KURZWEIL K 000

KURZWEIL K 000
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KURZWEIL K 1000
Kurzweil nous va
Pourquoi les prix baissent ? Quelqu’un I’a compris chez Kurzweil,
puisqu’on peut enfin s’offrir le grand son sans passer aux assises.
Le K 1000, c’est quatre fois plus que le K 250,
le gros morceau de la firme, mais c’est quatre fois moins cher.
Et bien, que ce soit un Kurzweil,
ce n’est pas un opéra de quat sous B David Korn
Un piano numérique déguisé en synthé (ou l'inverse ?)
aymond Kurzweil est un homme
astucieux qui a mis au point un
nième moyen de reproduire la
sonorité d’instrument naturels,
en ayant la bonté de le paqueter dans un
vrai clavier pour pianistes. Le K 250 coü-
tait un peu cher dans l’absolu, mais voici,
refrain à la mode, presque-la-même-
chose-pour-quatre-fois-moins-cher : le K
1000.
Définissons objectivement le K 1000.
1) I] n’est pas tout seul, Il fait partie de
la « série 1000 », qui sont des claviers ou
des expandeurs dédiés à la restitution de
sonorités d’une famille particulière d’ins-
truments (oh, il parle comme dans les
cahiers de l’ACME), cuivres, guitares,
cordes ou claviers. Le K 1000, K pour
keyboards, fait donc dans les claviers. En
fait, c’est un peu le généraliste du groupe,
car il fait aussi un peu de cordes, et même
des cuivres ou des chœurs. Il n’a toujours
pas expliqué ce qu’était le K 1000.
2) Il est double. C’est un lecteur d’échan-
tillons numériques, une boîte avec un
piano, des orgues, des violons, des
chœurs et des trompettes dedans, mais
c’est aussi un synthétiseur qui ç :rmet
d’utiliser tous ces sons pour en faire
d'autres. Pas n'importe quel synthéti-
seur. Le mode d'emploi fait bien ses 100
pages (Il est bien ce synthé ? Oh oui, le
mode d'emploi fait bien ses 100 pages).
Nous reprenons notre banc aprés cette
courte interruption momentanée de
l’image et du son.
Vous lisez bien DISC
Merci. La face avant. Un afficheur LCD
32 caractères, un curseur de volume, un
de data entry, des boutons.
Le K 1000 comme boîte à sons : un cla-
vier 76 notes lestées, 24 voies de polypho-
nie. Le son Kurzweil, c’est-à-dire gros.
185 presets dont 64 programmables.
Quatres boutons A-B-C-D et dix de zéro
à neuf pour avoir le rappel instantané de
40 d'entre eux, car le Kurzweil souffre de
la même maladie que ses congénères : le
manque de boutons, Nous ne disposons
que de paires de boutons + et - pour faire
défiler les presets, les menus, les parame-
tres et les valeurs.
Deux modes accessibles sur notre K
1000 : « play » et « edit », qui sont assez
parlant en version originale. Les boutons
sont donc a double fonction. Le premier
sert à passer d’un mode à l’autre, restons
en mode « play ». Le deuxième sert à
sélectionner le mode MIDI, entre omni,
poly et un mode spécial permettant
d’affecter un canal à un preset, pour la
multitimbralité qui avec 24 voies prend
tout son sens. La paire qui suit permet de
sélectionner les canaux MIDI, la suivante
de faire défiler les presets et la dernière,
les valeurs (en mode play ou edit). Après
avoir fait le tour des sons, deux options :
en rester là ou passer en mode edit. J’en
suis resté là.
Rappel à l’ordre
Non, master, ne me frappez pas encore,
je finis, master. Le mode edit. Il y a lá des
fonctions que je n’avais jamais vu aupa-
ravant et les porteurs se sont enfuis cette
nuit. J’avance avec circonspection. Et je
n’ai pas tort.
Un preset de K 1000 peut-être composé
de quatre sons différents à superposer, à
choisir parmi tous ceux qui résident dans
l’appareil, sans diminution de polypho-
nie. Ensuite, on choisit des traitements —
LFO, enveloppes et autres — que l’on
appliquera à l’un de ces sons, appelés
modules, comme sur un synthé-
tiens-modulaire. On édite couche par
couche, et tous les paramètres sont indé-
pendant. Deux niveaux d’édition : les
effets compilés ou modulaires. Les pre-
miers sont des ensembles de réglages,
appelés effets compilés, car ils sont des
compilations de modules préétablies par
banc d'essai,
les valeureux guerriers sur la Kurzweil
inc., par exemple, demander « chorus »
suffit pour copier une couche sur une
autre et les désaccorder légèrement, « vi-
brato » pour moduler la fréquence par
un LFO et ainsi de suite. On peut éditer
ces effets, mais pas sauvegarder ses pro-
pres effets compilés. C’est le son qu’on
sauvegarde.
Le deuxième niveau : les effets modulai-
res. Exemple de ce qu’on trouve sur le K
1000 : le LFO et les enveloppes
Les LFO
(Dites très vite)
Deux LFO. Non, quatre, ça dépend.
Deux pour moduler les quatres couches
à la fois, deux pour les moduler séparé-
ment. Mais ils sont vraiment indépen-
dant, si l’on joue les notes les unes apres
les autres, ils ne seront pas en phase et
n’auront pas nécessairement la même
vitesse. Mais si on veut, ils peuvent,
voyez ?
La vitesse des LFO peut-être contrôlée
par à peu près n'importe quoi : molettes,
breath controller, aftertouch... donc on
spécifie les valeurs minimum et maxi-
mum de la vitesse du LFO, et du coup il
y a un paramètre pour le contrôle de la
vitesse du LFO. La forme de l'onde du
LFO. Généralement, il y en a trois ou
quatre. Ici, il y en a 22. Dont le bruit bleu,
vert et rouge. Et la valeur initiale pour la
phase ? Oui, c’est possible, de 0 a 270
degrés, et c’est très utile pour savoir ou
va démarrer sa modulation, surtout
quand on module la fréquence.
Essayez d’imaginer un son composé de
quatre couches différentes modulées
séparément par deux LFO chacunes et
globalement par deux autres, eh bien
vous ne pouvez pas. Voyons plutôt les
enveloppes.
En veux-tu,
enveloppe ha ha
Quatres enveloppes pour chaque couche,
et deux pour les quatres à la fois, vous
comprendrez plus tard pourquoi (s’il me
reste assez de place, sinon j'en fais un
« Que sais-je »).
Les deux premières enveloppes sont du
style Attack-Sustain-Release, avec juste
réglage de la durée de chaque segment.
Faiblard ? Attendez, je n’ai jamais dit
que c’étaient les enveloppes du VCA !
Sur le sustain, trois options : « Nor-
mal », on passe par les trois portions et
on s’arrête, « Hold » le release ne com-
mence que quand on relache la note,
« Repeat » comme nornal sauf que ça
recommence A-R, A-R, A-R, etc.
Vous avez lu « quand je tiens la note,
quand je relache la note », En fait, c’est
une image, mais la réalité est toute autre,
vous allez le constater... Plus tard.
Les deux autres enveloppes du K 1000
sont un modèle du genre. Elles sont sur
mesure. On part d’une base Attack-
Sustain-Release, avec réglage du niveau
et de la pente (rate et level) comme un peu
partout, on ajoute des segments
d’attaque-jusqu’a sept, et de release, sept
aussi. Déja, au lieu d’avoir une béte
courbe ascendante jusqu’à un niveau
maximum, on peut sculpter l’attaque de
son choix, et idem pour le release. Vous
pouvez crier au gadget, mais il est prouvé
que ce qui fait un son est au moins autant
son enveloppe que la forme de l’onde de
départ.
Pour le sustain au milieu, aussi quelques
astuces : « Sustain », « Loop forward »
c’est déjà plus sioux, puisqu’on va faire
boucler un ou plusieurs segments d’atta-
que le nombre de fois qu’on veut avant
release, « Loop bidirectional » c’est
idem mais une maille à l’envers-une
maille à l’endroit, et « Decay » ça
retombe à zéro en une durée spécifiée
après l’attaque.
Je ne vous raconte pas les enveloppes
infernales qu’on peut faire avec ça. Et il
y en a deux.
« Lothar, convoques tout le monde dans
le fumoir à huit heures, je donnerai une
explication à tous ces mystères. »
« Bien Bwana ».
(La pendule sonne
huit coups)
(Entre Saloonio, il est vétu de son célé-
bre costume)
« Messieurs, si j'ai tenu à ce que vous
soyez tous réunis ici ce soir, c’est pour
vous donner une explication relative à la
pléthore de LFO et d’enveloppes dans le
Kurzweil K 1000.
(bruissement dans l’assistance)
« Baxter — ou qui que vous soyez, hier
dans la cuisine vous m’avez semblé en
savoir assez long sur les simulations
d’enveloppes et de LFO par logiciel, qui
est précisément le sujet qui nous intéresse
(l’interpellé sursaute et se lève, visible-
ment touché au point sensible).
« Vous ne m’aurez pas, en tout cas pas
vivant, car « pan ! »
(rideau).
Tous les modules présents dans le K 1000
sont du software. Et il n’y à pas de filtre
type VCF. Donc on peut avoir 24 voies
de polyphonie et ces centaines de LFO,
d’enveloppes et d’autres choses dont je
ne vous ai pas encore parlé.
L’intérêt d’avoir dix LFO et dix-huit
enveloppes, c’est qu’ils sont indépen-
dants. Kurzweil s’est mis à la mode Ober
heim comme Sequentiamaha, sur le K
1000 les structures ne sont pas figées. Il
y a des sources qui modulent des destina-
tions. J’ai compté 30 sources internes
(LFO, vélocité...) et 60 externes, foot-
switches, pédales ou contrôleurs MIDI.
Les destinations sont diverses, non listées
à part dans le mode d’emploi, mais on
peut citer la vitesse des LFO donc, le
déclenchement des enveloppes (les peti-
tes), l’attaque, le decay et le release des
« grandes » enveloppes, la fréquence-le
pitch (deux sources pour cette destina-
tion, une enveloppe et un LFO par exem-
ple, en plus du pitch bend par la molette
qui est permanent). À chaque fois qu’on
affecte une source à une destination, il
faut aussi spécifier les valeurs minimum
et maximum de la variation. Et vous
croyiez que c’était un piano numérique ?
Je passe sur les inverseurs de phase
(deux), sur les mixeurs de sources de
modulation (deux à deux entrées), sur
l’édition du tempérament du clavier (il y
a déjà 17 presets) pour faire sa petite
Mersenne.
т
A bout de souffle
Un clavier ambigii, L*air d'un piano
numérique, le toucher d’un piano numé-
rique, le son d’un excellent piano numé-
rique, pourtant c’est un synthétiseur,
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J’espère que ses possesseurs auront l’idée
de se balader un peu à l’intérieur du mode
« edit ». J’ai beaucoup apprécié la pré-
cision offerte dans la programmation,
bien qu’elle puisse paraître superflue.
Avoir des paramètres en plus est rare-
ment cause de problèmes pourtant, plu-
tôt de l’angoisse de passer à côté de quel-
que chose. Non, monsieur au fond, ce
n’est pas un échantillonneur.
K 1000 (22 500 F, prix t.t.c. générale-
ment constaté au 1-2-88).
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