Définition d`une typologie des - DREAL Haute

Définition d`une typologie des - DREAL Haute
 Définition d'une typologie des
communes de Haute-Normandie
dans le domaine de l'habitat
à l'aide des outils statistiques
FÉVRIER 2010
TERRITOIRES
ET HABITATS
| DREAL
Les reflexions portant sur le developpement local et les politiques de l’habitat s’etablissent usuellement sur des périmetres
administratifs déja existants. Ces périmetres, prenant souvent appui sur les aires urbaines ou sur les territoires de projets
(pays, communautés d'agglomération), masquent certains phénomènes et ne permettent pas toujours une compréhension
fine du fonctionnement des territoires. Ainsi, les services déconcentrés du Ministère de l'Écologie, de l’Énergie, du
Développement Durable et de la Mer, dans le cadre de la réalisation d'études habitat ou bien d'analyses ponctuelles, ont
souhaité disposer d'une typologie communale adaptée aux problématiques de l'habitat.
Le présent document a pour objet la présentation de la méthodologie et des résultats qui nécessiteront une mise à jour
régulière (tous les 3 ans). Il s attache également a en présenter les applications possibles et les limites d'utilisation.
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉTUDE
Afin d’étudier les caractéristiques et problématiques de chaque commune, l’approche typologique permet une vision
synthétique des différentes thématiques. Cependant la masse d’informations à traiter oblige à utiliser des techniques
statistiques élaborées.
L’Analyse en Composante Principale (ACP)
Une ACP permet l'analyse conjointe d'un grand nombre de
données. Par l'examen des corrélations, on simplifie
l'information pour réduire l'ensemble des variables à quelques
axes ou thèmes explicatifs. Par exemple, les 116 440 données
(82 indicateurs sur 1420 communes) peuvent ainsi être
simplifiées pour positionner les communes sur un graphique
La Classification Ascendante Hiérarchique (CAH)
Une CAH permet de rapprocher, étape après étape, les
communes présentant des profils ressemblants. Il s'agit alors
de déterminer le nombre optimal de classes pour la typologie
des communes afin d'obtenir d’une part, une composition
la plus homogène possible au sein de chaque classe et d autre
part, des classes les plus hétérogènes entre elles.
à deux dimensions représentant le “ caractère urbain” et la
“dynamique démographique / jeunesse des territoires”.
Les problématiques habitat sont abordées au travers de cet exercice pour ne retenir que 82 indicateurs
qui peuvent être classés en grandes familles :
Parc de logement et construction : l’évolution du parc, les résidences principales, secondaires et logements
vacants, les statuts d’occupation (sources Filocom, Sitadel ) - 16 indicateurs
Les occupants du parc : la taille des ménages et son évolution, la part des ménages aux revenus modestes et
ceux plus aisés (source Filocom) - 7/9 indicateurs
Population : les évolutions de population de 1975 à 2006, les mouvements naturels et soldes migratoires
(source : INSEE) - 24 indicateurs
Géographie et territoire : existence d’un document d’urbanisme, surface de la commune, surfaces urbanisées
et bâties (sources : INSEE, DREAL) - 5 indicateurs
Économie, équipement, service et emploi : emplois par secteur d’activité, évolution, équipement en
commerces et médecins (sources : INSEE) - 14 indicateurs
Mobilité, interaction des territoires : part des actifs ayant leur emploi dans une autre région, distance
moyenne domicile-travail, part des distances domicile-travail >35km (source : INSEE, RP-1999) - 4 indicateurs
+ + + + + oO
7
a
Liberté » Egalité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
L’analyse des 82 indicateurs aboutit in fine au choix d’une typologie des communes
de Haute-Normandie en 10 classes présentant des caractéristiques homogènes.
| DREAL
HAUTE-NORMANDIE
Direction Régionale de I'Environnement, de I’Aménagement et du Logement
Service Energie Climat Logement Aménagement Durable
Mission Administration et gestion des Données
|
WS
Normandie Centre
www.haute-normandie.developpement-durable.gouv.fr
Centre d'Études Techniques de I'Équipement
Définition d'une typologie des communes de Haute-Normandie
dans le domaine de l'habitat à l'aide des outils statistiques (mars 2010)
Me
ET HABITATS ©
UNE TYPOLOGIE COMMUNALE DE LA HAUTE-NORMANDIE EN 10 CLASSES
Le territoire étudié se compose des deux départements de la Haute-Normandie (l’Eure et la Seine-Maritime). Il comporte
1420 communes, couvre 12 380 km? et regroupe 1 811 000 habitants. Le résultat de la Classification Hiérarchique Ascendante
est synthétisé par la carte ci-dessous.
Typologie des communes de Haute-Normandie dans le domaine de l'Habitat
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Póles régionaux majeurs : lere couronne de
ME on Ter (2) [ri périurbanisation [75-90] (278) || Rural stable (350)
] Grands poles urbains + Communes sous influence (francilienne) = Rural / résidences
communes autour de Rouen (7) développement [82-99] (121) secondaires (207)
Póles urbains secondaires + Communes de tres fort Rural / agricole (124
[1] communes urbaines (47) [| développement récent [99-06] (174) Ter ag (124)
Bourgs ruraux +
| —] communes daccompagnement (110)
Sources : CETE NC | GEOFLA®, BD Carto®, ROUTE500® (IGN) | Auteur : DREAL HN | Janvier 2010
www.haute-normandie.developpement-durable.gouv.fr
Définition d'une typologie des communes de Haute-Normandie
dans le domaine de l'habitat à l'aide des outils statistiques (mars 2010)
Quatre classes aux caractéristiques urbaines concentrent l’emploi, les services
mais également l’offre locative sociale :
3
Pöles Regionaux majeurs : Rouen et le Havre (Classe 12)
Libellé complet : Pôles urbains d’importance régionale moteurs du développement — Rouen
et le Havre
Effectif / population 2006 : 2 communes pour 290 484 habitants
Les communes de Rouen (capitale régionale) et du Havre (ville portuaire à forte activité) se détachent
nettement parmi les communes de Haute-Normandie. La taille de ces communes, de l’ordre de
108 000 habitants pour Rouen et 182 500 pour le Havre, suffit déjà à les démarquer du reste des
communes de la région.
La plupart des indicateurs affichent ainsi des valeurs éloignées des autres classes. La densité est
de 4 250 habitants par km? avec plus des trois quarts des ménages habitant en logements collectifs.
L’offre locative et notamment sociale est très présente.
La part des 15-29 ans (étudiants et ménages en début de parcours résidentiel) est très largement
représentée.
Ces communes présentent une mixité sociale avec des écarts importants dans les revenus des ménages et une différence très
marquée entre les propriétaires occupants et les locataires HLM.
Ces communes cumulent un taux de construction faible, un desserrement important des ménages et un solde migratoire faible
voire négatif pour la ville du Havre. Elles présentent un niveau d’équipements, de commerces et de services qui en font des pôles
d’influence tenant une place à part en région.
Grands pôles urbains + grandes communes autour de Rouen (Classe 11)
Libellé complet : Grands pôles urbains (Dieppe et Evreux) et grandes communes autour de
Rouen (Sotteville, Petit Quevilly, Grand Quevilly, Saint-Etienne du Rouvray et Mont Saint-Aignan)
Effectif / population 2006 : 7 communes pour 211 765 habitants (moyenne = 30 250 habitants /
commune)
Ces grandes villes, de 20 000 à 51 000 habitants, ont une forte densité de la population (2 425
habitants par km?) et un niveau de services important. L’ offre de logement locative est très importante
avec pres de 40% de parc locatif public et 20% de parc locatif privé. Le collectif reste le mode
d’habitat majoritaire.
Ces 7 communes aux caractéristiques relativement proches pourraient être décomposées en 2
sous-familles. D’une part, Evreux et Dieppe structurent les deux départements et sont les villes
centres d’agglomérations importantes. D’autre part, les cinq communes de l’agglomération de
Rouen (dont la population dépasse les 20 000 habitants) constituent le cœur de l’agglomération.
Pôles urbains secondaires + communes urbaines (Classe 10)
Libellé complet : Pôles urbains secondaires structurants et communes urbaines des
agglomérations de Rouen, Le Havre et Elbeuf
Effectif / population 2006 : 47 communes pour 439 492 habitants (moyenne = 9 350 habitants /
commune)
L’équilibre entre logement collectif et logement individuel (1 logement sur deux) de ce groupe de
communes s’accompagne d’une densité (735 habitants par km?) et d'un niveau de services élevés
mais plus faibles que pour les deux classes précédentes. L'offre locative et notamment loffre
locative sociale reste très présente sur ces communes.
De même que pour la classe précédente, ces communes aux caractéristiques relativement proches
regroupent des situations géographiques différentes : d’une part, des pôles secondaires urbains
structurants (exemple : Oissel, Bolbec, Barentin, Lillebonne, Yvetot...) et d’autre part, les communes
de taille importante des agglomérations de Rouen, Le Havre et Elbeuf.
ET HABITATS J
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Définition d'une typologie des communes de Haute-Normandie
dans le domaine de l’habitat à l’aide des outils statistiques (mars 2010)
TERRITOIRES
ET HABITATS
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Bourgs ruraux et communes d’accompagnement (Classe 4)
Libellé complet : Bourgs ruraux structurants et communes d’accompagnement a
> caractéristiques urbaines présentant une offre de logements diversifiée
café a
"4 ea : ? . . © Effectif / population 2006 : 110 communes pour 222 592 habitants (moyenne = 2 025 habitants
a © @
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"T N > Ces communes, de 2 025 habitants en moyenne, se situent soit en milieu rural soit à la périphérie
. ° ' CE ? des pôles urbains. Elles présentent des caractères urbains malgré une taille plus modeste que les
° 1 © в = pôles précédents : offre de logement diversifiée et présence de HLM, emplois et services, densité,
с d @ ® part des 15-29 ans bien représentée.
e © —
ый ov ve L’habitat individuel y est majoritaire (4 logements sur 5) mais la présence du collectif reste
“ati significative.
Comme le montre la carte ci-contre, ces quatre classes urbaines composent un
maillage étendu sur l’ensemble du territoire.
C’est entre ces grands pôles urbains, ces pôles secondaires et ces bourgs ruraux
que s’articulent les infrastructures routières et ferroviaires.
Cette armature est une composante marquée de la Haute-Normandie qui
comptabilise sept communautés d’agglomération pour deux départements.
La classe suivante, en périphérie de ces pôles, assure une transition entre le tissu
urbain des villes de taille importante et le milieu rural peu dense.
1"® couronne de périurbanisation [1975-1990] (Classe 9)
Libellé complet : Communes périurbaines de développement ancien (principalement [1975-
No 1982] puis [1982-1990] dans une moindre mesure) ayant une part significative de la population
Pau aisée
8 prs À Effectif / population 2006 : 278 communes pour 240 601 habitants (moyenne = 865 habitants /
D IR вы commune)
Ч ) 6) Les communes de cette classe ont pour point commun un tres fort développement démographique
о (о sur la période 1975-1982 (8 fois supérieur à la moyenne régionale) porté à 90% par le solde
и © DIA migratoire. Le taux de variation annuel de la population sur la période suivante, 1982-1990, reste
{5 ° AB i 2 très élevé (4 fois supérieur à la moyenne régionale) mais présente une contribution plus importante
( | du mouvement naturel. Cette dynamique ne se retrouve pas sur les deux dernières périodes.
Ce groupe de communes présente un profil très familial avec une taille moyenne des ménages
élevée : 2,8 personnes par ménage (moyenne régionale de 2,4). Néanmoins, ces communes ont
enregistré la plus forte baisse de ce même indicateur puisque la taille moyenne des ménages est
passée de 3 à 2,8 entre 2001 et 2007 sous l’effet de la décohabitation des jeunes.
Le parc de logement composé à 97% de logements individuels présente tout de même une offre locative privée (environ 9%). En
revanche, l’offre sociale est extrêmement faible (moins de 5% du parc).
Cause ou conséquence de cette structure de parc et des mouvements démographiques constatés, ces communes présentent la plus
faible part de ménages modestes et la plus forte part de ménages aisés.
Enfin, une large part du territoire haut-normand se compose de petites communes rurales, nombreuses et inscrites
dans des dynamiques à ‘’plusieurs vitesses”.
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dans le domaine de l’habitat à l’aide des outils statistiques (mars 2010)
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ET HABITATS
Rural stable (Classe 7')
Libellé complet : Communes rurales ayant subi peu d’évolutions
a, Effectif / population 2006 : 350 communes pour 168 763 habitants (moyenne = 480 habitants /
Е a commune)
Chess |
Э A | 19. \ a Le milieu rural est principalement représenté par ces communes : moins de 500 habitants, densité
e , N e > faible (60 habitants par km?), habitat ancien et presque exclusivement individuel, absence de
| 1/79) service et de commerce, secteur agricole bien représenté, mouvement démographique modéré.
E ED ©. L’offre locative (1 logement sur 6) est principalement assurée par le parc privé. Cette classe présente
” O l’effectif le plus grand (350 communes sur les 1420 que compte la Haute-Normandie).
Libellé complet : Communes rurales ayant une part importante de résidences secondaires et
é- présentant une part significative de la population modeste et /ou âgée
“ER , Effectif / population 2006 : 207 communes pour 70 681 habitants (moyenne = 340 habitants /
€) N > @ commune)
La population de ces petites communes rurales peu dense (340 habitants en moyenne, 37 habitants
par km?) présente une part importante de la tranche d’age des 60 ans et plus ainsi qu’une taille
moyenne des ménages assez faible.
Les trois quarts du parc de logement des communes de cette classe ont été construits avant 1975 et
pour près de la moitié des logements, 11 manque au moins un élément de confort.
Les propriétaires occupants (80% des ménages) présentent des niveaux de revenus modestes et
près d’un tiers de ces ménages ont des ressources inférieures à 60 % des plafonds HLM. Le
secteur agricole est bien représenté (10% de plus que la moyenne régionale).
Enfin, il est à noter que ces communes se distinguent nettement des autres classes par un taux important de résidences secondaires
(moyenne de la classe de 24 % pour une moyenne régionale de 5 %).
Rural / Agricole (Classe 3)
Libellé complet : Communes rurales à vocation agricole présentant une part significative de
la population précaire et/ou âgée
Effectif / population 2006 : 124 communes pour 29 508 habitants (moyenne = 240 habitants /
commune)
C’est dans ces communes, les plus petites et les moins denses de Haute-Normandie, que le secteur
agricole est le plus représenté (22% de plus que la moyenne régionale).
De même que pour les deux classes rurales précédentes mais de manière plus marquée, l’habitat y
est ancien voire inconfortable.
A l’inverse de la 1ère couronne périurbaine, cette classe présente la plus forte part des ménages
ayant des ressources inférieures à 60% des plafonds HLM (plus de 40% des ménages) et la plus
faible part des ménages ayant des ressources supérieures à 130% des plafonds HLM. Le parc
privé, que les ménages soient propriétaires ou locataires, tient une fonction sociale importante.
Les évolutions démographiques de ces trois classes rurales, positives mais modérées, contrastent avec celles des
deux classes suivantes.
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ET HABITATS
Communes de tres fort développement récent (Classe 5+6)
Libellé complet : Communes de trés fort développement récent [1999-2006] peu maitrisé
accueillant des familles plutôt modestes
Effectif / population 2006 : 174 communes pour 73 485 habitants (moyenne = 420 habitants /
commune)
‘ Ce groupe de communes se démarque des autres classes rurales par les indicateurs d’évolution de
5 £5 la dernière période qui sont sans comparaison avec les autres classes. En effet, le taux de variation
a de la population sur la période 1999-2007 est de 3,2% (moyenne régionale de 0,24%), le taux de
construction annuel est supérieur a 11 logements pour 1000 habitants (moyenne régionale de 4,5)
et la part des propriétaires emménagés récents est de 21% (moyenne régionale de 13%).
Ces évolutions se sont faites sans document d’urbanisme pour deux tiers de ces communes.
Ces mouvements ont plusieurs conséquences : une partie significative du parc est récent, la taille
moyenne des ménages est élevée (avec une part des 0-14 ans importante), la densité a augmenté.
Enfin, la localisation de ces communes, très éloignées des cœurs d’agglomérations, contraste avec
le niveau de prix des maisons et la forte augmentation constatée (cf. graphique des prix et évolutions
des maisons dans la partie suivante).
Communes sous influence [1982-1999] (Classe 8')
Libellé complet : Communes sous influence (principalement de l’Île de France) ayant subi
de très fortes évolutions sur la période [1982-1999] et présentant une part significative de la
population plutôt aisée
Effectif / population 2006 : 121 communes pour 63 684 habitants (moyenne = 525 habitants /
commune)
) > La forte proportion d’actifs ayant un emploi dans une autre région (25% de plus que la moyenne
a ) régionale) ou parcourant une distance domicile-travail supérieure a 35 km (15% de plus que la
4 / ; moyennerégionale) indique l’influence importante exercée par l’Ile de France mais également par
у les pôles urbains environnants (Evreux, Louviers, Rouen).
on @ / Contrairement à la classe précédente (fort développement récent), les évolutions démographiques
% / A pour ces communes n’ont pas eu lieu sur la dernière décennie mais sur la période 1982-1990 et,
/ 0 dans une moindre mesure, sur la période 1990-1999.
Ces communes se caractérisent également par un profil plutôt familial (propriétaires occupants,
maisons individuelles, taille moyenne des ménages élevée) et des ménages aux revenus plus élevés
que dans les autres classes rurales.
Ces deux dernières classes, rurales et éloignées des pôles urbains, présentent des caractéristiques proches de la
classe périurbaine.
Cette description synthétique de la Haute-Normandie en 10 classes décrit les caractéristiques singulières de chacun
des groupes de communes ainsi formés. Pour compléter cette approche, une représentation graphique de quelques
ordres de grandeurs permet de positionner ces classes les unes par rapport aux autres.
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dans le domaine de l'habitat à l’aide des outils statistiques (mars 2010)
Wes
POSITIONNEMENT RELATIF DES CLASSES SELON QUELQUES GRANDEURS
La représentation graphique de la densité et de la répartition des logements collectifs fait apparaitre clairement le caractere
urbain des pôles et des bourgs ruraux. Ces graphes mettent également en évidence le caractère singulier de Rouen et du Havre.
Densité de la population 2006 de Haute-Normandie
(source : INSEE)
12 - Pôles Régionaux majeurs - Rouen - Le Havre Al 4 251 habitants/km?
11 - Grands póles urbains + grandes communes autour Rouen 2 428 habitants /kn?
10 - Póles urbains secondaires + communes urbaines ШИ 737 habitants/kn?
9 - 1ère couronne périurbanisation [75-90]) 117 habitants/km?
8’ - Communes sous influence (- >francilienne) dévt. [82-99] © g0 habitants/kn?
7” - Rural stable (dans la moyenne) | 59 habitants/km?
5+6 - Communes de très fort développement récent [99-06] 58 habitants/km?
4 - Bourgs ruraux + communes d’accompagnement [lj 181 habitants /kn??
3 - Rural / agricole | 25 habitants/km?
1 +2 - Rural / Résidence secondaire | 37 habitants/kn?
1 000 habitants/km? 3 000 habitants/km?* 5 000 habitants/knr
0 habitants/km? 2 000 habitants/km? 4 000 habitants/kmr
Le schéma suivant représente le nombre de logements par classe avec une indication sur la répartition entre logement
collectif (a gauche de la séparation) et logement individuel (a droite de la séparation). Les surfaces des carrés, proportionnelles
au parc, montrent à quel point les 4 classes urbaines concentrent l’habitat collectif.
Nombre total de logemenets par classe (en milliers)
dont collectifs |individuels
q a collectif "0 ind.
Classe 12
Classe 11
om lasse 5+6 Classe 4
Classe 10 30
93 |
Mode d’emploi de ce schéma : la classe « Pôle régionaux majeurs : Rouen-LeHavre » compte 158 000
logements répartis en trois quart de logements collectifs et un quart de logements individuels (séparation de
la surface carrée proportionnelle au nombre par un trait vertical : collectif à gauche du trait, individuel à
droite du trait). Les couleurs sont les mêmes que pour la carte (cf légende de la carte).
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lis
ET HABITATS
La représentation séparée des taux de variation de la population dus au solde migratoire et au mouvement naturel fait
apparaître la spécificité des pôles urbains : malgré un mouvement naturel largement positif, elles ont un taux de variation de
la population négatif (solde migratoire négatif).
À l’opposé, les évolutions des « communes de très fort développement récent », portées par les mouvements migratoires,
enregistrent le taux de variation annuel de la population le plus important.
Seule la classe « Rural / résidence secondaire » a un solde naturel négatif (cette classe présentait la part la plus importante
des plus de 60 ans).
Taux de variation annuel de la population snr la période 1999-2006
Mouvement naturel et solde migratoire (source : INSEE)
Ш Taux de variation annuel dû
au solde migratoire entre
1999 et 2006
10 - Pôles urbains secondaires + communes urbaines rT — | B Taux de variation annuel dû
12 - Pôles Régionaux majeurs - Rouen - Le Havre
11 - Grands pôles urbains + grandes communes autour Rouen
au mouvement naturel entre
9 - 1ère couronne périurbanisation [75-90]) 1999 et 2006
8 - Communes sous influence (- >francilienne) dévt. [82-99]
7 - Rural stable (dans la moyenne)
5+6 - Communes de très fort développement récent [99-06] ay — |]
4 - Bourgs ruraux + communes d’accompagnement Ei
3 - Rural / agricole А
1 +2 - Rural / Résidence secondaire E
-1% 0% 1% 2% 3% 4%
Le graphique représentant la taille moyenne des ménages permet d’illustrer le profil plus ou moins familial des différentes classes.
Taille moyenne des ménages
(source : Filocom 2007)
12 - Pôles Régionaux majeurs - Rouen - Le Havre 2.0
11 - Grands pöles urbains + grandes communes autour Rouen 2,2
10 - Pöles urbains secondaires + communes urbaines nd
9 - lére couronne périurbanisation [75-90]) 2,8
8 - Communes sous influence (- >francilienne) devt. [82-99] 2777777777777 2 8
7 - Rural stable (dans la mpoyenne) © 12,7
5+6 - Communes de tres fort développement récent [99-06] 28
4 - Bourgs ruraux + communes d'accompagnement EE 2 4
3 - Rural / agricolc Ia 2,6
1 + 2 - Rural / Résidence secondaire au 2 5
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0
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dans le domaine de l'habitat à l'aide des outils statistiques (mars 2010)
Wes
La représentation des statuts d’occupation montre l’importance que joue le logement social dans les communes urbaines.
Les classes périurbaines et rurales ont une offre locative du même ordre de grandeur (entre 10 et 20%). Cette donnée est très
liée à la répartition de l’habitat collectif ou individuel.
Part des propriétaires
Le parc de logement en Haute-Normandie i ry Wa
. es logements locatits
Les statuts d’occupation (source : FILOCOM 2007) a privés °
@ Part des logements HLM
12 - Póles Régionaux majeurs - Rouen - Le Havre
11 - Grands pôles urbains + grandes communes autour Rouen
10 - Pôles urbains secondaires + communes urbaines
9 - 1ère couronne périurbanisation [75-90])
8’ - Communes sous influence (- >francilienne) dévt. [82-99]
7’ - Rural stable (dans la moyenne)
5+6 - Communes de très fort développement récent [99-06]
4 - Bourgs ruraux + communes d’accompagnement
3 - Rural / agricole
1 +2 - Rural / Résidence secondaire
0
=
20% 40% 60% 80% 100%
Si le graphique précédent faisait apparaître assez nettement deux profils pour les classes, le graphique suivant représentant
les niveaux de revenus des ménages (tout statut d’occupation) révèle des situations très variées avec un milieu rural présentant
une proportion de ménages modestes ou précaires d’un niveau comparable aux pôles urbains.
Les revenus des ménages (locataires privé, locataires HLM et propriétaires occupants)
Répartition des revenus par rapport aux plafonds HLM (source : FILOCOM 2007)
12 - Pôles Régionaux majeurs - Rouen - Le Havre
11 - Grands pôles urbains + grandes communes autour Rouen
10 - Pôles urbains secondaires + communes urbaines
9 - 1ère couronne périurbanisation [75-90])
8 - Communes sous influence (- >francilienne) dévt. [82-99]
7 - Rural stable (dans la moyenne)
5+6 - Communes de très fort développement récent [99-06]
4 - Bourgs ruraux + communes d’accompagnement
3 - Rural / agricole
1 +2 - Rural / Résidence secondaire
0% 20% 40% 60% 80% 100%
@ Part des ménages ayant un © Part des ménages ayant un Part des ménages ayant un [] Part des ménages ayant un
revenu inférieur à 30 % des revenu compris entre 30% revenu compris entre 60 % | revenu supérieur à 130 % des
plafonds HLM et 60 % des plafonds HLM et 130 % des plafonds HLM plafonds HLM
a
Définition d'une typologie des communes de Haute-Normandie
dans le domaine de l'habitat à l'aide des outils statistiques (mars 2010)
osea
TERRITOIRES
ET HABITATS
|
Enfin, si l’analyse des données de prix n’a pas pu être intégrée ‘’a priori” dans 1” analyse statistique, 11 est possible d’utiliser
ce zonage “a posteriori” pour étudier la tension du marché de l’accession à la propriété dans l’ancien.
Prix moyen des maisons par pièce en 2008 et évolution 2000-2008
(source PERVAL)
105% -
classe 5+6 classe 12
*
|
a Bak Out TOO W € dvomition epa e CT e PA POI me
classe 3
95 %
85%
75% - %
30 000 € par piece 34 000 € par piece 38 000 € par piece 42 000 € par piece 46 000 € par piece
Evolution du prix moyen des maisons par piece entre 2000 et 2008
Prix moyen des maisons par piece
Mode d’emploi de ce graphique : Ce graphique représente pour chaque classe le prix moyen des maisons en abscisse et
son évolution sur la période 2000-2008 en ordonnée. La barre des 100% d'évolution (représentée en pointillé) correspond
à un doublement des prix sur la période. La surface du cercle est proportionnelle au volume de transactions présentes
dans la base PERVAL (données non exhaustives). Les couleurs sont les mêmes que pour la carte (cf. légende de la carte).
La description de chacune des classes et l’analyse par les graphiques apportent une information synthétique sur
le fonctionnement des territoires haut-normands. Ainsi, à plusieurs titres, ce zonage peut constituer un support
pour différentes applications.
QUELLES APPLICATIONS POSSIBLES DE CETTE TYPOLOGIE ?
Ce zonage, défini à l’aide des outils statistiques, constitue une vision synthétique de la Haute-Normandie adaptée au domaine
de l’habitat. Il a été fait abstraction, pour cet exercice, des périmètres institutionnels et administratifs, en cela il constitue
une grille de lecture « rationnelle » au regard des données des différentes communes. Plusieurs applications sont alors
possibles.
Comme le montre l’analyse par les graphiques de la partie précédente, ce zonage peut être utilisé pour l’analyse de données
ponctuelles. En effet, les classes étant “homogènes” ce zonage se révèle discriminant et fait apparaître des écarts importants.
Il est notamment possible d’analyser des données qui n’auraient pas de sens a un niveau plus fin.
Définition d'une typologie des communes de Haute-Normandie
dans le domaine de l'habitat à l'aide des outils statistiques (mars 2010)
fore
ET HABITATS
Ce zonage peut également servir de support pour l’élaboration de scénarios nécessitant de construire des hypothèses sur des
territoires intelligibles (exemple : cadrage d’une programmation ou d’objectifs).
Enfin, il est possible de procéder à des regroupemeenets de classes (exemple : un regroupement des deux classes « rural /
agricole » et « rural / résidences secondaires » peut simplifier la lecture). À cette fin, le schéma ci-dessous (dendogramme
simplifié), mont dans quel ordre ces classes peuvent être regroupées :
Г Rural / Résidence 2ndaire
| Rural / agricole
Bourgs ruraux + communes
d’accompagnement
Communes de tres fort développement
récent [99-06]
Rural stable (dans la moyenne)
Communes sous influence
— (- >francilienne) développement [82-99]
lére couronne pariurbanisation [75-90]
Póles urbains secondaires +
Haute-Normandie —— — .
communes urbaines
— — — Grands pôles urbains secondaire +
grandes communes autour de Rouen
Pôles régionaux majeurs - Rouen
Le Havre
Il est également possible d’effectuer des découpages plus fins en fonction d’autres indicateurs ou bien de la localisation des
communes (par exemple, séparer la ville de Rouen de la ville du Havre pour les analyses oun encore distinguer Dieppe et
Evreux des autres communes de leur classe de rattachement).
Ainsi, cette typologie constitue un outil complémentaire aux zonages couramment utilisés. Comme toute production,
il présente certaines limites à prendre en compte.
LES LIMITES DE CETTE TYPOLOGIE
Si les outils statistiques sont d’une aide précieuse pour déterminer une typologie, l’exercice délicat de mettre une étiquette
sur chaque commune se révèle, par nature, limité.
En effet, le niveau communal est une échelle très fine et quelques indicateurs peuvent suffire à faire basculer les communes
de petites tailles d’une classe à l’autre. Ainsi, le choix des indicateurs pour l’analyse des territoires oriente très fortement les
résultats. Il peut donc se révéler inapproprié à certaines thématiques.
De plus, certaines notions n’étant pas disponibles ou n’ayant pas de sens à la commune (par exemple aucune donnée ‘’prix”
n’a été intégrée a priori), certains phénomènes ne peuvent être mis en évidence.
Enfin, les données les plus récentes disponibles au moment de l’étude étaient les données INSEE au ler janvier 2006
(recensement de la population) et les données FILOCOM au ler janvier 2007. Une mise à jour de l’étude pourra être
envisagée lorsque des données plus récentes seront accessibles.
Si la partition à la commune présente plusieurs avantages mais également quelques limites, il convient de mettre en
perspective ces résultats à une échelle régionale.
Définition d'une typologie des communes de Haute-Normandie
dans le domaine de l'habitat à l'aide des outils statistiques (mars 2010)
TERRITOIRES
ET HABITATS
osea
|
Conclusion : analyse a l’echelle regionale
Létablissement de la typologie permet d'identifier des différences de fonctionnement entre les communes sur le plan du
logement, elle fournit également une première approche du fonctionnement des classes entre elles.
Au delà de l’analyse statistique, il est ainsi possible de construire une analyse géographique d’ensemble du fonctionnement
des classes entre elles, dont l’intérêt principal est de compléter l’articulation hiérarchique, notamment pour les classes a
priori éloignées.
Une carte de synthèse peut ainsi être proposée. Sa construction repose sur deux grands principes :
e la représentation de classes par aplats de couleur donne visuellement la prépondérance aux communes de grande
surface, au détriment de l’enjeu réel de l’analyse qui est le poids en logements. La carte de synthèse équilibre donc
cette perception en superposant une analyse par aplats et une analyse en volumes de logements.
e Lareprésentation communale n’est pas propice à l’émergence de grandes tendances. La carte de synthèse propose
donc un lissage des aplats par regroupement, fusion et lissage. Le résultat final n’est donc pas utilisable pour une
lecture à la commune, mais 1l facilite la perception globale du fonctionnement des classes entre elles.
Cette analyse plus schématique fait
clairement ressortir la structuration
urbaine principale du territoire
autour des pôles majeurs que sont
Rouen et Le Havre, puis Evreux et
Dieppe, et enfin, des pôles
secondaires comme Fécamp, Pont-
Audemer, ou Bernay, dont certains
fonctionnent en réseau (Vernon, Eu-
Le Tréport, Lillebonne-Bolbec par
exemple) et certains sont de plus
Pôles régionaux majeurs :
Rouen - Le Havre (2)
Grands pôles urbains +
communes autour de Rouen (7)
Pôles urbains secondaires +
communes urbaines (47)
Bourgs ruraux +
communes d'accompagnement (110)
1ère couronne de
périurbanisation [75-90] (278)
Communes sous influence (francilienne)
développement [82-99] (121)
Communes de très fort
développement récent [99-06] (174)
Rural stable (350)
Rural / résidences
secondaires (207)
petite taille (Saint-Valery en Caux,
Forge-les-Eaux...).
Les communes de 1ère couronne de
périurbanisation dessinent quant a
elles autour de cette structure
BEL NC MANE
Rural / agricole (124) principale un espace qui relie les
principaux poles.
En périphérie de cet espace structuré et particulièrement sur les axes de transports routiers se développent en taches les
communes de fort développement récent. Elles préfigurent un espace métropolitain beaucoup plus vaste englobant l’estuaire
de manière plus large.
Le phénomène des franges francilienne apparaît naturellement et semble particulièrement prononcé sur l’axe Seine, mais
également au sud d’Evreux.
Enfin, les territoires ruraux sont assez clairement dissociés, le rural agricole étant essentiellement développé dans le nord-
est de la Seine Maritime, le rural résidentiel tendant à prendre le dessus partout ailleurs, particulièrement dans le sud-ouest
de l’Eure et sur le littoral entre Fécamp et Dieppe. Ces territoires sont ponctués de pôles ruraux dont le rôle reste semble-t-
il structurant.
Sommaire :
- Méthodologie de l’étude
- Typologie communale
- Positionnement relatif des
classes
Modalité de diffusion : ce rapport est à destination des services de l’État et des partenaires intervenant sur la thématique
du logement. Les résultats détaillés du zonage peuvent être transmis à l’appui de ce rapport sur simple demande.
- Applications et limites
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- Analyse à l’êchelle régionale | Е
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