CAF Grenoble Isère 32 ,avenue Félix Viallet 38000 GRENOBLE

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CAF Grenoble Isère
32 ,avenue Félix Viallet
38000 GRENOBLE
Exercices de recherche de victimes d'avalanche
Grenoble le :
27/11/2012
Avant tout début d'activités hivernales à risques, nous recommandons aux responsables de former
ou faire réviser tous les pratiquants aux exercices de recherche de victimes d'avalanches, suivant un
même schéma.
Les exercices sont scindés en 2 phases : une phase qui ne nécessite pas la présence de neige et se
déroule dans un bois autour de Grenoble et une phase où la neige est nécessaire pour faire les
exercices de sondage et de pelletage (au cours d'une randonnée).
Pour la 1ère phase, la durée des exercices est de 2h 30 environ, conduit par 2 encadrants avec un
nombre de 10 personnes. Plusieurs cessions peuvent être programmées en dehors du planning des
randonnées en fonction des disponibilités de chacun.
Seules les personnes ayant assisté à ces exercices seront acceptées aux sorties présentant des risques.
Une base de données sur le site du CAF renseignera l'encadrant.
Nota important : demander à tous les participants d'éteindre leur téléphone portable à cause des
interférences avec le DVA. Rappeler qu'en course le portable en fonctionnement doit se situer
dans la poche haute du sac à dos.
1er exercice : Présentation
L'instructeur se met en situation de chef de course . Il indique clairement le nombre de participants,
rappelle la destination de la rando. Cela peut paraître inutile mais ô combien indispensable quand une
personne (qui randonnait pour la 1ère fois avec le groupe) lors d'une avalanche qui a enseveli deux de
ses camarades, appelle les secours et qui est incapable de dire aux gendarmes combien il y a de
victimes, combien ils étaient au départ et est incapable de donner le lieu où il se trouve !
2ème exercice : Mode d'emploi.
Le but est que tous les participants connaissent comment mettre en marche et arrêter le DVA des
différentes marques du marché. (de rappeler qu'en cas de multivictimes il est important de débrancher
le DVA de la victime que l'on retrouve pour ne pas perturber la recherche des autres victimes)
Chaque participant présente son DVA : la marque, le type (analogique ou numérique), comment le
mettre en marche, l'arrêter, le passer en mode « recherche », sa portée en mètre du fabricant, indiquer s'il
« bascule » en mode émission en cas de sur-avalanche.
3ème exercice : Travail à vue.
Connaître la portée de son DVA. Un appareil en émission est placé visiblement à 70 m du groupe. Les
participants avancent avec leur DVA en mode recherche. Dès qu'un participant capte un signal, il
s'arrête, (quand tous les participants se sont arrêtés, l'encadrant fait remarquer les positions de chacun)
puis les participants comptent les pas qui les sépare du DVA en émission.
4ème exercice : Fonctionnement DVA analogique et numérique
Montrer les différences de recherche entre un DVA analogique et numérique. Deux participants équipés,
l'un d'un analogique, l'autre d'un numérique font la démonstration pour matérialiser l'itinéraire suivi et le
temps mis pour la recherche. (Préciser que la recherche fine doit se faire l'appareil près du sol)
5ème exercice : Technique individuelle.
Recherche multivictimes : (non chronométrée). Trois DVA en émission sont cachés assez proches les
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Exercices de recherche de victimes d'avalanche
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27/11/2012
uns des autres (environ 6 à 7 mètres) et tous les participants font la recherche. (maximum 10
participants) Bien préciser qu'il doivent laisser en place le DVA et passer à la recherche du suivant.
Quand ils ont trouvé les 3 DVA ils s'écartent du groupe des autres chercheurs. (cet exercice fait
apparaître ceux qui maîtrisent moins bien leur appareil, où ceux qui possèdent un DVA analogique
considéré, à tort, moins performant)
6ème exercice : Simulation d'un secours : (chronométrée)
Organisation collective d'un accident - Former 2 équipes de 5 personnes.
(Il faut expliquer ce que l'on attend d'eux) :
ñqu'un leader se déclare pour coordonner les opérations et demande le silence.
ñQue ce dernier nomme 2 personnes à la recherche (les plus performants) et demande aux autres
d'éteindre leur DVA.
ñqu'il désigne une personne pour appeler les secours (par radio ou par téléphone en composant le 112
ou le 15) Il doit donner le nombre de victimes et le lieu de l'accident. Cette même personne doit se
positionner à l'endroit où viendra se poser l'hélicoptère.
ñet 1 ou 2 personnes qui préparent pelle et sonde et suivent les 2 « chercheurs » pour éventuellement
sonder et de toute façon peller.
Pendant tout le temps de la recherche secondaire ou finale le leader coordonne les recherches, regarde le
temps écoulé pour chaque action et le dit à voix haute.
Il ne doit pas s’écouler plus de 3 minutes entre le moment où l’on capte le signal de l’Arva émetteur
pour la première fois et celui où l’on commence à creuser pour le dégager.
A la fin de la recherche, un débriefing est organisé : c'est la 2ème équipe qui regardait l'action qui fait
ses remarques, elles sont argumentées par l'initiateur du stage.
Puis l'équipe de recherche donne ses impressions, ses questionnements, etc...
Puis c'est au tour de la 2ème équipe à faire l'exercice.
Nota : Les 3 exercices suivants sont à faire lors d'une sortie sur site enneigé. Ils ne demandent pas
trop de temps et peuvent « se caser » aisément dans une randonnée.
7ème exercice : Recherche avec la sonde.
(enfouir profondément dans la neige un sac à dos avec un DVA et plus loin une pierre ou une pelle) : 3
sondes sont dépliées, une dans la neige, la 2ème au droit du sac et la 3ème au droit de la pelle pour
apprécier le « toucher ».
8ème exercice : Recherche du point précis par la méthode de sondage en spirale. Après la recherche
finale, débuter sur le point avec la sonde et décrire une spirale de 25 cm entre 2 sondages et en
augmentant le rayon de 25 cm (la sonde doit être perpendiculaire à la surface)
9ème exercice : Comment déblayer la neige pour retrouver la victime.
(chercher un terrain pentu et coupler cet exercice avec le 7ème) : le 1er secouriste pelle et 2 autres sont
derrière lui en éventail pour dégager la neige.
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RENSEIGNEMENTS GENERAUX
Rappeler que les piles doivent être retirées de l'appareil en fin de saison. Qu'il est recommandé de
mettre des piles neuves en début de saison.
NOTA : Le texte ci-dessous provient du CAFGO, sans doute d'Alain Birebent. Il est un complément
aux exercices ci-dessus destiné à l'encadrant lors de la formation sur la recherche de victimes
d'avalanche.
Pour que le DVA joue parfaitement son rôle, il est indispensable de procéder souvent à des exercices.
C’est le seul moyen pour acquérir des automatismes précieux si, un jour, on doit faire une vraie
recherche. En outre, on part l’esprit plus libre si l’on sait se servir de son appareil et si les membres du
groupe savent en faire autant. Mais cela ne doit pas être un prétexte pour prendre plus de risque.
Un entrainement est également nécessaire pour une bonne utilisation de la sonde et de la pelle.
L’objectif doit être de réaliser une recherche secondaire suivie d’une localisation fine en moins de trois
minutes.
Une formation DVA complète comporte trois phases : familiarisation avec l’appareil, entraînement à la
recherche et simulation d’un secours. Ces deux dernières phases ne font pas double emploi. L’une
permet de maîtriser les techniques individuelles de recherche, l’autre met l’accent sur les problèmes
d’organisation collective.
1. Familiarisation
Chacun doit connaître parfaitement les caractéristiques et le maniement de son DVA. La moindre
hésitation, la moindre fausse manœuvre peut avoir des conséquences dramatiques. Il vaut donc mieux
posséder son propre appareil.
La lecture du mode d’emploi, appareil en main, est un préalable indispensable. Mise en marche,
commutation en émission et en réception ainsi qu’extinction de l’appareil doivent être maîtrisées. Le
fonctionnement du potentiomètre (s’il y en a un), la signification des indications visuelles (indications
chiffrées, diodes, flèches), l’utilisation de boutons ne doivent plus avoir de secrets.
Il faut ensuite apprendre à utiliser correctement le DVA pour une recherche. Dans un premier temps,
cette phase se fait à vue : elle permet de comparer visuellement les indications données par l’appareil
avec sa position réelle par rapport au DVA émetteur.
Un premier exercice permet de prendre conscience des variations de portée en fonction de la position
des appareils, des appareils eux-mêmes, des personnes qui les utilisent et de l’état des piles.
On pose un appareil en émission sur le sol. On se place ensuite à une soixantaine de mètres et l’on
avance avec son DVA en réception, positionné dans l'axe de l'émetteur (potentiomètre au maximum
avec un modèle analogique). Chacun s’arrête dès réception du premier signal. S’il y a plusieurs DVA,
on pourra comparer les positions : en fonction des modèles et des utilisateurs, la distance entre émetteur
et récepteur peut être très variable. On tourne ensuite l’appareil récepteur de 90° : l’indication de
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réception du signal disparaît. Il faut s’avancer de plusieurs mètres pour capter à nouveau un signal. Si
l’on recommence cette opération avec des piles plus usées, on mettra aussi en évidence l’influence de
l’état des piles.
L’exercice suivant permet l’apprentissage de la recherche secondaire. Il est intéressant de faire cet
exercice en terrain plat et sur neige vierge, ce qui permet de matérialiser l’itinéraire suivi. La méthode
utilisée dépend du modèle dont on dispose. C’est au cours de cet exercice que l’on apprend à faire une
recherche en interprétant les indications données par le DVA pour atteindre l’émetteur. On pourra en
permanence étudier l’influence d’un déplacement sur les indications reçues.
Lorsque la technique de recherche secondaire est acquise, on passe à la localisation fine (ou recherche
finale). Le DVA en émission est posé sur le sol. La méthode à suivre peut être différente d’un modèle à
l’autre. Toutefois, la croix finale peut être utilisée pour tous les appareils. Le fait de voir l’émetteur
permet de bien étudier les réactions de son appareil (variation et intensité du signal sonore ou valeur de
l’indication chiffrée) en fonction de la distance.
2. Recherche individuelle d’appareils cachés
Cette deuxième phase permet de s’entraîner individuellement en localisant un DVA en émission caché
sous la neige.
On enfouit le DVA en émission assez profondément (50 centimètres au moins) et on commence la
recherche à une distance de 50 à 100 m. Ceci permet de s’entraîner à la recherche primaire et de prendre
conscience du temps qu’elle peut demander.
Il est conseillé de mettre l'appareil dans un sac plastique étanche, dans un sac à dos ou sous une petite
planche. Ainsi, la détection du DVA après la localisation finale pourra être plus facilement confirmée
par un coup de sonde.
Un chronomètre permet de savoir si l’on est bien entraîné. La localisation ne doit pas demander plus de
3 minutes à partir du moment où l’on a capté le premier signal.
La recherche finale étant la phase où l’on perd généralement le plus de temps, il est recommandé de s’y
entraîner souvent. En peu de temps et sur peu d’espace, on peut procéder à de nombreux exercices. Le "
cacheur " dissimule un appareil à cinquante centimètres de profondeur et à 2 ou 3 mètres du chercheur
qui effectue directement la recherche finale. On inverse ensuite les rôles. Si on ne dispose que d'une
dizaine de minutes, c’est cet exercice qu’il faut privilégier. On pourra placer les DVA de telle façon que
deux maxima soient obtenus.
On complique ensuite les choses en cachant deux ou plusieurs appareils. Compte tenu de la difficulté
d’une recherche multiple, il est très important de s’entraîner à rechercher simultanément plusieurs
émetteurs. Placer deux ou trois DVA en émission de telle sorte que le chercheur capte simultanément
deux ou trois signaux. La recherche multiple se fait conformément à la notice du DVA. Dans tous les
cas, elle consiste à se concentrer sur un DVA et à le localiser, avant de faire de même pour chacun des
suivants. Quand le premier DVA est localisé, ne pas l’éteindre mais chercher le second. La localisation
d’autres victimes doit se poursuivre sans attendre que la première soit dégagée et que son appareil soit
éteint. Ceci constituerait une perte de temps qui pourrait être fatale.
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3. Travail en groupe sur avalanche
Qu’il s’agisse d’une avalanche réelle ou d’un terrain arbitrairement délimité, il est préférable qu’il soit
pentu et pose des problèmes de déplacement, afin de se placer dans des conditions proches de la réalité.
Après avoir dissimulé un nombre x de DVA, on désigne un groupe de quatre ou cinq personnes que l’on
place en haut, au milieu ou en bas de la coulée. On chronomètre l’opération. La mesure du temps de
recherche constitue un excellent élément pour évaluer le niveau d’entraînement : tous les DVA doivent
être trouvés en moins de dix minutes. Les autres participants assistent en observateurs avant de devenir
acteurs à leur tour.
Chaque exercice fait ensuite l’objet d’une critique collective.
Absence de leader désigné, confusion des rôles (normalement, le chef des opérations surveille mais ne
participe pas aux recherches), oubli des pelles et des sondes, manque de méthode, hésitations dans
l’organisation des recherches, focalisation sur un seul appareil au détriment d’autres DVA cachés sont
autant d’erreurs classiques.
Même si on est bien entraîné, il ne faut pas oublier le côté trompeur de ces exercices (absence de stress,
terrain moins tourmenté). Ils doivent être renouvelés régulièrement, de façon à pouvoir effectuer
rapidement une recherche, en gardant à l’esprit que :
Toutes les victimes doivent être dégagées en moins de 15 minutes ;
En fonction de la taille de l’avalanche, du nombre de sauveteurs, de la qualité de la neige, la recherche
primaire peut être longue ;
En fonction de la profondeur d’ensevelissement (inférieure à 70 cm dans plus de 50 % des cas selon
des études récentes) et de la qualité de la neige, le dégagement de la victime peut prendre du temps ;
L’organisation de la recherche doit être aussi rapide que possible. Le temps s'écoulant entre le moment
où l’on capte le premier signal et celui où l’on commence à creuser ne doit pas excéder 3 minutes.
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