dical : graluibé du traitement à MM. les docteurs et à leur famille.

dical : graluibé du traitement à MM. les docteurs et à leur famille.
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238 VADE MECUM,.
dical : graluilé du traitement à MM. lés docteurs
et à leur famille.
Sources : deux groupes, 1° Salines, 2" Ferro-
manganésiennes.
Température : de 21° à 52°,
Composition chimique : Salines : sulfate de
soude, chlorure de sodium, carbonate de chaux,
acide silicique.
Ferro-manganésiennes : sesquioxyde de fer,
manganèse, acide silicique, carbonate de chaux,
chlorure de sodium, sulfate de soude.
Indications Ihérapeuliques. — Affections utéro-
annexielles : para el périmétrites, cellulites pel-
viennes flexions utérines, sub ou superinvolution
avec sclérose infectieuse post-partum, sclérose
ovarienne, endométrite chronique, névralgies
pelviennes et lombo-abdominales,dysménorrhée,
certains cas de stérilité, accidents de la méno-
pause. « Luxeuil. éteint les congestions, fait
résorber les exsudats, régularise la circulation
locale, calme les douleurs et les spasmes, réta-
blit en un mot la paix et l'harmonie dans tous
les organes du petit bassin. » Entérite muco-
membraneuse, neurasthénie.
Rhumalisme chronique, affections rhumatis-
males à forme névropathique, chlorose, anémie,
phlébites.
Mode d'emploi. — Bains en baignoire ou en
piscine, boisson, douches, irrigations vaginales,
lavages intestinaux, massages.
Lycétol.
Dissolvant énergique de l'acide uriqué, suecé-
dané dela pipérazine (goutte, gravelle).
Dose: de o gr. 50 à 2 gr. dans eau de Vittel ou
Contrexéville.
Lymphadénie.
Huile de foie de morue, arsenic, iode, lécithine,
phosphales.
VADE MECGCUM.
Lymphadénome.
Injections hypodermiques d’arsenic dans la
tumeur.
Lymphangite aigué.
Pansement humide antiseptique, immobili-
sation, chaleur,
Lymphatisme.
Huile de foie de morue, sardines à l'huile pen-
dant huit mois, les quatre mois de grande cha-
leur : sirop anliscorbutique.
Bains salés, vie au grand air, arsenic, fer,
jode.
Cures thermales : La Bourboule, Bourbon-
"Archambault, Saint-Nectaire, Forges-les-Eaux,
Mont-Dore, Royat.
Lysol.
—Ñl—eo0!
Antiseplique : solutions de 1 à 20 p. 100.
Macération.
Contact d'un médicament et de l'eau pendant
plusieurs jours (digitale, feuilles!
Magnésie.
(Anglaise), des à 8 gr. par jour, purgatif doux,
Magnétothérapie.
Dissipation de la contracture, la paralysie et
l'insensibilité hystériques, ou passage du côlé
opposé : transfert, par de puissants aimants.
Maillot humide.
Enveloppement humide dans un drap mouillé
à 15° environ.
TELL кот
си
на Что
Ee ы
Бори fm iia at
pA a =
E
т веса
_ e
Ey Ta e
=
me
240 VADE MECUM.
Mais.
(Stigmates de), diurétiques; tisane à30 p. 1000,
extrait 1 à 4 gr. en potion.
Mal de mer.
ES
Avant l'embarquement, on prescrit le chloral
(2 gr.) et Tantipyrine (1 gr. deux heures
avant).
Pendant la crise: position horizontale: cafe,
thé, antipyrine, chloral.
Sulfale de strychnine 1/2 milligr.
— d'atropine.-.….….. +. {HE ==
Fau distillée. | gr.
En injection hypodermique contré vomisse-
ments incoercibles (une toutes les trois
heures).
Galezowski préconise l'application sur la rè-
cion présternale dun emplátre de 5 centimetres
carrés, composé de cigué el d'opium a parties
égales, étalées, sur une peau de gant. Chauffer
avant d'appliquer.
Malacine.
—
Salicylparaphénétidine. — Très actif contre le
rhumatisme articulaire aigu : très bien toléré,
anlithermique à effet lent, non déprimant.
Dose. cachets de 1 gr, 4 à 6 par jour. Pour
enfants incorporer dans confiture. Médicament
y
я
à saveur très ‘douce, aiguilles soyéuses, jaune
clair.
Maladies épidémiques.
Doivent être déclarées à l'autorité (préfet ou
sous-préfet de l'arrondissement et aux maires).
Nomenclature des maladies épidémiques qui
doivent êtra déclarées (art. 15 de la loi du 30 no-
vembre 1892 sur l'exercice de la médecine) sans
engager le secret professionnel.
VADE MECUM.
. Fiévre typhoide. 8. Peste.
Typhus exanthémali- 9. Fièvre jaune.
que. 10. Dysenterie.
3. Variole ou varioloïde. 11. Infection puerpérale,
à. Scarlatine. lorsque le secret au
5. Diphtérie (croup, ang. sujet de la grossesse
couenn,). n’a раз 616 réclamé.
6. Suette miliaire. 2. Ophtalmie des nou-
7. Choléra etmaladies cho- veau-nés.
lériques.
La déclaration se faitsous pli fermé voyageant
en franchise avec l'inscription sur l'enveloppe :
Service des maladies épidémiques.
Le contenu de la lettre est le suivant:
Déclaration de maladie épidémique.
Nom... ....
Adresse........
Ne de la maladie.
Observations que le médecin jugerait utiles sur les
mesures prophylactiques à prendre :
(Signature lisible.)
Malt.
Orge germée. Antidyspeplique. Dose : 3 gr.
en paquets, cachetsou solution. La bière de malt
a 250 gr. de malt pour 1 litre(a cuillerées à soupe
après les repas). — Maltine. Anlidyspeptique
dose : 0 gr. 3o en cachels ou paquets, dans les-
quels on l'associe souvent à la pepsine.
Manne.
——"
De 20 a Go gr. comme purgatif, surtout chez les
enfants : 15 gr. dans du lait.
Marienbad (en Bohéme).
ES EE
Eau purgative saline, contenant de 6 à 8 gr. de
sels (sulfates de soude el magnésie), de 1 à 3 ver-
res le matin à jeun.
%
16
|
hy
i
ire da
243 VADE MECUM,
Marteau de Mayor.
Marteau métallique plongé dans l'eau bouil-
lante: y restant dix minutes environ, puis appli-
qué sur la peau (révulsion).
Martigny-les-Bains (Vosges).
(Note communiquée par M. le Dr Dedet, mede-
cin consultant.)
Saison du 25 mai au 25 septembre.
Etablissement hydrominéral :
Sources au nombre de trois: deux (source
lithinée et source ferrugineuse, eaux prises en
ingestion), la troisième source, savonneuse, re-
servée aux usages exiernes (balnéation, douche,
pulvérisation, etc, etc.).
Composition. — Sulfatées calciques lithinées.
Température, 102,29.
La cure est surtout de boisson, à jeurr, comme
4 Contrexéville, distant de 15 kilometres.
Indications. — Spéciale dans l'uricémie, la
gravelle, la goutte, les affections catarrhales des
voies urinaires, et dans la glycosurie el Falbu-
minurie goutteuses, la plose rénale chez les
fausses ulérines arthritiques.
Conlre-indications.— Cardiopathies non ou mal
compensées, artériosclérose généralisée, cancer,
tuberculose, néphrites non goutteuses, néo-
plasies vésicales ou rénales, la pierre.
Buveite, balnéation el les agréments de la
station à titre(gracieux à MM. les docteurs el a
leur famille directe. Prix spéciaux (30 p. 100 en-
viron dans les hotels).
Massage.
Dans l'entorse du pied. Frictions légères de bas
en haut faites avec les pouces et les éminences
thénar des deux mains (10 minutes), puis, toujours
avec les pouces, pressions légères dont on aug-
mente l'intensité et toujours de bas en haut,
ensnite pressions très fories. Enfin mouvements
VADE MECUM. 943
passifs légers des doigts et del'articulation tibio-
tarsienne. — Constipation, Effleurer tout le tégu-
ment abdominal, presser sur le cecum avec
l'extrémité des 4 derniers doigts, puis remonter
tout le côlon jusqu'à IS iliaque; — ensuile
employer le poing et l'enfoncer profondément en
suivant le même trajet. Autour de Tombilic, mas-
sage circulaire dans le sens des aiguilles dune
montre, effleurages, puis pression de haul en
bas de la vésicule biliaire.
Mastodynie.
нанесения
Compression des seins: antipyrine. Bleu de
méthylene en pilules de 0 gr. 05 (3 à 4 par jour).
Courants électriques continus. Ablation du sein
en cas de douleurs incoercibles.
Masturbation.
A tt ненннн——=
Hydrothérapie froide, exercice.
Bromure de potassium le soir; traitement des
oxyures s'il y а lieu (eau salée en lavement,
santonine). Traitement dès démangeaisons (pom-
made cocaïnée, à l'orthoforme, lotions, caulé-
risations à une solution forte de nitrate d'ar-
gent. Si grave, opérer le phimosis s'ilexisle ; chez
les jeunes filles, ablation du clitoris (Lawson
Tail).
Maté.
Principe actif : caféine (autant que le cafe), en
infusion 30 p. 1000. Comme le thé et le café qu'il
remplace.
Médecine légale.
A tr ==
Sous le nom de médecine iégale on entend les
services que la justice est en droit d'attendre du
médecin où de la science médicale.
La responsabilité du médecin est engagée en
cas d'erreur grave dans le traitement ou le dia-
enoslic d'une affection; de cessation brusque et
244 VADE MECUAM.
sans molifs des soins ; de refus d'obtempérer à
nne réquisition judiciaire; de violation du secret
professionnel (art. du Code pénal).
N. B. — Il est de jurisprudence établie que le méde-
cin nest pas délié de l'obligation de l'observation du
secret professionnel du chef même de l'autorisation de
l'intéressé : celui-ci pourrait ignorer les conséquences de
cette autorisation,
Ex. : Une jeune femme, ignorant qu’elle est devenue
syphilitique, vient demander au médecin de révéler à
sa mère qui l'accompagne l'état exact de sa santé et ce;
hors de la présence de son mari.
On est en droit de se demander jusqu'à quel
point un médecin a le droit d'accepter le mandat
d'une compagnie d'assurances qui le charge de
faire un rapport :
Sur l’état de santé d'un candidal & une assu-
ranceé; sur ses antécédents personnels, hérédi-
laires, collaléraux, etc., rapport qui sera confié
le plus souvent à des agents et sous-agents
d'une compagnie et complètement étrangers à la
science médicale!!!
Un candidat à l'assurance évincé par un rap-
port de médecin, pourrait, semble-t-il, fort bien
poursuivre celui-ci.
Un médecin qui révélerait à une famille l'état
de santé d’une nourrice d'après ses constatations
serait infailliblement condamné. Il s'agit cepen-
dant d'intérëts plus graves que ceux d'une com-
pagnie. (Le médecin peut proscrire l'allaitement
parle sein.)
Autre cas:
Le médecin qui examine une proslituée sur un
simple ordre administratif, c'est-à-dire sans être
assermenté, sans être préposé par un magistrat
compétent (il devrait mèmerefuser une telle mis-
sion), souvent malgré la volonté de l'intéressée,
ne commet-il pas une violation du secret profes—
VADE MECUM. 245
sionnel? Aucune loi n'autorise le médecin a exa-
miner une prostituée. (La Commission extra-
parlementaire du Régime des mœurs a été sal-
sie de cetle question par le Dr Lucas.)
Autre cas :
N'y a-t-il pas encore une violation du secrel
professionnel dans le fait de l'inscription, par le
médecin militaire, des diagnostics établis sur un
cahier livré aux sous-officiers et officiers, rén-
dant ainsi publique la constatation d'une « ava-
rie»?
Ne suffirait-il pas d'indiquer si le soldal est
disponible ou non? :
Enfin il est à remarquer que le médecin =
responsable des certificats quiil délivre = na
aucune qualité pour vérifier I'état civil de son
client. Il doit donc toujours — même en cas de
décès — mettre:
:.... Après avoir examiné la personne qu’on nous
a déclaré (ou qui nous à déclaré) être MS
On ne doit donc attacher aucune signification
à une telle formule, comme l'ont fait les histo-
riens qui prétendent’ que le Dr Pelletán, s ex-
primant ainsi pour constater la mort de
Louis XVII, émettait un doute sur son identité.
Ce praticien observail simplement son devoir.
Médecin expert.
Nommé à la requête d'un magistrat. H doit,
dans un rapport, relater ce qu'il consiale sans
s'inspirer des résultats d'enquêtes judiciaires
qu'il n'a pas à connaître.
Médecin témoin.
1" d P A
Ne doit révéler que ce qu'il a pu connaître
rs Y i fession.
hors l'exercice de sa proles |
Anthropométrie et identité. — Domaine spécial
т r = я = = ien.
n'intéressant pas le pratic Sai
Responsabilité criminelle. — Délimitation du
246 VADE MECUM.
libre arbitre qui a pu incomber à un individu
encourant une peine.
Atténuée par l'épilepsie, l'alcoolisme, la pas-
sion (acharnement).
On ne doit pas se hâter de conclure et le rap-
port doit se terminer de cette manière.
« De ce qui précède, il nous est impossible de
conclure définitivement sur l’état mental du pa-
lient soumis à notre examen.
Il devra donc être interné dans un asile où il
sera l'objet d'une surveillance rigoureuse et pro-
longée. »
Maladies à conséquences judiciaires. — Trois ca-
tégories: Provoquées (A. mulilations pour échap-
per à un service publie ou pour bénéficier d'une
assurance; B. par un médecin à cause de la mal pro-
preté d'un instrument; C. par imprudence, etc.).
— Simulées (grossesse en cas de condamnation a
mort ou à l'effet de désignation d'un « curateur
au ventre » pour captalion d’héritage). — Dissi-
mulée (dans le butd'oblenir une assurance, une
fonction publique, etc.) Le médecin peut être
rendu responsable pour tout ou partie : raison
suffisante pour s'abstenir en tous cas de
répondre de l'identité,
Mort. — Un seul signe considéré comme cer-
tain : la putréfaction commencant par la fosse
iliaque gauche.
La date de la mort est difficile dapprécier. La
rigidité ne donne pas d'indication valable; la
putréfaction peut être retardée par la tempéra-
ture ambiante. Le contenu stomacal indique
l'éloignement plus ou moins grand de l'heure
du repas. (Voy. Certificat de décès.)
Rapporl médico-légal. — (Tous les rapports sont
écrits entièrement de la main de l'expert, sur
papier timbré.)
Je soussigné, docteur en médecine de la Faculté
e 7 demeunanta 2
FADE MECUM. 247
A la réquêle de...» (détenteur de l'autorité)
el serment préalablement prété en présence de ce
magistrat, me suis transporte à le
7 heure de. . accompagné de
(représentant de l’autorité) à l'effet
(motif).
t ai constaté ce qui suil:
a. Examen du sujet habillé.
b. Examen des objets qui l'entourent et ayant rap-
port avec la mission.
¢. Examen du sujet nu.
d. Autopsie (s'il y a lien).
Résultat de l'examen :
Crane. Cerveau.
Ouverture du thorax.
Examen des organes en place.
Appareil digestif.
— circulatoire.
— respiratoire.
Foie.
Rein.
Rate.
Os (si fetus).
Organes génitaux externes.
Femme... Utérus. Vagin.
Vessie, etc.
e. Expertise chimique (ou mention du dépôt
des viscères sous scellés,en présence de l'auto-
rité, A leffeL de transport dans un laboratoire).
g. Observations complémentaires s'il y a lieu.
Conclusions :
De ce qui précède nous croyons pouvoir con-
clure.
1°
o
Jo... ele. o
En foi de quoi nous avons délivré le present
mr
EE
Le
TT |S
== TT
PR
GEL
=
Fr
y
LATE
r
FADE MEE EA.
rapport que nous déclarons fait en honneur et
conscience.
SIGNÉ :
№ В. — S'il s'agit d'un empoisonnement. se mon-
rer trés réservé sur la possibilité absolue ou non
d'une intoxication à la dose ingérée - on sait à quel
point les exceptions sont fréquentes‘
Exhumation, — Doit toujours être pratiquée
en présence d'un officier de l'état civil.
1° Constatation de l'identité de la tombe.
20 En cas d'émanations félides, ne répandre
aucun liquide toxique.
3> Constatation de l'identité du sujet après
ouverture du cercueil.
4° Mise sous scellé du cercueil par officier de
1 état civil et médecin.
5° Prise de terre ponr analyse :
1° Dans la fosse.
2° Dans le cimetière (un peu plus loin).
Taches (sang, lait, sperme, poudre). ;
Découper une partie de la tache en laissant
l'autre parlie pour une contre-expertise possible.
Mise sous scellé du « témoin » en présence de
l'autorité,
Différence entre une ecchymose sur le vivant ou
un traumatisme post mortem. — L'écchymose due
au sang extravasé ne peut se produire après la
mort.
La lividité cadavérique ne fournit de taches
due à la transsudation du sérum et de la matière
colorante que dans les parties déclives du corps.
On conslate des caillots dans une ecchymose,
el il nyen a pas dans les taches post mortem.
L'ecchymose présente aussi des couleurs très
variées analogues à celles du spectre.
Observation sur les plaies par armes à feu. — Si
le « coup fait balle » (plomb), le suicide est à
prévoir. Il est difficilement admissible si les
plombs sont écartés.
VADE MECUM. 249
On doit tenir compte de la direction de a
balle.
Toxicologie.
N. B. — Les antidotes se donnent sans, dose précise,
progressivement jusqu’à effet. (Voy. pour le traitement :
Empoisonnement.)
Acides.
Symptômes communs. — Brûlure à l'épigastre,
vomissements rougissant le Lournesol, brûlant
les vêtements "faisant effervescence sur lapierre.
Coliques, diarrhées noires ou sanguinolentes.
Acide sulfurique. — Empoisonnement le plus
souvent accidentel.
Autopsie. — Produit des escarres noirâtres
dans la bouche.
Examen des organes digestifs : placés dans un
matras avec tournure de cuivre; production à
chaud de sulfate de cuivre, dégagementl d'acide
sulfureux (odeur).
Acide azotique.— Taches jaunes indélébiles sur
les etoffes.
Autopsie. — Comme précédemment. Formation
à froid d'azotale de cuivre, dégagement de va-
peurs rutilantes d'acide hypo-azotique.
Acide chlorhydrique. — En présence de l'ammo-
niaque, fumée intense (chlorhydrate d'ammo-
niaque).
L'estomac en contient naturellement.
Autopsie. — Action des vapeurs des matières
suspectes sur l'azotate d'argent. Formation de
chlorure d'argent, précipité blanc insoluble, le
devenant dans l'ammoniaque et noircissant à la
lumière.
Acide oxalique. — Diarrhées, coliques.— Stries
rougcâtres de l'estomac qui devient gélatineux.
Autopsie. — Filtrer ou dialyser el voir si
l'encre est décolorée. Le liquide doit aussi
dissoudre le bleu de Prusse.
et
ES lm
e
3
В
м
a
E
VADE MECUM.
Alealis.
(Ammoniaque, potasse, soude, chaux.)
Symptômes générauT. — Brúlure a Tépigastre,
vomissemenls non effervescents Sur la pierre,
blenissent teinture de tournesol.
Ammoniaque. — Sa présence se révèle par la
formation de chlorhydrate d'ammoniaque (fumée
intense) si le patient respire des vapeurs d'acide
chlorhydrique.
Aufopsie. — Formation d'ammoniure de cuivre
(bleu céleste) en présence d’une solution faible
de sulfate de cuivre qu'on peul reconnaitre
réciproquement.
Polasse. — Tous les sels de polasse donnent
а Та flamme une coloration violacée.
Soude. — Coloration jaune des sels, à la
flamme.
Arsenic.
Arséniale de soude.
Acide arsénieux.
Arsénite de polasse.
Arsénite de cuivre.
Symptômes. — Douleurs à Vépigastre. Vomisse-
ments, soif‘ardente, face orippée, lipothymie,
pétéchies.
Contre-pol
son. — Hydrale de sesquioxyde de
fer fraichement préparé (que les pharmaciens
doivent avoir).
Examen chimique. — Appareil de Marsh. (II
convient de vérifier l'instrument.) L'anneau gri-
sâtre de l’arsenic se déplace, celui de l'an timoine
est plus fixe.
Belladone (Atropine):
Symptômes. — Dilatation de la pupille constric-
tion et gangrène de la gorge.
Délire, hallucinalions.
Réactif physiologique. — Les cobaves ou les
lapins sont indilférents a ce médicament.
On prend trois chats: le 1* témoin, indemne;
FADE MECUM. 251
le 2°, solution titrée en quantité connue (injec-
tion); le 3e quantité connue, liquide suspect
(injection).
Chloroforme et chloral.
Analyse viscérale. — L'azotate d'argent donne
du chiorhydrate, insoluble dans l'eau, soluble
dans l'ammoniaque noircissant à la lumière.
Rapport médico-légal :
nai... De ce qui précède nous croyons pouvoir
conclure :
1° La mort est due à un empoisonnement ;
20 L'empoisonnement est dú au chloroforme ;
30 11 est impossible d'affirmer si le chloroforme a été
ingéré en nature ou sous forme de chloral. .. etc.
Cuivre (Sulfate).
Symptómes.— Vomissements, coliquesinlenses,
diarrhée.
Réactif. — Une clef de fer jetée dans les
déjections se recouvre immédiatement de sel
de cuivre.
Digitale.
Sympiômes. — Pouls rapide, faible, intermit-
tent, urines rares.
Autopsie. — Ventricules vides en systole,
oreilletles pleines en diastole.
Réactif physiologique. — Trois grenouilles dont
on découvre le cœur.
Une témoin. Une soumise à solution titrée de
digitale. Une soumise à extrait suspect en quan-
lité connue. On constate aux deux dernières des
symptômes identiques si empoisonnement.
Phosphore.
Sympiômes. — Mort lente, coloration jaune de
la peau dès lé lendemain, brûlure à l'épigastre.
Vomissements lumineux dans l'obscurité, ayant
l'odeur d'ail.
= —-—
ра Ent
A
Ra MT
Creed
2 Da VA DE ME C UM =
Contre-poison, — Essence de térébenthine par
cuillerées à café d'heure en heure.
Autopsie. — Examen du tube digestif : érosion,
dégénérescence graissense, stéatose de tous les
organes au bout de deux jours.
Expertise chimique. — Appareil de Mitscher-
lich, sorte d'alambic avec serpentin en verre,
donnant des vapeurs lumineuses dans l'obscurité
(d’une très grande sensibilité).
Plomb.
Symplômes. — Constipation opiniâtre, coliques
intenses, gencives lisérées de bleu. Malade
dans le décubitus abdominal (calme obtenu par
pression) ; maux de tète, main en griffe.
Réactif chimique. — Pour tous les sels de
plomb : iodure de potassium donnant un préci-
pilé jaune d'iodure de plomb.
N. B. — On doit pour la céruse ajouter préalablement
de l'acide azotique, donnant un azotate soluble formant
le précipité ci-dessus.
Sublimé (Bichlorure Hg.)
Symptômes. — Brûlures (congestion du tube di-
aeslif), coliques, diarrhée bilieuse, vomissements.
Réactif. — L'iodure de potassium donne un
précité jaunatre, rosé puis rouge écarlate de
biiodure de mercure qui devient ensuite incolore
par exces d'iodure. Il suffit donc de laisser tomber
une goutte d'iodure dans les vomissements.
AsphyTte-
Empéchement mécanique de l'entrée de l'air
dans les poumons.
Au bout de 430" cessation des mouvements
respiratoires.
L'inspiration est breve, l'expiration nulle.
Les mouvements cardiaques subsistent plus
longtemps. On ne perçoit plus, en dernier lieu,
que les battements des oreillettes. La syncope
se produit au bout d'une minute.
VADE MECUM. 259
La sensibilité disparait progressivement, dé-
butant par les membres inférieurs pour se ter-
miner par la cornée.
La température s'élève. Mouvements convul-
sifs cloniques, émission de sperme, d'urine
matières fécales.
A I'aulopsie. — Cadavre cyanosé, conjonctives
injectées. Le sang est liquide et foncé. Le cœur
cauche est vide tandis que le droit est en étal
de réplélion. Les poumons sont congestionnés ;
on constate de l'emphysème et de l'ecchymose
sous-pleurale. ;
Strangulation.
Entrainela mort par asphyxie. On constate des
signes extérieurs d'une constriction autour ou
en avant du cou avec les mains ou avec un lien,
Sujfocalion.
Mort par asphyxie résultant dun obstacle
autre que celui de la strangulation, pendaison
ou submersion.
a. Occlusion directe des marines el de la
bouche : fréquenie chez le nouveau-né; on
observe des traces de violence.
b. Corps étrangers des voies respiratoires (on
peut le retrouver, souvent traces de violence).
c. Compression de la poitrine ou de l'abdomen.
On constate alors des ecchymoses poncluées
de la face, du cou et de la partie supérieure du
trone, une congestion très nette de la peau. Une
ecchymose sous-conjonctivale.
d. Enfouissement sous terre ou dans un milieu
pulvérulent : on constate une ecchymose sous-
péricardique, de l'écume à la bouche, des sub-
stances étrangères dans les voies respiraloires.
Tous les autres signes sont ceux de lasphyxie
Submersion.
Résulte de l'oblitération des voies respira-
toires par un liquide.
254 VADE MECUM.
On constate de l'écume a-la bouche, le sang
est noir et liquide, des matières alimentaires
dans les bronches, de l'eau dans l'oreille
moyenne, ecchymose sous-pleurale.
Asphyxie.
Ne doit pasètreconfondue avec empoisonnement
(gaz ou charbon); dans ce dernier cas l'analyse
du sang permettra d'établir la véritable cause.
Suicide: — L'idée en sera écartée toutes les fois
qu’on pourra établir qu un traumatisme siège à un
endroit où le sujet n'a pu s'alleindre lui-mème-
Viol.— Consiste dans le coït sans le consente-
ment de la personne.
La présence de la membrane hymen n'offre
pas un criterium décisif. On constate des vio-
lences : ecchymoses en forme de bracelet aux
poignets, à la poitrine, à la vulve qui est rouge,
congestionnée. La face des condyles internes
offre aussi des ecchymoses produites par la
femme en se contractant, pour résister. On peut
constater la présence de spermalozoïdes qu'il
faut rechercher sur les parties, à la fourchette,
dans les poils (s'il y à lieu), à la partie postérieure
de la chemise.
On examinera s'il n'y à pas eu de violence à là
partie postérieure de la tèle, dans le bul d'etour-
dir la victime.
On doit se montrer réservé dans les cas de
viol pendant le sommeil simple (7), sans violence,
dans le sommeil hypnotique.
On doit rechercher avec plus de soins l'emploi
d'ur stupéfiant ou du chloroforme.
Les tentalives de viol et les atlentals à la
pudeur (altouchements illicites) seront l’objet
des mêmes recherches.
Accouchement prématuré.
Pratiqué par un médecin en cas de dystocie
ou pour toute autre cause. On doit se baser sur
| Vopinion de la famille et demander la présence
| de deux confrères.
Avortement criminel.
i> Dü aux moyens thérapeutiques (drasti-
ques, elc.).
9° Aux moyens physiques (lraumatisme, dé-
collement ou piqure de l'œuf}.
Le médecin légiste doit se poser et essayer de
résoudre les différentes questions suivantes :
19 Quid du produit?
A terme : ossification du fémur entre les deux
condyles ; longueur du fœtus om 50. Poids 3k.500.
Les 4°: alvéoles dentaires sont cloisonnés.
La méthode docimasique permel de déterminer
la présence de lair dans les poumons (qui
surnagent lorsqu'ils contiennent de l'air); on
doit constater si l'air a atteint toules les parties
du poumon (l'enfant a respire) ou seulement une
partie (insufflation pour tenter le rappel à la vie;
il y à aussi dans ce cas de l'air dans l'estomac
et l'intestin). La putréfaction occasionne égale-
ment des bulles gazeuses.
La constatation d'une cicatrice au cordon
(coupé ou déchiré) est l'indice certain que len-
fant à vécu quelques jours.
Cause de la mort? Suffocation, submersion,
strangulation, froid? ?...
9» Examen de la mère. — Examen génital.
Lochies sanguinolentes venant de l'utérus, ушуе
edématiée. traumatismes du périnée, ulérus fendu.
Examen des seins, ele.
Médecine noire.
A EEE
Purgatifdu Codex à prendreen une fois,le matin.
Follicule de séné... gr
Rhubarbe..... =
Manne-en larmes. 11111950 500 i
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956 VADE MECUM, VADE MECUM. 257
ón
———
PS
Mélissé ternée par l'arséniate de soude, l'iode, la léci-
thine; 2° exercice au grand air; 2° Ermnasiique- в
mouvements congestifs du bassin ; 4? au moment
où les règles semblent vouloir arriver, prendre
dans la journée la potion suivante :
Stimulant. Eau dislillée de sommités fleuries
en potion 50 à 100 gr.
Eau des Carmes : 10 à 50 gr. la potion.
LS
OC TES TET So a
ыы мас. ES
— E A]
= a=
TE
——
"FE —2— нь
md —
al
Méningite. Huile essentielle de rue... .....
Tuberculeuse. — La mort est presque falale. — de sabine..
Au début, purgatif (huile de ricin 25 gr., calo- Eau de fleur d'oranger 10 gr.
mel o gr. 75); puis on donne le calomel & doses Sirop de safran. 20
réfractées o gr. o2 toutes les heures. Bromure Eau distillée d’armoise (Herzen.)
de potassium ou de sodium 4 gr. Chloral en lave-
ment 2 gr. pour prévenir les accidents convul-
sifs; glace sur la téte et enveloppement mouille
=
4
da V gouttes
Le même auteur recommande. contre les dou-
leurs, l'administration, quatre fois par jour, de
Y ; ; MONT: i XX gouttes de viburnum prunifolium (extrait
plusieurs fois par jour; contre les vomissements: fluide).
potion de Rivière, une cuillerée à café : une et
deux toutes les heures ; sucer de la glace. — Ponc- Menthe poivrée.
tion lombaire. À pneumocoque, a coli bacille, etc. DEE Ae
Même traitement; le diagnostic est fait par la
ponction lombaire; le pronostic esl moins grave.
— Syphilitique. Il serait prudent de toujours la
soupconner et de donner l'iodure de potassium
3 ou 4 gr. par jour et le mercure en frictions
(onguent napolitain 10 gr.) dans toute ménin- Menthol.
gite. FAT
(Labiées). En infusion de 10 p. 1000 (feuilles).
Stimulante, stomachique, emménagogue.
Essence de menthe (Codex). II gouttes par
dose, jusqu'à XII pro die.
Eau dist. de menthe, en potion, de 20 & 100 gr.
Antiseplique puissant. De o gr. 20 4 o gr. 25; il
Ménopause. augmente l'énergie du cœur et la pression.
(Age critique). — Contre les troublesutérins être Gray BIS Contre e la m migraine e e Na
en éveil contre les conséquences d'hémorragies; Bal e :0 gr. 09 pro die : de o or. 10.150:
c'est l'âge le plus fréquent auquel s'observe le (pilules).
cancer. Eviter l'eau froide pour la foilette vulvaire Menthol.
et les bains de pieds. Contre les troubles circula- E 1
ioires; éviter les excitants (café, vin, alcool); EE jou Validol). Stomachique,
contre les troubles psychiques, éviter toute fati- stimulant, de À à XX gouttes,
gue, exercice modéré, bromures, valériane Menton (Alpes-Maritimes).
d'une manière génér ale et Sli les hémor- =r — !
roides, purgatifs légers. | (Nole communiquée par M. le Dr Gallot, méde-
cin consultant.)
Menstruation (troubles de la). Situé sur le bord de la mer
‚pres de la fron-
(Formation, dysménorrhée de la jeune fille.) tière italienne, protégé des vents froids de tous
Alimentation reconstituante. Médication al- côtés parles montagnes environnantes, Menton
17
206 VADE MECUAL
est une des stations les plus chaudes el les
mieux abritées de la Riviera.
D'apres Bréala température hivernale moyenne
v est de 14°, la température moyenne minima de
l'hiver de 4°,6; le baromètre s'y maintient entré
750 et 764, l'hygromètre entre 40° et 65°; les
brouillards y sont inconnus,
Si l'on en croit Weber, Menton a un degré de
chaleur de plus que Cannes tout en étant moins
sec que les slations voisines.
Menton dispose d’un service de désinfection
qui lui permet d'assurer la salubrité des locaux
occupés par ses hivernants.
Indications. — Tuberculose pulmonaire dans
ses premiers stades ; catarrhes des bronches.
Anémies, maladies de dénutrition, neuraslhé-
nie : rhumatismes. Convalescences.
Contre-indications. — Certaines névroses chez
des sujets particulièrement excitables, suppor-
tant mal le voisinage de Та тег.
Mercuriale.
(Euphorbiacées). Miel de — en lavement pur-
atif de 50 à 66 gr. Laxatif. Décoction de feuilles
15 à 500 gr.
Mercure.
Métallique.En pommades ou onguent. L'onguent
mercuriel double ou napolitain se compose de
poids égaux de mercure et d'axonge. L'onguent
simple contient une partie en poids de mercure-
contre trois d'axonge. A ¿té employé pur contre
les obstructions intestinales.
— (Bichlorure). Sublime corrosif. Antliseptique
puissant. La solution de Van Swieten est com-
posée :
Bichlorure de mercure. ,-......... | gr.
Alcool à 90° A 2000 ==
Kader Ede A 00
VADE MECUIA. 259
À l'intérieur on emploie le sublimé à la dose
de:1adcentigr.,enpilules (syphilis). On formule :
Bichlorure Hg .... ak 110 OP:
Extrait thébaique......... 0 gr.
Poudre de réglisse.....
Extrait mou de gentiane......
Pour une pilule. 1 à 3 par jour.
— (Bilodure de). A l’intérieur en pilules de
о £r.005 à 0 gr. 025. En injections hypodermiques
à gr. 02 par jour,
C'est une poudre rouge - écarlate, insoluble
dans l'eau contenant de l'iodure de potassium.
Sirop de Gibert contient :
Biiodure de Hg 0 gr. 01
lodure de potassium..... 0 gr, 10
sirop d’écorces d’oranges amères. 20 gr.
Pour une cuillerée à potage.
— (Protoiodure de). À l’intérieur, de o gr. 0d à
0 er. 10. En pilule, ajouter de l'extrait d'opium
comme correctif. Pour éviter la salivation, admi-
nistrer du chlorate de potasse, pastilles de 6 à 8
par jour.
Calomel. — Poudre blanche insoluble, sans
saveur. C'est du protochlorure de mercure. Sert
à saupoudrer les plaies, à l’ext.; à l’intérieur,
purgatif, o gr. 20 à 1 gr. par jour. Incompatibi-
lite : sel marin.
(Voy. traitement de la syphilis.)
Metallotherapie.
fas Ú gr.
On a pu, dans certains cas d'origine hystéri-
que, provoquer des guérisons'par l'application de
plaques métalliques (zinc, cuivre, or et argent).
L'apposition de deux métaux, zinc et cuivre par
exemple, constitue un élément de petite pile qui,
appliqué sur la peau, a pour excitateur un liquide
organique (sueur). Il se crée un courant faible
mais très durable qu'on pourrait uliliser contre
lesnévralgies, les douleursabdominales (liées aux
a
260 VADE HECUM.
lésions des annexes de l'utérus, etc). Le prix de
ces plaques est infime : 0 fr. 45 environ dans le
commerce. On “peut décaper et régénérer l’élé-
ment avec un peu d'eau acidulée.
De semblables piles, groupées en ceinture,
sont proposées avec grand fracas par les charla-
tans. dans les journaux, au prix de 10 fr. la pla-
que - ils n'hésitent pas à prendre 4 fr. pour la
recharge (décapage''!) Ne conviendrait-il pas
de lutter efficacement contre cette exploitation
éhontée en indiquant aux malades impatients
les modes de construction et d'emploi???
Métrites.
Sn ERAN
Aiguë, d'origine puerpérale : injections intra-
utérines, pansements antiseptiques. Si rétention
de membranes : curettage.
Parallèlement, toniques, purgatifs, quinine,
glace sur l'abdomen, narcoliques. Si dépression,
injections sous-cutanées de petites doses de se-
ram Chéron. TON :
— Aigué, non puerpérale. — Cautérisations lé-
ogres du col de l'utérus (teinture d'iode, resor-
cine glycérinée au 1/09, nitrate d'argent, elc.).
Injections émollientes (décoction de racine de
guimauve) el antiseptiques (acide picrique, per-
manganale de potasse). Le soir, applications de
suppositoires glycérinés à l'eucalyptus. Contre
les douleurs : liniment calmant de Chéron en
friction sur l'abdomen. Laxatifs.
— Aigué folale. — Méme médication. Contre les
douleurs : opiacés; si congestion intense, sang-
sues au périnée.
Si hémorragique : curettage, galvanisation
(pôle + au niveau de l'utérus, pôle — indifférent
au niveau de l'abdomen. Trois fois par semaine,
séances de 10 minutes, intensité 5 à 20 milliam-
pères.
— Chroniqué. — Mème traitement. Electrolyse
avec ampérage progressif : 9, 20, 5o milliampères
VADE MECUM. 261
et plus, sans heurter la tolérance de la patiente
en avant soin d'alterner les pôles pour ne pas
modifier le flux menstruel (5 minules pôle + au
niveau de l'utérus,5 minutes pôle —), pansements
et injections antiseptiques.
Métrorragies,
Repos au lit, injections très chaûdes de 45
а 50°. Tamponnement avec de la gaze imbibée
d’une solution d'’antipyrine ou d'adrénaline,
Sérum artificiel Chéron, doses moyennes.
Si graves, curettage ou, mieux : électrisation,
pôle + au niveau de l'utérus (Voy. ci-dessus: Me-
irite hémorragique).
Microcidine.
Vient du naphtol, très antiseptique et non
toxique, très soluble, en solution dans l'eau, de
3 à 30 p. 1000.
Migraine.
Simple.— Repos, beaucoup sont soulagés par
l'alimentation.
Antipyrine 0 gr. 50 à 1 gr.
Migrainine (antipyrine, 89,40; caféine, 8,20;
acide citrique o gr. 56), de o gr. 50 à 1 gr.
Nous préconisons l'association médicamen-
teuse suivante :
Phénacéline . ..... a DES
Antipyrine 0 gr. 03
Pour un cachet ou un comprimé, un toutes les
deux heures (jusqu'à 4).
Applications locales de menthol el de chlore-
thyle, d'eau sédative.
— Ophlalmique.
Bromure d’ammonium
— de potassium::.......
— de sodium
Eau distillée
— a. si
- ih —
rw FT,
=
TE
E.
262 VADE МЕСТИ,
La cuillérée à potage contient 1 gr. 5o de prin-
cipes; prendre pendant une, déux, trois semaines
successivement, trois, quatre, cinq cuillerées
par jour (Charcot).
Mixture.
Mélange de substances insolubles (agiter
avant emploi).
Monaco (Principauté de).
(Note de M. le Dr André Lucas, médecin-
consultant.)
Enclavée dans le département des Alpes:
Maritimes, entre les communes de la Turbie
et de Roquebrune, la principauté de Monaco
s'étend. au bord de la mer, sur une longueur de
3 kilomètres.
Onimus dit : « Le climat de Monaco est incon-
testablement préférable à celui des autres villes
du littoral, grâce à l'abri que lui offrent au nord
ét à l'ouest des montagnes très élevées, la Téte
de Chien (565 métres), le Mont Agel (1173 metres)
et la Rossignola (690 mètres). Il est excessive-
ment rare que le thermomètre descende à o°,
même par les nuits les plus froides.
Brouillards : inconnus.
Entre le niveau de la mer et celui de la Turbie,
que dessert un chemin de fer à crémaillère, le
médecin peut choisir, dans chaque cas, l'altitude
la plus favorable. Monaco, Monte-Carlo el La
Condamine présentent d’ailleurs des oriental.ons
différentes entre lesquelles le choix est pos-
siblé.
La principauté offre donc d'exceptionnelles
ressources naturelles.
L'hygiéne est répandue a profusion: canalisation
pour les eaux ; fosses d'aisances remplacées par
le tout-3-l'égout; detritus de voirie el ordures
de toute espèce détruits par incinération (Four
Iorsfall) ; destruction de la poussière par gou-
TADE MECUH. 263
dronnage des routes; abaltoirs élroitement ser-
veillés ; désinfection obligatoire par abonnement
pour les hôtels el garnis ; éclairage électrique.
Partout et toujours l’aspect séduisant de la pro-
preté complete.
Les ressources thérapeutiques artificielles doivent
ètre mentionnees : les Thermes Valentia, dans
lesquels sont réunies toutes les ressources de la
ihérapeutique par les agenls physiques, vont étre
déplacés en raison des exigences de la création
du Port que fait construire actuellement S. A. S.
le prince Albert Ier. Ils sont dirigés par M, le
Dr Konried.
L'hôpital qui vient d'être édifié (1902) est dis:
posé en pavillons, Il peut être considéré comme
modèle.
Les attractions sont nombreuses : excursions,
théâtre, tir aux pigeons, lawn-tennis, casino. Ces
plaisirs sont utiles, dil Onimus et rien ninflue
d'une facon aussi facheuse sur la santé que
l'ennui. Les incessantes communications entre
les différentes stations de la Côte. d'Azur, ne
permettent pas, comme l'a tenté le Dr Guiter de
Cannes, de critiquer plus particulièrement Nice
et Monaco, à cause de leurs attractions.
Beau-Soleil, cité nouvellement construite el
qui va être érigée en commune (territoire fran-
cais) est, par excellence, la ville des valétudi-
naires hivernants.
Ajoulons que depuis quelques années déjà
Monaco recoit un nombre considérable de visi-
teurs pendant l'été, nombre qui va s'accroitre
encore par l'aménagement de la plage située
entre Monte-Carlo el le cap Martin.
| Mont-Dore (Puy-de-Dôme).
(Note communiquée par M. le Dr J. Nicolas,
médecin consultant.)
La saison du Monl-Dore dure dû 1° juin au
1*r octobre.
264 - YVADE MEGUM. VADE MECUM. 265
La gratuité du traitement esl accordée aux
médecins, à leurs femmes et á leurs enfants par litre; un à trois verres).
non mariés.
aie Morelle.
Les sources du Mont-Dore jaillissent natu- _— : ; ==
rellement du sol, a une temperature de 38%a 42. — (Solanacées). Décoction de 30 4 50 p. 1000 en
Elles sont toutes renfermées dans l'élablisse- injection. Sedalif.
ment thermal, récemment restauré, un des plus
grandioses d ‘ance, el sont utilisées int Patent о :
== E Franc se Insoluble ; on préfère ses sels (chlorhydrate) à
même de leur émergence, par conséquent sans : “our. À éviter de
; я To = Rhy la dose de 0 gr. o1 à o gr. 05 par jour. À eviler dans
rien perdre des qualités de chaleur, d'électricité, los néphrites albuminuriques et chez les enfants
d'activité, dues à l'état naissant. | FEN т A
Les eaux du Mont-Dore sont classées dans les Morphinomanie.
ET —————— Te —— a —
arsenicales, mais c'est la silice qui domine dans La suppression ne peut être faite que dans
leur minéralisation.
une maison spéciale; nous ne prenons nos mor-
phinomanes que pour une période de deux mois,
jamais moins, car la guérison ne peut s'obtenir
dans un espace plus court. Nous supprimons
sulfate de magnésie, 5 gr. de sulfate de soude
Morphine.
Ey
ST FETE
Fi
Бе а о
Elles s’administrenten boissen, bains, douches,
inhalations, pulvérisations, gargarismes, irriga-
tions nasales, pédiluves. Les inhalations, dont
les vapeurs renferment les principes constitutifs complètement la drogue en cinq jours. Le pre-
de l'eau, sont,avec les bains hyperthermaux pris
; Te mier jour nous donnons la dose habituelle (1 gr.
sur les sources mêmes, les caractéristiques du | par exemple), le deuxième la 1/2 (o gr. 50), le
AN Se ae es troisième o gr. 25, le quatrième o gr. 12, le
Les eaux du Mont-Dore sont principalement cinquième o gr. o5, le sixième rien. Pendant
employées E BHeCHHS des voies respira- tout ce temps le malade est au lit, sous là sur-
toires chez les arthritiques. Elles sont surtout veillance immédiate du médecin et d'un garde
indiquées dans l'asthme, l'emphysème, les bron- sûr. S'il y a collapsus, nous donnons des înjec-
chites chroniques et à répétilion, laryngites, tions de spartéine (o gr. 05), trois fois par jour;
coryzas, et la tuberculose pulmonaire a ses pre- la caféine (0 gr. 25) ; deux fois par jour des in-
mières périodes. Elles sont efficaces aussi contre jections d'éther. Contre l'excitation le bain
les rhumatismes, les névralgies scialiques, etc. tiède 320 trois quarts d'heure, ou la douche tiède.
L’altitude (1052 mètres) de la station, qui est Rien à faire contre les vomissements et la diar-
entourée de montagnes plus élevées (1400 à rhée qui éliminent le poison ; donner de la glace,
1886 mètres), fait d'un traitement du Mont-Dore du lait d'heure en heure, des gelées de viande ou
une cure d'air et une cure thermale combi- du jus. — Contre linsomnie le bromidia, deux
nées. cuillerées à café, l'hydrate d'amylène (soluble
de 3 À 5 gr. en une fois, potion) et le sulfonal
(2gr.). Traitement reconstituant; douches, mas-
sages, alimentation variée.
Montmirail (Vaucluse). Morrhuol.
Les contre-indications du traitement montl-
dorien sont l'artériosclérase très prononcée el
les lésions du cœur non compensées.
Eaux minérales purgatives salines (9 gr. 50 de Succédané de l'huile de foie de morue, dont il
266 FADE MECUM.
dérive; quatre à dix capsules par jour (0 gr. 20
par capsule).
Morsures venimeuses.
Faire saigner et cautériser au fer rouge, au
chlorure de zinc, chlorure de chaux (solution au
1/36* Calmette).
Acide chromique pur ou permanganate de potasse
(préférables). S'il s'agit d'un chien suspect de
rage, traitement à l'Institut Pasteur.
Morve.
Sacrifier les animaux morveux. Les vaccina-
tions anlimorveuses sont incertaines. Désinfec-
tion des mains et des objets avec une solution
de sublimé à 1 p. 1000. Cautérisation précoce au
fer rouge de toute plaie infectée. Quand la mala-
die est déclarée, panser les abcès et ulcérations
avec iodoforme (Q. S5.), acide phénique, 25/1000,
naphtol camphré 10/30. Toucher les plaies avec
la teinture d'iode,
A l'intérieur donner l'iode (teinture XII gout-
tes; les iodures (4 gr.) et les toniques; acide
arsénieux, o gr. ood; fer, o gr. 20 par jour
(Debove).
Moules.
(Empoisonnement par les). Vomitifs, eau vi-
naigrée, caféine en injections hypodermiques.
Mousse de Corse.
De 7 à 10 gr. de poudre en décoclé comme ver-
mifuge.
Moutarde noire.
(Crucifères). À l'extérieur en sinapismes et pé-
diluves dans eau tiède (si trop chaude l'eau
annihile les propriétés révulsives). Poudre sur
un cataplasme de farine de lin (sinapisme). Cinq
cuillerées à soupe dans eau. Pédiluve.
VADE MECUM.
Mucilage.
Médicament liquide visqueux contenant des
principes. dissous dans l'eau (gomme, gui-
mauve, etc.).
Muguel.
(Ordium albicans), Traiter par les alcalins : Eau
de Vichy, bicarbonate de soude et les toniques.
Muguet.
(Convallaria maialis, liliacées). A pour principe
actif la convallarine (Hardy), analogue de la di-
gitale. Alcoolature de muguet 1 à 10 gr., extrait,
1 à 2 gr. (Enfants, extrait : 5 ans o gr. 05; 5 ans
о эт. 25 а о @г. 50; 5 а 12 ans,0 gr. 50 a 1 gr. Nogué.)
Muse.
En leinture de 6 a 10 gr. (emménagogue ?).
Hystérie, délire de la pneumonie et accidents
nerveux graves au cours de maladies. Enfants
jusqu'à 1 an, poudre de o gr.o2 à 0 gr. 04; Sans,
0 gr. 04 à 0 gr. 10;5ans,0gr.10 à 0 gr. 20; 10 ans,
raser.
Muscarine.
[nusitée, très toxique, effets contraires de
I'atropine.
My élites.
Aigués. Elles peuvent étre apoplectiformes et
tuer en quelques jours; elles peuvenl durer
quelques semaines avec le méme résullat. Révul-
sion de la région dorso-lombaire avec : sina-
pismes, pointes de feu; huile de croton ; contre
la température et l'adyvnamie : bains froids 23° et
injection de sérum artificiel (500 gr.) contre l'in-
fection. Veiller aux eschares; dans ce cas, pan-
ser avec la poudre de Lucas-Championnière :
iodoforme, poudre de quinquina, de benjoin,
carbonate de magnésie P.E. — Chronique. Révul-
ie
gt [EERE
Tm
Toes
mt
aa
TUE ep
a
268 VADE MECUM.
sion de la moelle : sinapismes, pointes de feu.
Huile de croton. Electrisation galvanique (chaque
jour 10 milliampères, pôle — à la moelle), fara-
dique, quinze minutes par jour, des régions pa-
raplégiées. Il est prudent d'essayer toujours le
traitement mercuriel. — Syphilitique. Injection de
calomel, o gr. 10 tous les six jours; biiodure de
mercure, 0 gr. 03 dans huile, injection hypoder-
mique chaque jour; frictions, onguent napoli-
tain (10 gr. par jour). Donner l'iodure de potas-
sium à très grosses doses, 8 à 10 gr.
Myocardites.
CTN UN — +)
Aigué. Le plus souvent elle est la suite d'une
infection ou du rhumatisme. Révulsion de la
région précordiale avec : pointes de feu, sina-
pismes, marteau de Mayor, glace en permanence.
Tonifier le cœur avec : caféine, injecklion sous-
cutanée ogr. 25 par seringue, trois fois par jour ;
digitale en infusion, o gr. 50 par jour pendant
quatre jours; injections d'éther, quatre fois par
jour ; d'huile camphrée, de sulfate de spartéine,
о ет. об par seringue, trois fois par jour. — Chro-
nique ou artério scléreuse (intoxiqués, syphiliti-
ques). Donner Fiodure de sodium, 3 gr. par jour
associé au bromure de potassium, 4 gr. pendant
longtemps; régime lacté, vin de Trousseau,
deux cuillerées par jour; digitale en teinture
XXX gouttes, caféine.
My xcedéme.
4 A LE mr
Injections hypodermiques ou tablettes thyroi-
diennes (progressivement, surveiller). Massage.
Cures à Aix-les-Bains.
N
Naevius.
(Ou angiome!. Si de dimensions reslreinles
VADE MECUM. 269
caulérisation. Chez jeunes enfants, scarifica-
tions avec du vaccin, espacées pour formation
de cicatrice blanche.
Plus important: Électrolyse avec aiguilles do
reliées au pôle positif d'une pile,implantées pen-
dant vingt à trente secondes avec une intensité
de courant de 5 à 10 milliampères. Electrode —
indifférente large, recouverte de peau de cha-
mois. Si hémorragie après électrisation : com-
pression, solution d'antipyrine ou dadrénaline.
Naphtol В.
Antiseptique intestinal, dose de o gr. 25 a tgr.
en cachets. (Fièvre typhoïde, dysentérie, ete.)
Narcéine.
Dérivée de l'opium, de 2 á 10 centigr. 1/2 en
pilule et sirop (s'abstenir chez les enfants). So-
porifique, sans excitation, analgésique.
Injection sous-cutanée avec :
Chlorhydrate de narcéine....
Une seringue de Pravaz de 1 c.c. contient
o gr. 02 1/2 environ. Deux par jour.
Narcotiques.
SEE
Opium et dérivés, sulfonal, bromidia, dormiol,
trional. L'hydrate d'amylène, sans action sur le
cœur ni l'estomac, se prescrit à la dose de 3 à
5 gr. en potion (soluble dans l'eau) à prendre en
une fois au moment du coucher.
Néphrites.
A
Aigués. — Régime lacté, ventouses au niveau
des reins, éviter le froid, diurétiques : lactose
100 gr. par jour, tisane de queue de cerises, uva
ursi én infusion 5 p- 1000.
— (Chronique interstitielle et épilhéliale, — Traile-
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