Le guide de mise en compatibilité des documents

Le guide de mise en compatibilité des documents
CETE de l'Est
département
Aménagement et
Développement
Durables
Réseau
Scientifique et
Technique
Guide technique de mise
en compatibilité des
documents d'urbanisme
avec le SDAGE RhinMeuse
Le 04 Janvier 2011
Centre d'Études techniques de l'Équipement de l'Est
Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer
CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
Références de la commande
Nom de l'organisme : DREAL Lorraine
Nom des correspondants : Michel ANTOINE, Samantha PHILIPPE
19 avenue Foch
BP 60223
57 005 METZ CEDEX 1
Référence de la commande : Affaire n°2009 23 055
Historique des versions du document
Version
3
Auteur
Vanessa RAUEL
Commentaires
Version finale
Affaire suivie par
Vanessa RAUEL – Service Environnement
Tél. 03 87 20 46 32 / fax 03 87 20 46 49
Mél. Vanessa.rauel@developpement.durable.gouv.fr
Centre d'Études Techniques de l'Équipement de l'Est
1, boulevard Solidarité – Metz Technopôle – BP 85230 – F 57076 METZ CEDEX 3
Téléphone : (33) 03 87 20 43 00 - Télécopie : (33) 03 87 20 46 99
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L'étude a été coordonnée par la DREAL Lorraine :
Michel ANTOINE (DREAL Lorraine)
Samantha Philippe (DREAL Lorraine)
Un groupe de travail a été constitué afin de valider toutes les étapes de la réalisation du document :
Marie-Claude BOQUILLON (DDT 55)
Vincent DENARDO (DDT 88)
Pascal DUCHENE (DREAL Lorraine / Délégation au bassin Rhin-Meuse)
Jean-Louis FAIVRE (DDT 55)
Elina GREINER (DDT 54)
Marie-Pierre LAIGRE (DREAL Lorraine)
Catherine MEYER (Agence de l'eau Rhin-Meuse)
Anne-Marie MINSTER (Agence de l'eau Rhin Meuse)
Geoffrey MUNIER (DDT 88)
Emmanuel PETITJEAN (DDT 54)
Maryline SARTORI (DDT 88)
Béatrice VAGNER (DDT 57)
La DDT des Vosges a activement participé à la mise en place de ce guide technique, en testant le
document sur des PLU et en émettant des remarques destinées à améliorer l'outil.
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SOMMAIRE
INTRODUCTION..............................................................................................................................5
I- CADRE REGLEMENTAIRE.......................................................................................................6
II- CONTEXTE DE L'ETUDE.........................................................................................................8
III- NOTE METHODOLOGIQUE DU GUIDE TECHNIQUE....................................................9
III-1- Elaboration du guide ...............................................................................................................9
III-2- Présentation du guide............................................................................................................10
III-3- Modalités d'utilisation ..........................................................................................................11
III-4- Limites d'utilisation et précautions d'emploi ....................................................................12
TABLEAU 1 : GRILLE DE CONTROLE DE LA MISE EN COMPATIBILITE DES
DOCUMENTS D'URBANISME AVEC LE SDAGE ...................................................................14
TABLEAU 2 : GRILLE D'AIDE A LA TRANSCRIPTION POUR LA MISE EN
COMPATIBILITE DES DOCUMENTS D'URBANISME AVEC LE SDAGE .........................19
BIBLIOGRAPHIE...........................................................................................................................34
GLOSSAIRE ET SIGLES..............................................................................................................35
ANNEXES.........................................................................................................................................41
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INTRODUCTION
La règlementation concernant la prise en compte de la ressource en eau dans les documents
d'urbanisme a été renforcée. En effet, la transposition de la Directive cadre sur l'eau (DCE) du 23
octobre 2000 en loi française du 21 avril 2004 impose la mise en compatibilité des documents
d'urbanisme, dont les schémas de cohérence territoriale (SCoT) et les plans locaux d'urbanisme
(PLU), avec les schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE).
Les SDAGE sont des documents de planification de la ressource en eau qui visent à atteindre un
bon état écologique et chimique des eaux d'ici 2015, avec des objectifs de qualité et de quantité, à
l'échelle des bassins hydrographiques.
Les orientations fondamentales des SDAGE doivent désormais être intégrées dans les documents
d'urbanisme, et ceci afin :
– d'assurer la compatibilité des documents d'un point de vue règlementaire
– de ne pas prévoir d'aménagements ou d'activités qui puissent contrarier les objectifs du
SDAGE
– d'assurer une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau.
L'Etat, les établissements publics et les collectivités locales sont chargés d'assurer la cohérence entre
les documents qu’ils élaborent et les préconisations du SDAGE.
C'est pourquoi la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
(DREAL) Lorraine a mandaté le Centre d'études techniques de l'équipement (CETE) de l'Est pour
réaliser un guide technique qui permette de mieux appréhender l'intégration des recommandations
du SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 dans les SCoT et les PLU.
Ce document vise deux objectifs :
– faciliter le contrôle des dossiers soumis à l'avis des services de l'Etat, en vérifiant rapidement
que les objectifs des SDAGE sont bien intégrés dans les documents d'urbanisme
– aider les services de l'Etat et particulièrement les Directions territoriales des territoires
(DDT) à conseiller les collectivités territoriales dans la prise en compte des orientations du
SDAGE pour l'élaboration et la révision de leurs documents d'urbanisme.
En avant-propos, le cadre règlementaire et le contexte de l'étude sont brièvement présentés.
Ensuite, une note méthodologique explicite l'utilisation du guide technique. Celui-ci se compose de
deux tableaux à correspondance. Le premier tableau est une grille de contrôle qui se présente sous
forme de multiples questions. Le second est une grille d'aide à la transcription, qui explicite les
modalités de l'application de la mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE.
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I- CADRE REGLEMENTAIRE
La transposition de la Directive cadre sur l'eau (DCE) n°2000/60/CE de 23 octobre 2000 en
loi française n°2004-338 du 21 avril 2004 renforce la prise en compte de la gestion de l'eau dans les
documents d’urbanisme. D'après les articles L122-1 et L123-1 du code de l'urbanisme, les SCoT et
les PLU doivent être compatibles avec les orientations fondamentales définies par le SDAGE et les
objectifs des SAGE.
Les documents approuvés doivent être rendus compatibles dans un délai de 3 ans à compter de
l'approbation du SDAGE, soit le 27 novembre 2009 pour le bassin hydrographique Rhin-Meuse.
Les SCoT et les PLU en cours d'élaboration doivent immédiatement l'intégrer.
Article L122-1 du code de l'urbanisme :
Les SCoT doivent « être compatibles avec les orientations fondamentales d’une gestion
équilibrée de la ressource en eau et les objectifs de qualité et de quantité des eaux définis par
les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux en application de l’article L2121 du code de l’environnement ainsi qu’avec les objectifs de protection définis par les schémas
d’aménagement et de gestion des eaux en application de l’article L212-3 du même code.
Lorsqu’un de ces documents est approuvé après l’approbation d’un schéma de cohérence
territoriale, ce dernier doit, si nécessaire, être rendu compatible dans un délai de trois ans. »
Article L123-1 du code de l'urbanisme :
Les PLU doivent « être compatibles avec les orientations fondamentales d’une gestion
équilibrée de la ressource en eau et les objectifs de qualité et de quantité des eaux définis par
les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux en application de l’article L2121 du code de l’environnement ainsi qu’avec les objectifs de protection définis par les schémas
d’aménagement et de gestion des eaux en application de l’article L212-3 du même code.
Lorsqu’un de ces documents est approuvé après l’approbation d’un plan local d'urbanisme, ce
dernier doit, si nécessaire, être rendu compatible dans un délai de trois ans. »
D'autre part, d'après la loi « Grenelle 2 » n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement
national pour l'environnement et suite à la transposition de la Directive inondation, les SCoT et les
PLU devront être compatibles avec les orientations et les dispositions des plans de gestion des
risques d’inondation (PGRI), qui comprennent les orientations et dispositions des SDAGE
concernant la prévention des risques d'inondation à partir de 2015.
En outre, si le PGRI est approuvé après l’approbation d’un SCoT ou d'un PLU, ces derniers doivent
être rendus compatibles dans un délai de trois ans et dans ce cas, ils n’ont plus à prendre en compte
les orientations fondamentales relatives à la prévention des inondations définies par les SDAGE.
Article L566-7 du code de l'environnement :
« L’autorité administrative arrête, avant le 22 décembre 2015, à l’échelon de chaque bassin ou
groupement de bassins, un plan de gestion des risques d’inondation pour les territoires définis
à l’article L566-5. Ce plan fixe les objectifs en matière de gestion des risques d’inondation
concernant le bassin ou groupement de bassins et les objectifs appropriés aux territoires
mentionnés à l’article L566-5. Ces objectifs doivent permettre d’atteindre les objectifs de la
stratégie nationale mentionnée à l’article L566-4.
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Pour contribuer à la réalisation des objectifs du plan de gestion des risques d’inondation, des
mesures sont identifiées à l’échelon du bassin ou groupement de bassins. Ces mesures sont
intégrées au plan de gestion des risques d’inondation. Elles comprennent :
1° Les orientations fondamentales et dispositions présentées dans les schémas directeurs
d’aménagement et de gestion des eaux, concernant la prévention des inondations au regard de
la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau en application de l’article L211-1 ; (...)
3° Les dispositions pour la réduction de la vulnérabilité des territoires face aux risques
d’inondation, comprenant des mesures pour le développement d’un mode durable
d’occupation et d’exploitation des sols, notamment des mesures pour la maîtrise de
l’urbanisation et la cohérence du territoire au regard du risque d’inondation, des mesures pour
la réduction de la vulnérabilité des activités économiques et du bâti, et, le cas échéant, des
mesures pour l’amélioration de la rétention de l’eau et l’inondation contrôlée ; (...)
Il est compatible avec les objectifs de qualité et de quantité des eaux que fixent les schémas
directeurs d’aménagement et de gestion des eaux en application du IV de l’article L212-1 du
présent code.
Le plan de gestion des risques d'inondation est mis à jour tous les six ans. »
Article L122-1-13 du code de l'urbanisme :
« Lorsqu’un plan de gestion des risques d’inondation, mentionné à l’article L566-7 du code
de l’environnement, est approuvé, les schémas de cohérence territoriale doivent être
compatibles avec les objectifs de gestion des risques d’inondation et les orientations
fondamentales définis par ce plan. Les schémas de cohérence territoriale doivent également
être compatibles avec les dispositions des plans de gestion des risques d’inondation définies
en application des 1° et 3° du même article L566-7.
Lorsqu’un plan de gestion des risques d’inondation est approuvé après l’approbation d’un
schéma de cohérence territoriale, ce dernier doit, si nécessaire, être rendu compatible dans un
délai de trois ans avec les éléments mentionnés au premier alinéa du présent article.
Dans ce cas, et par dérogation aux dispositions de l’article L122-1-12 du présent code (ou
L122-1), les schémas de cohérence territoriale n’ont pas à être compatibles avec les
orientations fondamentales relatives à la prévention des inondations définies par les schémas
directeurs d’aménagement et de gestion des eaux en application de l’article L212-1 du code
de l’environnement. »
Article L123-1-10 du code de l'urbanisme :
« Le plan local d’urbanisme doit également, s’il y a lieu, être compatible avec les objectifs de
gestion des risques d’inondation définis par les plans de gestion des risques d’inondation pris
en application de l’article L566-7 du code de l’environnement, ainsi qu’avec les orientations
fondamentales et les dispositions de ces plans définies en application des 1° et 3° du même
article L566-7, lorsque ces plans sont approuvés.
Lorsqu’un plan de gestion des risques d’inondation est approuvé après l’approbation d’un
plan local d’urbanisme, ce dernier doit, si nécessaire, être rendu compatible dans un délai de
trois ans avec les éléments mentionnés au premier alinéa du présent article.
Dans ce cas, et par dérogation aux dispositions de l’article L123-1-9 (ou L123-1) du présent
code, le plan local d’urbanisme n’a pas à être compatible avec les orientations fondamentales
relatives à la prévention des inondations définies par les schémas directeurs d’aménagement
et de gestion des eaux en application de l’article L212-1 du code de l’environnement. »
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II- CONTEXTE DE L'ETUDE
La région Lorraine se situe sur trois bassins hydrographiques distincts :
– le bassin Rhin-Meuse dans la majeure partie du territoire
– le bassin Seine-Normandie dans la partie ouest du département de la Meuse et dans
l'extrême nord-ouest des Vosges
– le bassin Rhône-Méditerranée dans le sud du département des Vosges.
Le SDAGE Rhin-Meuse a été pris comme référence dans cette étude puisqu'il recouvre quasiment
toute la Lorraine.
La DIREN Ile-de-France vient d'élaborer un guide de prise en compte du SDAGE Seine-Normandie
dans les documents d'urbanisme.
La même démarche vient d'être engagée récemment pour le SDAGE Rhône-Méditerranée, par le
CETE de Lyon.
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III- NOTE METHODOLOGIQUE DU GUIDE TECHNIQUE
Le guide technique élaboré pour les services de l'Etat comporte deux objectifs :
– vérifier la mise en compatibilité des SCoT et des PLU approuvés avec le SDAGE RhinMeuse (contrôle de légalité)
– aider à l'intégration des orientations du SDAGE lors de l'élaboration ou la révision des
documents d'urbanisme (assistance aux collectivités locales, utilisation directe par les
collectivités et / ou les bureaux d'études).
III-1- Elaboration du guide
Le Tome 4, chapitre 3 du SDAGE Rhin-Meuse présente les orientations fondamentales et les
dispositions. Six thèmes sont identifiés :
1 : eau et santé
2 : eau et pollution
3 : eau, nature et biodiversité
4 : eau et rareté
5 : eau et aménagement du territoire
5a : inondations
5b : préservation des ressources naturelles
5c : alimentation en eau potable et assainissement des zones ouvertes à l'urbanisation
6 : eau et gouvernance
Ils se déclinent en orientations et sous-orientations, elles-mêmes subdivisées en dispositions.
Après analyse, seul le thème 5 a été retenu, car il identifie distinctement les SCoT et les PLU
comme outils d'application du SDAGE. Ainsi, 6 orientations fondamentales, 12 sous-orientations et
2 dispositions ont été sélectionnées (tableau 2).
D'autres orientations auraient pu être également retenues, notamment dans le thème 3, mais elles
sont reprises dans le thème 5 et rédigées dans des termes d'urbanisme.
Il est important de préciser que l'exhaustivité de cette liste n'est pas garantie.
Compte tenu de la difficulté de vérifier la mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le
SDAGE, une hiérarchisation des prescriptions du SDAGE a été mise en place.
Pour cela trois niveaux d'analyse ont été distingués :
– Le niveau « orientations / dispositions » (recommandations du Ministère de l'écologie, de
l'énergie, du développement durable et de la mer)
D'après les articles L122-1 et L123-1 du code de l'urbanisme et en l'absence d'un plan de
gestion des risques d'inondation, seules les orientations fondamentales du SDAGE
nécessitent d'être strictement prises en compte dans les documents d'urbanisme.
D'après les articles L122-1-13 et L123-1-10 du code de l'urbanisme, lorsqu'un PGRI sera
approuvé (à partir de décembre 2015), les orientations et les dispositions de celui-ci devront
être intégrées dans les documents d'urbanisme, qui n'auront plus alors à être
compatibles avec le SDAGE.
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– Le niveau « objectifs / moyens » (recommandations de l'Agence de l'eau Rhin-Meuse)
Chaque orientation et disposition a été scindée en « objectifs » et en « moyens » afin de
cibler les actions obligatoires. Les objectifs sont strictement à prendre en compte, tandis que
les moyens mis en œuvre sont étudiés au cas par cas.
– Le niveau « formulation de l'orientation ou de la disposition »
Certaines mesures du SDAGE sont rédigées comme des obligations (utilisation de
verbes forts comme devoir, interdire), alors que d'autres sont formulées de manière assez
souple et peu prescriptive (pouvoir, recommander), ce qui engendre des nuances dans la
prise en compte des mesures.
Trois niveaux d'enjeux en terme de compatibilité ont ensuite été définis (fort, moyen et faible) :
– En l'absence de PGRI, une orientation du SDAGE doit être strictement intégrée dans les
SCoT et les PLU, l'enjeu est donc fort. Dans le cas d'une disposition, l'enjeu est moyen ou
faible.
– Un objectif est associé à un enjeu fort s'il s'agit d'une orientation et à un enjeu moyen dans le
cas d'une disposition.
Concernant les moyens, l'enjeu peut être fort, moyen ou faible selon la formulation
employée et l'orientation ou la disposition visée.
Définition des niveaux d'enjeux
Objectif
Moyen
Orientation
Disposition
Formulation directive
Fort
Moyen
Formulation prescriptive
Fort
Moyen
Formulation directive
Fort
Moyen
Moyen
Faible
Formulation prescriptive
III-2- Présentation du guide
En pratique, le guide se présente sous forme de deux tableaux à correspondance :
1- Grille de contrôle (tableau 1, p 13 à 17)
Il s'agit d'une grille de questions classées par sous-thème (5a, 5b, 5c), qui permet de s'assurer du
respect de la prise en compte du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux dans les
documents d'urbanisme.
Une question assez générale, figurée en gras, est posée pour chaque orientation fondamentale du
SDAGE. Sont ensuite déclinées des questions plus ciblées, qui correspondent aux sous-orientations
et aux dispositions.
Deux autres colonnes énumèrent les données à fournir et les mentions à inscrire dans le porter à
connaissance, pour chaque prescription du SDAGE.
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2- Grille d'aide à la transcription (tableau 2, p 18 à 32)
Ce tableau sert à la fois, à la vérification de la mise en compatibilité et à l'intégration des
orientations du SDAGE dans les SCoT et PLU en cours d'élaboration ou de révision.
Le document liste les orientations, sous-orientations et dispositions qui doivent être prises en
compte et les modalités de cette mise en œuvre.
Par souci de clarté et de concision, les mesures ont été résumées par rapport au texte original.
Plusieurs informations sont fournies :
– Les enjeux en terme de compatibilité : La définition d'enjeux fort, moyen et faible permet de
fixer des priorités dans la prise en considération des mesures.
– La portée : L'orientation s'applique-t-elle de manière générale sur l'ensemble du territoire ou
sur certaines zones cibles ?
– Dans quelle partie du document la prescription peut-elle être inscrite ?
Pour les SCoT : rapport de présentation (diagnostic territorial, état initial de
l'environnement), plan d'aménagement et de gestion durable (PADD), document
d'orientations et d'objectifs (DOO)
Pour les PLU : rapport de présentation (diagnostic territorial, état initial de
l'environnement), PADD, zonage, règlement
– La colonne « Transcription » précise par quels moyens concrets l'orientation du SDAGE
peut être appliquée :
• Articles législatifs et règlementaires du code de l'urbanisme
• Mode d'emploi
• Exemples
• Références bibliographiques à consulter
• Organismes à contacter, etc.
Les articles de droit mentionnés dans ce tableau sont détaillés dans les annexes 1A et 1B.
III-3- Modalités d'utilisation
Le service de l'Etat chargé de vérifier la compatibilité des documents d'urbanisme avec le
SDAGE consulte dans un premier temps, la grille de contrôle (tableau 1), puis la grille d'aide à la
transcription (tableau 2) qui constitue un appui pour répondre aux questions.
Ex : Dans quelle partie du PLU ou du SCoT l'utilisateur doit chercher la réponse ?
Comment l'orientation doit-elle se traduire dans le document ?
Quels sont les outils de mise en œuvre ?
Le deuxième tableau permet également de fournir des éléments d'informations pour la réalisation ou
la révision d'un document.
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Ex : Quel est la procédure à suivre pour mettre en place une orientation ?
Quel document de référence l'utilisateur peut-il consulter ?
Quel organisme contacter pour obtenir des renseignements ?
Les articles L122-1 et L123-1 du code de l'urbanisme n'imposant pas une conformité, mais une
compatibilité des documents d'urbanisme avec les orientations fondamentales du SDAGE, il
appartient aux services de l'Etat de retenir celles qui leur paraissent les plus pertinentes parmi la
sélection proposée.
La colonne « Enjeux » du tableau 2 est destinée à orienter ce choix. Les orientations dont l'enjeu est
fort devront être strictement prises en compte car elles sont stratégiques pour l'application de la
mise en œuvre du SDAGE au travers des SCoT et des PLU. Celles qui présentent un enjeu moyen
ou faible peuvent être considérées avec une certaine marge d'appréciation, au regard du territoire et
des éventuelles autres législations qui peuvent s'y appliquer (zones Natura 2000, PPRi).
La consultation des deux programmes de mesures (districts du Rhin et Meuse-Sambre) issus de la
DCE et joints au SDAGE Rhin-Meuse, peut également servir à obtenir des précisions à propos la
territorialisation et la priorité des enjeux (cartes d'objectif d'état global des masses d'eau de surface
par bassin par exemple).
Il est important de souligner une nouvelle fois, que lorsque les plans de gestion des risques
d'inondation seront mis en place, soit à partir de décembre 2015, les SCoT et les PLU devront être
compatibles avec les orientations ET les dispositions des PGRI et non plus avec les orientations
fondamentales relatives aux inondations définies par les SDAGE (partie 5A du thème 5 seulement).
Ceci s'explique par le fait que la compatibilité des documents d'urbanisme avec le PGRI adopté
postérieurement, suffit à assurer la compatibilité avec les orientations fondamentales du SDAGE,
puisque le contenu du PGRI comprend nécessairement les orientations du SDAGE.
III-4- Limites d'utilisation et précautions d'emploi
Il n'est pas évident de s’assurer du respect de la mise en compatibilité des documents
d'urbanisme avec le SDAGE, pour plusieurs raisons :
– Le SDAGE ne peut pas porter atteinte à l'exercice des principes constitutionnels, comme la
libre administration des collectivités locales, ou à des droits reconnus par la loi ou encore
concerner des dispositions règlementaires prises dans des domaines autres que l'eau.
Concrètement le SDAGE ne peut pas :
• Règlementer les conditions de délivrance des autorisations d’occupation des sols
• Imposer un zonage particulier
• Déterminer les conditions d’urbanisation dans un secteur déterminé
• Imposer aux SCoT et aux PLU de contenir des documents qui ne sont pas exigés par le
code de l’urbanisme
• Imposer aux autorités en charge de l’élaboration de ces documents de recueillir un avis
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– La loi impose une compatibilité et non une conformité, c'est-à-dire que toutes les
préconisations du SDAGE ne sont pas forcément à prendre en compte telles quelles, de
manière stricte, ce qui implique une marge d'interprétation relativement importante.
– D'autre part, le fait que certaines parties des orientations et dispositions du SDAGE soient
rédigées comme des recommandations plutôt que des obligations, rajoute encore une marge
d'appréciation supplémentaire pour les transcrire dans les documents d'urbanisme.
– Enfin, la sélection des orientations et dispositions retenues pour la vérification de la mise en
compatibilité n'est pas nécessairement exhaustive.
Pour limiter les erreurs d'interprétation des orientations fondamentales du SDAGE et assurer la
sécurité juridique des SCoT et des PLU, il sera nécessaire d'appréhender le territoire considéré dans
sa globalité et de prendre en considération d'autres enjeux que ceux liés à l'eau (la biodiversité par
exemple).
Tous les choix d'aménagement des PADD devront être justifiés dans les rapports de présentation.
Enfin, plutôt que de vérifier la compatibilité des documents d'urbanisme avec la SDAGE, il s'agira
de s'assurer qu'il n'existe pas de non-compatibilité manifeste, c'est-à-dire qu'un SCoT ou un PLU ne
préconise pas d'aménagements qui aillent à l'encontre des objectifs du SDAGE et de la préservation
de la ressource en eau.
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TABLEAU 1 : GRILLE DE CONTROLE DE LA MISE EN COMPATIBILITE DES DOCUMENTS D'URBANISME AVEC LE
SDAGE
QUESTIONS
ORIENTATIONS
DISPOSITIONS
DU SDAGE
PORTER A CONNAISSANCE
DONNÉES A FOURNIR
MENTIONS A INSCRIRE
OU ET COMMENT LA
MESURE EST-ELLE
PRISE EN COMPTE ?
EAU ET AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
INONDATIONS
Par quels moyens l'exposition aux risques est-elle T5A-O2
prise en compte ?
Des règles d'urbanisation (interdiction de construction,
autorisation d'extension sous conditions) sont-elles
prévues dans les zones d'expansion de crue, les zones
d'aléas fort ou très fort et les zones d'aléas moyen ou
faible ?
Les risques d'inondation relatifs à l'ensemble des cours
d'eau sont-ils répertoriés et cartographiés ? La
commune a-t-elle des informations (témoignages,
photographies) ?
Un aménagement destiné à limiter la vulnérabilité des
zones habitées est-il prévu ?
T5A-O2.1
SDAGE, PPRi, autres zones
inondables hors PPRi, AZI (base
de données Cartorisque), PHEC,
études sur les ZI (ex : analyse des
risques naturels (inondations et
coulées de boue) dans le SDAGE
par la DREAL Alsace), SAGE,
arrêtés de catastrophes naturelles
Des règles d'urbanisation (bande de sécurité,
interdiction de construction) sont-elles prévues
derrière les digues ?
Existe-il un inventaire des digues et des informations
sur les risques potentiels (détermination du risque et
de son périmètre) ?
T5A-O2.2
SDAGE, recensement des digues
et barrages de classe D ou
supérieure (+ de 2 m) (banque de
données Bardigue / SER / DDT
88), données de la DREAL, DDT
et VNF, informations de la
Commission départementale des
risques
naturels
majeurs
(CDRNM), SAGE
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Orientation T5A-O2.1 : « Lorsque
des constructions nouvelles sont
autorisées,
des
mesures
compensatoires et / ou correctrices
sont prescrites afin de ne pas
aggraver l'aléa rencontré en aval ou
en amont. »
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Les risques d'inondation par ruissellement (coulées de
boue) font-ils l'objet d'une analyse et de mesures de
prévention ?
Un aménagement destiné à limiter la vulnérabilité des
zones habitées est-il prévu ?
Comment la
considérée ?
prévention
des
risques
est-elle
T5A-O2.3
SDAGE, PPRi, délimitation des
zones de ruissellement par la
CDRNM,
études
sur
le
ruissellement (ex : étude « risque
mouvement de terrain » établie
par le CETE et le BRGM, analyse
des risques naturels (inondations
et coulées de boue) dans le
SDAGE par la DREAL Alsace),
arrêtés de catastrophes naturelles
T5A-O3
Le document identifie-t-il des zones de stockage et
des zones d'expansion de crue à préserver ?
T5A-O3.1
T5A-O3.1.D1
SDAGE, PPRi, AZI, délimitation
des zones de rétention temporaire
des eaux de crue par la CDRNM,
études sur les zones inondables et
zones humides, connaissance des
remblais effectués en ZI
Aucune ouverture à l'urbanisation
ne pourra être envisagée sur un
remblai n'ayant pas fait l'objet
d'une
déclaration
ou
d'une
autorisation en zone inondable.
Des prescriptions sont-elles prévues dans les bassins
versants caractérisés par des risques d'inondation
forts et répétés, pour limiter le débit des eaux
pluviales dans les zones à risque d'inondation
(infiltration des eaux pluviales) ?
T5A-O3.2
T5A-O3.2.D1
SDAGE, PPRi, informations de la
CDRNM,
études
sur
les
inondations (ex : analyse des
risques naturels (inondations et
coulées de boue) dans le SDAGE
par la DREAL Alsace), arrêtés de
catastrophes naturelles, zonage
d'eaux pluviales
1- Obligation pour les collectivités
de réaliser un zonage d'eaux
pluviales (L2224.10 CGCT)
2- Disposition T5A-O3.2.D1 :
« L’organisation des systèmes de
collecte des eaux pluviales doit être
planifiée à l’échelle urbaine la plus
adaptée, notamment au travers des
zonages d’assainissement. »
3- Obligation de régulariser les
rejets d'eaux pluviales de la
commune si cela n'a pas déjà été
fait
Quelles sont les autres données disponibles ?
Toutes orientations
et dispositions
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
15/44
CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
PRÉSERVATION DES RESSOURCES NATURELLES
Dans le cas d'un déséquilibre entre les ressources et
les rejets en eau, de quelle manière l'impact de
l'urbanisation nouvelle est-il limité ?
T5B-O1
Des dispositions particulières sont-elles proposées
dans les zones de déséquilibre entre le captage et la
recharge d'une nappe phréatique (infiltration, recueil
et réutilisation des eaux pluviales) ?
T5B-O1.1
Identification
des
secteurs
concernés par un déséquilibre de
la nappe dans le SDAGE et base
de données Ades, captages pour
l'alimentation en eau potable dans
le SDAGE, périmètres de
protection de captages fournis par
l'ARS,
captages
prioritaires
« Grenelle », PPRi, SAGE de la
nappe grès du Trias inférieur,
études réalisées sur la nappe GTI
Des prescriptions sont-elles prévues sur les bassins
versants qui présentent un déséquilibre entre les
volumes d'eaux pluviales reçus et rejetés (maintien
des eaux pluviales dans le bassin versant) ?
T5B-O1.2
Identification des BV caractérisés
par un déséquilibre dans le
SDAGE, PPRi
Quels sont les moyens mis en œuvre pour infiltrer,
récupérer et réutiliser les eaux pluviales et limiter le
débit des rejets dans les cours d'eau et les réseaux
d'assainissement ?
T5B-O1.3
Comment les zones à fort intérêt naturel sont-elles
préservées de l'urbanisation ?
T5B-O2
Des règles d'urbanisation sont-elles prévues
(interdiction de construction et d'aménagement) dans
les zones de mobilité encore fonctionnelles ou
dégradées, pour préserver les lits des cours d'eau et
leur mobilité latérale ?
T5B-O2.1
Fuseaux de mobilité des cours
d'eau
dans
le
SDAGE,
délimitation des zones de mobilité
des cours d'eau par la CDRNM,
données de l'ONEMA et la MISE
Le document préconise-t-il la réalisation d'un état
des lieux des zones humides remarquables et
T5B-O2.2
Inventaire des zones humides
remarquables du SDAGE, registre
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
Informations sur les périodes
propices à la réalisation d'un
16/44
CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
ordinaires lors d'un projet d'aménagement ou
d'urbanisation ?
Prévoit-il une inconstructibilité dans les zones
humides remarquables ?
des zones protégées, études sur
les ZH (ex : pré-inventaire des
zones potentiellement humides
(étude
Mémoris
dans
les
Vosges)), données fournies par le
SER, zones Natura 2000, Ramsar,
ZNIEFF, APB (base de données
Carmen), ZSGE, ZHIEP, TVB,
SCE
La végétation rivulaire est-elle protégée par des
zonages et des règles de construction (espace boisé
classé, zone naturelle protégée N) ?
T5B-O2.3
Liste des communes prioritaires
pour la protection de la végétation
rivulaire, fournie par l'ONEMA et
le SER
Des bandes d'inconstructibilité sont-elles envisagées
pour préserver les corridors biologiques, les
ripisylves, les paysages et favoriser l'entretien des
cours d'eau ?
T5B-O2.4
Types de masses d'eau de surface
et réservoirs biologiques dans le
SDAGE, liste des communes
prioritaires pour la protection de
la végétation rivulaire fournie par
l'ONEMA et le SER, études TVB,
atlas des paysages
Quelles sont les autres données disponibles ?
inventaire ZH et les subventions
éventuelles
Toutes orientations
et dispositions
EAU POTABLE ET ASSAINISSEMENT
Des conditions de collecte et de traitement des eaux
usées sont-elles demandées avant d'autoriser
l'ouverture à l'urbanisation ?
T5C-O1
SDAGE, base de données des
eaux résiduaires urbaines des
communes non conformes fournie
par le SER, schéma directeur
d'assainissement,
zonage
d'assainissement
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
Disposition
T5C-O1-D1
du
SDAGE (p 151 du Tome 4) : «
Dans le cas où la collectivité
responsable de l'assainissement ne
se serait aucunement engagée dans
une opération de réalisation ou de
mise
en
conformité
des
équipements de collecte et de
traitement nécessaires, par le
lancement d'un projet dont le délai
17/44
CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
prévisible de réalisation aura été
clairement défini, il est fortement
recommandé que le Préfet précise
aux communes..., dans le cadre des
PAC, qu'aucun nouveau secteur ne
pourra
être
ouvert
à
l'urbanisation. »
Des conditions d'alimentation en eau potable sontelles demandées avant d'autoriser l'ouverture à
l'urbanisation ?
T5C-O2
Quelles sont les autres données disponibles ?
Toutes orientations
et dispositions
SDAGE,
données
l'alimentation en eau
fournies par l'ARS
sur
potable
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
Disposition
T5C-O2-D1
du
SDAGE (p 152 du Tome 4) : «
Dans le cas où la collectivité
responsable de l'alimentation en
eau
potable
ne
se
serait
aucunement engagée dans une
opération de réalisation ou de mise
en conformité des équipements de
collecte
et
de
traitement
nécessaires, par le lancement d'un
projet dont le délai prévisible de
réalisation aura été clairement
défini, il est fortement recommandé
que le Préfet précise aux
communes..., dans le cadre des
PAC, qu'aucun nouveau secteur ne
pourra être ouvert à l'urbanisation.
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CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
TABLEAU 2 : GRILLE D'AIDE A LA TRANSCRIPTION POUR LA MISE EN COMPATIBILITE DES DOCUMENTS
D'URBANISME AVEC LE SDAGE
Définitions :
Enjeux : enjeux en terme de compatibilité / O : objectif / M : moyen
Prés. : rapport de présentation / PADD : plan d'aménagement et de développement durable
DOO : document d'orientations et d'objectifs / Règl. : règlement / Zon. : zonage
Remarques :
- La deuxième colonne indique le niveau d'enjeu de la partie de l'orientation ou de la disposition considérée,
en fonction du fait qu'elle corresponde soit à un objectif, soit à un moyen (voir la note méthodologique p 7).
- Les mots figurés en italique sont définis dans le glossaire de la note méthodologique.
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
THEME 5 : EAU ET AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
PARTIE 5A : INONDATIONS
T5A-O2
Prendre en compte, de façon stricte, l’exposition
aux risques d’inondations dans l’urbanisation
des territoires à l’échelle des districts du Rhin et
de la Meuse
Fort
(O)
T5A-O2.1
Dans les zones à vocation d’expansion de crue, les
SCoT, PLU et CC prévoient des règles adaptées à
la compatibilité avec l'objectif de préservation des
zones d'expansion des crues.
Fort
(O)
Ils pourront interdire toute construction nouvelle,
remblaiement ou endiguement. Ils pourront
autoriser, sous réserve d’assurer la sécurité des
Moyen
(M)
X
X
X
X
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
Les SCoT et les PLU assurent la prévention des risques
d'inondations (L121-1).
X
X
SCoT :
Rapport de présentation : identification et cartographie
des ZVEC et des zones soumises aux aléas (PPRi, ZI
hors PPRi, AZI, PHEC, études hydrauliques des SAGE,
EHGM, arrêtés cat nat, études complémentaires par un
bureau d'études, enquête auprès des habitants, des
communes...) (R122-2-3°), analyse des incidences
prévisibles, mesures retenues pour limiter la
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CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
vulnérabilité
PADD : prise en compte de l'exposition aux risques
d'inondation dans l'urbanisation, préservation des zones
de transparence hydraulique (L122-1, R122-2-5°)
DOO : protection de ces zones dans les PLU (R122-3)
personnes, de limiter la vulnérabilité des biens et
activités, les extensions limitées de constructions
ou activités existantes ainsi que les reconstructions
après sinistre, lorsque l’origine du sinistre n’est pas
une inondation.
Dans les zones déjà urbanisées, les zones d’aléa
fort ou très fort doivent être préservées.
Fort
(O)
Pour cela, les constructions nouvelles peuvent être
interdites. Les SCoT, PLU et CC, sous réserve
d’assurer la sécurité des personnes, de limiter la
vulnérabilité des biens et activités, peuvent
autoriser les extensions limitées de constructions
ou activités existantes ainsi que les reconstructions
après sinistre, lorsque l’origine du sinistre n’est pas
une inondation.
Moyen
(M)
Dans les zones d’aléa faible ou moyen, les SCoT,
PLU et CC pourront prévoir que les constructions
nouvelles soient autorisées et les constructions
présentant une forte vulnérabilité (hôpital, crèche,
centre de secours, etc.) y soient interdites, hormis,
sous réserve d'assurer la sécurité des personnes et
de limiter la vulnérabilité des biens et activités,
pour une extension limitée.
Moyen
(M)
Lorsque des constructions nouvelles sont
autorisées, des mesures compensatoires et / ou
correctrices sont prescrites afin de ne pas aggraver
l'aléa rencontré en aval ou en amont :
- une construction sur pilotis ou sur vide sanitaire
ajouré, voire sur des remblais limités au strict
nécessaire et faisant l'objet de compensation pour
Moyen
(M)
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
PLU :
Rapport de présentation et PADD : idem au SCoT
(R123-2)
Zonage : classement en zones N (R123-8), zones
inconstructible ou constructible sous conditions (R12311-b)
Règlement : En présence de PPRi : nouveaux
aménagements soumis à ce document
En l'absence de PPRi : pas de nouvel aménagement, sauf
exception pour les projets d'intérêt général (zonage avec
règlement spécifique) (L123-1, R123-9-1° et 2°)
mesures compensatoires (R123-2-1-5°) et prescriptions
Annexes : zonage PPRi (R123-14-7°), AZI
Voir l'étude de la DREAL Alsace sur l'analyse des
risques naturels (inondations et coulées de boue) dans le
SDAGE Rhin-Meuse
Voir la base de données Cartorisque
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
X
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CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
maintenir le même volume d'expansion de crues ;
- la réalisation des surfaces de plancher et des
équipements vulnérables au dessus des cotes de
crue de référence, le cas échéant augmentée d'une
marge de sécurité ;
- Les sous-sols sont interdits.
Dans les centres urbains historiques, les SCoT, PLU
et CC peuvent autoriser les nouvelles constructions
sous réserve qu'un PPRi soit approuvé ou que les
zones d’aléa fort ou très fort soient préservées.
Peuvent y être autorisées les extensions limitées de
constructions ou activités existantes et les
reconstructions après sinistre, lorsque l’origine du
sinistre n’est pas une inondation.
Moyen
(M)
X
Les constructions réalisées en zone inondable
doivent résister aux écoulements de la crue de
référence.
Fort
(O)
X
Des prescriptions peuvent porter sur les
implantations de bâtiments, la mise à l'abri des
matériels fragiles, l'emploi de matériaux
insensibles à l'eau, l'installation d'équipements
adaptés (pompes, etc.).
Moyen
(M)
T5A-O2.2 En arrière des digues, l’objectif est la préservation
d’une bande de sécurité, destinée à se prémunir
contre l’effet « de chasse » généré par l’eau et
permettant d’assurer l’entretien de la digue.
Cet objectif est mis en œuvre par les SCoT, PLU et
CC qui peuvent interdire les constructions nouvelles.
Fort
(O)
X
X
X
X
X
X
X
X
Moyen
(M)
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
X
X
SCoT :
Rapport de présentation : recensement des digues et
barrages de classe D ou supérieure (+ de 2 m),
identification et cartographie des territoires soumis aux
risques de rupture de digue (études hydrauliques des
SAGE, enquête de terrain auprès des communes,
DREAL, DDT, VNF...) (R122-2-3°), mesures retenues
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CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
Si l’ouvrage à implanter n'est pas soumis à
autorisation, les documents pourront prévoir une
bande de sécurité d’une largeur minimale de 10 m
dans tous les cas, ou 50 m quand la différence entre
le niveau du terrain naturel et le niveau de la crue
de référence dépasse 1 m.
Moyen
(M)
En arrière des digues, un autre objectif est de
préserver les secteurs actuellement non urbanisés
et susceptibles d’être inondés à la suite d’une
rupture de digue de toute atteinte, par des
constructions nouvelles.
Fort
(O)
Les SCoT, PLU et CC assurent la mise en œuvre
de ces objectifs. Pour cela, ils peuvent interdire les
constructions nouvelles.
Moyen
(M)
Un objectif identique est fixé dans les secteurs
actuellement urbanisés et susceptibles d'être
inondés à la suite d'une rupture de digue, lorsque
l'aléa lié à une telle inondation est fort ou très fort.
Fort
(O)
Il est pareillement mis en œuvre par les SCoT,
PLU et CC.
Moyen
(M)
Dans les secteurs actuellement urbanisés et
susceptibles d’être inondés à la suite d’une rupture
de digue, lorsque l’aléa lié à une telle inondation est
faible ou moyen, les SCOT, PLU et CC assurent la
mise en œuvre de l’objectif de protection en
garantissant l’absence de risque subi par les
constructions.
Fort
(M)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
pour limiter la vulnérabilité
PADD : prise en compte de l'exposition aux risques de
rupture de digue dans l'urbanisation (L122-1, R122-25°)
DOO : protection de ces zones dans les PLU (R122-3)
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
PLU :
Rapport de présentation et PADD : idem au SCoT
(R123-2)
Zonage : classement en zones N (R123-8), zones
inconstructible ou constructible sous conditions (R12311-b)
Règlement : pas de nouvel aménagement derrière une
digue en secteur non urbanisé (zonage spécifique avec
règlement spécifique) (L123-1, R123-9)
bande de sécurité de 10 ou 50 m, autres prescriptions
Annexes : zonage PPRi (R123-14-7°), AZI, servitudes
liées aux digues de protection (L123-2)
Voir la banque de données Bardigue du SER (DDT 88)
pour les digues
X
X
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
X
X
La Commission départementale des risques naturels
majeurs (CDRNM) peut être consultée au sujet de la
constructibilité derrière les digues.
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CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
A cette fin, les SCoT, PLU et CC peuvent prévoir
que les constructions y soient autorisées, sous
réserve de :
- dispositions pour assurer la résistance de
l’ouvrage en cas de crue de référence (études de
danger, visites techniques, revues de sûreté) (arrêté
du 11/12/2007) ;
- constructions en dehors de la bande de sécurité ;
- planchers et équipements vulnérables au-dessus
du niveau de l’eau après rupture de digue en crue
de référence.
Moyen
(M)
L’objectif de protection ne s’oppose pas à ce que
les SCOT, PLU et CC puissent autoriser par
exemple, des extensions limitées de constructions
ou d’activités existantes, ainsi que des
reconstructions après sinistre, lorsque l’origine du
sinistre n’est pas une inondation, sous la réserve
d’assurer la sécurité des personnes et de limiter la
vulnérabilité des biens et activités.
Moyen
(O / M)
T5A-O2.3 Dans les zones présentant un risque de coulées
boueuses, une attention renforcée doit être portée
sur les risques rencontrés.
Fort
(O)
Les SCoT, PLU et CC doivent satisfaire l’objectif
d’une analyse approfondie des risques et des
mesures préalablement mises en place.
Fort
(O)
Dans le cas où des bassins de rétention de boues
sont prévus, les risques inhérents à ces ouvrages
doivent être pris en compte.
Fort
(O)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
X
X
X
SCoT :
Rapport de présentation : identification et cartographie
des territoires soumis aux risques de ruissellement
(PPRi, 2 études mouvement de terrain par ruissellement
(CETE, BRGM), arrêtés cat nat, zonage d'eaux
pluviales, étude complémentaire par un bureau d'études,
enquête de terrain auprès des communes...) (R122-2-3°),
incidences prévisibles du projet, mesures proposées
pour limiter le ruissellement
PADD : prise en compte de l'exposition aux risques de
ruissellement dans l'urbanisation (L122-1, R122-2-5°),
préservation des zones de transparence hydraulique
23/44
CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
DOO : protection de ces zones dans les PLU (R122-3),
maîtrise de l'imperméabilisation du sol
PLU :
Rapport de présentation et PADD : idem au SCoT
(R123-2)
Zonage : classement en zones N (R123-8), zones où des
mesures doivent être prises pour limiter l'écoulement
des eaux pluviales (L2224-10 CGCT), emplacements
réservés pour la création d'ouvrage, de bassin de
rétention et les espaces verts (R123-11-d)
Règlement : En présence de PPRi : nouveaux
aménagements soumis à ce document
En l'absence de PPRi, pas de nouvel aménagement, sauf
exception pour les projets d'intérêt général (zonage avec
règlement spécifique) (L123-1, R123-9-1° et 2°)
prescriptions pour favoriser l'infiltration et la rétention
des eaux
Annexes : PPRi (R123-14-7°), AZI, zonage des eaux
pluviales
Le département 70 possède un logiciel permettant de
réaliser un premier inventaire par croisement de
données.
T5A-O3
Prévenir l’exposition aux risques d’inondations
à l’échelle des districts du Rhin et de la Meuse
Fort
(O)
T5A-O3.1
Sur les cours d’eau soumis à des inondations, il
convient d’identifier des zones de stockage de
crues et de reconquérir des zones d’expansion des
crues.
Fort
(O)
X
X
X
X
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
Les SCoT et les PLU assurent la prévention des risques
d'inondations (L121-1).
X
X
SCoT :
Rapport de présentation : voir l'orientation T5A-O2.1
PADD : préservation des ZEC et des zones de stockage
(R122-2-5°)
24/44
CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
T5AO3.1-D1
Des zones naturelles susceptibles de constituer des
zones de stockage de crues seront identifiées, à
l'occasion d’études spécifiques, de l’élaboration ou
la révision de SCoT et PLU.
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
Faible
(M)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
X
X
DOO : protection des ZEC et des zones de stockage
dans les PLU (R122-3)
PLU :
Rapport de présentation et PADD : idem au SCoT
Zonage : classement en zones N (R123-8), classement
des éléments du paysage à protéger (L123-1-7°, R12311-h), zones inconstructible ou constructible sous
conditions (R123-11-b)
Règlement : inconstructibilité ou constructibilité sous
conditions (R123-9-1° et 2°), un remblai réalisé sans
autorisation en ZI est rendu inconstructible,
compensation des volumes soustraits aux crues suite à
une opération d'aménagement
Le PLU n'est pas le bon outil pour la reconquête des
ZEC.
T5A-O3.2 Dans les bassins versants caractérisés par des
risques d’inondations forts et répétés, les projets
nécessitant déclaration ou autorisation (code de
l'environnement) sont assortis de dispositions visant
à limiter le débit des eaux pluviales rejetées,
directement ou indirectement, dans les cours d’eau.
Fort
(O)
Les SCoT, PLU et CC devront prévoir des
prescriptions sur ces BV. Cela pourra se traduire, en
assortissant leur règlement de dispositions visant à
limiter le débit des eaux pluviales.
Fort
(M)
Sur l'ensemble du territoire, l'infiltration, le
stockage et la réutilisation des eaux pluviales et
résiduaires ne nécessitant pas ou plus d'épuration
Moyen
(M)
X
X
X
X
X
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
X
X
X
SCoT :
Rapport de présentation : voir l'orientation T5A-O2.3
+ délimitation et description des BV (occupation du sol,
hydrographie, ruissellement...), diagnostic du système
de collecte des eaux pluviales
PADD : limitation du débit des eaux pluviales rejetées
(R122-2-5°)
DOO : préconisation de mesures d'infiltration, de
stockage et de réutilisation des eaux pluviales, réduction
de l’imperméabilisation des sols (R122-3)
PLU :
Rapport de présentation et PADD : idem au SCoT
Zonage : classement des ZH et espaces verts en zones
Nh (naturelle humide) et N (R123-8), en EBC pour la
25/44
CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
ripisylve (L130-1), classement des haies en éléments du
paysage contribuant à la réduction des inondations
(L123-1-7°, R123-11-h), emplacements réservés pour un
ouvrage ou un bassin de rétention (L123-1-8, R123-11d), zones inconstructible ou constructible sous
conditions (R123-11-b)
Règlement : inconstructibilité ou constructibilité sous
conditions (R123-9-1° et 2°), déterminer un %
d'imperméabilisation (art. 11 : COS), prescriptions
favorisant l'infiltration et le stockage des eaux pluviales
(art. 4) : bandes enherbées, fascines, fossés, noues
végétalisées, tranchées drainantes, puits d’infiltration,
toits paysagers, matériaux perméables, récupération des
eaux de pluie, infiltration de l'eau dans la voirie
Annexes :
zonage
d'assainissement
pluvial,
cartographie des BV
et / ou la limitation des débits de rejet dans les cours
d'eau sont vivement recommandés auprès de toutes
les collectivités et de tous les porteurs de projet, dès
lors que cela n’apparaît pas impossible ou
inopportun d’un point de vue technique ou
économique.
T5AO3.2-D1
L’organisation des systèmes de collecte des eaux
pluviales doit être planifiée à l’échelle urbaine la
plus adaptée, notamment au travers des zonages
d’assainissement.
Moyen
(O)
Il s’agit de définir les modes de rejet, de connaître
leurs caractéristiques en termes quantitatif et
qualitatif sur les eaux du milieu récepteur et de
maîtriser leur effets.
Faible
(M)
X
X
X
X
Voir le guide pour la prise en compte des eaux pluviales
dans les documents de planification et d'urbanisme du
Graie :
http://www.graie.org/graie/graiedoc/doc_telech/guideep
urba.pdf
PARTIE 5B : PRÉSERVATION DES RESSOURCES NATURELLES
T5B-O1
Dans des situations de déséquilibre quantitatif
sur les ressources ou les rejets en eau, limiter
l’impact des urbanisations nouvelles et des
projets nouveaux
Fort
(O)
T5B-O1.1 Dans les zones caractérisées par un déséquilibre
important entre les prélèvements effectués dans une
nappe souterraine et les conditions de recharge, les
Fort
(M)
X
X
X
X
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
Les SCoT et les PLU permettent d'assurer une utilisation
économe et équilibrée des espaces urbains et la
préservation de la qualité de l'eau (L121-1).
X
X
SCoT :
Rapport de présentation : diagnostic de l'état de la nappe
des grès du Trias inférieur : piézométrie, alimentation,
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ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
prélèvements... (cartes géologiques, données BRGM,
études spécifiques...) (R122-2-3°), périmètres de
protection de captages
+ voir les orientations T5A-O2.3 et T5A-O3.2 pour les
BV
PADD : maintien d'un équilibre entre les ressources et
les rejets en eau (R122-2-5°)
DOO : préconisation de mesures d'infiltration,
récupération et réutilisation des eaux pluviales et
limitation des débits de rejet (R122-3)
projets nécessitant déclaration ou autorisation
doivent être accompagnés de dispositions visant à
assurer l’infiltration des eaux pluviales ou des eaux
résiduaires ne nécessitant pas d’épuration.
T5B-O1.2
T5B-O1.3
Dans ces zones, les SCoT, PLU et CC devront
prévoir des prescriptions afin d’être compatibles
avec la non aggravation de la situation, en
assortissant leur règlement de dispositions visant à
assurer au maximum l’infiltration des eaux
pluviales ou des eaux résiduaires ne nécessitant pas
ou plus d’épuration.
Fort
(M)
Dans les zones caractérisées par un déséquilibre
grave, les ouvertures à l’urbanisation et les projets
nécessitant déclaration ou autorisation doivent être
accompagnés de dispositions visant à assurer le
recueil et la réutilisation des eaux pluviales ou les
eaux de process industriel.
Fort
(M)
Dans les bassins versants caractérisés par un
déséquilibre important entre les volumes d’eaux
pluviales interceptées et les volumes rejetés, les
SCoT, PLU et CC devront prévoir des
prescriptions afin d'être compatibles avec la nonaggravation du déséquilibre dans les BV
concernés.
Fort
(M)
Ceci pourra être atteint en assortissant leur
règlement de dispositions visant à assurer au
maximum le maintien des eaux pluviales dans le
BV où elles ont été recueillies.
Moyen
(M)
Sur l'ensemble du territoire, l’infiltration, la
Moyen
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
PLU :
Rapport de présentation et PADD : idem au SCoT
Zonage : classement des ZH en zones Nh (R123-8), en
EBC pour la ripisylve (L130-1), classement des haies en
éléments du paysage contribuant à la gestion du
ruissellement (L123-1-7°, R123-11-h), emplacements
réservés pour un bassin de rétention (L123-1-8°), zones
inconstructible ou constructible sous conditions (R12311-b)
Règlement : inconstructibilité ou constructibilité sous
conditions (R123-9-1° et 2°), prescriptions favorisant
l'infiltration et le stockage des eaux pluviales (art. 4) voir l'orientation T5A-O3.2
Annexes : cartographie de la nappe GTI et des BV
Pour les captages pour l'alimentation en eau potable :
voir les données ARS, Tomes 5 (p 67) et 6 (p 42) du
SDAGE et captages prioritaires « Grenelle » :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?
page=article&id_article=14387
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
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ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
récupération et la réutilisation des eaux pluviales et
la limitation des débits de rejet dans les cours
d’eau ou dans les réseaux d’assainissement est
vivement recommandée auprès de toutes les
collectivités et porteurs de projet, dès lors que cela
n'apparaît pas impossible ou inopportun d'un point
de vue technique ou économique.
(M)
Il est souhaité que les documents d’urbanisme
traitent de cet enjeu.
Moyen
(M)
X
X
Certains BV caractérisés par un déséquilibre sont
identifiés p 141.
Préserver de toute urbanisation les parties de
territoire à fort intérêt naturel
Fort
(O)
X
X
Les SCoT et PLU assurent la protection des espaces
naturels, la préservation des écosystèmes et des milieux
(L121-1).
T5B-O2.1 Dans les zones de mobilité encore fonctionnelle, les
SCoT, PLU et CC poursuivent l’objectif de
préservation de l’intégrité du lit du cours d’eau et
des zones latérales contre toute atteinte.
Fort
(O)
T5B-O2
Cet objectif peut être satisfait par l'interdiction de
tout nouvel aménagement ou nouvelle construction
dans des zones bien définies et après concertation
avec tous les acteurs.
Moyen
(M)
Sous réserve d’assurer la sécurité des personnes, de
limiter la vulnérabilité des biens et activités, cet
objectif n'est pas incompatible avec la possibilité :
- d'extensions limitées de constructions ou activités
existantes ;
- de reconstructions après sinistre, lorsque l’origine
du sinistre n’est pas une inondation.
Moyen
(M)
Pour les eaux souterraines : voir la base de données
Ades et p 55 à 60 du Tome 5 et p 33 à 36 du Tome 6 du
SDAGE
Les secteurs principalement concernés par un
déséquilibre de la nappe GTI sont précisés dans le Tome
4 du SDAGE, p 140 (7 cantons Vosgiens). Un périmètre
est en cours de définition dans le SAGE GTI.
X
X
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
X
X
SCoT :
Rapport de présentation : identification, cartographie et
caractérisation des zones de mobilités fonctionnelle et
dégradée, adopter un classement, étudier l'impact du
projet d'urbanisme sur ces zones (R122-2)
PADD : préservation de la mobilité des cours d'eau
(R122-2-5°)
DOO : préservation des fuseaux de mobilité dans le
PLU (R122-3)
PLU :
Rapport de présentation et PADD : idem au SCoT
(R123-2)
Zonage : classement en zones N (R123-8), en EBC
(L130-1) pour la ripisylve, classement au titre des
éléments de paysage à préserver (L123-1-7°)
Règlement : instaurer une bande inconstructible (ni
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ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
Dans les zones de mobilité dégradée que les acteurs
locaux ont décidé de restaurer, un objectif analogue
est poursuivi.
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
Fort
(O)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
X
X
X
X
construction, ni remblai) minimale de 10 m de part et
d'autre des cours d'eau (sauf dans les secteurs urbanisés)
(R123-9)
Annexes : cartographie des fuseaux de mobilité du
SDAGE
Les fuseaux de mobilité sont cartographiés dans les
Tomes 5 (p 45) et 6 (p 26) du SDAGE. Ils correspondent
à 5 fois la largeur du cours d'eau, de part et d'autre de
l'axe du lit mineur (T3-O3.1.1 du SDAGE).
L'agence de l'eau ou d'autres organismes (syndicat de
rivière, ONEMA, MISE) peuvent être consultés pour
avis.
T5B-O2.2 Dans les zones humides remarquables ou
ordinaires, tout projet d’aménagement, de
construction ou d’ouverture à l’urbanisation
susceptible d’avoir un impact sur une ZH
remarquable ou ordinaire nécessite que l’état et les
fonctionnalités de cette zone soient préalablement
analysés.
Fort
(O)
X
Dans les ZH remarquables, l'objectif mis en œuvre
par les SCoT, PLU et CC implique des dispositifs
de stricte préservation de ces zones contre les
atteintes qui pourraient y être apportées.
Fort
(O / M)
X
Cela peut se traduire par l’interdiction de toute
nouvelle construction entraînant une dégradation ou
une destruction du site.
Sont concernés les remblais, excavations (par
exemple pour de nouveaux sites de gravières),
Moyen
(M)
X
X
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
X
X
SCoT :
Rapport de présentation : inventaire, cartographie,
présentation des ZH remarquables et ordinaires
Recherche bibliographique (pré-inventaire des zones
potentiellement humides (étude Mémoris dans les
Vosges), SAGE, ZHIEP, ZSGE, ZNIEFF, Natura 2000,
Ramsar, ENS, APB, TVB, SCE...) ou inventaire par un
bureau d'études
La méthodologie de qualification des ZH ordinaires fera
l'objet d'une étude dans le cadre du SDAGE.
Propositions à faire aux communes :
A- S'il existe un inventaire des ZH dans le département :
- soit les projets d'extensions urbaines n'impactent pas
les sites inventoriés : pas de demande d'études
complémentaires
- soit les projets impactent les sites :
1- choix d'un autre site
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ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
travaux de drainage, plantations massives, etc., sauf
s’il est démontré qu’aucun impact négatif sur le site
et sa diversité biologique n’est généré.
Dans les ZH ordinaires présentant un état et un
fonctionnement biologique préservés a minima,
l'objectif mis en œuvre par les SCoT, PLU et CC
implique des dispositifs de forte préservation de
ces zones contre les atteintes qui pourraient y être
apportées.
Fort
(O / M)
Cela peut se traduire par l’interdiction de nouvelle
construction entraînant la suppression de ces zones,
ou l’intégration de dispositions limitant les impacts
négatifs (maintien des continuités écologiques,
préservation d’une partie de la zone...).
Les aménagements et constructions sont réalisés de
façon à limiter au maximum ou à compenser les
impacts négatifs.
Moyen
(M)
Toutefois, en ce qui concerne ces milieux, il
importe de prévoir que les aménagements et
constructions sont conçus et réalisés de façon à
limiter au maximum ou, à défaut, à compenser les
impacts négatifs générés. La mise en œuvre en est
assurée par les SCOT, PLU et CC.
Moyen
(M)
Dans les autres ZH ordinaires présentant des
fonctionnalités
essentiellement
hydrauliques,
l’objectif réside dans la préservation des
fonctionnalités de ces zones à l’occasion d’atteintes
qui pourraient y être apportées notamment par des
aménagements nouveaux ou des constructions
nouvelles.
Fort
(O)
X
X
X
X
X
X
X
2- étude de caractérisation de la ZH et évaluation de
l'impact (L122-2)
3- inventaire sur l'ensemble du ban communal avec des
subventions possibles
B- S'il n'existe pas d'inventaire dans le département,
mentionner dans le cahier des charges de faire réaliser
une étude sur les ZH visées par les impacts des zones
ouvertes à l'urbanisation
PADD : préservation des ZH (L122-1, R122-3)
DOO : préservation de ces zones dans le PLU
PLU :
Rapport de présentation et PADD : idem au SCoT
(R123-2)
Zonage : classement en zones Nh (naturelle humide)
(R123-8), en EBC pour la ripisylve (L130-1),
classement au titre des éléments de paysage à préserver
(L123-1-7°, R123-11-h)
Règlement : zones Nh inconstructibles (R 123-8, R1239), interdiction de remblai, excavation, plan d'eau,
imperméabilisation, plantation et aménagements divers
en ZH (R123-11-b)
Les ZH remarquables sont cartographiées dans les
Tomes 5 (p 50) et 6 (p 29) du SDAGE et inscrites dans
le registre des zones protégées.
X
X
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
X
X
Voir la base de données Carmen pour les zones
protégées et inventoriées
Se référer au Tome 23 du SDAGE : Guide des bonnes
pratiques pour la gestion des milieux aquatiques
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CETE de l'Est
Département Aménagement et Développement Durables
ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
T5B-O2.3
T5B-O2.4
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
Dès lors que les SCOT, PLU et CC qui assurent la
mise en œuvre de cet objectif autorisent les
aménagements et constructions, ils comprennent
des dispositions destinées à garantir la limitation
des impacts négatifs susceptibles d’être générés.
Fort
(M)
En rive de cours d’eau, la préservation de la
végétation rivulaire est attentivement prise en
considération.
Fort
(O)
Les documents d’urbanisme peuvent protéger cette
végétation par différents moyens : classement au
titre des espaces boisés classés, classement en zone
inconstructible, classement au titre des éléments
remarquables, contenu adapté des orientations
particulières d’aménagement, etc.
Moyen
(M)
Les SCoT, PLU et CC doivent intégrer l’objectif de
préservation des végétations rivulaires et corridors
biologiques, de la qualité paysagère et l’entretien
des cours d’eau en interdisant toute construction
nouvelle sur une largeur nécessaire.
Fort
(O / M)
Cet objectif sera néanmoins atteint lorsque, sous
réserve d'assurer la sécurité des personnes, de limiter
la vulnérabilité des biens et activités, des extensions
limitées de constructions ou activités existantes
seront permises, ainsi que des reconstructions après
sinistre, lorsque l'origine du sinistre n'est pas une
inondation.
Fort
(O / M)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
Le cahier des charges pourra comprendre un paragraphe
sur la période propice à la réalisation d'un inventaire ZH
et les subventions éventuelles.
X
X
X
X
X
SCoT :
PADD et DOO : préservation de la ripisylve (L122-1,
R122-3)
PLU :
PADD : idem au SCoT
Zonage et réglement : classement en zones N (R123-8),
en EBC (L130-1), au titre des éléments de paysage à
préserver (L123-1-7°, R123-11-h),
inconstructibilité dans une bande de 10 m de part et
d'autre des cours d'eau (constructions et remblais) (voir
T5B-O2.1)
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
X
X
SCoT :
PADD : préservation de la ripisyle et des corridors
biologiques (L122-1)
DOO : préservation de ces zones dans le PLU par des
règles d'urbanisme (R122-3)
PLU :
PADD : idem au SCoT
Zonage : classement en zones N ou Nco (pour les
corridors biologiques) (R123-8), en EBC (L130-1), au
titre des éléments de paysage à préserver (L123-1-7°)
Règlement : bande inconstructible de largeur variable
(de 3 à 5 m) selon le type de cours d'eau (L123-1, R123-
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ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
Dans les zones non urbanisées et les zones de faible
ou moyenne densité urbaine, il paraît raisonnable
d'envisager :
- une bande inconstructible d’au minimum 3 m de
large, de part et d’autre des cours d’eau de petite
importance ;
- de 5 m de large pour les cours d’eau de moyenne
ou grande importance.
Moyen
(M)
Dans les zones urbanisées denses et les centres
urbains historiques, lorsqu'il y a un intérêt fort à
poursuivre des constructions en bord immédiat de
cours d'eau, cette marge peut être supprimée.
Moyen
(M)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
X
9-1°), constructibilité sous conditions (R123-9-2°)
Voir les types de masses d'eau de surface Tomes 5 (p 13
et 14) et 6 (p 11) du SDAGE et les réservoirs
biologiques des Tomes 5 (p 35) et 6 (p 23)
Voir la liste des communes prioritaires pour la
préservation des ripisylves auprès de l'ONEMA et du
SER (DDT 88)
X
Ex. d'extensions : limite maximale de 20 m2 de surface
au sol pour les habitations et de 20 % de la surface au
sol pour les activités et pour les équipements publics
PARTIE 5C : ALIMENTATION EN EAU POTABLE ET ASSAINISSEMENT DES ZONES OUVERTES A L’URBANISATION
T5C-O1
L'ouverture à l'urbanisation d’un nouveau
secteur ne peut pas être envisagée si la collecte
et le traitement des eaux usées ne peuvent pas
être effectués dans des conditions conformes à
la règlementation en vigueur et si l'urbanisation
n'est pas accompagnée par la programmation
des travaux et actions nécessaires à la
réalisation ou à la mise en conformité des
équipements de collecte et de traitement.
Fort
(O)
X
X
X
X
X
X
X
SCoT :
Rapport de présentation : évaluer la quantité d'eaux
usées à traiter en fonction du dispositif d'assainissement
(R122-2-1°), liste des communes non conformes en
assainissement (SER / DDT 88), voir le zonage
d'assainissement
PADD : assurer la collecte et le traitement des eaux
usées (R122-2-5°)
DOO : soumettre l'ouverture à l'urbanisation à la
réalisation d'un système de collecte et de traitement des
eaux usées dans les PLU (R122-3)
PLU :
Rapport de présentation : idem au SCoT
Zonage : zones concernant l'assainissement (L123-111°)
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
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ORIENTATIONS / SOUS-ORIENTATIONS /
DISPOSITIONS DU SDAGE
ENJEUX
(Objectif
/moyen)
DOCUMENTS D'URBANISME
SCoT
TRANSCRIPTION
PLU
Prés. PADD DOO Prés. PADD Zon. Règl.
Règlement : autoriser l'ouverture à l'urbanisation à
condition que la collecte et le traitement des eaux soient
assurés (R123-9-4°).
Zone U : construction possible si assainissement
Zone AU : pas de construction possible
Annexes : zonage d'assainissement, schéma directeur
d'assainissement, plans des réseaux d'eau (R123-14-3°)
T5C-O2
L'ouverture à l'urbanisation d’un nouveau
secteur ne peut pas être envisagée si
l’alimentation en eau potable de ce secteur ne
peut pas être effectuée dans des conditions
conformes à la réglementation en vigueur et si
l'urbanisation n'est pas accompagnée par la
programmation des travaux et actions
nécessaires à la réalisation ou à la mise en
conformité des équipements de distribution et
de traitement.
Fort
(O)
X
X
X
X
X
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
X
X
SCoT :
Rapport de présentation : évaluer les besoins en eau
potable (R122-2-1°)
PADD : assurer l'alimentation en eau potable (R122-25°)
DOO : soumettre l'ouverture à l'urbanisation à
l'alimentation en eau potable dans les PLU (R122-3)
PLU :
Rapport de présentation : idem au SCoT
Zonage : emplacements réservés aux ouvrages publics et
installations d'intérêt général (L123-1-8°)
Règlement : autoriser l'ouverture à l'urbanisation à
condition que l'alimentation en eau potable soit assurée
(R123-9-4°).
Annexes : plans des réseaux d'eau potable (R123-14-3°)
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BIBLIOGRAPHIE
Agence de l'eau Rhin-Meuse, 2009. SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015
Tome 1, chapitre 1 : Objet et portée du SDAGE, 33 p
Tome 2, chapitre 2 : Objectifs de qualité et de quantité des eaux, district Rhin, 79 p
Tome 3, chapitre 2 : Objectifs de qualité et de quantité des eaux, district Meuse, 59 p
Tome 4, chapitre 3 : Orientations fondamentales et dispositions, 170 p
Tome 5 : Annexe cartographique du district Rhin, 81 p
Tome 6 : Annexe cartographique du district Meuse et Sambre, 56 p
Tome 7 : Glossaire, 40 p
Documents d'accompagnement :
Tome 23 : Guide des bonnes pratiques pour la gestion des milieux aquatiques dans les districts
« Rhin » et « Meuse et Sambre », 77 p.
Agence de l'eau Seine-Normandie, Direction régionale et interdépartementale de
l'environnement et de l'énergie, Direction régionale et interdépartementale de
l'équipement et de l'aménagement, 2010. Guide de prise en compte du SDAGE SeineNormandie dans les documents d'urbanisme, 45 p.
Claisse et associés, 2008. Analyse juridique des SDAGE Seine-Normandie, Loire-Bretagne, ArtoisPicardie, Rhône-Méditerranée, Rhin-Meuse, Adour-Garonne, 239 p.
Direction départementale de l'équipement du Nord, 2007. La compatibilité des documents
d'urbanisme avec le SDAGE et les SAGE – Guide d'application dans le bassin ArtoisPicardie, 107 p.
Direction régionale de l'environnement d'Ile-de-France, 2009. Eléments pour le porter à
connaissance sur le SDAGE du bassin de la Seine et des cours d'eau côtiers normands, 10 p.
Direction régionale de l'environnement d'Ile-de-France, 2009. Pré-sélection des mesures du
SDAGE nécessitant une mise en comptabilité avec les documents d'urbanisme, 12 p.
Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement d'Alsace, 2009.
Analyse du SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 – risque naturel (inondations et coulées de
boue) / Tome 4, chapitre 3 : Orientations fondamentales et dispositions, Thème 5 : « Eau et
aménagement du territoire », 20 p.
Groupe de recherche Rhône Alpes sur les infrastructures et l'eau, 2009. Guide pour la prise en
compte des eaux pluviales dans les documents de planification
et d'urbanisme, 79 p.
Préfecture d'Indre-et-Loire, 2008. Prise en compte du volet « eau » dans les PLU, 68 p.
SITE INTERNET
SDAGE et guide de lecture : http://sdage.eau2015-rhin-meuse.fr/
Guide technique de mise en compatibilité des documents d'urbanisme avec le SDAGE Rhin-Meuse 2010-2015 - Le 04/01/2011
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GLOSSAIRE
(Définitions issues du Tome 7 : Glossaire du SDAGE Rhin-Meuse)
GLOSSAIRE ET SIGLES
Aléa : intensité d'un phénomène de probabilité donnée. En fonction des intensités associées aux
paramètres physiques d'une crue (hauteurs d'eau, vitesses d'écoulement et durée de
submersion), des niveaux d'aléas sont distingués (faible, moyen, fort).
Atlas des zones inondables (AZI) : représente la zone potentiellement inondable par une crue.
Bassin hydrographique : toute zone dans laquelle toutes les eaux de ruissellement convergent à
travers un réseau de rivières, fleuves et éventuellement de lacs, vers la mer dans laquelle elles
se déversent par une seule embouchure, estuaire ou delta (DCE, article 2).
Bassin versant (BV) : se définit comme l'aire de collecte considérée à partir d'un exutoire, limitée
par le contour à l'intérieur duquel se rassemblent les eaux précipitées qui s'écoulent en surface
et en souterrain vers cette sortie.
Bassin versant caractérisé par des risques d’inondations forts et répétés : bassin versant pour
lequel au moins trois arrêtés de catastrophe naturelle, portant sur un nombre important
d’habitations ou bâtiments d’activités, ont été pris sur une période de 20 ans à la suite
d’inondations par ruissellement ou débordement de cours d’eau.
Bon état : objectif à atteindre pour l'ensemble des eaux en 2015 (sauf report de délai ou objectifs
moins stricts). Le bon état d'une eau de surface est atteint lorsque son état écologique et son
état chimique sont au moins "bons". Le bon état d'une eau souterraine est atteint lorsque son
état quantitatif et son état chimique sont au moins "bons".
Centre urbain historique : se définit par un périmètre à l’intérieur duquel se concentrent, avec une
forte densité d’occupation du sol et avec une continuité du bâti, de nombreuses constructions
anciennes, souvent à forte valeur patrimoniale, à usage de logements, de commerces
« traditionnels » et de services. Le périmètre doit être défini sur la base des tissus urbains
existants, en excluant toute extension voire toute création nouvelle.
Continuité écologique des cours d’eau : se définit par la libre circulation des espèces biologiques
et par le bon déroulement du transport naturel des sédiments.
Corridor biologique : un ou des milieux reliant fonctionnellement entre eux différents habitats
vitaux pour une espèce ou un groupe d’espèces.
Crue : phénomène naturel correspondant à une augmentation du débit d’un cours d’eau lié aux
conditions climatiques.
Crue de référence : La circulaire du 24 janvier 1994 a fixé la crue de référence comme étant celle
qui correspond à la crue centennale ou à la plus forte crue jusqu’alors connue si cette dernière
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est supérieure à la crue centennale.
Digue : Une digue est un ouvrage qui, de fait ou parce qu’il a été spécialement conçu à cet effet,
protège contre les inondations, dont au moins une partie se situe en élévation par rapport au
terrain naturel et qui peut contenir un flux d’eau, de façon continue ou épisodique, totale ou
partielle. On peut distinguer :
- Les « digues de protection », spécialement conçues pour protéger contre les inondations les
terrains adjacents ;
- Les digues de rivières canalisées ;
- Les digues de canaux ;
- Les digues diverses, qui résultent d’ouvrages pas nécessairement conçus pour protéger
contre les inondations (par exemple, une route en remblai peut constituer une digue).
On rappellera que les digues de protection, les digues de rivière canalisée et les digues de
canaux sont classées en 4 catégories par le décret n° 2007-1735 du 11/12/2007. Les digues
classées dans les catégories A, B et C doivent faire l’objet d’études de danger régulièrement
mises à jour. Par ailleurs, toutes les digues doivent faire l’objet de visites techniques
approfondies régulières, voire de revues de sûreté régulières.
Directive cadre sur l'eau (DCE) : Directive du 2000/60/CE du parlement européen et du conseil
du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire de l'eau.
Inondation : submersion temporaire par l’eau de terres émergées en temps normal, quelle qu’en
soit l’origine, à l’exclusion des inondations dues aux réseaux de collecte des eaux usées et des
eaux pluviales. Les inondations sont liées au débordement des eaux, lors d’une crue ou d’un
ruissellement consécutif à des évènements pluvieux.
Lit mineur : partie du lit compris entre des berges franches ou bien marquées dans laquelle
l’intégralité de l’écoulement s’effectue la quasi totalité du temps en dehors des périodes de
très hautes eaux et de crues débordantes.
Ouverture à l'urbanisation : Cette notion intègre les habitations et les activités. Elle intègre les 2
situations suivantes dans le cadre d’un PLU ou d’un plan d'occupation des sols (POS) :
- Classement en zone U (zone urbaine), en zone AU (zone à urbaniser) ou en zone
constructible d’une ancienne zone naturelle ou agricole.
Certaines orientations développées dans le chapitre peuvent toutefois ne pas être appliquées
aux zones AU que certaines dispositions rendent non immédiatement urbanisables, lorsque la
collectivité n’a pas encore mené une réflexion suffisamment précise sur les conditions
d’urbanisation effective de la zone. Dans ce cas, il convient toutefois de vérifier que
l’application ultérieure des orientations du SDAGE sera possible ;
- Ouverture à l’urbanisation effective d’une ancienne zone AU que certaines dispositions
rendaient non immédiatement urbanisable. Les orientations prévues pour l’ouverture à
l’urbanisation de nouvelles zones méritent aussi d’être appliquées, dès que cela s’avère
opportun, à des zones déjà ouvertes à l’urbanisation mais dont l’urbanisation n’est que très
partiellement réalisée.
Plan de gestion des risques d'inondation (PGRI) : Les Etats européens doivent élaborer et mettre
en œuvre des PGRI à l'échelon de chaque district hydrographique.
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Les mesures de gestion doivent viser la réduction de la probabilité d'inondation et des
conséquences potentielles. Elles doivent porter sur la prévention, la protection et la
préparation aux situations d'inondation et tenir compte des aspects tels que la gestion des eaux
et des sols, l'aménagement du territoire, l'affectation des terres et la protection de la nature.
Chaque plan de gestion doit contenir un certain nombre d'informations comme le niveau de
protection, les mesures envisagées, les cartes de risques d'inondation.
Les cartes de risques et les plans de gestion doivent être coordonnés avec la DCE.
Ces plans doivent être achevés et mis à la disposition du public pour le 22 décembre 2015 et
doivent être réexaminés tous les 6 ans.
Plan de prévention des risques inondation (PPRi) : vise à prévenir et limiter les conséquences de
fortes crues. Il a pour objectif de réduire les risques en fixant les règles relatives à l'occupation
des sols et à la construction des futurs biens. Il peut également fixer des prescriptions ou des
recommandations applicables aux biens existants. Le PPRi crée des servitudes d'utilité
publique intégrées dans le PLU auquel toute demande de construction doit être conforme.
Registre des zones protégées (RZP) : établi à l'échelle d'un bassin hydrographique, il identifie les
zones nécessitant une protection spéciale dans le cadre de la législation communautaire en
vigueur : zones vulnérables (Directive nitrates), sensibles (Directive eaux résiduaires
urbaines), désignées au titre de la Directive Natura 2000, désignées pour l'alimentation en eau
potable future, etc.
Ripisylve : formation végétale qui se développe sur les bords des cours d’eau ou des plans d’eau
situés dans la zone frontière entre l’eau et la terre.
Vulnérabilité : fragilité ou susceptibilité d’un « milieu-cible » face à un aléa donné.
Zone d'expansion de crue (ZEC) : espace naturel ou aménagé où se répandent les eaux lors du
débordement des cours d’eau dans leur lit majeur. Le stockage momentané des eaux écrête la
crue en étalant sa durée d’écoulement.
Zone humide (ZH) : D'après les articles L211-14 et R211-108 du code de l’environnement, on
entend par zones humides, « les terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés
d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle
existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année.
Ainsi, tout terrain humide à marécageux qui présente de l’eau (mares, étangs) ou pas (marais,
prairies humides) peut être qualifiée de zone humide ». Etangs, tourbières, forêts humides,
prairies inondées, marais, mares, dépressions humides temporaires, tous constituent donc des
zones humides, avec une très grande diversité en terme de surface, de fréquence et de durée de
submersion, mais aussi d’«organisation».
Zones humides d’intérêt environnemental particulier (ZHIEP) : zones humides remarquables
ou ordinaires dont « le maintien ou la restauration présente un intérêt pour la gestion intégrée
du bassin versant ou une valeur touristique, écologique, paysagère ou cynégétique
particulière » (article L211-3 du code de l’environnement).
Elles sont délimitées par les Préfets après une concertation ou proposition des acteurs locaux.
Ces ZHIEP peuvent englober des ZSGE.
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Zones humides ordinaires : toutes les zones humides mises à part les zones humides
remarquables. Si elles ne présentent pas, à ce jour, une biodiversité hors du commun, elles
montrent néanmoins toutes les caractéristiques des zones humides (végétation adaptée,
inondabilité, nature du sol, etc.), remplissent des fonctions essentielles (autoépuration,
régulation des crues, etc.) et présentent encore un état et un fonctionnement préservé a
minima. Les recensements permettant de viser leur protection peuvent s’appuyer sur un
inventaire simplifié. Alors même qu’elles sont au cœur des équilibres fondamentaux qui
régissent le fonctionnement des bassins versants, ne serait-ce que par leur importante
superficie, elles sont aujourd’hui particulièrement menacées.
Zones humides remarquables : zones humides qui abritent une biodiversité exceptionnelle. Elles
correspondent aux zones humides intégrées dans les inventaires des espaces naturels sensibles
d'intérêt au moins départemental, ou à défaut, aux ZNIEFF, aux zones Natura 2000 ou aux
zones concernées par un arrêté de protection de biotope et présentent encore un état et un
fonctionnement biologique préservé a minima. Leur appartenance à ces zones ou à ces
inventaires leur confère leur caractéristique de zone humide remarquable. Elles imposent la
constitution d’inventaires détaillés. Ces derniers sont déjà initiés mais encore incomplets.
Zones humides stratégiques pour la gestion de l’eau (ZSGE) : zones humides remarquables ou
ordinaires dont la préservation ou la restauration contribue à la réalisation des objectifs visés
au IV de l’article L212-1 du code de l’environnement (objectifs de qualité et de quantité des
eaux que fixent les SAGE). Elles sont délimitées dans les plans d’aménagement et de gestion
durable (PAGD) de la ressource en eau et des milieux aquatiques des SAGE et donc par la
Commission locale de l’eau (CLE).
Afin de préserver ou de restaurer ces zones humides, sont mises en place :
- Des servitudes d’utilité publique (interdiction de drainage, de remblaiement, de
retournement de prairies, etc. - article L211-12 du code de l’environnement) ;
- Des prescriptions par les propriétaires publics dans les baux ruraux de modes d’utilisation du
sol spécifiques (article L211-13 du code de l’environnement).
Elles peuvent être intégrées dans des ZHIEP.
Zone de mobilité ou fuseau de mobilité : espace du lit majeur à l'intérieur duquel le ou les
chenaux fluviaux assurent des translations latérales pour permettre une mobilisation des
sédiments ainsi que le fonctionnement optimum des écosystèmes aquatiques et terrestres.
Zone de mobilité dégradée : secteur sur lequel la mobilité d'un cours d'eau ne peut plus s'exprimer.
C'est le cas lorsqu'elle est contrainte par un aménagement. Il est néanmoins important de
garder à l'esprit que le cours d'eau reste potentiellement mobile dans cette zone. Par ailleurs,
les secteurs dégradés ne sont pas homogènes : selon la nature des aménagements et usages qui
s'y trouvent, on peut envisager de les reconquérir ou non.
Zone de mobilité fonctionnelle : secteur sur lequel la mobilité d'un cours d'eau est encore effective
à une échelle suffisante et peut s'exprimer librement.
Zone naturelle protégée (zone N) : zonage de protection dans un PLU.
Zone de protection des aires d'alimentation de captage : correspond aux surfaces sur lesquelles
l’eau qui s’infiltre ou ruisselle, alimente une ressource en eau actuellement utilisée pour
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l’alimentation en eau potable ou susceptible de l’être dans le futur, dont la protection
représente un enjeu important, et où les modes de gestion du sol sont importants pour
atteindre les objectifs de qualité fixés par le SDAGE.
Zone de transparence hydraulique : zone où aucun obstacle dû à la présence de constructions,
n'entrave l'écoulement naturel des eaux.
Zone urbanisée : Le caractère urbanisé ou non d’un espace s’apprécie au regard de la réalité
physique de l’urbanisation, et non en fonction des limites de l’agglomération au sens du code
de la route ni au sens du zonage retenu par un document d’urbanisme. Il intègre les habitations
et les activités.
Zone à vocation d'expansion de crue (ZVEC) : zone inondable naturelle ou agricole (non
actuellement urbanisée). Cette zone peut être élargie aux crues d’occurrence supérieure à la
crue centennale, dans le cadre d’une approche hydrogéomorphologique. Lorsque les enjeux
locaux le nécessitent (niveau d’aléa, importance des zones considérées), des zones inondables
qui, à la date d’approbation du SDAGE, sont classées « à urbaniser » mais ne sont pas encore
très urbanisées, peuvent être considérées, pour leur partie non encore urbanisées, comme étant
des ZVEC.
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SIGLES
APB : arrêté de protection de biotope
ARS : agence régionale de la santé
AZI : atlas des zones inondables
BE : bureau d'études
BRGM : bureau de recherches géologiques et minières
BV : bassin versant
Cat Nat : catastrophe naturelle
CC : carte communale
CDRNM : commission départementale des risques naturels majeurs
CGCT : code général des collectivités territoriales
COS : coefficient d'occupation du sol
DCE : directive cadre sur l'eau
DOG : document d'orientations générales
DOO : document d'orientations et d'objectifs
EBC : espace boisé classé
EHGM : étude d'hydrogéomorphologie
EIE : état initial de l'environnement
ENS : espace naturel sensible
GTI : grès du trias inférieur
MISE : mission inter-services de l'eau
ONEMA : office national sur l'eau et les milieux aquatiques
PAC : porter à connaissance
PADD : plan d'aménagement et de développement durable
PGRI : plan de gestion des risques d’inondation
PHEC : plus hautes eaux connues
PLU : plan local d'urbanisme
PPRi : plan de prévention des risques inondation
RZP : registre des zones protégées
SAGE : schéma d'aménagement et de gestion des eaux
SCoT : schéma de cohérence territoriale
SDAGE : schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux
SCE : schéma de cohérence écologique
SER : service de l'environnement et des risques
TVB : trame verte et bleue
VNF : voies navigables de France
ZEC : zone d'expansion de crue
ZH : zone humide
ZHIEP : zone humide d’intérêt environnemental particulier
ZI : zone inondable
ZNIEFF : zone naturelle d'intérêts écologique, faunistique et floristique
Zone N : zone naturelle
ZSGE : zone humide stratégique pour la gestion de l’eau
ZVEC : zone à vocation d'expansion de crue
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ANNEXE 1A : ARTICLES LÉGISLATIFS ET RÈGLEMENTAIRES DU CODE DE
L'URBANISME
ANNEXES
Les articles sont résumés par rapport aux versions originales.
GÉNÉRALITÉS
L110 : Le territoire français est le patrimoine commun de la nation. Chaque collectivité publique en
est le gestionnaire et le garant dans le cadre de ses compétences. Afin (…) de gérer le sol de
façon économe (...), d'assurer la protection des milieux naturels et des paysages, la
préservation de la biodiversité notamment par la conservation, la restauration et la création de
continuités écologiques, ainsi que la sécurité et la salubrité publiques (...), les collectivités
publiques harmonisent, dans le respect réciproque de leur autonomie, leurs prévisions et leurs
décisions d'utilisation de l'espace. (...)
L121-1 : Les schémas de cohérence territoriale, les plans locaux d'urbanisme et les cartes
communales déterminent les conditions permettant d'assurer (…) :
1° L'équilibre entre :
a) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé (…)
b) L'utilisation économe des espaces naturels, (…), la protection des sites, des milieux et
paysages naturels
3° La préservation de la qualité de l'eau, des ressources naturelles, de la biodiversité, des
écosystèmes, des espaces verts (…) et la prévention des risques naturels prévisibles (...)
PLAN LOCAL D'URBANISME
L123-1 : (…) Les PLU comportent un règlement qui fixe, en cohérence avec le projet
d'aménagement et de développement durable, les règles générales et les servitudes d'utilisation
des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés à l'article L121-1, qui peuvent
notamment comporter l'interdiction de construire, délimitent les zones urbaines ou à urbaniser
et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger et définissent, en fonction des
circonstances locales, les règles concernant l'implantation des constructions.
A ce titre, ils peuvent :
1° Préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être fait ou la
nature des activités qui peuvent y être exercées ;
2° Définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature
des constructions autorisées ; (…)
4° Déterminer des règles concernant l'aspect extérieur des constructions, leurs dimensions et
l'aménagement de leurs abords (...)
7° Identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les (…) sites et secteurs à
protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre (…) écologique et définir,
le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur protection ; (…)
8° Fixer les emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d'intérêt
général ainsi qu'aux espaces verts ; (...)
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11° Délimiter les zones visées à l'article L2224-10 du code général des collectivités
territoriales concernant l'assainissement et les eaux pluviales ; (…)
Il doit également être compatible avec les orientations fondamentales d'une gestion équilibrée
de la ressource en eau et les objectifs de qualité et de quantité des eaux définis par les SDAGE
en application de l'article L212-1 du code de l'environnement ainsi qu'avec les objectifs de
protection définis par les SAGE en application de l'article L212-3 du même code.
Lorsqu'un de ces documents est approuvé après l'approbation d'un PLU, ce dernier doit, si
nécessaire, être rendu compatible dans un délai de trois ans. (…)
L123-2 : Dans les zones urbaines « ou à urbaniser », le PLU peut instituer des servitudes
consistant : (...)
c) A indiquer la localisation prévue et les caractéristiques des voies et ouvrages publics, ainsi
que les installations d'intérêt général et les espaces verts à créer ou à modifier, en délimitant
les terrains qui peuvent être concernés par ces équipements ; (…)
L130-1 : Les PLU peuvent classer comme espaces boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à
protéger ou à créer (...). Ce classement peut s'appliquer à des arbres isolés, des haies ou
réseaux de haies, des plantations d'alignements (…) et interdit tout changement d'affectation
ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la
création des boisements.
R123-2 : Le rapport de présentation du PLU :
1° Expose le diagnostic (...)
2° Analyse l'état initial de l'environnement ;
3° Explique les choix retenus pour établir le plan d'aménagement et de développement
durable, expose les motifs de la délimitation des zones, des règles qui y sont applicables et des
orientations d'aménagement (...)
4° Evalue les incidences des orientations du plan sur l'environnement et expose la manière
dont le plan prend en compte le souci de sa préservation et de sa mise en valeur (...)
R123-2-1 : Lorsque le PLU doit faire l'objet d'une évaluation environnementale conformément aux
articles L121-10 et suivants, le rapport de présentation :
5° Présente les mesures envisagées pour éviter, réduire et, si possible, compenser s'il y a lieu,
les conséquences dommageables de la mise en œuvre du plan sur l'environnement et rappelle
que le plan fera l'objet d'une analyse des résultats de son application, notamment en ce qui
concerne l'environnement (...)
Le rapport de présentation peut se référer aux renseignements relatifs à l'environnement
figurant dans d'autres études, plans et documents.
R123-8 : Les zones naturelles et forestières sont dites « zones N ». Peuvent être classés en zones
naturelles et forestières, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison soit
de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du
point de vue (...) écologique (…).
En dehors des périmètres définis à l'alinéa précédent, des constructions peuvent être autorisées
dans des secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées, à la condition qu'elles ne portent
atteinte ni à la (...) sauvegarde des sites, milieux naturels et paysages.
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R123-9 : Le règlement peut comprendre tout ou partie des règles suivantes :
1° Les occupations et utilisations du sol interdites ;
2° Les occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières ; (…)
4° Les conditions de desserte des terrains par les réseaux publics d'eau, d'électricité et
d'assainissement, ainsi que, dans les zones relevant de l'assainissement non collectif délimitées
en application de l'article L2224-10 du code général des collectivités territoriales, les
conditions de réalisation d'un assainissement individuel ; (…)
9° L'emprise au sol des constructions ; (…)
11° L'aspect extérieur des constructions et l'aménagement de leurs abords ainsi que,
éventuellement, les prescriptions de nature à assurer la protection des éléments de paysage,
(...) sites et secteurs à protéger mentionnés au i de l'article R123-11; (…)
13° Les obligations imposées aux constructeurs en matière de réalisation d'espaces libres,
d'aires de jeux et de loisirs, et de plantations ; (…)
R123-11 : Les zones U, AU, A et N sont délimitées sur un ou plusieurs documents graphiques.
« Les documents graphiques du règlement » font, en outre, apparaître s'il y a lieu :
a) Les espaces boisés classés définis à l'article L130-1;
b) Les secteurs où les nécessités du fonctionnement (...) de la préservation des ressources
naturelles ou l'existence de risques naturels, tels qu'inondations (...) justifient que soient
interdites ou soumises à des conditions spéciales, les constructions et installations de toute
nature, permanentes ou non, les plantations, dépôts, affouillements, forages et exhaussements
des sols ; (…)
d) Les emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d'intérêt général
et aux espaces verts, en précisant leur destination et les collectivités, services et organismes
publics bénéficiaires ; (...)
h) Les éléments de paysage, (...) sites et secteurs à protéger ou à mettre en valeur pour des
motifs d'ordre (...) écologique (...) ;
R123-14 : Les annexes comprennent à titre informatif également : (…)
3° Les schémas des réseaux d'eau et d'assainissement (...), en précisant les emplacements
retenus pour le captage, le traitement et le stockage des eaux destinées à la consommation, les
stations d'épuration des eaux usées (…)
7° Les dispositions d'un projet de plan de prévention des risques naturels prévisibles rendues
opposables en application de l'article L562-2 du code de l'environnement (…)
SCHEMA DE COHÉRENCE TERRITORIALE
L122-1 : Les SCoT exposent le diagnostic établi au regard (...) des besoins répertoriés en matière de
(...) d'aménagement de l'espace, d'environnement (...). Ils présentent le projet d'aménagement
et de développement durable retenu, qui fixe les objectifs des politiques publiques
d'urbanisme (...). Pour mettre en œuvre le PADD retenu, ils fixent, dans le respect des
équilibres résultant des principes énoncés aux articles L110 et L121-1, les orientations
générales de l'organisation de l'espace et de la restructuration des espaces urbanisés et
déterminent les grands équilibres entre les espaces urbains et à urbaniser et les espaces
naturels et agricoles ou forestiers. Ils apprécient les incidences prévisibles de ces orientations
sur l'environnement (…). Ils définissent notamment les objectifs relatifs (...) à la protection
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des paysages (...) et à la prévention des risques. (...)
Ils déterminent les espaces et sites « naturels, agricoles ou urbains » à protéger et peuvent en
définir la localisation ou la délimitation.
Ils doivent également être compatibles avec les orientations fondamentales d'une gestion
équilibrée de la ressource en eau et les objectifs de qualité et de quantité des eaux définis par
les SDAGE en application de l'article L212-1 du code de l'environnement ainsi qu'avec les
objectifs de protection définis par les SAGE en application de l'article L212-3 du même code.
Lorsqu'un de ces documents est approuvé après l'approbation d'un SCoT, ce dernier doit, si
nécessaire, être rendu compatible dans un délai de trois ans. (…)
R122-2 : Le rapport de présentation :
1° Expose le diagnostic prévu à l'article L122-1 ; (...)
3° Analyse l'état initial de l'environnement et les perspectives de son évolution en exposant,
notamment, les caractéristiques des zones susceptibles d'être touchées de manière notable par
la mise en œuvre du schéma ;
4° Analyse les incidences notables prévisibles de la mise en œuvre du schéma sur
l'environnement et expose les problèmes posés par l'adoption du schéma sur la protection des
zones revêtant une importance particulière pour l'environnement (...) ;
5° Explique les choix retenus pour établir le PADD et le DOG et, le cas échéant, les raisons
pour lesquelles des projets alternatifs ont été écartés, au regard notamment des objectifs de
protection de l'environnement établis au niveau international, communautaire ou national ;
6° Présente les mesures envisagées pour éviter, réduire et, si possible, compenser s'il y a lieu,
les conséquences dommageables de la mise en œuvre du schéma sur l'environnement et
rappelle que le schéma fera l'objet d'une analyse des résultats de son application, notamment
en ce qui concerne l'environnement, au plus tard à l'expiration d'un délai de dix ans à compter
de son approbation ;
R122-3 : Le « document d'orientations générales », dans le respect des objectifs et des principes
énoncés aux articles L110 et L121-1 précise :
1° Les orientations générales de l'organisation de l'espace et de la restructuration des espaces
urbanisés ;
2° Les espaces et sites naturels ou urbains à protéger dont il peut définir la localisation ou la
délimitation ; (…)
e) A la prévention des risques ; (…)
ANNEXE 1B : ARTICLE LÉGISLATIF DU CODE GÉNÉRAL DES
COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
L'article est résumé par rapport à la version originale.
L2224-10 : Les communes ou leurs établissements publics de coopération délimitent (...) :
3° Les zones où des mesures doivent être prises pour limiter l'imperméabilisation des sols et
pour assurer la maîtrise du débit et de l'écoulement des eaux pluviales et de ruissellement ;
4° Les zones où il est nécessaire de prévoir des installations pour assurer la collecte, le
stockage éventuel (…) et le traitement des eaux pluviales et de ruissellement (...)
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