enquête sur les principales demandes à l`officine

enquête sur les principales demandes à l`officine
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http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/protection.htm
UNIVERSITE DE LORRAINE
2013
__________________________________________________________________________
FACULTE DE PHARMACIE
HERBORISTERIE : ENQUETE SUR LES
PRINCIPALES DEMANDES A L’OFFICINE
THESE
Présentée et soutenue publiquement
Le 21 Juin 2013
pour obtenir
le Diplôme d'Etat de Docteur en Pharmacie
par Marceau PERRY
né le 12 Janvier 1988 à Metz (57)
Membres du Jury
Président :
M. Pierre LABRUDE,
Professeur.
Directeur de thèse :
Mme. Dominique LAURAIN-MATTAR,
Professeur.
Juges :
Mlle. Delphine PENSIVY,
Mme. Florence VOILLAUME,
Pharmacien d’officine.
Pharmacien d’officine.
UNIVERSITÉ DE LORRAINE
FACULTÉ DE PHARMACIE
Année universitaire 2012-2013
DOYEN
Francine PAULUS
Vice-Doyen
Francine KEDZIEREWICZ
Directeur des Etudes
Virginie PICHON
Président du Conseil de la Pédagogie
Bertrand RIHN
Président de la Commission de la Recherche
Christophe GANTZER
Président de la Commission Prospective Facultaire
Jean-Yves JOUZEAU
Responsable de la Cellule de Formations Continue et Individuelle
Béatrice FAIVRE
Responsable ERASMUS :
Responsable de la filière Officine :
Responsables de la filière Industrie :
Francine KEDZIEREWICZ
Francine PAULUS
Isabelle LARTAUD,
Jean-Bernard REGNOUF de VAINS
Responsable du Collège d’Enseignement
Pharmaceutique Hospitalier :
Jean-Michel SIMON
Responsable Pharma Plus E.N.S.I.C. :
Responsable Pharma Plus E.N.S.A.I.A. :
Jean-Bernard REGNOUF de VAINS
Raphaël DUVAL/Bertrand RIHN
DOYENS HONORAIRES
Chantal FINANCE
Claude VIGNERON
PROFESSEURS EMERITES
Jeffrey ATKINSON
Max HENRY
Gérard SIEST
Claude VIGNERON
PROFESSEURS HONORAIRES
MAITRES DE CONFERENCES HONORAIRES
Roger BONALY
Pierre DIXNEUF
Marie-Madeleine GALTEAU
Thérèse GIRARD
Maurice HOFFMANN
Michel JACQUE
Lucien LALLOZ
Pierre LECTARD
Vincent LOPPINET
Marcel MIRJOLET
Maurice PIERFITTE
Janine SCHWARTZBROD
Louis SCHWARTZBROD
Monique ALBERT
Gérald CATAU
Jean-Claude CHEVIN
Jocelyne COLLOMB
Bernard DANGIEN
Marie-Claude FUZELLIER
Françoise HINZELIN
Marie-Hélène LIVERTOUX
Bernard MIGNOT
Jean-Louis MONAL
Dominique NOTTER
Marie-France POCHON
Anne ROVEL
ASSISTANTS HONORAIRES
Marie-Catherine BERTHE
Annie PAVIS
2
Faculté de Pharmacie
ENSEIGNANTS
Présentation
Section
CNU*
Discipline d'enseignement
PROFESSEURS DES UNIVERSITES - PRATICIENS HOSPITALIERS
Danièle BENSOUSSAN-LEJZEROWICZ
Chantal FINANCE
Jean-Yves JOUZEAU
Jean-Louis MERLIN
Alain NICOLAS
Jean-Michel SIMON
82
82
80
82
80
81
Thérapie cellulaire
Virologie, Immunologie
Bioanalyse du médicament
Biologie cellulaire
Chimie analytique et Bromatologie
Economie de la santé, Législation pharmaceutique
87
86
87
87
85
87
86
86
86
87
85
85
32
86
86
87
Santé publique
Pharmacologie
Microbiologie clinique
Biologie cellulaire, Hématologie
Mathématiques, Physique
Microbiologie
Physiologie, Orthopédie, Maintien à domicile
Pharmacologie
Pharmacognosie
Biochimie
Chimie physique
Pharmacie galénique
Chimie organique
Physiologie
Chimie thérapeutique
Biochimie, Biologie moléculaire
81
82
81
81
Pharmacie clinique
Hématologie biologique
Pharmacie clinique, thérapeutique et biotechnique
Santé publique
87
87
86
87
86
86
85
86
85
87
85
85
85
87
85
Parasitologie
Biologie cellulaire
Communication et Santé
Microbiologie
Chimie thérapeutique
Chimie thérapeutique
Chimie Physique
Physiologie
Chimie analytique
Biochimie
Bio-informatique
Chimie analytique
Pharmacie galénique
Biologie générale, Biochimie clinique
Biophysique, Acoustique
PROFESSEURS DES UNIVERSITES
Jean-Claude BLOCK
Christine CAPDEVILLE-ATKINSON
Raphaël DUVAL
Béatrice FAIVRE
Pascale FRIANT-MICHEL
Christophe GANTZER
Pierre LABRUDE
Isabelle LARTAUD
Dominique LAURAIN-MATTAR
Brigitte LEININGER-MULLER
Pierre LEROY
Philippe MAINCENT
Alain MARSURA
Patrick MENU
Jean-Bernard REGNOUF de VAINS
Bertrand RIHN
MAITRES DE CONFÉRENCES - PRATICIENS HOSPITALIERS
Béatrice DEMORE
Julien PERRIN
Marie SOCHA
Nathalie THILLY
MAITRES DE CONFÉRENCES
Sandrine BANAS
Mariette BEAUD
Emmanuelle BENOIT
Isabelle BERTRAND
Michel BOISBRUN
François BONNEAUX
Ariane BOUDIER
Cédric BOURA
Igor CLAROT
Joël COULON
Sébastien DADE
Dominique DECOLIN
Roudayna DIAB
Natacha DREUMONT
Joël DUCOURNEAU
3
Faculté de Pharmacie
ENSEIGNANTS (suite)
Florence DUMARCAY
François DUPUIS
Adil FAIZ
Luc FERRARI
Caroline GAUCHER-DI STASIO
Stéphane GIBAUD
Thierry HUMBERT
Frédéric JORAND
Olivier JOUBERT
Francine KEDZIEREWICZ
Alexandrine LAMBERT
Faten MERHI-SOUSSI
Christophe MERLIN
Blandine MOREAU
Maxime MOURER
Coumba NDIAYE
Francine PAULUS
Christine PERDICAKIS
Caroline PERRIN-SARRADO
Virginie PICHON
Anne SAPIN-MINET
Marie-Paule SAUDER
Gabriel TROCKLE
Mihayl VARBANOV
Marie-Noëlle VAULTIER
Emilie VELOT
Mohamed ZAIOU
Colette ZINUTTI
Présentation
Section
CNU*
86
86
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85/86
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86
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87
86
87
85
Discipline d'enseignement
Chimie thérapeutique
Pharmacologie
Biophysique, Acoustique
Toxicologie
Chimie physique, Pharmacologie
Pharmacie clinique
Chimie organique
Environnement et Santé
Toxicologie
Pharmacie galénique
Informatique, Biostatistiques
Hématologie
Microbiologie
Pharmacognosie
Chimie organique
Epidémiologie et Santé publique
Informatique
Chimie organique
Pharmacologie
Biophysique
Pharmacie galénique
Mycologie, Botanique
Pharmacologie
Immuno-Virologie
Mycologie, Botanique
Physiologie-Physiopathologie humaines
Biochimie et Biologie moléculaire
Pharmacie galénique
PROFESSEUR ASSOCIE
Anne MAHEUT-BOSSER
86
Sémiologie
11
Anglais
PROFESSEUR AGREGE
Christophe COCHAUD
*Disciplines du Conseil National des Universités :
80 : Personnels enseignants et hospitaliers de pharmacie en sciences physico-chimiques et ingénierie appliquée à la santé
81 : Personnels enseignants et hospitaliers de pharmacie en sciences du médicament et des autres produits de santé
82 : Personnels enseignants et hospitaliers de pharmacie en sciences biologiques, fondamentales et cliniques
85 ; Personnels enseignants-chercheurs de pharmacie en sciences physico-chimiques et ingénierie appliquée à la santé
86 : Personnels enseignants-chercheurs de pharmacie en sciences du médicament et des autres produits de santé
87 : Personnels enseignants-chercheurs de pharmacie en sciences biologiques, fondamentales et cliniques
32 : Personnel enseignant-chercheur de sciences en chimie organique, minérale, industrielle
11 : Professeur agrégé de lettres et sciences humaines en langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes
4
S ERMENT DES A POTHICAIRES
je jure, en présence des maîtres de la Faculté, des conseillers de
l’ordre des pharmaciens et de mes condisciples :
Ð’ honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes
de mon art et de leur témoigner ma reconnaissance en
restant fidèle à leur enseignement.
Ð’exercer,
dans l’intérêt de la santé publique, ma
profession avec conscience et de respecter non
seulement la législation en vigueur, mais aussi les
règles de l’honneur, de la probité et du
désintéressement.
Ðe ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs
envers le malade et sa dignité humaine ; en aucun
cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et
mon état pour corrompre les mœurs et favoriser des
actes criminels.
Que
les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes
promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y
manque.
5
« LA
FACULTE
N’ENTEND
DONNER
AUCUNE
APPROBATION, NI IMPROBATION AUX OPINIONS EMISES
DANS LES THESES, CES OPINIONS DOIVENT ETRE
CONSIDEREES COMME PROPRES A LEUR AUTEUR ».
6
A mon Directeur de thèse
Madame Dominique LAURAIN-MATTAR
Docteur en Pharmacie, Professeur à la Faculté de Pharmacie de Nancy.
Pour m’avoir fait l’honneur d’accepter de diriger ce projet.
Pour vos conseils, votre disponibilité, et votre confiance.
Veuillez croire en mon profond respect et trouver ici l’expression de mes sincères
remerciements.
A mon Président de thèse
Monsieur Pierre LABRUDE
Docteur en Pharmacie, Professeur à la Faculté de Pharmacie de Nancy.
Vous m’avez fait l’honneur d’accepter de présider ce travail.
Pour votre disponibilité ainsi que vos qualités d’enseignant.
Veuillez trouver ici le témoignage de mon profond respect et de ma plus vive
reconnaissance.
A mes juges
Mademoiselle Delphine PENSIVY
Docteur en Pharmacie.
Pour votre soutien et l’intérêt que vous avez porté à ce travail.
Pour votre aide à la réalisation de ce travail.
Veuillez trouver ici l’expression de mes plus vifs remerciements.
Madame Florence VOILLAUME
Docteur en Pharmacie.
Pour votre accueil au sein de votre officine lors de mon stage de pratique professionnelle.
Pour avoir conforté mon choix professionnel et m’avoir initié à l’herboristerie.
Pour votre patience, votre disponibilité ainsi que vos précieux conseils.
Vous m’avez fait l’honneur d’accepter de juger cette thèse, veuillez croire en ma profonde
reconnaissance.
7
A mes parents,
Pour votre amour, votre indéfectible soutien et votre confiance.
Merci de m’avoir donné les moyens de devenir ce que je suis.
A ma sœur et mon frère,
Pour votre soutien, et tous les moments passés ensemble.
A mes grands-parents Françoise et Claude , Nicole et Georges.
A Moon,
Pour tout ce que tu m’apportes au quotidien.
Pour ces merveilleuses années fac’ qui ont fait notre rencontre, et pour le futur.
Avec tout mon amour.
Merci à Anne Laure, Arnaud et Arnaud, Charlotte, Benjamin, Christelle, Cédric, David,
Jérôme et Jérôme, Lucie, Marcus, Thibault, Vicky. Ces années passées ensemble ont été
inoubliables. Je sais notre amitié solide face aux kilomètres qui commencent doucement à
s’installer entre nous tous.
Un merci supplémentaire à Thibault et Marcus pour leurs lumières en statistiques. Vos
conseils ont été d’une grande aide.
A Monsieur Laurent GUERRE ainsi qu’à mes collègues de la Pharmacie GUERREVOILLAUME (Anne-Marie, Annick, Delphine, Florence, Franck, Isabelle et Tatiana), pour
leur accueil et les chaleureux moments partagés ensemble lors de mon stage de pratique
professionnelle.
8
Table des matières
Introduction .................................................................................................................................... 14
A. L’herboristerie et les plantes médicinales à l’officine ................................................. 15
I. Les plantes médicinales ..................................................................................................................... 15
1. Introduction ................................................................................................................................................. 15
2. Les monographies de la Pharmacopée.............................................................................................. 15
3. Le monopole pharmaceutique .............................................................................................................. 17
4. Conditions d’utilisation et de délivrance des plantes médicinales ....................................... 17
5. Approvisionnement et qualité des plantes médicinales [1] ..................................................... 18
6. Critique........................................................................................................................................................... 19
a. Législation ........................................................................................................................................................................... 19
b. Quid du diplôme d’herboriste .................................................................................................................................... 19
II. Formes d’utilisation des plantes médicinales .......................................................................... 21
III. Les tisanes [1] [6] [7].......................................................................................................................... 22
1. Introduction ................................................................................................................................................. 22
2. Généralités sur les mélanges ................................................................................................................. 23
3.
a. Nombre de plantes utilisées ....................................................................................................................................... 23
b. Composition ....................................................................................................................................................................... 23
c. Activité thérapeutique ................................................................................................................................................... 23
d. Modes de préparation ................................................................................................................................................... 23

Infusion ................................................................................................................................................................... 24

Décoction................................................................................................................................................................ 24

Macération ............................................................................................................................................................. 24
Préparation................................................................................................................................................... 25
a. Quantité de drogue et de liquide .............................................................................................................................. 25
b. Degré de fragmentation ................................................................................................................................................ 26
4.
Consommation ............................................................................................................................................ 26
a. Température ...................................................................................................................................................................... 26
b. Heure de consommation .............................................................................................................................................. 27
5.
A l’officine...................................................................................................................................................... 27
a. Mélange de plante ........................................................................................................................................................... 27
b. Conception d’un mélange ............................................................................................................................................ 28
c. Réalisation .......................................................................................................................................................................... 28
B. L’enquête par questionnaire ................................................................................................ 29
I. Généralités [8] [9].................................................................................................................................. 29
1. Introduction ................................................................................................................................................. 29
2. Les objectifs d’un questionnaire .......................................................................................................... 30
3. Rédaction d’un questionnaire............................................................................................................... 30
II. Application : élaboration du questionnaire .............................................................................. 31
1. Entête .............................................................................................................................................................. 31
2. Age et sexe .................................................................................................................................................... 32
3. Objet ................................................................................................................................................................ 32
4. Les connaissances du sujet .................................................................................................................... 33
5. Perception des plantes médicinales auprès du grand public .................................................. 34
III. Conclusion ............................................................................................................................................ 35
C. Recueil et analyse des données ............................................................................................ 36
I. Introduction............................................................................................................................................ 36
II. Proposition du questionnaire ........................................................................................................ 36
III. Recueil des données ......................................................................................................................... 37
IV. Analyse des données ......................................................................................................................... 37
1. A propos du sujet ....................................................................................................................................... 38
9
2.
a. Critère sexe ......................................................................................................................................................................... 38
b. Critère âge .......................................................................................................................................................................... 39
La requête ..................................................................................................................................................... 41
a. Type de requête : demande ou conseil ? ............................................................................................................... 41
b. Plantes médicinales et indications thérapeutiques ......................................................................................... 43
3.
Expérience du sujet ................................................................................................................................... 43
a. Novice, utilisateur occasionnel ou bien chevronné ? ....................................................................................... 43

Première utilisation ........................................................................................................................................... 44

Utilisation et sexe ............................................................................................................................................... 45
b. Fréquence d’utilisation ................................................................................................................................................. 45
c. Autres fins thérapeutiques .......................................................................................................................................... 48
d. Connaissances ................................................................................................................................................................... 50
e. Sources ................................................................................................................................................................................. 53
4.
5.
6.
Appréciation de l’effet thérapeutique des plantes médicinales ............................................. 57
a. Efficacité thérapeutique ............................................................................................................................................... 57
b. Conseil .................................................................................................................................................................................. 59
Perception globale de l’herboristerie ................................................................................................ 61
a. Dangerosité des plantes médicinales ..................................................................................................................... 61
b. Effets secondaires ........................................................................................................................................................... 63
c. Contre-indications ........................................................................................................................................................... 67
d. Compatibilité des plantes médicinales avec tout traitement médicamenteux .................................... 71
e. Nécessité de l’avis d’un professionnel de santé ................................................................................................. 78
Croisement des données ......................................................................................................................... 80
a. Fréquence d’utilisation et niveau de connaissance .......................................................................................... 80
b. Niveau de connaissance et perception globale de l’herboristerie ............................................................. 82
c. Connaissance et nécessité de l’avis d’un professionnel de santé. .............................................................. 84
V. Conclusion .............................................................................................................................................. 85
D. Indications thérapeutiques [1] [6] [7] [19] ........................................................................ 87
I. Introduction............................................................................................................................................ 87
II. Troubles du sommeil, stress et anxiété. ..................................................................................... 87
1. Introduction ................................................................................................................................................. 87
2. Monographies de plantes........................................................................................................................ 88
a. Passiflore ............................................................................................................................................................................. 88
b. Valériane ............................................................................................................................................................................. 91
c. Aubépine .............................................................................................................................................................................. 94
d. Eschscholtzia ..................................................................................................................................................................... 96
3. Plantes adjuvantes..................................................................................................................................... 98
4. Synthèse des utilisations...................................................................................................................... 100
III. Troubles de la circulation et insuffisance veineuse ............................................................101
1. Introduction [51] ..................................................................................................................................... 101
2. Monographies de plantes..................................................................................................................... 102
a. Vigne rouge...................................................................................................................................................................... 102
b. Hamamélis ....................................................................................................................................................................... 104
c. Fragon épineux .............................................................................................................................................................. 107
d. Mélilot ................................................................................................................................................................................ 109
3. Plantes adjuvantes.................................................................................................................................. 112
4. Synthèse des utilisations...................................................................................................................... 113
IV. Troubles hépatiques, détoxification .........................................................................................114
1. Introduction [55] ..................................................................................................................................... 114
2. Monographies de plantes..................................................................................................................... 115
a. Artichaut ........................................................................................................................................................................... 115
b. Desmodium ..................................................................................................................................................................... 117
c. Radis noir ......................................................................................................................................................................... 119
d. Chardon marie ............................................................................................................................................................... 121
3.
4.
Plantes adjuvantes.................................................................................................................................. 123
Synthèse des utilisations...................................................................................................................... 125
10
V. Indications thérapeutiques supplémentaires.........................................................................126
1. Infections urinaires ................................................................................................................................ 126
2.
a. Généralités [64] ............................................................................................................................................................. 126
b. Règles hygiéno-diététiques ...................................................................................................................................... 127
c. Monographies de plantes [6] [7] [19] ................................................................................................................... 128
Troubles prostatiques ........................................................................................................................... 130
a. Généralités [65] ............................................................................................................................................................. 130
b. Monographies de plantes [6] [7] ............................................................................................................................ 131
Conclusion ..................................................................................................................................... 133
Annexes .......................................................................................................................................... 135
Annexe n°1 : Liste A des plantes médicinales utilisées traditionnellement. ....................136
Annexe n°2 : Liste B des plantes médicinales utilisées traditionnellement en l’état ou
sous forme de préparation dont les effets indésirables potentiels sont supérieurs au
bénéfice thérapeutique attendu. ......................................................................................................137
Annexe n°3 : Tableau des tisanes. ....................................................................................................138
Annexe n°4 : Enquête : Les principales demandes en herboristerie. ..................................139
Annexe n°5 : Résultats de l’enquête. ...............................................................................................140
Annexe n°6 : Tests statistiques..........................................................................................................141
Annexe n°7 : Effets indésirables de quelques plantes médicinales couramment utilisées.
.......................................................................................................................................................................142
Annexe n°8 : Plantes à éviter ou contre-indiquées durant la grossesse (d’après Ernst et
al., Blumenthal et al., Brinker et al., Fetrow & Avila and Lepik). ..........................................143
Annexe n°9 : Tableau récapitulatif permettant l’identification rapide d’interaction
entre plantes et médicaments. ..........................................................................................................144
Annexe n°10 : Indications thérapeutiques et plantes médicinales. .....................................145
Bibliographie ............................................................................................................................... 146
11
Table des figures
Figure 1: Entête du questionnaire. ................................................................................................................................................... 31
Figure 2: Sexe et âge des sujets. ........................................................................................................................................................ 32
Figure 3: Type de requête, plantes et indications. ..................................................................................................................... 33
Figure 4: Etat des connaissances du sujet à propos des plantes médicinales ................................................................. 34
Figure 5: Avis du sujet à propos des plantes médicinale ......................................................................................................... 34
Figure 6: Répartition des sujets en fonction du sexe, en terme d’effectifs (à gauche) et en pourcentage (à
droite). ......................................................................................................................................................................................................... 38
Figure 7: Répartition des hommes selon leur âge, en terme d’effectifs (à gauche) et en pourcentage (à droite).
........................................................................................................................................................................................................................ 39
Figure 8: Répartition des femmes selon leur âge, en terme d’effectifs (à gauche) et en pourcentage (à droite).
........................................................................................................................................................................................................................ 40
Figure 9: Répartition des requêtes selon le sexe, en terme d’effectifs (à gauche) et en pourcentage (à droite).
........................................................................................................................................................................................................................ 42
Figure 10: Proportion de nouveaux utilisateurs ......................................................................................................................... 44
Figure 11: Répartition homme-femme en fonction de l'utilisation. .................................................................................... 45
Figure 12: Fréquence d'utilisation des plantes médicinales dans l'échantillon. ............................................................ 46
Figure 13: Fréquence d'utilisation des plantes médicinales .................................................................................................. 46
Figure 14: Fréquence d'utilisation des plantes médicinales chez les hommes (gauche) et les femmes (droite)
........................................................................................................................................................................................................................ 48
Figure 15: Utilisation des plantes médicinales à d'autres fins thérapeutiques, en terme d’effectifs ( à gauche)
et en pourcentage ( à droite). ............................................................................................................................................................ 49
Figure 16: Utilisation des plantes médicinales à d'autres fins thérapeutiques par les hommes (à gauche) et
chez les femmes (à droite) ................................................................................................................................................................... 49
Figure 17: Niveau de connaissance de l'échantillon (effectifs). ............................................................................................ 51
Figure 18: Niveau de connaissance (pourcentages). ................................................................................................................ 51
Figure 19: Répartition du niveau de connaissance chez les hommes (à gauche) et chez les femmes (à droite).
........................................................................................................................................................................................................................ 52
Figure 20: Sources d'informations utilisées. ................................................................................................................................ 53
Figure 21: Répartition des sources d'information utilisées au sein de l'échantillon. ................................................... 54
Figure 22: Perception de l'efficacité des plantes médicinales, en terme d’effectif (à gauche) et en pourcentage
(à droite). ................................................................................................................................................................................................... 58
Figure 23: Efficacité perçue des plantes médicinales chez les hommes (à gauche) et les femmes (à droite). ... 59
Figure 24: Conseil de l'utilisation des plantes médicinales en fonction du sexe. ........................................................... 60
Figure 25: Estimation du danger de l'utilisation des plantes médicinales. ..................................................................... 61
Figure 26: Notion de danger à l'utilisation des plantes médicinales, selon les hommes (à gauche) et les
femmes (à droite). .................................................................................................................................................................................. 63
Figure 27: Existence d'effets secondaires à l'utilisation des plantes médicinales. ........................................................ 64
Figure 28: Existence possible d'effets indésirables, secondaires à l'utilisation des plantes, selo, les hommes (à
gauche) et les femmes (à droite). ..................................................................................................................................................... 66
Figure 29: Contre-indications à l'utilisation des plantes médicinales. .............................................................................. 67
Figure 30: Existence de contre-indications à l'utilisation des plantes médicinales, selon les hommes (à
gauche) et les femmes (à droite) ...................................................................................................................................................... 68
Figure 31: Risque d'interaction médicamenteuse...................................................................................................................... 71
Figure 32: Risque d'interaction médicamenteuse à l'utilisation des plantes médicinales, selon les hommes (à
gauche) et les femmes (à droite). ..................................................................................................................................................... 72
Figure 33: Utilisation des plantes médicinales: nécessité de l'avis d'un professionnel de santé. ............................ 78
Figure 34: Nécessité de lavis d'un professionnel de santé, selon les hommes (à gauche) et les femmes (à
droite). ......................................................................................................................................................................................................... 79
12
Table des tableaux
Tableau 1: Formes galéniques utilisées en phytothérapie. ______________________________________________________ 22
Tableau 2: Répartition de la population française (Bilan démographie Insee, résultats provisoires arrêtés fin
2012) _______________________________________________________________________________________________________________ 38
Tableau 3: Répartition des sujets en fonction de l'âge. __________________________________________________________ 39
Tableau 4: Répartition des hommes en fonction de l'âge. _______________________________________________________ 39
Tableau 5: Répartition des femmes en fonction de l'âge ________________________________________________________ 40
Tableau 6: Répartition de l’échantillon selon le type de requête ________________________________________________ 42
Tableau 7: Répartition de l’échantillon en fonction de l’utilisation _____________________________________________ 44
Tableau 8: Utilisation des plantes médicinales __________________________________________________________________ 45
Tableau 9: Type d'utilisation______________________________________________________________________________________ 46
Tableau 10: Fréquence d'utilisation des plantes médicinales chez les hommes ________________________________ 47
Tableau 11: Fréquence d'utilisation des plantes médicinales chez les femmes _________________________________ 47
Tableau 12: Utilisation des plantes médicinales à d'autre(s) fin(s) thérapeutique(s) _________________________ 48
Tableau 13: Niveau de connaissance de l'échantillon ___________________________________________________________ 50
Tableau 14: Niveau de connaissance chez les hommes. _________________________________________________________ 52
Tableau 15: Niveau de connaissance chez les femmes. __________________________________________________________ 52
Tableau 16: Consultation de livres et publications. ______________________________________________________________ 55
Tableau 17: Consultation de magazines. _________________________________________________________________________ 56
Tableau 18: Consultation de ressources internet. ________________________________________________________________ 56
Tableau 19: Consultation de l'entourage. ________________________________________________________________________ 56
Tableau 20: Perception de l'efficacité des plantes médicinales. _________________________________________________ 57
Tableau 21: Efficacité perçue en fonction du sexe. _______________________________________________________________ 58
Tableau 22: conseil de l'utilisation des plantes médicinales. ____________________________________________________ 60
Tableau 23: L'utilisation des plantes médicinales peut-elle présenter des dangers? ___________________________ 61
Tableau 24: Perception du danger chez les hommes et les femmes. ____________________________________________ 63
Tableau 25: Possibilité d'effets indésirables, secondaires à l'utilisation des plantes médicinales. _____________ 64
Tableau 26: Possibilité d'effets indésirables en fonction du sexe. _______________________________________________ 66
Tableau 27: Existence possible de contre-indications à l'utilisation des plantes. ______________________________ 67
Tableau 28: Existence de contre-indications des plantes médicinales en fonction du sexe. ____________________ 68
Tableau 29: Plantes médicinales risquant d'augmenter le risque de saignement ou de provoquer une
arythmie cardiaque _______________________________________________________________________________________________ 70
Tableau 30: Compatibilité des plantes médicinales avec tout traitement médicamenteux. ___________________ 71
Tableau 31: Perception du risque d'interaction médicamenteuse chez les hommes et les femmes ____________ 72
Tableau 32: Médicaments contre-indiqués avec la prise de ginseng. ___________________________________________ 75
Tableau 33: Interactions médicamenteuses du millepertuis. [37] ______________________________________________ 76
Tableau 34: Nécessité de l'avis d'un professionnel de santé. ____________________________________________________ 78
Tableau 35: Nécessité de l'avis d'un professionnel de santé selon le sexe. ______________________________________ 79
Tableau 36: Données croisées: fréquence d'utilisation et niveau de connaissance (effectifs). _________________ 81
Tableau 37: Données croisées: fréquence d'utilisation et niveau de connaissance (pourcentages). ___________ 81
Tableau 38: Données croisées: effet secondaire, contre-indication et interaction médicamenteuse (effectifs).
_____________________________________________________________________________________________________________________ 82
Tableau 39: Données croisées: effet secondaire, contre-indication et interaction médicamenteuse
(pourcentages). ____________________________________________________________________________________________________ 82
Tableau 40: Profil des sujets "mauvais répondeurs". ____________________________________________________________ 84
Tableau 41: Données croisées: niveau de connaissance et nécessité de l'avis d'un professionnel de santé. ___ 84
Tableau 42: Plantes médicinales à utiliser dans les troubles du sommeil. _____________________________________ 100
Tableau 43: Plantes médicinales à utiliser dans les états de stress et de nervosité. ___________________________ 101
Tableau 44: Plantes médicinales à utiliser dans les troubles de la circulation veineuse. _____________________ 113
Tableau 45: Plantes médicinales à utiliser dans les troubles hépatiques. _____________________________________ 125
13
Introduction
Face aux récents scandales sanitaires, tels que « l’affaire Médiator », les français
s’interrogent et s’inquiètent quant à la sureté et l’innocuité des traitements
médicamenteux qu’ils sont susceptibles de suivre.
Force est de constater que dans cette situation, les médecines alternatives connaissent
un regain d’intérêt : tisanes, huiles essentielles, compléments alimentaires à base de
plantes font l’objet d’une demande accrue au sein des officines françaises.
La population semble chercher des produits plus naturels pour se soigner ou pour
améliorer son bien-être quotidien.
Cependant, ces différentes alternatives ne sont pas dénuées de danger. Ne jouissentelles pas d’une image de « médecine verte », douce et sans risques ?
Le consommateur a-t-il conscience des effets néfastes potentiels de ces divers produits?
Nous avons voulu nous intéresser spécifiquement aux plantes médicinales, le but de ce
travail étant de faire une mise au point sur la perception de ces dernières au sein de la
population générale ainsi que de mettre en évidence les principales pathologies ou
indications thérapeutiques concernées par cette « prise de conscience » collective.
Pour ce faire, un questionnaire concernant la mise à disposition de plantes médicinales
sous forme brute (non transformée) a été élaboré et distribué en officine. L’objectif est
simple : recueillir des informations sur les utilisateurs des plantes médicinales et les
corréler à leurs connaissances en la matière.
Après avoir exposé les généralités de l’herboristerie et des plantes médicinales à
l’officine, nous verrons en détail l’élaboration du questionnaire qui a servi de support à
cette enquête. Puis les données recueillies seront analysées et retranscrites sous forme
de statistiques afin d’être commentées. Enfin, nous ferons la lumière sur les indications
thérapeutiques les plus plébiscitées lors de cette enquête ainsi que les plantes
correspondantes à ces demandes.
14
A. L’herboristerie et les plantes
médicinales à l’officine
I. Les plantes médicinales
1.
Introduction
Il n’existe pas de définition légale de la plante médicinale, la jurisprudence décrétant
qu’elle l’est ou non. Pour être considérée comme telle, toute plante doit être inscrite à la
Pharmacopée et avoir un usage exclusivement médicinal [1].
2.
Les monographies de la Pharmacopée
La définition de la Pharmacopée française Xème édition est la suivante : « Les plantes
médicinales sont des plantes dont au moins une partie possède des propriétés
médicamenteuses».
En effet, la plante est rarement utilisée en entier : dans la majeure partie des cas, une ou
plusieurs parties de la plante, pouvant avoir chacune une utilisation différente, sont
utilisées et décrites dans la monographie de la plante considérée. Par extension, il est
donc courant d’appeler «plante médicinale» ou «plante» non seulement l’entité
botanique mais plus particulièrement la partie de plante utilisée.
Les différentes plantes médicinales sont répertoriées dans une liste faisant partie
intégrante de la Pharmacopée française Xème édition. Cette liste se présente sous forme
de tableaux, structurée en 2 parties :
-
Liste A "Plantes médicinales utilisées traditionnellement" (voir annexe n°1,
« Liste A des plantes médicinales utilisées traditionnellement »),
-
et Liste B "Plantes médicinales utilisées traditionnellement en l'état ou sous
forme de préparation dont les effets indésirables potentiels sont supérieurs au
bénéfice thérapeutique attendu"
(voir annexe n°2, « Liste B des plantes
médicinales utilisées traditionnellement en l’état ou sous forme de préparation
15
dont les effets indésirables potentiels sont supérieurs au bénéfice thérapeutique
attendu »).
Les plantes de la liste B pourront être utilisées en dilution, notamment dans des
préparations homéopathiques. Elles seront vendues exclusivement par le pharmacien
[2].
En 2012, la liste A est composée de 365 plantes médicinales tandis que la B en
comprend 123 [3].
Ces deux listes précisent pour chaque plante médicinale :
-
le nom français de la plante,
-
le nom scientifique actuellement admis,
-
la famille botanique,
-
la partie utilisée,
-
et, dans le cas de la liste B, la ou les parties de la plante connues pour leur
toxicité.
Ces tableaux sont mis à jour en fonction de l’évolution de la réglementation ainsi que des
connaissances et découvertes scientifiques, le classement des plantes médicinales de ces
listes reposant essentiellement sur l’analyse de données bibliographiques.
Aussi, des drogues végétales sont régulièrement supprimées de ces listes :
-
si leur usage médical est reconnu comme désuet,
-
si elles ne possédaient que des usages cosmétiques ou alimentaires,
-
si elles entrent dans la fabrication de médicaments dans un but autre que
thérapeutique (excipient, colorant, aromatisant).
En 2012, 96 drogues végétales ont été supprimées pour les raisons évoquées ci-dessus
[3].
On peut également noter que de nombreuses plantes utilisées soit en médecine
traditionnelle chinoise, soit en médecine traditionnelle européenne et issues de la
Pharmacopée des Outre-mer ont été inscrites sur cette liste. Une mention spéci ique est
16
alors ajoutée pour préciser l’origine traditionnelle de chaque drogue végétale à côté de
la partie utilisée de la plante. [3]
3.
Le monopole pharmaceutique
Conformément à l’article L.4211-1 5° du Code de la Santé Publique, la vente des plantes
médicinales inscrites à la Pharmacopée relève du monopole pharmaceutique sous
réserve des dérogations établies par décret.
Il est important de noter que c'est uniquement la partie de la plante inscrite à la
Pharmacopée qui appartient au monopole pharmaceutique.
Cependant, une exception au monopole pharmaceutique existe, pour des plantes dont
l’usage a été banalisé. On parle alors de plantes libéralisées, qui peuvent être utilisées
dans l’alimentation, en tant qu’épices… Elles sont au nombre de 148 aujourd’hui.
De ce fait, tout commerce peut assurer la mise à disposition et la distribution de ces
plantes dans le respect de certaines règles :
-
interdiction de les mélanger,
-
vente en l'état (une fragmentation ou une pulvérisation est cependant
envisageable),
-
aucun traitement chimique ou biologique ne doit être entrepris.
4.
Conditions d’utilisation et de délivrance des plantes médicinales
Pour les plantes appartenant au monopole pharmaceutique, leurs conditions
d’utilisation et de délivrance, tout comme les préparations réalisées à partir de celles-ci,
sont sous la responsabilité et la compétence du pharmacien qui les délivre. La
pertinence de la demande est soumise à un professionnel de santé, qui assure une
« qualité pharmaceutique » de ses produits.
Cependant, les éventuels effets secondaires qui semblent liés à des usages non
traditionnels de la plante médicinale ne peuvent relever de la responsabilité du
pharmacien qui les délivre, et doivent être déclarés. [3]
17
A l’inverse, les plantes libéralisées appartenant à la liste A et qui peuvent donc être
proposées en dehors du circuit pharmaceutique et officinal ne seront pas soumises au
jugement d’un professionnel de santé et repose uniquement sur les compétences en la
manière de la personne les mettant à disposition. Le critère de « qualité
pharmaceutique » n’est pas assuré.
5.
Approvisionnement et qualité des plantes médicinales [1]
Il y a deux principales façons pour le pharmacien de s’approvisionner en plantes
médicinales.
En effet, la vente en gros étant libre, le pharmacien d’officine peut s’approvisionner
auprès d’une structure non pharmaceutique, à la seule condition de faire subir une ou
plusieurs transformations aux plantes (hormis les plantes libéralisées) avant de les
délivrer au public.
Cependant, l’absence de statut pharmaceutique du fournisseur oblige le pharmacien à
contrôler les plantes qu’il reçoit et leur faire subir la ou les transformations nécessaires.
La deuxième possibilité consiste à ce que le pharmacien d’officine s’approvisionne
auprès d’un laboratoire à statut pharmaceutique ou bien auprès de son répartiteur.
Cette démarche permet d’assurer la qualité des plantes ainsi que le respect de la
réglementation en vigueur, tous les produits fournis étant contrôlés par le laboratoire
commercialisant ces plantes.
Les produits reçus sont étiquetés et il y est inscrit :
-
le nom de la drogue et la partie utilisée,
-
le poids net,
-
le numéro de lot,
-
la date limite d’utilisation, pour les produits en vrac.
Dans le cas des produits officinaux divisés, un numéro de lot ou de contrôle ainsi que le
mode d’emploi et
un numéro A.C.L. sont obligatoirement inscrits sur le
conditionnement.
18
Cette démarche a pour gros avantage d’éviter un contrôle complet, obligatoire et
fastidieux par le pharmacien d’officine, et d’être sûr de s’approvisionner en plantes
médicinales de qualité.
6.
Critique
a. Législation
La réglementation en vigueur demeure cependant assez floue et n’a que très peu évolué
au cours du temps, portant notamment atteinte au monopole des pharmaciens.
L’illustration parfaite en est l’augmentation de véritables « points de vente » ou
« commerces », qui n’ont pas à respecter cette législation pour les plantes libéralisées et
non listées : magasin « nature », boutique en ligne…
Ces enseignes ne peuvent garantir une qualité pharmaceutique ou du moins, n’en n’ont
pas l’obligation. La consommation de plantes médicinales peut alors être exempte de
tout critère de qualité et de traçabilité, il n’y a pas de sécurité d’emploi.
b. Quid du diplôme d’herboriste
Le diplôme d'herboriste, supprimé le 11 septembre 1941 par le Gouvernement de Vichy,
n'a pas été recréé depuis. Cependant, grâce à l'ordonnance n° 45-1976 du 1er septembre
1945, les herboristes peuvent continuer à exercer leur profession, jusqu'à leur mort [4].
A l’heure actuelle, ceux-ci ne sont plus très nombreux.
Au-delà de nos frontières, le métier d’herboriste subsiste et est encadré. Le RoyaumeUni, la Suisse, la Belgique et l'Allemagne proposent encore des formations en vue
d’obtenir un diplôme en herboristerie. Le métier d'herboriste y existe et il y est encadré.
En France, en dépit d’une réelle demande, il n’existe pas de formation diplômante, les
organismes comme l'École des plantes, l'Association pour le renouveau de
l'herboristerie à Paris ou l'École lyonnaise des plantes médicinales, n’étant pas reconnus
par l'Université.
19
Une proposition de loi de 2011 [4] qui qualifie le diplôme de pharmacien comme
insuffisamment adapté à une bonne connaissance des plantes, prône la mise en place
d’un nouveau diplôme reconnu par l'État, ayant pour arguments :
-
la création d’une nouvelle profession et de nouveaux emplois,
-
l’amélioration de la protection des consommateurs,
-
amélioration de la qualité, de la transparence et du respect des ressources dans
une volonté de développement durable,
-
dynamisation de la filière agricole des plantes (en particulier la filière bio),
-
conservation du patrimoine culturel commun que sont les plantes.
20
II. Formes d’utilisation des plantes médicinales
En phytothérapie, les plantes médicinales peuvent être utilisées sous de nombreuses
formes. Cependant, cette thèse n’ayant pas pour but de décrire tous les modes de
préparation et d’utilisation des plantes médicinales, seules les tisanes seront abordées
en détail ci-après.
En effet, l’enquête portant sur une herboristerie traditionnelle prenant en compte
uniquement la mise à disposition par le pharmacien d’officine des parties actives
(drogue) de plantes sèches non transformées, les indications et conseils d’utilisation
visent majoritairement un emploi sous cette forme. Cela n’enlève rien au fait qu’il existe
d’autres alternatives en terme de préparation et que le consommateur puisse réaliser
lui-même, s’il le souhaite, ses propres préparations (suspensions, macérations
alcooliques etc.)
Pour mémoire, les plantes médicinales et leurs extraits peuvent être utilisés sous les
formes répertoriées dans le Tableau 1 page suivante [5], [6], [7].
21
Tableau 1: Formes galéniques utilisées en phytothérapie.
Présentation
Formes solides
Formes galéniques
-
gélules
-
comprimés
-
capsules
-
extraits fluides
-
teintures, alcoolatures, alcoolats
-
teinture mère
-
SIPF (Suspensions Intégrales de
Formes liquides
Formes destinées à l’usage externe
Plantes Fraîches)
-
Macérats glycérinés
-
Digestés huileux et huiles infusées
-
Sirops, eau distillée, élixirs floraux
-
Huiles essentielles
-
Pommades
-
Liniments
-
Gel
-
Décoction, tisane
-
Huile essentielle
III. Les tisanes [1] [6] [7]
1.
Introduction
La tisane est une préparation traditionnelle d’herboristerie, réalisée à partir de plantes
médicinales sèches ou de parties de celles-ci. Elle peut être préparée à partir de plantes
unitaires ou bien d’un mélange de plantes. Généralement, les tisanes sont bues et
constituent une boisson médicamenteuse, utilisée à des fins thérapeutiques. Elles
peuvent encore servir de boisson aux malades ou de véhicule pour l’administration de
médicaments. Les tisanes peuvent également être employées en usage externe, sous la
forme de lotions, de compresses ou de bains.
22
2.
Généralités sur les mélanges
La préparation d’une tisane comportant plusieurs plantes médicinales requiert le
respect de certaines règles.
a. Nombre de plantes utilisées
Dans l’idéal, une tisane doit être composée de 6 plantes, pour que chacun de ses
constituants soit en quantité suffisante pour avoir une activité thérapeutique.
Le maximum de plantes à utiliser en mélange s’élève à 10.
b. Composition
Dans une tisane composée, il est important d’ajouter, en sus des plantes utilisées pour
l’effet thérapeutique recherché, des espèces améliorant la saveur et l’aspect. Ainsi, il est
commun d’utiliser :
-
3 à 5 plantes comme support d’activité,
-
2 ou 3 plantes pour améliorer la saveur,
-
1 ou 2 plantes pour améliorer l’aspect.
Pour obtenir un mélange homogène, il est préférable d’associer des plantes de densité
proche. De plus, il faut que les différentes plantes utilisées puissent être préparées selon
le même mode (Cf. ci-après).
c. Activité thérapeutique
Les plantes utilisées auront une activité identique ou complémentaire
d. Modes de préparation
Trois modes de préparation sont possibles pour obtenir une tisane, à choisir selon les
parties de plantes (la drogue) utilisées.
23

Infusion
C’est la méthode la plus courante, utilisée lorsque la ou les drogues utilisées sont
constituées de feuilles, fleurs ou de fruits à huile essentielle. Coupés en petits fragments,
ils doivent être recouverts d’eau bouillante. La mise en contact dure de 5 à 15 minutes,
dans un récipient muni d’un couvercle. Ce dernier détail a son importance, le couvercle
permettant de limiter l’évaporation des fractions volatiles (condensation sur le
couvercle et retombée dans le récipient) ainsi que d’améliorer le rendement de
l’extraction grâce à la pression formée sous le couvercle.
Il est également nécessaire que les drogues soient bien imbibées d’eau. Il faut donc les
mélanger de temps en temps.
La solution alors obtenue s’appelle infusion ou infusé.
Attention cependant à ne pas prolonger le temps d’infusion, la tisane devenant
astringente car trop chargée en tannins.

Décoction
Cette méthode est utilisée lorsque la ou les drogues utilisées sont constituées de racines,
tiges, écorces, graines ou baies ; qui sont les parties les plus coriaces des plantes.
Fractionnées en petits morceaux, les drogues sont placées dans de l’eau fraiche, qui sera
portée à ébullition. Une fois celle-ci atteinte, il est nécessaire de laisser frémir à petit
bouillon pendant 5 à 20 minutes selon les cas. La solution obtenue est appelée décocté.
A noter que cette décoction peut être poursuivie par une infusion.

Macération
Cette méthode peut être utilisée pour toute partie de plante, fragile ou non. Les
différentes drogues sont laissées en contact avec de l’eau à température ambiante
durant plusieurs heures. Cette technique est surtout utilisée pour les plantes à gomme
ou à mucilage. On obtient ainsi un macéré.
24
Après chacune de ces opérations, il convient de filtrer convenablement la solution
obtenue de façon à éliminer tout partie de plante indésirable se trouvant en suspension
(poils, épines ou autres pouvant irriter la gorge lors de la consommation).
Les préparations obtenues peuvent être édulcorées, de préférence avec du miel, riche en
vitamines et en oligoéléments.
Un quatrième mode de préparation existe, la digestion, mais ce procédé demeure
rarement utilisé, car applicable grosso modo qu’à la racine de polygala et au rhizome de
valériane. Cette technique consiste à maintenir en contact la drogue avec de l’eau
potable à une température inférieure à celle de l’ébullition, mais supérieure à la
température ambiante pendant une durée de 1 à 5 heures.
3.
Préparation
Les études ayant pour objet l’optimisation d’une tisane sont rares. De ce fait, les règles
générales de préparation se fondent principalement sur l’empirisme, même pour les
drogues dont les constituants chimiques et leurs propriétés pharmacologiques sont bien
connus. Il n’est donc pas surprenant de trouver différentes méthodes de préparation en
fonction des ouvrages de phytothérapie consultés.
Néanmoins, il existe à la Pharmacopée Française, un tableau (voir annexe n°3 « Tableau
des tisanes ») répertoriant les conditions d’obtention des tisanes (infusion, décoction,
macération, digestion) pour chacune des drogues ainsi que le mode, la durée, la
concentration de la drogue utilisée (en g/L), ainsi que la dose quotidienne généralement
administrée.
a. Quantité de drogue et de liquide
La dose unitaire de drogue utilisée découle en majorité de l’expérience mais peut se
calculer dans de rares cas, à partir de l’activité de ses constituants. Hormis certaines
exceptions, la majeure partie des drogues renferme des substances faiblement actives et
25
atoxiques présentant une marge thérapeutique très large. De ce fait, un éventuel
dépassement de posologie aura un impact mineur.
b. Degré de fragmentation
D’une manière générale, si la drogue est constituée par :
-
des feuilles, fleurs ou encore la plante entière, la coupe doit être grossière ou
moyenne (taille des particules d’environ 4 mm),
-
du bois, la partie corticale ou des racines, la coupe doit être fine ou la drogue peut
subir une pulvérisation grossière (taille des particules d’environ 2,5 mm),
-
des fruits ou des graines, elle doit être broyée ou pulvérisée grossièrement
extemporanément (taille des particules d’environ 2 mm).
4.
Consommation
Quelques conseils sont utiles à dispenser en vue de la consommation de la préparation
obtenue.
a. Température
La température de consommation de la tisane a son importance. En effet, une tisane à
visée laxative ou émolliente sera consommée de préférence chaude (et avec du miel,
étant lui-même adoucissant), tandis qu’une tisane diurétique, digestive ou calmante sera
consommée tiède et peu sucrée. Une tisane fébrifuge sera quant à elle consommée
froide.
La température peut inverser l’action d’une drogue. Par exemple, l’inflorescence de
tilleul est calmante consommée tiède mais devient excitante lorsqu’elle l’est chaude.
26
b. Heure de consommation
Il convient que l’absorption de la tisane soit en accord avec son indication et les effets
thérapeutiques recherchés. Voici quelques exemples :
-
tisane digestive : après les repas ou au moment des troubles.
-
tisane calmante : à répartir dans la journée.
-
tisane sédative : une partie à 18h, l’autre au coucher (attention cependant aux
réveils nocturnes si la quantité absorbée au coucher est importante).
-
tisane amère, apéritive : 30 minutes avant le repas.
-
tisane diurétique : répartir dans la journée en excluant le coucher.
Les tisanes à répartir dans la journée seront consommées 1 heure avant le repas et 3
heures après les repas.
Une tisane ne se conserve pas plus d’une journée, des modifications d’aspect et de gout
par oxydation en surface de la solution
apparaissent. De plus, il y a risque de
contamination bactérienne.
5.
A l’officine
Comme expliqué auparavant, le pharmacien peut détenir, conseiller et mettre à
disposition toutes les plantes indigènes, exotiques et acclimatées ainsi que les plantes
inscrites sur la liste des substance vénéneuses (mais sur prescription médicale
uniquement), qu’il s’est procuré auprès d’un laboratoire de statut pharmaceutique.
a. Mélange de plante
Dans le cas d’un mélange extemporané, il n’existe aucune restriction sur prescription
médicale. Dans le cas d’une demande ou d’un conseil émanant d’un client, un mélange
peut être réalisé.
Dans le cas de mélanges préparés à l’avance, le pharmacien peut détenir ceux étant
commercialisés et possédant une AMM. S’il désire le préparer lui-même, celui-ci doit
27
être inscrit au formulaire. Actuellement, le seul mélange y figurant est le mélange de
plantes pectorales.
b. Conception d’un mélange
Comme évoqué plus haut, il faut respecter le nombre de plantes et réaliser des
associations idéales. Pour corriger la couleur ou l’aspect du mélange sec (mais pas de la
solution), on peut employer par exemple le bleuet, le soucis, le coquelicot ou encore
l’hibiscus (ce dernier colore la solution). Pour améliorer la saveur, on utilisera des
drogues à huiles essentielles (fenouil, badiane), de la menthe poivrée, de la verveine ou
encore de la réglisse. Ces différents ajouts doivent se faire au maximum à 5% en poids
total.
Il est important de tenir compte des goûts du client, de son âge (un enfant préfèrera des
plantes douces en goût, doivent présenter une activité moindre) et de ses
caractéristiques propres (hypertension artérielle, pathologie ulcéreuse par exemple).
c. Réalisation
Les plantes seront pesées séparément et coupées pour qu’elles soient toutes de même
calibre. Un mélange soigneux doit alors être effectué. S’ensuit un criblage puis une mise
en sachet. La préparation est consignée dans un registre et se voit attribuer un numéro
qui lui est propre. On y renseigne le nom du client, la composition du mélange (plantes
médicinales utilisées accompagnées de leur numéro de lot et de leur date de
péremption) et la date de péremption de celui-ci (correspondant à la date limite de
consommation la plus courte parmi les plantes constituantes du mélange). Une quantité
correspondant à 3 semaines de traitement maximum peut être délivrée.
28
B. L’enquête par questionnaire
I. Généralités [8] [9]
1.
Introduction
Il existe trois grandes méthodes pour étudier les faits psychologiques : le questionnaire,
l’entretien et l’observation. Si l’entretien et l’observation apparaissent comme des
méthodes individuelles et collectives, le questionnaire, quant à lui, est une méthode qui
est uniquement collective. Celui-ci consiste en un recueil d’informations en vue de
comprendre et d’expliquer des faits.
Le questionnaire est une méthode quantitative s’appliquant à un ensemble (échantillon)
qui doit permettre des inférences statistiques. C’est le nombre d’éléments de l’ensemble
qui assure au questionnaire sa validité et qui permet aux informations obtenues d’être
jugées dignes de con iance.
l’inverse, dans une observation ou un entretien, c’est la
qualité qui est le critère de pertinence.
L’élaboration d’un questionnaire revient à produire des chiffres qui vont permettre selon
les tenants de cette démarche de se soustraire à la subjectivité. Cependant, tous les
chiffres n’ont pas la même valeur ou n’ont pas la même fonction. On peut ainsi
distinguer deux types de chiffres :
-
Les chiffres descriptifs :
Il s’agit de dénombrer afin d’être le plus précis possible. Produire ces chiffres ne va pas
de soi, ils doivent rendre compte d’un phénomène qui est le plus souvent dif icile à
définir.
-
Les chiffres explicatifs :
Il s’agit de mettre en évidence, à la fois, des faits psychologiques et/ou sociaux et des
facteurs qui les déterminent.
29
Cependant, la production de chiffres ne doit, pour autant, éliminer tout esprit critique
sur la nature et les moyens de production. Dans toute enquête des « biais » sont
inévitables, des limites apparaissent. C’est ainsi qu’un questionnaire ne décrit jamais
exhaustivement une pratique et lorsqu’il s’en approche au plus près, les données sont
ensuite regroupées, recodées pour éviter l’éparpillement et rendre possible l’analyse
statique, réduisant ainsi la complexité.
2.
Les objectifs d’un questionnaire
Le questionnaire a pour but la recherche de réponses à la ou les questions que l’on se
pose, l’obtention d’informations sur un problème psychosocial.
Dans le cas présent, cela permettra de faire :
-
Une estimation : collecte de données, énumération de ces données. L’estimation
permet de faire un bilan, de donner un état de fait mais aussi de quantifier des
populations.
-
Une description : on retire des informations qui mettent en évidence les
phénomènes (motivations, représentations, opinions et attentes) qui orientent
nos choix.
-
De vérifier une ou des hypothèses grâce à une démarche déductive.
3.
Rédaction d’un questionnaire
Il est nécessaire de définir :
-
l’objet de l’enquête : préciser l’intention, de délimiter l’objet
-
les objectifs: que cherche t’on à mettre en évidence, que veut on vérifier ?
-
la population d’enquête
-
l’échantillon (nombre d’individus retenus par rapport à la population d’enquête)
-
le projet du questionnaire : il s’agit de la trame, traçant les grandes lignes du
questionnaire. Il faut poser les questions principales par rapport à l’objet de
l’enquête.
30
-
un mode d’administration et de présentation (enquêteur, auto-administration,
envoi postal…)
II. Application : élaboration du questionnaire
En prenant compte des informations exposées plus haut, nous allons passer à
l’élaboration du questionnaire qui sera l’outil de notre enquête.
Nous avons voulu ce questionnaire volontairement simple et court, afin qu’il soit
réalisable au comptoir en temps réel, par toute personne. En effet, un questionnaire trop
long peut repousser immédiatement le potentiel sujet, qui y associe directement une
perte importante de son temps. Ainsi, la majeure partie des questions seront des
questions fermées, où la/les réponse(s) sont à cocher.
De plus, le vocabulaire employé est simpliste, pour une compréhension optimale par la
majeure partie de la population.
Ces deux conditions nous apparaissaient comme primordiales pour obtenir un nombre
de réponses suffisant, nécessaire à la représentativité de l’enquête.
1.
Entête
L’entête sera la suivante, représentée en Figure 1 :
Figure 1: Entête du questionnaire.
Elle situe le sujet, et permet aux participants de savoir pourquoi ils sont sollicités. Il est
important aussi d’indiquer qui réalise l’enquête, en laissant des coordonnées si certains
participants souhaitent obtenir des informations complémentaires.
31
2.
Age et sexe
Pour commencer le questionnaire, classons les différents membres de l’échantillon.
Nous avons décidé d’utiliser simplement les caractéristiques « âge » et « sexe », afin
d’établir des grands groupes. Pour ce faire, nous avons déterminé des tranches d’âge de
10 ans, au dessus de 20 et en dessous de 60 ans. Ceci ce traduit par la Figure 2 ci
dessous.
Figure 2: Sexe et âge des sujets.
3.
Objet
Ensuite, il est nécessaire de mettre en avant l’objet de cette enquête, à savoir les
principales requêtes en herboristerie effectuées auprès du pharmacien d’officine.
Il nous a paru important de bien distinguer :
-
la demande spontanée: le client souhaite se procurer une ou plusieurs plantes
définies. Il se rend à l’officine avec une idée précise de ce qu’il recherche. Sa
demande est contrôlée par le pharmacien, qui fournira également un conseil.
-
la sollicitation du pharmacien par le client : ce dernier souhaite se faire
conseiller pour une utilisation définie des plantes, et désire savoir la ou lesquelles
il peut utiliser. Les compétences et les connaissances du pharmacien sont mises à
contribution afin de répondre au mieux à la requête du client.
32
La mise en forme est la suivante (Figure 3) :
Figure 3: Type de requête, plantes et indications.
Ces deux premiers éléments de réponse représentent la première des trois parties du
questionnaire.
4.
Les connaissances du sujet
La suivante permet au grand public d’évaluer son niveau de connaissances en
herboristerie en fonction de son utilisation des plantes médicinales.
Il sera donc intéressant de noter s’il s’agit d’une primo-utilisation ou non. Une notion de
fréquence doit également être abordée, pour situer l’importance de leur utilisation dans
le quotidien des personnes interrogées. De ce fait, d’autres utilisations que la raison de
leur venue à l’officine pourront être répertoriées.
On relèvera également l’origine de leur demande en indiquant la ou les source(s)
d’information(s) utilisée(s).
33
Ce qui leur sera présenté de la sorte (Figure 4):
Figure 4: Etat des connaissances du sujet à propos des plantes médicinales
5.
Perception des plantes médicinales auprès du grand public
La dernière partie portera sur la perception qu’a le grand public des plantes
médicinales. Elle a pour but de vérifier si le caractère naturel de ce type de
thérapeutique ne renvoie pas une image faussée, exempte de dangers. Les notions
d’efficacité et de conseil à une tierce personne sont également abordées.
D’où la présentation ci-dessous (Figure 5):
Figure 5: Avis du sujet à propos des plantes médicinale
34
III. Conclusion
Cette enquête a plusieurs objectifs. Tout d’abord, de savoir quelles sont les
caractéristiques de la population sensible à l’utilisation des plantes médicinales. Ensuite,
d’évaluer la perception générale qu’ont les sujets interrogés à propos des plantes : leur
utilité, leur efficacité thérapeutique, leur dangerosité… qui pourra être corrélée à leur
niveau de connaissance.
Enfin il sera intéressant de mettre en avant les indications thérapeutiques les plus
plébiscitées durant l’enquête et de faire la lumière sur les plantes médicinales pouvant y
être utilisées.
Un exemplaire du questionnaire peut être retrouvé en annexe (voir annexe n°4).
35
C. Recueil et analyse des données
I. Introduction
Le questionnaire a été proposé dans deux officines de Metz et ses environs, l’une en
centre ville, l’autre en périphérie urbaine. Elles ont été choisies sur la base de leur
activité suffisante en herboristerie pour la faisabilité de l’enquête.
Le recueil des données s’est étalé sur une période d’environ 1 mois et demi (fin
novembre 2012 - début janvier 2013)
Le fait que la mise à disposition de plantes médicinales y soit suffisamment développée
doit permettre de recueillir un nombre suffisant de réponses. Cependant, on peut penser
que cela biaise d’une certaine manière les résultats, la fréquentation de ces officines se
faisant d’une part grâce à leur réputation dans le domaine : les personnes ayant déjà eu
recours aux plantes médicinales connaissent les établissements à fréquenter tandis que
les néophytes essaient de se renseigner auparavant afin de se tourner vers des officines
spécialisées. Il y donc plus de probabilités, à priori, de recueillir les avis de sujets plus ou
moins avertis, ou ayant déjà fait l’usage de plantes médicinales.
II. Proposition du questionnaire
La première étape, la plus importante cependant, consiste à proposer aux potentiels
sujets, de participer à l’enquête. Présenté dans des officines à forte activité
d’herboristerie, le questionnaire prend tout son sens. Il sera bon de préciser que les
réponses serviront à l’élaboration d’une thèse, ceci pouvant favoriser la participation. Il
peut également être important, suivant les personnes, de préciser que ce questionnaire
est entièrement anonyme, et qu’il a pour but d’évaluer les connaissances globales de la
population en herboristerie.
36
III. Recueil des données
Le questionnaire est composé de questions fermées (cases à cocher, répondre par un
mot, oui ou non…) et apparaît comme rapide à compléter pour le participant. L’enquête
peut être proposée de deux manières : la personne le remplit seule ou bien le
professionnel de santé fait la démarche en posant les questions à l’intéressé. Cette
dernière technique est certainement la mieux adaptée : plus rapide (donc plus adaptée
au comptoir) et plus compréhensible (le personnel officinal peut adapter la tournure des
questions en fonction de son interlocuteur, la réponse pouvant devenir plus spontanée).
Cependant, la communication d’informations plus ou moins personnelles, même de
manière succinte peut repousser au premier abord. La clientèle adepte des plantes
médicinales est une clientèle particulière, car minoritaire. Elle semble par expérience,
plus patiente et plus ouverte que les autres, car à la recherche de conseils particuliers et
personnalisés.
Comme toute enquête, des refus de participation ont été émis. En effet, il s’est avéré que
le fait de devoir remplir un formulaire peut immédiatement repousser, chacun ayant ses
raisons : « je suis pressé(e) », « cela ne m’intéresse pas »…
Malgré cela, le nombre de réponses est satisfaisant. En effet, sur les personnes sollicitées
durant cette période, 78 ont accepté de participer à cette enquête.
Les résultats sont consignés en intégralité en annexe sous forme d’un tableau (voir
annexe n°5, «Résultats de l’enquête »). Ils seront décrits et commentés dans l’ordre de
rédaction du questionnaire. Les plantes et les indications les plus plébiscitées feront
l’objet d’une partie séparée, intitulée « Indications thérapeutiques » pour plus de clarté ;
qui fera suite à l’analyse des données.
IV. Analyse des données
Quand cela s’est avéré possible, des tests statistiques ont été réalisés, et sont consignés
en annexe (voir annexe n°6 « Tests statistiques »).
37
1.
A propos du sujet
a. Critère sexe
Critère simple, le sexe des individus permet la répartition des 78 participants de la
manière suivante (Figure 6):
Effectifs
Répartition en fonction du
sexe
60
50
52
40
33%
30
67%
26
20
10
0
Homme
Homme
Femme
Femme
Figure 6: Répartition des sujets en fonction du sexe, en terme d’effectifs (à gauche) et en pourcentage (à
droite).
Parmi les 78 participants, 26 sont des hommes, 52 des femmes, ce qui correspond à des
pourcentages respectifs de 33 et 67% (Figure 6).
Pour pouvoir dire si cette répartition reflète celle de la population générale, nous
pouvons comparer ces pourcentages par rapport à ceux de la population nationale (voir
Tableau 2) [10]:
Tableau 2: Répartition de la population française (Bilan démographie Insee, résultats provisoires arrêtés fin
2012)
Au 1er janvier 2013
Hommes
Femmes
Total
n
30873038
32830153
63703191
%
48
52
100
On peut affirmer (voir annexe n°6 « Tests statistiques », Test statistique n°1) qu’il existe
un lien entre le sexe et l’utilisation des plantes médicinales.
38
Les femmes sont-elles plus à même d’utiliser une médecine alternative, comme la
phyothérapie ? Ou sont-elles plus réceptives à une diversification thérapeutique, un
retour au « naturel » ?
b. Critère âge
La répartition globale de l’échantillon, en fonction de l’âge, est la suivante (Tableau 3) :
Tableau 3: Répartition des sujets en fonction de l'âge.
Age
Homme
Femme
Total
%
<20 ans
0
0
0
0
[20-30[ ans [30-40[ ans [40-50[ ans [50-60[ ans 60 et +
2
3
4
9
8
7
6
9
12
18
9
9
13
21
26
12
12
17
27
33
En prenant en compte la caractère sexuel
Total
26
52
78
100
de l’échantillon, les résulats sont les
suivants (Tableau 4):
Tableau 4: Répartition des hommes en fonction de l'âge.
Hommes
Age
n
%
<20 ans
0
0
[20-30[ ans [30-40[ ans [40-50[ ans [50-60[ ans
2
3
4
9
8
11
15
35
Répartition des hommes selon l'âge
Effectif (n)
9
6
4
2
0
0
2
3
Total
26
100
Répartition chez les
hommes
10
8
60 et +
8
31
8
4
<20 ans 20-30 30-40 40-50 50-60 60 et +
ans
ans
ans
ans
Âge
31%
8%
11%
15%
35%
<20 ans
20-30 ans
30-40 ans
40-50 ans
50-60 ans
60 et +
Figure 7: Répartition des hommes selon leur âge, en terme d’effectifs (à gauche) et en pourcentage (à droite).
39
Parmi les 26 hommes de l’échantillon, il apparaît que la majorité (66%, Figure 7) sont
âgés d’au moins 50 ans. Cependant, on peut remarquer toutes les tranches d’âge sont
représentées à l’exception des hommes de moins de 20 ans. Les plantes médicinales
semblent pouvoir toucher tout homme.
Tableau 5: Répartition des femmes en fonction de l'âge
Femmes
Age
n
%
<20 ans
0
0
[20-30[ ans [30-40[ ans [40-50[ ans [50-60[ ans 60 et +
7
6
9
12
18
13
12
17
23
35
Répartition des femmes selon l'âge
Répartition chez les
femmes
Effectif (n)
20
18
15
10
5
0
0
7
6
9
Total
52
100
13%
12
<20 ans 20-30 30-40 40-50 50-60 60 et +
ans
ans
ans
ans
Âge
35%
23%
12%
17%
<20 ans
20-30 ans
30-40 ans
40-50 ans
50-60 ans
60 et +
Figure 8: Répartition des femmes selon leur âge, en terme d’effectifs (à gauche) et en pourcentage (à droite).
Pour les 52 femmes, la majorité (58%, Figure 8) est également âgée d’au moins 50 ans.
Aucune femme de moins de 20 ans n’a participé à cette enquête mais toutes les autres
tranches d’âges sont représentées (Tableau 5). De même que pour les hommes, les
femmes de tout âge semblent pouvoir être concernées par l’usage des plantes
médicinales.
La tombée en désuétude durant ces dernières décennies de l’usage des plantes
médicinales est bien reflétée par l’âge de la majorité des participants (sexe confondu) :
47 personnes ont 50 ans et plus (soit 60% des sujets de l’échantillon), dont 26 de plus de
60 ans (33% des sujets de l’échantillon).
40
Cependant, les proportions par tranche d’âge en fonction du sexe n’apparaissent pas
comme significativement différentes (voir annexe n°6« Tests statistiques », Test
statistique n°2).
A travers le monde, l’utilisation des plantes médicinales représente la médecine la plus
répandue. Il s’agit d’une médecine traditionnelle. Cependant, elle fut en perte de vitesse
en Occident avec l’essor et l’avènement de la médecine scientifique, à l’origine des
médicaments « modernes » vers la fin du XIXème siècle.
Mais, depuis les années 1970, la population occidentale se tourne de nouveau vers celleci. Ce revirement de situation est en majorité dû aux effets indésirables des
médicaments de synthèse [11].
Cela corrobore bien les résultats obtenus : la génération des jeunes adultes de 1970 a
aujourd’hui 50 ans ou plus. On assiste tout de même, de la part de personnes plus
jeunes, à un regain d’intérêt à l’égard des plantes médicinales, dans cette ère de « retour
à la nature ».
Il est important de noter que la « nouvelle » popularité grandissante et l’engouement
retrouvé pour des plantes médicinales ont amené les scientifiques à effectuer de
nouvelles recherches. On peut citer en exemple l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS) et la Communauté Européenne, qui ont créé des organismes (La Commission
E et L’Escop) visant à recenser et répertorier les usages traditionnels des plantes
médicinales. Leur but est de les valider sur le plan scientifique et de mieux comprendre
leurs mécanismes sous-jacents. [11]
La médecine scientifique et actuelle, réalise en quelque sorte un retour en arrière, afin
de valider la médecine traditionnelle, basée sur l’observation au fil du temps.
2.
La requête
a. Type de requête : demande ou conseil ?
Cet item sépare les deux types de requêtes que le pharmacien d’officine rencontre au
comptoir : une demande, spontanée ou bien un conseil. Il s’agit de déterminer la
première intention du sujet (bien qu’une demande se doit d’être accompagnée d’un
41
conseil officinal lors de la dispensation). Il est à préciser que le personnel officinal a pu
être sollicité, dans des indications identiques ou différentes, à la fois pour une demande
et un conseil (ce qui justifie le total de demande supérieur à 78, nombre de sujet de
l’échantillon).
Parmi les 78 participants, il y a eu 83 requêtes émises. Les résultats sont les
suivants (Tableau 6):
Tableau 6: Répartition de l’échantillon selon le type de requête
Demande
Homme
Femme
19
38
57
33
67
69
sexe
n
Total
%(sexe/type)
% global (type)
Conseil
Homme
9
Femme
17
26
35
65
31
Répartition des types de demandes
TOTAL
83
TOTAL
100
Type de requêtes
60
50
19
Effectif
40
30
38
9
20
Femmes
31%
Demande
69%
Conseil
17
10
0
Hommes
DEMANDE
CONSEIL
Figure 9: Répartition des requêtes selon le sexe, en terme d’effectifs (à gauche) et en pourcentage (à droite).
Le nombre de demandes spontanées est de 69 (Figure 9), soit plus de deux fois le
nombre de conseils. (69% contre 31% respectivement, Figure 9). La majorité des
dispensations de plantes médicinales émane donc d’une demande directe de la part de
l’utilisateur.
42
On constate que la répartition du type de demande parmi les hommes et parmi les
femmes est presque identique (33% et 35%, 67% et 65%). Le sexe ne semble pas influer
sur le type de demande.
La grande majorité des sujets s’est donc rendue à l’officine avec une idée précise quant à
sa requête. Avec les multiples moyens d’information accessibles à la population à l’heure
actuelle (articles, presse, magazine, internet et blogs, émissions télévisuelles ; évoqués
ensuite), le consommateur peut se renseigner au préalable, et même apprendre de
nombreuses notions qu’il pourra utiliser par la suite.
b. Plantes médicinales et indications thérapeutiques
Comme indiqué précédemment et dans un soucis de clarté de présentation, l’analyse des
données concernant les plantes médicinales et les indications thérapeutiques
plébiscitées durant l’enquête est consignée à la partie suivante, intitulée « D. Indications
thérapeutiques », page 87.
3.
Expérience du sujet
Ce paragraphe pointe l’expérience que possède le sujet vis à vis des plantes médicinales,
en abordant des notions de fréquence d’utilisation mais aussi de niveau de
connaissance.
a. Novice, utilisateur occasionnel ou bien chevronné ?
La notion de « primo-utilisation » des plantes médicinales est abordée dans cet item. On
peut ainsi séparer les « nouveaux utilisateurs » de ceux ayant déjà eu recours à leurs
vertus. Ce dernier groupe, par rapport au premier, sera amené à juger l’efficacité des
plantes que ces sujets ont pu utiliser antérieurement. Leur opinion sur leur capacité à
conseiller les plantes sera aussi recueillie.
Par rapport aux autres statistiques, on peut supposer que le critère « première
utilisation des plantes » est un peu biaisé. En effet, la probabilité d’accueillir un
néophyte semble, a priori, plus faible que d’accueillir une personne ayant déjà utilisé, au
43
moins une fois, les plantes médicinales : devant la raréfaction de cette activité en milieu
officinal, certaines pharmacies de ville deviennent des « références en la matière» et se
forgent une certaine réputation.
Les chiffres obtenus sont les suivants (Tableau 7) :
Tableau 7: Répartition de l’échantillon en fonction de l’utilisation
1ère utilisation déjà utilisé Total
n
8
70
78
%
10
90
100
Utilisation des plantes
médicinales
10%
1ère
utilisation
déjà utilisé
90%
Figure 10: Proportion de nouveaux utilisateurs

Première utilisation
On constate que 90% des sujets ont déjà fait usage des plantes médicinales auparavant
(Figure 10). Ce qui laisse penser qu’ils y ont trouvé une certaine efficacité quant à
l’indication recherchée, et que ce mode thérapeutique leur convient bien.
D’un autre côté, et bien que ce chiffre soit nettement inférieur, l’effectif de 8 personnes
(Tableau 7) utilisant pour la première fois les plantes médicinales peut laisser supposer
que ce secteur d’activité aspire à progresser, même dans des officines spécialisées. On
peut penser qu’une officine désireuse de développer ce secteur d’activité suite à des
demandes répétées, devrait pouvoir élargir sa clientèle, en plus d’avoir la possibilité de
pouvoir proposer une thérapeutique alternative.
44

Utilisation et sexe
Si l’on prend en compte le critère sexe, on obtient les résultats suivants (Tableau 8):
Tableau 8: Utilisation des plantes médicinales
1ère utilisation
n
% par sexe
Homme
3
38
Femme
5
62
Total Déjà utilisé
8
n
100
% par sexe
Homme
23
33
Femme
47
67
Total
71
100
Utilisation
80
60
Effectif 40
20
47
Femmes
Hommes
23
0
Déja utilisé
5
3
1ère utilisation
Figure 11: Répartition homme-femme en fonction de l'utilisation.
La proportion homme-femme parmi les nouveaux utilisateurs et les utilisateurs
habituels n’est pas significativement différente : les deux groupes « 1ère utilisation » et
« déjà utilisé » sont donc comparables quant au critère sexe (voir annexe n°6 « Tests
statistiques », Test statistique n°3).
b. Fréquence d’utilisation
Il s’agit d’un paramètre contrôlé par le sujet. Le consommateur doit évaluer à quelle
fréquence a-t-il recours à l’utilisation des plantes médicinales. Seuls les membres du
groupe « déjà utilisé » ont pu répondre à cette question, soit 70 personnes.
La fréquence d’utilisation a été définie de la sorte pour faciliter la réponse :
-
occasionnelle : quelques fois par an,
-
fréquente : plusieurs fois par mois,
-
très fréquente : plusieurs fois par semaine,
45
-
quotidienne.
Cette graduation va permettre de bien faire la distinction entre l’utilisateur régulier et
celui utilisant les plantes médicinales plutôt par intermittence.
Les résultats suivants ont été obtenus (Tableau 9):
Tableau 9: Type d'utilisation
Utilisation
n
total
% global par fréquence
occasionnelle
16
23
Hommes + Femmes
fréquente
très fréquente
26
15
70
37
21
quotidienne
13
19
Répartition des utilisateurs ayant déjà eu recours aux plantes
médicinales
30
25
17
Effectif
20
15
Femmes
9
10
10
5
11
Hommes
9
7
5
0
occasionnelle
fréquente
très fréquente
2
quotidienne
Figure 12: Fréquence d'utilisation des plantes médicinales dans l'échantillon.
Répartition globale du type
d'utilisation
19%
23%
21%
occasionnelle
fréquente
très fréquente
37%
quotidienne
Figure 13: Fréquence d'utilisation des plantes médicinales
46
On constate que 40% des sujets (Figure 13) utilisent les plantes médicinales au
minimum plusieurs fois par semaine, tandis que 60% les utilisent jusqu’à plusieurs fois
par mois. Ce dernier type d’utilisation est le plus représenté (37%).
Il est à noter que dans la majeure partie des cas, les plantes médicinales, sous forme de
tisane notamment, sont à utiliser une à plusieurs fois par jour pendant la durée du
traitement afin d’obtenir une efficacité suffisante.
De ce fait on peut légitimement penser que dans le cadre d’une utilisation quotidienne,
un effet thérapeutique n’est pas inexorablement recherché, de nombreuses plantes étant
consommées en tisane dans une optique récréative, de dégustation.
Si l’on prend en compte le caractère « sexe », on obtient les informations
suivantes (Tableaux 10 & 11):
Tableau 10: Fréquence d'utilisation des plantes médicinales chez les hommes
utilisation
n
total
% par fréquence
occasionnelle
7
30
Hommes
fréquente
très fréquente
9
5
23
39
22
quotidienne
2
9
Tableau 11: Fréquence d'utilisation des plantes médicinales chez les femmes
utilisation
n
total
% par fréquence
occasionnelle
9
19
Femmes
fréquente
très fréquente
17
10
47
36
21
quotidienne
11
23
47
Utilisation parmi les hommes
occasionnelle
occasionnelle
9%
30%
22%
Utilisation parmi les femmes
24%
fréquente
très fréquente
39%
21%
19%
fréquente
très fréquente
36%
quotidienne
quotidienne
Figure 14: Fréquence d'utilisation des plantes médicinales chez les hommes (gauche) et les femmes (droite)
Les tests statistiques (voir annexe n°6 « Tests statistiques », test statistique n°4) nous
permettent de dire que les différences observées entre les proportions d’hommes et de
femmes en fonction de la fréquence d’utilisation ne sont pas significatives.
Le type d’utilisation ne semble pas lié au sexe.
c. Autres fins thérapeutiques
Cette question, prolongement de la précédente, permet de voir si les sujets envisagent
l’usage des plantes médicinales de manière globale, pour traiter diverses pathologies
aigues ou chroniques ainsi que les maux du quotidien. Ces indications, autres que
celle(s) de la raison de la venue, seront répertoriées en annexe (voir annexe n°5
« Résultats de l’enquête»).
On obtient les résultats suivants (Tableau 12):
Tableau 12: Utilisation des plantes médicinales à d'autre(s) fin(s) thérapeutique(s)
Autres fins thérapeutiques
sexe
n
total
% par sexe et par réponse
% global par réponse
Oui
Homme
17
Non
Femme
30
Homme
6
47
36
23
64
67
Femme
17
26
74
33
total
70
total
100
48
Autres fins thérapeutiques
50
Effectif
40
30
30
Femmes
20
10
Utilisation des plantes à
d'autres fins
thérapeutiques
33%
Hommes
17
OUI
17
67%
NON
6
0
OUI
NON
Figure 15: Utilisation des plantes médicinales à d'autres fins thérapeutiques, en terme d’effectifs ( à gauche)
et en pourcentage ( à droite).
Ainsi, Les sujets utilisent les plantes à d’autres fins dans 67% des cas (Figure 15). La
réitération de ce mode de traitement met en évidence la perception d’une certaine
efficacité thérapeutique. D’autre part, cela promeut la polyvalence thérapeutique des
plantes médicinales, reconnue depuis des siècles dans les médecines traditionnelles à
travers le monde [12].
En prenant en compte le critère « sexe », on obtient les résultats suivants (Figure 16):
Hommes: autres fins
thérapeutiques
26%
Femmes: autres fins
thérapeutiques
oui
74%
non
36%
oui
64%
non
Figure 16: Utilisation des plantes médicinales à d'autres fins thérapeutiques par les hommes (à gauche) et
chez les femmes (à droite)
49
Les tests statistiques (voir annexe n°6 « Tests statistiques », test statistique n°5) nous
permettent de dire qu’il n’y a pas de lien entre le sexe et l’usage des plantes médicinales
dans plusieurs pathologies différentes, les proportions d’hommes et de femmes utilisant
les plantes médicinales dans d’autres indications n’étant pas significativement
différentes.
On constate ainsi que les hommes et les femmes semblent avoir une utilisation similaire
des plantes médicinales tant au niveau de la fréquence d’utilisation, que dans le fait de
l’adapter à diverses pathologies.
d. Connaissances
Cet item de l’enquête est important. Il amène le sujet à évaluer ses connaissances quant
à l’herboristerie. Ce critère est purement subjectif, car laissé à la libre appréciation de
l’utilisateur, ce dernier pouvant les sous-estimer comme les surestimer.
Cela permet tout de même d’évaluer l’intérêt que suscite l’herboristerie.
Les résultats suivants ont été obtenus (Tableau 13) :
Tableau 13: Niveau de connaissance de l'échantillon
Connaissances
sexe
n
Aucune
% global
Moyenne
Bonne
homme femme homme femme homme femme homme femme
3
total
% par sexe
Faible
2
12
5
60
5
29
40
6
17
41
6
20
59
37
15
25
24
75
26
18
25
78
75
31
total
total
100
50
Evaluation des connaissances
35
30
17
Effectif
25
18
20
15
15
Hommes
10
5
0
Femmes
12
2
3
Aucune
Faible
5
6
Moyenne
Bonne
Figure 17: Niveau de connaissance de l'échantillon (effectifs).
Réartition globale
6%
Aucune
31%
37%
26%
Faible
Moyenne
Bonne
Figure 18: Niveau de connaissance (pourcentages).
D’une manière générale, les participants pensent posséder un minimum de
connaissances sur les plantes médicinales, 57% estimant avoir au moins une
connaissance moyenne sur le sujet.
En effet, alors que 31% et 26% disent avoir respectivement, une bonne et une moyenne
connaissance, seulement 6% estiment que celles-ci sont nulles sur le sujet (Figure 18).
L’usage des plantes médicinales apparaît alors comme un moyen thérapeutique dont
presque tout le monde a déjà entendu parler. Cependant les 37% ayant estimé avoir de
faibles connaissances en herboristerie laissent à penser qu’un avis leur est nécessaire
avant d’entreprendre un traitement à bas de plantes médicinales.
Globalement, la répartition apparaît comme assez homogène, mais peu de personnes ont
jugé leurs connaissances comme nulles (Figure 17). Il faut penser qu’à l’heure actuelle,
la collecte d’informations, par divers moyens, se révèle assez aisée grâce aux multiples
51
sources accessibles (ceci sera abordé par la suite). Il est ainsi possible pour l’utilisateur
d’acquérir des connaissances par lui-même s’il le désire.
En prenant le critère sexe, les résultats deviennent les suivants (Tableaux 14 & 15):
Tableau 14: Niveau de connaissance chez les hommes.
hommes
Aucune
Faible
Moyenne
Bonne
total
n
3
12
5
6
26
%
12
46
19
23
100
Tableau 15: Niveau de connaissance chez les femmes.
femmes
Aucune
Faible
Moyenne
Bonne
total
n
2
17
15
18
52
%
4
33
29
34
100
Parmi les hommes
23%
19%
12%
4%
Aucune
Faible
46%
Parmi les femmes
34%
33%
Moyenne
Bonne
Aucune
Faible
Moyenne
29%
Bonne
Figure 19: Répartition du niveau de connaissance chez les hommes (à gauche) et chez les femmes (à droite).
Les tests statistiques (voir annexe n°6 « Tests statistiques », test statistique n°6) nous
permettent de dire qu’il ne semble pas y avoir de lien entre le niveau de connaissance et
le sexe. Les proportions de niveau de connaissances ne sont pas significativement
différentes entre les hommes et les femmes.
52
e. Sources
Les moyens d’informations demeurent extrêmement nombreux à l’heure actuelle. Mais il
est tout de même possible de déterminer quatre grandes catégories, qui faciliteront la
réponse du participant.
Les choix ont été orientés de la manière suivante :
-
Publication/livre : il s’agit d’articles scientifiques, de livres spécialisés.
-
Magazine : publication périodique plus ou moins spécialisée (du magazine de
santé/bien-être à l’encart dans un programme tv par exemple.)
-
Internet : tout contenu (certifié ou non)
-
Famille et proches : le bouche à oreille, la discussion, l’échange et le partage
d’idées entre les personnes. Cet item est basé sur l’expérience d’une tierce
personne en la matière.
Les chiffres suivants ont ainsi été obtenus (Figure 20):
Sources
40
35
Effectif
30
25
22
23
20
15
10
15
Femmes
17
9
5
0
25
Hommes
7
2
4
Figure 20: Sources d'informations utilisées.
Remarque : le total des différents effectifs est supérieur à 78 (taille de l’échantillon), un
même sujet pouvant utiliser différentes sources.
53
Répartition globale des sources
3%
Publication/livre
26%
30%
magazine
internet
26%
15%
famille/proches
Autre
Figure 21: Répartition des sources d'information utilisées au sein de l'échantillon.
A l’heure de « l’internet pour tous », toute information est accessible d’une manière plus
ou moins détaillée, sur quasiment tous les sujets possibles. Il est intéressant de noter
que les ressources en lignes ne représentent pas pour autant la majeure partie (26%)
des moyens d’information employés (Figure 21).
En effet, l’utilisateur consulte des livres spécialisés ou des publications (30%) ou
cherche à avoir l’avis de son entourage (26%) (Figure 21). Il s’agit là d’un point plutôt
positif, la valeur des informations trouvées sur l’internet pouvant être très variable.
Grossièrement, toute personne, même non qualifiée par rapport aux propos tenus, peut
partager ses idées et ses croyances sur la toile, sans que ces informations ne soient
vérifiées ou validées par une autorité compétente en la matière (ce qui est beaucoup
moins probable pour un ouvrage manuscrit, les auteurs étant la plupart du temps des
scientifiques ou des professionnels de santé).
Pour éviter tout dérive et l’utilisation de données non scientifiquement prouvées ou
vérifiées, il convient de bien étudier les sources utilisées (si celles-ci sont citées, ce qui
n’est pas forcément le cas !) lorsque l’on consulte un site en ligne. Certains outils
permettent la diffusion d’informations de qualité telle la charte HON Code (code de
conduite pour les sites web de santé) [13], qui représente un gage de qualité quant aux
propos tenus, aux idées émises ou aux informations relatées.
Ce taux est tout de même à pondérer avec le fait que, comme vu précédemment, 60%
des sujets sont âgé d’au moins 50 ans et 33% ont plus de 60 ans (Cf. Tableau 3). Cette
dernière tranche d’âge impacte de manière certaine le pourcentage « internet », n’étant
54
pas forcément adepte de cette technologie, bien que les personnes d’un certain âge (>70
ans) tendent à utiliser d’avantage l’informatique. En effet, 45% des Américains âgés de
70-75 ans ont utilisé l'internet en 2008, contre 26% seulement trois ans auparavant
selon l’étude américaine Pew Internet American Life Project.
La consultation d’ouvrages spécialisés, rédigés par des auteurs qualifiés ainsi que toute
publication scientifique apparaissent ainsi comme les sources les plus sûres
d’information.
A noter qu’aux catégories initialement prévues dans le questionnaire vient s’y ajouter
une cinquième, intitulée « autre », les participants (4 femmes) ayant été conseillées par
leur médecin sur l’usage de plantes médicinales. En effet, certains praticiens les
prescrivent encore sous forme brute, en vue de préparer des tisanes, même si cela reste
très sporadique.
Si l’on observe la répartition du type de source utilisé en fonction du sexe, on obtient les
chiffres suivants (Tableaux 16, 17, 18 et 19):
Tableau 16: Consultation de livres et publications.
Livres et Publications
Hommes
Femmes
Total
Oui
15
22
37
Non
11
30
41
Total
26
52
78
Proportions de sujets consultant des livres ou des publications, en fonction du sexe :
-
hommes :
58%
-
femmes :
42%
55
Tableau 17: Consultation de magazines.
Magazine
Hommes
Femmes
Total
Oui
2
17
19
Non
24
35
59
Total
26
52
78
Proportions de sujets consultant des magazines, en fonction du sexe :
-
hommes :
8%
-
femmes :
33%
Tableau 18: Consultation de ressources internet.
Internet
Hommes
Femmes
Total
Oui
9
23
32
Non
17
29
46
Total
26
52
78
Proportions de sujets consultant des sites internet, en fonction du sexe :
-
hommes :
35%
-
femmes :
44%
Tableau 19: Consultation de l'entourage.
Famille et proches
Hommes
Femmes
Total
Oui
7
25
32
Non
19
27
46
Total
26
52
78
Proportions de sujets consultant son entourage, en fonction du sexe :
-
hommes :
27%
-
femmes :
48%
56
Au premier abord, on remarque que la répartition apparaît comme différente entre les
hommes et les femmes. En effet, très peu d’hommes (8%, Tableau 17) ont utilisé les
magazines pour s’informer sur les plantes médicinales (33% pour les femmes). De
même, 27% des hommes disent suivre les conseils de leur entourage, contre 48% chez
les femmes (Tableau 19). Ces dernières semblent donc plus privilégier ces deux modes
d’informations que leurs homologues masculins. Les tests statistiques (voir annexe n°6
« Tests statistiques », test statistique n°7) nous permettent de confirmer ces hypothèses.
Pour les autres moyens d’information, les différences ne sont pas significatives.
4.
Appréciation de l’effet thérapeutique des plantes médicinales
a. Efficacité thérapeutique
De même que pour l’évaluation des connaissances, le critère de l’efficacité est très
subjectif. Il s’agit d’une appréciation qualitative et personnelle, basée sur la constatation
d’une diminution des symptômes mais tenant également compte implicitement des
caractères individuels (sensibilité mais également « croyances » et idées reçues peuvent
influer sur les réponses)
Le but est d’évaluer, globalement, l’efficacité des plantes dans les indications recensées.
On obtient les résultats suivants (Tableau 20) :
Tableau 20: Perception de l'efficacité des plantes médicinales.
efficacité
sexe
n
total
%/sexe/efficacité
% global par efficacité
nulle
H
F
0
0
0
0
0
0
insuffisante moyenne
H
F
H
F
0
0
3
7
0
10
0
0
30 70
0
14
bonne
H
F
18
27
45
40
60
64
excellente
H
F
2
13 total
15
70
13
87 total
21
100
Légende : H = homme ; F = femme.
57
Efficacité
Efficacité
50
45
40
Effectif
35
27
30
22%
25
insuffisante
Femmes
20
15
bonne
64%
13
7
5
moyenne
Hommes
18
10
0
nulle
14%
excellente
2
3
Figure 22: Perception de l'efficacité des plantes médicinales, en terme d’effectif (à gauche) et en pourcentage
(à droite).
Il est intéressant de noter en premier lieu qu’aucun sujet n’a jugé l’efficacité
thérapeutique des plantes comme nulle ou insuffisante (Tableau 20, Figure 22). On peut
néanmoins penser que cette statistique est biaisée : la population qui fréquente les
officines spécialisées en herboristerie est à priori, convaincue de leur efficacité.
Une large majorité (64%) juge tout de même l’efficacité des plantes médicinales comme
bonne, 22% des sujets l’ayant même qualifiée d’excellente (Figure 22).
Cela permet, en quelque sorte, d’asseoir la légitimité de l’herboristerie à l’officine :
proposer une alternative thérapeutique à la médication habituelle, qui apparaît comme
suffisamment efficace pour ses utilisateurs pour ne pas être oubliée. En effet, seulement
14% des sujets ont trouvé que l’efficacité demeurait moyenne (Figure 22).
En prenant en compte le critère sexe, on obtient les résultats suivants (Tableau 21) :
Tableau 21: Efficacité perçue en fonction du sexe.
hommes
n
%
nulle
0
0
insuffisante moyenne
0
3
0
13
bonne
18
78
excellente
2
9
total
23
100
femmes
n
%
nulle
0
0
insuffisante moyenne
0
7
0
15
bonne
27
57
excellente
13
28
total
47
100
58
Parmi les hommes
9%
13%
Parmi les femmes
15%
nulle
insuffisante
insuffisante
28%
moyenne
78%
bonne
excellente
nulle
moyenne
57%
bonne
excellente
Figure 23: Efficacité perçue des plantes médicinales chez les hommes (à gauche) et les femmes (à droite).
A priori, on observe que les hommes et les femmes semblent globalement d’accord
quant à l’efficacité des plantes médicinales (15% et 13% en efficacité moyenne).
Cependant, alors que seulement 9% des hommes les ont jugées d’une efficacité
excellente, 28% des femmes se montraient très satisfaites (Figure 23).
Les tests statistiques (voir annexe n°6 « Tests statistiques », test statistique n°8) nous
permettent de confirmer que les hommes ont plus tendance à qualifier l’efficacité des
plantes médicinales comme bonne, alors que les femmes la qualifieront plus facilement
d’excellente.
Le critère efficacité est lié au sexe pour ces deux niveaux d’appréciation.
b. Conseil
L’item « conseil » représente la continuité du critère efficacité. En effet, toute personne
ne conseillera pas, à priori, une méthode thérapeutique qu’elle juge non ou
insuffisamment efficace après l’avoir elle-même testée.
59
Les chiffres suivants on été obtenus (Tableau 22):
Tableau 22: conseil de l'utilisation des plantes médicinales.
conseil
sexe
n
Total
% par sexe et par réponse
%global par réponse
Oui
Homme
22
Non
Femme
47
Homme
1
69
32
Femme
0
1
68
100
99
0
1
Total
70
total
100
Conseilleriez-vous l'usage des plantes médicinales
?
80
70
60
50
Effectif 40
47
Femmes
Hommes
30
20
10
22
1
0
OUI
NON
Figure 24: Conseil de l'utilisation des plantes médicinales en fonction du sexe.
A la question « Conseilleriez vous l’utilisation des plantes médicinales ? », la réponse est
sans équivoque : sur les 70 sujets ayant déjà eu recours aux plantes médicinales
antérieurement à l’enquête, 69 conseilleraient leur usage. Seul un homme a répondu par
la négative (Figure 24).
Cela conforte les chiffres obtenus dans l’item « Efficacité » mais aussi dans celui
« proches/famille » du critère « Sources »: un traitement efficace dans une indication
donnée sera largement recommandé et promu auprès de l’entourage.
On constate ainsi que les plantes médicinales jouissent d’une bonne réputation. Celle-ci
tient d’une part à la perception de leur relativement bonne efficacité par ses utilisateurs.
L’image de « médecine verte », naturelle et moins dangereuse y contribue-t-elle aussi ?
Ceci sera abordé ci-après.
60
5.
Perception globale de l’herboristerie
Cette partie a pour but d’évaluer l’image que renvoie l’herboristerie aux yeux du grand
public et de ses utilisateurs.
a. Dangerosité des plantes médicinales
La première notion abordée est celle de la dangerosité. Ce terme, quoiqu’à connotation
assez forte, est à prendre au sens large : peut-il y avoir un risque d’utiliser les plantes
médicinales ?
A cette question, les résultats suivants ont été obtenus (Tableau 23):
Tableau 23: L'utilisation des plantes médicinales peut-elle présenter des dangers?
Danger
sexe
n
total
% par sexe et par réponse
%global par réponse
Oui
Homme
7
Femme
18
25
28
72
32
Non
Homme
Femme
19
34
53
36
64
68
Total
78
total
100
Dépourvue de danger
32%
68%
OUI
NON
Figure 25: Estimation du danger de l'utilisation des plantes médicinales.
53 sujets, soit 68% de l’échantillon (Tableau 23, Figure 25), considèrent que l’utilisation
des plantes médicinales, d’une manière générale, n’est pas sans danger. Cette question
semble avoir été bien comprise.
En effet, il s’agissait pour le sujet de saisir que la demande pour laquelle il s’était rendu à
l’officine n’était pas obligatoirement dangereuse, mais qu’une autre pouvait l’être. La
61
majorité des sujets semble avoir conscience du pouvoir thérapeutique des plantes
médicinales mais aussi de leurs éventuels effets néfastes ou toxiques sur l’organisme.
Des résultats similaires ont été mis en évidence dans une enquête menée à Londres en
octobre 2003. La population a été sollicitée pour répondre à un questionnaire
permettant de comparer leur point de vue sur les risques (effets secondaires,
dépendance, interactions médicamenteuses) et les bénéfices de 3 types de médecine :
les médicaments soumis à prescription, les médicaments OTC et les plantes médicinales.
Il ressort de cette étude que les plantes médicinales, utilisées comme thérapeutique
alternative ou adjuvante bénéficient d’une image de médecine douce par leur origine
naturelle : risque à l’utilisation inférieur, probabilité d’effets secondaires, d’interactions
et de dépendance inférieurs (leur efficacité a cependant été jugée inférieure à celle des
autres thérapeutiques) [14].
Cela
justifie
que
bon
nombre
de
personnes
entreprennent
des
cures
phytothérapeutiques. Dans une étude « Comportements et Consommations Alimentaires
des Français (CCAF) » publiée dans la dernière lettre de « La Minute Nutrition » no 227,
du 10 février 2006, il est mis en avant que 11 % des adultes français consommaient des
compléments alimentaires, dont les plantes médicinales font partie. 19 % de ces
personnes ont une consommation permanente de compléments alimentaires, 12,4 % les
prennent en cure de plus de 3 semaines. Il convient donc que ces consommateurs soient
les mieux informés possible quant à la potentielle dangerosité des plantes médicinales,
si celles-ci ne sont pas utilisées à bon escient.
Comme tout médicament, elles
se doivent d’être utilisées dans la ou les bonnes
indications, en tenant compte des paramètres physiologiques individuels ainsi que des
traitements concomitants.
62
En prenant en compte le caractère « sexe », on obtient les résultats suivants (Tableau
24):
Tableau 24: Perception du danger chez les hommes et les femmes.
Hommes
n
%
Femmes
n
%
pas de danger
7
27
danger possible
19
73
total
26
100
18
35
34
65
52
100
Hommes
27%
73%
Femmes
pas de danger
danger
possible
35%
65%
pas de danger
danger
possible
Figure 26: Notion de danger à l'utilisation des plantes médicinales, selon les hommes (à gauche) et les
femmes (à droite).
La perception du danger à l’utilisation de plantes médicinales n’apparaît pas comme liée
au sexe (voir annexe n°6 « Tests statistiques », test statistique n°9), les proportions
d’hommes et de femmes estimant que l’utilisation des plantes pouvait s’avérer
dangereuse n’étant pas significativement différentes (Figure 26).
b. Effets secondaires
Dans la continuité de la question précédente, il a été demandé si des effets secondaires
indésirables pouvaient apparaître suite à l’utilisation de plantes médicinales.
A la question de savoir si les plantes médicinales pouvaient entrainer des effets
secondaires indésirables, les réponses ont été les suivantes (Tableau 25):
63
Tableau 25: Possibilité d'effets indésirables, secondaires à l'utilisation des plantes médicinales.
Possibilité d’effets
OUI
Indésirables secondaires
Sexe
n
total
% par sexe et par réponse
% global par réponse
Homme
18
NON
Femme
32
Homme
8
50
Femme
20
28
36
64
29
64
71
36
Total
78
total
100
Possibilité d'effets secondaires,
indésirables
36%
OUI
64%
NON
Figure 27: Existence d'effets secondaires à l'utilisation des plantes médicinales.
Il s’avère que 64 % (18 hommes et 32 femmes) (Tableau 25, Figure 27) des sujets
interrogés ont pensé qu’il était possible pour les plantes d’entrainer l’apparition d’effets
secondaires, indésirables.
Et ce à juste titre, car, comme pour les médicaments, leur bonne utilisation est
conditionnée par certaines règles: respect des doses, des posologies et des diverses
indications utiles à la conduite du traitement.
Pour la grande majorité des plantes médicinales couramment utilisée, peu nombreuses
sont celles pouvant présenter des effets indésirables de manière assez fréquente. Quand
bien même, certains effets secondaires peuvent apparaître soudainement.
C’est le cas du Ginkgo biloba [15]. Doué de propriétés antioxydantes et d’une capacité à
inhiber l’agrégation plaquettaire, on l’emploie en vue d’améliorer les fonctions
cognitives et la circulation cérébrale [16] [17]. Cependant, malgré ses effets reconnus,
64
des saignements spontanés ont pu être rapportés chez des personnes l’ayant utilisé [16]
[18]. Alors que certains cas faisaient part d’une prise d’anticoagulants concomitante (il
s’agit là plutôt d’interactions médicamenteuses, abordées plus loin) ou d’antécédents
chirurgicaux suite à des problèmes circulatoires, d’autres ne montrent à priori aucun
lien avec un quelconque traitement ou antécédent médical ; comme ce cas d’hémorragie
cérébrale chez une femme âgée de 72 ans ayant absorbé du Ginkgo biloba à raison de
150 mg par jour (50 mg 3 fois par jour), pendant une période de 6 mois. Aucun
antécédent de possible traumatisme crânien n’avait été mis en évidence [15] [18].
Il s’agit ici d’un cas isolé. Mais cela montre que, même dans des conditions normales
d’utilisation, les plantes médicinales ne sont pas à considérer comme inoffensives.
Dans une moindre mesure, de « petits » effets indésirables peuvent être observés [19],
comme :
-
des nausées avec la bourrache (akènes) et le fragon,
-
un léger effet laxatif avec le chardon-marie,
-
de rares troubles gastro-intestinaux, de l’urticaire avec le gattilier,
-
une hyperacidité gastrique (due à la forte amertume de certaines substances)
avec la racine de Pissenlit.
Il en est de même pour des plantes plus couramment utilisées. Un tableau en annexe
(voir « Annexe n°7 : Effets indésirables de quelques plantes médicinales couramment
utilisées ») relate quelques exemples [20].
Il faut également penser que, comme pour toute substance, chimique ou naturelle, des
réactions allergiques peuvent apparaître. C’est le cas pour les Astéracées notamment
(millefeuille, échinacée, camomille romaine et allemande, bardane, arnica, souci,
pissenlit, artichaut, tussilage). L’utilisation de ces plantes devient alors une contreindication.
Un non respect des doses journalières peut également engendrer l’apparition d’effets
indésirables ou une exacerbation de l’effet thérapeutique.
65
Le millepertuis par exemple, en plus d’être inhibiteur enzymatique (voir « interactions
médicamenteuses »), est photosensibilisant lorsque les doses d’hypericine ingérée
atteignent les 5,9 à 11,3 mg, nettement supérieures à celles conseillées pour une
administration journalière (0,4 à 2, 7 mg d’hypericine).
A présent, si l’on prend en compte le caractère sexe, on obtient les résultats
suivants (Tableau 26):
Tableau 26: Possibilité d'effets indésirables en fonction du sexe.
Hommes
n
%
Femmes
n
%
possibilité EI
18
69
pas d'EI
8
31
total
26
100
32
62
20
38
52
100
Femmes
Hommes
31%
possibilité EI
69%
pas d'EI
38%
possibilité EI
62%
pas d'EI
Figure 28: Existence possible d'effets indésirables, secondaires à l'utilisation des plantes, selon les hommes (à
gauche) et les femmes (à droite).
La reconnaissance de l’existence de possibles effets secondaires lors de l’utilisation de
plantes médicinales n’est pas liée au sexe (Figure 28), les proportions d’hommes et de
femmes admettant qu’il puisse y avoir apparition d’effets indésirables lors de
l’utilisation de plantes médicinales n’étant pas significativement différentes (voir annexe
n°6 « Tests statistiques », test statistique n°10).
66
c. Contre-indications
Cette fois-ci est abordée la notion de contre-indication. Il s’agit la d’une question très
importante quant à l’image que renvoient les plantes médicinales. Nous avons déjà
abordé le fait que celles-ci bénéficiaient d’une réputation de médecine moins
dangereuse. Cependant, celle-ci n’est pas recommandée pour toute personne, compte
tenu des caractéristiques physiologiques de chacun.
A l’item « l’utilisation des plantes peut présenter des contre-indications », les résultats
suivants ont été obtenus (Tableau 27) :
Tableau 27: Existence possible de contre-indications à l'utilisation des plantes.
Contre-indications
Sexe
n
total
%sexe
%global
Oui
Homme
16
Non
Femme
37
Homme
10
53
30
Femme
15
25
70
40
68
60
32
Total
78
total
100
Contre-indications
32%
OUI
68%
NON
Figure 29: Contre-indications à l'utilisation des plantes médicinales.
Encore une fois, la grande majorité (68%, Figure 29) possède un bon jugement par
rapport aux plantes médicinales. En effet, nombreuses sont les contre-indications à leur
utilisation et dépendent essentiellement de l’état physiologique de l’utilisateur (âge,
67
sexe, grossesse en cours, pathologies chroniques ou aigues) ou de l’existence d’un
traitement médicamenteux.
En prenant en compte le critère sexe, les résultats suivants ont été obtenus (Tableau
28):
Tableau 28: Existence de contre-indications des plantes médicinales en fonction du sexe.
Hommes
n
%
Femmes
n
%
CI
16
62
pas de CI
10
38
total
26
100
37
71
15
29
52
100
Femmes
Hommes
CI
38%
62%
pas de CI
29%
CI
71%
pas de CI
Figure 30: Existence de contre-indications à l'utilisation des plantes médicinales, selon les hommes (à
gauche) et les femmes (à droite)
La proportion d’hommes et de femmes (Figure 30) qui pensent que l’utilisation des
plantes médicinales peut présenter des contre-indications n’est pas significativement
différente (voir annexe n°6 « Tests statistiques », test statistique n°11), la perception de
cette notion ne semble pas liée au sexe.
Quelques exemples peuvent être apportés :
Dans le cas d’une plante médicinale en particulier, on peut citer le Fucus (ou Varech).
68
Compte tenu de l’iode qu’il contient, le fucus est traditionnellement utilisé dans des
préparations à visée amaigrissante (pourrait augmenter le métabolisme en stimulant la
thyroïde). Bien que remis en question, cet usage demeure encore courant [21].
D’autres actions ont été étudiées, notamment anti-œstrogéniques chez les femmes
préménopausées
(expliquerait
la
moins
grande
prévalence
de
cancers
hormonodépendants chez les Japonaises, chez qui le Varech fait partie intégrante du
régime alimentaire). [22] [23]
Cette teneur en iode, qui peut d’ailleurs être très variable (jusqu’à600 µg par gramme
d'algue alors qu'une consommation journalière supérieure à 150 µg peut engendrer
hyperthyroïdie ou hypothyroïdie), fait que le Varech sera contre-indiqué en cas
d’hyperthyroïdie (mais également en cas d’acné) [24] [25].
Il en est de même d’une manière générale pour les enfants et les femmes enceintes ou
qui allaitent. Renfermant également une quantité élevée de sodium, on le contre-indique
chez les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ou rénale, ou suivant un
traitement composé de diurétiques [26].
Si nous prenons les caractéristiques physiologiques de l’utilisateur, nous pouvons
aborder le cas de la femme enceinte. Bénéficiant de sa bonne image, des millions de
femmes enceintes à travers le monde ont recours à la phytothérapie durant leur
grossesse, bien que de nombreuses plantes contiennent des molécules actives pouvant
être néfastes sur le fœtus et sans que cela n’ait fait l’objet d’études. Leur utilisation n’est
alors pas synonyme de sécurité.
Une étude italienne (F. Facchinetti et al.) a permis de mettre en évidence que le poids de
naissance et la durée de la grossesse pouvaient être affectés par des traitements
phytothérapeutiques. Sur les 700 femmes interrogées à la suite de leur accouchement,
189 ont admis avoir utilisé des plantes médicinales au moins 3 mois durant leur
grossesse, notamment de la camomille en infusion, de la valériane, du fenouil et de
l’échinacée [27].
Il convient de recommander, comme pour tout traitement médicamenteux, d’éviter
l’usage non indispensable des plantes médicinales au cours de la grossesse.
69
D’autres plantes seront clairement contre-indiquées chez la femme enceinte. C’est le cas
de l’angélique, utilisée en cas de problèmes gastro-intestinaux (malaises et spasmes
gastro-intestinaux, ballonnements et flatulences, ou stimulation de l’appétit) mais
pouvant présenter une action abortive. Il en est de même pour la rue fétide (Ruta
graveolens), plante la plus connue pour ces propriétés abortives. Devant être utilisée en
dilution, il faut être attentif devant une telle demande en herboristerie. La bourse à
pasteur ou le romarin présentent également cette même propriété [6].
Un tableau en annexe ( d’après Ernst et al., Blumenthal et al., Brinker et al., Fetrow &
Avila and Lepik, voir annexe n°8) synthétise les diverses plantes à éviter ou qui sont
contre-indiquées durant la grossesse.
Devant l’existence de pathologies aiguës ou chroniques, les plantes médicinales peuvent
également être contre-indiquées.
En effet, comme cité ci-dessus, une hyperthyroïdie contre-indique l’utilisation du fucus
du fait de sa richesse en iode. Dans le cas d’une maladie cardiovasculaire, bon nombre de
plantes médicinales peuvent avoir un effet néfaste. Leur contre-indication est plus ou
moins relative, cependant il sera conseiller d’éviter autant que possible leur utilisation.
En exemple dans le tableau ci-dessous (Tableau 29, d’après Ara Tachjian et al.) sont
consignés des plantes médicinales pouvant augmenter le risque de saignement ou bien
provoquer une arythmie.
Tableau 29: Plantes médicinales risquant d'augmenter le risque de saignement ou de provoquer une
arythmie cardiaque
Agripaume
Ail
Alfalfa
saignement
Danshen (sauge rouge)
Dong quai (angélique de chine)
Fenugrec
Ginkgo biloba
Ginseng
Myrtille
arythmie (allongement espace QT)
Aloe vera
Ginseng
Réglisse
Aubépine
Guarana
Rhodolia
Echinacée
Millepertuis
Ginkgo biloba
Oranger amer
70
Ces contre-indications ne sont pas absolues, mais peuvent nécessiter l’avis d’un
professionnel de santé averti. Cette question sera abordée par la suite.
d. Compatibilité des plantes médicinales avec tout
traitement médicamenteux
Les plantes médicinales étant la plupart du temps utilisé comme médicaments
complémentaires alternatifs (M.C.A.), il est très fréquent qu’elles soient associées à un
traitement médicamenteux de synthèse. Le risque d’interaction avec les drogues
chimiques est alors réel, et non sans conséquences.
A l’item « l’utilisation des plante est compatible avec tout traitement médicamenteux »,
les résultats sont les suivants (Tableau 30) :
Tableau 30: Compatibilité des plantes médicinales avec tout traitement médicamenteux.
Avec tout TTT
sexe
n
total
%sexe
%global
OUI
Homme
10
NON
Femme
20
Homme
16
30
33
Femme
32
48
67
33
38
67
62
Total
78
total
100
Compatibilité avec tout
traitement médicamenteux
38%
62%
OUI
NON
Figure 31: Risque d'interaction médicamenteuse.
71
38% des sujets (Figure 31) estiment que les plantes médicinales sont compatibles avec
tout traitement médicamenteux. Globalement, les sujets ont plutôt bien estimé « les
risques » liés à l’utilisation des plantes médicinales, mais on peut remarquer que les
potentielles interactions médicamenteuses sont les risques les plus sous-estimés (Cf.
résultats ci-avant).
Le critère sexe ne modifie rien, les proportions d’hommes et de femmes estimant qu’il
peut y avoir des interactions médicamenteuses avec les plantes médicinales étant
identiques (Tableau 31, Figure 32).
Tableau 31: Perception du risque d'interaction médicamenteuse chez les hommes et les femmes
Hommes
n
%
Femmes
n
%
Compatible avec tout TTT non compatible
10
16
38
62
total
26
100
20
38
52
100
32
62
Hommes
38%
62%
Femmes
Compatible
non
compatible
38%
62%
Compatible
non
compatible
Figure 32: Risque d'interaction médicamenteuse à l'utilisation des plantes médicinales, selon les hommes (à
gauche) et les femmes (à droite).
C’est dans cette notion que l’image des plantes médicinales est la plus faussée, bien que
62% des sujets ont correctement estimé le risque d’interaction médicamenteuse. En
effet, malgré l’enthousiasme du grand public pour celles-ci, les connaissances
scientifiques sont incomplètes quant aux interactions qu’il peut y avoir avec les
72
médicaments. Les recommandations reposent sur les observations consignées au cours
des siècles et plus récemment sur des observations in-vitro, des études animales et des
cas rapportés.
Au fur et à mesure des découvertes scientifiques, des interactions entre les principes
actifs des plantes et certains médicaments ont pu être mis en évidence. Elles peuvent
devenir
particulièrement
importantes
lorsque
les
médicaments
absorbés
concomitamment possèdent un index thérapeutique étroit.
Le cas de deux plantes, couramment utilisées, va être abordé.
Le cas du Ginseng (Panax ginseng C.A. Meyer, Araliaceae)
Le ginseng est une des plantes médicinales les plus populaires, utilisées depuis des
centaines d’années dans diverses contrées orientales. Son intérêt n’a fait que croitre
durant ces vingt dernières années, augmentant la demande en Europe et aux Etats-Unis.
Les espèces les plus connues sont le ginseng asiatique (Panax ginseng) et le ginseng
américain (Panax quinquefolius).
La drogue est constituée par la racine tubérisée, entière ou le plus souvent partagée en 2
ou 3 sur des longueurs différentes, lui donnant ainsi l’aspect d’un corps humain. D’où
son nom « jin seng » ou « racine-homme » [28].
Le ginseng est une plante adaptogène : elle permet d’apporter une réponse fonctionnelle
et variable, spécifique aux besoins de l’individu face aux situations de stress diverses
journalières. Une activité immunostimulante non spécifique a été mise en évidence invitro ainsi qu’une activité neuroprotectrice [28], [29].
Le mécanisme d’action principal du ginseng reposerait sur l’augmentation de la
biosynthèse des corticostéroïdes (par les surrénales) due aux ginsénosides contenus
dans la drogue. Ceux –ci agiraient sur l’axe hypothalamo-hypophysaire [30].
Connu depuis plus de 6 000 ans par les chinois, les usages traditionnels ont depuis été
confirmés par de nombreuses études cliniques, menées en double aveugle.
73
« Traditionnellement utilisé dans les asthénies fonctionnelles », son activité adaptogène,
le rend fréquemment employé [6], [19], [31]:
-
en cas de stress, perte de concentration et de la capacité de travail
-
en vue d’améliorer les performances physiques et intellectuelles et comme antifatigue.
-
dans les troubles de la sénescence : comme anti-âge et contre les pertes de
mémoire.
-
Comme antidiabétique.
Il entre ainsi dans la composition de compléments alimentaires et peut également être
utilisé en tisane. La quantité à utiliser est alors de 1 ou 2 g de racines par jour en
décoction (une tasse de 150 mL, à boire 2 fois par jour) [19].
Cependant, avant de proposer ou conseiller, l’utilisation de cette plante aux multiples
vertus, il est nécessaire de prendre en compte tout traitement médicamenteux en cours,
le ginseng pouvant interagir avec la warfarine (Coumadine®), un anticoagulant oral à
fenêtre thérapeutique étroite [32], [33] [34]. En effet, la mise en évidence d’une
substantielle diminution de l’effet anticoagulant de la warfarine, à la suite d’une
absorption répétée de ginseng, a été rapportée, alors que le traitement demeurait stable
auparavant [33], [34].
Dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo, il a été
observé que l’INR ou International Normalized Ratio, diminuait significativement après
deux semaines d’administration de ginseng américain [35], traduisant une diminution de
l’anticoagulation thérapeutique. Soit une tendance à la coagulation augmentée par
rapport à ce qui est souhaité pour le patient sous AVK (risque de thrombose, embolie
pulmonaire).
L’utilisation de ginseng apparaissant comme une contre-indication relative, l’accord
d’un professionnel de santé s’avère comme indispensable afin d’évaluer les risques
inhérents à une utilisation concomitante de ginseng et d’anticoagulants.
D’autres contre-indications avec des médicaments ont été retenues (Tableau 32),
certaines absolues, d’autres relatives [28].
74
Tableau 32: Médicaments contre-indiqués avec la prise de ginseng.
Médicament
Contre-indication absolue
Contre-indication relative
Neurotropes
X
Phénelzine
X
(antidépresseur)
Warfarine
X
Caféine
X
Ainsi, malgré son utilisation depuis des millénaires et sa grande notoriété, une prise de
ginseng ne doit pas être envisagée de manière anodine.
Le cas du millepertuis (Hypericum perforatum L. Hypericaceae)
Le millepertuis est également une des plantes les plus vendues, notamment aux EtatsUnis. La drogue est constituée par les sommités fleuries récoltées en début de floraison,
en juin (à l’époque de la Saint-Jean, d’où l’origine du nom populaire « d’herbe de la SaintJean »). Jolie plante vivace, herbacée, pouvant atteindre jusqu’à de 30 à 80 cm de haut, le
millepertuis est très répandu en Europe, en Asie occidentale et en Amérique du Nord et
croit à l’état sauvage au des bords des chemins. Sa culture et retrouvée un peu partout
dans le monde [6] [7] [19].
Traditionnellement utilisé pour traiter la dépression, l’anxiété, les troubles du sommeil,
ou les douleurs [19], le millepertuis peut entrainer des effets secondaires délétères. En
effet, il agit sur le métabolisme des médicaments en induisant l’activité du cytochrome
P450, plus particulièrement le CYP3A4 [36], enzyme impliquée dans le métabolisme
oxydatif de plus de 50% des médicaments couramment prescrits : la prise concomitante
de
millepertuis
a
pour
effet
de
réduire
la
biodisponibilité
(interactions
pharmacocinétiques) et l’efficacité des médicaments, et ainsi d’entrainer des situations à
risque selon le type de médicament.
Le millepertuis présente des interactions pharmacodynamiques (intervient au niveau du
site d'action du médicament, pas de modification des concentrations plasmatiques) et
75
pharmacocinétiques (modification de l’absorption, modification des concentrations
plasmatiques). Certaines sont regroupées au Tableau 33 ci-dessous [37].
Tableau 33: Interactions médicamenteuses du millepertuis. [37]
Interactions pharmacodynamiques
antidépresseurs inhibant la recapture de la sérotonie:
fluoxétine, paroxetine, sertraline, venlafaxine
autres antidépresseurs: bupropion
addition d'effets
anxyolitiques: buspirone
sérotoninergiques
triptans: eletriptan
inhibiteurs de la monoamine oxydase non sélectifs et sélectif A:
moclobémide, iproniazide
inhibiteur de la monoamine oxydase faible: linezolide
Interactions pharmacocinétiques
antiallergique: fexofenadine
antiangineux: ivabradine
antiasmathiques: théophylline
anticoagulants: AVK et héparines
antidepresseurs tricycliques: amitriptylline
antidiabétiques oraux: gliclazide
antiépileptiques: carbamazépine
diminution des concentrations
antifongiques triazolés: voriconazole
plasmatiques
antirétroviraux: nevirapine, efavirenz,
indinavir
benzodiazépines: alprazolam, midazolam,
quazépam
cyclosporine
digoxine
etoposide
hypolipémiants: simvastatine, atorvastatine
inhibiteur de la pompe à proton: oméprazole
76
inhibiteur de la protéine tyrosine kinase:
imatinib
inhibiteurs calciques: nifédipine, verapamil
diminution des concentrations
opioïdes: méthadone
plasmatiques (suite )
tacrolimus
diminution des concentrations
inhibiteur de topo isomérase (anticancéreux):
plasmatiques du métabolite actif
irinotécan
progestatifs contraceptifs: cyproterone,
desogestrel, levonorgestrel,
diminution de l'efficacité
medroxyprogesterone
contraceptifs oraux: ethinylestradiol
A titre d’exemple, dans une étude concernant des patients transplantés, le millepertuis a
entrainé une diminution de presque 50% de la concentration en cyclosporine [38]. Une
étude similaire menée chez des patients transplantés cardiaques et rénaux a mis en
évidence une tendance au rejet de greffe, due à une diminution de l’efficacité des
immunosuppresseurs pris en même temps que le millepertuis [38] [39].
Sa prise n’est donc pas sans conséquence, et nécessite une grande précaution d’emploi.
Il est ainsi plus prudent d’informer le médecin traitant ou le pharmacien de tout désir
d’utilisation.
Un tableau récapitulatif (d’après NAVARETTE S. et SAUSSAYS C.) trouvé en annexe (voir
annexe n°9), fait le point sur les principales interactions médicamenteuses des plantes
médicinales,
couramment
utilisées
et
responsables
de
déclaration
de
pharmacovigilance.
77
e. Nécessité de l’avis d’un professionnel de santé
Cet item est en quelque sorte la finalité des questions précédentes. Après avoir abordé
les notions de dangerosité, d’effets indésirables, de contre-indications et d’interactions
médicamenteuses, la nécessité de l’avis d’un professionnel de santé quant à l’utilisation
des plantes médicinales est discutée.
Les résultats sont les suivants (Tableau 34) :
Tableau 34: Nécessité de l'avis d'un professionnel de santé.
Avis nécessaire
sexe
n
total
%sexe
%global
OUI
Homme
23
Femme
42
65
35
65
83
NON
Homme
Femme
3
10
13
23
77
17
Total
78
total
100
Nécessité de l'avis d'un
professionnel de santé
17%
OUI
NON
83%
Figure 33: Utilisation des plantes médicinales: nécessité de l'avis d'un professionnel de santé.
On peut constater qu’une écrasante majorité (83% des sujets, Figure 33) estime qu’il est
nécessaire de s’informer auprès d’un professionnel de santé lorsque l’on envisage
d’utiliser les plantes médicinales.
78
En prenant en compte le critère sexe, on obtient les résultats suivants (Tableau 35) :
Tableau 35: Nécessité de l'avis d'un professionnel de santé selon le sexe.
Hommes
n
%
Femmes
n
%
Nécessité d’un avis
23
88
Avis non nécessaire
3
12
total
26
100
42
81
10
19
52
100
Hommes
Femmes
12%
19%
Necessite avis
88%
avis non
nécessaire
Necessite avis
81%
avis non
nécessaire
Figure 34: Nécessité de lavis d'un professionnel de santé, selon les hommes (à gauche) et les femmes (à
droite).
Les proportions d’hommes et de femmes estimant que l’avis d’un professionnel de santé
est nécessaire pour utiliser les plantes médicinales ne sont pas significativement
différentes (Figure 34). Le sexe ne semble pas lié à ce besoin (voir annexe n°6 « Tests
statistiques », test statistique n°12).
Il semble ainsi important que l’utilisation de plantes médicinales entre dans un
protocole global de soins, dans lequel les différents paramètres (individuels, traitements
médicamenteux concomitants) seront connus par le professionnel de santé pour une
meilleure sureté d’emploi.
Une étude australienne (Braun et al., échantillon de 1121 sujets) portant sur la
perception et l’utilisation des médecines complémentaires par la clientèle officinale
conforte cette idée. La plupart des sujets (92%) estiment que le pharmacien doit fournir
les informations de sécurité nécessaires à la bonne conduite du traitement. De même,
90% estiment que les interactions doivent être systématiquement vérifiées, et 78%
79
insistent sur le fait que l’emploi de thérapeutiques complémentaires doit être enregistré
dans le dossier pharmaceutique. [40]
Une telle prise en charge lors de la dispensation, adaptée au patient, permettrait d’éviter
tout risque à l’utilisation et valorise l’activité du professionnel de santé.
Il est également important, dans certaines situations, qu’une « entente thérapeutique
pluridisciplinaire » soit effectuée. En effet, bien que le pharmacien d’officine puisse
adapter la délivrance des plantes médicinales en fonction des caractéristiques
individuelles, l’avis motivé d’un spécialiste, symbolisé par une prescription, peut
s’avérer sécurisant.
L’exemple de la feuille de framboisier peut illustrer ces propos. Fréquemment réclamé
au comptoir, celle-ci est utilisée en fin de grossesse sous forme de tisane pour préparer
le travail de l'accouchement (aurait une action tonique sur l'utérus). Bien qu’aucune
prescription ne soit nécessaire pour s’en procurer, l’avis manuscrit d’un gynécologueobstétricien ou d’une sage-femme permet de garantir la validité et la pertinence de la
requête et d’éviter tout risque prénatal.
Les différents professionnels de santé ont donc chacun, à un niveau différent et selon les
demandes, un rôle à jouer lors de l’utilisation des plantes médicinales, afin de garantir
une sécurité d’utilisation optimale.
6.
Croisement des données
En croisant certaines données commentées précédemment, il devient possible d’établir
les profils d’utilisateurs « à risque », ou de mettre en évidence certaines contradictions.
a. Fréquence d’utilisation et niveau de connaissance
En corrélant la fréquence d’utilisation des plantes médicinales avec le niveau de
connaissance estimé des différents sujets, les résultats sont les suivants (Tableaux 36 et
37) :
80
Tableau 36: Données croisées: fréquence d'utilisation et niveau de connaissance (effectifs).
Fréquence d’utilisation
occasionnelle
fréquente
très fréquente
quotidienne
1ère utilisation
Total
aucune
1
4
5
Connaissance
faible
moyenne
10
6
9
7
1
3
5
4
4
29
20
bonne
10
11
3
24
Total
16
26
15
13
8
78
Tableau 37: Données croisées: fréquence d'utilisation et niveau de connaissance (pourcentages).
Fréquence d’utilisation
occasionnelle
fréquente
très fréquente
quotidienne
1ère utilisation
Total
aucune
0%
0%
0%
1%
5%
6%
Connaissance
faible
moyenne
13%
8%
12%
9%
1%
4%
6%
5%
5%
0%
37%
26%
bonne
0%
13%
14%
4%
0%
31%
Total
21%
34%
19%
16%
10%
100%
Cela permet d’observer si les plus « grands utilisateurs » de plantes médicinales sont
ceux qui estiment posséder le plus de connaissances.
Il est intéressant de remarquer que ça n’est numériquement pas le cas, bien que les
différences d’effectifs soient faibles.
En effet, si l’on prend les sujets utilisant de manière quotidienne les plantes médicinales,
seulement 23% ont de bonnes connaissances (3 personnes sur 13) alors que 46%
(6/13) n’ont aucune ou que de faibles connaissances sur le sujet.
Cette tendance n’est pas vérifiée chez ceux utilisant très fréquemment les plantes
médicinales,
73% d’entre eux (11 personnes sur 15) possédant de bonnes
connaissances.
A l’inverse, dans le cadre d’une utilisation occasionnelle, 63% (10/16) possèdent de
faibles connaissances, le reste présentant des connaissances moyennes.
Ainsi on peut constater que le type d’utilisation ne reflète pas systématiquement le
niveau de connaissance.
81
b. Niveau de connaissance et perception globale de
l’herboristerie
Comme vu précédemment, des questions sur les « risques » de l’utilisation des plantes
médicinales ont été abordées.
Bien que la notion de dangerosité soit assez large et différemment interprétable, les
items « effets secondaires », « contre-indications » et « compatibilité avec tout
traitement médicamenteux » permettent bien de révéler l’image dont jouit
l’herboristerie.
En croisant ces données avec le niveau de connaissance, on obtient les résultats suivants
(Tableau 38 et 39) :
Tableau 38: Données croisées: effet secondaire, contre-indication et interaction médicamenteuse (effectifs).
Effet secondaire/indésirable
non
oui
Contre-indications
non
oui
non
oui
Compatibilité médicaments non oui
non oui non oui non
oui
aucune
3
1
1
faible
1
1
3
1
8
1
10
4
moyenne
1
3
2
12
2
bonne
4
7
1
3
5
4
Total
2
11
10
5
8
4
28
10
Total
5
29
20
24
78
Tableau 39: Données croisées: effet secondaire, contre-indication et interaction médicamenteuse
(pourcentages).
Effet secondaire/indésirable
Contre-indications
Compatibilité médicaments
aucune
faible
moyenne
bonne
Total
non
non
non oui
0% 4%
1% 1%
1% 4%
0% 5%
3% 14%
oui
non oui
0% 1%
4% 1%
0% 3%
9% 1%
13% 6%
oui
Non
non oui
0% 0%
10% 1%
0% 0%
0% 4%
10% 5%
oui
non
1%
13%
15%
6%
36%
Total
oui
0%
5%
3%
5%
13%
6%
37%
26%
31%
100%
82
D’après les éléments rapportés auparavant, les réponses considérées comme bonnes
sont les suivantes :
-
possibilité d’effets secondaires, indésirables  OUI
-
présence de contre-indications  OUI
-
compatibilité avec tout traitement médicamenteux  NON
On constate alors que le nombre de sujets ayant « bien répondu » aux trois questions (en
bleu) s’élève à 28 (soit 36% de l’échantillon, niveaux de connaissance confondus). Mais
parmi eux, seulement 5 personnes, soit 18%, ont admis avoir de bonnes connaissances
sur les plantes médicinales. Ce groupe constitue le deuxième plus faible effectif.
A l’inverse, 39 % (11/28) ont correctement répondu, alors que ces personnes estimaient
n’avoir aucune ou bien de faibles connaissances.
Si l’on regarde à présent les mauvaises réponses aux trois questions (en rouge), l’effectif
s’élève à 11. Ce chiffre est plutôt acceptable compte tenu de la taille de l’échantillon (n=
78, soit 14% des sujets).
Cependant, on constate que le groupe « bonne connaissance » est le plus représenté,
avec 36% des sujets parmi les mauvaises réponses. Le cumul des effectifs « moyenne »
et « bonne » connaissance atteint même les 64%.
Il apparaît clairement que le sujet doué d’une bonne connaissance a tendance à
surestimer ses capacités. D’où l’importance de la mise à disposition d’informations pour
une délivrance adaptée et conforme des produits de phytothérapie.
Les données croisées nous permettent d’établir le « profil » des 4 sujets n’ayant pas
répondu correctement aux 3 items cités ci-avant, mais ayant estimé avoir de bonnes
connaissances (Tableau 40).
83
Tableau 40: Profil des sujets "mauvais répondeurs".
Sexe
femme
Age
Fréquence
quotidienne
60+
1
60+
1
2
très fréquente
Total
2
3
2
1
4
homme
Total
On remarque qu’il s’agit de personnes (3 femmes et 1 homme) âgées de 60 ans ou plus,
utilisant les plantes médicinales très fréquemment ou de manière quotidienne. Ces
chiffres vont totalement à l’encontre de ce que l’on aurait pu supposer et des chiffres
observés. L’âge avancé, à priori synonyme de plus grande utilisation des plantes et la
fréquence d’utilisation ne garantissent pas le niveau de connaissance de l’utilisateur.
Tient-il compte de son ou ses possibles traitements médicamenteux ? Les plantes
utilisées sont-elles bien adaptées à ses caractéristiques physiologiques ?
c. Connaissance et nécessité de l’avis d’un professionnel de
santé.
Le niveau de connaissance estimé peut également être croisé avec la nécessité de l’avis
d’un professionnel de santé quant à l’utilisation des plantes médicinales (Tableau 41).
Tableau 41: Données croisées: niveau de connaissance et nécessité de l'avis d'un professionnel de santé.
Connaissance
aucune
faible
moyenne
bonne
Total
Nécessité de l’avis d’un professionnel de santé
non
oui
2
3
2
27
5
15
4
20
13
65
Total
5
29
20
24
78
84
Il est intéressant de constater que cette question fait presque l’unanimité. En effet, un
niveau de connaissance élevé ne semble pas dispenser d’un avis professionnel: 83% des
personnes ayant estimé leur connaissance comme bonne le trouvent nécessaire.
V. Conclusion
L’herboristerie (et par extension la phytothérapie) ne semble pas souffrir de cette
étiquette de médecine douce et sans dangers : la perception globale des plantes
médicinales qu’a la population générale peut être qualifiée de bonne, les notions
générales de risque et de danger en herboristerie étant bien intégrées par le grand
public.
Cependant, il subsiste certaines contradictions. En effet, il est intéressant de constater
que dans certains cas, les plus grands utilisateurs ou les plus érudits en herboristerie, ne
se révélaient pas être les mieux informés quant aux potentiels effets néfastes des plantes
médicinales.
De ce fait, les professionnels de santé, qui ont pour mission de maintenir ou d’améliorer
la santé des individus, doivent assurer une mise à disposition d’informations de qualité.
Ils jouissent d’une image forte, alliant savoir, compétence et sécurité qui ne doit pas être
écornée.
L’utilisation des plantes doit entrer dans un protocole de soins global, étudié, contrôlé et
adapté pour le patient.
Dans le cas du pharmacien d’officine (comme vu précédemment dans la partie
législation), le circuit officinal permet de garantir la qualité pharmaceutique des plantes
médicinales dispensées.
Mais les officines de ville bénéficient également d’un avantage non négligeable : le
Dossier Pharmaceutique. Ce dernier est un outil professionnel mis au point dans
l'intérêt de la santé publique et des patients. Il permet aux pharmaciens d'avoir une vue
globale des traitements dispensés quelque soit la pharmacie dans laquelle ils ont été
85
délivrés et ainsi d'éviter au quotidien les risques d'interactions médicamenteuses ou les
redondances de traitement.
Ce dispositif s’avère donc très utile, quand accessible, et peut justifier d’une certaine
manière le monopole pharmaceutique opéré sur les plantes médicinales.
86
D. Indications thérapeutiques [1] [6] [7]
[19]
I. Introduction
L’analyse des différents souhaits émis lors de l’enquête permet de définir les indications
thérapeutiques les plus demandées.
Les trois principales sont :
-
les troubles du sommeil, le stress et l’anxiété,
-
les troubles de la circulation et insuffisance veineuse,
-
les troubles hépatiques, détoxification hépatique.
Les plantes médicinales à utiliser dans ces indications font l’objet d’une brève
monographie (composition chimique, activité pharmacologique, indication, mode
d’utilisation), suivie d’une synthèse des utilisations.
Le détail des plantes médicinales dispensées, qui a permis de déterminer les principales
indications, est consigné en annexe (voir annexe n°10 « Indications thérapeutiques et
plantes médicinales »).
II. Troubles du sommeil, stress et anxiété.
1.
Introduction
L’Homme passe un tiers de sa vie à dormir, le sommeil a donc une grande importance
sur sa santé. Indispensable à l’organisme, le sommeil permet l’évacuation du stress et de
la fatigue accumulés tout au long de la journée. Il permet aux muscles de se relâcher et
aux organes de fonctionner au ralenti.
87
Cependant, chacun a son propre rythme, la question d’une durée idéale de sommeil
n’étant pas tranchée, l’élément principal étant la qualité de celui-ci. En effet, on raconte
que Napoléon dormait 4 heures en étant en bonne santé, alors qu’on évalue la durée
moyenne de sommeil à 8h. Une mauvaise qualité de sommeil a un retentissement sur la
vie de tous les jours. En 2000, un quart des Français ont obtenu le remboursement d’un
médicament à visée psychotrope, dont 17,4% des anxiolytiques et 8,8% des
hypnotiques. En 2004, l’Assurance Maladie a remboursé 320 millions d’euros.
De plus, un usage régulier et durable a été constaté pour 60% des utilisateurs français,
bien que les consensus recommandent un traitement bref, de 5 à 7 jours pour un
hypnotique et de 2 à 3 semaines pour un anxiolytique [6].
Ces chiffres traduisent la nécessité d’un bon sommeil, réparateur et d’une vie qui se doit
d’être la moins stressante possible. C’est en ce sens que la phytothérapie peut rendre
service, pour peu que l’interrogatoire du professionnel de santé soit bien conduit, les
associations de plantes étant différentes selon le ou les troubles rapportés.
2.
Monographies de plantes
a. Passiflore
Nom latin : Passiflora incarnata L. Passifloraceae
Botanique
La passiflore est un arbuste grimpant originaire d’Amérique centrale (Pérou et Brésil),
présent dans le sud des Etats-Unis. Elle est largement cultivée dans les régions à climat
tropical et subtropical mais également dans le sud de la France et de l’Italie.
La passiflore se fixe aux supports par l’intermédiaire de vrilles se développant à
l’aisselle des feuilles.
La tige, pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur, est ligneuse et creuse.
Les feuilles s’y disposent de manière alternée et présentent trois lobes bien marqués.
Les fleurs, solitaires, de couleur blanc-violet, sont de grandes tailles (jusqu’à 9 cm de
diamètre)
88
La passiflore doit son nom à la structure particulière et très décorative de ses fleurs que
les missionnaires chrétiens ont contribué à faire appeler « fleur de la Passion ».
En effet, les fleurs présentent un calice à 5 sépales surmonté d’une corolle blanche
composée de 5 pétales, ornée en dedans d’appendices pétaloïdes filiformes pourpres sur
la partie extérieure ; qui sont comparés à la couronne d’épines du Christ. De plus, les
cinq étamines sont associées aux cicatrices du Christ et les trois stigmates aux clous de
la croix.
Le fruit, ovalaire, mesure 4 à 5 cm de long.
Drogue
Selon la Pharmacopée, la drogue est constituée par les tiges et les feuilles.
Les fragments de tige sont fins, striés longitudinalement, arrondis et creux. Le diamètre
n’excède pas 8 mm.
Les feuilles sont finement pubescentes sur la face inférieure et possèdent un bord
finement dentelé et une nervure réticulée.
Les vrilles axillaires, fines, lisses et rondes sont normalement enroulées à l’extrémité du
pétiole. Ils sont de ce fait présents une fois la drogue coupée, et sont caractéristiques de
celle-ci.
Composés chimiques de la drogue
Elle contient essentiellement des flavonoïdes, à hauteur de 2,5%.
Il s’agit notamment de C-glycosylflavones (isovitexine, schaftoside, isoschaftoside,
isoorientine, vicénine-2).
On retrouve en très faible quantité (0,03%) des alcaloïdes indoliques (harmane, harmol
et harmine) ainsi que du saccharose, du glucose, du raffinose et d’autres sucres.
Une huile essentielle présente en très faible quantité, contient des terpènes (limonène,
alpha-pinène, cumène zizaène).
Du maltol et de l’éthylmaltol ont également été mis en évidence (0,05%)
89
Activité pharmacologique
La passiflore est souvent utilisée en mélange avec d’autres drogues végétales car peu de
preuves d’efficacité ont été mises en avant en utilisation unique. Cependant son activité
pharmacologique semble vraisemblablement due à une synergie multiple.
Elle présente les actions suivantes :
-
sédative sur le système nerveux central (SNC),
-
anxiolytique,
-
antispasmodique musculaire,
-
thermorégulatrice en diminuant la température corporelle.
Des tests in-vitro ont mis en évidence la capacité de ligand aux récepteurs aux
benzodiazépines de certains flavonoïdes.
Le maltol, connu pour son pouvoir antidépresseur, inhibe la locomotion spontanée et
potentialise le sommeil induit par le phénobarbital.
Indications
La passiflore est « traditionnellement utilisée dans le traitement symptomatique des
états neurotoniques des adultes et des enfants, notamment en cas de troubles mineurs
du sommeil » ainsi que « dans les troubles de l’éréthisme cardiaque de l’adulte (cœur
sain) ».
On pourra ainsi l’utiliser dans :
-
l’insomnie,
-
l’anxiété,
-
les tachycardies émotives,
-
le sevrage aux hypnotiques classiques,
-
les troubles du comportement chez l’enfant de plus de 6 ans : agité, nerveux,
hyperactif.
90
La passiflore présente un grand avantage : pas d’effets secondaires, de risque
d’accoutumance ou de dépendance ; pas de contre-indication ni d’interaction
médicamenteuse connues à ce jour.
La passiflore convient bien aux enfants.
Utilisation
En tisane.
Infusion de 5 à 10 minutes.
La dose journalière recommandée est de 4 à 8 g, soit 2g (ou 1 cuillère a café) de drogue
finement coupée par tasse.
Il convient de boire 2 à 3 tasses par jour ou 2 au coucher (500 mL par jour au total)
b. Valériane
Nom latin : Valeriana officinalis L. Valerianaceae
Botanique
La valériane officinale est une plante herbacée vivace, commune en France et en Europe
excepté dans les régions méditerranéennes. Originaire d’Europe et d’Asie, elle croît
préférentiellement dans les endroits humides et marécageux sur les sols argilo-siliceux.
Elle est cultivée à partir d’éclats de la souche et récoltée en France (Ardèche), en
Angleterre, Belgique, Europe de l’Est et un peu en Allemagne.
La tige, creuse et cannelée, peut atteindre une hauteur de 1,5m.
Les feuilles, pennées ou pennatiséquées, sont d’abord groupées en rosette à la base puis
opposées le long de la tige. Elles sont très découpées (de 7 à 12 paires de segments), les
lobes sont dentés.
Les fleurs, de petite taille et de couleur blanche ou rose, ont une corolle infundibuliforme
à tube renflé, divisée en 5 lobes inégaux. Elles se regroupent en cymes terminales
ombelliformes.
91
Le fruit est un akène muni d’une aigrette de soies plumeuses représentant les sépales
persistants.
La valériane officinale est communément appelée Herbe aux chats (ou herbe de SaintGeorges) en raison de l’odeur de sa racine, semblable à celle de leur urine, qui les attire
inéluctablement.
Drogue
La drogue est constituée des rhizomes, racines et stolons, récoltés à l’automne ou au
printemps. Le rhizome est gris-brun clair, de forme conique à cylindrique (50 cm de
long, 3 cm de diamètre) et présente de nombreuses et longues racines adventives. Les
racines, gris-clair à gris-brun peuvent mesurer plus de 10 cm de long (diamètre de 1 à 3
mm), et sont ridulées de manière longitudinale. Les stolons quant à eux, sont rarement
présents dans la drogue.
Composés chimiques de la drogue
La drogue contient une huile essentielle (0,5 à 1% de la drogue sèche) renfermant :
-
de l’acide valérique,
-
du bornéol,
-
de l’acétate et de l’isovalérate de bornyle,
-
des sesquiterpènes : valérenal et valéronone,
-
des monoterpènes : camphène, alpha-pinène.
On y retrouve également des esters d’iridoïdes, le valtrate étant le plus abondant
(également le dihydrovaltrate, isovaltrate et homovaltrate). Ils sont cependant peu
stables, et se dégradent en baldrinal et homobaldrinal.
La racine de valériane contient également de l’acide gamma aminobutyrique (GABA), de
la glutamine et de l’arginine en concentration élevée.
De faibles quantités de lignanes ont pu être mises en évidence.
92
Activité pharmacologique
Certains composants ont été bien étudiés. L’acide valérénique et les valépotriates sont
spasmolytiques. Les composés de l’huile essentielle sont myorelaxants et ont une
activité sédative, l’acide valérénique et le valérenal étant les plus actifs. Le baldrinal
semble diminuer la motilité.
Un effet dépresseur central a été mis en évidence (acide valérenique, valéranone et
homobaldrinal).
On admet que l’activité sédative de la tisane et de la teinture, dépourvues de
valépotriates, repose sur l’effet conjoint des constituants et des produits de dégradation.
Indications
La valériane est « traditionnellement utilisée dans le traitement symptomatique des
états neurotoniques des adultes et des enfants, notamment en cas de troubles mineurs
du sommeil».
On pourra l’utiliser en cas :
-
de troubles du sommeil, d’origine nerveuse : troubles d’endormissement, en vue
d’améliorer un sommeil de mauvaise qualité.
-
d’anxiété et de nervosité : agitation liée au stress, sédatif en alternative aux
benzodiazépines dans les troubles d’origine non psychiatriques, diminution de
l’agressivité.
-
de cures de désintoxication tabagique : diminue l’anxiété et la nervosité
apparaissant lors du sevrage, sans risque d’accoutumance.
La valériane ne présente à ce jour, aucune interaction médicamenteuse, et ne fait pas
l’objet de contre-indications.
Un surdosage en valériane peut entrainer néanmoins asthénie, hypotension, sensation
de tête lourde, douleurs abdominales. Elle est donc à éviter chez l’enfant et la femme
enceinte.
On peut également noter que les valépotriates se sont avérés cytotoxiques in vitro.
Cependant, même à doses élevées, aucun effet carcinogène n’a été découvert in vivo.
93
Utilisation
En tisane
Infusion de 10 à 15 minutes.
La dose journalière recommandée est de 500 mL par jour, répartie en 3 prises dont une
au coucher. Utiliser une cuillère à café rase de racines de valériane par tasse (2,5g
environ).
A noter que les tisanes ne renferment pas de valépotriates, dont l’utilisation devrait être
évitée.
En bain.
Voie externe, 100 g de racines de valériane, en bain complet.
c. Aubépine
Nom latin : Crataegus monogyna Jacq. et Crataegus oxycantha L. (ou Crataegus
laevigata (Poiret) D.C.) Rosaceae
Botanique
L’aubépine est un arbuste buissonnant de 2 à 5 m de haut, densément ramifié la plupart
du temps, très répandu dans les haies en France et en Europe mais également en
Amérique du Nord où elle fut introduite. Les branches sont épineuses et les feuilles
lobées et alternes (3 à 5 lobes distincts). Leur bord peut être légèrement denté. La
nervure réticulée est proéminente sur la face inférieure claire des feuilles. Ces dernières
sont glabres ou portent seulement des poils isolés.
Les leurs, disposées en corymbe, sont formées d’un calice tubulaire vert-brun composé
de 5 sépales, libres, et d’une corolle formée de 5 pétales libres de couleur blanc-jaune à
brunâtre, arrondis. Elles sont très odorantes (presque nauséabondes), surtout si
rassemblées en masse. Les étamines, noires ou rouges, sont nombreuses.
Les fruits sont de petites drupes (6 à 10 mm de long, 4 à 8 mm de large) de couleur
rouge à chair jaune, renfermant une graine unique brun pâle.
94
Drogue
La drogue est constituée des sommités fleuries (corymbe) et de quelques feuilles.
Composés chimiques de la drogue
C’est une plante majeure en phytothérapie car riche :
-
en polyphénols divers (2,5-4,5%): di-, tri-proanthocyanidols,
-
en flavonoïdes (1-2%) : hyperoside, spiréoside, rutoside, vitexine, rhamnosylvitexine.
Elle contient également des amines aromatiques cardiotoniques (tyramine), des acides
phénols et triterpéniques, des traces d’huile essentielle.
Activité pharmacologique
Les différents composés lui confèrent une activité importante au niveau myocardique.
Globalement, l’action est inotrope positive, dromotrope positive, chronotrope négative,
bathmotrope négative. En effet, le débit coronarien, ainsi que l’irrigation du myocarde
sont améliorés, par augmentation de la concentration AMP cyclique intracellulaire
(inhibition de l’AMP phosphodiesterase). Elle améliore la tolérance du myocarde à une
déficience en oxygène, diminue le rythme cardiaque, améliore l’éjection systolique. De
plus, c’est un léger hypotenseur par diminution des résistances périphériques au niveau
des vaisseaux (effet inhibiteur calcique, inhibiteur de la Na+/K+-ATPase)
Indications
L’aubépine est « traditionnellement utilisée comme sédatif cardiaque et nerveux »,
pour :
-
améliorer le débit coronarien
-
régulariser le rythme cardiaque et renforcer les contractions cardiaques en cas
de palpitations (cœur sain), les tachycardies émotionnelles, l’éréthisme ; dans le
cas ou ces symptômes n’ont pas une origine coronarienne.
-
Augmenter la résistance à l’exercice physique
95
-
Son action neurosédative dans les insomnies mais aussi l’émotivité ou
l’irritabilité (hypertension artérielle d’origine neurotonique, effets du surmenage
de l’hyperactif, angoisses précordiales, palpitations et troubles du sommeil liés à
une hypersympaticotonie vespérale)
De ce fait, elle est indiquée dans l’insuffisance cardiaque légère (stades I et II d’après
l’Association « New-York Heart »), caractérisée par une dyspnée, de la fatigue et des
palpitations à l’effort.
L’aubépine ne présente à ce jour, aucun effet secondaire ni de contre-indication.
Cependant, un emploi concomitant à des hétérosides cardiotoniques peut augmenter
l’activité de ces derniers.
Utilisation
En tisane.
Infusion de 10 à 15 minutes, d’une quantité de drogue finement coupée d’environ 1,5 g
(1 cuillère à café = 1,8g) dans 150 mL d’eau bouillante.
Répéter la prise 3 à 4 fois par jour.
d. Eschscholtzia
Nom latin : Eschscholtzia californica Cham. Papaveraceae
Botanique
Originaire de la Californie et du sud-ouest des Etats-Unis, L’eschscholtzia ou Pavot de
Californie, est une plante herbacée cultivée dans les jardins et couvre de vastes étendues
en regard des forêts de séquoias.
Entièrement glabre, elle peut atteindre 50 cm de haut. La racine est profonde.
Les tiges, vert glauque, sont légèrement cannelées. Les feuilles, de la même couleur, sont
alternes, pétiolées et tripennatifides ; leur limbe se subdivise très finement en segments
linéaires.
96
Les fleurs sont isolées au sommet d'un pédoncule très régulier. Leur diamètre varie de 4
cm à 8 cm. Le calice se compose de 2 sépales soudés, caducs, vert clair qui enveloppent
le bouton floral. La corolle, régulière, comporte 4 pétales libres sessiles ; leur coloration
varie du jaune pâle au rouge. Leur surface est brillante et vernissée et leur base est
généralement plus colorée. La corolle, épanouie pendant la journée, se referme chaque
nuit en redressant ses pétales.
Les étamines sont nombreuses et libres. L'ovaire uniloculaire, contient de nombreux
ovules.
L’ensemble de la plante contient un latex incolore, hyalin qui s'écoule si la plante est
blessée.
Drogue
La drogue est constituée par les parties aériennes leuries séchées.
Composés chimiques de la drogue
Comme toutes las Papaveracées, l’eschscholtzia contient :
-
de nombreux alcaloïdes : pavines (eschscholtzine, californidine), protopines,
aporpines, benzophénanthridines (feuilles et tiges), allocryptopine, hétérosides
cyanogénétique,
-
des flavones,
-
des phytostérols,
-
des caroténoïdes.
Activité pharmacologique
L’eschscholtzia possède une action neurosédative naturelle [41], les différents alcaloïdes
favorisant l’endormissement et une diminution de l’agitation. L’action sur le cerveau est
similaire à celle des benzodiazépines, pour combattre l’anxiété [42].
De plus, certains de ses constituants auraient la capacité d’inhiber la production de
cathécholamines, qui augmentent en cas de stress [43].
97
Indications
L’eschscholtzia est traditionnellement utilisé pour réduire la nervosité, notamment en
cas de troubles de l’endormissement liés à une anxiété.
L’eschscholtzia ne présente, à ce jour, pas d’effets secondaires, de contre-indication ni
d’interaction médicamenteuse, et convient bien aux enfants.
Utilisation
Utilisation en tisane.
Infusion d’au moins 15 min, boire 1 tasse le soir, au coucher.
3.
Plantes adjuvantes
A ces plantes, peuvent être ajoutées, pour leur action sur le sytème nerveux central :
Le tilleul : Tilia cordata Mill. Tiliaceae
Les inflorescences de tilleul sont traditionnellement utilisées comme sédatif léger en cas
de nervosité et pour favoriser le sommeil. En effet, ses flavonoïdes, notamment des
tilirosides, sont neuro-actifs. Le tilleul présente des actions anxiolytique et sédative sans
réduction de l’activité motrice par action sur les récepteurs aux benzodiazépines et au
GABA [44] [45] [46].
Il contient du mucilage, des tanins, des flavonoïdes (quercétine, kaempférol)ainsi qu’une
huile essentielle.
La camomille romaine: Anthemis nobilis (L.) All. Asteraceae
Les capitules floraux de camomille sont traditionnellement utilisés pour soulager la
nervosité, et possèdent des propriétés calmantes sur le système nerveux central,
favorisant l’endormissement en cas de troubles du sommeil [47]. On peut également
l’utiliser en cas de digestion difficile (dyspepsie, ballonnements et gaz). A noter qu’en
usage externe, on l’utilise comme adoucissant de la peau et des muqueuses.
98
La drogue contient des sesquiterpènes, des flavonoïdes, de l’alpha-bisabolol, des
glycosides et des huiles essentielles dont de l’azulène.
La verveine officinale : Verbena officinalis L. Verbenaceae
La verveine (plante entière fleurie) est traditionnellement utilisée pour soulager la
nervosité, les troubles mineurs du sommeil. On peut également l’employer en cas de
digestion difficile (spasmes gastro-intestinaux, ballonnements et flatulences).
Sédatif léger diminuant le temps d’endormissement et augmentant la durée du sommeil,
elle permet également de combattre en douceur la déprime. Elle contient des tanins, du
mucilage, plusieurs flavonoïdes et une huile essentielle (citral, géraniol, limonène) [48].
Le bigaradier : Citrus aurantium L. ssp. Aurantium (subsp. Amara L., Engler)
Rutaceae.
Les feuilles de bigaradier sont traditionnellement utilisées pour soulager la nervosité et
les troubles légers du sommeil et apporte un goût agréable dans un mélange de plantes.
Le houblon : Humulus lupulus L. Cannabaceae
Les cônes (inflorescences femelles) contiennent divers flavonoïdes (rutoside,
quercitoside, astragaloside) et un peu d’huile esssentielle ( béta-myrcène, humulène,
caryophyllène) ainsi que des dérivés du phloroglucinol (lupulone, humulone). Ils
sécrètent également une oléorésine (le lupulin). On l’utilise traditionnellement dans les
états neurotoniques des adultes et des enfants, cependant, du fait de son activité
oestrogénique
elle
sera
particulièrement
recommandée
dans
les
troubles
ménopausiques avec instabilité, hyperexcitabilité, états de stress et insomnies.
La mélisse : Melissa officinalis L. Lamiaceae
La feuille de mélisse est traditionnellement utilisée pour soulager l’anxiété due au stress
[49] (ainsi que les troubles digestifs : ballonnements, gaz, digestion difficile) en agissant
directement sur les récepteurs nicotiniques et muscariniques du cerveau [50]. Elle
99
contient des acides rosmarinique, coumarinique, caféique et chlorogénique, mais aussi
des flavonoïdes, des tanins et des huiles essentielles. Le citral est en grande partie
responsable de l’action relaxante et sédative.
Son goût citronné sera très apprécié dans un mélange.
Ces différentes plantes vont compléter l’activité des plantes majoritaires mais aussi
améliorer l’odeur, le gout et l’aspect de la tisane (notamment quand on utilise la racine
de valériane).
4.
Synthèse des utilisations
Utilisation dans les troubles du sommeil.
Tableau 42: Plantes médicinales à utiliser dans les troubles du sommeil.
Indication
Plantes médicinales
Aubépine
Insomnies et réveils successifs
X
Troubles d’endormissement
X
Eschscholtzia
Valériane
X
X
Sommeil superficiel et agité
Insomnie associée à des crampes
Passiflore
X
X
Insomnie du au stress
X
(examen…)
Sommeil agité de l’enfant
X
Cauchemars
X
X
X
Désaccoutumance aux
hypnotiques/benzodiazépines
X
X
(associé à une diminution par quart de dose
toutes les semaines)
100
Utilisation dans les états de nervosité et de stress.
Tableau 43: Plantes médicinales à utiliser dans les états de stress et de nervosité.
Indication
Plantes médicinales
Aubépine
Eschscholtzia
Passiflore
Valériane
X
X
X
X
X
Nervosité infantile
X
X
Nervosité et stress
X
Anxiété
Palpitations cardiaques
Nervosité et anxiété dues au
sevrage tabagique
X
X
X
X
III. Troubles de la circulation et insuffisance veineuse
1.
Introduction [51]
Une sensation de jambes lourdes et de paresthésies (picotements, fourmillements), des
œdèmes en fin de journée, des troubles cutanés… Ces symptômes sont fréquemment
rapportés au pharmacien, et sont les signes parmi d’autres, de troubles circulatoires et
notamment d’une insuffisance veineuse.
On estime qu’environ 20 millions de Français sont concernés, majoritairement les
femmes (57%). De plus, la prévalence de l’insuffisance veineuse augmente avec l’âge. En
effet, elle concerne seulement 10% des femmes de moins de 20 ans alors que 70% des
femmes de plus de 80 ans en sont atteintes.
A l’officine, il est relativement aisé de conseiller le port d’une contention associée à
l’utilisation de veinotoniques pour lutter contre les jambes lourdes et douloureuses.
Seulement, le déremboursement de ces derniers (et donc l’augmentation de leur prix de
vente) remet au goût du jour, et de manière pertinente, l’usage des plantes médicinales,
permettant au praticien d’utiliser simultanément un plus grand nombre de principes
actifs comparativement aux veinotoniques classiques.
101
En effet, en associant plusieurs plantes médicinales, il est possible d’apporter de
manière concomitante des principes actifs protégeant les vaisseaux (polyphénols :
tanins et flavonoïdes), stimulant les parois musculaires des veines (saponosides), ou
encore fluidifiant le contenu sanguin (effet antiagrégant et rhéologique des coumarines).
2.
Monographies de plantes
a. Vigne rouge
Nom latin : Vitis vinifera L. var. tinctoria Vitaceae
Botanique
Aujourd’hui cultivée dans toutes les régions tempérées chaudes du monde, la vigne
rouge est un arbuste d’environ 80 cm, originaire d’Asie Mineure.
Plante à tige ligneuse tordue, grimpante et munie de vrilles, elle enfonce dans la terre
une racine forte et profonde.
Les rameaux présentent des feuilles à bord denté pourpre et palmatilobées, pouvant
mesurer jusqu’à 15 cm de long et 12 cm de large. Glabre à la face supérieure, elles
peuvent être pubescentes à la face inférieure, dont les nervures sont saillantes.
Les fleurs, petite, odorantes et de couleur verdâtre, sont disposées en grappes. Elles
laisseront place à des baies noires (raisin), juteuses. Ces derniers renferment quelques
graines.
Drogue
La drogue est constituée par les feuilles. De nombreux cépages de vigne existent mais
seuls conviennent ceux dont le feuillage rougit à l’automne : il s’agit de la variété
Tinctoria (exemple : Alicante, Gamay).
102
Composés chimiques de la drogue
La drogue contient, comme l’ensemble de la plante, énormément de polyphénols, des
tanins. On y trouve également des anthocyanosides, responsables de la coloration rouge
des feuilles (O-glucosyl-3-cyanidine, -malvidine, -delphinidine, -paeonidine) ; ainsi que
des proanthocyanes (procyanidine, prodelphinidine). Les feuilles contiennent des
flavonoïdes et un stilbène (le resvératrol).
Activité pharmacologique
Les propriétés de la feuille de vigne rouge sont celles des polyphénols, qui possèdent
une activité vitaminique P. Les anthocyanosides entrainent une diminution de la
perméabilité capillaire par action sur le collagène de la paroi vasculaire, ainsi qu’une
augmentation de la résistance des capillaires.
Les procyanidines ont une action angioprotectrice, par inhibition d’enzymes
protéolytiques de dégradation (élastase, collagénase), stabilisant ainsi la paroi des
vaisseaux. Les procyanidines entrainent également une inhibition de l’enzyme de
conversion et présentent donc un effet antihypertenseur.
Les flavonoïdes et les proanthocyanes, quant à eux, présentent une activité anti radicaux
libres et permettent de lutter contre le stress oxydatif. Un effet antiœdemateux a été mis
en évidence [52].
Indications
La vigne rouge est « traditionnellement utilisée dans le traitement symptomatique des
troubles fonctionnels de la fragilité capillaire cutanée tels que ecchymoses, pétéchies »
et « dans les manifestations subjectives de l’insuffisance veineuse telles que jambes
lourdes ».
Une diminution significative des signes de l’insuffisance veineuse a été mise en évidence
par des essais cliniques en double aveugle, permettant d’indiquer l’utilisation de la vigne
rouge en cas :
103
-
d’insuffisance veineuse chronique, caractérisée par une sensation de lourdeur et
la présence de varices au niveau des jambes.
-
de fragilité capillaire, traduite par des ecchymoses ou des pétéchies.
-
d’hémorroïdes (associé au marron d’inde).
-
d’arthrose (des troubles veineux étant présents en aval de la lésion).
La vigne rouge ne présente, à l’heure actuelle, aucun effet secondaire, ni de contreindication ou d’interaction médicamenteuse.
Utilisation
En tisane.
Infusion de 10 minutes.
La dose journalière recommandée est de 20 g par jour, à répartir en deux prises.
Il convient de boire 2 tasses (250 mL par tasse, à une concentration 40 g/L soit 10 g par
tasse).
b. Hamamélis
Nom latin : Hamamelis virginiana L. Hamamelidaceae
Botanique
Arbuste à rameaux flexueux d’environ 4 à 7 m de haut, l’hamamélis se retrouve sur la
côte Atlantique nord-américaine ainsi qu’en Asie tempérée. Cultivable en Europe
(Ardèche pour la France), sa ressemblance avec le noisetier (rameaux et fruits) la fait
surnommer « le noisetier des sorcières ».
Les feuilles, d’une longueur de 5 à 12 cm sont ovales (3 à 8 cm de large), à bord dentéondulé et sont asymétriques à la base. Légèrement coriaces, elles restent flexibles.
La face supérieure arbore une couleur verte foncée, la partie inférieure étant brillante.
La nervure principale est saillante. Les nervures secondaires (4 à 6 paires) apparaissent
distinctement proéminentes et sont reliées entre elles par des nervilles à angle droit.
Seule la face inférieure demeure pubescente.
104
Les fleurs, jaunes et à quatre pétales, s’épanouissent à l’automne, à la suite de la chute
des feuilles ; sous forme de bouquet axillaire.
Drogue
La drogue est constituée par les feuilles séchées, qui prennent une teinte brun
rougeâtre.
Composés chimiques de la drogue
Les feuilles contiennent :
-
Des tanins, en quantité importante (de 3 à 10%), notamment des gallotanins,
dérivés de l’acide gallique :
o hamamélitanin (ou digaloylhamamélose),
o tanins
catéchiques :
catéchine,
gallocatéchine,
épicatéchine
et
épigallocatéchine sous forme de gallates.
-
des oligomères proanthocyanidiques et proanthocyanidines, dérivés de la
cyanidine et de la delphinidine.
-
Des flavonoïdes (astragaloside, myricitroside, isoquercitoside et des hétérosides
du kaempférol et du quercétol).
-
Des acides organiques (caféique, quinique, gallique).
-
Une huile essentielle (0,01-0,5%) dont la quantité varie en fonction de la
provenance et d’année de récolte.
Activité pharmacologique
L’hamamélis présente des propriétés astringentes, dues à la présence des tanins, qui
permettent de réduire la perméabilité des vaisseaux capillaires [53]. Les polyphénols
(tanins et flavonoïdes) sont des vasoconstricteurs, antiphlogistiques, très astringents,
s’opposant ainsi à la distension de la paroi veineuse et augmentent ainsi le tonus
veineux.
105
En usage interne, une action veinotonique a été plusieurs fois mise en évidence [54] : sa
capacité à réduire la sensation de « jambes lourdes » est reconnue par l’European
Scientific Cooperative on Phytotherapy (ESCOP).
Indications
Les feuilles d’hamamélis, sont « traditionnellement utilisées dans manifestations
subjectives de l’insuffisance veineuse (jambes lourdes) et dans la symptomatologie
hémorroïdaire ».
Son intérêt à été démontré, par des études randomisées, dans :
-
l’insuffisance veineuse (jambes lourdes, varices et inflammation veineuse),
-
les troubles circulatoires dus à la ménopause,
-
les hémorroïdes (permet une diminution des symptômes et de la fréquence de
survenue de crise).
L’hamamélis peut également être employé lors d’inflammations locales de la peau,
eczéma, neurodermatite atopique, mais sous forme de crème.
L’hamamélis ne présente, à l’heure actuelle, aucun effet secondaire, ni de contreindication ou d’interaction médicamenteuse.
Utilisation
En tisane.
Infusion de 15 minutes.
La dose journalière recommandée est de 4,5 g par jour, à répartir en trois prises.
Il convient de boire 3 tasses (150 mL par tasse, à une concentration 10 g/L soit 1,5 g par
tasse).
Usage externe : décoction
5 à 10 g de drogue pour une tasse (environ 250 mL) d’eau en compresses et bains.
106
c. Fragon épineux
Nom latin : Ruscus aculeatus L. Liliaceae
Botanique
Le fragon épineux, ou petit houx, est un sous-arbrisseau ligneux et ramifié, en touffes
toujours vertes. Il est commun dans les bois et les haies des régions du Midi, du Centre et
de l’Ouest de la France. On le retrouve jusqu’en Grande-Bretagne, mais aussi en Europe
Centrale et Méridionale, en Afrique du Nord et en Asie Mineure. Il croit volontiers sur les
terrains calcaires.
Le fragon possède des tiges dressées qui peuvent atteindre 30 à 100 cm de haut.
Les feuilles se réduisent à de petites écailles brunâtres, triangulaires à lancéolées. Les
rameaux sont aplatis (environ 1,5 à 2,5 cm de long), alternés, et font penser à une feuille
(phylloclades ou cladodes, responsables de la photosynthèse). Ces cladodes, disposés
sur deux rangs, se terminent par une pointe piquante, d’où le nom d’épineux (aculeatus).
Les fleurs blanc-verdâtre, puis les baies rouges aux vertus ornementales (d’où le nom de
« petit houx »), apparaissent sur la face supérieure des cladodes.
Drogue
La drogue est constituée par le rhizome et les racines sèches.
Le rhizome, brunâtre, de 0,7 à 2 cm d’épaisseur, porte de nombreuses racines
adventives ligneuses et très entrelacées.
Les racines sont finement ridées longitudinalement, la partie corticale est épaisse.
La drogue ne renferme pas d’amidon mais quelques cellules parenchymateuses
contiennent des raphides d’oxalate de calcium.
Composés chimiques de la drogue
La drogue contient :
-
Des saponosides stéroïdiques (4 à 6%) à ruscogénine, néoruscogénine.
-
Des stérols : silostérol, campestérol, stigmasterol.
107
-
Des triterpènes.
-
Une huile essentielle (0,1%) contenant plus de 200 composés (dont du camphre).
Activité pharmacologique
Les saponosides stéroïdiques engendrent :
-
une vasoconstriction (mis en évidence sur veine saphène isolée de chien) et
action veinotonique (mécanisme alpha-adrénergique),
-
une action anti-inflammatoire sur les œdèmes,
-
une activité antiélastase (action inhibitrice des ruscogénines).
Indications
Le fragon épineux est « traditionnellement utilisé dans les manifestations subjectives de
l’insuffisance veineuse (jambes lourdes) -et dans la symptomatologie hémorroïdaire-».
En effet, grâce à la puissante action vaso-constrictrice veineuse (stimulation des
récepteurs alpha-adrénergiques des cellules lisses de la paroi vasculaire), il est
indiqué dans :
-
les troubles vasculaires des gros troncs,
-
les varices,
-
l’insuffisance veino-lymphatique chronique :
o douleur et lourdeur des jambes
o
crampes nocturnes
o prurit
o œdèmes.
On peut l’utiliser également en cas d’hypotension orthostatique.
Le petit houx ne présente, à l’heure actuelle, aucune contre-indication ou
interactionmédicamenteuse. Cependant, dans de rares cas, des troubles gastriques et
des nausées peuvent survenir.
108
Utilisation
En tisane.
On peut envisager la forme tisane, même si elle demeure peu utilisée, en associant le
fragon aux plantes citées auparavant.
Il est nécessaire d’apporter 7 à 11 mg de saponines par jour. Pour ce faire, on peut
réaliser une décoction de 10 g de drogue dans 250 mL d’eau, et de prendre une tasse,
deux fois par jour.
d. Mélilot
Nom latin : Melilotus officinalis (L.) PALL. Fabaceae
Botanique
Plante herbacée bisannuelle, le mélilot (ou encore Mélilot des champs, petit trèfle jaune
ou luzerne royale) est très commun dans de nombreuses régions tempérées du monde.
Le mélilot est constamment présent dans les vignes et les vergers méditerranéens non
irrigués mais on le retrouve également au bord des chemins en Europe et en Asie, où il
croît volontiers sur un sol sec. Provenant principalement de cultures, il est importé
d’Europe de l’Est.
Pouvant mesurer de 30 à 80 cm de hauteur, le mélilot possède des tiges dressées qui
portent des feuilles trifoliées, de couleur vert foncé, à bord irrégulièrement dentelé. Elles
sont disposées de manière alterne sur la tige.
Les fleurs, jaunes, allongées et minces, sont groupées en longues grappes et donneront
naissance à des gousses ovoïdes.
Drogue
La drogue est constituée par les sommités fleuries séchées.
Les fragments de tiges sont creux et striés.
109
Les feuilles et folioles sont glabres ou uniquement pubescentes le long de la nervure de
la face inférieure. On y retrouve également de petites gousses (akènes ovoïdes) jaune
paille à brun, à rides transversales et indéhiscentes.
Une odeur aromatique douce se dégage (coumarine).
Composés chimiques de la drogue
La drogue contient :
-
des
dérivés
coumariniques (minimum
0,1%):
mélilotoside,
coumarine,
mélitonine,
-
des flavonoïdes : kaempférol, robinoside,
-
des acides phénoliques : mélilotique, caféique, férulique, salicylique,
-
des saponosides triterpéniques pentacycliques à mélilotigénine.
Il est intéressant de noter qu’une contamination fongique du mélilot peut engendrer la
production de phytoalexines qui donnent naissance au dicoumarol, molécule à l’origine
des anticoagulants de synthèse. Ce dernier, responsable d’intoxication dans les
troupeaux, est absent si les conditions de séchages ont été respectées.
Activité pharmacologique
Le mélilot est un veinotonique et possède surtout une puissante action antiœdémateuse, par l’intermédiaire des dérivés coumariniques et des saponosides
terpéniques. Les flavonoïdes ont une action vitaminique P.
Son activité anti-inflammatoire permet une augmentation du débit lymphatique ainsi
qu’une diminution de la perméabilité capillaire.
Le mélilot possède une activité antispasmodique.
NB : la coumarine n’est pas anticoagulante mais stimule le système réticulo-endothélial
et accélère la cicatrisation (mis en évidence par des expérimentations animales).
110
Indications
Le mélilot est « traditionnellement utilisé dans le traitement symptomatique des
troubles fonctionnels de la fragilité capillaire cutanée (ecchymoses, pétéchies)/dans les
manifestations subjectives de l'insuffisance veineuse (jambes lourdes), dans la
symptomatologie hémorroïdaire ».
Par voie orale, il peut être utilisé « dans le traitement symptomatique de troubles
digestifs (ballonnements épigastriques, lenteur à la digestion, éructations, flatulences) »
et comme « traitement adjuvant de la composante douloureuse des troubles
fonctionnels digestifs », ou dans le « traitement symptomatique des états neurotoniques
des adultes et enfants (troubles mineurs du sommeil) ».
Il est à noter également que le mélilot peut-être utilisé « traditionnellement par voie
locale en cas d'irritation, de gêne oculaire ».
Le mélilot ne présente, à l’heure actuelle, aucune contre-indication ou interaction
médicamenteuse. Cependant, dans de rares cas, des céphalées peuvent survenir
Utilisation
En tisane.
La dose journalière moyenne de drogue doit correspondre à une quantité de 3 à 30 mg
de coumarine par voie orale (1 à 7,5 mg si usage externe).
Infusion de 5-10 minutes, en utilisant 1 à 2 cuillères à café (environ 1,6 g par cuillère à
café) de drogue finement coupée.
Dans le cadre d’une utilisation veinotonique, boire 2 à 3 tasses par jour.
La drogue peut être également utilisée dans des mélanges de plante pour ses notes
aromatiques.
En cas d’ulcérations (ou d’hémorroïdes), utiliser la drogue sous forme de compresses à
partir d’un infusé, enveloppé dans un linge et appliqué sur la lésion.
111
3.
Plantes adjuvantes
D’autres plantes peuvent être associées afin d’augmenter l’efficacité du mélange:
Cypres : Cupressus semprevirens L. Cupressaceae.
Les cônes femelles ont une action protectrice vasculaire (procyanidol, inhibition de
l’élastase et de l’enzyme de conversion), veinotonique, vasoconstricteur veineux et
antioxydante.
Cassis : Ribes nigrum L. Grossulariaceae
Les feuilles de cassis possèdent une activité vitaminique P (diminution de la
perméabilité capillaire et augmentation de la résistance pariétale) et antioxydante. A
noter que le cassis est aussi indiqué dans les douleurs articulaires (arthrite,
rhumatismes dégénératifs).
D’une manière générale, toutes les Rosacées sont utilisables, par leur composition en
tanins et dont les fruits, rouges ou noirs, sont riches en anthocyanes (cynorrhodon,
framboise, mûre, cerise).
Une association à des plantes diurétiques peut avoir également son utilité (bouleau,
frêne, queues de cerise, piloselle, millefeuille, chiendent) afin de favoriser le retour
veineux et d’éviter la formation d’œdèmes.
112
4.
Synthèse des utilisations
Tableau 44: Plantes médicinales à utiliser dans les troubles de la circulation veineuse.
Indication
Plantes médicinales
Hamamélis, Vigne rouge, Mélilot
Marron d’Inde (écorce)
Exemples d’associations :
Fragilité des microcapillaires
-
hamamélis + vigne rouge
hamamélis + marron d’inde
-
Hamamélis + Mélilot
Fragon épineux (plante majeure)
Hamamélis, vigne rouge,
cyprès (cones), cassis
Insuffisance veineuse – jambes lourdes
Exemples d’associations :
-
fragon épineux + vigne rouge
-
fragon épineux + cyprès
-
Vigne rouge + cassis
113
IV. Troubles hépatiques, détoxification
1.
Introduction [55]
Glande la plus volumineuse de l’organisme (environ 1,5 kg chez l’adulte sain), le foie est
un organe majeur, assurant à l’aide de la vésicule biliaire, un certain nombre de
fonctions essentielles. Il possède trois grandes fonctions :
Stockage
Le foie est capable de stocker et de transformer les nutriments (glucides, lipides,
vitamines) issus de la digestion car il reçoit une grande partie du sang provenant
directement du système digestif.
Épuration
Le foie est en quelque sorte l’usine de recyclage de l’organisme. Il permet de détoxifier
l’organisme grâce à son importante activité métabolique (alcools, médicaments,
toxiques divers, drogues, mais aussi déchets issus des divers métabolismes cellulaires).
Il transforme des agents nocifs en produits inactifs tant que ses fonctions sont intactes.
Synthèse
Le foie synthétise la bile, qui joue un rôle important dans la digestion des lipides et dans
l'excrétion des médicaments, ainsi que de nombreuses protéines (enzymes, hormones,
facteurs de coagulation et facteurs immunitaires).
Ainsi, un foie « fatigué », «surchargé », n’est plus capable d’accomplir ces multiples
fonctions correctement. Du fait de son importance, les maladies qui l’affectent sont
souvent préoccupantes. On peut constater les troubles cliniques suivants : des
altérations des pigments biliaires (selles claires, urticaire, prurit, voire ictère), des
troubles du transit (alternance de diarrhées et de constipation, ballonnements,
dyspepsie, digestion difficile, bouche pâteuse, mauvaise haleine), des troubles
métaboliques (métabolisme glucidique et lipidique).
114
De ce fait, un traitement au long cours, des repas un peu trop arrosés ou riches en
lipides… sont les raisons les plus fréquentes de demandes de plantes médicinales à visée
hépatique, dans un but détoxifiant et hépatoprotecteur. Il est bon de rappeler quelques
mesures hygiéno-diététiques lors de la mise à disposition de ces plantes.
Règles hygiéno-diététiques pour une bonne fonction hépatique :
-
Régime équilibré.
-
Réduire ou limiter la consommation de boissons alcoolisées.
-
Respecter les posologies de médicaments.
-
Être vigilant lors d’une utilisation concomitante de médicaments en vente libre et de
médicaments sous ordonnance.
-
Éviter toute exposition aux liquides et aux vapeurs toxiques, y compris les solvants,
les diluants pour peintures et les pesticides (travailler dans un endroit bien aéré,
recouvrir la peau et porter des gants ainsi qu’un masque protecteur).
2.
Monographies de plantes
a. Artichaut
Nom latin : Cynara scolymus L. Asteraceae
Botanique
Plante bisannuelle, vivace, pouvant atteindre 1,5m de haut, elle est cultivée dans l'ouest
de la France, notamment en Bretagne. C'est une espèce inconnue à l'état sauvage : il
s'agit d'un cardon amélioré pour la culture. La tige, cannelée, porte de larges feuilles
(jusqu'à 50 cm) très découpées dont la face inférieure blanchâtre, possède des nervures
saillantes.
Les fleurs sont insérées sur un réceptacle charnu entouré de bractées ovales (partie
comestible du légume, non thérapeutique). De couleur bleue, elles sont regroupées en
gros capitules terminaux.
115
Drogue
La drogue est constituée par les feuilles.
Composés chimiques de la drogue
Les feuilles contiennent :
-
des acides phénoliques et leurs esters (2 % environ) : acide caféique, acide
chlorogenique, cynarine.
-
des acides alcools : malique, fumarique, succinique,
-
des flavones à génine lutéoline : O-glocosyl et O-rutinosyl-7-lutéoline,
-
une lactone sesquiterpènique : la cynaropicrine, de saveur amère et uniquement
présente dans les feuilles.
Activité pharmacologique
Des études, menées sur des hépatocytes de rat, ont permis de mettre en évidence :
-
une activité régénératrice,
-
une activité hépatoprotectrice.
La cynarine présente une action amphocholérétique (stimule ou réduit le flux biliaire
selon le cas), hypocholestérolémiante, hypotriglycéridémiante et diurétique.
L’acide chlorogénique, quant à lui, pourrait inhiber la formation de cholestérol à des
concentrations de 5 mg/mL en agissant sur l’hydroxyméthylglutarylcoenzymeA
réductase, enzyme permettant la biosynthèse hépatique du cholestérol.
De plus, l’artichaut est antioxydant [56] (acide chlorogénique, cynarine, hétérosides de la
lutéoline) : il inhibe l’oxydation des LDL.
Indications
Les feuilles d’artichaut sont « traditionnellement utilisées pour faciliter les fonctions
d’élimination de l’organisme ».
On l’utilisera dans les dysfonctionnements hépatiques grâce à ces propriétés
hépatoporotectrices et amphocholérétiques [57].
116
Son activité hypocholestérolémiante permet également un emploi dans la prévention de
la survenue de la plaque athéromateuse. On l’emploi également en cas de syndrome
dyspeptique.
L’artichaut ne présente à ce jour aucun effet secondaire, ni aucune interactions
médicamenteuses. Cependant, il est contre-indiqué en cas d’obstruction des voies
biliaires, de calculs ou d’allergie aux Astéracées.
Utilisation
Il est à noter qu’il est plus courant d’utiliser des extraits d’artichaut. De ce fait, sous
forme de tisane, il convient d’employer une quantité suffisante de drogue afin d’obtenir
des teneurs satisfaisantes en composés actifs.
En tisane.
Il est ainsi nécessaire d’infuser pendant 15 minutes, 2 g de drogue pour 150 mL d’eau.
La prise sera à répéter 3 fois dans la journée.
Du fait, de son caractère très amer, il sera nécessaire d’effectuer un mélange de plantes
pour rehausser le gout.
b. Desmodium
Nom latin : Desmodium adscendens (Sw.) D.C. Fabaceae
Botanique
Originaire d’Afrique équatoriale et d’Amérique latine, le desmodium est un arbrisseau
bisannuel à branches multiples. Il s’agit d’une plante herbacée plus ou moins vivace,
rampante dans des lieux humides ou retrouvé contre les troncs des palmiers à huile ou
des cacaoyers ainsi que dans les potagers.
Les feuilles, trifoliolées (folioles ovales :15 à 50 mm de long, 10 à 30 mm de large), sont
disposées de manière alterne. La face supérieure est glabre ou peut présenter quelques
poils, la face inférieure est plus densément pubescente.
La tige et le pétiole sont peu pubescents, à poils appliqués.
117
Les fleurs présentent une corolle blanchâtre ou violacée, de petite taille. Le fruit est une
gousse (10 à 25 mm de long, 3 mm de large) [58].
Drogue
La drogue est constituée par les feuilles et les tiges.
Composés chimiques de la drogue
La drogue contient :
-
des saponosides triterpéniques (soyasaponines, déhydrisoyasaponine),
-
des flavonoïdes et anthocyanosides,
-
des alcaloïdes.
Activité pharmacologique
Les différentes expérimentations ont permis de mettre en évidence plusieurs activités.
Tout d’abord, le desmodium est hépatoprotecteur et permet la diminution de
transaminases ou de gamma-GT augmentées. Il présente également un effet
antiallergique ainsi qu’une capacité d’immunomodulation [59].
On lui attribue encore une action neuroprotectrice, notamment utile dans l’épilepsie
(usage traditionnel au Venezuela et au Congo) [60].
Indications [59], [61]
Par ses propriétés hépatoprotectrices, on emploie le desmodium dans le traitement ou
la prévention des atteintes toxiques du foie (alcoolisme) ou des intolérances d’origine
médicamenteuse. Il est très efficace pour diminuer un taux de gamma-GT trop élevé.
On peut l’utiliser également dans la prévention des effets secondaires de la
chimiothérapie anticancéreuse (suppression ou diminution des nausées, vomissements,
inappétence), favorisant le maintien d’un l’état général plus satisfaisant pour le malade.
118
Aparté :
Dans des indications plus particulières, en Afrique, l’utilité du desmodium a été
reconnue face aux hépatites virales. En effet, une action antivirale indirecte par immunomodulation, permet des résultats remarquables dans le cas des hépatites A et B:
disparition en une semaine de l’ictère, des nausées, des maux de tête, de la fatigue et de
l’inappétence et normalisation rapide des transaminases, y compris dans les cas sévères
(les transaminases témoins de la souffrance hépatique pouvant se normaliser entre dix à
trente jours selon la gravité).
Utilisation [58]
En décoction.
10 g de drogue (tiges et les feuilles, coupées en petits morceaux) sont mis à bouillir
durant 10-20 minutes dans ¾ à 1 L d’eau.
A consommer dans la journée.
c. Radis noir
Nom latin : Raphanus sativus L. var niger (Mill.) Kerner Brassicaceae
Botanique
Le radis noir est une racine volumineuse, pouvant atteindre 50 cm de longueur. Cette
racine est très épaisse et charnue, renflée, sillonnée et rugueuse.
De couleur noire à l’extérieur, l’intérieur est blanc et presque dur.
Drogue
La drogue est constituée par les racines séchées, entières, coupées en tranches, râpées
ou concassées.
119
Composés chimiques de la drogue
Le radis noir, comme tous les membres de sa famille, contient des molécules soufrées,
nécessaires au maintien du pool-glutathion :
-
glucosinolates : glucobrassicine,
-
isothiocyanate de sulforaphène.
Activité pharmacologique
Les dérivés soufrés agissent comme détoxifiant et sont protecteurs vis à vis des
substances toxiques pour le foie en permettant le maintien du pool-glutathion.
Le radis noir stimule la sécrétion biliaire (cholérétique) et interagit avec sa composition
pour le fluidifier (notamment si pris le soir, les principes actifs demeurent persistants
dans la bile). Il provoque également la contraction modérée de la vésicule biliaire,
favorisant ainsi l'élimination (cholagogue) [62].
Indications
Le radis noir est « traditionnellement utilisé comme cholérétique et cholagogue ».
La plante étant un excellent draineur hépatique, il est indiqué en cas de boues
hépatiques ou pour favoriser la détoxification du foie (alcool, médicaments, repas
copieux)
Le radis noir ne présente à ce jour, aucune interaction médicamenteuse. Cependant,
l’utilisation de celui-ci est contre-indiquée en cas d’obstruction des voies biliaires. Un
léger effet laxatif, rare, peut être observé.
Des troubles gastro-intestinaux ont été constatés avec le jus de radis noir.
A noter qu’un cas d’allergie de type urticaire généralisée a été rapporté chez une
personne ayant consommé des radis noirs [63].
120
Utilisation
En tisane.
Infusion de 10 à 15 minutes de 2 g de drogue dans 150 mL d’eau.
Boire une tasse trois fois par jour entre les repas.
d. Chardon marie
Nom latin : Silybum marianum Gaerth. Asteraceae
Botanique
Plante herbacée annuelle robuste, pouvant atteindre 1 à 1,5 m de haut, le chardon marie
se rencontre en Europe du Sud et en Afrique du Nord. Il est peu ramifié mais porte de
grandes feuilles vertes, bordées de dents épineuses. Ces dernières, d’aspect luisant, sont
sinueuses et lobées,
marbrées de blanc, surtout le long des nervures. Ces taches
blanches sont caractéristiques : selon la légende, les marques blanches auraient pour
origine le lait de la Vierge allaitant l’enfant, d’où le nom de la plante.
Les fleurs, tubuleuses et de couleur pourpres, sont regroupées en capitules floraux
solitaires avec un involucre de bractées épineuses, larges d’environ 6 cm.
Les fruits sont des akènes noirs marbrés de jaune, mesurant de 6 à 7 mm de long (3 mm
de large, 1,5 mm d’épaisseur). Ils présentent à l’extrémité supérieure un renflement
saillant jaunâtre.
Drogue
La drogue est constituée par les fruits.
Composés chimiques de la drogue
La drogue contient :
-
des flavanolignanes (1,5 à 3%) constituant en mélange la silymarine : silybine (le
plus actif), silychristine, silidianine,
121
-
des flavonoïdes : taxifoline, quercétol, kaempférol,
-
une huile (20 à 30%) riche en acides gras insaturés (acide oléique, linoléique et
palmitique),
-
du tocophérol (38 mg %),
-
des stérols : cholestérol, campésterol, stigmastérol,
-
de l’albumine (25-30%).
Activité pharmacologique
La silymarine est le composé actif de la plante et agit de deux manières différentes :
En premier lieu, la silymarine modifie la structure de la membrane cellulaire externe des
hépatocytes, inhibant ainsi la pénétration de toxines hépatiques dans la cellule. Il s’agit
d’un effet stabilisateur de membrane par inhibition de la peroxydation des lipides
membranaires et d’une augmentation de la captation des radicaux libres, métabolites de
substances hépatotoxiques. De plus, elle permet le maintien du pool glutathion,
ensemble responsable de la détoxification du foie et de la réduction de transaminases ou
de phosphatases alcalines augmentées (signant une atteinte hépatique).
D’autre part, elle stimule l’activité de la polymérase A augmentant ainsi la synthèse des
acides nucléiques ribosomaux et le nombre de ribosomes intra-hépatocytaires : cela
accroit la capacité de régénération du foie et facilite la formation de nouveaux
hépatocytes.
De nombreuses études animales ont mis en évidence l’effet hépatoprotecteur du
chardon marie, et il a été prouvé par de nombreux modèles que la silymarine est un
antagoniste de nombreuses substances induisant des lésions hépatiques : tétrachlorure
de carbone, phalloïdine (cytoprotecteur et curatif partiel), alcool.
Indications
Le chardon marie est « traditionnellement utilisé dans le traitement symptomatique des
troubles fonctionnels digestifs attribués à une origine hépatique ».
Il est bon de le conseiller :
-
comme antioxydant hépatique (prévention de la lipoperoxydation),
122
-
dans les inflammations chroniques et les insuffisances hépatiques,
-
en cas d’augmentation des transaminases (ASAT/ALAT) et des gamma GT
(d’origine alcoolique ou non).
Le chardon marie sera également indiqué dans des situations plus spécifiques, comme
évoqué ci-dessus, telles que :
-
L’intoxication à l’amanite phalloïde.
-
Les hépatites virales et suites d’hépatites virales (ralentit la progression de la
cirrhose).
Il ne présente à ce jour, aucune interaction médicamenteuse ni de contre-indications. Un
léger effet laxatif, rare, a été observé.
Utilisation
Il est nécessaire d’apporter une dose équivalente par jour à 200-400 mg de silymarine.
En tisane.
Infuser durant 10 à 20 minutes 3 g de graines pulvérisées dans 150 ml d’eau.
Administration à répéter 3 à 4 fois dans la journée.
3.
Plantes adjuvantes
D’autres plantes, réputées à visée hépatique peuvent être associées :
Le romarin : Rosmarinus officinalis L. Lamiaceae
Plante cholérétique et cholagogue.
Protecteur hépatique contre la peroxydation et les toxiques exogènes (grâce aux
diterpènes : rosmanol et carnosol).
Activité antioxydante puissante (acide rosmarinique, carnosol, et acide carnosique).
123
Le fumeterre : Fumaria officinalis L. Fumariaceae
La plante entière fleurie régule le flux biliaire (amphocholérétique). A utiliser en cas de
céphalées et vertiges d’origine hépatique, dans les états nauséeux ou de digestion
difficile.
La racine de pissenlit: Taraxacus dens leonis Desf. Asteraceae
La racine stimule les fonctions enzymatiques du foie et des reins. C’est un puissant
cholérétique et cholagogue, eupeptique, diurétique et dépuratif (contient de l’inuline,
des lactones sesquiterpéniques, triterpènes, flavonoïdes).
La chicorée : Cichorium intybus L. Asteraceae
La racine a une composition proche de celle du pissenlit. Employée dans les troubles
digestifs et hépato-biliaires (cholagogue, cholérétique),son action est cependant plus
douce.
Le chrysantellum : Chrysantellum indicum D.C. subsp. Afro-americanum BL Turner
Asteraceae
Empêche l'oxydation des graisses alimentaires. La plante est
hépatoprotectrice et
diminue le cholestérol. Elle agit aussi sur la fragilité des vaisseaux sanguins.
Le Boldo : Peumus boldus Mol. Monimiaceae
Agit sur la sécrétion biliaire. Les feuilles contiennent de la boldine, alcaloïde
hépatoprotecteur et antispasmodique des voies biliaires.
A ces différentes plantes, comme expliqué auparavant, peuvent être ajoutées différentes
plantes, au goût de l’utilisateur, afin d’améliorer la saveur et la couleur de la tisane.
124
4.
Synthèse des utilisations
Tableau 45: Plantes médicinales à utiliser dans les troubles hépatiques.
Indication
Cholérétique
Cholagogue et cholérétique
Régularisation sécrétion de bile
Mauvaise digestion
Migraine ou céphalée d’origine hépatique
Nausées
Spasmes abdominaux
Calculs biliaires
Hépatoprotecteur
Hépatites, cirrhoses
Plantes
Artichaut
Radis noir
Pissenlit racine
Chicorée
Romarin
Fumeterre
Artichaut
Artichaut + Fumeterre
Artichaut + Fumeterre
Fumeterre
Radis noir
Artichaut + fumeterre
Artichaut + pissenlit
Chrysantellum
Chardon marie
Artichaut
Desmodium
Chrysantellum
Chardon marie
Desmodium
125
V. Indications thérapeutiques supplémentaires
Les deux indications qui suivent ont été moins plébiscitées lors de cette enquête.
Cependant, les plantes médicinales qui en découlent peuvent être un outil intéressant
pour le pharmacien dans sa pratique officinale, qui gagnerait à pouvoir les proposer au
comptoir, même si l’herboristerie n’y est que très peu développée.
Les plantes à utiliser étant peu nombreuses, cela ne représente pas une contrainte trop
conséquente, notamment au niveau de l’espace occupé pour le stockage.
Il s’agit :
-
des infections urinaires (cystites notamment) chez la femme,
-
et les troubles prostatiques (hypertrophie bénigne de la prostate) chez l’homme.
1.
Infections urinaires
Face aux infections urinaires, le pharmacien dispose de peu d’armes pour lutter lorsque
le patient ne dispose pas d’ordonnance. De ce fait, nous avons pu constater une forte
demande en produits naturels face à ce problème. Il s’avère alors judicieux de conseiller
l’utilisation de plantes médicinales sous forme de tisane, pouvant s’avérer plus complet
et moins onéreux que les compléments alimentaires et médicaments à base de plantes
dont le pharmacien d’officine dispose déjà.
a. Généralités [64]
Trois types d’infections urinaires peuvent être diagnostiquées, selon la localisation de
l’infection (cystite, urétrite et pyélonéphrite).
La plupart du temps, le conseil demandé au pharmacien d’officine concerne la cystite,
pathologie fréquente chez la femme (bien que possible chez l’homme, notamment
présentant des troubles prostatiques). En effet, on estime qu’en Amérique du Nord, de
20 % à 40 % des femmes ont déjà eu au moins une infection urinaire. Environ 2 % à 3 %
des femmes adultes auraient une cystite chaque année.
La cystite est une inflammation de la vessie provoquée majoritairement par la
prolifération de bactéries intestinales de type Escherichia coli, passant de la région anale
126
et vulvaire à la vessie en remontant l’urètre. La cystite s’accompagne toujours d’une
urétrite, l’inflammation de l’urètre.
Du
fait
de
son
origine
bactérienne,
le
traitement
repose
sur
l’examen
cytobactériologique des urines et l’administration d’antibiotiques selon le germe
concerné et selon la nature aiguë ou compliquée de l’infection (Fosfomycine
trométamol,
amoxicilline,
nitrofurantoïne, sulfaméthoxazole,
triméthoprime) et
nécessite une prescription médicale établie sur ordonnance.
Le pharmacien ne peut donc délivrer ces médicaments sur simple demande, car listés.
De plus, une telle pratique favoriserait l’émergence de résistance bactérienne si un
mauvais antibiotique était employé. Cependant, il peut intervenir dans la prévention de
l’apparition de cystite ou dans le cas de récidives.
b. Règles hygiéno-diététiques
Les cystites sont le plus souvent bénignes chez les jeunes femmes et de simples
précautions d'hygiène (s'essuyer d'avant en arrière après être allée aux toilettes),
alimentaires (boire souvent) et sexuelles (aller uriner après un rapport sexuel) suffisent
à les prévenir. Il faut également employer des produits de toilette spécifiques et lutter
contre les troubles du transit intestinal, en particulier contre la diarrhée qui contribue
aux cystites.
En plus de ces conseils, le pharmacien peut proposer quelques compléments
alimentaires à base de plantes, contenant essentiellement de la canneberge, réputée
pour son effet inhibiteur de l’adhérence des bactéries dont E. coli au niveau des parois
du tractus urinaire.
C’est donc ici que l’utilisation des plantes, en tisane, prend tout son sens, car en plus des
leurs propriétés antiseptiques urinaires, cela permet d’avoir un apport hydrique
suffisant, qui peut dans la plupart du temps, éviter le risque d’infection urinaire ou du
moins le risque de récidive. Voyons quelles plantes associer pour effectuer un bon
mélange en vue d’une tisane.
127
c. Monographies de plantes [6] [7] [19]
Canneberge : Vaccinum macrocarpon Aiton Ericaceae
La drogue est constituée par le fruit, une baie rouge. Elle contient des acides organiques
(malique, citrique, quinique, benzoïque), des anthocyanosides (dérivés de la cyanidine
et de la paeonidine) ainsi que des tanins (proanthocyanes).
Son activité, comme cité ci-dessus, repose sur sa capacité à inhiber l’adhérence des
bactéries dont E. Coli aux parois du tractus urinaire. Elle serait due aux proanthocyanes
et diminuerait les infections urinaires de 20 à 50%. La canneberge n’est, à ce titre, pas
un traitement de crise, ni d’infection déclarée mais prévient les récidives d’infection
urinaire à E. Coli et entérocoques.
La canneberge ne présente aucune contre-indication ou limite d’utilisation (utilisation
possible chez la femme enceinte). Cependant de rarissimes cas de précipitation de
calculs rénaux à bas d’oxalates ont été observées, liée à l’acidification des urines.
Une dose de 36 mg en proanthocyanidols (PAC) a été validée par l’AFSSA, la demi-dose
étant souvent suffisante dans un traitement d’entretien.
Dans le cas d’un mélange de plantes pour préparation d’une tisane, la canneberge doit
être une des plantes majoritaires, mais son prix élevé peut repousser l’utilisateur. Il sera
donc important de l’associer aux plantes citées ci-après (une bonne poignée de baies de
canneberge pour un mélange de plantes de poids total avoisinant les 100 g).
Busserole : Arctostaphylos uva ursi (L.) Spreng Ericaceae
La drogue est constituée par les feuilles, séchées. Elle contient notamment des
hétérosides phénoliques dont l’arbutoside (arbutine).
Ce dernier libère de l’hydroquinol par hydrolyse au niveau intestinal, porteur de
l’activité antifongique et antibactérienne. Cette étape nécessite cependant que les urines
soient alcalinisées (boire au minimum 1L d’eau minérale alcaline par jour : Vichy,
Hépar). La busserole sera donc parfaitement indiquée dans les cystites récidivantes.
128
Etant « traditionnellement utilisée pour favoriser l’élimination rénale de l’eau » et
« comme adjuvant des cures de diurèse dans les troubles urinaires bénins », on pourra
l’utiliser en prévention chez les personnes sujettes aux cystites en cas de diurèse
insuffisante.
La dose d’arbutoside est de 400 à 800 mg par jour, pendant une semaine. (traitement de
deux mois pour la prévention).
En tisane, faire infuser 2,5 g de feuilles dans 150 mL d’eau (15 min), 3 à 4 tasses par jour
(macération si mauvaise tolérance gastrique de la tisane).
Bruyère : Calluna vulgaris L. Ericaceae
La drogue est constituée par les sommités fleuries et possède des propriétés semblables
à celles de la busserole car renfermant de l’arbutoside, mais en quantité moindre. La
bruyère est à employer en chronique, en complément de la canneberge, lorsque la
muqueuse vésicale est atteinte, lésée.
Buchu : Barosma betulina Bartl. et Wendl. Rutaceae
La drogue est constituée par les feuilles, riches en flavonoïdes (hespéridoside, diosmine,
rutoside) qui sont diurétiques. Elle contient également une huile essentielle composée
notamment de diosphénol et de terpinène-4-ol, antibactériens. Le buchu est à utiliser en
complément des autres plantes dans les maladies inflammatoires bénignes des voies
urinaires.
Solidago (ou verge d’or) : Solidago virgaurea L. Astearceae
La drogue est constituée par les sommités fleuries, riches en saponosides, flavonoïdes,
coumarines et tanins. Ses activités sont multiples : diurétique, analgésique, antiinflammatoire, détoxifiante.
129
Il sera plutôt conseillé de consommer la tisane sur la journée : 2 cuillères à soupe pour
1L d’eau bouillante. Intercaler durant la journée des tisanes de canneberge et de
busserole par exemple.
2.
Troubles prostatiques
Il s’agit, en quelque sorte, du pendant des infections urinaires chez la femme,
l’hypertrophie bénigne de la prostate touchant énormément d’hommes.
Face à ce problème, nous avons constaté que de nombreux hommes recherchaient des
moyens de prévention, notamment naturels. Il a depuis été mis en évidence que
l’épilobe, s’avérait très efficace en tisane vis a vis de ce problème.
a. Généralités [65]
En vieillissant, la quasi totalité des hommes sont sujet à l’hypertrophie bénigne de la
prostate : cela concerne 50% des hommes de 60 ans et 90% de ceux de plus de 80 ans.
Cela se caractérise par une augmentation de la taille de la prostate, qui va de ce fait
comprimer l’urètre, tout en faisant pression sur la vessie. On observe alors chez ces
hommes un besoin fréquent d’uriner ainsi que divers problèmes de miction (débit plus
faible et intermittent, douleurs, etc.). Il est à noter que tous les hommes atteints n’en
souffrent pas : environ 1 homme atteint sur 2 est incommodé par des symptômes
urinaires. Ces troubles, hormis leur prédisposition héréditaire, seraient peut-être du à
une hypersensibilité de la prostate, en vieillissant, à la testostérone et la
dihydrotestostérone ou les œstrogènes. Pour le moment, ces mécanismes restent un
mystère.
L’hypertrophie bénigne de la prostate augmente notamment le risque:
-
d’infection urinaire : une vessie non complètement vidée favorise la prolifération
bactérienne,
-
de rétention urinaire : il devient alors impossible d’uriner, l’urètre est
complètement comprimé (urgence médicale),
-
de survenue de calculs dans la vessie,
130
-
d’entrainer des dommages aux reins : rétention chronique et infections urinaires
à répétition, peuvent endommager les reins à long terme.
De la même manière que pour les infections urinaires, proposer les plantes suivantes
dans la pratique officinale peut s’avérer être un véritable atout pour le pharmacien, afin
de mieux répondre aux besoins de sa patientèle.
b. Monographies de plantes [6] [7]
L’épilobe à petites fleurs : Epilobium parviflorum Schreb. Oenotheraceae
Les espèces d’épilobes à petites fleurs sont des plantes herbacées de 30 à 70 cm de
hauteur. La drogue est surtout constituée par les fragments de tige (1 à 3 mm
d’épaisseur), des feuilles et de quelques fleurs ou fruits. Elle contient des flavonoïdes
(dérivés du myricétol, kaempférol et quercétol), le myricitroside étant le plus important,
et de grandes quantités de dérivés de l’acide gallique.
Non inscrite aux cahiers de l’agence 1998, ni à la pharmacopée française, l’épilobe est
utilisé en médecine générale dans l’hypertrophie bénigne de la prostate et ses troubles
associés. Son indication concerne surtout les troubles mictionnels et s’y révèle très
efficace. L’épilobe est antiphlogistique, anti-œdémateuse, et inhibe la libération de
prostaglandines vasoconstrictrices.
Il sera donc bon de la conseiller en cas de troubles mictionnels chez tout homme d’un
certain âge, sous forme de tisane.
L’infusion, de 10 minutes, nécessite l’emploi de 1,5 à 2 g de drogue. (1 cuillère a café =
0,8g).
Cucurbita pepo L. Cucurbitaceae
Utilisée auparavant pour ses propriétés antihelmintiques, la graine de courge est de plus
en plus employée dans l'hypertrophie bénigne de la prostate. Cependant, le mode
d'action n'est pas encore élucidé : il reposerait sur l'inhibition de la 5-alpha-réductase,
entraînant ainsi une diminution de la capacité de liaison de la dihydrotestostérone intra131
prostatique. La graine de courge contient un acide aminé cyclique (3-amino-3carboxypyrolydine) différents stérols, du squalène.
Ces plantes médicinales peuvent être associées avec différentes spécialités
pharmaceutiques de phytotherapie, prescrites par les médecins.
La spécialité Permixon® contient un extrait lipido-stérolique de fruit de Serenoa repens
ou palmier de Floride (Arecaceae).
Le Tadenan®, contient quant à lui un extrait lipido-stérolique d’écorce de prunier
d’afrique ou Pygeum africanum (Rosaceae).
132
Conclusion
Troubles du sommeil, stress et anxiété, troubles de la circulation veineuse ou encore
troubles hépatiques, telles sont les principales demandes en herboristerie pouvant être
prises en charge, selon les cas, par l’usage des plantes médicinales. Ces dernières, base
de la médecine moderne, n’ont plus rien à prouver en terme d’efficacité.
A l’heure actuelle, un réel regain d’intérêt a pu être observé, suite aux nombreux
déboires qui ont touché l’industrie pharmaceutique. Mais les consommateurs sont-ils
bien informés ? L’herboristerie, au sens large du terme, bénéficie d’une image de
médecine « verte » naturelle, mais non dénuée de dangers. Nous avons pu constater que
cela apparait comme plutôt bien assimilé par le grand public, même si certaines lacunes
existent. Effets indésirables, interactions médicamenteuses, contre-indications, autant
de critères qu’il est nécessaire de prendre en compte lors de l’utilisation des plantes
médicinales.
Alors qu’il est aisé de conseiller leur utilisation à un tiers, leur origine naturelle ne doit
pas diminuer notre vigilance pour autant.
C’est ici que réside le rôle du pharmacien : pouvoir garantir une qualité pharmaceutique
et une sécurité d’emploi des plantes médicinales en tenant compte des caractéristiques
individuelles, grâce à ses conseils avisés et le partage de ses connaissances.
Il s’agit de la pierre angulaire de la proposition de loi enregistrée à la Présidence du
Sénat le 12 juillet 2011. Insistante sur l’inadéquation de la formation de base du diplôme
de pharmacien avec le savoir qu’il est nécessaire d’acquérir dans ce domaine, elle
cherche à porter atteinte au monopole pharmaceutique en réintroduisant le diplôme
d’herboriste. Il est pourtant possible pour les étudiants désireux de parfaire leurs
connaissances en herboristerie, d’assister à des unités d’enseignements optionnelles
dispensées au sein des Facultés de Pharmacie. Le volume horaire alloué y semble plus
en adéquation avec les connaissances à acquérir. De la même manière, tout praticien
peut parfaire ses connaissances grâce aux diplômes universitaires que ces mêmes
facultés proposent.
133
Mais à l’heure de l’uniformisation européenne et de la cruelle nécessité de création
d’emplois, la législation actuelle, garantissant le monopole pharmaceutique sur les
plantes médicinales listées, va-t-elle évoluer ? Se dirige t’on vers la fin de l’herboristerie
de qualité officinale ?
134
Annexes
135
Annexe n°1 : Liste A des plantes médicinales utilisées
traditionnellement.
136
ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES UTILISEES TRADITIONNELLEMENT
Les plantes dont le nom français est grisé dans ce document
ont été identifiées comme pouvant avoir également des usages alimentaires
et/ou condimentaires
ab*
usage en médecine traditionnelle européenne et d’outre-mer
usage en médecine traditionnelle chinoise
Usage cutané
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
2
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
a
Absinthe (grande)
Artemisia absinthium L.
Asteraceae
feuille ,
sommité fleurie a
tous organes
Absinthe (petite)
Voir Armoise
pontique
Absinthe maritime
Artemisia maritima L.
Asteraceae
feuille a,
sommité fleurie a
tous organes
Fabaceae
exsudation
gommeuse =
gomme arabique a
Araliaceae
écorce de racine b
Apiaceae
souche radicante a
Achillée millefeuille Achillea millefolium L.
Millefeuille
Asteraceae
sommité fleurie a
Acore vrai
Acorus calamus L var.
americanus
Acoraceae
rhizome a, b
Actée à grappes
Cimifuga
Cimicifuga racemosa (L.)
Nutt.
Ranunculaceae partie souterraine
Adonis
Adonis vernalis L.
Ranunculaceae
Agar-agar
Gelidium sp., Euchema sp., Rhodophyceae
Gracilaria sp.
Agripaume
Leonurus cardiaca L.
Lamiaceae
sommité fleurie a
Aigremoine
Agrimonia eupatoria L.
Rosaceae
sommité fleurie a
Ail
Allium sativum L.
Liliaceae
bulbe a
Trachyspermum ammi (L.)
Sprague ex. Turrill
(= Carum copticum (L.)
C.B. Clarke)
Apiaceae
fruit a
Acanthopanax
Acacia senegal (L.) Willd.
et autres espèces
d’acacias d’origine
africaine
Eleutherococcus
gracilistylus (W.W.Sm) Hoo
et Tseng var. nodiflorus
(Dunn) Hoo et Tseng.
(= Acanthopanax
gracilistylus W.W.Sm.)
Ache des marais
Apium graveolens L.
Acacia à gomme
a
partie aérienne a
mucilage =
gélose a
Airelle myrtille
Voir Myrtille
Ajowan
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
Alchémille
Alkékenge
Coqueret
Alliaire
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
Alchemilla xanthochlora
Rothm.
(= A. vulgaris L. sensu
latiore)
Physalis alkekengi L.
Sisymbrium alliaria Scop.
Aloes des Barbades Aloe barbadensis Mill.
FAMILLE
Rosaceae
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
partie aérienne
a
Solanaceae
fruit a
Brassicaceae
plante entière a
Liliaceae
suc concentré
provenant des
feuilles a, b
miscilage a
(= A. vera L.)
Aloes des Barbades Aloe barbadensis Mill.
3
Liliaceae
(= A. vera L.)
Aloes du Cap
Amandier doux
Ambrette
Aloe ferox Mill. et hybrides
Liliaceae
Rosaceae
suc concentré
provenant des
feuilles a, b
graine a
Malvaceae
graine a
Asteraceae
feuille fraîche et
sèche a
Ranunculaceae
partie aérienne
fleurie a
Anethum graveolens L.
(= Peucedanum
graveolens Benth. et
Hook.)
Apiaceae
fruit a
Angelica dahurica (Fisch.
ex Hoffm) Benth et Hook. f.
Apiaceae
racine b
Apiaceae
racine b
Prunus dulcis (Mill.) D.
Webb
var. dulcis
Hibiscus abelmoschus L.
Ambrosia peruviana Ambrosia peruviana Willd.
Anémone pulsatille Pulsatilla vulgaris Mill.
(= Anemone pulsatilla L.)
Aneth
tous organes
Aneth fenouil
Voir Fenouil doux
Angelica dahurica
Angelica pubescens Angelica pubescens
Maxim.
Angelica sinensis
Angelica sinensis (Oliv.)
Diels
Apiaceae
racine b
Angélique
Angélique
officinale
Angélique
Angélique
officinale
Anis
Anis vert
Angelica archangelica L.
(= Archangelica officinalis
Hoffm.)
Apiaceae
fruit a
Angelica archangelica L.
(= Archangelica officinalis
Hoffm.)
Apiaceae
partie souterraine a
Pimpinella anisum L.
Apiaceae
fruit a
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
4
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
Ansérine vermifuge
Voir Chénopode
vermifuge
Arbutus unedo L.
Arbousier
Ericaceae
feuille a, partie
souterraine a
Aréquier
Areca catechu L.
Arecaceae
graine dite « noix
d'arec » a
Armoise (petite)
Voir Armoise
pontique
Armoise commune
Artemisia vulgaris L.
Asteraceae
feuille a, sommité
fleurie a
Armoise pontique
Absinthe (petite)
Armoise (petite)
Arnebia euchroma
Artemisia pontica L.
Asteraceae
feuille a, sommité
fleurie a
Arnebia euchroma (Royle)
I. M. Johnst.
Boraginaceae
racine b
Arnebia guttata
Arnebia guttata Bunge
Boraginaceae
racine b
Arnica
Arnica montana L.,
Arnica chamissonis Less.
Asteraceae
capitule*, a
Artichaut
Cynara scolymus L.
Asteraceae
feuille a
Ascophyllum
Ascophyllum nodosum Le
Jol.
Phaeophyceae
thalle a
Ase fétide
Ferula asa-foetida L.
Apiaceae
gomme oléorésine a
Asperge
Asparagus officinalis L.
Liliaceae
partie souterraine a
Aspérule odorante
Muguet des bois
Galium odoratum (L.)
Scop.
(= Asperula odorata L.)
Lavandula latifolia (L. f.)
Medik.
Rubiaceae
partie aérienne
fleurie a
Lamiaceae
sommité fleurie a
Fabaceae
exsudation
gommeuse =
gomme
adragante a
DE LA PLANTE
graine
Arrête-boeuf
Voir Bugrane
Aspic
Lavande aspic
Astragale à gomme Astragalus gummifer
Gomme adragante (Labill.) et certaines
espèces du genre
Astragalus d’Asie
occidentale
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
5
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
Astragalus
mongholicus
Astragalus mongholicus
var. mongholicus
(= Astragalus
menbranaceus Bunge var.
mongholicus (Bunge) P.K.
Hsiao)
Astragalus mongholicus
var. dahuricus (DC.)
Podelch)
(= Astragalus
menbranaceus Bunge)
Fabaceae
racine
Aubépine
Epine blanche
Crataegus laevigata (Poir.)
DC.,
C. monogyna Jacq.
(Lindm.)
(= C. oxyacanthoïdes
Thuill.)
Crataegus laevigata (Poir.)
DC.,
C. monogyna Jacq.
(Lindm.)
(= C. oxyacanthoïdes
Thuill.),
C. pentagyna Waldst. et
Kit. ex Willd.,
C. nigra Waldst. et Kit.,
C. azarolus L.
Inula helenium L.
Rosaceae
fruit a
Rosaceae
fleur a, sommité
fleurie a
Asteraceae
partie souterraine a
Aubépine
Epine blanche
Aunée
Aunée officinale
DE LA PLANTE
b
Aurone femelle
Voir Santoline
Avoine
Avena sativa L.
Poaceae
partie aérienne a
Avoine
Avena sativa L.
Poaceae
fruit a
Magnoliaceae
fruit = badiane de
Chine ou
anis étoilé a, b
sommité fleurie a
Badianier de Chine Illicium verum Hook. f.
Ballote noire
Ballote fétide
Marrube noir
Balsamite odorante
Menthe coq
Bardane (grande)
Basilic
Basilic doux
Ballota nigra L.
(= B. foetida Lam.)
Lamiaceae
Balsamita major Desf.
(= Chrysanthemum
balsamita (L.) Baill.)
Arctium lappa L.
(= A. majus (Gaertn.)
Bernh.)
(= Lappa major Gaertn.)
Ocimum basilicum L.
Asteraceae
feuille a, sommité
fleurie a
Asteraceae
feuille a, racine a
Lamiaceae
feuille a
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
Baumier de Copahu Copaifera officinalis L.,
FAMILLE
Fabaceae
C. guyanensis Desf.,
C. lansdorfii Desf.
Baumier de Tolu
Baumier du Pérou
Belladone
Myroxylon balsamum (L.)
Harms,
(= Myroxylon toluiferum
H.B. & K)
Myroxylon balsamum (L.)
Harms. var. pereirae
(Royle) Harms
Atropa belladonna L.
Benjoin de Sumatra Styrax benzoin Dryand.
Styrax benjoin
Fabaceae
Fabaceae
Solanaceae
6
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
oléo-résine dite
« baume de
copahu » a
oléo-résine dite
« baume de
tolu » a
oléo-résine
dite « baume du
Pérou » a
feuille a, racine a,
sommité fleurie a
Styracaceae
oléo-résine a, b
Styracaceae
oléo-résine a, b
Benjoin du Laos
Benjoin de Siam
Styrax tonkinensis (Pierre)
Craib ex Hartwitch
Benoite
Geum urbanum L.
Rosaceae
partie souterraine a
Stachys officinalis (L.)
Trevis.
(=Betonica officinalis L.)
Lamiaceae
feuille a
Polygonaceae
partie souterraine
Bleuet
Persicaria bistorta (L.)
Samp.
(= Polygonum bistorta L.)
Triticum aestivum L. et
cultivars
(= T. vulgare Host)
(= T. sativum Lam.)
Centaurea cyanus L.
Boldo
Peumus boldus Molina
Bouillon blanc
Verbascum thapsus L.,
Scrophulariaceae corolle mondée a
V. densiflorum Bertol.
(= V. thapsiforme Schrad.),
V. phlomoïdes L.
Betula pendula Roth
Betulaceae
écorce de tige a,
(= B. alba L.)
feuille a
(= B. verrucosa Ehrh.),
B. pubescens Ehrh.
Frangula alnus Mill.
Rhamnaceae
écorce de tige a
(= Rhamnus frangula L.).
tous organes
Berbéris
Voir Epine-vinette
Bétoine
Bigaradier
Voir Oranger amer
Bistorte
Renouée bistorte
Blé
Bouleau
Bourdaine
Frangule
a, b
Poaceae
son a
Asteraceae
capitule a
Monimiaceae
feuille a
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
7
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
a
Bourrache
Borago officinalis L.
Boraginaceae
Bourrache
Borago officinalis L.
Boraginaceae
fleur a
Bourse à pasteur
Thlaspi
Capsella bursa-pastoris.
(L.) Medik.
Brassicaceae
partie aérienne
fleurie a
Bruyère (fausse)
Voir Callune
vulgaire
Bruyère cendrée
Erica cinerea L.
Ericaceae
fleur a
Agathosma betulina (Berg.)
Pill.,
A. crenulata (L.) Pill.,
A. serratifolia (Curt.)
Spreeth.
Ononis spinosa L.
Rutaceae
feuille a
Fabaceae
racine a
Ericaceae
feuille a
Cupressaceae
bois a
Satureja menthifolia (Host)
Fritsch
(= C. menthifolia Host)
(= Calamintha sylvatica
Bromf.)
(= C. officinalis Moench.)
Calluna vulgaris (L.) Hull.
Lamiaceae
sommité fleurie a
Ericaceae
sommité fleurie a
Calophyllum inophyllum L.
Clusiaceae
oléo-résine a
Asteraceae
partie aérienne a
Asteraceae
capitule a
Fabaceae
pulpe de fruit a
Buchu
Bugrane
Arrête-boeuf
Busserole
Raisin d'ours
Uva-ursi
Cadier
Genèvrier
oxycèdre
Calament
Callune vulgaire
Bruyère (fausse)
Calophylle
Arctostaphylos uva-ursi (L.)
Spreng.
Juniperus oxycedrus L.
Camomille (grande) Tanacetum parthenium (L.)
partie aérienne
Schultz Bip.
Camomille
allemande
Voir Matricaire
Camomille romaine Chamaemelum nobile (L.)
All.
(= Anthemis nobilis L.)
Camomille vulgaire
Voir Matricaire
Canéficier
Cassia fistula L.
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
Cannelier de Ceylan Cinnamomum verum J.S.
FAMILLE
Lauraceae
Presl.
Cannelier de Chine Cinnamomum cassia
Lauraceae
8
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
écorce de tige
raclée = cannelle
de Ceylan a
écorce de tige =
cannelle de Chine
Blume
(= Cinnamomum
aromaticum Nees)
Adiantum pedatum L.
Adiantaceae
fronde a
Capucine
Tropaeolum majus L.
Tropaeolaceae
feuille a
Cardamome
Eletaria cardamomum (L.)
Maton
Zingiberaceae
fruit a
Carmentine
Justicia pectoralis Jacq.
Acanthaceae
partie aérienne a
Caroubier
Ceratonia siliqua L.
Fabaceae
graine a =
gomme caroube a
Caroubier
Ceratonia siliqua L.
Fabaceae
pulpe de fruit a
Carragaheen
Mousse d'Irlande
Chondrus crispus Lingby.
Gigartinaceae
thalle a
Carthame
Carthamus tinctorius L.
Asteraceae
fleur a, b
Carvi
Cumin des prés
Carum carvi L.
Apiaceae
fruit a
Cascara
Frangula purshiana (DC.)
Rhamnaceae
A.Gray ex R.C.Cooper
(=Rhamnus purshiana
(DC.)
Ribes nigrum L.
Grossulariaceae
écorce de tige a
Centaurium erythraea Rafn
s. l.
C.majus (H. et L.) Zeltner
C. suffructicosum (Griseb.)
Ronn.
(= Erythraea centaurium
Persoon)
(= C. minus Gars.)
(= C. umbellatum Gilib.)
sommité fleurie a
Capillaire du
Canada
Cassissier
Groseiller noir
DE LA PLANTE
a, b
feuille a, fruit a
Cèdre blanc
Voir Thuya
Centaurée (petite)
Gentianaceae
Cerisier griottier
Voir Griottier
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
Chardon Marie
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
Silybum marianum (L.)
Gaertn.
Chelidonium majus L.
Chélidoine
Éclaire (grande)
Herbe aux verrues
Quercus robur L.
Chêne
Chénopode
vermifuge
Ansérine
vermifuge
Thé du Mexique
Chicorée
FAMILLE
Asteraceae
9
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
a
feuille , fruit
a
Papaveraceae
partie aérienne*, a
Fagaceae
écorce de tige a
(= Q. pedunculata Hoffm.),
Q. petraea (Matt.) Liebl.
(= Q. sessilis Ehrh.),
Q. humilis Mill.
(=Q. pubescens Willd.)
Chenopodiaceae partie aérienne
Chenopodium
ambrosioïdes L.
(syn. C. anthelminticum L.)
Cichorium intybus L.
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
a
Asteraceae
feuille a, racine a
Chiendent (gros)
Pied de poule
Cynodon dactylon (L.)
Pers.
Poaceae
rhizome a
Chiendent
Chiendent (petit)
Elytrigia repens (L.) Desv.
ex Nevski
(= Agropyron repens (L.)
Beauv.)
(= Elymus repens (L.)
Goudl.)
Chrysanthellum indicum
DC. var. afroamericanum
B.L. Turner
Poaceae
rhizome a
Asteraceae
partie aérienne a
Poaceae
feuille a
Cochlearia officinalis L.
Brassicaceae
feuille a
Colchicum autumnale L.
Colchicaceae
bulbe a, graine a
Chrysanthellum
Cimifuga
Voir Actée à
grappes
Citronnelles
Citrouille
Voir Courge
citrouille
Cochléaire
Herbe aux
cuillères
Colatier
Voir Kolatier
Colchique
Cymbopogon sp.
partie aérienne
tous organes
Commiphora
Voir Myrrhe
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
Concombre
sauvage
Voir Elaterium
Condurango
10
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
Asclepiadaceae
Marsdenia condurango
Rchb. f.
(= Gonolobus condurango
Triana)
Boraginaceae
Consoude (grande) Symphytum officinale L.
(= S. consolida Gueldenst
ex Ledeb.)
Coutarea latifolia Sesse et
Rubiaceae
Copalchi
Moc. ex DC.
écorce de tige a
Papaver rhoeas L.,
P. dubium L.
Papaveraceae
pétale a
Apiaceae
fruit a
verbenaceae
feuille fraîche a
Coquelicot
racine*, a
DE LA PLANTE
tous organes
racine a
Coqueret
Voir Alkékenge
Coriandre
Coriandrum sativum L.
Cornutia pyramidata Cornutia pyramidata L
(= C. grandifolia (Schltdl.&
Cham.) Schauer)
Coudrier
Voir Noisetier
Courge citrouille
Citrouille
Cucurbita pepo L.
Cucurbitaceae
graine a
Courge
Potiron
Cucurbita maxima Lam.
Cucurbitaceae
graine a
Cousso
Kousso
Brayera anthelmintica
Kunth.
(= Hagenia abyssinica J.F.
Gmel.)
Spilanthes filicaulis
Schumach. et Thonn.
(= S. acmella Murray)
(= S. oleracea Jacq.)
Crithmum maritimum L.
Rosaceae
inflorescence
femelle a
Asteraceae
capitule a, feuille a
Apiaceae
partie aérienne a
Zingiberaceae
rhizome a, b
Fabaceae
graine a,
pulpe de fruit =
gomme guar a
Cresson de Para
Criste marine
Perce-pierre
Cumin des prés
Voir Carvi
Curcuma long
Curcuma domestica Vahl
(= C. longa L.)
Cyamopsis
Guar
Cyamopsis tetragonolobus
(L.) Taub.
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
11
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
Cyprès
Cupressus sempervirens L. Cupressaceae
Dartrier
Senna alata (L.) Roxb.
Fabaceae
feuille a
Datura
Stramoine
Datura stramonium L.
Solanaceae
feuille a
Dictame de Crête
Origanum dictamnus L.
Lamiaceae
partie aérienne
fleurie a
Digitale pourprée
Digitalis purpurea L.
Scrophulariaceae
feuille a
Doréma
Dorema ammoniacum D.
Don
Apiaceae
gomme
ammoniaque a
Drynaria
Drynaria fortunei (Kunze) J. Polypodiaceae
Sm.
Douce-amère
Solanum dulcamara L.
DE LA PLANTE
cône dit « noix de
cyprès » a
tous organes
Dent de lion
Voir Pissenlit
Drosera rotundifolia L.,
D. intermedia Hayne,
D. longifolia L.,
(= D. anglica Huds.)
Echinacée à feuilles Echinacea angustifolia DC.
Droséra
tous organes
rhizome b
Solanaceae
tige a
Droseraceae
plante entière a
Asteraceae
partie souterraine a
tous organes
étroites
Echinacée pâle
Echinacea pallida Nutt.
Asteraceae
partie souterraine a
Echinacée pourpre
Echinacea purpurea
Moench
Asteraceae
partie aérienne
fleurie a, partie
souterraine a
Rosa canina L., R.
pendulina L. et autres
espèces de Rosa
Ecballium elaterium (L.) A.
Rich.
Rosaceae
pseudo-fruit =
cynorrhodon a
Éclaire (grande)
Voir Chélidoine
Éclaire (petite)
Voir Ficaire
Églantier
Rosier sauvage
Élatérium
Concombre
sauvage
Cucurbitaceae
fruit a
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
Éleuthérocoque
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
Eleutherococcus
senticosus (Rupr. ex
Maxim.
(= Acanthopanax
senticosus (Rupr. ex
Maxim.) Harms
FAMILLE
Araliaceae
12
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
partie
souterraine a, b
Épervière piloselle
Voir Piloselle
Epine blanche
Voir Aubépine
a
Berberis vulgaris L.
Berberidaceae écorce de racine
Sisymbrium officinale (L.)
Scop.
(= Erysimum officinale L.)
Brassicaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Eschscholtzia californica
Cham.
Papaveraceae
partie aérienne a
Artemisia dracunculus L.
Asteraceae
partie aérienne a
Eucalyptus
Eucalyptus
globuleux
Euphorbia hirta
Eucalyptus globulus Labill.
Myrtaceae
feuille a
Euphorbiaceae
partie aérienne a
Fenouil amer
Foeniculum vulgare Mill.
var. vulgare
Apiaceae
fruit a, b
Fenouil doux
Aneth fenouil
Foeniculum vulgare Mill.
var. dulce
Apiaceae
fruit a, b
Fenouil doux
Aneth fenouil
Foeniculum vulgare Mill.
var. dulce
Apiaceae
partie souterraine a
Fenugrec
Trigonella foenumgraecum L.
Fabaceae
graine a, b
Epine-vinette
Berbéris
Érigéron
Voir Vergerette du
Canada
Erysimum
Vélar
Herbe aux
chantres
Eschscholtzia
Pavot de
Californie
Estragon
Euphorbia hirta L.
(= E. pilulifera L.)
tous organes
Févier
Voir Gleditschia
Ficaire
Éclaire (petite)
Renoncule
(fausse)
Ranunculus ficaria L.
(= Ficaria ranunculoïdes
Roth.)
Ranunculaceae partie souterraine
a
tous organes
____________________________
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NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
13
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
a
Ficus carica L.
Moraceae
Fragaria vesca L.
Rosaceae
partie souterraine a
Fraxinus
rhynchophylla
Fraxinus rhynchophylla
Hance
Oleaceae
écorce b
Frêne
Fraxinus excelsior L.,
F. oxyphylla M. Bieb.
Oleaceae
feuille a
Frêne à manne
Fraxinus ornus L.
Oleaceae
suc épaissi dit
« manne » a
Fucus
Fucus serratus L.,
F. vesiculosus L.
Fucaceae
thalle a
Fumeterre
Fumaria officinalis L. et
espèces voisines
Fumariaceae
partie aérienne
fleurie a
Galanga (grand)
Alpinia galanga (L.) Willd.
Zingiberaceae
rhizome a
Galanga (petit)
Alpinia officinarum Hance
Zingiberaceae
rhizome a, b
Galbanum
Apiaceae
gomme-oléorésine a
Galéga
Ferula gummosa Boiss.
(=F. galbaniflua Boiss. et
Buhse)
Galega officinalis L.
Fabaceae
partie aérienne
fleurie a
Gattilier
Vitex agnus-castus L.
Verbenaceae
sommité fleurie a,
fruit a
Gelsémium
Jasmin de la
Caroline
Genêt à balai
Gelsemium sempervirens
(L.) Ait. f.
Loganiaceae
partie souterraine a
tous organes
Cytisus scoparius (L.) Link
(= Sarothamnus scoparius
(L.) Wimmer ex Koch)
Juniperus communis L.
Fabaceae
fleur a
tous organes sauf
fleur
Figuier
pseudo-fruit
Fragon épineux
Voir Houx (petit)
Fraisier
Frangule
Voir Bourdaine
Genévrier
Gentiane
Gentiane jaune
Gentiana lutea L.
graine
Cupressaceae
cône femelle
dit « baie
de genièvre » a
Gentianaceae partie souterraine a
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
Geranium robertianum L.
Geraniaceae
Zingiber officinale Roscoe
Zingiberaceae
rhizome a, b
Ginkgo
Ginkgo biloba L.
Ginkgoaceae
feuille a
Ginseng
Panax de Chine
Panax ginseng C. A. Meyer
(= Aralia quinquefolia
Decne. et Planch.)
Syzygium aromaticum (L.)
Merr. et Perry
(= Eugenia caryophyllus
(Sprengel) Bull. et Harr.)
Gleditschia triacanthos L.,
G. ferox Desf.
Giroflier
Gléditschia
Févier
Globulaire purgative Globularia alypum L.
Séné de Provence
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
Géranium herbe à
Robert
Géranium Robert
Géranium Robert
Voir Géranium
herbe à Robert
Gingembre
Araliaceae
14
plante entière
partie
souterraine a,
a
b
Myrtaceae
bouton floral =
clou de girofle a, b
Fabaceae
graine a
Globulariaceae
feuille a
Gnaphale dioïque
Voir Pied de chat
Gomme adragante
Voir Astragale à
gomme
Gomme
ammoniaque
Voir Doréma
Gomme arabique
Voir Acacia à
gomme
Gomme de Sterculia
Voir Sterculia
Gomme Karaya
Voir Sterculia
Gomme M’Bep
Voir Sterculia
Grande ortie
Voir Ortie dioïque
Grenadier
Punica granatum L.
Punicaceae
écorce de racine a, tous organes sauf
graine
écorce de tige a
____________________________
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NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
15
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
a
Grindelia robusta Nutt.,
G. camporum Greene,
G. humilis Hook. et Arn.,
G. squarrosa (Pursh) Dunal
Prunus cerasus L.,
P. avium (L.) L.
Asteraceae
sommité fleurie
Rosaceae
pédoncule du fruit
= queue de
cerise a
Guimauve
Althaea officinalis L.
Malvaceae
feuille a, fleur a,
racine a
Hamamélis de
Virginie
Hamamelis virginiana L.
Hamelia patens
Hamelias patens Jacq.
Rubiaceae
feuille fraiche*, a
Harpagophyton
Harpagophytum
procumbens (Burch.) DC.
ex Meissn.
Pedaliaceae
racine secondaire
tubérisée a
Grindélia
Griottier
Cerisier griottier
Groseiller noir
Voir Cassissier
Guar
Voir Cyamopsis
Guarana
Voir Paullinia
Hamamelidaceae écorce de tige a,
feuille a
Herbe aux chantres
Voir Erysimum
Herbe aux chats
Voir Valériane
Herbe aux cuillères
Voir Cochléaire
Herbe aux verrues
Voir Chélidoine
Hibiscus
Voir Karkadé
Houblon
Humulus lupulus L.
Houblon
Humulus lupulus L.
Houx (petit)
Fragon épineux
Ruscus aculeatus L.
Hydrastis
Hydrastis canadensis L.
Cannabaceae
inflorescence
femelle dite « cône
de houblon » a
Cannabaceae poil glanduleux =
lupulin a
Liliaceae
partie souterraine a
Ranunculaceae partie souterraine
a
fruit
tous organes
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
a, b
Hydrocotyle
Centella asiatica (L.) Urb.
(= Hydrocotyle asiatica L.)
Hysope
Hyssopus officinalis L.
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Ipécacuanha
Ipécacuanha de
Costa Rica
Ipécacuanha de
Matto Grosso
Ispaghul
Cephaelis acuminata H.
Karst.,
C. ipecacuanha (Brot.) A.
Rich.
Rubiaceae
racine a
Jaborandi
Pilocarpus jaborandi
Holmes
(= P. microphyllus Stapf),
P. pennatifolius Lemm.
Rutaceae
feuille a
Ziziphus jujuba Mill.
(= Z. sativa Gaertn.)
(= Z. vulgaris Lam.)
(= Rhamnus zizyphus L.)
Hyoscyamus niger L.
Rhamnaceae
fruit privé
de graines a, b
Solanaceae
feuille a, partie
aérienne a
Kalanchoe pinnata (Lam.)
Pers
Crassulaceae
feuille fraiche*, a
Malvaceae
calice et calicule a
Apiaceae
fruit a
Jalap fusiforme
Voir Scammonée
du Mexique
Jasmin de la
Caroline
Voir Gelsémium
Jujubier
Jusquiame noire
Kalanchoe pinnata
Plantago ovata Forssk.
(= P. ispaghula Roxb.)
Hibiscus sabdariffa L.
Karkadé
Oseille de Guinée
Hibiscus
Ammi visnaga (L.) Lam.
Khella
Kinkéliba
Kolatier
Colatier
Apiaceae
16
partie aérienne
tous organes
Plantaginaceae graine a, tégument
de la graine a
tous organes
tous organes
Combretum micranthum G. Combretaceae
feuille a
Don
(= C. altum Guillaumin et
Perrottet ex DC.)
Cola acuminata (P.
Sterculiaceae amande dite « noix
Beauv.) Schott et Endl.
de kola » a
(= Sterculia acuminata P.
Beauv.),
C. nitida (Vent.) Schott et
Endl.
(= C. vera K. Schum.) et
variétés
Kousso
Voir Cousso
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
Kudsu
Voir Pueraria
lobata
Laitue vireuse
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
Lactuca virosa L.
Asteraceae
Lamier blanc
Ortie Blanche
Lamium album L.
Lamiaceae
Laminaire
Laminaria digitata J.P.
Lamour.,
L.hyperborea (Gunnerus)
Foslie,
L. cloustonii Le Jol.
Coix lacryma-jobi L.
Larme de Job
17
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
feuille a, suc
épaissi dit
« lactucarium » a
corolle mondée a,
sommité fleurie a
Laminariaceae
stipe a, thalle a
Poaceae
graine b
Laurier commun
Laurier sauce
Laurus nobilis L.
Lauraceae
feuille a
Lavande
Lavande vraie
Lavandula angustifolia Mill.
(= L. vera DC.)
Lamiaceae
fleur a, sommité
fleurie a
Lavandula stoechas L.
Lamiaceae
fleur a, sommité
fleurie a
Lavandin
« Grosso »
Lavandula x intermedia
Emeric ex Loisel.
Lamiaceae
fleur a, sommité
fleurie a
Lemongrass de
l’Amérique
centrale
Lemongrass de
l’Inde
Cymbopogon citratus (DC.)
Stapf
Poaceae
feuille a
Cymbopogon flexuosus
(Nees ex Steud.) J.F.
Wats.
Cetraria islandica (L.) Ach.
sensu latiore
Poaceae
feuille a
Parmeliaceae
thalle a
fruit
Lavande aspic
Voir Aspic
Lavande stoechas
Lavande vraie
Voir Lavande
Lichen d'Islande
Lierre grimpant
Lierre commun
Hedera helix L.
Araliaceae
feuille a, bois a
Lierre terrestre
Lamiaceae
partie aérienne
fleurie a
Lin
Glechoma hederacea L.
(= Nepeta glechoma
Benth.)
Linum usitatissimum L.
Linaceae
graine a, b
Lis blanc
Lilium candidum L.
Liliaceae
bulbe a, fleur a
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
Livèche
Levisticum officinale Koch.
Lobélie enflée
Lobelia inflata L.
Lysimaque
pourprée
Voir Salicaire
Magnolia officinalis Magnolia officinalis Rehd.
FAMILLE
18
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
a
Apiaceae
feuille , fruit ,
partie souterraine a
Lobeliaceae
sommité fleurie a
Magnoliaceae
écorce de tronc,
de racine et de
branche, bouton
floral b
et Wils.
Maïs
Zea mays L.
Poaceae
style a
Mandarine
Citrus reticulata Blanco (=
C. nobilis Andrews)
Rutaceae
épicarpe,
mésocarpe b
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Origanum majorana L.
Marjolaine
Origan marjolaine (= Majorana hortensis
Marronnier d'Inde
Marrube
Marrube blanc
Moench)
Aesculus hippocastanum
L.
Marrubium vulgare L.
DE LA PLANTE
a
tous organes
Hippocastanacea écorce de tige a,
e
graine a
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Marrube blanc
Voir Marrube
Marrube noir
Voir Ballote noire
Maté
Thé du Paraguay
Ilex paraguariensis St.-Hil.
(= I. paraguayensis Lamb.)
Aquifoliaceae
feuille a
Matricaire
Camomille
allemande
Camomille
vulgaire
Mauve
Matricaria recutita L.
(= Chamomilla recutita (L.)
Rausch.)
(= M. chamomilla L.)
Asteraceae
capitule a
Malva sylvestris L.
Malvaceae
feuille a, fleur a
Mélilot
Melilotus officinalis (L.)
Pall.
Fabaceae
partie aérienne a
Mélisse
Melissa officinalis L.
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Menthe coq
Voir Balsamite
odorante
____________________________
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NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
19
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
a
Menthe poivrée
Mentha x piperita L.
Lamiaceae
feuille , sommité
fleurie a
Menthe pouliot
Pouliot commun
Mentha pulegium L.
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Menthe verte
Mentha spicata L. (= M.
viridis L.)
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Ményanthe
Trèfle d'eau
Menyanthes trifoliata L.
Menyanthaceae
feuille a
Hypericum perforatum L.
Guttiferae
sommité fleurie a
Momordica
charantia
Momordica charantia L.
Curcubitaceae
partie aérienne*, a
Morelle noire
Solanum nigrum L.
Solanaceae
tige feuillée a
Millefeuille
Voir Achillée
millefeuille
Millepertuis
fruit
Mousse d'Irlande
Voir Carragaheen
b
Moutan
Paeonia suffruticosa Andr. Ranunculaceae écorce de racine
Moutarde
junciforme
Brassica juncea (L.) Czern.
Brassicaceae
graine a
Myristica fragrans Houtt.
(= M. moschata Thunb.)
Myristicaceae
Commiphora abyssinica
Engl.,
C. molmol Engl.,
C. myrrha Engl.,
C. schimperi Engl.
Myrtus communis L.
Burseraceae
graine a dite
« muscade » ou
« noix de
muscade », arille
dit « macis »a
gomme oléorésine a
Muguet des bois
Voir Aspérule
odorante
Muscadier
aromatique
Myrrhe
Commiphora
Myrte
Myrtaceae
feuille a
Ericaceae
feuille a, fruit a
Myrtille
Airelle myrtille
Vaccinium myrtillus L.
Nénuphar jaune
Nuphar luteum (L.) Sibth et Nympheaceae
Small.
rhizome a
____________________________
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LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
Rhamnaceae
20
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
Nerprun
Rhamnus catharticus L.
Noisetier
Coudrier
Corylus avellana L.
Corylaceae
feuille a
Notoginseng
Araliaceae
racine b
Noyer
Panax pseudoginseng
Wall.
var. notoginseng (Burk.)
Hooet Tseng
(= P. notoginseng (Burk.)
F.H. Chen ex C.Y. Wu et
K.M. Feng)
Juglans regia L.
Juglandaceae
feuille a,
péricarpe a
Olivier
Olea europaea L.
Oleaceae
feuille a
Oranger amer
Bigaradier
Citrus aurantium L.
(= C. bigaradia Duch.)
(= C. vulgaris Risso)
Rutaceae
Oranger doux
Citrus sinensis (L.) Pers.
(= C. aurantium L.)
Rutaceae
feuille a, fleur,
péricarpe dit
« écorce » ou
zeste a
péricarpe dit
« écorce » ou
zeste a
fruit
DE LA PLANTE
a
Oreille de souris
Voir Piloselle
Origanum vulgare L.
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Orthosiphon stamineus
Benth.
(= O. aristatus Miq.)
(= O. spicatus Bak.)
Lamiaceae
tige feuillée a
Ortie brûlante
Urtica urens L.
Urticaceae
racine a
Ortie brûlante
Urtica urens L.
Urticaceae
partie aérienne a
Ortie dioïque
Grande ortie
Urtica dioïca L.
Urticaceae
partie aérienne a
Ortie dioïque
Grande ortie
Urtica dioïca L.
Urticaceae
partie souterraine a
Origan
Origan marjolaine
Voir Marjolaine
Orthosiphon
Thé de Java
Ortie Blanche
Voir Lamier blanc
Oseille de Guinée
Voir Karkadé
____________________________
Les prescriptions générales et les monographies générales de la Pharmacopée européenne ainsi que le
préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
21
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
Paeonia alba
Paeonia lactiflora Pall.
Ranunculaceae
Paeonia rubra
Paeonia lactiflora Pall. ,
P. veitchii Lynch.
Ranunculaceae
racine stabilisée
dite « racine
blanche » b
racine b
Paliure
Paliurus spina-christi Mill.
(= P. aculeatus Lam.)
Rhamnaceae
fruit a
Quillaja. saponaria Molina
s. l.
(= Q. smegmadermos DC.)
Rosaceae
écorce de tige dite
« bois de
Panama » a
Papayer
Carica papaya L.
Caricaceae
suc du fruit a,
feuille a
Pariétaire
Parietaria officinalis L.,
P. judaica L.
(= P. diffusa Mert. et Koch)
Urticaceae
partie aérienne a
Passiflora incarnata L.
Passifloraceae
partie aérienne a
Pastel
Isatis tinctoria L. (= I.
indigotica Fortune)
Brassicaceae
racine b
Patience
Rumex patientia L.
Polygonaceae
racine a
Paullinia
Guarana
Paullinia cupana Kunth.
Pavot
Papaver somniferum L.
graine a, extrait
préparé avec la
graine = guarana a
Papaveraceae feuille a, capsule, tous organes sauf
graine
latex = opium a
Palmier de Floride
Voir Sabal
Panama
Panax de Chine
Voir Ginseng
Pas d’âne
Voir Tussilage
Passerose
Voir Rose
trémière
Passiflore
Pavot de Californie
Voir
Eschscholtzia
Viola arvensis Murray,
Pensée sauvage
Violette tricolore V. tricolor L.
Sapindaceae
Violaceae
fleur a, partie
aérienne fleurie a
Perce-pierre
Voir Criste marine
____________________________
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Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
Persil
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
Petroselinum crispum
(Mill.) Nyman ex A.W. Hill
(= Carum petroselinum (L.)
Benth. et Hook.f.)
(= P. sativum Hoffm.)
Vinca minor L.
FAMILLE
Apiaceae
22
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
a
fruit , racine
Apocynaceae
feuille a
Apocynaceae
feuille fraîche et
sèche *, a
Phytolaccaceae
Racine, feuille
fraîche a
Salicaceae
bourgeon a,
feuille a
Asteraceae
capitule a
Hieracium pilosella L.
Asteraceae
plante entière a
Capsicum frutescens L.
Solanaceae
fruit a
Pinus palustris Mill.
(= P. australis F. Michx.)
Pinaceae
térébenthine dite
« d’Amérique » a
Pin maritime
Pinus pinaster Ait.
(= P. maritima Lam.)
Pinaceae
Pin sylvestre
Pinus sylvestris L.
Pinaceae
rameau a,
térébenthine dite
« de bordeaux » a,
colophane a,
poix noire a
bourgeon a
Pin sylvestre
Pinus sylvestris L.
Pinaceae
rameau a
Piper auritum
Piper auritum Kunth
Piperaceae
feuille fraîche
et sèche a
Pissenlit
Dent de lion
Taraxacum officinale Web.
Asteraceae
racine a
Pissenlit
Dent de lion
Taraxacum officinale Web.
Asteraceae
feuille a, partie
aérienne a
Pervenche (petite)
Pervenche tropicale Catharanthus roseus (L.)
G. Don
Pervenche de
Madagascar
Pervenche rose
Petiveria alliacea L.
Petiveria alliacea
Peuplier noir
Populus nigra L.
Antennaria dioica (L.)
Pied de chat
Gnaphale dioïque Gaertn.
DE LA PLANTE
a
(= Gnaphalium dioicum L.)
Pied de poule
Voir Chiendent
(gros)
Piloselle
Épervière piloselle
Oreille de souris
Piment de Cayenne
Piment enragé
Piment (petit)
Pin de Boston
Pin de la Caroline
____________________________
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ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
Pivoine
Paeonia officinalis L.
Plantain
Plantago major L.,
P. intermedia L.,
P. lanceolata L.
FAMILLE
Paeoniaceae
Plantaginaceae
23
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
racine
a
feuille a
Plantain des sables
Voir Psyllium
Plantain pucier
Voir Psyllium
Polygala de Virginie Polygala senega L.
Polygalaceae partie souterraine
a
Poivre long
Piper longum L.,
P.retrofractum Vahl (=
P.chaba Hunter) (= P.
officinarum (Miq.) C.DC.)
Piperaceae
fruit b
Poivre noir
Piper nigrum L.
Piperaceae
fruit b
Rosaceae
fruit a
Wolfiporia extensa (Peck)
Ginns
(syn. Poria cocos (Schw.)
Wolf)
Potentilla erecta (L.)
Raüsch.
(= P. tormentilla (L.) Neck.)
Polyporaceae
sclérote b
Rosaceae
rhizome a
Equisetum arvense L.
Equisetaceae
partie aérienne
stérile a
Primevère
Primula veris L.
(= P. officinalis (L.) Hill)
Primulaceae
fleur a
Primevère
Primula elatior (L.) Hill,
Primula veris L.
(= P. officinalis (L.) Hill),
Prunus domestica L.
Primulaceae
partie souterraine a
Rosaceae
fruit a
Polygone renouée
Voir Renouée des
oiseaux
Malus sylvestris Mill.
Pommier
(= Pyrus malus L.)
Poria
Potentille
Tormentille
Potiron
Voir Courge
Pouliot commun
Voir Menthe
pouliot
Prêle des champs
Prunier
____________________________
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ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
Prunier d’Afrique
Psyllium
Plantain pucier
Plantain des
sables
Pueraria lobata
Kudzu
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
Prunus africana (Hook. f.)
Kalkm.
(= Pygeum africanum
Hook. f.)
Plantago afra L. (= P.
psyllium L.),
P. indica L. (= P. arenaria
Waldst. et Kit.)
Pueraria lobata (Wild.)
Ohwi.
Pyrèthre d’Afrique
Anacyclus pyrethrum DC.
Quassia de la
Jamaïque
Picrasma excelsa (Sw.)
Planch.
Quassia de Surinam Quassia amara L.
FAMILLE
Rosaceae
24
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
écorce de tige
a
Plantaginaceae
graine a
Fabaceae
racine b
Asteraceae
racine a
Simaroubaceae
bois a
Simaroubaceae
bois a
Rubiaceae
écorce a
Rubiaceae
écorce de tige a
tous organes
Queue de cerise
Voir Griottier
Cinchona pubescens Vahl
(= C. succirubra Pavon),
hybrides ou variétés
Quinquina rouge de Cascarilla magnifolia
Wedd.
Mutis
Quinquina rouge
Radis noir
Raphanus sativus L. var.
niger (Mill.) Kerner
Brassicaceae
racine a
Raifort sauvage
Armoracia rusticana
Gaertn., B. Mey. et Scherb.
(= Cochlearia armoracia L.)
Brassicaceae
racine a
Krameria triandra Ruiz et
Pav.
(= K. lappacea (Dombey)
Burdet et B.B. Simpson)
Rauwolfia serpentina
Benth. ex Kurz
(= Ophioxylon serpentinum
Willd.)
Glycyrrhiza glabra L.,
G. inflata Bat.,
G. uralensis Risch.
Filipendula ulmaria (L.)
Maxim.
(= Spiraea ulmaria L.)
Fabaceae
racine a
Apocynaceae
racine a
Fabaceae
partie souterraine
Raisin d'ours
Voir Busserole
Ratanhia
Rauwolfia
Réglisse
Reine des prés
Ulmaire
tous organes
a, b
Rosacae
fleur a, sommité
fleurie a
Renoncule (fausse)
Voir Ficaire
____________________________
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ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
25
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
Renouée bistorte
Voir Bistorte
Renouée des
oiseaux
Polygone renouée
Renouée
trainasse
Rhapontic
Rhubarbe des
jardins
Rhubarbe des
jardins
Voir Rhapontic
Rhubarbe
Rhubarbe de
Chine
Romarin
Polygonum aviculare L.
Polygonaceae
Rheum rhabarbarum L.
R. x hybridum Murray
Polygonaceae partie souterraine
Rheum officinale Baill.,
R. palmatum L.
Polygonaceae
Rosmarinus officinalis L.
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Ronce
Rubus sp.
Rosaceae
feuille a
Rose trémière
Passerose
Alcea rosea L.
(= Althaea rosea L.)
Malvaceae
fleur a
Rosier à roses
pâles
Rosa centifolia L.
Rosaceae
bouton floral a,
pétale a
Rosier de Damas
Rosa damascena Mill.
Rosaceae
bouton floral a,
pétale a
Rosier de Provins
Rosier à roses
rouges
Rosier sauvage
Voir Eglantier
Rosa gallica L.
Rosaceae
bouton floral a,
pétale a
Rue fétide
Ruta graveolens L.
Rutaceae
partie aérienne
fleurie a
Arecaceae
fruit a
Iridaceae
stigmate a
Lythraceae
sommité fleurie a
Liliaceae
racine a
Serenoa repens (W.B.
Sabal
Palmier de Floride Bartram) Small.
Safran
Salicaire
Lysimaque
pourprée
Salsepareille du
Honduras
(= Sabal serrulata (Michx.)
T. Nutt. ex Schultes et
Schultes)
Crocus sativus L.
Lythrum salicaria L.
Smilax sarsaparilla L.
(= S. ornata Hook. f.)
partie aérienne
fleurie a
a
partie souterraine
a, b
tous organes
____________________________
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Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
Salsepareille du
Mexique
Salsepareille de
Vera Cruz
Sanguisorbe
(grande)
Smilax aristolochiaefolia
Mill.
(= S. medica Schldl. et
Cham.)
Liliaceae
Sanguisorba officinalis L.
Rosaceae
Santoline
Aurone femelle
Santolina
chamaecyparissus L.
Sapin argenté
Abies alba Mill.
(= A. pectinata DC.)
Saponaire
Saponaria officinalis L.
26
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
racine
DE LA PLANTE
a
partie souterraine
a, b
Asteraceae
feuille a, sommité
fleurie a
bourgeon a,
térébenthine dite
« d’Alsace » a,
térébenthine dite
« des Vosges » a
Caryophyllaceae partie aérienne a,
partie souterraine a
Abietaceae
Sarriette des jardins Satureja hortensis L.
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Sarriette des
montagnes
Satureja montana L.
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Sauge d’Espagne
Salvia lavandulifolia Vahl
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Sauge officinale
Sauge
Salvia officinalis L.
Lamiaceae
feuille a
Sauge sclarée
Sclarée
Toute-bonne
Sauge trilobée
Salvia sclarea L.
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Salvia fruticosa Mill.
(= S. triloba L. f.)
Lamiaceae
feuille a
Saule
Salix sp.
Salicaceae
écorce de tige a,
feuille a
Scammonée d’Alep
Scammonée de
Syrie
Scammonée de
Syrie
Voir Scammonée
d’Alep
Scammonée du
Mexique
Jalap fusiforme
Schisandra de
Chine
Convolvulus scammonia L. Convolvulaceae
racine a, résine a
tous organes
Ipomoea orizabensis
(Pelletam) Ledeb. Ex
Steud.
Convolvulaceae
racine a, résine a
tous organes
Schisandra chinensis
(Turcz.) Baill.
Magnoliaceae
fruit b
Scille
Drimia maritima (L.) Stearn
(= Urginea scilla Steinh.)
(= U. maritima (L.) Baker)
Liliaceae
bulbe a
tous organes
____________________________
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Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
Sclarée
Voir Sauge
sclarée
Scrofulaire
aquatique
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
27
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
Scrophularia auriculata L. Scrophulariaceae racine a, sommité
(=S. aquatica auct. non L.)
fleurie a
Scrofulaire noueuse Scrophularia nodosa L.
Scrophulariaceae racine a, sommité
fleurie a
Scutellaire
Scutellaria baicalensis
Georgi
labiaceae
Seigle
Secale cereale L.
Poaceae
Semen contra
Artemisia cina Berg. ex
Poljakov
Séné d’Alexandrie
ou de Khartoum
racine b
fruit a, son a
Asteraceae
capitule non
épanoui a
Cassia senna L.
(= C. acutifolia (Delile)
Batka)
(= Senna alexandrina Mill.)
Fabaceae
foliole a, b, fruit a, b
Séné de Provence
Voir Globulaire
purgative
Séné de Tinnevelly
ou de l’Inde
Cassia angustifolia (Vahl)
Batka
Fabaceae
foliole a, b, fruit a, b
Serpolet
Thym serpolet
Thymus serpyllum L. sensu
latiore
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Simarouba amer
Simarouba amara Aubl.
Simaroubaceae écorce de racine
Simarouba glauca
Simarouba glauca DC.
Simaroubaceae
Sinomenium
acutum
Sinomenium acutum
(Thunb.) Rehd. et Wils.
Menispermaceae
partie aérienne
fraîche ou
sèche *, a
tige b
Solidage
Solidago gigantea Ait.,
S. canadensis L.
Asteraceae
sommité fleurie a
Asteraceae
sommité fleurie a
Fabaceae
bouton floral b
Asteraceae
capitule a, fleur a
Solidage verge-d’or Solidago virgaurea L.
Verge d’or
Sophora japonica
Sophora japonica L.
Calendula officinalis L.
Souci
Souci des jardins
a
____________________________
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Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
Sterculia
Gomme Karaya
Gomme M’Bep
Gomme de
Sterculia
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
28
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
Sterculia urens Roxb.,
S. tomentosa Guill. et Perr.
Sterculiaceae
exsudation
gommeuse =
gomme de
Sterculia a,
gomme Karaya a,
gomme M’Bep a
Styrax orientalis L.
Styracaceae
baume a
DE LA PLANTE
Stramoine
Voir Datura
Styrax
Styrax benjoin
Voir Benjoin de
Sumatra
Styrax liquide
Sureau noir
Liquidambar orientale Mill., Hamamelidaceae
L. styraciflua L.
Caprifoliaceae
fleur a, fruit a
Fabaceae
pulpe de fruit a
Curcuma xanthorrhiza
Roxb.
Zingiberaceae
rhizome a
Camellia sinensis (L.)
Kuntze
(= C. thea Link)
(= Thea sinensis (L.)
Kuntze)
Theaceae
feuille a
Thuja occidentalis L.
Cupressaceae
rameau a
Thymus vulgaris L.,
T. zygis L.
Lamiaceae
feuille a, sommité
fleurie a
Sambucus nigra L.
Tamarinier de l’Inde Tamarindus indica L.
Temoe-lawacq
baume a
Thé de Java
Voir Orthosiphon
Thé du Mexique
Voir Chénopode
vermifuge
Thé du Paraguay
Voir Maté
Théier
Thé
Thlaspi
Voir Bourse à
pasteur
Thuya
Cèdre blanc
Thym
tous organes
Thym serpolet
Voir Serpolet
____________________________
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Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
Tilleul
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
Tilia platyphyllos Scop. , T.
cordata Mill. (= T. ulmifolia
Scop.)
(= T. parvifolia Ehrh. ex
Hoffm.)
(= T. sylvestris Desf.),
T. x vulgaris Heyne ou
mélanges
FAMILLE
29
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
DE LA PLANTE
a
Tiliaceae
aubier ,
inflorescence a
Commelinaceae
feuille fraîche a
Asteraceae
capitule a
feuille a
Tormentille
Voir Potentille
Toute-bonne
Voir Sauge
sclarée
Tradescantia
spathacea
Tradescantia spathacea
Sw.
Trèfle d'eau
Voir Ményanthe
Tussilage
Pas d’ âne
Tussilago farfara L.
Twa tass
Lippia alba (Mill.) N. E. Br.
Verbenaceae
Valeriana officinalis L.
Valerianaceae partie souterraine
tous organes
Ulmaire
Voir Reine des
prés
Uva-ursi
Voir Busserole
Valériane
Herbe aux chats
a
Vélar
Voir Erysimum
Verge d’or
Voir Solidage
verge-d’or
Vergerette du
Canada
Érigéron
Vergerolle
Vergerolle
Voir Vergerette du
Canada
Véronique mâle
Conyza canadensis (L.)
Cronq.
(= Erigeron canadensis L.)
Veronica officinalis L.
Asteraceae
partie aérienne a
Scrophulariaceae sommité fleurie
a
____________________________
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préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS FRANÇAIS
NOMS SCIENTIFIQUES
ET SYNONYMES
FAMILLE
PARTIES UTILISEES PARTIES TOXIQUES
DE LA PLANTE
Verveine officinale
Verbenaceae
partie aérienne a, b
Viburnum
Viburnum prunifolium L.
Caprifoliaceae
écorce de tige a
Vigne rouge
Vitis vinifera L.
Vitaceae
feuille a
Violette
Viola calcarata L.,
V. lutea Huds.,
V. odorata L.
Violaceae
fleur a
Loganiaceae
graine dite « noix
vomique » a
Violette tricolore
Voir Pensée
sauvage
Vomiquier
Strychnos nux vomica L.
feuille
DE LA PLANTE
a
Aloysia citriodora Palau (=
Aloysia triphylla (L’Hér.)
Kuntze)
(= Lippia citriodora Kunth.)
(= Verbena triphylla
L’Hér.)
Verbena officinalis L.
Verveine odorante
Verbenaceae
30
tous organes
____________________________
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Pharmacopée française 2012
Annexe n°2 : Liste B des plantes médicinales utilisées
traditionnellement en l’état ou sous forme de préparation
dont les effets indésirables potentiels sont supérieurs au
bénéfice thérapeutique attendu.
137
ANSM
LISTE B DES PLANTES MÉDICINALES UTILISEES
TRADITIONNELLEMENT EN L’ETAT OU SOUS FORME DE PREPARATION
DONT LES EFFETS INDÉSIRABLES POTENTIELS SONT SUPÉRIEURS AU
BÉNÉFICE THÉRAPEUTIQUE ATTENDU
(Cette liste B correspond à « la liste publiée au chapitre IV.7.B de la Pharmacopée française » mentionnée
à l’article D. 4211-12 du Code de la Santé Publique.)
a b -
usage en médecine traditionnelle européenne et outre-mer
usage en médecine traditionnelle chinoise
____________________________
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Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE B DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS SCIENTIFIQUES
NOMS FRANÇAIS
ET SYNONYMES
Aconits, , notamment
Aconit napel
Aconit à grandes fleurs
Aconit anthore
Aconit salutifère
Aconit féroce
Acorus
Aconitum sp., notamment
Aconitum napellus L.
Aconitum variegatum L.
(= A. cammarum L.)
Aconitum anthora L.
Aconitum ferox Wall
Actée en épi
Herbe de SaintChristophe
Amandier amer
Actaea spicata L.
Acorus sp., notamment
Acorus calamus L. sauf A. c.
var. americanus
Acorus tatarinowii Schott,
Acorus gramineus Sol. ex
Aiton
FAMILLE
2
PARTIES UTILISEES
DE LA PLANTE
Ranunculaceae
partie souterraine a
Acoraceae
rhizome a, b
Ranunculaceae
partie souterraine a
Prunus dulcis (Mill.) D.A.
Webb var. amara (DC.)
Buckheim
Aquilegia vulgaris L.
Rosaceae
graine a
Ranunculaceae
partie aérienne a
Anémone des bois
Anémone Sylvie
Sylvie
Araroba
Anemone nemorosa L.
Ranunculaceae
fleur a, fruit a
Andira araroba Aguiar.
Fabaceae
Argemone mexicana
Argemone mexicana L. (=
A.spinosa Moench)
Papaveraceae
sécrétion
naturelle :
araroba a
racine a
Aristoloche
Aristolochia clematitis L.
Aristolochiaceae
feuille a
Araceae
partie souterraine a
Ancolie vulgaire
Arthanite
Voir Cyclamen d'Europe
Arums, notamment
Gouet serpentaire
Serpentaire
commune
Gouet
Pied de veau
Asaret d'Europe
Arum sp., notamment
Dracunculus vulgaris Schott
(= Arum dracunculus L.)
Arum maculatum L.
(= A. vulgare Lam.)
Asarum europaeum L.
Aristolochiaceae
feuille a, partie
souterraine a
Asclépiade
Dompte-venin
Vincetoxicum hirundinaria
Medik.
(= V. officinale Moench),
(= Asclepias vincetoxicum L.)
Saussurea costus (Falc.)
Lipsch. (= Saussurea lappa
C.B. Clarke) (= Aucklandia
lappa Decne.) (= Aucklandia
costus Falc.)
Asclepiadaceae
partie souterraine a
Asteraceae
racine b
Illiciaceae
fruit = badiane a
Aucklandia
Illicium sp.
Badianier
sauf Badianier de Chine sauf Illicium verum Hook. f.
____________________________
Les prescriptions générales et les monographies générales de la Pharmacopée européenne ainsi que le
préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE B DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS SCIENTIFIQUES
NOMS FRANÇAIS
ET SYNONYMES
FAMILLE
3
PARTIES UTILISEES
DE LA PLANTE
Apiaceae
partie souterraine a
Loganiaceae
bois a
Brucea antidysenterica Lam.
Simaroubaceae
écorce a
Bryone
Couleuvrée
Bryonia cretica L.
ssp. dioica (Jacq.) Tutin
Cucurbitaceae
partie souterraine a
Buglosse
Anchusa officinalis L.,
A. italica Retz
Boraginaceae
feuille a, fleur a
Buis
Buxus sempervirens L.
Buxaceae
feuille a
Cascarille officinale
Croton eluteria (L.) W. Wright.
Euphorbiaceae
écorce a
Cèdre rouge
Thuya
Thuja plicata Donn ex D. Don
Cupressaceae
Cerisier mahaleb
Prunus mahaleb L.
(= Cerasus mahaleb (L.) Mill.)
Rosaceae
graine a
Cerisier putiet
Prunus padus L.
(= Cerasus padus (L.) DC.)
Rosaceae
écorce a
Cévadille
Sévadille
Schoenocaulon officinale A.
Gray
Liliaceae
fruit a, graine a
Chèvrefeuilles
Lonicera sp.
Caprifoliaceae
fleur a
Ciguë (grande)
Ciguë officinale
Conium maculatum L.
Apiaceae
fruit a
Ciguë (petite)
Ciguë fétide
Aethusa cynapium L.
Apiaceae
feuille a
Cicuta virosa L.
Apiaceae
partie aérienne a
Menispermaceae
feuille a
Berce
Berce (grande)
Heracleum sphondylium L.
Bois de couleuvre
Strychnos colubrina L.
Brucée antidysentérique
bois a
Ciguë aquatique
voir Ciguë vireuse
Ciguë d'eau
voir Ciguë vireuse
Ciguë fétide
voir Ciguë (petite)
Ciguë officinale
voir Ciguë (grande)
Ciguë vireuse
Ciguë aquatique
Ciguë d'eau
Cissampelos pareira
Cissampelos pareira L.
____________________________
Les prescriptions générales et les monographies générales de la Pharmacopée européenne ainsi que le
préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE B DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS SCIENTIFIQUES
NOMS FRANÇAIS
ET SYNONYMES
FAMILLE
4
PARTIES UTILISEES
DE LA PLANTE
Ranunculaceae
feuille a
Erythroxylum coca Lam. et
variétés
Linaceae
feuille = coca a
Cocillana
Guarea rusbyi (Britt.) Rusby
Meliaceae
écorce de tige a
Colchique d’Illyrie
Hermodacte
Colchicum variegatum L.
Liliaceae
tous organes a
Colombo
Jateorrhiza palmata (Lam.)
Miers.
(= Chasmanthera palmata
Baill.)
Citrullus colocynthis (L.)
Schrad.
Menispermaceae
racine a
Cucurbitaceae
fruit a
Euphorbiaceae
graine a, écorce a,
feuille a
Chondodrendon tomentosum
Ruiz et Pav.,
Curarea toxicofera (Wedd.)
Barneby et Krukoff,
Strychnos toxifera R. H.
Schomb.,
S. castelnaeana Wedd.,
S. letalis Barb.
Jatropha curcas L.
Menispermaceae
extrait a
Euphorbiaceae
feuille a, graine a
Cuscuta europaea L.
Convolvulaceae
partie aérienne a
Primulaceae
partie souterraine a
Clématite des haies
Herbe aux gueux
Vigne blanche
Cocaier
Clematis vitalba L.
Coloquinte
Couleuvrée
voir Bryone
Cropal
voir Laurose
antidysentérique
Crotons, notamment
Croton cathartique
Graine de Tilly
Croton porte-laque
Curares
Curcas
Pignon d'Inde
Cuscute (grande)
d'Europe
Croton sp., notamment
Croton tiglium L.
Croton lacciferus L.
Loganiaceceae
Cuscute épithym
voir Épithym
Cyclamen d'Europe
Arthanite
Pain de pourceau
Cynoglosse
Cyclamen purpurascens Mill.
(= C. europaeum auct.)
Cynoglossum officinale L.
Boraginaceae
partie aérienne a
Daphnés, notamment
Daphné bois-gentil
Mézéron
Garou
Sainbois
Daphné lauréole
Lauréole commune
Daphne sp., notamment
Daphne mezereum L.
Thymeleacae
écorce a, fruit a
Daphne gnidium L.
Daphne laureola L.
____________________________
Les prescriptions générales et les monographies générales de la Pharmacopée européenne ainsi que le
préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2012
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LISTE B DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS SCIENTIFIQUES
NOMS FRANÇAIS
Daturas
sauf stramoine
ET SYNONYMES
Datura sp.
sauf D. stramonium L.
FAMILLE
5
PARTIES UTILISEES
DE LA PLANTE
Solanaceae
feuille a
Scrophulariaceae
feuille a
Liliaceae
partie souterraine a
Ephedraceae
tige a, b
Dauphinelle des blés
voir Pied d'alouette
Digitales
sauf Digitale pourprée
Digitalis sp.
sauf Digitalis purpurea L.
Dompte-venin
voir Asclépiade
Ellébore blanc
Hellébore blanc
Varaire
Vératre
Ephedras
Mahuang
Veratrum album L.
Ephedra sp., notamment
Ephedra sinica Stapf.
Ephedra intermedia Schrenk
et C.A.Mey.
Ephedra equisetina Bunge
partie aérienne a
Épithym
Cuscute épithym
Cuscuta epithymum (L.) L.
Convolvulaceae
Ergot de seigle
Claviceps purpurea (Fries)
Tuslane
Hypocreaceae
sclérote a
Euphorbes
sauf E. hirta
Euphorbia sp.
sauf E. hirta L.
Euphorbiaceae
plante entière a
Polygonaceae
partie souterraine b
Fabaceae
graine a
Loganiaceae
graine a
Évonymus
Voir Fusain noir
pourpré
Fallopia multiflora (Thumb.)
Fallopia multiflora
Polygonum multiflorum Haraldson
Fève de Calabar
(= Polygonum multiflorum
Thumb.)
Physostigma venenosum Balf.
Fève de Saint-Ignace
Strychnos ignatii Berg.
Fougère aigle
Pteridium aquilinum (L.) Kuhn
(= Pteris aquilina L.)
Hyplepidaceae
partie souterraine a
Fougère mâle
Dryopteris filix-mas (L.) Schott
(= Aspidium filix-mas (L.) Sw.)
Aspidiaceae
partie souterraine a
Fusain d'Europe
Euonymus europaeus L.
Celastraceae
fruit a
Fusain noir pourpré
Évonymus
Euonymus atropurpureus
Jacq.
Celastraceae
écorce de racine
a
Garou
Voir Daphnés
____________________________
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préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
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LISTE B DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS SCIENTIFIQUES
NOMS FRANÇAIS
ET SYNONYMES
FAMILLE
6
PARTIES UTILISEES
DE LA PLANTE
Genêt d'Espagne
Spartium junceum L.
Fabaceae
sommité fleurie a,
fleur a
Genêt purgatif
Cytisus balansae (Boiss.) Ball
(= C. purgans (L.) Spach.)
(= Genista purgans L.)
Juniperus sabina L.
Fabaceae
fleur a
Cupressaceae
tige feuillée a
Lamiaceae
sommité fleurie a
Clusiaceae
gomme-résine a
Scrophulariaceae
partie aérienne
fleurie a
Genévrier savinier
Sabine
Germandrées, notamment
Germandrée maritime
Marum
Germandrée petit-chêne
Germandrée sauvage
Germandrée des bois
Scorodoine
Germandrée tomenteuse
Gomme gutte
Guttier vrai
Teucrium sp., notamment
Teucrium marum L.
Teucrium chamaedrys L.
Teucrium scorodonia L.
Teucrium polium L.
Garcinia hamburyii Hook. f.
Gouet serpentaire
Voir Arum
Gouet
voir Arum
Graine de Tilly
Voir Crotons
Gratiole
Herbe à pauvre homme
Gratiola officinalis L.
Grémil
Herbe aux perles
Lithospermum officinale L.
Boraginaceae
graine a
Gui
Viscum album L.
Loranthaceae
feuille a
Heliotropium europaeum L.
Boraginaceae
partie aérienne a
Ranunculaceae
partie souterraine a
Guttier vrai
Voir Gomme gutte
Hannebane
Voir Jusquiame blanche
Héliotrope
Herbe aux verrues
Hellébore blanc
Voir Ellébore blanc
Hellébores
Helleborus sp.
Herbe à la Brinvilliers
Voir Spigélie
anthelminthique
Herbe à pauvre homme
Voir Gratiole
____________________________
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préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
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NOMS SCIENTIFIQUES
NOMS FRANÇAIS
ET SYNONYMES
FAMILLE
7
PARTIES UTILISEES
DE LA PLANTE
Herbe aux gueux
Voir Clématite des
haies
Herbe aux perles
Voir Grémil
Herbe aux poux
Voir Staphysaigre
Herbe aux verrues
Voir Héliotrope
Herbe de SaintChristophe
Voir Actée en épi
Herbe de Saint-Jacques
Voir Seneçon
Hermodacte
Voir Colchique d’Illyrie
Caprifoliaceae
fruit a
Taxus baccata L.
Taxaceae
feuille a
Ipécacuanha strié
Psychotrie vomitive
Psychotria emetica L. f.
Rubiaceae
racine a
Iris
Iris sp.
Hièble
Sureau-hièble
Sambucus ebulus L.
If
Iridaceae
rhizome a
Jacobée
Voir Séneçon
Jalap tubéreux
Jusquiame blanche
Exogonium purga (Wender.)
Benth.
(= E. purga Lindl.)
(= Ipomoea purga (Wender.)
Hayne)
Hyoscyamus albus L.
Convolvulaceae
racine a, résine a
Solanaceae
partie aérienne a
Piperaceae
partie souterraine a
Kawa-kawa
Kava
Piper methysticum Forst.
Lantanier
Lantana camara L.
Verbenaceae
feuille a, fleur a,
partie aérienne a
Laurier rose
Nerium oleander L.
Apocynaceae
feuille a
Laurier-cerise
Prunus laurocerasus L.
Rosaceae
feuille fraîche a
Lauréole commune
Voir Daphnés
____________________________
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NOMS SCIENTIFIQUES
NOMS FRANÇAIS
ET SYNONYMES
FAMILLE
8
PARTIES UTILISEES
DE LA PLANTE
Apocynaceae
écorce a
Linaceae
graine a
Calystegia sepium (L.) R. Br.
(= Convolvulus sepium L.)
Convolvulaceae
partie souterraine a
Liseron méchoacan
Convolvulus mechoacana
Vitman
Convolvulaceae
partie souterraine a
Mandragore officinale
Mandragora officinarum L.
(= M. autumnalis Bertol.)
Solanaceae
partie souterraine a
Laurose
antidysentérique
Cropal
Lin purgatif
Wrightia zeylanica R. Br.
(= Nerium antidysentericum
L.)
Liseron des haies
Liseron (grand)
Linum catharticum L.
Mahuang
Voir Ephedra
Marum
Voir Germandrées
Mercurialis annua L.
Euphorbiaceae
feuille a, plante
entière a
Momordique balsamine
Pomme de merveille
Momordica balsamina L.
Cucurbitaceae
fruit a
Mouron rouge
Anagallis arvensis L.
Primulaceae
plante entière a
Muguet
Convallaria majalis L.
Liliaceae
Narcisses, notamment
Narcisse des prés
Narcissus sp., notamment
Narcissus pseudonarcissus L.
Amaryllidaceae
Nigelle des champs
Nigella arvensis L.
Ranunculaceae
Oenanthe safranée
Phellandrie aquatique
Oenanthe aquatica (L.) Poir.
(= O. phellandrium Lam.)
Orcanette
Mercuriale annuelle
Mézéron
Voir Daphnés
feuille a
partie souterraine
a
graine a
Apiaceae
partie souterraine a
Alkanna tinctoria Tausch
(= Anchusa tinctoria L.)
Boraginaceae
racine a
Catharanthus roseus (L.) G.
Don
Apocynaceae
feuille fraîche et
sèche a
Pain de pourceau
Voir Cyclamen d'Europe
Palma christi
Voir Ricin
Pervenche tropicale
Pervenche de
Madagascar
Pervenche rose
Pétasite
(sauf usage cutané)
Petasites hybridus (L.)
Gaertn., Meyer et Scherb.
(= P. officinalis Moench)
Asteraceae
feuille a
____________________________
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NOMS SCIENTIFIQUES
NOMS FRANÇAIS
ET SYNONYMES
FAMILLE
9
PARTIES UTILISEES
DE LA PLANTE
Phellandrie aquatique
Voir Oenanthe safranée
fruit a
Phytolaque
Phytolacca americana L.
(= P. decandra L.)
Phytolaccaceae
Pied d'alouette
Dauphinelle des blés
Consolida regalis Gray
(= Delphinium consolida L.)
Ranunculaceae
Podophyllum peltatum L.
Berberidaceae
résine a, rhizome a
Pomme de merveille
voir Momordique
balsamine
Prêle d’hiver
Equisetum hiemale L.
Equisetaceae
partie aérienne a
Prêle des marais
Equisetum palustre L.
Equisetaceae
partie aérienne a
Pulmonaire
Pulmonaria officinalis L.,
Pulmonaria affinis Jord.
Boraginaceae
feuille a
Renoncules
Ranunculus sp.
Ranunculaceae
plante entière a
Ricin
Palma christi
Ricinus communis L.
Euphorbiaceae
graine a
Sapotaceae
graine a
Lauraceae
bois de racine a
partie aérienne
fleurie a
Pied de veau
voir Arum
Pignon d'Inde
voir Curcas
Podophylle
Polygonum multiflorum
Voir Fallopia multiflora
Psychotrie vomitive
Voir Ipécacuanha strié
Roure des corroyeurs
Voir Sumac des
corroyeurs
Sabine
Voir Genévrier savinier
Sainbois
Voir Daphnés
Sapote
Pouteria Sapota (Jacq.) H.E.
Moore & Stearn
Sassafras
Sassafras albidum (Nutt.)
Nees
(= Laurus sassafras L.)
Sceau de Notre-Dame
Voir Tamier
____________________________
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ANSM
LISTE B DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS SCIENTIFIQUES
NOMS FRANÇAIS
Sceau de Salomon
Scille de l’Inde
ET SYNONYMES
Polygonatum odoratum (Mill.)
Druce
(= P. vulgare Desf.)
Drimia indica (Roxb.) J.P.
Jessap
FAMILLE
10
PARTIES UTILISEES
DE LA PLANTE
Liliaceae
rhizome a
Liliaceae
bulbe a
Scorodoine
Voir Germandrées
Séneçons, notamment
Séneçon de Jacob
Séneçon de SaintJacques
Herbe de SaintJacques
Jacobée
Séneçon maritime
Senecio sp., notamment
Senecio jacobaea L
Asteraceae
partie aérienne a
Cineraria maritima L.
(= Senecio bicolor (Willd.)
Tod.)
Senecio vulgaris L.
Séneçon commun
Serpentaire commune
Voir Arum
Sévadille
Voir Cévadille
Sophora flavescens
Sophora flavescens Aiton (=
Sophora angustifolia Siebold
& Zucc.)
Spigélie anthelminthique Spigelia anthelmia L.
Herbe à la Brinvilliers
Fabaceae
racine b
Loganiaceae
partie aérienne a
Loganiaceae
partie aérienne a
Ranunculaceae
graine a
Spigélie du Maryland
Spigelia marylandica L.
Staphysaigre
Herbe aux poux
Delphinium staphisagria L.
Stéphania
Stephania tetrandra S. Moore
Menispermaceae
racine b
Strophanthus
Strophanthus gratus (Wall. et
Hook.) Baill.,
S. hispidus DC., S. kombe
Oliv.
Rhus coriaria L.
Apocynaceae
graine a
Sumac des corroyeurs
Roure des corroyeurs
Sumac vénéneux
Toxicodendron radicans (L.)
Kuntz.
Anacardiaceae
feuille a
Anacardiaceae
feuille a
Sureau-hièble
Voir Hièble
Sylvie
Voir Anémone des bois
____________________________
Les prescriptions générales et les monographies générales de la Pharmacopée européenne ainsi que le
préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2012
ANSM
LISTE B DES PLANTES MÉDICINALES
NOMS SCIENTIFIQUES
NOMS FRANÇAIS
ET SYNONYMES
FAMILLE
Dioscoraceae
11
PARTIES UTILISEES
DE LA PLANTE
rhizome a
Tamier
Sceau de Notre-Dame
Taminier
Taminier
Voir Tamier
Tamus communis L.
Tanaisie
Tanacetum vulgare L.
Asteraceae
sommité fleurie a
Thapsia
Thapsia garganica L.
Apiaceae
racine a, résine a
Thevetia peruviana
Thevetia peruviana (Pers.) K.
Schum
Apocynaceae
partie aérienne a
Ipomoea turpethum R. Br.
(= Operculina turpethum (L.)
Silva Manso)
Convolvulaceae
partie souterraine a
partie souterraine a
Thuya
Voir Cèdre rouge
Turbith végétal
Varaire
Voir Ellébore blanc
Vératre
Voir Ellébore blanc
Vératres
Veratrum sp.
Liliaceae
Vigne blanche
Voir Clématite des
haies
Violette émétique
Ionidium ipecacuanha Vent.
Violaceae
racine a
Vipérine commune
Echium vulgare L.
Boraginaceae
partie aérienne a
Withania
Withania somnifera (L.) Dunal
Solanaceae
racine a
____________________________
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préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2012
Annexe n°3 : Tableau des tisanes.
138
ANSM
2
TISANES
TABLEAU DES TISANES
Légende
dé
: décoction
: infusion
in
Nom de la plante et partie utilisée
ma
Mode
:
macération
dose
durée
concentration
quotidienne
d'obtention
en g/L
en mL
Achillée millefeuille (sommité fleurie)
in
15 min
10
250 - 500
Aigremoine (sommité fleurie)
in
15 min
10
250 - 500
Alchémille (partie aérienne)
in
15 min
20
250 - 500
Aneth (fruit)
in
15 min
5
250 - 500
Angélique (fruit)
in
15 min
20
250 - 500
Angélique (partie souterraine)
dé
10 min
20
250 - 500
Anis (fruit)
in
15 min
10
250 - 500
Artichaut (feuille)
in
15 min
10
250 - 500
Aspérule odorante (partie aérienne fleurie)
in
15 min
10
250 - 500
Aubépine (fleur, sommité fleurie)
in
15 min
10
250 - 500
Aubépine (fruit)
dé
15 min
10
250 - 500
Aunée (partie souterraine)
dé
15 min
10
250 - 500
Badianier de Chine (fruit = Badiane)
in
15 min
5 - 10
250 - 500
Ballote noire (sommité fleurie)
in
10 min
10
250 - 500
Bardane (grande) (feuille)
in
15 min
20
250 - 500
Bardane (grande) (racine)
dé
15 min
20
250 - 500
Basilic (feuille)
in
15 min
10
250 - 500
Bleuet (capitule)
in
15 min
20
250 - 500
Boldo (feuille)
in
15 min
10
250 - 500
Bouillon blanc (corolle mondée)
in
15 min
10
250 - 500
Bouleau blanc (écorce de tige)
dé
15 min
10
250 - 500
Bouleau blanc (feuille)
in
15 min
10
250 - 500
Bourse à Pasteur (partie aérienne fleurie)
in
15 min
20
250 - 500
Bruyère cendrée (fleur)
in
10 min
50
500 - 1000
Callune vulgaire (sommité fleurie)
in
10 min
20
500 - 1000
Camomille romaine (capitule)
in
15 min
5 - 10
250 - 500
Cannelier de Chine ou C. de Ceylan (écorce
de tige = Cannelle)
in
15 min
10
250 - 500
____________________________
Les prescriptions générales et les monographies générales de la Pharmacopée européenne ainsi que le
préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2007
ANSM
3
TISANES
Nom de la plante et partie utilisée
Mode
dose
durée
concentration
quotidienne
d'obtention
en g/L
en mL
Carvi (fruit)
in
15 min
5 - 10
250 - 500
Cassissier (feuille)
in
15 min
50
250 - 500
Cassissier (fruit = Cassis)
dé
15 min
10
250 - 500
Centaurée (petite) (sommité fleurie)
in
15 min
10
250 - 500
Chicorée (feuille)
in
15 min
10
250 - 500
Chicorée (racine)
dé
15 min
10
250 - 500
Chiendent (rhizome)
dé
30 min
20
250 - 500
Coquelicot (pétale)
in
15 min
20
250 - 500
Coriandre (fruit)
in
15 min
5 - 10
250 - 500
Eglantier (fruit = Cynorrhodon)
dé
15 min
20
250 - 500
Erysimum (feuille, sommité fleurie)
in
15 min
20
250 - 500
Eucalyptus (feuille)
in
15 min
10 - 20
250 - 500
Fenouil doux (fruit)
in
15 min
10
250 - 500
Fenouil doux (partie souterraine)
dé
15 min
10
250 - 500
Fraisier (partie souterraine)
dé
10 min
10
250 - 500
Frêne (feuille)
in
15 min
10 - 20
500 - 1000
Fumeterre (partie aérienne fleurie)
in
15 min
10
250 - 500
Genèvrier (cône femelle = Baie de genièvre)
dé
10 min
5
500 - 1000
Géranium herbe à Robert (plante entière)
in
10 min
10
250 - 500
Giroflier (bouton floral = Clou de girofle)
in
15 min
5
250 - 500
Grindélia (sommité fleurie)
in
10 min
10
250 - 500
Griottier (pédoncule du fruit = queue de
cerise)
dé
15 min
10
500 - 1000
Guimauve (feuille, fleur)
in
10 min
15
500 - 1000
dé
ou ma
15 min
30 min
10
250 - 500
Hamamélis de Virginie (écorce de tige)
dé
15 min
10
250 - 500
Hamamélis de Virginie (feuille)
in
15 min
10
250 - 500
Houblon (cône femelle)
in
10 min
10
250 - 500
Hysope (feuille, sommité fleurie)
in
10 min
5
125 - 250
Karkadé (calice et calicule)
in
30 min
20
250 - 500
Lamier blanc (corolle mondée, sommité
fleurie)
in
15 min
10 - 30
250 - 500
Lavande (fleur, sommité fleurie)
in
15 min
10 - 20
250 - 500
Guimauve (racine)
____________________________
Les prescriptions générales et les monographies générales de la Pharmacopée européenne ainsi que le
préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2007
ANSM
4
TISANES
Nom de la plante et partie utilisée
Mode
dose
durée
concentration
quotidienne
d'obtention
en g/L
en mL
Lierre terrestre (partie aérienne fleurie)
in
15 min
10
250 - 500
Maïs (style)
in
15 min
10
500 - 1000
Marjolaine (feuille, sommité fleurie)
in
10 min
5
250 - 500
Marrube (feuille, sommité fleurie)
in
15 min
20
250 - 500
Matricaire (capitule)
in
15 min
5 - 10
250 - 500
Mauve (fleur, feuille)
in
15 min
10
500 - 1000
Mélilot (partie aérienne)
in
15 min
10
500 - 1000
Mélisse (feuille, sommité fleurie)
in
15 min
10
250 - 500
Menthe poivrée (feuille, sommité fleurie)
in
15 min
5
250 - 500
Menthe verte (feuille, sommité fleurie)
in
15 min
5
250 - 500
Ményanthe (feuille)
in
15 min
5
250 - 500
Myrtille (feuille)
in
15 min
20
250 - 500
Myrtille (fruit)
dé
15 min
10
250 - 500
Oranger amer (écorce ou zeste)
dé
15 min
10
250 - 500
Oranger amer (feuille, fleur)
in
15 min
20
250 - 500
Oranger doux (écorce ou zeste)
dé
10 min
10
250 - 500
Origan (feuille, sommité fleurie)
in
15 min
20
250 - 500
Orthosiphon (tige feuillée)
in
15 min
20
250 - 500
Passiflore (partie aérienne)
in
15 min
20
250 - 500
Pensée sauvage (fleur, partie aérienne
fleurie)
in
15 min
10
250 - 500
Pied de chat (capitule)
in
15 min
10
250 - 500
Piloselle (plante entière)
in
15 min
20
250 - 500
Pin sylvestre (bourgeon)
in
15 min
20
250 - 500
Pin sylvestre (rameau)
dé
15 min
20
250 - 500
Pissenlit (feuille, partie aérienne)
in
15 min
20
250 - 500
Pissenlit (racine)
dé
20 min
20
250 - 500
Polygala de Virginie (partie souterraine)
dé
10 min
10
250 - 500
Prêle des champs (partie aérienne stérile)
dé
15 min
20
250 - 500
Primevère (fleur)
in
10 min
10
250 - 500
Primevère (partie souterraine)
dé
15 min
20
250 - 500
Psyllium (graine)
in
10 min
20
250 - 500
____________________________
Les prescriptions générales et les monographies générales de la Pharmacopée européenne ainsi que le
préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2007
ANSM
5
TISANES
Nom de la plante et partie utilisée
Mode
dose
durée
concentration
quotidienne
d'obtention
en g/L
en mL
Quinquina rouge (écorce)
dé
15 min
10
250 - 500
Reine des prés (fleur, sommité fleurie)
in
15 min
20
250 - 500
Romarin (feuille, sommité fleurie)
in
15 min
5
250 - 500
Ronce (feuille)
in
15 min
20
250 - 500
Rosier à roses pâles (bouton floral, pétale)
in
15 min
20
250 - 500
Rosier de Damas (bouton floral, pétale)
in
15 min
20
250 - 500
Rosier de Provins (bouton floral, pétale)
in
15 min
20
250 - 500
Salicaire (sommité fleurie)
in
15 min
20
250 - 500
Sarriette des montagnes (feuille, sommité
fleurie)
in
15 min
20
250 - 500
Sauge officinale (feuille)
in
10 min
5
250 - 500
Saule (écorce de tige)
dé
15 min
20
250 - 500
Saule (feuille)
in
15 min
20
250 - 500
Serpolet (feuille, sommité fleurie)
in
15 min
20
250 - 500
Solidage verge d’or (sommité fleurie)
in
10 min
10
500 - 1000
Souci (capitule, fleur)
in
15 min
10
250 - 500
Sureau noir (fleur)
in
10 min
10
500 - 1000
Sureau noir (fruit)
dé
15 min
10
250 - 500
Temoe Lawaq (rhizome)
dé
10 min
10
250 - 500
Théier (feuille)
in
15 min
10
250 - 500
Thym (feuille, sommité fleurie)
in
5 min
5
250 - 500
Tilleul (aubier)
dé
15 min
20
250 - 500
Tilleul (inflorescence)
in
15 min
10
250 - 500
Valériane (partie souterraine)
in
10 min
10
250 - 500
Verveine odorante (feuille)
in
15 min
10
250 - 500
Viburnum (écorce de tige)
dé
15 min
10
250 - 500
Vigne rouge (feuille)
in
15 min
10
250 - 500
Violette (fleur)
in
15 min
10
250 - 500
____________________________
Les prescriptions générales et les monographies générales de la Pharmacopée européenne ainsi que le
préambule de la Pharmacopée française s’appliquent.
Pharmacopée française 2007
Annexe n°4 : Enquête : Les principales demandes en
herboristerie.
139
LES PRINCIPALES DEMANDES
EN HERBORISTERIE
ENQUÊTE:
A propos de vous:
Marceau PERRY
Pharmacien
perry.marceau@gmail.com
❑ Homme
❑ Femme
Sexe
❑ < 20 ans
❑ 20-29 ans
❑ 30-39 ans
Âge:
❑ 40-49 ans
❑ 50-59 ans
❑ 60 et +
❑ Votre demande
Plante(s) demandée(s)
…………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………..
❑ Conseil
demandé au pharmacien
Effet(s) thérapeutique(s) recherché(s)
……………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………… Plante(s) conseillée(s)
…………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………..
Effet(s) thérapeutique(s) attendu(s)
……………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………… Etat des connaissances:
Avez vous déjà eu recours à l’utilisation des plantes:
❑ Oui
Si oui, de quelle manière:
❑ occasionnelle (quelques fois par an)
❑ très fréquente (plusieurs fois par semaine)
❑ Non
❑ fréquente (plusieurs fois par mois)
❑ quotidienne
Utilisez-vous les plantes à d’autres fins thérapeutiques:
❑ Oui
❑ Non
Si oui, lesquelles ? …………………..........................................................................................................................
Vos connaissances en herboristerie: ❑ Aucune
❑ Faible
❑ Moyenne
Source(s):
❑ internet
❑ famille, proches
❑ publication/livre
❑ magazine
❑ Bonne
Votre avis:
Efficacité:
❑ Nulle
❑ Insuffisante
❑ Moyenne
❑ Bonne
❑ Excellente
(Dans le cas où vous avez déjà eu recours à l’utilisation des plantes)
Conseilleriez- vous l’utilisation des plantes ?:
❑ Oui
❑ Non
(Dans le cas où vous avez déjà eu recours à l’utilisation des plantes)
Pour vous, l’utilisation des plantes (phytothérapie):
-  est dépourvue de danger
❑ Oui
❑ Non
-  peut présenter des effets secondaires
❑ Oui
❑ Non
-  présente des contre-indications
❑ Oui
❑ Non
-  est compatible avec tout traitement médicamenteux
❑ Oui
❑ Non
-  nécessite l’avis d’un professionnel de santé
❑ Oui
❑ Non
Je vous remercie de votre collabora3on. Annexe n°5 : Résultats de l’enquête.
140
Annexe n°5 : résultats de l’enquête.
Sexe
Age
homm
e
homm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
3040
4050
5060
4050
2030
3040
2030
3040
9
homm
e
1
0
1
2
3
4
5
6
7
type
Indications
1ère
Ut.
fréquence
autres
fins
indications
connaissanc
es
Publi.
magazi
ne
intern
et
famill
e
demande
acné
non
fréquente
o
immunité
bonne
o
n
o
n
o
HTA
moyenne
n
n
o
n
moyenne
o
n
faible
o
demande
foie
non
très
fréquente
demande +
conseil
stress sommeil
non
quotidienne
conseil
stress sommeil
oui
occasionnel
le
occasionnel
le
efficacit
é
excellen
te
conse
il
pas
danger
Effets
IIr
C
I
I
M
avi
s
o
n
o
o
n
o
o
bonne
o
n
o
o
n
o
n
n
bonne
o
n
o
o
n
o
o
o
n
n
o
n
n
o
conseil
stress sommeil
non
o
urinaire
moyenne
n
o
n
o
bonne
o
n
o
o
o
o
conseil
urinaire
non
o
insomnie
moyenne
n
o
o
o
bonne
o
n
o
o
n
o
conseil
stress anxiété
non
fréquente
faible
o
n
o
n
bonne
o
n
o
o
n
o
o
o
excellen
te
o
digestion
faible
n
n
o
n
o
o
o
o
o
digestion
faible
o
n
n
n
bonne
o
n
n
o
n
o
faible
n
o
o
n
o
n
n
n
o
n
conseil
peau
non
occasionnel
le
60+
demande +
conseil
stress
cholestérol
HTA
non
très
fréquente
femm
e
4050
conseil
stress anxiété
oui
1
1
femm
e
2030
demande +
conseil
stress anxiété
antiseptique urinaire
non
fréquente
o
minceur
moyenne
o
n
o
o
bonne
o
n
o
o
n
o
1
2
femm
e
5060
demande +
conseil
digestif, circulation
anti-infectieux
douleurs articulaires
sommeil
non
quotidienne
o
constipation
faible
n
o
n
o
moyenn
e
o
n
o
o
n
o
1
3
femm
e
60+
demande
stress sommeil
antiseptique urinaire
non
quotidienne
n
moyenne
n
n
n
o
bonne
o
o
n
n
o
n
1
4
1
5
1
6
1
7
femm
e
homm
e
homm
e
femm
e
60+
demande
o
n
o
o
n
o
60+
demande
o
n
o
o
n
o
5060
demande
1
8
1
9
8
digestion
antiseptique
digestion, antiinfectieux
antioxydant
non
non
occasionnel
le
occasionnel
le
cholestérol
faible
o
n
n
n
o
cholestérol
faible
o
n
n
n
o
foie
faible
o
n
n
o
bonne
o
n
o
o
o
o
o
n
o
o
o
o
non
fréquente
o
60+
demande
circulation
non
très
fréquente
femm
e
2030
demande
immunité
fatigue
diurétique
non
quotidienne
homm
e
60+
demande
prostate
non
fréquente
moyenn
e
moyenn
e
o
bonne
o
n
n
o
excellen
te
n
faible
o
o
o
n
excellen
te
o
o
o
n
o
o
n
moyenne
o
n
n
n
bonne
o
n
n
o
o
n
digestion
2
0
homm
e
3040
conseil
circulation
fatigue
antidépresseur
non
très
fréquente
o
digestion
bonne
o
n
o
n
excellen
te
o
n
o
o
n
o
2
1
homm
e
60+
demande
antioxydant
diurétique
hépatique
antiseptique
non
quotidienne
o
dégustation
bonne
o
n
n
n
bonne
o
o
n
n
o
o
2
2
femm
e
60+
demande
antioxydant
diurétique
foie
non
quotidienne
o
dégustation
articulaire
bonne
o
n
n
n
bonne
o
o
n
n
o
o
2
3
femm
e
60+
conseil
digestif
oui
aucune
o
n
n
n
o
n
n
o
n
2
4
femm
e
4050
demande
infections urinaires
non
bonne
n
o
o
n
n
n
o
n
o
2
5
2
6
2
7
2
8
2
9
3
0
3
1
3
2
3
3
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
homm
e
homm
e
homm
e
homm
e
3040
4050
5060
5060
3040
5060
2030
demande
digestif
oui
faible
n
n
o
o
o
o
o
o
n
o
n
o
o
n
n
o
n
n
o
n
o
o
n
n
o
n
o
3
4
femm
e
3
5
3
6
3
7
3
8
femm
e
femm
e
homm
e
homm
e
3
9
homm
e
4
0
homm
e
fréquente
o
minceur
detox
moyenn
e
moyenn
e
moyenn
e
o
conseil
HTA
non
fréquente
n
moyenne
o
o
o
o
demande
digestif
non
fréquente
n
faible
n
n
n
o
demande
calmant
non
fréquente
n
faible
n
n
n
o
demande
antiseptique
non
occasionnel
le
n
faible
n
n
o
n
bonne
o
o
o
o
n
o
demande
calmant sommeil
non
fréquente
o
bonne
n
n
n
o
bonne
o
n
o
o
n
o
n
faible
n
n
o
n
bonne
o
n
o
o
n
o
n
faible
n
n
n
o
bonne
o
n
o
o
n
o
aucune
n
n
n
n
o
n
n
o
n
o
o
n
n
o
o
o
o
n
n
o
o
o
n
n
o
o
o
o
o
n
n
o
o
o
n
n
o
o
occasionnel
le
occasionnel
le
circulation
conseil
detox hépatique
non
60+
demande
pectoral
non
5060
conseil
diabète
oui
60+
demande
tension
non
très
fréquente
o
circulation
veineuse
bonne
n
o
n
o
60+
conseil
circulation
non
très
fréquente
o
constipation
bonne
n
o
n
o
60+
demande
sommeil
non
quotidienne
n
aucune
pharmac
ie
o
n
n
occasionnel
le
o
faible
n
n
o
n
aucune
n
n
o
n
3040
4050
bonne
digestion
excellen
te
excellen
te
excellen
te
conseil
pectoral
non
bonne
conseil
prostate
oui
4050
demande
circulation
hépatique
non
occasionnel
le
o
sommeil
moyenne
o
n
n
n
bonne
o
o
n
o
o
o
60+
demande +
conseil
prostate
articulation
non
très
fréquente
o
diabète
bonne
n
n
n
o
bonne
o
o
n
o
o
o
4
1
homm
e
60+
demande
prostate
non
très
fréquente
n
bonne
n
n
o
n
bonne
o
o
o
n
o
n
4
2
homm
e
5060
demande
dépression
hépatique
digestion
non
quotidienne
n
moyenne
n
o
n
n
moyenn
e
o
n
o
o
o
o
4
3
homm
e
5060
demande
foie
non
fréquente
n
faible
o
n
n
n
bonne
o
n
o
n
n
o
4
4
homm
e
5060
demande
antioxydant
tonus
non
fréquente
o
hépatique
faible
o
n
n
n
bonne
o
n
o
n
n
o
4
5
homm
e
5060
demande
circulation
non
fréquente
o
articulaire
goutte
faible
o
n
n
n
bonne
o
n
o
n
n
o
4
6
homm
e
5060
conseil
hépatique
non
fréquente
o
cholestérol
tension
faible
o
n
n
n
bonne
o
n
o
n
n
o
4
7
4
8
4
9
5
0
5
1
5
2
5
3
homm
e
femm
e
femm
e
femm
e
homm
e
homm
e
homm
e
5060
conseil
fatigue
non
fréquente
o
digestif
faible
o
n
n
n
bonne
o
n
o
n
n
o
moyenne
o
n
o
o
bonne
o
n
n
n
n
o
faible
n
n
o
n
bonne
o
o
o
o
o
n
bonne
n
n
n
o
bonne
o
n
o
o
o
n
moyenne
o
o
o
o
bonne
o
n
o
o
n
o
aucune
n
n
n
o
n
o
o
n
o
très
fréquente
occasionnel
le
60+
demande
mémoire
non
2030
demande
règles douloureuse
non
60+
conseil
pectoral
non
fréquente
n
demande
sommeil
non
occasionnel
le
o
demande
antigoutteux
oui
2030
4050
60+
demande
douleur
non
occasionnel
le
non
fréquente
oui
5
4
femm
e
5060
demande
colopathie,
diverticules
digestion
5
5
femm
e
3040
conseil
insomnie anxiété
5
6
femm
e
2030
demande
antiseptique orl
bronchite
5
7
5
8
5
9
6
0
6
1
6
2
6
3
6
4
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
4050
demande
60+
3040
2030
5060
4050
n
o
digestion
aubépine
n
moyenn
e
n
n
o
o
n
o
o
n
bonne
o
o
o
o
n
o
n
o
n
n
o
o
n
o
o
n
o
n
bonne
o
n
o
o
n
o
o
digestion
faible
o
n
o
o
digestion
moyenne
n
n
faible
n
moyenne
non
très
fréquente
n
hépatique
non
occasionnel
le
o
sommeil anxiété
faible
o
n
o
n
bonne
o
n
o
o
n
o
demande
bien-être
non
fréquente
o
bien être
moyenne
o
o
n
o
bonne
o
n
o
o
n
o
demande
stress anxiété
non
fréquente
o
hépatique
moyenne
o
n
o
n
bonne
o
n
o
o
n
o
Circulation
sommeil
bonne
n
n
o
o
bonne
o
n
o
o
n
o
moyenne
o
o
n
o
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o
n
o
o
n
o
o
n
o
o
n
o
demande
demande
demande
ongles+cheveux
calmant
calmant digestif
non
fréquente
o
non
occasionnel
le
n
non
60+
demande
acuité visuelle
non
60+
demande
sommeil
non
fréquente
très
fréquente
très
fréquente
o
digestion
bonne
n
n
n
o
moyenn
e
o
sommeil
bonne
n
n
n
o
bonne
o
n
o
n
o
o
o
circulation
bonne
n
n
n
n
bonne
o
n
o
n
o
o
6
5
6
6
6
7
femm
e
femm
e
femm
e
6
8
60+
demande
sommeil anxiété
non
60+
demande
sommeil anxiété
non
5060
demande
calmant
non
femm
e
5060
demande
constipation
circulation
6
9
7
0
femm
e
femm
e
5060
demande
hépatique
7
1
femm
e
7
2
7
3
7
4
7
5
7
6
7
7
7
8
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
femm
e
très
fréquente
très
fréquente
o
hépatique
bonne
n
o
n
n
o
reminéralisant
bonne
n
o
n
o
quotidienne
o
circulation
moyenne
o
o
n
o
non
fréquente
o
circulation
bonne
o
n
n
n
non
fréquente
o
Circulation
Digestion
moyenne
n
n
n
o
n
o
o
o
o
bonne
o
o
o
o
n
n
bonne
o
o
n
o
n
o
o
bonne
o
o
n
n
o
o
o
o
n
o
o
o
bonne
o
n
n
o
excellen
te
o
n
n
o
n
n
n
bonne
o
o
n
n
bonne
o
n
n
o
n
n
n
moyenne
o
n
n
n
bonne
o
n
n
n
o
n
o
o
n
o
n
o
o
o
n
o
n
o
o
n
n
o
n
o
o
n
o
n
n
o
o
o
o
n
n
o
5060
demande
pectoral
non
quotidienne
o
60+
demande
bien-être
non
fréquente
non
occasionnel
le
demande
rhumatisme
non
fréquente
o
conseil
circulation
non
fréquente
non
très
fréquente
psoriasis
o
n
n
conseil
o
n
quotidienne
5060
5060
o
n
non
60+
o
n
constipation
constipation
n
faible
demande
demande
o
excellen
te
60+
4050
4050
4050
excellen
te
excellen
te
Digestif
Calmant
Circulation
mémoire
dégustation
bonne
n
n
o
n
o
minceur
bonne
n
n
o
n
o
calmant,
reminéralisant
bonne
n
n
n
o
demande
articulaire
non
quotidienne
n
conseil
antiseptique urinaire
non
quotidienne
o
articulaire
faible
n
n
o
n
faible
n
n
o
n
excellen
te
excellen
te
bonne
moyenn
e
excellen
te
Annexe n°6 : Tests statistiques.
141
ANNEXE N°6: TESTS STATISTIQUES
Cette annexe consigne les différents tests statistiques mis en œuvre lors de l’exploitation
des données recueillies.
1. Test statistique n°1: répartition des sexes par rapport à la population
générale.
Test de comparaison de deux pourcentages, échantillons indépendants (test du χ2 ), au
risque α = 5%.
Hypothèses :
H0 : p=PH0 où p est le pourcentage de femmes qui ont participé { l’enquête en répondant
au questionnaire et PH0 le pourcentage de femmes dans la population générale.
H1 : p ≠ PH0
C1, C2 >5
p0=0,67
q0=0,33
PH0=0,52
QH0=0,48
n=78
Effectifs observés
Effectifs calculés
O1=np0
52,260
C1=nPH0
40,560
O2=nq0
25,740
C2=nQH0
37,440
χ20= 7,031
χ21;5%= 3,841
χ20 > χ21;5% donc on rejette H0 au risque 5% (p < 0,01), il existe un lien entre le sexe et
l’utilisation des plantes. Les femmes utilisent d’avantage les plantes que les hommes.
2. Test statistique n°2: tranche d’âge et sexe
Au risque α = 5%.
Tranche d’âge [20-30[ ans
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage de sujets entre 20 et 29 ans parmi les femmes et P2 le
pourcentage de sujets entre 20 et 29 ans parmi les hommes
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,13
q1=0,87
n1=52
√(
p2=0,08
q2=0,92
n2=26
)
= 0,707
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 76
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t76 ;10%, donc on accepte H0 au risque 5%: la proportion de femmes de 20 à 29 ans
n’est pas supérieure { la proportion d’hommes du même âge.
Tranche d’âge [30-40[ ans
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage de sujets entre 30 et 39 ans parmi les femmes et P2 le
pourcentage de sujets entre 30 et 39 ans parmi les hommes
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,12
q1=0,88
n1=52
√(
p2=0,11
q2=0,89
n2=26
)
=0,131
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 76
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t76 ;10%, donc on accepte H0 au risque 5%: la proportion de femmes de 30 à 39 ans
n’est pas supérieure { la proportion d’hommes du même âge.
Tranche d’âge [40-50[ ans
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage de sujets entre 40 et 49 ans parmi les femmes et P2 le
pourcntage de sujets entre 40 et 49 ans parmi les hommes
H1 : P1> P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,17
q1=0,83
n1=52
√(
p2=0,15
q2=0,85
n2=26
)
=0,229
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 76
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t76 ;10%, donc on accepte H0 au risque 5% : la proportion de femmes de 40 à 49 ans
n’est pas supérieure { la proportion d’hommes du même âge.
Tranche d’âge [50-60[ ans
H0 : P1= P2 où P1 est le pourcentage de sujets entre 50 et 59 ans parmi les hommes et P2
le pourcentage de sujets entre 50 et 59 ans parmi les femmes
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,35
q1=0,65
n1=26
√(
p2=0,23
q2=0,77
n2=52
)
=1,088
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 76
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t76 ;10%, donc on accepte H0 au risque 5%: la proportion d’hommes de 50 { 59 ans
n’est pas supérieure { la proportion de femmes du même âge.
Tranche d’âge > 60 ans
Hypothèses :
H0 : P1= P2 où P1 est le pourcentage de sujets de plus de 60 ans parmi les femmes et P2 le
pourcentage de sujets de plus de 60 ans parmi les hommes
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,35
q1=0,65
n1=52
p2=0,31
q2=0,69
n2=26
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 76
√(
=0,356
)
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t76 ;10%, donc on accepte H0 au risque 5%: la proportion de femmes de 60 ans et plus
n’est pas supérieure { la proportion d’hommes du même âge.
3. Test statistique n°3 : Antécédent d’utilisation et sexe.
Test de comparaison de deux pourcentages, échantillons indépendants (test du χ2 ), au
risque α = 5%.
Hypothèses :
H0 : P1 = P2 où P1 est le pourcentage d’hommes ayant déjà utilisé les plantes et P2 le
pourcentage de femmes ayant déjà utilisé les plantes.
H1 : P1 ≠ P2
Cas des petits échantillons, Cij ≥ 3, application de la correction de Yates (O1 < 5)
sexe
effectif
deja utilisé
1ère utilisation
total
Homme
femme
observé calculé (/O-C/-0,5)²/C observé calculé ((O-C)²-0,5)/C
23
23,333
0,001
47
46,667
0,001
3
2,667
0,010
5
5,333
0,005
26
52
Total
70
8
78
χ20= 0,017
χ21;5%= 3,841
χ20 < χ21;5% donc on accepte H0 au risque 5%, la proportion de femmes et d’hommes
ayant déjà utilisé les plantes médicinales n’est pas différente.
4. Test statistique n°4 : fréquence d’utilisation et sexe.
Au risque α = 5%.
Utilisation « occasionnelle »
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage d’hommes utilisant de manière occasionnelle les
plantes et P2 le pourcentage de femmes utilisant de manière occasionnelle les plantes.
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,30
q1=0,70
n1=23
√(
p2=0,19
q2=0,81
n2=47
)
= 0,988
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t68;10%, donc on accepte H0 au risque 5% : la proportion d’hommes utilisant les
plantes de manière occasionnelle n’est pas supérieure { la proportion de femmes les
utilisant dans les mêmes conditions.
Utilisation « fréquente »
Hypothèses :
H0 : P1= P2 où P1 est le pourcentage d’hommes utilisant de manière fréquente les plantes
et P2 le pourcentage de femmes utilisant de manière fréquente les plantes.
H1 : P1> P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale
p1=0,39
q1=0,61
n1=23
√(
p2=0,36
q2=0,64
n2=47
)
= 0,243
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t68;10%, donc on accepte H0 au risque 5% : la proportion d’hommes utilisant les
plantes de manière fréquente n’est pas supérieure { la proportion de femmes les
utilisant dans les mêmes conditions.
Utilisation « très fréquente »
Hypothèses :
H0 : P1 = P2 où P1 est le pourcentage d’hommes utilisant de manière très fréquente les
plantes et P2 le pourcentage de femmes utilisant de manière très fréquente les plantes.
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale
p1=0,22
q1=0,78
n1=23
√(
p2=0,21
q2=0,79
n2=47
)
= 0,095
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t68;10%, donc on accepte H0 au risque 5% : la proportion d’hommes utilisant les
plantes de manière très fréquente n’est pas supérieure { la proportion de femmes les
utilisant dans les mêmes conditions.
Utilisation « quotidienne»
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage de femmes utilisant de manière quotidienne les
plantes et P2 le pourcentage d’hommes utilisant de manière quotidienne les plantes.
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale
p1=0,23
q1=0,77
n1=47
√(
p2=0,09
q2=0,91
n2=23
)
= 1,635
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t68;10%, donc on accepte H0 au risque 5% : la proportion de femme utilisant les
plantes de manière quotidienne n’est pas supérieure { la proportion d’hommes les
utilisant dans les mêmes conditions. Les valeurs étant très proches, le choix d’un risque
différent aurait pu conduire à une conclusion inverse.
5. Test statistique n°5 : Autres fins thérapeutiques.
Test de comparaison de deux pourcentages, échantillons indépendants (test du χ2 ), au
risque α = 5%.
Hypothèses :
H0 : P1 = P2 où P1 est le pourcentage d’hommes utilisant les plantes médicinales à
d’autres fins thérapeutiques que lors de la venue et P2 le pourcentage de femmes
d’hommes utilisant les plantes médicinales { d’autres fins thérapeutiques que lors de la
venue.
H 1 : P1 ≠ P2
Cas des petits échantillons, Cij ≥ 5
sexe
effectif
observé
Autres fins thérap.
6
pas d'autres fins th.
17
total
23
Homme
calculé (O-C)²/C
7,56
0,321
15,44
0,157
observé
17
30
47
femme
calculé (O-C)²/C
15,44
0,157
31,56
0,077
Total
23
47
70
χ20= 0,712
χ21;5%= 3,841
χ20 < χ21;5% donc on accepte H0 au risque 5%, la proportion d’hommes et de femmes
utilisant les plantes { d’autres fins thérapeutiques n’est pas différente.
6. Test statistique n°6 : niveau de connaissances et sexe.
Au risque α = 5%.
Aucune connaissance
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage d’hommes estimant n’avoir aucune connaissance en
herboristerie et P2 le pourcentage de femmes estimant n’avoir aucune connaissance en
herboristerie.
H1 : P1> P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,12
q1=0,88
n1=26
√(
p2=0,04
q2=0,96
n2=52
)
=1,155
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 76
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t76 ;10% donc on accepte H0 au risque 5 : la proportion d’hommes n’ayant aucune
connaissance en herboristerie n’est pas supérieure à la proportion de femmes estimant
avoir le même niveau de connaissance.
Connaissance « faible »
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage d’hommes estimant avoir une connaissance faible en
herboristerie et P2 le pourcentage de femmes estimant avoir une connaissance faible en
herboristerie.
H1 : P1> P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,46
q1=0,54
n1=26
√(
p2=0,33
q2=0,67
n2=52
)
=1,106
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 76
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t76 ;10%, donc on accepte H0 au risque 5% : la proportion d’hommes ayant une faible
connaissance en herboristerie n’est pas supérieure { la proportion de femmes estimant
avoir le même niveau de connaissance.
Connaissance « moyenne »
Hypothèses :
H0 : P1>P2 où P1 est le pourcentage de femmes estimant avoir une connaissance
moyenne en herboristerie et P2 le pourcentage d’hommes estimant avoir une
connaissance moyenne en herboristerie.
H1 : P1> P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,29
q1=0,71
n1=52
√(
p2=0,19
q2=0,81
n2=26
)
=1,006
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 76
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t76 ;10% donc on accepte H0 au risque 5% : la proportion de femmes ayant une
connaissance moyenne de l’herboristerie n’est pas supérieure { la proportion d’hommes
estimant avoir le même niveau de connaissance.
Connaissance « bonne »
Hypothèses :
H0 : P1= P2 où P1 est le pourcentage de femmes estimant avoir une bonne connaissance
en herboristerie et P2 le pourcentage d’hommes estimant avoir une bonne connaissance
en herboristerie.
H1 : P1> P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,34
q1=0,66
n1=52
√(
p2=0,23
q2=0,77
n2=26
)
=1,043
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 76
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t76 ;10%, donc on accepte H0 au risque 5% : la proportion de femmes ayant une bonne
connaissance de l’herboristerie n’est pas supérieure { la proportion d’hommes estimant
avoir le même niveau de connaissance.
7. Test statistique n°7 : sources et sexe.
Au risque α = 5%.
Publication/livre
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage d’hommes utilisant des publications ou des livres
pour s’informer sur les plantes médicinales et P2 le pourcentage de femmes utilisant des
publications ou des livres pour s’informer sur les plantes médicinales
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,58
q1=0,42
n1=26
p2=0,42
q2=0,58
n2=52
√(
)
= 1,350
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t76;10%, donc on accepte H0 au risque 5%: la proportion d’hommes qui utilise des
livres ou des publications pour s’informer sur les plantes médicinales n’est pas
supérieure à la proportion de femmes utilisant le même moyen d’information.
Magazines
Hypothèses :
H0 : P1= P2 où P1 est le pourcentage de femmes utilisant des magazines pour s’informer
sur les plantes médicinales et P2 le pourcentage d’hommes utilisant des magazines pour
s’informer sur les plantes médicinales
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p2=0,08
q2=0,92
n2=26
p1=0,33
q1=0,67
n1=52
√(
)
= 2,971
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 > t76;10% et P1>P2, donc on rejette H0 au risque 5% (p < 0,005) : la proportion de
femmes qui utilise des magazines pour s’informer sur les plantes médicinales est
supérieure { la proportion d’hommes utilisant le même moyen d’information.
Internet
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage de femmes utilisant internet pour s’informer sur les
plantes médicinales et P2 le pourcentage d’hommes utilisant internet pour s’informer
sur les plantes médicinales
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,44
q1=0,56
n1=52
√(
p2=0,35
q2=0,65
n2=26
)
= 0,775
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t76;10% > t0 donc on accepte H0 au risque 5% : la proportion de femmes qui utilise
internet pour s’informer sur les plantes médicinales n’est pas supérieure { la proportion
d’hommes utilisant le même moyen d’information.
Famille, proches
Hypothèses :
H0 : P1= P2 où P1 est le pourcentage de femmes qui écoutent et suivent les conseils de
leur entourage pour s’informer sur les plantes médicinales et P2 le pourcentage
d’hommes qui écoutent et suivent les conseils de leur entourage pour s’informer sur les
plantes médicinales.
H 1 : P1 > P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,48
q1=0,52
n1=52
√(
p2=0,27
q2=0,73
n2=26
)
= 1,887
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 > t76;10% donc on rejette H0 au risque 5% (p< 0,05) : la proportion de femmes qui
s’informe auprès de ses proches { propos des plantes médicinales est supérieure { la
proportion d’hommes utilisant le même moyen d’information.
8. Test statistique n°8 : efficacité et sexe.
Test de comparaison de deux pourcentages, échantillons indépendants (test du χ2 ), au
risque α = 5%.
Efficacité moyenne
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage de femmes ayant jugé l’efficacité comme moyenne et
P2 le pourcentage d’hommes ayant jugé l’efficacité de la même manière.
H1 : P1>P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,15
q1=0,85
n1=47
√(
p2=0,13
q2=0,87
n2=23
)
=0,229
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 68
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 < t68 ;10% on accepte H0 au risque 5% : la proportion de femmes ayant jugé l’efficacité
comme moyenne n’est pas supérieure à la proportion d’hommes l’ayant jugé de la
même manière.
Efficacité bonne
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage d’hommes ayant jugé l’efficacité comme bonne et P2
le pourcentage de femmes ayant jugé l’efficacité de la même manière.
H1 : P1>P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,78
q1=0,22
n1=23
√(
p2=0,57
q2=0,43
n2=47
)
=1,865
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 68
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 > t68 ;10% et P1>P2, donc on rejette H0 au risque 5% (p<0,025): La proportion d’hommes
ayant jugé l’efficacité comme bonne est supérieure { la proportion de femmes l’ayant
jugé de la même manière.
Efficacité excellente
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage de femmes ayant trouvé une efficacité excellente et
P2 le pourcentage d’hommes ayant trouvé une efficacité moyenne.
H1 : P1>P2
Cas des petits échantillons, suit la loi normale.
p1=0,28
q1=0,72
n1=47
p2=0,09
q2=0,91
n2=23
α=0,05
degré de liberté= n1+n2-2 = 68
√(
)
=2,144
tn1+n2-2 ;2α= 1,645
t0 > t68 ;10% et P1>P2, donc on rejette H0 au risque 5% (p< 0,025) : la proportion de
femmes ayant jugé l’efficacité comme excellente est supérieure { la proportion
d’hommes l’ayant jugé de la même manière.
9. Test statistique n°9 : dangerosité et sexe.
Test de comparaison de deux pourcentages, échantillons indépendants (test du χ2 ), au
risque α = 5%.
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage d’hommes estimant qu’il n’y a pas de dangers dans
l’utilisation des plantes médicinales et P2 de femmes estimant qu’il n’y a pas de dangers
dans l’utilisation des plantes médicinales
H1 : P1≠ P2
Cas des petits échantillons, Cij≥5
sexe
effectif
danger
pas danger
total
observé
7
19
26
Homme
calculé (O-C)²/C
8,33
0,213
17,67
0,101
observé
18
34
52
femme
calculé (O-C)²/C
16,67
0,107
35,33
0,050
Total
25
53
78
χ20= 0,471
χ21;5%= 3,841
χ20 < χ21;5% donc on accepte H0 au risque 5%, les proportions d’hommes et de femmes
estimant qu’il peut y avoir des dangers { utiliser les plantes médicinales ne sont pas
différentes.
10. Test statistique n°10 : effets secondaires et sexe.
Test de comparaison de deux pourcentages, échantillons indépendants (test du χ2 ), au
risque α = 5%.
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage d’hommes estimant que l’utilisation des plantes
médicinales peut entrainer des effets secondaires, indésirables ; et P2 est le pourcentage
de femmes estimant que l’utilisation des plantes médicinales peut entrainer des effets
secondaires, indésirables.
H1 : P1≠ P2
Cas des petits échantillons, Cij≥5.
sexe
Homme
femme
effectif
observé calculé (O-C)²/C observé calculé (O-C)²/C Total
Effets secondaires
18
16,67
0,107
32
33,33
0,053
50
Pas d'effets secondaires
8
9,33
0,190
20
18,67
0,095
28
total
26
52
78
χ20= 0,446
χ21;5%= 3,841
χ20 < χ21;5% donc on accepte H0 au risque 5%, les proportions d’hommes et de femmes
estimant qu’il peut y avoir des effets secondaires { l’utilisation des plantes médicinales
ne sont pas différentes.
Test statistique n°11 : contre-indications et sexe.
Test de comparaison de deux pourcentages, échantillons indépendants (test du χ2 ), au
risque α = 5%.
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage d’hommes estimant que l’utilisation des plantes
médicinales présente des contre-indications et P2 est le pourcentage de femmes
estimant que l’utilisation des plantes médicinales présente des contre-indications.
H1 : P1≠ P2
Cas des petits échantillons, Cij≥5.
sexe
effectif
CI
pas de CI
total
χ20= 0,736
χ21;5%= 3,841
observé
16
10
26
Homme
calculé (O-C)²/C
17,67
0,157
8,33
0,333
observé
37
15
52
femme
calculé (O-C)²/C
35,33
0,079
16,67
0,167
Total
53
25
78
χ20 < χ21;5% donc on accepte H0 au risque 5%, les proportions d’hommes et de femmes
estimant qu’il peut y avoir des contre-indications { l’utilisation des plantes médicinales
ne sont pas différentes.
Test statistique n°12 : nécessité de l’avis d’un professionnel de santé et sexe.
Test de comparaison de deux pourcentages, échantillons indépendants (test du χ2 ), au
risque α = 5%.
Hypothèses :
H0 : P1=P2 où P1 est le pourcentage d’hommes estimant que l’avis d’un professionnel de
santé est nécessaire pour utiliser des plantes médicinales et P2 est le pourcentage de
femmes estimant que l’avis d’un professionnel de santé est nécessaire pour utiliser des
plantes médicinales.
H1 : P1≠ P2
Cas des petits échantillons, Cij≥3, correction de Yates (O1 < 5)
sexe
effectif
Nécessité avis
Non nécessaire
total
observé
23
3
26
Homme
calculé (O-C)²/C
21,67
0,032
4,33
0,160
observé
42
10
52
femme
calculé (O-C)²/C
43,33
0,016
8,67
0,080
Total
65
13
78
χ20= 0,288
χ21;5%= 3,841
χ20 < χ21;5% donc on accepte H0 au risque 5%, les proportions d’hommes et de femmes
estimant que l’avis d’un professionnel de santé peut s’avérer nécessaire avant {
utilisation des plantes médicinales ne sont pas différentes.
Annexe n°7 : Effets indésirables de quelques plantes
médicinales couramment utilisées.
142
ANNEXE N°7 : EFFETS INDESIRABLES DE QUELQUES PLANTES MEDICINALES COURAMMENT UTILISEES
Plantes
Nom latin
Nom commun
Aesculus hippocastanum (Hippocastanaceae)
Marron d'Inde
Allium sativum (Liliaceae)
Ail
Aloe vera (Liliaceae)
Angelica sinensis (Apiaceae)
Aloes
Angélique de Chine
Risques
réactions allergiques: difficultés respiratoires,
obstruction trachéale, gonflement des lèvres,
de la langue, du visage
saignements: gencives, nez, peau, selles,
urine.
diminution quantité d'urine, douleurs
musculaires ou articulaires, rash cutané,
apparition de bleus
maux de tête, démangeaisons, possibles
réactions allergiques
troubles gastriques, diminution de taux de
protéines plasmatiques et de calcium,
asthme et dermatite de contact
Recommandations
ne doit pas être utilisé sans avis médical en cas
d'antécédents:
de caillots sanguins, d'une colite ou d'une autre
pathologie gastrique
diabete, maladie cardiaque/rénale/hépatique,
hypotension
dégradation irréversible ou non de la
muqueuse intestinal, spasmes intestinaux
douloureux, diarrhée hémorragique sévères
atteinte rénale, coloration rougeâtre des
urines en cas d'usage fréquent hypokaliémie,
dermatite de contact, avortement spontané
ou naissance prématurée
Usage interne contre-indiqué:
chez les sujets hypersensibles à l'aloes, durant les
règles, chez les enfants
en cas de maladie rénale ou cardiaque du fait
d'une potentielle hypokaliémie et de troubles du
rythme
Non recommandé durant la grossesse et
l'allaitement: théorique stimulation des
contractions utérines et troubles gastrointestinaux chez le nourrisson.
Rares effets indésirables:
Maux de tête, vertiges, sédation et
somnolence, insomnie, irritabilité
fièvre, hypersudation, faiblesse, rythme
cardiaque anormal, variation de tension
artérielle
respiration sifflante, asthme
Non recommandé pendant la grossesse:
possibles propriétés hormonlaes et
anticoagulantes/antiagrégantes plaquettaires
Busserole
Très bien toléré en cas d'usage court, rares
effets indésirables
possibles: tachycardie, arythmie cardiaque,
irritation cutanée, nausées, vomissements,
diarrhée, troubles gastriques, coloration
foncée des urines, possible irritation et
inflammation du tractus urinaire.
A long terme, la busserole peut être considérée
comme un potentiel toxique hépatique
Précaution cas de prise de diurétiques
Artemisia vulgaris (Asteraceae)
Armoise
atteinte hépatique, nausées, convulsions
dermatite de contact, urticaire allergique,
asthme infantile
Non recommandé durant la grossesse et
l'allaitement: stiumalnt utérin, possible passage
de la thuyone (neurotoxique) dans le lait.
Ne pas utiliser en cas d'inflammation utérine.
Calendula officinalis (Asteraceae)
Souci
Arctostaphylos uva-ursi (Ericaceae)
Camellia sinensis (Theaceae)
Thé vert
Cassia angustifolia (Leguminosae)
Séné
Cinnamomum aromaticum (Lauraceae)
Cannellier de Chine
Dermatite de contact, eczema ou choc
anaphylactique, irritation occulaire
Allergie aux Asterascées
Présence de caféine: agitation, irritabilité,
insomnies, tremblements, palpitations
dominution de l'appétit, troubles gastriques,
nausées, diurétique, rash cutané
Considéré comme sans danger à court terme
pour les adultes et les enfants de plus de 2
ans
Utilisation limitée à 2 semaines, risque
d'apparition de maladie des laxatif.
L'utilisation sur le long terme peut engendrer
des troubles fonctionnels cardiaques, une
faiblesse musculaire (déséquilibre
électrolytique)
Si utilisé en grande quantité:
irritant pour les muqueuses gastrique,
intestinale et urinaire; stomatite, diminution
possible du taux de glucose sanguin
Diarrhée, vomissements, stomatie,vertiges,
somnolence, asthme, picotements oculaires
dermatite allergique de contact, perte des
cheveux, perte de poids.
Consommation considére comme à risque durant
la grossesse
Interactions avec la warfarine
Hépatotoxique à forte dose, encéphalopathie
hépatique chez les enfants.
Contre-indiqué en cas de douleurs abdominales,
occlusion intestinale, maladie de Crohn,
rectocolite hémorragique, appendicite,
inflammation gastrique, prolapsus rectal,
hémorroïdes.
A utiliser avec précaution chez les diabétiques
sous traitement
médicamenteux
Citrus aurantium (Rutaceae)
Crataegus oxyacantha (Rosaceae)
Echinacea purpurea (Asteraceae)
Equisetum arvense (Equisitaceae)
Considéré comme non toxique.
Peutengendrer des effets indésirables au
niveau cardiaque (synephrine et Nmethyltyramine), pourrait augmenter le
Bigaradier (oranger amer)
risque d'arythmie ventriculaire, peut aggraver
un glaucome à angle fermé, déclencher des
migraines
Potentiel photosensibilisant.
vertiges et chutes, migraine et maux de tête,
palpitations,
Aubépine
troubles gastro-intestinaux, nausées, rash
érythémateux.
Pas d'effets indésirables habituellemt mais
possibilité:
de réactions allergiques (rash, asthme,
Echinacée
urticaire/angiœdème, anaphylaxie
des troubles gastro-intestinaux sont plus
communs.
Déséquilibre électrolytique, défience en
thiamine (vit. B1) à long terme et symptomes
nicotiniques (nausées, vomissements,
faiblesse musculaire, pouls anormal, fièvre,
ataxie).
Interaction avec les benzodiazepines, le
disulfiram et le metronidazole (disulfiram-like
Prêle des champs
reaction).
Effet diurétique entrainant une perte de
potassium: augmentation de la toxicité des
digitaliques.
Risque accru d'hypokaliémie si utilisé avec
médicaments hypokaliémiants
(corticosteroides, diuretiques, laxatifs
stimulants).
A utiliser avec précautions chez les patients
souffrants d'hyperthyroïdie (synephrine)
A éviter en cas d'allongement de l'espace QT
(traité ou non), d'hypertension sévère, de
troubles du rythme, en cas de traitement par
IMAO.
Ne pas associer avec les traitements
décongestionants utilisés en cas de rhume
Non recommandée chez la femme enceinte:
pourrait avoir une influence sur le
développement embryonnaire
Risque accru de toxicité cardiaque si sur-utilisé,
notamment en association avec la réglisse.
Une consommation excessive d'alcool augmente
la déficience en thiamine si la prêle est utilisée en
même temps.
Eucalyptus globulus (Myrtaceae)
Foeniculum vulgare (Apiaceae
Eucalyptus globuleux
Fenouil
Glycyrrhiza glabra (Fabaceae)
Réglisse
Hypericum perforatum (Hypericaceae)
Millepertuis
Matricaria recutita (Asteraceae)
Camomille allemande
Mentha piperita (Lamiaceae)
Menthe poivrée
Taraxacum officinale (Asteraceae)
Pissenlit
Signes d'empoisonnement: douleurs et
brûlures gastriques gastriques, vertiges,
faiblesse musculaire, myosis, sensation de
suffocation.
Réactions allergiques, rhino-conjonctivite
allergique, asthme.
Peut influer sur le taux d'oestrogènes
Photodermatite, dermatite de contact
rétention hydrique, hypertension,
hypokaliémie (3 g par jour durant 6
semaines).
Rhabdomyolyse, effets indéisrables oculaires
en cas de forte exposition.
troubles gastro-intestinaux, réactions
allergiques, fatigue, vertiges, confusion,
sécheresse buccale, photosensibilité.
abaissement du seuil épileptogène
Altération de la pharmacocynétqiue
médicamenteuse.
Rrares désagréments gastro-intestinaux,
somnolence, vomissements à haute dose.
Des cas de réactions anaphylactiques ont été
rapportées (tisane).
Conjonctivite allergique (préparation
oculaire)
Possibilité de réaction allergique type flush,
maux de tête, irritation des muqueuses,
spasmes musculaires, rash cutané.
Des cas d'irritation et d'inflamamtion gastrointestinales ont été rapportés.
Dermatite allergique de contatc allergic
contact
Nausées vomissements, douleur abdominale,
Déconseillé chez le sujet âgé ou malade
chronique, les femmes enceintes et allaitantes,
en cas de tension faible, de troubles gastrointestinaux, hépatiques rénaux ou biliaires.
Contre-indiqué chez les enfants: peut provoquer
épilepsie, diminution de la conscience et
somnolence, ataxie, vomissements
Contre-indiqué chez les hypertendus, en cas de
pathologie cardiaque
ou rénale, de diabète.
Nombreuses interactions médicamenteuses !!!
Contre--indiquée en cas d'allergie aux Astéracées.
Vigilance chez les diabétiques: augmentation
possible de l'effet hypoglycémiant du traitement
médicamenteux.
diarrhée, effet diurétique (jus des tiges et
racines)
Valeriana officinalis (Valerianaceae)
Zingiber officinale (Zingiberaceae)
Valériane
Gingembre
Contre-indiqué en cas d'allergie aux Asteracées
Un usage à long terme peut induire une
dépression, lésions hépatique ainsi qu'au
niveau du système nerveux central.
Lors d'utilisation de hautes doses sur une
courte période, des maux de tête, spasmes
musculaires, vertiges, troubles digestifs,
insomnie et confusion (effet paradoxal) ont
été rapportés.
Contre-indiqué en cas de calculs biliaires ou tout
autre atteinte vésiculo-biliaire, diabète,
problèmes cardiaques ou troubles de la
coagulation.
Augmentation du risque de saignement,
interaction avec la warfarine
Source : Divya Singh , Rajiv Gupta & Shubhini A. Saraf (2012): Herbs–Are they Safe Enough? An Overview, Critical Reviews in Food
Science and Nutrition, 52:10, 876-898
Annexe n°8 : Plantes à éviter ou contre-indiquées durant la
grossesse (d’après Ernst et al., Blumenthal et al., Brinker et
al., Fetrow & Avila and Lepik).
143
REVIEW
231
Table 1. Herbal medicinal products and potential adverse effects during pregnancy.
Common name
Latin name
Alfalfa
Aloe vera
Medicago sativa
Aloe vera
Angelica
Asafoetida
Ashwagandha
Barberry
Basil
Bearberry
Bitter lemon
Black cohosh
Angelica
Ferula asafoetida
Withamia somnifera
Berberis vulgaris
Ocimum basilicum
Arctostaphylos ursi
Momordica charantia
Cimicifuga racemosa
Blood root
Blue cohosh
Sanguinaria canadensis
Caulophyllum thalictroides
Boneset
Borage
Broom
Eupatorium perfoliatum
Borago officinalis
Cytisus scoparius
Buckthorn
Bugleweed
Burdock
Butterbur
Buttercup
Calamus
Calendula
Camphor
Cascara sagrada
Cassia cinnamon
Castor bean
Catnip
Celandine
Celery
Chamomile (Roman)
Chaste tree
Chicory
Cinchona
Cinnamon
Cola
Coltsfoot
Rhamnus catharticus
Lycopus virginicus
Arctium lappa
Petasites hybridus
Ramunculus
Acorus calamus
Calendula officinalis
Cinnamomum camphora
Rhamnus purshinana
Cinnamomum aromaticum
Ricinus communis
Nepeta cataria
Chelidonium majus
Apium graveolens
Chamaemelum nobile
Vitex agnus castus
Cichorium intybus
Cinchona
Cinnamonium verum
Cola nitida
Tussilago farara
Comfrey
Symphytum officinale
Echinacea (Corn flower)
Ephedra (Ma Huang)
E. augustifolia or E. purpurea or E. pallida
Ephedra sinica, E. equisetina (and others)
Fennel
Feverfew
Flax
Frangula
Garlic
Ginger
Goldenseal
Gotu kola
Guarana
Hemp agrimony
Hibiscus
Horehound
Horseradish
Hyssop
Ipecac
Foeniculum vulgare
Tanacetum parthenium
Linum usitatissimum
Rhamnus frangula
Allium sativum
Zingiber officinale
Hydrastis canadensis
Centella asiatica
Paullinia cupana
Eupatorium cannabinum
Hibiscus rosa sinensis
Marrubium vulgare
Armoracia rusticana
Hyssopus officinalis
Cephalis ipecacuanha
D RCOG 2002 Br J Obstet Gynaecol 109, pp. 227 – 235
Relevant adverse effects
May cause uterine stimulation.
Stimulation of uterine muscle activity. Possible abortifacient
and emmenagogue.
Emmenagogue effects.
Emmenagogue effects.
Abortifacient properties.
Uterine stimulant.
Emmanagogue, abortifacient, mutagenic.
Oxytocic action.
Emmanagogue and abortifacient effects.
Oestrogenic activity, suppresses endogenous luteinising hormone
secretion (in rats) and binds to uterine oestrogen receptors,
reduces circulating luteinising hormone levels. Emmenagogue effects.
Emmenagogue and uterine stimulant.
Gastrointestinal symptoms, stimulates contraction of uterine muscle,
causes arterial constriction, inhibits embryo implantation
(in rats), alleged to induce menstruation and promote abortion.
Abortifacient effects.
Mutagenic (contains pyrrolizidine alkaloids).
Contains sparteine, a powerful oxytocic compound,
traditionally used to induce labour.
Abortifacient, mutagenic, genotoxic effects.
Antigonatotrophic and antithyrotropic activity.
Oxitocic and uterine stimulant action.
Emmenagogue, hepatotoxic, genotoxic, & carcinogenic effects.
Uterine stimulant.
Emmenagogue and genotoxic activity.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and uterine stimulant.
Abortifacient, mutagenic and genotoxic action.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Uterine stimulant.
Uterine stimulant, abortifacient and emmenagogic action.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Abortifacient, uterine stimulant, oxytocic, teratogenic effects.
Emmenagogue effects.
Low birthweight, birth defects, premature birth.
Contains hepatotoxic pyrrolidizine alkaloids, risk of fatal hepatic
veno-occlusive disease, abortifacient effects.
Contains hepatotoxic pyrrolizidine alkaloids, risk of foetal hepatic
veno-occlusive disease, hepatotoxic and carcinogenic in animals.
Weak oxytocic effect.
Contains ephedrine and related alkaloids, increases blood pressure,
heart rate and causes CNS activity, stimulates uterine muscle.
Emmenagogue effects.
May promote menstruation and induces abortion.
Emmenagogue effects.
Endometrial stimulation, mutagenic and genotoxic effects.
Emmenagogue effects.
Abortifacient, emmenagogue and mutagenic effects.
Uterine stimulant.
Emmenagogue effects.
Low birthweight, birth defects, premature birth.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Uterine stimulant.
232
REVIEW
Table 1 (continued )
Common name
Latin name
Joe-pye weed
Juniper
Eupatorium purpureum
Juniperus communis
Kava
Khella
Knot grass
Lavender
Leptandra
Licorice
Life root
Lobelia
Lovage
Madagascar periwinkle
Madder
Male fern
Marjoram
Marsh tea
Masterwood
Mate
Mistletoe
Motherwort
Mugwort
Myrrh
Nutmeg
Papain
Pareira
Parsley
Passionflower
Peach pit
Pennyroyal
Piper methysticum
Ammivisnaga
Polygonum aviculare
Lavendula officinalis
Veronicastrum virginicum
Glycyrrhiza glabra
Senica aureus
Lobelia infata
Levisticum officinale
Vinca rosa
Rubia tinctorum
Oryopteris filix-mas
Origanum marjorana
Ledum palustre
Heracleum lanatum
Ilex paraguayensis
Viscum album
Leomurus cardiaca
Artemisia vulgaris
Commiphora myrrha
Myristica fragrans
Carica papaya
Chondodendron tomentosum
Petroselinium sativum
Passiflora incarnata
Prunus persica
Hedeoma pulegioides or Mentha pulegium
Peony
Peppermint
Pine
Pleurisy root
Pomegranate
Prickly ash
Pulsatilla
Queen Anne’s lace
Raspberry
Paeonia officinalis
Mentha piperita
Pinus
Asclepias tuberosa
Punica granatum
Zanthoxylum americanum
Anemone pulsatilla
Dancus carota
Rubus idaeus
Rhubarb
Rosemary
Rue
Safflower
Saffron
Sage
Sandalwood
Sassafras
Savin
Scotch broom
Scullcap
Rheum palmatum
Rosmarinus officinalis
Ruta graveolus
Carthamus tinctorius
Crocus sativus
Salvia officinalis
Santalkum album
Sassafras albidum
Juniperus sabina
Cytisus scoparius
Scutellaria laterifolia
Senega
Senna
Shepherd’s purse
St John’s wort
Stinging nettle
Tansy
Thyme
Turmeric
Valerian
Polygala senega
Cassia
Capsella bursa-pastoris
Hypericum perforatum
Urtica
Tanacetum vulgare
Thymus
Curcuma longa
Valeriana officinalis
Relevant adverse effects
Abortifacient effects.
Allergenic, cathartic in large doses, diuretic,
increases uterine tone; possible anti-implantation,
abortifacient and emmenagogue effects.
Loss of uterine tone.
Emmenagogue and uterine stimulant.
Abortifacient effects.
Emmenagogue effects.
Teratogenic effects.
Emmenagogue effects.
Emmenagogue and teratogenic effects.
Loss of uterine tone.
Emmenagogue effects.
Abortifacient effects.
Genotoxic and emmenagogue effects.
Abortifacient effects.
Emmenagogue effects.
Abortifacient effects.
Emmenagogue effects.
Low birthweight, birth defects, premature birth.
Uterine stimulant.
Emmenagogue effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Abortifacient and mutagenic effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Uterine stimulant.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Traditionally used as an abortifacient,
hepatotoxic and neurotoxic.
Emmenagogue effects.
Emmenagogue effects.
Abortifacient effects.
Uterine stimulant.
Emmenagogue and uterine stimulant effects.
Emmenagogue effects.
Uterine stimulant.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Stimulates contraction in strips of pregnant
human uterus, antigonatrophic activity.
Uterine stimulant, mutagenic, genotoxic effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Abortifacient effects.
Emmenagogue effects.
Abortifacient effects.
Abortifacient effects.
May inhibit pituitary and chorionic gonadotropins,
as well as prolactin, liver damage in humans.
Emmenagogue and uterine stimulant effects.
Endometrial stimulation, mutagenic and genotoxic effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Emmenagogue effects.
Emmenagogue and abortifacient effects.
Stimulates uterine contraction.
D RCOG 2002 Br J Obstet Gynaecol 109, pp. 227 – 235
REVIEW
233
Table 1 (continued )
Common name
Latin name
Watercress
Wild cherry
Wild ginger
Wild marjoram
Wood sorrel
Worm seed
Wormwood
Yellow cedar
Nasturtium officinale
Prunus serotina
Asarum canadense
Origanum vulgare
Oxalis acetosella
Chenopodium ambrosioides
Artemesia absinthium
Thuja occidentalis
Relevant adverse effects
Emmenagogue and abortifacient
Teratogenic effects.
Emmenagogue and abortifacient
Emmenagogue and abortifacient
Emmenagogue effects.
Emmenagogue and abortifacient
Emmenagogue and abortifacient
Emmenagogue and abortifacient
effects.
effects.
effects.
effects.
effects.
effects.
The information contained in this table has been collated from Ernst et al.14, Blumenthal et al.40, Brinker et al.41, Fetrow & Avila42 and Lepik43.
cine products1. In most countries herbal medicine products
are not regulated as medicines. This means that adverse
effect monitoring is either non-existent or inefficient.
Moreover, many articles of adverse effects of herbal
medicine products appear in obscure journals or are published as ‘letters to the editor’ and are thus not retrievable
with standard search techniques. In this context, it is
noteworthy that the majority of the above evidence was
not found through computerised literature searches but
through searching my personal files. Table 1 is an attempt
to summarise information regarding the potential risks of
those herbal medicine products which are popular in
western countries. This evidence has been collated from a
range of up to date authoritative texts14,40 – 43. In spite of its
impressive length, it does not claim to be complete.
In many of the above case reports and case series, a
cause – effect relationship has not been established beyond
reasonable doubt. We are often dealing with isolated
instances for which neither independent confirmation nor
plausible mechanisms of action are available. With virtually all of the retrospective investigations quoted above,
there is obviously the possibility of confounding by a wide
range of factors. This begs the question whether such
reports are really reliable indications of true safety problems or false positive accounts with no clinical relevance.
On the basis of the data available to date, it seems
impossible to provide a conclusive answer to this question.
In spite of this uncertainty, this author believes that it is
wise to err on the safe side, investigate this area system-
atically, and take the existing evidence (although it is
undeniably flawed) seriously.
A further pertinent question relates to the attitude of
herbal medicine and other experts towards herbal medicine
product use during pregnancy and lactation. These risks are
judged differently by different authors. A recent literature
review, for instance, noted that 6% of the literature sources
cited chamomile and peppermint as unsafe while 12% and
15% judged ginger and raspberry leaf as unsafe44. Thus it is
not surprising that some conventional healthcare professionals employ or recommend herbal medicine products
during pregnancy. The need for sound information, it
seems, is urgent.
The potential benefits of herbal medicine products for
pregnant or lactating women are difficult to assess and very
few trials have been published45 – 47. Table 2 lists preliminary data from efficacy trials of herbal medicine products
carried out in pregnant women33,48 – 55. Almost invariably,
the results are positive but far from convincing; some of the
findings, however, might merit further investigation. It is
noteworthy that these trials were conducted mostly in
developing countries almost exclusively with Asian herbal
medicine products. The only reasonably well-researched
herbal medicine product is ginger, which has been shown in
a recent systematic review to be an effective treatment for
nausea and vomiting of various aetiologies including morning sickness56. But even for this herbal medicine product
there is insufficient positive safety data to justify recommendations for use during pregnancy14.
Table 2. Controlled clinical trials of herbal medical products ( HMP) in pregnant women. PIH ¼ pregnancy-induced hypertension.
Reference
Zhang et al. (1994)48
Liu et al. (1994)49
Takakuwa et al. (1996)50
Takakuwa et al. (1997)51
Bian et al. (1998)52
Parsons et al. (1999)33
Sun et al. (1999)53
Fujii et al. (1999)54
Mustefa et al. (2001)55
HMP
Indication
Direction of result
Rhubarb
Salvia miltiorrhizae Ligustrazine
Sairei-To (Chang Ling-tang)
Sairei-To (Chang Ling-tang)
Complex Chinese herbal mixture
Raspberry leaf
Shou-Tai-Tang
Sairei-to Tokishakuyaku-san
Khameera Marwareed
PIH
PIH
Recurrent abortion
Recurrent fetal wastage
Blood group incompatibility
Shortens labour
Prevention of miscarriage
Recurrent abortion
Palpitations during pregnancy
Positive
Positive
Positive
Positive
Positive
Positive
Positive
Positive
Positive
D RCOG 2002 Br J Obstet Gynaecol 109, pp. 227 – 235
Annexe n°9 : Tableau récapitulatif permettant
l’identification rapide d’interaction entre plantes et
médicaments.
144
dumas-00641779, version 1 - 16 Nov 2011
2.2. Tableau récapitulatif
Tableau 4 : Tableau récapitulatif permettant l’identification rapide d’interaction entre plantes et médicaments
Fer
Hypolipémiants
Hepatotoxiques
Anticancéreux
Autres
Imunosupresseurs
Anti allergiques
Bronchodilatateurs
Respi
IPP
GI
Laxatifs
Anti(rétro)viraux
Antibiotiques
Antifongiques
Infectieux
Agents thyroïdiens
Contraception orale
Antidiabétiques
Endocrino
Corticoïdes
Opioïdes
Aspirine
AINS
ISRS
Lithium
Anesthésiques
Antalgiques
Narcotiques
Antimigraineux
Benzodiazépines
Antipsychotiques
Antiépileptiques
Antidépresseurs
SNC
Digoxine
Diurétiques
Inhibiteurs calciques
Antiarythmiques
Anti hypertenseurs
Anti agrégants
Anticoagulants
Cardiovasculaire
AIL
CASSIS(feuille)
ECHINACÉE
ELEUTHERO
GINGEMBRE
GINKGO
GINSENG
HARPAGOPHYTUM
MILLEPERTUIS
ORTHOSIPHON
ORTIE
PRELE
RÉGLISSE
REINE DES PRES
SAULE
SOJA
THÉ
Interaction probables, qui ont de fortes chances de se produires, pour lesquelles il existe des études cliniques et/ou des rapports de cas
Interactions possibles, qui peuvent se produires, pour lesquelles il existe des études expérimentales in vitro et/ou animales
Interactions théoriques possibles pour lesquelles il n’existe pas de preuves cliniques ou expérimentales et dont la présomption n’est basée
que sur des données pharmacocinétiques et/ou pharmacodynamiques.
161
Annexe n°10 : Indications thérapeutiques et plantes
médicinales.
145
ANNEXE N°10 : Indications thérapeutiques et plantes médicinales
Tableau n°1
Plantes
H
Acacia
1
F
T
Plantes
H
1
Epilobe
4
F
T
Plantes
4
Oranger boutons
H
F
T
1
1
Aigremoine
1
1
Erysimum
2
1
3
Oranger feuilles
3
4
7
Alchemille
1
1
Eschscholtzia
3
5
8
Ortie piquante feuilles
2
4
6
1
1
Eucalyptus
2
2
Ortie racine
1
2
3
Fenouil
2
6
8
Pariétaire
2
2
Fragon
4
4
8
Passiflore
4
2
3
5
Pensée
2
Angélique
Anis
1
Armoise
1
1
1
8
12
Artichaut
2
5
7
Frêne
Aubépine
3
7
10
Gattilier
1
1
Pissenlit racine
2
1
3
Aubier de tilleul
2
1
3
Genièvre baies
1
1
Plantain
1
2
3
Badiane
1
2
3
Ginkgo
1
1
2
Prêle
4
6
10
Bardane
1
3
4
Ginseng
2
2
Réglisse
1
2
3
1
1
Griffe du diable
3
6
Reine des prés
2
2
2
3
Guimauve fleurs
1
1
Romarin
1
4
5
Bouleau
3
3
Hamamélis
4
5
9
Ronce
1
Bourdaine
1
1
Houblon
2
1
3
Salsepareille
1
1
Bourrache
3
3
Hysope
1
1
Sapin bourgeons
1
1
Bruyère
3
3
Kola
1
1
Sarriette
1
2
3
Busserole
3
3
Lamier blanc
1
1
Sauge
1
1
2
1
2
3
Séné
1
1
2
Basilic
Boldo
1
3
2
1
Camomille matricaire
2
2
4
Lavande
Camomille romaine
4
3
7
Marjolaine
2
2
Serpolet
3
3
5
5
Marrube
1
1
Solidago
3
3
Canneberge
Cassis
2
2
4
Mauve fleurs
1
2
3
Soucis
2
1
3
Cerise queues
1
2
3
Mélilot
3
2
5
Sureau
3
1
4
Chardon marie
4
3
7
Mélisse
5
6
11
Thé vert
3
5
8
2
2
Menthe
5
9
14
Thym
1
1
2
5
7
Ményanthe
1
1
Tussilage fleurs
5
6
11
1
1
Millefeuille
2
3
5
Valériane racine
5
8
13
4
7
Millepertuis
2
2
4
Véronique
1
1
1
1
Myrtille baies
1
1
Verveine
4
6
10
4
Olivier
2
3
Vigne rouge
3
8
11
Violette
1
1
2
Chiendent
Coquelicot
2
Cumin
Desmodium
3
Eglantier
Epilobe
4
Légende : H= hommes ; F= femmes ; T= total
1
Tableau n°2 :
Les plantes médicinales en couleurs ont permis de définir les principales demandes de
l’enquête.
Plantes
dispensées
Nombre de
dispensation
Plantes
dispensées
Nombre de
dispensation
Plantes
dispensées
Nombre de
dispensation
Menthe
14
Millepertuis
4
Sauge
2
Valériane racine
13
Sureau
4
Séné
2
Passiflore
12
Anis
3
Thym
2
Mélisse
11
Aubier de tilleul
3
Violette
2
Tussilage fleurs
11
Badiane
3
Acacia
1
Vigne rouge
11
Boldo
3
Aigremoine
1
Aubépine
10
Bouleau
3
Alchemille
1
Prêle
10
Bourrache
3
Angélique
1
Verveine
10
Bruyère
3
Basilic
1
Hamamélis
9
Busserole
3
Bourdaine
1
Eschscholtzia
8
Cerise queues
3
Cumin
1
Fenouil
8
Erysimum
3
Eglantier
1
Fragon
8
Houblon
3
Gattilier
1
Thé vert
8
Lavande
3
Genièvre baies
1
Artichaut
7
Mauve fleurs
3
Guimauve fleurs
1
Camomille romaine
7
Olivier
3
Hysope
1
Chardon marie
7
Pissenlit racine
3
Kola
1
Coquelicot
7
Plantain
3
Lamier blanc
1
Desmodium
7
Réglisse
3
Marrube
1
Oranger feuilles
7
Sarriette
3
Ményanthe
1
Griffe du diable
6
Serpolet
3
Myrtille baies
1
Ortie piquante
feuilles
6
Solidago
3
Oranger boutons
1
Canneberge
5
Soucis
3
Ortie racine
1
Frêne
5
Armoise
2
Pariétaire
1
Mélilot
5
Chiendent
2
Ronce
1
Millefeuille
5
Eucalyptus
2
Salsepareille
1
Romarin
5
Ginkgo
2
Sapin bourgeons
1
Véronique
1
Bardane
4
Ginseng
2
Camomille
matricaire
4
Marjolaine
2
Cassis
4
Pensée
2
Epilobe
4
Reine des prés
2
Légende :
Bleu : Plantes indiquées en cas de troubles du sommeil, stress, anxiété.
Rouge : Plantes indiquées en cas de troubles de la circulation veineuse.
Vert : Plantes à visée hépatique.
Tableau n°3 :
Indications thérapeutiques
Acné
Acuité visuelle
Antidépresseur
Antigoutteux
Antioxydant
Antiseptique urinaire/infections urinaires
Antiseptique orl
Douleurs articulaire, reminéralisation
Beauté ongles et cheveux
Bien-être général
Calmant
Cholestérol
Circulation cérébrale
Circulation veineuse
Colopathies et constipation
Diabète
Digestion
Diurétique
Douleur
Troubles hépatiques
Hypertension
Immunité
Insomnie, stress et anxiété
Mémoire
Peau
Pectoral
Prostate
Psoriasis
Règles douloureuses
Rhumatismes
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151
152
N° d’identification :
TITRE
HERBORISTERIE : ENQUETE SUR LES PRINCIPALES
DEMANDES A L’OFFICINE.
Thèse soutenue le 21 Juin 2013
Par Marceau PERRY
RESUME :
Bases de la médecine moderne, les plantes médicinales jouissent actuellement
d’une popularité grandissante au sein du public, après avoir longtemps été mises
à l’écart face aux progrès de la science moderne.
Cette enquête par questionnaire, outil de ce travail, a permis de mettre en
évidence les indications thérapeutiques les plus plébiscitées (Troubles du
sommeil, stress et anxiété ; troubles de la circulation et insuffisance veineuse ;
troubles hépatiques, détoxification) mais également de faire une mise au point
sur la perception des plantes médicinales au sein de la population générale à
l’heure actuelle.
Dangerosité,
effets
indésirables,
contre-indications,
interactions
médicamenteuses, autant de notions différemment perçues par le grand public,
que nous avons pu corréler à plusieurs facteurs individuels (connaissances,
fréquence d’utilisation).
Le pharmacien d’officine se place de nouveau comme un élément indispensable à
la bonne dispensation des remèdes qui ont fait son apanage, offrant par la même
occasion une alternative au déremboursement de nombreuses spécialités
pharmaceutiques.
MOTS CLES :
Herboristerie, plantes médicinales, enquête, officine.
Directeur de thèse
Madame Dominique
LAURAIN-MATTAR
Professeur
Thèmes
Intitulé du laboratoire
Laboratoire de
Pharmacognosie
1–Sciences fondamentales
3 – Médicament
5 - Biologie
Nature
Expérimentale
Bibliographique
Thème


6
2 – Hygiène/Environnement
4 – Alimentation – Nutrition
6 – Pratique professionnelle
153
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Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

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