la réforme à l`heure de la qualIté

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1 juillet 2015
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La réforme
à l’heure
de la qualité
1
La réforme
à l’heure
de la qualité
Favoriser l’amélioration et la promotion des démarches de
certification qualité. Tel est le leitmotiv du décret d’application de
la loi du 5 mars 2014 relatif à la qualité.
Dans un dossier spécial, Centre Inffo présente l’intégralité du texte
réglementaire et une sélection d’articles du Quotidien de la formation
et d’Inffo formation, les publications presse de notre association.
Accompagné d’un éclairage de Jean-Philippe Cépède, directeur du
pôle juridique-observatoire de Centre Inffo, et d’une analyse de
Françoise Gérard, directrice des partenariats et de la production de
Centre Inffo, notre hors-série exceptionnel cerne les enjeux d’un
texte capital, à l’aune de la réforme de la formation en cours
d’application.
Edito
Julien Nizri
Directeur général de Centre Inffo
2
Décret n° 2015-790 du 30 juin 2015
relatif à la qualité des actions de la
formation professionnelle continue
NOR: ETSD1506316D
Publics concernés
Les organismes collecteurs paritaires agréés mentionnés à l’article L6332-1, les organismes
paritaires agréés mentionnés à l’article L6333-1, l’État, les régions, Pôle emploi et l’institution
mentionnée à l’article L5214-1.
Objet
Détermination des critères permettant de s’assurer de la qualité des actions de formation.
Entrée en vigueur
Les dispositions du décret entrent en vigueur le lendemain de sa publication, à l’exception des
dispositions du I de l’article 1er qui entrent en vigueur le 1er janvier 2017.
Notice
Ce décret a pour objet de préciser les critères que doivent prendre en compte les organismes
collecteurs paritaires agréés (Opca) mentionnés à l’article L6332-1, les organismes paritaires
agréés pour la prise en charge du congé individuel de formation (Opacif) mentionnés à l’article
L6333-1, l’État, les régions, Pôle emploi et l’institution mentionnée à l’article L5214-1 lorsqu’ils financent une action de formation professionnelle continue, afin de s’assurer de la qualité de
cette action.
Il précise notamment le rôle du Cnefop dans l’amélioration des démarches de certification de
la qualité et prévoit que les organismes financeurs de formation doivent mettre à disposition
des organismes de formation, des entreprises et du public, des informations relatives aux outils,
méthodologies et indicateurs permettant de faciliter l’appréciation de la qualité des formations
dispensées.
Références
Le présent décret est pris pour l’application de l’article 8 de la loi n° 2014-288 du 5 mars 2014
relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale. Les dispositions
du Code du travail modifiées par le présent décret peuvent être consultées sur le site Légifrance.
3
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social,
Vu le Code du travail, notamment ses articles L6316-1 et L6332-6 ;
Vu l’avis du Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles en date du 10 février
2015 ;
Vu l’avis du Conseil national d’évaluation des normes en date du 7 mai 2015 ;
Le Conseil d’État (section sociale) entendu,
Décrète :
Article 1
I. - Le titre Ier du livre III de la sixième partie du Code du travail est complété par un chapitre VI ainsi rédigé :
« Chapitre VI - Qualité des actions de la formation professionnelle continue
Art. R6316-1. - Les critères mentionnés à l’article L6316-1 sont :
1° L’identification précise des objectifs de la formation et son adaptation au public formé ;
2° L’adaptation des dispositifs d’accueil, de suivi pédagogique et d’évaluation aux publics de stagiaires ;
3° L’adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement à l’offre de formation ;
4° La qualification professionnelle et la formation continue des personnels chargés des formations ;
5° Les conditions d’information du public sur l’offre de formation, ses délais d’accès et les résultats obtenus ;
6° La prise en compte des appréciations rendues par les stagiaires.
Les organismes financeurs s’assurent en outre du respect des dispositions des articles L6352-3 à L6352-5, L63531, L6353-8 et L6353-9.
Art. R6316-2. - Les organismes financeurs mentionnés à l’article L6316-1 inscrivent sur un catalogue de référence
les prestataires de formation qui remplissent les conditions définies à l’article R6316-1 :
1° Soit dans le cadre de leurs procédures internes d’évaluation ;
2° Soit par la vérification que le prestataire bénéficie d’une certification ou d’un label au sens de l’article R6316-3.
Ce catalogue est mis à la disposition du public par chacun de ces organismes.
Art. R6316-3. - Les certifications ou labels dont les exigences sont conformes aux critères mentionnés à l’article
R6316-1 sont inscrits sur une liste établie par le Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation
professionnelle selon des modalités qu’il détermine.
Cette liste est mise à la disposition du public.
Art. R6316-4. - Les organismes financeurs mentionnés à l’article L6316-1 veillent à l’adéquation financière des
prestations achetées aux besoins de formation, à l’ingénierie pédagogique déployée par le prestataire, à
l’innovation des moyens mobilisés et aux tarifs pratiqués dans des conditions d’exploitation comparables pour
des prestations analogues.
Art. R6316-5. - Les organismes financeurs mentionnés à l’article L. 6316-1 mettent à disposition des organismes
de formation, des entreprises et du public, selon des modalités qu’ils déterminent, des informations relatives
aux outils, méthodologies et indicateurs permettant de faciliter l’appréciation de la qualité des formations
dispensées. »
II. - L’article R6123-1-3 du code du travail est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Il favorise l’amélioration et la promotion des démarches de certification qualité, notamment sur la base du
rapport mentionné à l’alinéa précédent. »
4
Article 2
La sous-section 3 de la section 1 du chapitre II du titre III du livre III de la sixième partie du code
du travail est ainsi modifiée :
1° A l’article R6332-24, après les mots : « un employeur » sont insérés les mots : « ou un prestataire
de formation » ;
2° A l’article R6332-25, les mots : « l’assiduité du stagiaire des stagiaires » sont remplacés par les
mots : « l’assiduité du stagiaire » ;
3° Après l’article R6332-26, il est inséré un article R6332-26-1 ainsi rédigé :
« Art. R6332-26-1. - Pour remplir leurs missions prévues respectivement au 4° de l’article
L6332-1-1 et au 5° de l’article L6333-3, les organismes paritaires agréés concernés s’assurent de
l’exécution des formations dans le cadre d’un contrôle de service fait selon des modalités qu’ils
déterminent.
En cas d’anomalie constatée dans l’exécution d’une action, l’organisme paritaire sollicite auprès
de l’employeur ou du prestataire de formation tout document complémentaire à ceux mentionnés aux articles R6332-25 et R6332-26 pour s’assurer de la réalité de l’action qu’il finance et de
sa conformité aux dispositions légales, réglementaires et conventionnelles.
Le défaut de justification constitue, après que l’employeur ou l’organisme de formation a été
appelé à s’expliquer, un motif de refus de prise en charge ou de non-paiement des frais de
formation au sens des articles R6332-24 et R6332-25. Ces organismes paritaires effectuent tout
signalement utile et étayé auprès des services de l’État chargés du contrôle de la formation
professionnelle. ; »
4° La première phrase du second alinéa de l’article R6332-31 est remplacée par deux phrases
ainsi rédigées :
« L’état est accompagné d’une note présentant les principales orientations de l’activité de
l’organisme et d’un document, élaboré par l’organisme, concernant l’évolution des charges et
l’organisation du contrôle interne. Le commissaire aux comptes présente, dans un rapport, ses
observations sur ce dernier document. »
Article 3
A l’article R6333-8 du code du travail, après les mots : « Les dispositions prévues par les articles
R6332-18 à R6332-22 » sont insérés les mots : « et R6332-38 à R6332-42 ».
Article 4
Les dispositions prévues au I de l’article 1er du présent décret entrent en vigueur le 1er janvier 2017.
Article 5
Le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social est
chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République
française.
Fait le 30 juin 2015.
Manuel Valls
Par le Premier ministre :
Le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle
et du Dialogue social,
François Rebsamen 5
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14 mai 2015
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Publicité Centre Inffo
INFFO FORMATION
P.30
Itinéraire
P.28
Stratégie
P.04
Inffo Formation N° 881
du 1er au 31 juillet 2015
L’événement
DÉCRET D’APPLICATION DE LA RÉFORME
L’HEURE DE LA RÉVOLUTION
“QUALITÉ”
À l’heure où nous mettions sous presse, le décret “qualité”
n’était pas encore paru, mais restait annoncé comme
imminent. Un texte très attendu, depuis janvier, par
les acteurs de la formation, Opca et organismes de formation.
L’IMAGE
L a loi du 5 mars a prévu de confier
une nouvelle mission aux financeurs de la formation professionnelle (Opca, Régions, Pôle ermploi,
etc.) : celle de s’assurer de la capacité des prestataires de formation à dispenser une formation de qualité.
Cette idée, introduite lors de l’examen du texte
au Sénat, a trouvé son parachèvement en commission mixte paritaire. Si l’amendement de la
sénatrice Chantal Jouanno, rejeté par la Haute
Assemblée, allait beaucoup plus loin, prévoyant la labellisation préalable de tout orga-
4
Sera évaluée
la cohérence
des moyens
pédagogiques
et techniques
mobilisés,
au regard de
la charge
induite par
la commande,
de l’objectif,
de la
qualification
ou de la
certification
visés, du public
et de la durée
de l’action.
© Pressmaster
Célia Coste
nisme, le législateur a souhaité conserver cette
notion de qualité pour contribuer à la professionnalisation des financeurs qui achètent de
la formation.
Le texte précise que les acheteurs “concourent
au développement de la professionnalisation de
l’acte d’achat conclu en matière de formation
professionnelle continue par les entreprises et
les personnes en mettant à disposition de cellesci, ainsi que des organismes de formation, des
informations relatives aux outils, méthodologies
et indicateurs permettant de faciliter l’appréciation de la qualité des formations dispensées”1.
INFFO FORMATION • N° 881 • DU 1er AU 31 JUILLET 2015
7
Inffo Formation N° 881
du 1er au 31 juillet 2015
À présent, “la balle est dans le camp des financeurs, car ils ont des objectifs communs à
construire, analyse Jean-Philippe Cépède, directeur du pôle juridique-observatoire de Centre
Inffo. C’est leur comportement qu’il va falloir
regarder. Le décret appelle à la mise en place
d’une veille commune sur cette thématique pour
faciliter la co-construction de process”.
Sur cette base, sept critères avaient été retenus
initialement, renvoyant à la définition même de
l’action en formation :
- le respect de dispositions légales telles que
l’élaboration d’un règlement intérieur, d’un programme définissant les prérequis et les objectifs
de l’action de formation, etc. ;
- la capacité à identifier des “objectifs intelligibles” et à adapter son offre au public formé ;
- la cohérence des moyens pédagogiques et
techniques mobilisés au regard de la charge induite par la commande, de l’objectif, de la qualification ou de la certification visés, du public et
de la durée de l’action ;
- la capacité à mettre en place un système de
suivi et d’évaluation adapté, dès l’entrée en formation ;
- l’accessibilité à des “informations transparentes” (fonctionnement, délai d’accès à la formation, moyens pédagogiques, etc.) ;
- la qualité des titres, diplômes et certificats de
qualification du personnel ;
- et le recueil et la prise en compte des appréciations rendues par les bénéficiaires sur les formations suivies2.
Labels, certifications et normes à définir
Ces critères seront appréciés selon une méthodologie définie par le Conseil national de l’emploi,
de la formation et de l’orientation professionnelles.
“Le texte responsabilise le Cnefop sur la question
de la qualité”, observe Jean-Philippe Cépède. Selon
les termes du projet de décret, le Cnefop “favorise
l’amélioration et la promotion des démarches de
certification qualité”.
Autre tâche dévolue au Conseil national : celle
d’établir une liste des labels, certifications et
normes pour les prestataires de formation, par
laquelle les critères énoncés seront réputés satisfaits. Cette liste devra être rendue publique au
plus tard le 1er janvier 2016, par arrêté du ministre
INFFO FORMATION • N° 881 • DU 1er AU 31 JUILLET 2015
8
La balle est dans le camp
des financeurs, car ils ont des
objectifs communs à construire”
Jean-Philippe Cépède
directeur du pôle juridique-observatoire de Centre Inffo
© MBI
Les critères
© Centre Inffo
L’événement
Les acheteurs devront établir une liste de référence des prestataires de formation
mettant en œuvre des actions de qualité reconnues.
1. Extrait d’un
article du projet
de décret qualité.
2. Examiné en
plénière du
Conseil national
de l’emploi, de la
formation et de
l’orientation
professionnelles,
le projet de
décret s’est vu
enrichi du dernier
critère à la
demande de
plusieurs
organisations
syndicales
(notamment
la CFDT).
en charge de la Formation professionnelle.
Si cette disposition peut être perçue comme un
encouragement de la part des pouvoirs publics à
une logique de labellisation, Jean-Philippe Cépède
rappelle que l’objectif initial réside dans le renforcement du contrôle qualité.
La prise en compte du coût de
la formation
Autre obligation des financeurs dans leur démarche qualité : la prise en compte du coût de la
formation. Le texte précise que “les organismes
s’assurent de la cohérence du prix des prestations
qu’ils achètent au regard de l’analyse de leurs besoins, de l’ingénierie déployée par le prestataire,
de l’innovation des moyens mobilisés et des tarifs
pratiqués dans des conditions d’exploitation comparables pour des prestations analogues”. Soit la
fameuse notion de juste prix.
Enfin, les acheteurs devront établir une liste de
référence des prestataires de formation mettant
en œuvre des actions de qualité reconnues, soit
par une procédure interne d’évaluation, soit par
le reconnaissance d’une certification ou d’un label.
Cette liste devrait, elle aussi, voir le jour avant la
fin de l’année. •
5
Démarches qualité
en formation professionnelle
certifications
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des prestataires de formation
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Extrait du document de Centre Inffo de juin 2015
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Qu’est-ce qu’une démarche-qualité
en formation ?
Toute démarche-qualité en formation repose sur deux éléments clés :
l a formalisation, au travers d’un référentiel-qualité, des engagements du prestataire ou des exigences
nécessaires pour délivrer cette prestation. Ce document caractérise soit :
- un service ou un produit
- le prestataire de formation :
. soit les compétences attendues de la personne qui délivre la prestation (en termes d’expérience,
de qualification…) ;
. soit l’organisme de formation (en termes de moyens et d’organisation nécessaires pour fournir le
service ou la prestation).
Selon la nature de la démarche-qualité, ce document de référence s’appelle référentiel, charte, cahier des
charges, norme…
On distingue les « référentiels normatifs » (normes françaises NF, européennes CEN, internationales ISO) des
référentiels privés (tous les autres).
Le périmètre de légitimité d’un référentiel-qualité (cf. schéma 2) dépend de son mode d’élaboration : ce
document peut être rédigé par un seul prestataire de formation, par des pairs ou un groupement professionnel,
par un ou plusieurs financeurs, par un groupe réunissant l’ensemble des parties prenantes (dont les pouvoirs
publics et usagers). De même, sa représentativité géographique va de l’échelon local à l’échelon mondial en
passant par le national.
la reconnaissance de la conformité de l’application de ce référentiel-qualité ; elle est soit :
- déclarative et dans ce cas n’engage que celui qui l’énonce (« je déclare respecter tel engagement,
telle charte ou appliquer telle norme »). C’est le cas des démarches-qualité dont le référentiel présente
des engagements de prestataires ou des recommandations/bonnes pratiques ;
- contrôlée et attestée formellement par un tiers après une procédure d’audit (cf. page 11). Ce contrôle
est systématique lorsque le référentiel-qualité pose des exigences.
NB : tous les référentiels-qualité ne donnent pas lieu à une reconnaissance délivrée par un tiers. En revanche, la reconnaissance
de la démarche-qualité ne peut exister sans référentiel.
Schéma 1 - Les 2 piliers des démarches qualité en formation
+
Le référentiel qualité
La reconnaissance de l’application
conforme du référentiel qualité
concerne
Un service/produit
Schéma 1 - © Centre Inffo
ou
Un prestataire
de formation
La personne qui
délivre la formation
L’organisme
de formation
Auto contrôle
auto déclaration
Contrôle par un tiers
+ délivrance
d’une reconnaissance
labellisation/qualification/
certification
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- Périmètre de légitimité du référentiel
toutes catégories
d’intérêt
Charte Opca
Charte régionale
pairs
Charte prof.
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Charte
d’OF
interne
régional
national
européen
Représentativité géographique des parties prenantes
- Périmètre de reconnaissance d’une démarche qualité
Représentativité géographique des parties prenantes
Catégories d’intérêt représentées
Norme ISO
international
européen
client
financeur
Charte régionale
national
régional
pairs
Charte d’organisme de formation
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interne
déclaration
client
financeur
comité national
organisme certificateur
Contrôle de conformité
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Schéma 3 - © Centre Inffo
international
Obligation de respect d’une procédure normalisée
d’élaboration (homologation = vote)
Schéma 3
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Norme ISO
Norme CEN
Norme NF
Diplôme
Qualif OPQF
Label
client/financeur
Schéma 2 - © Centre Inffo
Catégories d’intérêts représentés
Schéma 2
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toutes catégories
d’intérêt
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La certification des prestataires de formation
L’intérêt de répondre de façon satisfaisante aux exigences d’une démarche-qualité est renforcé par la
possibilité de le faire reconnaître par l’ensemble du secteur professionnel. C’est l’objet de la certification
(terme employé ici au sens générique) qui apporte la garantie d’un contrôle externe et donne une visibilité aux
efforts déployés par le prestataire.
La certification des prestataires de formation ressort d’une démarche :
v olontaire de la part du prestataire de formation, qui souhaite démontrer son expertise et sollicite un
organisme certificateur ou une instance de certification : c’est le cas des démarches qualité qui font
l’objet de ce document ;
r églementaire et obligatoire dans certains cas, afin d’obtenir la possibilité de délivrer des actions
de formation dans des domaines « à risque » (santé, sécurité…) : par exemple l’enregistrement des
organismes de formation pour le développement professionnel continu des professionnels de santé.
Ces « agréments » ne sont pas davantage détaillés ici.
Le principe de certification consiste à
- construire un référentiel de certification qui définit des exigences contrôlables. Ce référentiel peut être
construit ex nihilo, ou reprendre les exigences d’un seul référentiel-source, ou être élaboré à partir de
plusieurs sources (référentiels normatifs + autres exigences par exemple). Selon le cas, ce référentiel définit
des exigences relatives à un service, à une organisation, à un domaine de formation
- faire contrôler par un tiers (au travers d’audits sur sites ou sur dossiers) la conformité du candidat aux
exigences posées par le référentiel de certification ; ce tiers transmet son rapport d’audit à l’organisme
certificateur ou l’instance de certification ;
- faire délivrer une attestation de conformité aux exigences du référentiel par l’organisme certificateur ou
l’instance de certification, après présentation d’un rapport d’audit satisfaisant.
Cette attestation a une validité limitée (souvent 3 ou 4 ans), ponctuée d’audits intermédiaires. Selon les cas,
elle s’appelle label, certificat de qualification professionnelle, certification… Lorsqu’il s’agit de certifier des
engagements de services ou de personnes, l’organisme certificateur doit être accrédité par le Cofrac (comité
français d’accréditation).
Entrer dans une démarche qualité implique-t-il de se faire certifier ?
Non, si la préoccupation première du prestataire de formation est l’amélioration
de sa professionnalisation sans nécessairement viser une reconnaissance externe :
entrer dans une démarche de progrès, mieux dialoguer avec ses interlocuteurs,
optimiser et rationaliser son activité, améliorer ses process…
Suivre les recommandations de référentiels et de normes-outils sera très utile à
son activité pour réaliser une action de formation (norme NF X50-769), utiliser le
vocabulaire pertinent de la formation (norme NF X50-750), décrire très précisément
son offre de formation (norme NF X50-760), savoir quoi et comment évaluer (norme
NF X50-768)…
Oui, si le prestataire souhaite délivrer sa prestation de formation dans un secteur
réglementé (santé, sécurité…).
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Schéma 4
es
- Processus de certification d’un prestataire de formation
Cofrac
organisme accréditeur
demande la certification
Accréditation Cofrac obligatoire pour :
- certifier des produits, des services
- a ttester des compétences de personnes
dans certains secteurs d’activité
mandate
audite
Prestataire
de formation
3
Organisme
auditeur
certifiante
Offre de
non
formation
certifiante
2
4
rapport d’audit
Instance de certification
Comité
de labellisation
État ou Région…
5
OU
Organisme
certificateur
délivre la certification
Que veut dire contrôle par première, seconde ou tierce partie ?
l e contrôle dit de « première partie » est un audit interne réalisé par le prestataire de
formation engagé dans la démarche qualité. Il met en place une procédure pour contrôler
la conformité du respect des exigences et critères du référentiel ;
l e contrôle par « seconde partie » est piloté par le client/financeur/commanditaire qui
a posé ses exigences et critères et mandate des auditeurs externes auprès du candidat à la
certification. Les auditeurs contrôlent la conformité du candidat aux exigences et critères
du référentiel et transmettent leur rapport d’audit au client/financeur/commanditaire.
Le certificat est délivré par un comité ad hoc (comité de labellisation, comité de
financeurs…) ;
l e contrôle par « tierce partie » est réalisé sous la responsabilité d’un organisme
certificateur sans lien avec le client/financeur/commanditaire. Des auditeurs externes
contrôlent la conformité du candidat aux exigences et critères du référentiel et transmettent
leur rapport d’audit à l’organisme certificateur. Ce dernier délivre au candidat la certification
qui atteste de sa compétence technique dans le domaine considéré. Dans plusieurs cas,
le Code de la consommation impose à l’organisme certificateur d’être accrédité par le
Cofrac (comité français d’accréditation) : lorsqu’il s’agit d’attester de la compétence de
personnes, de certifier un service ou un produit.
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Schéma 4 - © Centre Inffo
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Prestataire de formation : quelle certification choisir ?
Le choix d’une certification est stratégique pour le prestataire de formation, et il est souvent guidé par le
marché. Les questions et points de vigilance suivants peuvent faciliter le choix d’une certification, à partir des
besoins du prestataire (cf. tableau des certifications pages 14 et 15).
ar rapport aux formations dispensées, la réglementation impose-t-elle une certification particulière
P
(santé, sécurité, bâtiment…) ?
S’il cible un client en particulier, exige-t-il une certification spécifique ?
Cette mention figure souvent dans le cahier des charges de la demande de formation. Si le prestataire
peut connaître la sensibilité ou les exigences de ses clients/commanditaires en la matière, il pourra
s’engager dans cette démarche en sachant la valoriser.
A noter : les certifications créées par des financeurs/acheteurs ne seront reconnues qu’au sein de leur réseau et sur leur périmètre
géographique. Un organisme délivrant des prestations de formation à plusieurs acheteurs ne se référant pas à la même
certification devra ainsi candidater à ces différentes certifications.
Qui veut-il faire certifier : une personne ou un organisme ?
- La personne qui délivre la formation : il existe très peu de telles certification (ICPF & PSI, ou Certif LR
pour les consultants formateurs réalisant plus de 50 000 euros de CA annuel et exerçant leur activité
en Languedoc-Roussillon).
- L’organisme : les autres certifications.
Veut-il faire certifier un service, un domaine de formation ?
Choisir une certification d’engagement de service.
Veut-il faire certifier son expertise d’organisation en lien avec sa stratégie ou bien son aptitude à délivrer
un service de formation en satisfaisant ses clients à un niveau de performance défini, observable et
mesurable ? Choisir une certification de système de management de la qualité.
A-t-il besoin d’une reconnaissance internationale, nationale, régionale ?
- Reconnaissance internationale : les certifications ISO.
- Reconnaissance nationale : la certification NF Service Formation, la qualification professionnelle
OPQF, la certification IPCF & PSI, les certifications d’Opca-Opacif, les labels nationaux, les
certifications réglementaires.
- Reconnaissance régionale : les certifications portées par les conseils régionaux (souvent en
partenariat avec d’autres financeurs).
Veut-il marquer son appartenance à un réseau ?
Les labels APP, Grétaplus, École de la 2e Chance, sont des marques identitaires qui garantissent aux
clients une homogénéité de réponse sur l’ensemble du territoire. Il faut appartenir au réseau pour se
faire labelliser.
eut-il faire reconnaître son expertise et ses compétences dans un ou plusieurs domaines de formation
V
spécifiques ?
La qualification professionnelle OPQF s’obtient sur 22 domaines de formation (dont chacun fait
l’objet d’une demande), la certification ICPF & PSI également, ainsi que les labels « Français langue
étrangères », « Français langue d’intégration ».
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Combien de temps faut-il pour obtenir la certification ?
Plus l’organisme est habitué à décrire et formaliser des procédures, plus il entrera facilement dans la
logique de la démarche de certifiucation. A titre d’exemple, compter entre 6 à 12 mois pour obtenir
une certification de type ISO ou NF service Formation.
Quel est le coût de l’accompagnement et de la certification ?
Se renseigner auprès des organismes certificateurs et des instances de certification. Il peut être
intéressant de se faire accompagner dans cette démarche et d’en prévoir le coût. Certains promoteurs
de démarches qualité prévoient un accompagnement pour les candidats : les réseaux d’organismes,
les conseils régionaux notamment et les Opca. Certains Opca financent une partie du coût de
l’accompagnement.
Prestataire de formation - Les critères de choix d’une certification
Non
Demande
de certification
Oui
Certification
d’organisme
de formation
Nature
Obligatoire (réglementaire)
Aire de reconnaissance
Nationale
Internationale
Expertises métiers
(exigences techniques)
Nationale
Expertise métiers
+ exigences de financeurs
(Opca/Opacif, entreprises,
Conseils régionaux…)
14
Nationale
Objet de la certification
• Domaines de santé
• Domaines de sécurité
• Autres
• Système de management de la qualité
• Engagement de service
• Système de management de la qualité
• Engagement de service
• Toutes formation
• Formations sectorielles (par financeurs…)
• Service de formation
Régionale/territoriale
Schéma 5 - © Centre Inffo
Certification
de personne
L’Inffo Formation N° 864
du 15 au 31 octobre 2014
20 / offre
La qualité de la formation,
un enjeu capital de la réforme
La qualité de la formation est une thématique
qui concerne tous les acteurs, des donneurs
d’ordre aux bénéficiaires, en passant bien sûr par les organismes et les formateurs. À ce titre,
le décret d’application de la loi du 5 mars est
particulièrement attendu. Que certifier, comment certifier ? sionnelle représentative des organismes
privés de formation, il est important
de rappeler que, comme dans d’autres
domaines, la qualité est, avant tout, “la
capacité d’un prestataire à répondre au
besoin de son client et à sa satisfaction”.
ela n’a échappé à aucun observateur : contrairement aux précédentes lois sur la formation professionnelle, celle du 5 mars 2014
évoque clairement la question de la
qualité et de l’évaluation des actions de
formation. En effet, note Jean
Wemaëre, président de la Fédération
de la formation professionnelle (FFP),
“cette question était le parent pauvre des
précédentes réformes de la formation.
C’est la première fois que dans une loi sur
la formation professionnelle ou dans les
accords, le mot « qualité » est officiellement prononcé.”
Un sujet majeur pour tous
les acteurs
Il est demandé aux financeurs publics
et paritaires (État, Pôle emploi, Régions
et Opca) de s’assurer de la capacité de
l’organisme de formation à réaliser une
prestation de qualité. “De toute façon, la
qualité est un sujet majeur pour les acteurs
de la formation, qu’ils soient prestataires,
prescripteurs, financeurs ou bénéficiaires.”
Pour le patron de l’organisation profescentre inffo  l’information sur la formation
L’Office professionnel
de qualification
Pour autant, ni les opérateurs, ni les
prescripteurs, ni les financeurs n’ont
attendu la loi pour s’occuper de la qualité de la formation. “Les organismes de
formation, et la profession en général, ont,
depuis très longtemps, mis la qualité de
l’offre au cœur de leur activité”, indique
Jean Wemaëre.
Sensibiliser davantage
prescripteurs et
financeurs sur
l’importance de la qualité
en formation
Lui-même, en 1994, a soutenu la
création, à l’initiative du ministre du
Travail d’alors, Jacques Barrot, de l’Office professionnel de qualification des
organismes de formation (OPQF). “La
qualité est l’ADN de notre Fédération,
assure-t-il, elle est inhérente à un meilleur professionnalisme et à une plus
grande lisibilité de l’offre. C’est pourquoi
nous tenions à mettre en place des outils
d’évaluation de la qualité de l’offre.”
Du côté des Opca, le discours est similaire. “L’évaluation et la qualité de
l’offre de formation sont une préoccupation collective de l’ensemble des Opca.
Même si les précisions restent à venir,
cette mission a toujours été présente
dans les Opca. Elle était administrative
dans son approche. Avec la réforme, elle
sera davantage efficiente”, observe Yves
Georgelin, délégué général du Forco
(voir ci-contre).
Les certifications
Aujourd’hui, le marché de la qualification est caractérisé par plusieurs certifications, dont les principales sont :
Iso 9001 (système de management de la
qualité de l’entreprise), Iso 29990 (services fournis par les prestataires de formation), NF Service Formation, et ISQ
OPQF (qualification de l’organisme
de formation dans un ou plusieurs domaines de formation), ICPF&PSI1 (formateurs). À celles-ci, s’ajoutent les labels
suite p. 22
s
15
Inffo Formation N° 864
du 15 au 31 octobre 2014
22 / offre
suite de la p. 20
s
propres, notamment, à des branches
professionnelles.
“Bien qu’ils soient complémentaires,
tous ces modes de certification n’apportent pas les mêmes éclairages. En
termes de lisibilité, il serait important,
dans le cadre de la réforme, de donner
plus d’éclairage sur ce qu’apporte chacune de ces démarches, qui sont avant
tout volontaires. C’est un travail très
important à faire”, indique Claude
Née, président de la Commission
d’instruction de l’ISQ, l’organisme
2ism0es0
1
s
rgan
o
sont
é
certifi
de qualification des entreprises de
prestations de services intellectuels.
Sensibiliser les donneurs
d’ordre
“Le fait que la qualité soit aujourd’hui
mise en avant permettra de sensibiliser
davantage l’ensemble des prescripteurs
et les financeurs à l’importance de la
qualité en formation. La formation
étant désormais considérée comme un
investissement, il est important que
les donneurs d’ordre soient sensibles à
la mesure de leur retour sur investissement. Ce ne sera plus aux seuls prestataires de le faire, mais aussi leurs
clients, leurs prestataires, leurs mandataires, etc.”, se réjouit le président de
la FFP.
centre inffo  l’information sur la formation
16
Qualité de l’organisme, de la
formation ou du formateur ?
Mais, reste à savoir sur quoi portera
la qualité. Sur l’organisme, les actions
de formation, les formateurs ? Pour
Christine Anceau, déléguée générale de
l’ISQ, “la qualité peut s’apprécier en trois
niveaux : organisme de formation, action
de formation, formateur. On peut s’imaginer que les rédacteurs du décret choisissent
un de ces trois niveaux (actuellement, le
Code du travail, dans son chapitre 6, parle
de prestataire, et non d’action de formation). Si tel était le cas, cela supposerait que des organismes de
formation fassent évaluer des milliers d’actions de formation. Si on
veut se positionner au niveau du
formateur, ce sera la certification
individuelle”.
Ne pas se noyer dans une
tâche immense
Selon François Galinou, président de l’Institut de certification de professionnels de
la formation et de la prestation de service intellectuel
(ICPF&PSI), qui certifie les
professionnels personnes physiques, de la formation, du
conseil, “il serait fastidieux de
certifier chacune des actions
de formation d’un organisme
qui en dispenserait plusieurs
dizaines”. Il serait donc “raisonnable et pratique d’évaluer
plutôt la qualité en se calant sur
ce qui se fait dans l’enseignement
supérieur et l’Éducation nationale, c’est-à-dire, en raisonnant
diplôme plutôt que formation”.
Bien qu’ils déclarent ne pas s’attendre
à une révolution sur la qualité, les
acteurs attendent avec impatience le
décret prévu pour la fin de l’année. “Si
les personnes qui travaillent sur ce chantier décident de garder les systèmes de
qualification existants, nous aurons un
mouvement important vers la qualité.
Aujourd’hui, quelque 1 200 organismes
sont certifiés et entre 10 000 et 14 000
autres pourraient l’être”, espère le président de l’ICPF&PSI.
Une certification obligatoire ?
Même si, comme le note Christine
Anceau, la plupart des opérateurs se
demandent s’ils doivent se faire tous
certifier. “Les organismes de formation
redoutent d’être obligés d’être certifiés, soit
parce qu’ils se défient du regard extérieur,
soit parce qu’ils estiment faire déjà assez
pour la qualité. Et certains savent bien
qu’ils ne sont pas parfaits en tous points.”
Il est vrai que ni le certificat, ni le label,
ni la norme ne garantit le zéro défaut.
“Mais, c’est un gage de confiance, de
sérieux et de sécurité pour le donneur
d’ordre”, insiste Jean Wemaëre.
Attention à la multiplication
des certifications
Pour le président de la FFP, “il ne serait pas efficace de multiplier les outils
d’évaluation de la qualité de l’offre.
Actuellement, nous avons des outils
permettant d’améliorer la qualité de la
formation. Ce serait raisonnable de s’en
tenir à ces outils et de développer leur
reconnaissance”. Et que chaque financeur ne définisse pas ses propres critères qualité.
“Il ne faut pas que la Région définisse son
label, Pôle emploi son cahier des charges
qualité, l’Opca son propre référencement.
Si un prestataire doit faire face à un grand
nombre de labels, certifications, etc., il ne
pourra s’y retrouver ni s’en sortir, pointe
Claude Née. C’est une bonne chose que
la loi se soit saisie de cette question et que
le décret tant attendu précise les critères.”
La lisibilité des normes
Comme ses collègues, le président de
la Commission d’instruction de l’ISQ
prône une meilleure lisibilité des normes.
“On pourrait imaginer un site qui recence
l’ensemble des prestataires qualifiés afin de
faciliter le choix pour les acheteurs de formation”, précise Jean Wemaëre.
Le choix des prestataires va désormais se
faire à partir des critères de qualification.
“Les acheteurs sont encouragés à choisir
des organismes de formation labellisés ou
certifiés. Comme dans tous les domaines,
il est prudent de bien se renseigner et de
recourir à un prestataire dont le sérieux est
attesté par un outil de qualification. Ainsi,
l’appartenance à un réseau de prestataires
qualifiés constitue également un gage de
sérieux”, rappelle le président de la FFP.
Qui encourage les prestataires à “porter le
discours sur la qualité dans leur communication auprès des publics”.
n Knock Billy
1. Institut de certification des professionnels de la
formation professionnelle et de la prestation de
service intellectuel.
L’Inffo Formation N° 853
du 1er au 14 avril 2014
22 / offre
22 / offre
UNE GÉNÉRATION “PRÊTE
À SE FORMER”
La Web school factory,
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À
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 l’information sur la formation
Comment “attester” les compétences
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Comment
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Imagana est un “jeu sérieux”
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que l’illet1, celle-ci n’en ramène pas
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rang des idées
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en ce sens qu’elles proposent “des
Un serious game pour lutter
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l’illettrisme
Un serious
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l’intention
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le
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objectifs ?et C’est
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Comment
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de la
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“À l’heure
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sont pas compétentes à ce jour
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permet de
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permet
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système
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Imagana
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1.
L’Inffo
n°peut
851,
4.
ratL’Inffo
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Pour
quiconque
est familier des
2.
n° 753, si
p. nécessaire.
13.
jeux vidéo, la prise en main sera
ww.sycfi.org
Mise
intuitive
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il neroute
faudra guère plus
Pour
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familier
d’une quiconque
saynète pour
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obstacles
se
intuitive
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guère plus
présentent
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que
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saynète pour
saisir le butdes
du
l’on fabrique
en associant
jeu
obstacles
se
sons: vaincre
ou des les
morceaux
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présentent
à l’aide
d’objets
que
Pour les autres,
il faudra
en pasl’on
fabrique
entutoriel
associant
des
ser par
un court
qui
qu’efficace,
serious
gamevidéo
oblige
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sons
ou des
morceaux de
mots.
dispense
opportunément
le public
Une
commercialisation
des
prePour
autres,
faudra
pascible les
de
la lecture
d’unen
miers
niveaux
estil prévue
à mode
partir
er unAprès
ser
vidéo
qui
d’emploi.
avoir
du
1par
juillet,court
datetutoriel
de fintéléchargé
des
expé2 Étalée
dispense
opportunément
le public
des plug-ins
lors desur
la plusieurs
première
rimentations.
cible
de
la il lecture
mode
installation,
suffit
ded’un
monter
le
mois,
la suite
du développement
d’emploi.
Après
avoir
téléchargé
volume pour
bénéficier
de axes
l’am-:
s’articulera
autour
de quatre
2
des
plug-ins
la première
biance
sonore lors
et dededes
l’aide
vocale,
commercialisation
abonneinstallation,
suffit
de
le
s’armerauprès
de sail souris
et monter
s’engager
ments
des structures
utivolume
bénéficier
l’ampour unepour
séquence
ausside
ludique
lisatrices,
sponsoring,
produits
biance sonore
et de l’aide
vocale,
dérivés
(conception
d’un serious
s’armerspécifique
de sa souris
et s’engager
game
à partir
des compour une Formagraph)
séquence aussi
ludique
pétences
et déclinaison du jeu aujourd’hui dédié aux
adultes illettrés à d’autres 20/03/14
types
de publics (jeunes, francophones).
Enfin, Formagraph peut sur de20/03/14
mande “adapter le jeu au contexte
et aux spécificités professionnelles
d’une entreprise ou d’une institution”. Dix niveaux de jeu sont pro-
Un accord entr
sociétés coopé
Patrick Lenancker, président de la Co
et Yves Barou, président de l’Afpa, le
L’Association nationale pour
la formation professionnelle des
adultes et la Confédération générale des Scop (sociétés coopératives et participatives, où les salariés sont les associés majoritaires)
ont signé le 12 mars une convention de coopération. L’objectif :
mener des actions en faveur de
l’“entrepreneuriat collectif”.
Les deux parties ont convenu de
mettre en place une expérimentation sur trois territoires : Île-deFrance, Bretagne et Rhône-Alpes.
Autant de “laboratoires” qui
seront observés par un comité
national de suivi. Double intérêt,
pour les deux partenaires : l’organisme de formation pourra “accroître la qualité et la diffusion
des services offerts aux futurs
créateurs et repreneurs d’entreprise” ; et “un continuum plus
09:41
étroit” sera noué entre les deux
réseaux au service de l’insertion
professionnelle des demandeurs
09:41
d’emploi et stagiaires de la for17
mation professionnelle.
Formation spécifique
L’Inffo Formation N° 855
du 1er au 14 mai 2014
offre / 33
La qualité : un critère de sélection
des organismes de formation
La nouvelle loi sur la formation professionnelle place la
qualité au cœur du système, et
les quelque 50 000 organismes
de formation sont tous concernés. Selon François Galinou, directeur associé chez Pedagogic
Agency1, ils devront à terme se
doter d’outils de “création de
valeur” (performance, etc.) aussi
bien pour leurs clients (commanditaires, financeurs, apprenants)
que pour eux-mêmes.
“Nous avons des
problèmes de normes”
Selon leur stratégie, plusieurs choix s’offrent à eux. Ils
peuvent choisir d’entreprendre
une démarche de certification
(Iso 29990), “afin de se faire
identifier, identifier leur expertise et se faire reconnaître”.
Spécialement réservée aux organismes de formation et compatible avec la norme Iso 9001,
cette certification a l’avantage
d’être “reconnue à l’international”.
En effet, expliquait François
Galinou lors d’une matinée
organisée début avril par Val
Informatique2, “en France, il
y a un consensus sur l’importance de la formation en tant
que moteur de notre économie.
La formation professionnelle
est une activité économique
qui devrait s’exporter, au même
titre que nos services, qui
constituent 80 % de notre PIB.
Nous n’y arrivons pas parce que
nous avons des problèmes de
normes. À l’international, les
organismes de formation avec
certification sont préférés”.
Des normes, une
“qualification”
Au plan national, il existe un ensemble de normes délivrées par
Afnor Certification (NF Services
Formation). Mais l’organisme
peut aussi choisir d’être qualifié “ISQ OPQF”, la démarche de
qualification menée sous l’égide
de la Fédération de la formation professionnelle (FFP) et du
ministère du Travail.
Selon François Galinou, “cette
qualification permet d’identifier
les « véritables » organismes
de formation. C’est une bonne
façon d’appartenir à la grande
famille des prestataires privés français”. Actuellement,
quelque 900 organismes de
formation privés bénéficient de
cette qualification restreinte.
La certification des
formateurs
Une autre démarche qualité peut
concerner la certification des
formateurs eux-mêmes, “forces
vives de l’organisme de formation”. Réalisée par l’Institut de
certification des professionnels
de la formation et de la prestation de service intellectuel (ICPF
& PSI) − que François Galinou
préside3 −, celle-ci présente
“plusieurs avantages : être sûr
de la qualité de son intervenant a
priori, mener une démarche qualité qui implique et mobilise tous
les formateurs, mettre en œuvre
un système d’identification et de
maintenance des compétences
et de la motivation − et être en
conformité avec la loi”.
Comparer avant de
commencer
François Galinou conseille de
“bien comparer les démarches
avant de choisir”. Car s’engager
dans une démarche qualité n’est
pas un acte anodin... “Il est
important de savoir et de faire
savoir ce que représente une
certification. La valeur de la démarche et du certificat dépend
de ce que vous allez en faire”,
a-t-il rappelé aux managers auxquels revient la décision.
“Avec la nouvelle loi, les financeurs vont privilégier beaucoup
plus les organismes justifiant
d’engagements qualité. La qualité est devenue un élément
important pour se démarquer. Il
y aura un peu moins de phénomène d’aubaine pour les prestataires de formation”, a indiqué Alain Rabary, PDG de Val
Informatique.
Qui a présenté aux responsables
d’organismes de formation
“Ammon.Erp.Formation”, une
solution permettant d’“anticiper
les évolutions du marché de la
formation” : dématérialisation
des documents, gestion des
plannings des actions, relations
clients, conventions, bilan pédagogique et financier, etc.
n K. B.
1. Un organisme qui accompagne des
organismes de formation dans les
démarches qualité Iso 9001, 29990 et
ICPF & PSI. www.pedagogic.fr
2. Éditeur de solutions de gestion
pour les acteurs de la formation
professionnelle
www.valinformatique.fr
3. Il est également membre de la
commission française Afnor “Formation
professionnelle” et de la délégation
française à l’Iso TC 232 - Services de
formation depuis 2006. Et co-auteur de
l’Iso 29990, 29991 et de la x50 -769.
FORMATIONS À DISTANCE
POUR L’AFRIQUE
Le programme “100 000
professeurs pour l’Afrique”1
entend s’appuyer sur la
formation à distance. L’objectif :
“Lancer des actions de
formation des enseignants à
l’échelle du continent africain,
afin d’améliorer la qualité de
l’enseignement du français et
de l’enseignement en français.”
Public cible : les “enseignants
en formation dans les instituts
de formation des maîtres ou les
universités africaines”. Moyens :
3,95 millions d’euros sur trois
ans. Pourquoi l’Afrique ? Parce
que 80 % des 700 millions
de locuteurs francophones en
seront issus à l’horizon 2050,
projette le ministère des Affaires
étrangères. Afin de soutenir la
présence francophone dans le
monde virtuel, ont également
été créés Ifprofs, réseau social
de l’éducation en français et
Afripedia, encyclopédie en
ligne née d’un partenariat entre
l’Agence universitaire de la
francophonie2, l’Institut français
et Wikimédia France, avec le
soutien de la Fondation Orange3.
1. Lancé à l’occasion de la 16e Journée
internationale de la francophonie
(à Paris, le 20 mars dernier).
2. www.auf.org
3. www.fondationorange.com
LES NORMES NF SERVICES FORMATION
Parmi les normes délivrées par Afnor Certification :
• “NF X 50-750 - Terminologie” (en cours de refonte) ;
• “NF X50-760 - Organismes de formation, informations relatives
à l’offre”, ;
• “NF X 50-761 - Organismes de formation, service et prestation
de service” ;
• “NF X50-768 - Évaluation” ;
• “NF X 50-769 - Processus de réalisation d’une action de formation”.
1er au 14 mai 2014 / numéro 855  l’inffo
18
L’Inffo Formation N° 849
du 1er au 15 février 2014
le dossier
23
Comment privilégier “les meilleures offres
au meilleur coût” ?
Jean-Pierre Delfino, directeur général d’unifaf
tantielle, a en effet confié le directeur général
d’Unifaf. Les Opca sont les garants de la qualité
de la formation. Le projet de loi ouvre à cet égard
de belles perspectives.” Et de proposer une piste
d’action, doublée d’un slogan. “Arriver à faire
mieux avec moins, c’est un de nos axes de travail,
dans le cadre d’une politique de rapprochement
avec l’offre de formation !”
n D. G.
© Juen Photographies
Cahier des charges
Le directeur général d’Unifaf a enchaîné sur sa philosophie en matière de qualité de formation. “Pour
acheter, la réglementation actuelle limite la capacité à
apprécier la qualité de la formation. Nous procédons
de façon classique. À savoir que nous construisons un
cahier des charges, puis lançons un appel d’offres, en
optant systématiquement pour le mieux disant, et non
le moins disant”, a-t-il assuré. Autrement dit, “la
meilleure offre au meilleur coût”.
Jean-Pierre Delfino s’est réjoui qu’à travers
l’Ani, les partenaires sociaux aient souhaité
donner la main aux branches, sur cette question de la qualité. De quoi élucider certains
mystères, sur les prix des formations ? “Il nous
arrive d’acheter des prestations comparables d’une
région à l’autre et de ne pas comprendre pourquoi leurs prix varient parfois de manière subs-
© Juen Photographies
“Enjeux et défis du secteur de la formation.” Tel
était le titre d’une table ronde au cours de laquelle
Jean-Pierre Delfino, directeur général d’Unifaf
(l’Opca de la branche sanitaire et sociale privée à
but non lucratif), a exposé sa politique en matière
d’achat de formation : “Ce qui est important, c’est de
comprendre que notre pratique d’achat de formation
est différenciée selon les publics. N’oublions pas qu’une
partie de notre secteur est réglementée. Pour accéder à
certains métiers, il faut un diplôme. En l’occurrence,
l’offre est structurante de la demande, nous sommes
financeurs de formations.” Et de prendre du financement de formations d’aides-soignantes souhaitant devenir infirmières : des formations longues,
d’un coût de 100 000 à 150 000 euros.
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Inffo Formation N° 849
du 1er au 15 février 2014
24
le dossier
© Juen Photographies
Vers la “déstagification” de la formation ?
Quelles ingénieries de formation d’ici à 2024 ? La
question pouvait sembler incongrue, à l’heure1
où à l’Assemblée, les amendements au projet de
loi s’accumulaient, sans que nul ne puisse savoir
encore quelle sera la teneur exacte du texte législatif final. Dans le cadre d’une Université dont le
thème était précisément la valeur de la formation,
elle n’en restait pas moins pertinente.
La fin des formations “de confort”
Sur un plan technologique, la formation 2024 a
toutes les chances de faire la part belle à la digitalisation et aux possibilités techniques offertes
par la réalité augmentée (lunettes Google), la
“gamification” (serious games de nouvelles générations), les classes virtuelles, mais aussi aux cours
en lignes ; qu’ils soient “massifs” (“Mooc”), restreints (“Spoc”, pour “small private open courses” 2)
ou conçus spécifiquement selon les besoins d’une
entreprise particulière (“Cooc”, pour “corporate
open online courses” 3).
Mais au-delà de l’évolution technologique, c’est
la pratique pédagogique elle-même qui pourrait
se voir digitalisée. “La crise et la fin du 0,9 %
pourraient bien annoncer la fin des formations de
confort”, a prédit Marc Dennery, directeur associé du cabinet de conseil C-Campus. De fait,
avec la réduction prévue des fonds mutualisés et
un compte personnel axé sur la formation qualifiante, la tendance a toutes les chances d’être
à l’investissement formation optimisé vers la
compétitivité et l’employabilité au détriment
d’apprentissages jugés plus accessoires, à l’image
des “catalogues Dif ” proposés par certains organismes. Même si le consultant n’a pas exclu que
des “catalogues CPF” puissent être imaginés pour
les remplacer...
De la “déstagification”...
Cependant, ce sont les pratiques de formation
elles-mêmes qui sont susceptibles de se voir
impactées par l’addition des nouvelles technologies et des nouveaux usages que fera naître la
réforme ; dépassant le cadre du stage formel tel
qu’il existe pour évoluer vers des pratiques de coworking (apprentissage de groupe et partage des
connaissances par les stagiaires eux-mêmes) et
de développement des apprentissages informels
au travers, par exemple, de groupes de progrès
(“social learning”), d’ateliers de co-développement
(“peer-to-peer training”) ou de co-coaching (accompagnement par les pairs au-delà de l’action
de formation).
Un espoir, pour Jean-Claude Debruyne, responsable formation chez Fagor-Brandt et vice-président du Garf 4 : “Peut-être, enfin, parviendronsnous à destagifier la formation professionnelle.”
Déjà, il a constaté que les actions de formation
“multi-canal” enregistrent des taux de réussite
supérieures aux désormais classiques séances d’apprentissage e-learning ou présentielles.
Imputabilité et réduction des marges pour
les organismes de formation
Quid alors de l’imputabilité et de ce type d’actions de formation, alors qu’aujourd’hui encore
la prise en charge de la formation à distance reste
difficile à faire valoir auprès des Opca, et que
l’imputabilité en matière de FOAD dans le projet de loi actuellement devant le Parlement vient
d’être renvoyée à des décrets ultérieurs ? “C’est un
problème pour les OF et leurs marges, en effet, a admis Marc Dennery. Les Opca fonctionnent comme
des centrales d’achat et la fin de la contribution mutualisée obligatoire du plan de formation les incitera
à plus d’économies encore, faisant d’eux les régulateurs du marché…” Aux OF, donc, de se montrer
créatifs en matière de contrôle et d’évaluation de
l’apprentissage en ligne. Enfin, la réforme induit
– par le biais du CPF, auquel Marc Dennery ne
croit pas – davantage d’individualisation dans le
choix des formations, “alors que le Dif a révélé la
faible appétence des salariés à ce niveau”. Face à
l’idée d’une prospective à dix ans, c’est encore le
doute qui subsiste.
n B. d’A.
1. Deuxième jour de l’UHFP, le 30 janvier.
2. Cours ouverts privés de petite taille.
3. Cours d’entreprise ouverts en ligne.
4. Groupement des acteurs et responsables
de formation.
centre inffo  l’information sur la formation
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Le quotidien de la formation
du 23 mars 2015
Le projet de décret qualité
prévoit de renforcer
le contrôle des Opca
sur les organismes de formation
D
1. Respect par
l’organisme de
formation de la
réglementation
qui lui est
applicable”,
“Capacité du
prestataire à
identifier des
objectifs
intelligibles et à
adapter son offre
au public formé”,
“Capacité de
mettre en place
un suivi
pédagogique et
d’évaluation
différencié”,
“Cohérence des
moyens
pédagogiques,
techniques et
d’encadrement
mobilisés par le
prestataire avec
l’objectif de
qualification ou
de certification”,
“Accessibilité aux
tiers des
informations
transparentes sur
les activités du
prestataire”,
“Qualité des titres,
diplômes et
certificats de
qualification
professionnelle
des personnels en
charge de la
formation” et
“Modalités de
formation
continue des
personnels en
charge de la
réalisation des
actions”.
Le projet de décret relatif à la qualité de la formation qu’examine actuellement le Conseil d’État prévoit,
outre la liste des critères définissant
une prestation de qualité, de renforcer le pouvoir des Opca en matière
de sanction envers les organismes indélicats. Explication avec Stéphane Rémy, chef de la mission
de contrôle à la DGEFP, à l’occasion des rencontres
professionnelles des Chambres des formateurs-consultants indépendants (CSFC), le 20 mars
dernier.
Responsabiliser les financeurs
Sans aller jusqu’à cette extrémité, le projet de
texte soumis à l’examen du Conseil d’État fixe les
sept critères [1] dont devront tenir compte les financeurs de la formation (Opca et Opacif, Pôle
emploi, conseils régionaux, État et Agefiph) afin
de s’assurer, selon les termes de la loi du 5 mars
2014, de la capacité des prestataires de formation
La qualité des formations, le sujet n’est pas un
thème nouveau : en septembre 2000, déjà,
Bernard Masingue, René Tijou et André Gauron
remettaient à Nicole Péry, alors secrétaire d’État
au Droit des femmes et à la Formation professionnelle du gouvernement Jospin, leur rapport La
professionnalisation de l’offre de formation et
des relations entre les utilisateurs et les organismes.
Il aura finalement fallu attendre la négociation
de l’accord national interprofessionnel de 2013
sur la formation, puis sa transcription dans la loi
du 5 mars 2014 pour que le sujet de la qualité de
l’offre revienne d’actualité. Lors du débat parlementaire, la sénatrice UDI Chantal Jouanno avait
même été jusqu’à proposer un amendement (rejeté) visant à la labellisation obligatoire préalable
de tout organisme intervenant sur le champ de
la formation continue et bénéficiant de fonds
publics. “Pour la première fois, le législateur s’est
emparé du sujet et a transcrit la notion de qualité dans la loi”, a observé Stéphane Rémy.
21
le quotidien de la formation
du 23 mars 2014
2. Le règlement
direct de l’Opca
au prestataire de
formation sans
passer par
l’intermédiaire de
l’entreprisecliente.
à dispenser une formation de qualité. Un texte
d’abord accueilli avec méfiance par les organismes de formation – particulièrement les plus
petits d’entre eux – craignant que les nouvelles
contraintes ne se traduisent par un supplément
de tracasserie administrative et de reporting obligatoire. Face à ces craintes, le chef de la mission
de contrôle à la DGEFP a voulu se montrer apaisant : “L’objectif du texte, c’est avant tout de responsabiliser les acheteurs et les financeurs. C’est
surtout sur eux que pèsera cette mission de
contrôle de la qualité”.
En décembre dernier, justement, les Chambres
syndicales des formateurs-consultants avaient
fait part à la DGEFP de leurs inquiétudes quant
au risque de voir le projet de décret se transformer
en une liste restrictive de labellisations et de
normes-qualité dont ils se verraient exclus, avant
de se voir rassurés (voir L’Inffo n° 870). “La réglementation, oui ; l’étranglement, non”, résumait
une formatrice freelance.
Des outils contractuels et réglementaires
pour muscler le pouvoir de contrôle
des Opca
Toutefois, le texte prévoit un renforcement de
l’arsenal des Opca pour assurer leurs nouvelles
missions. Dans son écriture actuelle, le projet de
décret doterait les organismes paritaires d’outils
contractuels et réglementaires pour muscler leurs
actions face à des prestataires de formation n’assurant pas les conditions de qualité prévues. Un
arsenal qui pourrait se traduire par un futur article
R. 6316-8 du Code du Travail décrivant les possi-
22
bilités, pour les Opca, de cesser la prise en charge
d’une action de formation, voire, dans le cas de
subrogation [2], de stopper les paiements à un
organisme dont la prestation révélerait des anomalies par rapport au cahier des charges initial.
À quoi pourrait s’ajouter la possibilité de visites
sur sites plus fréquentes, de réouvertures de dossiers de prises en charge ou de signalements des
indélicats aux sections régionales de contrôle des
Direccte.
Des préconisations déjà contenues dans le récent
rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) mais qui pourraient devenir réalité si
le Conseil d’État donne son aval au projet de décret qui lui a été soumis. “Ce qui sera demandé
aux Opca, c’est de professionnaliser leurs équipes
là-dessus et de se doter de moyens pour assurer
un vrai suivi de la qualité des prestations qu’ils
financent par la voie contractuelle”, a expliqué
Stéphane Rémy, “c’est ça le message que la DGEFP
veut leur faire passer”.
Le quotidien de la formation
du 1er avril 2015
L’Opca des banques
et assurances se dote
d’une charte de qualité pour
les organismes de formation
A
nticipant le décret qualité, actuellement examiné par le Conseil
d’État qui prévoit de renforcer le
pouvoir des Opca en matière de
contrôle de la qualité des prestations délivrées par les organismes
de formation qui sollicitent leurs financements,
Opcabaia [1] a révélé le 13 mars sur son site Internet une charte Qualité, qui grave dans le marbre
ses règles en la matière.
La loi du 5 mars 2014 portant réforme de la formation professionnelle reconnaît en effet aux
Opca une mission de développement de la qualité de l’offre de formation. Il leur appartient de
s’assurer que les prestataires de formation qu’ils
financent remplissent des conditions de qualité.
1. L’Opca des
banques, sociétés
et mutuelles
d’assurance, des
agents généraux
d’assurance et
des sociétés
d’assistance.
La charte d’Opcabaia précise ainsi les engagements qu’ils doivent prendre : ils s’engagent à
fournir les informations nécessaires à l’identification de leur activité et de toute modification de
celle-ci. Ils informent Opcabaia d’éventuelles
certifications qualité obtenues et devront « en
permanence s’assurer de l’existence d’un environnement favorable au développement des compétences des bénéficiaires de sa prestation ». Les
organismes devront également mettre en place
des modalités d’évaluation des formations
dispensées.
Rappelant que « la mission de l’Opca consiste à
vérifier que les formations se sont déroulées dans
les conditions prévues à l’acceptation du dossier
et dans le respect de la loi et des conventions »,
Opcabaia prévoit des mesures de sanction, allant
d’une demande de remboursement des financements accordés à l’information des autorités
administratives en cas de non-respect de la réglementation.
« Cette charte est une première pierre à l’édifice,
souligne Marc Picquette, directeur général d’Opcabaia. Nous allons informer les organismes qui
nous demandent un financement et nous signerons des conventions avec les OF de branche. Plus
largement, nous réfléchissons à une offre de services pour développer les actions pédagogiques
sur l’achat de formation dans les TPE. La réflexion
sur ce thème très important débute, et nous avons
choisi d’y aller de façon pragmatique, pédagogique et par étapes. »
23
Le quotidien de la formation
du 3 décembre 2014
Décret qualité : l’Igas préconise
notamment la mise à jour
régulière des compétences
des formateurs
M
ettre à jour régulièrement les
compétences des formateurs,
mettre en œuvre les positionnements préalables à l’ajustement
des formations au profil des apprenants ; publier les résultats
aux examens et ceux de l’accès à l’emploi des
formations… Telles sont les premières préconisations indiquées par Philippe Dole, inspecteur général des affaires sociales, dans sa présentation
des « Principaux constats et préconisations concernant le développement de la qualité et l’impact
du CPF sur l’offre de formation » au bureau du
Conseil national de l’emploi, de la formation et
l’orientation professionnelles (Cnefop) du mardi 2
décembre. Des éléments devant aider à la rédaction du décret portant sur la qualité de la formation
(devant être publié avant le 6 janvier prochain).
De plus en plus d’évaluation et de contrôle
Dans son observation des pratiques, il constate
que les cahiers des charges sont « précis », reprenant des « items techniques, organisationnels et
pédagogiques » et note une pratique croissante
du contrôle et de l’évaluation. Toutefois, il relève
que les organismes de formation ne sont pas systématiquement encouragés à briguer une certification, un aspect dont les marchés publics « ne
tiennent aucun compte ». L’inspecteur de l’Igas
appelle à consolider les mécanismes d’achat individuel, pratiqués par les régions et Pôle Emploi
et note les initiatives de groupement de commandes portées par les Régions, Pôle emploi et
les OPCA, « qui permettent de répondre plus aisément aux besoins identifiés ».
Absence de vision partagée et manque
de dialogue entre financeurs
Toutefois, il constate des prix « erratiques » selon le financeur, en cause : l’absence de vision
24
partagée, la décomposition des coûts et une
segmentation « peu propices aux petits organismes de formation ». De manière générale il
note un manque de dialogue entre financeurs
après les observations tirées des évaluations,
des modalités de gestion ou du contrôle de
conformité et constate que les suivis de gestion
et les restitutions diffèrent selon chaque commanditaire. Enfin, il pointe « des difficultés structurelles à organiser des modes de certification
souples et adaptés à la diversité des objectifs
de formation, qui fragilisent la mise en oeuvre
de la réforme ».
L’inspection recommande de séparer les activités de formation réalisées par les organismes
de formation, de celles afférentes aux certifications réalisées par les organismes valideurs ;
de soutenir une démarche convergente des
référentiels de certification de la qualité, et
d’accompagner la professionnalisation des acteurs de ce secteur économique et enfin de
partager les résultats des contrôles et évaluations entre financeurs.
Explorer de nouveaux modes
de reconnaissance des compétences
Au titre des aménagements juridiques,
elle préconise de supprimer la limite de validité
fixée à 5 ans pour les validations partielles
constitutives d’une qualification ; de supprimer
l’obligation d’examen en cas de cumul de la totalité des certificats de compétences
professionnelles (CCP) constitutifs d’un titre professionnel ; d’organiser plusieurs sessions
d’examen dans l’année ; de développer les validations partielles pour les certifications qui n’en
ont pas ; de faciliter l’usage de la VAE (pour un
accès plus facile à la qualification) et explorer
de nouveaux modes de reconnaissance et de
validation.
Le quotidien de la formation
du 12 janvier 2015
Vers un label qualité
pour le Fonds paritaire
de sécurisation des parcours
professionnels
L
a présidence du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels
(FPSPP) reste au Medef pour les dix-huit
mois à venir, puisque Pierre Possémé,
élu le 8 janvier à sa tête, succède à Éric
Dumartin. À son agenda : le compte
personnel de formation, le conseil en évolution
professionnelle, la mise en place d’un système
d’information commun pour tous les Fongecif, ou
encore la recherche d’un label qualité. Rencontre.
Actualité de la formation.fr - À peine élu et déjà
un agenda chargé...
Pierre Possémé - Des tâches importantes attendent le FPSPP. Le compte personnel de formation a démarré depuis début janvier, le conseil en
évolution professionnelle également. Deux nouveaux dispositifs qui vont modifier les missions
des Opca et des Fongecif. Sans compter, à un
horizon plus lointain, la réforme territoriale qui va
diminuer le nombre de Régions, ce qui aura un
impact sur le nombre et l’organisation des
Fongecif. Ce n’est pas pour tout de suite, mais c’est
une question qui se posera sous cette présidence.
Concernant les Fongecif, justement, l’un des dossiers à l’agenda du FPSPP est celui de la mise en
place d’un système commun d’information pour
l’ensemble du réseau…
P. P. - C’est un dossier que j’ai commencé à suivre
de près lorsque j’étais le coordinateur de la commission Cif du Fonds paritaire. En avril dernier,
trois Fongecif (Alsace, Bretagne, Île-de-France) se
sont associés dans un groupement d’intérêt économique (GIE) pour développer un système d’information commun. Les partenaires sociaux
viennent de décider que ce serait ce système qui
serait déployé auprès de l’ensemble des Fongecif.
Évidemment, l’harmonisation des bases de données ou des bibliothèques va demander du travail
et du temps, mais la décision politique est prise.
Les trois Fongecif engagés dans le GIE disposent
d’un an et demi pour accorder leurs systèmes
d’information et les autres viendront d’y adjoindre
au fur et à mesure. Au total, l’ensemble du réseau
devrait se voir doté d’un système commun dans
quatre ou cinq ans.
Les partenaires sociaux et l’État discutent en ce
moment les détails de l’annexe financière du
Fonds paritaire pour l’année. Pouvez-vous nous en
donner les orientations ?
P. P. - Pour l’instant, nous connaissons les grandes
lignes de cette annexe, mais les orientations
exactes et définitives n’ont pas encore été finalisées. Il faudra attendre encore un peu. Quoi qu’il
en soit, l’orientation des budgets dépendra des
décisions du Comité paritaire national de l’emploi
et de formation professionnelle (Copanef) et de
l’État. C’est évidemment le FPSPP qui lance les
appels à projets, mais en fonction des orientations
décidées par le Copanef.
Ce n’est pas l’avis de la CGT qui souhaite établir
une nette distinction entre l’avis des partenaires
sociaux en tant qu’organisations et l’avis du
Copanef en tant qu’instance…
P. P. - Chacun défend ses conceptions en fonction
de ses propres critères et la CGT a toujours été un
partenaire de qualité. Il est nécessaire qu’il y ait
débat en amont de toute prise de décision, mais
une fois que celle-ci a été prise, il faut la respecter.
25
le quotidien de la formation
du 12 janvier 2015
Il a été convenu que cette présidence confiée au
Medef s’achève dans dix-huit mois avant de revenir à la partie syndicale. Cependant, craignez-vous
que la réforme de la représentativité patronale,
qui devrait voir le jour en 2017, ne suscite des frictions chez les représentants des employeurs ?
1. Depuis le
1er janvier 2012,
Constructys Opca de la
construction a
pris le relais du
Faf-Sab et du
groupe “Opca
Bâtiment - Opca
Travaux publics GFC-BTP Aref-BTP”.
P. P. - Pour l’instant, nous ne sommes pas encore
en 2017 et notre agenda pour 2015-2016 est très
chargé. Le rôle du FPSPP, durant cette période,
sera d’accompagner la réforme et, en tant que
président de l’instance, je veillerai à ce que cette
mission soit suivie. Ceci étant, au niveau du FPSPP,
les relations du Medef avec la CGPME sont très
bonnes, d’autant qu’à titre personnel, je viens du
bâtiment, une fédération qui a toujours eu un pied
chez l’un, un pied chez l’autre, même si la présidence que j’exerce est placée sous le mandat du
Medef. Toutefois, aujourd’hui, les réunions du
Fonds paritaire se tiennent dans le respect mutuel
et la convivialité.
Vous avez occupé durant deux ans la présidence
du GFC-BTP [1], puis celle d’Opca Bat durant sept
ans, alors que Dominique Schott, le vice-président
FO du Fonds, est, lui, l’ancien président d’Opcalia.
Un exécutif issu du monde des Opca, est-ce une
bonne chose pour le FPSPP ?
P. P. - Il est clair que ce parcours nous donne à
tous deux une bonne connaissance du terrain et
du fonctionnement des acteurs de la formation.
J’ajoute que je suis moi-même un ancien
Compagnon du Devoir et qu’à ce titre, je suis un
pur produit de l’apprentissage et de la formation
continue. Je sais que ce que le FPSPP peut apporter à nos concitoyens en termes de promotion
sociale, de changement de carrière ou de recon-
26
Chef d’entreprise du secteur du bâtiment en retraite,
Pierre Possémé, 62 ans, a été le PDG de La Financière
- Le bâtiment associé, Entreprise François et SN STPE,
et a présidé plusieurs instances liées au financement
de la formation (GFC-BTP, Opca Bat) ainsi que le Medef
Champagne-Ardenne, jusqu’en 2013. Administrateur du
FPSPP, il siégeait à son bureau jusqu’à son élection à la
présidence, le 8 janvier.
version. Mais la formation n’est pas non plus une
fin en soi : je persiste à penser que ce qui crée
l’emploi, c’est avant tout l’économie.
Quel premier chantier pour Philippe Dole, dont le
recrutement au poste de directeur a été validé le
8 janvier dernier ?
P .P. - Le Fonds paritaire doit s’inscrire dans la recherche d’une démarche de qualité. Ce sera le premier dossier que je confierai à Philippe Dole dès sa
prise de fonction le 2 février prochain. Nous allons
enclencher les démarches avec l’Afnor pour entrer
dans un processus Iso qui débouchera sur un label
qualité pour le FPSPP. C’est extrêmement important
et d’autant plus rassurant pour les services de l’État
de savoir que nous disposerons d’outils pour travailler avec eux dans la clarté, dans la transparence et
avec le souci de la bonne gestion.
Et dans l’immédiat ? Quel est le calendrier de la
nouvelle équipe dirigeante ?
P. P. - Le FPSPP vient de se doter d’une nouvelle
équipe dirigeante et d’un nouveau bureau. Nous
nous sommes donné un trimestre pour être parfaitement opérationnels. Il est d’ailleurs prévu que
le bureau du FPSPP se rencontre plus régulièrement qu’il ne le faisait auparavant. Dans l’immédiat, je dois rencontrer cette semaine le président
du Copanef pour une première prise de contact.
Le quotidien de la formation
du 7 janvier 2015
Les formateurs indépendants
relativement confiants
quant au futur décret qualité
E
n décembre, les formateurs-consultants indépendants avaient fait
connaître leurs inquiétudes face au
projet de décret relatif à la qualité de
la formation. Rassurés sur son contenu
après une rencontre avec la DGEFP, ils
l’attendent désormais plus sereinement même si
son écriture définitive n’est pas encore totalement
finalisée.
1. La capacité du
prestataire à
identifier des
objectifs
intelligibles et à
adapter son offre
au public formé ;
- la capacité de
mettre en place
un suivi
pédagogique et
d’évaluation
différencié ;
- la cohérence des
moyens
pédagogiques,
techniques et
d’encadrement
mobilisés par le
prestataire avec
l’objectif de
qualification ou
de certification ;
- l’accessibilité
aux tiers des
informations
transparentes sur
les activités du
prestataire ;
- la qualité des
titres, diplômes et
certificats de
qualification
professionnelle
des personnels en
charge de la
formation et
- les modalités de
formation
continue des
personnels en
charge de la
réalisation des
actions.
Examiné, puis finalement retoqué le 16 décembre
dernier par le Conseil national de l’emploi,
la formation et l’orientation professionnelles, le
projet de décret relatif à la qualité des organismes
de formation devrait se voir réexaminer la semaine prochaine - le 14 ou le 15 janvier - à l’occasion d’une réunion spécifique. Dans sa rédaction
originelle, le texte recensait les sept critères [1]
permettant aux financeurs de s’assurer qu’un
prestataire répond aux exigences de qualité
souhaitée.
Conserver le label qualité
des indépendants
À l’époque, l’idée d’un décret fixant de nouvelles
modalités de contrôle de la qualité des prestations des organismes de formation avait suscité
quelques inquiétudes, notamment chez les formateurs indépendants dont l’un des syndicats, la
CSFC (Chambre syndicale des formateurs consultants), avait rencontré la DGEFP quatre jours avant
le premier passage du texte devant le Cnefop afin
de faire remonter les craintes des freelances. Des
inquiétudes au nombre desquelles la crainte de
voir le projet de décret établir une liste restrictive
des différentes labellisations et normes qualité
relatives aux organismes de formation qui exclurait la norme ICPF & PSI, la seule accessible à un
formateur individuel. « Au terme de cet entretien,
nous avons pu constater que le texte ne prévoyait
pas de mentionner une liste précise de normes,
de labels ou de certifications, mais au contraire,
précisait qu’en termes de démarche qualité, tout
était possible », indique Michel Fahri, président
de la CSFC.
Clarifier les pouvoirs des Opca
Autre crainte des freelances : voir le pouvoir des
Opca renforcé sur le contrôle de la qualité, au
point de faire de ces derniers les régulateurs du
marché de la formation et céder à la tentation
de privilégier ainsi les « grands » OF au détriment
des « petits », au premier rang desquels les indépendants. « La DGEFP s’est montrée très attentive
à ce que la loi du 5 mars 2014 ne soit pas utilisée
à l’encontre des indépendants et TPE du secteur,
mais constitue pour eux un élément positif de
clarification et de promotion de la qualité en formation ; toutes choses pour lesquelles la CSFC a
réaffirmé son attachement et la conformité avec
sa propre charte déontologique de qualité »,
souligne le syndicat. Et d’espérer que les prochaines conventions d’objectifs et de moyens
(COM) signées entre l’État et les Opca inciteront
ces derniers à se tourner davantage vers les réseaux d’indépendants dans leur mission d’accompagnement des TPE et PME.
Le risque d’une réécriture de dernière
minute
Si les formateurs indépendants s’avouent donc
confiants dans le futur décret que le Cnefop devrait examiner, et peut-être valider, la semaine
prochaine, ils n’excluent cependant pas le risque
d’un rewriting de dernière minute qui remettrait
en cause les acquis de la première mouture du
texte. « Le plus gros risque serait une réécriture
du projet de décret d’une façon qui ferait des
Opca les contrôleurs de la qualité de la formation », avoue Michel Fahri, « mais j’y crois peu.
Toutes les réformes entérinées depuis 2005 vont
plutôt dans le sens d’une transformation des
Opca en conseillers et accompagnateurs de la
formation. J’ai du mal à imaginer qu’un nouveau
texte fasse machine arrière. »
27
Le quotidien de la formation
du 9 décembre 2014
Provence-Alpes-Côte d’Azur
décerne ses attestations
“Qualité RESEAU” à 29 organismes
engagés dans l’offre
de formation
O
bjet de l’un des derniers décrets
d’application de la loi du 5 mars
2014, au centre des préoccupations des organismes de formation, la question de la qualité en
formation mobilise depuis longtemps. Exemple avec l’initiative de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui vient de décerner
ses premières attestations « Démarche Qualité
RESEAU ».
L’objectif est d’attester que des organismes relevant de l’apprentissage, de la formation continue dans l’enseignement supérieur, de la
formation des demandeurs d’emploi, des formations culturelles et du secteur social, de la formation initiale différée ou des Espaces
territoriaux d’accès à la qualification et des
Espaces territoriaux d’accès aux premiers savoirs, atteignent les objectifs d’un référentiel
rénové. Celui-ci vise la qualité du service rendu
aux apprenants, le management et la maîtrise
de la qualité et répond aux exigences de la responsabilité sociale et environnementale.
Vice-présidente régionale déléguée à la formation professionnelle et à l’apprentissage, Pascale
Gérard l’a rappelé dans son discours prononcé
à l’occasion de la cérémonie (Marseille, 1er décembre 2014), l’intérêt de la Région pour la qualité de l’offre de formation a déjà une longue
histoire, initiée en 1998 avec le président Vauzelle.
Traduit concrètement dès l’an 2000 dans le
cadre du contrat de plan avec une « démarche
qualité conjointe accessible à tous les organismes de formation », l’engagement du Conseil
régional n’a depuis selon elle jamais faibli.
D’abord en 2006, « malgré le désengagement
de l’État », précise-t-elle, « autour d’un cahier des
charges propres à nos exigence partagées, tout
en élargissant la démarche aux centres de for28
mation d’apprentis ». Puis en 2010, avec l’adoption de la «démarche qualité RESEAU»
(Responsabilité sociétale et environnementale
de l’apprenant usager), qui vient de récompenser 29 organismes. Et de souligner : « à ce jour,
97 % des organismes du service public régional
de formation sont engagés dans cette démarche
et 63 % des centres de formation d’apprentis ».
Mais avant d’obtenir à leur tour leur attestation,
ceux-ci devront satisfaire à un cahier des charges
construit autour de trois axes majeurs : la qualité du service rendu aux apprenants, le management et la maîtrise de la qualité, la
responsabilité sociale et environnementale de
l’organisme de formation.
La vice-présidente insiste : « C’est une démarche
qualité exigeante, longue à obtenir et dont il
faut franchir les étapes : diagnostic initial réalisé par des consultants indépendants entièrement financés par la Région, mise en place des
actions définies dans le contrat de progrès, par
l’organisme de formation, avec l’appui de la
Région et du CARIF Espace compétences, puis,
enfin, réalisation de l’audit final réalisé par un
consultant indépendant financé par la Région. »
La version finale du décret d’application sur la
qualité de la formation dira si une telle
reconnaissance régionale est de nature à voir
« réputés satisfaits » les critères énoncés par le
législateur.
+ D’infos
Le site de la Région PACA : www.regionpaca.fr
Le quotidien de la formation
du 27 avril 2015
Le groupe de travail
sur la qualité de l’offre
de formation de France
Stratégie remettra
ses préconisations fin 2015
1. Au service de
l’exécutif, France
Stratégie s’appuie
sur des équipes
d’analystes dans
les questions
économiques,
sociales, d’emploi,
de développement durable et
de numérique. Il
coordonne un
réseau de huit
organismes : le
Conseil d’analyse
économique
(CAE), le Conseil
d’orientation des
retraites (COR), le
Conseil
d’orientation pour
l’emploi (COE), le
Haut Conseil de la
famille (HCF), le
Haut Conseil pour
l’avenir de
l’assurance
maladie
(HCAAM), le Haut
Conseil du
financement de la
protection sociale
(HCFi-PS), le
Conseil national
de l’industrie (CNI)
et le Centre
d’études
prospectives et
d’informations
internationales
(CEPII).
2. Peter Hartz, ex
DRH de Volkswagen, salarié du
syndicat de la
métallurgie IG
Metal, a inspiré les
lois allemandes de
réforme du
marché du travail
entre 2003 et
2005, dont celle
de la flexibilité des
horaires.
L
ancé par France stratégie [1] le 17 avril
dernier, le groupe de travail sur la qualité de l’offre de formation se donne
comme objectif d’aboutir à un état des
lieux et à une classification des démarches qualité dans la formation. Il
émettra un « court » rapport avec des préconisations concernant la réforme de la certification et
la mise en place d’un système de labellisation des
prestataires de formation en France pour améliorer le marché de la formation.
Cette première séance a laissé place à la concertation autour des constats issus de la revue de la
littérature sur l’impact de la certification et de la
labellisation et autour du diagnostic institutionnel
sur la régulation du marché de la formation en
France. Elle a aussi permis d’arrêter la méthode
de travail et de s’entendre sur les termes, comme
l’a précisé au Quotidien de la formation Quentin
Delpech du département travail et emploi, pour
qui ce groupe de travail permet de « rassembler
les intelligences et les expertises de chacun. » Les
participants se sont appuyés sur une « mise de
jeu » mise en ligne sur le site de France stratégie
pour « plus de transparence ». « Le but n’est pas
de se réunir pour discuter de rien, mais de donner
de la matière » explique-t-il. Ces documents sont
appelés à être étoffés et enrichis au fur et à mesure des débats, et à être rendus publics.
et syndicales, le groupe de travail a déjà arrêté
des dates de réunion. La prochaine séance du 29
mai sera consacrée aux enseignements des expériences étrangères sur la régulation du marché
des prestataires de la formation professionnelle.
Elle accueillera un expert allemand qui présentera l’expérience germanique dans le cadre des lois
Hartz [2] et le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Cedfop)
celles de divers pays européens.
La troisième date arrêtée du 26 juin qui traitera
de la coordination des acteurs dans la mise en
œuvre de la certification et de la labellisation ne
sera pas la dernière. Les participants n’excluent
pas une séance en juillet et de toutes les façons
envisagent la reprise des travaux à la rentrée,
date à laquelle le rendu du rapport était initialement envisagé. Mais, de toute évidence, celui-ci
le sera plutôt avant la fin de l’année selon Quentin
Delpech.
Composé de personnes expertes, comme des
membres de la Fédération de la formation professionnelle (FFP), de l’Office professionnel de
qualification des organismes de formation,
l’Agence française pour le développement de
l’emploi et des compétences (Afdec), des représentants de l’Etat, dont la DGEFP, de Centre-Inffo,
et de représentants des organisations patronales
29
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dossier documentaire
spécial Matinée d’actualité
Mardi 30 juin 2015
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Dossier
le sommaire en bref
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30 juin
lisé
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par Cen
Inffo
docume
Qualité de la formation : un enjeu majeur pour les prestataires
Le Conseil National identifie trois niveaux dans la chaîne de la qualité de la formation
Le Quotidien de la formation, 17 juin 2015
Les prestataires de formation doivent se préparer aux exigences de qualité de la réforme
Le Quotidien de la formation, 11 juin 2015
Formation professionnelle : cap sur la qualité – Point de vue des organismes de formation
Débat Formation, janvier – février 2015
...
Garantir la qualité de la formation, un objectif fondamental pour les financeurs et acheteurs publics
1. Pour les Opca/Opacif et le FPSPP
L’enjeu du décret qualité, « faire en sorte que le référencement soit le moins disparate possible et que les Opca disposent de critères les
plus proches possibles » (Joël Ruiz, Agefos PME)
Le Quotidien de la formation, 17 juin 2015
Projet de décret qualité : « La balle est dans le camp des financeurs » (Jean-Philippe Cépède)
Le Quotidien de la formation, 12 juin 2015
L’Opca des banques et assurances se dote d’une charte qualité pour les organismes de formation
Le Quotidien de la formation, 1er avril 2015
...
2. Pour les Régions
Aquitaine : note synthétique sur la charte qualité
Conseil Régional Aquitaine, 2012
Languedoc-Roussillon : développer une politique qualité
Débat Formation - Hors-série Régions, 2012
Provence-Alpes-Côte d’Azur décerne ses attestations « Qualité RESEAU » à 29 organismes engagés dans l’offre de formation
Le Quotidien de la formation, 9 décembre 2014
...
Repères bibliographiques
1. Qualité de la formation : références
1.1 Rapports
1.2 Analyses et Thèses
2. Un œil sur la qualité : revue de presse
3. Les outils de la qualité : les principaux référentiels
3.1 Normes Afnor et ISO
3.2 Exemples de chartes de prestataires de formation
4. Labellisation et certification des prestataires de formation
4.1 Certification des consultants formateurs qui délivrent la formation
4.2 Certification des organismes de formation
5. Agrément et référencement des prestataires de formation
5.1 Enregistrement des organismes de formation pour le développement professionnel continu des professions de santé
5.2 Les démarches pilotées par les OPCA-OPACIF
5.3 Les démarches pilotées par les Régions et TOM
...
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tél. : 01 55 93 91 91 • redaction.quotidien@centre-inffo.fr
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