Plus vigilants et plus nombreux

Plus vigilants et plus nombreux
: [DO~SIER]
i
[DOSSIER]
TROIS ASSUREURS ËTRANGERS, PARMI OIAUTR~S ...
AM TRUST EUROPE ET AM TRUST
INTERNATIONAL UNDERWRITER
LTD
ALPHAINSURANCE
ELITE INSU RANCE COMPANY
• Filiale du groupe d'assurance
danois Alplèa Group
ASSUREURS
• Filiales britannique et irlandaise
du groupe américain AM Trust Finanefal
• CA groupe : 266 M€, fonds propres :
4B,7 M€, a"tif total : 429 M€
• Assureur basé à Gibraltar détenu
par le fonds d'investissement
britannique Maven Capital Partners
Plus vigilants ... et plus nombreux
• CA groupe : 3 Md €,
fonds propres : 1,2 Md€,
actif total (total asset) : B,2 Md€
. Sur un march é en crise, la concurrence est exacerbé e par l'arrivée
ces dernières années de nouveaux opé rateu rs venus de l'étrange r.
ati ère ass urabl e qui se
mallde"" note Stéphane Amil·
laI/l, à elles seilles plus de 15 % de
ré duit, si n is rra lité e n
hau sse, s ituation des
marchés financiers peu favorable
aux branches longues : des vents
contraires so ufflent sur l'édifi ce
d e l'assurance co nstructio n qui
vacille ... Mais ne rompt pas.
Pas de s ignatL'\ d'alarme du côté
de la réassurance, un e des pièces
maitresses. t( Lenombre de réas·
Sllreurs impliqués sur ce marché
reste slable. Ce qui emratf1c de
hau , président de la conunissio n
co ns tru ction il "Apref. Avec la
réassurance/ le marché pcurfourIlif jusqu 'à 350 Me. voire au-delà.
la charge sinistre et du fait du
changement de /lOtre politique de
souscription 30 % tics prospects
n'entrent plus dans nos critères N,
Pour les grands chantiers, nous
indiqu e Vincent Figarella, directe u r d e la co ns tru ction d 'Axa
Entr ep ri ses, qui fi fait face e n
20 13 à une hausse de 2011 30 %de
la sÎnistralité.
Dans le contc:\·te de crise, la compétition se fairplus rude. If Parai-
M
Jacto une stahilité des capacités,
qui ont permis, jusqu 'à all·
jO llrd'Itui, de répandre à la de-
ACTEU RS HISTORIQU ES: QUELQU ES
SPÉCIALISTES PAR MI LES GÉNÉ RALISTES
- ;..;-
3
Covéa
4 Allianz
5 MAF
6 Groupama Gan
7 Aviva
1 8 Generali
~
qualité, lme bonne cOImaissarlce
de la réassurance... El flDtrecapacilé a convaincre», té mo igne
Christophe Pagès, directe ur du
d é pa rte me nt co nstru ct ion,
risq ues techniques et immobilier
de Marsh.
Toutefois, vu la si n is traUt é, la
prudence est de mise du côté des
assureurs. Pas de rupture tarifaire
Dominique Baroux, direote ur
techn ique des produÏls LARD de
la mutuelle. Mais flOUS restons
.
lVI.a
de 500 Me, avec des cédantes de
ou d'abandon de garanties du
côté de SmaBTP. «Changer de
cap semit bafouer LUl des principes de la mutualité, so uli gne
SmaBTP
2.
1r
pOlluons atteindre une capacité
attentifs (lILt rés/litats ce qui nous
amènc li favoriser des critères de
qualité tais que les qualifications
professionnelles, et il valoriser la
prévention. N
D'autres, co mm e Axa, en so nt
a rri vés à prendre des mes ures
plus drastiqu es: augmentation
d es tarifs, résiUation de segments
d éfici taires, sélectivité plus forte
sur les affaires nouvelles, polices
révisab les plutôt que co nLTats
forfaitaires pour cer tain s
risques ... If Sur 1111 parlefeuille de
70000 polices nous cn avons résiliti moins d'llll millier représelJ-
Classement
des principaux
assureurs
implantés
en France, selon
les inrormations
recueillies
par l'Argus.
fêlemem nux augmentations sllr
les portefeuilles, nous observons
sllr les affaires nouvelles, une bataille des prix tle la part des assureurs », témoigne Claude Delahaye, du g roup e Versp ieren.
Jusq u'ici l'effet sp iral a été évité.
«La baisse des prLt na pas atteint
les excès 'Ille flOUS avons connus
par le passé, observe Olivier
• 137 M€ de primes, actifs nets:
37 M€
• Notatio n : en Gours
• Notation: le groupe est noté «A»
part AM Best
dU règlement d. l'assurance
construction (Crac) depuis 2013
• Dispose depuis 2013
d'une succursale en France
•
-
-
,
"
.
... REPRÉSENTÉS EN FRANCE PAR DEIIXINTlRMtOIAIRES
EISL
SFS FRANCE
• Filiale britannique du groupe néo·zélandais CBl Insurance
• Société française détenue par SFS Europe
• Statut Orias : courtier britannique intervenant en LPS
• Statut Orias : manda,aire d. cOillpagnies d'assUrance
et courtier
• Activité: souscription et gestion des contrats pour le
compte d'assureurs, gestion de s inistres sous-traitée â ACS
• Activité :-souscription, gestion des contrats et gestion
des sinistres pour le compte d'assureurs
. CA : 40M€
• CA : 34Mf
• Distribution : 4 000 courtiers dont 1 000 très actifs,
et vente directe (15 à 20 %du CA)
• Distribution: 1200 courtiers
• Offre : assurance construct io n, risques d'entreprise,
risques aggraVés, et liés à la production d'énergie
renouvelable, assurance des activit és de loisi rs et des
habitations haut de gamme.
• Offre: assurance construction uniquement
• Partenaires mandants : Alpha Insurance, AM Trust Europe,
CBl Insu rance (réassurance J. CPOP (protection juridique],
Elite Insurance
• Partenaires mandants : Alpha In s uran ce, AM Trus t
International Underwriting, CBl Insurance (réassurance],
Elite Insu rance, Lloyd 's
Be rth e, directeur techniqu e
MMA-Covéa ru sks. Mais sur cer-
tain e,V affaires, nous constatons
des taux que nous nolIS refusons
de pratiquer parce que nous
comidérolls que la ligne rouge est
franchie en termes d'équilibre. N
L'arrivé des étrangers
Aux dires, de nomb reux acteurs
Il hi storiqu es» du m arché, ces
pratiques semient fréquentes de
la part d es nouvea ux entrants
intervenant en libre prestation de
se rvice (LPS), m ême s' ils n'en
au mie nt pas J'exclusivilé. ft' NOLIS
n'avotlsjamais eu l'illtentiol1 de
casser les prix, 110llS abordons le
marché dans Lm souci de qllalité
prouuée et flOUS ne sa/lUn es pas
moins chers que les autres », ré ~
ell Fra nce en s'intéressant aux
segments moins co uverts par les
acteurs hi storiqu es: domm age
ouvrage des pa rti culi ers, par
exe mple. Au fil du temps, leur
activité s'étend il d'autres ri sques
et profils de clients, y co mpris les
pond Alain Couard, directeur
co mm ercia l d 'EISL qui repré se nte trois assureurs étrangers
parmi d'autres (lire ci-dessus).
Argument simiJaire du cOté du
mandataire SFS; J/1l0tl S arrive
4(
de délaisser des affaires parce que
les taux pratiqués fie répandent
pas au."\: critères de rentabilité de
nos partenaires mandants », indiqu e Anto ine Gui guet, son di rect.eur général.
Les ass ureurs écrange rs, parm i
lesq ue ls ce ux représe ntés par
EISL et SFS, ont rair leurs débuts
« Nous n'avons jamais eu l'intention
de casser les prix, nous abordons
le marché dans un souci de qualité
prouvée et nous ne sommes pas
moins chers que les autres. »
Alain Coua rd, directeur commercial d'EISL
L'ARGUS DE L'A SSURANCE . N" 7364 . 30 mal 2014 . argusdelassurance . com
L'ARGUS DE L'ASS URANCE . N' 7364 . 30 ma l 2014 . argusde l assu r ance . com
38
39
marchés publics, em pl élant sur
les seg ments prisés par leurs
co ncurre nt s lo ca ux . Ce que
co nfirm e Laurent Claus, direcleur technique d'Al bingia, «Sur le
segment des maisons individuelles que 110/15 ne COlt/Jrons pas,
nous avons uu arriver de flOU uelll.lX acteurs, qui 01'11 fini par se
positionner sur des chantiers plus
importants. La co ncurrence s'en
trOll ue renforcée ce qui contribue
à la baisse des tarifs. .lI
Plus qu e les pratiq ues rarifaires,
c'est la pérennité des nou veaux
entrant s s ur un marché où la
prime doit être cap ita lisée •••
••• sur dix ans voire plus, en cas
de content ieux j ud icia ire q ui
pose q uestion. ft If est normal de
lIoirarri uerde nOlil/eaux acteurs.
Néanmoins, il faut que ceu. x~ ci
comprennent qu 'il s'agit d'un
engagement à très long terme, el
que con trairem ent à d 'autres
branelles, on ne peut eTllTcr et sorrir fa cilement, r'dppelle Stéphane
AIl1i1hau. Dufalt de la gestion en
capitalisation, ilfmu etwiron 30
ans pour clôturer un exercice de
souscriptiol1 /1
Le co ntrôle des auleurs intervenanten LPS revient allX au torités
de leur pays d'origine (lird'encadré). Reste la question de l'eflicacité de ce dispositiL frIe llesuis pas
sar que. /es cotltrtlleurs lie COlIS les
pays connaissent précisément les
engagements que ces compagnies
peu lient prendra sur des contrats
en dommages ollurag(!', ou en Re
décennale», remarque Bemard
BallJeul , direct"ur 1 ohniq ue
construction d'AlliallZ Prin e.
Informer fédérations l't
étrnngers, c'est l'un des
vaiJ de la FFSA. «Oes ocumellts
\,
pédagogiques sllr l'assurance décenllale ont été traduits en cinq
lall.'lJes. De plus, 1I00"I1TU'<liJlons
sur une informarion rrlatille aux
règles spécifiques à la gestion en
capitalisation et au--r tlor1tll"S de
prauisionnement, gara1ltes d'une
sécurité pour les tlSSl ltésJt. explique
Christophe Delcamp.
Sur le terrai n, les offres alternatives susCÎ lenl l'intérêt des inlermé d laires, si l'o n e n cro it le
nombre de co urtiers pan enaires
d'E ISL el de SFS. Mais cert ains
s'avè rent prudents vis-à-vis des
ac teurs dits exo tiqu es lOt . Ac n
rusk Solution se refuse à travailler
avec eux. ;( QlI estion de gouver-
LA DÉCENNALE, UN ATOUT ÀL:ÉTRANGER
• Dans une période où le marché domestique peine atrouver
son équilibre, les grands acteurs du courtage tournent leur
regard vers l'étranger pour trouver des relais de croissance.
Ainsi, selon Laurent Belhout, directeur général d'Aon Risk
Solutions, ( la croissance du chiffre d'affaires de l'assurance
construction passe par l'accompagnemenr de nos clients
français dans la zono éMéA [éurape, Moyen·orient, Afrique]
t(
où leur savoir-faire trouve à s'exporter ovec succès .».
Une approche que confirme Christophe Pages, directeur
du département construction, risques techniques et immobilier,
chez Marsh France : ( les connaissances juridiques et techniques
acquises, en matière de couverture décennale, nous permettent
de proposer des solutions qui sant adoptées aux besoins et
exigences des pays de la zone éMéA qui ont la volonte
de sécuriser le secteur de la construction, au pro]it de leurs
concitoyens ». Touterais, les aménagements contractuels
prendront soin d'exclure « l'impropriété à destination »
qui constitue un puits sans fond d'indemnisation en France.
nance, notre système tle nOlation
ne nOLIs le permet pas Il , explique
Laurent Belhout, directeur généraI. Pas d'opposition ferme sur le
principe, chez Marsh, «à conditiOI1 qu'il nyait aUClin doute sur
leur so/idilé fin ancièrefaceà lin
risque IOl/g, Indique Christophe
Pagès. L'agrémelll des d dallles
cllez Marsh est déterminé par Uil
guidelitle Slrict.}JI
La carte
de la transparence
Pour rassurer d'éventuels parte·
n aires, Ics...Jlouvea ux ac te urs
jouent davantage '3 can e de la
tran sparen ce. «Que l'O/1 s'inter-
roge sur la soluahilité d'un acteur
qui entre sur lin marché où le
risque est géré en capitalisation
c'est norm al. es time Antoin e
Gulguet, de SFS. A 1I 0 llS cle répondre aux questions el cie aom·
muniquer sur la situationfinanciê re des a ssure~. .qui flO US
manda Ient. C'est a~e nOtls
fa isons de plus e ll plus afin de
donner des gages li nos cliem '.11
Autre raço n d e rass ure r: être
LI BRE PRESTATION DE SERVICE (LPS) : MODE D'EMPLOI
• La li bre prestation de service permet
à une entreprise d'un état membre de l'Espace
écono mique européen (EEE] de proposer
ses services su r le territoire d'un au tre ét"at
memb re sans y être établie
• Pou r exercer en LPS en France, il fa ut :
- qu 'eile soit agréée pa r l'autorité du pays
d'origine da ns les branches correspondant
à l'activité qu'elle veut exercer en France
- que sa dema nde soÎt notifiée à l'ACPR
par l'autorité du pays d'origine en respectant
les délais prévus
• Le contrôle de l'entreprise est effectué
par l'autorité de contrôle du pays d'origine
• Le protocole de Sienne permet
aux autorités de contrô le du pays d'arigine
de mettre en œuvre des contrôles,
sur piece et sur place, portant sur le droit
applicable da ns le pays d'accueil.
évalué par des agences de nOI'ti an. EUte Insuranee et Alph a
lnsuranae Ont entamé des démarohes en ce sens. Le seco nd
a, p. r ail leurs, ad héré en 2013 à
la conve ntion de règlement de
l'assurance co nstruction (Crac)
qui vise à faciliter la gestio n de
sinistres (o rga nisa tion des re cours. expert unique, crc.).
Un argument qui p eut rassurer,
les acteurs hlslO riques qui perçoiven t la ges tion des reco urs
hors co nvention, c'est-à-djre en
d ro it commun, comm e mo ins
sécurisanl c.
Mais selon, Enun an uel Becker,
direeleu-r général d'Euri sk, les
dossiers If hors CrDt » res te nt
rares : Us repr.ésentem 4 % des
do ssiers sur lesqu els intervie nt
la société d'expertise. El de mani ère générale, trau rega rd des
missions d 'ex pertise qui nous
satU soumises} les acteu rs illler·
vena nt en LPS ne représentent
enco re que de fa ibles volumes »,
ajoute Phill ppe'fromson, directe ur constru cti on de Sa.re lee.
aurre groupe d'ex:perrises. Qu'en
sera-t-il dans dix ans ?
.E. O. ET J. S.
l 'ARGUS DE L' AS SUR ANC E . N' 7364 . 30 ma l 20 14 . argusd el assu ran ce .com
40
...
j
[DOSSIER]
. [DOSSIER]
•••
• La nouvelle norme thermique applicable à toutes
les constructions depuis le 1" janvier 2013 place l'assurance
construction sous les augures d'une sinistralité accrue.
Un nouveau défi à relever pour le secteur.
donc hors norme (lire l'iflteruiew
ci-comre).
Ju s temen t la RT 20 12 se fixe
comm e exigence énergétiq ue
ce ll e des bâtiments basse
consommation ISOkWhEP/(m' .
an)l. Une rérérence qui ne per-
désta bilisa tion résulterai t de
met do nc pas aux assureurs de
tarifer leur risq ue de raçon suffisamment prévisible, au regard de
ce qu e le marché considère
comme If une dérivejurisprude1l·
lieUe de l'impropriété il destinalion . (uoir gmplziqu ... poge 37).
La parade préconisée, avec le
soutien de la Fédération rrançaise des sociétés d'assurances :
un encad rement légal de la
norme par le renvo i aux perrormances prévues au contrat d e
construction pour évi ter les dérives. Une npproche portée par le
rappon « Huet - Jouvent ») (juillet 2013):" L'improprililéà la des-
l' Imégrntion lrès probable de la
norme dans la couverture déce nnale d e l'ass uran ce obligatoire,
mais surtout de l'évaluation de la
perrormance énergétiqu e par le
tination tle peUl être retenue que
dans te cas d'une différence de
cowiommation con velltiotllzelfe
supérieLlre à LUJ seuil {20% sans
pOli voi r être inférieur à
juge.
10 kWIz EP/ m'/ anj •. Christophe
Delcamp, sous-dicecl eUJ assurances entre prises, agricole et
co ns truction, FFSA prévient:
TECHNIQUE
COUp de chaud
sur la décennale
a première réglementation
thermique (RT) date de
1974, juste après le premier
L
ment du risque construction est
sans ambiguïté : «la mise en p lace
cie ta n T 2012 peUl être un risque
choc pérroU er. Presque quarante
de déstabilisarion du marché
ans et quatre «RTl) plus tard, le
ca p fixé par ln d ernière Il HT
I...J selon Stéphane Amilhau,
2012 1) n'a pas changé laorque ça:
Il s'agit' encore de réduir e la
consommation énergétique et de
contribuer à l'indépendance de
la France en la mati ère. Entre temps, la nouvelle rég leme nt ation s'est parée d'une vocation
environnementale affirmée. Ell e
ttouve désormais sa source pre-
mière dans le Grenelle le l
tI
de
l'environn ement, passé en force
de loi en août 2009, La générali-
H,
président d e la commission
constru ction de l'ApreL Ce ne
Objectif basse
consommation
En effet, à l'image de la jurispru-
sation de la RT 2012 à tous les
dence co nce rnant les norm es
bâ tim ents neufs le pt janvier
2013 est, quant à elle, issue d'un e
d'Isolation phonique, la réré-
loi de juillet 2010. Mals certains
bâtiments, tels que les burea ux
ou les bâtimems d'enseign ement,
so nt d éjà concernés depuis le
rence à une exigence réglemen taire ne sumt pas à excl ure la
demand e du maître de l'ouvrage,
tJs·J1I 2012surl'os'iUrn.nce. Une
1(
• Ouelle est la force Juridique de la Rl 2012 ?
La Rl 2D12 à la différenc e des labels type
BBC » (bâtimen t de basse consommation). est
une disposition d'ordre public qui s'impose aux
constructeurs comme un préa lable à la
réception, mals aussi post-réception, s'il est
constaté quelques années après la réception
que l'ouvrage ne respecte plus
la réglementation.
CI(
• Ouelles sont les conséquences majeures
surie marché dela construction
et son assurance?
La question se pose de connaître la nature
de la responsabilité encourue : responsabil ité
L ivile décennale ou non? Dans l'affirmative
sa propre politique de souscription . ~ Laurent Claus, direcreur
tec hniqu e d'Albingia, pours uit
ft cela risque d'augmenter significativement la SiTlislralilé el dOllc
les cOlÎts, au risque de réduire
l'appétit de certains ncteurs pour
le marché de Ifl construction If.
Vers la maison
intelUgente
Ln proposi tion du rapport
" Huct - Jouvent ~ pourrait se retrouver dans le projet de loi de
transition énergétique, dont les
travaux vie nn ent de reprendre
sous la direction de Ségolè ne
sur quel rondement?
Si le respect de la
performance énergétique
intègre la destination de l'ouvrage, s'entend·elle
de raçon abstraite {in abstracto} ou concrète
(in cancrera) en intégrant l'usage des locaux
par ses occupants?
Si le caractère décennal du défaut de
perrormance est établi non plus seulement
abstracto, lorsque les éléments objectifs
du ca lcul de performance sont altérés, mais par
le simple constat de la surconsommation
sauf à prouver l'usage abusif, le système
Spinetta risque d'être abusivement sollicité.
• PROPOS RECUEILUS PAR JÉROME SPERONt
Royal, nouvelle ministre de l' ~co­
tie décennale, même lorsque les
exigences Ininimales légales ou
régle,nelllaires ont été respectées AI
cest leCUl11fl[ des Ilouvelles normes
de construction qui alourdisselll
très siglliflcativemeTlll'additlon ».
Bernard Bailleur, directeur technique construction chez Allianz
voi t déjà plus loin: IC OII est ell trai"
de passer d'ullc cOllception de
l'ouurage inerte, passifà quelque
chose de tout à fait difJérem avec
un rôle dynamique de la comtmc·
tion qui est d'économiscr el demain de produire de l'énergie. ~ En
lignede mire la RT2020. Les bâtiments neufs devront alors être à
énergie posirive.
.E. []. ETJ. S.
J9.408). Si la perrormance énergétiqu e n'est pas objective alors
les réclamations d es propriétaires pourront être rond ées sur
leur propre usage qui pourrait se
révé ler toral em ent énergivore,
LECOURTlER
L'ASSUREUR
1( Si des réclamations fondées sur une consommation
réelle présumée excessive devaient prospérer
en l'absence de tout dommage matériel et devenir
éligibles au titre de la décennale, il est clair que c'est
l'équilibre économique du système qui se trouverait
gravement menacé. ('est Ja raison pour laquelle
nous militons pour un encadrement juridique
raisonnable des responsabilités liées à la Rf 2012.1>
Philippe Carraud,
directeur gén éral de la Mutuelle des architectes franç ais [MAF]
j
souli gne la SmaBTP: If la difficulté
logie, du Développcmentdurable
et de l' Énergie.
J.:histoire ne s'arrête pas avec la RT
2012, d'autres risq ues émergents
sont à surve iJi er dans la mesure
où ils influencent la qualité des
ouvrages : produits biosourcés,
panneaux photovoltaïques, maisons en bo is, qui représentent
désonnais 12 % du marché et près
de 20% des exten sions (Enquête
nationale de la construction bois,
octobre 2013, France Bois Forêt
avec Codifa b) , ou e ncore les
normes pour les accès aux personnes ha ndicapées ... Ce qu e
les désordres d'isolation 1'"0-
(Co ur de cassation, Assemblée
pléni ère, 27 ocmbre 2006, n° 05l'assurance construction , à l'exnotable des grands courqui y vo ient l' intérêt bien
compris de leurs clients. Le point
de vue de la réassura nce qui
cannibue largement au finance-
Il'abowissaiet1l pasl c:lwqlleassu fe ur Cil tirera les conclusions sur
abusivement sollicité»
autitre de la garantie décennale :
28 octobre 20U. Des délais en- niqf.1C peuvent relever de la garancore insuffisa nts pour ci rconspoids exact (J 200 pages 1)
" Les assureurs omfait des propositions pour répondreall.x illcerlitudesjuridiqlles aulOur de cette
question [... j. Si les discussions
« Le système Spinetta risque d'être
Si le consommateur paie plus cher une maison
pour qu'elle soit plus performante,
mais qu'il dépense toujours aulant de charges,
c'est qu'il y a un problème: étanchéité ou autres.
Pour les assureurs ce n'est pas si compliqué
de majorer de 30 à 40 %, quand ils se livrent
à une bataille commerciale entre eux, ils le font
bien dans l'autre sens! 1>
1(
Claude Oelahaye,
directeur des activités sectorielles et de la construction chez Verspiren
l 'ARGUS DE l 'A SSURANCE . N' 7364 . 30 mai 2014 • argusdelassurance . com
l ' ARGUS DE l ' ASSURANCE . W 7364 • 3 0 ma l 2014 . argusde l assurance.com
42
43
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising