, Design Parade rassemble des
expositions, des conférences et des rencontres
autour d’un concours international destiné à révéler
de jeunes designers. C’est un moment d’échange
et de rencontre entre les créateurs, les professionnels
et le public.
2006 —
Les expositions, dont l’entrée est gratuite, restent
ouvertes pendant tout l’été. Elles entendent offrir,
à un large public, une vision de la création
contemporaine dans le domaine du design.
Prix du jury :
Adrien Rovero (CH)
Cette année, la villa Noailles fête les 10 ans
du festival Design Parade.
Depuis 2006, de nombreux designers ont été primés,
sous les présidences de jurys prestigieux.
Présidents du jury :
Ronan & Erwan
Bouroullec
Grand Prix :
Eloi Chafaï (FR)
2010 —
Président du jury :
Naoto Fukasawa
Grand Prix :
François Dumas (FR)
Prix du design
du Groupe Seb :
Eléonore Nalet (FR)
2007 —
Prix Veuve Clicquot :
Jonathan Muecke (USA)
Présidente du jury :
Hella Jongerius
2011 —
Grand Prix :
Frank Fontana
& Sébastien Cordoléani
(FR)
Prix du design
du Groupe Seb :
Nacho Carbonell (ES)
2008 —
Président du jury :
Konstantin Grcic
Grand Prix :
Michel Charlot (CH)
Prix du design
du Groupe Seb :
Julien Carretero
(FR-NL)
2009 —
Président du jury :
Jasper Morrison
Grand Prix :
Antoine Boudin (FR)
Prix du design
du Groupe Seb :
Emi Yatsuzaki (JP)
Président du jury :
Stefan Diez
Grand Prix ex-aequo :
Jean-Baptiste Fastrez
(FR)
Brynjar Sigurdarson (IS)
2012 —
Président du jury :
François Azambourg
Grand Prix :
Julie Richoz (FR/CH)
Prix Camper :
Michel Giesbrecht (CH)
2013 —
Président du jury :
Bertjan Pot
Grand Prix :
Mathieu PeyrouletGhilini (FR)
Prix du design
du Conseil Général :
Laureline Galliot (FR)
2014 —
Présidents du jury :
Carole Baijings
& Stefan Scholten
Grand Prix :
Laura Couto Rosado (FR)
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06
jury
Le jury de Design Parade 10 est présidé par le
designer français Pierre Charpin.
Il s'est réuni le 20 mai 2015 à la villa Noailles pour
sélectionner les 10 finalistes qui seront présents
à Hyères pendant le festival.
Cette année, près de 270 candidatures ont été
reçues ; une trentaine de nationalités étaient
représentées.
Les travaux des 10 designers en compétition seront
présentés dans une exposition collective ouverte
du 4 juillet au 27 septembre 2015.
Pierre Charpin
—Designer, Paris
Président du jury
Fabien Cappello
—Designer, Londres
Barbara Coutinho
—Directrice, MUDE
(Musée de la mode
et du design), Lisbonne
Laura Couto Rosado
—Designer, lauréate
du Grand Prix Design
Parade 2014, Genève
Jean-Marc Drut
—Responsable de
production COMME
des GARÇONS, Paris
Philippe Jousse
—Galeriste, Jousse
entreprise, Paris
Nathalie Du Pasquier
—Peintre, Milan
Catherine Tsékénis
—Directrice de la
Fondation d’entreprise
Hermès, Paris
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07
Grand Prix du jury
Le Grand Prix du jury sera remis le dimanche 5 juillet
à la villa Noailles, à l’issue des rencontres entre les
membres du jury et les designers en compétition.
Il est doté de :
— Un séjour de recherche d’un an à Sèvres –
Cité de la céramique
— Un séjour de recherche d’un an au Centre
International de Recherche sur le Verre et les Arts
plastiques de Marseille (CIRVA) pour la réalisation
d’un vase en trois exemplaires (un exemplaire
intègre la collection du CIRVA, un autre celle de la
villa Noailles, le troisième appartient au designer) — Une bourse d’aide à la création de 5 000 euros
offerte par la Galerie kreo pour la réalisation
d’un projet libre. Ce projet pourra être édité par
la Galerie kreo
— Une exposition personnelle à la villa Noailles lors
de Design Parade 11, à l'été 2016
— Une exposition personnelle à Cologne dans le
cadre de Passagen en janvier 2017, en partenariat
avec l’Institut français Köln
— une exposition à Paris dans le cadre des D’DAYS,
en juin 2017
— Une exposition personnelle à l'espace d'art
Le Moulin à la Valette-du-Var, à l'été 2017
— Un workshop offert par Vitra au Domaine de
Boisbuchet
— Le livre SOTTSASS offert par Phaidon
Le groupe Galeries Lafayette est heureux
de renforcer son soutien à Design Parade et
accompagne les lauréats du Grand Prix du Jury en
offrant une visibilité à leurs créations dans le réseau
des magasins de l’enseigne.
Chaque année, les Galeries Lafayette, inscrites dans
le parcours des Designers Days, invitent le lauréat
de Design Parade à investir les vitrines du Lafayette
Maison & Gourmet.
Tous les designers sélectionnés reçoivent un
ouvrage offert par Phaidon ainsi qu’un coffret
DVD Design offert par Arte.
La Fondation Bettencourt Schueller est engagée
aux côtés du festival Design Parade depuis 2010,
afin d’encourager les rencontres entre savoir-faire
d’exception et créateurs. Elle soutient également
une exposition consacrée à la mise en valeur des
savoir-faire locaux.
Eyes on Talents, plateforme digitale permettant
aux marques internationales de découvrir et de
contacter les meilleurs talents, décernera pour
la première fois une Mention Spéciale à l’un des
finalistes de Design Parade 10. Le Lauréat de la
Mention Spéciale Eyes on Talents, récompensé
pour la qualité de son design et l’innovation de son
projet, bénéficiera de la part d’Eyes on Talents d’une
communication et d’une visibilité privilégiée auprès
des marques membres de la plateforme.
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Designers en compétition
Ying Chang
— Royaume-Uni
Max Frommeld
& Arno Mathies
— Allemagne & Suisse
Marlène Huissoud
— France
Maxime Loiseau
— France
Christophe Machet
— France
Arnout Meijer
— Pays-Bas
Anne-Charlotte Piot
& Maureen Barbette
— France
Samy Rio
— France
Philipp Weber
— Allemagne
Els Woldhek
& Georgi Manassiev
— Pays-Bas & Bulgarie
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Ying ChanG
GRID SYSTEM
Grid System
Photos — Ian Bartlett
Avec Grid system, Ying Chang tente de sortir du
dessin classique de la table en deux dimensions,
celui du plateau sans relief reposant sur un piètement.
La surface utile de ce meuble essentiel pourrait
pourtant s’étendre en trois dimensions et compiler
les nombreuses fonctions que lui ont données nos
contemporains (manger, travailler, stocker, exposer,
etc.). La designer veut s’affranchir des habitudes
et du contexte pour concevoir un mobilier universel
et évolutif qui serait une station d’accueil de besoins
temporaires.
standards A5, A4 et A3. Ces casiers s’insèrent autour
de barres horizontales en aluminium fixées aux châssis
latéraux. Des tablettes, des séparateurs en tôle
d’aluminium pliée et des accessoires en bois, miroir
et béton peuvent s’apposer ou compartimenter ces
volumes qui peuvent aussi se dégager de la zone
table et se transformer en tabouret ou porte-revues.
Au même titre que nos smartphones, la table
devient un objet multitâche et matérialise les infinies
possibilités auxquelles nos ordinateurs connectés
nous ont habitués.
Pour concevoir cette « plateforme personnelle », elle
s’inspire librement du système rationaliste de la grille
défini par le groupe Superstudio à la fin des années
1960. Elle en reprend le langage formel et élève des
volumes quadrillés — casiers à claire-voie en acier
gainé de poudre de nylon — adaptés aux formats
www.yingchang.co.uk
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Max Frommeld
& Arno Mathies
FOLDING SLED
Folding Sled
Photo — Max Frommeld & Arno Mathies
Max Frommeld et Arno Mathies partagent au moins
deux points communs : la montagne et le design.
Ils fondent leur studio en 2012 et poussent leurs
recherches sur le pliage commencées au cours de
leurs études. Après le premier succès de leur bateau
pliant et des commandes pour l’industrie automobile
ou les équipements de chantiers, ils changent de
typologie et s’attaquent à un emblème de leur
enfance : la luge.
La Folding Sled est réalisée en matériaux durables
et combine l’artisanat traditionnel à la technologie
contemporaine. Elle est le résultat de ressources
et de savoir-faire locaux et est fabriquée avec
la manufacture familiale de luges Graf Schlitten
basée à Sulgen depuis près d’un siècle.
Le frêne utilisé pour les patins est ramassé à la
main autour du lac de Constance dans le nord
de la Suisse. Traditionnellement employé pour la
fabrication des luges, il convient parfaitement au
cintrage à la vapeur qui lui donne sa forme courbe.
L’assise en plastique recyclable est découpée et
rainurée grâce à des outils de production assistés par
ordinateur. Elle fait office de charnière pour le pliage
et donne sa forme finale à la luge, lorsqu’elle est
connectée au bois par des fixations à levier sur
deux arceaux pivotants en métal. Sa solidité et sa
souplesse assurent à la luge une tension parfaite
entre les éléments. Hybride de deux formes de
luges (la Davos et la Rodel), la Folding Sled convient
autant à la pratique familiale que sportive.
www.maarno.com
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MARLÈNE HUISSOUD
FROM INSECTS
From Insects
Photo — Studio Marlène Huissoud
Ce projet est d’abord une réflexion sur le matériau
et il s’appuie sur une collaboration entre l’humain
et l’animal. Marlène Huissoud grandit dans une
famille d’apiculteurs. Cet environnement attise sa
curiosité pour les productions générées par les
insectes, et il l’incite à imaginer une transposition
à d’autres usages.
Les vases sont le fruit d’expérimentations à partir
de la propolis en qualité de matériau biologique
durable. Cette matière résineuse que les abeilles
collectent est le produit d’une combinaison savante
et variable dont la teinte reflète un état de la zone
géographique de récolte. Après une étape de
chauffage et de décantation pour la purifier, elle
se travaille comme le verre quand elle est portée
à 100 °C, mais plus lentement. Elle est soufflée,
puis se fige en refroidissant. La designer applique
ensuite chaque motif en gravant la surface à la main,
et déforme la matière à l’aide d’un pistolet à air
chaud pour lui donner sa forme finale. Le rendu est
à l’image de la complexité des formes dessinées par
les abeilles ; il souligne la beauté de cet équilibre
fragile. La temporalité de la production, de la récolte
et de la transformation du matériau est une question
essentielle dans la pratique de la designer.
Elle souligne la préciosité des ressources naturelles
et éveille la conscience écologique sur l’équilibre
du vivant. Marlène Huissoud travaille également
avec un matériau biocomposite issu des fils et de
la séricine des cocons de vers à soie.
www.marlene-huissoud.com
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MAXIME LOISEAU
ROLL TO ROLL
Roll to Roll
Photos — Véronique Huygue
Dessiner l’objet résonne particulièrement dans le
travail de Maxime Loiseau. Son passé de graphiste
le dirige vers un travail hybride entre le plat et le
volume, et c’est naturellement qu’il s’est intéressé
à la technologie roll-to-roll pour concevoir la série
de casques audio éponyme. Utilisé principalement
dans le domaine de la production d’appareils
électroniques, ce procédé permet d’imprimer,
découper, souder et coller sur tout support flexible
en rouleau tel que des feuilles de plastique ou de
métal. Grâce à cette machinerie contemporaine,
il développe quatre casques qui concrétisent chacun
un design facilité par la finesse et la miniaturisation
des éléments conducteurs. Aussi il limite le nombre
de composants et de connexions habituellement
nécessaires et il réduit le coût de production en
ayant recours à une seule technologie. Chaque
casque relève d’une composition graphique qui
laisse la technologie apparente et le designer
expérimente le langage formel rendu possible par
le roll-to-roll. Ici une résille aérée à l’intérieur de
l’écouteur dévoile les composants, là un câble en
couleur signale une soudure à plat. L’esthétique
trouve ses premières influences dans les pièces
thermosoudées de vêtements de sport.
Un autre casque monofilaire trouve une nouvelle
solution de connexion à partir d’une languette plate.
Une quatrième prospection parie sur des cellules
photovoltaïques prochainement imprimables à plat.
L’ensemble fait appel à une recherche plastique
et pratique élaborée comme une superposition de
calques, en réponse aux nouveaux outils qui s’offrent
aux designers.
www.maximeloiseau.com
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CHRISTOPHE MACHET TOITURE | CANDY LAMP
Toiture
Photo — Émile Barret
Christophe Machet a la sensibilité écologique
de sa génération ; elle n’est pas ostensiblement
revendiquée et s’insère dans tous ses actes de
création. Il commence généralement par développer
un outil pour exploiter des ressources gratuites
disponibles dans les territoires qu’il prospecte.
Invité à Ouagadougou par une association,
il s’émerveille de tout ce qui fait l’objet de recyclage
— à l’exception de celui des tongs pourtant très
populaires. Il envisage ces languettes de mousse
multicolore comme un matériau alternatif à la paille
tressée employée pour protéger les étals du soleil.
Il dessine un emporte-pièce et conçoit un système
d’attache pour calibrer et assembler les tongs
récupérées dans les décharges, après un nettoyage
et un tri harmonieux. La toiture offre une nouvelle
réponse, pérenne, à faible empreinte écologique
et moyennant un investissement minime.
Avec l’aide de trois autres designers, Christophe
Machet concrétise PolyFloss en 2011, une variante
de machine à barbe à papa dont l’ingrédient est du
polypropylène en granules (recyclé après usage ou
récupéré dans les rebuts industriels). Le plastique
se modifie en filaments que le designer modèle
à pleines mains pour garnir un moule en métal
à peine chauffé, en jouant du contraste entre la paroi
lisse et la « laine » échevelée. L’engin est utilisé par
plusieurs écoles à travers le monde. Grâce à ces
créations, souvent collectives, pop et gaies, il rend
à l’individu la maîtrise de matériaux jusqu’ici réservés
à l’industrie et à ses machines.
www.christophemachet.com
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14
ARNOUT MEIJER EVERY CONE, EVERY TORUS,
EVERY CYLINDER
Every Cone, Every Torus, Every Cylinder
Photo — Pim Top
La lumière comme vecteur, comme élément
fondamental déterminant notre perception de
l’espace et notre rapport aux objets, tel est le point
de départ des projets d’Arnout Meijer. Pour la
série « Every », le dispositif optique repose sur une
feuille de plastique technique qui dévie le faisceau
lumineux d’un ruban de leds. Chaque modèle
figure un symbole géométrique que l’on peut se
représenter mentalement. Le designer a choisi ces
formes abstraites précisément pour rendre leur
déformation incontestable. En les observant, on se
déconnecte vite du piètement rigoureux et solide
qui ancre les lampes dans la pièce, pour se plonger
dans leurs fascinants faisceaux. Tout est question
de perception dans ce projet et le designer
se joue de notre cerveau et de notre oeil. Ces
présences nitescentes se distordent au moindre
de nos mouvements, on croit d’abord la lampe très
intense et transparente puis rayée et diaphane.
À la différence des sculptures cinétiques de Soto,
ces formes resteront intangibles et la pratique de
l’espace demeurera virtuelle. Si la connaissance
et la maîtrise sont nécessaires pour domestiquer
le phénomène et sculpter la matière lumière,
le designer s’éloigne des prétentions scientifiques
pour introduire la poésie dans ses objets. Car il s’agit
d’objets qui revêtent une fonction : celle d’éclairer.
On leur prête volontiers la valeur ajoutée des oeuvres
d’un Olafur Eliasson qui reproduit des manifestations
naturelles tel le soleil dans des contextes artificiels
comme le musée pour nous émerveiller davantage.
Arnout Meijer isole et encadre la lumière pour mieux
en révéler la beauté.
www.arnoutmeijer.nl
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ANNE-CHARLOTTE PIOT FROUFROU | CAILLOU
& MAUREEN BARBETTE
Froufrou
Photos — Piot Barbette
Chou, hibou, froufrou, caillou ! Les projets d’AnneCharlotte Piot & Maureen Barbette apparaissent
comme des images joyeuses. Le duo dessine un
univers expressif aux couleurs acidulées où s’anime
une profusion d’objets aux typologies variées : papier
illuminé, baskets méga confort, grigris végétaux poids
plume. Un séjour en Inde les conforte dans le désir
d’apporter du sacré au sein de l’habitat. À leur
retour, elles déclinent les Froufrou, inspirées des
petits autels chamarrés vus là-bas. Ces étagères
closes sont des théâtres miniatures pour ranger nos
objets précieux. Deux éléments de base servent de
support : une structure en acier fixée au mur et une
casquette ondulée en chêne ornée d’un rideau. Le
choix de ces parures multicolores est intuitif et varie
selon l’humeur ; perles en plastique, cuir frangé ou
crin de cheval teinté.
Le Larousse définit le caillou comme « une pierre
quelconque de petite dimension qui a pu être
façonnée par les glaciers, le vent, les eaux. » Le duo
révèle le potentiel fantastique de ces morceaux
minéraux en les reproduisant à grande échelle pour
les placer dans notre quotidien. Reproduits en plâtre,
sept cailloux jalonnent un sentier imaginaire dans
la maison et revêtent chacun une fonction : lampe,
miroir, tablette, portemanteaux, table basse, vase et
multiprise. Une encre poudrée les recouvre comme
un lichen sur lequel poussent tous azimuts des
ampoules, des composants électriques ou encore
des tiges.
Le duo ne souhaite imposer aucun scénario et conçoit
ses objets comme des supports d’émotions que
chacun s’appropriera librement.
www.christophemachet.com
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Samy Rio
BAMBOU
Bambou, enceintes
Photos — Samy Rio
Le designer considère le tube de bambou comme
un profilé alternatif aux extrusions de plastique
ou de métal usinées. C’est de plus une ressource
disponible en grande quantité, renouvelable et
recyclable. Il le détourne de l’esthétique artisanale
commune pour l’appliquer à la conception
d’appareils électriques et il présente deux séries
de prototypes dédiés à une production semiindustrielle : des sèche-cheveux et des enceintes.
En premier lieu il imagine un outil à partir de
machines existantes : une fraiseuse numérique
montée sur un tour à bois industriel, afin de
faciliter la transformation précise du matériau. Les
irrégularités de la partie extérieure du bambou
sont gommées par un calibrage. L’intérieur, déjà
lisse, accueille les composants électriques et
électroniques fixés sur des supports en élastomère
qui épousent la forme du tube et se manchonnent
pour constituer des joints étanches.
Le dessin de chaque objet est directement lié
à la structure tubulaire. Le designer éprouve au
préalable les découpes qui permettront de créer
des assemblages ou d’articuler différentes sections.
À partir de cette banque de formes, le designer
démontre le potentiel d’assemblage de sa méthode
sur deux sèche-cheveux. L’un avec une poignée
fixe, l’autre avec une poignée repliable qui actionne
l’interrupteur mécanique de l’appareil.
Des enceintes présentent d’autres spécificités : des
pictogrammes sont gravés en façade et connectés à
un interrupteur capacitif plaqué à l’intérieur du tube.
Le bambou agit alors comme un écran tactile.
fr.pinterest.com/samyrio
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17
PHILIPP WEBER
A STRANGE SYMPHONY
ON COLOURS
A Strange Symphony on Colours
Photo — Philipp Weber
Un projet en 2010 révélait déjà l’importance du son
dans le travail de Philipp Weber. Il y expérimentait
un dîner comme plateforme d’une expérience
collective où la vaisselle reliée aux touches d’un
piano positionnait l’utilisateur au coeur d’un
processus qui lui faisait prendre conscience de lui,
de l’autre et de l’objet.
Dans le projet en deux temps A Strange Symphony,
la musique qui emplit l’espace est figurée par le
souffle. L’observation des maîtres verriers inspire au
designer un nouvel outil qui permettra de modeler
la matière en utilisant des harmonies simultanées.
Il scinde la canne de verrier  en trois chambres et y
ajoute des valves pour que l’artisan puisse moduler
les poches d’air insufflées dans la matière en fusion.
Les objets produits ainsi sont la mémoire de cette
première expérience. La seconde étape introduit la
couleur. Cette fois les objets sont définis, il s’agit de
vases qui sont dessinés au préalable. Philipp Weber
choisit des pigments et les fait pénétrer dans les
chambres de la canne. Le verrier souffle la forme
et la couleur dans un geste unique. Le designer
orchestre mélodieusement la technique du soufflage
de verre avec les vases A Strange Symphony on
Colours. Il rend tangible le souffle de l’artisan en
tirant parti de cette performance si particulière du
verrier, qui consiste à engendrer une forme depuis
le coeur de la matière. Il apprend à dessiner depuis
l’intérieur.
 Tige métallique évidée qui permet de prélever la pâte de verre dans
le creuset et de souffler à l’intérieur.
www.philippweber.org
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ELS WOLDHEK
& GEORGI MANASSIEV
OVII | NODE
Node
Photos — Els Woldhek & Georgi Manassiev
Le duo ODD Matter, formé par Els Woldhek et
Georgi Manassiev, présente deux projets dans
lesquels l’électricité joue un rôle primordial. Leur
travail s’appuie sur des techniques existantes
observées sous l’angle esthétique. La collection
de vases Ovii peut s’interpréter comme étant une
expérience baroque de l’électrolyse. Des facettes
de verre sont partiellement recouvertes de peinture
conductrice, puis sont immergées pendant une
nuit dans une solution cuivrée. Le métal agglutiné
dessine des cadres aux reliefs aléatoires et relie
les facettes entre elles : ainsi chaque vase est une
surprise unique qui se révèle une fois le courant
coupé. Les boursouflures semblent s’être générées
elles-mêmes comme une lymphe cicatrisante. Ces
excroissances donnent leur fonction aux objets
en formant des soudures étanches. Le design de
la lampe Node est une expression plastique du
diagramme électrique. Elle pourrait être le schéma
d’un interrupteur. Sa silhouette décrit le système qui
la rend effective et lui donne sa fonction. Les formes
géométriques qui symbolisent les composants d’un
circuit (cercle, rectangle, triangle) sont interprétées
en Jesmonite, une éco-résine isolante, et logent les
leds et le transformateur. Des tiges de cuivre font
office de connecteurs : elles pivotent pour fermer
le circuit et allumer la lampe. Le mode d’emploi est
intuitif, il souligne le changement d’état de l’objet
autant que l’interaction avec son utilisateur.
Le duo aborde en autodidacte les procédés
scientifiques, et loin de promouvoir une démystification
de ces principes, il tend à produire des objets
précieux et poétiques.
www.oddmatterstudio.com
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19
Expositions
À la villa Noailles
Hors les murs
10 designers en compétition
Salles voûtées, villa Noailles
Fabien Cappello
Today
Tour des Templiers, place Massillon, Hyères
vernissage le 5 juillet à 11h
exposition du 5 juillet au 5 septembre 2015
Pierre Charpin
Villégiature
Piscine et squash, villa Noailles
Manufacture de Sèvres
+ Design Parade
= 10 ans de création
Scénographie : Julien Carretero, designer
Gymnase, villa Noailles
Laura Couto Rosado
Impulsions
Galerie nouvelle, villa Noailles
Liège du Var, ressource et savoir-faire
Verrière, villa Noailles
Collage
dans le cadre de l'exposition permanente
Charles et Marie-Laure de Noailles,
une vie de mécènes
Bâtiment initial, villa Noailles
Rewind, 10 ans du festival
Grilles du musée, avenue Foch, Hyères
École Supérieure d'Art et de Design
Toulon Provence Méditerranée
Workshops
Château Saint-Pierre, Hyères
Pendant le Festival
Marché Design Vintage
Jardin, villa Noailles
Tailor Books - librairie éphémère
Summer house, villa Noailles
Expositions associées
Mathieu Peyroulet-Ghilini et Laureline Galliot
Double play !
Le Moulin, espace d'art, La Valette-du-Var
vernissage le 2 juillet à 19h
exposition du 3 juillet au 20 septembre 2015
Olivades + Nathalie Du Pasquier
Atelier Saint-Bernard, Parc Saint-Bernard, Hyères
exposition du 3 au 5 Juillet 2015
DP
20
pierre charpin
Vases Torno Subito
CIRVA, éditions limitées et pièces uniques, 1998-2001.
Photo — Michel Bonvin
VIllégiature
L’exposition présente une quarantaine d’objets
et une trentaine de dessins réalisés entre le début
des années 1990 et aujourd’hui. Représentatif de
mon travail, cet ensemble met en évidence les
correspondances qui existent entre le langage
formel des objets et le langage graphique des
dessins.
Présentés sans ordre chronologique ni hiérarchie,
les objets édités en série limitée côtoient les objets
industriels ou manufacturés ainsi que quelques
prototypes. L’exposition tire parti de la singularité
du lieu constitué de deux espaces, la piscine et
le squash, en adoptant un critère de classification
binaire très simple : dans la piscine, les objets
destinés à être posés sur un plan horizontal, au sol,
sur une table ou sur une étagère ; dans le squash,
les objets voués à être posés, ou plus précisément
accrochés, sur un plan vertical, celui d’un mur ou
d’une cloison.
Ce parti pris tend à rendre compte de l’importance
que j’ai toujours accordée à l’articulation de l’objet
avec l’espace qui le contient, articulation que je
considère comme déterminante dans le dessin
même d’un objet.
Dans la piscine, le dispositif scénographique
délibérément horizontal évoque une île qui, posée
au centre de la pièce, joue avec la fonction d’origine
du lieu et fait écho au vaste paysage maritime qui
s’offre à nous depuis la piscine. Ici les objets sont
livrés au regard du visiteur invité à tourner autour
de cette île imaginaire, pour découvrir, tel un
ornithologue amateur, l’ensemble des objets qui
semblent avoir trouvé un refuge provisoire
en attente d’une future destination, comme le font
certains oiseaux migrateurs lors des étapes qui
ponctuent leur longue migration.
Dans le squash, les objets et les dessins sont
simplement accrochés au mur, laissant l’espace
du lieu totalement libre pour mieux restituer sa
nature d’origine. Le sol recouvert de petits graviers
blancs apporte une luminosité et une sonorité
particulière qui donne au visiteur la conscience
de ses propres déplacements lorsqu’il circule pour
s’approcher des objets et des dessins ayant trouvé
comme lieu de résidence estivale les murs qui
délimitent la pièce.
Dans le squash comme dans la piscine, la simplicité
des principes scénographiques invite à observer
autant ce qui est exposé que l’architecture du lieu
dessiné il y a maintenant quatre-vingt-dix ans par
Robert Mallet-Stevens.
Enfin, sur la terrasse, espace de liaison à ciel ouvert
entre la piscine et le squash, sont disposés quatre
volumes abstraits de béton peints en noir, qui
s’offrent au visiteur comme de possibles assises.
Tels des ready-made, ils sont en effet issus d’un
banal catalogue de bornes anti-stationnement.
Leur présence ici introduit une certaine ironie par
rapport à mon propre travail, tant l’analogie formelle
de ces volumes avec mon propre langage apparaît
comme une évidence. Le simple changement de
contexte et de couleur rend ces objets sympathiques
et accueillants et révèle leur beauté jusqu’alors peu
considérée.
Pierre Charpin
Piscine et squash, villa Noailles
DP
21
10 ans de création
Miroirs à main
Franck Fontana et Sébastien Cordoléani, 2008. Photo — Cité de la céramique
Sèvres & Limoges
Manufacture
de sèvres + design pArade
Au coeur de Sèvres – Cité de la céramique, la
Manufacture est un outil d’exception. Plus de dix
années ont substantiellement modifié sa carte
d’identité en contribuant à en faire l’un des acteurs
importants de la scène artistique, celle du design
et des arts décoratifs d’exception. Rénovée dans son
image et son outil de production, la Manufacture
de Sèvres a expérimenté de nombreuses pistes
de recherche, de collaborations artistiques et de
diffusion de ses oeuvres pour offrir un champ fertile
de possibilités dans les années à venir.
Sa relation privilégiée depuis le début avec Design
Parade a permis de révéler sa capacité à innover
et à inventer dans le champ du design. Merci à
Sébastien Cordoléani & Franck Fontana qui, les
premiers, ont expérimenté cette invitation annuelle
à séjourner dans les ateliers au lendemain du
prix de la villa Noailles et ont su transformer la
porcelaine en miroirs ; à Michel Charlot qui a
imaginé, l’année suivante, des contenants singuliers,
les Coupes, et des objets décoratifs colorés, les
Anneaux ; à Antoine Boudin dont le service Sen
séduit les collectionneurs de l’archétypal Bol sein
de Marie-Antoinette ; à Jean-Baptiste Fastrez dont
les Grigri en réjouissent bien d’autres, à Brynjar
Sigurdarsson dont les Kern ont abordé la question
de la forme, et qui, ensemble, ont créé le Trophée
qui a marqué une étape à Sèvres ! Merci à Julie
Richoz, la première invitée, qui a envisagé l’objet
de toilette à travers une coupe flottante Nelumbo ;
à François Dumas dont les formes de vases ont
rejoint l’impressionnante gamme des cadeaux
protocolaires de la présidence de la République ;
à Mathieu Peyroulet-Ghilini dont Marie-Laure en
Amérique offre une approche particulièrement
élégante d’un nouveau claustra.
Merci enfin à la dernière accueillie en résidence,
Laura Couto Rosado, qui imagine une lampe
tellurique connectée, un luminaire qui réagit aux
secousses sismiques.
Tous ont découvert avec talent l’univers de Sèvres
et de ses savoir-faire ; tous y ont répondu avec
sensibilité, engagement, fantaisie et curiosité pour
le bonheur des artisans et des collectionneurs. Ce
sont ces démarches artistiques et créatives qui
invitent à bouger les lignes et à mettre les savoirfaire de l’établissement au défi ; elles déclinent
à la fois l’élégance intemporelle qui conduit à
prolonger l’équilibre séculaire des productions
de Sèvres et celle de l’intelligence de restitution
de l’essentiel de Sèvres. L’institution aspire plus
que jamais à un nouvel élan de production et de
nouveaux défis artistiques. Car il s’agit bien là de son
identité, depuis l’origine, entre audace et élégance,
entre public et privé, entre rêve inaccessible et
appropriation par chacun.
Gymnase, villa Noailles
Texte — Romane Sarfati, directrice générale,
Sèvres - Cité de la céramique
Scénographie — Julien Carretero
DP
22
Laura Couto rosado
impulsions
Lampe tellurique
2015. Sèvres - Cité de la céramique. Photo — Laura Couto Rosado
Dans le cadre de son prix, la designer a développé
trois projets lors de résidences à la cité de la
céramique de Sèvres, au CIRVA de Marseille (Centre
international de recherche sur le verre et les arts
plastique) et grâce à la bourse de création de
cinq mille euros offerte par la Galerie kreo. La villa
Noailles lui consacre une exposition personnelle
inédite qui aussi sera montrée en 2016 à Cologne
(Allemagne), Paris et La Valette-du-Var.
Veilleuse tellurique — à Sèvres
Cité de la céramique
La veilleuse tellurique est un objet communicant
en porcelaine qui matérialise l’activité tellurique
de la lithosphère par des animations lumineuses.
Grâce au savoir-faire de la Manufacture combiné aux
techniques de l’électronique, un circuit électronique
en or pur a pu être appliqué directement sur la
porcelaine. Les composants électroniques et les
leds sont intégrés au design de la veilleuse ; ils
disparaissent sous un cylindre en biscuit qui laisse
transparaître l’animation lumineuse.
Vases en puissance — au CIRVA de Marseille
Le vase est livré comme s’il s’agissait d’une bulle
hermétique. Afin d’en révéler la fonction, son
propriétaire doit accomplir une action radicale en
se confrontant à la matière. Un dispositif simple est
fourni pour permettre de casser le col du vase en
utilisant les propriétés thermiques du verre.
Æternam Vanitas — avec le soutien
de la Galerie kreo
Le projet traite le reflet dans le miroir comme
un symbole de vanité assumée. L’image du
commanditaire est traitée en facettes par un logiciel
de conception 3D, en exploitant le système de
reconnaissance faciale.
Galerie nouvelle, villa Noailles
DP
23
Fabien Cappello
Bright Rays. Galerie Torri, 2015. Photo — Galerie Torri
today
Contextes, matériaux et couleurs
Il est toujours intéressant d’observer un designer
assurer le commissariat de son propre travail.
Le choix des objets et de la scénographie offre
une narration visuelle du récit que le designer
souhaite nous raconter à son sujet. Cette fonction
autobiographique est particulièrement vraie quand
l’exposition est une rétrospective. Même si Fabien
Cappello rejette cette dénomination — ce qui
se comprend, car il est encore dans les débuts de
sa carrière — elle s’avère appropriée. En tant que
première rétrospective en solo, c’est l’occasion
de revenir sur sa pratique pour le designer et pour
le visiteur.
Cette exposition est opportune, ayant lieu cinq ans
après que le designer d’origine parisienne eut fondé
son studio éponyme à Londres, après l’obtention
d’un M. A. Design Products en 2009 au Royal College
of Art. Ce fut son projet de fin d’études qui attira
l’attention sur lui ; « Christmas Tree », une série
de meubles faits main à partir de quelques-uns des
deux millions de sapins abandonnés dans les rues
de Londres chaque janvier.
Bien que « Christmas Tree » ne soit pas présentée
ici, la thématique du lieu et du faire constitue
explicitement les ingrédients de son travail en cours
et de la progression de sa pratique. Cela ne passe
pas par une célébration en vogue de l’origine ou
de la production locale artisanale, bien que ce soit
évoqué par Basket Armchair pour Sitting Firm (2012)
qui tirent son inspiration de la chaise vernaculaire
Windsor fabriquée par des artisans en GrandeBretagne. Mais, plutôt comme l’exprime la série
de mobilier public « Streetscape » (2015) réalisée
à Londres, Cappello veut dégager le potentiel
de chaque lieu pour la fabrication, même dans
l’économie de services où elle peut sembler
secondaire. Sa pratique tend vers l’industrie aussi
présente dans ses choix de matériaux de façon plus
générale : fabriquées à partir de feuilles de métal
perforé, les lampes Bright Rays (2015) et Column
(2013) exploitent de façon inventive les possibilités
formelles des ready-made industriels apparemment
banals du fait d’un usage des couleurs franc,
une des grandes caractéristiques de Cappello.
Son goût pour l’industrie fait partie du désir
d’utiliser le design pour améliorer le quotidien.
La production de son travail à petite échelle
le restreint ; néanmoins une des deux Campo
Fontana (2010), visible sur la terrasse de la villa
Noailles, répond à cette ambition envers le public.
Cette exposition a lieu à un moment clef : cette
année, Cappello a lancé sa première collection
de poignées de porte fabriquées en Italie pour
Manico, une entreprise dont il est co-fondateur
et designer. En observant cette relation étroite
qui va croissant avec l’industrie, je réalise que
Cappello a raison : cette exposition porte
un regard sur le passé, mais juste pour ouvrir
le prochain chapitre de sa carrière de designer.
Tour des Templiers, place Massillon, Hyères
Exposition du 5 juillet au 5 septembre 2015
Texte — Cat Rossi
DP
24
Liège du var RESSOURCE & SAVOIR-FAIRE
Élaborée par la villa Noailles depuis 2011 la
Cartographie des savoir-faire en paca est une
véritable Carte du Tendre pour designers, une
invitation à la découverte de matières premières
naturelles régionales
— la terre de Salernes, la laine tissée
par les manufactures de Cogolin
ou de Brun de Vian-Tiran, la canne de Provence
— ainsi que des techniques de fabrication
traditionnelles en voie de disparition qui leur
sont associées. À l’heure où les groupes de
luxe brandissent en étendard — parfois un peu
trop systématiquement d’ailleurs — les termes
« patrimoine » et « savoir faire », cette plateforme
est une déclaration d’amour au terroir abordé sans
nostalgie, ainsi qu’une courroie de transmission
entre générations et professions. En 2015 c’est
le liège varois qui est mis en lumière à la Villa,
d’une part à travers une exposition de photos
et un film de Jean-Baptiste Warluzel dans une
scénographie signée Antoine Boudin. Et d’autre
part grâce aux créations à base de liège que les dix
jeunes designers en compétition ont imaginées,
parallèlement à leur projet en lice pour le Grand
Prix. Poussant exclusivement en Méditerranée
occidentale ainsi qu’au sud de la façade atlantique,
le chêne-liège est, selon les propres termes de
Maurice Junqué qui dirige à Flassan sur Issoles
(Var) le dernier établissement régional levant le
liège manuellement, « un arbre-miracle », puisqu’il
résiste notamment au feu et s’autorégénère. Mais
sans intervention humaine pour l’écorcer, il serait
amené à disparaître et la biodiversité de la forêt
serait alors menacée… Le Var qui était jusqu’aux
années soixante le premier producteur mondial
de ce matériau résolument durable (sa récolte
dite « levage » n’est pas synonyme d’abattage de
l’arbre, bien au contraire puisqu’il s’agit de l’écorce)
comprend encore 50 000 hectares de subéraie.
Mais la production de bouchons qui représentait
son marché historique s’est réduite à peau de
chagrin. Même le Portugal et l’Espagne, aujourd’hui
leaders en ce domaine, souffrent eux aussi des
législations européennes imposant les bouchons
synthétiques pour les vins rapides. Hormis quelques
objets traditionnels provençaux de niche tels que
les couasses (plats aussi appelés « faouques »
permettant de présenter les poissons pour la
bouillabaisse ou les légumes de l’aïoli), les ruches
ou les flotteurs et plaques de pêche à la palangrotte,
le liège encore récolté dans la forêt des Maures
se contente d’être lavé et broyé en copeaux ou
granulés. Destinés à l’isolation ou à l’allégement
du béton pour les chapes, ils remplacent
avantageusement la laine de verre ou les billes de
polystyrène, mais leur usage reste encore marginal,
malgré des performances thermiques et acoustiques
avérées. Depuis 1991, l’association syndicale
de gestion forestière de la suberaie varoise (asl
Suberaie Varoise) tente néanmoins d’apporter son
soutien aux petits propriétaires et d’identifier les
relais de croissance de la filière, l’enjeu étant tout
autant économique qu’environnemental. Alors que
le mucem s’apprête à intégrer trois presses des
Établissements Junqué dans sa collection d’outils et
qu’Ikea commercialisera à partir de cet été toute une
collection de tabourets, bancs et plateaux de table
signés de la décoratrice anglaise Ilse Crawford,
la villa Noailles ne pouvait qu’inviter les jeunes
designers à se confronter à ce matériau auréolé de
tant de vertus. D’autant plus qu’il se récolte à ses
portes…
Verrière, villa Noailles
Texte — Anne-France Berthelon
Scénographie — Antoine Boudin
Photographies et vidéos — Jean-Baptiste Warluzel
Avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller
DP
25
Scrapbook
1955-1958, Marie-Laure de Noailles, intervention d’Antoni Clavé.
Collection particulière.
Collage
L’exposition Collage, dans le Salon rose,
est présentée dans le cadre de l’exposition
permanente Charles et Marie-Laure de Noailles,
une vie de mécènes. Les scrapbooks de Marie-Laure
de Noailles ou les collages d’Étienne de Beaumont,
Georges Hugnet, Antoni Clavé et Max Ernst
témoignent de l’attention que les Noailles portent
à cette technique caractéristique du XXe siècle
et de ses avant-gardes.
Une vie en images
Vingt-quatre scrapbooks remplis par Marie-Laure
de Noailles pendant près de cinquante ans avec des
images, des photographies, des lettres, des dessins,
des cartes postales, révèlent l’existence d’un
foisonnement intellectuel, artistique, mondain
et amical. Soigneusement datées, les pages illustrent
les activités du jour, de la semaine ou du mois.
Ce sont les nouvelles d’amis, de ceux que l’on
admire de près ou de loin, les événements marquants
du moment, ceux qui rendent heureux ou ceux qui
inquiètent. Dans les premiers albums commencés
en 1928, il s’agit surtout de photographies et de
quelques articles soigneusement disposés et collés
avec soin ; la mise en page est sobre et aérée.
Très vite, les scrapbooks vont prendre une forme
particulière.
Mécènes des surréalistes et amis de Max Ersnt dont
ils collectionnent les œuvres, notamment l’ensemble
des collages de son ouvrage la Femme 100 têtes,
les Noailles semblent prêter une grande attention
à cette forme particulière d’œuvre graphique
(le collage). Sans doute influencée par cet esprit,
Marie-Laure de Noailles se met à agencer ses
albums autrement.
Ainsi, dans un désordre savamment organisé, se
côtoient sur une même page quelques portées
d’Auric ou Rorem, un mot de Jacques Lacan, un
dessin de Balthus, une photographie de Man Ray, le
programme d’un concert, et des articles découpés
dans la presse locale sur quelque réunion bouliste
ou l’arrivée prochaine d’extraterrestres.
Sur les murs de ses maisons, le couple n’hésite pas
à accrocher côte à côte, et au détriment des règles
alors admises, des éléments qui a priori n’ont pas
de points communs, — un Goya aux côtés d’un
Dalí. De fait, dans les scrapbooks, ces feuillets
surchargés, où se superposent images et textes,
peinture, articles, dessins et publicités, procèdent
d’une même démarche qui relève de l’iconoclasme.
Et de la même façon, c’est un échafaudage qui
laisse entr’apercevoir ce goût pour l’éclectisme,
la curiosité, la vivacité d’œil et l’intelligence formelle
de ces mécènes hors-norme. En ce sens, c’est un
journal et un témoignage unique. Peut-être aussi une
œuvre d’art — un « work in progress » sur une durée
de cinquante ans.
Bâtiment initial, villa Noailles
Commissariat et texte — Stéphane Boudin-Lestienne
& Alexandre Mare
Scénographie — David des Moutis
DP
26
ESADTPM
workshopS
Scrapbook
1955-1958, Marie-Laure de Noailles, intervention d’Antoni Clavé.
Collection particulière.
L’École Supérieure d’Art et de Design Toulon
Provence Méditerranée engage un travail basé sur
les ressources et les savoir-faire locaux avec les
étudiants de l’option « design d’auteur » encadrée
par le designer Antoine Boudin et l’artiste Olivier
Millagou. En 2015, l’école a été accompagnée
par les artisans des ateliers du cirva et de la
poterie Ravel pour mener deux workshops avec
les étudiants de deuxième année. Leur travail s’est
articulé autour des outils et des textures ; cette
approche leur a permis de conduire des recherches
indépendamment de la finalité du produit.
réflexion sur le paysage et le cadrage sont à l’origine
des projets réalisés au cours des deux workshops.
Il en découle une série d’expérimentations du
verre dans des teintes bleues qui jouent avec
la lumière ainsi qu’une gamme de vases et de
pots en terre cuite émaillée destinés aux plantes
méditerranéennes.
Le groupe des dix étudiants a bénéficié du nouvel
atelier de prototypage de la villa Noailles, le
château Saint-Pierre, un lieu singulier entouré par
la végétation. L’analyse de cet environnement, la
Château Saint-Pierre, Hyères
Étudiants : Gregory Granados, Marion Matigot, Tony
Prizzon, Flora Sider, Weng Yuqing, Léna George,
Dylan Casanovas, Brian Caddy, Jinhee Jang, BorjanDeljan Delchev.
DP
27
MATHIEU PEYROULET-GHILINI DOUBLE PLAY!
& LAURELINE GALLIOT
Battle, Depicted VS Chien fou n.2,
dessin à l'iPad, Laureline Galliot, 2015
aquarelle et Posca®,
Mathieu Peyroulet-Ghilini, 2015
Mathieu Peyroulet-Ghilini et Laureline Galliot
partagent plus qu’une exposition. Respectivement
lauréats en 2013 du Grand Prix Design Parade
et du Prix du design du Conseil général du Var,
ils exposent ensemble pour la quatrième fois,
accompagnés par la villa Noailles et ses partenaires.
L’espace d’art Le Moulin à La Valette-du-Var présente
une version enrichie de l’exposition Double Play,
deux ans après l’obtention de leurs prix.
Pour Laureline et Mathieu, il n’a jamais été question de
produire des pièces qui seraient complémentaires,
et pourtant, au fil des expositions, leurs créations se
font écho. Peut-être parce qu’elles montrent avec
habileté une voie tangente, affranchie des outils
conventionnels du designer. Peut-être parce qu’elles
prennent le temps d’aller bien au-delà de l’objet.
Les formes diffèrent, mais l’énergie et la détermination
sont les mêmes. iPad vs aquarelle, gouache vs
posca, impression 3D vs porcelaine émaillée, les
dessins et les objets, cette joyeuse bataille les réunit
plutôt qu’elle ne les oppose.
Espace d'art Le Moulin, La Valette-du-Var
Exposition du 2 juillet au 20 septembre 2015
Texte — Magalie Guérin
DP
28
Le festival remercie
Partenaires institutionnels
Partenaires à l’année
Partenaires principaux
Partenaires
Partenaires logistiques
KÖLN
Partenaires média
DP
29
Partenaires
Groupe Galeries Lafayette
Fondation d'entreprise Ricard
Partenaire privilégié de la villa Noailles depuis 2007,
le groupe Galeries Lafayette renouvelle en 2015 son
soutien à la 10ème édition du Festival Design Parade.
Créée en 2006, la Fondation d’entreprise Ricard,
s’inscrit dans le mécénat pour l’art développé par
la société Ricard depuis presque vingt ans et est le
lieu d'émergence de toute une génération d'artistes.
Elle a pour vocation de soutenir la création
contemporaine française et d’en diffuser la
connaissance sur le plan national et international.
Situé en plein cœur de Paris, l’espace de la
Fondation d’entreprise Ricard est à la fois un lieu
d’expositions, de créations et de rencontres dédié
à l’art dans ses expressions les plus actuelles.
Élément fondateur de l’identité de l’entreprise,
la démocratisation de la mode et des arts appliqués
a fait des Galeries Lafayette un médiateur privilégié
entre la création et un large public depuis plus
de 120 ans. Aujourd’hui, en soutenant les jeunes
lauréats du festival Design Parade, le groupe
Galeries Lafayette prolonge durablement son
engagement dans ce domaine.
www.groupegalerieslafayette.com
www.fondation-entreprise-ricard.com
DP
30
Partenaires
Fondation d'entreprise Hermès
Fondation Bettencourt Schueller
La Fondation d'entreprise Hermès accompagne
celles et ceux qui apprennent, maîtrisent,
transmettent et explorent les gestes créateurs pour
construire le monde d'aujourd'hui et inventer celui
de demain.
Guidée par le fil rouge des savoir-faire et par la
recherche de nouveaux usages, elle agit suivant
deux axes complémentaires : savoir-faire et création,
savoir-faire et transmission.
Depuis plus de 15 ans, la Fondation Bettencourt
Schueller valorise les métiers d’art français et
favorise leur rayonnement grâce au prix Liliane
Bettencourt pour l’intelligence de la main et
un programme de dons, axé sur les enjeux
essentiels que sont la formation, la production, la
sensibilisation, la valorisation ou la transmission.
Ainsi, elle poursuit des partenariats précédemment
conduits et en ouvre de nouveaux en conformité
avec l’esprit et les valeurs du prix : excellence,
innovation, interdisciplinarité.
Tous les programmes (expositions et résidences
d’artistes pour les arts plastiques, New Settings
pour les arts de la scène, Prix Émile Hermès pour le
design, Académie des savoir-faire, appels à projets
Biodiversité…) et les soutiens de la Fondation
d'entreprise Hermès, dans leur diversité, sont
dictées par une seule et même conviction : Nos
gestes nous créent.
www.fondationbs.org
www.fondationdentreprisehermes.org
BMW Group
Sammode
Fondé voilà cent ans, le groupe BMW est désormais
leader dans la fourniture mondiale de produits
et de services de premier ordre pour la mobilité
individuelle.
Créée dans les Vosges en 1927, Sammode
est une référence dans l’éclairage technique.
Entreprise familiale, industrielle et indépendante,
Sammode doit son succès à son expertise dans
les domaines de l’éclairage industriel, commercial
et architectural et à sa capacité à apporter une
réponse adaptée, quel que soit le contexte.
Sammode collabore avec les plus grands
architectes : Dietmar Feichtinger, Franck Gehry,
Ibos et Vitart, Dominique Perrault, Reichen & Robert,
Richard Rogers, Claude Vasconi, …
Le Groupe BMW a posé dès le début des jalons
dans l'histoire de l'automobile avec des techniques
novatrices, un design émotionnel et une dynamique
efficace. Pendant de nombreuses décennies, les
divers éléments uniques de conception ont formé
l’ADN irremplaçable des BMW véhicules, avec des
proportions, des surfaces et des détails marquants.
Chaque modèle réinterprète les caractéristiques
de design typiques de BMW, comme la physionomie
à double optique, la ligne de moulure latérale
ou le célèbre décroché de vitre "Hofmeisterknick"
au niveau du pilier C, les transcrit de manière
authentique pour l'avenir, montrant ainsi son
caractère visionnaire unique. Mais seule l'alliance
de l'esthétisme et de la précision au charme de
la poésie fait de chaque BMW un chef d'oeuvre.
www.bmwgroup.com
Le soutien de Sammode au festival Design Parade
et à la Villa Noailles est le prolongement naturel
de leur histoire commune, Sammode ayant participé
à l’éclairage de la Villa au début des années 1930
et de la piscine en 2003.
Désireuse de promouvoir les jeunes talents,
Sammode est fière de contribuer aux projets de
valorisation de la création qui permettent de tracer
aujourd’hui les contours de la vie de demain.
www.sammode.com
DP
31
Partenaires
Sèvres - Cité de la céramique
Galerie kreo
La cité de la céramique – Sèvres & Limoges
regroupe la Manufacture nationale de Sèvres, le
Musée national de céramique de Sèvres et le Musée
national Adrien Dubouché de Limoges.
À la fois fabrique de la transmission, garante de la
sauvegarde de ses savoir-faire et de la diffusion
des connaissances sur l’art céramique, mais aussi
laboratoire de création de haute-facture à travers sa
capacité à innover dans sa production de porcelaine
depuis près de trois siècles,c’est une institution
publique atypique et unique. Aujourd’hui, elle doit
conforter son inscription dans son temps : rénover
le Musée de Sèvres, continuer à moderniser la
Manufacture et s’affirmer dans le champ digital.
Il lui faut aussi désormais s’engager dans le monde,
à travers des invitations d’artistes du monde entier
et une politique de diffusion culturelle
et commerciale internationale.
La Galerie kreo édite et expose les créations
originales des plus grands designers contemporains,
tel un « espace-laboratoire » dédié au travail
de recherche de ces créateurs, et présente en
exclusivité dans le monde, les pièces crées en
édition limitée pour la galerie de François Bauchet,
Ronan & Erwan Bouroullec, Pierre Charpin,
Konstantin Grcic, Hella Jongerius, Alessandro
Mendini, Jasper Morrison, Marc Newson, Studio
Wieki Somers, Martin Szekely et Marteen Van
Severen. La galerie propose également une
sélection de luminaires d’exception des années
1950 à aujourd’hui dont Gino Sarfatti, entre autre. www.galeriekreo.fr
www.sevresciteceramique.fr
Vilebrequin
Camper
Depuis plus de 40 ans, la maison Vilebrequin
cultive raffinement et fantaisie, fidèle au charme
décontracté de ses origines tropéziennes. Durable
et indémodable, le costume de bain Vilebrequin
traverse le temps et les générations de père en fils
en devenant une référence absolue. Ambassadeur
d’un art de vivre au soleil, Vilebrequin conjugue
désormais ses collections au féminin et propose
une ligne de maillot de bain, de prêt-à-porter
et d’accessoires toujours plus innovants pour
repousser les limites de la baignade. En 2015, notre
studio créatif s'associe à Massimo Vitali et invente
une collection aux couleurs de Porquerolles. À
l'occasion du 10ème anniversaire de Design Parade,
nous affirmons notre soutien aux jeune designers.
Longue vie à la French Riviera touch!
Camper, la marque de chaussures de Majorque,
est fière d'être un des partenaires principaux du
festival Design Parade de Hyères, afin d’y créer
un échange entre jeunes créateurs exceptionnels
et professionnels de l'industrie.
www.vilebrequin.com
Depuis 1975 Camper a présenté une approche
unique et distinctive à sa conception de la
chaussure, à l’expérience en boutique et à la
communication. Travaillant avec des designers
fascinants et importants de partout dans le monde,
la marque cherche fermement à promouvoir
les jeunes talents dans le but de favoriser le design.
Camper et Villa Noailles partagent les mêmes
valeurs de créativité et d'innovation, leur permettant
d’étudier de nouvelles relations dans le but
de développer de nouvelles idées et concepts
futurs.
www.camper.com
DP
32
Partenaires
D’DAYS
Festival du Design du Grand Paris
Eyes on Talents
Le Festival D’DAYS a fêté ses 15 ans en juin 2015.
Cet anniversaire a donné lieu à des évènements
exceptionnels, et a permis à D’DAYS de réaffirmer
son objectif de promotion de tous les designs.
D’DAYS invite chaque année les amateurs, le grand
public et les professionnels à un rendez-vous
festif où les participants célèbrent leur discipline
pour la faire mieux connaître. En 2015, D’DAYS, en
association avec Artevia a également lancé Think
Life ! International Design Forum, afin de réunir
les acteurs clés qui ont partagé leurs réflexions
prospectives sur les usages et la portée sociale du
design. D’DAYS réunit désormais des expositions,
des découvertes, et une plateforme d’échanges et
d’expériences, pour un public toujours plus large.
Eyes on Talents, la première plateforme digitale
permettant aux marques internationales
de découvrir et de contacter les meilleurs talents
dans les domaines du design, de la mode, de la
photographie, de l’architecture et du graphisme,
est heureux de renouveler son partenariat cette
année avec Design Parade.
Les finalistes de Design Parade 10 seront invités
à rejoindre Eyes on Talents et à créer leur page avec
leur profil et leur portfolio. Les lauréats bénéficieront
d’une communication spécifique, dédiée aux marques
membres d’Eyes on Talents.
Pour le 10e anniversaire de Design Parade,
Eyes on Talents décernera une Mention Spéciale à
un finaliste pour l’excellence du design et l’innovation
de son projet.
www.ddays.net
www.eyesontalents.com
Moroso
CIRVA
Moroso naît en 1952 dans l’intention de produire
et de réaliser des canapés, des fauteuils et des petits
meubles. C’est dans l’approche artisanale dans
la réalisation des produits et une forte impulsion
créative que prend racine une vision qui a permis
à l’entreprise de grandir sur le marché en s’imposant
pour la qualité, l’innovation et la créativité. À partir
des années 1980, la deuxième génération de la
famille, Patrizia Moroso, art Director et Roberto
Moroso CEO, commence un long parcours de
recherche dans le cadre du design d’auteur.
Centre d’art contemporain créé en 1983 à l’initiative
du Ministère de la Culture, le CIRVA est un atelier
verrier de recherche et de création contemporaine.
Il accueille des plasticiens, designers ou architectes
ayant des pratiques variées et désirant introduire
le verre dans leur démarche créatrice. Ces artistes
développent leurs projets de recherche et de
réalisation, assistés de l’équipe technique du Centre,
selon les modalités et le rythme convenant à chacun
des projets.
Depuis trente ans, le CIRVA a accueilli quelque 200
artistes pour des projets divers, dans les domaines
de l’art contemporain et du design ou des arts
décoratifs. Il possède une collection d’environ 600
œuvres qui sont montrées au cours d’expositions
dans des musées, centres d’art ou galeries à travers
le monde. Grâce à l’apport créatif de designers comme Ron Arad,
Patricia Urquiola, Ross Lovegrove, Konstantin Grcic,
Alfredo Häberli, Toshiyuki Kita, Marcel Wanders,
Tokujin Yoshioka, Enrico Franzolini, Doshi & Levien,
Tord Boontje, Nendo, Front… Moroso a créé une
collection de produits possédant une empreinte
unitaire. Un horizon international qui a permis à
l’entreprise d’entrer dans les plus beaux lieux du
monde: le Moma de New York, le Palais de Tokyo
et le Grand Palais à Paris, la Biennale de Venise.
www.moroso.it
www.cirva.fr
DP
33
Partenaires
Vitra
La Manufacture Cogolin
Éditeur et fabricant suisse, Vitra propose un
subtil mélange de mobiliers contemporains et
de rééditions pour le bureau, les espaces publics
et la maison.
Vitra édite les classiques collections de Charles
& Ray Eames, Jean Prouvé, George Nelson, Isamu
Noguchi… et collabore avec les grands designers
contemporains tels que Antonio Citterio,
Ronan & Erwan Bouroullec, Jasper Morrison,
Konstantin Grcic, Arik Levy, Barber&Osgerby....
Étant un promoteur actif de la culture du design
et de l’architecture, Vitra s’est toujours senti investi
d’une mission auprès des institutions culturelles.
Il paraissait naturel pour Vitra de s’impliquer dans
cette grande aventure culturelle et d’innovation que
représente la Villa Noailles.
La Manufacture Cogolin, établie en 1924 dans un
village proche de Saint-Tropez, connait, à partir
des années 1930, un essor remarquable grâce
à l’ingénieur textile et visionnaire Jean Lauer qui
introduit son savoir-faire exceptionnel auprès des
grands artistes décorateurs comme Jules Leleu,
Christian Bérard, Jean-Michel Frank, Sir David Hicks
et des artistes comme Jean Cocteau…
Du noué main au tissage sur des métiers Jacquard
à bras du XIXe siècle, le tapis de Cogolin est
reconnaissable par l'élégance inégalée de ses
motifs « haut relief » floraux et géométriques et sa
palette de couleurs éclatantes.
Occupant une place de marque dans l’histoire du
patrimoine français, la richesse de son héritage
historique et culturel et l'habileté de ses artisans
produisent des créations admirables qui habillent,
depuis sa création, les palais, les ambassades, de
luxueuses résidences et des yachts.
www.vitra.com
www.manufacturecogolin.com
NMNM (Nouveau Musée National de
Monaco)
Le Nouveau Musée National de Monaco valorise le
patrimoine de la Principauté de Monaco et diffuse
la création contemporaine au travers d’expositions
temporaires dans ses deux lieux – la Villa Paloma
et la Villa Sauber. Cette démarche s’inscrit dans
un territoire singulier dont l’histoire est marquée
depuis toujours par le dialogue entre les disciplines
artistiques, culturelles et scientifiques et le soutien
aux créateurs, penseurs et chercheurs.
www.nmnm.mc
DP
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Programme
Vendredi 3 juillet
16h—21h
Ouverture du Marché Design Vintage et
de la librairie éphémère - jardin, villa Noailles
19h30
Ouverture officielle du Festival, discours, cocktail
parvis, villa Noailles
Samedi 4 juillet
9h30 - À l’ombre I
Charles et Marie-Laure de Noailles, une vie
de collage. Par Stéphane Boudin-Lestienne
et Alexandre Mare, commissaires de l’exposition
jardin, villa Noailles
10h—21h
Ouverture des expositions, du Marché Design
Vintage et de la librairie éphémère - villa Noailles
10h30
Navette depuis la villa Noailles pour une visite de
l’exposition de Mathieu Peyroulet-Ghilini et Laureline
Galliot à l’espace d’art Le Moulin - La Valette-du-Var
(retour à la villa Noailles à 12h)
10h—12h & 16h—18h
Ateliers design avec Dimitri Bähler,
finaliste Design Parade 2014 - villa Noailles
17h - À l’ombre II
Précision & Poésie. Par Karim Habib, directeur,
bureau de style BMW - jardin, villa Noailles
Dimanche 5 juillet
10h—18h30
Ouverture des expositions, du Marché Design
Vintage et de la librairie éphémère – villa Noailles
11h
Inauguration de l’exposition de Fabien Cappello
Tour des Templiers, place Massillon, centre historique
15h—17h
Ateliers design avec Dimitri Bähler, finaliste Design
Parade 2014 - villa Noailles
16h30 - À l’ombre III
Discussion avec Pierre Charpin, designer et Michèle
Champenois, journaliste - jardin, villa Noailles
17h30 - À l’ombre IV
Le liège du Var, une ressource locale. Avec les
représentants de l’ASL Suberaie Varoise, Antoine
Boudin, designer. Modérée par Anne-France
Berthelon, journaliste - jardin, villa Noailles
18h30
Cérémonie de remise des prix du 10e Festival Design
Parade en présence des membres du jury présidé
par Pierre Charpin - parvis, villa Noailles
19h
Cocktail de clôture du Festival - parvis, villa Noailles
DP
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rencontres
Samedi 4 Juillet
9h30 - À l’ombre I
Charles et Marie-Laure de Noailles, une vie
de collage. Par Stéphane Boudin-Lestienne
et Alexandre Mare, commissaires de l’exposition
jardin, villa Noailles
17h - À l’ombre II
Précision & Poésie. Par Karim Habib, directeur,
bureau de style BMW - jardin, villa Noailles
Dimanche 5 Juillet
16h30 - À l’ombre III
Discussion avec Pierre Charpin, designer
et Michèle Champenois, journaliste - jardin,
villa Noailles
17h30 - À l’ombre IV
Le liège du Var, une ressource locale. Avec les
représentant de l’ASL Suberaie Varoise, Antoine
Boudin, designer. Modérée par Anne-France
Berthelon, journaliste - jardin, villa Noailles
Les rencontres sont gratuites et ouvertes à tous.
Réservations par email :
mediation@villanoailles-hyeres.com
Dans la limite des places disponibles
DP
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informations
Concours
Horaires pendant le festival
Ying Chang
Max Frommeld & Arno Mathies
Marlène Huissoud
Maxime Loiseau
Christophe Machet
Arnout Meijer
Anne-Charlotte Piot & Maureen Barbette
Samy Rio
Philipp Weber
Els Woldhek & Georgi Manassiev
villa Noailles et Château Saint-Pierre
Vendredi 3 juillet 16h – 21h
Samedi 4 juillet 10h – 21h
Dimanche 5 juillet 10h – 18h30
Tour des Templiers
Dimanche 5 juillet
11h – 19h
Horaires après le festival
Expositions
villa Noailles
À la villa Noailles
Attention, la villa Noailles est fermée les 6 et 7 juillet.
Du 8 juillet au 27 septembre
Ouvert tous les jours sauf mardis et jours fériés,
de 14h à 19h
Les vendredis, ouvert en nocturne de 16h à 22h.
Entrée libre
10 designers en compétition
Pierre Charpin, Villégiature
Manufacture de Sèvres + Design Parade
= 10 ans de création
Laura Couto Rosado, impulsions
Collage
Liège du Var, ressource et savoir-faire
École Supérieure d’Art et de Design
Toulon Provence Méditerranée
Château Saint-Pierre
En juillet, visites accompagnées s’adresser
à l’accueil
À la Tour des Templiers, place Massillon, Hyères
Tour des Templiers
Fabien Cappello, Today
Ouvert tous les jours sauf dimanches et jours fériés,
de 9h à 12h30 puis de 16h à 19h
Entrée libre
Grilles du musée, avenue Foch, Hyères
Rewind, 10 ans du festival
Informations
Expositions associées
Espace d’art Le Moulin, La Valette-du-Var
Tous les événements, rencontres et ateliers
du Festival sont gratuits et ouverts à tous
Mathieu Peyroulet-Ghilini & Laureline Galliot
Double Play !
vernissage le 2 juillet à 19h
exposition du 3 juillet au 20 septembre 2015
Réservations des rencontres et des ateliers
par email : mediation@villanoailles-hyeres.com
Dans la limite des places disponibles
Atelier Saint-Bernard, parc Saint-Bernard, Hyères
Accès
Olivades + Nathalie Du Pasquier
exposition du 3 au 5 Juillet 2015
villa Noailles
communauté d’agglomération
Toulon Provence Méditerranée
Montée Noailles 83400 Hyères
T +33 (0)4 98 08 01 98 / 96
www.villanoailles-hyeres.com
Service de presse
Philippe Boulet
boulet@tgcdn.com
T +33 (0)6 82 28 00 47
L’avenue Paul Long est fermée à la circulation.
Pour accéder à la villa Noailles, suivre la déviation
depuis la place Clemenceau ou l’itinéraire bis
par le Château. Suivre le fléchage mis en place.
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