Documents du stage

Documents du stage
Réaliser un projet autour d’une station sismologique
Décembre 2011 – Santiago du Chili
Ce stage de formation a pour objectif de former des enseignants à l’utilisation de la station
sismologique à vocation éducative installée dans l’établissement.
Programme
Lundi 12 décembre 2011
- Installation physique du sismomètre et de la station d’acquisition
Installation physique et configuration de la station sismo sur les réseaux, en présence des
enseignants gestionnaires de la station, d’un technicien et d’un informaticien de l’établissement.
- Ouverture du stage
Accueil des participants, objectifs de la formation
- En savoir plus sur les séismes
Séisme, libération d’énergie, vibrations du sol et ondes sismiques, cycle sismique
Des modèles simples pour illustrer le phénomène sismique
- Découvrir une station sismologique
Visite de la station et présentation des composantes d’une station sismologique éducative
Brefs rappels sur les principes de sismométrie
Mardi 13 décembre 2011
- A l’écoute sismique avec le sismomètre
Suivre l’actualité sismique avec sa station, récupérer les données, les comparer avec d’autres stations
(site web / catalogue / extraction donnée)
- Exploiter les enregistrements
Suivi de l’actualité sismique, localiser et cartographier un épicentre
Modéliser les phénomènes tectoniques et géologiques
Appréhender la structure du globe par la sismologie et les données enregistrées
Mercredi 14 décembre 2011
- Face au risque sismique
Modélisations et maquettes pour aborder effet de site, vulnérabilité des bâtiments
Réalisation d’une table vibrante simple …
- Vue d’ensemble du programme
Utilisation du site web du programme
Mise en oeuvre d’activités en classe (enseignement, TPE, atelier scientifique …)
En savoir plus sur les séismes
>> Objectifs :
Se remettre en mémoire les principaux éléments d’un séisme
Une source (rupture au foyer), un vecteur (ondes sismiques), des conséquences (des
vibrations notamment à l’épicentre)
Modélisations de la rupture au foyer et du cycle sismique :
dans le cahier du sismo
schémas :
sismo_rupture
sismo_cycle
Quand la Terre tremble ou de la rupture aux ondes sismiques
au Chili …
… et ailleurs
Station sismologique à vocation éducative
Découverte de la station
Objectifs :
> Maîtriser les différents éléments de la chaîne d’acquisition d’une station sismo
> Se connecter à l’Interface de Données Automatique d’une station du réseau
Inventaire des éléments disponibles pour l’installation de la station :
composant
fonction
Agencement de ces éléments et liaisons :
Notes :
…………………………………………………………………………………………………………………………………………..………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………..………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………..………………
2eme temps : Brefs rappels des principes de sismométrie
>> Objectifs :
Comprendre comment le mouvement du sol lors d’un séisme est converti en sismogramme
1. Secousses telluriques et enregistrement du déplacement du sol
Pour décrire le mouvement du sol de façon complète, il faut trois sismomètres (ou trois capteurs) :
un vertical et deux horizontaux (N-S et E-O), généralement placés dans le même boîtier.
Z : composante verticale
N : composante horizontale N-S
E : composante horizontale E-W
2.
Les principaux composants d’un sismomètre
Un sismomètre est un détecteur de mouvement du sol. Actuellement, on utilise surtout des
sismomètres électromagnétiques qui mesurent la vitesse de déplacement du sol. Il comprend un
capteur de déplacement du sol (correspondant à la partie mécanique ci-dessus), un transducteur
(bobine associée à un aimant) qui transforme les déplacements du sol en signaux électriques*, un
amplificateur et un enregistreur.
Lors d’un mouvement du sol, la barre
horizontale oscille selon une période
propre
* La tension enregistrée (en volts) est proportionnelle à la vitesse du mouvement du sol
L’enregistrement du mouvement est transcrit en tension par un dispositif ‘aimant/bobine’
Si on fixe sur cette barre un dispositif ‘aimant/bobine’ alors chaque mouvement de la barre
horizontale génère un courant électrique enregistrable.
3. De l’importance d’amortir le sismomètre
Un sismomètre comporte aussi un système d’amortissement. En effet en théorie, sans système
d’amortissement, la masse pourrait osciller indéfiniment. Il faut donc l’amortir suffisamment pour
que son mouvement traduise précisément les mouvements du sol.
Le sismologue règle l’amortissement du sismomètre de façon à obtenir un régime juste en dessous
de l’amortissement critique.
Oscillations d’un sismomètre avec amortissement
Pour amortir un sismomètre, on peut utiliser un liquide visqueux qui amortit d’autant plus le
sismomètre que celui ci bouge.
Mais on utilise généralement un amortissement électromagnétique. (par exemple : par courant de
Foucault). La plaque isolée est fixée au bras du sismomètre. Quand celui-ci oscille, la plaque animée
d’une force, en traversant un champ magnétique génère un courant électrique qui aboutit à freiner
l’oscillateur.
4. La bande passante d’un sismomètre
Un sismomètre est sensible donc au mouvement du sol mais, soumis à une excitation sinusoïdale (de
fréquence donnée), le sismomètre a une réponse de la même forme.
L’amplitude de la réponse varie en fonction de la fréquence d’excitation (naturelle : mouvement du
sol ou artificielle : générateur de basses fréquences).
ondes surface
ondes volume
houle
activités humaines
la bande passante du capteur Noemax Agecodagis
5. L’enregistrement du signal
Sur un sismogramme, on lit des « counts » en ordonnée. Comment passer des ‘counts’, unités
électroniques visibles sur les sismogrammes à la vitesse de mouvement du sol ?
Que représentent ces counts ?
Il faut tenir compte de la conversion de la vitesse de mouvement du sol (m/s) en tension (en V) qui
dépend du système de transduction du capteur ; pour les Noemax, le constructeur donne
1 m/s donne 2 kV soit 0,5 mm/s pour 1V
Le numériseur, par construction, admet en entrée une tension de +/- 5 V au maximum et peut
délivrer à la sortie 224 counts ; cela veut donc dire qu’au maximum, en ordonnée une division
représente 10/224 = 596.10-9 V. Ainsi le constructeur donne, pour les stations Noemax, :
1 count = 596 nV
Pour combiner tout cela, si on voit sur l’enregistrement a counts,
cela veut dire que la vitesse est : v = a.596.10-9/2000 = a.298.10-12 m/s
Notes :
…………………………………………………………………………………………………………………………………………..………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………..………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………..………………
3ème temps : Visualisation d’une station sismologique à distance.
Objectifs :
> Se connecter à l’Interface de Données Automatique d’une station du réseau
> Extraire les données acquises et enregistrées par la station
La station avec son ordinateur constitue un serveur que l’on peut interroger à distance comme
n’importe quel autre serveur soit par le réseau local de l’établissement (IP privée de la machine
sismo), soit par l’Internet (IP publique de la station).
Exemple : connexion sur une station sismologique à vocation éducative
> Sur un poste informatique connecté au réseau d’établissement ou à l’Internet, choisir un
navigateur web (ex : Internet Explorer, Mozilla Firefox …)
> Adresse pour vous connecter à une station
Saisir son adresse IP publique : (si la station est accessible par l’Internet)
FRCO : http://75.62.107.122/ (Lycée la Pérouse – San Francisco)
ECMF : http://195.221.234.69/ (Echirolles / Grenoble)
LFCL : http://82.154.253.246 (Lycée Français Lisbonne – Portugal)
CIVF : http://81.252.110.49:8035 (Centre International de Valbonne)
ou saisir son alias (car très souvent le pare feu bloque les requêtes formulées sous la forme IP)
CANE : http://edusismo.clg-les-vallergues.ac-nice.fr:8035 (Cannes)
QTOE : http://www.condamine.k12.ec:90 (Lycée français de Quito)
HPAP : http://ccpsismos.dyndns.org (College Catts Pressoir – Port au prince - Haiti)
Ou se connecter en local si vous êtes raccordé au réseau de l’établissement :
CHIL : 192.168.51.244
Le menu de la page d’accueil d’une station choisie s’affiche :
Bienvenue sur la station CHIL
Lycée Antoine de St Exupéry – Santiago du Chili
4ème temps : Extraire les données acquises par une méthode manuelle
Situation :
… Je viens d’apprendre qu’un séisme vient d’avoir lieu (dans l’heure, ou dans la nuit … dans les dix
derniers jours !!), ou bien …je suis au courant d’une explosion, d’un tir de carrière à proximité de la
station…ou alors …je cherche à récupérer le mouvement du sol relatif à cet évènement.
> dans le menu, choisir le module ‘extraction des données’
> il me faut définir, évaluer la fenêtre de temps de ma requête à la station : date de début du fichier
de requête (date et heure GMT), et durée de cette requête (en secondes)
> réaliser une requête de données en renseignant la date de début des données souhaitées et la
durée de la requête, puis valider.
La station ne renvoie pas tout de suite le résultat de la requête. Sa priorité étant de réaliser
l’acquisition du mouvement du sol en continu, elle réalise la requête demandée entre deux
acquisitions. Aussi le retour de la requête demande quelques minutes (en fonction de la durée
demandée, des performances de l’ordinateur et du flux du débit Internet).
Exemple : date de début de la requête : ………..
durée de la requête en minutes ……
… retour de la station … ‘en attente’ …
La station va confectionner un tracé de la vitesse de mouvement du sol conforme à votre demande.
Cet ‘évènement’ sera appelé ‘EVTnuméro’.
Après quelques minutes, le résultat de la requête … l’évènement requis est prêt, disponible.
Page de la requête avec une image des trois composantes (dans l’ordre Z, N et E), une échelle du
temps en abscisse.. et le fichier numérique (sous une forme zippé) téléchargeable.
Une fois téléchargé, le fichier numérique zippé
doit être décompressé puis ouvert avec
‘SeisGram2K’, que l’on aura préalablement et
durablement installé sur les ordinateurs.
(sur votre CD se trouvent Seisgram2K,
programme d’installation pour windows, un
environnement JAVA si nécessaire).
Activités pour aller plus loin :
Provoquer au voisinage du capteur des secousses, noter l’heure et la durée de la perturbation.
Retrouver par extraction manuelle, le tracé obtenu sur le capteur dans cette fenêtre de temps.
5ème temps : l’extraction d’un sismogramme selon une procédure automatisée
Principe :
La station sismologique est connectée par Internet à des serveurs de données (si la station est
correctement configurée sur les réseaux). Elle prend ainsi régulièrement des informations sur la
sismicité répertoriée par les centres de recherche (ReNaSS, USGS, Sismalp, DISTER…). En fonction de
la nature du séisme (puissance, distance épicentrale ..) la station décide de réaliser des extractions
d’évènements correspondant à l’arrivée d’ondes sismiques relatives à tel ou tel séisme. Toutes les
extractions réalisées automatiquement par la station se trouvent dans le module ‘séismes récents’.
> Il suffit alors de sélectionner l’extraction de son choix pour visualiser le mouvement du sol suivant
les trois composantes et récupérer le fichier numérique au format SAC.
Attention : l’interface dépend du constructeur, celle ci peut changer (apparition / disparition de
fonctionnalités, changement d’aspect …
Tous les jours la station fait l’objet de requêtes de la part du serveur central pour la récupération de
données potentiellement enregistrées par l’établissement (séismes proches, séismes lointains mais
puissants …)
On peut alors retrouver son enregistrement et le comparer avec des stations plus ou moins distantes,
données accessibles sur le site du ’Sismos à l’Ecole’ (http://www.edusismo.org)
Notes :
…………………………………………………………………………………………………………………………………………..………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………..………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………..………………
Exploiter les enregistrements
1er temps : Analyse de données avec Seisgram2K
>> Objectifs :
Saisir des informations à partir des enregistrements en vue de travailler sur le phénomène sismique,
le risque sismique, la structure du globe.
Les données enregistrées sur les stations sont au format .SAC, format commun en sismologie,
permettant la lecture de ces fichiers par divers logiciels ‘SeisGram2K’ (voir clé USB ou directement
sur le site www.edusismo.org)
Les exemples présentés ci-dessous et permettent de se familiariser avec les principales
fonctionnalités du logiciel. Ce document complète l’aide accessible dans le menu du logiciel
‘SeisGram2K’
Premiers contacts
Barcelonnette (Alpes du Sud) – 01.07.2001
> Ouvrir Seisgram2K depuis la clé USB puis > menu Fichier > ouvrir un fichier > répertoire catalogue >
sélectionner le fichier relatif à la composante Z enregistrée à St Etienne de Tinée (SETF) pour un
séisme qui s’est produit le 01.07.2001 aux alentours de Barcelonnette à 19h37m20s.
> On visualise l’aspect d’un sismogramme :
Repérer le bruit de fond, l’arrivée des trains d’onde, le retour au bruit de fond
> On peut ouvrir les autres composantes de la station d’enregistrement pour le même séisme
On identifie les trois composantes du sismomètre :
Z : mouvement vertical du sol, N ou 0 : mouvement horizontal N-S, E ou 90 : mvt horizontal E-W
> On peut modifier le fond de l’affichage : fond noir, fond blanc
Menu affichage, inverser les couleurs
SaE : réseau SISMOS àl’Ecole
SETF : nom de code de la station
Z,N,E : composante
BH : échantillonage (50 Hz)
PMD : nom du sismomètre
Counts : unités électroniques proportionnelles à
la vitesse du mouvement du sol
Casteldelfino : région de l’épicentre
Les couleurs sont spécifiques des composantes
> On peut moduler les échelles de temps et d’amplitude :
Amplifier, diminuer l’échelle des temps, l’échelle amplitude à l’aide de la barre des icônes
> On peut afficher à l’aide du curseur les références temps et amplitude d’un point.
Positionner le curseur sur un point du tracé et affichage des références d’un point (date et amplitude)
> On peut réaliser des pointés :
Activer le module ‘pointer’, pointer à l’aide du curseur l’arrivée des ondes P (bruit de fond et
mouvement du sol du à l’arrivée des ondes) et valider en cliquant sur ‘P’. Une fenêtre des messages
indique tp-to c'est-à-dire le temps de trajet des premières ondes de la source à la station
d’enregistrement.
> On peut traiter des données
Comparer tp (trouvé par le pointé) avec les références du séisme (to et distance épicentrale
renseignés dans ‘affichage / sismogramme info’)
Dans le cas de séismes proches, en négligeant la courbure du rai sismique, on en déduit une vitesse
des ondes P dans les zones superficielles du globe.
To = 19h 37min 20s
Tp = 19h 37min 25s
Vitesse des ondes les plus rapides (Vp) = 33 / 5 = 6,6 km/s
tp-to = 5s
D = 33 km
> On peut sauvegarder le résultat de son traitement de données
Imprimer par les actions ‘imprimer’ ou’ imprimer écran’ du menu ‘fichier’,
Il est possible aussi d’enregistrer les fichiers sur le disque dur (‘enregistrer actif sous…’), dans ce cas,
les fichiers sont sauvegardés au format .SAC avec les pointé associés.
Attention, il faut sauvegarder chaque composante (Z, N, E) avec un nom spécifique.
Exploitation de séismes locaux :
Pigna (Ligurie) – 02/09/2006
> On peut comparer des sismogrammes d’un évènement local/régional sur plusieurs stations
Ouvrir les fichiers relatifs à cet évènement : ouverture des composantes Z enregistrées sur quatre
stations plus ou moins distantes du séisme (2006.09.02-01.21.31.STA.HH-Z.sac)
Attention lors de la comparaison de sismogrammes, il faut synchroniser les tracés
et mettre les amplitudes à l’échelle – les temps d’arrivée deviennent comparables et l’atténuation des
secousses avec la distance devient visible.
> Puisque l’on travaille sur les ondes de volume (P et S), nous pouvons filtrer les enregistrements
pour éliminer le bruit de fond
Filtrer les tracés en utilisant une fenêtre comprise entre 1Hz et 2 Hz (fréquence des ondes de volume)
> On peut classer les stations en fonction des temps d’arrivée donc de la distance épicentrale :
SDTF(Mercantour), NICF(Nice), CAIF(Marseille), SPVF(Sète)
> On collecte les pointés tp-to et distances respectives (voir dans ‘sismogramme info’)
To = 01h21m31s
SDTF > tp = 01h 21m 35,4s soit tp-to = 4,4 s pour D (vu dans sismogramme info) = 17 km
NICF > tp = 01h 21m 40,6s soit tp-to = 9,6 s pour D (vu dans sismogramme info) = 40 km
CAIF > tp = 01h 21m 59,1s soit tp-to = 28,1 s pour D (vu dans sismogramme info) = 213 km
SPVF > tp = 01h 22m 13,9s soit tp-to = 42,9 s pour D (vu dans sismogramme info) = 398 km
d’où la construction d’un graphique (hodochrone local)
Courbe des temps d’arrivée des ondes les plus rapides (P) en fonction du temps
> Introduction des ondes S et même travail
Construction hodochrone avec courbe pour P et courbe pour S
On constate que le délai ts-tp et la durée du sismogramme sont révélateurs de la distance
épicentrale. Les vitesses des ondes varient avec les zones traversées dans le globe.
2ème temps : Une occasion pour une modélisation …
Vitesse des ondes et densité des matériaux
dans le cahier du sismo
sismo_vitesse
sismo_tomo
> Modélisations à mettre en oeuvre
On va vérifier des hypothèses, à l’aide d’un protocole expérimental simple (voir ‘cahier du sismo’) sur
l’influence de la densité et/ou de la température des matériaux sur la vitesse de propagation des
ondes. Matériel nécessaire : microphones (cellules piézoélectriques), logiciel audacity sur clé USB,
matériaux variés sous forme de barres.
3ème temps : Eloignons nous … retour aux données des téléséismes
La bande passante d’un sismomètre d’Ecole permet d’enregistrer les secousses telluriques venant
d’une source très lointaine (téléséisme) à condition que ce séisme ait libéré une grande énergie (de
forte magnitude). Les sismogrammes obtenus présentent des différences notables avec les tracés de
séismes proches. Mais leur enregistrement peut permettre d’en retirer de précieuses informations
sur la structure des zones profondes du globe.
Téléséisme aux antipodes
> On va rechercher un séisme lointain dans la base de données en ligne du ‘Sismos à l’Ecole’. Et avec
cet enregistrement, on va saisir de nouvelles informations.
Se connecter sur le site du ‘Sismos à l’Ecole’ > www.edusismo.org puis menu ‘données sismiques’ >
puis sismogrammes sélectionnés par le réseau
On choisit une année. Et on recherche un séisme s’étant produit aux antipodes de la métropole
(c'est-à-dire la Nouvelle Zélande par exemple). On découvre plusieurs enregistrements exploitables.
> Estimation du temps d’arrivée des ondes les plus rapides
Pointer l’arrivée des ondes puis ‘sismogramme info’ pour to. Le temps de propagation est de l’ordre
d’une douzaine de minutes. En admettant que les ondes de volume sont venues chez nous en
traversant le globe terrestre, cela nous ramène à une estimation simple de vitesse des ondes. En,
comparant avec la vitesse des ondes ayant parcouru les zones superficielles du globe (cas d’un
séisme proche), on peut tirer des enseignements sur la structure du globe.
3ème temps : de retour vers le local …
La Terre bouge … dans le Sud Est de la France
Le 3 août dernier, un évènement sismique a été fortement ressenti dans la région du Gard, un séisme
de forte magnitude vers 03h36 (GMT).
> Recherche des données disponibles pour ce séisme dans la banque de données sélectionnées.
Accès au site edusismo (depuis votre clé USB !) > rubrique ‘les données sismologiques’ > rubrique
‘sismogrammes sélectionnés par le réseau> faire une requête pour l’année 2011 > on accède à la liste
des sismogrammes disponibles.
Le séisme recherché est labellisé dans cette liste. Il suffit alors d’ouvrir les fichiers (composante Z) de
certaines stations et notre étude comparative peut débuter.
En ligne, on peut à l’aide de SeisGram2K procéder à toute sorte d’analyse en direct.
Commencer par synchroniser les tracés, on voit tout de suite la proximité relative des stations vis-àvis de la source sismique, on peut effectuer les pointés tp-to, et éventuellement ts-tp pour chaque
station (c’est si rapide !). Une impression des fichiers analysés constitue une bonne trace écrite de la
production de l’élève).
Un mode d’emploi simplifié
de SeisGram2K se trouve
dans le ‘cahier du sismo’.
Alors la tentation est grande de vouloir localiser sur une carte cet évènement sismique !!!
Chacun à sa manière… par la technique des médiatrices ou des cercles … sur une carte papier (> voir
document ci dessous) ou en ligne (> accès à Educarte depuis votre clé USB), on arrive à localiser, à
l’aide de méthodes différentes, la zone épicentrale de cet évènement sismique du 3 août 2011.
Carte réalisée avec Educarte
Notes :
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
4ème temps : A vous de jouer avec EduCarte …
Objectifs :
> Découvrir ‘EduCarte’, un Système d’Information Géographique dédié aux géosciences
> Cartographier la localisation d’épicentres de séismes locaux
> Cartographier la sismicité et la mettre en relation avec la dynamique du globe
> Personnaliser ‘EduCarte’ (données nouvelles, interface modifiable) pour des études de cas
Il est préférable d’installer ‘EduCarte’ sur l’ordinateur de travail. (rapidité, stabilité). Sinon Educarte
tourne depuis votre clé USB
ATTENTION : Si votre ordinateur n’a pas d’environnement java’ ce qui est le cas sur certains
ordinateurs anciens, la page ‘carte_monde.html’ ne s’ouvre pas !!
Alors, dans ce cas, il vous faut installer sur votre PC ‘un environnement java’ (Java Run
Environnement). Le programme d’installation pour l’environnement java’ se trouve sur le CD aussi.
Si tout va bien, on doit arriver à ceci à l’ouverture de ‘carte_monde.html’
A
B
C
On y trouve plusieurs zones aux fonctionnalités diverses :
A - Une zone d’affichage des données (cartes, données, topographie, bathymétrie …)
B - Une zone de boutons d’items : balises GPS, stations du réseau, sismicité, volcans
C - Une zone d’onglets : outils pour la mesure, le calcul, le bloc diagramme ..
> Propositions de navigation pour découvrir les fonctions principales d’ ‘Educarte’
. afficher des données de sismicité et de volcanisme
. zoomer sur une région (Islande, Andes, ou notre région)
. recentrer régulièrement votre carte lors des différents zooms
. porter attention aux nouveaux boutons d’items qui apparaissent lors des différents zooms
. activer les données sismiques, villes, stations et/ou GPS supplémentaires qui apparaissent
. afficher quelques stations du réseau, quelques balises GPS
. placer un point
On pourra aboutir aux cartes ci dessous
Cartographier la localisation d’épicentres de séismes
> Utilisation des fonctions : ‘calcul des distances’ et ‘grilles des distances’
. Une station sismologique (ex : CIVF) a enregistré un téléséisme (ex : Japon
11/03/2011 - Lat= 38,3° - Lon=142,5° prof = 22 km / Mw = 8,9 )
. Positionner le séisme sur ‘EduCarte’ (saisie d’un point), afficher la station (station du réseau),
. Evaluer la distance épicentrale par les outils ‘calcul d’une distance’ ou ‘grille des distances’
. On peut voir rapidement la distance épicentrale qui séparent le séisme d’autres stations dans le
monde (ex : QTOE, CANB, TAIP, MLUC).
Un travail sur la zone d’ombre est alors possible par l’étude des tracés enregistrés sur ces différentes
stations. On télécharge les tracés de ce séisme dans la liste des données sélectionnées par le réseau
(année 2011) pour les stations TAIP, CANB, CIVF, MLUC, QTOE. On active le modèle des phases
théoriques et on constate que certaines stations ne reçoivent pas d’ondes directes comme QTOE et
MLUC (à mettre en relation avec leur localisation par rapport à la source sismique). Le modèle nous
indique que les ondes parvenues à ces stations sont des PKIKP, le trajet des ondes P a été perturbé
par la présence du noyau terrestre donc mise en évidence de discontinuités.
Mettre en relation la sismicité avec la dynamique du globe
> Utilisation des fonctions : ‘bloc diagramme’ et ‘saisie des vitesses’
. La répartition des foyers sismiques et des volcans n’est pas uniforme
 Sur la carte mondiale, afficher sismicité et volcanisme puis ‘limites des plaques’
. L’étude des données de balises GPS permet d’évaluer la vitesse de mobilité de la lithosphère
 Afficher des balises de votre choix (proposition EISL, IQQE et BRAZ en Amérique du Sud),
cliquez sur ces balises, évaluer leur déplacement depuis leur installation. (chaque balise est un
lien vers une base de données de la NASA)
 Avec l’outil ‘saisie d’une vitesse’, reporter le résultat de vos calculs. Le mouvement des balises
par rapport au géoide de référence s’affiche (option ‘absolu’)..
 Vous pouvez afficher le mouvement relatif des balises l’une par rapport à l’autre toujours
dans l’outil ‘saisie d’une vitesse’, option ‘relatif’
données de la balise EISL située dans le Pacifique Sud
. En comparant des balises, on met en évidence diverses sortes de frontières de plaques,
divergence, convergence ..
. En utilisant le bloc diagramme, vous pouvez visualiser en 3D, la localisation des foyers
sismiques, les édifices volcaniques, du mouvement des balises et du relief.
 Il faut délimiter avec ‘bloc diagramme’ une fenêtre de la zone d’étude, régler la largeur de la
fenêtre, puis afficher.
Délimitation de la fenêtre
. Le bloc diagramme 3D peut être visualisé sous plusieurs angles, avec ou sans le relief.
Le bloc diagramme 3D obtenu avec (B) ou sans (A) exagération du relief en version imprimable
A
B
Notes :
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Face au risque sismique
>> Objectifs :
Mettre en évidence à travers différentes modélisations et maquettes des notions telles que l’effet de
site, la vulnérabilité des bâtiments …
La cahier du sismo présente différentes activités :
sismo_résonance, sismo_bâtiment, sismo_site, sismo_table
Notes :
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Was this manual useful for you? yes no
Thank you for your participation!

* Your assessment is very important for improving the work of artificial intelligence, which forms the content of this project

Download PDF

advertising