Glossaire

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Ballet
“ Spectacle chorégraphique intégrant, selon les époques,
les pays, les courants, musique, chant, texte, décors et
machinerie. Le mot est aussi utilisé pour désigner l’ensemble des danseurs d’une compagnie.
Issu du Balleto élaboré dans les cours italiennes du quattrocento, le ballet acquiert en France, au XVI°s, une forme
qui, par la fusion de la danse, de la musique, de la poésie
et de la peinture, devient la réalisation du rêve de l’Académie de musique et de poésie d’Antoine de Baïf et du projet
de synthèse artistique envisagé par la Pléiade. Ne cessant
d’évoluer, il revêt en cours au cours des quatre siècles qui
suivent les formes les pus diverses. [...] Conjugué avec
d’autres formes théâtrales, il devient comédie-ballet,
tragédie-ballet, opéra-ballet. En fonction des époques,
des circonstances et des créateurs, il peut être narratif ou
non. “
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
CCN (Centre Chorégraphique National)
Les CCN ont été créé dans le cadre de la politique de
décentralisation du Ministère LANG avaient pour objectif
d’assurer un lieu et des moyens de travail avec une compagnie permanente aux chorégraphes.
Les CCN relèvent d’un label de l’Etat et sont soumis à des
conventions triennales dans lesquelles sont inscrits leurs
objectifs artistiques, mais aussi de formation des publics.
Les Centres chorégraphiques Nationaux, compagnies
de création contemporaine et ballets de création et de
répertoire, sont dirigés par des directeurs artistiques et
des chorégraphes. Ils développent des projets fondés sur
leurs créations, la diffusion, le soutien à la production et
l’accueil en résidences de compagnies, le développement
chorégraphique et la formation. Ces missions publiques
leurs sont confiées par l’Etat et les collectivités territoriales, dans le cadre de l’aménagement du territoire et
des politiques en faveur de la danse. 21 Centres chorégraphiques ont été créés sur le territoire depuis 1984, dans
15 des 22 régions françaises et 44 directeurs artistiques
s’y sont investis. Le réseau est constitué aujourd’hui de
19 CCN.
Chorégraphie - chorégraphe
La chorégraphie est l’art de composer des danses et des
ballets, principalement pour la scène, au moyen de pas et
de figures.
Le premier à avoir utilisé le terme chorégraphie est le
maître à danser Raoul-Auger Feuillet dans son traité paru
en 1700 : Chorégraphie, ou l’art de décrire la danse par
caractères, figures et signes démonstratifs. Le terme désignait alors le système de notation de la danse qu’il avait
mis au point.
Jusqu’aux Encyclopédistes et au Dictionnaire de la
danse de Charles Compan (1787), la chorégraphie signifie
l’art d’écrire la danse. En 1810, Noverre en parle encore
comme d’une discipline qui “ amortit le génie “ du compositeur de ballet.
Ce n’est qu’au début du XIXe siècle que le terme commence à s’appliquer au créateur de ballet, à celui qui
“ invente “ des figures et des pas de danse. C’est Carlo
Blasis qui en fait le premier l’usage, en 1820, mais sans
grand succès. On parle plus volontiers de “ maître de
ballet “ ou de “ compositeur “, les danseurs solistes ayant
l’habitude de régler eux-mêmes leurs variations.
En 1935, Serge Lifar publie son Manifeste du chorégraphe,
dans lequel il lui revendique une place de concepteur, tout
comme le metteur en scène de théâtre. Quelques années
plus tard, il préconise d’appeler l’auteur de ballet un choréauteur, afin de sortir les termes chorégraphie et chorégraphe de leur ambiguïté.
À cette époque, George Balanchine introduit le mot
choreographer dans le milieu de la comédie musicale et
du cinéma américain, en lieu et place du dance director.
Aujourd’hui, la danse contemporaine repose la question
de l’auteur face aux créations collectives, et on considère
de plus en plus les métiers de chorégraphe et d’interprète
comme différents et complémentaires, l’un pouvant aller
sans l’autre.
Contact Dance Improvisation
“ Technique et pratique de danse développée à partir de
1972 par S.Paxton, très vite rejoint par Nancy Stark Smith
et L.Nelson. Aussi appelé “ danse-contact “ ou “ contactimprovisation “, le contact dance improvisation nécessite
la participation de deux partenaires au moins afin d’explorer de multiples possibilités d’appuis et de contact, en
jouant avec les lois physiques liées à la force de gravité
et sur les relations établies entre les protagonistes. Dès
son origine, la danse contact se nourrit de pratiques physiques autre que la danse: aïkido, tai-chi-chuan, gymnastique, athlétisme, analyse du mouvement, etc..., toutes
disciplines caractérisées par une pensée et un regard
particulier sur le corps. “
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
14e Biennale de la danse_ Glossaire
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Danse classique
Danse néoclassique
Forme héritière de la belle danse française,pratiquée en
Europe occidentale depuis le XVII°s et dont les principes
fondateurs techniques et esthétiques sont l’en dehors et
l’aplomb, l’esprit de rigueur et de netteté, le souci d’élégance et de clarté. Art vivant, la danse classique ne cesse
de s’enrichir, assimilant au fil des siècles de nouveaux apports (notamment, au XIXes, la technique des pointes) et
évoluant vers de nouveaux concepts : ainsi les notions de
néoclassique et de classique du XXes en font désormais
partie intégrante. Composante essentielle du spectacle
de ballet, elle est diffusée à travers toute l’Europe durant
les XVIII et XIXes, puis gagne les autres continents dans
la seconde moitié du XXes. Ayant pendant près de quatre
siècles, subi des mutations, elle garde des éléments qui
la rattachent à ses origines. Parmi ces traces durables,
le vocabulaire qui a servi à décrire et à nommer le mouvement, par son usage ininterrompu depuis le XVIIes,
étendu aujourd’hui de l’Amérique au Japon, constitue la
preuve incontestable qu’elle demeure une esthétique de
référence au-delà des modes et des frontières. “
“ Conception de la danse classique qui se développe au
XXe siècle. Répondant à des préoccupations esthétiques
qui diffèrent de celles des chorégraphes du XIXe siècle,
la danse néoclassique prend naissance avec les ballets
russes de Diaghilev. [...] Elle débouche dans la seconde
moitié du XXe siècle sur la naissance d’une “ danse
classique contemporaine “ qui se caractérise par des
métissages variés faisant appel à des formes empruntées
aussi bien à la danse jazz, aux techniques modernes
qu’au folklore mondial ou à l’acrobatie.[...] Sur le plan
technique, d’une manière générale la danse néoclassique
se démarque de l’esthétique corporelle linéaire du ballet
prévalant avant le XXe siècle en intégrant des formes
angulaires : mouvements et poses en plié, pointes ”
outrepassées “, articulations cassées.[...] Des positions
non en dehors sont intégrées au vocabulaire voir des
positions en dedans, tandis que tout le corps est mis à
contribution (mains, bouche, regard, voix).
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
Danse traditionnelle
Danse contemporaine
“ Expression générique recouvrant différentes techniques
ou esthétiques apparues dans le courant du XXe siècle.
[...] Générationnelle dans un premier temps, elle ouvre
sur une volonté de se nommer, qui ne traversait guère la
danse moderne. Elle dessine de ce fait une mutation dans
le rapport à l’art de la danse et à son histoire. Alors que
la danse moderne se fondait en “ écoles “, en “ nouvelles
maîtrises “, la danse contemporaine se désigne comme
telle à partir d’individualités d’auteur, chacun se reconnaissant ou non contemporain de tel ou tel autre. “
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
Danse in situ
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
In situ : Expression proposée par Daniel Buren, en situation, du latin sur place :
(Vocabulaire des arts plastiques et de la danse)
Œuvre créée spécifiquement pour un lieu dans lequel elle
est présentée. Cet espace devient le premier matériau de
création. Les divers éléments constitutifs de l’œuvre sont
choisis en fonction du lieu avec lequel ils interagissent,
prenant en compte ses caractéristiques spatiales, mais
également historiques et culturelles.
14e Biennale de la danse_ Glossaire
“ Pratique de danse issue des sociétés préindustrielles.
Différents termes sont également utilisés dans un sens
plus ou moins équivalent, comme danse folklorique, populaire, vernaculaire, ethnique ou nationale. [...] C’est
une danse diversifiée, chaque territoire développant
ses propres formes. Expression d’une communauté, elle
concerne l’ensemble du groupe, même si elle peut, à l’occasion, en isoler certains membres : jeunes gens, jeunes
filles, hommes, femmes, couples. Elle est accompagnée
de chant ou de musique jouée avec des instruments traditionnels. Etroitement associée aux divers moments de la
vie quotidienne, elle n’exige pas de circonstance particulière, et revêt donc tour à tour diverses fonctions : divertissement, travail, rituel magique, élément d’une cérémonie,
voire spectacle. Elle est transmise directement d’une
génération à l’autre, oralement ou par imitation. “
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Figure
Ensemble des déplacements d’un danseur, formant un
tout harmonieux et généralement codifié. La danse hip
hop, par exemple, fonctionne avec des figures de base
très codifiées (voir lexique du dossier hip hop) qui s’inscrivent de façon plus ou moins linéaire dans une chorégraphie.
Happening
Musicalité
“ Evénement artistique non reproductible. Au sens littéral du terme, happening signifie “ choses qui arrivent “
ou encore “ ce qui relève d’une action immédiate “. Les
adeptes du happening, fortement influencés par l’action
painting de Pollock, “ dépassent “ l’espace conventionnel
de la toile pour composer des assemblages d’éléments
hétéroclites qui envahissent l’espace de présentation,
appelé plus précisément “ environnement “. Sous son
apparence plus ou moins hybride, le happening permet
aux artistes de sortir des conventions esthétiques traditionnelles pour rapprocher, le plus possible, l’art de la vie
quotidienne, et transformer ainsi la compréhension de
l’œuvre d’art. Les artistes placent, au centre même de
leur préoccupation, le processus de création aux dépens
de l’œuvre. “
“ Qualité d’articulation du mouvement ou d’une composition chorégraphique, ou aptitude de l’interprète à
articuler la danse qu’il exécute. Partant de l’idée générale
de rendre visible le processus musical, le concept de
musicalité recouvre aussi bien un mode de rapport au
support musical que celle d’une articulation intrinsèque
du mouvement indépendamment d’une relation concrète
à la musique. ”
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
Improvisation
“ Mode d’exécution de séquences de danse sans préparation préalable. Liée à la notion de présent, et étymologiquement, à celle d’imprévu, l’improvisation est un
procédé qui entretient une relation intime et ancienne
avec la danse. [...] Si dans l’ensemble l’improvisation est
construite à partir de figures ou pas codifiés que les danseurs assemblent à leur gré, ce dispositif laisse un espace
de créativité que peuvent mettre à profit les meilleurs
danseurs pour en inventer d’autres. [...] Quelque soit le
contexte dans lequel elle prend place, l’improvisation
est le rapport si direct à l’acte qu’il permet de dévoiler
ce qu’il y a de plus insaisissable dans l’être humain : son
imaginaire, sa part de rêve. Proche du principe d’écriture
automatique du surréalisme, elle est un moyen de se
surprendre soi-même et de faire surgir l’inconscient.
Ouverture sur la créativité, elle n’en reste pas moins liée à
des savoirs acquis et si sa pratique permet de s’affranchir
des limites inhérentes aux codes qui sous-endent toute
technique, elle peut difficilement se concevoir sans une
maîtrise minimale de ceux-ci. “
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
Kinésphère
“ Concept spatial défini par Rudolf Laban. La kinésphère
est l’espace relatif que le corps peut atteindre sans
transfert de poids. A la périphérie de cet espace, qui se
transforme à chaque mouvement, commence l’espace
extérieur. “
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
Motif
Idée ou élément dominant, habituellement répété, dans
une danse ou une séquence. En tant qu’instrument chorégraphique, le développement de motifs part d’un simple
mouvement ou d’une courte phrase de mouvements que
l’on manipule (par exemple en variant les éléments du
mouvement, en répétant, en fragmentant, en utilisant
différentes parties du corps) pour élaborer des séquences
de mouvements pour une danse.
14e Biennale de la danse_ Glossaire
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Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
Néoclassique
Conception de la danse classique qui se développe au
XXè siècle.
Répondant à des préoccupations esthétiques qui diffèrent
de celles des chorégraphes du XIXème siècle, la danse
néoclassique prend naissance avec les Ballets russes
de Diaghilev, tout particulièrement dans le travail de M.
Fokine, prolongé de manières diverses par L. Massine,
B. Nijinska, G. Balanchine, N. de Valois, A. Tudor, S.
Lifar, entre autres. Elle débouche dans la seconde moitié
du XXe siècle sur la naissance d’une “danse classique
contemporaine” qui se caractérise par des métissages
variés faisant appel à des formes empruntes aussi bien
à la danse jazz, aux techniques modernes qu’au folklore
mondial ou à l’acrobatie, tendance qu’illustrent différemment des chorégraphes comme J. Robbins, R. Petit, J.
Neumeier, H. Van Manen, J. Kylián, M. EK, N. Duato, T.
Malandain, W. Forsythe.
Sur le plan technique, d’une manière générale la danse
néoclassique se démarque de l’esthétique corporelle
linéaire du ballet prévalant avant le XXème siècle en
intégrant des formes angulaires : mouvements et poses
en plié, pointes “ outrepassés ”, articulations cassées. Le
référentiel d’espace traditionnellement dessiné par les horizontales et les verticales est déplacé par des arabesques
étirées, un travail de pointes hors de l’axe poussé parfois
jusqu’au déséquilibre, le passage au sol. Des positions
non en dehors sont intégrées au vocabulaire [...], voire
des positions en dedans tandis que tout le corps est mis à
contribution (mains, bouche, regard, voix).
Cette évolution technique est soulignée par l’usage régulier du justaucorps et du collant qui exalte les lignes
du corps , mais c’est surtout l’abandon de la narration
comme processus chorégraphique dominant - et par
conséquent de la pantomime ”qui caractérise, sur le plan
esthétique, l’évènement du ballet néoclassique.
Performance
Séquence
“ Forme d’intervention artistique qui apparaît dans les
années 1960. Née dans le milieu des arts plastiques à
la même époque que le happening, la performance met
en jeu l’artiste lui-même qui, accompagné ou non d’accessoires, évolue en public ou seul (dans ce cas, face à
la caméra ou à l’objectif photographique) dans un acte
éphémère, expérimental, unique. [...] Un autre approche
met en jeu la transdisciplinarité, occasion de rencontres,
d’échanges entre les plasticiens et d’autres champs artistiques.[...]
A partir des années 1990, des chorégraphes abordent
la mise en danger du corps, convoquent les formes de
l’obscène, s’appropriant une des grandes caractéristiques
de l’art de la performance : provoquer des réactions de
dégout ou des réflexes de rejet pour interroger les conventions et les tabous ( en particulier dans le domaine sexuel
et racial), pour mettre à jour le refoulé qui habite l’humain
ou la société.[...]
Dans le même temps, les technologies numériques et
l’interactivité qu’elles permettent, élargissent les possibilités quant à des projets historiques de la performance :
impliquer le spectateur dans l‘action en cours selon le
principe que les membres du public autant que ceux qui
conduisent la proposition artistique sont partie prenant
d’un même événement. Que ce soit pour en jouer ou la
mettre en abîme, le performeur peut désormais recueillir
la réaction vivante, immédiate, que suscite l’acte artistique en cours et l’intégrer à celui-ci.” La séquence à l’origine est un terme du vocabulaire cinématographique désignant une série de plans continus qui
forment une unité narrative.
Un film peut comporter plusieurs séquences plus ou
moins importantes pour la structure et la compréhension
du film. L’analyse d’une séquence est un des exercices de
base pour apprendre à lire un film.
En danse, une séquence est une courte pièce chorégraphiée reposant sur un choix et un agencement de mouvements délibrés et structurés.
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
Porté
Terme désignant un mouvement combiné au cours
duquel un danseur est soulevé par un autre. Il peut bien
sûr s’entendre pour plus de deux interprètes en scène. Et
il recouvre une grande variété de postures. On trouve le
porté dans la danse classique à partir du XIXe siècle aussi
bien que dans la danse moderne ou contemporaine.Le
porté peut enfin être collectif, à l’exemple de la chorégraphie de Maurice Béjart, le Sacre du printemps, où l’Elu(e)
est littéralement soulevé(e) par la troupe.
Noisette Philippe, la danse contemporaine mode d’emploi, Flammarion, Paris, 2010 Scénographie
“ Notion intervenant en danse dès lors que celle-ci cesse
d’être une pratique communautaire ou sociale pour se
donner en spectacle.[...] D’une manière générale, au cœur
de la notion de théâtralité, intervient le décalage, le “ jeu “
possible entre l’identité de l’interprète et celle du personnage qu’il incarne, cet autre qu’il campe sur scène. Dès
lors que la dramaturgie renonce à la narration traditionnelle, à la mise en scène de personnages, que le mime
cesse d’être le mode d’expression privilégié, les ressorts
de ce dédoublement de soi se trouvent radicalement
transformés. ”
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
Transmission
“ Mode par lequel les œuvres chorégraphiques survivent
à leur création. Par sa nature même, la danse se trouve
confrontée à des problèmes spécifiques pour pérenniser
ses productions. En effet, à la différence du théâtre, la
danse ne peut se référer à un texte qui, s’il n’est l’œuvre
théâtrale lui-même, en est tout au moins la matrice ; à la
différence de la musique, aucun système de notation du
mouvement n’a pu s’imposer largement et durablement
pour fournir un équivalent à la partition musicale. Et
même si l’enregistrement filmé est venu au XXè siècle,
pallier en partie ces manques, c’est la transmission orale,
de génération en génération, entre danseurs, professeurs,
maîtres de ballet et chorégraphes qui permet aux œuvres
de survivre. De fait, on peut considérer qu’une œuvre
n’existe et ne perdure que tant qu’elle est régulièrement
dansée et qu’elle donne lieu à une transmission directe. “
Le Moal Philippe, Dictionnaire de la danse, Larousse, Paris, 2008
La scénographie
(du grec skênê “ scène ” et graphain “ écrire ”) désigne
aujourd’hui l’art d’agencer un espace scénique, grâce à la
coordination des moyens techniques et artistiques.
La scénographie d’un spectacle comprend les traditionnels décors, toiles peintes et accessoires, mais aussi
l’éclairage (qui peut modifier l’espace et même parfois se
substituer aux décors), la conception même des mouvements de scène et de la “ mise en espace” (la recherche
du scénographe est alors parfois proche de celle du
dramaturge) et tout se qui construit l’esthétique d’un
spectacle.
La scénographie d’un lieu de spectacle comprend toute
l’organisation technique nécessaire à la représentation
(disposition du public, du cadre de scène, des rideaux
éventuels, etc.)
14e Biennale de la danse_ Glossaire
Théâtralité
p. 4/4
La Biennale de la Danse est produite par
“ Les Biennales de Lyon ”
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