Le bulletin d` EDITO

Le bulletin d` EDITO
Janvier 2014
N° 14
Le bulletin d’
E D I TO
Une année de passée, une année difficile
sur le plan économique et social dans
l’agro-alimentaire du grand ouest.
Le pigeonneau est particulièrement
représenté dans cette région puisque 65
à 70 % de la production est centrée sur
les Pays-de-Loire et la Bretagne. Notre
filière de niche semble être cependant
épargnée par ces difficultés.
Néanmoins, la profession colombicole
dans sa globalité, devra rester vigilante
sur l’aspect QUALITE de ce produit
qualifié de haut de gamme. Rappelonsle, consommer du pigeonneau n’est
pas indispensable à nos besoins, il est
considéré, à juste titre comme un mets
de luxe.
A tous les niveaux, nous nous devons
de respecter et de mettre en avant la
qualité attendue par les consommateurs.
Une attente de plus en plus exigeante
dans un environnement concurrentiel
important où les prix, les origines et les
modes d’élevage sont particulièrement
surveillés.
Une exigence relayée par les médias sur
l’environnement, le bien-être animal,
le sanitaire, l’utilisation ou non des
antibiotiques, les OGM, etc…
Une pression quotidienne, mais aussi une
chance : celle de ne pas nous endormir !
Bonne Année à toutes et à tous.
Jean-Luc BOYER
La prévention biologique,
une nouvelle donne en
colombiculture
Comme nous le savons tous, l’expression d’un
potentiel génétique sur le terrain n’est jamais simple
et de nombreux facteurs peuvent perturber ou brider
les résultats attendus.
Nous ne citerons pas tous ces facteurs influents
mais il en est un qui demeure prépondérant dans la
réussite ou non de cette expression de potentiel : la
santé de l’animal.
Il est évident qu’au même titre qu’un athlète, l’état
de santé influe très directement sur les performances.
Pour nos reproducteurs, c’est la même chose. Les
animaux ne pourront donner le maximum de leur
productivité que s’ils sont en parfaite condition
physique.
Cela implique d’avoir une action préventive pour
maintenir ce statut, sans tomber dans le traitement
médicamenteux préventif à tout va, qui au contraire
et à long terme pourra affaiblir l’animal.
Je parle ici d’une
prévention naturelle,
d’une
prévention
biologique.
On peut définir la
santé d’un individu
comme un parfait
équilibre entre résistance de l’animal et
agression du milieu
extérieur.
A chaque instant cet équilibre peut être remis en
cause :
• Résistance en baisse (stress, âge, environnement
défavorable, flores réduites, antibiorésistance…),
• Agression plus virulente (épidémie, contamination,
déséquilibre…).
Le rôle principal de l’éleveur sera de veiller à cet
équilibre pour le moins instable. Il a aujourd’hui des
outils performants entre les mains, et peut s’exonérer
de la prophylaxie médicamenteuse systématique.
...
... /
Je ne vous apprendrai rien en vous disant
qu’à l’intérieur de notre pigeon existe une
activité biologique intense et particulièrement
importante pour ses fonctions vitales.
Presque tout se joue dans le système digestif
avec un équilibre entre différentes bactéries
(appelées également flore intestinale). Cette
flore est nécessaire au processus de digestion des
aliments et à la santé de l’animal.
Dans le schéma ci-dessus, l’immunité reste le
point central de la résistance de l’animal. Je
rappelle que l’immunité (sous forme d’anticorps)
est la défense que se fabrique l’animal lui-même
par réaction au milieu extérieur. Cette immunité
(résistance) pourra également varier en fonction
de la génétique (effet hétérosis du croisement)
mais aussi et surtout en fonction de l’âge des
animaux (éviter de garder des reproducteurs audelà de 4 années.)
Pour que cette résistance soit la plus forte, nous
pouvons travailler sur 3 axes principaux :
Le premier reste l’hygiène. On travaille
directement dans ce cas sur l’environnement
immédiat du pigeon en limitant les risques
d’agressions (parasitaires, bactériennes ou
virales) :
• qualité de l’eau de boisson,
• propreté des aliments distribués,
• hygiène dans les nids (nids cartons changés
deux fois par an),
• protection générale du site d’élevage (sas,
clôture, gestion des entrants, dératisation),
• nettoyage, lavage et désinfection entre
chaque lot.
Le second est la stimulation de l’immunité par la
vaccination.
La vaccination est une stimulation de l’immunité
par la production d’anticorps pour un agent
infectieux déterminé. Nous connaissons tous la
vaccination contre la paramyxovirose (obligatoire
en France), mais nous pouvons aussi vacciner
contre la salmonellose qui est une pathologie
dominante en colombiculture.
Encore une fois, c’est une question d’équilibre
entre bactéries pathogènes et bactéries utiles
à l’organisme. Par exemple les lactobacilles ont
une action très positive au niveau de l’appareil
digestif.
Selon le principe des flores de barrières, nous
pouvons simplement faire assimiler à nos
animaux des bactéries utiles et bénéfiques. Ces
flores bactériennes construites contribuent à
les protéger contre les germes indésirables en
prenant leur place.
Les bactéries ainsi apportées : Filactis, vont
coloniser le milieu et se développer. Lors de leur
croissance et de leur multiplication, elles vont
(principalement les lactobacilles) acidifier le
milieu de manière naturelle.
De plus, pour se défendre, elles vont également
produire des substances anti-bactériennes
qui agiront en premier lieu contre les
pathogènes présents (pasteurelle, salmonelle,
staphyloccoque ou collibacille).
Des essais plus que convaincants ont été réalisés
sur de nombreuses volailles « fermières »
ou industrielles permettant de démontrer
l’efficacité de ce procédé naturel (consultables
sur le site : www.filavie.com).
En pigeon, l’expérience est plus récente.
Quelques éleveurs ont déjà réalisé des essais
grandeur nature avec de très bons résultats.
Les remarques les plus fréquemment entendues
sont :
• un pigeonneau plus lourd et mieux présenté,
• une baisse de la mortalité au nid avant
10 jours,
• une facilité de plumaison.
Le vaccin est le moyen de lutte le plus
intéressant contre les maladies, sans matière
active ingérée disponible aujourd’hui. D’ailleurs,
nous viendrait -il à l’esprit d’oublier de vacciner
nos enfants ? De nombreuses maladies ont
aujourd’hui pratiquement disparu du globe
grâce aux différents programmes de vaccination
prodigués.
Le troisième axe nous permettant d’agir sur la
santé de l’animal sera la prévention biologique.
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Ces effets pouvaient être attendus, car un
meilleur équilibre digestif assure également
une meilleure digestion et donc une meilleure
utilisation des nutriments. La baisse de
mortalité post-éclosion s’explique quant à
elle par une diminution importante du nombre
de bactéries pathogènes et donc dangereuses.
Selon le même principe de la colonisation du
milieu par une flore construite non pathogène,
le laboratoire Filavie a également mis au point
un biofilm naturel : Filafilm.
Nous pourrions presque le considérer comme
un « désinfectant » vivant !
Présentation et mode d’emploi
en production pigeon
Le Filactis se présente sous la forme de flacon de 100 ml
ou de 500 ml.
Programme curatif à utiliser :
• Lors de la mise en place d’un nouveau cheptel (en
auto-renouvellement ou en source extérieure).
• A la suite d’un traitement antibiotique pour
reconstituer une flore détruite.
Contrairement à un désinfectant chimique
qui détruit tous les microbes sur le milieu,
ce procédé agit par l’effet de mise en place,
sur ce même milieu, d’un « lit » bactérien
« propre » au détriment des autres bactéries
indésirables. Comme on le sait, la nature a
horreur du vide.
• Lors d’une baisse de performance des animaux
(croissance notamment).
L’idéal étant de combiner les deux actions :
• nettoyage + lavage + désinfection du
pigeonnier lors de la réforme,
• temps d’attente d’au moins 48 H,
• application de Filafilm sur les cloisons, les
murs, les pondoirs pour colonisation en
pulvérisation,
• à l’arrivée des animaux : 6 jours de Filactis
dans l’eau de boisson.
Posologie : 25 ml de Filactis pour 1 000 couples par jour.
Conclusion
Dans l’environnement médiatique qui nous
entoure, notamment sur la « qualité » de ce
que nous mangeons, il est de bon ton à mon
avis, d’essayer de se passer des prophylaxies
médicamenteuses.
Bien sûr, en cas de problème avéré et
parfaitement identifié, on pourra avoir recours
aux antibiotiques. Mais anticiper le problème
est bien plus efficace, moins onéreux pour
l’éleveur, moins stressant pour nos animaux
et plus sécurisant pour notre produit et notre
filière.
La « triptyque sanitaire » :
HYGIENE – VACCINS – FLORES est une
solution moderne, efficace grâce à son action
croisée et je rajouterais, dans l’air du temps.
• Dans le cas de fientes molles et/ou de nids plus sales.
• Par anticipation, suite à un stress quelconque.
• Au sevrage des jeunes futurs reproducteurs.
Durée du traitement : 6 jours consécutifs.
Programme d’entretien :
Ce programme plus léger est considéré comme un apport
régulier. En effet, les flores construites n’ont pas une vie
éternelle dans le système digestif et un renouvellement
périodique permet de garder un niveau d’occupation
tout à fait efficace.
Posologie : 25 ml de Filactis pour 1 000 couples par jour.
Durée d’application : 2 jours par semaine ou 3 jours par
quinzaine régulièrement.
Note : attention de ne pas introduire le Filactis (flore
vivante) dans une eau chlorée.
Le Filafilm (biofilm vivant) s’applique en nébulisation
ou pulvérisation à raison de 100 ml dilués dans l’eau
pour 1 000 m² développés (conditionnement en flacon
de 500 ml).
Tarifs EUROPIGEON 2014
Filactis 100 ml : 27 €
Filactis 500 ml : 119 €
Filafilm 500 ml : 222 €
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