CLUB DE LECTURE DU 15 NOVEMBRE 2011

CLUB DE LECTURE DU 15 NOVEMBRE 2011
CLUB DE LECTURE DU 15 NOVEMBRE 2011
Premièrement pour démarrer, quand une d'entre nous a besoin du livre à lire à commun, ne pas hésiter à
envoyer un mail à tout le monde et il y aura forcément quelqu'une d'entre nous qui pourra prêter son
exemplaire !
Nous avions choisi pour lecture commune un roman atypique de Henning Mankell plus connu pour ses
romans policiers et son héros récurrent Kurt Wallander :
Les chaussures italiennes
À 66 ans, Fredrick Welin vit reclus depuis 12 ans sur une île de la
Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules
visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a
brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se
prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et
s’immerge chaque matin. Au solstice d’hiver, cette routine est
interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et
abandonnée 40 ans plus tôt. Harriet qui se meurt d’un cancer exige qu’il
tienne une vieille promesse : lui montrer un lac forestier éloigné.
Fredrick est à la fois attachant mais aussi antipathique : il se caractérise surtout par sa grande lâcheté et sa fuite
devant toute émotion négative ou positive ; comme un mort-vivant...
Voici un petit extrait pour illustrer le propos :
« Je me sens toujours plus seul quand il fait froid.
Le froid de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon
propre corps. Je suis assailli des deux côtés. Mais je lutte, contre le
froid et contre la solitude. C'est pourquoi je creuse un trou dans la
glace chaque matin. Si quelqu'un, posté sur les eaux gelées avec des
jumelles, me voyait faire, il me prendrait pour un fou. Il croirait que
je prépare ma mort. Un homme nu dans le froid glacial, une hache à la
main, en train de creuser un trou ?!
Au fond je l'espère peut-être, ce quelqu'un, ombre noire dans
l'immensité blanche qui me verra un jour et se demandera s'il ne faut
pas intervenir avant qu'il soit trop tard. Pour ce qui est de me sauver,
en tout cas, c'est inutile. Je n'ai pas de projets de suicide.
Dans un autre temps, juste après la catastrophe, il m'est arrivé, oui,
de vouloir en finir. Pourtant, je ne suis jamais passé à l'acte. La
lâcheté a toujours été une fidèle compagne de ma vie. Maintenant comme
alors, je pense que le seul enjeu, pour un être vivant, est de ne pas
lâcher prise. La vie est une branche fragile suspendue au-dessus d'un
abîme. Je m'y cramponne tant que j'en ai la force. Puis je tombe, comme
les autres, et je ne sais pas ce qui m'attend. Y a-t-il quelqu'un en bas
pour me recevoir ? Ou n'est-ce qu'une froide et dure nuit qui se
précipite à ma rencontre ? »
On ne sait pas vraiment pourquoi il abandonne Harriet ; peut-être par peur de souffrir... c'est malheureusement
assez classique : certaines personnes abandonnent par peur d'être abandonnées. Nous nous sommes rappelées
son enfance triste, solitaire, ses drôles de parents, sa relation étrange à son père. Etrange également de garder
cette fourmillière dans sa maison ; est-ce une forme d'attachement au passé, à ses grands-parents ?
Harriet n'a pas une vision beaucoup plus optimiste de la vie comme en témoigne cet extrait :
« Des promesses, a-elle dit on en reçoit tant. On s’en fait à soi-même.
Les autres nous en font. On a des politiciens qui parlent d’une vie
meilleure pour les vieux, d’un hôpital où personne n’aura plus d’escarres;
on a les banquiers qui promettent des intérêts plus élevés, les produits
qui promettent qu’on va perdre du poids, les crèmes qui nous promettent
une vieillesse avec moins de rides. Vivre, au fait ce n’est jamais
qu’avancer dans son petit bateau au milieu d’un flot de promesses variées
à l’infini. Quelles sont celles dont on se souvient ? On oublie celles que
l’on voudrait se rappeler et on se souvient de celles qu’on préférerait
oublier pour toujours. Les promesses trahies sont comme les ombres qui
dansent autour de toi au crépuscule. Plus je vieillis, mieux je les vois.
La plus belle promesse de ma vie, c’est celle que tu m’as faite quand tu
m’as dit que tu m’emmènerais jusqu'à ce lac dans la forêt. Alors je veux
le voir de mes yeux et rêver que je m’y baigne avant qu’il ne soit pas
trop tard. »
Nous avons toutes trouvé extraordinaire le personnage du bottier et la description de sa passion et de son
atelier furent des moments hors du temps pleins de grâce !
Françoise faisait remarquer que le rythme devient de plus en plus rapide comme une métaphore de la vie de
Fredrick qui s'accélère de plus en plus.
Nous avons pour beaucoup également été impressionnées par la force visuelle qui ressort du récit : à de
multiples reprises comme la scène d'Harriet avec son déambulateur sur la banquise ou celle de Louise et de sa
caravane arrivant sur l'île.
Madeleine a été frappée par la beauté des phrases qui évoquent la nature.
Par certains côtés, le roman sait être très drôle grâce notamment au personnage du facteur.
D'une façon plus générale, nous découvrons grâce à la littérature nordique une image moins policée et moins
caricaturale de la société scandinave qui malgré ses dehors calmes sait cacher une grande violence parfois plus
terrible encore car enfouie et refoulée.
Cette réflexion me fit penser au grand cinéaste Ingmar Bergman et j'avouais ne jamais avoir vu le moindre
film de lui, lacune que je comblerai le plus vite possible !
Nicole et Anne-Marie nous ont parlé d'un très beau roman japonais :
Le convoi de l'eau / Akira Yoshimura.- Actes Sud
Un convoi d’hommes se dirige vers une vallée isolée du Japon. Ils ont pour
mission
de
commencer
les
travaux
de
terrassement
nécessaires
à
la
construction d’un barrage. C’est une vallée sombre et étroite, noyée de
brouillard et où court un torrent. Sur le flanc de cette vallée, ils
découvrent un village perdu: quelques hautes maisons de bois aux toits
couverts d’une épaisse mousse verte. Il est évident que ce village vit à
l’écart de la civilisation depuis des années. Et les villageois vont se
tenir
à
l’écart
des
ouvriers.
Chaque
communauté
observe
l’autre
avec
méfiance et curiosité. Le narrateur est l'un de ces ouvriers, mystérieux,
il semble cacher un lourd secret.
Empruntable à la médiathèque
Nicole fut frappée par ces villageois qui tels Sisyphe reconstruisent sans cesse leurs maisons ébranlées par les
explosions à la dynamite, semblant ignorer l'inanité de leurs efforts absurdes.
Là encore, comme pour la littérature nordique, la littérature japonaise nous permet de mieux appréhender la
mentalité japonaise et la façon très différente de chaque peuple d'affronter des épreuves.
Anne-Marie nous a évoqué sa grande émotion à lire la belle littérature de Jeanne Benameur (connue pour son
amour des mots et fervente défenseuse du langage) avec son roman :
les demeurées
L'histoire se passe dans un petite village où sont mis en quarantaine une
idiote, La Varienne, muette et analphabète et sa fille Luce. Un amour
intense existe entre la mère et la fille, si bien que la petite fille
refuse d'aller à l'école. Un jour, l'institutrice, bravant les préjugés de
villageois, vient frapper à la porte. Elle souhaite apprendre à lire à la
petite Luce...
L'amour entre la mère et la fille est faite de sensations olfactives. Jeanne Benameur montre bien que le refus
de lire provient de l'inconscient de la petite Luce: cette dernière a peur de quitter le microcosme douillet dans
lequel elle vit, fait de gestes et d'odeurs. Le mot devient alors une menace. L'institutrice va comprendre cela,
abandonner ses certitudes et partir de l'univers domestique de la petite fille : lire sur les boîtes de café et de
sucre, coudre des noms sur des mouchoirs...
Une histoire inoubliable qui vous fera à coup sûr verser quelques sanglots... Je n'ai pas eu le temps d'en parler
lors du club, aussi je me rattrape dans ce compte-rendu, cette histoire m'a fait penser au très beau roman :
Leur histoire / Dominique Mainard
Anna a six ans. Elle ne parle pas, n'a jamais parlé; elle n'est ni sourde,
ni muette, mais une crainte étrange court tel un fil dans sa famille
depuis trois générations, la crainte que les mots ne soient "des traîtres,
des voleurs", une menace insidieuse capable de vous ôter la vie et l'amour
des êtres qui vous sont chers; cette peur lui impose un silence qui, seul,
lui donne le sentiment d'être protégée. Lorsque, en désespoir de cause, sa
mère inscrit Anna dans une école pour malentendants - car il n'existe
aucun lieu susceptible d'accueillir une fillette qui a choisi de se murer
dans le silence - toutes deux croisent le chemin de Merlin, un enseignant
qui emploiera toutes ses forces à " donner la parole " à l'enfant.
Anne-Marie a découvert également de Jeanne Benameur :
les insurrections singulières
Des types comme Antoine, il y en a beaucoup - de plus en plus pourrait-on
dire - à Montreuil ou ailleurs... Un jour, leur univers vacille, parce que
leur usine va fermer, que les propriétaires vont délocaliser le travail.
Il perd aussi sa femme Karima qui l'abandonne après quatre ans de vie
commune. Il n'a plus rien, sinon le souvenir de celle «qui lui tenait la
tête si près du ciel». Oh, ce ravage, il l'a pressenti sans comprendre,
dans ce désamour qui ressemblait aux modèles réduits de son père qui
n'avaient jamais pris la mer. Il sent bien que quelque chose cloche entre
lui et les autres, entre lui et le monde... Il est affairé, mais pris dans
la tenaille de ses rapports entre patrons et employés qui lui sonnent faux
ou mieux, lui semblent une imposture à la vraie vie qui se laisse ronger
par le rythme et la répétition de ces jours de rien... Mais laquelle pour
lui qui a tout perdu ? «Comment être singuliers dans tout ce pareil qui
nous
mine
?
Nous,
on
était
qui
?»
Il entrevoit peu à peu les fissures de son existence qui de son amour de
l'architecture l'ont mené à l'usine : «Mon père a été un ouvrier, un vrai.
Moi, j'ai fait l'ouvrier. (...) Le monde que je vis aujourd'hui n'est pas
le monde. Le vrai monde est celui que je pressentais quand j'étais petit
et il était immense. C'est le monde que j'ai dans les mots quand je roule
à moto, quand je caressais le corps de Karima, quand je touche les livres
rares, quand mes mains au fond de mes poches rêvent et que j'ai les yeux
levés vers le ciel ou vers une fenêtre éclairée. Il est là, le monde. Je
le sais. Je l'ai toujours su. Et tout le reste, c'est pour faire comme les
autres.»
J'ai réservé ces deux livres à la MDIV ! N'hésitez pas à me les demander quand ils seront arrivés...
Nicole nous a fait part d'une jolie découverte :
Quand souffle le vent du Nord /Daniel Glattauer
Emmi Rothner envoie par erreur plusieurs messages électroniques à Léo
Leike, croyant résilier son abonnement à un magazine "Like" qui à une
lettre près s’orthographie pareil. Léo lui répond qu’elle fait erreur ,
elle s’excuse puis de mails en mails, le dialogue s’engage et une relation
s’établit. Au fil des mails l’intérêt va grandissant, l’attente fébrile
des mails se fait pressant. On est tour à tour enchanté, troublé, frustré,
on se prend au jeu, conquis par les mots de l’un et de l’autre. Une petite
aventure virtuelle divertissante et romantique.
Cet échange épistolaire électronique fut pour Nicole absolue réfractaire à Internet une heureuse surprise
exotique !
Fatna-Marie nous a fait part de son enthousiasme pour :
Une année chez les Français de Fouad Laroui
(lauréat du prix briacin de l 'Algue d'or)
1969 : un lutin se présente au portail du lycée Lyautey. Il s'appelle
Mehdi, n'a pas plus de dix ans et tient sa petite valise marron un peu
cabossée. Il est le plus jeune élève de l'école, remarqué par
l'instituteur de son village qui lui a obtenu une bourse pour entrer dans
le plus grand établissement français de la ville. Pour cet enfant qui a
passé ses premières années dans un village de l'Atlas, tout paraît
déroutant et incompréhensible. Mehdi va passer "une année chez les
Français", expérience décisive, étrange voyage d'ethnologue. Du réfectoire
et son curieux hachis Parmentier au dortoir avec ses lits superposés, il
doit peu à peu décrypter le mode d'emploi de sa nouvelle vie. Les pions,
les profs, les autres pensionnaires sont autant de personnages mystérieux,
comédiens d'un théâtre démesuré. Ecarquillant les yeux, Mehdi décrit ce
qu'il voit de sa hauteur : les grands escaliers qui mènent à la lingerie,
la vaste cour du lycée, les longs week-ends où les autres rentrent chez
eux tandis qu'il reste avec un surveillant pour seul compagnon. Il n'y a
pas de nostalgie ni de souffrances exposées dans ce récit mais un humour
détaché pour dire le pire et le meilleur : les surnoms racistes dont on
l'affuble, la condescendance, les préjugés, mais aussi l'amitié, la
générosité, la découverte d'un autre monde, et surtout, l'éducation par
les livres. Fouad Laroui ne règle pas ses comptes avec le passé, il dit en
vrac le plaisir d'apprendre et la tristesse d'être considéré comme un être
différent. Quand Mehdi est invité à passer Noël chez Denis Berger et ses
parents, la fable commence sur un ton léger puis glisse doucement vers la
métaphore
grinçante,
teintée
de
gravité.
Nuancé,
distancié
mais
sentimental, Fouad Laroui n'est pas un donneur de leçons, il passe par
l'anecdote,
le
détail
quotidien,
pour
parler
d'intégration,
de
colonialisme, d'identité. Mais Une année chez les Français est également
un hymne à la littérature qui fait tomber les barrières et à la lecture
qui sauve de toutes les solitudes.
Nous en avions déjà parlé, Fatna-Marie a dépassé son appréhension et a beaucoup aimé Purge de Sofi
Oksanen.
Françoise, elle, s'apprête à lire des nouvelles de Jim Harrison,
les jeux de la nuit
Dans la veine de ses plus grands recueils de nouvelles, Jim Harrison tisse
trois destins solitaires, trois personnages tragiques en quête de
rédemption qui évoluent dans l’Amérique idéale de l’écrivain, aux
habitants
aussi
rudes
que
les
saisons
du
Montana.
Catherine nous a parlé avec chaleur de sa lecture savoureuse d'un recueil de nouvelles égyptiennes :
Taxi / Khaled Al Khamissi
Le meilleur moyen de sentir une ville, plus sûrement qu’en s’y baladant le
nez au vent ? Prendre un taxi et engager la conversation avec son
chauffeur. Khaled Al Khamissi utilise souvent ce moyen de locomotion et il
a visiblement le chic pour devenir le confident des conducteurs. Taxi
n’est pas un roman, c’est la transcription de 58 conversations de
l’auteur, mises en scène par ses soins, avec des conducteurs cairotes.
L’équivalent d’un documentaire au cinéma donc, la vraie vie en Egypte de
gens modestes, en proie à la crise économique, au radicalisme religieux, à
l’arbitraire des autorités. C’est drôle, chaleureux, inquiétant...mais,
bien sûr, cela n’a pas l’épaisseur d’un roman. Ceux qui veulent connaître
ou retrouver l’âme frondeuse et impertinente des habitants du Caire
peuvent se plonger dans ce bouquin qui se lit très vite. Les cairotes ne
sont pas cuits, ils manifestent même une vitalité et un sens de la
dérision jubilatoires. Comment peut-on être égyptien ? C’est une bonne
question, le livre y répond avec malice et, parfois, jubilation. Laissez
le compteur (conteur) tourner !
Et là, j'ai un gros trou de mémoire ! Je ne sais plus qui nous a parlé de sa lecture du roman :
Ru /Kim Thuy
Pour que les choses existent, il faut les nommer. Pour qu'une vie existe,
il faut l'habiller de mots. Avec une délicatesse infinie, Kim Thuy choisit
les siens. Elle avance dans son récit à pas de loup - on pourrait dire à
sautillements d'hirondelle, tant sa prose est légère, sensuelle, marquée
d'innocence, tant elle ignore la haine, la rancoeur. Kim Thuy a 10 ans
lorsqu'elle est ballottée, avec deux cents autres boat people, au fond
d'une cale nauséabonde. L'unique ampoule qui se balance, nuit et jour, la
petite l'imagine « étoile polaire » au-dessus du golfe de Siam. Perdus
pour perdus, la peur des communistes au ventre, tous fuient le Vietnam.
Echouent dans un camp de réfugiés en Malaisie. Certains, dont Kim Thuy et
sa famille, père et mère aisés, s'enracinent au Québec. Abandonnent leur
langue maternelle pour le français et l'anglais, apprennent à manger le
riz avec une fourchette, découvrent la complicité silencieuse entre
individus misérables, acceptent des boulots médiocres - livreur ou femme
de ménage -, eux qui vivaient dans un univers de privilégiés.
Comme je l'ai dit dans un courriel, la médiathèque a ce roman dans ses collections mais hélas, pour l'instant, il
a disparu !
Francine nous a parlé de la lecture très plaisante d'un roman qui appartient au genre du polar local :
Le bal des crabes à Dinard / François Paris .- Editions Astoure
Yachts, palaces et jets privés… Ce sont les trois passions de Paul
Montoire, un oisif de première qui a su devenir riche grâce à une arnaque
éprouvée : séduire les femmes de milliardaires pour les faire chanter
ensuite. La combine fonctionnait à merveille jusqu’au jour où Paul
Montoire
rencontre
Solange,
l’épouse
d’Hubert
Villeneuve,
un
neuropsychiatre à la jalousie maladive.Apprenant l’infidélité de sa femme,
Villeneuve est prêt à tout pour laver son honneur. Même à tuer. Bien
décidé à traiter le mal par le mal, Montoire va également tenter de
liquider le mari aigri. Le duel aura lieu à Dinard, dans la propriété du
médecin, une superbe villa qui surplombe la plage. Mais pour Montoire,
passer de la théorie à la pratique s’avère plus compliqué que prévu.
Notamment à cause d’hôtes inquiétants qui semblent vouloir jouer les
trouble-fêtes dans cette maison étrange.
Et nous a évoqué à nouveau son plaisir à lire et relire un parodie hilarante des aventures de Tintin et Milou :
Les Aventures de Saint-Tin et son ami Lou , série de romans initiée par Gordon Zola et complétée par Bob
Garcia et Pauline Bonnefoi, traitant de la quête d'un jeune reporter pour retrouver ses origines.
Egalement, Francine fut emballée par l'adaptation du Petit prince par Joan Sfar en bande dessinée !
Je l'ai réservé immédiatement à la MDIV ! Il vous attendra très vite dès réception...
Et pour finir en beauté, rien ne vaut le conseil de Madeleine enthousiaste par sa lecture du dernier roman de
David Grossman :
Une femme fuyant l'annonce
Ora, une femme séparée depuis peu de son mari Ilan, quitte son foyer de
Jérusalem et fuit la nouvelle tant redoutée : la mort de son second fils,
Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté
volontaire pour « une opération d'envergure » de vingt-huit jours dans une
ville palestinienne. Comme pour conjurer le sort, elle décide de
s’absenter durant cette période : tant que les messagers de la mort ne la
trouveront pas, son fils sera sauf. La randonnée en Galilée qu’elle avait
prévue avec Ofer, elle l’entreprend avec Avram, son amour de jeunesse,
pour lui raconter son fils. Elle espère protéger son enfant par la trame
des mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter
ainsi le dernier.À travers le destin bouleversant d’une famille qui tente
à tout prix de préserver ses valeurs et ses liens affectifs, l’auteur nous
relate l’histoire de son pays de 1967 à nos jours et décrit avec une force
incomparable les répercussions de cet état de guerre permanent sur la
psyché des Israéliens, leurs angoisses, leurs doutes, mais aussi la
vitalité, l’engagement, et l’amour sous toutes ses formes.
Pour conclure, nous avons choisi pour notre lecture commune deux titres courts à
lire présentés un peu haut dans le compte-rendu :
-Ru / Kim Thuy
-Taxi / Khaled Al Khamissi
On peut les lire tous les 2 ou en lire un seul, au choix !
Rendez-vous est pris le mardi 13 décembre à la même heure....
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